Journal des instancesPar Nicolas Jolicoeur

Conseil municipal extraordinaire — 9 décembre 2024

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Martine Musau Muele ◌0:07:49

Bonjour, bienvenue à la séance extraordinaire du conseil de ville. Il est 9 h 33. Alors, commençons tout d'abord à reconnaître que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kanien'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Nous allons observer une minute de silence. Le 6 décembre dernier fut observée la Journée nationale de commémoration des violences faites aux femmes, instaurée par le Parlement du Canada à la suite des féminicides de Polytechnique Montréal. Il s'agissait de réaffirmer l'engagement collectif à lutter contre les violences et les discriminations faites aux femmes et aux filles et à contrer la misogynie qui demeure encore aujourd'hui. 35 ans plus tard, les violences fondées sur le sexe continuent de sévir, voire même de s'aggraver, et les chiffres sont parlants. Au Québec, en 2022, ce sont tout simplement plus de 25 000 personnes qui ont été victimes de violences conjugales, dont plus des trois quarts étaient des femmes. Nous saluons donc les nombreuses et nécessaires opérations de sensibilisation qui ont eu lieu dernièrement partout à Montréal et les actions de celles et ceux qui participent au changement de paradigmes à travers le monde, parmi lesquels le docteur et prix Nobel de la paix Denis Mukwege, qui a été reçu à l'Hôtel-de-Ville la semaine dernière. Son engagement contre les mutilations génitales pratiquées sur des femmes et ses efforts pour mettre fin à l'emploi des violences sexuelles en tant qu'armes de guerre font de lui un allié de taille pour contribuer à une société plus sécuritaire inclusive et juste envers les femmes. En hommage à toutes les femmes victimes de violences et à toutes celles qui ne peuvent pas faire porter leur voix, je vous invite à observer une minute de silence. Merci, veuillez prendre place. Nous débutons alors avec la période des questions des citoyens. Nous avons reçu 13 questions en ligne, alors nous allons débuter directement en ligne. Personne à l'Hôtel-de-Ville. La première question nous provient de Marie-Justine Snyder. Le sujet: la sécurité à Villeray. Depuis 3 ans, j'ai observé une détérioration significative de notre quartier, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à la sécurité des résidents. Je n'ai reçu aucune communication concernant l'abri Villeray qui accueillera un nombre important de nouveaux résidents. Pourriez-vous m'expliquer comment cette information a été diffusée? Quelles mesures seront mises en place pour assurer une intégration harmonieuse de cet organisme et dans quel délai? Et de plus, pourriez-vous nous préciser quelles stratégies sont mises en place pour cibler et fermer les yeux où se trouve l'approvisionnement en drogue dans le quartier, car la consommation augmente de manière alarmante? Madame Laurence Lavigne Lalonde.

Laurence Lavigne Lalonde ◌0:12:43

Oui, bonjour tout le monde. Merci, madame, pour votre question. Bon, 1 minute 30, c'est peu pour répondre à une question comme celle-là. Je vais essayer de faire le tour. Simplement mentionner, en fait, que l'abri de Villeray, là, c'est un organisme qui était dans notre— sur notre territoire depuis un certain temps déjà, dans le sous-sol d'une église, et il y avait des enjeux de contamination dans l'église, donc l'organisme a dû se relocaliser dans un autre endroit. Donc, ça fait quand même plusieurs années que l'organisme est est présent sur notre territoire et il dessert une population de personnes en situation d'itinérance qui viennent de notre territoire. Donc ce ne sont pas nécessairement des gens du centre-ville ou d'autres quartiers qui viennent dans Villeray, ce sont des citoyens et citoyennes avec qui on cohabite dans le quartier Villeray depuis de nombreuses années. Lors de la mise en— de l'ouverture du nouveau lieu suite au déménagement de l'organisme, avec évidemment nos partenaires, parce que nous l'arrondissement, notre rôle très, très froidement, c'est d'octroyer des permis, mais bien évidemment on en fait plus que ça, mais c'est vraiment le CIUSSS qui octroie le financement, les autres organismes qui assurent une vigie autour. Donc nous, on a travaillé avec le CIUSSS, avec les commandants, avec Pacte de rue, avec de nombreux autres organismes communautaires pour assurer une cohabitation autour du lieu, et on a aussi fait du porte-à-porte, accroché des accroche-portes chez les voisins, et et faire des portes ouvertes, en fait, pour que les citoyens puissent venir mieux comprendre le rôle de cet organisme-là et comment il allait travailler avec les citoyens et citoyennes s'il y avait des enjeux de cohabitation. Jusqu'à maintenant, ça se passe plutôt bien. On a de bons commentaires sur la cohabitation. Beaucoup de citoyens qui ont même décidé de venir faire du bénévolat à l'organisme. Donc, jusqu'à maintenant, c'est somme toute quand même un succès comme cohabitation.

Voix 1D20:14:25

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:14:25

Merci. La deuxième question provient de Chris Mathij, au sujet de la collecte des ordures à Outremont. J'aimerais me plaindre du système de collecte des ordures ménagères à Outremont. Pour les personnes vivant dans des appartements aux étages supérieurs, il est peu pratique et même dangereux en hiver de devoir transporter une poubelle dans les escaliers. Il arrive aussi que des poubelles soient volées les jours de collecte des ordures. Cela nous est déjà arrivé 2 fois. La première fois, la poubelle entière a été volée. Matin seulement le couvercle. Il arrive fréquemment que d'autres personnes jettent des ordures et/ou des crottes de chien dans notre poubelle que nous essayons de garder propre. Bref, un système misérable. Monsieur Laurent Desbois.

Laurent Desbois ◌0:15:14

Merci beaucoup pour votre question. Donc, la collecte des ordures ménagères est toujours un enjeu, surtout dans des endroits avec d'anciens est à plusieurs étages comme des triplexes. Je comprends la difficulté de descendre les vidanges en bas partant du 3e étage. En ce qui concerne la propreté, on investit beaucoup à Outremont, on a beaucoup, on a donné comme priorité la propreté et on a engagé de nouveaux inspecteurs. Et donc, je vous encourage à, lorsque vous voyez des ce que vous décrivez, je vous encourage vraiment vivement à nous interpeller directement ou par l'application Montréal Service qui est très efficace pour faire des signalements sur les ordures ménagères et nous, ça nous permet tout de suite d'envoyer un inspecteur en propreté. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌0:16:17

Merci. Alors, la troisième question nous provient de Lissy Brault au sujet de nouvelles constructions. J'aimerais savoir ce qu'il— ce qui advient du projet de construction des 2 tours de 19 étages dans le stationnement des Halles, car dernièrement, la rumeur qui circule, c'est que les Halles seront complètement rasées ainsi que la bâtisse où Desjardins a des bureaux. Quelle est la situation? Merci. Monsieur Miranda.

Luis Miranda ◌0:16:47

Merci, madame Brault. Écoutez, pour ce qui a trait aux Halles d'Anjou, absolument rien n'a changé, c'est toujours le même projet. Les Halles d'Anjou vont y demeurer, même au contraire, vont reprendre vie. Pour ce qui est des autres édifices, il n'y a rien d'approuvé actuellement et puis il n'y a pas de changement dans le projet. C'est clair que les rumeurs Des fois, elles ne sont pas nécessairement véridiques, mais je vous demanderais de communiquer avec votre arrondissement.

François Limoges ◌0:17:13

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:17:16

Merci. La prochaine question provient d'Éric Bédard au sujet de la fermeture de la piscine de l'école Édouard-Montpetit. Étant donné le nombre de piscines publiques fermées dans plusieurs arrondissements montréalais, en plus de la piscine olympique, J'aimerais savoir quelle est la progression de l'intervention sanitaire à celle de l'école secondaire Édouard-Montpetit. Elle est fermée depuis bientôt un an. Si la tendance se maintient, étant donné le peu de piscines à proximité dans l'arrondissement et surtout le peu de disponibilité des piscines publiques été comme hiver, il faut absolument que des mesures soient prises pour que les travaux se terminent à cette piscine ou que ce soit priorisé. Activités de natation et de baignade gratuites financées par les taxes. Le secteur fait partie des hausses importantes de plus de 17% depuis 3 ans. Les gens ont de moins en moins de moyens financiers de s'inscrire à des activités sportives et l'hiver s'installe, souvent difficile à l'extérieur avec les soubresauts climatiques. Merci. Madame Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌0:18:22

Oui, bonjour monsieur Bédard, je suis la conseillère du district concerné. Merci Merci pour votre question. Peut-être pour rappel, les infrastructures dont vous faites mention, notamment le parc olympique, ne sont pas sous la compétence de la Ville de Montréal. Sachez d'ailleurs que le parc olympique a fait parvenir un courriel à l'ensemble des citoyens inscrits le 28 novembre dernier pour annoncer une reprise graduelle des activités, dont de la piscine, à partir de janvier 2025. Donc ça s'en vient. Pour ce qui est Édouard-Montpetit, on va faire les prospections nécessaires auprès des partenaires de l'école, mais il y a quand même beaucoup de piscines publiques gratuites dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, un peu plus à l'est il y a Annie Pelletier, puis vous pouvez aussi vous rendre dans Hochelaga-Maisonneuve où il y a plusieurs bains qui sont à votre disponibilité notamment dans Hochelaga et le bain Morgan.

Voix 1H30:19:17

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:19:21

Merci. La prochaine question provient de Caroline Guindon au sujet du PVM Bellechasse. La question adressée à Éric Caldwell. Monsieur François Limoges, maire de l'arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, s'est engagé le 2 décembre dernier lors du conseil d'arrondissement à envoyer une lettre au gouvernement provincial pour demander une analyse approfondie visant à déplacer le futur PVM Bellechasse sur le site de de la Chambre de la jeunesse. J'aimerais savoir si le conseil d'agglomération a entrepris des démarches de son côté pour revalider avec la STM les sites potentiels, soit les sites 5 à 9. Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌0:19:59

Oui, bonjour, madame Guindon. Je suis membre du CA de la STM, donc c'est moi qui vais vous répondre ce matin. Juste pour vous dire que la STM, il y a déjà plusieurs années, dans le cadre du PVM Bellechasse, avait déjà fait une demande auprès du gouvernement du Québec pour justement pouvoir utiliser le site du tribunal de la jeunesse. Il y avait eu un refus à l'époque de la part du gouvernement du Québec, en fait via son bras immobilier. Donc évidemment, on est très sensible à l'expropriation qui est là présentement. On sait que c'est pas la situation idéale et devant justement la mobilisation citoyenne, la STM a déjà, en fait ça fait déjà quelques semaines, a déjà redemandé au gouvernement du Québec une nouvelle fois, donc pour voir si on pouvait utiliser leur site. On n'a toujours pas eu la réponse. Évidemment, si on avait ce site-là, ce serait probablement le plus simple, on s'entend, pour le quartier, pour également la famille expropriée. Mais ceci étant dit, évidemment, le PVM est absolument essentiel pour des raisons de sécurité du métro.

Voix 1J0:21:05

Merci.

Voix 1G30:21:10

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:21:10

La prochaine question provient de Margot Grégoire au sujet du PVM Bellechasse. La Ville a mentionné à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'échéancier du redéveloppement du site du garage actuel STM au coin de Saint-Denis et Bellechasse. Selon les estimations des ingénieurs et entrepreneurs que nous avons consultés, l'installation du futur SPVM Bellechasse sur ce site coûterait au maximum 2 millions de dollars supplémentaires. Par contre, cet emplacement permettrait d'économiser environ 1 million de dollars en expropriation et au minimum 1 million de dollars en frais de signalisation et frais généraux par l'entrepreneur, étant donné qu'aucune rue ne serait fermée durant la construction et qu'il y a beaucoup d'espace disponible sur le site du garage. Est-ce que la Ville s'engage à demander les estimations de coûts détaillées de la STM et à les fournir aux citoyens? Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌0:22:10

Donc, bonjour, madame Grégoire. Donc, j'irai pas dans les chiffres détaillés. Une chose est certaine, une chose par contre qui est certaine, c'est que tout travaux en souterrain coûte extrêmement cher. Donc évidemment, si on devait se rendre jusqu'à, jusque de l'autre côté de la rue Saint-Denis, Ce serait vraiment très coûteux. Évidemment, comme il n'y a pas eu d'appel d'offres, on n'ira pas dans les estimations parce qu'il faut savoir que, comme ça peut aller en appel d'offres, on voudrait pas non plus donner des prix d'avance à un futur entrepreneur. Par contre, l'alternative idéale, c'est comme mentionné précédemment, c'est si on pouvait aller s'installer, aller construire sur le site du tribunal de la jeunesse qui est situé juste au-dessus du tunnel de la ligne orange. Par contre, la STM, en tant qu'entité municipale, n'a pas les pouvoirs d'exproprier un palier de gouvernement supérieur, dans ce cas-ci le gouvernement du Québec. Et tant qu'eux n'acceptent pas, nous, il faut trouver un site alternatif parce que la sécurité du métro et de leurs usagers est extrêmement importante. Donc, ça nous prend un site alternatif. On espère que le Tribunal de la Jeunesse sera la bonne option, mais pour l'instant, on continue d'aller de l'avant avec la consultation publique en cours.

Martine Musau Muele ◌0:23:23

Merci. La question numéro 7 provient de Claire Martin au sujet des nuisances sonores souffleuses à gaz. La question est adressée à Pierre Lessard-Blais. Bonjour, depuis quelque temps, un individu utilise quotidiennement une souffleuse à air à gaz sur les terrains des 7415 et 7400 rue Cléophas Tétu, causant des nuisances sonores importantes. Cependant, il semble que son activité ne soit pas essentielle, car ils se contentent de déplacer des feuilles sans nécessité apparente. Serait-il possible de votre— pour votre équipe d'évaluer la situation et d'intervenir pour mettre fin à cette utilisation non justifiée de l'équipement? Pourrait-on encourager une approche plus respectueuse du voisinage et de l'environnement en limitant l'utilisation d'appareils bruyants lorsqu'ils ne sont pas requis? Nous comptons sur votre appui pour rétablir un cadre de vie paisible pour les résidents affectés. Merci de votre considération. Cordialement, Claire Martin. Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌0:24:24

Oui, bonjour madame. Donc, ça marche cette fois-ci. On va faire un suivi avec vous directement. Je suis pas au courant spécifiquement du dossier, mais je suis très sensible à la situation. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:24:40

La question numéro 8 provient de Chantal Leduc au sujet de stationnement. Pourquoi nous avoir installé des parcmètres sur la rue Higgin? Nous avons déjà de la misère à nous stationner avec les restaurants, les livreurs qui nous enlèvent notre stationnement. Je dois maintenant payer le parcmètre pour être chez moi. Merci. Madame Marie-Andrée Mauger.

Marie-Andrée Mauger ◌0:25:01

Merci, merci madame Leduc pour la question.

Marie-Andrée Mauger ◌0:25:06

En effet, l'Agence de mobilité durable a installé 4 parcmètres juste au début de la rue Higgin, à l'intersection de la rue De Verdun, pour veiller à ce qu'il y ait du stationnement de courte durée là sur, à proximité de la rue De Verdun.

Marie-Andrée Mauger ◌0:25:20

Donc c'est seulement dans le tronçon de la rue Higgin entre De Verdun et Banantin où on trouve plus d'une centaine de cases.

Marie-Andrée Mauger ◌0:25:26

Donc là, il y a effectivement 4 cases qui passent en stationnement tarifé en journée. Donc on sait que ça a un impact, mais l'impact devrait quand même être mineur compte tenu du nombre de cases tarifées qui sont implantées, mais on comprend que c'est une adaptation.

Marie-Andrée Mauger ◌0:25:42

Je vous remercie.

Martine Musau Muele ◌0:25:47

La question numéro 9 provient de Delphine Misrock au sujet de l'aménagement pour les patinoires de notre ville dans le contexte climatique actuel, qui est adressée à Érika Alneus. Madame, monsieur, l'an passé, les patinoires de notre quartier ont souvent été inutilisables en raison des conditions climatiques, pluie, neige, les rendant impraticables pendant plusieurs jours, voire semaines. Avec les changements climatiques, cette situation risque de se reproduire et même d'empirer. De nombreuses municipalités telles que Pothon ou Tremblant ont déjà aménagé des structures de protection sur leurs patinoires pour garantir leur praticabilité en hiver. Est-il prévu dans les projets futurs d'aménager des toits protecteurs pour nos patinoires afin de permettre aux résidents de continuer à profiter des activités hivernales malgré les imprévus climatiques? Cela permettrait de préserver ces espaces de loisirs essentiels pour la communauté. Je vous remercie pour l'attention portée à cette question. Madame Caroline Bourgeois.

Caroline Bourgeois ◌0:26:48

Merci, madame la présidente. Merci, madame Lisiroc, pour votre question. Je me permets d'y répondre étant responsable des dossiers sport à la Ville de Montréal. Et pour avoir visité plusieurs des infrastructures que vous mentionnez, je suis allée à Varennes, j'ai vu Joliette, parce que c'est réellement un impact qu'on a. Nos cols bleus ont beau travailler extrêmement fort durant l'hiver pour tenter souvent de sauver nos patinoires quelques jours, mais malheureusement, les miracles n'existent pas lorsqu'on a des périodes de gel et dégel comme vous l'évoquez. Puis vous n'êtes pas la seule, je sais aussi que plusieurs personnes l'ont mentionné dans le cadre du budget de partie civile, pour la prochaine année. Alors, je vous invite à vous tenir informés, mais aussi il y a des nouveaux projets qui vont voir le jour, si c'est pas cette année, déjà une très belle collaboration avec la TOHU qui vous permettra d'aller patiner dès le 20 décembre. La patinoire, bien sûr, de l'Estlande tranquille est déjà ouverte, déjà accessible. Dans le Sud-Ouest, un superbe projet Bassin à bois qui tient fort à mon collègue aussi Benoît Dorais, qui sera possiblement ouverte l'année prochaine. Et même du côté, là je prends mon chapeau comme mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, on travaille avec un projet de patinoire réfrigérée avec un toit couvert tel que vous l'évoquez pour une ouverture en 2026. Alors c'est sûr, ce sont des projets quand même, des investissements importants qu'on souhaite faire un peu partout, tout aux coins, aux quatre coins de l'île de Montréal, de notre ville. Et sachez qu'on en est bien conscients avec les changements climatiques, ça ne nous a quand même pas empêchés d'investir dans les 4 dernières arénas, même notre fonds des arénas, pour au moins permettre la pratique du patinage à l'intérieur. Mais sachez clairement, oui, ce seront des— merci beaucoup, j'aurai l'occasion si vous avez plus de questions.

Voix 1D20:28:27

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:28:28

La question numéro 10 provient des citoyens du Sud-Ouest au sujet de l'arrondissement du Sud-Ouest parking. Je ne sais où autre poser des questions ou adresser ce problème. Dans l'arrondissement du Sud-Ouest, pour est-ce que la journée du mercredi interdit le parking sur toutes les rues? Ceci cause un grave problème pour les citoyens qui utilisent la station de métro Jolicoeur. Toutes les rues sans exception n'ont aucun parking. Si les rues sont pleines, alors je comprendrais, mais quand un côté de la rue est barré et que ceci cause un problème pour des centaines de voitures, c'est qu'il y a un problème. Qui peut faire quelque chose à ce sujet? Parce qu'en ce moment, il Ça fait plusieurs années que nous vivons avec ce problème. Ça empêche le déroulement d'une société qui fonctionne. Je sais que ceci a l'air exagéré, mais je suis sérieuse. Alors, notre question: existe-t-il un moyen de changer les journées d'interdiction de parking dans le Sud-Ouest? Signé: citoyens utilisant les transports en commun qui n'en peuvent plus. Monsieur Doré.

Voix 1M0:29:30

Oui, merci beaucoup pour la question, chers citoyens qui utilisent les transports en commun. Ben, écoutez, vous devez comprendre qu'on doit passer le balai de rue, alors on doit faire l'entretien des rues. Et on a quand même 15,7 kilomètres de superficie, donc on a plus— on a près de 300 kilomètres de rues à nettoyer. Alors vous comprenez qu'on doit le faire sur 5 jours. Par contre, dans votre secteur, aux alentours du métro Jolicoeur, on a implanté une zone de vignettes, la zone 69. Qui aident les résidents justement parce qu'il y avait plusieurs personnes qui stationnaient leur véhicule aux abords de la station et puis utilisaient le transport en commun. Alors avec l'implantation des zones de vignettes, ça fait en sorte qu'on vient réduire grandement l'utilisation des rues pour les gens qui ne font que s'y stationner pour la journée. On est à implanter également des parcs au jour. Alors peut-être que c'est une solution chez vous, on regardera ce que ça pourrait donné, mais on est en train de regarder là d'où vient le courriel et puis si on est capable de vous répondre par courriel à ce moment-là, vous donner plus de détails. Mais vous devez comprendre là qu'on doit passer le balai de rue, alors il y a 20% des rues qui sont faites le lundi et le mardi et le mercredi et même jusqu'au vendredi. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:30:50

Merci. La question numéro 1 provient de Joseph Pugliese. De l'organisme démocratique.ca. Without prejudice, clarification regarding 6800 Saint Patrick Street. Mayor Plante, at the November 21st, 2024 Agglomeration Council meeting, our question to you addressed the allocation of over $20 million in taxpayer dollars to acquire, decontaminate, and rehabilitate the heavily contaminated lot at 6800 Saint Patrick Street in LaSalle. In his response, Mayor Luc Rabouin stated, this transaction was good for the environment and for the economic development of Montreal, and we are very proud. With all due respect, Mayor Plante, as Mayor Rabouin stated, we are very proud. May you clarify whether he was speaking on your behalf, particularly since our question was addressed to you, not him? If so, are you very proud on behalf of taxpayers and citizens of Montreal for allocating over $20 million for this contaminated lot, or does this statement reflect our elected officials patting yourselves on the back for completing this transaction with valuable taxpayer dollars? Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌0:32:01

Merci, merci Monsieur Pugliese pour votre question. Je vous rassure et j'en profite pour vous informer qu'à chaque fois qu'un membre du comité exécutif qui prend la parole dans cette chambre, il parle au nom officiel de l'administration. Donc, comme administration, nous sommes vraiment fiers de cette transaction qui est bonne pour l'environnement et qui est bonne pour le développement économique.

Martine Musau Muele ◌0:32:26

Merci. La question numéro 12 provient de Walid Nacef au sujet de la sécurité. Madame la mairesse, vous démontrez une grande capacité à aborder des enjeux complexes et à encourager une réflexion constructive sur des questions sensibles avec clarté et pertinence. Dans ce contexte, quel est l'impact des récentes manifestations militantes sur la sécurité à Montréal, particulièrement en ce qui concerne les tensions sociales et la paix communautaire? Quelles mesures prévoyez-vous mettre en place pour maintenir l'ordre public tout en respectant le droit fondamental à une expression pacifique? Enfin, comment la Ville entend-elle renforcer les liens entre les différentes communautés culturelles et afin de préserver la cohésion sociale dans notre métropole? Monsieur Alain Vaillancourt.

Alain Vaillancourt ◌0:33:16

Merci, monsieur Lassalle, pour votre question. C'est vrai qu'on vit présentement des tensions sociales un petit peu partout dans la métropole. Je dirais même à travers l'Amérique du Nord et du monde à ce niveau-là. Pour nous, c'est vraiment important que ces gens-là puissent s'exprimer, mais pour s'exprimer, il faut le faire dans la paix et d'une façon non violente. Le SPVM s'assure de la sécurité des manifestants et des manifestations. Là où il y a débordement, soit de la violence, du vandalisme, le SPVM s'assure que l'ordre est remis et qu'à certains niveaux même, il y a des arrestations. Au niveau de la cohésion sociale, vous avez raison, on doit travailler aussi ce volet-là. Mes deux collègues Josefina Blanco et Ericka Alneus, dans leur propre division, il y a des programmes spécifiquement pour travailler avec les jeunes, différents communautés culturelles. On peut penser à Prévention Montréal, par exemple, où au niveau culturel, il y a des événements, il y a des enjeux aussi de financement où les différentes communautés peuvent se rejoindre et justement soit cohabiter ou se parler pour bien s'entendre et bien avoir une cohésion sociale. On peut penser aussi aux places publiques à Montréal, au niveau de l'urbanisme, on s'assure que il y a des endroits où les gens peuvent se réunir et se rencontrer et sortir de leur isolation un petit peu, de leur propre demeure. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌0:34:40

Merci. La question numéro 13, la dernière question, provient d'Élisabeth Green de l'organisme Mobilisation 6600 Parcs nature MHM. Lors du dernier conseil de ville, À ma question demandant comment l'administration comptait protéger ses citoyens des expansions portuaires, madame Hassan-Cournol a répondu qu'il n'y en avait pas sur l'île et qu'ils étaient plutôt prévus à contrecœur. Le port prend de l'expansion sur le territoire montréalais depuis le tout début de son implantation dès 1900 et il en prend particulièrement depuis les 30 dernières années, forçant ses activités dans nos quartiers. Comme il le fait avec Raymond Logistique, bétonnant 24 km de berges montréalaises et expropriant des quartiers. Quand la conseillère de MHA arrondissement au cœur du problème dit aux citoyens qui l'ont élue et qui vivent quotidiennement avec les impacts négatifs des activités du port qu'il n'y a pas d'expansion industriello-portuaire sur l'île, c'est étonnant, voire inquiétant. Pourquoi la Ville ne reconnaît pas ces expansions industriello-portuaires qui sont pourtant concrètement observables et largement documentées? Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌0:36:03

Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, il y a— ma collègue Hassan-Cournol et moi-même, on est vraiment à la même place là-dessus. C'est clair, les terrains qui appartiennent au Port de Montréal ne sont pas en expansion sur notre territoire, mais oui, avec l'arrivée de Raymond Logistics, il y a eu, contre notre gré, une expansion des activités industrielles eau portuaires. Donc, on ne va pas jouer sur les mots, on sait que ces terrains ne vont pas s'étendre sur notre territoire, mais des activités industrielles eau portuaires de Raymond Logistique, auxquels on s'est clairement opposé, se sont malheureusement étendus. Qu'est-ce qu'on va faire pour réduire les nuisances? Eh bien, c'est très nombreux. On a eu un espace dialogue où est-ce qu'on s'est parlé de façon très régulière. On a aussi, en fait, avec l'entente hors cour de Raymond Logistique, parce que malheureusement la cour nous a forcés à accepter ses activités sur son territoire, dans le règlement hors cour, sur lequel il y a une certaine opposition, là, on doit se rappeler que le règlement hors cours va aussi permettre d'officialiser le règlement qui va interdire tout empilage de plus de conteneurs de haut, des empilages de plus de 2 conteneurs de haut. Donc ça, ça va aussi venir réduire toute activité qui pourrait se rapprocher. Et finalement, toute la protection des espaces verts, mais aussi de maintenir le camionnage sur le réseau autoroutier supérieure du prolongement souligné jusqu'aux parcs vont aussi réduire les nuisances des activités portuaires.

Voix 1H30:37:42

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:37:43

Merci beaucoup. Ceci met fin à la période de questions des citoyens. Nous avions reçu 13 questions en ligne. Je cède maintenant la parole au leader de la majorité, monsieur Limoges. D'accord, on n'approuve pas l'ordre du jour. Alors, la période des questions des élus, en commençant avec le chef de l'opposition.

Voix 1J0:38:10

Merci, madame la présidente. Alors, madame la présidente, depuis l'arrivée au pouvoir de Projet Montréal, l'argent des Montréalais est jeté par les fenêtres. Leur compte de taxes a explosé de 38% en moyenne sous l'imposition de taxes historiques, et c'est encore pire pour les commerçants et les entrepreneurs qui payent, imaginez-vous, près de 4,5 fois plus de taxes que les résidentiels à la Ville. Pendant ce temps, que fait l'administration? Elle dépense l'argent des autres comme s'il poussait dans les arbres. Depuis 2017, la dette de la Ville a augmenté de plus de 1,8 milliard de dollars et ses employés d'environ 3540 nouveaux effectifs à la Ville. Mais si on regarde les services de base offerts aux Montréalais, on n'a pas l'impression que ça donne un grand retour sur investissement, Madame la Présidente, alors que les rues, sont de plus en plus sales, seulement 800 000$ de plus sont dédiés au nettoyage au centre-ville et des artères de la métropole. Le déneigement se fait à la pelletée. La STM a dû couper dans son offre de services pour éviter de dérailler. C'est sans compter tous les projets de transport qui n'ont jamais été plus loin que des communiqués de presse et des études à des millions de dollars gaspillés, comme la ligne rose. Même des services de proximité comme les bibliothèques ont dû être réduits vu le sous-financement des arrondissements par la Ville centre, qui ne leur a transféré que 25% d'augmentation depuis 2017, alors que le besoin et l'inflation, elle est de 25%. Donc c'est un 10% de moins pour offrir le même service. Madame la présidente, à voir l'état catastrophique de la métropole et de ses services, malgré la surtaxation et l'endettement massif de l'administration, on se demande pourquoi l'administration de Projet Montréal dépense mal l'argent des contribuables? Merci, madame la présidente.

Voix 1G30:39:59

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:40:01

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:40:03

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, il y avait beaucoup de stock, je pense qu'on voulait vraiment remplir la question, donc c'est difficile pour moi d'aller dans une direction ou dans une autre. Peut-être que la sous-question sera plus précise. Mais dans tous les cas, moi je peux vous dire à quel point on est fiers parce qu'on se compare, la Ville de Montréal, avec les enjeux que l'on a, les défis que l'on a, changement climatique, quand on pense à l'habitation, la crise d'habitation, la lutte aux vulnérabilités, la question du transport collectif, comment on veut aussi adapter nos territoires. Évidemment, on se compare avec des grandes villes, j'ai envie de vous dire, comme Toronto, Vancouver, puis là je parle juste du Canada. Puis quand on sait que eux, année après année, ont augmenté leurs taxes de plus de 5%, dans certains cas presque à 10%, alors que nous, tout au long de nos mandats, on a gardé la taxe autour de 2,2%. Dans ce cas-ci, c'est 1,8%. Je pense que les Montréalais savent très bien où on loge. Non seulement on prend nos responsabilités, parce que ce qui n'a pas été fait quand le côté de la banquette était au pouvoir, donc de ne pas s'occuper des tuyaux, de ne pas adapter les territoires au changement climatique, ce qui l'on fait, on ramasse ce qui n'a pas été fait avant et en plus on pense la ville du futur, tout ça en conservant, en préservant la capacité des Montréalais par rapport encore une fois à des grandes villes, puis même par rapport à des villes à travers le Québec. Alors la maison est en ordre, les Montréalais nous l'ont dit d'ailleurs et j'en suis extrêmement fière parce qu'on laisse une ville, je laisse une ville dans mon cas, où est-ce qu'on aura été et ambitieux et pragmatiques en ne touchant à jamais au service aux citoyens. Merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:41:44

Merci beaucoup. Votre question complémentaire.

Voix 1J0:41:47

Oui, madame la présidente, je suis vraiment content d'écouter la mairesse parler d'itinérance. D'ailleurs, l'itinérance à la Ville de Montréal, aujourd'hui dans ce budget-là, on dédie seulement 0,1% de notre budget, seulement 0,1%. Dans notre budget alors qu'on a une crise humaine à la ville où on a des gens qui meurent dans la rue, madame la présidente. J'aime écouter la mairesse parler de sécurité publique. On parle de 54 millions de dollars, 54 millions de dollars qui manquent à l'appel aujourd'hui dans ce budget-là parce que la mairesse n'a pas donné l'argent nécessaire pour la police. Madame la présidente, elle nous parle d'inondations, 300 millions de dollars de moins dans ce budget-là, on va avoir certainement des geysers. Moi, quand j'entends la mairesse parler de ça, madame la présidente, les chiffres sont là, le budget il est là. 300 millions de dollars de moins dans les investissements d'infrastructures de l'eau alors que les inondations sont en train de nous submerger à la ville. Madame la présidente, quand l'administration de Projet Montréal reconnaîtra-t-elle enfin que l'argent des Montréalais ne pousse pas dans les arbres et qu'il mérite d'être bien géré? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:42:51

Merci, madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:42:54

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je suis extrêmement fière de dire que notre administration, encore une fois, on a ramassé les pots cassés, ce qui avait été mis, laissé de côté pendant des années et des années, quand il est question justement d'adapter le territoire face au changement climatique en réparant les tuyaux, parce qu'évidemment on veut éviter qu'il y ait des bris d'aqueduc. Donc, c'est non seulement coûteux, mais c'est aussi pas très populaire, et pourtant nous on le fait. Parce qu'on est une administration qui est rigoureuse, qui pense au futur. On n'est pas juste à regarder où le vent souffle puis à essayer de s'acheter des votes ou du moins de conserver le statu quo. Ça, je garde ça pour Ensemble Montréal et on verra bien qui décidera de prendre la tête de ce parti qui clairement a de la misère à prendre, à être ambitieux et d'être courageux politiquement. Mais dans tous les cas, j'aimerais rappeler à l'opposition, au chef de l'opposition, que le nombre de policiers qui a augmenté, c'est grâce à nous. C'est nous qui avons racheté des bottes dans les rues de la ville de Montréal. Et pour ce qui est de l'itinérance, à ce niveau-là, notre administration n'a jamais autant mis d'argent pour l'itinérance, puis aussi en habitation. Mais il y a une chose par contre que je vais toujours défendre, et je sais que ce n'est pas le cas de l'autre côté, c'est que ça ne peut pas être seulement les contribuables montréalais qui payent à même leurs taxes des responsabilités qui appartiennent au gouvernement du Québec. Puis ça, les Montréalais, ils n'aimeraient pas l'entendre de l'autre côté de la Chambre. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:44:20

Merci. Alors, la parole est à madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:44:24

Alors, merci, madame la présidente. Le budget alloué à la phase 2 du réaménagement de Sainte-Catherine-Ouest a subi une forte augmentation au PDI 25-34. Cela peut paraître étrange pour un projet en cours de réalisation où des modifications importantes n'étaient pas, en apparence, prévue. En effet, l'investissement total a augmenté de précisément 19,16% afin qu'il demeure identique au précédent PTI, soit 255,6 millions. Ainsi, cela me porte à croire que Projet Montréal comptait depuis longtemps se donner les coups d'éponge pour mettre en œuvre son projet de placettes publiques sur notre principale artère commerciale, et ce malgré l'opposition du milieu des affaires. Comme d'habitude avec Projet Montréal, tout est décidé d'avance et leurs soi-disant consultations avec les parties prenantes ne sont que de la poudre aux yeux, madame la présidente. Bref, je crois que Projet Montréal serait bien gardé que ce projet sorte publiquement avant le dépôt du budget 2025. Si cela n'avait pas été de l'article de Maxime Bergeron, de notre motion avec monsieur Sasseville et de la tournée médiatique qui en est suivie, j'ai de la difficulté à croire qu'elles en auraient parlé publiquement avant la première pelletée de terre. Alors, ma question, madame la présidente: combien des nouvelles sommes allouées au budget du projet rue Sainte-Catherine-Ouest, phase 2, réaménagement Mansfield à Hathaway, est réservé spécifiquement à la piétonnisation et à l'animation et à la mitigation des impacts des nouvelles placettes publiques?

Martine Musau Muele ◌0:46:03

Merci. Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:46:06

Tout d'abord, il faut faire attention quand on parle du budget, on parle d'un budget PDI. Effectivement, c'est un projet de longue haleine, c'est un projet où, comme dans plusieurs projets, il y a des coûts qui augmentent. Quand on parle d'animation, par exemple, on parle pas de PDI, on parle de budget de fonctionnement. Puis des fois, c'est des budgets qui sont évalués une fois la réalisation des projets. Pourquoi? Parce que c'est un projet qui est fait en partenariat. Le projet Sainte-Catherine-Ouest. Où est-ce que les placettes ont été ciblées? C'est des endroits où il y aura un achalandage déjà de façon naturelle. On travaille avec Concordia, par exemple, qui même dans son plan d'action, même dans sa planification, avait aussi prévu les placettes, avait prévu qu'il puisse déborder son campus sur la rue Sainte-Catherine-Ouest. Montréal est une ville universitaire, c'est formidable. L'esplanade qui a mis des millions de dollars, cette magnifique esplanade avec l'anneau, qui donne vue sur le prochain parc qu'on va aménager au beau milieu, ben ça aussi, ça va être un générateur et c'est déjà un générateur d'achalandage. Madame la présidente, plus on attend, plus ça coûte cher. Ce que nous demande l'opposition, c'est d'attendre encore et de faire payer encore plus les Montréalais. Donc là, on arrive avec un projet, certes qui est ambitieux, certes qui est audacieux, mais on va accompagner les Montréalais, les commerçants et les partenaires qui attendent justement ce type de projet au audacieux pour la relance de notre centre-ville, madame la présidente. Merci.

Chantal Rossi ◌0:47:33

Madame la présidente, je pense que l'administration n'a pas bien compris. Ce qu'on reproche, c'est de ne pas l'avoir sorti aux principaux partenaires, les commerçants. Les commerçants n'étaient pas d'accord, n'eût été de Maxime Bergeron de l'intervention, Personne n'aurait entendu parler et aurait payé la facture. Et j'aimerais citer un autre exemple où chez Projet Montréal, le dogme l'a emporté sur la raison, celui de la piétonnisation de la place Saint-Hubert. Les statistiques le prouvent, les piétonnisations qui ont du succès sont celles qui font consensus avec les citoyens, que dans le milieu des affaires, ce sont celles qui sont propulsées par les commerçants. C'est dommage, madame la présidente, parce que ce seront des artères commerciales où la piétonnisation fonctionne bien qui seront impactées. En effet, l'enveloppe budgétaire pour les piétonnisations estivales à travers la métropole a été renouvelée, certes, mais sans être indexée, demeurant à 12 millions de 2025 à 2027, partagés en 10 artères commerciales. Compte tenu que le plafond—

Martine Musau Muele ◌0:48:41

C'est la question.

Chantal Rossi ◌0:48:42

Oui, j'y suis, madame la greffière. Ma question, c'est, compte tenu que le plafond de 12 millions sur 3 ans pour les piétonnisations estivales ne sera pas indexé, est-ce que Projet Montréal entendra finalement raison et reculera sur le projet de piétonnisation estivale de la place Saint-Hubert afin de ne pas pénaliser ceux et celles ayant l'aval de leur milieu d'affaires qui fonctionne bien?

Martine Musau Muele ◌0:49:06

Merci.

Valérie Plante ◌0:49:12

Madame la présidente, écoutez, merci. Il y a tellement d'informations, c'est comme si vous voulez comme tout mettre dans vos questions. Fait que je veux dire, vous comprendrez qu'après ça, venez pas nous reprocher qu'on vous répond pas. Il y a tellement de matériel dans une même question, c'est un peu tough. Mais ce qui me fascine, c'est que ça a commencé en disant qu'ils veulent pas avoir les placettes sur Sainte-Catherine-Ouest, mais après ça, qu'on met pas assez d'argent dans les piétonnisations. S'il vous plaît, un peu de rigueur. Je veux dire, c'est complètement incohérent ce que que vous êtes. Et je veux quand même réitérer ce que monsieur Beaudry a dit. Madame Rossi, je sais peut-être que vous n'en faites pas beaucoup des réaménagements de places publiques, mais vous comprendrez que quand on augmente le PDI pour Sainte-Catherine, c'est pas pour faire une placette, c'est pour réparer les tuyaux. C'est ça qui coûte des millions de dollars, c'est pas faire un petit bout de place là. Fait qu'essayez pas de dire qu'on a caché un budget parce que là finalement on l'augmente pour faire des placettes. Ça, ça va être la partie simple et somme toute efficace de tout un tronçon sur lequel les voitures vont pouvoir continuer à circuler. Vous devriez être contentes. Alors, s'il vous plaît, PDI, c'est une chose, budget de fonctionnement, c'en est une autre. Puis, venez pas nous dire qu'on devrait donc pas faire de placettes, mais il faudrait donc soutenir les rues piétonnes.

Caroline Bourgeois ◌0:50:19

Branchez-vous.

Martine Musau Muele ◌0:50:20

Merci.

Voix 1P20:50:31

Madame Rossi, j'aimerais rappeler, j'ai, je pense que je suis leader puis je peux m'élever quand je veux pour amener un point. Oui, OK, Madame Rossi, parce qu'on demande à ce que les personnes qui interviennent s'adressent à vous, Madame la Présidente. Qu'on s'adresse à moi directement, qu'on s'adresse à d'autres directement, mais les personnes doivent s'adresser à la présidence.

Martine Musau Muele ◌0:50:55

C'est noté, merci. J'ai pas compris la dernière.

Chantal Rossi ◌0:51:06

Le mot caché est antiparlementaire. Je n'ai jamais prononcé le mot caché, mais la mairesse l'a prononcé.

Martine Musau Muele ◌0:51:13

Merci. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌0:51:15

Oui, madame la présidente, pour le bon respect de notre assemblée, ça fait des années qu'on a convenu que les questions de privilèges, c'est après la période de questions, pas pendant. Aussi fâché qu'on soit, on reste assis jusqu'à la fin. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:51:32

Merci. Alors, s'il n'y a pas de questions de ce côté-ci, c'est la période des questions des autres membres du conseil avec le décompte suivant: 3, 2, 1. Monsieur Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌0:51:46

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Merci beaucoup, Madame la Présidente. En vertu de l'article 2 du règlement sur les services policiers, le Service de police de la Ville de Montréal offre des services de niveau 5 aux citoyens et citoyennes montréalais et montréalaises. Cela lui impose de lourdes responsabilités. Je pense ici aux centaines d'enquêtes qui doivent être menées à chaque année dans toutes sortes de dossiers criminels. Je pense également aux activités de gendarmerie comme les manifestations, les événements spéciaux ou les incidents de toutes sortes qui exigent la présence des policiers et policières sur les lieux d'un événement durant de très longues périodes. Je pense aux mesures d'urgence également et aux services d'expertise et de soutien qu'ils doivent obligatoirement offrir aux autres corps de police dans certaines situations très particulières. Madame la Présidente, Dans le contexte de la pénurie de main-d'œuvre qu'on vit au SPVM, connue et reconnue, toutes ces obligations se traduisent inévitablement par du temps supplémentaire. Oui, Madame la Présidente, par du temps supplémentaire. Et nous voyons bien évidemment clairement les chiffres. Alors ma question est la suivante, elle est très simple. Comment se fait-il, malgré qu'un budget de dépenses réalisé de 874 millions en 2024, L'administration de Madame Plante accorde un budget uniquement de 824 pour l'an 2025, soit un trou réel de 50 millions de dollars avant même qu'on ne débute les opérations le matin du 1er janvier. Et votre question? C'était ma question. D'ailleurs, c'était la question qui ne débute que les opérations le matin du 1er janvier 2025, Madame.

Martine Musau Muele ◌0:53:25

Merci.

Alain Vaillancourt ◌0:53:26

Merci, Monsieur le Président. Merci pour la question. Effectivement, j'aimerais débuter par dire que Projet Montréal, et sous mon administration, la SPVM n'a jamais été aussi bien financée, n'a jamais eu autant de policiers et policières sur les rues de Montréal, et en termes de besoins, on est toujours au rendez-vous quand la SPVM nous demande ou a besoin de ressources supplémentaires ou d'argent supplémentaire nous sommes au rendez-vous pour la sécurité des citoyens. On va continuer de le faire au niveau du temps supplémentaire. Monsieur Lagarde l'a dit lui-même à la CFA. Je suis pas certain si l'opposition était présente pour la présentation, je ne crois pas, mais il a bien dit que pour le temps supplémentaire, il y a toujours des imprévus. Cette année, on a un conflit qui perdure, qui a nécessité beaucoup d'interventions. Il y a eu près de 500 manifestations juste pour le conflit du Moyen-Orient. Et nous avons toujours été au rendez-vous. Ils étaient là pour assurer la sécurité, faire des arrestations quand il y a eu du vandalisme ou de la violence ou des crimes haineux ou des incidents haineux. Donc, nous allons continuer dans cette voie, nous allons continuer d'appuyer la SPVM dans leurs moyens pour s'assurer de la sécurité de tout le monde dans la ville et la métropole. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:54:45

Merci, monsieur Sari.

Abdelhaq Sari ◌0:54:47

Madame la présidente, Est-ce qu'on pourrait réapprendre à cette administration le terme proactivité? Je répète, proactivité. Je le réitère, proactivité. Quand on prend des décisions, on peut prendre des décisions encore une fois sur un historique et cet historique-là, je parle pas vraiment des 20 dernières années, c'est juste l'année d'avant et sur lequel j'invite l'administration, les responsables de dire ben On s'entend que les manifestations, les éléments qui ont vraiment demandé du temps supplémentaire demeurent toujours présents. Et sur la base de ce qui va vraiment se passer, je pourrais prendre des décisions beaucoup plus prédictives, je pourrais prendre des décisions vraiment avec vraiment une certaine, je dirais, proactivité qui manque totalement à cette administration dans tous les champs. Et je redemande encore une fois, ma question elle est très simple: quand l'administration cessera-t-elle de balayer le déficit structurel du SPVM sous le tapis et je pense que c'est surtout pour satisfaire une idéologie de Projet Montréal. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:55:51

Merci. Monsieur Vaillancourt.

Alain Vaillancourt ◌0:55:59

Allô, merci. J'essaie de comprendre le sens de la question. Je pense qu'il y a toujours beaucoup d'éléments qui sont un petit peu éparpillés dans la question, mais si je comprends bien, Je vais répéter la réponse. Nous allons continuer d'appuyer la SPVM. En termes d'idéologie, je ne crois pas qu'on ait des leçons à apprendre de l'opposition. C'était eux, madame la présidente, en 2015, avec leur ancien chef, qui avaient donné l'ordre au SPVM de retrancher 250 postes sur 5 ans au SPVM. Donc, une décision qui a été annulée par la suite, mais c'était l'orientation de leur chef et de leur parti. Alors, on n'a pas de leçon à apprendre d'eux. On continue d'appuyer le SPVM, on continue d'enflouer les reins du SPVM comme on le fait et on va dans ce sens-là. Alors, ma réponse demeure intacte, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:56:49

Merci. Madame Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌0:56:55

Merci, madame la présidente. Alors, on a volé les rênes du Père Noël, mais il n'y a pas d'inquiétude, Projet Montréal les a remplacées par des rats. Et des verres blancs. L'espacement de la collecte des déchets aux 2 semaines à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve suscite la grogne chez les résidents. Je sais que ça fait rire plusieurs ici, mais chez les résidents, c'est vraiment pas une blague. Les rues sont désormais remplies de déchets qui dégagent des odeurs nauséabondes. C'est pas un cadeau pour Noël. Certains ont sorti des moyens pour contester cette mesure qui affecte leur qualité de vie. Alors que ce soit des manifestations, des pétitions, mais malheureusement, comme c'est à l'habitude à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, ils ne se font pas entendre. Dans le budget 2025, l'administration de Projet Montréal a décidé de sabrer dans les transferts qui sont octroyés aux arrondissements pour financer leur propre brigade des propriétés. Alors que certains arrondissements seront contraints de réduire leurs services à leur gré, voilà que MHM réduit les services de sa propre initiative. De toute évidence, madame la présidente, le bilan du service aux citoyens sous l'administration de Projet Montréal n'est pas élogieux. Eux, ils peuvent en être fiers, mais les citoyens ne le sont pas. Les Montréalais et Montréalaises ne jouissent visiblement pas d'un service de qualité à la hauteur des taxes qui leur sont prélevées. Alors, dans son budget 2025, l'administration de Projet Montréal s'attaque au financement des arrondissements, ce qui revient à s'attaquer à leur capacité à d'offrir des services aux citoyens de qualité. Qu'a-t-elle à dire aux résidents qui subiront des réductions de services à cause du sous-financement des arrondissements, madame la présidente?

Martine Musau Muele ◌0:58:34

Merci. Alors, la parole est à monsieur Raboin.

Luc Rabouin ◌0:58:39

Bon, au-delà du mauvais goût de l'introduction, qui n'est pas très dans l'ambiance de Noël, Je vais répondre, je pensais que vous étiez vraiment sur la collecte des matières résiduelles, mais comme votre question finalement était spécifiquement sur le financement des arrondissements, je vais répondre. Évidemment, on a pris en compte cette réalité-là. Je suis aussi un maire d'arrondissement, je la connais bien la réalité, quand on a décidé d'indexer à 1,8%, qui est exactement à l'inflation. Puis je me rappelle qu'il n'y a pas si longtemps ici en conseil municipal, vous nous aviez demandé d'indexer à 2%. Donc à 1,8, je trouve qu'on est quand même pas mal proche et je dois vous dire que quand on a fait l'exercice budgétaire, on a envoyé une commande aux services de la Ville, à tous les services de la Ville de nous proposer un budget à 0% d'indexation, puis on a demandé aux arrondissements de faire la même chose avec 1%. Et dans l'exercice budgétaire, on a fait nos arbitrages au fur et à mesure et on a réussi à se dégager une marge de manœuvre non seulement pour investir en habitat social, en itinérance, mais aussi pour augmenter l'indexation aux arrondissements à 1,8%, qui correspond à l'inflation. La Ville centre, tous les services comme les arrondissements, on doit revoir nos façons de faire et c'est ce qu'on n'a pas le choix de faire.

Alba Zuniga Ramos ◌0:59:59

Merci, madame la présidente. Alors écoutez, depuis ce matin, je constate que l'administration prend son temps pour critiquer les questions au lieu de donner des vraies réponses. Pourtant, on parle en français ici et je pense que les questions sont assez claires. Je sais que c'est pas l'ambiance de Noël, mais écoutez, pour les citoyens de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, les odeurs nauséabondes, c'est pas vraiment les cadeaux qu'ils veulent pour Noël. Alors écoutez, ce que je déplore chez cette administration, c'est vraiment le manque de compréhension en fait des différents enjeux Montréal et du fait que le contexte varie d'un endroit à l'autre. D'ailleurs, la mairesse était dans mon secteur la semaine dernière et puis j'aurais aimé qu'elle puisse se promener à Hochelaga pour constater l'impact de cette mesure qui affecte la vie des citoyens. Nous sommes bien d'accord sur l'objectif de cette mesure, madame la présidente, qui est celui de diminuer les matières résiduelles, mais pas sur la manière dont elle a été déployée. L'espacement des collectes aux 2 semaines tel qu'il a été déployé dans l'arrondissement est inadapté aux multiples activités du secteur.

Voix 1C21:01:03

Et la question, s'il vous plaît?

Alba Zuniga Ramos ◌1:01:04

Alors, madame la présidente, la question, c'est à savoir, c'est quand que Projet Montréal cessera de servir son agenda idéologique au détriment des services citoyens?

Martine Musau Muele ◌1:01:20

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌1:01:22

Notre fameux agenda idéologique, madame Zuniga Ramos, est partagé par des membres du parti de l'opposition. Monsieur Alan DeSousa, pour qui j'ai énormément de respect, réitérait il y a 2 mois, lors de l'ouverture, lors de l'ouverture du Centre des collectes des matières résiduelles de Saint-Laurent, un excellent travail, que la meilleure manière d'améliorer l'utilisation et les pratiques dans la gestion des déchets, c'est l'espacement de la collecte des ordures ménagères. Nous faisons la même chose parce que nous avons une vision, peu importe, peu importe, peu importe. Je sais que ça frustre la conseillère, que je lui rappelle.

Martine Musau Muele ◌1:02:05

Adressez-moi s'il vous plaît, puis on reste silencieux.

Pierre Lessard-Blais ◌1:02:09

J'ai jamais interpellé directement la conseillère, madame la présidente. Je parle à la conseillère, je parle de la conseillère à la personne. La conseillère a de la misère à comprendre que nous pouvons faire la même chose même si nous sommes de deux partis politiques différents. Pourquoi? Parce que c'est la bonne chose et c'est la chose qui fonctionne. 22 organismes environnementaux l'ont rappelé lors de la semaine de réduction des matières résiduelles. Peut-être qu'elle n'a pas vu passer l'article dans la presse. Ça va me faire plaisir d'en parler davantage avec la conseillère parce qu'elle ne comprend absolument rien.

Martine Musau Muele ◌1:02:47

Bon, là, juste la dernière partie, elle n'était pas nécessaire, juste la dernière phrase. Madame Vana Nazarian.

Vana Nazarian ◌1:02:55

Madame la présidente, nos infrastructures de l'eau souffrent grandement de sous-investissements. Les aqueducs, égouts, réservoirs, usines vieillissent. Les budgets nécessaires à leur réfection ne sont pas à la hauteur des moyens, augmentant les risques de bris ou d'inondations. Le dernier portrait actif publié en novembre révélait un écart important entre les besoins des 10 prochaines années et les investissements prévus. Le service de l'eau n'arrête pas de faire des miracles, madame la présidente, et rappelle année après année qu'il est irréaliste de croire que la Ville pourra à la fois combler le déficit et empêcher qu'il s'empire Développer de nouvelles infrastructures pour s'adapter au changement climatique et respecter les normes et règlements québécoises, irréaliste avec les sommes attribuées par Projet Montréal. Juste pour combler le déficit et maintenir les infrastructures au niveau de 2024, il manque 156 millions de dollars dans le PDI pour l'année 2025. Projet Montréal est au pouvoir depuis presque 8 ans. Une stratégie pour résorber ce déficit aurait dû être mise en place longtemps, mais hélas, ce n'est pas le cas. L'administration doit comprendre que le déficit ne se résorbera pas seul comme par magie. Ma question, madame la présidente, devant l'important écart entre les besoins et les investissements, quel est le plan de l'administration? Est-ce que Projet Montréal peut avouer que leur stratégie actuelle ou le manque d'eux nous mène tout droit dans le mur.

Martine Musau Muele ◌1:04:32

Merci.

Voix 1H1:04:37

Merci, madame la présidente. Alors, pour répondre à ma collègue, je tiens à la rassurer parce que le budget du service de l'eau est de 6,6 milliards de dollars sur 10 ans. C'est une augmentation de 553 millions. Alors, c'est près de la moitié de d'un milliard sur 10 ans. C'est 2,6 milliards qui vont dans la priorité pour le renouvellement de notre réseau secondaire d'égouts et aqueducs et 800 millions pour notre réseau primaire. Comme d'habitude, c'est 74% qui vont aller dans le maintien et 24% dans l'amélioration de nos infrastructures, ce qui est responsable et c'est ce qu'on fait dans l'ensemble de nos infrastructures. Alors, le gros morceau, on va réparer le réservoir McTavish et la station de pompage, et aussi également, on va faire des travaux pour changer nos 4 incinérateurs. C'est des gros, gros ouvrages de maintien, mais qui nous permettent d'améliorer nos actifs. Alors, juste pour les 4 incinérateurs, ça va être un investissement de près d'un milliard de dollars, mais les incinérateurs, ils produisent 30% de nos GES actuellement. 30%. Quand on va les renouveler, on va réduire drastiquement les GES, on va pouvoir revaloriser nos centres. Alors oui, c'est énormément d'argent qu'on doit mettre dans le système de l'eau et oui, on a un défi. On a, le gouvernement du Québec dirait qu'on devrait investir pour atteindre les normes 1,2 milliard par année et on investit en ce moment au record qu'on n'a jamais investi. On a mis 140 millions de plus que On s'élève maintenant à 600 millions de dollars dans notre budget de fonctionnement pour le service de l'eau. C'est du jamais vu. On a énormément de rattrapage à faire, surtout avec les changements climatiques.

Martine Musau Muele ◌1:06:20

Merci. Madame Nazarian.

Vana Nazarian ◌1:06:22

Madame la présidente, la réponse de ma collègue n'a rien pour me rassurer. Alors que le déficit d'entretien des équipements du service de l'eau était de 2,8 milliards de dollars à la fin de la dernière stratégie de l'eau, il dépasse désormais les 3 4 milliards. Le budget du service de l'eau souffre, le déficit budgétaire est structurel, l'écart entre les besoins et les investissements augmente d'année après année et Projet Montréal n'a toujours pas présenté de plan de redressement ou de nouvelles stratégies, de nouvelles sources de revenus. Pourquoi l'administration de Projet Montréal n'a-t-elle pas mis en place un plan de financement adéquat pour effectuer le rattrapage et maintenir les équipements. Est-ce qu'elle peut nous dire quel est le calendrier de rattrapage préconisé et quels seront les impacts de ce ralentissement?

Martine Musau Muele ◌1:07:16

Madame Bonaventure.

Voix 1G31:07:17

Merci.

Voix 1H1:07:18

Alors, pour répondre à ma collègue, le déficit n'augmente pas. Oui, on a un déficit, mais il n'augmente pas parce qu'on continue les investissements, à faire les investissements comme il le faut. La nouvelle stratégie montréalaise de l'eau, sur laquelle on collabore collectivement, l'ensemble, avec nos partenaires, avec les villiers et l'opposition, sera déposée au début 2025. Et je suis très contente d'avoir vu qu'une des recommandations de la commission des finances qui vient d'être déposée cherche aussi pour qu'on finance de manière adéquate et pérenne le service de l'eau pour les années à venir, parce que, madame la présidente, c'est le plus grand défi de notre siècle, ça va être la gestion de l'eau et la gestion des inondations dans notre ville. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:08:03

Merci. Alors, le temps est échoué pour la période de questions des élus. Est-ce qu'il y a une prolongation? Oui, monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:08:13

Oui, madame la présidente, on va autoriser une prolongation de 15 minutes appuyée par madame Rossi.

Martine Musau Muele ◌1:08:18

Merci. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:08:23

Merci, madame la présidente. Les commerçants et les entrepreneurs montréalais paient beaucoup, mais beaucoup de taxes. Au cours des 2 mandats de Projet Montréal, l'écart entre le compte de taxes des résidents et celui des commerçants s'est creusé. Pour vous donner une idée, le propriétaire d'un immeuble commercial d'une valeur de 900 000 paie 23 000 en taxes municipales. De l'autre côté de la rue, pour un duplex d'une même valeur, le compte de taxes va plutôt être d'une valeur de soit une différence de 17 000$. Madame la présidente, lorsque Projet Montréal est arrivé au pouvoir, les commerçants et les entrepreneurs payaient 3,8 fois plus de taxes que les résidents. La Ville de Montréal avait le 3e pire ratio derrière Toronto et Vancouver à travers le pays. La situation devait être corrigée, mais malheureusement, elle s'est empirée. Aujourd'hui, la Ville de Montréal est le cancre en la matière, et ce parmi toutes les grandes villes du Canada. Cette année, les commerçants et les entrepreneurs paient 4,5 fois plus de taxes que les résidents. Comment voulez-vous qu'on vienne développer l'économie montréalaise à la hauteur de nos aspirations quand nos commerces et nos entreprises suffoquent? Madame la présidente, est-ce que l'appétit de Projet Montréal pour l'argent de nos commerçants et de nos entrepreneurs va un jour venir atteindre sa limite?

Luc Rabouin ◌1:09:36

Merci beaucoup, madame la présidente. Je pense que c'est important de faire une distinction entre les taxes non résidentielles et les taxes résidentielles. Puis les taxes non résidentielles, ça tombe que c'est pas toutes des petits commerçants, c'est aussi des grandes entreprises, c'est aussi des sièges sociaux, c'est aussi le Centre Bell, c'est aussi la Banque nationale. Donc j'imagine que le conseiller Émile Ratelle, lui, se concentre sur les petits commerçants, mais il semble mélanger. Puis c'est ma compréhension, mais c'est peut-être pas le cas. Je veux juste rappeler que ce qu'on a mis en place, la stratégie de réduction de l'écart du fardeau fiscale, c'est -16% que ça donne en réduction de taxes pour les petits commerçants, c'est-à-dire que ceux qui détiennent des bâtiments d'une valeur de 900 000$ et moins. Et pour les autres, la première tranche de 900 000$, ils ont une réduction parce que nous, ce qu'on veut soutenir, c'est effectivement les petits commerçants indépendants dans nos rues commerciales qui font vibrer nos quartiers. Deuxième élément, si on diminuait la taxe non résidentielle à à tout le monde, ça voudrait dire qu'on les répartirait ailleurs. Et là, vous voulez qu'on baisse les taxes résidentielles, qu'on baisse les taxes non résidentielles et qu'on augmente nos dépenses. C'est difficile à réconcilier tout ça. Nous, on a pris nos décisions et elles sont dans le budget.

Martine Musau Muele ◌1:10:58

Votre question complémentaire.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:11:01

Merci, madame la présidente. Je pense que l'opposition est très claire. Ce qu'on demande à l'administration, ce n'est pas de dépenser plus ou moins on demande de mieux gérer les finances de la Ville parce qu'on voit qu'ils sont pas particulièrement bons en la matière. Madame la présidente, en 2023, les propriétaires d'immeubles non résidentiels payaient 4,3 fois plus de taxes que ceux des immeubles résidentiels. En 2024, l'écart s'est encore creusé, on est rendu à 4,5 fois plus de taxes. Donc, en l'espace d'une seule année, Projet Montréal est venu empirer le sort des commerçants et des entrepreneurs à travers la ville. Et c'est pas moi qui le dis, c'est Altu. Qui évalue année après année l'immobilier à travers le Canada. Dans son budget 2025, Projet Montréal a d'ailleurs imposé une hausse de taxes plus importante aux commerçants et aux entrepreneurs qu'aux résidents. Quand on regarde le budget, les décisions du conseil municipal ont eu comme effet de venir augmenter les charges fiscales de 1,6% pour le résidentiel contre 1,8% pour le non-résidentiel. Donc, en plus de venir subir différents pieds-de-nez de la part de Projet Montréal, on voit que les entrepreneurs et les commerçants font face à des hausses salariales.

Martine Musau Muele ◌1:12:04

Et la question?

Julien Hénault-Ratelle ◌1:12:04

Madame la présidente, est-ce que Projet Montréal est fier d'avoir fait de la Ville de Montréal la ville dans laquelle les commerçants et les entrepreneurs paient le plus de taxes à travers le Canada?

Martine Musau Muele ◌1:12:15

Merci. Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌1:12:18

Madame la présidente, on est vraiment fiers, nous, d'avoir ciblé les petits commerçants dans notre stratégie fiscale pour réduire leur imposition. Ce qui leur donne une réduction de 16% depuis que nous on est au pouvoir. La deuxième chose, c'est que oui, il y a les taxes, il y a les taxes qui d'ailleurs cette année, les taxes non résidentielles sont plus basses que les taxes résidentielles. Quand on compare, on est en dessous de 2%, donc on n'est pas dans des taxes astronomiques, mais on investit, on investit massivement dans les programmes de soutien à nos rues commerciales parce qu'on sait que des rues commerciales dynamiques, ça fait partie de la qualité de vie. On sait qu'avoir des commerces dans nos quartiers, ça permet aux gens de se déplacer à pied, d'aller faire leurs achats au quotidien. Ça fait partie de notre vision de quartier complet. On a investi comme jamais dans le soutien aux sociétés de développement commercial. C'était 770 000 piastres le programme au total pour les SDC quand nous on est arrivés au pouvoir. On est rendus à 5,15 millions par année. Fait que nous autres, on fait pas juste parler de commerces, on les aide pour vrai les commerçants. Sans parler de l'aide directe qu'on donne aux commerçants dans le cadre de chantiers, dans le cadre du programme Commerce Montréal et de diverses autres initiatives. Le commerce, c'est important pour nous.

Martine Musau Muele ◌1:13:30

Merci. La parole est à Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌1:13:33

Madame la présidente, l'administration répond avec une fierté déplacée qu'elle a investi comme jamais dans l'itinérance. La réalité, malheureusement, c'est que l'itinérance n'est pas une priorité pour l'administration de Projet Montréal. D'autres villes québécoises, toutes proportions gardées, investissent plus pour aider les plus démunis. Gatineau dépensera 7000$ par personne en situation d'itinérance en 2025. Québec, 5000$. Montréal, 2500$. Et ça, c'est en comptant généreusement le 1 million pour la stratégie Centre-Ville et l'autre million pour l'abolition de l'ajustement par rapport à la compensation de taxes pour les OBNL. Au lieu de se vanter d'investir des miettes, Projet Montréal devrait plutôt agir sur le terrain. Sur le terrain, il y a des centaines de tentes. Mais ce qui est inquiétant, madame la mairesse, au 98.5, c'est l'impact sur les tentes sur l'attractivité de Montréal. Elle devrait plutôt s'inquiéter pour les gens qui passeront l'hiver dehors au risque de leur vie. Au lieu de ça, elle promet des logements modulaires après l'hiver, en avril prochain. Dommage pour ceux qui en ont besoin maintenant. Comme l'a dit mon collègue Robert Beaudry, c'est une goutte d'eau dans l'Océan. Avec 60 unités, on est bien loin des 300 unités par année promises en 2021. On entend l'administration de Projet Montréal jeter tout le blâme sur le gouvernement provincial, quand de son côté, elle investit des miettes et se réveille au bout de 7 ans au pouvoir pour aboutir avec une faible promesse de 60 modulaires.

Martine Musau Muele ◌1:14:59

C'est ça du leadership? Merci. Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌1:15:07

Merci beaucoup, madame la présidente. Je suis vraiment contente de me lever parce que c'est important d'ici dans— il y a beaucoup d'enjeux d'itinérance, mais particulièrement dans le centre-ville. Vous me permettrez, madame la présidente, de juste soulever que c'est complètement— je sais pas si vous vous jasez de votre côté parce que la question de monsieur Hénault-Ratelle juste avant questionne, et même madame Rossi, sur comment il faut soutenir les commerçants, les rues commerciales, et là Vous nous reprochez de parler de l'attractivité de Montréal? Ben, c'est un peu ça en fait le problème de votre côté, c'est que vous ne vous parlez pas, vous n'avez pas un plan d'ensemble. C'est facile de critiquer à la pièce, mais qu'en est-il d'une ville qui s'occupe à la fois des plus vulnérables, mais oui, qui se préoccupe également de sa réputation et de son attractivité et qui pour ces raisons travaille avec l'ensemble des partenaires, travaille avec le gouvernement du Québec pour ramener les responsabilités Et je peux pas m'empêcher de dire que c'est fascinant, à un moment où on parle du budget de la Ville de Montréal et que vous nous dites qu'on dépense, alors que vous, ce que vous demandez, c'est que ce soit entièrement les payeurs de taxes montréalais qui prennent toutes les responsabilités du gouvernement du Québec. Alors moi, je trouve ça extrêmement gênant et je vous interpelle, madame la présidente, à l'opposition, d'avoir un caucus où ils s'échangent entre eux des idées, un peu de cohérence.

Martine Musau Muele ◌1:16:27

Monsieur Langevin.

Benoit Langevin ◌1:16:31

Madame la mairesse peut faire des amalgames tant qu'elle veut, quand on parle d'attractivité, selon moi, ça passe en second aux vies humaines. C'est exactement ce qui était mon propos en entrée de jeu. Quand on veut justement parler de Québec, on entend maintenant Projet Montréal parler que ça prend un plan, un plan d'action pour le Québec au complet. Mais moi, j'ai envie de dire comment ça se fait que la Ville de Montréal, elle, n'a même pas son plan quand Québec, Gatineau, Longueuil ont tous un plan d'action sur la question de l'itinérance. Depuis plus de 2 mois, madame la présidente, qu'on attend que Projet Montréal dévoile les recommandations d'experts sur les campements. J'ai été choqué d'apprendre dans les médias que c'est dans leurs mains depuis 2 mois, depuis le mois d'août en fait, pendant que certains membres du comité d'experts dénoncent l'inaction de l'administration, Madame la mairesse, elle préfère interpeller Québec à intervenir pour, je cite, garder la paix sociale. Ce qui, je vais le dire, c'est exactement le rôle que l'administration Plante se donne, garder la paix sociale, la cohabitation.

Martine Musau Muele ◌1:17:33

Mais la question, s'il vous plaît.

Benoit Langevin ◌1:17:34

La question, c'est pourquoi Projet Montréal n'a pas dévoilé les recommandations du comité d'experts quand je les ai demandées au mois d'octobre. En restant silencieuse sur ses recommandations, l'administration de Projet Montréal Pensait-elle pouvoir échapper à la réalité des campements et se déresponsabiliser?

Martine Musau Muele ◌1:17:48

Merci. Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌1:17:53

Merci, madame la présidente. La Ville de Montréal a toujours eu des plans. Peut-être que monsieur Langevin, il les aime pas, les plans qu'on présente. Et je trouve ça intéressant quand vous dites qu'on interpelle le gouvernement du Québec. Oui, parce qu'on demande un plan national, parce que si vous discutez avec vos collègues des autres villes, ils vont vous dire la même chose. On est épuisées, les villes, de gérer ça à la pièce, alors que la question de la santé mentale, puis je sais que ça vous préoccupe, la santé mentale, la toxicomanie puis l'itinérance, c'est tout mélangé ensemble, puis que oui, il y a des enjeux de santé publique et également d'acceptabilité sociale. Ça aussi, c'est important parce que vous aimez en parler, monsieur Langevin, mais en même temps, vous êtes les premiers à dire qu'il faut absolument parler en amont à l'ensemble des partenaires, puis on est d'accord, c'est ce qu'on fait. Mais à un moment donné, d'agir à la pièce, il me semble que vous devriez être d'accord avec ça. Alors la Ville de Montréal, nous on agit avec des budgets impressionnants, on a toujours, on a toujours augmenté nos financements. Puis vous oubliez un élément important, qu'en est-il des maisons de chambres, qu'en est-il de la stratégie d'habitation? Et là-dessus, je vais aussi vous interpeller dans votre arrondissement comme dans bien d'autres arrondissements dans le centre Montréal, pourquoi vous n'avez pas encore mis des règlements pour protéger les maisons de chambres ou pour pouvoir en accueillir? Parce que ça, c'est le dernier rempart également. Regardez-vous donc de votre côté avant de juger. Des autres.

Martine Musau Muele ◌1:19:09

La parole est à Christine Black.

Christine Black ◌1:19:12

En fait, on en protège quand il y en a. Madame la présidente, en septembre dernier, Ensemble Montréal a déposé une motion pour créer une journée de reconnaissance montréalaise et nationale pour les brigadiers et brigadières scolaires. Cette motion a été adoptée à l'unanimité. Parmi les résolutions adoptées par le conseil municipal figurent entre autres l'engagement renouvelé de la Ville d'augmenter le nombre de travailleurs traverses scolaires en vue d'améliorer la sécurité des familles sur le chemin des écoles. Nous savons que le SPVM révise actuellement ses outils d'évaluation et pour les traverses et pour les besoins en brigadiers. Or, dans les besoins, dans le budget du SPVM cette année, on voit que le nombre de brigadiers stagne à 264,5 années-personnes après une légère hausse des dizaines d'années-personnes de 2023 à 2024. Alors la question, madame la présidente, pourquoi l'administration n'a-t-elle pas donné une estimation à la hausse du nombre de brigadiers scolaires si elle planifie bien d'accroître le nombre de traverses près des écoles?

Martine Musau Muele ◌1:20:12

Merci. Monsieur Alain Vaillancourt.

Alain Vaillancourt ◌1:20:14

Merci pour la question. Effectivement, on est très d'accord que les traverses scolaires sont importantes pour tous les écoliers, la sécurité des piétons, des enfants. La SPVM a le devoir justement de revoir les façons de faire pour s'assurer que les traverses qu'il accorde justement à un brigadier soient la bonne au niveau de l'achalandage, au niveau des risques encourus. Alors, ils font le travail, ils vont continuer de le faire et nous serons au rendez-vous dès que des traverses sont nécessaires et que la SPVM a complété leur travail. Merci.

Christine Black ◌1:20:51

Madame la présidente, en juin 2024, la Commission sur le transport et les travaux publics avait recommandé au SPVM d'utiliser dès que possible la carte d'indices de risques élaborée dans le cadre du projet BADGE afin de déterminer les besoins de brigadières et brigadiers scolaires. Le projet BADGE a commencé en 2019. C'est un projet important pour la sécurité routière. Chez Ensemble Montréal, on estime que les brigadiers sont le premier maillon dans le filet de sécurité qui entoure les familles sur leur chemin vers l'école. Les parents vous le diront, les enfants vous le diront et les brigadiers aussi. Qui non seulement souhaitent une reconnaissance publique de leur travail, mais aussi collaborer plus étroitement avec les établissements scolaires pour sensibiliser la population. Comme cette administration aime le répéter, on peut pas mettre un policier à chaque coin de rue. Alors, j'aimerais savoir où on en est exactement dans le déploiement à l'échelle de la Ville d'un projet aussi important pour la sécurité des familles sur le chemin de l'école.

Alain Vaillancourt ◌1:21:52

Merci, madame la présidente. Effectivement, la SPVM continue le travail de réviser les traverses, c'est en cours. Il y a aussi une question d'attractivité au niveau des brigadiers et brigadières, donc notre intérêt et notre volonté, nos actions pour bonifier les enjeux et la convention et les conditions de travail des brigadiers pour en attirer davantage et aussi de les retenir une fois qu'on les a. Alors, on continue le travail, on va le faire au courant de l'année.

Voix 1D21:22:16

Merci.

Alba Zuniga Ramos ◌1:22:20

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:22:21

Alors oui, madame Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:22:24

Merci, madame la présidente. Si vous me le permettez, j'ai une question de privilège, s'il vous plaît. Alors, madame la présidente, j'essaie de comprendre. Je ne sais pas si c'est parce que je suis une femme, je ne sais pas si c'est parce que monsieur le maire n'aime pas la critique, monsieur le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Ça, on l'a constaté la semaine dernière lors du conseil d'arrondissement Merci, monsieur. Merci, monsieur le maire de Montréal, pour votre positionnement sur la rue Maisonneuve lorsqu'il a fait venir la police pour sortir des citoyens. Puis, entre autres, il y a eu 4 citoyens qui sont sortis, qui ont été sortis du conseil en moins d'une heure et demie. Mais si, j'essaie de comprendre les attaques personnelles qui sont sans fondement. Écoutez, de dire que la conseillère ne comprend absolument rien, je sais pas, c'est parce que je suis une femme, c'est parce que— j'essaie de comprendre la raison de cette critique-là. Et d'un autre côté, c'est pas la première fois que le maire de l'arrondissement fait des attaques personnelles à mon égard. Au conseil dernier, je me suis pas levée, mais il m'a critiquée, il a mis en doute mes capacités comme avocate, il s'est moqué de ça. Alors écoutez, moi j'espère que la prochaine fois, il va être beaucoup plus respectueux, parce que ce type de commentaires ne devrait pas être toléré envers 24, surtout dans une société qui se veut inclusive et dans laquelle on veut montrer quel exemple en fait pour le restant des citoyens de la façon dont on doit agir. Merci.

Voix 1C31:23:44

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:23:45

Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:23:46

Madame la présidente, sur la question de privilège, puis je vais vous laisser trancher, c'est votre privilège. Je pense que le maire de l'arrondissement ne faisait pas du tout référence au fait que c'est une femme. Je pense qu'il faisait référence à la compréhension d'un enjeu politique qui, de son point de vue, parce que la conseillère soulève des questionnements sur le bien-fondé de ce programme-là, le maire a répondu qu'elle n'en comprenait pas tous les tenants et aboutissants. Je n'y vois personnellement, et c'est notre lecture, rien de sexiste. L'opposition accuse la mairesse d'être incompétente à chaque séance du conseil, et ce n'est pas parce que c'est une femme, c'est parce que c'est leur point de vue.

Martine Musau Muele ◌1:24:30

Si vous me permettez, je veux dire quelque chose parce que je l'ai mentionné à la fin de la réponse de monsieur Lessard-Blais et j'ai vu la réaction. Je sais que c'est difficile, je vous vois. J'ai vu la réaction de tout le monde. J'ai trouvé la dernière phrase, le fait qu'elle ne comprend rien était un peu de trop. Alors, je vous laisse ça, c'est votre choix si vous voulez le retirer ou non. C'est le reste de l'intervention, oui, je vous ai dit d'intervenir en me parlant, en adressant à la présidente, mais cette dernière phrase-là, en voyant la réaction de part et d'autre de la salle, je dirais si vous pouvez la retirer, je vous laisse le choix. Je dirais pas que c'est nécessairement le côté sexiste de ce que vous demandez, madame Zuniga Ramos, mais nécessairement c'était de trop et je compte faire ça toute la journée aujourd'hui, je vous le dis. Tout ce qui est de trop, je l'accepterai pas. Je l'ai mentionné, là vu que c'est adressé, je vous donne le choix, monsieur Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌1:25:39

Oui, merci madame la présidente. Je suis résolument fier de faire partie d'une administration féminine Donc, je tiens à retirer mes propos. Madame Zuniga Ramos ne comprend pas— pardon, comment— je retire mes propos qu'elle ne comprend rien. Elle ne comprend pas des éléments évidents de ce dossier, tels que l'augmentation de plaintes sur la vermine n'a pas augmenté, ce qui lui a été expliqué à différentes reprises, et que ce n'est pas— le programme d'espacement de la collecte n'est pas une réduction de la capacité de service. Ce sont ces éléments-là que je mettais en question, sa compréhension. Donc, je retire mes propos, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:26:22

Merci. Alors, je cède la parole à monsieur Limoges pour poursuivre l'ordre du jour.

François Limoges ◌1:26:32

Alors, madame la présidente, au chapitre 3, Je vais proposer l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée extraordinaire du conseil municipal, appuyé par mon collègue Luc Rabouin, président du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Martine Musau Muele ◌1:26:48

C'est adopté.

François Limoges ◌1:26:50

En 3.02, madame la présidente, je propose l'approbation du procès-verbal de l'assemblée extraordinaire du conseil municipal tenue le 20 novembre 2024 à 13 h.

Martine Musau Muele ◌1:26:59

C'est adopté.

François Limoges ◌1:27:01

Au chapitre 8, madame la présidente, je propose le dépôt du rapport de la commission sur les et d'administration pour l'étude du budget 2025 de la Ville de Montréal, volet Ville centrale, et du programme décennal d'immobilisations 2025-2034 de la Ville de Montréal, volet Ville centrale, ainsi que les budgets de certaines sociétés paramunicipales et autres organismes.

Martine Musau Muele ◌1:27:24

Monsieur Laurent Desbois.

Laurent Desbois ◌1:27:28

Merci, madame la présidente. En tant que vice-président de la commission des finances et de l'administration, Je tiens d'abord à remercier mes collègues commissaires pour leur esprit de collégialité dans le travail, le personnel de soutien et de recherche pour leur travail exemplaire, les services de la Ville qui ont présenté le budget et enfin la population montréalaise qui a pris le temps de participer à nos travaux. L'étude budgétaire est une étape cruciale, certes exigeante, mais essentielle pour l'avenir de notre Ville. Je souhaite également saluer mon collègue, le président de la commission, monsieur Lessard-Blais, pour son ouverture, flexibilité tout au long de ces discussions. Nous avons réussi à voter 18 des 22 recommandations de façon unanime et j'aimerais souligner que c'est un très bel accomplissement. Tous les commissaires ont travaillé de façon constructive et je les remercie. Aujourd'hui, c'est avec une grande responsabilité que je présente, aux côtés de mes collègues, le rapport minoritaire de l'opposition officielle. Ce document de 40 pages fait un bilan détaillé et des 2 mandats de l'administration de Projet Montréal. Notre équipe a mis beaucoup d'efforts pour vous offrir un rapport exhaustif qui analyse en profondeur le budget 2025. Nous y abordons des enjeux aussi variés que les finances municipales, la sécurité publique, l'habitation, l'itinérance, la culture, le transport en commun et les infrastructures de l'eau, l'économie, le commerce à Montréal ainsi que le financement des arrondissements et des services de proximité. Ce rapport minoritaire porte les voix des résidents et des commerçants montréalais. Il cherche à orienter les décisions de la Ville afin qu'elles servent au mieux l'intérêt collectif des citoyennes et citoyens de Montréal. Le budget 2025 marque également le dernier mandat de la mairesse Valérie Plante. Je tiens à souligner son engagement et à la remercier pour son travail. Cependant, ce budget ne doit pas être vu uniquement comme une conclusion. Il marque la fin d'un cycle et un point de non-retour. Les finances de la Ville sont dans une situation précaire. La dette a explosé, les emprunts se sont multipliés et les taxes des Montréalais ont augmenté de 38% depuis l'arrivée de Projet Montréal au pouvoir. Le financement des arrondissements, pilier des services aux citoyens, est atrophié et avec lui la qualité des services. Alors même que l'administration clamait vouloir réviser les programmes et optimiser le budget, ce sont quand même près de 300 millions de dollars de nouvelles dépenses récurrentes qui viennent alourdir un budget déjà surchargé. En 2025, les dépenses de la Ville ont franchi la barre symbolique des 7 milliards milliards de dollars, un seuil que nous ne pouvons plus ignorer. Mes collègues et moi détaillerons nos critiques dans les minutes qui suivent. Elles sont nombreuses, mais je vous invite, Madame la présidente, ainsi que l'administration, à les écouter attentivement et à en tenir compte. La maison n'est pas en ordre. Après une analyse approfondie du budget 2025, il est impossible d'accepter cette affirmation. La prochaine administration élue par les Montréalais héritera d'un fardeau considérable des crises exacerbées en matière d'habitation et d'itinérance, des infrastructures vieillissantes et de plus en plus dégradées tant au niveau de la ville que du réseau de transports en commun, une structure administrative devenue trop lourde, trop lente et qui a grossi de manière incontrôlée, un modèle de financement des arrondissements qui n'a pas été révisé depuis une décennie et des événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents parmi tant d'autres défis urgents. Urgents. Vendredi dernier, la commission a présenté ses recommandations budgétaires finales. Comme je l'ai mentionné, Ensemble Montréal a soutenu 18 d'entre elles, mais nous avons émis des réserves sur 4 recommandations que nous jugeons problématiques. D'abord, nous estimons que le budget 2025 dans sa forme actuelle ne doit pas être adopté. Notre rapport minoritaire en explique les raisons de manière détaillée, mais pour faire simple, les finances de la Ville sont hors de contrôle depuis 2019. Les Montréalais ont vu leurs taxes exploser tout en recevant moins de services en retour. Il est également à noter que les villes liées, tout comme nous, ont recommandé de ne pas adopter le budget 2025. Nous avons également refusé de soutenir une recommandation qui propose de revenir à un ratio d'endettement de 100% en 2027. L'administration a mis en place régulièrement des passés ce seuil critique d'endettement, une pratique que nous avons toujours dénoncée. Ensemble Montréal ne cédera pas à cette dérive financière. Par ailleurs, la commission a proposé que les réformes du financement des arrondissements soient présentées lors de l'étude publique du budget 2026. Pour nous, il est inconcevable que l'administration veuille attendre après les élections pour dévoiler un projet aussi déterminant pour les arrondissements qui sont le moteur des services de proximité. Les Montréalais méritent d'être consultés avant et non pas après. Madame la présidente, je laisserai mes collègues de l'opposition détailler les nombreux autres points de critique concernant ce budget. Cependant, je tiens à conclure en envoyant un message clair aux Montréalais et aux Montréalaises: il faut donner un coup de barre si nous voulons assurer un avenir prospère pour notre ville. Les Montréalais méritent mieux, une administration pragmatique, à leur écoute, qui consultent véritablement la population et qui respectent leur portefeuille. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:33:04

Merci. La parole est à Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌1:33:07

Oui, merci, madame la présidente. Donc, en tant que président de la commission sur les finances et l'administration, on est très fiers de déposer notre rapport sur l'étude publique détaillée du budget 2025 et du budget d'immobilisations 2025-2030. On clôt aujourd'hui un marathon de 34 heures de séances publiques en moins de 2 semaines, auxquelles on a ajouté 4 séances de travail à huis clos. Comme le disait si bien mon collègue Desbois, je me réjouis que la grande majorité de ces recommandations-là aient été adoptées à l'unanimité. Ces recommandations-là viennent de tous les partis de toutes les origines de notre commission. Et il y en a une seule que les Villes liées ne souhaitent pas appuyer et 4 que l'opposition ne veut pas appuyer. Donc, je pense qu'on peut trouver beaucoup de sagesse dans ce rapport et beaucoup de consensus. Un immense merci avant tout au vice-président de la commission, monsieur Bourrelle, qui n'a pas beaucoup pu être avec nous parce qu'il vit certaines difficultés tous les membres de la commission sont derrière lui. On espère qu'il va pouvoir faire face à ses difficultés et nous revenir rapidement. Monsieur Desbois, vice-président aussi de la commission et maire de l'arrondissement d'Outremont, avec qui on a une super belle collaboration. J'ai eu une petite urgence, monsieur Desbois a pu gérer la commission, tout ça, donc c'est vraiment très chouette. Et je tiens à saluer individuellement chacun des membres de cette commission. Monsieur De Sousa, Madame Julie Brisebois, qui était une nouvelle venue, qui est mairesse de Senneville et représentante des Véliers, qui a fait un excellent travail. Un autre nouveau venu qui n'est pas avec nous aujourd'hui, c'est Monsieur Younes Boukala. Et bien sûr, mes collègues, Madame Goulet, Monsieur Ouellet, Madame Grondin, Madame Christensen, Madame Journeau et Monsieur Gratton. C'est un groupe peu importe leurs origines politiques ou leur affiliation politique, qui est sincèrement passionnée par non seulement leur communauté, mais aussi la saine gestion et administration de cette communauté-là. Donc on a vraiment, je pense, un grand privilège en tant qu'élu de siéger sur cette commission-là et d'avoir non seulement un portrait 360 de tous les services et les organisations paramunicipales de notre ville, mais aussi la possibilité de l'influencer sans être nécessairement au comité exécutif, d'avoir un contact direct avec la fonction publique. Ça, c'est extrêmement riche et dans ce sens-là, je tiens à remercier la direction générale, les 5 directions générales adjointes et tous les différents directeurs de services, fonctionnaires qui se sont pointés. On sait que c'est un moment qui est parfois un peu stressant parce que les gens sont questionnés on the spot et nos fonctionnaires étant très souhaitant toujours donner le meilleur d'eux-mêmes, souhaitent toujours donner la meilleure réponse, mais tout le monde a vraiment participé à cet exercice-là avec beaucoup de transparence et de bonne volonté. Et lorsque certains fonctionnaires n'avaient pas les réponses qu'on recherchait, dans les heures, voire les jours qui suivaient, on avait ces réponses, réponses qui nous permettaient d'élaborer le rapport que nous déposons aujourd'hui. Donc aussi, il y a eu des élus du conseil municipal, du conseil d'agglomération, du parti au pouvoir, du parti de l'opposition aussi, qui ont participé, qui ont assisté à cette commission, et je les en remercie. Et aussi tous ceux qui ont rendu cette commission possible, c'est-à-dire le service du greffe, toute la logistique l'équipe technique, la sécurité. Et je tiens à souligner particulièrement dans l'équipe du greffe le travail de la coordonnatrice, madame Virginie Hervé, qui fait vraiment un travail formidable. En derniers mots, madame la présidente, on en est déjà rendu là, mais c'est le dernier rapport de notre— c'est le dernier rapport de l'étude publique détaillée du budget de cette commission de ce mandat-ci. Certains membres sont seront de retour sur la commission, certains d'autres ne le seront pas. Donc je dépose ce rapport-là avec une grande fierté et aussi un rappel de tout ce qu'on peut y apprendre. J'ai un mot, une pensée sincère aussi à mon collègue monsieur Richard Deschamps qui occupait le poste de président de commission des finances et administration, qui le faisait de main de maître et duquel j'ai beaucoup appris. Donc je pense que c'est un moment où est-ce qu'on peut échanger entre nous, trouver des solutions pour mieux gérer la ville. Après ça, oui, il peut y avoir des rapports minoritaires, des choses comme ça, mais vraiment c'est le genre d'exercice qui tire la ville vers le haut. Donc on est très fiers de ce dépôt-là et merci à tout le monde qui a rendu tout cela possible.

Martine Musau Muele ◌1:38:04

Merci. Monsieur Limoges. En fait, je propose une pause. Alors, on peut juste clore ce point-là. Alors, le rapport a été posé et nous allons prendre une pause de 15 minutes.

François Limoges ◌1:38:21

C'est beaucoup.

Martine Musau Muele ◌1:38:24

Au retour à 11 h 16. 15. 11 h 16. Est-ce que vous pouvez faire entrer tout le monde, s'il vous plaît? Veuillez prendre place. S'il vous plaît.

Martine Musau Muele ◌1:53:18

On débute.

Nancy Blanchet ◌1:53:28

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:53:30

Alors, monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:53:34

Madame la présidente, c'est avec grand plaisir que je vais réunir, appuyé par monsieur Luc Rabouin, les items 3 3001 et 02 du conseil municipal ainsi que 80-3001 et 02. Je vais les lire. Alors, en 3001, on adopte le budget 2025 de la Ville de Montréal, volet Ville centrale. En 3002, on adopte le programme décennal d'immobilisation 2025-2034 de la Ville de Montréal, volet Ville centrale. En 80-3001, On adopte le budget 2025 de la Ville de Montréal, volet agglomération. Et en 80302, on adopte le volet, le programme décennal d'immobilisation 2025-2034 de la Ville de Montréal, volet agglomération.

Martine Musau Muele ◌1:54:25

Merci. Alors, la parole est à monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌1:54:30

Merci, madame la présidente. Alors, madame la présidente, je vais faire mon intervention sur les points, le conglomérat de points que mon collègue a annoncé tantôt. Madame la présidente, nous sommes à une 7e année de Projet Montréal au pouvoir et dans un 8e budget qu'on est en train de voter aujourd'hui. On regarde, madame la présidente, un peu l'histoire parce que cette année, c'est l'année des bilans, l'année des bilans de 2 mandats de Projet Montréal, et on voit dans un budget une augmentation de taxes. Cette augmentation de taxes, c'est de 2,1%, alors que l'administration nous avait annoncé une augmentation de taxes qui est à la hauteur du taux d'inflation. Malheureusement, encore une fois, on voit un bris de promesses. De la part de Projet Montréal. Madame la présidente, si on regarde à travers les années, on voit une augmentation de taxes qui est à la hauteur de 38%, 38% d'augmentation de taxes. Ça, ça veut dire, si on prend en 2017 une résidence moyenne à Montréal, les taxes étaient de 33 611$. Cette année, en 2025, la taxe elle est de 4995$, c'est une augmentation moyenne de 1384$, une augmentation de 38%. Si on regarde le taux d'inflation qui est de 25% et on regarde le taux d'imposition de Projet Montréal depuis 2017 jusqu'à aujourd'hui, on voit un taux d'augmentation de 38%. Il y a certainement un bris de promesse qui s'est fait à travers les années, non pas une fois, non pas deux fois, non pas trois fois, mais quatre fois. Sur 8, Projet Montréal, ils ont déjà brisé leur promesse de ne pas augmenter les taxes au-delà du taux d'inflation. Et ils l'ont fait en 2017. Ça a été une promesse de 2017, ça a été une promesse de 2021, et dans les deux cas, on a vu un vide de promesses dans le taux de taxation. Madame la présidente, on voit aussi une augmentation de dépenses, une augmentation de dépenses qui est à la hauteur de 2,1 milliards de dollars. On est en train de déposer aujourd'hui un budget qui frôle 7,3 milliards de dollars. C'est presque 300 millions de dollars de plus de l'argent frais qui rentre dans les coffres de la Ville de Montréal. Et avec cet argent aujourd'hui, on voit de moins en moins de services. On a l'impression, pas juste l'impression, mais on voit qu'il y a de moins en moins de services au niveau de la ville. Madame la présidente, c'est une augmentation. En 2017, on était à 5,2 milliards, en 2025, on est à 7,3 milliards. C'est une augmentation de 2,1 milliards, c'est une augmentation de 40% en seulement 8 ans. 8 ans, une augmentation de 40% dans le budget, c'est énorme, c'est énorme. Et si on se demande le pourquoi, on sait déjà qu'il y a une énormément d'argent qui ont été dépensés par des augmentations de coûts parce qu'on a perdu le contrôle de tous les projets au niveau de la Ville de Montréal. Quand je parle une augmentation, quand on parle par exemple de l'Hôtel de ville, on a commencé avec un budget de 88, on a augmenté à 160, on a augmenté, on a fini à 211 millions. 211 millions, quelques années de plus, un projet comme celui-là, il n'y a pas de service qui donné aux citoyens de plus. On parle d'une institution ici, d'un bâtiment qui est patrimonial. Il fallait faire des interventions, oui, on n'est pas contre les interventions, mais de retaper à 211 millions de dollars un projet comme celui-là, c'est vraiment, c'est énorme. Si on regarde le centre de transport Bellechasse, par exemple, le centre de transport Bellechasse, on est rendu à presque 600 millions de dollars. On est dans un centre de transport qui est vraiment de toute beauté, de l'architecture, un centre de transport de 3 étages souterrains, 600 millions de dollars, madame la présidente, alors qu'on était à 254 millions au début. On parle d'une augmentation sans limite, on ne compte plus l'argent des contribuables, on est en train de dépenser l'argent des gens comme si c'était de l'argent de Monopoly. Et ça, c'est inacceptable, c'est inacceptable. On a eu une inondation en juillet dernier dans ce centre-là, On n'est même pas capable de nous dire combien ça va coûter pour établir, pour régler le problème de l'inondation. Et vous savez quoi? Ce qui est encore pire, c'est qu'on est dans un centre de transport qui va être inauguré, j'espère bientôt, on ne sait plus quand, mais qui est supposé être électrifié, mais on a décidé de ne pas faire l'électrification parce que ça coûtait 320 millions de dollars de plus, 320 millions de dollars de plus. Un garage qui frôlait le 1 milliard. Madame la présidente, c'est insensé, c'est vraiment insensé de voir des dépassements de coûts comme ça. Je veux pas parler du CTMO parce que c'est exactement, c'est le même processus. On avait une enveloppe pour faire 4 CTMO et 2 usines de méthanisation alors qu'on a laissé tomber tout, on a dépensé l'argent pour 2 usines en fait On a oublié l'équité territoriale, on a parlé de l'équité territoriale à n'en plus finir, on a parlé de 4 centres, finalement on a fini avec un qui a englouti tout l'argent de tous les centres. Il y en a, l'usine d'ozonification, le garage Côte-Vertu, je peux en parler jusqu'à demain matin. C'est pas pour rien qu'on a eu une augmentation de dette qui est de 1,8 milliard de dollars aussi. 1,8 milliard, madame la présidente, d'augmentation de dette. On était à presque 5 milliards en 2017, on frôle les 7 milliards, 6,8 milliards en 2025. C'est une augmentation encore une fois de 36%, 35,7% augmentation de la dette. Et tout ça, c'est les Montréalais avec leur argent, avec leurs taxes qui sont en train de payer cette augmentation. Madame la présidente, on regarde un peu plus, l'année passée on a vu un peu l'administration qui est arrivée avec un plan de resserrement. Ils voulaient avoir un plan de redressement de presque 100 millions de dollars. Qui sont arrivés en octobre avec ce plan de redressement, c'était plus une opération de relations publiques parce qu'il y avait une augmentation de taxes de 4,9% l'année passée. Donc avec ce plan de redressement, on s'est dit bon finalement ils ont vu la lumière puis ils vont commencer à resserrer les dépenses de cette administration. On a vu une augmentation quand même, pas une augmentation, on a vu un surplus dans le budget, ils ont oublié toute cette structure. Vous vous rappelez l'année passée, madame la présidente, on a demandé à la police de ne plus nettoyer leurs voitures tellement on n'avait plus d'argent. Puis malheureusement, on n'a pas vu une restructuration. Puis aujourd'hui, dans ce budget, on voit qu'il y a 55 postes à couper. On demande où est-ce qu'ils vont être, ces 55 postes. On n'est même pas capable de nous dire exactement où est-ce qu'ils vont couper cet argent. Madame la présidente, la même chose qui se réalise, on a vu un budget truffé d'optimisations, de contrôles d'embauches, on a vu beaucoup vraiment des mots qui sont beaux, mais qui veulent dire qu'on est en train de resserrer. Malheureusement, on n'est même pas capable de nous dire où est-ce qu'ils vont aller chercher l'argent. Ils ont parlé de 200 millions de dollars de coupures, madame la présidente, 200 millions, on n'est même pas sûr où est-ce qu'ils vont aller chercher ces millions-là. Et à mon avis, à notre avis, c'est plus du rêve que de la réalité. On n'arrivera jamais à avoir cet argent, surtout avec les dépenses qui sont en train d'augmenter à vue d'œil. Je vais, madame la présidente, quand même avec— je vais passer aussi à travers quelques points qui sont arrivés la dernière année. Si on regarde un peu plus ce qui est arrivé aux Montréalais avec, par exemple, le fiasco du Grand Prix, ce qu'on a vu à la Ville, on a vu vraiment une malsaine gestion de ce projet, de cet exercice. Le 9 avril dernier, je me suis déplacé moi-même sur Peel et j'ai rencontré les commerçants sur la rue Peel. Vous savez qu'est-ce qu'ils m'ont dit dans ce temps-là? J'étais avec mon collègue Julien Hénault-Ratelle. Les commerçants m'ont dit, nous sommes en train de sortir tous les matins nettoyer notre rue parce que la Ville ne nettoie plus la rue. Imaginez où est-ce qu'on est rendu. Les citoyens, les commerçants, ils ont à cœur cette Ville, ils sont en train de prendre leur boyau le matin et nettoyer les rues parce que la Ville n'envoie plus personne pour nettoyer les rues. J'ai entendu aussi parler de cette fameuse terrasse. Quand l'administration, quand le propriétaire m'a interpellé pour me dire, nous sommes en train de proposer une solution pour régler ce problème, malheureusement, on n'a pas, on n'a rien réglé. Malheureusement, ce que le propriétaire a proposé a été refusé pour être accepté une fois après le fiasco. Alors, on est devant une administration qui est loin de savoir ce qu'elle est en train de faire. Vraiment, elle est loin de savoir, d'avoir le contrôle de son agenda et le contrôle de ce qu'elle est en train de faire. Encore pire, qu'est-ce qu'on vient nous dire, ils viennent nous dire? Les inspecteurs sont en train de mesurer les plantes au lieu de faire vraiment des inspections dans des maisons comme les feux qu'on a eus l'année passée puis cette année. Madame la présidente, tarification des stationnements. On se rappelle tous au printemps dernier quand on a eu, quand on a eu ce saga d'augmentation des frais de stationnement, l'administration elle a arrêté vraiment le règlement pour pouvoir faire accepter à la population une augmentation de tarifs. On parlait de 5 millions de dollars de plus. Aujourd'hui les gens qui habitent à à Ville-Marie et dans les quartiers centraux sont pénalisés, madame la présidente. On a vu une question aujourd'hui où les gens parlaient de Parc Maître à Verdun, mais imaginez-vous aujourd'hui les gens qui habitent au centre-ville de Montréal quand ils arrivent à 9 h le soir, ils ont, il faut qu'ils payent leur stationnement pour pouvoir monter chez eux. Ça n'a aucun sens. Oui, il y a des villes qui l'ont fait, mais les villes qui l'ont fait, c'est quand il y a une vie nocturne qui existe à la ville. Malheureusement, à Montréal, on n'a pas cette vie nocturne. À 9 h le soir, nos magasins ferment. Ce qui reste ouvert, c'est un petit peu autour des théâtres qui existent. Et ce qui reste aussi, ce qui sont pénalisés, ce sont les consommateurs de nos scènes culturelles. Donc, on est en train de pénaliser notre culture et nous sommes en train de pénaliser, madame la présidente, nos résidents qui habitent dans ce secteur-là. Et vous savez quoi, nous avons déjà cette tarification, elle existe aujourd'hui, qu'on trouve nous exagérée, elle existe toujours aujourd'hui dans le budget 2025. Madame la présidente, les taxes des commerçants, là encore une fois on sait déjà que nos commerçants sont très lourdement taxés, puis on sait déjà que les commerçants sont à 4 4,5 fois plus de taxes que les résidentiels. Et nous sommes la ville la plus taxée au Canada à ce niveau-là. Imaginez-vous, dans ce budget-là, encore une fois, on ne voit pas, on a laissé tomber cette réduction de taxes entre le résidentiel et le commercial. C'est un abandon pur et simple, madame la présidente, même si on est la ville la plus taxée au Canada, Je peux vous parler de l'OCPM, je peux vous parler des dépenses extravagantes qui ont été faites, je peux vous dire exactement, on n'a pas à répéter ce qui a déjà été fait, ce qui a déjà été dit, mais les dépenses de l'OCPM, encore une fois, ça a été un fiasco total de cette administration. Consultation publique, les consultations publiques, on est rendu avec des informations publiques avec Projet Montréal, madame la présidente. Je me rappelle de mes collègues quand ils sortaient en disant, Si vous voulez des consultations publiques, votez pour nous. Aujourd'hui, on a oublié les consultations publiques. Juste à penser à Camélien-Houde. 12 000 personnes se sont déplacées, 12 000 personnes se sont déplacées pour demander à l'administration de ne pas changer Camélien-Houde. Qu'est-ce qu'on a comme résultat? Ces 12 000 personnes n'y connaissent rien à leur ville, c'est l'administration qui décide à leur place et c'est l'administration de Projet Montréal qu'elle a mis encore 90 millions dans le PDI. Comme si c'était une priorité de fermer Camillien-Houde, madame la présidente. Et c'est pas juste ça, avec un rapport même, s'il y a un avis du CIM aujourd'hui qui nous dit qu'il faut garder un cimetière ouvert en tout temps là-bas, on va payer pour l'entretien d'une rue qui sera jamais utilisée. Madame la présidente, les Montréalais, ils veulent se faire entendre. Malheureusement, aujourd'hui, Montréal, les Montréalais à Montréal n'entendent plus rien. Ils ne sont pas écoutés de nulle part, de nulle façon. Avec l'administration actuelle. La fermeture des salles de spectacle, oui, ça a été vraiment un dur coup avec la Tulipe. On a certainement, on s'est mobilisé, les gens se sont mobilisés, ils ont fait un concert à l'extérieur. J'ai été présent là-bas, les gens n'en pouvaient plus. Mais c'est pas la seule fermeture qui existe, madame la présidente. On a fermé, il y a eu beaucoup d'autres scènes emblématiques qui sont fermées à la ville. Que ce soit le Divan Orange, l'Arthère, tout ce qui est l'Escalier, il y en a d'autres qui ont été fermés et encore une fois, on n'a pas eu des solutions pour pouvoir au moins amener une vraie scène culturelle montréalaise. La culture à Montréal, elle est pénalisée et on n'a qu'à passer à travers les organismes communautaires, à travers la ville pour vraiment écouter et entendre leurs frustrations. Avec un budget comme celui qu'on est en train de voter aujourd'hui. Le transport en commun, il y en a beaucoup à en parler, beaucoup. Mais je me rappelle de la mairesse qui parlait d'être la mairesse de la mobilité. Malheureusement, on est rendu avec une administration immobile à la ville, immobile. Tout ce qu'on a pu faire pendant les 2 mandats de Projet Montréal, c'est de dépenser des millions de dollars pour une ligne rose qui n'existe pas, qui n'a jamais vu le jour, le jour, tout ce qu'on a fait, c'est créer un projet au niveau de la Ville alors que c'est l'ARTM qui devrait prendre en charge ça. On a mis 1 million de dollars dans un budget à la Ville au lieu de mettre l'argent là où il fallait le mettre, madame la présidente. Et aujourd'hui, 8 ans plus tard, la ligne rose, elle est rendue invisible. Il n'y a plus de ligne rose, il n'y a plus de ligne du tout, malheureusement. Le PSE, le Plan structurant de l'Est, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? La mairesse, elle siège sur l'ARTM, elle n'a même pas été capable de pouvoir vendre ce projet-là au niveau de la ville, au niveau du gouvernement, au niveau de l'ARTM. Malheureusement, c'est un autre fiasco qui est arrivé et les gens de l'Est aujourd'hui sont pénalisés. Les gens de l'Ouest, ils ont eu leur Rennes de l'Ouest, alors que les gens de l'Est, encore une fois, ils sont pénalisés justement parce que le cœur n'était pas à la bonne place, la vision n'était pas à la bonne place. Puis on n'était même pas capable de vendre ce projet-là, ni au niveau du gouvernement, ni au niveau de la population, madame la présidente. Ça, c'est sans parler vraiment des lignes qu'on est en train de remodeler actuellement et qu'on est en train de couper du service, les bus à 10 minutes max qui ont disparu, madame la présidente. Il y a quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup à faire dans le transport en commun. Et j'entends l'administration qui va nous parler, oui, il faut frapper à la porte de Québec. Mais avant de frapper à la porte de Québec, il faut au moins se regarder nous-mêmes dans le miroir et voir comment on peut, nous, resserrer les dépenses, comment on peut faire pour donner un meilleur service à nos citoyens avec l'argent qu'on est en train de leur imposer. Je l'ai toujours dit, nous sommes une entreprise de services qui facture pas, qui facture obligatoirement à ses citoyens le service qu'elle est en train de donner, mais on ne fait pas attention à leur argent, madame la présidente. C'est malheureux, mais c'est ça la réalité qui existe aujourd'hui au niveau de la ville. Quand on parle de la hausse de taxes cette année, on a parlé de 1,8% d'augmentation de taxes. L'administration, ils nous ont sorti un lapin du sac en parlant de 1,8% alors que eux-mêmes ils sont en train de contrôler le financement des arrondissements. Je l'ai dit au dernier conseil, eux-mêmes ils contrôlent le transfert. Ils ont demandé, ils ont donné un transfert de 1% la dernière fois. 1%, ça donnait un coût nul dans les arrondissements avec les ajustements qui ont été demandés. Donc on donne 1%, on se pète les bretelles, on est en train de donner 1%, on demande la même chose, une coupure aux arrondissements, puis on finit par par dire c'est la faute des arrondissements s'il y a une augmentation de taxes, alors que Madame la Présidente, les arrondissements ne sont pas eux qui sont en train de négocier les ententes collectives au niveau de la ville. On est en train de subir l'augmentation des ententes qui sont faites aux employés et ce n'est pas les arrondissements qui sont en train d'avoir le transfert nécessaire pour payer l'augmentation. Alors imaginez-vous, on change d'avis, on augmente à 1,8% le transfert, mais le 1,8% avec les ajustements aujourd'hui, dans la réalité, on est à 0,7% d'augmentation. Madame la présidente, c'est pas juste les arrondissements de Projet Montréal ou les arrondissements des indépendants, c'est même les arrondissements de Projet Montréal qui sont en train d'écoper, c'est les services de citoyens qui sont en train d'écoper. C'est quand on parle, quand on voit par exemple une diminution de services dans les bibliothèques, c'est justement parce que cette administration a donné 15% d'augmentation de transferts depuis 2017 à aujourd'hui dans les arrondissements, alors que l'inflation, elle est, elle, elle est à 25%, et ce qu'ils ont taxé, les Montréalais, c'est 38%. Alors imaginez l'écart. Comment un arrondissement veut continuer à offrir un service de qualité si la ville-centre n'est pas au rendez-vous dans le transfert? Ça, c'est, vous allez demander à n'importe quel arrondissement, que ce soit le SMRA, le le problème des policiers. Ils ont été ici, ils ont dit 50% de leurs véhicules n'est même pas— ils sont en train de conduire des véhicules désuets à une hauteur de 50%. Madame la présidente, nous, notre sécurité urbaine, on n'a plus de véhicules au niveau de l'arrondissement, on n'est même plus capable d'offrir le service comme il faut au niveau de l'arrondissement parce qu'on a donné, on a centralisé en pensant que ce service centralisé pourra sauver de l'argent. Malheureusement, on est en train de se pénaliser, on est en train de se tirer dans les pieds, nous comme arrondissement, à cause d'un goodwill qu'on a décidé d'aller de l'avant. Madame la présidente, on a parlé d'une augmentation de 38%, 1384$ de plus depuis l'existence de Projet Montréal au pouvoir. On ne peut plus hypothéquer le futur, on ne peut plus hypothéquer les jeunes, nos futures générations. Parce que la dette qu'on a entre les mains aujourd'hui, quelqu'un doit la payer, et ce quelqu'un, c'est les futures générations. Madame la présidente, pour nous, pour Ensemble Montréal, on est loin d'avoir une maison en ordre aujourd'hui. Et dans les années à venir, vous allez voir que les Montréalais vont écoper, les Montréalais vont frapper un mur, ils sont en train de frapper un mur aujourd'hui avec ce budget-là et ce qu'on est en train de faire, on est en train de pelleter en avant. Quand on pense que d'ici 2 ans, d'ici 2027. On est supposé avoir le contrôle de la dette puis ramener ça à 100% des revenus. Quand on pose la question, madame la présidente, on n'est même pas capable d'y voir une réponse qui est normale. C'est dans 2 ans que ça va arriver. Dites-nous comment vous allez faire pour y arriver. Dites-nous comment vous allez faire pour couper 200 millions de dollars dans votre budget. Vous n'êtes pas capable de le faire. Vous avez une augmentation de dépenses après année après année, et malheureusement, c'est parce qu'on est en train d'hypothéquer nos futurs, notre future génération qu'on ne peut pas voter pour un tel budget, madame la présidente. Je vais laisser la chance à mes collègues d'intervenir, que ce soit en itinérance, que ce soit dans les tuyaux. On a vu 300 millions de moins dans les tuyaux. L'itinérance, c'est l'angle mort de cette administration. Puis quand j'entends la mairesse nous parler qu'elle ne veut pas faire dépenser l'argent des Montréalais Ce qu'on est en train de demander, ce n'est pas— ça ne prend pas la tête à Papineau de le faire. On est en train de demander à la mairesse, qui est la première magistrate de cette ville, qui est aussi la mairesse des personnes itinérantes qui sont dans la rue, ce qu'on est en train de demander à la mairesse, de mettre des experts autour de la table et faire un plan. Mon collègue l'a déjà dit, on a besoin d'un plan. On a besoin d'un plan pour que les gens arrêtent de mourir dans la rue. On a besoin de ce plan et aller frapper à la porte du gouvernement. Demander de l'argent pour des projets concrets. On ne peut plus continuer à demander de l'argent juste pour demander de l'argent. C'est pas comme ça qu'on peut fonctionner et c'est comme ça que le gouvernement est en train de nous voir comme une administration incompétente. Parce que quand il y a un 75 millions de dollars qui existe au niveau du gouvernement du Québec et qu'il est en train de le saupoudrer à gauche et à droite sans qu'il y ait un plan directeur, sans qu'il y ait une façon de sortir les gens de la rue, c'est qu'on est en train de faire la vraiment qu'on n'est pas en train de se prendre en main, qu'on n'est pas en train d'avoir une vision et qu'on n'est pas en train d'au moins penser à l'autre qui est dans la rue aujourd'hui et qu'on est quand même responsable, même si c'est le gouvernement du Québec qui est supposé mettre l'argent là-dedans. Madame la présidente, j'en ai long à parler de ce budget, mais c'est sûr et certain que nous, comme Ensemble Montréal, on ne peut pas voter pour un tel budget. On ne peut pas voter pour ce budget justement parce qu'on est en train d'y perdre les générations futures. Merci, madame la présidente.

Voix 2E2:16:53

Merci.

Martine Musau Muele ◌2:16:53

La parole est à Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌2:16:57

Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter aussi sur le financement des arrondissements, particulièrement sur les transferts centraux aux arrondissements, mais avant d'entrer dans le vif du sujet, j'aimerais exposer quelques faits. Cette année, l'arrondissement LaSalle, que j'ai le grand privilège de représenter, a été sous les projecteurs en raison de la hausse des revenus issus de la taxe sur les services de 10%. Effectivement, les élus de LaSalle ont fait le choix d'ajuster le taux de taxation, le passant de 5,58 sous à 5,62 sous par tranche du centime dollars d'évaluation. Madame la présidente, permettez-moi de mettre en contexte ce chiffre. Le montant qui résulte d'un petit pourcentage d'augmentation sur un grand budget peut équivaloir à un grand pourcentage d'augmentation d'un petit budget. Donc, si on compare LaSalle avec d'autres arrondissements, la somme qui résulte de ce même 10% nécessite ailleurs, et je vais taire le nom de l'arrondissement avec lequel nous nous sommes comparés, que 6% d'augmentation du revenu de taxes. Et je rappelle que l'arrondissement LaSalle est le 4e arrondissement avec le plus faible revenu de taxes locales, donc l'un des arrondissements qui prélève le moins d'argent directement dans les poches de ses citoyens. Quoi qu'il en soit, C'est une décision que nous assumons pleinement, car elle repose sur des faits. Le principal est malheureusement l'insuffisance des transferts centraux. Avec 1,8% d'indexation de notre dotation pour 2025, on a quand même dû faire des choix difficiles pour assumer à la fois les coûts supplémentaires associés à l'inflation, mais aussi augmentations de la rémunération, augmentations négociées par la Ville-Centre, mais payées à même notre budget d'opérations locales. Ces choix qui s'offraient à nous étaient soit de réduire les services à la population, soit de piger dans le surplus d'arrondissement pour payer des dépenses courantes, ou encore ajuster légèrement le taux de taxation. Les élus de LaSalle ont fait le choix de maintenir les services aux citoyens et de préserver le surplus pour l'investir dans des projets porteurs pour notre communauté. D'autant que notre PDI est fixe depuis des années. L'ajustement de la taxe locale devenait l'option la plus responsable à nos yeux. Ces choix témoignent, à notre avis, de notre gestion rigoureuse. À LaSalle, on prend des décisions réfléchies et courageuses avec toujours une chose en tête: ne jamais perdre de vue l'intérêt de nos citoyens. On a donc adopté un budget local équilibré sans utiliser les surplus accumulés, sans repousser aux années futures l'inévitable ajustement à la hausse des taxes locales. Mais malgré cette augmentation, Nos citoyens verront une hausse moyenne de leur compte de taxes de seulement 69$ pour une maison unifamiliale. C'est la plus faible des 19 arrondissements et, je le rappelle, malgré le 10% de hausse de notre revenu de taxes locales. Et c'est bien en dessous de la moyenne montréalaise de 135$. Pour l'ensemble du secteur résidentiel, les charges fiscales sont à la hausse de 1,9% pour les Lassaloises et Lassalois, alors que la moyenne montréalaise est de 2,2%. Madame la présidente, dans son rapport, la Commission sur les finances et l'administration recommande que la Ville de Montréal présente, dans le cadre du budget 2026, les avancées en matière de révision du financement des arrondissements, et ce, en référence à la démarche de révision du financement des arrondissements qui a, et je cite, pour objectif de garantir une plus grande équité et d'améliorer la stabilité et la prévisibilité des transferts provenant de la Ville. Ma question est donc simple. Puisque l'administration en place dit avoir à cœur les préoccupations des Montréalais et Montréalaises, qu'elle dit comprendre les difficultés économiques que vivent ces derniers et qu'elle ne veut réduire les services au citoyen, L'administration peut-elle s'engager également à garantir que les transferts futurs augmentent au moins au rythme de l'inflation, mais aussi permettent de supporter les hausses de rémunération? Merci, madame la présidente.

Voix 2E2:21:53

Merci.

Martine Musau Muele ◌2:21:55

La parole est à Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌2:21:59

Alors merci, madame la présidente. Alors moi, j'ai lu le budget d'un bout à l'autre, j'ai vraiment examiné ça d'une façon très sérieuse, rigoureuse, parce que je pense que ça mérite de la rigueur. J'espère que je me lève pas pour rien, par contre, parce que j'ai eu la surprise en regardant mon conseil du 16 décembre, la version 1, de voir qu'il y avait déjà une réponse du comité exécutif à l'adoption du budget aujourd'hui. Je trouvais ça un petit peu, si vous me le permettez, manque de respect par rapport à la démarche que l'on fait et par rapport à l'institution. Alors, il y avait une réponse, je m'excuse, il y a une version 1.

Voix 2G2:22:40

Dans la version 1, il y a un dépôt, puis il y a la réponse pour les recommandations au niveau prébudgétaire et au niveau budgétaire.

Richard Deschamps ◌2:22:48

Alors moi, je l'ai lu, fait que j'ai pas rêvé. On peut me dire non, mais j'ai pas rêvé certain.

Voix 2G2:22:53

Je veux bien croire qu'on ne peut pas tout comprendre.

Voix 2H2:22:59

Pardon?

Voix 2G2:23:01

En tout cas, je veux juste dire que j'espère pas me lever pour rien.

Richard Deschamps ◌2:23:08

Peut-être certains de mes collègues vont dire que je suis trop gentil, mais qu'est-ce que vous voulez, on peut pas défaire sa nature non plus.

Voix 2G2:23:17

Je vais quand même reconnaître Ce qui, à mon sens, est un bon coup.

Richard Deschamps ◌2:23:23

Et je veux en profiter pour remercier le service des finances, la direction générale et l'ensemble des services pour le budget qui nous est présenté.

Voix 2G2:23:33

Je trouve qu'il est clair, bien écrit, et quand on sait le travail titanesque qu'il y a en arrière qui sous-tend la production d'un budget, je pense que c'est important.

Richard Deschamps ◌2:23:44

Qu'il y ait au moins un élu qui le reconnaisse, même si on est très critique envers le budget au niveau de l'administration. Je veux reconnaître aussi les efforts de l'administration parce que j'espère qu'on va entendre ma reconnaissance, mais j'espère aussi qu'on va bien entendre les critiques que je vais formuler également. Premièrement, je reconnais qu'il y a eu un effort très louable de l'administration pour le congé de taxes de 10 millions. Organismes communautaires, surtout si on se situe dans le contexte de la discussion qu'on a eue au dernier conseil au niveau de l'itinérance. C'est un bel effort, c'est pas assez, je maintiens, parce que c'était ça ma position lors du dernier conseil, mais c'est un effort louable. Il y a un effort aussi au niveau du logement, je pense c'est 100 millions si je me rappelle bien. Malheureusement, on verra pas les fruits à court terme, c'est ça qui est malheureux, parce que ça aussi c'est relié, je pense, à une problématique fondamentale. Mais il y a un effort qui est fait dans le budget.

Voix 2G2:24:47

Je remercie et félicite l'administration pour la section climat.

Richard Deschamps ◌2:24:53

Quand on sait tous les défis que nous avons eus au cours des dernières années, tant au niveau des épisodes de chaleur, au niveau des inondations, Puis on sait que certains arrondissements ont été très touchés.

Voix 2G2:25:06

Le verglas, en fait, je pense que c'est très important de reconnaître tout ce qui est développé au niveau du budget, la section climat, et je pense que c'est important de voir qu'il va falloir effectivement évaluer l'alignement du plan stratégique, du budget et des différentes actions que nous aurons à faire au niveau central et au niveau des arrondissements.

Richard Deschamps ◌2:25:32

J'invite l'administration, en tout cas je reconnais également qu'il y a un effort louable au niveau du paiement au comptant, un effort louable, 475 millions cette année, 582 en 2026, 689 dans les années subséquentes. Je suppose, en tout cas j'espère fortement que tout ça va être maintenu, ne serait-ce qu'à cause de l'impact au niveau de l'endettement général de la Ville. J'espère qu'il n'y aura pas de pause. Et contrairement à ce qu'on peut penser, ça fait longtemps que cette mesure-là est établie. Je peux vous en parler parce que quand la fusion de la Ville est arrivée, il n'y avait pas grand monde ici qui était là. C'est moi et quelques autres ici qui se sont battus pour que ce soit intégré dans le budget de la Ville de Montréal, parce qu'il y avait beaucoup de résistance au niveau du service des finances à l'époque. Mais nous autres, c'était une bonne pratique qu'on avait dans nos villes et on voulait qu'elle soit implantée parce qu'on voulait le mieux pour les citoyens montréalais maintenant que nous en faisions partie. Donc moi, je trouve que c'est très important de le maintenir parce que justement, parce que je me suis battu pour, puis parce que je pense que c'est la meilleure chose à faire pour les citoyens montréalais. Alors je vous disais que, parce que j'ai un autre commentaire là-dessus, ça fait 2-3 conseils que j'entends ça, puis je vais revenir sur cet élément-là. Projet Montréal, je respecte énormément ce que vous faites, mais vous n'avez pas tout inventé. OK, je veux juste vous le rappeler.

Voix 2G2:27:03

Le taux de taxe générale de 2,2%, là encore, il y a un effort. Je pense qu'il faut reconnaître qu'il y a un effort, mais c'est un peu tard parce qu'à mon sens, ça aurait dû être fait dans les années précédentes.

Richard Deschamps ◌2:27:18

Vous allez me dire, on peut pas refaire le passé. Alors moi, je reconnais quand même qu'il y a eu un effort et je pense que ça devra continuer dans ce sens-là. Je mettrais pas ma main au feu que l'année prochaine, ça va être encore une taxe qui va être aussi basse que ça.

Voix 2G2:27:35

On sera pas dupes.

Richard Deschamps ◌2:27:37

J'ai vu neiger là, c'est quand même, fait quand même plusieurs années que je vois neiger au Québec. On sait que c'est une année électorale, alors faut pas être naïf. Je reconnais l'effort, j'espère qu'elle va continuer, mais je ne parierais pas trop là-dessus parce que vous allez avoir des gros problèmes pour équilibrer le budget comme on l'a depuis 25 ans, peut-être même avant parce que c'est pour ça qu'il y a eu fusion. Il y avait tellement de difficultés à équilibrer le budget à Montréal qu'il y a eu une fusion municipale pour essayer d'avoir les revenus des villes qui étaient sur l'île de Montréal.

Voix 2G2:28:10

Alors ça, ce sont mes premiers commentaires. Pour faire suite à ce que madame la mairesse dit, je trouve qu'il y a beaucoup d'éducation encore à faire pour que les citoyens comprennent l'aspect de la taxation, de l'évaluation municipale, donc l'aspect fiscal des villes, des termes simples que l'étalement là sur 3 ans que l'on fait, que l'on pratique à la ville depuis je sais pas combien d'années, depuis pratiquement 25 ans. Qui était une pratique qui n'était pas nécessairement courante préalablement.

Richard Deschamps ◌2:28:42

En tout cas, nous, à LaSalle, on le faisait pas quand je suis arrivé comme élu en 99, mais ça s'est fait assez rapidement à Montréal.

Voix 2G2:28:49

C'est une bonne pratique, excepté que cette année, on a le plein, la pleine évaluation du dernier rôle d'évaluation.

Richard Deschamps ◌2:28:57

Et les gens comprennent pas la composition générale de la taxation à Montréal, à mon avis.

Voix 2G2:29:03

Je sais pas combien de fois je peux expliquer expliquer ça aux citoyens lorsque justement dans les journaux sort le fameux 10% ou 6%. Tu sais, 10%, ça veut rien dire. 8%, ça veut rien dire. Ça dépend, c'est 10% de quoi? Ça dépend, c'est 6% de quoi? Fait que quand les journalistes, avec tout le respect que je peux avoir, sortent ce genre d'affaires-là, ben, il y aurait intérêt à l'expliquer correctement aussi. Chez nous, le 10%, le fameux 10%, ça nous donne 728 000$ de plus dans notre budget pour l'équilibrer. Je suis d'autant plus à l'aise de le dire que l'année dernière, si vous regardez dans le tableau 42, ben on est le seul arrondissement qui a réussi à respecter son budget l'année dernière.

Richard Deschamps ◌2:29:49

On est moins 1 million par rapport à ce qui est prévu au niveau du budget puis par rapport au réel.

Voix 2G2:29:55

Alors moi, je m'excuse, mais nous autres chez nous, on gère serré. On gère avec 2-3 fois par année où on va regarder nos finances. On a même des documents pour nos budgets PDI pour les 3-4 prochaines années. Quand on sait où est-ce qu'on s'en va, on est capable de prendre des décisions, comme le disait la mairesse, réfléchies, éclairées, qu'on assume, puis en fait qui nous regardent parce que l'espace fiscal a été donné en 2012 lors de la réforme. Faut savoir d'où ça vient là les choses aussi. Alors je comprends que tout le monde n'était pas là, mais à un moment donné, il faut savoir d'où viennent les choses pour bien les comprendre et bien les expliquer à nos concitoyens. Alors moi, je pense qu'il y a une certaine confusion, puis cette année la confusion a été accélérée, en tout respect encore une fois, parce que le président du comité exécutif est sorti. On avait un budget qui nous demandait d'équilibrer avec 1% Il est sorti à 1,8% au mois d'octobre, puis on venait d'adopter, on était sur le point d'adopter nos budgets parce qu'il fallait, au cours de l'été, les préparer.

Richard Deschamps ◌2:30:58

On ne peut pas dire que ça nous aide énormément dans les arrondissements à répondre favorablement aux demandes qui peuvent être effectuées.

Voix 2G2:31:05

De toute façon, on ne l'aurait pas fait parce que ce n'est pas à l'avantage des citoyens lasallois dans ce cas-là. Et ça nous appartient, cet espace fiscal-là, et on va l'exercer le mieux possible pour le bénéfice de nos concitoyens. Bref, on essaie de contrôler nos dépenses. Et là, j'arrive aux aspects un petit peu peut-être un peu plus critiques. Je vous invite à lire le tableau 41 ou la page 41, tableau, je m'excuse, en tout cas le tableau 41 où il y a toutes les dépenses de la Ville avec les arrondissements. Et là, j'ai eu un choc, honnêtement.

Richard Deschamps ◌2:31:45

À moins que j'aie bien mal compris.

Voix 2G2:31:49

Je vais essayer de le retrouver parce que ça vaut la peine. L'écart entre le budget et le réel.

Richard Deschamps ◌2:32:02

Naturellement, c'est quand tu le cherches que tu le trouves pas.

Voix 2G2:32:05

Oui, 44. Alors, 44.

Richard Deschamps ◌2:32:07

Quand on regarde ça, là, écoutez, je félicite certains services qui réussissent à équilibrer, mais je regarde les principaux, je m'en vais en qualité de vie, il y a un écart de 10 millions.

Voix 2G2:32:21

Au niveau de la sécurité publique, je n'irai pas dans le détail, mais il y a un écart de 73 millions.

Richard Deschamps ◌2:32:26

54 plus 19, la police, les pompiers.

Voix 2G2:32:29

Vous allez me dire peut-être que c'était nécessaire, mais comment ça se fait qu'il y a un tel écart? Si on s'en va à la concertation des arrondissements, il y a 8 millions. Bon, puis ça descend comme ça. En tout cas, quand je m'en vais aux services de proximité, 53 millions d'écarts quand je fais l'addition, 32 millions au niveau de l'urbanisme, mobilité, infrastructures, pour un grand total de 190 millions d'écarts. On cherche 200 millions sur 3-5 ans, vous les trouvez? Qu'on contrôle nos dépenses? Où est le contrôle des dépenses au niveau des différents services? Puis en passant, c'est pas l'affaire juste du service au niveau organisationnel, de la performance organisationnelle, organisationnel, c'est le travail, à mon sens, de l'ensemble des gestionnaires et des élus responsables de s'assurer qu'au cours de l'année, on ne dépasse pas les budgets comme je le vois au niveau du réel. Moi, je questionne ça, là.

Richard Deschamps ◌2:33:23

Peut-être que je me trompe, mais il va falloir l'expliquer à un moment donné.

Voix 2G2:33:27

Alors, on cherche l'argent, d'un côté on en ajoute 286 millions cette année. Si à chaque année, les prochaines années, on ajoute 150 puis puis qu'on n'est pas capable de contrôler nos dépenses, jamais on ne trouvera, jamais on ne trouvera l'argent nécessaire, jamais, personne. Il faut donc avoir plus de rigueur dans le contrôle des dépenses. Puis il y a eu une époque où c'était le service des finances qui faisait ça.

Richard Deschamps ◌2:33:52

Moi, je n'étais pas pour ça parce que je trouvais que le service des finances contrôlait tout à la Ville à l'époque. J'étais vraiment en désaccord.

Voix 2G2:34:01

Mais les gestionnaires dans chacun des services doivent le faire, à mon avis. Alors moi, je pose la question et là je dis, je pense que nous avons, moi je viserai pas, nous avons, incluant les gestionnaires et les élus, nous avons un travail à faire à ce niveau-là. Alors je demande, je demande beaucoup de rigueur, madame la mairesse l'a demandé ce matin pour l'opposition officielle, ben je vais nous demander la même rigueur au cours de la prochaine année. On a de beaux objectifs, on a de beaux objectifs. Le thème de cette année, c'est une métropole à échelle humaine. Puis j'ai regardé les priorités, j'ai regardé ce que vous disiez, c'est vraiment intéressant.

Richard Deschamps ◌2:34:46

Il y a beaucoup de priorités, il y en a 7 grandes priorités si je me rappelle bien.

Voix 2G2:34:50

C'est beaucoup.

Richard Deschamps ◌2:34:52

Maintenant, si on a des priorités, il faut vraiment miser, focusser À mon avis, davantage, mais je comprends qu'il y a beaucoup de besoins. Je comprends ça, j'ai été dans votre position, puis je dis ça à quel point c'est pas facile. Mais si on veut avoir une métropole à l'échelle humaine, il faut que les services soient donnés correctement dans l'arrondissement.

Voix 2G2:35:12

De là la nécessité de bien financer les arrondissements. Et là, je rejoins ce que madame Blanchet vient d'exprimer, puis il y a bien du monde ici qui sont au maire, vous ne le direz pas parce que vous ne pouvez pas le dire publiquement, mais vous le savez que ce que je dis, c'est vrai. Il y a un besoin très important d'améliorer le financement au niveau des arrondissements.

Richard Deschamps ◌2:35:36

Les budgets ont été indexés, mais ils étaient indexés.

Voix 2G2:35:40

Tu es indexé d'1%, tu en coupes 2 de l'autre bord. Ce n'est pas une indexation, ça. La rémunération des personnels, Elle est négociée au niveau central lorsqu'on négocie le conventionnement collectif, on n'a à peu près aucun pouvoir là-dessus dans les arrondissements, mais par contre on est pris pour équilibrer le budget à la fin de l'année. Ça fait pas de sens, je comprends que c'est comme ça que ça fonctionne, mais à un moment donné, il va falloir aussi équilibrer correctement les budgets. Et en passant, ça fait au moins 4 ans que j'entends parler de la réforme du financement, puis là elle va se faire semble-t-il avec la recommandation que j'ai lue au niveau de la CFA.

Richard Deschamps ◌2:36:16

Très bien fait le rapport, je remercie d'ailleurs monsieur Lessard-Blais pour ses bons mots à mon égard, mais ça va se faire en 2026.

Voix 2G2:36:23

Ben, il me semble que ça fait longtemps qu'on en parle. En passant, le PDI des arrondissements, il n'a pas été revu depuis 22 ans. J'étais là quand Frank Zampino l'a mis en place, ça n'a pas été revu. Donc, on fonctionne avec des PDI, avec des budgets indexés un petit peu On reçoit ça au mois de— nos fonctionnaires reçoivent ça, je sais pas, au mois de juin, puis ils travaillent, puis ils essaient d'équilibrer tout ça pour nous présenter quelque chose de potable.

Richard Deschamps ◌2:36:49

Puis nous autres, on fait un choix, puis on essaie de gérer ça le mieux possible sans faire de déficit parce que la loi des cités et villes ne nous le permet pas, comme nous autres ici d'ailleurs.

Voix 2G2:36:57

Alors moi, je veux vous mentionner que depuis des années, c'est comme ça. Il faut absolument qu'il y ait une révision. Mais une révision qui va être équitable, parce que là, j'irai pas dans des détails d'arrondissements, mais si vous regardez les budgets, il y a des arrondissements qui ont sensiblement les mêmes nombres de citoyens, mais où il y a des écarts très importants dans le budget de fonctionnement. Puis quand je dis important, c'est pas 1,5 million, c'est 8, 10, 12 millions. Puis peut-être plus. Je nommerai pas d'arrondissements, j'en ai en tête, mais je les nommerai pas parce que je trouve que c'est pas correct non plus, parce que tout ça vient de la fusion municipale où le comité de transition a établi des montants, mais qui n'ont jamais été vraiment révisés, puis qui dérangeraient probablement si, quand ça va être revu, mais où il va falloir établir ça sur une base qui est correcte pour tout le monde. D'ailleurs, LaSalle, les gens le savent, il nous manquait 10 millions dans notre dotation de base lorsqu'il y a eu la réforme du financement en 2012. 10 millions, ça veut dire que pendant de 2001 à 2012, on a fonctionné avec 10 millions de moins par année. Ça, c'est 120 millions, 12 fois 10, ça fait 120 millions. C'est beaucoup d'argent qu'on aurait pu mettre à LaSalle, ça. Alors, je veux juste vous donner des exemples très, très concrets qui servent dans certains arrondissements de Montréal et il y en a d'autres où ils sont désavantagés. Alors, il va falloir que ce soit fait équitablement, il va falloir aussi que ce soit fait avec un processus, avec un processus où les élus sont consultés au fur et à mesure. Pas à la fin quand tout va être décidé puis qu'on aura juste à se prononcer ici au conseil, parce que c'est souvent ça qui arrive dans ce genre de réforme-là.

Richard Deschamps ◌2:38:59

Les élus sont pas informés, en fait il y en a un nombre qui sont informés puis un nombre qui ne le sont pas puis qui se retrouvent devant le conseil à 3-4 jours d'avis puis qui se font placer devant des décisions qu'ils doivent prendre parce qu'on siège en conseil. Moi je pense qu'il va falloir aussi consulter les élus. C'est sûr que ça va être fait au niveau administratif, mais je demande à ce que les élus soient informés de la réforme au fur et à mesure du processus que vous allez mettre en place. Ça vous appartient, mais moi je veux pas être mis devant un fait accompli.

Voix 2G2:39:32

Alors, je le dis très, très clairement. La preuve est dans le pudding, tableau 42. Regardez là encore une fois le montant qu'il y a au niveau du budget de fonctionnement et Regardez aussi les PDI, c'est à peu près 1 milliard et quelques sur 23-24 milliards. Alors, c'est 5% qui va dans les arrondissements, puis le reste s'en vient au central. Vous allez me dire qu'il y a beaucoup de services qui sont répartis dans les arrondissements, il faudrait examiner ça plus attentivement, mais il y a quand même un déséquilibre, à mon sens, qu'il faut rétablir.

Richard Deschamps ◌2:40:13

Et qu'il va falloir examiner sérieusement.

Voix 2G2:40:17

Donc, j'ai des suggestions très simples, très simples en fait: bien contrôler nos dépenses, revoir le financement de façon équitable, et j'aurais une autre suggestion au niveau du PDI: diminuer les temps de planification et de réalisation.

Richard Deschamps ◌2:40:41

Pourquoi? C'est mathématique.

Voix 2G2:40:43

Si on prend, parce qu'il n'y a pas de grands projets qui se font à Montréal, puis je peux vous donner des exemples.

Richard Deschamps ◌2:40:48

SRB Pie-IX, c'est moi qui ai été faire avec Chantal Rossi là en 2012, octobre 2012, le SRB Pie-IX là à Montréal-Nord, c'est moi qui étais allé. Je l'ai faite l'ouverture. Sainte-Catherine, on parlait de ça quand j'étais au comité exécutif, ça doit faire à peu près 13-14 ans.

Voix 2G2:41:04

La bibliothèque L'Octogone à LaSalle, elle a pris 14 ans à faire. Espace 13 à LaSalle, ça fait— j'étais sur un comité avec Jody Troilhou, ma collègue de l'arrondissement, en 2010.

Richard Deschamps ◌2:41:14

Ça va se faire en 2025, c'est en train de se faire, mais ça va être réalisé en 2025.

Voix 2G2:41:21

Des 10, 12, 14, 15 ans pour réaliser des projets. Pendant ce temps-là, le coût du projet augmente, l'inflation au niveau des coûts de construction se transforme d'une façon pratiquement du double au triple. Alors, c'est pas surprenant qu'à un moment donné, il nous manque de l'argent dans les PDI. Faudrait qu'il y ait un sentiment, je l'ai souvent dit, je me répète, je radote peut-être, mais je me répète, faudrait développer un sentiment d'urgence à Montréal des fois. Parce que si on ne développe pas ça, on va continuer dans la même ligne, on va consacrer des PDI qui, dans le fond, pourraient être consacrés ailleurs.

Richard Deschamps ◌2:41:57

En tout cas, je comprends que c'est fatigant ce que je dis. Peut-être que je me répète, mais pas très, très loin de la vérité, je pense pas.

Voix 2G2:42:06

Alors moi, je demande ça, qu'on puisse essayer de diminuer de moitié.

Richard Deschamps ◌2:42:10

Écoutez, quand ça prend 15 ans à diminuer de moitié, ça fait 7 ans, c'est quand même pas si pire que ça.

Voix 2G2:42:14

On a le temps, je pense, de préparer des choses, on a le temps de faire des choses. L'ozonation, ça fait 20 ans que j'entends parler de ça. Je comprends, c'est des gros projets, mais ça fait 20 ans que j'entends parler de ça. Puis je veux juste rectifier une chose en terminant, parce que je suis pas mal à la fin de mon temps. Non, j'ai quand même un petit peu de temps encore. J'entends madame la mairesse qui dit là, qui accusait, qui mentionnait à l'opposition qu'il fallait avoir de la rigueur, puis que eux autres, ils avaient jamais investi dans les tuyaux, puis tout.

Richard Deschamps ◌2:42:44

Écoutez, là encore, peut-être que sous monsieur Coday, il y a eu un ralentissement, je me rappelle pas.

Voix 2G2:42:50

Mais je peux vous dire que moi, j'ai présenté ici par que j'étais responsable des infrastructures, un plan de financement sur 20 ans sur l'eau. Puis à cette époque-là, il y avait madame Arell qui dirigeait l'opposition, puis les gens de Projet Montréal, il y en a certains qui étaient dans cette salle, qui ont voté contre.

Richard Deschamps ◌2:43:09

Ça ferait 14 ans qu'on aurait un plan sur l'eau qui marcherait à Montréal si on avait voté pour à l'époque. Fait qu'on arrête là de dire que l'opposition n'a rien fait.

Voix 2G2:43:18

Vous faites des choses, mais encore une fois, ça n'a pas été inventé par Projet Montréal cette affaire-là. Fait qu'on arrête, qu'on arrête parce que ça, je ne peux plus de l'entendre là. Puis je ne me lève pas toutes les fois pour le dire, mais là, ça me tombe sur les nerfs parce que ce n'est pas la vérité, ce n'est pas la vérité.

Richard Deschamps ◌2:43:38

La vérité, c'est qu'il y en a eu des plans qui ont été proposés à Montréal, puis je comprends madame Vodanovic qui a la responsabilité, Parce que c'est pas évident la gestion de l'eau à Montréal, c'est pas évident la gestion des infrastructures, c'est pas évident la gestion des ponts puis tout ça.

Voix 2G2:43:54

Je le comprends ce que vous vivez, mais à un moment donné, faut pas dire non plus des choses qui ne sont pas vraies, et ça je l'accepte pas. Alors je termine là-dessus. Il y a beaucoup de choses à effectuer, à Je vais dire ça comme ça, il faut resserrer. Puis je pense qu'il y a moyen de les trouver les sommes d'argent. Pas sur 3 ans puis 5 ans, ça presse là. Avec le niveau d'endettement qu'on a à Montréal, ça presse là. Je lisais là, je ne sais pas quelle page, je ne la trouverai pas c'est sûr si je la regarde, je lisais en terminant qu'il y aurait des révisions du PDI à tous les 3 ans.

Richard Deschamps ◌2:44:37

Non, que ce soit fait annuellement, puis même 2 fois par année si on veut suivre nos affaires.

Voix 2G2:44:42

Alors moi, j'invite l'administration à appliquer mes suggestions que je donne gratuitement. Je ne charge personne pour ça.

Richard Deschamps ◌2:44:51

Ça me fait plaisir de les donner aujourd'hui.

Voix 2E2:44:56

Merci.

Martine Musau Muele ◌2:45:00

Alors, la parole est au maire De Sousa.

Alan DeSousa ◌2:45:03

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'avais un autre discours préparé, mais je vais ajuster ça pour tenir compte de mon collègue Deschamps qui illustre une certaine, soit ignorance politique ou amnésie politique, parce que quand les gens ont tendance à dire que les administrations du passé n'ont rien fait, moi-même et lui-même peut témoigner du fait qu'on avait fait des choses. En 2003, le premier plan de l'eau de Montréal a été déposé et c'était de ça que ça commençait, les divers projets de mise aux normes des usines, mise aux normes, faire le rattrapage sur les travaux vis-à-vis des tuyaux et aussi la question d'ozonation qu'on avait faite, le meilleur test, vous vous souvenez, monsieur Deschamps était à mes côtés quand nous avons fait ça en 2005, est-ce que ça va être l'ultraviolette ou est-ce que ça va être aux ondulations? Donc, je pense qu'on doit juste se méfier de ne pas avoir cette amnésie politique. Mais en même temps, cette amnésie politique, c'est pas juste pour le long terme, c'est aussi pour le court terme, madame la présidente, parce que quand je participais avec mon collègue Blais Lessard et les autres membres de la commission, monsieur Deschamps, c'est moi qui avais soulevé la question, où sont les recommandations de l'année passée, pas cette année, l'année passée. Et après une recherche, on s'est trouvé que les recommandations qui étaient déposées ici au conseil l'année passée, il y a un an, on n'a même pas eu une réponse de l'exécutif. Donc, je soupçonne que ce que vous avez vu et vous avez lu, pensant que l'exécutif a répondu d'une façon hâtive, à des recommandations anticipées par le CFA n'était pas le cas. C'était l'année passée que vous avez déposé, n'est-ce pas, monsieur Rabouin? Donc, l'amnésie politique n'est pas uniquement pour 20 ans, mais aussi pour le court terme. Ça s'applique dans les deux cas. Et j'invite l'administration à être plus rigoureuse dans la réponse aux commissions parce qu'on a dû travailler sur l'analyse du budget n'a pas tenu compte qu'est-ce que l'exécutif a dit pour le budget 2024 et en conséquence, on a dû tailler nos recommandations avec 2025 sans sachant vraiment qu'est-ce qui a été réponse au passé. Donc, j'espère que ça vous permettra de dormir un peu mieux, ne pas prêter l'intention à l'administration. C'est sûrement pas parce qu'ils ont réalisé, mais quelqu'un dormait sur le switch pour qu'on ait eu ça à la toute dernière minute. Ayant dit ça, monsieur le président, madame la présidente, Le budget 2025 de l'administration de Projet Montréal nous confirme encore une fois que pour l'équipe au pouvoir, l'argent des contribuables est un jeu. Et je pense qu'on peut dire aujourd'hui que c'est comme au blackjack, rien ne va plus. D'abord, les dépenses totales de la Ville ont officiellement dépassé la cape de 7 milliards, et par rapport à l'an dernier, c'est près de 300 millions de nouvelles dépenses qui ont été ajoutées par l'administration, telles que mon collègue Deschamps avait soulevées dans l'article et dans le tableau qu'il avait cité sur page 44. Et ce n'est pas étonnant, depuis 2017, les dépenses de la Ville sont passées de 5,2 milliards à 7,3 milliards et le budget de la Ville a donc explosé de 2,3 milliards en seulement 7 ans, ce qui augmentation de 40%, madame la présidente, c'est gigantesque. Madame la présidente, il n'y a pas que des dépenses de la Ville qui ont augmenté. Comme monsieur Soler l'a dit, les taxes des Montréalais et des Montréalaises ont aussi explosé à 38% dans cette même période. Mais il n'y a pas qu'à la Ville centrale où Projet Montréal a pigé allègrement dans les poches des payeurs de taxes depuis 2017. Les annoncements de Projet Montréal qui ont porté la pandore des explosions de taxes. On voit dans les données des annoncements de 2017 à 2025 les top 3 des annonces où le compte de taxes a le plus augmenté pour les résidences unifamiliales en moyenne. Première, le Sud-Ouest, 46%. 2017, 3356$. Cette année, 4900$. Deuxième, Ville-Marie, 40,5% en 2017, 6502, 2025, 9134. Troisième, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, augmentation 39,1%, 2017, 2905, 2025, 4042. Pour les multiplexes, vous avez la même chanson, madame la présidente, c'est toujours le Sud-Ouest qui tire le haut, 35,6% en 2017, 3760, 2025, 5099. Deuxième dans les palmarès, c'est Verdun, 33%, 2017, 4024, 2025, 5354. Et Ville-Marie, 32%, donc 2017, 4215, 2025, 574. Pour les taxes non résidentielles, madame la présidente, la Ville semble de moins en moins encline de réduire la farde fiscale des commerçants et des entrepreneurs. On sait que Montréal, c'est la ville au Canada dans laquelle les commerçants et les entrepreneurs paient le plus de taxes par rapport aux résidents. Et comme mes collègues ont dit tantôt, le propriétaire d'un meuble et meuble commercial d'une valeur de 900 000$ paie 23 000$ en taxes municipales. De l'autre côté, pour un duplex de même valeur, le compte de taxes sera plutôt environ 6 000$, donc une différence de 17 000$. En 2023, les propriétaires d'immeubles non résidentiels payaient 4,3% plus de taxes que les immeubles résidentiels. En 2024, cet écart est encore creusé. C'est maintenant 4,5% plus de taxes. Donc, malheureusement, madame la présidente, on le voit, on le voit bien dans le budget 2025, l'administration de Projet Montréal semble avoir abandonné la stratégie de réduction de fardeau fiscal non résidentiel qui édictait que pour chaque 1% d'augmentation de taxes municipales pour les immeubles résidentiels, la hausse des champs fiscaux des immeubles non résidentiels devrait se limiter à 0,75%. L'an dernier, l'administration de Projet Montréal avait mis sur arrêt cette stratégie. Elle avait imposé aux Montréalais et aux Montréalaises la plus importante hausse de taxes aux commerçants et aux entrepreneurs des 15 dernières années. Dès 2025, l'administration n'a pas respecté ses cibles de réduction. Et les décisions du conseil municipal sur les charges fiscales auront en effet importants sur le non-résidentiel et aussi sur le résidentiel. Quand on parle de dette, madame la présidente, dans le budget, on voit depuis l'arrivée de Projet Montréal, la Ville de Montréal dépense plus que sa capacité de payer. Dette brute 2017, 8,6 milliards. 2025, 12,7 milliards. Augmentation, 4,12 milliards de dollars 40, presque 48% d'augmentation. Et si on ajoute les autres organismes faisant partie des périmètres comptables de la Ville, on obtient une dette consolidée de 14,5%. Il s'agit, madame la présidente, d'une gouffre budgétaire vraiment désolante. Pour contrôler l'augmentation de cette dette, la Ville de Montréal s'est dotée des politiques financières et le problème que l'administration a en place n'aidera respectés. Donc, vous avez demandé, monsieur Deschamps, qu'on mette en place des politiques et on fait un effort, mais on voit dans les faits, nonobstant qu'est-ce qu'on met dans le budget, le respect des scénarios actuels, comme vous l'avez constaté sur page 44, sont pas respectés. Ça, c'est la raison pourquoi le budget est une chose, mais les réels, l'actuel, c'est une autre chose. La politique de gestion de dette prévoit une de limiter le niveau de la dette directe et indirecte à 100% des revenus annuels afin de mieux contrôler l'évolution de cette dette. À deux reprises, Projet Montréal a voté en faveur d'une dérogation à la limite d'endettement maximale. La ratio d'endettement dépasse systématiquement le maximum de 100% que Montréal doit normalement respecter. Et je vous dis, madame la présidente, et j'ai soulevé ça à la commission des finances, qu'on est en 2025 et l'administration prévoit qu'on viendra à 100% en 2027. Si on regarde le quantum de dette, le montant des dépenses, le montant de payés comptants, on réalise rapidement que la marche est haute et l'administration actuelle est en train de forcer la prochaine administration de faire les décisions qui vont être douloureuses et On l'a vu dans le passé, la seule façon dont ils ont été capables de réduire le pourcentage était de taxer. On a vu les dernières 2 années, si effectivement le ratio n'est pas si pire que ça, à 107%, c'est parce que pour 2 ans consécutifs, on a eu des taxes salées pour les Montréalais et les Montréalaises. Et c'est ça qu'ils veulent faire pour que la prochaine administration, n'importe de quelle couleur va être élue en novembre, va être obligé de le faire s'il veut respecter l'engagement de l'administration actuelle et s'il veut vraiment respecter la politique de la Ville. Au fond du problème, madame la présidente, c'est la Ville de Montréal, sur l'égide de Projet Montréal, qui s'appuie de plus en plus sur les emprunts. Le recours excessif aux emprunts a un effet important sur les dépenses courantes du budget de fonctionnement. La Ville de Montréal rembourse annuellement une partie de sa dette, ainsi que les intérêts et d'autres frais sur la dette à long terme par son service de la dette brute. En 2025, les dépenses liées au service de la dette correspondaient à 1,18 milliard, c'est-à-dire 16% des dépenses totales du budget de fonctionnement. Et lors de l'étude budgétaire, la directrice du service de l'eau a expliqué à quel point les emprunts de la Ville ont un effet sur les dépenses des services. Au service de l'eau, ce sont 158 millions qui ont englouti pour le coût de la dette. Dans ces dernières années, la Ville a augmenté la prévision de ses investissements et la stratégie de paiement comptant a été revue à la baisse, même si la Ville repose maintenant beaucoup plus, maintenant beaucoup sur les emprunts. Et pour le service de l'eau, dans le cours des dernières 5 années, madame la présidente, c'est 60 millions supplémentaires qui ont été ajoutés au coût de la dette. La directrice a dit, et je cite, je pense qu'on peut très bien dire qu'une meilleure utilisation de la stratégie de paiement au comptant des infrastructures, tel qu'il était prévu, aurait permis de réduire notre stratégie d'emprunt, ce qui aurait réduit l'impact de la dette sur le budget du service de l'eau. Madame la présidente, la directrice du service de l'eau a totalement raison. L'administration de Projet Montréal a augmenté les emprunts, elle paye des dépenses dans les cours des générations futures. Et par les investissements prévus au PDI financés par les emprunts, on a vu en 2021 c'était à 34,8%, 2024 47,6% et 2025 52% financés par les emprunts. À l'inverse, la partie d'investissements prévus au PDI financés par la paiement au comptant, 2021 47,6%, 47,1%, vers 2024, 32,6%, vers 2025, 29%. Madame la présidente, pourtant que la Ville de Montréal dispose d'une autre possibilité pour financer ses investissements, pour diminuer les emprunts, elle se doit de créer une stratégie d'accroissement du paiement au comptant des infrastructures. Normalement, la part des infrastructures payées par le paiement au comptant devrait augmenter. Alors que la part de celles payées par les emprunts devrait diminuer. Cela est logique. Dans sa version initiale, la politique d'équipement et des infrastructures fixait un objectif clair: d'augmenter les sommes consacrées aux paiements au comptant de 80 millions par année pendant 10 ans. La Ville visait à atteindre 800 millions quand? Cette année, en 2024. Malheureusement, la cible a été supprimée des politiques financières. Monsieur Deschamps, vous avez fait allusion tantôt de cet effort de paiement au comptant, de cette stratégie, mais comprends bien, c'est un autre exemple où c'est bien d'avoir les politiques, mais le suivi de politique n'est pas là, n'est pas au rendez-vous, et en conséquence, le paiement au comptant perd du surplace au profit des emprunts. En 2021, la Ville de Montréal prévoyait atteindre en 2025 une stratégie de croissement de paiement au comptant de 781 millions en plus, 45 millions de fonds dédiés et des emprunts de 769 millions. Malheureusement, 2025 repose beaucoup plus sur les emprunts qu'a annoncés en 2021 l'administration de Projet Montréal. Et la stratégie en 2025 d'accroissement du paiement du comptant atteindra seulement 475 millions, soit 350 millions de moins que prévu. Le fait que la Ville avait enlevé ça de ses politiques, supprimé ça, fait en sorte que même les membres de la commission de finances ne savaient pas qu'il y avait une stratégie de croissement, 80 millions par année pour atteindre 800 millions en 2024. J'ai soulevé le point, et beaucoup de mes collègues Ah oui, c'est vrai, c'est où? Mais, madame la présidente, comme monsieur Deschamps a dit, il faut avoir un peu de mémoire institutionnelle. On ne peut pas faire du cherry picking à des endroits qui sont juste commodes pour nous de citer comme exemple, mais d'autre part oublier le passé et le manque de rigueur de cette administration. Les emprunts, eux, totalisent près de 1,3 milliard, soit plus de 500 millions additionnels qui est prévue, madame la présidente, l'administration actuelle s'endette sans retenue et sans gêne les Montréalais et les Montréalaises. Les crédits versés aux réserves et aux fonds réservés au financement des comptants des dépenses animaux, qui permettent de réduire les emprunts, auraient dû s'accroître. Mais les efforts d'administration de Projet Montréal stagnent, si bien que la Ville prévoit réserver moins d'argent à cet effet en 2025 qu'en 2020 et en 2023. Madame la présidente, on parle de revue des activités et des programmes qui n'atteignent pas des cibles. En 2025, c'est presque 300 millions de nouvelles dépenses qui sont ajoutées. La Ville est incapable de nous dire comment elle pourrait couper 55 postes. Et par ailleurs, la Ville de Montréal ne diminue pas ses effectifs. Il y a 31 postes qui sont retirés de structures Je posais la question à la briefing et pensant que la Ville était en train de mettre la hache dans la contentieux, la réponse que j'ai eue, non, et j'apprécie la réponse qui a été me donnée, mais le gouvernement du Québec va prendre ses effectifs sous son giron et malgré ça, l'administration, la rémunération de ces effectifs qui sont des juges continuera d'être assumée par la Ville de Montréal. À date, on a des promesses qu'il y aura non seulement sur la réduction des effectifs, mais aussi pour les budgets ou les montants qu'on va chercher dans le futur pour les services centraux. Mais on n'a aucune idée, aucun montant. Donc, à toutes fins pratiques, ce chiffre qui est dans le budget, c'est un chiffre qui va plugger le montant. Mais personnellement, monsieur le président, je suis tanné d'avoir des budgets qui sont équilibrés par les plugs. Madame la présidente, une autre chose, l'administration de Projet Montréal continue à embaucher des cadres. Depuis l'élection du Projet Montréal, les cadres ont augmenté de 36%, ce qui est nettement supérieur à la maigre hausse des cols bleus de 1,5%. Le budget 2025 masque aussi des nouveaux bonis offerts aux cadres alors que la Ville de Montréal s'était engagée à les retirer. Ces bonis sont intégrés à même la rémunération. Le Vieux-Montréal nous disait alors en décembre dernier que les bonis versés au printemps 2024 seraient les dernières. La mairesse, de son côté, disait qu'elle était en train de retourner toutes les pierres pour faire des économies. Ils ont même gelé l'augmentation ou changé l'augmentation pour les élus pour montrer l'exemple ici dans cette salle. Mais une somme équivalente est versée aux cadres, alors à même leur salaire. Les nouvelles conditions de travail incluent je cite, l'intégration enveloppe monétaire prévue pour les bonis au salaire et échelle des cadres. J'aimerais rappeler qu'en 2017, la mairesse Plante a critiqué des cadres et je la cite, les arrondissements sont rendus à couper dans les heures d'ouverture des bibliothèques, des patinoires et des centres communautaires, mais d'un autre côté, on met de plus en plus de bonis à l'autre direction. C'est inacceptable. C'est pas moi qui ai dit ça, madame la présidente, c'est C'est la mairesse de Montréal qui a dit ça. Aujourd'hui, en 2025, le budget intègre les bonnets à même les salaires des cadres, le tout simplement qui est irrespectueux pour les Montréalais et les Montréalaises qui croyaient que la mairesse allait tenir sa promesse de supprimer les bonnets. Madame la présidente, la mairesse tout récemment, puis même récemment, avait répété qu'elle a pris sa décision de quitter, mais elle a dit que la maison est en ordre. Madame la présidente, en avoir lu, feuilleté, fait la lecture page par page, en avoir une connaissance du passé et des gestes actuellement qui sont pris pour ce budget-là, je peux affirmer que la maison n'est pas en ordre. Merci.

Voix 2E3:03:41

Merci.

Martine Musau Muele ◌3:03:42

Alors, je propose de suspendre pour la pause du dîner. Alors, de retour à 14 h. Merci.

Voix 3A4:35:38

The sun is dark, yet in thy dark we shine, the everlasting light. The hopes and fears of all the years are Let me be with you, O Christ, Son of Man.

Martine Musau Muele ◌4:36:37

Alors, on était rendu à l'intervention du maire Desbois.

Laurent Desbois ◌4:36:52

Merci, madame la présidente. Donc, permettez-moi de souligner deux traditions qui ne manquent pas d'apparaître dans les budgets de l'administration et qui se manifestent encore cette année. La première, c'est l'ajout excessif et systématique d'effectifs, et la deuxième, le sous-financement chronique des arrondissements. Commençons par les effectifs. Dans son budget 2025, Projet Montréal annonce une mesure de gel des effectifs au niveau la Ville Centre en prévoyant une réduction de 55,2 années-personnes pour compenser les nouvelles embauches. Mais lorsqu'on interroge l'administration sur la façon dont ces coupes seront réalisées lors de l'étude budgétaire à la commission sur les finances, aucune réponse concrète n'a été donnée. On ne sait pas à quels services seront affectés par ces coupes ni comment elles seront concrètement mises en œuvre. Ce gel des effectifs lance un message de superficie. Car depuis l'arrivée de Projet Montréal, le nombre d'employés municipaux a explosé. Entre 2017 et 2025, le nombre d'années-personnes est passé de 22 353 à 25 198, soit une augmentation de près de 13%, et cela sans compter les employés des organismes paramunicipaux qui ont ajouté des centaines d'effectifs. Cette augmentation importante hausse des effectifs est un signe que les finances publiques ne sont pas sous contrôle. Est-ce que ces réductions d'effectifs cette année ne sont en réalité qu'une façon pour faire appel à des sous-traitants privés? Car cette approche permettrait de réduire le nombre d'employés municipaux sans pour autant réduire les dépenses. Prenons l'exemple des technologies de l'information où les dépenses en services techniques ont explosé depuis 2022. Le directeur du service, Richard Grenier, a reconnu qu'environ 150 à 230 consultants externes travaillent pour la Ville et que près de 30% de leurs investissements sont alloués au secteur privé. Cette dépendance excessive à des fournisseurs externes ne fait qu'alourdir la facture pour les contribuables. L'ajout de cadres à un rythme effréné est un autre symptôme de cette gestion démesurée. Nous avons une hausse de 36% de cadres en 6 ans, contre seulement 1,5% pour l'École bleue. Plutôt que de réduire les coûts de l'administration, l'augmentation des effectifs fait exploser les dépenses de fonctionnement à un rythme insoutenable. Passons maintenant au financement des arrondissements. Les arrondissements sont le cœur battant des services de proximité à Montréal: propreté, entretien des parcs, déneigement, accès aux infrastructures sportives et culturelles. Ainsi, toute réduction du financement aux arrondissements se traduit immédiatement par une dégradation des services rendus aux citoyens. Dans le budget 2025, Projet Montréal annonce un ajout de 4 millions de dollars pour la propreté du centre-ville et des artères principales. Une mesure qui semble louable en surface, mais qui ne doit pas masquer l'essentiel. La Ville pompe dans les transferts vers les arrondissements pour financer cette initiative sans faire le moindre effort pour assurer un financement suffisant des services locaux. En d'autres termes, l'argent pour nettoyer les rues du centre-ville provient des services locaux des arrondissements, au détriment de ceux qui bénéficient de ces services au quotidien. Au départ, Projet Montréal avait annoncé une augmentation de 1% des transferts pour les arrondissements. Puis, sous la pression des élus d'Ensemble Montréal, l'administration a revu cette somme à la hausse à 1,8%. Ça fait une belle manchette, mais cette augmentation est illusoire. Quand en réalité des coupes ont été réalisées dans le financement des arrondissements, ce qui a réduit de manière significative l'impact de cette indexation. À Outremont, par exemple, la Ville a imposé une réduction du financement de 1% de notre budget. Au final, l'augmentation réelle des transferts pour les arrondissements se résume à 0,7%, alors que les revenus de la Ville augmentent de 4%. Comme on le voit dans les document budgétaire 2024 à la page 44 et 2025 à la page 45, nous voyons qu'en 2025, le transfert s'établit à 753 154 000 et en 2024, les transferts aux arrondissements étaient de 747 946 000, donc une hausse de 0,7% et non pas une hausse de 1,8% tel qu'affirmé par l'administration. Nous n'avons en 2024, de plus, à la page 44, tableau 42, les transferts aux arrondissements sont de, voilà, je l'ai déjà dit, je me répète pas. Le pourcentage d'augmentation, ce pourcentage, en fait ce point de pourcentage, je dirais, la différence entre le 1,8% d'indexation et le 0,8% d'indexation est important lorsque les arrondissements grattent les fonds de tiroirs pour offrir des services aux citoyens. Et bien sûr, les nouvelles conventions collectives signées par Projet Montréal entraînent des hausses salariales entre 2,5 et 3,5% selon les arrondissements, créant un fardeau financier qui n'est jamais compensé par des hausses de financement pour les arrondissements. Par exemple, dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, L'augmentation des dépenses dues aux indexations salariales est de 2,6%. Mes collègues de LaSalle ont mentionné que les taxes locales des arrondissements pour les services ont dû augmenter. Et c'est pour combler le manque à gagner causé par le sous-financement des arrondissements. Pour le prouver, calculons la hausse de la taxe locale et l'utilisation des surplus par les arrondissements cette année, en 2025. À la page 45 du budget, tableau 43, on voit que la taxe locale rapporte en 2025 211 millions de dollars par rapport à 202 millions de dollars en 2024. Donc, une hausse de 9 millions de dollars pour combler le sous-financement des arrondissements. De plus, au même tableau, on voit que les arrondissements, presque tous les arrondissements ont pigé dans leurs réserves à la hauteur de presque 28 millions de dollars au total. Donc, nous avons 28 millions de dollars utilisés dans— pigés dans les réserves et 9 millions de hausse de taxes locales, ce qui équivaut à 37 millions de dollars que les arrondissements ont dû prélever pour maintenir le niveau de service. Si ces chiffres ne démontrent pas clairement le sous-financement des arrondissements, c'est qu'on ne veut pas le voir. C'est pourquoi Ensemble Montréal dépose un amendement au budget de fonctionnement 2025. Nous demandons une augmentation des transferts de 1,8% par rapport à l'année dernière comme l'a affirmé et confirmé l'administration. C'est une mesure qui permettrait de commencer à viser à maintenir les services de proximité à la hauteur des attentes des citoyens et de corriger le manque de financement qui pénalise les arrondissements. Donc, j'aimerais déposer cet amendement, c'est l'amendement numéro 3, appuyé par les maires d'arrondissements d'Ensemble Montréal, amendement Transferts centraux. Donc ça se lit comme suit: d'amender le budget de fonctionnement 2025 afin d'augmenter les transferts centraux aux arrondissements de 8 254 832$ pour atteindre 761 409 232$. Pour ce faire, il est proposé de prendre cette somme à même le budget 2025 des dépenses des services centraux qui s'élève à 3 639 550 100$, en imposant une contrainte budgétaire de 0,227% à l'ensemble des services centraux. Notre certificat de trésorerie témoigne de la viabilité de notre amendement. Une diminution de 0,227% des dépenses des services centraux, c'est minime, mais ça peut apporter un peu plus d'argent aux arrondissements. Pour des petits arrondissements, ça peut faire une grande différence. C'est 3,6 millions de plus pour les arrondissements et donc directement en service aux citoyens. L'administration de Projet Montréal a promis aux arrondissements 1,8% d'augmentation de leur financement. Je demande à l'administration de respecter son engagement. Merci.

Martine Musau Muele ◌4:45:32

Merci. Alors, je veux juste m'assurer que tout le monde a reçu l'amendement. Parfait. Alors, la parole est à— je change de liste. Est-ce qu'on peut prendre cette liste en photo pour faire une nouvelle liste? Alors, je vois juste monsieur Miranda à ce moment. En ce moment, est-ce que c'est sur l'amendement ou la— ah, d'accord. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur ou des interventions sur l'amendement? Alors, on me dit que tout est sur le disque partagé depuis samedi. Bon, alors, est-ce que c'est possible d'enlever cette liste? On a pris une photo pour pouvoir avoir une nouvelle liste d'intervention pour l'amendement. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌4:46:56

Tenez, monsieur Raboin et monsieur De Sousa se sont ajoutés après que vous ayez dit sur l'amendement, puis ça prendra un appuyeur à monsieur Desbois.

Martine Musau Muele ◌4:47:14

D'accord, alors vous indiquez qu'on commence par monsieur Raboin et monsieur De Sousa pour l'amendement comme tel. OK, alors monsieur Raboin.

Luc Rabouin ◌4:47:22

Il y a un amendement. On va laisser la technique faire la technique, puis nous on va faire la discussion. Je peux y aller, madame la présidente?

Chantal Rossi ◌4:47:35

Oui, allez-y.

Luc Rabouin ◌4:47:36

Oui, parfait. Donc sur l'amendement, c'est intéressant parce que monsieur Desbois, dans son intervention, a souligné l'augmentation du nombre d'employés à la Ville. Et il a aussi souligné qu'il faut faire attention parce qu'il ne faudrait pas s'en aller non plus vers la sous-traitance. Donc, c'est un peu difficile de suivre. Est-ce qu'il faut moins d'employés? Parce que si on fait moins d'employés, peut-être qu'on donne plus de contrats à l'externe. Mais ce que j'entends, c'est qu'il y a une préoccupation qu'on partage, qui est celle de s'assurer qu'à chaque fois qu'on prend une décision, savoir si on doit le faire, nous le service, si on doit le faire à l'interne ou le donner à l'externe, le critère de décision c'est le meilleur service au meilleur coût possible pour les Montréalais. Donc parfois c'est une bonne idée de faire le service à l'interne parce qu'on s'aperçoit que sur le marché externe c'est beaucoup trop cher, ça vaut pas la peine et on est mieux de le faire à l'interne. On l'a vu avec des contrats de déneigement l'année dernière. Et parfois c'est c'est mieux de le faire à l'externe parce qu'on n'a pas la capacité d'avoir toute l'expertise à l'interne, puis on va chercher des services spécialisés. Donc, c'est pas l'un ou l'autre, ça dépend des situations, c'est vraiment l'optique dans laquelle on est. Deuxième élément, je veux rappeler que l'année dernière, à l'automne dernier, dans le cadre du plan de resserrement budgétaire, on a décidé de couper 91 postes, la moitié dans les arrondissements, La moitié à la Ville-Centre. Ça, ça a eu pour effet de diminuer les budgets des arrondissements. Selon les arrondissements, c'était un poste, 2 postes, je pense qu'il y en a eu quelques-uns qui avaient 3 postes à couper. Donc ça, ça a été fait, il y a eu une ponction du budget pour arriver à ce qu'on boucle l'année financière. Cette année, on n'est pas dans la même situation, on n'est pas dans une situation de resserrement budgétaire, budget suit son cours, on a présenté l'évolution budgétaire ici, on s'attend à finir l'année avec un surplus d'autour de 110 millions. Donc, tout va dans la bonne direction, mais dans une optique de rigueur et de nous assurer qu'en quantité, il n'y a pas plus d'employés à la Ville de Montréal en 2025 qu'en 2024, on va couper 55 postes. Et là, vous nous dites, parce que vous étiez à la commission des finances et de l'administration, vous nous dites, monsieur Desbois nous dit, parce que c'est vrai que c'est à vous que je parle, nous dit que les 55 postes, et ça a été dit précédemment, on sait pas d'où ils sont pris. Mais ça a été dit à la commission des finances et de l'administration, c'est le directeur général qui l'a expliqué. Les 55 postes sont en cours d'identification, ils vont être identifiés d'ici la fin de l'année 2024 pour que ça soit applicable dès le 1er janvier, 55 postes. Cette année, on n'en coupe aucun en arrondissement, strictement aux services centraux. L'autre élément, on a discuté ça aussi le mois dernier, les services centraux, ça donne que c'est des services aussi aux citoyens et aux citoyennes dans les quartiers, dans nos quartiers. Quand le service de police de la Ville de Montréal est dans un quartier parce qu'il se passe des choses, c'est un service aux citoyens. Quand on ouvre une nouvelle bibliothèque dans un arrondissement, c'est un service aux citoyens. Donc on a plein d'exemples comme ça qui font qu'il ne faut pas mettre en opposition les services centraux et les services aux arrondissements. Les deux sont importants et il faut que ce soit la bonne entité qui soit responsable du bon service, mais l'objectif est toujours le même, c'est de desservir les citoyens, les citoyennes de la meilleure manière possible. J'attire aussi votre attention sur le poids relatif de la masse salariale sur le budget de la Ville. Quand on est arrivé au pouvoir, nous, en 2017, c'était 44%, 44,9%, presque 45% du budget de la Ville qui était la masse salariale, occupé par la masse salariale. On est à 38,3%. Donc, le poids de la masse salariale diminue sur le budget de la Ville parce qu'on gère bien les dépenses et on prend les décisions qu'il faut prendre. Sur l'amendement, évidemment qu'on va être en désaccord. On ne peut pas arriver comme ça. Le mois dernier, j'ai suggéré à l'opposition, si vous voulez faire des modifications, dites-nous où vous prenez l'argent, vous coupez où. Pour décider où on prend l'argent et où on coupe, ça prend du courage. Mais là, on nous dit, non, non, non, coupez un peu partout, coupez un peu partout, c'est pas grave. Donc, on refuse de choisir. On dit couper un peu partout. Je vous rappelle que l'exercice budgétaire, ça fait 12 mois qu'on travaille là-dessus. Au printemps dernier, on a dit aux services centraux, vous allez nous présenter un budget à 0% d'indexation. Ça n'a pas été facile, ça a été vraiment difficile, il a fallu discuter, réfléchir, trouver des façons d'arriver à offrir les services, revoir nos façons de faire. Ça a été difficile, ça a été fait. On ne peut pas arriver rendu au mois de décembre et dire, By the way, on recommence puis on recoupe un autre tour de gratte un peu partout. On fera pas ça. Donc, on va voter contre. Puis, je tiens à dire, l'indexation des budgets d'arrondissement en 2025, c'est 1,8%. On s'est engagé et c'est ça qu'on fait. On va voter contre l'amendement.

Martine Musau Muele ◌4:53:08

La parole est à Alan De Sousa.

Alan DeSousa ◌4:53:12

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je serai bref ici. Oui, monsieur Limoges, toujours prêt à vous écouter, monsieur Limoges, si vous voulez. Je serai bref parce que, dans un certain sens, ici, mon collègue Desbois a fait une explication très détaillée pourquoi le 1,8% qui sont consentis pour les transferts aux arrondissements ne sont pas vraiment 1,8, et donc c'était le montant beaucoup plus bas que 0,7. Et si effectivement nous en avons 7 amendements sur la table, ça fait avec un objectif de s'assurer que le 1,8 qui est consenti est vraiment 1,8, que s'il y avait d'autres montants qui étaient coupés, imposés, réduits, Ça devrait être compris. Dans les discussions de la commission de finances, on a discuté ça et, je dirais pas à ma surprise, à notre surprise, mais aussi nos collègues de l'autre bord, le Projet Montréal a aussi eu les mêmes effets. Et ils ont dit que les montants en question sont imposés. Donc, des exemples qui étaient donnés étaient dans les coupures de postes. Il y a aussi d'autres coûts observés par les les services centraux qui étaient imposés au niveau localement. Et à ce moment-là, il semble qu'il y avait eu une situation commune, une situation commune par tous les membres de la commission, dans n'importe quel arrondissement, qui ont tous non seulement eu un vécu de 1,8, mais il y a aussi des diverses coupures, réductions, coupures des postes, équivalences qui sont enlevées. Que net-net, ce n'est pas nécessairement 1,8. Et notre objectif était juste de s'assurer que le 1,8 est vraiment 1,8. À ce moment-là, ça m'a fait penser qu'on commence avec un budget et dans une colonne, on peut avoir un budget modifié, parce qu'ici, ce sont des modifications qui sont faites, qui sont imposées sur les arrondissements et pour lesquelles il doit subir. Et puis je pense que c'est tout à fait normal, on l'a vu ailleurs, madame la présidente, que les montants modifiant le budget initial pourraient être reflétés dans une autre colonne qui nous permettra de tenir compte de ces éléments-là pour qu'on puisse avoir le vrai chiffre. L'objectif n'est pas d'y aller avec quelque chose qui prétend être 1,8 et puis ce n'est pas vrai. Et quand je regarde le tableau 43 sur page 45 est assez éloquente, madame la présidente. Vous avez juste à regarder dans les affectations que les divers arrondissements ont faites. Chacun d'eux, avec quelques exemples d'exception, ont tous piégé dans les affectations de leur surplus pour essayer d'équilibrer le budget. Je parle pas maintenant de la 211 millions que mon collègue Desbois avait à parler sur la taxe de service local, mais par exemple, on a Ahuntsic-Cartierville et l'affectation c'est 1 million Côte-des-Neiges, 1 731 000$. Lachine, 1 498 000 Plateau-Mont-Royal, 349 000$. Sud-Ouest, 3 000 000$. Île-Bizard–Sainte-Geneviève, 141 000$. Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, 2 751 000$. Montréal-Nord, 861 000. Outremont, 336 000. Pierrefonds-Roxboro, 1 109 000. Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, 549 000. Saint-Laurent, 997 000. Saint-Léonard, 750 000. Verdun, 592 000 et Ville-Marie, Champion, 11 878 000. 11 878 000, c'est énorme, c'est énorme. Ça, c'est les montants que les arrondissements, incluant Ville-Marie, incluant celle de Projet Montréal, utilisent pour balancer leur budget. Si effectivement tant d'arrondissements ont des enjeux où ils sont obligés d'utiliser une affectation budgétaire que madame La présidente, comme vous vous souvenez, c'était une one-shot deal. C'est sûr et certain qu'il y a un manque à combler et pour cette raison, je pense qu'on doit tous unanimement, sans enjeu partisan, appuyer l'amendement de mon collègue Laurent Desbois. Merci.

Martine Musau Muele ◌4:58:17

Alors, la parole est à monsieur Desbois.

Laurent Desbois ◌4:58:31

En droit de réplique, donc merci mon collègue DeSousa. Effectivement, bien noter que tous les arrondissements ont pigé dans leur surplus cette année pour balancer leur livre, qu'ils ont augmenté leurs taxes locales pour un total de 37 millions de dollars. Donc ça démontre bien le sous-financement un des arrondissements, et deuxièmement que la hausse de l'indexation des transferts est non pas de 1,8% comme l'affirme l'administration, mais bien de 0,7%. Nous avons qu'à regarder le document budgétaire, je l'ai mentionné, pages 44 et 45 des budgets 24 et des budgets 25. On voit, c'est écrit noir sur blanc, que l'augmentation, l'indexation des transferts est de 0,7%. 7%. Donc, pour ces raisons, je vais demander le vote nominal, appuyé par les maires d'arrondissements d'Ensemble Montréal.

Martine Musau Muele ◌4:59:28

Alors, il y a une demande de vote nominal. Si on peut ouvrir les portes, sonner les cloches. Merci. Fermons les portes, s'il vous plaît. Monsieur le greffier.

Greffier ◌5:00:41

Madame la mairesse. Monsieur Rabouin. Monsieur Doré. Madame Bourgeois. Madame Alneus. Monsieur Baudry. Madame Blanco. Madame Mauger. Madame Mauzereau. Madame Popeanu, Madame Thuillier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol, Madame Giguère, Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, monsieur Caldwell, madame Olivier, monsieur Lessard-Blais, madame Plourde, monsieur Posé, madame Tremblay, monsieur Downey, madame Grondin, monsieur Ouellet, Madame Goulet. Monsieur McQueen. Madame Christensen. Monsieur Normand. Madame Roy. Monsieur Salem. Madame Rossi. Madame Zuniga Ramos. Monsieur Langevin. Madame Valenzuela. Monsieur Desouza, Madame De Ross, Madame Black, Monsieur Sari, Monsieur Hénault-Ratelle, Monsieur Beis, Madame Clément-Albon, Madame Gentile, Monsieur Perry. Monsieur Desbois, Monsieur Moreau, Monsieur Rapanin, Monsieur Bissonnet, Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps. Madame Palestini. Monsieur Miranda. Madame Hénon. Monsieur Sauvé. Et à distance, monsieur Sasseville.

Abdelhaq Sari ◌5:03:32

Pour.

Martine Musau Muele ◌5:04:02

Alors, concernant l'amendement 3 de la rubrique 30.01, notons 28 votes pour et 31 votes contre. Alors, l'amendement est rejeté. Poursuivons, monsieur Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌5:04:23

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, dans son budget 2025, l'administration de Projet Montréal place l'habitation en deuxième place des thématiques prioritaires pour la Ville. Le constat sur le terrain est pourtant tout autre. Les Montréalais, majoritairement locataires, ont plutôt fait face à l'augmentation fulgurante de leurs loyers et une baisse dangereuse du taux d'inoccupation depuis 2018, soit dès le premier mandat de Projet Montréal. Tout le monde s'entend pour dire qu'une des solutions à cette crise est de venir augmenter l'offre de logements. Or, on a plutôt été témoin d'une baisse record des mises en chantier en 2023, attribuée en partie au règlement pour une métropole mixte, décrit comme un frein par de nombreux développeurs. En séance budgétaire, le service de l'habitation nous a d'ailleurs offert un bilan peu glorieux du règlement. En 3 ans, il y a eu uniquement 78 logements sociaux et 95 logements abordables qui auront été réalisés. On est bien loin des 12 000 logements sociaux et 60 000 logements abordables qui avaient été promis par l'administration de Projet Montréal en 2017 et en 2021. Pour 2025, le service de l'habitation se donne comme objectif de réduire les délais d'émission de permis de construire à 120 jours. Cette annonce de toute dernière minute n'est en fait qu'une tentative de venir rattraper l'augmentation de ces délais en 7 ans de règne de Projet Montréal à la Ville. Ils ont augmenté en moyenne de 34% entre 2018 et 2023. Il était temps de venir rectifier le tir pour les arrondissements de Projet Montréal où il faut parfois attendre jusqu'à 2 ans pour venir obtenir les permis. Mais je tiens à rappeler que venir réduire les délais pour les projets de plein droit n'aura que peu d'effet sur la crise de l'habitation puisque les grands projets porteurs sont très souvent dérogatoires. Et si le PUM 2050 vise à rendre plusieurs de ces projets de plein droit, ça ne sera quand même pas demain puisque les arrondissements vont disposer de 2 ans pour se conformer au document d'urbanisme quand celui-ci va être adopté par le conseil municipal. Une chose qu'on ne peut pas enlever à ce budget, c'est les investissements massifs prévus pour l'acquisition de terrains et de bâtiments à des fins de logements sociaux et abordables. Sur papier, ça peut avoir l'air d'une très bonne stratégie pour venir créer du logement, mais dans les faits, l'administration de Projet Montréal est incapable de venir développer les terrains dont elle est propriétaire. Bien que le service d'adaptation se donne comme objectif de participer à l'implantation de projets résidentiels dans des sites ou des secteurs stratégiques en 2025, on sait que ça fait des années que Projet Montréal tourne en rond avec l'Îlot Voyageurs, Namur Hippodrome, le site de Molsun, Bridge Bonaventure et tellement d'autres. Le premier, le service de la stratégie immobilière a avoué à demi-mot lors de la commission des finances et de l'administration que ça va être complexe de venir débuter les travaux dès l'été 2025. C'était pourtant la promesse de l'administration. Pour Namur Hippodrome, le PDI promet aucune réelle avancée pour 2025. La Ville en serait encore au stade de venir évaluer les besoins en déploiement d'infrastructures urbaines. Les Montréalais vont donc devoir attendre encore de nombreuses années avant de venir y poser leurs valises. Ça n'aurait pas été dérangeant si on n'était pas en pleine crise de l'habitation et si ces terrains n'appartenaient pas à la Ville depuis déjà près de 7 ans. En plus d'échouer à faire apparaître du logement sur ces terrains, certains bâtiments acquis par la Ville pourrissent littéralement depuis des années sans être développés. Selon le dernier bilan sur les actifs, la soixantaine de bâtiments excédentaires et vacants qui appartiennent à la Ville sont en très mauvais état. Et c'est assez compréhensible, puisqu'il manquerait plus de 40 millions sur 10 ans pour les entretenir adéquatement. Les investissements prévus pour la protection de ces bâtiments dans le présent PDI sont très loin de venir répondre à ce manque. Et plus ils se détériorent, plus la note va être salée pour les potentiels acquéreurs, et il y a de quoi décourager les OBNL partenaires, madame la présidente. L'ancien hôpital chinois, qui devait accueillir jusqu'à 55 logements sociaux, en est un parfait exemple. En clair, par son manque d'implication dans la rénovation de ses propres bâtiments, la Ville de Montréal est un propriétaire négligent et prive les Montréalais les plus démunis d'avoir une chance d'avoir un toit abordable au-dessus de leur tête. Enfin, madame la présidente, l'ironie de la situation, c'est que la Ville de Montréal veut mettre à l'amende les propriétaires pour lutter contre l'insalubrité. Déjà, avec uniquement 5 inspecteurs de plus, Je doute très fortement que l'équipe parvienne à atteindre sa cible de 1300 bâtiments alors que seulement 270 ont été inspectés cette année. Et madame la présidente, on peut se demander à quoi ça sert, parce que sur les 85 constats d'infractions qui ont été remis en 2024, le service de l'habitation a été incapable de venir répondre à la question de mon collègue pour connaître les délais moyens des travaux de mise aux normes pour ceux qui font face à des contraventions. Bref, Ça ne sert à rien de faire un paquet d'annonces ou un slogan vendeur à un an des élections municipales pour venir tenter de rattraper un bilan qui est particulièrement médiocre en matière d'habitation. Il aurait fallu agir dès la première année pour tenter d'éviter que la crise explose comme ça a été malheureusement le cas. Et madame la présidente, malheureusement, on ne peut pas dire que la situation est plus rose en matière de développement économique ou commercial. Vous savez, depuis l'élection de Projet Montréal, les commerçants se débattent. En 2024, ils ont enduré la pire hausse de taxes municipales des 15 dernières années. Dans son budget 2025, l'administration de Projet Montréal impose une nouvelle taxe au niveau, une nouvelle hausse au niveau des taxations, cette fois encore plus lourde pour les commerçants que pour les résidents en ce qui concerne les décisions de la Ville Centre. Mon collègue Alan De Sousa l'a déjà souligné, Mais il est essentiel de rappeler que Montréal est la ville canadienne où les commerçants et les entrepreneurs paient le plus de taxes parmi les grandes villes canadiennes. Malheureusement, cet écart entre le résidentiel et le non-résidentiel s'est creusé encore davantage sous l'administration de Projet Montréal et il a continué de se creuser entre 2023 et 2024. Mais ce qui est encore plus frappant, c'est que malgré l'explosion de leurs taxes, les commerçants n'ont vu aucune amélioration dans les services qui leur sont offerts. Au contraire, ils sont confrontés à une multiplication des obstacles: la paperasse administrative en cascade, des délais incompréhensibles, une réglementation excessive qui est imposée par les arrondissements contrôlés par Projet Montréal et, on va se le dire, un manque total de compréhension de leur réalité. Plusieurs événements en 2024 ont d'ailleurs mis la lumière sur ce décalage. On peut penser au fiasco du Grand Prix de la Formule 1 ou encore aux vérifications complètement abusives concernant la hauteur des plantes sur les terrasses dans le Village pendant la Fierté. Ces incidents illustrent parfaitement le manque de sensibilité de l'administration envers nos commerçants et nos entrepreneurs. Mais la fin de 2024 marque probablement, madame la présidente, le comble du dédain de l'administration envers les commerçants et les entrepreneurs. Le budget 2025 de Projet Montréal met l'accent sur les projets de piétonnisation à Montréal sans tenir compte des réalités économiques des commerçants. Et je tiens à le dire clairement avant d'entendre toutes sortes de choses de l'autre bord de la Chambre, il y a des projets de piétonnisation qui sont des réussites et qui se doivent d'être soutenus. Mais les projets qui sont des réussites ont tous un point en commun, madame la présidente, c'est que ce sont des projets qui sont portés par les commerçants et par les entrepreneurs et qui les soutiennent. Malheureusement, de plus en plus de ce type de projets sont imposés sans consultation ni soutien du milieu. Et on voit que ça a suscité des doutes chez plusieurs Montréalais sur la matière, sur la manière dont les fonds publics sont investis. On peut prendre l'exemple de la piétonnisation du Vieux-Montréal, annoncée dans la précipitation, sans préparation ni consultation réelle de la part des commerçants. L'initiative a été rejetée par une majorité des acteurs locaux. Un sondage mené en avril 2024 a révélé que 54% des commerçants et des travailleurs étaient contre une piétonnisation majeure du secteur. Et pourtant, l'administration a décidé d'aller de l'avant avec des conséquences catastrophiques: une congestion énorme et des difficultés d'accès pour de nombreux commerçants. Un projet qui coûte 31,1 millions de dollars à la Ville de Montréal et pourtant la question reste: est-ce que ce projet répond réellement aux besoins des commerçants et des entrepreneurs du Vieux-Montréal? Est-ce que c'est sage de venir investir une telle somme sans avoir l'adhésion du milieu. L'Association des résidents du Vieux-Montréal a d'ailleurs exprimé de vives préoccupations par rapport au projet. Un autre exemple, celui de la piétonnisation de la place de Saint-Hubert. À son lancement, Projet Montréal a vanté, et je cite, une planification méticuleuse du projet et une consultation publique qui aurait eu lieu. Fin de citation. Pourtant, parmi les 400 commerçants de la SDC, seulement 33 étaient en faveur du projet. Et peu après, quand on a eu droit à un vrai sondage, ça nous a révélé que 61% des commerçants étaient en fait opposés et qu'ils ont vu leurs ventes chuter de 7,3% depuis le début de la piétonnisation. Le budget 2025 prévoit 12 millions de dollars pour la piétonnisation de nos rues commerciales, dont une part pour Saint-Hippert. Et je le répète, on soutient du côté d'Ensemble Montréal les projets de piétonnisation qui sont portés de la part des commerçants. Mais encore une fois, quand on voit des projets comme celui du Vieux-Montréal ou celui de la place Saint-Hubert, on peut voir que ça peut avoir un impact négatif auprès de nos commerçants et malheureusement, l'administration s'en tait. Lors du dernier conseil d'arrondissement, le maire de l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, monsieur Limoges, a annoncé que la piétonnisation de la rue Saint-Hubert reprendrait en 2025 malgré la déception de la SDC. Et quand son directeur est allé exprimer sa déception sur place, on lui a répondu que ce n'était pas le problème de l'arrondissement. C'est totalement scandaleux, madame la présidente, que de l'argent des Montréalais et des Montréalaises soit gaspillé dans des projets qui ne répondent pas aux besoins réels de nos commerçants, comme ceux de la Place de Saint-Hubert et celui du Vieux-Montréal. Oui à de la piétonnisation, mais non à des projets qui sont imposés qui font souffrir nos commerçants et nos entrepreneurs. Enfin, le summum du dédain de la part de Projet Montréal envers les commerçants reste le projet de piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Ouest. Le 27 novembre 2024, après avoir fait et défait des annonces sur leurs intentions, la mairesse Plante et son équipe ont décidé de procéder malgré les craintes exprimées et le manque de consultation sérieuse. Les commerçants du centre-ville ont rapidement dit non.

Martine Musau Muele ◌5:14:54

Excusez-moi juste un instant, juste avant monsieur Limoges. Ah, parfait, poursuivez, désolée.

Julien Hénault-Ratelle ◌5:15:01

Il n'y a pas de problème. Je disais, madame la présidente, le 27 novembre 2024, après avoir fait et défait les annonces sur leurs intentions, la mairesse Plante et son équipe ont décidé de procéder malgré les craintes exprimées et le manque de consultation sérieuse. Les commerçants du centre-ville ont rapidement dénoncé cette situation. Édlande Castanheiral, directeur de la SDC Montréal Centre-Ville, a déclaré, et je cite, on est mis devant un fait accompli. Au moment où on se parle, il y a un important bris de confiance entre le milieu des affaires et la Ville et on ne se l'explique pas. Fin de la citation. Le budget 2025 prévoit 421 millions de dollars pour réaménager la rue Sainte-Catherine-Ouest, mais cet argent devrait être investi uniquement dans la réfection des infrastructures de la rue et non dans un projet de kitonisation que les commerçants ne souhaitent pas. À l'heure actuelle, on ignore toujours si une partie de ces 421 millions de dollars va venir servir à la piétonnisation de la rue. On ignore aussi le coût que va représenter cette piétonnisation. Enfin, madame la présidente, un autre aspect préoccupant qui mérite toute notre attention concerne les locaux vacants et la gestion des chantiers à Montréal. Le taux d'inoccupation commerciale a malheureusement augmenté et je trouve étonnant que l'administration de Projet Montréal continue d'indiquer le contraire dans le budget. Pour rappel, ce taux est passé de 13,1% en 2022 à 13,5% en 2023. Et c'est une situation qui ne cesse de se détériorer. Et pourtant, aucune solution concrète n'est proposée dans le budget 2025 pour venir remédier à ce fléau qui frappe nos artères commerciales et nos commerçants. La Ville de Montréal semble être aveugle à cette réalité, laissant nos rues se vider de leurs commerces, ce qui nuit non seulement à l'attractivité de la ville, mais aussi à son économie. De plus, nos commerçants et nos entrepreneurs continuent de faire face à des chantiers qui sont mal coordonnés, à être mal informés et à être mal accompagnés de la part de la Ville. Trop souvent, ils sont laissés à eux-mêmes, sans communication ni suivi adéquat de la part de la Ville. Ce manque d'accompagnement dans la gestion des chantiers a été largement critiqué par de nombreux commerçants qui voient leurs affaires être perturbées sans qu'aucune mesure sérieuse de soutien soit mise en place pour les aider à traverser ces périodes difficiles. Et on peut se rappeler, madame la présidente, qu'Ensemble Montréal a proposé 2 fois plutôt qu'une, pendant 2 années de suite, une amélioration du programme de travaux majeurs pour mieux accompagner nos commerçants qui font face à ces chantiers, mais qu'encore une fois, à 2 reprises, nos propositions ont été rejetées par les élus de Projet Montréal. C'est une occasion de plus dans ce budget 2025 pour l'administration de ne pas prendre la mesure de la détresse des commerçants et ne pas venir leur offrir un soutien réel. Madame la présidente, nos commerçants ne demandent pas la charité. Ils demandent une vraie compréhension, une écoute attentive et des solutions concrètes pour faire face à la pression fiscale et à l'environnement difficile dans lequel ils évoluent. Mais ce qu'ils obtiennent, c'est des piétonnisations imposées par la Ville Centre à la va-vite, des projets qui sont mal préparés et une Ville qui ne semble pas les soutenir de la manière qu'ils le souhaitent et qu'elle le devrait. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌5:18:09

Merci. La parole est à monsieur Limoges.

François Limoges ◌5:18:13

Madame la présidente, une courte question de privilège. J'ai toujours dit que des questions de privilège ne peuvent pas avoir lieu quand on est simplement en désaccord avec la lecture de l'autre groupe parlementaire, puis je n'interviendrai pas sur le portrait que dresse mon collègue. À l'entendre, on évolue dans un film d'horreur. Ce n'est pas là-dessus. Mais quand on cite des paroles d'un conseil d'arrondissement, faudrait l'avoir écouté, puis faudrait citer les bonnes paroles. Moi, j'ai entendu, on me prête en ce moment des paroles dans la citation du conseil d'arrondissement qui sont absolument, absolument pas celles que j'ai prononcées. Alors, je voudrais au moins qu'on s'assure de l'exactitude des citations quand on rapporte des faits.

Martine Musau Muele ◌5:18:51

C'est noté, merci. J'ai pas écouté ce conseil d'arrondissement, alors je peux pas juger, mais c'est bien noté. Alors, la parole est à madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌5:19:07

Alors, merci, madame la présidente. Madame la présidente, envers et contre tout, Montréal demeure une métropole culturelle francophone de premier plan en Amérique du Nord. Nous pouvons collectivement nous réjouir qu'en dépit de la pandémie, elle soit demeurée une scène artistique vivante. Vibrante, foisonnante et innovante, reconnue internationalement et qui attire les artistes du monde entier. Cependant, la Ville, sous Projet Montréal, ne mise pas assez sur ses forces culturelles en cette ère de résilience post-pandémique. Alors qu'un fort potentiel est là, le milieu culturel continue de payer cher l'abandon et du pouvoir municipal. Les festivals et grands événements estivaux attirent toujours les foules et donnent l'opportunité à de nombreux artistes confirmés ou de la relève de rencontrer un large public. Par exemple, le Festival Hochelaga a fracassé un record d'entrées cette année avec 147 000 festivaliers. Il n'en demeure pas moins que de nombreux festivals et événements culturels souffrent faute de financement adéquat. L'administration a organisé en 2023 une refonte de ses financements destinés à divers types d'événements. Cette refonte a écrasé certains acteurs culturels implantés depuis longtemps sur le territoire. Comme la plupart de ces financements ne sont pas indexés d'une année à l'autre, la part du municipal est de fait souvent en baisse par rapport au budget total de ces événements. Ou bien, c'est le budget de l'événement qui est réduit d'une année à l'autre, comme c'est le cas pour le FTA. Malgré un soutien triennal de 400 000$ pour 2024, 2025 et 2026, son budget total a chuté de 5 309 668$ en 2023, à 4 820 955 en 2024. De plus, les critères d'augmentation ou de baisse des subventions accordées aux organismes ne sont pas explicites. Il y a certes des critères de sélection rigoureux, mais pourquoi tel projet obtient plus d'argent telle année, pourquoi celui-ci en obtient moins, ça demeure un mystère. Malgré une forte mobilisation du milieu, les solutions promises par Projet Montréal tardent toujours à venir. Pourtant, les piliers du gouvernement se sont concertés rapidement pour soutenir Comedia dans la foulée de l'annulation de Juste pour rire. Alors, quand on veut, on peut. Mais ceux qui ont bénéficié d'un coup de pouce municipal sous forme de financement triennal en mai 2023, ne sont pas sortis de l'auberge pour autant. Ces festivals ont lancé un autre cri d'alerte dans la presse en mars 2024. Leurs organisateurs se sont confrontés à un casse-tête financier qui ne date pas d'hier d'ailleurs. Sur la place des festivals, les commerces se sont multipliés et ont pris d'importantes parts du marché sur la vente de boissons et de nourriture. L'achalandage ne suffit plus à assurer des revenus autonomes lors des événements gratuits. À cause de l'inflation, il en coûte de 30 à 40% de plus qu'en 2019 pour organiser un festival de même envergure. La lettre d'opinion concluait: Alors que, et je cite, alors que la hausse du compte de taxes municipales suit automatiquement la courbe de l'inflation, ce n'est pas le cas des montants consacrés aux festivals et aux événements. Une comparaison qui mérite réflexion de la part de la Ville. Ce problème systémique de l'absence d'indexation fait peser une menace sur tout un secteur d'activité qui est en train de nous échapper. Nous avons vu trop de festivals disparaître ces dernières années. Parmi eux, citons les Week-ends du monde, Festival des films féministes de Montréal, le Festival international du film d'histoire de Montréal, le Festival Jeunesse, les Coups de théâtre et bien sûr l'annulation catastrophe de Juste pour rire. L'avenir de nombreux autres, comme le Festival des arts de ruelle, demeure incertain. Pourtant, il illustre une identité culturelle et sociale typique de Montréal depuis maintenant 8 ans. Sourd à cette crise, Projet Montréal continue de sous-estimer les besoins réels du milieu culturel. Un des exemples flagrants de cette sous-estimation des besoins est la politique de la vie nocturne. Annoncée en grande pompe par l'administration, longuement attendue, Elle a pourtant déçu sur toute la ligne. Elle a mis 7 ans à venir. Entre-temps, nous avons perdu de nombreuses salles de spectacle, dont le mythique cabaret La Tulipe. Après 7 ans, nous avons un brouillon de politique, une liste de bonnes intentions qui ne montre pas comment la Ville compte atteindre ses objectifs, particulièrement au niveau du soutien de nos lieux de diffusion. De la sécurité, de la cohabitation sociale, de la préservation des lieux qui ne sont pas des salles de spectacle, de la mobilité nocturne, de la propreté, de la mixité entre les résidents et en limite avec le milieu noctambule. L'administration de Projet Montréal dédiera 1 million par année sur 3 ans pour soutenir nos lieux de diffusion de création, créer des aménagements, assurer la sécurité, accompagner le milieu et les résidents, établir des stratégies de conservation, soutenir des projets nocturnes structurants et j'en passe. 3 millions pour autant d'actions à réaliser, je pense que c'est rêver en couleurs. La politique présente de plus des angles morts importants. Aucun indicateur de réussite de suivi n'y est présent. Elle ne donne pas d'orientation et de critères clairs aux partenaires qui voudraient se concerter pour créer un pôle de vitalité nocturne. Elle rejette hors de ces pôles tous les lieux alternatifs qui ne sont pas des salles de spectacle, alors qu'ils sont essentiels à l'écosystème créatif nocturne. Elle ne précise aucunement dans quel sens adapter la réglementation sur le bruit dans les arrondissements centraux. L'administration dit vouloir soutenir les lieux de diffusion culturelle par des programmes de subventions. Pourtant, Ensemble Montréal lui a proposé, pas plus tard qu'en octobre, d'adopter un tel programme au bénéfice des salles de diffusion indépendantes. Notre motion avait été pensée en collaboration avec les scènes de musique alternative du Québec. Tous les élus de Projet Montréal ont voté contre. Une belle occasion manquée d'écouter les besoins du milieu, de penser hors de la boîte et de faire en sorte que les bottines suivent les babines chez Projet Montréal. Madame la présidente, Projet Montréal se leurre si elle croit que son programme d'aide à l'insonorisation suffit à soutenir les salles indépendantes. Il est évidemment bienvenu lors des travaux d'insonorisation qui coûtent extrêmement cher, mais je rappelle que ces travaux sont nécessités par une réglementation qui pénalise les propriétaires et les gestionnaires des salles depuis de nombreuses années. Les règlements de certains arrondissements, dont celui du Plateau-Mont-Royal, ont directement forcé la fermeture de certaines salles de spectacles. En refusant de soutenir davantage les lieux culturels indépendants, l'administration de Projet Montréal contribue à la disparition des lieux de diffusion qui font vivre la culture, les arts, la langue française dans notre métropole, au lieu de favoriser leur maintien et leur développement. Enfin, une nouvelle politique de développement culturel est en cours d'élaboration. Et elle soulève déjà beaucoup d'inquiétudes de la part du milieu, qui s'est mobilisé en masse pour déposer des mémoires et présenter des recommandations. Le financement, c'est le nerf de la guerre, mais la politique ne reflète que trop peu. Je reviendrai plus tard sur ce détail au point 8037.05. Alors, pour conclure, madame la présidente, je réitère que le milieu culturel paie un prix beaucoup trop fort à cause de la gestion financière de la Ville sous Projet Montréal. J'appelle l'administration à ne pas laisser tomber la culture. La culture, madame la présidente, c'est ce qui cimente une société forte, tissée serrée. C'est un incubateur de talents, un vecteur de progrès social, un créateur de richesses économiques. Comme le propose la directrice de l'organisme Culture Montréal, Il faut arrêter de la voir comme un coût à payer, mais plutôt la considérer comme un investissement pour Montréal. C'est ce qu'Ensemble Montréal s'est appliqué à faire entre 2013 et 2017 et c'est ce à quoi elle s'engage en 2025. Comme le rappelaient Yves Lallumière, directeur de Tourisme Montréal, et Nathalie Maillet, directrice du Conseil des arts de Montréal, dans une lettre publiée par la presse en mai dernier. On ouvre les guillemets: Gouvernement, partenaires publics, privés, commanditaires, philanthropes, citoyennes et citoyens, nous avons tous un rôle à jouer dans ce défi d'avenir. Ensemble, nous pouvons faire de Montréal une destination culturelle encore plus vibrante, et ce, de façon durable. Engageons-nous à soutenir les arts, notre culture et ainsi toute notre communauté, car l'avenir de notre ville est entre nos mains. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌5:30:04

Merci. Alors, la parole est à Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌5:30:08

Merci beaucoup, madame la présidente. J'interviendrai aujourd'hui sur la question du budget mais je vais bien évidemment toucher 2 points sur lesquels je suis le porte-parole, notamment la question des technologies de l'information, et le deuxième point serait en lien avec la sécurité publique. Mais avant de débuter, j'aimerais introduire mon intervention par, je dirais, le comportement, le béhaviorisme qui est toujours récurrent de la part de l'administration de Madame Plante et qui est de faire toujours le dos à n'importe quelle remarque ou n'importe quelle critique ou n'importe quelle suggestion ou élément vraiment d'amélioration ou au moins de prise de conscience de la problématique qu'ils peuvent avoir en élaborant des projets, en élaborant l'ensemble de, je dirais, de la gouvernance au sein de cette administration. Et ce qui me pousse aussi, c'est d'entendre quelques explications ou réponses notamment à l'excellente motion qui a été déposée par le maire d'Outremont et où j'entends la réponse du président du comité exécutif et malheureusement je pense que moi j'ai donné mon dernier cours la semaine dernière mais il me pousse quand même à vraiment peut-être le pousser à faire un peu ses devoirs notamment entre la différence entre ce que c'est l'externalisation et la sous-traitance. La problématique qu'on a ici quand on voit un peu les années personnes et le coût qui vient, qui est engendré par ces efforts-là que ce soit au niveau de la ville centre ou que ce soit au niveau de l'arrondissement, que ce soit au niveau de nos services, ben c'est clair qu'à un moment donné il faut vraiment faire très attention quand on parle de l'augmentation des années personnes, surtout quand on parle de la sous-traitance parce que c'est ce qui va me ramener un peu et puis introduire un peu le point sur lequel j'aimerais bien aborder les technologies de l'information, c'est quand on fait de la sous-traitance malheureusement on a des employés qui sont toujours là payés et qu'on a aussi des firmes externes qui sont également payées par le même budget, ce qui fait en sorte que À un moment donné, on ne sait pas exactement qui qui fait quoi et on n'a pas externalisé la fonction d'une manière totale et encore une fois, on est en train de payer la facture en double. Et c'est ce qui me ramène un peu au premier point, Madame la Présidente, pour parler de, et aujourd'hui je m'adresse à vous chers membres du conseil municipal ainsi qu'à l'ensemble des Montréalais et Montréalaises, parce que je suis déçu vraiment d'une manière très très importante du bilan des technologies de l'information dans notre ville de Montréal. Projet Montréal gère très, très mal les dépenses et gère très, très mal la question des technologies de l'information au sein de la ville de Montréal. Tout d'abord, comme mon collègue monsieur Desbois me l'a bien mentionné tout à l'heure, en parlant tout à l'heure de l'image en rigueur que Projet Montréal dit projeter quant à sa gestion des effectifs ne reflète pas la réalité. Je l'ai mis dans mon introduction tout à l'heure, Et en effet, ce que l'on découvre derrière leur budget, derrière plutôt leur budget soi-disant équilibré, ce sont les sommes faramineuses investies dans l'impartition des ressources humaines. Et je dis bien impartition. Et c'est là où j'invite un peu le président du comité exécutif, avant de se prononcer et de vraiment, bien évidemment, d'exprimer son enthousiasme, son état où il est très à l'aise, il y a quand même un certain problème qui est enfoui ici au compte des dépenses sous des libellés très génériques, madame la présidente, ce qu'on appelle des fourre-tout tels que services professionnels. Dans services professionnels, madame la présidente, on y retrouve pas mal d'éléments qui sont introduits à cet égard-là, ou encore on retrouve services techniques et autres. Sans cela, madame la présidente, Projet Montréal ne parviendrait pas à offrir le même niveau de service sans d'abord augmenter ses effectifs. Ce n'est pas que dans l'allée du crack que l'on peut être témoin des ravages causés par les problèmes de dépendance à la Ville de Montréal. Il y a un réel problème de dépendance aux firmes de consultants externes, chose que je réitère à chaque conseil de ville. Et ce problème, c'est au sein du service des technologies de l'information en particulier qui est le plus visibles, telles que mentionnées dans notre rapport minoritaire. Madame la Présidente, le poste intitulé Services techniques et autres a vu ses dépenses exploser au service des technologies d'information depuis 2022. Et je m'explique, ça passe de 1,5 million de dollars en 2021, et tenez-vous bien, de 1,5 on est rendu, Madame la Présidente, à 28,9 millions de dollars. 37, ça c'est en 2022, 37,2 millions de dollars en 2023. 54,6 millions de dollars en 2024. Et bien évidemment, en 2025, ça n'a pas diminué, bien évidemment, et on est rendu à 61,7 millions de dollars. Passer de 1,5 million de dollars en 2021 à 61,7 millions de dollars, Madame la Présidente, si ce n'est pas un fourre-tout, je ne sais pas exactement comment je pourrais le qualifier. Alors, entre 2021 et 2025, le budget à ce poste de dépense a augmenté de 4113%, ça en devient presque étourdissant juste à y penser. Lors de l'étude budgétaire du service des technologies de l'information, nos commissaires se sont interrogés sur l'importance de la somme attribuée aux firmes de consultants externes puisqu'elle ne figure pas explicitement dans le budget. Le directeur du service d'ailleurs, Monsieur Richard Grenier, a affirmé qu'il y aurait annuellement entre 150 et 230 consultants affectés aux différents projets. Et là, on parle bien évidemment de sous-traitance et non pas une externalisation parce qu'ils sont accompagnés par d'autres employés qui sont payés par le budget de fonctionnement. Et ça, au niveau du PDI que les consultants sont payés et notre montant qu'on paye au BF. Alors, on est en train de souper 2 fois et de payer à 2 places. On paye bien évidemment le souper chez nous et on est en train de manger dans le restaurant, ce qui représente 34 millions pour l'année 2025, soit environ 26% du budget annuel de 129 millions de dollars. Dans un contexte très concurrentiel où il est de plus en plus difficile de retenir nos talents à haut potentiel, où la stratégie devrait être pensée vers le long terme, on apprend que le quart du budget annuel du service des technologies de l'information n'est pas investi dans ses propres employés, mais plutôt dans des consultants coûteux venus satisfaire des besoins à court terme. Monsieur Grenier nous a même avoué que c'était bien habituel comme pratique, que la part s'en allant aux firmes de consultants externes s'élevait à plus ou moins 30% de leur budget annuel, frôlant ainsi le tiers dudit budget. Je l'ai répété souvent dans cette salle, madame la présidente, au niveau du conseil, au cours des dernières années, mais il est urgent que la Ville de Montréal se dote d'une stratégie bien définie pour se sortir un jour de sa dépendance aux firmes de consultants externes. Oui, ces firmes-là possèdent en leur sein de nombreuses expertises très recherchées et leur présence dans les équipes des services technologies de l'information permet assurément de dégager beaucoup de valeur et de mener les projets à terme. Toutefois, cette expertise devrait être transmise à nos ressources internes afin qu'un jour nous n'ayons plus besoin des firmes externes pour fonctionner au quotidien. Les recours à leurs services devraient être ponctuels afin d'acquérir un lot de connaissances spécifiques ou pour un mandat beaucoup plus précis et clairement bien défini. Chaque mandat devrait être suivi d'une période de transition et de coaching pour s'assurer que les ressources internes peuvent effectuer leur travail par elles-mêmes par la suite. C'est en s'assurant qu'une main-d'œuvre qualifiée que l'on parvient à retenir les hauts potentiels chez nous et qu'on l'on s'assure d'une saine gouvernance de nos ressources budgétaires. Je pense que la Ville de Montréal se doit et a le droit, bien évidemment, d'avoir ce genre de ressources. Alors, faire affaire constamment avec des firmes de consultants, ça règle nos problèmes à court terme, mais cela rend notre organisation nonchalante. On finit par toujours se référer à elles pour adresser des situations de plus en plus complexes. Ce n'est pas normal que l'on dépende de ces firmes pour nos opérations quotidiennes. Je vous donne un exemple: Transfo RH et autres projets de transition infonuagique qui n'en finissent plus. Le projet Transfo RH, cette transition vers l'infonuagique de tous les systèmes d'information en ressources humaines, ne cesse de s'étirer depuis 2018 et même au-delà. Dépenses réelles de 2018 à 2023, on parle de 40,3 millions de dollars. Dépenses réelles prévues en 2024, seulement uniquement pour l'année 2024, on parle ici de 7,5 millions de dollars. Dépenses planifiées supplémentaires au PDI 2025 et 2034, là on parle de 9 ans et on parle de 35,7 millions de dollars. Et on est en somme approximative pour ce projet qui n'a jamais vu le jour malheureusement, on est à 83,5 millions de dollars. Je comprends très bien, Madame la Présidente, l'importance de ce projet. Je comprends très bien, Madame la Présidente, qu'une transformation organisationnelle d'une telle envergure prend inévitablement du temps, mais là, ça a pris une série beaucoup plus mexicaine ou turque. Cependant, vous en conviendrez, Madame la Présidente, que pour y parvenir, il faut se doter d'un échéancier clair. Il semblerait donc que ce soit là où le bât blesse à la Ville de Montréal. Je comprends aussi très bien l'importance de poursuivre les investissements dans nos systèmes systèmes patrimoniaux le temps que la transition soit complétée pour ne pas se faire subir des coupes de services aux utilisateurs. Toutefois, encore une fois, sans échéancier clair, sans date de livraison finale clairement définie, impossible de savoir pendant encore combien de temps les Montréalais, Montréalaises devront continuer à payer en double. En résumé, Madame la Présidente, pendant que l'on investit le temps, argent et ressources humaines à mettre en place ces nouveaux systèmes informatiques, on doit poursuivre les investissements dans nos systèmes patrimoniaux.

Abdelhaq Sari ◌5:40:18

sans savoir réellement quand on verra la lumière au bout du tunnel. Pendant que la transition traîne de la patte, nos contrats assurant la maintenance et le soutien technique de nos infrastructures patrimoniales prennent fin. Nous devons donc réinvestir temps, réinvestir l'argent et ressources humaines afin de négocier de nouveaux contrats, souvent à notre perte parce que les fournisseurs, eux, sont passés à autre chose depuis fort longtemps. Qu'on dise projet Montréal, notre ville souffre d'un sérieux problème d'efficacité et d'efficience. Madame la présidente, je vais arrêter ici. Je vais reprendre la parole par la suite parce que j'ai quand même un petit problème de voix. Je vais faire vraiment très attention à ce sujet.

Martine Musau Muele ◌5:41:05

Merci. Alors, la parole est à Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌5:41:16

Merci, madame la présidente. En 7 ans au pouvoir, la crise de l'itinérance s'est détériorée sous Projet Montréal. Enjeux de cohabitation sociale dans certains quartiers où le sentiment de sécurité est au plus bas: le Village-Mountain Park, le Sud-Ouest, le Quartier chinois et même dans le métro. Le poids de la misère humaine est porté par ceux qui la vivent et les organismes communautaires qui leur viennent en aide. Au budget, il y a 9,8 millions de dollars aux organismes communautaires qui viennent de la Ville. C'est 0,1% du budget total de la Ville qui est, disons-le, 7,28 milliards de dollars. C'est une légère embellie par rapport à l'an passé qui était à 0,09%. On parle de 3,3 millions. Montréal blande Québec alors que d'autres villes québécoises font mieux qu'elle sur toutes proportions gardées. Gatineau investira 7000$ par personne en situation d'itinérance en 2025. Québec, 5000$ par personne en situation d'itinérance. Montréal, la plus grande métropole du Québec, 2500$ par personne en situation d'itinérance. Et ça, c'est en comptant généreusement le 1 million de la stratégie centre-ville et le 1 million d'abolition de compensation de taxes pour OBNL qui offre des services d'hébergement d'urgence. De plus, la Ville ne financera plus du travail de rue après 2025, comme on l'apprenait lors du budget précédent, une façon de précariser davantage les organismes communautaires. C'est pas rien, c'est 35 intervenants de moins qu'il va y avoir sur le terrain. 35 de moins après la pandémie, dans le contexte actuel. C'est illogique. Projet Montréal est à la traîne dans le financement, mais aussi dans son leadership. Elle demande à Québec un plan national en itinérance alors qu'elle a zéro plan municipal depuis 2020. Québec, Longueuil, Gatineau, tantôt la mairesse parlait de justement on se compare aux grandes villes, ben toutes ces villes ont un plan pour assumer un plus grand rôle et aider le plus de démunis. Montréal préfère se tapisser derrière Québec. Les conséquences de ce manque de leadership, une détérioration sur le terrain. On a des campements de plus en plus de tentes, symbole du manque de place dans les ressources d'hébergement d'urgence, mais aussi du manque de logements adaptés. Promesse formulée en 2021 qui a été non tenue, on a développé 300 logements destinés aux sans-abri par année dans Ben là, on apprend dans le budget que c'est 300 logements d'ici 2027. C'est une promesse brisée. Fait qu'il y a définitivement un manque de place, un manque de place estimé à 800 personnes dans nos espaces publics. En 7 ans au pouvoir, l'administration de Projet Montréal a été incapable d'innover en trouvant des solutions comme remettre en état ces bâtiments vacants. Par exemple, on ne retrouve aucun projet particulier comme le proposait le conseil jeunesse dans une de ses recommandations en 2017. La seule solution trouvée en 7 ans au pouvoir, 60 unités modulaires pour lesquelles on est en faveur, sauf qu'on questionne pourquoi est-ce qu'on implante ça après la période hivernale. Comment ça se peut qu'on se retrouve devant encore le même scénario à Notre-Dame et en plus qu'on demande au MTQ un démantèlement, de procéder à un démantèlement avant que les mesures soient mises en place dans le contexte. Et on peut parler de Saint-Henri ce week-end, on peut parler de, j'ai envie de dire, une centaine d'espaces dans les derniers 5 ans qui ont pu être démantelés sans nécessairement y avoir des solutions locales à offrir. Toujours en attente des conclusions du rapport du comité d'experts sur les campements depuis 2 mois maintenant. Sont où ces recommandations-là? Pourquoi Projet Montréal ne les dévoile pas alors qu'elle les a depuis le mois d'août? On propose un amendement aujourd'hui Depuis 7 ans au pouvoir, l'administration de Projet Montréal a démontré que l'itinérance n'était peut-être pas une priorité pour elle, mais il est encore le temps de changer de cap et de mieux soutenir les organismes communautaires qui viennent en aide aux plus démunis. Les besoins font juste augmenter, mais le financement, lui, il reste clairement insuffisant. C'est pour ça que j'appelle au bon sens de Projet Montréal en déposant cet amendement pour doubler le budget en itinérance. L'amendement, c'est d'amender le budget de fonctionnement 2025 afin d'allouer une somme supplémentaire de 10 200 000 afin d'augmenter les dépenses du service de la SDIS dédiées aux contributions aux organismes de soutien aux personnes en situation d'itinérance pour un total de 20 millions. Pour ce faire, il est proposé de puiser cette somme de 10 200 000 à même les dépenses des services centraux de la Ville de Montréal qui s'élèvent à 3 639 550 100$. En imposant une contrainte budgétaire de 0,02804% à l'ensemble des services centraux et de réallouer cette somme à l'augmentation des dépenses du service de la SDIS dédié aux contributions aux organismes de soutien aux personnes en situation d'itinérance. C'est un tout petit geste qui représente une contrainte de 0,28% du budget total des services centraux. Notre certificat de trésorerie témoigne de la viabilité de notre amendement. C'est un petit geste significatif pour que le budget en itinérance, qui serait augmenté à 10,2 millions pour atteindre 20 millions en 2025. Oui, l'itinérance est une compétence partagée, Oui, Montréal doit faire sa part. Avec cet amendement, on demande à l'administration de faire le strict minimum, parce qu'il s'agit d'un minimum, pour assurer le rôle qui est le sien, assurer la sécurité de tous et de toutes, incluant les personnes les plus vulnérables. Je vais demander, en fait cet amendement est appuyé de mon collègue Aref Salem.

Martine Musau Muele ◌5:48:01

Merci. Alors, la part— vous êtes appuyé par qui? Parfait. Ouais, c'est possible de libérer les noms puis juste mettre les noms pour chaque amendement, mais en tout cas là c'est juste monsieur Baudry, alors monsieur Baudry, la parole est à vous.

Robert Beaudry ◌5:48:26

Merci beaucoup madame la présidente. Donc sur l'amendement, ben tout d'abord je peux seulement me rappeler le début de la tirade du nez de Rostand parce que si on résume tout ce qu'on met en itinérance aux simples programmes d'aide aux organismes communautaires, je vais le dire comme ça, c'est un peu court. Et c'est souvent de la façon dont l'opposition résume le travail de toute une administration, de toute une ville, de plein de personnes, de fonctionnaires qui travaillent à tous les jours justement pour contribuer à lutter contre la crise de l'itinérance. Parce qu'on ne peut pas comparer le travail qui est fait à la Ville de Montréal en le résumant à un seul programme. Et je vais revenir un peu sur le calcul que j'ai lu dans le rapport minoritaire de l'opposition, qui me semble aussi comparer des pommes avec des oranges. On est un peu dans l'ésotérisme ici, je vais vous expliquer pourquoi. Parce que les autres villes n'ont pas la même gouvernance, il n'y a pas tout le travail des arrondissements qui est mis en place. Je vais vous donner un exemple. Ville-Marie, par exemple, en itinérance, c'est près de 400 000$ par année, juste Ville-Marie, qu'on investit pour soutenir des organismes communautaires qui travaillent à des projets en itinérance. Que pour ça, là, ça monte à peu près à 1,7 million par année qu'on investit à Ville-Marie en itinérance, en plus de tout le travail qu'on fait au budget. Peut-être que dans les arrondissements de l'opposition, il y a peu d'investissements en itinérance, peut-être que Pierre Pierrefonds-Roxboro n'en fait pas, peut-être que Saint-Laurent n'a pas cette culture-là de soutenir avec les transferts d'arrondissements ou avec l'argent qu'ils reçoivent leurs organismes communautaires en itinérance, grand bien leur fasse. Par contre, de notre côté, plusieurs arrondissements de Projet Montréal, avec leur budget, font des choix budgétaires. Faire des choix, décider où on va mettre les sommes pour soutenir des organismes en itinérance. Quand je regarde des maires d'arrondissements, des mairesses d'arrondissements de notre formation politique, engager, tenter de trouver des terrains, tenter de trouver des solutions, investir des sommes pour le dossier d'itinérance ou pour soutenir des organismes, je pense qu'on peut dire qu'on ne résume pas à ce simple programme le travail. Mais néanmoins, ce programme-là est intéressant parce que depuis qu'on est en poste, depuis 7 ans, on l'a quadruplé ce programme. À l'époque où c'était l'opposition maintenant qui était l'administration, c'est un maigre 3 millions de dollars qu'on met en itinérance. 3 millions, madame la présidente. Nous, on met ça, mais on ne s'arrête pas là. Encore là, on va sortir un peu des œillères que nous a exposées l'opposition dans son rapport minoritaire et on va regarder toutes les choses extraordinaires qui sont déployées à travers ce budget-là, comme on parlait des personnes dans la rue, intervenants, soutien communautaire. EMIS, c'est une innovation de notre administration, madame la présidente, qui se déploiera dans tous les arrondissements parce que les besoins ne sont plus juste au centre-ville de Montréal, c'est près de 10 millions qui est investi à même le budget pour EMIS pour soutenir aussi les organismes communautaires, pour faire en sorte qu'en collaboration on puisse se ralléger la tâche dans l'espace public sur les enjeux de cohabitation sociale. Et ça nous est demandé, ils ne veulent plus porter à eux-mêmes ce fardeau sur les épaules. Donc l'investissement qu'on arrive ici par ce budget d'EMIS nous permet de les appuyer. Mais je suis d'accord avec mon collègue, On doit soutenir, on doit donner de l'agilité aux groupes communautaires, c'est ce que notre administration fait, mais on doit le faire avec les leviers qui sont les nôtres. Parce que la mission de base des OBNL, elle est financée par quoi? Ceux qui sont en itinérance, par un programme qui s'appelle le PSOC, qui est le programme du gouvernement du Québec. Et n'en déplaise à l'opposition officielle, oui, le gouvernement du Québec doit en faire plus et oui, nous devons interpeller le gouvernement du Québec, mais nous, de notre côté, on ne va pas attendre. Puis on va continuer à travailler. Un autre élément qui n'est pas non plus abordé, c'est tout le travail et l'investissement qui est mis en habitation. Parce que l'itinérance, c'est quoi? C'est de répondre à une instabilité résidentielle d'une part, mais aussi à des enjeux de stabilisation, de santé, de soutien. Eh bien, c'est près d'un demi-milliard qu'il y a dans le budget pour acquérir des bâtiments, développer du logement. Quand on aborde la question des 300 unités, encore une fois, ce n'est que l'approche portefeuille avec la SHDM, donc ce n'est seulement qu'une partie de tout ce qu'on va faire. Ça n'enlève pas qu'on va continuer à développer du logement social dédié aux organismes en itinérance avec nos autres programmes. Ça n'empêche pas que la protection des maisons de chambres, qui a été très, très, très audacieuse depuis l'arrivée de notre administration, va se poursuivre et même s'accélérer, mais je laisserai mon collègue monsieur Doré exposer un peu plus tout le travail qui est fait sur la préservation de l'abordabilité. Et le travail de cession des terrains qu'on a acquis. C'est ce qu'on a besoin, on a besoin d'une administration qui porte à bras-le-corps cet enjeu, mais sans pour autant déresponsabiliser le gouvernement du Québec, parce que oui, on doit le faire en collaboration. Si on n'était pas sortis avec toutes les autres villes du Québec, madame la présidente, fort probablement que les 50 millions du fédéral dormiraient encore à Ottawa Mais c'est par la pression, c'est par le rappel que c'est une responsabilité partagée que visiblement une entente va se signer. Néanmoins, est-ce que c'est assez? Non, il faut en mettre encore plus et c'est ça que les Montréalais ont besoin, d'un budget comme celui qui est présenté aujourd'hui où l'itinérance est prise de façon transversale. On veut travailler sur l'habitation, on veut travailler sur le soutien aux organismes communautaires, on veut travailler sur l'intervention dans l'espace public et on veut travailler avec nos arrondissements aussi parce que ça se passe dans nos communautés. Alors, les Montréalais n'ont pas besoin d'une motion, madame la présidente, qui d'ailleurs ne dit pas trop quel choix elle va faire budgétaire. Je reprends les propos de mon collègue monsieur Rabouin, coupez un petit peu partout là, puis mettez ça là, puis après on verra. On verra. On met encore le fardeau à ces Montréalais, ces contribuables montréalais qui en font encore plus pour des champs de compétences qui ne sont pas que les leurs. Oui, nous avons une responsabilité, nous prenons le leadership, doit le faire. Mais madame la présidente, les Montréalais et Montréalaises qui ont besoin, c'est une administration qui roule ses manches et qui prend le problème à bras-le-corps. Et c'est ce que l'administration de Projet Montréal a fait, continue de faire, et avec ce budget aujourd'hui, nous, on se drape pas dans la vertu comme veut le faire l'opposition, mais on travaille vraiment pour les plus vulnérables afin de leur trouver des alternatives. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌5:54:55

Monsieur Langevin.

Benoit Langevin ◌5:54:57

En droit de réplique sur l'amendement, madame la présidente. C'est quelque chose, hein, critiquer la perfection, au dire de mon collègue, se drape dans la vertu comme l'opposition. On se drape dans la vertu ou on s'ouvre les yeux puis on se promène dans les rues de Montréal puis on réalise que l'itinérance a doublé sur leur mandat? Donc nécessairement, il faut qu'ils augmentent leur budget en conséquence de l'augmentation du phénomène sur notre territoire. Parce que contrairement à ce que mon collègue dit, il n'y a pas de— quand on dit qu'on veut une augmentation, on pourrait juste parler de travail de rue. L'administration Plante a décidé de justement désinvestir ces organismes communautaires-là qui offraient un service confidentiel d'écoute, de support, d'accompagnement auprès des plus vulnérables dans une approche bottom-up. Non, Projet Montréal est arrivé et a dit, nous, on a une meilleure façon, on va arriver avec EMIS, qui, disons-le, est déployé à pas 30% au moment où on se parle, malgré que ça a été annoncé, je pense, 8 fois dans les médias, parce que contrairement à mes collègues de Projet Montréal, faire des annonces, ça par exemple, on est capable de les faire, dire, ah ça, nous on fait ça. Les modulaires sont nulle part dans le budget. Les contrats de lutte à l'exclusion sociale et à la pauvreté, c'est une négociation qui a permis 1 million de plus par rapport aux 5 dernières années. On va arrêter là, on va arrêter de faire des slogans, des faits saillants qui disent que l'itinérance a la deuxième plus grande importance d'un budget de 7,28 milliards de dollars. Travail en arrondissement, madame la présidente, je voudrais même mettre une politique sur les maisons de chambres, il n'y en a pas à Pierrefonds-Roxboro. C'est pas un cadre bâti qui est dans notre secteur. Donc, je vais pas mettre des règlements pour en mettre. Puis, des politiques qui permettent justement à des OBNL d'avoir des gratuités puis de justement pas avoir à payer de la dérogation mineure, oui, c'est en place. Puis, on incite les organismes communautaires à venir à l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. La porte est grande ouverte pour justement qu'on ait un ensemble de services. Mon collègue parle du programme de aux organismes communautaires, le PSOC. Si on ouvre cette porte-là, j'ai envie de dire, le PSOC finance plus de 8000 organismes au Québec. On peut tout mettre dans le même seau, comme mon collègue essaie de le faire, pour démontrer qu'il fait quelque chose et que la situation s'améliore au niveau de l'effort budgétaire de la Ville de Montréal. Tant bien, comme il veut, comme il veut. Continue, continue à dire et à parler. Quand on parle de 300 unités de plus par année dans une campagne électorale, puis qu'à la dernière année, on dit que le 300 unités va se faire dans les 3 prochaines années, ben j'ai envie de dire qu'on fait juste parler autour d'une problématique, on fait des conférences de presse, mais on n'évolue pas sur le plan budgétaire, sur l'effort de la Ville. Fait que j'ai envie de dire à mon collègue, j'ai envie de dire à Projet Montréal, Ben, on va prendre un vote nominal, puis vous aurez l'odieux de pas être drapés de vertus.

Martine Musau Muele ◌5:58:07

Alors, à la demande d'un vote nominal, ouvrons les portes et sonnons les cloches, s'il vous plaît. Appuyée par Aref Salem. Peut-être 30 secondes de plus.

Vana Nazarian ◌5:59:13

Merci.

Martine Musau Muele ◌5:59:14

Fermons les portes, s'il vous plaît, monsieur le greffier.

Greffier ◌5:59:19

Madame la mairesse, Monsieur Rabouin, Monsieur Doré, Madame Bourgeois, Madame Alneus, Monsieur Baudry, Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauzerolle, Madame Popéanou. Madame Thuillier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cornolle, Madame Giguère, Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Madame Olivier, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde qui est à distance, Madame Plourde. Je poursuis. Monsieur Posé, Madame Tremblay, Monsieur Downey, Madame Grondin, Monsieur Ouellet, Madame Goulet, Monsieur McQueen, Madame Christensen, Monsieur Normand. Madame Roy, Monsieur Salem, Madame Rossi, Madame Zuniga Ramos, Monsieur Langevin, Madame Valenzuela, Monsieur De Sousa, Madame De Ros, Madame Black, Monsieur Sari, Monsieur Énorme Athel. Monsieur Beis, Madame Clément-Albaud, Madame Gentili, Monsieur Perry, Monsieur Desbois, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà, Monsieur Bissonnet, Monsieur Corville. Madame Nazarian. Monsieur Hurley. Madame Blanchet. Monsieur Deschamps. Madame Palestini. Monsieur Miranda. Madame Hénault. Monsieur Sauvé. Monsieur Sasseville, qui est à distance. Pour.

Martine Musau Muele ◌6:02:30

Ouvrez les portes, s'il vous plaît.

Greffier ◌6:02:48

Donc Madame Plourde. Oui, Madame Plourde. Monsieur Desbois.

Benoit Langevin ◌6:03:21

Merci.

Martine Musau Muele ◌6:03:37

Alors, concernant l'amendement numéro 2, la rubrique 30.01, 28 votes pour, 32 votes contre. Alors, l'amendement est rejeté. Poursuivons, nous étions rendus à monsieur Miranda.

Luis Miranda ◌6:04:00

Merci, madame la présidente. Je reviendrai pas sur tout ce que mes collègues ont déjà dit. Je ne suis pas toujours d'accord avec ce que l'opposition dit, mais aujourd'hui c'est l'exception. Je dois admettre que je suis totalement d'accord. Pour moi, c'est un budget administratif encore une fois, un budget qui ne donne pas vraiment rien de plus pour les citoyens. C'est un 8e budget consécutif de sous-dotation. Une sous-dotation où c'est les arrondissements qui doivent faire l'effort de maintenir les services à leurs citoyens. La majorité des services, nous savons tous et très bien que la majorité des services dispensés par la Ville sont localement donnés par les arrondissements. 8 ans qu'on est sous-doté, on peut dire qu'on a fait l'effort cette année, mais on est encore en dessous. Il ne faut pas oublier, 100% de ma dotation, puis la majorité des arrondissements, je crois, c'est pour la masse salariale, et que depuis les 8 dernières années, masse salariale qui augmente continuellement de 2%, et quand on nous donne 1%, ça veut dire qu'on est sous-doté de 1% par année. 8 ans, c'est 8%. Cette année, c'est 0,2%, mais c'est quand même une sous-dotation. On peut pas dire qu'actuellement la ville va bien. Un autre budget où il y a eu un manque d'entretien, il y a eu un manque d'entretien, on en promet des choses. Moi, en 35 ans, ma 36e année cette année, j'en ai fait quelques budgets. On a toujours vu l'entretien de nos infrastructures Ce qu'on ne voit plus à Montréal. On a eu beaucoup d'inondations cette année en particulier, des inondations qui, dans certains cas, auraient pu être évitées si on avait fait l'entretien de nos infrastructures. Dans le passé, à tous les ans, on donnait systématiquement des contrats pour faire, on appelait ça le flush des égouts, ce qu'on ne fait plus, on le fait seulement sur demande. Moi-même, chez moi en Anjou, j'en ai eu des inondations. Je suis allé avec mes gens et j'ai demandé qu'on fasse des inspections. Et effectivement, il y a des endroits où on avait besoin de flusher et les gens ne seraient pas inondés. C'est ce qui se produit à beaucoup d'endroits, surtout quand nous faisons des travaux. La minute qu'une rue est ouverte, l'entrepreneur, des fois, en refermant la rue, il laisse passer des choses, des roches, les grandes roches dans les égouts. Ça bloque avec le temps. C'est ce manque d'entretien-là qui fait en sorte que justement on a de plus en plus de problèmes. Un budget qui est complètement en manque de soutien envers les arrondissements. C'est les arrondissements qui doivent faire les frais avec leur population en leur disant pourquoi. Un budget, pourtant on a dit cette année, on investissait plus, on investissait plus dans les services. Et pourtant, on a une belle opportunité cette semaine. Il a neigé, il annonce un redoux, oui, il annonce de la neige, il annonce de la pluie, il annonce du froid encore. J'ai déjà joué dans ces films. Si on pense qu'on va laisser la neige fondre actuellement à ce temps-ci de l'année, les puissances sont toutes bloquées. C'est quoi qu'on se prépare? À avoir encore des coins de rue, ça va être des lacs. On s'est peut-être, excusez, j'allais dire un mot, je pense qu'il n'est pas parlementaire, on s'est dit fiers qu'on augmentait dans le déneigement, mais vous aviez l'opportunité cette semaine. Moi, je vais vous dire, demain, J'étais 4 chez nous, on fait une levée. J'attendrai pas d'être dans Sloche. J'ai une free shot là, je vais la décréter demain. Mais je me serais attendu, j'ai dit je vais attendre, je me serais attendu à ce que la ville le fasse, surtout qu'on adopte un budget en disant, hey, on met plus d'argent dans la neige. L'hiver passé, je me souviens bien, je crois qu'on a levé 2 fois seulement. Qu'on aurait pu dire, on fait l'effort cette année-là. D'un budget, on adopte un budget cette semaine. Non, on s'est pas vraiment préoccupé de ça. Vraiment, je vais vous dire, écoutez bien, on pourrait, j'ai essayé d'aller à travers le budget, j'ai comparé, et présentation du budget pas tout à fait à mon goût à comparer aux autres parce que j'aime bien aussi, je regarde les autres arrondissements, le portrait des arrondissements. On a notre feuille, on a tous, chacun des maires, nous avons reçu pour nos arrondissements notre portrait. Masse salariale, kilométrage, population, tout est là. Dans ça, vous ne l'avez pas. Dans ça, vous ne l'avez pas. Vous avez, oui, masse salariale, mais vous n'avez pas le vrai portrait de qu'est-ce qu'est un arrondissement. Parce que je me compare, je me compare à la Chine. Moi et la Chine, similaires. Similaires. Qu'on le veuille ou pas, même tarif, ces choses-là. Moi, j'ai 35 000 personnes qui viennent travailler en Anjou par jour. J'ai un territoire de 14 kilomètres carrés, à peu près comme Lachine, qui est un peu plus petit. Moi, j'ai 222 PA, Lachine 246 PA. Pourquoi? Je ne sais pas. Et pourtant, nous, on génère beaucoup plus de revenus qu'à Lachine. Ça, on ne trouve plus ça là-dedans non plus. Vous allez avoir une motion pour le prochain conseil, on demandait un budget en papier. Regardez celui que vous avez reçu, ça c'est celui que j'ai imprimé parce que moi je m'en sers beaucoup. J'ai 25 budgets dans mon bureau, je vais en arrière, je lis la note, des choses comme ça. Vous regarderez la qualité de papier qui a été imprimé ici, puis ça c'était pas pour nous ça, ça a été pour un fonctionnaire quelque part, pour un directeur. Parce que j'ai regardé le mien, il est annoté déjà. Ça veut dire que quelqu'un l'avait, c'était son budget, on l'a récupéré pour nous le donner parce que je crois que c'est madame Blanchet qui a insisté pour qu'on ait chaque partie qu'on ait. Et vous regarderez la qualité de papier, ça c'est un document que vous allez pouvoir travailler toute l'année. C'est pas du papier normal, c'est du papier quasiment carton, beaucoup plus épais parce que comme élu, Si on veut faire notre job comme il faut, on doit revenir là-dessus de temps en temps, on doit le comparer. Moi, j'ai mes 20 derniers de Montréal dans mon bureau que je lis en arrière continuellement, un document dont je me sers régulièrement. Et j'espère que nous allons avoir quelque chose de bien fait comme ça, pas du papier ordinaire. Regardez les différentes épaisseurs. On le voit, c'est la même chose, beaucoup plus épais lui, du papier carton, papier qu'on peut travailler parce que les élus, on se prend des notes, on efface, on met des post-it. J'espère que, écoutez, je ne vais pas revenir sur tout le budget. Malheureusement, c'est un budget que moi je ne pourrais pas appuyer d'aucune façon parce que c'est un budget purement administratif et rien là-dedans pour les citoyens. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌6:11:36

La parole est à Craig Sauvé.

Craig Sauvé ◌6:11:39

Merci, madame la présidente. Donc, je vais aborder quelques éléments dans le budget. Premièrement, merci tout le monde pour votre travail sur ce budget-là. Je dois— je sais que c'est énormément de travail, énormément de rencontres, d'organisation, préparation, donc merci Monsieur Rabouin, monsieur le directeur, tout votre staff aussi, pour le travail que vous mettez, parce qu'effectivement, c'est beaucoup préparer un budget pour la taille de la Ville de Montréal avec nos 28 000 employés. Le dépôt d'un budget, c'est vraiment le document le plus important de vision de qu'est-ce qui va arriver à Montréal dans une prochaine année, donc je pense que c'est approprié de parler de vision aussi dans ce budget-là, parce que si on endosse le budget, c'est-à-dire qu'on endosse plein de décisions qui sont inscrits dans le budget. Je pense que c'est un budget à bas risque avec beaucoup d'éléments qui essaient de répondre à certaines demandes un peu partout. C'est pas un budget glamour ou splash, mais c'est un budget qui tente de cocher beaucoup de cases. C'est pas facile, effectivement, mais je pense qu'on traverse certains moments où il faut avoir des priorités très claires. Un, je pense que je vais saluer, je pense qu'il y a du bon travail, comme je fais à chaque année, dans le dossier du logement. Je pense qu'on fait du bon travail à Montréal. Bien sûr qu'il y a beaucoup à faire, puis de mettre les bases pour ce qu'on a besoin en termes de logement, c'est des années de travail. Puis comme monsieur Deschamps l'a bien dit, on va voir les fruits de ce travail des années après. Il faut qu'on continue, il faut absolument qu'on continue à acheter plus d'immeubles, plus de bâtiments, des terrains afin de faire plus de logements hors marché dans la ville de Montréal. Et oui, il faut qu'on achète ce qui existe afin de protéger du marché spéculatif, protéger des ravages des investisseurs qui veulent juste faire de l'argent sur le dos des gens qui tentent juste d'avoir un abri, une maison pour eux, pour qu'ils puissent fonctionner et vivre dans notre société. Donc, ce travail qui est amorcé, il faut que ça continue. Donc, j'espère qu'après les prochaines élections, on va voir que c'est quand même continué, les investissements vont peut-être augmenter même, parce qu'en termes de grandes villes abordables à travers le monde, on fait partie de toute une crise, mais il faut plus, il faut plus de logements hors marché. C'est ça la clé, en fait. Le capitalisme sans entrave, c'est le problème, c'est la cause, et ce n'est pas plus de capitalisme qui va résoudre cette crise du logement. Il faut le savoir. À Montréal, la part du marché qui est hors marché en termes de logement, c'est juste 7%. C'est 7%. Je suis content, dans le Sud-Ouest, on a des quartiers qui sont à 35%, notamment Pointe-Saint-Charles, puis on note que la mixité sociale à Pointe-Saint-Charles, on peut la maintenir à cause de ça. Mais 7% ne c'est pas assez. À Vienne, c'est 60%. 60% des logements sont hors marché et Vienne est donc une des villes les plus abordables en Europe présentement. Quand même intéressant. Aux Pays-Bas, le pourcentage c'est 34%. En Autriche dans son ensemble, c'est 24%.

Voix 4I6:15:05

Au Danemark, c'est 21%.

Craig Sauvé ◌6:15:07

Au Canada, c'est 3,5%. À Montréal, c'est 7%. Donc on a beaucoup de travail à faire, beaucoup de travail à faire.

Voix 4I6:15:14

And I'll say this again: unfettered capitalism is not the solution to the housing crisis; it's the cause of the housing crisis. The solution is more off-market housing. That's what we need to be doing. More capitalism on its own is not going to regulate our problem. It may stall to a certain degree. The raise in the cost of housing, but it won't bring it down. Off-market housing can bring down the housing costs for people really. It's going to take a lot of investment. The province has already lost control of rent control, and it's lost the battle against illegal Airbnbs. And this is causing a massive crisis in our society right now. I hope we all realize that.

Craig Sauvé ◌6:15:57

Now, pour parler au prochain dossier de l'itinérance, j'ai eu une expérience. Je faisais du porte-à-porte cet été, j'ai rencontré plein de gens, puis j'ai rencontré une madame qui s'appelle Laurie, qui habitait à LaSalle, puis il y a un article qui est écrit sur elle dans LaSalle Gazette, et je pense que c'est un cas intéressant parce qu'on a une madame qui était impliquée dans sa communauté, qui connaissait tous ses voisins, j'ai eu le plaisir de parler avec elle pendant 20 minutes, mais elle a eu une bad luck, il y a eu un incendie dans son bâtiment, elle était dans le sous-sol, Puis elle s'est réveillée à 4 heures le matin, puis elle a réveillé tous ses voisins pour dire, hey, il y en a un qui s'est rendu, il faut qu'on sorte. Et qu'est-ce qui s'est passé à Laurie par la suite? Elle dormait sur les divans des gens dans le quartier, de ses amis, de sa famille, puis là après elle n'avait plus de logement, il n'y avait plus rien pour elle. Elle était vraiment comme, elle est allée voir les groupes communautaires, moi-même j'ai appelé 211 pour elle, Qu'est-ce qu'on dit? Mais voici les adresses des shelters. Elle dit, mais moi j'avais un logement.

Voix 4I6:17:03

She's on disability and everything too, so she doesn't have a regular high salary. You want to rent right now in Montreal, minimum $1,000. It wasn't going to work.

Craig Sauvé ◌6:17:13

But that's—

Voix 4I6:17:13

this is a case of a person who worked her life, unfortunately was on disability, had a hard life, had some bad luck, and at high risk of homelessness, finding herself on the street. And when she went to one of the local community groups, they said, well, we can give you a tent and we can give you some sleeping bags.

Craig Sauvé ◌6:17:31

True story.

Voix 4I6:17:32

It's in the Gazette article written by Tula Tremonis. And what's crazy about that is we don't necessarily have a plan for what people do when they're in tents right now. What do we do? We dismantle the tents. So the community groups in the city are giving out tents and sleeping bags, And then the city is dismantling them. That's what's going on right now today.

Craig Sauvé ◌6:17:56

Donc effectivement, il y a de l'effort dans ce budget pour l'itinérance. On voit trois millions de plus, un bon pas. Des résidences modulaires, un bon pas. C'est intéressant, mais on ressent pas forcément dans ce budget-là qu'on met tout ce qu'il faut pour répondre à l'urgence. Et je pense que l'argument, je pense que c'est très raisonnable de dire que le Québec doit faire sa part et que le CAQ ne fait pas sa part sur l'itinérance ni sur le logement. C'est dévastateur, donc il faut le reconnaître aussi. Mais quelques millions de plus, on n'est pas là, et c'est pour ça que j'ai voté pour la motion de monsieur Langevin et l'amendement. Il faut beaucoup plus. Ce que je veux voir, je veux voir un plan de sécurité pour les campements, je veux voir plus d'argent pour les travailleurs communautaires. Il y en a des milliers à Montréal qui travaillent en communautaire, puis on dépend de eux, puis ils savent, mais ils sentent pas qu'ils sont bien payés, rémunérés à leur juste valeur. Je veux de l'argent pour les toilettes chimiques pour les campements, je veux potentiellement de l'aide en sécurité pour les campements.

Voix 4I6:19:07

Je veux une demande claire de bannir les Airbnb. Bannir les Airbnb, on a perdu la bataille. Forget about regulation, forget it.

Craig Sauvé ◌6:19:15

C'est ça que je veux voir. Je veux sentir vraiment qu'à travers ce budget-là, on revire parce qu'il y a une crise humanitaire, puis les gens sont en train de mourir dans la rue, puis de plus en plus de surdoses. Puis je veux voir dans ce budget le sentiment d'urgence qu'il faut agir avec tout ce qu'on a pour sauver des vies. Il y a de l'effort et je le reconnais, puis ça prend des consultations et ça prend de travailler avec les gens, avec nos gens, avec le communautaire, mais ici je ressens qu'il y a un pas en avant, mais on n'est pas là pour répondre à la crise avec toute l'immensité que ça mérite. Donc c'est ça, ça m'inquiète encore et je pense que effectivement, on peut mener avec notre leadership en démontrant plus d'action, plus à l'extérieur de la boîte, plus de créativité et plus de bruit. Donc, on va dans le bon sens, mais il faut continuer, s'il vous plaît. C'est urgent. La police. Il y en a une augmentation de la police de 130 millions de dollars depuis 2021. 300 employés de plus, 280 sont des policiers et policières. On en perd aussi, mais Si on regarde, il y a plus d'argent pour la police à Montréal. Et là, on est capable de trouver de l'argent, puis on dit, ben, on va régler la criminalité avec la police. C'est un peu ça que j'entends de la bouche de certaines personnes, mais il faut regarder les racines sociales de beaucoup de criminalité, le manque d'espoir, le manque de sentiment d'implication, de faire partie d'une communauté.

Voix 4I6:20:55

Criminality stems largely from social causes. Not all of them we can we can respond to. Education is not us. Poverty is not completely us.

Craig Sauvé ◌6:21:04

We can't give everybody hope with us with a city budget, mais ça en fait partie. Donc je pense que la réponse à la criminalité, oui, la prévention, il y en a eu des bons des bons pas en avant pour la prévention, mais ça va prendre d'autres stratégies, puis il faut régler la crise sociale dans laquelle, la crise d'abordabilité dans laquelle on vit présentement si on veut régler le taux de criminalité qui est inquiétant et le sentiment d'insécurité qu'on vit dans nos quartiers. Et je pense que cette idée qu'effectivement il y a des causes sociales à la criminalité, ça n'a pas été assez véhiculé par ni un des deux partis de cette salle. Il faut en parler, il faut en parler qu'effectivement il y a des responsabilités collectives qu'on a pour essayer de régler ça. Sécurité routière, je pense qu'effectivement un autre endroit où la Ville fait des bons pas en avant, la Vision Zéro, je pense qu'il faut continuer avec le programme, je pense However, je l'ai dit à plusieurs reprises, pour sauver plus de vies, il faut aller plus rapidement. Et parfois, je pense qu'on tente de faire parfois des projets parfaits avec tout inclus, all the rest, avec les feux de circulation, la bordure en granit qui est beau, qui est nice, mais je pense que ça va prendre plus d'urbanisme tactique également. Et je sais qu'il y a l'hésitation. Ce que j'ai appris dans mes ans de politique, c'est que si on veut faire des changements sur la mobilité, il faut être déterminé parce qu'à chaque bout, quelqu'un va repousser. Les services qui seraient pas assez convaincus, les citoyens, personne n'est jamais assez convaincu, mais après qu'on fait le job, comme le Rêve Saint-Denis, on voit la valeur, puis tout le monde est convaincu tout d'un coup. Donc il faut pousser, il faut pousser, mais je pense qu'Anne Hidalgo, si on voit ce qu'elle a fait à Paris, Effectivement, parfois c'est beaucoup d'urbanisme tactique, c'est pas toujours le plus beau, mais c'est rapide et ça fonctionne. Et le nombre de personnes qui sont à vélo à Paris aujourd'hui, c'est en croissance fulgurante parce qu'on leur a offert de l'espace sur la rue. Donc moi, je pense que c'est un élément aussi qu'on doit voir davantage à Montréal. On a déployé énormément rapidement lors de notre crise quand est arrivé le COVID, mais pourquoi qu'on a arrêté? Pourquoi qu'on a arrêté? Allons-y avec de l'urbanisme tactique, allons-y pour sauver des vies. On a vu ce qui s'est passé avec l'automobile qui est foncée dans le restaurant Thaï ce week-end. On a eu ça dans le Sud-Ouest aussi. On a des gens qui vont à trop de vitesse, donc il faut réaménager nos rues. Il faut sauver des vies comme ça aussi. Je suis fier des travaux qu'on fait d'ailleurs dans le Sud-Ouest pour ça. Rose-de-Lima, Ottawa-Williams, Hadley sur lequel on travaille, le REV Sud-Ouest, il fallait quand même pousser depuis le Sud-Ouest pour avoir ce projet, donc on est vraiment content de le voir venir tranquillement. J'espère qu'on va connecter également Ville-Marie avec le Sud-Ouest avec au moins quelque chose de tactique rapidement. Je veux mentionner aussi en passant Sainte-Catherine parce qu'il y a un beau débat sur Sainte-Catherine et je vais aller dans un autre sens. Je pense qu'il fallait le piétonniser, point. On est une ville comme Montréal, une métropole qui mérite, je pense, une rue principale piétonne. Est-ce qu'on peut avoir une rue principale piétonne à Montréal? Je pense qu'on le mérite. À Bordeaux, c'est la rue Sainte-Catherine aussi, piétonne, complètement piétonnisée. À Copenhague, on a le Strogat. Même à la Ville de Mexico, on a le Moreno. On a Times Square à New York qu'ils ont piétonnisé.

Voix 4I6:25:08

Times Square, ça prend-tu du courage Times Square?

Craig Sauvé ◌6:25:11

Mais ils l'ont fait. Mais là, on argumente sur des placettes. Je suis pour les placettes, je vais voter pour. Et c'est beau, ça va être beau devant Concordia, il y a plein de monde, mais il y a plein de monde aussi entre Drummond et Delmontagne. Puis on avait une opportunité et je trouve qu'on prend pas l'opportunité pour piétonniser Sainte-Catherine.

Voix 4I6:25:30

If you talk to people that are not in our little debates here, a lot of Montrealers would understand the value and do understand the value of pedestrianizing Sainte-Catherine Street. It's an old debate. In 2009, the Projet Montréal platform asked for a pedestrianization totally of Sainte-Catherine Street. I know we've evolved since then, all of us, but For me, I think we deserve at least one pedestrian street in Montreal that's a main street, and that's 24/7, and that's 365. I think we can do it. I think it's completely reasonable, and it's not that radical because every city pretty much in Europe has a main street that's pedestrianized.

Craig Sauvé ◌6:26:08

Quelques dossiers pour le Sud-Ouest pour mes citoyens parce que les choses qui sont contrôlées au central, je vais mentionner à Griffintown. Notre maire s'est battu pour plus de financement pour Griffintown et c'est important et on l'apprécie. Je pense que les gens de Griffintown vont voir tout le travail que Benoît a fait pour eux pour essayer d'avoir plus de financement pour Griffintown.

Voix 4I6:26:29

Mais les Griffintownois attendent leurs parcs pour vrai.

Craig Sauvé ◌6:26:33

Si on parle des parcs qui ont été promis dans le PPU de Griffintown, il y en a encore plusieurs qui ne sont pas réalisés encore, notamment le parc des Eaux cachées. Au coin de Saint-Amaïre et du Séminaire. Ça sera, si vous comprenez pas le quartier, ça serait le Central Park de Griffintown. Puis on l'a nommé, puis on a promis depuis 2012, je pense. Maintenant on est en 2024. Monsieur Deschamps qui parlait tantôt des projets qui tendent à prendre 12 ans, 13 ans, 14 ans, ça en est un.

Voix 4I6:27:00

Puis les gens vivent et c'est un gros parking, un peu scrapyard, comme les constructions l'utilisent.

Craig Sauvé ◌6:27:06

Mais c'est la pièce maîtresse, je pense, de Griffintown. Il faut livrer. Et je sais qu'il y a un travail, avant-projet préliminaire, mais je pense que cette année, ça serait bien qu'on commence la construction pour les gens de Griffintown, d'ici la fin du mandat. Ça, c'est une legs pour Griffintown qui est attendue par tous les gens de Griffintown. Ils veulent voir ce parc construit. On comprend aussi l'autre parc, Mary Griffin, qui est face à la station où il va y avoir le REM, la station REM. On attend après la CDPQ pour confirmer comment c'est la construction. Mais je pense que la Ville Centre pourrait nous aider avec un aménagement temporaire. C'est un autre gros parking, une autre place où les gens laissent leur scrap, il n'y a rien qui se passe là, mais entouré, entouré par des bâtiments. Et quand je parle de parc à Griffintown, il faut se rappeler que Griffintown, c'est le quartier le plus densément peuplé à Montréal. On pense que le Plateau l'est, Griffintown, c'est 2 fois plus dense. Que le Plateau-Mont-Royal. Puis des gens, des gens, ils habitent dans un quartier qui manque d'espace social, manque de l'espace. Donc les parcs, ça va être tellement important de commencer à construire.

Voix 4I6:28:17

Et pour Mary Griffin, au moins, est-ce qu'on peut faire quelque chose temporaire?

Craig Sauvé ◌6:28:22

Donc de l'aide du central, ce serait très apprécié. Troisième parc dans Griffintown, parc Pointe-des-Seigneurs. Le parc de Pointe-des-Seigneurs, c'est un parc archéologique, on attend longtemps. Encore, je vois pas de financement. La fiche sur Griffintown est tellement petite et pas précise. Mais le parc de Pointe-des-Seigneurs, c'est le long du canal Lachine, puis c'est un bel espace qu'on peut ouvrir potentiellement pour la population. Maintenant, c'est encore une autre friche un peu abandonnée, ça a l'air plate. Les gens quand même, ils sautent la clôture. Mais si on pouvait l'ouvrir au moins aux gens de Griffintown avant de l'aménager complètement des gens attendent pour que ce soit ouvert. Bridge Bonaventure, ça va être une grosse année, je pense, pour Bridge Bonaventure. J'ai hâte de voir quel va être le programme pour Bridge Bonaventure en termes de quantité de logements hors marché. Je pense qu'on devrait viser 50% minimum. Je sais qu'il y a du travail qui est fait dans ce sens-là. Je vois seulement 18 millions de dépenses avant 2029 pour Bridge Bonaventure dans la fiche. Peut-être j'ai manqué quelque chose, mais c'est-à-dire qu'on construit pas des logements d'ici 2030. Je pense qu'il faut avancer, puis oui, avec du logement social, beaucoup de logement social. Le stade a pris beaucoup de temps, ça nous a coûté des années le stade, et là il faut que, je pense qu'il faut qu'on avance rapidement. Donc j'espère que, j'espère qu'on va avoir publiquement, on va entendre publiquement du lobbying pour plus de terrain, plus de logement social, plus de participation du fédéral. Le gouvernement fédéral n'a dit pas un seul mot sur Bridge Bonaventure alors que 50% du bassin Peel, c'était à eux. Le député fédéral ne répond pas. On veut entendre sérieusement de l'avancement sur ce projet-là.

Voix 4I6:30:15

Le BlackRock aussi, les gens du comité, the Irish community in Montreal wants us to move forward with BlackRock. This will be a major historical legs for Montreal. There is some money, I believe, if I'm reading the Bridge Bonaventure file right, that finally some money will come out for the Black Rock. We're talking about perhaps one of the most important historical spots in Montreal where 6,000 people are buried. When the Irish came over in the fever ships, all of Montreal came to help them when they had typhus fever. It's one of the great stories of inclusion in Montreal, and we're hoping that that project can move forward too. We're going to need to invest in moving Bridge Street a little bit, but if we can start the work on that in 2025, I think we're looking very good too. And the Irish community, and I think all Montrealers, would so much appreciate work on the Blackrock to start in 2025. Again, promised as way far back as 2018, 2019, and now we're 2024. We're talking about 2025 in this budget. Can we get this thing started in 2025 so that We can finish off the park for 2029, 2030. I think that's a reasonable thing, and it'll be one of the most monumental stories of inclusion and help and solidarity that we'll ever have in Montreal.

Craig Sauvé ◌6:31:29

D'autres dossiers que je pense que je veux juste mentionner en passant, puis je vais terminer là-dessus. Il faut des solutions pour nos bâtiments patrimoniaux désuets.

Voix 4I6:31:39

Et je sais que le programme Impact était une tentative louable d'ailleurs.

Craig Sauvé ◌6:31:43

À faire de quoi, mais la caserne 24 sur Notre-Dame, moi j'étais élu en 2013, c'était abandonné, 2024 c'est encore abandonné, ça va prendre 5 millions minimum juste pour le retaper, il faut avancer sur ça, c'est sur Notre-Dame et Le Courcelles, c'est dans le downtown Saint-Henri, il faut le retaper, il faut faire de quoi avec ça, il faut faire un plan. Donc peut-être mandater quelqu'un de l'exécutif pour travailler sur certains bâtiments comme ça. La mairie de Côte-Saint-Paul en est une autre. Les gens de Côte-Saint-Paul, c'est probablement le bâtiment le plus spectaculaire de Côte-Saint-Paul qui est à l'abandon depuis— je suis jamais rentré dedans, moi, ça fait longtemps, mais c'est un beau bâtiment. Si on veut relancer la rue de l'Église, ça va prendre un relancement de ce bâtiment-là. Donc ça, c'est parmi certains souhaits que je voulais communiquer ici, qui viennent de mes citoyens que je représente. Là depuis 11 ans. Je pense qu'on a beaucoup de beaux éléments dans ce budget-là, mais comme j'ai dit, les priorités prioritaires, je pense que l'itinérance en manque un petit peu plus. Et il y a encore des questions de qu'est-ce qui va arriver après avec quelques-unes de nos dépenses, notre endettement, nos priorités, où est-ce qu'on va aller avec ça. Donc merci encore pour tout le travail, puis j'ai hâte d'entendre mes autres collègues répondre et parler de leurs projets pour le quartier. Merci.

Martine Musau Muele ◌6:33:07

Merci. Nous allons suspendre la séance pour une pause de 5 minutes. Alors On reprend.

Vana Nazarian ◌6:39:36

Faites rentrer vos collègues.

Martine Musau Muele ◌6:40:52

Alors, la parole était à madame Nazarian.

Vana Nazarian ◌6:40:59

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, dans la dernière année, les Montréalaises et Montréalais ont vécu des cauchemars en matière de gestion des infrastructures de l'eau. Des pluies abondantes se sont abattues sur le territoire à deux reprises cet été, 10 juillet et 9 août, pardon, provoquant des inondations dans plusieurs quartiers dont Saint-Laurent, Saint-Léonard, Côte-des-Neiges–Indigie et Lachine. Le 15 juillet, la canalisation présente à l'intersection du boulevard Descaries et du boulevard de Maisonneuve a brisé, entraînant l'inondation d'un viaduc et réduisant la pression d'eau disponible pour le Centre universitaire de santé McGill. Le bruit de cette conduite a fait en sorte que les chirurgies prévues dans les hôpitaux Royal Victoria, Hôpital de Montréal pour enfants, CUSUM ont dû être retardées ou annulées. Et dans ce cas, la conduite était pratiquement centenaire. Puis, le 16 août 2024, Une conduite principale d'aqueduc a explosé de manière spectaculaire dans le centre-ville, forçant l'évacuation de centaines de résidences et la fermeture de plusieurs commerces. Ça, c'est ce qui a été le portrait de la situation des infrastructures d'eau à Montréal, ce que les Montréalais et Montréalaises ont vécu. Mais puisqu'on parle de budget aujourd'hui, parlons du déficit du service de l'eau. Plutôt que de sortir des grands moyens pour s'attaquer à des situations malheureuses, l'administration de Projet Montréal a, une fois de plus, choisi de lésiner sur les infrastructures de l'eau, une stratégie très dangereuse, madame la présidente. Pourtant, les besoins sont grandissants et connus. Et à l'encontre de ce qu'affirmait plus tôt madame Vodanovic lors de la période de questions, en 2020, le déficit de maintien des actifs s'élevait à 2,8 milliards de dollars, il dépasse désormais les 3,4 milliards de dollars. C'est pas qu'elle n'augmente pas, c'est bien une hausse de 600 millions de dollars en quelques années. Et bien qu'on a beau blâmer les administrations antérieures, sous l'administration Projet Montréal de presque 8 ans, les investissements dans le secteur de l'eau ont été limités au strict minimum, ce qui a provoqué une augmentation marquée du déficit de maintien d'actifs. Alors que, madame la présidente, une stratégie de réduction du déficit aurait dû être adoptée, puisque de ne pas s'attaquer au problème, c'en est un choix aussi. Lors de l'étude budgétaire 2025, la présentation du service de l'eau a fait état de l'écart significatif entre les investissements effectués et les besoins annuels. L'écart entre les besoins d'investissement et le financement réservé par la Ville de Montréal s'élevait à 778 millions de dollars en 2023. Cela signifie que les investissements réels actuels ne sont pas suffisamment élevés pour couvrir l'ensemble des besoins en maintien d'actifs et pour mener à bien le rattrapage du déficit, sans compter les montants requis pour améliorer et ajouter de nouvelles infrastructures. Donc, un manque à gagner qui s'agrandit tellement qu'il devient inatteignable. Je vous avoue, madame la présidente, que c'est une situation troublante et assez inquiétante. Lors de sa présentation, la directrice du service de l'eau, madame Chantal Morissette, a estimé qu'il manquerait 156 millions de dollars en 2025 pour pouvoir faire l'ensemble des activités de maintien et de rattrapage, sans quoi le déficit continuerait d'augmenter. C'est donc dire qu'encore cette année, l'administration de Projet Montréal investit moins que le strict minimum. Parlons réhabilitation des conduites. Les investissements prévus pour le service de l'eau dans le nouveau PDI a progressé de 446 millions de dollars. Mais comme le diable est dans les détails, il faut remarquer que cette hausse s'explique principalement par l'augmentation des fonds nécessaires pour le programme de remplacement des incinérateurs, la création de l'usine de valorisation des boues et la modernisation du réservoir McTavish. Autrement dit, des gros projets versus les travaux nécessaires de nos infrastructures de base. Et en effet, c'est plutôt à l'inverse. Les programmes structurants du service de l'eau ont subi, eux, une diminution marquée. Établissons donc des faits. D'abord, premier fait, le service de l'eau n'a pas réussi à atteindre ses cibles de renouvellement de conduites au cours des dernières années. Deuxième fait, Le déficit du renouvellement des conduites est maintenant rendu à 1,9 milliard de dollars. Troisième fait qui découle de ce budget, l'administration de Projet Montréal a décidé de couper près de 300 millions de dollars dans l'entretien des conduites principales et secondaires. 300 millions de moins pour l'entretien des conduites principales et secondaires, 1,9 milliard de déficit. Et ce que ces coupes risquent de faire, c'est d'aggraver le trou existant, aggraver encore le déficit. Et à part les chiffres, qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Ça veut dire, madame la présidente, que sans investissements adéquats, ça veut dire qu'il faut s'attendre à des bris et des pannes plus fréquents. Ce que ça implique également, c'est qu'à défaut d'investissements additionnels, 25% des canalisations d'eau potable 12% des égouts seront en mauvais ou très mauvais état d'ici 2030. C'est des faits, ça, c'est pas pour faire peur au monde. Alors, madame la présidente, malheureusement, les investissements dédiés à l'eau par l'administration Plante sont insuffisants. Nous faisons face à l'effet un pour un et ce n'est pas le buy one get one free. On parle de l'effet catastrophique où par Pour chaque kilomètre de conduite d'eau remis en bon état, un autre kilomètre se dégrade. C'est pourquoi c'est important de rappeler à l'administration que le coût de subir des ruptures inattendues, comme ce fut le cas 2 fois cet été, coûte presque 2 fois plus cher que l'entretien en amont. Et je peux vous énumérer: réparations en urgence, achats de pièces en urgence, mobilisation des services d'urgence, temps supplémentaire, pertes d'eau, indemnisation des dommages provoqués. Bref, la facture monte vite, assez vite pour regretter ce que l'on aurait pu faire d'avance. Mais comme l'expression le dit, shoulda, woulda, coulda. Donc, d'autre part, le projet de dépistage et remplacement des entrées en plomb prend du retard aussi. Les cibles fixées initialement, soit l'ensemble du dépistage pour 2022 et l'ensemble du remplacement pour 2030 ne tiennent plus. Surprise! Dans les dernières années, l'administration Projet Montréal a repoussé la cible de remplacement pour 2032. Dans les dernières années, une moyenne annuelle de 4000 entrées d'eau étaient remplacées par année, qui n'était malheureusement pas suffisante pour atteindre la cible. Et imaginez, si les 4000 remplacements d'entrée d'eau n'étaient pas suffisants, en 2023, la Ville a fait seulement 2500 remplacements. Donc, loin de la cible établie, loin de la moyenne de réalisation établie des années précédentes et très certainement loin d'atteindre l'objectif de 2032. À se fier à la cadence de 2023, il est d'ailleurs improbable que la Ville réussisse à atteindre sa propre cible. Sachant le risque que cela implique et également que les Montréalais vivent assez de façon dramatique chaque année, est-ce qu'en ne réalisant pas les travaux nécessaires de maintien de nos conduites, des travaux qui étaient programmés et prévus, et ce année après année, j'essaie de comprendre, madame la présidente, Qu'est-ce qui bloque? Puisque dans la vie, vous savez, pour trouver des solutions, il faut d'abord comprendre le problème. Mais j'essaie de comprendre, est-ce que c'est un phénomène de manque de gestion, de rigueur, tel que mentionné plus tôt par monsieur Deschamps, de sous-financement? Et j'avoue que pendant un bout, je pensais à ça, jusqu'à ce que depuis maintenant quelques conseils, les personnes clés de cette administration, que ce soit la mairesse, monsieur Rabouin ou d'autres, ont évoqué à répétition le fait que les Montréalais sont tannés des cônes oranges qui sont devenus un emblème malheureux de notre ville, que les Montréalais ont bien sûr, et bien sûr l'opposition, ne veulent plus de travaux. Donc, pour clarifier, et encore une fois sachant que le risque que ça implique de ne pas réaliser des travaux nécessaires, est-ce que l'échec de cette administration à atteindre ses propres cibles de façon chronique, que ce soit les conduites principales et secondaires, que ce soit le remplacement de plombs, bref, de ne pas faire les travaux prescrits, je me demande, est-ce que c'est une question de mauvaise gestion et de rigueur ou d'un choix intentionnel de cette administration de diminuer le nombre de chantiers dans les rues de Montréal? Et c'est une question légitime à se poser. Est-ce que l'administration met les Montréalais à risque pour diminuer le niveau d'insatisfaction, d'éviter les crises de conophobie? Budget insuffisant, beaucoup de travaux dans la ville, mais mal coordonnés, et des cibles de réalisation non atteintes, des questions qui méritent d'être posées. Passons maintenant aux inondations. L'autre grand défi auquel fait face le service de l'eau est bien évidemment celui de l'adaptation au changement climatique. Les épisodes de précipitations extrêmes se multiplient. Les Montréalais ressentent assez fortement les impacts. Des résidents de mon arrondissement et de ceux de mes collègues inondés à multiples reprises. Le rêve de devenir propriétaire d'un logement est devenu un cauchemar. Une partie de notre parc immobilier n'est plus assurable. Les travaux de remise en état coûtent des milliers de dollars à nos citoyens, alors qu'ils doivent également débourser des milliers de dollars pour sécuriser leurs biens. Alors que les rapports scientifiques indiquaient depuis quelques années la vulnérabilité d'une partie de notre cadre bâti, aucun plan aucun plan d'urgence n'existe à la Ville de Montréal concernant les inondations causées par des pluies diluviennes. En effet, ma collègue responsable du dossier de l'eau depuis près de 4 ans, dont le parti est au pouvoir depuis près de 8 ans maintenant, a indiqué en entrevue avec La Facture que la Ville de Montréal n'avait toujours pas développé de plan d'urgence pour les inondations causées par les pluies intenses. Est-ce qu'on peut me dire qu'est-ce qu'on attend? Qu'est-ce que cette administration attend? Les données sont connues. On sait que d'ici les 30 ou 40 prochaines années, l'intensité des pluies va augmenter de 18% et que les risques d'inondations et de refoulements vont doubler. Qu'est-ce qu'on attend? Pour le PDI 2025-2034, Projet Montréal a augmenté le programme de construction d'infrastructures vertes et résilientes de 18 millions sur 10 ans. J'aurais aimé dire aux citoyens que c'est une bonne nouvelle, que les sommes sont suffisantes pour que leurs maisons ne soient plus inondées, mais je ne souhaite pas induire personne en erreur. D'ailleurs, l'investissement de 15 millions annuels représente une insignifiante proportion du PDI présenté, mais même avec la hausse de financement au parc et rue Éponge, les sommes investies demeurent insuffisantes, madame la présidente. C'est vrai qu'il est financièrement et opérationnellement irréaliste d'augmenter la capacité de rétention de chacun de nos égouts, mais il faut se rappeler qu'il est ici une question de responsabilité. La Ville de Montréal a le devoir et la capacité d'agir, il ne manque que la volonté d'agir. Et c'est drôle, depuis ce matin, du côté de l'administration, on entend souvent avoir l'audace et accompagner les Montréalais. J'aurais aimé voir ces mêmes personnes de l'administration accompagner les Montréalais et Montréalaises qui étaient les deux pieds dans l'eau, ces familles entières impactées par les crues printanières, dont je laisserai mon collègue monsieur Beis commenter plus en détail tantôt, par les inondations provenant de la rivière ou du fleuve, tout comme les inondations provenant de refoulements de nos conduites dues aux pluies abondantes. On peut blâmer the act of God, mais soyons honnêtes aussi, lorsqu'un résident est inondé 2-3 fois par année, et ce 3-4 années de suite, il y a une question de récurrence. Avec une récurrence soutenue comme ça, pas seulement qu'on est loin d'un act of God, mais ça oblige à faire face à la dure réalité de la responsabilité de faire des choix. Et j'aurais aimé voir cet accompagnement, l'accompagnement humain, qui comme toujours était trop peu, trop tard. Mais parlons protection justement. Ces dernières années, plusieurs études ont souligné la nécessité d'implanter des infrastructures lourdes pour contenir les effets des inondations, en particulier dans les secteurs de L'Angelier et mon district de Côte-des-Liesse. Je veux dire, ce n'est pas les arrondissements qui sont venus avec cette idée, c'est des études et recommandations de nos services, de nos experts, d'experts mandatés et après maintes cris de cœur, le projet d'agrandissement du collecteur Langelier est présent au PDI 2025-2034, mais les travaux ne sont prévus que pour 2029, ce qui laisse les résidents de Saint-Léonard exposés à court et à moyen terme, exposés à un risque accru d'inondation. Pour ce qui est de mon secteur, le secteur de Saint-Laurent, les citoyens qui se font inonder par refoulement de façon récurrente année après année, ces Laurentiens sont bien franchement oubliés puisqu'après avoir été flushé, flushé un projet de bassin de rétention, il n'y a pas de plan B, pas dans le PDI, pas nulle part. Je l'ai dit à plusieurs reprises, je le répète, nous avons beau avoir tous les parcs et rues éponges sur nos territoires et d'ailleurs Nous les comptons en dizaines dans Saint-Laurent, mais à un moment donné, il faudra faire face à la réalité que sans ouvrages structurants, les résidents n'auront jamais la chance de se protéger. L'arrondissement de Saint-Laurent a été innovateur, certes, depuis une vingtaine d'années dans la création des parcs éponges résilients, mais avant de partir à propager l'amour des bonnes pratiques de Saint-Laurent, comme l'avait annoncé la mairesse dans un événement, faudrait peut-être adopter les bonnes pratiques de planification également. On a beau demander aux gens de se protéger par Rhinoplex et compagnie, mais encore une fois, drôle que la mairesse, madame la mairesse, parle de branchement et de plan d'ensemble ce matin, puisque certainement cette administration n'a pas de plan. Donc, s'il y a un branchement à faire, c'est vraiment faudra commencer par avoir un plan. Pas pour protéger, pas pour payer même, mais tout simplement assurer les Montréalais. Et l'insulte que sentent les Montréalais impactés lorsque la responsable répète que des travaux d'envergure prendraient des années de travaux, je me demande, madame la présidente, est-ce que cette excuse sur la longue durée des travaux, ne serait-ce pas un moyen de dissuasion, de faire peur au monde, peur aux Montréalais qui se sont développé une phobie aux cônes oranges? C'est peut-être ce qui permet de justifier le choix de Projet Montréal, de miser sur les infrastructures avec peu d'impact d'absorption versus les gestes audacieux structurants sur les infrastructures. Madame la présidente, pour le nombre de fois que je me suis levée dans ce conseil à chaque mois pour l'avoir souligné à maintes reprises par différents moyens, je souhaite pour le bien commun, pour le bien des Montréalais, avoir un plan d'ensemble pour possiblement le plus important service montréalais. Et dans cette veine, l'approche du dépôt de la nouvelle stratégie montréalaise de l'eau 2025-2030 Je souhaite rappeler à Projet Montréal la nécessité de se doter d'un plan de financement pérenne pour les 10 prochaines années, sans quoi les investissements ne suivront pas les besoins, comme ça a été fait par le passé. 2 commissions, la commission de l'eau étudiant la future stratégie de l'eau et la commission d'études du budget, sont toutes les 2 d'accord Toutes deux arrivaient aux mêmes conclusions. Et vous avez raison, madame Vodanovic, vous aviez raison, le financement de la gestion et des infrastructures de l'eau sera le plus gros défi. Tel que mon collègue Deschamps nous l'a rappelé, plusieurs membres de l'administration Projet Montréal ont dans le passé voté contre ces plans de financement ou d'investissement pour la gestion de l'eau. Sans un plan de financement et l'ajout d'un nouveau budget, Nos infrastructures foncent tout droit dans le mur. Si l'administration veut braver la tempête, elle doit cesser de s'y préparer en investissant le strict minimum, faire preuve de vision, de rigueur, se doter de moyens, la planification avant d'arriver dans la tempête. Parce que les Montréalais, madame la présidente, ne s'attendent pas à moins que ça. Merci, Madame la Présidente.

Martine Musau Muele ◌7:00:35

Merci. La parole est à Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌7:00:38

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je continue mon intervention après avoir pris la parole sur les dossiers des technologies de l'information et dressé l'ensemble des enjeux liés à la gouvernance du budget, notamment en technologies de l'information et notamment en ce qui a trait à la gestion des ressources humaines. Et surtout à la dépendance auprès des firmes externes. Je me penche maintenant sur la question de la sécurité publique et contrairement à ce qui a été peut-être avancé par mon collègue responsable de la sécurité publique au niveau de l'administration, oui, j'étais présent lors de la présentation du SPVM et également celle du service d'incendie de Montréal. Et ce que je retiens, c'est quelques points que j'aimerais bien partager avec vous ce soir. Il y a un déficit budgétaire structurel. Au Service de police de la Ville de Montréal depuis l'arrivée de cette administration de Projet Montréal, même si elle refuse de le voir clairement et de le, bien évidemment, de le dresser comme enjeu et le résoudre. Le budget 2025 de ce service en est la preuve concrète et criante. Cette année, le budget est à peine rehaussé de 4 millions de dollars par rapport au budget de 2024, alors que le déficit réel dépasse de 50 millions de dollars l'année de 2024. C'est donc minime quand on pense un seul instant aux besoins financiers du service de police, notamment en ce qui a trait au temps supplémentaire, un élément que je vais vraiment aborder par la suite. À chaque année, l'administration réussit à faire disparaître ce déficit budgétaire qui, comme par magie, réapparaît à la fin de l'année. Même le grand Houdini ne le ferait pas mieux. D'ailleurs, cet enjeu financier majeur, la fraternité des policiers et policières de de Montréal l'a souligné dans une lettre envoyée au bureau de la mairesse et dont les extraits publiés par la suite laissent voir le cri d'alarme de nos policiers et policières. Et je cite la Fraternité: le financement de l'administration Plante est insuffisant pour répondre aux nombreuses crises actuelles, peut-on lire. Hélas, cet appel n'a pas été entendu par l'administration de Projet Montréal qui préfère nier la réalité. Parlant de temps supplémentaire, madame la présidente, depuis 2021, le déficit du service de police de la Ville de Montréal explose parce que le temps supplémentaire également explose. 60 millions de dollars de dépenses en plus de 2021, 90 millions de dollars en 2022, 80 millions de dollars en 2023, et cette année en 2024, on parle de 54 millions de dollars estimés, et on dit bien estimés. Dans ces heures supplémentaires pour 2024, 7 millions de dollars de déficit sont attribuables au manque d'effectifs. C'est la deuxième raison du déficit chronique du Service de police de la Ville de Montréal après la mobilisation des policiers et policières pour le service d'ordre, 11,5 millions de dollars. Il y a également eu une difficulté au niveau du maintien des postes et bien évidemment à recruter. Ce ne sont pas les efforts du SPVM et de Québec qui manquent. C'est surtout le manque de proactivité de cette administration. La subvention du ministère de la Sécurité publique pour l'embauche de 250 policiers d'ici 2019, 2029, excusez, diversification des profils retenus, hausse du salaire des nouveaux recrues, défraiement de leurs coûts de scolarité, rappel des retraités comme réservistes, etc. Malgré tout, il manque encore toujours réellement sur le terrain des gens qui patrouillent, des gens qui aident nos citoyens et citoyennes, 300 policiers et policières, ce qui manque sur le terrain. Alors, le spectre de définancement de cette administration ne vient pas vraiment de nulle part, Madame la Présidente. Ça vient surtout, bien évidemment, des propositions de ce parti qui gouverne et ça vient de sa base militante. D'un côté, Projet Montréal se dit fier de sa police, mais d'un autre côté, ses membres continuent de penser que la police devrait être moins financée, voire même armées. D'un côté, elle se vante d'avoir augmenté le budget du SPVM, mais d'un autre côté, elle refuse de planifier son budget en fonction des dépenses disons bien réelles. En ce qui a trait au schéma de couverture, autre preuve de la timidité de cette administration pour ce qui a trait à la sécurité publique, la révision ou l'absence de révision plutôt, dois-je dire, du schéma de couverture policière. Toujours pas de consultation publique à l'ordre du jour pour la Commission de la sécurité publique. Vous savez, Madame la Présidente, faut que je rappelle que la dernière version du schéma de couverture, elle date de 2007. L'iPhone 1 venait de voir le jour à ce moment-là, juste pour vous dire un peu où est-ce qu'on en est. Nous, à Ensemble Montréal, on voit l'urgence d'avoir un schéma de couverture et on a tenté par 3 fois de faire entendre raison à Projet Montréal et de le pousser à entamer la consultation. Nous avons déposé pas moins de 3 motions là-dessus en 4 ans, mais Projet Montréal ne voit pas l'urgence de planifier en amont les ressources nécessaires pour renverser la vapeur et se contente bien évidemment de gestion de cas. Quand je dis renverser la vapeur, c'est surtout un manque d'effectifs. Par rapport au retrait bien évidemment des caméras portatives, alors là on voit pas vraiment les caméras portatives pour ce point. Prochain budget. Madame la présidente, moi, ce qui me fait mal sur ce projet-là, c'est que malheureusement, encore une fois, comme statut de métropole, comme leadership au niveau de la province, comme un service de police de niveau 5, Montréal perd son rôle de leader au niveau de la province. Malheureusement. Si on revient en arrière, en 2015, on était nous-mêmes le porteur du projet pilote. Et à chaque fois qu'on parle d'un enjeu important qui intéressent les policiers, policières, qui intéressent la population. Prenons juste l'exemple de l'itinérance, prenons juste l'exemple de l'habitation. On met toujours, bien évidemment, la, je dirais, la cause de ce problème entre les mains du gouvernement du Québec. Sur un certain niveau, vous avez raison, mais n'oublions pas qu'on est une métropole, qu'on a le statut de métropole, qu'on a la capacité d'être un leader, qu'on a la capacité que nous-mêmes on mène, quelles sont les actions que c'est le gouvernement du Québec qui doit nous suivre, qui doit nous appuyer. On doit avoir vraiment à être la locomotive de cette province sur des enjeux qui touchent maintenant l'ensemble de la province, qu'on soit l'exemple et qu'on passe à l'action, notamment dans ce projet de caméras portatives. On ne l'a pas fait en itinérance, on ne l'a pas fait en habitation. C'est à nous comme métropole de vraiment donner l'exemple et c'est à nous de dire oui, nos policiers et policières doivent se doter d'une caméra portative. Pourtant, Projet Montréal l'avait promis en campagne électorale en 2021. Pourtant, Projet Montréal n'est jamais contre. Nos policiers et policières veulent des caméras portatives, les citoyens veulent des caméras portatives, les organismes veulent avoir une certaine transparence du travail policier. Mais le problème, le seul obstacle, il s'appelle Projet Montréal. Et maintenant, comme par magie, tous les projets ont disparu de la planification et on peut bien évidemment mettre ça vraiment dans un calendrier qu'on ne peut pas vraiment prévoir. Parlons des équipes mixtes, c'est là où j'aimerais bien répondre à mon collègue Monsieur Craig Sauvé là-dessus. La sécurité publique, c'est aussi une affaire de prévention, j'en suis tout à fait d'accord, mais bien évidemment, c'est une relation d'aide auprès des citoyens et citoyennes, auprès des personnes plus démunies, auprès de problèmes qui ont des problèmes de santé mentale, qui ont des problèmes de vraiment des situations d'itinérance ou des problèmes d'une manière générale sociaux. Mais le SPVM, il fait un travail déjà considérable, il faut les saluer, un travail qui ne peut pas être fait de manière seule, il doit être appuyé par son administration, il doit être appuyé également par Québec, ça je suis d'accord là-dessus. Ses partenaires sont multiples, ce qui donne l'occasion de créer des équipes mixtes mieux adaptées adaptés plutôt pour une certaine clientèle que j'ai citée au préalable. Mais le financement de ces équipes est souvent tributaire de l'engagement gouvernemental. Et c'est là où on manque de leadership comme métropole. On manque clairement de leadership. On dirait que c'est un enjeu qu'on vit ici et qu'on vit vraiment à Montréal et qu'on doit se doter bien évidemment d'une plus grande influence auprès du provincial. Madame la présidente, j'espère que cette administration est consciente de la fragilité de ce financement et qu'il prend toutes les mesures pour favoriser et maintenir les ententes Québec-Montréal à ce propos. J'en veux pour preuve la fin du, bien évidemment, la fin du financement provincial pour l'équipe concertation communautaire et de rapprochement, une équipe très appréciée et qui avait établi des liens de confiance et de dialogue dans les biens, bien des milieux à Montréal. J'en appelle aussi à la bienveillance de la mairesse pour qu'elle s'assure que le financement fourni par le ministre de la Santé, des Services sociaux pour le travailleur social qui accompagne les policiers en patrouille, de l'équipe de soutien aux urgences psychosociales appelée ESUP, demeure et soit stabilisé pour les prochaines années. Maintenant, parlons de la sécurité routière. Je pourrais être tout à fait d'accord avec monsieur que Craig Sauvé. Madame la présidente, s'il y a un secteur d'activité où l'administration se targue d'agir et même d'être en avant sur tout le monde, tout en étant vraiment, je suis en désaccord par rapport à ça, c'est bien la question des sécurités routières. On signale que dans les 6 premiers mois de 2024, il y a eu 16 décès, madame la présidente, survenus dans les rues de Montréal, contre 13 à pareille date l'année dernière. Et qui sont les victimes? Bien évidemment, on parle ici des piétons et des piétonnes. On ressent également 74 blessés graves dans les 6 premiers mois contre 52 en 2023 pour la même période. Mais qu'est-ce qui peut vraiment causer un tel enjeu et un tel désastre, bien évidemment, dans nos rues? À moins que ça soit le manque flagrant d'investissement dans les programmes de prévention destinés aux conducteurs, aux piétons et aux cyclistes. Madame la mairesse de Montréal-Nord, tout à l'heure, l'a bien souligné dans sa question, mais je pense que je suis tout à fait d'accord avec elle parce qu'il y a un manque flagrant d'investissement. Encore ici, le SPVM fait son travail de prévention avec ses partenaires. Il y a un travail qui se fait sur le terrain par le service de police de la Ville de Montréal. Il faut aussi, en passant, souligner l'excellente contribution de la Société de l'assurance automobile du Québec à nos programmes de prévention. Mais c'est un partenariat qui s'essouffle, car la Ville, elle, de son côté, est encore absente dans des projets de sensibilisation et de prévention. Combien de décès, combien de blessés, Madame la Présidente, graves faudra-t-il encore avoir avant que cette administration, si fière de ce qu'elle a implanté comme pistes cyclables, si fière de ce qu'elle dit, de ce qu'elle pense, de ce qu'elle prétend, comme avancement dans ce travail, vraiment qu'elle agisse réellement pour que la vision zéro soit dans la bonne direction, parce que le zéro, il n'est pas dans la place où s'orientent vraiment les chiffres présentement, parce qu'il faut vraiment aller dans l'autre côté, madame la présidente. On a parlé du SPVM, je finirai mon intervention en parlant des services d'incendie de Montréal et en parlant de prévention. Malheureusement, les manchettes qu'on a eu dans les journaux n'étaient pas très positifs, et positifs plutôt, madame la présidente. Je tiens à saluer le travail du personnel du service de sécurité incendie au plan de la formation et au niveau, au plan aussi de sauvetage nautique, à plusieurs interventions au niveau des feux. Mais il y a quelques éléments que j'aimerais citer par la suite. Ils suivent des recommandations de la commission des normes de l'équité, de la santé sécurité au travail, et je les félicite sur ces éléments-là. Par contre, là où ça pêche du côté du SIM, c'est avec l'embarrassant dossier de l'inspection des terrasses, par exemple. Un véritable fiasco en matière de communication, autant au plan de l'opinion publique qu'en termes de relations avec les commerçants et les organisateurs d'événements. On attend de voir quels sont les correctifs qui seront apportés, mais chose certaine, il ne faut plus que ça se reproduise. Et en ce qui concerne la question des inspections d'immeubles et de bâtiments patrimoniaux, La situation est tout simplement troublante. Par ailleurs, Montréal a vécu encore une fois un cauchemar le 4 octobre dernier, en tout point similaire à l'incendie de la place D'Youville. Un trajet, une tragédie avec des décès très certainement évitables à mon avis. Par contre, quand nous on se lève, encore une fois, l'administration fait le dos rond aux commentaires et aux critiques. Elle pense vraiment qu'elle le fait bien, mais malheureusement, les chiffres indiquent le contraire, les décès indiquent le contraire. Je sais qu'il a été prévu d'avoir des conclusions du rapport d'enquête du directeur de poursuites criminelles et pénales en ce qui touche les homicides de la place d'Youville. Je pense que nous attendons tous ce rapport avec grand intérêt. Alors, que devons-nous conclure de tout ceci? Eh bien, il y a un lien entre tous ces dossiers et le lien est celui-ci. Cet été, un sondage révélait d'ailleurs que 65% des Montréalais et Montréalaises croient que la Ville, je dis bien 65%, croient que la Ville est moins sécuritaire aujourd'hui qu'il y a 5 ans. Un autre sondage adressé aux résidents du Village a aussi montré que 68% d'entre eux sont d'avis que le Village est peu ou pas du tout sécuritaire. Bref, le sentiment de sécurité de la population s'effrite. Madame la Présidente. Or, la sécurité publique est l'un des repères les plus importants des citoyens et citoyennes pour mesurer une certaine qualité de vie. Ça influence leur quotidien, ça influence leurs déplacements vers le travail, ça influence les déplacements des enfants vers l'école, ça influence nos loisirs et nos études. C'est une tendance que nous devons renverser. Il en va de la confiance de la population envers nos services et nos institutions. Là-dessus, je vous dis merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌7:14:44

Merci. La parole est à Dimitrios Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:14:48

Merci, madame la présidente. Je vais rester très, très bref dans mon intervention parce que je pense qu'on a dit déjà beaucoup cet après-midi, mais je voulais ajouter sur l'élément des inondations de madame Nazarian. On sait très bien que depuis 2007, Pierrefonds entre autres, L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève et d'autres communautés à la Ville de Montréal souffrent des inondations, pas des réseaux qu'on est en train de parler suite à des inondations du 9 août où on n'avait presque pas de réaction de la Ville à ce niveau-là, c'est juste après le 16 août qu'on a eu tout le monde mobilisé pour traiter un cas spécifique à la Ville-Centre. La Croix-Rouge, le CIM, la SPVM, tout le monde était mobilisé pour le col le jour même, même quelques heures après, même pas quelques heures, quelques minutes après. Puis les autres ont été abandonnés pour plusieurs raisons, j'imagine, mais je veux pas rentrer dans le débat pourquoi on a réussi le 9 août comme on a fait. Mon intervention, c'est plus au niveau du budget et les inondations. Qui concerne nécessairement les mesures de protection. J'ai vu nulle part les mesures de protection dans le budget qui concernent mon arrondissement, entre autres, et L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève. Je parle des mesures permanentes qui vont protéger les secteurs au complet des centaines de maisons qui sont situées dans ces zones vulnérables. Et à chaque fois que je pose la question, on entre en analyse. On sait qu'on a un problème, c'est complexe, on peut pas faire ci et ça. On sait très bien que les 2 mesures que je vois récemment à l'arrondissement au niveau du réseau pluvial, c'est quand même connu depuis 2018, mais ça règle seulement une partie de la situation au niveau des inondations. C'est le refoulement d'égouts qui touche pas nécessairement beaucoup de maisons, mais le secteur au centre de Pierrefonds-Roxboro, entre autres l'entrée-sortie de l'Île-Bizard–Sainte-Geneviève. Parfait, pour le moment ça va être réglé, mais on n'a pas d'autres sommes dédiées pour protéger les secteurs. Et à chaque fois, j'ai pas de réponse. On a quand même une digue installée, il y a il y a quelques semaines sur le 5e Avenue Nord pour protéger le secteur de 5e Avenue Nord et le secteur au nord de boulevard Gouin et Roxboro. Mais ça fait quand même depuis 2017 et depuis, on disait comment ça se fait qu'on fait pas les arrangements avec les autorités du REM pour faire les travaux en même temps. Puis la réponse était mais on peut pas, on peut pas aller aux mêmes endroits pour faire les travaux parce qu'on a d'autres contrats. On pouvait pas. Sûrement, on a payé beaucoup plus pour faire ces travaux. C'est fait maintenant, on verra si ça va fonctionner. Quand même, c'est quelque chose qui était souhaité et voulu. On a la digue au 5e Avenue Nord où il fallait analyser, on a analysé, on a vu quelques situations, mais on n'a pas de plan d'action long terme pour transformer, réparer reconstruire la digue au 5e avenue Nord qui longe jusqu'au Meagan à Roxboro, qui protège d'ailleurs le secteur au nord de Roxboro. Pas dans le budget. Et si on parle de transferts aux arrondissements, bien avant les transferts, à chaque fois que j'attends l'administration qui visent, pointent le doigt à Pierrefonds pour dire, mais comme on a entendu ce soir, les maisons de chambres, comment ça se fait Pierrefonds? Mais c'est simple, comme monsieur Langevin a bien dit, madame la présidente, on n'a pas. Et si ça prend, si ça prend juste une résolution ou un règlement fait à l'arrondissement pour dire, voici le papier, on a passé quelque chose, on est comme les autres. Mais c'est quoi la différence entre ça une motion qu'on a adoptée à l'unanimité ici dans cette Chambre qui parlait des inondations avec des sommes récurrentes aux arrondissements pour justement acheter l'équipement et protéger les secteurs. On n'a rien eu jusqu'à date, rien, zéro. C'est un papier, c'est une motion adoptée par tout le monde, mais comment ça se fait? Mais je sais pourquoi, comment ça se fait. Parce que si c'était à Centreville, je pouvais demander la même question, mais oh my god, qu'est-ce qu'on va faire maintenant? Parce que ça arrive au Centreville de Montréal. Mais parce que c'est les banlieues, peut-être on est un peu oublié. Écoute, je vais continuer avec le transfert. Ça, c'est un autre cas, madame la présidente, où l'administration ne perde pas le moment pour dire, mais à Pierrefonds-Roxboro, les taxes sont les plus hautes sur l'île de Montréal. Mais une chose qu'ils ne disent pas, madame la présidente, il y a une raison pour ça, puis l'administration est très au courant de la situation, pourquoi c'est arrivé à Pierrefonds comme ça. C'est simple, c'est leur rôle d'évaluation. Le rôle d'évaluation qui touche les valeurs de la maison et aussi la taxe d'eau, de l'eau. C'est simple, n'importe quel pourcentage que vous mettez dans une communauté où on a 46% d'augmentation sur le rôle d'évaluation les 3 dernières années comparé à 34% sur l'île de Montréal en moyenne, c'est sûr qu'il va avoir un impact. Mais ils nous disent pas, ils disent Pierrefonds, peut-être les autres à un moment donné. Et si on parle de taxe d'arrondissement, on a entendu cet après-midi de mes collègues, à Pierrefonds c'est 3%, puis 3%, madame la présidente, représente 12,70$ pour une maison moyenne à Pierrefonds-Roxboro. 12,70$. C'est suite aux taxes, au niveau de taxes que la Ville de Montréal impose aux arrondissements, en sachant que ça va affecter les arrondissements comme Pierrefonds-Roxboro à 46, 47, 49% des fois, va augmenter à 4,1% cette année. Ils savent très bien que le 3% de taxes d'arrondissement représente 0,3% sur la taxe globale. Ils savent très bien, ils ne le disent pas. Mais parlons de taxe d'arrondissement. Je peux faire l'analyse pour 2 ans, 4 ans, 5 ans, 10 ans, 12 ans, je le fais. Vous savez, madame la présidente, que la taxe moyenne pour la taxe d'arrondissement sur l'île de Montréal est 8,5% les 12 dernières années. J'ai pris 12 ans même. Je peux prendre 10, je peux prendre 7, 12 ans. Et vous savez que Pierrefonds-Roxboro se situe 12e. Vous savez les 6 arrondissements qui sont plus, beaucoup plus au niveau de taxes d'arrondissement? Villeray ont augmenté de 125% en 12 ans, Sud-Ouest a augmenté de 148% en 12 ans, 126% pour Rivière-des-Prairies, Plateau 115%, puis j'en passe parce que j'ai d'autres, puis Pierrefonds 89%, la taxe locale je parle. Mais ils nous disent pas, ils nous disent pas, et j'ai un gros problème Quand on parle d'investissement, on a tous des politiques de reconnaissance, on parle de 1,5 million pour les organismes, mais les arrondissements n'ont pas nécessairement les ressources pour aller plus loin et traiter ces demandes de ces organismes-là, de les coacher comment faire la demande nécessairement. Et en plus, on est forcé, puis je ne sais pas les autres s'ils le font, de transformer nos centres communautaires comme des sièges sociaux des organismes parce qu'on n'a pas les moyens ni les ressources pour aller louer autrement. Et au lieu de faire qu'est-ce qu'on faisait avant avec les événements privés de la communauté, on a dédié nos salles et nos installations de l'arrondissement 100% communautaires. Je sais pas si les autres le font, mais nous on le fait. Puis à chaque fois que quelqu'un se lève pointer le doigt à Pierrefonds-Roxboro, j'aimerais, j'aimerais que quelqu'un prend l'appel, nous appeler comme madame la présidente, j'attends souvent monsieur Beaudry, s'il vous plaît, être au courant de qu'est-ce qui se passe partout et pas juste le noyau de la ville de Montréal. Et voici la situation au niveau du budget que je suis totalement en désaccord. Parce qu'on est là pour donner le service de proximité, on a la taxe à 12,70$ par année qui représente à peu près même pas 300 000$ par année, qui paye même pas les salaires, l'augmentation des salaires négociés par l'administration avec les syndicats. Il nous impose ce coût associé à ça. C'est parfait, on gère, status quo. C'est pour ça que ça prend la taxe locale de l'arrondissement. Mais ceci étant dit, on va même plus loin. Imaginez si on prenait, if we were to take our savings, those of us that may be fortunate enough to have savings, And we take these savings, and we use a part of these savings every year just to pay the fixed costs. C'est ça qu'on fait à la Ville de Montréal. C'est ça qu'on fait à la Ville de Montréal avec les réserves. On prend les réserves pour équilibrer le budget parce qu'on veut pas augmenter les taxes aux arrondissements plus que ça. Et là, la Ville dit parce qu'ils ont des 2 années de 10% d'augmentation, mais cette année, on est responsable. Mais qu'est-ce qu'on fait les autres années quand on parle de presque 40% d'augmentation? 2 milliards de dollars, 2 milliards de plus depuis qu'on était là. C'est sûr, toutes les dépenses montent, mais c'est où la priorisation des actions? Aux arrondissements, j'imagine ailleurs aussi, parce qu'on le fait, À presque chaque conseil d'arrondissement, on rejette des projets parce qu'ils viennent à 10, 15, 20% de plus des fois selon l'analyse. Et là on dit respectueusement, est-ce qu'on peut payer ça si on n'a pas les ressources pour le faire? À Montréal, est-ce qu'ils le font? Je ne sais pas. Avec 2 milliards qu'on n'a pas eu de retour pour les 2 milliards, je ne pense pas. Et l'autre chose, pour terminer, madame la présidente, à chaque fois que j'entends quelqu'un se lever puis dire, bien, Pierrefonds, vous avez eu la piscine, le centre aquatique, encore on mélange les choses. C'est pas la même chose, c'est pas le budget d'opérations. Et dernièrement, on a entendu du responsable de l'administration, mais Pierrefonds va recevoir 1 million de dollars de plus pour gérer le centre aquatique. Ils savent même pas combien ça va coûter. Ils savent même pas combien ça va coûter parce que c'est la première fois que j'avais entendu ça, puis là juste pour gérer le centre aquatique, ça va coûter peut-être 2, 3, 4 fois de plus. Qu'est-ce qu'on va faire pour le reste? Est-ce que ce soir on va attendre que oui, vous allez recevoir 1 million, trouvez l'argent autrement, le reste? C'est dans ce sens que je parle ce soir parce que je veux pas répéter les autres, mais je suis tout à fait d'accord avec les autres. Autres. Ça, c'est mes commentaires personnels que j'ai pour mon arrondissement, L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève aussi, puis les communautés qui souffrent des inondations du fleuve, mais aussi pour parler de taxes locales, parce que malheureusement, quand on se lève puis on dit des choses puis on pointe des doigts, on dit pas les faits. Ce soir, j'espère que j'étais capable d'informer les gens sur les faits. Merci.

Martine Musau Muele ◌7:27:37

Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌7:27:41

Merci beaucoup, madame la présidente. Je vais me concentrer surtout sur les volets qui sont les miens en habitation et stratégie immobilière, mais j'ai vraiment la langue qui me démange de revenir sur certaines assertions qu'on a pu entendre ici. Je pense entre autres à monsieur De Sousa qui qui dit qu'il n'en peut plus, qu'il n'a pas tous les transferts auxquels il a droit et qu'il est obligé d'aller faire des affectations de surplus. Bon, il présente ça comme si c'était quelque chose de neuf. Ça fait quand même depuis le budget 2015 que monsieur DeSousa doit aller de l'avant avec des affectations. Il nous citait la RFA comme étant quelque chose de merveilleux. Or, la RFA a fait en sorte quand même qu'il a dû piger dans les surplus. Je veux pas prendre tout le temps que j'ai là, mais je veux dire, à partir de 2015, on était à 239 000$, puis on peut sortir les chiffres en 2016, en 2017, en 2018, en 2019, en 2020, en 2021, en 2022, en 2023, en 2024 et en 2025, où tout à l'heure il citait l'ensemble des 19 arrondissements. Ce n'est pas quelque chose de nouveau. On fait équivaloir, dans le fond, la hausse des conventions collectives où on vient nous dire, ben, vous savez, là on est à 2,5%, 3%, etc., on n'a pas voix au chapitre, et puis on a juste un 2% de dotation. Or, la dotation, c'est pas l'ensemble du budget, puis les hausses salariales en encore une fois, c'est qu'une portion seulement du budget d'un arrondissement. Alors, lorsqu'on regarde les deux, on est sensiblement correct, dépendamment de combien on a de PA. C'est sûr et certain que lorsqu'on est à l'arrondissement de Saint-Laurent, où on nage dans un surplus depuis des décennies, où on a des départements complets en informatique avec des gens qui sont vraiment pas dans le système de la Ville, mais qui sont dans un système à part, comme d'autres d'ailleurs qui n'ont pas intégré le système de la Ville, je veux dire, à un moment donné, ça peut faire en sorte de vouloir faire des choix. Parlant de choix, les oreilles m'ont frisé tout à l'heure quand j'ai entendu parler plus tôt ce matin de l'arrondissement de LaSalle, l'arrondissement de LaSalle où encore là on nous dit, vous savez, nous, on a dû faire des choix Mais c'est ça, c'est ça la vie, c'est faire des choix. Dans des budgets, c'est faire des choix. Notre administration a fait des choix, ça fait 11 mois qu'on a fait des choix. Au printemps, on a demandé aux unités administratives de faire des choix. Pourquoi? Parce qu'on y va avec nos priorités, on y va justement en faisant des choix. On ne peut pas tout faire dans la vie. Alors tout à l'heure, à l'arrondissement de LaSalle qui disait, ben nous, on a haussé grandement les taxes parce qu'il faut livrer des services, puis on n'a pas l'ensemble de toute la dotation. Or, j'invite les gens à aller prendre les documents financiers de l'arrondissement de LaSalle et de voir la mairesse. Je comprends que c'est pas la mairesse actuelle, c'est la mairesse avant, mais il y a des membres actuellement de l'administration de madame Blanchet qui étaient là du temps de la précédente mairesse, Manon Barbe, où on peut lire dans ses rapports financiers que dès la première année où il y a eu la réforme du financement des arrondissements, elle a fait le choix de baisser les taxes de 1 million de dollars. Dès l'année numéro 2, elle a baissé les taxes de 2 millions de dollars. Et au rapport, attendez, on va le retrouver, je pense que je l'ai flashé. Non, madame Barbe, alors, fessayant sur le rapport financier 2019, on dit grâce à la 5e et dernière tranche de la réforme du financement des arrondissements, celle justement que mon éminent collègue tout à l'heure Deschamps nous disait on a été sous-financés pendant des années, enfin on avait la réforme du financement des arrondissements. Je cite, et on peut montrer le rapport, il est en beau bleu, j'adore le bleu, et on nous dit en 2019, on a été cette fois capable de geler la taxe locale. Et donc cette taxe a baissé de plus de 4 millions de dollars de 2016 à 2019. Imaginez, on se plaignait d'être sous-financé et puis finalement quand on donne de l'argent, parce que moi j'ai été un arrondissement où on a fait une ponction pendant 5 ans dans mon budget, pendant 10 ans excusez-moi, on a fait pendant 5 ans, c'était prévu pendant 10 ans pour qu'il y ait des arrondissements qui aient droit pendant 5 ans à se faire ajouter des fonds. Mais madame Barbe, elle se vante finalement que c'est 4 millions de dollars. Alors savez-vous que quand on baisse une année, on se prive la deuxième, on la rabaisse encore, puis on la rabaisse encore. Ben, on s'est privé à LaSalle de 28 millions de dollars depuis 2015. C'est quand même pas des pinottes, 28 millions de dollars. Alors, madame Barbe se vante dans le fond que cette taxe maintenant ne représente que 11,25% du budget de fonctionnement d'une année complète. Alors, je veux dire, quand on veut faire dire n'importe quoi des chiffres, on est capable capable, madame la présidente. Alors pour moi, là, les choix difficiles sont ceux quand on est élu

Benoit Dorais ◌7:32:59

On a un budget, on le travaille pour le bien de notre population. Alors, les choix, notre administration a décidé d'en faire des choix, puis des choix importants en matière d'habitation. On a un parti pris depuis le jour 1 de notre élection en 2017 pour l'habitation. On nous critique sur le RMM, j'entendais tout à l'heure, c'est insuffisant, c'est inefficace, il y a juste tant de logements qui ont été faits, etc. C'est la même rengaine tout le temps, madame la présidente, parce qu'on part sur des prémisses qui sont erronées. Les prémisses, elles sont erronées pourquoi? Parce que le règlement pour une métropole mixte, c'est pas un règlement qui vise à faire construire du logement à court terme. C'est pas un trou, une cheville, un trou, une cheville, un projet, oups, l'habitation. C'est pas ça le REMM, c'est un règlement d'urbanisme dans lesquels on prévoit de la mixité. On s'assure que dans les projets de 100 logements et plus, on est capable d'avoir de la mixité, de la mixité en matière de logement social. C'est ça qu'on va faire. Mais après ça, on vient nous dire, ben vous savez, il y a eu un ralentissement des chantiers. Ben moi, je ne veux rien dire, mais s'il y a un ralentissement des chantiers puis que dans les projets de 100 et plus, il y en a moins, Mais d'avoir des projets sur site, ça en fait nécessairement moins. On ne peut pas arriver puis faire en sorte de dire, vous savez, ça ne marche pas. Ça fonctionne en fonction du nombre de chantiers, ça fonctionne en fonction du nombre de projets et on doit être capable de faire de la mixité. La mixité, on l'a si on regarde également avec le côté abordable. Il y a des nouveaux projets, il y a des nouveaux logements qui sont abordables. Des projets avec famille, on vient de le faire. Depuis le début, il y a 229 ententes, 229 ententes, c'est ça qu'on a jusqu'à maintenant. Et cette année, on a pris les contributions des promoteurs pour débloquer 2 projets, c'est ça qu'on vient de faire. Puis si on regarde le budget qui est là, on a prévu effectivement utiliser de l'argent du règlement pour une métropole mixte pour débloquer des projets et faire en sorte qu'on ait du logement social et qu'on ait du logement abordable. Et je le répète à tous ceux qui nous disent, c'est une amende. Ce n'est pas une amende, c'est une contribution. Est-ce qu'il y a quelqu'un en ce moment qui se dit que lorsqu'il paie la redevance parce qu'il fait un projet dans une aire de CDPQI, donc du REM, il vient payer une amende? Non, il contribue. Alors, le règlement pour une métropole mixte, c'est pas une amende, c'est une contribution à ce qu'il puisse y avoir de la mixité sur le moyen et le long terme. Alors, on va continuer, nous, madame la présidente, avec le budget 2025, à aller de l'avant avec ça. En ce moment, ce qu'on a comme entente, ça veut dire qu'on a des projets en construction et sur des terrains en ce moment, 1072 unités. C'est ça actuellement le chiffre, 1072 unités. Puis on a 45,2 millions de dollars en contributions, puis on prévoit au budget aller utiliser de ces contributions-là pour en faire davantage. Alors oui, moi je suis fier d'avoir été membre, d'être toujours membre et d'être encore membre pour longtemps de cette formation politique où on croit dans la mixité sociale. À propos des délais de permis, on nous dit, c'est électoraliste. Ben non, c'est une suite logique de ce que la mairesse nous a demandé. Elle a demandé à monsieur Rabouin de réunir les promoteurs sociaux et privés puis de dire, comment est-ce qu'on est capable d'aller plus vite? Ben c'est simple, il y a une cellule facilitatrice qui a été faite et les gens nous l'ont demandé, 120 jours, c'est ça qu'on veut pour les projets de plein droit. Alors, la norme, elle n'arrive pas du Saint-Esprit. On l'a testée depuis l'année passée dans les arrondissements, elle est en place depuis le mois de novembre dans 6 arrondissements, dont chez nous, et elle va l'être dans les 13 autres à compter du 1er janvier. Après ça, on nous dit, oui, mais vous savez, vous dites qu'il va y avoir moins de projets dérogatoires dans le PUM. Non, non, non, parce que nous, on le voit en ce moment, lorsqu'il y a des gros projets, ils sont dérogatoires. J'espère bien, le plan d'urbanisme date de 20 ans. Alors, quand vous faites des affaires selon les vieilles règles de 20 ans, ça se peut pas mal que ça fitte pas avec la réalité d'aujourd'hui. Alors, dans le PUM, effectivement, on aura davantage de projets qui vont être de plein droit et donc se qualifier. Mais là, on nous dit, ouais, mais s'il y en a d'autres, des dérogatoires. Mais ce qu'on a mis en place, les protocoles, les encadrements qui sont suivis par tout le monde qui doit travailler sur un projet immobilier, Ça va faire en sorte qu'on vient aussi s'améliorer comme organisation pour les projets qui sont dérogatoires. Alors, et ça, dans le PUM, on se donne aussi des cibles de construction. Donc, on veut faire en sorte que la crise du logement avec le RMM, on se donne des outils que nous n'avons pas eus dans les dernières décennies, mais en plus on se dit qu'on va être ambitieux en matière de construction Et les sommes pour y arriver et les mesures sont dans le budget 2025, et je vais y revenir. On nous critique aussi sur la nouvelle politique de cession d'immeubles pour les logements hors marché. Bon, moi j'ai refait la revue de la littérature, j'ai regardé ça, j'ai pas mal jasé avec pas mal de monde. Bref, les seuls qui ont considéré que ce n'était pas une bonne nouvelle, c'est l'opposition officielle. Tous les autres au BNL disent une politique de cession d'immeubles pour des fins de logement hors marché, c'était la bonne affaire. Il y avait une vieille politique, une vieille politique de 2005, je pense qu'on était dû pour la dépoussiérer et faire en sorte qu'on mette à contribution l'ensemble des immeubles, madame la présidente, qui appartiennent à la Ville de Montréal, qu'ils soient contributifs au logement hors marché. Tous les immeubles qu'on a acquis, soit dans la politique d'inclusion, dans le temps où c'était à la tête du QIEM selon les arrondissements, soit on les a acquis par le règlement pour une métropole mixte, soit parce qu'on était issu de la vieille réserve foncière de la ville. Alors on a tout dépoussiéré ça et on parle dans les réserves foncières pas de vieux bâtiments décati et finis, etc., un peu l'histoire d'horreur que vous tentez de nous faire croire. Monsieur Hénault-Ratelle, madame la présidente, mais bien ici de terrains. On parle de terrains. Alors, ils ne sont pas en train de prendre de la poussière, c'est naturellement de la poussière, ces terrains. Alors, plus tous les immeubles qu'on a acquis aussi avec le droit de préemption, plus tous ceux qu'on a acquis par gré à gré, et ça, à la demande des arrondissements, parce que le SSI travaille pour l'ensemble des arrondissements également. Alors, avec cette politique-là, on n'est pas juste une carte interactive. Si c'était juste une carte interactive, il n'y aurait pas beaucoup de monde qui aurait dit que c'était une bonne idée, la politique. Ils auraient dit, la carte, elle est le fun. Alors, la politique, ce qu'elle vient faire, puis qui va s'opérer dans les prochaines années, parce qu'on a le PDI pour l'accoter, madame la présidente, on a juste à regarder dans les fiches qui sont là du service de l'habitation, on a des procédures claires entre les arrondissements, le SSI, le service de l'habitation, puis les OBNL qui développent, madame la présidente. On a des règles claires d'attribution. Avant, ce n'était pas clair. À cette heure, c'est clair. Des prix de vente qui sont clairs aussi. Avant, c'était tend la porte. Combien est-ce que tu vas en faire? Combien est-ce qu'il en rentre? On va en rentrer moins, c'est un gros terrain. Ce n'est pas grave, on payait moins. C'était intéressant. Il y avait un flot continu d'accès-logis. Ce n'est plus le cas. Alors, des prix de vente qui ont du bon sens puis qui sont prévisibles. Des modalités prévisibles, madame la présidente. Depuis novembre 2017, parce que monsieur Hénault-Ratelle nous disait tout à l'heure que la Ville ne fait rien, qu'elle s'assit sur son steak, etc. Il n'a pas mentionné steak, probablement bœuf haché. Mais on a utilisé 17 immeubles qui ont été vendus, madame la présidente, pour faire 550 logements hors marché actuellement habités. Alors, on peut les chercher, trouver les adresses, trouver du monde, puis il y a des gens qui sont heureux. Puis il y en a 415 autres qui sont en chantier. Tout ça sur les 17 immeubles que nous avons vendus depuis notre arrivée au pouvoir. Depuis novembre 2024, il y a 12 nouveaux immeubles qui sont disponibles pour y construire 800 unités. Alors, on dit voici, c'est ça le but. Avez-vous des projets à rentrer, un terrain, un potentiel, c'est là, l'argent va être là. Et actuellement, on a 26 immeubles où il y a des OBNL qui travaillent à créer 3200 unités. C'est ça actuellement que nous avons et on a les sommes en 2025 pour venir accoter cette affaire-là. C'est ça le budget 2025. Notre stratégie immobilière, madame la présidente, elle est claire. Plutôt que d'être attentiste, Plutôt que d'y aller à la tête du client comme c'était longtemps le cas, sans y aller comme au bon vouloir des arrondissements. J'ai des arrondissements comme le mien, comme Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, comme Mercier–Hochelaga-Maisonneuve qui ont vraiment, vraiment, là il y avait du développement, on allait chercher le maximum en logements sociaux. Il y en avait d'autres où malheureusement, j'ai des voisins un petit peu plus à l'ouest qui eux autres ont développé au contraire les abords du Métro à Grignon, au complet, c'est un quasi nouveau quartier et malheureusement aucun, zéro logement social, zéro logement abordable. Mais ça c'était avant, c'était avant, c'était avant l'administration actuelle qui veut faire grandement les choses, qui nous demande de l'aide, qui nous demande si on va avoir du budget, si on va avoir le PDI pour venir faire en sorte d'acheter les terrains et à l'administration de LaSalle qui croit au logement social en ce moment, on répond oui, les sommes sont au budget. Alors, à d'autres arrondissements également qui, malheureusement, un peu plus au nord de la ville, pas tellement loin de QNH, eux ont aussi des dizaines de milliers de nouvelles habitations. Je peux sortir la citation dans le Journal des Laurentiens. Ou justement là, une coopérative puis un terrain éventuellement pour faire du logement social. Alors maintenant, madame la présidente, il y a de l'équité partout, de la prévisibilité partout. Notre stratégie, c'est pas d'être attentiste, c'est d'utiliser tous les leviers que nous avons pour faire en sorte que la Ville de Montréal puisse travailler activement à ce que l'écosystème du logement social pose des gestes concrets, on s'en vient booster et on s'en vient faire en sorte de mettre les sommes nécessaires pour créer le logement. Notre stratégie immobilière, elle est très claire et on a l'argent pour le faire dans le budget 2025. Ce qu'on va venir faire, c'est prévoir dans certains coins de la ville où il va y avoir du développement puis de la spéculation, venir mettre la main sur des terrains, les réserver puis faire en sorte qu'il y ait des OBNL qui les développent, ce que les OBNL nous demandent depuis des années à la Ville de Montréal. Parce que quand on développe un coin, les prix ont spéculé, les prix sont boostés, les prix sont trop chers, puis à ce moment-là, on en fait moins. La stratégie immobilière de notre administration, elle est claire, on doit contrôler le foncier et on a les sommes au budget 2025 pour le faire. Alors notre stratégie, c'est d'acquérir aussi des maisons de chambres, encore 2 cette année, d'autres l'année prochaine. Plus de 120 hommes et femmes qui habitent actuellement dans des maisons de chambres puis qui se disent, parce que je suis allé en visiter, pas juste chez nous dans le Sud-Ouest où on en a acquise, des gens qui nous disent, enfin, j'avais vraiment la chienne, j'avais peur parce que je vois plein de gens dans mon quartier qui se font acheter des propriétaires qui achètent, puis qui malheureusement ont des tactiques parfois qui sont un peu dégueulasses, qui font en sorte qu'on abuse les gens, pas pour faire du profit, c'est pas, ça serait pas super le fun, mais non, pour faire encore plus de profits. Alors nous, ce qu'on vient faire, c'est acheter des maisons de chambres et protéger ces femmes-là et ces hommes-là contre des évictions, contre des hausses vraiment de loyers abusifs. Puis parce qu'on croit justement à Montréal, c'est une ville de locataires, dans le budget, on a 500 000$ et on dit que ça va être 3 fois, donc dans 3 années, pour venir aider les comités de logement. Les gens ont de la difficulté, ils vont avoir une ressource locale, leur comité logement, regroupement de locataires, et puis ils ont besoin d'aide. Ben, on se dit oui, on va être là. 500 000$, c'est un travail que par année. C'est le travail que j'ai travaillé avec madame Despina Sourias et également avec Josefina Blanco, où on a rencontré justement les locataires et les associations de locataires pour leur dire que c'était dans le budget, c'est là, ils s'en réjouissent, madame la présidente. Alors moi, une administration qui non seulement protège l'avenir, une administration où on se donne des cibles, on investit dans le logement hors marché avec des ententes portefeuille avec la SHDM, 1000 unités pour notre bras immobilier. 300 de plus. Monsieur Langevin était là et disait, c'est juste 300 d'ici 2027. Non, elles s'ajoutent, madame la présidente, ces 300 unités-là. Une entente portefeuille a été utile également pour 700 logements, plus d'autres qui ne seront pas dans l'approche portefeuille. Alors, c'est une administration aussi qui a contribué au logement social avec plus de 1 milliard de dollars depuis notre arrivée en 2017. C'est historique, c'est jamais égalé, madame la présidente. Juste en 2024, là, on a contribué à plus de 175 millions de dollars pour 3000 unités de logement abordable. C'est ça dans le target actuellement, c'est ça les GDD, là, on les a faits, ils sont là, 175 millions de dollars. Puis une administration qui a promis 100 millions sur 3 ans, bien la première tranche de 33 millions, elle est là, madame la présidente. On le voit, elle est détaillée, les gens peuvent poser des questions à la CFA. D'ailleurs, en salubrité, les gens nous disent, ben vous savez, là moi j'accepte des fois peut-être de rester dans un logement qui est vraiment pas idéal. On veut aider ces gens-là, on a créé Propriétaires responsables. Propriétaires responsables, tout à l'heure j'entendais mon collègue en face qui nous disait, ben on sait qu'ils vont aller avec 5 inspecteurs de plus, me semble que ça marchera pas cette affaire-là. Mais cette année, à 2 inspecteurs, en un mois, en date d'aujourd'hui, 382 bâtiments. 2 personnes en un mois, 382 bâtiments. On vient d'en créer 5 postes de plus pour arriver à 9. Faites le calcul, ça balance. Tout à l'heure, on nous disait, bon, aussi qui vont aller avec 5 de plus. Ben oui, on va arriver aux 1300. Notre administration a pris l'engagement qu'on ferait, on réaliserait les cibles de 3500 inspections. 3500 logements, madame la présidente, ça va être atteint. C'est une première aussi qu'à la Ville de Montréal, les 19 arrondissements vont faire de la célébrité du logement. Une demande que notre administration a faite, où on a obtenu la collaboration des maires et des mairesses, ça va être 10000 logements cette année. 10 000 logements, madame la présidente. Moi, je trouve ça vraiment important. Alors, nos gens, nos 7 inspecteurs attitrés directement à proprio responsable, vont être capables de faire 1300 bâtiments, déceler l'insalubrité, faire une passe-sapalette aux 14 autres inspecteurs qui, eux autres, réalisent 3500 inspections. On va les passer, les bâtiments, Et oui, les Montréalais qui nous demandent de l'aide, on va en avoir. J'achève, madame la présidente, parce que c'est un peu long, mais l'habitation, c'est vraiment le fer de lance de notre administration, puis on met beaucoup d'argent, beaucoup de ressources humaines, beaucoup de ressources matérielles. Moi, je suis fier d'une administration qui cette année a aidé 1106 ménages, 1106 ménages avec le programme d'aide à l'acquisition résidentielle. Le programme d'adaptation de domicile de Montréal, Rénoplex, la rénovation de logements abordables. Ça, c'est 1106 ménages qui ont acheté une propriété ou qui ont eu de l'aide pour faire en sorte que leur rénovation leur coûte moins cher et faire en sorte que ça alourdisse moins le fardeau des locataires montréalais. Ça, ça veut dire 1106 ménages aussi parmi eux qui ont pu adapter leur domicile et vivre pleinement chez eux, en sortir, se dire, confortable dans mon chez-nous, j'aime ça où je suis, j'y reste. 1106 ménages aussi qui vont pouvoir se protéger contre les différentes inondations. Alors, il y a 1106 ménages qui sont un des 4 cas de figure, madame la présidente. En 2025, on poursuit sur notre lancée avec encore plus d'aide aux Montréalais et Montréalaises parce qu'on l'a dit tout à l'heure, on a ajouté 3 millions de plus pour différentes mesures et ça, ça va en compter. Alors, la crise du logement, on la comprend, on s'y attaque intelligemment avec des partenaires qu'on peut mettre autour de la table, puis on y met des millions de dollars également. On ne fait pas juste en parler, on met les ressources. Alors, peut-être que pour l'opposition officielle, eux, ils disent, c'est insuffisant, mais moi, en 4 mandats d'élu, ça fait 4 ans, 4 mandats que je suis maire, je J'en ai vu des administrations, j'en ai vu des budgets, puis j'aime ça en plus lire des budgets. Mais moi, j'ai jamais vu autant d'initiatives porteuses, d'initiatives qui sont durables, autant d'argent, autant de ressources. Et je pense que les Montréalais voient qu'on a ça à cœur, on a leurs intérêts à cœur et on a le cœur à la bonne place et on travaille pour eux. Et le budget 2025 et le PDI 2025-2034 le prouvent encore une fois, madame la présidente. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌7:51:34

Merci. La parole est à Madame Hassan Tournol.

Alia Hassan-Cournol ◌7:51:39

Merci, Madame la Présidente. J'avais hâte de me lever, je commençais à avoir la bougeotte, puis j'ai surtout envie de vous parler de développement économique. J'entends ce qui est dit de l'autre côté de la chambre sur Projet Montréal va tuer les commerces. Projet Montréal fait pas ça du développement économique, Projet Montréal comprend rien à l'entrepreneuriat. J'irai pas là parce que je suis fière de ce qu'on fait, puis je vais vous prouver à quel point on est connecté aux réalités du milieu économique, des milieux économiques, parce que le milieu économique ou le milieu d'affaires, c'est pas que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, c'est surtout les hommes et les femmes qui tous les matins, des hommes, des femmes, des pères de famille qui se lèvent, couvrent leur commerce, qui ont eu le courage d'ouvrir une PME, qui ont eu le courage de développer une PME en une plus grande entreprise qui fait rayonner Montréal à l'international, ça c'est les Montréalais, les Montréalaises dont j'ai envie de vous parler maintenant. J'ai aussi envie de vous remettre dans le contexte économique plus global. Globale. On sort, on vit encore les reliquats de la pandémie qui a été absolument désastreuse sur le développement économique, pas qu'à Montréal, partout dans le monde. On a eu une des meilleures relances économiques d'Amérique du Nord, puis je veux le répéter, on a eu une des meilleures relances économiques d'Amérique du Nord. Seattle peut pas se vanter de ça. Vancouver peut pas se vanter de ça, New York peut à peine le faire. Montréal, deuxième meilleure relance économique en Amérique du Nord. C'est là où on se situe en termes de développement économique. Puis ça, c'est important de le replacer. Aujourd'hui, on est dans un contexte économique où les taux d'intérêt sont élevés, il y a de l'inflation, mais malgré ça, La reprise économique montréalaise est toujours en excellente position quand on se compare au reste du Québec, au reste du Canada et même à l'international. Fait que moi, je vais prendre le verre à moitié plein et pas à moitié vide comme c'est le cas de l'autre côté de la Chambre. On est en train de parler de stratégie centre-ville, de relance du centre-ville. Tous les acteurs économiques sont d'accord pour dire qu'on est sur la bonne voie. Les touristes reviennent à Montréal. C'est pas moi qui le dis, c'est monsieur Lallumière de Tourisme Montréal. C'est pas moi qui le dis, c'est l'Association des hôteliers du Québec. Montréal International continue à attirer des capitaux étrangers et des organisations internationales. Je veux dire, il y a un moment donné, quand cette année, Tata, qui est une des plus grandes entreprises en aérospatiale, décide d'investir à Montréal, décide de mettre son siège social à Montréal, où? En plein milieu du Square Phillips, c'est-à-dire dans le centre-ville de Montréal. Ça veut pas rien dire. Ça veut dire qu'on demeure attractif sur le plan économique international. Tata a pas choisi de s'établir aux États-Unis. Tata a choisi de venir ici, chez nous, à Montréal. Puis vous savez pourquoi? Parce qu'avec le gouvernement du Québec, on a eu l'audace d'arriver à implanter la première zone d'innovation en aérospatiale. On a réussi à faire d'Hypertech un lieu emblématique de Montréal en préservant en plus des terrains. C'est pas rien, ça, madame la présidente. Projet Montréal, on y croit, nous, au développement économique. Oui pour les commerces, mais oui pour les grandes entreprises internationales qui décident de s'établir ici et qui font confiance à qui? À l'administration de Madame Plante. La stratégie centre-ville. Moi, j'ai envie de vous en parler en long, en large et en travers parce qu'on peut en être fiers. La stratégie centre-ville, c'est pas seulement l'enveloppe de 20 millions. 20 millions pour le centre-ville, c'est quand même vraiment pas rien. Mais c'est les 1 milliard qu'on décide d'investir dans le PDI de la Ville de Montréal pour des projets qu'il faut prendre dans leur grand ensemble. Décollons un peu le regard, regardons les choses de manière macro. On investit à travers les faubourgs, Bridge-Bonaventure, en réaménageant des rues, Sainte-Catherine-Ouest, Sainte-Catherine-Est, parce que nous, on a le courage De quand il faut faire des travaux d'infrastructure, et oui, c'est vraiment pas sexy à les creuser. Et oui, ça va faire mal aux commerçants. Il faut être réaliste. C'est vrai. Mais il y a un moment donné, on est où à Montréal? On veut se placer à quel rang? Nous comme administration, on veut avoir l'audace de New York. On veut avoir l'audace de Paris. De Barcelone qu'on dit à un moment donné quand on veut investir dans le développement économique, dans le développement touristique, dans le développement commercial, il faut que les rues soient agréables, il faut qu'on puisse avoir l'augure de consommer dans les magasins mais aussi en dehors des magasins sur la rue. Et oui, le changement ça fait peur, mais on va accompagner les commerçants. On parle aux SDC. Il n'y a pas une journée où monsieur Rabouin ou moi ne sommes pas sur le téléphone en train de parler à l'ensemble des SDC de Montréal, à l'Association des sociétés de développement commercial de Montréal. On n'est pas déconnectés. Oui, il y a des choses qui sont pas parfaites. Oui, il y a des sujets sur lesquels on va pas forcément être en accord. Oui, il y a des moments où pour les commerçants, ça va être plus hostile. Ça va être plus dur. Mais revenons à nos moutons, la stratégie centre-ville, 20 millions, 20 millions pour des projets qui vont permettre l'attraction de capitaux étrangers, qui vont permettre de faire rayonner encore plus nos festivals, c'est 1 million supplémentaire qu'on a injecté juste dans la stratégie centre-ville, c'est des réaménagements qui vont faire en sorte que les gens ont envie de rester plus longtemps sur nos artères commerciales. Qu'est-ce qui se passe quand on reste plus longtemps sur une artère commerciale? Ben, on consomme plus. C'est plus d'argent directement dans la poche des entreprises montréalaises et des commerçants. Puis ça, c'est sûr que ça se fait pas en criant ciseaux. C'est pour ça qu'on a le courage d'aller de l'avant avec des projets d'infrastructures majeurs. C'est investir dans la stratégie hivernale, c'est investir dans la vie nocturne, c'est dans la gastronomie, bref le développement économique dans le centre-ville, c'est sur tous ces pans-là de l'activité économique qu'on décide d'investir ces 20 millions. Le commerce, parlons-en. On arrive ici en 2017, c'est 770 000 dollars par an qui sont investis pour l'ensemble des SDC de Montréal. Qu'est-ce qu'on fait nous cette année? C'est 15,45 millions de dollars qu'on investit dans les sociétés de développement commercial parce que ce sont des partenaires de choix, ce sont des experts qui nous aident à comprendre et à améliorer la vitalité commerciale. Les SDC on y croit, on leur fait confiance, ils animent nos rues, ils travaillent avec nous sur les questions de vacances des locaux et ils vont surtout répondre aux besoins des Montréalais et des Montréalaises en termes de diversité commerciale. Alors 15,45 millions sur 3 ans, c'est historique, on n'a jamais vu ça à Montréal, puis ça c'est qui qui l'a fait? C'est l'administration Plante. Les piétonnisations, je passerai pas mon temps à parler de la place Saint-Hubert parce que c'est un cas particulier. On va regarder l'ensemble des piétons. Les piétons, ça marche. Les Montréalais, les Montréalaises, ils les aiment, leurs piétonnisations. Oui, c'est une mesure de développement économique. Oui, c'est une mesure de développement commercial et d'attractivité vers nos commerces, mais c'est aussi une mesure sociale. C'est aussi une mesure culturelle, c'est aussi une mesure pour réaménager nos rues, pour rendre nos quartiers dynamiques, attractifs. Quand on voit, je vais en parler, la piétonne Ontario, à quel point les gens affluent maintenant dans Hochelaga-Maisonneuve pour se promener sur notre piétonne, à quel point les jeunes d'Hochelaga qui n'ont pas les moyens d'aller dans un chalet parce que ça fait dur économiquement dans notre quartier, ils vont où? Ils vont sur la piétonne Ontario parce que la SDC a une programmation exceptionnelle de culture et de loisirs. Puis plus il y a de monde dans nos piétons, plus il y a de monde dans nos commerces. Ça, on les a faites les études économiques. Je veux dire, on a un service du développement économique composé d'experts de tous milieux dans le développement économique. Alors on travaille avec Moneris pour avoir des données sur l'achalandage des commerces quand il y a des piétonnisations et les données sont bonnes sur toutes les piétons y compris la place Saint-Hubert. 12 millions pour les piétons, je veux dire on y croit, on investit, on continue, on va continuer, puis ça on le fait avec qui? L'Association des Sociétés de Développement Commercial. Pas sans eux, avec eux, pour eux. Montréal International, je vois Monsieur Deschamps en face de moi, on siège, on est 4 ici dans cette assemblée à siéger au conseil d'administration de Montréal International avec fierté parce que l'attractivité de Montréal, ça passe par l'attraction des capitaux internationaux et j'en parlais. Montréal International, il y a quelques jours avec la ministre Frédérique on a annoncé un soutien additionnel qui n'était pas prévu, un soutien additionnel de plusieurs centaines de milliers de dollars parce qu'on est tellement bien positionné en ce moment à l'international sur la question du développement économique et sur la question de l'attraction des organisations internationales qu'on va continuer. EMI, on y croit, on va les soutenir et ça, on le fait conjointement avec le gouvernement du Québec. Les universités, HEC dans le centre-ville. Qui a réussi à faire en sorte qu'HEC se développe dans le centre-ville? C'est les collègues de Ville-Marie. Polytechnique qui décide de venir où? Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. L'Université de Montréal qui développe son campus de médecine où? Dans le centre-ville. Puis le Quartier latin, le travail qu'on fait avec l'UQAM sur le développement du quartier apprenant, sur la collection, sur rendre notre fierté au Quartier latin. Moi, quand je suis arrivée à Montréal en 2011, j'étais étudiante à l'UQAM, puis notre Quartier latin, on avait envie de s'y promener, d'y rester, de consommer, pas juste de venir faire notre cours à l'UQAM. On restait dans le Quartier latin, c'est cette fierté qu'on veut se réapproprier avec les partenaires du Quartier latin, avec les partenaires du centre-ville et avec l'Université du Québec à Montréal. Fait que le développement économique, ça passe aussi par l'attraction de nos universités, par la rétention des étudiants internationaux, par le fait que Montréal est une ville universitaire extrêmement fière et que c'est grâce à notre administration que les universités rayonnent et et décident de se développer dans le centre-ville et à l'est. Parlons maintenant d'économie sociale parce que le développement économique, c'est aussi pour des entreprises qui veulent pas faire des profits mais qui veulent avoir de l'impact social, qui veulent avoir la possibilité de donner du mou à des citoyens plus vulnérables notamment, c'est des entreprises qui ont le cœur à la bonne place. 18,5 millions supplémentaires en économie sociale à travers 2 programmes. Le premier pour les entreprises d'économie sociale et les OSBL qui font de l'insertion sociale et du développement économique pour faire l'acquisition, de la rénovation et ça, ça se traduit par des cas super pratico-pratiques. Allons dans le Centre-Sud, l'Espace Maker, c'est une gang de jeunes super allumés qui décident de créer un lieu commun en se disant nous on va aider plein de petites entreprises à se développer, des créateurs, des créatrices, des artisans. Alors l'Espace Maker depuis quelques jours sont maintenant propriétaires de leur espace, ça aurait jamais été possible sans la Ville de Montréal. Puis ça, ça a été possible grâce au programme sur les ateliers d'artistes et au programme sur l'économie sociale. Puis ça, ça a un impact pour les citoyens et les citoyennes qui vivent à proximité de l'espace Maker et qui, à moindre coût maintenant, peuvent avoir un cours de couture, aller réparer un vieil électro qui marche plus ou faire un atelier de réparation vélo. C'est aussi de l'argent pour le Repedeless, le Répit de l'Est qui fait du travail auprès des proches aidants. Mais oui, on est dans une société vieillissante où les services privés ou semi-privés en santé vont avoir besoin d'aide et c'est une entreprise de l'Est qui va directement impacter soit les aînés qui sont dans des besoins particuliers, qui ont besoin d'être accompagnés, qui ont besoin d'avoir de la visite à la maison ou pour les proches dents de personnes qui sont en train de souffrir d'un cancer ou de l'Alzheimer. Le Répit de l'Est desservait environ 6000 personnes. Grâce à la subvention qu'ils ont eue grâce au programme de la Ville de Montréal, c'est 12000 personnes. Et ça, on parle de développement d'entreprises, on parle de développement d'impact, et à travers les programmes d'économie sociale, on décide aussi d'agir sur le développement de nos entreprises et des sociale, pas seulement sur la phase d'incubation au départage.

Martine Musau Muele ◌8:06:25

Désolé, je vous interromps, il est 17 h 31.

Alia Hassan-Cournol ◌8:06:28

Je peux finir?

Voix 5A28:06:32

5 minutes.

Voix 5D8:06:36

Madame la présidente, je vais proposer, appuyé par Chantal Rossi si elle m'appuie toujours, qu'on poursuive. Il reste quelques prises de parole et ensuite on pourra passer le reste de l'ordre du jour et rentrer chez nous. Alors, je propose de prolonger la séance de l'après-midi jusqu'à une durée indéterminée.

Martine Musau Muele ◌8:07:00

D'accord, merci. Alors, poursuivez votre intervention.

Alia Hassan-Cournol ◌8:07:04

Merci, madame la présidente. Maintenant, parlons d'entreprises de technologies créatives ou de technologies propres. Grâce à la Ville de Montréal et au soutien qu'on met financièrement dans les entreprises de jeux vidéo notamment, on a fait un investissement massif pour qu'Académie Asylum se développe à Montréal. Académie Asylum, c'est quoi? C'est un incubateur de 25 nouveaux studios indépendants de jeux vidéo. Pis ça, c'est l'administration Plante qui permet le développement des technologies créatives et des technologies du jeu vidéo. Et ça, qu'est-ce que ça fait? Non seulement ça attire des travailleurs étrangers chez nous, ça permet de développer des pôles d'emploi chez nous, ça permet à des entreprises montréalaises de s'exporter à l'international, ultimement, de faire en sorte que des capitaux croient où? En territoire montréalais. 36,7 millions pour PME Montréal, 36,7 millions pour PME Montréal. Et ça, c'est des investissements de plus de 15 millions directement dans les poches des entreprises montréalaises, soit en prêts, soit en développement, soit des subventions. Et ça, c'est pour tous les stades de développement d'une entreprise, d'être une jeune pousse, d'être en phase de croissance ou d'être en phase de développement. PME Montréal, c'est nos partenaires numéro 1 pour le développement des entreprises montréalaises. On y croit tellement que ce financement est massif et important, et il est rendu possible parce qu'on a la collaboration du gouvernement du Québec pour avoir une entente particulière de plusieurs centaines de millions qui nous permet de faire du développement des affaires. Je vais terminer ici en disant que pour 2025, la priorité, ça va être évidemment de renouveler le financement de la planification économique conjointe avec le gouvernement du Québec. On est une métropole à Montréal, puis ça, on l'a bien compris. On est la première administration qui avons réussi à négocier des centaines de millions avec le gouvernement du Québec pour les entreprises montréalaises, pour le développement touristique, pour le développement de nos festivals, pour le développement de l'économie sociale. Ça, j'en suis très fière. Ça, Montréal doit en être très fière. L'administration du rayonnement économique, c'est l'administration Plante. Merci.

Martine Musau Muele ◌8:09:57

Merci. La parole est à Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌8:10:01

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je voudrais tout d'abord rassurer les gens de Pierrefonds-Roxboro. Tout à l'heure, notre collègue monsieur Beis a émis certains doutes. Je peux vous dire, vous assurer que les digues sont une priorité. D'ailleurs, la Ville a pris sous son aile les digues, c'est la deuxième année, et nous avons fait les travaux cette année de la digue qui avait malencontreusement été endommagée par d'autres partenaires que la Ville, et nous l'avons fait, c'était prioritaire, mais je tiens à dire aux gens, nous ne pouvions pas aller quand le REM faisait des travaux. Alors, c'est absolument pas parce que la Ville ne voulait pas y aller, c'est que le REM nous interdisait d'aller faire des travaux. En même temps qu'eux. Donc, le REM ayant terminé ses travaux à cet endroit-là, la Ville de Montréal a réparé la digue cette année. Par ailleurs, pour la digue de la 5e avenue Nord, beaucoup de travail est fait. Cette année, ça a été vraiment de faire les sondages, donc d'aller voir l'état de la digue. En 2025, c'est les plans et devis. En 2026, on fait les travaux. Et d'ailleurs, j'invite les collègues à aller dans la page des fiches détaillées du PDI à la page 259 et on voit très, très bien qu'on a un montant de 21 millions de dollars qui est vraiment important pour les digues. En deuxième lieu, je souhaiterais dire à quel point le réseau routier, on s'en occupe. On a hérité vraiment d'une situation, malheureusement, où d'autres administrations n'ont pas fait les réparations nécessaires. Alors, on met les bouchées doubles, 500 millions de dollars en 2025, 6,6 milliards au PDI. Donc vraiment, les rues et tout le réseau routier, les tunnels également, on s'en occupe. Et la marque de commerce de Projet Montréal, comme l'a dit ma collègue Alia Hassan-Cournol, on ne refait pas la rue à l'identique. Alors quand on doit ouvrir la rue parce qu'on refait les infrastructures souterraines, mais on transforme les rues en des rues du 21e siècle. On a des super exemples à Rue-des-Pins, Griffintown, une portion maintenant de Sainte-Catherine qui a déjà été faite, et bientôt on annoncera aussi Sainte-Catherine-Est. Donc vraiment, on profite des travaux, avec le même coût, on fait des rues extraordinaires pour la population. Et en terminant, beaucoup d'investissements également dans les bâtiments de la Ville de Montréal. Pour le service aux citoyens. Juste pour le SPVM, le CIM, donc la police, les pompiers, ils ont besoin de bâtiments. 340 millions de dollars pour leurs bâtiments, c'est vraiment important. Les cours de service qui sont à la base des arrondissements qui doivent livrer des services, 145 millions au PDI. On a aussi des bâtiments de compétences locales, on le sait, dans nos arrondissements, on en a besoin, 75 millions au PDI pour aider les arrondissements à protéger leur bâtiment de compétences locales. Évidemment, des beaux projets pour les prochaines années: complexe aquatique de Pierrefonds-Roxboro, centre sportif de l'Or Saint-Laurent, la bibliothèque Carnomade, l'école de rangs du parc agricole du Bois-de-la-Roche. Donc, à la fois des nouvelles constructions et également des restaurations patrimoniales. Donc vraiment, l'administration Plante, notre administration, s'attaque aux sous-financements et maintien des actifs et on fait en sorte qu'on puisse réparer, ne pas laisser ces problèmes à la génération future. On s'en occupe maintenant. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌8:13:38

Merci. La parole est à madame Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌8:13:43

Merci, madame la présidente. Alors, je vais vous faire l'état du budget du service de l'eau. Alors, vous savez, le service de l'eau, c'est 43 milliards d'actifs 44% du budget total des actifs de la Ville de Montréal qui s'élève à 77 milliards. Alors, 6,6 milliards seront investis dans les 10 prochaines années avec une augmentation de 553 millions. Alors, c'est plus d'un demi-milliard qu'on ajoute à ce chiffre assez astronomique pour le service de l'eau. Alors, pour nos égouts et aqueducs, C'est notre priorité. Alors, c'est près de 2 milliards qui sont investis dans ces infrastructures secondaires et 800 millions pour le réseau primaire. Dans le maintien d'actifs, c'est 76% de l'argent qui va dans le maintien d'actifs. Et il y a des gros morceaux qui s'en viennent parce que nos actifs sont en fin de vie. Un des gros actifs, c'est nos bassins, nos bassins, nos réservoirs. Ce ne sont pas des bassins, ce sont des réservoirs. Nos réservoirs d'eau. Alors, un des plus grands qui dessert 1,2 million de personnes, c'est le réservoir Mectavish. On doit le réparer et on doit aussi réparer sa station de pompage. On doit aussi réparer nos 4 incinérateurs. Alors ça, c'est un budget de près de 1 milliard de dollars et les incinérateurs en ce moment, ils sont très, très vieux, ils sont vraiment en fin de vie et c'est eux qui qui produisent 30% des GES de la Ville de Montréal. Alors, en les réparant, non seulement qu'on va les changer, mais on va les transformer, on va faire quelque chose en mieux, on va produire du gaz naturel et on va revaloriser les boues qui s'y rendent. Alors oui, il y a du maintien d'actifs, mais il y a aussi du développement. Alors, quelque chose qu'on fait, le plus grand morceau de développement, c'est notre système de désinfection de l'eau. Le système de désinfection à l'ozone qu'on ajoute à notre usine d'eaux usées de Montréal. Alors ça, c'est un budget de plus de 900 millions de dollars et l'usine va être mise en fonction en 2028. Oui, ça a pris du temps, mais finalement, on va y arriver. On met les efforts et l'argent nécessaires parce que c'est le plus grand projet d'importance environnementale au Québec, parce que depuis les années 80, polluent le fleuve Saint-Laurent. Nos eaux usées ne sont pas désinfectées. Alors finalement, on va réussir à désinfecter nos eaux, mais pas juste avec du chlore, pas juste avec quelque chose qui est, disons-le, correct, on va le faire vraiment bien et on va pouvoir éliminer 99% des bactéries de nos eaux usées et 96% des virus et des produits émergents, dont des produits toxiques pour l'environnement qui vont se retrouver dans le fleuve Saint-Laurent. Alors, on laisse un legs pour les générations futures et pour toutes les villes en amont. Alors, notre PDI, oui, on l'a augmenté. On l'a augmenté de manière assez phénoménale, mais dans l'idéal, on devrait investir, selon le gouvernement du Québec, selon les calculs, 1,3 milliard par année. Donc, plus que le double. Alors, cet idéal, oui, il est très, très difficile à atteindre et je vous explique pourquoi. La première chose, c'est la capacité financière de la Ville, la capacité des payeurs de taxes de contribuer à cet effort. Il y a aussi une capacité du marché, parce qu'il y a une grande saturation. Il nous manque de main-d'œuvre qualifiée. Souvent, on va en appel d'offres, il n'y a pas de soumissionnaires ou il y a juste un soumissionnaire et le coût est trop cher. Il y a aussi une capacité physique d'avoir des chantiers tous dans la même zone en même temps. On vit pas dans le sud, on vit dans le nord et on ne peut pas faire facilement des travaux pendant l'hiver. D'ailleurs, c'est beaucoup plus coûteux. Alors, on se résume dans un très, très petit laps de temps où on peut faire les chantiers et on peut pas s'empiler un chantier à côté de l'autre. Ça bloque la mobilité de la ville, ça crée énormément de nuisances et il faut coordonner. Des fois, il faut choisir et reporter. Et on a aussi un grand problème d'augmentation de coûts. La main-d'œuvre est rare, alors les coûts augmentent de manière phénoménale. Ils augmentent surtout quand on fait les changements des entrées de plomb. Ça a augmenté de 300%. Et vous savez, et oui, ça nous retarde parce que l'argent n'est pas illimité. On peut pas mettre l'argent qu'on n'a pas, qu'on n'a pas voté au budget. On peut pas prévoir que ça aurait augmenté autant et c'est très difficile vous savez, nous on a décidé, une des seules villes, moi j'en connais pas d'autres, une des seules villes qui a décidé qu'on va non seulement changer les tuyaux de plomb sur l'espace public, mais on va aussi le changer pour le privé. Et après ça, ils vont repayer à travers les taxes parce qu'on s'est réalisé, on a réalisé que ça ne marchait pas, que les gens ne changeaient pas leurs tuyaux de plomb et l'eau dans leur maison avait encore du plomb. Alors c'est quelque chose qu'on a décidé de faire et C'est énormément de chantiers, mais c'est pour le bien public qu'on le fait. Alors, dans les années à venir, je dois vous dire qu'on va augmenter les chantiers et non les diminuer. Et ça, c'est la vérité. Parce que la Ville s'est construite en deux grandes phases: au début des années 1900 et en 1960. Il y a deux grandes phases de construction. Et malheureusement, les infrastructures qui se sont bâties en 1900, arrivent en fin de vie en même temps que ceux qui ont été construits en 1960, parce que ceux qui étaient faits plus tôt sont de meilleure qualité. Et là, on fait face à ça. On va voir pendant les 15 prochaines années beaucoup, beaucoup de chantiers devant nous, mais on va en profiter. Et Projet Montréal, c'est vraiment bien en profiter. On a appris quelque chose. Et de manière systématique, à chaque fois qu'on va devoir refaire une rue, qu'on va changer la géométrie de la rue, on va sécuriser les traverses, on va sécuriser le passage pour tout le monde, que ce soit pour les cyclistes, pour les piétons, pour les autobus ou pour les autos. On va aussi en profiter en changeant la géométrie de la rue pour rediriger l'eau. Vers des endroits où elle n'aura pas d'impact sur les maisons. On va aussi en profiter pour verdir la ville, parce qu'on en a besoin pour combattre les GES et les changements climatiques. Alors, en changeant nos infrastructures, ça va faire en sorte que la ville va devenir plus résiliente et aussi va permettre de combattre les changements climatiques. Alors, pour ce qui est du budget de fonctionnement, on a aussi augmenté de manière record notre budget de fonctionnement. Alors, juste comparativement, cette année, on a mis 460 millions, c'est notre budget réel, et on vise 600 millions l'année prochaine. Alors ça, c'est 140 millions de dollars de plus. Alors, je souligne ici la compétence et la rigueur et l'expérience des professionnels du service de l'eau qui font tant avec un budget très serré. Ils y arrivent parce qu'ils ont un portrait de leurs actifs. Et ce portrait, ils le perfectionnent d'année en année et ça leur permet d'investir là où c'est prioritaire. Et vous savez, dans tous les autres services, on n'a pas vraiment augmenté le budget de fonctionnement. Tout le monde devait se serrer la ceinture. Le service de l'eau s'est serré la ceinture, mais on a quand même accordé 16 millions de dollars de plus au service de l'eau parce que les besoins sont grands. Alors, le service de l'eau, vous savez, il utilisent une technique depuis longtemps, ils savent comment sauver de l'argent. Ils utilisent une technique de gainage qui leur permet, sans changer un tuyau, disons qu'un tuyau est vraiment arrivé presque en fin de vie, mais il n'est pas vraiment en fin de vie, mais on décide de ne pas le changer, mais de mettre une gaine. Alors, ça lui donne 50 ans de plus. Alors ça, dans les dernières 10 ans, c'est ce qu'on fait de plus en plus et ça nous sauve de l'argent et ça nous sauve des chantiers. Alors, le service de l'eau aussi cherche à augmenter, à ouvrir le marché. Alors, il travaille avec le service d'approvisionnement pour voir comment on peut aller solliciter plus, plus de monde, plus de contracteurs. Et aussi, on fait face à un défi majeur d'augmentation de coûts des produits chimiques qu'on doit mettre dans l'eau pour produire de l'eau de bonne qualité. Alors, on innove, on essaie différents produits pour voir si ça marche, on combine des produits, on essaie des équivalents Alors ça aussi, on a réussi à diminuer les coûts de 1,4 million de dollars. Et une autre chose qu'on cherche aussi, on cherche à augmenter au maximum les subventions gouvernementales parce que c'est difficile et on en a besoin. Alors, vous savez, oui, on a augmenté, et là je veux vous dire aussi qu'on a augmenté, on a augmenté, le service de l'eau a augmenté spécifiquement pour pouvoir opérationnaliser notre plan pour contrer les inondations. Ce qui veut dire, on a ajouté 170 millions de dollars dans notre plan de drainage. Il faut du monde pour gérer ça. Alors, on est passé de 530 millions de dollars à 700 millions de dollars dans ce budget. Ça va nous permettre de faire le collecteur industriel qui est très important pour le développement économique de l'est de Montréal. On va pouvoir faire le collecteur LaSalle, le bassin de rétention Salaberry-Ahuntsic, très important parce que le nord de Montréal est très affecté par les inondations, le collecteur Langelier, on va pouvoir faire le bassin Turcot et le bassin Saint-Jacques. Et là, il y a plein d'autres bassins de rétention qui vont devoir être faits et ça, pour ça, on va suivre la norme, la nouvelle norme canadienne, la CSA W-210. Cette norme va nous permettre de prioriser les secteurs, parce que les besoins sont immenses. Tout le monde veut qu'on investisse dans leur secteur. Alors oui, le collecteur nord en fait partie, Saint-Laurent en fait partie, Ville-Émard en fait partie, Verdun, le Sud-Ouest, et on va y aller par priorité dans les soixantaines de secteurs. Mais vous savez très bien, tout le monde le sait très bien, que la solution aux inondations, elle ne passe pas uniquement par les infrastructures grises. Il est impossible pour aucun réseau, aucun réseau au monde d'absorber et de mettre sous terre toute la pluie qui s'abat sur la ville pendant les grandes tempêtes qu'on a de plus en plus. Alors, les tempêtes qui étaient supposées être centenaires, elles arrivent tous les étés, puis des fois même 2 fois par été, puis on a même souvent des tempêtes qui dépassent 1 par 1000 ans. Alors, c'est pas assez faire les infrastructures, il faut protéger les maisons. Alors là aussi, on vient accompagner les citoyens. On a augmenté le programme de Rénoplex, plusieurs personnes appliquent. On a aussi travaillé, maintenant on a mis un comité de travail avec le gouvernement du Québec parce qu'il faut absolument trouver un moyen d'indemniser les gens. La Ville de Montréal, on ne peut pas se substituer aux assurances et les gens ont besoin d'argent, les gens qui ne peuvent plus être assurés. Alors, soit ça va passer par un programme d'indemnisation, soit ça va passer par un programme fédéral. Et ça, on travaille là-dessus aussi. Parce qu'il y a beaucoup de programmes pour mettre de l'argent dans de la propriété publique, mais il n'y a pas beaucoup d'argent pour mettre de l'argent sur la propriété privée. Et c'est ça qu'on doit faire en priorité pour contrer les inondations chez les gens. Le plan d'inondation aussi, c'est les infrastructures vertes. Alors, on ajoute, on a 160 millions pour les infrastructures vertes, on a ajouté 19 millions et on a ajouté du personnel dans ce département parce que ça se fait en collaboration avec les arrondissements. Alors, tous les arrondissements qui désirent faire des parcs résilients, qui désirent faire des SAIs, ils doivent contacter le service de l'eau et sachez qu'il y a des programmes qui sont disponibles aussi de financement, dont il y a un programme dont on n'utilise pas assez, j'en profite aujourd'hui pour en parler. Il y a le programme Oasis et c'est un programme québécois spécifiquement dédié aux arrondissements. Alors, si vous voulez travailler avec nous, ça va nous faire plaisir. Il y a une autre raison pourquoi on a augmenté le budget du service de l'eau et c'est pour opérationnaliser son plan d'infrastructures. Parce qu'on doit augmenter la connaissance de tous nos actifs. En ce moment, on connaît très bien nos égouts et nos aqueducs. On connaît leur état. Mais on doit augmenter notre connaissance, à savoir quel est l'état de nos réservoirs, quel est l'état de nos stations de pompage. Une fois qu'on aura ce portrait-là, on va pouvoir aller chercher 130 millions de plus du gouvernement du Québec, du ministère des Affaires municipales. Alors ça, c'est pas peu, ça va nous aider à réparer nos actifs. Alors, on est confiants d'arriver à un bon résultat parce que la dernière stratégie montréalaise de l'eau, elle a quand même bien fonctionné. Elle n'avait pas l'argent à la hauteur de ses besoins, mais elle a quand même réussi à faire en sorte que les bris baissent de moitié, dans ces égouts, dans ces aqueducs, je veux dire, secondaires. Alors, on est passé de 24 bris sur 100 kilomètres à 11 bris sur 100 kilomètres en 2023. Alors, de 2014 à 2023, on a baissé les bris à moitié et on va continuer à le faire. Alors, la nouvelle stratégie montréalaise de l'eau devra être déposée en début 2025. La Commission des finances, elle a même fait une recommandation, une recommandation qu'on appuie qu'on appuie tous, c'est que la stratégie doit être, son financement doit être adéquat et doit être pérenne. Et ça, ça va faire, ça c'est un défi, un défi énorme, un défi de financement auquel on fait face et un défi qu'on va devoir relever. On ne peut pas relever ce défi parce qu'on doit, il n'y a rien de plus important que d'assurer la qualité de notre eau potable, la distribution de notre eau potable et s'assurer que les gens vivent en sécurité dans leur maison. Alors moi, j'ai confiance en notre administration qu'on va y arriver. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌8:28:14

Merci. La parole est à Ericka Alneus.

Ericka Alneus ◌8:28:18

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je veux prendre un petit moment quand même pour parler de culture, parler de certaines initiatives qui se retrouvent dans le budget 2025 qui sont structurantes et qui, je pense, nous permettent de se projeter dans l'avenir. Donc, je commence avec une première mesure, l'exemption de taxes pour les OBNL propriétaires. C'est 10 millions de dollars au total, mais pour le milieu de la culture, c'était une économie pour 70 organismes de 2,3 millions de dollars. Et ça peut s'échelonner pour certains OBNL, 37 000$ et pour d'autres 845 000$ par année. Donc, et je me permettrai de citer monsieur le président du comité exécutif lors du dépôt du budget qui était, qui avait dit que c'est un geste de gratitude qu'on voulait démontrer en abolissant cette taxe. Je pense que c'est une façon, en prenant nos responsabilités municipales, de soutenir le milieu culturel. Donc ça, c'est une première mesure. On a parlé de festivals, Et j'ai envie de parler de festivals dans un contexte de travail d'équipe. Deux belles mesures. La première, le fait qu'avec le service du développement économique, la stratégie Centre-Ville, on a investi dans nos festivals. Maintenant, la culture n'est pas quelque chose qu'on met seulement dans un beau vase de verre, c'est quelque chose qui doit être approprié par toutes les unités de la Ville. Donc, on a une collaboration que je tiens à saluer. C'est maintenant comme ça qu'on doit travailler travailler tous les services ensemble pour des enjeux des milieux qui en ont besoin. Donc, je veux saluer la collaboration du service du développement économique et le service de la culture qui se sont mis ensemble pour vraiment participer au rayonnement de notre belle métropole culturelle. Je veux aussi parler d'un programme que l'on fait, encore travail d'équipe, en collaboration avec le gouvernement du Québec. Avons fait une révision des programmes. Nous avions 5 programmes à la Ville pour soutenir des initiatives en culture. On s'est dit, une des choses pour aider le milieu culturel, c'est leur faciliter la vie. Donc on a pris ces 5 programmes-là et on a développé un programme plus structurant qui s'appelle le programme de vitalité culturelle dans les quartiers. Une opportunité en or de s'assurer que dans notre quotidien de citadins et de citadines, la culture est là présente. C'est une opportunité aussi pour des organismes de travailler avec des arrondissements, des arrondissements de se dire, hey, on a une opportunité d'expérimenter avec des premières organisations qui n'ont jamais eu de sous de la Ville. Je veux aussi revenir sur les festivals. On nous a parlé de la refonte. Cette refonte a permis un sens d'équité pour des disciplines qui n'étaient pas soutenues par la Ville de Montréal. Un très bel exemple, Le Salon du livre de Montréal existe depuis une trentaine d'années, c'est la première fois sous notre administration qu'il recevait des sommes. Vraiment un événement phare pour notre administration, on a répondu présent. En parlant de répondre présent, parlons de la politique de la vie nocturne. Et vous me permettrez, je pense qu'on a fait le choix comme administration de ne pas rester figé dans la vertu, mais d'aller de l'avant. Parce qu'on savait qu'il y avait un besoin, il y a plein d'impondérables, on continue à travailler là-dessus, mais nous avons décidé d'aller de l'avant et en plus d'arrimer des sommes à cette politique. Et vous me permettrez, le 28 novembre dernier, nous avons rencontré tout le milieu, pris le temps de travailler avec eux. Quand on parle de budget, au-delà de l'argent, il y a de l'énergie, ressources matérielles, ressources humaines qui sont engagées. Et je tiens à saluer toute l'énergie des équipes, autant de la Ville que la collaboration des partenaires, à faire vivre cette politique de vie nocturne. On ne peut plus se permettre de rester figé, mais d'avancer vers l'avant. J'ai envie aussi de parler de la politique de développement culturel qui, ma foi, a été une— je tiens à saluer le travail des commissaires de la commission en culture. Cette commission a été très populaire et c'est bon signe. Ça veut dire que notre administration a les portes grandes ouvertes pour le milieu de la culture et les oreilles grandes ouvertes à les entendre. Nous sommes conscients que le post-pandémie n'est pas encore terminé, donc nous avons mis de l'avant un projet de politique pour s'assurer que le citoyen, mais aussi tout un écosystème, puisse être reflété. Travers celle-ci. On a entendu plein de choses riches, constructives, qui vont nous aider à aller de l'avant. Mais moi, ce qui me touche le plus, autant pour la politique de développement culturel que la politique de vie nocturne, c'est que de manière sincère, nous avons ouvert les portes de la Ville pour construire des politiques, engager des sommes pour soutenir le milieu de la culture. Donc, vous me permettrez, madame la présidente, de saluer les efforts qui sont faits par notre administration C'est un grand privilège pour ma part d'être responsable de ce superbe dossier pour la Métropole culturelle et francophone des Amériques et sachez que nous continuerons à être là pour nos citoyens qui sont culturels, mais aussi pour un milieu qui nous rend si fiers. Madame la présidente, merci beaucoup.

Voix 5F38:33:45

Merci.

Martine Musau Muele ◌8:33:46

Madame Popeanu.

Magda Popeanu ◌8:33:48

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je veux m'adresser surtout aux Montréalais et aux Montréalaises qui nous écoutent parce que, bon, les membres de l'opposition qui m'ont questionnée ne sont pas là. Donc, je suis très contente de répondre à leurs inquiétudes, s'ils l'ont. Donc, lors de, d'ailleurs, ceux qui sont intéressés par le fonctionnement des technologies de l'information et la performance organisationnelle de la Ville, auraient dû participer aussi aux magnifiques rencontres de la commission où beaucoup, beaucoup de vos inquiétudes, des déceptions ont été répondues. Un des citoyens m'a demandé, en citant monsieur Desrochers, président du comité exécutif sur l'administration, CODERCC, qui disait que bon, les TI sont au Moyen Âge, m'a demandé où sont rendus les pays? Je lui ai répondu, c'est à l'époque moderne, parce que c'est l'époque de la découverte de l'Amérique et c'est l'époque de la Révolution française. Et nous sommes en révolution en technologie de l'information. Parce que les technologies de l'information aident à créer ce qu'on appelle un smart city, une ville intelligente. Cette ville intelligente qui s'harmonise parfaitement avec un travail exceptionnel que l'administration Plante a fait, le premier plan stratégique de la Ville de Montréal, Montréal 2030. On a les mêmes objectifs, on s'agence parfaitement. Gestion des ressources, dont l'optimisation de l'utilisation de l'eau, des déchets, du transport, de la mobilité, le renforcement du développement durable, l'économie locale, la sécurité publique, et la participation citoyenne. Ben voilà nos objectifs et voilà nos indicateurs de performance. Bien sûr que je me suis sentie, je dirais, bien interpellée quand j'ai vu dans le rapport minoritaire optimisation et performance entre guillemets. Ça devrait être la préoccupation de tous les élus, absolument de tous les élus, parce qu'on ne peut pas servir correctement nos citoyens si on n'est pas performant et si on n'optimise pas nos services. Donc, vous savez très bien que la mission du service des TI est de moderniser et d'assurer le maintien des services technologiques clés de la Ville afin d'améliorer nos services. C'est le directeur d'ailleurs du service des TI que je remercie, il fait un travail absolument exceptionnel, qui nous dit, la Ville de Montréal est une organisation technocentrique. Pourquoi? Parce que la technologie est partout, elle est essentielle et elle est partie prenante de tous nos processus. Je peux vous citer plein de réalisations de la Ville. Cette année a été bien marquée par la transition de Google à Microsoft. J'entends encore les rires, je ne mettrai pas de de qualificatifs sur les rires quand j'ai dit c'est la plus grande transformation et migration de Google à Microsoft au monde. Si vous étiez au CFA, ça a été confirmé par le directeur. Et ça, le fait qu'on n'a pas eu des, en tout cas, on n'a pas eu des pépins, c'est une grande, grande réalisation BTI. Ça a été aussi une grande réalisation parce que tous les produits qui sont offerts permettent en réalité le déploiement de nombreuses routines d'automatisation. D'ailleurs, un catalogue en libre-service pour rehausser l'autonomie des utilisateurs a été mis en place. Le service s'occupe de plus de 1073 actifs informatiques, 445 contrats sous gestion, 40 projets qui sont en cours et la clôture de 3 projets et 5 sous-projets qui ont été finis. 32 appels d'offres publics. Le service fait aussi beaucoup de formation parce qu'il souhaite maintenir le niveau de performance de ses employés. On a fait 115 embauches pour répondre aux préoccupations de mon collègue. Dont 60 qui sont promotions et transferts et 26 embauches temporaires. Mais je rappelle l'analyse que Gartner nous a faite. Le pourcentage de personnel TI sur le total de personnel de la Ville, à Hydro-Québec, c'est 10%, à Laval et à la Ville de Québec, c'est 4,4%. Gartner suggère 3,8%. À Montréal, Nous sommes à 2,8%. Donc, on manque de dotation. On met des bouchées doubles, on fait beaucoup, beaucoup d'efforts afin de maintenir un rythme sur les 3 niveaux que je vous ai expliqués à maintes reprises. Grand succès, l'introduction de l'intelligence artificielle. Je peux vous citer une dizaine de réalisations: optimisation des opérations pour la prédiction des risques d'incendie des bâtiments pour SIM, gestion de la modélisation prédictif du parc actif de SMRA et j'en passe. En ce qui concerne la question de mon collègue sur l'externe, le fait qu'on donne des contrats à l'externe, sont tous sur le PDI. Sur le BF, il n'y a aucun contrat qui est donné. Donc, nous sommes maîtres d'œuvre de nos projets, nous sommes en contrôle de nos projets et je remercie la Ville, je remercie tous les fonctionnaires qui travaillent d'arrache-pied, qui nous soutiennent dans ces démarches. Merci.

Martine Musau Muele ◌8:39:43

Merci. Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌8:39:47

Donc, j'ai plusieurs personnes qui m'indiquent que je dois dire que c'est en droit de réplique, madame la présidente. Sur le 3001, 3002, c'est vraiment un très grand honneur pour moi de prendre la parole en fin de discussion sur le budget pour proposer l'adoption du dernier budget de notre deuxième mandat et mon premier à titre de présidente du comité exécutif et de responsable des finances. Ce budget, madame la présidente, nous en sommes très fiers. Non seulement il met en lumière la rigueur avec laquelle on gère les finances publiques, mais il continue aussi de répondre aux besoins immédiats de la population tout en prévoyant les investissements nécessaires pour l'avenir de Montréal. Depuis notre arrivée en poste, nos priorités sont claires. Nous voulons adapter la ville au changement climatique, nous assurer que chaque Montréalaise et que chaque Montréalais puisse se loger peu importe ses revenus. On veut offrir des options de mobilité efficaces et sécuritaires à à tout le monde et on veut dynamiser la vie de quartier et améliorer l'état de nos infrastructures qui ont été négligées pendant des décennies. Et si nous sommes encore capables de faire ça aujourd'hui dans le budget 2025, dans un contexte économique aussi exigeant, c'est grâce à nos efforts soutenus et à notre gestion rigoureuse depuis notre arrivée en poste en novembre 2017. Piloter ce budget, c'était un grand défi, ça a exigé des efforts importants de notre part, de la part de toute l'équipe, de la part de l'ensemble des services de la Ville, avec le soutien formidable, avec le soutien de la formidable équipe du Service des finances. Donc, je tiens vraiment à les remercier pour leur engagement profond envers le service public et envers la Ville de Montréal. Grâce à un important travail d'optimisation débuté il y a 2 ans, nous sommes déjà capables de réaliser dès 2025, des économies de 29 millions de dollars. D'ici 3 à 5 ans, on prévoit que la révision systématique de nos activités et programmes va nous permettre de faire des économies de 200 millions par année. Un autre effort considérable a été fait, particulièrement cette année, du côté des embauches dans la fonction publique. Même si les besoins sont grands, en 2025, il n'y aura pas plus d'employés qu'en 2024, mais c'est vrai qu'on va ajouter des ressources à certains endroits, on ajoute des inspecteurs pour la salubrité, on ajoute des ressources parce qu'il y a une nouvelle norme pour le 119-1. Maintenant, les gens vont pouvoir envoyer des photos, des vidéos, des textos. On ajoute des ressources dans certains secteurs qui sont prioritaires, mais on fait des choix, on en enlève ailleurs. C'est ça notre job, faire des choix. Je disais aussi plus tôt que notre budget répond aussi aux besoins immédiats de la population tout en préparant l'avenir. C'est pour ça qu'avec tous les efforts qu'on a faits, sans augmenter davantage le nombre d'employés, on a réussi à dégager des marges de manœuvre pour faire face à nos priorités. On ajoute 100 millions de dollars sur 3 ans. C'est pas rien. Pour accélérer l'atteinte de notre objectif de 20% de logements hors marché d'ici 2050, depuis le début du mandat de Projet Montréal, On aura dépensé à la fin de ce budget plus de 1 milliard de dollars en contributions financières directes aux organismes qui font du logement du marché. Ça ne s'est jamais vu dans l'histoire de Montréal, une administration avec une vision si forte et des investissements aussi importants. On ne l'a peut-être pas inventé, mais il n'y a jamais eu un niveau d'investissement aussi important que ce qu'on a fait depuis 2017. Je veux aussi nommer qu'on a réussi à se dégager des sommes, pas suffisantes, je le comprends, mais des sommes pour faire face à la crise des vulnérabilités. On ajoute 5 millions, 3 millions directement au SDIS, on prend 1 million dans la stratégie centre-ville pour investir en itinérance au centre-ville parce que, on le sait, la situation est difficile. Et notamment les acteurs économiques nous le mentionnent. Donc, on prend de l'argent du service de développement économique, on l'investit en itinérance et le 1 million de la compensation de taxes, c'est pas un congé de taxes qu'on donne, on l'a aboli, ça n'existe plus. C'est 1 million par année pour les organismes en itinérance, 10 millions par année pour les OBNL qui sont propriétaires. C'est 10 millions à partir du budget 2024, mais avec l'indexation des valeurs, ça veut dire 10 millions en 2024, prochain probablement autour de 11 en 2025, probablement autour de 12 millions en 2026. C'est de l'argent qui va rester directement dans les coffres des organismes à but non lucratif qui offrent des services directs à la population. Donc, nos investissements en itinérance passent à 12 millions. Mon collègue Robert Beaudry l'a nommé, c'était 3 millions quand on est arrivé. 3 fois 4, 12. On a quadruplé le budget en itinérance, madame la présidente. Si les autres paliers de gouvernement, qui trouvent aussi que l'itinérance est une priorité, avaient aussi quadruplé leur budget, on serait dans une situation bien différente. Mais on lâchera pas, on va continuer. On a aussi EMIS, on a aussi les réformes réglementaires qu'on a adoptées dans certains arrondissements pour éviter les évictions abusives. On continue d'acquérir des maisons de chambres, on continue à développer des unités, notamment des unités modulaires. Ben oui, on va en faire 60 au printemps pour tester ce que c'est, mais c'est pas 60 qu'on veut faire, on va en faire beaucoup plus, mais il faut qu'on teste la formule. On va être prêt à l'automne prochain, on va en avoir beaucoup plus. On a investi dans le transport en commun. Il y a des choix qui ont été faits par un autre palier de gouvernement qui nous oblige d'augmenter nos contributions financières à 6%, donc on investit davantage et on investit 5 millions, à peu près 5 millions pour continuer de soutenir l'utilisation gratuite du transport en commun par les personnes aînées. C'est quand même un choix qui est important, qu'on assume pleinement et qui a permis une augmentation de l'utilisation du transport en commun d'autour de 20%. Les personnes aînées se déplacent plus parce que c'est gratuit, puis ça l'est parce qu'on a décidé de mettre de l'argent là-dedans, c'est 5 millions. Pour les arrondissements, évidemment, évidemment qu'on continue à soutenir les arrondissements. Évidemment qu'on comprend que la situation est difficile, on est tous sous contrainte, les services centraux, les arrondissements, évidemment je comprends bien ça, je suis un maire d'arrondissement, mais on l'a indexé cette année, on a donné une indexation d'1,8%, on l'a fait, c'est réel, on a reconnu qu'il y avait un effort à faire et on a donné un coup de pouce. Pour, en plus, pour bonifier les services, bien sûr il y a les arrondissements, je l'ai dit un peu plus tôt, les services centraux c'est aussi des services à la population et les services offerts par des organismes à but non lucratif, c'est aussi des services à la population. Donc, notre compensation va aussi les aider. C'est 700 immeubles qui sont visés par la décision qu'on a prise et c'est plus de 500, près de 500 OBNL qui offrent des services chaque jour qui vont bénéficier de cette abolition-là de la compensation. Sur le plan d'investissement, le PDI, je veux quand même souligner qu'on a prévu dans le PDI des investissements majeurs qui sont dans nos priorités. On a dévoilé le portrait des actifs, c'est la deuxième année qu'on a un portrait des actifs. Ça n'existait pas avant. Donc, on en a eu un l'année dernière qui était imparfait, on l'a amélioré cette année, on a un portrait assez large des actifs qui nous permet de prioriser nos investissements. C'est ça qu'on a besoin, on a besoin d'avoir l'état de nos actifs pour prioriser les investissements, mais il faudrait mettre 2,3 milliards juste pour protéger les actifs, puis on a 2,3 milliards de PDI, donc évidemment qu'il manque de l'argent, mais c'est pour ça qu'il faut prioriser, puis on y va comme ça, on priorise là où c'est le plus important avec les moyens qu'on a à moyen terme et à long terme. Le PDI là, Avant, c'était un budget sur 3 ans, on planifiait sur 3 ans. C'est Benoît Dorais comme président du comité exécutif qui nous a fait qu'on a un budget sur 10 ans pour être capable de planifier. Madame Nazarian nous disait, il faut planifier à long terme. Elle a raison. C'est pour ça qu'on a mis en place un plan d'investissement sur 10 ans, parce qu'il faut être capable de voir à long terme et on le fait, puis on continue à le faire. Mais on ne peut pas juste mettre 100% de notre PDI dans la protection des actifs, parce qu'on a des secteurs à fort potentiel qu'il faut développer. Il faut qu'on développe Bridge Bonaventure, il faut qu'on développe Louvain-Est, il faut qu'on développe Namur Hippodrome. C'est des milliers de logements qu'on va pouvoir faire. Donc, il faut trouver un bon équilibre entre la protection des actifs, qui est absolument nécessaire, et le développement de certains secteurs par les infrastructures, mais aussi on a des secteurs à Montréal qui malheureusement, au fil des ans, n'ont pas les services requis. Il n'y a pas de bibliothèque, il n'y a pas de centre aquatique. Donc, il faut avoir le bon équilibre pour aussi offrir des services dans les quartiers qui ont été historiquement mal desservis. C'est un enjeu d'équité territoriale. Et nous, on y arrive avec le PDI à maintenir cet équilibre-là entre les deux. Sur la dette, je veux vraiment vous rassurer. Il y a deux indicateurs qu'on suit de près sur la dette. Tout d'abord, il y a le ratio d'endettement. Donc, on en parle régulièrement. On est en voie de revenir aux 100%. Le conseil municipal a autorisé une dérogation à la limite du 100%. Le conseil municipal, c'est l'institution ici. On a autorisé la Ville à investir jusqu'à 120%, à atteindre 120% dans le ratio de la dette sur les revenus. On est à 107%, on est en train de revenir à 100%. La décision qu'on a prise en conseil municipal, c'est de revenir à 100% en 2027. On est en 2024, on va être à 107% en 2025, on va être à 100% en 2027 comme prévu. Pourquoi on l'a augmenté à 120%? Parce qu'on a du rattrapage à faire. Il fallait faire les investissements, on les a faits et on continue d'investir pour faire le rattrapage. Des décennies de sous-investissements dans les infrastructures. C'était la bonne chose à faire à ce moment-là et la bonne chose, c'est de revenir à notre ratio de 100% et c'est ça qu'on est en train de faire. Le deuxième indicateur qu'on suit, c'est le ratio du coût de la dette nette. Donc, on respecte, on a une limite, le ratio du coût de la dette nette doit être maximum 16%, il est à 12%. On a rarement dépassé 12. Donc, nos deux ratios, on est à la bonne place, on suit les cibles, puis on fait ce qu'on a à faire. Donc, madame la présidente, la maison est en ordre. On le sait que les défis qui nous attendent sont immenses, mais la maison est en ordre. La situation financière, elle est sous contrôle. Les décisions qui doivent être prises sont prises. L'excellence de notre STM, financière est d'ailleurs reconnue par des organismes experts et indépendants qui n'ont aucune affiliation avec Projet Montréal. Je parle des grandes agences de notation de crédit. Les excellentes cotes de crédit qui ont été octroyées année après année par les grandes agences témoignent de la situation financière, de la bonne situation financière de la Ville. En 2022, Après 5 budgets de Projet Montréal, Standard& Poor's, l'une des plus grandes agences de crédit au monde, a même amélioré notre cote de crédit. Ça nous a permis d'avoir une meilleure cote de crédit que le gouvernement du Québec. Je veux dire, si ça allait, si c'était la catastrophe comme l'opposition semble vouloir alerter la population, si c'était la catastrophe, ça se saurait. Les agences de crédit ne diraient pas aux marchés internationaux, prêtez à la Ville de Montréal. Ils diraient, prêtez-leur pas d'argent, ils vous rembourseront jamais. Ben non, ils ont même amélioré notre cote de crédit. Donc malheureusement, ce qui se passe, si on se fie aux observateurs externes, c'est qu'il y a une gestion financière rigoureuse et la Ville de Montréal est en bonne situation financière. Mais je sais que les gens d'Ensemble Montréal n'aiment pas ça. Mais c'est une analyse qui est externe à nous. Donc, en conclusion, madame la présidente, notre budget 2025 nous permet de concrétiser notre vision d'une métropole qui mise sur un aménagement digne du 21e siècle, pas un aménagement des années 50. On ne veut pas revenir comme dans le bon vieux temps. On est en train de transformer la ville pour en faire une ville du 21e siècle, inspirés des meilleures pratiques partout dans le monde. On est aussi bons que les autres, puis on mérite autant que les autres d'avoir des aménagements dignes du 21e siècle. On mise sur une densification qui est intelligente puis qui est aussi à échelle humaine. On ne veut pas faire du n'importe quoi. Ce n'est pas sky is the limit. On mise sur une mobilité collective et active, puis on mise sur le développement de quartiers verts qui sont inclusifs, accessibles et sécuritaires. On bâtit une métropole qui est verte et résiliente, qui montre la voie à suivre aux autres pour faire face au changement climatique avec courage et détermination, tout en s'occupant des personnes les plus vulnérables ici et maintenant. Avec ce budget responsable, nous répondons à la fois aux défis d'aujourd'hui tout en investissant dans l'avenir et en respectant la capacité de payer des Montréalaises et des Montréalais.

Magda Popeanu ◌8:53:43

Montréalais.

Luc Rabouin ◌8:53:44

Depuis 2017, sous le leadership d'une femme d'exception qui a une vision et des valeurs claires, qui sait faire preuve d'audace et de courage, on construit une ville à échelle humaine. Donc, je vous invite toutes et tous à adopter le budget 2025.

Martine Musau Muele ◌8:54:38

Alors, s'il n'y a pas d'autres interventions, les points, on les a— Monsieur Miranda, notons la dissidence de Monsieur Miranda et Madame Hénault. Madame Rossi. On demande un vote nominal. D'accord, alors ouvrons les portes et sonnez les cloches s'il vous plaît. D'accord, fermez les portes s'il vous plaît. Monsieur le greffier.

Greffier ◌8:56:11

Madame la mairesse. Monsieur Rabouin. Monsieur Doré. Madame Bourgeois. Madame Alneus. Monsieur Baudry. Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauserolle, Madame Popéanou, Madame Tuillier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katawa, Madame Laving Lalonde, Madame Hassan Kournel, Madame Giguerre, Madame Sourias. Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Madame Olivier, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde, Monsieur Posé, Madame Tremblay, Monsieur Downey, Madame Grondin. Monsieur Ouellet, madame Goulet, monsieur McQueen, madame Christensen, monsieur Normand, madame Roy, monsieur Salem, madame Rossi, madame Zuniga Ramos, monsieur Langevin, madame Valenzuela, monsieur De Sousa, Madame Deroche, Madame Black, Monsieur Sari, Monsieur Hénault-Ratelle, Monsieur Beis, Madame Clément-Albaud, Madame Gentilé, Monsieur Perry, Monsieur Desbois, Monsieur Moroz. Pardon? Monsieur Rapanà. Monsieur Bissonnette. Monsieur Corville. Madame Nazarian. Monsieur Hurley. Madame Blanchet. Monsieur Deschamps. Madame Palestini. Monsieur Miranda. Madame Hénon, Monsieur Sauvé et à distance Monsieur Sasseville.

Voix 5F38:58:44

Contre.

Martine Musau Muele ◌8:59:02

Alors, concernant les rubriques 30.01, 30.02, 80.01 et 80.02, le vote pour a 32 votes et contre a 28 votes. Alors, les points sont adoptés. Monsieur le leader, poursuivez.

Voix 5D8:59:30

Merci, madame la présidente. Au conseil, dans l'ordre du jour du conseil municipal et non pas de l'agglo, pour que tout le monde s'entende, donc je suis à la page 4. Je vais réunir pour fin d'étude et d'adoption les items 3003 à 3007. Je suis toujours appuyé de monsieur Rabouin. En 3003, on approuve le budget 2025 de la corporation Anjou-Québec. En 30-04, on approuve le budget 2025 de la Société d'habitation et de développement de Montréal. En 30-05, on adopte le budget 2025 de l'Agence de mobilité durable. En 30-06, on approuve des contributions financières aux organismes exerçant des activités relevant du conseil municipal et la quote-part 2025 à la CMM. En 30-07, on décrète la publication d'un document explicatif du budget 2025 et du PDE.

Martine Musau Muele ◌9:00:22

Les points 30.03 à 30.07 sont adoptés.

Voix 5D9:00:31

Madame Russell.

Martine Musau Muele ◌9:00:49

J'ai manqué la joke, est-ce que vous pouvez répéter?

Voix 5F29:00:57

Ensemble Montréal, votre compte.

Martine Musau Muele ◌9:01:00

Alors, on indique la dissidence d'Ensemble Montréal. On prend une grande respiration.

Voix 5D9:01:20

Au chapitre 80, madame la présidente, je vais réunir pour fin d'étude et d'adoption les items 3003 à 3007. En 3003, on approuve le budget 2025 de la STM. En 3004, on approuve le projet le programme d'immobilisation 2025-2034 de la STM. En 30.05, on approuve le budget 2025 du Conseil des arts. En 30.06, on approuve le budget 2025 de l'OMHM. En 30.07, on approuve le budget 2025 de la Corporation d'habitation Jeanne-Mance.

Martine Musau Muele ◌9:01:59

Madame Christine Black.

Christine Black ◌9:02:01

Oui, madame la présidente, j'interviens sur le 30.03, alors, pour l'approbation du budget 2025 de la Société de transport de Montréal. Alors, les bilans de Projet Montréal en matière de transport en commun sont marqués par une série d'échecs. La mairesse elle-même a reconnu dans l'émission Tout le monde en parle du 27 octobre 2024 que son administration a créé de très grandes attentes chez les Montréalais et Montréalaises, mais que ces attentes n'ont pas été comblées. La situation en matière de transport collectif est préoccupante, celle de la STM l'est tout autant. Le budget 2025 de la STM repose sur une série de réductions de services qui toucheront directement les usagers. En effet, la STM prévoit une réduction de 600 000 kilomètres parcourus par ses autobus en 2025. Une telle baisse dans le nombre de kilomètres parcourus a des conséquences directes sur la fréquence et la couverture des services. Quant au métro, bien qu'une reprise encourageante de l'achalandage soit observée, les trajets prévus en 2025 seront encore inférieurs à ceux de 2023 et ce pour la deuxième année consécutive. En effet, par rapport à 2023, le métro parcourra 1 million de kilomètres de moins qu'en 2025. Cela signifie donc une diminution continue de l'offre de service. Ce manque de prévoyance et de planification se traduit par un service moins fiable pour les Montréalais et Montréalaises qui comptent sur le transport collectif au quotidien. En outre, la STM annonce la suppression de 78 postes en 2025, en plus des 230 postes déjà supprimés en 2024. Bien que la réduction des effectifs puisse être justifiée dans une logique d'optimisation interne, il est légitime pour les usagers de savoir où ces suppressions auront lieu et de connaître leur impact sur la qualité de service. La transparence fait défaut. Le budget de la STM pour 2025 ne fournit pas de détails sur le nombre de constables spéciaux, de chauffeurs ou d'autres personnes clés, comme c'était le cas dans les budgets précédents. Je suis heureuse de constater que la commission sur les finances et sur l'administration est d'accord avec Ensemble Montréal. La STM doit détailler ses effectifs. Comme des élus de Projet Montréal siègent sur cette commission et qu'ils ont appuyé cette recommandation, j'espère qu'ils pourront transmettre le message à leur respectable collègue monsieur Caldwell, qui siège aussi à titre de président du conseil d'administration de la STM. Ce manque de transparence est d'autant plus inquiétant que les audits de performance de la STM commandés par le gouvernement du Québec ont révélé une gestion défaillante dans le recrutement de gestionnaires. En effet, au fil des années, le nombre de gestionnaires à la STM a considérablement augmenté. En 2023, on comptait un gestionnaire pour 8,8 employés, alors qu'en 2019, ce ratio était de 1 pour 9,2 employés. L'état du service lui-même est alarmant. Les indices de performance de la STM confirment ce constat. La sécurité perçue par les usagers a diminué entre 2023 et 2024 et le nombre d'incidents de plus de 5 minutes dans le métro a explosé de 50% entre août et septembre 2024. On compte maintenant 19,6 incidents de 5 minutes et plus par million de kilomètres, un sommet jamais atteint auparavant. Le bris d'équipements est de plus en plus fréquent, ce qui entraîne des interruptions de service de plus en plus longues. En 10 ans, le nombre de ces interruptions a plus que doublé. C'est une situation intolérable pour une ville qui se veut moderne et durable. Pourtant, la STM s'est engagée à le faire lorsque le gouvernement du Québec a refourni un échéancier. Alors, c'était concernant la publication de la planification de son réseau d'autobus. Malheureusement, on attend toujours. Les infrastructures sont de plus en plus vieillissantes de la STM. Ça, c'est un autre point de préoccupation majeure. Lors de la consultation sur les perspectives prébudgétaires 2025, Ensemble Montréal a demandé que la STM fournisse un portrait global détaillant l'état de ses actifs, leur vétusté, leur vétusté, voilà, pardon, ainsi que leur valeur de remplacement. Cette demande cruciale pour bien évaluer l'état de notre infrastructure et planifier les investissements nécessaires a été ignorée. Ce manque flagrant de transparence est particulièrement inquiétant, surtout que même des élus de Projet Montréal avaient voté en faveur de cette demande. Encore une fois, je suis heureuse de constater que la Commission des finances et de l'administration est du même avis que nous. J'espère que ce manque de transparence sera rectifié. La fermeture de la ligne verte en avril 2023, suivie de celle des stations Fabre, Iberville et Saint-Michel sur la ligne bleue, a mis en lumière la dégradation importante de nos infrastructures. La station Saint-Michel a dû fermer pendant plus d'un mois pour des raisons de sécurité après la détection de problèmes majeurs. Cet incident tragique montre à quel point notre réseau nécessite des investissements urgents pour y répondre. Que de nouvelles fermetures ne surviennent dans les prochaines années. Le programme d'immobilisation de la STM 25-34 estime que les besoins d'investissements pour remettre nos infrastructures en état ont grimpé de 21,1 à 25,8 milliards de dollars en l'espace de quelques années. Cette situation est alarmante et ne peut être ignorée. Ensemble Montréal se joint à la CMM pour exiger des investissements urgents du gouvernement du Québec, mais il est clair que la Ville de Montréal et la STM doivent aussi prendre leurs responsabilités. La présidence de la STM est assurée par un élu de Projet Montréal, ce qui signifie qu'ils ne peuvent pas se défausser continuellement sur les autres paliers de gouvernement. Il est de leur devoir de faire preuve de leadership et de performance. Il est grand temps de mettre en place des mesures concrètes pour améliorer notre réseau de transport collectif. Tout d'abord, il est impératif d'instaurer une transparence totale. Les Montréalais et Montréalaises ont le droit savoir comment leur argent est utilisé. La STM doit fournir des informations détaillées sur ses effectifs, ses actifs et les impacts de ses décisions budgétaires. Ensuite, la proximité du réseau doit être une priorité. La refonte du réseau de bus doit prendre en compte non seulement la fréquence, mais aussi l'accessibilité de chaque secteur. Sacrifier la proximité pour la fréquence peut rendre notre réseau moins résilient face aux imprévus. Enfin, nous devons en finir avec les lubies politiques de Projet Montréal et adopter une gestion plus rationnelle et responsable du transport collectif. Les dernières années ont été marquées par une succession de décisions hâtives et mal pensées, comme l'achat précipité de 300 autobus hybrides, la gestion chaotique des coûts de prolongement de la ligne bleue, le gaspillage du million de dollars pour la ligne rose. La STM fait face à de graves défis, des finances inquiétantes, un service en déclin, des infrastructures vieillissantes. Pour relever ce défi, le transport collectif à Montréal doit être régi par un leadership éclairé et pragmatique et non par des décisions politiques opportunistes. En raison de nombreuses lacunes du budget de la STM pour 2025, les élus d'Ensemble Montréal voteront contre ce budget. D'abord, le manque de transparence de la STM est totalement inacceptable. Les Montréalais et Montréalaises méritent de savoir exactement comment leur argent est utilisé. Et malheureusement, ce budget ne répond pas à cette exigence. On ne connaît pas exactement l'état des actifs de la STM, ni l'évolution détaillée des effectifs ou encore la planification future du réseau d'autobus. Ensuite, la réduction des services avec moins de kilomètres parcourus par les autobus et le métro est un véritable coup dur pour les usagers. Cela va à l'encontre de l'objectif d'avoir un transport collectif de qualité accessible à tous. Le budget ne prévoit également pas les investissements nécessaires pour réparer nos infrastructures vieillissante. Les fermetures récentes de stations montrent à quel point la situation est préoccupante. Enfin, ce budget ne propose aucune solution réelle pour redresser la situation à la STM et améliorer notre réseau. C'est pourquoi nous rejetons ce budget et nous continuerons à défendre un réseau plus fiable, accessible et performant pour tous les Montréalais et Montréalaises.

Émilie Thuillier ◌9:09:21

Merci.

Martine Musau Muele ◌9:09:25

Merci. Monsieur Craig Sauvé.

Craig Sauvé ◌9:09:29

Merci, merci, madame la présidente. Purement politiquement, je veux commenter un petit peu le budget. Et foncièrement, je pense que la STM est bien gérée. Je pense que c'est une société qui gère bien ses affaires. Ils sont dans une position très, très mauvaise présentement, comme tous les autres opérateurs de transport en commun à travers le Québec, grâce à la CAQ. Le système de transport en commun à travers le Québec, c'est tombé dans le chaos. Le financement qui est nécessaire pour offrir les services dont nos citoyens ont besoin n'est pas fourni. La STM, la bonne nouvelle, la grande bonne nouvelle pour la STM cette année, c'est que l'achalandage, on prévoit que ça va retourner autour de 90% de ce que ça a été dans l'année record 2019. Donc, il va y avoir encore beaucoup de monde dans le métro et l'autobus, c'est une bonne nouvelle. Mais je voulais juste faire le point parce que c'est important de s'en rappeler. En 2017, quand l'administration a changé ici à Montréal, sur les lèvres de tout le monde, c'était la classe sardine dans le métro. On s'en va directement dans la classe sardine encore. C'est ça la trajectoire actuellement. Parce qu'on peut noter dans le budget, il y a une réduction depuis 2019 et aujourd'hui, ce qui est prévu pour 2025, une réduction de plusieurs millions de kilomètres de moins que le métro va rouler. Puis j'imagine que beaucoup de vous comme moi, vous prenez le métro et vous voyez les fins de semaine, là, ça commence à être pas mal plein dans le métro, puis la fréquence n'est pas impressionnante pour une ville de notre taille. Et c'est la même chose pour les autobus. Moi, je prends l'autobus, je suis fier de prendre l'autobus. Encore là, on peut voir entre 2019 et 2025, 2,7 millions de moins de kilomètres qu'on va parcourir les rues de Montréal, c'est moins d'autobus. C'est un problème. Je ne pense pas que l'administration de Montréal est à blâmer pour ce problème, ni la STM, mais Si j'ai dit que la croisade numéro 1 devait être l'itinérance et le logement, qu'on doit faire à Québec la croisade de demander et utiliser toute notre puissance politique pour avoir le financement pour, la deuxième croisade, c'est bien sûr le transport en commun. Le Québec doit faire sa part pour aider le système. Et ce que j'ai vu dans la présentation de la STM, ce qui m'a un peu déplu, c'est, et voici mon commentaire politique, C'est presque comme si on acceptait la demande d'austérité de la CAQ. On fait presque la promotion de, regarde comment on a moins d'effectifs aujourd'hui, moins d'employés, regarde toutes les économies qu'on va faire. C'est moins d'employés, effectivement, il va y avoir beaucoup plus de problèmes. Ce qu'il faut présentement, c'est un plan pour investir davantage pour avoir plus d'autobus. Il faut parler des prochains projets de prolongement. Du métro, d'autres projets de voies réservées. C'est ça qu'on a besoin aujourd'hui. J'espère que le projet du Grand Sud-Ouest va avoir lieu, dont on parle à l'ARTM, donc à Lachine-Lassalle-Sud-Ouest-Verdun. C'est très important, mais on s'en va directement dans les classes sardines. Et j'aimerais encore que cette pression politique monte de la part de toutes les villes du Québec, Montréal en premier, puis qu'on n'accepte pas les demandes d'austérité de la CAQ C'est eux qui ont tort, c'est pas la STM. Et donc, dans les prochaines présentations de la STM, j'espère que ça va démontrer pourquoi on a besoin de plus d'effectifs et plus d'argent du Québec. Ils doivent demander également au fédéral, parce qu'il y a quand même un mouvement pancanadien présentement pour du financement pour les opérations fédérales. Il faut que tout le monde contribue, parce que les systèmes de transport en commun, si on veut densifier, parce qu'on sait qu'on va densifier Montréal, on va créer des nouveaux quartiers, mais le métro va être en classe sardine dans pas longtemps. Donc il faut pas oublier que c'est une bataille qu'il faut qu'on mène, tout le monde dans la salle ici. Faut demander à ce que Québec paye, puis il faut contribuer. Montréal a contribué plus cette année, faut le saluer, faut continuer d'aller dans cette direction, mais faut parler du financement, comment qu'on va financer, avec quelles sommes. Donc, pour pas oublier qu'il faut éviter la classe sardine encore à Montréal, puis on s'en va vers là. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌9:14:02

Merci. Monsieur Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌9:14:06

Merci, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur ces points, le 3003, le 3004. Je suis extrêmement fier, moi, de déposer ce budget, ce budget de la STM et ce plan d'investissement de la STM. C'est le 4e budget de la STM que j'ai l'honneur de déposer en cette instance et c'est le premier qui est à l'équilibre. Pourquoi? Parce que, sans relâche, depuis 2 ans, justement, il y a eu des efforts qui sont faits à la STM pour faire en sorte que l'argent investi soit retraduit dans le service aux citoyens, soit retraduit dans une offre à nos citoyens, une offre quantitative, une offre qualitative. Un, sur l'offre quantitative, je veux carrément dire, j'entends des choses ici qui ne sont pas exactes. Quant à l'offre planifiée d'autobus, elle est exactement la même pour 2025 que pour 2023. Oui, il y a une petite variation en termes de mesures de mitigation qui sont financées par Mobilité Montréal et par l'ARTM. Et une des réponses claires à ça, c'est que l'ARTM a planifié qu'il y aurait une demi-année de REM pour le déploiement du REM dans l'ouest de Montréal où les mesures de mitigation en autobus pour la fermeture du train Deux-Montagnes seront enlevées et retransférées dans le REM. Donc oui, il y aura moins de mesures de mitigation, mais l'offre planifiée de la STM pour le bus est exactement la même. Donc que de dire, de dire pardon, qu'il y aura moins de départs, moins de fréquence justement pour les lignes de notre réseau régulier, c'est carrément cherchons les mots parlementaires, c'est vraiment travestir la réalité. Ça va, madame la présidente? Parfait, merci. Même chose pour le métro. On me cite toujours des chiffres du budget, de l'offre planifiée 2023 pour le nombre de kilomètres de métro, et on sait que l'offre planifiée en 2023 a été faite fin 2022 en en pleine pandémie où lorsqu'on a présenté le budget, on a dit il n'y a rien de sûr parce que ça ne marche pas, parce que les finances ne sont pas au rendez-vous. Dans les faits, l'offre de métro en 2024 est comme celle de 2025 et elle surpassera celle de 2023. Donc, il y a une offre de transport qui est maintenue. Oui, monsieur Sauvé, effectivement, on est dans des scénarios de maintien de l'offre alors qu'on souhaite pouvoir la faire progresser. Ceci étant dit, quand on se compare à nos semblables, On est très fiers, justement, avec les mêmes ressources, d'avoir maintenu l'offre de services, avec des ressources en décroissance, je veux dire, proportionnellement à l'offre, d'avoir maintenu les mêmes services. C'est un effort qui a été reconnu de toutes parts, entre autres par les auditeurs de Mohn Shabat Grant Thornton, qui ont eu un mandat de faire un audit de performance des sociétés de transport et qui ont reconnu que la STM était un des leaders les plus proactifs dans sa façon d'optimiser ces services, d'avoir une décroissance de la masse salariale non directement reliée au service. On a en 2024 une réduction de 4% du nombre de postes de personnes non reliées au service. Oui, on a eu plus de services de bus en 2024 qu'en 2023, donc il y a une augmentation de chauffeurs. Et oui, on a investi aussi, on a resserré nos autour de la sécurité. Depuis 2 ans, les priorités à la STM, c'est maintien de l'offre, amélioration de la sécurité. Donc, il y a plus de constats associés, oui, il y a des ambassadeurs et des préposés en entretien ménager et à la réparation de nos installations pour lesquels, oui, il y a une croissance du nombre de postes. Mais pour le reste, il y a une décroissance et il n'y a pas de manque de transparence. On est prêt à fournir toutes les données qui existent là-dessus. Donc, un budget qui arrive à faire autant avec moins pour le budget de fonctionnement, pour le budget d'exploitation, on en est très fiers. Ça met la base justement à reprendre de l'élan pour le transport collectif, reprendre de l'élan pour une augmentation de l'offre de transport collectif dans la région montréalaise. Quand on se compare, on est vraiment avantagé par rapport à d'autres sociétés de transport. Oui, entre autres grâce à l'achat des 300 bus, parce qu'avec l'électrification des transports, il y a un moratoire sur l'achat de bus au Québec, je sais pas si vous savez, mais depuis 2 ans, il n'y a plus personne qui achète des bus au Québec, alors que nous, on est très bien positionnés pour être au rendez-vous, pour prendre les clients dans le bus et pour reprendre cet élan-là. Oui, cet élan, il devra être repris, mais moi, je suis content de faire partie d'une administration qui, contre vents et marées, a pris le leadership à tous les niveaux, que ce soit au niveau de la CMM, que ce soit au niveau de la Ville de Montréal, que ce soit au niveau de la gratuité des aînés, a pris toutes les mesures pour faire le contraire de ce qu'on nous suggérait de faire de l'autre côté. De la Chambre, c'est-à-dire de juste couper, réduire le service pendant la pandémie. Et où serait-on si on avait démantelé une partie de notre réseau, démantelé une partie de l'offre? On l'a maintenu, on le fait mieux qu'avant, on le fait avec plus d'efficacité, c'est reconnu et j'en suis très fier. Après, ça nous enlève pas le fardeau de, oui, continuer à travailler pour des sources de revenus, parce qu'un budget, c'est pas compliqué, c'est des dépenses moins des revenus. On a travaillé sur nos dépenses, on a travaillé sur nos revenus, mais pour reprendre la croissance, reprendre l'offre, il faut assurément travailler sur les revenus. Et ce cycle-là qu'on vient d'avoir depuis 2 ans, beaucoup amené par la ministre des Transports et de la Mobilité durable, comme quoi le transport collectif c'est un problème de dépenses, bien à Montréal, on peut le dire, à Montréal ce n'est clairement pas le cas et on est prêt pour l'avenir. Donc, très fier de ce budget de fonctionnement. Un mot sur la qualité de l'offre aussi. Dans ce contexte, vous comprendrez qu'on ne peut pas faire beaucoup d'investissements, on ne peut pas faire beaucoup de croissance. L'endroit où on le fait, parce que c'est la priorité absolue, c'est la sécurité physique dans le métro, la sécurité des personnes. Il y a un ajout de constables spéciaux, il y a la création du poste d'ambassadeur, il y a plus de brigades propriété et de nettoyage qui seront dans le métro. Il y a l'arrivée d'un signalement par texto. Il y a l'arrivée d'une salle de contrôle électronique avec notre système de caméras où on fera de la patrouille électronique. Donc, on n'arrête pas d'augmenter justement cette partie-là de notre financement. Mais ça met le doigt aussi sur un des travers de notre système de financement. La STM et les autres sociétés de transport, on est payé selon un nombre de kilomètres parcourus. Quand on sait à Montréal qu'on a des enjeux de sécurité où il faut investir dans le qualitatif comme la sécurité, mais pour le même nombre de kilomètres parcourus, il faut faire plus de sécurité, ces dépenses-là ne sont pas reconnues. Ça fait partie des revendications qu'on a justement pour revoir le financement du transport collectif. On le fait, on le fait prestamment, on le fait avec beaucoup d'insistance, on le fait sans relâche. Un mot sur nos investissements. On est très fiers d'avoir fait débloquer le projet de prolongement de la ligne bleue, donc tout le monde en parlait, tout le monde disait oui, ça doit être une priorité, le nombre de forums, de résolutions de ce conseil qu'il y a eu. Après, dans une approche pragmatique et sensée, mais oui, on se regarde, on fait des compromis, on fait des choix, on s'assoit avec le gouvernement, puis on le fait débloquer. C'est en train de se faire. Très fier de ça, très fier de voir pour la première fois un métro se construire sur le territoire de Montréalais pour des Montréalais et Montréalaises. Donc c'est ce qui se passe présentement. Mais ça ne doit pas nous faire oublier, et c'est clairement exprimé dans notre programme d'investissement, que la priorité numéro 1 est le maintien d'actifs pour le métro. Et oui, on exerce notre leadership là-dessus. Et oui, on travaille très fort avec nos partenaires parce que le métro a été construit avec des fonds publics et le métro devra être rénové et réhabiliter. On doit donner un deuxième cycle de vie à notre métro par des fonds publics. Et quand on sait que les gouvernements supérieurs contribuent entre 80 et 90% de la facture, ben, faut que ce soit au rendez-vous. Donc là, en dehors de cette Chambre, en dehors des discours, en dehors des mondanités, l'essentiel de notre énergie est faire la démonstration claire de la valeur de l'investissement pour la mobilité de la région montréalaise et des Montréalais d'un investissement en maintien d'actifs du métro. Et ce qu'il y a comme opportunité justement dans ce rendez-vous historique qui est de donner un deuxième cycle de vie au métro, c'est qu'il sera plus performant, il sera plus fiable, puis on va pouvoir augmenter la capacité. Et quand on a le métro qui est le cœur de la mobilité montréalaise, qui bat puis qui bat plus fort puis qui a plus de capacité, qui est plus en forme, on peut faire faire des rabattements. On peut faire des rabattements à Laisse, on peut augmenter le rabattement par notre réseau d'autobus. Donc, ça reste, j'ai l'habitude dans cette Chambre de toujours tenter de vous mobiliser sur les grands enjeux de l'heure, ça reste l'enjeu de l'heure, le maintien d'actifs pour le métro de Montréal et c'est ce qui est clairement exprimé dans notre plan d'investissement. Le besoin est clair, c'est un appel à l'investissement pour sauvegarder notre patrimoine de mobilité durable, sauvegarder le métro de Montréal, augmenter sa performance, augmenter sa capacité et permettre de décupler les effets à l'ensemble de la région. Donc, à suivre parce qu'on devrait être au rendez-vous.

Luc Rabouin ◌9:23:11

Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌9:23:19

Madame Rossi.

Voix 5F29:23:21

Alors, cette fois-ci, ça va être une dissidence d'Ensemble Montréal sur les points.

Martine Musau Muele ◌9:23:28

Indiquons la dissidence d'Ensemble Montréal pour 30.03, 30.04 du conseil d'agglo. Alors, les points 30.03 à 30 points, on était rendu 7, sont adoptés.

Voix 5D9:23:53

Madame la présidente, nous allons réunir pour fin d'étude et d'adoption les items 3008 à 3010 de l'agglomération, donc 8038 à 8030. En 3008, on approuve le budget 2025 de la Société du parc Jean-Drapeau. En 3009, on approuve des contributions financières aux organismes exerçant des activités relevant du conseil d'agglomération et la quote-part 2025 à la CNM. En 30.10, on décrète la publication d'un document explicatif du budget 2025 et du PDI 2025-2034 pour l'exercice 2025 du volet agglomération.

Martine Musau Muele ◌9:24:32

Alors, madame Rossi, Ensemble Montréal, vote contre. Donc, indiquons contre pour Ensemble Montréal pour 803008 à 803010. Alors, ceci met fin finalement à ce conseil extraordinaire. On se retrouve lundi à 13 h pour le conseil ordinaire. Merci beaucoup, bonne soirée.