Commission sur les finances et l'administration — 19 janvier 2026
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Voix 1A0:11:59
Alors, je veux vous souhaiter également la bienvenue à cette séance de la Commission des finances et de l'administration pour une deuxième semaine. Nous poursuivons l'étude publique du budget 2026 et du PDI 2026-2035 de la Ville de Montréal et de ses entités paramunicipales. Alors, comme vous le savez probablement, au terme de l'étude publique, les membres de la commission vont adopter des recommandations à l'intention de l'administration. Et l'administration va ensuite en prendre connaissance et va les traiter. Je suis Richard Deschamps, président de la Commission sur les finances et l'administration. Permettez-moi tout d'abord de vous présenter les personnes avec lesquelles je vais travailler tout au long de la journée et au courant de la semaine pour que le public et que les personnes que nous recevons ce matin puissent mieux les connaître. Et je vais débuter par ma droite avec notre vice-présidente.
Voix 1B0:12:53
Bonjour, je me présente, Julie Brisebois, mairesse de Senneville. Bonjour, Mercedez Plante, conseillère d'arrondissement pour le district de Joseph-Beaubien à Outremont. Bon matin, Amélie Cliche, conseillère d'arrondissement dans le district de Robert-Bourassa à Outremont.
Voix 1C0:13:12
Bonjour, mon nom c'est Victor Esposito, conseiller de ville à Saint-Sulpice dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville.
Voix 1B0:13:20
Bonjour, Milany Thiagarajah, conseillère de ville du district Darlington à Côte-des-Neiges.
Voix 1D0:13:27
Martin Saint-Jean, ville de la— pardon, lundi matin. Martin Saint-Jean, maire de la ville de Beaconsfield.
Voix 1E0:13:33
Bonjour à tous et à toutes.
Voix 1D0:13:36
Bonjour tout le monde, je m'appelle Nicolas Jolicoeur, je suis conseiller d'arrondissement dans le district de Saint-Paul-Émard–Saint-Henri-Ouest dans l'arrondissement Le Sud-Ouest.
Voix 1A0:13:46
Et vice-président de la commission.
Voix 1D0:13:47
Et vice-président de la commission, vous faites bien de le rappeler. Merci. Bonjour, salutations. Alexandre Devaux-Guizani, je suis le conseiller de ville pour le district de Maisonneuve–Longue-Pointe dans l'est de Montréal, Mercier–Hochelaga–Maisonneuve.
Voix 1B0:13:57
Bonjour tout le monde, Michèle Tremblay, je suis conseillère d'arrondissement pour le district Champlain–Île-des-Sœurs dans Verdun.
Voix 1A0:14:02
Bon matin tout le monde, Gerlando Guarraggi, conseiller d'arrondissement dans le district de La Pointe-aux-Prairies dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.
Voix 1B0:14:11
Bon lundi matin tout le monde. Josefina Blanco, conseillère de la Ville pour le district de Saint-Édouard dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.
Voix 1A0:14:20
Alors voilà, ce sont les membres de la commission avec lesquels on va travailler toute la journée et le reste de la semaine. Alors nous allons maintenant procéder ce matin à l'étude des budgets et des PDI de la Société de transport de Montréal, la STM. Donc je salue madame Léonard, monsieur Salem ainsi que monsieur Carrette qui est notre directeur général adjoint pour l'urbanisme, la mobilité et les infrastructures, un poste extrêmement stratégique, on va le dire comme ça, et qui va avoir déjà beaucoup d'ouvrages, qui va en avoir aussi au cours des prochaines années. Nous allons d'abord, on va procéder un petit peu différemment aujourd'hui parce qu'on a un service cet après-midi qui est le service de l'eau, et ce matin on va vraiment étudier en profondeur le budget de la STM et le PDI de la STM. Donc Normalement, la semaine dernière, ceux qui étaient avec nous, on faisait à peu près 20 minutes de présentation, une quinzaine de minutes pour le public et à peu près 25 minutes pour les commissaires. Alors ce matin, on va avoir un petit peu plus de temps. Merci beaucoup. Merci. On va pouvoir aller plus en profondeur. On va donc débuter par une présentation du budget qui va être suivie, je parle du budget de fonctionnement, qui va être suivie d'une période de questions du public. Et d'une période de questions des commissaires. On prendra une pause et ensuite nous continuerons avec la présentation du PDI. On va reprendre le même processus. Donc, c'est dire toute l'importance que nous accordons à la STM, à la Ville de Montréal. Je rappelle aux personnes qui participent à l'étude publique à travers la webdiffusion qu'il est possible d'utiliser le formulaire disponible sur le site internet des commissions pour poser vos questions. Ce formulaire demeurera ouvert jusqu'à la fin de la présentation et chaque service. Donc ça donne le temps d'écouter la présentation et ensuite de formuler une question. Je souhaite quand même attirer votre attention sur le fait que le calendrier est exigeant parce que nous, on devra commencer à penser même à nos recommandations. Donc je vais quand même être, pour être équitable, essayer de répartir le temps lorsqu'il va y avoir des périodes de questions. De façon à ce qu'on puisse avoir le temps justement d'aller en profondeur. Chaque minute donc va être gérée quand même avec le plus de rigueur possible et le plus d'équité possible aussi. Alors je vais essayer de maintenir la gestion du temps, ce qui va être peut-être un petit peu plus facile aujourd'hui, en tout cas je l'espère. Moi, je peux jamais prévoir les questions qui vont être posées par le public ou par les collègues, donc je vous l'annonce immédiatement que je vais quand même être vigilants par rapport à ça. Alors, j'invite maintenant monsieur Aref Salem, qui est vice-président du comité exécutif, président du conseil d'administration de la STM, conseiller dans Saint-Laurent, à prendre la parole. Je rappelle que pour cette présentation, il y a 25 minutes qui sont prévues, à la fois pour les mots d'introduction et à la fois pour la présentation du budget de la STM. Et ensuite, on pourra passer la parole à madame Léonard. Que l'on accueille avec joie avec toute son équipe qu'elle va nous présenter ce matin. Monsieur Salem, la parole est à vous.
Voix 1E0:17:30
Merci, monsieur le président. Merci à tous les commissaires ici présents. Quoi de mieux que de commencer la semaine avec la STM? Donc, je vais juste présenter mes deux personnes qui sont avec moi ici. Madame Léonard, je pense que vous la connaissez très bien, la directrice générale de la STM, et madame Julie Duchêne, qui a un titre aussi long qu'un seul, c'est c'est comme les responsables des finances, la trésorière, l'affaires juridiques, l'approvisionnement à la STM. Nous allons vous présenter aujourd'hui le budget de 2026 qui est élaboré vraiment dans un contexte financier particulièrement contraignant, mais avec une priorité constante, c'est de maintenir un service de transport collectif fiable, sécuritaire et accessible pour la communauté montréalaise. Il s'agit d'un véritable tour de force. C'est un budget à l'équilibre qui repose sur des efforts d'optimisation majeurs et accélérés tout en préservant l'offre de services en bus, en métro et en transport adapté, et j'en suis très, très fier. Madame Léonard vous présentera en détail le budget, le service qui sera rendu à la population, les choix structurants qui ont été faits pour atteindre l'équilibre budgétaire. Mais j'aimerais toutefois commencer par rappeler nos réalisations depuis notre arrivée au pouvoir. Vous savez, il y a eu 3, ça fait 6 semaines qu'on est au pouvoir, il y a eu 3 ententes qui ont été déjà ficelées avec les syndicats. La première entente, c'est vraiment, on n'était même pas assermentés, la mairesse, elle a déjà travaillé très très fort pour amener une entente avec les chauffeurs, puis ça a été fait et ratifié. Il y a une deuxième entente avec le personnel administratif qui a été aussi ratifiée. Et la troisième entente, puis j'aimerais souligner le travail qui a été fait par l'équipe de la STM Le 31 décembre, il y avait des gens qui fêtaient le réveillon, puis il y avait d'autres qui étaient en train de travailler pour ficeler vraiment la dernière entente, et j'aimerais saluer le travail qui a été fait. Cette deuxième entente, elle est déjà signée, l'entente de principe. Il faut juste, en principe, c'est le 22 janvier, on va se prononcer sur cette entente. On fait partie de la cellule de crise qui a été mise en place par la Ville, et même en dépit des contraintes budgétaires au niveau de la Ville, nous avons augmenté le transfert de 45 millions de dollars à l'ARTM, 145 millions de dollars de plus pour le transport collectif à la Ville de Montréal. D'entrée de jeu, je veux rappeler quelques faits que l'on peut tenir pour acquis, comme la STM fait partie du paysage montréalais depuis plus de 100 ans. On parle de la 7e entreprise en importance au Québec, on parle d'un déplacement de 1,1 million de déplacements qui se font par jour. Nos prévisions actuelles estiment à environ 294 millions de déplacements réalisés pour l'année 2025 au complet. On voit une baisse par rapport à 2024 et c'est principalement dû aux impacts des différentes grèves qui ont déjà pris place ainsi qu'aux changements démographiques au niveau de la Ville de Montréal. Nous présentons aujourd'hui un budget de 1,8 milliard pour 2026, le deuxième budget à l'équilibre depuis la pandémie. Nous avons aussi des besoins importants en immobilisations de 24,1 milliards pour assurer la performance de notre réseau pour les 10 prochaines années. On doit se rappeler pourquoi le transport collectif est un investissement et non une dépense. Les subventions qui financent le transport collectif, c'est le prix qu'on paye collectivement pour tous ses nombreux bénéfices et retombées. Il bénéficie à tous les gens qui contribuent à son financement. On parle, les citoyens, les utilisateurs du transport en commun, pour les automobilistes, pour les entreprises, pour la, pour notre collectivité. Et chacun conviendra de l'impact positif du transport collectif sur l'environnement, sur le développement économique, sur la santé publique et le maintien du tissu social. Et je passe maintenant la parole à madame Léonard pour vous expliquer un peu plus en détail le budget.
Voix 1A0:21:22
Juste avant de vous passer la parole, madame Léonard, je veux juste reconnaître dans la salle la présence de certains élus qui vont également, non, assister, je m'excuse d'utiliser ce terme-là. madame Sarah Doyon, monsieur Chris McCray et monsieur Jocelyn Pauzé, qui sont présents dans la salle. Merci. Madame Léonard, la parole est à vous.
Voix 1B0:21:42
Parfait. Ben, merci beaucoup, monsieur Salem. Merci aux membres de la commission des finances de nous recevoir ce matin pour qu'on puisse faire état de notre budget 2026 et par la suite de notre plan d'investissement 2026-2035. On a aussi des gens qui nous accompagnent, là, le directeur général adjoint communication, relations Partenaires et stratégies et le directeur exécutif gestion et modernisation des actifs qui seront là s'il y a des questions un petit peu plus poussées pour nous aider à répondre. Alors d'emblée, l'effet saillant du budget pour moi, ce qui est important, c'est qu'on puisse protéger l'offre de service. Tous les employés, tous les gestionnaires de la STM, on travaille à notre mission qui est de déplacer des gens. Alors pour nous, on est très, très contents d'avoir réussi à protéger le même niveau d'offre de service pour les bus, les métros, le transport adapté. De 2025 à 2026. Pour pouvoir y arriver, il a fallu réduire les dépenses de 56 millions. Donc, c'est vraiment un effort colossal qui a été fait en très, très peu de temps. On a su à cette envergure-là autour du mois de mai-juin et on a travaillé très fort pour vous présenter un budget à l'équilibre. Et cet effort-là nous permet de vous présenter une variation de dépenses du budget d'exploitation entre 2025-2026 qui est contrôlée. À 0,7%. Si vous regardez la prochaine diapo, c'est vraiment pour donner un aperçu des revenus. Je tiens à préciser que tous les revenus de transport collectif sont gérés par l'Autorité régionale métropolitaine des transports. Donc, c'est eux qui gèrent l'ensemble du financement du transport collectif dans la grande région métropolitaine. Donc, vous voyez, on n'a qu'une source de revenus, c'est 98% l'Autorité, dans laquelle on fait une entente de rémunération annuelle. On vient d'en signer une pluriannuelle pour 2026, 2027, 2028. Il y a un petit 2% de revenus commerciaux qui est transféré aussi à l'ARTM. Donc, tout transige par l'ARTM et je tiens à préciser que la STM n'est pas responsable de la tarification du transport collectif, c'est vraiment l'Autorité qui a cette responsabilité-là. Après, quand on regarde nos dépenses, donc vous voyez que le gros morceau, c'est 65% de nos dépenses, c'est de la masse salariale. Donc c'est les salaires, et sur le 65%, 89% des employés sont syndiqués. Donc, cette masse salariale-là dépend de nos conventions collectives, d'où l'importance qu'on a travaillé à moderniser ces conventions-là dans nos négociations pour être capable de réduire nos coûts et d'offrir un service qui est fiable, sécuritaire et accessible à la population montréalaise. Maintien de l'offre de service. Donc, on le voit à l'écran, donc ça démontre vraiment que l'offre de service, elle est stable année après année. Après, voyez, il y a des petites réductions de kilométrage qui sont rattachées à des mesures de mitigation. Si on prend le métro, par exemple, il y avait certaines, puis c'est des mesures habituellement qui sont payées directement soit par le ministère des Transports et de la Mobilité durable via l'ARTM. Donc, c'est l'ARTM qui nous demande d'offrir cette offre-là. Services de médication-là. Donc, pour le métro, il y a quelques kilométrages en moins rattachés aux mesures du tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine dans lequel on avait plus de services sur la ligne jaune. Et pour les bus, bien, c'est des mesures de médication, par exemple, pour Tucot, des mesures de médication pour le REM. Donc, on voit que dans l'ensemble, on a su, par nos efforts colossaux, protéger l'offre de services, notre mission, notre rôle à tous les jours. Je rappelle qu'on fait 1,1 million de déplacements à tous les jours, plus, avec plus de 10 000 déplacements au transport adapté. Transport adapté, parlons-en. Donc, on prévoit au transport adapté d'avoir une augmentation de déplacements de 5%. Transport adapté, c'est différent de l'offre de service bus-métro, c'est à la demande. Donc, on s'est engagé à répondre à toutes les demandes de déplacements au transport adapté et on prévoit une croissance de 5%. Sur le graphique, vous voyez que 2025-2026, ce 5% n'est pas reflété. Donc, on ne voit pas d'augmentation de budget pour le transport adapté. On a travaillé en collaboration avec l'Autorité pour être capable d'avoir le financement pour 2026. Donc, ils nous ont assuré qu'ils allaient financer les demandes additionnelles de déplacement au-delà du budget 25-26. Donc, pour nous, c'était extrêmement important pour sécuriser notre clientèle et respecter notre promesse de zéro refus. Il faut quand même rester vigilant parce qu'on a un cadre financier financier fixe pour les prochaines années qui a été fixé sans augmentation d'offre de service. Alors pour 27-28, on se devra de faire des représentations de ce côté-là. Année après année, les demandes sont en hausse au transport adapté et vous comprendrez qu'avec les efforts d'optimisation qu'on fait depuis plusieurs années, qu'on va continuer à faire dans les prochaines années, pour nous c'est impensable de pouvoir autofinancer cette variation-là de déplacement. Cadre financier maintenant. Qu'est-ce qui a bougé en 2026? C'est quoi qui fait qu'on a des plus et des moins à travers ce budget-là? C'est sûr que 2026, c'était quand même une année cumulative où des projets se mettent en service. Donc, on livre des projets et il y a souvent des coûts récurrents qui sont rattachés aux projets. On n'a qu'à penser à la mise en service du centre de transport Bellechasse. Il y a des livraisons, à la livraison du service, il y a différents projets qui se mis en place aussi. Et on a dû mettre en place aussi un programme de prolongement de fin de vie utile des autobus. À partir de 2023, le gouvernement du Québec a arrêté de subventionner les achats de bus hybrides. Donc, on n'a pas pu rentrer de bus hybrides dans les remplacements normaux qu'on aurait dû faire. Les bus ont un cycle de vie de 16 ans. Donc, ça vient mettre vraiment une pression sur l'âge de la flotte de nos bus qui vont demander plus plus de sous, plus de main-d'œuvre pour être capable de maintenir une certaine fiabilité. Alors, on est venu mettre des sous de ce côté-là pour assurer qu'on allait répondre à la fiabilité attendue par notre clientèle. Masse salariale, donc c'est sûr que la masse salariale, le cadre financier de 2026 pour la négociation était de 2,5%. Donc automatiquement, en 2026, quand on ouvre les lumières, les masses salariales bougent de 31 millions donc c'est un 31 millions de plus qui s'ajoute, et ça, c'est venu être contré par l'effort de réduction des dépenses de 56 millions dans lesquels on a fait la coupure de 300 postes. Dépenses d'exploitation liées aux immobilisations, on a un 20 millions de plus dans notre dette d'immo par différents projets, et on a aussi du côté de l'offre de service bus dû réallouer des sous pour être sûr d'être capable d'avoir le bon nombre de chauffeurs pour livrer l'offre de service à tous les jours. Donc, si on avait laissé aller le budget avec les variations des dépenses du cadre financier, on aurait eu une augmentation de 3,2% des dépenses. On avait un plan, on avait publicisé que la STM ferait des réductions de dépenses de 100 millions sur 5 ans avec un montant de 16 millions annuels à partir de 2025. Et ce 16 millions-là n'était plus suffisant suffisant pour qu'on puisse atteindre l'équilibre budgétaire. Donc, on a dû accélérer notre plan d'optimisation. Donc, on avait aussi des revenus fixes, donc on connaissait le cadre financier de l'année 2026 qui fait que les dépenses sont plafonnées à une variation de 0,7%, d'où l'objectif d'arriver à réduire les dépenses de 56,5 millions. Donc, c'est vraiment un effort colossal qui met une pression sur un organisme mais pour nous c'est essentiel. Il faut qu'on continue à réduire nos dépenses pour qu'on vienne protéger l'offre de services à notre clientèle. C'est notre priorité. Donc, en termes d'optimisation, vous le voyez un petit peu cette courbe-là, c'est pour démontrer un peu la planification qu'on avait de notre 100 millions sur les 5 prochaines années. On se rendait jusqu'en 2028. On voit qu'en 2024, on avait généré des économies de 35 millions millions récurrents. On est allé chercher un 43, la différence entre le 35 et 43 pour l'année 2025. Et pour 2026, ben, on s'en mène aux 100 millions, qui explique le 56 millions. Ça fait qu'on a accéléré le plan. Il y a vraiment des efforts additionnels qui ont été faits. Et vous voyez que déjà, on doit commencer à travailler pour 2027-2028. Les variations que vous voyez là en gris, ben, c'est les variations des masses salariales qui à prévoir pour les prochaines années, dans lesquelles on va devoir trouver des moyens de financer pour protéger l'offre de services. Donc, ça demeure un défi constant, mais on est là mobilisés pour offrir un service qui est fiable, sécuritaire, accessible à l'ensemble des citoyens et citoyennes de Montréal. Donc, 56,5 millions, comment on arrive là? C'est certain que c'est par une transformation organisationnelle qu'on a entamée depuis l'année 2023. Pour nous, il faut faire évoluer notre culture, il faut axer davantage sur la performance, puis il faut avoir une vision qui s'insuffle un peu partout dans l'entreprise. Ce que les gens sont en train de faire, on retourne tous les pierres, je pense, c'est une expression qui est beaucoup utilisée présentement, mais ça démontre l'état de nos finances publiques, je pense. Alors, pour nous, c'est important qu'on requestionne chacune des dépenses. Il n'y a pas de petites dépenses, chacune des dépenses doit être requestionnée. Nos méthodes de travail, notre parce qu'on veut opérer à moindre coût pour protéger l'offre kilométrique. Donc, si on peut donner quelques exemples des pistes d'optimisation, c'est sûr qu'une piste que vous connaissez, c'était l'évolution du modèle du transport adapté dans lequel on a transféré à l'externe 10% des déplacements restants à l'industrie du taxi en s'engageant à conserver tout le volet contact client à la STM et concernant le même niveau de service. Donc, ça génère des économies d'autour de 8 millions pour la première année qu'on va pouvoir voir pour les prochaines années. Il y a aussi un gel d'embauche externe. Donc, on peut doter des postes à l'interne, mais on rentre pas de nouvelles ressources externes. Un gel de temps supplémentaire pour toutes les ressources qui sont en support aux opérations. Quand on regarde le budget, j'ai parlé du 65% qui est de la masse salariale, donc 89 syndiqués, mais 88% de notre budget total d'exploitation est directement rattaché à l'offre de service. Donc, il nous reste un 12% sur lequel vraiment on peut interagir pour trouver le financement. On a aussi regardé nos programmes d'entretien pour voir si certaines fréquences de programmes, des fois il y a des composantes qu'on entretient aux 150 000 kilomètres, est-ce qu'on peut les faire aux 175 000 kilomètres pour reporter de l'entretien. Est-ce qu'il y a des pièces qu'on peut utiliser plus longtemps? Est-ce qu'il y a des pièces de remplacement qu'on peut utiliser sur le marché qui sont moins chères? Mais ça, je tiens à rassurer tous nos clients, toutes nos clientes que l'analyse profonde a été faite pour assurer qu'on va maintenir la sécurité et la fiabilité du service. Donc, et on va suivre ça de près et on se réajustera le cas échéant. On a aussi renégocié nos contrats d'essence pour d'essence biodiesel pour nos bus, on est venu réduire le nombre de véhicules de service, on est venu réduire le matériel informatique. Donc, quand je dis tous les pistes sont regardées, donc c'est une série de mesures de plusieurs, plusieurs pistes qui nous emmènent à réaliser le 56,5 millions d'économies. Donc, on l'a dit, on ne touchera pas à l'offre de service. Oui, on coupe 56,5, mais les kilométrages prévus, offerts de 2025 vont être au rendez-vous. Pour 2026. Et c'est certain qu'il y a certaines mesures, on peut pas couper dans cette envergure-là depuis 3 ans sans des fois commencer à avoir des impacts quand même sur du niveau de service clientèle, dans le sens que, je vais donner l'exemple, on a un centre de contact client. Donc dorénavant, ce centre-là, depuis début janvier, il ferme à 16 h 30 et il est pas ouvert le week-end. Donc c'est sûr que le client a un petit peu moins de service quand il fait des appels, mais son offre de déplacement restée constante à tous les jours. Et ça aussi, chacune des pistes qu'on a faites, on les analyse. Dans les plages que je vous ai nommées qu'on est venu réduire, 50% des demandes étaient des demandes pour des déplacements. Alors, toute cette info-là, elle se retrouve sur notre site web, donc on invite vraiment la clientèle à consulter notre site web. Un autre exemple, c'est on avait 8 lignes de bus dans lesquelles on avait un support à vélo dédié sur les lignes de bus. C'était des coûts opérationnels d'assurer d'avoir ces bus-là, on est venu retirer les lignes dédiées. Les supports à vélo toutefois vont demeurer sur les bus et on verra dans la suite ce que le financement nous permettra de faire pour ça. Donc, au total, on a coupé 300 postes. C'est pas un 300 postes net, vous allez le voir dans le prochain graphique. Et pour nous, c'est important, on y va beaucoup par attrition, on respecte nos clauses de convention collective dans la relocalisation de nos employés. Donc ici, vous voyez la variation des effectifs en toujours une tendance à la baisse depuis les dernières années. Donc cette année, la coupure qu'on a fait, c'est 5,7% des employés qui sont pas rattachés directement à l'offre de service. Je rappelle qu'à la STM, il y a 4500 chauffeurs, opérateurs et agents de station qui sont rattachés directement au service, qu'on peut pas aller toucher là-dedans quand on veut maintenir notre offre kilométrique. Alors 5,7% des des coupures de postes dans les autres services. Et au total, sur les 3 dernières années, c'est un 10% qui a été coupé d'effectifs de ce côté-là. En terminant, négociation des conventions collectives. Pour nous, c'est un gros morceau de 2025, c'est un morceau de 2026 aussi. Je rappelle qu'en 2025, la STM avait 4 conventions collectives qui venaient à échéance. Sur les 4 conventions collectives, on a eu 3 ententes de principe, 2 qui ont été entérinées et il en reste une entérinée, comme monsieur Salem le disait, pour le 22 janvier. Et il nous reste la convention collective de l'entretien qui est toujours en négociation. Il y a aussi 2 autres conventions collectives qui venaient en échéance début janvier 2026, qui est nos comédisionnaires et nos constables spéciaux. Pour nous, à travers cette négociation-là, ce qui était nécessaire de faire, c'est vraiment d'axer sur la performance. Donc, toutes les négociations qu'on a faites, toutes les révisions de clauses qu'on a faites, c'était d'aller chercher la performance. Il y avait une nécessité de respecter le cadre financier. Sans respecter le cadre financier, vous avez vu l'impact de la masse salariale tantôt, si je paie de la masse salariale, ça se peut que je sois obligée de couper de l'offre de service et ça, personne ne veut ça. On veut être là pour notre mission puis faire les déplacements requis et on rêve d'augmenter notre offre de service au fil des années, c'est plus ça qu'on souhaite pouvoir faire, Donc, dans le moment plus difficile du côté du financement, on s'assure de maintenir l'offre de service, mais on souhaite que dans les années subséquentes, peut-être pas 2027-2028, mais qu'après on aura de l'espoir de pouvoir augmenter l'offre de service. Et pour nous, il y a vraiment le respect de ce cadre-là, c'était essentiel, et il y a un virage de culture qui doit être fait du côté de l'entretien. Donc, on va continuer à travailler sur des conventions qui restent à régler. Alors là-dessus, je passe la parole à Monsieur Salem, pour la conclusion.
Voix 1E0:36:23
Alors, en conclusion, 2026, je suis pas habitué.
Voix 1A0:36:29
Lundi matin. Lundi matin, effectivement.
Voix 1E0:36:32
En conclusion, 2026 sera encore une année d'efforts budgétaires colossaux, comme vous avez remarqué avec madame Léonard, mais dans un contexte où la Ville de Montréal, le gouvernement provincial, les automobilistes et la clientèle ont consenti des efforts importants dans les dernières années. Pour soutenir le financement du transport collectif. La STM n'a d'autre choix que de poursuivre ses actions pour améliorer ses façons de faire et à être à moindre coût tout en assurant le maintien d'une offre de services kilométriques équivalente en 2026 à celle actuellement en place. Il s'agit d'un budget responsable à l'image de la nouvelle administration en place. Nous agissons avec rigueur, de façon responsable et dans le respect du cadre financier qui nous a été imposé. Nous sommes maintenant prêts à répondre à vos questions. Merci à vous tous pour la présentation.
Voix 1A0:37:21
Alors, merci madame Léonard, merci monsieur Salem. Pardon. Nous allons passer effectivement à la période de questions du public. Alors, en présence, il y a 4 personnes et sur le web, il y a au moins 6 ou 7 autres personnes. Donc, on a à peu près 20 minutes. Et ensuite, il y aura la période de questions des commissaires, au moins une première tournée. Je vais y aller avec monsieur Duval, s'il vous plaît.
Voix 1F0:38:00
Monsieur Salem, je recommence. Bonjour au commissaire, monsieur le président. Monsieur Salem, et toute l'équipe, madame Léonard et les autres. J'ai au moins 3 volets. Si vous me dites qu'on a du temps, j'aimerais ça pouvoir en mettre 3 autres, mais je vais commencer par ce qui m'intéresse le plus, moi, comme usager. Il va y avoir une augmentation de la sécurité par rapport au nombre d'agents spéciaux que la STM est obligée d'embaucher. Alors, je n'ai vu que des coupures au niveau des emplois. On va, on en a remercié, je crois, 300, ou on va faire 300. Mais il y a un problème qui persiste, qui est celui de la criminalité dans le métro de Montréal, dans les autobus. De là la nécessité d'avoir des agents spéciaux et il va y en avoir plus de ce que j'ai entendu et compris. Je ne vois pas dans votre budget aucune information sur le nombre que vous allez embaucher, quelle est la masse salariale qui va excéder par rapport à l'année dernière. Et qui va former à l'interne ces agents?
Voix 1A0:39:37
Alors, c'est votre première question.
Voix 1F0:39:38
Première question, premier volet.
Voix 1D0:39:40
D'accord.
Voix 1F0:39:40
La deuxième, ça concerne les caméras corporelles que la Ville de Montréal a décidé de mettre le budget, l'argent qu'il faut pour sécuriser la population montréalaise et aussi les policiers par le fait même. Mais aucune mention dans votre budget par rapport à la protection des usagers par rapport aux agents, aux constables, pardon, spéciaux qui auraient tendance à violenter sévèrement un certain groupe d'usagers. Je pense aux itinérants et des personnes qui subissent des blessures, des coups et blessures On n'en tient pas compte. Moi, vous savez, il y a une raison pour laquelle je pose cette question-là, c'est qu'à la Place Dupuis, j'ai été tabassé par un constable spécial et à la cour, à ma grande surprise, je me fiais bien gros sur la vidéo de la Place Dupuis, mais ils ont trafiqué la vidéo avec l'aide de la Place Dupuis pour pas qu'eux perdent leur job. Et l'agence de sécurité également. Alors, je trouve ça effrayant de voir que parmi vos employés, il y a des ripoux. Et moi, j'ai assisté au CA à 3 reprises où j'en ai parlé dernièrement de ce problème-là. J'ai même suggéré qu'il y ait un polygraphe qui soit passé sur les agents qui ont fabriqué de la preuve, qui ont détruit de la preuve fabriquée.
Voix 1A0:41:17
Mais là, je veux pas qu'on fasse tout le procès.
Voix 1F0:41:19
Mais le fait d'avoir des caméras corporelles, corporel sur un agent de la paix? Parce que ces agents-là, constats spéciaux, ils ont, ils sont encadrés par la sécurité publique, ils sont dans l'obligation d'avoir une formation à Nicolette, ils sont obligés également de respecter le code de ce qui est d'un agent de la paix.
Voix 1A0:41:47
On va vous répondre, mais je voudrais que vous alliez à votre troisième question. Non, allez-y avec votre troisième, on va répondre en fait.
Voix 1F0:42:00
Les statistiques sur les agressions sur les agents spéciaux, parce qu'on a entendu, moi j'ai entendu parler de ça à la télé, au bulletin de nouvelles, comme quoi que de plus en plus, pour ça qu'il va y avoir de l'embauche importante, il y a un besoin criant. Mais dans les statistiques, quelles sont-elles? Je vois pas ça, moi. Et car j'en suis, je viens d'expliquer que j'ai été victime et on m'a fait payer à tort. J'ai été condamné pour l'avoir agressée quand ça a été tout le contraire. Et maintenant, les statistiques, j'en fais partie. J'en reviens pas.
Voix 1A0:42:44
D'accord. Alors merci, monsieur Duval. 3 questions sur les inspecteurs, les caméras corporelles et les statistiques. Je vous remercie.
Voix 1B0:42:54
Merci, merci beaucoup, monsieur Duval, pour vos questions. Le premier point, c'est sûr que la sécurité, c'est prioritaire à la STM. On doit ramener le sentiment de sécurité. On en a parlé à la fin de l'hiver dernier. À chaque année, on a un plan de sécurité qu'on vient bonifier. Donc oui, du coup, côté des rubriques en lien avec la sécurité, c'est la seule place qu'on accepte que les dépenses augmentent dans les budgets. Donc, dans le budget 2026, c'est à peu près plus 8 effectifs qui est prévu, mais je vais laisser madame Deschaines vous donner le détail des montants. Bonjour. Donc, le détail pour le budget des inspecteurs total, incluant les constables spéciaux, les ambassadeurs et les contrôleurs de titres, pour 2026, est de 27 380 000$. Donc ça inclut 187, ça inclut 247 effectifs, donc en hausse de 8 par rapport à l'année 2025. Donc faut, et actuellement on en a 233, donc il y a encore des postes à doter. On prend le temps de doter là l'ensemble des postes pour se rendre à 247. Merci. Merci beaucoup, madame Deschaines. Pour le volet 2, les caméras corporelles, tout d'abord il y aurait quelques faits à rectifier dans ce qui a été dit, mais je n'irai pas là aujourd'hui. C'est des processus qui sont bien pris en charge par tous les processus légaux d'être un constable spéciaux à la STM. Je rappelle qu'être constable spéciaux, ça vient avec des obligations. Alors, tous nos inspecteurs, nos constables spéciaux sont formés 13 semaines à l'École nationale de police du Québec, sont formés en intervention de la force et ils ont tout un mécanisme de désescalade, ce qui est priorisé. C'est vraiment une approche humaine de comprendre ce qui se passe et d'après, de tenter toujours une désescalade avant d'aller à l'emploi de la force. C'est comme ça que nos constables spéciaux sont formés pour l'ensemble. Chacune des interventions qui sont faites, chaque carte d'appel est analysée par l'équipe de gestion à tous les jours. Donc, à tous les jours, ce qui se passe dans le réseau, quand il y a une intervention des constables spéciaux, que ce soit de mettre la main dans le dos pour accompagner un client à l'extérieur, on va le voir, ça va être dans nos rapports et c'est analysé par une équipe de gestion. Alors s'il y avait des comportements qui sont pas ceux qu'on s'attend, on va prendre action immédiatement. Je rappelle qu'il y a 3000 caméras dans le réseau du métro qui sont accessibles quand on fait des enquêtes à ce niveau-là. Pour ce qui est de la caméra corporelle, on a vu ça apparaître dans le budget de la Ville cette année et on va suivre de près avec le SPVM la collaboration, s'il y a des pilotes qui se font, tout ça. Je pense que si on avait allé vers ça, on verrait peut-être plus ça dans notre budget 2027 pour ce volet-là. Pour ce qui est de la dernière question, je pense en termes d'agression, c'est sûr qu'au fil du temps on voit qu'il y a eu plus d'agressions. On a une petite diminution dans la fin de l'année 2025 sur les agressions, mais oui, il y a des interventions où on a des constats spéciaux qui sont blessés et c'est pour ça qu'on met tout en œuvre pour assurer une désescalade, une formation qui emmène un référencement. Tout volet des personnes en situation d'itinérance. On fait du raccompagnement de jour, on fait du raccompagnement à la fermeture des stations. On a une équipe ÉMIC aussi qui travaille, un policier, un constable spéciaux, un travailleur social, qui permet de référencer pour tenter de sortir, donner des ressources aux personnes. Donc il y a une approche très, très humaine qui est faite de ce côté-là.
Voix 1F0:46:11
Est-ce que je peux juste rajouter un petit détail?
Voix 1A0:46:15
30 secondes, s'il vous plaît.
Voix 1F0:46:16
Au bénéfice des commissaires, moi, je me suis intéressé à la politique municipale, je me suis présenté 2 fois à la mairie de Montréal en 21 et en 25. J'ai pas, vous savez, j'ai à cœur les intérêts de la municipalité, mais 2 choses m'ont amené à la vie politique parce qu'on est venu me chercher. Il m'est arrivé quelque chose de grave en 2013. Mais là, vous voulez donner la deuxième chose qui m'amène à vraiment venir ici à la Ville de Montréal défendre des points qui me touchent, c'est ce qui est arrivé en 22. C'est exactement ce que je viens de décrire. Moi, j'ai été tabassé parce que, regardez-moi le visage, j'ai une barbe, puis je ne fitais pas dans le cadre des employés de la Place Dupuis. J'ai été sorti comme un sac de vidange. Et un agent, constable spécial, était en civil, est venu m'agresser parce que j'étais retenu par un agent de sécurité qui voulait me sortir dehors. Il m'a agressé comme à la George Floyd, là, à m'étrangler. Dans la vidéo, là, il est pas en civil, puis il m'a pas étranglé. Ça a été fabriquer de la preuve, détruire de la preuve. Puis j'en suis à trouver un expert pour la vidéo pour ramener ça à la cour parce que j'ai été accusé à tort et c'est lâche de voir que ceux qui sont payés 75 000 piastres par année pour protéger les citoyens agissent de la sorte. Et ça, ça, je vais me battre jusqu'à ce que ces gens-là qui ont fait ça répondent de leurs actes.
Voix 1A0:48:02
D'accord, merci.
Voix 1F0:48:03
J'ai 2 problèmes avec la Ville de Montréal, je fais pas ça pour le fun. C'est ça que je voulais dire.
Voix 1A0:48:07
Merci beaucoup, vous avez passé votre message, monsieur Duval. Monsieur Marcel Lanoux. Bonjour, monsieur le président et membres de cette commission. Quand est-ce qu'on va avoir un nouveau plan du réseau en papier?
Voix 1F0:48:26
J'ai du mauvais service de l'hôtel de ville de la Ville de Montréal.
Voix 1A0:48:32
Un plan du réseau en papier? Oui, en papier, un grand plan du réseau en papier.
Voix 1F0:48:38
Ça fait au moins, je pense, 4 ans qu'il n'a pas été fait.
Voix 1A0:48:43
OK, alors je vais laisser les gens de la STM répondre.
Voix 1B0:48:50
Dans les faits, c'est sûr qu'à travers l'ensemble des changements qu'on fait à la STM, se moderniser, ça veut dire aussi réduire les papiers. Toutefois, on peut toujours appeler à la STM pour vous en une copie imprimée. Je sais pas si on en avait pas aujourd'hui. Non, ok, parfait. Donc on peut toujours appeler le service de contact client et on peut faire une livraison sur la carte quand elle est demandée. Mais malheureusement, les horaires, tous les plans maintenant sont plus sur le site web et sur les différentes applications. On sait que ça peut être dérangeant pour la clientèle habituée à avoir du papier dans les mains, mais il faut aussi s'ajuster en fonction de la nouvelle réalité du contexte financier.
Voix 1F0:49:26
Mais j'en veux un récent.
Voix 1A0:49:28
Oui, vous avez passé votre message. Juste dire que justement, c'est pas tout le monde qui est habile avec le numérique. Faut penser à ces clientèles-là, peut-être avoir un certain nombre restreint. Je pense pas qu'on n'est pas capable de faire ça, puis peut-être qu'on peut prendre les coordonnées de monsieur pour s'assurer qu'il n'appelle pas, qu'on puisse lui rendre ce service-là, lui fournir le plan papier, s'il vous plaît.
Voix 1G0:49:50
Merci.
Voix 1A0:49:51
Merci, monsieur Lanneau. Monsieur Steven Laperrière.
Voix 1G0:49:59
Bonjour, monsieur le président, membres des commissaires et monsieur Salem, madame Léonard, d'autres dames aussi. Je pense que l'exemple que monsieur vient de donner d'avoir des trucs imprimés, c'est important aussi, puis ça reflète une partie de la clientèle qu'on représente, les personnes handicapées qui peuvent avoir différents soucis et surtout une fracture numérique avec les gens en général. Donc, c'est important de penser à ça. Merci de le faire. Premièrement, la STM, merci beaucoup pour ce budget de rigueur. On voit qu'il y a quand même une certaine pression gouvernementale pour faire des efforts et ça a été fait. Mais j'avais beaucoup de questions, mais il y en a une qui m'est apparue plus évidente que les autres au fil de votre présentation, madame Léonard, c'est que vous avez mentionné, en fait on le savait, mais on a entendu, comme tout le monde, on a entendu parler que la politique zéro refus, bon, c'était correct pour 2025-2026, c'est en danger pour 2027. Et là où je suis un petit peu perplexe, c'est que vous dites que la mutualisation des services de transport adapté vous a permis de faire des économies de 8 millions de dollars. Bravo pour ça, mais vous avez aussi dit que pour préserver la politique zéro refus, il fallait faire des présentations à différents niveaux de gouvernement, municipalité et tout ça. Alors que dans votre effort de mutualisation, vous sauvez 8 millions de dollars. Alors pourquoi est-ce qu'on doit mettre, pourquoi est-ce qu'on doit mettre en danger la politique zéro refus alors qu'on fait des économies qui pourraient financer cette politique de zéro refus-là? Je sais pas si ma question est claire, mais voilà.
Voix 1A0:51:34
La question semble claire. Madame Léonard va vous répondre, monsieur Lapérrière.
Voix 1G0:51:37
Merci.
Voix 1B0:51:40
Merci beaucoup pour votre question. Dans les faits, c'est sûr que nous, on s'est engagé à respecter le zéro refus Donc, c'est, on va travailler à ça année après année. La démonstration qu'on en fait dans le budget 2026, c'est-à-dire la rémunération qui nous était proposée par l'Autorité régionale métropolitaine des transports n'accueillait pas le 5 millions de plus de déplacements qu'on s'attend à faire à travers l'année 2026, mais on a réussi à le négocier et que cet argent-là sera payé. Et on travaillera de la même façon pour les autres années suivantes. Parce que pour nous ça demeure une priorité. On s'est engagé auprès de la clientèle, auprès de nos bailleurs de fonds dans la transformation qu'on fait de respecter la politique zéro refus. Donc ça demeurera une priorité pour nous.
Voix 1G0:52:26
Merci.
Voix 1A0:52:28
Écoutez, vous avez une question complémentaire, je le sens.
Voix 1G0:52:32
Ben en fait, j'essaie de la formuler, j'ai comme un peu mal compris la dernière partie. De la réponse à madame Léonard, mais tu sais, je vais en profiter pour peut-être mon dernier point, ce sera pour vous, mesdames et messieurs les commissaires, c'est que lorsqu'on dit qu'on met à mal la politique zéro refus, c'est on met à mal la vie, le travail social des personnes handicapées, tout ça, et si on avait cette même attitude-là, cette même vision-là envers la population en général, Est-ce que vous accepteriez ça? Est-ce que ça serait bien accepté dans le public? Alors moi, je demanderais juste que cette politique zéro refus-là comprenne les moyens nécessaires à même à l'interne pour pas qu'on ait à mettre en danger cette politique-là qui est une politique essentielle pour les personnes handicapées parce que sans transport, sans transport adapté, quand même on vivrait dans un monde idéal où tout est accessible, s'il n'y a pas de transport adapté, ben il n'y a rien.
Voix 1A0:53:31
Merci, monsieur Laperrière. Je pense que votre message est passé. Voulez-vous formuler une petite réponse?
Voix 1E0:53:37
Oui, juste vous rassurer, monsieur Laperrière, c'est une valeur qui est très importante pour nous, l'inclusivité, au niveau du transport en commun. Cette année, nous avons réussi à préserver le zéro refus avec une entente avec l'ARTM et nous allons continuer pour les années à venir de travailler extrêmement fort pour garder aussi cette valeur d'inclusivité. Et la politique de zéro fût de la STM.
Voix 1A0:54:01
Merci.
Voix 1G0:54:02
Merci.
Voix 1A0:54:03
Monsieur Frédéric Thérien.
Voix 1H0:54:10
Bonjour, monsieur le président. Frédéric Thérien, président de la section locale 1983, qui représente les chauffeurs d'autobus de la Ville de Montréal ainsi que les opérateurs et les agents de station et les chauffeurs du transport adapté qui étaient là auparavant. J'aimerais aujourd'hui juste soulever une crainte qui a été faite pendant la négociation, celui des agents de station. Le poste des agents de station, pour ceux et celles qui ne le savent pas, c'est les premières personnes que vous voyez dans le métro. C'est ceux qui sont là pour vous donner le service jour après jour. La Ville de Montréal a dit pendant sa campagne, la mairesse a dit qu'on devait en avoir au minimum un par guichet. C'est bien, chaque personne devrait pouvoir avoir une personne présente de la STM, des agents de station, en tout temps. C'est grâce à eux, c'est eux qui ont la première vision dans la station, c'est eux les premières personnes lorsqu'il arrive une situation dans le métro qui peuvent intervenir et appeler de l'aide des constables s'il y a quelque chose. Avec l'augmentation de 6% que la Ville de Montréal a décrétée pour la STM, c'est environ 6% à ce que j'ai pu lire dans les rapports, j'aimerais juste savoir certitude qu'à travers le temps, le rôle des agents de station, tel que décrété dans notre nouvelle convention, va avoir une place prioritaire dans le budget pour réussir à faire en sorte de pouvoir les garder année après année, et ça pour très longtemps.
Voix 1A0:55:32
Merci, votre question est posée.
Voix 1E0:55:37
Je vais commencer avec ma réponse, puis je vais donner à madame Léonard, je pense, le complément. Juste pour vous dire, le 6% d'augmentation qui a été donné par la Ville de Montréal, ça donné à l'ARTM et non pas directement à la STM. Comme vous savez, actuellement le financement du transport en commun se fait à travers l'ARTM, donc tous les revenus se donnent à l'ARTM, on fait un contrat de service avec la STM et dans ce contrat de service on transfère l'argent nécessaire pour offrir un service qui est de qualité aux Montréalais, ou une entente de service qui est faite avec l'ARTM pour le kilométrage qu'on est en train d'offrir.
Voix 1B0:56:12
Merci beaucoup, monsieur Salem. Effectivement, comme on a présenté tantôt, la rémunération qui a été permise par le cadre financier établi par les bailleurs de fonds que l'ARTM représente, en fait, est une variation de 0,7% et non pas d'un 6%. Pour ce qui est des agents de station, ils ont toujours eu un rôle important. On sait que les clients retrouvent l'agent de station, il y a quelqu'un en station. On a négocié dans l'entente de principe avec les chauffeurs faire de l'agilité, de la flexibilité à travers ça, s'il y a des modèles qui peuvent évoluer, mais on va s'assurer d'avoir les bonnes ressources à la bonne place pour le sentiment de sécurité de notre clientèle parce qu'on sait que c'est important si on veut valoriser le nombre de déplacements et continuer à augmenter notre achalandage.
Voix 1A0:56:56
D'accord, si je comprends bien, le 6% va à l'ARTM, mais il ne revient pas 6%, il y a un 0,7% d'augmentation budgétaire, juste pour préciser les choses.
Voix 1H0:57:06
Donc, en complément, je voudrais juste m'assurer de la part de la STM ainsi que la Ville de Montréal de leur objectif de pouvoir conserver les postes d'agents de station à l'intérieur de la STM.
Voix 1B0:57:21
À court terme, ce qu'on essaie de chercher, c'est une flexibilité, c'est pouvoir déplacer des agents de station. S'il y a des agents de station manquants, ça se peut que parfois on se dise, ben, il y a quelqu'un d'autre dans la station, donc on peut se donner un laps de temps pour éviter de vendre du temps temps supplémentaire. On est dans des conditions financières difficiles. J'ai dit tantôt, chaque pierre qu'on retourne est importante pour trouver du financement, mais l'objectif, c'est de conserver nos agents de station qui ont un rôle important à jouer dans notre plan de sécurité et dans le contact client.
Voix 1A0:57:45
Merci.
Voix 1H0:57:46
Merci beaucoup.
Voix 1A0:57:48
Alors, nous allons aller avec les questions en ligne. Il y en a plusieurs, je vous le dis tout de suite, et on a jusqu'à peu près 10 h moins 5. Pardon, oui, c'est ça. Alors, monsieur Ted Rutland. Au niveau des effectifs. Alors, j'ai de la difficulté à comprendre l'annexe de votre présentation budgétaire à la page 22 qui présente la variation des effectifs. L'annexe indique que le nombre d'inspecteurs passera de 239 en 2025 à 247 en 2026, soit une augmentation de 9 effectifs. Première question: le plan visant à augmenter le nombre de constables spéciaux de 160 à 230 a-t-il été abandonné? Je vais y aller tout de suite avec la deuxième question. Où figurent dans l'annexe les 15 agents de contrôle de titre ajoutés à l'équipe de sécurité lors de la première semaine de décembre 2025. Autrement dit, sont-ils comptabilisés en 2025 ou en 2026?
Voix 1B0:58:42
Tout d'abord, dans le fond, les 15 agents de titre, on se rappelle qu'on a développé un modèle pour s'assurer qu'on a le bon intervenant dans l'équipe de sûreté contrôle à la bonne place au bon moment sur le la bonne intervention qu'on a à faire. Donc on a déployé 15 agents contrôleurs de titres qui ne sont pas formés en emploi de la force, qui sont vraiment là pour faire la vérification des titres et réduire les fraudes. Donc eux étaient dans un budget de 2020, étaient dans notre budget de 2025. Donc c'est pour ça que vous voyez pas la variation des effectifs, là c'était déjà prévu dans le budget 2025, mais ils ont été embauchés plus à la fin de l'année. C'est là qu'on a finalisé dans le fond le projet d'entente, qu'on a eu à s'entendre avec le syndicat on a eu à mettre les conditions, former les gens, faire la dotation, et c'est là que les 15 agents de titre sont arrivés. Et pour les effectifs de constables spéciaux, il y a une variation de 8-9 effectifs au budget. Donc c'est dans l'idée de tendre vers une augmentation d'effectifs. Pour ce qui est du 230, on va le travailler avec l'administration pour voir comment ça va se concrétiser dans les prochains mois, prochaines années.
Voix 1A0:59:43
Merci. Alors, deuxième question de Marguerite Ta. J'ai une question. Alors, à la page 16 de la présentation, il est indiqué que la STM supprimera 300 postes. Or, dans l'annexe à la dernière page de la présentation, la réduction des effectifs pour 2026 n'est que de 190 postes. Pourriez-vous expliquer cet écart?
Voix 1B1:00:09
Tout à fait. Dans le fond, tantôt, quand on a présenté le cadre financier, on a dit qu'il y avait des projets qui avaient été livrés, donc des ressources qui on devait ajouter. Donc, pour rouler la STM avec des projets livrés, ça prenait plus de ressources dans certains secteurs. Et on a aussi, du côté des besoins opérationnels, on est venu rajouter l'année passée, on avait une piste de réduction de dépenses dans le kilométrage non productif de nos chauffeurs. Donc, kilométrage non productif, ça n'affecte pas l'offre de service. Et on n'avait pas réussi nécessairement à atteindre complètement la cible. Donc, on est venu rajouter des chauffeurs d'autobus, à peu près une soixantaine de chauffeurs d'autobus dans les effectifs. Donc, c'est ce qui explique la variation. Oui, on a coupé 300 postes, mais il y a eu des ajouts et c'est ce qui fait la coupure franche que vous voyez ici, qui correspond à peu près à 35 millions du 56 millions de la réduction des dépenses.
Voix 1A1:00:55
Est-ce que c'est 300 postes ou 300 années personnes? Parce que c'est peut-être pas la même chose.
Voix 1B1:00:59
300 effectifs.
Voix 1A1:01:01
300 personnes.
Voix 1B1:01:02
300 effectifs, oui.
Voix 1A1:01:03
Effectifs, OK, d'accord. Monsieur Benoît Langlois. 2 questions. Vous avez déjà réalisé 100 millions d'économies récurrentes, vous parlez d'un 100 millions additionnels dans les prochaines années. Je suis pas certain que c'est ça, mais en tout cas, on va le clarifier. Sachant que les optimisations réalisées nous amènent à un équilibre difficile pour ne pas affecter le service, comment les 100 millions additionnels d'optimisation viendront impacter les services aux citoyens? Pouvons-nous nous attendre à des réductions de services? Et j'y vais tout de suite avec la deuxième question. Pour permettre à plus de gens de poser leurs questions. Je me questionne aussi sur la politique du zéro refus en transport adapté. Il y a eu une question là-dessus tout à l'heure avec monsieur Lapérrière. Il est clairement mentionné dans vos documents que vous ne savez pas si vous serez en mesure de respecter cette politique en 2027. Quelles sont les solutions envisagées pour trouver le financement? À défaut, comment allez-vous arbitrer les demandes acceptées et demandes refusées? Je veux juste dire que c'est la deuxième question sur le sujet de la politique zéro refus. Je vais en accepter 3 s'il y en a une autre, mais après ça, on va avoir passé sur le sujet. Allez-y.
Voix 1E1:02:11
Oui, j'aimerais remercier pour la question. En fait, ce qu'on est en train de faire, ce qui est important de faire, c'est qu'on est actuellement dans le budget 2026 et on a réussi dans le budget 2026 à préserver ce zéro refus. Et ce qui est important aussi de savoir, c'est qu'un processus budgétaire commence en février mettons, puis on va passer l'année à faire le travail nécessaire avec tous les bailleurs de fonds, que ce soit le gouvernement fédéral, provincial ou l'ARTM pour essayer d'arriver à un budget équilibré aussi encore une fois, puis on va certainement prendre comme base les services qu'on est en train d'offrir aujourd'hui et essayer d'augmenter les services dans les années à venir. Donc actuellement le cadre financier de cette année nous permet d'amener ce qu'on a amené comme comme effectif puis comme service aux Montréalais et Montréalaises. On va commencer en février de travailler pour au moins assurer que le budget 2027, il sera au minimum ce qu'on a actuellement ou sinon meilleur que celui-là.
Voix 1A1:03:09
Madame Léonard.
Voix 1B1:03:10
Je peux peut-être préciser là pour le 100 millions, quand on a montré les courbes, dans le fond, on a fait un plan d'optimisation 100 millions sur 3 ans. Et là, à chaque année, il faut imaginer entre 30 et 35 millions de masse salariale qu'on aura à financier. Donc, c'est pas le 70, il inclut le 33 millions si on veut. Donc, c'est pas un chiffre différent. Et comme monsieur Salem l'a très, très bien expliqué, chaque processus budgétaire, on va s'assurer de mettre les priorités aux bonnes places. On travaille aussi sur notre performance à la STM, on travaille sur la gestion par processus pour revoir l'ensemble de nos méthodes de travail. Il nous reste du travail à faire, mais notre objectif ultime, c'est de protéger l'offre de service pour cadre fixe de 2027-2028 qu'on a à l'heure actuelle, cadre fixe dans lequel vous avez vu, on a été capable de faire les représentations nécessaires pour le zéro refus.
Voix 1A1:03:57
Mais ce greffe éclat démontre tout l'effort que ça demande sur le plan organisationnel et l'impact potentiel qu'il peut y avoir au niveau des décisions sur le service. On peut comprendre les gens qui se questionnent sur cet aspect-là, particulièrement parce que les gens voudraient pas voir une diminution de service, puis en même temps, c'est un peu une pression qui est des deux côtés, c'est-à-dire de la part des citoyens qui veulent obtenir le service et l'aspect financier qu'on voudrait augmenter. Alors, on comprend très bien. Madame Danielle Caron a une question sur les voies réservées. Je prends souvent les autobus de la STM, mais les bus sont souvent pris dans la congestion. Pourriez-vous nous indiquer quelles voies réservées sont prévus en 2026 afin de rendre les autobus plus fiables, peut-être les principaux?
Voix 1B1:04:45
Donc ça, c'est une question très technique, alors on pourra peut-être prendre la question en délibéré et revenir. C'est sûr que pour 2026, on continue sur le tronçon Henri-Bourassa pour joindre les deux bouts de voie réservée. Donc ça, c'est un projet prioritaire pour l'année 2026. Après, il y a toujours les plans des feux prioritaires aussi. Je rappelle que la STM est une des sociétés de transport en Amérique du Nord qui a le plus de kilométrage de voies réservées, de mesures préférentielles qui aident à la fluidité et à la fiabilité du service.
Voix 1A1:05:13
D'accord, alors on va s'assurer qu'on puisse transférer l'information à notre coordonnatrice, madame Charbonneau, qui est ici, qui est assise à ma droite, et qu'on puisse répondre à madame Caron parce que j'ai promis en début de session c'est-à-dire en début d'étude de budget, que les gens recevraient des réponses. Monsieur Philippe Dumulon, du Syndicat du transport de Montréal, au Centre de transport Bellechasse. Alors, il y a une question sur le Centre de transport Bellechasse. Comment expliquez-vous l'explosion de coûts pour le Centre de transport Bellechasse et le fait qu'il ne soit pas électrifiable alors qu'il a été conçu dans un contexte d'électrification des transports? Avec quel argent allez-vous payer les problèmes d'infiltration d'eau et de moisissure déjà présent.
Voix 1B1:05:58
Tout d'abord, pour le centre de transport Bellechasse, c'est quand même un projet qu'on avait prévu de construire hors terre.
Voix 1D1:06:06
C'est un—
Voix 1B1:06:07
il y avait un budget sur un projet qu'on devait construire hors terre. Pour différentes raisons de permis, tout ça, on a dû le construire souterrain. Et c'est là qu'on a dû mettre à jour vraiment le financement et tout le plan du centre de transport Bellechasse. Alors, depuis 2022, on a ramené ce projet-là, on l'a recadré dans un budget de 584 millions qui tenait compte de la réalité d'avoir creusé dans du roc, du roc qui était friable, qu'il a fallu faire des ajustements à travers ça. Donc, depuis 2022 qu'on parle d'un budget de 584 millions et le garage Bellechasse a été livré dans cette enveloppe-là du 584 millions. Le garage Bellechasse, on l'a construit en pensant à l'avenir. Donc, il des installations qui ont été prévues pour qu'on puisse électrifier ce centre de transport-là ultérieurement. On voit la tendance au Québec, tous les cibles d'électrification ont été revues. Donc, la STM a revu sa stratégie d'électrification pour y aller juste par petits centres de transport de façon plus partielle pour assurer la fiabilité du service. Et là, on est un peu incertain versus le financement qu'il y aura pour l'électrification. Donc, il y a du lissage probablement à faire sur ce ce côté-là. Donc, on est encore à étudier quand est-ce que ce garage-là sera électrifié, mais à court terme, c'est certain qu'avec ce qu'on voit et ce qui a été revu comme pour les automobilistes, pour le transport scolaire, etc., des cibles, il y a sûrement une cible qui sera révisée pour le transport collectif et on devra s'ajuster dans cette prévision-là pour le centre de transport Béthys.
Voix 1A1:07:37
D'accord, merci. On arrive à 10 h moins, presque moins 3. Il reste encore quelques questions. Je vais les lire et on va s'assurer de faire le suivi. Ce sont, puis pour être tout à fait transparent, il y a des questions qui viennent, je pense, du Syndicat de transport de Montréal. Donc, on va y répondre, mais je vais les lire publiquement, mais on va y répondre et ensuite on va passer à la période de questions des commissaires. Alors, voici les questions. Comment allez-vous vous assurer, pardon, une fiabilité, une qualité du service alors que ce sont des entreprises privées qui assureront le service. Comment allez-vous vous assurer que les coûts des contrats ne vont pas exploser dans le temps? Alors, pour le transport adapté principalement. Au niveau de la sous-traitance, comment expliquez-vous l'embauche massive de mécaniciens à la Ville de Montréal afin de contrer l'explosion des coûts du privé alors que la STM cherche à tout privatiser? Alors là, il y aura une explication à l'interne probablement, je ne sais pas. Au niveau du contrôle des titres, un nouveau poste a été créé récemment pour le contrôle des titres. Avez-vous évalué combien de revenus sont anticipés grâce à ces contrôles? Pensez-vous que ce poste s'autofinance? Il y a une question à plusieurs volets. Pensez-vous que les contrôles plus fréquents auront un effet dissuasif et dans quelle proportion? Et comment éviter que les comptables spéciaux de la STM tombent dans des pratiques liées au profilage ethnique? Alors, il y aura un suivi également. Monsieur Dumelon, qui est à sa quatrième question, alors je vais passer, on lui répondra. Nicolas Chevalier, dépenses des inspecteurs. Combien la STM a-t-elle dépensé pour tous les services inspecteurs, constables spéciaux, ambassadeurs, et à combien sont chiffrées les pertes de revenus dues au non-paiement de titres? Et Sofiane Abdou, également du Syndicat du transport de Montréal. Des contrats de location du bureau à Bonaventure. Alors, le contrat de location pour 23 ans en 2018 a coûté 600 millions. Je ne sais pas si le chiffre est exact. Pour les bureaux qui sont vides en ce moment parce que les gens font du télétravail en majorité, pouvez-vous faire le suivi des discussions avec le locataire pour sauver des coûts d'un mauvais contrat? Alors, il y a des prises de position.
Voix 1B1:09:54
Peut-être rapidement pour répondre à la question du Peut-être pour juste le bénéfice des gens qui nous écoutent. Tout d'abord, la STM, ce qu'on travaille avec les syndicats d'entretien, ce n'est pas d'avoir recours de façon automatique au privé, à la sous-traitance. Ce qu'on veut, c'est une flexibilité dans notre convention collective qui nous permet d'évaluer nos tâches d'entretien, d'évaluer la fabrication des pièces, se comparer à un marché privé et et regarder comment la STM et son partenaire syndical peuvent travailler ensemble pour s'emmener à un coût du privé si le coût est plus bas et se donner du temps pour y arriver ensemble. Donc, pour moi, c'est un incitatif à la performance pour qu'on puisse réduire nos coûts d'opération. Comme vous l'avez mentionné, la préoccupation des gens versus le 30 millions en 2027, tout ça, on ne veut pas couper l'offre de service. Donc, on va tout travailler pour réduire nos coûts. De production. Et oui, si jamais il y avait une piste au privé, c'est pas— s'il y a quelque chose, c'est de s'entendre, de dire ça, ça va être vraiment moins cher au privé, on sera jamais capable de se faire ce coût-là, fait qu'on accepte. Puis quand on fait ces études-là, on le fait pas sur un cycle d'un an, on le fait sur un cycle de plusieurs années avec une prévisibilité des coûts qui vont être abordés. Fait que pour moi, c'est important qu'on le reclarifie, ce bout-là, pour l'ensemble de la population.
Voix 1A1:11:14
D'accord, on reçoit l'information. Je vais aller maintenant avec la période de questions. On a dépassé un petit peu la période de questions du public, mais on est encore, je pense, dans le temps. Alors, monsieur Saint-Jean, on va commencer avec vous. Allez-y.
Voix 1D1:11:26
Merci, monsieur le président. Bonjour à tous et à toutes. Je comprends que vous avez un cadre financier strict avec lequel vous devez composer. Nous le voyons à Abbeville, et je pense que c'est la même réalité pour plusieurs villes liées de banlieue. Ou par exemple, la mise en service prochaine de la branche L'Anse-à-l'Orme du REM amène une nouvelle desserte de service qui va s'adapter à cette nouvelle réalité-là, ce qui fait que selon ce qu'on nous a informé, ces changements aux services qui seront offerts se font à coût nul sur nos territoires. Alors, j'aimerais savoir si dans votre budget cette année ou peut-être en planification pour 2027, il vous sera possible de mettre en œuvre à l'échelle de l'île un recalibrage des services afin qu'un plus grand nombre de passagers, de résidents des villes de banlieue puissent laisser la voiture à la maison et par le fait même désengorger le centre-ville?
Voix 1E1:12:28
Oui, en fait, moi je vais juste toucher un peu plus parce que vous avez touché un peu de la refonte de l'Ouest. Qu'on est en train de faire. Comme vous savez, avec l'arrivée du REM, surtout la deuxième antenne qui va arriver en mars prochain, nous avons une certaine, nous avons fait un travail pour qu'on puisse au moins desservir et offrir un service de qualité pour les résidents de l'ouest de l'île en les connectant au nouveau réseau et aux nouvelles stations du nouveau réseau du REM. Donc on sait actuellement qu'il y a 14 stations qui sont déjà connectées avec les bus de la STM et le 26 mars prochain, nous allons, il y a une refonte qui va être faite pour amener plus de monde de l'ouest de l'île vers les nouvelles stations qui vont ouvrir et vous savez on veut tous que les gens laissent leur voiture de côté puis prennent le transport en commun pour venir au travail, pour venir au centre-ville, pour venir, pour se déplacer en fait même à l'interne dans des villes, donc le travail il est déjà entamé et nous allons en principe en mars prochain nous allons faire cette refonte Et c'est fait, oui, à coûts nuls, mais surtout en fonction de la nouvelle réalité, c'est d'amener les gens plus rapidement vers les transports plus lourds comme le REM et le métro.
Voix 1A1:13:42
Madame Brisebois.
Voix 1B1:13:44
Oui, merci, et merci pour la présentation. Moi, j'ai cru comprendre en regardant les différents tableaux et l'offre de services que le taxi collectif collectif va continuer en termes d'offres. Il y aura pas, il y aura pas de recalibrage à ce niveau-là. Je vais suivre mon collègue parce que je suis de l'Ouest aussi. C'est un des services auxquels on a droit. On n'en a pas beaucoup là complètement au bout de l'Ouest, mais le taxi collectif est apprécié et j'espère sera utilisé encore de façon plus grande lorsque le REM REM sera installé. Mais avec le taxi vient aussi, tout le monde avait eu des discussions concernant les outils technologiques pour être en mesure d'être encore plus efficace quand on fait appel au taxi collectif, et je me demandais dans le budget ou dans le développement de ces outils-là où vous en êtes rendus à la STM. Merci, madame Brisebois. C'est sûr que tout ce qui est l'offre de service globale, c'est vraiment monitoré par l'ARTM aussi. Donc, l'ARTM, on travaille en collaboration avec eux pour s'assurer que le service qu'on livre est performant. Puis ça veut pas dire que le service, c'est pas en termes de performance qu'il faut l'évaluer, mais en termes des fois de personnes dans l'autobus. Et c'est là que le taxi collectif devient intéressant pour des lignes où je desserte pas beaucoup de gens, mais qui ont besoin de s'emmener. Parce que pour moi, Notre priorité 1 à l'ensemble des partenaires du transport collectif, c'est la part du transfert de paires modales. Puis si on veut faire ce transfert-là, faut que l'offre soit à la bonne place. Puis comme monsieur Salem le disait, on souhaite pouvoir l'augmenter, cette offre-là, pour avoir cette influence. Donc le taxi collectif est considéré aussi par l'Autorité régionale, qui sont en train de regarder s'il y a pas quelque chose de métropolitain à déployer de ce côté-là. Donc non, à court terme, il y a pas de coupure d'offre de service de ce côté-là. On n'a pas non plus du financement pour améliorer nos outils technologiques dans ce budget-là, à ma connaissance, mais on travaille avec l'autorité pour voir comment on peut repositionner cette offre-là. Et on sait que ça fonctionne bien, ça fonctionne aussi dans les banlieues, donc comment on peut venir le bonifier et parfois peut-être revoir notre service pour réallouer du service où c'est plus justifié d'avoir un autobus versus le taxi collectif. Merci.
Voix 1D1:16:03
Merci.
Voix 1A1:16:04
Monsieur Devaux-Guizani.
Voix 1D1:16:06
Merci beaucoup, monsieur le président. J'avais la même question que monsieur Saint-Jean par rapport à la refonte des lignes d'autobus suite à la mise en service de la branche Anjou-Lancelot, mais ça a été bien répondu en mars prochain et à coûts nuls. Il y a une autre question qui m'est venue pendant la présentation au début quand vous avez mentionné que 65% de vos dépenses étaient des salaires. Je me suis demandé, est-ce que vous avez évalué les bénéfices d'une automatisation du réseau de métro? On entend beaucoup la pose de portes palières pour empêcher des événements malheureux. Je sais que c'est le Bureau du coroner qui avait fait la recommandation, mais est-ce que vous avez évalué les bénéfices financiers d'automatiser puis d'éviter de payer des salaires d'opérateurs?
Voix 1B1:16:41
Ce volet-là, il va être analysé vraiment quand on va vraiment partir le bureau d'études pour remplacer le MR-73. Donc, on en parlera tantôt dans la présentation sur le plan d'investissement. C'est sûr que quand on regarde à travers, tu sais, le balisage mondial, au début, le train automatisé venait beaucoup pour réduire les effectifs à la conduite des trains. Mais les réseaux ont appris au fil du temps que ces ressources-là, il faut les allouer différemment. Parce que quand il y a une panne, quand il y a un arrêt de service, quand on a besoin, donc c'est de moins en moins cette économie-là qui est visée, mais l'autonomie. Donc c'est sûr que quand tu as des trains automatisés, tu as un événement imprévu, il se passe, on veut prolonger le service de nuit, on n'a pas la dépendance à un humains pour faire rouler le train. Donc ce cadre-là, il va être vraiment— l'automatisation du train va être évaluée dans le remplacement du MR-73, dans lequel aussi les portes palières pour nous sont une priorité. On les voit à la fin de notre plan d'investissement. Toutefois, quand on n'est pas capable d'entretenir nos infrastructures, et vous allez voir l'état critique de nos actifs, il faut commencer par la base. Donc je ne peux pas avoir des portes palières puis un quai qui ne tient pas là. Donc, je vais donner cette image-là, on n'est pas là. Donc, ils sont sécuritaires, je rassure tout le monde, donc on doit le faire, mais nous on voit vraiment ça dans cette étude-là du MR-73 qu'il faudra remplacer parce que le MR-73 aura 60 ans. En 2036, on aura déjà rendu là prolongé, ça fait une vie utile de 20 ans de plus de ce qui était prévu.
Voix 1D1:18:05
On voit par exemple que dans, tu es à Paris par exemple, l'automatisation permet des fréquences entre 2 passages de train de même pas 75 secondes. Puis mettons sur la ligne orange où il y a que des trains Azur, il y a même plus de MR-73, Est-ce que vous avez déjà évalué ou pas encore? Vous attendez de l'avoir enlevé sur tout le réseau?
Voix 1E1:18:22
Juste en complément de réponse, parce que les portes palières, c'est quand même, c'est historiquement parlant à la Ville, il y avait une histoire avant, puis on avait déjà préservé, on avait déjà un budget de 850 millions de dollars qui était supposé être investi dans les portes palières. Malheureusement, on a pris une décision dans le temps d'envoyer cet argent à Québec au lieu de le garder ici à Montréal et et on a perdu l'opportunité qui était déjà entre les mains pour pouvoir construire ces portes palières. C'est quelque chose qu'on va certainement y penser, qu'on veut y travailler, mais vous comprendrez que, on va le voir un peu plus tard, c'est le plan d'investissement qui est très important actuellement. Il y a un déficit de maintien d'actifs qui est vraiment, qui est quand même costaud, mettons, qui, et puis il va falloir juste qu'on, tu sais, qu'on priorise. Dans la priorisation, on va aller plus vers le maintien d'actifs que développer des nouvelles peut-être façons de faire, dont les porte-palières. On l'enlève pas complètement du radar, mais je pense que, tu sais, il faut être responsable, puis c'est quelque chose qui va arriver en deuxième temps.
Voix 1F1:19:26
D'accord.
Voix 1D1:19:26
Est-ce que j'ai un peu de temps pour faire du pouce sur ce que monsieur Salem vient de dire?
Voix 1G1:19:29
On reviendra.
Voix 1A1:19:29
On reviendra.
Voix 1D1:19:30
Merci beaucoup pour les réponses.
Voix 1A1:19:31
Monsieur Jolicoeur.
Voix 1D1:19:33
Merci, merci beaucoup pour votre présentation, madame Léonard. Je vais peut-être vous couper un petit peu, je veux juste citer la prochaine présentation que vous allez faire dans la section financement gouvernemental. C'est public, c'est une présentation qui était déjà publique. Il est mentionné dans la section financement gouvernemental des processus d'autorisation et de subventions embourbés et dysfonctionnels. Donc en fait, moi je me demande quel est l'effet les coûts administratifs à l'interne que justement ces processus-là soient dysfonctionnels? Est-ce que ça rajoute des employés? Est-ce qu'il y a des coûts dans votre budget de fonctionnement? Un petit problème technique.
Voix 1A1:20:21
On a un problème technique pour la Le micro de madame Léonard.
Voix 1D1:20:26
Merci, monsieur Salem.
Voix 1B1:20:28
Alors, dans le fond, ce qu'on veut travailler, c'est vraiment, c'est les délais pour obtenir les subventions et le financement qui est nécessaire. C'est qu'au fil du temps, les délais s'allongent et de plus en plus difficile à avoir accès à l'argent. Donc, parfois, c'est des frais d'intérêt, par exemple, qui vont être payés et remboursés, mais pendant ce temps-là, on fait pas de sous, on fait pas de projet avec cet argent-là. Et pour nous, c'est davantage le voir, tu sais, vraiment, c'est pas tant en termes de personnel, mais c'est beaucoup plus de dire chaque projet qu'on retarde, à chaque année, un projet coûte toujours de plus en plus cher. Et plus on reporte les projets dans le temps, plus ça nous coûte cher d'entretenir nos installations, nos actifs qui ont dépassé leur fin de vie utile ou qui sont en fin de vie utile. Donc, l'état de nos actifs est très, très préoccupant actuellement. La priorité 1 de notre plan d'investissement doit être le maintien d'actifs pour qu'on protège le métro. C'est l'infrastructure de transport collectif le plus important au Canada qui fait le plus de déplacements. Donc, c'est vraiment à ce travers-là. Donc, on voit une piste pour travailler de concert avec notre partenaire pour faciliter l'accès à l'argent, pouvoir faire plus de projets avec le même argent et réduire les délais pour autoriser un projet.
Voix 1D1:21:36
Parfait, merci. Puis, je crois que votre micro est de retour.
Voix 1A1:21:40
Oui, bon, parfait. Merci à notre technicien en devoir. Monsieur Guaraggi.
Voix 1E1:21:48
Merci beaucoup, monsieur le président. Bonjour tout le monde, merci beaucoup pour la présentation.
Voix 1A1:21:53
Les Montréalaises et Montréalais comptent, ils comptent sur la STM pour se déplacer chaque jour et vous êtes en charge pour maintenir cette offre de services en transport collectif. Et on a vu pendant les grèves cet automne combien le transport collectif est essentiel autant pour notre économie, pour notre centre-ville. Aussi autant que pour nos étudiants que pour nos travailleurs. Et j'aimerais savoir combien cela coûterait-il d'augmenter l'offre de services de métro?
Voix 1E1:22:24
Je vais commencer, puis je vais donner à madame Léonard un peu le complément de réponse. Comme vous l'avez bien dit, on a pu comprendre le besoin d'avoir un transport collectif lourd comme le métro pendant les grèves. Moi, je me rappelle très bien pendant cette journée-là ou pendant la période où on a eu vraiment une grève, les fins de semaine, c'était infernal de rouler à Montréal. On avait des centaines de milliers de personnes qui ont pris leur voiture parce qu'ils n'avaient pas le choix, puis on sent vraiment le besoin. On va parler de déficit d'actifs un peu plus tard, mais je vais laisser madame Léonard vous répondre exactement ce qui est du coût, en sachant que c'est quelque chose qu'on va travailler là-dessus pour augmenter la fréquence des métros.
Voix 1B1:23:12
Tout à fait. Donc, quand on regarde l'offre de service métro, c'est sûr que c'est une offre qui est différente beaucoup de l'offre de service bus. Nos coûts du côté du métro, on a 70% que c'est des coûts fixes et 30% que c'est des coûts variables. Donc, quand on veut augmenter ou baisser l'offre de service métro, ça n'a pas pas le même impact que les bus, qu'on a à peu près le ratio inverse. Donc 30% de coûts fixes du côté bus et à peu près 70% de coûts variables. Donc on voit là un élément très intéressant de pouvoir venir bonifier l'offre de service métro dans des volumes de quelques millions de dollars pour être capable de venir bonifier, pour retrouver des fréquences qu'on avait avant la pandémie. Un métro se doit d'être fréquent même en hors-pointe, même en soirée quand les gens déplacent sur l'heure du dîner, on a besoin d'avoir une fréquence du métro. Donc, il y a quand même une capacité de venir ajouter de l'offre de service et de générer des revenus. À travers le temps, ce qui est démontré, c'est que quand on ajoute 2% d'offre de service, on voit à travers un cycle de 2 à 3 ans, disons-le comme ça, aller chercher 1% d'achalandage. Donc, l'investissement qui serait à faire dans le réseau du métro pour venir le bonifier, pour retrouver il est à peu près le 5 à 6% qui manque versus 2019 avant la pandémie. C'est un coût qui est de quelques millions de dollars, mais qui pourrait être facilement récupéré si l'achalandage est au rendez-vous, comme on l'a toujours vécu, comme la science le démontre, que quand on injecte 2% d'offres de services, on va aller chercher 1% d'achalandage.
Voix 1E1:24:42
Oui, je comprends très bien.
Voix 1A1:24:44
Moi, ma question en tant que citoyen, j'aimerais savoir qu'est-ce que ça veut dire un 70% de coûts variables pour le métro. Qu'est-ce qui fait en sorte qu'on arrive à un 70% de coûts variables pour quelque chose qui roule assez fixe?
Voix 1B1:24:59
Excusez-moi, mais peut-être, mais c'est vraiment 70% de coûts fixes.
Voix 1A1:25:03
Ah, excusez-moi.
Voix 1B1:25:04
Donc, on a des stations de métro, on a des tunnels, on a des installations, donc que mon offre roule à tant de pourcentage, il faut que j'entretienne ce bout-là. Donc, le fixe est à 70% et c'est pour ça que venir augmenter l'offre de service métro coûte beaucoup moins cher. À titre d'exemple, 1 km parcouru en 2025 coûtait à peu près 5,94$, on avait un coût fixe de 4,24$ là-dessus.
Voix 1E1:25:27
OK, je comprends. Et qu'est-ce qui fait en sorte qu'on a un coût variable dans ce 30% alors? Ce sont quoi des exemples?
Voix 1B1:25:33
C'est vraiment, dans le fond, le 30%, ça va être tes opérateurs, tes gens en station, le fait qu'il faut que tu entraînes davantage. Donc, tes périodicités d'entretien vont revenir plus rapidement, t'as besoin de plus de pièces, t'as besoin de plus de personnel. Donc, c'est ce qui explique le 30%.
Voix 1E1:25:48
Parfait, merci de m'avoir éclairé sur ce sujet-là.
Voix 1A1:25:51
Merci.
Voix 1E1:25:51
Merci.
Voix 1A1:25:52
Madame Plante.
Voix 1B1:25:53
Merci beaucoup, monsieur le président. Merci beaucoup pour la présentation, madame Léonard et monsieur Salem. Je vais commencer par souci de transparence, juste mentionner que je suis sur le CA de la STM, juste que ça soit là. Mais il y a une question qui découle d'une question du public que je pense qui pourrait être bénéfique à être répondue un peu maintenant. On sait que la STM a fait une grande transformation à son service de transport adapté en délaissant un peu l'utilisation des minibus pour les taxis, et on l'entend qu'il y a plusieurs clients qui sont inquiets de ce changement-là. J'aimerais ça peut-être avoir un état des lieux de la situation, si ces changements-là se passent bien, puis est-ce qu'on peut garantir que cette réorganisation-là n'entraînera aucune dégradation du service pour le transport adapté?
Voix 1E1:26:34
En fait, une chose qui est très importante, c'est au niveau de la qualité de service. Il faut comprendre déjà à la base que 90% du travail, il est déjà fait par nos partenaires de l'industrie de taxi. Donc, c'est pas quelque chose de nouveau que la STM est en train de mettre en place. Ce qu'on est en train de mettre en place, c'est les 10% restants où on est en train de travailler avec l'industrie taxi pour, je pense que ça a été déjà fait, pour transférer ce 10% vers cette industrie. Il faut comprendre aussi qu'il y a un travail qui est déjà, qu'on continue à faire au niveau du contrôle, le contrôle de qualité de service, le contrôle de la formation par exemple, et tout le suivi qui se fait avec les clientèles parce que ce qui est très important pour nous c'est de ne pas pénaliser la clientèle dans ces 10% restants, on s'attend, on sait déjà qu'il y a les 90% qui sont là, le travail il est déjà bien fait, le contrôle il est déjà bien fait, puis tout ce qu'on est en train de faire c'est vraiment d'ajouter un 10% et de garder le contrôle sur la qualité de service.
Voix 1B1:27:34
Donc le but c'est juste d'augmenter la qualité du service en changeant ce 10% là?
Voix 1E1:27:40
La qualité elle doit continuer à être là, comme on a dit la formation elle est déjà contrôlée par la STM, le suivi avec la clientèle est déjà contrôlé par la STM, la enfin, tout le travail de support, il est déjà avec la STM. Donc nous, on s'assure que la qualité du service, elle est offerte.
Voix 1B1:27:58
Je me permettrais peut-être un complément d'information. Dans le fond, tout au long de cette transformation-là, on a travaillé avec les milieux associatifs, donc ceux qui représentent les usagers transporteurs. Donc c'est vraiment un travail pour regarder comment on amenait le changement, et maintenant que le changement a été livré, on va continuer à le suivre suivre par des indicateurs de qualité qu'on va présenter autant à notre gouvernance qu'au milieu associatif pour la suite des choses. Et c'est sûr que dès 2025, là, on a fait plusieurs milliers de déplacements avec le nouvel équipement, la mini-fourgonnette qu'on appelle. Il y avait beaucoup de satisfaction sur le confort. Donc, c'est sûr que la nouvelle fourgonnette est beaucoup plus confortable pour la clientèle que le minibus. Après, le volet qui préoccupait le plus la clientèle, c'était vraiment le volet service clientèle, c'est sûr que c'était rassurant d'avoir un chauffeur habillé en uniforme avec le lettrage STM. Donc on a formé nos chauffeurs, on s'assure d'avoir un bassin de chauffeurs dédié pour les déplacements qui requièrent vraiment la mini-fourgonnette, et ça nous permet aussi de réduire les coûts de déplacement par déplacement. Donc quand on regarde présentement le pourcentage des commentaires qu'on a en lien avec la fourgonnette versus le minibus, on est dans des eaux similaires de plaintes, 51% pour les minibus à l'époque et 54% pour la fourgonnette, mais on était aux balbutiements du changement. Donc, on est vraiment, à travers les plaintes qu'on reçoit, dans quelque chose de similaire. Fait qu'on va continuer à suivre ça. On a des indicateurs spécifiques qu'on s'est mis en place. Comme monsieur Salem le disait, pour nous, on a une expertise en transport collectif qui nous permet de gérer le processus complet de l'admission jusqu'à la qualité du service qui a été livré pendant le déplacement. Et je rappelle aussi que que depuis début janvier, la STM gère le transport adapté de Laval pour effectuer les déplacements. Donc, Laval demeure propriétaire de son transport adapté, mais c'est nous qui faisons les réservations et livrons les services avec l'industrie du taxi.
Voix 1F1:29:50
Merci.
Voix 1A1:29:51
Monsieur Esposito.
Voix 1C1:29:55
Parfait. Merci beaucoup, monsieur le président, et merci beaucoup, monsieur Salem et madame Léonard, pour votre présentation. Avant que je demande ma question, je veux juste partager que dans une vie précédente, j'étais un consultant d'affaires. Alors, ma question aujourd'hui vient vraiment d'un point de vue où je veux comprendre l'impact financier et non nécessairement une question de politique. Je sais qu'au cours des dernières années, là, ici à Montréal, on a vu une transformation de notre réseau routier. On voit plus de chantiers qui sont en place. On a vu une augmentation des pistes cyclables, on a vu moins de stationnement, etc., etc. Tout ça, ça met une pression sur le réseau routier. Alors, bien que ces changements s'inscrivent dans une volonté de transition écologique et apaisement des rues, on voit qu'il y a de plus en plus congestion. Si je me rappelle bien, fin novembre, début décembre, il y avait un article qui sortait dans les journaux que les automobilistes à Montréal perdaient 63 heures en trafic. Je sais, c'est pas l'équivalent pour la STM, mais j'imagine il doit y avoir un impact pour la STM au côté congestion. J'imagine il doit y avoir des mesures qui sont mises en place, plus d'autobus, moins de temps pour un trajet, plus de gaz, etc. Alors, ma question est la suivante, et c'est Si la STM pense que la congestion routière a un impact financier sur leurs opérations, et comment est-ce que vous mesurez ou faites le suivi pour voir c'est quoi ces impacts-là pour la STM d'un an à l'autre?
Voix 1B1:31:40
Donc, je vais en profiter pour répondre à une question qu'on a eue tantôt sur les voies réservées. Donc, il y a 8 projets de voies réservées qui seront en place. On pourra donner les détails quand même pour la personne qui a posé la question. Il y a quand même 8 voies réservées qui sont en planification. Certaines sont en mode étude, d'autres en voie de réalisation. Donc, on poursuit cet effort-là de t'assurer qu'on a des déplacements qui vont être privilégiés avec une voie réservée, avec des mesures préférentielles pour accélérer la fluidité et la prévisibilité aussi. Ce que donnent beaucoup des voies réservées, c'est la prévisibilité de ton temps de déplacement. Ça, c'est un effort qu'on continue de ce côté-là. On fait aussi des des vérifications de voies réservées pour qu'elles soient le plus libres possible pour que nos chauffeurs puissent l'utiliser, pour que la clientèle en bénéficie, ait le bénéfice qu'elle est supposée avoir. Et à travers ça, donc c'est sûr que nous, ce qu'on regarde beaucoup, c'est la ponctualité de nos autobus. Donc est-ce qu'on est ponctuel ou pas? Je vous dirais que c'est un indicateur qu'on est en train de vraiment de revoir au complet pour regarder les causes qui sont sous notre contrôle puis les causes qui ne sont pas sous notre contrôle. Parce qu'effectivement, quand il y a du trafic, quand il y a des travaux, quand il y a de la congestion, etc., on peut avoir des enjeux. C'est sûr que nos équipes font quand même l'analyse, on travaille en collaboration avec la Ville de Montréal pour tout ce qui est la planification des travaux, mais on n'est pas capable de tout prévoir. Et à la STM, le processus d'assignation, si on veut, nos listes sont faites plus de 6 mois à l'avance. Donc, s'il y a quelque chose de nouveau qui arrive, c'est peut-être pas prévu dans les lignes, dans le temps des lignes. Donc, on a juste nos temps de battement, on a un comité qui travaille avec nos chauffeurs aussi là-dessus, mais il y a un bout de ponctualité qu'on contrôle pas. Puis on va vouloir justement, c'est quelque chose qu'on s'est donné là, de pouvoir identifier en termes de coûts, en termes d'heures de service qui est là-dedans, parce que ça, pour nous, c'est des kilomètres qui sont non productifs parce qu'on déplace pas des gens à travers ça. Donc, j'ai pas ce coût-là aujourd'hui de combien ça nous coûte, mais c'est certain qu'on a des commentaires quand nos bus sont pris dans des tronçons très, très congestionnés qui ont pas de voies réservées où des fois ça va pratiquement plus vite de marcher à pied, c'est pas très bon pour le transport collectif. Fait qu'on va vouloir au fil du temps l'identifier pour faire des représentations nécessaires pour avoir le temps requis pour avoir un service qui est fiable et prévisible.
Voix 1C1:33:47
Parfait, merci pour ça.
Voix 1E1:33:49
Juste pour te donner 2 chiffres, je pense qu'il y a 35% des gens qui se déplacent sur des voies réservées à la Ville de Montréal et il y a 48% des gens qui se déplacent avec des feux prioritaires à la Ville de Montréal. Il y a quand même déjà une infrastructure qui est déjà en place pour au moins rendre le service le plus fiable possible et certainement c'est un travail qui doit être, qui va être fait en continu. Comme madame Léonard, elle l'a déjà expliqué, il y a quand même 8 voies réservées qui sont actuellement en étude pour venir éventuellement améliorer le service.
Voix 1C1:34:19
Parfait, merci beaucoup. Et je comprends bien que même si on n'a pas les chiffres aujourd'hui ou dans les prochaines semaines, Je voulais juste m'assurer qu'on mesure les bons indicateurs pour assurer que dans le futur on peut être capable de voir c'est quoi l'impact de, tu sais, option A ou option B. Alors merci pour votre réponse ce matin.
Voix 1A1:34:38
Merci. Alors il me reste 3 intervenants, on est juste sur le temps, donc on va terminer avec les 3 intervenants et ensuite on prendra une pause. Madame Cliche.
Voix 1B1:34:50
Je vais faire ça vite, merci. Merci pour votre présentation. Vous annoncez des optimisations qui totalisent 56 millions de dollars dès cette année, incluant 300 postes abolis. Comment allez-vous vous assurer qu'il n'y a pas d'impact important pour les usagers? Donc, comme on l'a présenté, pour nous l'offre de kilométrique qu'on a présentée, c'est celle qu'on va livrer. Donc, toutes les pistes qui ont été mises en place ne doivent pas toucher à cette offre kilométrique-là. Comme on le disait, c'est sûr que 56 millions dans un court laps de temps de 6 mois, de trouver ces pistes-là, on va trouver des pistes un petit peu plus rapides. Donc oui, on a présenté certaines pistes comme la réduction des heures de service au centre de contact client, le fait que les lignes qui avaient des supports à vélo dédiés ne seront plus dédiés. Donc, on est vraiment allé chercher des pistes pistes qui avaient un impact beaucoup, pas sur le kilométrage, mais qui pouvait influencer la satisfaction de la clientèle. On tente de minimiser ce volet-là aussi. On veut que nos clients soient satisfaits, on veut qu'ils valorisent le transport collectif, on veut augmenter notre achalandage. Mais dans la situation difficile dans laquelle on est, chacune des pistes a été vraiment analysée et ça ne peut pas toucher à l'offre kilométrique. Et on va suivre ça de très, très près. Ça aussi, c'est un indicateur qu'on suit, j'ai le goût de dire, quotidiennement et mensuellement. Donc, pour être sûr qu'on livre notre offre de service. Les budgets ont été montés en fonction de ça. Tantôt, je disais 88-89% de notre budget est dédié à livrer l'offre de service. Donc, c'est un bout qu'on touche pas, puis on touche à l'autre bout pour trouver des pistes d'économies. Après ça, c'est sûr qu'on veut travailler avec les équipes pour avoir le moins de kilomètres, par exemple, non productifs, pour avoir le plus de kilomètres productifs. Donc, on peut avoir moins d'heures de service de bus, mais avoir le même nombre de kilomètres. Fait qu'on continue du travail comme ça. Mais dans les pistes qui sont identifiées, en aucun cas ça vient toucher à l'offre kilométrique. Merci.
Voix 1A1:36:43
On a répondu à votre question, madame Kirsch. Merci. Madame Thiagarajah.
Voix 1B1:36:47
Oui, merci, monsieur le président. Alors, la grève du temps supplémentaire chez les employés d'entretien vient de prendre fin. Pouvez-vous nous expliquer quel a été l'impact de celle-ci sur les autobus et comment ça s'est passé sur le terrain? C'est certain que la grève de temps supplémentaire qui s'est terminée, on a constaté ces choses. Nous, on avait fait des prédictions de nombre de bus manquants en fonction des chiffres qu'on a habituellement, et c'est sûr que durant la période de grève de temps supplémentaire, on a eu à peu près 14%, 13% de plus de productivité. Puis il y a eu aussi des entretiens curatifs et préventifs qui ont été reportés dans le temps. Fait que je vous dirais qu'en inspectant autobus. Parfois, il y avait moins d'inspections qui requéraient une tâche immédiatement, mais qu'on pouvait plus surveiller. C'est ce qui a fait qu'au 5 janvier, on manquait une centaine de bus versus les 265 qu'on avait estimés. Donc, plus de productivité, des choses qu'on a reportées qu'on va quand même devoir faire. Il y a quand même quelques bus manquants là tous les jours qui nous font couper de l'offre de service rattachée à ça, mais on l'a vraiment travaillé et c'est sûr que pour nous, ça a un impact impact sur des gestionnaires qui ont dû faire certaines tâches, qui ont travaillé durant cette période-là. Mais on a une équipe extraordinaire qui est toujours au rendez-vous pour s'assurer qu'on va livrer notre service et qu'on va minimiser les impacts. Donc oui, ça a un impact. On n'a pas tous nos bus à tous les matins. L'impact est moins important que ce qu'on avait anticipé parce que la productivité a été plus grande, puis parce que certaines inspections ont pu être reportées dans le temps. Lors de l'inspection, faut comprendre que c'est les mécaniciens qui font l'inspection. Aussi. Alors, des activités qui ont été reportées, tant curatives, préventives, pour assurer la livraison du service au quotidien.
Voix 1D1:38:27
Merci beaucoup.
Voix 1G1:38:28
Merci.
Voix 1A1:38:30
Alors, madame Blanco.
Voix 2A1:38:32
Oui, merci beaucoup, merci beaucoup monsieur Salem, madame Léonard pour la présentation. Je salue les équipes également. Monsieur Salem, vous étiez anciennement notre chef de l'opposition officielle, puis à l'époque vous aviez vous-même dénoncé fortement la sous-traitance. Même en juin dernier de 2025, vous avez fait référence à la sous-traitance comme au cœur du conflit en parlant de la grève de la STM. Tout tout en ajoutant que vous souhaitiez qu'à l'époque la mairesse Madame Plante mette fin, et je vous cite, à la privatisation rampante de la STM. Maintenant vous êtes dans un autre rôle, vous êtes président de la STM, est-ce que vous souhaitez toujours cette orientation et si oui, comment allez-vous opérationnaliser le tout?
Voix 2B1:39:17
Alors merci Madame Yonko pour la question, je n'ai pas changé d'avis. Ce qui est important de savoir, c'est que quand on est gestionnaire d'une entreprise, il faut prendre la meilleure décision, puis la meilleure décision en fonction des résidents, des résidentes de la Ville de Montréal qui prennent le transport en commun, et c'est exactement ce qu'on est en train de faire. Ce qu'on a déjà, ce qu'on propose aujourd'hui, si on va à l'externe, on va en soumission, on a un prix. Est-ce qu'on est capable de faire ce travail à l'interne au même prix? Donc nous, moi je n'ai pas changé d'avis, ce que j'ai changé d'approche, c'est juste de s'assurer que les Montréalais et Montréalaises ne sont pas pénalisés dans la soumission qui va être donnée et surtout qu'on offre ce service à l'interne si on est capable de le faire puis qu'on continue à le faire à l'interne s'il le faut, mais ça prend aussi un travail des syndicats, des gens de l'interne aussi pour qu'on puisse trouver un terrain d'entente là-dessus.
Voix 2A1:40:12
Merci pour votre réponse. J'aurais quand même peut-être une question de relance profitant qu'il y a des syndicats qui sont ici avec nous dans la salle, puis je les remercie d'ailleurs d'être là avec nous. J'aimerais, si vous pouvez, puis vous savez faire référence justement de ce processus d'évaluation, est-ce que ça, c'est plus profitable de le faire à l'interne, à l'externe? Mais profitant qu'il y a des syndicats avec nous dans la salle, pourriez-vous donner des exemples précis des actions et un échantillon pour que ça soit plus, pour donner de bons exemples pour les Montréalais et Montréalaises qui nous entendent, puis pour que votre propos soit plus clair encore. Puis quelle décision vous allez renverser de la privatisation vers la STM et quel est à peu près l'échéancier prévu?
Voix 2B1:41:03
Vous savez, en tant que président du CA, moi je donne des orientations au niveau des services et c'est les services qui répondent à ces orientations-là. L'orientation qui a été donnée, c'est ce que je vous ai expliqué, mais pour les exemples précis, je vais laisser madame Léonard de vous donner vraiment les exemples.
Voix 2D1:41:20
Dans les faits, actuellement, on est à négocier une convention collective. Donc, j'ai pas d'exemple précis à vous donner de dire c'est ça qu'on va faire. Nous, ce qu'on veut faire, c'est moderniser des clauses de convention collective qui, je le rappelle, dans le rapport d'audit de performance du ministère des Transports et de la Mobilité durable, la performance de l'entretien a été requestionnée. On a des coûts plus élevés. Donc, ce qu'on demande de faire à la partie c'est autant quand on fabrique des pièces que quand on entretient des bus, peu importe, qu'on puisse avoir un comparable sur un marché qu'on établit ensemble. Donc, pour nous, c'est de travailler avec notre partenaire syndical, c'est de travailler ensemble à une performance pour qu'on puisse avoir des coûts justes sur un marché et être vraiment reconnus qu'on est à juste coût. Donc, c'est ce qu'on est en train de travailler. Alors, c'est sûr que quand on sera en mesure d'avoir une convention, une entente de principe, bien là, on pourra aller plus loin dans ces exemples-là. On a déjà parlé, par exemple, aussi de tâches parfois qui ne sont pas au cœur de nos activités. On a un camion qui pompe les eaux usées, on fait du déneigement, on fait du paysagement. Est-ce que c'est vraiment au cœur de notre mission? Si ces tâches-là sont plus chères à l'externe, on va pas les donner à l'externe juste pour les donner à l'externe, mais on veut avoir cette flexibilité-là. On a une convention qui est mature, qui, à chaque cycle de convention, on est venu ajouter des contraintes de performance à travers cette convention-là. Il est nécessaire que ça évolue pour qu'ensemble avec le partenaire syndical, on assure la performance de la STM.
Voix 2E1:42:51
Monsieur Devaux-Guizani, vous aviez manifesté le désir peut-être d'une autre petite question.
Voix 2C1:42:55
Très aimable. C'est peut-être pour rebondir sur ce que monsieur Salem disait tout à l'heure par rapport aux 850 millions qui étaient prévus pour les portes palières. Vous avez dit ils sont allés à Québec. Est-ce que c'était le deal qui avait été en 2019 pour le tramway puis là qui devait revenir à Montréal? Est-ce que ces millions-là sont perdus ou ils vont nous revenir?
Voix 2B1:43:12
Non, ils sont perdus déjà. C'est les 850 millions effectivement qui ont été donnés pour le tramway de Québec. La Ville de Montréal, malheureusement, elle a perdu les 850 millions, puis dans le temps, en tout cas, c'était pas— c'est une décision politique qui a été prise antérieurement.
Voix 2C1:43:29
Eh bien, vous m'en voyez bien désolé, mais merci, monsieur le président.
Voix 2E1:43:31
D'accord. Alors maintenant, nous allons prendre une petite tel qu'on l'avait présenté. On va revenir à 11 h moins quart. En passant, j'ai vu que vous aviez dû changer des piles. Puis alors, nous allons reprendre. Est-ce que je vais avec le décompte? 5, 4, 3, 2, 1. Alors, rebonjour à tous et à toutes. Nous sommes maintenant de retour avec monsieur Salem, madame Léonard, toute l'équipe de la STM. Et maintenant, nous allons procéder à la présentation du programme des immobilisations 2026-2035 de la STM. Donc, je sais pas si, monsieur Salem, vous voulez faire une autre introduction. Oui, alors allez-y.
Voix 2B1:56:23
Merci, monsieur le président, et merci pour les membres de la commission. Nous allons vous présenter actuellement le programme des immobilisations 2026-2035 de la Société de transport de Montréal.
Voix 2F1:56:35
Cette présentation s'inscrit dans un contexte particulièrement exigeant pour le transport collectif, alors que notre réseau, et plus particulièrement le métro qui aura bientôt 60 ans, nécessite des interventions majeures. Avec des actifs évalués à plus de 50 milliards de dollars, dont près de 80% liés au métro, la STM a la responsabilité de préserver le patrimoine public essentiel à la mobilité, à l'économie et à la qualité de vie des Montréalaises et Montréalais. Le programme que nous vous présentons aujourd'hui reflète une priorisation claire, c'est de freiner la dégradation des infrastructures, maintenir la fiabilité du service et assurer la sécurité du réseau dans un cadre financier contraint et marqué par un déficit croissant d'investissements en maintien d'actifs. Ce programme des immobilisations a été élaboré avec rigueur et surtout avec réalisme. Il tient compte à la fois de l'état réel des actifs, des capacités organisationnelles de la STM et des enveloppes de financement actuellement confirmées. Il met également en lumière les écarts importants entre les besoins identifiés et les ressources disponibles ainsi que les risques bien concrets que ces écarts font peser sur la continuité et la qualité de service. Par cette présentation, nous souhaitons non seulement vous exposer nos choix et nos priorités, mais aussi contribuer à une réflexion collective sur les conditions nécessaires pour assurer la pérennité du réseau de transport collectif montréalais. La STM demeure pleinement engagée à gérer les fonds publics de manière responsable, transparente et efficiente et à travailler étroitement avec la Ville et ses partenaires afin de relever les défis importants qui se dressent devant nous.
Voix 2B1:58:16
Vous allez m'entendre parler beaucoup de maintien d'actifs pour les années à venir.
Voix 2F1:58:22
J'aimerais commencer par rappeler que la STM est l'un des plus grands donneurs d'ouvrages au Québec. Concrètement, cela se traduit par plus de 100 chantiers actifs menés simultanément sur l'ensemble du réseau. Au cours des 20 dernières années, près de 12 milliards de dollars ont été investis afin de maintenir moderniser et adapter nos infrastructures. Cette réalité illustre l'ampleur des interventions réalisées et la capacité de la STM à livrer des projets majeurs dans un environnement urbain complexe et en constante évolution. Le métro, c'est aussi le plus important équipement de transport au Canada, le deuxième métro en Amérique du Nord. On le prend pour acquis, mais prenons conscience de son importance. C'est 800 000 déplacements par jour. 62% de déplacements en transport en commun dans la région métropolitaine utilisent le métro. Ça dépasse tous les équipements de transport en capacité, même le métro de Toronto. C'est la colonne vertébrale de la mobilité métropolitaine, c'est un élément essentiel à la vitalité économique. On tend à le prendre pour acquis, mais il faut prendre conscience de l'importance du métro de Montréal. Comme je l'ai dit tantôt, il y a plus de 800 000 déplacements par jour. Ce n'est pas banal. C'en fait le principal équipement de transport au pays. Aucune route, aucun aéroport, aucun pont ne lui arrive à la cheville. Le métro est aussi le principal mode de transport des usagers de transports en commun, c'est-à-dire qu'ils l'utilisent pour leurs déplacements les plus fréquents. Non seulement le métro est important en termes de capacité de déplacement, mais il s'agit aussi du mode de transport le plus efficace qu'il soit. Le graphique de gauche présente les coûts d'exploitation par déplacement des différents services de transport en commun de la région de Montréal. C'était des données d'un rapport d'audit qui est fait par Raymond Chabot Grant Thornton et qui est produit pour le compte du ministère des Transports et Mobilité durable. On y constate que le métro de Montréal permet de déplacer un client pour 1,48$.
Voix 2B2:00:29
C'est représente une fraction du coût des autres services qui varient entre 3,82$ et 28$.
Voix 2F2:00:37
Le graphique de droite nous permet de constater que cette performance se maintient même lorsqu'on compare le métro avec le REM et qu'on intègre également les coûts d'investissement, alors que le métro présente un coût par passager-kilomètre de 0,44$ contre 0,72$ pour le REM. Je vais passer la parole actuellement à madame Léonard pour aller plus en détail dans l'explication des états d'actifs.
Voix 2D2:01:04
Merci beaucoup, monsieur Salem. Donc, on poursuit. Cette année, c'est la première fois que dans notre plan d'investissement, on présente l'état d'actifs de nos actifs STM, et c'est très, très préoccupant. Vous allez le voir, plus de 42% de nos actifs sont en mauvais état ou très mauvais état. La différence entre une catégorie D et E que vous voyez là, c'est que on va rester 6 mois dans la catégorie D, puis après on va basculer à la catégorie E. Donc c'est sûr que c'est très préoccupant, ça démontre à quel point notre réseau de métro est sous pression et que c'est essentiel pour nous de travailler pour des équipements qui sont en fin de vie utile ou qui ont dépassé le 20 ans de vie utile. Donc ça prend une gestion rigoureuse, des vérifications vraiment planifiées, des interventions ciblées bien pour qu'on puisse maintenir la fiabilité avec l'état de nos actifs. Et on s'attend, donc on met ces données-là à jour à toutes les années, donc dans le plan 26-27, on s'attend que cet état-là se détériore. Donc, le cas de 42% devrait augmenter dans la prochaine publication de l'état de nos actifs. Avec un petit peu plus de détails, vous voyez un peu les faits saillants. Donc, on catégorise le métro avec nos tunnels, nos structures auxiliaires et nos stations. Donc, on a quand même 37% de nos tunnels qui sont en mauvais état. On a 53% de nos structures auxiliaires qui sont en état DE. Une structure auxiliaire, ça nous permet d'alimenter, ça nous permet de contrôler. Donc, c'est des structures qui nous permettent d'assurer que les fonctions, nos systèmes fonctionnent dans le réseau du métro. Ça nous permet d'alimenter le métro. Il y a 44 stations, 44% des stations qui sont en mauvais état DEE. Quand on regarde du côté bus, ben, les faits sont aussi préoccupants. Donc, 42% des garages qui sont en mauvais état DEE et 36% des bus en état C. Je vous en ai parlé tantôt lors de la présentation du budget qu'on avait une flotte vieillissante des autobus qui n'ont pas été remplacés, qui fait en sorte qu'on va devoir poursuivre la durée de vie des autobus de plus de 16 ans avec probablement des enjeux de fiabilité et des coûts plus importants. Donc, on voit que notre métro, il est âgé, il est vieillissant, il aura d'ailleurs 60 ans au cours de l'année. Donc, quand on regarde l'ensemble de nos actifs, sont évalués à la STM à 52,6 milliards, et quand on regarde l'âge moyen de notre métro, de nos infrastructures, parce qu'il y a eu des prolongements qui ont été faits à différents niveaux, nos infrastructures de métro ont en moyenne 48 ans d'âge présentement. On a des signalements qui augmentent en termes de bris d'équipement dans le tunnel, le bris d'équipement, des pannes de métro pour le MR-73. Le MR-73 est 11 fois moins fiable que le train Azur. Donc, c'est des incidents pour notre clientèle, c'est un manque de fiabilité. On a vu différentes situations se produire. Donc, nos augmentations, nos incidents sont sur une tendance de plus de 2 267%. C'est sûr que c'est une petite cause dans nos incidents de 5 minutes et plus, mais c'est une cause qui est en augmentation. Et quand on suit ces tendances-là, il faut pas attendre d'être rendu trop loin pour ne pas pouvoir récupérer l'état de notre actif. Donc, un programme d'investissement, le programme d'immobilisations, c'est quoi? C'est le reflet de l'ensemble des investissements qui est nécessaire pour améliorer notre réseau, livrer notre service et Et c'est la priorisation qu'on fait des interventions sur notre réseau sur les 10 prochaines années. Il va de soi, je pense que vous le savez, je vous le dis, je vous apprendrai pas à personne, mais le maintien d'actifs demeure la priorité numéro 1. Les investissements doivent aller au maintien d'actifs. Il est nécessaire si on veut pouvoir maintenir la fiabilité, la sécurité et les déplacements dans le transport collectif. Les faits saillants de notre plan d'investissement. Donc, on a un plan d'investissement de 24,1 milliards. C'est un plan qui a été réduit un petit peu versus l'année dernière de 1,7 milliard. On verra le détail un petit peu plus loin. Dans ce plan-là du 24,1 milliards, il y en a 15,2 qui est seulement pour le maintien du vieillissement, pour limiter le vieillissement de nos infrastructures et s'assurer de les maintenir en bon état. Ce qui est aussi préoccupant, c'est le fait que sur ce 15,2-là, dans le plan de 10 ans, il n'y a que 2,8 milliards qui est financé actuellement, qui est éligible aux subventions gouvernementales. Et quand on regarde le déficit d'investissement, donc pour maintenir nos actifs, on est aujourd'hui autour de 7 milliards. Si le financement continue d'être au rythme qu'on a vu dans les dernières années, dès 2030, on aura creusé un trou de 2 milliards additionnels. Donc, il est pressant qu'on intervienne pour au moins qu'on se maintienne dans le déficit de maintien d'actifs pour s'assurer que les actifs qu'on a pourront jouer leur rôle et nous permettront de livrer notre service et qu'on sera capable d'être fiable et sécuritaire à moindre coût. Les variations du PIB, vous les voyez à l'écran. Je vais nommer quelques exemples, je nommerai pas tout, mais on voit la ligne bleue, par exemple, il y a un retrait de 780 millions de dollars parce que c'est de l'argent qu'on a dépassé, dépensé en 2020. On parle de l'électrification, il y avait beaucoup d'ambition, il y avait des cibles très, très ambitieuses de notre gouvernement. On n'a pas eu encore ces révisions-là, mais on sait que ça va l'être versus les financements qui nous est alloué. Donc, dans l'électrification, il y a la phase 1 qui a été réduite de 163 millions, phase 1 qui est en cours, qu'on n'a toujours pas toutes les subventions pour être capable de faire ce qu'on doit faire, et la phase 2 qui a été réduite de 467 millions. Millions. On voit aussi une réduction de 253 millions, puis ça c'est préoccupant parce que c'est des projets qui ont déjà été autorisés de maintien d'actifs pour les infrastructures, pour les systèmes, et on vient réduire des montants dans des projets autorisés parfois pour les inscrire ailleurs. Donc, on voit qu'à chaque fois qu'on fait un report du maintien d'actifs, on a une hausse de nos coûts sur notre budget d'exploitation parce qu'il faut entretenir davantage, il faut faire une vigie, il faut surveiller. Et nos projets vont coûter plus cher, puis on va devoir les faire à travers le temps. Donc, c'est ce qui explique les grandes variations de notre plan d'investissement entre celui de 2025 et celui de 2026. Les besoins d'investissement, c'est juste pour vous donner un peu la répartition. On voit que les besoins d'investissement pour le maintien d'actifs, c'est vrai, pour l'ensemble du plan d'investissement, c'est 18,3 milliards qui sont pour le métro, donc 76%. Et du côté des bus, c'est 23%. Ça vous donne un peu la répartition. Et il y a un petit point 3 que je nommerai pas, que vous êtes capable de lire. Je vais un petit peu plus détailler. Donc, vous voyez à travers ce graphique-là qu'en haut, on a le 7,1 milliards qui est du développement, qui est surtout rattaché au prolongement de la ligne bleue. C'est normal que vous voyez pas la somme globale du prolongement de ligne bleue qui a été annoncée parce qu'il y a une portion de financement fédérale qu'on ne voit pas ici à travers ce prix-là. Il y a d'autres petites initiatives qui sont là. Après, du côté du métro, on a 11,4 milliards qui est nécessaire et on a pour les bus un 3,5 milliards qui inclut un volet d'électrification et un remplacement de bus. Donc, on est à requestionner 1,8 milliard pour l'électrification et sérieusement, là, les équipes ont un mandat de revoir le plan complet d'électrification Nous aussi, on avait beaucoup d'ambition, mais dans les conditions actuelles, dans le financement, dans le contexte financier au Québec, ce qui va être le plus payant pour notre population pour assurer les déplacements des Montréalais et Montréalaises, ça va être vraiment de pouvoir racheter des bus hybrides, de tendre vers une flotte d'autobus qui a 2 modes de propulsion, qui n'en a pas juste un. Un bus hybride, j'ai pas besoin de transformer mes garages, j'ai pas besoin d'adapter mes méthodes, j'ai moins besoin de systèmes technologiques. Donc, il y a une équation juste à trouver là-dedans et on travaille à l'interne, on va travailler avec notre gouvernance aussi, puis avec nos partenaires pour voir comment on pourra lisser l'électrification à travers ces éléments-là. Je peux pas passer à travers le plan d'investissement sans vous faire un petit topo du prolongement de la ligne bleue. Donc, je vous rappelle que c'est un projet qui totalise 7,6 milliards et qu'on prévoit ouvrir en 2031. On est toujours sur le budget, on est toujours sur l'échéancier, on est toujours dans notre envergure à ce jour. Depuis 2024, l'ensemble des équipes sont vraiment mobilisées à pied d'œuvre sur les sites pour faire avancer le projet. On a déjà 2 stations, donc Berthière et Marie-Trouax-Earley, qui sont excavées au complet du côté vertical. Donc, on est rendu où est-ce qu'on doit être pour passer le tunnelier. Reçu le tunnelier en octobre 2025. Il est en assemblage calibrage. C'est un tunnelier immense qui va nous permettre de creuser les 6 km de tunnel. On prévoit utiliser le tunnelier jusqu'en 2028. Financement du maintien d'actifs, je le répète encore parce que pour moi, on l'aura pas assez répété, on va continuer à le répéter, c'est vraiment la priorité numéro 1. Il faut vraiment mettre en lumière qu'il est nécessaire ces investissements-là sont nécessaires pour éviter de continuer à dégrader nos actifs essentiels pour livrer notre service et à garder notre réseau fiable et sécuritaire. Ici, pour moi, c'était pour imager à quel point la situation est critique en termes de financement. Donc, vous voyez les besoins répartis par mode bus et métro et vous voyez ce qui est financé en bleu et ce qui ne l'est pas en rouge. Donc, c'est des proportions importantes qui nous manquent. Donc, ça illustre le 2,8 milliards de tantôt de financement. Donc, pour le métro, je donne un exemple, on a 1,7 milliard de financement versus le besoin de 9,7 milliards. Donc, ça devient vraiment évident qu'il n'y a pas suffisamment d'argent dans le maintien d'actifs. Donc, quand on regarde un petit peu, vous avez fait allusion tantôt avec une question à ce sujet-là, le Plan québécois des infrastructures, ben oui, des fois on voit des nouveaux projets qui sont inscrits, mais ces nouveaux projets-là parfois sont inscrits au détriment de crédits ou d'argent qui était déjà sur des projets autorisés, comme que je voulais expliquer pour les Réno-Systeme et Réno-Infra tantôt. Il y a aussi des nouvelles conditions administratives dans les programmes, donc des conditions de programme, le fait qu'il faut dépenser l'argent dans la même année. Donc, il y a des contraintes qui sont mises, mais qui fait que l'argent est encore plus difficile à aller chercher et plus difficile à dépenser. Et il y a une répartition des crédits qui fait qu'on a des crédits qui sont répartis à travers les années qui ne tiennent pas compte d'un cycle de vie des projets. Et je vais donner l'exemple pour cette année, on a dans le PQI les études pour le MR-73 ont été inscrites dans le PQI du Québec, mais on a une petite enveloppe en 2026, mais il y a pas d'argent en 2027, puis il y a pas d'argent en 2028. Donc, c'est faux de penser qu'on va pouvoir créer un bureau de projet d'études pour vraiment partir le renouvellement du MR-73. Et je vous rappelle, 2036, il y aura 60 ans. Donc, en principe, on devrait avoir remplacé tous les trains pour 2036 parce qu'on a déjà un programme de prolonger la vie de 20 ans, de 40 à 60 ans. Donc, ça va devenir vraiment critique et nos trains sont la deuxième flotte la plus vieille au monde après Mexico. Donc, si on résume un petit peu ça, c'est il y a moins d'argent, est plus difficile à utiliser, puis est plus longue à recevoir à travers là-dedans. On poursuit sur le déficit de croissance. Donc, ce qu'on vous image ici, c'est vraiment tout le volet de dire si on continue à ce rythme-là, présentement il nous manque à peu près 250 millions, 300 millions pour rentrer dans l'objectif qu'on veut pour maintenir le 7 milliards. Donc, c'est même pas pour améliorer ou pour réduire le déficit d'investissement, ce n'est que pour le maintenir dans le temps. Donc, on voit que si les— ce qu'on a reçu au fil des dernières années, si on fait une moyenne de ces éléments-là, ben ça nous emmène à être 9 milliards de déficit d'investissement pour 2030. Et pour nous, quand on regarde les collègues voisins de New York qui ont eu une situation similaire où manque d'investissement plus d'arrêt de service en lien avec les équipements fixes et qu'il y a eu un désengagement complet de, d'investissement dans le maintien d'actifs, ben ça a amené les autorités à devoir déclarer un état d'urgence. Donc on suit ça de près, mais c'est clair que la situation est critique. À travers ça aussi, ben tranquillement, on a une perte d'expertise aussi parce qu'on n'a pas les enveloppes requises là pour faire ce qu'on, ce qu'on veut faire. Ce graphique-là vient illustrer vraiment nos besoins. Donc, vous voyez, on a souvent parlé d'un 560 millions de besoins en 2024, mais c'est un montant qui doit être indexé année après année et qui doit être prévisible. Si on veut se doter une capacité STM de faire des projets, faut que je sache combien d'argent je vais avoir l'année prochaine, dans 2 ans, dans 3 ans, dans 4 ans. Ça prend des enveloppes prévisibles pour bien gérer puis gérer de façon efficiente les projets. Donc, vous voyez donc une courbe qui est la courbe pointillée, ça c'est notre capacité actuelle pour réaliser des projets en maintien d'actifs. La courbe bleue en bas, c'est les crédits qui sont alloués. On a mis des pointillés à partir de 2030 parce que vous savez que dans un plan d'investissement, c'est pas très attaché ces crédits-là et ça risque de bouger. Et en haut, c'est notre besoin. Donc, quand je vous parle du 9 milliards, c'est qu'on a un 258 millions qui se creuse année après année. Et vous voyez aussi qu'on a une surcapacité qui fait en sorte qu'on a commencé à démonétiser les équipes en maintien d'actifs, expertise, puis ça s'apprend qu'au métro, hein, c'est au métro qu'on apprend ça, ça s'apprend pas dans la rue. Alors c'est des expertises qu'on a depuis plusieurs années qu'on doit laisser aller et il y aura un coût à ça aussi quand les investissements reviendront. On parle à peu près d'une réduction de 15% des effectifs du côté des bureaux de projet. C'est sûr qu'on a commencé avec les consultants, donc il y a des consultants qui ont été remerciés, il y a eu des mouvements de personnel qui ont été faits aussi parce qu'on a moins de prévisibilité, il y a des projets qui sont arrêtés, donc ça a un impact sur notre expertise. Celui-là ici, c'est pour démontrer que si on ne fait pas l'agrémentation de la ligne jaune-orange qu'on voit là, bien en quelque part on n'est pas en train d'investir pour nos générations futures. On est en train de creuser le déficit d'investissement et année après année, on va pas atteindre ce volet-là. On comprend la STM, le contexte financier difficile, il manque de sous partout, c'est pas juste à la STM que le maintien d'actifs est difficile, mais malgré que les sommes de 669 millions qu'on demande pour 2030 peuvent paraître exigeantes ou très exhaustives, mais elles sont très, très conservatrices parce que cette somme-là ne nous permettra pas de réduire le déficit d'investissement, va permettre de le maintenir. Donc, vous voyez qu'on est loin de l'objectif de rattraper les déficits d'investissement des dernières décennies pour le maintien d'actifs et s'assurer qu'on a des infrastructures en bonne qualité. Donc, à quoi on s'expose à travers ça? On l'a vécu, des fermetures de stations, des fermetures de tronçons, de l'eau qui coule, plus d'arrêts de service à travers le temps. Alors, on va poursuivre toute l'influence qu'on peut avoir pour être capable d'aller chercher les bons montants pour protéger notre actif le plus important au Canada, le transport collectif. Donc, les conséquences, j'en ai parlé un petit peu. Donc, vraiment la perte d'expertise dans notre capacité, les incertitudes et les manques de prévisibilité. Pour nous, les cycles de projets, j'en ai parlé, mais je peux pas une année bâtir mon solage puis l'année prochaine pas avoir d'argent pour monter mes murs. Ça fonctionne pas et c'est à ça qu'on est exposé présentement. Et il y a aussi cette année une réalité dans notre budget d'exploitation que vous avez vu tantôt, le fait qu'on démobilise des ressources qui ont quand même des garanties d'emploi qui reviennent dans notre budget d'exploitation qui était financé par les projets, ont aussi un impact sur notre budget d'exploitation. Et il y a ce que je vous avais montré aussi, le 1,4 million qui est assez conservateur cette année, mais qui va augmenter d'année en année pour prolonger la durée de vie des bus, les fins de vie utiles, pour garantir un certain niveau de fiabilité. Quelques exemples, on a des projets qui sont reportés, reportés comme des réfections de stations. On peut penser à Peel-Frontenac, Square-Victoria-OACI. Des postes de ventilation qui sont reportés, qui sont un élément critique pour le fonctionnement du métro. On a aussi de l'accessibilité universelle qu'on va devoir mettre sur pause parce qu'on n'a plus d'enveloppe dédiée pour continuer ce volet-là. Et les impacts sur la clientèle seront importants si ça continue dans cette tendance-là en termes d'interruption de service, de bris mécaniques, et qui peut résulter une perte de confiance de notre clientèle. Clientèle. Donc, des solutions existent et nous, on est toujours là pour travailler comme partenaire avec les bailleurs de fonds pour qu'ensemble on trouve des solutions en étant très conscient du contexte financier global dans lequel on œuvre. Donc, pour nous, il y a de travailler avec le gouvernement pour aller chercher les fonds rapidement au fédéral. Donc, il y a un fonds pour le transport en commun au Canada, il y a un 30 milliards qui est dans ce fonds-là. Il y a d'autres provinces qui ont déjà eu accès à quelques milliards dans ce fonds-là, alors que nous, on est toujours en attente. Ça pourrait venir sécuriser et donner de la prévisibilité pour le financement pour les prochaines années. De lisser le déploiement de l'électrification, je l'ai expliqué tantôt, je le réexpliquerai pas, mais pour nous, c'est est-ce qu'on peut dégager de l'argent pour le mettre en maintien d'actifs? Est-ce que de toute façon, l'argent qui était selon les cibles n'est pas au rendez-vous pour qu'on puisse aller au rythme. Donc, comment on se réajuste pour avoir vraiment une flotte de bus qui va être fiable pour notre clientèle, qui va être à moindre coût dans un contexte plus difficile. Et pour moi, si je vous dis l'image là, mais si on électrifie l'ensemble de la flotte de bus STM, on est à 0,13% de réduction des GES sur l'ensemble du Québec. C'est sûr que ça a un impact sur notre carboneutralité, donc on va vouloir continuer à le travailler, intelligemment, mais il faut pouvoir à la limite remettre des sous dans le maintien d'actifs et réfléchir éventuellement à l'augmentation d'offres de services qui aura plus d'impact sur les GES que les bus électriques. Revoir les processus d'autorisation et de subvention des projets, mais pour nous on est une alliée là-dedans pour mieux travailler avec le gouvernement pour trouver des solutions pour s'assurer qu'on peut partir les projets plus rapidement, s'assurer qu'on a accès à l'argent plus rapidement et réduire les frais d'intérêt qui sont payés, qui nous permettent pas de réaliser des projets avec une même enveloppe. Et de notre côté aussi, il est pas là, mais on continue à travailler nos méthodes, notre efficience pour qu'aussi les enveloppes qui nous soient données, on soit meilleur dans la gestion de nos projets. Donc, c'est un plan en plusieurs étapes qui est commencé. On regarde notre gouvernance pour s'assurer qu'avec une même enveloppe, on va faire le maximum de projets. Dans notre efficience interne aussi. Alors, pour moi, la situation est préoccupante et je passe la parole à monsieur Salerno.
Voix 2F2:20:24
Alors, monsieur le président, juste en conclusion, la STM, la métropole et l'ensemble du Québec sont aujourd'hui à une croisée de chemins.
Voix 2B2:20:32
On s'entend, il y a beaucoup d'infrastructures comme des écoles, comme des hôpitaux, comme le transport en général. Ils ont besoin d'investissements pour les maintenir en bon état. Donc nous devons choisir entre continuer dans la même direction avec le risque inhérent de voir s'éroder progressivement la capacité du métro à offrir un service fiable, ou l'action de rééquilibrer les investissements en transport collectif grâce à un plan d'investissement régulier et stable pour préserver nos acquis essentiels en mobilité durable. Comme je vous l'ai dit, on va certainement, vous allez nous entendre parler beaucoup, beaucoup, beaucoup de maintien d'actifs parce qu'on est sur une croisée de chemins. 42% de nos installations actuellement, ils sont dans la classe D et E, et quand on est dans la classe D, 5 ans plus tard, on tombe dans le E, évidemment. Donc il y a tout un travail à faire pour convaincre les différents paliers du gouvernement d'investir dans le transport en commun. Ceci étant dit, nous sommes prêts à prendre vos questions.
Voix 2C2:21:30
Merci.
Voix 2E2:21:31
Alors merci, monsieur Salem. Merci Madame Léonard. Effectivement, c'est très préoccupant. Puis quand vous parlez que 5 ans plus tard on arrive dans le E, ben, peut-être 3 ans aussi, on le sait pas. Dans le fond, on a vu quand même qu'il y a certains actifs qui sont des choses qui peuvent s'effondrer, etc. Alors, puis ça peut bloquer complètement des lignes de métro. Alors, il y a des impacts très, très importants, je pense, puis il faut que sans comment dire, être alarmiste. Il faut être extrêmement vigilant pour augmenter les investissements. Je pense que la démonstration que vous faites est assez claire. Alors, nous allons passer maintenant à la période de questions des citoyens. Monsieur Duval, une question s'il vous plaît, parce que j'ai 5 autres intervenants.
Voix 2G2:22:21
Question, j'aimerais faire un petit préambule.
Voix 2D2:22:28
Rapidement.
Voix 2G2:22:29
À la lecture de ce que, de la présentation qu'on vient de faire, c'était épeurant. Je suis citoyen, j'utilise le métro, l'autobus, j'ai 69 ans bientôt, depuis bon nombre d'années, depuis que le métro est fait finalement. Le danger Moi, je fais du bateau. Le danger quand tu fais du bateau, c'est ce que tu vois pas. C'est en dessous, en dessous du bateau, les fonds marins. Le métro de Montréal m'a fait penser à ça un petit peu. Ce qu'on ne voit pas, on voit les quais, ils sont beaux, mais c'est le trou. Ça, ça a été fait il y a plus de 50 ans, il faut s'entendre. C'est hyper dangereux. Statistiquement parlant, à force de ne pas s'occuper des rénovations, des réparations adéquatement, avec un manque de ressources, d'argent, comme on a souligné tantôt, le président, monsieur Salem, a dit qu'il y a un 850 millions qui a été utilisé ailleurs quand ça devait être à Montréal. C'est une négligence crasse. Même que ça peut causer, je sais pas si c'est ça qu'on attend, mais des morts inutiles. Parce que s'il y a un tunnel qui cède puis qu'il y a un train qui s'en vient, vous imaginez la catastrophe. Je veux pas voir ça. Puis il y a dans une de vos pages où vous dites que le fédéral puisse peut faire des subventions importantes pour ce qui est des budgets alloués au transport au pays. Puis les élections provinciales s'en viennent. Je pense que madame Léonard, je sais que vous faites à peu près un demi-million par année de salaire. Si vous voulez profiter de l'occasion pour justifier votre salaire, aller faire des annonces à la télévision comme quoi que c'est super important d'investir parce qu'il va y avoir des morts d'hommes et de femmes.
Voix 2E2:24:47
Quelle est votre question, monsieur Duval?
Voix 2G2:24:49
Ma question, le tunnelier qui va faire les 6 km sur Jean-Talon, ça, c'est, ça a pas été utilisé il y a 50 ans. Ça a été dynamité, ces tunnels-là. Moi, je m'en souviens très bien, je les entendais, les bâtons de dynamite, quand j'étais petit, près de chez moi.
Voix 2E2:25:12
La question, s'il vous plaît.
Voix 2G2:25:13
Oui. La qualité des travaux du tunnelier, c'est complètement différent, je crois, aujourd'hui, si vous voulez me répondre là-dessus, à la construction des tunnels il y a plus de 50 ans. Le danger, c'est, moi je pense au métro qui qui s'en va à Longueuil, qui s'en va aux Îles-Sainte-Hélène, qui est sous l'eau là. Qu'est-ce que— il y a une catastrophe en vue, c'est clair. Moi, c'est la première fois que je suis apeuré par rapport à ça, c'est la présentation du budget où est-ce que c'est criant le manque de ressources financière pour sécuriser les réseaux. J'ai peur.
Voix 2E2:26:03
Je pense que madame Léonard a bien expliqué la situation. Alors, une question sur le tunnelier peut-être, ou en tout cas une réponse plus globale.
Voix 2B2:26:11
Oui, je vais juste donner une réponse globale. En fait, monsieur le président, c'est vrai que oui, c'est à l'amende, mais on a le contrôle là-dessus. On sait déjà nos stations dans quel état elles sont et nous savons déjà qu'il y a un désinvestissement interventions énormes à faire. Ces interventions nécessitent des ressources financières et le travail que nous allons faire pendant les années à venir, c'est de travailler avec le gouvernement du Québec, le gouvernement du Canada pour aller chercher les sommes disponibles actuellement et qu'on puisse avoir une entente entre les deux gouvernements pour amener une bonne somme pour le maintien d'actifs des transports en commun à Montréal. Ceci étant dit, pour ce qui est du tunnelier, il y a certainement un travail qui a été fait il y a pas longtemps quand on a construit le garage Côte-Vertu, On a utilisé des tunneliers pour amener les métros, les voitures de métro au garage. Donc, on a l'expertise aussi nécessaire pour qu'on puisse continuer à faire le travail et le prolongement de la ligne bleue.
Voix 2G2:27:08
Dernière petite phrase.
Voix 2D2:27:09
Peut-être que je vais ramener juste aussi une précision là, parce que pour nous, le métro, non, il fonctionne pas? Oui. Le métro demeure sécuritaire. Donc oui, puisque ce que nos clients voient pas, nous on le voit, on l'observe, on le moniteure, on a des indicateurs, on fait des suivis. Et c'est pour ça que quand il est arrivé un incident comme à Saint-Michel, on n'hésite pas à faire une fermeture. Donc, dans le doute, jamais on n'exposera notre clientèle à des situations non sécuritaires. Donc oui, c'est préoccupant, ça prend l'argent. Il faut arrêter de creuser le déficit d'investissement en maintien d'actifs pour le réseau du métro. Mais d'un autre côté, je veux rassurer notre clientèle clientèle, il y a des inspections qui sont faites, il y a des suivis, il y a des indicateurs, il y a des cotes plus urgentes qu'on fait, qu'on va réparer en priorité. Alors pour nous, la sécurité demeure prioritaire. Et le tunnelier, ça permet justement, dans des environnements construits, de moins déranger la population, et ça permet d'aller à un rythme beaucoup plus rapide que l'ancienne méthode pour excaver. Et ça fait un tunnel beaucoup plus lisse. Donc effectivement, il y a eu des qui ont été faites poussées pour s'assurer que le tunnelier était la bonne méthode pour creuser ce tunnel-là, qui gagnera— j'ai pas le chiffre en tête, désolée, je m'en souviens plus, mais c'est X fois plus rapide que l'autre méthode.
Voix 2C2:28:23
Merci.
Voix 2G2:28:25
2 petites phrases. La moitié—
Voix 2D2:28:27
puis le chiffre, si ça vous intéresse, on fait 12 mètres par jour versus 4 mètres par jour si on n'avait pas le tunnelier.
Voix 2E2:28:33
Merci.
Voix 2G2:28:34
Montréal Métro, les couronnes nord-sud, c'est la moitié de la population au Québec. Si les gens qui utilisent le métro, le transport en commun, savaient ça, ce que je viens d'entendre à tout le monde ici, je pense que les gens, quand ils vont aller voter à la prochaine élection provinciale, là où l'argent se doit d'être utilisé pour le métro de Montréal, je vais oublier le fédéral, mais ces gens-là votent Et puis je pense que le moment est bien choisi d'en parler à la télévision des annonces.
Voix 2F2:29:13
Merci.
Voix 2E2:29:13
Merci. Monsieur Steven Laperrière du RAPLIQ, s'il vous plaît.
Voix 2H2:29:20
Bonjour, merci encore pour la présentation, madame Léonard, monsieur Arif. Est-ce que j'ai bien compris, mais en termes d'investissements, en termes d'accessibilité universelle, on est à peu près à zéro? Qu'on parle de, lorsqu'on parle de maintien des actifs ou de création de nouveaux actifs en accessibilité universelle, j'ai rien vu. Donc, est-ce que j'ai bien compris, on est à zéro?
Voix 2D2:29:46
C'est sûr qu'il reste quelques sommes, donc on est à finaliser Édouard-Montpetit, on est à travailler sur les plans d'ingénierie de la station Longueuil pour être capable d'éventuellement rendre la ligne jaune complètement accessible. Mais effectivement, il ne reste plus beaucoup d'argent dans cette enveloppe-là et c'est malheureux, mais c'est l'état de la réalité avec le contexte financier. Et pour nous, ben, on peut pas faire de l'accessibilité sans être capable de s'assurer que le métro va être utilisé, on va pouvoir l'utiliser pour sa fonction première de faire des déplacements à tous les jours.
Voix 2H2:30:21
Merci. Lorsqu'on parle de de mutualisation des services des nouveaux taxis, des nouveaux véhicules qui ont été achetés pour livrer le service de transport électrique. Est-ce que les achats sont complétés là-dedans ou on est arrêté là où on est puis il n'y en aura pas plus?
Voix 2D2:30:36
Je ne suis pas certaine d'avoir bien compris. Dans le fond, nous on avait des minibus, on se départit des minibus et on fait affaire avec l'industrie du taxi qui se doit de nous fournir le nombre de fourgonnettes nécessaires nécessaires pour les déplacements qui le requièrent.
Voix 2H2:30:52
OK, c'est bien, j'avoue que ma question n'était pas claire, merci. Vous parliez tantôt, monsieur Salem, de l'histoire des portes palières, de 850 millions qui a été, d'argent qui était à la STM qui a été déplacé. Je me rappelle vaguement de l'histoire, mais effectivement, mais les chiffres qu'on voit, les chiffres qu'on voit là dans le budget d'investissement autant que dans le budget de fonctionnement, est-ce que c'est des chiffres protégés? Parce qu'il y a des Il y a plein de rumeurs, mais tu sais que l'administration actuelle met beaucoup de focus sur l'itinérance, et à juste titre, je suis pas ici pour critiquer ça, parce que ça se pourrait à un moment donné que la Ville peut venir ponctionner un montant dans votre budget de fonctionnement ou de PDI pour le placer dans une autre de ses priorités.
Voix 2B2:31:36
Mais en fait, monsieur Laperrière, le problème c'est plus au niveau fédéral, au niveau provincial et fédéral, parce que les maintiens d'actifs au niveau du métro, l'argent vient à 100% des deux gouvernements, donc on doit travailler à avoir une entente entre les deux gouvernements. On sait déjà qu'il y a un fonds qui est disponible actuellement pour le transport en commun où on parle de, je pense de mémoire, il y a à peu près 25 milliards de dollars qui sont disponibles. Donc, il va falloir juste qu'on travaille ensemble avec le gouvernement du Québec, du Canada et Et c'est l'engagement que je prends justement pour aller chercher l'argent nécessaire pour investir dans le maintien d'actifs. Et du fait même, on peut, quand on intervient dans une station, on essaie d'intervenir d'une façon globale, dont des investissements dans l'accessibilité universelle.
Voix 2D2:32:28
J'aimerais revenir sur la première question parce que j'ai répondu dans le fond pour les ascenseurs. C'est sûr qu'on voit pour les ascenseurs, les phases 3, il n'y a pas d'argent qui est là. Mais l'accessibilité universelle, ce n'est pas seulement les ascenseurs. Donc, on poursuit la mise en accessibilité, par exemple, de notre site web. On a travaillé un plan de mobilité pour avoir des personnes qui viennent tester le réseau régulier pour donner de l'accès, de la facilité à la clientèle qui a des limitations. On travaille aussi tout un plan de déploiement de nos rampes de nos bus pour qu'elles soient toujours disponibles à notre clientèle. Donc, on poursuit plein d'initiatives, mais c'est c'est sûr qu'en termes d'infrastructures, c'est vraiment là qu'il reste très, très peu de financement. Merci beaucoup.
Voix 2E2:33:10
Alors, une question de madame Joëlle Rouleau sur la mise en accessibilité du métro. Alors, dans le PDI, il est indiqué: avec le financement insuffisant pour le maintien des actifs, la mise en accessibilité du métro n'est plus priorisée et donc mise sur pause indéfiniment. Pendant ce temps, la mise en accessibilité du métro de Toronto continue d'avancer. Le réseau sera complètement accessible d'ici quelques années. Ce réseau connaît aussi des enjeux de maintien d'actifs. Quelle est la stratégie de la STM et de l'administration pour poursuivre la mise en accessibilité du métro de Montréal?
Voix 2B2:33:44
Comme je l'ai déjà dit, il y a un travail à faire avec les différents paliers du gouvernement pour aller chercher l'argent nécessaire. Puis je dirais pas indéfiniment, parce qu'il y a quand même une représentation qui doit être faite par l'administration, par nous-mêmes, pour par la STM, par le conseil d'administration, par moi-même. D'ailleurs, je rencontre le ministre Julien bientôt. Donc c'est justement pour sensibiliser les différents paliers du gouvernement à la nécessité d'investir dans le maintien d'actifs, puis du même coup investir de facto dans l'accessibilité universelle. Donc c'est quelque chose qui va aller de pair et c'est un travail de tout instant. Puis comme je l'ai dit, un budget, il commence en février, donc Donc, on va commencer le travail pour au moins s'assurer que l'argent nécessaire, au moins pour 2027, soit là au rendez-vous.
Voix 2D2:34:31
Puis j'apporterai une autre précision. Dans le fond, toutes les phases d'accessibilité d'ascenseurs, les phases 3 et 4, sont encore dans notre pays en identification. Donc, c'est pas parce qu'il y a pas les sous aujourd'hui que nous, on va pas continuer à tenter d'influencer parce que c'est important pour nous qu'on puisse continuer à avancer l'accessibilité de notre réseau. Et c'est pas seulement pour les personnes qui ont des limitations, c'est bon pour l'ensemble des déplacements. Donc, dans le pays, vous les voyez, des phases 3 et 4 en identification et on va poursuivre l'influence à ce niveau-là.
Voix 2E2:34:59
Merci. Alors, encore une fois, une question de monsieur Jérôme Saunier concernant l'accessibilité universelle. Vous mentionnez que la mise en accessibilité du métro est mise sur pause indéfiniment en raison de financements insuffisants pour le maintien des actifs. C'est pas ça qu'on dit exactement, mais quand même, c'est ce que monsieur comprend ou décode. On n'entend pas la STM ni d'ailleurs la mairie dénoncer cette situation discriminatoire inacceptable qui a des impacts réels et graves sur la clientèle, notamment les personnes handicapées, lesquels impacts ne semblent pas être reconnus comme tels dans votre document. Du fait que cet enjeu passe sous le radar, il n'y a aucune pression médiatique populaire sur leur gouvernement. En cette année électorale, est-ce que la Ville et la STM vont s'exprimer publiquement sur le financement est suffisant.
Voix 2B2:35:49
Bon, ça fait 2 mois, 2-3 mois qu'on est là, puis ça fait 2-3 mois qu'on répète exactement la même chose, il manque déjà des ressources financières, l'investissement, puis là d'ailleurs c'est une commission publique aujourd'hui, on l'a dit publiquement puis on continue, on va continuer de le dire, on va partager cette information aussi avec le ministre, avec le gouvernement, donc oui on va continuer ce travail de représentation s'assurer que nous serons au rendez-vous dans les investissements à venir au niveau du maintien d'actifs.
Voix 2E2:36:18
Merci. Dernière question en ligne, de madame Mina Linova, sur la ligne verte. Alors, bonjour, j'ai lu que lorsque le prolongement de la ligne bleue sera terminé, les trains Azur actuellement sur la ligne verte devront être transférés vers la ligne bleue. La ligne verte serait alors desservie uniquement par de vieux wagons MR-73. Avez-vous estimé l'impact de ce changement sur la qualité du service pour les milliers de personnes qui vivent le long de la ligne verte? Bon, faudrait valider si c'est effectivement ce qui va se passer, ce que vous allez nous dire.
Voix 2D2:36:49
Tout à fait. Donc, quand on— prolongement de la ligne bleue, il y a un projet aussi qui est parallèle et inclus dans le prolongement de la ligne bleue, c'est le nouveau contrôle de train qui va être déployé sur l'ensemble de la ligne bleue. Donc il va être déployé sur l'ensemble de la ligne bleue. Donc nouveau contrôle de train, pas seulement pour les 5 stations prolongées, mais pour les stations existantes. Donc on aura besoin d'avoir un train Azur pour qu'il s'arrime avec un nouveau contrôle de train plus technologique. Donc effectivement, il y aura un transfert des trains Azur vers la ligne bleue. C'est pour ça aussi qu'on lâchera pas de pouvoir remplacer le MR-73. Mais c'est sûr que pour la clientèle exploitant la ligne bleue, la ligne qui travaille, qui voyage sur la ligne verte. Je l'ai dit tantôt, le train est 11 fois moins fiable, le MR-73 est 11 fois moins fiable. Donc, c'est définitivement un petit peu plus d'arrêts de service que les clients vont être exposés. Mais qui sait, d'ici là, qu'est-ce qui peut se passer dans le renouvellement de notre flotte MR-73.
Voix 2E2:37:47
Madame Brisebois.
Voix 2D2:37:51
Merci. Merci beaucoup pour la présentation. C'est très clair et c'est très clair que vous avez des défis énorme. Par rapport au déficit de maintien des actifs et à un possible accès au fonds pour le transport en commun du Canada, est-ce que ce fonds-là est directement accessible à la STM ou est-ce que Québec a un rôle à jouer dans l'allocation des fonds?
Voix 2B2:38:21
En fait, comme Toute chose qui existe au Québec, tout l'argent qui vient du fédéral doit passer par le gouvernement du Québec. Et c'est là où on a une représentativité de s'assurer au moins que l'argent qui est dédié au transport, qu'il soit au moins ramené éventuellement à la STM pour des investissements dans le maintien d'actifs. Donc oui, il y a un travail à faire, puis ça passe par le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada. Normalement, on a une entente qui est signé entre les deux gouvernements pour acheminer l'argent éventuellement dans le transport collectif, en espérant qu'on pourra au moins profiter d'une grosse enveloppe là-dessus.
Voix 2A2:38:59
Merci.
Voix 2E2:39:01
Je voudrais souligner la présence dans la salle d'un autre élu de la Ville de Montréal, monsieur Sylvain Ouellet. Bonjour, monsieur Ouellet. Madame Blanco.
Voix 2A2:39:10
Oui, merci beaucoup, pardon, pour la présentation. On a fait mention que la situation est préoccupante. Je pense Je sonnerais déjà les alarmes selon ce qui vient de nous être présenté comme portrait. On a fait mention au déficit d'investissement au maintien d'actifs au métro tout au long de la présentation, qui atteint déjà 7 milliards de dollars. Si j'ai bien pris en note, vous avez aussi fait mention que d'ici à 2030, ça pourrait monter à 9 milliards de dollars. C'est énorme. Donc, une question à 3 volets. Quelles sont les démarches concrètes que la STM attend de la Ville de Montréal pour faire pression sur Québec afin d'obtenir un financement stable et pluriannuel? Vous avez aussi fait mention lors de la présentation que les crédits autorisés ne couvrent qu'environ 221 millions d'ici à 2030, alors que les besoins dépassent les 560 millions. Donc, comment la STM évalue-t-elle les risques opérationnelle si les financements demeurent insuffisants? Et quels sont les actifs les plus critiques à court terme et quels seraient les impacts sur les usagers d'un report supplémentaire? Merci.
Voix 2F2:40:23
Bon, je vais prendre une partie de la réponse.
Voix 2B2:40:26
L'attente de la Ville de Montréal, vous savez, on a été dans la même veine, le responsable de la STM, il siège au comité exécutif. Donc ça, c'est une, c'est, il y a quand même des vases communicants. On sensibilise le président du comité exécutif, on sensibilise la mairesse, on a un travail de représentativité que nous allons faire au niveau du gouvernement Québec et Canada. Donc le travail, il est déjà fait, c'est juste la répétition, c'est l'art de répéter en fait qui va donner des résultats éventuellement. Je vais donner, je pense, pour les crédits, les 221 millions de dollars, puis les besoins que nous avons actuellement. Encore une fois, c'est un travail de représentativité. Comme je le disais, je rencontre le ministre très bientôt justement pour le sensibiliser à ce, au moins aux opportunités que nous avons pour aller chercher l'argent nécessaire du gouvernement fédéral et surtout aux moins sensibiliser le gouvernement que le transport collectif à la Ville de Montréal, il a besoin de plus d'investissements et c'est un travail continu qui va être fait. Madame Léonard, juste pour la troisième question.
Voix 2D2:41:41
C'est sûr que c'est quelque chose qu'on martèle toujours quand on rencontre nos bailleurs de fonds. Vous avez vu aussi à la fin de l'été passé, on a fait une campagne de promotion pour le maintien d'actifs. Donc, c'est vraiment, on est en mode influence continue mais il faut être capable d'aller chercher les sous et c'est un travail d'influence à plusieurs niveaux pour continuer et on lâchera pas tant qu'on aura pas les sous nécessaires pour protéger notre actif le plus précieux à Montréal en transport collectif.
Voix 2A2:42:08
Très courte réponse, très très rapide parce que je pense que c'est pertinent. Merci messieurs Aref Salem pour votre réponse puis je comprends bien le côté représentativité des répétitions plus précisément avec le contexte politiques actuelles qui s'en viennent dans les prochains mois, des élections gouvernementales au niveau du Québec. Est-ce que votre administration va faire une priorité de cette urgence, de cette baisse de nos transports collectifs à la métropole, et ce serait dans les priorités de représentation avec le gouvernement du Québec pour les prochaines élections, avec tous les partis en fait?
Voix 2B2:42:46
Oui, vous savez, avant l'élection, il y a un budget qui va être déposé en mars, donc prochain, donc d'où la rencontre avec le ministre justement pour la sensibilisation et de s'assurer au moins qu'on pourrait avoir l'argent nécessaire pour pouvoir investir dans nos infrastructures. On peut pas vivre ce que New York ont vécu. Vous savez, pour ceux qui suivent un peu ce qui s'est passé à New York, il y a eu quand même une crise sociale qui est arrivée où on a été obligé de fermer des stations de métro, puis là c'était vraiment à la course dernière minute où il fallait trouver un plan d'investissement. On aimerait pas arriver là, c'est pour ça qu'on répète et on répète vraiment que le besoin d'investir, il est actuellement urgent pour ne pas vivre cette crise sociale qu'ils ont vécue.
Voix 2E2:43:30
Merci. Monsieur Devaux-Guizani.
Voix 2C2:43:33
Merci beaucoup, monsieur le président. Merci pour cette deuxième présentation. Ma question était assez générale sur l'électrification de la flotte, mais je vous ai trouvé assez clair dans votre présentation à la fin sur votre vision cette volonté de lisser le déploiement parce que moi aussi je trouve, puis je peux y aller d'un événement, d'un exemple précis, c'est par exemple pour le SRB Pie-IX, au budget 2019 il y avait 66 millions de dollars qui avaient été prévus pour l'acquisition de 20 autobus électriques, ce qui fait 3,3 millions de dollars pour cet autobus-là. Là moi ça m'amène la réflexion, si on prenait des bus normaux, combien d'autobus de plus on pourrait acquérir pour le même prix. Donc, question précise, ils sont où ces autobus-là aujourd'hui? Parce que quand on prend le SRB Pie-IX, on est encore dans des autobus articulés traditionnels. Puis si vous pouvez développer un peu sur votre vision de l'électrification de la flotte.
Voix 2D2:44:22
Pour les bus articulés, si je me trompe pas, ce volet-là avait été retiré du SRB Pie-IX, de mémoire, à l'époque. Donc, c'est une enveloppe qui avait été retirée. C'est sûr qu'on a travaillé de pair avec le gouvernement parce que nos bus articulés sont encore plus, l'âge moyen de la flotte est plus élevé. Pour les bus articulés, ça demande éternellement d'intervention, d'entretien pour qu'ils puissent avoir un minimum de fiabilité quand on les sort. Donc pour ce volet-là, pour nous, on va miser beaucoup plus de pouvoir remplacer des bus articulés par des bus hybrides. Donc peut-être pas de construire des vérins, tu sais, des vérins particuliers pour des bus électriques, de construire des installations pour des bus qui sont artificiellement électriques. Donc, je vous dirais qu'à court terme, la vision d'acheter des bus articulés électriques, là, elle est pas mal reportée dans le temps. On va y arriver un jour, mais quand est-ce, c'est ça qu'on va vouloir regarder. Entre-temps, du côté des bus, c'est sûr que l'achat des bus, souvent le bus est un petit peu plus cher, le bus électrique, mais c'est pas tant l'achat du bus que le fait qu'il faut modifier nos installations pour avoir créé le chargeur. Donc, on manque d'espace, il faut acheter les chargeurs, faut revoir les méthodes de travail, faut avoir des technologies pour être capable de savoir le bus, il y a combien de recharge, sur quelle ligne je peux l'envoyer, sur quelle ligne, quelle tournée je peux l'envoyer pour qu'il y ait suffisamment de charge pour faire sa route complète.
Voix 2C2:45:40
Avez-vous des chiffres précis? Parce que selon mes recherches personnelles, c'est 3 fois plus cher un autobus électrique qu'un autobus régulier.
Voix 2D2:45:46
Juste le bus? Juste le bus, non, c'est à peu près une fois et demie. C'est pas si cher que ça.
Voix 2B2:45:51
C'est 1 million pour l'autobus hybride contre 1,4 million pour l'autobus électrique.
Voix 2C2:45:56
Puis un autobus non hybride et non électrique, combien ça coûte?
Voix 2D2:46:00
Par cœur comme ça?
Voix 2C2:46:03
Je pense que c'est pour ça ma comparaison, je pense que l'autobus électrique c'était pareil.
Voix 2B2:46:06
Un peu moins qu'un million.
Voix 2E2:46:08
On va vérifier puis on va vous revenir avec la réponse.
Voix 2D2:46:11
Le fait de l'électrification, c'est vraiment ton bout, donc ça coûte à peu près une fois et demie le bus, mais c'est ton autre volet d'électrifier, d'avoir l'espace puis tout ça, fait que tu es entre 2 à 3 fois le prix d'un bus électrique. Puis il faut penser aussi que le fait que chaque place de recharge prend de la place dans le garage, à un moment donné, tu n'as plus assez de place pour stationner tes bus, donc il faut que tu créés d'autres espaces de stationnement, fait qu'il y a un coût à ça aussi. Donc, pour nous, c'est vraiment de regarder pour le meilleur, de dire comment on peut continuer la transition vers un tout électrique, de le faire intelligemment en fonction d'un contexte financier, mais entre-temps, ce qui est urgent, c'est qu'on puisse acheter des bus hybrides qui vont être subventionnés.
Voix 2C2:46:48
Je vous remercie.
Voix 2E2:46:50
Madame Cliche.
Voix 2D2:46:52
Merci, bonjour, merci pour la présentation. Bon, les données que vous avez présentées montrent que 42% des actifs sont aujourd'hui en mauvais ou en très mauvais état. On observe aussi que le déficit d'investissement en maintien des actifs du métro atteint 7 milliards de dollars et qu'il continue de croître depuis plusieurs années. Il est clair que le maintien des actifs a été malheureusement sous-financé dans les dernières années, malgré que l'état du réseau était déjà précaire et que les interruptions de service étaient en augmentation. Cela dit, comme vous l'avez mentionné, le PDI 2025-2035 démontre que la STM choisit de recentrer ses efforts et ses investissements sur le maintien des actifs en y consacrant 15,2 milliards de dollars. Alors, ma question: comment cette réorientation-là permettra-t-elle de rattraper le retard accumulé et réduire les interruptions pour assurer une meilleure fiabilité pour les usagers? Dans le graphique tantôt, ce qu'on a démontré, c'est que l'ambition du 560 millions indexés et prévisibles à chaque année permet de rester à 7 milliards. Donc, on va permettre d'arrêter le déficit d'investissement pour maintenir nos actifs à un certain niveau. Donc, c'est là qu'on dit c'est une somme qui semble astronomique, qui est importante et tout ça. On est conscient des enjeux financiers actuels au Québec, mais en même temps, cette cible-là ne permet pas de réduire le déficit d'investissement, elle permet seulement de le maintenir. 7 milliards. Donc, j'ai le goût de dire, on arrête de creuser par en avant, puis on se maintient, mais un jour, il faudra aller plus haut que ça pour rattraper le déficit d'investissements en maintien d'actifs. Fait que pour nous, c'est une façon de sécuriser, de pas arriver justement à la crise qui a été vécue à New York, parce qu'on voit nos incidents, il y a des indicateurs qui ressemblent à ceux de New York. On n'est pas rendu là, mais ça s'en vient s'il n'y a rien qui change dans les tendances d'investissement.
Voix 2B2:48:50
Merci.
Voix 2E2:48:52
Merci, monsieur Jolicoeur.
Voix 2B2:48:55
Merci.
Voix 2C2:48:56
Bon, vous l'avez nommé, merci monsieur Salem, madame Léonard, pardon, le nerf de la guerre, c'est vraiment le maintien actif. En parallèle, il y a quand même des investissements majeurs pour l'électrification, on l'a vu dans la présentation. Je me demandais dans quelle mesure ces deux objectifs sont concurrents. Puis bon, vous avez mentionné dans les 3 solutions proposées de lier justement l'électrification, est-ce que c'est une solution que vous pouvez faire de manière autonome, est-ce que ça prend des autorisations, donc un peu tout ça.
Voix 2D2:49:30
Tout d'abord, c'est sûr que le lissage pour nous c'est quelque chose que, un, on n'a pas le choix de faire présentement parce que l'argent qui était prévu, il y avait des cibles qu'on ait 55% de notre bus tout électrifié pour 2030, l'argent n'est pas au rendez-vous pour pouvoir modifier les infrastructures puis même acheter le nombre de bus électriques requis pour ça. Donc, une fois qu'on a dit ça, le lissage s'impose. Pour nous, dans un monde idéal, il n'y aurait peut-être pas de concurrence entre l'électrifier une flotte de bus puis le maintien d'actifs, mais ce n'est pas notre réalité. Ce n'est pas la réalité financière de la STM et ce n'est pas la réalité financière au Québec. Donc, dans cette situation-là, on se dit comment on peut continuer à améliorer la fiabilité de notre offre de service, tendre à investir éventuellement dans un transfert modal par une bonification d'offre de service, et ramener de l'argent dans le maintien d'actifs. Donc oui, ils viennent un petit peu en compétition, mais en même temps, présentement, les bus électriques, c'est quand même une technologie qui n'est pas non plus à terme, qui est encore en évolution. Les chargeurs ne sont pas encore à terme, donc c'est une technologie qui va évoluer. Est-ce que les chargeurs prendront moins de place dans 5-10 ans? Est-ce qu'ils coûteront moins cher? Donc, de lisser ça permet aussi de faire une transition plus lente dans une technologie qui n'est pas tout à fait à maturité. Non plus. Alors, pour nous, ce qui est vraiment requis court terme, c'est qu'on puisse acheter des bus. Et donc, on n'est pas pleinement, je vais le dire comme ça, on n'est pas pleinement autonome dans cette transition-là puisque présentement, on n'a pas accès à acheter des bus hybrides qui sont subventionnables. Donc, on pourrait en acheter, mais pas subventionnés. Donc, vous comprenez qu'on fera pas ça. Alors, on va s'assurer, et ça, c'est quelque chose aussi qu'on est en mode influence depuis un bon bout de temps, On avait travaillé à la STM, on avait vraiment mis des efforts additionnels pour tenter de rejoindre les lessives gouvernementales qui ont été révisées. Donc, on se réajuste à travers ça, mais la demande de fonds qui reste, qui est constante, c'est de pouvoir acheter des bus hybrides pour qu'on puisse remplacer la flotte de bus, avoir un âge moyen d'autobus qui nous coûte pas trop cher à entretenir, avoir une fiabilité sur le terrain, puis continuer à se faire la main plus tranquillement sur l'électrification. Vous l'avez vu si vous lisez les journaux à Québec, c'était des annonces qui ont été faites aussi du côté du Réseau de la Capitale à Québec. Donc, il y a beaucoup de requestionnements qui se font là-dessus et dans le contexte financier, l'achat du bus hybride demeure la meilleure des solutions et remplacer nos bus diesel par des bus hybrides est aussi avantageux pour le dégagement des GES.
Voix 2C2:51:50
OK, je comprends, merci. Donc, on a besoin d'une certaine manière d'une autorisation de Québec si on veut aller vers ça, puis j'essaie de comprendre les 3, vous proposez 3 solutions pour pallier au manque du maintien d'actifs. Il me semble que dans les 3, en fait, je vais vous poser la question, est-ce que vous êtes autonome pour implémenter ces solutions-là ou est-ce que dans tous les cas il faut demander à Québec l'autorisation d'aller vers ces solutions-là?
Voix 2D2:52:21
En fait, dans ce qui est présenté là, c'est tout un travail de fond avec les partenaires et c'est très rare, j'ai le goût de le dire comme ça ce matin, mais c'est très rare que la STM est 100% autonome dans dans bien de ces décisions, il y a plusieurs partenaires, il y a une gouvernance qui est complexe. Dans ça ici, pour moi, c'est un travail de comment on aide le gouvernement du Québec à aller chercher les fonds fédéraux, comment on travaille ensemble pour trouver un équilibre du lissage avec leurs objectifs, mais que je rappelle qui n'ont pas été revus. Donc, on s'attend, on sait que c'est en révision présentement les cibles de transport collectif pour l'électrification des parcs bus, mais on n'a pas vu ça. Donc, comment on travaille ensemble pour faire un système lissage, dégager davantage d'argent, mais d'assurer d'avoir des bus fiables, puis pas de se ramasser avec une flotte qui a 21 ans d'âge, qui coûte extrêmement cher à entretenir pour assurer un minimum de fiabilité. Et revoir les processus d'autorisation, bien, on a des parties, des fois c'est nous, des fois c'est eux, donc comment on travaille ensemble pour améliorer les processus, pour partir des projets le plus vite possible pour qu'ils coûtent le moins cher possible, avoir accès à l'argent le plus rapidement possible pour éviter les frais d'intérêt et arrêter de reporter des projets dans le temps qui vont nous coûter plus cher, mais qui vont être nécessaires en maintien d'actifs.
Voix 2C2:53:28
Parfait, merci. Donc, je trouve ça inquiétant quand même que les seules solutions proposées, on n'est pas 100% autonome, mais merci beaucoup.
Voix 2E2:53:36
Madame Tremblay.
Voix 2A2:53:39
Oui, merci, merci pour la présentation.
Voix 2D2:53:41
Ma question est par rapport au logement du projet de la ligne bleue.
Voix 2A2:53:46
Est-ce qu'il y a du immobilier qui est prévu pour suivre l'évolution du projet?
Voix 2F2:53:55
Oui, merci beaucoup pour la question.
Voix 2B2:53:56
C'est vraiment une excellente question. Vous savez, nous sommes en train de faire le prolongement de la ligne bleue actuellement et on profite de ce prolongement justement pour amener plus de logements autour des stations. Dans le monde du transport en commun, on développe toujours des TOD, autour des stations. Nous, ce qu'on est en train de dire, il faut amener le TOD autour des stations en même temps que les stations. Donc on a travaillé avec le gouvernement du Québec pour modifier la loi 104, ce qu'on a déjà eu, et ce travail, il va, il est en continu. On va certainement développer en même temps dans des façons de faire qui sont un peu, qui qui vont être faites avec Transesco, qui est la filiale de la STM.
Voix 2F2:54:45
Donc c'est un travail qui doit être fait.
Voix 2B2:54:47
On est en train d'augmenter le logement au niveau de la Ville de Montréal, nous sommes en train d'augmenter aussi les revenus au niveau de la STM, puis nous sommes en train de diminuer le coût de construction des stations de la STM en même temps qu'on amène ces constructions-là. C'est quelque chose qui, si vous savez, dans les dans les organisations asiatiques, mettons, le transport en commun, il est financé presque à 100% par ces développements immobiliers, chose qu'on aimerait avoir chez nous ici pour éventuellement être un peu moins dépendant des différents paliers du gouvernement. Mais c'est quelque chose qu'on va travailler vraiment à très, très long terme.
Voix 2I2:55:23
Peut-être pour complément de réponse, si je peux me permettre, monsieur le président. Donc essentiellement, monsieur Salem, vous parlez des logements qu'on peut construire au-dessus des stations de métro. Donc, avec la STM, la Ville de Montréal et le gouvernement, on s'est assuré d'avoir l'ensemble des capacités pour pouvoir réaliser ces immeubles, parce que c'est construit au-dessus. Donc, comment qu'on peut réaliser avec, dans le fond, avec la firme Trangesco, de façon rigoureuse et transparente, ces logements-là. Il faut comprendre qu'aussi il y a des promoteurs immobiliers à l'extérieur de ce périmètre-là très restreint, si vous voulez, le plus restreint, au-dessus des stations. Donc, lorsqu'on a eu la présentation au niveau du service d'urbanisme et de la mobilité vendredi dernier, on a parlé de secteurs innovants, et vous le voyez tout le long du budget, notamment dans les faits saillants, il y a des secteurs où— pas innovants, excusez-moi, des secteurs de développement stratégique au niveau urbain. Donc, il y en a 6, et notamment le corridor. Donc, on parle de 20 000 à 25 000 unités de logement. Dont les unités de logement qui vont être construites au-dessus des stations. Et ça implique aussi dans ce projet-là, pourquoi on le met dans le PDI, mais vous comprendrez, lorsqu'on construit de 20 000 à 25 000 logements ici dans le corridor de la ligne bleue du métro, encore dans Namur et l'hippodrome, c'est aussi 20 000 logements, dont 10 000 à l'hippodrome, ben ça prend de l'eau, ça prend de l'électricité, donc ça prend des services publics et c'est ça qu'on vient construire aussi. Donc, il faut bonifier l'ensemble des investissements qui, au-delà du métro, donc au-delà de la mobilité, lorsqu'on veut développer en urbanisme, ben, il faut venir mettre des infrastructures. Et c'est ça les investissements qui sont requis, notamment de reconstruire une bonne partie du boulevard Jean-Talon. Vous allez voir ça aussi dans notre PDI. Donc, tous ces investissements-là sont répertoriés et ils sont— les argents sont rendus disponibles dans les PDI, dans les 10 prochaines années pour les investissements, pour notamment développer de façon urbaine le secteur, donc en immobilier, mais aussi accompagner la STM. Parce que la STM, lorsqu'elle creuse, elle va creuser dans le boulevard Jean-Talon. Donc, faut refaire aussi, dans le fond, le boulevard Jean-Talon, payer en partie lorsqu'ils défont, ils reconstruisent, ils payent. Il y a des choses que nous, on vient changer dans le boulevard, puis on peut transmettre ou transférer, si vous voulez, des budgets à la STM pour pouvoir le faire. La loi nous le permet également. Donc, c'est assez bien coordonné qu'on pourrait dire, c'est très bien coordonné, c'est très bien intégré et on est allé chercher l'ensemble des pouvoirs pour pouvoir le faire dans ce sens-là. Fait qu'il reste à le réaliser évidemment avec la gestion des impacts qui vient avec pour nos citoyens.
Voix 2E2:58:00
Je voudrais juste ajouter une petite chose là-dessus parce que j'insiste toujours beaucoup, mais dans la coordination, s'assurer aussi que les arrondissements sont bien informés parce qu'il y aura, ce seront eux qui vont donner les permis de construction. Donc je pense effectivement très important aussi, je comprends tout le travail qu'il y a à faire en termes de coordination entre la STM et le Central, mais je rappelle cet élément qui m'apparaît très important parce qu'on sait qu'au niveau de la délivrance des permis, parfois il peut y avoir un certain délai, je vais le dire comme ça, et je pense que ça doit entrer dans cette coordination-là et cette planification.
Voix 2I2:58:37
Oui, effectivement, c'est rentré, puis même en amont, monsieur le président, dans le fond, il y a des activités en gestion des balises en termes d'urbanisme, que ce soit tous les PPU ou encore les PL 31. Donc, tout le développement urbain doit être encadré par des exercices d'urbanisme qui sont réalisés en arrondissement. Donc, ça, c'est déjà en cours, notamment à Saint-Léonard.
Voix 2E2:59:00
Merci.
Voix 2B2:59:01
Pour vous rassurer, monsieur le président, c'est déjà, déjà l'arrondissement de Saint-Léonard, ils sont déjà, notamment Saint-Léonard, ils sont déjà partie prenante de l'exercice qui est déjà fait.
Voix 2E2:59:11
Oui, parce qu'il y a Anjou, puis—
Voix 2B2:59:12
Oui, effectivement, Anjou aussi, mais enfin tout le monde, tous les arrondissements qui sont là, ils font partie prenante de l'exercice qui a déjà été fait.
Voix 2E2:59:20
D'accord, merci. Monsieur Guaraggi.
Voix 2F2:59:24
Merci beaucoup, monsieur le président. Ma question, ça porte sur Le dossier du centre de transport Bellechasse, on sait bien qu'elle a été mise en exploitation, mais a-t-il respecté le budget?
Voix 2B2:59:41
C'est un dossier qui, que je l'ai commencé quand j'étais, moi, responsable du transport en 2015-16. Et dans le temps, on avait voté un 254 millions pour refaire le centre de transport. En surface. Malheureusement, il y a eu un changement d'orientation qui a été donné à la STM, puis on a dépassé le 254 millions du début, on a augmenté l'enveloppe jusqu'à 584 millions. Actuellement, nous sommes dans le budget de 584 millions qui a été donné, mais bon, ça dépend comment vous posez la question. Si vous voulez le budget original, non, on l'a pas respecté, mais il y avait déjà des interventions dans le temps politique pour qu'on amène, pour changer vraiment complètement le centre de transport pour avoir ce qu'on a actuellement, mais on s'entend quand on creuse 3 étages en dessous de la terre, ça coûte certainement beaucoup plus cher, puis c'est pour ça que l'augmentation a été de 254 millions à 584 millions.
Voix 2F3:00:43
Merci beaucoup pour nous avoir éclairés sur ce sujet à propos de l'éclairage Électrification, c'est ma prochaine question. D'abord, qu'en est-il de son électrification?
Voix 2D3:00:56
Donc, depuis début janvier, le centre de transport, on avait commencé à l'opérer en projet pilote à l'automne, et depuis début janvier, il y a 150 bus qui sortent en heure de pointe du CT Bellechasse. Donc, le centre de transport est en exploitation. De ce côté, du côté de l'électrification, dans le fond, toutes les installations ont été été prévu. Donc demain matin, j'ai pas à refaire des structures ou des chambres mécaniques pour avoir de l'électrification. Tout ça a été prévu dans la construction du garage. On sait qu'ils ont construit, ont construit pour des cinquantaines d'années, voire des centaines d'années. Mais dans les plans, le fait que l'électrification arrive pas comme souhaité, tout l'argent est pas au rendez-vous, la STM avait déjà revu sa stratégie d'électrification des centres de pour y aller dans plusieurs centres de façon partielle. Comme ça, ça permet que si on a un enjeu avec les bus électriques, un enjeu de technologie, un problème de jeunesse, tous les bus électriques sont pas dans le même centre de transport puis qu'on peut pas sortir l'offre de service. Fait que la stratégie a été de lisser à travers une électrification partielle des centres de transport et on est venu décaler l'électrification du CT Bellechasse. À ce jour, c'est toujours à l'étude l'étude, puis on verra avec la fonction des plans de lissage comment on voit ça à travers le temps. Mais il sera pas dans les premiers centres de transport électrifiés. Et pour nous, c'était important, c'est quand même une première fois qu'on exploite un garage souterrain avec une rampe qui est en colimaçon, je veux dire, pour sortir nos bus. Alors pour nous aussi, d'apprendre à exploiter ce garage-là avec des bus qu'on connaît, c'était aussi un atout pour nous.
Voix 2F3:02:30
Parfait, merci pour vos réponses.
Voix 2E3:02:34
Merci. Monsieur Esposito.
Voix 2D3:02:37
Oui, merci beaucoup, monsieur le président, et merci encore pour cette deuxième présentation.
Voix 2E3:02:41
Ma question, c'est plus relié aux investissements des différents paliers des autres gouvernements, au fédéral et au provincial. Pourquoi y a-t-il une perception où la Ville de Montréal reçoit moins de financement vis-à-vis d'autres villes comme Toronto, Vancouver, etc., etc.?
Voix 2C3:02:59
Je voulais juste savoir si vous pouvez peut-être expliquer cette perception-là et qu'est-ce que nous, la STM, mais la Ville peut faire de plus pour assurer qu'on reçoit notre partie équitable pour le financement du transport collectif.
Voix 2E3:03:14
Merci.
Voix 2B3:03:15
Merci, monsieur Esposito, pour la question. En fait, vous savez, au Québec, on a un palier de plus dans les différentes autres villes du Canada. On peut faire des ententes directement entre le gouvernement fédéral et le gouvernement municipal. Ici au Québec, il faut absolument passer par le gouvernement du Québec et des fois ça prend plus de temps pour avoir des ententes très spécifiques. C'est quand on veut amener l'argent dans le transport collectif, des fois on demande au gouvernement du Québec d'investir des voies. C'est des ententes qui se font entre les deux paliers du gouvernement. Donc il y a ça qui joue au niveau ici au Québec si on se compare par exemple à Toronto, à Vancouver ou à Calgary ou autre ville.
Voix 2C3:04:00
Je comprends bien le fait qu'il y a une étape de plus.
Voix 2E3:04:04
En termes de ville, est-ce qu'on peut faire quelque chose de plus pour assurer qu'on reçoive notre partie équitable?
Voix 2B3:04:12
Oui, certainement, on peut sensibiliser les différents ministres, puis c'est exactement ce que j'entame de faire actuellement. Je pense que je rencontre tous cette semaine le ministre Julien pour commencer le travail puis pour qu'on le sensibilise vraiment à la question de maintien d'actifs au niveau de la STM puis l'investissement nécessaire dans le transport en commun en général.
Voix 2G3:04:33
Merci beaucoup.
Voix 2E3:04:34
Merci. Alors, je vais permettre 2 petites questions à 2 intervenants qui m'ont demandé au niveau de la commission et ensuite on va, je vais clore. Monsieur Devaux-Guizani et ensuite madame Blanco.
Voix 2C3:04:45
Merci beaucoup, monsieur le président. Rapidement, très rapidement, 3 petits volets, mais ça va vraiment être rapide. Un gars s'essaye.
Voix 2E3:04:54
Je pense que vous vous organisez pour que je ne vous donne plus de deuxième tour de parole.
Voix 2C3:04:58
Juste pour revenir rapidement sur le gain, je me demande, est-ce que la STM a des chiffres précis, par exemple, parce que mettons qu'un autobus au diesel régulier coûterait beaucoup moins cher qu'un autobus hybride, le gain en termes de GES de ne pas électrifier, mais d'augmenter la flotte d'autobus pour Vous avez dit tout à l'heure 2% d'augmentation du service, ça donne au terme de plusieurs années 1% d'achalandage de plus. Si vous avez des chiffres, puis si vous les avez pas à pied levé, peut-être les transmettre au secrétariat de la commission pour que je puisse en prendre connaissance. Deuxièmement, une petite suggestion. Vous parliez de bâtir des logements là où il y a des nouveaux projets, par exemple le prolongement de la ligne bleue. Il y a tout plein d'édicules, par exemple dans l'est de Montréal, la station Langelier, Joliette, au-dessus desquels on pourrait peut-être construire du logement également. Et puis dernièrement, par rapport au transfert des wagons MR-73, donc là, si vous mettez les Azur sur la ligne bleue, j'imagine les MR-73 vont aller sur la ligne verte, mais les trains sont plus courts. Comment vous allez faire ça?
Voix 2D3:05:52
Donc rapidement, pour l'électrification, c'est sûr qu'on a plein de chiffres, mais après, pour nous, c'est sûr que l'objectif, c'est d'atteindre, si on va moins rapidement dans le bus électrique, on va vouloir au moins acheter des bus hybrides. Donc, pour nous, il faut se débarrasser de nos vieux bus diesel, pour avoir une fiabilité, c'est un, tout d'abord entre un bus diesel puis un bus hybride, le client il gagne en termes de confort, c'est des bus climatisés, c'est des bus moins bruyants, etc. Donc pour nous, le premier était, faut s'assurer que notre bus de diesel soit rapidement remplacé par des bus hybrides et après là, c'est là le coût d'opportunité entre électrifier, etc. Et c'est sûr que si on met tout l'argent, tu sais, nous électrifier la STM au complet, je vais y aller avec un gros chiffre, qui devra être mis à jour, c'est un chiffre qui date, mais on en a autour de 7 milliards. Donc, si on en prenait une portion qu'on bonifiait l'offre de service, je peux vous garantir qu'on aurait un impact sur les GES par les déplacements. Mais la STM doit aussi travailler sur ses impacts de GES dans sa carboneutralité. Fait qu'il y a comme deux niveaux à ce niveau-là. Après, pour le développement des études, ben oui, on veut faire du développement immobilier, pas seulement sur le prolongement de la ligne bleue. C'est c'est sûr qu'il y a des occasions à saisir sur le prolongement de la ligne bleue. Il y a 2 dossiers qui ont été déposés sur la ligne bleue, puis on en a un pour Frontenac aussi. Fait qu'il faut apprendre à marcher dans le développement immobilier, puis après on espère maximiser le nombre de sites où on sera capable de le faire. Et là, la troisième question, c'était pour les trains MR-73. Donc en fait, les trains Azur, ils sont comme un train de bois, donc ils se modifient moins facilement, mais le train MR73, c'est 3 éléments de 3 voitures. Donc, je viens juste accoupler des voitures et je fais un train de 9 voitures. C'est assez simple dans les opérations.
Voix 2C3:07:34
En quelle année ils vont passer sur la ligne verte?
Voix 2D3:07:36
Ben, c'est sûr qu'il va y avoir des tests. Donc, quand on va commencer à faire des tests, on peut voir 2028-2029, autour de ces eaux-là, tranquillement, quand on va commencer à faire les essais de calibration du contrôle de train, tranquillement, il y aura un transfert de train à ce niveau-là. Vers la ligne bleue et un retour 100% à la 73 éventuellement sur la ligne verte.
Voix 2C3:07:54
Un gros merci.
Voix 2E3:07:55
Merci. Madame Blanco.
Voix 2A3:07:57
Oui, merci beaucoup. Et vous me voyez à retour. Quand je me suis présentée, je suis conseillère du district de Saint-Édouard où se trouve le Centre Bellechasse. On a parlé à quelques reprises du Centre Bellechasse et de la conception qui a évolué. Par contre, il me semble qu'il y a certains éléments qui ont été peut-être confus au INEXAT, puis je voulais revenir pour les clarifier. Il y a eu mention comme quoi que l'arrondissement n'a contraint par rapport au concept pour l'influer. Or, comme élue, on sait tous et toutes que quand on dépose une demande de permis, c'est parce que le projet est finalisé. On ne demande pas un permis sur une ébauche. Donc, si le projet a changé, en fait, c'est parce qu'à l'époque, les présidents du conseil d'administration de la STM Philippe Eschnoff et les gestionnaires ont réalisé qu'un projet de garage de 5 étages, en connaissant la population que je représente, a montré une forte, forte opposition du quartier. Il n'y avait pas l'acceptabilité sociale. C'est donc sous l'initiative de l'ancien président de la STM, Philippe Eschnoff lui-même, qui a pris l'initiative de rencontrer les élus de la Petite-Patrie. À l'époque, je n'étais pas conseillère dans le poste que j'occupe aujourd'hui, pour annoncer la nouvelle embauche de ce projet. Je voulais ratifier si ces faits sont précis. Merci.
Voix 2B3:09:21
Monsieur le président, je fais pas un débat politique aujourd'hui, mais il y a une chose qui est très importante. On se rappelle tous que ça prend un permis d'un arrondissement pour qu'on puisse construire un centre de transport. Donc pour nous, pour la STM, quand on a passé au CCU puis qu'on s'est fait bloquer à plusieurs reprises parce que politiquement on voulait autre chose que ce qu'on a déjà présenté, donc c'est sûr et certain il y a une orientation qui a été donnée dans le temps et ça a coûté ce que ça a coûté aujourd'hui. J'aimerais vous rappeler aussi que la MRS dans le temps elle a déjà commandé 300 autobus de plus où il n'y avait pas de place pour les mettre, donc il y a quand même une histoire dans cette ville qui a été déjà faite et ce qui a déjà poussé la STM à accepter parce qu'en bout de ligne on peut pas revenir 50 fois au CCU sans qu'on ait un permis puis il fallait avancer parce qu'il fallait vraiment construire ce centre de transport donc on a fait un changement complètement au projet suite aux demandes et un peu à l'orientation politique qui a été faite dans le temps.
Voix 2D3:10:25
Pour avoir l'histoire du volet STM à l'époque, le c'était s'il n'y avait pas de garage, on modifiait pas les plans pour un garage souterrain, il n'y avait pas de permis, donc il n'y avait pas de garage. Donc c'était un non-choix. Donc si on dit que c'est la STM qui a pris ce choix-là, c'est un choix obligé, sinon il n'y avait pas de garage, puis on pouvait pas réceptionner les autobus en surplus qui allaient arriver.
Voix 2E3:10:44
D'accord. Alors on a eu une réponse. Ce genre de débat-là va se continuer probablement au conseil municipal, mais je pense que pour aujourd'hui, on a fait le tour de la question pour le PDI et le budget de fonctionnement. Je voulais juste dire en terminant que, bon, je pense qu'il y a eu beaucoup de questionnements sur toute la question de l'accessibilité universelle, sur le PDI en termes de maintien d'actifs. Vous nous avez annoncé que ce serait quelque chose dont on entendrait parler beaucoup au cours des prochaines années, alors, et que vous allez rencontrer le ministre actuel pour le sensibiliser. J'espère, je veux dire ça pour la Ville de Montréal, j'espère que les ministres sont déjà pas mal sensibilisés à la question. Il me semble qu'ils devraient l'être. En tout cas, je pense pas que ce soit un nouveau ministre qui soit à la tête. Et il me semble que non seulement un ministre, mais l'ensemble du gouvernement et les caucus des partis politiques devraient être extrêmement sensibilisés. Puis je fais pas de politique quand je dis ça. En fait, je pense aux citoyens de Montréal qui vont devoir avoir des impacts par rapport— on voit là les impacts en termes de potentiel. Alors je pense qu'il faut aussi que la sensibilité soit à tous les niveaux politiques et pas juste au niveau d'un ministre, aussi influent puisse-t-il être. Alors, je vous invite à mobiliser aussi peut-être d'une façon plus large les différents partis politiques, surtout que nous allons, nous le savons, aller en élection au cours de la prochaine année. Donc, je pense qu'il y a beaucoup de changements, on le voit au niveau politique provincial. Donc, on peut supposer qu'il va y avoir, il faut, comment dire, que tout le monde soit sensible à la situation de Montréal par rapport à la question du transport collectif. Il faut qu'ils soient sensibles à beaucoup d'autres éléments aussi, mais disons qu'on parle du transport collectif ce matin. Donc, on va faire appel à nos représentants des gouvernements supérieurs qui sont des partenaires, puis on va espérer que justement le partenariat dont on parle tout le temps va, je vais utiliser le terme, s'actualiser correctement. Alors voilà, je veux vous remercier beaucoup pour votre présence ici ce matin, monsieur Salem, madame Léonard, pour la qualité de vos réponses. Et je sais aussi pour la qualité de votre gestion qui est pas facile, je pense qu'on le comprend tous. En tout cas, ça n'a pas été souligné, mais on le comprend. Et avec l'équipe qui est en place. Alors, on va vous souhaiter que le défi qui nous attend, vous en premier lieu, mais collectivement aussi, c'est un défi collectif, qu'on puisse tous ensemble relever. Je l'ai dit souvent, nous cette année, on va avoir 2 budgets à examiner. Donc, vous allez revenir devant la commission probablement au mois de novembre. On va pouvoir voir l'évolution par rapport aux réponses que vous donné aujourd'hui. Ça va être intéressant dans ce sens-là, non pas pour vous mettre sur la sellette, mais pour voir comment les Montréalais vont pouvoir bénéficier ou continuer de bénéficier de la qualité des services au niveau du transport collectif. Alors, je vous remercie encore une fois. Je remercie également tous les gens présents dans la salle qui ont posé des questions. Et il est 12 h 05, nous allons reprendre vers 13 h avec le service de l'eau qui qui lui aussi a beaucoup d'infrastructures à rénover.
Voix 3A4:11:29
Alors, bonjour à tous et à toutes. Ça fait plaisir encore une fois cet après-midi de vous accueillir avec l'ensemble des membres de la commission. Nous allons étudier cet après-midi l'étude publique du budget 2026 et du PDI de la Ville et de On va continuer de regarder ces différentes entités municipales et principalement cet après-midi, ce sera le service de l'eau, suivi de la commission des services électriques. Alors, comme je le dis souvent et je le répète parce qu'il y a des gens qui se joignent à nous sur le web, au terme de l'étude publique, les membres de la commission vont adopter des recommandations qui vont être ensuite soumises à l'administration municipale. Alors, je suis Richard Deschamps, conseiller de la Ville et président de la commission. Je veux avant toute chose, pour que vous puissiez connaître les gens qui, les élus qui m'accompagnent, qu'ils se présentent, et ensuite on pourra reconnaître les gens qui sont ici avec nous pour prendre la parole et nous faire la présentation. Je vais commencer à ma droite.
Voix 3B4:12:37
Bonjour, Julie Brisebois, mairesse de Senneville et vice-présidente de la commission.
Voix 3C4:12:43
Bonjour tout le monde, Mercédès Plante, conseillère d'arrondissement pour le district Joseph-Beaubien à Outremont. Bonjour, Amélie Cliche, conseillère d'arrondissement dans le district de Robert-Bourassa à Outremont.
Voix 3D4:12:55
Bonjour, mon nom c'est Victor Esposito, conseiller de ville à Saint-Sulpice dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville.
Voix 3B4:13:03
Bonjour tout le monde, Milany Thiagarajah, je suis la conseillère de ville du district Darlington à Côte-des-Neiges.
Voix 3D4:13:10
Martin Saint-Jean, maire de la ville de Beaconsfield. Bonjour à tous et à toutes. Nicolas Jolicoeur, conseiller d'arrondissement dans Saint-Paul–Émard–Saint-Henri-Ouest dans l'arrondissement Le Sud-Ouest et vice-président de la commission. Salutations, Alexandre Devaux-Guizani, conseiller de ville pour le district Maisonneuve–Longue-Pointe dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.
Voix 3C4:13:29
Bonjour tout le monde, Michèle Tremblay, conseillère d'arrondissement district Champlain–Île-des-Sœurs dans Verdun.
Voix 3A4:13:35
Bonjour tout le monde, Gerlando Guarraggi, conseiller d'arrondissement dans le district de La Pointe-aux-Prairies à Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.
Voix 3C4:13:44
Bonjour, Josefina Blanco, conseillère de la Ville pour le district de Saint-Édouard dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.
Voix 3A4:13:52
Alors voilà, alors nous allons maintenant aller directement à la présentation du budget du service de l'eau. Ce que là on va faire, la façon dont on va procéder, c'est qu'on va d'abord faire une première, je dirais, une première tournée. On va présenter le budget de fonctionnement du service de l'eau. Il y aura une période de questions du public et ensuite on va faire une période de questions des commissaires. On prendra une pause et ensuite on reviendra pour le PDI. Donc c'est sûr que ça prolonge un petit peu, mais en même temps ça donne plus de temps pour creuser et poser toutes les questions nécessaires. Alors c'est la façon dont on va procéder cet après-midi. J'en profite pour saluer la présence de notre directeur général adjoint responsable de ces services, monsieur Carette, qui est responsable de l'urbanisme, de la mobilité et des infrastructures. Je sais qu'il y a des élus dans la salle, j'en profite tout de suite pour les nommer, monsieur Sylvain Ouellet et monsieur Chris McCrae. Je sais que monsieur McQueen avait annoncé sa venue, je l'ai vu tout à l'heure dans le corridor, donc quand il se présentera, il viendra écouter ce qu'il y a comme présentation. Et j'invite maintenant la personne responsable de la mobilité et des infrastructures au comité exécutif de la Ville de Montréal et maire de Saint-Laurent, notre collègue monsieur De Sousa, à prendre quelques instants pour s'adresser à l'assemblée avant de passer la parole directement à madame Morissette.
Voix 3F4:15:14
Excellent, merci monsieur le président, mesdames et messieurs les vice-présidents, les membres de la commission. Merci pour cette occasion de vous présenter. Très content d'être ici aujourd'hui pour pour échanger sur le budget et le PDI de service de l'eau. On sait tous que l'eau, c'est à la fois essentiel pour non seulement la santé et sécurité de nos résidents, mais aussi pour protéger l'environnement et pour soutenir le développement économique pour notre ville. Donc, c'est clair, l'eau qu'on boit, l'eau qu'on dispose après usage, l'eau qui tombe du ciel, les infrastructures qui permettent de traiter, d'acheminer et collecter, tout cela demeure invisible pour la collectivité. Et c'est à nous puis à s'assurer que quand tout fonctionne bien, tant mieux, mais en même temps, on a une obligation aussi de faire prendre soin et de faire une priorité. Le budget 2026 combine le nécessaire de préparer à l'avenir, notamment pour le financement et la mise en œuvre de la stratégie montréalaise de l'eau, et l'obligation d'opérer et d'entretenir les infrastructures pour un service 24 7 pour toute notre population. Stratégie qui est une toute ville, donc tous les contributeurs, et il y en a plusieurs, Monsieur le Président: les arrondissements, les services de l'environnement, le service d'urbanisme et de la mobilité, service des grands parcs Mont-Royal et des sports, service des finances, les Villeray. Je pense que tout le monde a un intérêt dans ça. Et notre stratégie Montréalaise de l'eau vise à réduire la gaspillage de l'eau potable pour favoriser un usage responsable, assurer l'accès et la sécurité de l'approvisionnement de l'eau potable et de qualité, réduire les impacts de pluie et de la hausse de leur cours d'eau sur la collectivité et l'environnement, réduire en quantité et en variété des contaminants issus des eaux usées et pluviales, et aussi d'atteindre un équilibre financier durable et équitable pour financer les besoins de l'eau pour cette génération, mais des générations à venir. Donc, c'est un travail qui est explicite, inclusif, participatif, qui nous permet de faire un bon service de l'eau. Et vous savez, monsieur le président, vous êtes peut-être le seul qui s'en souvient, qu'il y a plusieurs années, j'ai eu la responsabilité sur ce service. À l'époque, on avait mis en place le fonds de l'eau, on a mis en place la taxe on a mis beaucoup d'efforts. Et moi aussi, j'ai contribué à la première stratégie de l'eau de 2011 à 2020 et au fonds de l'eau. Ici, je suis très fier aujourd'hui du chemin qui a été parcouru par les services et par la Ville. Bien sûr, il reste des défis très importants qui restent à faire, tant financiers que techniques, mais nous avons un plan, nos équipes sont solides, on a des expertises qui sont nécessaires pour réaliser ça. Et je pense que pour cette raison, je vous approche avec beaucoup de confiance. Madame Morissette est ici avec nous, monsieur Claude Carrette. Je vous laisserai à eux de présenter les membres de l'équipe et de procéder avec leur présentation.
Voix 3A4:18:18
Merci. Alors, madame Morissette, bonjour. Ça me fait plaisir de vous revoir. On a travaillé ensemble pendant plusieurs années. Alors, je vous laisse la parole pour que vous nous présentiez le budget de fonctionnement ainsi que les membres de votre équipe qui vous accompagnent aujourd'hui.
Voix 3B4:18:30
Tout à fait. Merci beaucoup, monsieur Deschamps. Ça me fait plaisir d'être avec vous cet après-midi, effectivement, pour vous présenter le budget de fonctionnement puis le PDI du service de l'eau. Je vais vous présenter l'équipe qui m'accompagne parce qu'on est tous là pour répondre à vos questions. Je vais le faire dans quelques minutes après avoir fait ma petite introduction. Alors, cet après-midi, on va vous présenter à la fois le budget de fonctionnement et le budget d'investissement. Vous allez voir que les deux sont très interconnectés pour le service de l'eau et encore plus avec la nouvelle stratégie montréalaise de l'eau. Le budget de fonctionnement, il permet de s'assurer un service direct à la population. Donc, on parle vraiment d'un service 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Ça touche 100% de la population des 2,2 millions de personnes de l'agglomération. Donc, on n'a pas de droit à l'erreur ou à l'interruption de service. On touche vraiment 100% de la population, 100% du temps. 3 lignes de service, donc la fourniture de l'eau potable, la gestion des eaux pluviales et l'assainissement des eaux usées. Toutes ces activités-là sont fortement réglementées de par leur importance pour protéger la santé et la sécurité. De la population, mais également pour protéger l'environnement. Le budget du Service de l'eau s'inscrit dans un contexte de rigueur budgétaire et dans un contexte de rigueur de gestion. Donc, c'est vraiment notre engagement pour faire tout ce qu'il faut faire au meilleur coût pour la collectivité. Donc, le Service de l'eau, c'est plus de 1000 experts-expertes dans plus de 35 métiers spécialisés. Le service de l'eau de la Ville de Montréal, c'est le deuxième plus important au Canada. On touche à 2,2 millions de personnes de l'agglomération. À tous les jours, en moyenne, on produit environ 275 stades olympiques. À tous les jours, on traite à peu près 380 stades olympiques d'eaux usées avant de les retourner vers le cours d'eau. Le service de l'eau, c'est 44 milliards d'actifs, donc 6 usines de production d'eau potable. On a 14 réservoirs d'eau potable, 2 stations d'épuration, donc une seule pour l'ensemble de l'agglomération sur l'île de Montréal, puis une toute petite qui est au parc Jean-Drapeau. On a 10 000 kilomètres de conduites. Si on les met bout à bout, les conduites, ça nous permet de faire Montréal-Vancouver aller-retour. Donc, c'est costaud comme responsabilité. Nos équipes sont réparties en 6 directions qui sont vraiment situées dans une structure qui nous permet de consolider nos expertises, d'harmoniser nos pratiques et également de mettre en œuvre des nouvelles activités. Alors, je vous présente les directeurs et les directrices qui m'accompagnent. Je vais partir à ma droite, Marie-France Witty, directrice stratégie et performance. Derrière moi, Luc Fortin, qui est directeur des projets majeurs. Ensuite, à sa gauche, Hervé Logier, qui est directeur de la gestion des actifs Dominique Deveaux, qui est directrice des réseaux d'eau. Ensuite, en avant, Alain Larivière, qui est directeur de l'eau potable, et Stéphane Bellemare, qui est directeur de l'épuration des eaux usées. Donc, on est tous là avec vous cet après-midi pour être capables de répondre à l'ensemble de vos questions. Donc, on va présenter les faits saillants de 2025. Le premier grand fait saillant, grande réalisation, monsieur DeSousa en a parlé, c'est l'adoption de la stratégie montréalaise de l'eau. Donc, c'est une adoption unanime qui a été faite en juin dernier, autant par le comité exécutif que par le conseil municipal, par le d'agglomération. Ça, c'est le résultat d'une consultation sans précédent au niveau de la gestion de l'eau pour l'Agglomération de Montréal. Donc, ça a mobilisé autant les citoyens et les citoyennes, les experts de groupes d'intérêt, les experts externes. Ça a sollicité les élus également de l'agglomération. Ça a sollicité beaucoup toutes les équipes, autant du service de l'eau que plusieurs autres services corporatifs, des représentants d'arrondissements de l'agglomération, pour être certain qu'on a l'ensemble de ce qui doit être fait au niveau de la gestion de l'eau. La stratégie montréalaise de l'eau, c'est l'engagement de la Ville envers la gestion de l'eau, envers l'avenir de l'eau. C'est l'engagement de la Ville sur 3 grands volets: la qualité de l'eau, donc la qualité de l'eau que l'on boit, la qualité de l'eau qui entoure l'île et la qualité des eaux que l'on rejette après l'avoir utilisée et l'avoir traitée. C'est aussi l'engagement de la Ville de faire ce qu'il faut au meilleur coût pour la collectivité. Donc, la Stratégie montréalaise de l'eau, ça couvre la période, ça couvre une période de 10 ans, de 2025 à 2034. Ça inclut une obligation de reddition de comptes annuelle dans laquelle on va venir rapporter où est-ce qu'on est rendu par rapport aux différents engagements. La première reddition de comptes annuelle va être déposée dans le premier trimestre de 2026, là en mars 2026. La Stratégie montréalaise de l'eau, c'est 5 grandes orientations, 16 objectifs, 64 initiatives qui ont été documentées par les différents partenaires et 17 engagements. Dans les prochaines diapositives, je vais vous présenter les faits saillants en 2025 en reprenant chacune des grandes orientations de la stratégie montréalaise de l'eau. Donc, première orientation, c'est de réduire le gaspillage de l'eau potable pour favoriser un usage responsable. En 2025, on a travaillé à la sensibilisation de la population, dont plus de 10 000 personnes qui ont été rencontrées et sensibilisées à à l'économie d'eau potable, mais également à ce qu'il ne faut pas jeter dans les toilettes, dans les égouts. Ensuite de ça, la deuxième grande orientation, c'est d'assurer l'accès et la sécurité de l'approvisionnement en eau potable de qualité. Alors là, deux grands volets. Le premier, c'est la poursuite du plan d'action pour remplacer les entrées de service en plomb. Alors, on a poursuivi le programme, c'est plus de 11 000 dépistages qui ont été faits, donc on arrive la fin, où est-ce qu'on va avoir identifié la localisation précise de l'ensemble des entrées de service en plomb, ce qui va nous permettre de pouvoir agir avec performance au niveau des budgets d'investissement. Donc, premier lien entre les budgets de fonctionnement et les budgets d'investissement. D'ailleurs, au niveau des réalisations en 2025, on va avoir remplacé environ 2900 entrées de service en plomb. L'autre grand volet, c'est au niveau de la qualité de l'eau qui est produite dans nos usines de production d'eau potable, donc la participation au programme d'excellence en eau potable. C'est un programme d'amélioration continue qui fait en sorte que tout le travail qu'on fait pour s'assurer qu'on produit une eau en tout temps, 100% du temps, qui rencontre les plus hautes exigences en matière de qualité d'eau. Donc, en 2025, on a obtenu dans le cadre de ce programme-là 3 étoiles pour nos usines Lachine, Dorval, Pierrefonds et Atwater et 5 étoiles pour l'usine de Pointe-Claire. Donc, c'est un effort collectif important de l'ensemble des intervenants, autant au niveau opération des usines, entretien des usines, mais également tout le volet d'accompagnement, l'ingénierie, tous les agents techniques, les gestionnaires. C'est vraiment un effort collectif pour arriver à ces niveaux de performance. Troisième grande orientation de la stratégie montréalaise de l'eau, c'est de réduire les impacts des pluies et de la hausse des niveaux des cours d'eau sur la collectivité et sur l'environnement. Ici, on a mis de l'avant un bon bilan en matière de construction d'infrastructures vertes et résilientes. 2 types d'infrastructures où est-ce qu'on a eu des avancées, donc c'est la construction de parcs résilients. Donc ça, c'est— ce sont des parcs, quand ils sont pour être rénovés, on s'assure de travailler avec les équipes soit du SUM, des grands parcs ou des arrondissements, pour faire en sorte qu'on va faire des aménagements qui vont permettre d'accumuler l'eau de pluie pendant les périodes de fortes pluies. Donc, on accumule l'eau là où ça cause pas de dommages pour les citoyens. Donc, on accumule l'eau dans ces parcs-là pour faire en sorte qu'une fois que la pluie est arrêtée, on est capable de la retourner vers le réseau. Première partie, ce sont les parcs résilients. Et ensuite, on a des infrastructures vertes drainantes aussi. Donc, il y a des travaux de saillies drainantes pour améliorer la sécurité routière. Eh bien, on fait en sorte de transformer ces saillies-là, pas juste en infrastructures vertes, mais aussi en infrastructures drainantes où est-ce qu'on va accumuler de l'eau de pluie dans toutes ces infrastructures-là pour soulager un petit peu le réseau. Donc, on travaille de concert avec tous nos partenaires et on profite des projets qui sont planifiés pour le travailler conjointement. Ça, c'est— ça nous permet de faire en sorte qu'on adapte la ville et on fait les choses vraiment au moindre coût pour la collectivité parce qu'on synchronise avec les différents travaux. Également, dans cette même orientation-là, on met de l'avant le programme— pas le programme, c'est le plan d'action pour réduire les impacts des inondations avec 3 grands volets. Il y a un premier volet au niveau de l'aide aux propriétaires pour faire les aménagements au niveau des bâtiments pour éviter que l'eau entre dans les bâtiments. Le réseau souterrain a une certaine capacité, mais quand il y a des pluies intenses comme la tempête Debbie puis les pluies diluviennes qu'on reçoit, le réseau devient en charge et automatiquement l'eau va monter en surface dans la ville. Quand l'eau monte en surface, elle va s'accumuler, elle va se diriger dans les points les plus bas. Idéalement, on les a faits dans les parcs, Mais on a certains bâtiments qui sont construits dans des zones basses avec des stationnements contrepente, avec des appartements qui sont en dessous du niveau de la rue. Alors, on travaille pour aider les propriétaires à faire les aménagements dans leur bâtiment, entre autres avec le programme de subventions Rénoplex qui est géré par le service de l'habitation. On a également testé avec les équipes des moyens concrets. Puis maintenant qui peuvent être offerts aux citoyens. Donc, les portes étanches, entre autres, qui fonctionnent, les bâtards d'eau. Ça, c'est pour le volet 1. Le volet 2, c'est de modifier les réglementations pour s'assurer qu'on va pas reproduire de nouveaux cas. Fait que là, on est en collaboration. Tout ça, ça a été inclus dans le plan d'urbanisme et de mobilité, puis on travaille avec les arrondissements pour faire modifier les règlements locaux, les réglementations locales. Troisième volet, c'est de poursuivre l'amélioration au niveau des infrastructures publiques. Je vous ai montré précédemment les parcs résilients, les infrastructures résilientes, mais on travaille aussi pour, à chaque fois qu'il y a des projets de rues, travailler avec les partenaires pour amener, dans le fond, le drainage des rues vers des endroits à moindre impact pour la collectivité, et aussi à travailler sur les nouveaux ouvrages, soit des ouvrages de rétention ou des grossissements de collecteurs. Quatrième orientation, c'est de réduire en quantité et en variété les contaminants qui sont issus des eaux usées et des eaux pluviales. 2 grands volets. Le projet de désinfection des eaux usées, donc c'est un projet qui va faire en sorte qu'on va ajouter une étape de traitement à la station d'épuration, la désinfection par l'ozone. C'est un projet qui est sur les rails depuis plusieurs années. Si vous êtes passé par la 40, vous allez voir que tous les bâtiments sont maintenant construits. Il nous reste un gros appel d'offres à faire pour ce projet-là, pour la construction de l'usine, du bâtiment pour abriter les équipements d'oxygène. Tout le reste est construit, on est en train de travailler à l'intérieur des bâtiments. Donc, ça va être une amélioration très importante à la qualité de l'eau pour le fleuve. Présentement, les rejets de la Ville de Montréal, de l'Agglomération de Montréal, ça affecte la qualité de l'eau jusqu'au lac Saint-Pierre. Donc, avec ce projet-là, la mise en service de la désinfection, on va enlever virus, bactéries, contaminants émergents pharmaceutiques. Ça va vraiment être une amélioration importante pour la qualité de l'eau. L'autre élément sur lequel on travaille—
Voix 3A4:30:06
S'il vous plaît, je sais que vous êtes un fan maintenant, monsieur Walker, mais on va respecter la présentation, s'il vous plaît.
Voix 3B4:30:12
Autre élément sur lequel on travaille, c'est la correction des raccordements inversés d'égouts. Alors, c'est dans certains secteurs où est-ce que les réseaux sont séparatifs, on a des bâtiments qui sont mal raccordés, c'est-à-dire que l'eau sanitaire se retrouve à être déversée dans la conduite d'eaux pluviales et ça, ça fait une contamination des cours d'eau, même par période de temps sec. Alors, on travaille pour les identifier, mais également pour faire faire les corrections et en 2025, les corrections qui ont été réalisées par l'intérieur des bâtiments, c'est une économie d'environ un demi-million pour la collectivité. Cinquième grande orientation au niveau de la stratégie montréalaise de l'eau, c'est d'atteindre un équilibre financier qui est durable et équilibré. Pour financer les besoins de la gestion de l'eau. Donc, avec l'adoption de la stratégie montréalaise de l'eau en 2025, avec l'adoption du plan de financement qui, vous allez voir l'augmentation des budgets au niveau du budget de fonctionnement, mais également au niveau du budget d'investissement, c'est vraiment un premier pas dans la bonne direction pour s'assurer qu'on se donne les moyens en ressources humaines et financières pour réaliser les initiatives et les engagements de la stratégie montréalaise de l'eau. 2 grandes réalisations en 2025. Le premier, qui fait partie de la stratégie, c'est de s'assurer qu'on a un taux de réalisation d'au minimum 85%. Vous allez voir, en PDI, on a un taux de réalisation d'environ 90%, ce qui est vraiment excellent. Et également, au niveau du plan de gestion d'actifs, en 2025, on a rédigé le premier plan de gestion des actifs. C'est une exigence du gouvernement pour avoir accès à des subventions, mais ça fait également partie de la stratégie Montréalaise de l'eau pour s'assurer qu'on va augmenter la connaissance qu'on a de nos actifs. On va s'assurer d'avoir une bonne compréhension de la criticité de nos équipements pour être certain qu'on va investir aux bons endroits, sur les bons actifs et avec la bonne technologie. C'est vraiment une stratégie qui va nous permettre de prolonger la durée de vie puis qui va faire le pont entre le budget de fonctionnement, ce qui est fait pour prolonger la durée de vie de nos équipements, puis après ça, être capable de lisser les investissements puis les répartir dans le temps. Donc là, on va regarder plus au niveau des chiffres. Donc 2026, le budget du service de l'eau est de 409 millions, le budget de fonctionnement réparti en 2 grands blocs: le coût de la dette pour 176 millions et le budget d'opération du service de l'eau pour 233 millions. Le budget du service de l'eau réparti en 3 grands blocs: la main-d'œuvre, 103 millions, 77 millions pour les coûts variables, ça c'est ce que ça nous coûte en électricité, produits chimiques, en gaz, vraiment pour être capable de traiter l'eau autant potable que l'eaux usées, et 53 millions pour les services professionnels, pour préparer les investissements, faire les auscultations et réaliser les entretiens. Maintenant, un petit retour sur 2025. Au niveau des revenus, l'évolution pour 2025, revenus, le budget de les prévisions de revenus sont à peu près égales au budget, fait qu'on va tout de suite passer, on va s'attarder un petit peu plus sur les dépenses. Donc, le budget de dépenses du service de l'eau en 2025 était de 366 millions, ça, ça inclut le coût de la dette. Alors, ce qu'on voit dans la prévision 2025, c'est une prévision d'un déficit par rapport au budget original de 2,7 millions. Et là, l'explication, vous l'avez dans le tableau, si vous regardez dans la colonne de droite, les chiffres qui sont de parenthèse, c'est là où on a des projections de déficit. Donc, au niveau du projet désinfection, les retards sur le projet nous forcent à payer des pénalités dans le projet, autant au niveau d'Hydro-Québec qu'au niveau de l'entreposage de certains équipements. Ça, c'est une des explications du déficit anticipé. L'autre explication, c'est le coût de la dette qui est supérieur à ce qui avait été prévu au budget. Maintenant, par rapport au budget modifié, quand on va terminer l'année, vous allez voir qu'on va être à l'équilibre parce qu'on a obtenu des budgets en cours d'année. Maintenant, au niveau des objectifs 2026, donc on a les objectifs qui sont répartis en fonction de chacune des grandes orientations de la Stratégie montréalaise de l'eau. Je vais vous donner juste un aperçu un peu des grandes actions sur lesquelles on va travailler en 2026. Donc, on va travailler au niveau du gaspillage de l'eau à réduire nos fuites dans nos grands réservoirs d'eau potable. Fait que les identifier, mais également les colmater, fait que des projets pour rénover nos réservoirs. On va également améliorer notre bilan sur l'usage de l'eau et on va tarifer l'ensemble des ICI, des industries, commerces et institutions, incluant les ICI qui sont dans des bâtiments mixtes qui sont présentement pas inclus dans la tarification. Ensuite de ça, au niveau de la qualité de l'eau potable, on va mettre en œuvre les actions pour protéger nos sources d'eau potable. On va également travailler sur un programme prospectif de surveillance des contaminants émergents. Donc, on a déjà commencé à travailler sur le suivi des PFAS, mais on va ajouter d'autres produits qui vont être sous surveillance pour qu'on puisse ajuster éventuellement les traitements. On va travailler sur l'optimisation des procédés dans les usines pour s'assurer qu'on a toujours une qualité d'eau potable d'excellente qualité. On va travailler également sur l'entretien, augmenter la connaissance des programmes d'auscultation, l'entretien. On va poursuivre les travaux au niveau des entrées de service en plomb. On va continuer à travailler sur nos infrastructures vertes multifonctionnelles. On va également poursuivre les travaux au niveau du plan d'action sur les inondations. Au niveau des eaux usées, on va également travailler sur nos programmes d'auscultation de maintien, d'entretien de nos équipements, on va se concentrer beaucoup sur avoir la connaissance de nos actifs, de la criticité pour prolonger la durée de vie. Donc, au niveau de la gestion de projet, au niveau de, quand on regarde du financement de la gestion de l'eau, on va travailler sur notre plan de gestion d'actifs, comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure, et on va également travailler au niveau de la gestion de projet. On va favoriser l'expertise expertise interne. D'ailleurs, en augmentant nos ressources pour être capable de faire la surveillance à l'interne, donc vraiment pour consolider nos expertises internes. Maintenant, si on regarde le budget 2026, les prochaines diapos, c'est pour regarder l'évolution entre 2021 et 2026. Donc, dans les tableaux que vous avez à l'écran, on va regarder la partie du bas, le budget de dépenses, donc l'évolution 2021 et 2026. Le budget de dépenses du service de l'eau est passé de 289 en 2021 à 409 en 2026. C'est une augmentation de 42%. La principale augmentation, c'est le coût de la dette qui est passé sur la même période de 116 millions à 176 millions, donc c'est une augmentation de 52%, la raison étant du recours à l'emprunt pour financer les investissements. Si on regarde à la prochaine diapo, même tableau, mais en excluant le coût de la dette, donc on voit que les dépenses sont passées de 173 millions à 232 millions, c'est une augmentation de 34%. 2 principaux éléments: entre 2021 et 2025, le coût des produits chimiques pour traiter l'eau a doublé. Donc, ils sont passés de 13 millions annuellement à 28 millions annuellement. Ça, c'est une grosse partie de l'explication. L'autre explication, c'est le financement de la Stratégie montréalaise de l'eau, 23 millions pour le budget de fonctionnement en 2026. Ensuite, on regarde ici l'écart entre 2025 et 2026. Première diapo, c'est l'écart au niveau des revenus. On est très stable, fait qu'on va passer rapidement aux écarts au niveau des dépenses. Donc, le budget de dépenses 2025, fait qu'on va regarder la colonne de droite, première première ligne en haut, le budget de dépenses du service de l'eau 2025 est à 366 millions. Ça, ça inclut le coût de la dette. Donc ensuite, on voit qu'il y a une augmentation, 2,8 millions pour l'indexation au niveau de la main-d'œuvre. Ensuite, on voit le 23 millions pour le financement des actions, des activités de la Stratégie montréalaise de l'eau pour le service de l'eau, mais également pour les autres services qui sont contributeurs. 2,1 millions pour l'indexation au niveau des autres familles de dépenses. Ensuite, vous avez tout le bloc qui est en négatif, donc c'est tout ce qui est en lien avec la revue des activités. Si on fait la somme de toutes ces économies, on voit que c'est une diminution de 2,8 millions. Puis ensuite, à la toute fin du tableau, on voit l'augmentation du coût de la dette qui est de près de 19 millions, donc pour un total de 409 millions. Et ensuite, la dernière diapo, c'est la variation des dépenses au niveau de la main-d'œuvre. Donc, on voit que c'est passé de 83 millions en 2021 à 103 millions en 2026. Donc, principalement l'indexation des salaires qui explique, et l'autre explication, c'est les 44 postes pour la stratégie montréalaise de l'eau. Donc, 13 postes qui sont pour les services contributeurs, 31 postes qui sont pour le service de l'eau. Donc, en conclusion, avant d'arriver à la période de questions, le budget du service de l'eau, ça va nous permettre de fournir les services qui sont essentiels pour la population, autant au niveau de l'eau potable, la gestion des eaux pluviales que de l'épuration des eaux usées, toujours pour 2,2 millions de personnes. Ça va nous permettre également de poursuivre tous les efforts qu'on fait au niveau des projets d'optimisation pour contenir, pour contraindre nos coûts d'opération. On va— ça marque également, le budget 2026, le début de la Stratégie montréalaise de l'eau et le démarrage de plusieurs initiatives qui vont nous permettre de rencontrer nos engagements sur 3 grands volets: la qualité de l'eau, la fiabilité des équipements, l'adaptation, la résilience. Donc, en investissant au budget de fonctionnement, ça va vraiment nous permettre d'économiser. Pourquoi? Parce qu'on va avoir la connaissance des actifs, ça va nous permettre de réduire nos coûts de travaux d'urgence, ça va nous permettre d'avoir une fiabilité, de connaître la criticité de nos équipements puis d'investir dans l'entretien pour prolonger la durée de vie utile et ensuite de faire les bons choix au niveau des investissements.
Voix 3A4:40:24
Voilà, merci. Merci, madame Morissette. Alors, sans plus tarder, si vous avez terminé cette portion, nous allons passer au questions du public. Alors, nous avons à peu près une vingtaine de minutes. Je vais demander à monsieur Walker de s'approcher.
Voix 3G4:40:44
Je m'appelle Bruce Walker. Pouvez-vous m'entendre?
Voix 3A4:40:50
Oui, là je vous entends.
Voix 3B4:40:52
Merci.
Voix 3G4:40:52
Ma première question, c'est au sujet d'une activité historique du service, novembre 2015, quand la Ville de Montréal a été obligée de fermer un pendant 4 jours l'intercepteur sud-est, un grand événement que j'ai intitulé à l'époque Wastewatergate. Je viens de relire le rapport sommaire de cet événement et je note que le gouvernement fédéral, le ministère fédéral de l'Environnement, était plus exigeant à l'époque par rapport au ministère de l'Environnement du Québec pour ce dossier. Très récemment, La ministre fédérale de l'Environnement à l'époque, une certaine Catherine McKenna, qui a pris sa retraite de sa vie politique, a tout récemment rédigé un livre intitulé Run Like a Girl, et sur 2 pages, elle fait référence à cet événement. Et j'ai déjà donné à Madame Moreau-Seth et Monsieur Bauer des photocopies de cet article. Permettez-moi de lire juste quelques phrases. Et je le cite.
Voix 3H4:42:01
I had to decide whether to approve dumping sewage into the Saint Lawrence River. Montreal's mayor Denis Coderre was desperate for permission to release wastewater to allow critical repairs. Coderre called me daily asking for approval, but I wasn't going to make the decision without asking scientists. Who could assess the impact of a release and tell us how to minimize any harm. I soon learned that our scientists, ça veut dire les scientifiques fédéraux, supported a controlled release. Explaining this to the public would be harder. Et la dernière phrase, I also explained how our government would invest in better wastewater infrastructure to make sure this wouldn't happen again.
Voix 3G4:42:50
Fin de la citation. Donc ça, c'est ma question. Est-ce que ça peut arriver de nouveau à l'Intercepteur Sud-Est? L'événement en novembre 2015, l'Intercepteur Sud-Est est en opération pendant 27 ans, l'Intercepteur Nord en opération depuis une quarantaine d'années. Est-ce que ça peut arriver de nouveau ici sur l'île de Montréal? Ça, c'est ma question.
Voix 3A4:43:12
La question est posée.
Voix 3B4:43:15
L'événement de 2015, c'était très particulier parce qu'on avait à intervenir sur les cerceaux, les armatures de métal dans le cadre des chutes à neige. Alors, c'est pas quelque chose qui peut se reproduire, les réparations ont été réalisées. Dans, en fait, je vous dirais que le meilleur gage que nous avons d'éviter ce genre de situation-là, c'est de continuer à investir dans le budget de fonctionnement pour continuer à augmenter la connaissance, être capable de faire les inspections, les auscultations et d'être capable de faire l'entretien préventif de tous nos équipements. C'est 44 milliards d'équipements qu'on a, il y en a beaucoup, le défi reste encore entier. On a beaucoup progressé au niveau de la connaissance, il en reste encore à faire. Alors, c'est vraiment ce qu'on vise à faire avec l'argent de la Stratégie montréalaise de l'eau, d'augmenter la connaissance pour éviter les situations problématiques, les situations d'urgence. Alors, c'est vraiment— puis on va— on travaille aussi pour améliorer le traitement de l'eau à la station, parce que ça, c'est en tout temps. Ce qu'on rejette après traitement à la station d'épuration, c'est 100% du temps, à tous les jours. Donc, on va travailler dans le cadre des initiatives de la stratégie montréalaise de l'eau à mettre en service l'usine de désinfection, mais également à améliorer le traitement à la station d'épuration. Fait que c'est vraiment tout ça qui fait partie des engagements de la stratégie et c'est de la façon qu'on va utiliser les budgets additionnels qui nous sont donnés.
Voix 3A4:44:43
Merci. Monsieur Walker.
Voix 3G4:44:45
C'est pas ma deuxième question, mais est-ce que la réponse est non, en résumé?
Voix 3A4:44:51
D'après ce que j'ai compris, c'est que c'était un événement très particulier en 2015 et que la direction du service de l'eau souhaite de continuer de grands investissements tant au budget de fonctionnement qu'au niveau du budget du PDI que nous allons voir tout à l'heure. Alors, est-ce que 100%, est-ce qu'on peut garantir à 100% qu'il y aura jamais d'événement qui va arriver? Je pense pas. Que ce soit possible, parce que personne n'est devin. Puis c'est certain qu'en connaissant mieux nos infrastructures, on va pouvoir peut-être l'éviter. Puis avec la nouvelle stratégie montréalaise de l'eau, je pense que c'est là qu'on mise pour être capable de ne pas avoir ce genre d'événements qui se produisent. Alors, de ce que je comprends de la réponse, c'est un peu là qu'on s'en va, effectivement.
Voix 3D4:45:35
Merci.
Voix 3G4:45:35
Ma deuxième question, c'est plutôt un commentaire. Positive en ce qui concerne la station d'épuration des eaux usées, son budget annuel, et surtout en ce qui concerne la participation de la station aux deux comités externes dont je suis membre. Le premier, c'est le Comité permanent de suivi des eaux usées de Montréal, qui a été mis en service en 1997, et je suis membre fondateur. Ça inclut le service de l'eau, le service de l'environnement de la Ville, la CMM, Environnement Québec et trois groupes écolos. Et la moitié des réunions sont tenues à la station d'épuration elle-même. Le deuxième comité spécifique à certaines opérations de la station, et je dois lire le nom exact, et je suis le président de ce comité, le comité de suivi environnemental de lieux d'enfouissement technique et les émissions atmosphériques des incinérateurs des boues. Et je suis membre de ce comité depuis 96. Donc, je voudrais remercier certains employés de longue durée de la station, Patrice Langevin, Carole Fleury et les autres. Et lors de la dernière réunion de ce comité de suivi, je pense c'était au mois de juin 2025, à la station comme d'habitude, Les salles de réunion en bas n'étaient pas disponibles, donc le directeur était absent. Donc nous avons tenu notre réunion dans la salle de conférence du directeur, une salle de conférence privée. C'est très impressionnant. C'est pas comme le White House en or, mais quand même, c'est très impressionnant. Et parce que c'est un débat de budget, il y a 2 carafes de café, quelques sandwichs, et un de vos ingénieurs a remboursé avec son téléphone intelligent, a payé directement la facture de taxi, de métro redescendre la station, ma facture de taxi. Donc merci beaucoup, j'espère qu'on va continuer comme ça.
Voix 3A4:47:38
Alors on vous remercie pour votre contribution personnelle, monsieur Walker. On sait, on connaît toute votre implication et votre intérêt aussi, là, que je reconnais parce qu'on se côtoie depuis plusieurs années, comme beaucoup de membres parmi nous. Et je vois aussi qu'il y a une bonne collaboration de la part du service, c'est ce que je constate, parce que si on permet justement d'utiliser les différents endroits de la station, y compris celle qui est l'endroit peut-être plus privé du directeur. Je pense qu'il y a une très belle collaboration, faut le souligner, et on remercie la personne qui a payé au niveau de tout ce qui a servi à vous sustenter cette journée-là lors de la réunion. Alors merci beaucoup, on va poursuivre avec les gens qui sont en webdiffusion. Monsieur Carl Saint-Denis de la rue Follum. Alors, je fais lecture, on pourra répondre. Bonjour, quel est le calendrier prévu pour les travaux des infrastructures de l'eau de la rue Follum pour la phase 1 entre Sherbrooke et Ontario, et qu'en est-il de la phase 2 au sud d'Ontario? Je pense que c'est une question qui est venue la semaine dernière puis qu'on avait demandé de représenter. Alors, je remercie monsieur Saint-Denis.
Voix 3B4:48:51
On va passer la parole à Hervé Logier.
Voix 3A4:48:53
Monsieur Lajeune.
Voix 3E4:48:54
Effectivement, c'est quand même des travaux d'ampleur sur plusieurs dizaines de millions de dollars, donc décomposés en plusieurs phases. Il y a une première phase qui va se faire cette année en réhabilitation, qui augmente pas la capacité, puis les phases de reconstruction entre Notre-Dame et de Maisonneuve, c'est une reconstruction du collecteur à partir de 2027, donc ça c'est beaucoup plus profond, puis une autre partie entre Notre-Dame et Ontario, À partir de 2028 avec reconstruction de l'aqueduc et de l'égout, et on finira en 2029.
Voix 3A4:49:28
Bon, alors toute la durée du mandat, il y aura des tronçons qui seront faits sur cette rue. J'espère qu'on va respecter les échéanciers. Puis juste pour la compréhension du public, quand on parle de, il y a un gainage en fait, si je comprends bien, cette année ce sera un gainage qui se fera puisqu'on parle de réhabilitation.
Voix 3E4:49:44
Il y a une partie en réhabilitation, c'est du gainage effectivement, puis une partie en reconstruction pour augmenter la capacité du réseau. C'est reconstruit plus profond et à plus grand diamètre.
Voix 3A4:49:56
D'accord, merci beaucoup. Alors, une autre question de monsieur Luc Guénette, les raccordements inversés. Alors, j'aimerais que vous développiez sur le plan d'action pour lutter contre les raccordements inversés, spécifiquement à Pointe-aux-Trembles. Je réside dans un complexe de condos. Quelques propriétaires ont reçu un avis pour raccordement inversé, je m'explique mal pourquoi seulement quelques unités de condos ont été testées ainsi que des propriétaires de maisons de ville de l'autre côté de la rue. Ces unités n'ont pas du tout été construites dans les mêmes années. J'ai l'impression que le problème n'est pas pris dans sa globalité et que le service de l'eau devrait prendre un pas de recul pour évaluer l'ensemble du secteur. Serait-ce possible que le tuyau sanitaire secondaire soit branché sur le tuyau fluvial principal en aval. Bref, pouvez-vous nous expliquer comment vous comptez vous attaquer à ces problèmes importants et quel budget y est attribué pour soutenir les citoyens? Alors là, on parle de vraiment un secteur très, très spécifique, mais peut-être êtes-vous—
Voix 3B4:50:53
En fait, j'aurais quand même envie d'expliquer globalement c'est quoi, qu'est-ce que c'est un raccordement inversé d'égouts. Je pense pas qu'on va répondre spécifiquement aux différents cas. Donc, il y a les deux tiers du réseau d'égouts de l'Île-de-Montréal qui est un réseau combiné, mais donc le tiers qui est un réseau séparatif. Ça veut dire qu'il y a une conduite pour le réseau sanitaire puis une conduite pour le réseau pluvial. Il y a plusieurs bâtiments dans la Ville de Montréal, dans ces secteurs-là, qui sont raccordés, dont le réseau sanitaire du bâtiment est raccordé au réseau pluvial. Ça, ça cause une contamination en tout temps. Ça empêche les les citoyens de pouvoir profiter des cours d'eau autour de l'île de Montréal. C'est vraiment l'étape de diagnostic et d'identifier les endroits où est-ce que c'est mal raccordé, c'est quand même un travail important. Donc, c'est un travail qui commence par le cours d'eau, donc trouver les sources de contaminants dans le cours d'eau, remonter les conduites d'eaux pluviales dans le réseau, puis après ça, faire les vérifications dans les bâtiments. Alors, c'est vraiment un travail qui se fait depuis plusieurs années pour remonter chaque branche du réseau et faire les inspections à l'intérieur des bâtiments pour trouver si c'est l'ensemble du raccordement qui est mal fait ou si c'est un équipement de plomberie. Une fois qu'on a identifié les bâtiments, eh bien là, c'est de solliciter les citoyens pour que les raccordements soient corrigés. Alors, est-ce qu'il y a des endroits où les corrections ne pourront pas se faire par l'intérieur du bâtiment? C'est possible. Dans l'équipe de monsieur Leger, il y a des gens qui vont travailler pour identifier les meilleures façons pour accompagner les citoyens. On va le travailler aussi avec les arrondissements. Il y a peut-être des endroits où il y a effectivement des travaux qui vont devoir se faire sur le réseau, mais on va vraiment essayer de le faire le plus possible par l'intérieur des bâtiments parce que c'est ça quand même qui est moins coûteux, puis parfois c'est, en fait, c'est beaucoup moins coûteux et moins perturbant, parce que de faire les travaux sur le domaine public, ça veut dire qu'on brise la chaussée, on est obligé d'intervenir sur le domaine public, c'est très coûteux, ça prend plus de temps, puis ça brise l'infrastructure. Donc on essaie de corriger là où ça coûte le moins cher. Mais donc c'est vraiment un travail bâtiment par bâtiment pour les identifier, puis après ça les faire corriger. Puis on travaille en parallèle pour s'assurer qu'il n'y a pas de nouveaux mauvais raccordements qui se font lors de la construction. Ça aussi, ça se fait avec les gens au niveau des permis dans les arrondissements ou dans les villiers, le cas échéant.
Voix 3D4:53:31
OK.
Voix 3A4:53:32
Et quel est le budget qui est consacré à tout ça cette année?
Voix 3B4:53:35
J'ai pas le budget, à moins que monsieur Léger ait le budget. On n'a pas de budget d'investissement qui est lié aux corrections des raccordements inversés parce que c'est des corrections qui vont se faire par l'intérieur des bâtiments par les propriétaires. Donc, on a du budget de fonctionnement en soutien au— bon, il y a du budget au Service de l'environnement pour faire les échantillonnages, puis on a du budget de fonctionnement, j'ai pas le montant, mais pour pouvoir faire les inspections dans chacun des bâtiments, les tests de fumée, tout ça, pour être capable de les identifier bâtiment par bâtiment.
Voix 3A4:54:08
Alors, pour vous essayer de trouver l'information, acheminez à madame Charbonneau, qui est notre donatrice et ici les commissaires en prendront connaissance pour essayer aussi de répondre correctement à notre concitoyen. Monsieur Jean-François Rozon qui pose une question et c'est la dernière sur l'usine d'ozonation. Alors ça c'est vraiment aussi, vous l'avez bien démontré, un outil, c'est pas un outil mais c'est une, disons quand même, un bâtiment extrêmement important pour la Ville de Montréal et pour tout l'ensemble de l'agglomération, surtout en aval, je pense. Alors, bonjour. En apprenant le report de la mise en opération de cette usine en fin 2028, ma question est la suivante. Face à un écart de plus de 600 millions entre les contrats publics visibles sur SEAO,
Voix 4A4:55:01
Et le total est contenu des irrégularités soulevées par le BIG en 2019. Alors, pouvez-vous fournir un breakdown, excusez l'expression anglaise, mais détaillé des factures et justifications comptables pour chaque poste de dépenses non couvertes par les appels d'offres publics, y compris les coûts internes, les amendements aux contrats existants et les contingences, afin d'expliquer cet écart et démontrer la transparence budgétaire de ce projet? Merci. Bien là, c'est certain qu'on pourra pas répondre à ça immédiatement. Mais en tout cas, je pense qu'il y a moyen peut-être de donner quelque chose de très général, pas général, mais d'essayer de répondre à la question, mais de façon plus agglomérée, je vais dire ça comme ça.
Voix 4B4:55:40
Oui, parce que la question est extrêmement détaillée, puis on va aller référer l'accès à l'information parce que là, c'est vraiment extrêmement large. Ce projet, c'est un projet qui a été démarré il y a plusieurs années. Effectivement, il y a eu une augmentation des coûts dans ce projet-là qui découle de plusieurs grandes explications. Le enjeux techniques qui ont été trouvés. Il y a eu des reports de projets, il y a eu des enjeux avec le marché. Fait qu'on est passé dans certains appels d'offres où est-ce qu'on avait personne qui était intéressé, aucune soumission conforme qui a été déposée. Donc, on a dû recouper ce projet-là en plusieurs contrats pour être capable d'avoir un projet qui est séparé de façon à intéresser le marché. Donc, on a réussi à relever ces défis-là. Donc, on a pris un pas de recul dans le projet, puis on a reséparé l'ensemble de nos documents d'appel d'offres pour aller vraiment faire notre sollicitation de marché dans différents blocs pour être capable de venir à bout de faire avancer le projet. Donc là, on a, comme je le disais, la majorité des contrats ont été octroyés. Il nous reste un gros contrat qui va être le bâtiment pour abriter les équipements pour produire l'oxygène. Parce que pour ozoner, on a besoin d'avoir de l'électricité, on a besoin d'avoir de l'oxygène, puis avec de l'électricité et de l'oxygène, on brise le O2 et on produit du O3, et c'est cette molécule-là qui va permettre de détruire les virus et les bactéries. Donc, on a dû construire une nouvelle sous-station électrique, pour nous permettre d'avoir une alimentation électrique avec Hydro-Québec, parce que le bout de l'île ne pouvait pas nous alimenter. Et on a besoin d'acquérir des équipements pour produire l'oxygène. Ça fait qu'on a eu besoin de changer le modèle d'affaires aussi en cours de route, ce qui explique les délais additionnels et les coûts additionnels. Maintenant, il y a plusieurs— moi, tantôt, il y avait quand même— je vais réagir au rapport du BIG. Quand on parle, il n'y a pas d'irrégularité au niveau de la gestion ville qui avait été identifiée dans ce rapport-là. Donc, le projet avait été bien géré au niveau de la ville. Maintenant, il y a, nous, on a mis en place un comité aviseur. C'est un projet qui est suivi puis qui est vraiment très rigoureusement suivi. Puis on a mis en œuvre aussi beaucoup de suivi, de surveillance pour gérer les contingences, pour s'assurer qu'on les contient le plus possible. Et on a beaucoup travaillé sur nos sollicitations de marché pour ajuster nos documents d'appel d'offres, pour intéresser les soumissionnaires, pour avoir un meilleur équilibre entre les risques au niveau de la Ville, au niveau des entreprises, pour avoir le meilleur coût possible dans cet important projet-là. Alors, c'est un projet qui avance bien, qui va se livrer, oui, avec retard, mais somme toute, on est bien en selle sur ce projet-là pour le livrer en 2028 avec un démarrage complet en 2029 pour améliorer la qualité de l'eau.
Voix 4A4:58:52
OK, alors ça nous donne une vue d'ensemble, ça ne donne pas tous les éléments reliés à la question, mais ça donne une vue d'ensemble. Puis on va demander à notre coordonnatrice de faire un suivi auprès de ce citoyen peut-être pour qu'il puisse avoir des réponses peut-être plus précises, mais ça va prendre un certain temps si on passe par Accès à l'information. Alors, nous allons maintenant passer à la période de questions des commissaires et je suis certain qu'il y a beaucoup de questions. Alors, madame Plante.
Voix 4C4:59:23
Merci, monsieur le président. Merci pour la présentation. Vous avez parlé beaucoup du nouveau plan de gestion des actifs que vous avez réalisé en 2025. J'aimerais comprendre un peu c'est quoi l'impact que ça va avoir. Je comprends qu'on va avoir des subventions, mais pour planifier les besoins, est-ce que ça va apporter quelque chose?
Voix 4B4:59:39
Plus dans ce sens-là. En fait, le plan de gestion d'actifs, ça va être en continu. Fait que le gouvernement a encadré une démarche, puis c'est vraiment chaque municipalité a cette exigence-là pour aller chercher des subventions additionnelles. Mais après, quel est le bénéfice pour nous de le faire? Ça s'intègre vraiment dans augmenter la connaissance, donc d'avoir la meilleure connaissance possible de l'état de nos actifs, Donc, l'état, vraiment, de ce qui est en bon état, en moyen état, en mauvais état, puis après, de travailler aussi sur la criticité. Donc, est-ce que l'équipement est névralgique au niveau du service à la population? Avec la combinaison de la connaissance et de la criticité, ça va nous permettre, un, d'investir au bon endroit pour au niveau de l'entretien pour s'assurer qu'on va prolonger la durée de vie. Puis quand on prolonge la durée de vie, ça veut dire qu'on va être capable de lisser certains investissements, donc ça va nous aider au niveau du coût de la dette, entre autres. Mais surtout, ça va nous assurer qu'on va investir au bon endroit sur les actifs qui sont à la fois en pire état, mais qui sont le plus critique pour la population. Fait que le bénéfice, c'est vraiment de poursuivre la connaissance, c'est de poursuivre l'amélioration de la connaissance, autant au niveau de l'État que de la criticité, puis de prolonger la durée de vie, faire les entretiens courants. Fait que c'est vraiment toute la stratégie, puis ça, ça va nous permettre de— parce qu'historiquement, quand on venait à cette commission-là, on venait avec des besoins d'investissement, puis ce qu'on rapportait, c'est ce qu'on avait besoin comme investissement pour éliminer complètement le déficit de maintien d'actifs. Donc l'amener à zéro sur la période de 10 ans. Et là, avec la nouvelle stratégie, c'est qu'on s'est donné des objectifs qui sont à la fois plus réalistes avec une gestion de risque qui vont nous permettre, on se dit que même si on, à la fin de la période de la décennie, on va avoir encore un certain déficit, à peu près 5% qu'on vise, mais en bien gérant nos actifs, ça va être ça va être correct au niveau du service à la population, puis ça va nous permettre de faire, d'être plus réaliste au niveau des investissements qu'on est capable de mettre aussi en œuvre.
Voix 4C5:02:01
Quand vous, juste pour faire du pouce sur ce que vous dites, est-ce que vous vous basez seulement sur ce plan pour faire une priorisation un peu des travaux qu'ils vont faire, il y a d'autres choses qui sont prises un peu en compte? Quand vous parlez, admettons, de la réfection du réseau, est-ce qu'on se base juste sur ce plan-là ou il y a d'autres?
Voix 4B5:02:17
Quand on parle d'état des actifs. Puis si on regarde, par exemple, les conduites, fait que la première étape sur les conduites, c'est de connaître l'état de la conduite, si elle est en bon ou en mauvais état, puis ensuite de regarder, là c'est sûr qu'on a une première priorisation qui est basée sur l'état de la conduite et sur la criticité sur le service à la population. Donc, on va prioriser, par exemple, le renouvellement des conduites qui vont alimenter un hôpital que, par exemple, une conduite qui alimente un secteur moins névralgique. Ça, c'est déjà pris en compte dans ce qu'on fait. Puis ensuite, c'est sûr qu'on regarde l'aspect hydraulique, puis on regarde l'aspect de coordination des travaux avec d'autres partenaires. Quand on est sur le domaine public, pour les conduites, on a un plan, le plan d'intervention, il fait l'état des conduites d'égout, les conduites d'aqueduc, l'état de la chaussée, et tout ça, c'est coordonné pour s'assurer qu'on va synchroniser les investissements là où on a une combinaison de mauvais état dans tous nos actifs. Fait que c'est vraiment la meilleure façon, dans le fond, d'optimiser les investissements puis de s'assurer qu'on va à la fois amener nos infrastructures vraiment sur leur plus grande durée de vie, mais aussi on se coordonne avec tous les autres partenaires. Fait que ça, c'est pour le domaine public, c'est avec les autres partenaires. Dans les usines, à l'intérieur de nos autres infrastructures, là, c'est avec l'ensemble des besoins puis des différents secteurs des usines que là, on va regarder ensemble comment ça interagit, qu'est-ce qu'on peut faire. Il va y avoir une coordination puis une synchronisation des investissements aussi pour tenir en compte le service à la population.
Voix 4C5:03:55
OK, merci.
Voix 4A5:03:58
Monsieur Saint-Jean.
Voix 4D5:04:00
Merci, monsieur le président. Ma question va porter sur la fluoration de l'eau. Laquelle n'apparaît pas à votre budget, autant opération que dans le PDI. Comme vous le savez, à l'automne 2024, la décision était prise par l'administration précédente, tant au conseil municipal qu'au conseil d'agglomération, de cesser la distribution de l'eau fluorée dans les villes de Beaconsfield, Bézurphé, Kirkland, Pointe-Claire et Dorval. C'est plus de 100 000 résidents de l'agglomération voyaient un service dont ils bénéficiaient souvent depuis plus de 60 ans être au début 2025 interrompu sans aucune forme de consultation. Depuis, tant la Direction de la santé publique de Montréal que la Santé publique Québec se sont toutes deux prononcées pour le maintien de ce service, voire même son expansion là où ça serait possible. Alors, je vous demanderais, considérant que la Direction de la santé publique, le Ministère de la Santé dispose d'un programme qui valorise la fluoration de l'eau potable en couvrant tous les coûts: installation, entretien, achat et livraison du matériel requis. Donc, considérant que ce programme-là et ce service-là pourrait se faire à coût nul pour votre service ou pour la Ville de Montréal. Et gardant en tête que selon la Dre Lemieux de la DSP de Montréal, 1$ investi en prévention se traduit par 8$ d'économies en soins bucco-dentaires, donc c'est une question importante de santé publique, est-ce qu'on peut s'attendre à ce que la fluoration de l'eau soit réinstaurée en 2027, voire déjà en 2026?
Voix 4B5:05:52
Au niveau de la fluoration, ce qu'on a fait en amont de la décision qui a été prise, c'est qu'on a regardé ce qui est dans la portée de la responsabilité du service de l'eau. Fait qu'on a fait une étude complète pour regarder les impacts de la fluoration ou les impacts opérationnels au niveau de l'entretien de la fluoration avec 2 scénarios. Donc, le scénario d'en mettre partout ou le scénario de l'enlever partout. Fait que c'était vraiment une question de prendre une décision globalement pour l'agglomération, d'avoir, dans le fond, une même façon de fournir le service à la population. Et à l'issue de ce rapport-là qui a été fait et ce qui a été présenté aux élus, bien, la décision avait été prise d'arrêter la fluoration. Il y avait 2 usines, Pointe-Claire et Dorval, où est-ce qu'il y avait de la fluoration. Fait que la décision, elle a été prise. Nous, on n'a pas d'autres travaux en cours pour modifier cette décision-là, puis il n'y a rien qui est prévu en ce sens-là. Les équipements ont été démantelés pour faire de la place aussi à d'autres travaux qui sont requis dans les usines. La mission du service de l'eau, c'est une mission de s'assurer de fournir l'eau potable à la population. Avec tous les paramètres qui sont régis par le règlement sur la qualité de l'eau potable. Donc, la fluoration, c'est vraiment un programme qui est complètement à part, donc qui rentre pas dans la responsabilité liée à ce qu'on doit rencontrer au niveau de l'exigence du règlement sur la qualité de l'eau potable. Fait que pour nous, au service de l'eau, il n'y a pas de travaux de suite à donner à ça. Maintenant, est-ce qu'il y aura d'autres décisions qui relèvent pas de moi, ça, je peux pas le savoir, mais pour le moment, nous, on n'a pas d'autre chose.
Voix 4D5:07:40
Je vous remercie pour votre réponse. Je comprends que vous avez réalisé le mandat qui vous a été donné. Peut-être à ce moment-là me tourner vers monsieur De Sousa. Considérant ce que je vous ai mentionné en entrée de jeu, en préambule, considérant que l'installation et le service se feraient à coût nul pour la Ville de Montréal suite à des subsides, des subventions proviendrait du ministère de la Santé de Québec. Est-ce que ce n'est pas une question de santé publique qui pourrait être revisitée selon vous?
Voix 4E5:08:18
Merci pour le commentaire, monsieur le maire. Honnêtement, j'étais là à l'époque quand il y avait eu ce genre de consultation. J'ai eu l'occasion de parler avec les vice-maires et mairesses à l'époque. J'aurais dû souhaiter que dans une situation semblable, le maire aurait dû être consultés au minimum. Et malheureusement, c'était pas le choix à l'époque. À cette étape, il faut que je discute avec des services avant même que je peux retourner pour vous donner une réponse. On a traité toutes sortes de dossiers, mais on n'a pas traité la question d'efflorescence du tout. Et puis je pense qu'une fois que j'ai l'occasion de parler avec nos services, on va être en mesure de donner une réponse Claire.
Voix 4D5:09:03
Je vous remercie et soyez assuré de notre collaboration.
Voix 4E5:09:06
Merci.
Voix 4B5:09:07
Peut-être juste en complément d'information, là j'ai pas tous les chiffres parce que le rapport il date quand même de plus d'un an, mais c'était pas à coût nul. Il y avait des investissements payés par la Ville qui étaient requis, fait que là on va tout ressortir puis on va pouvoir en parler avec monsieur DeSousa, on reviendra.
Voix 4A5:09:22
Merci, monsieur Esposito. Merci beaucoup, monsieur le président, et merci pour votre présentation. J'ai vu sur le diapo 3 que votre service verra l'ajout de 76 années-personnes supplémentaires. Je pense, si je me rappelle bien, c'était 1012 à 1088 personnes, années-personnes, pour mettre en place la nouvelle stratégie de l'eau. Je voulais juste savoir comment l'ajout de 76 années-personnes aidera votre service à atteindre la nouvelle stratégie de l'eau? Et si vous pouvez préciser comment, c'est quoi la précision, excusez-moi, la contribution attendue pour ces nouveaux postes au sein de votre service et comment ces renforts permettront de livrer le service plus efficacement et pour la population de Montréal?
Voix 4B5:10:19
Effectivement, 77 postes pour la nouvelle stratégie montréalaise de l'eau et Il y en a 44 au budget de fonctionnement et il y en a 33 au budget d'investissement. Dans le budget d'investissement, il y a 16 postes qui sont pour le service d'approvisionnement pour mettre en œuvre la stratégie d'approvisionnement avec les arrondissements pour faire l'entretien préventif des équipements aqueduc et égouts. Les autres postes pour le budget d'investissement, c'est entre autres au niveau de la direction de l'eau potable pour les programmes de maintien d'actifs. Donc, il y a beaucoup de désuétude dans les usines d'eau potable et on avait besoin de postes additionnels là-dessus. Donc, ensuite, on a aussi, au niveau de la direction des projets majeurs, des postes additionnels pour faire de la surveillance à l'interne. Ça fait que la consolidation de l'expertise au niveau de l'investissement. Et il y a aussi le projet de déploiement de la maintenance préventive en arrondissement qui nécessite des postes additionnels. Au niveau du budget de fonctionnement, il y a 14 postes qui sont, comme vous le voyez dans l'organigramme qui est à l'écran, il y a 14 postes qui sont pour d'autres services corporatifs qui sont contributeurs à la stratégie, entre autres au niveau du service de l'environnement, sur le suivi du RSMA, le suivi au niveau des rejets industriels. Ensuite, dans les 31 postes pour le service de l'eau, il y en a plusieurs postes qui sont au niveau de l'amélioration de la connaissance. Fait qu'on a à travailler encore beaucoup sur les programmes d'auscultation, d'inspection, les plans d'entretien, développer les plans d'entretien, développer la connaissance au niveau de la criticité. On va travailler sur la sécurité physique, la cybersécurité dans nos usines. On va travailler également au niveau du budget de fonctionnement. Attendez une minute, j'avais plusieurs exemples. En fait, beaucoup au niveau des plans d'entretien. Ah oui, on a des ressources additionnelles aussi pour faire les programmes d'entretien dans le cadre de l'ajout de nouveaux procédés comme la désinfection à l'OZ. Fait qu'on a, dans les 64 initiatives de la Stratégie montréalaise de l'eau, chacune des initiatives a été documentée sous qu'est-ce qu'on veut mettre en œuvre, puis qu'est-ce qu'on va vouloir rencontrer sur la décennie. Ça, c'est— ensuite, on a regardé tout ce qu'on avait, autant au service de l'eau que dans les autres services, qu'on avait déjà dans nos budgets qui nous permet d'avancer, puis qu'est-ce qui manquait. Alors, tout ce qui est— tout ce qui manquait pour atteindre les objectifs de la stratégie, c'est ça qui a été réparti au sein des différentes équipes. Donc, ça fait partie des 31 postes pour le service de l'eau. Donc, pour le bilan de l'eau, pour l'amélioration de la connaissance, la vérification de tous les programmes de suivi de qualité ou de suivi prospectif de la qualité, de continuer à travailler sur nos infrastructures vertes. Ce sont toutes des initiatives qui vont soit être en continuité ou aller plus loin par rapport à ce qu'on avait déjà commencé. C'est ça qui va vraiment faire la grande différence par rapport aux prochaines années. Puis tout ça va se mettre en œuvre graduellement au fil des embauches.
Voix 4A5:13:32
Parfait, merci beaucoup pour la clarification. Merci. Madame Thiagarajah.
Voix 4F5:13:37
Merci, monsieur le président. Merci pour votre présentation. Alors, ma question, c'est pour le plan d'action inondation, volet 2, modifier le règlement de construction avancement 10%. Qu'est-ce qui sera fait en 2026?
Voix 4G5:13:59
En 2026, la priorité c'est de continuer le travail vraiment avec les citoyens chez eux. On a déjà fait les projets pilotes de Porte-Étanche à Ville-Marie, on vient de finir cet automne les projets pilotes de Batardot à Rivière-des-Prairies. Donc c'est d'offrir le plus possible les alternatives techniques aux citoyens qui soient adaptées à leur configuration de bâtiment, à leur choix aussi personnel de leur gestion de risque. Et de regarder l'effet des modifications des règlements d'arrondissement pour vérifier qu'on ne construise plus de bâtiments à risque dans les zones de cuvette.
Voix 4H5:14:37
Merci.
Voix 4A5:14:39
Madame Brisebois.
Voix 4B5:14:41
Oui, merci, merci pour la présentation. On le sait, c'est pas toujours simple de démêler les compétences d'agglomération, compétences municipales, de savoir quelle conduite va où, et quel, ça tombe dans quelle catégorie exactement. Et par rapport au plan de gestion des actifs, qui est une obligation pour vous, pour toutes les villes, je me questionnais à savoir si dans vos services, s'il y a un volet accompagnement pour les villes liées, comme dans notre, dans nos opérations à nous, dans notre tête à nous, le service de l'eau, on a une cote-part pour l'eau, on paye quand même une quote-part appréciable aux services de l'eau. Moi, je veux juste m'assurer qu'on capte exactement et qu'on sait quels sont les services et les accompagnements auxquels on pourrait avoir droit comme villiers. En fait, la première chose, c'est que les actifs qui sont d'agglomération versus de compétences locales, ça c'est très bien documenté. Tous les actifs actifs linéaires qui sont d'agglomération, c'est documenté dans les cartes du règlement d'agglomération au niveau de la délégation, de la sous-délégation. Fait que ça, il n'y a pas— il y a un mécanisme aussi si jamais il y a des questionnements, il y a un mécanisme avec un comité technique pour revoir ces différents actifs-là. Au niveau des conduites du linéaire, quand on a mis en œuvre il y a très longtemps, parce que le plan de gestion des actifs actifs, ça va couvrir 100% des actifs de l'eau. Mais l'ancêtre ou le précurseur du plan de gestion des actifs, c'est le plan d'intervention. Effectivement, le plan d'intervention, quand il avait été mis en œuvre, ça avait été un plan d'intervention d'agglomération. Et là, on a, on réalise le plan d'intervention autant pour la Ville de Montréal que pour certaines villiers. Ça fait que ça, ça avait été vraiment identifiés comme un projet d'agglomération. Encore aujourd'hui, la mise à jour est faite pour les villiers en fonction de l'historique. Il y a certains villiers qui l'ont fait par eux-mêmes, mais on fait les plans d'intervention autant pour les arrondissements que pour certains villiers. Par contre, au niveau de la gestion, le plan de gestion d'actifs, là, ça, c'est vraiment en fonction de la responsabilité de chacune des villes. Fait que nous, on va faire le plan de gestion d'actifs au niveau des responsabilités d'agglomération, mais au niveau des conduites principales d'agglomération, puis au niveau des actifs d'usine, des actifs d'usine, de réservoir, tout ce qui est dans la compétence vraiment d'agglomération. Pour les vies liées, par contre, si vous voulez aller plus loin que ce que vous avez dans certaines infrastructures au niveau des conduites, ça rentre dans le plan d'intervention. Mais là, on est peut-être plus au niveau des stations de pompage. S'il y a des ouvrages de rétention plus locaux, ça, ça va vraiment être dans chacune des villiers. Maintenant, autant monsieur Léger que madame Deveau ont des rencontres avec les DG de villiers. Fait qu'il y a de la collaboration quand même, mais on va pas le prendre en charge, mais on partage. On va partager l'expertise, on peut partager aussi les outils. Tout ça est très ouvert. Mais on a chacun dans nos responsabilités pour faire ces plans-là.
Voix 4F5:18:01
Parfait.
Voix 4B5:18:02
J'ai peut-être une sous-question, monsieur le président, si vous le permettez. Allez-y, madame la présidente. Les infrastructures vertes drainantes, est-ce que c'est de compétence d'agglomération? C'est de compétence locale pour celles qui sont en œuvre. C'est vraiment un programme qui est dans la compétence corporative, les infrastructures vertes drainantes. Fait que c'est associé à des projets de parcs locaux dans les arrondissements. Oui, je pense, je sais pas s'il y en a d'agglo là.
Voix 4E5:18:30
Peut-être dans les grands parcs d'agglo.
Voix 4B5:18:32
Peut-être. Peut-être qu'il y en a.
Voix 4E5:18:33
Où est-ce que l'investissement, parce que souvent les grands contributeurs au niveau de ces infrastructures drainantes, c'est les parcs ou la Société des parcs Champs-de-Rapport. Donc, il peut y avoir des investissements qui sont réalisés dans des compétences d'agglomération lorsque un verdissement ou des travaux dans les parcs, ça peut arriver à ce niveau-là. C'est marginal.
Voix 4B5:18:55
Je pense que c'est marginal, oui. Le programme d'investissement, il est vraiment au niveau corporatif. Fait que l'argent qu'on a chez nous, c'est ça. Alors, puis nous, on paye pour les volumes vides, on paye pour les mètres cubes de rétention. Fait que c'est que ça qui est financé par le programme de la Ville. Merci.
Voix 4A5:19:16
Madame Tremblay.
Voix 4B5:19:18
Merci, monsieur le président. Ça donne bien, ma question fait suite à ce que Julie vient de demander. C'est par rapport au parc résilient puis aux espaces, aux infrastructures vertes drainantes. Je vois dans la page 8 qu'il y en a eu 16 en chantier en 2025. Je sais pas si ça veut dire qu'ils ont été terminés. Je vois pas ce qui va se faire en 2026. Et là, vous me dites que ça relève de chaque ville ou chaque arrondissement? C'est pas— En fait, c'est-à-dire que le programme d'investissement, il est au service de l'eau, mais nous, on profite des projets des arrondissements ou des autres services corporatifs. C'est-à-dire qu'à partir du moment où un arrondissement a un projet d'intervenir dans un parc ou dans un espace public, publics, mais on travaille, on met notre expertise à leur service pour s'assurer que le parc ou l'infrastructure va être construit avec des zones plus basses, ce qui va permettre d'accumuler l'eau. Alors, c'est vraiment un travail collaboratif. On profite des investissements pour fournir l'expertise, faire les analyses hydrauliques pour s'assurer que ça va être construit avec des zones plus basses. Puis il y a plusieurs exemples de projets. Fait qu'on a certainement, monsieur Leger aurait certainement une liste de projets qui sont en cours. Fait qu'il y a 13 projets qui sont en cours, soit en chantier ou bien il y en a certainement qui sont en étude aussi. Fait qu'on y va vraiment au gré des différents projets. OK, merci beaucoup. On a 22 000 mètres cubes dans la dernière ligne. En étude de faisabilité, 22 000 mètres cubes. C'est sûr que nous, on essaie d'y aller en mètres cubes. Ce qui nous intéresse, c'est de construire des mètres cubes au moindre coût, parce que vous allez voir tantôt que quand on fait des ouvrages souterrains, ça coûte vraiment, vraiment cher, ça prend énormément de temps à construire. Fait que là, on essaie d'y aller à différentes échelles pour aller le plus rapidement possible puis amener des bénéfices. Puis c'est ces infrastructures-là, ben, ça amène vraiment plusieurs bénéfices pour la population avec le verdissement, diminution des îlots de chaleur, mais il faut vraiment le faire conjointement.
Voix 4E5:21:35
Tu as des chiffres?
Voix 4B5:21:36
Oui, ils sont tous en mètres cubes. Non, mais on a 13 en chantier en 2026. 13 projets en chantier en 2026. On avait 16 en 2025, puis là on a 13 en 2026.
Voix 4E5:21:46
C'est ça.
Voix 4C5:21:51
Non, non, ils sont mêlés dans la conception.
Voix 4A5:21:53
Oui, mais ce serait peut-être intéressant de les faire parvenir à la coordonnatrice.
Voix 4B5:22:01
Oui, pas de problème.
Voix 4A5:22:02
Madame Tremblay pourra en prendre connaissance, nous tous d'ailleurs on pourra en prendre connaissance, avoir une idée plus claire des 13 projets. Monsieur Guaraji.
Voix 4G5:22:13
Merci beaucoup, monsieur le président. Bonjour tout le monde. Premièrement, je tiens à saluer l'effort de Service de de l'eau, de l'administration, certainement pour le projet pilote sur les bâtards d'eau, un très bon début pour le secteur de Rivière-des-Prairies. Bien sûr, cela reste un simple pansement face aux plus grands problèmes d'inondations, et j'espère que nous pourrons tous s'attaquer à ce problème comme, comme ville. Alors, dans mon arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles se trouve la station d'épuration d'eau Jean-Hère-Marcotte, et les résidents du secteur sont préoccupés par les fortes odeurs présentes depuis quelques années. Et si j'ai bien compris, ces odeurs seraient liées aux travaux de réparation en cours, puisqu'elles n'étaient pas présentes auparavant. Et dans ce contexte, les travaux en cours permettront-ils effectivement de réduire les odeurs? Si oui, à quel moment les résidents peuvent-ils s'attendre à un retour à la normale, c'est-à-dire à la disparition de ces odeurs gênantes? Et Et en plus, et en plus, c'est mon dernier volet de la question, en fait, que représentent ces investissements pour la Ville de Montréal en termes d'amélioration de la qualité des infrastructures et de la propreté urbaine et des eaux pluviales?
Voix 4B5:23:32
Il y a plusieurs volets à votre question. La première, au niveau des patards d'eau, oui, on est très fiers d'avoir fait ces essais-là. En collaboration avec l'arrondissement. C'est super important pour moi de revenir quand même sur la gestion des eaux pluviales. Donc, il n'y a aucun réseau souterrain, ni à la Ville de Montréal, ni dans aucune ville dans le monde, qui va être capable, malgré les investissements, malgré la construction d'ouvrages de rétention, malgré l'augmentation de collecteurs, il va toujours avoir des pluies qui vont dépasser la capacité des réseaux. Alors, c'est sûr que ça va être incontournable que dans les prochaines années, avec les changements climatiques, il va y avoir de l'eau qui va monter en surface puis qui va se retrouver à se diriger dans les points les plus bas. Alors, pour nous, c'est essentiel que les citoyens, les citoyennes comprennent qu'ils doivent faire les aménagements dans leur bâtiment pour empêcher que quand l'eau va monter en surface, que ça vienne faire du dommage dans leur bâtiment. C'est pour ça qu'on met beaucoup d'énergie pour tenter de trouver des solutions qui vont fonctionner. On fait des fiches, on travaille en collaboration avec différents organismes pour amener des solutions, mais la protection des bâtiments, c'est ce qui va permettre d'éliminer le risque. Tous les autres, tous les autres investissements que l'on fait au niveau de la Ville vont améliorer la situation, diminuer les risques, mais ça va pas l'éliminer. Alors, faut vraiment continuer à travailler sur plusieurs fronts, incluant le front de travailler pour la correction des— la protection des bâtiments, l'adaptation du cadre bâti. Ça, c'est sur le volet au niveau de la résilience, l'impact des pluies intenses. Au niveau des odeurs, dans les dernières années, on a parfois arrêté d'utiliser certains produits chimiques qui étaient très coûteux. Ça a causé certaines plaintes d'odeur. Ça, on en est conscient, fait qu'on continue à le travailler. Maintenant, les produits chimiques, comme je vous l'ai montré, ça augmente beaucoup. Donc, il y a une grosse— ça donne une grosse pression sur les budgets de fonctionnement du service de l'eau. Alors, je sais pas si Stéphane, dans le cadre des projets actuels, Stéphane, peut-être monsieur Bellemare pourrait parler un petit peu plus. Là, on a un comité d'études des odeurs. Fait que c'est vraiment quelque chose qui est tenu en compte puis qui est suivi régulièrement par les équipes.
Voix 4I5:25:59
Oui, en effet, on a un comité de suivi des odeurs citoyennes. Également, ce qu'on avait fait, voilà, 2 années passées, on avait réduit le dosage au niveau du chlorure ferrique, qui est un produit qui est coûteux, beaucoup plus coûteux que l'halure pour notre traitement d'eau, mais l'effet qu'il y a, c'est la réduction des odeurs. Au fil des années, ce qu'on a fait, c'est qu'on optimise l'utilisation de tout le réseau ferrique pour avoir également un gain au niveau des économies, puis également d'abaisser les eaux d'art. On prévoit là que l'été prochain, normalement, il devrait y avoir beaucoup moins de plaintes d'eaux d'art qu'on en a eu cette année. Puis également cette année, ce qu'il faut mentionner, c'est qu'au niveau du traitement des eaux usées, quand le débit de la station est bas pendant une grande période de temps, ça crée, ça crée beaucoup d'odeurs à la station. Ce qu'on a vécu cet été, ça peut être également un des facteurs qui ont contribué à l'augmentation des plaintes d'odeurs. Mais on en est conscient, puis c'est certain qu'on va travailler fort pour à la fois économiquement être rentable, puis également abaisser les odeurs à la station d'épuration.
Voix 4G5:27:11
Parfait. Est-ce qu'on a une idée de quand est-ce que ces travaux vont se terminer?
Voix 4I5:27:15
Ben, en fait, c'est pas nécessairement des travaux, c'est beaucoup plus du dosage qu'on fait de produits chimiques. Les travaux à la désinfection n'ont pas un réel impact sur les odeurs au niveau du projet de désinfection. C'est vraiment l'optimisation du procédé de la station qui fait en sorte si on a des plaintes d'odeurs ou pas.
Voix 4G5:27:36
Je comprends. Alors, les travaux qui sont pour la station d'épuration d'eau n'ont rien à voir avec l'odeur actuellement. C'est à cause d'un changement de produit que vous avez—
Voix 4I5:27:46
Exactement, c'est vraiment l'utilisation des produits chimiques qu'on utilise. On en a 2, on a le chlorure ferrique et l'Alun. Plus on utilise de chlorure ferrique, plus les coûts augmentent, moins on a de plaintes d'odeur, moins on a d'odeur. Plus on utilise de l'Alun, ben, moins ça coûte cher pour faire le traitement d'eaux usées. Mais ça augmente les odeurs au niveau de la station d'épuration. Le projet vise à optimiser le tout pour avoir un rapport qualité-prix qui est acceptable.
Voix 4G5:28:15
Parfait, merci beaucoup pour vos réponses.
Voix 4I5:28:18
Merci.
Voix 4A5:28:20
Monsieur Devaux-Guizani.
Voix 4J5:28:22
Merci, monsieur le président. Juste pour faire du pouce, est-ce qu'on sait combien on a sauvé dans les dernières années en changeant le dosage ou l'utilisation de produits?
Voix 4I5:28:30
On parle d'une économie récurrente de 1 800 000$. C'est sûr que on le voit pas nécessairement au niveau des budgets parce qu'on a le prix des chlorures ferriques là ou le prix des produits chimiques qui ont doublé depuis 2021, mais également on a été capable d'éponger un peu l'augmentation des produits chimiques en dosant de façon différente.
Voix 4J5:28:51
Merci beaucoup. Sinon, ma vraie question, on le sait, il y a beaucoup—
Voix 4A5:28:54
C'est une fausse question, ça.
Voix 4J5:28:56
J'essaie à chaque fois. Le sait qu'il y a une grande part de nos infrastructures souterraines, nos infrastructures de l'eau qui sont centenaires. Moi, j'aimerais savoir quelle part ou pourcentage de l'eau qui circule dans nos conduites est perdue. J'avais lu dans le journal que c'était entre le tiers et la moitié de l'eau. Je me demande, est-ce que c'est les chiffres les plus à jour qu'on a? Puis tout à l'heure, vous avez parlé de l'identification puis le colmatage de certaines conduites. Quelle est la cible réaliste de perte d'eau au terme de ces travaux-là?
Voix 4B5:29:22
Puis je pourrais revenir avec une autre question. En fait, Si on regarde dans les 10 dernières années, on a réduit de moitié le nombre de bris de conduite d'aqueduc. Ça, ça a contribué. Tout le programme de renouvellement de conduite se fait sur la base d'intervenir sur nos conduites où est-ce que le taux de bris était le plus grand. Ça contribue à faire diminuer les travaux d'urgence, mais ça ça permet aussi de réduire le gaspillage en eau. Fait qu'on est passé, là j'ai pas mon chiffre, je pense qu'on est à peu près autour de 30% de perte en eau. C'est ça, fait qu'on est à peu près, il y a quelques années on parlait de 40-50% de perte en eau, là on est à peu près de l'ordre de 30%.
Voix 4J5:30:14
C'est de l'eau potable?
Voix 4B5:30:15
De l'eau potable, oui.
Voix 4J5:30:16
Les eaux usées, ça on n'en perd pas du tout?
Voix 4B5:30:17
En fait, c'est différent parce que le réseau d'eau potable est sous pression. Alors, quand il y a une petite fissure dans le réseau ou un bris, bien, on perd beaucoup d'eau. Toute cette eau-là, par contre, qui est perdue par nos conduites d'aqueduc, se trouve un chemin dans l'égout, puis on la retraite à l'autre extrémité. Fait que le gaspillage de l'eau, toute la recherche de fuite, on met beaucoup d'emphase sur trouver les fuites avant qu'elles soient trop grosses, les réparer le plus rapidement possible. Fait que notre objectif, c'est de maintenir le taux de bris au taux à peu près actuel. Et ça, c'est un gros défi parce que, vous l'avez dit, les conduites d'aqueduc et d'égouts à Montréal ont été installées, une grosse partie au début du siècle et l'autre partie, le plus gros pool, c'est après la guerre. Et ces conduites-là sont de moins bonne qualité que celles du début du siècle. Fait que les deux gros parcs de conduites arrivent à peu près en désuétude dans les mêmes périodes. Alors, on a mis, si vous regardez de façon attentive les orientations, on vise à maintenir le niveau de bris à peu près à ce qui est actuel, puis c'est déjà un défi incroyable parce qu'on peine à rattraper le retard. On a plus de conduites qui tombent en mauvais état, en désuétude, que ce qu'on est capable de renouveler. Fait qu'on continue à maintenir vraiment cette pression-là, puis à mettre l'emphase sur nos programmes d'auscultation. On parle pour nos plus petites conduites, on est vraiment dans les programmes d'écouter les les conduites, puis avec le bruit, de trouver les fuites. Pour nos très grosses conduites, on a d'autres technologies, dont une technologie de fibre optique, ce qui nous permet d'écouter en continu les bris. D'ailleurs, ça va nous permettre de fermer préventivement une très grosse conduite qu'on a en cours pour éviter d'avoir des bris catastrophiques. Fait que tout ça, mais ça dépend des sortes de conduites, fait qu'on adapte nos programmes en fonction des de conduite aussi. Puis au niveau des égouts, mais là le défi c'est l'état structural de la conduite. Fait que pour qu'on puisse voir l'état structural des conduites, on doit envoyer des caméras. Alors on envoie, faut nettoyer la conduite, envoyer des caméras soit autotractées ou soit des caméras zoom qui nous permettent de voir l'état de la conduite dans son ensemble. Et c'est sur cette base-là de l'état qu'on prend les décisions d'investissement. Puis là, le défi pour les conduites d'égouts, c'est les conduites de gros diamètre. On a des conduites qu'on n'a jamais auscultées. Fait qu'il y a des défis, là, de nos émissaires qui vont jusqu'aux cours d'eau, c'est hyper compliqué à aller inspecter. Fait qu'on a différentes comme ça infrastructures qui sont beaucoup plus difficiles à aller inspecter.
Voix 4J5:32:55
C'est vraiment passionnant. Puis extrêmement rapidement, si je peux me permettre, qu'est-ce qui explique, vous avez dit pendant votre présentation que le coût des produits chimiques a doublé en 4 ans? Pourquoi ça?
Voix 4B5:33:03
Ça, c'est le marché. C'est vraiment le marché qui a explosé. Il y a un monopole ou il y a une hausse de la demande ou pourquoi ça? En fait, les composés qui forment les produits chimiques qu'on utilise ont été en forte augmentation. Ça a vraiment été, toutes les villes ont été prises. On a des prix qui sont compétitifs. Nos appels d'offres, en général, on a des bons prix par rapport à nos voisins. Mais c'est vraiment le marché qui a explosé au cours des dernières années. Puis là, bon, tous les efforts des équipes, autant au niveau de l'eau potable que des eaux usées, de regarder comment on est capable d'optimiser nos procédés pour utiliser la meilleure balance de produits chimiques qui va nous permettre d'avoir la meilleure qualité d'eau, mais au moindre coût. Ça, c'est vraiment une balance, mais c'est le marché qui a explosé.
Voix 4J5:33:50
Je vous remercie. Merci beaucoup.
Voix 4A5:33:52
Dernier intervenant, monsieur Jolicoeur. Avant la pause, avant la pause. Monsieur Jolicoeur.
Voix 4J5:33:58
Merci. Vous parliez de bris, souvent c'est quand il y a un bris qu'on se rend compte le petit miracle qu'on prend pour acquis de pouvoir ouvrir le robinet puis qu'il y a de l'eau d'une excellente qualité. Donc je vais remercier l'ensemble des services pour ça, sans oublier aussi le miracle de pouvoir juste évacuer de l'eau usée. En fait, dans la présentation, sauf erreur, je pense pas avoir vu de mention du fond de l'eau Puis c'est bien ça qui est financé par la taxe de l'eau. Donc, je me demandais qu'en est-il en ce moment du fonds de l'eau, son état actuel, puis c'est quoi la— est-ce que vous avez une projection de son état à la fin de l'année en fonction de vos prévisions budgétaires?
Voix 4B5:34:36
C'est une vaste question. En fait, le fonds de l'eau, c'est ce qui regroupe tous les revenus de l'eau et les dépenses. Ça couvre le budget du service de l'eau. Donc, ce que je vous présente aujourd'hui. Moi, j'ai la responsabilité du volet budget de service de l'eau incluant le coût de la dette, mais ça couvre également toutes les dépenses de tous les autres services et arrondissements qui ont des activités dans l'eau. Les budgets d'arrondissements qui permettent d'entretenir les conduites d'aqueduc et d'égouts, c'est à peu près 70 millions qui est financé à même le fonds d'eau, 72 millions. On a d'autres services comme le service de l'environnement qui a des activités dans l'eau. Il y a d'autres services corporatifs, puis dans le fonds de l'eau aussi, il y a des frais d'administration. Donc, tout ça, c'est consolidé, vous l'avez dans l'état prévisionnel dans le cahier budgétaire de la Ville de Montréal. Fait qu'on voit vraiment tous les revenus de l'eau, on voit également toutes les dépenses, donc service de l'eau dans tous les autres services corporatifs arrondissements, puis on voit aussi tout le comment on finance en partie le coût de la dette qui est avec les revenus de l'eau ou en partie avec la réserve. Dans le financement de la stratégie montréalaise de l'eau, dans le plan de financement, il y a tout, dans le fond, une accumulation de— en fait, on lève des revenus additionnels pour être capable de financer à la fois le budget de fonctionnement, les investissements, puis quand il va y avoir, s'il y a de l'argent non dépensé en cours d'année, ça va permettre de payer comptant les investissements fait que c'est vraiment une vue d'ensemble. Mais donc là, dans la présentation, on va voir, peut-être que dans les prochaines années, je vais présenter le fonds de l'eau complet quand je vais venir à la commission, mais présentement, c'est présenté dans l'état prévisionnel, dans le cahier budgétaire, puis ici, on a exclusivement la portion du service de l'eau. Mais c'est vraiment un fonds qui doit regrouper tout ce qui est revenus et dépenses pour l'ensemble des activités d'agglomération au niveau de l'eau.
Voix 4J5:36:32
La tendance, on s'en va où avec ce fonds-là? Est-ce qu'il est suffisamment financé?
Voix 4B5:36:38
Mais c'est pas un fonds, le fonds de l'eau présentement, c'est pas un fonds avec lequel on fait de l'argent sur le marché. Ça consolide vraiment les besoins. Puis il y a quelques années, les réserves de l'eau avaient beaucoup augmenté, ça a été utilisé pour payer comptant les investissements. Maintenant, il y a encore de l'argent dans la réserve qui est nous permet d'avoir, comme cette année, parce qu'on annonçait des déficits, on est allé en cours d'année obtenir des budgets additionnels. Fait que le fonds de l'eau, les réserves de l'eau permettent de financer des activités non prévues ou des manques à gagner. Puis globalement, ça s'équilibre pour qu'on soit capable de mener à bien la stratégie montréalaise de l'eau sur l'ensemble de la décennie.
Voix 4J5:37:23
Merci. Et rapidement, je veux juste savoir si vous avez en tête, si vous l'avez pas, ça pourrait être répondu par la suite, mais le coût pour la rétention d'eau, le coût par mètre cube de rétention, on parle de quoi comme ordre de grandeur? Parce que vous parlez des différents projets de rétention, puis que c'était en fait, c'est ça la donnée la plus importante.
Voix 4B5:37:41
En fait, c'est très, très, très variable. Vous allez voir tantôt, je vais vous présenter 2 projets. Fait que le coût de construire une infrastructure souterraine, c'est très variable. D'un projet à l'autre. Ce qui est le plus économique, ce sont les projets d'infrastructures résilientes, le coût au mètre cube. Là, j'ai pas en tête, peut-être qu'à la pause, peut-être qu'on va trouver des chiffres.
Voix 4J5:38:03
Merci beaucoup.
Voix 4A5:38:05
Juste pour compléter, je pense que dans le document du budget, il y a, ah bien, on l'a dans le résumé, on l'a dans le résumé, et dans le document du budget, il y a une section, je me rappelle pas de la page, où on parle de façon explicite du fond de l'eau, donc vous pourrez en prendre connaissance. Moi, j'ai une petite, j'avais dit dernier intervenant, mais je vais me donner le droit de poser une petite question. Est-ce qu'au niveau des grands consommateurs, les coûts, en fait les montants qui sont chargés pour réutiliser l'eau potable qui est produite à Montréal est bien proportionné avec l'utilisation qu'ils en font. Autrement dit, est-ce que le coût, le montant qui est chargé vous apparaît correct au niveau du budget?
Voix 4B5:38:56
Là, c'est vraiment un éditorial que vous me demandez. À mon avis personnel, le coût que l'on facture au mètre cube n'est pas un coût qui est suffisamment incitatif à l'économie.
Voix 4A5:39:16
Oui, mais pour les grands producteurs, eux autres, ils visent pas nécessairement une économie, ils visent une utilisation qui va faire en sorte qu'ils vont éventuellement vendre sur le marché et faire des profits. Donc c'est pour ça que, en fait, ma question c'est est-ce que ça pourrait pas justement contribuer à des revenus qui vont faire en sorte qu'on va être capable justement d'équilibrer encore mieux nos Oui, en fait, tout à fait.
Voix 4B5:39:40
La tarification compteur vise, selon moi, deux choses. Ça vise à faire une tarification équitable, ça vise à générer des économies, donc d'avoir un coût au mètre cube qui incite à réduire la consommation pour réduire le gaspillage puis réduire les coûts d'opération. Mais après, ben, c'est sûr que toute la tarification au compteur permet de ramener des revenus. Fait que là, il va y avoir une analyse, tu sais, complète qui doit être faite par rapport— ça fait seulement quelques années que Montréal tarifie presque l'ensemble de ses compteurs, des compteurs d'eau dans le secteur non résidentiel. Il nous en reste à ajouter. Ça fait partie des initiatives 2026 de s'assurer que 100% de tout le non-résidentiel va être tarifé au compteur. Une fois qu'on a ça, après, oui, il y a une réflexion puis une stratégie à voir est-ce que le coût au mètre cube permet à la fois d'élever les revenus que la Ville veut avoir et de susciter les économies. Mais c'est vraiment des décisions d'ensemble qu'il faut regarder par rapport— il y a encore une portion de la tarification qui est sur une base foncière. Fait que, tu sais, les le secteur non résidentiel a une partie au compteur d'eau puis une partie sur la base foncière. Ça fait que ça aussi, il y a un équilibre. Il y avait une première phase qui visait à harmoniser la tarification sur l'ensemble du territoire. Ça a fait quand même des changements pour plusieurs industries, commerces et institutions. Puis la deuxième étape sera d'avoir cette réflexion-là au niveau de l'augmentation ou non des coûts au mètre cube.
Voix 4A5:41:18
Est-ce qu'il faut attendre que tous les ICI soient en fait, que tout le projet de mettre des compteurs d'eau au niveau des ICI soit terminé pour entamer cette réflexion?
Voix 4B5:41:31
Non, pas du tout. Moi, je pense qu'on peut tout à fait l'entamer, l'entamer dès maintenant. Là, présentement, ce qui nous reste à installer comme compteurs d'eau, ce sont les compteurs d'eau dans des bâtiments qui sont avec des fonctions mixtes. Par exemple, dans un édifice à condos, il y a une épicerie, au rez-de-chaussée. Cette épicerie-là, présentement, elle n'a pas de compteur d'eau. Fait que c'est ceux-là qu'on vise à, sur lesquels on va installer les compteurs d'eau. Mais non, on peut tout à fait avoir la réflexion dès maintenant.
Voix 4A5:42:01
D'accord, je vous invite à le faire.
Voix 4B5:42:05
C'est noté.
Voix 4A5:42:06
Merci. Alors, on va prendre un petit 12 minutes de pause, puis ensuite on va reprendre pour le PDI. Alors, nous allons reprendre nos travaux avec encore une fois le service de l'eau, madame Morissette. Monsieur Carette, Monsieur DeSousa et l'ensemble de l'équipe. Donc, nous allons faire une présentation du PDI cette fois-ci, le plan décennal d'immobilisations 2026-2035, en fait tous les projets sur les 10 prochaines années. On sait à quel point au niveau de l'eau il y aura beaucoup de projets, je pense qu'il faut se le dire. Alors, je vais permettre à madame Morissette de prendre la parole. Est-ce que monsieur DeSousa, vous voulez voulez ajouter quelque chose? C'est bien. Alors, madame Morisset, la parole est à vous.
Voix 4B5:56:27
Merci beaucoup. Peut-être avant de commencer le PDI, petite précision sur une des questions que j'ai eues sur le taux de perte en eau potable. Fait qu'on est à 20%. Alors, dans le dernier bilan d'usage de l'eau, alors c'est une bonne nouvelle.
Voix 4A5:56:41
Oui, c'est très bon.
Voix 4B5:56:42
Oui, oui, on s'améliore vraiment.
Voix 4A5:56:44
Oui, parce qu'on a connu pire.
Voix 4B5:56:45
On a connu pire, oui. Donc, c'est l'ensemble des actions qui porte fruit, mais donc ça, C'est bon. Alors, le PDI du service de l'eau, ça permet 2 choses principalement. La première, c'est de prendre soin des équipements, des actifs que l'on a, et vraiment pour assurer un service fiable pour la population. Ensuite de ça, ça permet de faire des améliorations. Les améliorations pour le service de l'eau, là, c'est soit pour rencontrer des nouvelles exigences réglementaires, soit pour améliorer notre résilience ou s'adapter au changement climatique. Ça permet de faire les deux choses avec une emphase en particulier sur le maintien des actifs. Le PDI 2026-2035 inclut, intègre le financement de la stratégie montréalaise de l'eau sur l'ensemble de la décennie et plus particulièrement au niveau de la stratégie de gestion d'actifs, on en a parlé brièvement, la stratégie pour contrôler le déficit de maintien d'actifs. Je vous rappelle que les actifs du service de l'eau C'est 6 usines de production d'eau potable. On a 14 réservoirs qui nous permettent d'emmagasiner l'eau potable pour répondre à la demande. On a 2 stations d'épuration, une toute petite au parc Jean-Drapeau, puis une seule pour l'ensemble de l'agglomération de Montréal, dans l'est de la ville. On a 35 000 vannes qui nous permettent de fermer et d'ouvrir le réseau, 23 000 bornes d'incendie, 81 000 regards d'égouts, 151 stations de pompage, 10 000 kilomètres de conduites aller-retour. Si on les met tout bout à bout, là, on fait aller-retour Montréal-Vancouver. Fait que ce sont des actifs d'une valeur de 44 milliards de dollars environ. On a un déficit chiffré à 3,6 milliards de dollars. Le déficit de maintien d'actifs, c'est quoi? C'est la somme des actifs qui sont connus comme étant en mauvais puis en très mauvais état. Et donc, ça totalise 8% de nos actifs pour un total de 3,6 milliards. Donc, le défi au niveau du maintien des actifs est gigantesque. Donc, ça m'amène aux 3 grands enjeux du PDI 2026-2035. Le premier, c'est de préserver nos programmes d'investissement dans le maintien des actifs et dans leur rattrapage, donc pour atteindre les cibles de déficit de maintien d'actifs telles que prévues dans la Stratégie montréalaise de l'eau à 5% au global. Ça, ça va nous permettre d'assurer de pouvoir avoir une qualité d'eau qui est conforme aux attentes, mais également un service qui est fiable pour la population. Deuxième grand enjeu, c'est d'internaliser la hausse des coûts pour les projets majeurs. On a plusieurs projets d'envergure au service de l'eau. Ce sont des projets qui se réalisent sur plusieurs années. Alors, on fait face présentement à un marché, puis dans les dernières années, à un marché qui est en forte hausse. Donc, c'est un enjeu important d'être capable d'internaliser les grands projets d'envergure au sein du PDI. Troisième grand enjeu, et là on touche à des choix difficile en fonction des budgets qui nous sont alloués. Donc, c'est de reporter la construction de nouveaux, de nouveaux actifs pour prioriser l'existant. Alors ça, ça fait partie également des enjeux. Donc, on va regarder d'abord les faits saillants pour 2025. Donc, cette diapo-là, ce qu'elle regroupe, c'est globalement le taux de réalisation, le dernier chiffre en bas, le taux de réalisation pour 2025 se situe là autour de 90%. Les chiffres que vous avez à l'écran, ce sont les chiffres qui étaient nos prévisions en septembre. Donc aujourd'hui, on a mis à jour. Donc globalement, on va finir l'année avec un taux de réalisation vraiment très bon de 90%. Les meilleurs taux de réalisation sont au niveau de nos réseaux. Donc on a parlé tantôt de nos 10 000 km de réseau, mais au niveau des réseaux secondaires, c'est de 8500 km, on va avoir réalisé à peu près 99% de taux de réalisation en dollars, 78 km de réseau secondaire qui vont avoir été renouvelés. Au niveau de nos très grandes conduites, donc 6,9 km de conduite principale qui vont avoir été renouvelés en 2015, à peu près 95% de taux de réalisation. Ces taux de réalisation-là, ce que ça nous démontre, c'est la capacité autant du service de l'eau que de nos partenaires au niveau de la réalisation des travaux. Nos partenaires, principalement le service d'infrastructures et réseaux routiers, qui exécute une grosse partie des projets de conduite. Donc, autant le service de l'eau que nos partenaires, ça démontre la capacité de réaliser les projets à la hauteur des budgets qui nous sont confiés. Donc ça, c'est une excellente nouvelle en considérant toute l'urgence d'agir être capable de maintenir et de contrôler le déficit de maintien d'actifs. Il faut quand même porter une attention particulière à la hausse des coûts, et ça, ça a été documenté par l'UMQ dans un rapport qui est sorti en décembre. Donc, on voit que dans les 10 dernières années, les projets de conduite d'égouts ont augmenté de 51% et ceux de conduite d'aqueduc de 35%. C'est une réalité qui touche la Ville de Montréal, mais qui touche également les autres villes. Donc, dans les réalisations, on va vous présenter quelques projets qui sont en clôture, qui ont été en clôture en 2025. Donc, c'est des projets qui sont complétés. Donc, le premier, c'est la clôture du projet ouvrage de rétention Rockfield. Alors, un ouvrage de rétention, c'est une infrastructure très grande, une infrastructure souterraine qui permet d'accumuler les eaux pluviales lors de périodes de fortes pluies. Ça a plusieurs bénéfices. Le premier, c'est de réduire les surverses d'eaux usées non traitées, donc d'éviter de rejeter au cours d'eau de l'eau qui est non traitée ou, en tout cas, de réduire les quantités qu'on rejette. L'autre bénéfice aussi, c'est de diminuer un peu l'impact, de réduire les risques au niveau de l'impact des changements climatiques. Donc, l'ouvrage de rétention Rockfish, c'est un ouvrage de 45 000 mètres cubes. Pour 40 millions de dollars au niveau de la réalisation de ce projet-là. Et c'est aussi une infrastructure qui va permettre de soutenir, de contribuer au développement du projet dans Lachine-Est. Donc, plusieurs bénéfices pour ce projet-là. Deuxième projet qui a été en clôture en 2025, c'est l'ouvrage de rétention Williams, cette fois-ci dans l'arrondissement Le Sud-Ouest. Donc, c'est un ouvrage de rétention qui a les mêmes bénéfices, réduire les risques au niveau des inondations, mais surtout de réduire les surverses aux cours d'eau. Donc, on parle ici de réduire d'à peu près 25% les surverses d'eaux usées non traitées aux cours d'eau. Donc, un ouvrage de 12 000 mètres cubes pour 42 millions. Tantôt, on me posait la question combien ça coûte, les coûts de rétention. On voit que pour 2 projets, c'est assez variable comme coût de projet. Ensuite, l'autre projet qui est en clôture pour 2025, c'est le projet de modernisation de l'usine de traitement d'eau potable Pierrefonds. On a 6 usines de production d'eau potable, donc Pierrefonds en est une. Alors, depuis plusieurs années, on a investi 44,5 millions de dollars dans cette usine pour s'assurer de mettre à niveau l'usine au niveau du règlement sur la qualité de l'eau potable et mais également la modernisation de plusieurs secteurs, principalement au niveau des dosages de produits chimiques, pour s'assurer qu'on va être capable de produire une eau d'excellente qualité en tout temps et d'avoir des équipements qui sont fiables pour la population. 2025 marque également le démarrage d'un projet important. Tantôt, je vous parlais que dans la stratégie de résorption du déficit dans la STM, stratégie de maintien d'actifs, l'idée c'est d'investir dans nos équipements qui sont en pire état et en priorité dans les équipements qui sont critiques, donc critiques pour le service à la population. Alors là, le démarrage de ce grand projet-là, la reconstruction des collecteurs et de la chambre d'interconnexion 1 à l'usine Atwater, c'est un projet qui coche les deux cases. Donc, ce sont des équipements qui sont en très mauvais état, mais qui sont hyper névralgiques pour le service à la population. L'usine Atwater, c'est une usine qui est centenaire. Avec l'usine Desbaillés, les deux ensemble produisent à peu près 80% de toute l'eau potable pour l'agglomération de Montréal. Alors, ces conduites-là, c'est des conduites de 1,8 mètre de diamètre. Il y en a 3. À peu près toute l'eau qui sort de l'usine Atwater passe par ces conduites-là. Alors, on doit absolument remplacer ces conduites tout en maintenant les opérations de l'usine. Donc, c'est un projet qui est en démarrage, qui est en démarrage en 2025 puis qui est inscrit au PDI. Donc, le PDI pour le service de l'eau 26-35, c'est 7,36 milliards de dollars. Ici, dans cette diapo, on voit la portion qui relève du conseil municipal, donc au niveau des infrastructures locales, principalement au niveau des réseaux d'aqueduc et d'égouts, incluant aussi des stations de pompage. Donc, on a un budget sur le 7,36, il y en a 2,25 qui sont réservés pour les infrastructures locales. Donc, c'est principalement les conduites qui amènent l'eau à chacun des bâtiments au niveau de la Ville de Montréal, donc qui aussi permet de collecter les eaux usées pour 100% des bâtiments. Donc, il y a à peu près 8500 km de conduite locale aqueduc et égouts. 10% globalement en moyenne qui sont en mauvais, très mauvais état. Donc, c'est 850 km à peu près de conduite en mauvais, très mauvais état. Si vous vous souvenez la diapo de réalisation, on a fait 78 km de conduite renouvelée en 2025. Donc, vous voyez que c'est un défi important et ça va s'ajouter à ces conduites déjà connues, les nouvelles qui vont tomber en désuétude. Donc, dans ce volet-là des investissements, 94% des investissements sont réservés à la protection, donc pour le maintien puis le rattrapage des actifs. Ça fait beaucoup de chantiers, on en est conscient. Maintenant, l'alternative à ça, c'est d'avoir des travaux d'urgence un peu partout, non organisés dans la ville. Donc, ce programme-là, il est complètement coordonné et synchronisé avec les projets de voirie pour diminuer autant que possible l'impact sur la mobilité sur les secteurs, mais ce sont des investissements qui sont absolument essentiels. Maintenant, prochaine diapo, on voit les investissements au niveau du conseil d'agglomération. Donc, sur le 7,36 milliards d'investissements, il y en a 5,1 milliards qui sont pour des infrastructures d'agglomération. Donc, ici on parle des sites usines de production d'eau potable, des conduites autant au niveau de l'aqueduc que l'égout, des conduites de grand diamètre qui desservent tous les secteurs de l'agglomération, les 14 réservoirs également, la station d'épuration. Et ici, ce qu'on voit, c'est qu'il y a 73% des investissements qui sont réservés pour la protection, donc maintien, rattrapage au niveau des actifs en mauvais état, 27% qui est pour des nouveaux actifs, et là, c'est en lien avec le respect des réglementations, mais également avec l'adaptation et la résilience. Donc, on va sauter tout de suite la prochaine diapo pour qu'on regarde la diapo suivante où est-ce qu'on compare de façon plus visuelle le PDI 2025-2034 avec le PDI 2026-2035. Donc, on voit que 2025-2034, on avait 5 milliards au niveau de la protection, 1,6 milliard au niveau du développement, donc un budget total pour le budget 2025-34 de 6,6 milliards. Pour le PDI 26-35, c'est 5,9 en protection, 1,5 en développement, donc pour le total de 7,36. Donc vous voyez que c'est une augmentation d'environ 800 millions de dollars et qui est principalement pour la stratégie de résorption du déficit de maintien d'actifs. Donc, 44 milliards d'actifs, 3,6 milliards, fait que l'objectif, c'est de diminuer la désuétude, donc le déficit, à peu près de moitié sur la période de 10 ans. Donc, c'est toute la stratégie, le lien entre le budget de fonctionnement puis le budget d'investissement au niveau de la connaissance, la gestion des risques, puis l'investissement au bon endroit. Donc, ça va nous permettre d'avoir la fiabilité de service au moindre coût pour la collectivité. Dans cette diapo, on présente le PDI de 7,36 en fonction des programmes, puis dans l'autre diapo, c'est au niveau des projets. Donc, ce que vous avez à l'écran, ce sont les programmes du service de l'eau en catégorie d'investissement. Les 4 premiers, ce sont des programmes de maintien d'activité Puis le dernier, vous allez voir que ça, on est au niveau de l'amélioration du service. Donc, au niveau des usines d'eau potable, on a 6 usines de production d'eau potable. Ça va être un investissement de 405 millions. Ça va nous permettre de continuer à produire une eau potable d'excellente qualité en tout temps pour 100% des citoyens et des citoyennes de l'agglomération. Les réservoirs d'eau potable, on a 14 réservoirs. D'eau potable qui nous permet d'emmagasiner l'eau pendant les périodes de plus faible consommation pour être capable de répondre à la demande. Donc, c'est un investissement de 185 millions sur la période pour maintenir les équipements qui sont en mauvais état. Ensuite de ça, au niveau des réseaux, on a à peu près 10 000 kilomètres de réseaux principaux, réseaux secondaires pour l'ensemble de la responsabilité du service de l'eau, on voit que c'est un des gros blocs au niveau du maintien d'actifs. Le réseau vaut à peu près les deux tiers de la valeur des actifs pour le service de l'eau. Donc, au niveau des réseaux secondaires aqueduc et égouts, c'est 2,1 milliards qui vont être investis sur la décennie, donc pour assurer qu'on va avoir une qualité d'eau puis un service de collecte pour chacun des bâtiments. On va aussi investir 616 millions au niveau du réseau de très grosses conduites au niveau de l'agglomération, de 616 pour les grandes conduites d'aqueduc et 409 pour le réseau principal d'égouts. Et finalement, on a 27 millions pour le maintien des équipements de mesure, de systèmes de mesure et de régulation de la pression. Ça, c'est un tout petit programme de maintien d'actifs. Et finalement, au niveau des programmes de maintien, le programme de la station d'épuration, qui totalisent pour la période 384 millions de dollars. Donc là, c'est vraiment pour assurer le traitement de 100% des eaux usées de l'agglomération en vue de protéger la qualité d'eau du fleuve Saint-Laurent. Maintenant, le dernier bloc de programmes d'investissements, ce sont les 2 programmes au niveau de l'amélioration. Donc, on parle ici du plan directeur de drainage pour un investissement de 836 millions. Dans ce programme-là, on parle d'amélioration de services, donc construction d'ouvrages de rétention, nouveaux collecteurs, grossissement de collecteurs pour améliorer notre capacité de rétention des réseaux souterrains. Ensuite de ça, l'autre programme, c'est le programme d'infrastructures vertes multifonctionnelles, d'infrastructures résilientes pour faire face au changement climatique. Donc, on poursuit le programme d'infrastructures vertes à hauteur de près de 140 millions sur la décennie. Maintenant, au niveau des projets. Donc, on a dans les grands projets pour les usines et les réservoirs d'eau potable, on a la modernisation du réservoir Mectavitch. Le réservoir Mectavitch, c'est un des 6 réservoirs qui est dans la montagne, c'est le cœur du pompage à Montréal. Alors, le réservoir MacTavish va desservir soit directement ou indirectement, parce qu'on pompe dans les autres réservoirs, 1,2 million de personnes et les principaux hôpitaux de Montréal. Alors, c'est une infrastructure qui est névralgique. Elle aussi accoche les deux cases de désuétude importante et aussi de criticité. Donc, dans la prochaine décennie, c'est 331 millions de dollars qui vont être investis ici pour rénover complètement toute la station de pompage de ce réservoir-là. Et l'autre projet, c'est celui qui a été démarré en 2025, donc c'est le projet de reconstruction des grandes conduites qui sortent de l'usine Atwater et jusqu'à l'interconnexion. Donc, 146 millions pour renouveler des conduites, remplacer des conduites qui sont centenaires, qui sont en mauvais état, qui permettent d'alimenter à peu près 80% de la population. Ensuite de ça, au niveau des réseaux principaux et secondaires dans les projets, le premier projet qui est présenté, c'est le plan d'alimentation des réseaux de l'Ouest. Ça, ça fait partie des arbitrages et des décisions difficiles. Donc, ce projet-là n'a pas été financé dans le PDI 2026-2035. C'est un projet qui est la seule portion de 17 millions, ça finance les projets qui ont déjà été octroyés, qui vont être en continuité. Fait que ce projet-là va devoir être repriorisé dans le prochain PDI, mais pour le moment, on prend un pas de recul sur la construction de ces nouvelles infrastructures-là. Et l'autre programme, l'autre projet, c'est l'optimisation des réseaux. Ça, c'est un projet, tantôt on parlait d'économies, de de réduction des pertes en eau. Le projet d'optimisation des réseaux qui a consisté à construire des chambres pour faire de la régulation de la pression sur le réseau, c'est un projet qui est sur la fin, donc c'est pour ça que le budget est très petit. Mais globalement, il y a eu beaucoup de bénéfices pour réduire les pertes en eau dans le réseau puisqu'on est capable de contrôler la pression sur le réseau. Ça nous a permis donc d'avoir des pertes en eau qui sont moins grandes, puis de solliciter moins les conduites qui sont vides. Donc, on arrive à prolonger la durée de vie de nos actifs par le contrôle de la pression dans nos conduites. Et finalement, dans les grands programmes, les grands projets, pardon, du service de l'eau à la station d'épuration, 2 projets majeurs. Donc, le projet de désinfection à l'effluent, donc le projet d'ajout d'un procédé d'ozonation. Il reste 508 millions de dollars pour mettre en service ce nouveau procédé-là dans l'année 2028-2029. Et le nouveau grand projet qui est dans nos cartons, mais qui va être réalisé en exécution dans la prochaine décennie, c'est l'usine de traitement et de valorisation des boues à la station d'épuration, un projet de 1,2 milliard qui consiste à remplacer les 4 incinérateurs existants par de nouveaux incinérateurs, mais également par de la biométhanisation, du séchage thermique. Donc ça, en fait, à la station d'épuration, tout ce qu'on veut pas rejeter dans le fleuve, on le retire des eaux avant de rejeter, mais il faut le traiter. Fait que c'est nos boues d'épuration qui doivent absolument, présentement elles sont complètement incinérées, une partie valorisée. Fait que dans le projet, ça consiste à remplacer ces équipements là qui sont extrêmement désuets, névralgiques aussi, fait qu'eux autres aussi cochent les deux cases. Ces incinérateurs-là, ils brisent de façon très, très courante, fait qu'on doit mettre beaucoup d'argent pour intervenir, pour réparer ces équipements-là qui brisent très, très souvent. Alors, ça fait le tour de nos projets, nos programmes d'investissement. Donc, en conclusion, le PDI du service de l'eau de 7,3 millions vont nous permettre d'entretenir nos 44 millions d'actifs pour assurer un service d'eau potable, d'eaux usées à 100% de la population. Ça va nous permettre également d'améliorer le traitement, d'améliorer la capacité de rétention en réseau en lien avec les fortes pluies. Ça va permettre d'augmenter la résilience de la ville. Tout ça conformément à nos obligations envers la population, mais également nos obligations obligations envers le gouvernement parce qu'on est très réglementé, puis ça va nous permettre également de mettre en œuvre les initiatives de la Stratégie montréalaise de l'eau au niveau des investissements. Merci.
Voix 4A6:17:34
Merci, madame Morissette. Ça fait une très belle, comment dire, un très bon résumé, une très bonne synthèse de tout ce qu'il y a à faire au cours des prochaines années. Alors, nous allons maintenant passer à la période de questions du public. Nous avons à peu près une quinzaine quinzaine de minutes. Je vais demander à monsieur Walker, qui est sur place, de s'avancer, s'il vous plaît.
Voix 4K6:17:55
Merci, monsieur le président. Bruce Walker, toujours avec STOP. Mes deux questions vont toucher les pages 56 et 57 de votre document et vont toucher deux des mégaprojets que la directrice vient de mentionner, le programme de la désinfection à l'ozone et ce que j'appelle le remplacement des sénateurs Trudeau. Mais avant de poser mes questions, j'ai noté avant la pause qu'on a fait référence au comité de suivi des odeurs. Comme un point de clarification, non, je suis pas membre de ces comités de suivi des odeurs, mais le nom officiel de ces comités se trouve sur la page 61 du document Comité S de bon voisinage. Et donc, je suis pas résident autour de la station, donc je suis pas membre de ces comités. Donc, il me semble que je pose la même question sur la désinfection des eaux usées depuis une quinzaine d'années. J'ai même un problème avec le fait que le projet a débuté en 2015. Du point de vue dépenses, oui, mais du point de vue discussion de l'importance de désinfecter nos eaux usées, C'est en 2008 que la commission environnement de l'agglo de Montréal a tenu des audiences publiques dans ce bâtiment et 3 organismes écolos ont témoigné, dont STOP, et STOP a donné son appui, pas sans condition, appui au projet de l'eau de sonation avec la condition qu'il faut désinfecter nos eaux usées. 12 mois sur 12 et pas juste pendant la période estivale. Et la station et les élus de la Ville de Montréal ont accepté notre recommandation et je vous félicite pour ça. Il me semble que c'est très difficile de trouver de l'argent du Québec et d'Ottawa pour ce projet malgré son importance sur l'amélioration de la qualité du fleuve Saint-Laurent. Donc, je note jusqu'à 56 millions de dollars, source externe de financement numéro 1, sur la page 57, et cet argent vient des automobilistes qui font le plein avec l'essence parce que le TECQ, que le service a oublié d'inclure dans la liste des acronymes sur la dernière page, mais votre rapport de l'année passée, vous avez inclus programme de la taxe sur l'essence et de la consommation du Québec. Donc, je présume premièrement que ce serait en service à partir de novembre 2028. Le coût global, 928 millions de dollars, ce que madame Vodanovic m'a répondu en septembre passé lors d'une réunion de conseil d'agglo. Mais je veux savoir, dès l'inauguration, ce serait un grand événement médiatique, Combien de dollars fédéraux se trouvent dans ce montant et combien de dollars provinciaux et combien de dollars des contribuables sur l'Île-de-Montréal, dont la majorité? Et finalement, n'oubliez pas d'inviter les 3 groupes écolos sur l'Île-de-Montréal qui ont suivi et vous poussé ce dossier depuis des décennies même. C'est drôle pour moi de vous demander ça, mais je veux vous donner et les fonctionnaires presque 3 ans de préavis, c'est ça. Donc n'oubliez pas d'inviter le CRE Montréal, le comité ZIP Jacques-Cartier et STOP à ce grand événement et pas à la dernière minute. Ça arrive, oh mon Dieu, un employé junior de votre service de communication, on reçoit courriel ou un appel téléphonique à 17 h la veille de l'événement. Ma question, est-ce que la ministre fédérale de l'Environnement et la ministre québécoise de l'Environnement vont recevoir son invitation à 17 h la veille de l'événement? Merci, monsieur le président.
Voix 4A6:22:06
D'accord. Alors, on va tout faire pour inviter les grands partenaires dont vous avez été. Maintenant, là, est-ce qu'à quelle heure ils vont le recevoir? Je ne sais pas. On n'est pas rendu là encore. On n'est pas encore rendu à organiser la fête pour ouvrir l'usine d'ozonation, mais je vais passer la parole à madame Morissette pour pouvoir peut-être répondre à vos questions, notamment sur ce que la répartition au niveau du montant que madame Vodanovic vous avait parlé l'année dernière.
Voix 4B6:22:39
Le projet de désinfection des eaux usées a fait l'objet de subventions gouvernementales. Dans la présente présentation, on voit la portion TECQ, mais on avait obtenu d'autres tranches de subventions dans le cadre d'un programme FCCQ. Donc, il y a quand même une contribution du gouvernement. Est-ce que tu as le chiffre? On va récupérer le chiffre, là, vraiment pour vous faire la répartition entre avec les nouveaux coûts de projet puis la portion du gouvernement. De mémoire, le gouvernement contribue pour peut-être de l'ordre de grandeur, là, avec les nouveaux coûts, d'à peu près 30%. Maximum 40%, c'est ça que j'ai en tête. Fait que oui, il y aurait de l'espace pour aller obtenir plus de subventions gouvernementales, mais pour le moment, malgré toutes les représentations qu'on a faites, on n'a pas été capable d'aller chercher plus que ce qu'on est capable de présenter dans le PDI. Fait que ça demeure quand même un projet qui est hautement financé par les contribuables de l'Agglomération de Montréal. Donc, mais oui, effectivement, une fois qu'on va mettre en service l'usine de désinfection, on va l'opérer 12 mois par année, comme monsieur Walker dit. C'est un engagement de la Ville de Montréal, de l'Agglomération de Montréal pour ce projet-là. Alors, on sortira le bilan complet des chiffres pour avoir la précision, mais c'est à peu près l'ordre de grandeur au niveau des subventions, à peu près 30% qui vient des subventions gouvernementales.
Voix 4A6:24:01
D'accord, merci.
Voix 4K6:24:03
Merci. Ma deuxième question, c'est la ligne suivante. Page 57, usine de traitement et de valorisation des boues, ce que j'appelle, comme je viens de mentionner, le remplacement des séparateurs des boues. Donc, comme la directrice vient de mentionner, un projet de plus de 1,2 milliard de dollars, mais avec source externe de financement numéro 1, plus de 471 millions de dollars d'un programme qui s'appelle I-N-C-I-N-E, E accent aigu. Ma question, est-ce que c'est l'argent provincial, fédéral, les deux? Et si oui, quelle est la répartition entre les dollars d'Ottawa et les dollars du Québec?
Voix 4B6:24:49
La subvention qu'on a obtenue pour ce projet-là est en partie fédérale et provinciale. On pourra ressortir exactement la proportion. Donc, j'ai pas la proportion exacte, mais c'est un programme de subvention fédéral-provincial qui vient du ministère de l'Environnement, contrairement à la majorité des autres subventions qu'on obtient au service de l'eau qui vient du ministère des Affaires municipales. Celui-là vient du ministère de l'Environnement. Je l'ai trouvé, j'ai 251 millions du fédéral, 222 millions du provincial. Donc, 251 millions du fédéral, 222 millions du provincial.
Voix 4K6:25:25
Bon, c'est quand même à peu près 50-50.
Voix 4A6:25:29
Oui, mais c'est quand même un chiffre intéressant. Oui, quand même, on peut pas dire qu'il n'y a pas de contribution gouvernementale par rapport à ça.
Voix 4B6:25:38
Non, mais on vit d'espoir quand même parce que, parce que dans le temps des grands programmes d'assainissement, le gouvernement payait 80% de ces gros investissements-là. Alors on est loin d'être à cette hauteur-là. C'est une des raisons pour lesquelles on a mis le dispositif subventions à venir. Fait qu'il y a des démarches qui vont continuer à se faire dans les prochaines années pour aller chercher d'autres tranches de subventions pour ce projet majeur-là.
Voix 4A6:26:04
Dans votre cas, vous vivez d'espoir et d'eau fraîche.
Voix 4B6:26:07
Tout à fait.
Voix 4A6:26:09
Alors, on va y aller. Merci, monsieur Walker. Alors, avec, on va y aller avec les questions des citoyens sur le web. Madame Solange Raymond, qui est par rapport aux inondations à Pierrefonds-Ouest. La Ville s'engage-t-elle à refuser de desservir les promoteurs immobiliers en infrastructures leur permettant de construire des maisons en pleine inondable ou en zone inondable nécessitant des pompes, des puiseurs et privant les résidents voisins d'un parc éponge naturel? Autrement dit, quelles sont les contraintes que la Ville essaie de placer pour les gens ne construisent pas en zone inondable et que l'on puisse aussi en même temps offrir la possibilité d'avoir des parcs-éponges aux gens de cette région-là.
Voix 4B6:26:57
Là, on est vraiment dans les réglementations des 19 arrondissements. Donc, on travaille avec eux pour justement un des volets du plan d'action inondation, c'est de se donner des réglementations qui nous permettent d'éviter de créer des nouveaux cas qui pourraient être problématiques. Ça, c'est vraiment le travail qui est fait dans l'équipe de monsieur Leger avec les partenaires d'arrondissement pour modifier les réglementations locales, autant pour permettre de faire certains travaux d'adaptation du bâtiment, pour permettre certains aménagements, que pour éviter de créer des nouveaux cas. On a aussi intégré ces approches-là puis la vision de résilience dans le plan d'urbanisme et de mobilité. Fait que tout ça est attaché également. Fait que là, il y a des modifications réglementaires qui sont en cours par les arrondissements.
Voix 4A6:27:48
D'accord. Alors, madame Raymond, on espère que ça répond à votre question. Monsieur Jean-Louis Martel sur le sel. Bonjour, la mairesse a mentionné vouloir augmenter, la mairesse madame Soraya Martinez Ferrada a mentionné vouloir augmenter l'utilisation du sel lors des opérations de déneigement. Pourriez-vous nous parler de l'impact qu'un tel changement pourrait avoir sur les infrastructures souterraines?
Voix 4B6:28:14
Ce que je peux vous confirmer, c'est que le sel de déglaçage a un impact sur l'état de nos conduites. Ça affecte le taux de corrosivité du sol. Alors, quand l'eau qui est autour de nos conduites est très gorgée de sel, ça accélère les mécanismes de corrosion, ça fait que ça peut faire en sorte que nos conduites vont se détériorer plus rapidement. Alors, je pense qu'il y a toute une balance à faire puis à travailler avec différents services de la Ville au niveau des sels de déglaçage, peut-être inclure les partenaires universitaires au niveau de la recherche pour voir comment arriver à rencontrer les deux objectifs, la sécurité routière bien sûr avec les enjeux d'infrastructure souterraines. Mais définitivement, le sel est un des contributeurs de la détérioration accélérée des conduites.
Voix 4A6:29:04
D'accord, merci beaucoup. Alors, nous allons maintenant aller avec la période de questions des commissaires. Madame Blanco. Oui, oui, tout à fait.
Voix 4F6:29:17
Merci beaucoup. Merci beaucoup pour la présentation. Je voulais faire référence, si je ne me trompe pas, à la fiche du PDI 56 52.7, le plan directeur du drainage. J'ai vu que les collecteurs Langelier étaient priorisés dans la mise en œuvre du plan de drainage alors qu'il y avait des doutes quant à son efficacité. L'été dernier, vos services nous avaient fait une présentation qui indiquait que les collecteurs seuls n'auraient pas, auraient un impact minimal, et même combinés à une réfection du réseau secondaire, la protection serait très imparfaite. Vous aviez privilégié des démarches avec des infrastructures naturelles et surtout l'amélioration des bâtiments privés à risque, surtout lors de la première partie de votre présentation, vous avez fait fort, vous avez mis beaucoup d'emphase sur cet aspect-là. Donc, pouvez-vous nous confirmer votre recommandation et s'il y a eu des nouvelles études pour changer votre conclusion?
Voix 4B6:30:17
En fait, la conclusion du service de l'eau, elle n'a pas changé. Donc, globalement, comme ville, on doit faire des investissements pour améliorer les réseaux puis continuer à faire des améliorations. Le collecteur Langelier, comme d'autres collecteurs, ça a cette fonction-là, tout comme les ouvrages de rétention, d'améliorer la capacité de rétention des réseaux souterrains. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que ça ne va pas, même une fois construits, ces ouvrages-là ne vont pas éliminer les risques qui sont en lien avec les pluies intenses. Donc, on ne pourra jamais aller aussi vite que les changements climatiques et on n'aura jamais la capacité financière, humaine, technique pour compenser les changements climatiques dans de l'infrastructure souterraine. Donc, ça, c'est ça le message principal. Ça veut pas dire qu'il faut pas continuer à faire les investissements puis graduellement améliorer, mais il faut pas que faire ça. Fait qu'il faut continuer à améliorer le souterrain, il faut faire les investissements à moindre coût dans les parcs puis amener l'eau qui monte en surface dans des aménagements où ça cause pas d'impact pour les citoyens, et il faut absolument continuer à travailler avec les propriétaires pour les soutenir dans les modifications à leur bâtiment, parce que ça, c'est ce qui va permettre d'éliminer le risque. Si chaque propriétaire de bâtiment est capable, ben, installe premièrement les clapets antiretour sur tous les équipements de plomberie. Ça va faire en sorte que même si le réseau d'égouts monte en charge, ben, ça va pas rentrer dans le bâtiment. Première étape. Mais l'autre chose, c'est de s'assurer d'empêcher l'eau qui monte en surface de rentrer dans le bâtiment, soit par la porte de garage, soit par les fenêtres, fait que de trouver tous les endroits. D'ailleurs, on a un service dans les équipes de muséologie d'inspection, donc on se rend chez les gens pour identifier les points d'entrée d'eau, pour les aider à identifier comment ils peuvent corriger, comment ils peuvent corriger leur bâtiment, adapter le bâtiment pour éviter. Fait que c'est vraiment un effort sur tous les plans qui doit absolument être fait, et dans le cadre des grandes infrastructures souterraines, effectivement, quand on fait des grandes infrastructures d'agglomération, soit qu'on parle de grands collecteurs ou d'ouvrages de rétention, ben ça va enlever un certain goulot d'étranglement, mais après, il va falloir travailler aussi sur les conduites qui vont dans toutes les rues puis qui vont desservir chacun des bâtiments. Fait que c'est pour ça que c'est, tu sais, ce ne sont pas des investissements qui vont avoir un effet immédiat. Ça prend du temps. Maintenant, il faut continuer à améliorer la ville, mais il faut vraiment mettre l'emphase sur les propriétaires. Puis d'ailleurs, il y a quand même une bonne nouvelle qui n'est pas dans le service de l'eau, mais qui est au service de l'habitation, au niveau de la bonification du programme Rénoplex. Fait qu'on est rendu à 10 millions annuellement pour soutenir les propriétaires qui veulent faire les corrections de bâtiments. Ça, c'est les solutions les plus efficaces à court terme. Pour régler le problème, il faut éviter que l'eau rentre dans le bâtiment. Puis ça, ça passera pas par les infrastructures souterraines. Ça, c'est vrai, ce que je vous dis là, c'est vrai pour la Ville de Montréal, mais c'est vrai pour toutes les villes dans le monde. Fait que toutes les villes font des aménagements de surface pour, puis des aménagements dans les bâtiments pour éviter, pour réduire les risques.
Voix 4F6:33:37
Je comprends que les orientations ne changent pas, mais je me demandais donc alors par rapport aux différentes façons de drainage, les façons de desservis par les collecteurs langolins, à quelle position arrivent parmi les bassins les plus à risque pour les voir
Voix 5A6:33:55
nouvellement, comme pour les voir priorisés?
Voix 5B6:33:58
En fait, la priorisation des secteurs, il y a eu une grande analyse, une grande analyse multicritères. On a analysé toutes les études hydrauliques qu'on a pour regarder sur la base de plusieurs critères quels sont les secteurs les plus prioritaires où faire les investissements. Fait que tous les secteurs ont été classés, fait que c'est ce qu'on amène au niveau de la décision pour être capable de prioriser là où on fait les investissements. Fait qu'on a un certain nombre d'investissements là prévus, puis il y en a d'autres qui vont devoir être ajoutés en fonction de cette grille de priorisation-là.
Voix 5A6:34:35
Est-ce que ça pourrait être possible d'avoir plus de précisions pour la commission? Parce qu'on voit un changement, ça n'était pas priorisé, puis là c'est priorisé à nouveau. Donc peut-être avoir plus d'informations pour éclairait la question.
Voix 5B6:34:49
Parfait.
Voix 5C6:34:51
Oui, peut-être comme complément de réponse, dans le fond, on comprend qu'on a, dans le fond, des investissements de 7,4 milliards sur 10 ans dans l'eau, un apport de 800 millions additionnels qui est financé en grande partie par, dans le fond, au niveau de la stratégie de l'eau, au niveau de la taxation par rapport au fonds de l'eau. Ce qui arrive, c'est que ça offre des opportunités de bonification, puis dans le plan de drainage, on augmenté de, de l'ordre de 137 millions les investissements dans le plan de drainage. On est passé à quelques 700 millions sur 10 ans à quelques 840 millions sur 10 ans. Donc, ça laisse ces opportunités-là grâce évidemment au nouveau financement. Donc, c'est une hausse assez importante de 20%, justement pour régler des enjeux comme ça et changer, oui, certaines programmations sur 10 ans. Ça laisse, dans le fond, une latitude pour programmer, dans le fond, les, les différentes interventions qu'on doit y faire.
Voix 5A6:35:44
Merci pour la précision. Je suis certain que les clarifications par rapport aux zones qui ont été priorisées, que vous allez pouvoir nous fournir, ça va aider encore à nos échanges en commission. Merci.
Voix 5D6:35:54
Merci. Monsieur Guaragi.
Voix 5E6:35:56
Merci beaucoup, monsieur le président. Vous avez quasiment répondu à ma première question, c'était comment comptez-vous aborder cette question d'inondation avec votre plan d'action inondation, vu que ce problème peut pas nécessairement se résoudre uniquement avec le service de l'eau. Vous avez parlé justement de Rénoplex et toutes les affaires. Y a-t-il d'autres choses qu'on pourrait inclure dans cette réponse à ma question, aborder cette vaste question, comment tenir compte que ça ne relève pas spécifiquement du service de l'eau?
Voix 5B6:36:31
Effectivement, le service de l'eau, on a élaboré un grand plan qui touche pas juste le service de l'eau, d'autres services dont les arrondissements. Le volet citoyenne, c'est une partie le service de l'eau, mais une partie qui se fait par le soutien que les arrondissements vont donner pour accompagner les citoyens. C'est ça qu'on essaie de mettre en action aussi parce que nous, il y a une capacité limitée. On teste quand même, on a testé les portes étanches, on teste, vous avez parlé tantôt des bâtards d'eau, les portes étanches, on fait des tests, on est associé avec des organismes sans lucratif aussi pour nous accompagner là-dedans. Mais c'est, dans le fond, le plan d'action, il touche à aider les propriétaires à faire, à trouver comment modifier leur bâtiment, faire les modifications réglementaires pour permettre ces aménagements-là. Donc ça, ça relève aussi des arrondissements. Ensuite, de modifier les règlements pour éviter de créer des nouveaux cas. Puis finalement, bien, faire les améliorations au niveau des infrastructures de la ville, autant infrastructures de surface qu'infrastructures souterraines.
Voix 5C6:37:41
Donc, ça, ça peut, si je peux ajouter, c'est, ça intéresse évidemment l'ensemble de nos services, que ce soit l'urbanisme, l'eau, les parcs, l'habitation évidemment, sous la gouvernance des équipes de Chantal pour pouvoir déployer ce plan. Lorsqu'on a présenté ce plan-là d'ordre public, vous savez, on a aussi le partenariat climat où ce qui est un sommet climat où ce que les gens s'intéressent à la question évidemment de la lutte de gaz à effet de serre, mais sur le volet de l'adaptation, de notre territoire, dans nos emprises, notamment dans notre domaine public. Il y a aussi un intérêt au niveau de la société civile, notamment les, les compagnies d'assurance, où est-ce qu'on ouvre les, les discussions à ce niveau-là avec eux pour faire ces échanges-là. Parce que lorsqu'on touche évidemment au domaine privé, donc à votre propriété, oui, on peut faire nos interventions, mais il y a ces échanges qui se font là aussi. Fait que c'est assez ouvert comme discussion à l'interne, mais aussi il y a des discussions qui se font avec les différents partenaires.
Voix 5B6:38:32
Le site de la Ville a été super bien fait aussi. Vous avez plein d'informations sur le site de la Ville. Les citoyens, les citoyennes ont vraiment accès à toute l'information. Pardon.
Voix 5F6:38:42
Monsieur le président, je pense que, comme madame Morissette a dit, ça nécessitera une panoplie de mesures qui vont tous être nécessaires. On ne peut pas, il n'y a pas une baguette magique du jour au lendemain qui va faire disparaître les infrastructures. Pour l'Angélil, par exemple, ça va être un élément important, mais il y aura d'autres morceaux qui doivent être mis en place. Vous avez vu dans le budget, vous avez aussi le montant qui était attitré pour voir avec le milieu naturel quelle pourrait être la capacité d'avoir les services environnementaux pour certains secteurs, et ça c'est avec le service des grands parcs. Donc je pense que notre service ici, à Service de l'eau, va travailler avec tous les autres acteurs. L'objectif est aussi de regarder comment on peut gérer ça dans une façon holistique, utilisant, j'ose dire, une notion du bassin versant pour être capable de voir est-ce qu'on peut faire des gestes aussi petits que ça peut être qui pourraient avoir un bénéfice pour enlever la pression sur l'eau. Mais dans cet égard, il y a 3 morceaux. Vous avez le morceau ville, vous avez le morceau d'arrondissement et vous avez la dernière, c'est la citoyenne propre. Si effectivement on est capable de maximiser des efforts à ces 3 étapes-là individuellement et collectivement, il y aura un effet bénéfique. Mais avec ça, je vous avoue qu'il n'y aura jamais une certitude qu'il n'y aura jamais eu, il n'y aura jamais des inondations, mais je pense qu'il faut maximiser des efforts de tous les partenaires.
Voix 5E6:40:18
Merci beaucoup. Monsieur le président, vous permettez, est-ce que vous me permettez une autre question complémentaire? Merci. J'ai noté, j'ai aperçu en question d'un plan de financement pour la stratégie montréalaise de l'eau. Pouvez-vous nous parler de qu'est-ce que, quand en est-il et est-ce que ça tiendra compte de tous les besoins de la Ville, cette plan— cette stratégie?
Voix 5B6:40:40
Le plan de financement, il comporte des hausses de revenus pour 4 ans qui sont répartis entre le budget de fonctionnement puis l'investissement. Tout ça nous permet d'avoir, on le voit au budget 2026 du service de l'eau, 23 millions de plus au budget de fonctionnement, puis on le voit aussi dans les investissements sur la décennie. Le budget de fonctionnement, il s'adapte à chaque année. Alors, le plan de financement, on le voit surtout dans le programme d'investissement avec les 800 millions de plus qui est en augmentation au niveau de l'investissement. À votre question majeure, est-ce que ça règle tous les problèmes de l'eau à Montréal, la réponse franche et honnête, non, ça ne règle pas tout. C'est vraiment un grand pas dans la bonne direction. Est-ce que ça couvre 100% des besoins? En fait, ça couvre 100%, bien, 96%, des initiatives de la Stratégie montréalaise de l'eau qui ne visent pas à éliminer tous les problèmes. Même au niveau du déficit, c'est un compromis. C'est un compromis où est-ce qu'on se dit, on va être capable, à la fin de la décennie, plutôt que de viser d'éliminer le déficit de maintien d'actifs, d'arriver à zéro à la fin de la décennie, ce qu'on n'a pas été capable de faire dans les derniers 15 ans. On n'a même pas été capable de le diminuer, le déficit. Dans les derniers 15 ans. On a été capable de le contenir, mais il est resté aussi élevé malgré la hausse des investissements. Là, avec la stratégie qu'on met de l'avant, l'amélioration des connaissances, les auscultations, l'argent qu'on va mettre au budget de fonctionnement pour prolonger la durée de vie des actifs, faire l'entretien, on pense qu'on est capable de vivre, entre guillemets, avec un certain niveau de déficit de maintien d'actifs. Donc, on ne vise pas zéro, on vise à atteindre 5%, mais en investissant à la bonne place, dans les bons actifs, tout ça, on va continuer à avoir une fiabilité des services. C'est ça qui est l'objectif. Donc, puis après, ce qu'il faut savoir, c'est que dans la stratégie montréalaise de l'eau, ça couvre 96% du coût des initiatives qui a été chiffré, mais on n'a pas mis de provision si jamais il y a des projets. Je vous ai dit tantôt, on vit avec un marché, un marché qui a été en grande augmentation dans les dernières années. Il y a beaucoup de gestes qu'on fait pour améliorer, dans le fond, notre capacité à avoir les meilleurs coûts possibles au niveau de nos projets. On a mis des actions précises au niveau de la sollicitation de marché, des modifications de nos clauses d'appel d'offres pour contenir, mais on s'est pas mis de provision au cas où il y a des augmentations de coûts de production projets. Ça, c'est quelque chose qui est en dehors de la stratégie. Puis on a, dans la stratégie Montréalaise de l'eau, on a parlé des coûts de produits chimiques. On n'a pas mis non plus de provision au cas où que les produits chimiques se remettent à augmenter. Il va falloir en faire une surveillance à chaque année, mais on a un bon plan. Ça a été vraiment, tu sais, 64 initiatives qui ont été documentées avec les experts du Service de l'eau, mais également de toutes les les autres partenaires, les budgets de fonctionnement, d'investissement autant du service de l'eau que nos partenaires, ben ça contribue, puis il y a un financement additionnel qui est amené. Fait que oui, on est vraiment, on est vraiment très optimistes sur notre capacité à livrer le service, mais on, tu sais, je peux pas avoir un discours qui dit ben on a tout réglé les enjeux de l'eau. Fait qu'il va toujours rester à à faire des vérifications, à s'assurer qu'on fait la reddition de comptes, qu'on fait l'observation, qu'on regarde, ben, de réallouer les sommes, reprioriser. Ça va demeurer un plan qui va être vivant pour la prochaine décennie, mais on est vraiment confiants qu'on a le bon plan, on a la bonne vision, ça regroupe tous les acteurs du milieu, puis on est très dynamiques dans ce qu'on veut faire. Fait que tout est positif, mais Je suis pas capable de vous dire oui, on a tout réglé.
Voix 5E6:44:47
Merci beaucoup pour vos réponses.
Voix 5D6:44:50
Madame Brisebois.
Voix 5G6:44:52
Merci, merci pour les explications, la présentation. On parlait tout à l'heure dans le budget de fonctionnement ou à la période de questions des compteurs d'eau, surtout au niveau des CCI. Est-ce qu'il y a ou il y a une vision, une intention d'étendre l'installation de compteurs d'eau à tous, donc incluant le résidentiel. Je sais qu'il y a certaines villes liées, entre autres, qui ont déjà les compteurs d'eau. Donc, est-ce qu'il y a une intention de la part du service de l'eau et/ou une obligation qui nous viendrait de Québec éventuellement?
Voix 5B6:45:34
On a dans la stratégie montréalaise de l'eau, ce qui est prévu, c'est de, en fait, d'amener la portée de la tarification pour la Ville de Montréal à l'ensemble des industries, commerces, institutions, incluant les bâtiments mixtes, comme je le disais tout à l'heure. Donc, présentement, il y a certains commerces qui sont, qui n'ont pas, qui sont pas équipés de compteur d'eau parce qu'ils sont dans un édifice en partie résidentielle. Ça, ça va être, donc ça, ça va être corrigé. Ça fait partie de l'augmentation de la portée de ce qui va être tarifé.
Voix 5F6:46:04
Chose.
Voix 5B6:46:05
Puis l'autre chose qu'on va faire, c'est aussi pour améliorer les bilans de l'eau, parce qu'à Montréal, il n'y a pas de volonté d'arriver à une tarification résidentielle à court terme. Fait que quand on a déposé la stratégie montréalaise de l'eau, ça, c'était pas une volonté de passer au compteur résidentiel pour l'ensemble du résidentiel. Par contre, pour améliorer nos estimés de consommation qui sont essentiels pour les bilans, Ça, on prévoit installer un peu plus de compteurs dans certaines résidences pour qu'on puisse améliorer nos bilans. Puis on va travailler, dans le fond, les compteurs d'eau dans les villiers qui, au niveau résidentiel, ça, ça va nous aider aussi à pouvoir faire les projections de consommation. Ça fait qu'on va travailler avec nos partenaires pour avoir le mieux possible accès à ces données-là pour améliorer les bilans. Mais présentement, quand on a déposé la stratégie montréalaise de l'eau, il n'y avait pas une volonté de passer à la tarification au compteur d'eau. Pour la Ville de Montréal à court terme. Mais par contre, on va installer des compteurs pour faire des bilans puis s'assurer qu'on est capable de voir vraiment comment est-ce que nos programmes d'économie aussi, de réduction du gaspillage portent fruit. Ça fait que ça va nous permettre aussi d'avoir ces chiffres-là.
Voix 5A6:47:17
Merci beaucoup.
Voix 5D6:47:18
Monsieur Jolicoeur.
Voix 5H6:47:21
Merci. On le sait, vous avez mentionné la résilience au changement climatique, c'est crucial dans l'approche depuis maintenant, je pense, ça fait plusieurs années qu'on s'en rend compte. Vous avez même mentionné, bon, on n'aurait jamais assez d'argent pour investir dans nos infrastructures souterraines étant donné leur coût, puis qu'il y a des infrastructures qui coûtent moins cher, comme par exemple les infrastructures de surface, comme des parcs et autres. Puis je rajouterais à ça une citation du professeur Jean-Luc Martel de l'ETS, je sais pas si vous le connaissez, c'est un expert en hydrologie urbaine, qui disait si on voulait que l'égout évacue toute cette eau, il parlait d'une pluie diluvienne qu'on avait eue, on aurait des égouts qui seraient tellement gros que ça serait tellement dispendieux, ça prendrait l'entièreté des sous-sols des rues, ça aurait aucun sens. On peut pas se permettre de telles infrastructures. Avec ça, avec ce que vous m'avez dit, je suis pas certain comprendre pourquoi, puis vous allez peut-être pouvoir m'éclairer là, pourquoi on voit une baisse dans la fiche PDI qui est par rapport aux infrastructures vertes multifonctionnelles et résilientes au changement climatique, puis on voit une baisse dans cette fiche PDI-là pour les 2 prochaines années. Donc pourquoi d'un côté c'est peut-être les meilleurs investissements, puis de l'autre côté on coupe, ou du moins on reporte des projets, mais vous allez peut-être pouvoir m'éclairer par rapport à ça.
Voix 5B6:48:45
En fait, le premier éclairage, c'est que ça fait partie des arbitrages budgétaires. Un des premiers défis qu'on avait dans le cadre du PDI 26-34, c'était— 26-35, pardon, c'était de préserver nos programmes de maintien d'actifs. Ça, ça a été priorité numéro 1. L'autre chose, c'est que les programmes dans l'ancien PDI, tous les programmes d'infrastructures vertes étaient financés par des subventions à venir. Fait qu'on va chercher toutes les subventions qu'on peut. Si on est capable d'aller mettre la main sur des nouvelles subventions, ça va nous permettre d'aller plus loin que ce qu'on a dans le PDI. Mais présentement, ce qu'on a dans le PDI, ce sont tous vraiment des budgets réels. On n'a pas de subventions à venir dans ce programme-là. Fait que dans les premières années, c'était plus difficile quand on a fait l'arbitrage. Fait qu'on va surveiller les programmes de subventions pour voir si on est capable d'en faire un peu plus. Puis on va surveiller aussi au gré des développements de projets, des fois on peut, on peut, on peut en fonction des autres avancements de projets faire des transferts de postes. On va essayer d'aller le plus loin possible, mais ça faisait partie des arbitrages dans les premières années du PDI. La Ville avait un objectif aussi de revenir à un taux d'emprunt qui est pas plus que 100%. Ça nous a contraint quand même un peu dans les choix, puis nous au service de l'eau, la responsabilité de la fiabilité des équipements, là, c'est ça qu'on a porté sur nos épaules. Fait qu'on a vraiment priorisé nos projets de maintien. Fait que c'est pour ça qu'on a fait certaines diminutions puis certains choix. Maintenant, ceci étant dit, c'est vrai là ce que, ce que monsieur Martel dit, que les réseaux vont jamais être capables, mais ça veut pas dire qu'il faut pas continuer quand même à progresser puis améliorer. C'est C'est juste qu'il faut prendre conscience que ça ne va pas se faire comme ça, puis ça va prendre plusieurs années, puis ça va être contributif, mais ça ne va pas éliminer les risques. Puis vous m'avez quand même ouvert la porte sur les changements climatiques. On parle beaucoup, beaucoup de pluies intenses, mais les changements climatiques affectent— d'autres types de changements climatiques affectent les activités de l'eau. Tantôt on a parlé d'odeurs à la station d'épuration, mais quand il y a eu des périodes de sécheresse intense, là, ben ça a fait en sorte que l'eau usée était super difficile à traiter. Ça a causé des problèmes d'odeurs dans le réseau, à la station d'épuration. Ça a aussi causé des enjeux au niveau de l'eau potable, tu sais, les niveaux d'eau, tu sais, plus de difficultés de traiter l'eau. Fait qu'on a aussi des épisodes de vents violents, fait qu'on a toutes ces aléas climatiques à regarder puis à faire en sorte qu'on va adapter nos équipements. Fait que les pluies intenses, oui, mais il y a plein d'autres aléas aussi qui nous affectent.
Voix 5C6:51:33
Fait qu'effectivement, comme le disait madame Morissette, il y a eu certains choix au niveau de l'investissement pour les 2 années 26-27 pour pouvoir atteindre notre objectif au niveau de l'emprunt, ce qui fait qu'il y a eu des priorisations qui sont faites au niveau du maintien de l'actif, que ce soit dans service de l'eau ou ailleurs. Ce qui fait qu'il y a une incidence sur les aménagements, parce qu'on parle d'aménagement dans le service des parcs, le SUM, le service d'urbanisme. Donc, il y a une incidence, mais l'incidence est à court terme. Il faut le comprendre que c'est peut-être pour un an ou deux, et vous le voyez de façon totalement transparente dans ce qui est soumis aux citoyens comme budget. D'un côté, oui, peut-être qu'au niveau du service de l'eau, il y a eu une baisse d'investissement sur 10 ans pour les infrastructures vertes et résilientes d'une vingtaine de millions. Mais de l'autre côté, pour saisir les autres opportunités et rencontrer d'autres objectifs, l'administration propose un nouveau programme de 73 millions au niveau de l'acquisition des terrains dans les zones inondables. Donc, on vient d'un autre côté et de l'autre de faire des choix de priorisation. Ça va laisser, dans le fond, les capacités aussi sur ces terrains-là qui sont acquis pour faire des aménagements verts justement pour capter l'eau. Ce qui fait que, dans le fond, au niveau de l'échelle de 10 ans, il y a une bonification, mais effectivement, dans les 2 prochaines années, il y a eu des choix à ce niveau-là.
Voix 5H6:52:46
OK, parfait. Donc, je comprends, question d'arbitrage, on met les montants qu'on mettra pas là, ou en tout cas, les choix qui ont été faits, c'est vraiment pour le maintien actif, c'est pas pour d'autres types de nouvelles infrastructures, vraiment, c'est que pour le maintien actif, d'accord.
Voix 5C6:53:01
Puis quand même, comme je disais tantôt, il y a au niveau du plan de drainage, il y a eu une hausse de 20%, il y a eu ces choix-là aussi. Oui, mais pas dans la première année, effectivement. Pas dans la première année, mais je parle sur 10 ans. Fait qu'il y a eu des choix à ce niveau-là aussi. Il y a quand même des modifications, mais dans d'autres infrastructures grises, mais pas seulement sur le maintien, mais aussi le plan de drainage.
Voix 5H6:53:18
Parfait, merci. Puis une petite question d'information. Vous avez parlé de sel de déglaçage. Ça me surprend, en fait. Je suis content d'être ici sur la commission. On apprend plein de choses, je pense que vous êtes d'accord avec moi, tous les jours. Moi, je pensais que c'était, en fait, des dangers soit pour l'environnement, pour la corrosion des voitures, Vous me parlez de corrosion dans le système. Je ne suis pas certain de comprendre. Est-ce que vous pouvez juste nous éclairer par rapport à ça?
Voix 5B6:53:40
En fait, nos conduites souterraines sont en contact avec de l'eau souterraine dans laquelle il y a eu beaucoup de sel de déglaçage. Ça fait un environnement autour de nos conduites en fonte qui est très corrosif. On a des conduites en fonte, les vieilles conduites ne sont pas protégées. Les nouvelles conduites, il y a un revêtement pour protéger, pour empêcher que l'eau soit en contact. On a des plus vieilles conduites qui ne sont pas protégées, alors ça fait en sorte que la corrosion va plus affecter nos conduites.
Voix 5H6:54:09
Donc, plus de sel de déglaçage, plus de corrosion accélérée dans notre système actuellement qui est, disons, fragile.
Voix 5B6:54:18
Exact.
Voix 5H6:54:19
Est-ce que vous auriez donc une recommandation par rapport à l'utilisation du sel de déglaçage?
Voix 5B6:54:23
Je pense que la recommandation va venir par un mélange d'experts qui va se pencher sur ça parce que il y a l'aspect corrosion des conduites, après ça il y a la sécurité routière, tout ça va devoir être regardé puis trouver effectivement un équilibre, puis de le faire, de prendre les orientations bien éclairées. C'est pour ça que tantôt je parlais, il y a les services de la Ville, puis il y a peut-être des chercheurs qui pourraient être impliqués dans ces réflexions-là.
Voix 5H6:54:51
Tu parlais de l'ETS, donc merci beaucoup.
Voix 5G6:54:57
Merci, vos explications sont toutes très intéressantes, merci beaucoup. Ma question porte sur les sommes au PDI pour le programme de réfection des réseaux secondaires d'aqueduc et d'égouts qui sont en hausse à 2,1 milliards en comparaison avec celles des années précédentes. Bravo, merci, mais pouvez-vous nous expliquer un peu cette réorientation?
Voix 5B6:55:20
En fait, au niveau— en fait, il y a 800 millions d'augmentation, il y en a 664 qui est pour, dans le fond, le maintien de nos actifs existants. Quand on a eu le budget, ça a été réparti au meilleur de la connaissance de l'état des actifs. Donc, on en a mis dans nos différents programmes pour rehausser les niveaux dans chacun des programmes. Donc, au niveau des réseaux secondaires, Mais ce qui fait aussi partie du 2,1 milliard de réseaux secondaires, c'est le financement du plan de remplacement des entrées de service en plomb. Ça fait que ça aussi, c'est un programme qui est financé à même cette ligne du PDI-là.
Voix 5G6:56:01
Puis est-ce que cette hausse reflète le plan de gestion des actifs qui sera déposé prochainement?
Voix 5B6:56:06
Oui, c'est vraiment tout ça est cohérent, puis ça va en fait, mais il reste que dans les prochains mois, on va on continue à améliorer. On a fait le premier jet du plan de gestion d'actifs, il va être révisé régulièrement, on va regarder l'état. Fait qu'on est en train de regarder vraiment comment on va répartir. Est-ce qu'on va garder exactement cette répartition-là pour le prochain budget? Tu sais, ça c'est quelque chose qui va tout le temps être un peu mobile. On va essayer de préserver les investissements minimums dans chacune de nos catégories d'actifs. Parce qu'on veut pas prendre un pas de recul dans aucune des catégories d'actifs. Mais est-ce qu'il va y avoir un petit peu de modifications? Ça se peut, parce que c'est quelque chose qui va demeurer vivant puis qui va être en fonction aussi des planifications de travaux puis de l'état puis de la synchronisation des travaux aussi qui va se faire.
Voix 5C6:56:57
Chantal sait comment que j'aime les chiffres aussi. Donc essentiellement, c'est les chiffres parlent des fois, c'est le 800 millions sur le PDI de l'eau, ce que proposé par l'administration, c'est une hausse de 12%. Dans le fond, d'augmentation au niveau du PDI du service de l'eau. Et lorsqu'on regarde les réseaux linéaires seulement, le choix au niveau du service de l'eau, ben, ça a été 19 d'augmentation sur 10 ans. Ce qui fait que présentement, effectivement, il y a une importance qui est accordée aux réseaux linéaires, là, en termes—
Voix 5B6:57:22
Ça comprend les entrées de plomb?
Voix 5C6:57:23
Oui, et ça comprend les entrées de plomb et tout ça. Fait qu'il y a des choix prioritaires qui ont été faits au niveau du service de l'eau, mais dans le fond, vous voyez un peu en proportion où ce que les investissements se font.
Voix 5G6:57:33
Ça va être vraiment apprécié parce que les entrées de plomb, oui, ça a été un enjeu dans les dernières années.
Voix 5D6:57:42
Merci. Madame Thiagarajah.
Voix 5B6:57:45
Merci, monsieur le président. Alors, au cours des dernières années, plusieurs arrondissements, notamment NDG, Pierrefonds et Dollard-des-Ormeaux, ont dû faire face à des avis d'ébullition ou à des alertes concernant la qualité de l'eau potable. Alors, quelles mesures sont actuellement prises en place pour garantir la salubrité de l'eau et prévenir la répétition de tels incidents? Les avis, en fait, on n'a eu aucun avis d'ébullition qui provenait, à ma connaissance, des usines de production d'eau potable. Les avis d'ébullition qui ont été émis, c'est suite à des interventions sur le réseau. D'aqueduc. Donc, et c'est la majorité des avis de qualité sont préventifs. Donc, la façon de, en fait, c'est une bonne nouvelle d'avoir des avis préventifs parce que ça veut dire que les gens qui interviennent sur le réseau ont la connaissance. S'ils sont pas capables de respecter les meilleures pratiques puis de faire une réparation en conservant la pression, mais on met jamais à risque la population puis on fait un avis de qualité. La façon dont on se prémunit ou, en fait, on améliore la situation, on a un centre de formation, le centre de formation Maximeau qui est dans l'Est, qui est un centre de formation qui permet de former l'ensemble des intervenants sur les réseaux d'aqueduc, principalement les gens en arrondissement. Donc, on forme les gens au niveau des meilleures pratiques pour intervenir sur les réseaux, pour s'assurer de préserver la qualité de l'eau potable lors des interventions de réparation de conduites, de manipulation de vannes ou de réparation de bornes d'incendie. Ça fait que les gens sont formés, puis ils sont formés aussi à identifier à quel moment l'intervention pourrait ne pas avoir préservé l'intégrité et la qualité de l'eau. Et c'est à ce moment-là qu'ils vont émettre des avis d'ébullition préventifs. Ça fait que je comprends que c'est perturbant. Pour les citoyens, mais c'est vraiment une mesure qui est préventive pour protéger la santé de la population. Ça, on veut vraiment pas prendre de chance. Dès que les conditions optimales ne sont pas réunies lors d'une intervention, ce qu'on demande, c'est qu'il y ait un avis à la population.
Voix 5A7:00:05
Merci beaucoup.
Voix 5D7:00:05
Alors, je vais y aller avec peut-être une ou deux petites questions. Est-ce que je vous ai bien compris, peut-être que c'est moi qui ai mal perçu, mais vous allez prendre une espèce de pas de recul sur toute la question du Réseau de l'Ouest, là, où— Alors, j'aimerais ça peut-être que vous m'expliquiez.
Voix 5B7:00:22
En fait, ce projet-là n'a pas passé l'arbitrage. Donc, quand on a conçu le PDI, tous les projets de nouvelles infrastructures, à part celles qui étaient déjà amorcées, déjà en construction, ont été soumis à l'arbitrage. Dans le grand projet de réseau de l'Ouest, il y a 2 volets. Il y a le volet qui va permettre à terme de fermer l'usine de Dorval, puis le— donc, la construction— je vais peut-être revenir un peu en arrière. Le grand projet d'aqueduc de l'Ouest, ça consiste à construire à peu près 170 kilomètres de conduite principale d'aqueduc pour alimenter les secteurs qui sont présentement desservis par les usines de Dorval et Lachine. Qui sont les 2 plus petites usines de production d'eau potable dans l'agglomération de Montréal. Fait que l'objectif, c'est de construire des conduites, de boucler les secteurs et, à terme, de pouvoir fermer les usines. Fait que dans les dernières années, on a rénové quand même, on a fait les investissements pour préserver la qualité de l'eau dans ces usines-là jusqu'à la fermeture, mais on est aussi en train de construire des conduites. Alors, il y a 2 volets. Fait que le volet d'Orval, on l'a, on a pris un pas de recul. Parce qu'il y a des validations techniques qu'on doit faire au niveau hydraulique. Ça, c'est un des projets qu'on se disait, bien, celui-là, on avait, on a commencé à faire les analyses en 2025, ça prend plus de temps. Nos experts en hydraulique ont besoin d'un peu plus de temps pour regarder tous les éléments au niveau des travaux. Il y a des travaux aussi qui doivent se faire à l'usine de Pointe-Claire. Il y a des réservoirs, de la capacité de rétention. Tout ça, au niveau hydraulique, ça doit être évalué le poids pour se rassurer puis pouvoir relancer le projet. Ça, c'est le volet d'Orval. Puis le volet Lachine, on a des contrats en cours qui vont se continuer. Par contre, les nouveaux contrats vont faire l'objet d'arbitrages. Pas parce qu'on a changé d'idée sur les recommandations au niveau du projet, mais vraiment parce qu'on a manqué un peu d'argent dans le cadre du PDI. C'est pour faire du pouce à la question est-ce qu'on a tout réglé. On n'a pas tout réglé, mais malgré la stratégie, malgré les hausses, budget, il en demeure que les besoins sont encore, sont encore un petit peu plus grands que ce qu'on a, fait que ça va faire l'objet de discussions pour le prochain PDI aussi.
Voix 5D7:02:42
D'accord. Peut-être un dernier point, puis je vais le dire pour l'eau, puis c'est pas un reproche, mais je le dis en général. Je pense aux— vous l'avez, puis j'étais content de voir ça honnêtement, j'appelais au discernement intérieurement, tout le Rockfield, le William, qui sont terminés. J'étais avec monsieur De Sousa lorsque le ministre conservateur Baird a annoncé à la biosphère, c'était sous Gérald Tremblay, donc ça doit faire 15 ans à peu près que ça a été annoncé. Monsieur De Sousa était là, nous étions dans la même salle, je m'en rappelle très bien. Alors, on parle d'une durée de 15 ans, je comprends que ce sont des infrastructures extrêmement complexe où il doit y avoir du financement. Mais ce qui me préoccupe par rapport à l'aspect budgétaire, c'est que si ça prend 15 ans, bon, il y a des coûts à chaque année, les coûts de construction augmentent, donc la durée des projets devient très importante aussi parce qu'on consacre beaucoup de ressources financières tant pour maintenir le projet parce que ça se peut qu'il y ait des gens, le je connais pas le détail, mais ça se peut qu'il y a des gens qui soient financés au PDI parce que c'est un projet, bon, on comprend la mécanique là, ceux qui sont là depuis longtemps. Qu'est-ce qu'on peut faire pour réduire la durée des projets? Tu sais, l'usine d'ozonation, je vais parler des dossiers de l'eau, mais je pourrais parler des autres dossiers du CIR, les bibliothèques, en tout cas, tu sais, je peux en amener, il y a aucun problème. Je trouve que la durée des projets est très longue. Alors, comment expliquez-vous ça et qu'est-ce qu'on peut faire pour réduire la durée des projets, pour se dégager des marges de manœuvre financières? C'est pas tellement pour le plaisir de diminuer les projets, mais c'est surtout pour se donner plus de marge de manœuvre, pour être capable de donner des meilleurs services ou d'avoir, d'atteindre nos objectifs de façon plus rapide.
Voix 5B7:04:36
En fait, j'ai pas la réponse parfaite là. À comment on va être capable de réduire la durée de nos travaux. Ça demeure un énorme défi. On a été, dans les dernières années, à faire des projets qui n'ont jamais été faits à la Ville de Montréal. Quand on parle de Rockfield, de Williams, du projet de désinfection, on y— tu sais, ce sont des projets nouveaux d'infrastructures très grands. Une des choses qu'on a faites au Service de l'eau, c'est qu'on a regroupé nos projets d'envergure dans une direction de projets majeurs, la direction de monsieur Fortin, pour se donner aussi cette, dans le fond, d'améliorer notre capacité à livrer ces grands, grands projets-là, de développer des façons de solliciter le marché, de séparer les projets en plus petits blocs pour essayer d'accélérer, mais aussi développer l'expertise interne. Fait qu'on a dans la stratégie Moralès-Allot pour 2026, un premier pas dans le développement de l'expertise interne avec des personnes additionnelles dans l'équipe de monsieur Fortin pour faire de la surveillance en interne. Fait qu'on va aussi regarder comment on peut couper les projets en morceaux pour livrer les bénéfices plus rapidement. Puis tantôt, on parlait du projet de remplacement des incinérateurs, l'unité de traitement et de valorisation des boues. Présentement, on a 4 très gros incinérateurs qui traitent 100% de tous les boues d'épuration. Mais là, on est en train de regarder est-ce qu'il y a moyen d'avoir un plus grand nombre d'équipements, mais plus comparable à ce qui se fait ailleurs dans d'autres municipalités pour pas avoir quelque chose qui est plus hors norme. On a une seule station d'épuration. On est très peu de villes, tu sais, au monde qui a une station. C'est la troisième plus grande au monde. Fait qu'on va aussi regarder comment on peut découper le projet pour avoir des équipements plus standards. Fait qu'il y a plusieurs initiatives qui sont, mais on partage avec vous la volonté de pouvoir réduire les coûts, réduire les coûts, réduire les durées de nos projets, livrer les bénéfices plus rapidement. Fait que ça va être quelque chose qui va être en progression. Si je peux me permettre, Luc amène que la nouvelle loi va nous permettre de faire des projets en mode collaboratif, ça, ça va aussi nous permettre d'accélérer. C'est un bon point. On va prendre toutes les opportunités qui s'offrent à nous, puis on a l'équipe qui est solide, qui va être capable de mener à bien ces projets-là. Ce serait l'objectif. Si on est capable de faire un TVB avec le mode collaboratif, ça ça va nous aider.
Voix 5D7:07:19
D'accord. Alors écoutez, moi je sais qu'il y a énormément de compétences au sein du service de l'eau. Ça, j'ai, moi personnellement, je n'ai aucun doute. On se connaît depuis longtemps quand même et je sais qu'il y a beaucoup de compétences au sein de la Ville de Montréal. J'ai pleinement confiance dans nos équipes, là je vous le dis. Je vous remercie d'ailleurs pour tout le travail qui est fait. Moi je suis très, très content, là, puis je sais que ça a été fait sous une autre administration, mais Je pense qu'il faut souligner la stratégie montréalaise de l'eau qui a été acceptée au niveau du conseil municipal de façon, je dirais, c'est la totalité du conseil. Il n'y a pas eu de, je pense que tout le monde reconnaissait la nécessité de ça et puis ce que vous nous expliquez aujourd'hui, je pense, vient confirmer l'intérêt. Vous avez vu les questions, je pense, tant au niveau du budget de fonctionnement. Moi, je trouve content de voir quand même qu'une augmentation des budgets, je pense que c'était plus que nécessaire, plus que nécessaire. Donc ça, là-dessus, vous avez mon appui personnel. Je parle pas au niveau politique, mais je pense que c'est très, très important. Alors, il ne me reste qu'à vous remercier, vous et l'ensemble de l'équipe, pour le travail accompli, pour la qualité des réponses aussi, que moi j'ai appréciées aussi. Particulièrement et pour l'ensemble du travail. On va se revoir, comme je l'ai dit, au mois de novembre et on va pouvoir faire un beau suivi, un beau suivi là, tu sais.
Voix 5F7:08:49
Monsieur le président, merci.
Voix 5D7:08:50
Ce sera fait pendant l'année. Monsieur De Sousa, vous voulez avoir le dernier mot, je vous le laisse, tiens.
Voix 5F7:08:54
Non, juste pour dire merci, merci de nous recevoir. Et si effectivement les autres membres de la commission souhaitent appuyer votre position politique, je serais très heureux.
Voix 5C7:09:06
Puis vous prenez le mail.
Voix 5D7:09:10
Alors, je vous remercie. Je veux juste remercier mes collègues. Juste une chose, monsieur Saint-Jean, vous devrez nous quitter, alors, mais nous, nous restons en place pour recevoir à 16 h 10, donc on va prendre une pause de 10 minutes, la commission des services électriques. Monsieur DeSousa aussi reste avec nous. Alors, on va prendre une petite pause une dizaine de minutes. Merci. Est-ce qu'on doit faire un décompte? Oui, on doit faire un décompte. OK, merci. Alors, 5, 4, 3, 2, 1. Alors, rebonjour. Nous en sommes maintenant rendus à notre dernière présentation de la journée. Alors, nous, ça nous fait plaisir d'accueillir monsieur Robert Gauthier, qui est président de la Commission des services électriques de Montréal. Naturellement, monsieur Carette est avec nous, qui est le directeur général adjoint au niveau de la mobilité et de l'urbanisme. Et monsieur DeSousa comme répondant politique de la commission. Alors ça, merci beaucoup, et l'ensemble de l'équipe de commission qui vous accompagne, vous allez sûrement nous les nommer. Alors ce qu'on va faire, c'est qu'on va vous faire une courte présentation du budget et du PDI, il va y avoir une période de questions du public qui va être très courte parce qu'il y aura pas beaucoup de public d'après ce que je vois, il y en aura peut-être, il y en aura peut-être en ligne, mais on verra, et après ça on passera à la période de questions des commissaires qui sont des élus. Alors, je vous laisse sans plus tarder la parole. Est-ce que monsieur DeSousa voulait dire un mot d'introduction?
Voix 5F7:22:52
J'aurais une longue discours, mais pour faciliter le travail de l'opposition, je vais faire un petit peu plus court.
Voix 5D7:22:58
Merci infiniment de votre sollicitude à notre égard, monsieur DeSousa, on l'apprécie. Alors, monsieur Gauthier, allez-y, nous vous écoutons.
Voix 5I7:23:08
D'abord, bonjour à tout le monde, aux membres du comité. Bienvenue à cette présentation. Je me présente, mon nom c'est Robert Gauthier, je suis président de la commission services électriques. Pour la présentation, je vais être en coanimation avec madame Isabelle Poisson, qui est la directrice finance. Je suis accompagné aussi à l'arrière par monsieur Gilles Godet, qui est directeur pour les partenaires, monsieur Marc-André Bergeron pour la question des directeurs de la conception. L'équipe sera présente pour répondre aux différentes questions. En gros, la présentation, bon, il y a la question de la présentation sur le plan de présentation. On va commencer par un organigramme, les faits saillants, et ensuite on va passer aux deux grands blocs qui sont d'abord le budget de fonctionnement et ensuite le programme décennal d'immobilisations, bien sûr. Si on constate au niveau de l'organigramme, l'essentiel, je reviendrai plus tard, un peu plus tard dans la présentation, c'est grosso modo on a un ajout de 13,25 postes postes prévus dont 6 permanents et 7,25 temporaires. Je reviendrai plus tard dans la présentation. On était, on passait de 186 employés plus 13, ce qui donne 199 employés au total. On viendra plus tard pour le détail avec plus de précisions. Dans les faits saillants, les impacts aussi, la poursuite de la simplification des comités avec Hydro-Québec et la Ville. On avait plusieurs comités, mais dans le but d'accélérer le processus, donner une meilleure efficience aux citoyens puis aux partenaires, on a simplifié les comités avec Hydro-Québec puis la Ville de façon à avoir des tables plus rapides pour pouvoir réagir plus rapidement. On a terminé aussi, on a débuté, on est en cours de négociation d'une entente de réalisation des projets intégrés avec la STM. On a déjà fait cette entente-là avec la Ville, avec le service de l'eau aussi. On est en train de le faire avec la STM. Ça a débuté Nous prévoyons d'avancer ça fortement en 2026. On a fait la conclusion avec les syndicats pour la question d'équité salariale interne, c'est complété. On avait fait un sondage en 2024 avec les résultats qu'il fallait faire certaines actions rapidement, c'est qu'on a fait un établissement de rencontres de consolidation d'équipes de direction pour renforcer les liens et avoir une meilleure efficience à l'interne. On a renforcé aussi la, la synergie entre les directeurs en faisant plus de rencontres, plus appropriés, plus ciblés. Finalement, le tout en améliorant le climat de travail entre les employés pis la direction afin de favoriser une bonne coopération. Bien sûr, il y a eu la nomination du président, moi-même là, en juillet dernier, ce qui termine en gros les faits saillants pour 2025 et les impacts. On va passer maintenant au budget de fonctionnement 2026.
Voix 5B7:25:49
Oui.
Voix 5K7:25:49
Fait que je vais, je vais vous présenter le budget de fonctionnement. Pour 2025, l'évolution budgétaire. Si on débute avec les revenus, on a presque 86 millions de revenus au budget 2025. Nos prévisions pour la même année, c'est 89 456 000$. Donc, on a un surplus de revenus de 3,4 millions. Ça s'explique par une augmentation du taux de redevances de la commission, qu'on a eu 4,6 millions de plus de revenus. Toutefois, avec la baisse de revenus d'intérêt, on avait 1,1 million de moins, ce qui fait notre 3,4 millions de plus de revenus. Ensuite, au niveau des dépenses, on prévoit avoir le même niveau de dépenses que le budget 2025, ce qui fait que nous allons avoir un déficit de 6,1 millions de dollars. Ça, ça s'explique par une réduction des revenus à partir du taux de redevances. De 2022 à 2024, on a baissé le taux de redevances de 7,5%, qui était convenu avec les usagers, dont la Ville. Et donc, on a des revenus insuffisants pour couvrir nos dépenses courantes. Là, on est dans une période de rattrapage qui va durer quelques années. Pour réussir à vraiment couvrir nos dépenses de fonctionnement annuelles. Donc ensuite, qu'est-ce qui est très important de savoir, c'est que le déficit, c'est financé par le fonds de stabilisation. Je vais vous expliquer c'est quoi, mais c'est pas les contribuables, c'est pas des impôts fonciers des contribuables de la Ville, c'est vraiment de l'argent à part. Fait que je vous fais une petite, un petit détail, c'est que les surplus et les déficits annuels de la commission, ils vont dans le fonds de stabilisation. Fait que c'est un vase communicant, OK. C'est une réserve qui appartient aux usagers, qui est gérée par le conseil d'administration, qui ont les pleins pouvoirs de décider ce qu'est-ce qu'ils font avec ces argents-là. Ça a été constitué en 1979, cette réserve-là, et puis le but, c'était de limiter les variations du taux d'une année à l'autre. Donc pour stabiliser, c'est pour ça que ça s'appelle un fonds de stabilisation, c'est pour stabiliser le taux. OK, puis les organismes ou la Ville Hydro-Québec, ils pouvaient prévoir dans leur budget un peu plus c'était quoi la dépense reliée à la location des conduits souterrains, donc la redevance.
Voix 5I7:28:34
Maintenant on passe aux objectifs 2026. Le carnet de commandes de projets à réaliser est de l'ordre de 140 millions de dollars pour le programme de construction et de modification de conduite souterraine. À la demande de la haute direction d'Hydro-Québec, la hausse de volume aussi va passer de 30% d'ici 2030. On a eu une commande d'Hydro-Québec d'hausser le volume de travaux de 30% et on nous a demandé aussi de réduire le délai de passage de réalisation de 40%. En 2028. C'est le carnet de commandes qu'on a. On a aussi la poursuite de l'entente de réalisation de projets avec la STM. Comme je disais tantôt, là, le, le, le programme d'entente, on a déjà, il est déjà complété avec le service de l'eau et la centrale de la Ville. Maintenant, on continue à le faire avec la STM. Il y a l'enlèvement de poteaux sur plus de 7 kilomètres de rue. Il y a la coordination de 1 kilomètre de conduit souterrain pour de nouveaux développements résidentiels. L'inspection structurale par caméra de 4200 puits d'accès et de 1200 puits d'accès en occupation, la négociation de la convention, des conventions collectives des codes blancs et des codes bleus chez nous, l'optimisation et l'automatisation des processus liés à la gestion des travaux de construction et finalement la poursuite des activités de sécurisation des infrastructures informatiques et modernisation de notre dispositif web.
Voix 5K7:30:01
Donc, je continue avec le budget 2026. On prévoit des revenus de 91 100 000$, des dépenses de 105 361 000$. Donc, on anticipe un déficit de 14,2 millions$, toujours financé par le fonds de stabilisation, je vous rassure. OK, au niveau des principaux éléments, pour les revenus, on augmente le taux de redevances de 5%, combiné à l'augmentation du métrage, on va avoir des revenus supplémentaires de 8,6 millions. Par contre, c'est compensé majoritairement, l'autre élément qui est le principal élément, c'est la diminution des revenus d'intérêts. Moins de fonds de stabilisation, moins on fait de revenus d'intérêts sur ça. Montant-là, évidemment. Au niveau des dépenses, notre plus grosse dépense, on investit beaucoup dans le réseau souterrain, on fait beaucoup de travaux annuellement, donc notre charge financière est vraiment gigantesque. C'est 75% de nos dépenses, ça passe dans les intérêts sur notre dette. Donc, c'est vraiment majeur. L'autre point, c'est la hausse globale de la rémunération, mais c'est sûr, on ajoute des postes, puis les augmentations salariales régulières qui fait 1,3 million de dollars. Donc on va finir avec 105, anticiper 105 millions de dollars de dépenses pour un déficit de 14,2 millions.
Voix 5I7:31:40
Au niveau du budget, toujours sur les variations d'effectifs par catégorie d'emploi, je vous avais dit tantôt qu'en absolu on a une hausse pour 2022 de 13,25 postes qui se décompose comme suit. Dans l'École de l'An, au niveau des postes permanents, on a un total de 6 personnes de plus qui sont 6 ingénieurs, 1 en conception et 5 en réalisation. Au niveau des postes temporaires, toujours pour expliquer le détail du 13,25, des postes temporaires, il y a 7,25 postes qui sont ajoutés. Les 6 ingénieurs que j'ai parlé, c'est des postes permanents, tandis que les 7,25, c'est des postes temporaires. Temporaires, c'est essentiellement des postes qui sont liés pour le soutien de la croissance du volume, comme vous parlez tantôt. Ça va être des surveillants de chantier, des coordonnateurs, des assignateurs, du personnel d'appui pour venir pallier au surplus de volume qui est demandé. Ce qui donne en gros, au niveau ratio cadre-employé, de 11,46 employés par cadre. Ça, c'est les cadres sans supervision. Les cadres avec supervision, ça donne un ratio de 15,28 employés par cadre.
Voix 5K7:32:55
On va passer, oui, avec le programme décennal d'immobilisations 2026-2035.
Voix 5I7:33:02
Les enjeux, les enjeux essentiellement pour le PDI de 26-35, ça va être d'abord de répondre aux besoins de nos usagers et utilisateurs bien sûr. Ça va être aussi d'optimiser notre capacité de conception et de réalisation pour bien répondre aux demandes croissantes des usagers et assurer les investissements requis pour le maintien des actifs. Se planifier et coordonner avec l'ensemble des intervenants, principalement pour les grands projets d'envergure où il est important de, de, de bien orchestrer le tout. Aussi, d'optimiser les processus reliés à la gestion des travaux en intensifiant leur information, leur automatisation et en modernisant les méthodes d'information. Finalement, comme enjeu, c'est s'adapter à la nouvelle dynamique de la gestion de l'occupation du domaine public de la Ville lors des travaux, bien sûr.
Voix 5K7:33:52
Au niveau des réalisations en 2025, pour le volet protection et développement, nous avons réalisé 128,8 millions de travaux définis avec des immobilisations directement de la commission, 101,9 millions. Ensuite, 26,7 millions des travaux intégrés avec la Ville de Montréal et la STM, puis 0,2 million de travaux avec des tiers. Au niveau, ça c'était vraiment pour le programme, le gros programme qui est géré par la commission, qui est vraiment les conduits souterrains. Ensuite, il y a deux autres programmes qui sont des programmes gérés par la commission, mais avec des fonds de la Ville. Donc, c'est les volets enfouissement et conversion. Ça, à ce niveau-là, on a fait 5,2 millions de réalisations en enfouissement de réseaux câblés avec le programme 7,8 km, puis d'autres projets d'enfouissement et 0,8 pour la conversion. L'enlèvement de poteaux s'est effectué sur 2 km de rue, puis il y a eu de la coordination sur 0,8 km pour des conduits souterrains pour des nouveaux développements résidentiels. OK, ici vous avez le détail par tranche de 5 ans. Donc, au niveau du premier 5 ans, pour le programme de vraiment des projets d'infrastructures souterraines, on a 481 millions de dollars. La deuxième partie du 5 ans, le deuxième 5 ans je devrais dire, près de 200 millions de dollars pour un total sur dans de 681 millions de dollars. Les autres montants plus bas que vous pouvez voir, ameublement, machinerie, tout ça, nous on n'a pas d'autres numéros de programme, fait qu'il faut tout mettre dans le même programme. Fait que oui, on a des investissements en équipement TI et tout ça, mais c'est des petits montants par rapport au reste, on s'entend. Donc au total, pour la protection, on a 300 pour les on a 387 millions de dollars, ça représente 56,5%, puis pour le développement, 298 millions, 43,5%. Ça, c'est la même chose que je viens de vous mentionner. Donc, pour notre programme principal, ce qui est notre première priorité, on s'entend, 684,8 millions. Ensuite, pour le programme d'enfouissement, Donc on a un budget octroyé pour cette année, pour 2026, de 5,9 millions, puis on a un ajustement potentiel de 44,4 millions pour des projets en cours, ce qui fait 50,3 millions. Pour la conversion, le total c'est 2,2 millions, le budget octroyé en 2026 1,8, puis l'ajustement potentiel de 0,4 million. Ça, c'est nos principaux projets là pour les 10 ans à venir. C'est sûr que la majorité du montant va pour le maintien du réseau, le maintien d'actifs, donc 382,8 millions. Le reste, je vous les nommerai pas tous, mais vous pouvez les voir, le Sainte-Catherine, les postes d'eau Crébec et ainsi de suite qui défileront. Donc nous en sommes rendus à la période de questions.
Voix 5D7:37:11
Merci. Je vais vous demander juste avant de passer à la période de questions du public, moi je connais la commission, mais il y a de nouveaux élus, et pour le bénéfice du public, juste expliquer ce que fait la commission, pourquoi c'est un organisme rattaché à la Ville qui a un conseil d'administration, comment vos composantes, vos principaux, je pense que ce serait important de situer ça parce que C'est pour les gens qui arrivent à la Ville, c'est toujours une découverte d'avoir une commission des services électriques. Ça fait longtemps que c'est là, mais juste l'expliquer pour le bénéfice de mes collègues et du public.
Voix 5C7:37:50
Oui, rien qu'en guise d'introduction, il faut comprendre que la commission a été constituée au début du 20e siècle, donc ça fait très longtemps. C'est dès qu'on a commencé à mettre en sous-sol nos fils. Fait que Montréal est toujours une ville très proactive depuis ce temps-là, grâce à la commission, on doit le dire, par rapport à l'enfouissement. Donc une grande volonté d'enfouissement, en termes d'embellissement évidemment, mais aussi en termes de résilience climatique. Donc enfouir dans les zones denses nos fils, c'est l'objectif. Faut comprendre que dans le fond, le massif, c'est ce qui est en dessous là, c'est de l'infrastructure. La Ville gère plusieurs infrastructures, vous avez vu le service de l'eau, plein d'autres. Demain, du réseau routier. Donc le massif, c'est une infrastructure de la Ville de Montréal. Donc la Ville doit construire, doit réaliser, mais dans sa charte, dans le fond, elle se retrouve à avoir un mandat qui est inscrit. Et c'est très structuré en termes de gouvernance parce qu'il y a plusieurs usagers, et tu vas pouvoir les expliquer, dont Hydro-Québec, qui doit voir à ses intérêts via un conseil d'administration. Donc c'est des actifs de la Ville, d'où le financement, d'où le fait qu'on passe ici, c'est dans notre giron financier, dans notre giron budgétaire, ce qui fait qu'on passe ici évidemment dans le cadre de nos budgets à la commission, mais il y a un conseil d'administration finalement pour protéger les intérêts des usagers.
Voix 5I7:39:13
Rapidement, là, pour compléter ce que l'excellente introduction que Claude a fait, on a 4 missions à la commission, c'est de favoriser l'enfouissement des câbles et des fils aériens, On a de planifier, construire, entretenir et administrer les conduits souterrains, deuxième mission. La troisième, c'est de raccorder les bâtiments. La quatrième, c'est d'accepter les transferts de conduits sur les territoires montréalais. Et comme Claude disait tantôt, notre objectif, c'est sûr qu'on gère l'actif de la Ville pour la Ville, mais on est autonome, mais on gère l'actif de la Ville. Ça fait que le, on a un conseil d'administration formé de, de plusieurs personnes. On a 5 membres. On a, outre le président de la commission, on a 2 représentants de la Ville qui sont, qui siègent de façon permanente. On a un d'Hydro-Québec plus un représentant des entreprises de télécommunications. C'est-à-dire qu'eux autres se votent un représentant qui siège au, au conseil d'administration.
Voix 5F7:40:03
En plus du président.
Voix 5I7:40:04
En plus du président, bien sûr.
Voix 5C7:40:06
Donc, vous voyez l'équilibre de la gouvernance entre les usagers utilisateurs. Donc, vous avez 2 pour la Ville, 2 pour les, ce qu'on appelle les, les réseaux techniques urbain et un président qui peut trancher en termes de gouvernance quand ça va arriver. Chacun de ces usagers-là, donc, sont Hydro-Québec, les Vidéotron et les autres télécoms de ce monde et la Ville. Ben, nous, on contribue, OK, au budget de fonctionnement. Autrement dit, vous allez voir demain au service d'infrastructure du réseau routier certains budgets, il y en a aussi dans d'autres services, là, où ce qu'on envoie des argents au budget de fonctionnement. Autrement dit, la Ville envoie des argents à la commission, mais Hydro-Québec fait la même chose dans une très grande proportion, quasiment du 75-80%. Donc, c'est financé par les usagers qui sont membres du conseil d'administration pour financer le grand programme d'investissement, mais aussi l'opération. Il y a seulement un petit programme d'investissement, quand je dis petit, c'est quand même 8 millions l'année prochaine, mais d'enfouissement où c'est nous, la Ville, qui supportons les frais à l'intérieur de nos règlements d'emprunt, de notre financement. Je sais pas si c'est plus clair, monsieur le président.
Voix 5D7:41:13
Oui, c'est plus clair, mais je pense que c'est plus clair pour tout le monde parce que je pense toujours que lorsque des gens arrivent, moi-même quand je suis arrivé à la Ville, la commission des services électriques, disons que c'était pas dans mes plus grandes préoccupations, pour être bien honnête, mais je trouve que puisqu'on vous rencontre au niveau budgétaire, c'est important de savoir comment, enfin, qu'est-ce que ça fait, puis comment ça fonctionne un petit peu. Donc, c'est pour ça que je voulais qu'on précise. Maintenant, je pense que tout le monde a bien compris. Il y aura peut-être d'autres questions de clarification, mais ça donne une idée.
Voix 5F7:41:44
Monsieur le président, je peux juste ajouter que la commission joue un rôle important, pas uniquement avec les divers mandats qu'ils remplissent en tant qu'auprès des divers bailleurs de fonds, mais c'est aussi une question de, dans le contexte d'adaptation au changement climatique, c'est joue un rôle tellement important. Je vous donne un exemple. En 2002, nous, en Saint-Laurent, on a pris la décision que tout nouveau projet, on doit enfouir donc toutes nos câbles. Cette décision a été prise en 2002, puis je pense que c'est avec la collaboration de commission, successivement, dans tout nouveau développement, c'était enfoui. En avril 2024, Vous vous souvenez, on a eu le verglas et c'était tellement visible après 20 ans, les efforts d'enfouir les câbles versus les endroits où il n'y avait pas eu d'enfouissement. Les endroits où on avait enfoui les câbles, il n'y avait aucune enjeu de perte d'électricité, pas des arbres qui sont tombés sur les fils, Et en conséquence, ce secteur sur la carte d'Hydro-Québec était tellement visible que les citoyens là-bas étaient ravis. Ils n'ont pas vécu aucun enjeu de verglas et rien. Par contre, les vieux secteurs qui avaient encore des poteaux et qui étaient faits où vous n'avez pas d'enfouissement des câbles ont souffert, dans le sens qu'ils ont vécu les effets de verglas, la tombe, le fait que— Donc, je vous donne ça comme un exemple tangible que on pense qu'on prend des décisions pour le court terme, mais sur une base de 20 ans, 25 ans, on peut voir les améliorations et les bénéfices. Donc, je donne mon exemple chez nous, mais je reste convaincu qu'ailleurs sur le territoire où les gens ont pris des décisions similaires, ils ont vécu la même expérience.
Voix 5D7:43:43
Merci. Alors, on va passer maintenant à la période de questions des citoyens. J'ai une question ici.
Voix 5H7:43:52
Ligne.
Voix 5D7:43:52
Excusez, excusez, excusez-moi, c'est parce qu'on vous entend. Monsieur Carl Saint-Denis, la rue Follum. Dans votre PDI de 2023, 15,5 millions étaient prévus pour le projet Follum. Il est maintenant scindé en 2 phases à 2,5 millions chacune. Qu'est-ce qui explique que le total des 2 phases ne corresponde pas aux 15,5 millions prévus à à l'origine?
Voix 5J7:44:18
Le 15,5 millions, c'est une estimation budgétaire qui avait été faite à l'époque, puis il y a une question de phasage qui avait pas été décidé encore. En fait, là, le projet se fait en 2 étapes connues à l'heure actuelle, fait qu'il y a une partie qui est au nord de la rue Ontario vers Sherbrooke, puis l'autre partie qui est au sud de la rue Ontario. Donc on se fait la programmation, c'est pour ça que ça a été scindé en 2, puis les budgets s'ajustent tranquillement. Avec les besoins.
Voix 5D7:44:44
D'accord.
Voix 5J7:44:48
Un projet intégré.
Voix 5D7:44:49
J'ai pas compris là ce que vous avez posé.
Voix 5C7:44:50
Excusez-moi, par rapport à ça, c'est le projet qu'on vous parlait tantôt au niveau du service de l'eau, Folham. Donc, c'est le projet évidemment. Lorsque le président vous parlait tantôt de projet intégré avec la STM, c'est déjà fait avec la Ville. Autrement dit, dans ce cas-ci, le donneur d'ouvrage, c'est la Ville. Puis on réalise les travaux avec des fournisseurs qui sont accrédités, mais aussi avec la collaboration de la commission. Fait qu'on vient rien qu'une fois, fait que c'est pour le même chantier, si vous voulez.
Voix 5D7:45:17
Donc, on comprend qu'il y a une intégration, en fait, sur la rue Follum, des travaux effectués au niveau de la Ville et au niveau de la commission des services électriques, ce qui permet probablement de diminuer un peu les coûts par rapport à ce qui était anticipé, j'imagine.
Voix 5J7:45:33
C'est que les besoins se précisent un peu plus.
Voix 5D7:45:35
Bon oui, c'est ça, c'est pas une planification de type, je sais pas trop quoi, 5 ou 4. D'accord, merci. Alors ça, ça complète la période de questions des citoyens. On va y aller avec la période de questions des commissaires. Madame Tremblay.
Voix 5B7:45:50
Merci, monsieur le président. J'ai une question par rapport à l'enfouissement des fils. Est-ce que c'est fait de façon aléatoire ou à chaque fois qu'il y a un projet, les fils sont enfouis?
Voix 5J7:46:03
Nous, on travaille avec la Ville puis Hydro-Québec pour monter la programmation. Fait que c'est sûr, quand il y a un projet qui se présente par la Ville, c'est une question qui se pose. C'est pas tous les projets qui sont retenus, dépendant des besoins qu'on a à faire. Quand il y a un projet comme ça qui rend une question d'enfouissement, à ce moment-là, la Ville doit faire une demande à Hydro-Québec. Il y a une entente particulière entre la Ville puis Hydro-Québec pour le financement de ces projets-là. Et puis à partir de là, il y a une procédure qui rentre en ligne de compte pour que la Ville s'engage à un certain moment pour dire est-ce qu'on va de l'avant, on va pas de l'avant avec le projet.
Voix 5B7:46:39
Qu'est-ce qui fait que vous allez choisir un projet plutôt qu'un autre?
Voix 5J7:46:43
C'est souvent en concert avec la Ville qu'on va faire ça, qu'on va choisir les projets pour être sûr qu'on choisit des projets qui ont un impact. Vous voulez dire l'arrondissement Services centraux, principalement services urbanistes.
Voix 5B7:46:55
Services centraux, parce que c'est les services centraux qui payent.
Voix 5C7:46:58
Oui, dans le fond, qui choisit où est-ce qu'on va investir en enfouissement? Il y a différentes balises qui existent, il y a des zones qui existent au niveau de la prestation de service avec la Régie du bâtiment, excusez-moi, la Régie de l'énergie, tout. Dans le fond, la commission peut mieux expliquer que moi, mais il y a certaines balises qui existent. Par la suite, on a convenu d'une entente De façon historique, il y avait une entente sur certains projets. On a effacé cette entente-là. Puis il y a une entente sur une certaine capacité annuelle avec Hydro-Québec. Parce que lorsqu'on parle de projets d'enfouissement, on parle de projets intégrés qui sont importants. Comme Follum, c'est pas des interventions, c'est des interventions en sous-sol, donc c'est des projets importants. Ce qui fait que c'est la Ville qui choisit, avec certaines balises, où est-ce qu'on va faire de l'enfouissement. À la lumière de la capacité d'Hydro-Québec et la nôtre aussi, on doit dire, de réaliser des projets. Ce qui fait que c'est des projets qui sont planifiés à long terme, c'est des projets qui impliquent plusieurs phases de réalisation. Il faut réaliser les travaux, enfouir, connecter les fils, enlever les poteaux par la suite. Donc, il y a plusieurs phases, donc on va planifier ça 5 ans à l'avance. Mais nous, dès qu'il y a un projet au niveau du service de l'eau, comment qu'on déclenche nos nos projets intégrés. Vous avez vu la présentation du service de l'eau qui précédait, donc on a un plan d'intervention intégré. Autrement dit, le plan d'intervention intégré, c'est ce que vous parlez un peu, madame Morissette, là, qui est un plan de gestion d'actifs. Ça fait plusieurs années qu'on fait ça, fait qu'on cote, si vous voulez, l'état de l'actif des différents éléments. Faut comprendre que le service de l'eau, c'est en termes de leadership, en termes de maintien d'actifs, en raison de l'état de l'actif, Donc, dès qu'il y a une conduite majeure qui est à refaire, Sainte-Catherine, Saint-Hubert, tous les projets qu'on refait, Saint-Paul, etc., bien là, dans le fond, on vient se questionner sur l'enfouissement si c'est pas enfoui. Donc, on va se questionner sur l'enfouissement. Donc, on a une très grande programmation qui existe de projets intégrés avec l'ensemble des services. C'est intégré par le service d'infrastructure du réseau routier et on vient, si vous voulez, coter les projets pour savoir lequel, dans le fond, on réalise. Évidemment, par rapport à nos instances, par rapport à nos élus désignés, on fait ces discussions-là pour choisir les projets. Fait que c'est donc un volume de projets intégré, c'est les investissements les plus majeurs parmi lesquels on choisit à la lumière des besoins. Si c'est déjà enfoui, il faut comprendre que la commission doit faire des travaux de maintien d'actifs aussi. Fait que c'est, il y a des choix de nouveaux enfouissements, mais il y a beaucoup de travaux qui sont réalisés de façon intégrée où ce que la commission vient faire ses projets, des fois avant, puis des fois en même temps. Fait que c'est ça.
Voix 5B7:49:36
Est-ce que c'est possible, dernière petite intervention, d'avoir comme une map à savoir vous êtes rendu où? Oui. Parce que quand même c'est gros là quand il y a un quartier au complet qui peut être enfoui, c'est extraordinaire.
Voix 5C7:49:48
Oui, donc il existe des documents à ce niveau-là, Angèle, qu'on pourrait faire circuler. C'est des maps. Justement.
Voix 5D7:49:56
Alors, ce sera transféré au niveau de madame Charbonneau pour qu'elle puisse faire éventuellement un suivi auprès de la commission. Madame Blanco.
Voix 5C7:50:04
Ça va provenir du service du CAIR.
Voix 5A7:50:06
Oui, merci beaucoup. Merci beaucoup pour la présentation, c'est fort apprécié. Dans la page 16 de votre présentation, vous nommez plusieurs enjeux, puis on fait mention de la planification et la coordination des travaux, des travaux majeurs. Ça demeure toujours en enjeu. J'avoue, j'aimerais peut-être vous entendre plus en détail sur identifier quels enjeux sont lesquels, les solutions, comment on opérationnalise, comment on essaie de s'améliorer par rapport à ça, peut-être avoir plus d'informations à cet égard. Donc je ne sais pas si c'est la commission ou vous, Claude. Et ma sous-question, c'est en lien aussi avec les PDI, les projets qui demeurent prioritaires. Je vois encore, puis j'aimerais réjouie de voir encore les projets sur la rue Masson entre la 1re et la 17e, surtout parce qu'on a fait mention lors de la présentation du SUM qui est toujours là, mais que ça a été décalé, si je ne me trompe pas, d'une année pour 2027. Donc je l'espère, j'imagine que ces projets, ça fait partie d'un projet d'envergure qui est coordonné, et c'est pour ça qu'on les voit encore. Et on voit les 10 millions de la commission, j'aimerais vous entendre. De façon générale, puis peut-être plus particulièrement pour Sainte-Marie.
Voix 5C7:51:15
Donc, oui, monsieur le président. Donc, dans le fond, une question sur la programmation, donc la dernière partie de votre question. Puis après ça, au préalable, vous avez fait une introduction au niveau de la gestion des impacts. Donc, au niveau de la gestion des impacts pour la Ville, il y a, si vous voulez, deux grandes natures de travaux: les projets intégrés puis les projets non intégrés. Lorsqu'on dit projets intégrés, c'est les grands projets d'investissement Sainte-Catherine ou des projets qui sont dans un programme qu'on appelle d'aménagement de rue, le PAR, le programme d'aménagement de rue du sud. Donc, c'est des grands projets et nous, on a des balises de gestion des impacts à ce niveau-là, OK. Et on vient intégrer les projets, ça veut dire Commission de service électrique, des fois même Hydro-Québec, la STM, donc l'ensemble des partenaires, le ministère, etc. Donc, on vient intégrer pour pas venir 2 fois. Déjà là, ça réduit les impacts. Comme le cas de la rue Frelon. Donc, pour les projets intégrés, c'est surtout le SIR, le Service d'infrastructure du réseau routier. Il y a aussi le service de l'eau, où il y a eu une entente aussi d'intégration, la STM. Donc, chacun fait ses projets intégrés, comme la STM, c'est Berri-Maisonneuve, des projets majeurs. Ce qui fait qu'il y a une gestion des impacts des travaux qui est faite à ce niveau-là. Il y a, dans le fond, dans les travaux, d'autres projets non intégrés, et là, je vais vous laisser évidemment en discuter. Projets non intégrés, par exemple la commission, ils doivent faire des petites, des plus petites interventions qui peuvent être très gênantes aussi. Hydro-Québec le fait, nous on le fait aussi, la Ville, ça arrive avec nos cols bleus. Donc, c'est ce qui s'ajoute aux grands projets du secteur, des plus petites interventions. Je vais laisser le soin aussi à Gilles pour répondre par rapport à la rue Masson dans votre PDI à ce niveau-là, par rapport à la planification.
Voix 5L7:53:01
Oui, la rue, la rue Masson, Mané, c'est un, c'est un projet intégré avec la, la ville comme telle, c'est-à-dire qu'on est coordonné. Toute notre PTI, on est toujours, tout le, le PTI de la ville, c'est les mêmes projets qui sont à la commission. Il y a toujours un pendant, Mané, qui est, qui est là. Nous autres, on intervient lorsqu'il y a pas de, de projet ville. À l'occasion, on peut avoir une coordination qui va se faire avec aussi. On va passer un petit peu avant et elle va passer après, ou vice versa, tout dépendant des intérêts de chacun. Mais le projet Masson, il est déjà intégré dans notre PTI comme tel.
Voix 5I7:53:40
Au niveau, au niveau de, c'est sûr que lorsqu'il y a des travaux qu'ils font, on regarde toujours nous au niveau de la commission s'il y a des améliorations du réseau à faire localement, dans le sens que si la rue doit être ouverte, bien sûr, on regarde si on peut faire une amélioration pour profiter, faire d'une pierre deux coups, pour pas y retourner dans un an ou deux ans après. Fait qu'on fait l'analyse, on regarde si c'est propice, puis on s'insère, puis là, en ce moment, on complète pour faire le minimum d'impact aux citoyens, évidemment.
Voix 5D7:54:06
Monsieur Guaraji.
Voix 5E7:54:08
Merci beaucoup, monsieur le président. Ma question, c'est sur le sujet de l'utilisation de l'IA. D'abord, pouvez-vous nous dire comment vous comptez optimiser le processus réel à la gestion des travaux pour l'année 2026, dont peut-être l'ajout de l'IA dans vos processus pour exploiter les données des inspections par caméra ou autre?
Voix 5I7:54:28
Parfait. Pour répondre à votre question, regardez, c'est qu'on fait beaucoup d'analyses manuelles, c'est-à-dire qu'en conception, les chargés de projet vont faire des analyses par des inspections par caméra ils vont faire des inspections, des analyses se font de façon manuelle, ce qui fait en sorte que ça prend beaucoup de temps et ce qui fait aussi, c'est qu'il y a un risque d'erreur. Fait que ce qui arrive, c'est que comme il y a beaucoup de projets, comme les projets doivent se réaliser rapidement, comme l'analyse se fait manuellement, ben on s'aperçoit que c'est trop long puis il y a un risque d'erreur. Donc, pour pallier à ça, augmenter l'efficience, diminuer le risque d'erreur, on a décidé de progresser et de mettre de l'énergie en intelligence artificielle. Fait que ça, ce faisant, entre autres pour l'inspection par caméra dans nos, dans notre jargon, puis aussi on fait une deuxième percée pour le mandrinage. Le mandrinage, c'est tous les, les conduits lorsqu'ils sont, lorsqu'ils sont faits, sont placés. Le mandrinage, c'est l'opération qui consiste à nettoyer, à mesurer la longueur pour, dans le conduit, pour déterminer la longueur du câble que le propriétaire va mettre par la suite. Ça peut être Hydro-Québec ou la Ville. Fait que ça, cette activité-là s'appelle mandrinage. Puis comme on a une multitude de conduits, là encore, c'est le même système. C'est fait de façon manuelle, c'est long, ça bouffe du temps, ça gruge de l'énergie pour les gens de conception chez Marc-André. Fait que, pis y a un risque d'erreur. Fait que encore, tout ça, l'intelligence artificielle vient pallier en augmentant la vitesse de, de, de, de, d'analyse et en réduisant le risque d'erreur. Le tout, bien sûr, pour donner une meilleure efficacité aussi citoyens, pas nos usagers.
Voix 5E7:56:02
Monsieur le président, permettez-vous de poser une autre question, s'il vous plaît. Antérieurement, on avait— on était informé qu'il y avait une limite sur combien de kilomètres de fils on pouvait enfouir, des fils qui sont déjà existants, donc pas l'enfouissement de nouveaux fils. Moi, j'ai entendu que c'est environ à 4 km, qu'il y a une limitation peut-être mise par Hydro-Québec ou nous-mêmes. Y a-t-il des limitations ou...
Voix 5J7:56:37
C'est en vertu de l'entente qui a été signée entre Hydro-Québec et la Ville de Montréal qu'il y a une capacité de 4,5 km par année qui a été établie. Il faut comprendre que le 4,5, c'est... il a été sous-divisé ou subdivisé en étapes. Exemple, la conception représente genre 10%, la réalisation genre 30%. Là, je vous lance des chiffres qui sont au hasard, mais le 4,5 km est détaillé de cette façon-là avec Hydro-Québec. Alors donc, la Ville, nous, Hydro-Québec, on s'en rend compte pour faire le suivi, pour garder le décompte du kilométrage à chaque année.
Voix 5E7:57:12
Et ça, c'est pour l'ensemble de la Ville ou pour l'agglomération?
Voix 5J7:57:14
L'ensemble de la Ville.
Voix 5E7:57:16
La Ville de Montréal. Parfait, merci beaucoup.
Voix 5D7:57:20
Monsieur Jolicoeur.
Voix 5H7:57:22
Merci, je voulais vous amener à votre objectif numéro 2. Je sais pas s'il y a moyen de le présenter, mais sinon je vais vous le lire là, puis vous devez le connaître. C'est la demande de la haute direction d'Hydro-Québec d'augmenter la hausse du volume de travaux de 30% et réduire les délais de réalisation de 40% des projets. C'est une petite ligne, ça m'apparaît quand même majeur. En fait, c'est de savoir à la base Hydro, les travaux d'Hydro-Québec représentaient combien. Donc, si on augmente de 30 ou 40%, un petit chiffre, c'est peut-être gérable. Donc, en fait, juste avoir un peu plus de contexte par rapport à ça, s'il vous plaît.
Voix 5I7:57:55
Merci. Je vais vous répondre. Grosso modo, comme on a eu une rencontre avec Hydro-Québec, c'est en 2025, je pense, c'était dans le coin de l'été, un petit peu avant l'été. Ce qu'ils nous ont dit en gros, c'est que la haute direction d'Hydro veut augmenter en prévision de d'une hausse de demande qui était demandée chez eux en distribution. Ils nous ont demandé de hausser de, de, de la capacité de 25% en 2025, excusez, de hausser de 30% le volume d'ici 2030, d'augmenter de 25% en 2025 et de 40%, l'objectif ultime, c'est 25% en 2028, 40% en 2028. Tout ça, pourquoi? Parce que Bon Hydro prévoit une grosse hausse de leur demande en termes de, au niveau des commandes de raccordement, au niveau de, de, de, de, plus d'accès. Puis là-dessus, nous autres, c'est sûr qu'on doit prendre ça ben au sérieux, peut-être pour la simple question qu'Hydro-Québec représente à peu près 68% de notre volume.
Voix 5H7:58:47
Donc c'est une grosse augmentation sur déjà une grosse base.
Voix 5I7:58:51
Exactement. Puis là-dessus, pour ce faire, c'est sûr qu'on a fait un brainstorm. C'est, c'est, c'est une commande qui est très complexe à analyser parce que quand qu'on a reçu ça, on a dit comment on peut faire face à la musique, mais en tenant compte de toutes les contraintes qu'on connaît tous. On s'est pris, on a fait une analyse, tous les directeurs ensemble, puis on, ce qu'on a fait, c'est qu'on a pris, on a fait 3 réactions là-dessus. La, 3 actions. La première, c'est qu'on a regardé principalement rapidement qu'est-ce qu'on peut faire, qu'est-ce qu'on peut développer comme moyen d'intelligence artificielle pour aider justement les choses qui sont des times comme je vous ai parlé un petit peu tantôt, là, le mandrinage, l'inspection par caméra. Tout ça pour, autrement dit, permettre à nos gens de faire davantage de conception puis moins d'analyses répétitives là, je dirais longue et pénible. Bon, ça c'est le premier point. Le deuxième, bien sûr, il fallait faire une réanalyse ou une réanalyse de nos processus puis nos postes. Est-ce que nos postes sont à la bonne place? Est-ce que nos gens font la bonne chose à nos postes? Fait qu'on s'est mis à regarder tout notre organigramme puis regarder qu'est-ce qui serait mieux cadré. Ça a fait des abolitions, ça a fait des créations, forcément. Ça, c'était la deuxième action qu'on se devait de faire pour optimiser notre armement. Finalement, le troisième, suite à notre analyse puis notre optimisation, on s'est rendu compte que pour faire ça, il fallait donc créer des postes temporaires, ce que je vous ai fait tantôt, les 7,25, puis les 6 postes d'ingénieurs. Puis les 6 postes d'ingénieurs, je me permets de faire un petit entrecadre, on le fait pour 2 manières, on le fait pour 2 raisons. La première, c'est pour la hausse de volume qui est évidente. La deuxième aussi, c'est pour satisfaire la loi sur les ingénieurs. C'est qu'en réalisation, on avait pas de poste. On n'avait pas d'ingénieur en réalisation, autrement strictement attitré à la réalisation. On en avait, l'ingénierie était, comment je vais dire ça, supervisée par les ingénieurs en gestion de projet, les IGP en conception. Mais avec la hausse de volume, avec tout ce qui se rajoute, puis le changement sous la loi des ingénieurs les dernières années, on a cru bon à ce moment-là de faire une pierre deux coups, c'est-à-dire d'être capable de faire plus de volume en des ingénieurs et en faisant, en régularisant notre situation face à la loi des ingénieurs. Je sais pas si ça répond à votre question.
Voix 5H8:00:57
Oui, oui, en fait, avec ces 3 points-là, vous êtes confiant qu'il y aura pas de conséquences sur les demandes de votre autre client, la Ville de Montréal?
Voix 5I8:01:04
Pas du tout, non. Notre priorité demeure de même, dans le sens que le volume de la Ville, on peut le passer sans problème, mais on s'est, disons, doté d'une modification de structure de personnel pour faire face à la mise en qui d'ailleurs nous demande, qui est quand même à 68%, là, faut pas oublier.
Voix 5H8:01:19
Merci beaucoup.
Voix 5D8:01:20
Merci, monsieur Devaux-Guizani, s'il vous plaît.
Voix 5M8:01:22
Merci, monsieur le président. Salutations, monsieur Gauthier, à votre équipe. Merci pour la présentation. Quel pourcentage des réalisations de la commission relève ou sont liées à des projets intégrés? Est-ce que c'est la moitié ou c'est la grande majorité?
Voix 5I8:01:40
Je peux vous dire d'ores et déjà à peu près que les projets de la Ville, c'est-à-dire La Ville représente à peu près 12% de notre volume en termes de projets.
Voix 5K8:01:48
Parce que là, comment je pourrais dire, en dollars, ça représente environ ça, parce qu'il y a beaucoup de maintien d'actifs qui, mais des fois c'est pas tranché au couteau. Nous, on va améliorer notre réseau, mais c'est à l'intérieur d'un projet intégré, fait que c'est environ.
Voix 5M8:02:06
Ce qui est difficile de comprendre la priorisation des rues en un peu ce que ma collègue madame Tremblay a essayé de demander tout à l'heure. Je comprends la logique quand il y a des projets intégrés. Mon but, ma sous-question, vous comprendrez, ce sera sur les projets qui sont pas intégrés, mais c'est pour ça que j'essaie juste de comprendre c'est quoi la proportion.
Voix 5K8:02:22
Comme je vous dis, c'est environ 75% qui est pas intégré, mais il y a beaucoup de demandes, c'est des petits travaux ou c'est du maintien d'actifs. On refait une chambre de transformation, on refait un puits d'accès, c'est pas nécessairement intégré avec la Ville. Nous, on fait ce qu'on a à faire pour maintenir notre réseau. Puis il y a une bonne partie, ce qu'on appelle les travaux mineurs, c'est vraiment des raccordements d'édifices, c'est des demandes des riverains. Donc il y en a vraiment beaucoup de ça aussi.
Voix 5M8:02:51
Donc là maintenant, pour les projets non intégrés, peut-être pour monsieur Carette, c'est quoi les balises précises de la Ville? Est-ce que c'est là où il y a le plus de pannes d'électricité? Comment vous priorisez?
Voix 5C8:03:00
Non, justement, nous on travaille, dans le fond, quand je dis le nous, c'est oui, c'est notre actif, oui, ils sont mandatés, mais les équipes, par exemple, vous savez, vont travailler sur les projets intégrés, OK, notamment. Les projets non intégrés, quand je dis leur appartient, autrement dit, lorsqu'ils travaillent sur les infrastructures de la Ville sous leur gouverne, bien eux autres, leurs projets non intégrés, par exemple connecter une résidence ou autre, c'est eux qui les réalisent dans ce cas-ci. Puis assurent la gestion du domaine public. Autrement dit, ils parlent aux arrondissements concernés, je viens faire des travaux, etc., et là, eux autres viennent intervenir. Fait que les projets intégrés, c'est fait de façon commune. Les projets non intégrés, comme le Service de l'eau a des projets non intégrés, la commission a ses projets non intégrés. Fait qu'à ce niveau-là.
Voix 5M8:03:47
D'accord.
Voix 5I8:03:48
Donc, pour répondre à votre question, monsieur, juste m'encadrer, Si tu pourrais juste préciser les volumes, ça peut peut-être aider à répondre à votre question, monsieur.
Voix 5L8:03:54
Si on regarde toutes choses confondues, là, on parle d'à peu près, prochain degré de la ville, c'est à peu près 25% d'un an à l'autre. La commission, mané, c'est l'autre 75% mané qu'on fait. Tantôt, vous avez mentionné aussi pour Hydro-Québec les besoins, mais pourquoi qu'on a une commande d'Hydro-Québec, il y avait deux prémisses mané qui étaient sous-jacentes à la commande d'Hydro. Qui nous a passés pour augmenter le volume. Premièrement, vous l'avez mentionné, c'est que la fiabilité du réseau d'Hydro s'est dégradée au fil du temps. Ils sont rendus à une limite, ils veulent absolument l'augmenter. Ça veut dire que c'est pour ça qu'on va avoir plus de projets à augmenter la fiabilité. L'autre aspect aussi, c'est le temps de passage, parce qu'Hydro a réalisé que les clients se plaignent que ça prend trop de temps avant qu'ils se fassent brancher. Donc, c'est les deux composantes qui font qu'il va venir du volume d'Hydro-Québec. Mais la ville, faut pas oublier que les 75% qui restent, qui sont des projets de la commission, c'est toujours basé au niveau de notre entretien aussi. On essaie de toujours maintenir notre réseau à jour comme tel, on fait le tour. Quand on parlait des 4200 inspections, ça équivaut à peu près, monsieur, aux inspections que l'eau fait, monsieur, sur son propre réseau. Donc, on a à peu près la même disciplines qu'on fait nous autres aussi. On va revoir d'une façon régulière l'état de nos structures. Lorsque quelque chose commence à être un petit peu plus désuet, de manière qu'il y a des problèmes avec, on refait ça. Puis lorsqu'on le refait, on demande— lorsqu'il y a un projet de la Ville, nous autres ce qu'on fait, c'est qu'on va demander à tous nos usagers, by the way, de manière la Ville va avoir un projet, avez-vous des choses à faire dedans? Parce que l'idée, c'est de pas retourner là idéalement avant 12 ans, 15 ans. Ça veut dire que si on a des besoins de tout le monde et tout le monde nous a dit vraiment la vérité puis qu'ils ont vraiment fait un exercice profond, donc normalement on va laisser les citoyens tranquilles. C'est sûr que l'intervention est plus musclée, malgré lorsqu'on y va, mais je veux dire, ça évite demain d'y retourner. Ce que j'ai appelé un peu le syndrome de la rue Saint-Laurent de là quelques années, c'est justement pour éviter ça qu'on se coordonne entre nous autres. Pour être sûr que si on fait un projet, que tout est là. C'est un peu plus long, mais à un moment donné, on y va une fois, après, à un moment donné, c'est fini, on laisse les citoyens tranquilles.
Voix 5M8:06:13
Très clair. Si je vous amène dans votre budget de fonctionnement, pouvez-vous m'expliquer dans la colonne des revenus c'est quoi les redevances dont on parle? Et puis dans la colonne des dépenses, est-ce que vous pouvez m'expliquer les frais d'administration de la Ville de Montréal, s'il vous plaît?
Voix 5K8:06:25
Les redevances, dans le fond, c'est les revenus lorsqu'on loue les conduits souterrains à nos clients, aux usagers. Donc, on loue au mètre linéaire. Et donc, tous les usagers, ils nous disent le nombre de mètres, combien de conduits. On sait tout exactement les conduits de chacun. Il y en a qui réservent aussi des conduits à l'avance pour leurs futurs besoins, mais ça aussi, c'est dans les frais de location. Et donc, annuellement, On fait une facturation par année pour la location des conduits. Habituellement, c'est début avril, et puis le taux est décidé par le conseil d'administration. Donc, c'est vraiment nos principaux revenus, c'est eux, je pense, c'est 80% de nos revenus, c'est vraiment les redevances, la location des conduits.
Voix 5M8:07:17
Et les frais d'administration de la Ville?
Voix 5K8:07:19
Les frais d'administration, on utilise des services de la Ville, entre autres le compte les systèmes informatiques, Simon, tout ce qui est comptabilité. Bref, on utilise certains services de la Ville et puis là, ben, on paye un frais, c'est un pourcentage de l'excédent des revenus sur les dépenses.
Voix 5M8:07:39
Pour la route, si Monsieur le Président me le permet, est-ce que la raison pour laquelle la commission c'est pas un service de la Ville en soi mais que c'est indépendant, c'est purement légal, c'est que c'est la charte qui le prévoit, ou il y a une raison logistique?
Voix 5K8:07:48
Ça a été créé par le gouvernement. Puis c'est le gouvernement du Québec qui nomme notre président.
Voix 5M8:07:54
Mais la charte, elle est revue périodiquement, on l'a jamais changée.
Voix 5F8:07:57
Il y a toujours—
Voix 5C8:07:57
Non, depuis 1909, non.
Voix 5K8:07:58
1910.
Voix 5C8:08:00
Excuse-moi. Peut-être qu'ils l'ont changée en 1909, puis—
Voix 5M8:08:04
Non, mais mettons, charte de la Ville de Montréal, Métropole du Québec, ça a été changé dans les dernières années.
Voix 5C8:08:08
Oui, ça a été changé, sauf que c'est un modèle qui fonctionne bien. Moi, ça fait quelques années que j'étais à la Ville, vous aussi d'ailleurs à la commission, ça a pas été remis en question parce que ça nous permet d'enfouir avec un système justement où ce que l'usager paye des redevances pour financer et c'est pas seulement la ville qui paye, faut comprendre, c'est ceux qui utilisent chacun des conduits. Fait que que ce soit Hydro-Québec, Vidéotron, les autres. Fait que le modèle de gouvernance est assez dans le fond quand je dis non, c'est comme la PPP là. Le modèle de gouvernance est sain dans ce sens-là puis ça l'a montré qu'on qu'on enfouit Je pense que Montréal, c'est une ville qui est très enfouie lorsqu'on te compare. Oui, comparé à d'autres villes nord-américaines.
Voix 5M8:08:50
Oui, c'est ça.
Voix 5C8:08:51
OK, donc c'est ça.
Voix 5M8:08:53
Merci beaucoup pour vos réponses très claires.
Voix 5D8:08:54
Alors, j'ai encore 3 intervenants. Madame Brisebois.
Voix 5G8:08:58
Oui, merci, merci pour la présentation. Je note qu'il y a aucun montant au budget de fonctionnement ni au PDI qui est attribué au conseil d'agglomération. Et puis sur le budget de fonctionnement, là, ça date de 2021, donc ça doit être un peu la norme et la tendance. Moi, j'avais cru comprendre que les villiers, par exemple, pourraient faire appel à vos services, à votre accompagnement. Est-ce que c'est une bonne compréhension de ce qui peut être fait, ou peut-être juste nous éclairer, parce que moi, comme étant villes liées et représentant les villes liées, je regarde le budget, je vois rien d'agglomération, je vois rien au PDI. J'essaie juste de comprendre le lien qu'on doit faire avec les villes liées.
Voix 5C8:09:46
Seulement en intro, oui, effectivement, c'est un budget d'ordre corporatif, autrement dit, qui relève du conseil municipal, mais il y a eu des modifications législatives avec le temps où ce que le mandataire du conseil municipal, souligné, peut travailler avec les villes liées, fait que ça prend des ententes particulières.
Voix 5D8:10:03
Robert?
Voix 5K8:10:03
Oui, tout à fait.
Voix 5I8:10:04
Oui, oui. Dans ce cas-là, c'est que si une ville pourrait vouloir se doter de nos services, elle peut le faire, mais bien sûr, il faut que ça soit fait avec l'accord de la ville centrale.
Voix 5D8:10:14
La Ville de Montréal, vous voulez dire?
Voix 5I8:10:15
Oui.
Voix 5D8:10:16
OK, je comprends.
Voix 5G8:10:17
Merci.
Voix 5D8:10:19
Monsieur Esposito.
Voix 5J8:10:21
Oui, merci beaucoup, monsieur le président.
Voix 5D8:10:23
Ma question a été déjà demandée par monsieur Jolicoeur, Alors je vais récéder ma parole pour cette fois-ci. Merci. Madame Plante.
Voix 5G8:10:32
Merci, ça va être court ma question. Merci, monsieur le président.
Voix 5B8:10:34
Merci pour votre présentation.
Voix 5G8:10:37
Dans vos faits saillants, vous parlez poursuite des négociations de l'entente de réalisation des projets avec la STM.
Voix 5B8:10:44
Puis j'ai vu ça dans 2025 aussi. C'est quoi cette entente qu'on essaie de négocier, si je peux avoir plus de détails?
Voix 5I8:10:50
Actuellement, c'est qu'on a développé à travers les années, c'est qu'avant qu'il y ait avant que l'étude du projet se fasse de manière intégrée, la commission fonctionnait toute seule. On s'est rendu compte qu'avec la volonté politique de faire les travaux en même temps, tout ça pour sauver du temps, que ça soit plus rapide, plus efficient pour les citoyens, c'est qu'on a fait une entente avec la Ville. Bon, ça a commencé comme ça avec le Central, avec la DI. Ça s'est développé ensuite avec l'eau. Mais là, on a commencé à faire des travaux aussi avec la STM. Le poste Berri, un peu, un peu, le, le, le plusieurs travaux comme ça qu'on a, qui est en cours. Fait que donc, on s'est dit si ça fonctionne bien avec l'eau, si ça fonctionne bien avec la Ville, pourquoi ne pas l'étendre avec la STM? Ça va faciliter les échanges, ça va faire un cadre plus uniforme puis plus facile à travailler. C'est dans ce sens-là, madame.
Voix 5G8:11:36
Puis ça fait combien de temps que vous êtes en négociation pour cette entente?
Voix 5I8:11:39
On a commencé, ben, les travaux avec la STM comme tel, ça fait quelques années qu'on a débuté, mais l'entente comme telle, on l'a débutée cette année seulement.
Voix 5G8:11:45
OK. Fait que c'est très dans la norme.
Voix 5I8:11:47
Ça répond à votre question, madame?
Voix 5B8:11:49
Absolument, c'est gentil.
Voix 5D8:11:51
Dernière question de ma part. Vous avez parlé du déficit de 14,2 millions qui est compensé par le fonds de stabilisation. Vous avez parlé aussi d'une réserve. C'est-tu la même chose? C'est la même chose. Donc, elle est de combien, la réserve, présentement? Parce que ça, c'est pas mentionné dans les documents.
Voix 5K8:12:09
Non, actuellement, au 31 décembre 2021, la réserve est de 38 millions de dollars.
Voix 5D8:12:16
De 38 millions, OK. Bon, alors c'était ma question, il n'y a aucun problème par rapport à ça. Maintenant, on a compris votre hausse d'effectifs, vous avez tout expliqué ça. Alors merci beaucoup pour vos explications. S'il n'y a pas d'autres questions, il ne nous reste qu'à vous remercier, vous remercier pour votre travail. On souhaite naturellement qu'il y ait une très bonne intégration à tous les niveaux. Je pense que c'est positif qu'il y ait de l'intégration des travaux parce que ça fait en sorte que le citoyen, qu'il soit corporatif ou résidentiel, lui est mieux servi et il n'est pas— on ne retourne pas dans sa rue, en tout cas normalement on ne devrait pas y retourner pour un certain nombre d'années. Donc ça, c'est très positif. Alors je vous remercie beaucoup pour le travail. Alors nous, de notre côté, pour le bénéfice du public, public. Nous allons reprendre demain à 13 h, 13 h publiquement. Par contre, nous, nous nous voyons demain matin à 9 h pour commencer à travailler sur les recommandations que nous ferons au conseil municipal, parce que ça vient vite. Nous devrons déposer lundi matin prochain. Donc, je souhaite une bonne soirée à mes collègues. Veuillez commencer à réfléchir aux propositions que nous allons échanger. Et je vous remercie beaucoup. On va terminer là-dessus. On se revoit tout le monde à 9 heures demain matin. Merci.