Conseil municipal — 18 novembre 2024
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Martine Musau Muele ◌0:06:40
Bienvenue à cette séance ordinaire du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire. Lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kényan-Gehaga de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Permettez-moi également, au nom du conseil municipal, de dédier cette minute de silence aujourd'hui au journaliste culturel et figure marquante du monde du showbiz qui nous a quittés le 3 novembre dernier, monsieur Herbie Moreau. Surnommé le chasseur d'étoiles, Monsieur Moreau a fait sa renommée en interviewant les vedettes les plus connues au monde lors de cérémonies prestigieuses comme celle des Oscars ou encore le Festival de Cannes. Originaire de Haïti, c'est à l'âge de 5 ans qu'il arrive au Québec. Après un court passage en France afin de poursuivre des études de journalisme, Monsieur Moreau retourne dans la Belle Province en devenant collaborateur pour le Petit Journal à TQS et pour l'émission Flash, et finalement en animant les cérémonies d'avant et d'après-galas des Prix Gémeaux, du cinéma québécois et de la disque. Il prendra goût au petit écran et deviendra un habitué des tapis rouges, connu et reconnu en laissant une marque indélébile dans le paysage médiatique québécois. Nous offrons donc nos sympathies à la famille et aux proches de monsieur Herbie Moreau. Permettez-moi également de vous partager une petite nouvelle intéressante, en fait, qui est très, très importante même dans notre rôle d'élu. J'aimerais vous rappeler que nous sommes dans la grande semaine des tout-petits. Qui en est à sa 9e édition. Et moi, j'ai eu le privilège de parler avec certains et certaines des représentants de ce mouvement. Et une chose particulièrement importante que j'ai appréciée de ces échanges, c'est ce rappel qui nous est fait en tant qu'élus de toujours prioriser nos tout-petits. On sait tous que nous sommes, nous avons choisi de servir parce qu'on veut contribuer au Montréal de demain, et ça commence avec nos tout-petits. Et l'un des enjeux particulièrement importants pour ce mouvement, c'est notamment la question de la sécurité alimentaire, alimentaire saine également. Alors, j'aimerais en profiter au nom du conseil municipal pour féliciter toutes ces personnes qui contribuent, qui contribuent à l'avenir de nos enfants, en fait. Sur ce, je vous invite à observer une minute de réflexion. Je vous invite à vous asseoir, merci. Permettez-moi par la même occasion de mentionner quelques célébrations qui auront cours au mois de novembre. Alors, du 5 au 11 novembre était la Semaine des vétérans. Le 11 novembre marquait le Jour du souvenir. Du 4 au 10 novembre se tenait la Semaine des québécoise des rencontres interculturelles. Le 16 novembre marquait la Journée internationale de la tolérance. Le 18 au 24 novembre se tiendra la Grande semaine des tout-petits. Le 19 novembre sera la Journée québécoise de sensibilisation au cancer de la prostate. Le 20 novembre, la Journée internationale des droits de l'enfant. Le 25 novembre, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Joyeux anniversaire à nos collègues Mesdames et messieurs Rossi, Rapanà, Hurley et Noratel, Sari et Valenzuela. Sur ce, je vous invite à débuter nos travaux en commençant avec la période de questions des élus. J'invite monsieur Aref Salem, chef de l'opposition officielle, à prendre la parole.
Aref Salem ◌0:11:06
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, sans crier gare, la STM a pris la décision de fermer l'un des 2 édicules dans la station Atwater la semaine dernière, et ce, pour tout l'hiver. Cette décision a été prise pour, et je cite, réduire les occurrences de méfaits et les agissements indésirables ou dangereux. Madame la présidente, si on suit la logique imparable de la STM, est-ce que les édicules de la station Berri-UQAM, Lionel-Groulx, Beaudry, Papineau, Bonaventure devraient aussi fermer leurs portes? En plus de réduire l'accès aux usagers de la 5e station la plus achalandée du réseau du métro de Montréal, Cette décision radicale est surtout un aveu d'échec de la part de l'administration de Projet Montréal. Même en renforçant la présence des équipes de la STM dans plusieurs stations de métro, dont Atwater au début du mois, Projet Montréal est incapable d'assurer la sécurité des Montréalais et Montréalaises dans son réseau de transport. Je ne peux pas croire que la seule solution qui existe soit celle de fermer une partie importante de l'accès au métro C'est, Madame la Présidente, c'est complètement absurde. C'est encore et toujours la même façon de faire avec Projet Montréal: agir dans l'urgence avec des solutions extrêmes et déraisonnables. Madame la Présidente, ma question est la suivante: est-ce que pour Projet Montréal, la solution aux enjeux de sécurité et de misère humaine, ça se résume à fermer les édicules de métro au détriment de tous les Montréalais et Montréalaises? Merci, Madame la Présidente.
Martine Musau Muele ◌0:12:34
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:12:36
Merci, madame la présidente. Ça me donne l'occasion de pouvoir parler du plan d'action pour sécuriser le métro qui a été présenté par la STM sous le leadership de mon collègue Éric Alan Caldwell. Un plan complet avec des mesures concrètes qui visent à assurer la sécurité des utilisateurs et utilisatrices du transport en commun. C'est 800 000 personnes par jour qui se déplacent, madame la présidente, à chaque jour en transport en commun. Et on le voit, on le voit dans nos rues, on le voit dans le réseau de métro, on a une augmentation du nombre de personnes en situation de très grande vulnérabilité. Notre responsabilité, c'est de nous assurer que les gens qui prennent le métro à chaque jour se sentent en sécurité et continuent de prendre le métro parce qu'on en a besoin. C'est la colonne vertébrale de notre réseau de transport structurant. Donc, la STM, ce qu'elle fait, c'est qu'elle met un plan d'action ambitieux avec des mesures concrètes pour assurer que tout le monde se sent à l'aise, et nos enfants qui vont à l'école, et toute la population se sent à l'aise de continuer à prendre le métro en toute sécurité. Et je les félicite pour leur plan d'action.
Martine Musau Muele ◌0:13:52
Question complémentaire.
Aref Salem ◌0:13:55
Madame la présidente, est-ce que j'entends bien que mon collègue Rabouin Il félicite la STM pour la fermeture de cet édicule, qui équivaut aussi à fermer les yeux sur une crise qui existe et à laquelle Projet Montréal ne souhaite pas répondre. Madame la présidente, c'est encore et toujours la faute de Québec, des Poils, c'est la faute du Canada. Aujourd'hui, on parle d'un plan d'action où on ferme des édicules d'une station de métro, la 5e station la plus achalandée du métro. Madame la présidente, C'est pas juste dans le métro. On a la semaine dernière eu aussi un sondage qui vient du village et qui parle que 68,2% des résidents et des personnes qui fréquentent le village ont répondu qu'ils ne se sentent peu ou pas en sécurité dans le village. Madame la présidente, nous sommes devant un constat d'échec général et la réponse de l'administration Plante ne peut pas se résumer juste à fermer les édicules de métro pour régler le plan problème. Elle est en train de fermer les yeux sur une crise sociale qui existe pourtant bel et bien. Madame la présidente, ma question: si le métro n'est pas un refuge, qu'est-ce que va faire l'administration pour que les plus démunis n'aient pas à se réfugier dans les métros faute de mieux?
Martine Musau Muele ◌0:15:03
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:15:03
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:15:10
Donc, on va faire un grand détour. La situation actuelle d'augmentation du nombre de personnes en situation d'itinérance, d'augmentation du nombre de personnes vivant de très grandes vulnérabilités, notamment des enjeux, des problèmes sévères persistants de santé mentale, notamment des problèmes de toxicomanie. Il y a des gens qui meurent en ce moment parce qu'ils consomment des drogues dures, de mauvaise qualité. Et je rappelle à l'opposition, qui ne veut jamais rien demander à Québec, que la santé et les services sociaux, une compétence exclusive du gouvernement du Québec. Mais nous, de notre côté, on ne se déresponsabilise pas. La STM met en place un plan d'action concret pour s'assurer que les gens qui prennent le métro sont en sécurité. Dans le Village, on a travaillé avec les acteurs locaux pour mettre en place des mesures pour s'assurer que tout le monde se sent en sécurité. On va même innover en instaurant des gardiens privés, on fait affaire avec un service privé pour renforcer le sentiment de sécurité. La sécurité, c'est primordial. On veut s'assurer que tous les Montréalais se sentent en sécurité, qu'ils soient dans le métro ou dans nos rues.
Martine Musau Muele ◌0:16:22
La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:16:26
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, le corridor de mobilité durable Henri-Bourassa est un chantier énorme et complexe. Chaque tronçon comporte son lot de défis et l'acceptabilité sociale tend à varier grandement tout au long de l'axe. Nous savons bien qu'à Montréal-Nord, nous ne serons pas épargnés par le mouvement de contestation qui bouillonne actuellement dans Ahuntsic-Cartierville. Ma collègue Effie Giannou vous le dira, madame la présidente, il n'y a pas une journée qui se passe sans qu'elle reçoive des appels de citoyens qui n'en peuvent plus des entraves causées par ce chantier. Le trafic est insupportable. Les utilisateurs du transport en commun sur cet axe auraient vu leur temps de voyage doubler depuis le début des travaux. Certains commerces craignent aussi devoir fermer leurs portes, c'est pour peu dire. On sait bien que tout ça, ça s'en vient chez nous à Montréal-Nord en REV 25 et nous ne sommes pas rassurés du tout par ce qu'on voit actuellement dans Ahuntsic-Cartierville. Selon les informations que nous possédons en arrondissement, les plans seraient avancés à 70%. À l'heure actuelle, et on va se le dire, madame la présidente, à l'aube du début des travaux, Les élus de Montréal-Nord ne savent même pas si des stationnements seront fermés, si des parties de terre-plein seront enlevées, ni quel sera l'impact des travaux et du futur SRB/REV sur les rues transversales telles que le boulevard Gouin et la rue Monslet. Ma question à la présidente: avec la venue des travaux dans Montréal-Nord dès 2025, voyant le chaos vécu actuellement dans l'arrondissement d'Ahuntsic, est-ce que l'arrondissement de Montréal-Nord, ses commerçants et ses citoyens doivent se préparer au pire, madame la présidente?
Martine Musau Muele ◌0:18:12
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌0:18:14
Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, madame la présidente, j'entends bien les préoccupations de notre collègue madame Rossi. Je souhaite la rassurer, le corridor de mobilité durable Henri-Bourassa fait vraiment amener la rue au 21e siècle pour tous les usagers. Évidemment, les travaux il y a quelques semaines, ça a été très difficile. Nous avons été au premier plan, je peux vous le dire. Pourquoi? Parce qu'on fait de l'asphaltage. C'est ça les travaux qui causent le plus de difficultés, parce qu'il faut fermer toutes les voies d'un côté sur une travée, enlever l'asphalte, on scrappe l'asphalte sur une bonne épaisseur et on remet de l'asphalte neuf et après tout le monde est content. Donc, c'est ça qui cause le plus de difficultés. Ce n'est pas les travaux de voies réservées ni de voies cyclables, c'est vraiment l'asphaltage. Là, on est en train de terminer et les plans, j'invite nos collègues à venir les voir. Les plans, ils sont dans la rue sur Henri-Bourassa entre Saint-Laurent et Tanguay. C'est comme ça que ça va avoir l'air sur toute la longueur. Et pour 2025-2026, il y a des travaux, je le sais parce qu'on le fait aussi dans dans notre arrondissement, entre les arrondissements, chacun des arrondissements et la Ville centre, et on regarde coin de rue par coin de rue. Et je vous invite, avec votre mairesse d'arrondissement, à aller chercher l'information. Nous avons dans notre arrondissement des rencontres statutaires où nous avons toute l'information, nous pouvons suivre le projet au fur et à mesure. C'est vraiment un projet, je terminerai là-dessus, madame la présidente, léger. Le SRB Pie-IX, 10 ans de préparation, 10 ans de travaux, corridor Henri-Bourassa, on fait un an et demi de préparation, une saison estivale de travaux et on a changé la rue.
Martine Musau Muele ◌0:19:57
Question complémentaire.
Chantal Rossi ◌0:20:03
Madame la présidente, j'en reviens juste pas. J'en reviens juste pas que la mairesse d'Ahuntsic-Cartierville vienne nous dire, si vous voulez voir comment ça va être, venez faire un tour sur le terre-plein d'Henri-Bourassa, on va faire un petit meeting, les élus, puis on va regarder comment ça va se passer. Mais voyons donc, qu'est-ce que c'est que cette affaire? En tout cas, j'ai jamais entendu une chose comme ça de ma vie. Puis en plus, elle dit que tout le monde est content. Quand ma collègue Effie Giannou, il n'y a pas un matin où elle se lève où elle n'a pas des tonnes de téléphones de citoyens qui ne sont pas contents, qui n'aiment pas comment ça se passe, qui sont tannés d'être en retard au bureau, qui sont tannés. Puis on me dit encore, tout va bien. Puis à Montréal-Nord, si vous voulez voir comment ça va se passer, rendez-vous chez Interplay au coin de telle rue et telle rue, vous allez voir ce qui se passe là. C'est comme ça la collaboration entre Projet Montréal et les élus de Montréal-Nord et tous les autres élus, parce qu'on ne sait pas comment ça va se passer.
Martine Musau Muele ◌0:20:55
Il a question.
Chantal Rossi ◌0:20:57
Alors, Madame la Présidente, on se rappelle que Madame Mauzerolle, quand on l'a rencontrée le 22 février, on disait tout le temps, on va revenir, on va vous revenir avec des plans.
Martine Musau Muele ◌0:21:06
Il a question.
Chantal Rossi ◌0:21:07
On va vous revenir avec des plans. Alors, Madame la Présidente, Montréal-Nord demande qu'avant la fin de l'année, que l'administration vienne nous présenter le projet et qu'elle puisse répondre à nos questions si les arrondissements sont réellement importants pour Montréal.
Martine Musau Muele ◌0:21:19
Est-ce qu'on peut avoir la réponse, s'il vous plaît? Merci. Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌0:21:28
Madame la présidente, encore ici nous entendons les préoccupations, puis je tiens à préciser, madame la présidente, pour tout le monde, il y a deux moments. Il y a les travaux et il y a par la suite. Pendant qu'on fait des travaux partout, oui, c'est difficile, bien sûr, parce qu'on ferme des voies pour faire de l'asphaltage, parce qu'on ferme des voies pour construire des mailles de béton pour sécuriser tous les usagers de la route. Pendant les travaux, c'est difficile. Par la suite, ça se passe vraiment très bien. Et madame la présidente, nonobstant notre conseillère qui essayait de me ridiculiser, oui, les plans, ils sont dans la rue, sur Henri-Bourassa, entre Saint-Laurent et Tanguay. Je suis— je répète, parce qu'on voit très bien comment ça s'implante, la voie cyclable, la voie réservée, plus 2 voies de circulation, plus Saint-Hermaye qui sont fermées. Alors, j'invite vraiment les élus de Montréal-Nord à venir voir comment c'est, puis ça va me faire plaisir de leur faire visiter. Par ailleurs, oui, les plans, il y a des rencontres administratives, c'est vrai, il y a des rencontres administratives, et moi, dans l'arrondissement, je rencontre mon administratif de l'arrondissement et il me donne toute l'information et vous aussi. Et si ce n'est pas le cas, je vous invite à parler à votre directrice d'arrondissement pour que ce soit le cas. Merci, le temps est écoulé. Je vais terminer, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:22:44
Malheureusement, le temps est écoulé. On doit poursuivre. Alors, madame Nancy Blanchet nous indique ne pas avoir de questions. Monsieur Luis Miranda.
Luis Miranda ◌0:22:59
Merci, madame la présidente. Je reviens avec la même question que j'ai posée le mois dernier. Je sais que je vais probablement avoir la réponse écrite, mais je veux entendre la réponse ici pour que tout le monde puisse l'entendre. Il y a eu encore 2 incidents à Ville-d'Anjou, 2 incendies. 20 ans, plus de 20 ans qu'on est avisé quand il y a quelque chose qui se produit dans notre arrondissement. Encore une fois, les 2 incendies qui ont eu lieu, je n'ai pas été avisé. Vous savoir le pourquoi.
Martine Musau Muele ◌0:23:26
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:23:29
Merci de la question, monsieur Miranda. Merci, madame la présidente. Mais effectivement, vous avez raison, la question, la réponse écrite que vous avez reçue statuait que présentement, quand il y a un incident, c'est l'administratif, le DA, qui est avisé. Par la suite, c'est l'interne de votre arrondissement dont les communications établi qui rend les réponses aux élus. Mais vous avez raison, j'ai demandé qu'on regarde une façon, peut-être certaines alarmes, les plus, les alertes 2, 3, 4 par exemple, qu'on puisse au moins aviser les maires et mairesses de chaque arrondissement. Donc je devrais vous revenir avec une réponse là assez, dans les prochaines, ça sera pas trop long, mais on va essayer de voir qu'est-ce qu'on peut faire pour aviser les élus. Ce les maires des arrondissements.
Martine Musau Muele ◌0:24:19
Question complémentaire.
Luis Miranda ◌0:24:23
Merci. Écoutez, effectivement, je suis un ancien pompier, je sais comment ça fonctionne. Du temps que j'ai commencé, c'était des télégraphes, pour pas vous dire, des postes, c'était des télégraphes dans le temps. Et puis, mais je suis pas si vieux que ça quand même. Juste quand même, je ne comprends pas le but Je peux comprendre qu'on veut nous aviser en 10-12 ou quelque chose comme ça, je peux comprendre ça, mais l'important quand même, c'est qu'en 10-12, il y a bien du monde pour aider. En 10-07 normal, il n'y en a pas d'aide. C'est là que peut-être les gens ont besoin de plus d'aide, parce qu'en 10-12, la Croix-Rouge se déplace, un paquet d'effectifs se déplacent. J'aimerais savoir qui a pris la décision de ne plus aviser les élus quand il y a un incendie Parce qu'on me dit que c'est pas une question d'efficacité. Je sais comment ça fonctionne à la centrale. Aujourd'hui, on pèse sur un bouton, tout se fait. Il a question. Il faut qu'on avise ma directrice, qui après ça, elle me revienne. Je trouve que c'est une perte de temps. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:25:22
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:25:27
Merci. Comme j'ai dit, on a fait la demande officielle justement de trouver une façon de rétablir ce qui était avant, d'aviser les maires et mairesses de chaque arrondissement. La décision a été prise, c'est une décision administrative dont on a été mis à cause récemment et qu'on va essayer de tenter de trouver une solution comme c'était avant parce que vous avez raison, les maires et mairesses doivent être au courant de ce qui se passe dans leur arrondissement.
Martine Musau Muele ◌0:25:52
Poursuivons avec les autres membres du conseil municipal sous le décompte suivant: 3, 2, 1. Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌0:26:01
Merci, madame la présidente. Alors, J'avais pas l'intention d'intervenir, mais suite à la réponse, monsieur Miranda a tout à fait raison et il n'y a pas eu de réponse à la question. Qui a pris cette décision-là? Parce que moi, quand il y a eu la fusion de la ville, je me rappelle très bien que les maires et mairesses étaient avertis lorsqu'il y avait une alerte en arrondissement. Il y avait même des élus qui étaient délégués si le maire ou la mairesse n'était pas là. Alors, c'est normal, il me semble que dans la loi des cités et villes, c'est encore les élus qui prennent les décisions. Je ne comprends pas que ce genre de décision-là soit prise administrativement et qu'on se retrouve au conseil à poser ce genre de questions. Mais j'insiste, monsieur Miranda a tout à fait raison et c'est une question de sécurité publique. Les élus doivent être avertis lorsqu'il y a un incendie majeur ou une alerte majeure dans leur arrondissement. Alors, je m'excuse de la réponse, la réponse ne me satisfait pas et j'espère qu'on va l'avoir, la réponse à la question.
Martine Musau Muele ◌0:27:05
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:27:08
Merci, madame la présidente. Suite à la question de monsieur Miranda au dernier conseil municipal, j'ai demandé au directeur général de la Ville de s'assurer que les maires et mairesses soient informés quand il y a des situations d'urgence, incendie ou dans certains cas, quand il y a certains éléments du SPVM également qu'on devrait être au courant. Donc, on est en train de mettre le processus en place pour que ça arrive. J'espère que vous n'aurez pas à nous poser la question au prochain conseil municipal, que ça va être réglé. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:27:40
Questions complémentaires? Très bien. Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌0:27:47
Merci, madame la présidente. La situation rapportée par les résidents autour du parc Morgan est plus qu'alarmante. En fait, seringues souillées, pipes à crap, excréments, ils sont devenus la norme pour les résidents. Pour sa complaisance, cette administration a laissé la situation se dégrader au point que l'ensemble des Montréalais se trouve exposé à des dangers qu'on n'imaginait plus il y a 5 ans. Un homme s'est même piqué par mégarde avec une seringue encore gorgée de sang et de drogue. Sa santé est menacée alors qu'il faisait juste un geste de ramasser des clés qui étaient tombées dans un tas de feuilles. Madame la présidente, dire comme le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve que les enfants doivent faire attention aux seringues quand ils jouent dehors, c'est vraiment quelque chose d'aberrant. C'est à la Ville de prendre ses responsabilités, non seulement d'assurer la propreté du domaine public, mais aussi d'offrir des services à des personnes vulnérables. Actuellement, tout le monde se renvoie la balle. Les citoyens appellent le 311 qui renvoie à EMIS qui renvoie aux postes de quartier les plus proches. En réalité, la situation n'est prise en charge par personne et les citoyens sont laissés à eux-mêmes. Alors, ma question, madame la présidente: est-ce que l'administration de Projet Montréal compte mettre les moyens financiers, infrastructurels et humains qui sont à sa disposition pour prendre ses responsabilités et, si oui, lesquels?
Martine Musau Muele ◌0:29:07
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌0:29:11
Oui, bonjour, merci madame la présidente. Écoutez, madame la conseillère, j'aurais aimé qu'on puisse parler des nombreux efforts que fait l'arrondissement pour améliorer la qualité de vie dans le secteur et le soutien en termes de développement social, en termes de propreté, mais bref, je comprends qu'on préfère soulever ces questions-là au conseil municipal. Écoutez, je pense que c'est très important qu'on se rappelle quel palier de gouvernement est responsable de quel dossier. On a souvent entendu madame la conseillère dire qu'elle est avocate, donc on le sait, Santé et Services sociaux, c'est le palier gouvernemental. De plus, tout Québécois peut aller sur internet voir que le terrain de la borne Notre-Dame est une propriété du ministère du Transport, du Québec, donc c'est à eux de faire les demandes. C'est pas comme n'importe quel parc municipal. Cela dit, et c'est dans les nouvelles depuis quelques heures, le ministère du Transport et du Développement durable a donné des avis pour certains sites spécifiques demandant aux tentes de s'enlever. Donc, ce que la question a soulevé est déjà dans les médias depuis quelques heures, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:30:28
Question complémentaire.
Alba Zuniga Ramos ◌0:30:31
Merci, madame la présidente. Alors, que ce soit lors des rencontres au niveau de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve ou que ce soit au conseil de la Ville, on voit bien là l'incapacité de cette administration de répondre de façon concrète à des questions qui ont besoin de réponses immédiates. Alors là, moi, quand j'ai entendu le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve dire que les enfants doivent faire attention aux sérings quand ils jouent dehors, moi, je croyais halluciner, mais en réalité, c'est vraiment ça qu'il a dit. Sérieusement, je me demande vraiment sur quelle planète. On n'a pas besoin d'être avocat pour se rendre compte à quel point ça n'a aucun sens. Alors, sur quelle planète vit l'administration des projets à Montréal pour se dire que ce n'est pas à eux de gérer ou de travailler pour arranger ça, c'est aux enfants de faire attention? Justement, madame la présidente, on s'en va dire quoi la prochaine fois qu'une personne qui se ramasse avec une seringue dans la main, c'est un enfant? On va dire quoi, que c'est de leur faute? Les Montréalais ne veulent pas savoir c'est à qui la faute. Ils veulent savoir qu'est-ce qui va être fait pour les aider et qu'ils puissent laisser leurs enfants aller jouer au parc l'esprit tranquille. Et la question, Madame la Présidente, c'est bien beau d'envoyer la balle à un autre palais de gouvernement, mais en attendant, et la question s'il vous plaît, Madame la Présidente, que va faire l'administration pour que ces drames ne se reproduisent pas?
Martine Musau Muele ◌0:31:39
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:31:42
Madame la Présidente, je vais prendre le relais parce que l'enjeu des seringues à la traîne, c'est un enjeu que je connais bien. J'ai travaillé pour un organisme communautaire qui s'appelle SPEC de rue. J'avais le rôle moi-même de ramasser des seringues à longueur de journée, il y a de cela près de 20 ans. Les enjeux de toxicomanie ont toujours été présents au centre-ville, malheureusement, et avec la crise des opioïdes qu'on vit actuellement, on voit également une grande recrudescence. Quand je faisais ce rôle-là comme travailleur communautaire, j'étais payé par qui? J'étais payé par la direction de la santé publique. Pourquoi? Parce que tout ce qui a trait à la récupération et à la distribution de matériel d'injection sécuritaire, pourquoi? Pour lutter contre la crise du VIH-SIDA, pour lutter contre l'hépatite C, c'est un enjeu de santé publique. Par la suite, effectivement, on donnait de la formation et vous savez quoi? Notre administration, ses employés d'entretien sont formés, ils peuvent récupérer les seringues à la traîne, mais ce qu'il faut, c'est encore plus d'investissements de la santé publique pour avoir une des bacs de récupération, des lieux de collecte, des personnes sur le terrain qui sont financées par le bon ordre du gouvernement, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:32:49
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌0:33:06
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Lors de son dernier congrès, Projet Montréal a une fois de plus remis à l'ordre du jour une proposition visant le désarmement des policiers et policières de Montréal. Malgré le contexte actuel marqué par la hausse préoccupante de la criminalité, une détérioration du sentiment de sécurité des Montréalais et Montréalaises, malgré ça, les militants de Projet Montréal, déconnectés de la réalité, ont bien évidemment remis ça sur l'ordre du jour. Je salue quand même la mairesse, Madame Valérie Plante, et certains élus qui ont rejeté cette idée pour la deuxième fois en 3 ans, mais il est très inquiétant de constater que cette proposition a été rejetée de justesse avec une forte abstention parmi les membres. Cela soulève des questions, notamment sur ce qui pourrait advenir si cette Idée revenez durant la course à la chefferie ou durant une future chef ou chef. À la lumière de ces tentatives répétées, Madame la Présidente, si je peux poser ma question, et sachant que le cadre juridique, notamment l'article 2.1.2 du Guide des pratiques policières, exige que les policiers et policières soient armés durant leurs heures de service, quel message Projet Montréal souhaite-t-il envoyer aux citoyens et citoyennes et aux policiers et policières, nous permettons que cette idée continue de réapparaître dans le débat du Parti Projet Montréal.
Martine Musau Muele ◌0:34:35
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:34:38
Merci. Je vais simplement répondre par, si vous voulez voir ce qu'on va faire, ce qu'on a fait, c'est regarder les faits. Nous sommes allés chercher 250 millions de dollars au gouvernement du Québec pour remplir les postes vacants. Nous sommes, madame la présidente, présentement à 29 d'atteindre l'objectif avant la fin de décembre. Donc, sous Projet Montréal, la SPVM n'a jamais été mieux financée. Il n'y a jamais eu plus de policiers au SPVM que sous notre gouverne. Présentement, les violences armées sont en diminution, le vol d'auto est en diminution et nous avons des équipes spécialisées, une augmentation d'effectifs pour les extorsions qu'on voit sur le territoire Donc, je pense que les gens n'ont qu'à regarder les faits, les plans d'action qu'on a mis en place et ce qu'on fait sur le terrain pour voir la réponse de mon collègue monsieur Sari. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:35:29
Question complémentaire.
Abdelhaq Sari ◌0:35:38
Merci. Le fait, madame la présidente, que cette idée surgisse encore une fois aujourd'hui et qu'on en parle aujourd'hui ne rassure pas du tout les citoyens et citoyennes. Avant de rédiger cette question, c'est sûr que ça ne vient pas de notre parti, ça vient premièrement d'une inquiétude des citoyens et des citoyennes de voir qu'un parti qui est au pouvoir et que dans le débat de ses militants et militantes, c'est une question qui revient encore une fois. Cela car le fait que cette proposition a été formulée il y a 4 ans— Madame la présidente, si je peux avoir un peu plus de silence parce qu'il y a beaucoup de bruit— et qu'elle soit à nouveau étudiée encore 4 ans plus tard est simplement la preuve que le désarmement des policiers et policières est dans l'ADN de ce parti et qu'on en vient vraiment de nous rappeler des faits. Je ressalue le travail de madame Plante parce qu'elle a fermé la porte Qu'est-ce qui rassure les Montréalais et Montréalaises que cette porte demeurera— ma question est celle-ci— qu'est-ce qui rassure les Montréalais et Montréalaises que cette porte demeurera toujours fermée et qu'on aura—
Martine Musau Muele ◌0:36:46
Merci. Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌0:36:48
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, vous me permettrez, je vais expliquer à monsieur Sarris ce qu'est un congrès. Un congrès d'une formation politique, je ne sais pas s'il sait ce que c'est. Un parti démocratique où des gens sont engagés, ont la ville tatouée sur le cœur, des gens formulent des propositions. Et c'est ce qui est sain à Projet Montréal, on a des gens qui sont fortement engagés. Il y a une proposition qui a été soumise et savez-vous quoi, le résultat? Elle a été battue, fin de la discussion. Mais respectons les militants, les gens qui décident, peu importe la bannière politique, de s'engager politiquement, de venir passer une fin de semaine, d'échanger avec des passionnés pour Montréal. Mais je le répète, à part monsieur Sari qui ramène ça ici, au plancher du conseil municipal. Le dossier est clos, la motion a été battue. Et monsieur Sari, ça nous fera plaisir de vous accueillir, ou du moins, je m'excuse, je ne l'interpellerai pas directement. Madame la présidente, toute personne intéressée à voir ce que c'est des débats, ce que c'est un congrès, on vous invite à notre prochain, ça nous fera plaisir. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:37:57
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:38:06
Madame la présidente, le festival Noël dans le parc va déménager cette année de la place Émilie-Gamelin vers le quartier des spectacles. C'est une bonne nouvelle pour l'Auguste-Théâtre qui aspire depuis longtemps à quitter ce secteur en proie à des enjeux croissants de toxicomanie. Depuis la pandémie, il peine à attirer la clientèle pour animer la place en décembre. Mais ça reste, madame la présidente, une bien mauvaise nouvelle pour les résidents du secteur et du village qui, eux, se sentent de plus en plus abandonnés par la Ville. Cet été, un sondage a révélé que 66,5% des répondants estiment que la qualité de vie au sein du quartier était mauvaise ou très mauvaise. Malgré cela, 80% des résidents jugent tout de même que l'animation aide au sentiment de sécurité. Pour plusieurs d'entre eux, le festival représentait la dernière lumière. Dans un quartier déshérité. Malheureusement, madame la présidente, l'installation de luminothérapie et les glissades promises par la mairesse ne remplaceront pas l'animation familiale et la frénésie joyeuse qui créait un village de Noël. Je comprends la tristesse de ces résidents, ça leur laisse craindre une saison hivernale très difficile. Madame la présidente, en dehors des quelques glissades et lumières, comment l'administration compte-t-elle préserver le sentiment de sécurité la place Émilie-Gamelin et dans le village pendant la saison hivernale. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:39:22
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:39:25
Merci beaucoup, madame la présidente. Ça me fait plaisir de répondre à cette question à titre de conseiller de Saint-Jacques parce que l'enjeu de sécurité, c'est un enjeu, on s'est pas mis la tête dans le sable du côté de notre administration et de l'administration locale depuis le début du mandat, on le nomme. C'est clairement un axe sur lequel on veut travailler dans notre stratégie collective qui a été travaillée avec les différents différents partenaires. L'enjeu de sécurité, l'enjeu de sentiment de sécurité, ça se construit, ça se bâtit. On est face à plusieurs crises actuellement, crise des opioïdes, on en a fortement parlé, l'itinérance également, mais aussi de la criminalité qui se trouve dans le secteur. Donc, ce qu'on a fait, madame la présidente, puis ce qu'on va continuer à faire, c'est qu'on a rajouté des bottes sur le terrain, des gens, de la surveillance, des policiers. On a rajouté premièrement des policiers, mais on a aussi ajouté un projet pilote de surveillance privée justement pour voir quelles seraient les prochaines mesures en termes de sécurité. Après, vous avez raison, dans le cadre de ce comité des résidents du village qu'on a aidé à former d'ailleurs parce qu'on trouvait ça sain d'avoir des débats aussi dans l'espace public sur les enjeux qui touchent les résidents du village et pas entendre que les commerçants, ben on s'assurait de travailler sur une programmation. Première programmation qu'on a faite, on a intensifié la programmation à la place du village. On veut continuer cet hiver aussi avec une programmation beaucoup plus structurée qui amènera justement ce côté-là de jeux dans le secteur parce que oui on va attirer des familles, on veut mettre des installations. Les pentes glissades, on s'est assuré cette année justement qu'elles puissent répondre à un besoin familial. Il était très axé sur le sport lors de la dernière année, là cette année vraiment on veut attirer un petit peu plus de familles. Donc je vous dirais que c'est par un effort et une multiplication de ce type d'initiatives.
Martine Musau Muele ◌0:40:57
Certainement on aurait aimé garder Noël dans le parc, mais il reste au moins au centre-ville et Il est 13 h 35, cette première portion de période des élus, de questions pardon, des élus étant échue, est-ce que vous pouvez me manifester votre intérêt pour prolonger de 15 minutes? Monsieur Limoges.
François Limoges ◌0:41:14
Madame la présidente, on peut prolonger de 15 minutes avec l'accord de Chantal Rossi pour les 2 dernières personnes inscrites au tableau, c'est peut-être plus simple comme ça.
Martine Musau Muele ◌0:41:22
Merci. Monsieur Benoît Langevin, pardon, je recommence, question complémentaire de monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:41:28
Merci, madame la présidente. Je rappelle que d'après le sondage estival dont je parlais, c'est 68,2% des résidents et des autres personnes qui fréquentent le village qui ne se sentent pas ou peu en sécurité. Et comme le disait très bien le directeur artistique du festival Noël dans le parc à Radio-Canada, ce n'est pas non plus leur job, et je cite, de revitaliser un secteur au complet qui a une problématique assez profonde comme ça. Fin de la citation. Il aurait été en droit, madame la présidente, d'attendre davantage de soutien pour faire face à des enjeux aussi complexes que ceux qui sont sur le site. Madame la présidente, pourquoi l'administration n'a pas subventionné spécialement des travailleurs de rue pour soutenir le festival ainsi que des organismes pour venir accompagner les consommateurs de drogues dures de la place Émilie-Gamelin? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:42:13
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:42:14
Je me demandais où était mon collègue quand on a passé des votes sur ÉMIS, mais c'est exactement la mission de notre équipe de médiation urbaine qui travaille et avec laquelle on a doublé les effectifs dans le secteur de la place Émilie-Gamelin lors de la mise en place de la cellule de crise aussi l'hiver dernier où on a déployé beaucoup plus d'efforts policiers. Donc ces mesures-là, on les a mises, mais on est d'accord avec les gens de Noël dans le parc, c'est pas uniquement leur rôle, c'est le rôle de chacun des acteurs de contribuer à à la sécurité ou au sentiment de sécurité, la Ville ne se défile pas, l'arrondissement ne se défile pas, on est tous au front justement pour travailler sur cet élément-là qui est majeur. Ça fait partie de notre core business, la sécurité des gens. Donc oui, on va le travailler avec nos policiers, on le travaille avec EMIS, on le travaille avec les groupes communautaires qui sont dans le secteur, on a des groupes comme Spectre de rue ou Cactus qui interviennent à la place Émilie-Gamelin auprès des personnes vulnérables, on a mis en place le projet E=MC² aussi avec le réseau de la santé pour avoir des psychiatres pour amener les gens vers un continuum de services. Donc, on travaille sur tous les fronts pour travailler le sentiment de sécurité.
Martine Musau Muele ◌0:43:21
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌0:43:25
Merci, madame la présidente. Je trouve ça particulier que le responsable de l'itinérance parle et dit qu'il y a 15 ans, il était financé par le ministère de la Santé publique quand il fait référence à son travail, son épisode Aspect de rue. Parce que moi, chez Ajoie, j'étais travailleur de rue. J'ai été travailleur de rue, puis c'était la Ville de Montréal qui nous finançait. Contrairement à ce que mon collègue peut dire, les appels d'offres de la Ville de Montréal aujourd'hui excluent tout type d'intervention psychosociale. C'est la page 1 lorsqu'un groupe communautaire veut faire un dépôt de demande de subvention. Ceci étant dit, au moment où on se parle, on a une crise. On a une crise, on annonce que le 21, on va encore en faire un démantèlement à Notre-Dame-de-Grâce dans Hochelaga. C'est comme le jour de la marmotte, on est 4 ans plus tard puis on n'a aucune stratégie en place. On est carrément perdu dans le sens qu'on a des mesures hivernales qui sont annoncées, par exemple à Cap-Saint-Barnabé où est-ce qu'on va ajouter 30 places et on va démanteler 9 jours avant. On les amène où ces gens-là? Les droits humains ont leur place aussi dans tout ça. OK, il y a des enjeux de cohabitation, oui, il faut intervenir. Pourquoi attendre aussi longtemps? Pourquoi on n'a pas de politique de gestion des campements encore à ce jour comme la majorité des grandes villes nord-américaines? Qu'est-ce qu'on fait avec ces gens une fois démantelés?
Abdelhaq Sari ◌0:44:52
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:44:53
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:44:57
Tout d'abord, je veux dire que notre administration a été la première à investir autant dans le domaine de l'itinérance. Faut pas oublier que c'est sous notre administration qu'on a été capable d'ouvrir 700 places en service de refuge d'urgence, en partenariat avec le gouvernement. Elle est là la clé. Quand on parle d'un enjeu de pauvreté, quand on parle d'un enjeu d'exclusion, si la ville de Montréal ou toutes les villes au Québec, parce que toutes les villes au Québec subissent cet enjeu actuellement, leurs citoyens et citoyennes se retrouvent difficilement à avoir accès à une unité de logement, donc malheureusement se retrouvent plus dans la rue avec les enjeux de toxicomanie qu'on retrouve également. Donc si les villes font cavalier seul, on ne règle pas l'enjeu de façon structurante parce que c'est un enjeu de pauvreté, parce que c'est un enjeu d'accès au logement, parce que c'est un enjeu souvent de santé physique ou de santé mentale. Et nous, on travaille à ouvrir des places en refuge alors qu'à certains moments, madame la présidente, l'opposition célèbre le fait qu'on n'arrive pas à en ouvrir, comme par exemple dans Ahuntsic-Cartierville. Mais on continue de travailler sur des alternatives, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:46:01
Madame Christine Black, question complémentaire.
Benoit Langevin ◌0:46:07
Merci, madame la présidente. Je veux juste corriger mon collègue. Il n'y a personne qui a célébré quoi que ce soit dans Ahuntsic-Cartierville. Si mon collègue a eu une opportunité, il a sauté dessus sans nécessairement réfléchir à ses voisins. Ça le regarde, ça le concerne, mais je peux lui dire qu'il y avait d'autres options dans Ahuntsic-Cartierville, comme il y en a d'autres sur l'Île-de-Montréal. Mais c'est drôle, mais on n'a rien entendu depuis justement quelques mois. Alors on parle d'ouvrir des modulaires au printemps prochain, mais qu'est-ce que ça va faire pour le moment actuel quand au mois d'octobre on disait, on faisait des conférences de presse en disant qu'il y avait 800 personnes qui occupaient les espaces publics puis que ce que le Québec annonçait était insuffisant. Donc moi j'aimerais savoir, mon collègue, où est-ce qu'on va mettre les 300 400-500 personnes qui justement n'auront pas de réponse cet hiver. Qu'est-ce qu'on fait avec cette situation-là? Je trouve ça absolument inquiétant d'entendre mon collègue blâmer les services sociaux quand ça lui adonne, puis prendre la responsabilité quand c'est le temps de faire une annonce. Ça va faire les annonces, Projet Montréal fait que des annonces. Je demande à mon collègue qu'est-ce qu'on fait avec les 500 personnes qui vont être dehors cet hiver.
Martine Musau Muele ◌0:47:12
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:47:13
Madame la présidente, s'il y a des énergies qu'on pourrait mettre de façon unanime, c'est sur les 100 millions actuellement qui dorment entre Ottawa et Québec. On a de l'argent qui est directement dédié aux campements. Cet argent-là nous permettrait justement de mieux soutenir notre réseau communautaire, de développer encore plus de services d'hébergement d'urgence adaptés aux différents types de population. Un réseau communautaire qui connaît le travail a besoin de cet argent, a besoin de ce soutien de la part du gouvernement du Québec. Madame la présidente, dans le cadre des modulaires, on avance, mais encore une fois, je le répète, il y a des arrondissements qui répondent présent quand on offre des propositions, mais l'arrondissement de mon collègue Pierrefonds-Roxboro ne nous a proposé aucun terrain pour y développer des modulaires, et ça aussi c'est inquiétant. Quand les arrondissements ne s'engagent pas, parce qu'ici de ce côté-là de la Chambre des arrondissements, comme Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, les arrondissements comme Ville-Marie, les arrondissements comme le Plateau-Mont-Royal ou Sud-Ouest, on fait notre part et on trouve des solutions et on met en place des règlements pour offrir justement des endroits à ces personnes. Donc, réveillez-vous de l'autre côté de la Chambre, s'il vous plaît. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:48:20
Madame Christine Black.
Christine Black ◌0:48:29
Alors, madame la présidente, la STM a déposé son budget 2025 qui renferme des coupes de services à prévoir, notamment celui des autobus, la fin du déploiement d'ascenseurs universels et un service métro moins fréquent qu'en 2023. Dans son budget, la STM se vante d'atteindre l'équilibre budgétaire et de plafonner ses dépenses. Mais elle compte le faire, bien entendu, en coupant dans ses effectifs et dans sa rémunération, et ce, malgré l'explosion de la taxe sur l'immatriculation. Après avoir supprimé 230 emplois en février dernier, L'administration de Projet Montréal compte maintenant en supprimer 78 nouveaux. Madame la présidente, notre équipe est d'accord que la STM doit réviser ses manières de faire, mais les Montréalais doivent aussi avoir leur juste. Ces coupes impacteront-elles, oui ou non, le service déjà mis à mal? Dans les années passées, le budget déposé par la STM contenait un tableau très complet qui représentait le nombre d'effectifs pour chacune des catégories d'emplois. Et là, oh! Surprise, étrangement, cette année la STM a supprimé ce tableau, si bien qu'on ignore complètement où les coupes seront faites. Mais est-ce que je dois vraiment m'en étonner, sachant tout le manque de transparence et l'opacité qui habitent la STM ces dernières années? Alors, madame la présidente, les Montréalais méritent de savoir comment ces coupes affecteront leurs services. Est-ce que la STM compte couper dans ses chauffeurs d'autobus, ses opérateurs de métro, son personnel d'entretien, ses constables spécialisés, ou ces professionnels en 2025?
Martine Musau Muele ◌0:49:54
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:50:00
Bon, j'avoue avoir un peu de la misère à suivre, madame la présidente. La STM, au cours des 2 dernières années, s'est donné 2 objectifs clairs, c'est-à-dire maintenir le volume d'offre de service, et c'est ce qu'on fait. Non, il n'y a pas de dégradation du service métro depuis 2023. Page 9-6 de notre budget, allez voir la courbe d'évolution de l'offre. Donc, c'est en progression, tout au contraire. Après ça, depuis toujours en face, on nous dit non, non, non, vous dépensez trop, il faut faire la même chose avec moins. Et lorsqu'on augmente les revenus, on vient dire non, non, non, non, faut pas augmenter les revenus, faut couper les dépenses. Alors là, on a trouvé un équilibre entre une optimisation, un exercice de rigueur à la STM qui permet un contrôle de dépenses et en même temps une augmentation des revenus avec justement l'avancée de la taxe sur l'immatriculation de la CMM. Dans les deux cas, là, on semble contre. On semble contre optimiser les dépenses et on semble contre augmenter les revenus. Et dans chaque cas, on justifie par le fait qu'il faut prendre l'autre plutôt que celui-ci. Après, je dois dire, je ne trouve pas une logique ou une cohérence dans l'ensemble des arguments que vous nous amenez aujourd'hui. Il y aura un maintien de l'offre de service, il y aura un investissement de plus dans la sécurité. Oui, après 4 ans, je suis fier pour la première fois de présenter un budget équilibré. Merci à la CMM pour les revenus supplémentaires, merci à tous les efforts de la STM, on y est arrivé. Je vous remercierais de le souligner.
Martine Musau Muele ◌0:51:27
Questions complémentaires.
Christine Black ◌0:51:33
Madame la présidente, vous comprendrez que je ne partage pas tout à fait les propos de mon collègue Lecôté. En fait, les audits de performance commandés par le gouvernement du Québec ont confirmé ce qu'on savait déjà. En fait, la STM a embauché beaucoup, beaucoup, beaucoup de gestionnaires au cours des dernières années. Au fil du temps, le ratio d'encadrement de la STM s'est empiré. On compte maintenant plus de gestionnaires par employé qu'en 2019. En 2023, la STM comptait 1 gestionnaire par 8,8 employés. Aujourd'hui, la STM présente l'un des pires ratio de gestionnaires par employé parmi toutes les sociétés d'État du Québec, toutes les sociétés de transport. Malgré l'augmentation constante de ses gestionnaires, la STM a aussi augmenté immensément le nombre de ses consultants externes. En 2023, le nombre de consultants était 16 fois plus élevé qu'en 2019. Ça en prend du monde à la STM pour prendre des décisions. Et là, on parle, ça c'est sans parler de toutes les dépenses qui sont également au niveau de la direction, au niveau des relations publiques, au niveau de la communication. Alors, madame la présidente, est-ce que la STM compte s'attaquer sérieusement à sa gestion déficiente sur les 78 postes coupés?
Giovanni Rapanà ◌0:52:36
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:52:36
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:52:43
Visiblement, quoi qu'on fasse, vous ne serez jamais contents et vous allez toujours trouver autre chose. À un moment donné, on peut-tu se rallier, en venir à cette conclusion-là qu'il y a un contrôle des dépenses à la STM tout en maintenant une offre de service et qu'il y a une augmentation des revenus pour le transport collectif, merci à la CMM. C'est ça, les 3 faits saillants. Revenons à cet audit de performance de Raymond Chabot de Grant Thornton. On a un ratio administratif très enviable quand on se compare aux autres sociétés de transport. Oui, il y a un certain ratio d'encadrement qu'ils n'ont pas, par exemple, dans des sociétés de transport plus petites, Parce qu'on le sait, au projet, via notre portefeuille d'investissements dans nos travaux capitalisables, on fait affaire avec des sous-traitants, on fait affaire avec des contrats-cadres, et là, oui, ça prend un ratio d'encadrement un peu plus grand. Sur tous les fronts, la STM s'améliore constamment et constamment. Les auditeurs nous ont félicités d'être les champions toutes catégories dans la proposition de piste d'optimisation.
Martine Musau Muele ◌0:53:48
Le temps étant échu, nous allons poursuivre. Nous débutons donc les délibérations qui portent sur les sujets inscrits à l'ordre du jour. J'inviterai le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à diriger les travaux.
François Limoges ◌0:54:02
Oui, madame la présidente, on va y aller à 13 h 48 avec l'agenda législatif de cette séance ordinaire du conseil municipal du 18 novembre et en 3.01, je crois d'adopter l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal avec une seule modification de séquence, madame la présidente, c'est que l'item 65-03, si je ne me trompe, 02, 03, oui, il y a 51-01 et 60, vous avez raison, madame la leader, oui, oui, donc 65-03 et 51-01 seront appelés à 20 h 30. Mis à part cela, il n'y a pas de modification à l'ordre du jour, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:54:41
Très bien, adopté.
François Limoges ◌0:54:43
En 3.02, on approuve le procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal tenue le 21 octobre 2024.
Martine Musau Muele ◌0:54:49
Approuvé.
François Limoges ◌0:54:50
En 4.01, on dépose la liste des contrats octroyés par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌0:54:56
Déposée.
François Limoges ◌0:54:57
En 4.02, on dépose la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌0:55:00
Déposée.
François Limoges ◌0:55:01
En 4.03, on dépose la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires.
Alba Zuniga Ramos ◌0:55:05
Déposée.
François Limoges ◌0:55:06
En 5.01, c'est la résolution CA-24-20-0389 du conseil d'arrondissement de LaSalle qui est déposée.
Martine Musau Muele ◌0:55:12
Déposée.
François Limoges ◌0:55:14
Au chapitre 6, il y a dépôt de réponses aux questions écrites, demandes du conseil. Mes collègues, j'invite mes collègues à se lever.
Martine Musau Muele ◌0:55:20
Madame Magda Popeanu. Est-ce que vous pouvez reprendre s'il vous plaît, le micro n'était pas encore allumé. Est-ce que vous pouvez juste reprendre pour qu'on vous entende?
Magda Popeanu ◌0:55:37
Donc je dépose la réponse à la question posée par monsieur Sali la dernière fois concernant l'acquisition d'un robot de désamorçage d'engins explosifs.
Martine Musau Muele ◌0:55:48
Très bien, merci. Madame Erika Alneus. Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je dépose une réponse à l'attention de mon collègue Julien Hénault-Ratelle concernant le Guide Michelin.
Abdelhaq Sari ◌0:56:06
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:56:07
Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌0:56:10
Oui, au nom de Sophie Mauzerolle, je dépose une réponse à la question de madame la mairesse Blanchet du conseil, posée au conseil d'octobre dernier.
Martine Musau Muele ◌0:56:18
Merci. Monsieur Benoît Dorais.
Voix 1B20:56:22
Merci, madame la présidente.
Robert Beaudry ◌0:56:24
Ça me fait plaisir de déposer une réponse à la question écrite ou aux questions écrites du conseiller Émile Ratel.
Voix 1B30:56:30
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:56:31
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:56:35
Oui, je dépose une réponse aux questions posées par le maire Miranda d'Anjou au dernier conseil.
Martine Musau Muele ◌0:56:41
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌0:56:44
Oui, je dépose une réponse pour mon collègue monsieur Dominique périt sur l'âge des rétrocaveuses.
Martine Musau Muele ◌0:56:51
Les réponses sont déposées. Monsieur Limoges, pouvez-vous, pour les fins du procès-verbal, nous confirmer le nom de la personne qui appuie l'adoption de l'ordre du jour, s'il vous plaît?
François Limoges ◌0:56:59
Bien sûr, madame la présidente, c'est évidemment mon éminent collègue Luc Rabouin, président du comité exécutif, qui appuie toutes les propositions de ce conseil municipal.
Martine Musau Muele ◌0:57:07
Merci.
François Limoges ◌0:57:08
Poursuivons. Tant qu'il est dans sa chaise, bien sûr. Alors, en 7.01, madame la présidente, on dépose le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération de du 24 octobre 2024.
Martine Musau Muele ◌0:57:18
Déposé.
François Limoges ◌0:57:19
En 7-02, on dépose le procès-verbal de correction pour le règlement 04-047-266 adopté lors de l'assemblée ordinaire du conseil municipal du 19 août.
Martine Musau Muele ◌0:57:29
Déposé.
François Limoges ◌0:57:30
En 7-03, on dépose l'avis intitulé Pour un accès juste et diversifié aux loisirs publics pour personnes immigrantes et/ou racisées montréalaises et des 6 recommandations émises à ce sujet par le conseil interculturel de Montréal.
Martine Musau Muele ◌0:57:43
Madame Magda Popiano.
Magda Popeanu ◌0:57:47
La présidente, donc j'interviens sur le point 07.03. Donc j'accueille avec beaucoup d'intérêt, comme d'ailleurs tous les membres du conseil municipal, donc cet avis du conseil interculturel de Montréal qui se lit pour un accès juste et diversifié aux loisirs publics pour les personnes immigrantes et ou racisées. Montréalaises. Donc, je remercie grandement la qualité, l'approche exhaustive de ce conseil et d'ailleurs de tous les conseils dans l'analyse des enjeux. On définit en premier les loisirs publics de manière très englobante et large, autant en ce qui a trait au sport, les jeux de toutes sortes et la culture, en comprenant donc tous les activités de détente, de divertissement proposées dans l'espace urbain, tout en tenant compte de l'accessibilité de l'ensemble de la population afin d'y répondre de manière efficace. Donc, 6 recommandations qu'on va suivre avec beaucoup, beaucoup d'intérêt et je m'engage, comme je l'ai fait d'ailleurs pour tous les autres avis, de consulter les services, les arrondissements et de donner une réponse dans les plus brefs délais. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:59:06
Monsieur Josué Corvil.
Josué Corvil ◌0:59:08
Merci, madame la présidente. Je vais intervenir au point 7.03. Je remercie le Conseil interculturel de Montréal pour ce deuxième avis qui porte sur les inégalités territoriales depuis 2023 sous le prisme de la pratique et de l'accès aux loisirs cette fois-ci. En introduction de l'avis, la présidente du CIM rappelle combien le temps de loisirs est un privilège quand on peine à répondre à ses besoins de base. C'est la réalité de bon nombre de nouveaux arrivants. Ceux-ci s'installent dans les quartiers considérés plus abordables ou historiquement multiculturels, généralement moins lotis en termes de services municipaux. Pourtant, madame Belmahi souligne l'effet considérable des activités sportives et culturelles sur la socialisation, le bien-être ou le sentiment d'appartenance des citoyens à une communauté, un quartier ou une ville. C'est pour cette raison qu'il entre dans les compétences municipales d'offrir des services de sport et de loisirs diversifiés, accessibles et de qualité. Le CIM rappelle que, malgré le nombre de démarches et de plans d'action à la Ville Centre et dans les arrondissements sur l'accessibilité des loisirs pour tous, des lacunes persistent. C'est notamment le cas à Montréal-Nord, Saint-Laurent et Saint-Léonard, où le présent avis du CIM notait toujours je cite, un manque de terrains de sport, d'équipements et d'offres de loisirs publics. Fin de citation. Je ne prendrai qu'un seul exemple. Malgré les appels répétés à la Ville Centre de la mairesse de Montréal-Nord, madame Christine Black, cet arrondissement ne dispose toujours pas du complexe sportif réclamé par les résidents depuis des années. Le conseil analyse plusieurs politiques et prend et plans établis par la Ville en matière d'accessibilité aux services. Parmi eux, nous apprenons que la politique d'accès aux services municipaux sans peur est en cours d'évaluation par l'Institut universitaire Sherpa, associé au CIUSSS du Centre-Ouest de l'Île-de-Montréal. Je souhaite savoir vers quelle date nous pourrons espérer lire les résultats de cette recherche. Le rapport souligne les efforts de certaines maisons de la culture pour offrir une programmation hors les murs dans les arrondissements plus vulnérables, dans le but avoué d'attirer un public plus diversifié. Je suis d'accord avec la suggestion du CIM de procéder à une évaluation de leur offre culturelle pour comprendre s'ils atteignent leur but. Parmi les principaux obstacles systémiques à la pratique du sport, et des loisirs à la ville, les personnes sondées pour l'étude relèvent d'abord l'usage linguistique compliqué par l'implantation récente des nouvelles lois provinciales sur l'utilisation du français par les organismes gouvernementaux. Deuxièmement, les discriminations ethniques ou raciales. Troisièmement, les tarifs trop élevés pratiqués dans les centres sportifs. Et quatrièmement, le transport en commun. Ce sont des obstacles importants structurels sur lesquels la Ville a le pouvoir d'agir. Malheureusement, ses politiques et actions culturelles ne suffisent clairement pas à les lever. Ainsi, le CIM propose plusieurs recommandations, principalement que la Ville bonifie l'offre d'accompagnement et de prêts d'équipement de loisirs, en particulier dans les territoires défavorisés, que la Ville pérennise le financement des organismes en loisirs publics, qui joue un rôle pivot entre les résidents et les instances municipales, qu'elle crée des partenariats avec eux sur le long terme et qu'elle simplifie leur suivi administratif. Que la Ville intègre davantage les populations racisées dans les réflexions sur les aménagements et la planification des activités de loisirs et dans sa programmation culturelle. Que la Ville élabore une stratégie globale d'inclusion sociale pour les espaces et plateaux de loisirs publics en élargissant les mesures d'accessibilité universelle. Pour conclure, j'invite le comité exécutif à ne pas attendre au-delà de 6 mois pour répondre et intégrer les excellentes recommandations de cet avis. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:03:43
Dépôt de l'avis intitulé à la rubrique 7, 7.03, monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:03:48
Madame la présidente, en 7.04, on dépose le bilan d'évaluation de rendement des adjudicataires des contrats finalisés en 2023.
Martine Musau Muele ◌1:03:56
Déposé. Monsieur Dominic Perry, pardon.
Dominic Perri ◌1:04:01
Merci, madame la présidente. Donc bien sûr, j'interviens sur le 7.04. Alors, madame la présidente, en septembre 2020, ce conseil municipal a voté l'ordre 85.5 pour que le service de l'approvisionnement produisent et présentent annuellement, annuellement, un bilan sur l'évaluation du rendement des adjudicataires. Malgré la volonté du conseil municipal, le bilan de 2023 constitue une première. Donc, la demande avait été faite en 2020, pour la première fois on voit un rapport en 2023. Je me questionne donc sur les engagements et résolutions qui sont prises par ce conseil et sur le manque de suivi effectué. En effet, le bilan sur la gestion contractuelle n'inclut pas les sommes engagées en contingences ou variations de quantité, et ce, bien que le conseil municipal l'ait démenti à plusieurs quelques reprises. Je pense que les engagements pris par le conseil doivent être respectés. Lorsque les élus de l'ensemble des partis présents s'entendent pour qu'une action ou bilan soit réalisé, nous sommes en droit de s'attendre que ce soit bel et bien le cas. Concernant le bilan de l'évaluation et des rendements des adjudicataires, j'aurais deux autres courtes remarques, c'est-à-dire un reproche. Premièrement, le bilan indique que la Ville n'a toujours pas mis en place un système centralisé concernant l'évaluation des contrats. En fait, avant la production de ce bilan, l'administration n'avait aucune idée quels contrats devaient être évalués. Au nombre des contrats que ce conseil adopte avec la mention la Ville procédera à l'évaluation du rendement, j'aurais pensé qu'un encadrement formel serait en place. Juste ce mois-ci, c'est plus que 5 contrats qui devront être évalués. Deuxièmement, le bilan nous apprend que sur les 98 contrats devant être évalués selon les critères, seulement 49 l'ont été. Les taux d'évaluation des adjudicataires pour les contrats finalisés à 2023 est de 50%. C'est très loin de la note de passage. Pour ce qui est des 49 contrats restants, l'administration compte effectuer le travail pour 50%. Bref, un nombre non négligeable des contrats octroyés ne seront jamais évalués. La Ville de Montréal s'est dotée d'un cadre légal lui permettant d'exclure de ses appels d'offres les firmes ayant livré un travail insatisfaisant. Mais de l'autre côté, l'évaluation des contrats n'est pas encadrée adéquatement et réalisée comme il se doit. Nous aurons beau mettre les meilleurs règlements, madame la présidente, si l'application ne suit pas, nous ne sommes pas plus avancés. En fait, madame la présidente, la question est la suivante: comment peut-on bien administrer avec un taux d'évaluation de seulement 50%? Quel est le message que l'administration envoie-t-elle aux adjudicataires, excusez-moi, avec un rendement insatisfaisant? Merci.
Martine Musau Muele ◌1:08:09
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌1:08:12
Madame la présidente, donc en droit de réplique, donc la réponse actuelle, donc le dépôt actuel fait en réalité la suite de la résolution CM-23-1053 du 18 octobre 2023, quand le conseil de ville s'est déclaré compétent pour une période de 3 ans à compter de cette date à l'égard de tous les arrondissements quant à l'exercice des pouvoirs liées à l'évaluation de rendement prévue au paragraphe 2. Donc je ne sais pas tout à fait exactement à quoi vous faites référence, à quoi le conseiller fait référence. Donc ce bilan sur l'évaluation de rendement des aides judiciaires pour les contrats finalisés en 2023 a été élaboré en réponse à la demande du conseil municipal. C'est pour ça qu'on le dépose aujourd'hui et selon les encadrements en vigueur, les contrats doivent être évalués en fonction de seulement 4 critères: la date d'octroi du contrat, la nature du contrat, le montant du contrat et le résultat de l'analyse du risque. D'ailleurs, j'entends mon collègue, madame la présidente, donc en l'absence d'un système centralisé sur les évaluations effectuées par les unités d'affaires, on a utilisé seulement 3 sources de données. Pour élaborer ce bilan. Donc, la première source, c'est le système électronique d'appels d'offres du gouvernement du Québec, le CAO. La deuxième source, c'est l'information fournie par les unités d'affaires au sujet de la réalisation de l'évaluation du risque requise et son résultat et les contrats finalisés en 2023. Et la troisième source, c'est le rapport des évaluations transmises au service de l'approvisionnement par les arrondissements. Donc, on souhaite beaucoup déposer des rapports qui sont exhaustifs, mais il faut que les services des arrondissements soient capables, ont la capacité de fournir toutes les données, et pour eux, c'est une charge de travail très importante. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌1:10:17
Notons donc le dépôt du rapport du bilan, pardon, énoncé à la rubrique 7.04.
Alan DeSousa ◌1:10:21
Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:10:23
Madame la présidente, en 7.05, on dépose le rapport sur l'application du règlement sur la gestion contractuelle pour l'année 2023.
Martine Musau Muele ◌1:10:30
Déposé.
François Limoges ◌1:10:31
En 7.06, on dépose un procès-verbal de correction pour la résolution CM-24-10-22.
Martine Musau Muele ◌1:10:36
Déposé.
François Limoges ◌1:10:37
En 7.07, il s'agit de la déclaration d'intérêts pécuniaires, on vous rappelle de la déposer.
Martine Musau Muele ◌1:10:41
Déposée.
François Limoges ◌1:10:42
En 7.08, c'est le dépôt du portrait annuel sur la connaissance de l'état des actifs de la Ville au 31 décembre 2023.
Martine Musau Muele ◌1:10:49
Monsieur Alan De Sousa.
Alan DeSousa ◌1:10:52
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention, c'est pour 7.08. Madame la présidente, à la veille du budget et la planification d'investissement, le portrait annuel de l'état des actifs de la Ville indique que les montants prévus par l'administration en place sont insuffisants pour maintenir à seuil nos infrastructures à un niveau satisfaisant. Le dernier PDI prévoyait 1,44 milliard annuellement en maintien d'actifs, alors que les besoins sont de 2,31 milliards. Le tout petit et très léger manque de 875 millions annuellement. Madame la présidente, Projet Montréal a essayé de vendre le portrait comme étant une réussite de leur bonne gestion, mais les Montréalais et les Montréalaises, les médias, les employés savent tous que la situation est loin d'être optimale. Entre les portraits des actifs présentés en date du janvier 2023 et celui-ci, la répartition des actifs situés dans les catégories mauvaise et très mauvais est passée de 14,1% à 23,5%. 3,6%. Je vois bien que des actifs ont été ajoutés entre le premier et deuxième portrait, principalement des bâtiments ou du matériel roulant, mais ça n'explique pas pourquoi le nombre d'actifs en mauvaise condition a augmenté de 9%. Le bilan nous indique que la majorité des bâtiments administratifs sous la responsabilité des services centraux sont dans un état insatisfaisants. Les bâtiments communautaires et sportifs qui sont à la fois sous la responsabilité des services centraux et des arrondissements sont dans 40% des cas en mauvaise ou très mauvaise état. Les deux tiers des parcs et espaces verts, majoritairement sous la responsabilité du service des grands parcs, sont dans la catégorie état insatisfaisant. Actifs informatiques, toujours sous la responsabilité de la Ville centre, sont dans 60% des cas dans un état insatisfaisant. Madame la présidente, pour ce qui est des arrondissements, je remarque que la très grande majorité des arrondissements ont un réseau de voirie locale en bon ou satisfaisant état, sauf l'arrondissement de Rosemont. Les immeubles administratifs, soit les hôtels de ville, des bureaux d'arrondissement, sont en mauvais ou très mauvais état dans l'arrondissement de Lachine, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Rosemont–Verdun et Ville-Marie. Madame la présidente, je remarque que les centres communautaires sont en mauvais ou très mauvais état dans 15 des 19 arrondissements et que les centres sportifs, des arénas, des stades, le sont dans 10 arrondissements. Et c'est la même chose pour les ateliers ou roues de voirie. L'état des bibliothèques est insatisfaisant dans les arrondissements de Sud-Ouest, Outremont, Verdun, Ville-Marie et Saint-Léonard. Et lorsqu'on les compare avec les différents arrondissements, on se rend compte que certains arrondissements reviennent plus souvent. Entre ces 4 civils, Lachine, Rosemont et Ville-Marie. Avec les budgets à nos portes, madame la présidente, j'espère que l'administration a pris note de ce portrait afin d'ajuster les sommes requises au maintien des infrastructures mais également pour aider les arrondissements requis. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:14:23
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:14:26
Merci, madame la présidente. Toujours sur le 7.08. Madame la présidente, les besoins annuels moyens en investissements pour les 10 prochaines années sont significativement plus élevés que l'argent prévu par l'administration. Les besoins non comblés visent en bonne partie l'entretien des bâtiments de la Ville. Pour le service de gestion et de planification des immeubles SGPI. Les investissements planifiés s'élèvent à 92 millions de dollars, alors que les besoins sont, eux, à 217 millions de dollars, soit plus du double. Les pages 29 à 32 du portrait portent sur les principaux actifs en état insatisfaisant et leur programme de maintien au PDI. On remarque rapidement que le SGPI a une place de choix puisque 13 catégories d'actifs en mauvais ou très mauvais état sont sous sa responsabilité. Et je vais faire, madame la présidente, un petit tour d'horizon avec 5 cas. Tout d'abord, le déficit de maintien dans les immeubles administratifs municipaux s'élève à 209 millions, mais les investissements planifiés ne sont que de 28,8 millions pour les 10 prochaines années. Au niveau du déficit de maintien pour les ateliers, garages et les cours de voirie, ça s'élève à 164 millions alors que les investissements prévus pour les 10 prochaines années sont de 2,7 millions. Le déficit de maintien des casernes de pompiers est à 63 millions, alors que l'administration prévoit y investir 12 millions sur les 10 prochaines années. La Ville prévoit investir 6,6 millions pour l'entretien de ses bâtiments vacants, mais le déficit de maintien s'élève à 114 millions. L'administration Projet Montréal prévoit finalement investir annuellement 635 000$ dans nos bâtiments alors que le déficit de maintien s'élève, lui, à 188 millions de dollars. Dans ces 5 cas, l'administration de Projet Montréal n'investit pas suffisamment d'argent pour maintenir nos immeubles en bon état, ce qui est problématique à maints égards. Juste pour les 40 bâtiments excédentaires, le portrait des actifs indique que des investissements annuels moyens devraient être de 30 millions par année, alors qu'on est présentement à 4 600 000$. 624% sous ce montant. Bref, l'administration laisse pourrir tranquillement nos bâtiments alors qu'ils pourraient être développés, notamment au niveau de l'habitation. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:16:41
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌1:16:44
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. En droit de réplique sur le 7.08, et je remercie mes collègues pour leurs commentaires parce que je suis, comment dire, enthousiasmée que des collègues prennent le temps de regarder le portrait annuel des actifs de la Ville de Montréal. C'est la deuxième année que nous faisons cet exercice qui, madame la présidente, aurait dû être fait depuis une bonne décennie, sinon 20 ans, sinon 30 ans, et c'est l'administration de Projet Montréal qui le fait. Parce que nous sommes rigoureux. Ici, nous avons un portrait des actifs de la Ville de Montréal qui est public, que tout le monde peut consulter, et il est en fonction des actifs, de l'état de l'actif, donc A, B, C, D, E, mais il est aussi chiffré. C'est vraiment extraordinaire et je pense que nous devons en prendre la pleine mesure et remercier toutes les unités d'affaires qui ont contribué à faire ce portrait. C'est une démarche extrêmement transparente. Est-ce que c'est difficile d'annoncer des chiffres de déficit? Bien sûr, c'est un exercice de transparence et je pense que, encore là, l'administration Projet Montréal n'a absolument pas à rougir du fait que nous sommes très transparents avec l'ensemble des collègues et avec l'ensemble de la population montréalaise. Est-ce qu'on a des défis devant nous? Bien sûr. Et on les prend, on prend la responsabilité du déficit de maintien d'actifs. Est-ce que ce déficit s'est créé dans les 7 dernières années? Eh bien non, c'est ça l'enjeu, c'est les anciennes administrations, il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a 30 ans, qui n'ont pas fait les travaux nécessaires au bon moment. Effectivement, dans ce portrait des actifs, on voit des actifs qui ne devraient pas être en aussi mauvais état ou pas aussi d'actifs en mauvais état, mais parce qu'il y a des gens avant nous qui n'ont pas pris leurs responsabilités, qui n'ont pas rénové les infrastructures au bon moment. Mais nous prenons la responsabilité, nous donnons les bouchées doubles. Et j'invite les collègues à lire de manière méticuleuse les pages 5 et 6 du rapport qui s'intitulent Notes méthodologiques. Et, madame la présidente, ça répondra à plusieurs des questions de monsieur DeSousa, à savoir pourquoi il y a des différences entre le dernier portrait des actifs et celui-ci en matière d'état des actifs, mais aussi en matière de chiffres et tout ça. C'est vraiment expliqué dans les pages 5 et 6 parce que c'est un portrait qui est en constante évolution. Nous avons souhaité ne pas attendre 10 ans avant d'avoir un portrait exact avant de commencer la démarche. Donc, la démarche, elle est évolutive et il y a vraiment des différences entre l'année dernière et cette année. 3 grandes différences, on pourrait dire. La première, c'est qu'il y a des méthodologies qui changent à la Ville de Montréal, mais aussi dans le marché. Donc, on n'évalue pas nécessairement de la même façon le déficit d'actifs. Donc, il y a des méthodologies qui ont été ajustées qui forcément font des changements dans l'état des actifs. Il y a aussi des actifs qui ont été ajoutés. Donc, c'est normal. S'il y a des actifs qui ont été ajoutés, il y a plus d'actifs en bon état, puis il y a plus d'actifs en mauvais état, parce qu'il y en a plus au total. Et il y a aussi une valeur de déficit de maintien d'actifs qui augmente. Pourquoi? Parce que le coût des travaux augmente, on le sait tous, avec l'inflation, et donc c'est pris en considération, la valeur des travaux, dans certains chiffres. Alors voilà pourquoi ils bougent. Pour tout le reste, à savoir où est-ce qu'on va mettre l'argent, pourquoi on le déficit de maintien d'actifs. Madame la présidente, je ne peux malheureusement pas répondre à ces questions, mais j'invite nos collègues à être très assidus. On se donne rendez-vous mercredi parce qu'une bonne partie des réponses seront dans le prochain budget de fonctionnement et programme décennal d'immobilisations de la Ville de Montréal. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:20:44
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du portrait annuel énoncé à la rubrique 7.08.
Alan DeSousa ◌1:20:51
Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:20:52
Madame la présidente, au chapitre 8, en 8.01, on dépose le rapport de la Commission sur les finances et l'administration intitulé Étude du rapport annuel de la vérificatrice générale de la Ville de Montréal pour l'exercice terminé le 31 décembre 2023, rapports et recommandations.
Martine Musau Muele ◌1:21:05
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌1:21:07
Oui, merci, madame la présidente. En tant que président de la Commission sur les finances et l'administration, je dépose cette étude du rapport de la vérificatrice vérificatrice générale pour l'exercice se terminant en décembre dernier. Je tiens à remercier le greffe qui a rendu cet exercice possible, mes collègues aussi qui sont nommés, qui siègent sur la commission, avec qui c'est toujours agréable de travailler, et particulièrement madame la vérificatrice générale, madame Andrée Cossette, et toute son équipe. Je tiens à la remercier 4 fois plutôt qu'une, car madame Cossette a présenté son rapport devant le conseil municipal, devant le comité d'audit auquel elle fait un suivi régulier, auprès des journalistes et quatrièmement auprès des membres de notre commission qui se rencontrent quand même assez souvent. Donc, en termes de transparence, on atteint des sommets, madame la présidente. Au sein de notre rapport, nous avons 4 recommandations qui, grosso modo, on peut les résumer ainsi: on endosse le travail de la vérificatrice générale et ses recommandations, on soutient les efforts pour le suivi des recommandations et on endosse une recommandation de la Commission d'examen sur les contrats. Bref, on a passé plus de temps à discuter de la pertinence du rapport que de temps à travailler sur ledit rapport et le démocrate en moi se pose donc des questions. Cela dit, en tant que président, je cherche toujours le consensus dans nos processus parlementaires, ce pourquoi nous y avons travaillé et que je le dépose aujourd'hui.
François Limoges ◌1:22:32
Merci.
Pierre Lessard-Blais ◌1:22:32
Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:22:35
Dépôt du rapport de la commission sur les finances en 8.01. Monsieur Limoges, pardon, je vois une intervention souhaitée de monsieur Alan DeSousa. C'est relativement au 8.01 ou—
Alan DeSousa ◌1:22:45
Oui, madame la présidente, merci pour me donner la parole. C'est pour 8.01. Je profite de cette occasion de remercier les collègues sur la commission qui a siégé, commençant par le président, monsieur Pierre Lessard, pour avoir étudié, écouté, étudié et donné des recommandations à divers gestes posés par le vérificateur général. C'est important qu'on traite ce dossier, madame la présidente, puis je l'ai soulevé, puis mon collègue était tout à fait d'accord que la commission des finances, c'est la seule instance du conseil qui, dans un sens, a l'occasion de regarder ça. Et de regarder le rapport et de faire des recommandations au conseil. C'est sûr que le VG a passé par le comité plénier ici devant nous, mais on a eu très peu de temps de poser des questions. C'est sûr que d'autres instances comme le comité de vérification aussi peut rencontrer, mais il n'y a pas nécessairement une imputabilité envers le conseil. La seule instance qui est redevable devant le conseil, qui traite ce dossier, c'est essentiellement la commission des finances. Et pour cette raison, j'accueille très favorablement les efforts faits par mon collègue Blais-Lassard et les autres membres qui ont pris le temps de l'étudier. Je n'irai pas dans tous les points, mais je souligne le point sur recommandation 4, parce que recommandation 4, on a encore sur une base unanime et en cohérence avec le comité d'examen du contrat, formuler une recommandation quasi semblable pour développer et appliquer une stratégie pour favoriser une rotation des firmes pour l'audit externe des rapports financiers de la Ville de Montréal, comme le veulent les bonnes pratiques, y compris l'extension des délais de l'appel d'offres pour éviter une récurrence que le vérificateur externe des finances de la Ville par la même firme. On a eu la discussion, le débat qu'on avait nommé tout récemment, monsieur Rabouin et Hachet-Santin, pour la situation dans laquelle la Ville se trouvait et qu'on a tous reconnu, je pense quasi unanimement, que dans un monde idéal, on aurait dû avoir une occasion d'avoir une rotation. La situation n'était pas là, mais je pense qu'ici, c'est une bonne occasion où le conseil signifier son souhait que l'administration mette en place les mesures nécessaires pour que d'ici à la fin du mandat de leur vérificateur actuel, que nous en avons un climat où il n'y a pas de conflit d'intérêt, il n'y a pas nécessairement, et on va favoriser une ouverture du marché pour que le plus grand nombre de firmes de comptables peut soumissionner avec le souhait non seulement que vous avez une compétition compétitive, deuxièmement le meilleur prix possible et troisièmement, comme exige la bonne pratique, une rotation des vérificateurs externes. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:25:53
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 8.01. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:26:00
Madame la présidente, au chapitre 11, en 11.01, c'est le dépôt de pétitions. Pas de pétition ce mois-ci, fantastique. Au chapitre 15, madame la présidente, nous arrivons aux déclarations en 15.01. Il s'agit de la déclaration pour la journée montréalaise de commémoration et d'action contre les violences faites aux femmes et aux filles. Et je laisse la parole à la conseillère Josefina Blanco.
Martine Musau Muele ◌1:26:22
Madame Blanco.
Josefina Blanco ◌1:26:28
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. C'est avec beaucoup d'émotion et d'humilité que je me lève aujourd'hui pour souligner cette déclaration pour la journée montréalaise de commémoration et d'action contre les violences faites aux femmes et aux filles. Le 6 décembre prochain, ça fera 35 ans que 14 jeunes femmes qui avaient toute leur vie devant elles ont été assassinées à Polytechnique. Dans un attentat antiféministe. 35 ans déjà. Madame la Présidente, quand cet événement, quand ce terrible événement est arrivé, moi j'étais très jeune, j'avais 9 ans, puis je n'habitais pas ici à Montréal. Mais je peux vous dire qu'à l'approche de cette date, à chaque année, quand je parle avec des Montréalais, Montréalaises, avec des collègues, avec mes connaissances, les personnes qui étaient assez vieux, vieilles pour s'en souvenir, se rappellent exactement où elles étaient, ce qu'elles faisaient, et les gens réalisaient la tragédie qui venait de se produire à Montréal, à Québec, et ça venait marquer de façon très forte la société montréalaise et québécoise. Ce jour-là, ces femmes ont été ciblées parce qu'elles étaient des femmes. Ce jour-là, ces femmes ont été ciblées parce qu'elles avaient choisi, à l'époque on dirait même qu'elles avaient osé, aller dans un domaine traditionnellement masculin. Elles s'appelaient Geneviève Bergeron, étudiante en génie civil. Hélène Colgan, étudiante en génie mécanique. Nathalie Croteau, étudiante en génie mécanique. Barbara Degnaud, étudiante en génie mécanique. Anne-Marie Édouard, étudiante en génie chimique. Maud Aviernick, étudiante en génie des matériaux. Barbara Klucznik-Widawiecki, Ouida Ayebik, étudiante infirmière. Maryse Laganière, employée au département des Finances. Maryse Leclercq, étudiante en génie des matériaux. Anne-Marie Lemay, étudiante en génie mécanique. Sonia Pelletier, étudiante en génie mécanique. Michel Richard, étudiant en génie des matériaux. Annie Santarno, étudiante en génie mécanique. Annie Tourcotte, étudiant en génie des matériaux. Ces femmes ne seront jamais oubliées. Leur mort a marqué la mémoire des Montréalais, des Montréalaises et du Québec entier. Et dans leur honneur, on doit continuer à lutter chaque jour contre la violence faite aux femmes et aux filles. 35 ans après la tragédie du Polytechnique, force est d'admettre qu'il reste beaucoup, beaucoup de travail à faire pour assurer aux femmes et aux filles un avenir qui est exempt de violence. Malheureusement, depuis le début de cette année, ce sont 25 femmes qui ont été victimes de féminicides au Québec. On doit aussi ressurgir, on voit, pardon, aussi ressurgir en ce moment Un mouvement masculiniste, antiféministe, qui nuit très dangereusement à l'égalité hommes-femmes, une valeur pourtant fondamentale de Montréal et du Québec moderne. Ce type de mouvement sexiste peut mener à des gestes violents à l'encontre des femmes et à une dégradation du climat social. C'est un mouvement qui doit être dénoncé très fermement, très haut et très fort. Les femmes, les femmes ont réussi à faire des gains importants au fil des ans, à force de combats acharnés et de grandes convictions. On ne doit surtout pas accepter de revenir en arrière, c'est tout simplement pas une option. On doit aussi continuer à sensibiliser et à éduquer les jeunes garçons à l'importance de respecter et de valoriser l'égalité hommes-femmes. Hommes et femmes. Les garçons et les hommes doivent apprendre à ne jamais choisir la violence comme une façon de s'exprimer ou de régler leurs problèmes. Il faut parler de cet enjeu de société si on veut le régler. Des ressources existent, il faut les faire connaître et inciter ceux qui ont besoin d'aide pour aller les utiliser. Du côté de la Ville de Montréal, madame la présidente, on continue à agir pour briser ce cercle de violence. On travaille par exemple avec nos partenaires à développer des logements sociaux. On sait qu'ils sont des clés, une clé fondamentale pour soutenir les femmes victimes de violences conjugales et les aider à sortir de leur milieu violent. La Ville travaille fortement côté à côté aussi pour soutenir le milieu communautaire dans des actions de prévention des homicides en contexte conjugal. Le SPVM également s'est doté pour sa part d'une section spécialisée en violences conjugales. Enfin, notre administration continue de faire pression auprès du gouvernement du Canada pour que la possession privée des armes de poing et des armes d'assaut soit interdite partout au pays et que la sécurité à la frontière soit renforcée. C'est un message que notre mairesse, mon collègue Alain Vaillancourt, année après année, font les représentations nécessaires auprès du gouvernement du Québec, puis on va continuer à les faire. 35 ans après Polytechnique, il est plus que temps d'imposer un contrôle plus ferme des armes à feu au pays. Le 6 décembre 1989 a éveillé le Québec aux ravages des violences faites aux femmes et aux filles. Les dernières années, voire les derniers mois, sont venus nous rappeler que le travail est loin d'être finie. On va donc continuer à se battre chaque jour pour l'égalité, en mémoire des victimes du Polytechnique et des victimes des féminicides au Québec, et en l'honneur des femmes et des filles qu'on doit protéger contre la violence. J'invite d'ailleurs tous les Montréalais et Montréalaises à se recueillir le 6 décembre prochain en mémoire de ces 14 femmes assassinées dans l'attentat antiféministe la Polytechnique. Je vous invite, chers collègues dans cette Chambre, à adopter la déclaration pour la journée montréalaise de commémoration d'actions contre les violences faites aux femmes et aux filles à l'unanimité. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌1:33:17
Madame Stephanie Valenzuela.
Stephanie Valenzuela ◌1:33:21
Merci, Madame la Présidente. Le 6 décembre prochain, cela fera 35 ans que 14 jeunes femmes ont été assassinées à l'École polytechnique de Montréal simplement parce qu'elles étaient des femmes. En tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine, je me lève aujourd'hui pour commémorer ce féminicide de masse qui a secoué notre métropole, notre province et notre pays. D'une part, cette date nous permet de nous recueillir un instant en mémoire de celles qui ont subi de la violence fondée sur le sexe et que nous avons perdu. Trop souvent, la violence n'est associée qu'à la violence physique, sans prise en compte des autres formes qu'elle peut prendre: la violence psychologique, le harcèlement, la violence sexuelle, les mariages forcés, les mutilations génitales féminines, et j'en passe. D'autre part, cette date nous rappelle également l'importance de poursuivre les initiatives et actions pour défendre les droits des femmes à vivre dignement dans une société exempte de violence à leur égard, de se questionner sur l'étendue et la persistance de la violence faite aux femmes et aux filles dans notre société, car la pandémie a exacerbé la violence vécue par les femmes. Entre le 1er janvier et le 14 novembre 2024, madame la présidente, au Québec, 24 femmes ont été victimes de féminicide, d'où la nécessité d'adopter des mesures concrètes pour la prévenir et l'éliminer. En ce sens, pour réaffirmer notre engagement et à contrer la haine qui a conduit à cette tragédie et la misogynie qui existe encore aujourd'hui, j'ai déposé des motions pour que la Ville de Montréal bonifie son soutien aux victimes de violences conjugales à deux reprises, en mars 2021 et en 2022. Certaines demandes y étant formulées ont été comblées par un financement du Québec, Mais il y en a d'autres que nous avons réitérées en mars de cette année en joignant notre voix à Police se souvient et Halles Femmes pour demander à la Ville d'en faire plus pour soutenir le milieu qui vient en aide aux femmes et aux filles victimes de violences et pour encourager tous les paliers de gouvernement à accélérer le changement pour mieux protéger les femmes. Enfin, madame la présidente, je terminerai par ceci. Les enjeux de mobilité et la crise d'habitation que nous vivons actuellement affectent de façon disproportionnée les femmes. Effectivement, les contraintes de déplacement et l'inaccessibilité à des logements sociaux et abordables ont un impact direct sur leur qualité de vie, particulièrement celles qui sont marginalisées et celles victimes de violences conjugales. Profitons du 6 décembre et du reste de l'année pour faire des bilans et réfléchir ensemble, échanger, s'encourager et se mobiliser pour une société plus égalitaire, juste et sécuritaire. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:36:20
Madame Nancy Blanchet.
Nancy Blanchet ◌1:36:23
Merci, madame la présidente. J'aimerais simplement ajouter les noms des membres d'Équipe LaSalle comme appuyeurs de la déclaration.
Martine Musau Muele ◌1:36:32
Merci. On m'indique que l'ensemble de l'équipe de l'administration souhaite également appuyer cette motion, cette déclaration pardon. Donc cette déclaration est approuvée. Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌1:36:46
Idem.
Martine Musau Muele ◌1:36:47
Idem pour l'opposition officielle ainsi que pour l'équipe Anjou. Poursuivons. Madame Virginie Journeau.
Voix 1E21:36:57
Merci beaucoup.
Virginie Journeau ◌1:36:58
Donc, en 15-02, la déclaration pour souligner le 80e anniversaire de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale.
Virginie Journeau ◌1:37:05
Et je laisse la parole à mon collègue Luc Rabouin.
Martine Musau Muele ◌1:37:08
Monsieur Rabouin.
Luc Rabouin ◌1:37:11
Merci, madame la présidente. Donc, la déclaration justement pour souligner le 80e anniversaire de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale, l'OACI. Donc, cette Cette année, c'est son 80e anniversaire. L'organisation a été créée en 1944 par la Convention de Chicago et depuis, l'OACI aide chaque année ses 193 membres à assurer la sécurité et l'efficacité du transport aérien international. L'organisation est aussi intimement liée à Montréal. En effet, le siège permanent de l'OACI est établi dans la métropole depuis 1946. Sa présence chez nous est importante et nous souhaitons qu'elle se prolonge dans le temps. Très peu de villes ont la chance et le privilège d'être des villes onusiennes, des villes de l'ONU, grâce à l'OACI. L'OACI, c'est la première agence de l'ONU qui s'est établie au Canada. Donc depuis la présence de l'OACI, Montréal a le privilège d'être une ville des Nations unies et nous sommes la seule ville au Canada qui a la chance d'accueillir des agences de de l'ONU. On a eu d'ailleurs à la COP 15, il y a un an et demi, le plaisir d'annoncer la venue de ONU-Habitat. Donc, on est une ville onusienne, on en est très fiers. L'OACI contribue à faire de Montréal la capitale mondiale de l'aviation civile en y attirant les plus prestigieuses organisations internationales dans le domaine de l'aviation. Au fil du temps, l'OACI a non seulement contribué à l'essor économique de la métropole, mais elle a aussi contribué à faire de Montréal une plaque tournante de l'aviation civile. Ici, à Montréal, on peut penser, concevoir, construire un avion de A à Z. Il n'y a pas grand-chose dans le monde où on peut faire ça. Les liens aériens entre l'Afrique, l'Asie, l'Europe, l'Océanie et l'Amérique passent d'ailleurs tous par Montréal. Le secteur de l'aviation est déterminant pour le rayonnement et la vitalité économique de notre métropole et nous sommes fiers de pouvoir compter sur l'OACI pour en assurer le dynamisme. L'impact positif de l'organisation se fait aussi sentir du côté de l'aménagement urbain, de, de sa part, sa présence dans le Quartier international de Montréal, dont l'OACI a contribué à son développement. La présence de l'OACI dans la métropole génère d'ailleurs des centaines d'emplois directs et indirects, notamment dans le secteur de l'aviation, mais aussi de l'hôtellerie et des services professionnels. Son apport au dynamisme économique de Montréal est indéniable. Et nous le saluons. La déclaration que nous présentons aujourd'hui nous permet justement de reconnaître l'impact positif et durable de la présence de l'OACI dans la métropole depuis 1946. Nous saluons la contribution essentielle du président de l'OACI, monsieur Salvatore Schiaccitano, et du secrétaire général, monsieur Juan Carlos Salazar. Nous continuerons de collaborer avec eux et toute l'équipe de l'OACI afin d'assurer sa présence à long terme à Montréal. Je vous invite donc, chers membres du conseil, à adopter la déclaration pour souligner le 80e anniversaire de l'OACI, dont je suis fier proposeur, appuyé par ma collègue Caroline Bourgeois, qui est vice-présidente du comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌1:40:20
Monsieur Giovanni Rapanà.
Giovanni Rapanà ◌1:40:24
Merci, Madame la Présidente. Je suis ravi aujourd'hui de me lever ici dans cette enceinte pour souligner le 80e anniversaire de l'OACI, l'Organisation de l'aviation civile internationale, organisation des Nations unies issue par la Convention de Chicago en 1949. 1944, l'OACI a eu le rôle d'établir la réglementation au niveau mondial de la sécurité de l'aviation civile telle que nous la connaissons aujourd'hui. Depuis 1946, l'OACI a choisi Montréal comme siège permanent de l'organisation dans le but d'aider les 193 membres à collaborer pour assurer la sécurité et l'efficacité du transport aérien. Par sa présence ici, l'OACI contribue formellement, fortement à l'économie de Montréal. Imaginez, des centaines et des centaines de délégués en provenance de partout dans le monde sont ici chaque semaine. Pour participer aux travaux de l'OCI. En plus, l'OCI contribue fortement à renforcer le caractère international de notre métropole en lui conférant non seulement le statut de ville onusienne, mais aussi la capitale mondiale de la relation civile. Aujourd'hui, l'aviation civile internationale est confrontée à des défis immenses, l'urgence climatique en particulier, ce qui exige des nouveaux, des niveaux sans précédent de détermination au niveau mondial. Les activités et les réalisations de l'OACI en 2023 sous les thèmes dessus des cieux sur un avenir durable ont d'ailleurs débouché sur l'adoption d'un cadre pour stimuler la promotion et l'utilisation d'énergies propres dans l'aviation civile. En terminant, Madame la Présidente, permettez-moi de saluer la contribution importante du président de l'OACI, Monsieur Salvatore Schicchitano, que j'ai l'honneur de connaître, et du secrétaire général, Monsieur Juan Carlos Salazar. Merci beaucoup, Madame la Présidente, et merci à l'OSEI.
Martine Musau Muele ◌1:43:12
La déclaration est adoptée. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:43:15
Madame la Présidente, cela nous amène au chapitre 80, au dossier pour orientation de l'agglomération, chapitre 20, et On va y aller. Je vais réunir les items 2001 à 2005. En 2001, on exerce la première option de prolongation dans le cadre du contrat accordé à 9195867 Québec Inc., Entretien Avant-Gardiste Inc. En 2002, on accorde un soutien financier à l'Université de Montréal afin de soutenir le projet de recherche Parc en santé. En 2003, on accorde un contrat agréé à IBM Canada pour le renouvellement des droits d'utilisation des logiciels pour l'ordinateur central. En 20-04, on approuve un projet d'acte par lequel la Ville de Montréal consent à la renonciation d'une servitude temporaire de passage pour une conduite d'aqueduc. Et en 20-05, on autorise un changement d'affectation afin de refléter le partage des compétences du volume superficiel afin de permettre au conseil d'arrondissement du Sud-Ouest de vendre un lot à des fins communautaires.
Martine Musau Muele ◌1:44:15
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.
François Limoges ◌1:44:26
Oui, madame la présidente, poursuivons avec la réunification des items 26 à 26. En 26, on conclut une entente cadre avec Conseiller en gestion informatique CGI pour la fourniture sur demande de services en Oracle Forms et Reports. En 20-07, on accorde un contrat à Novipro pour l'acquisition de licences et le renouvellement des supports des logiciels Domino et Lotus Notes. En 20-08, on accorde un contrat de gré à gré à Microsoft pour la fourniture de services techniques et de support pour les produits informatiques et bureautiques. En 20-09, on autorise la signature d'une entente de contribution financière dans le cadre du programme de résilience et d'adaptation face aux inondations. Et en 20-10, on accorde un contrat à Xerox Canada pour le remplacement, l'installation et le service du support pour les imprimantes thermiques véhiculaires pour le SPVM.
Martine Musau Muele ◌1:45:15
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:45:25
Madame la présidente, continuons en réunissant les items 20.11 à 20.15. En 20.11, on approuve la troisième prolongation de contrat de de prêt de locaux par lequel la Ville de Montréal prête des locaux au 3e étage de l'immeuble situé au 1035 rue Rachel à des fins communautaires. En 2012, on accorde un soutien financier non récurrent à Société des arts technologiques pour les années 2025, 2026 et 2027, et en 2024 aussi, il y a un volet en 2024. En 2013, on accorde une contribution financière à l'École Prologue de l'Ouest pour la construction d'un immeuble de 11 logements. En 2014, on accorde un soutien financier à la Cité des arts du cirque pour la réalisation de son projet hivernal d'aménager et d'animer une patinoire réfrigérée. Et en 2015, on accorde 3 contrats à Bone Inc. pour un service d'entretien d'équipements de mécanique du bâtiment.
Martine Musau Muele ◌1:46:19
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15 des dossiers en orientation conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.
François Limoges ◌1:46:28
Madame la présidente, nous allons réunir les items 26 à 20. En 26, on exerce l'option de la deuxième année de prolongation dans le cadre des contrats accordés à Mécanique Action. En 27, on exerce l'option de renouvellement dans le cadre du contrat accordé à TCED INTL Inc. En 28, on exerce l'option de la première année de prolongation dans le cadre des contrats accordés à Bowne Inc. En 2019, on exerce l'option de la deuxième prolongation conformément aux ententes-cadres intervenues entre la Ville et Nova Concept et Allia Conseil. En 2020, on approuve la convention de contribution financière entre la Ville de Montréal et Habitation La Prairie.
Martine Musau Muele ◌1:47:09
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 4.1. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:47:18
Madame la présidente, nous allons réunir les items 2021 à 2025. En 2021, on approuve la convention de prolongation de bail par laquelle la Ville de Montréal loue de la société en commandite Brennan Duke des espaces au 801 rue Brennan. En 2022, on conclut des ententes-cadres avec Conseiller en gestion informatique CGI, M3P Conseil, Bell Canada, Lévio Conseil et YRH Inc. en 2023. On accorde un soutien financier à la Cité des arts du cirque pour les années 2024 et 2025. Pour Montréal Complètement Cirque, en 2024, on approuve la convention de contribution financière intervenue avec la Cité des arts du cirque le 18 juin 2024. Et en 2025, on accorde une contribution financière supplémentaire maximale à l'organisme à but non lucratif Services communautaires pour réfugiés et immigrants.
Martine Musau Muele ◌1:48:08
Monsieur Dominic Perry.
Dominic Perri ◌1:48:11
Merci, madame la présidente. Donc, j'interviens pour déposer le rapport de la commission sur l'examen des contrats, rubriques 80-20-21 et 80-20-22, pour lesquelles les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. D'abord, il brève intervention sur le point 80-2021 au sujet de l'entente de prolongation de bail des espaces situés sur la rue Brennan. Il faut dire que c'est un contrat important en raison non seulement de sa valeur qui s'élève à 126 millions, mais aussi parce que l'édifice abrite 4 services municipaux et plus de milliers d'employés. Le 6 novembre dernier, le service de la stratégie immobilière est venu nous présenter le dossier et j'aimerais féliciter les responsables pour leur rigueur. Au cours de la période d'échanges, les commissaires ont notamment voulu savoir si d'autres scénarios en dehors de la location avaient été envisagés pour et si le service avait procédé à une évaluation comparative des coûts entre l'achat et la location. Les invités ont été en mesure, chiffres à l'appui, de démontrer que le scénario actuel est le plus économique pour la Ville. J'aimerais ensuite dire quelques mots sur le 630-4 au point 80-20. Pour la fourniture de services spécialisés en sécurité de l'information. La réponse du marché à cet appel d'offres a été particulièrement forte avec 42 preneurs du cahier des charges, dont 9 ont déposé une soumission pour l'un ou pour l'autre des lots. De plus, les prix obtenus sont généralement favorables à la Ville. C'est d'ailleurs le cas pour le lot numéro 2 présenté à la commission, dont l'écart avec l'estimation est de 21%, -21%. La commission a voulu savoir s'il était possible de tirer de ces résultats des conclusions sur l'état du marché. Sommes-nous devant une certaine stabilisation des prix? Les représentants du service TI croient que la participation et les résultats de l'appel d'offres témoignent que les firmes ont des ressources et la capacité de répondre rapidement aux demandes. D'après les responsables, il nous est permis de croire que nous amorçons une bonne période dans laquelle les plus petites firmes sont en mesure de perdurer le marché. Ainsi, la concurrence augmente, c'est une bonne nouvelle pour la Ville. D'autre part, madame la présidente, nous avons profité de la présence du service de l'approvisionnement pour lui poser quelques questions concernant le processus d'évaluation des soumissions par le comité de sélection. Nous avons notamment appris que que l'identité des firmes n'était pas gardée anonyme lors de l'évaluation qualitative, c'est-à-dire que les membres du comité de sélection connaissent les noms des soumissionnaires. La commission s'est donc demandé s'il ne serait pas préférable de caviarder les noms des firmes dans les documents afin d'éviter de biaiser les jugements des membres. D'après le service de l'approvisionnement, plusieurs contraintes s'opposeraient à l'application d'une telle pratique. Par exemple, le délai qui serait nécessaire pour caviarder les centaines de pages par appel d'offres. Les responsables ont également voulu savoir, voulu se faire rassurer en précisant que tous les membres du comité de sélection doivent signer un engagement solennel qui rappelle les règles sur les conflits d'intérêts ainsi que les exigences de confidentialité entourant le processus. À notre avis, il s'agit d'un enjeu qui devrait être mûrement réfléchi, car la Ville ne devrait pas lésiner sur les mesures à mettre en place pour améliorer l'impartialité dans le processus d'appel d'offres. Nous appelons donc le Service à faire preuve d'une plus grande ouverture et à prendre le temps nécessaire pour approfondir la question. Ceci complète mon intervention, madame la présidente. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:53:22
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.
François Limoges ◌1:53:35
Madame la présidente, cela nous amène à réunir les items 20.26 et 20.27 du chapitre 80. Toujours en 20.26, on accorde un soutien financier pour l'acquisition et la conversion en logements d'un immeuble situés au 1030 Beaubien Est et 6469 Boyer dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Et en 2027, on autorise une dépense additionnelle pour des services supplémentaires non prévus à la convention initiale à la Dinde 1, la Dinde 2, la Dinde 3 ainsi que la Dinde 4 effectués par Deloitte S.E.N.R.C.A.R.L.
Martine Musau Muele ◌1:54:05
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌1:54:10
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention s'assure STM 2027. Madame la présidente, si les journalistes ou les résidents cherchent un exemple de plus de la gestion de l'administration en place, la gestion de la Ville des audits externes sur les états financiers est un exemple parfait. L'an dernier, je me suis levé pour critiquer fortement les conséquences de l'inaptitude de l'administration et ses répercussions sur les finances de la Ville. Deloitte avait chargé plusieurs centaines de milliers de dollars à la Ville de Montréal pour les documents remis en retard, une mauvaise communication, des rencontres manquées, des erreurs et j'en passe. Plutôt d'apprendre de ses erreurs, l'administration actuelle récidive. Cette année, ce sont 300 000$ de plus que prévu que les Montréalais devraient payer pour les audits financiers de la Ville. Et, madame la présidente, une très grande partie de ces dépenses supplémentaires est directement liée à l'attitude et l'approche de l'administration. Laissez-moi vous donner quelques exemples.
Alan DeSousa ◌1:55:26
Deloitte a chargé environ 170 000$ supplémentaires au service de finances, notamment pour des retards dans la réception des documents et des pièces justificatives, des listes obtenues non conformes aux demandes des auditeurs, la réception des documents non finaux, incomplètes ou avec erreurs, si bien que Deloitte a dû refaire les travaux ou redemander certains ces documents, des explications incomplètes ou inadéquates, des anomalies, des corrections nécessaires ou la recherche d'écarts, des retards accumulés à cause des corrections, si bien que les états financiers n'ont pas été conclus en début mai. Sur l'administration actuelle, plusieurs services semblent avoir de la difficulté à faire une bonne reddition de comptes. On voit que la société PAC Gendrapeau se fait charger 25 000 supplémentaires pour les retards importants dans la réception des documents prévus au calendrier pour que la documentation complète ou inadéquate. On a vu ces 300$, madame la présidente, ils auraient pu être investis dans ces projets, dans des services. Plutôt, les Montréalais devraient les assumer parce que l'administration actuelle n'a pas pris les leçons du passé et ça nous coûte tous cher. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:56:55
En l'absence d'autres interventions, monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌1:57:00
Oui, madame la présidente, en droit de réplique sur le dernier point évoqué par monsieur De Sousa, je tiens à rappeler que dans l'année, dans la dernière année, il y a des nouvelles normes qui ont été imposées et on avait des projets majeurs sur lesquels il fallait analyser, comme le projet Turcot. Donc, plusieurs éléments qui expliquent qu'on a eu besoin de requérir davantage aux travaux du vérificateur externe. Évidemment, ensuite de ça, il nous facture pour les heures travaillées. Ces heures-là sont vérifiées de manière diligente par le service des finances et on approuve le paiement de ces dépenses aujourd'hui.
Martine Musau Muele ◌1:57:38
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.26 Et 20.27, des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:57:48
Madame la présidente, au chapitre 30, nous allons revenir aux items 30.01 à 30.05. En 30.01, on autorise un ajustement pour les années 2025 à 2027 dans le cadre du programme Investissements durables. En 30.02, on approuve les modifications et le renouvellement du programme de soutien aux événements sportifs internationaux, nationaux et métropolitains. En 30-03, on adopte la partie de l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 de l'Agglomération de Montréal visant le territoire de la ville de Baie-Durfee. En 30-04, on approuve la programmation des travaux d'infrastructures de compétence locale et d'agglomération admissibles au programme de transfert pour les infrastructures d'eau et collectives du Québec. En 30-05, on adopte une résolution visant à maintenir jusqu'au 31 décembre 2025 la délégation du conseil d'agglomération au conseil de la ville de certains pouvoirs concernant les équipements, infrastructures et activités d'intérêt collectif.
Martine Musau Muele ◌1:58:42
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌1:58:44
Merci, madame la présidente. Alors, je me lève pour parler au point 30.04. Alors, on dépose, le Service de l'eau est très content de pouvoir déposer au programme de la TECQ. Alors, c'est une somme assez importante qui est donnée à la Ville de Montréal pour 4 ans de travaux. Alors, c'est 552 millions de dollars. Qui nous permettent de faire des auscultations, faire des travaux sur notre réseau d'égouts et aqueducs et sur notre usine d'ozonation. Alors, on est très reconnaissants pour cet argent-là. Juste pour cette année, c'est 127 millions de dollars. Il y a 80% de cet argent-là qui va dans les réseaux de l'eau et 20% en voirie. Ce qui est important cette année, c'est que le gouvernement nous a offert, le gouvernement du Québec et le gouvernement du fédéral, ensemble, nous donne un 10% de plus, alors 55 millions de dollars de plus pour améliorer l'état des actifs de nos stations de pompage et également de nos réservoirs d'eau potable. Et pour bien le faire, on s'est doté d'un plan, d'un plan de gestion des actifs pour le service de l'eau, pour justement aller faire un portrait complet de ces installations dont on ne connaît moins. Alors voilà, on est très content de ce nouveau programme. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:00:03
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.01 à 30.05 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌2:00:13
Présidente, nous allons réunir les items 36 à 30.10. En 36, on autorise la modification à la répartition de 150 millions reçus du ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie pour le plan économique conjoint 2022-2025. En 37, on adopte la partie de l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 de l'agglo de Montréal dans le territoire de Saint-Léonard. En 3008, c'est— on adopte encore l'inventaire des immeubles patrimoniaux avant 1940, cette fois pour l'Île-d'Orval. En 3009, toujours la même chose, mais pour la ville de Beaconsfield. Et en 3010, on autorise l'arrêt du procédé de fluoration de l'eau aux usines de production d'eau potable d'Orval et Pointe-Claire.
Martine Musau Muele ◌2:00:52
Monsieur Alan De Sousa.
Alan DeSousa ◌2:00:55
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je vais intervenir sur l'item 30.10. Madame la présidente, ici on a une recommandation pour la question de l'effloretion de l'eau, mais mon intervention n'est pas sur le fond, mais plutôt le processus que l'administration avait suivi pour traiter ce dossier. Il semble qu'en lisant le dossier, que ça commençait avec une pétition, une pétition des citoyens qui a ramassé 1000 quelques, qui avait provoqué une réflexion en service de l'eau. J'étais un peu surpris qu'en creusant un peu plus, que l'initiateur de cette pétition, résidente du Pointe-Claire, mais qui dans un sens a certaines perspectives que ça m'étonne. Et le journal des voisins qui ont fait un article sur cet individu qui a même passé des pétitions pour changer le nom de Christophe Colomb et autres, mais ici c'est le même individu qui était un ancien candidat du Parti nationaliste canadien. En lisant un peu plus dans le journal de voisin, je me questionne, est-ce que la Ville fait leur due diligence? Parce que pour provoquer un changement généré par une pétition des citoyennes, je pense qu'on voit leur intention, ça pourrait être assez intéressant et j'invite l'administration de prendre connaissance de qui avait initié cette pétition qui nous a amenés vers cette étape-là où nous avons une recommandation. Je pense que ça va être assez intéressant pour leur information et de voir pour toute décision pour influencer la politique publique dans le futur. Cette pétition avait initié une réflexion qui a duré 4 ans. Dans ces 4 ans, madame la présidente, on voit qu'il y a des analyses qui ont été faites à l'interne, mais je suis encore très surpris de voir que les personnes concernées, les élus des villes concernées et les résidents de la ville concernée n'ont jamais été mis dans le circuit. J'aurais dû penser que quand vous avez ce genre de démarche ou le service qui a été offert il y a maintenant 70 ans, que comme partie de l'exercice, la courtoisie simple indique qu'on consulte les gens avant qu'une recommandation soit finalisée. Je note, madame la présidente, que dans les recommandations fournies par par les services, qu'eux, ils prononcent uniquement pour la question du— sur une question disant qu'ils voudraient intervenir sur une base opérationnelle, mais ils disent technique, opérationnelle et économique. Avec, même si le tout a été traité dans la de 95 pages que j'ai pris la connaissance de lire. Ma question, comment on peut faire une recommandation sans tenir compte des autres éléments? Et si effectivement il y a des éléments qui n'étaient pas partis de notre connaissance et notre expertise, madame Mylène Drouin n'est pas loin, c'est elle qui est la responsable de santé publique, et elle aurait dû avoir une intervention dans ce dossier. Dans les diverses options que l'administration avait analysées, ils ont analysé de cesser l'activité sur un ou d'étendre pour tous les autres. Et je pense que c'est un faux équivalence où l'option de maintenir où il existait, si c'était la volonté de de ces villes-là aurait pu être considérée. Je vois aussi qu'il y a des manquements dans le dossier où on n'a pas toute l'information. Il semble que les ententes qui étaient faites, madame la présidente, avec le gouvernement du Québec, ces ententes ont été demandées en novembre 2023. À date, on est en novembre 2024, un an plus tard, on a ni des ententes On ne peut même pas être capable de voir l'impact des pénalités, mais quand même, nous avons une recommandation au conseil sans que ces ententes soient soumises ou obtenues pour analyse. Et donc, je trouve que minimalement, on devrait avoir cette information avant même qu'on peut prononcer sur cette question. Madame la présidente, je ne prononce pas sur le fond du dossier. Il y a des pour et des contre, il y a des études d'un bord ou de l'autre et autres. Mon objectif n'est pas de questionner, je n'ai ni l'expertise ni la connaissance pour être capable de dire, à cette étape-là, on doit s'appuyer sur les experts. Mais je vois que le cheminement du dossier laisse beaucoup à désirer et je suggère à l'administration de peut-être retourner avec le dossier pour qu'au moins il puisse y avoir une consultation solide, une vraie consultation avec les villes concernées qui leur permette de statuer sur une recommandation ultime. Si ça change la recommandation, le conseil va être très heureux de l'écouter ou d'entendre la recommandation. Si ça ne change pas, en même temps, le conseil peut prendre une décision. Mais j'essaie de me mettre dans une situation où en tant que maire d'arrondissement, où on est tous représentants de notre collectivité, on devrait avoir au moins une chance pour d'autres, dans d'autres dossiers où on est consulté sur les enjeux qui touchent notre territoire. Même si ici ce n'est pas mon territoire, c'est ailleurs, mais je pense que le même respect est dû. Et je pense qu'au minimal, j'invite l'administration d'exercer respect.
Martine Musau Muele ◌2:07:28
Merci. Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌2:07:32
Merci, madame la présidente. Alors, en droit de réplique à mon collègue Alan DeSousa. Alors, bien évidemment, je suis en pleine confiance par rapport au rapport émis par le service de l'eau de la Ville de Montréal, qui a pleine compétence sur la distribution, la production et la distribution de l'eau potable l'ensemble de l'agglomération. C'est vrai qu'une petite partie de la population, 5% de la population de Montréal, avait de l'eau fluorée, et ce depuis 1900, dans les années 55 et années 57. Et puis la question se pose non pas seulement par la pétition, ça fait déjà plusieurs années que la Ville se demande, qu'il y a un débat. En fait, il y a un débat sur le fluor depuis le début du fluorurement plusieurs. Il faut savoir qu'au Québec, juste 1% de la population a de l'eau fluorée. Alors, c'est Dorval, Pointe-Claire, qui dessert les villes liées dans son— ce que je pourrais les nommer: Beaconsfield, Baie-Durfee, Kirkland et Sainte-Anne-de-Bellevue, et Pointe-Claire bien sûr, et Dorval. Alors, ces villes-là et La Beauce. En Beauce aussi, ils ont de l'eau fluorée. Le reste, il n'y en a pas. Alors, en Colombie-Britannique non plus, il n'y a pas de villes qui ont de l'eau fluorée. C'est surtout dans les provinces au centre, comme au Québec ou en Ontario. On s'est posé la question, on a travaillé avec des experts, on a travaillé avec madame Michèle Prévost de la chaire de recherche en eau potable de Polytechnique, qui a assisté le service de l'eau dans l'analyse. Et ce qu'on a décidé, c'est qu'on a trouvé que mettre un produit chimique, mettre du fluor dans l'eau n'était pas le meilleur véhicule pour administrer quelque chose. Nous, on a la responsabilité de produire de l'eau de bonne qualité et on fait ça. On produit, nous, d'excellente qualité. On n'est pas là pour faire de l'administration d'autres choses, surtout quand en ce moment, il y a des doutes sur la sécurité du produit. Et je vous fais part, oui, la DRSP a émis un rapport en 2023 qui était pour le fluor, pour l'hygiène dentaire des enfants. Mais récemment, il y a eu des nouvelles études, des méta-études. Alors, le National Toxicology Program, qui est une agence fédérale américaine qui est issue du U.S. Department of Health and Human Services est une étude exhaustive de toutes les études depuis le début. Elle a tout revu. Et ce qu'elle dit, c'est qu'il y a un risque modéré si on dépasse 1,5 milligramme par litre. Nous, dans les usines de Pointe-Claire et de Dorval, il y a 1,1 à 0,7. Ça varie entre les deux. Et ce que l'étude démontre, c'est que si on mélange, par exemple, un enfant mélange de la pâte à dents avec de l'eau, avec du rince-bouche fluoré, mais il pourrait dépasser la norme. Alors, par précaution, par principe de précaution, on s'est dit que ça serait la bonne chose de l'arrêter au complet parce qu'on voulait une uniformité. Pourquoi en donner juste à un et pas à l'autre? Alors, c'est pour ça qu'il y a une réflexion complète et une analyse vraiment, vraiment sérieuse de l'ensemble, de l'ensemble du dossier, et non pas seulement à cause d'un individu. Qui aura écrit une pétition. Alors, je pense que j'ai fait le tour de tous les éléments, peut-être pas, j'essaie de penser à tout ce que j'ai. Je pense que j'ai fait le tour, j'ai fait le tour, merci.
Martine Musau Muele ◌2:11:14
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.06 à 30.10 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Il est 15 h 06, retour à 15 h 15, on prend une pause sans Suspension, merci. À celles et ceux qui seraient intéressés par la poursuite de nos travaux, nous allons reprendre. Alors, on a nos leaders. Je vous inviterai à prendre place s'il vous plaît pour qu'on puisse continuer nos travaux. Sinon, je devrais citer des noms. Messieurs, merci beaucoup. Nous allons poursuivre. Nous en étions à la rubrique 30.06 à 30.10 qui ont été étudiés. Monsieur François Limoges, merci.
François Limoges ◌2:23:01
Oui, ça nous amène à réunir les items 30.11 et 30.12. En 30.11, on adopte la politique de cession d'immeubles municipaux à des fins de logement hors marché. En 30.12, on adopte une résolution du conseil d'agglomération de Montréal désignant les immeubles sur lesquels le droit de préemption est exercé pour une durée de 10 ans.
Martine Musau Muele ◌2:23:18
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 30.11 à 30.12. Je vais me permettre une remarque rapidement. Je vous demanderais s'il vous plaît d'appeler les membres assis.
Voix 2G2:23:28
Merci.
Martine Musau Muele ◌2:23:29
Suivant.
François Limoges ◌2:23:30
Oui, nous allons réunir les items 4201 à 4205. En 4201, on adopte un règlement abrogeant le règlement sur le transport par taxi. En 4202, on adopte un règlement autorisant un emprunt pour financer les travaux de réfection des réseaux primaires d'aqueduc et d'égouts dans le cadre du projet Sainte-Catherine-Ouest. En 4203, on adopte un règlement modifiant le règlement du conseil d'agglomération pour favoriser la cohérence des interventions en ce qui concerne l'exercice des compétences relatives aux matières résiduelles. En 42-04, on adopte le règlement modifiant le règlement établissant le programme d'aide à l'accessibilité des commerces. En 42-05, on adopte le règlement modifiant le règlement du conseil d'agglomération sur la gestion contractuelle.
Martine Musau Muele ◌2:24:11
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 42.01 à 42.05 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.
François Limoges ◌2:24:21
Nous allons réunir, madame la présidente, les items 42.06 à 42.08. En 42.06, on adopte le règlement modifiant le règlement établissant le programme d'aide financière aux établissements situés dans un secteur affecté par des travaux majeurs. En 42.07, on adopte le règlement modifiant le règlement établissant le programme de subventions forfaitaires aux établissements situés dans le secteur affecté par les travaux majeurs. Et en 42.08, on adopte un règlement sur la subvention relative à la réduction des nuisances. Liées au bruit.
Martine Musau Muele ◌2:24:48
Et pour tous ces points, vous êtes appuyé par?
François Limoges ◌2:24:51
Par madame Bourgeois, bien entendu, vice-présidente du comité exécutif, qui appuie avec enthousiasme en l'absence de monsieur Raboin.
Martine Musau Muele ◌2:24:57
Merci. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:25:01
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 8042-06. Madame la présidente, je dois avouer que je suis assez déçu par le règlement qu'on adopte aujourd'hui, qui vise essentiellement à déshabiller Pierre pour venir habiller Paul. On autorise un virement budgétaire de 900 000 du programme de subventions forfaitaires vers le programme d'indemnisation aux commerces impactés par des travaux majeurs. Je me serais au moins attendu à quelques petites améliorations au niveau du programme. Pour rappel, madame la présidente, Ensemble Montréal a déposé une motion au mois d'août dernier pour réclamer une refonte des programmes d'aides financières et de subventions forfaitaires allouées aux commerçants victimes des chantiers. Malheureusement, des millions qui devraient normalement être dédiés aux commerçants affectés par des travaux majeurs dorment dans les coffres de la Ville de Montréal. Les programmes ne sont pas mauvais, mais ils ne sont pas parfaits. À l'heure actuelle, plusieurs entrepreneurs victimes de travaux majeurs pendant moins de 6 mois n'ont tout simplement aucun soutien de la part de la Ville de Montréal. Il suffit que de quelques semaines de construction pour faire dégringoler les finances d'un commerce, voire le forcer à mettre la clé sous la porte. Notre parti proposait donc d'abaisser la durée minimale des travaux de 6 à 3 mois. 3 mois. Ensemble Montréal proposait aussi d'augmenter le seuil maximal de la subvention de 40 000 à 45 000 pour ensuite l'indexer annuellement à l'indice des prix à la consommation afin de suivre la hausse du coût de la vie. Notre parti proposait également que les établissements ayant le courage de s'établir sur une artère malgré la présence d'un chantier de construction puissent eux aussi être soutenus financièrement. C'est pas le cas actuellement. La Ville pourrait ajouter la subvention actuelle de 5 000 à ces commerces selon la durée restante des travaux. Finalement, on demandait aussi d'alléger la bureaucratie actuellement imposée aux commerçants pour qu'ils appliquent plus facilement aux programmes d'aide financière, en plus de lancer une campagne de communication afin de mieux les faire connaître. Bref, l'administration avait rejeté toutes ces propositions. Pourtant, encore aujourd'hui, les deux programmes d'indemnisation des commerçants sont méconnus par la très grande majorité d'entre eux. Ils sont sous-utilisés et ne répondent pas entièrement à leurs besoins. L'administration avoue elle-même que son programme de subventions forfaitaires est sous-utilisé. Dans le sommaire décisionnel, la Ville nous dit, et je cite: Bien que ce programme connaisse du succès auprès des commerçants affectés, il a été constaté qu'en date du 30 septembre 2024, moins de 30% du budget prévu pour l'exercice 2024 avait été consommé. Considérant le rythme de traitement des demandes et les paiements qui s'ensuivent, Nous estimons que ce montant de crédit budgétaire ne saurait être consommé en totalité au terme de l'exercice 2024. Fin de la citation. Pour le programme d'aide financière, je suis très heureux d'apprendre que le dernier trimestre de 2024 permet à davantage de commerces de bénéficier des sommes auxquelles ils ont droit. Mais il ne faut pas se leurrer. Plus de commerçants appliquent au programme parce qu'il y a de plus en plus de travaux. Le programme n'est pas plus performant, c'est tout simplement que les chantiers se multiplient. En date du 25 juillet 2024, il restait encore dans l'enveloppe dédiée à ce programme 13 millions de dollars. C'est plus de la moitié de l'enveloppe totale, alors que la période du programme s'étend de 2018 à 2026. On arrive bientôt à l'échéance du programme et après 6 ans, plus de la moitié des sommes dorment toujours dans les coffres de la Ville. Alors, Madame la présidente, Ensemble Montréal ne peut pas s'opposer à un virement budgétaire pour que l'argent là où elle est nécessaire, mais c'est une opportunité ratée, encore une fois, de venir améliorer ces deux programmes qui sont vitaux pour nos commerces. En terminant, j'aimerais souligner l'ironie de la désignation du secteur Jean-Talon Est pour l'indemnisation des commerçants affectés par les travaux. On s'en souvient, madame la présidente, que lors de la sortie de l'opposition, on avait justement dénoncé l'inaccessibilité des commerçants sur Jean-Talon par rapport aux différents programmes. On voit aujourd'hui l'administration trouver une technique pour les rendre admissibles, ce qui est une bonne chose pour les commerçants, mais qui, encore une fois, démontre l'ironie de la situation avec le manque d'accès que peuvent représenter ces deux programmes pour les commerçants de l'ensemble de la Ville de Montréal qui peuvent en avoir très grandement besoin quand ils font face à des chantiers majeurs de la part de la Ville. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:29:08
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌2:29:12
Oui, merci, madame la présidente. Je serai donc en droit de réplique sur le 4206. Écoutez, Monsieur Hénault-Ratelle, on va pas faire le débat qu'on a eu dans un conseil municipal antérieur sur les programmes. Je veux simplement teaser un petit peu nos collègues et vous rassurer qu'on n'est pas une administration ironique, on est une administration à l'écoute. C'est aussi pour ça qu'on a ajouté le secteur Jean-Talon Est. J'ai d'ailleurs eu l'augure de me promener dans le secteur qui va être affecté par les travaux de la ligne bleue. Et puis, monsieur Hénault-Ratelle, je vous invite à aller à la CFA prochainement où on pourra discuter de la façon dont les enveloppes du SDE sont réparties. Le service du développement économique est l'un des services de la Ville de Montréal ayant le plus d'ententes avec le gouvernement du Québec et des ententes qui nous permettent une grande flexibilité, une grande agilité pour pouvoir modifier les programmes et être le plus agile là où les commerces ont besoin d'aide. Et puis nous allons sous peu annoncer le nouveau programme artères en chantier qui va drastiquement changer les choses pour les commerçants. J'en profite aussi pour vous dire effectivement on intervient là où les commerces ont besoin en cas de travaux, mais on pense aussi à la relance des artères commerciales une fois que ces travaux sont finis et si vous avez regardé l'actualité des jours derniers sur Sainte-Catherine-Est, c'est grâce à un concours de plus de 115 000$ qu'on vient ouvrir 5 nouveaux commerces dans mon district de Maisonneuve-Longue-Pointe suite à la fin du chantier de Sainte-Catherine-Est. Donc des mesures, on en a besoin. La ligne à fer est aussi extrêmement utilisée par les commerçants, c'est plus de 5600 personnes qui ont appelé la ligne affaires et j'entends l'opposition, je peux entendre les critiques, on est toujours en bonification de nos programmes et ça on y veille notamment en collaborant très étroitement avec l'association des SDC de Montréal. D'ailleurs on fait les programmes avec les commerçants qu'il s'agisse du programme de piétonnisation, du programme de financement des SDC puis on en parlera un petit peu plus tard parce que ces 15 45 millions que notre administration injecte pour soutenir les SDC et ça c'est un record, aucune administration n'avait fait ça et c'est Projet Montréal qui soutient le plus les commerçants et les artères locales. Donc voilà Madame la présidente, donc on s'ajuste, on relance nos artères, on injecte de l'argent quand les chantiers sont finis et et le nouveau programme sera bientôt annoncé.
Maja Vodanovic ◌2:31:58
Merci.
Martine Musau Muele ◌2:31:59
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌2:32:05
Merci, madame la présidente. Alors, j'interviens sur la 804208. Alors, madame la présidente, ce nouveau règlement est une mesure de rattrapage de l'administration Plante après le scandale de la fermeture du Latulippe. Elle tente de se donner bonne conscience après des années de laisser-aller administratif qui ont engendré une quantité impressionnante de fermetures de salles de spectacles indépendantes à Montréal ces dernières années. Ce nouveau règlement a des vertus. Techniquement, il augmente le nombre de salles indépendantes qui pourront demander une aide pour leur insonorisation. Et il couvrira les frais requis pour leur mise en conformité par rapport à la réglementation en matière d'urbanisme. Mais, madame la présidente, ce règlement a aussi des défauts majeurs. D'abord, il continue de faire reposer sur le dos des propriétaires et des locataires de salles indépendantes le gros de la responsabilité de réduction des nuisances sonores. Même là, où la salle était présente avant le développement ou la densification du résidentiel. C'est un peu le monde à l'envers puisque cette aide a été mise en place pour pallier à des lacunes de règlements mal ficelés qui ont causé la perte de nombreuses salles. Ensuite, il faut souligner la lourdeur du processus de dépôt. Aucun effort n'a été fait dans cette nouvelle mouture de règlement pour simplifier ce processus. C'est quand même ironique qu'une subvention censée aider les salles indépendantes, notamment celles qui n'ont pas accès à d'autres aides financières pour survivre, leur donne autant de fil à retordre. La complexité du dossier à monter pourrait dissuader certaines petites salles de postuler. Monter un tel dossier, puis faire les suivis, les rééditions de comptes, ça prend du temps, ça prend de l'énergie, ça prend du personnel, ce que les salles les plus modestes n'ont pas nécessairement. D'ailleurs, la première subvention n'a permis qu'à une dizaine de salles indépendantes d'être subventionnées sur une soixantaine de salles admissibles. D'ailleurs, de ce montant, il reste un résidu de 1,4 million non utilisé Alors, on se demande que fera-t-on avec ce surplus de 1,4 million? Est-ce qu'il sera retourné aux besoins des salles indépendantes? Une manière de soutenir et d'inciter les salles à déposer leur candidature serait de consacrer un pourcentage entre 10 et 15%, comme on le fait dans tous les autres projets, de la somme octroyée à la gestion de projet et aux frais administratifs. Ce serait un coup de pouce pour dégager du temps, dégager du personnel pour assurer le suivi régulier du projet avec la Ville ainsi que la reddition de comptes. C'est une pratique courante pour de nombreuses subventions gouvernementales. De fait, cette nouvelle subvention, bien que bonifiée, ne répond pas aux revendications du réseau des scènes de musique alternative du Québec. On se souviendra qu'avec leur appui, Ensemble Montréal a demandé le mois dernier de déployer un programme de soutien financier pour le fonctionnement des lieux de diffusion indépendants de moins de 1000 places. En effet, la majorité de ces salles tombent dans la craque de subventions gouvernementales. C'est encore le cas en septembre 2023, quand la Société de développement d'entreprises culturelles a lancé une aide inédite au fonctionnement des lieux de diffusion. Seulement 2 de nos salles avaient pu en bénéficier en raison des critères de sélection qui ne rencontrent pas la réalité des salles de spectacles montréalaises. Le programme que nous proposions en octobre avait l'avantage de donner une chance aux salles indépendantes de maintenir leurs activités culturelles en soutenant leurs dépenses courantes comme les équipements, le Cachet des artistes, etc. Le La Tulipe aurait pu en bénéficier, entre autres. Ce programme cherchait aussi à inciter de nouvelles salles à ouvrir dans de meilleures conditions. Malheureusement, l'administration de Projet Montréal a refusé de penser hors de la boîte et d'implanter rapidement un tel programme qui aurait aidé concrètement le maintien et la survie des salles de spectacle indépendantes mondialaise. Au lieu de ça, l'application du nouveau règlement suscite de nouvelles inquiétudes. Rien n'a garanti que les salles qui ont le plus besoin d'aide pour survivre seront incitées à déposer une demande, vu l'incertitude du processus. Selon l'article 52 du nouveau règlement, si la salle de spectacle change d'usage dans les 5 ans après avoir reçu le solde de la subvention pour les volets 2 et 3, du programme, le propriétaire ou le locataire requérant sera tenu de le rembourser entièrement. Or, le Réseau des scènes de musique alternative du Québec estime que le risque de fermeture de salles dans les 2 à 5 prochaines années est bel et bien réel. Faute d'appui des instances publiques, plusieurs salles devront suspendre leur programmation d'artistes locaux. D'artistes émergents. Autrement dit, l'hécatombe des salles indépendantes à Montréal va continuer. Il est urgent que le municipal complète l'aide provinciale en finançant les coûts reliés aux activités de diffusion culturelle des salles indépendantes, comme nous le réclamions. Bref, dans un contexte économique aussi incertain pour leur avenir, j'imagine que ces salles vont y penser à deux fois avant avant de s'engager dans un processus long et un processus contraignant. Ensemble Montréal ne s'opposera pas, bien sûr, à l'adoption du règlement pour soutenir les salles de spectacles indépendantes, mais nous invitons l'administration et le service de la culture à surveiller de près l'évolution des petites salles de spectacles indépendantes afin d'apporter dans l'avenir des modifications au règlement qui soient plus adaptées à leur contexte économique financiers réels. Également, à bien penser aux critères de sélection pour prioriser les dossiers et répartir les sommes de manière équitable, inclusive pour les plus petits joueurs. À dégager un pourcentage de la somme octroyée pour un projet et le consacrer aux frais de gestion, d'administration pour aider les plus petites salles à postuler et à rétablir une certaine équité entre les candidats. Car malheureusement, madame la présidente, ce n'est pas ce soutien à l'insonorisation tout seul qui va changer grand-chose à leur survie. Si la bonification du financement est louable, elle ne règle pas tous les enjeux structurels auxquels les salles de spectacles indépendantes font toujours face aujourd'hui. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:39:34
Madame Ericka Alneus.
Ericka Alneus ◌2:39:37
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 80.42.08, j'accuse réception des propos de madame Rossi et de ses suggestions, mais c'est important pour moi de remettre certaines choses en perspective. On parle de rattrapage. Le premier programme, quand même, c'est plus d'une dizaine de salles. Et je citerai un des promoteurs qui est propriétaire de 3 salles qui a pris le temps de nous remercier pour l'avoir soutenu dans le soutien de l'insonorisation de ses salles. Ce programme qui vient bonifier tout un cocktail, si je peux me permettre la boutade, d'initiatives et d'outils. J'aimerais aussi rappeler que plus tard dans ce conseil, nous allons adopter la politique de développement culturel. Politique où certains éléments des mesures ont été annoncés le 30 octobre dernier. On parle d'un guichet unique qui permet d'accompagner les promoteurs, d'une table de concertation, de sommes qui vont aussi accompagner les initiatives que certains lieux de diffusion pourraient vouloir développer. Donc, il serait pour moi particulier comme administration dire qu'on ne fait rien. On a avancé, on est peut-être une des rares administrations dans l'histoire de la Ville qui a reconnu le côté fondamental de la vie nocturne et de ses lieux de diffusion. J'aimerais aussi rappeler l'importance des rôles qu'on doit jouer, autant nous le municipal que le provincial et le fédéral. Comme je l'ai dit lors du dernier conseil municipal, l'idée, la proposition qui a été faite par l'opposition est certes très louangeable, mais il faut savoir que tout le monde joue le rôle nécessaire. Nous, on prend le temps de travailler sur des choses structurantes qui ont de l'impact dans nos paires compétences. Ça ne veut pas dire qu'on n'est pas en conversation avec d'autres paliers de gouvernement pour vraiment soutenir ce milieu-là. J'aimerais aussi prendre cette occasion pour rectifier le fait que la Ville de Montréal n'est pas déconnectée de son milieu. Nous avons une équipe du service de la culture et je tiens à citer les deux noms de ces deux fonctionnaires, monsieur Monsieur Joseph Fleury-Bertillon, mais monsieur Thomas Pelletier, qui sont en étroite collaboration avec le milieu. Ce programme-là, c'est à la suite de consultations avec ces lieux de diffusion que nous l'avons développé. Donc, ce nouveau règlement pour les salles de 3000 places et moins a été réfléchi et discuté avec eux. Nous avons été là, nous continuerons à être là et nous les accompagnerons dans toutes les étapes. De ce règlement. Je tiens à réitérer l'importance que l'administration loue au travail en vie nocturne et à tous les acteurs de la vie nocturne. Donc, j'aimerais vraiment, si je peux me permettre, dans le contexte de ce règlement, réitérer que c'est un outil parmi d'autres éléments qui sont clairement en phase avec la politique de développement, la politique de vie nocturne. Donc, nous avons les yeux sur l'objectif, On ne lâchera pas personne, on va jouer notre rôle sachant l'importance de la vie nocturne dans notre ville. Donc, je suis contente de cette étape que nous franchissons pour soutenir la vitalité nocturne de notre ville. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:43:02
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 42.06 à 42.08 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:43:12
Madame la présidente, nous allons réunir les items 44-01 et 44-02. En 44-01, on adopte sans changement le règlement intitulé Règlement modifiant le schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal pour contribuer à la mise en œuvre du plan régional des milieux humides et hydriques. En 44-02, on adopte avec changement le règlement intitulé Règlement modifiant le schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal afin d'intégrer les changements apportés à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme visant le contenu du schéma, de retirer l'encadrement des rives du littoral et des zones inondables, d'intégrer le réseau express métropolitain Les Arts-Turbes correspondance et d'apporter des changements aux grandes orientations du territoire.
Martine Musau Muele ◌2:43:53
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 44.01 et 44.02 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80.
François Limoges ◌2:44:01
Poursuivons. Madame la présidente, au chapitre 45, en 45.01, on approuve le règlement AR2 de la Société de transport de Montréal.
Martine Musau Muele ◌2:44:09
Madame Christine Black.
Voix 2G2:44:13
Madame la présidente, c'est un gros règlement d'emprunt de 73,3 millions qui est aujourd'hui soumis au conseil municipal pour l'adaptation, pardon, des capacités technologiques pour l'électrification du transport collectif montréalais. Pour rappel, la STM a des cibles très importantes à atteindre en matière d'électrification Dès 2025, seuls des bus électriques seront acquis pour un parc complètement électrifié en 2040. Madame la présidente, l'adaptation technologique, c'est le socle de la réussite de l'électrification. C'est difficile à concevoir, mais la recharge électrique des autobus, ça exige une logistique incroyable. On le voit à Vancouver et à Toronto. En fait, à Vancouver, surtout avec TransLink. C'est un changement qui demande des investissements colossaux et une bonne préparation. Malheureusement, les ratés se sont enchaînés en matière d'électrification à la STM. Lors de l'étude budgétaire 2024, la STM avait avoué qu'elle n'avait pas planifié adéquatement l'électrification du garage Bellechasse et qu'elle n'avait pas ajouté les coûts requis au total du projet. En juin dernier, la STM a finalement reporté indéfiniment l'entrée de bus électriques au futur garage Bellechasse qui devait pourtant les accueillir. En juillet dernier, nous avons aussi appris que des autobus électriques chinois commandés par la STM en 2018 n'ont jamais été mis en service 6 ans après leur réception parce qu'ils ne répondaient pas aux attentes de la STM. Et visiblement, l'électrification à la STM sera non seulement complexe, elle sera très coûteuse. Alors que l'adaptation des capacités technologiques pour l'électrification est évaluée à 38,6 milliards dans le programme des immobilisations 2024-2033 de la STM, il est maintenant évalué à 84,2 millions. Tout ça, évidemment, c'est sans compter l'électrification des garages, la question des bus électriques et l'adaptation des autres infrastructures. Madame la présidente, Ensemble Montréal n'est pas du tout rassuré sur la capacité de la STM, sous l'administration de Projet Montréal, à réussir cet important virage. Je vous ai nommé des ratés, mais la STM elle-même conçoit qu'elle n'est tout simplement pas prête. Alors que, comme je le disais, la société achètera exclusivement dès l'an prochain des bus électriques. Le sommaire décisionnel du règlement d'emprunt nous dit, et je cite: globalement, l'exploitation des bus électriques n'est pas soutenue convenablement actuellement par les systèmes de gestion en place et plusieurs composantes technologiques sont manquantes pour assurer un déploiement à grande échelle. Fermeture de la parenthèse. Eh oui, l'électrification d'une flotte d'autobus, ça ne se fait pas en criant ciseaux. Il faut la planifier en amont. Ça demande des infrastructures particulières, une logistique minutieuse, une réorganisation complète des manières de faire. La STM est tombée dans un piège. Elle a annoncé en grande pompe l'électrification de sa flotte d'autobus, mais n'a pas planifié convenablement les capacités technologiques et infrastructures nécessaires. On est donc à minuit moins une. 2025, c'est dans un mois et demi. 2040, ça arrive vite. Un autre élément à considérer, c'est que l'électrification d'une flotte d'autobus, ça demande environ 10 à 15% plus d'autobus pour réussir à avoir la même offre de service parce que l'autonomie diminue. Pour l'instant, la STM refuse de nous présenter sa planification du nombre d'autobus. Alors, madame la présidente, évidemment, notre équipe appuiera ce règlement d'empreunt, mais on se demande pourquoi la STM n'a pas commencé l'adaptation technologique et la transformation de ses centres de transport en amont. La STM est à la ramasse, elle est en retard. J'espère que le président de la STM pourra répondre à toutes nos questions. Les Montréalais ont besoin de savoir clairement comment la STM compte atteindre les cibles d'électrification. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:47:50
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌2:47:54
Merci, madame la présidente. C'est le moment d'une bonne mise au point. Alors, il n'y a plus d'achat d'autobus, que ce soit à 10 diesel ou hybride qui n'est financé par le gouvernement du Québec depuis 2023. Les autobus sont payés généralement autour de 85% via des subventions du ministère des Transports et du Développement durable. Et dans le plan sur l'électrification, dans le plan sur une économie verte, ce gouvernement a annoncé son intention d'aller vers une électrification des flottes d'autobus donc ne finance plus d'achat de bus hybrides. Donc, dès 2025, il n'y aura que des autobus électriques qui seront achetés pour la STM et pour les 9 autres sociétés de transport au Québec. Il y a eu un appel d'offres regroupé pour l'approvisionnement en autobus électriques et cette offre III a été faite l'an passé et les premières livraisons de bus sont en 2025. Donc, on va recevoir des bus électriques dès 2025. Il en va de même pour toutes les sociétés de transport au Québec. Alors, ensemble, Ville de Montréal, STM, les 9 autres sociétés de transport et le gouvernement, on travaille à l'électrification des transports. Et oui, on a déjà 40 bus électriques à la STM qui nous ont permis de tester des systèmes de recharge et c'est mis en place, entre autres, à notre garage Timson à Saint-Laurent. Où on a des technologies de recharge qui sont testées et pour lesquelles on fait un balisage qui nous serve pour l'ensemble de nos centres de transport et de nos garages. Alors, encore là, on travaille avec le gouvernement, l'Association des transporteurs urbains du Québec pour avoir la meilleure stratégie d'adaptation de nos systèmes pour les autobus électriques qui demandent des systèmes complètement différents que les anciens autobus. La citation qui était faite, c'est que bien oui, les anciens systèmes ne conviennent plus aux nouveaux autobus. Et ça, c'est pour la recharge, pour la planification des routes, pour la gestion de la charge, parce qu'avec Hydro-Québec, on ne peut pas brancher les autobus quand on veut. Il faut y avoir une gestion de la demande en accord avec les ententes qu'on développe avec Hydro-Québec pour la bonne gestion de l'utilisation des, de, du pour les opérations de recharge. Alors, l'ensemble de ces systèmes-là sont en train d'être mis en place graduellement avec un balisage qui est fait à l'international et avec des projets pilotes que la STM et les autres sociétés de transport font dans leurs garages. Alors, on avance, oui, à petits pas, et Dieu merci, on n'a pas adopté les technologies d'il y a 3 ans parce qu'elles sont maintenant désuètes. Dieu merci, on s'adapte en allant chercher les meilleurs systèmes qui sont adéquats et on va le faire petit à petit au fur et à mesure des 15 prochaines années. Parce que je le répète, les autobus sont financés sur 16 ans, amortis sur 16 ans, c'est comme ça que ça fonctionne au Québec. Donc, on aura un renouvellement d'un 16e de la flotte à chaque année entre 2025 et 2040 grosso modo. Ce qui va nous permettre de faire des tests déploiements de technologies de recharge et, au fur et à mesure, entre 2025 et 2040, de valider les technologies, de choisir les meilleures avant d'aller dans des déploiements massifs. Aller dans des déploiements massifs de solutions technologiques lorsqu'elles ne sont pas éprouvées, lorsqu'elles sont mal développées, ça aurait été une erreur. Alors, cette idée qu'un beau jour on fait plein de travaux en attendant les autorisations électriques et que l'ensemble de nos centres de transport sont prêts à recevoir des autobus électriques, même s'ils vont juste en recevoir dans 10 ans, parce que, je le répète, on renouvelle un 15e de la flotte à chaque année, c'est vraiment, ce serait une planification catastrophique. Donc, la STM avance au même rythme que les autobus, au même rythme d'avancement technologique et de déploiement des bornes de recharge que l'arrivée des autobus qui se fera sur un horizon de 15 ans. Alors, c'est dans cette optique-là qu'on a besoin du règlement d'emprunt, qu'on avance bien et on est fiers à la STM d'être les leaders dans l'électrification des autobus et de partager nos balisages, nos projets pilotes, le résultat de nos tests avec les autres sociétés de transport pour qu'ensemble on déploie des infrastructures de recharge sur l'ensemble de notre réseau.
Martine Musau Muele ◌2:52:21
Merci. En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la rubrique 45 5.01 du chapitre 80 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:52:31
Madame la présidente, en 51.01 de l'agglomération, on nomme monsieur Alex Bataucci à titre de membre du conseil d'administration de la CMM en remplacement de monsieur Benny Masséla.
Martine Musau Muele ◌2:52:41
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 51.01 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80, ce qui nous permettrait de revenir à l'étude des dossiers inscrits au conseil Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:52:55
Exactement, madame la présidente, nous allons entrer dans l'ordre du jour du conseil municipal. Il est 15 h 47 et on avance. Alors, nous allons réunir les items 20.01 à 20.05. Et en 20.01, on conclut une entente-cadre avec les Bicycles Killico pour la fourniture de vélos électriques et équipements connexes. En 20.02, on accorde un contrat de distributeur Tapico pour l'exécution des travaux d'aménagement d'une piste de course. En 20-03, on accorde un contrat de gré à gré à Vidéotron pour réaliser des travaux sur son réseau câblé dans le cadre du projet d'enfouissement de la rue Murray. En 20-04, c'est exactement la même chose, on accorde un contrat de gré à gré à Vidéotron pour son, pour les travaux sur son réseau câblé, mais des fois, cette fois dans le cadre du projet de la rue Barré. En 20-05, on approuve le projet de convention de modification de bail par lequel la Ville loue à l'Agence de mobilité durable espace de bureau situé au 1500 rue des Carrières.
Martine Musau Muele ◌2:53:48
Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌2:53:52
Merci, madame la présidente. Je m'excuse à l'avance de ralentir un peu ce conseil, mais je vais essayer quand même, comme d'habitude, d'être assez, d'avoir de la synthèse et d'exprimer mon point de vue de façon claire et concise. Alors, je veux m'exprimer sur le 20-01, madame la présidente, sur la fourniture des vélos électriques par le SMRA. Alors, premièrement, je trouve que c'est très bien, aucun problème avec le contrat tel qu'il est présenté. Là où j'ai un questionnement, ou en tout cas une interrogation, oui, Il n'y a rien là-dedans qui nous dit où vont aller les bicyclettes ou les vélos, soit que l'on, dont on va faire l'acquisition. Je comprends que c'est un contrat-cadre, mais il n'y a rien qui nous dit où est-ce que ça va aller, dans quel service, quel arrondissement, où est-ce qu'on les remplace, pourquoi les remplace-t-on. On peut supposer que c'est parce qu'ils ils sont rendus à la fin de leur vie utile, mais un vélo, bon, en tout cas, on peut se questionner. Et moi, je trouve que justement, il y a un manque d'information dans ce dossier décisionnel. C'est vrai dans beaucoup de dossiers décisionnels qui touchent le MRA, tant qu'à moi, très personnel, mais c'est ce que je pense. Et je l'exprime très clairement, parce que depuis que ça a été centralisé, et on connaît ma position là-dessus, en tout cas je l'ai exprimée à plusieurs reprises très clairement, on ne sait pas où vont, en tout cas comme élus, peut-être qu'au niveau administratif on le sait, parce qu'il y a eu des réponses tout à l'heure lors de la période de questions, ce que les choses se passaient au niveau administratif. Quand on est au conseil puis qu'on est un élu, c'est nous qui sommes imputables et qui doit prendre les décisions. Et moi, je m'attends à recevoir toute l'information comme élu. Donc, je trouve que nous devrions avoir cette information. C'est vrai pour ce contrat. J'aurais pu me lever aussi, je l'ai pas fait la dernière fois, j'ai laissé aller, mais il y a eu beaucoup de contrats la dernière fois au niveau de la SAMRA où j'aurais pu passer la même remarque que je passe aujourd'hui, madame la présidente. Moi, je pense qu'il faut avoir ces informations-là. Alors, pourquoi? Je vais vous dire la base de ma réflexion. Le principe est le principe de la traçabilité. Il me semble que c'est une bonne base pour savoir où vont nos équipements et Comment sont-ils utilisés? Comment sont-ils répartis? Comment vont-ils être redistribués si jamais ils ont à l'être? Et il faut savoir d'où on part et où on s'en va pour être capable de faire une bonne gestion et comme élus, si jamais il y avait des questionnements qui étaient faits par nos citoyens, qu'on puisse véritablement appliquer notre imputabilité. Donc, il faut avoir cette information-là. Alors, le principe de la traçabilité, c'est un principe en soi, mais c'est un principe de gestion également. J'ai pas l'intention de donner des leçons de gestion. Les gens qui sont en place présentement administrent depuis un certain nombre d'années, mais il me semble que d'appliquer les meilleurs principes de gestion, c'est une bonne chose. Je pense que ce que je dis, c'est constructif pour le bien de la Ville et pour le bien de nos concitoyens. Alors, la traçabilité, ça s'applique partout. Ça s'applique dans le domaine de l'alimentation. On essaie de savoir d'où viennent les aliments, puis toute la chaîne d'approvisionnement est bien présentée, puis on est capable de savoir d'où viennent les aliments que l'on ingère, que l'on achète, que l'on consomme. C'est vrai dans le domaine manufacturier, c'est vrai dans beaucoup de domaines de gestion. Quand vous allez dans un commerce de détail, ils sont capables, eux, de retracer de la production jusqu'à la vente, le vêtement, quel est le cheminement qu'il a pris pour qu'il soit rendu chez le consommateur. Ben moi, je pense qu'on devrait appliquer le même principe ici dans la gestion de la ville par rapport à nos équipements, et les élus doivent en être informés parce que c'est pas vrai qu'on peut laisser ça strictement sur le plan administratif. Moi, je ne crois pas ça. Tant que je serai élu, je défendrai le principe suivant: les élus doivent avoir accès à toutes les informations auxquelles ils doivent, ils deviennent imputables. Alors, je comprends qu'on peut me répondre qu'on a l'information au niveau administratif, mais je pense qu'on doit l'avoir au niveau des élus. Je demande donc, en fait, d'obtenir l'information pour ce dossier. Mais j'aimerais également avoir l'information et que ce soit partagé par l'ensemble des membres du conseil. À partir du moment où il y a eu centralisation du dossier, j'aimerais savoir quels étaient les équipements que nous avions par arrondissement et par service et où en sommes-nous rendus. Et on sera capable de faire un suivi par rapport à ça au cours des prochaines années. Il y a des gens ici qui vont changer pour diverses raisons. Il y en a qui vont quitter, qui seront battus aux prochaines élections, qui vont être réélus, qui seront là pendant peut-être encore 8 ans, 12 ans, on ne sait pas. Mais c'est important que ces gens-là, dans l'avenir, puissent avoir l'information d'où on est parti pour savoir comment les choses seront gérées. Alors, il y a actuellement, moi j'aimerais avoir l'information, je suis encore en poste, on est encore en poste au moins pour un an, et j'aimerais aussi que pour les années futures, on puisse avoir un suivi. Pas obligé de le faire à toutes les fois, mais qu'on donne la bonne information dans les sommaires décisionnels, puis qu'il y ait au moins un bilan annuel qui soit fait, qui soit transmis à tous les élus pour que l'on sache comment nos équipements sont utilisés dans les arrondissements et dans les services centraux. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:00:14
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌3:00:16
Merci, madame la présidente. Alors, en droit de réplique pour répondre à mon collègue Deschamps. Alors, le GDD est assez complet parce qu'il n'y a pas plus d'informations que ça. On remplace 8 vélos. Alors, 8 vélos ont atteint leur fin de vie utile et on en ajoute 72 nouveaux. C'est dans le GDD et c'est pour les arrondissements. C'est pour différents besoins des arrondissements et c'est dans notre objectif de réduction de GES qui est la vision de la Ville de Montréal. Alors, c'est très clair et les arrondissements qui souhaitent participer exemple remplacer un véhicule par un vélo électrique ou faire certaines activités en vélo électrique, ben, on a une entente-cadre. Alors, c'est pas qu'on achète 80 vélos électriques, on en achète 8 pour les remplacer, mais on a une entente-cadre pour 72. Et s'il y a des arrondissements qui le souhaitent, qui souhaitent se déplacer davantage, que leurs employés se déplacent davantage en vélo électrique, on sera prêt. Voilà. Et on sait même, 22% inférieur à l'estimé. Alors merci.
Martine Musau Muele ◌3:01:21
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:01:29
Madame la présidente, avec un enthousiasme débordant, nous allons réunir les items 26 à 26. En 26, on approuve un projet d'acte par lequel la Ville acquiert de produits Suncor Énergie un terrain d'une superficie de 4746 mètres carrés sur un lot du cadastre du Québec portant le numéro civique 3550 rue Saint-Patrick. En 20-07, on accorde un soutien financier de 200 000$ au Centre des arts de la Seine Pauline-Julien. En 20-08, on approuve le projet de deuxième convention de modification du contrat de prêt de local par lequel la Ville de Montréal prête à l'organisme La Table Ronde du Mois de l'histoire des Noirs un local située au 3688 Jeanne-Mance. En 29, on accorde un contrat à Técosol pour des travaux de démantèlement du poste de carburant existant et de la décontamination du site dans la cour de service de l'arrondissement de Verdun. Et en 30, on autorise la modification des sources de financement dans le cadre du contrat accordé à Pomerleau.
Martine Musau Muele ◌3:02:26
Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌3:02:29
Alors, je m'excuse encore une fois. Mais là, madame la présidente, j'aimerais que vous m'aidiez parce que là, il y a eu droit de réplique, mais je voudrais revenir sur la réponse qui m'a été donnée. Je ne sais pas comment on pourrait procéder dans l'ordre et correctement. Vous allez me dire que c'est fini.
Martine Musau Muele ◌3:02:45
Est-ce que vous me parlez de la rubrique 20.01 à 20.05? Oui, parce que là, le règlement prévoit, monsieur Deschamps, que lorsqu'un droit de réplique est exercé, puisque c'est un droit, il met fin à à la délibération. Alors, les interventions qui doivent suivre doivent porter sur le 20.06 à 20.10. Si vous pensez qu'il y a lieu de tenir davantage d'échanges, vous allez devoir parler directement avec le porte-parole.
Richard Deschamps ◌3:03:12
Je vais parler directement, madame la présidente, mais là, j'estime qu'on ne peut pas effectivement échanger parce qu'il y a eu tout de suite un droit de réplique. Je comprends, je veux être respectueux du règlement. J'irai parler à madame C'est votre prérogative, tout à fait.
Martine Musau Muele ◌3:03:26
Alors, est-ce qu'il y a des interventions relatives aux rubriques 20.06 à 20.10? En l'absence d'intervention, notons l'adoption de ces rubriques. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:03:37
Monsieur le président, nous enchaînons avec la réunification des items 20.11 à 20.15. En 20.11, on accorde un contrat de gré à gré à Hublot 51 pour la direction artistique et la réalisation de la programmation estivale 2025 du Jardin botanique. En 2012, on conclut une entente-cadre avec le regroupement de WSP Canada et Provence-Héroïne pour des services professionnels en ingénierie et aménagement. En 2013, on exerce la première option de prolongation de 12 mois pour la fourniture d'outils de collecte des matières recyclables de format de 660 litres et on autorise une dépense dans le cadre du contrat de l'encadre avec USD Global. En 2014, on accorde un contrat à Desjardins Assurance pour une période de 5 ans. Et en 2015, on approuve un projet d'acte modifiant l'amphithéâtre entre la Ville de Montréal et le lieu des Petits pour la propriété 6765 Clairfauteuil.
Martine Musau Muele ◌3:04:27
Monsieur Dominic Perry.
Dominic Perri ◌3:04:29
Merci, madame la présidente. Donc, j'interviens très rapidement pour déposer les rapports de la commission sur l'examen des contrats à la rubrique 2014, pour lequel les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus Il s'agit d'un contrat à Desjardins Assurance pour la couverture collective des employés de la Commission des services électriques de Montréal.
Dominic Perri ◌3:04:54
Ce dossier s'est qualifié à la commission car l'écart entre le prix et l'estimation s'élève à moins de 25%. Bien que l'écart soit favorable à la Ville, les membres ont remarqué que le prix du contrat a grimpé de 44% depuis 2019. Pour justifier cette hausse, les responsables ont expliqué que les frais entourant la protection pour les soins médicaux et dentaires ont connu une forte hausse dans les dernières années et cela se reflète dans les prix du contrat. Comme quoi, aucun secteur n'est à l'abri des effets de l'inflation.
Dominic Perri ◌3:05:37
Alors voilà, très brièvement les rapports de la commission sur l'examen des contrats. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:05:44
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15. Monsieur François Limoges. Madame Virginie Journeau. Merci beaucoup, madame la présidente.
Virginie Journeau ◌3:05:56
Donc, on va regrouper 20.16 à 20.20. Donc, en 20.16, c'est approuver un projet d'acte d'échange par lequel la Ville de Montréal cède à l'entreprise Cellubel et Gestion Villeneuve différents lots. En 2017, conclure une entente-cadre de services professionnels avec Biothermica Technologies pour l'échantillonnage du biogaz et de l'eau souterraine. En 2018, accorder un soutien financier de 175 594$ à Montréal Métropole en santé pour le projet Évaluation de communs. En 2019, accorder un contrat de gré à gré à l'Université du Québec à Montréal pour mettre à jour la matrice d'évaluation des impacts de 2015 et l'analyse de vulnérabilité au changement climatique de 2022. Alors, 20.20, accorder un soutien financier sur 3 ans, soit pour les années 2025, 2026 et 2027, à raison de 150 000$ par année à Projet collectif Québec pour la réalisation du mandat de l'Alliance Transition en commun.
Martine Musau Muele ◌3:06:52
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20. Madame Virginie Journeau.
Virginie Journeau ◌3:07:00
Et nous allons terminer avec le 2021, accorder un soutien financier supplémentaire de 75 000$ à l'îlot 84 Air Commune et de 75 000$ à la Lutinerie dans le cadre de l'appel à projets spécial temps des fêtes.
Martine Musau Muele ◌3:07:14
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌3:07:16
Madame la présidente, j'allais juste déclarer intérêt sur le 2019, c'est tout, simplement tout à l'heure parce que quand j'ai pesé, elle avait déjà commencé à parler.
Martine Musau Muele ◌3:07:24
Déclaration d'intérêt de monsieur Abdelhak Sari quant à la rubrique 20.19. Poursuivons avec le chapitre 30. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌3:07:32
Madame la présidente, nous allons réunir les items 30.01 à 30.05. En 30.01, on accepte l'offre de services du conseil d'arrondissement du Plateau-Mont-Royal de prendre en charge la gestion du contrat de contribution financière pour le projet de construction du musée de l'Holocauste de Montréal. En 30.02, on adopte une résolution visant à accepter la délégation au conseil de ville de certains pouvoirs concernant les équipements, infrastructures et activités d'intérêt collectif. En 30-03, on adopte la politique de la vie nocturne de Montréal. En 30-04, on approuve la prolongation des heures d'exploitation du permis d'alcool Espace ESC Limité le 30 novembre 2024, des permis de réunion d'octobre 8 décembre 2024 et de récolte locale Montréal le 28 décembre 2024. Et en 30-05, qu'on décrète la fermeture définitive d'une partie la ruelle J.B. Martineau et on retire du registre des rues, ruelles et voies publiques de la Ville une partie du lot 1 138 du Cadastre du Québec.
Martine Musau Muele ◌3:08:27
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌3:08:31
Merci, madame la présidente. Alors, j'interviens sur le 30.03. Étant donné, madame la présidente, d'emblée, je ne prendrai pas tout mon temps d'intervention. Je vais donc céder 5 minutes à mon collègue monsieur Julien Hénault-Ratelle. Alors, les fermetures répétées de salles de spectacle dans les dernières années ont attristé les Montréalaises et les Montréalais. Le Latulippe a été la goutte qui a fait déborder le vase. Après des années d'inaction de Projet Montréal, les attentes étaient hautes pour le dépôt de la politique sur la vie nocturne. Madame la présidente, laissez-moi vous dire, le chou de boucan de Projet Montréal est décevant. La culture montréalaise, elle doit être préservée et développée. Sans elle, notre belle ville ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui et la nuit, elle joue une place importante dans notre culture. Mon collègue Hénault-Ratelle s'attardera plus sur les détails, mais la politique de la vie nocturne manque cruellement de détails sur son application. Elle nous indique de bonnes intentions de l'administration, mais elle ne montre pas comment la ville compte atteindre ses objectifs, particulièrement au niveau du soutien de nos lieux de diffusion, de la sécurité et de la cohabitation sociale, de la préservation des lieux qui ne sont pas des salles de spectacle, de la mobilité nocturne, de la propreté et de la mixité entre les résidents et le milieu noctambule. L'administration de Projet Montréal dédie 3 millions de dollars au déploiement de la vie nocturne sur les 3 prochaines années. Madame la présidente, en plus d'être floue sur l'application de sa politique, l'administration ne se donne visiblement pas les moyens nécessaires à son bon déploiement. 1 million par année pour soutenir nos lieux de diffusion, soutenir les lieux de création, créer des aménagements, assurer la sécurité, accompagner le milieu et les résidents, établir des stratégies de concertation, soutenir des projets nocturnes structurants et j'en passe. 1 million par année, ça me semble bien qu'on rêve en couleurs. Les partenaires de la Ville ont noté aussi certains enjeux. Comme toujours, madame la présidente, Culture Montréal a trouvé les mots justes et je vais vous lire un passage de leur mémoire déposée dans le cadre de la consultation publique portant sur le projet de développement de la politique culturelle 25-30. Alors, je cite Culture Montréal: nous déplorons l'absence de commissaire de la nuit qui aurait permis de renforcer la confiance avec les parties prenantes et d'assurer un leadership et une autorité morale accrue à l'interne. Nous demeurons attentifs à la mise en œuvre de l'esprit de la notion d'agent de changement dans la gestion du bruit, tout comme le déploiement de concertations à l'échelle locale. Enfin, la révision de l'ensemble du règlement sur le bruit pourrait entraîner des délais considérables dans son application, faisant perturber la vulnérabilité des salles alternatives. Fin de la citation de Culture Montréal. Comme l'administration a refusé notre motion qui visait la protection des lieux de diffusion et Salles Alternatives le mois dernier, Ensemble Montréal s'attendait à une politique de la vie nocturne bien ficelée, une politique ambitieuse, mais surtout accompagnée de ressources humaines et financières adéquates. Au lieu de ça, nos salles de spectacles, nos lieux de diffusion, nos bars, nos restaurants, mais aussi nos résidents devront attendre des mois et des mois avant de voir des changements se faire appliquer. Il faut éviter d'autres fermetures comme le La Tulipe, comme le Divan Orange, comme le Nouvel Établissement, comme le Vitrola, comme le Catacombes et j'en passe, madame la présidente. Malheureusement, l'administration de Projet Montréal ne comprend pas l'urgence de la situation et je trouve ça extrêmement dommage. En terminant, je veux tout de même remercier les partenaires culturels. Des partenaires économiques et de la vie nocturne qui continuent sans cesse de tenir à bout de bras le dynamisme de notre belle ville. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:13:01
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:13:06
Merci, madame la présidente. Donc, toujours sur le 30.03, pour faire suite aux propos de ma collègue madame Rossi, Merci, madame la présidente. Ça fait 7 ans, 7 longues années. Les Montréalais et le milieu de la vie nocturne ont dû attendre 7 ans avant que Projet Montréal dépose enfin sa politique de la vie nocturne. Et je dois dire, madame la présidente, que c'est une grande déception. Après tout ce temps, l'administration de Projet Montréal a présenté un brouillon incomplet qui n'aura créé que des questions plutôt que de venir offrir des réponses. Encore une fois, les Montréalais ont assisté à une opération de communication bien ficelée mais au contenu assez déficient. L'administration de Projet Montréal a commencé par nous annoncer la tenue d'un sommet de la nuit le 28 novembre prochain. Madame la présidente, c'est tout à fait typique de Projet Montréal d'organiser un énième sommet pour venir gagner du temps et tergiverser. Pourtant, je tiens à le rappeler aux Montréalais que la Ville de Montréal a déjà tenu une consultation publique de plusieurs mois sur le sujet cette année même. En 2020, la Ville de Montréal avait déjà organisé également des consultations. Et entre-temps, l'organisme Montréal 24/24 a organisé des sommets de la nuit, des consultations informelles, en plus de réaliser des études très éloquentes. On peut rajouter à tout cela, madame la présidente, que depuis 2022, il y a également eu plusieurs projets pilotes qui ont été déployés. J'espère que les Montréalais sont conscients, madame la présidente, que la tenue de tous ces événements leur a coûté cher, très cher même, et que la Ville de Montréal continue à jouer à l'agence événementielle avec leur argent. Comme je le disais, la politique de la vie nocturne présente plusieurs angles morts très importants. Premièrement, l'administration de Projet Montréal nous dit qu'elle veut créer des pôles de vitalité nocturne, mais elle se déresponsabilise complètement et totalement de donner des orientations claires aux partenaires volontaires. Elle ne nous dit pas combien elle souhaite en voir renaître. Elle ne nous dit pas où ça serait propice. Elle ne nous dit pas non plus les critères précis qui permettraient de juger la recevabilité d'un projet ou non. L'accompagnement par la Ville de Montréal n'est pas non plus détaillé. J'espère sincèrement que ce sera un accompagnement mieux fait que dans d'autres projets, parce qu'on le sait que l'accompagnement de projets Montréal, dans un fiasco comme celui des Terrasses de la Rupière, les partenaires pourraient s'en passer. Deuxièmement, madame la présidente, Projet Montréal souhaite aussi désigner des établissements de vitalité nocturne en dehors des pôles, mais elle rejette complètement tous les lieux de diffusion qui ne sont pas des salles de spectacle. Alors, qu'en est-il des autres lieux de diffusion? Qu'en est-il des autres lieux de la nuit comme les lieux de rencontres, de création artistique, bref, les lieux alternatifs? Visiblement, on vient à nouveau les abandonner complètement. Troisièmement, la politique de la vie nocturne ne précise aucunement comment la réglementation sur le bruit va être adaptée. C'est assez cocasse de voir l'administration vouloir accompagner les arrondissements. Le gros du problème, madame la présidente, il se déroule dans les arrondissements centraux sous la gouverne de Projet Montréal. S'ils voulaient vraiment venir régler le problème, ils pourraient le faire et ils devraient le faire. Et madame la présidente, je vais vous sortir un exemple qui me touche particulièrement, celui de Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. On le sait, dans la zone d'Hochelaga–Maisonneuve, il y a plusieurs lieux de diffusion, des lieux de répétition, des lieux de la nuit. Or, au dernier conseil d'arrondissement, on s'est fait proposer par l'administration de Projet Montréal une modification réglementaire sur le bruit. Et honnêtement, madame la présidente, on ne pouvait faire plus brouillon et avec un plus grand manque de sérieux la modification réglementaire qui a été proposée. On est venu faire complètement un copier-coller de ce qui a été fait dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, sans aucune considération à notre réglementation locale de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Et je vais vous donner quelques exemples, madame la présidente, de ce qui est arrivé, où moi et ma collègue de Louis-Riel, Alba Zuniga Ramos, on a dû proposer pendant le conseil un amendement pour venir essayer d'améliorer la modification réglementaire sur le bruit, parce que plusieurs éléments avaient été mis de côté. Regardez certains des usages qui indéniablement font partie de la vie nocturne et qui n'ont toujours pas été considérés par l'administration de Projet Montréal. Quand on parle de discothèques, quand on parle de studios de production, quand on parle de studios de musique, de studios de répétition, d'ateliers d'artistes et d'artisans, d'établissements comportant un local commercial sonorisé, Madame la présidente, la liste, je pourrais la continuer comme ça, de différents usages qui clairement sont visés par la vie nocturne et qui n'ont pas été pris en considération de la part de l'administration de Projet Montréal. Enfin, madame la présidente, ces changements auraient dû être faits depuis plusieurs années. On a tous été témoins, les fermetures des salles de spectacles se sont enchaînées dans les arrondissements de Projet Montréal dans les dernières années. Notamment dans le Plateau-Mont-Royal, qui est dirigé par monsieur Rabouin, le président du comité exécutif. La fermeture du La Tulipe est venue secouer l'ensemble de la ville, et c'est de la responsabilité de la Ville de Montréal de s'assurer que ce genre de fermeture ne se répète pas. Des changements sont en voie d'être faits dans cet arrondissement concerné, mais c'est trop peu, trop tard, et surtout, ça ne règle pas les problèmes dans les autres arrondissements centraux. Et c'est là une grande partie du problème. Cette politique qui nous est proposée donne l'impression que l'administration ne ressent pas l'urgence de la situation. Ça fait des années que le milieu culturel attend et visiblement, ils vont devoir attendre encore longtemps avant de voir des solutions être appliquées. Quatrièmement, madame la présidente, on ignore toujours comment la Ville compte soutenir nos lieux culturels et nos lieux de diffusion. Dans la politique d'avenir sûr, l'administration nous dit: vouloir soutenir ces lieux par des programmes de soutien. On va se le dire bien franchement, madame la présidente, c'est particulièrement culotté de la part de l'administration de Projet Montréal, alors que pas plus tard que le mois dernier, ses élus ont tous voté à l'unanimité contre la création d'un tel programme. La motion d'Ensemble Montréal, qui était soutenue par les SMAC, a été refusée, et c'est précisément ce qu'on demandait. Cinquièmement, madame la présidente, la politique de la vie nocturne ne présente absolument rien en matière de mobilité la nuit. On nous dit que la vie nocturne nécessitera éventuellement une bonification de l'offre. Qu'est-ce que ça veut dire exactement, une bonification éventuelle? Encore une fois, on fait face à un manque flagrant de vision de la part de l'administration. Sixièmement, malgré l'objectif de l'administration de développer une vie nocturne sécuritaire, force est de constater que la politique ne spécifie pas comment elle compte y arriver. Le Service de police de la Ville de Montréal a émis de sérieux doutes par le passé sur ce que propose l'administration. Malheureusement, la Ville ne propose absolument rien qui rassure les partenaires ou la population. Ça reste très flou. Donc, comment allons-nous concrètement venir assurer la sécurité de tous les participants de la vie nocturne montréalaise? Septièmement, madame la présidente, la Ville s'est aussi abstenue de venir créer un poste de commissaire de la nuit, une demande qui était pourtant portée par plusieurs partenaires et qui était centrale dans la question de la gouvernance municipale avec un bureau de la nuit. Madame la présidente, je pourrais continuer très longtemps comme ça. L'essence de mes propos, c'est que l'administration de Projet Montréal présente des intentions, mais sans dire comment elle compte les les appliquer. Les élus de Projet Montréal nous disent vouloir adopter les meilleures pratiques, mais sans les détailler. Ils nous disent vouloir élaborer une convention avec des cadres de pratiques, mais encore une fois, on n'a aucune idée des intentions de l'administration. Aucun indicateur de réussite et aucun indicateur de suivi n'est présenté. Et pourtant, madame la présidente, la Commission sur le développement économique, urbain et l'habitation a effectué un travail remarquable lors de la consultation publique. L'administration de Projet Montréal avait en sa possession toutes les clés nécessaires au succès de la politique. Au total, c'est 16 recommandations qui ont été adoptées à l'unanimité. Et il faut le dire, plusieurs d'entre elles ont été tout simplement ignorées ou pas respectées. En tout, c'est 10 des 16 recommandations qui ont été formulées par la commission qui ont été soit complètement ou en partie ignorées, et madame la présidente, je me permets d'en faire le tour. Donc, quand on regarde ce qui a été proposé et recommandé de la part de la Commission du développement économique, urbain et de l'habitation, on avait à la recommandation numéro 2 de venir inscrire le potentiel de création des zones de vitalité nocturne dans le futur plan d'urbanisme et de mobilité montréalaise afin d'en chasser les balises nécessaires à leur implantation harmonieuse dans les quartiers. Encore une fois, on voit que c'est fait. À moitié. Recommandation numéro 3: considérer d'intégrer le principe de l'agent de changement dans les zones de vitalité nocturne, principe qui a été complètement ignoré de la part de l'administration. Recommandation numéro 4: établir des normes plus exigeantes en matière d'insonorisation du bâtiment pour les constructions résidentielles ou commerciales en zone de vitalité nocturne conformément au principe de l'agent de changement. Encore une fois, une mesure qui est faite partiellement. Recommandation numéro 7, madame la présidente: mettre en place des programmes de soutien accessibles et flexibles destinés aux lieux de création et de diffusion alternatifs et émergents ainsi que des mécanismes qui leur soient destinés afin de mieux les protéger. Encore une fois, et comme on l'avait demandé dans notre motion, complètement écartée de la part de l'administration. Recommandation numéro 8: Soutenir la création et le maintien d'espaces communautaires nocturnes inclusifs à l'intention des communautés marginalisées telles que les personnes LGBTQ2+, les communautés racialisées et les personnes en situation de handicap. Encore une fois, on reste dans le flou complet sur cette question, madame la présidente. Recommandation numéro 10: améliorer la desserte du transport collectif de nuit dans une perspective d'équité territoriale et en suivant l'évolution des besoins en mobilité dans chaque quartier en fonction du développement des activités et services du Montréal nocturne. Je l'ai mentionné précédemment, on n'a aucune orientation sur une amélioration de l'offre de transport de la nuit. Recommandation numéro 12, madame la présidente, pour créer une instance administrative centralisée dotée des ressources humaines et financières nécessaires, et notamment avec un poste de commissaire de la nuit. On l'a vu, Encore une fois, c'est fait à moitié de la part de l'administration. Recommandation numéro 13: favoriser des financements pluriannuels et à la mission et venir consolider différents programmes afin de mieux soutenir les organismes à but non lucratif qui travaillent en prévention des méfaits et en prévention du harcèlement et des violences sexuelles la nuit et s'assurer que ceux-ci soient appelés à contribuer au déploiement de la vie nocturne, de la politique dans une approche participative et soit partie prenante des tables de concertation des zones de vétérinité nocturne. Et je me permets, madame la présidente, de regrouper les 13, les 15 et les 16. J'y arrive. Recommandation numéro 15: mettre en place, en collaboration avec les partenaires externes, des équipes de médiation sociale dans les zones de vétérinité nocturne. Et finalement, en recommandation numéro 16: dans une optique de prévention, de venir inclure des conditions en matière de médiation sociale et de sécurité lors de l'octroi d'une autorisation pour l'extension des heures de vente d'alcool pour consommation sur place. Encore une fois, madame la présidente, tous des éléments sur la sécurité qui n'ont pas été clairement répondus dans le cadre de la politique qui nous est présentée. Madame la présidente, pour conclure, ce que je constate, c'est que Projet Montréal préfère encore une fois faire des communications sur la vie nocturne que de venir la développer et la pérenniser sérieusement. On fait face à une administration d'images, de beaux discours, de belles conférences de presse, mais qui malheureusement, sur le contenu, ne livre pas. Le dépôt d'une politique de la vie nocturne aussi brouillon en est un bel exemple et encore une fois, les modifications réglementaires sur le bruit proposées en sont un autre exemple. Alors, madame la présidente, dans ces conditions, malheureusement, Ensemble Montréal ne peut tout simplement pas consentir à adopter une politique aussi vague, vide au niveau de son contenu. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:25:37
Je vois une intervention souhaitée de la leader adjointe, madame Virginie Journeau.
Voix 2G3:25:42
Merci beaucoup.
Virginie Journeau ◌3:25:43
Je voudrais simplement demander à ma collègue madame Rossi de retirer le terme chou de boucan parce que c'est antiparlementaire.
Martine Musau Muele ◌3:25:50
Madame Rossi.
Chantal Rossi ◌3:25:55
Je le retire, mais écoutez, je cherche d'autres choses. Le jeudi matin, c'est noté.
Martine Musau Muele ◌3:26:02
Retrait de l'expression antiparlementaire. Chaud debout, canne, madame Éric Alneus.
Ericka Alneus ◌3:26:08
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 30.03, beaucoup de choses ont été dites. Je tenterai avec le temps alloué de peut-être préciser ou être plus précise, je me permets de dire, ou de rétablir certaines informations qui ont été faites. Et je vais y aller, vous me permettrez peut-être, en pot-pourri ou en medley pour certains, mais je tiens quand même à dire combien je suis heureuse que nous ayons livré la marchandise sur cette politique. Je dis livré parce que la communauté de la vie nocturne Ce n'est pas depuis 7 ans qu'elle parle et qu'elle veut du soutien, c'est déjà depuis 25 ans. Et l'autre côté de la Chambre était là il y a 25 ans, mais nous, nous avons apporté cette politique. Une politique d'où je viens, et je veux prendre les propos de monsieur Deschamps sur l'importance de bien administrer les choses, les politiques donnent les balises, donnent les orientations. Il y a des plans d'action et des plans de mise en œuvre par la suite. Pour nous, il était important d'inscrire dans l'administration publique de cette ville les principes importants à travers cette politique. Pour, des propos que je comprends de l'administration, on rêve en couleur. Notre administration désire à la place rêver éveillé et nous allons faire les choses étape par étape. Nous avons établi les objectifs, les orientations et les partenaires et les actions qu'on veut, les actions, mais ça va venir en deuxième temps, mais on veut vraiment travailler sur les objectifs et les orientations pour soutenir quelque chose de très ancré dans notre identité, chose qui n'avait pas été faite. On nous dit qu'on n'écoute pas, mais je pense qu'on a tenté avec une équipe exceptionnelle tant au service du développement économique qu'au service de la culture et d'être là pour entendre et mettre une pierre angulaire pour la vie nocturne. Vous me permettrez, on nous— beaucoup de gens ont parlé de la— d'un commissaire à la vie nocturne. Donc on nous reproche souvent, madame la présidente, de développer trop de choses, il y a trop d'années-personnes, faut qu'on fasse attention. Là, on a été innovant, on a décidé de mobiliser la fonction publique de 10 services en lien avec la vie nocturne pour travailler et jouer le rôle d'équipe de vie nocturne, qui va être la porte d'entrée pour tous les, toutes les parties prenantes qui auront des questions. Donc, à la place de créer d'autres années-personnes, on utilise l'agilité de la fonction publique pour mobiliser les forces vives à l'interne pour soutenir la vie nocturne. Je pense qu'on fait un pas en avant qui est difficile, intelligent et qui est sensible aux réalités de la vie nocturne. Je vais aussi parler de la table de concertation. Nous sommes conscients que la vie nocturne évolue dans le temps et c'est pour ça qu'avec des équipes de la Ville et des membres du milieu de la vie nocturne, une table sera mise pour discuter et voir quelles sont les pratiques pour évoluer une vitalité nocturne. Je veux aussi revenir sur le fait qu'on fait un sommet. Je veux informer mes estimés collègues que nous allons prendre le temps d'expliquer tous les éléments de la mise en œuvre de cette politique et de tous les éléments dont les gens ont certaines questions. On va prendre le temps de recevoir toutes les questions. On est conscient que c'est nouveau et Il y a beaucoup d'éléments à mettre en place, mais nous serons là, oreilles ouvertes, bras ouverts à écouter et à toujours parfaire cette politique et les actions qui devront être prises. Vous me permettrez aussi, quand on parle de ressources et on parle de sous, c'est 5,5 millions que l'on met sur la table. Et monsieur, mon estimé collègue monsieur Henrattel parlait de soutien. Une chose qui est clé, et on parle de diligence, on parle de probité, c'est que tout le monde puisse jouer son rôle. Il n'est pas sage qu'on se substitue. Je pense qu'on a beaucoup de choses que la Ville peut faire pour soutenir le milieu nocturne dans ses responsabilités tout en collaborant avec les autres paliers de gouvernement. Se lancer dans la création de quelque chose qui est déjà existant, c'est, je pense, ne pas être nécessairement efficace. Donc, nous serons toujours agiles à développer ce genre d'initiatives au besoin. Vous me parlez aussi du règlement sur le bruit. Je pense que madame Rossi, vous voulez dire quelque chose? Ah, par la suite. Je veux revenir sur Le règlement sur le bruit, merci beaucoup. Le règlement sur le bruit, c'est intéressant, les propos de monsieur Nouratoul prouvent la complexité de la chose, étant dans une réalité où chaque arrondissement a un règlement sur le bruit que l'on doit ajuster aussi dans la réalité du cadre bâti. J'aimerais rappeler, comme je l'ai déjà dit, que le directeur général a donné un mandat pour qu'on puisse tous les revoir et de dire que l'agent de changement ne fait pas partie de la politique de vie nocturne est erronée, elle se retrouve. L'enjeu, c'est que juste inscrire agent de changement n'a pas de force légale. Donc, nous sommes bien chanceux à la Ville de Montréal d'avoir un service d'affaires juridiques enthousiaste qui va prendre le dossier et s'assurer de voir légalement comment on traduit la philosophie d'agent de changement. Autre point aussi sur les pôles lors de l'annonce, et là je tiens à le dire, 5,5 millions, une équipe de vie nocturne, on fait les changements réglementaires, on a 3 millions pour soutenir les initiatives d'établissements et de pôles de vie nocturne. On nous dit qu'on fait rien de concret, je ne peux pas donner l'audition à quelqu'un si la personne refuse d'entendre, mais notre administration mis des actions concrètes pour soutenir la vie nocturne. Et je le répète, nous avons livré la politique quand cet enjeu existe depuis 25 ans. Donc, notre administration, malgré tous les éléments, les enjeux que ça requiert, nous voici présents avec une politique. Donc, mesdames et messieurs, je vous invite à soutenir cette politique. Et nous sommes conscients qu'il y a encore du travail à faire, mais je crois que, où nous sommes rendus, nous ne pouvons pas tasser de la main toute une communauté qui nous rend si fiers. Donc, mesdames et messieurs, madame la présidente, je vous invite avec allégresse et joie à adopter cette politique de minorité.
Martine Musau Muele ◌3:33:24
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌3:33:32
C'est donc avec allégresse et joie que je demande le vote nominal sur le 30.03.
Martine Musau Muele ◌3:33:37
Le vote nominal est demandé sur la rubrique 30.03. Puis-je vous demander s'il vous plaît d'ouvrir les portes et de sonner de sonner les cloches pendant une minute, s'il vous plaît. La motion est appuyée par monsieur Aref Salem. Puis-je vous demander de fermer les portes s'il vous plaît? Monsieur le greffier.
Greffier ◌3:34:55
Madame la mairesse, Monsieur Rabouin, Monsieur Doré, Madame Bourgeois, Madame Alneus, Monsieur Baudry. Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauzerolle, Madame Popeanu, Madame Thullier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol, Madame Giguère. Madame Sourias. Monsieur Norris. Monsieur Limoges. Madame Journeau. Monsieur Caldwell. Madame Olivier. Monsieur Lessard-Blais. Madame Plourde.
François Limoges ◌3:35:53
Monsieur Posé.
Maja Vodanovic ◌3:35:56
Madame Tremblay.
Greffier ◌3:35:58
Monsieur Downey. Madame Grondin. Monsieur Ouellet. Madame Goulet. Monsieur McQueen. Madame Christensen. Monsieur Normand. Madame Roy. Monsieur Salem, Madame Rossi, Madame Zuniga Ramos, Monsieur Langevin, Madame Valenzuela, Monsieur De Sousa, Madame De Ross, Madame Black, Monsieur Sari, Monsieur Hénoratelle, Monsieur Baysse, Madame Clément-Talbot, Madame Gentile, Monsieur Péry, Monsieur Desbois, Monsieur Moroz, Madame Giannou, Monsieur Rapanà, Monsieur Bissonnet, Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Hurley. Madame Blanchet.
Greffier ◌3:37:19
Monsieur Deschamps.
Greffier ◌3:37:22
Madame Palestini. Monsieur Miranda.
Greffier ◌3:37:28
Madame Hénon.
Greffier ◌3:37:31
Monsieur Sauvé.
Greffier ◌3:37:34
Monsieur Sasseville.
Martine Musau Muele ◌3:37:43
Puis-je vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît? Alors, relativement à la politique énoncée à la rubrique 30.03, je vous inviterai à fermer les portes s'il vous plaît. Notons donc au procès-verbal procès-verbal. 35 votes pour et 23 votes contre. La politique est donc adoptée ainsi que les rubriques 30.01 à 30.05. Je me permets un rappel, souvenez-vous que les votes se prennent en toute sobriété pour faciliter le travail des équipes du greffe avec seulement un pour ou un contre. Poursuivons, monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:38:57
Madame la présidente, avec, nous allons continuer avec la réunification des items 3006 à 3010. En 3006, on autorise le dépôt de la candidature de l'initiative Émisse au Prix d'excellence du réseau de la santé et des services sociaux. En 3007, on prolonge pour une période de 3 ans la déclaration de compétences du conseil de la ville relativement à l'exploitation des lieux d'élimination de la neige. En 3008, on modifie la résolution CM 23-0559 afin d'annuler les contributions de 630 000 par année pour les années 2024 et 2025 à la Cité des Arts du Cirque. En 30-09, on abroge la résolution CM-24-0730. Madame la présidente, je vais, je vais arrêter là. On va réunir 36 à 30-09 puisqu'on va réunir 30-10 et 11, c'est ça. Alors pour l'instant, on a réuni que dossier 13209.
Martine Musau Muele ◌3:39:50
Très bien, monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌3:39:54
Merci, madame la présidente. Je me lève pour le 30.06 qui veut que finalement soumettre une candidature au réseau de la santé, le projet EMIS. L'opposition Ensemble Montréal, on questionne un projet qui n'est même pas déployé à 22%. On soumet une candidature de 4 arrondissements sur 19, un projet qui n'est pas encore ficelé au niveau comment on y a accès, un projet qui est incomplet finalement. On soumet une candidature finalement d'un projet qui est encore pilote, à ce qu'on comprend, parce que le projet était supposé d'être dans 19 arrondissements, mais la réalité, c'est qu'encore à ce jour, ce projet est en train de s'implanter dans chacun des quartiers. Quartier, c'est-à-dire qu'on arrive avec une approche de médiation sociale dans un quartier où il y a d'autres types d'interventions, où les autres types d'interventions ne sont pas nécessairement ficelés dans un continuum d'intervention qui est fonctionnel pour justement une clientèle vulnérable qui occupe nos espaces publics. Donc les personnes en situation d'itinérance rencontrent un médiateur social qui a le double rôle de annoncer un démantèlement de quelqu'un qui vit dans un campement et aussi—
Martine Musau Muele ◌3:41:12
Permettez, monsieur Langevin, un instant, je vois une intervention souhaitée de monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:41:16
Madame la présidente, on a un conseil qui va super bien, alors je suis désolé d'interrompre mon collègue, mais malheureusement on est très, très, très, très hors d'ordre. On soumet la candidature des Miss pour recevoir un prix et notre collègue est en train de faire le procès du programme lui-même. Le sommaire décisionnel parle de soumettre la candidature de cette initiative pour recevoir un prix. Alors, l'intervention doit porter sur le fait de recevoir ou non ce prix. On peut pas commencer à commenter le programme lui-même, ce n'est pas du tout l'objet de ce qui est voté aujourd'hui. Et mes excuses encore, je trouve qu'on a un conseil formidablement constructif et je vous souhaite de continuer comme ça.
Benoit Langevin ◌3:41:58
Madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:42:01
Monsieur Langevin, si je comprends bien votre intervention, vous remettez en question le dépôt d'une candidature et vous nous présentez l'argumentaire, c'est bien ça?
Benoit Langevin ◌3:42:09
Tout à fait.
Martine Musau Muele ◌3:42:10
Dans la mesure où c'est la même compréhension que j'ai, je vais admettre. Poursuivez.
Benoit Langevin ◌3:42:14
Donc, c'est un programme qui, oui, est présenté dans le GDD très clairement. Donc, je pense que c'est important de justement amener pas juste les éléments positifs, mais aussi les éléments qui sont à peaufiner, qui sont à améliorer d'un projet qui est en développement. Ceci étant dit, on a des enjeux sur le terrain au niveau des démantèlements. On demande à des médiateurs sociaux d'annoncer à une personne en situation d'itinérance qu'ils doivent être démantelés dans les prochains jours et, dans le même contexte, dire que ce sont des interventions psychosociales. Le lien de confiance étant nécessaire, je vois mal comment ces deux actes puissent cohabiter à même un même intervenant. D'où là l'importance de bonifier peut-être d'autres types d'interventions dans certains quartiers. Donc, au niveau des personnes, des usagers, mais aussi au niveau des services de police, quand un citoyen veut faire un signalement, il appelle au 911. Le 911 peut pas juger avec l'appel téléphonique s'il s'agit d'un type d'appel 1, 2 ou 3 où il peut y avoir un niveau de dangerosité Donc, les partenaires doivent s'y adapter également. Oui, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:43:21
Je comprends l'argumentaire. Ramenez-le aux raisons pour lesquelles, selon votre opinion, le dépôt de candidature devrait soit être retiré ou modifié. Parce que si on fait, comment pourrais-je dire, l'autopsie du programme, c'est plus exactement le même fond.
Benoit Langevin ◌3:43:42
Madame la présidente, j'essaie de faire le point. Qu'on présente une candidature, évidemment quand on présente une candidature, on va parler des éléments positifs parce qu'il y en a. Il y en a. On parle de plusieurs interventions, on parle d'une présence d'adultes significative dans des espaces publics. Il y en a des éléments positifs, mais de là à aller soumettre une candidature d'un projet qui n'est même pas déployé au 1/5, je trouve que c'est avoir du front autour de la tête puis mettre la charrue avant le bœuf. Donc sur ce, madame la présidente, on va voter contre.
Martine Musau Muele ◌3:44:15
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌3:44:18
Merci, madame la présidente. Alors moi, je souhaite intervenir au point 30.07, qui est un 85.5, pour prolonger la compétence de la gestion des lieux d'élimination de la neige, qui sont complémentaires bien sûr à nos opérations de déneigement, pour une durée de 3 ans, comme ce qui cela a été pour le déneigement. Alors, c'est une dépense de 16 millions du Central envers les arrondissements. Je tiens juste à le dire parce qu'on a 24 sites d'élimination de la neige, mais ils sont seulement dans 13— il y en a 13 sur les 19 arrondissements. Alors, juste 13 arrondissements sur 19 ont des sites d'élimination de la neige. Il y en a beaucoup plus dans l'est que dans l'ouest, il y a des arrondissements qui n'en ont pas du tout. Alors, c'est très important de faire la centralisation. Alors, dans ce GDD, on vient juste simplifier la gouvernance parce que c'était vraiment très complexe. Alors, on le fait, on simplifie la gouvernance dans un mode d'efficacité, d'optimisation des processus. Alors, le SCA va prendre en charge d'assurer le personnel sur le site, l'entretien du site été comme hiver et l'achat des biens. Alors, comme les toilettes chimiques des camions, mais les arrondissements pourront toujours, s'ils le souhaitent, mettre leur propre personnel sur le site et s'occuper de l'entretien du, du LEN, des lieux d'animation de la neige, et ils seront remboursés par la suite. Alors, ça ne change pas grand-chose, mais le SCA a déposé aussi un bilan sur la gestion des sites. Alors, je vous invite à le lire, vous allez voir que ça devient de plus en plus complexe. Parce qu'on a de moins en moins de sites d'élimination de la neige. La ville se densifie, on a plusieurs chantiers dont le REM qui nous a enlevé certains sites, le pont Champlain, le Turcot. Alors on doit optimiser nos sites, on doit optimiser nos chutes à neige et on a de plus en plus d'exigences environnementales qu'on doit respecter. Et pour ça, on fait beaucoup d'avancées technologiques, on met des équipements télémétriques qu'on utilise, on utilise de l'intelligence artificielle pour faire de l'automatisation et on fait même utiliser des drones pour gérer l'entassement dans les lieux d'élimination de la neige. Alors, je voulais juste vous partager qu'on optimise et puis que tout le monde soit d'accord pour une fois, alors je suis vraiment contente. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:46:42
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌3:46:47
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc en droit de réplique sur les points 30.06. Très contente de prendre la parole en fait sur ces points-là parce que c'est une belle chance, une belle opportunité que nous avons pour la première fois, le monde municipal, de soumettre des candidatures de projets en innovation sociale. C'est une première fois que le ministère de la Santé et Services sociaux donne cet espace aux municipalités. J'imagine que vous vous en doutez bien, mais à la Ville de Montréal, notre administration, moi en tant que porteuse du projet d'EMIS, de l'avoir commencé à suivre du début presque de sa phase pilote à aujourd'hui et continuer à le mener au déploiement total dont je vous ai présenté, ça fait déjà les plans, les plans de déploiement global, je vous l'ai présenté déjà ça fait quelques conseils municipaux. Oui, nous sommes très, très fiers. On parle d'innovation sociale, on parle d'un projet novateur au niveau du Québec. Et j'étais très fière aussi, par exemple, je l'avais dit aussi dans un conseil précédent, de présenter ces projets, représenter la Ville de Montréal et présenter ces projets à la conférence annuelle de la Fédération canadienne des municipalités, à côté d'autres partenaires de la ville d'Edmonton, de la Colombie-Britannique. La salle était pleine, les questions étaient au rendez-vous et les discussions se sont poursuivies même après. Et un point sur lequel je vais revenir, mon collègue parlait, c'est un projet pilote, un projet pilote. Oui, en effet, quand c'était né, c'était né comme projet pilote en Ville-Marie en septembre 2020. À des fonds propres de la Ville de Montréal. Dans la phase pilote, la Ville de Montréal a mis à peu près 1 million de dollars. Assez rapidement, le ministère de la Sécurité publique a dit, on croit à ce projet et nous, on va mettre des fonds de façon substantielle, 25 millions de dollars, pour pouvoir les déployer à l'ensemble du territoire de la Ville de Montréal, dans les 19 arrondissements, en plus d'une centrale téléphonique. La Ville, parce que bien évidemment on y croit, on va contribuer à parts égales. Donc, madame la présidente, comment, devant cette belle opportunité, la Ville de Montréal allait laisser passer cette opportunité de soumettre ce projet qui n'est plus dans une phase pilote? On a présenté de façon claire les prochaines étapes à venir. Je les suis de très près, donc j'en suis très, très fière. J'espère que les résultats seront également au rendez-vous. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:49:38
Je rappelle qu'un droit de réplique a été exercé quant à la rubrique 30.06. Est-ce que monsieur, madame Chantal Rossi?
Chantal Rossi ◌3:49:45
Alors, on va inscrire notre dissidence sur le 30.06.
Martine Musau Muele ◌3:49:49
Alors, une dissidence est inscrite par l'opposition officielle quant à la rubrique 30.06. En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 30.06 à 30.09. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:50:02
Madame la présidente, cela va nous amener à réunir 30.10, 30.11 et 30.12. 30.10, on adopte conformément à la Charte de la langue française la directive relative à l'utilisation d'une autre langue que la langue officielle par la Ville de Montréal, les objectifs d'exemplarité les indicateurs permettant de mesurer l'atteinte de ces objectifs et la procédure de traitement des plaintes relatives à un manquement à la Charte de la langue française. En 31/11, on accepte en vertu de l'article 48 de la Loi sur l'exercice de certaines compétences municipales dans certaines agglomérations la délégation du conseil d'agglomération des responsabilités en matière linguistique pour une période de 2 ans. Et en 32/11, on adopte une résolution du conseil municipal de Montréal désignant les immeubles sur lesquels le droit de préemption a été exercé pour une une durée de 10 ans et qui pourront être ainsi acquis aux fins d'habitation.
Martine Musau Muele ◌3:50:48
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌3:50:52
Merci, madame la présidente. Alors, j'interviens sur le 30.10. Madame la présidente, nous sommes dans l'obligation d'adopter une nouvelle directive pour nous conformer dans le temps imparti aux exigences de la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français. Je remercie l'administration d'avoir conservé, comme elle l'avait promis, l'ensemble des exceptions dont la Ville de Montréal peut se prévaloir tout en respectant la Charte de la langue française afin, afin de l'adapter aux réalités montréalaises dans toute leur complexité. J'ai toutefois quelques questions à soumettre à l'administration pour m'assurer de la façon dont elle comprend ses nouvelles obligations et pour sonder ses intentions pour l'avenir. Au dernier conseil, mes collègues soulevaient déjà certaines difficultés d'application concrète de la loi, notamment dans le cadre des communications et des services aux personnes de langue historique anglaise et aux personnes allophones qui sont installées au Québec depuis plus de 6 mois. En effet, la directrice— la directive stipule à la page 5: avant d'employer une autre langue que le français, la Ville s'assure, en le vérifiant au cas par cas, qu'elle est dans une situation dans laquelle elle peut utiliser une autre langue que la langue officielle prévue à l'annexe annexe A ou l'annexe B. L'annexe A, la liste d'exceptions pour la Ville. L'annexe B, la liste d'exceptions pour l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro de la présente directive selon ce qui lui est applicable. Comment la Ville compte-t-elle respecter cette exigence de vérification et d'exception au cas par cas? Quel document va-t-elle exiger des personnes mentionnées pour assurer que leur statut est conforme à la loi. Plusieurs exemptions précisées dans les deux directives prendront fin, et là je sais pas si avec la nouvelle date qui nous est annoncée, si la date du 1er juin va changer. Dans le sommaire, ça va devenir, c'est bon. Alors après la date qu'on saura ultérieurement, elle révèle toute une elles révèlent toutes d'une nécessité de transmettre une information dans une langue autre que le français pour éviter de compromettre l'accomplissement de la mission de la Ville et lorsque cette dernière a pris tous les moyens raisonnables pour communiquer uniquement dans la langue officielle. Il s'agit des cas où la Ville peut utiliser une langue en plus du français quand elle communique par écrit avec une personne morale, ou personne physique. La Ville reçoit une communication écrite dans une seule langue autre que le français de la part d'une personne morale, à la page 15, la Ville peut utiliser seulement une langue autre que le français dans les documents rédigés ou utilisés en recherche. Avez-vous évalué dans quelle mesure la fin de ces exceptions va affecter les opérations courantes de la Ville? Quelles solutions la Ville envisage-t-elle pour continuer ses opérations et surtout donner la même qualité de service à toutes ses clientèles sans distinction après la date, là c'était le 1er juin, mais après la prochaine date. La présente directive doit être révisée par la Ville au moins tous les 5 ans. Comment la Ville doit-elle procéder pour cette révision quinquennale. Quelle préconise— que préconise le ministère de la Langue française à ce sujet? La Ville devra-t-elle réévaluer aux 5 ans sa liste d'exceptions et tenter de l'amoindrir? Enfin, je voudrais revenir sur la procédure de dépôt et de traitement des plaintes concernant l'application de cette nouvelle directive. Toute personne peut porter plainte à la Ville via l'Office québécois de la langue française, via le 311, via la commissaire à la langue française. Le service du 311 et la commissaire sont-ils actuellement prêts à recevoir et surtout traiter ces plaintes en toute confidentialité comme il est stipulé dans l'article 8 de la procédure?
Caroline Bourgeois ◌3:55:15
Merci.
Martine Musau Muele ◌3:55:20
Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌3:55:22
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, endroit des répliques au point 30.10, 30.11. Juste peut-être pour le bénéfice de tout le monde, lorsqu'on entendait madame Rossi me regarder voir quels sont les changements de date, vous dire à 15 h 10, je crois, heure exacte, où nous avons appris qu'il y avait une extension de la part du ministère de la Langue française pour envoyer cette directive de la part, bien sûr, du ministère de la Langue française. Donc, on avait jusqu'au 1er décembre, c'est ce qui qui est indiqué dans le sommaire additionnel et au bénéfice de l'ensemble des membres de ce conseil, nous avons maintenant jusqu'en septembre 2025. Je vous dirais, je recommande toujours cette adoption de cette directive parce que ça n'empêche pas que, tel qu'il est inclus dans le sommaire, nous devons adopter la procédure des plaintes telle qu'évoquée par madame Rossi et aussi les indicateurs pour suivre l'évolution de l'application de cette directive. Alors, pour que ce soit ainsi clair pour tous. Peut-être répondre à quelques-unes des questions. Le fondement même de cette loi est fait à partir de la confiance. Alors, il n'y a pas de pièce justificative qui sera exigée lorsque vous évoquiez, madame Rossi, comment allons-nous vérifier les antécédents. C'est vraiment sur la base de la confiance qu'a été élaborée cette loi et, bien sûr, notre directive. Respecte ses fondements. Aussi, lorsqu'on parle des exceptions, vous le savez, il y a un comité qui a été formé avec différents arrondissements qui pourraient éprouver peut-être certaines difficultés ou qui avaient levé la main sur leur intérêt à participer à ce comité-là. Donc, bien sûr, s'il y a des ajustements en cours de route, on le fera. Et tel qu'est indiqué aussi dans le traitement des plaintes dans la procédure, par arrondissement, il y a une personne qui sera responsable de pouvoir recevoir ces plaintes lorsqu'il y aura, par exemple, que ce soit via le 311, via l'OQLF. Cette personne sera assurée de faire le suivi dans chacun des arrondissements et dans les services, ce sera dans les services corporatifs, la commissaire qui, oui, est habiletée à pouvoir assurer ce suivi en compagnie des services responsables. Mais bien sûr, on compte sur la collaboration de tous, oui, pour respecter cette loi, mais c'est aussi de pouvoir se doter d'une directive unique pour l'ensemble des arrondissements montréalais l'ensemble des services aussi et on est allé dans une approche qui est très positive et ouverte pour qu'on puisse s'ajuster aussi au fur et à mesure et d'avoir une souplesse tout en respectant les dispositions dans la loi qui sont extrêmement claires. Donc, ça va nous exiger d'avoir une approche qui est exemplaire et on sera bien sûr autant auprès de la commissaire à la langue française que sa disponible et nous comme administration à pouvoir poursuivre le travail d'exemplarité qui est mené déjà depuis plusieurs mois et j'oserais dire depuis aussi plusieurs années. Alors, pour toutes ces raisons, je recommande l'adoption des points 30.10 et 30.11. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌3:58:24
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 30.11 et 30.12. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:58:34
Madame la présidente, je vais donner une série d'avis de motion. En 4101, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt de 49 975 000 pour financer les travaux d'aménagement de parcs et de berges. En 4102, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt pour le financement des coûts afférents à la réalisation d'une partie de l'entente sur le développement culturel de Montréal 2024-2027. En 4103, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement établissant le programme de soutien financier visant la consolidation des sociétés de développement commercial et l'amélioration des affaires pour les années 2025 à 2027. En 4104, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la Ville aux arrondissements. En 4105, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement modifiant le règlement du conseil de la Ville sur la délégation de certains pouvoirs relatifs au réseau de voirie artérielle au conseil d'arrondissement. Au chapitre 42, madame la présidente, je propose de réunir les items 4201 à 4205. En 4201, on adopte un règlement sur la fermeture d'une ruelle au nord de la 14e avenue entre la rue Rives et la rue René-Lévesque dans RDP PAT. En 4202, on adopte un règlement sur la fermeture d'une ruelle située au nord-ouest de la rue Honoré-Valiancourt entre la 5e et la 6e avenue, toujours dans RDP PAT. En 4203, on adopte un règlement autorisant l'occupation du rez-de-chaussée de l'immeuble situé au 440-450 A boulevard Henri-Bourassa Ouest. En 4204, on adopte un règlement autorisant un emprunt afin de financer les travaux d'aménagement et de réaménagement du domaine public et de réfection des infrastructures souterraines dans le cadre du quartier des Gares. En 4205, on adopte avec changement du règlement intitulé règlement modifiant le règlement sur les services de collecte et le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoir de conseil de ville au conseil d'arrondissement.
Martine Musau Muele ◌4:00:26
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 42.01 à 42.05.
Voix 3E34:00:32
Poursuivons.
François Limoges ◌4:00:33
Oui, parfait, madame la présidente. On va réunir 42.06 à 42.09. En 42.06, on adopte un règlement autorisant un emprunt de 150 millions afin de financer la construction d'une nouvelle salle d'exposition du Jardin botanique. En 42.07, on adopte un règlement autorisant un emprunt afin de financer les travaux de réaménagement du domaine public dans le cadre du projet Sainte-Catherine-Ouest. En 4208, on adopte un règlement modifiant le règlement du conseil de la ville sur la gestion contractuelle. En 4209, on adopte un règlement autorisant la transformation et l'occupation d'une partie de bâtiment situé au 9128 boulevard Perrasse.
Martine Musau Muele ◌4:01:08
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:01:11
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 4207 qui était également en lien avec le 4208 du conseil d'agglomération. Madame la présidente, en 42.07, on demande un règlement d'emprunt de 93,5 millions, pratiquement 94 millions, pour venir faire des travaux de réaménagement de domaine public sur la rue Sainte-Catherine-Ouest. Je comprends qu'on va avoir l'occasion d'en discuter plus longuement lors de la motion qui porte justement sur la réfection de la rue Sainte-Catherine-Ouest, mais je pense que l'administration de Projet Montréal se doit d'être plus transparente. Par rapport aux travaux à venir. Aux points 42-02 du conseil d'agglo et au 42-07 du conseil municipal, l'administration demande au total d'entériner 2 règlements d'emprunt de plus de 106 millions de dollars. Selon les sommaires décisionnels, les sommes sont requises afin de remplacer les conduits d'égouts, d'aqueduc, de remplacer les branchements de services des bâtiments, de reconstruire les équipements des réseaux techniques urbains, de venir modifier le nivellement, le marquage et les feux de circulation, de revoir l'éclairage et le réaménagement de la chaussée. Mais rien dans les sommaires décisionnels n'indique que la rue Sainte-Catherine-Ouest va être réaménagée en place piétonne, tel que ça a été précisé dans les médias. Enfin, ces sommaires décisionnels s'apparentent fortement à un copier-coller des précédents règlements d'emprunt pour la rue Sainte-Catherine-Ouest, sans y préciser que le projet semble être en évolution. À lire ces règlements d'emprunt, c'est à se demander si Projet Montréal compte venir charcuter la rue pour en faire une série de placettes sans venir tenir compte de l'impact potentiel pour l'ensemble du centre-ville. Donc, madame la présidente, avant de voter sur le 42.07, est-ce que Projet Montréal peut faire preuve de transparence et nous expliquer concrètement ce qu'elle compte faire avec l'argent et nous dire très clairement si parmi le 93,5 millions qui est demandé dans le cadre de ce sommaire, si des sommes vont être utilisées pour venir piétonniser la rue Sainte-Catherine-Ouest et pas uniquement faire le réaménagement qu'on a connus dans les phases précédentes. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:03:10
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌4:03:15
Merci, madame la présidente. Sur le même dossier, j'aimerais bien juste intervenir ici, madame la présidente, comme mon collègue Julien Hénault-Ratelle avait fait mention, mais il y avait d'autres personnes dans la société civile qui ont aussi soulevé la question, la question qu'en privilégiant les espaces esplanades, que ça peut avoir un impact sur les livraisons. Il y avait aussi les— et à date, on n'a rien dans les dossiers qui nous témoigne de quelle est l'intention de l'administration. Ici, on est en train de parler sur les éléments qui sont dans un sens des règlements pour, mais en même temps, en votant un règlement, on se pose exactement qu'est-ce qui va arriver. Commentaire, le questionnement a été par les commerçants. Glenn Carstenauer avait soulevé cette question, puis ils ont aussi soulevé la question des ingrédients pour les esplanades projetées dans la rue Sainte-Catherine qui ne se transforment pas en vaste zone de flânage et d'insécurité. Donc nous avons un, deux enjeux que ces zones de piétonnisation, ces zones d'esplanades qui est souhaité Mais est-ce qu'on peut le voir exactement, quel est le design, et est-ce que nous avons eu, ou est-ce que l'administration a considéré par quels moyens cette vision pour Sainte-Catherine d'y aller d'un bout à l'autre avec ces esplanades pourrait aussi tenir compte d'un aspect d'acceptation sociale? On n'est pas en train de questionner la piétonnisation, on est en train de juste voir que qu'est-ce qui était visé pour cette partie-là et deuxièmement quel est l'outil qui permettra d'avoir est-ce que ça va être l'OCPM est-ce que la consultation publique va avoir lieu ou les croquis des designs de cette tronçon va être soumise pour une consultation ici on n'a rien à cet égard-là et puis les craintes qui sont exprimées sont légitimes donc on aimerait bien avoir des réponses qu'on peut voter sur ça. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:05:22
Monsieur Serge Sasseville.
Serge Sasseville ◌4:05:25
Merci, madame la présidente. Alors, tout comme mon collègue Julien Hénault-Ratelle, avant de voter sur 4207, j'aimerais que l'administration nous certifie qu'il n'y a aucune des sommes prévues dans ce règlement d'emprunt-là qui va être utilisée pour le projet de piétonnisation de 4 esplanades de la rue Sainte-Catherine-Ouest entre le quartier des Spectacles et la Great Water, suivant la présentation du Service de l'urbanisme et de la mobilité de la Ville de Montréal, qui a été rendue publique le 1er novembre 2024 par Maxime Bergeron dans sa chronique de La Presse Plus.
Martine Musau Muele ◌4:06:06
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌4:06:11
Merci beaucoup, madame la présidente. Ben écoutez, sur le même dossier, en droit de réplique, c'est tout à fait en lien avec le portrait des actifs qu'on présentait au tout début. Quand on dit qu'il y a des actifs qui doivent être, qui sont en mauvais état et qui doivent être rénovés ou réparés, ben c'est exactement le cas de la rue Sainte-Catherine-Ouest. Madame la présidente, je rappelle à tous les collègues que le projet de la rue Sainte-Catherine-Ouest C'est d'abord, et l'urgence, c'est de rénover, et là c'est vraiment remplacer complètement les conduites d'aqueduc et d'égouts notamment, ce qui est écrit d'ailleurs dans le sommaire décisionnel, parce que ce sont parmi les plus vieilles de la ville de Montréal. Elles ont 100 ans, parfois beaucoup plus, et on est vraiment chanceux qu'elles soient encore en bon état et qu'il n'y ait pas plus de bris et qu'il n'y ait pas plus d'interventions nécessaires à faire sur la rue Sainte-Catherine-Ouest. Ceci dit, on prend les responsabilités d'agir au bon moment et quand c'est nécessaire, le plus rapidement possible pour éviter ces bris, et c'est maintenant. Et c'est pour ça que le projet de la rue Sainte-Catherine-Ouest a été une priorité dans les dernières années et est encore une priorité pour aller jusqu'au bout de la rue Sainte-Catherine, parce que ce sont des infrastructures qui ont toutes le même âge. La, comment dire, beauté de Projet Montréal, c'est de faire en sorte que quand on répare les infrastructures souterraines, bien, on ne refait plus la rue à l'identique. On la fait avec les besoins et les aspirations des citoyens, des citoyennes, des commerces en ce moment, donc au 21e siècle. Et c'est pour ça que pour comment on va refermer la rue, parce que le règlement d'emprunt, l'extraordinaire majeure partie du règlement d'emprunt, bien sûr, c'est pour faire tout ce les travaux sous la rue. Après, au lieu de refermer la rue à l'identique, elle va être modifiée et c'est à coût vraiment marginal parce que ce qui coûte cher, c'est de refaire les infrastructures. Et donc, pour décider comment on fait la rue une fois qu'on a terminé en dessous, bien, on fait des consultations publiques avec les parties prenantes. Elles ont commencé, il y a des choses qui ont circulé, les parties prenantes sont en train d'être consultées en ce moment, j'allerais même Ça va se poursuivre pour arriver à une conception finale. Et la conception finale, elle doit vraiment se continuer, en fait continuer d'être discutée parce qu'on a très à cœur toutes les questions d'acceptabilité sociale, toutes les questions de sécurité, toutes les questions de résilience urbaine également. Donc, c'est important d'aller vers le règlement d'emprunt, madame la présidente. Parce qu'il faut que le projet puisse démarrer avec ce règlement d'entrain et au fur et à mesure, les gens seront tenus au courant et consultés de comment la rue sera terminée par la suite. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:09:10
En l'absence d'autres interventions, je vois une intervention souhaitée de madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌4:09:15
Alors, pour la 4207 appuyée par monsieur Julien, on vote contre, quoi? OK, on vote contre.
Martine Musau Muele ◌4:09:25
Notons donc le vote contre de l'opposition officielle pour la rubrique 42.07, c'est bien ça, 42.07 pour le vote contre, madame Rossi? Merci. Alors notons au procès-verbal, permettez, allumez le micro de monsieur Sasseville s'il vous plaît qu'on vous entende.
François Limoges ◌4:09:43
Contre aussi.
Martine Musau Muele ◌4:09:44
Alors notons le vote contre de l'opposition officielle ainsi que de monsieur Serge Sasseville pour la rubrique 42.07. L'ensemble des autres points, à savoir 42.06 à 42.09, sont donc adoptés. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:09:56
Oui, madame la présidente. En 43.01, on adopte un projet de résolution. Résolution en vertu de l'article 93 de la loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d'habitation visant à permettre la construction d'un projet immobilier à des fins d'usage résidentiel et commerciaux sur un terrain situé sur la rue Sherbrooke Est, à l'ouest de la rue de la Famille-Dubreuil.
Martine Musau Muele ◌4:10:20
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 43.01. Poursuivons.
François Limoges ◌4:10:25
Oui, madame la présidente. Adoption d'une résolution intitulée résolution en vertu de l'article 93 de la loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d'habitation visant la construction d'un projet d'habitation destiné au logement social sur un lot du Cadavre-du-Québec.
Martine Musau Muele ◌4:10:39
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 44.01. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:10:45
Madame la présidente, on se rappelle que le point 5101, nomination au conseil des Montréalais, sera appelé à 20 h 30, ce qui me permet à 17 h 05 et 34 secondes précises de remettre le bâton de parole à ma vis-à-vis de la leader de l'opposition pour le chapitre 65.
Martine Musau Muele ◌4:11:03
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌4:11:08
17 h 05, c'est la tendance ce maintien, mais c'est pas ça. Alors, madame la présidente, j'invite mon collègue monsieur Julien Hénault-Ratelle à nous présenter la motion 6501.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:11:27
Merci, madame la présidente. Merci, madame la leader. Donc, en 65.01, motion de l'opposition officielle pour promouvoir Montréal en tant que ville d'hiver et développer une stratégie, une stratégie spécifique de dynamisation hivernale des artères commerciales. Madame la présidente, certains vont en être heureux, d'autres peut-être déçus, mais la saison hivernale est à nos portes. On le voit, on le sent, la fraîcheur s'installe rapidement et le temps des Fêtes approche à grands pas. La Ville de Montréal est reconnue à l'international comme une destination touristique dynamique et vibrante, mais aussi comme une destination hivernale de choix. Des médias internationaux proposent fréquemment à leurs auditoires de venir visiter Montréal pendant l'hiver. Et ce n'est pas étonnant, parce que l'hiver montréalais a un charme, c'est une féerie. Cela dit, force est de constater que la saison hivernale représente encore un défi pour nos entreprises et nos commerces montréalais, mais aussi pour l'industrie touristique. L'économie montréalaise vit encore des enjeux liés à la saisonnalité. Par exemple, le taux d'occupation moyen dans les hôtels et autres types d'hébergement se situait à 80%, 81% en septembre 2023. En janvier 2024, on parle plutôt d'un taux d'occupation de 50%. On voit donc comme dans quelques mois, on a connu une baisse de plus de 30%. Le commerce de détail connaît généralement un grand bond durant le temps des Fêtes, mais les mois de janvier et février sont particulièrement difficiles. Nos artères commerciales aussi subissent les impacts de la saisonnalité. En 2020, une étude sur les perspectives ethnographiques et stratégiques du village montrait d'ailleurs le volet commercial qui est très axé sur les services estivaux. En effet, les stratégies d'animation hivernale sont plus limitées que celles déployées en été. Le financement de la Ville-Centre aux sociétés de développement commercial ne garantit pas que ces sommes sont en partie utilisées pour soutenir le dynamisme commercial durant le temps des fêtes et l'hiver. Les sociétés de développement commercial peuvent très bien choisir de réserver exclusivement ces sommes à la saison estivale. Madame la présidente, aujourd'hui, notre motion vise à promouvoir Montréal en tant que ville d'hiver et de venir développer une stratégie spécifique de dynamisation hivernale des artères commerciales. On demande d'abord à l'administration qu'elle se dote d'une stratégie spécifique hivernale pour venir dynamiser nos artères commerciales et le tourisme montréalais. Elle doit aussi se promouvoir davantage comme ville d'hiver. D'autres grandes villes canadiennes, par exemple Edmonton, Calgary, Regina et Saskatoon, ont adopté des stratégies hivernales et se présentent comme des villes d'hiver. Malheureusement, Montréal n'a toujours pas suivi l'exemple. La SDC du Village avait d'ailleurs dit en 2020 que dans un monde idéal, une stratégie hivernale serait nécessaire. Vivre en ville recommandait pourtant en 2020 de venir développer une telle stratégie, mais aussi de prévoir un soutien financier pour la création de projets hivernaux par les SDC. Une telle stratégie doit aussi être accompagnée d'un financement additionnel et récurrent aux SDC dédié à l'animation et à la décoration des artères commerciales durant le temps des fêtes et la saison hivernale, puis au développement de projets hivernaux. Encore une fois, c'est une demande qui est portée par Vivre en ville. À travers son règlement établissant le programme de soutien financier visant la consolidation des sociétés de développement commercial et l'amélioration des affaires, la Ville Centre peut donner du financement aux SDC. L'administration compte d'ailleurs renouveler ce programme pour la période de 2025 à 2027. Nous souhaitons assurer que l'Hiver sera pleinement développé au même titre que l'été. À notre sens, si la Ville souhaite rivaliser avec des destinations emblématiques du temps des fêtes ou de l'hiver qui sont reconnues pour leurs décorations et leurs illuminations, on peut penser notamment à la 5e Avenue à New York, aux Champs-Élysées à Paris ou à plusieurs autres exemples, on doit mettre l'ensemble des moyens nécessaires. Je tiens tout de même à souligner que des SDC fournissent déjà des efforts remarquables pour venir animer l'hiver. On peut citer le cas de la SDC du Quartier Latin qui organise maintenant un événement sportif incroyable sur la rue Saint-Denis. Mais la Ville doit aussi s'assurer que son financement serve à rendre l'hiver plus dynamique. Notre motion qui est présentée aujourd'hui prône aussi deux autres mesures dédiées au temps des Fêtes. D'abord, on propose que des stationnements gratuits sur rue soient ajoutés sur les affaires commerciales durant la période des Fêtes, hors des heures de pointe. Il s'agit d'une mesure qu'on avait proposée pour 2020. Elle avait été d'ailleurs implantée pour le temps des Fêtes 2020 et 2021. Cette mesure vise à inciter la population à fréquenter nos artères commerciales et à encourager nos commerces. C'est une réalité, encore aujourd'hui, beaucoup de Montréalais, mais aussi beaucoup de consommateurs résidant en dehors de notre ville, font leurs achats des temps des Fêtes en voiture. C'est une mesure qui est exceptionnellement bien, qui a exceptionnellement bien fonctionné à deux reprises. Selon Ensemble Montréal, avec tous les enjeux liés à la mobilité à Montréal, il est important de venir faciliter l'accès à nos commerces. Puis, notre équipe propose également de lancer un concours de décoration extérieure du temps des fêtes dédié aux commerçants, aux résidents et aux organismes communautaires. Pour la Ville, il s'agit d'une mesure facile à venir mettre en place et peu coûteuse. La Ville a déjà tenu ce genre de concours sur d'autres thèmes. D'ailleurs, l'arrondissement d'Anjou tient un concours annuel semblable, tout comme d'autres villes québécoises. Selon nous, il s'agit d'une façon pour venir encourager la multiplication des décorations sur notre territoire pour rendre notre temps des Fêtes encore plus festif et lumineux. Ce genre d'initiative peut aussi aider nos commerçants. Évidemment, un tel concours peut encourager les décorations commerciales, mais la Ville pourrait aussi faire la promotion des commerces les mieux décorés. Elle pourrait aussi venir offrir des récompenses sous forme de cartes-cadeaux à dépenser dans nos commerces locaux. Madame la présidente, encore une fois, je tiens à mentionner, je tiens à mentionner que la Ville peut utiliser les sommes qui dorment dans les enveloppes de plusieurs programmes du Service de développement économique pour venir les financer. Après avoir jeté l'argent des Montréalais par la fenêtre pendant les 7 dernières années, je sais bien que l'administration cherche à venir couper. Il me semble donc important de le mentionner Les mesures qu'on cherche, qu'on présente aujourd'hui, sont peu coûteuses et peuvent être financées à même les budgets existants. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:17:59
Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌4:18:05
Oui, merci, madame la présidente. En continuité de mon collègue Julien Hénault-Ratelle, j'aimerais intervenir sur la 65.01 aussi. Alors, madame la présidente, l'administration, elle a récemment annoncé sa programmation hivernale dans le centre-ville. Nous avons été très heureux de constater que Projet Montréal souhaite aussi développer l'hiver montréalais. Néanmoins, contrairement aux élus de l'administration, nous à Ensemble Montréal, on croit que Montréal doit développer son hiver sur tout son territoire et non seulement au centre-ville. Le but de ces initiatives est de redonner entièrement le goût à l'hiver à nos citoyens, mais aussi d'assurer que notre urbanisme, que notre architecture, que nos projets, que nos programmes et que nos pratiques s'adaptent aux réalités hivernales. On le voit bien, Madame la Présidente, la Ville dépense de l'argent dans du mobilier urbain durant l'été qui ne peut souvent pas être gardé durant l'hiver. À travers la Ville, la plupart de nos toilettes publiques doivent aussi être fermées durant l'hiver. Ce sont deux exemples, deux petits exemples qui montre comment une telle stratégie peut être intéressante. Bien sûr, la Ville doit mieux prévoir l'hiver dès maintenant, mais aussi à long terme. Alors que l'ancien plan d'urbanisme mentionnait la nécessité de mieux adapter la Ville à la réalité hivernale et qualifiait Montréal de ville d'hiver, le projet de PUM 2050 en fait globalement peu mention. À nos yeux, madame la présidente, L'administration doit être plus ambitieuse dans le développement de l'hiver montréalais. L'adoption d'une stratégie hivernale permettrait de faire un meilleur, un premier pas en ce sens. Et notre motion se base sur des réussites d'ailleurs, des succès précédents, par exemple, des places de stationnement gratuites durant le temps des fêtes en 2020 et en 2021, mais aussi sur des demandes de partenaires comme Vivre en ville, la Chambre de commerce de Montréal métropolitaine, et les sociétés de développement commerciaux. Comme plusieurs de mes collègues, j'en suis certain, j'ai été très heureux de constater que les décorations ont été déjà installées aux alentours de l'Hôtel-de-Ville, dans le Vieux-Montréal et au centre-ville. Mais l'administration doit s'assurer que toutes nos artères commerciales sont aussi festives et illuminées les unes que les autres. Nous devons garantir un accès fluide aux consommateurs. Surtout, nous devons miser sur ce que l'hiver peut nous offrir. Madame la présidente, Projet Montréal s'était engagé à embrasser notre nordicité. Il y a eu certaines avancées, certes, mais je pense qu'on est encore très loin du compte. Nos places publiques sont encore bien moins animées en hiver qu'en été. Notre mobilier urbain est généralement entreposé quand le froid arrive. Nos commerces et nos artères ont besoin d'un coup de pouce durant cette période. J'espère, madame la présidente, que l'administration saura respecter sa promesse d'embrasser la nordicité montréalaise et acceptera notre motion. Après tout, s'il y a bien un moment propice à la collaboration, c'est bien le temps des fêtes. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:21:09
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌4:21:13
Merci, madame la présidente. Alors, merci à l'opposition pour le dépôt de cette motion, mais écoutez, je suis ravie de vous dire qu'on n'a pas attendu une motion pour se mettre en action et des bonnes nouvelles pour embrasser notre nordicité, la fierté d'être une ville nordique, une ville francophone d'hiver en Amérique du Nord. Projet Montréal l'a dit et le fait. Alors, plein de belles nouvelles ce soir. D'abord, sachez que 3 nouvelles piétonnisations hivernales vont voir le jour à Montréal et pas que dans les quartiers centraux. Alors c'est sur Saint-Denis et Duluth, Notre-Dame-Ouest et dans Villeray que ces piétonnisations hivernales, une première à Montréal avec les SDC qu'on chérit tant, vont voir le jour dans les prochaines semaines. Des concours de bonhommes de neige ou décorations de Noël, pourquoi pas, mais je tiens à rappeler à l'ensemble des collègues dans la salle, on vient de déposer un avis de motion qu'on a largement bonifié le programme de contribution à nos SDC, à toutes les SDC de Montréal, aux quatre coins de la ville, en 2017. Avant l'arrivée de Projet Montréal, c'était 770 000$ par an qui étaient attribués pour l'ensemble des SDC. Là, ce qu'on vient d'annoncer, c'est majeur, c'est 15,45 millions de dollars triennaux pour nos SDC. 15,45 millions de dollars sur 3 ans pour l'ensemble des SDC montréalaises, c'est du jamais vu, c'est le plus grand budget déboursé par la Ville de Montréal, par l'administration Projet Montréal pour les commerces locaux. Et à l'intérieur de cette enveloppe, c'est pas à nous à dire quoi faire aux SDC et aux commerçants sur comment ils souhaitent utiliser ces sommes-là. Les experts des artères commerciales, ce sont les commerçants, ce sont les SDC et ce sont eux qui vont attribuer le financement parce que maintenant ils ont la plus grande des prévisibilités pour notamment faire de l'animation de rue et donc de l'activation hivernale. Et on le voit, des exemples criants, il y en a. Monsieur Hénault-Ratelle, comme moi, vient de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et s'il y a bien une SDC association commerciale qui en font un paquet pour l'activation hivernale, c'est Ontario et l'association des commerçants de Tétreaultville. L'animation, de l'activation de rue, du mobilier urbain, des lumières, etc., etc. Donc ça, ça fonctionne et on ne le changera pas et je le rappelle 15,45 millions de dollars sur 3 ans pour nos SDC pour faire de l'activation commerciale. Ensuite, je pense que l'opposition aurait, devrait avoir l'augure de prendre un peu de temps pour lire le New York Times. Dernièrement, le New York Times a louangé la ville de Montréal sur la façon dont on embrassait notre nordicité et dont les touristes décidaient, les touristes internationaux décidaient de venir à Montréal pour qu'on est une ville d'hiver. Et je laisserai ma collègue Ericka Alneus rentrer dans le détail de la programmation hivernale, mais sachez que partout à Montréal, et particulièrement dans le centre-ville avec nos partenaires du quartier Larkin, du quartier des spectacles, le Village, le Village va avoir une programmation fantastique cet hiver. Et Ville-Marie a de quoi être extrêmement fière, notamment autour de la place du Village, et mon collègue Robert Beaudry s'est battu extrêmement fort pour qu'on puisse en faire plus et pour qu'on puisse amener nos commerçants à travailler avec nous sur un hiver qui sera exceptionnel au village avec de l'animation pour les familles, pour les commerces, mais aussi pour les citoyens plus vulnérables. Je vous amène à l'ouest de l'arrondissement de Ville-Marie, square Cabot, la patinoire revient avec une animation bonifiée cette année. Alors je pense qu'on peut être fier et dire que notre nordicité, on On l'assume partout à Montréal, de Villeray au Sud-Ouest, à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et bien sûr dans Ville-Marie. Cette activation hivernale, elle aura lieu. La gratuité du stationnement, ça a été mis en place dans un contexte de creux historique et de fréquentation extrêmement basse au centre-ville. Mais c'est pas le stationnement qui fait venir les gens, c'est ce que font nos commerçants. Et nos commerçants locaux, y croit. Les artères commerciales locales, on y croit et c'est pour ça qu'on bonifie le programme de soutien aux SDC parce qu'on veut que ce soit sur les artères locales notamment que les gens consomment. La ville 15 minutes, c'est aussi en hiver et c'est aussi en venant sur vos SDC qui sont à 2 pas de chez vous. Et puis on va se le dire, on a besoin que ces artères commerciales très très local à proximité de chez nous rayonne, alors on a aussi la responsabilité comme élus municipaux de montrer l'exemple puis d'aller sur nos artères, d'aller magasiner, alors je vous enjoins chers collègues à faire vos emplettes du temps des fêtes sur vos artères et pas seulement dans des grands centres commerciaux. Et parlons de concours, on va reprendre l'exemple d'Ontario, des cartes cadeaux pour Noël mais ça se fait déjà. La roue, on n'a pas à la réinventer, toutes les SDC font ce type de concours pour les fêtes, il y a même des boutiques éphémères des fêtes sur chacune des SDC, puis je vois mes collègues hocher de la tête, il y en a dans Villerey, il y en a dans Ahuntsic-Cartierville, il y en a dans MHM, y en a-t-il dans vos arrondissements? Peut-être qu'il s'agirait que l'opposition en fasse un petit peu plus pour les SDC dans leurs arrondissements. En tout cas, Nous, on a de quoi être fiers, on est fiers d'attirer des touristes même en hiver parce que dans le centre-ville et dans nos quartiers, tout le monde met l'épaule à la roue, tout le monde est fier de sa nordicité et je laisse Madame Alneus vous parler de la nouvelle— pardon, Madame la mairesse, excusez-moi, Madame la mairesse, je vous laisse prendre le relais.
Martine Musau Muele ◌4:27:34
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌4:27:36
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Merci, Madame Hassan-Cournol, pour vos mots. Et je vais laisser Érika Alneus, ma collègue, prendre la parole par la suite. Mais écoutez, évidemment, quand on a vu la déclaration, la motion, pardon, ben on se réjouit du fait que l'opposition s'intéresse à cet aspect de l'hibernité. Et je pense que tout le monde ici dans cette Chambre s'intéresse à cette à cet élément qui nous distingue en fait. Je pense que pendant longtemps au Québec, incluant la ville de Montréal, je pense qu'on se disait, ah, l'hiver c'est surtout des questions de déneigement puis avec ce que ça amène comme complications pour les déplacements. Et avec le temps, je pense que tous et toutes se sont rendu compte que c'est un plus, c'est quelque chose qui nous distingue, qui fait de nous une ville, comme ça a été bien dit par madame Hassan-Cournol, la métropole francophone des Amériques des Amériques, mais en plus une ville d'hiver, donc il faut en profiter. Bon, ça c'est l'élément qu'on partage avec l'opposition, je vous dirais, concernant cette motion. Là où pour moi il y a, ça ne, on n'est pas nécessairement d'accord, c'est dans l'approche. C'est-à-dire que pour nous, depuis qu'on est au pouvoir, on a décidé de travailler avec l'ISDC qui, elle, ont les compétences, l'expertise, la compréhension, le contact direct avec les l'ensemble des commerçants. Ça a toujours été notre approche. Je veux dire, on ne va pas aller dire au SDC quoi faire. Je comprends, vous avez des exemples très concrets de faire des concours, mettre des guirlandes, ce n'est pas mauvais, mais on ne fait pas du micromanagement, nous autres. Nous sommes des élus dans cette Chambre qui devons donner les outils et les ressources financières à celles et ceux qui sont sur le terrain. Donc, écoutez, nécessairement, moi, je crois qu'il faut partir de la base, Jusqu'en haut, c'est comme ça que d'ailleurs notre parti a toujours fonctionné et c'est comme ça qu'on a toujours travaillé avec nos partenaires économiques. Et je tiens à le rappeler, notre administration est celle qui a décidé que les SDC allaient être des partenaires de fond. Maintenant, je vais vous dire, vous m'excuserez de mon retard, j'arrive directement du U20 à Rio qui était juste avant le G20 qui rassemble les chefs d'État sur des questions importantes pour l'ensemble de nos pays démocratiques. Et vous savez ce qui était fascinant? Rio, on s'entend, ville d'été par excellence, ville de festivals, ville de sa propriété de territoire. Eh bien, les gens à Rio, mais aussi les gens à Paris, donc j'ai eu le plaisir d'être avec madame Anne Hidalgo, avec qui on partage plusieurs valeurs et projets, avec des villes comme Bordeaux, que ce soit des villes aussi du nord, en Scandinavie, et on m'a parlé de Montréal. On nous a parlé de Montréal et vous savez pourquoi? Parce qu'on nous disait, comme le New York Times le mentionne et même le Toronto Star hier ou avant-hier, comme quoi la Ville de Montréal a réussi à redonner la ville à ses citoyens et citoyennes et nécessairement à ses commerçants. Alors, bien que la motion pour moi est dans le micromanagement et je pense qu'on doit s'éloigner de ce genre de façon de faire, ça ne tient pas la route ici dans cette Chambre, outils nos commerçants, mais j'envoie un message nécessairement aussi à l'opposition. Par contre, là où on peut faire la différence dans cette Chambre, c'est d'avoir des projets qui viennent transformer la ville. Et là où on est, on parle de nous à l'étranger comme partout au pays, c'est sur le fait qu'on réaménage, on réfléchit à l'extérieur de la boîte, on a décidé de faire des piétonnisations, on a décidé de faire différemment Sainte-Catherine qui, je le rappelle, à l'époque avec monsieur Coderre qui était le chef de l'autre côté, On refaisait la rue à l'identique en cloisonnant les citoyens sur des petits, petits trottoirs. On a dit non. Habiter la ville, se l'approprier l'hiver comme l'été, mais l'hiver parce que c'est de ça dont on parle en ce moment, c'est de pouvoir laisser la place aux gens de s'approprier et de pouvoir faire de l'animation de qualité. Alors évidemment, on aura la chance dans les prochaines motions de pouvoir discuter de l'aménagement du territoire. Mais j'invite quand même l'opposition à faire preuve de cohérence, de réfléchir à comment nous, comme élus dans cette salle, on peut s'assurer de vraiment soutenir les commerçants, nos artères commerciales locales partout sur le territoire, en ne confinant pas les gens qui magasinent sur des micro-trottoirs, sur des espaces où ils ne se sentent pas bienvenus. On a cette responsabilité et j'ai envie de vous dire, on doit une responsabilité d'avoir une vision. Je pense qu'au Projet Montréal, on l'a démontré à plein d'occasions, on va continuer à le faire, car refaire à l'identique, à un moment donné, il y a des limites. Alors, je nous laisse là-dessus. L'hivernité, oui, mais laissons les acteurs, ceux et celles qui habitent les quartiers, nos SDC, nos commerçants, nos citoyens, passer le message de comment dépenser l'argent avec une enveloppe historique, chose qui n'a jamais été faite avant, en donnant de la prévisibilité ce que nous demandent les commerçants depuis toujours. On les écoute. Projet Montréal, on est là pour eux.
Caroline Bourgeois ◌4:32:37
Merci.
Martine Musau Muele ◌4:32:47
Il est 17 h 27. Madame Alneus, est-ce que vous préférez poursuivre vos retours à 19 h? On vous écoute.
Ericka Alneus ◌4:32:56
Merci beaucoup, madame la présidente. Vous me permettrez, à la suite de madame Hassan-Cournol et de madame la PRS, de parler de programmation hivernale, mais aussi de collaboration. Nous sommes très sensibles au fait que l'hiver amène des gens d'un peu partout et qu'on a des promoteurs, on a des organisations qui font des événements tant au centre-ville qu'ailleurs. Donc, cette année, pour une première, on a fait un appel à projets collectif commun réunissant plusieurs bailleurs de fonds pour faciliter la vie de ces promoteurs. Donc, quand on dit réfléchir en dehors de la boîte, faire autrement, être facilitant, c'est une excellente façon. Cet appel à projets, c'était la Ville de Montréal, Service développement économique, Service de la culture, Tourisme Montréal, Ministère du Tourisme du Québec, Secrétariat à la région métropolitaine, Partenariat du quartier des spectacles, SDC Centre-Ville, SDC du Vieux-Montréal. Tous ces partenaires ont décidé de se mettre ensemble pour s'assurer de soutenir toutes les initiatives hivernales qui étaient possibles au centre-ville. Ce qui nous permet cet hiver, mesdames et messieurs et chers citoyens et citoyennes, de profiter de la ville, de notre nordicité comme rarement on a pu le faire. On a les célébrations du 31 décembre qui seront, ma foi, historiques, réalisées par Igloofest pour les nostalgiques de DJ Champion. C'est l'événement où on célébrera le 20e anniversaire de son premier album qui a été une fureur au Québec. Donc, une excellente opportunité de danser à l'extérieur. On peut parler du défilé du Père Noël, on peut parler du grand marché de Noël, plusieurs activités qui seront déployées tant pour la période des fêtes que durant l'hiver. Je veux aussi en profiter parce que monsieur Salem nous sensibilisait à l'équité. Territoriale. Nous sommes sensibles à l'équité territoriale. J'aimerais juste rappeler que nous avons voté plus tôt pour un soutien à la TOHU qui va aménager une patinoire réfrigérée. Donc, on participe à l'équité territoriale et je tiens à terminer en disant que notre administration travaille très fort pour incarner cette belle phrase de Gilles Vigneault, mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:35:19
Je vois une intervention souhaitée de monsieur François Limoges.
François Limoges ◌4:35:22
Oui, madame la présidente, étant donné qu'on a un beau débat et que ça serait dommage de l'interrompre, si le conseil est d'accord, moi j'autoriserais la réplique. On va manger avant? Vous voulez pas laisser la réplique de monsieur Hénault-Ratelle? Parfait, vous êtes maître à bord.
Martine Musau Muele ◌4:35:36
Il est 17 h 30, nous allons suspendre. Retour à 19 h.
Martine Musau Muele ◌6:08:19
Des membres du public, nous débutons cette séance du conseil avec la première intervention qui nous vient de Monsieur Desjardins-Drouin, Tristan. Bonjour, monsieur Desjardins-Drouin, et bienvenue. Allô?
Citoyen·ne ◌6:08:42
Bonjour, Tristan Desjardins-Drouin. Donc, en ces temps politiquement incertains, merci à toutes et tous de votre dévouement envers la démocratie. Je vais détailler un court préambule afin de bien situer ma question. Mes voisins, un couple d'immigrants âgés de 73 ans, seront expropriés dans les prochaines semaines par la STM pour construire un poste de ventilation du métro. Cette expulsion brutale, sans leur consentement, de leur maison qu'ils habitent depuis 40 ans avec leur enfant a été entérinée par la STM en 2021 et par vous, le conseil municipal, en 2022. Par contre, ce n'est que la semaine passée qu'une consultation publique de la STM a mis en lumière le projet de saccager un quartier résidentiel de Rosemont pour construire pendant 4 ans sans interruption un poste de ventilation nécessitant dynamitage, bruit et camionnage dans un quartier familial. La STM pourtant nous a présenté 4 autres sites qui ne nécessitent pas d'expropriation et qui appartiennent déjà à la STM, tout en étant plus éloignés des résidences. 2 sites supplémentaires sont vacants et disponibles et appartiennent au provincial selon les études de la STM. Comment peut-on en 2024 justifier d'exproprier des personnes âgées plutôt que d'utiliser des terrains publics disponibles Est-ce vraiment le bilan que vous souhaitez défendre? Ma question pour monsieur Caldwell, président du conseil d'administration de la STM, et monsieur Limoges, maire de Rosemont. Est-ce que la Ville et la STM s'engagent à réanalyser le choix du site du poste de ventilation et assurer une consultation visant l'acceptabilité sociale du projet?
Martine Musau Muele ◌6:10:08
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:10:09
Merci, merci monsieur Desjardins-Gouin. Comme vous en avez fait part justement, c'est des Oui. Donc, c'est des décisions qui ont été prises en 2021 et il y a effectivement là un processus de consultation, justement, tel que décrit par la loi pour que vous puissiez donner votre opinion. Donc, à l'époque, c'est un processus qui avait été fait avec l'arrondissement, avec l'analyse des différents sites, des avantages et inconvénients, et c'est dans ce sens-là que la décision a été prise. Vous savez, les postes de ventilation mécanique sont fondamentaux, névralgiques pour la sécurité du métro. Donc, tant pour le besoin, qui est le poste de ventilation mécanique, que pour la solution trouvée, on pourra faire part de l'analyse qui a été faite. Je comprends que ça a été fait dans la séance d'information déjà, telle que de la consultation publique, mais si vous voulez d'autres informations là-dessus, ça nous fera plaisir. Mais je vous invite aussi à donner votre opinion, déposer un mémoire dans la consultation qui est à cet effet. C'est pour ça qu'elle existe.
Voix 4E26:11:08
Merci.
Éric Alan Caldwell ◌6:11:08
Merci.
Voix 4B56:11:08
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:11:09
Question complémentaire? Ça va aller?
Citoyen·ne ◌6:11:13
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:11:13
Merci à vous, très bonne soirée, à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Jean Duval. Bonsoir monsieur Duval et bienvenue.
Voix 4F6:11:26
Bonsoir madame la présidente, les élus. J'ai un message à lancer à l'Assemblée ce soir. Vous savez, Noël arrive à grands pas. J'ai pas pris de chance parce que quand on— il y a encore un autre mois pour poser la question avant Noël, mais comme c'est la loterie quand on vient ici pour poser des questions, alors je le fais ce soir. Je tiens à dire que je suis également un aspirant candidat indépendant à la mairie de Montréal. Si je porte ce chapeau ce soir, c'est pour dire à tous ici d'ouvrir votre cœur. On se doit d'avoir plus d'empathie que ça. On fait mieux pour les chats et les chiens à Montréal. Je parle en termes de sauver des vies. Il y a un démantèlement qui s'effectue. dans les heures qui viennent. Je salue l'intervention des 2 élus indépendants ici, monsieur Sauvé et monsieur Sasseville, pour ce qu'ils ont fait. Je trouve ça courageux parce qu'ils sont indépendants. Et il faut dire que quand je parlais d'avoir de l'empathie, de l'empathie, c'est de se mettre dans la peau de l'autre.
Martine Musau Muele ◌6:12:55
la question, s'il vous plaît. Vous pourrez poursuivre par la suite.
Voix 4F6:13:01
Il y a énormément de lieux, d'immeubles qui appartiennent à la Ville de Montréal qui sont chauffés au minimum.
Martine Musau Muele ◌6:13:09
Est-ce qu'on peut avoir la première question, monsieur Duval?
Voix 4F6:13:15
Allons-nous ouvrir les portes à ceux qui vont être démantelés, qui vont perdre ce qu'il y a de peu qu'ils ont, c'est une tente.
Martine Musau Muele ◌6:13:25
Très bien, merci. On va y aller avec une réponse de monsieur Robert Beaudry.
Voix 4F6:13:29
Je m'excuse, la question, je la posais à un élu indépendant qui est monsieur Craig Sauvé.
Martine Musau Muele ◌6:13:36
Monsieur Craig Sauvé.
Voix 4F6:13:41
Bonjour, monsieur Duval.
Craig Sauvé ◌6:13:42
Merci pour votre question aujourd'hui. Je pense que la question est très pertinente parce qu'il y a Je ressens chez tous mes collègues ici dans la salle une inquiétude sérieuse pour les personnes en situation d'itinérance. On sait pertinemment qu'on n'a pas tous les espaces dont on a besoin pour l'hiver. On sait également qu'il y a des gens qui habitent dans, qui vivent dans des situations d'extrême vulnérabilité en ce moment à Montréal et sont à risque. On est à risque de perdre plus de gens.
Voix 4G6:14:16
Merci.
Craig Sauvé ◌6:14:16
Puis quand on parle avec des groupes qui œuvrent auprès des personnes qui sont en situation d'itinérance aujourd'hui, ils nous disent qu'ils perdent plus de gens. Et ça, c'est pas quelque chose qui est légère pour tout le monde ici, on est très concerné par ça. Vous parlez des bâtiments vacants, je pense, si j'ai bien compris. Je sais qu'on a des bâtiments vacants à la Ville de Montréal, certains qui sont en très mauvaise condition, mettons, moisissures, tout ça.
Voix 4F6:14:43
Oui.
Craig Sauvé ◌6:14:44
D'autres, j'espère qu'on va pouvoir les ouvrir effectivement avec des ressources pour loger des gens.
Voix 4F6:14:48
Je suis—
Craig Sauvé ◌6:14:49
j'ai entendu qu'il y a du travail qui se fait là-dessus, il y a des propositions qui se font, je pense, dans les arrondissements. Je l'espère parce qu'on a une vraie situation problématique et des vies sont en danger. Question complémentaire.
Voix 4F6:15:04
Oui, comme je me porte à l'aide du Père Noël, je suis l'aide au Père Noël pour Montréal. Au complet, la Ville de Montréal. Alors, s'il y a un cadeau à faire à nos plus démunis, alors vous devez prendre ça comme urgence. Alors, ma question s'adresse cette fois à monsieur Beaudry. Monsieur Beaudry, quelle est la solution pour que ces gens-là aient un toit sur la tête, pour sauver des vies. Parce qu'ici, il y a des morts qui vont être d'une évidence. Les gens vont mourir de faim, de froid. Alors, vous pouvez avoir ça sur la conscience, vous tous ici ce soir. Alors, il faut vous activer plus vite que ça. Ça presse. Merci. Alors, qu'allez-vous faire Demain. Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:16:10
Merci beaucoup, monsieur Duval, pour votre question. On va faire comme on fait depuis que notre administration est en poste, c'est de trouver tous les moyens possibles pour faire des propositions concrètes avec les moyens que nous avons. On a augmenté nos moyens, puis on veut continuer à aller encore plus en avant. On va déposer notre budget bientôt, vous allez voir, il y a des mesures concrètes qui seront mises de l'avant justement Pour aider les personnes les plus vulnérables, ceux qui n'ont plus de choix et qui sont à l'extérieur. Tous les élus qui sont ici dans cette chambre se sont présentés pour une raison, c'est pour servir leurs citoyennes et citoyens, les plus vulnérables ou plus aisés. Et on a fait face comme administration à des crises sans précédent lors de la COVID, mais aussi post-COVID, où l'itinérance qui était déjà très présente à Montréal s'est démultipliée à vitesse grand V. Les villes sont au front. On continue à faire notre travail, à se retrousser les manches, à regarder comment on peut mettre à disposition des infrastructures pour les gens pour se protéger, se réchauffer rapidement, mais si on agit seul, sans le concours de nos autres partenaires, des autres ordres de gouvernement, on n'y arrivera pas. Ça sera un plaster sur une plaie ouverte. Mais on continue de travailler, on continue d'y croire, on continue à faire ce travail-là, à se lever à tous les jours de la semaine parce qu'on y croit et qu'on veut améliorer le sort des personnes qui n'ont plus le choix.
Voix 4I36:17:22
Merci.
Voix 4B56:17:23
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:17:23
Très bien. Le temps étant écoulé, on vous souhaite une très bonne soirée, monsieur Duval, et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Marc Pérez. Bonsoir, monsieur Pérez, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:17:49
Bonsoir, merci. Bonjour, Haï et Goué. Vous savez, on dit que le rire est la meilleure façon de briser la glace. Alors, si ma présentation ne se passe pas comme prévu, au moins on repartira d'ici avec quelques rires et peut-être une nouvelle patinoire. À l'époque où Denis Coderre était maire, Valérie Plante s'était fermement opposée à la suppression des référendums. Elle les défendait comme un outil essentiel pour donner une voix aux Montréalais, un moyen de s'assurer que les intérêts de la communauté et non seulement les ambitions de quelques-uns restent au cœur des décisions. Mais aujourd'hui, les rôles se sont inversés. La voix qu'elle cherchait autrefois à protéger est maintenant ignorée. Les projets de pistes cyclables divisent profondément la ville et la majorité des citoyens se sentent mis à l'écart au profit de la minorité privilégiée par l'administration actuelle. La question est claire: Est-ce que la mairesse Valérie Plante respectera-t-elle ses valeurs d'origine et permettrait un référendum sur les pistes cyclables et respectera-t-elle la volonté de la majorité référendaire?
Martine Musau Muele ◌6:19:26
Merci. Allons-y avec une réponse de madame la mairesse.
Valérie Plante ◌6:19:32
Oui, bonsoir. De un, quand vous dites que j'étais contre les référendums ou que j'ai aboli les référendums, je ne sais absolument pas de quoi vous parlez. Et deuxièmement, la question des pistes cyclables, comme celle de l'entretien des routes, comme celle de la création de parcs éponges, comme celle— c'est des postes budgétaires, ce sont des éléments donc qui sont très bien discutés. Et pour être bien honnête avec vous, monsieur, avec tout respect, je pense qu'on a été très clairs dans notre premier mandat et dans le deuxième mandat. qu'est-ce qu'on allait faire. Alors, honnêtement, il n'y a pas de surprise ici. Et puis, quand vous dites que c'est une minorité de personnes qui veulent des pistes cyclables, vous privilégiez, je veux juste vous dire, monsieur, que la Santé publique de Montréal dit, et ça ce n'est pas moi qui parle, c'est une autorité publique de santé qui dit que les pistes cyclables, entre autres choses, pas que ça, mais l'élargissement des trottoirs, tout ce qui soutient le transport actif, la mobilité douce, Elle est importante et, entre autres, c'est un des facteurs pour atténuer les déficits socioéconomiques. Et c'est pour ça qu'il doit y en avoir dans tous les quartiers. Mais honnêtement, je pense que j'ai fait preuve, et nous avons fait preuve, de beaucoup de transparence. On n'a jamais caché cette intention-là. Et pour finir, la voie publique, c'est pas dit qu'elle appartient aux voitures. Ça a été vu comme ça dès le départ. C'est une voie carrossable, soit. mais je pense qu'on peut la partager et je pense que c'est au bénéfice de tous et chacun parce que souvent dans la même journée, on peut être à la fois piéton, automobiliste, parfois cycliste, ce dans une même journée. Alors, merci beaucoup pour votre question. J'espère que j'ai été claire sur la question de la transparence. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:21:09
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:21:15
Pour un parti politique, qui se prononce sur l'environnement. Je ne comprends pas comment Projet Montréal a décidé de convertir un terrain de soccer naturel vert dans notre parc Mackenzie King en un terrain synthétique. Nous avons assez de preuves que vous utilisez l'environnement pour votre propre besoin et pour bouger votre agenda. La mairesse de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce a très bien dit dans une séance que le WEF et que le ministère Fritsch-Gieben en l'OTAN ont dit qu'il faut baisser le nombre de voitures de 50 à 75%. Tout ce que les citoyens ont demandé, c'est que certaines configurations de vélos, autos et stationnements qui ont été bien réussies comme en Anjou et à Verdun, soit copiée dans Sainte-Sœur-Sainte-Ursule où la solution serait équitable pour tous.
Martine Musau Muele ◌6:22:15
Et la question, s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌6:22:28
Ma question est: en 2017, vous étiez contre Vous supportez les référendums. Denis Coderre devait les enlever.
Martine Musau Muele ◌6:22:41
Et la question?
Citoyen·ne ◌6:22:42
La question est pourquoi vous ne respectez pas, pourquoi vous ne faites pas un référendum sur les pistes cyclables aujourd'hui et respectez—
Martine Musau Muele ◌6:22:51
Très bien, le temps est écoulé. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌6:22:54
Merci, monsieur Perez, pour votre question. Je suis à Projet Montréal depuis 2006. Nous n'avons jamais été un parti qui soutenait les référendums. Je sais pas de quel référendum vous parlez. D'ailleurs, il y a une loi sur l'aménagement qui permet des consultations pour les projets immobiliers, mais jamais il y a eu à Montréal de référendum d'initiative populaire pour des aménagements de rue. Puis Projet Montréal ne s'est pas positionné en faveur d'une telle chose qui n'existait pas. Alors je ne sais pas à quoi vous faites référence. Et comme l'a dit la mairesse, pour ce qui est de favoriser les déplacements en transports actifs et collectifs, il y a une immense consultation qui s'appelle une élection générale et notre programme était infiniment clair là-dessus, il n'y a pas de surprise. Alors, je— mais on cherche à quoi vous faites référence quand vous parlez de référendum, mais ça me fera plaisir d'en discuter à un autre moment qu'ici parce que là, c'est pas clair pour nous ce dont vous parlez.
Martine Musau Muele ◌6:23:50
Merci, monsieur Perez, pour votre question. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Michael Dittor. Bonsoir, Monsieur Dittor, et bienvenue.
Voix 4H6:24:07
Bonsoir, bonjour. Michael Dittor. J'espère que c'est correct. Ma question serait peut-être un mélange.
Martine Musau Muele ◌6:24:12
Just go ahead and speak in the language you're most comfortable in.
Voix 4H6:24:14
Great. Oui, je continue avec le projet PVM. Belchasse, which my neighbour Christian has already presented. I guess I'll maybe start with a question and then add a bit of context, if you don't mind. As was mentioned before, there are several sites that are vacant. There are— there's the municipal, the provincial court, Thank you. Thank you. On the corner has quite a wide berth around it. On the corner of Bellechasse and Saint-Denis, there is an empty parking lot right now. Will the STM, will, will the borough commit— when they presented this project to us, the impacts, noise, circulation, dust were all very well detailed. There was nothing, nothing in the presentation about the most important impact that was going to be caused by this project. So will the STM, will the borough commit to first being fully transparent about the expropriation process? Someone being kicked out of their house needs to know. And more importantly, Commit to increasing the measures that it takes to minimize these impacts, including including but not limited to reconsidering the site.
Voix 4L6:25:50
Let's go ahead with the first part of the answer, and then you'll be able to continue.
Voix 4H6:25:54
Sure.
Martine Musau Muele ◌6:25:54
Monsieur Eric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:25:57
Thank you, Speaker. Hi, Mr. Ditter. Si vous me l'offrez, je vais donc répondre en français. Merci beaucoup. De toute façon. On aura la chance de se parler dans la langue de notre choix. Écoutez, oui, effectivement, dans la présentation de l'assemblée publique, la STM recensait le fait qu'elle avait fait des études sur plusieurs sites, qu'elle avait analysé justement ces possibilités-là afin de choisir le meilleur. Alors, quand vous nous arrivez en disant, ben, pourquoi vous avez pris ce site-là, pourquoi les autres, c'est une question qui se pose, pour laquelle il y a des explications, et je n'ai pas vu la séance d'infos publiques, mais bien sûr, c'est des explications qu'on peut vous fournir. Entre autres, je sais que vous citez la Chambre de la jeunesse comme lieu potentiel, et je sais qu'il y a eu des demandes à cet effet et que les propriétaires du terrain, comme c'est leur droit puisque c'est un gouvernement supérieur, auraient refusé. Donc, je veux quand même vous rassurer que ce que vous avez vu comme quoi il y avait plusieurs sites potentiels, mais c'est la démonstration même Qu'on les a étudiés et qu'on a voulu choisir le meilleur site possible de concert avec l'arrondissement. Donc je comprends qu'il y a une ouverture pour entendre ces explications-là. Et pour le reste, comme je l'ai fait tout à l'heure, je vous invite à participer à la consultation publique qui est en cours. C'est important de le faire et c'est pour vous entendre qu'on met en place ce processus.
Martine Musau Muele ◌6:27:19
Additional question?
Voix 4H6:27:20
Yeah, I have to confess that I was having a hard time hearing, but Thank you. Additional would be the continuation, just asking about minimization of the— minimizing the most important impact associated with this project, which is— which would include increasing the delay before the expropriation. This was learned about, you know, just weeks ago, and the family will be removed in the next few months. And properly compensating them if this does have to go to pass. We don't have— admittedly, you know, I'm getting the information secondhand, but everything— information that has been given so far is that what they're being offered would not buy them something in the neighbourhood or on the island of Montreal. For not just this, but future projects of the sort, to put the most emphasis on On mitigating this most important of impact.
Martine Musau Muele ◌6:28:23
Thank you, Monsieur Ricard and Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:28:26
Very much, Mr. Ditter. About the specific detail of those impacts, may I reassure you by the fact that we're following all the regulation and the guideline that protects a citizen in those circumstances. Donc on met en place tous les processus tels que prévu. Oui, c'est prévu justement dans le cas où on doit faire des acquisitions et on le fait dans les règles de l'art et on a habituellement une bonne feuille de route justement. Mais ça nous fera plaisir justement de vous donner des compléments d'information là-dessus. Comprenez que le métro, lorsqu'il a été planifié dans les années 60-70, n'a malheureusement pas prévu assez d'endroits pour les postes de ventilation mécanique. Oui, c'est ça. Donc depuis deux décennies déjà, la STM est en train de rattraper leur retard et oui, il faut en rajouter. C'est pour la sécurité des usagers du métro, c'est pour la sécurité de notre réseau et bien sûr, on veut le faire à moindre impact possible.
Voix 4L6:29:24
Thank you, Mr. Ditter, for your question. Have yourself a great evening.
Martine Musau Muele ◌6:29:28
Nous poursuivons avec la prochaine intervention. Bonsoir et bienvenue. Dites-moi, Madame Sylvia, est-ce qu'on prononce Diac ou Diac?
Citoyen·ne ◌6:29:43
Diac.
Martine Musau Muele ◌6:29:43
Diac. Bonsoir et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:29:45
Bonsoir. Hello everyone. Hi. I'm gonna speak in English. That's easier for me. So I've been a citizen of Pierrefonds since 2006, and in 2019, I actually spoke with Benoît Langevin about creating a permaculture garden in Pierrefonds. And we had a group that worked towards that. COVID messed up a little bit with our plans, but in the recent years, I've been involved in the food security efforts in West Island. Last summer, I spent working as a garden coordinator at the collective garden of West Island Assistance Fund. And last year, we also found out that there's been some changes in Cap-Saint-Jacques. And we're very interested in to know what's happening, like what are the city's efforts to use the land that's in Cap-Saint-Jacques for agriculture, for the urban agriculture, for food security in West Island? And also, is there any plan to introduce permaculture as well? I believe like a food forest At Cap Saint-Jacques would be a great initiative that would be both educational, would provide food, and also a recreational place. So are there any plans in the city to create a permaculture site in Cap Saint-Jacques?
Martine Musau Muele ◌6:31:19
Thank you, Madame Laurence Laving Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌6:31:22
Est-ce que ça fonctionne?
Voix 4E26:31:24
Oui.
Laurence Lavigne Lalonde ◌6:31:25
Merci pour votre question. Si vous permettez, je vais vous répondre en français. En fait, je voulais mentionner que, bien évidemment, le Cap-Saint-Jacques s'inscrit dans maintenant le Grand Parc de l'Ouest, et en créant ce Grand Parc de l'Ouest, on a bien évidemment plusieurs objectifs: préserver des milieux naturels, les entretenir, offrir plus d'espaces verts aux citoyens, mais aussi, bien évidemment, maintenir cette vocation agricole qu'on retrouve dans l'ouest de l'île et qu'on ne retrouve pas ailleurs à Montréal, et même de voir comment on va pouvoir s'assurer de développer des activités d'agriculture périurbaine dans l'ouest de l'île. C'est un grand, grand projet, le Grand Parc de l'Ouest, donc avec beaucoup de partenaires, beaucoup de territoires, certains qui appartiennent à la Ville, certains pas encore. Donc il y a beaucoup, il y a une grande stratégie qui doit être mise en place pour le développement de ce secteur-là et on travaille là justement à prioriser les actions. Plus précisément sur l'agriculture, On a une équipe qui est en train de réfléchir justement comment on va déployer ce volet-là d'agriculture. On sait que Des Trois-Pierres a fermé et maintenant c'est Magasin Partage, Regroupement Partage qui s'occupe, qui a pris le relais. Ceci étant dit, il reste des espaces qui peuvent être développés par d'autres partenaires et dans les prochains mois, on va aller à la rencontre. On est en train de faire le plan en ce moment pour voir c'est quoi nos objectifs. Où on s'en va et quelle est la stratégie pour aller rencontrer les acteurs locaux et voir comment on peut les impliquer dans ce projet-là. Donc vous allez avoir plus d'informations dans les prochains mois.
Martine Musau Muele ◌6:32:55
Additional question?
Citoyen·ne ◌6:32:58
I just want to know in particular if there's any plans to introduce permaculture in that place.
Martine Musau Muele ◌6:33:05
Madame Laurence Lavigne-Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌6:33:07
Oui, mais en fait ce qu'on veut faire c'est justement d'explorer toutes les possibilités. Et que ce soit de l'agriculture périurbaine, de la permaculture, des forêts nourricières, tout ça est sur la table. On regarde. On a aussi certaines. Il faut regarder la qualité des sols avant d'aller planter des choses qui vont être comestibles. Donc il y a quand même un travail d'analyse à faire. Mais bien évidemment, le volet nourricier, le volet agriculture est très très important pour nous dans le Grand Parc de l'Ouest.
Voix 4L6:33:35
Thank you for your question. Have yourself a great evening. I'm sorry. Oh, unfortunately, it's only two questions, but you're welcome to come back anytime. Thank you. Have a great evening.
Martine Musau Muele ◌6:33:59
Merci. La prochaine intervention. Bonsoir Monsieur Jean-Philippe, dites-moi est-ce que je dois prononcer Lowe?
Citoyen·ne ◌6:34:09
Le nom de famille se prononce Love.
Martine Musau Muele ◌6:34:11
Bienvenue et bonsoir.
Citoyen·ne ◌6:34:13
Merci, bonsoir. Mon point touche la consultation citoyenne qui est totalement méprisée. Qui êtes-vous pour nous dire que vous savez ce qui va nous rendre heureux? Madame Plante, mettre du jus de raisin dans les fontaines n'est pas nécessaire. Nous serions très heureux d'avoir des conduites qui ne cèdent pas lors des fortes pluies, Pas d'inondation par défaut d'entretien des canalisations. Merci de ne pas nous faire croire à la lune quand vous n'êtes pas en mesure d'assurer la base. Madame Thuillier amène toujours la même phrase en anglais qui lui paraît impossible à traduire. Je fais une proposition libre qui dit: construisez-le et ils l'utiliseront. En anglais comme en français, cette phrase est totalement stupide. Pour preuve, vous avez construit le REM et à ma connaissance, il n'est pas saturé par les utilisateurs. REV, Henri Bourassa. Madame Mauzerolle affirme avoir fait une consultation exemplaire de 1500 personnes. Est-ce par ignorance que nous sommes 130 000 ou par mépris pour les citoyens que vous dites cela? Sachant en plus que plusieurs centaines de personnes consultées appartiennent au lobby du vélo, se pourrait-il qu'il s'agisse plus d'une dictature des minorités que d'une démocratie? Madame Goulet, projet de piste cyclable sur Tollerst, 30 citoyens résidents contre, une pour, et vous allez de l'avant. Qu'est-ce qui n'est pas compréhensible dans les mots consultation citoyenne? Madame Goulet toujours affirme qu'une place de stationnement coûte 1250 dollars par jour, par mois, par an ou à vie. L'histoire ne le dit pas. Par contre, de transformer ce même carré d'asphalte en piste cyclable semble ne plus rien coûter.
Martine Musau Muele ◌6:35:36
Est-ce qu'on peut avoir la première question, Monsieur Leuze?
Citoyen·ne ◌6:35:38
Oui, je termine juste ce paragraphe-là, je vous donne la première question. Faut-il comprendre que vous remplacez toutes les places de stationnement par des pistes cyclables pour faire des économies et diminuer nos comptes de taxes? La question est la suivante: quand arrêterez-vous de prendre les Montréalais pour des imbéciles? plus précisément, quand arrêterez-vous de gaspiller des millions de taxes, de millions de dollars de taxes dans les projets sans étude d'impact ni véritable consultation?
Martine Musau Muele ◌6:35:59
Merci. Le temps étant écoulé, on va y aller avec une première partie de réponse. Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌6:36:08
Oui, merci beaucoup de vous être déplacée à l'Hôtel-de-Ville. Je vous rassure, le REV Saint-Denis, dans la première année, c'est 1 million d'utilisateurs, utilisatrices qui qui l'ont utilisé. Alors, les chiffres sont marquants. C'est aussi une augmentation de 16% du nombre de commerces sur la rue Saint-Denis. Donc, je vous rassure, on collecte des données parce qu'on trouve ça important de montrer qu'effectivement, quand on construit des infrastructures, quand on fait un rééquilibrage de la voie publique pour le bénéfice des utilisateurs, de ceux qui sont dans une voiture, mais également des piétons, des cyclistes et ceux qui font du transport collectif, comme par exemple sur Bourassa. Henri Bourassa. Donc, ben voilà, écoutez, puis je le répète, on a toujours été extrêmement transparents avec les Montréalais. La première fois en 2017, quand on a décidé de construire le REV, et on l'a été tout autant en 2021. Alors, pour nous, les budgets sont là, puis je vous rassure également, on a l'administration qui investit le plus dans les infrastructures souterraines, comme vous dites, les trucs de base, c'est-à-dire l'eau, les égouts, pour s'assurer que notre territoire soit bien protégé ou du moins qu'on l'adapte alors qu'on ne s'en est pas occupé pendant des années. Alors, si je devais terminer, parce que je sais que vous avez la chance de venir voir madame Thuillier également en arrondissement, mais je veux vous assurer qu'on est capable de faire plusieurs choses en même temps. C'est ça que ça fait une ville. Ça prépare la ville pour demain, ça s'assure qu'on a un partage de la route, mais ça s'occupe du déneigement, des poubelles et également des infrastructures souterraines.
Voix 4B56:37:33
Merci.
Valérie Plante ◌6:37:34
beaucoup d'être venu ce soir.
Martine Musau Muele ◌6:37:35
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:37:37
Oui, je vais terminer avec mon propos. Nous avons un citoyen comptable à Ahuntsic qui reprend les chiffres de la ville pour ses calculs, il arrive à une valeur de pourcentage d'augmentation de taxes différente de celle qui était présentée. Donc réponse de Madame Thuillier: nous utilisons la calculatrice de la ville. Je crois qu'il y a urgence à la réparer. Est-ce à force d'accumuler des erreurs de calcul que la ville se retrouve avec un déficit de 6,9 milliards? Donc Donc en fait ma question complémentaire est très simple, c'est qu'une fois de plus j'ai posé une question extrêmement simple et on a réussi à me répondre à côté comme ça se passe en général dans toutes les séances de conseil d'arrondissement. Donc pour vous aider à répondre à une question un petit peu plus subtile, Einstein dit que dans la vie il y a 2 choses qui sont infinies: l'univers et la bêtise humaine. Il rajoute: pour l'univers j'ai des doutes. Alors merci à travers votre réponse de ne pas lui donner raison. Donc je vous repose la question: quand arrêterez-vous de prendre les Montréalais pour des imbéciles? Merci.
Martine Musau Muele ◌6:38:38
Alors on m'indique qu'il n'y a pas de porte-parole pour cette deuxième question qui est une prérogative des élus. Monsieur Lööf, on vous remercie pour votre présence ce soir. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par monsieur Michel Labelle. Bonsoir et bienvenue, monsieur Labelle.
Voix 4P6:39:00
Oui, bonsoir. Je suis ici ce soir, mais je ne serais pas ici ce soir si la rencontre qui était supposée être organisée avec les Grands Parcs de la Ville de Montréal lors de l'intervention de monsieur Benoît Langevin au mois de septembre avait eu lieu, mais ça n'a jamais eu lieu. Donc, je suis ici pour apporter la correspondance concernant le dossier du parc régional du Cap-Saint-Jacques, la ferme écologique J'ai de la correspondance. La table de quartier au mois de février a organisé une rencontre au parc régional du Cap-Saint-Jacques. On avait peut-être une dizaine d'acteurs pour visiter. On a rencontré l'ancien DG et le gérant de la ferme à l'époque, il annonçait qu'il fermait les portes. Puis un des commentaires qu'on avait, c'est que des enjeux de fermeture sont expliqués. Un post-mortem, étude de cas serait nécessaire pour établir dans les meilleures mesures des et faire un portrait réaliste de qu'est-ce qui s'est passé. Et j'apporte aussi un courriel que la table des quartiers nord a envoyé au regroupement Partage pour faire une rencontre au mois de février suite à cette rencontre-là, en disant que nous avons besoin de commencer dès maintenant à travailler sur une solution globale de relance pour les terres agricoles. Plusieurs acteurs sur le territoire de l'ouest de l'île ont exprimé un intérêt à participer à développer un plan de relance. Un plan de relance? Oui. sont prêts à travailler avec vous comme partenaire. Maintenant, on voit qu'on reprend le même modèle d'exploitation qui est existant depuis 1986, on change d'acteur, on prend les mêmes modèles d'exploitation sur des terres qui appartiennent à tous les Montréalais, incluant les gens des villes défusionnées.
Martine Musau Muele ◌6:40:32
Compensons avec la première question.
Voix 4P6:40:34
Et la question est la suivante, est-ce qu'il y a un post-mortem qui a été fait sur les problématiques?
Martine Musau Muele ◌6:40:38
Merci.
Voix 4P6:40:39
Et sinon, pourquoi?
Laurence Lavigne Lalonde ◌6:40:45
Merci. Pour répondre directement à votre question, je n'ai pas vu personnellement le post-mortem, donc je vais faire la vérification, savoir si les équipes l'ont fait et comment ça s'est discuté. Ceci étant dit, c'est un organisme qui a eu des enjeux financiers et qui a fermé. Donc, je veux dire, la responsabilité de la Ville là-dedans, c'est quand même un organisme autonome qui était sur place. Ceci étant dit, on s'est assuré quand même de trouver quelqu'un rapidement qui allait pouvoir utiliser les terres qui étaient là. Et comme je répondais à la question à une dame précédemment, on a vraiment la volonté de mettre l'agriculture de l'avant, de remettre en culture des terres, et on veut le faire avec la communauté. Et on est en train de travailler sur ce plan de match-là pour voir comment on va de l'avant et comment on implique la communauté dans notre dans la suite des choses.
Martine Musau Muele ◌6:41:34
Question complémentaire.
Voix 4P6:41:35
J'entends beaucoup le mot on, mais je me sens pas inclus dans ce mot-là. Le point là-dedans, c'est que vous savez qu'à 20 minutes du site, il y a une institution, parce que j'ai entendu 2 mots qui étaient très préoccupants, situation précaire de nos BNL et le besoin de pérenniser une activité. C'est pas le rôle d'un conseil de pérenniser une activité d'un OBNL, ça c'est un conseil d'administration comme moi. Vous savez qu'à 20 minutes du site, il y a le Collège Macdonald, qui a un programme de 3 ans de technique en agriculture. Ils ont des étudiants, ils ont des stages de 2 étés. Il y a des étudiants qui n'ont pas accès à des terres agricoles. On a rencontré des étudiants qui louaient des terres à 1 heure de Montréal pour cultiver. Et je pense que si on regarde, c'est beau qu'il y ait un acteur, mais à un moment donné, pour une solution globale, ça va prendre une idée plus ouverte sur le concept total des terres. Merci. pas ceux qui restent à côté que ceux qui ont accordé le monopole déjà à une organisation sans consultation publique.
Martine Musau Muele ◌6:42:33
Et la question, s'il vous plaît.
Voix 4P6:42:34
La question, avez-vous considéré d'inviter le Collège Macdonald de l'Université McGill, qui est aussi en situation précaire? Vous avez mis 565 000 dans le partage depuis 2020.
Martine Musau Muele ◌6:42:44
Merci.
Voix 4P6:42:45
Est-ce que vous avez considéré l'Université McGill dans le projet?
Martine Musau Muele ◌6:42:47
Laurence, madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌6:42:51
Oui, merci. Absolument, évidemment. J'ai même été visiter là il y a quelques années avec mon collègue Robert Baudry, je crois. Nous étions allés quand j'étais responsable de l'agriculture urbaine et vous des grands parcs, Monsieur Baudry. On était allés visiter les installations. Donc oui, absolument, les grands parcs sont en contact et on essaie justement de voir comment on peut mettre tous les gens qui sont déjà sur le territoire à profit de ce territoire-là pour répondre à leurs enjeux et répondre à nos enjeux aussi. Ceci étant dit, comme vous l'avez si bien mentionné dans votre question et votre préambule, Ce sont des terrains, il y a des terrains qui sont publics, donc comment on les rend à la population sans vouloir les privatiser, c'est une question qu'il faut se poser. Et il y a des terrains qui sont privés qu'on aimerait mettre aussi en culture. Donc, il y a quand même des enjeux un peu plus techniques et légaux qu'il faut dénouer, mais ceci étant dit, oui, évidemment, on est en contact avec le campus McDonald's.
Martine Musau Muele ◌6:43:41
Merci pour votre présence ce soir, monsieur Labelle, et très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Caroline Guindon. Bonsoir, madame Guindon, et bienvenue.
Voix 4Q6:43:58
Merci, bonsoir à vous tous. Excusez-moi. Donc, ma question s'adresse à messieurs Limoges et Caldwell et concerne le poste de ventilation mécanique Bellechasse présenté plus tôt par monsieur Desjardins-Drouin. Je tiens à préciser d'abord que la STM travaille sur ce projet depuis 2018 et que nous, les citoyens du quartier, avons été avisés à la mi-octobre par l'entremise d'une pancarte d'expropriation imposées sur le duplex à détruire de la venue de ce projet. Cela étant dit, les citoyens se sont regroupés face au manque d'accessibilité sociale et à la décision inhumaine d'expulser des personnes âgées vulnérables plutôt que d'utiliser les terrains déjà vacants et disponibles. Une pétition a été lancée hier et plus de 200 et plus de 400 signatures depuis 24 heures ont été recueillies en opposition au choix actuel du site. J'aimerais d'ailleurs déposer une copie de cette pétition. Plusieurs raisons expliquent pourquoi seuls des bâtiments résidentiels et commerciaux légers sont permis dans ce quartier à forte densité population, notamment l'exposition des citoyens aux opérations bruyantes des équipes pendant 4 ans à des seuils plus élevés que ceux affirmés par la STM. Et c'est des données provenant de la CNESST et de la santé publique.
Martine Musau Muele ◌6:45:45
Merci. Est-ce qu'on peut y aller avec la première question, madame Labelle? Vous pourrez poursuivre ensuite.
Voix 4Q6:45:49
Oui, c'est madame Guindon.
Martine Musau Muele ◌6:45:51
Madame Guindon, mes excuses.
Voix 4Q6:45:52
Merci. Étant donné que le projet est non conforme à la réglementation municipale et nécessiterait un changement au règlement d'urbanisme, la Ville peut-elle s'assurer que l'emplacement choisi pour cet équipement bruyant soit implanté dans un secteur conforme à la réglementation et le plus loin possible des résidences?
Martine Musau Muele ◌6:46:12
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:46:15
Merci, madame Guindon. D'un, je vous rassure, il y a plusieurs postes de ventilation mécanique à Montréal justement qui sont très bien intégrés Oui. À la trame urbaine résidentielle. C'était d'ailleurs ça, il y en avait plusieurs, il y avait d'ailleurs quelques exemples dans la présentation qui a été faite à l'assemblée publique. Donc, il y a un savoir-faire qui a été développé à la STM justement pour minimiser les impacts. Après, sur le lieu, l'emplacement, vous opposez le site actuel à des sites, et je vous cite, vacants et disponibles. Ça n'a pas été le résultat de notre analyse. Justement, l'ensemble des sites Oui. Tous les sites identifiés ont été analysés avec les avantages, opportunités et inconvénients de leur localisation. Donc, c'est dans ce sens-là que le choix du site actuel a été fait. Ceci dit, comme aux deux précédentes personnes qui sont venues, la loi, et à ce sens, la loi est bien faite, nous demande de faire une consultation publique pour l'ensemble de ces processus-là, et on est content Que vous puissiez y participer, je vous invite à le faire.
Martine Musau Muele ◌6:47:18
Question complémentaire.
Voix 4Q6:47:19
Bien sûr. Tout à l'heure, monsieur Caldwell a dit, a répondu à monsieur Dater que le gouvernement provincial avait le droit de refuser que le PVM soit construit sur son terrain. Dois-je comprendre qu'à Montréal, en 2024, Un citoyen qui paye dûment ses taxes, lui, n'a pas le droit de refuser?
Martine Musau Muele ◌6:47:47
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:47:50
Comme vous le savez, on est encadré par un cadre juridique qui est québécois, qui est la loi sur justement les acquisitions et les expropriations pour les projets d'équipements publics. On respecte intégralement ce processus-là et ça vise à trouver le juste Oui. C'est de trouver l'équilibre entre le fait qu'il n'y ait pas un prix démesuré pour les projets publics payés par les payeurs de taxes et le droit des personnes justement pour lesquelles une acquisition est visée. Donc, le cadre législatif vise à trouver cet équilibre-là, alors c'est ce qu'on veut faire dans ce cas-ci comme dans les autres. Pour ce qui est du fait que oui, la Ville ne peut pas exproprier le gouvernement du Québec, je vous le confirme. qui est à l'ouvrage.
Martine Musau Muele ◌6:48:33
Merci pour votre présence ce soir, madame Guindon. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Linda Khalil. Bonsoir, madame Khalil, et bienvenue.
Voix 4R6:48:45
Oui, bonsoir. Je suis là aujourd'hui au nom de la Ligue des droits et libertés. Ma question est pour monsieur Alain Vaillancourt. Donc, en 2020, dans le rapport de consultation sur le racisme et les discriminations systémiques, l'OCPM avait recommandé de modifier la composition de la Commission de la sécurité publique pour y ajouter 2 représentants ou représentantes de la société civile qui auraient une expertise en matière de profilage racial et social et aussi de droits humains. Pour cela, il faut que l'Assemblée nationale modifie la Charte de la Ville de Montréal parce que c'est une loi. Monsieur Vaillancourt, après plusieurs demandes de suivi d'organisations de la société civile, le 18 janvier 2023, vous avez envoyé une lettre au ministre François Bonnardel pour lui faire la demande officiellement au nom de la ville de que la ville souhaiterait que le gouvernement du Québec modifie la charte de la ville de Montréal. Au conseil municipal du mois d'août 2023, vous avez répondu ceci à une question d'une de mes collègues de la Ligue: on fait des suivis régulièrement avec le bureau du ministre. Notre intention demeure qu'on ait une réponse aussitôt que possible du ministre concernant l'ajout de deux personnes sur la commission. Alors, ma question en 2 temps. Depuis janvier 2023, quelle a été la nature des communications entre la Ville de Montréal et le ministère de la Sécurité publique en 2023-2024? Et est-ce que le ministère a amorcé une démarche auprès de la Ville pour modifier la charte afin de répondre à la demande de la Ville et d'ajouter 2 représentants, représentantes de la société civile sur la Commission de la sécurité publique?
Martine Musau Muele ◌6:50:21
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌6:50:22
Merci, madame Kelly, votre question. Effectivement, on était d'accord avec la recommandation d'ajouter 2 personnes civiles avec ces profils dont vous avez mentionné. Et oui, une lettre a été envoyée demandant exactement que le ministre Bonnardel regarde la situation puis nous avise s'il peut le faire ou non ou quand. J'ai pas eu de nouvelles dernièrement. Pour tous les suivis que la Ville fait par rapport au gouvernement, c'est surtout le Bureau des relations gouvernementales municipales qui prend ce rôle-là pour faire le suivi de tous les dossiers de la Ville en général. J'ai pas eu de nouvelles du ministre dernièrement, mais je vous suggère fortement, si vous voulez précisément aller à la source, de, si vous l'avez pas fait, de lui demander lui-même. Mais j'ai pas eu de nouvelles dernièrement du ministre Bonnardel ni de son bureau.
Martine Musau Muele ◌6:51:07
Question complémentaire.
Voix 4R6:51:09
Oui, donc c'est sûr qu'à la Ligue, on est un peu surpris, surprise de la réponse de monsieur Vaillancourt parce qu'on a fait des demandes d'accès à l'information au ministère pour avoir des communications officielles entre le ministère et la Ville. Et ce qu'on a appris, c'est que dès la réception de la lettre en janvier 2023, le ministère en février a mandaté une personne pour être l'interlocutrice avec la Ville pour mener des travaux pour réaliser la demande de la Ville. Il y a eu énormément d'échanges de courriels entre cette personne du ministère et une personne du service du greffe de la Ville entre février 2023 et juin 2023, beaucoup de relances de la part du ministère. Donc, c'est un peu On était vraiment surpris de voir qu'en fait le ministère est enclin à donner suite à la demande de la Ville, mais la Ville a comme, on sait pas trop, mis sur la glace cette demande, ignoré les questions que le ministère lui posait pour faire avancer le dossier. Puis on était très déçus parce qu'en avril 2023, il y avait une, en mars-avril, il y avait une opportunité de modification législative avec le projet de loi 14 du ministre Bonnardel. Puis même le ministère relançait la Ville pour activer le dossier. Alors On est un peu consternés, puis on se demande qu'est-ce qui se passe à la Ville de Montréal quant au suivi à donner à cette importante recommandation. La Commission de la sécurité publique, c'est une instance importante, puis il faut y ajouter des représentants de la société civile.
Martine Musau Muele ◌6:52:23
Monsieur Alain Vaillancourt avec la réponse, merci.
Alain Vaillancourt ◌6:52:28
Nous voulons avancer avec le dossier, puis je vais vérifier avec les informations que vous faites ce soir par rapport au suivi qui semble être fait avec nos bureaux, mais je ferai les vérifications de mon bord.
Martine Musau Muele ◌6:52:39
Merci, Madame Kellil. Très bonne soirée à vous. Très bien. Vous pouvez remettre le tout soit à l'avant ou bien par courrier. Oui, tout à fait. Mais sinon, vous pouvez également prendre l'adresse électronique qui est disponible publiquement sur le site de la ville et ça sera acheminé au cabinet de Monsieur Vaillancourt. Oui, absolument. Vous pouvez déposer le tout avec le personnel également. Merci à vous. Très bonne soirée. Nous terminons la période de questions des personnes qui sont présentes ici ce soir avec la prochaine intervention de Robert Edgar. Bonsoir, monsieur Edgar, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:53:15
Bonsoir, madame la présidente, madame la mairesse et tous les conseillers. I was pleasantly surprised, as I think many Montrealers were, to learn that Valérie Plante is not seeking a third term as mayor. It had actually been my intention to ask François Limoges, if Projet Montréal would hold a leadership race before the next election. So now we're having one.
Voix 4F6:53:44
The—
Citoyen·ne ◌6:53:46
I should mention that my question is addressed to Valérie Plante, Madame la mairesse, and I hope she'll answer it because it's a question I don't think anyone else can answer. Valérie Plante has the intention of continuing as the mairesse to the end of her term. I am not sure that this is a very realistic proposal. I believe that with the leadership race vote happening on March 15th and Projet Montréal having a new leader and a new mayoralty candidate on March 15th, I think that would be a good time for Madame Plante to resign as mayor and to give the new leader of Projet Montréal An opportunity to prove how they will act as mayor of Montreal should they be reelected in the next election in November. So I'm just asking Madame Plante if you will consider that stepping down as mayor after a new leader has been elected.
Martine Musau Muele ◌6:54:51
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌6:54:54
Merci, Madame la Présidente. Mais Monsieur Edgar, merci pour votre opinion. On l'apprécie, on l'entend comme toujours. Merci beaucoup. Bonne soirée.
Martine Musau Muele ◌6:55:01
Additional question?
Citoyen·ne ◌6:55:04
I didn't really hear very well what François Lamoche said. There might be some sound issues because I heard someone else saying something, but they couldn't hear very well. So you might want to check your sound system and your mics. Whatever François Lamoche said doesn't answer my question from towards Madame Plante, she's the only person who can answer that question. It's a simple question: will you step down as mayor of Montreal when Projet Montréal has a new leader on March 15th, the Ides of March, by the way, and allow that person to show Montrealers, you know, how they would lead as mayor Leading up to the election, so that people get to know them.
Valérie Plante ◌6:55:56
Madame la Mairesse, la réponse est non.
Martine Musau Muele ◌6:55:59
Bonne soirée. Thank you, Mr.
Voix 4L6:56:02
Edgar, and have a great evening.
Martine Musau Muele ◌6:56:04
Nous poursuivons avec les questions écrites qui ont été soumises par le formulaire web. Question numéro un présentée par Maxime Junodéchaine. La question s'adresse au porteur du dossier. Elle se dit comme suit: Serait-ce possible d'enlever cendriers publics de les vider la nuit. Vous employez l'hiver à la va-vite avec un maillet et un pichet. J'étais le seul piéton au coin de Saint-Laurent et Jean-Talon et un employé de la Ville est arrivé à la course avec son petit marteau, a cogné le cendrier et j'ai la cendre de centaines de cigarettes d'inconnus dans les yeux, les cheveux et la bouche. Ça les a fait rigoler. Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌6:56:37
Oui, merci pour votre question, Maxime Junod-Echaen. Alors, merci de l'avoir apportée. notre attention et c'est effectivement inacceptable et je suis très désolée que cela vous est arrivé. Alors, sachez que je vais faire, j'ai déjà en fait contacté la personne responsable dans nos services qui s'occupe des cendriers urbains à travers la Ville et la Ville donne un contrat à l'externe pour ramasser les cendriers. Alors, ce que vous me dites, on va faire un suivi. Merci de nous avoir donné l'adresse exacte où ça alors on va faire nos recherches et on va prendre les mesures nécessaires pour corriger cette situation pour pas qu'elle ne se reproduise.
Martine Musau Muele ◌6:57:18
Merci. Question numéro 2 nous est présentée par Jacques Nacuzi. La question s'adresse à monsieur Robert Beaudry et elle se lit comme suit. Basé sur les documents confidentiels que l'élu Serge Sasseville a diffusés sur les réseaux sociaux concernant la piétonnisation de la rue Saint- Sainte-Catherine. J'aimerais tout d'abord remercier chaleureusement l'administration municipale pour le courage d'aller de l'avant avec un tel projet. Le centre-ville en a réellement besoin et c'est une façon de le rendre très attrayant. Pour que les travailleurs reviennent au centre-ville, il faut que la rue offre une meilleure expérience que leur cour arrière. Contrairement à l'avenue Mont-Royal, cette rue a l'avantage d'attirer de l'achalandage autant en fin de semaine qu'en semaine, ce qui serait un réel succès. Les premiers rendus montrent une piétonnisation partielle avec une approche d'esplanade. Basé sur le succès de la piétonnisation de l'avenue Mont-Royal qui est piétonne au complet, pourquoi ne pas éliminer complètement le transit automobile pour une meilleure convivialité, sécurité et expérience pour les familles tout en gérant les livraisons? Madame Alia Hassan-Cournol.
Voix 4T6:58:16
Oui, bonsoir monsieur Nacrouzi et merci pour votre question. Écoutez, le réaménagement de la 104 Ouest, c'est un projet majeur pour les 50 prochaines années. C'est vraiment une vision qu'on vient inscrire dans la ville et et qui n'a toujours pas été officiellement présenté, je tiens à le rappeler, ça se fera dans les prochains jours, mais quand on pense la Sainte-Catherine, on doit la penser pour tous les usagers, les usagères, les gens qui viennent de loin, les gens qui habitent autour, les commerçants, les commerçantes, et depuis plus de 2 ans maintenant, le service de l'urbanisme et de la mobilité fait un travail remarquable auprès des différentes parties prenantes au projet. Il y a eu beaucoup de consultations, beaucoup de concertations, notamment beaucoup de concertations avec la SDC Montréal Centre-Ville quoi qu'en dise, quoi qu'il en soit dit dans les médias et par certains élus et puis la proposition qu'on veut faire et Monsieur Baudry en parlera dans quelques minutes lors du débat sur la motion, c'est l'idée de faire des placettes et une piétonnisation qui peut venir et aller et ça c'est très important de le comprendre. On veut des placettes où on va se réapproprier la 104 Ouest notamment près de McGill et de Concordia et se laisser la possibilité de piétonnisation ponctuelle et ceci est le fruit évidemment de longues conversations, d'un travail de plus de 2 ans qui sera présenté officiellement un peu plus tard dans les prochains jours voire prochaines semaines. Merci Monsieur Nacuzi.
Martine Musau Muele ◌6:59:43
Question numéro 3 présentée par Marie Leuven, la question s'adresse à Monsieur Luc Rabouin. Elle porte sur l'aéroport de Montréal. Il se dit comme suit: At the recent Aglo meeting, I encouraged Montreal to threaten l'aéroport de Montréal with an injunction to cut down on flights at Trudeau. You told me to speak to my MP.
Voix 4L7:00:00
Thank you for your suggestion, but I have been communicating with him frequently over the past two plus years and with other MPs as well. That is precisely why I have asked Montreal to threaten an injunction to limit the number of flights as. Was recommended by Canada's leading scientists concerning nanoparticles in 2019. I sent in sufficient scientific evidence to support my request when I sent in my question for the October AGLO meeting. I am appalled at the inaction that I have experienced from the federal, provincial, and Dorval governments as the health of 800,000 Montrealers Is at stake. How about being more proactive than the other governments, Madame Marie-André-Monget?
Marie-Andrée Mauger ◌7:00:50
Merci, Madame la Présidente. Good evening, Mr. Levine. Thank you for sharing your concerns about the Montreal Trudeau Airport, and I understand your worries about air quality related to aircraft operations at the Montreal Trudeau Airport. The City of Montreal. The Service de l'Environnement operates a monitoring network, and there's an air quality monitoring station near the airport. It's number 66, and there's even an analyzer for ultrafine particles. So we do survey the air quality of the whole island of Montreal. However, the management and regulation of airport operations. Fall under the jurisdiction of Transport Canada and Aéroports de Montréal. So I suggest you continue your discussions with them as well as with your MP. Thank you very much.
Martine Musau Muele ◌7:01:48
Question numéro quatre nous est présentée par Ophélie Di Césaré. La question porte sur la sécurité, la sécurité autour des écoles. Elle s'adresse Merci beaucoup.
Voix 4M37:01:59
Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:02:00
Je vais poser une question au maire de Plateau-Mont-Royal et se lit comme suit. Mes enfants vont à l'école, une école située dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, et nous traversons régulièrement l'intersection Rachel-De Lorimier chaque jour. C'est une vraie jungle urbaine, encore plus avec tous les travaux qui paralysent le quartier. Au regard du tragique événement s'étant déroulé le 4 novembre 2024 dans le Mile-End où un enfant de 11 ans est mort après avoir été happé par un camion au coin de Parc-Extension Bernard. Je me demandais pourquoi nous ne pouvons pas avoir de brigadier scolaire à cet endroit. Les intersections avoisinantes en ont, mais celle-ci, qui est à mon sens majeure, en est encore dépourvue. Comment est-ce possible de faire remonter une telle requête?
Alain Vaillancourt ◌7:02:42
Merci pour la question, madame De César. Effectivement, les, les travers scolaires, les brigadiers scolaires sont gérés par la SPVM. C'est eux qui vont aller faire l'analyse de l'intersection pour voir sa dangerosité et la nécessité ou non d'un brigadier scolaire. Donc, j'encourage fortement d'aller au poste de quartier. Dans votre cas, je crois, c'est le PDQ 38. Sinon, vous pouvez aller sur place vous-même ou aussi en ligne, vous pouvez envoyer un courriel. C'est clairement indiqué sur leur page web, au PDQ 38, comment les contacter. Et faites une demande clairement au SPVM. Merci. Il doit vous répondre. Sinon, vous pouvez toujours contacter votre arrondissement, vos élus pour faire un suivi au besoin. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:03:26
Question numéro cinq nous est présentée par Valérie Kessy. La question porte sur la STM. Elle s'adresse à Monsieur Éric Alan Caldwell.
Voix 4L7:03:35
Il se dit comme suit: The Gazette reported last week that the STM will reduce its bus fleet next year from one 1,992 buses to 1,855. Is this true? Over the past years, despite the pandemic and a collapse of ridership, the city administration increased the fleet size by buying 300 buses in addition to its regular annual purchases. The cost of those buses and the need to construct additional garages for them was nearly $1 billion in taxpayers' Thank you. Now the fleet exceeds the STM's need for many years to come, thus the decision now to reduce the size of— the size to lower the financial burden. Why were these purchases not cancelled or rescheduled years ago? It looks like gross mismanagement.
Martine Musau Muele ◌7:04:27
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌7:04:29
Thank you, Mr. Speaker, and thank you, Mrs. Kesley, for your question. I'll answer In French, and if you need further explanation, I'll be glad to to be in contact with you. L'achat des 300 bus a été fait dans un contexte où on devait augmenter la capacité. Il y a deux choses qu'on pouvait pas prévoir: un, la pandémie; deux, que personne au Québec allait pouvoir acheter des autobus pendant trois ans entre la transition des bus hybrides et des bus électriques.
Voix 4P7:05:00
Oui.
Éric Alan Caldwell ◌7:05:00
Et quand je parle à mes collègues des autres sociétés de transport, ils nous trouvent tellement chanceux à Montréal parce que eux, comme ça fait 2-3 ans qu'ils n'ont pas acheté de bus, comme on le sait, on rebute les bus à 16 ans pour les envoyer au recyclage, bien eux sont obligés de prolonger la vie utile de leurs bus. Ils ont des bus de 17, 18, 19 ans qui roulent dans leurs rues. Ça augmente leurs frais d'exploitation. Alors, on est vraiment dans une situation enviable qui nous de maintenir l'offre de service, et ça je le dis, l'offre de service de bus sera maintenue, et dans un deuxième temps, ça nous permet de répondre aux défis régionaux comme les mesures de mitigation. Ceux d'entre vous qui ont vu la nouvelle du REM comme quoi il allait avoir besoin de nos autobus pour offrir des mesures de mitigation, en tout cas donc à l'échelle montréalaise, on est très content d'avoir ce qu'il faut pour répondre aux défis de mobilité et on en est très fiers.
Martine Musau Muele ◌7:05:54
Question numéro 6 nous est présentée par Hannah Chasby. La question porte sur un règlement d'urbanisme et s'adresse à madame Émilie Thuillier et se lit comme suit. Le projet de résolution en question fera en sorte de dépasser la hauteur maximale des immeubles permis qui est de 4 étages. L'immeuble en vue de construction sera de 6 étages et sera entre l'immeuble voisin de 4 étages et le YMCA de Cartierville. qui ne fait que 3 étages. Avez-vous pris en considération le principe de la modulation volumétrique permettant d'avoir une harmonie des bâtiments, madame Émilie Thuillier?
Voix 4G7:06:28
Monsieur Chassebaix, pour votre question, je pense que vous étiez aussi peut-être à la consultation publique à l'arrondissement il y a quelques semaines. Donc, écoutez, c'est un projet qu'on attend depuis très longtemps parce que peut-être que vous ne le saviez pas, mais c'est un projet qui devait se faire à peu près en même temps que le YMCA. Justement donc l'entente entre la Ville de Montréal, l'arrondissement et le YMCA. Ce terrain était voué à développer un projet de logement social et communautaire et nous avons attendu tout ce temps pour avoir un organisme porteur qui puisse avoir un montage financier qui se tienne. Alors pour, on est très heureux et heureuses d'avoir le développement de ce projet pour des logements sociaux et communautaires dont les gens ont bien besoin dans ce quartier. Alors, pour répondre à votre question, oui, on a regardé les hauteurs de bâtiments autour, mais pas seulement, parce qu'effectivement, comme je vous le disais, on a regardé aussi comment on est capable de faire un projet avec le financement qui vient du gouvernement du Québec. On doit aussi prendre en compte qu'on est à 400 mètres de la future gare Bois-Franc du REM, donc c'est l'endroit dans notre ville où on doit densifier parce qu'on a du transport collectif vraiment structurant. Alors, tous ces paramètres ont été regardés et c'est pour ça que l'arrondissement ainsi que le comité consultatif d'urbanisme de l'arrondissement ont jugé que c'était un projet adéquat pour le secteur. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:07:47
Question numéro 7 nous est présentée par Elizabeth Green. La question porte sur la mobilisation 6600 Parc Nature et Machem. Elle s'adresse à madame la mairesse et se lit comme suit: comment la Ville de Montréal compte-t-elle protéger ses citoyens des expansions portuaires Bonsoir, madame Green, et merci pour la question.
Voix 4T7:08:09
Écoutez, à notre connaissance, et dans les plans de développement et les plans stratégiques du port de Montréal, il n'y a pas de développement et d'expansion portuaire sur l'île de Montréal, mais bien à contrecœur. J'aime aussi à rappeler qu'il y a une entente entre la Ville de Montréal et le port quant à l'interface ville-port. Comité sur lequel nous siégeons et où 10 millions de dollars sont engagés pour bonifier l'interface entre la ville et le port, donc entre vous citoyens et les activités industrielles et logistiques du port de Montréal. Vous le savez, on a de nombreuses conversations avec le port de Montréal pour essayer notamment d'atténuer les nuisances, de bonifier l'implication du port de Montréal dans la vie de quartier, sur des enjeux tels que le verdissement, l'environnement, l'électrification des activités portuaires et le soutien aux organismes communautaires. Alors voici ma réponse.
Martine Musau Muele ◌7:09:03
Question numéro 8 présentée par Marc Béliveau, cette question porte sur la, je pourrais dire le français, je la lis avec le retrait d'une citation de paroles de chansons vulgaires. Bonsoir, j'aimerais connaître pour quelles raisons la musique divine durant le patin libre dans les arénas est uniquement anglophone et pourquoi le contenu des chansons diffusées n'est pas contrôlé. Par exemple, entendre des paroles obscènes me semble peu approprié pour les enfants. Enfin, diffuser la musique produite par nos artistes québécois serait une excellente façon de contribuer à la diffusion de notre culture. Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌7:09:39
Merci, madame la présidente, et merci, monsieur Béliveau, pour votre question. On partage votre avis que la Ville doit faire preuve d'exemplarité tant sur le plan de la langue. Bon, maintenant, d'un point de vue de contenu, on sait très bien qu'on a des artistes très inspirants qui profiteraient d'avoir cette vitrine de diffusion dans nos installations municipales. Disons ce que vous amenez, bien sûr qu'on partage votre avis, mais d'autres aussi l'ont fait, notamment dans le dernier rapport du comité de la langue française qui a été déposé ici au conseil municipal en octobre et pour lequel nous sommes à l'étude des recommandations pour voir comment les implanter, où on parle de prioriser la tenue d'activités et d'événements culturels en français dans nos institutions municipales, renforcer cette action dans la programmation culture, sports, loisirs, aussi en collaboration avec les organismes du milieu. Et ça fait partie aussi du projet de politique de développement culturel qui compte des engagements envers la langue française. Alors on va remercie pour votre suggestion et on est convaincus qu'un projet, que ce soit de liste de lecture qui mette en valeur nos artistes, pourrait grandement contribuer à la diffusion dans nos infrastructures montréalaises. Mais sachez que votre préoccupation et surtout votre suggestion, elle est très, très bien mise en compte et il me fera plaisir de pouvoir continuer à y travailler au cours de la prochaine année. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:11:01
La question numéro 9 nous est présentée par Octavio de Jesus Gilles. La question s'adresse à madame Émilie Thuillier, elle porte sur une résolution d'arrondissement et se lit comme suit. Avez-vous pensé aux places de stationnement pour les visiteurs des personnes aînées, car il en manque beaucoup à cause de la densité de la population dans notre quartier et aussi le manque d'espaces verts. Madame Émilie Thuillier.
Voix 4G7:11:23
Oui, bonjour monsieur Desjésus-Gilles, merci pour votre question. Donc, c'est toujours le même projet dont on parlait il y a quelques minutes. Vous savez, c'est un peu beaucoup demander à chacun des projets d'immobilier d'avoir sur leur site des stationnements pour les visiteurs. Donc, ça se peut et ça arrive régulièrement que des projets privés, quels qu'ils soient, n'aient pas nécessairement de places de stationnement sur site pour les visiteurs. Ceci dit, il y a des rues à proximité, il y a tout un système aussi de transport Oui, c'est ça. Et donc, le bâtiment va s'insérer dans le quartier comme les autres bâtiments le sont en ce moment. Et par rapport à la verdure, écoutez, je suis plutôt d'accord avec vous. Ceci dit, il y a beaucoup de changements dans votre quartier. D'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a un petit jardin maintenant devant le YMCA. Et avec le grand projet Laurentien-Lachapelle, on a planté, on terminera de planter très bientôt des centaines d'arbres. Donc, assurément, la face de votre quartier va changer. Il y aura aussi une nouvelle œuvre d'art publique juste en face de chez vous, au coin de la chapelle Laurentien-Keller. Et donc, il y aura beaucoup de beau dans votre quartier dans les prochaines années.
Voix 4U37:12:39
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:12:40
Question numéro 10 nous est présentée par Giacomo Vigna. La question porte sur les inondations lors de pluies abondantes. La question s'adresse à Madame Maya Vodanovic et se lit comme suit: la ville a commandé des études, à savoir de CIMA et de Tetra, pour la problématique des inondations lors de pluies abondantes dans les arrondissements. Quelles solutions seront privilégiées? Comment va-t-on prioriser les arrondissements où des travaux vont être effectués en premier? L'arrondissement Saint-Léonard a subi plusieurs inondations suite aux fortes pluies au cours des dernières années et plusieurs zones sont en risque. Les collecteurs d'eau sont sous-dimensionnés. Qu'est-ce qui est envisagé pour cet arrondissement? Va-t-on aider l'arrondissement financièrement pour éviter d'autres inondations? Dans l'arrondissement voisin de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, il y a 2 parcs éponges et on en prévoit 3 autres selon l'information qui m'a été transmise par cet arrondissement. Pourrait-on nous assurer que des solutions soient mises en place de manière diligente et équitable dans tous les arrondissements, Madame Maja Vodanovic?
Maja Vodanovic ◌7:13:36
Oui, merci Monsieur Giacomo Vigna, merci Merci beaucoup pour votre question. Alors oui, ça va être équitable. On va travailler avec votre arrondissement. D'ailleurs, je suis contente que vous souleviez le point de parc résilient. Oui, il y en a à Villeray-Saint-Michel, mais vous pouvez aussi en avoir. Alors, il s'agit de travailler avec l'arrondissement qui le souhaite. Le service de l'eau travaille avec tous les arrondissements qui souhaitent faire des parcs résilients. Alors, à chaque fois qu'on refait une rue, ça nous donne l'occasion d'amener cette eau à un autre endroit que de la garder dans les— sur la rue et dans l'épuisard. Alors, n'importe quel projet, vous nous le soumettez avec votre arrondissement et on va le regarder avec plaisir. Sachez aussi que le collecteur Langelier, il est toujours dans les cartons pour votre arrondissement. Alors, c'est un projet de très, très longue haleine, ça va prendre plus de 10 ans à le réaliser, puis même si une fois réalisé, ça ne réglera pas tous les problèmes. Alors, d'ici là, on vous encourage fortement à protéger votre maison, à protéger votre cadre bâti et de profiter de notre programme Rénoplex qui va vous aider financièrement à le faire. Alors, merci.
Martine Musau Muele ◌7:14:50
Question numéro 11 nous est présentée par Jocelyne Philibert. La question porte sur la sécurité pour tous les usagers sur les routes. Elle s'adresse à madame la mairesse et elle se comme suit. Un piéton se trouve dans un état critique après avoir été happé par un camion dans le secteur du Mile-End à Montréal. La victime serait un enfant de 10 ans. Madame la mairesse, s'il vous plaît, mettez le service compétent là-dessus. Avenue du Parc de Mont-Royal à Bernard, c'est un danger constant. Chaque fois que j'ai à traverser, je stresse. Je me demandais s'il y avait, s'il n'y avait pas quelque part au monde une stratégie pour sécuriser les intersections. Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌7:15:26
Merci beaucoup pour votre question. En effet, l'avenue du Parc est connue pour comporter plusieurs intersections qui sont dangereuses, qui sont accidentogènes. La plus importante, c'est Mont-Royal, pour laquelle on a un projet de sécurisation qui va être déployé en 2025. Sur plusieurs autres intersections, on a fait des saillies de trottoirs sur les sur l'axe nord-sud. On a créé des traverses à mi-bloc aussi activées avec un bouton avec un feu de circulation pour aussi faciliter la traversée de ces grands blocs-là. Mais il faut continuer, bien évidemment. On a saisi les services de l'arrondissement là-dessus, de la ville-centre aussi. On attend encore le résultat de l'enquête post-collision pour voir exactement quelles étaient Quels sont les facteurs en cause? Les facteurs en cause, c'est toujours multifactoriel. Et parallèlement à ça, on continue à agir à la source. Ce qu'on veut pour que nos rues soient plus sécuritaires, c'est diminuer le plus possible le nombre de voitures qui circulent, le nombre de camions aussi. On travaille avec le Bureau des normes du Québec pour les transformer pour que les camions aient moins d'angles morts. Donc, c'est une multitude de mesures qu'il faut qu'on prenne pour rendre nos rues plus sécuritaires parce que chaque intersection est dangereuse. Et sur l'avenue Duparc, on a aussi un projet de SRB, donc avec la STM, qui va aussi changer l'allure de la rue avec des réaménagements, donc pour grandement sécuriser cet axe-là qui est très important. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:16:53
Question numéro 12 nous est présentée par Léa Kim Châteauneuf. La question porte sur les caméras de circulation. Elle s'adresse à madame Sophie Mauzerolle et elle se lit comme suit. En 2015, la Ville annonçait l'accès ouvert et public aux caméras de circulation de 250 intersections. L'accès public aux images des quelques 500 caméras de circulation de la Ville a été retiré au début, en début d'année après plus de 8 ans d'accès ouvert et public. Ces caméras étaient d'une grande utilité pour bien planifier les déplacements en mobilité douce, marche et vélo, et permettaient de vérifier l'état d'avancement du déneigement l'hiver, l'état des pistes cyclables et les entraves pour les déplacements en mode actif. L'intégration dans un outil de planification de trajet comme véloinfo.quebec Étaient des plus appréciés. La ville redirige présentement vers Québec 511, ce qui ne s'adresse qu'aux automobilistes. À quel moment l'accès public à ces caméras sera-t-il rétabli afin de rendre les déplacements à vélo ou à pied plus agréables et surtout plus sécuritaires? Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌7:17:54
Merci beaucoup, Madame la Présidente, et merci beaucoup, Madame Châteauneuf, pour votre question. Elle est fort intéressante. Je tiens à vous assurer que les caméras de la Ville sont fonctionnelles et que les données sont utilisées autant pour des, dans des buts d'analyse, de prise de décision et d'ailleurs partagées avec plusieurs organismes pour créer l'outil de planification des trajets comme celui de Vélo Info Québec ou le 511. Cependant, depuis 2023, des nouvelles dispositions législatives sont apparus dans le cadre de la politique de confidentialité lors d'une collecte de renseignements personnels par un moyen technologique. Donc, les images ne peuvent plus être diffusées en temps réel. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:18:39
Question numéro 13 nous est présentée par Sylvie Dufresne. La question porte sur un pumptrack. Elle s'adresse à madame Marie-Andrée Mauger et elle se lit comme suit. Lors des interventions de résidents s'opposant à l'implantation du pumptrack sur le Lot reconnu pour sa biodiversité, votre répartie a été de critiquer les citoyens en les blâmant qu'ils envoient leurs eaux de piscine dans le boisé, qu'ils émettent des GES via leurs automobiles. Vous n'aviez— vous n'avez jamais abordé les répercussions environnementales sur le lac des Bâts de Sûr, de situations plus sérieuses, de 2 projets endossés par l'arrondissement. Le golf par l'utilisation de produits phytosanitaires et le spa en contaminant les eaux ont accéléré le L'eutrophisation du lac. Les préoccupations environnementales sont sous-estimées. Le legs d'un milieu naturel déjà existant et le reverdissement de l'eau ne pourront jamais compenser pour la destruction de ce milieu. Dans le contexte d'urgence climatique et de retour de la COP 16 sur la biodiversité, comment peut-on maintenir la décision d'asphalter une des dernières friches de l'Île-des-Sœurs alors que des terrains minéralisés éviteraient cette perte irrémédiable? Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌7:19:46
Merci, merci, madame la présidente. Merci, madame Dufresne, pour la question. Nous partageons toutes les deux une grande préoccupation pour l'environnement, le maintien de l'équilibre écologique du boisé du Domaine Saint-Paul, qui est un joyau de l'Île-des-Sœurs. Vous savez, il y a plusieurs années, effectivement, il y a eu des décisions prises pour aménager un golf, un golf écologique, un spa. Ce qu'on peut vous dire, c'est que l'arrondissement a fait beaucoup d'efforts pour assurer l'équilibre écologique du lac des Bâtures, notamment par un apport en eau brute, le ruisseau des Hérons, les bassins, le lac La Coursière où on a même implanté une bande riveraine, ce qui ne s'était jamais vu, pour justement cesser l'eutrophisation de ce lac. Vous savez, avec les golfs, notre administration a banni l'utilisation des pesticides. Ça débute dès la saison 2025. Donc ça aussi, ça va avoir un impact positif sur tous les golfs de Montréal. Vous savez, le pourtour du Boisé-Saint-Paul a été développé avec des dizaines de maisons. Donc on est dans cette cohabitation-là entre l'humain et la nature. Et on a annoncé récemment qu'on va ajouter 10 secteurs de nature urbaine, donc de milieux contributifs à la biodiversité, donc 10 secteurs qui vont s'ajouter aux 26 hectares du Boisé-Saint-Paul. Et le projet de Pond Track, donc, représente 0,37 hectare de tout cet ensemble-là qu'on veut dédier à la nature. Et de ce 0,37 hectare, moins de 25% sera constitué d'enrobé bitumineux. Voilà, je vous remercie.
Martine Musau Muele ◌7:21:23
Question numéro 14 nous est présentée par Jean-Philippe Laguëux. La question porte sur le vélo d'hiver. Elle s'adresse à monsieur François Limoges et elle se Merci. La prochaine question se lit comme suit. Monsieur Limoges, pourriez-vous envisager la mise en place d'un système de subventions visant à soutenir la pratique du vélo en hiver? Dans notre arrondissement, un grand nombre de parents utilisent le vélo cargo pour amener leurs enfants à l'école. Ce mode de transport est plus pratique que la voiture pour les déplacements urbains et nombreux sont ceux qui aimeraient continuer de l'utiliser malgré l'hiver qui approche. Un programme similaire a été instauré dans Ahuntsic-Cartierville et suscite un engouement. La subvention pourrait couvrir l'achat des pneus d'hiver et les frais reliés à la préparation mécanique hivernale des vélos. Ce soutien financier permettrait de faire adopter plus largement la pratique du vélo en hiver et contribuerait à désengorger nos rues en plus de promouvoir l'exercice physique. Cela positionnerait notre arrondissement comme un modèle de mobilité durable et permettrait de maximiser l'utilisation des infrastructures pour vélo de notre ville. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌7:22:21
Bonjour monsieur Laguëux, merci pour votre question. Écoutez, sur le fond, vous avez absolument raison, puis je suis 1000% sont d'accord avec vous et c'est un programme que Antic a fait pendant un an et qui est très très très très inspirant. Il y a deux difficultés. La première, c'est les budgets des arrondissements sont extrêmement serrés en ce moment et donc à court terme, il y a un enjeu là-dessus. De toute façon, pour la saison 2024-2025, elle est couverte par le budget qui vient d'être adopté pour lequel tel programme n'avait pas été prévu. Faudrait s'en reparler pour la saison 2025-2026, ça pourrait être une idée. Ceci étant dit, on a des choix difficiles à faire en arrondissement, les budgets sont très serrés, mais c'est une idée intéressante puis ça vaut la peine qu'on s'en reparle. Merci beaucoup et bonne soirée.
Martine Musau Muele ◌7:23:10
Question numéro 15 nous est présentée par Pete De Vries. La question porte sur la consultation publique, elle s'adresse au porteur de dossier, elle se lit comme suit.
Voix 4L7:23:21
Why was no one consulted regarding what I witnessed as a huge riverside complex cutting off the last, excepting a tiny park just north of it, remaining access to nature, to nature in Pierre-François Roxborough? Leave well enough alone and stop progress like this to line your own pockets. Disgusting! You should all be ashamed of yourselves rather than looking after the common good. You continually, again with no consultation, to ram your commercial projects through with no regard for your citizens living across the street and so many others. Does anyone on your council regard additional traffic as a problem? Shame on you. Count me out for any support. The opposite indeed.
Martine Musau Muele ◌7:24:04
Monsieur Benoit Langevin.
Laurence Lavigne Lalonde ◌7:24:07
Thank you, Mr.
Voix 4A27:24:08
De Vries, for your question. If you're referring, you're referencing to the project of two. 240 Rive-Boisée. The project was in full rights and it did its due diligence to go through all the necessary approvals and permits to proceed. The land is not city-owned. The land is privately owned, and in the context of the housing crisis that we're dealing with and a necessity to have density and to densify the center part of the borough where there's a concentration of services made sense to actually go forward with this project. There was also a study made through our traffic committee that did not raise any red flags about a significant increase in the traffic. Also to mention that this project also So we'll preserve a strip of trees, and also we'll have a plan to replant some trees in the area. So thank you for your question. Question numéro seize nous est présentée par Pierre Bourassa. La question porte sur les grands parcs. Elle se lit comme suit et elle s'adresse à Madame la Maire. Est-ce en lien avec le développement d'espaces verts tels que promus par la Ville de Montréal sur son territoire? Êtes-vous d'accord avec, êtes-vous en accord avec la création d'un grand parc réunissant le parc Félix-Leclerc et le boisé Jean-Milot situé dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve? Et si oui, quel réaménagement routier privilégiez-vous pour la circulation puisqu'actuellement avec le prolongement de la ligne bleue, les autobus de la rue Jean-Talon et autres sont déviés sur la rue Bélanger pour une période de 7 Oui, merci monsieur Bourassa pour votre question.
Voix 4C27:26:02
En effet, c'est cette excellente idée que de connecter le Boisé-Jean-Milot avec le parc Félix-Leclerc, je la partage. À court terme toutefois, on doit s'assurer que le transport collectif puisse passer, dans le fond, sur la rue Bélanger. Donc, ce qui est certain, c'est que les prochaines années, les autobus vont passer puisqu'on sait qu'il y a des travaux sur Jean-Talon pour la future ligne bleue qui va beaucoup améliorer le secteur. Mais d'ici là, les autobus doivent passer car le transport collectif est prioritaire. Cela dit, on est en discussion avec les responsables ici à la Ville-Centre, et je me lève parce que la responsable du service de la mobilité n'est pas disponible ce soir, mais on est en discussion avec eux sur Donc, on est certain que les autobus vont continuer de passer sur Bélanger. Toutefois, est-ce que les voitures vont continuer à passer sur Bélanger? C'est un élément qui est en cours de discussion présentement. Donc, merci beaucoup de soulever cette question au conseil ce soir.
Éric Alan Caldwell ◌7:27:02
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:27:03
Question numéro 17 nous est présentée par Carlos Pessoa. La question porte sur le budget participatif et elle s'adresse au porteur du dossier. Elle se lit comme suit.
Voix 4L7:27:12
Which elected official could be the best person to explain to me the participatory budget via telephone?
Martine Musau Muele ◌7:27:19
Madame Magda Pupianu.
Magda Popeanu ◌7:27:21
Madame la présidente, thank you very much, Mr. Pessoa. So I'm the elected official in charge with the participatory budget. Don't please don't hesitate to contact me. It will be a pleasure for me to answer to your questions.
Martine Musau Muele ◌7:27:35
Question numéro dix-huit présentée par Faustine. Gaudin. La question porte sur les conteneurs de batteries au lithium. Elle s'adresse à madame la mairesse et se lit comme suit. Je réside dans Hochelaga, à proximité du port de Montréal, non loin de là où a récemment eu lieu l'incident d'un conteneur de batteries au lithium. L'incendie a commencé aux alentours de 15 h 30 le 23 septembre et l'électricité a été coupée vers 17 h 30. C'est seulement à ce moment-là que nous avons compris que quelque chose d'inhabituel était en train de se passer. Les effluves de produits chimiques se sont fait également sentir à cette période. Le 3-1 ne relatait aucun incident jusqu'au lendemain. Les réseaux sociaux étaient la seule source d'information. Ma question ici corollaire est donc la suivante: pourquoi la Ville n'a pas averti la population rapidement? Quels sont les moyens de communication à la disposition de la Ville pour informer les résidents qu'un problème est en cours, autre que les réseaux sociaux auxquels tout le monde n'a pas accès, d'autant plus quand le courant est coupé et par conséquent l'accès à internet aussi? Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌7:28:34
Merci, madame Gaudin, pour votre question. Pour l'incendie au Vieux-Port, dans le fond, comment ça fonctionne pour les alertes, pour les situations d'urgence, c'est une alerte qui est envoyée, des appels automatiques sont faits aux gens qui sont inscrits, ce qu'on appelle aux avis-alertes. Alors, j'encourage tout le monde de vous inscrire, vous vous abonnez via le site web. Alors ça, c'est une des façons. Et pour l'incendie, ces appels-là ont été envoyés assez rapidement, à l'intérieur de la première heure suite à l'incendie. Ensuite, c'est vrai, il y a les réseaux sociaux de toutes formes de la Ville. C'est pas toujours le meilleur moyen pour plusieurs raisons que vous avez évoquées, mais c'est fait d'emblée quand même. Il y a aussi la SPVM et les pompiers qui étaient, qui sillonnaient le territoire pour aviser les les gens en question là où c'est nécessaire par rapport à l'avis préventif, je vous rappelle, pour fermer vos fenêtres, etc. Alors, je vous encourage fortement, pas vous, mais tout le monde qui nous écoute, de vous abonner aux avis-alertes. C'est pour toutes les alertes de la Ville de Montréal et vous allez avoir un texto et au courriel, comme vous voulez, pour les avis de la Ville de Montréal très rapidement. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:29:44
Question numéro 19 nous est présentée par Serge Lapalme. La question porte sur les affaires juridiques et s'adresse à madame Mary Deros. Madame Deros, je suis résidente de votre arrondissement depuis près de 15 ans et je suis écœurée des pistes cyclables. Vous êtes conseillère de mon district et je dois avouer que je vous trouve peu vocale à ce sujet. Ce matin, le Journal de Montréal rapporte qu'une demande d'injonction est en préparation contre la Ville pour enfin remettre de l'ordre là-dedans. Selon le GoFundMe qui est en lien dans l'article, il manque encore des milliers de dollars pour atteindre l'objectif de financement. Je sais que les élus ont un montant discrétionnaire pour financer des causes. Allez-vous aider cette cause en mettant de l'argent pour s'assurer que ça aille de l'avant?
Voix 4L7:30:23
Comme on dit, put your money where your mouth is.
Martine Musau Muele ◌7:30:32
Est-ce que quelqu'un souhaitait prendre parole ou je poursuis? Alors, il n'y a pas de répondant. Nous poursuivons avec la question numéro 20 qui nous est présentée par Serge Alessandro Bartoli, représentant Kyokushin Karaté Montréal. La question s'adresse à monsieur Luis Miranda, elle porte sur le boulevard Ray Larsen et se lit comme suit. Durant les périodes de déneigement qui est juste en face de notre établissement, comme l'a souligné l'arrondissement d'Anjou, la sécurité des cyclistes dans un tel environnement est compromise, tout comme l'efficacité des opérations de déneigement et de chargement. En outre, notre dojo dépend de la facilité d'accès pour nos membres, dont dont plusieurs doivent se déplacer en voiture. La réduction des voies de circulation et les impacts possibles sur la fluidité des trafics, du trafic, risquent de nuire à notre fréquentation. Cela pourrait affecter la viabilité de notre établissement qui joue un rôle clé dans la promotion de la santé et du bien-être au sein de la communauté. Je me joins donc à la position exprimée par l'arrondissement d'Anjou et demande que ce projet soit reconsidéré. Des solutions alternatives telles que L'amélioration du transport en commun sans réduire les voies de circulation existantes devrait être explorée pour répondre aux besoins de tous les usagers de ce secteur. Monsieur Luis Miranda. Merci, madame la présidente.
Luis Miranda ◌7:31:46
Effectivement, on s'est objecté à la piste cyclable, d'abord réservé, on a même proposé une alternative qui n'a pas été retenue.
Voix 4A47:31:54
Je ne vois absolument aucun avantage, on privilégie les extrémités aux dépens de ceux qui sont plus au centre. Il n'y en a pas davantage vraiment, autre que la Ville reçoit des subventions pour plus qu'ils mettent de kilométrage pour réserver, puis ils reçoivent de l'argent. C'est le seul avantage.
Voix 4E27:32:12
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:32:13
Question numéro 21 nous est présentée par Laura Néron. La question porte sur la signalisation sur Gouin et Pettifield. La question s'adresse au porteur de dossier et se lit comme suit. Depuis la fin du mois d'août, le boulevard Gouin entre Le Mesurier et Joseph Saussier est ouvert dans les deux directions. Donc pourrait-on bientôt s'attendre à la réouverture des deux voies sur le boulevard Gouin à l'ouest du boulevard Petfield Sud afin d'éviter la congestion quotidienne aux heures de pointe? Sachez que les automobilistes qui circulent à cette intersection tentent d'éviter une collision afin de pouvoir continuer tout droit sur le boulevard Gouin direction est. De plus, les automobilistes qui circulent en direction ouest sur Gouin prennent des risques dangereux à cette intersection en effectuant un virage à gauche afin de pouvoir accéder à la voie de service de l'autoroute 13. Madame Catherine Clément-Talbot.
Catherine Clément-Talbot ◌7:33:03
Oui, merci, madame Néron, de votre question. Votre question semble s'adresser à l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. Toutefois, à ce coin-là de l'ouest, de l'est de Pierrefonds, Il y a l'arrondissement de Saint-Laurent et l'arrondissement d'Ansic qui sont tous à proximité ainsi que la 13. Alors je vous suggère, comme je suggère aux gens n'importe quand que j'ai une question de cet ordre, de vous adresser au 311, de demander votre numéro de demande, d'avoir le numéro et de faire une demande au comités de circulation, d'abord vous pouvez vous adresser à Pierrefonds, Pierrefonds-Roxboro, et c'est monsieur le maire Beis qui préside et il tient des conseils, des comités de circulation lorsque le besoin est là. Après que vous avez ce numéro, vous pouvez m'adresser un courriel et me mentionner le numéro Et je pourrais, on pourra communiquer ensemble et voir la suite du dossier. Alors, je vous remercie, madame. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:34:17
Question numéro 22 nous est présentée par Caroline Guindon. Cette question porte sur la STM. Puisque madame Guindon s'est présentée ici ce soir pour poser sa question qui a été répondue, nous poursuivons avec la question numéro 23 qui nous est présentée par Ramon Vicente. La question est présentée au nom de l'organisme Filipino Family Service of Montreal.
Voix 4L7:34:36
La question porte sur la STM et elle se dit comme suit, s'adressant à monsieur Éric-Alain Caldwell: Is the STM's intention to replace the articulate buses in the fleet when these reach the end of their durable life? These buses are cost-effective, allowing the STM better fleet management. With the recent announcement of 155 buses being taken out of the fleet, the articulated buses may mitigate part Part of the likely service cut. However, I am unaware that any articulated buses have been ordered for future purchase. Can you clarify, Monsieur Éric-Alain Caldwell?
Éric Alan Caldwell ◌7:35:13
Thank you, Mr.
Voix 4H7:35:13
Speaker.
Éric Alan Caldwell ◌7:35:14
Thank you, Mr. Vicente, for your question. In Quebec, the 10 transit societies work together in making calls for tenders for buses for the 10 societies. Les dix sociétés de transport. That process is done with the Ministère des Transports et de la Mobilité du RAM. So there was a call for tender for 40 feet buses, regular buses, two years ago, and we will be part of the next one for more 60 feet buses, articulated buses, of course, because we want to replace them when they. They're not doing their job anymore.
Martine Musau Muele ◌7:35:54
Thank you. Il est 20 h 30. Ceci met fin à la période de questions du public. À titre informatif, notons que nous avons reçu 10 personnes en présence ici ce soir. Sur ces 10 personnes, toutes les 10 questions ont été entendues. Notons également que 37 questions ont été soumises via le formulaire web et sur ces 37 questions, 23 d'entre elles ont été élu, ce qui fait qu'un total de 33 citoyens et citoyennes ont été entendus sur un total de 47. Nous poursuivons donc avec les sujets inscrits à l'ordre du jour. J'inviterai monsieur Limoges à nous diriger dans ces travaux.
François Limoges ◌7:36:35
Oui, madame la présidente, effectivement, nous allons suspendre monsieur Hénault-Ratelle, donnera son droit de réplique un peu plus tard, et nous allons arriver, nous avons 2 points à 20 h 30. Je commencerai par celui que j'appelle et je vais laisser ensuite madame Rossi appeler la motion 6503, mais je vais commencer par, s'il vous plaît, oui, appelez-la. J'espère qu'elle va répondre présente. On va commencer par 5101, si vous le permettez. Alors, il s'agit de nomination au conseil des Montréalaises. Alors, Il est proposé par moi-même et appuyé par mon collègue Luc Rabouin, président du comité exécutif, de nommer au conseil des Montréalaises madame Morgane Alima Kemaljou à titre de membre pour un premier mandat se terminant en novembre 2027, madame Maryse Bélanger à titre de membre pour un premier mandat de janvier 2025 à janvier 2028 et madame Amélie Boudot à titre de membre pour un second mandat se terminant en novembre 2027.
Martine Musau Muele ◌7:37:33
Madame Magda Popiani.
Magda Popeanu ◌7:37:35
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Donc, je suis très heureuse de vous accueillir chaleureusement, les deux nouvelles membres, et aussi de saluer la détermination de celle qui prolonge son mandat. Donc, laissez-moi vous présenter en premier Morgane, qui est une Montréalaise d'origine camerounaise. Elle a toujours eu à cœur les enjeux de l'égalité. Elle m'a témoigné, elle est égale, c'est une femme qui est féministe et puis qui m'a avoué que les enjeux d'égalité, ça lui tient beaucoup à cœur. D'ailleurs, c'est ce qui a guidé son choix d'études. Elle a suivi un baccalauréat en sciences sociales avec une mineure en études féministes et qui lui a qui lui a déterminé toute sa carrière. Donc, elle est actuellement intervenante psychosociale à la Maison Flora Tristat, une maison d'hébergement pour les femmes victimes de violences conjugales. Elle a aussi travaillé comme intervenante au WAI des femmes où elle a accompagné surtout des femmes enceintes à statut précaire et ainsi que très déterminée et puis travaillé auprès des Médecins du monde du Canada. Maryse, Maryse Bélanger, titulaire d'une maîtrise en gestion de l'environnement et économie circulaire. Elle s'est toujours impliquée dans son quartier. Aujourd'hui, elle est directrice générale adjointe au conseil Action Lachine, la Table de concertation pour le développement social de Lachine, et elle a également été coordonnatrice administrative du groupe de recommandations et d'action pour un meilleur environnement, le GRAMME, et vice-présidente du conseil d'administration de l'association Centreville. Amélie Boudot, détentrice d'une maîtrise en urbanisme à l'Université de Montréal et d'un baccalauréat en relations internationales et développement international. Mais vous voyez, c'est la vitalité du conseil montréalais qui nous démontre de nouveau, une fois de plus, qu'avec l'arrivée de ces nouvelles membres qui sauront nous faire bénéficier de leurs connaissances et de leurs compétences, donc je remercie de tout cœur votre implication et votre détermination de contribuer à notre débat à la Ville de Montréal et de soutenir les causes des femmes. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:40:07
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌7:40:19
Merci, madame la présidente. Alors, au nom de l'équipe de l'opposition officielle, moi aussi je tenais à prendre la parole en fait pour féliciter ces dames, leur souhaiter un bon mandat. Vous savez, nous sommes dans une époque où nous pouvons pas prendre pour acquis la participation des femmes en politique. On le voit à quel point Merci beaucoup. On le sait à quel point, oui, la participation augmente, mais en même temps, c'est très complexe encore. Alors, voir cette implication de façon bénévole, je tiens à le répéter encore une fois, on le sait à quel point ce type d'implication prend du temps, on le sait que c'est un engagement, et on est toujours enrichi par les parcours aussi diversifiés au niveau personnel, mais aussi au niveau professionnel des personnes qui font partie, des femmes qui font partie du conseil des Montréalaises. Et on tient à vous remercier pour tout ça, puis on tient à vous dire à quel point votre rôle est indispensable pour nous, est important. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:41:14
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des nominations énoncées au rubrique 51.01. Alors, ce qui nous permettrait de poursuivre, j'invite la leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi. Merci, madame la présidente. Alors, madame la présidente, je vais appeler, comme on l'avait dit, la motion 6503 pour qu'on la fasse immédiatement. Alors, j'invite monsieur Josué Corvil à prendre la parole.
Josué Corvil ◌7:41:47
Donc, merci, madame la présidente. Montréal s'avère être une cité plurielle. Où se côtoient des communautés venant des quatre coins de la planète. Cette grande diversité rend notre métropole attrayante sur plusieurs aspects, dont le culturel.
Josué Corvil ◌7:42:09
La communauté latino-américaine est très présente à Montréal.
Voix 5A7:42:14
dans nos districts et nos arrondissements, et leur vitalité culturelle est grandissante. En effet, via cette motion, nous voulons reconnaître la valeur et l'importance de la musique et des danses latines pour le patrimoine et la vitalité culturelle de Montréal. A priori, il convient d'élucider le terme de pays latino-américain. Il existe plusieurs courants, mais nous allons partir d'un angle inclusif. Ce concert regroupe 20 pays de l'Amérique latine, y compris Haïti et le Brésil. Qu'en est-il de la musique latine? Elle est plurielle et englobe divers sons et rythmes. Elle regroupe une grande variété de genres et de styles musicaux originaires d'Amérique latine et des Caraïbes. Elle représente une grande expression vivante de la culture, de l'histoire et de la passion des peuples de l'Amérique latine, de Mexico à l'Amérique centrale, en passant par l'Amérique du Sud et les Caraïbes. Il est important de préciser que chaque région a développé ses propres styles musicaux distinctifs. Mêlant influences traditionnelles et modernes. Quelle que soit la zone ou le rythme, l'influence africaine est omniprésente dans ces musiques. Je vous propose un bref panorama du fait musical et dansant latino-américain. On va commencer par Porto Rico. La musique portoricaine, quand on parle de la musique portoricaine, on voit le reggaeton, C'est une synthèse entre le hip-hop et le dancehall. C'est un style musical qui a pris naissance dans les années 70 au Panama et à Porto Rico. Il y a aussi la pléma et la bomba. On va aller en République dominicaine. La République dominicaine, il y a la bachata qui est née dans les régions rurales de la République dominicaine au début des années 60. Elle est caractérisée par ses mélodies romantiques et ses rythmes de guitare. Roméo Santos et Aventura sont des figures de proue de ce style. La bachata connaît un essor mondial considérable. Elle est inscrite depuis 2019 dans la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO. La bachata est aussi née du mélange d'autres genres afro-antillais tels que le son cubain, la chacha et le merengue. Le merengue est un style de musique et de danse dynamique de la République dominicaine, très entraînant, né vers 1850. Son rythme rapide et ses pas de danse entraînants font du merengue un élément incontournable de chaque célébration dominicaine. En 1930, le président Rafael Trujillo déclare le mérengue danse nationale de la République dominicaine. Une des pièces phares du mérengue est Suavemente d'Elvis Crespo. Le Brésil, on peut pas parler du Brésil sans parler de la samba. C'est un genre musical né au Brésil, bien que ses racines remontent à l'Afrique de l'époque de l'esclavage ouest-africain. Il y a aussi au Brésil le forró, qui est une danse typiquement brésilienne et dont la musique a un thème lié aux aspects culturels et quotidiens de la région du Nord-Est du Brésil. Il y a également la bossa nova, qui est un style musical inventé par Raul Gilberto à la fin des années 1950 Il y a la samba et la batucada, célèbres grâce au carnaval de Rio. Cuba, il y a le mambo, un genre musical et une danse aux racines cubaines qui a été inventé par les frères Lopez vers les années 40. Il est perçu comme un mélange de son cubain et de montuno, avec une formation inspirée de celle du jazz. Pour Cuba, il faut parler du boléro, de la rumba et du danzón. La Colombie, la Colombie, il faut parler de la cumbia, qui est née dans la partie haute de la vallée du fleuve Magdalena, à l'est de la Colombie. D'abord connue sous le nom de cumba, et le nom de cette danse, de ce genre musical, prend la suite de la forme de cumbia. Ce nom vient du mot bantou kumbé désignant un rite et une danse de la Guinée équatoriale. La cumbia, un métissage entre la culture africaine des esclaves, la culture européenne avec la colonisation espagnole et la culture des peuples indigènes. Le Mexique, il y a le boléro, il y a la musique des mariachis, il y a le ranchera, il y a le pasito duangüense. Le texano et le corrido. Argentine, le tango. Je sais qu'il y a de grands danseurs de tango dans la salle, Monsieur Bissonnet, Madame Blanco. Le tango est connu pour sa danse passionnée et ses mélodies émouvantes. Il est aussi inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Il a pris naissance dans les quartiers pauvres de Buenos Aires dans le début du 20e siècle. Il s'agit d'une danse et d'un style musical passionnant. Sur le plan rythmique, le tango peut se définir comme un mélange de rythmes africains et des cadences langoureuses des milongas créoles. Il raconte des amours déçus, mais aussi les réalités sociales. Haïti, le compas. Le compas est un genre musical dansant issu de la meringue haïtienne. Le compas est né le 26 juillet 1955 à la place Sainte-Anne par Nemours Jean-Baptiste. Le compas se chante en anglais, en français, en espagnol ou en créole. Le compas a aussi pris naissance à partir du tipico Cibano, un mouvement lui-même issu d'un lent métissage entre la culture haïtienne et dominicaine, apparu dans la zone frontalière, dans les montagnes du Cibao. Le compas est à l'origine du zouk. Dans les années 80, le groupe Kassav' qui a initié le zouk s'est inspiré du compas. En somme, le compas est bien plus qu'un genre musical, il est le reflet de l'âme haïtienne un témoignage de la richesse culturelle des Antilles. Aujourd'hui, le compas est très apprécié en Haïti, mais aussi à l'extérieur. La semaine dernière, il y a une musique compas qui a pour titre Safe avec Wychelle Guillaume et John Legend. Et aussi, on a un groupe montréalais, un groupe qui s'appelle Kwaliti, qui chante Le compas, mais aussi qu'il y a un compas qui a pour titre Montréal. Et aussi il y a un autre artiste qui va être à Montréal en fin de mois, qui s'appelle Joé Doigt Filé du compas, qui a pour titre Quatre Campées. Si vous si vous avez l'air nanana nanana, c'est ce fameux compas. La salsa, la musique cubaine par d'une certaine manière. Le terme salsa se réfère à la fois à un genre musical et à une danse. Le salsa, dans la langue de Cervantes, signifie sauce. La danse salsa est une danse populaire d'influence afro-hispanique pratiquée au départ dans les rues de Cuba dans les années 50. Il y a aussi le latin pop. Ce genre est un mélange des éléments de pop avec des influences latines. Des artistes comme Shakira, Gloria Estefan et Enrique Iglesias ont connu un grand succès international. Pour résumer, disons que la musique de l'Amérique latine est variée. Elle englobe des rythmes d'origine africaine, espagnole, amérindienne, des textes de langues espagnole, portugaise, française ou créole. Il y a des notes de la musique latine qui transcendent le temps. Le fameux Guantanamera de Celia Cruz, composé en 1928, la Bamba, sortie en 1987, Living la vida loca de Ricky Martin, Despacito de Luis Fonsi, Suavemente d'Elvis Crespo, Bésame mucho de Consuelo Velázquez. Les rythmes sont pluriels. Montréal est une ville où la musique latine est en pleine ébullition. Cette année, on a eu Jennifer Lopez, Chayanne le 15 novembre, Ana Gabriel le 24 novembre, Shakira le 10 décembre. Et l'année prochaine, il va y avoir Buena Vista Orchestra. Le Festival de jazz de Montréal offre aussi une sorte de plateforme aux artistes latino-américains. Nous avons le festival Fuego Fuego. De nombreux établissements à Montréal proposent des soirées de danse latine. Des artistes locaux présentent des performances dans moult festivals ou concerts. Je veux souligner la présence de quelques artistes qui sont là avec nous. Ils sont là avec leur voix. Si vous voulez les écouter, vous les écoutez plus tard après le conseil. Nous avons également Cubando avec Anaïs qui nous fait découvrir plusieurs artistes de Cuba et d'Amérique latine. Chaque année, nous avons le Latin Awards Canada avec Aníbal Cruz qui récompense les meilleurs musiciens du monde latino-américain au Canada. Montréal vibre sur la musique latine. Ils sont nombreux, les artistes et les danseurs locaux, qui nous permettent de mieux apprécier ces sonorités qui nous viennent du sud. Nous avons avec nous ce soir 2 membres du groupe Makilishuat. Ce sont des jeunes qui dansent, ce sont des jeunes qui proviennent du Salvador, qui dansent extraordinairement bien. Il y a le Centre culturel Ragua Balam avec David Aguilar pour la danse guatémaltèque. Je tiens à remercier Héritage hispanique Québec avec Alexandra Gallardo, Ana Luisa et Eugenio Avila qui ont été les pionniers de cette idée de motion. Mes reconnaissances vont à l'égard de tous les groupes et artistes qui nous ont donné leur support. Je veux remercier le regroupement Jeunesse en action, avec la jeune Chloé Chamendi. Chloé, c'est une jeune fille qui est là avec nous, qui chante merveilleusement bien. Donc je veux les remercier tous. Quand j'ai appris que la salle prenait 52 personnes seulement, tandis que j'avais 70 dans la salle, j'ai dû appeler plusieurs pour leur dire de rester chez eux. Danser, c'est comme rêver avec ses pieds. Dans ces latinos, c'est allier élégance et sensualité. Somme toute, nous pouvons dire sans ambages que le son latino-américain agrémente nos soirées. Et aussi, je veux féliciter quelques animateurs. Je veux féliciter Elkin Polo, Animal Cruz, Jorge Contreras. Et il y a un rapport sorti en 2024 octobre qui fait état de la musique latine au Canada. Donc c'est le deuxième, c'est le deuxième groupe musical à la croissance la plus rapide après la musique punjabi, la musique latino-américaine. Malheureusement, il y a des barrières, ils sont pas encore inscrits aux Junos. In fine, Montréal s'avère une grande ville culturelle. Où la musique teinte notre environnement. Qu'il s'agisse du jazz avec le Festival de jazz de Montréal, que ce soit le gospel avec plusieurs grands rendez-vous comme celui du 30 novembre et du 1er décembre avec Jai-Ra Gospel, Jai-Ra et Montreal Gospel Choir, que ce soit Chayanne, Anna-Gabrielle, les rites latins nous imprègnent. Je salue tous les acteurs qui vont vivre le Montréal culturel. Je veux remercier Josefina et donc Ericka qui ont fait le chemin. Merci pour cette ouverture à nous laisser bercer par la musique latine et je suis certain que ce soir, après un long conseil, la musique latine va nous permettre de relaxer. Je remercie nos organismes, les artistes, les animateurs de radio et d'événements qui ont fait le déplacement ce soir. Agradezco a todos los que contribuyeron a esta moción. Gracias a los miembros del ayuntamiento. Gracias también a ti que hiciste el viaje de arte a aula por la música y los bailes latinos. Muchas gracias a todos.
Martine Musau Muele ◌7:56:21
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌7:56:27
Merci, madame la présidente. Alors, buenas noches, mi gente. Muchas gracias por estar presentes esta noche. Je voulais prendre la parole. Écoutez, mon collègue est tellement éloquent, il a fait vraiment de façon très générale et de façon très précise en même temps. Il a parlé beaucoup de qui nous sommes, de notre héritage et de l'importance de reconnaître cela. Mais écoutez, moi, de mon expérience, parce parce que j'ai grandi en Colombie, je suis née en Colombie. On apprend à danser dans ma ville, Cali, qui est la capitale de la salsa en Amérique du Sud. Alors on apprend à danser en même temps qu'on apprend à marcher, en même temps qu'on apprend à parler. Et je n'ai pas un souvenir précis du moment où mon père m'a appris à danser, mais je me rappelle que j'étais très, très jeune. Et moi, ma fille qui vient d'avoir 10 mois, On a commencé à lui apprendre à danser quand elle avait 3 mois. Vous comprenez à quel point pour nous la danse, que ce soit la salsa, le merengue, la bachata, c'est important, c'est indispensable, c'est notre façon de nous exprimer. Alors, au-delà de l'expression corporelle, la danse en Amérique latine, ça unit nos peuples. Peu importe les frontières, on grandit en écoutant les mariachis du Mexique, la salsa de Cali, de différentes parties de l'Amérique latine. Et pour nous, ça fait partie de notre histoire, ça fait partie de notre héritage. C'est vraiment un témoignage, la musique, de qui nous sommes en tant que peuple, parce que l'Amérique latine, c'est vraiment des différents pays où il y a eu un métissage. Alors nous avons un héritage, je peux parler pour moi-même, où il y a des afro-descendants dans ma famille, on a des gens avec des origines autochtones et dans la musique qu'on entend, c'est là, c'est vraiment un témoignage de qui nous sommes, c'est un témoignage de comment nos peuples se sont formés et de ce qu'on a réussi à garder dans nos cultures. C'est vraiment l'histoire de nos ancêtres et je pense qu'à chaque fois qu'on danse la salsa, qu'on danse nos rythmes, c'est un hommage qu'on fait à à ceux qui étaient là avant nous et qui se sont battus de différentes façons parce que la musique, c'était aussi une médecine pour nous, une façon de survivre. Et moi, il y a des fois les gens qui me demandent comment ça se fait qu'en Colombie, malgré toute la guerre, malgré tous les différents enjeux, malgré tous les problèmes, les gens réussissent à être heureux. Et une des réponses que je donne très souvent, c'est la danse. La danse et la musique Ça a été vraiment une façon de survivre chez nous. Au-delà vraiment de pouvoir profiter de ces moments-là, c'est notre façon de vaincre la dépression, de penser à d'autres choses, parce que des fois les réalités sont tellement difficiles. C'est une façon de découvrir qui nous sommes. Et je pense qu'à Montréal, on réussit à partager toute cette beauté avec l'ensemble de la population. Puis au-delà de la façon, de la richesse culturelle que la danse représente, moi je veux parler aussi de la richesse économique et du potentiel économique de la danse, de la musique à Montréal. J'ai rien qu'à penser à tout ce qui s'en vient avec les concerts de Shakira l'année prochaine, économiquement parlant, ce que ça va représenter pour notre ville. Je vous invite vraiment à le découvrir parce que ça s'en vient, ça va être grand. Avec nos artistes latinos, vous n'avez rien qu'à vous promener à Wellington pendant l'été et à voir, et à danser, parce que je l'ai fait, et voir ce que ça représente pour l'économie aussi de ce secteur-là pendant l'été. Alors, au-delà des aspects culturels qu'on aime tant entendre, la danse, la musique a vraiment une valeur économique pour Montréal, puis ça aussi, je veux le mettre en valeur. Je félicite nos artistes et je vais quand même m'y prendre pour dire à quel point c'est difficile d'être un artiste qui débute à Montréal, surtout quand on vient de milieux, quand on vient de l'Amérique latine. Alors j'encourage, parce que je vois ce soir qu'il y a des jeunes, à continuer à vous battre pour mettre de l'avant notre culture, mais aussi pour participer davantage dans cette économie montréalaise à travers cette culture-là. Donc, muchas gracias por haber venido esta tarde. Ça a été très difficile de parler de musique sans danser ce soir. J'aurais aimé qu'on ait eu cette chance-là, mais je pense qu'on va s'y reprendre à un moment donné. Merci. Gracias.
Martine Musau Muele ◌8:01:10
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌8:01:11
Bonsoir. Bonsoir tout le monde. Ça va bien? En fait, je voulais être brève. Je voulais surtout vous remercier. D'être si nombreuses et si nombreux pour cette motion qui s'inscrit vraiment bien avec le premier travail qui a été fait il y a déjà maintenant 6 ans de reconnaître le mois de l'histoire latino-américaine. Voilà, vous êtes plusieurs qui poussez ce dossier-là depuis longtemps, bravo. Et je voulais seulement dire, écoutez, mes collègues et Josefina prendra la parole dans quelques minutes, mais moi, je voulais surtout vous dire que vous êtes toujours les bienvenus dans la Maison des citoyennes et des citoyens et continuer à faire, comment dire, à pousser, faire en sorte que la culture latino-américaine soit toujours plus mise de l'avant parce que Montréal en profite à tous les niveaux. Puis ce soir, on célèbre la culture et la danse et la musique, qui est un aspect important, en sachant à quel point votre contribution La communauté, la contribution des communautés latino-américaines est tellement immense. Alors merci, c'est toujours un plaisir de vous voir.
Alba Zuniga Ramos ◌8:02:22
On se retrouve tantôt.
Martine Musau Muele ◌8:02:29
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌8:02:31
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Bonjour, bonsoir, buenas noches, bienvenidos a todos y a todas. Cuando decimos que el Ayuntamiento de Montreal es la casa de todos los ciudadanos y ciudadanas, eso también quiere decir que es la casa de los latinoamericanos en Montreal. Bienvenidos. Comme responsable du dossier de la diversité et de l'inclusion sociale au comité exécutif, comme femme immigrante argentine de première génération, C'est vraiment un plaisir, un grand honneur de vous accueillir aujourd'hui, ce soir, dans ce conseil municipal, dans cet hôtel de ville rénové. Madame la présidente, je vais vraiment prendre le temps de remercier mon collègue Josué Corvil. Tout d'abord, d'avoir présenté après le mois d'octobre, parce que c'est le mois dans lequel, depuis 6 ans, on souligne toujours l'héritage Latinoaméricaine à Montréal parce qu'il me donne l'opportunité de prendre la parole. Malheureusement, je n'ai pas pu être là le mois d'octobre dernier, donc merci, ça me donne à nouveau cette année la chance de prendre la parole. Merci beaucoup pour cette allocution très riche, très complète. Et ça nous a permis de voyager dans toute l'Amérique latine et du Sud. Dans les conversations que j'ai eues avec lui la semaine dernière, j'ai eu aussi le plaisir d'apprendre sur ses origines latino-américaines, donc j'étais très contente. Ce soir aussi, j'ai appris que je pourrais danser le tango avec mon collègue Bissonnet, donc je suis très, très contente. Et je me demandais, Ericka, si c'est maintenant que tu chantes et moi je danse? Non, non, ne vous inquiétez pas. Donc, Madame la mairesse le disait tout à l'heure, ça fait déjà 6 ans, ça fait depuis en 2019, c'est ce conseil municipal qui a déclaré de façon officielle le mois d'octobre comme le mois de l'héritage latino-américain. Et je suis très, très fière parce qu'à l'époque j'avais un autre rôle, mais j'étais très proche des différents partenaires et si cela a été possible, c'est vraiment grâce à vous, vraiment parce qu'on est là, on est présents puis on prend notre place parce qu'on a cette place dans cette ville cosmopolite, diversifiée et ça, ça me rend très très heureuse. Mais si ça a été aussi possible, c'est grâce à, à l'époque c'était ma collègue Magda Popeanu, aujourd'hui ma collègue Alia Hassan-Cournol qui nous accompagnait et bien évidemment l'ouverture et le leadership de notre mairesse Valérie Plante, de notre administration, donc je suis très, très fière. Depuis 2019, on n'a manqué aucune année depuis le mois d'octobre de le signaler à chaque mois d'octobre, oui de façon formelle dans cette chambre, mais à chaque année aussi avec des événements d'ouverture officielle et pendant tous les mois, bien évidemment, vous êtes là au rendez-vous pour amener plein d'événements, plein de choix, oui, le mois d'octobre, mais je dirais tout au long de l'année. Donc très contente que ça se répète, ça revienne à chaque année et que ça ne se pose plus la question. C'est acquis, le mois d'octobre, c'est le mois de l'héritage latino-américain à Montréal. Et cette année, c'est à la fin du mois d'octobre, le 29 octobre, que c'est pour la première fois qu'on a pu célébrer, clôturer ces mois-ci dans notre hôtel de ville rénové, et j'étais très, très contente que ça soit ainsi. Je sais que vous êtes plusieurs, mon collègue a pris le temps de vous nommer, de vous saluer, je ne le ferai pas à nouveau, mais oui, je vais sortir de la salle tout à l'heure pour aller vous saluer, puis j'affirme un petit peu sûrement que mon collègue fera pareil et je serai très très contente d'être là. Donc aujourd'hui on parle tout particulièrement de la danse, de la musique, mais j'aime toujours dire, et parce que je le crois puis c'est vrai, que les Latino-Américains à Montréal, qu'on soit de première génération, deuxième ou troisième, on est là et on contribue à la vie de cette belle ville dans toutes les sphères, que ce soit dans les arts, que ce soit dans la gastronomie, que ce soit dans l'entrepreneuriat, dans l'académie, et ça me rend très fière. On est là pour continuer à tisser des ponts. On les voit de plus en plus à Montréal, ces ponts se font. Les Québécois et Québécoises d'origine, vous serez surpris si je demande dans cette salle combien de mes collègues parlent et comprennent l'espagnol, ce sont plusieurs. J'aurais presque envie de lever la main parce que vous êtes plusieurs à aller parler et avoir des liens très, très forts avec l'Amérique latine. Et ça, je pense que ce sont des exemples très beaux et c'est dans cette direction-là que nous devons continuer à travailler, à continuer à tisser des ponts. Donc, terminerai simplement désirant une longue vie à la danse, à la música y a los artistas latinoamericanos en Montréal. Muchas gracias.
Martine Musau Muele ◌8:08:06
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la rubrique énoncée au point 65.03. Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌8:08:19
Alors, après avoir voyagé dans tous ces pays chauds, on revient à la stratégie de 19 hivernale de nos artères.
Martine Musau Muele ◌8:08:29
Monsieur Julien Hénault-Ratelle pour son droit de réplique.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:08:36
Merci, madame la présidente. Merci, madame la leader. Effectivement, après la chaleur et la sensualité latine, on va revenir dans nos cœurs froids hivernaux québécois. Écoutez, madame la présidente, en droit de réplique sur 65 J'essaie de revenir sur les différents éléments qui ont été mentionnés par les 3 représentants de l'administration, donc madame Hassan-Cournol, madame la mairesse et madame Alneus, qui ont pris la parole sur la motion. Tout d'abord, madame la présidente, madame la mairesse, dans son intervention, a accusé l'opposition de faire du micromanagement dans la proposition qui est faite dans la motion. Madame la présidente, en tout respect, quand je regarde ce qui est présenté dans le cadre de la motion, il n'y a absolument aucune imposition de la part du conseil municipal. Bien au contraire, c'est parce qu'on a écouté le terrain qu'on est venu présenter la motion aujourd'hui qui est devant vous. On a parlé aux partenaires, on les a écoutés, on a voulu savoir qu'est-ce qui fonctionnerait bien pour eux, et c'est justement en discutant avec eux qu'on a appris la réalité du terrain. Et ce qu'on se fait dire quand on parle aux partenaires, c'est qu'il y a 2 saisons très difficiles pour l'économie Première Samariale. Il y a la fin de la saison estivale, au début de l'automne, et il y a à la suite de la saison des Fêtes, au début de l'hiver, en janvier-février, qui sont deux périodes mortes particulièrement difficiles et qui méritent d'avoir toute l'attention. Madame la présidente, ce qui m'étonne particulièrement dans le positionnement de l'administration par rapport à notre motion, c'est que bien que j'aie écouté tout ce qui a été présenté, il n'y a aucun des éléments qui répond à nos demandes dans le cadre de la motion. Présentement, à Montréal, à part une stratégie spécifique sur le centre-ville, on n'a pas de stratégie de dynamisation hivernale de nos artères commerciales. Il y a présentement, bien qu'il y ait des fonds aux différentes SDC, et j'en conviens, il n'y a aucun fonds dédié à la saison hivernale non plus ou au temps des fêtes. Quand on parle de la question de l'accès, notamment au niveau du stationnement, Oui, il y a la question des commerces locaux qui est très importante, mais il y a également la question des commerces de destination qui doivent être pris en considération également par l'administration et qui sont nombreux au centre-ville. Donc malheureusement, ce qu'on se rend compte, c'est que les 4 demandes qui étaient formulées dans le cadre de notre motion, malheureusement, ne sont à ce jour toujours pas répondues de la part de l'administration. Donc je trouve ça très dommage, le positionnement d'aller à l'encontre de notre motion, mais j'en appelle quand même à l'ensemble des membres de voter en faveur de la motion 65.01. Je pense que ça répond vraiment à une volonté de la part de notre industrie touristique, à une volonté de la part de nos commerces, qu'ils soient au centre-ville ou partout ailleurs sur nos artères commerciales montréalaises. Et donc, pour ces raisons, madame la présidente, appuyé par le chef de l'opposition officiel— non, non, il n'y en a pas. Donc voilà, merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:11:30
Très bien, je veux juste m'assurer qu'on ait une compréhension de vos intentions.
François Limoges ◌8:11:34
Madame la présidente, en toute simplicité, la majorité va voter contre la motion.
Martine Musau Muele ◌8:11:38
Très bien, alors l'adoption 65.01 étant battue, nous poursuivons avec la prochaine intervention. Madame Rossier.
Chantal Rossi ◌8:11:49
J'invite mon collègue Julien Noratel à se relever pour nous présenter la motion 65.02.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:11:57
Merci, madame la présidente. Merci, madame la leader. Faites-vous-en pas, je demanderai pas de vote sur la 65-02. Écoutez, 65.02, motion de l'opposition officielle exigeant l'approbation des commerçants et des résidents pour la réalisation de la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Ouest. Madame la présidente, on a vu dernièrement encore une fois l'administration de Projet Montréal sortir un projet surprise de son chapeau sans même l'avoir mentionné, que ce soit pendant les dernières élections municipales en 2021 ou en avoir discuté avec les partenaires. Cette fois, on a appris qu'elle compte venir piétonniser de manière permanente et complète certains secteurs du tronçon de la rue Sainte-Catherine Ouest. Et, madame la présidente, on ne parle pas de n'importe quelle rue. On parle de la rue la plus cruciale à Montréal, mais également de l'artère commerciale la plus importante au Canada. Le centre-ville de Montréal, c'est aussi le cœur économique de notre ville. C'est 1200 magasins dont 450 qui ont façade sur rue. C'est 500 000 personnes qui sillonnent ses rues à chaque jour dont 300 000 employés et 135 000 étudiants. C'est 1200 bars et restaurants, 40 hôtels et 60 établissements culturels. Et, Madame la présidente, ce qu'on doit dénoncer dans le projet de l'administration, c'est qu'il est improvisé, mais il est surtout voué à l'échec dans sa forme actuelle parce qu'il ne répond pas aux besoins du centre-ville. Il faut être clair, en déposant cette motion, on n'a aucunement l'intention de remettre en question que certains projets de piétonnisation portés par des commerçants peuvent s'avérer être un franc succès quand c'est bien exécuté. On ne vient certainement pas non plus s'attaquer au financement octroyé aux différentes SDC pour des projets qui ont fait leurs preuves. Cependant, madame la présidente, dans ce cas-ci, les commerçants ne sont tout simplement pas convaincus par la proposition de la Ville. Certes, ils ont été en partie consultés ou plutôt informés de la situation, mais ils déplorent qu'ils ne soient pas présents à la table de création du projet. Et d'ailleurs, la Société de développement commercial du centre-ville s'est plainte du manque de transparence de l'administration dans le dossier. Le centre-ville fait aujourd'hui face à d'importants enjeux de propreté, de cohabitation, de mobilité, de chantiers et de soutien aux commerçants, et ils sont là les besoins des commerçants auxquels il faut répondre. Notre lecture du projet dans sa forme actuelle, c'est que malheureusement, les commerçants sont contre dans ce qui a été présenté. Les Montréalais et les résidents du secteur n'ont pas eu la chance de se prononcer sur le projet et si la Ville souhaite aller de l'avant, elle doit d'abord et avant tout s'assurer de l'acceptation claire et nette de la part des Montréalais. Alors c'est pour ça, madame la présidente, qu'aujourd'hui on dépose cette motion et qu'on demande à la Ville de Montréal qu'elle rende conditionnelle la réalisation du projet de piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Ouest, incluant l'ajout des 4 nouvelles esplanades piétonnes permanentes, à son approbation sans équivoque de la part des commerçants et des résidents du secteur. Donc, ce qu'on propose, madame la présidente, pour aller encore plus loin, on propose à l'administration de Projet Montréal de tenir un référendum consultatif sur la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Ouest avant d'aller plus loin. Et tantôt, on parlait justement de la question référendaire, mais pour rafraîchir la mémoire de l'administration, à vrai dire, c'est la mairesse qui avait elle-même proposé en 2017 de tenir un référendum consultatif auprès de la population montréalaise par rapport à un investissement dans un stade de baseball. Et elle avait mentionné à ce moment-là que ce serait intéressant de faire ladite consultation et le référendum dans le cadre des élections municipales pour venir réduire les coûts. C'est exactement ce qu'on va venir proposer aujourd'hui à l'administration dans le cadre des prochaines élections municipales, de faire un référendum consultatif auprès de la population montréalaise de venir réduire les coûts et de s'assurer de l'acceptabilité sans l'ombre d'un doute de la part des Montréalais envers le projet. Et bien évidemment, dans le cas échéant, il faut que l'administration de Projet Montréal s'engage à respecter le résultat dudit référendum. C'est ce à quoi Ensemble Montréal s'engage. On demande également, madame la présidente, afin que les Montréalais aient leur juste, mais également afin qu'ils puissent s'exprimer de manière claire, libre et éclairée dans le cadre d'un référendum, on exige aussi une transparence parfaite de la part de l'administration. Et en ce sens, on demande à ce que soient rendues publiques les études de faisabilité du projet, les études d'impact sur les déplacements, les plans d'aménagement, mais également les avis du service de police et du service de sécurité incendie qui font, comme on le sait, dans chaque projet de réaménagement de rue à Montréal, des avis qui soient donnés. Madame la présidente, je l'ai dit tout à l'heure, mais la Sainte-Catherine-Ouest, c'est une rue primordiale pour la ville. On peut pas se permettre de venir improviser avec notre centre-ville comme ce qui semble être le cas présentement de la part de l'administration de Projet Montréal. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:16:40
La parole est à monsieur Sasseville.
Serge Sasseville ◌8:16:46
Merci, madame la présidente. En voulant piétonniser à l'année 4 sections importantes de la rue Sainte-Catherine-Ouest, dont dont 3 dans mon district Peter-McGill, l'administration municipale fait encore à sa tête, par pure idéologie, sans prendre en considération l'opinion des résidents et des commerçants de la rue Sainte-Catherine Ouest, de mon quartier, car je vis dans ce quartier-là, et de mon district. Des démarches consultatives sommaires ont été faites auprès de certaines personnes, mais elles n'ont dégagé aucun consensus sur quelque piétonnisation que ce soit Les quelques personnes consultées ayant exprimé leurs inquiétudes à l'égard des questions d'accessibilité aux commerces, de livraison et de l'importance d'avoir des places de stationnement sur rue. Mais surtout, surtout, jamais les personnes consultées n'ont eu l'occasion de s'exprimer sur le projet précis de création de 4 esplanades piétonnisées à l'année détaillé dans une présentation du service de l'urbanisme et de la mobilité de la Ville de Montréal dont l'existence a été rendue publique le 1er novembre dernier par le journaliste Maxime Bergeron dans sa chronique de la presse intitulée Sainte-Catherine-Ouest, la piétonnisation de la discorde. Depuis la publication de cette chronique, j'ai reçu plusieurs commentaires de commerçants et résidents qui dénonçaient ce projet. C'est déjà le chaos au centre-ville pour eux. Congestion routière, entraves à la circulation injustifiées, Cônes orange inutiles, chantiers inactifs, insalubrité avec présence de rats, hausse de la criminalité sans plan d'intervention efficace, perte du sentiment de sécurité chez les citoyens, prolongation inacceptable des heures de tarification du stationnement, brigade spécialisée du service de sécurité incendie et du service de police qui crée un climat de terreur et une omerta au sein des restaurateurs. On se souviendra de la malheureuse saga des terrasses de la rue Peel pendant la fin de semaine de la F1, les Montréalais qui fuient le centre-ville comme l'a si bien démontré un récent sondage aussi publié par la presse et un magasin sur 4 fermé dans le 1000 Carrés Dorés, ce qui n'est pas de nature à attirer les gens au centre-ville. Dans la chronique de Maxime Bergeron, le directeur général de la SDC Montréal Centre-Ville exprimait son opposition au projet, d'ailleurs tout à l'heure, Ma collègue Alia Hassan-Cournol disait qu'il avait été consulté. Mais qu'en dit-il de ce projet? Et là, je le cite dans la chronique de Maxime Bergeron: ce projet de piétonnisation est basé sur des compréhensions théoriques du centre-ville. Il ne correspond pas du tout aux résultats des consultations menées. Ça ne réunit aucune des conditions gagnantes pour la réussite d'un aménagement piéton. La proposition de la Ville semble émaner d'un projet qui s'approche davantage d'une idéologie plutôt qu'une volonté pragmatique de contribuer à la qualité collective et à la vitalité économique. Hier, à CTV, Alain Creton, propriétaire du restaurant bien connu Chez Alexandre et également président de l'Association des marchands de la rue Peel, affirmait que ce projet allait détruire la rue Sainte-Catherine demandait à l'administration de retourner à la table à dessin. Plusieurs commerçants de mon district sont choqués de n'avoir jamais été consultés sur ce projet. Ils sont d'avis qu'il va réduire l'accès au centre-ville et à leurs commerces. Ils craignent aussi que ces esplanades piétonnisées ne deviennent le repaire de personnes en situation d'itinérance. Ce projet de piétonnisation permanente partielle de la rue Sainte-Catherine ne remplit pas les conditions nécessaires à sa réussite. C'est pourquoi, lorsque l'opposition officielle m'a contacté pour me proposer de coprésenter sa motion, j'ai accepté sans hésiter. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:20:37
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌8:20:41
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je me lève aujourd'hui en cette enceinte à titre de mairesse de Ville-Marie. J'y suis élue depuis 2013 et C'est un grand honneur pour moi de représenter les citoyens et citoyennes de Ville-Marie qui, c'est un quartier qu'on le sait, est densément peuplé. Il y a beaucoup de familles, il y a beaucoup de gens qui l'habitent, mais c'est aussi un quartier qui se remplit et qui se vide beaucoup dans la journée parce qu'on a des institutions universitaires, c'est le centre-ville de Montréal. Nécessairement, il y a beaucoup de vie et c'est vrai que ça crée une cohabitation qui n'est pas toujours facile en termes de besoins. Ça, ça serait le premier point que j'ai envie de dire. Et à ça, on doit ajouter aussi la question des crises et vulnérabilités qui, on le sait, ont toujours été présentes au centre-ville à différents moments de l'histoire, mais depuis la COVID, c'est particulièrement difficile avec la crise du logement, avec la crise des opioïdes et même la désinstitutionnalisation de la santé mentale. On voit que ça a un impact dans tous les centres-villes à travers le monde, oui, mais à Montréal, c'est bien vrai. Alors ça, c'est ce que je voulais brosser comme portrait à titre d'élue depuis quand même bientôt 12 ans. J'ai envie de vous dire que la question de la piétonnisation et la forme qu'elle prendra, ou le réaménagement de la rue Sainte-Catherine dans l'ouest, c'est un processus qui est en cours depuis plus de 2 ans. Ça, je tiens à le mentionner. Il y a des conversations qui ont eu lieu, bien sûr, avec les commerçants, oui, avec la SDC du centre-ville, mais pas que. Avec aussi les citoyens de Peter-McGill qui, je tiens à le mentionner, depuis 12 ans viennent souvent au conseil municipal, au conseil d'arrondissement pardon, pour dire, on peut-tu avoir plus d'espaces verts? On peut-tu avoir plus de lieux de rassemblement? On peut-tu avoir des quartiers environnants qui sont sécuritaires? Parce que dans le centre-ville, que ce soit dans l'est de Sainte-Catherine, dans le milieu de Sainte-Catherine et dans l'ouest, c'est qu'il y a du monde qui habite là. Et donc, quand il est question de consulter, on parle à tout le monde. On parle également aux institutions universitaires. On a deux universités, McGill et Concordia, qui elles nous disent également qu'elles veulent avoir plus d'espaces de rencontre, qu'elles veulent réfléchir différemment la rue. Alors, je tiens vraiment à mentionner que les conversations, elles ont cours dans depuis 2 ans. Ce n'est pas un matin que ça commence. Et moi, je respecte la parole de l'Association des commerçants du centre-ville, mais il y en a bien d'autres aussi. Maintenant, je voudrais aussi mentionner que suite au premier tronçon de la rue Sainte-Catherine au centre-ville, on a appris beaucoup. Et je tiens à le dire, et monsieur Crotton, c'est un commerçant, on se connaît bien, il vient souvent au conseil d'arrondissement, pour amener des critiques constructives, mais aussi nous complimenter. Ça fait que ça varie. Alors, je tiens quand même à le mentionner. Moi, je trouve que c'est un commerçant qui a une opinion puis qui nous la partage, et c'est très important. Mais je dois dire qu'entendre qu'on va tuer la rue Sainte-Catherine, c'est drôle, hein? Moi, je l'ai entendu sur le REV Saint-Denis. La piste cyclable va tuer la vitalité commerciale de toute la rue. Et honnêtement, ça venait beaucoup d'un bord. Mais bon, on a dit, on va le faire, parce que partout à travers le monde, la question de la réappropriation puis le rééquilibrage de l'espace public, c'est important. Et souvent, nous-mêmes, on voyage, puis on va se promener sur la Rambla, ou on va se promener dans des certains— à New York, où ils ont peut-être piétonnisé un petit bout devant le Iron Building, Pis on trouve ça donc le fun, mais il faudrait pas qu'on le fasse à Montréal. Faudrait surtout pas qu'on vienne déranger les habitudes, les façons de faire. Faudrait surtout pas qu'on entende aussi la voix des citoyens qui habitent dans les quartiers. Notre centre-ville à nous, là, puis je tiens à le mentionner, contrairement à Toronto qui est presque pas habité, le nôtre il est extrêmement vibrant. Et moi, je suis très fière comme mairesse de Ville-Marie parce qu'on a décidé de ne pas faire de compromis sur cette question-là et que bien que la fluidité, par exemple, est importante, soit, mais pas au détriment de la sécurité de ceux qui l'habitent. Alors, le premier tronçon, on nous a dit que ça ne marcherait pas, que c'était une mauvaise idée. Je le rappelle, de l'autre côté, c'était le statu quo comme on a l'habitude. On allait refaire la rue Sainte-Catherine à l'identique. On y mettait des millions de dollars, on gardait les deux voies comme telles, pas d'élargissement de trottoir. Êtes-vous allés dans le centre-ville une fin de semaine? C'est plein! Et là, faut voir les gens qui sont comme dans le bout réaménagé où là, d'un coup, ils prennent l'espace et là, ils arrivent à l'autre bout et ils sont comme, oh, ça revient tout petit, on va se faufiler puis on va rentrer comme ça sur le trottoir. Les poussettes, les personnes à mobilité réduite, bref. On a décidé de penser à l'extérieur de la boîte, de s'inspirer de ce qui se fait ailleurs en se disant, pourquoi si ça se fait ailleurs, ça ne pourrait pas marcher chez nous? C'est ça, on est nés pour un petit pain, on ne peut pas faire comme les autres, on ne peut pas se dire, soyons ambitieux, ramenons de l'espace pour les citoyens qui sont à pied ou autre, créons des espaces de rencontre. C'est ça notre vision, c'est ça qu'on a fait. On l'a fait pour Sainte-Catherine et pour vous dire, le quartier des spectacles nous dit, On peut-tu avoir plus d'ambition même pour ce petit tronçon-là ou est-ce que dans la place des spectacles, parce qu'ils voient comment on fait des activités, on est capable de mettre des œuvres d'art, on est capable de s'approprier l'espace. Dans le premier tronçon, on a aussi appris au niveau des livraisons, l'accessibilité universelle. On nous a demandé après ça de faire plus de verdissement pour les autres tronçons. On nous a demandé de nous inspirer de l'avenue Peter-McGill qu'on va transformer en forêt urbaine. On nous a demandé d'être visionnaires et ambitieux pour une rue qui va être réaménagée à la hauteur de 1 milliard de dollars. C'est ça qu'on investit comme administration depuis qu'on a été élus pour refaire la rue Sainte-Catherine qui, soit dit en passant, était complètement, comment dire, déficiente au niveau des infrastructures souterraines. Mais nous, on a dit qu'on n'allait pas refaire à l'identique. J'ai envie de dire que des craintes, oui, soit, mais on a montré jusqu'à présent qu'en discutant avec tout le monde, on arrivait à trouver des compromis, puis on arrivait à trouver des chemins de passage, mais sans pour autant juste faire du statu quo, du statu quo comme on l'a vu pendant des années à Montréal quand c'était la question de l'aménagement de la ville puis des espaces publics. Je suis tellement fière, ah, je suis contente qu'on ait fait le REV. Je suis assez contente de ne pas avoir écouté l'autre côté de la Chambre. Je suis assez contente qu'on se soit tenu debout, puis que maintenant il y a plein d'autres coins à travers la ville, dont la santé publique, qui nous dit, faites-en plus de REV, faites-en des rues piétonnes. Quand on— et j'entends là qu'on a été cité par la presse par monsieur Bergeron, Maxime Bergeron, mais allez voir dans le Times, on est si citer la ville de Montréal à côté de la ville de Paris, Valérie Plante et Anne Hidalgo une à côté de l'autre, en disant que le Lycée Archipo-Féminin, ça donne aussi une réappropriation de la ville d'une façon absolument magistrale. Je m'excuse, je vais me pitcher des fleurs. Moi, ça me fait plaisir. J'ai assez mangé de garnottes puis de vin dans les dernières années, je vais m'en envoyer des fleurs. Puis il faut aller voir aussi Toronto Star, je l'ai dit tantôt. Le Toronto Star dit, comment ça se fait qu'à Toronto, on ne sera pas capable de faire ce qu'ils font à New York et à Montréal au niveau de la réappropriation de l'espace public. Donc, honnêtement, je vous le dis là, je les entends les préoccupations. Puis ça fait 2 ans qu'on travaille là-dessus, qu'on réfléchit. Puis on va arriver avec un scénario, on va vous présenter 13 scénarios, puis on en jasera à ce moment-là. Mais non, il n'y aura pas de référendum. Non, parce que le travail a déjà été bien entamé et quand on nous a élus, quand on m'a choisie pour une deuxième fois à la majorité, c'est en sachant très bien qu'on allait piétonniser beaucoup. Puis savez-vous, quand je dis piétonniser, là, partez pas en peur, je ne suis pas en train de vous dire ce qui va se passer. Je veux juste dire que les citoyens de Montréal, ils nous disent de sécuriser leur milieu de vie. Puis moi, c'est là-dessus que j'ai été élue. J'ai été élue sur le fait de pouvoir dire réappropriation citoyenne. Citoyenne, sentiment de communauté. Puis, dernier élément, on a vu par le passé que quand il y a des enjeux de vulnérabilité, entre autres, qui sont difficiles, c'est pas à petits coups de petites mesures que souvent on va réussir à faire un électrochoc. Souvent, c'est à coups d'ambition, en adaptant bien sûr toute la question de la mécanique, du déneigement et tout le reste, mais ça fait 8 ans que c'est ce qu'on fait, de tenter le coup de s'adapter et j'invite vraiment les Montréalais et Montréalaises à nous écouter quand on va le présenter, le concept. On va être capable d'en arriver, selon moi, à quelque chose qui va venir donner, aider le sentiment de sécurité, réappropriation de l'espace public, s'assurer qu'on n'est pas, on ne crée pas de la rue Sainte-Catherine une autoroute ou une route de circulation alors qu'on pourrait en faire autrement parce que, je le répète, Les Montréalais nous ont choisis pour ça. Alors, je vais terminer en disant que pour moi, la rue Sainte-Catherine, on ne la refait pas pour la prochaine élection, on la refait pour les 50 prochaines années. Puis les Montréalais s'attendent de nous comme administration, et je vous invite à voter contre cette motion-là, à aller de l'avant parce qu'on a toujours consulté, on a posé des questions depuis 2 ans, on avance, puis on va prouver qu'on est capable de soutenir un centre-ville fort, dynamique, et habiter. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:31:05
Le chef de l'opposition. Officielle, Monsieur Arif Salem.
Aref Salem ◌8:31:09
Oui, Madame la Présidente. Moi, je voulais pas intervenir sur cette motion, mais là, j'ai la mairese m'a forcé de le faire. Elle m'a forcé de le faire justement pour rectifier quelques faits, parce que la mairese, elle a déjà dit quelques aberrations dans les interventions qu'elle a dites, surtout en pointant de ce côté-là de la salle tantôt. Madame la Présidente, j'aimerais juste rappeler la mairese que dans le projet initial de Sainte-Catherine, nous n'avions pas ce qu'elle a déjà proposé, mais on n'était pas à l'identique du tout, du tout, du tout. Madame la présidente, on parlait de trottoirs chauffants dans le temps, on était dans l'innovation. Alors, madame la présidente, dans ce temps-là, puis on voit qu'on n'a pas, qu'on n'a pas pris ça en considération. On a même parlé dans le temps, madame la présidente, de compartimenter tout ce qu'il y a dans le sous-sol. On était innovateur, madame la présidente, dans le temps. Malheureusement, c'est pas ça qu'on est en train de voir. Et ce qu'on est en train de dire aujourd'hui, ce qu'on est en train de proposer, parce que oui, Projet Montréal, c'est un parti qui veut faire de la consultation publique, qui veut vraiment écouter les gens, puis malheureusement on n'écoute plus les gens de l'autre côté de la salle, madame la présidente. Il faut cheminer avec les gens, il faut cheminer avec les résidents qui habitent dans ce secteur, il faut au moins leur dire vraiment ce qu'il en est et non pas les laisser dans le néant. Et une chose qui est certaine, c'est qu'en novembre 2025, vous ne serez pas là. Nous allons faire le chemin avec les citoyens. Nous allons les écouter, nous allons cheminer avec eux. On ne va pas faire comme Émilien Houde, on envoie 12 000 personnes pour écouter, pour ne pas vraiment écouter ce que les gens veulent. On va écouter, nous, ce que les gens veulent. On va cheminer avec eux, on va leur dire vraiment ce qui est bon, ce qui n'est pas bon, et on va au moins les convaincre de cheminer avec nous. Comme on a fait sur Laurier avec la piste cyclable, comme on a fait dans les consultations qu'on a déjà présentées, comme on a fait dans la rue Place de Saint-Hubert dans le temps. Il y avait 160 personnes qui se sont déplacées pour la consultation publique quand on a entamé le projet de la rue Saint-Hubert. Alors, madame la présidente, je pouvais pas me taire sur les aberrations qui ont été dites. Alors, c'est pour ça que j'ai pris la parole, juste pour rectifier le tir. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:33:28
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:33:31
Merci, madame la présidente. En droit de réplique sur le 65.02, je vous avoue que je suis un peu sans mots, sans mots après le monologue de 10 minutes qu'on a eu droit d'entendre sur l'importance de la consultation, d'être à l'écoute des citoyens, de respecter la population, les résidents. Écoutez, s'il y a bien une administration qui se fou éperdument de l'avis de la population, c'est celle de Projet Montréal et l'exemple le plus flagrant qu'on peut donner est celui de la consultation publique sur Camillien-Houde. 10 000 Montréalais et Montréalaises qui se promènent, qui s'en vont voir l'office de consultation publique, qui se prononcent, qui disent à majorité, nous sommes contre, et que fait la mairesse pour sa base électorale? On va bloquer Camillien-Houde dans le meilleur intérêt des Montréalais. C'est libre à eux de croire, d'avoir leurs prémisses, de vouloir mettre en place ce qu'ils veulent, mais qu'ils ne viennent pas donner des leçons sur la consultation, sur l'écoute des Montréalais quand systématiquement, conseil après conseil, que ce soit à la Ville-Centre, que ce soit en arrondissement, des citoyens viennent se plaindre du manque d'écoute de l'administration, du manque de consultation et des simples séances d'information. Une formation où l'administration dit ce qu'ils ont décidé. Donc, pour la leçon de consultation, d'écoute citoyenne, on va repasser. Mais ce qui est le plus aberrant, madame la présidente— Oui.
Martine Musau Muele ◌8:34:57
Je me permets de vous interrompre ici. Puisqu'il est 21 h 29, est-ce que vous pouvez m'exprimer vos intentions pour la suite, s'il vous plaît?
François Limoges ◌8:35:05
Oui, madame la présidente. Je propose d'appuyer ma collègue Chantal Rossi et de madame Blanchet, puisqu'on a quand même discuté avec tout le monde, de prolonger jusqu'à l'épuisement de l'ordre du jour de ce soir, ce qui devrait pas nous mener à une heure impossible. On pense qu'on est capable de terminer dans un temps assez décent.
Martine Musau Muele ◌8:35:26
Monsieur Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:35:27
Merci, madame la présidente. Je dis, ce qui est le plus aberrant, c'est quand on entend la mairesse venir demander haut et fort aux membres du conseil de voter contre la motion. Juste pour que tout le monde ait en tête ce qu'on demande, là on demande 2 choses dans le cadre de la motion. Tout d'abord, on demande à rendre conditionnel le projet de piétonnisation à l'approbation des commerçants et des résidents du secteur. Elle nous a parlé pendant 10 minutes qu'elle souhaite être à l'écoute du monde sur le terrain, des résidents, des universités. Bien, c'est exactement ce qu'on demande dans le premier résolu, respecter la volonté de vos citoyens. Et la deuxième chose qu'on demande, madame la présidente, c'est d'être transparent et de rendre publiques les études de faisabilité, les études d'impact, les plans d'aménagement et les avis de la police et du service d'incendie. Et là, à nouveau, apparemment, il y a un problème avec ça. Donc moi, j'aurais aimé ça entendre la mairesse nous dire Est-ce qu'elle ne souhaite pas respecter l'avis des citoyens de Ville-Marie ou est-ce qu'elle ne souhaite pas être transparente envers la population? Parce qu'apparemment, le contenu de la motion dérange énormément l'administration. Donc moi, je me demande encore qu'est-ce qui, parmi les deux éléments que je viens de mentionner, semble être problématique, qu'on respecte ou qu'on soit transparent? Du côté d'Ensemble Montréal, c'est excessivement clair, je l'ai dit précédemment, on souhaite écouter les commerçants, les partenaires institutionnels du centre-ville, les résidents du centre-ville et la population montréalaise qui puissent se prononcer sur, encore une fois, l'artère commerciale la plus importante du pays. Ça me semble être de base et j'espère à nouveau que l'ensemble du conseil municipal va voter en faveur de la 65.02. Merci beaucoup, madame la présidente.
Serge Sasseville ◌8:37:16
Bravo.
Martine Musau Muele ◌8:37:19
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌8:37:21
Madame la présidente, pour accélérer les processus législatifs, l'administration va, la majorité va voter contre la motion.
Martine Musau Muele ◌8:37:29
Considérant le vote de l'administration, la motion 65.02 est donc battue, ce qui nous permettrait de poursuivre. La motion 65.03 a été traitée. 65.04, j'inviterai monsieur Craig Sauvé à prendre la parole.
Craig Sauvé ◌8:37:47
D'ailleurs, madame la présidente, dissidence sur le point avant, s'il vous plaît.
Martine Musau Muele ◌8:37:52
Inscription de dissidence de monsieur Craig Sauvé quant à la motion 65.02.
Serge Sasseville ◌8:37:58
Merci beaucoup.
Craig Sauvé ◌8:38:02
En préambule sur la motion que je présente avec monsieur Sasseville, je pense c'est important de le dire au début de ce débat que je veux surtout pas que ce soit un débat sur les procès, un procès d'intention sur qui que ce soit dans cette salle. Je pense que tout le monde est bienveillant dans cette salle, tout le monde veut le bien de la population montréalaise, tout le monde ici se soucie des personnes les plus vulnérables à Montréal et on travaille tout le monde dans nos arrondissements pour essayer d'aider le maximum de gens. Ça, j'en suis certain à 100% pour avoir parlé avec beaucoup de gens dans la salle ici. Ce qu'on a ici, c'est une proposition, vous est en position de proposition ce soir, je pense que ça mérite d'être dit. Et la première raison pour laquelle on doit déclarer un état d'urgence, c'est parce que ça l'est, un état d'urgence. C'est une urgence présentement, c'est une crise humanitaire qu'on vit à Montréal présentement qu'on n'a pas vue depuis très longtemps. Et c'est pas simple à régler, on va être d'accord là-dessus tout le monde. On est à la croisée de plusieurs épidémies, plusieurs problématiques qui coexistent, qui rendent la job encore plus difficile. Bien sûr, on sort de la COVID, il y a des difficultés économiques qu'on n'a pas vues depuis très longtemps, une crise de logement dont on parle à Montréal depuis une bonne décennie. Puis on a reconnu, je pense, tout le monde ensemble ici dans le conseil qu'effectivement c'est une crise de logement, puis on propose des solutions. Il y a une crise d'opioïdes qui ravage la population canadienne dans beaucoup de villes, mais aussi dans les ruralités. Bien sûr aussi, l'effritement de notre filet de sécurité sociale. Qui, pour des raisons idéologiques, je dirais de droite depuis très longtemps, affaiblit les services dont on est fiers. On parle de santé mentale, on parle de Medicare, on parle de l'assistance sociale. Plusieurs choses commencent à démontrer de plus en plus de fissures. Donc, quand une crise frappe, ça frappe encore plus fort. Après avoir proposé cet état d'urgence, bien sûr, il y a eu des reportages. Un des commentaires les plus frappants pour moi que j'ai entendus, c'était celui de David Chapman de Résilience, qui parlait du fait que dû à l'introduction de fentanyl, Dans notre société, il allait de—
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il parlait d'individual memorials for when they lost somebody. He was talking about when they lost somebody to an overdose crisis. And because there are so many people that we're losing to overdoses, they're now starting to group memorial services for many people at once because it's happening so often. There are so many opioid-related deaths, there's so many overdoses, and this is all interconnected, and we know it's all interconnected.
Craig Sauvé ◌8:41:20
La RAPSIM a dit la semaine dernière, selon leur estimé, puis bien sûr il y en a plusieurs, on serait en manque d'à peu près 800 places pour l'hiver qui s'en vient. 800 places, puis aujourd'hui nous sommes le 18 novembre. Il y a des gens qui travaillent là-dessus, j'en conviens, il y a des gens qui travaillent sérieusement pour régler ça, mais il y a des graves inquiétudes dans le milieu communautaire par rapport à notre capacité collective d'offrir des abris pour tout le monde, tout le monde qui vit dans la situation d'extrême vulnérabilité. Le CORONA du Québec a sorti il y a 2-3 semaines, un mois peut-être, un rapport disant qu'effectivement le nombre de personnes rapportées qui étaient victimes de mortalité prématurée, qui étaient en situation d'itinérance, a triplé depuis 2021. Ça, c'est au Québec, ça, mais on sait qu'on a une bonne part de ça à Montréal. C'est très inquiétant. À la croisée de toutes ces crises-là, effectivement, on perd plus de gens. Il y a plus de gens qui ont de la misère à se loger. Puis j'en suis certain également que tout le monde dans la salle ici en reçoit des témoignages dans leur quartier, dans leurs arrondissements, de personnes qui sont en train de se faire invincer, rénovincer, des jeunes parents qui doivent s'acheter une tente ou reçoivent une tente d'un groupe communautaire, puis vont ou vont camper dans une van ou dans un camion. Les gens cherchent des solutions un peu partout, des gens qui habitent temporairement en situation d'itinérance sur le divan d'un ami. De plus en plus, on l'entend. Parlant des campements, on les voit davantage et partout. On les voit dans presque tous les quartiers de Montréal et les gens le notent aussi. Et c'est pas par joie ou choix que les gens choisissent d'habiter, de rester dans une tente, surtout en hiver. C'est pas glorieux. Presque le pire scénario. Le pire scénario, c'est d'avoir rien. Mais au moins avec une tente, avec un campement, on peut stocker des souvenirs, des choses qui sont chères pour nous, les médicaments, des papiers, des vêtements, avoir un sentiment de sécurité. Et parfois quand il y a des campements où il y en a plusieurs tentes dans une petite communauté, ça crée des communautés. Non, c'est pas toujours sécuritaire. Oui, il y a des gens qui sont problématiques parfois dans ces campements, mais c'est l'avant-dernière chose que d'être complètement dans la rue et dormir sur une borne au parc si on n'est pas capable d'avoir une place quelque part. Et les citoyens voient parfois les gens qui sont en pleine crise, puis ça leur inquiète. Mais imaginez la personne peut-être qui vit une crise, qui crient, qui crient dans la rue parce qu'ils sont frustrés, ils sont à bout, j'ai à bout, parce que peut-être qu'ils étaient dans un campement, puis peut-être qu'on a démantelé leur tente quand ils n'étaient pas là, peut-être pour la 3e, 4e fois, ils ont tout perdu, puis après ça, oui, je crierais moi aussi si je n'avais pas une autre option. Donc peut-être quand on voit les gens qui crient, oui, peut-être qu'il y a de la santé mentale, oui, peut-être de la consommation là-dedans, mais peut-être c'est juste parce qu'ils sont traumatisés et retraumatisés et à bout de chez à bout. C'est ce que les gens vivent présentement. Et cette idée qu'on propose aujourd'hui, un état d'urgence, c'est une solution, c'est un outil parmi d'autres qui sont proposés. Certainement, il faut décider plus tôt que tard parce que si on va dans un état d'urgence, il y a quand même de l'organisation qu'il faut faire. Il y a un comité de coordination, il faut que le comité de coordination prépare, il faut qu'il agisse. Donc c'est pas demain, si on, mettons, on déclare aujourd'hui, c'est pas demain que tout est réglé puis on a des hôtels. Il y a beaucoup de travail qu'il faut faire quand même. Donc le plus tôt qu'on peut agir, le mieux que c'est. Et on peut le faire. On peut faire une déclaration d'urgence, on peut déclarer ça. C'est un choix qu'on prend ici, puis oui, c'est audacieux, oui, c'est audacieux, et non, ce n'est pas une solution miracle pour tout régler dans la question d'itinérance. C'est une chose, c'est une chose qu'on peut faire si aujourd'hui, au lieu de bâtir, construire, rénover nos bâtiments, autres bâtiments, qu'on trouve des chambres d'hôtel, des motels, puis on peut loger des gens là-dedans. Puis peut-être pas tout est prêt, mais c'est beaucoup mieux que la situation actuelle, surtout si un grand froid, les grands froids d'hiver viennent sous peu. Et la perfection, parfois on cherche la perfection, on veut organiser avec toute la bienveillance avec tout le monde, puis faire absolument ce qu'il faut, puis avoir Québec à 100% dans le bateau. Et je dirais que Québec, c'est la grande— ça, c'est la chaîne manquante, c'est la grande faille dans la chaîne de cette question aujourd'hui. Je trouve que le gouvernement du Québec ne fait pas sa part. Et oui, il y a du leadership qui vient des villes, et oui, il y a du leadership qui vient du fédéral, mais Québec n'est pas là. Donc ici, on propose une solution à la crise humanitaire. Et si on fait pas ça, mais qu'est-ce qu'on va faire? Quel est le plan? C'est ça que les gens veulent savoir.
Voix 5K8:47:05
I mean, people are scared. They're scared for others. They're worried. The community groups are extremely worried, and people want to see a plan, and they want to know that people are going to be all right this winter. And like I said, I believe everybody's really acting with all the goodwill, but if we're not going here, if we're not going to declare a situation of— if we're not going to declare a state of emergency, and get some hotel rooms or motel rooms. And I've heard other ideas. What's the plan? What are we gonna do? What about those 800 places? It's November 18th today. It's getting cold soon. Yes, we need a plan to solve homelessness, but right now we're about to have winter and we need to save lives. And we may need to do things outside of the box, do things differently, because that's, that's where we are as a society. Too many things are crumbling and people are in Big trouble. That's why I humbly propose that we declare a state of emergency and take care of the people who need it most and offer them some security through the winter.
Voix 5A8:48:04
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌8:48:08
Monsieur Serge Sasseville.
Serge Sasseville ◌8:48:11
Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, comme bien vient de le dire mon collègue Craig Sauvé, les délais de sans-abri répertoriés par le Bureau du coroner du Québec ont triplé. Ces dernières années. Ce sont des données qui sont bien en deçà de la réalité parce que le CORONAIRE n'enquête que sur les décès suspects non naturels ou inexpliqués. Le Bureau du CORONAIRE a recensé pas moins de 72 décès de sans-abri au Québec en 2023, comparativement à seulement une vingtaine par année de 2019 à 2021. Au cours des 5 dernières années, Il y en a eu 180 au total. Il y a plus de morts et au cours des 2 dernières années, la moitié des itinérants dont la mort a fait l'objet d'un rapport du coroner ont perdu la vie à Montréal. Il y a plus de morts dans la population itinérante à cause des surdoses de drogues, de problèmes de santé non soignés, du désespoir qui pousse au suicide et de la crise du logement qui met à la rue de plus en plus de gens. Il y a aussi de plus en plus d'itinérants qui se font tuer. Il y a beaucoup de morts tragiques et violentes. Une dizaine de sans-abri ont été tués dans la rue au Québec depuis 10 ans et ces morts violentes augmentent depuis 5 ans. À l'approche des temps froids, en raison des déménagements et des fermetures de refuges, il y a un déficit de plusieurs centaines de places en hébergement pour les itinérants. Le CIUSSS du Centre-Sud de l'Île-de-Montréal a procédé à un appel d'offres pour offrir des places supplémentaires cet hiver. Mais il va falloir un miracle dans les conditions actuelles pour que les organismes communautaires puissent y arriver au 1er décembre. La semaine dernière, la Société de transport de Montréal a même annoncé qu'elle fermait son édicule de la station Trois-Torres au square Cabot, dans mon district Peter-McGill, en raison de la grande présence de personnes en situation d'itinérance à l'intérieur. Et ça, je l'ai appris par un journaliste, pas par la STM. Quand on commence à fermer des installations publiques et qui offrent un service à la population parce qu'on ne sait pas quoi faire avec toutes ces personnes qui y prennent refuge pour simplement survivre, il m'apparaît évident qu'on a franchi une limite inacceptable dans une société qui se prétend civilisée. Au centre-ville de Montréal, c'est le chaos total en matière d'itinérance. Le gouvernement du Québec fait preuve d'une incompétence flagrante dans ce dossier-là, mais l'administration de Montréal reste passive face à l'attitude du gouvernement du Québec alors qu'on a tous les outils nécessaires pour faire bouger les choses. Les différents palais de gouvernement se rejettent sans cesse la responsabilité les uns sur les autres quand il est question d'itinérance, mais là, c'est le temps pour la Ville de Montréal de démontrer du leadership puis d'agir pour protéger nos concitoyennes et nos concitoyens. Il est impensable que dans notre métropole, la situation soit devenue tellement grave que des Montréalaises et des Montréalais rapportent publiquement voir des personnes en situation d'itinérance mourir sous leurs yeux. J'ai personnellement eu connaissance d'un cas survenu en août dernier sur la place publique du Quartier Chinois, en face de l'immeuble situé au 165 de la Gauchetière Ouest. Pendant plusieurs jours, ses résidentes et résidents voyaient de leur balcon une itinérante couchée par terre le long du mur de l'église du Quartier Chinois. Ils interpellaient les autorités pour qu'on s'occupe de cette femme. Mais ce fut en vain. Un matin, ils l'ont vue morte, les pompiers la recouvrant d'une couverture. On en est rendu là à Montréal, madame la présidente. On regarde de nos balcons les itinérantes et les itinérants mourir sous nos yeux. En vertu de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, Montréal peut déclarer l'état d'urgence sur son territoire et, dans le cadre de cet état d'urgence, peut sans délai sans formalités, pour protéger la vie, la santé ou l'intégrité des personnes, réquisitionner dans son territoire les moyens de secours et les lieux d'hébergement privés nécessaires. Nous n'avons plus le choix, il nous faut déclarer l'état d'urgence pour protéger la vie de nos concitoyennes et concitoyens, comme l'ont fait d'autres villes au Canada telles Edmonton, Toronto et Hamilton. C'est pourquoi mon collègue Craig Sauvé et moi, nous demandons aux membres du conseil municipal d'adopter à l'unanimité cette motion qui a fait l'objet d'une large couverture médiatique à travers le Canada et qui a notamment reçu l'appui de la mission Old Brewery, de Résilience Montréal et du Foyer pour femmes autochtones de Montréal. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:52:39
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌8:52:43
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. D'emblée, je vais commencer par dire que, comme administration, comme élus, On reconnaît ce sentiment-là d'urgence, on comprend pourquoi les conseillers indépendants viennent aujourd'hui ici déposer cette motion-là. On partage le sentiment d'urgence, on partage l'inquiétude par rapport à une situation qui est sans précédent dans tout le Québec. Dans tout le Québec, c'est près de 10 000 personnes qui actuellement sont en situation d'itinérance. C'est 10 000 personnes et c'est presque la moitié qui se trouve sur l'île de Montréal qui est en situation d'itinérance, une croissance sans précédent. Donc oui, il faut que tous les ordres de gouvernement fassent plus, il faut que le gouvernement du Québec, l'État, soit au rendez-vous avec des mesures concrètes, rapides et structurantes, et il faut que les villes continuent à travailler en première ligne comme elles le font maintenant depuis des années. C'est les villes qui sont au rendez-vous, c'est les villes qui innovent avec le réseau communautaire, c'est les villes qui offrent des services qui sont inédits dans des municipalités avec des moyens qui sont souvent pas à la hauteur de nos ambitions. Néanmoins, madame la présidente, je vais aussi vous exposer pourquoi cette proposition de déclarer l'état d'urgence est somme toute une idée, mais somme toute une fausse bonne idée. Madame la présidente, si on déclarait l'état d'urgence comme nous le demandent les conseillers indépendants, on remettrait encore ce lourd fardeau-là uniquement et exclusivement, ce fardeau logistique, ce fardeau financier, sur les épaules de la Ville de Montréal, sur le réseau communautaire et sans que les gouvernements ne se sentent responsables ou responsabilités d'un plan de sortie, d'un plan d'urgence qui nous garantissait des moyens supplémentaires. En effet, avec l'état d'urgence, vous avez raison, ça nous permettrait d'ouvrir des ressources sans consultation, on pourrait outrepasser le zonage, on pourrait offrir des ressources sans plan de cohabitation précis. On le sait, on l'a vu dans les derniers moments, à l'époque où la Ville de Montréal tentait d'ouvrir rapidement des refuges, à quel point il y a eu un ressac et qu'on a créé de la déstructuration dans les quartiers. Mais l'état d'urgence pourrait nous permettre de pouvoir le faire. De façon complètement libre. L'état d'urgence pourrait nous mettre, faire en sorte qu'on pourrait mettre à disposition pour des refuges d'urgence nos centres communautaires. Bien évidemment, il faudrait priver nos citoyens et citoyennes de ces activités-là qui elles aussi sont très importantes pour des quartiers qui sont souvent sans espaces publics, sans espaces verts. La Ville pourrait faire ça effectivement. On pourrait aussi ouvrir des très très grands refuges dans des hôtels comme on a fait dans le Village. Avec tous les impacts qu'on a vus, ou comme on l'a fait au YMCA aussi, avec les impacts sur les quartiers, bien évidemment. Mais est-ce que l'état d'urgence va faire apparaître comme par magie des intervenants sociaux? Est-ce qu'elle va nous ramener plus de psychiatres dans la rue? Qui va gérer ces organismes communautaires-là? Qui va gérer ces nouveaux refuges-là? Est-ce qu'on aura l'assurance, madame la présidente, d'avoir toutes les ressources nécessaires ou est-ce que C'est un fardeau supplémentaire qu'on mettra sur les épaules des villes qui investissent sans précédent pour une situation de crise actuelle. La motion reste muette sur ces éléments-là. Elle nous dit de déclarer l'état d'urgence, puis après on verra. On ne peut pas fonctionner comme ça, madame la présidente. En plus, je tiens à le préciser, c'est un élément qui est vraiment probant, la manière dont l'état d'urgence est libellé par le législateur, elle ne nous permettrait pas d'avoir les coudées franches et de déclarer un état d'urgence pour une situation comme celle de l'itinérance, contrairement à Edmonton où la loi, parce qu'on l'a regardée, on les a comparées, est rédigée de façon complètement différente. Au Québec, les municipalités peuvent le faire pour des aléas qui sont imprévisibles, des aléas climatiques ou autres, ou pour des enjeux de pandémie sanitaire, comme ça a été le cas durant la pandémie. Mais après, au final, celui qui a le pouvoir en dernier recours de retirer ce droit-là aux municipalités, c'est le gouvernement du Québec. Donc, on pourrait se voir à déclarer un état d'urgence, se dire on commence à prendre des hôtels parce qu'on en a besoin, et après se retrouver débouté en cour ou par le gouvernement du Québec parce qu'il n'y a pas d'assise légale qui nous permet déclarer cet état d'urgence en fonction de la crise de l'itinérance, bien qu'elle soit importante et qu'elle affecte une multitude de populations. Aussi, c'est quoi le plan clair? C'est quoi le plan de sortie? Parce que clairement, quand on entre dans un état d'urgence, on doit avoir un plan de sortie. C'est ce qu'on a fait avec la pandémie. On le savait, les gens devaient se confiner. On devait avoir un plan de sortie clair pour que les gens, par après la contamination communautaire diminue, et par la suite sortir de cet état d'urgence-là. Dans une situation comme l'itinérance, où se mélange une crise des opéides avec des décès, où on se mélange une crise des vulnérabilités, où il y a une crise du logement avec l'accès difficile au logement, eh bien Montréal serait voué à renouveler sans cesse, sans plan de sortie clair, cet état d'urgence. Ça peut pas fonctionner comme ça. Monsieur Salem l'a dit en entrée du conseil, on ne peut pas gérer des situations complexes tout dans l'urgence, on doit bien les planifier, on doit bien les travailler. Et c'est exactement à ce chapitre que la Ville de Montréal agit depuis 2017, depuis que notre administration est en place, où on a mis énormément de mesures pour répondre à une situation inédite en itinérance. On a collaboré avec les partenaires au BNL pour ouvrir un peu plus de 700 places en refuge. On a doublé le financement des organismes communautaires. On a augmenté la présence des médiateurs sociaux dans la ville avec nos équipes des miss qu'on a déployées et qu'on continue de déployer aux quatre coins de la ville. On a protégé des acquis des maisons de chambres en modifiant nos réglementations. Les maisons de chambres ont été longtemps le dernier rempart avant l'itinérance, mais c'est notre administration qui a mis en place des mesures pour les acquérir, pour les protéger, pour s'assurer que les organismes communautaires puissent ensuite les gérer, qu'ils puissent être salubres, qu'ils puissent être propres, pour avoir une façon digne de loger les moins bien hantés. C'est notre administration qui, avec le règlement pour une métropole mixte, l'initiative pour la création rapide de logements avec le gouvernement du Québec, avec notre stratégie de droit de préemption, qui a développé de nombreux projets de logement social parce que oui, la sortie de la rue, ça passe par le logement social, madame la présidente. On a aussi collaboré avec le gouvernement pour l'ouverture de haltes chaleur. Oui, il faudrait que ça soit à l'année. Oui, ça doit aller plus loin. Oui, ça doit être pérenne et on le réclame ce financement-là, mais on est au rendez-vous à chaque hiver, à chaque année pour regarder tout ce qui est possible d'être fait pour mettre à disposition, avoir des plans de contingence en cas de grand froid, permettre justement à une population de se protéger du froid. Les villes sont au front, les villes sont au rendez-vous et on travaille à déployer rapidement, comme vous le savez, des projets d'installation modulaire avec accompagnement et ça on voit ça d'une très bonne façon, ça fait ses preuves à Gatineau, C'est en train de voir le jour à Québec et ce sera aussi chose faite à Montréal parce qu'on le travaille. Oui, on veut plus de flexibilité, mais c'est à travers des actions comme celles-ci qu'on va sortir de cette crise de l'itinérance. Mais pas que, parce qu'il ne faut pas s'arrêter non plus à ça. Est-ce qu'on veut aller plus loin?
Martine Musau Muele ◌9:00:07
Oui.
Robert Beaudry ◌9:00:07
Est-ce qu'on va aller plus loin? Assurément, madame la présidente. Et le prochain budget qu'on va déposer, ça va être encore l'augmentation d'un cran. Mais même si toutes les villes augmentent leur engagement d'un cran, on ne réglera pas cette situation chronique, systémique d'itinérance si on n'a pas l'appui des autres ordres de gouvernement, parce qu'on doit le travailler ensemble. Ce n'est pas normal que ce soit le dernier maillon de la chaîne, les organismes communautaires et les villes, qui soient seuls au front. On doit être appuyés des États dans le déploiement de mesures pour répondre à l'itinérance. Ce n'est pas normal qu'actuellement On doit trouver des installations inadaptées alors qu'il y a plein de places dans certains hôpitaux où on pourrait ouvrir rapidement des lits. C'est pas normal que ce soit nos organismes communautaires qui sont en train de gérer des cas de psychiatrie dans l'espace public alors qu'on devrait ramener les services de santé dans l'espace public. C'est sur ces éléments de mise en place de plans d'urgence en partenariat avec la santé qu'on doit faire, parce que sinon, c'est comme demander à l'anesthésiste de jouer le rôle du chirurgien. Les deux ont un rôle hyper important, mais si on veut soigner le patient, si on veut qu'il sorte en vie de sa chirurgie, chacun doit jouer son rôle ensemble de façon coordonnée. Et c'est exactement ce qu'on souhaite faire, madame la présidente, comme administration. C'est pas normal qu'il y ait 100 millions de dollars qui soient dévolus aux personnes en situation d'itinérance qui soient encore pris dans une chicane constitutionnelle entre Québec et Ottawa. Oui, le sentiment d'urgence, nous l'avons. Oui, nous mettons en place les mesures comme les villes, avec toutes les autres villes, mais on doit aller au-delà de simplement annoncer un état d'urgence sans mesures. On doit travailler sur ces mesures-là, on doit avoir un plan d'action concret. La Ville de Montréal, c'est très clair sur les éléments sur lesquels elle veut travailler. Ça sera encore plus clair avec notre prochain budget, mais j'invite à collègues à battre cette motion parce qu'encore une fois l'état d'urgence est malheureusement inadapté pour la situation actuelle, mais qu'on se doit d'être solidaires et de parler d'une seule et même voix, tout le conseil municipal avec toutes les autres villes du Québec, afin que les efforts que nous portons et que nous allons continuer de porter soient appuyés, que les efforts du réseau communautaire, qui est le meilleur réseau communautaire qu'on a à Montréal, soient soutenus soutenus adéquatement, c'est de ce qu'on a besoin pour aider notre monde, pour les sortir de la rue. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌9:02:45
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌9:02:47
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je n'avais pas prévu d'intervenir sur cette résolution parce qu'initialement, j'avais compris que cette résolution était comme un geste symbolique que le conseil doit se prononcer pour être capable d'indiquer qu'est-ce qu'on veut faire dans ce domaine-là. Mais en ayant écouté mon collègue Craig Sauvé et Serge Sasseville, je réalise qu'ils ne voient pas ça d'une façon purement symbolique, mais ils veulent qu'il y ait une action qui suit. C'est sûr et certain que mon collègue Beaudry avait réalisé, puis il avait dit il comprend pourquoi le conseil agisse comme ça, mais c'est aussi ce que son administration a une obligation d'agir. Et le sentiment que j'ai eu de mes collègues Sasseville et Sauvé est que, nonobstant tous les gestes que l'administration a posés à date, c'était perçu par les citoyens et les citoyennes, par les élus, comme étant non suffisant et que ce geste s'est plutôt vu à l'aube de l'hiver comme une autre étape de business as usual. Et dans un contexte de business as usual, ça veut dire que la neige va tomber bientôt et avec la quantité des personnes que nous avons sur la rue, il risque d'y avoir des situations malheureuses que personne ici dans cette salle souhaiterait arriver. Et en conséquence, je pense que eux, ils déposent ça en bonne foi, et puis encore, moi je suis, j'observe les diverses attentes des déposeurs de cette résolution, mais aussi l'administration, parce que si l'administration est saine, sincère, je ne pense pas qu'il peut ignorer, il ne pense pas qu'il a le luxe de battre cette résolution. Je pense que, je vois qu'en battant cette résolution, ça va envoyer un message assez clair aux autres paliers gouvernementaux, ceux qu'il veut convaincre. Ça va envoyer un message assez clair à la population à qui il veut rassurer qu'il pose des gestes. On a déjà vu dans le passé l'application d'une mesure d'urgence, plus récente c'était la COVID, et si effectivement c'est la volonté de ce conseil de passer cette et reconnaître cette motion, déposée par mon collègue Sauvé comme une résolution d'urgence, le conseil aura parlé avec une voix, une voix majoritaire ou une voix unanime. Le souhait était unanime pour la raison que j'ai déjà annoncée, mais il y a aussi des obligations légales qui viennent avec une déclaration d'urgence. Où, à ce moment-là, certaines règles sont suspendues, certaines mobilisations sont requises, certains dossiers sont priorisés, certains fonds sont rendus disponibles. Et à ce moment-là, ça va être dans le budget de mercredi que ces montants-là devraient être faits, dans un contexte où on souhaite traiter ça comme une mesure d'urgence. Et Ici, je pense que c'était ça qui a été évoqué par mon collègue Sauvé. Donc, je vais attendre la décision du conseil, mais c'est sûr et certain qu'en battant ça, je me questionne sur quel message ça va envoyer, madame la présidente, auprès de toutes les diverses clientèles qu'on dessert. Et deuxièmement, soit battue ou soit maintenue. Je pense que ces attentes de ce conseil-là, que la reconnaissance de cette crise d'une façon ou d'une autre devrait être prise avec une plus grande attention, avec une plus grande des mesures, avec la plus grande priorisation des ressources dans le budget du mercredi dans les autres actions à venir. Et je pense que c'était ça le message que monsieur Sauvé a fait, soit retenu ou battu. Merci.
Martine Musau Muele ◌9:07:26
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌9:07:30
Merci, madame la présidente. Je voudrais commencer en disant un gros merci à mon collègue Craig Sauvé et Serge Sasseville d'amener le sujet au conseil de ville. Ça fait 7 ans maintenant que j'amène à chaque mois le dossier de l'itinérance, c'est que je presse l'administration, que je presse la Ville de Montréal à agir, sachant, sachant qu'on a tous les indicateurs à notre disposition pour adapter notre force de frappe, notre capacité à intervenir et à prévenir des scénarios dans lesquels on est à chaque mois de novembre depuis 7 ans, qu'on appelle, les médias nous appellent, ils veulent savoir qu'est-ce qui a comme mesures hivernales, qu'est-ce qu'il y a comme préparatifs. Mais cette année, on n'a rien. Cette année, on nous propose des modulaires qui vont être ouverts au mois, au printemps. On a un hiver qui est meurtrier, mon collègue Sasseville l'a nommé à plusieurs reprises. On nous demande de déposer, on nous demande d'appuyer l'état d'urgence. Absolument, oui, on est face chez Ensemble Montréal, parce qu'en effet, il faut envoyer un signal fort, un signal fort parce que malgré ce que j'entends de mon collègue, puis j'ai pas le choix de m'exprimer là-dessus, EMIS est à 22% de son déploiement sur 19 arrondissements. On a un budget de 0,09% du budget de 7 milliards en itinérance. Je sais pas combien de fois il faut que je le dise que c'est une somme qui est absolument insuffisante, insuffisante dans tous les axes d'intervention que l'administration se donne au moment où on se parle comme responsabilité municipale. Et je le rappelle, cette responsabilité municipale n'est pas déterminée par Québec, elle est déterminée par la Ville de Montréal. C'est la Ville de Montréal qui décide how far do we go on that Jusqu'où est-ce qu'on va? Et en plus, c'est que Montréal, on est la plus grande métropole du Québec et on est un exemple pour l'ensemble des différentes villes et villages du Québec. Donc c'est nous qui mettons le ton de jusque où on va sur cette crise humanitaire. C'est pas d'hier qu'on a un enjeu d'itinérance. Puis oui, l'hiver arrive à chaque année. Comment ça se fait qu'après ans, on est encore justement depuis 2017, encore au mois de novembre, en train de dire ben il manque de ressources. J'ai envie de vous dire, l'hiver dernier, on a manqué 200-300 places. Cette année, mon collègue parle de 800 places. Ça va être quoi l'année prochaine? Jusqu'où est-ce que la Ville doit justement prendre ses propres bâtiments, les rénover? J'entendais mon collègue parler de de reprendre ses anciens hôpitaux et d'investir dedans. Oui, mais nous aussi, nous aussi on a cette responsabilité-là. Mais quand on va par exemple dans la définition que la Ville de Montréal se donne pour faire une consultation publique, c'est écrit nulle part que la Ville peut investir dans ses propres bâtiments et qu'on puisse les utiliser comme des espaces transitoires et qu'on puisse justement demander à Québec d'investir pour les opérations, chose que Québec n'a jamais dit non. Chose que Québec a 50 millions par année quand même d'investis. Si ça en prend plus, c'est le rôle de la municipalité avec son rôle de développement social d'établir une planification qui fait du sens puis faire une demande claire à Québec, chose qu'on ne voit pas. Je demande un plan ici depuis 7 ans. Là, on arrive avec une proposition d'état d'urgence Ben, on n'a pas d'autres options. Il y a une crise, il y a des gens qui meurent. Dans le mois dernier, je me suis fait demander 4 fois une entrevue pour aller donner mon opinion sur ce qui s'est passé à des individus qui sont morts à Montréal. Je suis tanné, je suis tanné d'aller faire ces entrevues-là puis d'aller justement commenter à quel point nos gouvernements se renvoient la balle puis qu'on joue au ping-pong. On est la Ville de Montréal, on est la Ville de Montréal, on est une métropole. On peut-tu se doter d'une définition qui nous permet d'évaluer ce qu'on fait? On peut-tu être imputable d'une partie du morceau de robot? Je ne suis pas en train de dire qu'on prend l'ensemble de la tarte, mais clairement, ce qu'on se donne comme définition au moment où on se parle, c'est insuffisant. 789 000$ pour rénover 77 bâtiments qui nous appartiennent, c'est insuffisant pour qu'on puisse les utiliser l'année d'après et commencer à travailler la cohabitation sociale et se faire un plan à long terme. Pas ouvrir 50 places, la fermer, après ça proposer un endroit qui n'a pas été consulté avec les citoyens, puis qu'on arrive à la dernière minute en sauveur en disant, ah, on a une opportunité, il faut la prendre. Non, il faut avoir un plan. Un plan sur 1 an, sur 3 ans, sur 5 ans. Puis se doter d'indicateurs, puis que ce soit imputable, qu'on puisse justement se rendre du point A au point B. Au moment où on se parle, Québec nous renvoie la balle comme nous on leur renvoie la balle, puis à la fin de la journée, c'est les gens dehors qui paient la facture. Donc merci, chers collègues, d'avoir déposé cette motion, puis continuons le débat, mais j'incite fortement l'administration Plante à se doter d'une définition du rôle municipal. On a la chance d'avoir le leadership là-dessus puis de donner l'exemple sur l'ensemble des villes et villages du Québec. Faisons-le. Merci.
Martine Musau Muele ◌9:13:11
Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌9:13:19
Alors, merci, madame la présidente. Je sais qu'on arrive à la fin d'une longue journée. J'avais vraiment pas l'intention nécessairement au départ d'intervenir, mais je me sens le devoir et la responsabilité quand même de dire, d'exprimer un point de vue au-delà de tout ce qui est politique et de la motion. D'abord, je pense que, comme le dit la motion, comme l'ont exprimé très clairement nos collègues, ça se dit est sauvée. Il y a vraiment aussi un état d'urgence à Montréal. Et je pense que si on est, disons, sincère, pas honnête parce que tout le monde l'est, mais sincère, et qu'on se promène un peu à Montréal par les temps qui courent, on voit très, très bien la crise à laquelle on fait face. Puis quand je dis ça, c'est un constat, c'est même pas un blâme, c'est pas la faute de personne. Mais par contre, on a une responsabilité. Et je comprends aussi à la fois, parce que j'essaie de faire la part des choses dans ce que j'entends, on pourra pas nécessairement faire un plan. Ça veut pas dire que l'administration n'y travaille pas, je crois que l'administration y travaille effectivement, mais par rapport à l'urgence de l'hiver qui est à nos portes, on le sentait ce soir lorsqu'on est sorti souper, il me semble que Ne pas accepter cette motion, je vais le dire même en me mettant dans votre peau, c'est une erreur parce qu'en fait le message qui est envoyé, c'est comme si l'aspect, je dirais, bureaucratique est strictement politique. Je dis pas que c'est ça, je dis que le message qui est envoyé, on peut me faire non, non de la tête là, mais je pense que j'ai le droit de penser par moi-même. Alors l'idée, c'est que le message, à mon avis, c'est une erreur de ne pas l'accepter. Et je suis d'accord avec monsieur Beaudry lorsqu'il dit que c'est anormal que le 100 millions qui est en discussion avec les gouvernements supérieurs ne puisse pas être débloqué rapidement. C'est très anormal. Puis c'est très— je suis persuadé que vous travaillez très durement pour qu'effectivement ça soit débloqué. Mais est-ce que, puis je reprends les mots, les mots de monsieur Duval du début de la soirée, nonobstant le déguisement qu'il avait, moi je voudrais pas avoir effectivement des gens qui décèdent sur la conscience parce que, parce que nous n'avons pas accepté ensemble une résolution et une part de responsabilité. Pourquoi ne pas penser en dehors de la boîte? Madame la mairesse nous l'a dit tout à l'heure par rapport à la rue Sainte-Catherine. Pourquoi ne pas penser en dehors de la boîte? Pourquoi ne pas bousculer un peu, justement, par une telle résolution? Puis quitte à aller dans le budget, vous allez proposer des mesures, parfait. On va le voir mercredi, le budget, alors ça devrait pas être trop long, il reste 2 jours. Il y a des urgences peut-être qu'on peut utiliser dans le budget, qu'on peut prendre à notre charge, même si ça devrait être au niveau de la charge des gouvernements supérieurs, notamment du gouvernement du Québec. Et prendre le risque, au moins pour les prochains mois, de placer, de mettre de l'argent, d'investir de l'argent pour au moins sauver des vies, sauver des gens qui peut-être justement vont peut-être décéder au cours de l'hiver, puis qu'on cumule les montants, puis que lorsqu'on recevra une partie du 100 millions, ben on le mettra, on l'affectera à cet argent-là qui aura été investi par la Ville. Je fais référence par exemple à une autre option qu'on a eue pendant la pandémie où à un moment donné on ne voulait même pas toucher aux taxes, puis on avait eu une résolution ici au conseil, puis finalement vous avez accepté de ne pas effectivement toucher à cet élément-là, puis on a accepté dans le budget de prendre un risque. Ben finalement, on a été compensé pendant un an, même peut-être deux, à ce niveau-là. Alors, on le sait qu'il y a de l'argent quelque part, pourquoi ne pas prendre ce risque-là? Et c'est en ce sens que je dis que la résolution, on devrait l'accepter d'une seule et même voix. C'est une motion. Demain matin, là, je pense qu'on va être, tout le monde encore capable de fonctionner, on va pouvoir peut-être prendre des décisions qui vont faire en sorte qu'au niveau de l'ensemble de la ville, on va peut-être sauver des vies. Et je comprends que c'est quelque chose que l'on va vivre à moyen et à long terme, Mais moi, je pense à demain matin, si nous, un de nous ici était dans la rue, je me demande si je regardais le conseil municipal puis que ça venait à mes oreilles qu'une motion comme telle qui a été présentée, qui n'a pas été acceptée par les élus, je me demande comment je recevrais ça comme message. Alors, j'essaie de me placer dans la peau un peu de tout le monde, mais de faire la part des choses, et moi je pense, bien humblement, qu'on devrait accepter tout le monde cette motion-là. Et faire fi de l'aspect strictement politique de à qui ça appartient. Il y a une urgence, qu'on y réponde et après ça on verra comment répartir les sommes.
Martine Musau Muele ◌9:18:35
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌9:18:41
Merci madame la présidente, merci de me laisser parler aussi. Il y a quelque chose que je trouve beau aujourd'hui, ce soir pendant le conseil, c'est qu'au-delà du débat sur l'état d'urgence, parce que l'état d'urgence c'est un outil pour s'attaquer à la crise de l'itinérance, ce que moi je ressens beaucoup de tous les collègues de tous les côtés, là, que je pense qu'unanimement on est tous à bout et complètement écœurés de la situation, et je pense que ça vient tous nous chercher, je pense qu'on est plusieurs à en avoir pas dormi, vont en avoir pleuré. Je remercie sincèrement Craig parce que je sais que ça vient du cœur, cette motion-là. Puis, monsieur Langevin, on n'est pas d'accord sur tout, mais quand vous dites, le conseiller Langevin dit qu'il est tellement écœuré depuis des années d'être dans cette espèce de, l'autre jour à la radio, j'appelais ça le cauchemar de la marmotte, parce parce que ça revient tout le temps, puis c'est un cauchemar, puis c'est terrible. C'est ça que les organismes nous disent, c'est ça que les personnes en situation d'itinérance nous disent, c'est ça que les gens qui habitent à côté des campements nous disent aussi. Fait que moi, ce que je sens, c'est un immense écœurantisme de tout le conseil aujourd'hui. Le débat aujourd'hui est sur l'outil de l'état d'urgence, puis moi-même, je l'ai beaucoup envisagé. On en a beaucoup parlé entre nous, entre élus, on en a parlé en tabarouette. J'ai même eu des discussions assez intenses à ce sujet-là, mais moi j'en suis venu à la conclusion que la Ville de Montréal seule qui déclare l'état d'urgence, c'est l'équivalent d'aller à la guerre avec un fusil à l'eau. C'est aussi l'équivalent c'est aussi de permettre à Québec de se déresponsabiliser de la crise de l'itinérance, ce qui est, avouons-le, une responsabilité que le gouvernement québécois fuit depuis des années. On a déjà joué dans le mauvais film d'essayer de prendre la place de Québec alors que ce n'est pas notre rôle. Nous n'avons ni les compétences ni les finances pour jouer un tel rôle. Et moi, je me questionne pourquoi est-ce que Québec et Ottawa s'engueulent sur 100 millions de dollars qui sont supposés descendre sur l'itinérance. On s'engueule pour des notions de compétences constitutionnelles, mais alors que c'est très clair que santé et services sociaux sociaux, c'est un enjeu provincial, eh bien là, tout à coup, le respect des compétences n'est plus si important, les villes peuvent le prendre. Et j'aimerais répondre à mes collègues que je sais tellement bien intentionnés, monsieur De Sousa, monsieur Deschamps, on partage cette incohérence-là, mais lorsque j'entends dire Montréal doit aller au front et être le symbole et porter le message, La Ville de Montréal parle aux grandes villes du Québec et tout le monde est d'accord que Québec doit prendre sa responsabilité. C'est le message constant qu'on entend de la nouvelle mairesse de Gatineau. Dernièrement, on l'entendait à la radio dire ça. On l'entendait dernièrement dans une lettre conjointe signée dans Le Soleil de Québec, entre autres par Bruno Marchand. Toutes les grandes villes du Québec appelle le gouvernement québécois à en faire plus parce qu'on ne peut pas en faire davantage. Donc, la motion de ce soir, c'est beaucoup plus, ça engage beaucoup plus la Ville qu'un simple message ou un symbole. Ça permet à Québec de se déresponsabiliser et de pitcher l'enjeu de l'itinérance dans notre cour. Ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas en faire plus. Moi-même le premier, moi-même le premier, dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, on s'est rendu compte que ça nous coûte plus d'un million de dollars par année sur notre budget de 80 millions, la gestion de l'itinérance. On développe des programmes, on développe des employés, des meilleurs soutiens, plus de ressources en propreté, on fait mille choses, on doit innover, on doit continuer de le faire, on doit être meilleurs, mais l'état d'urgence est malheureusement le mauvais outil pour ce faire. Quand j'entends le ministre de la Santé être opposé à l'ouverture de nouveaux refuges à Montréal, ça me fait capoter parce qu'on a presque un quart des lits de refuges dans Hochelaga-Maisonneuve alors que le quartier représente seulement 8% de la population. On a besoin de plus de refuges. Donc, Chers collègues, je me réjouis quand même sincèrement parce que je pense qu'on est tous à bout. On veut tous que ça se règle. Ce soir, on n'est pas tous d'accord sur l'outil, mais ce que j'apprécie beaucoup, beaucoup des échanges, c'est qu'on est tous à la même place sur le fait de dire c'est inacceptable dans notre société de voir qu'il y a des gens qui vont mourir, parce qu'il y en a qui meurent et il y en a d'autres qui vont mourir Dans les prochaines semaines, ça va être terrible, mais on doit tous s'appeler vers le gouvernement du Québec pour qu'il prenne ses responsabilités sur ce dossier-là. Merci tout le monde.
Martine Musau Muele ◌9:24:26
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌9:24:27
Oui, merci madame la présidente, merci Craig. Bien, écoutez, c'est intéressant la teneur des débats. Je pense que pour moi, avec tout ce qui a été dit, j'aimerais ça le rappeler que quand nous on a lu la motion, moi je ne l'ai pas lue et on ne l'a pas interprétée comme étant quelque chose de symbolique. Puis honnêtement, notre administration est extrêmement pragmatique et nous comme élus, je pense qu'il faut qu'on trouve des solutions qui fonctionnent. Et je tiens vraiment à le dire, c'est comme ça qu'en lisant la motion, on se disait, on est-tu capable de l'appliquer? On est-tu capable de faire ce que ça va faire? Est-ce qu'on va mettre fin à l'itinérance en déclarant l'état d'urgence? Et la réponse est non. Alors, je veux vraiment vous le dire et j'ai envie de dire à Craig et à Serge, si on veut la transformer, puis je ne sais pas si c'est aujourd'hui, je ne sais pas s'il faut en faire une autre, puis qu'on veut aller dans quelque chose d'un peu plus, parlons d'une voie unique, de la même façon que je sais que vous êtes tous, on est tous ensemble pour dire que ça n'a pas de bon sens qu'il y ait 100 millions qui soit pogné entre le fédéral et le provincial alors que la Ville de Montréal, on est prêt à ouvrir des haltes-chaleur en plus grand nombre. On a dit au ministre Carmant que les maisons modulaires, on en a 60, on peut en faire bien plus que ça. On parle également, notre directeur général parle avec le gouvernement du Québec pour faire des allègements au niveau du zonage, au niveau des normes sur la contamination. Bref, on a toutes ces discussions là, parce qu'on veut que ça marche. Et je tiens vraiment à vous le dire, et je pense que notre administration, c'est une chose qu'on ne peut pas nous taxer, c'est de ne pas être, comment dire, de ne pas avoir le cœur sur la main, même qu'on nous le reproche d'une certaine façon. Mais je ne veux pas ramener ça à nous. Je fais juste dire que si la motion se veut symbolique, pour moi elle doit être, puis de s'inscrire dans un contexte, puis d'aller ensemble marcher vers Québec pour dire, hey gang, Il y a une crise de société à Montréal et partout au Québec. Allons-y, j'ai envie de vous entendre sur le 100 millions qui dort, j'ai envie qu'on continue à pousser là-dessus. Mais je le voyais vraiment, parce que je ne voudrais pas qu'on sorte d'ici, je vous ai entendu, monsieur Deschamps, dire qu'on n'a pas envie que les gens disent, ah bien, ils s'en fichent des gens qui meurent. Je vous assure que ce n'est pas ça qui m'anime. Non, non, je le sais bien que vous ne pensez pas ça. Mais bref, je suis sincère en disant Moi, je veux des solutions qui marchent. Et dans ce cas-ci, la façon dont la motion était rédigée, je ne le voyais pas. Alors, si on peut faire un autre tour de roue d'une autre façon, absolument. Et c'est pour ça que notre administration, sur ces arguments-là, on ne pourra pas voter en faveur de cette motion-là. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌9:27:03
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌9:27:05
Premièrement, je dis merci à tout le monde pour vos prises de parole. Puis effectivement, on ressent la sincérité et l'importance pour laquelle on a pour le dossier, puis je suis heureux de le voir, puis j'étais certain que c'était là aussi, puis je répète, la bienveillance est là, puis la volonté de régler ça, c'est là. Je répète aussi que c'est pas censé d'être une solution à l'itinérance, cette motion-là, c'est effectivement de l'action. Endroit de réplique, merci Serge. C'est censé d'être de l'action parce qu'on a peur pour la vie des gens qui sont parfois— ce sont nos concitoyens et concitoyennes, c'est des gens de Montréal, c'est des citoyens. Puis je sais que tout le monde a l'importance, la sécurité des citoyens et citoyennes de Montréal à cœur, donc je questionne pas ça, mais nous proposons une action effectivement pour essayer de venir en aide immédiatement à des gens. Puis on parle des aléas, mais l'hiver va venir ici, puis l'hiver va s'installer, puis ça va être rough, ça va être sincèrement rough. Et si on le déclare, l'état d'urgence, puis le Québec veut nous amener en cour, vous savez ce que je dis?
Voix 5K9:28:19
Bring it, bring it, let's fight.
Craig Sauvé ◌9:28:23
C'est ça qu'on doit faire. Puis je sais que les représentations se font Les gens travaillent fort dans les coulisses, les gens travaillent fort. La lettre qui a été signée, je l'ai lue tantôt, les 3, la mairesse de Gatineau et le maire de Québec, c'est bon. Le statement que la Ville a fait, l'administration a fait pour demander à ce que ces 50 millions du fédéral viennent à Montréal, puis que ce soit pairé aux 50 millions du Québec, oui. On propose une déclaration là-dessus, je vote pour. On propose une Une pétition, que Montréal fasse une pétition, je le signe, mais en même temps, l'urgence est vraiment là. Donc oui, les gens veulent de l'action. Comme j'ai dit, c'est un outil, il y en a plusieurs outils, mais à cette date-ci, le 18 novembre, je ne sais pas quel est le plan pour loger tout le monde l'hiver. Donc, c'est pour ça qu'on va de l'avant dans le pire scénario qu'on a vu depuis des années avec ce genre de motion. Donc, j'espère que ça a des échos au Québec. Au moins, on peut se dire, on l'a l'unanimité dans la salle, que c'est une urgence, c'est une crise humanitaire. Je l'entends ça de tout le monde. Donc, ça, c'est bien en partant. Donc, c'est ça que je propose ici et j'espère qu'on va envoyer notre voix unie pour les Montréalais, pour les Montréalaises, pour les Québécois et les Québécoises. Merci.
Martine Musau Muele ◌9:29:49
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌9:29:51
Madame la présidente, pour s'éviter de la procédure, je veux simplement dire que la majorité va voter contre la motion.
Martine Musau Muele ◌9:29:58
En l'absence d'autres interventions, notons donc que la motion— Monsieur Serge Sasseville.
Serge Sasseville ◌9:30:04
S'il vous plaît, Craig Sauvé et moi.
Martine Musau Muele ◌9:30:06
Et vous êtes appuyé par monsieur Craig Sauvé. Le vote nominal est demandé par monsieur Serge Sasseville, appuyé de monsieur Sauvé, pour une minute. S'il vous plaît, veuillez ouvrir les portes, merci.
Robert Beaudry ◌9:30:20
Merci.
Martine Musau Muele ◌9:31:14
Puis-je vous demander de fermer les portes s'il vous plaît, monsieur le greffier.
Greffier ◌9:31:20
Madame la mairesse, monsieur Rabouin, monsieur Doré, madame Bourgeois, madame Alneus, monsieur Beaudry, madame Blanco, Madame Mauger, madame Mauzerolle, madame Popeanu, madame Thuillier, monsieur Vaillancourt, madame Vodanovic, madame Katahwa, madame Laving-Lalonde. Madame Hassan-Cournol.
Martine Musau Muele ◌9:32:10
Parlez plus fort s'il vous plaît, merci.
Greffier ◌9:32:13
Madame Giguère, madame Sourias, monsieur Norris, monsieur Limoges, madame Journeau, monsieur Caldwell, madame Olivier, monsieur Monsieur Lessard-Blais, madame Plourde, monsieur Pausé, madame Tremblay, monsieur Downey, madame Grondin, monsieur Ouellet, madame Goulet, monsieur McQueen, madame Christensen, Monsieur Normand, madame Roy, monsieur Salem, madame Rossi, madame Zuniga Ramos, monsieur Langevin, madame Valenzuela, monsieur De Sousa, madame De Ros, madame Black, Monsieur Sari, Monsieur Hénault-Ratelle, Monsieur Beis, Madame Clément-Talbot, Madame Gentile, Monsieur Péry, Monsieur Desbois, Monsieur Moreau, Madame Giannou, Monsieur Rapanà, Monsieur Bissonnette, Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Monsieur Miranda, Madame Hénault, Monsieur Sauvé. Monsieur Sasseville.
Martine Musau Muele ◌9:34:15
Pouvez-vous ouvrir les portes s'il vous plaît? Merci. Alors, relativement à la motion 65.04, notons 27 votent pour, 32 votent contre. La motion 65.04 est donc battue. L'ordre du jour de cette séance ordinaire étant épuisé, nous allons lever cette séance. Je rappelle aux citoyens que ceci signifie qu'il n'y aura pas de période de questions du public demain. Merci.