Conseil municipal — 16 décembre 2024 et 17 décembre 2024
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Voix 1A20:01:39
Mesdames et messieurs, conseillères et conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît.
Voix 1B20:01:44
Bienvenue à ce dernier conseil régulier de l'année 2024 et veuillez accueillir la présidente, madame Martine Musau-Muele.
Martine Musau Muele ◌0:02:13
Bonjour tout le monde, nous sommes lundi 16 décembre 2024, il est 13 h 01. Bienvenue à cette séance ordinaire du conseil municipal de la Ville de Montréal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kénian-Géhaga de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Chers collègues, permettez-moi de vous partager quelques données intéressantes sur une partie de l'état de la démocratie au sein de cette assemblée. Sachez que nous en sommes effectivement arrivés, pardon, à la 11e séance ordinaire du conseil, 13e séance au total en incluant les séances extraordinaires. Je vous propose de vous illustrer ce qui suit. Depuis le mois de janvier, nous avons passé environ 130 heures à échanger dans cette assemblée. Nous avons discuté de quelque 200 motions, réclamations, règlements, pardon, déclarations et traité plus de 600 questions citoyennes en ligne et en présentiel. Et je vous salue, chers concitoyens, d'être présents ici en cette séance du conseil. Ce temps de travail pour la population montréalaise nous permet par ailleurs de souligner l'implication sans faille des citoyens de notre métropole qui appuient nos travaux par leur avis et opinions éclairées. Ils ne sauront oublier leur investissement aux activités de consultation des commissions permanentes, lesquelles ont déposé une dizaine de rapports au conseil municipal cette année seulement. Sans oublier l'apport des conseils consultatifs qui permettent l'expression des voix citoyennes à travers les différents avis et mémoires qui nous sont également parvenus en 2024. Cette année a été marquée par la réintégration des instances à l'hôtel de ville, le travail des élus et du personnel de l'hôtel de ville, bien qu'ayant subi quelques ajustements, temps de l'emménagement, met toujours le citoyen au cœur de ses actions et il est toujours bon de rappeler l'importance de ces efforts collectifs en ces derniers mois de l'année. Et sur ce, je vous invite à observer une minute de réflexion. Je vous invite à prendre place. Soulignons quelques anniversaires en ce mois de décembre. Le 2 décembre marquait la journée internationale pour l'abolition de l'esclavage. Le 3 décembre, la journée internationale des personnes handicapées. Le 5 décembre, la journée internationale des bénévoles. Le 6 décembre était la journée nationale de commémoration des violences faites aux femmes ainsi que la commémoration de Polytechnique. Le 8 décembre était la journée mondiale du climat. Le 9 décembre, l'élection de la première femme à Montréal en 1940, à savoir madame Jessie Kathleen Fisher. Le 9 décembre, marquez la Journée internationale des commémorations des victimes de crimes de génocide et d'affirmation de leur dignité. Le 10 décembre, marquez la Journée internationale des droits humains. Le 20 décembre sera la Journée internationale de la solidarité humaine. Et bien sûr, le 31 décembre sera la veille du Nouvel An. Permettez-moi de souhaiter un joyeux anniversaire à nos collègues Limoges, Tremblay et Avant d'ouvrir la séance pour les délibérations, j'inviterai madame la mairesse qui souhaitait vous partager un mot de circonstance.
Valérie Plante ◌0:06:19
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. C'est vrai que je n'ai pas souvent pris la parole comme ça à titre de première magistrate en ouvrant, en ouvrant le conseil municipal. Vous me permettrez de le faire aujourd'hui. Je voulais absolument revenir sur l'événement d'hier où il y a un homme qui a été retrouvé retrouvé mort dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, à la place Valois. Malheureusement, ce n'est pas la première personne qui décède cette année qu'on considère, bien qu'on attende les données du coroner, qui était probablement une personne itinérante. Et on pense qu'elle avait des problèmes de toxicomanie. Je voulais le souligner parce que, bien que cette personne n'ait pas de nom pour le moment, en tout cas, c'est définitivement un homme. Il y a un visage. Et c'est le fils de quelqu'un, c'est peut-être le frère de quelqu'un, le père de quelqu'un et définitivement l'ami de quelqu'un. Je voulais offrir à la famille et aux proches de cette personne, mais aussi de celles qui sont décédées jusqu'à maintenant, mes sympathies de ma part, mais aussi de celles du conseil municipal. J'en profite pour vous dire, bien évidemment vous le savez, dans Ville-Marie, il y a beaucoup de refuges étudiants. Ressources pour les personnes en situation d'itinérance et je m'y rends souvent. Et puis vendredi, j'étais là-bas entre autres pour servir la soupe, j'y vais de temps en temps, et c'était comme à chaque fois une belle rencontre. Après ça, on prend un peu de temps pour jaser et ce qui ressort souvent, en fait, c'est à quel point— là, je discutais avec la RPA, c'est un des services qui est offert à la Maison du Père pour les hommes vieillissants qui sont de l'itinérance qui maintenant ont un toit au-dessus de leur tête. Toutes les histoires sont très différentes, mais en général, ça commence beaucoup avec, soit il y a eu quelque chose qui les a comme amenés au fond du baril, souvent c'était des gens qui avaient, des hommes qui avaient une carrière, un travail, une famille. Souvent, les dépendances à la drogue, à l'alcool s'en mêlent. Il y a des problèmes aussi qui ont eu des problèmes de santé mentale, des traumas aussi liés à des traumatismes dans leur vie, dans leur enfance. Évidemment, ce qu'eux me disent à chaque fois quand je les rencontre, c'est à quel point d'avoir une stabilité, d'avoir un toit au-dessus de leur tête, ça a été la clé, la clé de leur sauvetage, de comment ils ont réussi à s'en sortir. Ils ont souvent, la plupart, vécu à travers les refuges, vécu sinon aussi à se promener d'une place à l'autre, mais des refuges, ils connaissent. Ils connaissent très bien, puis ils sont les premiers à dire à quel point des refuges, des haltes de chaleur, ça use. Ça use le corps de rentrer tous les soirs en sachant pas où tu vas dormir, puis que le matin on te dit, ben c'est le temps de partir, il faut nettoyer la maison puis s'occuper du centre. Ça use de passer la journée à se promener dans la rue en se disant, qu'est-ce que je vais manger aujourd'hui, qu'est-ce que je vais faire. Ça use le corps, ça use le cœur, ça use l'esprit aussi parce qu'il y a souvent des sévices qui peuvent passer dans la rue, puis il y en a qui se tournent vers la drogue ou qui en consommaient déjà. La situation actuelle à Montréal, elle est très difficile au niveau de l'itinérance. Je ne vous le cacherai pas, comme moi, vous lisez les nouvelles, puis plusieurs d'entre nous, on le sait, on le voit même dans nos quartiers, dans nos parcs, dans nos rues. Les refuges sont à pleine capacité. Dans Mercier–Hochelaga–Maisonneuve, c'est à peu près une trentaine de personnes qui sont réfugiées chaque soir. Samedi, la station Bonaventure du métro a été ouverte pour accueillir une cinquantaine de personnes. Le métro, c'est un dernier refuge, mais comme vous le savez, il n'y a pas de toilettes, il n'y a pas de douche, il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de bouffe. Je veux dire, ultimement, c'est un toit au-dessus de sa tête qui est bien meilleur qu'une tente, mais c'est encore pire à la limite qu'un refuge ou une halte-chaleur. Ce que j'ai envie de vous dire aujourd'hui, c'est que ça nous préoccupe tous et toutes, puis bien sûr, il y aura des questions de l'opposition, puis c'est bien correct, puis on va les prendre comme à chaque fois. Mais je voulais quand même rassurer les Montréalais et Montréalaises qui nous écoutent que depuis quelques semaines, nous, on a des sites qui sont prêts. On attend un dernier, on attend un go final du gouvernement du Québec et surtout qu'il nous trouve les intervenants psychosociaux pour être dans ces centres. Parce que mettre 20, 30, 40 personnes dans un lieu, s'il y en a qui ont des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie, ça marche pas. On va tous en convenir. Alors, il nous faut des intervenants psychosociaux. La Ville, on n'a pas d'infirmières, on n'a pas de médecins, on n'a pas de travailleurs sociaux, on n'a pas de spécialistes en toxicomanie, c'est pas ça. On a besoin de la santé. Mais nous, on est prêts et on va les ouvrir rapidement. En même temps, il faut que je vous dise que je trouve pas ça facile parce que, comme ça fait quand même un bout de temps qu'on est prêts, on a offert cette offre-là au gouvernement du Québec, on a moins le temps de préparer le milieu. Puis ça, on nous le reproche souvent. Ah bon, voilà une nouvelle ressource qui ouvre dans un quartier, nous l'a pas dit, on n'a pas consulté. C'est pas facile parce qu'en même temps il y a des gens qui dorment dans la rue puis on veut qu'ils soient au chaud, puis idéalement on consulte les gens ou du moins on les informe dûment de ce qui s'en vient parce que je pense que c'est la bonne chose à faire. Je vous parlais du toit permanent parce qu'à l'écoute des experts mais aussi des personnes qui ont vécu la rue puis les ailes de chaleur puis les refuges, c'est un toit permanent qui est important. Le mois passé, on a voté dans cette Chambre une motion pour l'état d'urgence. L'état d'urgence, c'est une motion qui a été proposée par le conseiller Craig Sauvé et monsieur Serge Sasseville, une motion à laquelle on, nous, en fait, vous avez tous adhéré, puis même si nous, on n'était pas d'accord avec le moyen choisi Je pense qu'on était tous d'accord comme quoi il faut mettre de l'avant tous les moyens possibles pour sortir de la rue. Les sortir de la rue maintenant, mais surtout pour du plus long terme, pour qu'on puisse leur donner une deuxième chance, qu'ils puissent être dans des petits studios rattachés avec des services communautaires, se faire une communauté. C'est tout ça à quoi on adhère comme citoyens, comme citoyennes. Comme élus municipaux. Ça a été vraiment surprenant et déstabilisant pour moi la semaine dernière lorsqu'un conseiller dans l'arrondissement de Ville-Marie a décidé, lorsqu'il y avait un projet de 15 unités qui devait être voté pour soutenir des personnes en situation d'itinérance avec soutien communautaire, ce à quoi on adhère tous et toutes a priori, ma part, il y a une déclaration qui a été signée en ce sens-là. D'avoir un conseiller qui, face à une réaction de ses citoyens, a dit, c'est pas un bon projet. Ben voyons donc, non! Je veux vous dire, ça m'a déstabilisée. Et savez-vous ce qui m'a déstabilisée? C'est que le deuxième signataire de cette motion-là, monsieur Sauvé, je pensais qu'il se tiendrait à la rescousse du projet, parce qu'en plus cette ressource-là, elle est pile entre Ville-Marie et Sud-Ouest. Moi, je pensais que les deux porteurs seraient comme, mais voyons, c'est absolument un bon projet. Je pensais que l'opposition, qui a signé non seulement cette déclaration-là, mais qui a demandé un vote nominal, donc c'est écrit noir sur blanc là, je pensais qu'ils allaient venir à la rescousse de ce qui s'est passé en disant, une ressource pour personnes en situation d'itinérance Quand 15 unités, un petit projet dans un coin se produit, il faut le soutenir.
Voix 1E20:13:51
Il faut le soutenir.
Valérie Plante ◌0:13:55
Et vous savez pourquoi je vous parle de ça? C'est que ce qu'on vit en ce moment va s'intensifier. Va s'intensifier parce que la crise des vulnérabilités va augmenter. C'est prévu dans toutes les villes du monde et surtout en Amérique du Nord, il va y avoir plus d'itinérants, plus de personnes en situation de pauvreté, Entre autres parce qu'il y a une crise du logement, puis entre autres parce qu'on n'a pas de soins adaptés dans la rue pour s'occuper des personnes avec des problèmes de santé mentale et d'itinérance ou de toxicomanie. Donc, ce qu'on va vivre, ce que moi j'ai vécu en tout cas dans l'arrondissement Ville-Marie la semaine passée, va peut-être se reproduire. Mais là, il faut qu'on se pose la question, qu'est-ce qu'on va faire? Est-ce qu'on va dire haut et fort, main sur le cœur, qu'il faut tout faire pour sortir les gens de la rue, mais quand il y a un projet qui va arriver, on va dire, ouais, c'était pas, il manque une virgule, et c'est pas tout à fait ça, il y a 3 chambres de trop, ah mais non, mais on n'a pas consulté. Puis vous savez pourquoi j'en parle de ça? Parce qu'il y a un autre projet dont on est fier qui est celui des maisons modulaires. 2 petits projets de 15 unités, de 30 unités. On a demandé aux arrondissements, parce que nous on travaille comme ça, on demande aux arrondissements qui veut y participer pour accueillir 30 petites chambrettes avec du soutien communautaire. Ben en fait, à part les arrondissements d'Île-Marie et Saint-Laurent et Pierrefonds-Roxboro, je vous remercie, personne d'autre n'a levé la main. Ni Anjou, ni Outremont, ni LaSalle. Ni Saint-Léonard, ni Montréal-Nord, ni L'Île-Bizard. Alors, mais c'est pas grave, peut-être que ça fitait pas cette fois-ci, mais moi je veux juste vous amener honnêtement, là, comme je dis, ça va s'intensifier, c'est ça qui s'en vient. Fait qu'on a tout intérêt à prendre toutes nos responsabilités en main, puis je sais que vous le faites à plein d'égards, puis il y en a peut-être qui vont me dire, ah ben moi, mon directeur général me l'a pas dit. OK, mais voilà, là je vous le dis, on a eu très peu de gens, il n'y a pas beaucoup d'arrondissements qui ont levé la main pour ces projets-là modulaires et il va y en avoir plus de maisons modulaires, fait qu'on a une chance, on va pouvoir se reprendre. Et vous savez pourquoi je vous en parle aujourd'hui? C'est pas pour faire la morale, c'est pas parce que je suis mieux que tout le monde. Ben, je vais finir mon— c'est que quand je suis devenue mairesse de Montréal, il y a un concept que j'ai amené qui est l'équité territoriale. L'équité territoriale, pour la plupart des gens, ça va être attaché à, on est content, où est-ce qu'il manque de bibliothèques, où est-ce qu'il manque, par exemple, de services, y a-tu des endroits où il n'y a pas assez de parcs, qu'il n'y a pas assez de maisons de la culture, puis c'est vrai, puis c'est pas en fonction des votes, c'est pas en fonction des électeurs de l'administration, c'est en fonction d'où sont les besoins dans la ville. Mais je veux juste rappeler que l'équité territoriale, oui, c'est pour les bibliothèques, Philippe Simard, mais c'est aussi concernant notre gestion, ou du moins notre responsabilité face aux personnes vulnérables. Puis oui, il va vanter face à nos citoyens qui vont dire, ça m'inquiète, je suis pas sûr. Il y en a qui n'en voudront pas, mais il va falloir qu'on soit solidaires. On n'aura pas le choix parce que sinon on passera pas au travers. Alors, sur ce principe d'égalité territoriale, puis dans la prochaine année qui s'en vient, qui va être difficile, puis si j'avais des vœux de Noël ou des vœux du temps des fêtes à nous offrir, incluant moi, incluant mon équipe aussi, bien que je peux dire que les arrondissements centraux, on a donné, Ville-Marie, le Sud-Ouest, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, le Plateau-Mont-Royal, on en a des ressources. C'est pas facile pour nos citoyens, nous autres non plus, mais on fait ce qui est nécessaire. Alors, j'espère que l'équité territoriale, elle sera considérée à tous les niveaux. Parce que, et ce que je vous dis là en ce moment, c'est pas moi qui le dis, c'est les Montréalais. Ils s'attendent de leurs élus de la cohérence, puis ils s'attendent à du courage, puis moi, c'est ce que je nous souhaite pour la prochaine année. Et en terminant, toutes mes condoléances à la famille de cet homme qui est décédé dans le froid dans Mercier-Hochelaga samedi dernier. Merci.
Aref Salem ◌0:18:15
Madame la présidente, prime abord, j'aimerais présenter mes condoléances à la famille et aux personnes qui sont proches de la personne qui est décédée. Madame la présidente, je ne m'attendais pas à un discours politique de la mairesse. Je ne m'attendais vraiment pas à une 10 minutes de déclaration de on avait de la misère à la suivre. Et surtout, surtout, une séance de lynchage, une séance de salissage envers tous les conseillers de ce conseil. C'est quoi le rapport avec mon collègue Serge Sasseville ici dans ce conseil? C'est quoi le rapport avec une personne qui est morte aujourd'hui? Madame la présidente, nous avons un mort à Montréal, puis elle est en train de nous lancer des attaques à gauche et à droite, à Anjou, à Saint-Laurent, à je sais pas où, à tous les conseillers, à tous les arrondissements. C'est quoi le rapport? Je n'arrive pas à comprendre c'est quoi le rapport, madame la présidente. Je m'attendais à ce que la mairesse montre au moins un petit peu de compassion envers les gens qui sont en train de mourir. C'est le deuxième mort cette année, madame la présidente. C'est le deuxième mort cette année, puis on a deux personnes qui étaient en hypothermie, madame la présidente. Je m'attendais à ce que la mairesse sorte ici dans ce conseil en nous disant, voici, j'ai un plan, j'ai un plan à court terme, j'ai un plan à moyen terme, j'ai un plan à long terme. Malheureusement, ce n'est pas le cas, madame la présidente. On en a assez des discours politiques. On en a assez de parler des gens à gauche et à droite. On en a assez d'envoyer des ping-pongs avec des morts, madame la présidente. On en a assez de dire que c'est la faute du Québec et que c'est la faute du Canada parce qu'on a des morts ici à Montréal. Après tout, nous avons une mairesse pour tous les Montréalais, une mairesse aussi pour les gens itinérants, madame la présidente. C'est plate à dire, mais je m'attendais à plus, au moins de compassion. Je m'attendais à plus de responsabilité, je m'attendais à plus d'implication de la mairesse envers une personne qui est décédée. La semaine dernière, mon collègue, il a amené une motion, une motion juste pour checker la machine. Il m'a dit, je lui ai dit, écoute, comment tu amènes ça? Il m'a dit, on peut plus continuer à vivre comme on est en train de vivre à Montréal. Il faut checker la machine, il faut checker l'administration. Il m'a dit ça dans les mots. On a voté oui. Les seuls qui ont voté non, c'est Projet Montréal pour la motion de mon collègue, madame la présidente. C'est inacceptable, c'est inacceptable de ne pas avoir un plan. Ça fait 7 ans qu'on répète la même chose. Ça fait 7 ans que mon collègue Benoît Langevin, qu'il sorte à tous les ans pour demander à la mairesse d'avoir un plan, un plan d'intervention. Malheureusement, jusqu'à aujourd'hui, madame la présidente, après 7 ans, on n'a pas de plan d'intervention. Malheureusement, je dis malheureusement parce qu'à chaque juin, on sort pour vous dire qu'on a besoin d'un plan d'intervention, l'hiver va arriver. L'hiver n'est pas une surprise au Québec. L'hiver n'est pas une surprise à Montréal. L'hiver, c'est un hiver, on s'attend tous à un hiver, madame la présidente, et on sait déjà, je vous ai déjà prédit, si on continue dans ce sens, on va avoir des manques. Et c'est ce qu'on a eu une deuxième fois cette année, madame la présidente. Une deuxième fois. Je ne m'attendais pas à un discours politique, je ne m'attendais pas à du salissage envers tout le monde dans cette salle. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:21:46
Débutons les délibérations des sujets inscrits à l'ordre du jour de cette séance ordinaire avant d'aller de l'avant. Pour les fins du procès-verbal, notez le dépôt du nouveau plan de banquette. J'inviterai le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à nous diriger dans ces travaux. Qu'est-ce que je raconte? Il y a effectivement une période de questions. Débutons avec la première question par le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Alan DeSousa ◌0:22:13
Oui, madame la présidente.
Aref Salem ◌0:22:15
Pour Ensemble Montréal, c'est inadmissible que le décès de personnes en situation d'itinérance soit en train de devenir la norme à Montréal chaque hiver. Pour Ensemble Montréal, c'est inadmissible de continuer de compter les décès sans rien faire pour les éviter, madame la présidente. J'entends l'administration de Projet Montréal me répondre que c'est à Québec d'en faire plus. Je comprends que Québec et Ottawa doivent intervenir, mais malheureusement, on a une première magistrate de la Ville de Montréal, puis elle a une responsabilité d'intervenir dans ce dossier. Là à la Ville. Madame la présidente, nos hivers meurtriers n'ont rien de nouveau et pourtant ça fait 7 ans qu'on demande un plan d'intervention à la Ville. Ça fait 7 ans qu'on demande à la mairesse, ça fait 7 ans qu'on répète la même chose à l'administration de Projet Montréal. Madame la présidente, on a refusé de doubler le budget de l'itinérance 2 fois, une fois cette année puis une fois l'année passée. On a échoué à bonifier le nombre de travailleurs de rue, Madame la présidente. Elle a échoué aussi à présenter un plan à court terme, à moyen terme et à long terme. Au lieu de prendre les devants, Projet Montréal a plutôt choisi d'attendre les autres paliers gouvernementaux. Elle a attendu que la situation s'aggrave année après année. On est aujourd'hui collés au pied du mur. D'autres villes au Québec et ailleurs au Canada, elles ont déjà leur plan. Madame la présidente, ma question est simple: comment l'administration de Projet Montréal peut-elle encore attendre après Québec, après que les personnes meurent dans nos rues. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:23:44
Madame la mairesse. Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:23:49
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Bien, écoutez, ça va me faire plaisir évidemment de répondre à la question du chef de l'opposition. Donc, pour notre administration, on la joue sur tous les paliers parce que bien sûr, il y a l'aide aux organismes communautaires et je pense que c'est surtout là-dessus que le chef de l'opposition fait référence. Mais quand on donne un congé de taxes comme on l'a fait dans le dernier budget, qui permet à plein d'organismes qui travaillent entre autres avec les communautés itinérantes de pouvoir économiser directement, pas de paperasse, pas de programme, bang, ils ont un congé de taxes pour eux, c'est de l'argent directement qui retourne dans les poches des organismes. J'aimerais ça également mentionner qu'avec les efforts que nous on met en habitation, d'ailleurs ce matin, parlons-en, ce matin c'est 700 unités qui vont être protégés grâce à notre administration qui a décidé de soulever chaque pierre. Peut-être que de l'autre côté, on va dire que ce n'est pas bien important, mais ce qu'on est en train de faire aujourd'hui, c'est de dire qu'avec les 17 000 ménages qui ne trouvent pas un logement social en ce moment, il y en a au moins 700 qui, eux, ne seront pas évincés. Eux, on ne va pas les mettre à la porte pour être rénovés. On a décidé de dire à un acheteur, c'est nous qui souhaitons l'acheter. Alors, que ce soit là-dessus, que ce soit protéger les maisons de chambres, que ce soit de regarder d'organiser les maisons, de soutenir les organismes communautaires ou encore avec les hautes chaleurs et les refuges, on est là. Est-ce qu'on doit en faire plus? Absolument. Mais je pense que de dire qu'on met ça dans la cour de Québec, c'est de manquer une grande partie de l'équation. On va travailler avec Québec, on va les rendre imputables de leurs responsabilités, mais en attendant, justement, on n'attend pas.
Martine Musau Muele ◌0:25:20
Questions complémentaires.
Aref Salem ◌0:25:26
Madame la présidente, aujourd'hui nous sommes devant un constat d'échec, un constat d'échec de la crise d'itinérance à la Ville de Montréal. Madame la présidente, l'itinérance pour cette administration, c'est dans son angle mort. Elle ne voit pas les gens en train de mourir dans la rue. C'est incroyable. Vous avez eu 285 millions de dollars de plus à dépenser dans le budget, vous avez tourné 3 millions de dollars de plus plus pour l'itinérance. Madame la présidente, on a 50% des itinérants au Québec, on a 5000 personnes ici dans la rue. C'est quoi le plan que vous allez mettre? On est vraiment tannés d'avoir des petites mesurettes à gauche et à droite. On a besoin d'avoir un plan d'ensemble, on a besoin d'avoir une vision générale, on a besoin de savoir comment vous allez vous attaquer d'une façon globale avec des experts, monnayez un plan d'action au niveau du gouvernement du Québec. Allez voir le gouvernement avec quelque chose de crédible dans la main, madame la présidente. On est tannés d'avoir des petites mesurettes. Ma question, pourquoi l'administration de Projet Montréal continue de dire qu'elle a tout à fait tout en son pouvoir alors que des gens continuent à risquer leur vie?
Martine Musau Muele ◌0:26:34
Merci. Allons-y avec la réponse de madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:26:40
Merci, madame la présidente. Alors, à ce niveau-là, je pense encore une fois que c'est important de rappeler à quel point, pour nous, non seulement on agit sur le terrain, puis à chaque fois que, puis encore dans Ville-Marie, moi, comme je le disais tantôt, les personnes en situation d'itinérance, les organismes, on les rencontre tout le temps, on est toujours en contact avec eux, puis ils savent qu'ils peuvent compter sur nous. Ça, j'aimerais ça le mentionner. Puis l'autre élément aussi, c'est que quand on demande un plan national, c'est parce que c'est pas juste Montréal qui est en train de gérer des problèmes d'itinérance, c'est tellement important qu'on se sent solidarise puis qu'on travaille ensemble. Je travaille avec la Ville de Québec, je travaille avec la Ville de Gatineau, on est en contact avec la Ville de Toronto, la Ville d'Halifax. C'est des enjeux qui sont énormément grands. Je pense que qu'est-ce qui me désole, c'est que nous, à la Ville de Montréal, on n'a jamais autant fait pour l'itinérance quand on inclut tout: habitation, que ce soit les règlements pour l'itinérance, pour les organismes. Mais en même temps, ça peut pas, je peux pas juste demander aux Montréalais de payer pour les responsabilités de Québec. C'est pour ça que quand on est plusieurs villes qui demandons au gouvernement du Québec d'amener les infirmières dans la rue parce qu'on n'en a pas, ou des médecins puis des centres, c'est intelligent, c'est la bonne chose à faire, puis on va continuer à le faire pour les plus démunis. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:27:54
La prochaine question nous est présentée par la leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:28:00
Merci beaucoup, madame la présidente. Madame la présidente, lors des auditions publiques sur la politique du développement culturel, de très nombreux organismes sont venus à l'Hôtel de ville exprimer leur inquiétude à propos du financement des arts et de la culture pour les 5 prochaines années. Depuis, on a appris que le budget du Service de la culture de la Ville stagnera à 73,9 millions de dollars pour 2025. Si l'on tient compte de l'indexation de la rémunération globale, ce budget est en fait un une diminution. On a aussi eu la confirmation que la contribution de la Ville au Conseil des arts de Montréal sera gelée en 2025. Autrement dit, dans son dernier budget, Projet Montréal a renoncé à investir dans le milieu culturel. Madame la présidente, ça fait dur quand on regarde Toronto qui s'est engagé d'ici 2035 à investir 35 millions pour conserver, reconstruire et réinventer la culture, et à développer 1 million de pieds carrés de nouveaux espaces culturels. Ça fait dur, madame la présidente, quand on regarde la Ville de Québec qui s'est engagée d'ici 2030 à bonifier de 25% son budget culturel en priorisant le soutien financier aux artistes et aux organismes culturels et le retour de l'achalandage dans les salles de spectacle. Alors, ma question, madame la présidente: comment l'administration peut-elle sérieusement affirmer Qu'elle se soucie de la culture à Montréal si elle n'investit pas 1 cent en 2025 dans les services de la culture et dans le Conseil des arts, où la Ville a les compétences de le faire.
Martine Musau Muele ◌0:29:40
Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌0:29:44
Merci beaucoup, madame la présidente. La culture n'est pas juste chose du service de la culture. La culture est la responsabilité de toutes les unités de la Ville. Cette année, on a vu un partenariat inégalé avec le Service développement économique. Donc, de dire que notre administration n'a pas investi est un peu à côté des pompes. J'aimerais juste rappeler qu'on a 1 million supplémentaire qui a été ajouté pour nos festivals. Dans le budget 2025, la mairesse en a fait mention, il y a des organismes qui ont été exemptés de taxes. Dans le cas des organismes culturels, on parle de 70 organismes qui ont économisé jusqu'à 2,3 milliards de dollars. Donc, directement dans les poches des organismes culturels, certains organismes vont avoir 37 000$ et d'autres jusqu'à 845 000$ dans leurs poches. Donc, de dire que notre administration ne se soucie pas de la culture, je pense que c'est particulièrement erroné. Ce que nous, on décide de faire, c'est que c'est le travail de tous et toutes. De s'investir en culture. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:30:52
Question complémentaire.
Chantal Rossi ◌0:30:55
Madame la présidente, quand on dit ça dépend de tous les services, un programme vient ci, l'autre programme vient combler ça, dans mon livre à moi, on ne parle pas d'argent neuf. On ne parle pas d'investir de l'argent neuf. Il n'y a pas d'argent neuf qui est investi là-dedans. C'est que c'est plus, ça vient de partout avec des programmes déjà existants. L'enveloppe dégagée par le Service de développement économique finance les activités en salle situées dans le centre-ville élargi. Qu'est-ce qu'on fait de nos quartiers culturels dans les quartiers? Il est où là-dedans? On n'en parle pas. Je le répète, Projet Montréal a manqué l'occasion d'investir à la hauteur des besoins du secteur culturel lors de son dernier exercice. Il n'a pas non plus investi dans le Conseil des arts entre 2020 et 2022. Aujourd'hui, contrairement aux autres paliers de gouvernement, alors que le milieu souffre encore des conséquences de la pandémie. Je suis vraiment inquiète, madame la présidente, de ne voir aucune mesure forte, nouvelle dans le projet, dans ces projets de politique. Donc, l'administration peut-elle nous expliquer comment et combien elle compte investir dans le déploiement de la politique culturelle optique?
Martine Musau Muele ◌0:32:08
Merci. Merci. Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌0:32:17
Merci beaucoup, madame la présidente. On ne se soucie pas des quartiers? Je ne crois pas. On a annoncé début décembre un programme en collaboration avec le gouvernement du Québec qui allège les petits programmes qui soutenaient plusieurs initiatives culturelles. Il a été bonifié et en plus, elle est plus agile. Une autre chose que le milieu s'attend de nous, c'est qu'on leur facilite la vie. Du temps, c'est de l'argent. En leur donnant plus de temps, on leur donne plus d'argent dans leur poche. Donc, pour moi, c'est important de revenir aussi sur l'aspect de la politique de développement culturel. On a pris le temps de prendre le pouls, d'écouter, puis on va— on a voulu proposer une politique qui mobilisait au-delà de son milieu, toutes les parties prenantes, parce que si on veut soutenir cet écosystème, ça ne peut pas se faire seulement sur les épaules de cet écosystème. On doit mobiliser toutes les parties prenantes. J'ai confiance en tout ce qu'on a reçu comme idées, commentaires pour construire une politique qui va soutenir le milieu de la culture. Donc, on ne lâche rien, on est à l'écoute du milieu et on est en bonne posture de pouvoir faire des choses exceptionnelles pour ce milieu. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:33:31
Madame Nancy Blanchet nous indique ne pas avoir de questions. Question de monsieur Luis Miranda.
Luis Miranda ◌0:33:42
Merci, madame la présidente. Je vois que j'ai une réponse de monsieur Vaillancourt concernant un sujet que j'ai déjà amené dans le passé. Je reviens encore avec la même chose parce que J'ai reçu la réponse, oui, je vais recevoir un courriel durant la nuit. Je ne dors pas avec mon téléphone en dessous de mon oreiller, et l'important, c'est quand l'incident s'est produit et non le lendemain matin qu'on a besoin de l'information. Sachant très bien comment fonctionne le système de répartition des incendies, je voudrais savoir pourquoi on insiste à pas vouloir communiquer par téléphone encore, comme ça s'est fait pendant 20 ans passés avec les élus concernés. Et je donne l'exemple de Kirby Hall chez nous, un incident 10-07 ordinaire. Dans un 10-07, pour ceux qui connaissent pas ça, c'est là qu'on a le moins de ressources. Il y a pas de croix-rouge, il y a rien. Et c'est moi, parce que c'est un incident qui s'est produit, que les gens n'ont pas pu intégrer leur appartement avant le lendemain en après-midi. C'est moi qui ai ouvert l'hôtel de ville, c'est moi qui suis allé demander à mon surveillant-chauffeur d'aller acheter du café. Et des muffins pour que ces gens puissent avoir un petit peu de confort. C'était l'automne ou le printemps, je me souviens plus exactement. Pourquoi qu'on insiste à pas vouloir nous téléphoner?
Martine Musau Muele ◌0:34:56
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:34:57
Merci, madame la présidente. On a bien répondu à la question de mon collègue monsieur Miranda. Et oui, on a mis quelque chose en place qui était là avant, on a remis ça en place avec les services. Les services ont désormais la meilleure façon de c'est-à-dire autant pour le CCMU, les services d'urgence civile, que le SPVM, que le CIM. Les élus sont contactés via courriel, à certains égards aussi par téléphone. Ils ont tous reçu la recommandation et la procédure. Ils ont aussi tous reçu tous les codes, parce que c'est une question qui a été posée. Ça vient avec un code, le niveau d'appel. On a tout énuméré, les codes, est-ce que c'est voulait dire. Donc, chaque élu est contacté via courriel et je crois parfois aussi par téléphone, mais sachez que c'est le service d'incendie qui a jugé que c'était la façon la plus efficace, la meilleure façon de s'assurer que tous les élus avaient le contact des événements dans leur territoire. Alors, on croit qu'on a bien répondu à l'appel du maire d'Anjou. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:36:01
Question complémentaire.
Luis Miranda ◌0:36:09
Je répète encore, écoutez, il y a eu dans la dernière année plus d'un incendie à Anjou que je n'ai pas été appelé. Les courriels, ça rentre sur le téléphone ou sur l'iPad. Je crois pas qu'il y ait personne qui s'y ennuie, dort avec ça en dessous de l'oreiller, et on doit répondre. Citoyens quand l'incident se produit. C'est certain qu'actuellement vous dites que des courriels, ça existe depuis longtemps. C'est une nouvelle procédure qui n'existait pas auparavant. Auparavant, on nous appelait. J'en ai reçu des téléphones régulièrement quand il y avait des incendies, et même quand j'étais pas là, je demandais à madame Hénault ou à un autre élu d'y aller. Pourquoi qu'on insiste à pas vouloir appeler les élus pour nous aviser?
Martine Musau Muele ◌0:37:01
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:37:04
Je vais répéter la même réponse, c'est-à-dire on a trouvé une façon qui était recommandée par le CIM de bien contacter tous les élus sur les événements qui se passent. Il y a beaucoup d'événements de niveaux, il y a 5 niveaux au niveau des incendies, donc différents niveaux d'importance, je dirais, d'incendies. Je peux réviser encore, je ferai le tour de roue pour voir si dans certains égards, au niveau de l'importance de l'incendie, si un appel pourrait être placé au maire ou au mairesse, je peux le faire et je le ferai. Mais je tiens à souligner que j'ai quand même reçu des, des, des, des, de mes collègues maires et mairesses de l'autre arrondissement qui étaient heureux de la nouvelle procédure en place et que ça les aidait beaucoup par rapport à une reconnaissance de ce qui se passait sur leur territoire. Alors, mais je peux faire un tour d'horizon pour voir si à certains égards un tel appel pour être reçus par rapport aux incendies ou encore événements SPVM. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:37:57
Nous poursuivons avec les autres membres du conseil municipal sous le décompte suivant: 3, 2, 1. Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌0:38:06
Merci, madame la présidente. Ma question va porter sur le sujet que madame la mairesse a abordé. Lors du dernier conseil, il y a eu une résolution à cet égard-là. Et il y a eu des positions qui ont été très clairement exprimées. Je pense que, d'une certaine façon, on s'entend tous sur la nécessité d'en faire plus. Alors, je veux revenir peut-être, en posant ma question, sur la question de l'équité, parce que vous avez interpellé LaSalle. C'est sûr que si on a une vision de tunnel sur un dossier, je comprends, mais je veux juste rappeler que LaSalle s'est porté volontaire en 2010 ou en 2011 pour un centre de traitement des matières résiduelles, l'ancien terrain de Solution. Puis, à ce moment-là, il n'y avait pas grand monde non plus qui se portait volontaire, mais nous, nous nous sommes portés volontaires. Nous avons même négocié avec monsieur Louis-Roquet. Il y a eu 4 directeurs généraux depuis ce temps-là. Alors, moi, je pense que ça dépend toujours comment on la lit, l'équité territoriale. Dans ce cas-là, je pense qu'on a fait notre part, mais je comprends que sur un sujet donné, bien là, vous puissiez vous poser des questions. Ma question est la suivante. Ça a été déclaré lorsqu'on a discuté du budget que Montréal, bon, vous avez ajouté 3,3 millions, il y a eu des réductions au niveau des organismes communautaires, ce que j'ai reconnu d'ailleurs lors du dernier budget lorsqu'on en a discuté. Avec le montant supplémentaire, qu'est-ce que vous allez faire de plus pour éviter qu'il y ait des morts encore à Montréal?
Voix 1L0:39:41
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:39:42
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:39:43
Merci beaucoup pour votre question. Ben, je vais ramener certains propos de la mairesse parce que la Ville de Montréal, nous, on est prêt. On en a des sites, on en a des lieux, on est prête à peser sur le piton puis à ouvrir les valves. Par contre, contrairement à d'autres ordres de gouvernement, nous autres, on peut pas faire de déficit. Contrairement à d'autres ordres de gouvernement, on n'a pas accès directement à des spécialistes de la santé. Donc oui, il y en a des sites, puis on dit depuis très, très, très longtemps, quand on a travaillé si fort alors que d'autres faisaient sur le break quand on voulait ouvrir le refuge dans le secteur d'Ahuntsic-Cartierville, ben c'était justement pour éviter des ruptures de services. Donc nous, on est au rendez-vous depuis le début face à face à du vent de face justement, face à énormément d'opposition, face à souvent de la collaboration qui est à géométrie variable tout dépendamment d'où on se trouve sur le territoire, mais on n'a pas tous les leviers. C'est une responsabilité qui est partagée. Sur les nôtres, on est présent, on répond présent, on a réussi à ouvrir rapidement de nombreux refuges à l'époque de la pandémie, on est capable d'être aussi agile, mais il faut s'assurer que le gouvernement du Québec, qui est au premier chef le responsable d'un enjeu qui dépasse les frontières de Montréal, qui est celui de la pauvreté et de l'itinérance, puisse assurer de mettre les ressources et les moyens. Parce que Montréal pourra jamais financer les organismes communautaires au niveau que le gouvernement est capable de le faire. Et les organismes communautaires le disent, on est à bout de souffle, on a besoin de ce financement-là. Donc, ce qu'on apporte aujourd'hui en Chambre pour que les gens ne meurent pas dans la rue, c'est que tout le monde doit faire sa part. Mais la Ville de Montréal, avec sa première magistrate, va jouer de son leadership et de son influence pour faire en sorte que tout le monde soit là, présent, et puisse offrir des services qui sont dédiés à cette population.
Martine Musau Muele ◌0:41:35
Question complémentaire.
Richard Deschamps ◌0:41:40
Je m'excuse d'insister, vous savez très bien que c'est loin d'être personnel ce que je vais dire, mais quand même, la maison brûle. Je comprends qu'on veut que d'autres niveaux de gouvernement prennent leurs responsabilités, puis je suis d'accord. Mais ma question est la suivante: qu'est-ce qu'on fait de plus pour l'instant, aujourd'hui, dans les prochaines semaines? Parce que dire que les autres ne prennent pas leurs responsabilités, je comprends, mais entre-temps, il faut qu'il y ait quelqu'un qui en prenne la responsabilité, puis il me semble qu'on est les premiers à devoir la prendre. Parce que je comprends, puis peut-être qu'on peut augmenter le financement temporairement au niveau des organismes communautaires, pour que même si ce ne sont pas des ressources médicales ou des ressources de travail social, qu'il y ait au moins des ressources qui s'occupent de ces gens-là. Puis, je ne dis pas que ce n'est pas fait, mais je veux juste savoir ce qu'on va faire de plus.
Martine Musau Muele ◌0:42:26
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:42:31
Oui, monsieur Deschamps, je vais prendre la seconde réponse. Tout d'abord, pour ce que vous avez dit tantôt, c'est vrai, l'équité territoriale aussi, c'est avec d'autres dossiers. Je ne veux pas le minimiser. Je veux juste quand même dire que, par exemple, quand il est question des enjeux plus sociaux puis d'itinérance, nécessairement, les arrondissements centraux, dont Ville-Marie de premier chef, parce que traditionnellement, c'est là où il y avait des communautés, il y a beaucoup de services, c'est très, très difficile. Il commence à y avoir une surreprésentation de personnes en situation d'itinérance avec les enjeux sociaux qui s'y inscrivent. Et là, c'est pour ça que je dis qu'à un moment donné, il va falloir qu'on élargisse. Puis, de la même façon que c'est pas facile pour nous à Ville-Marie, ça sera pas facile pour personne. Et pour répondre à votre question, comme on disait, samedi on a ouvert le métro, même si c'est jamais souhaitable parce qu'il y a pas d'eau, il y a pas de, il y a pas de service là, il y a pas de bouffe, c'est juste comme un endroit où les gens sont assis à terre là. Et, et ce qu'on a proposé, et quand monsieur, monsieur Beaudry dit on est prêt à l'ouvrir, ben oui, on peut, on peut ouvrir une ressource ou deux. Ce qui est plate, c'est que là on aura pas le temps de préparer les gens autour, donc moi je m'attends à ce qu'il y ait plein de citoyens qui vont être en colère, mais en même temps, je pense qu'il faut le faire. Ce qui nous manque, c'est l'accompagnement psychosocial, monsieur Deschamps, et les groupes, les centres de jour.
Martine Musau Muele ◌0:43:47
Le temps est malheureusement écoulé, alors je dois procéder. La prochaine intervention de monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:44:01
Madame la présidente, c'est peu dire, le village traverse présentement une crise sans précédent. La cohabitation difficile avec les personnes en situation d'itinérance ainsi que les consommateurs de drogue a entraîné une baisse notable du sentiment de sécurité, causant de nombreuses fermetures de lieux autrefois emblématiques du village. Ces résidents s'attendent à ce que leur administration municipale place ces enjeux-là en haut de la liste des priorités. Or, on sait que beaucoup de travaux sont à venir dans ce quartier et aux alentours, notamment aux abords de la station Berri-UQAM, et la rue Sainte-Catherine Est comme sa partie ouest. Comme l'a déjà dit madame la mairesse à propos d'un autre projet de réfection, tant qu'à ouvrir, on peut pas refermer à l'identique. Il est donc évident que des changements sont à prévoir quant à l'aménagement urbain de ce tronçon très prisé de la part de la population et des touristes. On entend de plus en plus parler de piétonnisation permanente de certains secteurs et certaines artères commerciales, et il faut comprendre, madame la présidente, que ça peut inquiéter plus plusieurs riverains. Alors, madame la présidente, ma question est la suivante: à quoi devront s'attendre les résidents du Village quant à la volonté de l'administration de Projet Montréal de rendre permanente la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine Est? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:45:07
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:45:10
Ça me fait plaisir de me lever en cette chambre pour parler du Village, qui est un secteur qui est particulièrement touché justement par rapport aux vulnérabilités. Puis quand on parle de surreprésentation de personnes vulnérables, c'est le cas. Alors, j'en profite pour renommer. C'est vrai, c'est réel et c'est très difficile. Et donc, par rapport à l'aménagement de la rue Sainte-Catherine Est, c'est fascinant parce que de l'autre côté de la Chambre, on dit toujours la piétonnisation, c'est un problème, alors que nous, ce qu'on entend, et beaucoup de partenaires nous le disent, c'est que soit des tronçons ou une piétonnisation, c'est une bonne idée. Alors, je sais que de l'autre côté, c'est toujours le négatif, on veut toujours faire peur aux gens. Mais dans le cas de Sainte-Catherine-Est, pendant 2 ans, il y a eu des consultations, des charrettes d'idées pendant toutes les saisons, des trucs d'animation avec les citoyens et les commerçants, et c'est eux qui vont guider le choix qui va être fait. Et vous me permettrez de l'annoncer en bonne et due forme quand tout sera bien attaché.
Voix 1E20:46:06
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:46:06
Questions complémentaires?
Julien Hénault-Ratelle ◌0:46:12
Madame la présidente, laissez-moi être un peu dubitatif par rapport aux propos de la mairesse. On l'a vu dans les derniers mois, ce qui s'est passé dans le Vieux-Montréal. On a vu ce qui s'est passé avec la rue Sainte-Catherine-Ouest. Et là, je pose une question très simple à l'administration: est-ce que vous pouvez nous dire vos plans et est-ce que vous vous engagez à respecter les ressources et les entités locales? Si, comme dans le cas de Saint-Hubert, la majorité des commerçants disent: nous n'en voulons pas, allez-vous les écouter? Si la SDC du village vous dit, nous n'en voulons pas, comme vous vous êtes engagé à le respecter dans votre dernière campagne électorale en 2021 en disant, on va venir mettre en place des piétonnalisations partielles ou complètes de concert avec les commerçants locaux et les SDC. Donc, madame la présidente, est-ce qu'on peut enfin avoir une réponse de l'administration et savoir quels sont les plans et est-ce qu'ils s'engagent à respecter les joueurs sur le terrain parce qu'ils vivent plusieurs préoccupations, ils s'attendent à une réponse de la part de l'administration.
Voix 1L0:47:07
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:47:08
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:47:11
Merci, madame la présidente. Donc, présumer qu'on respecte pas les joueurs sur le terrain, c'est de pas avoir entendu la réponse qui a été donnée par madame la mairesse, parce que évidemment le projet majeur, puis c'est plusieurs millions de dollars qui vont être mis justement pour la revitalisation du secteur, c'est un attendu. Je suis en contact constant, la mairesse est en contact constant, ma collègue Hassan-Cournol est en contact constant avec les organismes, les entreprises, la Société de développement commercial du village, et ce projet-là est attendu. Pourquoi? Parce qu'on l'a bâti avec les partenaires, on a co-construit des éléments. Comme l'a dit la mairesse, on a fait des charrettes, on a établi un plan, une stratégie collective. C'est pas un plan qui est top-down, qui vient de la Ville de Montréal, c'est c'est les différentes parties prenantes qui se disent, je crois en ce secteur-là du village et je veux travailler avec les partenaires, la Ville de Montréal et les autres partenaires. Donc, encore une fois, on va respecter les partenaires et quand on nous demande, on veut avoir les plans avant les partenaires, eh bien visiblement, c'est de l'autre côté de la Chambre qui ne respecte pas les partenaires parce qu'un partenaire reçoit l'information de façon privilégiée. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:48:20
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌0:48:22
Merci, madame la présidente. Alors, depuis longtemps, depuis trop longtemps en fait, nous assistons à des gaspillages répétés sous l'administration de Projet Montréal. Il semble que cette mauvaise habitude ait été transférée à la STM, présidée en fait par un élu de cette administration. Les exemples de ces gaspillages à la Société des transports de Montréal sont quand même très nombreux. Et si le garage Bellechasse en est le symbole, il n'est que la pointe de l'iceberg. Prenons l'exemple des travaux de consolidation du roc dans les garages d'Anjou et de Saint-Laurent. En novembre dernier, la STM a octroyé un contrat de près d'un million de dollars pour des travaux qui auraient dû être réalisés bien avant. Le problème, c'est que ces travaux sont aujourd'hui nécessaires parce qu'en 2019, la STM a fait le choix de négliger cette situation. Pensant en fait pouvoir économiser en ignorant l'état du sol de ces garages. Les résultats, c'est que ce sont aujourd'hui les Montréalais et les Montréalaises qui doivent payer le prix de ce laxisme. Des travaux urgents s'imposent maintenant, puisque des risques à la sécurité et à l'entretien du sol sont observés, mais ça aurait pu être en fait évité si la situation avait été prise en compte à temps. Alors, madame la présidente, ma question est quand même simple. Pourquoi, sous l'administration de Projet Montréal, la STM a-t-elle retardé ces travaux qui sont essentiels, préférant en fait économiser à court terme et forçant aujourd'hui la Ville à débourser davantage pour ces réparations qui sont urgentes? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:49:57
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:50:02
Merci, merci pour votre question. Vous faites référence à des choix et des évaluations que été faites en 2019 et à des travaux supplémentaires qui ont été faits, comme vous le dites, cette année. Écoutez, je n'ai pas le détail précis de ce dossier-là. Je n'étais pas là en 2019 quand ces choix ont été faits. Je ne peux pas savoir pourquoi. Et dans le fonctionnement de la STM, des contrats de cette hauteur-là, comme vous le savez, ne remontent pas au conseil d'administration. Donc, je vais aller m'informer, puis je vais vous revenir avec une réponse complète.
Voix 1B30:50:30
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:50:30
Questions complémentaires?
Alba Zuniga Ramos ◌0:50:33
Merci, madame la présidente. Je suis quand même inquiète de voir le manque d'information aujourd'hui. Pour moi, c'est inquiétant aussi de constater que la STM a pelleté le problème par en avant. Nous savons que les infrastructures de la STM sont en décrépitude avancée, en fait, et nous avons beau avoir eu la présentation de l'état sommaire de ses actifs, il y a un problème majeur. Ce document mentionne seulement l'état du métro. Il n'y a aucune référence à celui de ses garages d'autobus, alors que certains ont montré des signes de détérioration importante par le passé. Les audits de performance commandés par le gouvernement mentionnent par exemple le centre de transport Saint-Michel, dont la réfection nécessitait 30 millions de dollars. Lors de l'étude budgétaire, la directrice générale de la STM a indiqué qu'elle ne disposait d'aucune donnée sur l'état des garages. Ces informations sont donc n'ont pas été communiquées en fait aux Montréalais, ce qui soulève des inquiétudes qui sont tout à fait légitimes. Alors, madame la présidente, pourquoi l'administration actuelle de la STM ne partage pas les informations sur l'état de ces garages?
Martine Musau Muele ◌0:51:39
Merci. Allons-y avec une réponse de monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:51:45
Alors non, on ne paie pas par en avance justement l'entretien de notre réseau, que ce soit pour le ensemble de nos garages, que ce soit pour notre métro, on a une stratégie pour connaître l'état de nos actifs. Ça va pour l'ensemble de nos actifs. Vous faites référence à une réponse de madame la directrice générale en commission où on lui demandait à ce moment-là si elle avait les données sur l'état des actifs de garage et elle a répondu non. On vous les fera parvenir. On a une connaissance de nos actifs, on a une stratégie justement pour accélérer le maintien d'actifs parce que oui, le maintien d'actifs est été au fil des décennies négligé pour l'ensemble de notre réseau de transport collectif et on est là pour y répondre et trouver des solutions. Trouver des solutions, c'est faire mieux avec les mêmes moyens. On explore les nouvelles stratégies d'approvisionnement que viennent de nous offrir l'adoption du projet de loi 61, qui est maintenant une loi 61. Nous regardons justement dans l'ensemble de nos pratiques d'affaires une façon d'améliorer les travaux de maintien d'actifs, mais on ne pèle pas par en avant. Au contraire, on aborde cette question de front.
Martine Musau Muele ◌0:52:46
Question de madame Christine Black. Juste avant de procéder, madame Black, la première période de temps étant échue, quelle est la volonté quant à prolonger, monsieur Limoges?
François Limoges ◌0:52:55
Madame la présidente, nous allons proposer une prolongation de 15 minutes, appuyée par la leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Martine Musau Muele ◌0:53:01
Pour 15 minutes? Merci, madame Black.
Christine Black ◌0:53:05
Madame la présidente, Projet Montréal met beaucoup d'énergie dans le corridor de mobilité Henri-Bourassa. Ce projet va entraîner, on le sait, d'énormes travaux. Il est donc crucial de bien se préparer. Pourtant, malgré la complexité, l'administration semble foncer tête baissée sans se soucier des questions légitimes soulevées. À Montréal-Nord, on sait que le projet arrive en 2025, mais on n'est pas vraiment rassurés par la gestion qui a été faite à Ahuntsic-Cartierville. Quand on ose poser des questions et partager nos préoccupations, on s'est fait répondre la semaine dernière d'aller voir sur le boulevard Henri-Bourassa entre Saint-Laurent et Tanguay pour avoir les informations du projet. Malgré cela, les élus de Montréal-Nord ont encore des questions. Combien d'arbres seront abattus? Quel sera l'impact du projet sur les rues locales, dont je tiens à rappeler que l'arrondissement est quand même le premier responsable? Ou encore, comment seront redirigées les lignes d'autobus pendant et après les travaux, de même que le trafic? On nous propose une rencontre en janvier, mais ce qu'il faut savoir, et c'est ce qu'on a découvert en fait, c'est que l'administration de Projet Montréal a déjà lancé l'appel d'offres et que l'appel d'offres, en fait, se termine dans 3 jours, le 19 décembre. On comprend donc que Projet Montréal avance à grands pas et surtout sans se coordonner avec les élus locaux. Les citoyens de Montréal-Nord méritent mieux. Ils méritent qu'on prenne le temps de bien faire les choses ensemble, pas qu'on leur impose un projet bâclé. Je le dis clairement, Projet Montréal doit mettre ce projet sur pause et revoir son approche. L'administration dit consulter les élus de Montréal-Nord, mais l'appel d'offres est déjà embrayé. Comment voulez-vous qu'on apporte nos modifications dans un tel contexte? Encore une fois, Projet Montréal confond présentation et consultation. Alors, madame la présidente, est-ce que l'administration va mettre cet appel d'offres sur pause pour s'asseoir une fois pour toutes avec les élus locaux, répondre à nos questions, s'assurer que le projet sera mis en œuvre de la meilleure manière possible? Sinon, est-ce que c'est ça l'acceptabilité sociale de Projet Montréal?
Martine Musau Muele ◌0:54:59
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌0:55:01
Madame la présidente, j'entends bien les préoccupations de la mairesse de Montréal-Nord. Je tiens à dire qu'effectivement, la rencontre en janvier, c'est une rencontre politico-administrative qui doit être organisée, qui ne peut pas se faire en 2 jours, et c'est une rencontre très importante. Je rappelle, madame la présidente, ma porte est ouverte, on tend la main. Oui, le concept, on peut aller le voir, et je le réitère. Ça va se faire demain, l'ouverture de la voie réservée de la piste cyclable. Donc, si on veut voir le concept en dur, à quoi ça ressemble, oui, il faut venir dans l'arrondissement. La mairesse, elle le sait, elle peut m'appeler quand elle le souhaite. Je suis aussi très ouverte, quoique c'est plutôt les services de nos arrondissements respectifs qui pourraient discuter entre eux, à savoir qu'est-ce qui se fait dans quel ordre. Donc, d'abord les travaux, comment ça se passe pour les transport collectif et comment après on change la signalisation sur les rues transversales, ce qu'on est en train de faire en ce moment. Donc oui, l'appel d'offres est lancé parce que, madame la présidente, le concept ne va pas changer. Le concept du SRB, c'est une piste cyclable, une voie réservée pour les bus et des voies pour les voitures. Ça, ça ne change pas. Tout ce qui peut être modulable, modulé et fait en fonction du terrain, c'est comment on organise par la suite sur les rues transversales, comment on organise les demi-tours sur Henri-Bourassa, ce qui est fermé ou pas, les tournées à droite, les tournées à gauche. Et donc, je réitère, madame la présidente, que l'arrondissement Montréal-Nord a tout à gagner à se servir de l'expérience d'Ahuntsic-Cartierville.
Valérie Plante ◌0:56:36
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:56:36
Question complémentaire.
Christine Black ◌0:56:39
Oui, madame la présidente. Montréal-Nord aurait effectivement tout à apprendre mais encore faut-il avoir les derniers fins détails du projet. Et actuellement, le problème qu'il y a, c'est qu'on ne les sait pas. Il y a des questions qu'on a, et d'ailleurs, ça fait des mois qu'on demande le paiement d'une étude de circulation, entre autres aux alentours de Pie-IX, et on l'aurait rallongée autour de Gouin, entre autres parce que notre souci, c'est de se dire, c'est bien beau ce projet-là, mais en même temps, il y aura des impacts dans les rues locales pendant les travaux et après, que ce soit sur Gouin, sur Prieur également, alors, et sur toutes les rues transversales du boulevard Henri-Bourassa, c'est nous en arrondissement qui sommes responsables des mesures d'apaisement de circulation s'il y en a à faire. Et pour pouvoir les faire, faut encore, faut-il être prêt. Et dans ce contexte-là, on n'est définitivement pas prêt parce qu'il manque encore beaucoup de paramètres dans ce contexte-là. Et l'appel d'offres est parti, eux autres s'en vont, ils vont le faire peu importe ce qui arrive. Alors, madame la présidente, Est-ce que pour Projet Montréal, un projet d'avenir comme ils aiment le dire, c'est simplement un projet pensé et conçu uniquement par eux?
Martine Musau Muele ◌0:57:41
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌0:57:44
Je pense en 3 temps rapidement. Première chose, je pense qu'il faut le redire, le SRB, en fait le corridor de mobilité Henri-Bourassa où il y a un SRB, c'est très différent du SRB Pie-IX. Pie-IX, on a pris plus de 10 ans pour discuter, écrire le concept, le dessiner, puis vraiment voir tous les fins détails avant de lancer l'appel d'offres et de le construire pendant 10 ans. En rebours à ça, on fait rapidement les dessins et on fait rapidement la construction et par la suite, on évolue. Deuxième chose, oui, on est en appel d'offres parce que, je le répète, le concept ne change pas: piste cyclable protégée, voie réservée et voie de circulation. C'est ça le concept. Ça ne va pas changer. Mais bien sûr qu'on peut moduler, bien sûr qu'on peut s'arranger avec les rues transversales, comment ça va fonctionner. Pour l'étude de circulation et toutes les mesures afférentes, on peut faire des choses en amont. D'ailleurs, dans le cycle, on en a fait. Mais c'est aussi en aval. La circulation, madame la présidente, c'est des centaines, des milliers de décisions individuelles. Donc, c'est un projet qui va être ongoing, j'oserais dire, jusqu'à ce que les J'accepte que le maître soit fait, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:58:56
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌0:59:01
Merci, madame la présidente. J'entends mon collègue parler d'Ahuntsic-Cartierville. Je tiens juste à clarifier que les citoyens ont appelé leur élu qui est responsable d'un enjeu. Je leur ai répondu, même si j'étais pas d'accord avec leurs propos ou l'ensemble de leurs propos, Parce que c'est mon rôle. Chose que Projet Montréal, j'ai l'impression, a complètement oublié, c'est d'écouter les gens même quand ils ne sont pas d'accord avec eux. Vous savez quoi? On a eu une annonce de 11,5 millions de dollars qui est tombée vendredi dernier et les groupes ont 6 jours pour déposer une demande. Ça, c'est la 7e hiver que les groupes communautaires vivent ça. Pourquoi Projet Montréal ne nous arrive pas avec une proposition de justement avancer des fonds Sachant que les fonds qui ont été annoncés vendredi, on le sait qu'ils s'en viennent depuis le mois d'avril dernier. Je trouve ça particulier d'entendre la mairesse parler de stabilité, de stabilité, quand c'est Projet Montréal qui a décidé de se retirer du financement du travail de rue à Montréal. On a 35 travailleurs de rue de moins avant versus après la pandémie. Il manque des intervenants psychosociaux, ça c'est clair. Mais on ouvre et on ferme des refuges depuis 7 ans. On n'est pas capable d'arriver avec un plan concerté. On nous a parlé d'un plan concerté avec Québec.
Voix 1E21:00:22
Il est où?
Benoit Langevin ◌1:00:23
On ne le sait pas. Il a disparu. On n'en entend plus parler, bizarrement, parce que c'est une ligne de communication à la Projet Montréal qui décide de justement gérer une crise.
Voix 1B31:00:32
Comment?
Benoit Langevin ◌1:00:33
Avec des communications, pas avec des investissements, avec des communications. Ça use, madame la présidente, ça use. En effet, moi je veux savoir, est-ce qu'on est prêt à reconsidérer l'amendement que l'opposition a proposé parce qu'on se—
Martine Musau Muele ◌1:00:48
Merci. Allons-y avec une réponse de monsieur Robert Beaudry.
Richard Deschamps ◌1:00:53
Merci.
Robert Beaudry ◌1:00:56
Tout d'abord, je suis heureux d'entendre finalement mon collègue admettre que son rôle fait aussi partie d'entendre le pas dans ma cour de citoyens. Alors qu'on tente, nous, de travailler sur le terrain à offrir des services qui sont essentiels. C'est ça un peu le drame de Bois-de-Boulogne, c'est-à-dire qu'on avait une administration locale qui était prête à travailler, accompagner les gens dans le changement, puis on avait une opposition que dès qu'il y a eu un petit peu de grogne, ils ont décidé d'entendre la grogne puis de porter la grogne. Ils ont décidé de l'amplifier, cette grogne-là. Ils ont décidé aussi de faire en sorte que, ben non, c'est pas partout qu'on est capable d'ouvrir des ressources. Ça, c'est dur à entendre parce qu'on dit il faut ouvrir plus vite, il faut l'état d'urgence, il faut la flexibilité, mais il y en a combien dans le Saint-Laurent des places en refuge, madame la présidente?
Luis Miranda ◌1:01:43
Il n'y en a pas.
Robert Beaudry ◌1:01:45
Ils se trouvent tous dans les quartiers centraux parce que nous autres, on travaille comme ça. On accompagne les groupes communautaires, on prend la chaleur quand les citoyens viennent nous voir parce qu'on dit on comprend, puis on comprend que vous trouvez ça difficile, mais il faut qu'on offre quelque chose parce qu'il n'y a rien de pire que le manque de ressources. Donc, notre administration, elle va continuer à travailler dans ce sens-là, mais en tentant de trouver un équilibre. Puis aujourd'hui, là, vous avez le sentiment d'urgence, là, mais si vous avez le sentiment d'urgence, ouvrez-les les locaux dont vous êtes responsable, dont vous avez la responsabilité, mettez-les à disposition, faites sonner mon téléphone, appelez-moi, je suis là, je suis prêt à travailler avec vous pour qu'on puisse offrir justement des lieux à toutes personnes qui en auront besoin cet hiver, mais ça peut pas se faire juste sur le dos des Montréalais. On doit avoir l'appui du gouvernement du Québec à cet égard-là.
Martine Musau Muele ◌1:02:35
Question complémentaire.
Benoit Langevin ◌1:02:37
Madame la présidente, je suis sans mots. À ce que je comprends, il y a eu des discussions entre mon maire et monsieur Beaudry il y a pas de ça un mois pour justement discuter d'options et d'emplacement. Donc mon collègue Beaudry peut peut-être parler de Rivière-des-Prairies, de tous ceux qui n'ont pas de refuge. Côte-des-Neiges, parlons-en, Côte-des-Neiges, les refuges hivernaux ne sont même pas encore en place. Honnêtement, on peut blâmer Québec, c'est bien facile, sauf qu'en même temps, on peut peut-être se regarder et se dire, peut-être qu'on devrait prendre nos responsabilités. On a un membre exécutif à l'itinérance, on a un commissaire à l'itinérance, on a une équipe dédiée en itinérance à la SDIS. On ne me fera pas croire qu'on n'a pas les capacités ou les compétences. Revenons à Ahuntsic-Cartierville. Ahuntsic-Cartierville, honnêtement, j'ai permis d'encadrer un message pour que justement ça permette de faire en sorte qu'il y ait de l'ouverture pour explorer d'autres espaces. Puis sincèrement, de dire que j'ai amplifié une crise quand tout simplement j'ai fait mon rôle, mon rôle, le rôle que Projet Montréal a clairement oublié, c'est-à-dire écouter le citoyen même si on n'est pas d'accord, ben ça c'est sa définition de ce que c'est. C'est court, c'est comme sa définition pour l'itinérance. Ma question est la même, parce qu'elle répond jamais à la question, est-ce que vous êtes prête à reconsidérer le 10,2 millions de dollars qu'on a demandé au budget pour ajuster le budget?
Martine Musau Muele ◌1:03:59
Merci. Allons-y avec une réponse de monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌1:04:05
Madame la présidente, je pense que dans tout le travail qu'on fait, puis on l'a encore prouvé aujourd'hui par l'annonce de la protection de 700 unités dans la Côte-des-Neiges-NDG de logement abordable, justement pour prévenir que les personnes se retrouvent en itinérance, mais pour permettre aussi à des personnes actuellement en situation d'itinérance d'avoir accès à un parc de logements abordables, de logements à l'abri de la spéculation. Donc, c'est plus que les 10 millions qui sont demandés, ce qu'on fait comme administration, parce que bien évidemment, la stratégie de l'opposition de dire vous ne mettez qu'un minimum d'aide directe aux organismes communautaires et voici tout ce que vous faites en itinérance. Ça, c'est la stratégie qu'on voit souvent dans les partis politiques un peu plus populistes, de prendre une donnée et d'oublier tout le reste. Mais nous, on est l'administration qui met 10 millions en interventions avec EMIS, qui appuie les groupes communautaires directement, qui fait en sorte qu'on les soutient à travers la fiscalité, qui développe comme jamais le logement abordable, le logement marché. Alors que de l'autre côté, on s'oppose à toutes les zones abordables.
Martine Musau Muele ◌1:05:10
Merci.
Robert Beaudry ◌1:05:10
On s'oppose au règlement pour une métropole mixte. Donc nous, on développe l'abordabilité, on va continuer à le faire.
Martine Musau Muele ◌1:05:15
Monsieur Dimitrios Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌1:05:22
Le comité permanent sur le déneigement s'était rencontré en janvier 2023 pour parler des infrastructures pour les personnes à mobilité réduite. L'équipe du service de la concertation des arrondissements avait notamment suggéré seul modèle pour les arrondissements. Ainsi, la façon dont les débarcadères sont conçus serait modifiée, c'est-à-dire chaque débarcadère serait désormais un espace allongé avec 7,2 mètres de prévu, comme c'est indiqué dans les règlements. Monsieur Savard, le responsable, avait approuvé cette proposition d'aménagement en spécifiant qu'il fallait avoir l'approbation de tous qui comprend les élus, l'ombudsman, les associations y compris. Il y a 3 semaines, la Ville de Montréal annonçait une optimisation des opérations de déneigement des débarcadères pour les personnes à mobilité réduite, mais rien n'a été dit sur les mises aux normes. Dans l'ordre du jour aujourd'hui, il y a 12 contrats et on parle d'ailleurs des débarcadères. Le l'administration s'était engagée à faire un suivi sur la mise aux normes des débarcadères dans les arrondissements en octobre. 2 mois après, madame la présidente, nous n'avons toujours aucune nouvelle. Madame la présidente, ma question est, est-ce que l'administration peut-elle me dire si les débarcadères dans les arrondissements ont bien été mis aux normes et dans quels arrondissements? Merci.
Martine Musau Muele ◌1:06:48
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌1:06:53
Alors, je souhaite répondre de manière très, très positive qu'on est très heureux de vous dire que la majorité, que presque 96 ou 97% des débarcadères dans tous les arrondissements ont été mis aux normes. Alors, l'appel de l'ombudsman a été entendu et je suis très reconnaissante à tous mes collègues d'avoir agi de la sorte et que le projet puisse aller de l'avant.
Nancy Blanchet ◌1:07:18
Succès.
Maja Vodanovic ◌1:07:19
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌1:07:20
Question complémentaire.
Dimitrios (Jim) Beis ◌1:07:22
Très rapidement, merci pour la réponse de ma collègue, madame la présidente, mais j'aimerais savoir comment ça se fait qu'on apprend ça ici au conseil suite à une question posée à l'administration et on n'a pas nécessairement cette information transmise aux arrondissements directement, soit par les élus, même les services. Je sais que dans certains arrondissements, on n'a pas d'embarras de terre pour les personnes handicapées à cause du cadre bâti. Mais comment ça se fait qu'il faut poser des questions dans cette salle pour avoir la réponse claire? Merci.
Martine Musau Muele ◌1:07:57
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌1:07:58
Oui, pour répondre à la question, je pense que tous les directeurs des travaux publics étaient chargés de faire les mises aux normes et ça s'est très bien passé. Alors, c'était juste une question de communication entre vous et votre directeur de travaux.
Martine Musau Muele ◌1:08:13
Il est 14 h 07, ceci met fin à la période de questions des élus, ce qui nous permettrait de poursuivre avec l'étude des sujets inscrits à l'ordre du— pardon, une question de privilège de monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌1:08:28
Merci, madame la présidente. Donc, à l'ouverture du conseil, on a eu un discours de la mairesse, puis effectivement on a perdu une citoyenne de Montréal cette fin de semaine. Je m'attendais que ça allait être, en concord avec la position officielle, un message de soutien, de solidarité. Ça a viré en attaque personnelle et je dois déplorer le ton de cette attaque personnelle dans cette salle ici. Je pense que j'ai été pas mal juste avec tout le monde pendant ce mandat ici. Je pense que j'ai voté, j'ai fait des motions avec l'administration, l'opposition officielle, les indépendants, la salle. Serge, j'ai vraiment essayé d'être un bon conseiller non partisan lors de ces dernières 3 années et demie. Tu veux savoir ce que je pense sur le projet sur Versailles? Je suis pour, je suis pour le projet. Non, non, mais non, je dois me défendre s'il vous plaît, monsieur Limoges. Je vais vous laisser.
Martine Musau Muele ◌1:09:22
Permettez-moi un instant, monsieur Sauvé. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:09:25
Madame la présidente, Une question de privilège n'est jamais un désaccord avec une opinion, n'est jamais une opinion et n'est jamais un sentiment qu'on n'est pas d'accord avec ce qui a été dit.
Voix 1B31:09:37
Jamais.
François Limoges ◌1:09:38
Réglementairement, une question de privilège, c'est, nous ne pouvons pas siéger car la salle n'est pas adéquate, je ne peux pas siéger car mon privilège est atteint comme membre du conseil. Je suis en désaccord avec une opinion n'est jamais une question de privilège. Et comme on est dans la justification d'une opinion, j'aimerais que vous tranchiez sur la recevabilité.
Martine Musau Muele ◌1:10:02
Monsieur Sauvé.
Craig Sauvé ◌1:10:03
Sur cette question, je pense que mon privilège est atteint parce qu'on l'a soulevée lors d'un point où je n'avais pas l'opportunité de même répliquer. C'était un point de la mairesse pour adresser au conseil. On m'a attaqué par la bande, je ne l'apprécie pas, puis je n'ai pas d'autre place pour répondre lors de l'ordre du jour. Aujourd'hui. Donc, juste pour dire que je trouve ça pas correct, que le ton n'est pas correct. Si on veut parler de mon record comme conseiller municipal pour les projets d'insertion dans mon quartier, dans le district que je représente depuis 2013, j'étais pour à chaque fois.
Martine Musau Muele ◌1:10:37
Merci.
Craig Sauvé ◌1:10:38
J'étais au front pour défendre. On connaît mes valeurs et je vais être encore au front pour défendre parce que oui, je vais demander plus en matière de silence parce que je crois qu'on peut faire faire place.
Martine Musau Muele ◌1:10:47
Merci beaucoup. Bon, c'est une question de privilèges, alors on va se tenir à cet échange-là. Les applaudissements sont pas vraiment nécessaires. Monsieur Sauvé, j'entends ce que vous me dites et conformément à la façon dont les questions de privilèges sont conçues dans le règlement, en l'absence d'une attaque personnelle ou en l'absence d'un privilège qui vous revient en tant que personne siégeant ici, je me dois de ne pas considérer le tout comme étant une question de privilège, mais j'entends que vous souhaitez davantage rectifier les faits selon votre lecture de la situation, mais on est plus en mode débat dans ce cas-là plutôt qu'une question de privilège. Alors, si je reviens à ce que je vois inscrit à l'ordre du jour, j'ai vu une main levée de monsieur De Sousa. Est-ce que c'est en lien avec quoi que ce soit ou bien c'est une erreur? Très bien. Alors, allons-y avec l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour. J'inviterai le leader de la majorité, monsieur François Limoges à nous diriger dans les travaux. Merci.
François Limoges ◌1:11:48
Merci, madame la présidente. Cela nous amène à l'item 3.01, qui est l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal du 16 décembre 2024. Et je vais vous énoncer, madame la présidente, quelques changements de séquence ainsi que des modifications de nature réglementaire qui nous sont imposées là par des aspects légaux et procéduraux. Alors, premièrement, pour les modifications de séquence, notons que l'item 15.01 sera appelé à 17 h 15 puisque nous aurons des invités dans la tribune. Les items 51.03 et 51.04, qui sont des nominations à des conseils, pour la même raison seront appelés à 20 h 30. Ensuite, pour ce qui est des modifications de nature réglementaire, Madame la présidente, il va falloir 2 petites choses. La première, c'est le retrait du point 3005 du chapitre 80 qui est remplacé par une nouvelle version du plan d'organisation policière qui est déjà inscrit au point 3011. Il y avait un dédoublement des points, il ne peut pas y en avoir 2, alors c'est 3011 qui a préséance et par conséquent 3005 est retiré. C'était le même point qui revenait 2 fois en fait. La deuxième modification, c'est un changement de compétences qui va du conseil d'agglo au conseil municipal à cause d'une légère modification, d'une erreur, et donc ça fait en sorte que le point 2057 de l'agglo est retiré et sera ajouté comme point 2041 du conseil municipal. Encore une fois, c'est le même point, il n'est que déplacé d'un item à l'autre.
Martine Musau Muele ◌1:13:39
Très bien. Alors, l'ordre du jour est adopté tel que modifié. Vous êtes appuyé par?
François Limoges ◌1:13:44
Je suis appuyé par la toute nouvelle présidente du comité exécutif, madame Émilie Thuillier, tant qu'elle sera assise dans ce fauteuil, et on trouvera un autre appuyeur, ça devrait être qui, mais pour l'instant, elle appuiera sur ce point-ci et les points subséquents de l'ordre du jour.
Martine Musau Muele ◌1:13:58
Très bien. 3.01 adopté, poursuivons tel que modifié.
François Limoges ◌1:14:05
Oui, madame la présidente, cela nous amène à l'item 3.02 qui est l'approbation du procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal du 18 novembre.
Martine Musau Muele ◌1:14:13
Approuvé.
François Limoges ◌1:14:14
Parfait, madame la présidente, cela nous amène au chapitre 4. En 4.01, je vais déposer la liste des contrats octroyés par le comité exécutif. Déposé. En cas 02, je vais déposer la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌1:14:27
Déposé.
François Limoges ◌1:14:28
En cas 03, je vais déposer la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires.
Martine Musau Muele ◌1:14:32
Déposé.
François Limoges ◌1:14:33
En cas 04, je vais déposer la réponse du comité exécutif aux recommandations de la Commission permanente sur les finances et l'administration contenues dans le rapport Budget 2024 et PDI 2024-2033, rapport et recommandations.
Martine Musau Muele ◌1:14:45
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌1:14:51
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention sera pour 4.04. Je voulais d'abord commencer en remerciant le comité exécutif de déposer sa réponse aux recommandations de la commission sur la finance et l'administration sur la consultation budgétaire 2024 et l'étude budgétaire 2024. C'est exactement ça que mon collègue Monsieur Deschamps avait soulevé la dernière séance du conseil et c'était pas pour cette année, mais c'était pour l'année antérieure. Pour cette raison, madame la présidente, cela dit, c'est tard, très tard. Dans le cadre de l'étude budgétaire, le comité exécutif dépose sa réponse un an après le dépôt de la recommandation de la commission. Dans le cadre de consultation prébudgétaire 2024, C'est après un an et demi, la réponse du comité exécutif qui est déposée après le dépôt des recommandations. Madame la présidente, tout personnellement, ça dénote un certain manque de respect de l'administration envers le travail des commissions qui sont faites ici, mais ça aussi envers le conseil, parce qu'en tant que commission des finances, on relève au conseil et quand on dépose ça au conseil municipal, c'est le comité exécutif qui doit répondre au conseil municipal. Donc, c'est complètement insensé, madame la présidente, que le comité exécutif ne réponde pas plutôt aux recommandations de ses commissions. D'ailleurs, je ne suis pas la seule à le dire. La commission sur la finance et l'administration a adopté à l'unanimité une recommandation qui demande au comité exécutif de rapporter aux recommandations de la commission dans un délai de 6 mois. J'espère que ce sera respecté. Madame la présidente, plus tôt cette année, on avait, en un mois d'août, le CFA avait déposé leurs recommandations sur le processus budgétaire. Et si effectivement c'est déposé en mois d'août, ça veut dire que ça va être en février qu'on peut attendre la réponse. Si les recommandations déposées en mois de décembre, tout récemment, j'espère que par juin où il y aura des réponses. C'est ça le respect, madame la présidente, de répondre quand c'est encore pertinent, pas parce qu'un an plus tard que ce n'est plus pertinent. Et maintenant, ceci dit, je dois dire que la réponse de l'exécutif est aussi décevante. Il y a plusieurs recommandations de la commission qui ne sont pas toujours appliquées. Le programme décennal des mobilisations n'intègre pas toujours la réforme de financement des arrondissements. C'était assez encore en 2026. Un autre exemple, les prévisions budgétaires n'ont pas toujours été révisées pour éviter la sous-estimation des dépenses de SPVM et du Service d'incendie de Montréal. Ils disent que le comité exécutif, et je vous invite à lire ça, madame la présidente, c'est assez condescendant quand ils disent qu'ils ne reflètent pas des budgets équilibrés qu'ils répètent ça année après année, qu'on voit pour 5 ans, on a des résultats qui cadrent pas avec le budget et les écarts entre le réel et le budget sont assez énormes. Des exemples comme ceux-ci, il y en a beaucoup. Madame la présidente d'administration de Projet Montréal s'entête dans les pratiques de mauvaise gestion financière et c'est décevant, d'autant plus que les recommandations étaient appuyées par les élus de Projet Montréal. Madame la présidente, le meilleur exemple, on a dans les recommandations qui ont été déposées à 4-04 et 4-05. Ils ont dit, cité très clairement, un, que la date de préparation était vers le 29 novembre de cette année, déposée auprès du greffe le 2 décembre de cette année. En même temps, ils prétendent qu'une des recommandations pour les 91 postes va être être soumis au conseil par la fin de 2024. On est à la dernière séance, madame la présidente, du 2024 et on n'a pas encore eu cette information. Ça me permet vraiment de questionner qu'est-ce qui est écrit, même l'information écrite tardivement, même l'information qui est déposée au conseil la semaine passée, et il nous donne des échéanciers qu'on sait très bien ne sera pas respectée. Pour cette raison, madame la présidente, je me juste questionne la sincérité, la transparence, l'imputabilité de l'administration ici. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:19:26
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌1:19:30
Oui, merci madame la présidente. Donc, 3 petits points pour répondre à notre collègue et je comprends très bien ses préoccupations. Tout d'abord, c'est vrai que c'est tard. C'est vrai qu'un an plus tard, ça ne devrait pas. Et c'est vrai qu'à l'avenir, on s'engage à le faire plus rapidement parce que c'est important de répondre à un temps qui soit adéquat. Puis effectivement, un an plus tard comme ça, c'est probablement pas adéquat. Je tiens toutefois à rassurer les collègues que toutes les recommandations qui sont écrites par la CFA, il y en a beaucoup, et on sait à quel point les gens prennent beaucoup de temps et de leur sérieux. D'ailleurs, je félicite tous les élus qui ont participé à pas mal toutes les séances de la CFA aujourd'hui. Bien sûr, les recommandations de la CFA sont prises au sérieux dans la confection du budget. Donc, il faut vraiment dissocier la réponse qui est déposée aujourd'hui et le fait que les recommandations aient été prises en compte ou non dans la confection du budget. Et donc je peux vraiment vous affirmer que les recommandations ont assurément été prises au sérieux et travaillées. La deuxième chose, c'est que des recommandations, mais évidemment ça reste des recommandations, et même si elles sont estampillées par les élus du parti au pouvoir, il y a des choses qu'on peut faire rapidement, d'autres qui sont peut-être moins possibles, ou d'autres qu'on va faire mais progressivement. Alors, c'est pour ça que peut-être tout les recommandations n'ont pas le sceau oui, on va le faire, mais assurément, on les prend en considération. Puis ce sont des données très importantes et intéressantes pour la suite, pour que nous puissions continuer à améliorer le processus avec évidemment la fonction publique. Il n'y a pas que les élus dans le processus budgétaire. La dernière chose, madame la présidente, je ne comprends alors absolument pas que notre collègue fasse un lien entre le dépôt tardif de la réponse du comité exécutif aux recommandations de la CFA est la gestion financière. Alors, madame la présidente, je refuse que nous parlions de mauvaise gestion financière de l'administration. C'est tout à fait inexact. On peut donner plein d'arguments, mais je pense que le meilleur argument, celui qui porte le plus, les agences de notation internationales ont amélioré la carte de crédit, pas la carte, la carte de crédit, mais c'est la cote de la cote de crédit de la Ville de Montréal. On a une meilleure cote de crédit que le gouvernement du Québec, donc la preuve est faite, la gestion financière de Projet Montréal et de l'administration de madame Plante est excellente. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:22:08
La période d'intervention pour le point 4 est de 5 minutes. Votre temps étant écoulé, monsieur DeSousa, je me dois de poursuivre. En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt du document énoncé à la rubrique 4.04. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:22:23
Madame la présidente, à l'item 4.05, il s'agit de la dépôt de la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission permanente sur les finances et l'administration contenues dans le rapport intitulé Consultation prébudgétaire 2024, rapport et recommandations.
Martine Musau Muele ◌1:22:37
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌1:22:39
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, 4.05, c'est un sujet de mon intervention. Madame la présidente, quand l'administration dit qu'elle ne comprend pas pourquoi on les accuse d'avoir un manque de rigueur et qu'il n'y a pas nécessairement une bonne gestion, il faut comprendre, madame la présidente, que l'administration, l'exécutif, est redevable ici au conseil municipal. Et si effectivement ils fournissent l'information tardive, si effectivement il y a un manque de transparence, si effectivement il y a une donne l'information sur une base tardive, peut influencer les décisions de ce conseil-là. Effectivement, il ne peut pas dire qu'il gère la ville avec la transparence nécessaire. Le meilleur exemple, regarde, madame la présidente, je donne un exemple. Document complémentaire au budget 2024 détaillé de la diminution de 91 effectifs de la rubrique Revue des activités et programmes. La réponse de l'exécutif L'administration prévoit déposer le bilan de la diminution des effectifs annoncée d'ici la fin de l'année 2024. Madame la présidente, aujourd'hui c'est le 16 décembre, c'est la dernière séance du conseil. Le temps de déposer ça, c'est maintenant. Si l'administration dépose ça, j'aimerais bien le voir. Maintenant, sinon, je viendrai pas le jour de Noël, je viendrai pas pendant les fêtes pour voir si l'administration avait déposé sa réponse à avant la fin de 2024. Ça, c'est juste un exemple parmi d'autres, madame la présidente. Je pense que je n'apprécie pas la réponse de l'administration parce qu'ils prétendent qu'ils gèrent la ville bien, mais on a des exemples clairs, frappants, quand ils ne sont pas capables de répondre d'une façon adéquate. There's no timely information, madame la présidente, and it's really An insult to this council, to the way that they're behaving.
Martine Musau Muele ◌1:24:33
Madame Nancy Blanchet.
Nancy Blanchet ◌1:24:36
Merci, Madame la Présidente. Mon intervention porte aussi sur le 4.05, particulièrement la recommandation 16 de la commission qui parle de la revue des activités et qui se lit comme suit. Donc la recommandation est d'analyser la mise en commun des services, des équipements et des infrastructures entre les arrondissements dans une optique de réduire les dépenses. J'ai à plusieurs reprises dans ce conseil nommé mes inquiétudes face à ces mises en commun de services pour éviter une réduction des services aux citoyens. Ceci dit, je me préoccupe particulièrement de la réponse du comité exécutif qui nous dit que dans le cadre des thématiques priorisées à la revue des activités des programmes, la question de compétences et de gouvernance est systématiquement analysée. Alors, vous comprendrez que je suis inquiète face à la question des compétences et à l'absence d'échanges jusqu'à maintenant dans ce dossier-là avec les élus. Alors, j'aimerais, un, nommé mon souhait que les élus soient mis au courant, soient tenus informés, mais plus que ça, participent à l'ensemble des discussions, en tout cas de façon régulière, au fur et à mesure que les services centraux avec les arrondissements avancent les travaux. Et j'aimerais savoir quelle est la stratégie qui sera mise en place pour inclure les élus dans les discussions et dans les réflexions, puisque ce sont les élus qui devront répondre aux citoyens s'il y a diminution de service. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:26:15
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌1:26:22
Merci, madame la présidente. Ben écoutez, je pense qu'on rappelle qu'effectivement c'est un peu tardif et on veut faire plus rapidement la prochaine fois. Ceci dit, madame la présidente, on ne peut pas nous accuser de manque de transparence Parce que vous savez, au final, toutes les réponses sur les recommandations, oui ou non, bien, c'est dans le budget. Puis quand on lit le budget, bien, on sait si une telle recommandation a été prise en considération parce qu'on voit le budget, s'il a été impacté ou pas. Donc vraiment, quand on dépose le budget, toutes les réponses sont là, mais évidemment, on vient avec un document complémentaire pour répondre très précisément à chacune des recommandations. Pour la question de monsieur De Sousa, puis peut-être monsieur Dorrel qui voulait voulez en parler un peu plus amplement, mais toujours est-il que oui, c'est toujours le plan de match et oui, il y aura une réponse en temps et lieu. On s'y engage toujours. Pour la question de notre collègue madame Blanchet, moi, je me souviens très, très bien d'une réunion il n'y a pas si longtemps organisée par le DG et le président du comité exécutif d'ALARM, monsieur Rabouin, qui avait réuni tous les directeurs d'arrondissements et tous les maires et mairesses d'arrondissement, et le message était celui-là. Il y avait 3 sujets à l'ordre du jour et un des sujets, c'était ça. Donc, de faire en sorte que la direction générale et la Ville avaient vu qu'une des façons d'arriver à sauver de l'argent, on va dire facilement, était de voir s'il y avait une possible mutualisation pour certains services en arrondissement et que bien sûr, ce n'était pas la Ville qui allait décider de cela et qu'il y aurait un comité qui seraient mises en place par des arrondissements. Et d'ailleurs, le message était, je le dis là, c'était une rencontre qui était à huis clos, mais bien sûr tous les maires et mairesses y ont participé, donc nous avons tous entendu la même chose. Et ça va être la suite des choses, qu'on s'attendait à ce que des arrondissements organisent ces réunions, organisent ces discussions, autant au niveau des directions d'arrondissements que des maires et mairesses, pour qu'on puisse en ensemble prendre des décisions et que ce n'était pas la Ville qui allait décider pour nous. Donc, le plan de match reste le même.
Martine Musau Muele ◌1:28:28
En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt de la réponse, pardon, oui effectivement, de la réponse du comité exécutif financier à la rubrique 4.05 chapitre 6. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:28:40
Oui, ah, il y a monsieur Doré qui vient de s'inscrire.
Voix 1L1:28:46
Non? OK.
François Limoges ◌1:28:47
Au chapitre 6, madame la présidente, en 6.01, c'est le dépôt de réponses aux questions écrites de membres du conseil. Je crois qu'il y en a une de mon collègue Vaillancourt.
Martine Musau Muele ◌1:28:56
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌1:28:59
Oui, je dépose une réponse à la question suite au maire d'Anjou, monsieur Miranda.
Martine Musau Muele ◌1:29:05
C'est noté, dépôt d'une réponse à monsieur Miranda au point 6.01. Poursuivons.
François Limoges ◌1:29:10
Madame la présidente, au chapitre 7, en 7.01, je dépose le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 21 novembre dernier.
Martine Musau Muele ◌1:29:17
Déposé.
François Limoges ◌1:29:18
En 7.02, il s'agit des déclarations de notariats pécuniaires.
Martine Musau Muele ◌1:29:22
Déposé.
François Limoges ◌1:29:23
En 7.03, nous, ce sont les déclarations des membres du comité exécutif en vertu du code d'éthique et de conduite des membres du conseil de la ville et des conseils d'arrondissement.
Martine Musau Muele ◌1:29:31
Déposé.
François Limoges ◌1:29:33
En 7.04, on dépose le bilan de l'usage de de l'eau potable 2023.
Martine Musau Muele ◌1:29:37
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌1:29:40
Merci, madame la présidente. Donc, madame la présidente, j'aimerais commencer mon intervention sur une note positive parce qu'on est souvent accusé d'être négatif de ce bord. Donc, en 2023, par rapport à 2022, la production totale d'eau potable a diminué de 25 millions de mètres cubes. Une autre bonne nouvelle, la consommation résidentielle baissait de 17 litres par personne par jour. Voilà, c'est à peu près tout ce qui est positif dans ce bilan 2023. Malheureusement, madame la présidente, encore cette année, les objectifs de la Stratégie québécoise d'économie d'eau potable 2019-2025 n'ont pas été atteints. Et ça, c'est pas des impressions, c'est des faits. La première cible fixée par cette stratégie est de réduire la consommation d'eau résidentielle à la moyenne canadienne d'ici, d'ici 2025, pardon. Nous sommes actuellement à 315 litres par personne par jour, alors que la moyenne canadienne est de 220 litres. Cette cible est tout simplement inatteignable, comme vous le voyez, 315 litres par personne par jour et notre cible est à 220 litres. La deuxième cible nous demande de réduire les fuites dans notre infrastructure et là aussi, c'est un échec. Les réseaux de Lachine et de la Toiture-des-Baillés présentent des fuites très élevées. Globalement, des indicateurs des réseaux de Lachine, Pierrefonds et de la Toiture-des-Baillés montrent une détérioration continue de la situation. Et enfin, la dernière cible de la stratégie est de combler le fossé entre les besoins en investissements et les sommes réelles investies afin d'assurer le maintien de nos infrastructures d'eau. Et là encore, c'est un échec flagrant. Le bilan montre que cet écart se creuse. En 2023, l'écart entre les besoins et les investissements était de 778 millions de dollars et je le répète à chaque fois, mais tant qu'un plan de financement adéquat ne sera pas mis en place, nous serons incapables de ralentir la détérioration de notre réseau d'eau. Comme je l'ai souligné dans cette même salle lundi dernier, Projet Montréal n'investit pas les sommes nécessaires pour maintenir nos conduites en bon état. Et bien que la responsable du dossier ait déclaré que le maintien des conduites soit sa priorité, le bilan de 2023 prouve le contraire. Le rapport sur la gestion de l'eau potable 2023, page 19, stipule, et je cite, le taux moyen de renouvellement qui était de 50 km entre 2015 et 2019 a diminué à une moyenne de 31 km par année. Il est justifié de craindre que la baisse de la capacité de renouvellement se poursuive avec l'augmentation des coûts de travaux, ce qui met en péril, en péril la capacité de la Ville à réduire le déficit de maintien d'actifs. Fin de citation. Être précis, madame la présidente, en 2023, le taux de renouvellement des réseaux principaux et secondaires a chuté de 0,6%. la Ville a comme objectif d'avoir un taux de réhabilitation supérieur à 1%, ce qui veut dire de refaire chaque année 1% de son réseau. Et on parle de conduites qui ont habituellement plus de 100 ans. Et donc, de voir qu'en 2023, ce taux était de 0,6% sur le 1%, c'est à peine une note de passage. Donc, en 2023, nous avons renouvelé seulement 23 km de conduite secondaire, soit la moitié de ce qui était fait auparavant. Et en résumé, madame la présidente, le bilan 2023 sur la gestion de l'eau potable met en lumière les échecs répétés de cette administration de Projet Montréal: incapacité à contrôler les coûts, manque d'investissements, faible taux de réalisation et aggravation des problèmes existants. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:34:15
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌1:34:18
Merci, madame la présidente. Alors, pour répondre à ma collègue, oui, on atteint les objectifs Alors, un objectif pour la production, la réduction de l'eau potable, c'était de 20%. On a atteint 32% de 2001 à 2017. Et par la suite, c'était un volume qui était de 30% qui était l'objectif, et nous, on l'a diminué de 50% par rapport à 2001. Alors oui, on a atteint les objectifs. Et de 2019 à 2025, l'objectif était de 20% et on a atteint le 28%. Alors, il y a beaucoup, beaucoup de progrès. On avait 50% de pertes dans notre réseau quand on a commencé et aujourd'hui, on a 20% de— attendez, non, je pense qu'on avait 40% de pertes en 2001 dans notre réseau, dans l'ensemble de notre réseau, et en 2023, on est rendu à 20% de pertes dans notre réseau. Alors, c'est une diminution de moitié. Alors oui, il est vrai, qu'on dépense encore, la consommation personnelle dans les maisons, elle est encore trop haute comparativement à la moyenne canadienne. On doit y travailler. Elle est d'ailleurs plus haute que n'importe quel pays au monde. On dépense vraiment beaucoup d'eau et surtout au Québec comparativement au reste du Canada. Alors oui, il y a du travail à faire, mais on s'améliore d'année en année. Et d'ailleurs aussi, oui, Les défis dans le financement de l'eau sont énormes. Il y a énormément de travail à faire. Nos infrastructures sont vieillissantes, il faut les changer, il faut les entretenir. Et les changements climatiques mettent à dure épreuve notre système. On doit combattre les changements climatiques, construire des bassins, faire des infrastructures vertes, ce qui ajoute encore des coûts à toutes les choses qu'on doit faire. Bref, Oui, l'enjeu est énorme et c'est pour ça qu'on fait une deuxième stratégie montréalaise de l'eau pour avoir un plan pour les 10 prochaines années. Elle va être déposée l'année prochaine. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:36:21
En l'absence d'autres interventions, nous tombons donc le dépôt du bilan énoncé à la rubrique 7.04. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:36:28
Merci, madame la présidente. À l'item 7.05, on dépose le bilan des réalisations 2023 en accessibilité universelle et la liste des actions suivies en 2024.
Martine Musau Muele ◌1:36:37
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌1:36:41
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, madame la présidente, je ne suis pas vraiment étonnée par le bilan 2023 en accessibilité universelle. Tout d'abord, et de manière générale, les indicateurs de réussite se résument à des appréciations quantitatives et non qualitatives. Pourtant, ce dernier aspect permettait de mesurer de manière plus concrète la portée des actions sur la qualité de vie des citoyens. Plus spécifiquement, la Commission sur les transports et les travaux publics remettait son rapport de recommandations en 2023 sur les mesures d'accessibilité universelle et mobilité active. Rappelons que le comité exécutif tarde malheureusement à rendre sa réponse. Si on peut apprécier les 400 aménagements piétonniers en 2023, on constate que cette action disparaît complètement du suivi qui nous est présenté en 2024. Les besoins en réaménagement de nos rues demeurent importants. Pourquoi les avoir retirés des actions à prévoir? Pourtant, l'administration Plante s'est déjà vu taper sur les doigts par l'Ombudsman de Montréal en 2020 pour des aménagements inadaptés aux personnes à mobilité réduite. On remarque également que le programme d'aide à l'accessibilité des commerces ne fonctionne pas. Seules 3 demandes ont été reçues par la Ville en 2023. En 2024, le programme a enfin été révisé. Nous espérons que cela portera des fruits, madame la présidente. Du côté de l'accessibilité universelle des logements, le programme d'adaptation de Domiciles de Montréal semble connaître une augmentation de demandes, ce qui est en soi une bonne nouvelle. En revanche, le programme municipal a été suspendu cette année puisque les fonds alloués par le gouvernement ont été épuisés. Outre des représentations auprès du Québec pour renflouer le programme, l'administration de Projet Montréal pourrait aller plus loin. Pour demander à ce que les futurs logements soient au minimum adaptables. Enfin, on espère sincèrement que les modifications apportées à la politique du déneigement cette année changeront la donne pour les personnes à mobilité réduite. Ce n'est plus possible de tolérer que des personnes restent bloquées chez elles parce que les rues sont mal déneigées. Notre formation politique a fait de cet enjeu une priorité, madame la présidente, en déposant plusieurs motions depuis 2019 visant à améliorer les pratiques de déneigement. Si ce n'était pas pour la persévérance des groupes, par la persévérance des groupes de défense des personnes à mobilité réduite et notre volonté de les appuyer haut et fort, cet enjeu serait passé sous le radar avec Projet Montréal. En bref, il reste de nombreux efforts à fournir de la part de l'administration de Projet Montréal pour démontrer que l'accessibilité universelle est au cœur de ses préoccupations en déneigeant correctement, en rendant les commerces et les logements adaptables et accessibles, et j'en passe, madame la présidente.
Voix 1L1:40:07
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:40:08
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌1:40:11
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, je vais prendre quelques instants pour saluer l'intérêt avec lequel ma collègue de l'autre côté de la Chambre a pris connaissance du bilan en accessibilité universelle, un bilan que depuis des années nous sommes obligés à rendre compte, à présenter à la Ville de Montréal par le biais Quelques éléments de réponse. C'est vrai qu'à la Ville de Montréal, ça fait des décennies qu'on travaille une accessibilité universelle, mais je tiens à faire un rappel historique parce que c'est vraiment notre administration qui a lancé un exercice exhaustif, un exercice d'une grande humilité justement pour analyser où nous étions en tant qu'organisation en termes d'accessibilité. Universelle. Et je fais référence au chantier d'accessibilité universelle qui s'est conclu cette année et dont plusieurs recommandations sont sorties et nous nous sommes engagés à les mettre en place. Ces recommandations vont voir vie à travers les plans d'action qui plus tard à l'ordre du jour, nous savons tous et toutes, danser à l'ordre du jour des conseils municipaux. Donc, je suis extrêmement fière, en fait, du travail qui est fait par notre administration, qui est fait en concertation avec les arrondissements, les services centraux de la Ville de Montréal, les différents bureaux à la Ville, ainsi que la société civile et les organismes de la société civile et qui font des représentations très pertinentes. Parce que bien qu'il y a beaucoup d'avancées, on est conscient qu'il reste aussi quand même du rattrapage à faire dans une ville qui à l'époque n'avait pas été conçue peut-être pour prendre en compte les besoins de tous et toutes. Puis c'est important de se rappeler que quand on parle d'accessibilité universelle, bien sûr on parle que tous les Montréalais et Montréalaises avec des limitations fonctionnelles et accès aux mêmes services, puissent se déplacer dans les mêmes conditions que tout citoyen et citoyenne. C'est bon aussi pour les personnes aînées, c'est bon aussi pour les enfants, donc c'est bon pour tout le monde. Donc, il y a un rattrapage à faire, il y a une prise de conscience à cet égard. Ma collègue plutôt, madame Maja Vodanovic, faisait référence à tout le travail qui a été fait avec les arrondissements avec la société civile pour mettre en place les recommandations et vraiment faire en sorte que cet hiver, les débarcadères sont déneigés. Et je suis très contente des chiffres qui nous sont donnés pour témoigner l'engagement des arrondissements, dans lesquels presque la totalité des arrondissements se conforme aux normes à cet égard. Donc,
Voix 2A1:43:06
Plan d'action dont je pourrais prendre la parole un petit peu plus tard aujourd'hui, 2024-2030, dans lequel on va articuler toutes les recommandations qui sont sorties du chantier pour que, comme organisation, la Ville de Montréal puisse se rendre d'ici à 2030 vraiment à une étape supérieure en termes de reconnaissance, en termes de déploiement du réflexe d'accessibilité universelle comme institution. Très contente aussi, puis je pourrais parler plus tard, qu'ils ont mis en place 11 recommandations. La première, phare, fort importante, la gouvernance, parce que l'accessibilité universelle, ça passe partout. C'est l'urbanisme, c'est la mobilité, ce sont les services en culture. Donc, c'est important que ce soit pris en charge de façon décisionnelle, solide, transversale. On pourrait parler plus tard aujourd'hui, madame la présidente, ou peut-être demain, mais Mais sur la gouvernance aussi, on agit, on pose un geste très, très fort parce que tout ce plan va être piloté directement sous la direction générale de la Ville de Montréal à travers le Bureau à la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques. J'ai lu avec évidemment beaucoup d'intérêt le bilan de cette année et je vous invite à porter attention aux actions posées, aux gestes concrets posés par le service de la culture, quand on parle de l'accessibilité à nos bâtisses municipales. Oui, il y a des défis, mais on dépasse les cibles qu'on s'était données et je suis ravie quand on lit des bilans et des actions concrètes. On parlait de la politique de déménagement des débarcadères. Oui, les plans et les programmes d'accessibilité aux commerces, on sait qu'il y a des défis, c'est pour ça qu'on les a revus, puis on les rend plus accessibles et plus faciles pour les commerçants. Et on va continuer à les suivre parce qu'on est conscient qu'il y a des défis à cet égard et la Ville et les arrondissements, on veut accompagner les commerçants pour qu'ils puissent rendre leur commerce accessible. Madame la présidente, je pense que je vais les laisser pour le moment ici. Ça va me faire plaisir de prendre plus de temps tout à l'heure pour parler du plan d'accessibilité universelle pluriannuel 2024-2030 qu'on va adopter. Le cas aujourd'hui. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌1:45:23
Merci. En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt du bilan énoncé à la rubrique 7.05. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:45:32
Oui, madame la présidente. En 7.06, on dépose le rapport du greffier relativement aux déclarations de réception par les personnes élues d'une marque d'hospitalité ou d'un avantage.
Martine Musau Muele ◌1:45:44
Déposé.
François Limoges ◌1:45:45
En 7.07, madame la présidente, on dépose le rapport de la consultation publique tenue par l'OCPM sur le projet de redéveloppement de la place Versailles.
Martine Musau Muele ◌1:45:53
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:45:57
Madame la présidente, la consultation publique organisée par l'OCPM sur le projet de redéveloppement de la place Versailles a suscité l'intérêt de plusieurs centaines de citoyens. Tout au long du processus et même bien avant, moi et ma collègue Alba Zuniga Ramos avons porté une attention particulière à ce projet dont l'envergure est immense. On a même déposé un mémoire inspiré des revendications soulevées par les citoyens et les citoyennes qu'on a rencontrés. Selon nous, ce futur quartier de vie tel qu'il a été présenté il y a quelques mois se doit d'être amélioré. Dans un contexte de crise de l'habitation, le redéveloppement du site et la planification de plus de 5000 unités apparaît important. Néanmoins, on pense que la très faible proportion de logements sociaux et abordables proposée par le promoteur est insatisfaisante. Avec un taux combiné de moins de 10%, beaucoup de Montréalais seront exclus du futur quartier. C'est avec soulagement que je constate que l'OCPM arrive au même constat que moi et ma collègue, soit que l'offre en matière de logement sociaux et abordables reste insuffisante. L'OCPM encourage de son côté d'atteindre les cibles du règlement pour une métropolitaine. Cela dit, nous restons fermes sur l'idée que cet outil réglementaire est délétère pour le développement de logements et ne parviendra pas à atteindre ses cibles, comme l'a démontré son bilan peu élogieux. Accepter moins de 10% de logements sociaux et abordables tels que proposés serait une erreur. Mais en demander 40% serait également une erreur. Il faut plutôt viser un ratio de 20% de logements hors marché. Ensuite, même si ce n'est pas explicitement recommandé par l'OCPM, j'encourage fortement la Ville de Montréal à faire preuve de leadership en demandant d'intégrer au projet des unités universellement accessibles, adaptables ou adaptées. L'un des plus gros irritants que les résidents nous ont partagés, c'est l'intégration d'immeubles allant de 12 à 25 étages sans considération du cadre bâti existant. Il apparaît d'autant plus questionnable de tripler la hauteur permise sur le site alors que le projet offre une maigre contrepartie de moins de 10% en logements sociaux et abordables. La gradation de la hauteur des immeubles que l'on retrouve habituellement dans ce genre de projet et qui est à nos yeux primordiale pour venir obtenir l'acceptabilité sociale du voisinage n'a été appliquée que dans un horizon est-ouest, mais écartée d'un point de vue nord-sud. En ce sens, on est d'avis que si le nombre de logements sociaux et abordables est augmenté substantiellement, la tour de 25 étages qui fait directement face à un immeuble de 6 étages devrait plutôt se situer en plein cœur du projet, évitant d'empiéter sur la qualité de vie des résidents alentour. Je suis soulagé de constater que l'OCPM rejoint en ce sens les préoccupations des résidents qu'on a relayées. On espère que la recommandation voulant que le promoteur reconfigure les îlots diminue les hauteurs sur la rue Pierre-Corneille de façon à mieux intégrer le projet au secteur environnant tout en maintenant une qualité de vie pour l'ensemble des résidents soit entendue. Enfin, la place LaSalle est un lieu emblématique auquel de nombreux Montréalais demeurent profondément attachés. Plusieurs résidents ont été déçus de constater que très peu d'efforts avaient été mis dans la préservation du patrimoine de l'édifice actuel, que ce soit les fresques, les fontaines ou les différents éléments emblématiques du site qui auraient pu être réutilisés dans le futur projet. L'OCPM a relevé l'absence de cet aspect et je suis donc rassuré de lire qu'il recommande que certaines œuvres actuelles du site soient préservées et relocalisées dans le futur projet. Pour toutes ces raisons, il est important que le projet de la place de LaSalle soit bonifié afin de répondre aux nombreuses préoccupations des citoyennes du secteur, mais de l'ensemble de Montréal. Je vais maintenant céder la parole à ma collègue Alba Zuniga Ramos. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:49:29
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌1:49:34
Merci, madame la présidente. Alors, écoutez, ce rapport de l'OCPM est accueilli dans ces temps des fêtes avec beaucoup d'espoir, non seulement de la part de mon collègue Julien et de moi-même, mais aussi de la part de plusieurs citoyens. Il y a de l'espoir parce que plusieurs des recommandations qui ont été présentées par l'OCPM reflètent des préoccupations qui ont été manifestées par des citoyens, mais aussi dans les mémoires qu'on a déposées et qu'on a présentées lors de la consultation. Je tiens tout d'abord à souligner et à dire bravo, bravo aux citoyens de Lurieille qui ont participé en grand nombre à cette consultation. En fait, entre août et septembre 2024, nous avons eu quand même une mobilisation citoyenne assez importante. Nous avons eu 203 personnes qui ont été présentes. Pour la séance d'information et la présentation, en fait, des opinions lors de l'OCPM. Il y a eu 257 mémoires et présentations, questions en ligne et en personne aussi. Alors, écoutez, moi, je tiens à féliciter les citoyens parce que c'est quand même pas facile de prendre la parole dans un contexte comme celui-là. Ça demande du courage. Alors, bravo! Écoutez, personnellement, de mon côté, je me suis donnée à la tâche parce que pour moi, c'était essentiel d'aller à l'écoute des citoyens j'ai rencontré environ 150 personnes lors des séances de discussions avec elles pour pouvoir vraiment prendre le pouls de leurs sentiments par rapport à ces projets-là de réaménagement de la place Versailles. Et des personnes de toutes sortes de milieux, que ce soit les HLM, que ce soit les résidences pour personnes aînées, que ce soit des familles. Alors, je remercie les citoyens qui se sont prêtés au jeu et qui ont été là pour discuter avec moi. Je tiens à dire, tant que c'est mentionné, que les recommandations, plusieurs d'entre elles reflètent aussi aussi les préoccupations des citoyens. Alors, je vais donner quelques exemples rapidement. Vous savez, une des choses qui revenait très souvent chez les citoyens, c'était cette peur par rapport à la durée des travaux et les conséquences que cela pouvait avoir au niveau de la circulation, au niveau de la perte de valeur des propriétés qu'ils avaient, au niveau du bruit, au niveau de la poussière, entre autres. Il y avait aussi la question de la perte d'un lieu de socialisation parce s'entend que pour plusieurs Montréalais et Montréalaises, non seulement ceux qui vivent dans mon secteur, mais dans l'est de Montréal, la place Versailles, c'est vraiment un endroit pour socialiser, surtout parce que dans le coin, on n'a pas vraiment un centre communautaire. Notre bibliothèque, les gens travaillent fort, mais elle est quand même très petite. Alors, c'est vraiment un lieu de rencontre aussi. Du côté de l'OCPM, on demande à ce qu'il y ait une révision du façade pour pour concentrer les travaux de certaines faces de manière plus simultanée pour rendre la vie plus facile aux citoyens et citoyennes du secteur. Dans la recommandation 4 aussi, on prend note de quelque chose de très important, puis j'espère que cette administration va vraiment être à l'écoute. On parle du fait qu'il n'y a pas eu de suivi formel par rapport aux recommandations, aux demandes, aux commentaires qui ont été faits par plusieurs des citoyens dans le secteur. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est vraiment l'OCPM qui les mentionne, pour dire que les commentaires que les citoyens ont faits lors des séances d'information qui ont été tenues par les promoteurs n'ont pas été pris, et c'est le promoteur lui-même qui l'a admis, n'ont pas été tenus en compte lors de la présentation du projet par la suite. Alors, on demande vraiment à ce qu'il y ait une instance de concertation qui soit composée de citoyens et que cela soit enchâssé dans l'entente de développement qu'il va y avoir avec l'arrondissement pour pas qu'on se retrouve encore une fois avec des situations, un manque de suivi avec les citoyens. Finalement, à la recommandation 12, on parle d'un enjeu qui inquiète beaucoup les citoyens, que nous on avait amené, mon collègue en a parlé, c'est la question des auteurs. Parce que oui, on veut construire, puis on est d'accord pour la construction parce qu'on en a besoin, mais il faut quand même pas venir dénaturer le milieu de vie de certains, des sites dans le secteur, et il faut faire ça avec le respect. Alors vraiment, il y avait beaucoup de citoyens surtout qui se retrouvent sur la rue Pierre-Corneille, qui ont été complètement oubliés dans ces projets-là et qui me disaient, madame Bramon, est-ce que c'est parce qu'on est des gens qui ont moins d'argent que ceux qui ont des propriétés? Est-ce que c'est parce que l'administration ne nous considère pas comme des citoyens qui paient des taxes? C'est quoi l'enjeu? Alors ici, on voit qu'on a demandé à ce que cet enjeu-là soit tenu en compte. Alors moi, j'espère, puis je tiens à le demander, à ce que les élus de Projet Montréal puissent écouter, parce que là maintenant, c'est à eux d'écouter les citoyens et de prendre en compte les recommandations qui ont été faites. J'espère, puis je le dis au nom des citoyens qui me le demandent, à ce qu'on ne revienne pas avec une situation comme celle de Camillien-Houde, comme celle de SPAR Children. J'espère vraiment que l'administration va être à l'écoute des citoyens qui, eux, ont fait leur part, de l'OCPM qui, elle, a fait sa part, pour ne pas qu'on passe à un autre dossier Ou écoutez, c'est du blabla, on légitimise les dossiers avec des belles consultations, mais à la fin de la journée, on n'écoute pas les citoyennes et citoyens de Montréal. Merci, madame la mairesse.
Martine Musau Muele ◌1:54:45
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌1:54:49
Merci beaucoup, madame la présidente. Sur une note plus positive, là, on accueille bien évidemment avec beaucoup d'enthousiasme ce rapport de l'Office de consultation publique de Montréal. C'est toujours intéressant une démarche démocratique comme ça parce qu'au-delà d'un rapport avec des recommandations, 23 dans le cadre de ce rapport-ci, ben c'est tout aussi une démarche d'échanges et de mise en relation entre la population, les développeurs, puis je dirais un peu de littératie qui est faite à travers ça aussi, tu sais, pour un peu échanger sur les nombreux défis, des fois des propositions qui peuvent aussi être contradictoires quand on demande de répondre à la crise du logement en faisant plus de de logements, mais bon, après, comment on est capable de faire des formes urbaines en termes de hauteur, en termes de densité. Donc, je remercie vraiment fortement les citoyens et citoyennes de Montréal qui ont participé en grand nombre à cette consultation et aussi les commissaires de l'OCPM qui ont tenté avec brio, je trouve, de traduire des fois des opinions qui pouvaient rentrer en conflit les unes avec les autres. Puis après, une fois ce rapport-là reçu, c'est à notre administration de prendre ces éléments-là puis d'établir des orientations et des choix et de travailler avec le promoteur. Donc, bien évidemment, la place Versailles, c'est pas anodin. Moi, comme petit gars qui a grandi dans Hochelaga-Maisonneuve pendant de 0 à 27 ans, donc c'était là qu'on allait faire le magasinage de Noël, mais aussi à plusieurs moments où ma mère m'amenait. Puis je veux dire, j'en garde de bons souvenirs au-delà de la chanson qu'on attendait lors de la publicité que je vous mets toute dans la tête et tous dans la tête présentement. Et voilà, chanté par mon éminent collègue juste à côté. Bien évidemment, bien évidemment, on reconnaît le sentiment d'attachement que les gens peuvent avoir envers ce centre d'achat qui est au-delà d'un centre d'achat. Ma collègue l'a abordé, qui peut être un lieu de rencontre. C'est un peu l'avenir aussi que plusieurs endroits comme ça à travers le monde vont être portés parce que, bien évidemment, ils ont été développés à une période où on était sur le tout-à-l'auto. Donc, grands stationnements, des mares de stationnement, très peu d'espaces verts, très peu de lieux justement qui sont propices aussi à la socialisation. Donc, on s'est arrangé avec ces lieux-là, puis finalement, ça a donné des choses quand même positives pour un certain temps. Mais aujourd'hui, on est à une époque de régénération, une époque de régénération pour faire face à la crise climatique, mais faire face aussi et surtout à la crise du logement. Donc, de savoir que pour l'est, qui qu'il y a des besoins grandissants à côté d'une station de métro qui est sous-utilisée par rapport à ce qu'elle pourrait offrir justement en transport collectif, eh bien, c'est une excellente nouvelle d'avoir une offre de logements, mais une offre aussi d'espaces extérieurs, d'espaces de rencontres. Par la suite, il y a un élément qui est sine qua non, on est en crise du logement, puis bien évidemment, pour nous aussi, on est très heureux d'avoir entendu ça de la part des citoyens. Je suis heureux de l'entendre de la part de mon collègue monsieur Hénault-Ratelle. Quand la commission dit on doit respecter le règlement pour une métropole mixte, c'est justement pour des projets de régénération comme ça que le règlement pour une métropole mixte a été mis en place, pour s'assurer que oui, il y a une offre, mais on peut pas juste se baser sur l'offre et la demande pour créer l'abordabilité. Des fois, il faut aider un peu l'abordabilité. C'est pour ça que quand il y a des projets de changement de zonage, quand il y a des changements d'affectation, eh bien oui, on vote ici cette Chambre des zones abordables pour faire en sorte que, ben, il y a un bénéfice qui est donné à celui qui veut développer. Mais avec bénéfice vient une responsabilité. Grand pouvoir, grande responsabilité, comme le disait Spider-Man. Donc, c'est très important pour nous que, bien évidemment, ça se concrétise sur le terrain et on a des attentes qui sont très élevées. L'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, avec qui on collabore depuis le début dans le cadre de ce projet-là, parce qu'ils ont fait un travail exemplaire d'accompagnement d'un promoteur qui est qui est devant un grand défi, une requalification d'un secteur dans un endroit où les gens, ben, ils sont préoccupés par les changements, ils veulent être partie prenante de la démarche et ils veulent qu'aussi les projets leur ressemblent et répondent à leurs besoins et leurs aspirations. Donc, bien évidemment, aujourd'hui, ben, nous, on va recevoir ces orientations-là, ces 23 recommandations-là, et très, très rapidement, on est déjà en contact avec eux, avec les services de l'habitation, avec l'arrondissement nos attentes en termes de logement social sur site vont être au niveau de ceux de la population, bien évidemment, et on va vouloir accompagner le promoteur dans ce sens-là. Et fort heureusement, je pense qu'on peut se féliciter, madame la présidente, d'avoir une administration qui a eu le courage de mettre en place la réglementation justement pour faire en sorte qu'on ait des leviers auprès des développeurs privés, justement pour assurer une intégration. Et je parle ici bien évidemment du règlement pour une métropole mixte qui a été portée dans l'administration. Donc bref, je me restreindrai ici et je laisserai à mon collègue monsieur Pierre Lessard-Blais ajouter certains éléments, mais on accueille avec énormément d'ouverture le rapport de l'OCPM à cet égard. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:59:49
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌1:59:53
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci à mes collègues qui ont intervenu avant moi. Donc avant tout, je tiens à remercier les quelques centaines de citoyens, plus de 200 participants qui ont participé à l'OCPM sur la place Versailles. C'est toute une opération de communication, 8000 dépliants qui ont été envoyés aux citoyens. On a 56 mémoires qui ont été déposées. J'ai participé aussi à certaines soirées, mes collègues aussi. Donc, merci à tous les citoyens qui ont permis la rédaction de ce rapport étoffé de la part de l'Office de consultation publique de Montréal. Donc, un gros merci aussi à cette organisation-là qui nous fait une vingtaine de recommandations qu'on a lues avec beaucoup d'assiduité. Donc, il y en a certes, on ne les abordera pas toutes aujourd'hui. Je veux quand même souligner certaines qui me tiennent à cœur. Premièrement, eh bien, la première recommandation, c'est d'approuver les 2 projets de règlements proposés. Donc, on a l'OCPM qui une bonification du projet, mais qui propose aussi d'aller de l'avant. Il y a plusieurs recommandations, telles qu'ont été dites par ma collègue de Louis-Riel, sur l'importance de la concertation, l'importance de la communication avec les citoyens. Ça, je pense que ça va être essentiel et on va travailler pour pouvoir mettre ça en œuvre. Donc, lorsqu'on parle de mise à jour du projet, de participation de la santé publique, de toujours parler de mesures de mitigation, d'apaisement, donc nous, on est très très favorable à toutes ces choses-là. Mon collègue monsieur Beaudry vient de souligner l'importance d'augmenter de façon importante la place du logement hors marché. Je suis entièrement d'accord sur ces propos de monsieur Beaudry, les propos de monsieur Hénault-Ratelle aussi là-dessus, qui lui, si j'ai bien compris, vise un ratio de 20% hors marché dans ses propos. Donc, je salue ces propos et je les soutiens. Simplement pour rappeler que c'est une immense reconfiguration d'un site dont les beaux jours sont derrière lui. On a beaucoup d'appréciation pour Place Versailles, mais ce que la famille qui possède Place Versailles, lorsqu'ils sont venus voir l'arrondissement, ils ont dit, partout en Amérique du Nord, les centres d'achats doivent se reconfigurer. On a de la misère à trouver des locataires, on est compétitionné par Amazon et le commerce en ligne, donc on doit se renouveler. Et il voulait, comme dans les années 1950, marquer un grand coup pour l'est de Montréal. D'ailleurs, la dernière recommandation de l'OCPM, c'est de souligner cette idée-là de mettre de l'avant le concept de Porte de l'Est pour que ce bâtiment là et ce nouveau projet devienne porteur de fierté pour l'est de Montréal, comme Place Versailles l'a été pour les 70 dernières années. Donc, le projet est particulièrement intéressant, mais avant tout par sa densité. Je pense qu'on a entendu des heures de débats ici pour dire que c'est important de construire du logement, qu'il soit hors marché ou privé, pour loger davantage de Montréalais. Donc, avoir 5000 unités d'habitations. Donc ça, ça veut dire encore plus d'habitants qui vont être collés sur la station de métro, collés sur la 25, collés sur le réseau d'autobus régional du Grand Montréal aussi. Ça va être extraordinaire pour, en termes de réduire nos gaz à effet de serre, mais aussi offrir des options qui sont efficaces pour nos concitoyens. On doit se rappeler que présentement, Place Versailles, c'est un immense îlot îlots de chaleur et qu'on est plusieurs dans cette salle, tant du côté du pouvoir que de l'opposition, à avoir dit dans l'est de Montréal, on doit avoir plus d'espaces verts. Eh bien, on va transformer cet immense îlot de chaleur-là non seulement en habitations, mais aussi en création de 2 parcs qui vont totaliser 12 000 mètres carrés. Ça veut dire quoi? C'est un petit peu plus grand que le parc Laurier, qui est très reconnu et très apprécié à Montréal. Donc, on va avoir un parc un petit peu plus grand avec ces deux parcs-là, mais on va aussi ajouter des rues partagées. Il va aussi y avoir donc des rues partagées, un espace civique, des connexions directes avec le système de transport en commun. Et élément qui est un peu banal, mais très intéressant, qui fait une immense différence à long terme, c'est que la plantation des arbres va être de pleine terre. Partout sur le site. Donc, ce que ça veut dire, c'est qu'à la place de planter des arbres sur 1 mètre de terre où est-ce que tu as le stationnement souterrain en dessous, tu as des arbres en pleine terre qui vont pouvoir vieillir et devenir majestueux dans 30, 40, 50 ans. Donc, ça va vraiment amener un immense plus au projet. J'ai 5 minutes, madame la présidente, donc je vais terminer là-dessus. C'est un projet aussi où est-ce qu'on va avoir seulement 3% des stationnements sur rue, donc tout va être souterrain, donc un immense ajout pour l'est de Montréal et ça va nous faire plaisir de travailler avec les collègues de l'opposition aussi et tout le monde dans cette salle pour bonifier le projet et le représenter prochainement aux Montréalais. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:05:08
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.07. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:05:15
Madame la présidente, cela termine le chapitre 7. Cela nous amène au chapitre 11. Et s'il y a des— est-ce qu'il y a des dépôts de pétitions, monsieur le greffier? Aucune ce mois-ci. Merveilleux cela. Le chapitre 15, on va y revenir puisque c'est à 17 h 15 que nous appelons la première déclaration. Alors, ça va nous amener à entamer le chapitre 80, la rubrique 20 du chapitre 80. Je vous regardais dubitativement, monsieur le greffier, vous aviez un point d'interrogation dans le visage, mais non, c'était pas à moi que ça s'adressait.
Alan DeSousa ◌2:05:48
Parfait.
François Limoges ◌2:05:49
Alors, j'enchaîne avec la réunification des items 20.01 à 20.05. En 20.01, on exerce l'option de renouvellement de 12 mois et on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à la compagnie de location Auto-Entreprises Canada et Location Sauvageau. En 20-02, on accorde un contrat à Équipements SH Inc. pour l'aménagement de 195 véhicules identifiés Ford Explorer du Service de police de la Ville de Montréal. En 20-03, on conclut des ententes-cadres avec Saint-Laurent Suspension d'Automobile Canada et Ressorts Idéal. En 20-04, on conclut une entente-cadre pour une période de 24 mois avec Crosley Canada pour la fourniture de robinets van. Et en 20-05, on approuve le renouvellement de l'entente-cadre entre la Ville de Montréal et l'Association des transports du Canada pour une durée de 3 ans.
Martine Musau Muele ◌2:06:42
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌2:06:45
Merci beaucoup, madame la présidente. J'interviens sur le point, merci beaucoup, madame la présidente. J'interviens sur le point 80-02. Ben, si je prends la parole aujourd'hui, c'est pour souligner un enjeu très important qui dépasse le simple cadre de l'attribution de ce contrat à Équipements SH Inc. pour l'aménagement de 195 véhicules Ford Explorer destinés au service de police de la Ville de Montréal. En effet, si ce contrat d'une valeur de 1 004 253$ incluant les contingences représente une étape cruciale pour moderniser la flotte des véhicules du SPVM, il met également en lumière des défis récurrents auxquels nous faisons face en matière de gestion et de modernisation des équipements policiers. Madame la présidente, je parle ici des retards coûteux et une technologie dépassée. Il est essentiel de reconnaître que la modernisation des véhicules du service de police alimentaire Montréal accuse un retard significatif par rapport à d'autres grandes villes nord-américaines. Ce retard n'est pas qu'une question esthétique ou logistique, il a des impacts concrets sur l'efficacité opérationnelle de notre police. À titre d'exemple, de nombreuses villes comparables disposent déjà de véhicules équipés de technologies de pointe qui facilitent les interventions en temps réel. Ces outils incluent des systèmes d'alerte avancés, des caméras intégrées capables de transmettre les images en direct au centre de commandement, des scanners automatiques de plaques d'immatriculation et des dispositifs de communication ultramodernes. Ces technologies ne sont plus des innovations futuristes, mais des standards dans le domaine policier. Or, à Montréal, nous accusons un retard préoccupant. La technologie actuellement déployée dans les autopatrouilles du SPVM est non seulement obsolète, mais elle crée également des inefficacités. Cela affecte grandement et directement la capacité de nos policiers et policières à intervenir rapidement et efficacement, compromettant ainsi leur sécurité et celle des citoyens et citoyennes qu'ils servent. Madame la présidente, je parle également ici des retards dans les ateliers mécaniques. Le problème ne s'arrête pas à l'acquisition des véhicules. Un autre enjeu critique est le temps qu'il faut pour intégrer les nouvelles technologies dans les véhicules une fois qu'ils sont livrés. Nos ateliers mécaniques, déjà sous pression, peinent à suivre le rythme. Cela entraîne des délais très importants avant que les véhicules soient prêts à être déployés et patrouiller sur le terrain. Ce retard combiné à des équipements déjà dépassés nuisent à la compétitivité et l'efficacité de notre service de police par rapport à d'autres municipalités. Madame la Présidente, je fais ici un appel à une gestion beaucoup plus proactive de la part de cette administration. Il est impératif que la Ville adopte une approche plus proactive et visionnaire en matière de modernisation des équipements policiers. Cela implique une planification anticipée des achats, et des intégrations technologiques pour éviter les délais inutiles. Deuxièmement, un renforcement des capacités des ateliers mécaniques pour assurer une mise en service rapide des véhicules de police. Troisièmement, un alignement sur les meilleures pratiques d'autres villes qui ont su et qui ont pu intégrer rapidement des technologies modernes dans leurs véhicules policiers. Il ne s'agit pas seulement d'acheter des voitures, Madame la Présidente, il s'agit surtout de doter nos policiers et policières des outils nécessaires pour assurer leur sécurité et celle des Montréalais et Montréalaises. Ce contrat représente une dépense très importante et il est de notre responsabilité de garantir que chaque dollar investi génère à la fois des résultats concrets et les résultats escomptés. En conclusion, Madame la Présidente, bien que l'attribution de ce contrat à Équipements SH Inc. soit une avancée, il est urgent d'adresser les problèmes structurels qui freinent la modernisation de nos véhicules policiers Montréal doit cesser d'accumuler des retards et viser à être un leader et non un suiveur en matière de technologie policière. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:10:37
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌2:10:39
Merci, madame la présidente. Alors, pour répondre à mon collègue en droit de réplique sur le point 20.02, je crois, sur les véhicules de police. En fait, c'est une excellente nouvelle parce qu'on va aménager 169 véhicules de police, des police packs, qui sont tant attendus. Vous savez, en ce moment, la police, on a besoin de 585 véhicules et on en a juste 523. Il nous en manque 62. Il en manque 62, mais on avait prévu il y a plusieurs années, on en a commandé énormément. Malheureusement, les véhicules qu'on a commandés, des véhicules électriques ne pouvaient pas être produites assez vite. Alors, on a changé des véhicules électriques pour aller vers, malheureusement, mais c'était nécessaire, vers des véhicules à essence pour pouvoir aller chercher rapidement des véhicules pour la police. Malheureusement, les Ford Explorer, ils n'en faisaient plus, ils ne pouvaient pas les livrer à temps. En tout cas, il y a une marque de Ford qui ne pouvait pas livrer. Alors, on est allé chercher des Ford Explorer, on a fait une commande avec eux, Et malheureusement, ils n'ont même pas pu respecter leur contrat. Alors, ils vont nous livrer, Ford va quand même nous livrer une partie des véhicules cette année, une partie des véhicules l'année prochaine. Mais comme ils ne sont pas capables de nous livrer l'entièreté des véhicules nécessaires pour la police, on est allé chercher aussi des Ford hybrides. On va en avoir 145 et ils vont être livrés cette année, l'année prochaine et encore en 2026. Et ça aussi, on ne pouvait pas en avoir assez. Alors, on est allé chercher des Dodge Durango. On en prend une centaine. Alors, on va en avoir, ceux-là, l'année prochaine et encore l'année d'après. Et oui, il faut après, une fois qu'ils sont reçus, il faut les aménager. Est-ce qu'on peut faire mieux pour les aménager? Sûrement. Ce n'est pas mon expertise, mais oui, je pense qu'on peut améliorer la technologie à l'intérieur des autos de police. Et aussi améliorer la vitesse par laquelle on les aménage. Ce qu'on fait en ce moment pour le service de police, c'est que comme ils n'ont pas toutes les police packs qu'ils doivent avoir, on est en train de leur donner quand même, à peu près à 3 véhicules par semaine, ils ont d'autres sortes de véhicules dont ils ont aussi besoin, alors qu'ils sont aménagés. Alors même, je pense qu'à toutes les semaines, ils ont 3 véhicules, et ça encore jusqu'à quelques mois pour qu'on attrape le retard. Alors, ce n'est vraiment pas par manque de volonté de notre administration ni par manque de courage et de vision du directeur de notre service, parce qu'il s'est pris très, très en avance, mais malheureusement, à cause de la pandémie et du marché actuel, on n'a pas pu faire venir les polices, les polices avec tous les véhicules nécessaires. Alors nous, on va commencer par combler le manque de véhicules et après ça, on va les aménager et après ça, oui, on va devoir aménager améliorer la technologie. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:13:38
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:13:48
Oui, madame la présidente, cela nous amène à réunir les items 26 à 27. En 26, on approuve le bail par lequel la Ville loue du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Est-de-l'Île-de-Montréal des espaces situé sur le boulevard Peyras. En 20-07, on approuve le projet de convention de modification du bail intervenu entre la Ville de Montréal et Logistex Services Maritimes. En 20-08, on accorde un contrat de gré à gré à NoviPro par l'entremise de son entente avec le Centre d'acquisitions gouvernementales. En 20-09, on accorde un prêt financier de 195 000 à l'organisme Regroupement des magasins Partage de l'Île-de-Montréal. Et en 20-10, on exerce l'option de renouvellement de 2 ans, on autorise la dépense d'une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Recyclage Notre-Dame.
Martine Musau Muele ◌2:14:33
Monsieur Abdelhak Sari.
Abdelhaq Sari ◌2:14:42
Merci beaucoup, madame la présidente. Si vous le permettez, je vais intervenir sur 2 points, le 82006, et par la suite, j'interviendrai sur le point 82008. Pour le premier point, madame la présidente, je salue aujourd'hui le renouvellement de ce bail pour des espaces destinés à la formation des policiers et policières du Service de police de la Ville de Montréal. C'est une étape très importante pour maintenir les compétences de nos agents et agentes. Toutefois, ce dossier met en lumière des lacunes préoccupantes dans la formation continue de nos policiers et policières qui méritent une attention immédiate. Bien que le Service de police de la Ville de Montréal ait augmenté la superficie totale dédiée à la formation depuis 2018, notamment avec le déménagement d'une partie des activités à Anjou, les ressources disponibles restent insuffisantes, surtout pour les patrouilleurs. Par exemple, Madame la Présidente, la formation au tir obligatoire pour tous les policiers et policières souffre d'un manque criant d'infrastructures. En 2017, le SPVM estimait avoir besoin de 24 pas de tir pour répondre aux besoins de qualification. Aujourd'hui, il n'en dispose que de 9 fonction et bien que la réfection de 4 pas de tir au centre opérationnel nord soit en cours, cela reste largement insuffisant pour les besoins escomptés. De plus, le champ de tir extérieur loué à Laval, essentiel à ces formations, est menacé de fermeture, ce qui aggraverait encore cette situation. Les retards dans la construction de pas de salles de tir avec les 16 pas de tir prévus à l'édifice jacinthe Fiffes de dans le Montréal-Est démontre également un manque de planification à long terme. Mais le problème vient bien au-delà du tir sur cible, Madame la Présidente, comme le soulignait le coroner Maloin dans son rapport de décès tragique de Pierre Correlian. La formation en désescalade et en intervention de crise devra être obligatoire et mise à jour annuellement. Or, elle demeure opérationnelle, je dirais, elle demeure plutôt optionnelle face à ces constats. J'ai 3 questions, Madame la Présidente. La première: l'administration estime-t-elle avoir suffisamment d'espace et d'équipements pour répondre aux besoins actuels et futurs de la formation continue des policiers et policières, notamment pour les patrouilleurs? Deuxième question: la Ville loue-t-elle toujours le champ de tir à Laval et à quel coût ces dernières années? Troisième question: quelles sont les intentions concrètes du Service de police de la Ville de Montréal pour renforcer les formations sur la désescalade et l'intervention en crise, et cette formation sera-t-elle rendue obligatoire sous peu? Madame la présidente, il est crucial que nous donnions au Service de police de la Ville de Montréal les moyens de garantir non seulement la sécurité de ses agents et agentes, mais aussi celle des Montréalais et Montréalaises grâce à une formation globale, moderne et en continu. Sur le point, cette fois-ci, 802008. Madame la présidente, je dois vous le dire franchement, je suis profondément inquiet de la manière dont cette administration gère les finances publiques, en particulier en ce qui concerne le Service des technologies de l'information. Personne ici n'ignore que le Service des TI est omniprésent dans toutes les sphères de la Ville de Montréal. Il soutient toutes les fonctions administratives, touche chaque service offert aux citoyens et citoyennes et impacte directement le travail de nos employés, des cols bleus, des cols blancs, des cadres, des élus, au SPVM et au CIM et j'en passe. Ce service est le cœur névralgique de l'écosystème municipal et son efficacité détermine le bon fonctionnement de toute la ville. Investir dans les technologies de l'information est indispensable. Madame la présidente, mais encore faut-il savoir investir d'une manière intelligente et intelligemment. Et comme je l'ai dit à maintes reprises dans cette enceinte, il est de notre devoir de garantir aux Montréalais et Montréalaises qu'ils payent toujours le juste prix pour ces investissements. Or, le rapport déposé en novembre 2024 par le bureau de vérificateurs, bien évidemment, vient jeter au sérieux doute les prix prétendues bien évidemment économies réalisées par les services d'ETI, notamment par le biais du centre d'acquisition gouvernementale. Rappelons que le centre d'acquisition créé en 2020 a pour mission d'optimiser les acquisitions gouvernementales. Alors ce qu'on demande ici, Madame la Présidente, ces regroupements, bien évidemment on a des lacunes qui ont été observées et qui sont très préoccupantes, des regroupements d'achats inefficients, plusieurs regroupements prévus ne sont tout simplement pas réalisés, limitant ainsi l'efficacité du programme. Un manque de transparence sur les économies générées: le centre d'acquisition ne mesure pas concrètement les économies et les informations divulguées ne permettent pas d'évaluer leur réelle portée. Des critères de qualité et de durabilité négligés: les contrats attribués ne tiennent pas toujours compte de la qualité de l'achat québécois ou du développement durable, les éléments pourtant essentiels. Un suivi, quatrièmement, un suivi déficient des acquisitions parce qu'on ne dispose pas des outils nécessaires pour suivre ces acquisitions regroupées et évaluer leurs performances. Madame la présidente, ces contrats, excusez-moi, ces constats sont particulièrement préoccupants lorsqu'on sait que le domaine des TI, il n'est pas rare que des contrats soient passés de gré à gré via le CAG sans véritable veille pour s'assurer que le meilleur prix est obtenue. Bien que les recommandations du vérificateur général ciblent directement le centre, bien évidemment ici le CAQ, je lance un appel aux services des technologies de l'information de la Ville de Montréal. Faites preuve de vigilance accrue lorsque l'argent des contribuables montréalais et montréalaises est en jeu. Aucune approximation, aucune négligence ne peut être tolérée. Madame la présidente, chaque dollar investi doit avoir une valeur réelle et tangible pour les citoyens et citoyennes. Il est de notre responsabilité de veiller à ce que les processus d'acquisition soient transparents, que les procédures, bien évidemment, d'acquisition également soient efficaces et exemptes de tout gaspillage. Là-dessus, je vous dis merci pour votre attention.
Martine Musau Muele ◌2:20:48
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌2:20:54
Merci, madame la présidente. Alors, mon intervention porte sur le point 20.10. Alors, madame la présidente, il est question aujourd'hui de prolonger et d'autoriser une dépense additionnelle pour le contrat d'élimination des ordures ménagères dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, entre autres. L'espacement de la collecte aux 2 semaines dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve suscite une grande importance chez nos résidents, que je peux d'une certaine manière ou d'une autre comprendre. En fait, les rues sont très souvent avec plein de déchets. On le sent quand on se promener cet été, on sent, ça sent mauvais, on entend les bruits là des insectes. Écoutez, pour ceux et celles qui sont curieux de savoir comment ça se passe, je vous invite à aller visiter la page qui a été créée par des citoyens, la page Facebook qui s'appelle Ensemble contre l'insalubrité, où à chaque jour, même pendant l'hiver, les citoyens documentent cette situation, et aussi à faire une révision au niveau de l'ensemble des journaux qui ont suivi cette nouvelle. Alors, madame la présidente, cette mesure a pourtant fonctionné, en fait, dans l'arrondissement de mon collègue Alan DeSousa. Et je sais que lors de la dernière intervention dans ce conseil sur ce sujet, j'ai reçu des attaques personnelles et je me suis fait dire par mon collègue de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve que la conseillère, et je le cite, ne comprend rien. Alors, mais écoutez, chez nous, à Saint-Laurent, là, de notre côté, ça a fonctionné. Mais la raison pour laquelle ça a fonctionné, madame la présidente, c'est parce qu'à la différence de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, les collègues au niveau de Saint-Laurent ont été à l'écoute.
Martine Musau Muele ◌2:22:36
Permettez un instant, madame Zuniga Ramos, je vois une intervention souhaitée de monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:22:42
Oui, madame la présidente, j'aimerais juste que la conseillère nous parle en quoi son intervention est en lien avec le renouvellement de 2 ans dans le cadre du contrat qui est accordé à Recyclage Notre-Dame. On cherche le lien. Ça serait le fun qu'il soit précisé.
Martine Musau Muele ◌2:23:00
Madame Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌2:23:01
Ça va, merci de m'écouter, c'est apprécié. Puis vous allez voir, là, je m'en vais en plein là-dedans. Alors, l'insensibilité face à cette réalité vécue par les résidents a même été menée, a mené les élus de Projet Montréal à rejeter la motion qu'on a proposée avec mon collègue Julien, dans laquelle on demandait simplement de conserver une collecte des ordures ménagères une fois par semaine pendant la saison estivale. Pour revenir plus rapidement au point, parce que je sais que mon collègue a hâte de m'entendre à cet égard, les poubelles à MHM, on aime ça nous entendre parler de ça. Alors écoutez, ce qui nous est présenté aujourd'hui, je me suis penchée sur les raisons de l'augmentation des dépenses additionnelles pour ces contrats-là. Le sommaire décisionnel fait en fait état d'une augmentation des quantités d'ordures ménagères à éliminer par rapport aux prévisions établies au moment du recueil des besoins. Fin de la citation qui est dans le sommaire. L'idée, en fait, du déplacement de la collecte, en fait, demeure de réduire la quantité d'ordures ménagères qui été enfouie. On constate alors, malheureusement, que ce n'est pas le cas dans l'arrondissement. En fait, à la page 5 du sommaire décisionnel, pour répondre à la question de mon collègue, les tableaux sur la quantité d'ordures ménagères projetée par les territoires indiquent que l'arrondissement prévoit dépenser près de 5000 tonnes de plus que ce qui avait été projeté lors du contrat initial en 2020. Pire encore, les quantités projetées pour 2026 à 2027, madame la présidente, sont supérieures, supérieures à celles qui avaient été projetées pour les années précédentes dans le contrat de 2020. Alors, c'est vraiment à ça que je voulais faire référence. Pourtant, les quantités devraient diminuer, parce que c'est ça la logique dans cette histoire. D'année en année, ça devrait diminuer. C'est la raison pour laquelle Cette mesure a été mise en place, puis je tiens à le dire, on a été d'accord parce qu'on peut pas être contre la vertu. On a été d'accord parce qu'on le sait que ça peut fonctionner comme ça a fonctionné à Saint-Laurent. Malheureusement, ici, on le voit là que ça diminue pas. Alors, les citoyens sont aux prises avec une situation qui est inconcevable, avec une situation qui ne peut pas être tolérée, des saletés, des vermines des odeurs dégueulasses. Et j'essaie de savoir comment est-ce que l'arrondissement pourra en fait convaincre la population du bienfait de ces choses-là, du bienfait de la procédure, pas de l'idée. L'idée est bonne, mais malheureusement, c'est pas moi qui comprends rien, c'est en fait les citoyens qui se plaignent et qui documentent à chaque jour avec des photos une situation qui est intolérable. Alors je me demande comment est-ce que cette administration va réussir à convaincre les citoyens qu'elle cette mesure est bonne et peut-être même à convaincre leurs collègues des autres arrondissements comme le Plateau et les autres à mettre en place cette mesure, car malheureusement les poubelles ne feront qu'augmenter et augmenter. Alors, madame la présidente, sur ça, merci. Et je veux voir si en 2025, les collègues de l'autre côté de la salle qui ont tellement été, qui ont tellement appuyé cette mesure vont la mettre en place dans leurs arrondissements de la même façon que que ça a été fait à MHN. J'ai hâte de voir les photos des citoyens qui vont se multiplier avec cette mauvaise procédure.
Martine Musau Muele ◌2:26:31
Merci. Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌2:26:36
Merci beaucoup, madame la présidente. Vous me voyez encore une fois complètement désemparée là sur ce sujet. Je reçois des questions, je ne comprends pas. Même ChatGPT ou Copilot, quand il écrit une question, Il peut l'écrire mieux que ça, là, si vous forcez. Donc, cela dit, en droit de réplique sur le point 80.20.08, il s'agit tout simplement d'une prolongation d'un contrat IBM pour pouvoir faire la sauvegarde de nos données. Il n'y a aucun scandale, il n'y a aucune inquiétude, toutes les choses fonctionnent très bien. On avance parce qu'en plus, On passe de la version 7 à la version 8. Il n'y en a aucune inquiétude, madame la présidente. Et j'ai été toujours très ouverte et j'ai toujours répondu à toutes les questions qui ont été posées par l'opposition. Mais ce qui me trouble profondément, c'est quand on pose une question ou on te traite d'incompétent et tu tournes le dos, tu quittes la salle et tu reviens 3 heures après. Ça, là, j'ai beaucoup de misère. Cela dit, il n'y a aucun scandale en soutien informatique, en technologies de l'information. On donne la majorité de nos contrats à travers le CAG, le Centre d'acquisition gouvernementale, qui nous assure une viabilité, donc une intégration de nos produits dans tous les produits informatiques utilisés dans les institutions du Québec. Donc, il n'y a pas d'inquiétude, justement, à rassurer mes collègues de voter ce sommaire décisionnel, comme d'ailleurs tous ceux que je présente dans cette instance, avec beaucoup de sérénité. Croyez-nous, là, on les lit 50 fois à haut et à travers, on vérifie autant leurs fonctionnalités que leur importance pour la ville. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:28:33
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌2:28:39
Merci. Endroit de réplique au 8206. J'ai aussi un petit peu de difficulté des fois à comprendre, pas comprendre la question, mais à voir la pertinence des questions de mon collègue vis-à-vis du dossier présenté. Je sais qu'il aime beaucoup utiliser les dossiers pour s'étendre sur d'autres sujets, mais c'est correct. Je vais bien noter les questions et ce que j'ai entendu, je ne crois pas est cohérent avec le dossier présent, mais là où il y a des réponses à donner par rapport au dossier présenté, c'est-à-dire au 8006, ça me fera plaisir de lui fournir les réponses par écrit. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:29:16
Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌2:29:18
Merci, merci, madame la présidente. Alors, en droit de réplique au point 80.10, donc il s'agit d'exercer l'option de prolongation pour l'élimination des ordures. Donc, on n'est pas dans un contrat de collecte et transport, on est vraiment dans l'élimination, donc les ordures destinées à l'enfouissement. On sait que, par exemple, au mois d'août, lorsqu'il y a eu les pluies abondantes, on a rajouté des collectes spéciales. Donc, c'est ce qui fait que le tonnage a augmenté notamment. Les efforts de réduction sont là. On a mis des réglementations pour réduire à la source. On est aussi en déploiement dans certains arrondissements de l'espacement de la collecte. C'est aussi une stratégie pour réduire l'enfouissement. On veut détourner de l'enfouissement 85% des matières à l'horizon 2030. Donc, ça veut dire on va traiter localement nos matières organiques. On a la modernisation du système de collecte, du système de recyclage, donc, qui se met en branle au 1er janvier 2025. Donc, il y a une foule d'actions en cours pour arriver à limiter ce qu'on envoie à l'enfouissement, mais cette là, elle est parfaitement cohérente avec les actions que nous menons en ce moment à l'échelle non seulement des villes, de la Ville de Montréal, mais de l'agglomération, puisqu'il s'agit l'élimination d'une compétence d'agglomération. Voilà, je vous remercie.
Martine Musau Muele ◌2:30:41
En l'absence d'autres interventions, nous tombons sur l'adoption des items énoncés aux rubriques 20.6 à 20.10 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:30:51
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 21 à 25. En 21, on accorde un soutien financier de 75 000$ à Vélo Québec. En 2012, on accorde un contrat de gré à gré à Cloud Software pour le renouvellement du contrat d'entretien et de support technique pour les licences logicielles WebFocus. En 2013, on approuve un projet d'acte par lequel la Ville cède un terrain vacant à l'organisme à but non lucratif Pavillon Bien-Aimé. En 2014, on approuve le projet d'entente de contribution entre Sa Majesté le roi du chef du gouvernement et la Ville de Montréal relatif à l'octroi d'une subvention pour la mise en œuvre du volet municipal du projet de prolongement de l'avenue Soulmier et du boulevard L'Assomption. En 2015, on accorde un contrat à Construction SAVCO pour l'exécution des travaux de restauration et la rénovation patrimoniale de la Maison Smith.
Martine Musau Muele ◌2:31:38
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:31:41
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 80-2014. Madame la présidente, le projet d'une voie réservée express entre le port de Montréal et le réseau autoroutier va avoir un impact sur la sécurisation des quartiers limitrophes, le développement économique de la ville et également sur la circulation de camions dans les quartiers résidentiels aux alentours. Cependant, le projet final de l'axe Assomption-Souligny n'a toujours pas été présenté aux riverains. La préservation du boisé Steinberg est certes une bonne nouvelle, mais elle soulève plusieurs questions sur l'accessibilité du lien Souligny pour les Montréalais et les Montréalaises vivant au nord de la rue Hochelaga. Donc, j'ai plusieurs questions à l'administration auxquelles j'aimerais bien évidemment avoir des réponses. Tout d'abord, est-ce que l'abandon du tracé Assomption Nord modifie les plans pour le réaménagement de l'axe Dickson? L'accès au lien souligné va-t-il se faire uniquement par les accès Dickson Sud et Assomption Sud, ou est-ce que l'accès Dickson Nord va être également maintenu? Si c'est le cas, l'administration a-t-elle analysé l'impact de ces changements sur la circulation de la rue Notre-Dame sur la rue Hochelaga. Alors qu'on souhaite venir moderniser, apaiser et sécuriser la rue Notre-Dame, faire de cette rue l'unique accès à Souligny est-il vraiment la meilleure des options? Et finalement, quel sera l'impact d'un réaménagement d'une structure autoroutière sur l'ancienne friche industrielle d'Assomption? Aujourd'hui, madame la présidente, les camions du port de Montréal passent en partie sur un lien temporaire qui les relie à la rue Dickson. Ce système est mal adapté, car il oblige les camions à réaliser des manœuvres complexes et dangereuse, alors que l'axe Notre-Dame est plus direct. L'administration a-t-elle envisagé de venir pérenniser ce transit en réaménageant le boulevard Dickson? Je parle d'un aménagement qui faciliterait à la fois les manœuvres des camions tout en permettant un accès plus sécuritaire pour les cyclistes et les piétons. Est-ce que c'est possible de venir garantir que le réaménagement de ce secteur va prendre en compte à la fois la sécurité des rues, l'accès aux entreprises, au port de Montréal et l'accessibilité pour les résidents. Enfin, madame la présidente, le sommaire décisionnel indique que la Ville de Montréal doit soumettre sa réclamation finale avant le 31 mars 2028. Or, le PDI prévoit que les travaux vont se dérouler entre 2026 et 2034, soit bien après le délai prescrit. Est-ce que l'administration peut également venir nous expliquer cet écart? Merci.
Martine Musau Muele ◌2:33:56
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌2:34:00
Merci, madame la présidente. En droit de réplique sur 20-14 en remplacement de ma collègue Mauserolle. Je vais vous répondre au mieux des informations qu'on a à ce stade-ci, monsieur. Je répondrai, madame la présidente, au mieux des informations qu'on a à ce stade-ci à mon collègue Hénault-Ratelle. D'abord, soyez rassurés collectivement et chers citoyens qui nous écoutent que l'argent que nous recevons ici du gouvernement fédéral a toujours été prévu dans le réaménagement d'Assemblée est soulignée pour précisément la connexion entre le port et l'autoroute afin de sécuriser l'accès des camions et réduire le camionnage sur les axes qui ont été mentionnés. On pense à Notre-Dame, on pense à Dickson, on pense évidemment à Hochelaga. Le service de l'urbanisme et de la mobilité est actuellement à travailler de nouveaux plans suite à la décision que nous avons prise comme administration de préserver le Boisé-Steinberg et de ne pas faire le prolongement d'Assomption. Donc évidemment il y a des défis d'infrastructures, il y a des défis d'aménagement et il y aura bien sûr des défis pour les quartiers alentours dans Mercier-Ouest, dans Vieux-Ville d'apaisement de la circulation. On veut surtout pas que les camions empruntent Notre-Dame, empruntent Hochelaga davantage ou se retrouvent sur des voies de circulation comme Vieux, comme Dickson ou comme Cadillac. Donc l'arrondissement et moi comme élue locale de Maisonneuve-Longue-Pointe, la première concernée par le projet dont il est fait mention, il est hors de question qu'on se retrouve avec des camions, des gros poids lourds qui se retrouvent sur les rues résidentielles. Donc on va pouvoir présenter des plans d'aménagement du nouveau secteur, je l'espère, dans la prochaine année, mais les préoccupations que mon collègue Hénault-Ratelle a, je les partage bien évidemment, et ce qui est important pour le moment, c'est qu'on s'assure que les fonds que nous avons du fédéral, nous les préservons, parce que évidemment qu'on ne veut pas ajouter des sommes additionnelles directement de la poche des Montréalais et des Montréalaises pour des sujets qui sont de compétence fédérale, ici le port, et on veut s'assurer que le plus efficacement possible on redirige le trafic lourd vers l'autoroute via le sommaire décisionnel que nous adoptons aujourd'hui. Alors voici, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:36:21
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:36:32
Madame la présidente, nous allons poursuivre avec la réunification des items 20.16 à 20.20. En 20.16, on exerce la première option de prolongation dans le cadre d'une entente-cadre conclue avec En 2017, on autorise un soutien financier à l'Office municipal d'habitation de Montréal pour la construction d'un immeuble de 82 logements situé dans la cité d'Orval. En 2018, on exerce l'option de prolongation de 12 mois dans le cadre du contrat accordé à CIMA+. En 2019, on exerce l'option de prolongation dans le cadre du contrat de gré à gré accordé à Cofomo Québec Inc. Et en 2020, on autorise une dépense additionnelle à titre de budget de variation de quantité dans le cadre du contrat accordé à la firme Constellio.
Martine Musau Muele ◌2:37:14
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌2:37:17
Merci beaucoup, madame la présidente. Je pense qu'on a appelé le point 99, à part si je me trompe.
Martine Musau Muele ◌2:37:22
26 à 20.
Abdelhaq Sari ◌2:37:23
Excellent. Alors, madame la présidente, une fois de plus, nous sommes ici pour discuter d'une demande de prolongation du contrat de services de technologie de l'information de la Ville de Montréal, et j'espère que que de l'autre côté de la salle, on va cette fois-ci comprendre un peu les propos que j'amène vraiment avec l'ensemble vraiment des descriptions, ce qui sont écrits et sont étroitement liés au sommaire décisionnel. Cette fois-ci, Madame la Présidente, c'est avec Cofomo dans le cadre de la fameuse transition infonuagique. Devons-nous être surpris et surprises ici, Madame la Présidente, qu'il y a une demande de prolongation? La réponse est malheureusement Non, c'est devenu une routine qu'on retrouve à chaque conseil de ville et à chaque mois. On nous dira sans doute de l'autre côté de la salle que tout cela est conforme, que cette prolongation de 6 mois était prévue comme option dans le contrat initial et que le coût reste dans les paramètres convenus. Mais Madame la Présidente, n'oublions pas qu'une option n'est pas une obligation. Si nous en sommes là aujourd'hui, c'est parce que, encore une fois, le service des technologies de l'information n'a pas pu respecter les échéanciers fixés. Et encore une fois, c'est rendu une routine et quelque chose pour laquelle on est toujours habitué. Les retards, Madame la Présidente, sont devenus une caractéristique récurrente de ce service et ces retards n'avantagent certainement pas les Montréalais et Montréalaises. Au contraire, ils profitent aux firmes externes qui multiplient les contrats accumulés, accumulant bien évidemment des revenus aux dépenses des, bien évidemment, de nos contribuables. Ce qui est encore plus préoccupant, madame la présidente, c'est que le terrain est idéalement préparé pour ces firmes. Et je m'explique. Quand un client, en l'occurrence la Ville de Montréal, n'impose ni échéancier rigoureux, ni échéancier à respecter, ni mécanisme clair de reddition de comptes, il devient facile pour les fournisseurs d'étirer leur mandat morcelant leurs livrables et leur accompagnement en une série infinie d'étapes. Pendant ce temps-là, aucune véritable, ou plutôt aucun véritable plan de transfert de connaissances n'est mis en place, condamnant la ville à une dépendance chronique, condamnant la ville à une dépendance chronique envers des consultants externes. Madame la présidente, faut-il s'attendre à un nouveau fiasco semblable au dossier Transfo RH qui traîne depuis des années. Ce serait un autre exemple d'un projet mal planifié, sans vision claire et sans fin de vue. Je demande donc à la responsable au niveau du comité exécutif de l'administration de prendre les mesures fermes pour que le service des technologies de l'information publie publiquement ses échéanciers détaillés. Pour tous les projets de transition infonuagique. Voilà ma demande, elle est claire. Et je pense qu'on est de droit ici, comme conseillers et conseillères, de demander un échéancier beaucoup plus clair, strict, à respecter par les firmes. Il est essentiel pour nous comme élus et pour les Montréalais et Montréalaises que puissent suivre l'avancement de ces projets. Ces travaux, bien qu'invisibles au quotidien, consomment tout autant sinon plus de fonds publics que les cônes oranges qui paraissent sur nos rues. Madame la Présidente, il est temps de mettre un terme à cette gestion laxiste des projets des technologies de l'information et de rendre des comptes aux citoyens que nous représentons. Madame la Présidente, par rapport à mes autres interventions, quand les autres côtés de la salle ne comprennent pas ça, ça m'appartient pas. Alors moi, je n'utiliserai pas ChatGPT mais au contraire, je vous demande tout simplement de lire bien votre sommaire décisionnel et de ne pas nous le répéter ici parce que j'estime que l'ensemble des élus qui sont dans la salle l'ont bien lu, que ce soit vraiment en long et en large, mais ils l'ont lu. S'il y a à me répéter ce qui est écrit dans le sommaire décisionnel, c'est là où il y a vraiment des nuances à clarifier pour l'ensemble des personnes ici et je me lèverai à chaque fois qu'il y a des ambiguïtés dans les propos et qu'il y a des choses à éclaircir pour la population. Là-dessus, je vous dis merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:41:33
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌2:41:34
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le point 80.29, ça me fait comme d'habitude très, très plaisir de répondre à toutes les questions pertinentes de mes collègues. Donc, dans le cas du dossier qu'on étudie, Il s'agit en réalité d'un renouvellement, d'une prolongation de 6 mois d'un contrat. Il ne s'agit pas d'infonuagique ou quoi que ce soit, donc je n'ai aucun plan et aucune réponse à donner sur quels vont être ou quels sont les projets des TI sur l'infonuagique. Il s'agit tout simplement d'un logiciel qui permet le contrôle à distance de nos ordinateurs pour pouvoir les dépanner. Donc, c'est une prolongation de 6 mois d'un contrat. Cela dit, je comprends les inquiétudes souvent exprimées de mon collègue, donc j'en ai répondu lors du dépôt du budget, là, quand mon collègue, bon, était parti quand j'ai répondu, à propos du fait que les technologies de l'information font appel à des consultants. Je le répète, tous les projets du consultant sont payés sur des PDI, c'est pas du BF, donc on affecte aucun poste, aucune fonction de travail. Dans la complexité informatique de nos jours, pas seulement à la Ville de Montréal, dans toutes les entreprises, les grandes institutions du monde, tout le monde fait appel à des consultants pour une raison très simple, On peut pas engager, on peut pas embaucher, si vous voulez, des spécialistes sur un domaine quand ça avance tellement vite, les technologies changent, on devrait faire une mise à jour tout le temps. D'ailleurs, dans nos contrats en sous-traitance vers les consultants, il y a toujours un volet formation pour pouvoir... Et on est toujours en contrôle de nos contrats. Donc, seulement pour rassurer tout le monde, dans le cas du... Dossier que je vous dépose aujourd'hui. C'est seulement une prolongation pour pouvoir continuer à faire la prise à distance des machines pour pouvoir les réparer. Aucun scandale, merci.
Martine Musau Muele ◌2:43:55
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques énoncées aux points 20.16 à 20.20 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:44:05
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.21 à 20.25. En 20.21, on autorise une dépense exceptionnelle pour des services spécialisés en architecture de sécurité dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec les Vieux-Conseils. En 2022, on accorde un contrat de services professionnels à Deloitte pour la fourniture de rapports d'audit dans le cadre de programmes d'aides financières. En 2023, on approuve le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue au ministre de la Cybersécurité et du Numérique des espaces situés à l'intérieur de la voûte de télécommunications sur le Mont-Royal. En En 2024, on accorde un contrat à AFCOR Construction pour des travaux de décarbonation du garage des Carrières. Et en 2025, on accorde un contrat à Quantum Électrique pour la mise à niveau de la structure de régulation Saint-Laurent.
Martine Musau Muele ◌2:44:48
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌2:44:51
Merci, madame la présidente. C'est sur 2022. Je souhaiterais juste avoir un peu d'informations de l'administration. Il y avait— c'est un seul soumissionnaire. Le dossier en question dit qu'ils n'ont pas négocié avec la sous-traitance missionnaire parce que le prix soumis est plus bas que l'estimation, sauf que le dossier ne donne pas l'estimation de la Ville. Je souhaiterais que l'administration nous fournisse cette information qui est normale pour le conseil de l'avoir. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:45:23
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌2:45:24
Oui, madame la présidente, en droit de réplique, pour répondre à mon collègue monsieur Des Sousa, je l'ai demandé l'estimé, alors je l'ai ici. Puis c'est vrai que c'était pas écrit, c'était pas habituel, c'est 156 366$. Voilà.
Martine Musau Muele ◌2:45:39
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 4, 20 poursuivants.
François Limoges ◌2:45:50
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.26 à 20.30 en 20.26. On exerce l'option de prolongation de l'entente-cadre pour les services professionnels d'architecture et d'ingénierie dans le cadre du contrat accordé au regroupement de groupes Marchand Architecture et Design Inc. et les services EXP. En 2027, on exerce l'option de prolongation d'une durée de 6 mois dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Composites Idéal. En 2028, on approuve le projet d'addinga afin de prolonger jusqu'au 30 juin 2025 la promesse bilatérale par laquelle la Ville s'engage à acquérir de l'École Maimonides d'un terrain vacant à l'angle des rues Bourdon et Tate. En 2029, on accorde un contrat de gré à gré à Groupe Tecna, une division d'ACO Solutions. Et en 2030, on accorde un soutien financier au Collectif de la gastronomie québécoise, Table Ronde, pour le projet incubateur et accélérateur pour le secteur de la gastronomie.
Martine Musau Muele ◌2:46:42
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30 des dossiers en orientation. Au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.
François Limoges ◌2:46:52
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les systèmes 2031-2035. En 2031, on exerce l'option de prolongation pour de 12 mois et on autorise une dépense additionnelle pour les services de nettoyage par tracteur-chargeur et balai mécanique dans les écocentres de l'agglomération de Montréal. En 2032, on approuve le projet d'entente d'union avec la Société de transport de Montréal visant l'exécution des travaux de réfection de la membrane de la station Béry-UQAM. En 2033, on accorde un soutien financier non récurrent de 400 000 à l'École des entrepreneurs du Québec. En 2034, on abroge la résolution CG-24-0493. En 2035, on accorde un projet d'addenda à l'acte de session du 20 octobre 2017 par lequel le gouvernement du Québec accorde à la Ville de Montréal une prolongation de délai pour réaliser la vente d'un premier terrain sur le site de l'ancien Hippodrome.
Martine Musau Muele ◌2:47:40
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:47:43
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 802035. Madame la présidente, on entend parler du développement du quartier de Namur-Hippodrome depuis des années, créant ainsi l'espoir des Montréalais de ce secteur et de partout sur l'île d'y voir un jour se construire du logement. Ce développement est essentiel pour apaiser une crise de l'habitation féroce. On aurait pensé qu'en acquérant les terrains il y a plus de 7 ans, une administration municipale proactive aurait pu se démener pour que les Montréalais puissent au moins voir les premiers logements se construire dans ce laps de temps. Mais avec Projet Montréal, on avance plutôt à reculons. Qu'est-ce que les développeurs de logements reprochent le plus à la Ville? Les conditions contraignantes et les nombreuses barrières administratives qu'elle leur impose, et par-dessus tout, son manque de planification. Et ça n'a pas manqué, madame la présidente. L'appel d'offres lancé en 2022 n'avait reçu aucune soumission pour toutes ces raisons. La seule chose concrète qu'il y ait à ce jour en habitation, c'est le nom de l'OBNL qui a remporté l'appel à projets pour développer entre 200 et 250 logements locatifs intergénérationnels. La promesse de vente du terrain devait se matérialiser en janvier de cette année, et or, la Ville a confirmé en période budgétaire que ça n'a pas été le cas. Ce que ça veut dire, c'est que l'administration de Projet Montréal a échoué à répondre aux obligations convenues dans l'acte de cession du site signé avec le gouvernement de Québec. En 2017. Et cette obligation demandait à la Ville de, et je cite, débuter le transfert de parcelles de l'immeuble au plus tard 6 années suivant la date de signature du présent acte, fin de la citation. En clair, ce transfert aurait dû se faire au plus tard en octobre 2023. On se retrouve finalement, 7 ans après, sans aucun projet de sortie de terre, à demander une extension de cette clause jusqu'en octobre 2025. Malgré cette extension de temps, je doute sincèrement que que l'administration de Projet Montréal parviendra à le faire pour toutes les raisons que j'ai évoquées précédemment. Cette prolongation est simplement une façon pour l'administration de Projet Montréal de venir masquer son échec de développer le secteur comme elle l'avait promis de le faire en 2017 et également en 2021. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:49:41
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌2:49:46
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, encore sur 2035, Ici, nous avons un amendement par lequel le gouvernement accorde à la Ville le temps nécessaire allant jusqu'à octobre 2025 pour faire la première vente de terrain. Mais si effectivement nous en avons ce besoin, ça me questionne, qu'est-ce qui a été fait dans ce temps où la Ville n'a jamais travaillé acquitter ses obligations. Comme mon collègue Hénault-Ratelle l'avait dit tantôt, la Ville avait 6 ans de le faire. Le transfert de terrain a été fait le 17 octobre 2021, juste avant les élections. Donc, l'administration avait eu une situation, une offre, alors que dès qu'ils sont arrivés, ils et pourrait immédiatement commencer le travail sur quelque chose que les autres administrations ont travaillé pendant des années. Je m'en souviens, en 2012, on avait ici dans ce conseil, on a piloté le dossier en mars 2012 pour être capable de transférer, faire la demande au gouvernement. L'administration de monsieur Coderre a travaillé et pour le transfert du terrain. Mais l'administration a malheureusement rien fait avec ce terrain, jusqu'à tel point que quand la date échéancier est venue, l'octobre 2023, c'est juste en mai de 2023 qu'ils ont nommé Gallup, 4 mois, quelques 4 mois avant la date échéancier. Et donc, est-ce qu'on est surpris que le groupe Gallup a maintenant même pas encore déposé leur rapport final. Est-ce qu'on est surpris qu'ils ont eu besoin d'avoir un genre d'accord du gouvernement parce que sinon la Ville serait en défaut d'une des conditions? Mais j'ose dire, madame la présidente, que plus loin, la Ville doit faire la preuve qu'ils ont rencontré toutes les diverses clauses qui sont dans l'entente. Je me questionne et je suis sceptique que si sur les études environnementales pour Cavendish et d'autres dossiers, d'autres exigences que la Ville, que le gouvernement avait exigées, je serais sceptique que la Ville l'avait fait. Je pense que nous, on devrait avoir une certaine imputabilité, madame la présidente, Je pense que l'administration doit faire un bilan auprès de ce conseil, pas juste de venir avec quelque chose qu'ils pensent qui va passer rapidement en dessous du tapis et qui va nous amener vers octobre 2025 avec l'espoir qu'il y aura une vente d'ici octobre 2025. En pleine campagne électorale, ça risque d'être inaperçu et, en conséquence, notre souhait était qu'en amont, que nous ayons une imputabilité vis-à-vis de la capacité de la Ville de montrer qu'ils rencontrent toutes les diverses exigences. Donc, j'invite l'administration non seulement à amener ce dossier comme un aveu d'échec, qu'ils n'ont pas complété encore et qu'ils n'ont pas respecté l'entente concernée, mais dans un esprit toujours de transparence, comme j'ai tendance à dire à mon collègue Thuillier puis mon collègue Beaudry, faites-nous la preuve Montrez ici. Je pense que ça va être nécessaire d'être capable de montrer que votre administration a non seulement été capable de respecter les divers engagements, mais je pense que le gouvernement du Québec sera intéressé aussi. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:53:35
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌2:53:38
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 2035, pour répondre aux inquiétudes de mes collègues. S'agit ici d'une prolongation en bonne et due forme, mais aussi en cohérence et en accord avec le gouvernement du Québec. Pourquoi? Parce qu'à l'époque de monsieur Coderre, quand on a signé une entente, on l'a signée à la va-vite. On s'est dit, bon, on va aller récupérer le podium, puis on va vendre les terrains, puis on va laisser le développement se faire dans un site qui est enclavé par des chemins de fer, dans un site qui a des enjeux d'infrastructures. Ça n'a pas été réfléchi ça à l'avance par l'administration précédente, tout le travail qui devait être fait pour ramener les services essentiels dans le secteur. C'est pas grave, on va vendre des terrains, puis ça va développer, puis ça va arriver comme par magie. Mais non, madame la présidente, ça arrive pas comme par magie. Dans ce type de projet-là, si complexe, ça peut paraître simple, mais il faut s'assurer qu'on puisse avoir des outils qui permettent le développement. Quand on dit, quand on entend ici ce que les gens reproche le plus à l'administration, c'est les conditions de développement puis le manque de planification. Et c'est exactement ce qu'on est venu faire dans le cadre de l'hippodrome, madame la présidente, dans le secteur Namur-hippodrome, parce qu'on va plus large que seulement l'hippodrome. On pense à tout le secteur limitrophe qui est connecté par une station de métro, encore celle-ci sous-utilisée. Il faut bien planifier les choses. Alors, on a usé de quoi pendant ce temps-là, pendant tant d'attente? On a usé de ce temps justement pour aller comprendre les projets, voir ce qui allait se développer, s'assurer que le développement de ce quartier qui, je le rappelle, 20 000 unités de logement à terme, c'est le quartier de la nouvelle décennie, dans des optiques et des aspirations qui répondent aux multiples crises auxquelles on fait face aujourd'hui, crise du logement, crise des vulnérabilités, transition écologique. Donc, on devait faire en sorte de faire de ce défi-là une opportunité. Ça prend du travail, ça prend de la mise en place de connexion, ça prend du temps. Il faut s'assurer vraiment que tous les services travaillent aux mêmes objectifs et c'est ce qu'on a fait ici. Au lieu d'aller bêtement dire on va vendre les lots puis ça se développera comme ça se développera sans trop de planification, ben non, notre administration a dit s'il y a du développement dans ce secteur-là, faut que ça réponde aux plus vulnérables, faut que ça réponde aux aspirations du quartier de Côte-des-Neiges-Ndijé, il faut qu'on s'assure vraiment qu'on va avoir assez de logement social, assez de logement abordable, assez de logement hors marché pour répondre aux besoins des Montréalais et Montréalaises qui actuellement en manquent cruellement. Donc, on a fait ce travail-là et après c'est de dire comment on est capable de répondre aux enjeux d'infrastructures parce que c'est l'enjeu premier. Si on veut amener le développement dans le secteur, il faut qu'on trouve des nouvelles façons de financer les infrastructures. Infrastructures. On ne peut plus se fier uniquement à la captation foncière qui s'en vient suite au développement, surtout dans un secteur comme celui de l'hippodrome, donc où il y a plusieurs enjeux de mobilité, où c'est un secteur enclavé. Alors, on a travaillé par le leadership de mon collègue monsieur Dorais, par le leadership de la mairesse, par le leadership de la mairesse de Côte-des-Neiges-NDG, par le leadership de notre administration à approcher les partenaires pour voir les choses de façon différente. Différentes, de faire du défi du secteur de l'hippodrome une opportunité de développer un quartier avec des nouveaux outils financiers. Ben ça, oui, ça prend du temps, madame la présidente, mais aujourd'hui, dans le cadre de ce conseil-ci, un peu plus tard, on va déposer une vision claire, on va déposer un plan directeur qui est célébré par tous. Ici, on demande simplement de prolonger pour se donner plus de temps. Mais on travaille au projet de la traversée. Le projet de la traversée, on y croit. Mon collègue monsieur Doré a rencontré la ministre dernièrement. Il est au top des priorités pour qu'on puisse respecter cet engagement-là de pouvoir céder un premier terrain, et ça sera un premier terrain pour du logement hors marché, madame la présidente, parce que c'est là la vision du secteur de l'hippodrome. Donc, notre administration a fait face à tout un défi quand on est arrivé avec ce projet-là, avec cette entente, on a réussi à faire de ce défi-là une opportunité. Aujourd'hui, on donne juste un peu plus de temps pour faire en sorte que Gallo puisse arriver avec le plan d'affaires et qu'on puisse commencer le développement dans l'hippodrome. Mais on n'attend pas. En attendant, il y a le travail qui va être fait dans le secteur Namur limitrophe qui va être aussi un levier au développement. On utilise le secteur aussi pour y faire notre premier projet de modulaire. Donc, madame la présidente, on fait des d'un défi comme celui de l'hippodrome une formidable opportunité dans la transformation de tout un quartier qui répondra aux aspirations des Montréalais et Montréalaises. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌2:58:21
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.31 à 20.35 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌2:58:34
Oui, merci madame la présidente. Cela nous amène à réunir les items 20.36 À 2040, en 2036, on approuve un projet de promesse bilatérale par laquelle la Ville de Montréal s'engage à vendre à la Société Vie, Intégration, Apprentissage pour Handicapés l'immeuble connu sous comme le centre de tri des matières recyclables de la Chine. En 2037, on conclut des ententes-cadres avec les firmes FNX Innove, WSP Canada et les services EXP. En 2038, on accorde un contrat à Groupe AXOR pour les services professionnels de gestion des travaux de construction des lots 4, 5, 6 et 8A du projet des inspections et de mise en service de l'usine d'ozonation. En 2039, on accorde des contrats de services professionnels aux firmes Vallade et Associés, huissiers de justice, et Hénon-Gravel, huissiers de justice, pour exécuter des décisions de justice de la Cour municipale. Et en 2040, on résilie d'un commun accord le contrat accordé à l'entreprise 93925790 Québec Inc. Pour la construction d'installations communes sanitaires pour les employés de la station de pompage Châteaufort.
Martine Musau Muele ◌2:59:35
Monsieur Dominic Perri.
Dominic Perri ◌2:59:38
Merci, madame la présidente. Donc, j'interviens pour déposer les rapports de la commission sur l'examen des contrats aux rubriques 80236 à 80239, pour lesquels les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus doctorat. J'aimerais d'abord attirer votre attention sur le point 80-2037 pour les ententes avec 3 firmes de génie-conseil pour appuyer le SIR dans la réalisation de divers projets d'infrastructures urbaines. Comme vous avez pu le constater dans le sommaire décisionnel, les 3 lots ont présente des écarts en faveur de la Ville d'environ 20% avec l'estimation. Durant la présentation du service, les membres ont demandé des explications sur la nature de ces écarts majeurs. Assistons-nous à un renversement de la tendance? Les prix sont-ils revenus au niveau pré-pandémique ou est-ce simplement dû à une surestimation du montant estimé. Selon le service, il semble y avoir une certaine stabilisation, ce qui serait une bonne nouvelle pour la Ville. Toutefois, les prix obtenus demeurent légèrement plus élevés que ceux des contrats octroyés en 2020, mais cette augmentation serait potentiellement le reflet de l'inflation. D'autre part, les invités avaient aussi une autre explication pour justifier ces écarts. Durant la période de publication de l'appel d'offres, l'Association des firmes de génie a demandé à la Ville de mieux ventiler les heures dans les bords de route des prix. La Ville a donc ajouté des catégories de ressources avec des taux horaires différents selon l'expérience Cela aurait influencé à la baisse les prix déposés par les firmes. Il serait donc à l'avantage de la Ville de mieux définir l'expérience des ressources affectées au contrat. Dans les circonstances, nous invitons le SIR à garder cette expérience en tête dans la préparation de leurs futurs appel d'offres. Sur une autre note, je souhaite dire quelques mots sur le point 80-20-39 pour le contrat de service de huissier de justice dans le cadre des opérations de la Cour municipale. L'étude de ce dossier a été fort instructive. La commission a appris que le service des affaires juridiques recommande de travailler avec 3 firmes. Ce nombre serait idéal pour établir une bonne collaboration entre les firmes et assurer une saine gestion du risque. Or, nous avons également appris qu'il existe très peu de firmes en mesure de répondre aux exigences et à la volumétrie élevée de la ville. La plupart des firmes seraient trop petites pour absorber la charge de travail. Dans les faits, il existerait seulement 4 firmes. Il est important de savoir qu'à l'issue du précédent appel d'offres, une firme a décidé de se retirer et une autre a été déclarée non conforme pour s'être procuré le cahier des charges hors délai. Par conséquent, la Ville n'a pu octroyer que 2 contrats et elle devra procéder rapidement à la publication d'un nouvel appel d'offres. La commission est consciente que ce genre de contrat est assujetti à certains encadrements, et que les firmes prestataires doivent détenir des compétences bien précises. Toutefois, dans les circonstances, il est difficile de ne pas s'inquiéter sur la capacité du marché à répondre aux besoins de la Ville dans les prochaines années, d'autant plus que l'Agence de mobilité durable a commencé le déploiement de la technologie de lecture automatisée des plaques d'immatriculation. Ces activités occasionneront encore plus de travail pour la Cour municipale et les firmes de huissiers. Le directeur a dit à la commission être sensible à la situation. Selon ce qui est affirmé à la commission, il souhaite entamer une réflexion et identifier des solutions d'ici le terme des présents contrats. Évidemment, nous l'encourageons vivement à amorcer ce travail pour éviter que la Ville se retrouve prise au dépourvu pour ces services si importants. Madame la présidente, ceci termine mon intervention sur le rapport de la commission des contrats, mais je profite de quelques moments pour souhaiter un joyeux Noël, bonne nouvelle année aux membres de la commission sur l'examen des contrats, qui font un travail fantastique et impartial. Paula Hawa et Valérie Patroux, nos deux vice-présidentes, Caroline Brown, Julie Brisebois, Daphné Colin, Nathalie Goulet, Julien Hénault-Ratelle, Éric Machado, Peter McQueen et Sylvain Ouellet. Et bien sûr, notre précieuse coordinatrice madame Catherine Fournier qui nous accompagne et qui fait un travail remarquable. Alors merci à tous et bonne année.
Martine Musau Muele ◌3:05:45
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.36 à 20.40 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:05:56
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.41 à 20.45. En 20.41, d'accord d'un contrat de gré à gré avec la firme Amazon Web Services pour la mise en place d'une plateforme commune d'hébergement de solutions infonuagiques. En 2042, on approuve l'avenant 1 de l'entente-cadre concluant entre la Ville de Montréal, Bibliothèque et Archives nationales et le ministre de la Culture et des Communications, entérinée le 30 septembre 2021. En 2043, on approuve un projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue à la Société Vie, Intégration et Apprentissage pour Handicapés un immeuble connu comme étant le centre de traitement des matières recyclables de Lachine. En vertu de l'article 44, on exerce l'option de la deuxième prolongation, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre des ententes-cadres conclues avec Suncor Énergie pour la fourniture d'essence et Corporation Parkland pour la fourniture de mazout. Et en vertu de l'article 45, on autorise une dépense additionnelle pour les services professionnels des avocats du cabinet IMCO mandaté pour la représentation de la Ville.
Martine Musau Muele ◌3:06:51
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques. 20.41 à 20.45 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.
François Limoges ◌3:07:01
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.46 à 20.50. En 20.46, on autorise une dépense optionnelle pour les travaux du lot 2 dans le cadre du contrat accordé à Premier Lot pour la station d'épuration des eaux usées Jean-Hilaire Marcotte. En 20.47, on conclut des ententes-cadres avec la firme Centre de téléphone mobile limité pour la fourniture d'accessoires et de batteries pour des terminaux d'utilisateurs de la Ville de Montréal. En 2048, on exerce l'option de prolongation et on autorise une dépense additionnelle pour les services d'interprètes et de traducteurs judiciaires au SPVM. En 2049, on approuve l'entente à intervenir entre Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par l'Agence Parcs Canada, Voies navigables au Québec et la Ville de Montréal pour accéder, circuler sur et au-dessus des terrains du du lieu historique national du canal de Lachine. En 2050, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du projet de restauration patrimoniale et de mise aux normes d'hôtel de ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌3:07:57
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.46 à 20.50 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.
François Limoges ◌3:08:08
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 2051 à 2055. Je serait maintenant appuyée par madame Caroline Bourgeois pour une durée indéterminée du conseil. En 2051, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à la firme Les Entreprises Rilobec. En 2052, on accorde une contribution financière maximale à Maisons étudiantes pour la construction d'un immeuble comportant 236 logements abordables dans l'arrondissement du Sud-Ouest. En 2053, on approuve 2 amendements à l'entente de partenariat liant Écoentreprises Québec et la Ville de Montréal sur la gestion et le financement des activités liées aux matières recyclables. En 2054, on accorde une contribution financière à l'organisme à but non lucratif Le Pas de la rue. En 2055, on accorde un contrat à Urbanas Studio de création pour la production d'une série web pour le service Espace pour la vie.
Martine Musau Muele ◌3:08:58
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌3:09:01
J'aurais une question technique par rapport au 2054 pour Pas dans la rue. Ici, on nous dit un GDD qui fait référence à puiser dans le fonds des contributions pour le règlement pour une métropole mixte. Dans le GDD, c'est pas spécifié à savoir quels sont les critères pour lesquels ce fonds-là peut être utilisé et à savoir si on pourrait avoir les détails. Et pour le 20.55, je voudrais déclarer mon intérêt.
Robert Beaudry ◌3:09:31
Merci.
Martine Musau Muele ◌3:09:33
Déclaration d'intérêt de monsieur Benoît Langevin pour la rubrique 20.55. Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌3:09:41
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, en droit de réplique sur le point que mentionnait le conseiller Langevin, je pense que voilà une excellente bonne nouvelle, et après ça, il faut tous s'en réjouir. Et comme on l'a fait jusqu'à maintenant, bien, lorsque des projets qui nous démontrent qu'ils ont fait tous les efforts, qui sont allés chercher tout ce qui est possible, en fait, de montage financier et qu'après coup, on voit qu'il pourrait y avoir une incidence sur les loyers. Alors, nous allons chercher des sommes au règlement pour une métropole mixte, tel que prévu dans les budgets de la Ville et comme c'est prévu en 2025 également, madame la présidente. Donc, il n'y a pas de grille de critères à proprement parler.
Alex Norris ◌3:10:23
Merci.
Martine Musau Muele ◌3:10:24
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 20.51 à 20.55 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80.
Pierre Lessard-Blais ◌3:10:33
Poursuivons.
François Limoges ◌3:10:35
Oui, madame la présidente, nous allons réunir 20.56 et 20.58 puisque 20.57 est retiré. En 20.56, on autorise une dépense additionnelle à titre de contribution aux dépenses admissibles dans le cadre du soutien financier accordé au centre d'expertise et de en infrastructures urbaines. En 2058, on accorde un soutien financier à Concertation régionale de Montréal et on prolonge une période de soutien jusqu'au 30 avril 2025.
Martine Musau Muele ◌3:11:01
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 2056 et 2058, les dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 30, monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:11:11
Oui, madame la présidente, nous allons réunir 3001 à 3006. Puisque 3005 est retiré. En 3001, on adopte une résolution visant à affecter à la réserve financière générale pour le service de l'eau des sommes équivalentes aux revenus prévus au moyen de quote-parts. En 3002, on adopte une résolution visant à affecter des sommes à la réserve financière destinée à financer certaines dépenses en immobilisation de compétence d'agglo. En 3003, on adopte une résolution établissant la quote-part générale et d'autres quote-parts. En 3004, on adopte la partie l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 visant le territoire de Senneville. Et en 30.06, on autorise une modification à l'imputation budgétaire ainsi qu'à la période de contribution pour la participation de la Ville de Montréal à la chaire industrielle en eau potable de Polytechnique.
Martine Musau Muele ◌3:11:58
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 30.01 à 30.04 ainsi que le point 30.06 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Sous le chapitre 80.
Voix 2I33:12:08
Poursuivons.
François Limoges ◌3:12:09
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 30-07 à 30-11. En 30-07, on adopte la partie inventaire des immeubles patrimoniaux construits en 1940 pour L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève. En 30-08, on approuve le rapport final concernant le détail des dépenses et l'attestation de la fin des travaux de mise aux normes de la voie cyclable sur l'avenue Christophe-Colomb. En 30-09, on offre au conseil municipal que le conseil d'agglo verse un lot de Cadastre du Québec au domaine public comme parc de compétence de l'agglomération. En 30.10, on autorise l'arpenteur-géomètre en chef de la Ville de Montréal et chef de division géomatique à signer des documents cadastraux au nom de la Ville de Montréal pour la résolution CG-230408. En 30.11, on approuve le plan d'organisation policière du service de police de la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌3:12:57
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌3:13:01
Merci beaucoup, Madame la Présidente. C'est avec un profond sens de responsabilité qu'au nom de l'opposition officielle, je prends parole aujourd'hui sur le sujet du plan d'organisation policière du Service de police de la Ville de Montréal. Ce document n'est pas une simple compilation de données ou d'organigrammes. Il incarne le cœur même battant de la sécurité publique à Montréal, un rappel vibrant de notre engagement collectif envers chaque citoyen et citoyenne de cette grande métropole. Madame la présidente, c'est une métropole, une ville qui est sous pression, un service de police de la Ville de Montréal qui se doit d'être en transformation. Dans ce plan, nous voyons les défis immenses d'une ville dynamique et diversifiée. Les chiffres, madame la présidente, sont frappants: une hausse de 21,6% des crimes contre la personne en 2022, 41 homicides ont été recensés cette même année, un chiffre qui glace le sang et soulève des questions profondes sur notre capacité à intervenir efficacement face à la montée de la violence armée. Cependant, ces statistiques ne doivent pas nous paralyser. Au contraire, elles doivent être carburant de notre détermination à agir. Les initiatives récentes comme les opérations Centaure, et le projet ARÉS montrent que notre Service de police de la Ville de Montréal prend ces enjeux bien au sérieux. Mais ces efforts, bien que louables, ne suffiront pas si nous ne leur donnons pas les moyens de réussir. Une lutte plutôt efficace contre la criminalité ne peut se faire avec des outils dépassés et des ressources très limitées. Madame la présidente, ici, ce que nous, on veut comme opposition officielle, c'est une police moderne pour une société moderne. Dans un monde où les criminels utilisent des technologies très avancées, nos forces de l'ordre ne peuvent se permettre d'avoir un train de retard. Les retards technologiques de notre service de police mentionnés dans le plan sont un frein majeur à l'efficacité de nos interventions. Des villes comme Toronto, Des villes comme Vancouver ont déjà franchi des étapes cruciales dans l'intégration de nouvelles technologies pendant que notre métropole lutte pour rattraper ce grand retard. Parlons des caméras portatives par exemple, ne sont plus un luxe mais une nécessité. Elles protègent nos policières et policiers, renforcent la confiance du public et améliorent la qualité des enquêtes. Pourtant, leur déploiement reste marginale. Comment pouvons-nous espérer faire face aux défis du 21e siècle si nous utilisons des outils du siècle dernier? Madame la présidente, la sécurité est un droit à toutes et à tous. Le POP met aussi en lumière des réalités troublantes en matière de sécurité routière. Les collisions impliquant des piétons et des cyclistes augmentent, et pourtant les investissements dans la prévention avec cette administration de Madame Plante stagne. Est-ce vraiment cela la priorité que nous accordons à la vie humaine? Chaque piéton renversé, chaque cycliste blessé, chaque famille endeuillée est un rappel brutal que nous pouvons et devons faire mieux. Mais la sécurité, ce n'est pas seulement la prévention des accidents. C'est aussi la gestion des enjeux sociaux. Notre service de police de la Ville de Montréal, souvent en première ligne face aux crises sociales, fait preuve d'une résilience admirable. Cependant, chaque nouvelle unité spécialisée créée, qu'il s'agisse de lutte contre la violence conjugale ou de prévention dans les écoles, retire des ressources des services de proximité. Ne devons-nous assurer que ces initiatives essentielles, importantes, ne se font pas au détriment de la réponse urgence quotidienne. Madame la Présidente, je fais ici un appel à l'action afin de moderniser, afin d'investir et afin de mieux collaborer. Notre plan d'organisation policière qu'on dépose ici au 30.11 est une boussole qui pointe vers le besoin réel de Montréal, mais une boussole ne sert à rien si nous n'avançons pas nous devons bien évidemment agir avec audace. Premièrement, j'estime que cette administration doit moderniser. Il est impératif de doter le service de police des outils technologiques nécessaires pour affronter les défis contemporains. Deuxièmement, investir notre sécurité publique n'est pas une dépense, c'est un investissement dans la tranquillité et la quiétude d'esprit de nos citoyens et citoyennes. Troisièmement, il faut collaborer Les problèmes sociaux et criminels dépassent les frontières du service de police. Nous devons renforcer les partenariats avec les organismes comme la SAQ, les écoles et les groupes communautaires. Ensemble pour que Montréal soit sécuritaire. Madame la présidente, chers collègues, ce document nous rappelle que la sécurité publique n'est pas l'affaire d'un seul service ou d'un seul élu ou d'un comité exécutif. Elle est le fruit d'un engagement collectif. Je vous invite ici toutes et tous et maintenant ici de se montrer à la hauteur de ce défi. Ensemble, faisons de Montréal une ville où chacun et chacune se sent protégé, où chaque rue est un espace de confiance et où chaque enfant peut grandir en paix et quiétude. Là-dessus, je vous dis merci.
Martine Musau Muele ◌3:18:41
Monsieur Alex Norris.
Alex Norris ◌3:18:44
Merci, Madame la Présidente. Donc, j'interviens à propos du point 3009, qui va de pair avec le point 3012 du chapitre du conseil municipal que nous verrons un peu plus tard dans l'ordre du jour. On franchit aujourd'hui une étape importante dans l'agrandissement de deux de nos grands parcs les plus achalandés, les plus iconiques de Montréal, le parc Jeanne-Mance et le parc Lafontaine. Et on procède avec cet agrandissement en agrandissant par l'intérieur des parcs, en retirant la circulation véhiculaire de 3 rues qui traversaient autrefois ces 2 parcs-là: la rue Calixthe-Laval-Énorme, la rue Émile-Duployer dans le parc Lafontaine et l'avenue Duluth-Ouest dans le parc Jeanne-Mance. Alors, ça va permettre de rejoindre et de déboucher de parcs qui étaient auparavant enclavés par des voies de circulation véhiculaire. Et ça va ajouter plusieurs centaines de mètres carrés d'espaces verts, d'espaces de détente, et ça va permettre de faire en sorte que ces parcs soient plus intéressants pour les gens qui les utilisent. On a vu une explosion de l'achalandage de nos parcs dans les quartiers centraux de Montréal depuis le début de la pandémie, et cela nous a permis de constater le besoin d'espaces de détente, d'espaces verts pour les citoyens. C'est— et il s'agit de rues qui sont déjà fermées depuis les— au cours des 5 dernières années, on a progressivement procédé à la fermeture permanente de ces 3 rues dans les parc et on a mis des aménagements transitoires. Ce sont des projets qui ont été accueillis très favorablement par la population, par les gens du quartier, de toute la Ville de Montréal, et cela porte à 8 le nombre de parcs dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal qu'on aura agrandis en retirant des voies de circulation, en retirant des espaces asphaltés. Pour agrandir l'espace vert, l'espace de détente. C'est un mouvement qui s'inscrit vraiment, c'est un mouvement mondial dans les grands centres urbains. En Amérique du Nord, on n'a qu'à penser à Prospect Park, Central Park à New York, Franklin Park à Boston, High Park à Toronto, Golden Gate Park à San Francisco, Rock Creek Park à Washington, D.C. MacArthur Park à Los Angeles, le parc Lagaccino à Gatchino. Ce sont tous des exemples de grands parcs où les autorités ont déjà retiré des voies de circulation ou ont annoncé leur intention de le faire. Et l'impact est majeur, et c'est vraiment à souligner. Je suis très fier de faire partie d'une administration qui a eu le courage de prendre ces décisions qui peuvent parfois être controversées au début, mais on a vu avec le temps que la population se rallie à ces décisions. Alors, merci à tous les fonctionnaires, à tous les citoyens qui se sont impliqués dans la lutte pour mettre en valeur nos grands parcs et pour agrandir l'espace qui est disponible aux citoyens. Je suis très fier qu'on embarque et qu'on rende permanents ces retraits des voies carrossables dans nos parcs. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:22:22
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌3:22:27
Merci, madame la présidente. Un droit de réplique au 30.91.
Martine Musau Muele ◌3:22:30
30.91, on vous écoute.
Alain Vaillancourt ◌3:22:35
Oui, 30.91, c'est ça que je viens de dire. 30.11, excusez. J'ai enlevé 17 secondes de mon temps. Madame la présidente, en tant que responsable de la sécurité publique, il me revient aujourd'hui de vous présenter le plan d'organisation policière 2024-2028, Service de police de la Ville de Montréal. Le plan d'organisation policière est bien plus qu'un simple document administratif ou une exigence légale prévue par l'article de la loi 53.12 sur la police, la loi sur la police. Il constitue une feuille de route ambitieuse et pragmatique pour adapter les interventions policières aux réalités complexes d'une métropole dynamique et diversifiée comme Montréal. Il incarne l'engagement du SPVM et de notre administration à garantir la sécurité, le bien-être et la résilience des citoyens de notre métropole. Ce plan reflète la réalité complexe d'une ville en constante évolution. Tant sur le plan démographique, économique que social. Il vise à répondre aux défis actuels et à anticiper ceux à venir, tout en respectant le niveau de service de police 5 requis pour une ville comme Montréal. Le SPVM, en tant que deuxième service de police municipale en importance au Canada, joue un rôle primordial dans la sécurité publique. Son territoire, qui couvre 498 kilomètres carrés, inclut une 19 arrondissements de la ville et les 15 villiers abritent une population de plus de 2 millions d'habitants et comprend une diversité démographique, culturelle et géographique unique. La mission du SPVM est claire: protéger les citoyens, maintenir la sécurité, prévenir et combattre le crime. Ce plan répond donc à un double impératif: maintenir l'ordre et garantir une intervention adaptée aux défis actuelles et futures. Je veux souligner le travail exceptionnel et remercier toutes les équipes et la direction du SPVM d'avoir mis en place et rédigé un document qui somme 324 pages et qui est très complet et répond à toutes les exigences du ministère de la Sécurité publique. Si je peux résumer ce plan, il décrit la structure, les orientations stratégiques et les missions du SPVM. Il détaille la répartition des ressources humaines, les évolutions criminelles et sociales ainsi que les enjeux stratégiques liés à la sécurité publique. On y retrouve, par exemple, la structure organisationnelle, l'état de la criminalité et la répartition des ressources. Tout ceci pour faire face à des enjeux complexes, notamment les crimes contre la personne, la violence armée, les vols de véhicules motorisés et de la violence conjugale. Le SPVM met en œuvre des initiatives répressives et préventives pour répondre à ces défis. Telles que des équipes spécialisées pour lutter contre la violence armée et le trafic d'armes, comme l'équipe multisectorielle dédiée aux armes à feu, connue comme MAFF, et le projet des collectifs. Des partenariats avec d'autres corps policiers pour contrer les réseaux criminels, comme l'équipe intégrée de lutte aux vols de véhicules. Des actions ciblées pour soutenir les victimes et réduire les risques de récidive en matière de violence conjugale et sexuelle. Vous allez aussi retrouver des orientations stratégiques claires. Le plan expose les grandes priorités du SPVM pour les années à venir, notamment réduire la violence armée et renforcer la sécurité communautaire, améliorer les relations avec les communautés, en particulier les populations vulnérables et diversifiées, moderniser les outils technologiques pour mieux analyser les tendances criminelles et intervenir efficacement, offrir un soutien accru aux victimes de crimes, qu'ils soient d'ordre violent ou économique. Ces priorités sont soutenues par une approche qui intègre le modèle montréalais pour une ville pour répondre aux besoins variés de la population montréalaise et s'inscrit dans la réflexion globale sur la sécurité publique de la ville. Le SPVM ne travaille pas seul. Il s'agit en partenariat avec les citoyens, les groupes communautaires, les institutions éducatives et les entreprises locales. Le modèle de police à proximité joue un rôle clé dans la création d'un lien de confiance entre les policiers et la population. De plus, les efforts sont faits pour répondre aux préoccupations spécifiques des quartiers, comme la surveillance accrue des zones à haut risque ou la médiation en cotation sociale. En conclusion, madame la présidente, en approuvant ce plan d'organisation policière, vous soutenez une vision claire et ambitieuse, celle d'une métropole sécuritaire, inclusive et résiliente. Ce plan reflète l'engagement de notre administration et de notre police à protéger chaque citoyen, à s'adapter aux défis d'un monde en constante évolution,
Voix 3A23:27:03
et à maintenir un environnement de paix et de respect. Je vous invite donc, chers collègues, à appuyer ce plan afin que nous puissions ensemble garantir une qualité de vie optimale pour tous les Montréalais. J'aimerais terminer, madame la présidente, avec quelques statistiques. La presse a souligné hier que Statistique Canada a sorti que le taux d'homicides dans la région métropolitaine est en baisse de 21%, les tentatives de meurtre pour 2024 en baisse de 52%, Les décharges d'armes à feu en baisse de 8%. Et au Québec, et on sait que les vols de véhicules se situent surtout à Montréal, pour 2024, on est en diminution de 41% pour les vols de véhicules. Si on parle de violences armées, depuis le 2022, nous sommes en diminution de 40%, madame la présidente. Donc, le SPVM fait un travail exceptionnel. Notre administration est là pour l'appuyer et ce plan démontre que nous sommes sérieux pour la sécurité des citoyens de Montréal.
Abdelhaq Sari ◌3:27:55
Merci.
Voix 3A23:27:55
Madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:27:57
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.07 à 30.11 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 42, on va—
Craig Sauvé ◌3:28:21
Juste dissidence le 30.11, merci.
Martine Musau Muele ◌3:28:22
Très bien, merci. Pour les fins du procès-verbal, notons la dissidence de monsieur Craig Sauvé pour la rubrique 30.11. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:28:31
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 4201 à 4205. En 4201, on adopte un règlement établissant les modalités de paiement des quotes-parts par des municipalités liées. En 4202, on adopte un règlement concernant la quote-part tarifaire pour l'alimentation en eau potable. En 4203, on adopte un règlement modifiant le règlement sur les dépenses mixtes. En 4204, on adopte un règlement sur les tarifs de l'agglomération. Et en 4205, on adopte un règlement modifiant le règlement relatif aux règles de contrôle et de suivi budgétaire.
Martine Musau Muele ◌3:29:04
Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌3:29:06
Oui, merci, madame la présidente.
Aref Salem ◌3:29:08
Intervention sur le point 80— 4204. Alors, madame la présidente, le dernier rôle d'évaluation foncière, il a fait grimper les valeurs des propriétés à Montréal de 32,4%. En 2023 et 2025 par rapport aux précédentes évaluations. Quand on parle d'une augmentation de valeur des propriétés, on parle incessamment d'une augmentation aussi des taxes et ça a un impact direct sur le portefeuille des Montréalaises et Montréalais qui doivent maintenant faire face à des hausses de taxes qui sont plus élevées. Dans quelques mois, madame la présidente, la Ville de Montréal, elle va présenter un nouveau rôle d'évaluation foncière, une nouvelle hausse des valeurs des propriétés est à prévoir. Puis quand on parle d'une nouvelle hausse de propriété, on parle incessamment encore une fois d'une vague de demandes de révision de l'évaluation foncière comme on a vu la dernière fois. Madame la présidente, demander une révision est vraiment coûteux. En 2024, pour un immeuble d'une valeur qui varie entre 500 000 et 2 millions de dollars, cela coûtait 325$. La plupart des résidents, dont la valeur moyenne des propriétés est de 720 000$ pour les maisons unifamiliales et de 500 000$ pour les condos, ont déjà payé ce tarif. Mais ce coût pouvait atteindre jusqu'à 1 140 dépendamment certainement de la valeur de l'évaluation des maisons. En 2025, l'administration prévoit une hausse des tarifs, et cela alors que plusieurs Montréalais jugent déjà ces frais trop élevés. Ainsi, pour une propriété de valeur moyenne, le tarif passera de 325$ à 340$, soit une augmentation de 4,6%, qui est encore une fois au-delà du taux d'inflation cette année. Bien que ces sommes puissent paraître faibles, il faut prendre en considération que les Montréalais et Montréalaises sont déjà fortement touchés par l'augmentation des taxes qui ont bondi de 38% depuis 2017. En outre, le nombre des demandes de révision a explosé ces dernières années. Une augmentation de 28% pour les propriétés commerciales et de 72% pour les propriétés résidentielles. Ce sont, madame la présidente, des chiffres énormes. Imaginez-vous, les Montréalais, combien 72%, une augmentation de 72% juste dans le résidentiel, c'est énorme, madame la présidente. Et la révision de l'évaluation foncière est un droit, on sait, c'est un droit pour toute la population de Montréal. On paye déjà une somme considérable en taxes et on paye même des tarifs pour y accéder, donc il faut, il est difficile de comprendre pourquoi l'administration souhaite augmenter ces frais. Encore une fois, madame la présidente, il semble que l'administration cherche à limiter l'accès à la révision des évaluations foncières, réduisant ainsi le nombre des demandes. Bien que ce processus soit indépendant, l'impact des hausses de taxes imposées par l'administration Plante pousse inévitablement la population de Montréal à demander une révision de leur évaluation foncière. Ils sont déjà dans une situation extrêmement difficile. C'est une hausse d'autant plus importante pour les Montréalais et Montréalaises à revenus fixes, comme nos aînés, qu'on veut les garder chez eux et qu'on est en train de leur imposer vraiment une augmentation, puis surtout aussi pour les coopératives d'habitation. Chez nous, madame la présidente, Ensemble Montréal, on estime qu'il est inacceptable que l'administration Plante demande aux Montréalais de payer davantage pour exercer leur droit à une révision foncière, d'autant plus qu'ils ont déjà été lourdement pénalisés par l'augmentation des taxes sous sa gouvernance. Donc, madame la présidente, c'est sans surprise que nous allons voter contre ce point-là. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:33:04
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌3:33:08
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention, c'est sur l'item 40.05. Madame la présidente, en avril dernier, l'Ensemble Montréal a déposé une motion pour que la Ville de Montréal dépose ses rapports financiers anticipés au conseil municipal et d'agglomération. Cette motion avait été adoptée. Je suis heureux de constater que l'administration a tenu sa parole. Montréalais et Montréalaises bénéficieront d'un peu plus de transparence au niveau de l'état financier de leur ville. Laissez-moi vous dire, c'est nécessaire. Ce genre de dossier peut paraître minime, mais il a un impact important sur la transparence de la ville. Concrètement, notre demande visait à être mieux informés de la santé financière de notre ville. Est-ce que nos finances vont bien ou non? Est-ce qu'on se dirige vers un mur ou non? Est-ce que la Ville a ramassé assez de revenus ou nous dirigeons-nous dans une situation comme à l'automne dernier où on a un ralentissement de l'argent que la Ville recevra? En l'espace de 4 ans, l'administration a forcé de nous présenter 2 plans de redressement avec des coupures budgétaires importantes et le dépôt des résultats financiers anticipés nous aidera à mieux cerner la santé financière de la Ville. Cela dit, je veux mentionner que la Ville de Montréal traîne encore de la patte en matière de transparence par rapport aux finances de la Ville. Notre motion demandait le dépôt de 3 rapports financiers anticipés. L'administration nous a accordé finalement 2. Pourtant, d'autres villes québécoises font mieux en la matière. Par exemple, la Ville de Saint-Lambert publie des rapports trimestriels. 4 fois par année, en mars, en juin, en septembre et en décembre, ces rapports sur les états financiers de la Ville sont préparés et présentés au conseil municipal lors d'une séance publique. Donc, chez nous, Ensemble Montréal, on se réjouit que la demande se concrétise, mais je pense qu'il reste encore des choses à faire. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:35:17
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌3:35:22
Merci beaucoup, madame la présidente. En droit de réplique sur les points, je comprends que l'opposition officielle veuille faire du millage en faisant en sorte qu'on présente les chiffres hors de tout contexte que monsieur et madame tout le monde peut comprendre. C'est son rôle, c'est correct, il veut gagner des points. Ceci dit, à un moment donné, lorsqu'on regarde les chiffres, réellement. Ils sont parlants. On nous indique en disant, bien, écoutez, là, on veut faire en sorte, madame la présidente, qu'on hausse les tarifs de sorte que les gens vont vouloir, ça va les empêcher de contester. En fait, la première des choses qui fait en sorte que des gens ne contestent pas, c'est qu'on a mis en place, notre administration, madame la présidente, des séances d'information de l'évaluateur en chef de la Ville directement avec les citoyens. Il va, en fait, à leur rencontre, accompagné du responsable et du personnel également de la direction de l'évaluation foncière. Il s'y rend, répond à des questions, il y a une présentation en ligne, il y a une vidéo. On n'a jamais rendu aussi transparent comment ça se fait, comment on fait un rôle, les tenants et les aboutissants. L'autre chose également, pour tous les propriétaires d'une unité, donc d'une propriété immobilière, on vient également donner, à même le taxe— à même le compte de taxe foncière, les comparables. Puis après ça, on fait en masse de publicité aux gens pour leur dire, écoutez, quand vous voulez regarder si votre maison, elle est différente des autres, parce que c'est sûr qu'on peut se comparer, C'est sûr et certain, je regarde la propriété de mon père dans Saint-Henri, il y a un triplex de 1910 où il y a eu des rénovations tout à fait correctes. Puis là, il regarde en se disant, c'est bizarre, pourtant la maison de Roland, elle a telle affaire, puis Ginette et son mari qu'on connaît depuis longtemps, il me semble que ça a l'air pareil, puis c'est normal, c'est mon père, puis pourtant il est pas mal informé. Mais ce qu'il fait, c'est ce que fait n'importe qui, se comparer en se disant, bon, ça doit être à peu près pareil. Par contre, quand on regarde sérieusement le travail de l'évaluateur ou de l'évaluatrice, on se dit, OK, ça, c'est les comparables, là, je suis capable de mieux y aller. Bon, bien, parfait, ça me donne une meilleure idée. Alors, ça, c'est ce qu'on fait. Les gens ont les propriétés avec lesquelles on les a comparés dans les différentes unités. Après ça, on invite les gens et on fait beaucoup de publicité pour que les gens appellent aussi en amont. En amont en disant, j'aimerais mieux comprendre. Et comme responsable de l'évaluation foncière depuis plusieurs années, on a des demandes des gens qui disent, j'aimerais ça parler à quelqu'un. Peux-tu parler à quelqu'un? Oui, tout à fait. On vient répondre aux questions des gens. Alors, ça, c'est la meilleure garantie que les gens ne vont pas aller contester parce qu'ils comprennent bien les bases sur lesquelles On a évalué leur propriété. Deuxième affaire, si les gens veulent y aller en se disant, ben moi, je pense qu'il y a quelque chose, il y a très peu de révisions, très peu de révisions qui se font post-contestation. Alors, déjà là, je pense qu'il y a quelque chose qui est bien fait. Et là, quand on dit que ça rend prohibitif la demande, on a juste à regarder, madame la présidente, c'est quoi le La hausse que nous proposons, bon, ça bouge trop. Pour une propriété en bas de 500 000$, l'augmentation est de 4 piastres. Puis, il y a quelqu'un qui dirait, ben, tu sais, monsieur Doré, des propriétés à 500 000$, il y en a de moins en moins, il y en a de moins en moins. Le tarif que nous demandons, c'est 15$ de plus, 15 piastres de plus si votre propriété est jusqu'à 2 millions de dollars. Alors là, à un moment donné, je comprends pour ceux qui ont la valeur la plus près de 500 000$, je comprends, mais quelqu'un qui s'écarte de ça puis qui dépasse 1 million puis qui s'en va proche de 2 millions, je pense que le 15 piastres, il peut se contextualiser en masse. Puis pour des propriétés de 5 millions de dollars et plus, là, on n'est plus dans le monsieur et madame tout le monde, là, on est dans des entreprises très souvent. Et je pense que l'augmentation de 40$ qui est demandée pour une propriété de plus de 5 millions de dollars, je pense que c'est raisonnable. En plus, il faut comprendre que ce n'est pas une affaire pour faire de l'argent, puisque nous savons tous qu'à l'avance des tarifs, la loi nous demande que le tarif reflète la quantité de travail pour le service rendu. Alors moi, je considère qu'actuellement, pour monsieur et madame tout le monde, on est à peu près à 4$ ou 15$ après qu'il ait vérifié tout ce qu'il y avait à vérifier, puis qu'il ait parlé avec des gens, puis assuré un suivi par courriel. Alors, je pense que c'est tout à fait raisonnable. Alors, c'est ce que j'avais à dire, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:40:42
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 42-01 à 42-06. Des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges. Madame Chantal Rossi.
Voix 3H53:40:55
Je veux juste confirmer que pour le 80-4204, Ensemble Montréal vote contre.
Martine Musau Muele ◌3:41:03
Je note effectivement, monsieur le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem, qui a mentionné pour l'algorithme 4204 le vote contre. De l'opposition officielle.
Voix 3E33:41:16
Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:41:19
Madame la présidente, cela nous amène à réunir les items 4206 à 4210. En 4206, on adopte un règlement autorisant un emprunt de 50 millions de dollars pour financer les travaux de voirie, d'infrastructures et d'aménagement urbain, la construction d'immeubles, l'acquisition d'immeubles et l'achat d'équipements. En 4207, on adopte un règlement autorisant l'occupation permanente Du domaine public par la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue aux fins d'une tranchée de drainage et d'une voie de circulation sur un lot du cadastre du Québec. En 4208, on adopte un règlement autorisant un emprunt afin de financer les travaux d'aménagement et de berges dans les parcs à caractère régional. En 4209, on adopte un règlement autorisant un emprunt pour le financement des coifférants à la réalisation d'une partie de l'entente sur le développement culturel de Montréal. En 42.10, on adopte un règlement modifiant le règlement sur les subventions relatives à l'acquisition d'immeubles par des entreprises d'économie sociale. Et en 42.11— non, pas 42.11, ça s'arrête à 42.10. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:42:17
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌3:42:20
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention, c'est sur 42.06. Madame la présidente, je regarde, point 42.06 ici à la conseil d'agglo, mais aussi avec 42.06 pour le conseil municipal. Et les deux points me laissent perplexe. L'administration demande à ce conseil de voter deux règlements d'emprunt totalisant 150 millions de dollars afin de pouvoir réagir à des imprévus. De ce que je comprends, c'est que l'administration demande essentiellement une chèque en blanc de 150 millions pour tous les projets qui peut, qui leur passer par la tête. Ça peut être du cyclable, ça peut être la plantation des arbres, réfection de rues, ajout d'équipements culturels, réparation de conduites, équipements sportifs et pourquoi pas un chausson avec ça, madame la présidente. Pendant ce temps, les besoins des arrondissements sont énormes. Les citoyens continuent de faire inonder en raison d'un manque d'investissement. Chaque maire présent ici a dû reporter des projets faute à l'aide de la ville centrale et aujourd'hui, la ville offre un coussin de 150 millions amène la carte de crédit des Montréalais et des Montréalaises. Je comprends qu'on puisse pouvoir prévoir des fonds pour les imprévus, mais il y a des règles qui viennent avec ça. S'il y a quelque chose qui n'est étendu, il y a des mesures d'urgence qui pourraient être amenées. S'il y a d'autres mesures qui sont là, l'administration doit justifier ça. Donc, d'avoir des règlements d'emprunt pour des imprévus sans aucune raison attachée à ça, madame la présidente, c'est vraiment spécial. Ce qu'on appelle de l'épargne ou des réserves, mais emprunter l'argent sans même savoir comment il sera utilisé, c'est une mauvaise gestion. Ça donne, ça va donner une tendance pour les gens, quand il y a des dépassements de coûts, d'immédiatement aller au recours à ces obligations, c'est un règlement d'emprunt et ça va être une surprise pour nous tous quand on va voir les montants, comment ces montants vont être utilisés. Je me questionne, madame la présidente, pourquoi, quelle est la justification que nous avons pour ces deux règlements-là? On va venir avec l'autre règlement dans la CM, mais ici on a 50 millions et je ne vois pas aucune justification. Normalement, madame la présidente, quand l'administration a quelque chose, un projet, ils viennent ici et ils sécurisent l'aval du conseil. Ici, on est en train de donner un chèque en blanc.
Émilie Thuillier ◌3:44:59
Merci.
Martine Musau Muele ◌3:45:00
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌3:45:02
En droit de réplique, madame la présidente, là, je pense que là, on exagère puis on dépasse la ligne un petit peu, là. Je pense que notre administration sait très bien quels sont les pouvoirs qui lui sont autorisés selon les différentes instances, puis on n'est pas en train de demander à manger des chaussons aux pommes ou aux bananes ou je sais pas pas trop quoi, puis on ne demande pas de chèque en blanc. Ce qu'on fait, c'est que le sommaire est très clair. L'ensemble de la programmation au PDI, elle est là. Après ça, on a, dans ce cas-ci, en 4207 chapitre 80, on parle de 50 millions de dollars pour des choses qui seraient imprévues ou de nature urgente. Alors, on n'est pas en train de dire que c'est un run side, on va aller financer n'importe quoi, surtout qu'au sommaire décisionnel, madame la présidente, parce que si mon éminent collègue l'avait probablement tout lu, ou probablement qu'il l'a lu, mais ça lui tente de faire du sparadrap. On nous dit que l'ensemble de ces travaux devront s'insérer à l'intérieur des budgets du programme décennal d'immobilisations de l'agglomération. Alors, à un moment donné, là, je pense qu'on ne peut pas faire prendre des vessies pour des lanternes à n'importe qui, madame la présidente. Alors, moi, je suis convaincu que ce qu'on a besoin ici, ce qu'on vient répondre par là, c'est notre besoin d'agilité puis de flexibilité. L'ensemble de la programmation est là. On va aller chercher des autorisations lorsque nécessaire. Je pense qu'on va pas arriver en disant aux gens que c'est un chèque en blanc. C'est une autorisation de règlement d'emprunt, puis après ça, pour faire les dépenses, on va les faire selon les compétences de chacune des instances, madame la présidente. Alors, à un moment donné, il faut pas pousser.
Martine Musau Muele ◌3:46:36
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 42.06 à 42.10 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons, monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:46:47
Madame la présidente, il reste un item au chapitre 42, c'est le 42.11, qui est d'adopter un règlement modifiant le règlement intérieur du conseil d'agglomération sur la délégation de pouvoirs au conseil d'agglomération et au comité exécutif relatifs à l'exercice du droit de préemption auprès du logement social.
Martine Musau Muele ◌3:47:03
En l'absence d'intervention, la rubrique 42.11 est adoptée. Poursuivons.
François Limoges ◌3:47:08
Oui, au chapitre 45, en 45.01, madame la présidente, on approuve le règlement R-03-2023 modifiant le règlement R-036 concernant les normes de sécurité et de comportement des personnes dans le matériel roulant et les immeubles exploités par et pour la STM.
Martine Musau Muele ◌3:47:24
Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌3:47:26
Merci, madame la présidente. Je suis vraiment très fier de me lever aujourd'hui parler de ce point-là, le 8045.01, madame la présidente. On se rappelle tous, en avril, en avril 2022, j'ai déposé une motion ici même, dans ce conseil municipal, avec, au nom de mes collègues d'Ensemble Montréal, justement pour demander à la STM de présenter un projet pilote pour autoriser les chiens dans le métro et dans les autobus. Et grâce à notre intervention, à notre initiative qui a été faite, on se rappelle aussi tous qu'en octobre 2022, la STM, elle a acquiescé à la demande, puis ils ont mis de la place, ils ont mis en place un projet pilote pour aller de l'avant avec l'autorisation d'avoir des chiens dans le métro. Vous savez, madame la présidente, c'était très important de faire ce pas-là, surtout qu'on sort d'une pandémie, puis après la pandémie, presque 25% des ménages montréalais ont déjà un chien ou un chat, et ça a été vraiment très important pour nous d'aller de l'avant et continuer ce travail. On sait déjà aussi qu'avoir un chien, c'est quand même une façon de socialiser, c'est une façon de sortir de la maison, de pouvoir aller chez le vétérinaire avec son chien, avec son chat, dans le métro. Donc c'était très important pour nous d'aller de l'avant dans ce cas-là. J'aimerais juste vous rappeler aussi que comme conseil municipal, nous avons voté à l'unanimité cette motion-là. Et cette motion, elle parlait justement d'une intervention qui doit être faite au niveau du métro. Et donc ça, c'est déjà fait. Je suis très content et très fier aujourd'hui de voir que le travail que nous avions fait comme Ensemble Montréal, comme même conseil municipal, vraiment, il a donné des fruits. Et le fruit de ce travail, c'est vraiment un changement à ce règlement qu'on est en train de voir actuellement et qu'on est en train d'autoriser aujourd'hui dans ce conseil. Il reste la question de l'autobus, des autobus. J'aimerais que mon collègue, monsieur Éric Alan Caldwell, nous donne vraiment sa vision, puis comment il voit comment ils voient le futur, juste savoir comment on va procéder éventuellement à avoir les chiens dans le réseau d'autobus, surtout que nous avions voté une motion ici même au conseil municipal qui parle des deux, du réseau du métro et du réseau des autobus. Donc, j'aimerais que mon collègue nous dise comment ils vont procéder au niveau de la STM pour aller de l'avant avec cette demande. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:50:00
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌3:50:05
Merci, madame la présidente. Oui, effectivement, je me rappelle ce débat-là. Justement, il y avait effectivement de l'opposition officielle une motion proposée pour les chiens dans le métro et dans l'autobus, et on avait eu une bonne discussion et on avait convenu qu'il fallait aller de l'avant avec un projet pilote dans le métro pour toutes les bonnes raisons qu'a évoquées monsieur le chef de l'opposition. Effectivement, pour beaucoup de Montréalais, lorsqu'on fait le choix du transport collectif, lorsqu'on a un chien, on a parfois besoin justement d'une certaine mobilité pour des services spécialisés, et les chiens ont une importance dans notre vie. Moi personnellement, mon chien est mon meilleur ami d'ailleurs. Bon, blague à part, monsieur Salem, je crois, je me permettrai de revisiter, que le libellé justement de la motion qu'on avait adoptée à l'époque binarité, misait vraiment sur un projet pilote des chiens dans le métro. On a fait ce projet pilote-là, on a collecté des données justement sur le taux de satisfaction, sur les incidents, et à part une première levée de boucliers, on va se dire, qui a été manifeste à l'adoption du projet pilote, beaucoup de gens étaient contre, ont été très vocables là-dessus, au fil du temps, ces points de vue-là se sont estompés. La gestion de l'enjeu de la sécurité a été vue comme n'étant pas un problème, n'étant pas un enjeu, et c'est ce qui nous permet aujourd'hui d'arriver avec cette proposition d'ajustement réglementaire. Madame la présidente, comme je vois qu'il y a personne d'autre au tableau, je suis en droit de réplique sur ce point. Donc, pour ce qui est de l'autobus, prenons les choses, faisons les pas un à la fois. Là, dans la gestion de notre réseau, Il y a des possibilités qu'offre le métro que n'offre pas l'autobus, c'est-à-dire on peut changer de rame de métro, on peut changer de voiture, lorsque c'est dans un métroiseur, on peut se déplacer. Il y a un certain confinement dans un autobus qui fait que, pour une bonne partie de la population, il y a encore beaucoup de résistance. Ceci étant dit, on va continuer à ramasser des données sur la cohabitation des chiens dans le métro. Tant auprès de notre personnel qu'auprès de la population. On va continuer avec beaucoup de rigueur à continuer à documenter le cas et on verra où ça nous mènera dans l'avenir, mais il n'y a pas de projet à court terme pour un projet pilote des chiens autrement que dans le métro. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:52:36
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la rubrique 45.01 énoncée au chapitre 80 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:52:47
Madame la présidente, cela nous amène au chapitre 50. Et en 50.01, on approuve l'entente intervenue entre la Ville de Montréal et l'Association des pompiers de Montréal.
Martine Musau Muele ◌3:52:57
En l'absence d'intervention, monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌3:53:03
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, au mois de mai, on avait posé une question sur ça suite à la décision de la Cour suprême du Canada de ne pas accepté les demandes de la Ville de Montréal, puis en conséquence, c'est un dossier qui a enlevé l'indexation pour les employés qui étaient retraités depuis au moins maintenant presque une dizaine d'années, a eu un effet de se concrétiser. À l'époque, j'avais demandé, dans le contexte des états financiers déposés, quel était l'impact sur les états financiers, puis donné que l'entente était assez récente, L'administration n'était même pas capable de répondre. Aujourd'hui, je souligne le même point. Nous avons eu des employés, des employés qui sont des bleus, des blancs, les gestionnaires ou autres, et qui étaient tous, quand ils étaient retraités, avaient eu un certain droit d'avoir une indexation. Dans le passé, ces gens-là ont accepté leur retraite soit en avoir des montants forfaitaires ou à l'indexation. Pour ceux qui ont eu des montants forfaitaires, ils étaient capables d'encaisser les montants et c'est un choix qu'ils ont fait. Il y a beaucoup d'autres employés qui ont eu le fait d'accepter, demander que la rente soit indexée, qui a réduit les impacts d'inflation. C'était cette indexation qui a été suspendue, madame la présidente, et en conséquence, ça a été passé par toutes les étapes du cours, mais aujourd'hui, pour la première fois, je vois un dossier qui ne tient pas compte nécessairement de tous les employés affectés. Ici, nous avons des propositions soumises à l'Association des cadres, des pompiers, donc je sais qu'il y avait d'autres catégories d'emplois, d'autres catégories de nos employés qui ont aussi eu un effet et qui dans un certain sens, doit avoir un traitement qui va être équitable et raisonnable. Le dossier en question, pour la première fois, nous donne un montant d'argent que ça peut coûter jusqu'à 12,17 millions de dollars pour les années à venir. Ça, c'est basé entre autres sur un rapport actuariel qui devrait être fait d'ici au 31 décembre 2024, et en conséquence, ça deviendra un montant pour cette année. J'étais surpris que dans le budget qu'on vient d'adopter, il n'y avait pas de mention à ça. En effet, l'administration avait même prétendu que la masse salariale a descendu ou baissé jusqu'à 38% des revenus, mais une partie de ça, c'était entre autres les services donnés pour les années antérieures. Et je vous avoue que j'étais surpris parce qu'ici, vous avez une augmentation pour les années antérieures. Il y aura des montants, madame la présidente, non seulement d'avoir l'indexation, donc avec un coût d'entre 12 et 17 millions de dollars, mais il y aura aussi des montants forfaitaires à payer pour les gens qui, depuis un certain nombre d'années, qui n'ont pas été compensés par cette indexation. Ils disent que parmi les 12 200 employés affectés, vous avez 8 000 qui ont dû ou qui vont avoir un accord pour un paiement rétroactif. Il y a 1400 quelques successions qui sont affectées par ça. Donc, j'aimerais bien si, madame la présidente, si effectivement l'administration, au lieu de venir à nous morceau par morceau, item par item, catégorie par catégorie, nous donne le topo total. Il y a eu maintenant presque 8 mois pour faire le travail nécessaire. Je pense que le conseil a une obligation de savoir l'impact de cette décision sur l'aspect financier de la Ville et comment ça va l'affecter. Je veux savoir, madame la présidente, pourquoi ça n'a pas été tenu compte dans le budget pour 2025, parce qu'en toute fin de pratique, 12 à 17 millions auraient dû être tenus compte soit dans les provisions soient aussi dans les indexations pour ces montants-là. J'aimerais bien savoir quel est l'impact sur la succession, quel est l'impact sur les diverses catégories des gens, indexation plus les montants qui sont chargés. Madame la présidente, je pense, je suis surpris, surpris qu'on n'a pas tenu compte de ça dans le budget. Puis, si c'était dans le budget, montrez-moi où, parce que ce n'était pas nécessairement identifié d'une façon claire dans le budget été déposée ici devant ce conseil, mais en même temps, je reste convaincu que ce genre de coûts aurait dû être aussi inclus dans les états financiers pour l'année qui va terminer cette année et qu'on devrait s'assurer qu'avec les analyses actuarielles du 31 décembre 2024, ce soit non seulement provisionné, reflété, mais comptabilisé dans les états financiers que l'administration devrait déposer ici. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:58:20
Madame Gracia Kasoki Katahwa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌3:58:24
Oui, madame la présidente, je remercie mon collègue pour ses questions. Moi, je tiens à rassurer le conseil que les montants qui sont inscrits dans le sommaire décennal, donc de 12 à 17 millions, ont été inclus dans les budgets. En fait, les équipes, nos équipes du service des ressources humaines ont été en mesure de prévoir finalement l'issue de cette ordonnance qui a été émise. Donc, je pourrais revenir par écrit à mon collègue pour donner plus de détails sur toutes ces questions, mais je veux rassurer le conseil. Que ça a été prévu dans le budget, puis je vous reviendrai avec l'indication d'exactement à quel endroit.
Martine Musau Muele ◌3:58:53
Merci. Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌3:58:56
Madame la présidente, merci à madame Gracia Kasoki Katahwa pour la première partie. C'était bien que c'était inclus dans le budget parce que les montants en question sont des montants récurrents année après année, mais il y a aussi d'autres montants. Il y a des montants que, quels sont les montants dus, les indemnités pour les années antérieures pour chacun de ces 12 200 employés dont 8 000 ont besoin d'un paiement rétroactif, 1 400 successions qui sont affectées. C'est pas uniquement l'indexation, madame la présidente, c'est les montants forfaitaires qui vont être dus parce qu'ils n'ont pas été payés dans les années antérieures et on a besoin de non seulement un dossier que, comme madame Katahwa a constaté ici avec un groupe d'employés, mais toutes les personnes concernées, dont les pompiers, les employés dans les divers arrondissements. On a besoin, madame la présidente, c'est un dossier qui est majeur et ne peut pas être traité ici à ce conseil morceau par morceau avec l'espoir qu'il y aura un ici, un là-bas et un autre. On a besoin d'avoir la vue globale. De ça, parce que c'est un jugement du 11 avril qui était majeur. Et deuxièmement, pas uniquement c'est majeur, il y a des impacts majeurs, pas uniquement financiers, mais aussi sur les vies de nos employés. Il faut voir par quels moyens on peut compenser les employés avant qu'ils meurent. Il faut s'assurer que les cessions soient compensées. Il y a des gens qui actuellement n'ont pas eu l'indexation basée sur l'inflation, madame la présidente, Et on a vécu des moments dans les dernières quelques années où l'inflation était partout et très élevée. Et ces gens n'ont pas eu accès à cette indexation. Donc, on a besoin de l'avoir, la vue de l'ensemble, et j'invite l'administration, en transparence, pour la prochaine séance du conseil, d'au moins déposer un document complet qui nous donnera non seulement ce portrait-là, mais qui nous permettra aussi de mieux saisir l'impact sur les finances de la Ville. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:01:06
Madame Gracia Kasoki Katahwa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌4:01:09
Donc, en droit de réplique, je réitère à mon collègue que les montants ont été prévus au budget et que je vais lui envoyer par écrit la réponse sur à quel endroit ça se trouve.
Martine Musau Muele ◌4:01:16
Merci beaucoup. En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la rubrique 50.01 aux dossiers d'orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80, ce qui me permettrait de revenir aux dossiers qui sont à l'étude du conseil municipal en commençant par le chapitre 20 affaires contractuelles, madame Virginie Journeau.
Virginie Journeau ◌4:01:37
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌4:01:37
Donc, je vais regrouper 20-01 à 20-05.
Virginie Journeau ◌4:01:41
Donc, en 20-01, conclure une entente-cadre avec Stellen Division d'Amco Corp pour la fourniture sur demande de pièces de rechange pour bornes d'incendie de la Ville de Montréal. 20-02, autoriser une dépense additionnelle de 9109$ pour des travaux sur le réseau câblé de Vidéotron. En 20-03, approuver la modification du contrat de prêt de terrain par lequel la Ville de Montréal prête un titre gratuit à Sentiers urbains pour une période d'un an. En 20-04, autoriser une dépense additionnelle de 210 127,16$ à titre d'incidence pour la rénovation et l'agrandissement de la bibliothèque Saint-Charles. Et en 20-05, exercer l'option de la deuxième année de prolongation et autoriser une dépense additionnelle de 1 754 317$ pour la gestion du complexe sportif Marie-Victorin ainsi que ses terrains de soccer extérieurs.
Martine Musau Muele ◌4:02:33
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:02:35
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 20.03. Madame la présidente, aujourd'hui, la Ville de Montréal souhaite prolonger le contrat de prêt d'un lot situé sur l'Île-aux-Voyageurs avec l'organisme Sentiers urbains pour une durée d'un an. Un dossier similaire a également été présenté lors de ce conseil. Bien que la Ville se réserve le droit de résilier le contrat de prêt en tout temps, cela n'augure rien de bon pour le développement de l'Île-aux-Voyageurs, qui devient de plus en plus un mirage à mesure que les années passent. La Ville en est propriétaire depuis plus de 7 ans et pourtant, il n'y a aucun logement à l'horizon. Et je me permets, madame la présidente, de revenir sur exactement l'équivalent du dossier qui avait été déposé l'année dernière. J'avais fait exactement le même type d'intervention en dénonçant le fait qu'avec des types d'ententes de ce type-là, qui durent sur une année complète, on peut s'attendre de manière prévisible à ce qu'il n'y ait rien qui bouge d'ici ce temps-là. On avait raison, l'administration nous avait dit non, non, on peut résilier à tout moment. Ils nous redisent la même chose cette année, mais je pense que tous les Montréalais et les Montréalaises ne sont pas dupes, madame la présidente. À un an des élections municipales, on a vu le rythme venir s'accélérer chez l'administration de Projet Montréal, sentant qu'une nouvelle promesse brisée en adaptation ne pourrait pas passer, surtout en pleine crise d'adaptation. Après avoir annulé l'appel d'offres pour la vente du terrain, Projet Montréal s'est engagé à obtenir les résultats d'un processus de gré à gré avant le temps des Fêtes. Madame la présidente, le temps des Fêtes n'est pas très loin. Et on attend toujours des nouvelles du projet retenu. Est-ce que l'administration de Projet Montréal peut nous dire aujourd'hui où ils en sont dans le processus? Enfin, j'ai peu d'espoir de voir une première pelletée de terre dès l'été prochain. En commission des Finances et de l'Administration sur le budget 2025, mes collègues ont reçu de la part des fonctionnaires de la Ville une réponse peu convaincante à ce sujet, laissant penser que le chantier pourrait être remis à plus tard. On fait encore une fois, madame la présidente, face à une promesse brisée de la part de l'administration.
François Limoges ◌4:04:24
Merci.
Martine Musau Muele ◌4:04:24
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌4:04:29
Il faudrait se brancher, madame la présidente, en droit de réplique sur le point de mon collègue Hénault-Ratelle. Tout à l'heure, on nous dit là avec le conseil, ben là, il faut absolument faire en sorte qu'on passe au conseil, on passe au conseil, puis après ça, ben là, finalement, on y va pour un an. Je veux dire, quand on renouvelle les baux qui sont là, c'est justement parce que, tu sais, vous mentionnez souvent qu'il faut être près des organismes, il faut leur donner de la prévisibilité, il faut s'assurer, tu sais, d'être près de ces gens-là puis de ne pas leur nuire. Alors nous, ce qu'on fait, c'est qu'on prévoit la durée de temps en disant on va passer une fois au conseil, puis une fois au bout d'une année, je pense que ça va être correct. Entre-temps, on a été en action. Nous sommes allés en appel de projets. Ceux qui ont déposé savaient très bien qu'ils ne répondaient pas, dans le cadre d'un appel d'offres public formel, à l'ensemble des conditions. Ils le savaient. Ils ont décidé d'aller de l'avant. Et ça, c'est quand même une très bonne idée, une très bonne nouvelle, puisqu'ils ont des idées, ils ont des projets. Puis ils ont de l'ambition pour ce secteur-là. Alors, c'est pour ça que pour nous, le but, c'était de secouer le cocotier, s'assurer qu'on fasse quelque chose avec ce secteur-là, qu'on le sorte d'un certain marasme, parce que les gens nous disaient, ben, il ne se passe rien sur ce terrain-là. Il se passe plein de choses dans le village, il se passe plein de choses dans le quartier latin, mais pour ce terrain-là, il faut que ça bouge. C'est ce que nous avons fait. Là, on a entamé des discussions en gré à gré qui vont faire en sorte qu'on ne sera plus dans un cadre formel, madame la présidente, où on a chaque virgule qui est regardée par un comité technique. Là, on y va sur est-ce que c'est une bonne idée, c'est un bon projet, est-ce que ça va être contributif au milieu, est-ce qu'il va y en avoir du logement social, du logement abordable, ça va avoir l'air de quoi, qu'est-ce que peut donner pour du logement étudiant? Est-ce qu'il y a du maillage qui est fait avec l'UQAM puis avec le milieu d'insertion? Est-ce qu'on va faire en sorte qu'il y aura un lien avec la STM? Toutes ces réponses, il faut y répondre par l'affirmative, c'est oui. Alors, en ce moment, je le confirme à mon collègue, on est en gré à gré, on a reçu des propositions, puis il y a des échanges réels qui sont en train d'être faits avec des promoteurs qui sont eux aussi en action. Alors, là-dessus, madame la présidente, je pense que c'est ça qu'on a devant nous, une administration qui dit, je vais donner de la prévisibilité aux gens qui sont là sur l'îlot puis qui font un travail incroyable dans ce secteur-là de la ville puis qui ont besoin de prévisibilité. La dernière affaire qu'ils veulent, c'est passer à chaque mois, à chaque 2 mois au conseil municipal depuis l'année passée en se disant, mais là, je suis-tu sur le bord, là? Je suis-tu sur le bord, là? Alors, le bail, oui, il est fait pour une année. Ça a été le cas pour un autre dossier, ça sera le cas pour un autre aussi le mois prochain. Mais en même temps, on est en lien et en contact étroit avec eux pour leur dire où est-ce qu'on s'en va, parce qu'on ne veut pas faire et agir comme des sauvages. Alors, c'est ça qu'on fait. Fait que, des bonnes nouvelles pour les organismes qui sont là puis qui livrent des services dans le coin, et après ça, en action avec des promoteurs qui travaillent avec la Ville de Montréal à faire en sorte que ce secteur-là, on y donne des contributions importantes, structurantes et durables en matière vraiment de vie, de vivre ensemble dans le secteur et d'aller chercher des logements pour les Montréalais et les Montréalaises qui en ont grandement besoin pour tous les portefeuilles, principalement pour ceux qui en ont besoin, qui en arrachent, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:08:13
En l'absence d'autres interventions, note au procès-verbal l'adoption, pardon, des rubriques 20.01 à 20.07. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌4:08:30
17 h 15, mais est-ce qu'on attend encore?
Martine Musau Muele ◌4:08:32
8.
François Limoges ◌4:08:33
Ah, il est 8. Moi, je regarde l'horloge depuis tantôt.
Martine Musau Muele ◌4:08:41
On a encore le temps pour quelques rubriques, on vous écoute.
François Limoges ◌4:08:44
C'est ça, il va falloir ajuster l'horloge. Moi, je regardais l'horloge, c'est comme, mon Dieu, il est rendu ici.
Martine Musau Muele ◌4:08:49
Que se passe-t-il?
François Limoges ◌4:08:49
Alors effectivement, il est 17 h 08, on va enchaîner avec la réunification des items 2006 à 2010. Et en 26, on exerce l'option de renouvellement dans le cadre du contrat accordé à Alterra Environ. En 27, on accorde un contrat à la firme des technologies Logique POS pour l'acquisition et déploiement d'une solution infonuagique. En 28, on accorde un contrat de gré à gré à Vidéotron pour réaliser des travaux sur son réseau câblé dans le cadre du projet d'enfouissement du boulevard Gouin-Ouest. En 29, on accorde conformément à la loi un contrat de gré à gré à Énergies, fournisseur unique pour la modification de leur réseau de distribution gazier dans le cadre du contrat construction H2D. Et en 30, on accorde un contrat de gré à gré à l'organisme à but non lucratif de la SPCA pour la fourniture des services animaliers sur le territoire de 14 arrondissements.
Martine Musau Muele ◌4:09:48
Alors, les interventions suivantes sont de madame Vana Nazarian et monsieur Abdelhaq Sari. Sachez qu'à 17 h 15, j'interromprai pour qu'on puisse procéder aux points prévus à l'ordre du jour. On vous écoute, madame Nazarian.
Vana Nazarian ◌4:09:59
Merci, madame la présidente. Donc, j'interviens au point 20.06. Madame la présidente, tel que je l'ai expliqué la semaine dernière, le projet remplacement de l'ensemble des entrées en plomb prend actuellement du retard et l'objectif original prévu pour 2030 a été repoussé une première fois pour 2032, mais devant le faible niveau de remplacement des dernières années, celui-ci devra encore être repoussé. Lors de l'annonce du plan pour lutter contre la présence du plomb, Projet Montréal avait annoncé que l'ensemble des résidences montréalaises allaient être dépistées pour 2022. Malheureusement, cette cible n'a pas été atteinte. Le présent sommaire décisionnel nous indique que la nouvelle cible est de finaliser toutes les opérations de dépistage pour 2026. C'est 4 années après la cible. Et honnêtement, madame la présidente, suite à mon intervention de tantôt et la réponse que j'ai reçue, J'aimerais souligner que la responsable du dossier a beau faire croire qu'il n'y a pas de retard, que les cibles sont respectées, sûrement, je pense que l'on regarde pas les mêmes documents, madame la présidente, parce qu'on voit ici que l'objectif des remplacements est repoussé de 2030 à 2032 une première fois, et si on voit que l'objectif du dépistage des entrées en plomb est repoussé 4 ans, de 2022 à 2026. Donc, comme le dossier plus tôt, les documents de cette administration démontrent noir sur blanc des objectifs non atteints, des dates repoussées. Et à l'encontre de ce que certains souhaitent faire croire aux Montréalais, à voir les faits, à voir les données dans les dossiers présentés, à voir comment cette administration gère l'ensemble des dossiers. Je dois dire que je ne suis guère surprise de voir que les projets et les programmes accumulent du retard et l'explosion de coûts. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:12:18
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌4:12:21
Madame la présidente, j'interviens sur le point 20.07 et permettez-moi de m'interroger aujourd'hui encore une fois sur une question qui me semble symptomatique de défis plus profonds dans la gestion des technologies de l'information à la Ville de Montréal. Je consulte l'historique de ce dossier 2007 et franchement, je me demande que se passe-t-il au service des TI. Pourquoi une solution aussi basique qu'un système de billetterie infonuagique, un projet qui ne devait pas poser de grands défis techniques, s'est-elle transformée en un parcours semé d'embûches nécessitant pas moins de 3 appels d'offres? Avant de trouver preneur. Madame la présidente, il ne s'agit pas ici de réinventer la roue. Nous parlons d'une solution accessible déjà utilisée par ailleurs. Pire encore, tout autre entité faisant partie de l'écosystème municipal montréalais dispose déjà d'un système comparable. Alors pourquoi ne pas avoir adopté une solution existante à l'interne pour répondre aux besoins spécifiques du MEM? Avions-nous vraiment besoin de nous engager dans ce long et coûteux processus. Et pourtant, nous voilà avec un contrat qui nous lie pour 5 ans avec 2 options de prolongation. Madame la présidente, nous avons transformé un mandat simple en une odyssée bureaucratique. Mais au-delà des chiffres et des échéanciers, c'est la question fondamentale de l'attractivité de la Ville de Montréal qui m'inquiète énormément. Est-ce que Montréal, une métropole reconnue pour son innovation technologique et son vivier de talents, a tant de mal à susciter l'intérêt des entreprises locales pour développer une solution sur mesure. Dans la région même, nous avons des entreprises et des organisations et des programmes capables de livrer des projets infiniment plus complexes que celui-ci. Comment expliquer ce décalage? Madame la présidente, j'ai lu et relu le sommaire décisionnel et je suis sûre et certaine que ma question va être cette fois-ci claire et limpide pour l'administration, surtout que la réponse tout à l'heure, je pense que j'ai pas de doute par rapport à la capacité de, je dirais, de la responsable des TI au niveau du comité exécutif, sauf que tout à l'heure elle me répondait sur un point 2019 qui était aux affaires contractuelles et non pas à l'agglo. C'est pour ça qu'elle a été un tout petit peu perdue. Alors j'ai pas de doute par rapport à sa capacité vraiment de comprendre, c'est juste qu'elle n'était pas sur le bon point. Alors je me demande des explications cette fois-ci sur le point 2007 au niveau contractuel, mais je vous en prie qu'on se contente pas de réciter le sommaire. Comme cela arrive trop souvent ici au conseil municipal. Je parle ici de transparence, de reddition de comptes et surtout de respect envers les Montréalaises et Montréalais qui financent ces projets. Chaque retard, chaque processus d'appel d'offres superflu, chaque inefficacité coûte non seulement de l'argent, mais aussi de la confiance de nos institutions. Il est temps, madame la présidente, que ce conseil exige des réponses claires, des réponses claires et des actions concrètes Car une gestion aussi chaotique pour un projet de cette envergure, c'est tout simplement inacceptable. Là-dessus, je vous dis merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌4:15:20
17 h 15, nous poursuivrons avec l'intervention de madame Émilie Thuillier à la suite du point qui sera annoncé à l'instant par monsieur François Limoges. 17 h 15, monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:15:35
Veux-tu, on pourrait donner le droit de réplique rapidement. Ça va être rapide.
Martine Musau Muele ◌4:15:39
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌4:15:41
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur 20.06. Écoutez, le dépistage et les travaux des entrées de services en plomb, c'est vraiment une priorité. La bonne nouvelle, c'est que le dépistage, on le continue. Oui, ça a été plus long que prévu parce qu'il y a eu plus. Quand on a commencé, on savait pas exactement combien de maisons de logement avaient des entrées de services en plomb et on est sûr de faire le dépistage partout partout, partout. Évidemment, on a commencé aussi par les écoles, les CPE et tout ça. Donc, on a énormément de dépistage qui a déjà été fait et on devrait conclure là cette année. Pour toutes les données, parce qu'on parle des fois qu'on n'a pas toutes les données, en fait on les a. Chaque année, on dépose ici au conseil municipal un bilan d'une quinzaine de pages très, très, très précis avec toute l'information sur les entrées de service en plomb, donc le dépistage, mais aussi les travaux qui qui ont été faits et tout ça. Donc, je vous invite là à aller voir ces bilans qui ont été déposés. Le nouvel objectif, mais ça fait déjà un bon moment qu'on roule avec cet objectif, c'est 2032 et c'est toujours l'objectif, même si, puis évidemment on le voit dans les bilans, la cible annuelle n'est pas toujours atteinte. En tout cas, dans les dernières années, ça n'a pas été le cas. Bien sûr, il y a des coûts plus importants. Je pense que tout le monde ici dans cette salle, on le sait, il y a l'inflation, qui a fait très, très mal dans les dernières années. Ceci dit, on ne s'arrête pas à ça. On ne veut pas juste payer plus cher. Le service de l'eau est vraiment en train de regarder quelles sont les optimisations. Est-ce qu'on peut faire les travaux de manière différente? Est-ce qu'on peut élargir la bande des fournisseurs? Est-ce qu'on peut utiliser d'autres méthodes? Cette année, et suite à une question de monsieur DeSousa, je l'avais expliqué en ce conseil, cette année on fait une première. Donc, on a des contrats, on en fait absolument arrondissements, on fait des contrats, dans le même contrat on change les entrées de service en plomb et on refait le pavage. Donc, au lieu de faire 2 fois des travaux, on les fait dans le même contrat et on va certainement sauver des coûts, par exemple sur la mobilisation de chantier. Donc ça, c'est une des façons de réduire les coûts. Il y en a d'autres qui sont explorées par le service de l'eau. Par ailleurs, et je conclurai là-dessus, madame la présidente, ben c'est sûr que si on fait plus de travaux pour changer les entrées de service en plomb. Je sais pas si vous l'avez vécu, mais juste pour que les gens qui nous écoutent le sachent, changer des entrées de service en plomb sur une rue, c'est de 6 à 8 semaines où la rue est barrée pour le trafic de transit. Bien sûr, les gens peuvent toujours accéder à leur maison, donc c'est accessible pour les résidents et résidentes, mais c'est barré pour toutes les autres personnes. C'est un impact majeur. Donc, est-ce qu'on est dans une situation en ce moment avec les rénovations qu'on fait dans notre ville sur les tuyaux, sur les rues, est-ce qu'on peut ajouter chaque année, exemple, une centaine de rues d'entrée de service en plomb qu'on va barrer dans les arrondissements qui plus est centraux où il y a du plomb plus souvent qu'autrement? Bien, la réponse est non. Nous sommes responsables, nous sommes raisonnables. Donc, à chaque année, les entrées de service en plomb, on les regarde, On regarde où on les fait, mais on fait en sorte aussi qu'il y ait une acceptabilité sociale et on regarde la quantité de travaux dans chaque arrondissement. Donc, madame la présidente, moi je trouve que les équipes au service de l'eau font un travail fantastique dans ce dossier avec toutes les contraintes qui leur sont données. Merci beaucoup.
Aref Salem ◌4:19:08
Merci.
Martine Musau Muele ◌4:19:09
Monsieur François Limoges. Avant de procéder, permettez-moi, en l'absence d'autres interventions. Notons donc au procès-verbal l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10. On vous écoute.
François Limoges ◌4:19:23
Oui, madame la présidente, c'est le moment que nous attendions tous en 15h01. Il s'agit de la déclaration pour souligner les performances exceptionnelles des Montréalaises et des Montréalais aux Jeux de Paris 2024 et je cède la parole à la mairesse de Montréal.
Valérie Plante ◌4:19:39
Merci beaucoup, monsieur Laliberté. Alors, ben écoutez, bonsoir, bonsoir à nos invités qui sont dans les gradins. Je tiens à vous souhaiter la bienvenue dans la Maison des citoyennes et des citoyens de Montréal. Et c'est un grand plaisir pour nous de pouvoir partager avec vous notre fierté de vous recevoir et de vous partager cette déclaration pour souligner les performances exceptionnelles des Montréalaises et des Montréalais aux Jeux de Paris 2024. Alors, cet été, on était plusieurs à être arrivés à notre téléviseur pour suivre les performances des athlètes olympiques et paralympiques du Canada, mais particulièrement de Montréal, aux Jeux de Paris. Après des années de dur labeur, parce que ça demande une discipline incroyable, beaucoup d'heures et beaucoup de sacrifices, pas moins de 50 athlètes qui sont nés ou qui s'entraînent à Montréal ont pris part aux Jeux olympiques et aux Jeux paralympiques de Paris 2024. Et on n'a pas été déçus. Nos athlètes nous ont offert des performances exceptionnelles tout au long des Jeux. On peut penser à Félix Auger-Aliassime, pardon, qui a remporté la médaille de bronze en double au tennis aux côtés de Gabriela Dabrowski. Je pense à Nathan Zamgor-Murray, qui a remporté le bronze au plongeon de 10 mètres synchro avec son coéquipier Rylan Vienne. Audrey Leduc, qui a établi un nouveau record canadien avec sa première course au 100 mètres. Marie-Sophie Harvey, qui a réalisé des performances historiques à la piscine qui l'ont menée au pied du podium 4 fois. Brent Lakatos, qui nous a tenus à bout de souffle dans le cadre de ses courses qui l'ont mené à une médaille d'or et une médaille d'argent en para-athlétisme. Audrey Lamotte, Jacqueline Simono et Raphaëlle Plante qui, avec toute leur équipe de natation synchronisée, nous ont offert des performances à couper le souffle. Je pense à Ilya Karun qui nous a ramené 2 médailles de bronze en natation. Et tant d'autres athlètes qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes et qui nous ont rendus si fiers. Je veux aussi souligner le travail incroyable des entraîneurs et entraîneuses qui ont accompagné tous ces athlètes et leur ont permis d'atteindre de nouveaux sommets. Par leurs performances exceptionnelles, leur passion, leur dévouement et leur enthousiasme, les athlètes olympiques et paralympiques de Montréal et leurs entraîneurs et entraîneuses ont inspiré la population montréalaise à se dépasser. C'est sans oublier les membres du Comité olympique canadien et les chefs de délégation qui se sont assurés d'offrir aux athlètes les meilleures conditions possibles pour réaliser leurs rêves, parce qu'évidemment, il y a les athlètes, mais il y a tous ceux et celles qui les entourent. D'ailleurs, je tiens également à saluer les familles des athlètes, parce que je sais à quel point ils sont très importants pour les soutenir. En plus d'avoir vu ses athlètes se dépasser, Montréal a aussi été fièrement représentée aux cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques. En effet, Adeline Cruz, une jeune Montréalaise âgée de 11 ans, a eu la chance de danser à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques le 26 juillet. Pour sa part, est-ce qu'elle est là? Elle est là, allô! Pour sa part, le danseur montréalais Lucas Lazy Legs à briller lors du spectacle d'ouverture des Jeux paralympiques le 28 août. Je veux aussi saluer le travail des journalistes de Montréal qui ont permis au public de suivre à distance les performances des athlètes et l'ensemble des festivités entourant les Jeux olympiques et paralympiques cet été. Et vous me permettrez de saluer la présence de madame Diane Sauvé, qui a, mon Dieu, qui est une pionnière du journalisme sportif sportifs et définitivement, si je peux me permettre, une femme dans ce milieu-là, avec toute l'expérience que vous avez, j'imagine que, comment dire, il faut être faite de tuf pour faire sa place et je tiens vraiment à vous saluer, à vous remercier. Et après 38 ans, je pense que là vous avez, j'allais dire, déposé vos patins, déposé votre stylo, mais dans tous les cas, on vous remercie pour le travail et d'avoir tracé la voie pour plein de journalistes sportive, comme on en a bien besoin. Alors, je veux terminer en disant que grâce aux Jeux olympiques de 1976, Montréal, on est une ville olympique. On s'est doté de nombreuses installations sportives de qualité qui sont aujourd'hui, qui font de nous une ville sportive par excellence. Puis, il faut des installations olympiques évidemment, mais je tiens à mentionner à quel point toutes les infrastructures que nous avons dans nos arrondissements que ça passe les terrains de baseball, les piscines, les arénas, tous les centres sportifs, font en sorte qu'il y a plein d'enfants qui profitent du sport, qui font des activités physiques et, qui sait, développent peut-être une passion pour un sport qui saura les mener aux Jeux olympiques. Et définitivement, vous tous et toutes, vous êtes des sources, des sources d'inspiration. Alors évidemment, on pense dans les installations sportives de calibre international à notre stade olympique, mais je tiens également à mentionner le bassin olympique de l'Île-Notre-Dame, le complexe sportif Claude-Robillard, qui est extrêmement utilisé. Et je tiens à rappeler à quel point, pour soutenir les petits sportifs et évidemment les sportifs de haut calibre comme vous, la Ville de Montréal, on tient toujours à soutenir au maximum en investissant dans ces installations-là qui parfois, on le sait, dès qu'on répare ou dès qu'il y a une installation sportive qui est en réparation ou en construction, on voit l'impact que ça a sur la communauté parce que les gens aiment, ont besoin de toutes ces installations pour faire, pour améliorer leur qualité de vie. Je vais terminer en disant que je tiens à souligner également le travail d'Équipe Canada qui a remporté au total 27 médailles aux Jeux olympiques de Paris 2024, et ça, c'est le deuxième total le plus élevé dans l'histoire du pays à des Jeux d'été. C'est absolument remarquable. Et l'équipe paralympique canadienne n'est pas en reste puisqu'elle a réalisé une performance exceptionnelle à Paris en remportant 29 médailles, soit 8 de plus que plus qu'à Tokyo en 2020. Il y a de quoi être fier. Et permettez-moi peut-être, en terminant, de vous dire À quel point, je suis sûre, chère athlète, que vous le savez, vous devez avoir des fan clubs de jeunes garçons, de jeunes filles qui, dépendamment de votre sport, vous suivent. Ne minimisez jamais l'impact que vous avez sur les enfants, les jeunes, parce que de se rendre à votre niveau, vous le savez évidemment, mais c'est tellement de— ça demande de la force physique évidemment, d'être à un niveau incroyable, mais ça demande aussi une force de caractère, une capacité à s'autodiscipliner, à s'entourer des bonnes personnes pour vous emmener à votre meilleur. Et je trouve que c'est absolument exceptionnel et des modèles comme vous, on en a besoin, on en veut toujours plus. Alors, je vous souhaite la Pour ceux et celles qui vont continuer leur carrière, on a hâte de vous suivre. Pour celles et ceux qui peut-être vont prendre une pause, ça a été un bonheur de vous voir aller et merci de nous rendre si fiers ici au pays. Bravo!
Martine Musau Muele ◌4:27:35
Merci, monsieur Jim Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌4:27:45
C'est bon. Merci, madame la présidente. Bienvenue à tous et à toutes. On est très, très heureux de vous avoir avec nous ce soir. Je suis ravi de me lever pour souligner les performances exceptionnelles de Montréalaises et Montréalais aux Jeux de Paris qui ont eu lieu cet été. Tout d'abord, Montréal a été fièrement représenté, comme disait la mairesse lors de la cérémonie d'ouverture notamment, par la jeune danseuse montréalaise de 11 ans Adeline Cruz et le danseur montréalais Lucas Lazy Legs. D'une part, 50 athlètes nés ou s'entraînant à Montréal ont participé aux Jeux olympiques. Une fois les athlètes rentrés aux vestiaires, l'heure était au bilan pour les 205 délégations présentes à la fête finale. Élites historiques pour les sportifs canadiens avec 27 médailles. Équipe Canada remporte le deuxième total le plus élevé dans l'histoire du pays des Jeux olympiques d'été. D'autre part, l'équipe paralympique canadienne a largement dépassé le précédent record obtenu à Tokyo en 2020 en remportant 29 médailles, qui égale la performance de l'équipe à Rio en 2016. Je tiens au passage à souligner l'importance des Jeux paralympiques qui sont nécessaires, car inclusifs, tout comme les événements mettant en avant les personnes en situation de handicap. Tout ça, et sans parler de l'équipe d'entraîneurs hors pair composée de plusieurs Montréalaises et Montréalais qui ont soutenu nos athlètes, ni du travail des journalistes, comme disait encore madame la mairesse de Montréal, grâce à qui le public a pu suivre l'ensemble des événements et des performances. Par leur passion, leur dévouement et leur discipline, les athlètes olympiques et paralympiques de Montréal et leurs équipes d'entraînement ont inspiré la population montréalaise à se dépasser. On a personal note, I am a father of an elite athlete, and I know that when we are glued to our TV sets watching the Olympics, it only sets us up to model some of these extraordinary and exceptional accomplishments that we see from the folks that are not only in this balcony but also everyone that is around them, which includes, of course, the parents that put their children into sports and allow them, with the environments created by all of us, to be able to expand their horizons and become not only Olympic medalists, but also to participate in the Olympics, which is a feat in its own that is extremely difficult. And so you can imagine the work that goes into that. Et nous, on est ici pour créer un environnement comme Madame la mairesse a indiqué plusieurs installations partout à Montréal et on fait le plus possible pour initier les jeunes dans les sports et être un jour des modèles pour d'autres à suivre. So on that, I wanted to congratulate you all for being here this evening. Thank you very much for your accomplishments. Please pass all our recognition to everybody around you and know that you are not only exceptional and extraordinary athletes, but models to the rest of Montreal. Thank you very much. Merci, Madame la Présidente.
Martine Musau Muele ◌4:31:48
Il est 17 h 30, alors je comprends que vous êtes à l'aise pour conclure avec les 2 dernières interventions. Très bien. Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌4:31:56
Ça va être très rapide pour moi, madame la présidente. Je me voyais mal ne pas me lever sachant que Lazy Leg était ici. Je voulais juste lui faire un shout-out à l'équipe Ill Abilities. On est extrêmement fiers de voir un jeune homme du West Island, quelqu'un qui a influencé autant de jeunes à justement la danse, au breakdance, qui aujourd'hui est une discipline olympique et paralympique. Donc, shout out Lazy Legs!
Martine Musau Muele ◌4:32:31
Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌4:32:34
Merci beaucoup, madame la présidente. J'aurai l'occasion au cocktail tout à l'heure de vous exprimer toute mon admiration, mais je tenais quand même à saluer aussi la présence de votre chef de mission, monsieur Bruni-Surin. Si on m'avait dit en— j'allais dire, si on m'avait dit en 1996 que je me lèverais ici 30 ans plus tard pour saluer votre présence quand j'étais debout devant ma télé à 12 ans, complètement admirative, je ne l'aurais pas cru. Mais je tiens sincèrement à vous remercier et surtout l'inspiration que vous donnez à tous nos athlètes et à la Ville et à notre, bien sûr, notre pays. Alors, je vous remercie infiniment et au plaisir de se retrouver dans quelques minutes.
Martine Musau Muele ◌4:33:17
Merci. En l'absence d'autres interventions, notons donc que la déclaration pour souligner les performances exceptionnelles des Montréalaises et des Montréalais aux Jeux de Paris 2024 est donc adoptée. Nous allons suspendre, retour à 19 h. Merci.
Animation musicale ◌5:56:40
Tu auras un seul cœur, ce cœur qui nous sort dans le dos. Envoyons un seul cœur d'école et non plus de canne d'eau. Danser autour du grand Saint-Marc en se prenant dans les mains. Et sans penser que vent et moi sommes le pire. Danser autour de l'arbre sympa, en se frottant dans les mains. Danser autour de l'arbre sympa et chanter jusqu'au matin. Des serpents d'armes en reprenant l'air, laissant passer devant et moi sous le gui ou dans les coins.
Martine Musau Muele ◌6:04:06
Je vous invite à prendre place, s'il vous plaît. Il est 19 h 03, nous allons reprendre avec la période de questions des membres du public qui sont ici ce soir. Alors, nous allons commencer avec la première intervention qui nous est présentée par Luigi Tavernise. Bonjour et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:04:26
Bonsoir, madame la présidente. Monsieur Tavernise a une maladie de gorge et je suis je parle de sa part. Merci. Madame la présidente, l'administration a récemment annoncé que le collecteur Longellier sera inclus dans le budget 2025-2031, mais madame Vodanovic a déclaré à plusieurs reprises que la réalisation du projet pourrait prendre 20 à 30 ans. Ce délai est insoutenable et laisse les citoyens de Saint-Léonard dans l'incertitude. De plus, le programme Rénoplex présente une solution— présentée comme une solution déplace les fardeaux financiers et logistiques sur les résidents qui sont déjà vulnérables en raison des inondations fréquentes. De plus, les recommandations de la Ville concernant les drains français et d'autres améliorations similaires exacerbe la pression sur le collecteur L'Orgellier, qui a été jugé insuffisant par l'étude condamnée par la Ville elle-même à Sima Plus. Compte tenu de ces contradictions et de l'impact à long terme sur la communauté, pouvez-vous confirmer quelles mesures provisoires seront mises en œuvre pour prévenir d'autres inondations en attendant la mise la mise du nouveau collecteur, des mesures claires et réalisables seront-elles communiquées dans les 30 à 60 prochains jours?
Martine Musau Muele ◌6:06:04
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌6:06:07
Oui, bonjour. Merci pour votre question. Vous avez fait un très bon travail de ramener la question. C'est une excellente question, vraiment bien formulée. Alors, pour vous répondre, on a déjà mis, on a mis 170 millions de dollars de plus pour faire le plan de redrainage. Alors maintenant, ça passe de 530 millions à peu près à 700 millions. Malheureusement, il n'y a pas assez de programmes et de financements pour protéger les terrains privés. On a créé Rénoplex, on est très conscients que c'est pas suffisant pour l'ampleur de la tâche. Alors, on travaille maintenant avec le gouvernement fédéral, qui a un certain budget pour aider les citoyens à rénover et à rendre leurs maisons plus résilientes. On travaille aussi avec le gouvernement du Québec, qui doit donner une certaine indemnisation. Il en donne pour ceux qui se font inonder par les rivières, mais il n'en donne pas pour ceux qui se font inonder maintenant par ce qu'on appelle du ruissellement urbain. Alors, on veut mettre tout le monde autour de la table pour créer ce programme. Il y a beaucoup de programmes pour protéger, pour faire de l'adaptation sur du terrain public, mais pas assez sur du privé. Puis le problème avec votre secteur, ce n'est pas tant le collecteur lui-même, oui, il est insuffisant, mais ça va prendre du temps, même si on met tout l'argent nécessaire, ça va prendre 20 ans. On ne peut pas détruire, ouvrir toutes les rues dans votre quartier en même temps. Alors, c'est juste, on va faire notre partie, Publique, mais vous devez aussi faire votre partie privée et on va vous aider avec la partie privée, sauf que c'est pas encore en place.
Martine Musau Muele ◌6:07:47
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:07:48
Yes, my follow-up question will be in English. I don't agree with what Mr. Vodanovic has explained. One of the solutions is a porte étanche, but installing a porte étanche by itself is not a solution. There's two to three hundred thousand dollars of work that needs to be done when you're doing that. On top of installing a parc d'étanche. So my question is one that will surround that of equity, that this administration is not equitably trying to find solutions, especially in Saint-Léonard, with regards to the collector. I'm aware that the collector has about 25 kilometers of rerouting of drainage to be done. That was made clear. But you've told a lot of my concitoyens that have come in the past month that they need to condemn their basements in a time where Saint-Léonard is probably the perfect location for people who don't have housing to live in, especially there's a lot of duplexes and triplexes that people live in their basements. And you know, the city has been surrounded with issues with regards to housing.
Martine Musau Muele ◌6:08:55
And the question, please.
Citoyen·ne ◌6:08:56
Yes, my question is: Why has the plan? The plan directeur de drainage not been made publicly available at the same time as the PDE.
Martine Musau Muele ◌6:09:04
Thank you, Madame Maya Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌6:09:06
Yes, you have amazing questions. All it's all right. The yes, the Renoplex will help with the porte étanche. It will help with certain things, but it doesn't help with the renovations, and you're right. But there is a program at the federal government that will help us do just that. We just need to get it. Through into Quebec. It exists in other parts of Canada, but it hasn't come here, and there's a lot of money in it. And we're working to make that available for you, that you can do the work and do all the renovations for almost— for anyways, it would be at a very, very, very low interest rate. We're also working for indemnization programs, and I'm sorry, they're not there yet. And even if we were to do the Langelier Collector, Let's say by some magic force we were able to mobilize everybody and had all the money and did it all in a year, which is impossible. Let's say we did it in a couple of years starting tomorrow. It would still not solve the problem. You would still have water in the basement, and that's why you need to protect your homes. I know it is very hard.
Voix 4A26:10:12
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:10:13
Très bien. Le temps est écoulé. Je vous remercie pour votre question. Have a great evening. And see you next time. La prochaine question nous est présentée par Alain Mas, représentant le syndicat des copropriétaires des Condominiums Versailles. Bonsoir, monsieur Mas, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:10:29
Bonsoir. Je suis vice-président des Condominiums Versailles. Pour définir la place, c'est au nord de la place Versailles, entre les rues de Lotion et la rue de Boucherville. On est des condominiums de 6 étages avec 100 unités, à peu près 250 personnes. C'est un milieu qu'on a développé, c'est un milieu de vie avec la place Versailles. On est là depuis 35 ans, on est en harmonie avec tout l'environnement. On était heureux de pouvoir donner nos opinions à l'office de consultation de Montréal relativement au projet de 5200 logements dans la Place Versailles qui, oui, de partir d'un îlot de chaleur à faire de quoi, il faut faire de quoi, c'est inévitable. J'ai déposé un document qui montre notre bâtiment et suite aux recommandations qu'on a eues de l'OCPM, la recommandation 12, On souhaite que toutes les recommandations de l'OCPM soient retenues par la Ville et que les modifications demandées soient faites. J'ai la recommandation numéro 12. On comprend très bien qu'au coin de la rue Pierre-Cornet et la voie de service de Boucherville, on a un espace vert. Et devant chez nous, directement devant la porte, On a un 25 étages et un 12 étages.
Martine Musau Muele ◌6:12:06
Monsieur Mas, allons-y avec la première question, vous pourrez poursuivre ensuite.
Citoyen·ne ◌6:12:10
Je demande, j'ai déposé un plan et je demande si l'administration de Montréal va acquiescer à la recommandation numéro 12 de déplacer et de diminuer la hauteur des bâtiments sur la rue Pierre-Cornet.
Martine Musau Muele ◌6:12:23
Merci. Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:12:28
Oui, bonjour monsieur Mas, j'espère que vous allez bien. En effet, là aujourd'hui on déposait le rapport de consultation public de l'OCPM sur Place Versailles. Merci de votre participation. Merci aussi à tous les citoyens qui ont participé. On n'est pas prêt, on vient de le déposer aujourd'hui, donc on n'est pas prêt à commenter chacune des recommandations. Plusieurs vont dans un sens où est-ce qu'on veut bonifier le projet, mais vous comprenez que c'est pas la Ville qui construit, c'est le promoteur, donc c'est pas la Ville qui est capable de dire exactement l'aménagement à tel coin, tel coin de rue. Il y a beaucoup de travail à faire avec le promoteur, mais on est dans une optique de bonification pour ce beau projet.
Martine Musau Muele ◌6:13:12
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:13:13
Donc, je comprends très bien que c'est la Ville qui donne des dérogations et ce n'est pas le promoteur qui va décider quoi faire. Vous donnez— on a un règlement chez nous c'est 8 étages commercial et résidentiel. C'est pas le promoteur qui décide. C'est pas le promoteur qui décide de faire un espace vert au coin d'une autoroute et un bâtiment de 25 étages et de 12 étages devant chez nous. Vous allez approuver des dérogations et on veut absolument que cette recommandation-là, qu'il n'y a pas de bon sens de laisser un espace vert sur une autoroute et des bâtiments de 25 et de 12 étages devant chez nous, ça tient pas la route. Donc je veux m'assurer que la Ville, et non le promoteur qui décide, que la Ville prenne en considération cette recommandation-là et agisse en conséquence. Et j'ai déposé les plans pour dire de quelle manière et comment ça peut se passer.
Martine Musau Muele ◌6:14:09
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:14:11
Oui, merci monsieur Masse. Écoutez, ça fait 3 ans qu'on se parle à peu près là, puis ça fait 3 ans que vous dites Ça va pas assez vite, répondez-moi plus rapidement, des choses comme ça. Je comprends, je comprends que vous êtes anxieux par rapport à ce projet-là, mais là, on reçoit le rapport de l'OCPM aujourd'hui. Il va y avoir des mois de discussions avec le promoteur parce que c'est pas vrai qu'on déplace un immense projet de 5000 unités qui doit être bonifié de différentes manières. C'est pas vrai que ça s'annonce là, la soirée du conseil. Il y a immensément de travail à faire. On est dans une logique de bonification. Je tiens aussi à rappeler que la recommandation numéro 1 de l'OCPM, c'est quand même d'approuver les 2 règlements, et chacune des recommandations de l'OCPM vont être analysées avec rigueur pour bonifier le projet. Mais on n'est pas prêt ce soir à dire exactement sur telle, telle recommandation on est prêt à se commettre, à l'exception qu'on veut une forte bonification au logement hors marché.
Martine Musau Muele ◌6:15:19
Merci, monsieur Masse, pour vos questions. On vous souhaite une très bonne soirée. À la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Mario Bonenfant. Bonsoir, monsieur Bonenfant, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:15:33
Bonsoir. Je vois mon temps. C'est un honneur d'être ici avec tant de gens que je connais aussi depuis longtemps pour avoir fait beaucoup de beaux projets dans cette Saint-Laurent, dans Rosemont, dans—
Marianne Giguère ◌6:15:49
bon.
Citoyen·ne ◌6:15:50
Et j'ai eu la chance d'avoir une partie de ma réponse de monsieur Salem puisque ma question concerne le développement, l'agence de mobilité, en fait, le système du stationnement. J'ai de la misère avec le mot durable. Je le trouve très gentil, mais enfin, est-ce que je suis, en tant que citoyen, je me sens accablé par toute la technologie quand dernièrement on dit que les voitures vont pouvoir scanner plus facilement les gens qui sont en faute. Et je l'ai déjà dit à monsieur Salem, qui m'a bien répondu, le petit 15 minutes qui restaient quand on arrivait à un stationnement et puis bon, je sais qu'on est dans une société de droit et on n'a pas le droit de profiter du bien d'un autre, mais monsieur Salem vient de me dire qu'il y a un projet comme quoi les 15 minutes que j'ai à moi, je pourrais les prendre ailleurs. Et apparemment, ça tarde à être en place. Ma question s'adresse à l'administration. Est-ce qu'il y a une façon de faire avancer ça? Est-ce que je suis clair dans— vous comprenez le—
Martine Musau Muele ◌6:17:04
Merci. Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌6:17:07
Merci, monsieur Bonenfant, pour votre question. C'est pour nous l'honneur de vous recevoir ce soir comme citoyens dans cette enceinte. Donc, l'Agence de mobilité durable, effectivement, travaille avec des outils de plus en plus perfectionnés pour que la gestion du stationnement soit facilitée et soit plus juste, soit plus équitable. Donc, pour ce que vous mentionnez spécifiquement, soit le report d'un 15 minutes qu'on aurait payé quelque part, qui pourrait servir ailleurs. J'ai pas ce raffinement-là de détails, mais je sais qu'en effet, en ce moment, on est déjà avancé avec la lecture par plaque pour vérifier qui a payé quoi lorsque la voiture est stationnée en bordure de rue. Et j'imagine qu'avec la plaque, quand quelqu'un aurait payé dans un secteur où les tarifs sont comparables ou les mêmes, il y aurait moyen grâce à cette technologie-là de faire en sorte que le temps payé puisse être utilisé ailleurs dans un secteur où on a les mêmes tarifs de stationnement, si vous voulez. Mais je vais le vérifier, c'est intéressant. Je pourrais même le communiquer à vos élus dans Saint-Laurent si jamais vous êtes plus souvent en contact avec eux. Sinon, écrivez-moi, ça va me faire plaisir de vous donner une réponse plus précise là-dessus. Bonne soirée.
Martine Musau Muele ◌6:18:27
Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌6:18:29
Oui. Dans un plus grand point de vue là-dessus, Pourquoi on en est encore à un système de— alors avec la technologie, à un système qui est de genre de loterie où on profite du fait qu'on reste— en fait, on donne une contravention parce qu'on n'a pas pris assez bien calculé notre temps, alors que la technologie pourrait nous amener à à ce qu'on paye à l'usage à la fin du mois, on reçoit un compte. Je veux dire, là, je rêve, je sais, je suis un artiste, j'ai apporté un foulard parce que je n'ai pas de veston, mais est-ce qu'il y a quelqu'un à qui je pourrais parler et qui travaille sur— il y a certainement un autre endroit dans le monde où ça ne marche pas comme une— excusez-moi avec le mot loterie, c'est quand même Moi, du point de vue du citoyen, je trouve que c'est pas la meilleure façon de financer une ville.
Martine Musau Muele ◌6:19:31
Merci.
Citoyen·ne ◌6:19:32
Je dis ça gentiment.
Martine Musau Muele ◌6:19:34
Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌6:19:36
En effet, c'est pas ça l'objectif de toute façon. L'objectif avec le système de paiement du stationnement ou de l'éventuelle contravention qu'on a, c'est pas de financer la ville, bien sûr, c'est juste de s'assurer que les règles de stationnement sont respectées, parce qu'il y a souvent une raison à ça. Ce que vous évoquez comme possibilité qu'on stationne où on veut, quand on veut, et que par la lecture des plaques on reçoive une facture à la fin du mois, ça relève encore de l'utopie parce que dans ce moment-là, oui, je sais que quand on est un artiste, on travaille beaucoup en fonction de l'utopie, puis ça nous inspire, puis je comprends, puis je suis d'accord avec vous pour ça, mais dans ce cas-ci, très pratico-pratique, il faudrait que tout le monde, que les chaque voiture stationnée partout en tout temps soit contrôlée, soit prise en compte, ça serait une montagne incommensurable de données et ça serait très difficile à gérer. Donc pour l'instant, on augmente la surveillance avec les voitures qui vont faire la reconnaissance par plaque. Donc il va y avoir un peu moins de loterie parce que plus de gens vont savoir qu'ils peuvent plus facilement être pris, donc tout le monde va payer le prix équitable et juste de la place occupée. Puis ça va aider tout le monde à respecter ces règles-là et les temps payés. Voilà, merci. Mais écrivez, écrivez-moi, on va poursuivre la conversation avec plaisir.
Martine Musau Muele ◌6:20:59
Merci, monsieur Bonenfant. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Louise Hémon. Bonsoir, madame Hémon, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:21:12
Bonsoir à tous.
Citoyen·ne ◌6:21:13
L'OCPM a rendu public son rapport sur le projet de la place Versailles il y a à peine quelques jours. La Ville s'apprête à modifier sa réglementation afin de permettre la construction de plus de 5000 unités d'habitation, soit 3 tours de plus de 20 étages, 11 entre 15 et 20 étages, une dizaine entre 10 et 15, et je pense que vous comprenez un peu la densité, dans un quartier bordé par des résidences unifamiliales. Le projet soulève de vives oppositions et s'avère inacceptable dans sa forme actuelle. Il ne s'harmonise pas avec le tissu urbain existant. Avant même le début de la consultation publique en août, le maire d'arrondissement a accordé son appui au projet dans les médias. De plus, lors de la période de questions à la mairie de l'arrondissement au mois d'octobre, le maire a avoué qu'il ne pourra modifier le projet tel que présenté par le promoteur puisqu'il s'exposerait à des poursuites. Alors, on peut se questionner sur l'empressement à accepter ce projet et sur l'absence de transparence aux diverses étapes de consultation. Considérant les commentaires émis lors des audiences de l'OCPM, est-il envisageable que les densités autorisées puissent être réduites afin d'en arriver à une intégration harmonieuse et afin de conserver une échelle humaine et une qualité de vie pour tous, même si nous sommes résidents de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve?
Martine Musau Muele ◌6:22:40
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:22:42
Merci beaucoup, madame Hémon. Je vous réponds en ma qualité de responsable de l'Office de consultation publique de Montréal, mais aussi de responsable de l'urbanisme. Peut-être juste pour revenir sur un élément, ici il s'agit d'une démarche quand même très transparente parce que justement elle a été soumise à la consultation publique. Donc c'est dans tout le processus, je pense que c'est dans les plus hauts standards de travailler avec la communauté d'étudiants parties prenantes quand on fait appel à l'OCPM pour des modifications en termes d'urbanisme pour l'intégration d'un projet. C'est un projet qui amène beaucoup de bénéfices, mais qui amène son lot de défis. Puis vraiment, ça nous a été illustré, la parole des citoyens préoccupés par certains éléments comme l'intégration de la mixité, comme les interfaces avec le bâti existant, comme les espaces de socialisation et de rencontres sont des éléments super importants qu'on prend en considération. Donc, le travail qui va être fait dans les prochains mois, les prochaines semaines, ça va être de justement nous asseoir au regard de la parole des citoyens, de la vision qu'ils ont pour le secteur, de s'asseoir, nous la Ville de Montréal, nos professionnels à la Ville-Centre, à l'arrondissement, avec le promoteur, le développeur du projet, en regardant les recommandations de l'OCPM et en regardant comment on est capable de faire un projet qui est bonifié, qui répondra aux aspirations, qui permettra une intégration harmonieuse dans un secteur qui actuellement est essentiellement, bon certes, un bâtiment qui a un historique et/ou qui a un attachement, mais qui a aussi beaucoup de stationnement à ciel ouvert qu'on se dit, à côté d'une station de métro, on ne peut pas laisser tel quel. Il faut qu'on puisse venir bonifier cet espace-là. Donc, on a une opportunité de poursuivre le travail. C'est ce qu'on va faire dans les prochaines semaines.
Martine Musau Muele ◌6:24:19
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:24:21
Alors, est-ce que des objectifs raisonnables de densification pourraient être atteints en réduisant la hauteur des édifices planifiés afin de maintenir équilibre harmonieux avec le quartier qui borde le terrain, est-ce que la densification passe nécessairement par les extrêmes? La proposition actuelle fait état d'un exercice qui s'est tenu en vase clos, le promoteur n'ayant pas fait preuve de transparence et n'ayant surtout pas fait preuve d'écoute des préoccupations des citoyens. On en vient à considérer que tout ça, le site a été considéré comme un milieu isolé, où on a clairement omis de prendre en compte les effets d'un tel projet sur le quartier environnant. Le quartier compte des familles qui y sont établies depuis plusieurs années, parfois de seconde génération. Tel que l'indique le rapport de l'OCPM, le promoteur n'a pas fait preuve d'écoute à leur endroit et n'a clairement pas fait d'efforts significatifs afin de s'intégrer à un environnement qui est en place depuis plus de 65 ans.
Martine Musau Muele ◌6:25:24
La question?
Citoyen·ne ◌6:25:25
Alors, dans sa forme actuelle, il s'agit d'un projet qui est refermé. Alors, est-ce qu'on peut finalement penser à un concept qui soit intégré avec le tissu de façon à ce qu'on puisse—
Martine Musau Muele ◌6:25:39
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:25:41
Merci pour votre question, madame Mémont. Comme je vous expliquais, c'est un processus. On est rendu à une autre étape du projet, un projet dans lequel justement on a entendu la voix des citoyens on a reçu un rapport de l'OCPM qui nous donne des leviers supplémentaires pour pouvoir se rasseoir avec le promoteur et regarder élément par élément, recommandation par recommandation, comment on est capable de venir bonifier le projet, comment on est capable de l'accompagner dans cette bonification-là. Parce que notre objectif comme ville, quand il y a un développement, qu'il soit sur un terrain privé, c'est clairement qu'il s'harmonise. C'est pour ça qu'on a des règles d'urbanisme, c'est pour ça qu'on travaille aussi dans une vision d'un nouveau plan d'urbanisme et de mobilité, et on veut que le projet sur la place Versailles s'inscrive dans cette mouvance-là où on est basé sur la mobilité collective, la mobilité active, les espaces verts, les espaces résilients, la mixité, le commerce de proximité. Donc vraiment tous des éléments qui vont répondre justement aux générations et générations qui sont restées dans le secteur, mais qui vont pouvoir aussi répondre aux nouveaux résidents de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Donc vraiment, c'est le travail qu'on va faire ensemble avec l'arrondissement, avec la Ville centre et le promoteur pour venir avec un projet bonifié. Merci pour vos questions.
Martine Musau Muele ◌6:26:52
Merci, madame Aymond, très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Benoît Allard. Bonsoir, monsieur Allard, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:27:03
Bonsoir, je me présente, Benoît Allard, je suis membre et porte-parole du collectif Désinvestir pour la Palestine. Qui co-organisait le 22 novembre dernier une manifestation contre l'OTAN et sa complicité dans le génocide en Palestine. Cette manifestation-là a été malheureusement violemment réprimée et dispersée par le service de police de la Ville de Montréal, qui a d'ailleurs, suite à son intervention, envoyé 4 personnes, au moins 4 personnes, à l'hôpital avec des blessures sérieuses, dont une personne avec une blessure à la tête et une autre avec une main fracturée. Quelle a été la réaction de la mairesse face à cette violence? Eh bien, la mairesse s'est dit choquée des images, non pas de brutalité policière dont nous avons été victimes, mais bien de vitres qui auraient été soi-disant brisées. Et la mairesse, du même coup, a félicité le Service de police de la Ville de Montréal pour son travail. Ma question à la mairesse, si elle s'est dit très choquée de la violence dont ont été victimes les vitrines ce soir-là. Est-elle choquée par la violence déployée par le Service de police de la Ville de Montréal contre des citoyens et citoyennes dans l'exercice de leurs droits démocratiques et va-t-elle condamner les actes de violence qui ont été commis ce soir-là par des agents du SPVM?
Martine Musau Muele ◌6:28:24
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌6:28:25
Merci, monsieur Allard, pour votre question. Je vais répondre en tant que responsable sécurité publique. Sachez que le SPVM doit gérer et maintient l'ordre pour plus de 700 manifestations au courant de l'année. La grande, grande majorité se passe paisiblement où les gens peuvent s'exprimer sans violence et sans vandalisme. Le 22 novembre, c'était pas le cas pour beaucoup de raisons, mais ça n'endort pas que c'est au SPVM de déterminer la façon d'interagir, nos opérations durant les manifs, s'il y a eu casse, s'il y a eu des enjeux de de gens blessés. C'est très désolant dans tout cas, peu importe la personne, mais ça demeure la prérogative du SPVM de déterminer quand intervenir, comment intervenir et sous quelle situation, avec quels outils ils doivent intervenir.
Martine Musau Muele ◌6:29:15
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:29:16
Parfait. Donc ce soir-là, je me trouvais à l'arrière de la manifestation. Je n'ai été témoin directement d'aucune casse. Cependant, ce qui s'est passé, j'ai été violemment agressé par des policiers. Lors de la manifestation, j'ai été matraqué aux deux jambes. J'ai été incapable de marcher normalement pendant plusieurs jours suite à cette manifestation-là. J'ai également été dispersé, attaqué par des policiers alors qu'on prenait soin d'un blessé, une fois que la manifestation était dispersée en bonne et due forme. Policiers qui ont fracassé mon téléphone alors que je les filmais. Ma question, c'est si le SPVM a la liberté de déterminer quels sont les moyens utiles pour vous disperser des manifestations. Est-ce que je dois comprendre que la sécurité des vitrines est plus importante aux yeux de l'administration municipale et du SPVM que ma sécurité et celle de mes camarades qui manifestent à Montréal?
Martine Musau Muele ◌6:30:08
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌6:30:10
Ce que je vous dirais, monsieur Allard, c'est que c'est très désolant ce qui vous est arrivé, mais si c'est vraiment le cas, je vous encourage fortement à faire une plainte officielle, soit en déontologie ou directement au SPVM via leur système de plaintes, qui est traité indépendamment au niveau interne de l'organisation. Alors, si c'est pas fait, je vous encourage fortement à porter plainte.
Martine Musau Muele ◌6:30:29
Merci, monsieur Allard, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Martin Lalonde, représentant le groupe Execo. Bonsoir, monsieur Lalonde, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:30:43
Bonsoir. Le 3 décembre dernier, la Ville de Montréal a dévoilé son plan d'action en accessibilité universelle 2024-2030. Qui contient la vision et les orientations, mais pas les actions concrètes. C'est plutôt dans le document Bilan 2023 et suivi des actions 2024 que l'on retrouve un aperçu des actions. Bien que certaines mesures semblent intéressantes, par exemple celle du Plateau-Mont-Royal, d'autres actions identifiées nous laissent perplexes. Nous craignons un niveau d'engagement inégal des services et des arrondissements. Par exemple, l'action 43, identifiée par l'arrondissement Côte-des-Neiges, Faire un relevé des passages piétonniers, des chemins de parc ainsi que des trottoirs. Bon, on n'a rien contre à ce que l'arrondissement fasse un relevé des trottoirs sur son territoire, mais on voit pas en quoi ça peut aider l'accessibilité universelle, alors qu'une mesure aurait pu être, par exemple, de réparer les trottoirs ou d'entretenir les bateaux-pavés. Mais simplement faire un relevé, on voit pas un peu l'intérêt. Aussi, pour le service de l'habitation, les 2 mesures sont identifier et octroyer des subventions dans le cadre du programme d'adaptation de domicile. Ça existe déjà depuis 30 ans et le programme est suspendu— a été suspendu un peu avant le lancement du plan d'action d'accessibilité universelle. Et l'autre, c'est réaliser une activité de sensibilisation à l'accessibilité universelle au sein du service. Donc, on vient de terminer 5 ans du chantier en accessibilité universelle. On aurait souhaité d'avoir des mesures un peu plus concrètes et structurantes que simplement une activité de sensibilisation, alors que, par exemple, la ville de Longueuil a une réglementation qui rend obligatoires des mesures qui vont au-delà du code de construction pour la plupart des immeubles multilogements. On n'a toujours rien de similaire à Montréal. Donc voilà ma question. Pouvez-vous nous assurer que tous les services de la Ville de Montréal mettront en œuvre des mesures concrètes et structurantes en matière d'accessibilité universelle en 2025?
Martine Musau Muele ◌6:32:47
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌6:32:48
Oui, merci beaucoup monsieur Lalonde de vous être déplacé aujourd'hui pour nous poser cette question. Écoutez, je vais essayer d'aller rapidement pour donner un aperçu des réponses, mais on pourrait certainement continuer les dialogues à l'extérieur. Vous l'avez nommé, il y a plusieurs axes À savoir, c'est l'ensemble de la Ville de Montréal qui s'est mobilisé, donc chaque service central, chaque bureau, chaque arrondissement a proposé un plan de travail. Les actions que vous voyez qui ont été adoptées avec le bilan sont quelques actions de tous ces plans de travail, plans de travail qui vont être évolutifs, qui vont être revus 12 fois par année. Tout ce volet, ça va être travaillé avec la gouvernance qui a été annoncée. Et un autre élément important à prendre en considération, puis je le parlais, je parlais plus tôt aujourd'hui, on sait que tous les arrondissements sont pas à la même place. Les défis peuvent varier d'un arrondissement à l'autre, d'un service à l'autre. L'objectif justement comme organisation, c'est de pouvoir se rendre collectivement plus loin. De là, un plan d'action pluriannuel, on va avoir des mesures de suivi et des claires, justement pour pouvoir mieux mesurer les avancées. Dans les dernières décennies, il y a eu certainement des avancées, mais force est de constater que plusieurs défis demeurent devant nous. Et c'est cette conviction, comme organisation Ville de Montréal at large, excusez-moi pour l'anglicisme, qu'on est déterminés à aller de façon très consistante pour vraiment que les avancées, on puisse les mesurer et on puisse se rendre en 2030 comme on le souhaite, à une échelle vraiment de réflexe à eue dans toute l'institution.
Martine Musau Muele ◌6:34:29
Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌6:34:32
Bien, justement, je vais reparler du programme d'adaptation à domicile qui est une des actions qui était dans le plan d'action identifié par le service d'habitation. Ce programme-là a été suspendu à la grandeur du Québec, ça dépasse Montréal. Par contre, ça va avoir nécessairement un impact majeur pour la population montréalaise. Il n'y a pas énormément d'entrepreneurs qui sont spécialisés dans certains types d'adaptations. Donc, si on arrête de traiter les demandes pendant plusieurs mois, nécessairement, ça crée un goulot d'étranglement lorsque le financement reprendrait. En fait, les délais vont nécessairement augmenter, ce qui est dommage alors que les délais depuis un an avaient semblé s'améliorer. Donc, ma question est: Que comptez-vous faire pour éviter que la suspension du programme d'adaptation de domicile entraîne une augmentation importante des délais et que ce programme soit suffisamment financé pour répondre aux besoins de la population montréalaise qui est vieillissante?
Martine Musau Muele ◌6:35:32
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌6:35:34
Merci beaucoup pour cette 12e question. Monsieur Lalonde, ce que je vous propose, c'est pour bénéfice de tous mes collègues dans la salle, ils me connaissent, ils savent que j'ai une approche de travail vraiment axée sur la relation avec les partenaires et on a des statutaires de façon régulière. Moi, je vous propose que sur des actions, des programmes ou des questions précises, on va pouvoir les mettre à l'ordre du jour dans les rencontres de travail pour pouvoir faire avancer. Moi, c'est ça qui nourrit et c'est ça qui me permet d'aller plus loin avec les services, au-delà du service de la diversité, l'inclusion sociale, parce que comme on parle, c'est vraiment un plan d'action en accessibilité universelle. Ville et donc on va pouvoir se pencher de façon plus minutieuse sur différentes actions, services, programmes, projets et pouvoir vous revenir de façon plus précise et concrète.
Martine Musau Muele ◌6:36:21
Merci monsieur Lalonde pour vos questions, très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Denis Perra. Bonsoir monsieur Perra et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:36:35
Bonsoir, madame la présidente. Alors, ma question porte sur le projet Place Versailles. Dans son rapport, l'OCPM indique que l'aire TOD qui se met en place autour du métro Radisson constitue un avantage extraordinaire pour le redéveloppement harmonieux de la place. C'est une alternative forte à l'étalement urbain, à condition que les composantes du projet s'intègrent harmonieusement au quartier environnant. Le projet tel que soumis ne répond pas en tout point aux exigences habituelles d'un TOD. Alors, et elle souligne que l'enjeu ayant suscité les critiques les plus vives est sans contredit la projection de 2 édifices de 25 étages. Elle souligne aussi un peu plus loin qu'un autre enjeu qui a fait l'unanimité auprès des citoyens du quartier est que les nouvelles constructions ne semblent pas s'harmoniser avec les bâtiments existants. Alors, j'ai entendu tantôt la réponse du maire d'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à monsieur Mas, qui disait tout simplement que la recommandation 1, c'était d'accepter les projets, puis on verrait après ça si on peut faire quelque chose. J'ai été plus réconforté tantôt par la réponse de monsieur Beaudry, qui lui a dit qu'il prendrait en compte les préoccupations des citoyens.
Martine Musau Muele ◌6:38:02
Et la question, s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌6:38:03
Et ma question est celle-là: au-delà de ce que le promoteur souhaite, est-ce que l'administration entend se préoccuper, comme l'OCPM, des préoccupations des citoyens concernant l'emplacement des immeubles donnant sur la rue Pierre Lessard-Blais?
Martine Musau Muele ◌6:38:26
Très bien, merci. Allons-y avec la réponse de monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:38:31
Comme vous m'avez préféré, je vais répondre à votre question.
Citoyen·ne ◌6:38:37
Je pourrais vous avoir comme maire d'arrondissement.
Robert Beaudry ◌6:38:40
C'est gentil, c'est gentil. On va travailler ça en équipe avec votre maire d'arrondissement, monsieur Lessard-Blais, ainsi que les autres élus du conseil d'arrondissement qui sont toujours préoccupés par des grands changements. C'est un changement qui est important. C'est un changement qui est, tu sais, c'est pas n'importe quoi, puis on l'a vu, ça a été présenté, c'est quelque chose qui va se faire sur plusieurs années. Donc évidemment, tous ces éléments-là qui ont été abordés dans le cadre de ce rapport de l'OCPM-là, la première chose qu'on va faire, c'est qu'on va s'asseoir, le maire de l'arrondissement, le promoteur, les services centraux, et on va regarder les différents éléments. Un projet, quand ça arrive, ça arrive dans un bloc, puis on le voit arriver. Mais on envoie des projets dans le temps, ils évoluent, ils évoluent avec leur temps, puis dès qu'on voit les premières phases aussi, on voit des choses qui fonctionnent, on voit des choses qui fonctionnent bien. Donc, le projet tel que présenté est voué dans tous les cas à évoluer. Là, ce qu'on va faire, c'est qu'on va le faire évoluer au regard des recommandations, puis on va le travailler en ce sens-là. Est-ce que ça va être identique à tout ce qui est dit? Fort probablement pas, parce que des fois il y a des choix qu'il va falloir être faits à cet égard-là. Et c'est là que ça va être important de s'asseoir avec le promoteur, mais avec nos équipes techniques aussi, pour voir ce qui est possible d'être fait, ce qui est plus difficile, ce qu'on est capable d'adapter et ce qu'on n'est absolument pas capable, puis d'expliquer pourquoi on n'est pas capable de faire ça. Donc, il faut nous donner un peu de temps, puis c'est ce qu'on va se donner avec le promoteur pour vraiment faire évoluer le projet et s'assurer justement qu'il réponde aux aspirations de la communauté, mais également aussi qu'il permette un projet avec une intégration intéressante.
Martine Musau Muele ◌6:40:17
Questions complémentaires.
Citoyen·ne ◌6:40:19
Oui, finalement, est-ce que je comprends bien qu'avant d'appliquer la recommandation numéro 1, c'est-à-dire d'accepter le projet, qu'on va d'abord étudier tous les autres aspects au niveau des recommandations qui sont faites avant de décider de ce qui en retourne de cela?
Martine Musau Muele ◌6:40:46
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:40:47
Évidemment, le rapport de l'OCPM, ce qui enjoint l'administration, c'est de faire des propositions et lui demande de répondre à ces propositions-là. Donc, y répondre, c'est d'expliquer pourquoi on va dans le sens de la recommandation, pourquoi on doit modifier la réglementation, mais qu'elle nous a permis de faire évoluer le projet, puis pourquoi on ne peut pas se rendre à cette recommandation-là, où elle n'est pas possible ou n'est pas souhaitable, par exemple, pour telle et telle raison. Donc, ce que ça fait, c'est la voix du résident avec les défis techniques du promoteur, avec les outils de la Ville de Montréal, on met tout ça ensemble puis on travaille à un projet bonifié. Donc, notre objectif, c'est qu'il y ait le plus d'impact possible bénéfique pour la population de proximité, mais également pour la population qui va venir y habiter. On construit un projet pour les 50-60 prochaines années, non pas juste pour maintenant.
Martine Musau Muele ◌6:41:36
Merci. Merci pour vos questions, Monsieur Perrin. On vous souhaite une très bonne soirée. À la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Gabriella Corluca. Bonsoir, Madame Corluca, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:41:54
Good evening. Thank you. This question will be in English. So. This year I have been going around resources.
Martine Musau Muele ◌6:42:04
I'm sorry to interrupt. May I ask you to just get closer to the microphone? Thank you so much.
Citoyen·ne ◌6:42:09
So this year I have been going services trying to meet some of my most basic needs and access services and support for homelessness prevention. This includes being denied access to food security programs by social workers from Ciel Centre Sud. Government to end and prevent homelessness in Montréal. I cannot imagine what is it like for people who are more visibly marginalized and struggle more. I'm here for them as well because they are invisible and voiceless. It feels as if a decade of Housing First has not been in place. So my question is, where are the homelessness prevention programs? Where is the Montréal School of Coordinated Housing? Where is the housing first program? Access Office for ending and preventing homelessness, and what about housing support such as assistance to to find maintain housing mediation help accessing financial resources accompaniment to housing appointments conflict resolution and landlord outreach.
Martine Musau Muele ◌6:43:15
Thank you. Thank you, Monsieur Robert Boudry.
Robert Beaudry ◌6:43:21
Votre question est très très vaste. Merci. Merci de l'avoir posée. Néanmoins, le travail en ce qui a trait à l'habitation, la réintégration des personnes en situation d'itinérance, c'est un travail qui se fait en partenariat avec plusieurs ordres de gouvernement et ça passe à travers différents programmes. On a des programmes du fédéral, par exemple, qui développent du logement, par exemple, l'Initiative pour la création rapide de logements qui a été une réponse, par exemple, aux personnes en situation d'itinérance pour leur offrir rapidement des logements. Il y a les programmes du FAC, du gouvernement provincial, et la Ville de Montréal vient en appui avec différents outils, comme le règlement pour une métropole mixte ou l'acquisition de terrains. Par la suite, ce sont les organismes communautaires qui sont les prestataires de services, qui font la réinsertion sociale et qui font le travail de réinsertion. Donc, c'est une question très large, ça va être très difficile pour moi de bien y répondre en le peu de temps qui m'est imparti, mais si vous voulez, vous pouvez m'écrire un courriel et ça me fera plaisir de pouvoir aborder un petit peu plus longuement dans une réponse.
Martine Musau Muele ◌6:44:18
Additional question?
Citoyen·ne ◌6:44:20
Okay, thank you. So this is just a quick little informal poll. So anyone here that has been told by a person, a neighbor living in the same building or a facility, that anyone can get beat up in Montreal or has been threatened to be shot or have their loved one killed or have their pet killed, please raise your hand.
Martine Musau Muele ◌6:44:44
Thank you. Thank you for your questions and comments, Miss Corluca. Have a great evening and see you next next time. Let's continue with the prochaine question qui nous est présentée par Jean Duval. Bonsoir, Monsieur Duval, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:45:03
Bonsoir, Madame la Présidente, les élus. Ma question, je vais la réorienter plutôt, et non pas Projet Montréal, mais l'opposition. Monsieur Langevin, qui est le critique responsable de l'itinérance à Montréal. Le premier rôle d'une ville, peu importe laquelle au Québec, son premier rôle est de protéger les citoyens. Il y a eu au Québec 72 décès d'itinérants qui sont morts gelés. Les hommes blancs, 60 ans et plus. J'aimerais qu'on soit, parce que j'ai lu un petit peu ce qui s'est fait aujourd'hui, on a débattu des problèmes qu'on a, des haltes pour chauffer, mais on a besoin que ces gens-là ne meurent pas de froid durant la nuit à -15. C'est ça qu'on a besoin. Et de donner la faute à l'autre, c'est un petit peu lâche, ça.
Martine Musau Muele ◌6:46:26
Allons-y avec la première question, monsieur Duval.
Citoyen·ne ◌6:46:28
Elle s'adresse à monsieur Langevin. Monsieur Langevin, vous avez vos opinions à l'opposition, vous avez probablement des pistes de solutions. Qu'en est-il des endroits que j'ai suggérés qu'on ouvre, des immeubles qui appartiennent à la Ville qui sont chauffés à 3 degrés? Merci. Qu'est-ce qu'on pourrait faire demain matin?
Martine Musau Muele ◌6:46:52
Merci beaucoup. On va y aller avec la première portion de réponse. Monsieur Aref Salem, chef de l'opposition officielle.
Aref Salem ◌6:47:00
Merci Monsieur Duval pour la question. Vous savez, mon collègue, il a eu un petit problème, un petit pépin de santé, il a quitté ce soir, donc il peut pas vous répondre à la question comme telle. Mais vous avez raison de dire que la crise de l'itinérance aujourd'hui, c'est une crise qui est en train de nous mobiliser. On a déjà eu des morts dans nos rues, on est rendu à 2 morts et l'hiver n'est même pas encore commencé. Donc oui, je vous écoute, oui, je sais que nous sommes très sensibles, très très sensibles à cette question-là et nous avons quelqu'un de confiance avec nous dans l'opposition officielle en la personne de monsieur Benoît Langevin qui a déjà opéré avec des gens dans la rue, qui sait déjà de quoi il parle et on se fie beaucoup à lui pour aller de l'avant avec des solutions qui sont crédibles. Niveau de l'itinérance. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:47:50
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:47:52
Dans un temps de réjouissance, le temps des fêtes, vous savez, beaucoup de gens ont le cœur sur la main et quand on dit que c'est aux provinciales de s'occuper des infirmières, c'est aux provinciales de s'occuper des psychologues, vous savez, il faut sauver ces gens-là rapidement. 72 morts en en 23 et au Québec. Alors couper en deux, Montréal c'est la moitié de la population, ça en fait beaucoup des morts. Est-ce qu'on va être obligé de mettre des faisceaux pour illuminer le ciel à la place Vauclin, ici à côté, comme on fait pour d'autres, pour dire qu'on rend hommage à ces gens-là? Soit dit en passant, quel est le nom de celui qui est décédé, à quel endroit est-il exposé pour qu'on puisse peut-être y rendre les derniers hommages, offrir des fleurs, parler à la famille? Est-ce qu'on peut avoir cette réponse-là? Moi, j'irais. J'irais parce que c'est pas, c'est pas un animal.
Martine Musau Muele ◌6:48:55
Très bien, merci. Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌6:49:00
Monsieur Duval, je comprends très bien votre sensibilité, mais nous n'avons pas ces informations-là. On sait même pas où est-ce où est-ce qu'il y a un salon funéraire. On n'a aucune idée qui va, qui est en train de s'occuper actuellement de l'enterrement. Mais je vous comprends et je suis extrêmement sensible à cette cause-là. Je sais que vous étiez déjà dans la rue et je sais que vous aviez déjà vécu des moments qui ne sont pas faciles pour un être humain et je compatis vraiment beaucoup avec vous. Malheureusement, je n'ai pas de réponse aujourd'hui à vous donner concernant ces informations. Personnellement, je n'ai pas l'information aujourd'hui. Je peux pas partager une information que j'en ai pas.
Martine Musau Muele ◌6:49:44
Le temps est écoulé. Merci, monsieur Duval, pour votre question. Très bonne soirée à vous. Je me dois de poursuivre. Nous avons encore plusieurs personnes qui attendent également de poser leurs questions. À la prochaine. La prochaine intervention nous est présentée par Yann Lanciaux. Bonsoir, monsieur Lanciot, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:50:07
Bonsoir. Alors, le 22 novembre dernier, il y a eu une manifestation contre l'OTAN et contre sa complicité avec le génocide à Gaza. Puis, après avoir passé la nuit à l'hôpital d'un coup à la tête, merci au SPVM et ses subtilité légendaire. J'ai vu une foulée de politiciens, de politiciennes à travers le Canada affirmer que des actes antisémites avaient été commis et que ça n'avait pas de mot du bon sens. Et là-dessus, madame la mairesse Valérie Plante a publié le 25 novembre, donc le lundi après, sur Twitter, ce qu'on a vu vendredi soir dans les rues de Montréal est choquant. Les gestes antisémites, la casse, la violence et la brutalité contre les forces de l'ordre ou des citoyens n'ont pas leur place. Cependant, le SPVM avait dit le 23 novembre qu'aucun acte antisémite n'a été rapporté. Ma question, d'où est-ce que la mairesse a eu son information pour affirmer de tels propos qui vont absolument nuire aux— nuire
Citoyen·ne ◌6:51:12
à la lutte contre l'antisémitisme et délégitimise complètement le mouvement qui soutient pour la Palestine.
Martine Musau Muele ◌6:51:18
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌6:51:20
Bonjour, Monsieur Lanciot, merci de vous être déplacé, merci pour votre question. Je pense qu'il y a beaucoup de nuances à apporter dans le contexte qui entoure les différentes manifestations, notamment pro-palestiniennes. On l'a vu dans les médias et par des tweets qu'il y avait eu des gestes antisémites antisémites, tout comme il y a des gestes islamophobes qui doivent être dénoncés aussi fort que les gestes antisémites. Donc aucun de ces gestes-là, d'où qu'ils viennent, de qui que ce soit, ne sont acceptables. Et ni les gestes islamophobes ni les gestes antisémites ne passent le message des manifestants, des manifestants qui soutiennent la Palestine en ce moment ou toute autre cause.
Martine Musau Muele ◌6:52:05
Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌6:52:06
Oui, merci beaucoup pour la réponse. Alors, la semaine d'après, le 29 novembre, il y a eu un festival de musique black metal au Théâtre Paradoxe, dans l'ouest de l'île, proche du métro Monk, où certains groupes qui fréquentent carrément des groupes néonazis sont venus produire leur musique ici à Montréal. Comment commentez-vous tel spectacle et le fait que la police était présente à l'avant et bloquait protégeait littéralement l'événement. Si les actes d'antisémitisme ne sont pas les bienvenus à Montréal, pourquoi est-ce qu'on laisse de tels festivals venir utiliser nos scènes?
Martine Musau Muele ◌6:52:45
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌6:52:47
Merci, monsieur le président. Ce festival est dans mon arrondissement. Dans le fond, le Théâtre Paradoxe est tout près de chez moi, à peu près 3 minutes de marche. Oui, il y avait un festival heavy metal et oui, ça a été dénoncé fortement, pas juste par des groupes, mais aussi par l'ensemble de notre conseil d'arrondissement. Le groupe Paradoxe, c'est quand même un enjeu, un ensemble privé qui avait un contrat avec un promoteur et en découlaient des conséquences qui ne pouvaient pas nécessairement annuler l'événement. Et oui, il y avait une forte présence policière pour éviter justement les débordements. J'étais sur place aussi pendant la manifestation et les policiers ont bien géré la manif et il n'y a pas eu de danger au niveau de la sécurité des gens.
Martine Musau Muele ◌6:53:28
Merci pour vos questions, Monsieur Lanciot. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Marie-Claude Alary. Bonsoir, Madame Alary, et bienvenue. Permettez-moi un préambule avant votre question. Je vous rappelle que Monsieur Masse, Monsieur Hémon et Monsieur Peyrat ont posé des questions au sujet du rapport à l'OCPM portant sur la place Versailles également. Alors, je vous inviterai, pour respecter la règle prévue au règlement, à poser une question qui n'a pas encore été posée si elle porte sur le même sujet.
Citoyen·ne ◌6:54:04
Oui, moi je vais parler de l'implication citoyenne.
Martine Musau Muele ◌6:54:07
Merci.
Citoyen·ne ◌6:54:08
Alors, j'ai déménagé sur la rue des Groseilliers, en arrière de la place Versailles, lorsque j'étais enceinte de mon fils aîné. Mon fils est maintenant âgé de 23 ans. Au fil des ans, j'ai investi temps et argent pour aménager ma cour et ma maison afin que mes 3 enfants et moi y soyons bien. J'ai fait des choix pour ma qualité de vie en tenant compte que j'habiterai là pendant de nombreuses décennies. Nous vivons dans un quartier résidentiel tranquille malgré sa proximité avec les grands axes routiers et le métro. Il y a des parcs, des armatures, de la verdure. Notre quartier a sa propre couleur, ses propres caractéristiques et nous jugeons important de ne pas le dénaturer. Comme vous avez pu le constater dans le rapport de l'OCPM pour le projet de la place Versailles, nous avons été très nombreux à nous mobiliser pour partager nos nombreuses préoccupations liées à ce projet. Alors, comment envisagez-vous concrètement suite de notre implication afin que nous réfléchissions ensemble à des solutions en lien avec les recommandations de l'OCPM.
Martine Musau Muele ◌6:55:24
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:55:27
Oui, bonjour madame Alary. Merci de vous être mobilisée dans le contexte de l'OCPM. En effet, dans le rapport de l'OCPM, il y a différentes recommandations qui parlent de mobilisation citoyenne, de suivi citoyen, de comité de suivi, d'impliquer la Direction régionale de santé publique, tous ces différents éléments-là, on les considère importants. Donc, on va assurément travailler avec le promoteur pour pouvoir monter une telle instance pour assurer qu'il y ait un suivi auprès des citoyens, qu'ils puissent continuer d'avoir différents échanges. Et c'est certain qu'on souhaite que ce projet-là soit un projet qui améliore le secteur. Je comprends que vous êtes très préoccupés et on va tout faire pour réduire ces préoccupations-là au maximum et on veut bonifier le projet. Cela dit, actuellement, la place Versailles est année après année dans une situation qui dégringole. Ses propriétaires veulent non seulement modifier le projet, mais veulent l'améliorer pour un legs dans l'est de Montréal, en créant des espaces verts. Donc, présentement, c'est un immense îlot de chaleur. Cet espace vert-là va beaucoup aider à l'avenir de notre jeunesse en combattant les îlots de chaleur. C'est un des points positifs du projet. On va travailler ensuite pour le bonifier, bien sûr.
Martine Musau Muele ◌6:56:57
Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌6:56:58
En fait, tout à l'heure, à la question de madame Aymond et puis d'une autre personne qui a suivi, monsieur Beaudry a répondu qu'il allait avoir des— qu'il allait revoir les recommandations et en discuter avec différentes parties prenantes. Comment, en tant que citoyens, pouvons-nous faire partie de ces discussions?
Martine Musau Muele ◌6:57:21
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:57:24
Le CPM recommande la création d'une instance de concertation avant le début des travaux. Personnellement, je suis entièrement d'accord. Il faut s'asseoir avec le promoteur, la Ville Centre, monsieur Beaudry avec qui on travaille, les différents services pour développer la suite des choses. Ce soir, on n'a pas les réponses. On dépose ce soir le rapport. Il y a beaucoup de mois de travail devant nous pour bonifier le projet en général. Inclure les instances de concertation est très important pour nous.
Martine Musau Muele ◌6:57:54
Merci, madame Alary, pour votre question. Très bonne soirée à vous. À la prochaine. La prochaine La première question nous est présentée par Hélène Dubois. Bonsoir, madame Dubois, et bienvenue. Alors, je vous rappelle également que puisque ce sujet a été largement traité, pour respecter la règle prévue au règlement, je vous inviterai à poser une question qui n'a pas encore été présentée au conseil. Merci.
Citoyen·ne ◌6:58:16
Alors, ma question, je vais éviter le préambule parce que ça se recoupe. Donc, c'est à propos du projet de la place Versailles et de l'OCPM. Moi, je veux juste souligner que Mercier-Ouest compte environ 40 000 personnes. Le projet de 5 200 portes amènera environ 10 000 à 12 000 personnes supplémentaires. Ça représente une augmentation de 25%. Ça m'apparaît déraisonnable. Comment allons-nous les intégrer? Les services publics seront-ils à la hauteur? Ces gens ont droit à à des services comme tous les citoyens. L'hôpital Maisonneuve-Rosemont vient encore de repousser son agrandissement faute d'argent. Ils vont aller où ces gens-là?
Martine Musau Muele ◌6:59:09
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:59:13
Merci beaucoup pour votre question. C'est une question qui est super intéressante puis qu'on se pose dans une optique où on est voué sur plusieurs sites sur l'île de Montréal à densifier ces espaces-là. Justement, il faut que ça vienne aussi avec des services, d'où l'importance d'avoir de la mixité, de la mixité en termes d'offres. L'autre chose aussi qui est super importante de considérer et de constater dans le cadre de ce projet-là, c'est pas des gens qui vont tous arriver en même temps. C'est un projet qui se développe sur les 25 prochaines années par phases. Donc ça, ça amène justement un ajustement au fur et à mesure du projet. Projets en termes d'offres de services. Mais la question, elle est complète, et pas que sur le site de la place Versailles, mais partout. C'est pour ça que comme administration, on a travaillé aussi, et le rapport de l'OCPM devrait arriver très, très bientôt, à un plan d'urbanisme et de mobilité. Donc une planification de notre territoire pour s'assurer que de façon équitable sur le territoire, surtout dans les lieux qui sont soit des générateurs de transports collectifs ou actifs, et où il y a de la densification, comment on est capable de répondre par l'offre de services, plateaux sportifs, installations publiques, parcs, espaces verts pour avoir plus d'équité. Donc, d'amener aussi de la population dans un secteur, ça permet de donner des nouvelles opportunités d'équité versus un grand espace de stationnement qui, vous en conviendrez comme moi, n'est pas une valeur ajoutée pour la population qui est actuellement là.
Martine Musau Muele ◌7:00:39
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌7:00:40
Tout à fait d'accord avec vous pour les îlots de chaleur.
Citoyen·ne ◌7:00:43
On n'est pas contre le projet, mais on le trouve particulièrement imposant. Puis quand vous dites que ça va être sur 25 ans, il y a une des recommandations aussi de l'OCPM qui dit que 25 ans, c'est vraiment long, qu'il y aurait probablement avantage à resserrer un peu la chose. Alors, si on resserre les choses, on va avoir plus de monde en même temps. C'est un beau problème qu'on a là. C'est complexe, c'est multiple. J'ai pas d'autres questions, mais je compte sur vous pour que les recommandations soient vraiment analysées, prises en considération dans la plus grande partie possible, puis qu'on se retrouve pas avec un petit canard boiteux comme il est arrivé sur le chemin Camélien-Houde ou Ça a été mis sur une tablette. Alors, on espère beaucoup, beaucoup, beaucoup que les presque 3000 personnes qui se sont impliquées lors des consultations de l'OCPM, qu'on soit entendu.
Marianne Giguère ◌7:01:50
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:01:51
Merci à vous, madame Dubois. Très bonne soirée et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine et dernière intervention de madame Linda Kelly. Kielil, représentant la Ligue des droits et libertés. Bonsoir, madame Kielil, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌7:02:08
Oui, bonjour. Ma question est pour monsieur Alain Vaillancourt en tant que responsable de la sécurité publique au comité exécutif. Donc, le mardi 11 décembre dernier à 15 h avait eu lieu la présentation tant attendue du deuxième rapport sur les interpellations policières qui a été rendu public, on se le rappellera, le 22 juin 2023 par le SPVM, tout juste avant la période estivale. Donc, un an et demi plus tard, il était temps que la population montréalaise, dans l'enceinte de l'Hôtel de ville, puisse entendre les chercheurs présenter leur rapport. Les 4 chercheurs étaient présents, présentes, ont présenté leurs analyses et expliqué pour quelles raisons ils et elles ont fait une seule recommandation, c'est-à-dire un moratoire immédiat sur cette pratique policière qui est source de profilage racial. Les explications étaient très claires: l'interpellation continue d'être une source de discrimination raciale systémique. La politique sur les interpellations ne modifie pas ou n'altère pas cette tendance. Les policiers considèrent qu'il n'y a pas de problème de profilage racial à Montréal et les interpellations n'ont pas de bénéfice pour la sécurité publique. Les organisations de la société civile et les citoyens et citoyennes qui étaient présents étaient surpris par l'absence du SPVM. Donc, il n'y avait personne du SPVM et personne du comité exécutif qui ont assisté à cette séance, alors que ça arrive souvent, en fait, qu'il y en a lorsqu'il est question d'enjeux comme le profilage racial, le profilage social. Et pour être bien franche, en fait, ça a été perçu comme un manque de respect envers les chercheurs qui ont travaillé pendant plusieurs années pour produire ce rapport et envers la population montréalaise. Alors, monsieur Vaillancourt, outre le fait qu'il y avait des membres du personnel politique qui étaient présents, comment expliquez-vous l'absence totale de membres du comité exécutif et du SPVM le 11 décembre dernier?
Martine Musau Muele ◌7:03:55
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌7:03:57
Merci, madame Kellib, pour votre question. Effectivement, je n'étais pas présent ni le SPVM. C'était voulu. Nous avons promis une session à la commission entièrement dédiée aux chercheurs. Il y avait d'autres chercheuses aussi présentes qui ont présenté aussi leurs recherches sur le profilage. Donc, pour nous, c'était une question de donner pleine place aux chercheurs et chercheuses qui étaient sur place, que tous les gens puissent leur poser des questions ainsi que les commissaires, aussi que les citoyens, comme vous avez fait avec tous plusieurs autres membres. Le SPVM, comme Daphné Collin, la présidente, a bien mentionné, le SPVM sera au rendez-vous, il va répondre aux questions qui sont dédiées à eux. Et moi, je suis toujours disponible, vous le savez, vous, on se croise répétitivement ici au conseil, je suis toujours disponible pour un appel téléphonique, pour des rencontres. Alors voilà pour la commission sur le profilage.
Martine Musau Muele ◌7:04:45
Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌7:04:47
Oui, on aimerait à la Ligue soumettre une autre, une autre compréhension de l'absence du SPVM et du comité exécutif le 11 décembre. En fait, ce que ça révèle, c'est qu'effectivement, depuis juin 2023, le SPVM et l'administration s'efforcent tout simplement d'enterrer ce rapport, de faire comme s'il n'existe pas, que la recommandation, l'unique recommandation pour un moratoire, n'existe pas, de nier ce que la science dit clairement, c'est-à-dire qu'il faut cesser immédiatement cette pratique pour se prétendre être une administration sérieuse dans la lutte au profilage racial et social. Et Et c'est littéralement un manque de respect de ne pas avoir été présent pour montrer, en fait pour entendre les chercheurs. Vous n'étiez pas intéressés à entendre les chercheurs vous-mêmes et vous n'étiez pas intéressés à savoir ce que la population et les organisations avaient à dire. Beaucoup des questions étaient destinées aux membres de l'administration et aux membres de la Commission de la sécurité publique. Et la commission, tout ce qu'elle a pu répondre, c'est, on vous écoute, on vous écoute. Ça a été vécu de manière très, très insultante par les personnes qui étaient présentes. Et donc, on réitère, que la demande, c'est de mettre en place un moratoire. Donc, ma question, monsieur Vaillancourt: quand est-ce qu'un moratoire va avoir lieu sur les interpellations à Montréal?
Alain Vaillancourt ◌7:05:56
Merci, madame la présidente. Avec tout respect, on est loin d'enterrer un rapport. C'est notre administration qui a reconnu le profilage dès le début. C'est notre SPVM qui était un des premiers corps policiers aussi à le reconnaître. Ça a commencé avec monsieur Caron et ça poursuit avec monsieur Daguerre. C'est nous qui avons demandé aux chercheurs, c'est-à-dire le SPVM, de produire le rapport. Alors, on est loin de la situation d'enterrer un rapport que nous-mêmes au SPVM aurions connu, d'autant plus qu'on a donné la pleine place aux chercheurs à la commission pour bien expliquer, répondre aux questions, donner des opinions sur tout le sujet, ainsi que vous et vos collègues sur place. Alors, on est loin, très loin d'enterrer quelque chose que nous-mêmes on voulait mettre en place. Et que nous-mêmes on a plus au niveau du SPVM.
Martine Musau Muele ◌7:06:43
Merci pour vos questions, madame Khalil. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons avec les questions qui ont été soumises par le formulaire web. Pour les 2 personnes, pour les 2 personnes qui restaient pour les questions en présentiel, on vous remercie. Malheureusement, le temps alloué au règlement étant écoulé, on vous invite à contacter les élus par les autres canaux de communication. Question numéro 1 présentée par Kate Wyatt, la question porte sur Bellechasse, elle s'adresse à monsieur Robert Beaudry et se lit comme suit: les consultations publiques de la STM et plusieurs de l'OCPM ne prévoient pas un délai suffisant pour les citoyens afin de préparer leur opinion et faire des demandes d'accès à l'information qui ont un délai de 30 jours. Dans le respect des citoyens et pour favoriser l'engagement de la population pour ces démarches d'accessibilité sociale, est-ce que vous vous engagez pour les prochaines consultations à prévoir un délai d'au moins 6 semaines entre les séances d'information et la date d'expiration des opinions. Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌7:07:37
Oui, bonsoir madame Moyat. Je suis membre du CA de la STM, c'est moi qui vais vous répondre ce soir. Donc, premièrement, il faut savoir qu'il y a eu une séance d'information qui s'est tenue le 12 novembre. Il y a eu aussi 3 séances d'expression des opinions le 3, 5 et 10 décembre. Par contre, il faut savoir que les citoyens ont jusqu'au 14 janvier pour déposer un mémoire. Donc, si ça n'a pas été fait, ça a été prise dans le temps, n'hésitez pas à nous envoyer, en fait envoyer au commissaire indépendant votre mémoire d'ici le 14 janvier.
Martine Musau Muele ◌7:08:08
Question numéro 2 est présentée par Marc Cholette. La question est présentée à la mairesse de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, madame Katahwa. Elle se lit comme suit dans l'article de La Presse sur votre candidature à la chefferie de Projet Montréal. Vous évoquez la corruption, la fonction publique et les controverses dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce avant votre arrivée. En tant que responsable des ressources humaines au comité exécutif, pouvez-vous nous préciser ce qui a été fait concrètement pour améliorer le climat toxique dans votre arrondissement, sachant que plusieurs des mêmes individus évoqués occupent toujours leur poste? Lorsque l'article de Jeanne Corriveau intitulé, je cite, Climat toxique et intimidation à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, fin de la citation, est paru dans Le Devoir en octobre 2020, l'attention était centrée sur le conflit impliquant la mairesse Montgomery, mais finalement elle est et sa cheffe de cabinet ont gagné leur cause et ont même reçu une compensation de la Ville de Montréal. Cela soulève la question: ont-elles été utilisées comme boucs émissaires pour minimiser les véritables problèmes de votre arrondissement? Madame Gracia Kasoki Katahwa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌7:09:09
Merci beaucoup, monsieur Cholette, pour la question. Écoutez, je vais laisser madame Montgomery, puis le cas qui a été judiciarisé et réglé de côté. Je pense que la plupart des gens dans Côte-des-Neiges-Indigie sont vraiment passés par-dessus les cas sous Montgomery. En effet, moi, quand je suis arrivée, la première chose que j'ai faite, c'est rencontrer l'ensemble de la fonction publique de l'arrondissement pour leur démontrer mon respect. Et ici, le mot-clé, c'est le respect. J'ai étudié en administration publique, je suis moi-même une fonctionnaire comme infirmière, et il est absolument important de démontrer notre respect envers le travail qui est fait par la fonction publique à tous les niveaux du gouvernement. Et ce respect-là a fait en sorte qu'on a développé ensemble un plan stratégique, une vision, une direction pour l'arrondissement. On a développé ce plan stratégique en consultant la population, mais aussi en consultant les employés. Et dans notre plan stratégique, il y a un axe qui se dédie entièrement aux ressources humaines pour nous assurer d'avoir un environnement de travail qui est stimulant et qui est respectueux finalement pour les plus de 500 employés de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Et tout ça mis ensemble, ça a donné des résultats. Ça a donné des résultats pour la population pour lesquels nous, élus, oui, nous sommes fiers, mais aussi la fonction publique ici fiers de servir les gens de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et de voir les résultats que ça apporte. Et vraiment, on travaille en grande synergie avec la fonction publique. Maintenant, je suis fière que mon équipe et moi, on ait pu atteindre finalement cet environnement sain dans l'arrondissement depuis que je suis arrivée. Je veux aussi souligner qu'on travaille avec la fonction publique de la ville centre, avec nos collègues élus, et avec toutes ces personnes, on démontre du respect. Et ça, ça a démontré des résultats pour qu'on Côte-des-Neiges-NDJ et ça a été gagnant. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:10:42
Question numéro 3 présentée par Marylène Tremblay. La question porte sur un sujet qui a fait l'objet de plusieurs questions déjà ce soir et qui a été largement répondu, à savoir la place, le projet de place Versailles à l'OCPM, pardon. Ce qui nous permettrait de poursuivre avec la question numéro 4. La question numéro 4 présentée par Emma Chari. La question porte sur l'itinérance est présentée à monsieur Robert Boudry et se lit comme suit.
Voix 5L7:11:08
How do we secure funding from the municipal government to build housing for homeless people?
Martine Musau Muele ◌7:11:13
Monsieur Robert Boudry.
Robert Beaudry ◌7:11:15
Merci beaucoup pour votre question, madame Chauty. Comme je l'ai exprimé précédemment, le financement du logement social et du logement social aussi pour les personnes en situation d'itinérance n'est pas fait par le gouvernement municipal, mais bien vient des gouvernements provinciaux et fédéraux. Néanmoins, le municipal a un rôle à jouer, et souvent ce rôle-là, c'est en contribuant grâce à des règlements comme le règlement pour une métropole mixte, ou en contribuant sous forme de terrains, ou sinon par de la réglementation ou de l'acquisition de bâtiments qu'on ensuite transfère à des organismes communautaires qui, eux, interviennent auprès des organismes communautaires et des personnes en situation d'itinérance, par exemple, quand on transfère des maisons de chambres qui sont, je dis bien souvent, le dernier rempart avant l'itinérance. Donc, il y a plusieurs initiatives qui sont mises en place. L'objectif, c'est vraiment de retirer des bâtiments de la spéculation pour éviter que les personnes soient en situation d'itinérance, parce qu'une personne en situation d'itinérance, c'est une personne qui n'a pas accès à un toit. Lorsqu'elle a accès à un toit, elle est réinsérée. Donc, c'est là-dessus qu'on travaille au jour le jour. Mon collègue monsieur Benoît Dorais met quand même une certaine aussi également. Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:12:29
Question numéro 5 présentée par Michaël Dittor. La question porte sur l'expropriation de la STM. Elle est présentée à monsieur Robert Beaudry et se lit comme suit. La nouvelle loi sur l'expropriation a été défendue pour sa capacité à contrer la spéculation et la crise du logement tout en soutenant les projets de transports en commun de la STM. S'il vous plaît, s'il vous plaît, merci, s'il vous plaît. Merci. C'est difficile pour ma lecture quand je vous entends. Merci. Cependant, les récentes activités d'expropriation de la STM démontrent les dommages importants que peuvent causer l'utilisation abusive de cette loi. L'argument du bien commun a été invoqué à plusieurs reprises. Y a-t-il des membres de ce conseil qui sont prêts à offrir leur maison à la valeur marchande pour faire place à un projet d'infrastructure ou de développement résidentiel de la STM alors que le conseil municipal doit approuver les expropriations. Quelle protection concrète offrira-t-il pour éviter les dommages importants que cette loi causera aux familles montréalaises? Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌7:13:36
Merci beaucoup pour votre question, monsieur Dittard. Ben écoutez, la loi sur l'expropriation, comme vous l'avez bien écrit, est encadrée par le législateur Elle a été mise à jour il y a pas très longtemps parce que pendant des années, justement, elle desservait les collectivités où il fallait payer une contribution au propriétaire, en fait, sur certains bâtiments, ce qui faisait en sorte que quand il y avait des expropriations qui étaient justifiées pour le bénéfice public, eh bien, les municipalités ou d'autres ordres de gouvernement devaient payer plusieurs fois la juste valeur marchande du bâtiment. Même sa juste valeur sur un marché libre, par une valeur supplémentaire de potentiel de développement. Donc, le législateur a décidé de modifier la loi. La Ville de Montréal suit toujours la loi. Si une personne juge qu'elle est lésée, le droit privé encadre toute démarche qui pourrait être liée à des poursuites ou des poursuites pour dommages ou initiatives indues. Donc, dans tous les cas, la Ville de Montréal, quand elle applique la législation, elle applique la loi dans le cadre qui lui est permis. Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:14:47
Question numéro 6 présentée par Robert Perrault. La question porte sur le projet de place Versailles. Puisqu'elle a fait l'objet de réponses qui ont été amplement données, nous poursuivons avec la question numéro 7 présentée par Sofia S. Cette question porte sur le déneigement et s'adresse à madame la mairesse et se lit comme suit. Pourquoi les deux côtés de la rue vont-ils être déneigés en même temps quand la neige a eu le temps de geler? Donc toute tout est glacé, madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌7:15:10
Merci, Sofia, pour la question. Alors, je comprends pas tout à fait la question, mais je pense que juste le fait que— je vais juste vous dire qu'on s'est mis très tôt à charger la neige, aussitôt qu'elle est tombée, même s'il n'y en avait pas énormément, justement parce qu'on savait que si on la laissait sur place, ça allait faire des grands tas de neige, surtout le long des trottoirs. Alors, tous les arrondissements sont partis assez tôt pour la déblayer et la charger, mais malheureusement, mais pas tout a été chargé. Alors, il reste quand même encore un petit peu de glace, mais je pense que ça fait longtemps que le chargement est fini. Alors, c'est pour ça que je ne comprends pas tout à fait votre question. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:15:54
Question numéro 8 présentée par Frédéric Dion. La question porte sur le projet Place Versailles, question qui a été amplement répondue Ce soir, ce qui nous permet de poursuivre avec la question numéro 9 présentée par Joseph Pugliese, représentant démocratique.ca Inc. Defund Politics. La question est présentée à Madame la mairesse et elle est présentée comme suit.
Voix 5L7:16:14
Without prejudice, it's well known that significant taxpayer money funds our government elections, salaries of elected officials, and more. Additionally, political donations and revenue raised by candidates and parties in Montréal cannot be overlooked. One, how much taxpayer money was spent in 2024 on, and I quote, playing politics, end of quote, with citizens at Ville de Montréal? Two, how much taxpayer money was spent in 2024 on VIP parties for elected officials and friends? Three, how much taxpayer money was spent in 2024 on, and I quote, unelected bureaucrats, end of quote, quote, at Montreal City Hall who may feel entitled to, and I quote, play politics, end of quote, alongside our elected officials, though from an unelected position. Clearly, far too much taxpayer money flows into Montreal politics. Please explain what measures will be implemented to reduce political spending at Montreal City Hall over the next decade. We look forward to many more discussions to come surrounding this very important topic.
Martine Musau Muele ◌7:17:28
Simplement m'informer s'il y a une volonté de répondre ou pas afin que je puisse poursuivre. Monsieur Benoît Doré.
Benoit Dorais ◌7:17:40
Oui, merci beaucoup pour la question, monsieur Pouliézet. Considérant qu'il y a beaucoup de volets, ça va me faire plaisir d'échanger avec vous. Ça fait très longtemps qu'on se connaît et voilà.
Martine Musau Muele ◌7:17:50
Question numéro 10 présentée par John Cairns. La question s'adresse à madame la mairesse, elle porte sur les activités industrielles eau portuaire et elle se lit comme suit. J'ai entendu dire à un conseil municipal qu'il n'y avait pas d'expansion portuaire sur l'île de Montréal. J'en étais fort surpris puisque j'habite moi-même Mercier-Hochelaga-Maisonneuve depuis 16 ans et que j'observe sur le terrain de manière constante une augmentation limpide des activités industrielles eau, industrielles eau portuaires, c'est bien ça, sans même parler de RML. Le port de Montréal intensifie ses opérations en élargissant ses heures d'opération, en ajoutant des terminaux et en intensifiant son occupation. Les nuisances qui en découlent s'amplifient d'année en année. Au besoin, si vous ne les avez pas déjà, je peux vous fournir les documents nécessaires à l'appui de tout ce que je nomme. Je me demande donc pourquoi votre administration refuse-t-elle de reconnaître que le Port de Montréal augmente ses activités sur l'île de Montréal? Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌7:18:48
Oui, merci monsieur Kearns pour votre question. Je vais répondre, et je tiens à le préciser, en ma qualité de responsable du développement économique. Il n'y a pas d'expansion du territoire du Port de Montréal. Sur le territoire de la Ville de Montréal et une expansion qui est prévue à contrecœur. Ça, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une expansion des activités économiques du port de Montréal. On parle là de deux choses qui sont complètement différentes. Évidemment qu'il y a une expansion des activités économiques au port de Montréal parce que vous n'êtes pas sans savoir que beaucoup de citoyens et citoyennes montréalais, montréalaises consomment notamment via des sites de commerce en ligne et que ces biens qui ne sont pas fabriqués localement ont besoin d'arriver quelque part et c'est bien sûr sur le site du port de Montréal et dans les conteneurs du port de Montréal qu'ils arrivent. Maintenant là c'est la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe qui va vous répondre, bien sûr qu'il y a des nuisances qui sont générées par les activités industriello-portuaires, le port en est le premier à reconnaître qu'il est générateur de nuisances puisque MHM est situé sur l'emprise du port de Montréal, de nombreuses industries se sont installées au fil des années autour du port de Montréal dans notre secteur et malheureusement certaines activités économiques et certaines industries, et vous le citez RML, qui s'installent dans notre quartier vont être des plus grands générateurs de nuisances. Maintenant si vous avez des questions à poser vous pouvez les poser au port de Montréal et vous pouvez aussi les poser à votre député fédéral puisque le port est de compétence fédérale donc Madame Martinez Ferrada, la ville n'a pas compétence sur les activités portuaires, elle n'a pas compétence sur l'emprise du port de Montréal sur nos territoires, par contre sur ce qui a trait à comment on gère les nuisances, on a mis énormément d'activités, de réglementation, de fonds dans MHM pour pouvoir les réduire au mieux de nos capacités comme ville et comme arrondissement.
Martine Musau Muele ◌7:21:03
Question numéro 11 présentée par Maëlle Joly, la question porte sur le projet de place Versailles. Puisque cette question a été amplement répondue ce soir, nous poursuivons avec la question numéro 12 présentée par Yolande Boulard. Cette question porte également sur le projet de Place Versailles qui a été amplement répondu ce soir, ce qui nous permettrait de poursuivre avec la question numéro 13 présentée par Antoine Zammet. La question porte sur la politique, elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit.
Voix 5L7:21:31
Dear Mrs. Mayor, I wanted to take this opportunity to thank you for your eight years of service. Although I do not agree with all of your policies for 8 years you have been there for the people with a smile and with much enthusiasm. My question is the following: given the fact that you are stepping down, what advice do you have for the young generation that is looking for a career in politics?
Martine Musau Muele ◌7:21:53
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌7:21:55
Oui, bonjour. Merci pour votre question. Désolé, c'est pas la maire qui vous répond, c'est moi en son nom. J'aurais le goût de vous dire, on ne suit pas une carrière en politique, on va en politique qu'on croit fondamentalement qu'on peut améliorer les choses. J'imagine que c'est votre cas. Alors toujours croire en ce que vous voulez améliorer. Il n'y a pas de changement dans la société qui n'a pas commencé par 10 personnes qui rêvent dans une cuisine et qui se mettent ensemble pour changer le monde. Toutes les partis politiques ont commencé comme ça, y compris le nôtre. Alors assemblez-vous avec des gens qui croient comme vous et changez le monde. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:22:27
Question numéro 14 présentée par Melissa Yanaki. La question porte sur les inondations, elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit.
Voix 5L7:22:36
We've been flooded three times and it will happen again in August 2025. Our homes are worthless. We're not able to get insurance. We can't sell them. The excuses used every year is not acceptable. Why aren't 3,000 being affected? Why aren't 3,000 being affected by the Longeli collector not important enough for you to fix the collector? Also, I would like to know if the city is ready to remove all taxes to the homes being affected, or will they buy back the homes as they're not worth the amount the city says they're worth, nor are they sellable anymore?
Martine Musau Muele ◌7:23:10
Madam Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌7:23:12
Thank you for your question, Melissa Iannacci. Just so you know, we are— we do take this question seriously, and we are investing millions of dollars to enlarge the Langelier collector. Actually, we are doubling it up. But it will take many, many years. And even if we do that, even when it is all completed and done, it will not be enough to protect your homes. You will have to also protect them individually on your private property. So this is something that we are working on, and we want to help you with specific programs from the federal and the provincial government to come and help you to finance those— that work that you need to do on your home. The City of Montreal cannot replace, we cannot substitute ourselves and be an insurance company. It just doesn't work that way, but we can definitely help you. Thank you for your question.
Martine Musau Muele ◌7:24:05
Question numéro 15 présentée par Caroline Guindon. La question porte sur Bellechasse. Elle s'adresse à Monsieur Éric-Alain Caldwell et elle se lit comme suit: le 12 novembre, une séance d'information publique unique a eu lieu. Le lendemain, Plusieurs citoyens ont soumis des demandes d'accès à l'information à la STM pour obtenir des analyses des raisons d'exclusion de certains sites. Étonnamment, ces demandes n'ont pas été traitées dans les délais légaux, ce qui constitue une violation de la loi. Lors des séances d'expression suivantes, la STM a fourni des réponses imprécises ou évasives à des questions soulevées dans les exposés des citoyens. Cette situation donne l'impression que les consultations publiques menées par la STM ne sont que des formalités administratives. Plutôt qu'un véritable effort pour obtenir l'accessibilité sociale que vous prônez. Question, comment expliquez-vous que la STM n'ait pas répondu dans les 30 jours légaux permis par la loi et quelles mesures comptez-vous prendre à cet effet? Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌7:24:58
Oui, bonsoir, madame Guindon. Je suis membre du CA de la STM, mais c'est moi qui vais vous répondre ce soir. D'abord, désolé que vous n'ayez toujours pas reçu réponse à votre demande d'accès à l'information de la part de la STM. Je tiens à vous assurer que les fonctionnaires responsables de l'accès à l'information, qu'ils soient à l'arrondissement, à la Ville centre ou à la STM ou encore au SPVM, sont indépendants du politique. Donc, j'ignore quelle est la raison pourquoi ils n'ont pas pu respecter le délai légal. Je sais qu'ici, par exemple, à la Ville de Montréal, malgré l'expertise et les efforts du il arrive à l'occasion des fois qu'on dépasse le délai légal. Vous aurez la réponse de la part des fonctionnaires quand ils vont vous répondre. Ce soir, je n'ai pas de réponse à savoir pourquoi ils n'ont pas pu respecter les délais.
Martine Musau Muele ◌7:25:46
Question numéro 16 présentée par Guilhem Fauchon. La question porte sur le projet de Place Versailles. Cette question ayant été amplement répondue ce soir, nous poursuivons avec la question numéro 17 présentée par Margot Grégoire. La question porte sur Bellechasse, plus précisément sur les expropriations et s'adresse à Madame la Maire et se lit comme suit: quels documents le conseil municipal analyse-t-il pour prendre une décision d'exproprier une famille entière avec 2 personnes âgées et leurs enfants procédant pour le poste de ventilation Bellechasse? Et ne me parlez pas de la STM ou de la consultation publique, je m'adresse au conseil municipal qui a approuvé le 21 février 2022 cette expropriation. Avez-vous demandé des analyses, explications détaillées? Êtes-vous là pour défendre les citoyens ou est-ce que le conseil municipal ne fait que du rubber stamping? Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌7:26:32
Oui, merci beaucoup. Bonsoir, madame Grégoire. Non, le conseil municipal ne fait pas du rubber stamping. Tout ce qui passe en conseil municipal, évidemment, il y a une description, et autant les membres de l'administration que les membres de l'opposition peuvent évidemment poser des questions et voir la justification. Un élément que j'aimerais soulever, des dizaines de milliers d'usagers du métro passent chaque jour dans le tronçon de la ligne orange entre les stations Beaubien et Rosemont. Historiquement, le seul incendie de l'histoire du métro où il y avait, impliquant des passagers, était dans cette section-là du métro. On sait que le poste de ventilation est désuet, il faut le renforcer pour, oui, le confort des usagers, mais surtout pour la sécurité des usagers. Donc oui, quand il y a des demandes d'expropriation, évidemment, de résidences, c'est pas qu'un dossier qu'on aime ça, mais en même temps, on doit absolument voir le bien commun et dans ce cas-ci, la sécurité des usagers du métro sont évidemment pris en compte dans la balance.
Martine Musau Muele ◌7:27:32
Question numéro 18 présentée par Dorothy Dangle. La question porte sur le stationnement. Elle est présentée au porteur du dossier. Elle se lit comme suit: pourquoi des tarifs aussi élevés pour parquer sa voiture au centre-ville. Comment comptez-vous booster l'attrait d'un centre-ville qui se stationne si se stationner coûte déjà aussi cher? En famille, on ne peut pas venir à vélo ou en métro, ce n'est pas réaliste. Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌7:27:58
Merci pour votre question. Alors, pour rappel, à l'origine, les parcamètres, c'est une mesure qui avait été demandée par les commerçants. Pourquoi? Parce que quand on veut avoir des clients, on veut qu'il y ait un roulement, on veut que ce soit aisé de trouver des places de stationnement et pour ça il faut pas que les gens arrivent et s'installent, laissent leur voiture de très très longues périodes. Donc pour ça il faut tarifer le stationnement. La tarification, les parcomètres assurent qu'il y a vraiment une rotation et donc qu'il y a beaucoup plus de chances que vous trouviez du stationnement en arrivant parce que évidemment le prix représente et est en fonction d'à quel point les espaces de stationnement sur rue sont convoités. Elles le sont beaucoup au centre-ville. Là, évidemment, on sait pas avec votre question si vous parlez du stationnement sur rue ou du prix des stationnements hors rue. Il y en a beaucoup, beaucoup au centre-ville. C'est toujours facile de trouver du stationnement dans les stationnements souterrains, la grande quantité d'édifices qu'il y a là. Il y a des stationnements hors rue aussi qui ne sont pas souterrains. Et le prix, encore une fois, ben, reflète la valeur du terrain, la valeur de cet espace-là. Et dans le cas de la rue, c'est un espace public qu'on partage et dont l'entretien a des coûts évidents qui sont partagés par l'ensemble des gens qui paient des taxes. Mais le prix du stationnement reflète aussi le prix, la valeur de cet entretien-là. On est chanceux, on a l'Agence de mobilité durable à Montréal qui travaille très fort pour bien évaluer la valeur de la bordure de la rue. Qu'on peut en faire et c'est vraiment avec une vision qui est très holistique qu'on va tarifer les différents stationnements selon où est-ce qu'on est, selon la valeur et donc toujours en fonction de s'assurer que chacun qui vient va trouver de la place. Donc, merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:29:51
Question numéro 19, présentée par Samuel Milette-Lacombe. La question porte sur le corridor de mobilité durable Henri-Bourassa. Elle est présentée à madame la responsable du dossier et se lit comme suit. Je suis inquiet par rapport au respect de l'échéancier du projet de corridor, pardon, de mobilité durable sur le boulevard Henri-Bourassa. Le projet a été initialement annoncé pour être complété en 2027, c'est-à-dire sur son tronçon complet de l'autoroute 40 à Lacordaire pour un total de 18 km. En 2025, il était prévu de faire le segment de La Jeunesse à Derry-Collet. Or, selon le site Réalisons Montréal, il est maintenant indiqué que ce segment se fera sur 2 ans pour terminer en 2026. En 2027, il resterait donc le tronçon de Marcelin-Wilson à l'avenue Félix-Leclerc ainsi que le tronçon d'Éric-Ollet à Lacordaire, additionné d'un autre segment du boulevard Pittfield jusqu'à la 40. Un total de 9 km en une seule année. Allez-vous arriver à respecter cet échéancier ou devriez-vous le revoir? Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌7:30:50
Merci beaucoup pour votre question. On parle donc du corridor de mobilité durable du boulevard Henri-Bourassa, dont la première tronçon va être inauguré demain. Madame la mairesse de Ahuntsic le confirmait tout à l'heure. C'est un projet qui est ambitieux, c'est un projet qui est complexe. Évidemment, on doit réfléchir à beaucoup d'intrants en même temps quand on réalise des projets comme ça. On veut intégrer toutes les, toutes les fonctions de la rue pour ne pas avoir à retourner intervenir après. Donc, on parle d'une panoplie de fonctions de la rue. Et donc, il y a toujours des impondérables. Donc, on se donne des objectifs qui sont ambitieux, qu'on essaie de se fixer avec le plus de réalisme possible par rapport à toutes les parties prenantes qui sont impliquées, et on avance avec ces objectifs-là. On pense aussi aux arrondissements. Madame la mairesse de Montréal-Nord le soulignait tout à l'heure, les arrondissements ont leur mot à dire, ont leurs préoccupations, veulent être parties prenantes du travail, on a des riverains qu'on doit rencontrer, consulter. Donc, on avance, comme je disais, le plus rapidement possible vu l'importance de ce corridor de mobilité durable-là pour Montréal, pour les Montréalaises et Montréalais, mais on fait avec ces impondérables-là. Donc, il peut y avoir des délais, des échéanciers qui bougent quand on planifie avec autant aussi d'avance par rapport aux projets qui se déploient, mais ça empêche pas que notre objectif, c'est de les réaliser le plus rapidement possible, mais le mieux possible, en discutant comme il faut avec, avec le milieu de l'intégration. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:32:28
Ceci met fin à la période de questions des membres du public. À titre informatif, sachez que nous avons reçu un total de 16 personnes qui se sont présentées pour poser une question en présentiel. Sur ces 16 personnes, 14 d'entre elles ont été entendues. Par ailleurs, 23 questions ont été soumises par le formulaire en ligne. Sur ces 23 questions, 19 d'entre elles ont été entendues, ce qui veut dire que sur un total de 39 questions, 33 réponses ont pu être données. Ce qui nous permettrait de poursuivre avec les dossiers inscrits à l'ordre du jour du conseil municipal. J'inviterai le leader de la majorité à poursuivre les travaux. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:33:06
Oui, merci madame la présidente. Alors, conformément à ce qui avait été annoncé à l'adoption de l'ordre du jour, il est 20 h 30, nous allons appeler les 2 items 5103 et 5104. Je vais les faire un à la fois, donc commençons par 5103. Ce sont des nominations au conseil jeunesse, madame la présidente. Je suis à nouveau appuyé par madame Émilie Thuillier, présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal. Et en 5103, Il est proposé par moi-même et appuyé par madame Thuillier de désigner Kevin Martinez à titre de président du conseil jeunesse de Montréal ainsi que Gaël Guillaume et Hilaire Sousmer à titre de vice-président pour un mandat de 12 mois de janvier à décembre 2025, nommer Tommy Caetano à titre de membre du CJM pour un premier mandat de 3 ans de décembre 2024 à décembre 2027 et nommer Abdennour Doureid à titre demande du CGM pour un second mandat de 3 ans, de décembre 2024 à décembre 2027.
Martine Musau Muele ◌7:34:03
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌7:34:07
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je me lèverai pour les deux, les deux points, là, si, si vous me permettez.
François Limoges ◌7:34:16
Madame la présidente, s'il y a un souhait de faire les deux interventions en même temps, je peux peut-être lier les deux points. Est-ce que vous seriez à l'aise avec ça aussi? Je pourrais appeler 5104 en même temps. On va faire toutes les interventions d'un coup. Alors, madame la présidente, même si je m'étais assis, je me relève et nous allons réunir pour fin d'étude et d'adoption aussi 5104 qui est de nommer Claire Beaulandou Mazébo et Magalie Vérot-René Gérald à titre de membre du conseil interculturel de Montréal pour un premier mandat de 3 ans, de décembre 2024 à décembre 2027. Il s'agit bien sûr de nomination au conseil interculturel et je suis toujours appuyé par Émilie Thuillier, présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌7:35:05
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌7:35:06
Merci beaucoup, madame la présidente. Vous comprenez que je me lève à chaque fois avec beaucoup de fierté et de plaisir de saluer les nominations des nouveaux membres aussi au Conseil interculturel de Montréal qu'au Conseil jeunesse et de leur offrir aussi mes plus sincères félicitations. Donc, leur implication témoigne d'un engagement citoyen profond en faveur de la justice sociale et de Montréal, à l'image de l'ensemble des citoyennes et de ses citoyens. Ces nouveaux membres, je suis persuadée que sauront certainement mettre leur expérience au service des travaux du conseil municipal comme les prédécesseurs l'ont fait et qu'ils vont être à l'écoute des besoins de Montréalais et des Montréalaises. Donc, au conseil jeunesse de Montréal, je salue l'arrivée de Tommy Caetano. J'ai eu la chance de lui parler, un amoureux de Montréal, donc ben voilà, on partage le même amour, ça c'est extraordinaire. Merci beaucoup. Tommy, mais aussi la désignation de Kevin Martinez à titre de président ainsi que de Gaëlle Guillaume et de Ilyes Ousmer à titre de vice-président. Une autre équipe de tonnage, je pourrais dire, qui continuera d'analyser, de nous aviser sur les mesures structurantes pour répondre aux attentes des jeunes. D'ailleurs, je salue Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil qui qui fait un passage de flambeau tout à fait remarquable. Je vous remercie d'ailleurs pour votre travail, Pascal Ollivier. Et je salue aussi les deux autres nominations au Conseil interculturel de Montréal, donc Claire Beaulandou-Mazébo. J'ai aussi eu la chance de vous parler, c'était fort intéressant, animé par la justice, la justice sociale surtout, et bien sûr Magalie Vérot, Renée Gérard, merci pour votre implication. D'ailleurs, je tenais à vous souligner, vous annoncer, je sais que vous avez beaucoup travaillé à ce sujet, qu'au point 41.06 ce soir, on va donner un avis de motion pour bonifier le règlement sur les conseils consultatifs, ce que vous avez proposé d'élargir la composition et de la rendre les conseils encore plus impliqués, plus représentatifs pour les Montréalais et Montréalaises. Je tiens à vous remercier.
Martine Musau Muele ◌7:37:55
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌7:37:58
Merci, madame la présidente. Alors, permettez-moi de prendre la parole concernant le point 5103. C'est vraiment toujours un plaisir pour moi d'accueillir les jeunes qui font partie du conseil jeunesse de Montréal, et je trouve vraiment que ce conseil jeunesse reflète l'ADN de notre ville. Je suis fière, pour avoir entrevu quelques-uns d'entre vous, de dire que vous avez des parcours extrêmement inspirants. Je suis les réseaux sociaux, je vous suis à différents égards et je peux constater à quel point votre implication est multiple, que ce soit par rapport à votre carrière, à votre travail, que ce soit dans divers événements. On vous voit, on vous sent, on sent l'amour que vous avez envers Montréal et on le partage avec vous. Je suis contente de voir cette richesse relève qui s'est bâtie et je suis contente de voir autant d'engagement de façon bénévole envers notre métropole. On est dans une ambiance politique où très souvent c'est très difficile d'avoir une participation citoyenne. On s'en va dans une année d'élections où on se souhaite en fait qu'il y ait une participation citoyenne positive en politique municipale et votre engagement fait en sorte que d'autres personnes s'inspirent. Pour pouvoir participer davantage. Donc moi, je vous remercie pour le temps que vous avez déjà mis à bâtir Montréal, je vous remercie pour le temps que vous allez mettre à bâtir Montréal à votre façon. Je vous encourage vraiment à donner votre opinion, à être vous-même, parce que vous avez tellement à donner, à apporter, et n'ayez pas peur de vraiment vous investir davantage, de dire ce que vous avez à dire, parce que Montréal a besoin de vos avis, a besoin de votre vision. Ce soir, permettez-moi d'avoir un petit moment de fierté et de mettre mon chapeau de conseillère de Louis-Riel. Je veux faire une petite mention, j'ai un jeune de Louis-Riel, futur collègue en droit, Tommy Quintano, qui commence son travail avec le conseil et je tiens vraiment à le remercier pour cette implication. Ça fait déjà 2 jeunes dans mon mandat qui viennent de Louis-Riel, qui s'impliquent au niveau du conseil, puis on est très fiers, on est très fiers de ça. Alors bravo, bonne continuation, puis on est là en tant qu'équipe de l'opposition pour vous écouter et puis pour mettre de l'avant aussi les idées que vous présentez. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:40:28
Monsieur Josué Corvil.
Josué Corvil ◌7:40:31
Merci, madame la présidente. Je vais intervenir sur le point 5104. Le Conseil interculturel de Montréal joue un rôle prépondérant sur l'échiquier démocratique montréalais. Grâce à sa contribution, plusieurs dossiers importants ont été mis en relief et ont contribué à faire avancer le débat sur moult sujets importants. Par son avis au conseil municipal, Le CIM propose des idées et nous sensibilise sur des enjeux sociaux majeurs. Nous voulons donc souligner leur travail extraordinaire qu'ils font bénévolement. Que ce soit sur des questions raciales et interculturelles ou d'autres dossiers majeurs, leur avis nous éclaire sur les décisions à prendre. Il est important de continuer à construire des ponts et à briser les barrières, et le travail du CIM est un élément extraordinaire qui nous aide dans ce passage. Je tiens à rendre hommage aux membres du CIM pour leur engagement citoyen. Je remercie Barbara Eyre et Zine El Abidine Guédry pour leur travail. Je veux souhaiter la plus cordiale bienvenue à Clairbeau Landou Mazébo et Magalie Véraud-René-Gérald à titre de membres du CIM. Madame René est une fière michelloise impliquée dans son milieu et très engagée, que ce soit dans Allô Saint-Michel, ou à VSMS, et elle travaille fort pour les Michéloises et les Michélois. Je leur souhaite du succès dans cette nouvelle fonction. Je remercie donc toute l'équipe du CIM pour leur implication. Je profite également pour vous souhaiter nos meilleurs vœux pour la saison des fêtes et le Nouvel An, et bonne chance dans votre mandat.
Martine Musau Muele ◌7:42:53
Merci. En l'absence d'autres interventions, notons donc les désignations ainsi que les nominations adoptées aux rubriques 51.03 et 51.04. Nous poursuivons donc. Nous avions terminé l'étude des rubriques 20.06 à 20.09. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:43:17
Oui, madame la présidente, et ça nous permet de continuer avec le regroupement des items 21 à 25. En 21, on accorde un contrat de gré à gré à l'organisme à but non lucratif SPCA de Montréal pour la mise en œuvre du programme de capture, stérilisation, retour, maintien sur le territoire de 17 arrondissements. En 22, on accorde un contrat de gré à gré à l'organisme à but non lucratif SPCA Lanaudière-Basse-Laurentide pour des services animaliers de mise en œuvre du programme capture-stérilisation-retour à Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles. En 2013, on accorde un contrat de gré à gré à Landscape Architecture Corporation of China pour la fourniture de lanternes traditionnelles chinoises. En 2014, on accorde un contrat à l'entreprise Le Berger Blanc pour des services animaliers sur le territoire de Saint-Léonard. Et en 2015, on accorde un contrat à Précision provençale pour des nacelles hypercentriques de 65 pieds avec carrosserie de service.
Martine Musau Muele ◌7:44:15
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.011 à 20.015. Poursuivons.
François Limoges ◌7:44:22
Oui, madame la présidente, nous allons poursuivre avec la réunification des items 20.16 à 20.20. En 20.16, on accorde conformément à la loi un contrat de gré à gré à Énergir, fournisseur unique pour des travaux de modification réseau de distribution d'énergie intégré au contrat accordé à Duroquin Construction. En 2017, on accorde un soutien financier à Vitrine culturelle pour la réalisation du plan d'action 2024-2025. En 2018, on accorde un soutien financier et un soutien technique à Génome Québec. En 2019, on accorde un contrat de gré à gré à l'organisme à but non lucratif Proanima. Et en 2020, on approuve l'avenant à l'entente intervenue entre la Ville de Montréal et groupe Plan d'action.
Martine Musau Muele ◌7:45:01
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:45:09
Oui, nous allons réunir, madame la présidente, les items 20.21 à 20.25. En 20.21, on approuve une entente subsidiaire entre le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec et la Ville de Montréal pour la réparation des ponts du chemin Upper Lachine et du boulevard Maisonneuve. En 2022, on autorise une dépense additionnelle pour la fourniture d'espaces de stationnement temporaires dans le cadre du contrat de gré à gré accordé à 136993 Canada Inc. En 2023, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Procova. En 2024, on exerce l'option de prolongation dans le cadre des ententes conclues avec IPL North America. Et en 2025, on exerce l'option de prolongation dans le cadre de 8 contrats accordés à Services Ricova.
Martine Musau Muele ◌7:45:54
Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌7:45:56
Oui, merci madame la présidente. Donc je vais faire mon intervention sur le point 20.25. Madame la présidente, le service de l'environnement aurait opté pour une stratégie visant à réduire les coûts des contrats de collecte de transport des matières résiduelles qui ne font qu'augmenter année après année. Aujourd'hui, l'administration, elle nous recommande de prolonger de 2 ans plusieurs contrats de collecte et de transport des matières résiduelles, notamment parce que cela permettrait de maintenir des prix jugés concurrentiels dans le contexte économique actuel. Il est aussi question d'octroyer des dépenses additionnelles pour l'année prochaine. Mais Madame la Présidente, quand on regarde de plus près la valeur des prolongations, On remarque que les pourcentages d'augmentation par rapport à la valeur initiale de certains contrats sont très importants. Dans de nombreux contrats, ils peuvent atteindre de 66 jusqu'à 66% d'augmentation. Par ailleurs, madame la présidente, l'augmentation des dépenses de 5 millions de dollars pour Ecova en 2025 est assez faramineuse considérant la qualité plus que médiocre des services rendus dans les 4 arrondissements où l'entreprise opère et d'ailleurs mon collègue Dimitrios Beis il va vous parler un peu de ce qui se passe dans son arrondissement tantôt puis madame la présidente je n'ai pas mentionné aussi les problèmes qu'on a vécus avec Icova que ce soit dans le centre Lachine que ce soit les millions qui ont été qui ont été donnés auparavant à cette entreprise puis avec tous les problèmes qu'on a vécus avec malgré les explications madame la présidente qui sont apportées par le sommet décisionnel ces augmentations restent substantielles et ne semblent pas coller avec la volonté du service de l'environnement d'optimiser les dépenses. J'aimerais que l'administration de Projet Montréal nous apporte plus de précisions et de réponses sur ce point. Je vais laisser mon collègue, monsieur Beis, intervenir sur le service qu'il est en train de recevoir de Ricova dans son arrondissement. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:47:55
Monsieur Jim Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌7:47:57
Merci, madame la présidente. J'aimerais rapporter ici le mécontentement de mes citoyens quant à la collecte des ordures ménagères opérée par l'entreprise Ricova. Ça va faire bientôt 4 années que nous sommes coincés avec une entreprise dont le service est plus qu'insatisfaisant. Des collectes reportées, étalées sur plusieurs jours ou carrément annulées. Je vous parle de Pierrefonds-Roxboro, mais c'est la même chose dans l'arrondissement de mon collègue Doug Hurley, à L'Île-Bizard-
Martine Musau Muele ◌7:48:30
Sainte-Geneviève.
Dimitrios (Jim) Beis ◌7:48:31
On se souvient d'ailleurs qu'en début de l'année, la Ville a identifié 150 manquements aux obligations contractuelles de Ricova pour son travail de collecte des ordures, lui valait un rendement insatisfaisant. Comme le disait mon collègue Salem, c'est déchirant d'augmenter de 5 millions de dollars la valeur des contrats d'ORICOVA pour de mauvais services. Il reste malheureusement encore une année de passée avec cette entreprise et nous pourrons enfin passer à autre chose. Nous resterons donc vigilants pour l'année à venir. Et pour vous donner quelques exemples: délais non rencontrés en matière de cueillette de matières déchets recyclables organiques encombrants, et ce sur l'ensemble du territoire. Pour aucune raison, le fournisseur prend plusieurs collecteurs certaines matières dans un secteur précis, et ce malgré des exigences contractuelles dont il a soumissionné. Manque de prévisibilité, et je donne l'exemple: le déménagement du 1er juillet. Pas d'ajout de camions malgré nos demandes, ce qui favorisait de rencontrer les délais demandés dans la collecte journalière du contrat. Manque de communication du fournisseur avec des équipes terrain de l'arrondissement lors de bris de camions. Et c'est quoi le résultat? Insatisfaction de nos citoyens et incapable de répondre à eux parce qu'on n'a pas l'information. L'incivilité, madame la présidente, de certains chauffeurs face à certains citoyens n'est pas prise en charge malgré plusieurs demandes de notre part. Les bris fréquents sur les actifs de la Ville, on parle des bacs verts, les bacs bruns et ceux des citoyens, les poubelles privées. Faits par les employés de fournisseurs, et ce malgré les demandes répétées des responsables de l'arrondissement afin que cessent ces actions qui impactent l'image de la Ville en matière de service aux citoyens. On connaît aussi l'entreprise Ricova, madame la présidente, devenue tristement célèbre pour ses pratiques frauduleuses. Envers la Ville un recyclage de piètre qualité. Elle a d'ailleurs été placée sur la liste noire de la Ville jusqu'en 2027. Cette histoire a surtout illustré, à mon avis, Madame la Présidente, comme l'administration du Projet Montréal a totalement perdu le contrôle du recyclage depuis qu'elle est arrivée au pouvoir, au coût de millions injectés par des centres de tri dysfonctionnels et de mauvaise gestion. Je suis par contre, madame la présidente, soulagé pour mes citoyens et tous ceux qui font affaire avec Ricova que les contrats octroyés à l'entreprise ne pourront pas et ne seront pas prolongés. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:51:56
Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌7:52:00
Merci, madame la présidente. Alors, en droit de réplique sur le 20 Donc, il s'agit effectivement de 2 volets, donc la prolongation de contrat pour certains arrondissements qui ne sont pas desservis par Ecova, et ensuite dépenses additionnelles parce qu'on sait qu'avec les pluies abondantes qu'on a eues les 9 et 10 août, on a ajouté beaucoup de collectes spéciales dans les arrondissements qui ont été vraiment très touchés, dont Pierrefonds-Roxboro, L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, donc on a épuisé plus rapidement les sommes. Donc, le sommaire décisionnel détaille bien par tableau les dépenses additionnelles et on renouvelle, donc on exerce les options de prolongation pour 5 contrats, ce qu'on ne fait pas pour l'entreprise Ricova. Donc, le conseil municipal a inscrit Ricova en juin 2022 sur la liste des entreprises qui ne peuvent plus plus soumissionner pour la Ville de Montréal jusqu'en 2027. L'appel d'offres pour les nouveaux contrats dans les arrondissements de Plateau-Mont-Royal, L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève et Pierrefonds-Roxboro a été lancé. Il a été confirmé que Ricova ne pouvait pas soumissionner. Donc, je veux rassurer mes collègues que les choses changent et surtout pour ce qui touche les centres de tri des matières recyclables, on a passé un peu plus tôt aujourd'hui en conseil municipal et ça va aller au conseil d'agglomération cette semaine, donc l'accord pour vendre le centre de traitement des matières recyclables à Lachine à la société Via et d'accorder dans la période tampon donc un bail de location. Donc tout ça s'inscrit dans une grande transition du système des matières recyclables, non seulement à Montréal, mais partout au Québec. Le centre de traitement des matières recyclables de Lachine est fermé, pardon, de Saint-Michel est fermé depuis le 30 septembre, comme on l'avait dit. Et puis vraiment, les choses vont bien. C'est un gros dossier, l'industrie de la gestion des matières résiduelles, mais la gouvernance est bien assurée par le service de l'environnement. Donc, je vais inviter mes collègues, s'ils ont des questions de précision plus précises, à m'écrire et je pourrai avec plaisir leur transmettre une réponse par écrit. Voilà, je vous remercie.
Martine Musau Muele ◌7:54:17
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25. Poursuivons, Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:54:27
Madame la présidente, nous allons poursuivre avec les items 20.26 à 20.30. En 20.26, on conclut une entente-cadre avec JRG Dénégement Excavation pour la location de machinerie pour des travaux d'excavation pour une période de 5 ans. En 20.27, on accorde un soutien financier techniques à 4 organismes. En 2028, on accorde un soutien financier à la Maison de l'innovation sociale pour le projet du laboratoire d'innovation civique. En 2029, on accorde un contrat à Démospec pour des travaux de décontamination et de décarbonisage du natatorium de Verdun. En 2030, on accorde un contrat aux entreprises Michaudville pour des travaux de voirie, d'éclairage, de feux de circulation et d'utilité publique.
Martine Musau Muele ◌7:55:07
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30.
Josué Corvil ◌7:55:12
Poursuivons.
François Limoges ◌7:55:12
Madame la présidente, je propose de réunir les items 2031 à 2035. En 2031, on accorde un contrat de gré à gré à l'OBNL Atelier Entreprises pour la poursuite de la gestion et de l'activation du site Escale circulaire. En 2032, on approuve un contrat de collaboration entre la Ville de Montréal et Productions Figure 55. En 2033, on approuve l'addendum numéro 1 à la convention de contribution financière conclue entre la Ville de Montréal et l'événement Woodstock. En 2034, on approuve l'addendum numéro 1 à la convention de contribution financière concluant entre la Ville de Montréal et l'Agence de mobilité durable. En 2035, on approuve l'entente d'occupation entre la Ville de Montréal et Pomerleau pour une période d'un an et 7 mois.
Martine Musau Muele ◌7:55:54
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.31 à 20.35. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:56:00
Madame la présidente, je propose de réunir 2036 à 2040. En 2036, on autorise la cession des contrats JMV Environnement pour la location de divers équipements opérés pour les lieux d'élimination de la neige. En 2037, on autorise la cession des contrats de la firme JMV Environnement pour des services de déneigement clé en main à Rivière-des-Prairies. En 2038, on fait un don de 285 000$ à Centraide du Grand Montréal. En 2039, on accorde un soutien financier de 210 000$ à l'École nationale de théâtre du Canada. Et en 2040, on accorde un soutien financier de 330 000$ à l'UQAM pour la réalisation de son projet La petite forêt d'arbres.
Martine Musau Muele ◌7:56:38
Monsieur Abdelhak Sari.
Abdelhaq Sari ◌7:56:41
Madame la présidente, sur le point 2040, juste déclarer intérêt, s'il vous plaît.
Martine Musau Muele ◌7:56:47
Pour les fins du procès-verbal, déclaration d'intérêt de monsieur Sari pour la rubrique 20.40. Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌7:56:56
Oui, merci. Mon intervention est pour le 20.39. Nous sommes très enchantés aujourd'hui de voir ce sommaire décisionnel pour soutenir l'École nationale du théâtre avec un investissement sur un équipement de projection et de son. La plupart des festivals de cinéma se faisaient à l'Impérial et l'Impérial étant fermé, beaucoup de festivals de cinéma se retrouvaient un peu orphelins. Donc, on a voulu donner un outil probant pour soutenir un écosystème de festivals qui est super important tout en apportant à l'École nationale un équipement qui leur permettra aussi de faire des activités et des initiatives culturelles. Et je tiens à saluer l'équipe du développement économique qui a voulu soutenir en collaboration avec le service de la Culture, cet investissement, c'est le genre de choses, quand on dit que tout le monde doit s'approprier la culture, c'est un excellent exemple. Le service du Développement économique, sachant que le monument national où se trouve l'École nationale de théâtre, investit pour que des initiatives et des manifestations culturelles aient lieu et aussi permet de soutenir un écosystème de festivals. Donc, nous sommes très emballés de pouvoir soutenir et j'invite mes collègues à emboîter le pas et à adopter cette proposition de soutien. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:58:21
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌7:58:25
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, j'interviens également sur le 20.39. Écoutez, c'est clair, c'est clair qu'on ne peut pas être contre la vertu. On ne peut pas faire autrement que de saluer le projet qui va permettre de fonctionnement au Monument national. Ça va lui permettre d'aller à plus long terme sur sa mission, d'augmenter ses revenus en investissements et tout ça. On ne peut— c'est une excellente nouvelle. Ce que je trouve dommage, c'est que lorsqu'on a présenté une motion pour venir en aide aux salles indépendantes, l'administration a voté contre. Et ça, c'est exactement ça, c'est qu'on intervient dans une salle indépendante. C'est dommage qu'on ne prête pas les mêmes intentions aux salles indépendantes plus petites. Et comme je dis, je salue ce qui se fait au Monument national, mais ça serait bien qu'on puisse aider et appuyer de la même façon les salles indépendantes plus petites. Et c'est dommage qu'on arrive comme ça avec un point qui va où on agit en contradiction avec la motion. Parce que nous, la motion qu'on avait déposée, c'est exactement ça, c'est venir en aide aux salles indépendantes. On a voté contre, mais comme ça arrive souvent, on présente des motions, ils votent contre, puis ils reviennent avec nos idées après à travers des points comme ça. Alors j'espère que la prochaine fois, j'espère qu'à l'avenir, on pourra travailler ensemble pour vraiment venir en aide et intervenir auprès des salles indépendantes plus petites qui en ont également besoin, peut-être même à plus haut niveau. L'aide est plus nécessaire qu'elle l'est au Monument national. Mais je dis là, on n'est pas contre, on est content, mais je veux juste qu'on comprenne bien qu'il y a des besoins qui ont été refusés à travers une motion qu'on avait présentée et on ramène exactement la même chose.
Martine Musau Muele ◌8:00:33
Madame Éricka Alneus.
Voix 5F38:00:36
Merci beaucoup.
Ericka Alneus ◌8:00:37
En droit de réplique sur le 20.39, c'est important pour moi juste de clarifier certains éléments. La motion qui nous avait été présentée par l'opposition, et j'ai pris le temps de discuter avec monsieur Noratel à ce sens, la motion demandait qu'on soutienne au fonctionnement, chose que la Ville ne fait pas. Ça ne veut pas dire qu'on ne soutient pas les salles. Donc, pour moi, il est important de ne pas qu'on se mélange. Il y a des pommes puis des oranges. Là, ici, on soutient des équipements et j'aimerais rappeler quand même que nous avons soutenu le milieu des salles alternatives déjà au niveau de l'insonorisation à 1,6 million et Et dans le cadre de la politique de vie nocturne, nous ajoutons 2,5 millions pour soutenir l'insonorisation des salles. En plus, nous arrivons aussi avec 3 millions de dollars pour tous les gens qui voudront faire des initiatives de vie nocturne. Donc, il est important, par respect pour ce milieu qui travaille très fort, de ne pas s'embourber dans des choses qui pourraient être erronées. Je nous demande Et comme vous le dites, madame Rossi, vous voulez qu'on travaille ensemble, donc parlons des mêmes choses ayant les mêmes intentions. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:01:52
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.36 à 20.40. Madame Journeau.
François Limoges ◌8:02:09
Madame la présidente, avec enthousiasme, il nous reste un seul item dans le chapitre 20 et c'est le 2041 qui est d'accord d'un contrat signé RH Solutions pour une solution infonuagique. Madame la présidente, oui, c'est le point qui a été ajouté, qui a été déplacé du conseil d'agglomération au conseil de ville. C'est pour ça qu'il apparaît peut-être pas à votre ordre du jour. Il s'appelait autrefois 2057 de l'agglo, de son ancien nom avant qu'on le rebaptise en 2041.
Martine Musau Muele ◌8:03:02
Parfait, en absence d'autres interventions, notons l'adoption de la rubrique 20.41 qui était auparavant 20.57 dans les dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.
François Limoges ◌8:03:15
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 30.01 à 30.05. En 30.01, on adopte une résolution établissant la contribution des villes reconstruites aux fins du financement des dépenses afférentes au centre-ville. En 30-02, on adopte une résolution visant à affecter des sommes à la réserve financière destinée à financer certaines dépenses en immobilisation de compétence locale. En 30-03, on adopte le plan municipal en accessibilité universelle 2024-2030. En 30-04, on demande à Hydro-Québec de procéder à la conception des travaux d'enfouissement des lignes de distribution aérienne longeant la rue du Centre entre les rues Roprie et Island dans l'arrondissement du Sud-Ouest en 3005, qu'on approuve la prolongation des heures d'exploitation du permis d'alcool de 22 établissements commerciaux membres de la Société de développement commercial du boulevard Saint-Laurent, du Vino, du Disco Bar et de la Société des arts technologiques et des permis de réunion d'Octobre et de Productions Vision Montréal.
Martine Musau Muele ◌8:04:12
Monsieur Alan De Sousa.
Alan DeSousa ◌8:04:14
Merci, madame la présidente. Mon intervention, c'est La présidente de l'administration affecte 282,7 millions, même le fonds général, pour affecter à la réserve financière destinée à financer les dépenses en immobilisation compétences locales. Encore une fois, c'est trop peu. Les fonds qu'on met dans cette réserve servent à financer des dépenses en immobilisation avec du paiement comptant, donc de moins dépendre des emprunts et c'est une saine gestion financière. Le problème, c'est que l'administration réduit au fil du temps le paiement au comptant pour accroître l'utilisation des emprunts. L'argent mis dans cette réserve dans le budget 2025 est égal à ce que la Ville avait mis en 2020, soit 282 millions. C'est d'autant plus décevant qu'au niveau de l'agglomération, la Ville prévoit mettre moins d'argent dans cette réserve en 2025 qu'en 2024, avec un résultat que l'affectation du paiement au comptant de l'Agglo est moindre qu'en 2020, en 2023 et en 2024. Madame la présidente, le résultat est clair: les crédits alloués aux réserves et aux fonds réservés au financement au comptant des dépenses en immobilisation quant aux éditions de volets local et agglomération sont inférieurs que les années 2020 et 2023. Et en conséquence, la Ville prévoit d'utiliser de plus en plus les emprunts pour les 10 prochaines années. L'administration pèle ses dépenses dans la cour des générations futures. Depuis 2021, la part des investissements prévus dans la PDI de la Ville de Montréal financés par des emprunts est passée de 34,8% à 52%, et à l'inverse, dans son budget 2025, l'administration prévoit que seuls 29% des investissements seront financés par le paiement au comptant, une diminution alarmante lorsque la proportion était 47% en 2021. Malheureusement, ces décisions ont des impacts. Le recours excessif aux emprunts a un effet important sur les dépenses courantes dans le budget de fonctionnement. La Ville de Montréal rembourse annuellement une partie de sa dette ainsi que des intérêts et d'autres frais. Sur la dette à long terme par son service de dette brute. En 2025, les dépenses liées au service de dette brute correspondent à 1,18 milliard, et c'est-à-dire 16% des dépenses totales de budget du fonctionnement. Et cette gestion a la lourde affaire sur la dette, sur l'administration. La dette brute est passée de 8,6 milliards à 12, 7 milliards. Ça signifie, en seulement 7 ans, la dette brute a grimpé de 4,12 milliards, dont 48%. C'est une gourde budgétaire abusivement. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:07:12
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌8:07:15
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Alors, je vais intervenir sur le 30.03, Madame la Présidente. Le Plan municipal en accessibilité universelle 2024-2030 était très attendu, surtout par les Montréalais concernés et les organismes communautaires qui défendent les droits des personnes à mobilité réduite, comme on a pu le voir durant la période de questions. Le peu qu'on puisse dire, c'est que son dévoilement il y a 2 semaines n'a pas fait grand bruit, et cela peut se comprendre. Je ne vous cacherai pas ma déception à la lecture du maigre document qui donne l'impression d'être incomplet. D'emblée, au lieu de présenter des actions concrètes et précises, le document prévoit à la place des exemples d'actions. Pourquoi les actions à entreprendre pour 2025 ne sont pas clairement identifiées par le plan d'action? D'autres villes québécoises que Longueuil ont élaboré des plans identifiant des actions et des résultats concrets à atteindre. Ensuite, je questionne le délai d'élaboration du plan. Les enjeux sont pourtant bien connus de l'administration de Projet Montréal depuis des années et au moins depuis le lancement de son chantier en accessibilité universelle en 2020. Parmi les enjeux principaux, les participants du chantier avaient relevé l'absence d'une structure de gouvernance dédiée à l'accessibilité universelle à la Ville de Montréal. Dans un rapport commandé par la Ville il y a 2 ans, la firme externe lui recommandait de mettre en place une gouvernance solide, décisionnelle et concertée à l'ensemble de la Ville. Fin de la citation. Tout comme plusieurs groupes de défense des droits des personnes à mobilité réduite, elle encourageait l'administration de Projet Montréal à implanter un bureau dédié à l'accessibilité universelle. Malheureusement, l'administration de Projet Montréal aura pris plus de 4 ans pour avancer sur ce dossier. Le nouveau rôle du Bureau de la lutte au racisme et à la discrimination systémique n'est pas clairement défini dans le document qui nous est présenté, mais à part le suivi et mise à part le suivi du plan d'action. Je me demande également si la lutte au capacitisme fera partie des actions prioritaires du Bureau quand il n'est inscrit nulle part dans les documents budgétaires 2025. Le rôle du Bureau est d'autant plus flou qu'il semble se mélanger à celui du Service de la diversité, de l'inclusion et de la diversité sociale. Ce dernier se donne comme objectif, en 2025, de coordonner le déploiement du Plan municipal en accessibilité universelle. Avec un chantier en accessibilité universelle qui a duré 4 longues années, des comités d'experts mis en place, des citoyens et des citoyennes consultés, on aurait pu s'attendre à un plan plus concret. Mais c'est plutôt une maigre liste de vœux pieux qui nous est présentée. Il apparaît alors clair que pour Projet Montréal, la rédaction du plan municipal en accessibilité universelle est davantage une obligation légale qu'une volonté de changer les choses de manière structurelle.
Martine Musau Muele ◌8:10:44
Merci. Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌8:10:50
Merci beaucoup, madame la présidente. Un droit de réplique sur les mêmes points sur lesquels ma collègue de l'autre côté de la Chambre vient de se manifester. Ben écoutez, je vais faire mon point puis je vais essayer de répondre à quelques préoccupations. J'aurais été— je vais commencer par dire que j'aurais été ravie de voir quelqu'un de l'autre côté de la salle lors du lancement du plan parce que quand je constate qui sont préoccupés, que c'est une priorité, je me demande mais où ils étaient. Parce que, comme vous le savez, madame la présidente, c'est un plan d'action ville. Je l'ai répété à plusieurs reprises, ce sont les 19 arrondissements qui ont participé et pourtant l'équipe d'Ensemble Montréal a brillé par son absence. Personne, personne n'était invité. Pourtant, je tiens à réitérer aussi que j'ai pris le soin d'indiquer aux maires, aux mairesses, je comprends, ils peuvent avoir des agendas très chargés, faites-moi signe, levez la main, puis déléguez quelqu'un de votre équipe parce que si on veut vraiment collectivement prendre l'accessibilité universelle au sérieux, mais ça, ça demande un travail collectif, conjoint, administratif et politique. Et c'est ça la mobilisation sur laquelle nous avons travaillé et je suis très, très fière avec les services de la diversité de l'inclusion sociale et moi, de mon côté, humblement, au niveau politique. Il y a eu des rencontres et des présentations au comité exécutif, des présentations aux maires et mairesses des 19 arrondissements. Donc, madame la présidente, je pense que quand on dit que pour nous c'est une priorité, mais il faut peut-être prouver aussi avec des actions concrètes que c'est le cas. Puis là, oui, je le dis, c'est le cas. Je l'ai pas dit, je suis en droit de réplique. C'est le cas pour notre administration. J'ai fait un court rappel tout à l'heure sur un chantier que nous avons lancé, le chantier en accessibilité universelle, en 2020, sous le leadership de ma collègue Nathalie Goulet, à qui je tiens à saluer. Et pourquoi ça a pris 4 ans? Parce qu'on est une grande institution, plus de 28 000 employés. Si on veut vraiment faire un exercice de regard interne humble et critique pour voir où il faut accélérer. Mais oui, madame la présidente, ça prend du temps, ça se fait de façon très sérieuse, ça se fait avec des comités de suivi, des comités d'experts qui nous challengent, qui nous font des recommandations. Et d'ailleurs, ça me permet de remercier ce travail essentiel qui nous a permis de, pas de conclure parce que le travail se poursuit, qui nous permet de vous présenter aujourd'hui ce plan d'action pluriannuel. Je l'ai réitéré, je le répète, par loi, on est obligé d'avoir un plan d'action, à présenter un bilan. On était dans une logique de plan d'action annuel. Aujourd'hui, on va plus loin, on est ambitieux, puis on voit plus loin pour se donner le temps nécessaire, se donner des cibles claires, concrètes, des moyens, des indicateurs, et le fait de les faire pluriannuels et de se coller aussi à la vision et au plan stratégique de Montréal 2030, c'est une très bonne chose à faire et je suis très, très fière. Je parlais tout à l'heure de la mobilisation, madame la présidente, pour être— des fois les chiffres parlent. Je parle de la mobilisation de 46 unités d'affaires, 19 arrondissements, 4 bureaux à la Ville de Montréal, 23 services centraux. C'est énorme comme mobilisation, madame la présidente, et tout ça Chaque unité d'affaires a travaillé avec son propre plan de travail. Et pour répondre un peu à certaines préoccupations, quand on parle des cadres d'action 2025, mais en effet, ils se trouvent pas parce que ça va être travaillé au début de l'année, puis on va les mettre en place, on va les travailler avec le boulot à la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques. Pourquoi? Parce que c'était nommé aussi de l'autre côté de la salle, la préoccupation par rapport à la gouvernance. Merci de me donner la chance de prendre encore la parole sur ce point parce que j'ai travaillé très, très fort sur une recommandation phare et je suis fière de la mettre en place. Je l'ai dit puis je le réitère, cette gouvernance va être directement, directement sous la direction générale de la Ville de Montréal via le Bureau de la lutte aux racismes et discriminations systémiques. Donc, le Bureau va avoir les rôles de suivre les plans d'action, d'accompagner les différentes unités d'affaires, de faire la mise à jour des plans de travail 12 fois par année, de rendre compte public à la population montréalaise, madame la présidente. Et bien sûr, ça va être un moteur pour lutter contre le capacitisme. D'ailleurs, le jour du lancement, c'était intéressant parce qu'on avait déjà un panel avec la commissaire, madame Manahi, ainsi que Laurence Parent, qui est élue, qui est conseillère d'arrondissement dans le Plateau-Mont-Royal, présidente de la commission sur les transports publics, vice-présidente à la STM, mais de plus, c'est une élue qui est une experte en capacitisme. Ça aurait été vraiment, vraiment intéressant d'avoir la présence de l'équipe de l'autre côté de la salle avec nous. Sur ça aussi, j'aimerais peut-être remercier avant de finir, bien évidemment, le personnel municipal, parce qu'on sent que les gens ont embarqué, puis c'est ça dont on avait besoin. Les milieux communautaires et de la recherche, les personnes expertes en accessibilité universelle, et oui, la population montréalaise, parce que ce plan d'action aussi est parti de différents ateliers et consultations avec la population, et donc la vision, les objectifs, beaucoup viennent de ces ateliers-là. Pour faire une petite, alors si compétition, pourquoi pas, entre différents arrondissements, je tiens à souligner, à saluer le leadership des 5 principaux arrondissements qui ont décidé d'aller plus loin, comme l'arrondissement de Verdun qui a un propre plan d'action d'accessibilité universelle, comme le Plateau-Mont-Royal qui a également le sien. Donc je salue ce leadership. Je salue également de l'autre côté de la salle ma collègue mairesse de LaSalle, Nancy Blanchet, qui est embarquée tout de suite pour travailler. C'est un jour qui devrait nous rejoindre, à tout le monde, et non pas de façon partisane. Un travail que je remercie, un dialogue ouvert, constructif, qui va bien évidemment se poursuivre. Donc, je finirai en disant que lors de l'événement, j'étais ravie de recevoir des collègues, que ce soit des conseillères d'arrondissement, des maires et mairesses, des conseillères de ville des 7-8 arrondissements différents lors du lancement du plan d'action. Je peux pas m'empêcher de finir en saluant puis en remerciant très chaleureusement le travail qui a été fait, mené par les services de la diversité et l'inclusion sociale, qui va continuer à gérer des programmes, avec qui on va travailler sur la transition en lien à la gouvernance et le suivi de plans d'action vers le boulot à la lutte contre les racismes et discriminations systémiques. C'est travail qui va se poursuivre en toute collaboration, mais je tiens à saluer vraiment le travail de ces services parce que dans les dernières années, on était au front, on va continuer à l'être, et je suis ravie de constater que ces réflexes qu'on souhaite qui s'étendent partout dans la machine municipale, dans la Ville de Montréal, se poursuivent, et je suis certaine qu'on va réussir. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:18:12
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌8:18:20
Merci beaucoup, madame la présidente. En droit de réplique à mon collègue De Sousa sur 30.02, de mémoire. Bon, vous savez, madame la présidente, là j'entends souvent mon collègue en face mentionner qu'on suit pas la stratégie que nous avions faite, l'administration ne suit pas la politique que nous avions mise en place. Ben, écoutez, c'est pas parce qu'on fait pas exactement leur plan de match que notre plan de match n'est pas bon. Alors, on n'est pas dogmatiques. L'important, c'est d'avoir des principes puis qu'ils nous éclairent, qu'ils nous guident. Il faut pas qu'ils nous aveuglent, ces principes-là. Alors, on est flexibles, on est agiles et on y va selon l'économie. Je rappelle, je rappelle qu'après la pandémie, Nous avons fait un choix, un choix de renouveler, un choix d'aller emprunter à des taux qui étaient nettement plus bas, et ça a fait économiser des dizaines de millions de dollars, plus de 40 millions de dollars qui ont été économisés par les Montréalais parce que justement, plutôt que d'appliquer bêtement une stratégie qui fonctionnait parce que l'économie était à un niveau X, ben, il y a eu des changements économiques, on a revu notre stratégie, puis ça a fait en sorte qu'on a fait économiser les gens. Après ça, notre collègue nous dit, vous savez, la dette, la dette, la dette est pas sous contrôle, on pèle par en avant, on empiète sur les futures générations, on s'en vient à pelleter sur les prochaines générations puis leur faire payer. Ben, écoutez, si Si c'était le cas, nous n'aurions pas amélioré pour une troisième fois la cote de crédit de la Ville de Montréal. C'est arrivé 3 fois en 24 ans d'existence de la Ville de Montréal et notre administration a réussi, madame la présidente, à avoir une meilleure cote de crédit que le gouvernement du Québec. Alors, je comprends que mon collègue On l'a déjà entendu dans le passé en disant, mais oui, mais on le sait, le gouvernement du Québec, parce qu'avec les villes, elles lui sont redevables, et puis ça va faire en sorte qu'elles garantissent, etc., etc., etc. Ceci dit, là, il y en a plein d'autres villes qui font la même affaire, et pourtant, il y a des gens indépendants qui regardent nos finances et qui voient que, ben non, c'est sous contrôle. Nous gérons bien, nous administrons bien. Mon collègue, madame la présidente, nous fait aussi— il tente de nous faire peur en disant, vous savez, la dette brute, ça explose, elle est à 16%. Or, tous les voyants, tous les voyants sont au vert, madame la présidente. Nous avons demandé une dérogation parce que nous investissons à des niveaux records. Il n'y a aucune administration qui a autant investi, jamais, jamais, jamais, jamais. Et pourquoi? Parce que pendant des décennies, là on ne parle pas de juste la dernière ou l'avant-dernière administration, parce que de nombreuses administrations n'ont pas fait tous les investissements dans les infrastructures tels que nous l'aurions dû le faire. C'est plus le fun de couper des rubans que d'ouvrir des rues puis de faire des canalisations puis d'investir dans l'eau puis d'investir dans des infrastructures où c'est pas mal plus sexy d'aller couper des rubans dans toutes sortes d'affaires. Nous avons été responsables et on va continuer de l'être, madame la présidente. Alors, tous les voyants sont au vert. On a demandé une dérogation. 2027, le retour. C'est ce qu'on fait année après année. À chaque fois, on fait une prévision. 107 en 2025, mais à chaque fois lorsqu'on produit les résultats, les résultats financiers audités, ben on arrive en dessous. Donc autrement dit, là, on ramène le portrait toujours meilleur année après année. Après ça, on nous dit toujours sur le 16%, ça fait peur au monde, 16%, 16%. Or, pour paraphraser Jacques Parizeau, c'est la dette nette qui compte. C'est la dette nette, c'est ça qui est important. Elle est à 12%, elle est à 12%, monsieur DeSousa. Cette année, on va mettre combien d'argent? Je comprends que vous dites, ah ben, c'est moins que le plan, c'est moins que le plan. Or, il faut être flexible, faut pas être dogmatique. Combien on a si on regarde le budget en ce moment? 518,9 millions de dollars que nous allons payer comptant. 519 millions cash qui vont pas être empruntés et donc envoyés aux générations futures. Alors moi, bien franchement, je continue, je persiste et je signe. Notre administration sait administrer, notre administration sait gérer, notre administration ne pellete pas en avant, notre administration, ouais, responsable, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:23:41
Est-ce que je peux vous demander c'est à quel sujet, madame Rossier?
Chantal Rossi ◌8:23:43
Question de privilège.
Martine Musau Muele ◌8:23:44
Est-ce que c'est une réelle question de privilège ou c'est une rectification de fait?
Chantal Rossi ◌8:23:49
C'est une question de privilège parce que quand on laisse sous-entendre que je ne suis pas intéressée à mon dossier, je pense que c'est une question de privilège. Et effectivement, je n'avais pas été l'attachée politique pour l'événement que madame Blanco parlait a dû courir pour que je puisse avoir une invitation. Je n'avais pas reçu d'invitation. Alors s'il y avait des élus, ça devait sûrement être des élus de leur bord, comme dans tous les événements. À chaque fois qu'il y a des événements, nous ne sommes pas invités, même si c'est dans nos dossiers. Alors je ne laisserai pas présumer que je ne suis pas intéressée à mes dossiers et que je ne suis pas présente dans les activités activités sur le terrain. Ça, c'est, ça, c'est ma réputation, puis ça m'appartient, puis il y a personne qui va venir jouer avec ça. L'invitation, je l'ai pas reçue. Les invitations, on n'est jamais invité. Le plus bel exemple, madame la présidente, c'est aujourd'hui.
Voix 5F28:24:39
Est-ce qu'il y a quelque chose qui rassemble plus que l'esprit olympique?
Martine Musau Muele ◌8:24:42
Madame Rossi, madame Rossi, j'ai compris l'essence de vos propos. Est-ce qu'il y avait une suite ou pas?
Voix 5E38:24:59
Non.
François Limoges ◌8:24:59
Ben, madame la présidente, c'était une opinion, un désaccord sur une opinion. Là, ce n'était pas une question de privilège.
Martine Musau Muele ◌8:25:09
Bon, je pense qu'il va falloir revoir la compréhension que nous faisons de la question de privilège. Le règlement est quand même très clair là. Sur les injures, sur les insultes, sur les propos antiparlementaires. Si à chaque fois que nous sommes en désaccord sur la lecture que nos collègues font d'une même situation, on terminera jamais. La question de privilège, ça s'appliquera toujours. Je vais poursuivre.
Chantal Rossi ◌8:25:35
La présidente, mais là c'est vraiment Madame Rossi.
Martine Musau Muele ◌8:25:38
Non, non, Madame Rossi, Madame Rossi, il est 21h26. Si vous n'êtes pas d'accord avec ma décision, je vous invite— Est-ce qu'on va faire ça là, à 21 h 25? Vous allez m'interrompre alors que j'exerce ma fonction. Alors moi, ce que je vous dis, moi ce que je vous dis, madame, je veux vous faire un rappel. Combien de fois dans cette enceinte est-ce que des personnes n'ont pas senti que leur réputation était attaquée? Nous sommes tous à fleur de peau en raison de la fonction que nous occupons. Ce que je vous dis, c'est que si vous n'êtes pas d'accord avec ma décision, vous pourrez venir me voir comme d'habitude, mais j'estime que nous pouvons procéder. À titre de rappel, pour les fins du procès-verbal, 30.01 à 30.05 ont été adoptés, ce qui nous permettrait de poursuivre. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:26:32
Madame la présidente, nous allons réunir les items 30.01 à 30.05. 30-06 à 30-10 et en, je vais mettre mes lunettes de lecture, attendez une seconde, je suis rendu là dans ma vie. En 30-06, on autorise la tenue du concours d'architecture pluridisciplinaire pour la conception et la construction de la nouvelle bibliothèque du quartier Villeray. En 30-07, on abroge la résolution du conseil municipal CM-14-0394. En 30-08, on accepte les offres de services d'arrondissement de prendre en charge la coordination et la réalisation des travaux d'aménagement de rue faisant partie du réseau routier artériel administratif de la Ville. En 3009, on accepte l'offre de service de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal de prendre en charge la gestion du contrat de contribution financière pour le projet d'acquisition d'un bâtiment par le Centre culturel Afro-Canadien de Montréal. Et en 3010, on offre au conseil d'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles de prendre en charge le processus de ratification de l'entente entre la Ville de Repentigny de la Ville de Montréal relativement à l'entretien du pont Jean-Baptiste-Legardeur.
Martine Musau Muele ◌8:27:35
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌8:27:37
Merci, madame la présidente, et je m'exprimerai sur le point 30.09. Écoutez, ma collègue Alneus l'a bien dit tout à l'heure, le développement économique, c'est aussi un outil de rayonnement culturel. J'ai aussi envie d'ajouter que c'est un outil d'inclusion, de lutte aux discriminations, et dans ce cas-ci, particulièrement de lutte au racisme contre les communautés noires et quelle fierté pour notre administration d'appuyer ce point à travers la stratégie centre-ville, on vient aider le centre culturel afro-canadien à devenir propriétaire de ses locaux à travers cette contribution de 400 000 dollars qui fait partie d'un plus large montage financier et ça va être la première fois à Montréal qu'on a une entité aussi importante qui représentera la fierté, l'histoire, les cultures, les couleurs, la diversité, la richesse des communautés noires à Montréal. Alors vraiment, je tiens à saluer le travail du service du développement économique qui, à travers la stratégie centre-ville, vient appuyer cette volonté des communautés, des communautés noires de s'ancrer dans leur ville, de faire rayonner leur culture, leur héritage, leur histoire, et nous Montréalais, Montréalaises de toute communauté, de tous horizons, de toute culture, de tout âge, on ne peut être que très fiers de soutenir des projets comme celui-ci. Alors vraiment chers collègues et chères collègues du service du développement économique, merci pour ce travail. Pour ce travail, on est très fiers de ce point.
Martine Musau Muele ◌8:29:18
Monsieur Josué Corvil.
Josué Corvil ◌8:29:21
Madame la présidente, je vais intervenir sur le point 3006. La bibliothèque publique joue un rôle prépondérant dans le processus de démocratisation de l'information. Sa présence dans un environnement constitue un atout majeur dans le sens de développement culturel, social, économique J'aimerais citer Albert Einstein qui, en parlant de bibliothèque, affirme: la seule chose que vous ayez absolument besoin de savoir, c'est l'emplacement d'une bibliothèque. Dans cet ordre d'idée, nous pouvons dire que la bibliothèque se trouve à Villeray. Après plusieurs années d'attente, car le plan quinquennal 2013-2017 avait soulevé le manque d'espace et la vétusté des lieux, il fallait une intervention rapide pour corriger la situation. Quelques années plus tard, nous voilà enfin arrivés à du concret. Le projet qui est devant nous s'appuie sur 3 axes, dont l'un concerne la construction d'un nouveau bâtiment de 4635 mètres carrés pour accueillir la nouvelle bibliothèque du quartier Villeray. Vous admettez avec moi, madame la présidente, que c'est une excellente nouvelle pour les citoyens de Villeray–Parc-Extension, particulièrement votre district. En effet, après les travaux d'agrandissement des bibliothèques Maisonneuve à Mercier Hochelaga et l'Octogone à LaSalle, le lancement du concours de design pour la future bibliothèque de Villeray sera lancé. La bibliothèque publique joue un rôle primordial dans la vie de nos citoyens. Il faudrait rappeler que Montréal a une grande histoire avec les bibliothèques. Par décision de la de la Municipalité de Montréal du 3 novembre 1902, il est décidé de créer une bibliothèque publique et gratuite. Le 4 septembre 1917, la Bibliothèque de la Ville de Montréal ouvrait ses portes au public. Voilà depuis 107 ans que la Bibliothèque de Montréal existe. Elle se décuple dans nos arrondissements. Le manifeste de l'UNESCO sur la bibliothèque publique daté de 2022 affirme que la bibliothèque publique est une force vive pour l'éducation, la culture, l'inclusion et l'information. La bibliothèque publique du 21e siècle est perçue comme un centre d'apprentissage, un Fab Lab, un quatrième lieu qui repose sur 3 piliers: bibliothèque physique, numérique et la bibliothèque hors des murs. Je caresse le rêve, sans être chauvin, de voir une bibliothèque se lever dans le district de Saint-Michel. Au service de toute la communauté, la bibliothèque constitue un véritable levier socio-économique pour la collectivité. Le programme Bibliocalité met en lumière sur une base objective les efforts d'investissement qui sont faits dans nos bibliothèques. Je nous invite à vérifier la bibliocalité pour vos arrondissements en vous adressant à votre direction de la culture. Cette mesure de bibliocalité se base sur les acquisitions, les heures d'ouverture, la superficie des places assises et des ressources. In fine, une bibliothèque sert à quoi? Veiller le sens et l'imaginaire, assurer la liberté d'expression, trouver et interroger l'information, stimuler son esprit critique. Favoriser l'intégration sociale, contribuer à une société plurielle, découvrir l'inattendu. En fait, la bibliothèque, c'est un outil indispensable pour nos arrondissements et notre ville, que ce soit Cœur Nomade, Espace Rivière, la Bibliothèque Saint-Charles. Il est important d'encourager des rénovations ou de construction de bibliothèques dans notre métropole, et ce dans les districts et arrondissements qui n'en disposent pas. Je vous encourage à fréquenter vos bibliothèques locales. Merci et bonne soirée à tous.
Martine Musau Muele ◌8:33:17
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.06 à 30.10. Avant d'ajourner, je vous prierai de me confirmer à quelle heure est-ce que le conseil reprendra demain.
François Limoges ◌8:33:30
Madame la présidente, nous allons revenir à 9h30.
Martine Musau Muele ◌8:33:33
9h30, cette séance est journée, 21 h 33. Merci.
Voix 1D20:09:11
Mesdames et messieurs, conseillères, conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît.
Voix 1F20:09:19
Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Martine Musau Muele.
Martine Musau Muele ◌0:09:43
Bonjour, nous sommes mardi 17 décembre 2024, il est 9h35. Bienvenue à la poursuite de cette séance ordinaire du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples. Nous remercions la nation Kinyangiraka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Au nom du conseil municipal, je souhaite que l'on dédie la minute de silence d'aujourd'hui à une artiste pluridisciplinaire et pionnière du design au Québec, madame Madeleine Harbour, cosignataire du manifeste artistique Refus global en 1948, Madame Arbour a marqué l'histoire du Québec en ayant connu une carrière prolifique en tant que dessinatrice, peintre, animatrice de télévision et femme d'affaires. Amie de longue date de Jean-Paul Riopelle et fondatrice, en 1965, d'un atelier de designers composé uniquement de femmes dans le Vieux-Montréal, elle fut durant toute sa carrière une mentor pour plusieurs générations d'artistes. Décoratrice de la cafétéria du Pavillon canadien à Expo 67 et de la Maison du Québec à New York en 1970, Elle aménagera et décorera plus tard, de 1987 à 1994, les trains de Via Rail en y incorporant des œuvres d'art, notamment de Riopelle, Michaël Snow et Barbeau. On lui doit également la rénovation esthétique des salons des gares de Montréal, Toronto et Ottawa, l'intérieur des avions d'Air Canada de 1986 à 1990 et les salles publiques de la résidence du gouverneur général du Canada à la Citadelle de Québec. Continuant à briser des plafonds de verre, elle fut par ailleurs la toute première femme à présider le Conseil des arts de Montréal métropolitain devenue aujourd'hui le Conseil des arts de Montréal de 1989 à 1990. En 2002, elle recevra finalement le prix Sam Lapointe, lequel célèbre la carrière exceptionnelle d'un designer québécois. Alors, au nom du conseil, nous présentons nos sympathies aux proches et à la famille de madame Harbour. Je vous inviterai à observer une minute de réflexion avec moi. Merci. Merci, je vous invite à prendre place. Je me permets de le mentionner maintenant avant la fin de la session, au nom du conseil, on émet nos plus grandes félicitations aux membres du conseil municipal qui ont reçu la médaille de couronnement du roi Charles. Il s'agit notamment des personnes suivantes, un instant, de monsieur Dominic Perri, monsieur Michel Bissonnet ainsi que madame Mary Deros. C'est bien ça? Félicitations. Commençons donc maintenant que cette séance est ouverte avec la période de questions des membres du public, en commençant avec Linda Kelly, représentant la Ligue des droits et libertés. Bonjour, madame Kelly, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌0:14:06
Oui, bonjour. Ma question est pour monsieur Alain Vaillancourt comme responsable de la sécurité publique au comité exécutif. Donc, je suis là pour faire un suivi de ma question au conseil municipal du 16 novembre. À cette occasion, je vous avais posé des questions au sujet du suivi que la Ville de Montréal fait de la réalisation de la recommandation numéro 19 du rapport de l'OCPM sur le racisme et les discriminations systémiques. Donc, comme vous le savez, il s'agit de modifier la Charte de la Ville de Montréal pour y ajouter 2 membres de la société civile, pour ajouter 2 membres de la société civile sur la Commission de la sécurité publique. Puis il faut en faire la demande au gouvernement, ce que vous avez fait en janvier 2023. Et en novembre, monsieur Vaillancourt, vous m'aviez dit que vous ignoriez, à notre grande surprise à la Ligue, que le ministère a fait des demandes d'orientation à la Ville entre février 2023 et juillet 2024 pour faire avancer le dossier et rédiger une proposition de modification législative. Et qu'en fait, c'est la Ville qui ne donne pas suite aux demandes du ministère. Puis parmi les communications que j'ai obtenues par l'accès à l'information entre le ministère et la Ville, j'en lis en quelques secondes quelques extraits. Une personne du greffe de la Ville écrit au ministère, 23 mars 2023: Nous n'avons pas de retour par rapport à vos questions. Je reste alerte à ce sujet. 14 avril 2023: Comme discuté hier au téléphone, nous n'avons pas encore de nouvelles. 1er mai 2023: Je tente toujours d'avoir les réponses ici. Je vous envoie le tout quand je les obtiens. Le 21 juin 2023, je n'ai toujours pas de nouvelles sur vos propositions d'orientation. Je vais le relancer, c'est dommage. Et en juillet 2024, j'ai le regret de vous dire que nous n'avons pas encore reçu les—
Martine Musau Muele ◌0:15:44
La question, s'il vous plaît. Merci.
Citoyen·ne ◌0:15:46
Donc, monsieur Vaillancourt, est-ce que vous pouvez expliquer comment il se fait qu'à chaque fois qu'on a fait une demande de suivi à votre égard depuis janvier 2023, vous nous aviez dit que le dossier est en traitement Merci.
Martine Musau Muele ◌0:15:59
Allons-y avec une réponse de monsieur Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:16:04
Bon matin, madame Khalil. Effectivement, il y a eu des retours entre le MSP, le ministère de la Sécurité publique, et le greffier et notre bureau. Nous avons cette semaine, dans le fond, ils voulaient des précisions justement sur notre demande initiale du mois de janvier. Alors cette semaine, on a envoyé toutes les précisions, on a répondu à toutes leurs questions en termes de précisions. Des 2 membres et nous avons accepté le fait que ça va être 2 membres. Alors, la demande a été renvoyée cette semaine au ministère, donc on est en attente du ministère pour justement changer l'article 112 de la Charte de Montréal. Alors, c'est tout complété.
Martine Musau Muele ◌0:16:39
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌0:16:41
Oui, ben c'est une bonne nouvelle de savoir que la Ville va enfin donner suite à son engagement depuis plusieurs années, mais ma question, parce que c'est quand même préoccupant qu'il a fallu faire une demande d'accès à l'information pour se rendre compte que la Ville ne donnait pas suite aux demandes du ministère pendant que vous, à chaque question que la Ligue vous posait, vous disiez, c'est en cours de traitement, alors que manifestement la Ville ne remplissait pas ses engagements. Donc, ma question, c'est vraiment au niveau plus de la confiance qu'on peut avoir au sein de l'administration de la Ville de Montréal. Comment ça se fait que pendant cette période-là, vous n'aviez pas cette information, en effet, que le ministère attendait des réponses de la part de la Ville, puis que vous nous répondiez que c'était en traitement puis que vous n'aviez pas de nouvelles?
Martine Musau Muele ◌0:17:22
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:17:25
Ben, je pense j'aime mieux me concentrer sur le fait qu'on a reçu toutes les communications, on était en communication avec eux. Il y a eu des retards de notre part, je le cacherai pas, pour beaucoup de raisons, mais là cette semaine on s'est penché sur la question et le tout est complété. Alors on est en attente du MSP et aussi on aimerait que le MSP, eux aussi sont supposés nous donner un membre sur la commission, donc on est en attente aussi du membre du ministère pour la commission sécurité publique. Alors, le tout est en ordre.
Martine Musau Muele ◌0:17:55
Merci, madame Killil. Très bonne journée à vous et à la prochaine. Nous continuons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Robert Édgar. Bonjour, monsieur Édgar, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌0:18:08
Bonjour, madame la présidente, madame la mairesse et tous les conseillers. I'll wish everyone happy holidays, whatever those holidays might be. And on the subject of holidays, particularly religious holidays like Christmas and Hanukkah, etc., I'm quite concerned about the words of François Legault, who apparently wants to ban public prayer in the province of Quebec. This seems to be excessive, to say the least, and I believe out of alignment with true secularism, true laïcité en français. In Montreal, on the beginning of Hanukkah, I believe the same day as Christmas this year, the Jewish community in public erect a very large menorah And they light one candle per day over a period of 7 days. And there are prayers involved in this ritual. It has been done in Place d'Armes in front of La Basilique Notre-Dame, La Basilique Notre-Dame in the past. You know, in terms of Christmas, there's Christmas carols and so on. I can't cite specific.
Martine Musau Muele ◌0:19:35
And your question, please?
Citoyen·ne ◌0:19:37
My question, my basic question to Madame Plante is, what will you do to make it clear to François Legault and the Quebec government that public prayer should not be banned and that it is actually within the bounds of laïcité?
Martine Musau Muele ◌0:20:04
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌0:20:06
Bonjour, Monsieur Edgar. Merci pour votre question. Je comprends tout à fait vos craintes, mais pour l'instant, il n'y a pas de projet de loi déposé. On verra si un jour l'Assemblée nationale statue là-dessus. On n'est pas rendu là. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:20:19
Additional question?
Citoyen·ne ◌0:20:21
Yes, as usual, an evasion. I'm just going to read a definition of qu'est-ce que La laïcité garantit la liberté de conscience, de celle-ci découle la liberté de manifester ses croyances ou convictions dans les limites du respect de l'ordre public. La laïcité— excusez-moi— la laïcité implique la neutralité de l'État et impose l'égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou conviction. La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d'expression de leurs croyances ou convictions. It could go on. That is the French government's definition of laïcité. It's a very good one, and according to that definition, public prayer is within the bounds of laïcité.
Martine Musau Muele ◌0:21:15
And the question?
Citoyen·ne ◌0:21:18
It's the same question. What will Valerie Plante as the mayor of Montreal? What will Projet Montreal as the administration of Montreal do to ensure that Montrealers can pray in public?
Martine Musau Muele ◌0:21:34
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌0:21:36
Merci, merci Madame la Présidente. Je remercie Monsieur Edgar pour sa question, mais sa question est incroyablement hypothétique et on ne peut pas répondre dans une assemblée du conseil sur tous les scénarios possibles et imaginables. Et surtout très hypothétique. Alors moi, je l'invite à poser sa question au gouvernement du Québec ou à Monsieur Legault sur les intentions législatives du gouvernement du Québec. Et puis pour l'instant, vous l'avez, on a des chartes des droits et libertés qui s'appliquent au Canada, au Québec et à Montréal.
Voix 1H30:22:06
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:22:07
Thank you, Mr. Edgar, for your question. Have a good day. La prochaine intervention nous est faite par Marine Goury. Bonjour, Madame Goury, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌0:22:20
Bonjour. Donc ma question est la suivante. Madame la mairesse, je travaille au comité logement d'Hochelaga-Maisonneuve. Avant-hier, le 15 décembre 2024, un homme est mort d'hypothermie à la place Simon-Valois. Une nouvelle malheureusement aussi triste que prévisible. En effet, nous avons tenté des semaines auparavant d'avertir l'arrondissement sur ce que la politique des démantèlements systématiques pouvait réserver comme sort à ceux pour qui, dans la crise humanitaire que nous traversons aujourd'hui, le dernier recours pour conserver un minimum de dignité et de sécurité de se tenir ensemble. Face à une mairie qui se cachait derrière la maxime selon laquelle un campement ne peut pas être une fin en soi et qu'ils tentaient de nous faire dire ce que l'on ne disait pas, que les campements étaient la solution, nous rappelions inlassablement que la crise qui sévit actuellement est historique et qu'aujourd'hui, il n'y a pas de place dans les refuges. Je pèse mes mots. Nous avons maintes fois demandé quelle était alors la solution alternative proposée, mais les discussions finissaient toujours par se mordre la queue. Nous étions face à un arrondissement qui nous disait à la fois que les campements ne pouvaient pas être la solution, mais qui n'en proposait pas et qui se plaignait simultanément qu'il y avait trop de refuges dans son quartier. Le soir du démantèlement, le 2 décembre, alors que je suis venue poser des questions sur l'événement du matin et que le maire et sa conseillère m'ont répondu avec des chiffres erronés en contournant mes questions, j'ai tenté de corriger les informations énoncées ainsi que de signifier calmement que ma question n'avait pas été répondue. C'est alors que le maire m'a demandé de quitter la séance pour non-respect du décorum. Ne souhaitant pas partir d'un des seuls espaces démocratiques qui nous est alloué dans l'arrondissement, j'ai dit que je restais. Le maire a alors décidé de suspendre la séance en demandant à l'agent de sécurité de me faire partir. L'agent m'a dit que si je ne partais pas, elle appelait la police. La police est donc arrivée, m'a sortie du conseil d'arrondissement, m'a interrogée pendant une quinzaine de minutes par -10 dehors et a fouillé une partie de mes affaires. J'ai également été avisée que si j'avais davantage résisté, j'aurais eu des charges criminelles et que même sans charge, il restera une note à mon dossier concernant cette sortie. Je ne m'étendrai pas sur le sentiment qui me traversait à ce moment alors que j'avais assisté à un démantèlement des plus brutaux le matin, et que je me retrouvais dans la soirée traitée comme une criminelle en exerçant mon droit de citoyenne dans l'espace qu'on nous invitait à investir. Car oui, quand nous manifestions, les policiers nous disaient, pourquoi n'allez-vous pas au conseil d'arrondissement plutôt? Sans penser que c'est un espace que nous investissions déjà avec peu d'attentes malgré tout. J'ajoute que lors de cette séance du conseil, 3 autres personnes ont été exclues et que le conseil a été suspendu 4 fois.
Martine Musau Muele ◌0:24:38
Madame Gori, puisqu'on veut s'assurer de répondre à vos préoccupations, est-ce que vous pouvez présenter votre première question? Vous pourrez poursuivre ensuite.
Citoyen·ne ◌0:24:45
Tout à fait. Donc ma question est la suivante. Donc j'ai pas pu dire que le maire a suspendu la séance 4 fois, a sorti 3 autres.
Martine Musau Muele ◌0:24:55
Vous pourrez terminer par la suite. Allons-y avec la question.
Chantal Rossi ◌0:24:58
Parfait.
Citoyen·ne ◌0:24:58
Donc ma question est la suivante: est-ce que c'est la démocratie municipale que l'on souhaite, que vous souhaitez, madame la mairesse?
Martine Musau Muele ◌0:25:06
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:25:08
Merci beaucoup, madame Goury, pour votre question. Tout d'abord, peut-être remettre certaines choses en perspective. Je m'appelle Robert Beaudry, je suis responsable au dossier d'itinérance à la Ville de Montréal. La Ville de Montréal fait énormément de choses, énormément de choses en place pour offrir des alternatives aux personnes qui sont en situation d'itinérance. On est face à une crise qui est sans précédent actuellement, une croissance, vous le voyez, vous travaillez dans le milieu communautaire, qui est fulgurante. Même les organismes communautaires n'arrivent pas non plus à offrir des services adéquats à la population, vous avez vraiment raison de le dire. C'est ce que la Ville de Montréal dit aussi. Néanmoins, il est erroné de dire que la Ville de Montréal ne tente pas de trouver des alternatives. On a ouvert près de 900 refuges dans les dernières années, 900 places en refuge pour justement donner des alternatives. On travaille sans précédent aussi pour développer du logement abordable, du logement social hors marché. On multiplie les efforts pour soutenir les organismes communautaires. Mais ce que la Ville de Montréal et toutes les villes du Québec disent, c'est c'est qu'à elle seule, elle ne peut pas régler la situation de la pauvreté, de l'exclusion et de l'extrême pauvreté sur l'île de Montréal ou partout au Québec. On doit avoir la part également des ordres de gouvernement si on veut vraiment faire un changement et offrir des alternatives. On peut continuer à offrir des mesures, et c'est ce qu'on va continuer à faire en situation de crise comme on vit actuellement, mais si on veut vraiment faire la différence pour les gens qui sont dans les campements, pour les personnes qui actuellement sont à risque mettre leur vie en danger en étant dans un campement, que ce soit par l'incendie ou par l'hypothermie, il faut qu'on puisse compter sur l'appui sans précédent des gouvernements du Québec et du fédéral. Et c'est ça que les villes demandent actuellement.
Martine Musau Muele ◌0:26:45
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌0:26:47
Oui, alors même si, bon, on a visiblement pas la même opinion sur le sujet, mais je veux juste rappeler que moi, ma question était pas sur les mesures qui étaient prises par la Ville, parce qu'on se fait tout le temps répondre les mêmes choses, mais plutôt, est-ce que c'est la démocratie municipale que l'on souhaite dans la Ville de Montréal? Donc, les choses que je n'ai pas dites tantôt, c'est que je voulais ajouter que dans cette séance du conseil d'arrondissement du 2 décembre, 3 autres personnes ont été exclues. Le conseil a été suspendu 4 fois, voyant à chaque fois le maire quitter son poste boudeur pour aller dans son bureau. Par 4 fois également, l'enregistrement des séances a été coupé, gardant ainsi peu de traces des débats réellement démocratiques qui ont pu avoir lieu. Je terminerai en disant que le dialogue avec nos élus locaux se réduit malheureusement à une illusion en ce moment où nous aurions besoin d'une collaboration des plus efficaces. Cela fait 2 ans que nous tentons d'avoir des vrais échanges et informations de la part de l'arrondissement. Nous envoyons des courriels qui ne sont pas répondus. Lorsque l'on sollicite l'outil démocratique qui s'offre à nous, nos questions ne sont elles-mêmes pas répondues. Lorsque l'on proteste sur le fait qu'elles ne sont pas répondues, Monsieur le Maire suspend la séance, quitte et fait sortir par la police les personnes qui attendent des réponses. Donc, je répète ma question: est-ce que c'est la démocratie municipale que vous souhaitez?
Martine Musau Muele ◌0:28:01
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌0:28:03
Oui, bonjour. Écoutez, c'est vraiment important qu'au conseil d'arrondissement, tous les citoyens se sentent en sécurité et se sentent le bienvenu de poser leurs questions. Vous êtes la bienvenue, tous les citoyens sont les bienvenus, mais pour s'assurer que tout le monde se sente en sécurité, il y a un règlement de régime interne qui doit être respecté. Interrompre les citoyens et les élus lorsqu'ils parlent, les empêcher soit de poser leurs questions ou que les élus répondent à leurs questions enfreint le règlement de régime interne. Je vous rappellerai qu'en tout début de séance, il y a même des enfants qui sont venus nous déposer une chaise de génération qui ont été chahutés par des membres du public, par des adultes. C'est très important quand on préside une séance publique telle qu'un conseil d'arrondissement de faire appliquer le règlement de régie interne. Donc, je comprends votre colère et je la partage à certains égards. Ça n'a pas de bon sens ce qui se passe en itinérance et on n'arrête pas de le dire et on fait immensément de représentations pour développer de nouvelles ressources. Dans Hochelaga-Maisonneuve, on a 400 lits de refus. C'est à peu près le quart des lignes Montréal pour 8% de la population. On fait les efforts, mais être en colère ne donne pas le droit d'enfreindre les règlements. Et donc, si vous allez dans n'importe quelle autre instance démocratique et que vous agissez de la même façon, que ce soit ici, en commission parlementaire, à Québec ou à Ottawa, la présidence est tenue de faire respecter les règlements de régime interne. Et pour ce qui est de votre CA, en effet, nos relations sont mauvaises, votre organisation. Je demande à rencontrer votre conseil d'administration comme j'ai fait cet été, mais votre organisme ne nous donne pas leurs coordonnées. Donc, on va continuer à essayer de les rencontrer pour améliorer notre relation qui devrait être plus constructive, malheureusement.
Martine Musau Muele ◌0:30:01
C'est tout le temps qu'on a, madame Goury. On vous remercie pour votre présence ce matin. Très bonne journée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Léandre Plouffe représentant le comité logement Hochelaga-Maisonneuve. Bonjour monsieur Plouffe et bienvenue.
Citoyen·ne ◌0:30:19
Bonjour. En commençant, j'aimerais demander à madame Valérie Plante de bien vouloir répondre à mes questions étant donné que ma collègue Marine, qui vient tout juste de passer, n'a pas obtenu de réponse de la part de madame Plante. J'aimerais demander à madame Plante, en commençant, si elle compte blâmer l'aspirant, le petit aspirant dictateur de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour les propos qu'il vient de tenir.
Martine Musau Muele ◌0:30:49
Monsieur Plouffe, si vous permettez juste un instant, je veux qu'on puisse s'assurer de vous entendre. Puis vous le savez, la séance de questions du public, c'est un moment pour que vous puissiez exprimer des préoccupations et recevoir idéalement une réponse. Il y a une chose que je me dois absolument de vous présenter, c'est une nécessité que le dialogue se fasse dans le respect. Alors, sachez que le terme dictateur ou tout autre synonyme que vous souhaiteriez utiliser ne sera pas accepté, d'accord? Ça sera la seule mise en garde que je vous ferai par rapport à votre prise de parole. On veut vous entendre. Merci.
Citoyen·ne ◌0:31:22
Très bien. Donc, ma préoccupation est celle de la démocratie municipale. Comment se fait-il que des citoyens qui posent des questions au conseil d'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve se fassent sortir par la police?
Martine Musau Muele ◌0:31:37
Merci. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌0:31:45
Oui, bonjour. Merci pour votre question. Je pense que la réponse du maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à la personne qui était là avant vous a été très claire. Il y a des règles de régime interne qui sont s'appliquent dans toutes les assemblées délibérantes ici à Québec, à Ottawa, dans tous les conseils d'arrondissement. Quand ces règles-là sont enfreintes, effectivement, c'est le rôle de la présidence de faire respecter l'ordre pour s'assurer que tous les citoyens et les citoyennes puissent poser leurs questions, se sentent en sécurité, se sentent à l'aise de s'exprimer. Alors moi, je pense que la réponse a été donnée, elle a été claire, et vous avez votre réponse. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:32:21
Question complémentaire, monsieur Plante.
Citoyen·ne ◌0:32:22
Lundi le 2 décembre, le matin avant le conseil, il y a eu deux démantèlements sur l'île de soi-disant Montréal, Djoudjagé. Un proche de Benoît Labre dans le secteur sud-ouest, un sur le long de Notre-Dame dans Hochelaga-Maisonneuve. Il y avait plus d'une centaine de personnes venues se solidariser avec les campeurs-campeuses tôt le matin. L'objectif n'était pas d'empêcher les démantèlements, l'objectif était de montrer que la Ville était exactement là où on l'attendait, c'est-à-dire armée, militarisée. J'ai personnellement payé, fait les frais d'une action brutale qui consistait à me pitcher par terre, à m'écraser la tête au sol, à me faire menotter, à me faire transporter sans mon consentement, sans possibilité de parler à un avocat, à l'autre bout de la Ville. Je ne suis pas le plus à plaindre, il y a des personnes qui ont tout perdu ce jour-là. Leurs biens, leurs effets personnels, leurs médicaments, leurs pièces d'identité, leurs abris faits de matériaux improvisés, leurs tentes, on les a détruits. On a déplacé des gens à 10 mètres et puis plus tard le jour même, on a décidé de les redémanteler. Cette fin de semaine, il y a une personne qui est morte de froid à la place Simon-Valois. Une personne est morte. C'est le froid dessus. C'est à cause de vous. S'il a froid dessus, c'est à cause de vos politiques publiques, pour peu qu'elles soient publiques, qui défendent les intérêts des puissants, des riches et des compagnies privées. On chasse les personnes pauvres et on les abat, et c'est ça l'objectif en fait. C'est ça votre projet Montréal? Valérie Plante, j'aimerais une réponse de votre part.
Martine Musau Muele ◌0:34:04
Merci. Allons-y avec une réponse, si vous le souhaitez. Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:34:11
Oui, écoutez, on est tous d'accord sur le constat que des gens qui dorment dans un pays riche comme le nôtre, c'est complètement inacceptable, des gens qui dorment à l'extérieur, puis qu'on doit leur trouver des alternatives. Et c'est ce qu'on fait comme administration publique. Néanmoins, on n'a pas tous les leviers et on n'a pas toutes les réponses. On en fait plus que jamais pour justement mettre des personnes à l'abri, mais il y a de plus en plus de personnes qui se trouvent dans l'espace public avec les enjeux qu'on connaît, celle de la crise des opioïdes, celle justement du froid dans lequel on se trouve. Un campement ne peut pas être une solution permanente, puis ça, je pense que tout le monde s'entend pour se le dire. L'objectif, c'est de trouver des alternatives pérennes pour que ces personnes-là puissent retrouver abri, à l'abri du froid, à l'abri des intempéries et qu'on puisse leur offrir des services. Et nous, comme administration municipale, on travaille ardemment à faire ça, mais on peut pas le faire tout seul. C'est pour ça qu'on dit que si on veut vraiment renverser la tendance, si on est sérieux comme État à offrir des alternatives aux personnes qui en ont de moins en moins, ben on doit avoir une implication plus soutenue du gouvernement du Québec, on doit avoir une implication plus soutenue nous du gouvernement fédéral, mais nous de notre côté on va pas arrêter à tenter de trouver des solutions, à donner des alternatives, à mettre en place des projets qui sortent de la boîte, donc c'est l'engagement qu'on a pris comme administration publique, puis toutes les villes du Québec on est au même diapason, on en fait beaucoup, on veut en faire encore plus, mais si on le fait tout seul ça réglera pas la situation actuelle.
Martine Musau Muele ◌0:35:45
Merci pour votre présence monsieur Plouffe, on vous souhaite une bonne journée, à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui qui est sous forme écrite. Nous en étions à la question numéro 20. La question numéro 20 est présentée par Mathieu Lortie, elle porte sur la gestion des parcs à chiens. Elle est présentée à la mairie de l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, je crois, et elle se lit comme suit. Bonjour, je suis présidente de l'association des propriétaires de chiens du parc Lafond, rôle que j'ai pris pendant la pandémie. L'association était enregistrée au registre des entreprises du Québec comme organisme sans but lucratif et a été dissoute par le registre des entreprises du Québec dernièrement, car je l'ai pas rédigé, je n'ai pas rédigé de bilan financier, etc. Et en quoi et comment la Ville exige ou reconnaît les CA de Parc à chiens? Car en aucun moment je ne sens que nous sommes pris au sérieux par la Ville. Et de l'autre côté, quand nous avons des besoins pour le parc, je me fais dire que c'est à l'association de défrayer pour les Je dois communiquer avec le 311 à tous les 1 ou 2 mois pour leur signifier de venir couper le gazon dans le parc. Aussi, la sécurité des chaînes ne relève ni de la Ville ni de la police, c'est donc la responsabilité de qui au juste? J'aurais vraiment besoin d'un entretien avec un élu de la Ville. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌0:37:02
Oui, bonjour, merci pour votre question. Les problématiques que vous énumérez sont sérieuses et effectivement, nous on essaie comme conseil dans Rosemont-La Petite- d'avoir une relation constructive avec les conseils d'administration de parc à chiens. On en fait beaucoup, on les a beaucoup rénovés, on en a beaucoup chouchoutés. Je sais pas si vous avez vu, on a commencé à introduire des refuges pour les propriétaires de chiens pour les protéger des vents et du froid l'hiver. Alors, on est proactif là-dessus. Ça va me faire plaisir de vous rencontrer avec les élus locaux pour discuter des problématiques que vous soulevez. Puis effectivement, on veut une relation qui est positive constructive, puis vous êtes des partenaires importants à nos yeux.
Martine Musau Muele ◌0:37:40
Question numéro 21 présentée par Jacques Allary. La question porte sur le projet Place Versailles. Puisque cette question a été amplement répondue hier par messieurs Boudry et Lessard-Blais, nous poursuivons avec la question numéro 22 présentée par Denis Ouimet. La question porte sur les avis de coupure d'eau. Elle s'adresse à l'élu responsable et elle se lit comme suit: vous coupez l'eau et vous mettez l'avis de coupure dans la boîte aux lettres une heure avant d'avoir coupé trop difficile pour vous de nous, pardon, trop difficile pour vous de nous aviser de la coupure de l'eau une journée avant. Je me demande qui prend ces décisions. Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌0:38:19
Merci pour votre question. Il faudrait vraiment que je sache où, parce qu'il y a beaucoup de coupures d'eau pour plusieurs, plusieurs raisons. Alors, il faudrait que j'aie votre arrondissement et exactement la date, alors vous pourrez nous trouver sur le site web pour trouver notre adresse et nous écrire, puis on va vous répondre par écrit.
Martine Musau Muele ◌0:38:39
Merci. Question numéro 23, présentée par Caroline Fauchon. La question porte sur le projet de place Versailles. Puisque cette question a été amplement répondue hier par messieurs Beaudry et Pierre Lessard-Blais, nous concluons donc cette période de questions du public. À titre informatif, Nous avons reçu 4 personnes aujourd'hui pour poser leurs questions. Ces 4 personnes ont été entendues et sur les 23 questions qui avaient été déposées par le formulaire écrit, ces 23 questions ont également été lues et entendues. Ce qui me permettrait de poursuivre avec la période de questions des membres du conseil municipal en débutant avec le leader de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:39:19
Oui, merci madame la présidente. Donc madame la présidente, on a On a beaucoup parlé, avec raison, de la personne en situation d'itinérance retrouvée morte sur la place Simon-Valois dimanche dernier. Mais la dernière fin de semaine a aussi été marquée par un nouveau record à Montréal, celui du plus grand nombre de personnes raccompagnées par le service de navettes de la mission Old Brewery après la fermeture du métro. Madame la présidente, déjà que la situation est désolante en elle-même, il est d'autant plus triste d'apprendre qu'une partie du groupe de 80 personnes a dû se relocaliser seule car il n'y avait plus aucune, mais aucune place dans les refuges, selon le témoignage de la directrice des services d'urgence de l'organisme. L'hiver, Madame la Présidente, n'est même pas à nos portes, officiellement encore, et la situation, c'est un chaos total. Les personnes itinérantes se demandent où elles vont aller. Les organismes qui leur viennent en aide se demandent où elles vont pouvoir les loger. Les citoyens se demandent comment on va venir en aide à ces gens-là. Madame la présidente, hier nous avons posé la question non pas une, non pas deux, mais bien trois fois, mais évidemment sans réponse. Je reviens aujourd'hui, je me réessaye aujourd'hui avec la question. Madame la présidente, les Montréalais veulent savoir, l'opposition officielle veut savoir, les organismes veulent savoir, les personnes en situation d'itinérance veulent savoir. À défaut d'avoir réalisé les milliers de logements promis en 2021, Qu'est-ce que l'administration va faire pour offrir aux sans-abri le strict minimum, soit une place au chaud dans un refuge cet hiver? Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:40:56
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:40:59
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup pour la question. Je remercie le chef de l'opposition pour sa question. Oui, cette navette-là d'ailleurs que nous finançons pour tenter d'aider les organismes ou de pouvoir soutenir les personnes d'être relocalisées à différents endroits. Et le constat comme quoi les ressources sont pleines, on l'a dit depuis plusieurs semaines, dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, c'est une quarantaine de personnes qui chaque soir, pardon, sont refusées, qui doivent être transférées ailleurs. Je pense que ça nous amène à cette idée comme quoi ça use de devoir se trouver un lit à chaque soir. C'est pour ça que la Ville de Montréal, on a des haltes-chaleur qui sont sur le point, on l'espère, d'être approuvées par le gouvernement du Québec. Notre enjeu en est un qui est important, qui est celui de comment s'assurer qu'il y a une ressource psychosociale, de la sécurité, mais surtout une ressource psychosociale, parce qu'on l'a vu, des gens qui dorment dans la rue en ce moment, je pense entre autres sur le site de Notre-Dame qui appartient au gouvernement du Québec, des personnes qui ont des syndromes de Diogène, c'est-à-dire d'accumulation compulsive on a aussi des gens qui ont des enjeux de santé mentale ou même qui peuvent entrer dans des psychoses. Donc, l'idée n'est pas de parquer des gens dans un lieu en se disant, bon ben coudonc, on verra bien ce qui se passe. Nous, on considère que ces gens-là ont besoin non seulement d'être au chaud, mais du soutien, d'avoir des ressources, des infirmières ou du moins des intervenants psychosociaux, ce que la Ville n'a pas. Donc, nos conversations avec le gouvernement du Québec vont bon train. Finalement, il y a eu le fédéral qui a annoncé 50 millions. Que Québec a accepté, heureusement. Vous le savez, dans d'autres villes, le gouvernement fédéral aurait pu financer directement les villes. Ce n'est pas le cas, mais on a bien l'intention de—
Martine Musau Muele ◌0:42:42
Merci. Question complémentaire?
Aref Salem ◌0:42:49
Madame la présidente, c'est sûr qu'on est devant un constat d'échec. Ce qui est sûr et évident, c'est qu'on est devant un constat d'échec. Et nous, chez Ensemble Montréal, on a décidé de faire de la question de la l'itinérance une priorité. Nous avons proposé plusieurs mesures. Nous avons proposé de doubler le budget de l'itinérance, non pas une fois, mais deux fois, ça a été refusé. Nous avons demandé qu'il y ait un plan de match au moins 6 mois en avance pour l'hiver et ça a été refusé. Madame la présidente, on a demandé qu'il y ait vraiment, d'assurer des ressources continues de jour comme de nuit, ça a été refusé. On a même demandé une ressource d'hébergement dans la Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce qu'on attend toujours, même si les enjeux sont flagrants. Madame la présidente, j'ose espérer que si l'administration du Projet Montréal estime avoir le luxe de refuser toutes nos solutions, c'est qu'elle a quelque chose de mieux à proposer. Donc, ma question: qu'est-ce qu'elle offre aux personnes en situation d'itinérance de façon concrète et non pas attendre le fédéral avec les 50 millions et le provincial avec je ne sais pas combien de millions, alors qu'on a des gens, la maison brûle, on a des gens qui sont en train de mourir dans la rue ici? Qu'est-ce qu'elle propose à ces gens-là pendant l'hiver qui s'en vient? Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:43:54
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:43:57
Ben oui, on est content que de l'autre côté de la banquette, on s'intéresse à l'itinérance. Ça fait plaisir, ça fait plaisir, parce qu'évidemment, quand on pense à la question de l'habitation, ça a souvent été pas à la hauteur des besoins. Mais j'aurais— ça aurait été— vous avez dit qu'on bloque des projets d'habitation. Pourtant, hier, c'est 700 logements que la Ville de Montréal va payer de sa poche pour s'assurer qu'il n'y a pas plus de gens qui tombent soit dans plus de précarité financière ou même dans l'itinérance. Et vous savez, les Montréalais et Montréalaises en ce moment sont dans une situation extrêmement difficile parce qu'à la fois ils veulent soutenir les personnes dans la rue, puis en même temps ce qu'ils nous disent c'est, c'est pas normal que ce soit seulement les payeurs de taxes montréalais qui prennent les responsabilités du gouvernement du Québec. Et moi je veux le mentionner parce que c'est fascinant comment de l'autre côté de la pièce, mais là au niveau de l'incohérence, on n'est pas à notre première fois, mais on nous dit qu'on est dépensier, qu'on dépense trop, qu'on dépense trop, qu'on devrait faire ci, qu'on devrait faire ça, alors qu'on est en train de nous dire, ils disent, Ensemble Montréal dit aux payeurs de taxes montréalais, Québec fait pas sa job, occupez-vous de tout, prenez toutes leurs responsabilités, on verra bien après. Nous, on gère de façon consciencieuse et on a bien l'intention d'ouvrir nos haltes-chaleur dès que le gouvernement nous aura donné des infirmières qu'on n'a pas. Mais aussi le financement auquel on a droit. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:45:17
La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:45:24
Et pendant ce temps, on regarde des gens mourir. Madame la présidente, l'administration de Projet Montréal, on le sait, est une experte quand il s'agit de demander de l'aide à Québec. On l'entend depuis, depuis l'ouverture du conseil, mettons. Pourtant, même quand elle reçoit plus de centaines de millions, elle trouve le moyen de briller par son inaction. Je parle ici de décontamination de terrain. Dans une réponse à une demande d'accès à l'information reçue au début du mois, on apprenait que seuls 35,8 millions de dollars des sommes initialement réservées à la décontamination de l'Est ont été réellement versés. Sur un total de 100 millions. Ce n'est même pas la moitié de la somme qui a été versée. Incapable d'avancer dans le dossier, Projet Montréal avait d'ailleurs décidé d'abandonner l'Est en ouvrant les sommes lui étant réservées à tout le territoire. Ça n'a donc absolument rien donné. Pour l'autre entente de 75 millions, seuls un peu plus de 700 000$ ont été versés J'entends déjà Projet Montréal qui me dit qu'ils vont parler des sommes engagées, mais des sommes engagées, ça veut pas dire que c'est déjà des sommes dépensées. Alors concrètement, une petite dizaine de terrains auraient été décontaminés depuis que la Ville a reçu l'aide de Québec il y a 7 ans.
Martine Musau Muele ◌0:46:51
Et la question?
Chantal Rossi ◌0:46:53
Malgré une aide substantielle de Québec reçue il y a déjà 7 ans, Le bilan de cette administration pour la décontamination est quasi inexistant. Est-ce que Projet Montréal attend que Québec reprenne l'entière responsabilité de la décontamination?
Martine Musau Muele ◌0:47:08
Merci. Madame Alia Hassan-Cournol. Merci, madame la présidente.
Alia Hassan-Cournol ◌0:47:15
Écoutez, nous sommes revenus à maintes reprises sur le sujet de la décontamination et on a toujours été extrêmement clairs et transparents.
Martine Musau Muele ◌0:47:23
Sur les terrains de l'Est. Il y a 2 enveloppes, les 2 enveloppes sont complètement engagées, c'est-à-dire qu'il y a des gens qui ont déposé des projets, des projets qui sont en ce moment entre les mains des promoteurs qui doivent faire en sorte que ces projets voient le jour.
Alia Hassan-Cournol ◌0:47:38
Les terrains vont être contaminés, les enveloppes vont être versées directement lorsque les projets auront vu le jour. C'est comme s'ils étaient mis sur un compte en banque pour que le projet voit le jour. Je veux dire, c'est pas sorcier, c'est extrêmement simple à expliquer.
Martine Musau Muele ◌0:47:54
Je comprends pas ce que l'opposition de l'autre côté de la salle ne comprend pas. Question complémentaire.
Chantal Rossi ◌0:48:04
Le problème, c'est qu'on comprend trop bien, puis on essaie de nous mener dans le can, mais on comprend trop bien ce qui se passe. Même quand des citoyens, madame la présidente, souhaitent profiter des programmes de la Ville, c'est un parcours du combattant. Le Devoir a d'ailleurs rapporté le cas d'un citoyen laissé à lui-même depuis ses démarches pour décontaminer son sol il y a plus de 2 ans. Les démarches sont si complexes qu'il a dû faire appel à un consultant externe pour remplir la paperasse de la Ville, lancer un appel d'offres, embaucher un surveillant de chantier et tout, et tout ce qui s'ensuit. Ce dernier en a fini avec les travaux il y a plus d'un an pour un coût faramineux de 268 000$. Le problème? Non seulement il attend toujours l'aide financière, mais il s'est fait dire par la Ville que l'aide sera finalement inférieure à ce qu'on lui avait promis. La Ville s'en lave les mains en parlant d'un nombre anormalement élevé de demandes en 2023. Cette réponse est absolument inacceptable.
Martine Musau Muele ◌0:49:01
Et la question?
Chantal Rossi ◌0:49:02
Je doute qu'une campagne de communication pour expliquer la situation au requérant Allez-y avec la question, s'il vous plaît. Qu'est-ce que Projet Montréal propose aux Montréalais pour remédier à ces enjeux plutôt que d'en rire, madame la présidente?
Martine Musau Muele ◌0:49:17
Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌0:49:24
Merci, madame la présidente. Écoutez, ça fait quand même la même cassette qu'on entend depuis plusieurs mois, je dirais même plusieurs années, de l'opposition officielle. Je ne sais pas où vous êtes. Est-ce que vous allez faire le tour du de Montréal-Est où on a octroyé 20 millions pour la décontamination du terrain pour lequel j'étais même dernièrement avec même des représentants de l'UQAM qui étaient intéressés de voir jusqu'où on pouvait imaginer même une offre de formation postsecondaire dans la Pointe-de-l'Île. Je sais pas où vous étiez, oui je me rappelle où vous étiez, c'est vrai, pour les terrains 12 et 13 qu'on a décontaminés dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, vous étiez ici à nous critiquer, à nous réclamer le statut Pourtant, nous, on a l'audace de dire c'est fini la contamination des terrains de l'est de Montréal. On a de l'avenir, on a de la vision, on travaille fort pour un appel de propositions prochainement pour des nouveaux projets. Intéressez-vous aussi à ce qui se passe à Montréal-Est. D'ailleurs, je salue aussi le leadership de la mairesse avec qui on travaille justement pour pouvoir décontaminer ces terrains, donner enfin une nouvelle image à l'est de Montréal. Et s'il vous plaît, plutôt que de répéter votre cassette, joignez le mouvement.
Voix 1D30:50:28
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:50:41
Poursuivons avec les autres membres du conseil municipal. Madame Nancy Blanchet, monsieur Miranda nous confirment ne pas avoir de questions. Sous ce décompte, 3, 2, 1. Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌0:50:54
Alors, madame la présidente, dans son budget 2025, la STM a annoncé des nouvelles coupes de postes. Depuis, en fait, plusieurs semaines, notre équipe dénonce les manques de transparence, oui transparence, de la STM, qui a retiré de son budget la répartition de ses effectifs par catégorie. Non sans acharnement de notre équipe, nous avons enfin mis la main sur ces données et le constat est sans appel, madame la présidente. Ces coupes touchent principalement les postes liés directement à la qualité, la qualité du service service aux usagers. Depuis 2020, ce sont en fait 342 postes de chauffeurs d'autobus et d'opérateurs de métro qui ont disparu, ainsi que 84 postes de préposés à l'entretien, qu'il s'agisse de la maintenance mécanique ou de la propreté. À l'inverse, seulement 42 postes de cadres ont été supprimés. Madame la présidente, les Montréalais et les Montréalaises qui empruntent chaque jour le métro, comme moi-même je le fais, et les autobus, constatent une dégradation de la qualité du service. Retards, propreté défaillante et pannes qui sont plus fréquentes. C'est vraiment inquiétant, surtout qu'on veut attirer les usagers, pas les faire fuir. La STM nous parle d'optimisation. Je suis d'accord qu'il faut optimiser, mais pourquoi alors les coupes se font-elles principalement dans les services aux usagers et non dans les structures de la gestion qui est manifestement trop lourde. Alors, madame la présidente, ma question est la suivante: pourquoi la STM continue-t-elle de sacrifier la qualité du service plutôt que de réformer sa gestion interne? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:52:32
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:52:35
Merci, madame la présidente. Quand vous parlez d'un tableau que vous avez réussi à avoir, est-ce que vous parlez de celui que je vous ai envoyé hier, madame la présidente? Black, justement pour faire un suivi des échanges ici. Si oui, en termes de manque de transparence, on reviendra puisque c'est moi-même qui vous l'ai communiqué. Deuxièmement, le portrait que vous dressez est complètement inexact. Il y a, oui, une optimisation, entre autres, dans l'entretien. On a eu une indication avec le rapport Raymond Chabot-Grant Thornton que c'est un des secteurs des activités de la STM où on doit faire le plus d'efforts pour optimiser et on a un plan d'action qui est déjà en place depuis 2 ans pour le faire. On a une hausse du nombre de chauffeurs, on a une hausse du nombre de constables spéciaux et de personnel dédié à la sécurité et une diminution des postes administratifs, des postes de soutien. Donc, je ne sais pas comment vous aider à mieux lire les chiffres, si vous voulez, on peut avoir une séance de travail ensemble, mais le portrait que vous dressez est complètement inexact. L'effort, il est fait à la STM pour le service de proximité et la sécurité.
Martine Musau Muele ◌0:53:49
Madame Zuniga Ramos, pour une question complémentaire.
Alba Zuniga Ramos ◌0:53:52
Merci, madame la présidente. Alors, écoutez, les informations qui ont été transmises, ça faisait vraiment longtemps qu'on les demandait. Alors, pour la question de transparence, écoutez, on va pas se faire donner des leçons là-dessus. Écoutez, vous pouvez bien parler des chiffres et me dire que je ne les comprends peut-être pas, comme votre collègue de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve l'a mentionné la semaine dernière. Peut-être que c'est la conseillère qui ne comprend rien. Mais écoutez, moi j'utilise le métro à chaque jour, les citoyens de Montréal, il y en a plusieurs qui le font, ils n'ont pas besoin d'aller voir des chiffres pour se rendre compte à quel point le service s'est rendu déficitaire. Peut-être qu'il y a de l'autre côté de la Chambre des gens que ça fait longtemps qu'ils n'utilisent pas les autobus pour se rendre compte à quel point il y a des enjeux. Alors écoutez, les chiffres, on peut bien s'asseoir on peut bien les regarder, mais la réalité, elle parle d'elle-même. Alors, la STM continue à nous assurer qu'elle n'a pas réduit ses services. Pourtant, la réalité, madame la présidente, est là. Sous l'administration de Projet Montréal, la STM a bien supprimé des postes de chauffeurs d'autobus, d'opérateurs de métro et de personnel d'entretien. Et les Montréalais et Montréalaises en ressentent directement les conséquences. On le voit. Je vous invite à prendre le métro et l'autobus pour le voir aussi vous-mêmes. Les derniers indicateurs de performance de la STM sont sont censés qu'évoquent l'expérience des clients a chuté. Pourtant, la mobilité, c'était le dossier du Projet Montréal. Alors, madame la présidente, pourquoi la STM continue de couper des postes de chauffeurs d'autobus alors que la ponctualité des autobus—
Martine Musau Muele ◌0:55:10
Merci. Allons-y, une réponse de monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:55:23
Merci, madame Zuniga. Pardon, il faut s'adresser à madame la présidente. Merci, madame la présidente. Merci à ma collègue pour sa question. Parlons-en, justement, de constater la performance puis la place du transport collectif dans nos vies. Effectivement, c'est important, la qualité du service, la propreté, la ponctualité, le respect de l'horaire, la fréquence. On met des efforts monstres là-dessus. Depuis justement ce précédent mandat, on fait des efforts monstres pour concentrer l'effort là-dessus parce que oui, on le prend l'autobus, oui, on le prend le métro. Madame la conseillère, vous dites, est-ce qu'on le prend le métro, est-ce que les gens de ce côté de la Chambre le prennent le métro? Ben, faisons le test. Qui prend le métro? Excellent, faisons le test. Qui prend l'autobus?
Martine Musau Muele ◌0:56:20
Faisons le test. Le temps est écoulé, monsieur Caldwell. Le temps est écoulé. Le temps est écoulé.
Éric Alan Caldwell ◌0:56:36
Donc, d'associer l'évolution de la qualité de la STM au manque de filiation, au manque d'affiliation c'est complètement à côté.
Martine Musau Muele ◌0:56:46
Merci. Nous allons poursuivre avec la prochaine question.
Éric Alan Caldwell ◌0:56:50
On en est fiers.
Martine Musau Muele ◌0:57:00
Avant que vous alliez de l'avant, madame Blaque, je dois confirmer avec les leaders puisque la première portion de cette période de questions est écoulée. Est-ce qu'il y a le souhait de prendre Monsieur Limoges.
François Limoges ◌0:57:10
Madame la présidente, on va autoriser une prolongation de 7 minutes appuyée par ma collègue Chantal Rossi.
Martine Musau Muele ◌0:57:16
Merci. Madame Christine Black, on vous écoute.
Christine Black ◌0:57:18
Madame la présidente, hier, le gouvernement du Québec, la Caisse de dépôt et la Ville de Québec ont annoncé la signature d'entente pour la planification d'un tramway au centre-ville de Québec pour la somme de 7,6 milliards. Pendant ce temps, les résidents et résidentes de l'est de Montréal, eux, ont continué d'attendre. On prendrait bien le REM, on prendrait bien le tramway, mais il n'est pas là. Alors, sans solution concrète de transport structurant pour désenclaver le quartier, la Ville de Québec aurait réussi son pari d'obtenir du financement pour un transport structurant, et ce avant la métropole. C'est un autre coup dur pour les citoyens et citoyennes de l'Est qui, eux, sont laissés pour compte. C'est aussi gênant pour la mairesse qui a été élue en s'autoproclamant la mairesse de la mobilité, qui disait en 2022 avoir sauvé le REM. Depuis une décennie, on parle d'implanter du transport en commun dans l'Est. Malheureusement, encore aujourd'hui, on est loin d'avoir vu la couleur de ce projet. Il semble y avoir un problème de communication, voire de confiance, entre le gouvernement du Québec et Projet Montréal, si bien qu'aucun nouveau projet de transport collectif n'avance dans l'Est de Montréal. Malheureusement, c'est les résidents de l'Est qui en paient le prix. Madame la présidente, ma question pour l'administration est la suivante: À quand la concrétisation d'un projet structurant de transport en commun pour désenclaver l'est de Montréal?
Martine Musau Muele ◌0:58:34
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:58:37
Merci, madame la présidente. Je me permets de me lever parce que, vous savez, les projets de transport collectif au Québec ont toujours pris beaucoup de temps. On sait qu'à Montréal, ça aura pris 25 ans et une autre administration et le gouvernement de la CAQ pour finalement finalement commencer à construire de nouvelles stations sur l'île de Montréal avec la ligne bleue. Et ça, c'est un projet structurant extrêmement important et, je le rappelle, 25 ans. Alors, je suis extrêmement fière, puis je pense qu'on devrait au moins pouvoir saluer. C'est correct d'amener des critiques, à dire quand est-ce que s'en vient le projet de l'est, je comprends, mais s'il vous plaît, au moins soyez équitable en disant la ligne bleue, le prolongement du REM qui qui va continuer, puis qu'en est-il du SRB Pie-IX? Je pense que ce serait intéressant, on s'attendrait— la continuation du SRB Pie-IX jusqu'à Notre-Dame. Écoutez-moi quand je parle de l'autre côté.
Martine Musau Muele ◌0:59:41
Juste un instant, si vous le permettez. Madame la mairesse, juste un instant si vous le permettez. Je veux juste vous rappeler, c'est passionnant que ça suscite autant d'émotions, c'est une bonne chose, la démocratie vivante, mais n'oubliez pas que les Montréalais nous suivent, alors je vous demanderais s'il vous plaît, faisons preuve d'un minimum de retenue.
Valérie Plante ◌1:00:01
Mais écoutez, je vais définitivement laisser le— Madame la mairesse.
Martine Musau Muele ◌1:00:04
Est-ce que vous m'avez vu citer des noms? Absolument pas. Le micro, tout le monde m'entende à l'Assemblée, Incluant les gens à l'extérieur.
Valérie Plante ◌1:00:12
Donc je vais laisser l'opposition poser sa deuxième question parce que je pense qu'ils ont vraiment envie de répondre et je pourrais poursuivre par la troisième.
Martine Musau Muele ◌1:00:19
Merci. Question complémentaire.
Christine Black ◌1:00:25
Alors on entend la mairesse nous mentionner justement qu'en fait il y a des beaux projets, mais les projets étaient déjà commencés depuis bien longtemps. Alors c'est l'ancienne, la ligne rose, elle, de ce côté, on l'attend toujours à Montréal-Nord, on attend le tramway Alors de ce côté-là, en fait, je vous dirais que le véritable leadership consiste à savoir négocier et convaincre. Force est de constater que Projet Montréal accumule les échecs à cet égard. Pour vraiment persuader Québec de faire avancer ce dossier, la Ville de Montréal doit prendre les devants et s'imposer comme la cheffe de file du développement de l'Est. L'un des moyens d'y parvenir serait de réserver des fonds pour l'aménagement urbain autour des futures stations du tramway, un geste clair qui démontrerait que ce projet est une priorité. Or, Projet Montréal avait promis d'allouer 500 millions de dollars aux dernières élections pour aménager les alentours du projet, mais cette promesse a été rompue et le dernier budget de l'administration Plante n'alloue absolument rien pour soutenir le projet du transport collectif dans l'Est. Alors, madame la présidente, comment l'administration de Projet Montréal peut-elle espérer convaincre Québec de développer le transport en commun dans l'Est, le transport collectif, alors qu'elle-même ne donne pas Merci.
Martine Musau Muele ◌1:01:30
Allons-y avec une réponse. Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌1:01:39
Alors, en réponse à la mairesse de Montréal-Nord, je pense que là c'est important à un moment donné qu'on se dise c'est quoi la réalité dans ce dossier-là. La réalité en ce moment, c'est que l'ARTM a déposé une troisième version du projet structurant de l'Est, puis là ce qu'on attend, c'est un go pour pouvoir aller de l'avant avec l'avant-projet. Fait que vous aviez beau ici au conseil municipal vouloir en faire un jeu de politique. Mais là, ce qu'on attend, là, puis ce qu'on attend, nous, puis les citoyens de l'Est, c'est pas ici au conseil municipal qu'ils veulent nous voir s'astiner. Ce qu'ils veulent voir, c'est en ce moment la Ville Repentigny, la Ville de Terrebonne, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Montréal-Est, ce que j'entends Montréal-Nord, Joséphée-Ray, Saint-Léonard, qu'on se lève ensemble puis qu'on se dise ça suffit. Les citoyens de l'Est attendent depuis tellement longtemps. On peut pas croire, il y a eu beaucoup de projets. Moi, j'ai beau avoir participer à l'ensemble des projets qui ont été présentés par le gouvernement. On se dit oui, on le veut, parfait, tout le monde on s'allie. Mais là, Québec, je m'excuse, c'est pas une question de on envoie la balle. Tout le monde s'entend pour dire on a besoin du GO, c'est 25 millions de dollars pour faire l'avant-projet et ça doit commencer maintenant. Et j'ose espérer avoir l'appui de l'ensemble des maires de l'Est pour dire à Québec haut et fort que les citoyens de l'Est ont assez attendu. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:02:57
Il est 10 h 28, le temps de période de questions des élus étant écoulé, nous allons poursuivre avec l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour. Je vois une intervention souhaitée de madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌1:03:10
Madame la présidente, on attend, on dit qu'on attend à la fin quand Vous avez fait un rappel des règles, mais je tiens à souligner que je regarde ma collègue Christine Black qui s'est fait couper le micro à 1 minute 07, quand d'autres ont parlé des 1 minute 15, des 1 minute 20, 2 minutes. Alors, il faudrait être équitable des deux côtés, vraiment. Et vous avez accepté un cirque de la part de l'autre côté à hurler et à crier et à s'applaudir. Sans jamais rien dire, en nous disant, nous, quand on hausse le ton, qu'il faut respecter. Alors, je vous demande, s'il vous plaît, que les règles, qu'on demande la même chose des deux côtés, des deux côtés, de l'équité.
Martine Musau Muele ◌1:03:58
Merci. Poursuivons avec l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour. Nous avions terminé les points 30.06 à 30.10. La paire de questions est terminée. Est-ce qu'il s'agissait d'une question de règlement ou de privilège?
Abdelhaq Sari ◌1:04:14
Non, parce que j'ai compté, quand monsieur Limoges a bien spécifié 7 minutes, j'ai compté le temps et c'était 5 minutes après la fin de la question, de la réponse à la deuxième question de madame Black, et j'avais pensé qu'il restait comme 1 minute 50 pour que je puisse poser la question et vous avez coupé encore une fois.
Martine Musau Muele ◌1:04:30
Et je vous réponds, monsieur Sari, pour vous dire que le temps s'était réellement écoulé à 10 h 20. Raison pour laquelle 7 minutes plus tard nous amenait à 10 h 27 et je conclue à 10 h 28.
Abdelhaq Sari ◌1:04:40
Moi j'avais mis le chrono quand monsieur le leader avait vraiment mis la fin.
Martine Musau Muele ◌1:04:43
Raison pour laquelle je vous confirme que le temps réel se terminait à 10 h 20. Je vous remercie pour votre attention. Poursuivons avec l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour. Le point 30.06 à 30.10 avait été étudié. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:04:57
Ce qui nous amène, madame la présidente, en ce matin de décembre à réunir les items 30.11 à 30.15. Et, monsieur le greffier, je suis appuyé par madame Bourgeois ce matin. En 30.11, on abroge la résolution du conseil municipal CM-24-0950. En 30.12, on décrète la fermeture définitive de voies de circulation automobile sur des lots connus respectivement comme une partie de l'avenue Duluth-Ouest, l'avenue Émile-Diploï, l'avenue Calixa-Laval-et-Nord, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. En 30.13, on prolonge jusqu'au 31 décembre 2029 l'application de la déclaration de compétences visée par la résolution CM-19-1381. En 30.14, on accepte l'offre de services à venir du conseil d'arrondissement de Ville-Marie de prendre en charge la conclusion et la gestion de la convention de prêt de locaux situés sur la rue Montcalm. Et en 30.15, on accepte les services de la division des services techniques et du soutien logistique aux installations de l'arrondissement Merci à Chagamaison.
Martine Musau Muele ◌1:05:57
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 30.11 à 30.15, chapitre 41. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:06:04
Madame la présidente, je vais donner une série d'avis de motion au chapitre 41. En 41-01, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement sur la fermeture d'une ruelle située au nord-ouest du boulevard Henri-Bourassa Est. En 41-02, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement autorisant la transformation et l'occupation des parties de bâtiments situés au 6862 rue Jarry Est, 8550 boulevard Viau et 9476 boulevard Lacordaire. En 4103, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement autorisant la transformation et l'occupation de bâtiments à des fins de lieu de retour pour contenants consignés pour l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. En 4104, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement autorisant un emprunt de 43 millions de dollars pour le financement de travaux d'aménagement de rues sur le réseau local de la Ville de Montréal. En 4105, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt de 15 millions de dollars pour financer les travaux d'électrification des stations de vélo en libre-service Bixi. En 4106, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement modifiant le règlement sur le Conseil des Montréalaises, le Conseil interculturel de Montréal et le Conseil jeunesse de Montréal. Au chapitre 42, madame la présidente, je propose de réunir pour fin d'étude et d'adoption les items 4201 à 4205. En 4201, on adopte un règlement sur les taxes. En 4202, on adopte un règlement concernant la taxe foncière sur les parcs de stationnement. En 4203, on adopte avec changement le règlement sur les tarifs qui relève de la compétence du conseil municipal. En 4204, on adopte un règlement relatif à la tarification de l'eau fournie aux immeubles non résidentiels. Et en 4205, on adopte un règlement modifiant le règlement fixant le montant des amendes à l'égard des infractions en matière de stationnement ou d'immobilisation des véhicules.
Martine Musau Muele ◌1:07:49
Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌1:07:50
Oui, madame la présidente, je vais faire mes deux interventions, une qui touche le 4201 et une qui touche le 4203. Alors, madame la présidente, après des hausses de taxes record en 2023 et 2024, justement, Pour se rappeler, en 2023, on a augmenté les taxes de 4,1%, une fois de plus au-delà de l'inflation. En 2024, on a augmenté les taxes à 4,9%, une fois de plus en haut de l'inflation. Cette année, les Montréalais, ils vont avoir un compte de taxes qui s'en vient en février prochain, une autre augmentation de taxes qui est au-delà de l'inflation de 1,8%, qui va toucher 2,2% en moyenne. Madame la présidente, on a entendu beaucoup la mairesse tenter de justifier cette augmentation de taxes en affirmant que sa promesse ne s'appliquait qu'aux charges qui touchent le conseil de Montréal, alors qu'on sait tous qu'ils ont le cordon de la bourse de tous les arrondissements. Ils savent déjà qu'ils peuvent, que c'est eux qui décident de l'augmentation des transferts qui se font envers la ville, envers les arrondissements. Ils peuvent décider de presque tout, tout ce qu'ils veulent dans ce conseil municipal. Alors, madame la présidente, encore une fois, on voit qu'on essaye d'avoir une échappatoire pour dire aux Montréalais que nous ne sommes pas responsables, alors qu'ils sont tout à fait responsables. Et d'ailleurs, les Montréalais, ils vont avoir un seul compte de taxes, ils n'auront pas 2 comptes de taxes, un qui vient de l'arrondissement et un autre qui vient de la ville-centre. Il y aura un seul compte de taxes. Madame la présidente, encore une fois, c'est aussi une année, une promesse qui a été brisée. Et c'est pas la première fois qu'il y a eu une promesse qui est brisée. En 2018, le budget imposait une hausse de taxes de 3,3% alors que le taux d'inflation, il était de 2,1%. Les budgets 2020, 2023, 2024 ont également vu des hausses supérieures à l'inflation, plongeant encore une fois les Montréalais dans l'inquiétude. Madame la présidente, les Montréalais espéraient enfin que l'administration de Projet Montréal trende sa promesse en 2025, mais en réalité, depuis l'élection de Projet Montréal, puis je l'ai répété à plusieurs reprises, on a eu une augmentation de taxes de 38% depuis qui sont là alors que l'inflation, elle est de 25%. C'est encore une fois les Montréalais, Montréalaises qui sont en train d'écoper de la malgestion financière de cette administration-là. Madame la présidente, il y a quand même un seul point qui était bon dans ce— enfin, quelques points, mais un seul point qui allait dans la bonne direction, c'était le point sur le règlement des taxes, la fin des compensations pour les OBNL. Donc, c'était un pas dans la bonne direction. Ceci étant dit, ce n'était pas assez parce qu'on a vu, on est en train de voir actuellement les organismes communautaires qui œuvrent dans l'itinérance, qui sont dans le besoin. Il n'y a plus de refuge à la Ville de Montréal, il y a des gens qui sont en train de mourir et malheureusement l'administration attend encore le fédéral et le provincial, puis on lance la balle à gauche et à droite. Donc madame la présidente, même s'il y a un point positif, mais on est, on est contre ce règlement, puis on est, on va voter contre le dossier. Je ferai mon intervention, madame la présidente, pour le 4203. Encore une fois, l'administration de Projet Montréal, elle s'est dit, puis elle se dit attachée au commerce, au développement économique, mais personne n'est dupe, madame la présidente. Tout le monde se souvient de leur tentative de faire passer en douceur les hausses des tarifs pour le stationnement de rue. On se rappelle tous en avril 2023 comment, sans prévenir personne, on a commencé à avoir des changements de signalisation partout dans la ville, puis sans prévenir, là tout d'un coup comme si on va passer sous silence comme quasiment un changement majeur comme celui qu'on a changé, madame la présidente. Malheureusement, les gens se sont réveillés, puis on a vu l'administration reculer pour revenir de nouveau en imposant cela, puis le problème dans le temps, c'était les lignes de com disaient que c'était juste, c'est l'Agence de mobilité durable qui a fait le travail, alors qu'on sait tous, la signalisation dans un arrondissement, c'est la responsabilité des élus des arrondissements et ça n'a rien à voir avec l'Agence de mobilité durable. Mais bah là, ça prenait un bouc émissaire, Madame la Présidente. Le problème actuellement, le problème actuellement, c'est on va, ils sont en train de récidiver, mais cette fois-ci dans Villeray-Parc-Extension, Saint-Michel, Saint-Michel-Parc-Extension. Parc-Extension. L'année dernière, dans cet arrondissement, les places étaient payantes de 9 heures le matin à 18 heures du lundi au mercredi et le samedi, et le samedi. Le jeudi et vendredi, c'était jusqu'à 21 heures et le dimanche, c'était gratuit. Alors imaginez-vous, cette année, la tarification est prolongée jusqu'à 21 heures du lundi au samedi, soit 3 heures de plus par jour, et le seul jour sans tarif, c'est le dimanche à il devient payant. En plus, de nouvelles zones de stationnement payant apparaissant cette année, cette fois dans les arrondissements de Mercier–Hochelaga–Maisonneuve, dans LaSalle et dans le Sud-Ouest. Madame la présidente de Projet Montréal aime parler de transparence, mais quand il s'agit de passer à l'action, la réalité est bien différente. L'an dernier, les acteurs du centre-ville ont vivement critiqué la décision de l'administration, car ils n'avaient jamais été consultés. Cette fois, est-ce que cela va changer? Est-ce que Projet Montréal va essayer encore de nous faire passer un sapin? Madame la présidente, si le passé parle du futur, il indique le futur. Je pense qu'on va écoper encore une fois. J'aimerais passer, madame la présidente, pour en août de 2023, mon collègue Benoît Langevin. Il a déposé au nom de notre formation politique Ensemble Montréal une motion pour accroître l'offre d'installations de sports sur roues en pratique libre. On souhaitait ainsi répondre à l'engouement observé ces dernières années pour le sport sur roues et favoriser l'activité physique pour la population de Montréal. À l'image du complexe sportif Claude-Robillard, le TAS Skatepark constitue l'unique infrastructure municipale de skate intérieur pouvant accueillir des jeunes amateurs de sports sur roues durant l'hiver. Nous avions notamment demandé à l'administration de Projet Montréal d'étudier la possibilité d'augmenter le nombre de gratuités au TAS durant l'hiver afin de promouvoir l'accès aux installations de sports sur roues pour tous les jeunes Montréalais, quel que soit leur statut socio-économique. Madame la présidente, je constate que la mise à jour de la tarification 2025 donne lieu à de nouveaux tarifs. Le laissez-passer d'hiver pour une personne s'élève à 275,25$, alors que le laissez-passer d'été ne coûte que 117,25$. Madame la présidente, il y a déjà une augmentation dans les tarifs de 4,6%. Encore une fois, c'est au-delà du taux de l'inflation, mais c'est pas là le problème. Le problème, c'est la différence entre le stationnement d'hiver et les stationnements d'été. On sait déjà que c'est l'hiver où on doit amener nos véhicules jeunes. C'est l'hiver où il faut combattre la sédentarité, alors que l'été on a plein de parcs qui sont disponibles pour nos jeunes. Malheureusement, on a un problème, on a un problème là-dessus. Il y a de quoi encourager vraiment la crise de sédentarité avec ces telles différences de tarifs. Puis le problème aussi, c'est qu'on est en train de condamner nos jeunes à une situation de précarité et à l'hibernation. En mai de cette année, la Commission sur la culture et le patrimoine et les sports, ils ont déjà déposé leur rapport, puis la première recommandation dans le rapport, ça a été vraiment d'essayer de réduire les barrières économiques à l'accès au plateau sportif. Ça a été déjà demandé par la commission parce que justement les commissaires, ils voyaient que les jeunes doivent sortir de chez eux, on doit combattre la sédentarité, on doit amener les jeunes surtout en hiver à sortir de là. De la maison et de ne plus passer leur temps avec des iPads et des iPhones, puis avec des tablettes. Donc malheureusement, on voit que cette décision, elle va à l'encontre de ce que la commission a déjà envoyé. Et je pense, madame la présidente, c'est inacceptable qu'on vote, nous, de notre côté, on pourra pas voter pour un règlement qui va dans ce sens-là. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:16:05
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌1:16:10
Merci, madame la présidente. Alors, écoutez, après seulement— je prends la parole au numéro 42.03 sur le sujet des Bixi. Alors, madame la présidente, après seulement 15 ans d'histoire, ce n'est pas peu dire que Bixi fait partie de l'ADN des Montréalais et Montréalaises, tout comme le sont en fait nos autobus, le métro, le réseau Bixi s'intègre parfaitement à notre offre de services en mobilité durable et sans lui, Montréal ne serait pas définitivement la même. Comme pour tous les autres modèles de transport qui sont durables, il est du devoir de l'administration municipale, n'importe quelle administration municipale, de s'assurer de son accessibilité et à ce que les Montréalais et Montréalaises paient toujours un prix qui soit juste sur le pour les encourager à utiliser ces différents modes de transport, bien sûr, et l'impact de l'utilisation que cela peut avoir au niveau de l'environnement. Or, il est de notre devoir de position officielle d'agir en tant que vigie, en fait, de rappeler à l'ordre cette administration municipale lorsque c'est jugé nécessaire, bien que de l'autre côté ça puisse être dérangeant. Chez nous, c'est notre devoir de le faire. Alors, madame la présidente, depuis l'arrivée au pouvoir de Projet Montréal, parti de la mobilité, trop souvent nous avons dû exercer ce devoir de vigie. En fait, trop souvent nous avons dû nous lever en cette salle pour dénoncer l'arrogance de cette administration vis-à-vis des tarifs qu'ils imposent à leurs concitoyens en ces temps d'incertitude économique qu'on le sait que c'est pas facile pour les ménages montréalais, mais aussi un peu partout dans le pays. Alors, je veux prendre l'exemple de l'abonnement annuel qui est établi, qui était établi à 107$ en avril 2024, abonnement à Bixi, qui sera désormais établi à 112$ en avril 2025, soit en fait une augmentation de 5%. Pour certains, ça peut paraître anodin, mais il faut faire attention quand on agit de cette façon pour pas créer des précédents à l'avenir. On s'entend que l'inflation qui est projetée en 2025 ne dépasse pas les 2,3%, alors 5% d'augmentation quand on regarde une inflation qui est prévue pour 2,3%, c'est quand même, il faut le mentionner. Certes, on voit que cette variation demeure moins draconienne que lors des deux dernières hausses, qui s'élevaient alors à 8% chacune. Alors, on reconnaît quand même que c'est un pas vers la bonne direction. On passe d'une augmentation de 8% à une augmentation de 5%. Il faut quand même le reconnaître, même si c'est pas l'idéal. Mais je vous dirais, madame la présidente, là vraiment où le bât blesse, c'est pour les nombreux utilisateurs qui en fait en 2024 ont flairé la bonne affaire en profitant du tarif préférentiel dudit ATIF qui permettait en fait de se procurer un abonnement d'un an au prix de 96$, ce qui est pas donné, mais quand même, c'était, ils achetaient ça entre le 15 mars et le 15 avril 2024. Or, cette option tarifaire va malheureusement disparaître en 2025. 5e. Ce qui fait que pour les utilisateurs, le coût d'un abonnement annuel va augmenter, et tenez-vous bien, de 17%. C'est quand même, c'est quand même quelque chose, c'est énorme, surtout lorsqu'on s'entend que l'objectif c'est de motiver les gens à utiliser ce type de transport durable et que Bixi, bon, mais c'est une compagnie qui est respecté par les Montréalais et Montréalaises. Alors, on va noter aussi enfin une augmentation de 11% des frais fixes d'utilisation spontanée du service Bixi, passant ainsi de 1,35$ à 1,50$. Alors, on voit les augmentations. On comprend puis on salue la volonté d'expansion du réseau. L'électrification des stations est la venue des grandes stations de Bixi. Puis on comprend, puis on sait que ça coûte de l'argent, madame la présidente, on est conscient de ça, même si de l'autre côté de la salle on veut nous faire paraître autrement. On est très conscient, puis on comprend les chiffres, on les regarde très bien. Mais écoutez, les idées de grandeur à ce niveau-là ne peuvent pas se faire au détriment de la capacité de payer des Montréalais et Montréalaises. Alors moi, j'invite vraiment, madame la présidente, l'administration à réfléchir à cet égard, parce que comme je vous l'ai dit au tout début, Bixi fait partie de l'ADN des Montréalais et Montréalaises, et j'invite cette administration encore une fois à être cohérente avec la question de la mobilité, parce que d'un côté on entend des grandes idées par rapport à la mobilité, mais dans les faits, quand on voit les chiffres et quand on les regarde à ce niveau-là, mais on a une profonde déception. Je pense que les usagers utilisateurs des Bixi aussi vont l'avoir en 2025. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:21:19
Monsieur Jim Bays.
Dimitrios (Jim) Beis ◌1:21:21
Merci, madame la présidente. Sur le point 4203, en juin dernier, l'administration Plante a décidé de tarifer l'autoparc du complexe sportif Claude-Robillard et d'en confier la gestion à l'Agence Mobilité durable. Nouvelle tarification aux automobilistes fixée à 2,50$ ou à 11$ par jour qui compromet l'accès aux activités sportives. D'un part, Claude-Robillard est un établissement unique et essentiel au sport de haut niveau qui attire des athlètes et visiteurs des quatre coins de Montréal et même du Québec, quelque chose qu'on a même souligné hier pendant le 15-01 pour les Olympiens et Olympiennes. Beaucoup dépendent de leur— beaucoup voiture pour y accéder. D'autre part, le transport en commun est inadapté pour plusieurs athlètes qui doivent transporter de l'équipement lourd et encombrant. Les usagers réguliers, athlètes, entraîneurs, arbitres, employés, j'en passe, devront payer quasiment le même montant pour se stationner, pour leur indemnité pour le travail rendu sur le site ou leur abonnement mensuel au gym de l'établissement. Et c'est sans parler des spectateurs qui assistent aux compétitions ni des bénévoles qui les rendent possibles. L'administration Plante s'était pourtant engagée à suivre le, comme mon collègue Aref Salem a dit, la toute première recommandation issue du rapport pour un accès inclusif aux plateaux sportifs émis par la Commission de la culture, le patrimoine et les sports dont je suis vice-président. Réduire les barrières économiques et l'accès au plateau sportif. Pour toutes ces raisons, nous avions contesté cette décision et demandé à l'administration de rétablir la gratuité de stationnement au complexe sportif Claude-Robillard, demande qui a été refusée. C'est un de ces motifs pour lesquels nous ne pouvons pas nous permettre de voter en faveur de ce nouveau règlement sur les tarifs. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:23:29
Monsieur Abdelhak Sari.
Abdelhaq Sari ◌1:23:33
Merci, Madame la Présidente. J'interviens sur le point 4205 où je prends la parole aujourd'hui pour exprimer mon opposition au règlement proposé qui vise à augmenter le montant des amendes pour les infractions en matière de stationnement. Aujourd'hui, les Montréalais et Montréalaises sont littéralement pris en otage par cette administration. Depuis plusieurs années, il est de plus en plus difficile pour les familles qui possèdent un véhicule de trouver des options de stationnement viables dans notre ville. Et que propose-t-on aujourd'hui? Non pas des solutions d'accommodement, non pas des solutions pour améliorer la situation ou pour faciliter la vie des familles, mais une augmentation tout simplement des amendes. Cet ajustement peut sembler mineur pour certains, mais il s'ajoute à une longue, longue, longue liste des coûts croissants que vivent les Montréalais et Montréalaises. Par exemple, les taxes municipales, frais de permis, coûts d'entretien des véhicules et maintenant les amendes de stationnement encore plus élevées. À chaque fois, ce sont les familles et les travailleurs de la classe moyenne qui en payent le prix. Au lieu d'augmenter les amendes, pourquoi ne pas investir dans des solutions concrètes, dans des solutions d'accommodement, dans des solutions durables pour améliorer le stationnement, notamment la nuit? Où sont les mesures pour augmenter l'offre de stationnement résidentiel? Je tiens à rappeler que le stationnement n'est pas un luxe pour toutes les familles. Dans plusieurs quartiers à Montréal, les familles dépendent de leur voiture pour leurs besoins essentiels, comme conduire leurs enfants à l'école, faire les courses, se rendre au travail pour plusieurs personnes. Ce règlement n'apporte rien à pour répondre à ces besoins légitimes. Enfin, Madame la Présidente, une telle augmentation envoie un message clair: cette administration préfère imposer des sanctions aux citoyens et citoyennes plutôt que de trouver des solutions pour améliorer leur vie ou leur qualité de vie. Je voterai contre ce règlement. Ensemble Montréal votera contre ce règlement, non pas par opposition systémique, non pas par opposition vraiment du partage de la rue, mais par solidarité avec les citoyens et citoyennes de Montréal qui méritent mieux que des augmentations d'amendes sans justification ni vision claire pour l'avenir menée par cette administration. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:25:50
Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌1:25:54
Merci, madame la présidente. Je vais donner le droit de réplique d'abord sur le 4203 concernant la grille de tarification de Bixi. Je rappelle à l'assemblée que Bixi, en fait, c'est une OBNL autonome indépendante qui est l'opératrice du service de Bixi. Et la Ville de Montréal, nous, on est propriétaire des actifs, donc des vélos et des stations. Et donc, avec son conseil d'administration, la présidence, la direction, Bixi travaille très fort pour maintenir le service le plus accessible possible parce que ça fait partie intrinsèquement de sa mission. Et bon, elle doit, ils sont aussi tenus quand même d'avoir une entreprise qui fonctionne, non pas qui est rentable, pas du tout, mais qui fait ses frais. Et il y a une équipe chez Bixi qui travaille très fort aussi à voir comment ça se passe ailleurs dans le monde, dans les autres grandes villes qui ont un service de vélo en libre-partage. Et quand on se compare, on peut, je peux même pas se consoler parce qu'on n'était pas malheureux, bien au contraire, mais on est de loin la ville qui offre les plus bas tarifs pour l'utilisation d'une flotte de vélos en libre-service qui est aussi formidable, aussi efficace que celle de Bixi. Avec un taux de satisfaction des usagers à chaque année là qui, qui est assez stratosphérique et sans parler des, des chiffres records de l'utilisation de Bixi par les Montréalaises et les Montréalais. Quand on compare avec les autres façons de se déplacer en ville, une centaine de dollars par année pour être membre et profiter à volonté de ce service-là, c'est vraiment pas cher, c'est vraiment avantageux. Et si on veut continuer l'expansion, aller rejoindre les secteurs qui sont encore aujourd'hui le moins bien desservis par le service de Bixi, si on veut maintenir la qualité du service aussi, on sait que le service est beaucoup utilisé en aller simple pour se rendre, par exemple, surtout des quartiers résidentiels au centre-ville, mais qu'il y a beaucoup d'opérations de redistribution des vélos à faire. Et aussi, tant qu'on n'aura pas électrifié de plus en plus de stations, ce sur quoi on travaille très, très fort, et on l'a vu, on adopte les budgets en conséquence parce qu'on y croit. Donc il y a aussi beaucoup de travail de permutation de batterie à faire, et tout ça, c'est lourd, c'est coûteux, et ça se reflète dans les augmentations de qu'on va voir cette année, mais qui demeure très faible. On peut parler de pourcentage, mais 17% d'une centaine de dollars, ben c'est pas tant d'argent que ça. En fait, on parle juste du tarif de l'abonnement, mais le tarif des aller simples aussi. Donc, c'est vraiment réfléchi de façon à maintenir un service qui soit accessible. On pense qu'il l'est puisqu'il est encore une fois très, très populaire auprès de la population et c'est le souhait autant de Bixi que de l'administration que de le maintenir comme ça, tout en quand même reflétant le fait que ça doit quand même avoir un coût en tant que service et que, bien qu'on y croit, et je pense qu'avec 80 millions qui ont été mis au PDI pour Bixi encore dans ce budget-ci, on est tout à fait cohérent dans notre, dans l'appui qu'on met à ce superbe service service-là qui, je le souligne, est très bien administré par l'équipe de Bixi, par son conseil d'administration. Ensuite, madame la présidente, j'interviendrai sur le 4205 sur l'augmentation du prix de certaines contraventions liées au stationnement. Alors, je pense qu'il faut pas mêler stationnement en général, ce qui semble avoir été le cas. On a beaucoup insisté insister là-dessus, sur l'espèce de droit au stationnement qui n'en est pas un par ailleurs. On se le rappellera, oui, on comprend qu'il faut stationner sa voiture, mais ça demeure quand même un privilège d'utiliser la voie publique pour stationner son véhicule privé et ça a un coût. Ça a un coût d'entretien qui doit être reflété minimalement dans ce qui est chargé aux utilisateurs, mais c'est pas d'ici c'est pas de ça dont il est question dans la réglementation, dans les changements tarifaires qu'on adopte aujourd'hui. Ce sont surtout les arrêts temporaires dans des zones où c'est interdit de s'arrêter qui sont concernés ici. Donc, c'est pas, on parle pas de stationnement, mais on parle vraiment d'infraction au Code de la route. Immobiliser son véhicule dans des voies de circulation, immobiliser son véhicule dans des voies réservée, immobiliser son véhicule dans des débarcadères pour personnes handicapées. Ce sont ces infractions-là où on va augmenter le prix des amendes aujourd'hui. Et pourquoi? Mais parce que ça reflète la gravité de cette infraction-là. Quand on s'installe, quand on met son véhicule, même si c'est juste pour 5 minutes, dans un débarcadère pour personnes handicapées, dans un arrêt d'autobus, dans une voie réservée, on vient nuire grandement soit à des personnes ou à plusieurs personnes, au déplacement des gens, on entrave des voies de circulation, on entrave des voies qui sont réservées pas pour rien. Même chose pour les dégagements de 5 mètres aux intersections où c'est dans le Code de la sécurité routière encore une fois que c'est interdit d'immobiliser son véhicule même temporairement, juste un arrêt, même pas un stationnement. Cette réglementation, elle existe pour une raison, c'est parce que quand on installe son véhicule dans ces— sur cette zone-là de 5 mètres, on vient fortement entraver la visibilité et donc mettre en danger au premier chef les piétons qui vont traverser l'intersection, mais même la visibilité entre conducteurs de véhicules quand on s'engage dans une intersection et qu'on veut la traverser. Donc, c'est pour ça qu'on met l'emphase là-dessus. Donc, si c'est pas une mesure qui se veut punitive, c'est pas une mesure qui se veut une vache à lait pour la Ville, c'est une mesure qui est en complète cohérence avec notre souhait d'améliorer notre bilan de collisions à Montréal avec blessés, avec décès. On n'en veut pas et on veut donc que les voies de circulation soient dégagées, on veut que les intersections soient dégagées. Et c'est pour ça donc qu'on vient rappeler aux Montréalaises, aux Montréalais que ces arrêts interdits-là, ils ne le sont pas pour rien, ils le sont pour des bonnes raisons. Et si on respecte le Code et si on respecte la réglementation qui est claire, on paiera pas. C'est simple comme ça avec les contraventions. Donc voilà, madame la présidente, j'espère que c'est clair.
Martine Musau Muele ◌1:32:59
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌1:33:03
Merci beaucoup, madame la présidente. J'aimerais savoir si madame Rossi va intervenir sur les points puisque je suis en droit de réplique. Ce sera pour les votes, les indications des votes que vous voulez faire, madame Lalida? Parfait, très bien, merci. Donc, en droit de réplique sur des points, au chef de l'opposition officielle, madame la présidente, là, qui nous présente des chiffres catastrophiques, je réponds budget par budget. Budget par budget. Alors, si on reprend, en fait, première des choses, je n'en reviens certainement pas du chef de l'opposition officielle, madame la présidente, qui nous mentionne Projet Montréal contrôle tout. Il contrôle tout, ils ont la majorité, ils ont plein d'arrondissements, ils ont tout à contrôler. Ce qui fait que quand on additionne additionne les charges, quand on additionne les charges qui relèvent du conseil à celles des conseils d'arrondissement, ben, on doit livrer notre engagement puisqu'on contrôle tout. Moi, j'ai de la, ben, ben, de la difficulté pour plusieurs raisons. Et à ce que je sache, comme maire d'arrondissement, il y a pas de décision du conseil municipal qui vient me dire comment d'arrondissement avec 4 autres conseillers-conseillères, puis chez vous à Saint-Laurent le maire plus 6 conseillers-conseillères, puis à LaSalle la mairesse avec 6 conseillers-conseillères, faire en sorte qu'on vienne vous imposer votre taux de taxation en arrondissement. Il y a quelque chose que je comprends mais vraiment pas. Si on a ce pouvoir-là, Franchement, je veux savoir depuis quand. Ça aurait été vraiment intéressant, mais en même temps intéressant du point de vue de la ville-centre pour imposer des choses, mais assurément pas pour la sacro-sainte autonomie des arrondissements qu'on vient faire valoir à tout bout de champ en conseil d'arrondissement. Alors, ben franchement, là, si on contrôle les budgets des arrondissements sur l'imposition des taxes, moi j'en reviens pas. Surtout en plus qu'il y a des règlements opérants, puis qu'en chaque conseil d'arrondissement, ça relève exclusivement de la compétence de l'arrondissement d'aller en avis de motion sur le taux d'imposition, puis après ça de le voter au conseil d'après en séance normale avec l'adoption du règlement. Alors moi, il y a quelque chose que je comprends pas. C'est super intéressant que le leader, que le chef de l'opposition s'en aille de la salle du conseil alors que je réponds à sa question. Monsieur Salem, je n'en reviens vraiment pas de ce comportement inapproprié, madame la présidente. Alors bref, j'imagine qu'il y en a une soixantaine d'autres qui vont écouter. On lui fera un topo, il se repassera la cassette. Alors, on ne contrôle pas tout. Absolument pas. En arrondissement, quand on nous dit par la voix, madame la présidente, du chef de l'opposition que les Montréalais et Montréalaises reçoivent un seul compte de taxes, bien oui, tout à fait, mais ça semble un peu fallacieux parce que sur ce compte de taxes-là, il y a plusieurs postes, il y a plusieurs taxes et il y en a 2 qui sont contrôlées en arrondissement. La taxe sur les investissements, celle qui est relative justement aux règlements d'emprunt qu'on fait en arrondissement, tout ce qui est dans le PDI d'un arrondissement, c'est financé par la taxe sur les investissements. Ça, là, au central, on contrôle aucune de ces taxes-là pour vous. Il y en a pas. Après ça, la taxe justement sur les services qui relèvent aussi de chacun des arrondissements. Donc ça, ce n'est pas contrôlé par la Ville centre. Je pense que c'est assez clair. Après ça, l'autre raison pour laquelle j'ai de la difficulté avec ça, c'est que monsieur Beis, la semaine passée, madame la présidente, le mois passé ou en tout cas récemment, est venu nous dire, ben, j'ai senti comme si j'avais une cible dans le dos parce que j'avais augmenté, j'étais l'arrondissement qui avait la plus haute hausse de taxes. Et il est venu nous expliquer justement que c'est le rôle d'évaluation foncière qui fait en sorte que s'il y a une propriété qui prend plus de valeur que la moyenne, ben ça a une incidence un peu plus haute. Puis au contraire, a contrario, la même chose si on a une propriété qui croît, la valeur croît moins vite que la moyenne des autres, ben ça a une incidence sur le pourcentage, il est plus bas. Alors, il est venu nous dire ça. Alors, bien franchement, quand on nous sort la taxe en arrondissement contrôlée par la Ville centre, non, encore là, ce n'est pas contrôlé par la Ville centre. Après ça, si je reviens, après ça, si je reviens à chacun des budgets, à chacun des budgets, le chef de l'opposition officielle nous dit on est vraiment on défonce l'inflation, encore une fois on ne vient pas suivre les choses. Ben, si on lit en toutes lettres dans les budgets, puis c'est pas ben loin, c'est dans les faits saillants avec les pourcentages, fait qu'on n'a pas à aller chercher des tableaux très compliqués là. Ben, on va voir qu'au budget de fonctionnement de 2022, ben c'était 1,7% pour le central, total 2% et 1,7% 5%, soit en deçà de l'inflation prévue par le Conference Board du Canada en septembre 22, septembre 21 pour l'année 22. C'est tout le temps le même. Moi, je suis devenu maire en 2009, j'ai appris rapidement qu'à la Ville, on utilisait l'indice du Conference Board du Canada pour l'avenir, pour l'année d'après. Ça a toujours été comme ça, toujours été comme ça. Et ce qui nous l'a fait changer à compter du budget de l'année passée, c'est que lorsqu'on a travaillé avec les finances, on a vu qu'année après année, on travaille sur des prévisions, puis les prévisions d'inflation ne tiennent pas la route. Ça ne tient pas la route. On a regardé qu'est-ce qui se fait d'autre, puis au gouvernement du Québec, on est, on l'inflation constatée réelle, un year-to-date. On s'est dit que c'était une pratique pour l'ensemble, pour le gouvernement du Québec. Nos impôts sont gérés de même. Le gouvernement indexe selon un indice constaté de l'inflation et non pas y aller par des prévisions de certaines institutions financières. C'est ça l'affaire. Donc depuis l'année passée, à la Ville de Montréal, on dit on va arrêter de prendre des prévisions faites par une seule institution financière, parce qu'il y en a rien qu'une qui la calcule pour la région montréalaise. Les autres institutions le font pour le Québec. Pour Montréal, c'était le Conference Board du Canada. Alors là, on dit inflation constatée, puis on le fourni dans le budget tout le temps. Alors, si on revient au budget 2023, le central 3,4%, total avec les décisions autonomes des arrondissements 4,1%, puis 2,9% dans le non-résidentiel. L'inflation du Conference Board, 4%. Nous, notre promesse, c'est ce qu'on contrôle en dessous de l'inflation qui est écrit par le Conference Board du Canada. 2024, 2024, 4,6% pour le central, 4,9% au total et 4,6% dans le non-résidentiel pour l'inflation constatée réelle au 31 août 2023, 5,1%. Ça, c'est encore en bas de l'inflation. Et là, finalement, cette année, on décide, nous, 1,8%. Total, avec les décisions, chacune des 19 décisions autonomes des arrondissements, on est à 2,2% et 1,9%. Nous, on a décidé de tenir parole. L'inflation constatée réelle au 31 août 2024, 1,8%.
Benoit Dorais ◌1:41:40
Alors, c'est ça qu'on fait. Et pour l'année d'après, on va toujours être là-dessus, on va continuer à faire en sorte d'être sur l'inflation constatée, puis on va prendre les décisions qui s'imposent, les nôtres. Ça a toujours été comme ça. On contrôle ce qu'on est capable de contrôler. Les 19 arrondissements, ils font la même chose, ils contrôlent leur budget, leur hausse de taxes et la reddition de comptes qui vient avec. Alors, là-dessus, madame la présidente, je réfute les prétentions du chef de l'opposition officielle, qui entre-temps est revenu pour entendre la fin intéressante.
Alain Vaillancourt ◌1:42:15
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:42:16
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌1:42:22
Merci, madame la présidente. Les points ont été appelés en bloc, mais on devra s'aider pour les votes parce qu'on demande, je demande, appuyé de monsieur Aref Salem, un vote nominal pour le 4201, un vote nominal pour le 4203 et un vote nominal pour le 4205.
Martine Musau Muele ◌1:42:48
Avant de procéder, je veux juste vérifier avec les oppositions ainsi que les indépendants. Les indépendants? Oui, je veux vérifier. Est-ce que vous pouvez juste par levé de main ou bien signe de tête m'indiquer, est-ce que vos votes seront différents pour le 1, 2, le 1, 3 et 5? Vos votes seront différents? Très bien. Alors, on va procéder avec le vote nominal pour le 1, le 3 et le 5, mais l'un à la suite de l'autre. On va les séparer. Alors, allons-y pour sonner, ouvrir les portes s'il vous plaît et sonner les cloches pour une minute. Merci. Pouvez-vous fermer les portes s'il vous plaît? Merci. Monsieur le greffier.
Greffier ◌1:44:37
Madame la mairesse. Monsieur Rabouin. Monsieur Doré. Madame Bourgeois. Madame Alneus. Monsieur Beaudry, Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauserolle, Madame Popé-Anou, Madame Thulier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol, Madame Giguère. Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Madame Olivier, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde, Monsieur Pauser, Madame Tremblay, Monsieur Downey, Madame Grondin, Monsieur Ouellet, Madame Goulet, Monsieur McQueen, Madame Christensen, Monsieur Normand, Madame Roy, Monsieur Salem, Madame Rossi, Madame Zuniga Ramos, Monsieur Langevin, Madame Valenzuela, Monsieur Desouza, Madame De Ros, Madame Black, Monsieur Sari, Monsieur Enouratel, Monsieur Bays, Madame Clément Talbot, Madame Gentile, Monsieur Perry, Monsieur Desbois. Monsieur Moreau, Madame Giannou, Monsieur Rapanat, Monsieur Bissonnet, Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps. Madame Palestini. Monsieur Miranda. Madame Hénon. Monsieur Sauvé. Monsieur Sasseville.
Martine Musau Muele ◌1:47:14
Pouvez-vous ouvrir les portes s'il vous plaît? On peut ouvrir les portes, merci.
Luis Miranda ◌1:47:30
Merci.
Greffier ◌1:47:33
Monsieur Desbois.
Gracia Kasoki Katahwa ◌1:47:41
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:47:43
Relativement à la rubrique 42.01, notons donc 34 votent pour et 23 votent contre. Cette résolution est donc adoptée. Nous poursuivons avec la rubrique 42.03. Je ne demanderai pas de faire sonner les cloches à nouveau, on va procéder. Monsieur le greffier.
Greffier ◌1:48:07
Madame la mairesse, Monsieur Rabouin, Monsieur Doré, Madame Bourgeois, Madame Alneus, Monsieur Baudry, Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauzerolle, Madame Popeanu, Madame Thuillier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katahwa. Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol, Madame Gigard, Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Madame Olivier, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde, Monsieur Posé, Madame Tremblay, Monsieur Downey, Madame Grondin, Monsieur Ouellet, Madame Goulet, Monsieur McQueen, Madame Christensen, Monsieur Normand, Madame Roy, Monsieur Salem. Madame Rossi, Madame Zuniga Ramos, Monsieur Langevin, Madame Valenzuela, Monsieur De Sousa, Madame De Ross, Madame Black, Monsieur Sari, Monsieur Hénault-Ratelle, Monsieur Beis, Madame Clément-Talbot, Madame Gentile, Monsieur Perry, Monsieur Desbois. Monsieur Moroz, Madame Giannou, Monsieur Rapanà, Monsieur Bissonnet, Monsieur Corville, Madame Nassarian, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Monsieur Miranda. Madame Hénon, Monsieur Sauvé, Monsieur Sasseville.
Martine Musau Muele ◌1:50:32
Voulez-vous ouvrir les portes s'il vous plaît? Oui, merci. On peut ouvrir s'il vous plaît.
Aref Salem ◌1:50:41
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:50:47
Relativement à la motion 42.03, le vote est de 34 pour et 23 contre. La motion 42.03 est donc adoptée. Poursuivons avec 42.05, monsieur le greffier.
Greffier ◌1:51:03
Madame la mairesse, monsieur Rabouin, monsieur Dorais, madame Bourgeois. Madame Alneus, Monsieur Baudry, Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mose-Rolle, Madame Popé-Anou, Madame Tuilier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katawa, Madame Malavigne-Lalon, Madame Hassan-Cournol. Madame Giguère, Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Madame Olivier, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde, Monsieur Posé, Madame Tremblay, Monsieur Barney, Madame Grondin, Monsieur Ouellet, Madame Goulet, Monsieur McQueen, Madame Christensen, Monsieur Normand, Madame Roy, Monsieur Salem, Madame Rossi, Madame Zuniga Ramos, Monsieur Langevin, Madame Valenzuela, Monsieur De Sousa, Madame De Roos. Madame Black. Madame Black. Monsieur Sari. Monsieur Enoratel. Monsieur Beis. Madame Clément Talbot. Madame Gentile. Monsieur Perry. Monsieur Desbois. Monsieur Moroz. Madame Giannou. Monsieur Rapanat. Monsieur Bissonnet, Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Monsieur Miranda, Madame Hénault, Monsieur Sauvé. Monsieur Sasseville.
Martine Musau Muele ◌1:53:28
Puis-je vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît?
Abdelhaq Sari ◌1:53:38
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:53:39
Alors, relativement à la motion 42.5, le vote est de 31 pour, 26 votes contre. Cette motion est donc adoptée. À titre récapitulatif, pardon, les motions 4201 à 4205 sont donc adoptées, ce qui nous permettrait de poursuivre. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:54:01
Madame la présidente, bien sûr, nous allons continuer avec la réunification pour étude et adoption des items 4206 à 4210, et je serai appuyé par monsieur Doré. En 4206, on adopte un règlement autorisant un emprunt de 30 millions de dollars pour financer les travaux d'infrastructure et d'aménagement urbain, la construction d'immeubles, l'acquisition d'immeubles et l'achat d'équipements. En 4207, on adopte un règlement autorisant un emprunt afin de financer les travaux d'aménagement de parcs et de berges. En 4208, on adopte un règlement autorisant un emprunt pour le financement des coûts afférents à la réalisation d'une partie de l'entente sur le développement culturel de Montréal. En 4209, on adopte un règlement établissant le programme de soutien financier visant à la consolidation des sociétés de développement commercial. Et en 4210, on adopte un règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs de ville au conseil d'arrondissement.
Martine Musau Muele ◌1:54:50
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌1:54:53
Merci, madame la présidente. 4206, s'il vous plaît. Madame la présidente, ici, comme j'avais fait mention dans mon intervention à l'agglomération, ici encore, 50 millions à l'agglomération, 100 millions de règlement pour un emprunt sans que nous en avons aucun détail qui va à contresens de notre façon de fonctionner. La logique suggère qu'au moins nous devrions avoir une connaissance. Ici, dans la GDD, ça indique que vous avez une intervention parce qu'il y a des situations d'urgence ou imprévues et de procéder aux interventions. Mais, madame la présidente, des interventions, des imprévus de 100 millions de dollars, c'est un peu hallucinant que l'administration peut imaginer qu'elle n'aura pas besoin de venir ici au conseil pour faire une justification. Ce n'est pas une question de l'octroi du contrat, c'est une question d'avoir une occasion où on peut avoir une explication. Je ne peux pas imaginer que l'administration veut juste avoir la possibilité de dépenser ce montant. Bien sûr, il peut venir ici avec un contrat, puis un par un, on peut le faire, mais on n'est pas habitué, madame la présidente, d'autoriser des règlements d'emprunt ici dans ce conseil, des montants aussi significatifs, de 100 millions ou 50 millions au niveau de l'agglomération, 150 millions, sans avoir des détails. Bien sûr, le conseil peut voter sur un contrat, mais je pense que, étant donné que cette Le règlement d'emprunt touche le financement, touche notre dette, touche une panoplie d'autres indicateurs. Sans même venir ici avec une autorisation pour le montant aussi élevé pour dépenser, je pense que la partie de source de financement doit être bien identifiée. Et ici, je pense que l'administration a une obligation de de l'expliquer ici dans le dossier comme dans l'autre dossier. Quand on regarde les décisions antérieures, la Ville n'a jamais fait ça. Donc, en 24 ans, ce niveau d'imputabilité a toujours été qu'il doit venir au conseil pour être capable d'avoir l'accord de l'empruntier, puis après ça, une fois que le conseil va donner la possibilité de l'emprunter, à ce moment-là, suivant toutes les règles de l'art, l'administration pourrait aller commencer à voir par quels moyens, sur ce sujet, le sujet identifié, il pourrait être dépensé. Ici, on n'a rien. Donc, on est en train de vraiment non seulement commencer quelque chose de nouveau, deuxièmement, de ne pas venir, les montants sont majeurs, et de faire une justification qu'uniquement à cause de l'urgence potentielle qui peut venir, J'aimerais bien que l'administration explique quel genre de dépenses il envisage pour être capable de dépenser 150 millions de dollars. Je pense que c'est assez hallucinant. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:58:15
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌1:58:19
Merci beaucoup, madame la présidente. Je remercie encore une fois Monsieur Deschouza pour avoir démarré son magnétophone et reprendre en fait sa cassette habituelle. Encore hier soir, il nous disait, j'ai jamais vu une affaire de même, 150 millions de dollars, ça n'a pas d'allure. Là, cette année, ce matin, petit élément d'originalité, là, il nous dit, en 24 ans, je n'avais jamais vu ça. Alors, ben, écoutez, jamais trop tard pour changer. Alors nous, on innove. Puis on a mentionné hier soir qu'on avait besoin de flexibilité, que justement ces montants-là reviendraient au conseil. Puis à monsieur De Sousa qui dit non, non, non, ça veut pas, ça va pas revenir, ça va pas revenir au conseil, c'est pas ça. Monsieur Doré, il a mal compris, madame la présidente. Non, non, j'ai bien compris. À chaque GDD qu'on passe, là, on a des interventions financières. C'est écrit dedans. Tout membre du conseil ici, là, qui fait ses lectures, qui fait ses devoirs puis qui prépare, dans le fond, son conseil, ben, lit l'intervention financière, madame la présidente. Alors, je ne vois absolument pas pourquoi on nous dit qu'on ne va pas le savoir. Ça va être clair, c'est écrit, on les a, les interventions financières. Alors, dossier par dossier, lorsque ce sera utilisé, lorsqu'il y aura urgence, lorsqu'il y aura des éléments importants d'imprévus où on aura besoin de compléter, on va les utiliser. Puis après ça, au moment où on nous dit c'est des sommes extrêmement importantes, Ben oui, ça c'est sûr, là, 100 millions plus 50 millions, c'est pas des pinottes, c'est beaucoup d'argent, j'en conviens. Ceci dit, quand on le compare, en fait quand on le met en contexte avec un PDI de 24,8 milliards de dollars, je pense que ça relativise pas mal les affaires. Il nous mentionne également qu'on ne le saura pas, d'habitude on n'est pas habitué à ça, on a des règlements d'emprunt complets, Ben oui, par élément, on fait des règlements d'emprunt pour matières résiduelles, pour l'eau, etc. Est-ce que monsieur De Sousa fait la même affaire? Genre, ça va être utilisé où exactement, comment, pour faire quoi exactement? Ben, ce qui est écrit au PDI, puis on va pouvoir l'articuler dans chacun des GDD. C'est la même affaire, madame la présidente. Alors, Moi, quand je regarde ça, là, 150 millions de dollars sur 24,8 milliards, ça, ça veut dire 24 800 millions de dollars. Ça, c'est beaucoup d'argent. Ça met pas mal en contexte ce qu'on demande au conseil municipal pour avoir de la flexibilité, puis s'assurer qu'on procède à des investissements records dans les 10 prochaines années. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:01:25
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌2:01:30
Merci, madame la présidente. Je pense que mon compère, mon collègue Doré, ne comprend pas. C'est pas une question de 24 milliards de dollars et relativiser ça vis-à-vis d'un montant de 100 millions, 150 millions. C'est une question de l'imputabilité au conseil, monsieur Doré. Donc effectivement, le principe de base était que quand un conseil municipal premièrement autorise la financement pour des emprunts. Ça, c'est le A. Pour le faire, ils devraient connaître l'objectif de qu'est-ce qu'ils sont en train de financer. Donc ici, une fois que vous avez, le conseil avait donné son approbation pour tel objectif, à ce moment-là, il autorise le financement. Par la suite, l'administration est bienvenue d'y aller dépenser ou aller en soumission du contrat et à ce moment-là, amener l'octroi du contrat au conseil. Ça, c'est la pratique qu'on suit un peu partout, dans nos arrondissements, dans la Ville de Montréal, et on a toujours fait ça pour s'assurer que le conseil peut savoir. Est-ce que le conseil a une connaissance? Oui, dans un certain sens. Quand nous avons des règlements d'emprunt, il y a toujours une connaissance de quels sont les objectifs pour les règlements de l'emprunt, monsieur Doré. Vous savez ça très bien, vous étiez responsable de finances pour un mandat. Vous avez toujours amené des règlements pour l'emprunt ici au conseil municipal et par la suite, une fois que le conseil avait donné son autorisation, son accord, vous avez retourné avec les divers services pour être capable de l'octroyer, aller en soumission et l'octroyer contrat. Donc, je me— c'est pas une question de relativisation, monsieur Doré, c'est pas une question d'urgence. J'essaie de vous dire, si vous avez une urgence de 150 millions de dollars, vous devriez avoir une obligation de venir ici au conseil, pas de l'utiliser goutte par goutte, ou pas de venir avec un gros montant d'argent en disant, regarde, vous avez autorisé le financement, donnez le contrat. Donc, je pense que la justification est faite. Chacun de nous, dans nos conseils respectifs, opère comme ça, dans les règlements au niveau d'arrondissement et aussi à la conseil municipal de la ville. Et je me questionne encore, c'est quoi, pourquoi vous voulez couper l'autorisation du conseil pour le financement, pour la source de financement, pour l'endettement vis-à-vis votre autorité de dépenser. En temps normal, premièrement, on autorise le financement, par la suite, vous avez, en tant que comité exécutif et aussi comme administration, d'y aller dépenser selon ce que le conseil avait autorisé. Donc, vous m'avez donné des réponses, mais vos réponses ne tiennent pas de route. Les montants d'argent sont si significatifs, de 150 millions en total, Et je vous demande encore de donner une explication, car jusqu'à date, ça ne nous a pas plu. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:04:45
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌2:04:49
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, vous voyez comment je veux m'assurer qu'on aille au fond des choses en laissant le critique de l'opposition officielle reparler pour une deuxième fois. Malheureusement, il y aura des limites et je serai en droit de réplique. Alors, je vais rappeler à monsieur De Sousa que oui, j'ai été par le passé responsable des finances et je le suis à nouveau. Alors, c'est pour ça que dans ce conseil-ci, je prends l'ensemble des questions qui ont trait au budget, son opérationnalisation. Alors, je suis responsable des finances pour une troisième fois, madame la présidente. J'imagine que monsieur De Sousa avait pas lu les communiqués. Alors, J'espère aussi qu'il l'a mieux lu, parce que c'est assez clair. Il nous revient là en nous disant, d'habitude, on demande une autorisation au conseil pour aller emprunter, puis après ça, on va repasser au conseil pour des contrats, puis après ça— Bien, c'est ça, c'est ça qu'on fait. C'est ça qu'on fait. C'est assez clair, 42,06, puis hier, c'était 50 millions pour exactement les mêmes objets au niveau du conseil d'agglo, c'est 100 millions de dollars pour des travaux d'infrastructure et d'aménagement urbain, la construction d'immeubles, l'acquisition d'immeubles et l'achat d'équipements. C'est assez clair, là, c'est pas la première urgence qui va se pointer le nez qui va coûter 100 millions, là. Je veux dire, on n'est pas là. Alors c'est aussi fallacieux qu'ils nous disent je vois pas d'urgence qui pourrait subventionner survenir puis qui coûterait 100 millions. Ben franchement, moi non plus, moi non plus. Mais c'est pas ça qu'on vient dire. On vient pas dire qu'il risque d'avoir une urgence à 100 millions puis on a besoin de dire au conseil, au cas où qu'elle s'en vienne, votez ça, 100 millions, on va emprunter ça sur 20 ans puis finalement on va pogner l'urgence de 100 millions de dollars. Là, je pense qu'à un moment donné, là, ça marche pas. On a demandé au conseil, puis là il dit Couper, couper la volonté du conseil. Non, la volonté du conseil s'est exprimée hier soir majoritairement. On va aller de l'avant avec un emprunt de 50 millions, puis ce matin, ça va être la même affaire. La volonté du conseil sera effectivement de voter un règlement d'emprunt de 100 millions de dollars pour les prochaines années, pour les dépenses qui sont là. Me semble que c'est assez clair. Alors, l'autorisation du règlement d'emprunt, ça va se faire à partir d'aujourd'hui, ça va partir au MAMACH. D'ici 6 mois, on va recevoir la réponse, on va pouvoir l'opérationnaliser, puis après ça, ça veut dire que quand on va mettre en branle le PDI, si à un moment donné on a effectivement besoin d'aller compléter, on va piger là. C'est aussi simple que ça, me semble pas difficile à comprendre. On skippe rien pantoute, on vient pas dire pantoute au conseil municipal qu'on fait rien puis qu'on vient le brimer dans son choix. C'est assez ouvert, c'est 100 millions plus 50 millions, on vote dessus, il va arriver. Puis après ça, quand on va en avoir besoin, on va le prendre. Ça va être des interventions financières, puis tout le monde va le lire. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:07:49
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 40.06 à 40.10. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:07:57
Madame la présidente, en 42.11, on adopte un règlement modifiant le règlement du conseil de la ville sur la délégation de certains pouvoirs relatifs au réseau de voiries artérielles au conseil d'arrondissement.
Martine Musau Muele ◌2:08:07
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 42.11, chapitre 44. Poursuivons.
François Limoges ◌2:08:12
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 44.01 et 44.02. Je suis maintenant appuyé par madame Bourgeois. En 44.01, on adopte une résolution intitulée résolution en vertu de l'article 81 sur la loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d'habitation visant à permettre la construction d'un projet immobilier à des fins d'usages résidentiels et commerciaux sur un terrain de la rue Sherbrooke-Est. En 44-02, on adopte avec changement le règlement modifiant le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal, secteur de planification détaillé du quartier Namur-Hippodrome.
Martine Musau Muele ◌2:08:43
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:08:46
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 44-02. Madame la présidente, comme je le disais hier, on aurait pu s'attendre à voir les premiers logements se construire depuis les 7 années que la Ville de Montréal est propriétaire du site de l'ancien hippodrome. À ce jour, malheureusement, aucun logement n'est encore sur cette terre. Le sommaire décisionnel qui nous est présenté aujourd'hui inclut la vision finale du plan directeur d'aménagement et développement du secteur. Quand le projet de plan directeur a été dévoilé plus tôt en avril, je saluais le fait que la Ville présente enfin une vision d'ensemble. Cela dit, un plan directeur, c'est pas un gage d'un développement sur le court ou le moyen terme pour le secteur. Et même en déclenchant des changements au plan d'urbanisme proposé dans le sommaire décisionnel, on doute que le site se développe demain la veille. Et pourquoi? Déjà, parce que la Ville n'a toujours pas de stratégie immobilière claire en lien avec le phasage, le développement et la mise en vente des lots sur le site. Ça serait, selon le plan directeur, en cours de rédaction. Ensuite, et surtout, parce qu'il reste un enjeu non négligeable: le manque d'infrastructures de base. On parle d'eau, d'égouts. On revient, madame la présidente, en 2022 quand les développeurs dénonçaient le manque de planification de l'administration de Projet Montréal. C'est d'ailleurs consciente de ce frein majeur au développement de Namur Hippodrome que notre formation politique a demandé en 2023 à l'administration de Projet Montréal de chiffrer les investissements nécessaires pour les infrastructures et négocier une entente d'investissement avec les autres paliers gouvernementaux. Notre formation demandait également que l'administration déploie plan particulier d'urbanisme qui aurait permis de concrétiser la planification du secteur. La seule chose que Montréal a obtenue en 7 ans, c'est du financement pour que Gallo puisse poursuivre ses travaux et élaborer une planification détaillée du projet. On est loin d'être rassurés parce qu'on a appris qu'il eut lieu en période budgétaire. Tout d'abord, la fiche PDI sur Namur-Hippodrome identifie une seule action pour 2025, soit celle de mener l'étude de mobilité et d'évaluer les besoins en développement d'infrastructures urbaines. C'est quand même hallucinant, madame la présidente, et inquiétant de voir que la Ville de Montréal en soit toujours à l'étape d'évaluer les besoins en infrastructures urbaines alors qu'elle est propriétaire du site depuis maintenant 7 ans. Au lieu de perdre un temps extraordinaire comme dans les dernières années, cette administration aurait dû initier de sérieux changements en commençant par une planification claire des infrastructures de base. Le service de l'urbanisme et de la mobilité a laissé entendre en séance budgétaire qu'un modèle d'affaires pour les investissements en infrastructures attendu serait attendu pour mars 2025, mais qui serait toujours pas final à ce moment-là. Sans aucune idée des besoins en infrastructures, ni même de garantie d'un engagement financier pour les développer, je vois pas comment les premiers logements pourraient être livrés dès l'an prochain, tel que ça a été promis par l'administration de Projet Montréal en 2022. Les changements proposés aujourd'hui au plan d'urbanisme ne sont donc qu'un écran de fumée pour venir détourner le fait que l'ancien hippodrome ne pourra pas se développer sur le court terme. La promesse de Projet Montréal de se rendre à 60 000 logements abordables en utilisant notamment le site de l'ancien hippodrome est encore une fois en voie d'être brisée. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:11:47
Monsieur Sonny Moroz.
Sonny Moroz ◌2:11:49
Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Hénault-Ratelle. Oui, le 70— le 60 000 logements certainement vont pas être là avant 2025. J'aimerais parler en tant qu'élu de Snowdon, de ce projet ici. On a voté contre le PDAD dans l'arrondissement en tant qu'élu de l'opposition parce que depuis 50 ans, il y a de nombreuses propositions qui ont été faites pour raccorder le boulevard Cavendish. On le sait tous, on l'a promis, tous les mandats administratifs à la Ville de Montréal ont promis le raccordement Cavendish, sauf cette administration-là. Afin de— ils doivent libérer le potentiel de développement immobilier économique du centre-ouest de l'île de Montréal. Le secteur Namur-Hippodrome, qui attire de nombreux projets résidentiels et commerciaux, pourrait ajouter des dizaines de milliers de déplacements, et cela entraînerait une pression supplémentaire sur la mobilité et l'accessibilité, notamment au coin Jean-Talon et Tecary. Et le plan n'adresse nullement ce problème ici. Un ajout de 40 000 personnes dans ce coin, avec le coin, un des coins les plus achalandés It has one of the most number of cars that pass on that corner in the entirety of Quebec, and this plan reduces lanes from six to two. Just letting you know that that's what the plan says. Le rapport du groupe de travail Namur de la Savane, qui était publié en 2019, recommandait de prolonger le boulevard Cavendish vers l'avenue Royal Mount et la rue Gentilon pour amener la desserte. Est nord-sud. Il y avait deux parties, Cavendish-Cavendish, de Saint-Laurent à Snowdon, puis Snowdon à Côte-Saint-Luc. Ils ont même dit qu'il y avait besoin, en priorité, d'une voie réservée aux autobus et taxis ainsi qu'un aménagement cyclable. Ça, c'est un projet où est-ce qu'il y avait un accord, une promesse. Cependant, le projet de raccordement Cavendish-Cavendish-Jean-Talon ne peut pas plus avancées sans une consultation publique sur les enjeux environnementaux. On sait tous qu'ils doivent passer devant la BAPE. Vous l'avez soumis aux études de l'BAPE, mais sans argent pour commencer les études. Malheureusement, on attend toujours jusqu'en 2022 et de plus pour voir si jamais on va voir ces études commencer sur le projet proposé durant les dernières élections, parce que sans ces études, le projet ne peut pas aller de l'avant. Pire encore, ce projet a été retiré du PDAD de la Ville de Montréal, ce qui contrevient aux accords sur la cessation des terrains à l'hippodrome. Pourquoi? Pourquoi le promettre? And then removing it from the budget. It's not in the budget. L'accord signé en 2017 stipule clairement qu'un des critères était l'inscription du lien Cavendish-Cavendish au plan de transport de la Ville et dans le programme décennal des investissements et il ne se retrouve plus. Donc, une grosse promesse brisée. Pourtant, Projet Montréal manque de vision, a retiré une grande partie des travaux de ce projet du dernier plan d'investissement décennal. Au lieu de là, l'administration priorise l'aménagement de l'axe Jean-Talon-Ouest au détriment d'un projet qui est attendu depuis depuis des décennies et des décennies et des décennies. Vous êtes les seuls qui ont ce point-là. Vous êtes les seuls qui ne proposent plus un raccordement Cavendish. Cependant, la priorité n'empêche pas d'effectuer le travail et les investissements nécessaires pour le raccordement Cavendish-Cavendish. Ne pas l'inclure, c'est une promesse brisée. Cette absence d'ambition pourrait conduire au développement d'un quartier sans accès direct, alors que cet accès était une condition préalable à la cession de l'hippodrome. Alors que le premier plan directeur d'aménagement pour le quartier Namur-hippodrome avait ignoré le projet de raccordement de Cavendish, la version finale compromet gravement l'option. Je peux continuer, je sais que ça fait long un peu d'entendre que le projet qu'on attend n'a pas tout ce qu'on avait promis. Les plans d'avril dernier prévoyaient que le lien Jean-Talon-Cavenish traverse le quartier d'Épodrome longeant les voies ferrées du Canadian Pacific, sans aucun fonds dédié envers sa réalisation. L'inclusion du tramway semble n'être qu'un vœu pieux. Aucune étude n'a été rendue publique à ce jour En juin dernier, Projet Montréal avait promis de présenter les études de mobilité pour le quartier Namur-Hippodrome, y compris celles sur le tramway, à l'automne 2024. Et maintenant que l'automne est terminé et la neige est arrivée, fondue aujourd'hui bien sûr, mais les études, elles, ne sont toujours pas là. Elles ne sont pas là. Vous l'avez promis. Depuis, tout le projet de tramway doit obligatoirement obtenir l'approbation du gouvernement du Québec. Un processus qui risque de prendre un temps considérable. Le développement immobilier de l'ancien hippodrome doit débuter rapidement pour aider à la crise du logement, mais cela ne doit pas dépendre de la réalisation du tramway, dont la mise en place pourrait prendre beaucoup plus de temps. Je pense que mon collègue du Sud-Ouest va parler après de mêmes problématiques qu'on voit au développement Inclure des tramways dans le projet pour amortiser tous les frais du logement, est-ce que ça va les rendre plus abordables plus rapidement durant une crise de logement? Je ne le crois pas. J'aimerais juste faire un autre point sur les logements modulaires. J'ajouterai un point rapide parce que c'est pas inclus dans le PDAD, un plan qu'on a entendu parler ici de la mairesse, des responsables du dossier, mais malheureusement pas inclus dans ce dossier que vous voulez avoir à long terme, planification à long terme, mais pas avoir les plans que vous voulez faire dans le printemps. Dans ce plan, ça manque de prévision. Et de sérieux. J'aimerais rappeler que si notre formation politique ne rejette pas l'idée des logements modulaires, elle pense que cette annonce demeure de la poudre aux yeux et a été faite sur un coin de table. 60 unités au total, c'est malheureusement une goutte d'eau dans l'océan par rapport aux besoins. Et à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, malheureusement, On a un besoin criant pour les plus vulnérables de notre quartier. On n'a pas d'aile chaleur cette année. On n'a pas d'aile chaleur cette année, tandis qu'on a des encanements sur Victoria, une rue principale. Ça fait des mois qu'elle est là, 71 ans, on n'a pas de place à la mettre, à l'aider. Ces enfants n'habitent plus le quartier. Il y a aussi une encommande dans la forêt de McKenzie King, dans le boisé qu'on protège maintenant. On n'a pas de place à les mettre, mais 60 unités dans le printemps, sans planification d'un PDAD qui vous avait pris des années à mettre en œuvre.
François Limoges ◌2:19:35
On parle du quartier? On peut parler de plusieurs, mais on va rester sur le sujet, s'il vous plaît.
Sonny Moroz ◌2:19:48
Le sujet du PDAD qui inclut aucunement le projet qu'ils voulaient mettre en œuvre dans le printemps. Merci. Donc, juste pour faire un petit résumé, merci, madame la présidente. Il vous reste juste un autre point à faire, c'est la sécurisation. Je vais finir encore. La sécurisation du coin de Jean-Talon et d'Écarie. C'était soulevé par pratiquement tous les résidents qui ont participé à votre consultation. Je vois qu'une des personnes, un des architectes, me donne une face, tandis qu'elle a écouté ces résidents durant le processus de consultation, mais n'a pas inclus leurs préoccupations dans le PDAD. Donc, en tant qu'élu du quartier, j'aimerais voir une meilleure planification de la sécurisation d'un des coins les plus problématiques dans la ville, celui de Jean-Talon et Descaries. J'aimerais voir une meilleure planification de comment on va sortir 20 000-40 000 résidents d'un coin qui n'a qu'un raccordement, qu'une sortie, sans inclure le raccordement Cavendish-Cavendish. Que les députés fédéraux, provinciaux et tous les représentants municipaux qui ne sont pas de la formation de l'administration sont complètement en accord avec, mais que vous avez décidé en mi-mandat d'annuler votre promesse. On le sait tous, c'est bien documenté. On a même une citation de la mairesse de Montréal qui joue régulièrement maintenant sur les ondes de CJÉD pour montrer qu'elle n'est pas sérieuse parce qu'elle a fait cette promesse-là pour le quartier, pour le développement du secteur, mais malheureusement, en mi-mandat, on n'a pas—
Martine Musau Muele ◌2:21:35
Permettez un instant, monsieur Moroz. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:21:39
La radio des élus de l'administration, j'aimerais ça, soit on reste sur le point, soit on termine. À un moment donné, il y a un focus à faire.
Martine Musau Muele ◌2:21:51
Monsieur Moroz.
Sonny Moroz ◌2:21:52
Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:21:56
Monsieur Moroz allait poursuivre sa prise de parole.
Voix 2D42:21:58
Je comprends, mais là, le leader de majorité est formé parce qu'il veut finir au plus sacré.
Martine Musau Muele ◌2:22:07
Écoutez, on va pas aller là, OK? Moi, je veux que monsieur Moroz termine sa prise de parole. Assoyez-vous, merci. Monsieur Moroz. Regardez le titre de la rubrique 44.02, c'est laquelle sur laquelle vous intervenez? D'accord. 44.02, il s'agit d'un règlement modifiant le plan d'urbanisme de la ville pour le secteur des Taillés, quartier de Namur, Hippodrome. Tenez-vous-en, pardon, à l'objet du 44.02. On vous écoute.
Sonny Moroz ◌2:22:37
So I'd like to just repeat again. I'll make it very clear with the time that I have rest because the leader of the majority decides to intervene without a point. I'd just like to make it clear that the reason I made all those statements is because the administration in place promised it. They promised these things. They promised 2 things with the— they got this area for free with 2 preconditions: to make Cavendish and to start the development between October 2023. They haven't done either of them, and they're not taking responsibility for it, and I'm just pointing out very clearly that everyone's aware that the emperor has no clothes, and these promises were made several times by a lot of administrations for decades, and this is the only one that decided to break that promise and to not be truthful with the electors, and that's what elections are for. I appreciate the opportunity to highlight that. Thank you so much for hearing. Thank you, Madame la Présidente.
Martine Musau Muele ◌2:23:31
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌2:23:38
Merci, madame la présidente. Donc sur le 4402, quand on parle des règlements d'urbanisme, c'est parmi les actions les plus puissantes qu'on peut faire au conseil municipal ici, qui développent vraiment, qui donnent une orientation claire pour un grand secteur de la ville. Donc je trouve c'est vraiment intéressant et important de les adresser. Premièrement, merci pour le travail, tous ceux et celles qui ont travaillé sur ce dossier-là, je pense que ça va vraiment dans le bon sens. Bien sûr, j'aurais des petites choses que j'aurais faites un peu différemment, mais généralement, je pense que c'est un beau projet. J'aime la densification du site, j'aime le fait qu'on, qu'on tende vers un site plus écologique. Il y a beaucoup de bonnes idées en termes de design urbain qui sont mises de l'avant ici, avec des placettes, des parcs, des rappels historiques. Vraiment, je pense qu'on va avoir un quartier fortement intéressant pour les Montréalais quand la construction va commencer plus sérieusement. Mon enjeu principal que je voulais juste soulever ici aujourd'hui, que bien sûr j'appuie l'objectif de créer beaucoup, beaucoup de logements hors marché sur le site qui est la propriété de la Ville, donc le quartier Hippodrome de ce quartier-là. Je pense que c'est extrêmement important, ça fait partie de nos priorités comme ville présentement, c'est de créer plus de logements sociaux. Et j'ai, pendant la lecture que j'ai faite de ce dossier, j'ai regardé les mémoires de plusieurs groupes qui ont soumis. Il y a un élément qui m'a vraiment, je pense, mais ça m'a inspiré à faire ce commentaire parce que c'est une vraie crainte que j'ai aussi. C'est que les terrains qui sont là, qui sont la propriété de la Ville, il faut que ça reste voué au logement social, il faut que ça reste voué au logement hors marché. J'ai confiance avec cette administration que tous ces terrains vont l'être, mais cette administration, tout le monde va aller dans l'action dans quelques mois, dans 9 mois, puis c'est pas garanti que la prochaine administration va avoir le même souci pour le logement hors marché. Il y a quand même une idéologie forte de juste libérer les terrains pour des constructions à libre marché. Je pense que c'est une idéologie qui est sans fondement. Et là, il faut sérieusement protéger ces espaces-là. Il faut sérieusement protéger tout ce qui est public pour que ça ait une vocation publique pour l'avenir. Dans les mémoires que j'ai lues, il y avait LEU, donc le comité de logement de Côte-des-Neiges, qui avait proposé la création d'un genre de fiducie foncière, donc ils parlent de fiducie d'utilité sociale dans leur mémoire, que je trouve très intéressant. Est-ce que c'est une manière de pérenniser ou de garantir qu'il va y avoir des projets à l'utilité sociale pour l'avenir malgré qui est la prochaine administration de Montréal? Je pense que ce genre de réglementation ou de création d'une fiducie, ça mérite une sérieuse réflexion parce qu'il faut garantir que ces terrains-là vont être utilisés pour créer du logement hors marché qui pourrait servir à toutes sortes de groupes: artistes, aînés, étudiants, personnes en transition de l'itinérance vers une vie plus organisée, les personnes vulnérables. Il y a toutes sortes de mixités qu'on peut avoir avec des logements hors marché dans ce coin-là. On veut le voir, puis c'est clairement essentiel pour les besoins de tous les Montréalais, et c'est une opportunité en or. Donc ma question est vraiment, comment est-ce qu'on peut garantir la protection de ces terrains-là pour que ça reste, la pérennité de la vocation d'utilité sociale est absolument garantie à 100%? On a le temps encore, on a 9 mois avant les prochaines élections, donc j'implore l'administration à travailler sur cet élément-là. Je pense qu'il pourrait y avoir des choses innovantes qui pourraient être faites à cet égard-là. Donc essentiellement, si on parle avec des Montréalais dans la rue aujourd'hui, ils vont dire le logement, c'est le dossier numéro 1. Donc nous, on a une opportunité en or de garantir du logement social pour le futur, et je pense que c'est ça que les Montréalais veulent vraiment en ce moment. Donc c'est ça un peu ma question et mon intervention aujourd'hui. Peut-être que vous travaillez déjà sur des garanties À l'administration de ce terrain-là. J'aimerais savoir qu'est-ce que vous planifiez ou qu'est-ce qui peut-être que j'ai manqué dans le règlement qui qui va garantir la vocation sociale des terrains publics. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌2:28:13
Monsieur Alan de Sousa.
Alan DeSousa ◌2:28:16
Thank you, Madame President. Madame la Présidente, my colleague, my colleague Sonny Moroz used a phrase called saying the emperor has no clothes. And it's never more evident in this file where we can see clearly, as the administration tries to advance this file, that the emperor has no clothes. Everyone who notes this and has looked at the file mocks the administration. And yes, it may not please Mr. Limoges what is being said, But publicly, this administration and the comments made with regard to this file are commonly and routinely played time after time again, and where we're being laughed at. Madame la Présidente, we started off with this file when we, in 2012, and I was there and I was here and some of my colleagues, Mr. Deschamps was there and others, where we worked hard to get the government of Quebec to cede this land to the city, something that should have never been ceded by prior administrations, but we succeeded. And here in March of 2012, we voted to be able to get and receive back this land, but with that condition, the Minister of— with the condition to cede back Namur the land of bluebonnets, the minister in question, Mr. Raymond Bachand, said that you cannot build homes there without adequate transport to serve the area. You cannot build a community there if the community is not well attached and well served for basically to get around. And in that agreement, as early as 2012, the Hippodrome, Bluebonnets, and Cavendish were linked at the hip, they were joined at the hip, because that was the willingness and the wish and the will of the Government of Québec that Bluebonnets be developed but with proper arterial access, taking into account the traffic patterns there. Madame la Présidente, over the next 5 years, the land was transferred on October 17th, but through that time, we had various reports that confirmed that. It was done by the OCPM. It was done by Florence Jonca-Adenault. It was done with Minister Chantal Rouleau. It was done with the mayor of Montreal, and we've attended, and we've attended, and we've attended many times those press conferences où la mairesse a dit très clairement que oui, on va le faire Cavendish, et ça va être, ça fait partie de la solution pour faire le développement du Blue Bonnets. Donc à tout palier gouvernemental. La plus récente, c'est avec la ministre qui a annoncé qu'elle vise à quitter, Sean Fraser, qui a aussi dit clairement qu'on ne peut pas construire des communautés sans que nous ayons un accès. Et pour toutes ces raisons-là, je pense que nous, on suggère à l'administration de retourner et de voir comment on pourrait attacher ces morceaux-là. Nous avons une entente, une entente légale, madame la présidente, qui exige que la Ville pose certains gestes. Et je constate, madame la présidente, que nous ne sommes pas en accord, on n'est pas en conformité avec cette entente qui a été signée, qui a été ratifiée par le gouvernement du Québec et aussi par nous, par le conseil municipal. Il y a des clauses là-bas pour faire des études, des études environnementales, etc., qui étaient nécessaires pour qu'on respecte les clauses de cette entente que l'administration a choisi de ne pas faire. Monsieur Caldwell, qui était assis devant moi, on a travaillé ensemble sur ce dossier et j'apprécie la collaboration que j'ai eue avec monsieur Caldwell. Madame Mauzerolle, qui n'est pas là, a aussi continué le travail de monsieur Caldwell. Donc nous avons des membres de l'administration qui ont été corrects, qui ont respecté la parole, qui ont respecté la volonté du gouvernement, qui ont respecté la volonté de l'entente. Mais depuis le départ de madame Mauzerolle, il semble que ce projet, qui était intimement lié avec le succès de l'hippodrome, a été séparé. Et je vous dis, madame la présidente, c'est triste parce qu'effectivement, ça va contre la volonté de la communauté, ça va contre la volonté des élus, des élus fédéraux, des élus provinciaux, qui ont tous été partie prenante de cet exercice. Je lis le dossier et je remercie les gens qui ont travaillé pour le faire, mais je le vois que c'est un dossier isolé qui effectivement ne respecte ni le contrat légal, ni la volonté de la communauté, et ni une planification urbaine qui est saine, qui est sage, qui s'assurera que l'hippodrome va être bien branché avec la communauté voisine. Et le développement de l'hippodrome ne sera pas un enjeu, un problème qui va déborder sur les rues voisines et qui va créer des cauchemars pour les résidents pour les années à venir. J'invite l'administration à reprendre et repenser ça, respecter la parole des conseils antérieurs, respecter le contrat légal et respecter la volonté du peuple, incluant la promesse faite par Projet Montréal la mairesse de Montréal. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:34:45
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌2:34:49
Merci beaucoup, madame la présidente. Je vais prendre quelques instants pour parler au nom de la Ville-Centre, du service de l'urbanisme et de la mobilité. Ensuite, je laisserai le soin à madame Kasoki Katahwa de faire le droit de réplique à titre de mairesse de l'arrondissement dont c'est concerné. Alors, une étape super importante qu'on passe aujourd'hui dans le développement du système de l'Hippodrome, un quartier qui est vraiment l'illustration parfaite de cette vision-là qu'on a apportée dans le plan d'urbanisme et de mobilité. Un quartier qui n'est non pas basé sur la voiture, mais qui est basé sur la mobilité collective, sur la mobilité active, un quartier résilient, un quartier qui fait face à de nombreux défis qui ont été nommés ici, celui de la crise du logement, celui des crises climatiques, un quartier résilient Un quartier qui est, selon nous, le quartier de la prochaine décennie, qui répondra justement aux aspirations des Montréalais et Montréalaises, mais également qui répondra aux grands besoins de la communauté de Côte-des-Neiges-Ndidi. Et je suis ravi qu'on ait pris le temps, parce que c'est comme ça qu'on fait de notre côté. C'est un grand défi, le développement du secteur Namur-Hippodrome. C'est un secteur, on en a abondamment parlé aujourd'hui dans le cadre de ce conseil-là, qui est enclavé. Qui est enclavé par des infrastructures de chemin de fer, qui est enclavé par une autoroute dans lesquelles on trouve très peu d'infrastructures. Donc, c'est le site de tous les défis. Mais nous, quand on est face à un défi comme administration municipale, on va pas au plus simple en disant, laissons aller ça au marché, puis le marché développera. Comme c'est un peu l'idéologie de l'autre côté de la pièce ici, de dire, bah, il faut juste laisser le marché aller, puis le marché répondra. Puis il faut juste ouvrir des routes, puis les chars passeront, puis c'est pas grave pour les gens qui habitent dans ces quartiers-là que ça devienne des situations de transit. C'est pas grave si la population montréalaise n'est pas capable de se payer un logement sur des terrains qui ont été acquis par le public. C'est pas grave si au niveau des espaces verts, ça sera pensé après, on laisse le marché répondre. Ben non, c'est pas comme ça qu'on fait les planifications, madame la présidente. Il faut se donner des outils qui nous permettent d'avoir des retombées pour les citoyens parce que oui, le développement c'est important, oui on veut travailler avec les développeurs immobiliers, oui on veut travailler avec le marché, mais à titre de partenaire et non pas être dépendant du bon vouloir, d'une offre et d'une demande pour développer du logement, pour développer des services, pour développer des espaces verts. C'est exactement ce qu'on a fait en reprenant justement, on parlait là de d'accord signé sur un coin de table, c'était ça à l'époque, à l'époque de monsieur Coderre, on a signé rapidement un accord pour acquérir les terrains, on se divise les frais de vente, puis le reste, on s'en fiche un peu. Ben non, nous de notre côté, c'était de dire on va entendre la population. 2 offices de consultation publique, madame la présidente, une en amont pour entendre la population, une par la suite aussi pour vraiment présenter un plan qui est beaucoup plus cadré, avec des outils aussi de développement, avec des budgets qui y sont attribués. Également, par la suite, on s'est retourné vers la population locale parce que c'est important quand on construit le quartier du prochain siècle d'entendre la population qui réside déjà. On en a parlé hier lors du développement de Versailles, les gens de la population qui sont déjà présents vont voir ce développement se faire sur plusieurs années, ben ils doivent avoir une voix au chapitre. On a voulu leur donner cette voix-là au chapitre. 20 000 unités de logement dont la moitié seront hors marché, madame la présidente, c'est de l'inédit. Mais pour ça, on ne peut pas travailler seul. Puis on comprend que ça grince des dents de l'autre côté parce que nous, avec le leadership de la mairesse, on a réussi à réunir tout le monde alentour de ce projet-là, qui ont voulu avec nous relever ce défi-là en mettant en place Gallo, le milieu des affaires, qui vont nous aider à trouver des mesures fiscales qui nous permettront justement de relever le défi des infrastructures, les développeurs immobiliers, les développeurs immobiliers communautaires, les groupes de la communauté civile. On a parlé du groupe de travail Namur de la Savane, j'y reviendrai, mais madame Jonca-Adamo qui a travaillé aussi sur ce plan-là, ce nouveau plan qui est proposé par notre administration d'un quartier qui n'est pas basé sur la voiture. J'entendais le conseiller Moreau parler justement, comment on va gérer ça, 20 000 personnes qui vont arriver d'un coup. Comment on gère ça, madame la présidente? En s'assurant que ce ne soit pas un quartier basé sur le taux solo, comme ça a été le cas. Je l'entends se faire le défenseur des gens de Côte-Saint-Luc, mais il devrait se faire défenseur en premier des citoyens et citoyennes qui l'ont élu dans son quartier, qui attendent justement la sécurisation de Jean-Talon, qui attendent le travail qu'on fait. Et c'est exactement, nous, la vision qu'on a vue. Et là, on répète ad nauseam, vous ne respectez pas l'entente. Madame la présidente, on est absolument en respect de l'entente en ce qui a trait à Cavendish. Il y a une fiche au PDI qui s'appelle Quartier Namur Hippodrome Cavendish. Il y a 300 millions qui sont inscrits à cette fiche au PDI, madame la présidente. On a commencé des études, madame la présidente, pour les besoins des différents secteurs qui sont limitrophes parce que certes, il y a les besoins de la population actuelle de Côte-des-Neiges-NDG, la future population de Côte-des-Neiges-NDG, mais également des villes et des quartiers limitrophes. On peut penser à Saint-Laurent, on peut penser à Ville-Mont-Royal, on peut penser à Côte-Saint-Luc, mais souvent ces besoins-là sont en conflit. Les gens de Côte-Saint-Luc ont besoin de rentrer plus rapidement chez eux et de sortir de chez eux sans être pognés dans le trafic. À Ville-Mont-Royal, c'est le camionnage pour le secteur industriel. Il faut concilier tout ça sans faire en sorte que ce soit les victimes, soit les futurs résidents du secteur Côte-des-Neiges, dans le secteur de l'hippodrome, qui recevront une circulation de transit. Donc, on doit revoir la mobilité et c'est exactement ce qu'on fait en accord avec l'entente. Pensez-vous que le gouvernement du Québec aurait re-signé avec nous une prolongation de cette entente si on n'était pas en respect de tous les critères de l'entente? On n'a pas seulement inscrit le lien Cavendish au PDI, madame la présidente, On l'inscrit au plan de planification ultime de la Ville de Montréal, qui est le plan d'urbanisme et de mobilité. Pourquoi? Parce qu'on est sérieux. Mais est-ce que ça va être un lien routier? Non, madame la présidente, ça va être un lien qui sera basé sur la mobilité collective, sur la mobilité active, pour s'assurer justement que les quartiers ne soient pas des quartiers de transit. Donc ici aujourd'hui, au lieu d'entendre des collègues critiquer le travail qui a été fait en disant soit que ça a été trop long, soit qu'on fait pas Cavendish qu'on avait dit qu'on le fait, soit qu'on aurait dû laisser le marché laisser aller. J'aimerais qu'on puisse célébrer ce travail d'équipe qui est en train de se mettre en œuvre. Oui, il y aura des premiers projets qui seront en développement dans le secteur Namur-Hippodrome. Oui, nous allons pouvoir commencer parce qu'il y a des secteurs qui sont déjà desservis par les infrastructures des projets qui permettront à de premiers résidents de pouvoir jouir de ce secteur-là. Oui, nous allons travailler à la sécurisation de l'axe Jean-Talon-Des-Carrés parce que c'est très important, c'est un lien qui va vers une station de métro qui est sous-utilisée actuellement. On a un projet extraordinaire entre les mains qui a été bâti, co-créé avec les membres de la communauté civile, mais également les citoyens et citoyennes, et je pense qu'il faut ici le célébrer, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:42:14
Madame Gracia Kasoki Katahwa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌2:42:21
Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, je suis— pardon, en droit de réplique, oui, en effet. Je suis extrêmement heureuse qu'on puisse finalement adopter ce sommaire décisionnel aujourd'hui. Vous savez, dans Côte-des-Neiges-Ndijit, comme dans plusieurs autres secteurs de la ville et même du pays, pays, trouver du logement abordable social, c'est devenu tout un défi. La crise du logement, on va se le dire, nous frappe de plein fouet. Et puis une de ces solutions-là, ben c'est le secteur Namur Hippodrome. En 2 jours, je tiens à remercier madame la mairesse Valérie Plante et l'ensemble de mes collègues parce qu'en 2 jours, les gens de Côte-des-Neiges ont eu de très bonnes nouvelles par rapport au logement. Donc non seulement hier on a travaillé à sortir du marché 700 logements pour 700 familles dans l'arrondissement, mais en plus aujourd'hui on est en train d'avancer sur le secteur de la rue Quadrum où on va venir mettre 20 000 nouveaux logements dont 10 000 qui seront hors marché. Ce sont des excellentes nouvelles pour les gens de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, spécifiquement pour les gens de Côte-des-Neiges, spécifiquement pour les gens du secteur Snowdon. Alors je peux vous dire que je suis absolument dégoûtée, c'est le mot, je suis dégoûtée. De voir les réactions du conseiller de Snowdon. Parce qu'en fait, il y a de quoi être fier, comme mon collègue a dit. Je suis fière et puis je suis optimiste par rapport à ce projet-là, parce que dans quelques années, on aura un tout nouveau quartier, on aura le plus grand projet de développement immobilier au Québec, ça va être dans notre secteur à Côte-des-Neiges-Indigie, le plus grand arrondissement de cette ville où il y a des besoins énormes. Ça va être un quartier où on va pouvoir y vivre de la poussette à la marchette. Ça va être un quartier vert, un quartier où on a prévu plusieurs parcs, un quartier où on a prévu des espaces verts, plusieurs autour de l'autoroute des Caries et à côté du Royal Mount, on va avoir notre quartier à nous, notre écoquartier qui ressemble aux gens de Côte-des-Neiges. Et je dis que ça ressemble aux gens de Côte-des-Neiges parce que c'est un projet qui a été pensé par les gens de Côte-des-Neiges. C'est un quartier qui a été pensé par les gens de Snowdon. Le projet que le conseil de Snowdon est en train de refuser, pour lequel le maire de Saint-Laurent nous demande de retourner à la table à dessin, c'est un projet de la communauté. La communauté s'est mobilisée depuis la vente de l'ancien hippodrome pour rêver à ce quartier-là. La communauté était assise à la table pour le développement de la vision qu'on vous présente aujourd'hui. C'est la communauté, comme mon collègue Craig Sauvé l'a dit tout à l'heure, c'est la communauté qui a fait en sorte qu'on est arrivé sur le site de l'hippodrome avec 10 000 logements hors marché. C'est ce qu'on prévoit et ça a été une demande de la communauté. Ils ont travaillé, ils ont fait des calculs, ils ont discuté avec les différents partenaires autour de la table pour qu'on puisse arriver à ça. Tout le monde est aligné, sauf le conseil de Snowdon et l'opposition à la Ville de Montréal. La communauté est alignée, les 3 paliers de gouvernement sont alignés, le secteur public, le secteur privé sont tous et toutes autour de la table pour s'assurer qu'on puisse réussir ce projet. Puis cette étape-ci qu'on dépose aujourd'hui, ça, ça veut dire qu'à partir de janvier prochain, on va déjà pouvoir recevoir les demandes des promoteurs pour commencer à développer le quartier Namur-Hippodrome. C'est majeur. C'est notre administration qui avait débloqué le quartier Namur-Hippodrome. Puis je comprends que c'est difficile dans l'opposition, c'est difficile d'accepter ça, mais je pense qu'on a tous le devoir comme élus de regarder l'apport que ça amène à la collectivité. C'est une réussite collective, honnêtement. Et de dire aujourd'hui qu'on doit retourner à la table à dessin parce qu'on n'a pas créé un lien autoroutier comme ça a été pensé en 2012, je sais pas j'étais où en 2012, mais clairement il y a de l'eau qui a coulé sous les ponts puis on est ailleurs. C'est un projet autoroutier qui a été pensé pour Cavendish-Cavendish et je le dis aujourd'hui haut et fort, fort comme mairesse de Côte-des-Neiges, je me dis je refuse, je refuse que le quartier Namur-Hippodrome soit développé comme a été développé Côte-des-Neiges dans les dernières décennies où on a mis l'autoroute des Caries en plein milieu. Si les conseillers de l'opposition étaient là à ce moment-là, ils auraient voté pour mettre l'autoroute des Caries en plein milieu de Côte-des-Neiges qui est une fracture urbaine aujourd'hui. Je refuse, je refuse. Et au même titre que Côte-Saint-Luc ou Ville-Mont-Royal peuvent avoir leur cité-jardin, je refuse qu'une autoroute passe en plein milieu d'un quartier dans Côte-des-Neiges. Et c'est pour ça que je me suis lancée en politique à Côte-des-Neiges-Indidi, c'est parce que trop peu et trop peu souvent les gens de Côte-des-Neiges et leurs besoins sont entendus, parce que les conseillers qui sont élus à Côte-des-Neiges préfèrent défendre les besoins des gens de Côte-Saint-Luc, de Ville-Montréal, de Saint-Laurent avant de regarder les besoins des gens de Côte-des-Neiges. Et ça, je trouve ça absolument déplorable, c'est absolument déplorable. Que les conseillers de Snowdon et de Darlington votent contre une vision qui a été développée par les gens de la communauté, par tous les secteurs gouvernementaux et par tous les secteurs publics et privés, que ce soient les seules personnes qui votent contre ce projet-là au conseil d'arrondissement. Peut-être que le maire de Saint-Laurent, il doit prêcher pour sa paroisse, j'en conviens, mais que les conseillers du secteur votent contre? Franchement, je m'en désole, je m'en désole, mais moi je veux dire aux gens de Côte-des-Neiges-Indigie que je suis leur mairesse, que les conseillers et conseillères de Projet Montréal, on est là pour les défendre, on est là pour s'assurer qu'on puisse développer pour eux des quartiers complets à échelle humaine, avec des logements qui sont abordables de façon pérenne, avec des quartiers qui leur ressemblent, c'est-à-dire des quartiers où les gens vont pouvoir jouer dehors, ils vont pouvoir jouer dans des centres sportifs, ils vont pouvoir consommer du culturel dans ce quartier-là. C'est ça qu'on développe, c'est ça la vision du projet de développement et d'aménagement de Namur-Hippodrome. C'est une vision qui a été développée par et pour les gens de Côte-des-Neiges-Indigi, et comme mairesse d'arrondissement, je suis extrêmement reconnaissante pour toutes les personnes qui ont mis la main à la pâte depuis des dizaines d'années pour ce projet-là. Je continue à travailler pour vous à l'arrondissement, on est prêts. Je l'ai dit aux promoteurs, on est prêts à recevoir vos projets pour développer ce quartier. Pour une vision qu'on a développée toutes et tous ensemble, n'en déplaise à l'opposition officielle. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌2:48:58
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌2:49:03
Ensemble Montréal vote contre le point 4402.
Martine Musau Muele ◌2:49:07
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 4401 et 4402 avec le vote contre de l'opposition officielle pour la rubrique 44.02. Alors, ce qui nous amènerait au chapitre 51. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:49:25
Oui, 151-01, on désigne la mairesse suppléante et la fixation de son mandat. Alors, il est proposé par moi-même et appuyé par madame Caroline Bourgeois de désigner madame Marie Plourde au titre de mairesse suppléante pour un mandat de 6 mois se terminant le 30 juin 2025.
Abdelhaq Sari ◌2:49:43
Adopté.
François Limoges ◌2:49:48
En 5102, il est résolu de nommer madame Valérie Gagnon directrice d'arrondissement, arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, à titre de membre de la Commission des services électriques de Montréal, en remplacement de Martin Savard, pour une période de 3 ans se terminant le 1er janvier 2028.
Martine Musau Muele ◌2:50:04
Adopté.
François Limoges ◌2:50:06
En 5105, madame la présidente, on renouvelle le mandat de Bazelle Abara à titre de membre du conseil du patrimoine de Montréal pour un second mandat de 3 ans à compter du 16 décembre 2024.
Martine Musau Muele ◌2:50:19
Adopté.
François Limoges ◌2:50:20
En 6501, je vais laisser ma collègue de l'opposition officielle présenter sa motion.
Martine Musau Muele ◌2:50:26
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌2:50:31
Merci, madame la présidente. Je viens honnêtement, là, mon collègue est pas là pour Bon, alors je demande à monsieur Sari de présenter la motion 6501.
Abdelhaq Sari ◌2:50:42
Bonjour, merci beaucoup madame Rossi, madame la présidente. Je me lève aujourd'hui afin de déposer une motion qui me tient particulièrement à cœur et que je l'espère trouvera un écho favorable auprès de mes collègues. Il s'agit de la motion de l'opposition officielle demandant l'ajout de représentants de la société civile au sein de la Commission de la sécurité publique où je siège depuis 2007 comme vice-président représentant l'opposition officielle. Cette motion, Madame la Présidente, n'est pas simplement un geste symbolique. Cette motion est l'incarnation d'une volonté citoyenne exprimée haut et fort lors des consultations de l'OCPM sur le racisme systémique. Systémiques en 2020. Ces consultations ont révélé un besoin urgent de transparence, de diversité et d'imputabilité au sein des structures décisionnelles de notre ville. Et la recommandation d'ajouter 2 membres indépendants issus de la société civile à la commission en est un parfait exemple. Mais ce qui aurait dû être un pas en avant exemplaire dans la lutte contre le racisme systémique s'est transformé en labyrinthe bureaucratique, malheureusement, où la lenteur administrative et l'inaction politique ont brisé l'élan initial. Madame la Présidente, c'est un dossier marqué par l'inaction et l'indifférence, malheureusement, jusqu'à date, jusqu'à aujourd'hui. Rappelons les faits. En octobre 2021, les démarches pour modifier la charte de la Ville afin de concrétiser cette recommandation devaient être amorcées. Pourtant, En avril 2022, nous avons appris lors de la reddition de comptes du bureau de la commissaire à la lutte contre le racisme que rien n'avait été fait pour l'instant. Rien. Ce constat de nonchalance a poussé notre parti Ensemble Montréal à déposer une motion pour exiger que ces démarches soient enfin lancées. Cette motion a été adoptée à l'unanimité. Mais que s'est-il passé depuis? Madame la présidente, malheureusement, encore une fois, rien de concret. J'ai personnellement interpellé l'administration à plusieurs reprises, en octobre, en décembre 2022, sans jamais recevoir de réponse claire de la part de l'administration. Les citoyens et citoyennes eux-mêmes, tout comme des organisations comme la Ligue des droits et libertés, ont posé des questions similaires et ont essuyé les mêmes silences. Ce n'est qu'en janvier 2023, après un an après l'adoption de notre motion, que Monsieur Vaillancourt s'est enfin décidé à envoyer une lettre au ministre Bonnardel pour entamer la procédure de modification de la charte. Et encore, malgré une réponse rapide du ministère et la désignation d'une personne pour coordonner les actions dès février, la Ville n'a pas su capitaliser sur cette opportunité. Madame la Présidente, maintenant on a une occasion manquée de réaliser une promesse qui était cruciale et qui était bien évidemment une recommandation, et je le réitère, de l'OCPM. Le moment idéal pour agir, Madame la Présidente, était en 2023 lors des délibérations sur le projet de loi 14 qui portait justement sur des directives relatives à la sécurité publique. Le ministre, ou plutôt le ministère, a relancé la Ville à de multiples reprises pour obtenir des précisions nécessaires. Mais au lieu de répondre promptement, la Ville a laissé traîner le dossier. Pire encore, à partir de juin 2023, il n'y a plus eu aucun échange entre la Ville et le ministère pendant plus d'un an. Ce n'est qu'en juillet 2024, après une relance du ministre qui, soulignons-le, a fait preuve d'une ténacité exemplaire, que la Ville a promis de redémarrer le processus. Mais encore aujourd'hui, nous n'avons aucune idée précise de l'état d'avancement de ce dossier. Malheureusement, ça a quand même une certaine conséquence par rapport à la ville et les citoyens. Et je m'explique, parce que est-ce qu'avec cette latence, avec cette bureaucratie, on est en train d'envoyer un message de transparence pour l'ensemble des organismes et pour la population? Malheureusement non. Ce dossier, Madame la Présidente, illustre une lenteur administrative phénoménale. Il a fallu 3 ans pour simplement amorcer une démarche qui devait être simple et qui aurait dû être déclenchée dès 2020. 3 ans perdus à cause de l'inaction, de la désorganisation et d'un manque flagrant de leadership. Et pendant ce temps, ce sont les citoyennes et citoyens qui en paient le prix. Ce sont eux et elles qui voient leurs attentes ignorées, leurs questions sans réponse et leurs besoins reléguée au second plan. Maintenant, ce qu'on fait tout simplement avec cette motion, c'est un appel à l'action immédiate et on a eu quand même un certain écho, cette fois-ci positif, de la part de l'administration. Je les salue, je les remercie pour cette réponse. Je demande à ce conseil de rectifier le tir. Nous ne pouvons plus tolérer cette inertie. Il est impératif de respecter les engagements prises envers les Montréalais et Montréalaises. Ajouter des représentants et représentantes de la société civile à la Commission de la sécurité publique n'est pas seulement une question administrative, c'est une question de justice sociale, de transparence et de progrès. Je vous invite, chers collègues, à soutenir cette motion et à envoyer un message clair à nos citoyennes et citoyens: nous les écoutons, nous agissons et nous sommes déterminés à bâtir une ville plus inclusive et plus responsable. C'est pourquoi je dépose une motion demandant l'ajout de représentants de la société civile. Je vais la lire avant de céder la parole à ma collègue madame Alba Zuniga Ramos afin de compléter les éléments nécessaires. Ce qu'on demande est bien évidemment que la Ville de Montréal donne suite à la recommandation du 19e rapport, la recommandation, excusez-moi, 19 du rapport de l'OCPM sur le racisme et la discrimination systémique qu'elle réponde dans le plus bref délai aux demandes d'orientation du MSP en vue de finaliser les amendements nécessaires à l'article 72 de la Charte de la Ville de Montréal pour faire passer de 9 à 11 le nombre de membres siégeant à la Commission de la sécurité publique et qu'elle fasse les représentations nécessaires afin de mettre en œuvre le changement législatif requis pour réaliser l'ensemble des actions de la recommandation 19. Là-dessus, je peux vous dire qu'on a reçu quand même des amendements de la part de l'administration, de la part de l'administration, et qu'on est pas mal très à l'aise avec ces amendements. J'espère qu'ils sont déjà déposés, mais avant d'aller vraiment sur les amendements, je cède la parole à ma collègue madame Alba Zuniga Ramos. Et là-dessus, je vous dis merci.
Martine Musau Muele ◌2:57:31
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌2:57:34
Merci, madame la présidente. Alors écoutez, pour nous, c'était très important d'aller de l'avant dans ces dossiers parce qu'on trouvait en fait qu'il y avait un manque d'action qui était d'un côté déplorable et de l'autre côté on s'expliquait pas les raisons pour lesquelles l'administration agissait pas de la façon, de façon expéditive sur ce dossier comme ça aurait dû être le cas. Alors on s'entend, mon collègue a bien expliqué le contexte, mais je tiens quand même à rappeler que suite à la consultation publique qui a eu lieu en lien avec ces dossiers, dossiers, il y a eu une recommandation pour avoir 2 membres de la société civile pour des raisons qui ont été expliquées là dans les rapports de l'OCPM. Et comme je vous le dis, on s'explique très mal le manque d'action de l'administration dans ces dossiers. J'ai entendu une citoyenne poser une question à cet égard, puis avoir des informations concernant des échanges entre le provincial et l'administration municipale et également en fait, posé la question sur le pourquoi du manque d'action de la part de l'administration, puis toute la réponse qu'on a eue de la part du chargé du dossier, c'était de dire, écoutez, on vient de le faire. Mais on vient de le faire, ça n'explique pas pourquoi ça n'a pas été fait quand ça devait être le temps. Alors, on s'entend, puis je le répète, mon collègue l'a mentionné, il s'agit d'un dossier fondamental. On ne parle pas ici de de savoir les prix des pommes ou les prix des oranges. On parle ici du profilage racial en fléau, en fait, qui affecte plusieurs villes, dont Montréal. Et bon, on a besoin, et ça a été dit par l'OCPM, des expertises qui soient indépendantes, d'avoir une voix citoyenne. Et en lien avec ça, il y a la motion qui a été déposée de notre côté en avril 2022. Nous étions inquiets à cette époque par la lenteur de l'administration sur ce dossier. Et oui, je le sais que de l'autre côté, on va me dire, écoutez, on a été l'administration qui avons reconnu le racisme systémique et ce type de choses-là qui sont fondamentales. Puis oui, je salue cette action-là, mais ça ne justifie pas qu'on n'ait pas agi. Les paroles, les reconnaissances de ces faits-là sont une chose, mais les gestes concrets, c'en est une autre. Alors écoutez, on le sait, là qu'à plusieurs égards l'administration a donné des mandats de consultation sur certains sujets, mais malheureusement il y a cette habitude qu'on rencontre avec l'administration de voir qu'il n'y a pas de suite qui est donnée aux consultations en tant que telles, puis souvent on le met de côté. Ici on a vu que l'administration a voulu dans les derniers jours prendre en main ces dossiers, mais vraiment il n'y a rien là, à moins qu'on puisse peut-être me l'expliquer de meilleure façon, qui justifie le manque d'action sur un dossier qui, je le répète, est fondamental, surtout que les citoyens demandent aussi, ont demandé ces actions. Alors, on a tardé à agir, madame la présidente, et puis malheureusement, à l'époque, l'administration de Projet Montréal s'était engagée à mettre en place des solutions qui ont émergé suite au dialogue qui a été quand même complexe. Et puis bon, on s'est dit là qu'on espère, on aurait espéré qu'elle respecte ses engagements d'une façon plus rapide, surtout dans un contexte comme on se trouve aujourd'hui où il y a quand même des tensions au niveau social, au niveau communautaire dans notre ville. Et chaque solution compte, c'est pas la seule solution, mais chaque solution compte pour lutter contre le Féo dont il est objet, dont la motion fait l'objet. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:01:06
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌3:01:08
Merci, madame la présidente. J'ai déposé des amendements, je pense que tout le monde les a reçus.
Martine Musau Muele ◌3:01:14
Est-ce que ça a été reçu?
Alain Vaillancourt ◌3:01:16
Oui.
Martine Musau Muele ◌3:01:16
Très bien, merci.
Alain Vaillancourt ◌3:01:17
Poursuivez. Les amendements étaient surtout de dépersonnaliser un petit peu quelques attendus dont j'étais nommé, et ça a été accepté par l'opposition, dont je les remercie. Bien, on est d'accord avec, avec la motion. Je suis aussi très fier aussi que Projet Montréal, notre administration, notre présidente, c'est nous au début, avec la présidence de monsieur Norris, qui a ouvert la commission sécurité publique au public. Ça a toujours été à huis clos. Monsieur Norris, c'est un effort, et notre administration, c'est un effort que le public soit inclus dans les débats, qu'il puisse venir poser des questions et qu'on soit ouvert à la population. Alors, on est très fiers de ce dénouement-là et je veux féliciter encore et remercier mon collègue Alex pour cette voie qu'il a ouverte. Par la suite, on a fait des consultations. Encore, c'est nous qui avons fait les consultations et une des recommandations, c'était justement d'ajouter des membres civils, qui est une première à la Ville de Montréal, sur une commission dont on doit souligner, sous encore notre administration, et qui demande aussi un changement de la charte de la Ville, qui ne se fait pas en 2 jours, madame la présidente. Oui, il y a eu des retards, il y a eu des allers-retours entre le greffier et nos bureaux et la sécurité publique pour des ajustements, pour des demandes d'informations. Donc, le processus a cheminé. Alors, je suis fier d'annoncer aujourd'hui que les demandes ont été toutes faites. On a répondu aux questions du ministère cette semaine. Les réponses ont été envoyées, donc c'est dans les mains du ministère pour justement accorder l'article 72, de faire le changement dans la charte de la Ville. Par la suite, la commission de sécurité publique sera mise à contribution pour choisir les membres. Les modalités seront connues une fois que la charte a été changée. Donc, je suis fier d'annoncer que ça a été fait. C'est notre administration qui a pu dans ça. J'apprécie aussi la contribution de l'opposition pour la motion d'aujourd'hui et je suis content qu'on a pu avoir un consensus sur l'enjeu d'ajouter 2 civils sur la commission de sécurité publique. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:03:30
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌3:03:33
Merci beaucoup, madame la présidente, et merci aux responsables du dossier de la sécurité publique au sein du comité exécutif. Nous aussi, on est très content d'avoir vraiment un amendement qui était quand même mineur afin d'avancer les choses. Et j'aimerais tout simplement féliciter l'ensemble des personnes ici élues qui vont appuyer bien évidemment cette motion, d'avoir une représentativité intéressante là-dessus. Pour finaliser, je pense qu'il y a des leçons à apprendre au niveau de la gestion administrative. Il faut encore une fois tirer une leçon que ça fait quand même plusieurs années qu'on est en train, je dirais, d'attendre. Et je pense pas que c'est un manque de volonté des élus ou des conseillers ou du comité exécutif. Est-ce qu'il y a une lenteur administrative qui vient parfois donner une perception de, je dirais, de manque d'intérêt? Je dis bien une perception de manque d'intérêt d'une partie ou d'une autre partie. Je pense que c'est là-dessus qu'il faut vraiment se pencher et vraiment sérieusement dire que ça a donné une image aux citoyens et citoyennes comme quoi on voulait pas avoir de représentants, au sein de la Commission de la sécurité publique. Alors cette latence malheureusement a été mal perçue et il faut vraiment qu'on se penche. Et là j'envoie vraiment surtout un message à l'ensemble des fonctionnaires afin de vraiment de se pencher sur cette question. Là-dessus encore une fois je félicite les personnes ayant accepté et appuyé cette motion amendée bien évidemment. Et nous-mêmes à Ensemble Montréal on l'accepte telle qu'elle est amendée et je vous dis encore une fois un grand merci et félicitations.
Martine Musau Muele ◌3:04:59
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la motion 65.01 telle qu'amendée. Il est 12 h 31, il y a un sujet restant à l'ordre du jour. Quelle est la volonté du conseil, monsieur Limoges?
François Limoges ◌3:05:14
Madame la présidente, nous allons poursuivre le temps de disposer de la motion du conseiller indépendant du maire d'Anjou.
Martine Musau Muele ◌3:05:22
Merci, monsieur Luis Miranda.
Luis Miranda ◌3:05:26
Merci, madame la présidente. Je vais faire ça rapide. Écoutez, comme vous le savez, je l'ai déjà parlé, je crois, avec ma collègue madame Blanchet aussi, qui l'a demandé. Je crois que c'est nécessaire que tous les élus aient en leur possession, quand c'est le dépôt des budgets, qu'ils aient en leur possession une copie écrite du budget de la Ville de Montréal. Et la même chose va être aussi pour les états financiers. Fait que c'est ça, je vais, on va faire ça court parce que je sais que monsieur Limoges m'a dit qu'ils étaient pas d'accord, fait que je sais pas s'il veut rajouter quelque chose. Et allez-y, je vous laisse, écoutez, je sais pas si vous avez quelque chose à dire de plus, ou moi je demanderais pas de vote nominal rien que ça parce qu'on voulait le faire vu l'heure, on va essayer d'accélérer.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:06:16
Les choses.
Luis Miranda ◌3:06:17
Est-ce que vous voulez rajouter? Je sais que vous n'êtes pas d'accord, c'est ça? Ça devait être ça. Bon, écoutez, moi, tout de suite, pour en finir, je crois que c'est important que— et on peut me donner des réponses d'économies. Non, c'est pas tout à fait des économies, c'est des économies de bouts de chandelle. C'est certain que pour moi, tous les conseillers pratiquement l'ont imprimé. On l'a imprimé avec On nous a refilé encore la responsabilité de faire un travail que normalement c'est la Ville du Centre qui faisait ça. On l'a imprimé tous. Moi, j'ai mes— depuis qu'on est à Montréal, j'ai mes 20, 23, je pense c'est ça, 23 budgets déjà. Ils sont tous là, je les regarde, ils sont annotés et je m'en sers. Tant qu'on imprime quelque chose, on fait des photocopies, c'est jamais gardé de la même façon, on refait puis on refait. Ça fait qu'il n'y en a pas vraiment d'économies. Puis il n'y a pas vraiment, pour l'environnement, c'est pas la solution. J'ai reçu la copie qui nous a été remise aux équipes, une belle copie, c'est des copies qui étaient faites pour quelqu'un de plus important que nous les élus, parce que c'est en carton, c'est du papier de haute qualité, je comprends vraiment pas, et pourtant je crois que c'est avant, tout le monde recevait la même chose. Fait que je maintiens notre demande. Et pour que ce soit rapide, je vous demande un vote à main levée. Ça va être suffisant pour tout de suite. Je vais vous revenir pour le mois prochain, en février, avec le même sujet et les états financiers.
Sonny Moroz ◌3:07:47
Merci.
Martine Musau Muele ◌3:07:47
Merci. Madame Nancy Blanchet.
Nancy Blanchet ◌3:07:51
Merci, madame la présidente. Sans vouloir prolonger le débat, mon collègue Miranda a clairement exprimé l'objet de la motion, mais je tenais à me lever parce que c'est un peu moi qui ai soulevé le dossier le 20 novembre dernier quand on nous a présenté le budget où j'ai dû faire le parcours du combattant pour mettre la main sur une copie papier. À l'origine, moi ce que je demandais, c'est que chaque parti représenté dans cette chambre ait accès à au moins une copie papier pour référence. Ça m'a été refusé, donc j'ai tenu bon, j'ai réussi, j'en remercie les personnes qui ont réussi à trouver une copie papier pour moi, j'ai réussi à y avoir accès, je l'ai rendue disponible pour mon équipe, mais on s'est aussi assuré que l'ensemble des membres de mon équipe qui devaient voter sur ce budget, donc devaient pouvoir en prendre connaissance de façon approfondie, l'annoter et s'y référer On en a aussi des copies papier qu'on a effectivement nous aussi imprimées, donc aux frais de l'arrondissement, donc de la Ville de Montréal. C'est pour moi une question d'équité. Je considère que chaque élu dans cette Chambre a été élu de façon légitime et chaque parti qui y est représenté y est tout aussi légitime puisque reconnu, dûment reconnu, je dirais, par le directeur général des élections du Québec. Ce n'est pas le nombre d'élus dans un parti, selon moi, qui fait la légitimité d'un parti. Alors, c'est la raison pour laquelle je tenais à appuyer cette motion et je considère que tous les élus qui souhaitent et qui demandent à avoir accès à une copie papier du document le plus important qu'on adopte dans cette Chambre annuellement devraient y avoir accès. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:09:43
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌3:09:47
Merci, madame la présidente. Je pense que notre formation est en faveur de cette motion de monsieur Miranda et madame Blanchet. Juste pour illustrer, madame la présidente, cette année, en tant que l'opposition officielle, on a reçu un nombre très limité de copies du budget. Pendant le temps que les journalistes ont été invités à 6 h et ils ont reçu une copie à 6 h 30, de notre côté, nous avons dû attendre jusqu'à 7 heures pour nos copies et à 7 h 30 pour les versions numériques. Chaque année, le cabinet d'opposition écrit à l'administration pour demander à recevoir cette documentation en même temps que les journalistes. Minimum de respect. Une fois encore, on avait promis que cela sera fait cette année, mais ça n'a pas été fait. C'est pourtant qu'à 11 h, les mêmes journalistes attendent que nous ayons une analyse claire et profonde. Au budget. Donc je trouve que cette situation est inacceptable. Comme madame la mairesse Blanchet a dit, comme monsieur Miranda a dit tantôt, en tant qu'élu siégeant ici dans cette salle, il doit avoir un accès, ils ont le droit de l'avoir, ils ont le droit d'avoir le temps d'analyser, puis le droit d'avoir un document qui peut le faire pour être capable de faciliter leur analyse dans une courte période de temps. Donc, je l'appuie, ça sert, et puis notre formation est en faveur.
Martine Musau Muele ◌3:11:13
Monsieur Michel Bissonnet.
Michel Bissonnet ◌3:11:16
Alors, moi, je travaille avec le papier.
Alan DeSousa ◌3:11:20
On m'appelle ici des copies de papier à toutes les fois, et j'ai besoin de ça. J'ai déjà travaillé au bureau du greffier, j'étais un bon dactylographe, mais dans les ordinateurs, je vous ai l'eau. Alors, j'ai besoin de ça pour mon travail.
Michel Bissonnet ◌3:11:34
Alors, je vous remercie parce que ça m'est utile et puis j'en ai besoin.
Martine Musau Muele ◌3:11:41
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌3:11:46
Oui, madame la présidente. Effectivement, monsieur Bigrandeau l'a bien dit lui-même. On a eu l'occasion de se parler hier matin. J'entends madame Blanchet qui demande une copie par groupe parlementaire. Pour votre information, madame Blanchet, c'est une contre-proposition que j'ai faite à monsieur Miranda de vive voix quand on s'est parlé au téléphone. Si c'est ça qui est souhaité, il y a moyen de s'arranger. Moi, honnêtement, je propose de simplement dire comme leader que la majorité va voter contre. Il n'y a même pas besoin de vote à main levée là-dedans. La motion est battue, puis on se parlera après. On peut régler ça autrement que par un débat formel sur le plancher. Ça va me faire plaisir de discuter avec vous dans les jours et les semaines qui viennent. Mais là, on va se donner un petit congé pour les fêtes, puis on se reparlera en janvier. Pour comment avoir accès aux documents, bien sûr qu'on veut que tout le monde puisse avoir le meilleur accès possible aux documents. On veut éviter de faire chauffer la photocopieuse pour rien, par exemple. On se rappelle l'époque où les gens arrivaient avec des piles de documents, puis n'ouvraient pas les enveloppes pendant le conseil. Là, on va pas répéter ça. Alors, tout ça étant dit, l'administration va être contre. Madame la présidente, et si personne ne demande une autre forme de vote, ça va disposer de la motion.
Martine Musau Muele ◌3:12:58
Y avait-il d'autres interventions? Ça va, monsieur Miranda? Très bien. Alors, en l'absence d'autres interventions, notons le rejet de la motion 65.02 qui n'est donc pas adoptée. Avant de lever cette séance, prenons un moment pour quelques mots de circonstance en débutant avec une intervention de madame la mairesse.
Valérie Plante ◌3:13:16
Parfait, merci madame la présidente. Je serai brève, seulement évidemment pour nous souhaiter à toutes et tous, les membres du conseil, du repos pendant le temps des fêtes. Évidemment, on sait que les occupations dans nos arrondissements, à la Ville également, vont continuer. Le dossier de l'itinérance, évidemment, va continuer également à beaucoup nous occuper. Puis on va, je m'engage à continuer à trouver des solutions pour sortir les gens de la rue, surtout avec les froids qui s'en viennent, le plus rapidement possible avec les échanges que l'on a. Fait que je veux que vous sachiez que quoi qu'il arrive, on va continuer à y travailler ardemment. Et sinon, ben voilà, je pense qu'un peu de repos va nous faire du bien à tous et toutes. J'ai envie de souhaiter à mes collègues qui, dès le retour en janvier, seront dans une course au leadership, de vous aussi de vous reposer et nous tous et toutes évidemment de pouvoir prendre du temps avec nos proches, de recharger nos batteries. Puis évidemment, je tiens à vous remercier tous et toutes pour votre travail au cours de l'automne et on se revoit en forme dès janvier. Et je remercie madame la présidente de nous convier à une fête de Noël, n'est-ce pas, qui se prépare de l'autre côté. Pour quelle belle façon de remercier les employés de la Ville. Mais nous tous, nous tous et toutes sommes conviés à ce repas. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:14:44
Merci. Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌3:14:48
Merci, madame la présidente. Donc moi aussi, je serai bref. Je vais commencer par souhaiter à la population de Montréal vraiment une année, une très belle année à venir, qu'ils fêtent en paix, qu'ils fait aussi, on a la chance d'avoir la paix dans ce pays, puis il faut en profiter vraiment. Je pense aussi que j'ai une pensée aussi à nos familles, parce qu'en politique il y a rien, on court toute l'année, des fois on a besoin de ce moment de repos pour au moins se réunir en famille puis apprécier ces moments. Il y a un maire qui m'a appris une fois qu'après la politique il y a rien que la famille qui reste, donc il faut en prendre soin. Puis j'aimerais au moins souhaiter souhaiter aussi à nos employés qui nous ont soutenus pendant toute l'année, que ce soit ici, que ce soit dans les arrondissements, puis à tout le monde vraiment une année à la hauteur de nos attentes. Une pensée spéciale surtout aux employés qui vont être au travail le 25 et le 1er, parce que comme vous savez, la Ville n'arrête pas, la Ville continue pendant ces journées-là, et donc je sais qu'il y a des gens qui ne sont pas en famille qui vont continuer à nous supporter, vraiment qui vont être pendant les— sur la ligne de défense, sur la ligne de service pendant le 25, pendant le 24 au soir, le 1er, et enfin pendant les journées où nous serons peut-être nous en famille en train de célébrer, ces gens-là seront peut-être en train de travailler pour nous, pour nous garder, peut-être nettoyer la neige, ou je sais pas s'il y aura une tempête ou pas, mais au moins au moins pour ces gens-là, une pensée spéciale. Puis à nous tous, j'espère que l'année 2025, ça va être une année très grosse année pour tout le monde, que ce soit pour Projet Montréal, pour l'Ensemble Montréal, pour tout le monde, pour tous les élus. Et surtout, surtout, le 2 novembre, il y aura des changements à la Ville, alors on le souhaite et on va se le souhaiter, on va souhaiter vraiment une année à la hauteur des attentes des Montréalais.
Greffier ◌3:16:40
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌3:16:41
Merci. Alors, je serai moins brève que vous, vous m'excuserez. Je veux profiter de cette fin d'année pour vous partager peut-être 3 choses. La première, à vraiment l'ensemble des collègues, je vous souhaite de très, très joyeuses fêtes. Je vous souhaite beaucoup de répit. Je vous souhaite vraiment beaucoup de santé pour 2025. 2025 qui promet d'être une année pleine de rebondissements, et je pense qu'on peut déjà se réjouir du fait que ce sera une année qui va être marquée par ce privilège qu'on a ici de vraiment pouvoir participer à des exercices démocratiques qui sont uniquement possibles parce que des personnes qui nous ont précédés ont travaillé fort pour maintenir ces valeurs que nous défendons toutes et tous. J'en profite également pour nous inviter, ou du moins je veux partager ce souhait, Parce que dans les conversations que j'ai eues avec les citoyens qui viennent nous voir en marge du conseil, je pense que c'est l'une des choses qui a marqué mon année 2024 à la présidence et c'est vraiment de nous inviter chacun et chacune de la manière dont on peut le faire à continuer cette lutte qui, des fois, on oublie, est importante pour cette démocratie qui nous est si chère. Pour des raisons qui des fois nous échappent, je pense qu'on peut constater que l'état de la démocratie telle qu'on la conçoit est des fois mis au défi, fragilisé. Et lorsqu'on entend souvent cette expression que les gens veulent exercer la politique différemment, j'en suis venue à la conclusion dans mes échanges citoyennes que c'est vraiment une responsabilité individuelle. Alors je nous invite vraiment pour 2025, que mon plus grand souhait serait que non seulement dans nos décisions, mais dans notre posture également, qu'on maintienne ce désir de lutter à notre façon pour conserver cette démocratie qui nous est si précieuse. Finalement, ça a été mentionné, cette période de repos, de réjouissance, est également difficile pour plusieurs d'entre nous, pour des raisons variées, et je veux partager aux personnes qui nous suivent l'importance également de communiquer avec les ressources de la Ville qui sont à votre disposition si vous avez besoin d'aide. La ligne 211 est notamment une ressource essentielle qui permet notamment de répondre à des appels de détresse psychologique, à des appels de besoins en sécurité alimentaire, de trouver du logement lorsqu'on est en situation précaire, etc. Alors, si jamais vous repérez ces besoins, Je sais que nous avons l'habitude de le faire au quotidien dans notre fonction, mais j'invite les personnes qui nous suivent également à partager cette information essentielle. Je termine sur une note réjouissante et je vous invite à vous joindre avec moi pour vraiment célébrer et saluer de façon très chaleureuse 2 personnes. La première, il s'agit de madame Lavinia Badea, qui est cheffe de division planification et soutien aux greffes, qui se trouve juste ici. Parmi nous. Sachez qu'après 22 années de loyaux services à la Ville de Montréal, madame Badia nous quitte pour, je l'espère bien, une retraite qui saura dépasser toutes ses attentes et qui lui réservera de doux moments avec ses proches et sa famille. Madame Badia, au nom du conseil municipal, on vous remercie. Remercie et on vous souhaite un nouveau chapitre qui sera à la hauteur de vos plus— vos rêves les plus fous, en fait. Également, sans oublier une autre personne qui est très chère au conseil municipal, à savoir madame Marie-Josée Saint-Cygues, cheffe de division soutien aux élus, qui participait aujourd'hui à son tout dernier conseil municipal après Écoutez bien ça. Après 35 ans de loyaux services, 420 conseils municipaux à nos côtés, Madame Saint-Cygues a été une actrice dans l'ombre de 5 administrations. Il s'ajoute bien entendu à mesdames Saint-Cygues et Badea toutes ces personnes qui ne sont pas dans cette salle, mais qui ont fait de Montréal ce qu'elle est aujourd'hui, sans qui nous ne serions pas en mesure d'agir à titre d'ambassadeurs et d'ambassadrices, à celles et ceux qui vont également prendre leur retraite dans les prochaines semaines ou au cours de l'année 2025. Et donc moi, j'aurai pas le privilège de souligner votre départ. Je prends les devants pour vous dire merci de tout cœur. On se revoit le 20 janvier 2025. Il est 12 h 48 et cette séance est levée.