Conseil municipal extraordinaire — 20 novembre 2024
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Martine Musau Muele ◌0:00:09
Bienvenue à cette séance extraordinaire du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la grande paix. Nous remercions la nation Kénia'kenké:aka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Chers collègues, je vous invite à observer une minute de recueillement avec moi. Merci. Merci, je vous invite à prendre place. Nous allons débuter avec la période de questions des membres du public en débutant avec la première question qui nous est présentée par Marie-Pierre Côté, une question portant sur la congestion routière. Cette question s'adresse à la porteure ou porteur de dossier et se lit comme suit: nous avons déménagé à l'intersection De Lorimier-Mont-Royal Est de Papineau. Notre trajet pour rejoindre le pont Jacques-Cartier à 8 heures du matin est passé de 10 minutes lorsque nous habitons à l'intersection Chérié-Saint-Denis à l'ouest de Papineau à 40 minutes. Cette importante augmentation de temps de trajet s'explique par l'impossibilité de tourner à gauche partout, à l'exception de l'avenue Sherbrooke. Cela contraint tous les résidents de l'est du Plateau et Rosemont à emprunter cette unique voie, entraînant d'importants bouchons de circulation sur Sherbrooke. De plus, les nombreux panneaux interdisant les virages à gauche sur les autres rues aggravent cette congestion. En conséquence, certains automobilistes frustrés par la situation recourent à des manœuvres illégales telles que des demi-tours ou l'utilisation de ruelles pour tenter de réduire leur— le temps de trajet. Cette situation est injuste pour les résidents de l'Est. Y a-t-il des mesures, des mesures sont-elles prévues? Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌0:02:55
Bonjour, merci pour votre question. En effet, sur presque toutes les grandes artères de la Ville de Montréal, et ce depuis longtemps, on observe des interdictions de virage à gauche. C'est une mesure qui a été reconnue comme très efficace pour éviter un nombre important de collisions. Les virages à gauche sont vraiment reconnus comme étant un des mouvements aux intersections qui causent le plus de collisions. Donc, c'est entre autres pour ça que ça a été instauré, et bien avant notre administration par ailleurs. C'est aussi une mesure qui favorise la fluidité parce que quand les gens attendent pour faire leur virage à gauche, ils vont bloquer souvent le trafic. Donc, il y avait aussi cet aspect-là. À l'époque qui étaient, qui étaient pris en compte. Donc la mesure, elle existe pour cette raison-là, pour ces raisons-là en fait. Et après, si jamais vos ruelles sont empruntées par la circulation de transit, sachez que c'est interdit. Le Code de la sécurité routière interdit d'emprunter une ruelle pour transiter quand on n'est pas un résident local. Donc si jamais c'est le cas, vous pouvez identifier ces ruelles-là Communiquez avec nous au cabinet du Plateau-Mont-Royal. Il y a des mesures qui existent pour éviter ça physiquement et l'empêcher pour la sécurité des résidents et des enfants qui jouent dans les ruelles. C'est important pour nous. Donc merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌0:04:19
Question numéro 2 nous est présentée par Virginia Simi. La question porte sur le transport en commun. Elle s'adresse à madame Marie-Andrée Mauger et se lit comme suit.
Voix C0:04:28
I would like to know if there is a plan to improve the bus-to-RAM metro connectivity in Nuns Island. I've just moved here and I don't have a car. I would like to continue using public transportation to move around the city. But the buses are often late and their frequency is lacking. The bus that passes from the— the bus that passes more frequently comes every 25 minutes, and there is no increase of frequency during rush hour. Not to mention, when the bus doesn't pass, it's extremely late. On my first day going to work from Nuns Island, my bus didn't pass and I was 30 minutes late. If that bus passed every 10 minutes on rush hour, I would not have— it would not have mattered. But having to wait for the next, for the next one meant 1 hour total wait. This was a warmer day, but in winter, this could have been impossible to stand outside for that long. I believe many more people would take the bus if it passed more frequently. Thank you for considering my message. I know many requests must come into your desk, and I appreciate your time.
Martine Musau Muele ◌0:05:23
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:05:25
Yes, thank you, Mr. Speaker. Thank you for your question. We'll be in touch with you. There's been a bus network redesign on L'Île-des-Sœurs lately to connect more efficiently our bus network to the new REM station. So I understand that's your objective, and we, we, we're still following, monitoring those— we're still following, monitoring those that redesign. The aim is to bring you to the REM station most efficiently, so we'll keep in touch to take your comment, to receive your comment comment and see with you if there's a better solution with you. I must remind you and every Montrealer that we aim for, we hope for more financing, more funding for public transit so that we can increase the service. But what we, with what we have right now, we try to do our best to bring you to the REM station. And I'll be glad to keep in touch with you.
Martine Musau Muele ◌0:06:36
Question numéro 3 nous est présentée par Walid Nacef. La question porte sur le transport adapté ainsi que les pistes cyclables. Elle s'adresse à monsieur Éric Alan Caldwell et se lit comme suit: l'impact des aménagements de pistes cyclables sur la qualité de service du transport adapté est un défi que je vis à tous les jours. Malgré que je supporte le projet de pistes cyclables et sa popularisation, je demeure inquiet pour la sécurité lors des embarquements et désembarquements, car les cyclistes ne semblent pas connaître ce droit ou ne sont, nous, pardon, ou ne sont pas conscients. Je désire savoir si la Ville pourrait engager une campagne d'information et de sensibilisation pour faire une signalisation ou faire une signalisation pour permettre au transport adapté de travailler en sécurité.
Martine Musau Muele ◌0:07:17
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:07:20
Merci, merci pour votre question. Oui, effectivement, de faire cohabiter les deux, ben ça doit, on doit donner les bons signaux justement pour cette cohabitation des deux types d'usages qui sont très importants pour nous, c'est-à-dire le transport actif avec les cyclables ainsi que le transport adapté puissent trouver leurs repères et bien sûr cohabiter en toute sécurité. Donc, il y a un travail phénoménal qui est fait à la Ville justement pour adapter nos signaux, adapter la matérialité des pistes cyclables, les dénivellations pour justement envoyer ces bons signaux-là. Alors oui, c'est un travail où à chaque nouvel aménagement cyclable, on voit des améliorations dans notre capacité à mieux faire cohabiter les deux clientèles. Ça reste un de nos objectifs, puis je suis très fier du travail qui a été fait tant à la STM qu'à la Ville en toute collaboration pour améliorer nos aménagements là-dessus. On reçoit d'ailleurs des visiteurs d'ailleurs à travers le monde qui s'inspirent de nos aménagements, mais ça nous pousse encore à aller plus loin et à voir comment est-ce qu'on peut mieux cohabiter ensemble.
Martine Musau Muele ◌0:08:24
Ceci met fin à la période de questions des membres du public. À titre informatif, aucune personne ne s'est présentée pour poser sa question en présentiel. Questions écrites ont été reçues via le formulaire web et de ces 3 questions, les 3 ont été entendues et répondues, ce qui me permettrait de poursuivre avec la période de questions des membres du conseil municipal en débutant avec le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:08:46
Merci, madame la présidente. Alors, madame la présidente, depuis l'élection de Projet Montréal en 2017, les Montréalais ont vu leur compte de taxes exploser. En 2017, le compte de taxes d'une résidence moyenne à Montréal était de 3611$. En 2025, le compte de taxes d'une résidence moyenne à Montréal est maintenant de 4 995$. Une augmentation moyenne de 1 384$, soit 38% en seulement 7 ans. Madame la présidente, il n'y a pas qu'à la Ville Centre où Projet Montréal a pigé allègrement dans les poches des Montréalais. Depuis l'élection de 2017, les arrondissements de Projet Montréal ont remporté la Palme d'or des explosions de taxes. Pour les résidences unifamiliales, ce sont les arrondissements de Projet Montréal qui trônent au sommet, occupant les 4 premières positions. C'est l'arrondissement du Sud-Ouest qui mène avec une flambée de comptes de taxes de 46,01% entre 2017 et 2025, suivi de l'arrondissement de la Mairesse avec 40,48%. Le constat est semblable pour les condominiums et les multiplexes, le Sud-Ouest décrochant les 2e et première place respectivement. Le bilan de Projet Montréal, c'est un compte de taxes de plus en plus lourd pour des services en décrépitude. C'est très gênant, madame la présidente. Ma question est la suivante: madame la présidente, lundi dernier, la mairesse se lançait des fleurs. Est-ce que Projet Montréal se lance aussi des fleurs pour l'explosion des taxes des Montréalais depuis leur élection de 2017? Merci, madame.
Martine Musau Muele ◌0:10:17
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:10:20
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, on vient tout juste de présenter notre budget aux Montréalais et Montréalaises et ce qui en ressort, bien sûr de ce qu'on a fait valoir, mais également ce qui ressort des observateurs et des gens qui, les Montréalais et Montréalaises qui paient des taxes à Montréal, c'est à quel point on a réussi, un, à maintenir les services au cours des 8 dernières années sans jamais y toucher, s'assurer, parce que ça c'est la base d'une ville, On a réussi à adapter la ville également face aux besoins que les Montréalais ont exprimés, que ce soit l'habitation ou la lutte au changement climatique et même le transport. On n'a jamais lâché, on a décidé d'augmenter ces budgets-là de façon historique. Tout ça avec un modèle de fiscalité somme toute très archaïque et en limitant l'augmentation des taxes, dans ce cas-ci pour la ville-centre à 1,8%, puis quand on rajoute les taxes d'arrondissement à 2,2%. Et quand on regarde d'autres villes canadiennes qui sont comme Montréal avec des enjeux de société qui la dépassent, l'itinérance, la lutte au changement climatique et même la vie On parle de, par exemple, Toronto et Vancouver qui augmentent année après année grosso modo leurs taxes à près de 10%. Alors, les Montréalais, avec Projet Montréal, il y en a pour leur argent. Merci.
Voix G20:11:32
Questions complémentaires.
Aref Salem ◌0:11:36
Juste, madame la présidente, juste vous dire que la diffusion, elle est off, elle ne fonctionne pas. C'est correct? OK. Alors, madame la présidente, la réalité est la suivante. Nous sommes dans un festival de promesses brisées de Projet Montréal. Je vais les nommer, Madame la Présidente. En 2018, la hausse des taxes, elle était de 3,3%. L'inflation prévue était de 2,1%. Une promesse brisée. En 2020, la hausse des taxes était de 2,1%. L'inflation prévue, elle était de 1,9%. Une autre promesse brisée. En 2023, la hausse de taxes était de 4,1%. L'inflation prévue était de 4%, une troisième promesse brisée. Et en 2025, la hausse des taxes est de 2,2% et l'inflation, elle est de 1,8%, une quatrième promesse brisée. Madame la présidente, nous sommes devant un festival de promesses brisées avec Projet Montréal. Et ma question, est-ce que la mairesse peut arrêter de prendre les Montréalais pour des valises et avouer qu'elle a brisé sa promesse une quatrième fois cette année? Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:12:37
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:12:40
Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, moi, ce que je retiens, c'est à quel point les Montréalais sont fiers d'avoir une administration qui est à l'écoute, qui dépense pas des millions comme ça a déjà été fait quand l'opposition était au pouvoir sur des trucs farfelus. Je pense, ça peut être la course à la formule électrique ou autres, des trucs du genre. Alors que nous, parce qu'il y avait une crise du logement, on a décidé d'investir depuis qu'on est au pouvoir 1 milliard de dollars au niveau de l'habitation. On a investi comme jamais pour réparer les routes qui ont d'ailleurs augmenté de cote, sont dans des meilleurs états que quand vous étiez au pouvoir avec Denis Coderre. La même chose également pour les changements climatiques où on répare les infras, mais on pense à l'extérieur de la boîte avec les parcs-éponges parce que les Montréalais nous demandent d'être proactifs. Alors, en gardant les taxes à l'inflation, madame la présidente, on réussit à assurer les services aux citoyens qui sont si importants: bibliothèques, arénas, déneigement, les poubelles. Et en plus, on pense au futur. Le statu quo, c'est de l'autre côté de la Chambre. Ici, on travaille pour les Montréalais d'aujourd'hui puis ceux de demain. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:13:50
La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:13:53
Merci, madame la présidente. Alors, madame la présidente, de toute évidence, quoi qu'ils en disent, le bilan du service aux citoyens sous l'administration de Valérie Plante n'est vraiment pas élogieux. Que ce soit sur le plan de la propreté, du déneigement, les Montréalais et les Montréalaises ne jouissent visiblement pas d'un service de qualité à la hauteur des taxes qui leur sont prélevées. Pour l'année prochaine, l'administration de Projet Montréal nous présente un montant supplémentaire de 4 millions pour assurer la propreté du centre-ville et des artères clés, comparé à 3,2 millions dans le budget de 2024. Une augmentation de seulement 800 000$. Non seulement l'administration de Projet Montréal a décidé de sabrer dans les transferts qui sont octroyés aux arrondissements pour financer leurs brigades de propreté, Voilà qu'on nous offre des miettes pour nettoyer le centre-ville alors qu'on est en pleine crise sanitaire. C'est sans parler des parcs jonchés de seringues souillées, de pépacracs, de condoms, d'excréments qui, de toute évidence et vraisemblablement, ont des répercussions sur la qualité de vie et sur le sentiment de sécurité des Montréalaises et des Montréalais. Alors, Madame la Présidente, ma question: si les services aux citoyens sont au cœur des priorités de Projet Montréal, Pourquoi les sommes qui y sont dédiées ne sont-elles pas au rendez-vous?
Martine Musau Muele ◌0:15:15
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:15:18
Merci, madame la présidente. Donc, on est vraiment évidemment très fiers d'avoir présenté un budget tout à l'heure qui maintient l'ensemble de l'offre de services à la population. Aucune réduction de service, on a maintenu tous les services. 2 choses sur la propreté au centre-ville, on ajoute un 4 millions pour la propreté au centre-ville, plus 4. Deuxième élément, la propreté dans les arrondissements, c'est une responsabilité des arrondissements. On a indexé les transferts aux arrondissements de 1,8%, ce qui correspond exactement à l'inflation.
Martine Musau Muele ◌0:15:55
Question complémentaire.
Chantal Rossi ◌0:16:02
Oui, c'est vrai, what a joke, effectivement. Madame la présidente, ce que je déplore, c'est que, à défaut de permettre aux arrondissements de maintenir leurs services de proximité, l'administration a préféré gaspiller de l'argent dans des technologies inutiles. On se rappelle bien des crocs-glaces, des poubelles intelligentes, Des toilettes autonettoyantes. Ça, c'est des gadgets, madame la présidente, qui sont perpétuellement hors service, puis qui coûtent un bras aux contribuables. Ça fait des années qu'Ensemble Montréal réclame des brigades de propreté à l'année dans les arrondissements. Ce qu'on demande, ce n'est pas de dépenser moins, c'est de dépenser mieux. Et d'arrêter de toujours dire, c'est les arrondissements. Monsieur et madame tout le monde doivent comprendre que les budgets des arrondissements, ça vient de la Ville centre. On fait ce qu'on peut avec ce qu'ils nous donnent dans les arrondissements. Alors, madame la présidente, comment comptez-vous, comment Projet Montréal compte investir de façon responsable dans la—
Martine Musau Muele ◌0:17:10
Monsieur Luc Rabouin.
Valérie Plante ◌0:17:15
Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:17:16
Madame la ministre.
Valérie Plante ◌0:17:18
Merci, je suis flattée. Nous, les services aux citoyens, non seulement on s'en occupe, mais on augmente les budgets pour les arrondissements. Et après ça, c'est aux arrondissements de prendre leurs décisions, qui s'occupent d'ailleurs de la propreté et qui s'occupent des trottoirs, des déneigements. Alors, c'est très drôle de nous renvoyer la balle. Mais surtout, madame la présidente, permettez-moi de rappeler à madame Rossi que c'est Denis Coderre qui a mis les grosses poubelles et c'est Denis Coderre qui a fait les toilettes chauffantes. Alors, vous savez, et attendez, hier on nous a dit, ah oui, les trottoirs chauffants sur Sainte-Catherine. Oui, je pense que ça aurait vraiment bien marché. Fait que, écoutez, je pense qu'en termes de gestion inutile, de partir sur des affaires bling-bling, l'autre côté de la pièce n'a pas de conseils à nous donner. Nous, on s'occupe vraiment des services de base, on garde les services pour les citoyens. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:18:20
Nous poursuivons avec les autres membres du conseil municipal. L'équipe Lachey nous indique ne pas avoir de questions. Monsieur Luis Miranda.
Luis Miranda ◌0:18:34
Merci, madame la présidente. J'avais pas de questions, mais entendre la réponse de madame la mairesse concernant les arrondissements, la propreté, puis ces choses-là. Mais j'aimerais qu'on vienne m'expliquer comment que je peux, avec l'indexation actuelle qui est inférieure à l'indexation que je dois donner à ma masse salariale, augmenter mes services. J'aimerais qu'on m'explique comment on fait ça.
Martine Musau Muele ◌0:18:59
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:19:03
Madame la présidente, à la Ville de Montréal, on a tous le même défi, que ce soit dans les services centraux ou dans les arrondissements. On veut limiter les hausses de taxes sur les Montréalais et Montréalaises parce que les gens n'ont plus de marge de manœuvre. On est obligé, on doit respecter ça. Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire qu'il faut qu'on revoie nos façons de faire pour être plus efficaces, plus performants avec l'argent qu'on a. On n'a pas le choix, on doit le faire. On le fait à la Ville centre, on le fait en arrondissement. Je suis maire d'un arrondissement, je la comprends bien la réalité. On fait ça aussi dans notre arrondissement. C'est le défi qu'on doit faire, les Montréalais nous demandent ça.
Martine Musau Muele ◌0:19:42
Question complémentaire. Madame la présidente, est-ce que ça serait possible de s'en tenir au respect du droit de parole? Merci. Monsieur Miranda.
Luis Miranda ◌0:19:55
Madame la présidente, je ne sens pas qu'on m'a répondu à la question. Depuis 8 ans, c'est le 8e budget de Projet Montréal, les 8 budgets n'ont pas représenté l'augmentation salariale. Comment est-ce qu'on peut venir dire aux gens qu'on investit plus dans la propreté des arrondissements alors qu'on investit même pas suffisamment pour les masses salariales?
Martine Musau Muele ◌0:20:23
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:20:25
Je vais vous répondre exactement la même chose. Donc le budget est indexé à l'inflation. Puis dans, à l'intérieur de cette enveloppe-là, on doit revoir nos activités, revoir nos façons de faire, faire des choix, s'assurer d'être le plus efficace possible. On n'a pas le choix, c'est ce que la population nous demande.
Martine Musau Muele ◌0:20:50
Sous le décompte suivant, est-ce que vous pouvez descendre votre main s'il vous plaît?
Luc Rabouin ◌0:20:54
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:20:55
3, 2, 1. Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌0:21:02
7 ans aux commandes de la Ville de Montréal, l'administration de Projet Montréal nous a carrément habitués à des miettes sur la question de l'itinérance. On nous arrive avec une augmentation aujourd'hui de 3,3 millions de plus. Ça représente quand même seulement 0,1% d'un budget de 7,5 milliards. 0,23 milliard de dollars. Disons-le, c'est des miettes. Ça reste que quand on nous présente le projet, par exemple, c'est la priorité numéro 3 dans l'effet Saillant. Encore de la communication. Si on regarde par exemple qu'est-ce que Gatineau peut investir au niveau de l'itinérance, puis qu'on y va par capita, ben à la quantité de gens qu'il y a en situation d'itinérance à Gatineau par capita, ben à Montréal on allouerait 33 millions à l'itinérance. Fait que quand on se compare aux autres villes, faudrait peut-être se doter d'indicateurs puis de réaliser à quel point on a un retard budgétaire. Moi, la question que j'ai envie de poser à l'administration, êtes-vous fiers de ce budget-là dans le contexte Puis est-ce que vous pensez que vous allez vraiment atteindre vos objectifs d'avoir un impact sur la situation des plus démunis à Montréal?
Martine Musau Muele ◌0:22:26
Et la question, monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:22:31
Oui, madame la présidente, monsieur Langevin nous a habitués à être très réducteur dans sa lecture des choses et encore une fois il récidive ici en faisant une description très succincte du budget. Mais c'est correct, il y a encore du temps pour le lire d'ici le véritable dépôt Parce que le budget qui nous est présenté, c'est un véritable plan pour lutter à l'itinérance. L'itinérance, c'est quoi, madame la présidente? D'une part et entre autres, et de façon plus importante, une personne qui n'a pas accès à un toit dans sa capacité de payer avec des services adéquats. Ce budget-là vient ajouter 3 millions à un budget pour les organismes en aide directement, vient ajouter 1 million en aide au centre-ville pour la question de l'itinérance parce qu'on le sait qu'elle est concentrée dans le centre-ville de Montréal. Vient également ajouter 1 million en relaxant les organismes communautaires propriétaires qui logent des personnes itinérantes, mais en plus vient investir plusieurs millions de dollars dans l'habitation, dans la protection des maisons de chambres, dans l'acquisition de maisons de chambres qui sont prêtes aujourd'hui à loger des personnes itinérantes. Ce qu'il a oublié de dire, monsieur Langevin, c'est les 300 unités de maisons de chambres qui seront dédiées aux personnes itinérantes d'ici 2027, en plus des projets modulaires qu'on va commencer ici Alors oui, madame la présidente, comme administration, on est fiers parce que nous, on ne gère pas que dans l'urgence, on gère avec un plan de match très clair pour l'itinérance et pour lutter contre ce fléau. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:23:55
Question complémentaire.
Benoit Langevin ◌0:23:57
OK, je vais essayer d'être pas trop réducteur, mais un peu plus clair et moins slogan dans ce que je vais dire, mais 300 unités d'ici 2027. Votre slogan aux dernières élections, c'était 300 unités par année. C'est pas ça qui se passe. 60 places pour des services d'urgence, des services d'hébergement d'urgence, c'est ce que vous annoncez. Ben, en octobre, Projet Montréal parlait de 800 personnes dans les espaces publics. Donc, la proportion de 60 places de plus, ben, j'ai envie de dire qu'il manque peut-être un zéro à côté, puis peut-être même davantage si on fait une projection d'ici l'année prochaine, comme on l'a nommé si bien lundi dernier. Puis si on se compare à la ville de Laval ou Québec, qui eux ont un plan de lutte à l'itinérance, contrairement à ce qui est un budget qui finalement va chercher quelques éléments, puis après ça dit qu'on en fait assez, on n'a jamais fait autant à Montréal. Ben, ça fait 7 ans que la situation s'empire, puis il y a aucun indicateur qui sont prises en considération, il n'y a pas d'imputabilité. Ma question, c'est, est-ce qu'avec l'annonce de ce budget-là, vous avez le sentiment que vous allez avoir un impact?
Martine Musau Muele ◌0:25:13
Monsieur Robert Beaudry, merci. Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:25:21
Merci beaucoup, madame la présidente. Je me lève parce qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont. La Ville de Montréal n'a jamais autant investi en itinérance. C'est vrai, les chiffres sont là, puis on n'a jamais autant investi non plus en habitation, et c'est vrai, depuis qu'on est au pouvoir. Mais la chose qu'il ne faut pas oublier, que je veux rappeler de l'autre côté de la banquette, c'est que tout le monde doit faire sa part. Nous, on l'a fait, mais Québec doit la faire, puis ce n'est pas normal qu'il y ait 100 millions qui présentement dorment et sur lesquels on n'entend jamais l'opposition prendre position. Puis moi, je veux rappeler une chose aussi à l'opposition, c'est que les payeurs de taxes montréalais Ils n'ont pas les moyens de prendre en charge les compétences de Québec en itinérance, en santé mentale, en toxicomanie. Ce n'est pas seulement aux payeurs de taxes montréalais de prendre ces responsabilités-là. Il y a une crise de société et on demande à chacun de faire sa part. On l'a fait, on prend nos responsabilités. Québec doit le faire et le fédéral aussi. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:26:19
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌0:26:24
Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, le budget qui était déposé, l'administration démontre une nouvelle fois aux Montréalais comment ils gèrent leur argent, toujours avec une gestion questionnable de la dette. Dans la dernière année, Madame la Présidente, l'administration de Projet Montréal a systématiquement refusé de respecter sa politique de gestion de dette qui lui impose un maximum de 100% de la dette équivalente à ses revenus. Et cette année, on est à 107%. On dépense trop pour les revenus qu'on génère. Depuis l'arrivée de Projet Montréal au pouvoir, les Montréalais ont aussi vu la dette nette consolidée de la Ville exploser de 41,8 8%, qui est terrifiant. De plus, pour les 10 prochaines années, 52% d'investissements de la Ville seront financés par les emprunts, alors qu'on visait 47% l'année dernière. Le bilan financier de Projet Montréal après 7 ans au pouvoir se résume à un endettement des générations futures montréalaises. Cette façon de le faire est complètement irresponsable, madame la présidente, Et ma question, pourquoi Projet Montréal s'endette les Montréalais comme s'ils n'avaient pas de lendemain?
Martine Musau Muele ◌0:27:47
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:27:51
Madame la présidente, on a décidé ici en conseil municipal de se donner une dérogation du ratio de 100% pour l'élever à 120% parce qu'on était conscient qu'on avait du rattrapage à faire dans nos infrastructures. Et on s'est donné un plan de match sur 10 ans de revenir au ratio de la dette de 100% et la date d'échéance de ce plan, c'est 2027. En 2025, on va être à 108% et on est en train d'atteindre notre cible comme prévu, comme planifié. C'est ce qu'on fait. On va payer cette année 475 millions comptants, donc c'est des emprunts qu'on n'a pas besoin de faire, que les Montréalais vont pas avoir à payer d'intérêts. Deuxième ratio qu'on suit, c'est le ratio de la dette nette sur le coût de la dette nette qui doit être sur la base de 16% des dépenses de la Ville. On est à 12%, on a toujours respecté ce ratio-là. Donc le 100%, on y arrive tel que prévu en 2027 et l'autre ratio, on est à 12%, la limite c'est 16%. Et la rigueur de notre administration est reconnue par les grandes agences de crédit. On a deux excellentes cotes de Standard& Poor's et de Moody's. La cote de crédit est excellente, mais en plus, en 2022, après 5 ans d'administration de Projet Montréal, Standard& Poor's a amélioré notre cote de crédit. On ne doit pas être si pire, on a une cote maintenant qui est meilleure que celle du gouvernement du Québec. Donc, on a une gestion rigoureuse, les administrations, les grandes agences le reconnaissent, le reconnaissent. Et notre dette, nous, est alignée sur des investissements.
Martine Musau Muele ◌0:29:29
Question complémentaire.
Alan DeSousa ◌0:29:35
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je ne sais pas si monsieur Rabouin est conscient, mais le 20-27, c'est demain. Et les écarts à combler vont être pour la prochaine administration de prendre des décisions difficiles pour essayer d'atteindre la cible que lui, il avait dit s'en vient et s'en vient avec une vitesse assez incroyable tenant compte de la situation dans laquelle l'administration actuelle les lègue. Donc qu'est-ce qui peut dire, je peux bien comprendre, l'administration Projet Montréal a surendetté des Montréalais des générations futures. La Ville dispose pourtant une stratégie de paiement comptant, de financer nos infrastructures avec l'argent que nous avons plutôt que de l'emprunter. Et mais la Ville ne respecte pas cette stratégie de paiement comptant. L'année dernière, la Ville nous disait qu'il a voulu mettre 567 millions de cash, mais, et pour diminuer l'emprunt, mais finalement c'est 100 millions de moins. Pour dire simplement, l'administration appuie sur les emprunts plutôt que sur les revenus réels. Madame la présidente, après avoir dépassé son ratio maximal d'endettement, ne pas avoir respecté la stratégie de croissance, est-ce que la Ville jette aux poubelles ses cibles et politiques de bonne gestion?
Martine Musau Muele ◌0:30:46
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:30:49
Madame la présidente, je veux réitérer qu'on avait du rattrapage à faire et qu'on a décidé en conseil d'augmenter la limite à 120%. Donc, on n'est pas en contrevenance de cette règle-là et on est en bonne voie d'arriver à 100%. Les infrastructures, on doit investir. Les gens sont bien conscients quand il arrive un geyser dans le centre-ville, les gens comprennent qu'il faut, que c'est pas du luxe, on doit réparer nos infrastructures et contrairement aux décennies qui nous ont précédés, nous on pète pas par en avant, on investit, on refait nos infrastructures. Et contrairement à Ensemble Montréal, nous autres, les investissements de la ville, ils servent à faire des— la dette, elle sert à faire des investissements. Heureusement qu'on ne gère pas la ville comme Ensemble Montréal gère leurs finances de leur parti politique.
Martine Musau Muele ◌0:31:47
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌0:31:51
Madame la présidente, les Montréalaises et Montréalais ont connu une dure année au niveau de la gestion des infrastructures. 2 épisodes de pluies abondantes et inondations de secteurs, de nombreux secteurs. Puis le 16 août dernier, en fait oui, une conduite principale d'aqueduc éclatant de façon spectaculaire a forcé l'évacuation d'une centaine de résidents résidences et fermeture d'une vingtaine de commerces. D'année en année, nous apprenons au budget que les investissements annuels nécessaires pour maintenir le seuil d'état de nos actifs n'est pas atteint. Malgré l'augmentation des investissements dans les dernières années, l'écart s'agrandit. De 2018 à 2023, les dépenses dans le réseau d'égouts ont même diminué de 27%. Cette année, la croissance des investissements est freinée et ce, malgré la nécessité. En fait, en comparant les sommes prévues des deux dernières PDI, je remarque que près de 300 millions ont été coupés des programmes de maintien de réseaux primaires et secondaires d'aqueduc et d'égouts. C'est inquiétant, madame la présidente. Le dernier portrait annuel sur la connaissance de l'état des actifs indiquait un écart de 155 millions annuellement. Le manque d'investissement est tel que le déficit d'entretien de nos conduites d'aqueduc et d'égouts se creusent d'année en année. L'indice d'état moyen des réseaux primaires d'égouts est de catégorie mauvais. Ma question, madame la présidente, est-ce que l'administration peut nous dire quel est leur plan pour éviter que le déficit d'entretien de nos actifs s'accentue? Pourquoi une coupe de 300 millions dans les programmes de maintien de nos—
Martine Musau Muele ◌0:33:27
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌0:33:32
Merci, Madame la Présidente. Alors, dans le service de l'eau, on investit, on investira cette année, en fait en 2025, 600 millions de dollars. On investit 170 millions de plus pour les ouvrages de prétention pour notre plan de drainage. C'est du jamais vu, on y va jusqu'à 700 millions de dollars. Alors ça, c'est pour, parce qu'il faut faire, et on fait toujours la même chose, on va mettre 75% dans le maintien d'actifs et 25% dans le développement et dans l'amélioration de nos actifs. Alors ça, c'est très important et on ne peut pas tout faire. On aimerait tout faire, on se focus surtout sur nos aqueducs parce que quand un aqueduc brise, il peut y avoir de la pression et des dégâts. Nos égouts, on peut en faire un petit peu moins parce que ça ne fait pas autant de dégâts. Alors, malheureusement, il faut qu'on— on doit faire des choix et ces choix sont importants. En ce moment, on doit investir énormément dans l'usine d'ozonation qui doit être ouverte en 2028. Une fois ça fait, ça va être investir dans les incinérateurs. Alors, on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail à faire. Il manque de l'argent dans l'eau, on le sait, mais on doit prioriser et c'est le choix de notre administration de prioriser dans ce qui est vraiment prioritaire. Et de laisser un peu de côté ce qu'on ne peut pas faire tout de suite, ce qui n'est pas aussi dangereux. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:34:55
Question complémentaire.
Vana Nazarian ◌0:34:59
Je comprends très bien que le déficit d'entretien ne s'effacera pas en une année, mais un plan d'investissement doit être mis en place pour éviter que le déficit d'entretien soit pelleté par en avant comme c'est actuellement le cas. À chaque année où les investissements en maintien et réparation des actifs est moins élevée que les besoins, c'est des années d'investissements supplémentaires qui seront requises, des années mettant à risque d'inondations ou de bris de conduites. La nouvelle stratégie de l'eau, qu'on attend toujours, devait permettre l'élaboration d'un plan de financement et d'actions pour rattraper le déficit d'entretien de nos infrastructures. Et ma question donc, est-ce que l'administration réalise que le réseau primaire d'égouts est en mauvais état, que le déficit de maintien s'élève à 680 millions et qu'un sous-investissement tel que prévu au budget 2025 va s'aggraver, va aggraver la situation.
Martine Musau Muele ◌0:36:00
Madame Maya, Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:36:04
C'est peut-être parce que c'est mon dernier budget, mais il faut que je règle des affaires là. Si je faisais, faut mettre les montres à l'heure. C'est quand même fascinant, là, madame la présidente, d'entendre qu'on pèle par en avant. Non mais, incroyable. Non seulement vous avez eu un mandat complet au pouvoir, mais même avant ça, plein d'entre vous étaient dans d'autres administrations et ça a été pelleté par en avant, par en avant. Ceux qui viennent d'arriver, ça va, là, vous n'êtes pas responsables, mais voyons donc. Un plan d'investissement, non seulement on en a un, Deuxièmement, quand on demande au gouvernement du Québec plus de sommes pour adapter les territoires, puis on n'est pas tout seul là, toutes les villes de l'UNQ demandent d'avoir plus. Le plan vert, ce qu'on voulait, c'était justement pouvoir avoir plus d'argent pour faire plus de travaux. Puis en même temps, ce qui me fascine, c'est que de votre côté de la Chambre, à chaque fois qu'il y a des travaux, vous êtes, bon, encore des travaux! Ah, les méchants travaux! C'est pas bon les travaux! Ils devraient— Hey, branchez-vous! Soyez cohérents. Nous, on fait des travaux, mais on sait qu'il y a une capacité d'absorption aussi, puis on met tous les morceaux en place parce que vous n'avez rien fait pendant des années.
Martine Musau Muele ◌0:37:22
Il reste une minute à cette période de questions, cette première portion, donc j'aimerais demander l'intention de prolonger ou pas cette première portion. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌0:37:32
Bien sûr, madame la présidente, avec grand plaisir. Nous allons prolonger de 15 minutes, appuyés par madame Rossi.
Martine Musau Muele ◌0:37:37
Très bien. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:37:41
Madame la présidente, une crise de l'habitation, une urgence en itinérance, l'insalubrité, l'insécurité croissante et des chantiers mal coordonnés. Malheureusement, Montréal est dans un très piètre état, et ce malgré le fait qu'on compte sur une bureaucratie toujours plus lourde de 3540 effectifs budgétés supplémentaires à la Ville de Montréal depuis l'arrivée au pouvoir de Projet Montréal. Cette augmentation faramineuse, parmi lesquels on compte 36% plus de cadres contre seulement 1,5% de hausse de cols bleus, n'a manifestement pas conduit à une amélioration de la situation. Pourtant, dans son mot d'introduction du budget, monsieur Rabouin affirme que, et je cite, ce budget reflète notre souci d'utiliser de manière optimale les fonds publics. Fin de la citation. Permettez-moi d'en douter, madame la présidente, vu le nombre disproportionné de cadres et les dépenses exorbitantes allouées à leur rémunération. Madame la présidente, dans la mesure où l'embauche de cadres est coûteuse et qu'elle ne rend visiblement pas ses preuves, est-ce que ce serait pas plus judicieux de revoir le ratio d'encadrement et d'embaucher davantage d'employés qui sont sur le terrain? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:38:50
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:38:52
Merci, madame la présidente. C'est une excellente idée. En fait, on est en train de faire la révision systématique des activités et des programmes, comme je l'ai annoncé, et une des mesures justement qui a été identifiée par le service des ressources humaines, c'est de définir des standards en termes de ratio d'encadrement et de définir une norme pour s'assurer qu'on a un meilleur ratio d'encadrement. Donc, on est d'accord. Deuxième élément, on limite l'augmentation du nombre d'effectifs. En 2025, il va y avoir exactement le même nombre d'employés qu'en 2024. Il n'y en aura pas plus à la Ville centre. L'autre élément que je pense qui est important aussi de comprendre, c'est que les cadres à la Ville de Montréal, bien sûr il y a le directeur général, il y a les directeurs généraux adjoints, il y a des directeurs de service, mais il y a des centaines de contremaîtres sur le terrain justement qui sont là et qui gagnent pas des gros salaires, mais qui jouent un rôle essentiel d'encadrement des équipes pour s'assurer qu'on offre un service à la population. Donc oui, on est soucieux de gérer de manière optimale les ressources et c'est pour ça qu'on fait une revue systématique de toutes les activités et des programmes de la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌0:39:57
Question complémentaire.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:40:00
Madame la présidente, l'administration peut bien dire ce qu'elle veut, mais la réalité c'est qu'encore cette année il va y avoir une hausse des cadres à la Ville de Montréal. Dans son budget 2025, l'administration prévoit l'embauche de 16 nouveaux cadres alors qu'on sait pertinemment qu'on en a déjà beaucoup même beaucoup trop. Madame la présidente, comment l'administration de Projet Montréal peut-elle expliquer l'embauche de cadres plutôt que des effectifs pour venir servir les services de proximité qui sont attendus de la part des citoyens?
Martine Musau Muele ◌0:40:28
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:40:32
Madame la présidente, en 2025, il va y avoir exactement le même nombre d'employés au total dans qu'en 2024 à la Ville-Centre. Et ce qu'on fait, mais on ajoute des employés, on ajoute des inspecteurs en salubrité parce qu'on va aller plus vite pour l'inspection des logements, on ajoute des ressources pour la centrale 911 parce que maintenant il y a une nouvelle norme canadienne, les gens vont pouvoir envoyer des textos, des photos, des vidéos, on ajoute des ressources. On en ajoute à différents endroits, on ajoute des ressources au service de prévention des incendies On ajoute plusieurs ressources, qu'est-ce qu'on fait? On en ajoute un, on en enlève un. On fait des priorités. C'est ça qu'on fait pour gérer de manière optimale les ressources de la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌0:41:18
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌0:41:22
Merci, madame la présidente. Question sur la fiscalité directement. Avec l'adoption du projet de loi 39, la loi sur la fiscalité municipale, il y a des options pour des outils intéressants pour que je ne vois pas utilisée avec ce budget-là. Je pense que la population montréalaise voit de plus en plus que l'écart entre les plus riches et les moins riches, les gens qui en arrachent, les gens qui veulent rejoindre le debout, se creuse. Les gens cherchent des solutions, effectivement ils veulent plus de services, mais ils n'ont pas tous les mêmes moyens pour en payer. Il y a certains groupes qui possèdent beaucoup à Montréal et certains groupes qui possèdent moins. Avec le projet de loi 39, on peut créer des secteurs, on peut créer des sous-catégories afin de donner des taux variés de taxation. Donc, un propriétaire d'une bungalow à Ville-Émard ne paierait potentiellement pas le même que le propriétaire d'une manoir sur la montagne. Pourquoi ne pas utiliser de telles mesures en termes de fiscalité avec ce budget? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:42:25
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:42:26
Oui, merci madame la présidente. Merci monsieur Sauvé pour votre question. En fait, c'est des préoccupations qu'on a évidemment. Il y a des nouvelles possibilités qui nous sont offertes, il y en a qu'on utilise déjà dans le budget. Vous allez voir, on augmente la taxation pour les terrains vacants parce qu'on veut s'assurer de susciter le développement. Ça va coûter 4 fois plus la taxe pour les terrains vacants. On augmente les stationnements qui vont être tarifés. L'année dernière, c'était les stationnements de 10 000 mètres carrés et plus. Qui avait une taxation, maintenant c'est 5000$. On y va aussi avec notre capacité d'être capable de documenter, de suivre puis d'effectivement rendre effective notre taxation. Pour les catégories, les différentes catégories auxquelles vous faites référence, c'est des éléments qu'on est en train d'évaluer et qui doivent arriver en même temps que le nouveau rôle d'évaluation qui est prévu pour septembre prochain.
Martine Musau Muele ◌0:43:14
Question complémentaire.
Craig Sauvé ◌0:43:16
Bien sûr, je pense qu'il y a l'opportunité intéressante là Actuellement, si on a un taux unique à travers Montréal, on sait que c'est une flat tax, donc c'est pas le taux le plus, la manière de taxer de façon la plus progressiste. Donc si on peut viser des manières à taxer ceux qui en ont plus, les élites de Montréal, pour qu'ils paient un peu plus, pour donner un break au reste du monde qui en arrache, qui cherche à joindre les deux bouts, qui paient plus pour le logement, qui paient plus pour l'épicerie, qui paient plus pour les services, je pense que c'est une excellente manière de réduire l'écart de richesse et c'est une des choses, je pense, que les Montréalais veulent voir dans les prochains budgets. Donc, je pense qu'il faut avancer ça. Je sais que c'est le dernier budget de cette administration-là, mais il faut avancer sur ce dossier avant la prochaine campagne électorale afin de laisser une opportunité à la prochaine administration. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:44:04
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:44:06
Donc, je réitère, tout à fait, ça nous intéresse beaucoup. Il faut qu'on aligne ça avec le nouveau rôle d'évaluation, mais ce sont des pistes qu'on est en ce moment en train de préparer. Évidemment, le budget sera voté suite à l'élection, mais on va avoir préparé les choses pour que la prochaine administration puisse prendre des décisions qu'elle souhaitera prendre à ce moment-là.
Martine Musau Muele ◌0:44:27
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌0:44:30
Merci beaucoup, madame la présidente. Cette année, comme vous voyez, l'augmentation du budget du service de police de la Ville de Montréal est de 4 millions de dollars à peine, ce qui représente 0,34% de plus. Sauf que dans les faits, cela correspond à une baisse effective du budget pour une raison bien simple que j'expliquerai, qu'en 2024, le budget alloué par la ville au service de police était de 820 millions alors qu'il y a concrètement un déficit de 54 millions. Ce déficit s'est creusé d'année en année sous cette administration de Madame Plante et budget après budget, celle-ci voile la face. En 2025, la ville planifie un maigre de 3,3 millions de plus. Pas besoin d'être devin pour dire que le budget de SPVM sera déficitaire parce que l'administration a sciemment prévu des sommes qui sont insuffisantes. En octobre dernier, madame la présidente, la Fraternité de policiers et policières de Montréal a alerté pourtant la mairesse. Il serait irresponsable de votre part de ne pas octroyer au SPVM un financement qui tienne compte de l'ampleur des défis. Auxquels nous sommes confrontés. Fin de la citation. Laissez-moi vous rappeler quelques-uns de ces défis, Madame la Présidente: hausse de la violence armée, des fraudes, des incendies criminels, de la violence conjugale, crise de l'itinérance, enjeux de santé mentale, hausse de la consommation dans les lieux publics et surtout sentiment d'insécurité des Montréalais et Montréalaises. Madame la Présidente, ma question est la suivante: avec un budget toujours à la traîne, Madame Plante et Monsieur Rabouin pensent-ils tenir compte des défis de sécurité publique auxquels le SPVM et les Montréalais et Montréalaises sont bel et bien confrontés.
Martine Musau Muele ◌0:46:05
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:46:10
Merci, madame la présidente, merci de la question. Ben, je vais référer à un article de la presse d'aujourd'hui où c'était clair que sous notre gouverne, le SPVM n'a jamais été aussi bien financé. Donc, je pars de là. Pour la sécurité, ça a toujours été un une priorité pour notre administration. On l'a démontré, on a négocié avec Québec une entente pour plus d'effectifs. On a été très agile pour différentes équipes, pour différents processus, pour différentes organisations de la police, pour justement venir attaquer les situations de sécurité telles que la violence armée, telle que l'extorsion, telles que les feux. Et si on parle de violence armée, depuis les 2 dernières années, ça a diminué de 30%. Donc les résultats sont là. Nous avons toujours financé la police à la hauteur de leurs besoins et en même temps nous cherchons des économies à l'intérieur du SPVM là où on peut sans affecter le service. Mon collègue, ça fait 3 ans qu'il demande plus d'effectifs, plus d'effectifs. Bien, la police comprend plus de 90% du budget de la police, ce sont les effectifs. Nous allons pas nécessairement faire des économies sur les effectifs, nous allons atteindre nos objectifs Nous allons continuer de bien financer la police pour les besoins qu'ils ont et nous travaillons des pistes aussi pour dégager les policiers justement des appels dont on sait qu'ils seraient peut-être plus aptes à ce que d'autres intervenants répondent. Donc, nous sommes sur toutes ces pistes-là, mais on s'assure de la sécurité des Montréalais. C'est une priorité pour nous, car c'est une priorité pour tous les Montréalais et Montréalaises sur le territoire.
Martine Musau Muele ◌0:47:42
Questions complémentaires.
Abdelhaq Sari ◌0:47:46
Madame la présidente, cette année le projet des caméras portatives du SPVM a carrément disparu du PDU et ce n'est pas le seul projet qui a disparu du PDU. Plusieurs projets sur lesquels on voulait avoir une certaine vision, une certaine planification, madame la présidente, on ne les voit plus. Et j'entends les réponses de monsieur Rabouin et de madame la mairesse et je retiens vraiment quelques termes qui sont vraiment condescendants, madame la présidente, et je m'explique. Dans cette salle-là aujourd'hui, je ne vois Denis Coderre nulle part. Je ne vois pas la gestion du parti ici d'Ensemble Montréal. Ce que je vois, c'est une augmentation depuis que vous êtes au pouvoir de 2,1 milliards de dollars et je ne vois pas une corrélation de cette augmentation dans les services dont les citoyens demandent. Que ce soit l'insalubrité, que ce soit l'insécurité, ça on voit une absence. Et quand vous avez répondu à la réponse du maire d'Anjou, je trouve vraiment ça condescendant parce que ce que je vois dans cette salle C'est un manque plutôt, excusez-moi, de vision globale de projet et de PDI. C'est un manque de compétences et c'est quand vous parlez d'efficience, il y a le comment qui est vraiment absent dans vos réponses. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:48:50
Monsieur Alain Vaillancourt. Alors, on m'indique une absence de réponse, ce qui est une prérogative du conseil municipal. Nous poursuivons donc avec l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour de cette séance extraordinaire du conseil municipal. Municipale, j'inviterai le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à nous diriger dans ses travaux.
François Limoges ◌0:49:15
Oui, madame la présidente, effectivement, pour cette assemblée extraordinaire du conseil municipal du mercredi 20 novembre 2024, en 3.01, je vais proposer l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée extraordinaire du conseil municipal. Je serai appuyé pour ce point et l'ensemble des points subséquents par mon éminent collègue Luc Rabouin. Je mentionne pour votre gouverne, il n'y a pas de de séquence ni d'ordre du jour, mais pour les intéressés, il y a un ajout de pièces sur le disque partagé pour l'item 30.06.
Martine Musau Muele ◌0:49:44
Très bien, avant de poursuivre, je vois une intervention souhaitée de madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:49:48
Oui, madame la présidente, j'aimerais spécifier tout de suite qu'au moment des débats, je donne 10 minutes de mon temps à mon collègue monsieur Alan DeSousa.
Martine Musau Muele ◌0:49:57
Très bien, c'est noté au procès-verbal. Alors, adoption de l'ordre du jour à la rubrique 3.01, Poursuivons.
François Limoges ◌0:50:05
Madame la présidente, je vais réunir pour des fins d'études et d'adoption les items 30.01 et 30.05 du chapitre Administration et Finances. Et en 30.01, nous déposons le budget 2025 de la Ville de Montréal, volet Ville centrale. En 30.02, nous déposons le programme décennal d'immobilisation 2025-2034 de la Ville de Montréal, volet Ville centrale. Centrale. En 3003, nous déposons le budget 2025 de la Corporation Anjou 80. En 3004, nous déposons le budget 2025 de la Société d'habitation et de développement de Montréal. Et en 3005, nous déposons le budget 2025 de l'Agence de mobilité durable.
Martine Musau Muele ◌0:50:46
Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:50:50
Merci, madame la présidente. Donc aujourd'hui, Nous sommes en train de déposer un budget, on est en train de déposer un budget aujourd'hui qui frôle les 7 milliards 276 millions de dollars au niveau de la Ville de Montréal. C'est une augmentation de charges qui est à peu près de 2,2% en moyenne, donc il y a certainement des gens à la Ville de Montréal qui sont en train d'avoir une augmentation plus que ces 2,2%. Puis quand j'entends les questions par exemple de mon collègue Luis Miranda, puis j'entends la réponse de mon collègue Luc Rabouin à sa question, là je me demande moi aussi des questions. Moi je me demande, et il faut savoir aussi madame la présidente, que dans ce budget qui est déposé, l'administration elle a le luxe de transférer autant qu'elle veut en pourcentage au niveau des arrondissements. Quand j'entends mon collègue Luc Rabouin nous dire, ben, vous devrez vous serrer la ceinture, j'aimerais juste vous rappeler une chose qui est très importante, c'est que cette administration qui est de l'autre côté, madame la présidente, ils nous ont transféré au début, juste pour le rappeler, 1% vers les arrondissements. 1%. Vous savez c'est quoi 1% pour les arrondissements, madame la présidente? Le 1%, ça a donné 100$ en moins après les ajustements chez nous à Saint-Laurent. Il fallait donner 100$ de plus à la ville centre. Il fallait envoyer 100$ de l'arrondissement Saint-Laurent au centre-ville, à la ville centre, parce qu'ils ont décidé d'aller avec 1%. On a fait une sortie. Les maires et mairesses d'Anse-Saint-Maurice ont décidé de faire une sortie publique, non pas juste pour les citoyens d'Anse-Saint-Maurice, pour les citoyens de Montréal au complet. On a fait une sortie publique en disant à l'administration, ça n'a aucune allure ce que vous êtes en train de demander, ça n'a pas d'allure de juste transférer 1%. Tout d'un coup, on se réveille, puis là c'est l'illumination qui arrive, on va vous transférer 1,8%. Tout d'un coup, on augmente de 1% à 1,8%. Donc, juste vous dire qu'avec une telle augmentation, Le cordon de la bourse, c'est entre les mains de l'administration. C'est eux qui font les négociations pour l'École bleue, c'est eux qui font les négociations d'augmentation de salaire, et c'est eux qui ne sont pas en train de donner aux arrondissements le montant nécessaire pour qu'ils puissent justement payer ce qu'on devrait payer pour nos employés. On pèle dans la cour des arrondissements On envoie le problème dans la cour des arrondissements en leur disant, ben nous, on n'a pas augmenté plus que 1,8%, débrouillez-vous. C'est comme si l'argent, tu sais, on peut le ramasser dans les feuilles des arbres. C'est comme si l'argent pousse dans les arbres. Nous aussi, en tant qu'arrondissement, on a besoin d'avoir un montant d'argent qui est crédible, un transfert qui est à la hauteur de nos attentes. Un transfert qui peut nous donner, qui peut offrir aux citoyens un service de proximité. Malheureusement, on n'a pas ce luxe avec l'administration actuelle. Madame la présidente, nous sommes devant un budget, depuis 2017 jusqu'à aujourd'hui, on a eu une augmentation de dépenses de 2,1 milliards de dollars. C'est beau de voir la mairesse se péter les bretelles puis dire on n'a jamais dépensé comme on a dépensé. Mais Madame la Présidente, c'est 2,1 milliards de plus en seulement 8 ans d'existence. 8 ans, on a presque 40%, 38% de plus de dépenses. Et qui est en train de payer ces 38%? C'est nos contribuables, c'est les Montréalais qui sont en train d'augmenter, de payer une facture qui a augmenté de 38%, alors que dans la promesse électorale de 2017 et de 2021 de Projet Montréal, on avait dit on n'augmenterait pas les taxes plus que l'inflation. Malheureusement, comme je l'ai fait dans ma question, 4 promesses brisées parce qu'on a défoncé le taux d'inflation 4 fois, une fois sur 2 dans leur mandat depuis 2017. Ce sont nos résidents de Montréal qui sont en train de payer. On regarde un peu plus dans les détails, on n'a pas eu le temps d'avoir les chiffres comme à temps pour pouvoir passer à travers tout le dossier, tout le budget. On va certainement le faire d'ici le prochain budget, mais le problème que nous avons, ce qu'on a détecté rapidement, madame la présidente, 3540 employés de plus, 3540 employés de plus à Montréal. Si on demande à n'importe quel commerçant, n'importe quel résident dans la rue aujourd'hui, quels services de plus vous avez, je suis sûr que la majorité des gens vont nous dire on n'a pas de services de plus. Pourquoi? Parce que dans ces 3500 personnes qu'on a augmentées, il y a 700 personnes qui sont dans des arrondissements, seulement 700 personnes dans des arrondissements. Et les 700 personnes dans les arrondissements, ce sont les gens qui donnent les services de proximité. C'est là où les services se font, c'est là où on est en train de donner à nos jeunes des camps de jour, c'est là où on est en train de donner, de nettoyer la neige dans nos arrondissements, c'est là où on est en train de donner des permis de construction, c'est là où on est en train de servir nos citoyens en premier. Malheureusement, madame la présidente, on ne pense qu'à la ville centre. On ne pense qu'à augmenter les employés à la ville-centre et c'est sûr et certain, on n'a pas de services de plus. J'entends la mairesse se péter les bretelles en disant l'itinérance, jamais on n'a payé, on a dépensé plus que, on a dépensé plus que toutes les administrations antérieures en itinérance. Madame la présidente, on a eu des pouvoirs en 2017 ici au niveau de la ville. Notre collègue Craig Sauvé nous a amené une crise parce que Puis en parlant avec lui, il nous a dit, on ne peut plus accepter ce qu'on est, le statu quo, on ne peut plus l'accepter, il faut brasser la cage. Il a amené vraiment une motion pour nous sensibiliser à la veille d'un budget, puis tout ce qu'on voit, 9,8, un petit 9,8 millions de dollars dans un budget de 7,3 milliards. C'est une responsabilité partagée, c'est une responsabilité partagée, on a des pouvoirs. Oui, il y a juste Projet Montréal qui ont voté contre la motion de Craig Sauvé. On était tous d'accord qu'il faut brasser la cage, on était tous d'accord qu'on ne peut plus continuer à vivre avec des campements comme on est en train de vivre avec des campements. On est tous d'accord qu'on ne peut plus continuer à avoir l'itinérance dans notre ville sans qu'il y ait un plan d'action. Sans frapper à la porte du gouvernement et lui dire on ne peut plus continuer comme ça, voici nos besoins. Mettez les gens autour d'une table, mettez les experts autour d'une table, faites un plan d'action qui a de l'allure, ayez une vision pour régler ce problème. Jusqu'à maintenant, on n'a pas vu de vision, madame la présidente, et tout ce qu'on a vu de plus, un tout petit 3,3 millions de dollars. Puis là, on est en train de nous dire qu'il y a 1 million de dollars qui va être sauvé sur les taxes à venir dans les OBNL. Puis ça, ça inclut aussi les OVNL de l'art et tout ce qui tourne autour. Donc c'est pas juste— oui, oui, vous êtes en train de contredire votre directeur général. Donc il y a quand même 1 million de dollars qui est en train de— il y a quand même un 3,3 millions de dollars, un tout petit 3,3 millions de dollars qui est donné aux organismes communautaires qui sont en train d'œuvrer matin, midi et soir, 24 heures par jour pour essayer de trouver des solutions, pour essayer d'aider des gens qui sont au bord de la mort quasiment parce qu'on a une administration qui est insensible à ce sujet-là. Madame la présidente, ça fait des années qu'on en parle de notre ville qu'elle est sale. Ça fait des années qu'on est en train de dire ça prend des brigades de propreté dans les 19 arrondissements. Ça fait des années qu'on répète ayez un programme d'avoir des poubelles fermées. Faites quelque chose au moins pour cette ville pour ne plus qu'elle soit sale. Qu'est-ce qu'on a, qu'est-ce qu'on est en train de voir aujourd'hui? Un tout petit 800 000$ pour le centre-ville de Montréal et les acteurs commerciaux. 800 000$, madame la présidente, on ne peut pas aller loin avec ça. On réglera pas le problème de la salubrité. Madame la présidente, les priorités de cette administration ne sont pas à la bonne place. On l'a vu, on le voit dans l'itinérance, on le voit, ça fait 7 ans qu'on parle de ce dossier de d'itinérance, madame la présidente. 7 ans, 7 ans qu'on ne voit pas de vision, qu'on ne voit pas d'action. Il n'y a pas d'action concrète. Tous les ans, mon collègue Benoît Langevin sort pour dire l'hiver s'en vient, préparez-vous, l'hiver s'en vient, préparez-vous. Malheureusement, madame la présidente, l'administration de Projet Montréal se réveille tous les ans en retard. Oh, on a l'hiver cette année, il faut s'en occuper. Comment on fait? Là, on court, on court, puis on demande à des organismes communautaires de préparer le terrain, mais ils n'ont pas l'argent. Et ça, on l'a écouté, on a visité des organismes communautaires. On leur demande d'ouvrir des refuges le 1er décembre, ils envoient l'argent le 23 janvier. Comment vous voulez qu'un organisme communautaire puisse dépenser de l'argent qu'il n'en a pas? Déjà à la base, ils sont à court d'argent. Imaginez-vous, on arrive le 23 janvier pour ouvrir un refuge alors qu'on a demandé à cet organisme communautaire le 1er décembre. D'ouvrir le refuge. Madame la présidente, il y a quelque chose qui ne va pas. La main droite ne parle pas à la main gauche. On est vraiment dans des silos, puis à un moment donné, il faut s'y prendre. Ça n'a aucune allure. J'aimerais parler aussi rapidement des inondations parce qu'effectivement, on a 300 millions de dollars dans les programmes de l'eau qui sont en moins. On a 300 millions de dollars de moins. On sait déjà qu'on s'en va vers une crise climatique. On est dans une transition écologique, on est dans une crise climatique. Cet été, on a eu 3 inondations, madame la présidente, à Saint-Laurent. 3 inondations, une fois le 10 juillet et 2 fois le 9 août. Il y a des stationnements qui ont été— il y a des pertes énormes qui ont été faites dans notre arrondissement. Il y a des gens qui n'ont plus d'assurance, il y a des gens qui sont problématiques. Tout ce qu'on entend de l'administration, ben, n'utilisez plus votre sous-sol. Condamner votre sous-sol, mais continuer à payer le même taxe, le même taux de taxe. Madame la présidente, il faut être sensible à la population, il faut être humain, il faut juste penser à ces gens-là, il faut trouver des solutions. On peut pas continuer à avoir une diminution dans les installations parce que des geysers comme on a eu, on peut en avoir plusieurs aujourd'hui, madame la présidente, plusieurs. Et le manque de financement qui est au rendez-vous aujourd'hui, qui Ça nous fait peur parce que éventuellement il y a des choses qui peuvent arriver par ce manque de financement. Et avant de finir, madame la présidente, on a entendu parler d'habitation, puis on n'a jamais dépensé autant. C'est un 33 millions de dollars de plus cette année dans le budget. Madame la présidente, 33 millions de dollars de plus, on s'entend, on s'en va pas loin avec. On réglera pas le problème de l'habitation au niveau de la ville. Puis surtout qu'on a mis en place un règlement qui ne donne pas de résultats, un règlement où dans la promesse de Projet Montréal on avait parlé de 60 000 logements abordables à construire, 60 000. Le programme, le règlement qu'ils ont mis en place, il y a zéro règlement, zéro, zéro, zéro maison abordable qui a été construite depuis qu'ils ont mis en place ce règlement, madame la présidente. Un seul logement de logement social, un seul projet de logements sociaux Madame la présidente, ça n'a pas d'allure de continuer à vendre des rêves aux Montréalais. Il est temps qu'on se prenne en main. Il est temps qu'au moins cette administration se réveille et qu'elle dépense. On n'est pas en train de dire de ne pas dépenser, mais il faut dépenser à la bonne place. Les services aux citoyens écopent. Ça fait 8 ans qu'ils sont en train d'écoper et ce budget-là n'est pas en train d'aider à régler ce problème. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:03:27
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌1:03:30
Merci, merci madame la présidente. En fait, moi je suis plutôt fier aujourd'hui de déposer un budget équilibré dans un contexte qui est quand même très exigeant où on a déjà avancé sur la révision systématique des activités, des programmes et on a déjà réussi à dégager une marge de manœuvre de 29 millions pour 2025 et on est aligné pour avoir un 200 millions pour récurrents d'ici les 3 ou 5 prochaines années. 200 millions récurrents qui vont pouvoir être utilisés par les prochaines administrations, ça va libérer de la marge de manœuvre. Et avec cette marge de manœuvre-là qu'on s'est libérée dans le cadre du processus d'exercice budgétaire, on a la possibilité de réinvestir dans les priorités des Montréalais et des Montréalaises. On réinvestit en habitation, 100 millions de plus sur 3 ans en habitation pour faire sortir des projets. On a une entente portefeuille avec Utile, 670 logements, avec la SHDM, 1000 logements dont 300 pour les personnes en situation d'itinérance. C'est des exemples concrets. Depuis qu'on est au pouvoir, madame la présidente, avec le budget 2025, on va avoir investi 1 milliard en habitation, en contribution financière à des organismes qui développent des projets ou qui acquièrent, qui sortent des immeubles du marché pour les protéger, protéger leur abordabilité à perpétuité. 700, chez ma collègue Caroline Bourgeois, on a aidé la Corporation Mainbourg à acheter 700 logements qui vont être protégés à perpétuité. Dans la dernière année, je pense qu'il y a pas une semaine où on fait pas une annonce d'un nouveau projet depuis que l'entente fédérale-provinciale a été signée puis qu'il y a 1,8 milliard de disponible. Les projets débloquent, ça roule. Ça tombe bien, on avait acheté des terrains pendant des années. On a acheté des terrains, des immeubles pour être prêts quand l'argent allait être là. Puis là, là, ça C'est parti, ça se développe. Et récemment, on a dévoilé notre politique de cession des terrains. Elle est même disponible en ligne. Tout le monde est capable de voir où sont les terrains, qu'est-ce qui peut se développer dessus. C'est très concret ce qu'on fait en habitation. En itinérance, quand on est arrivé, le budget de soutien aux organismes était 3 millions. On est rendu à 12 millions. Ça, 3 millions, 12 millions, ça fait 3 fois 4, quadruplé en 8 ans. On a quadruplé le budget quand même, c'est important et ça c'est juste pour soutenir des initiatives portées par les organismes. Je vais pas reprendre tout ce que mon collègue Robert Beaudry a dit parce que l'itinérance c'est pas juste d'aider des organismes, c'est aussi développer des initiatives. On est en train de développer les modulaires. Ben oui, on va en faire 60 au printemps, c'est pas beaucoup 60, mais il faut faire les 2 premiers projets pour voir comment ça marche, comment ça s'intègre dans le milieu, puis notre objectif après ça c'est de les multiplier. Je suis sûr que chacun dans vos arrondissements, vous allez nous appeler pour nous dire on en veut nous aussi chez nous, on veut en accueillir 30 parce qu'on veut tous et toutes être partie prenante de la solution. J'imagine qu'on va avoir de la proactivité de chacun des arrondissements, pas juste sur le Projet Montréal, pour accueillir des ressources pour des personnes qui ont besoin de logement. Il y a des gens en ce moment-là qui se retrouvent dans la rue, puis ils n'ont pas d'autres problèmes dans la vie. Que de ne pas avoir l'argent pour se payer un logement au prix du marché. Ils se retrouvent à la rue parce qu'il n'y a pas de logement, c'est leur seul problème. Il faut qu'on soit capable de répondre à ça, ça nous prend des unités, les unités modulaires ça va nous aider à répondre à ça. L'autre élément que je veux ajouter sur les, les OBNL, donc on donne un coup de pouce de 10,5 millions, en fait c'est des OBNL qui ont une exemption de taxes décidée par la Commission municipale du Québec, donc le gouvernement du Québec les exempte de taxes mais historiquement, ils payaient à la Ville une compensation, donc une partie, c'est moins élevé que la taxe complète, ils payaient une compensation pour des services municipaux. On a fait la liste des organismes qui étaient là-dedans, puis on a vu qu'il y avait à peu près 1 million en compensation de taxes qui étaient payées par des organismes qui viennent en aide aux personnes en situation d'itinérance, qui sont au front, à bout de bras, qui manquent de ressources, qui ont une chance qu'ils sont là pour nous aider à faire face à la situation situation, on leur donne un break, on leur donne une pause, ils ne paieront plus cette compensation-là. Pas cette année, plus jamais, c'est fini, on l'abolit. Même chose pour plusieurs organismes qui offrent une programmation de sport, de loisirs, des YMCA par exemple. On en a un à Saint-Laurent-Cartierville, on en a à différents endroits de Montréal. Terminé, ils ne paient plus là-dessus. Renaissance, l'ATAHU, les Sept-Doigts, le TNM, en voulez-vous, des organismes culturels, des organismes en sports et loisirs et des organismes communautaires qui offrent des services aux populations vulnérables. Le message qu'on leur envoie là, c'est de la reconnaissance, de la gratitude. On a besoin d'eux, on a besoin qu'ils continuent. Une façon concrète, c'est pas juste leur dire merci, c'est de laisser de l'argent dans leurs coffres pour qu'ils puissent améliorer leur offre de services aux citoyens et citoyennes. C'est un message fort qu'on veut leur lancer. On continue, on les maintient les investissements dans les infrastructures. Je veux juste vous rappeler qu'un portrait des actifs, l'état de nos actifs, des infrastructures souterraines, nos immeubles, nos rues, nos parcs, ça n'existait pas. On n'avait pas de portrait des actifs à la Ville de Montréal. Là, on en a un. Il est encore imparfait, mais il est quand même excellent pour nous aider à prendre nos décisions sur les priorités d'investissement. On avance, on gère mieux la ville. Pour les employés, le nombre d'employés, on a créé une équipe en habitation. Ça n'existait pas à la Ville, il n'y avait pas d'équipe en habitation. Et sur l'augmentation du nombre d'employés, on a fait le choix en 2025 de ne pas augmenter le nombre d'employés. Mais je veux quand même attirer l'attention de tout le monde là-dessus. Donner des contrats à l'externe, c'est pas toujours le choix le plus rentable pour la Ville de Montréal et dans la révision des activités des programmes, on va toujours prendre la meilleure décision en fonction de l'intérêt des Montréalais. Ça se peut que des fois on décide qu'on va préférer offrir le service par des employés de la Ville parce que c'est un meilleur deal pour la population. On va les faire service par service. Je vous rappelle que l'année dernière, on était en appel d'offres pour des contrats de déneigement. On a eu une proposition qui était le double du prix payé dans le contrat précédent. On a dit non merci, ça marche pas. À un moment donné, il y a des limites. On a décidé de le faire à l'interne. C'était la bonne décision à faire. Ça dépend des situations. On va évaluer pour être sûr qu'on prend la meilleure décision pour les Montréalais. Et bon, je veux quand même souligner que l'opposition nous a demandé il n'y a pas très longtemps d'indexer les arrondissements à 2%. Ils nous en ont demandé ça en conseil municipal, puis on a offert 1,8%. C'est quand même proche. Donc, il me semble que ça démontre qu'on a fait quand même un effort qui est considérable. C'est pas assez. On sait que les arrondissements ont besoin de plus de ressources. Je le sais, j'en dirige un, d'arrondissement. On le sait. Puis on a besoin de plus de ressources à la Ville Centre. Madame Nazarian le dit, monsieur Salem le dit. Si on écoute l'opposition, monsieur Hénault-Ratelle aussi, faut ajouter des ressources. Ça prend des brigades propreté partout. Faut ajouter des ressources dans nos infrastructures. Et là, je revis ce qu'on a vécu l'année dernière. C'est-à-dire qu'il faut plus, plus, plus, puis que ça coûte moins à la fin. Ça marche pas. Donc d'ici le 8 décembre, je vous invite, quand vous allez nous demander de dépenser plus, dites-nous aussi où vous coupez. Ça va nous aider. Donc voilà, je suis très fier de ce budget-là, un budget qui est équilibré, qui respecte la capacité de payer des Montréalais. Et qui nous permet de faire face à des défis qui sont énormes: crise du logement, crise des vulnérabilités, adaptation de nos infrastructures au changement climatique. On est au rendez-vous avec ce budget. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:12:25
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 30.01 à 30.05. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:12:33
Merci, madame la présidente, mais les items sont en fait déposés, non pas adoptés. Ils seront adoptés le 9 décembre.
Martine Musau Muele ◌1:12:38
Merci pour la correction.
François Limoges ◌1:12:40
Je dépôt. Nous allons réunir pour fin d'études et de dépôt les items 3006 à 3010. En 3006, on dépose la résolution visant à affecter des sommes à la réserve financière de SINEF, financer certaines réserves en immobilisation de compétences locales. En 3007, on dépose une résolution établissant la contribution des villes reconstituées aux fins du financement des dépenses afférentes au centre-ville. En 3008, on dépose des contributions financières aux organismes exerçant des activités relevant du conseil municipal et la quote-part 2025 à la Communauté métropolitaine de Montréal. En 30.09, on adopte la mise à jour de l'équilibre budgétaire. En 30.10, on mandate la Commission sur les finances et l'administration pour l'étude du budget 2025 de la Ville de Montréal, volet sud-ville centrale, et du programme décennal d'immobilisation 2025-2034 de la Ville de Montréal Voie Léville Centrale ainsi que les budgets de certaines sociétés paramunicipales et autres organismes.
Martine Musau Muele ◌1:13:41
En l'absence d'intervention, notons donc le dépôt des items énoncés aux rubriques 30.06 à 30.10. Poursuivons.
François Limoges ◌1:13:47
Alors, madame la présidente, nous allons terminer avec une série d'avis de motion et dépôt de projets de règlement. En 40.01, nous donnons un avis de motion et dépôt, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement sur les taxes En 4102, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement concernant la taxe foncière sur les parcs de stationnement. En 4103, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement sur les tarifs. En 4104, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement relatif à la tarification de l'eau fournie aux immeubles non résidentiels. En 4105, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement modifiant le règlement fixant le montant des amendes à l'égard des infractions en matière de stationnement. Ou d'immobilisation des véhicules. En 4106, je donne avis de motion à un dépôt d'un règlement autorisant un emprunt de 100 millions de dollars afin de financer les travaux d'infrastructure et d'aménagement urbain, la construction d'immeubles, l'acquisition d'immeubles et l'achat d'équipements.
Martine Musau Muele ◌1:14:41
Déposé. Alors, en l'absence d'autres interventions, tous les sujets de cet ordre du jour de séance extraordinaire étant épuisés, il est 14h16, cette séance est donc levée.
Maja Vodanovic ◌1:14:52
Merci.