Journal des instancesPar Nicolas Jolicoeur

Conseil municipal — 20 janvier 2025

Vidéo 1 (9:11:41) · 2993 phrases

Les noms marqués ◌ viennent d'une identification automatique, non vérifiée par un humain. « Voix A, B… » désigne une personne qui n'a pas pu être identifiée avec assez de certitude. En cas de doute, la vidéo fait foi.

Cliquez sur une phrase pour y placer la vidéo. La phrase en cours est surlignée pendant la lecture.

Voix 1C40:05:18

Veuillez prendre place, s'il vous plaît.

Animation (annonce de la présidente) ◌0:05:27

Veuillez accueillir la présidente du conseil, Madame Martine Misao Muele.

Martine Musau Muele ◌0:05:53

Bonjour, nous sommes lundi le 21 janvier 2025, il est 13 h 01. Bienvenue à cette séance ordinaire du conseil. Municipale. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kénianké:ha:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Chers collègues, nous voici à l'aube d'une nouvelle année qui nous espère avec autant d'effervescence que de perspectives. Permettez-moi de vous adresser ici mes meilleurs vœux de santé et d'accomplissements significatifs au bénéfice de la population montréalaise. Alors que nous reprenons nos travaux, ce jour après la pause du temps des fêtes, notre métropole, elle, continue de vibrer au rythme des festivals et installations hivernales qui, en plus de proposer tout un panel de divertissements, célèbrent également notre nordicité. Du désormais très populaire Igloo Fast à l'expérience Lumino, en passant par l'incontournable Esplanade tranquille, à Montréal, l'hiver est bien plus qu'une saison, c'est une expérience qui se vit. Alors, je vous invite toutes et tous à en découvrir toutes les facettes et initiatives partout en arrondissement. Permettez-moi de souligner quelques célébrations qui auront cours au cours du mois de janvier, en commençant bien entendu avec le Nouvel An qui a été célébré le 1er janvier, le 15 janvier qui marquait la Journée nationale du vivre-ensemble, le 20 janvier aujourd'hui même qui marque la journée de Martin Luther King Jr., le 21 janvier le jour du drapeau québécois, le 24 janvier la Journée internationale de l'éducation, Le 27 janvier est la journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité. Le 29 janvier marquera la commémoration des attentats de Québec. Joyeux anniversaire à nos collègues suivants, mesdames et messieurs Alneus, Sourias, Lavigne, Lalonde, Vodanovic et Desbois. Avant de débuter, permettez-moi de souligner également que du 14— du 10, pardon, au 14 février prochain auront lieu les journées de la persévérance scolaire, journée importante pour témoigner de la mobilisation collective autour de la réussite scolaire. Ces journées célèbrent également le travail essentiel de celles et ceux qui épaulent nos jeunes dans le développement de leur plein potentiel. Nous vous invitons donc à exprimer votre solidarité, votre soutien tant envers les jeunes qu'envers l'ensemble des intervenants du réseau de l'éducation, en particulier à travers le mouvement La persévérance fait toute la différence de Concertation Montréal. Sur ce, je nous invite à observer une minute de réflexion. Merci, je vous invite à prendre place. Alors, débutons avec la période de questions des membres du conseil municipal en débutant avec le chef de l'opposition officielle, monsieur Alain Aref Salem.

Aref Salem ◌0:09:45

Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, il fait -25 degrés aujourd'hui pressentis. À l'heure où on se parle, nos organismes communautaires sont en train de faire des pieds et des mains pour s'assurer de ne laisser aucune personne en situation d'itinérance dans le froid polaire qu'on est en train de vivre actuellement. Madame la Présidente, ça fait 7 ans qu'on est en train de demander à l'administration actuelle que Ensemble Montréal propose des solutions. Ça fait des années qu'on est en train de demander de doubler au minimum le budget alloué à l'itinérance. Ça fait des années qu'on est en train de demander de convertir des bâtiments vacants de la Ville pour abriter des halles-chaleur. Ça fait des années, Madame la Présidente, qu'on est en train de demander d'offrir un meilleur accompagnement auprès des organismes communautaires dans la recherche d'emplacements afin d'opérer des refuges 24/7. Madame la Présidente, qu'est-ce que cette administration a fait? Elle n'a pas fait grand-chose. Après notre intervention le mois dernier, on a vu une action qui a été faite, c'est d'ouvrir une halle chaleur à Lucien-Saunier. Une halle chaleur où il y a juste des agents de sécurité, il n'y a pas des organismes communautaires qui sont en train au moins d'accompagner les personnes en situation d'itinérance. Et c'est exactement la même chose qui existe actuellement à Saint-Laurent. J'ai visité hier les lieux, madame la présidente, c'est des des agents de sécurité qui sont inexpérimentés qui sont en train de prendre la relève. Ma question, madame la présidente, comment ça se fait que l'administration actuelle n'est même pas en mesure de, au moins c'est quelque chose, c'est une situation qui est prévisible, comment ça se fait qu'ils n'ont pas mis un plan en place pour pouvoir au moins remédier à cette situation?

Valérie Plante ◌0:11:27

Merci, madame la présidente. Tout d'abord, avec les grands froids qui s'en viennent, évidemment l'idée que des gens dorment à l'extérieur devient, c'est plus qu'intenable, ça peut être mortel définitivement. Alors avec l'ouverture de Lucien-Saunier juste avant le temps des fêtes, on est venu pallier un manque, on le sait, beaucoup de personnes ne peuvent pas entrer dans les centres, dans les refuges actuellement et on a décidé de le faire sans attendre Québec, on le sait, c'est la responsabilité du gouvernement du Québec, mais on trouvait ça important, quitte à leur envoyer la facture par la suite, mais de vraiment ouvrir un refuge. Pas un refuge, mais plutôt une halte-chaleur. Mais on le sait, une halte-chaleur, ce n'est pas un mode de vie, ce n'est pas facile. Je tiens d'ailleurs à remercier l'arrondissement Saint-Laurent parce que hier, on a ouvert une autre halte-chaleur à cause des grands froids, tout en sachant que ce n'est pas une solution à long terme. Nous, ce en quoi on croit, c'est plutôt un toit au-dessus de sa tête via le logement social ou encore les unités modulaires qu'on a proposées et qu'on souhaite augmenter dans les prochaines semaines. Mais je remercie l'arrondissement Saint-Laurent parce qu'évidemment, on doit tous en ce moment-ci, quand on sait qu'il y a plus d'une centaine de personnes qui en fin de semaine ont été refusées, il n'était pas question de laisser des gens dehors. Pas question. Alors, bien qu'on va continuer à pousser le gouvernement du Québec sur un plan national, ici à Montréal, on ne laisse pas le monde dormir dehors et tout le monde doit faire sa part dans tous les arrondissements. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:12:50

Questions complémentaires?

Aref Salem ◌0:12:55

Madame la présidente, ça fait quand même des années qu'on est en train de demander un changement à ce système-là. Ça fait des années qu'on est en train de demander à l'administration que l'hiver est prévisible, que l'hiver va arriver tous les ans, de se préparer au moins en juin, en juillet pour que l'hiver arrive et qu'on n'ait pas des morts qui sont à l'extérieur, madame la présidente. Hier, j'ai visité les lieux de Saint-Laurent. Vous savez, les lieux de Saint-Laurent, il n'y a pas de toilettes là-bas. Il n'y a pas d'eau dans la place, il y a à peine, à peine de la chaleur là-bas, de l'électricité qui est là. Madame la présidente, ce qu'on est en train de proposer, il n'y a pas d'organisme communautaire, il y a des agents de sécurité qui sont inexpérimentés dans cette place-là, inexpérimentés, des jeunes qui n'ont jamais travaillé avec des itinérants et on est en train de les lancer là-bas. Madame la présidente, j'ai écouté la mairesse en train de nous dire qu'une de ses priorités pour 2025, ça va être la question de l'itinérance. Est-ce qu'elle peut nous affirmer aujourd'hui qu'il y aura un plan au moins en juin, en juillet ou cet été pour prévenir au moins les problèmes de l'année prochaine au niveau de cette question? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:14:00

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:14:03

Merci beaucoup, madame la présidente. D'abord, je tiens à rassurer le chef de l'opposition. Oui, il y a des toilettes, mais vous comprenez que pour moi, c'est difficile d'entendre les propos du chef de l'opposition quand on sait qu'il y a à peine 2 conseils. Main sur le cœur, l'opposition disait qu'il fallait avoir un plan d'urgence pour sortir les gens de la rue, pour pas les laisser dormir sur le trottoir par grand froid. C'est de ça dont il est question. L'état d'urgence, on prend des lieux et on prend tous les bâtiments nécessaires pour pouvoir rentrer des gens à l'intérieur. Nous, ce qu'on a dit, c'est on n'a pas besoin de l'état d'urgence, on est capable d'avancer. On est capable d'avancer tout en poussant le gouvernement du Québec à prendre ses responsabilités. Alors ça me rend triste, honnêtement, d'entendre un chef de l'opposition dire d'un côté, oui, oui, oui, oui, il faut sortir les gens de la rue, et lorsque ça s'applique, lorsque c'est vrai, il nous dit, ben c'est pas assez ci, c'est pas assez ça. Alors écoutez, nous on va pas attendre, on va pas attendre qu'il y ait des gens qui meurent dans la rue, on prend nos responsabilités, les gens vont pouvoir dormir dans des abris, puis à long terme on va continuer à aller se battre avec le gouvernement du Québec, parce que le problème de société de l'itinérance relève pas juste d'un territoire puis juste d'une ville, mais de toute la province du Québec.

Alia Hassan-Cournol ◌0:15:09

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:15:09

Poursuivons avec une question de la leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:15:18

Merci beaucoup, madame la présidente. Madame la présidente, je peux pas, j'ai peine à croire ce que j'entends parce que justement, je suis contente que la mairesse ait ramené le point du mois de décembre où on a tous demandé l'état d'urgence, où ils étaient tous, mon Dieu, qui votaient contre le plan d'urgence. De façon désespérée, mais c'était contre, puis c'était donc triste, puis on ne faisait rien pour les itinérants. Alors, on demande, ce n'est pas compliqué ce que le CHOP demande, on demande à quoi on s'attend en 2025, à quoi ça va ressembler l'été avec la multiplication des campements probables, en hausse d'itinérance causée par les augmentations faramineuses des loyers qui s'en viennent. À quoi ça va ressembler? Parce que je vous annonce une primeur, madame la présidente, En 2025, il y aura un hiver. Alors, il va falloir prévoir. Qu'est-ce qu'on va prévoir en 2025? Qu'est-ce qu'on est capable de prévoir pour le mois prochain s'il y a des itinérants encore? Pas s'il y en a, il y en a parce que dans le rapport que vous nous avez envoyé aujourd'hui, vous parlez de 800 itinérants déclarés. On ne parle pas des itinérants, de l'itinérance cachée. Alors, ça fait 7 ans qu'on demande un plan. 7 ans qu'on demande qu'est-ce qui se passe. Pas ouvrir des abris de chaleur et les refermer 2-3 jours après. Qu'est-ce qu'un plan? On veut un plan 2025, quelque chose de structuré. Êtes-vous capable de nous le donner?

Martine Musau Muele ◌0:16:50

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:16:53

Merci beaucoup, madame la présidente. Je pense qu'on a été assez clair comme administration, puis toujours cohérent. Depuis le début, quand on regarde notre administration, est celle qui a investi le plus en habitation à vocation sociale. C'est près de 10 milliards de dollars depuis le jour 1 où la mairesse est devenue mairesse de Montréal, où on a commencé à investir dans le développement du logement social abordable avec des mesures concrètes comme le règlement sur une métropole mixte. Mais au-delà de ça, dans le dernier budget qu'on a déposé, on a été très, très clair, madame la présidente. On va continuer et augmenter l'investissement pour l'acquisition des bâtiments, dont les maisons de chambres, qui permettront d'habiliter à long terme. Parce qu'on le sait, la réponse ultime à l'itinérance, c'est quoi? C'est le logement. On a aussi annoncé qu'on allait développer un premier projet, l'unité modulaire, projet pilote que la mairesse a déjà annoncé qu'on allait bonifier.

Voix 1I20:17:43

Pour qui?

Robert Beaudry ◌0:17:43

Pour des personnes qui sont actuellement à l'intérieur de refuges, pour réduire la pression sur les refuges. Mais après, je le répète, et la mairesse l'a dit à la fin de son intervention, et c'est majeur, on On a beau additionner des mesures, il faut un plan national.

Martine Musau Muele ◌0:17:57

Merci. Question complémentaire.

Chantal Rossi ◌0:18:02

C'est toujours le même discours. Ça prend, on envoie ça dans la cour des autres tout le temps. Ça prend Québec. Qu'est-ce qu'on est capable, est-ce que cette administration-là va finir par se responsabiliser en disant, nous, on a un plan. On n'a pas besoin d'attendre un plan national, ça prend un plan montréalais. C'est ici qu'il y a plus d'itinérance que partout ailleurs au Québec. Ça prend une administration qui va prendre le lead de ce dossier-là et actuellement, on ne l'a pas parce que c'est toujours ça ferme, ça rouvre, ça ferme, ça rouvre et c'est toujours à la miette. Il y a des êtres humains au bout de ça, madame la présidente. Il faut penser aux humains qui se font barouetter, qui se font déraciner. C'est ça que cette administration-là est en train de préconiser. C'est qu'on ouvre toujours à la petite miette et on oublie l'humain derrière ça. Alors, est-ce qu'on peut avoir un plan où l'être humain va être considéré? Ce sont des itinérants, ce sont des gens extrêmement vulnérables, ce sont des gens qu'on barouette à gorge et à poings.

Martine Musau Muele ◌0:19:05

Merci. Monsieur Robert Beaudry avec la réponse complémentaire.

Robert Beaudry ◌0:19:09

Merci beaucoup, madame la présidente.

Voix 1I20:19:11

Je vais—

Robert Beaudry ◌0:19:11

je suis d'accord avec ma collègue sur un point. Parce qu'au-delà des mesures, on en applique des mesures à la Ville de Montréal, puis je pense qu'on est très clair et très transparent avec tout ça, mais sur la vulnérabilité des personnes. On a ici des personnes qui ont des enjeux de toxicomanie, des enjeux graves de toxicomanie, c'est pour ça qu'ils n'ont pas accès aux ressources, des enjeux de santé mentale aussi. Aux dernières nouvelles, la Ville de Montréal ne possède pas de psychiatres, ne possède pas de psychologues, n'a pas la responsabilité financière des programmes de traitement des dépendances, n'a pas non plus accès à des médecins qui peuvent accompagner des personnes en gériatrie sociale, parce qu'il y a un vieillissement de la population aussi dans l'espace public. Donc on renvoie pas la balle à quelqu'un d'autre ici, madame la présidente. Ce qu'on fait, c'est qu'on dit voici sur quoi on va travailler nous: la coordination des actions, l'observation sur le terrain, le déploiement de mesures, l'identification de bâtiments, l'acquisition de terrains, le développement de ressources adaptées pour les populations, mais on se doit d'avoir l'appui de l'État. Nous, au-delà d'un plan municipal, madame la présidente, ce sont des actions concrètes, claires, précises avec une coordination des mesures et des actions nationales partout au Québec. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:20:14

Poursuivons avec une question présentée par madame Nancy Blanchet pour l'équipe LaSalle.

Nancy Blanchet ◌0:20:38

À nouveau, ah c'est bon, merci, merci madame la présidente. Selon un article paru vendredi dernier dans la presse, les loyers pourraient augmenter de près de 6% en 2025. C'est une hausse sans précédent pour les 30 dernières années. Dans le contexte économique actuel déjà extrêmement difficile pour de nombreux Montréalais et Montréalaises, cette risque d'aggraver la crise du logement et de fragiliser davantage les ménages. La Ville de Montréal se doit d'agir plus rapidement en augmentant son offre de logements diversifiés, diversifiés, que ce soit des logements sociaux abordables ou encore des coopératives d'habitation. Madame la présidente, ma question est la suivante: est-ce que la Ville compte rouvrir le règlement de préemption aux fins d'habitation pour permettre aux arrondissements de soumettre une nouvelle liste de bâtiments et de terrains à préempter, en particulier pour des fins de logement social, afin de contribuer concrètement à contrer la crise du logement?

Martine Musau Muele ◌0:21:48

Madame Despina Sourias.

Despina Sourias ◌0:21:50

Oui, merci pour la question, madame Blanchet, et merci, madame la présidente, de me donner la parole. Bien sûr, nous continuons à structurer, en fait, je dirais, notre pratique de cession de terrains et la politique est en place. Vous pouvez voir quand même quels sont les terrains que nous sommes prêts à céder, puis on travaille aussi sur notre politique, on élabore notre politique d'acquisition pour qu'elle soit aussi, je dirais, travaillée avec les arrondissements. Donc prochainement, vous allez voir plus clairement comment on veut travailler avec vous. C'est sûr qu'on a mis plusieurs actions en place depuis les dernières années pour pouvoir construire plus puis protéger plus de logements sur le territoire. Tout récemment, on a acquéri 31 immeubles à Côte-des-Neiges-NDG pour pouvoir les protégé du marché spéculatif, puis on compte continuer sur cette voie-là, continuer à protéger notre parc immobilier montréalais. Donc oui, on est très préoccupés par cette hausse-là, puis on continue à travailler avec les mesures qu'on a déjà mises en place puis qu'on va continuer à mettre en place.

Voix 1I20:22:45

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:22:46

Question complémentaire.

Nancy Blanchet ◌0:22:50

Merci. Effectivement, je sais que la Ville de Montréal a identifié plusieurs terrains, a acquis plusieurs terrains pour des fins de logements sociaux. On l'a fait de façon régulière au cours de la dernière année. À chacun de nos conseils de ville. Cependant, à LaSalle, en 2022, on a identifié 83 lots susceptibles d'être préemptés à des fins de logement social. Malheureusement, de ces 83 lots, seulement 5 ont été retenus par la Ville de Montréal et 5 lots qui ne représentent qu'un seul complexe immobilier. Donc, l'arrondissement LaSalle souhaite faire sa part, malheureusement on a très peu d'opportunités d'acquisition de terrains ou de bâtiments pour le logement social. Alors, ma question complémentaire, c'est comment se sont prises et comment se prendront les décisions si nous sommes appelés à soumettre d'autres terrains ou bâtiments pour, pour qu'ils soient préemptés, et quels sont les critères qui ont fait qu'on a retenu ou non des lots proposés par les arrondissements?

Martine Musau Muele ◌0:23:56

Merci. Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:23:58

Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, madame Blanchet, évidemment, nous, de savoir qu'il y a plein d'arrondissements qui ont des terrains propices ou des bâtiments, c'est une bonne nouvelle. Monsieur Doré n'est pas avec nous pour donner la question plus des critères, donc je voudrais pas vous induire en erreur. Je voudrais seulement peut-être juste spécifier, premièrement, en prenant le temps de nous rencontrer pour voir qu'est-ce que vous avez à proposer de votre côté. Comme je vous dis, l'idée, nous on investit plus au PDI 600 millions de dollars, c'est pour acheter des terrains. Je vous cacherai pas qu'il y a une capacité de faire les analyses, parce que vous le savez, une fois que le droit de préemption passe, on a 60 jours pour dire oui ou non après. Fait que l'analyse doit être bien faite. Mais ceci étant dit, j'ai confiance dans nos équipes. Je voudrais juste réitérer peut-être pour le bien de ceux et celles qui nous écoutent que même si on a plein de terrains, encore faut-il que le logement social, lui, les portes soient financées par le gouvernement du Québec et on sait qu'en ce moment on a atteint comme la limite, mais ça nous empêche pas de faire du travail en amont pour le jour où le gouvernement du Québec ouvrira les coffres. Alors prenons le temps de nous parler et merci pour votre question.

Martine Musau Muele ◌0:25:03

L'équipe Anjou nous confirme ne pas avoir de questions, ce qui nous permettrait de poursuivre avec les autres membres du conseil municipal sous le décompte suivant: 3, 2, 1. Monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌0:25:15

Merci, madame la présidente. Alors, je veux revenir sur la question de l'itinérance parce que je pense que tout le monde ici est préoccupé par cette question, notamment à cause aussi des grands froids, pas juste sur le fond, mais beaucoup à cause des grands froids. Mes questions sont très simples parce que j'ai bien entendu mon éminent collègue monsieur Beaudry répondre. Plusieurs fois d'ailleurs qu'il me réponde parce que j'ai des questions là-dessus qui me préoccupent. J'aimerais savoir, dans les mesures que la Ville prend ou que la Ville va prendre dans les prochaines semaines, prochains mois, même s'il n'y a pas de plan d'ensemble, quand allez-vous le compléter, compléter les actions que vous annoncez et combien d'argent de plus vous allez mettre?

Martine Musau Muele ◌0:26:03

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:26:05

Merci beaucoup pour votre question, monsieur Deschamps. Donc, pour les mesures à très, très, très court terme, tous les arrondissements, dont le vôtre, ont été sollicités par la direction générale pour offrir des lieux, en fait, pour abriter les gens. On est sur les mesures avec le CCMU. Je ne sais pas si vous avez déjà identifié les lieux, mais dans la gouvernance qu'on a de Montréal, l'enjeu de l'itinérance, il y a aussi une responsabilité des divers arrondissements qui peuvent faire partie de la solution justement pour répondre rapidement à la population. Donc, ça serait intéressant de voir s'il y a peut-être pas des lieux dans la salle aussi qui pourraient abriter des personnes pendant les périodes de grand froid. On est preneur, la direction générale est en lien avec toutes les directions d'arrondissement. Pour le reste, on a été très clair et très transparent, le budget est établi par rapport aux mesures qui sont mises en place pour soutenir, par exemple, l'intervention sociale comme l'équipe d'ÉMIS, pour les mesures pour nos modulaires aussi. Donc, on est en train de terminer le budget, donc ça va être présenté très bientôt, ils seront déployés également. Par la suite, ça passe par souvent les appels à projets du gouvernement du Québec pour ce qui est les refuges d'urgence, tout ce qui est l'offre de services spécialisés. La Ville de Montréal fait partie du comité de sélection, donc avec l'argent qui est arrivé du fédéral, notre objectif c'est de le faire descendre rapidement. Aujourd'hui, on a déposé un rapport avec différentes mesures qui devraient être priorisées selon nous dans le cadre de ces investissements-là de la part de l'État. Alors, on va s'assurer de suivre ce travail-là qui va être fait pour s'assurer que les réponses arrivent sur le terrain et qu'on puisse abriter très rapidement des personnes qui sont en situation d'itinérance. Sinon, il y a toutes les mesures qu'on met en place en termes d'habitation qui sont exposées, elles également, dans le budget. Merci pour votre question.

Martine Musau Muele ◌0:27:36

Question complémentaire.

Richard Deschamps ◌0:27:39

Merci. Alors, j'ai bien entendu la réponse. Je comprends qu'il y a un processus. Je comprends que vous faites tout ce que vous pouvez. Mais ce qu'on peut comprendre ou ce qu'on peut déduire également, c'est que ça se fera pas dans les prochaines semaines, en tout cas pendant l'hiver. Je pense que les chances sont faibles. Je comprends qu'on essaie d'accélérer, mais en même temps, on peut, en tout cas, on va avoir d'autres conseils, on va pouvoir suivre la question, mais je pense qu'on peut pas s'attendre, en tout cas tant mieux, ce serait une bonne nouvelle si on pouvait avoir les très rapidement. Ma deuxième question, nonobstant le processus, parce que j'entends bien la réponse aussi qui est de dire, ah bien, il faut qu'il y ait un plan national, ce avec quoi je suis complètement d'accord. Qu'est-ce qu'on fait s'il n'y a pas de plan national qui arrive bientôt?

Martine Musau Muele ◌0:28:27

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:28:31

En fait, on fait comme on fait présentement, monsieur Deschamps, parce que quand vous dites on peut pas l'ouvrir du jour au lendemain, on a déjà ouvert près d'une centaine de places du jour au lendemain, même plus si on rajoute les places du YMCA Centre-Ville pour abriter des gens. C'est 130 places au YMCA Centre-Ville, c'est 60 places de disponibles à Saint-Laurent, c'est 40 places à Lucien-Saulnier. Ça commence à faire beaucoup de places qu'on a ouvertes en quelques semaines. Donc, on va continuer ce travail-là avec nos différents partenaires parce que notre but, c'est de travailler pour notre monde, les plus vulnérables qui sont dans la rue. Par la suite, il y a notre projet de modulaire aussi. La mairesse l'a annoncé dans son discours, en mars prochain, on va avoir nos 2 prochaines premier projet de Modular, mais on regarde déjà les prochains projets, on est déjà en relation avec des partenaires pour développer les prochains projets. Encore une fois, notre enjeu ici, c'est de se dire on veut le faire de façon cohérente, et c'est réitéré dans le rapport qu'on a déposé, il doit y avoir une coordination entre les différents paliers de gouvernement. Donc nous, on avance, on va continuer d'avancer, mais si on veut avoir une solution pour la pauvreté, l'itinérance et l'exclusion, eh bien, il faut que tout le monde soit autour de la table, le gouvernement du Québec, au premier chef. Merci pour votre question.

Martine Musau Muele ◌0:29:31

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌0:29:34

Merci, madame la présidente. Parlant de détresse, la situation qui sévit dans le métro de Montréal est insoutenable et très déplorable, en effet. La semaine dernière, j'ai pris le métro avec ma fille en poussette et en descendant de la voiture du métro à Lionel-Groulx, on a été témoin de deux personnes qui préparaient leurs drogues pour injection sur place. J'ai demandé à une personne qui s'apprêtait à fumer une drogue dure dans l'ascenseur de sortie pour me permettre de l'utiliser, car j'avais mon bébé avec moi. Comme si ce n'était pas suffisant, dans l'édicule de la sortie, il y avait environ 15 personnes dont plusieurs consommaient des drogues dures devant les passants. De la détresse humaine, madame la présidente, de la douleur et du désarroi. On a atteint un point de saturation dans les dossiers de l'itinérance. Ça craque de partout et ce n'est plus viable pour personne. Les Montréalais ne se sentent plus en sécurité dans le métro. D'ailleurs, moi, c'est pour une des premières fois que je me suis sentie vraiment pas en sécurité. D'un autre côté, on ne peut pas en vouloir aux personnes en situation de vulnérabilité parce qu'ils n'ont pas d'endroit où aller. C'est plein partout. Il y a quelques mois, l'administration disait que le métro n'était pas un refuge. Donc, je me demande, quelle est la solution des recours de l'administration pour que le métro ne soit pas un refuge? Et assurer la sécurité des usagers et répondre aux besoins criants des personnes vulnérables qui, à l'heure actuelle, n'ont nulle part où aller. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:31:00

Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌0:31:05

Merci, merci, madame la présidente. Effectivement, ça a été dit haut et fort et clair par moi lors de notre annonce sur notre budget et notre plan de sécurité, le métro n'est pas un refuge. Le métro n'est pas équipé pour être un refuge. Vous nous avez décrit une situation qui est déplorable. Il faut ajouter des ressources dans le métro. On le fait avec plus de caméras, entre autres justement pour l'approche des ascenseurs, qui est effectivement un lieu sensible où il faut avoir le meilleur contrôle. On le fait avec une vigie électronique maintenant de ce système de caméras. On a plus de 2000 caméras dans le métro, on en rajoute et on va faire des patrouilles électroniques. On le fait en rajoutant des constables spéciaux. En rajoutant des ambassadeurs et en rajoutant des préposés à l'entretien ménager. Le seul poste budgétaire qui est en croissance à la STM, parce qu'on est en période d'optimisation et de restriction, le seul poste budgétaire où il y a une croissance aussi soutenue, c'est pour la sécurité. Ceci étant dit, comme le disait mon collègue Beaudry, on ne peut pas faire, on ne peut pas prendre le relais d'une mission qui n'est pas la nôtre et pour laquelle on n'est pas les plus qualifiés. C'est pour ça qu'on resserre les liens avec la Ville, avec les organismes communautaires, avec le réseau de la santé pour que les populations vulnérables soient prises en charge. Alors que socialement, on fait face à une situation où des gens qui ont besoin d'aide trouvent refuge dans le métro plutôt que dans le système hospitalier, trouvent un toit dans le métro plutôt que dans des logements sociaux. Qu'on réclame tous, il faut savoir référer ces personnes au bon endroit et on travaille fort là-dessus.

Martine Musau Muele ◌0:32:40

Question complémentaire.

Alba Zuniga Ramos ◌0:32:43

Merci, madame la présidente. Alors, je remercie mon collègue pour sa réponse, mais écoutez, j'entends beaucoup de choses, mais dans la réalité de ce qu'on vit et de ce que j'ai vécu, je vois que ces choses-là n'ont pas un effet concret. C'est pas normal qu'une personne doive demander, en fait, comme moi, qu'une mère avec son bébé doive demander à quelqu'un quelqu'un de sortir d'un ascenseur dans le métro pour que je puisse rentrer, cette personne-là est en train de consommer. Ce n'est pas normal que je voie avec mon bébé des gens qui sont en train de s'injecter, 15 personnes sans aucune présence en dehors. Et ce n'est pas seulement mon expérience, mais c'est l'expérience de plusieurs passants ces jours-là. Alors écoutez, ça fait 7 ans que Projet Montréal est en place. Ça fait 7 ans que la vie des Montréalais se dégrade à plusieurs égards, à plusieurs égards. C'est toujours la faute de Québec, c'est toujours la faute des autres. Et Projet Montréal ne prend jamais ses responsabilités. Madame la présidente, la question est simple: on dit quoi à la femme et son bébé qui demandent juste de prendre l'ascenseur du métro en sécurité? On dit quoi à cette femme-là? Et on fait quoi avec les personnes en détresse qui s'y trouvent? On leur dit d'aller où? Merci.

Martine Musau Muele ◌0:33:47

Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌0:33:52

Merci, madame la présidente. Merci pour votre deuxième question. Question, quoiqu'il y a, je remarque, un décalage complet avec les réponses que j'ai données, mais je vais quand même tenter d'y donner une réponse. On fait quoi? Justement, on fait ce qu'on fait, c'est-à-dire on accepte qu'on ne peut pas faire comme avant, qu'il faut renforcer, renforcer, je me rappelle jamais quel est le bon terme, bref, il faut avoir plus de mesures de sécurité, plus de gens dans le métro, plus de systèmes de surveillance intelligents et surtout, comme on le fait, la création d'équipes ÉMIC, les équipes EMIS, des gens du réseau de la santé qui sont sur le terrain, dans le métro, pour justement répondre à cette deuxième question: où est-ce qu'on va? Ce n'est pas dans le métro qu'on doit s'injecter, absolument pas. Il ne devrait pas y avoir de consommation d'injection dans le métro. Il faut que ces gens-là soient acheminés vers des ressources appropriées. Qui est la responsabilité du réseau de la santé, a la responsabilité de la santé publique, et on travaille justement très fort à pas transférer le problème à d'autres, à des solutions structurantes.

Martine Musau Muele ◌0:34:57

Poursuivons avec une question de monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌0:35:03

Merci, madame la présidente. Hier soir, dimanche, sachant qu'on avait des mesures pour le vortex polaire, Je me suis dit, je vais aller voir, je vais aller voir c'est quoi se promener à Montréal dans le contexte actuel, puis quelles ressources seraient mises à ma disposition si jamais je voudrais être hébergé. J'ai commencé à Saint-Laurent, je suis allé voir les nouvelles installations. Quand j'entends mon collègue parler de coordination, j'ai envie de vous dire, c'est du n'importe quoi. C'est non seulement du n'importe quoi, mais c'est extrêmement coûteux d'arriver à la dernière minute avec un service de traiteur, avec un contrat avec Taxi Hochelaga, pas capable de concerter avec les 44 autres espaces qu'il y a d'hébergement d'urgence sur le territoire montréalais. C'est assez fascinant d'entendre parler de coordination, puis à quel point vous êtes au-dessus des choses, mais la réalité, c'est que le milieu est désorganisé, est tellement désorganisé, j'ai fait plus que 20 sites dans le dernier mois, que je constate qu'il n'y a aucun leadership assumé par la Ville de Montréal pour s'assurer que les programmes sont connus non seulement des différentes installations qui font actuellement actuellement de façon complètement décousue chez des gens qui sont clairement dans le besoin de stabilité, clairement, oui, dans le besoin de chaleur, c'est clair, mais tout ça aurait pu être planifié il y a 6 mois, même avant. Ce que je constate, c'est entendre aussi la mairesse parler d'un service qu'il fallait l'ouvrir, il fallait ouvrir ça de 7 h à 9 h.

Martine Musau Muele ◌0:36:26

Et la question?

Benoit Langevin ◌0:36:26

Ça va à quoi? La question, c'est c'est quoi la mission de la Ville de Montréal pour Projet Montréal sur la question de l'itinérance? Parce que clairement, Quand c'est le temps d'ouvrir des modulaires, puis—

Martine Musau Muele ◌0:36:37

Merci. Allons-y avec une réponse de monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:36:45

Merci beaucoup, madame la présidente. Je suis un peu surpris d'entendre mon collègue dire que c'est trop coûteux d'ouvrir des services pour les populations vulnérables. Je pense qu'on a une responsabilité comme levier de gouvernement de proximité de tout faire pour mettre en œuvre pour justement offrir aux plus vulnérables l'opportunité de se mettre au chaud pendant les périodes de grand froid. Il faut rappeler aussi que quand il y a des périodes de grand froid, c'est les mesures d'urgence qui s'appliquent, donc c'est des éléments qui nous sont remboursés. Donc oui, effectivement, on aurait pu attendre pour ouvrir le bâtiment Saint-Laurent que tout a été bien coordonné. Il y avait des travaux à faire. On remercie d'ailleurs les différents partenaires, dont la STM, avec qui on a fait le travail pour cette installation-là, mais il faut les ces installations. Et là, on est en mode urgence parce qu'il y a eu un grand froid que personne n'aurait pu prévoir qui est arrivé ce week-end, donc il a fallu mettre à disposition. Mais par la suite, il a tout à fait raison, il faut travailler en amont, il faut travailler dans la planification, et c'est exactement ce que la Ville fait comme partenaire des organismes communautaires, du gouvernement du Québec, pour s'assurer vraiment que les navettes qui sont présentes sur les sites, par exemple avec OBM ou autre, les ressources peuvent se parler ensemble, qu'on puisse offrir des services aux populations vulnérables. J'ai de la difficulté à suivre comment on réfléchit de l'autre bord par rapport à la question, parce que des fois on fait pas assez, puis on attend après Québec, puis des fois on fait trop vite, puis on devrait laisser une coordination puis prendre le temps de faire bien les choses. Nous, on agit quand il faut pour venir répondre aux besoins des plus vulnérables, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:38:14

Question complémentaire.

Benoit Langevin ◌0:38:18

Ça, c'est Projet Montréal. On prend un petit clip, puis après ça, on oublie l'élément de dernière minute, que c'est pas planifié. Quand je dis que c'est trop coûteux, c'est parce que vous n'êtes pas planifiés ni concertés avec le milieu. Le meilleur des exemples, c'est les services de navettes. On fait affaire avec Taxi Diamond. Si on veut tourner ce que je dis, ça vous regarde, ça vous concerne, mais je tiens à dire que la STM, j'ai fait 5 transferts hier soir, puis je peux vous dire une chose, j'ai pas vu un seul intervenant pour justement faire face aux gens que j'ai vus hurler devant tout le monde en agonie. Je vous dis, c'est ça qui se passe sur le terrain, puis Projet Montréal a l'air de dire qu'ils sont au-dessus des choses. Moi, j'ai envie de vous poser la question à Projet Montréal. Ils n'ont pas vu dans les médias passer qu'il y avait 50 places au deuxième étage à Chéri-Cochet dans Pierrefonds-Est? Pour moi, c'est une question financière à la fin de la journée. C'est une question que Projet Montréal n'est pas prêt à décaisser parce qu'il y en a des espaces. Qui sont chauffés, qui sont prêts à être utilisés. J'invite l'administration à faire ses devoirs.

Martine Musau Muele ◌0:39:18

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:39:21

Encore une fois, dans la même phrase, on a fait un beau flip de parler des bâtiments en disant qu'il n'y avait pas de ressources, mais qu'on devrait aller chercher d'autres bâtiments sans nous dire où est-ce qu'ils vont être les ressources dans ces autres bâtiments. Donc, madame la présidente, effectivement, là actuellement, on ouvre en urgence, rapidement, agilement. Puis on a des employés de la Ville de Montréal qui se mettent à profit justement parce qu'ils veulent aussi mettre à l'abri leur monde, aider leur monde. On est dans les mesures d'urgence, ce sont des factures qui pourront être remboursées pendant ces périodes précises-là, mais ça n'enlève pas l'autre enjeu qu'on a besoin effectivement de donner des moyens au réseau communautaire pour repérer ces sites. Et le réseau communautaire le dit, le financement actuel du gouvernement du Québec n'est pas suffisant. On doit avoir plus de soutien médical du réseau de la santé, parce que même si on ajoute des intervenants, les problématiques de santé mentale, les problématiques de toxicomanie vont continuer quand même à s'aggraver. Donc oui, effectivement, il a raison, on a besoin de ressources, mais ça, madame la présidente, ce n'est pas la mission de la Ville de financer des ressources qui sont médicales. C'est une responsabilité de l'État.

Émilie Thuillier ◌0:40:30

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:40:31

Merci. Je m'adresse au leader. Le temps s'était écoulé à 13 h 35. Quelle est votre volonté pour une prolongation?

François Limoges ◌0:40:40

Madame la présidente, appuyé par madame Rossi, nous allons proposer une prolongation de 15 minutes.

Martine Musau Muele ◌0:40:44

Merci. Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌0:40:47

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, le 31 décembre dernier, j'ai été choqué en écoutant l'émission de fin d'année de Infoman. Dans ce segment, le mairesse expliquait fièrement que grâce à son équipe et l'escouade de mobilité, les chantiers étaient désormais bien surveillés, gérés et que les cônes oranges ne restaient plus à l'abandon. Mais voilà ce que Jean-René Dufort et son équipe ont découvert en installant trois chantiers fictifs à Montréal. Personne, pas un seul agent de la ville n'a remarqué. Qu'il s'agissait de faux chantiers. Ils sont restés là pendant des jours et des semaines sans que personne n'intervienne. Pire encore, les employés de la Ville ont corrigé l'installation des cônes et ajouté des pancartes de détour alors qu'aucun travail n'était prévu dans ces secteurs. Madame la présidente, c'est assez incroyable de voir l'administration de Projet Montréal répéter semaine après semaine qu'elle maîtrise la gestion des chantiers, alors que la réalité est tout autre. Les Montréalais et les Montréalaises ne sont pas dupes. La gestion des chantiers apparaît pour cette administration enfin fondue priorité entre rénover des immeubles municipaux insolubles et ramasser des déchets, donc bien loin des beaux discours creux. Ma question, madame la présidente, est-ce que l'administration peut enfin avouer qu'elle ne s'intéresse pas et ne maîtrise pas du tout les chantiers présents sur le territoire de la Ville.

Martine Musau Muele ◌0:42:21

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:42:25

Merci, madame la présidente. On va commencer par la fin, mais sachez que nous sommes très, très, très intéressés, très motivés, comme on dit. On travaille tellement fort sur la gestion des chantiers et j'invite tous les collègues à avoir la carte Info-Travaux toujours ouverte et nous sommes tous responsables, et les employés municipaux aussi de plus en plus, à regarder les entraves, effectivement valider. Maintenant, nous avons même donné ce pouvoir à la population. C'est extrêmement important, jamais ça n'avait été fait. Projet Montréal a donné le pouvoir à tout le monde de voir si un chantier vraiment existe ou pas. Après, c'est sûr que s'il y a des gens qui s'amusent à installer des chantiers ici et là, Évidemment, c'est pas ce qu'on demande aux gens de le faire, on l'a eu et c'est toujours bien de se tester, c'est comme des tests d'intrusion, ça existe là. Et donc effectivement, on a réussi 1 sur 3. Plateau-Mont-Royal, vraiment un endroit achalandé, évidemment le chantier a rapidement été vu pour dire, ben voyons, qu'est-ce qui se passe là parce que c'est achalandé. Le Plateau-Mont-Royal, le chantier a été retiré très rapidement. Les 2 autres chantiers dans des endroits beaucoup moins fréquentés, ben ça s'est passé moins rapidement et vraiment, on veut s'améliorer là-dessus. Donc, madame la présidente, la gestion des chantiers, la mairesse l'a dit d'ailleurs la semaine dernière dans son allocution, ça continue à être un sujet de grand intérêt et assurément, on veut faire mieux, nous la Ville de Montréal, mais aussi tous les entrepreneurs qui font des travaux sur le territoire. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:43:56

Question complémentaire.

Alan DeSousa ◌0:44:00

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'invite l'administration de peut-être s'abonner à Infoman, travailler étroitement avec Infoman, voir par quels moyens il y a une complémentarité pour améliorer la situation des chantiers avec Infoman, et peut-être paraître plus souvent sur Infoman, qui va lui donner une certaine gêne, madame la présidente, pour la façon dans laquelle elle gère les chantiers à Montréal. Après 8 ans au pouvoir et dans les derniers 300 jours, madame la présidente, de mandat, le mairesse annonce enfin, enfin, que la gestion des chantiers et la propreté seront ses priorités. Wow! Wake up and smell the coffee. Eh bien oui, après 8 ans d'inaction, ils se réveillent tout juste de leur hibernation et l'hiver n'est pas fini. Les Montréalais savent que Projet Montréal moque de la gestion des chantiers et on l'a vu ce soir à Infomane. Est-ce que Projet Montréal peut admettre que la gestion des chantiers au cours des 8 dernières années a été—

Martine Musau Muele ◌0:45:04

Merci. Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:45:09

Oui, merci, madame la présidente. Donc, le sommet sur les chantiers, dois-je le rappeler, 2023, printemps 2023. Une centaine de personnes qui étaient là et qui ont proposé des pistes d'action. Un comité de suivi, nous avons un comité de suivi avec tous les grands partenaires qui font des chantiers, mais aussi qui sont tous les jours dans la réalisation de chantiers, et c'est eux qui décident avec la Ville de Montréal les actions qui sont posées année après année de manière prioritaire. Je le rappelle, la carte InfoChantier, c'était une des actions prioritaires, ça a été fait. La réglementation que nous avons tous votée dans nos arrondissements et que nous sommes tous responsables dans nos arrondissements, parce que ce sont les arrondissements qui émettent les permis d'occupation domaine public. C'est important, madame la présidente, de le rappeler. Donc, d'avoir des comptes seulement 24 heures avant, de les retirer 24 heures après. Nous demandons à tous les arrondissements de regarder cela et c'est actif depuis l'année dernière. D'autres mesures viendront aussi. Donc, assurément, c'est une priorité qui ne date pas d'hier, mais qui a été réitérée par la mairesse. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:46:12

Monsieur Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌0:46:15

Merci beaucoup, madame la présidente. Je poserai ma question cette fois-ci avec une dimension liée à la ville intelligente, liée à la mobilité et l'expérience usager notamment basée sur les technologies de l'information. Et je pose ma question avec une pointe de jalousie parce qu'aujourd'hui je partage avec vous une réalisation de nos voisins lavallois. La semaine dernière, la Société de transport de Laval, la STL, a annoncé avec une grande fierté avoir franchi le cap de 1 million de déplacements payés par carte de débit Interac. À bord de ces autobus. Un projet qui a été amorcé en 2023 et bien évidemment qui visait à moderniser l'expérience usager et bien évidemment notamment pour le transport et les déplacements spontanés. Pendant ce temps-là, la Société de transport de Montréal Métropole du Québec est berceau de l'innovation paraît-il, ce système de paiement reste absent, nous en sommes encore à remettre des études. À explorer des possibilités, bref, à attendre et avoir de la latence. Madame la présidente, la STL a réussi à faire de ce mode de paiement une réalité pour 31% des déplacements unitaires appelés déplacements spontanés. Pendant ce temps, Montréal, sous une administration qui se dit administration de la mobilité, faut-il le rappeler, est incapable d'offrir ce service que l'on retrouve dont plusieurs villes à travers le monde. Et ma question est très simple, madame la présidente. Après 8 ans au pouvoir, est-ce que cette administration n'est pas gênée, comme moi je le suis, de ce manque de vision et de proactivité?

Martine Musau Muele ◌0:47:47

Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌0:47:50

Un peu de pédagogie. Merci, madame la présidente. Un peu de pédagogie là-dessus. La ville de Laval l'a fait grâce à des investissements tant en hardware que software qui ont été faites avant que l'ARTM reprenne l'ensemble du dossier. Mon rôle, et je l'assume pleinement, c'est de pousser l'ARTM que justement pour l'ensemble du réseau biennal à la région métropolitaine, on puisse avoir ces solutions parce que oui, vous avez raison de le dire, on est en retard. Ailleurs dans le monde, on peut payer avec des cartes de débit, des cartes de crédit, on a des comptes clients. L'ARTM n'a pas rencontré ses échéances là-dessus. On travaille main dans la main avec eux, on leur fait fourni des ressources justement pour faire débloquer les solutions de bioéthique à la hauteur de notre métropole. Ceci étant dit, on n'a plus le contrôle sur les équipements et, et l'ensemble de la planification de la bioéthique puisque c'est une responsabilité de l'ARTM. Alors, je maintiens une saine et pressante pression justement pour qu'on arrive avec des résultats. Je partage votre impatience à ce niveau.

Martine Musau Muele ◌0:48:50

Question complémentaire.

Abdelhaq Sari ◌0:48:54

Si j'ai le micro, juste rectifier quelque chose, on n'est pas en retard, on est très en retard parce que je voyage partout dans le monde, notamment en Afrique et en Europe, et je peux vous dire une chose, un touriste avec une carte de débit Interac peut payer pour ce déplacement spontané, il n'est pas obligé d'avoir vraiment toute une panoplie de travail. Un élément qui est très important, c'est la question de priorisation et de proactivité dont je parle ici. Aussi dans cette question quand je parle de priorité, parce qu'il faut orienter d'abord nos efforts, nos ressources et nos projets vers l'expérience citoyen, vers l'expérience de l'usager lui-même. Si on veut qu'il prenne le métro, si on veut qu'il prenne le bus, il faut faciliter l'expérience usager, ce qui n'est pas le cas maintenant. Il faut vraiment avoir tout un processus qui est, à mon avis, très désuet, et ça il faut vraiment l'avouer. Et après 8 ans que vous êtes au pouvoir, vous n'avez absolument rien fait pour remédier à cette problématique, malheureusement.

Martine Musau Muele ◌0:49:47

Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌0:49:51

Rappelons justement que la STM avait un projet justement de renouvellement de la billettique. Rappelons que l'ARTM s'est prévalu de sa prérogative justement d'assumer ce rôle-là. Rappelons toutes mes déclarations publiques que j'ai faites comme président de la STM disant qu'il fallait faire des bloquer ces solutions parce qu'on était en retard, puis c'était inacceptable. Donc, merci de reconstater l'évidence que j'ai maintes fois exprimée. Oui, on veut que ce dossier-là se développe. Ça n'avance pas assez vite à l'ARTM. On leur fournit des ressources STM pour avancer plus vite et j'espère des développements heureux prochainement.

Martine Musau Muele ◌0:50:30

Madame Christine Black.

Christine Black ◌0:50:35

Madame la présidente, les derniers mois ont été marqués par des projets de piétonnisation imposés contre la volonté des commerçants de Montréal. Dans le Vieux-Montréal, la STM, la SDC, pardon, a préféré quitter la table de concertation. Sur la place de Saint-Hubert, plus de 60% des commerçants s'opposent fermement à la piétonnisation. Et dans le centre-ville, la SDC a dénoncé, je cite, un bris de confiance. Pourtant, malgré ces signaux clairs, l'administration de Projet Montréal persiste et signe. Les piétonnisations seront mises en place, qu'on le veuille ou non. Ce qui est le plus déroutant dans cette situation, c'est d'entendre les candidats à la succession de Valérie Plante qui affirment qu'il faut mieux consulter les commerçants et les résidents. Autrement dit, Projet Montréal parle des deux côtés de la bouche. D'un côté, la cheffe de Projet Montréal annonce qu'elle ira de l'avant à tout prix, puis de l'autre côté, les prétendants à sa succession nous disent qu'il faut améliorer la consultation. Alors, il serait peut-être temps que l'administration s'entende avec elle-même. Du côté d'Ensemble Montréal, notre position est claire: la piétonnisation doit être le fruit d'un véritable consensus avec les commerçants et les résidents. Sans cela, ces projets sont voués à l'échec. Alors, madame la présidente, les élus de Projet Montréal auront-ils l'humilité de suspendre les projets de piétonnisation rejetés par les commerçants afin de les consulter réellement et de trouver des solutions qui tiennent compte de leurs préoccupations?

Martine Musau Muele ◌0:51:55

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌0:51:58

Oui, merci, madame la présidente, et puis merci à ma collègue pour sa question, ça va me permettre de remettre les choses au clair. On a un programme de piétonnisation qui a été fait avec l'ensemble des SDC et l'association des SDC de Montréal. Alors je vois pas ce qu'on peut faire de plus en termes de concertation quand on fait le programme directement avec les SDC. Sur le point de la place Saint-Hubert, en ce moment tout est sur la table. Monsieur Limoges, le maire de Rosemont, est en conversation constante avec la SDC Saint-Hubert parce qu'on veut trouver des solutions, on croit, on comprend les préoccupations des commerçants comme on comprend la volonté de la population de Rosemont dans ce cas-ci de vouloir aller de l'avant avec une piétonnisation. L'un n'empêche pas l'autre et non on parle pas des deux côtés de la bouche, il y a un moment dire que oui on veut mieux consulter les commerçants et C'est ce qu'on fait. On a aussi largement bonifié les budgets pour les piétonnisations. 12 millions sur 3 ans, c'est du jamais vu à la Ville de Montréal. On se laisse de l'argent aussi pour des nouvelles piétonnisations et potentiellement des nouvelles SDC. Fait que nous, je nous trouve extrêmement cohérents. Mais puis je remercie Ensemble Montréal de s'intéresser autant à la chefferie de Projet Montréal.

Martine Musau Muele ◌0:53:17

Question complémentaire.

Christine Black ◌0:53:22

Madame la présidente, je suis étonnée d'entendre Projet Montréal, en fait étonnée oui et non, parce qu'ils clament constamment qu'ils consultent alors que les commerçants et les résidents nous disent le contraire. D'ailleurs, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante a mené un sondage sur la piétonnisation du centre-ville. Les résultats sont sans appel: 81% des résidents de L'Île pensent que l'appui des commerçants devrait être obligatoire pour faire des changements importants sur une rue commerciale et 65% des résidents de Montréal estiment que la présente administration ne devrait pas adopter d'importants changements liés aux rues commerciales avant les prochaines élections. Alors, madame la présidente, ces projets imposés sont non seulement rejetés par les commerçants, mais aussi par les Montréalais. Chez Ensemble Montréal, nous sommes du même avis que les Montréalais. Ce genre de projet doit se faire avec l'approbation sans équivoque des commerçants. Madame la présidente, qu'en est-il de Projet Montréal? Vont-ils faire marche arrière?

Martine Musau Muele ◌0:54:12

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌0:54:16

Madame la présidente, je suis ravie d'entendre l'opposition parler du sondage de la FCEI. C'est bien beau lire des sondages, faudrait s'intéresser à leur méthodologie quand on constate que quasiment aucun Montréalais, notamment du centre-ville, ont été consultés sur ce sondage-là. Fait qu'aller un petit peu plus loin dans les recherches scientifiques. Sur ce qui est question d'aller de l'avant, oui, on va continuer aller de l'avant. Est-ce qu'il y a eu des couacs de communication sur la question de Sainte-Catherine-Ouest? Probablement, et on l'a dit, et on est en train de s'asseoir et avec le CA de la SDC Montréal Centre-Ville et avec les commerces. Il y a un moment donné, notre vision, elle est claire, elle est extrêmement claire. C'est pour ça que les Montréalais nous ont élus 2 fois au pouvoir et vont continuer de le faire. On veut une ville où les piétons se sentent en sécurité. Toutes les villes du monde entier le font.

Émilie Thuillier ◌0:55:07

Font.

Alia Hassan-Cournol ◌0:55:07

La rue de Rivoli à Paris, Londres, New York, ils ferment leurs rues pour favoriser le commerce. Alors à Montréal, on s'attend à rien de moins et on va continuer à favoriser et le commerce et l'expansion.

Martine Musau Muele ◌0:55:20

Très bien. Il est 13 h 51, ceci met fin à la période de questions des membres du conseil municipal. Nous entamons donc les 12 Inscrit à l'ordre du jour de cette séance ordinaire, je débute par déposer le nouveau plan de banquettes pour les fins du procès-verbal. J'invite le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à diriger ces travaux.

François Limoges ◌0:55:46

Madame la présidente, en 3.01, je suis appuyé par madame, d'ailleurs je suis pour l'adoption de l'ordre du jour comme pour tous les points de ce conseil, appuyé par madame Émilie Thuillier, présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal. Et au chapitre 3, en 3.01, madame la présidente, je propose l'adoption de l'ordre du jour de cette assemblée du premier conseil municipal de l'année 2025.

Martine Musau Muele ◌0:56:08

Adopté.

François Limoges ◌0:56:08

En 3.02, je propose l'approbation du procès-verbal de l'assemblée extraordinaire du conseil municipal du 9 décembre.

Martine Musau Muele ◌0:56:14

Approuvé.

François Limoges ◌0:56:15

En 3.03, on approuve le procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal du 16 décembre.

Martine Musau Muele ◌0:56:20

Approuvé.

François Limoges ◌0:56:22

Au chapitre 4, madame la présidente, il s'agit d'annonces et dépôts de documents par le exécutif. En cas 01, je dépose la liste des contrats octroyés par le comité exécutif.

Martine Musau Muele ◌0:56:31

Déposée.

François Limoges ◌0:56:31

En cas 02, je dépose la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.

Martine Musau Muele ◌0:56:36

Déposée.

François Limoges ◌0:56:37

En cas 03, je dépose la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires. Déposée. Chapitre 6, madame la présidente, ce sont les dépôts de réponses aux questions écrites demandées du conseil. Il y en a 3 ce mois-ci. Je laisse mes collègues annoncer lesquelles elles sont.

Martine Musau Muele ◌0:56:50

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌0:56:52

Merci, madame la présidente. Donc, au nom de notre collègue Alain Vaillancourt, qui n'a pas pu être présent au conseil cet après-midi, je dépose des réponses qu'il a envoyées aux conseillers Sari et Miranda.

Martine Musau Muele ◌0:57:06

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:57:09

Oui, je dépose une réponse pour monsieur De Sousa.

Martine Musau Muele ◌0:57:13

Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌0:57:15

Tel que je m'étais engagé à le faire, je dépose une réponse face— pour donner des précisions suite à une question du conseil dernier.

Martine Musau Muele ◌0:57:24

Très bien, la réponse était celle à la question de madame Alba Zuniga Ramos. Ces réponses sont donc déposées. Poursuivons.

François Limoges ◌0:57:32

Présidente, si vous permettez un instant, la leader de l'opposition officielle vient de me rappeler avec beaucoup de gentillesse et d'amabilité que dans l'adoption de l'ordre du jour, je n'ai pas, comme toujours bien sûr, mais que dans l'adoption de l'ordre du jour, je n'ai pas parlé du changement de séquence qui aura lieu à l'ordre du jour. Si vous me permettez, même si le point est déjà adopté, est-ce que vous permettez que je le fasse pour éclairer tout le monde sur comment nous allons procéder?

Martine Musau Muele ◌0:57:55

Il n'y a pas d'opposition du conseil, on vous écoute.

François Limoges ◌0:57:57

Parfait. Alors, nous avons aujourd'hui beaucoup de déclarations, une motion où il y aura des invités au balcon. Pour que ça soit, pour que tout ça soit le plus cohérent possible, nous allons reporter ces déclarations et cette motion à 20 h 30 après la période de questions. Du public, à l'exception d'une seule qui aura lieu à 17 h. Alors, nous allons cet après-midi adopter l'ordre du jour avec une seule déclaration qui est celle sur Réflexe Montréal. Quand l'ordre du jour, si l'ordre du jour est terminé ou même si nos travaux se poursuivent, à 17 h, nous allons interrompre pour appeler la déclaration sur la commémoration sur le devoir de mémoire pour l'Holocauste qui devrait prendre une trentaine de minutes. Nous aurons des invités à la tribune. Nous allons ensuite ajourner pour le souper. Nous revenons du souper, il y a la période de questions du public d'1 h 30. À 20 h 30, nous allons appeler la nomination au conseil interculturel de Montréal pour une durée d'environ 10 minutes. À 20 h 40, nous allons appeler la déclaration pour la mémoire de l'attentat de la Grande Mosquée de Québec pour une durée d'environ 20 minutes. À 21 h, nous allons appeler la déclaration pour le mois de l'histoire des Noirs pour une période d'environ 20 minutes. Et enfin, nous allons conclure la soirée avec la motion de l'opposition officielle en 65-01 sur le devoir de solidarité envers Haïti, qui devrait prendre 20-25 minutes, on sait pas, mais— et nous allons ajourner nos travaux une fois que ces items seront adoptés. Comme nous avons des invités au balcon, nous ne pouvons pas en remettre— ces items-là ne peuvent pas être remis à demain. Nous allons devoir continuer jusqu'à temps qu'ils soient adoptés. On ne prévoit pas quand même que ça va étirer la soirée très indûment. Alors voilà pour la séquence et ce qui nous amène à reprendre nos travaux au chapitre 7.

Martine Musau Muele ◌0:59:42

Permettez, pour les fins du procès-verbal, alors l'ordre du jour est adopté tel que modifié. À titre récapitulatif, 4 déclarations seront présentées à 20 h 30, une déclaration à 17 h et la nomination prévue à la rubrique 51 sera également présentée. À compter de 20 h 30. On vous écoute.

François Limoges ◌1:00:01

Merci, madame la présidente. Alors, au chapitre 7, ce sont les chapitres des dépôts. En 7.01, on dépose le rapport de l'assemblée extraordinaire du conseil d'agglomération du 12 décembre.

Martine Musau Muele ◌1:00:13

Déposé.

François Limoges ◌1:00:14

En 7.02, on dépose le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 19 décembre.

Martine Musau Muele ◌1:00:18

Déposé.

François Limoges ◌1:00:20

En 7.03, on dépose le rapport du greffier relativement aux déclarations de réception par le personnel du qui venait d'une marque d'hospitalité ou d'un avantage.

Martine Musau Muele ◌1:00:27

Déposée.

François Limoges ◌1:00:29

Chapitre 8, madame la présidente. En 8.01, on dépose le rapport de la Commission sur le développement économique et urbain et l'habitation intitulé Réformer le programme d'appui à l'acquisition résidentielle, rapport et recommandations.

Martine Musau Muele ◌1:00:40

Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌1:00:42

Merci, madame la présidente. Je me lève à titre de vice-président de la Commission sur le développement économique et urbain et l'habitation. Au nom de mes collègues commissaires, je dépose notre rapport et nos recommandations à la suite de notre étude du programme d'appui à l'acquisition résidentielle de la Ville de Montréal. Ce mandat est issu d'une motion déposée par mes collègues Aref Salem et Julien Hénault-Ratelle à la séance de mars 2023 du conseil municipal. Après des débats et un vote, le conseil a référé l'étude de la motion à la commission. La motion demandait de modifier le programme d'appui à l'acquisition résidentielle un programme destiné aux nouveaux propriétaires d'une propriété neuve ou existante, ou encore aux personnes déjà propriétaires et qui sont les parents d'au moins un enfant de moins de 13 ans, et ce afin de favoriser l'accès à la propriété. Ainsi, la motion réclamait que les critères d'admissibilité au programme d'appui à l'acquisition résidentielle, le PARE, soient resserrés et qu'un meilleur ratio de vérification du paiement soient assurés. Elle proposait de plus qu'un volet d'aide forfaitaire visant les ménages monoparentaux soit créé et que les montants des subventions soient bonifiés. La commission a entrepris l'étude de la motion à l'automne 2024. Accompagnée par les personnes-ressources du service de l'habitation, les discussions des commissaires ont porté sur l'abordabilité du logement et les impacts du parc, de même que sur des considérations plus larges touchant l'accès à la propriété et la place des jeunes familles à Montréal. Au total, la commission a consacré 4 séances à l'étude de ce mandat, en plus d'une séance préparatoire. Les constats et les recommandations de la commission ont été adoptés à l'unanimité à la suite de la séance de travail du 8 novembre 2024, au terme de nos travaux. Nous déposons notre rapport et nos 4 recommandations. Celles-ci ont été adoptées à l'unanimité. Puisque la commission n'a pas eu accès à une évaluation de la performance du PAR, nous demandons d'abord à l'administration municipale de faire ses devoirs et d'évaluer la performance du PAR en fonction des objectifs fixés. L'accès à la propriété demeure un défi majeur pour de nombreux Montréalais. Et le taux d'effort requis de la part des ménages est plus important à Montréal qu'ailleurs au Québec. En conséquence, nous demandons à l'administration de revoir les objectifs, les critères et les modalités du PER en tenant compte des enjeux actuels d'ascension à la propriété. Selon les résultats de l'évaluation et de l'analyse des enjeux, nous proposons des balises pour modifier le PER, dont l'instauration d'un critère basé sur le revenu maximal avant impôt des ménages requérants et la bonification de la modulation du PER en fonction du statut familial. Nous avons souhaité ouvrir la réflexion sur la mixité sociale et la rétention des familles à Montréal. Faciliter l'ascension à la propriété n'est qu'une partie de la solution. Nous pensons que la Ville doit adopter une approche intégrée en matière d'aménagement du territoire de mobilité urbaine et d'accès aux équipements et aux services publics. C'est en considérant ces éléments que nous demandons à l'administration de poursuivre les démarches pour cerner les multiples facteurs contribuant à l'attractivité résidentielle de Montréal et à la rétention des familles à Montréal. Je tiens à remercier, avant de conclure, des personnes-ressources du service de l'habitation pour leur travail qui a nourri la réflexion et l'analyse des commissions Madame Clotilde Tarditi, directrice du service, monsieur Éric Gosset, directeur de la direction Salubrité et programmes, et monsieur Rudy McCaughan, chef de division. Je dois également souligner l'engagement de mes collègues commissaires qui ont contribué de manière significative dans des discussions parfois animées. Je les remercie pour la collégialité de nos travaux. Il s'agit de Marie-Claude Marie-Claude Barry, conseillère d'arrondissement dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Monsieur Julien Hénault-Ratelle, conseiller de l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Madame Dominique Ollivier, conseillère de l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Monsieur Abdelhaq Sari, conseiller de l'arrondissement Montréal-Nord. Madame Anne-Marie Sigouin, conseillère d'arrondissement dans le Sud-Ouest. Madame Josée Trolleau, conseillère d'arrondissement dans LaSalle. Puisqu'il s'agit d'un mandat de compétence municipale, madame Anne Saint-Laurent, vice-présidente de la commission et mairesse de la ville de Montréal-Est, et monsieur Peter J. Maloof, maire de la ville de Montréal, n'ont pas pris part aux travaux. Je salue également madame Michelle Flannery, conseillère d'arrondissement dans Lachine, qui n'a pas pu participer à ce mandat. Mes derniers remerciements sont pour la présidente de la commission, madame Kayla Munro, conseillère d'arrondissement dans Verdun, les commissaires souhaitent que les recommandations issues de cette étude soutiennent le travail d'évaluation du PAR et pavent la voie à une réflexion plus large sur les facteurs contribuant à la rétention des familles à Montréal. De l'avis des commissaires, des modifications au PAR pourront permettre une meilleure utilisation des ressources de dévoués au programme. Je vous invite donc à prendre connaissance des recommandations contenues dans ce rapport et je vous remercie de votre attention. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:06:22

En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 8.01. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:06:34

Madame la présidente, merci infiniment. En 8.02, on va déposer le rapport de la commission sur la présidence du conseil intitulé Étude sur la participation des journalistes à la période de questions citoyennes des commissions permanentes, rapport et recommandations.

Martine Musau Muele ◌1:06:47

Madame Véronique Tremblay.

Voix 1Q1:06:49

Merci, madame la présidente. Au nom de la commission de la présidence du conseil, je dépose aujourd'hui le rapport intitulé Étude sur la participation des journalistes à la période de questions citoyennes des commissions permanentes et la recommandation de modifications réglementaires qui qu'il contient. Ce mandat fait suite à une assemblée publique tenue par la Commission sur les finances et l'administration pendant laquelle des journalistes ont pris part à la période de questions des citoyennes et citoyens. Cette prise de parole a fait réagir un citoyen qui par la suite a interpellé vous, madame la présidente du conseil, à ce sujet. Il souhaitait que l'on statue sur la présence des journalistes et sur, je cite, le traitement souhaité pour les membres du public dans ce type d'occasions. Alors, la commission a constaté que les règlements des commissions permanentes n'apportent pas de précisions quant à la participation des journalistes à la période de questions citoyennes. Afin que la période de questions du public aux commissions permanentes demeure un espace citoyen, il La Commission en est venue à la conclusion qu'il n'est pas souhaitable que les journalistes puissent prendre la parole lors de cette période de questions citoyennes. De plus, il existe déjà des canaux exclusifs aux journalistes afin qu'ils et qu'elles obtiennent des réponses à leurs questions. La Commission propose donc une modification à la réglementation sur les commissions permanentes afin d'intégrer une règle pour d'une part, exclure la possibilité que les journalistes puissent poser leurs questions durant la période de questions réservée au public, d'autre part, préciser la voie que devront prendre les journalistes souhaitant poser une question sur un dossier soumis à une commission permanente. Lors de l'étude de ce dossier, une attention particulière a été accordée à l'importance de fournir aux citoyennes et citoyens un espace leur permettant de s'informer lors des assemblées publiques des commissions permanentes. Parallèlement, les journalistes et les représentants des médias pourront poser leurs questions en utilisant les canaux de communication appropriés. La Commission est convaincue que cette modification réglementaire encouragera la participation citoyenne et citoyen— des citoyennes et citoyens dans le processus décisionnel. Avant de conclure, je tiens à remercier l'équipe du greffe, maître Tani Moore, Zambito et monsieur Francis Sabourin pour leur expertise et la pertinence de leurs interventions. Merci du soutien. Je prends également un petit instant pour remercier chaleureusement et saluer notre coordonnatrice Marie-Claude Heintz, qui nous a accompagnés avec professionnalisme et rigueur tout le temps des travaux de la commission. Son engagement et sa compétence ont été un atout inestimable pour nous. Je lui souhaite mes meilleurs vœux de réussite dans ses nouvelles fonctions. Je remercie également mes collègues commissaires, madame Zuniga Ramos, monsieur Limoges, madame Clément-Talbot, monsieur Downey, madame Goulet, madame Hénault, monsieur McQueen, madame Musau-Muele, madame Rossi et madame Sourias. Merci et bonne lecture.

Martine Musau Muele ◌1:10:10

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:10:12

Merci, madame la présidente. Alors, je voulais aussi me prononcer, vous dire quelques mots concernant le rapport en tant que tel. D'ailleurs, c'est le fruit d'un travail qui a été fait, d'une étude qui a été entreprise dans le cadre des travaux de la commission de la présidente, comme ça a été bien expliqué par ma collègue. Tout d'abord, l'étude de ces dossiers a été rendue publique possible grâce aux services du greffe, puis je tenais vraiment à remercier maître Tannimore, maîtresse Ambiteau, monsieur Francis Sabourin. Puis aussi, ce travail a été rendu possible grâce à l'aide de notre coordonnatrice, madame Ince, Marie-Claude Ince. Alors, je tenais aussi à la remercier pour le travail qu'elle avait effectué dans ce dossier. Alors, leur collaboration était indispensable. Madame la présidente, je tenais aussi à clarifier que l'objectif dans ces rapports ou dans les travails qui ont été faits n'a jamais été de mettre de côté le travail qui est indispensable de la part des journalistes, mais au contraire, vraiment, en sachant qu'ils ont déjà, comme ça a été mis de l'avant par ma collègue, des canaux qui sont assez uniques pour pouvoir communiquer, nous voulions donner de la place aux citoyens. L'enjeu de ces dossiers était que la période des questions aux assemblées publiques des commissions permanentes demeure un espace dédié aux citoyens et citoyennes. Puis on le sait, dans une année comme celle-ci, une année électorale, on veut aussi envoyer ces messages de l'importance du citoyen dans le processus municipal, autre qu'en période d'élection. Alors on voulait favoriser la prise de parole des citoyens et c'est pour il a été recommandé par l'ensemble des commissaires d'apporter des changements à la réglementation pour que la période de questions aux commissions soit réservée vraiment aux citoyens et citoyennes. On le sait, puis je tiens à le répéter parce que c'est fondamental, on sait à quel point le travail des journalistes est important, alors on ne tient pas à le rendre, à mettre ça de côté. On le sait que les journalistes et les autres personnes qui représentent les médias diriger leurs questions avec des canaux de communication qui sont privilégiés et qui seront à leur disposition pour qu'ils puissent continuer à réaliser le travail important qu'ils ont à faire. Alors, nous avons quand même espoir que ce type de démarche, que cette modification puisse contribuer à favoriser la participation citoyenne. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:12:39

Monsieur Serge Sasseville.

Serge Sasseville ◌1:12:42

Merci, madame la présidente. C'est un secret pour personne, j'ai travaillé pendant 33 ans Dans un empire médiatique avec les journalistes sur une base quotidienne, les journalistes jouent un rôle fondamental dans la démocratie et ce sont aussi des citoyens et des citoyennes.

Serge Sasseville ◌1:13:00

Alors, je voudrais qu'il soit noté au procès-verbal que je suis absolument contre les conclusions de ce rapport-là qui m'apparaît hautement contestable devant les tribunaux comme une violation de la liberté de presse garantie par les chartes.

Martine Musau Muele ◌1:13:15

En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 8.02. Chapitre 11, poursuivons.

François Limoges ◌1:13:23

Madame la présidente, au chapitre 11, il s'agit du chapitre pour le dépôt de pétitions. On m'indique qu'il y en aurait une à être déposée.

Martine Musau Muele ◌1:13:34

Monsieur Doug Hurley.

Doug Hurley ◌1:13:37

Madame la présidente, madame la mairesse, Chers collègues, en décembre dernier, l'arrondissement de l'Île-Bizard et Sainte-Geneviève a adopté à l'unanimité une résolution visant à recommander au conseil municipal de Montréal de nommer le nouveau pont en l'honneur de monsieur Guy Lafleur. Résident de l'Île-Bizard pendant 27 ans, Guy Lafleur a été bien plus qu'un athlète exceptionnel. Ses 5 coupes Stanley, ses records inégalés et son rôle d'ambassadeur de l'excellence québécoise ont marqué notre histoire collective. Parallèlement à notre résolution, une pétition citoyenne de près de 1000 signatures en faveur de cette démarche et lancée par Monsieur Pascal Soucy vient témoigner de l'attachement profond de notre communauté à cette initiative. Nous croyons fortement que l'inauguration prochaine du pont constitue une occasion idéale pour officialiser cette dénomination et inscrire le nom de Guy Lafleur dans notre paysage urbain. Ainsi, je vous invite, chers collègues, à soutenir cette démarche afin d'honorer la mémoire d'un homme dont l'héritage continuera à inspirer des générations futures. Je vous remercie pour votre attention et votre succès.

Martine Musau Muele ◌1:15:11

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌1:15:12

Oui, madame la présidente, cela nous amène au chapitre 15.

Martine Musau Muele ◌1:15:16

Permettez, je pensais que vous alliez faire un commentaire.

François Limoges ◌1:15:18

Non, non, on le refera en rencontre des leaders.

Martine Musau Muele ◌1:15:21

Alors, notons le dépôt de la pétition énoncée à la rubrique 11.01. Moi, je vais me permettre un rappel, je n'ai pas le numéro de l'article devant moi, mais puisque nous avons rarement des pétitions, je me permets de le rappeler que lorsqu'il y a dépôt de pétition, il s'agit de la lecture du titre de la pétition. Merci, monsieur le greffier. Alors, il s'agit de l'article 38 du règlement. Interne. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:15:52

Oui, madame la présidente. À l'item 15.01, il s'agit de la déclaration pour demander à l'ensemble des parties, soit le gouvernement du Québec, les centres de services scolaires et les commissions scolaires, de respecter leurs engagements auprès de la population montréalaise à soutenir la pratique sportive et des loisirs.

Martine Musau Muele ◌1:16:11

Madame Laméresse.

Caroline Bourgeois ◌1:16:12

Si je peux me permettre, madame la présidente, Madame la présidente, je me suis inscrite simplement pour déclarer mon intérêt.

Martine Musau Muele ◌1:16:19

Déclaration d'intérêt de madame Caroline Bourgeois relativement à la rubrique 15.01. Madame la mairesse.

Voix 1J31:16:28

Merci, madame la présidente.

Valérie Plante ◌1:16:30

Écoutez, peu importe leur âge ou leur lieu de résidence ici à Montréal, les Montréalaises et les Montréalais doivent avoir accès à des installations sportives de loisirs de qualité. On y croit tous très fermement à cet élément. La pratique de sports et de loisirs, ça contribue pas seulement au bien-être physique, c'est très important évidemment, mais ce sont également des activités qui permettent de rassembler des personnes de divers horizons, de sortir de notre isolement, d'avoir des projets pour s'accomplir, de favoriser le développement de nouvelles compétences et bien plus encore. Les bienfaits sont nombreux, que ce soit pour la santé physique, la santé mentale et plus largement pour la santé de nos communautés et, j'ai envie de dire, de nos quartiers. Rendre disponibles des plateaux sportifs, c'est donner aux jeunes et aux moins jeunes une occasion de s'engager dans des activités physiques régulières et d'encourager un mode de vie sain, mais c'est aussi permettre, ça permet aussi à des collectivités de rester connectées grâce à des lieux de rencontres et des lieux de socialisation. Comme élus ici dans cette Chambre, nous sommes bien placés pour savoir à quel point la demande, elle est forte forte dans nos arrondissements pour accroître l'accessibilité à des glaces, des terrains de toutes formes de sports, des plateaux sportifs, des piscines ou même des gymnases. Les Montréalaises et les Montréalais demandent davantage d'espace et d'infrastructures pour pratiquer des sports, puis à l'échelle de la Ville, plusieurs initiatives sont déployées pour simplifier et rendre accessible la pratique de sport à tous et à toutes. Il faut savoir aussi que la Ville de Montréal, vous le savez, on est engagé à diversifier le nombre de plateaux ou même d'installations sportives. On le fait, bien que ce soit évidemment toujours coûteux de créer une nouvelle installation, on y croit et on continue d'investir massivement. Maintenant, pourquoi je vous parle de ça? C'est parce que malheureusement, juste avant la période des Fêtes, il y a une menace qui est venue planer sur nos efforts collectifs d'offrir des activités tant sportives que récréatives et sociales à nos populations locales. Parce qu'après avoir négocié en 2018 une entente qui permet aux arrondissements et aux écoles de se prêter des plateaux sportifs sans frais, des restrictions budgétaires récentes du gouvernement du Québec mettent à risque la mise en œuvre de cette entente. J'ai eu le plaisir de mener cette négociation et il était clair autant pour la Ville de Montréal que pour le gouvernement du Québec à quel point c'était non seulement une bonne idée, mais le gros bon sens. Hop là, je viens de dire une phrase que quelqu'un d'autre utilise, mais je vais l'utiliser dans un contexte très montréalais.

Alba Zuniga Ramos ◌1:19:03

Donc, ça fait du sens.

Valérie Plante ◌1:19:05

C'est du gros bon sens que de pouvoir mettre nos ressources ensemble. S'il y a des plateaux qui sont utilisés par les écoles qui sont libres, pourquoi est-ce que les populations dans nos arrondissements ne pourraient pas en profiter et vice versa? Je pense que ça, c'est ce à quoi les Montréalais s'attendent, nos populations, c'est qu'on on trouve des solutions faciles, des solutions efficaces, plutôt que de reproduire des terrains ou des installations, qu'on puisse compter sur un partenaire de choix qui sont les écoles, les commissions scolaires pour pouvoir offrir des services de qualité. Alors, on a fait cette entente-là et ça nous permet justement de pouvoir, je vous donne des exemples, on peut penser à des exemples très précis, il y a les cadets de Lachine, il y a les cours de natation de Verdun, ou encore des activités, des Olympiques spéciaux qui se passent dans LaSalle. C'est ça qu'on fait, on partage nos installations pour le bénéfice de l'ensemble de nos populations. Je sais que la mairesse de LaSalle, mais aussi le maire de Pierrefonds-Roxboro vont prendre la parole par la suite, parce que je tiens à le mentionner, ce partage non seulement est vraiment une bonne idée à la grandeur de l'île. En contrepartie, parce que ça, ce sont les installations que la Ville utilise quand qu'elle emprunte, si je peux dire, au gouvernement du Québec via ses installations scolaires. En contrepartie, elle permet également à la communauté étudiante montréalaise de profiter des installations de la Ville les jours de semaine. Je pense entre autres à des activités offertes dans les arénas d'Ahuntsic dans le cadre du cursus scolaire des jeunes sport-études. On parle de locaux prêtés pour les groupes scolaires qui pratiquent le ski de fond au chalet Maisonneuve pour faire l'accueil des groupes et entreposer le matériel arrosement. On parle de l'accueil et l'animation pour plus de 150 classes par année dans les bibliothèques de Saint-Laurent. On parle des activités de médiation culturelle offertes aux groupes scolaires à la Maison Marie-Huguet dans le Sud-Ouest. Donc, c'est bénéfique pour tout le monde. Et je pense que souvent on parle, les soins nous disent, ben nous, ce qu'on veut, c'est des services de qualité. On veut aussi, s'il y a un enjeu de disponibilité, comment est-ce que la Ville peut trouver une solution pour Puis souvent, ils ne vont pas dire, c'est-tu le gouvernement, c'est-tu la Ville? Ils veulent une solution et on en avait trouvé une bonne, une efficace et, je le rappelle, une rapide. Une où vraiment tout le monde était gagnant-gagnant. Alors ça, je vous ai donné quelques exemples de l'étendue de ce que la Ville met à la disposition des centres de services scolaires dans le cadre de cette entente. Et là, bien écoutez, on optimise nécessairement l'utilisation des plateaux sportifs municipaux et des établissements scolaires, puis on respecte la capacité de payer de la population montréalaise. Et ça, c'est un élément qui nous est très, très important, bien sûr, pour l'ensemble des élus ici dans cette Chambre. La fin du financement qui semble planée, qui semble être une volonté de se matérialiser dans les prochaines semaines, pour nous, va avoir un impact majeur, majeur sur la qualité des services offerts aux citoyens et aux citoyennes. Investir dans des programmes qui aident l'accessibilité à des infrastructures sportives, et de loisirs de qualité. Je veux le rappeler et bien sûr nous allons continuer nos représentations, mais c'était vraiment important pour l'ensemble des élus d'amener cette problématique-là ici dans cette Chambre. Des fois, il y a des éléments sur lesquels on peut avoir différentes opinions, des différentes façons de voir, mais sur le partage des infrastructures sportives et culturelles et sociales, tout le monde est d'accord. Parce qu'au final, quoi qu'il arrive, et surtout si le gouvernement du Québec décide de mettre fin à cette entente, je le rappelle, c'est l'ensemble de nos populations qui va en souffrir et ça, on doit éviter ça à tout prix. Nos populations locales comptent sur leur bibliothèque, comptent sur leur plateau sportif et on doit pouvoir les rassurer et faire encore une fois se lever, parler d'une même voix à l'intérieur de cette Chambre pour demander au gouvernement du Québec de ne pas aller de l'avant avec cette cette mesure qui va porter, qui sera difficile pour des dizaines et des dizaines soit de groupes scolaires, soit de citoyens ou même d'associations sportives et culturelles à travers l'île. Merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:23:11

Monsieur Jim Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌1:23:17

Merci, madame la présidente. Je veux partager avec vous toutes et tous aujourd'hui un cadeau de Noël particulier que nous avons eu le mois dernier. En effet, nous avons été informés juste avant le congé des Fêtes de la décision de la commission scolaire Lester B. Pearson de retirer l'accès aux gymnases pour les activités sportives pendant les fins de semaine. Permettez-moi, madame la présidente, de vous exprimer non seulement mon indignation ainsi que celle des organismes bénéficiaires des locaux qui offrent des activités sportives et de loisirs de façon ponctuelle et permanente mais aussi l'expression de ma déception par rapport au manque de vision et l'improvisation totale dans ce dossier. C'est une décision qui a un effet psychologique, économique et social, non seulement sur nos jeunes et nos familles, mais également sur nos organismes locaux. Pour Pierrefonds-Roxboro, sans parler des autres arrondissements, il s'agit de 800 participants affectés de 50 heures de perdues, ce qui représente à peu près 45 000$ comme perte de revenus pour les OBNL. La commission scolaire fait fi des coûts de location de la valeur de 17 500$ couvrant la période de janvier à mai. Bien entendu, ce sont des chiffres hebdomadaires, alors imaginez l'impact sur le long terme. Où allons-nous diriger nos usagers? Dans la rue? Où ces jeunes se retrouveront-ils pour se défouler, s'entraîner et dépenser leur énergie? Au moment où l'on encourage les saines habitudes de vie, nous leur enlevons des endroits adaptés et sécuritaires pour pratiquer leurs activités. Cette décision est d'autant plus une perte pour les organismes que pour les familles, il s'agit d'une surtaxation, à mon avis, déguisée et d'une perte d'un service qui est déjà payé par les contribuables. Les impacts, Madame la Présidente, sur les organismes sont majeurs à court et moyen terme Et pour n'en citer que quelques-uns, l'absence d'activités pour les participants pendant un mois provoque un désengagement de la population. L'incertitude de savoir quand la programmation reprend créer un manque de confiance dans la capacité des organismes à fournir le service. L'annulation des inscriptions et/ou l'inscription dans les velliers. La diminution de la qualité de la programmation au niveau de la durée et finalement le désengagement, l'instabilité de l'absence de pérennité dans les services offerts. Ajoutons à toutes ces traces le stress engendré sur tout le monde. En effet, à date, la semaine de relâche, imaginez, n'a toujours été confirmée Et cette incertitude empêche les organismes de planifier leurs activités ou même prendre des inscriptions des parents qui doivent travailler pendant la semaine de relâche. Ce sont ces mêmes parents, madame la présidente, qui offrent des services essentiels à la population. Encore là, je n'ai même pas parlé des enfants et des jeunes avec des besoins spécifiques qui ont besoin de ces espaces pour rester stimulés et connectés. J'invite l'administration à intervenir sans plus tarder, comme on fait un premier pas avec la déclaration auprès du gouvernement du Québec, pour arrêter cette mascarade de sabrer les services à nos citoyens. Si ce n'est pas le manque de ressources humaines qui gruge nos écoles, c'est le manque d'espace et allez savoir ce qui sera encore coupé dans l'avenir. C'est un manque de considération flagrant envers nos familles et nos citoyens. Je crois et on croit, j'imagine tous, méritent un meilleur traitement et des meilleurs services, d'autant plus que nous avons des ententes qu'il faut respecter et appliquer sans aucune condition. Je veux aussi, madame la présidente, qu'on se penche le plus rapidement possible sur ce problème afin de permettre aux organismes et à leurs usagers de réintégrer les gymnases et continuer l'accès aux services sans aucune condition. Il faut intervenir d'urgence pour trouver une solution immédiate afin de mettre fin à cette impasse dans laquelle se trouvent nos familles, nos organismes et nos employés. Madame, Mr. Speaker, this has an incredible impact on everyone in the community. The mayor spoke of it briefly regarding the shared services with communities, with municipalities and boroughs. The major financial investment that we do in every community, whether it's the Parc-École, whether it's the use of municipal installations to have benefits to the children that need it most, the same tax that use the same facilities. And now, because of a lack of vision, a lack of vision from the provincial government, pulling the rug out from under us leaves us providing a service piecemeal to the most vulnerable. And I'm talking strictly about the programs that are already in force that folks have registered for and participate in the regular activities that are planned in every community. We're not even talking about the open gyms and the ones that we make available for kids that don't necessarily fit in that mold of structured sport activities and find a place of security to be able to present themselves and, and play freely within the confines of these secure spaces. So by us finding ourselves in a situation where we have to piecemeal a solution to be able to find adequate activities for these youths has put us in a predicament now where we risk, we risk losing youngsters that have engaged themselves, that potentially could become initiated in more structured sport and physical activity in the future. Sur ce, Madame la Présidente, Je suis content qu'on parle tous avec la même voix aujourd'hui et j'espère, et j'espère que le gouvernement va attendre et faire et prendre les décisions nécessaires pour corriger cette situation qui nous affecte tous. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:30:23

Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌1:30:33

Merci, madame la présidente. Dans nos arrondissements, il y a des organismes essentiels qui rassemblent, qui font du bien, qui brisent l'isolement. Ces organismes, on les retrouve dans nos parcs, dans nos installations sportives, dans nos bibliothèques, mais aussi dans des endroits comme les gymnases et les salles de classe de nos écoles de quartier. Ces lieux permettent à des enfants de faire du sport, à des aînés de se réunir ou encore à des personnes qui vivent avec des besoins particuliers de se trouver un espace où s'épanouir. Mais aujourd'hui, madame la présidente, l'accès aux écoles pour nos organismes est menacé. En mettant fin au financement lié à l'entente REFLEXE, le gouvernement du Québec fait un choix qui touche directement des vies. Il met à risque des dizaines d'organismes qui, chaque semaine, offrent des activités essentielles à des milliers de citoyens. Ce sont des impacts concrets dans nos communautés. Les installations municipales ne suffisent malheureusement pas à accueillir l'ensemble des activités de nos organismes sportifs, de loisirs ou communautaires. Si on réduit l'accès aux installations scolaires qui, rappelons-le, appartiennent aussi aux collectivités, nous subirons inévitablement des coupures de services. À LaSalle, 92 aînés seraient privés de leur activité hebdomadaire. 250 passionnés de football, jeunes passionnés de football, ne pourraient se préparer pour leur prochaine saison estivale. Et 92 athlètes vivant avec des besoins particuliers, dont 50 enfants, ne pourraient pratiquer leur sport. Pour ces derniers, membres des Olympiques spéciaux, comme l'a mentionné tout à l'heure madame la mairesse, la pratique sportive représente bien plus qu'un simple loisir. C'est un véritable moyen de se sentir valorisés, intégrés et soutenus. À travers des sports comme le hockey, le soccer, le basketball et l'athlétisme, ils tissent des liens essentiels, gagnent en confiance, retrouvent une place au sein de la communauté. Priver ces personnes de l'accès aux installations sportives scolaires serait non seulement une grave injustice, mais un coup dur pour leur bien-être émotionnel et social. Alors, tout ça, c'est plus qu'une question de chiffres et de contrats. Ce sont des familles, des aînés, des jeunes qui souffrent de ce genre de coup. Mais il faut quand même en parler des chiffres, parce que si l'entente réflexe n'était pas respectée, il y aurait inévitablement un impact financier réel pour assurer la relocalisation de ces organismes dans des installations privées. L'arrondissement de LaSalle, mais aussi l'ensemble des arrondissements, devraient dégager des sommes importantes de leur budget pour louer des des installations nécessaires à la tenue de ces activités. Je joins donc aujourd'hui ma voix et celle de mes collègues d'Équipe LaSalle à celle de l'administration pour demander au gouvernement du Québec d'assurer ce financement. Pas pour nous, mais pour les citoyens de Montréal. Pour que les gymnases et les salles de classe restent des lieux de vie et de solidarité. Pour que chaque enfant, chaque aîné, chaque personne qui a besoin d'un espace pour s'épanouir continue d'avoir cette chance. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:34:11

Madame Christine Black.

Christine Black ◌1:34:18

Madame la présidente, effectivement, avec les informations qu'on a eues à la fin du mois de décembre concernant l'entente Réflexe, c'était vraiment toute une annonce avant les fêtes. Alors, c'est une nouvelle qui a passé un peu sous le radar, en fait, on en a peu parlé avant les fêtes, mais c'est vraiment dans les derniers jours qu'on a vraiment senti un mouvement justement par rapport à l'impact que ça peut avoir. Et pour nous, à Montréal-Nord, l'impact va être majeur si cette entente, si le renouvellement ne se fait pas. Je tiens à rappeler quand même que Montréal-Nord ne possède pas d'équipement au niveau sportif dans l'arrondissement. Alors, le seul, la seule installation en fait qu'on possède, c'est un petit gymnase d'une ancienne école primaire de même que 2 arénas. Alors, il faut savoir en fait que tous les autres gymnases, nos 2 piscines actuellement sont dans les écoles, et c'est grâce justement à ces ententes que ça nous permet de pouvoir offrir des activités sportives à nos jeunes, aux jeunes adultes, aux adultes, aux aînés. Alors, tout le monde peut en bénéficier grâce à ça, et d'ailleurs, je tiens à remercier les écoles parce qu'elles ils font vraiment une réelle différence et c'est un partenariat et c'est au-delà de simplement des ententes qui sont signées, c'est des relations de travail, c'est des ententes, c'est du travail qui est fait quotidiennement finalement qui fait en sorte que justement on arrive à travailler, à faire une différence. Et là, dans le fond, les installations sont tellement utilisées d'ailleurs que ça devient même complexe les entretenir. Alors il faut faire les services pour faire en sorte que des équipes spécialisées de nettoyage viennent nettoyer parce que c'est surutilisé. Alors, chez nous, contrairement peut-être à d'autres endroits ailleurs au Québec ou à Montréal, chez nous c'est utilisé, c'est même surutilisé. Alors, je tiens à rappeler qu'on est quand même tout près de 100 000 personnes à Montréal-Nord sans installations dignes de ce nom pour recevoir. Bien sûr, on me parlera du centre sportif et de la piscine qui s'en vient. En effet, la promesse a été de financer un centre sportif à Montréal-Nord et on le sait, on va avoir un demi-centre sportif, il y aura quand même une piscine qui va arriver. On dit merci, mais bien entendu, ça rajoute pas des gymnases ni des plateaux secs. Heureusement que l'équipe de Montréal-Nord est toujours là pour pouvoir mettre les bouchées doubles dans ce dossier-là et s'assurer qu'on garde sur le top de la pile, comme on dit. Alors, c'est sûr que quand on entend encore plus de pas avoir des installations, avoir très très peu, nos heures de gymnase sont à risque et sont à risque qu'on les ait plus, que si on veut les avoir il faut payer, à ce moment-là je vous le dis c'est la catastrophe parce que ça se trouve à être des budgets de fonctionnement, c'est des budgets qui sont déjà très serrés et pour lesquels on doit année après année faire des resserrements pour s'assurer justement qu'on arrive à boucler nos budgets Alors, dans ce contexte-là, on fait quoi? On éponge la facture? On la refile à nos organismes qui, eux aussi, ont de la misère à arriver? Alors, déjà, la commission scolaire English School Board nous a écrit tout dernièrement, qui nous informait que dans l'éventualité qu'aucune solution viable ne soit retenue, il est possible, malheureusement, que vos permis de location déjà émis pour des activités de la session hiver-printemps soient annulés dès le 1er février. Le 1er février, là, c'est demain matin. Alors, le paradoxe, il est là. Autant les besoins, ils sont présents, les espaces sont disponibles, mais malheureusement, avec une entente qui ne serait pas renouvelée, c'est vraiment une très, très mauvaise nouvelle pour nos citoyens à Montréal-Nord, qui aura certainement un impact. Dans le passé, on disait que ça pouvait coûter jusqu'à 300 000-400 000$ par année. C'est énorme et ça, c'est bien entendu si on y a accès. Alors, vous comprendrez que je suis très inquiète pour la suite des choses et bien entendu, j'appuie cette déclaration et j'espère qu'elle trouvera écho au bon endroit.

Martine Musau Muele ◌1:38:11

Merci. Madame Marie-Andrée Mauger.

Voix 1R1:38:17

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, à titre de mairesse de Verdun, je veux également exprimer toutes mes préoccupations par rapport au non-respect de cette entente. À Verdun aussi, on a appris par une lettre de la commission scolaire Lester B. Pearson en date du 18 décembre qu'il y avait la fin du financement prévu à l'entente Réflexe Montréal. Et dans cette lettre, on nous indiquait que la reprise des activités de fin de semaine qui était prévue dès le début janvier à l'Académie Burling, donc l'école secondaire anglophone de Verdun, où on utilise la piscine intérieure qui est la seule piscine intérieure accessible au public à Verdun. Verdun non plus, malheureusement, n'a pas à ce jour une piscine intérieure municipale et on utilise aussi le gymnase. Donc, on nous demandait de reporter, de suspendre nos activités dans l'attente d'un plan d'action pour le reste de l'année scolaire. Donc, je vous avoue que sur le coup, quand on m'a interpellée là-dessus, si on avait été le 1er avril, j'aurais juré que c'était un poisson d'avril. J'avais du mal à croire que dans une entente de partenariat, on se donne aussi peu de préavis. Et j'ai très vite compris en fait que la commission scolaire n'avait bien peu de pouvoir dans cette décision, que ça relevait d'une communication dont ils avaient eu eux-mêmes confirmation seulement quelques jours plus tôt, et qui non seulement leur donnait un très faible préavis, mais en plus était rétroactive à septembre 2024. Alors on est vraiment plongés dans une situation très difficile. Heureusement, en ce qui nous concerne, la commission scolaire Lester B. Pearson a accepté qu'on puisse maintenir nos activités à l'Académie Berlin le temps qu'on trouve une solution. Mais cette volte-face du ministère de l'Éducation, sans égard au respect de l'entente et en plus rétroactive à septembre 2024, a d'immenses impacts dans la pratique de sports et loisirs des 19 arrondissements de Montréal et à Verdun, seulement pour l'Académie Burling, l'impact est majeur parce que Burling a une petite piscine modeste, elle est ancienne, elle a une capacité limitée de 75 baigneurs, mais c'est notre piscine municipale indirectement et c'est la seule accessible à notre population de 70 000 personnes et c'est toute la communauté qui est impactée. On y offre des dizaines de cours de natation pour tous les âges, quelques périodes de bains libres, mais surtout on y offre de la formation pour les moniteurs, pour les sauveteurs. Et notre gymnase, bien lui, c'est par l'intermédiaire d'un organisme de Verdun qu'on offre des activités de tennis, de flag football et de volley-ball. Et donc c'est un organisme qui a embauché du personnel, qui a engagé des frais, et c'est plusieurs centaines de personnes qui sont inscrites à des activités seulement dans ce lieu-là à Verdun, qui est l'Académie Beaudry. Alors, pour nous tous, ça tombe sous le sens de partager des équipements plutôt que de les dédoubler. Et c'est bénéfique aussi de fréquenter l'école en dehors des heures de classe. Ça nous permet de développer une appartenance au lieu et ça nous permet aussi d'y vivre des expériences positives lorsque le parcours académique est plus ardu. Je vais vous dire aussi une autre chose, je vais parler au nom de l'arrondissement de Verdun, mais je pense qu'on est tous dans cette situation-là. On n'a jamais détourné le regard lorsque l'un de nos établissements scolaires sur notre territoire se tourne vers nous, soit pour nous demander l'installation du support à vélo, soit pour nous signaler des enjeux de sécurité, soit pour porter des demandes auprès de la STM, soit pour trouver des accommodements, même des accommodements de stationnement pour les équipes écoles. Et je vous dirais aussi qu'on a investi des sommes colossales pour sécuriser les abords des écoles. À Verdun, on a aménagé plusieurs parcs-écoles avec des modules de jeux pour que les récréations des enfants soient plus agréables. On a réservé l'accès à la patinoire réfrigérée Bleu Blanc Bouge. On a donné l'accès à l'Auditorium de Verdun. On a donné l'accès gratuitement à notre musée site archéologique Maison Nivard de Saint-Dizier. On a augmenté la surveillance des activités à la bibliothèque de l'Île-des-Sœurs. Parce que des dizaines d'enfants qui ne sont pas inscrits au service de garde de l'école L'Île-des-Sœurs parce que les parents n'ont pas les moyens, eh bien, on fait office d'un service de garde officieux et on a augmenté les effectifs justement pour répondre à cette présence-là des enfants. Puis ça, je ne vous parle pas non plus de notre défi de trouver des terrains, non seulement pour les écoles, mais aussi pour des centres de petite enfance, parce qu'on s'occupe de toute la communauté. On l'a entendu souvent, le vieux proverbe africain qui dit que ça prend tout un village pour élever un enfant, mais moi, je pense que les élus municipaux, on peut dire qu'on n'a jamais ménagé nos efforts pour contribuer à la réussite éducative des enfants de nos arrondissements et aussi pour encourager nos communautés à adopter un mode de vie actif et aussi la pratique de sports et de loisirs. Alors moi aussi, je joins ma voix haut et fort à celle de la mairesse de Montréal, du maire de Pierrefonds-Roxboro et tous les autres maires et mairesses pour demander au gouvernement du Québec de respecter l'entente signée en 2018 qui régit l'installation et le partage des équipements scolaires et municipaux pour continuer de soutenir nos communautés. Je vous remercie.

Martine Musau Muele ◌1:43:24

Monsieur Alan De Sousa. Monsieur Alan de Souza.

Alan DeSousa ◌1:43:51

Merci, Madame la Présidente. We're sitting here talking about this. I have a feeling that we are all watching the film called Back to the Future. Because if— for those of us who remember, we have worked so hard in this administration and even prior administrations to let the provincial government know that there is only one taxpayer, and the days where municipal activities are done separately and school activities are done separately and then the two shall never talk nor meet nor work together should be over because the financing, whether municipal or for school through the provincial government, is paid by the same person. And that person would expect that the two parties work together so we don't have circumstances where one building is open but not being used, or another building is open but you've got barriers such as taxes or costs of janitors and such that at 3 o'clock when school ends, the building stays empty and the community doesn't benefit. And on the weekends when the building would stay empty and the community doesn't benefit. Et donc, madame la présidente, nous, on avait commencé depuis un certain temps de travailler, de voir par quels moyens on peut mettre nos efforts ensemble pour s'assurer que les biens qui sont situés, les bâtiments qui sont situés, les infrastructures qui sont situées dans la communauté pourraient être accessibles à la communauté, soit pour les raisons de l'école, bien sûr, mais d'autre part, après 3 heures, pour que les bâtisses ne reste pas vide et que la communauté pouvait profiter au plein potentiel pour s'assurer que les gens ne sont pas obligés d'être dans la rue quand ils peuvent jouer du basket ou quand on peut avoir d'autres activités qui sont productives. C'est une façon d'investir dans nos jeunes, c'est une façon d'investir dans notre communauté, c'est une façon de s'assurer qu'on peut combattre la CRIM et d'autres choses, offrant un service qui va garder ces jeunes occupés et dont l'entente a été signée en 2020 et l'objectif était d'assurer la gratuité des locaux entre les centres de services scolaires et les arrondissements. Nous, nous allons chez eux, eux, ils viennent chez nous sans frais. Le ministre de l'Éducation compensait financièrement des centres de services scolaires pour la perte de revenus. Et je trouve ça intéressant que la ministre a avisé plusieurs mesures, dont les mesures compensatoires qui sont conclues dans l'entente Réflexe Montréal prenaient fin le 13 décembre 2024. Et si j'avais bien compris, c'était sur une base rétroactive jusqu'à septembre 2024. Pour autant, madame la présidente, ce genre d'entente avait déjà prévu un avis que si jamais l'entente était mise fin, il y a un préavis à donner de 12 mois qu'il me semble que le gouvernement en question ne respecte pas. La fin des gratuités, c'est prévu pour la fin janvier 2025 et la facturation qui sera mise en place au 1er février Nous, en Saint-Laurent, on était déjà avisé par la Commission scolaire English Montreal. Nous sommes en attente d'une lettre similaire de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys qui dessert notre territoire. Et l'entente qui était prévue avait déjà une clause de 12 mois, ce préavis qui n'a pas été respecté. Le ministère prétend mettre fin à l'entente Mais retire le financement au centre et services scolaires qui doit maintenant facturer pour les locations. Go figure! Makes a whole lot of sense, Madame la Présidente. You cannot, or you should not, be basically evacuating what is an agreement by financially withholding the funds but saying, look, the entente est déjà en place. Voyons donc. Et nous, pour nous, si on base sur les estimés occasionnés en fonction des chiffres de 2017, parce que ça c'est l'année de référence où les chiffres ont été compilés pour l'entente ROCS-Montréal, pour nous à Saint-Laurent avec les 2 commissions scolaires, on estime qu'au moins 250 000$ par année pour la même quantité de réservations. Mais le pire est que c'est pas Il y a deux volets, madame la présidente. Un, que oui, ça va coûter chacun de nous, chacun des arrondissements, plus cher. Mais la deuxième chose était que les réservations que nous avons mises sont en train de complètement être bousculées à la dernière minute avec presque pas de préavis et que les activités qui ont été planifiées, pour lesquelles les réservations ont été faites, va être complètement mis dans l'air. Il n'y aura pas la certitude et je vous avoue que les diverses instances, les divers clubs, les divers groupes qui sont affectés par ça vont être affectés. Donc, je pense que, madame la présidente, c'est un impact qui est significatif. Je termine, madame la présidente, en suggérant à l'administration que si cette déclaration va avoir l'appui du conseil, Le ministre Éric Girard a des rencontres prébudgétaires. Il prépare son budget pour le mois de mars. C'est là qu'il va faire les consultations budgétaires. Je reste convaincu, comme il l'a fait dans le passé, il viendra à l'Hôtel-de-Ville dans les jours qui s'en viennent, s'il ne l'a pas déjà fait. Je sais que la Ville de Montréal prépare une mémoire budgétaire sur les divers sujets qui l'intéressent. Je suggère que ce dossier soit mis dedans et que la ministre soit saisie de ça le plus rapidement possible parce qu'il peut non seulement avoir une réponse d'ici au 30 janvier, mais deuxièmement, il peut planifier de l'avoir, ces montants, dans son budget pour l'année qui s'en vient. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:50:29

Monsieur Luis Miranda.

Luis Miranda ◌1:50:34

Merci, madame la présidente. Je répéterai pas ce que tout le monde a déjà dit. Nous sommes tous pris dans la même situation. Je suis content de voir qu'on est tous ensemble dans le même dossier et que nous allons pousser ensemble. Je crois qu'encore une fois, le gouvernement vient de réaliser qu'ils ont un trou, un autre trou dans leur budget. C'est pour ça qu'ils nous refilent une facture. C'est aussi simple que ça. Pour nous, Anjou, dans le passé, on payait 365 000$ annuellement pour les gymnases qu'on utilisait. C'est clair, c'est nos ateliers soleil, c'est tout qui va être mis en cause là. C'est des coûts qu'on va être obligé de refiler à notre population. J'invite tout le monde, ce que je trouve déplorable de la part du gouvernement, je trouve ça un peu malhonnête de leur part parce que, je vais le dire comme ça, ils sont venus nous quémander des terrains pour des écoles. Nous, Anjou, on a donné un terrain d'un demi-million de pieds carrés. Je crois qu'à Montréal-Nord aussi, ils ont donné un terrain pour faire une école, une nouvelle école. Et puis, et même quand ils nous ont demandé pour ce terrain-là, on avait, on a un terrain de soccer à côté, ils nous ont demandé l'exclusivité durant le jour pour qu'ils puissent avoir des programmes scolaires, qu'on a accordé. Dans le jour, on a dit bon, il n'y a personne qui l'utilise, on va leur donner. Et quand ils arrivent avec quelque chose comme ça à la dernière minute, je trouve ça inacceptable. Et c'est important, puis je pense que oui, le conseil, on est unanime à parler de la même chose, mais il faut aussi, ce qui est plus pesant que nous, c'est notre population. Notre population sait pas ce qui se passe. Moi, je vais vous le dire, là, fait qu'assurez-vous que vous laissez savoir à votre population ce que le gouvernement est en train de faire, parce que qu'est-ce qui paye un politicien? C'est la population. Je vous invite vraiment à mettre du poids avec votre population aussi. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:52:19

En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration 15.01 à laquelle monsieur Sterling Downey m'informe souhaiter ajouter son nom également pour les fins du procès-verbal. Nous poursuivons donc avec la prochaine rubrique. Monsieur Abdelhaq Sari souhaite également, je vois madame Lalide de l'opposition officielle, tout le monde, l'ensemble des conseillères, conseillers. Eh bien alors, l'ensemble des membres du conseil municipal souhaitent ajouter leur nom à cette déclaration. Poursuivons, monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:52:53

Oui, madame la présidente, cela nous amène en page 17 de l'ordre du jour au chapitre 80, les orientations pour le conseil d'agglomération. Au chapitre 20, nous allons réunir les items 20-01 à 20-05. En 20-01, conclure une entente cadre de gré avec la presse pour des espaces publicitaires pour Espace pour la vie. En 20-02, on exerce l'option de la première prolongation dans le cadre du contrat accordé à Bell Canada, le contrat CG-22059. En 20.03, on accorde un contrat gré à gré à Bentley Systems pour du soutien technique et des mises à jour de logiciels. En 20.04, on accorde un contrat à DM Valve et Contrôle pour l'acquisition de 5 valves murales et 5 actionneurs hydrauliques. Et en 20.05, on conclut des ententes-cadres avec les firmes Technofeu et Thibault Associés pour de l'inspection mécanique et des entretiens et réparations pour une partie des camions du service d'incendie de la Ville.

Martine Musau Muele ◌1:53:42

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05 du chapitre 80 dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Poursuivons.

François Limoges ◌1:53:51

Super, alors nous enchaînons avec la réunification des items 26 à 26. En 26, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Eurovia Québec Construction, CG-230405. En 27, on accorde un contrat à Groupe Mécano pour des travaux de mise à niveau des installations de stockage et dosage de produits chimiques. En 28, on exerce l'option de prolongation de l'entente-cadre de 12 mois dans le cadre pour des services professionnels d'architecture et d'ingénierie pour divers projets de la direction de la gestion des projets immobiliers. En 2009, on exerce l'option de prolongation dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Riopelle-Dion-Saint-Martin. Et en 2010, on approuve le projet d'avenant 1 à l'entente intervenant entre la Ville de Montréal et la SHDM pour la deuxième phase de l'initiative pour la création rapide de logements.

Martine Musau Muele ◌1:54:40

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.6 à 20.10 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80.

François Limoges ◌1:54:50

Poursuivons. Madame la présidente, réunissons les items 21 à 25. En 21, on approuve un projet d'acte de vente par lequel la Ville acquiert de Félicité Résiduelles Stern un terrain vacant situé à l'intersection de la rue de la Savane et de l'avenue Mountainside. En 22, on approuve un projet de promesse bilatérale par laquelle la Ville de Montréal s'engage à acquérir de HPFCO des lots à des fins de parc régional. En 2013, on accorde un soutien financier non récurrent à la Corporation de l'École polytechnique de Montréal pour la réalisation du projet plan d'affaires études de conception pour le Centre d'innovation en technologie propre. En 2014, on accorde un soutien financier non récurrent au Carrefour d'innovation bioalimentaire pour le démarrage de ses activités. Et en 2015, on approuve un projet d'acte par lequel la Ville de Montréal vend au Réseau Express Métropolitain un immeuble connu et désigné comme étant un lot du Cadastre du Québec situé au nord du boulevard Henri-Bourassa.

Martine Musau Muele ◌1:55:46

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌1:55:49

Merci, madame la présidente. Je m'exprimerai sur 2013 et 2014 rapidement. 2 belles nouvelles à la fois pour le développement économique de l'Est, mais je vais être particulièrement chauvine pour mon district de Maisonneuve–Longue-Pointe. Alors on est situé ici dans le bien connu district, le bien connu territoire d'Assomption Sud Longue-Pointe et je tiens à prendre la parole sur ces 2 points parce qu'ils sont la concrétisation de la vision qu'on se donne pour le territoire d'Assomption Sud Longue-Pointe, d'en faire un technologiquement avancé incubateur de technologie propre, incubateur d'innovation et quoi de mieux pour illustrer ça que l'arrivée pour la première fois dans l'est de Montréal d'une université et c'est Polytechnique rien de moins qui vient s'implanter au 5600 Hochelaga en créant un centre d'innovation qui a pour but de tester des technologies propres notamment pour les raffineries qu'on connaît bien dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, mais surtout dans Montréal-Est, de, comme on dit dans le langage tech, de scale up des innovations qui vont permettre d'avoir du recyclage beaucoup plus pointu de matériaux lourds, de minéraux qui sont particulièrement polluants et qui font partie de l'histoire de l'est de Montréal et de la cohabitation qu'on doit faire avec certaines industries dans l'est de Montréal. C'est aussi un projet extrêmement important de développement en enseignement supérieur qui va permettre à des chercheurs de calibre internationaux de s'implanter sur le territoire d'Assomption-Sud-Longue-Pointe, mais de l'est de Montréal plus largement, et de venir mettre à profit de la population montréalaise, des industries montréalaises, des PME montréalaises, de nouvelles techniques sur la question du recyclage de toutes types de recyclage mais particulièrement dans un but industriel. Le deuxième point c'est aussi situé au 5600 Hochelaga, c'est l'arrivée d'un nouveau consortium qui va allier l'innovation sociale, la recherche et le développement des PME sur le territoire d'Assomption-Sud Longue-Pointe, donc c'est l'arrivée du, ce qu'on appelle le carrefour bioalimentaire et l'idée c'est que la cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve, le collège Maisonneuve et PME Montréal Centre-Est se réunissent ici pour venir tester des nouvelles pratiques dans le bioalimentaire à travers des CCTT, donc c'est des pôles d'innovation et de recherche des cégeps. Les cégeps, je tiens à le rappeler sous le volet enseignement supérieur, sont extrêmement important dans la recherche scientifique. On pense beaucoup aux universités, aux grandes chaires de recherche dans les pôles universitaires, mais à Montréal, on a la chance d'avoir des cégeps qui sont particulièrement foisonnants en recherche scientifique, et particulièrement le Collège de Maisonneuve. Mon collègue Caldwell ne dira jamais le contraire. Et donc ce pôle bioalimentaire, ce qui vient faire, c'est dire à des PME, prenons l'exemple de l'argousier, j'aime bien cet exemple-là parce qu'il explique concrètement ce que vient faire. Il y a des cultivateurs d'argousier, vous savez cette petite baie orange qui ressemble à un agrume, qui ont besoin de commercialiser du jus d'argousier. C'est extrêmement difficile à extraire et c'est extrêmement difficile à embouteiller. Puis quand on est une petite entreprise, on n'a pas les moyens de se payer une usine. Donc le carrefour bioalimentaire va permettre à travers l'ITEGA et le collège de Maisonneuve, donc le pôle de recherche en agroalimentaire, à ces PME de venir tester des nouvelles façons d'emballer de façon respectueuse de l'environnement, de manière, de façon à composter et de façon à recycler, des nouvelles techniques et ça c'est bien sûr pour notamment des PME qui sont soutenues par PME Montréal Centre-Est et Grand Est, donc le territoire aussi de RDP PAT. Donc 2 beaux dossiers pour Assomption Sud Longue-Pointe qui montrent à quel point on veut faire de ce territoire un territoire propre, innovant, créateur d'opportunités pour les PME de l'Est, mais pas seulement, puis un pôle de recherche scientifique. Merci Madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:00:27

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15 des dossiers en au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Madame Journeau.

Virginie Journeau ◌2:00:37

Merci beaucoup. Donc, je vais regrouper 20.16 à 20.20. En 20.16, c'est approuver la convention de bail par laquelle la Ville de Montréal loue de la compagnie eCanada Inc., pour une période de 13 ans, un espace d'entrepôt d'une superficie de 32 000 pieds carrés. En 20.17, nous avons accordé un contrat aux Industries Lafleur pour l'acquisition de châssis-cabines à 5 places et l'aménagement de boîtes utilitaires en aluminium. En 2018, c'est exercer l'option de renouvellement de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle pour l'acquisition d'huile de graisse durée et d'antigel ainsi que le recyclage d'huile usée dans le cadre de l'entente cadre. En 2019, accorder un contrat à la firme Les Entreprises Michaudville pour les travaux de conduite d'eau principale et secondaire, d'égouts, de voirie, de massif Et en 20.20, nous avons— nous allons approuver le projet de permission d'occupation pour les infrastructures municipales entre le Réseau de transport métropolitain et la Ville de Montréal pour une période débutant le 1er mars 2017 sur différents lots.

Martine Musau Muele ◌2:01:40

Madame Vana Nazarian.

Vana Nazarian ◌2:01:43

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'interviens sur le point 80.20.19. Ici, on donne un contrat de près de 16 millions, 15 824 000 pour être exact, pour des travaux de conduite d'eau principale de 1200 mm de diamètre afin de s'assurer que plus de 180 000 Montréalais soient alimentés en eau potable. Et bien sûr, qu'on évite un geyser spectaculaire comme on l'a d'ailleurs vécu l'automne dernier. Au premier coup d'œil, je me dis, Bonne nouvelle, on investit dans les infrastructures. Quand on lit, madame la présidente, en détail le sommaire, on se rend compte que ce n'est pas seulement un contrat de réfection de conduite d'eau comme il est présenté. Et ayant en tête surtout combien la Ville est dans le besoin de faire des travaux dans ses infrastructures névralgiques de l'eau, non, madame la présidente, on fait croire au monde que c'est un contrat de près de 16 millions du service de l'eau, mais qu'en réalité une bonne portion du contrat est dédiée à créer une piste cyclable, une piste cyclable sur la rue Champlain afin de continuer la voie cyclable protégée au sud. Et pas seulement ça, comme le diable est dans les détails, on s'aperçoit que finalement près de 7 Sur près de 16 millions, il n'y a que plus de 9 millions qui sont dédiés à l'eau. Et donc, où va le 40% de la facture, vous vous demandez? Eh oui, madame la présidente, 6,6 millions de dollars sur un contrat de 15,8 millions, soit 40% de la facture, va à une belle piste cyclable. Mon problème n'est pas la piste cyclable en soi. C'est une chose d'avoir des projets intégrés. Mon problème, madame la présidente, c'est que cette administration fait croire aux gens, aux Montréalais, qu'elle fait des travaux pour près de 16 millions lorsque 40% de sa facture est dédiée à une piste cyclable. Et considérant le manque à gagner de plus de 600 millions au niveau des investissements dans la réfection des conduites de l'eau, un geyser qui a fait Tant de dommages l'automne dernier, tous les bris d'aqueduc qu'on vit, je trouve ça illogique, madame la présidente, qu'on alloue ce montant à une piste cyclable. Et donc, madame la présidente, je pense qu'il y a clairement un problème de gestion des priorités et qu'on est complètement, mais complètement déconnecté des citoyens chez Projet Montréal. Ces 6,6 millions de dollars auraient pu servir à faire la réfection d'autres conduites d'eau. Nos infrastructures de l'eau qui ont tellement besoin d'amour, et la responsable du dossier, madame Vodanovic, l'a très bien dit, le service de l'eau, les défis qu'il vit, ça va être le défi du siècle, et je suis totalement d'accord. Mais malheureusement, les paroles sont vides si elles ne sont pas accompagnées d'actions. Et ici, je dirais que rien dans les actions de cette administration démontre qu'elle l'eau en est une de ses priorités. Je dois aussi souligner que la rue Champlain se situe dans un secteur névralgique, soit à l'entrée du pont Jacques-Cartier. Bref, tout travaux dans ce secteur causent des maux de tête pour l'accès au pont et la coordination des chantiers sera un élément important dans ce secteur, surtout avec les travaux du tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine. J'aimerais partager avec vous, madame la présidente, une anecdote, une anecdote qui illustre si bien le portrait de notre ville, le portrait des priorités de cette administration, et les parallèles sont flagrants avec ce dossier devant nous. Un portrait qui, malheureusement, est au détriment du résident montréalais. Petite anecdote donc d'une résidente de Saint-Laurent, une résidente qui s'est fait inondée à maintes reprises dans les dernières années, qui s'est fait inonder 2 fois au lieu d'une cet été. Plus d'assurance, plus de locataires, plus d'argent pour faire les travaux. Bref, elle est venue au conseil et elle voulait comprendre comment ça se fait que le service de l'eau n'avait plus les moyens, comment un bassin de rétention était annulé dans son secteur sans plan B proposé, comment ça faisait que les infrastructures de l'eau de la ville de Montréal étaient si névralgiques. Et pourtant, elle se demandait comment, de l'autre côté, des travaux de réaménagement pour pousser les pistes cyclables sans consultation, sans acceptabilité sociale, des travaux comme ceux d'Henri-Bourassa, entre autres, comment l'administration de Projet Montréal pourrait agir de la sorte. La dame se questionnait sincèrement dans sa situation vulnérable et dans son désespoir, comment la qualité de vie des gens vis-à-vis de ces services de base, face aux inondations par exemple, de ne pas se faire inonder ou du moins de baisser, diminuer le risque, face à la santé des gens, les retards à changer les entrées de plomb, la question de résilience, de prévisibilité, les bris d'aqueduc, des geysers, comment ces choses de base pour faire opérer une ville n'étaient pas une priorité année après année et surtout comment l'administration mettait sa vie et sa santé à risque de la sorte. C'était, quel terme déjà que la mairesse utilisait tantôt, le gros bon sens? Eh oui, madame la présidente, 6,6 millions de dollars. 6.6 million dollars on a 15.8 million dollar contract dedicated to creating a new bike path. Our water infrastructures are in dire need, but we know clearly what this administration's true priorities lie. C'est ça la priorité de Projet Montréal. Et pour conclure, Madame la Présidente, cette administration a passé 7 ans à chercher sans succès l'argent et la responsabilité des autres paliers gouvernementaux en oubliant, madame la présidente, sa propre responsabilité, sa responsabilité à elle d'assurer des services et des infrastructures en bon état dans sa propre ville. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:08:29

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌2:08:34

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je vais laisser le soin à mon collègue monsieur Ouellet de faire le droit de réplique sur le point qui est en discussion. Cela étant dit, comme élue de Centre-Sud, donc comme élue du district de Sainte-Marie, moi j'ai pas du tout la même lecture que notre collègue ici concernant le travail qui est fait dans ce quartier-là. C'est un quartier qui effectivement a subi dans les dernières années beaucoup d'inondations et on a une stratégie efficace extrêmement, extrêmement rigoureuse, proactive, avec des actions à court et moyen terme pour pouvoir réduire le plus possible le risque d'inondation dans ce secteur-là. On parle de réaménagement de collecte, on parle de parcs éponges, on parle de rues éponges, on parle de sarries drainantes. C'est énormément de mesures qui sont mises en place. Notre collègue a aussi mentionné le fait que c'est un secteur qui est extrêmement sous pression en ce moment, entre autres dû au tunnel Louis-Hippolyte, mais aussi au fait que On a une infrastructure métropolitaine qui est le pont qui se déverse dans notre quartier. Donc, énormément de pression en termes de circulation, de transit, et c'est une demande récurrente de la part des résidents et résidentes de Centre-Sud depuis des années qu'on mette en place des mesures d'apaisement de la circulation, qu'on retravaille le partage des rues. Et le projet de la rue Champlain, mais c'est un projet exemplaire parce que c'est un projet intégré qui répond à ces deux besoins-là. On vient réaménager les infrastructures souterraines pour rendre le territoire plus résilient et, de ce fait, on vient repartager l'espace sur le dessus pour s'assurer que tous les résidents et résidentes sont en sécurité. Donc, je peux vous rassurer à l'effet que c'est un projet qui est attendu de la part de nos résidents et résidentes et c'est un projet dont on est très fiers. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌2:10:12

Monsieur Dominic Perry.

Dominic Perri ◌2:10:17

Merci, madame la présidente. J'interviens pour déposer le rapport de la Commission sur l'examen des contrats aux rubriques 80-16 et 80-17, pour lequel les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus doctoral. Je voudrais dire quelques mots sur le point 80-16 au sujet de la location de l'espace d'entrepôt situé sur la rue Colbert. Il faut savoir que la Ville occupe déjà une partie de l'immeuble. En juillet dernier, le propriétaire a communiqué avec la Ville pour lui offrir un espace supplémentaire, et ce, à prix très compétitif. À la suite d'une analyse des besoins d'entreposage qui recommandait de prolonger le bail de l'espace actuel et de louer l'espace additionnel, une négociation a été entreprise afin de conclure un seul bail qui prendra fin en décembre 2037. La Ville a obtenu plusieurs gains dans la négociation, dont la gratuité pour occuper le nouvel espace du 1er janvier au 31 décembre 2025. Au cours de la présentation, la commission a notamment questionné les services sur les usages projetés et sur les avantages des complets de légaux. Selon les invités, en réunissant les baux, la Ville devra débourser un peu plus lors de la première année, mais elle économise largement sur la durée du bail qui s'étend sur 13 ans. L'analyse financière montre que le taux de location moyen pour les 13 années du bail est de 15,43$ au pied carré, alors que la valeur locative pour un tel espace industriel oscille autour de 17$ le pied carré La gratuité pour la première année du bail a sans contredit un impact sur les taux moyens. Quant aux avantages, les responsables nous ont expliqué que la Ville réalisera des économies en coûts d'événements pour répondre à des besoins ponctuels. Par exemple, l'étendue de l'espace permettra de diminuer les dépenses pour la location d'entrepôts temporaires. Ou des services d'entreposage pour les unités d'affaires. Les unités d'affaires pourront également réaliser des économies de volume sur le prix d'achat. Enfin, les membres ont voulu savoir si l'option d'achat avait été considérée. Les responsables ont expliqué que le propriétaire n'était pas intéressé à vendre le bâtiment et que l'entente actuelle demeure plus avantageuse que l'achat. En effet, la Ville devenait propriétaire, si la Ville devenait propriétaire, elle devrait payer la valeur de l'immeuble d'environ 16 millions, débourser les frais de financement estimés à 7 millions, totalisant donc 23 millions, et assumer les frais d'exploitation d'environ 375 000$ par année, alors que la somme pour toute la durée du bail serait de 12,6 millions. En outre, la Ville connaîtrait une perte de revenus en taxes foncières d'environ 360 000$ annuellement. Vous retrouvez ces détails dans le sommaire décisionnel puisque la commission a demandé aux services de faire la démonstration. Chiffres à l'appui, que l'option de location est plus avantageuse que l'achat. D'ailleurs, cette information devrait toujours être inscrite dans le sommaire afin que nous soyons en mesure de prendre des décisions éclairées. Et ceci, madame la présidente, complète mon intervention sur la partie agglomération. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:14:44

Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌2:14:47

Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, en droit de réplique sur le 20.19, écoutez, madame Nazarian a parlé d'énormément de choses dans son— quand elle a pris la parole concernant ce dossier, ça allait un peu dans toutes les directions, mais je vais essayer de résumer un peu. Premièrement, oui, en effet, il y a énormément de défis au niveau de l'eau. On se le cache pas, c'est pour ça que notre administration depuis les 7 dernières années a augmenté énormément ce qu'on fait à chaque année au niveau de l'eau. Est-ce que c'est parfait? Est-ce qu'on pourrait en faire plus? Oui, il faudrait en faire plus, mais c'est des défis importants. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a eu la consultation sur la nouvelle stratégie de l'eau qui devrait se conclure cette année. Mais ce qui est important aussi de dire, c'est que donc oui, on investit dans l'eau et cette conduite-là, en effet, c'est une conduite cruciale. Elle date, ça fait déjà plus pratiquement 100 ans qu'elle est installée, déjà 13 bris, donc oui c'est nécessaire de la remplacer. Mais quand on regarde dans le sommaire décisionnel, on dit, oh mon Dieu, c'est comme ils mettent pas juste ça dans le tuyau, ils font aussi une piste cyclable, ça n'a pas de bon sens alors qu'il y a plein de défis dans l'eau. Mais quand on regarde dans les imputations budgétaires, et c'est là vraiment qu'il est important de comprendre, donc oui ce qui est relié à l'eau est payé par le service de l'eau, notamment au niveau des conduites majeures parce que c'est du budget d'agglomération qu'on parle de services de conduite majeure, que ce soit autant aqueduc et égouts. Mais par contre, une chose que moi-même, en tant qu'ancien responsable dans le dernier mandat de l'eau et des infrastructures, que j'ai vraiment poussé extrêmement fort, c'est que quand on éventre une rue au complet pour faire les travaux, c'est une occasion qui arrive souvent une fois par siècle. En tout cas, du moins, on le souhaite parce qu'on a des infrastructures quand même à très longue durée. Et cette occasion-là, étant donné qu'elle arrive extrêmement peu souvent dans la vie d'une rue, des fois c'est même la première fois dans la vie de cette rue-là en tant que telle à Montréal, Montréal n'est pas une ville si vieille que ça malgré tout, c'est une opportunité unique de pouvoir refaire à moindre coût la configuration géométrique de la surface. Parce que de toute façon on arrache déjà la surface, donc la refaire différemment, le coût marginal est extrêmement faible, alors que quand il faut réaménager la surface la géométrie, notamment pour soit, par exemple, rajouter des arbres qui n'avaient pas été prévus, ajouter, par exemple, des trottoirs plus larges pour la mobilité, des pistes cyclables dans ce cas-ci, ou encore, par exemple, des trottoirs à éponges, etc. Évidemment, ça coûte très cher. Donc, quand on l'intègre dans les travaux, ça coûte beaucoup moins cher. Et je crois qu'une source de confusion, c'est que madame Nazarian a dit, mais regardez, la piste cyclable va coûter 6 millions de dollars. Regardez le sommaire décennal. Non, non, non, tous les travaux de surface sont inclus dans le programme La ligne au niveau vélo parce que c'est tout dépendamment de, par exemple, quand on refait Henri-Bourassa. Je vais donner l'exemple, c'est un exemple que j'ai connu à l'époque, quand on a fait le REV Saint-Denis. Le REV Saint-Denis, oui évidemment c'était des pistes cyclables, mais on aurait fait l'asphalte de trottoir en trottoir qui évidemment bénéficie à tous les usagers de la route. On a refait des trottoirs à certains endroits, certaines sections, mais oui évidemment on finit par imputer ça à bon ok là la cause de la réfection c'était la piste cyclable donc on remet ça là-dessus, mais on s'entend là c'est parce qu'on fait pas là une division budgétaire ok ça, ça va là, ça, ça va là, c'est comme ça va là-dessus mais est-ce que la piste cyclable a coûté 6 millions dans ce tronçon-là? La réponse est évidemment non, c'est toute la surface de la rue et c'est quand même un long tronçon qui est refait au complet, mais oui, ça passe là-dedans. Donc, je crois que c'est important pour les Montréalais de dire non, non, on n'a pas, on n'a pas mis tout l'argent dans la piste cyclable alors qu'il y a des problèmes dans l'eau. Non, non, on a profité de travaux nécessaires dans l'eau pour refaire une rue au goût du jour, sécuritaire. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:18:39

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20 des 12 ans d'orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Madame Virginie Journeau.

Voix 2J2:18:52

Merci beaucoup.

Virginie Journeau ◌2:18:53

Donc on poursuit dans l'agglomération, on va réunir les points 2021 à 2025. Donc en 2021, c'est approuver le projet d'amendement du contrat accordé aux Télécommunications Grimaud pour la fourniture et l'installation de câbles de fibre optique. En 2022, accorder un soutien financier maximal et non récurrent de 200 000$ à l'organisme Les Sept Doigts de la Main. En 2023, exercer la première option de prolongation de 24 mois et autoriser une dépense pour la réparation mécanique des équipements de marque John Deere des ateliers mécaniques de la Ville de Montréal. En 2024, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois pour des services d'exécution de petits travaux généraux pour le service de police de la Ville de Montréal. Et en 2025, accorder un contrat à Distribution Maranda pour la fourniture de châssis de camions et de boîtes fermées en aluminium.

Martine Musau Muele ◌2:19:45

Madame Marie Plourde.

Marie Plourde ◌2:19:48

Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, un petit mot rapide sur le point 22. Alors, nous sommes très fiers d'accorder une contribution financière de l'ordre de 200 000$ à l'organisme Les Sept Doigts de la Main. Rappelons que cet organisme existe depuis maintenant 22 ans et œuvre dans les arts du cirque, également des expériences immersives, et contribuent vraiment à la créativité de notre milieu culturel. En 2018, l'organisme a ouvert un centre de création sur le boulevard Saint-Laurent pour permettre justement plusieurs événements pluridisciplinaires et offrir encore plus de profondeur à leur offre créative et des arts du cirque. Et avec cette contribution financière, ils vont transformer le studio qui est situé au rez-de-chaussée en un immense studio local d'immersion pour l'ensemble de la population et bien sûr les touristes également. Alors cette offre-là, vous en avez parlé en début de rencontre du conseil, madame la présidente, mais ça va nous permettre encore une fois de mieux vivre avec notre nordicité puisqu'ils vont présenter entre autres une offre culturelle qui va s'intégrer à ce qu'on propose déjà sur dans le cadre de l'Esplanade tranquille avec notre patinoire et tout, et tous les événements comme IglooFest également qui nous permettent de célébrer cette période hivernale de façon créative et avec les arts de la scène. Alors voilà, nous soulignons cette contribution-là.

Voix 2K32:21:15

Merci.

Martine Musau Muele ◌2:21:16

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:21:27

Madame la présidente, nous allons enchaîner avec les réunifications des systèmes 2026 à 2029. En 2026, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre des contrats accordés à Recyclage Notre-Dame. En 2027, on accorde des contrats à Recyclage Notre-Dame pour le traitement par compostage ou biométhanisation de résidus organiques. En 2028, on approuve un projet de convention entre la Ville de Montréal et l'OMHM pour confier l'administration et la réalisation du programme Habitation visant à assurer l'amélioration de des immeubles d'habitation acquis par la Ville et le maintien du caractère abordable des logements. Et en 2029, on approuve le projet d'avenir de la convention intervenue entre la Ville et CIGIDE pour l'entretien, la mise à niveau du logiciel SIGAL.

Martine Musau Muele ◌2:22:07

Madame Stéphanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌2:22:10

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc j'ai 2 interventions. La première est une intervention groupée sur le 20.26 et le 20.27, et par la suite, je ferai une intervention sur le 20.28. Donc, je commencerai par le 20.27 et le 20.26. Les cités-homo, madame la présidente, c'est l'histoire sans fin. Celui de Saint-Laurent a finalement ouvert ses portes avec 3 années de retard. Aujourd'hui, la Ville veut s'assurer que les matières organiques soient traitées en attendant que celui de Montréal-Est ouvre ses portes. Les sommaires décisionnels resteraient évasifs sur une date finale d'ouverture du centre. Il y a de quoi rester, il y a de quoi rester évasif quand on lit que les contrats du point 20-27 couvrent une durée de 12 mois, mais qu'en plus ils pourraient, ils pourront être prolongés à 2 reprises pour un total, madame la présidente, de 12 mois supplémentaires. En clair, la Ville assure ses arrières dans le cas d'un retard de 24 mois. Ce qui est loin de nous rassurer, c'est que les contrats ne pourront être résiliés qu'à partir du mois de décembre de cette année, cette année 2025. Est-ce que ça veut dire, madame la présidente, qu'on peut s'attendre à de nouveaux retards alors que le centre devrait ouvrir au mois de mai? L'administration de Projet Montréal erre complètement dans le dossier depuis son arrivée au pouvoir il y a 7 ans, et cette mauvaise gestion laisse un goût amer aux Montréalaises et Montréalais qui continuent de payer le prix avec leurs fonds. Les retards accumulés ont obligé l'administration a octroyé des contrats à coût de millions de dollars pour éviter une rupture de service. La somme assommante de 7,4 millions de dollars qu'on accorde aujourd'hui s'ajoute aux 10 millions de dollars qu'on a déjà accordés dans l'année précédente pour la même raison. Cerise sur le gâteau, madame la présidente, toujours au point 20.27, la Ville n'a réussi à négocier qu'une faible, une faible diminution de 0,6% des prix soumis par le seul soumissionnaire, qui propose des dépassements de 33,5% et 27,2%. Plusieurs raisons expliquent pourquoi la Ville a dû se contenter d'un seul soumissionnaire et de prix excessifs, et parmi les raisons, on compte les courts délais entre la publication de l'appel d'offres, qui était le 11 novembre 2024, et le début des opérations, qui est le 1er mars 2025. Madame la présidente, ce manque de sérieux chez Projet Montréal est accablant. En plus de creuser davantage le gouffre financier associé à ce projet, l'administration de Projet Montréal compromet les efforts écologiques de la pratique du compostage. C'est pas étonnant que jusqu'à aujourd'hui, il n'y a seulement 34% des Montréalaises et Montréalais qui compostent. Il n'y a pas de quoi se réjouir ou poser un geste écologique, tout ça pour qu'il finisse à plus de 140 km de là, en Ontario, à Moose Creek. Nous attendons à voir leur geste sur l'échéancier réel du centre de biométhanisation de l'Est, madame la présidente. Donc, j'aimerais aussi faire une intervention sur le point 20.28, qui est un dossier important qui a un impact réel sur les résidents de mon district. Madame la présidente, la protection de 700 logements dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, et plus particulièrement dans le district que je représente fermement, dans Darlington, est une vraiment bonne nouvelle. Je veux pas le nier, c'est une bonne nouvelle. Les besoins en logements abordables dans ce secteur sont pressants. On comprend que l'OMHM aura désormais le mandat de gérer et d'entretenir ces 31 bâtiments. 31 bâtiments avec 700 unités. Je comprends que la Ville mandate également la paramunicipale pour effectuer un bilan de santé dans ces unités en 2025. Je comprends aussi que la Ville n'a pas encore ce bilan de santé à nous montrer. Je connais assez bien ce secteur, c'est un secteur dans lequel je vis depuis 34 ans maintenant. It's an area, whether it's Barclay, on Darlington, on Bedford, on Hudson. It's an area where notably there are real issues of conditions of living, des vrais enjeux d'insalubrité. Notamment en 2019, il y avait déjà eu des articles dans la presse, dans Le Devoir, qui indiquaient que le parc locatif qui se trouve dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce avait des enjeux de salubrité depuis des années et des années. Et que, à cause du manque d'entretien et de financement auprès de ces bâtiments-là avec l'OMHM, il y en a plusieurs qui ont dû être fermés complètement et que les résidents ont dû être évacués et relocalisés pendant des années. It could be for the case of 5080 Barclay, just like it is the case for 4741, 4751 Barclay. You can go on Google and you'll find the articles that are very clearly indicating that These were issues that were brought to the attention of the administration multiple times, and what happened after years and years of neglect is that they were moved out of their homes outside of Côte-des-Neiges-Indigi, and they're still waiting for a place to live back in the borough of Côte-des-Neiges-Indigi. Les conclusions estivales de la vérificatrice générale de Montréal sont encore fraîches dans nos mémoires. Elle reconnaissait que l'OMHM n'effectuait pas les travaux de rénovation des bâtiments. Vacants dans des délais raisonnables et ne faisait pas de suivi permettant d'assurer la qualité des réparations faites dans des logements habités. D'autres exemples de conditions extrêmes dans lesquelles vivent certains locataires de l'OMHM ont pris beaucoup, beaucoup de place, madame la présidente, dans les médias l'an passé, comme à RDP Pointe-aux-Trembles, par exemple. En ajoutant à son actif 700 unités au minimum, je me pose, je me pose sincèrement la question: À savoir si l'OMHM sera capable de les entretenir alors qu'elle a du mal en ce moment à le faire avec son propre parc. Par ailleurs, sans bilan de santé, il apparaît difficile de déterminer aujourd'hui si le montant de 7,5 millions de dollars sera suffisant pour entretenir ces 31 bâtiments avec 700 unités. Est-ce que l'administration de Projet Montréal est capable de nous dire aujourd'hui Quand les conclusions de ce bilan de santé seront disponibles? Et est-ce que les conclusions de ce bilan de santé donneront lieu à un plan d'intervention qui sera partagé avec les élus de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et les élus de ce conseil? Je m'inquiète aussi pour les locataires. Quand tomberont les conclusions du bilan de santé et qu'il faudra effectuer des rénovations, c'est sûr que certains d'entre eux auront besoin d'être relogés. Est-ce que la Ville et l'OMHM ont déjà identifié des solutions de relogement? Pourquoi la Ville, la convention entre la Ville et l'OMHM n'inclut pas de clause sur cet aspect primordial? Enfin, j'aimerais terminer en soulignant l'absence de collaboration dont a fait preuve l'administration locale de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce dans ce dossier. Pas de surprise, it's normal. It's been my reality for the last three years. Qu'il n'y a pas de collaboration de l'autre côté avec les élus de l'opposition dans l'arrondissement. Sans surprise, c'est quelque chose que j'ai déjà dénoncé à plusieurs reprises localement dans mon arrondissement. Elle a totalement omis de me tenir au courant de toutes ces démarches importantes pour les Montréalais de mon secteur, puis pour les Montréalais at large. Manque de transparence, manque de collaboration, même dans des demandes d'accès à l'information, on reçoit toujours pas de réponse. Donc, madame la présidente, j'espère qu'aujourd'hui on recevra quelque chose, une réponse pour toutes les questions que j'ai posées aujourd'hui.

Martine Musau Muele ◌2:29:54

Merci. Madame Marie-Andrée Mauger.

Marie-Andrée Mauger ◌2:29:59

Merci, madame la présidente. Alors, en droit de réplique sur les points 8026 et 8027, j'aimerais d'abord rappeler qu'une entente a été établie par rapport aux nouveaux échéanciers du centre de transport traitement par compostage de Saint-Laurent et centre de traitement de la matière organique par biométhanisation à Montréal-Est. Donc ça fait l'objet d'un sommaire décisionnel adopté ici au conseil municipal. Donc il n'y a pas eu de changement par rapport à cet échéancier qui a été adopté dans cette chambre au printemps 2023. Et donc cette révision-là des échéanciers émanait d'un conflit commercial entre Veolia et son principal sous-traitant. Et donc, ça n'avait rien à voir avec la Ville de Montréal et la Ville de Montréal l'a dénoncé elle aussi. Nous ne voulions pas être pris en otage entre un adjudicataire et ses sous-traitants. Malheureusement, ça a été le cas pendant une période très, très longue, mais on a repris le chantier depuis l'été 2023. Et Veolia s'est engagé à compléter les 2 nouveaux projets sans— les 2 projets sans nouvelles interruptions, ce qui est le cas. On a inauguré le centre de traitement par compostage à Saint-Laurent, donc, au mois d'octobre dernier. Et on avait eu la même stratégie de contrats qu'on appelle des contrats ponts, donc, pour s'assurer qu'il n'y aura aucune interruption de service dans le traitement de la matière organique. Donc, on a besoin de cette flexibilité, de cette souplesse pour s'assurer qu'il n'y a pas de trou de service. Et ce qui est important de dire, c'est qu'on ne paie pas en double. Si on utilise le contrat pour traiter la matière organique, on ne la paie pas, on ne paie pas pendant ce temps-là Veolia pour le traitement, dans ce cas-ci, à Montréal-Est. Donc, le contribuable montréalais ne paie pas en double, soit on exerce on applique le contrat qu'on adopte aujourd'hui. Et il est bien spécifié au sommaire décisionnel que, bon, bien que la durée du contrat soit de 12 mois avec une option de prolongation, les quantités qui sont prévues au bordereau donc correspondent à des quantités maximales et qu'elles peuvent être inférieures. Donc on n'a pas d'obligation quant à un nombre de tonnes minimum Et donc, le centre de traitement de la matière organique par biométhanisation à Montréal-Est est complété à 95%. Donc, l'ouverture est toujours prévue en 2025 et la période de rodage va débuter dans le courant des prochains mois. Donc, on garde le cap. D'ici la fin de l'année 2025 aussi, 100% de toutes les portes à Montréal vont être desservies par la collecte des matières organiques. Donc, on parle de plus de 900 ménages, 100% des écoles primaires, secondaires, des cégeps, 40 000 industries, institutions et commerces. Et on aura mis donc nos 2 centres de traitement locaux seront en pleine opération. Donc, on est très fiers de cette réalisation-là. C'était dans les cartons depuis le début des années 2000 et c'est sous notre administration qu'on l'aura bel et bien mis en œuvre et appliqué. Donc, on est très fiers de ça malgré toutes les embûches qui sont sont posées sur le chemin, on n'a jamais baissé les bras et on a continué le travail et on en verra les fruits cette année en 2025. Je vous remercie.

Martine Musau Muele ◌2:33:27

Madame Gracia Kasoki Katahwa.

Voix 2J2:33:32

Oui, merci madame la présidente. Donc, je vais m'exprimer sur le 80.20.28. En fait, c'est important pour moi de me lever en cette chambre comme mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce pour signifier à quel point l'achat qu'on a fait En fait, l'achat qu'on planifie de faire de 700 logements dans le district de Darlington, qui a été longtemps négligé par un conseiller qui était là pendant 12 ans, qui a été remplacé par ma collègue Stephanie Valenzuela. Mais en fait, je suis vraiment heureuse que finalement on finisse par prendre soin de ce district et des personnes de ce district. 700 logements qui appartiendront à la Ville. 700 logements qui appartiendront à la Ville, ça veut dire qu'il y a 700 ménages qui n'auront plus à se soucier de l'augmentation de l'augmentation des loyers, puis peut-être qui est difficile pour eux en fait de se conformer à ces augmentations du privé. C'est 700 logements qu'on sort, qu'on sort du marché de la spéculation immobilière pour les gens du district de la conseillère de Darlington. Je pense que la seule chose qu'on doit dire aujourd'hui, c'est merci. Merci aux personnes de l'administration de Projet Montréal qui ont travaillé pour cette entente. Et puis je suis désolée, en effet, c'était une entente qui est on a saisi l'opportunité rapidement, en fait, de cette opportunité-là. Puis peut-être que la conseillère du district n'a pas été mise au courant assez rapidement, mais c'est comme ça que ça fonctionne. Quand il y a une opportunité, notre administration la saisit, surtout quand c'est dans les quartiers comme Côte-des-Neiges, Notre-Dame-de-Grâce, qui malheureusement ont été négligés pendant très longtemps avec l'administration précédente. Donc, comme mairesse d'arrondissement, je suis extrêmement heureuse pour les gens du district de Darlington qui n'auront plus à se soucier de l'augmentation des mesures des loyers dans ce secteur-là. C'est 700 ménages qui vont pouvoir se concentrer sur d'autres défis en fait qu'ils vivent au quotidien. Puis moi, c'est important de rappeler que depuis le début de ce mandat, je travaille extrêmement fort avec les services et la fonction publique de l'arrondissement pour nous assurer que justement qu'on puisse investir dans des secteurs comme Darlington où on s'assure de faire un milieu de vie de qualité. J'ai beaucoup travaillé pour qu'on puisse planter des arbres notamment dans ce quartier-là pour qu'on puisse s'assurer qu'il y ait de la vitalité notamment et du beau dans le quartier. Malheureusement, la conserve du secteur, c'est beaucoup souvent opposée à moi parce que des personnes étaient contre le fait qu'on embellisse des secteurs comme Darlington. Puis c'est important qu'on en parle dans ce contexte-ci parce qu'on parle du fait que les gens ont été négligés pendant longtemps. Mais depuis qu'on est arrivés, on ne néglige pas les gens de Darlington, et le sommaire décennal qu'on voit aujourd'hui, c'est la preuve de ça. On investit des centaines de millions de dollars pour les gens de Darlington. C'est historique, c'est sans précédent dans l'histoire de Montréal, et la seule chose, je crois, qu'on doit dire aujourd'hui, c'est merci. Je veux par ailleurs dire que depuis qu'on travaille avec l'administration sur cet achat finalement historique, la fonction publique de l'arrondissement est complètement, est en train de collaborer en fait avec l'OMHM et les services de la Ville Centre pour s'assurer qu'on puisse en fait justement faire cette analyse des logements le plus rapidement possible, qu'on puisse réagir le lorsqu'il va falloir faire des modifications à certains logements, notre administration publique est déjà là-dessus. On était là-dessus à partir du moment où on nous a avisé que cet achat serait possible. Donc nous, on est proactifs lorsque les opportunités sont là pour les gens de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. On saisit les opportunités rapidement. Puis moi, je veux vraiment remercier mes collègues d'avoir saisi cette opportunité, n'en déplaise à la conseillère du secteur.

Martine Musau Muele ◌2:36:45

Madame Despina Sourias.

Despina Sourias ◌2:36:50

Merci, madame la présidente, et merci pour vos questions. Merci, madame la présidente, en droit de réplique pour le point 20.28 suivant la prise de parole de la mairesse de l'arrondissement et la question de ma collègue de Darlington. En fait, moi aussi, je suis très fière de cette acquisition-là dans votre district, sachant bien qu'il y a d'enjeux de salubrité et d'autres, je dirais, dans Darlington. C'est un coin qui a été d'ailleurs nommé par notre collègue Magda, quand elle travaillait sur les dossiers d'habitation par le passé, qu'on devrait saisir des opportunités pour acquérir. Donc ça, on l'a saisi, on a mis un droit de préemption, puis on a pu l'exercer quand vous n'étiez pas là d'ailleurs, parce qu'on a essayé de vous contacter pour vous dire qu'on allait l'annoncer, mais vous n'étiez pas présente. Donc ça, c'est vrai. Je le dis parce que madame veut qu'on lui dise tout, mais on a eu quand même, vous étiez juste pas à Montréal à ce temps-là. Et puis je vais revenir sur vos questions par rapport à l'OMHM. L'OMHM, bon, malgré le manque d'investissements passés par le gouvernement du Québec, l'OMHM, oui, ils ont un gros parc immobilier. La partie qui reste dans les HLM a été sous- il y avait un sous-financement de ce parc locatif. Donc, c'est sûr qu'il y a comme un— il y a eu un manque de mise à niveau de ces immeubles. Et donc, on voit quand même depuis le dépôt de la vérificatrice générale et même avant, il y a eu un changement de cap au niveau de l'OMH. Il y avait une nouvelle directrice, il y avait un mouvement qui s'était fait, puis il y a quand même beaucoup de plus d'investissements avec le programme de rénovation des HLM qui a été investi dans le parc des HLM ici à Montréal et qui sont sous la, sous la gérance de l'Office municipal d'habitation. Je dirais d'ailleurs que c'est l'acquisition de ces immeubles-là est un peu quand même différente des HLM parce que c'est pas des logements HLM, c'est des ils sont pour à vocation abordable. Donc l'idée, c'est de pouvoir, avec le contrat commun de l'avant, on leur donne un soutien pour qu'ils fassent le bilan de santé, puis aussi on les soutient dans la mise à niveau puis l'entretien de ces bâtiments-là. Donc il y a quand même, on leur donne les moyens pour pouvoir bien gérer ce parc immobilier-là. On est fiers de pouvoir aller de l'avant quand même. Comme j'ai dit, le secteur a été abandonné par le passé. Et donc, nous voyons ça comme vraiment une opportunité de redonner à la communauté. Et c'est ça. Puis l'autre chose que j'allais dire aussi par rapport au parc de logements abordables qui est géré par l'OMH, la partie qui est abordable dont on parle du réseau Harmonie, les RPA, il y a quand même, je veux dire, presque 90% de satisfaction au niveau de la, je dirais, de la satisfaction puis l'état des bâtiments. Donc, c'est quand même des bâtiments, des immeubles qui sont en bon état. Donc, ils ont la capacité de gérer, c'est pour ça qu'on a choisi l'OMH, parce qu'ils ont l'expertise, ils ont les ressources humaines pour le faire. Et donc, on va aller de l'avant, on est fiers. Puis j'espère que notre, la conseillère de Darlington sera aussi autour de la table, qu'on voit que ces immeubles-là sont bien servis par notre administration. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:40:28

Madame Valenzuela, est-ce qu'il s'agit d'une question de privilège ou de règlement?

Stephanie Valenzuela ◌2:40:36

C'est une question de privilège, madame la présidente. En fait, j'aimerais juste qu'on qu'on rectifie quelque chose parce qu'avec la première intervention de la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, selon elle, tout est passé vraiment vite, donc il n'y avait pas lieu de collaboration ou d'informer la conseillère de Darlington. Et avec la deuxième intervention de madame la conseillère de Loyola, selon eux, ils ont essayé de me contacter. Juste en ce moment, c'est une question de privilège parce qu'on est en train de teindre ma réputation comme conseillère où je suis toujours pour collaborer avec l'administration. Donc, j'aimerais juste comprendre, est-ce que c'est parce que ça s'est passé vraiment vite ou est-ce qu'ils ont vraiment essayé de me contacter? Je comprends pas.

Martine Musau Muele ◌2:41:25

Je vais mettre fin aux échanges puisque ce n'est pas une question de privilège. Si vous voulez faire une autopsie des faits, je vous inviterai à en discuter entre vous, mais selon la réglementation, ça ne correspond pas à une question de privilège. Nous poursuivons. Avant, pour inscription au procès-verbal, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.29, chapitre 30, des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:41:54

La leader adjointe.

Martine Musau Muele ◌2:41:55

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌2:41:59

Madame la présidente, avec respect, je vais juste essayer de comprendre. Madame Valenzuela a bien émis l'avant le fait qu'on est en train d'atteindre à sa réputation à cause du fait qu'on accuse qu'elle n'est pas présente, qu'elle n'est pas là. Alors, avec respect, je pense que ça crée un précédent qui est assez dangereux quand on essaie de défendre sa réputation et d'un autre côté vous tranchez pour dire que ce n'est pas une question de privilèges. Je vous demande s'il vous plaît de reconsidérer cette question.

Voix 2G32:42:26

Merci.

Martine Musau Muele ◌2:42:26

Je vous remercie pour votre intervention. Ma réponse demeure la même. Chapitre 30, administration et finances, dossier en orientation au conseil d'agglomération. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:42:39

Merci, madame la présidente. Cela clôt le chapitre 20 de l'agglomération. Nous arrivons au chapitre 30, un seul point ce mois-ci en agglomération, qui est le 30.01, qui est d'autoriser une révision de la répartition du budget de fonctionnement du programme décennal d'immobilisation pour assurer la mise en œuvre de la gestion de l'entente intercommunale des parties prenantes et la reddition de comptes pour l'enveloppe gérée par le service de l'eau.

Martine Musau Muele ◌2:43:02

En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 30.01 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 42.

François Limoges ◌2:43:11

Merci, madame la présidente. Cela nous amène à réunir les items 42.01 à 42.03. En 42.01, on adopte un règlement autorisant l'occupation temporaire du domaine public à des fins de réfection du pont Papineau-Leblanc. En 4202, on adopte un règlement autorisant un emprunt afin de financer l'acquisition de terrains dans le cadre du quartier Namur-Hippodrome. En 4203, on adopte un règlement sur le programme d'habitation visant à assurer l'amélioration des immeubles d'habitation acquis par la Ville et le maintien du caractère abordable des logements.

Martine Musau Muele ◌2:43:40

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌2:43:43

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention, c'est C'est sur l'item 4202. Madame la présidente, dire que Projet Montréal traîne des pieds dans le développement de l'hippodrome ou dans le projet de raccordement Cavendish-Cavendish, c'est vraiment un euphémisme. Ces dossiers avancent à pas de tortue alors que le besoin de désenclaver ce secteur est connu depuis des décennies et que nous traversons présentement une des plus grandes crises en matière de logement Donc, traîner des pieds comme c'est le cas avec Projet Montréal, c'est tout simplement pas acceptable. Le projet Cavendish-Cavendish, madame la présidente, ou Cavendish-Jean-Talon, doit permettre de désenclaver le secteur d'Amérique-Hippodrome par l'installation de voies consacrées aux transports en commun, de pistes cyclables et de voies de circulation. Plus spécifiquement, madame la présidente, le projet doit consister à raccorder la section nord du boulevard Cavendish dans Saint-Laurent à la section sud présente dans la ville de Côte-Saint-Luc, qui permettra d'écarter aussi les liens est-ouest de Cavendish et d'Icare. Malheureusement, Projet Montréal s'entête dans une vision utopiste d'un quartier sans voiture ou d'accès. Le règlement d'emprunt, madame la présidente, devant nous vise l'acquisition des immeubles ou de terrains pour permettre l'avancement du projet Cavendish. Ces terrains ont fait l'objet d'une réserve foncière de 2022 à 2024. Cette réserve peut aussi être prolongée jusqu'en 2026, mais au-delà de cette date, la Ville devrait commencer le processus. Le conseil doit se rappeler qu'une première réserve foncière avait été faite en 2018, mais pas renouvelée par Projet Montréal, ce qui avait permis au développeur Hollenbeck de préparer le développement d'un des terrains, ce qui à terme augmente fortement le prix. Est-ce que l'administration peut nous dire si l'inscription de ce règlement d'emprunt à l'ordre du jour signifie que les négociations avec les propriétaires des terrains arrivent à l'échéance? Est-ce qu'une entente d'achat des terrains est prévue dans les prochains mois ou si la Ville compte exproprier les propriétaires?

Voix 2K32:46:08

Merci.

Martine Musau Muele ◌2:46:09

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌2:46:11

Merci beaucoup, madame la présidente. Je remercie mon collègue monsieur De Sousa pour la question. En ce qui concerne les stratégies immobilières de la Ville de Montréal, je pense qu'on a toujours été très clair ici. On va pas exposer sur la place publique comment on a nos intentions. C'est très important. On voudrait pas non plus desservir la Ville de Montréal par rapport à des prix d'acquisition ou autres. Donc, je vais encore une fois garder une réserve à cet égard-là. Néanmoins, je continue à le réitérer, et ce à toutes les occasions où on a de parler du secteur Cavendish ou de l'hippodrome, que notre vision est vraiment de désenclaver le secteur, de répondre aux besoins des différents arrondissements, villes liées et également le nouveau quartier qu'on veut créer dans le secteur de Côte-des-Neiges-NDG pour s'assurer vraiment que dans les interventions sur la mobilité on puisse répondre à des enjeux qui sont souvent très variés, madame la présidente. Quand on parle aux besoins, par exemple, de Ville-Mont-Royal, on parle plus de besoins qui sont liés en termes de camionnage. Quand on pense aux besoins de Côte-Saint-Luc, on pense plus aux besoins qui sont liés au fait de pouvoir rentrer et sortir de chez soi pour les particuliers. Mais quand on pense aussi aux gens qui seront présents ici dans le futur quartier de l'hippodrome, c'est également, on veut pas que ça devienne un lieu uniquement de transit et l'a souvent répété, on veut bâtir nos options de développement qui soient cohérentes avec une vision de développement durable, également de mobilité collective. Donc, c'est ce qu'on va continuer à travailler. D'ailleurs, on est dans une étude pour mener, qu'on mène actuellement pour les différents besoins, les différentes villes liées et arrondissements pour le futur. Et ensuite, on va mettre en place une mesure de moyens également qui pourrait être mise à disposition, le désenclavement du secteur et le projet Camédon. Fait partie effectivement de la multitude d'options de mobilité qui est actuellement analysée par nos équipes et notre administration. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:48:00

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌2:48:03

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, soyons clairs, je suis pas en train de demander à l'administration de nous divulguer leur stratégie pour l'acquisition de terrains ou des détails. On n'est pas en train de demander l'information qui peut avoir un effet de spéculation ou qui peut divulguer ou avoir un effet sur les négociations. Mais vous avez aussi une obligation, madame la présidente, ici d'au moins laisser le conseil savoir que s'il va voter pour 20 millions de dollars, Ça va être pour quelles fins, pour qu'on puisse avoir une connaissance et une clarté que sur un règlement d'emprunt ici que vous demandez au conseil d'autoriser, ça va être utilisé à quelles fins. À date, madame la présidente, l'administration n'a pas été ouverte ni transparente et les occasions, quand elle a eu l'occasion de rencontrer les maires des Villiers ou des arrondissements à proximité, l'information qui était donnée était tellement floue, qu'elle était tellement ridicule que les maires Peter Maloof, les maires Mitchell Brownstein, les conseillères Didier Berthiault et moi-même avions tous questionné la bonne volonté de nous partager des détails qui étaient complètement à contresens de ce que Pas juste nous, mais les prédécesseurs de monsieur Beaudry, madame Moserolle et monsieur Caldwell, avaient travaillé. On a travaillé ensemble, madame la présidente, avec monsieur Caldwell sur une vision qui est complètement à contresens de ce que la mairesse de Côte-des-Neiges, je viens de le dire, a abordé dans son discours passionné le mois passé. Madame la présidente, on avait parlé d'une vision avec monsieur Caldwell et madame Moserolle avait pris la relève et à leur crédit, on a travaillé ensemble non seulement d'avoir une Cavendish-Cavendish connectée qui désenclaverait le secteur, mais on a travaillé sur le verdissement, on a travaillé sur le REV, on a travaillé sur l'insertion du transport en commun, on a travaillé sur un tramway, on avait fait des présentations à la commission, madame la présidente, qui était présidée par monsieur Richard Ryan de Projet Montréal. On avait participé dans les discussions avec madame Florence Joncadenault, que le mairesse avait applaudie. On avait travaillé avec madame Chantal Rouleau, qui dans sa conférence de presse avec le mairesse avait dit tout haut que oui, on va le faire ces choses-là. Donc toute cette vision, cet effort de travailler ensemble faisait en sorte qu'il y avait un consensus qui était dégagé, qu'actuellement la porture du dossier me semble est un peu loin et on n'a pas d'explication, ni pour moi ni pour les autres maires qui siègent, qui siégeaient autour de la table, d'avoir une compréhension de comment le projet pour lequel ses prédécesseurs ont travaillé a bifurqué, a migré, a morphé vers un projet qui étaient très si différents. Et permettez-moi aussi, madame la présidente, dans le passé avec madame Ozerolle et puis avec monsieur Caldwell, il y avait une collégialité où tout le monde était autour de la table, où on a eu des rencontres, on a partagé l'information, on a écouté. Donc, il y avait un consensus. À date, on n'a pas eu cette notion de comment on peut travailler ensemble. On a une vision qui est à l'écart de ce qui est convenu dans le passé, une vision qui était même déposée au BAPE pour avoir l'audience publique, et maintenant nous avons une administration, en changeant le porte-parole, à avoir quelque chose de complètement différent, sans nous consulter, sans qu'on soit autour de la table. Et à date, on n'a pas eu, si vous parlez, c'est pas juste moi qui soulève ça, siégez à l'agglomération, madame la présidente, parlez donc avec Peter Maloof, parlez donc avec monsieur Brownstein, parlez donc avec les autres maires et les conseillers de ce secteur qui ont besoin d'entendre que Cavendish va se réaliser. Moi, dans un sens, je suis pas en train de demander, madame la présidente, l'information sur les transactions immobilières, mais je veux juste savoir comment est-ce que ce règlement de 20 millions de dollars va cadrer avec la vision de l'ensemble et qui permettra à tout le monde qui est dans ce secteur non seulement de désenclaver le secteur, mais faire une meilleure planification dans nos plans directeurs et qu'on peut avoir une cohérence dans l'approche d'un porteur du dossier de Projet Montréal à l'autre. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:52:57

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌2:53:01

En droit de réplique, madame la présidente, sur le point, je remercie monsieur De Sousa pour avoir vraiment pris le temps de réitérer sa question à plusieurs reprises. Je pense que Toute la salle a profité vraiment de cette intervention-là qui était nécessaire. Je pense qu'avec son expérience, monsieur De Sousa doit savoir que les règlements d'emprunt, c'est simplement pour donner de la marge de manœuvre aux services et qu'ensuite tout dossier qui est lié à une stratégie immobilière sera ramené au conseil. Et c'est une habitude, madame la présidente, qu'on voit beaucoup du côté de l'opposition officielle d'utiliser les règlements d'emprunt qui sont des points très administratifs pour venir faire de longs plaidoyers sur des dossiers. Malheureusement, on voit un peu d'amateurisme à cet égard-là de leur côté, mais bon, qu'est-ce que vous voulez, c'est la vie. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:53:50

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 42.01 à 42.3 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 51. Que se passe-t-il? Chapitre 51, monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:54:12

Oui, madame la présidente, un seul point au chapitre 51 et 51-01. On nomme Clément Royte membre du conseil d'administration du Conseil des arts de Montréal.

Martine Musau Muele ◌2:54:27

En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption de la rubrique Monsieur Serge Sasseville.

François Limoges ◌2:54:33

Il n'y a pas de point à l'ordre du jour, madame la présidente. Dans une assemblée délibérante, on ne parle que sur des points à l'ordre du jour, à moins que ce soit une question de privilège.

Martine Musau Muele ◌2:54:42

On est bien à la rubrique 51?

François Limoges ◌2:54:44

Excusez-moi, désolé monsieur Sasseville, je pensais que ça avait été—

Martine Musau Muele ◌2:54:47

Rubrique 51, monsieur Serge Sasseville.

Serge Sasseville ◌2:54:52

Je voulais tout simplement prendre la parole pour souligner la qualité de la candidature de Clément Roy. J'ai eu le grand plaisir de faire sa connaissance la semaine dernière. Je l'ai reçu chez moi un soir, dans mon château doré, comme l'appelle si bien la mairesse, pour discuter des différentes pistes de philanthropie pour augmenter les contributions philanthropiques pour pallier aux carences de financement de la culture par les différents niveaux de gouvernement. C'est un jeune homme brillant qui a une vision novatrice, qui est lui-même un entrepreneur à la tête d'une entreprise qui verse 1% de ses revenus, je dis bien ses revenus, non pas ses profits, pour la philanthropie et la culture, qui est également coprésident du Cercle des jeunes philanthropes du Musée des beaux-arts de Montréal. Alors, je tiens à saluer cette nomination-là qui va vraiment être dans l'intérêt du conseil des arts de Montréal.

Martine Musau Muele ◌2:55:56

En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la nomination énoncée à la rubrique 51, ce qui nous ramènera à l'étude, pardon, des dossiers inscrits pour le conseil municipal. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:56:10

Madame la présidente, le temps passe vite en bonne compagnie. Nous allons donc entamer les les points à l'ordre du jour du chapitre 20 aux affaires contractuelles du conseil municipal et nous allons réunir les items 2001 à 2005. En 2001, on accorde un contrat à Technipat pour l'entretien de terrain sportif du complexe sportif Claude-Robillard. En 2002, on accorde un contrat de Grégré Vidéotron pour le déplacement de réseaux techniques dans le territoire, dans le trottoir des ponts du Casino. En 2003, on accorde un contrat à Senkou pour l'installation de chaudières électriques dans la chaufferie du Jardin botanique de Montréal. En 20.04, on approuve l'entente avec le Collège d'enseignement général et professionnel du Vieux-Montréal pour la location de l'installation sportive. Et en 20.05, on accorde un contrat aux Équipements pétroliers Claude-Pelleneau pour des travaux de remplacement du poste de carburant existant et le réservoir d'eaux usées dans la cour de service de l'arrondissement Lachine.

Martine Musau Muele ◌2:57:01

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05. Poursuivons.

François Limoges ◌2:57:08

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 26 à 26. En 26, on accorde 2 contrats à la firme Certiflow pour la fourniture et l'installation de citernes arroseuses avec équipements et accessoires. En 27, on approuve un projet d'entente entre le secrétariat à la condition féminine du ministère de l'Éducation, le secrétariat à la région métropolitaine du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, la Fondation du Grand Montréal, la Table des groupes de femmes de Montréal et la Ville de Montréal, établissant les modalités de la participation de chacune des parties à l'égard de réalisation de projets d'initiative pour l'atteinte de l'égalité entre les femmes et les hommes. En 28, on approuve la deuxième convention de prolongation de bail par laquelle la Ville loue à Groupe Éco-Récréo des locaux au 3e étage du marché Bonsecours. En 29, on approuve l'amendement numéro 2 au contrat de services professionnels accordé à WAA Montréal et ABCP Architecture et Urbanisme. Et en 20.10, on autorise une dépense additionnelle accordée aux firmes les architectes FABG, Boutin et Parisot et Petropoulos, Bommis et Associés.

Martine Musau Muele ◌2:58:13

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10. Poursuivons.

François Limoges ◌2:58:20

Oui, madame la présidente, cela nous amène à réunir les items 20.11 à 20.15. En 20.11, on accorde un contrat du requêté pour des travaux d'égouts, de conduite d'eau, de voirie, d'éclairage de feux de circulation dans la rue Notre-Dame. En 2012, on accorde un contrat à Durocking pour des travaux de voirie, d'éclairage de feux de circulation dans les boulevards Maurice-Duplessis et Albert-Hudon. En 2013, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du projet de mise aux normes de l'aréna Martin-Lapointe. En 2014, on accorde un contrat à Access Services pour l'entretien ménager des bâtiments du parc du Mont-Royal. Et en 2015, on accorde d'un contrat environnement routier énergie pour des travaux de fourniture et d'installation d'un nouveau poste de carburant dans la cour de l'arrondissement de Verdun.

Martine Musau Muele ◌2:59:00

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌2:59:04

Madame, je laisserai ma place pour le président de la commission, puis par la suite, si vous me le permettez, vous pouvez m'inscrire.

Martine Musau Muele ◌2:59:12

Monsieur Dominic Perri.

Dominic Perri ◌2:59:15

Merci, madame la présidente. J'interviens pour déposer le rapport de la commission sur l'examen des contrats pour les rubriques V11 et V12. Dans les deux cas, il s'agit de deux contrats à Duroquin. En premier lieu, je vais m'attarder sur le point V11 pour les travaux dans le cadre du projet de réaménagement de la rue Notre-Dame dans l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Dont la dépense totale s'élève à 57 millions. Permettez-moi d'abord de retracer le fil des événements. L'appel d'offres a été publié le 16 septembre. L'ouverture des soumissions s'est faite le 5 novembre. Le comité de sélection s'est réuni le 14 novembre. Pour évaluer les soumissions selon 3 critères: le prix, le délai de la réalisation des travaux et l'expérience de l'entrepreneur. Duroquin obtient la meilleure note, 0,18% d'écart avec le deuxième soumissionnaire conforme. Le 18 décembre, Duro King est mis sur la liste des firmes à rendement insatisfaisant en raison des travaux réalisés dans un contrat auprès du service de l'eau. Le 8 janvier, le présent dossier décisionnel est soumis à la commission car il s'élève à plus de 20 millions de dollars. Au cours de cette séance, les responsables du CIR nous ont expliqué qu'en vertu de l'article 573 de la Loi sur les Cités et Villes, une municipalité peut refuser la soumission d'un entrepreneur ou d'un fournisseur qui, au cours des 2 dernières années précédant la date d'ouverture des soumissions, a fait l'objet d'évaluations de rendement insatisfaisantes. Or, au moment de l'ouverture des soumissions, le 5 novembre 2024, Duroquin ne faisait pas encore l'objet d'une évaluation de rendement insatisfaisant. De ce fait, deux options s'offrent à nous, soit d'annuler le contrat ou de l'octroyer à l'adjudicataire. Le SIR favorise la dernière option, car les travaux ne seraient pas de même nature mais recommande de déployer les mesures de mitigation suivantes: réaliser la surveillance des travaux à l'interne par une équipe aguerrie, effectuer un suivi des performances de manière régulière et accompagner Duroquin afin qu'il améliore ses pratiques. L'option de ne pas octroyer le contrat a été écartée par le CIRe. Car celle-ci aurait plusieurs impacts dont voici les principaux. Le projet serait retardé d'au moins un an alors que la revitalisation du secteur est attendue depuis de nombreuses années. Plusieurs partenaires majeurs sont mobilisés dans ce contrat. La capacité de la Ville d'enfouir les fils est étroitement liée à celle d'Hydro-Québec. Les importantes répercussions budgétaires si la Ville doit retourner un appel d'offres et la Ville s'expose à une poursuite et devrait démontrer que la décision n'est pas liée à l'évaluation de rendement insatisfaisant. Comme indiqué précédemment, la commission a reçu le SIR le 8 janvier et vous ne serez pas surpris, vous ne serez pas surpris de savoir que le commissaire avait de nombreuses questions. Puisque les enjeux avec Duro King sont connus depuis longtemps à la Ville, pourquoi ces informations n'ont-elles pas été transmises au comité de sélection et prises en compte dans l'évaluation de Duro King? Quelles sont les mesures concrètes pour garantir un bon rendement? Qu'adviendra-t-il si Duro King ne remplit pas ses engagements? La Commission s'inquiète également du message que cela envoie à la population et au marché. Nous semblons dire que même si un entrepreneur ne répond pas de manière satisfaisante à ses obligations, il peut obtenir des contrats d'envergure de la Ville. Certes, la commission comprend que, d'un point de vue légal, la Ville a peu de marge de manœuvre et que l'annulation du contrat aurait de nombreuses conséquences, mais nous avons peine à comprendre que la Ville se trouve contrainte d'octroyer un contrat à un adjudicataire qui n'a pas respecté ses obligations contractuelles. D'autant plus que l'entrepreneur n'en était pas à ses premiers avertissements. Ce dossier n'est pas simple et la commission a longuement discuté, car peu importe la décision, la Ville se retrouve dans une mauvaise posture. Certains membres ont souligné l'importance de ce projet dans le secteur et ont exprimé leur confiance à l'endroit du dossier qui s'est engagée à poursuivre de près l'entrepreneur. D'autres, au contraire, ne sont pas rassurés par les mesures proposées par le CIIRQ, qui ne se distinguent pas de celles normalement déployées pour ce genre de projet. À l'issue des délibérations, la commission est finalement passée au vote et voici le résultat. 3 commissaires se sont prononcés contre l'octroi et 4 en faveur de l'octroi du contrat à Durock Inc. Ainsi, le contrat obtient l'appui de la faible majorité des voix. Je dois vous dire qu'un tel résultat est plutôt inhabituel et qu'il témoigne des préoccupations profondes qui nous habitent. Ce n'est pas tout. Car nous devons aussi approuver aujourd'hui un autre contrat Durock Inc., celui du point 22, qui a été étudié le 4 décembre par la commission, donc avant que Durock Inc. ait été mis à la liste des firmes à rendement insatisfaisant. Dans ce cas-ci également, il s'agit d'un contrat d'envergure qui s'élève à 43 millions. Ce dossier vous est présenté aujourd'hui car le SCI, raccompagné par le service de affaires juridiques devait évaluer la situation. Force est de constater que la conclusion est la même pour les dossiers précédents, c'est-à-dire que Duro King n'était pas sur la liste au moment de l'ouverture des soumissions. Madame la présidente, pour toutes ces raisons, l'approbation des 2 contrats Duro King dont la dépense totale s'élève à 100 millions. D'après la commission, cette situation nous semble difficilement acceptable et nous croyons qu'il faut mettre en place des mesures nécessaires pour éviter qu'elle se reproduise. Donc, nous invitons l'administration à réfléchir. Pour sa part, la commission va interpeller les services de l'approvisionnement pour évaluer ce qui peut être fait en hauteur de ses compétences. Et ceci, madame la présidente, complète mon intervention sur la partie municipale. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:07:35

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌3:07:40

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, le dossier de Jorquin touche 2011 et 2012. Ce sera mon collègue Black parler de 2012, mais moi je vais intervenir sur 2011. Et je vous avoue, madame la présidente, que l'attribution de ce contrat à Duro King est problématique. Problématique pourquoi? À cause de l'historique de gestion des précédents contrats qu'on a attribués à Duro King, en particulier celui des travaux sur la rue Grant Trunk. Comme partie de l'historique qu'il faut connaître, et j'espère que les membres du conseil s'en souvient, en janvier 2021, l'entreprise Joe Rukin a été sélectionnée pour effectuer des travaux de réhabilitation des conduits d'eau secondaires et principales, des égouts, ainsi que les travaux de planage et de revêtement sur la rue Grand Trunk. Les travaux ont débuté le 30 mars 2021 et devraient être terminés au plus tard le 29 décembre 2022 selon les délais l'échéancier de la Ville. Cependant, l'entrepreneur a achevé les travaux seulement le 12 août 2024, soit avec une durée totale de 495 jours par rapport au délai contractuel. Dès le départ, l'entrepreneur a montré des défaillances dans la réalisation des travaux de réhabilitation. Pendant l'exécution du contrat, des non-conformités majeures ont été relevées retardant la remise en service des infrastructures pendant plusieurs mois. Duo King n'a pas respecté les exigences des plans et devis et a omis de soumettre plusieurs documents techniques requis. Ville de Montréal a demandé à l'entrepreneur de proposer des solutions correctives, mais ce dernier a pris près de 5 mois pour soumettre un premier rapport et plus d'une année pour présenter une proposition de correction. De plus, les méthodes de travail utilisées par Durocking ne respectaient pas du tout les spécifications prévues, entraînant des dommages à d'autres conduites présentes sur le site. Durant les 495 jours que le contrat a finalement duré, la Ville a exprimé son insatisfaction de Durocking à plus de 14 reprises, que ce soit par l'intermédiaire des équipes de surveillance, lors de réunions de chantier ou par envoi des avis de non-conformité. Il semble que l'entreprise n'a pas pris ces remarques au sérieux. Nous-mêmes ici, madame la présidente, vous vous souvenez quand les citoyens sont venus parce qu'ils vivaient des situations horribles avec des trous, avec des non-travaux, avec les délais, avec la poussière et tous les inconvénients qu'ils pourraient avoir, c'était l'information qui était connue en public, pour laquelle les journaux ont écrit et pour laquelle des articles ont paru. Maintenant, on est dans le contexte de ces travaux de Grand Trunk. Les travaux ont finalement été achevés en août dernier, mais l'inscription de Joe Hocking sur la liste des fermes à rendement insatisfaisant n'a été effectuée que 3 mois plus tard. Malgré les nombreux manquements et des avis non conformes, l'administration a pris plusieurs mois avant de s'inscrire cette entreprise sur la liste en raison d'un manque de réactivité. Ce retard a fait en sorte que Duroquin n'était pas sur la liste grise au moment de la fermeture de l'appel d'offres pour les travaux de reconstruction, de réhabilitation des égouts, des aqueducs ainsi que de la voirie et de l'éclairage sur la rue Notre-Dame et la 9e Avenue. Lors de leur soumission pour ce contrat, ainsi pour le point suivant, mais 12, l'entreprise était parfaitement consciente qu'elle allait être inscrite sur la liste FM en rendement insatisfaisant. Joroking a donc soumissionné à toute connaissance de cause, ce qui pourrait expliquer pourquoi sa soumission était la moins chère. Bien que la ville ait entamé le processus d'inscription Joroking sur la liste grise, elle n'a pas informé le comité de sélection chargé d'évaluer des soumissions des critères liés au prix, à l'expérience et au délai. On sait que dans la répartition des points, madame la présidente, 30% étaient pour l'évaluation de l'expérience. Mais quand on parle d'expérience, on n'est pas en train de parler de capacité de réaliser, parce que si dans les années passées ou des années antérieures, des contrats antérieurs, La compagnie n'a pas démontré la capacité pour performer, mais c'est sûr qu'elle ne pourrait pas dire qu'elle ne possède pas l'expérience nécessaire. Et ça, c'est le point qui me choque. Ça me surprise que les gens sur le comité d'évaluation n'aient pas été informés, même si cette information était de nature publique, était de nature connue, était de nature dans le domaine public. Il y avait personne qui a voulu l'amener ça. Et dans le contexte de non-application de cette information dans le pointage pour tous les soumissionnaires, le 30% ici ont probablement fait la différence qui a basculé ce contrat vers DuRocqin, parce qu'on voit dans la prix qui est là, le montant entre première et les deuxièmes soumissionnaires, c'est très mince, 93 quelques En octroyant ce contrat, la Ville de Montréal récompense en quelque sorte une entreprise qui a causé des désagréments considérables aux citoyens. D'une certaine manière, cela valorise les agissements de Duo King alors que l'entreprise aurait dû prendre 2 ans pour revoir et améliorer ses méthodes de travail et va pouvoir continuer de fonctionner comme si rien n'était fait. En effet, les pertes potentielles que l'entreprise aurait pu subir à la suite de son inscription sur la liste grise ont été compensées par la proposition de l'administration pour les contrats 2011, 20.11 et 20.12. Cette situation soulève de réelles préoccupations concernant les deux contrats, madame la présidente, mais mon collègue de Montréal-Nord vous expliquera pourquoi. Les travaux de Durocking se situent dans un secteur clé de son arrondissement, au croisement d'écoles primaires et secondaires, d'un cégep et d'une CLSC. De son côté, le contrat de la rue Notre-Dame se trouve en plein cœur de Pointe-aux-Trembles. Durocking a démontré dans les travaux de la rue Grant Trunk que malgré une supervision étroite, celle-ci n'était pas à même d'effectuer les travaux dans les délais impartis ou selon les plans et devis. En effet, la Ville a effectué une étroite surveillance des travaux, comme le témoignent les 14 avis, ce qui n'a eu aucun impact. La Ville de Montréal a manqué de la mordant dans la gestion de chantier et malheureusement, rien ne nous indique que la gestion sera meilleure dans ce dossier si effectivement Durocking est accordé le contrat. Je comprends tout à fait l'importance des travaux. Madame la présidente, il n'y a personne qui souhaite un délai, mais nous ne sommes pas prêts à soutenir aveuglément et l'entreprise Durocking et la gestion de Projet Montréal. Et de ce fait, notre formation va inscrire sa dissidence au point 21. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌3:15:06

Madame Christine Black.

Christine Black ◌3:15:11

Madame la présidente, mon collègue monsieur De Sousa a été bien clair au sujet de l'historique peu flatteur qu'a dû connaître une construction avec la Ville de Montréal. Chez Ensemble Montréal, nous sommes tout simplement sidérés que cette entreprise, en toute connaissance de ses qui l'attendait, ait quand même pu obtenir ce contrat. Malheureusement, elle a su profiter de la lourdeur de l'appareil municipal et de la rigidité du processus d'appel d'offres québécois pour se voir octroyer de juteux contrats en toute connaissance de ce qui l'attendait. Cela a beau être fâchant, mais les lois actuelles nous obligent à respecter la règle du plus bas du soumissionnaire, que Duroquin Construction a remporté à 7,5 millions en dessous de la dernière estimation réalisée ce qui nous permet déjà de douter de la qualité des travaux qui seront réalisés. De surcroît, Montréal-Nord se voit les mains liées dans ce dossier. C'est que plusieurs projets de construction modifient déjà la dynamique des déplacements dans le secteur, notamment avec l'arrivée d'une école secondaire qui est déjà en fonction depuis septembre dernier, en plus d'une école primaire qui devrait être construite dans les prochaines années par le Centre de services scolaires de la Pointe-de-l'Île. Et ça, c'est sans compter l'arrivée prochaine sur le boulevard Albert-Hudon d'un tout nouveau CLSC qui devrait ouvrir les portes dans les prochains mois, en plus de la construction d'une maison des aînés sur le terrain de l'Hôpital Rivière-des-Prairies et des projets de développement autour du cégep Marie-Victorin. Bref, ce secteur est en pleine transformation et le réaménagement des boulevards Albert-Hudon et Maurice-Duplessis est plus que nécessaire, voire même urgent. Tous les jours, des milliers d'enfants, d'adultes et de gens plus âgés circulent dans le secteur et l'aménagement actuel n'est pas du tout organisé pour ce type de clientèle puisque ce secteur a toujours été, jusqu'à l'arrivée de l'école, industriel. Bref, Montréal-Nord ne peut pas se permettre de refaire un nouveau processus d'appel d'offres, car cela repousserait le réaménagement des boulevards Maurice-Plissier et Albert-Heudon, probablement à l'année prochaine, un scénario qui est inconcevable pour nous. Dès que les travaux, déjà que les travaux sont prévus sur une durée de presque 3 ans et ils doivent débuter le plus rapidement possible. Dans ces circonstances, nous demandons à l'administration municipale que nous puissions, dès la première rencontre de démarrage avec l'entreprise, pouvoir avoir des rencontres régulières pour s'assurer du bon déroulement du chantier et surtout que si un pépin survient, que nous puissions rapidement être en mode action et de s'assurer que les changements ou ajustements pourront être faits. Duroquin Construction a beau avoir obtenu le contrat, l'entreprise demeure délinquante aux yeux de la Ville de Montréal et devra voir ses faits et gestes surveillés de très près jusqu'à la livraison finale du projet. Et là, comme je le disais d'entrée de jeu, comme il y a beaucoup d'enfants, de jeunes qui traversent dans ce secteur-là, la sécurité doit être aux premières loges. Alors, merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌3:18:03

Merci. La parole est à monsieur Sasseville.

Serge Sasseville ◌3:18:09

Merci, madame la présidente. J'interviens sur 20.11 et 20.12. Plus tôt lors de cette séance, je parlais du rôle fondamental que les journalistes jouent en démocratie. Ben, 20.11, 20.12, ça me donne l'opportunité d'illustrer mon propos parce que, avant même de lire les sommaires décisionnels de 20.11 et 20.12, le 17 janvier, je lisais, comme à tous les jours, le quotidien Deux-Gazettes et je vais vous lire en première page ce qu'on appelle le lead, c'est-à-dire le premier article sous le titre du quotidien. Et ça se lit comme suit: Two new jobs for barred contractor. Blacklisted construction company gets over $100 million in work from city. J'ai lu l'article, j'étais scandalisé. Et c'est le genre d'affaires qui crée de la désillusion chez les citoyens et les citoyennes face à la démocratie municipale et à l'utilisation qui est faite par la Ville de leurs fonds alors qu'ils subissent des augmentations de comptes de taxes municipales. Alors, madame la présidente, j'aimerais que ma dissidence soit inscrite à 20.11 et 20.12.

Martine Musau Muele ◌3:19:54

Alors, je note la dissidence de monsieur Sasseville aux points 20.11 et 20.12.

Voix 2H3:19:58

Madame Émilie Thuillier. Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur les 20.11 et 20.12, je remercie toutes les personnes qui ont pris la parole, qui ont permis de mon temps de parole parce que plusieurs personnes ont expliqué des choses que je souhaitais expliquer. Donc, monsieur Péry a bien présenté les faits et je remercie la commission d'examen des contrats d'avoir regardé les deux dossiers, d'avoir regardé le processus. Donc, je ne vais pas redire tout ce que monsieur Péry a dit, mais c'est vraiment important dans le cadre de la discussion ici. Et en fait, le point le plus important c'est que les soumissions ont été ouvertes avant que le comité exécutif adopte le rendement insatisfaisant, le du-rocking. C'est ça le point le plus important, parce que c'est ça que la loi dit. Et en fait, il faut revenir au concept de rendement insatisfaisant. Quand on est dans le monde privé ou quand on est chez soi à la maison et qu'on a des entrepreneurs, ben, un entrepreneur qui fait mal le travail, ben, on va pas le réembaucher. C'est comme ça, c'est assez simple à comprendre. C'est interdit pour les municipalités. Nous n'avons pas le droit de discriminer des entrepreneurs pour telle ou telle raison, on a un processus légal à suivre qui est dicté par le gouvernement du Québec. Mais on a eu des enjeux, on a eu des problèmes, et comme municipalité, on a demandé au gouvernement du Québec de nous donner une opportunité de refuser certains soumissionnaires sous certaines contraintes. Et c'est ça qu'on a reçu, et c'est ça le processus dont on est en train de discuter c'est que le gouvernement du Québec nous a dit, ben, vous pourriez refuser de donner un contrat à un entrepreneur, mais avec des contraintes vraiment très précises, et c'est l'évaluation de rendement qu'on fait quand on a des gros contrats. Ça se fait régulièrement, des évaluations de rendement, et vos arrondissements en font également. Temps en temps, évidemment moins souvent que la Ville parce que ce sont des moins gros contrats. On en entend rarement parler parce que les évaluations de rendement sont presque toujours satisfaisantes. Et d'ailleurs, je tiens à dire que Durocking a eu des évaluations de rendement satisfaisantes pour tous les autres contrats qu'il a faits à la Ville depuis le temps, ou en tout cas pas pour ce qu'on regarde devant en ce moment. Toujours est-il qu'une évaluation de rendement insatisfaisante satisfaisant. C'est le gouvernement du Québec qui nous a donné le droit de le faire, avec toute une liste de contraintes. Donc évidemment, pendant le contrat, on doit écrire à l'entrepreneur, on doit dire, on doit signifier à l'entrepreneur ce qui n'est pas à notre convenance et ce qui, selon nous, ne convient pas au contrat. Ensuite, on ne peut démarrer que l'évaluation de rendement une fois que le contrat est terminé. Et donc, monsieur De Sousa, je ne vais pas redire tout ce que monsieur De Sousa vient de nous dire, mais effectivement, et je vais en reparler tout à l'heure, le contrat pour lequel on a eu une évaluation de rendement insatisfaisant pour du rocking, même si on savait que le contrat était très difficile, nous sommes tenus par la loi d'attendre la fin du contrat avant de démarrer tout le processus d'évaluation de rendement. Qui plus est, l'évaluation de rendement ne laisse pas sur le coin une serviette puis dire voici, Évaluation de rendement insatisfaisant, mais non, il y a une liste de critères, il y a des points qui sont donnés, on doit signifier légalement à l'entrepreneur sa note et il a légalement le temps, le droit de nous répondre avec des délais qui sont fixés par la loi. Alors, nous entendons très bien les collègues qui sont insatisfaits des délais et du moment du déroulement, en fait, entre le contrat, la fin du contrat, l'évaluation de rendement insatisfaisant. Bien sûr que tout le monde aurait souhaité que ça soit plus rapide, mais on doit respecter les délais qui sont fixés par la loi. C'est heureusement ou malheureusement notre devoir en cette Chambre, notre responsabilité. Donc, on arrive à une évaluation de rendement insatisfaisant en décembre, mais avec des soumissions qui sont ouvertes. On l'a dit tout à l'heure, on a, on a deux choix essentiellement, donc octroyer les contrats ou la Ville de Montréal a en tout temps la liberté d'annuler des appels d'offres. On le fait pour plein de raisons différentes, on a le droit de le faire. Moi, j'invite les collègues aujourd'hui, puis sachez qu'il y a beaucoup de discussions, sachez que tout a été regardé, sachez que tout les personnes qui ont été concernées ont été interpellées dans ce dossier-là. J'ai fait moi-même beaucoup de contacts avec les différentes personnes, mais au niveau administratif aussi, il y a eu beaucoup de discussions et nous sommes arrivés à la conclusion que le meilleur choix pour la Ville, pour la population, c'est vraiment d'adopter ces contrats aujourd'hui. Et j'invite tous mes collègues à adopter les 2 contrats pour 3 raisons. La première raison, c'est qu'on respecte la loi. Je ne pense pas qu'il y ait ici quelqu'un qui nous demande de ne pas respecter la loi, mais pour vrai, c'est la raison fondamentale pour laquelle on vous demande d'adopter ces deux contrats. Un, on respecte la loi. Le deuxième, c'est que les travaux, puis je vais passer un petit peu plus de temps peut-être là-dessus, les travaux pour lesquels du Rocking a eu une évaluation de rendement insatisfaisant ne sont pas de même nature que les travaux de ces deux contrats. Le contrat dont on parle pour l'évaluation de rendement insatisfaisant, un contrat du service de l'eau, une réhabilitation d'une conduite d'aqueduc primaire. C'est assez rare qu'on fasse ça. C'est un gros chantier des conduites d'eau primaires. Mon collègue pourra me dire, mais c'est quoi 2 mètres de diamètre plus ou moins, c'est très très gros, et l'entrepreneur avait choisi une méthode inhabituelle, mais c'est à lui de choisir la méthode, c'est lui qui a le contrat et c'est comme ça que fonctionnent les contrats à la Ville de Montréal, on n'exige pas nécessairement une méthode très précise, mais assurément il faut que ça soit une méthode qui soit reconnue. Donc c'était une méthode reconnue, mais ce n'est probablement pas, parce qu'on a vu par la suite ce que ça a donné, c'était probablement pas la meilleure méthode. Que l'entrepreneur a d'abord choisie. Il a fait les travaux et ça n'a pas fonctionné. La conduite d'aqueduc principale n'a pas réussi à être réparée avec cette première méthode. Et c'est vrai que ce chantier a été extrêmement difficile et c'est vrai que c'est absolument pas le type de chantier qu'on veut revivre et c'est pour ça qu'il y a eu une évaluation de rendement insatisfaisant. C'est pas le cas de ces deux contrats. Ici, on ne réhabilite pas une conduite d'eau primaire. On est dans des contrats qui sont vraiment plus, comment dire, habituels. Les travaux de voirie, d'éclairage. Oui, il y a de la réhabilitation, mais de conduite secondaire. C'est des travaux qu'on voit assez régulièrement sur plusieurs de nos rues, tous les ans. Avec de l'enfouissement des fils dans le cas de la rue Notre-Dame. Mais ça aussi, c'est des contrats, des travaux qui sont quand même assez habituels. Donc, les travaux qui sont devant nous aujourd'hui des deux contrats ne sont absolument pas de même nature que le contrat qui s'est extrêmement mal déroulé, pour lequel il y a eu une évaluation de rendement insatisfaisant. Donc, ça, c'est la deuxième raison qui vraiment nous rassure pour octroyer les contrats aujourd'hui. La troisième raison, comme on le disait tout à l'heure, on a un choix. On a effectivement le choix d'octroyer les contrats ou d'annuler l'appel d'offres, mais je peux vous dire que toutes les personnes concernées, d'ailleurs j'en appelle vraiment à mes collègues de l'ensemble de la Chambre de considérer les deux projets comme étant de même niveau d'intérêt. C'est pas parce qu'il y a un un projet qui est dans un quartier qui est moins important que l'autre. Le projet qui se déroule dans Montréal-Nord, sur les rues Maurice-Duplessis et Albert-Hudon, c'est un projet extrêmement important. Madame Black en a parlé, la sécurisation de centaines d'élèves qui vont aller à l'école, qui vont à l'école, c'est extrêmement important. Est-ce qu'on veut vraiment faire attendre une sécurisation de plus d'un an? Non, puis on l'a entendu, non, ce projet-là doit aller de l'avant. Oui, on va faire tout ce qui est en mesure de faire pour que le contrat se déroule le mieux possible, assurément à tous les niveaux. Et c'est un contrat important, c'est vraiment des travaux qui sont pertinents. Le deuxième contrat, la revitalisation de Notre-Dame dans le Vieux-Pointe-aux-Trembles. C'est tellement important que ceux et celles qui connaissent un peu les projets d'enfouissement de fils, il y a personne qui veut vraiment essayer de reporter des contrats pour enfouir des fils électriques. On a un alignement avec la Ville, avec Hydro-Québec, avec les partenaires privés, tout le monde qui sait que ce contrat arrive dans un endroit extrêmement important, le Vieux- Pointe-aux-Trembles, dans l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Donc, c'est aussi un contrat très important et encore là, oui, on souhaite que les travaux se déroulent le mieux possible et oui, tout le monde va faire en sorte, le privé, le public, l'citoyen, l'citoyenne, la Ville, l'entrepreneur, les arrondissements, on va tous travailler à ce que le dossier et les travaux se déroulent le mieux possible. Donc moi, aujourd'hui, j'offre vraiment toute notre collaboration, autant politique qu'administrative, à tous les niveaux, pour faire en sorte que nous ayons des travaux qui se déroulent le mieux possible dans l'intérêt de la Ville, de l'entrepreneur, de la population, pour faire en sorte que vraiment on puisse être fier et pouvoir réaliser ces travaux qui sont très, très importants. Je ne saurais vous dire plus sur l'importance et la nécessité d'aller de l'avant. Comme je vous le dis, c'est une décision qui a été mûrement réfléchie avec beaucoup de personnes qui sont concernées. Les deux projets sont vraiment extrêmement similaires et j'invite l'ensemble de mes collègues à appuyer les deux projets. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌3:31:01

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:31:08

Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌3:31:09

Alors, bien que mon collègue Alan DeSousa l'avait indiqué, dans son intervention, mais je tiens à réitérer qu'Ensemble Montréal inscrit cette dissidence sur le 20.11.

Martine Musau Muele ◌3:31:22

Dissidence inscrite pour Ensemble Montréal pour la rubrique 20.11 ainsi qu'une dissidence de monsieur Serge Sasseville, pardon, inscrite pour les rubriques 20.11 et 20.12. Notons au procès-verbal l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15. Poursuivons, monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:31:39

Madame la présidente, nous allons réunir 26 à 28. En 26, on approuve l'entente subsidiaire entre le MTQ et le— non, le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec et la Ville de Montréal pour la reconstruction des ponts d'étagement du boulevard de la Côte-de-Liesse. En 27, on accorde un contrat à Pronext Excavation pour des travaux de préparation de site pour le nouveau parc riverain de Lachine. En 28, on accorde un soutien financier à l'organisme Nord Ouvert.

Martine Musau Muele ◌3:32:04

En l'absence, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:32:08

Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌3:32:09

Alors, Ensemble Montréal vote contre le 20.17.

Martine Musau Muele ◌3:32:14

Un vote contre d'Ensemble Montréal sur la rubrique 20.17. Monsieur De Sousa, vous souhaitez intervenir sur— est-ce que vous allez intervenir suite au vote tout de même?

Voix 2L43:32:28

Oui.

Martine Musau Muele ◌3:32:31

Allez-y, on vous écoute.

Alan DeSousa ◌3:32:35

Merci, madame la présidente. Ici, en 2017, il y a plus que 4 ans, l'administration a pris la décision unilatérale de mettre fin aux activités nautiques de Marina Lachine, plus grande marina du Québec. Projet Montréal, telle est son habitude, a préféré ne pas consulter les 450 familles concernées qui se trouvaient devant les portes closes. Devant cette attitude qu'on a trouvée assez cavalière, madame la présidente, Ensemble Montréal l'avait dénoncée à l'époque et aujourd'hui Projet Montréal va aller de l'avant avec son projet en retirant les quelques bâtiments restants sur le site. Les travaux auront un effet non désiré par plusieurs Montréalais, celui de réduire l'accès au marina. C'est malheureux sachant que la navigation fait partie de l'ADN des Montréalaises et Montréalais. Nous continuons de penser que Projet Montréal aurait dû trouver des compromis afin de favoriser la cohabitation entre les diverses activités nautiques. D'ailleurs, dans la presse, on apprenait qu'il y a déjà 2 ans que les élus de Lachine avaient rencontré le groupe Nautisme Québec pour discuter la possibilité et la faisabilité d'ouvrir une plus petite marina en berge. On dirait que ces discussions sont depuis tombées dans l'oubli. De plus, on s'en souvient que la Ville devait avoir envoyé une étude d'impact sur l'environnement au ministère de l'Environnement et de la Lutte contre le changement climatique afin d'obtenir un décret ministériel, madame la présidente, autorisant entre autres les travaux et interventions de stabilisation et de pérennisation des berges du nouveau parc riverain de Lachine du parc René-Lévesque. À ce jour, nous ne connaissons pas encore les conclusions primordiales du ministère et nous allons malgré tout de l'avant avec des travaux de réaménagement du site. Où sont ces conclusions que la Ville et l'arrondissement ont dû se faire? Je finirai en rappelant qu'on est tous en faveur de la transition écologique et du développement durable. Par contre, tous et toutes devons avoir voix au chapitre quand on vient de parler de l'accès à l'eau. Les élus d'Ensemble Montréal continuent de penser que le projet a été fait sans préavis, sans écoute, sans aucun effort d'écouter et compromettre. Et c'est pour cette raison que nous voterons contre ce projet, ce point à l'ordre du jour.

François Limoges ◌3:35:03

Merci.

Martine Musau Muele ◌3:35:04

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌3:35:06

Merci, madame la présidente. On rentre en droit de réplique sur le point 20.17. Nous sommes extrêmement fiers de ce projet qui a fait l'objet d'un vif débat à Lachine et à l'ensemble de la Ville de Montréal. Les résultats électoraux suite à ce débat sont éloquents. La mairesse de Lachine et toute son équipe ont été réélues avec une majorité plus forte encore. Et ce projet a été fait dans l'intérêt public. Nous croyons, dans notre administration, que des terrains appartenant à la Ville de Montréal devraient servir à tous les Montréalais et non pas à une poignée de privilégiés propriétaires de bateaux. Alors voilà, nous sommes fiers de ce projet et nous savons que les Montréalais et les Lachineois sont avec nous. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:35:54

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.18, chapitre 30, monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:36:02

Madame la présidente, cela nous amène à réunir les items 3001 à 3005. En 3001, on approuve la prolongation des heures d'exploitation du permis d'alcool du Bain-Mathieu et des permis de réunion des organismes Musique Montagne, Exposé Noir. En 3002, on accepte les offres de services à venir des conseils d'arrondissement afin de prendre en charge la réalisation des travaux d'aqueduc, des égouts et sur les réseaux d'eau secondaire de la ville. En 3003, on confirme l'engagement du conseil de la Ville à assurer la mise en œuvre des projets qui relèvent en tout ou en partie de sa compétence à l'issue du vote de la troisième édition du budget participatif. En 3004, on accepte les offres des services des arrondissements de prendre en charge l'exécution de certaines activités reliées à l'opération des lieux d'élimination de la neige. Et en 3005, on autorise l'adhésion de la Ville à l'Union des municipalités du Québec.

Martine Musau Muele ◌3:36:49

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 3001 et Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:36:55

Oui, c'est juste une petite chose, juste parce qu'au moment où vous avez confirmé l'adoption du 20.17, vous n'avez pas reprécisé qu'Ensemble Montréal avait un vote contre. Je voulais juste m'assurer que ça avait, que le vote contre avait été enregistré, c'est tout.

Voix 2I33:37:10

C'est juste ça.

Martine Musau Muele ◌3:37:11

Monsieur le greffier nous indique que c'est bel et bien noté au procès-verbal. Merci. 3001 à 3005 sont donc adoptés. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:37:22

Madame la présidente, cela nous amène à l'item 30.06 qui est de majorer la dotation de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal par l'entremise d'une réserve de passif environnemental.

Martine Musau Muele ◌3:37:32

En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 30.06, chapitre 41. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:37:39

Oui, chapitre 41, je vais donner 3 avis de motion. En 41.01, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement modifiant le règlement autorisant un emprunt pour financer le programme de soutien destiné aux arrondissements pour la mise aux normes d'équipements sportifs. En 4102, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs de la Ville aux conseils d'arrondissement. En 4103, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt de 6 548 000$ pour le financement de l'acquisition et de la distribution d'outils de collecte dans le cadre de projets d'optimisation de la collecte des ordures ménagères.

Martine Musau Muele ◌3:38:12

Chapitre 42. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:38:17

Madame la présidente, effectivement, j'étais, je me suis rassis comme si déjà on avait parlé sur des avis de motion, ce qui est impossible. Vous avez raison de me le rappeler. Alors, au chapitre 42, nous allons réunir les items 4201 à 4205. En 4201, on adopte un règlement sur la fermeture d'une ruelle située au nord-ouest du boulevard Henri-Bourassa. En 4202, on adopte un règlement autorisant la transformation et l'occupation des bâtiments situés au 6862 rue Jarry Est, 8550 boulevard Viau et 9466 boulevard Lacordaire. En 4203, on adopte un règlement autorisant la transformation et l'occupation de bâtiments à des fins de lieu de retour pour contenant consigné dans l'ancien quartier-ville. En 4204, on adopte un règlement autorisant l'emprunt pour le financement de travaux d'aménagement de rues sur le réseau local de la Ville de Montréal. Et en 4205, on adopte un règlement autorisant un emprunt de 15 millions de dollars pour financer les travaux d'électrification des stations de vélo en libre-service Bixi.

Martine Musau Muele ◌3:39:17

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌3:39:25

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention, c'est sur Ici, madame la présidente, en 2010, 20% des rues locales étaient en mauvais état et 10% en très mauvais état, soit un total de 30%. Cependant, selon l'auscultation de 2022, 37% des rues locales sont désormais dans un état mauvais ou très mauvais, ce qui représente une augmentation de 7% dans une dizaine d'années. Ce qui m'inquiète particulièrement, madame la présidente, c'est que cette hausse de 7% provienne exclusivement de la catégorie très mauvais état, qui est passée de 10 à 17%. Cette situation peut être expliquée, entre autres, par la décision de l'administration de Projet Montréal, une fois arrivée au pouvoir, de réduire les financements alloués au programme de réfection des rues locales. En effet, les investissements pour le pavage et dans la construction de ces rues ont chuté de 258 millions en 2018 à 104 millions en 2020.

Alan DeSousa ◌3:40:38

Étant donné qu'il y a plus de kilomètres dans le réseau local que dans le réseau artériel, il est préoccupant de constater que la Ville de Montréal semble déresponsabilisée. Les arrondissements n'ont clairement pas les ressources financières nécessaires pour inverser cette tendance. Le PDI 2025, qu'on vient d'adopter le mois passé, indiquait 50 millions pour les 5 prochaines années Mais ce règlement d'emprunt ne semble pas suivre puisqu'il est cuit de 43 millions. Le Ville-Centre doit faire davantage pour le soutenir. 43 millions sur 5 ans ne suffisent clairement pas pour l'entretien de nos rues locales.

Martine Musau Muele ◌3:41:19

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌3:41:22

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur 42.04. En fait, il y a plusieurs dans le PDL, il y a plusieurs programmes qui sont payés par la Ville-Centre et qui bénéficient aux arrondissements pour les rues locales. Et ici, il s'agit du PAR local. Donc, c'est très différent du PCPR local qu'on a aussi refinancé. Donc, on a maintenant du financement qui est offert aux arrondissements en 2025, c'est 2 fois plus que par les années précédentes. Donc, 2 fois plus, ça paraît vraiment beaucoup pour du PCPR, PRCPR, pour les rues locales, donc les arrondissements peuvent planifier les travaux qu'ils souhaitent. Et ça, c'est vraiment le premier, le PAR, donc le programme d'aménagement et de réaménagement local sur les rues locales suite, par exemple, à des travaux du service de l'eau ou d'autres types de travaux. Et c'est aussi une très bonne nouvelle parce que justement on vient agir sur tous les fronts pour des rues qui ont besoin de petites, moyennes ou grandes réparations.

Martine Musau Muele ◌3:42:30

Merci. En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 4201 à 4205. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:42:38

Madame la présidente, nous allons réunir 4301, 4302. 4301, on adopte un projet de résolution intitulé résolution en vertu de l'article—

Martine Musau Muele ◌3:42:46

Permettez, monsieur Limoges, je veux juste confirmer, 4206, est-ce qu'on l'adoptait?

François Limoges ◌3:42:50

Ah oui, merci madame la présidente. J'étais pressé de tourner la page, je sais pas. Tu tournes la page. 4206, on adopte un règlement modifiant le règlement sur le Conseil des Montréalais, le Conseil interculturel de Montréal et le Conseil jeunesse de Montréal.

Martine Musau Muele ◌3:43:08

Madame Alba Zuniga Ramos.

Voix 3E3:43:12

Merci, madame la présidente. Alors, je me réjouis des quelques modifications qui viennent préciser et renforcer en fait les mandats des 3 conseils indépendants de Montréal. Écoutez, Je pense que pour plusieurs élus dans cette salle, en tout cas je vais parler pour mon équipe, la participation citoyenne est indispensable pour la démocratie montréalaise municipale. Alors, les conseils, que ce soit interculturels, que ce soit le conseil des femmes, que ce soit le conseil jeunesse, ce sont des endroits où cette participation citoyenne prend vraiment force et donne des résultats concret. Alors, je me suis levée ici à plusieurs reprises pour vraiment remercier le travail des bénévoles dans le cadre de ces conseils-là. Et aujourd'hui, je dois me réjouir des modifications qui ont été faites, que vous allez voir, si vous n'en avez pas pris connaissance, mais en tout cas, vous allez voir, là, vont avoir un impact concret sur le travail qui est fait par ces bénévoles-là. Certaines de ces modifications visent à mieux définir la représentation de la diversité morialesse parmi les membres, l'approche aussi intersectionnelle dans les analyses fournies par les conseils ainsi qu'à intégrer la notion de lutte à la discrimination dans leur fonctionnement intérieur. Il y a eu deux principaux changements au niveau des règlements, au niveau des deux ordres en tout cas. En premier lieu, les candidats qui se présentent à un poste dans l'un des conseils devront dorénavant ne pas avoir été depuis personne candidate ou élue dans un parti en politique municipale montréalaise dans les 12 mois qui précèdent le dépôt de la candidature. Et c'est là, ben, ça, ça concerne les articles 4.9, 5.8 et 6.8 des deux. Et là, je pense que c'est une modification qui vaut vraiment la peine d'être mentionnée. Ça concerne le comité exécutif qui dorénavant sera demandé de façon concrète en fait de répondre aux avis des différents conseils dans les délais maximum d'un an, et ça concerne l'article 17. Cette dernière modification, qui est, comme j'ai mentionné, est importante, découle d'une remarque assez impressionnante, assez frappante, je dirais, de la présidente sortante du Conseil interculturel de Montréal dans son dernier rapport d'activité dans lesquelles elles mentionnaient et en fait déploraient le fait que les réponses, en fait l'absence de réponse du comité exécutif à leur avis, c'est quand même, est quand même assez pressante. Cette absence-là s'est fait sentir depuis 2019. Moi, je tiens à rappeler que depuis 2019, c'est l'administration de Projet Montréal qui est présente. Alors, 1+ 1 on se rend compte que d'un côté il manque des réponses, de l'autre côté c'est l'administration des Projets Montréal. Bon, on voit qu'il y a eu une problématique qui a été identifiée. Et d'ailleurs, l'ancienne présidente du conseil mentionnait à ce moment-là que ça a un impact sur le travail des bénévoles de ne pas voir les résultats de leurs travaux. Et je vous dirais que c'est important de le mentionner parce qu'il y a Le travail, puis je pense que ça a été, je l'ai mentionné à plusieurs reprises, le travail des gens qui font partie des conseils en question, c'est un travail qui est bénévole, c'est un travail qui demande beaucoup d'engagement. Alors, de pouvoir pondre des dossiers, des rapports, et de voir le manque d'écoute de la part de l'administration ou le manque de réponses rapides de la part de l'administration, c'est assez désolant, je dirais, je veux me le permettre de le dire, surtout on rentre dans une année d'élections, on veut augmenter la participation citoyenne au niveau des élections municipales, alors que l'administration en place se permet de ne pas répondre en fait de façon si active au travail qui est fait par les différents membres du conseil. Je vous dirais, c'est quelque chose qui est déplorable. Alors je suis contente que la modification qui va être faite au règlement va venir changer cette problématique-là. Je suis contente de voir qu'on force un peu les comités exécutifs à répondre ce qui devait être fait. Mais bon, les paroles, les paroles s'envolent, les écrits restent. Alors j'espère que le comité exécutif va pouvoir respecter cette demande qui a été faite. Et puis je me réjouis du travail et des qui ont été faits par les différents conseils dans la modification du règlement. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌3:47:59

Madame Magda Popeanu.

Voix 3G3:48:03

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je tenais, je me lève premièrement, c'est un dossier en deuxième lecture, en droit de réplique bien sûr, pour souligner le travail extraordinaire que les 3 conseils ont fait en même temps. Donc, vous savez, j'ai pris le dossier de la participation se termine au mois de mars et puis on se rencontre ensemble. On s'est rendu compte qu'ensemble on est plus fort et on va plus loin. Et c'est les 3 conseils consultatifs ensemble qui nous déposent cette proposition de modification après 20 ans du premier forum du maire Tremblay sur la démocratie qui a créé la Charte de la Ville de Montréal, qui a créé aussi les 3 conseils consultatifs. On avait besoin de les moderniser, ben voilà. En plus, on s'est rendu compte à la suite des discussions que c'est pas tous les avis qui ont besoin d'une réponse, toutes les recommandations des rapports qui ont besoin d'une réponse du comité exécutif. Il y en a des avis qu'on peut remettre à d'autres formes, à des politiques. Donc, on fait un peu d'ordre dans nos façons de fonctionner. Donc, je suis très fière du travail que les 3 conseils consultatifs ont accompli et très fière aussi du des modifications structurantes que ce sommet décisionnel va apporter au fonctionnement. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:49:26

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la rubrique 42.0C, chapitre 43. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:49:32

Oui, madame la présidente, cette fois c'est la bonne. Nous allons réunir 43.01, 43.02 en 43.01. On adopte un projet de résolution intitulé résolution en vertu de l'article 93 de la loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d'habitation visant à autoriser la construction d'un bâtiment de 6 étages sur le boulevard Saint-Michel. En 4302, on adopte un projet de résolution intitulé résolution en vue de l'article 93 de la loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d'habitation pour approuver la démolition d'un bâtiment institutionnel de 3 étages et la construction de bâtiments résidentiels de 4 étages sur l'avenue Connaught.

Martine Musau Muele ◌3:50:09

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 4301 et 43.02. Chapitre 44, monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:50:17

Madame la présidente, en 44.01, on adopte sans changement du règlement intitulé Règlement modifiant le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal pour créer un nouveau secteur de densité 01-26 pour permettre l'agrandissement sur 4 étages d'un bâtiment situé rue Saint-Hubert et avenue Émile-Journaud.

Martine Musau Muele ◌3:50:35

En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 44.01. Chapitre chapitre 51.

François Limoges ◌3:50:41

On vous écoute. Madame la présidente, on se rappelle que 51-01 sera appelé à 20 h 30. Alors, en 51-02, nous allons faire des nominations aux commissions permanentes. Il est proposé par moi-même et appuyé par madame Thuillier de nommer les personnes suivantes: madame Julie Roy, à titre de membre de la commission sur les finances et l'administration, en remplacement de monsieur Sylvain Ouellet, monsieur Jérôme Normand, à titre de membre de la commission de l'examen des contrats, en remplacement de monsieur Sylvain Ouellet, Et madame Céline Aubry-Brodeur, à titre de membre de la commission sur l'examen des contrats, en remplacement de madame Daphné Collin.

Martine Musau Muele ◌3:51:12

En l'absence d'intervention, notons les nominations énoncées à la rubrique 51.02.

François Limoges ◌3:51:18

Madame la présidente, nous avons terminé l'ordre du jour. Il nous reste à appeler à 17 h l'item 15.02. Je suggère, nous avons même le luxe, si vous le voulez, de déclarer une pause de 10 minutes.

Martine Musau Muele ◌3:51:32

Sinon, si vous le souhaitez, est-ce que— je vais vérifier avec l'opposition officielle— est-ce que vous souhaitez entamer la discussion sur la motion 6501 maintenant?

François Limoges ◌3:51:43

Non, parce que nous avons des invités à la tribune. Tout le reste de l'ordre du jour dépend de la présence d'invités, alors nous faisons— nous avons le luxe d'ajourner pour 10 minutes le temps d'une pause.

Martine Musau Muele ◌3:51:54

Attendez, je vais juste vérifier si on a des invités qui sont présents ou pas. On n'a pas d'invités qui sont présents, alors je nous invite à ajourner. Je vous inviterai à reprendre vos sièges au moment où les cloches vont sonner, ce qui veut dire qu'on se reverra. Vous avez dit qu'ils arrivent à quelle heure, les premiers, 17 h?

François Limoges ◌3:52:12

Venez à -3, comme ça on sera là quand ils arriveront.

Martine Musau Muele ◌3:52:15

Très bien, vous êtes attendus à 17 h au sonnement des cloches. Merci. Très bien, alors nous poursuivons avec les déclarations. J'inviterai monsieur Limoges à faire la lecture de la première déclaration.

François Limoges ◌4:08:10

Madame la présidente, effectivement, à l'item 15.02, il s'agit de la déclaration pour la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes victimes de l'Holocauste et réaffirmer notre engagement à lutter contre l'antisémitisme. Et je céderai la parole à madame Valérie Plante.

Martine Musau Muele ◌4:08:30

Est-ce que vous avez un ordre préféré? Merci, madame la mairesse.

Valérie Plante ◌4:08:33

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Très heureuse de me lever en cette chambre comme à chaque année pour rendre moment qui est important pour l'ensemble des Montréalais et des Montréalaises, pour cette déclaration pour la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste et réaffirmer l'engagement de la Ville de Montréal à lutter contre l'antisémitisme. Permettez-moi de saluer nos deux personnes qui sont avec nous ce soir. Maya Faig, qui est membre de la communauté hassidique de Montréal, bonsoir, merci d'être avec nous comme à chaque année, ainsi qu'Éta Yudin, qui était vice-présidente du comité Excusez-moi, vice-présidente Québec du Centre consultatif des relations juives et israéliennes, le CJA comme on l'appelle. Merci d'être avec nous comme à chaque année également. Votre présence est très importante parmi nous. Cette année, le 27 janvier, nous célébrons avec la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste le 80e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau. Le souvenir douloureux des victimes de la Shoah nous appelle à poursuivre de manière inébranlable notre engagement contre l'antisémitisme. L'Holocauste est la persécution et l'assassinat systématique de 6 millions de personnes juives, auxquelles s'ajoutent d'innombrables victimes, dont des dissidents politiques et des personnes marginalisées du régime nazi. Honorer la mémoire de ces victimes nous aide à trouver un sens à l'une des plus grandes tragédies du 20e siècle. Cette année, comme je le disais en ouverture, marque précisément le 80e anniversaire depuis la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 1945. Construit en Pologne, occupé, ce camp où 1 million de Juifs européens ont été tués entre 1940 et 1945, est le symbole du génocide perpétré par l'Allemagne nazie. 8 décennies plus tard, la douleur reste vive et gravée au plus profond de notre humanité. Nous avons donc une responsabilité collective à l'égard du respect de l'autre, du caractère sacré de la vie et des droits humains. L'histoire nous a trop bien démontré la nécessité de ne plus jamais tolérer la violence et la haine, Chaque geste antisémite doit être dénoncé chez nous, ici, mais également ailleurs. Et nous devons également garder vivantes les voix des survivantes et des survivants pour qu'elles ne s'éteignent jamais. Les témoignages de l'époque doivent s'inscrire dans l'éternité comme gage de notre solidarité et de notre humanité. La dure vérité de ce pan de notre histoire doit être connue des nouvelles générations et de celles suivantes, aussi horribles et désolantes soient-elles. N'oublions jamais la souffrance, les injustices et l'humiliation vécues. Le devoir de mémoire envers notre patrimoine humain n'a pas de frontières, pas plus que la lutte contre l'antisémitisme. D'ailleurs, c'est avec une grande fierté que ma collègue Gracia Kasoki Katahwa, la mairesse de l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, a inauguré le parc Élie Wiesel en présence du fils de madame Wiesel, monsieur Elisha Wiesel, à l'été 2011. Monsieur Wiesel était un écrivain, un professeur et un survivant de l'Holocauste. Ses nombreux écrits ont touché les populations à travers le monde et nous ont sensibilisés aux périls de l'indifférence devant l'inacceptable. Il n'y a rien de plus dangereux que l'indifférence. C'est dans cet esprit de transmission de la mémoire de l'Holocauste que nous soutenons financièrement la réalisation du nouveau musée de l'Holocauste à Montréal, Nous avons très hâte à son ouverture. Ce musée joue au sein des Collectivités montréalaises un rôle très important depuis plusieurs années et nous sommes heureux de savoir qu'il aura maintenant pignon sur rue dans le quartier du Plateau-Mont-Royal, sur le boulevard Saint-Laurent. Ce nouveau musée, ce nouvel espace muséal va permettre de garder vivant le témoignage de plusieurs des survivantes et des survivants également de susciter davantage le dialogue, l'écoute et la réflexion. Aujourd'hui, force est d'admettre que des actes et des crimes antisémites se produisent encore partout dans le monde, dont ici. Au cours des dernières années, au cours des derniers mois et particulièrement, comme je disais, au cours des derniers mois, pardon, nous avons assisté à une augmentation d'attaques et d'incidents antisémites ici à Montréal. Il faut le dire, des écoles, des lieux de culte et des organismes de la communauté juive ont été ciblés. Lors de mes nombreuses rencontres avec plusieurs familles, plusieurs communautés juives, la peur, elle est palpable, le sentiment d'insécurité aussi, et c'est inacceptable. Tout le monde doit se sentir en sécurité à Montréal. Ces incidents sont absolument inacceptables et je tiens à dénoncer encore une fois, comme à chaque fois que ça se produit, tout acte, toute parole, tout incident antisémite. Et je tiens à réitérer également que le SPVM sera toujours présent pour faire des arrestations, sécuriser des périmètres, pour pouvoir s'assurer que la population se sente en sécurité. Mais je comprends que c'est pas facile depuis les derniers mois, mais je tiens encore à le réitérer, le SPVM et la population montréalaise, l'ensemble de la population montréalaise souhaite que tout le monde se sente en sécurité et c'est une valeur qui nous définit et c'est une valeur que l'on souhaite protéger à tout prix. À l'approche de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, je vous invite donc, chers membres du conseil, à appuyer la déclaration qui vous est présentée et à réaffirmer notre engagement à lutter contre l'antisémitisme. Cette déclaration va nous permettre de garder vivant le témoignage, comme on le disait, de plusieurs personnes qui ont survécu à ce génocide et de susciter davantage le dialogue, l'écoute et la réflexion. Et je tiens à remercier CIJA, qui fait un travail très important de sensibilisation et de mettre de l'avant les préoccupations réelles de la communauté juive ici à Montréal et partout au Québec. Et je remercie monsieur Faye d'être un allié qui, qui qui nous aide, qui aide aussi, j'ai envie de vous dire, notre administration à avancer dans ce dossier et de pouvoir nous sensibiliser face aux enjeux. Et encore une fois, je tiens à le renommer, au sentiment de sécurité que personne ne devrait ressentir à Montréal. Je vous remercie de nous continuer à nous sensibiliser et encore une fois à aller plus loin sur les questions de lutte contre l'antisémitisme, qui est tout à fait inacceptable ici à Montréal. Merci pour votre travail et je nous invite tous et toutes à soutenir cette déclaration. Merci.

Martine Musau Muele ◌4:15:50

Monsieur Sonny Moroz.

Voix 3H4:15:52

Merci, madame la présidente. Aujourd'hui, en cette journée internationale de commémoration de l'Holocauste, nous réfléchissons à l'importance cruciale de l'éducation dans la lutte contre la haine et les préjugés. Cette année, cette commémoration coïncide avec d'autres événements mondiaux significatifs, notamment le retour des otages et la fin des conflits, nous rappelant notre devoir commun de défendre la justice et de protéger la vie humaine. Aujourd'hui également, c'est la journée de Martin Luther King Jr. C'est et ces mots résonnent particulièrement.

Voix 3I4:16:28

Darkness cannot drive out darkness; only light can do that. Hate cannot drive out hate; only love can do that. The Holocaust stands as a stark, painful reminder of the consequences of hatred, intolerance, and indifference. As antisemitism and extremism persist across the globe. It is more vital than ever to educate the next generation on the atrocities of the Holocaust and the lessons it holds for all of us. The work of the Foundation of Genocide Education alongside other institutions like CIJA Federation, the Raoul Wallenberg Centre for Human Rights, play a pivotal role in ensuring these lessons are taught and understood and passed on. I'd also like to give a special thank you to MIGS, the Montreal Institute for Genocide Studies, that unfortunately on November 1st of this year had their funding entirely wiped off the map by Concordia. It no longer exists. I want to sincerely thank the faculty, staff, students, and partners who have dedicated themselves for decades in advancing education and policy here in Montreal through one of our major institutions. It's a loss. We have lost a major institution in this fight. Recent initiatives such as the Fédération CJÉ's support for Holocaust education in Montreal underscores the urgency of this mission. Notably, they've put forward money directly towards schools to bring them to the Montreal Holocaust Museum. What a great initiative. Imagine if we saw more of that. Studies and experiences demonstrate that students who are exposed to Holocaust education develop greater empathy, critical thinking, resistance to bigotry, and misinformation. We call on this side of the floor on all levels of government to prioritize mandatory Holocaust and genocide education, ensuring that every student learns that this dark chapter in history needs to be prevented and learned from. Hopefully the provincial government hears that and moves forward with it like they said they would but haven't yet. Despite these efforts, the lack of action, the lack of an action plan to combat antisemitism here in Montréal is deeply concerning. The refusal of the Plante administration to consider the adoption of the International Holocaust Remembrance Alliance, or IHRA, definition of antisemitism, a globally recognized framework supported by 35 countries and multiple Canadian provinces, as well as the other major cities in our great nation. Montréal risks remaining an epicenter for antisemitism rather than a beacon of resilience and inclusivity. Which it should be and has been in the past. This is a critical moment for Montrealers. We need to demand better leadership, better from our leadership, to ensure that this place has no future in this city.

Voix 3H4:19:32

En cette journée de mémoire, nous honorons les victimes, les survivants, et nous engageons à bâtir une société plus inclusive, compatissante et juste. Travaillons ensemble pour que le plus jamais ne soit pas juste une phrase, mais un principe qui guide notre avenir collectif. J'aimerais aussi mentionner aujourd'hui que ce n'est pas juste pour la communauté juive qu'il y a des impacts, mais il y a plusieurs communautés qui ont vécu des génocides durant la Deuxième Guerre mondiale qui ne sont pas encore reconnues. Notamment, je pense aux Tzintzi, je pense aux Roma, qui n'ont pas encore eu leur génocide et ça fait plus que 80 ans maintenant. Nous remercions du fond du cœur les éducateurs, les défenseurs des droits humains, les organisations qui travaillent sans relâche pour préserver la mémoire de l'Holocauste et promouvoir les droits de la personne. Votre travail est essentiel pour bâtir un monde libre de haine et de discrimination pour tout le monde. Dans un contexte mondial de plus en plus incertain, où les droits et les libertés sont constamment menacés, les paroles d'Irwin Cotler résonnent comme un puissant rappel des défis auxquels nos démocraties font face aujourd'hui.

Voix 3I4:20:44

This is a particularly poignant and painful moment in Holocaust remembrance. The 80th anniversary of the liberation of Auschwitz-Birkenau, the most— the worst extermination camp of the 20th century. 1.3 million people were deported to the death camp. 1.1 million of them were Jews. Let there be no mistake about it. Jews were murdered in Auschwitz because of antisemitism. But antisemitism did not die in Auschwitz. It remains the bloodied canary in the mineshaft of global evil. As we have learned only too painfully and too well that while it begins with Jews, it never ends with Jews. Thank you very much.

Martine Musau Muele ◌4:21:43

Monsieur Craig Sauvé.

Voix 3J4:21:46

Merci, Madame la Présidente. I decided to share a story. Tonight that I think about every year that we pass this motion that I hadn't shared yet, but it was one of the moments that marked me most in my life. Seems like a small thing, but I think it was a pretty large and significant thing. 2003, I was in Poland. I was traveling in Poland, and I was with my friend Philip Seidenberg and my other friend Michel Tarnovsek, and we were in Kraków, and then we decided we must go see Auschwitz-Birkenau. As it's an important site to behold and is part of bearing witness to the atrocities that happened there. So we took the bus from Krakow. It's about an hour away to Auschwitz-Birkenau. We arrived there and it's massive. This place, if you haven't been in, if anybody hasn't been in, it's an absolute massive killing field. And that's the first thing that shocks you when you get off the bus is how huge it is. You can't believe it. It looks like it's a whole city. So we arrived there and we went to the bookshop because we didn't organize a tour because we were disorganized. We were students, we were kids. And we went to go buy a map to sort of help us guide our way around Auschwitz-Birkenau. And we went to the bookstore and we bought a book. We took a look at the book and we walked out of the bookstore and we started— we went into the museum. And I don't know if you've seen the museum there too. It moved us to tears. It really affected us. You see Piles of shoes, a room full of shoes, previously owned shoes of people that were murdered there, mostly Jews. You see a room of hair. You see a room of luggage. There are faces that look at you everywhere. You walk into the rooms of murder, the ovens, the gas chambers. You see them and you realize how this massive killing machine, this industrial killing machine, was preconceived and designed to kill more people faster. And it hits you right here, and you think, this is the epitome of human evil. This is the incarnation of evil. This is one of the worst places that have ever existed. And you can't believe that some people deny its existence, or some people that could hate that much and could organize the death through their hate. So we went there, we were incredibly moved, and after you go through the museum, you can walk through the numerous bunkers in Birkenau, which was— Birkenau was the extension of the first Auschwitz death camp. And then you realize again, it is like a small city, and you see these bunkers, and you've seen pictures of people crowded in the bunkers, and it's just inhuman. It's completely inhuman what occurred there. So the feeling of this place is sacredness and like utter despair at the same time. And as we were walking around, my friend Michelle, she realized like, oh, I lost my wallet. It must have fallen out of my bag at the bookstore when we went to buy the book. She said, we'll go back to the bookstore. Went to the bookstore and we went to the counter and says, remember we bought a book here before and I was wondering if my friend Michelle, she lost her wallet. She lost her wallet. No, we didn't find anything here. So they said, well, check the lost and found at the entranceway to the museum. So we went back, back to the entranceway in the museum, and we went to the main desk and said, do we have a lost and found here? Say, we do have a lost and found. So my friend, she lost her wallet somewhere. We think it was in the bookstore. And they go, okay, let's check. And they went and checked. There was no wallet. They said, you know, we have a problem with pickpocketing and thievery here at Auschwitz. And that changed something for all of us, us 3 of us thinking like, this is one of the most important sites in the whole world in terms of its sacredness. It's something we all should behold and that there's people there that have there is a lot of pickpocketing going on because I guess the local people there are people that go there to go try to pick off tourists. Like, how evil is that? And it makes you think today how hard we have to work. Because that was 2003, that was, you know, 20 years ago. But even then, I guess those pickpockets that were operating there have forgotten. They were operating in the Auschwitz death camp and they were pickpocketing. So how hard it is we have to work to fight against hate, how hard it is we have to work to make sure that we bear witness and that we deliver this to everyone around us, and how hard it is to construct love and acceptance and unity and to stop othering. And 6 years after we went there, a neo-Nazi stole the Arbeit macht frei sign It's over the entrance, a very famous sign over the entrance of Auschwitz. They found it in Sweden later, he was trying to sell it. I think that's stark. That's stark. So these moments like this, I think they're important to hold these motions, to have these discussions. I think it's important that everybody go to the Holocaust Museum. I think it's important that we recognize the genocides that have happened in the 20th century and before. We bear witness on them. We enact on them. By trying to promote love, support, and stop the othering because it happens fast and it happens too often that we forget about these moments. So I just want to share that with you.

Martine Musau Muele ◌4:27:29

Monsieur Alan de Souza.

Alan DeSousa ◌4:27:32

Merci, Madame la Présidente. Je me viens ajouter mon nom à cette déclaration. Et juste vous dire, madame la présidente, que j'ai eu l'occasion à maintes reprises, siégeant ici dans ce conseil depuis 2001, de voter pour les résolutions pour la commémoration de l'Holocauste, pour le génocide. Et en tant que maire, en tant que personne présente dans la communauté, j'ai eu à maintes reprises l'occasion de participer à divers événements dans les divers instituts de notre communauté. Pour 7 juin, la commémoration, ça peut être la Kristallnacht, ça peut être la commémoration de l'Holocauste. Quand on avait nommé des noms des personnes qui ont péri dans l'Holocauste, on était présents. Et ça m'a juste fait réfléchir qu'un peu, qu'on n'a pas juste un devoir de mémoire, et c'est important ce devoir de mémoire, mais on n'a pas juste ce devoir de mémoire, On a aussi non seulement, on a aussi le devoir d'éducation tel qu'il a été décrit par mes collègues et par la mairesse moi-même, mais on a aussi comme membre du conseil une obligation de s'assurer que le climat que nous en avons chez nous à Montréal aussi, c'est un climat qui est ouvert, accueillant, où les divers membres de la communauté juive se sentent en sécurité. Et sur ce point-là, je pense que, madame la présidente, pour autant qu'on va avoir ça, et puis je pense que ça va être passé avec l'accord unanime du conseil, mais on a encore un chemin à faire pour réaliser dans les derniers quelques mois, quelques années, ce sentiment de sécurité que nous en avons, plus particulièrement pour la communauté juive, a vraiment été ébranlé, choqué. Où les citoyens, les citoyennes, les jeunes, les moins jeunes, les gens qui sont du foie juif ne sentent pas nécessairement le sentiment de sécurité dans leur institution, dans leur ville, dans leur voisinage, dans leur arrondissement. Et en conséquence, on a un chemin à faire pour rétablir ce niveau de confiance qui est nécessaire. Madame la présidente, C'est important de réaliser que dans l'esprit, et ça se peut qu'il y a plusieurs facteurs à jouer dans ça, mais dans l'esprit qu'on avait toujours été, on avait adopté de liberté d'expression, il y avait des choses qui ont été dites, il y avait des gestes qui étaient posés, il y avait une tolérance qui a eu, il y avait une banalisation de certains gestes qui a effectivement mis en question cette notion de sécurité sentie par les gens de notre communauté, dans notre communauté juive, et puis par en conséquence de facto tous les Montréalais et des Montréalaises. Et puis je pense que si nous avons quelque chose à prendre de cette résolution, et de transférer ça en action, c'est de peut-être prendre cette résolution et de transférer ça à les diverses instances que nous avons à la Ville de Montréal pour que les gens qui sont des décideurs, pas uniquement au niveau conseil municipal, mais aussi dans nos services, le service de police et d'autres, qui peuvent s'en souvenir qu'est-ce qu'on est en train de le faire. We need to be able to translate some of the goodwill and some of the good thoughts and some of the spirits that have been articulated here in this council into concrete action, into public policy, into our level of tolerance, to be able to recreate— if that, I can say that— that sense of security that our Jewish community needs to feel, to feel welcome in their own City Montréal.

François Limoges ◌4:31:36

Merci.

Martine Musau Muele ◌4:31:41

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌4:31:43

Oui, merci Madame la Présidente. Je voulais simplement, Madame Youdine Rabahifegh, vous remercier de votre présence et de votre engagement. Je suis fière, et les symboles comptent, d'appuyer cette déclaration comme responsable de la lutte au racisme et aux discriminations systémiques et de vous réitérer l'engagement de notre administration à lutter contre l'antisémitisme évidemment l'ensemble des discriminations qu'il y a à Montréal. Vous entendez mon accent, j'ai grandi à Paris, j'ai été dans le, dans un lycée dans le Marais où on allait tous les ans au musée de l'Holocauste, et d'où qu'on vienne, y compris parfois de continents qui s'opposent, de gens qui peuvent s'opposer politiquement, se souvenir de l'Holocauste et se souvenir de ce que l'humain a fait de pire et on a tous la responsabilité de s'en souvenir même si on n'est pas toujours d'accord et comme comme élue d'origine du Moyen-Orient se souvenir de l'Holocauste c'est aussi extrêmement important pour moi parce qu'on a la responsabilité collectivement de soutenir ce message de paix Monsieur Abdelhassan Ça ne sera vraiment pas long, madame la présidente, tout simplement demander d'ajouter mon nom comme appuyeur à cette déclaration qui a été proposée, bien évidemment, par l'ensemble du conseil.

Martine Musau Muele ◌4:33:10

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌4:33:14

Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌4:33:15

Alors, tous les élus d'Ensemble Montréal souhaitent inscrire leur nom à titre d'appuyeur. Merci. Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌4:33:23

J'aimerais aussi faire inscrire les membres d'Équipe LaSalle comme appuyeurs de cette déclaration.

Martine Musau Muele ◌4:33:29

Monsieur Luis Miranda.

Luis Miranda ◌4:33:31

Madame la présidente, je crois que c'est une résolution unanime de tous les membres du conseil.

Martine Musau Muele ◌4:33:37

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌4:33:40

Oui, je pense que ça va de soi à ce stade-ci. Effectivement, on peut appuyer, on peut être tous et toutes appuyeurs.

Martine Musau Muele ◌4:33:47

Alors, pour les fins du procès-verbal, notons donc l'adoption unanime de l'ensemble des membres du conseil municipal de la déclaration pour la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste et réaffirmer notre engagement à lutter contre l'antisémitisme. Il est 17h30, nous allons donc se pour reprendre les travaux à compter de 19 h. Merci.

Voix 4A6:04:47

On va débuter avec la période de questions des membres du public avec la première intervention qui nous est présentée par Linda Gauthier représentant le RAPLIQ. Bonjour madame Gauthier, bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:05:08

Bonsoir. Bonsoir, madame la présidente. Madame la mairesse, mesdames, messieurs les élus. Mon nom est Linda Gauthier, je représente le RAPELI, qui est un groupe d'inclusion sociale. Et ce soir, bien moi, je vais vous parler d'accessibilité en matière de déneigement, parce que moi, mon accessibilité est vraiment brimée. Quand je viens pour sortir de chez moi, moi je pense qu'il y en a plusieurs ici qui savent que je dois subir des traitements de chimiothérapie. Et quand je vois en manquer un, je trouve pas ça très drôle parce que mon débarcadère n'est pas déneigé, parce que les trottoirs ne sont pas déneigés non plus, et puis parce que l'arrêt d'autobus, quand bien même je voudrais prendre l'autobus régulier, je peux pas embarquer parce que c'est mal déneigé aux arrêts de bus, la rampe peut pas s'abaisser. Alors je fais appel à vous aujourd'hui parce que Je parle pour tous les arrondissements, parce que moi, j'habite Plateau-Mont-Royal, mais c'est un phénomène qui se reproduit malheureusement dans tous les arrondissements. Comme juste ici, quand je suis entrée à l'Hôtel-de-ville ce soir, place Vauclin, c'est glacé, il n'y a aucun abrasif qui a été mis. Alors, je pense qu'il faudrait peut-être mettre un accent là-dessus. Ça fait 15 ans que je viens ici, puis ça n'a pas changé. Soyez les précurseurs, s'il vous plaît.

Voix 4A6:06:31

Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌6:06:34

Bonjour, madame Gauthier, contente de vous voir. Je vous ai vue tout à l'heure à la réception, j'ai pas eu le temps de vous saluer en personne, très contente de pouvoir le faire en ce moment. Je vous entends, je comprends que, et puis ce que vous nommez, on comprend, on a des défis en termes de déneigement des débarcadères, puis il y a eu beaucoup de travail qui a été fait avec Madame Vodanovic pour qu'on s'assure les corrects déneigements des débarcadères, la uniformisation des débarcadères. Et beaucoup de travail a été fait en concertation avec les arrondissements et des correctifs ont été faits. C'est clair que c'est un dossier que moi-même je vais suivre de très très près avec les nouveaux responsables du comité exécutif du dossier et on pourrait faire des suivis plus serrés concernant les questions que vous posez plus précisément pour ce qui concerne les débarcadères dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Voix 4A6:07:39

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:07:41

Oui. Entre-temps que vous vous arrimiez tous ensemble, qu'est-ce que je dois faire quand j'ai un traitement de chimiothérapie puis que je peux pas embarquer?

Voix 4A6:07:50

Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌6:07:54

Oui, je vais m'assurer de faire un suivi directement avec l'arrondissement, les responsables du dossier, ainsi que les collègues au Plateau-Mont-Royal, mais je vous conseille aussi fortement qu'on fait pour toute requête citoyenne de toujours laisser la trace via les services du 311. C'est sûr que ça nous— il faut le faire, je vous comprends, je vais m'assurer auprès de vous, je le fais devant cette chambre, on suivi direct et serré avec vous, mais c'est important de documenter parce que ça aussi nous permet de bien cibler les actions correctives qui doivent être posées par la fonction publique, que ce soit en arrondissement, nos services centraux à la Ville de Montréal. Merci.

Voix 4A6:08:41

Merci, madame Gauthier. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. La prochaine intervention nous vient de Chantal Touchet-Douair. Bonsoir, madame Touchet-Douair, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:09:02

Bonsoir à tous et à toutes. Voilà, moi je suis une personne, malgré mon apparence, à mobilité réduite, et l'accessibilité fait vraiment est extrêmement déficiente, de plus en plus, notamment dans Verdun. On a retiré la majorité des panneaux pour les personnes à mobilité réduite. Il n'y en a pas du tout sur la rue Wellington, rue Verdun. Puis bon, les places justement qui sont très névralgiques, disons, devant les pharmacies. Auparavant, sur la rue Verdun, on avait accès à un stationnement pour personnes personnes handicapées, les 2 endroits, ça a été enlevé, ça a été remis sur la 5e Avenue, ce qui veut dire qu'il faut faire tout le détour pour revenir, pour prendre la 5e Avenue, puis la démarche est plus longue qu'en face de la porte. La rue Wellington où est-ce que le fameux Dollarama entre en trombe, ah, puis ils ont tout bétonné aussi pour empêcher toute voiture de stationner. Des millions et des millions de dollars de gaspillés pour nous exclure, nous les personnes à mobilité réduite, c'est inadmissible. Moi, je vais en plus, ça fait des années que je vais sur la rue Peel pour aller à ma banque, qui est la Banque TD et la Banque Nova Scotia, qui sont une à côté de l'autre. Merde! Qu'est-ce que vous avez fait là?

Voix 4A6:10:21

Est-ce qu'on peut avoir votre nom de premier affiché?

Citoyen·ne ◌6:10:22

Vous avez mis tous les trottoirs pour la place d'un stationnement de voitures pour empêcher les personnes, peu importe que ce soit mobilité réduite ou quoi que ce soit, vous nous empêchez de stationner puis de circuler librement.

Voix 4A6:10:37

Madame, touchez-vous-moi.

Citoyen·ne ◌6:10:38

C'est inacceptable. C'est par votre idéologie que vous faites ça.

Voix 4A6:10:41

Est-ce qu'on peut avoir votre première question, s'il vous plaît? Vous pourrez poursuivre.

Citoyen·ne ◌6:10:43

Première question, quand est-ce que vous allez cesser d'aller vers votre idéologie soi-disant du changement climatique quand vous savez très bien, ceux qui sont moindrement documentés, que c'est—

Voix 4A6:10:54

On va y aller avec une réponse, puis vous pourrez poursuivre tout à l'heure. Madame Touchet-Douaird, le règlement prévoit que la première question doit être présentée en 1 minute 30. On est à 1 minute 50, on vous allez avoir une première réponse et vous pourrez poursuivre par la suite. Madame Marie-Andrée Mauger.

Marie-Andrée Mauger ◌6:11:16

Merci beaucoup, madame la présidente. Bonsoir, madame Touché-Douard. D'après les lieux que vous avez nommés, là, je comprends que vous parlez de Verdun, donc c'est pour ça que je réponds comme je suis mairesse de Verdun et mon temps est limité aussi dans ma réponse. Mais ce que je veux vous dire, puis je vais le revalider, mais ce qui avait été demandé, c'est qu'on ne supprimait aucun débarcadère ni aucune place pour personnes à mobilité réduite, mais c'était possible que ce soit relocalisé sur le coin de rue suivant, mais sans devoir traverser la rue. Donc, je vais faire cette vérification-là et si jamais il y a eu des espaces de supprimés, vous avez nommé rue de Verdun, rue Wellington, on va s'assurer de rétablir la situation et au besoin, on pourra communiquer directement avec vous. Je pourrais demander au greffier de la Ville d'entrer en contact avec vous. Oui, absolument.

Citoyen·ne ◌6:12:04

Puis, parce que, excusez-moi, je voudrais juste ramener aussi la fermeture permanente de la rue Wellington. Ça aussi, c'est inadmissible. Puis même quand c'est fermé pendant 4 mois, c'est inadmissible aussi. Ce qui fait que ça pénalise les personnes non seulement à mobilité réduite, mais les personnes qui ne peuvent pas se déplacer correctement aussi. Elles sont obligées de prendre un véhicule pour se déplacer. Ça, c'est inadmissible ce que vous faites. Vous êtes la mairesse de Verdun, j'imagine? Mais c'est inadmissible parce que vous privez les gens à mobilité réduite de profiter de leur vie, qui peut soit leur rester ou qui peut avoir un petit peu d'agrément. En fermant la rue Wellington complètement, vous les empêchez de vivre librement.

Voix 4A6:12:49

Est-ce que vous souhaitez—

Citoyen·ne ◌6:12:50

Merci.

Voix 4A6:12:51

Merci à vous, madame Touché-Lauvin.

Citoyen·ne ◌6:12:52

J'espère qu'il va y avoir des correctifs assez rapides parce que moi, ce On vous souhaite une très bonne soirée et à la prochaine.

Voix 4A6:13:00

Nous poursuivons, merci, merci pareillement. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Christophe Bedos. Bonsoir Monsieur Bedos et bienvenue, ou bien Bedos pardon.

Citoyen·ne ◌6:13:13

L'arrondissement du Plateau-Mont-Royal impose aux places d'affaires, commerces et cliniques médicales et dentaires qui sont situées au rez-de-chaussée et font des rénovations qui touchent leurs façades de rendre leurs bâtiments accessibles. Je suis directeur d'un réseau de recherche en santé, professeur à l'Université McGill. J'ai été récemment contacté par une personne partenaire qui utilise un fauteuil roulant motorisé. Cette personne a tenté de prendre un rendez-vous dans une clinique dentaire du Plateau-Mont-Royal qui venait d'être rénovée et répondait donc aux normes d'accessibilité. Malheureusement, la clinique a refusé de l'accueillir, invoquant la difficulté de la soigner sur un fauteuil motorisé, en dépit du fait, je le précise, que ce fauteuil permet une position allongée. Aussi, tout en saluant la mise en place par la mairie de cette mesure, nous demandons à madame Valérie Plante, ainsi qu'à tous les arrondissements de Montréal, de faire valoir ses obligations d'accessibilité universelle. L'accessibilité ne devrait pas se limiter à l'entrée du bâtiment, elle concerne l'ensemble du bâti. Elle devrait aussi s'appliquer aux services, notamment dans les salles de soins et de radiographie. Merci.

Voix 4A6:14:33

Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌6:14:35

Oui, merci beaucoup, Monsieur Bedos, de vous être déplacé ce soir et pour votre question. Écoutez, c'est clair que je vais, c'est une situation très précise et très particulière particulière que vous décrivez, je peux vous répondre en tant que responsable de l'accessibilité universelle à la Ville de Montréal. On travaille très, très fort, évidemment, pour faire un rattrapage très important pour une ville qui, à l'époque, n'a pas été construite de façon accessible pour tous et toutes. Mais nous, on y croit. C'est pour ça qu'on travaille, on a fait un travail majeur, une grande mobilisation pour avoir un plan d'action ville qui a mobilisé l'ensemble des services centraux, l'ensemble des 19 arrondissements pour, et puis en plus, un plan pluriannuel pour se donner une vision à moyen et long terme. Par loi, on serait simplement obligé d'avoir un plan annuel. Nous, on va plus loin, puis on s'est dit on va le faire pluriannuel pour vraiment pouvoir mesurer, cibler les obstacles, si je peux le dire de cette façon aussi, et cibler, bien mesurer comment on peut s'améliorer. La question qui touche l'urbanisme, l'architecture, l'accessibilité des bâtiments, que ce soit les commerces, que ce soit les bâtiments privés, c'est clair que ça demeure un défi et il y a beaucoup, beaucoup de rattrapage à faire. Mais je pourrais peut-être prendre contact avec vous pour voir de façon plus précise s'il y a des options qui peuvent se présenter. Mais comme vous le dites, toute personne doit avoir son droit de se déplacer dans la ville en toute sécurité et partout. Merci.

Voix 4A6:16:10

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:16:13

Merci pour vos efforts, merci de me contacter. Il y a en effet beaucoup de rattrapage à faire et je pense qu'on doit aller plus loin que les façades en l'occurrence. Il faut définir l'accessibilité comme touchant l'environnement physique et l'environnement humain, et l'environnement humain est souvent négligé. Donc merci pour vos efforts et de nous contacter. Merci.

Voix 4A6:16:34

Merci, monsieur Bédot. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous terminons les questions des personnes présentes ici ce soir avec une intervention de Francis Lapierre. Bonsoir, monsieur Lapierre, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:16:46

Bonsoir tout le monde. Bonsoir à tous les élus. Je voudrais d'abord donner un document, 2 documents, un mémoire pour la CMM et puis aussi une solution supplémentaire pour réduire le camionnage. Voici ma question. 4 des 5 intersections les plus dangereuses se situent sur la Métropolitaine: Saint-Michel, Lacordaire, L'Angelier et Marien, la 5e étant l'intersection Descaries et Jean-Talon. Depuis 60 ans, la Métropolitaine tue, blesse, rend malade physiquement et mentalement, réduit l'espérance de vie et isole les populations qui la longent. Or, le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec nous menace de procéder, à partir de 2027, à sa réfection à l'identique, prolongeant sa durée de vie de 30 ans. Avec l'augmentation constante du nombre de véhicules et de camions et les changements climatiques, le bilan risque de s'alourdir davantage encore. Je propose au contraire que la structure soit jetée à terre est remplacé par un boulevard urbain avec tramway pleine capacité et piste cyclable de type réseau express vélo. J'ai écrit un mémoire et des commentaires sur le site de la CMM dans le cadre du PMAD révisé où j'énumère différentes solutions afin de réduire ou détourner le camionnage afin de rendre possible cette option. Qu'entend faire la Ville de Montréal afin de s'opposer à cette réfection à l'identique par le MTMD du Québec.

Voix 4A6:18:24

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:18:27

Oui, merci. Bonjour, monsieur Lapierre. Sophie Mauzerolle, responsable du transport et de la mobilité. Bien, écoutez, on partageait assez les objectifs et la vision que vous nous spécifiez aujourd'hui. Dès 2017, à l'arrivée de la mairesse Plante, il y a des lettres qui ont été envoyées au MTMD. À l'époque, le ministre était monsieur Bonnardel, puis on a communiqué avec eux avec notre volonté de ne pas refaire la 40 à l'identique. Malheureusement, les échos qu'on a, c'est qu'ils souhaitent bel et bien faire ça. Cela étant dit, on travaille de très près avec différents arrondissements. Je pense entre autres à mon collègue Sylvain Ouellet dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension avec les collègues d'Ahuntsic pour demander certaines modifications pour justement rendre ça plus sécuritaire pour évidemment les piétons, les cyclistes qui traversent. Vous avez mentionné différentes intersections qui sont pas évidentes. On a de notre côté des projets de réaménagement sur certaines de ces rues-là qui inévitablement vont venir améliorer l'expérience. Et le défi qu'on va avoir aussi, ça va être la mitigation de chantier. Et ça, encore une fois, on a une table qui est Mobilité Montréal où on s'assoit avec le MTMD et où on met beaucoup, beaucoup, beaucoup de l'avant les besoins en termes de mitigation de chantier, que ce soit du transport en commun alternatif, que ce soit des chemins de détour qui soient sécuritaires. Donc, c'est un travail qu'on fait dès maintenant activement pour arriver à ce que le chantier se passe bien puis qu'on fasse le plus de gains possibles en matière d'apaisement. Or, vous l'avez mentionné vous-même, pour ce qui est du réaménagement de la rue, on travaille extrêmement fort, mais on est tributaire évidemment des décisions du gouvernement du Québec.

Citoyen·ne ◌6:20:02

Je crains que le fait de la refaire à l'identique, même s'il y a des beaux aménagements pour réduire puis pour peut-être mettre des raps d'or, ce soit pas suffisant. Puis là-dessus, c'est parce que c'est une question de justice sociale et environnementale envers les gens qui longent cette horreur urbaine et une question de santé publique. Et puis c'est pourquoi j'ai demandé à la Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique de Montréal, de discuter avec elle de la conduite d'une enquête sociosanitaire sur cette réfection. Mais elle n'est pas parlable. Comme la plupart des gens, on ne peut pas parler à un ministère directement, ça ne se fait pas comme ça. Donc, je demande donc à la mairesse ou à des élus présents ce soir de lui en parler et de rendre publiques ces discussions. Merci à l'avance.

Voix 4A6:20:59

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:21:00

Merci beaucoup, monsieur Lapierre. Puis en fait, c'est une excellente suggestion. Il y a déjà, j'aurais dû vous le dire d'entrée de jeu, il y a déjà des discussions avec la Direction régionale de la santé publique sur les impacts environnementaux de l'autoroute 40 sur les différents quartiers avoisinants. Donc, on travaille déjà avec la santé publique, d'une part, pour documenter différentes choses, mais aussi pour qu'elle puisse nous aider à proposer des pistes de solutions, des aménagements, des bonifications. Donc, il y a déjà un mandat entre la Ville et la DRSP à l'égard de l'autoroute 40.

Voix 4A6:21:33

Merci pour vos questions, monsieur Lapierre. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons donc avec les questions reçues via le formulaire web. Première question déposée par Élisabeth Charron. La question porte sur le stationnement. Elle s'adresse au conseil municipal et elle se lit comme suit.

Voix 4I6:21:51

I'm very bothered with the parking on my street, as I have been for three years. Owners of homes use their parking plus the street, leaving us tenants sometimes forced to park. Streets over, especially when there is a big snowfall and streets are not cleaned, as this is often. Now I have a neighbor on Lévis-Sauvé whom has a parking, has decided to purchase an electric car and contacted the city to get an electric car post installed on my street, Charron, and Lévis-Sauvé. As they already know, the parking here is horrendous and gets worse every year. They're complaining that they have to go far to get their car charged and don't want to spend the money to get it Installed on their property, but okay to take more parking away from us. Barely anyone, barely anyone, if anyone, has an electric car here. So is there some way I can get this refused? Must I get a petition started, as these neighbors are very demanding, not caring how it affects us, how it affects us more?

Voix 4A6:22:52

Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌6:22:55

Oui, merci pour votre question. Je vais me permettre d'y répondre en français. Pour m'assurer de vous donner la bonne information, mais on pourra communiquer ensemble par la suite pour avoir plus d'infos dans votre langue. D'abord, c'est important de savoir que la Ville de Montréal, mais particulièrement l'arrondissement LaSalle, souhaite offrir de plus en plus de bornes de recharge sur rue, particulièrement pour les locataires qui n'ont pas accès à des entrées chartières et qui ne peuvent donc s'installer de bornes de recharge personnelle. Ceci dit, la borne dont vous parlez, je sais pas si on pense à la même, mais je peux pas vous confirmer quelle est, en tout cas celle, moi, que j'ai en tête n'est toujours pas installée. Maintenant, je pense que ce serait intéressant qu'on discute ensemble pour voir quels sont les arguments que vous amenez puis les défis particuliers que vous vivez sur votre rue au niveau du stationnement. Alors, je vous invite à communiquer avec moi, s'il vous plaît, ou moi, je te rendrai d'avoir vos coordonnées via le greffier pour pouvoir entrer en contact avec vous. I invite you to send me an email and we will talk about your problem in the next few days. Merci.

Voix 4A6:24:12

Question numéro deux, présentée par Joseph Poulié, c'est représentant démocratique.ca Inc. La question porte sur la décontamination sur le sur la rue Saint-Patrick. Elle s'adresse au chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem, et elle se lit comme suit.

Voix 4I6:24:25

Without prejudice, Councillor Salem, at the November 21st, 2024 Montreal Aglo Council meeting, we asked Mayor Plante about the allocation of over $20 million in taxpayer dollars to acquire, decontaminer and rehabilitate the heavy contaminated lot of 6800 Saint-Patrick Street in LaSalle. Mayor Luc Rabouin responded, and I quote, this transaction was good for the environment and for the economic development of Montreal, and we are very proud, end of quote. He reiterated this comment at the December 9th, 2024 Montreal Council meeting. With respect, since Mayor Rabouin stated, and I quote, we are very proud, end of quote, twice, Do you and Ensemble Montréal also share his pride in this real estate transaction? Are you also very proud on behalf of taxpayers for the allocation of over $20 million of our valuable taxpayer dollars on this heavily contaminated lot, or does this reflect only Mayor Rabouin and Projet Montréal patting themselves on the back?

Voix 4A6:25:35

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌6:25:38

Oui, merci, madame la présidente. Merci, monsieur Pugliese, pour la question. En fait, il faut savoir que la transaction qui a été faite à la rue Saint-Patrick, c'est une transaction qui est supposée, qui est bonne pour l'environnement, qui est bonne pour la Ville de Montréal. Je vais m'expliquer un petit peu pour vous donner un peu l'historique. En janvier 2022, l'administration actuelle, elle a décidé de préserver le Technoparc de Saint-Laurent au complet, à l'exception, en fait, nous, on avait beaucoup de questions à poser, puis une des questions, c'est qu'il y avait des terrains privés qui existaient dans le Technoparc, puis on se demandait comment cette administration va faire pour préserver ces terrains privés. La transaction qui est faite actuellement, c'est justement pour échanger un terrain avec celui du Technoparc de Montréal, et l'échange de terrain, le terrain du Technoparc de Montréal, il a vraiment une très bonne valeur, une très haute valeur environnementale. Donc, l'échange de terrain qui va être fait il va faire en sorte de préserver un des terrains qui reste à préserver dans le Technoparc, même si c'est arrivé en retard, mais je pense le geste qui a été posé, c'est un geste qui est vraiment, qui est bon. Et la deuxième chose qu'on demande à l'administration, c'est d'aller de l'avant aussi et au moins protéger les deux autres terrains qui existent dans le Technoparc. Ceci étant dit, il faut savoir aussi que Hypertec, c'est quand même une entreprise québécoise qui fait vraiment des affaires à Montréal. Il y aura des investissements vraiment à la hauteur de 800, il y aura la création d'emplois, de 800 emplois dans ce site qui va être créé là-bas, qui va être construit là-bas, et il y aura des investissements à la hauteur de 250 millions de dollars. Je pense que l'affaire, elle est bonne déjà, puis l'échange de terrain va être un win-win situation. Merci beaucoup.

Voix 4A6:27:19

Question numéro 3 présentée par Guy Poirier. La question porte sur le déneigement et s'adresse au responsable du déneigement. Il se lit comme suit: attendez-vous qu'on soit rendu à stationner sur les pistes cyclables avant de retrouver les clés des souffleuses? Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌6:27:32

Merci, Paul-André, pour votre question. Les clés de la souffleuse, on les a bien en main. Écoutez, on a fait, il y a eu 2 chutes de neige dans les derniers temps. La neige, c'est assez simple, quand c'est moins de 5 cm, on ramasse pas, quand c'est en haut de 15, on ramasse immédiatement. Entre les 2, on évalue. Il est tombé 10,8 cm de neige le 24 décembre. C'est vrai qu'on a attendu quelques jours et ça a payé parce qu'on savait qu'il y avait un énorme redoux qui s'en venait et la nature nous a donné raison. Il a fait 9 degrés pendant plus de 48 heures, ce qui a permis à toute la neige de fondre, permettant d'économiser énormément d'argent en sauvant un chargement. Il y a eu une deuxième chute de neige dans la semaine du 6 janvier, encore une fois entre 10 et 11 cm, et là, cette fois, on a attendu quelques jours parce qu'on craignait une deuxième chute de neige et tant qu'à ramasser, on voulait tout ramasser. Ne pas se faire prendre par une chute supplémentaire de 10 cm en plein milieu des opérations de chargement. Encore là, on a bien fait. Il y a eu un 5 cm le mardi 14 janvier, ce qui nous a permis de commencer les opérations le 15. La ville est propre. Il y a de la glace à cause du redoux et du regel, mais la ville est propre. Le chargement a été fait et il a été bien fait.

Voix 4A6:28:43

Question numéro 4, représentée par Wilkins Alceus. La question porte sur une date d'audience. Elle s'adresse à qui de droit et se lit comme suit: je suis Wilkins, j'ai une audience en février 2025, mais je suis bloquée à l'extérieur du pays en ce moment. Aussi, j'ai vraiment oublié la date de l'audience et les heures. Si nous avons une réponse à la question. Est-ce que nous avons une réponse à la question? Bon, dans ce cas, je me permettrai d'inviter monsieur Alceus à communiquer avec la Cour municipale si la contravention que vous avez reçue a été émise par la Cour municipale de la Ville de Montréal. Et sinon, fiez-vous aux informations et aux coordonnées qui apparaissent au document qui vous a été envoyé. Question numéro 5 portant sur le collecteur Langelier. La question est présentée par Amanda D'Andrea. La La question est présentée à Madame la mairesse et elle se lit comme suit.

Voix 4I6:29:43

The administration recently announced that the Langelier collector would be included in the 2025-2031 budget, yet Miss Vodanovic has stated on several occasions that the project may take 20 to 30 years to complete. This timeline is unsustainable and leaves the citizens of Saint-Léonard in a state of uncertainty. Additionally, the Rénouplex program presented as a solution shifts the financial and logistical burden onto residents who are already vulnerable due to the frequent flooding. Why is the City of Montreal denying Rénoplex applications based only upon the sloping of a driveway and not the fact that citizens have been flooded several times in the last 5 years?

Voix 4A6:30:26

Monsieur Sylvain Ouellet.

Voix 4M6:30:30

Good evening, Mrs. Tandria. I know lots of citizens of Saint-Léonard live a difficult situation when you have heavy rains. Early engineering study asked for the reconstruction of 17 kilometers of sewers, so it will be a huge task, it will be costly, and it will also take a long time. I know it's not necessarily the answer that you want to hear tonight, but this is unfortunately a fact. But we are working on that. About the RenoFlex program, unfortunately, my colleague Benoit Doré, who's responsible for the habitation, is not here tonight, but I will send him your question so he can answer you. Thank you.

Voix 4A6:31:24

Question numéro six. Présentée par Ange Mifsilda. La question porte sur le double emploi pour les élus. Elle s'adresse à qui de droit et se lit comme suit: pouvez-vous dire quelle est la politique concernant les élus ayant un deuxième emploi, par exemple une émission de radio qui parle des voitures ou un emploi comme acteur dans une publicité pour le programme dentaire du gouvernement du Canada? Si permis, avons-nous le droit de savoir qui est leur deuxième employeur et si cette compagnie fait affaire avec la Ville? Merci d'avance. Je vais me permettre une légère entorse à la coutume et répondre à cette question directement puisque les faits qui sont énoncés me concernent. Madame Mifsilda, je vous remercie pour votre question. Alors, il faut savoir que le Code d'éthique et de conduite des membres du conseil de la Ville et des conseils d'arrondissement n'interdit pas le cumul de fonctions. En fait, c'est le cas pour plusieurs instances parlementaires, que ce soit à Montréal, à Québec, à Ottawa. Et dans d'autres pays du monde également. Cependant, ce code énonce certaines obligations, notamment en matière d'interdiction de conflits d'intérêts. Donc, lorsqu'on parle de conflits d'intérêts, c'est une interdiction d'avoir un intérêt direct ou indirect dans des contrats qui engagent la Ville. Alors, pour votre première question, est-ce permis? Oui, le cumul de fonctions est permis. Avons-nous le droit de savoir qui est leur deuxième employeur? Bien entendu, vous pouvez poser directement la question aux élus concernés. Et à noter aussi qu'à fréquence déterminée dans la loi, tous les élus de la Ville de Montréal doivent soumettre une déclaration d'intérêt pécuniaire qui est accessible puisqu'elle est archivée à la Ville. Et si cette compagnie fait affaire avec la Ville, à noter que tous les contrats qui sont entérinés par la Ville de Montréal sont publics et accessibles. Nous poursuivons avec la question numéro 7 qui est présentée par Nathalie Dubaud. La question porteuse sur la collecte d'ordures ménagères. Elle est présentée par Nathalie Dubaud. Elle s'adresse à monsieur Pierre Lessard-Blais et se lit comme suit: comment avoir le soutien rapide de la Ville quand il y a de l'accumulation d'ordures ménagères près de notre résidence? La collecte aux 2 semaines est loin d'être un succès dans notre quartier. Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌6:33:34

Oui, merci madame la présidente. Merci madame Dubaud pour votre question. En effet, l'espace de la collecte des ordures ménagères dans le quartier de Hochelaga-Maisonneuve a été implanté il y a moins de 3 mois, puis on doit rajouter aussi le temps des fêtes. Donc, c'est normal que toutes les habitudes ne soient pas modifiées. Quand on regarde, par exemple, à la Ville, quand on met un nouveau sens unique, par exemple, autour d'une école, ça peut prendre jusqu'à 6 mois que les habitudes changent. Donc, on veut que les gens changent leurs habitudes le plus rapidement possible. Et on a une pléthore d'outils de communication en ce sens-là. J'imagine que vous avez vu tous les affichages qu'il y a à peu près aux 3-4 coins de rue dans tout le quartier pour rappeler aux gens l'importance de le faire. Et pourquoi est-ce qu'on le fait? Parce que ça fonctionne. Ailleurs dans l'arrondissement, l'espacement de la collecte nous a permis d'augmenter de 25 à 40% la quantité de compostage. Donc lorsque vous voyez un dépôt sauvage ou quelqu'un qui a déposé leur 5 heures dures, le mauvais endroit, le mauvais moment, je vous invite à nous contacter au 311. On va pouvoir envoyer des inspecteurs, faire du porte-à-porte, de l'affichage, donner une amende aux citoyens si ça a lieu à différents moments. Et pour un accompagnement ou un coaching à la maison, ce qui est aussi possible, si vous trouvez ça difficile, vous pouvez appeler au 514-257-4848. 514-257-4848. On met tout en œuvre pour accompagner les citoyens. Dans cette transformation. Merci, madame la présidente.

Voix 4A6:35:03

Question numéro 8 présentée par Michel Roque. La question porte sur le déneigement des trottoirs. Elle est présentée à madame Nancy Blanchet et se lit comme suit. Je veux me plaindre du travail des employés attitrés au déneigement du trottoir de la rue Ogilvy. Voilà des années, depuis 30 ans, que je place des poteaux pour protéger ma pelouse en hiver. Les employés n'exercent aucune précaution et brisent allègrement mes poteaux et ainsi la protection de ma pelouse que la Ville doit par après réaménager le printemps venu avec de la tourbe. J'ai 78 ans et avec les années, l'irrigation de la tourbe m'est devenue pénible. Je ne vois pas pourquoi ces employés parcourent à toute vitesse nos trottoirs. Il me semble que les gestionnaires de la voirie devraient voir à imposer une méthode de travail moins bâclée à ces employés. Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌6:35:54

Merci, madame Roque, pour votre question. Tout d'abord, je veux vous dire que je suis désolée de la situation que vous nous rapportez. Effectivement, c'est vrai que l'arrondissement a un programme de réparation des pelouses au printemps parce que malheureusement, pendant l'hiver, les bombardiers, il arrive qu'ils empiètent sur les pelouses, des fois pour protéger les véhicules stationnés trop près du trottoir ou simplement parce que selon la quantité de neige, c'est difficile pour le conducteur de la chenillette de voir où finit le trottoir et où commence le gazon. Ceci dit, je vais entrer en contact avec vous, là on va tenter de trouver vos coordonnées pour connaître exactement quelle est la situation, parce que vous semblez dire que c'est une situation qui est récurrente. Alors on va voir s'il y a quelque chose là qui pourrait être aménagé pour s'assurer que ça ne vous arrive pas à chaque hiver tel que vous semblez là le mentionner dans votre question. Merci beaucoup.

Voix 4A6:36:55

Question numéro 9 présentée par José Demeule. La question porte sur le capteur de qualité de l'air. Elle est présentée à madame Sophie Mauzerolle et elle se lit comme suit. En septembre 2024, la brochure Quoi de neuf dans MHM annonçait que 5 capteurs pour mesurer la qualité de l'air et le bruit seraient installés dans le secteur Assomption-Sud et, je cite, au cours des prochaines semaines, fin de la citation. En consultant la liste des bons de commande pour l'année 2024, je constate que seulement 3 capteurs ont été commandés en décembre 2024. Pourquoi avoir réduit le nombre de capteurs? Quand seront-ils installés et en fonction? Où seront-ils installés? Madame Marianne Giguère.

Marianne Giguère ◌6:37:33

Merci, madame Bémol, pour votre question. Alors, les 5 capteurs sont tous sur ils sont déjà en fonction. En fait, ils sont répartis de part et d'autre du site et donc ils vont capter, ils vont capter 5 différents contaminants. Ils vont prendre des mesures. Ils mesurent aussi le bruit ambiant et il y aura une façon de communiquer les mesures qui est encore à trouver, mais ce sera rendu disponible éventuellement. Donc, tout va comme prévu pour ce projet-là dont on nous a fait une présentation justement en décembre. Donc, ça avance comme on vous l'avait annoncé.

Josefina Blanco ◌6:38:15

Merci.

Voix 4A6:38:16

Question numéro 10 présentée par Matthew Scott-Peariot. La question porte sur l'immatriculation. Elle est présentée à qui de droit et elle se lit, pardon, comme suit.

Voix 4I6:38:33

Why is this vehicle registration increased so much?

Voix 4A6:38:37

This is gouging the docile public. Madame Sophie Monserolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:38:45

Thank you for your question, Mr. Kott Paraya. It's a decision that wasn't easy to make, and I have to say it's a decision that has been taken by all the elected officials of the Communauté métropolitaine de Montréal, which is Montreal, but also Longueuil, Laval, and all the metropolitan area. The reason is to finance public transit. It's a really hard time right now to public— for the financing of public transit. We've been working closely with our partners, with the government, with the STM, and my colleague Éric Alan Caldwell is working really thoroughly to find solutions to make sure that we don't cut any service to the public. So that's why there has been an increase in this taxation. Très rapidement, j'expliquais qu'en fait on souhaite jamais augmenter les taxes. Ça a été une décision qui n'a pas été prise de gaieté de cœur. On a travaillé beaucoup, on a retourné toutes les pierres. C'est une décision qui a été prise avec nos collègues de la Ville de Longueuil, de la Ville de Laval, mais aussi de tous les arrondissements, de toutes les municipalités de la Couronne. Dans un objectif de s'assurer qu'il n'y ait pas de coupure de service quant au financement du transport collectif. C'est un service qui est essentiel pour énormément de gens. C'est un service auquel on tient énormément. Et donc, on a mis la main à la pâte à cet égard-là, en espérant aussi que les autres paliers de gouvernement puissent continuer à contribuer à la fois dans le maintien de nos activités, mais évidemment aussi dans le développement futur d'un réseau de transport structurant de qualité pour l'ensemble de la communauté. Métropolitaine. Merci beaucoup.

Voix 4A6:40:17

Question numéro 11 présentée par Anne-Laure Mathieu. La question porte sur la Ville de Montréal et ses opérations sur Meta. La question est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit. Le groupe Meta incluant Facebook, Instagram, WhatsApp a annoncé qu'il n'assurerait plus de modération quant à son contenu, laissant la place à la désinformation. Il a également annoncé mettre fin à ses politiques en matière de diversité. Combien la Ville de Montréal investit-elle dans des publicités sur des plateformes de méta et envisage-t-elle d'interdire ce type d'investissement pour tous les arrondissements au vu du danger que ces plateformes représentent pour nos démocraties? Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌6:40:58

Merci, merci beaucoup, madame la présidente. Voilà, donc merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup, Anne-Laure Mathieu, pour votre question. Les enjeux que vous soulevez sont extrêmement importants. Je n'ai pas le montant global des dépenses en publicité sur Meta en ce moment, mais sachez que chaque campagne de communication fait l'objet d'une analyse approfondie sur les placements à travers les médias sociaux et les médias traditionnels. C'est du cas par cas. Nous privilégions des médiums alternatifs au groupe Meta si c'est possible, mais parfois, et lorsqu'il s'agit des questions de sécurité, par exemple, certainement on va faire des publicités aussi sur Meta, mais c'est loin d'être un automatisme. Nous souhaitons privilégier les médias locaux. On fait une analyse de pertinence, on est extrêmement vigilants car nos budgets sont limités et on cherche toujours de maximiser les retombées. Quant aux arrondissements, c'est une question de partage de compétences. Alors nous ne pouvons pas leur imposer un montant ou un nombre de publicités, mais sachez toutefois que nous partageons nos meilleures pratiques grâce à une table des comptes qui se fait mensuellement. Merci.

Voix 4A6:42:14

Question numéro 12, présentée par Irfan Issar. La question porte sur le stationnement des camions de marchandises sur les trottoirs. Elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit. I live at Lincoln and Guy-Concordia.

Voix 4I6:42:26

There are mid-sized freight trucks that park on the pavement taking 70% of the pavement space, leaving passageway for a single-file pedestrian thoroughfare. The problem with parking like this is, should the person slip on the slush, which is quite possible, they will land under the truck. The driver may take off by running over the person, causing either fatal or severe injuries. I have filed a few complaints to the parking office, but I think the city should institute a no parking for trucks on pavement sign on the pedestrian pavement and enforce by ticketing. There is a no parking sign already there, but no one— trucks, cars, SUVs— follows the sign. While the cars and SUVs are less concerning, the situation with the truck is extremely risky as they cover 70% of the very narrow pavement in slushy conditions and offer an unwitting opportunity for pedestrians to fall under the truck and find themselves unable to make it out from under the truck.

Voix 4A6:43:25

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:43:29

Thank you so much for bringing this consideration to us. It's, it's actually concerning. I'm gonna make sure that we do a verification. We have colleagues from the Agence de mobilité durable which are going and making sure that all trucks, whether it's trucks, cars, all vehicles, are parked in an appropriate way. So we're going to do some verification. We're also working in the City of Montreal right now on an urban logistics strategy because, of course, we want our businesses to get their deliveries and without compromising pedestrian safety, of course, but it brings some challenges. So we're working also on a bigger strategy to make sure that we find the best solution. Donc très rapidement, merci beaucoup pour votre préoccupation. On va s'assurer de faire des vérifications. On a l'Agence de la mobilité durable qui s'assure avec leurs agents de stationnement de la sécurité et du respect du stationnement, que ce soit pour les autos, mais évidemment pour les camions aussi. Et plus largement, je mentionnais que la Ville est en train de déployer et de travailler à une stratégie de logistique urbaine pour réfléchir entre autres aux enjeux de livraison. Réfléchir à la place des camions dans la ville et s'assurer qu'on trouve des solutions qui permettent évidemment aux commerces de recevoir leurs produits, mais évidemment sans que ça compromette la sécurité des usagers les plus vulnérables. Donc, je m'engage à faire un suivi auprès de l'agence, s'assurer qu'on envoie des agents de sécurité dans ce secteur-là, puis c'est vraiment un enjeu qu'on travaille plus largement à la Ville. Donc, merci beaucoup de nous avoir partagé cette préoccupation-là ce soir.

Voix 4A6:45:04

Question numéro 13, présentée par Tricia Christian Desjardins-Drouin. Cette question porte sur le site du garage de la STM. Elle est présentée à monsieur François Limoges et se lit comme suit. À la suite de votre lettre au gouvernement provincial, avez-vous reçu une réponse? Si oui, quelle est la réponse et les prochaines étapes? Sinon, quand allez-vous faire un suivi et quelles sont les prochaines étapes? Avez-vous demandé à la STM de réévaluer le site du garage STM qui était l'option initialement recommandée par la STM en 2020, mais refusée par la Selon nos estimations budgétaires, les coûts seraient d'au moins 3 millions de dollars par rapport à l'expropriation d'une famille. Merci et bonne journée. J'ai dit 3 millions, mais c'est peut-être 3 milliards, pardon.

François Limoges ◌6:45:48

Merci, monsieur Desjardins-Drouin, pour votre question. En fait, c'est pas une question, il y a plusieurs questions. Je pourrais pas répondre en détail à toutes ce soir-là en 1 minute 30 au conseil municipal, alors il va falloir se reparler. Oui, on a reçu une réponse du gouvernement du Québec. Il y a une certaine ouverture. On est à analyser la réponse, dialoguer, voir. On pourra vous en dire plus prochainement quand on aura fouillé, quand on aura été au bout de tout ce que cela veut dire. On parle aussi à la STM. Pour nous, tous les scénarios sont sur la table. Il n'y a aucun scénario qu'on refuse. Alors, on est ouvert autant pour la chambre de jeunesse que pour le tunnel Saint-Denis. Ceci dit, du côté de la STM, l'information qu'on a jusqu'à date, c'est qu'il y a des enjeux de coûts. Et moi, je ne suis pas expert en tunnel, alors je ne commencerai pas à improviser sur l'estimation du coût d'un tunnel, mais on pourra en discuter. Puis la bonne nouvelle, c'est que les scénarios, il y a des scénarios ouverts et on va pouvoir travailler à une solution.

Voix 4A6:46:50

Il s'agissait de la dernière question écrite. Alors, à titre informatif, nous avons reçu quelques personnes ce soir qui ont pu présenter leurs questions au micro. 13 questions ont été reçues par le formulaire web. Sur l'ensemble de ces 17 questions reçues, les 17 ont été entendues et répondues, ce qui nous permettrait de revenir à l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour du conseil municipal. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌6:47:15

Oui, madame la présidente, on va y revenir, mais pas pour longtemps, car on a la chance d'avoir les invités pour les nominations au conseil interculturel mais pas les autres. Alors, après la nomination au conseil interculturel, faudra reprendre une pause le temps qu'arrivent nos invités pour les 2 déclarations restantes et la motion de l'opposition, car ça serait bien embêtant de les recevoir dans une heure et de dire, ben désolé, on a déjà adopté les points qui vous concernent. Alors, ceci étant dit, on a des gens dans la tribune, ce qui nous permet d'adopter L'item 5101 que je vais retrouver incessamment. Alors, en 5101, il est proposé par moi-même et appuyé par madame Émilie Thuillier de désigner Jessica Loubineau à titre de présidente et Émilie Bouchard à titre de vice-présidente du conseil interculturel de Montréal pour un premier mandat de 2 ans de janvier 2025 à janvier 2027.

Voix 4A6:48:11

Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌6:48:14

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je tenais à les saluer, bien sûr, on les connaît déjà fort bien, on les a accueillies comme membres du conseil interculturel et toutes les deux, deux personnes extrêmement motivées, extrêmement travaillantes. Ben voilà, la présidente et la vice-présidente du conseil interculturel, je suis persuadée que vous continuez l'excellent travail du conseil. On vous remercie pour votre implication, pour votre don de soi. C'est extrêmement important de tenir cette cause et puis de nous faire des recommandations qu'on saurait certain on va répondre et puis on va les suivre. Je vous remercie infiniment pour votre implication et bonne chance.

Voix 4A6:49:12

Monsieur Josué Corvil.

Josué Corvil ◌6:49:14

Merci, Madame la Présidente. Au nom des élus d'Ensemble Montréal, je félicite Mesdames Jessica Loubineau et Émilie Bouchard pour leur nomination au poste de présidente et de vice-présidente du Conseil interculturel de Montréal. Je leur souhaite donc un excellent premier mandat. Je ne doute pas qu'elles prendront à cœur leurs nouvelles fonctions et à bras-le-corps leurs responsabilités. Je les remercie pour leur engagement et leur participation aux assemblées et pour leur implication dans les diverses activités du conseil lors de la dernière année. Leur promotion est amplement mérité. Merci, madame la présidente.

Voix 4A6:50:06

En l'absence d'autres interventions, notons donc la désignation de mesdames Gisèle Loubineau à titre de présidente et Émilie Bouchard à titre de vice-présidente du conseil interculturel de Montréal pour un premier mandat de 2 ans, de janvier 2025 à janvier 2027. Monsieur François Limoges. Le point est adopté.

François Limoges ◌6:50:31

On est devant une situation assez rare, mais nous n'avons pas de point à l'ordre du jour à adopter. Ce que je propose, plutôt que de donner une heure précise, donnons-nous un peu de flexibilité. S'il y a des groupes d'invités qui arrivent vers 20 h 20, 20 h 25, on reviendra à ce moment-là et on pourra reprendre nos travaux à ce moment-là. En attendant, il y a des machines à café, c'est le temps de faire connaissance, se souhaiter bonne année. Il y a toujours des belles occasions de fraterniser. On se revoit quand nos invités arrivent dans une trentaine de minutes.

Voix 4A6:50:59

Très bien. Est-ce que je peux demander aux leaders de communiquer l'arrivée des invités au bureau de la présidence pour qu'on puisse sonner les cloches pour appeler tout le monde?

François Limoges ◌6:51:07

Bien sûr, madame la présidente, vous serez la première avisée.

Voix 4A6:51:09

Merci beaucoup. Il est 19 h 47, nous suspendons, nous reprendrons sous peu.

Citoyen·ne ◌6:51:13

Peut.

Voix 4A6:51:14

Merci.

Martine Musau Muele ◌7:34:01

Il est 20 h 29, nous reprenons donc les travaux de cette séance ordinaire du conseil municipal. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌7:34:12

Madame la présidente, nous sommes arrivés à l'item 15.03 qui est la déclaration pour la commémoration de l'attentat de la Grande Mosquée de Québec et pour réaffirmer l'engagement de la Ville de Montréal à lutter contre l'islamophobie. Et je cède la parole à la mairesse de Montréal, madame Valérie Plante.

Valérie Plante ◌7:34:29

Merci beaucoup, madame la présidente. C'est important pour moi évidemment de me lever pour cette déclaration pour la commémoration de l'attentat de la Grande Mosquée de Québec et pour réaffirmer notre engagement à lutter contre l'islamophobie. Permettez-moi de saluer deux collègues, deux amis qui nous accompagnent chaque année avec nous du Forum musulman canadien, monsieur Mohamed Jundi et monsieur Samer Majoub. Bonsoir, merci d'être là. Nous aurons bien sûr l'occasion de nous saluer dans quelques minutes suite à cette déclaration, mais je vous remercie par cette froide soirée de venir nous rejoindre. C'est important d'avoir parmi nous celles et ceux qui, depuis cet attentat, sont aux premières loges, qui continuent de soutenir les familles, continuent à éduquer, à lutter aussi contre l'islamophobie. Donc merci de votre présence. Il y a des événements qui bousculent définitivement l'ordre des choses et qui tracent la ligne, créant un avant et un après. L'attentat de la Grande Mosquée de Québec en est assurément un dans l'histoire du Québec moderne. On se rappelle toutes et tous où nous étions le 29 janvier 2017, ce que nous faisions, avec qui nous étions lorsque nous avons appris ce qui venait de se produire dans notre capitale nationale. À l'autre bout de la 40, comme on le dit souvent. Par une froide soirée du mois de janvier, 6 hommes ont été tués lors d'un violent attentat islamophobe à la Grande Mosquée de Québec. L'information nous a d'abord semblé irréelle tellement elle était inacceptable. C'était il y a 8 ans, mais nous ressentons encore le même désarroi à ce souvenir. Ici à Montréal et partout ailleurs au Québec et à travers le pays, nous devons continuer de dénoncer haut et fort la haine et la violence dans nos communautés. Je me lève aujourd'hui pour rendre hommage à monsieur Ayman Derbali, gravement blessé dans l'attaque et dont la vie a basculé à jamais. Mes pensées accompagnent également le souvenir de monsieur Khaled Belkacemi, monsieur Azedine Soufiane, Monsieur Abdelkarim Hassan, Monsieur Aboubakar Tapsi, Monsieur Mamadou Tanoubari et Monsieur Ibrahima Barry, qui ont perdu la vie le 29 janvier 2017. Nous avons un devoir de mémoire. Je pense aux familles, aux enfants et aux proches de la victime, mais aussi à toute la grande famille, la grande communauté arabo-musulmane ici au Québec. Il y a 8 ans, des pères, des frères, des amis, des concitoyens ont perdu la vie de la façon la plus violente et la plus brutale qui soit. Cela ne peut plus jamais arriver. Encore aujourd'hui, nous devons tout mettre en œuvre pour éviter que d'autres événements violents ne surviennent. C'est pourquoi il est si important de poursuivre la lutte contre l'islamophobie et toutes les formes de racisme et de violence et de discrimination Il faut continuer de créer des lieux de rencontre et des ponts entre les communautés, peu importe les différences. Elle est là, la solution, dans le rapprochement, la connaissance de l'autre, la curiosité, l'inclusion et la tolérance. Des activités comme celles que proposera la Semaine de la sensibilisation musulmane à la fin du mois de janvier contribuent d'ailleurs, je dirais, fortement, directement à ce rapprochement entre les diverses communautés qui forment notre ville. Cette semaine, cette semaine annuelle de solidarité et d'échanges sera l'occasion d'apprendre davantage sur les réalisations, les contributions, les aspirations et les préoccupations des Québécois de confession musulmane. J'invite les Montréalaises et les Montréalais à y participer en grand nombre. À Montréal, notre diversité et notre ouverture vers l'autre, c'est une force, une grande force. On le dit souvent et on doit en prendre soin. Nous sommes accueillants et cela contribue au caractère exceptionnel de la métropole. Il faut cependant rester vigilants, très vigilants et réitérer que la violence n'est jamais la réponse. Il est vrai que la situation internationale est particulièrement difficile les dernières années, on doit le dire, c'est vrai. Cela affecte durement les communautés arabo-musulmanes de Montréal et du Québec. Je veux leur dire que je pense à elles. Citoyennes et des citoyens, excusez-moi, des citoyennes et des citoyens de confession musulmane font encore face à de la discrimination, à des crimes et des incidents haineux. Il y a de la violence en raison de leur appartenance religieuse, puis ça, c'est inacceptable. On ne peut pas tolérer ça à Montréal. La lutte contre l'islamophobie n'est pas terminée et elle a de plus en plus d'alliés. En fait, c'est une lutte de tous les instants. Toutes les formes de discrimination, on doit lutter de façon individuelle, mais également collective, et surtout collective, j'ai envie de vous dire, parce que c'est l'union de chaque individu qui fait qu'on est une société forte et justement qui met de l'avant ses valeurs de fraternité et d'ouverture. J'invite donc les Montréalaises et les Montréalais à se joindre à nous le 29 janvier pour commémorer le terrible attentat islamophobe de la Grande Mosquée de Québec en solidarité avec la communauté musulmane. Et je vous invite bien sûr, chers collègues, à adopter cette déclaration qui vous est présentée et à réaffirmer notre engagement commun à lutter contre l'islamophobie.

Voix 5E37:40:23

Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌7:40:30

Monsieur Jim Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:40:33

Merci, Madame la Présidente. En cette première séance du conseil municipal de l'année 2025, j'aurais aimé uniquement transmettre tous mes meilleurs vœux de santé, de prospérité et de bonheur aux Montréalaises et Montréalais, mais j'ai malheureusement une déclaration triste à partager et à rappeler. Madame la Présidente, j'aimerais prendre quelques minutes pour m'exprimer sur la commémoration de l'attentat de la Grande Mosquée de Québec survenu le 29 janvier 2017. Nous n'oublierons pas cette journée parce qu'elle est gravement gravée dans la mémoire des Montréalaises et Montréalais. C'est un souvenir qui a touché le cœur de notre union, de notre cohésion et de notre inclusion. C'est une journée qui a bouleversé nos valeurs démocratiques et humaines, valeurs qui d'habitude sont mises de l'avant et qui sont chères à nos yeux et à nos cœurs. C'est une journée qui est marquée parce que 6 personnes ont perdu la vie et 19 autres ont été gravement blessées juste parce qu'elles sont musulmanes et qu'elles faisaient leurs prières dans leur lieu de culte habituel. Cet acte ne reflète aucunement notre esprit d'ouverture et notre altérité. C'est un acte de lâcheté qui malheureusement donne une mauvaise image de l'acceptation de la différence et qui nourrit la discrimination. Depuis ce triste moment, nous remarquons malheureusement une montée de préjugés et de la violence envers la communauté musulmane. Une réflexion et un travail de fond devrait être mis de l'avant en tout temps pour sensibiliser à cet enjeu, pour qu'il ne prenne pas une ampleur démesurée. En effet, l'engagement pris par notre conseil d'arrondissement, soulignant chaque année la Journée de commémoration et d'action contre l'islamophobie et toute forme de discrimination, a bien fait ses preuves. Nous l'avons faite pour la mémoire des victimes, certes, mais aussi pour sensibiliser la population au respect des différences et à la lutte contre le préjugé. Nos actions visent notre solidarité avec la population musulmane, ainsi que l'empathie envers elle et envers toute communauté susceptible de vivre en vulnérabilité et une injustice similaire. Sans rentrer dans les détails de tout ce qui a été mis en place pour prendre position contre l'islamophobie, nous continuons à encourager une politique ouverte et inclusive à travers notre programmation dans nos diverses installations, via des activités rassembleuses, afin de sensibiliser, impliquer et rapprocher la communauté malgré les différences. Nos décisions sont élaborées contre toute forme de discrimination, d'intolérance ou de haine ciblant les musulmans et nous invitons la grande communauté à rester fidèle à elle-même dans son ouverture et son acceptation de la communauté musulmane particulièrement et de toutes les autres communautés en général. La liberté, l'égalité, le vivre-ensemble et l'inclusion de toutes et de tous sont primordiaux dans toute société saine et ouverte, et ce malgré les différences de croyances. À Pierrefonds-Roxboro, depuis que nous avons proclamé la journée 29 janvier comme journée de commémoration et d'action contre l'islamophobie, certaines habitudes ont changé et certains préjugés sont tombés aussi. Ces malheureux événements survenus dans la mosquée de Québec ont devrait rester dans la mémoire de chacun et chacune parce qu'il s'agit de l'humain avant toute chose.

Voix 5G7:44:41

Madame la Présidente, I am very, very grateful to have our brothers Mohamed and Samir from the Canadian Muslim Forum in the balcony. And I say this with great pride because not only am I the mayor of one of the boroughs, but I'm the mayor of the most culturally diverse community on the West Island. Where we have a large Muslim community. And I can tell you firsthand that not only these 2 gentlemen through their organization, but the entire community is the first to rise up and to be there in a time of need for the population at large. And for that, I thank them sincerely, even though we are commemorating a sad moment in the history of Quebec and in Canada. And in the world, for that matter, it is something that we must do every year to remember and to never forget and never have this happen again.

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:45:32

Merci, Madame la Présidente.

Martine Musau Muele ◌7:45:38

Monsieur Craig Sauvé.

Craig Sauvé ◌7:45:42

Merci, Madame la Présidente. Effectivement, on a un enjeu, on a un vrai problème avec le racisme dans ce pays. Dans cette province et aussi dans cette ville. Puis on en a parlé de l'antisémitisme qui est dangereux et qui persiste et qui est en croissance tantôt. Et là, il faut parler aussi de l'islamophobie, l'islamophobie qui existe depuis très longtemps. Et quand on parle de l'islamophobie, il faut aussi parler de racisme anti-arabe et racisme anti-palestinien qu'on a vécu également beaucoup au Canada, parce que tout comme l'antisémitisme, l'islamophobie, le racisme anti-arabe et le racisme anti-palestinien est en forte croissance, malheureusement. En fait, saviez-vous que le Canada a la triste distinction d'être, parmi tous les pays du G7, la place où il y a le plus de personnes musulmanes assassinées, assassinées ciblées parce qu'elles étaient musulmanes? On a le pire record au Canada de tous les pays du G7. Bien sûr, nous commémorons les 6 morts et 19 blessés de la mosquée à Québec. Il faut aussi penser aux 4 personnes, la famille Afzal, Our London Family, qui ont été tuées parce qu'ils étaient musulmans. Ça fait 3 ans de ça. Imagine être une personne musulmane en train de prier à la mosquée, le dos à la porte, à l'entrée de la mosquée, et penser, est-ce que quelqu'un va rentrer avec un fusil comme ils l'ont fait à Québec, comme ils l'ont fait à Christchurch en Nouvelle-Zélande? Il y a plein de personnes musulmanes, quand tu leur parles, elles ont encore vraiment peur d'être en public aussi et d'afficher musulmanes, parce qu'elles sentent ce racisme et cette islamophobie qui continue aujourd'hui. Selon le Conseil national musulman du Canada, le nombre d'incidents haineux ciblant les musulmans ou les Palestiniens a bondi de 1300% dans le dernier trimestre 2023, 1300%. Il y a plusieurs, je pense, personnages politiques qui quand même persistent avec des énoncés complètement, carrément et visiblement islamophobes aujourd'hui encore. Je peux vous nommer quelques exemples. Lisa MacLeod, qui était une députée, ministre en fait, dans le gouvernement Ford, a récemment tweeté, hey Nepean, if you support Sharia law, your next PC candidate for Nepean could be Hussein Abilrayash. Parce qu'il va avoir dans son comté une investisseur parce qu'elle quitte. Puis donc elle a accusé la seule personne musulmane d'être pour la charia. C'est une ministre dans le gouvernement d'Ontario. C'est terrible. Il y a deux candidats à la chefferie du Parti progressiste conservateur à Manitoba. Il y a 5-6 jours qu'un des 2 candidats a partagé un post Facebook, c'est Wally Daudrich qui a partagé un post Facebook déclarant qu'il faut arrêter le musulman Obi Khan de gagner contre moi. Il l'a dit dans son post Facebook. C'est un politicien très reconnu à Manitoba. Il y a une certaine maire d'une ville liée à Montréal qui a tweeté en mai 2024, qu'on ne devrait pas le laisser, qu'on devrait cesser d'accueillir des Gazaouis réfugiés puisque leurs valeurs sont, à son avis, incompatibles avec celles des Canadiens. Il a peinturé avec une brosse tous les Gazaouis. Ça, c'est une des maires de l'une des villes liées de Montréal, Jeremy Lévy. Bien sûr, les gens ont dit que c'était clairement un geste anti-palestinien, Un geste raciste antipalestinien. C'est inacceptable. On peut parler également de la stratégie des réfugiés du Canada. Pour les Ukrainiens, et je suis pour d'ailleurs, il n'y en a pas eu une limite de nombre d'Ukrainiens qu'on a invités à venir au Canada. On a accepté près de 300 000. J'en suis fier. J'en rencontre plein de ces personnes ukrainiennes. Mais le même gouvernement a mis une limite sur le nombre de Gazaouis. Qu'on allait accepter au Canada. La limite était 1000. 300 000 Ukrainiens, 1000 Gazaouis. Finalement, on a accepté d'hausser la limite à 5000, mais il n'y a pas eu de limite pour les Ukrainiens. Il faut se poser des questions. Il faut se poser des questions par rapport à ça. Notre premier ministre a récemment dit qu'il voulait bannir la prière en public. Il faut se poser des questions. Est-ce que c'est les gens qui vont aller à l'oratoire Saint-Joseph qui prient en montant les marches Est-ce que c'est ça qui dérange, monsieur Legault? Est-ce que ça a été le mess qui était diffusé par vidéo dans les Plaines d'Abraham auquel il a participé, que ça l'a dérangé, monsieur Legault? Pas sûr, moi. Je pense qu'il y a d'autres choses qui le dérangent. En termes, on peut terminer aussi, il y a eu une méga polémique autour d'une affiche juste en bas de l'Hôtel de ville. Bienvenue à Montréal. Il y a 3 personnes sur l'affiche. Il y a une personne musulmane, une femme musulmane avec un voile. Il y a un homme juste à côté, drôlement, avec un hoodie, avec presque les mêmes vêtements. Et bien sûr, il y a eu un tollé par rapport à ça. Je pense qu'on va retirer l'image après ce tollé-là. Donc il faut se poser la question. Nous aussi, est-ce qu'on peut faire mieux à Montréal? Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux? Parce qu'avec cette montée de la haine, que ce soit en ligne, que ça vise des personnes noires, des personnes musulmanes, des personnes juives, la pire chose, c'est qu'après que c'est en ligne, ça devient en réalité, que cette violence sort, puis plus de gens meurent, plus de gens vivent la violence. Des gens se font cracher dessus. Donc il faut, je pense, toujours continuer à mettre ces efforts-là, de bâtir des ponts, de créer la compréhension. Je pense que la semaine de sensibilisation musulmane est une excellente occasion pour parler avec des gens de la communauté musulmane, de les découvrir, découvrir les variétés, une variation des communautés qui existent également, et de bâtir ces ponts-là. Puis il y a eu une magnifique, et je veux partir de quelque chose de plus positif, il y a un magnifique événement qui a eu lieu dans la Pointe-Saint-Charles, dans une mosquée que je connais très bien, où ils ont fait à plusieurs reprises, ils ont invité les gens de toutes sortes de différents groupes communautaires, religions, pour avoir des portes ouvertes. Puis c'était super beau, ils avaient des rabbins juifs, ils avaient des prêtres de plusieurs dénominations, ils avaient des militantes antiracistes, tu avais des gens de la communauté, tu avais les groupes communautaires locaux, puis on a eu de belles discussions. Et je pense que celle-là, puis des gens qui avaient juste des questions, voulaient juste savoir qu'est-ce qui se passe dans la mosquée, de quoi ça a l'air, combien de fois vous priez, c'est quoi, pourquoi il y a autant de gens là le vendredi. Puis les discussions étaient franches, puis je pense que c'était très positif. Donc vivre ce genre de moment-là où on peut se rencontrer, se parler et mieux se comprendre. C'est comme ça que je pense qu'on va battre finalement l'islamophobie, le racisme tout court. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌7:53:18

Monsieur Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌7:53:20

Merci beaucoup, madame la présidente. Comme chaque année, je me lève pour m'exprimer sur sur cette déclaration, mais j'aimerais tout d'abord saluer mon frère Samir Majzoub, qui est le président du Forum musulman canadien, ainsi que monsieur Mohamed Djondi, qui est de Liaison communautaire. Merci d'être parmi nous ce soir-là. Chers collègues, ma pensée se tourne tout d'abord vers les victimes de cet acte, ces 6 hommes dont les vies ont été brutalement arrachées. Mamadou Tanoubary, Ibrahima Bari, Aboubakar Tsebti, Khalid Belkacmi, Azedine Soufiane, Abdelkrim Hassan. Ce ne sont pas simplement des noms, ce sont des pères, des frères, des fils, des amis. Ces hommes ont laissé derrière eux 17 orphelins et orphelines et 6 veuves. Des familles détruites devant expliquer à leurs enfants que papa ne viendra jamais. Il y a aussi les survivants dont Ayman Derbali, un homme au courage et à la résilience extraordinaire. Immigré à 24 ans, il s'était pleinement intégré à notre société québécoise. Humanitaire, un homme dévoué, il travaillait pour aider les démunis. Mais tout a basculé ce soir du 29 janvier 2017 lorsqu'il a choisi de se rendre à la mosquée accomplir sa prière. Ce choix simple et quotidien a changé sa vie à jamais. Ces hommes et ces survivants étaient dans un lieu de paix, un lieu de recueillement, un lieu de spiritualité. Pourtant, la haine est entré dans ce sanctuaire et a brisé des vies. Chères conseillères, chers conseillers, nous sommes ici, certes, pour nous souvenir, mais j'espère également pour réfléchir. Cet attentat islamophobe a provoqué une vague d'indignation à travers la province du Québec et notre pays, le Canada. Il a mis en lumière l'importance cruciale de l'écoute, l'importance de la tolérance d'autrui et de la cohabitation. Chers collègues, au-delà de nos croyances, au-delà de nos confessions et de nos différences, nous formons une et une seule humanité. Nous sommes tous et toutes frères et sœurs dans cette humanité partagée. Cependant, soyons lucides, Cet acte odieux ne s'est pas produit dans le vide. Il est le fruit d'un terreau empoisonné par des discours haineux diffusés dans des médias sociaux, dans certains médias publics, sur les réseaux sociaux, et même par des figures malheureusement publiques et politiques. Ces messages simplistes et malveillants façonnent les esprits jeunes et vulnérables, les poussant à des extrêmes impensable. L'attentat du 29 janvier 2017 est le résultat amer d'une culture de la haine, de l'ignorance alimentée par la peur d'autrui. Ce jeune homme a bien évidemment réagi suite à ces propos. Il a eu un acte de terreur, un acte terroriste, mais il est aussi une victime de ces discours. Madame la Présidente, le racisme, malheureusement, a évolué. Si toutefois il se manifestait de manière explicite dans le passé, il s'est aujourd'hui travesti en un néo-racisme insidieux, masqué par un langage respectable, par un langage soi-disant raisonnable. Ce discours prétend être égalitaire, mais il rejette subtilement les minorités comme inadmissibles ou culturellement incompatibles. Ce néoracisme est particulièrement dangereux car il se propage dans l'espace numérique. Il séduit par sa modernisation ou sa modération apparente, mais ses effets sont dévastateurs. Il transforme la haine en banalité. C'est ce genre de discours qui a nourri le jeune homme responsable de cet attentat. Ce jeune homme, lorsqu'il a été interrogé après les faits, il a déclaré, personne ne m'a contredit, les gens semblaient être d'accord avec ce que je disais. Cela, mes collègues, est ce qu'on appelle en arabe ash-shaytan al-akhraṣ. En français, je dirais le diable muet. L'indifférence fait face à l'inacceptable. Et cette indifférence face à l'inacceptable, nous ne devons jamais jamais l'accepter et ne devons jamais rester silencieux face à cette, bien évidemment, problématique. Chers collègues, l'attentat du 29 janvier 2017 n'est pas qu'un événement du passé, c'est un appel à l'action pour qu'aujourd'hui et pour demain, nous avons le devoir collectif de veiller à ce que la haine sous toutes ses formes n'ait pas sa place dans notre société. La mémoire des victimes nous oblige à dépasser la simple commémoration. Elle nous pousse à bâtir un Québec où chaque individu, quelle que soit sa foi, quelle que soit sa couleur, quelles que soient ses origines, peut vivre en paix, dans la dignité et le respect. Nous sommes comme élus les gardiens et gardiennes de cette mémoire et les artisans du futur de nos enfants. Chaque silence face à l'injustice, est une porte ouverte à l'intolérance. Chaque parole ou geste pour défendre l'égalité et l'inclusion est une pierre que nous, comme élus, on va poser, bien évidemment, pour construire une société meilleure. Alors, engageons-nous ici et maintenant à ne plus détourner le regard et à faire du Québec une terre où la diversité est une richesse et que la fraternité est une valeur inébranlable. Le racisme, quel qu'il soit, est un poison pour notre société. Combattons-le activement, ensemble, pour honorer la mémoire des victimes et bâtir un avenir où plus jamais une telle tragédie ne se reproduira. Allons au-delà des préjugés, renforçons notre capacité d'écoute, construisons un Québec inclusif, ouvert et accueillant. Et là-dessus, je vous dis assalamu alaikum, paix et fraternité. Merci.

Martine Musau Muele ◌8:00:08

Madame Christine Black.

Christine Black ◌8:00:09

Madame la présidente, en ce jour de mémoire, nous nous rappelons avec douleur l'attentat tragique survenu à la mosquée de Québec il y a maintenant 8 ans. Je me souviens exactement où j'étais lorsque la nouvelle est sortie dans les médias. Dès ce moment, savais que notre communauté allait devoir se serrer les coudes et surtout être soutenue. Cet acte de haine a touché profondément notre communauté, mais il a aussi relevé notre solidarité et notre résilience. D'ailleurs, j'ai rarement senti un mouvement de solidarité aussi fort. Je tiens à exprimer, au nom de tout l'arrondissement, notre soutien indéfectible à nos frères et à nos sœurs de confession musulmane. Votre contribution à notre tissu social est inestimable et nous sommes déterminés à bâtir ensemble un avenir empreint de respect et d'inclusion, un avenir où tout le monde a sa place et peut s'épanouir. Ensemble contre la haine, nous resterons unis. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌8:01:10

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌8:01:12

Merci, madame la présidente. Somer Mohamed Hafsa aussi, qui représente la Semaine de sensibilisation musulmane, merci d'être là. J'ai pas envie de parler du 29 janvier, j'ai envie de parler du lendemain, puis j'aime rappeler aussi cet événement parce que le 29 janvier c'est l'événement de l'horreur, mais le lendemain à Parc-Ex on était des milliers de Montréalais de toutes les confessions, de tous les statuts sociaux, à se solidariser avec les communautés musulmanes et arabes qui avaient vécu la tragédie. Puis ça, pour moi, c'est ce qu'il y a de plus important dans cet événement-là, c'est la solidarité qu'il y a eu après ce geste effroyable. Puis cette solidarité, malheureusement, force est de constater qu'elle s'effrite. Elle s'effrite parce que C'est facile de pointer du doigt certaines communautés, c'est facile de leur mettre tous les maux du monde sur le dos, c'est facile de faire des raccourcis. Puis c'est vrai que l'islam et l'arabité, on va dire ça comme ça, être arabe, c'est compliqué, ça peut dire beaucoup de choses. Être musulman, c'est pas forcément être arabe. Je pense que c'est important de le rappeler. Être arabe, c'est pas nécessairement être musulman. On peut être arabe et juif, musulman et noir. On peut être une jeune femme de culture musulmane et de culture chrétienne. On peut être plein de choses. Puis, ce 30 janvier 2017, il représentait ce plein de choses-là que sont le Québec et Montréal. Et je pense et je me souviens de Hassan Guillet qui avait dit à la grande commémoration, on doit cesser d'être silencieux. Mais moi aujourd'hui j'ai envie de vous inviter chers collègues élus à vous rappeler qu'on doit continuer de ne pas être silencieux face à la reupophobie et face à l'islamophobie parce que je trouve et je le vis et j'ai pas envie de m'étendre sur les messages haineux que je reçois, C'est pas ça mon propos, mais on dénonce pas assez, on dénonce vraiment pas assez. Quand, parce qu'on a un nom musulman, parce qu'on est un jeune musulman sur un terrain de soccer, parce qu'on est une jeune femme arabe qui a un accent français, on se fait encore dénigrer Ça n'a pas sa place nulle part et on doit se lever et on doit le dénoncer et vraiment vraiment je vous invite à le faire parce que je nous entends pas assez et on entend souvent les mêmes et comme on doit avoir de la solidarité avec l'ensemble des communautés et ben je nous invite parce qu'on est aussi dans une période où il y a des élections, il y a une opportunité extraordinaire pour des jeunes arabo-musulmans d'être à la place où je suis, d'être à la place qu'occupe Abdelhak, de se présenter, puis qu'on soit plus nombreux. On fait aussi partie de cette diversité montréalaise, mais on n'est pas assez nombreux, on nous entend pas, je pense qu'on ne s'exprime pas assez, on n'est peut-être pas assez solidaires les uns des autres entre communautés arabes, je pense qu'il faut le dire aussi. Puis c'est quelque chose qui avait été soulevé par Hassan Guillet et par l'imam Ben Abdallah du Centre islamique. On doit être plus soudés entre communautés arabes et musulmanes parce que notre message doit être plus fort. On doit être fiers de notre diversité, on doit être fiers des origines multiples des communautés arabes et musulmanes. Fait que je voulais rappeler ce message-là, puis je veux vraiment me tourner vers l'avenir parce que le 29 janvier, Il restera toujours douloureux. On dit que c'est un peu notre 11 septembre dans les communautés arabes et musulmanes. Mais parce qu'on a cette douleur-là, on a aussi la responsabilité comme arabe, comme musulman, comme tous ces mélanges, d'en faire plus, de se montrer et de s'engager davantage. Je veux quand même aussi revenir sur les actions qui ont été prises parce que c'est pas vrai qu'il s'est rien passé depuis le 29 janvier 2015. C'est pas vrai qu'il s'est rien passé aussi dans le contexte de la montée de l'arabophobie et de l'islamophobie. Puis je veux remercier Hafsaf, sa mère et Mohamed parce qu'on a beaucoup travaillé ensemble et avec le SPVM à faire, à rencontrer les communautés, à aller dans les mosquées, à parler aux jeunes parce que quand il y a de l'islamophobie comme n'importe quelle discrimination, il faut la dénoncer et il faut aller voir la police et il faut qu'on ait plus de données sur les actes islamophobes et arabophobes. Alors je vais m'arrêter là-dessus, mais vraiment ce soir le message que j'ai envie de passer, je le passe aux jeunes arabes et musulmans. Il y a des élections cette année aux fédérales, aux municipales, j'ai envie de voir vos faces sur des pancartes électorales.

Martine Musau Muele ◌8:06:50

En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration pour la commémoration de l'attentat de la Grande Mosquée de Québec et pour réaffirmer l'engagement de la Ville de Montréal à lutter contre l'islamophobie. Ce qui nous permettrait de poursuivre, monsieur Limoges.

François Limoges ◌8:07:06

Madame la présidente, en 15-04, Il s'agit de la déclaration pour le mois de l'histoire des Noirs et je cède la parole à la mairesse Valérie Plante.

Valérie Plante ◌8:07:16

Merci beaucoup, madame la présidente. Très heureuse de me lever pour la déclaration pour le mois de l'histoire des Noirs. C'est aussi un événement qui, à chaque année, nous sommes très heureux de pouvoir le souligner et bien sûr d'inviter l'ensemble des Montréalais et Montréalaises à en profiter. Nous avons plusieurs invités dans les tribunes et là j'ai l'impression peut-être qu'il va me manquer des noms. Alors si jamais c'est le cas, vous m'en excuserez, j'ai bien hâte d'aller vous saluer tout à l'heure en sortant de la salle. Madame, nous avons parmi nous madame Nadia Rousseau qui est la directrice de la table ronde, pardon, du mois de l'histoire des Noirs, madame Ayana Alainé de l'Association de la communauté noire de Côte-des-Neiges, monsieur Louis-Égard Jean-François, le coprésident du sommet pancanadien des communautés noires, Monsieur Saïdé Louisson, membre de la Ligue des Noirs du Québec, Darryl Julien, le vice-président de la Ligue des Noirs du Québec, ainsi que madame Tinika Sampson, qui est the operations manager de la Côte-des-Neiges Black Community Association. Bonsoir. Puis là, je vois qu'il y a des gens dont je n'ai pas les noms, mais on vous salue. Merci d'être avec nous ce soir.

Voix 5K8:08:26

Merci beaucoup.

Valérie Plante ◌8:08:35

Alors, cette année, la 34e édition du Mois de l'histoire des Noirs, qui va débuter le 1er février, porte le thème suivant: Tout ce que nous apportons. Ce thème est bien choisi parce qu'il décrit bien l'essence de ce mois, c'est-à-dire de célébrer les contributions historiques des communautés noires à la société québécoise, de mettre en lumière leurs réalisations et aussi de souligner l'importance de prendre en compte leur apport dans la mémoire collective québécoise. Encore cette année, la Ville de Montréal est très fière de participer aux activités du Mois de l'histoire des Noirs. Je tiens d'ailleurs à saluer et à remercier la Table ronde du Mois de l'histoire des Noirs pour son inlassable travail qui, justement, chaque année produit une, comment dire, une programmation fort diversifiée avec des événements rassembleurs et inclusifs. Ce année après année. Donc, merci beaucoup pour votre travail. C'est important de célébrer les contributions exceptionnelles des communautés noires à notre patrimoine social, culturel et économique, et ça implique d'abord de tout faire, de tout faire pour leur permettre de participer activement et pleinement au développement de la Ville de Montréal. D'ailleurs, je tiens à souligner que jamais auparavant dans l'histoire de la Ville de Montréal, le conseil municipal n'a compté autant de personnes afro-descendantes qu'aujourd'hui. Jamais auparavant dans l'histoire autant de personnes noires n'ont accédé à des postes au sein du comité exécutif et des commissions. Mais soyons clairs, il faut continuer. Il ne faut pas que ce soit comme voilà, c'est comme ça. Au contraire, la diversité montréalaise, elle est riche, elle est forte et on souhaite qu'au conseil municipal, il y ait toujours plus de personnes qui représentent justement les différentes communautés pour vraiment contribuer à ce que nos débats soient toujours les plus mon Dieu, les plus riches, et puissent être connectés aux réalités de tous et chacun. C'est une réalisation importante parce que, et je tiens à le mentionner, parce que les élus doivent incarner et représenter justement la diversité montréalaise. C'est ce qui rend nos programmes, nos projets, nos politiques publiques, disons-le, plus riches et plus justes. Toutes les Montréalaises et tous les Montréalais doivent se voir représentés au sein de ce conseil, de notre conseil municipal, se reconnaître, j'ai envie de dire aussi dans les arrondissements, se reconnaître et se sentir invités à participer à la vie démocratique et au développement de notre métropole. Et je pense que c'est comme, c'est la meilleure façon d'en arriver justement à la plus grande équité et à la plus grande richesse dans nos prises de décision. Il est important aussi de rappeler que la Ville de Montréal a présenté en 2023 ses 17 engagements pour lutter, pardon, contre le racisme et les discriminations systémique. Un bilan de ces engagements a été présenté à la population en octobre dernier. On en est très fiers. Nous le répétons sur toutes les tribunes, c'est tolérance zéro pour toute forme de racisme ou de discrimination à la Ville de Montréal. Mais évidemment, c'est important de mettre la— que les actions suivent également les paroles. Les deux sont extrêmement importants. Nous joignons la parole aux actes en nous donnant les moyens d'y arriver. Je pense notamment à la mise en place de la CPP, la Centrale d'accompagnement du personnel en matière de plaintes. Qui vient simplifier le processus de plainte pour les victimes. Quelque chose qui avait été mentionné, quelque chose qui nous est revenu, parce que parfois une bonne idée, elle est bonne, mais quand on la met en place, on se rend compte qu'il y a des enjeux. L'important, c'est de prendre une politique publique, de prendre un processus et de l'améliorer, surtout dans un cas où on veut s'assurer que les personnes qui portent plainte parce qu'elles se sentent lésées, considèrent qu'elles ont été discriminées puissent se sentir entendues, écoutées, accompagnées de la meilleure façon possible. Je dois aussi dire qu'on a adopté une série de mesures pour lutter contre le profilage, notamment grâce aux efforts qui sont faits pour diversifier le corps policier du SPVM et des programmes également comme Immersion Montréal. Et finalement, la deuxième version de la politique sur les interpellations policières qu'il y en ait une production qui est en constante évolution. Finalement, je tiens aussi à souligner la création de la place Marie-Joseph-Angélique, qui est très attendue. On a hâte. La place des Montréalaises sera inaugurée. C'est juste ici, au nord de notre magnifique hôtel de ville, à côté du métro Champ-de-Mars. Et cette place est très importante parce que c'est la place des Montréalaises et on ne pouvait pas pour nous, c'était impossible de ne pas rappeler d'une part qu'il y a bel et bien eu dans notre histoire de l'esclavagisme ici au Québec et à Montréal, mais aussi de parler du sort de cette femme, Marie-Joseph Angélique, qui a été punie, c'est le cas de le dire, malgré l'absence de preuves. Donc, c'était clairement un cas de racisme dans le procès qui a s'en est suivie. Bref, à la Place des Montréalaises, cette histoire avait sa place et on a tenu à ce que ce soit mis de l'avant. Donc, j'ai bien hâte qu'on puisse l'inaugurer et faire connaître cette histoire, cette partie de l'histoire montréalaise à l'ensemble de la population. En terminant, je veux dire qu'une chose qui est certaine, c'est que les efforts pour toujours mettre de l'avant les contributions et l'apport exceptionnel des communautés noires à Montréal, c'est en continu. Il y a des événements, que ce soit comme je le disais, soit avec des événements culturels comme celui-là, ou comment est-ce qu'on s'assure que dans les processus d'embauche, comment on accompagne les gens à travers l'échelle de la Ville de Montréal, comment est-ce qu'on s'assure que toutes les politiques ne sont pas discriminatoires et qu'on fait la revue des processus. Pour nous, c'est extrêmement important et je tiens à réitérer que notre administration, bien que beaucoup a été fait, ne serait-ce que le premier geste qui était le plus important selon moi pour débuter ce grand processus de se regarder et de regarder la Ville, ça devait commencer par admettre que oui, il existe bel et bien du racisme systémique dans nos institutions, dans le cas courant à la Ville de Montréal, et on y travaille très fort. Ça, c'est ce que la Ville fait, mais je voudrais juste terminer en disant que le mois de l'histoire des Noirs a une place extrêmement importante dans le calendrier montréalais. Les gens attendent le Mois de l'histoire des Noirs. On sait à quel point ce sont des événements importants pour les communautés noires, mais aussi pour les Montréalais. Et je tiens vraiment à, je l'ai dit au début, mais la table ronde du Mois de l'histoire des Noirs, c'est des gens qui font un travail en plus d'avoir leur vrai travail, leur travail en plus, leur famille, et tout le reste, mais qui y croient et qui considèrent que plus on sera, on sera dans le partage de connaissances, le partage de l'expérience, et je pense que de toute la soirée c'est des thèmes qui sont revenus, c'est-à-dire que l'être inclusif, ben c'est se connaître souvent et c'est se partager de l'expérience et se partager des projets, c'est se partager de l'humanité parce qu'au bout du compte, peu importe la couleur de la peau, on est tous humains, peu importe la religion parce qu'on était sur une d'autres thèmes plus tôt ce soir. Et je remercie sincèrement la table ronde pour son travail au fil des années, et j'invite tout le monde à participer aux activités et bien sûr à, mon Dieu, à dire oui à cette belle déclaration qui nous revient année après année.

Voix 5E38:16:05

Merci.

Martine Musau Muele ◌8:16:13

Monsieur Josué Corvil.

Josué Corvil ◌8:16:16

Donc, merci, Madame la Présidente. Montréal s'avère être une ville fière de sa diversité qui contribue à la façonner sur plusieurs angles. Cet état de fait rend notre cité plus accueillante, plus dynamique et plus inclusive. Le 1er février 2025 marquera le début du Mois de l'histoire des Noirs. Une célébration annuelle qui permet de mettre en lumière les contributions, les implications et les talents issus des communautés afro-canadiennes de notre belle métropole. Cette pluralité enrichit notre cité et permet aux afro-descendants de, de briller sur moult podiums. Toutefois, il y a lieu de s'arrêter pour réfléchir aux diverses rencontrées par les communautés noires et voir comment nous pouvons ensemble travailler à leur disparition. En faisant appel à l'histoire, nous pouvons jeter un regard rétrospectif sur le passé tout en corrigeant les erreurs et incompréhensions qui ont terni nos sociétés. A priori, il est important de se rappeler que le Dr Carter J. Woodson, est reconnu comme le père de cette initiative. En 1926, il proposa une semaine consacrée aux Afro-descendants qui s'est métamorphosée au fil des ans en un mois complet de festivités. Il est important de rappeler que le mois de février fut choisi en hommage à Frederick Douglass et à Abraham Lincoln, qui sont deux figures marquantes dans l'histoire de l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Pour ce qui concerne le Canada, c'est en décembre 1995 que la Chambre des communes a reconnu officiellement le mois de février comme étant le mois de l'histoire des Noirs au Canada, à la suite d'une motion initiée par l'honorable Jean Augustine, première Canadienne noire élue au Parlement. En novembre 2006, l'Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi visant à faire du mois de février le mois de l'histoire des Noirs, afin de souligner la contribution historique des communautés afro-descendantes à la société québécoise. La première personne de la communauté noire à avoir siégé au conseil municipal de la Ville de Montréal, c'était madame Kately Beauregard, en 1994. Cela fait déjà 31 ans. En 1984, la première femme noire élue à la mairie d'une ville au Canada, Doreen Lewis, à Annapolis. Et en 1990, Donald Olivier devient le premier homme noir à être nommé au Sénat. En février 2008, le sénateur Donald Olivier, le premier Noir nommé au Sénat, a présenté la motion visant à reconnaître les contributions de la population noire canadienne et le mois de février comme le Mois de l'histoire des Noirs. Cette année marque le 34e anniversaire du Mois de l'histoire des Noirs à Montréal. Il s'agit d'une occasion incontournable de découvrir, d'apprécier et de célébrer les multiples contributions des communautés noires dans le tissu montréalais. Qu'il s'agisse des sphères de la santé, de la médecine, des sciences, de l'éducation, de la culture, des arts, de la littérature, de la politique, des médias, du sport ou du simple point de vue sociétal, les membres des communautés noires provenant de l'Afrique, des Caraïbes, de l'Amérique latine, des États-Unis et de partout dans le monde ont su contribuer de façon marquée et souvent méconnue à la société québécoise dans son ensemble. Être noir à Montréal, c'est faire partie d'une communauté riche en histoire et en contribution à la vie quotidienne de cette grande ville. Mais être Noir à Montréal, c'est avoir 4 fois plus de chances de se faire interpeller par la police. Ils ne sont pas légion, les gens qui savent qu'il y a des personnes d'ascendance africaine qui ont contribué à façonner le patrimoine et l'identité du Canada, depuis l'arrivée de Mathieu Da Costa, navigateur et interprète, dont la présence au Canada remonte au début des années 1600. Il parlait le français, l'anglais et le micmac. La présence afro-descendante au Québec remonte à 400 ans environ. Il faut souligner également que c'est Lewis Howard Latimer, un Noir américain, qui, en 1882, électrifia Montréal. Le Mois de l'histoire des Noirs permet ainsi de rendre hommage à ces figures marquantes, noires d'hier et aujourd'hui, qui ont changé le cours de l'histoire, ici comme ailleurs. Aujourd'hui, c'est la journée de Martin Luther King, un grand défenseur de la justice et de l'égalité pour tous. Son fameux discours du 28 août 1963, où il plaidait pour un renversement des barrières épidermique. Et il a fait plusieurs citations. Je vais vous faire une citation: je rêve que mes 4 petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve. Dr King s'avère être l'une des figures emblématiques de la lutte contre la ségrégation et le racisme. Via l'un de ses ouvrages, La Force d'aimer, Dr King nous invite à bâtir des ponts et à tisser des liens. Avec beaucoup de volonté, nous pouvons arriver vers la lumière qui unit et qui rassemble. Comme l'avait souligné la jeune poétesse Amanda Gorman, le rêve, la lumière et la volonté nous aideront à travailler avec les communautés noires. En 1886, Mifflin Gibbs a été le premier Noir élu dans un conseil municipal au Canada, et ce fut à la ville de Victoria, en Colombie-Britannique. Pour Montréal, de Kathleen Beauregard, première personne de la communauté noire élue au conseil municipal en 1994, en passant par Sonia Biddle en 1998, France Benjamin pour premier Noir président du conseil municipal, Monica Haricot, première femme noire conseillère d'arrondissement. Donc il y a beaucoup d'efforts, beaucoup de plafonds de verre qui ont été renversés depuis les élections de 2021. Le conseil comporte en son sein 9 membres de la communauté noire, dont 5 au conseil de ville et 4 au conseil d'arrondissement. Les gestes symboliques ont certes une portée mais les actions ont toutefois un impact direct sur celles et ceux que nous représentons et elles ont le devoir d'être à la hauteur des valeurs que nous prônons. Je ne saurais passer sous silence les efforts de tous les organismes qui œuvrent afin de combattre les inégalités auxquelles font face les communautés noires de Montréal. Je souligne ici le travail du Sommet socio-économique pour le développement des jeunes des communautés noires et de ses 46 organismes membres, qui auront leur 8e sommet cette fin de semaine à l'Université de Montréal, au Pavillon Jean-Coutu. Aussi, il faut rappeler que le Sommet pancanadien des communautés noires prendra son envol le 31 janvier prochain. Je veux souligner le travail du Réseau d'action des employés noirs de la Ville de Montréal, qui travaillent fort pour faire renverser les barrières. Le Mois de l'histoire des Noirs ne dure que 28 jours. Nos actions pour lutter contre les inégalités et le racisme systémique auquel font face les communautés doivent se dérouler 365 jours par année. Au nom de tous les employés et les élus afro-descendants de la Ville de Montréal, je nous souhaite une bonne célébration. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌8:24:47

Madame Nancy Blanchet.

Voix 5K8:24:52

Merci, madame la présidente. Chaque année, le mois de l'histoire des Noirs nous invite à souligner, célébrer et surtout reconnaître l'apport considérable des communautés noires à notre ville, à notre histoire et à notre avenir. Montréal, dans toute sa richesse et sa diversité, porte en elle des histoires de résilience, d'innovation et de solidarité qui nous inspirent à chaque jour. À LaSalle, cette reconnaissance prend tout son sens. Nous avons la chance d'être un arrondissement qui reflète cette diversité culturelle et humaine, mais plus encore, nous avons le privilège de collaborer avec des organismes exceptionnels qui, à travers leur engagement, renforce nos communautés et valorise les contributions des communautés noires. Je pense ici au travail remarquable de groupes partenaires du Mois de l'histoire des Noirs, tels que le Centre de ressources multiculturelles de LaSalle, l'Association canadienne nigérienne, Cornucopia, le Council for Black Aging Community, Montreal Caribbean Social Organization, DND, Bienvenue à l'Immigrant et le Centre Kheda, qui œuvrent avec passion pour transformer des vies. Ces organismes soutiennent les jeunes en difficulté, accompagnent les aînés pour briser l'isolement et développent des programmes éducatifs, sportifs et communautaires. Ils créent surtout des ponts entre les générations, favorisent l'engagement citoyen et bâtissent un sentiment d'appartenance dont nous sommes profondément fiers. Dans notre arrondissement, le Mois de l'histoire des Noirs est aussi une occasion de célébrer ensemble. Cette année, notre programmation culturelle s'enrichit grâce à des ateliers, des expositions et des activités co-construites avec ces organismes dévoués. Ces initiatives mettent en lumière non seulement l'histoire, mais aussi les talents, les idées et les espoirs portés par les membres de notre communauté noire. Nous croyons fermement que la diversité culturelle est une force, mais cette force, elle prend toute sa puissance lorsque les gens collaborent, partagent et se soutiennent. C'est précisément ce que nous voyons dans notre arrondissement et c'est une source de fierté collective. Je vous invite toutes et tous à découvrir notre programmation. Je suis convaincue qu'elle saura nourrir votre esprit, ouvrir des dialogues enrichissants et peut-être même faire naître de nouvelles amitiés. Merci.

Martine Musau Muele ◌8:27:28

Madame Christine Black.

Christine Black ◌8:27:30

Madame la présidente, le Mois de l'histoire des Noirs est toujours une occasion précieuse pour célébrer la richesse, la diversité et toutes les contributions remarquables des communautés afrodescendantes à notre société. C'est aussi un moment pour réfléchir au chemin qui nous reste à parcourir pour bâtir un monde plus juste, plus équitable pour tous. Tout au long de ce mois, une vaste programmation sera déployée dans notre communauté, à commencer par le lancement local qui aura lieu le 7 février par l'organisme Un itinéraire pour tous, qui assure ce lancement depuis maintenant 12 ans. Par la suite, du côté de l'arrondissement, rencontres d'artistes, soirées de danse, projections seront au menu. Les partenaires communautaires également ont prévu une programmation bien remplie et qui se déploiera partout dans notre arrondissement tout au long du mois. Je vous donne donc rendez-vous. Dans notre arrondissement, nous croyons fermement que tout le monde a sa place, peu importe ses origines. Ensemble, cultivons, continuons de cultiver un esprit d'inclusion, de respect et de solidarité. Comme on le dit souvent à Montréal-Nord, on y vient de partout et on s'y sent chez nous. Bon Mois de l'histoire des Noirs à tous.

Martine Musau Muele ◌8:28:41

Monsieur Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌8:28:43

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Mesdames et messieurs, chers collègues, c'est avec beaucoup d'émotion et de fierté que je prends la parole aujourd'hui pour célébrer le mois de l'histoire des Noirs. Ce moment est bien plus qu'un simple hommage aux contributions historiques des communautés noires, c'est une célébration de la diversité, de la résilience et de l'unité qui enrichissent notre société. Permettez-moi d'apporter à cette occasion une perspective personnelle. Je suis un Africain originaire de l'Afrique du Nord, une région qui, bien que géographiquement distincte, partage quand même une histoire profondément liée au continent africain tout entier. L'Afrique est une terre de diversité immense, de cultures multiples, de récits entrecroisés, mais aussi une terre qui partout a porté des valeurs de solidarité, de résilience et de fierté face à la diversité. En tant que Nord-Africain, je ressens pleinement cette interconnexion avec l'histoire et les luttes des peuples noirs à travers le monde. Nos destins, bien que parfois marqués par des parcours différents, sont unis par des combats communs pour la dignité, la liberté et l'inclusion. Ce moment me rappelle que l'histoire des des Noirs n'est pas une histoire séparée, mais une partie intégrante de l'histoire de l'humanité et, plus près de nous, de l'histoire de notre chère métropole Montréal. Je suis également fier de voir que Montréal, cette ville où la diversité est une richesse et une réalité quotidienne, continue de reconnaître et de valoriser les apports des communautés noires ici, au croisement des cultures Nous avons une responsabilité collective de bâtir une société où chacun et chacune vraiment peut vraiment s'épanouir et également où chaque identité est non seulement respectée mais célébrée. Je veux aussi souligner que bien que ce mois nous invite à la réflexion, il doit être un point de départ pour agir. Il doit être un point de départ pour briser les barrières, démonter les préjugés et créer des opportunités égales pour toutes et pour tous. Cela commence d'abord par l'écoute, le dialogue et les gestes concrets, aussi simples soient-ils, mais portés par une véritable volonté de changement. En tant qu'élus, mais aussi en tant qu'hommes et femmes de terrain, on doit s'engager toutes et tous à contribuer à travailler pour que Montréal demeure une ville où chacun et chacune, quelle que soit son origine, trouve sa place et s'épanouisse pleinement. Je vous remercie de m'avoir, d'avoir permis de partager avec vous cette réflexion personnelle. Ensemble, faisons de ce mois non seulement une célébration, mais un élan collectif pour bâtir un avenir plus juste, plus inclusif et plus solidaire. Et permettez-moi de vous souhaiter à toutes et à tous Bon mois de l'histoire des Noirs et bien évidemment de venir vraiment nous visiter à Montréal-Nord parce qu'il y a plusieurs activités que je vous invite à voir sur notre site web de l'arrondissement. Là-dessus, je vous remercie pour votre écoute.

Martine Musau Muele ◌8:32:03

Avant de poursuivre, puisqu'il est 21 h 28, je veux simplement confirmer avec les leaders votre volonté de poursuivre jusqu'à l'épuisement des sujets.

François Limoges ◌8:32:12

Bien sûr, madame la présidente, on va pas couper un si bel élan. Alors je propose, appuyé par madame Rossi, qu'on termine les deux points qui nous restent à étudier.

Martine Musau Muele ◌8:32:23

Très bien. Alors à l'écran, j'avais les noms de monsieur De Sousa, de madame Gracia Kasoki Katahwa. Madame Gracia Kasoki Katahwa.

Gracia Kasoki Katahwa ◌8:32:35

Ah mon Dieu, alors Merci beaucoup, madame la présidente. Ça me fait vraiment plaisir de me lever pour souligner le mois de l'histoire des Noirs qui va se dérouler tout au long du mois de février. Vous savez, le mois de l'histoire des Noirs, c'est un moment pour se retrouver, un moment pour se rappeler en fait la force qui coule dans nos veines. C'est un moment de célébrer avec fierté les cultures afro-descendantes et honorer nos histoires qui sont riches, diverses et très inspirantes. Alors, je veux à mon tour prendre le temps de remercier les organismes comme la table ronde du mois de l'histoire des Noirs. Je veux remercier madame Rousseau qui est avec nous, qui est avec nous depuis un bon moment déjà, donc merci beaucoup d'être présente. Il y a plusieurs organismes qui contribuent à une panoplie d'activités tout au long du mois de février, donc je vous remercie beaucoup pour votre engagement. Je veux prendre la le temps quand même de remercier des organismes de l'arrondissement qui sont présents. Alors, on a le Black Côte-des-Neiges Association qui est là, donc Ayana, merci beaucoup d'être présente. On a aussi la Ligue des Noirs, merci beaucoup d'être parmi nous et merci beaucoup pour tout le travail que vous faites. Mais aujourd'hui, madame la présidente, on va se le dire, c'est pas facile d'avoir le cœur à célébrer. Aujourd'hui, au sud de notre frontière, un homme ouvertement raciste, notamment, prend les rênes du pays le plus puissant du monde. C'est une ambiance qui est lourde, je pense, pour beaucoup d'entre nous. Ce même pays qui a vu naître des mouvements emblématiques pour la justice sociale et l'égalité, donc des droits civiques au Black Lives Matter, en passant par la création même du Mois de l'histoire des Noirs. À plusieurs égards, à plusieurs À plusieurs égards, les inquiétudes sont palpables. Donc, il est difficile de ne pas s'inquiéter face à des reculs potentiels sur les droits pour lesquels tant de personnes se sont battues. Mais il est aussi essentiel de ne pas céder au désespoir, car l'histoire des luttes pour la justice nous enseigne une chose fondamentale: L'espoir est une puissante force motrice qui a toujours, toujours été au cœur des grands changements sociaux au cours de notre histoire. Comme l'a si bien dit Martin Luther King Jr., dont nous célébrons l'héritage aujourd'hui, seule la lumière peut chasser l'obscurité. Et dans ce contexte, le le Mois de l'histoire des Noirs prend une signification toute particulière. Alors, prenons ce moment pour nous inspirer des luttes passées, pour puiser dans les savoirs et les forces des générations qui nous ont précédés, pour nous rappeler que nous avons le pouvoir de continuer à avancer. Si eux ont su garder espoir, alors nous, on le peut aussi. C'est un moment pour être fiers de tout ce qu'on a accompli, Un moment pour être fiers de tout ce que nous sommes. Moi, je suis fière. Je suis fière d'être citoyenne d'une ville aux héritages culturels multiples, où on s'attelle à ne laisser personne derrière, où la solidarité sociale est une valeur cardinale, et puis où on reste lucide aussi. Madame la mairesse le soulignait tout à l'heure, on reste lucide sur les luttes qui restent à faire. Je suis fière d'appartenir à une formation politique qui met les personnes noires au centre dans son présent, mais aussi dans son avenir. Je suis fière d'être une mairesse d'arrondissement avec un tissu social fort où toutes les communautés— je vous rappelle qu'il y a 135 langues parlées dans cet arrondissement— toutes les communautés s'entraident et dans notre arrondissement, on tend la main aux plus vulnérables. Mais vous savez, on le voit aujourd'hui de plus en plus, tous ces gains, tout ça ne peut être pris pour acquis. Et je souhaite qu'on se rappelle collectivement dans cette salle aujourd'hui que c'est notre responsabilité de défendre ces valeurs, de protéger tout ce qui fait de Montréal ce qu'elle est, de continuer de travailler pour garantir une vraie égalité des chances dans notre métropole. Il ne faut jamais, jamais prendre ça pour acquis et j'ai confiance en nous. Alors je veux conclure en empruntant les mots d'une héroïne, une vraie badass comme on dirait aujourd'hui, née esclave et morte libre, une infirmière, une espionne de l'Union dans la guerre de Sécession. If you hear the dogs, Keep going. If you see the torches in the woods, keep going. If they're shouting after you, keep going. Don't ever stop. Just keep going. And if you want a taste of freedom, keep going. De Ariat Taman. Merci.

Martine Musau Muele ◌8:38:08

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌8:38:13

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je profite de cette occasion de juste prendre un retour en arrière parce que je pense qu'au fil du temps, nous avons eu l'occasion d'avoir des grands changements à Montréal et ici même au conseil. Certains de mes collègues comme monsieur Deschamps, monsieur Miranda, moi-même, on est élus depuis 2001. Quand on avait regardé autour de ce conseil, la présence de la communauté noire n'était pas là. On a été élus, on a été élus pour une nouvelle ville, on a été élus en regroupant beaucoup d'autres villes. On a eu des meilleurs et des meilleures qui pourraient représenter des Montréalais et des Montréalaises. Mais la communauté noire, sur ce conseil même, était absente. Et à l'époque, c'est pas par un manque de volonté, manque d'intérêt, mais il y avait assez de barrières qui empêchaient les gens de présenter et d'avoir l'occasion d'être élus, mais en tant que résident de Montréal, mais en tant que porte-parole pour leur communauté, où ils pourraient jouer un rôle important pour influencer, gérer et parler au nom de leurs citoyens et citoyennes. Je suis très fier de, dans les dernières 25 ans quelques, 24 ans quelques, que les mesures qui étaient mises en place par les diverses maires, par les divers conseils, par les administrations successives ont eu un effet d'encourager les représentants de la communauté noire de jouer leur rôle, de prendre leur place, de jouer un rôle de leadership. Mais aussi, j'ose dire que ça ne pourrait jamais arriver si année après année, comme les événements que nous avons pour le mois de la communauté noire en février, mais tout au long de l'année, les milieux associatifs, les leaders comme Dan Phillips, les leaders comme Clarence Bain, les divers leaders qui ont joué leur rôle important dans la communauté ont eu un effet de préparer les générations, la première, la deuxième, la troisième génération des jeunes des communautés noires pour non seulement chercher l'éducation, chercher et acquérir la langue et de jouer un rôle important pour être capable d'être propulsé ici. Et quand mon collègue Josué Corvil avait fait mention d'un des noms, ça m'a fait penser que quand les diverses personnes qui étaient élues, Monika Ricot, France Benjamin, et j'en passe, des gens qui étaient des précurseurs à leur temps, Ils ont toujours été capables de briser ce plafond de verre. Donc aujourd'hui, je salue les pionniers et les pionnières qui ont été, par leurs gestes d'audace et par leurs actions et par leurs réussites, m'ont ouvert la porte. Et je reconnais aussi l'importance de la communauté, les membres de la communauté qui étaient présents, que vous avez défoncé les portes. Et maintenant que les portes sont ouvertes, je vous invite, les autres personnes, dans les prochaines semaines et mois qui s'en viennent, de défoncer et puis faire entrer, prendre votre place. J'espère que le conseil, ce conseil actuellement était représentatif de la communauté que nous on représente à Montréal, mais il peut pas être représentatif si la communauté noire pas présent. Et j'invite que, autant qu'on est fiers aujourd'hui, j'espère que le 2 novembre, on aura aussi une grande fierté d'avoir des réussites reflétées ici à ce conseil et de facto dans la fonction publique de Montréal.

Voix 5E38:42:17

Merci.

Martine Musau Muele ◌8:42:20

En l'absence d'autres interventions, notons donc la de la déclaration pour le mois de l'histoire des Noirs, ce qui nous permettrait de poursuivre.

Christine Black ◌8:42:34

Je vais laisser la parole à mes collègues de l'opposition pour présenter leur motion.

Martine Musau Muele ◌8:42:39

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌8:42:42

Merci, madame la présidente. Alors, à mon tour, je vais céder la parole à monsieur Josué Corville pour qu'il nous présente la motion 6501.

Josué Corvil ◌8:42:53

Merci, Madame la Présidente. Le mois de janvier s'avère être très important pour la communauté haïtienne. Le 1er janvier, c'est la proclamation de l'indépendance et la dégustation de la soupe de la liberté, la soupe Joumou, qui est reconnue comme faisant partie du patrimoine immatériel de l'UNESCO. Le 12 janvier rappelle le passage d'un cyclone meurtrier qui a ravagé l'île en 2010. Cette année marque le 15e anniversaire de ce terrible tremblement de terre qui a secoué l'île et le bilan fut désastreux: 280 000 personnes perdirent la vie, 300 000 furent blessées et 1,3 million d'Haïtiens se retrouvèrent sans-abri. Vers 16h53, un séisme de magnitude 7 qui a duré 35 secondes a fait basculer la vie de plus d'un et les répercussions se font sentir encore après plusieurs années. Aujourd'hui, nous proposons cette motion de solidarité avec le peuple haïtien. Je veux d'entrée de jeu remercier l'administration pour son ouverture, son acceptation de la motion. Je veux également remercier l'organisation Unir contre la haine Canada et son directeur Marvin Rotrand pour leur appel à soutenir Haïti. Notre gratitude va aussi à la Ligue des Noirs du Québec et son président Max Stanley Bazin, qui appuie aussi cette démarche. Je me propose de vous faire un bref rappel historique d'Haïti. Comme on parle des États-Unis, aux États-Unis, il y a 8 villes qui ont pour nom Haïti, H-A-Y-T-I, dans le Dakota Nord et Sud, dans le Missouri et la Louisiane. Haïti, H-A-Y-T-I, Ti, le nom original des Taïnos. Avant l'arrivée des Européens, les autochtones de l'île, les Taïnos, dénommaient leur terre Haïti, terre haute, pays montagneux. Le 5 décembre 1492, lorsque Christophe Colomb débarqua sur l'île, il la nomma Hispaniola, ce qui signifie petite Espagne. En 1697, par le traité de Ryswyk, la partie ouest de l'île Hispaniola fut cédée à la France, qu'on appelait Saint-Domingue. C'est dans cette colonie que furent bâties les premières maisons, les premières églises, les premiers monastères, les premières écoles, premiers forts, les premières villes élevées par les Européens. En Amérique. La colonie domingoise est riche et prospère. Elle fut appelée la perle des Antilles, la reine des Antilles, l'île enchantée, l'île magique. Un symbole de prospérité, Saint-Domingue devient l'une des colonies les plus riches de l'Empire français grâce à l'exploitation de plantations de sucre, de café et d'indigo. Un lieu de souffrance également. Cette richesse reposait sur le travail forcé de centaines de milliers d'esclaves africains, faisant de Saint-Domingue un théâtre de lutte pour la liberté. Le nom Saint-Domingue est associé à une période de grandeur économique, mais aussi de profondes inégalités et d'oppression. Toutefois, cette splendeur est fondée sur l'esclavage. Les indigènes étaient tués, brûlés, exploités. Ce sont des conditions inhumaines. Ont bafoué tous les principes élémentaires de la dignité humaine. Les esclaves prirent la décision de se libérer des chaînes de la servitude pour pouvoir vivre comme des êtres humains. Après 13 ans pour éradiquer l'esclavage, l'armée indigène a vaincu l'armée napoléonienne. Ainsi naquit la première république africo-indienne du monde et le premier peuple africoïde d'outre-mer. La Révolution haïtienne se démarque des autres révolutions par sa radicalité et sa nouveauté. Elle est l'œuvre de groupes d'êtres humains considérés à l'époque comme des sous-hommes, condamnés à effectuer uniquement des travaux d'esclaves. En 1848, Victor Schoelcher parle de l'esclavage comme un attentat contre la dignité humaine. Le 1er janvier 1804, après une lutte acharnée pour la liberté, la République d'Haïti fut proclamée, marquant un tournant historique. Plusieurs pays ont reconnu rapidement cette nouvelle république. Le Vatican a reconnu l'indépendance d'Haïti en 1804, la Russie en 1821. Il faut attendre en 1825 pour que la France aille dans le même sens, moyennant un paiement de 154 millions de francs-or, l'équivalent de 560 millions de dollars en valeur actualisée. Les États-Unis ont reconnu l'indépendance d'Haïti en 1867. Malgré cet état de fait, Haïti a fait luire le flambeau de liberté dans plusieurs pays du monde. Pendant 122 ans, cette dette a paralysé le développement économique d'Haïti. Elle l'aura empêché de disposer des fonds nécessaires pour financer des infrastructures dans la santé, l'éducation, les transports et les services publics. La diaspora haïtienne compte près de 2 millions de personnes disséminées à travers le globe, dont Montréal. La communauté haïtienne de la métropole est très dynamique. Ce sont des, ce sont 2 sénatrices, des députés fédéraux et provinciaux, conseillère de ville, un conseiller de ville, 3 conseillères d'arrondissement et un conseiller d'arrondissement. Ce sont des organismes communautaires comme la Maison d'Haïti, BCHM, L'Appel Retrouvé, Sainte-Narrivée, Regroupement Jeunesse en Action. Et le regroupement organise leur gala le 16 mars prochain, c'est une activité à ne pas manquer. C'est également le Sommet socio-économique des communautés noires. C'est également des feuilletons télévisés comme La Caille Noue, dont la deuxième série commence le 23 janvier. Ce sont des auteurs: Daniela Ferrière, Franz Benjamin, Rodney Saint-Éloi, Frédéric Boiron. Haïti, l'histoire des chefs, projet coordonné par Carla Beauvais. C'est également la musique compas. Donc il y a un phénomène compas, Joé Doigt de Filet, qui fait bouger toute la planète avec leur chant Quatre Campées. C'est également un groupe montréalais, Qualiti, avec Alain et Ronald et leur chant phare Montréal, ville de rêve. Si vous voulez les écouter, allez sur YouTube, Kwaliti, et vous allez voir leur chant Montréal, ville de rêve. Haïti connaît une instabilité politique depuis 2011. La violence des gangs s'avère impitoyable. Beaucoup de cas d'enlèvements, d'extorsions sévissent dans le pays. Devant le chaos qui plane sur le pays, L'aide réelle de la communauté internationale sera intéressante. Via cette motion, nous appelons la Ville de Montréal à accompagner le peuple haïtien dans sa quête de liberté. Je nous invite à faire un geste humaniste en adoptant cette motion à l'unanimité. La présence affirmée des Haïtiens dans le pays, dans le paysage montréalais, culturel ou politique, est le signe d'une communauté nombreuse, dynamique et accueillante. Montréal a toujours été présent pour Haïti, que ce soit lors du tremblement de terre de 2010 ou à d'autres périodes sombres. Je terminerai mon exposé avec quelques citations d'un texte de Madame Chantal Ismet, un texte qu'elle a lu lors de la célébration du 12 janvier, tant troublée, tant de nuances et de couleurs, tant d'acceptation des univers contrastés, tant de la nécessaire union des opprimés, tant de prise en compte de la complexité, tant de la fusion des luttes plurielles. Que nos êtres se tendent, se confondent avec ces flammes allumées pour se matérialiser lumière d'espoir pour Haïti. Je nous invite à adopter cette motion à l'unanimité. Merci.

Martine Musau Muele ◌8:52:08

Madame Christine Black.

Christine Black ◌8:52:12

Madame la présidente, le 12 janvier, de nombreuses manifestations de solidarité ont eu lieu en souvenir des plus de 2 millions de victimes du séisme qui a ravagé Haïti en 2010. Cette journée marquée par le deuil a laissé une trace indélébile et sensible encore aujourd'hui dans le cœur de nombreux Montréalais et Montréalaises. Plusieurs membres de la communauté haïtienne à travers le Canada sont encore choqués et traumatisés par la violence de cet événement et pleurent toujours la perte de leurs proches. À toutes ces victimes et à leurs familles et à leurs descendants et descendantes, je veux exprimer ma solidarité et ma compassion. Les mots sont trop faibles pour décrire la profondeur de votre douleur. Plusieurs survivants et survivantes et leurs descendants et descendantes sont venus vivre à Montréal à la suite de cette tragédie. Ils ont tous et toutes nourri Montréal de leurs talents, de leur expérience, de leur force de résilience et de leur courage. Certains ont magnifiquement réussi à se tailler une place dans notre société montréalaise, d'autres sont encore sur le chemin difficile et lent de la guérison. Tous mes vœux de paix et de vie leur sont adressés en ce début d'année 2022. 2025. 15 ans plus tard, Haïti demeure miné par des séquelles profondes. Les infrastructures et la gouvernance ne sont pas rétablies. Le pays ne s'est jamais véritablement reconstruit. L'aide humanitaire internationale, bien qu'abondante, n'aura pas permis de rebâtir du solide et du permanent en Haïti. Sur ce terreau tristement fertile, une instabilité chronique s'est installée. La fragilité du pouvoir a permis à des gangs violents de de faire la loi d'empire aux princes et d'occuper la moitié du territoire national. La situation actuelle est extrêmement grave et préoccupante. Je vais exposer une série de chiffres, car on les entend trop peu, pour donner un aperçu de l'ampleur de la crise. En 2024, selon le Bureau des droits de l'homme des Nations unies et de l'UNICEF, 5600 personnes ont été tuées, faisant bondir le nombre de meurtres de plus de 20% par rapport à l'année 2023. 700 000 personnes ont été déplacées de force, plus de 2 200 personnes ont été blessées, près de 1 500 personnes ont été enlevées, 45% de la population n'a toujours pas accès à l'eau potable et environ 5,5 millions de personnes, dont 3 millions d'enfants, sont en situation d'insécurité alimentaire sévère. Et cela, c'est sans compter les viols, les agressions, les razzias qui déchirent et affament le pays. Cette crise humanitaire est une conséquence du séisme et des autres événements climatiques qui ont secoué le pays dans les dernières années. Profitant des commémorations du 12 janvier, plusieurs voix se sont élevées pour le rappeler et appeler la communauté internationale à ne pas fermer les yeux. Elle la conjure de ne pas oublier Haïti, dans la droite ligne de la Déclaration de Montréal lancée le 25 septembre 2023 par la Coordination de la Convention des acteurs de la diaspora haïtienne, Cette déclaration en faveur de l'unité et du renouveau en Haïti interpellait les États et les organisations internationales à agir, entre autres, pour mettre fin à la violence perpétrée par les groupes armés. En déposant cette motion, nous saisissons l'occasion de porter cette question sur la scène municipale afin d'inciter la communauté internationale à prendre ses responsabilités et à s'engager résolument pour Haïti dans la mesure de ses capacités. C'est pourquoi nous demandons que la Ville de Montréal réaffirme sa solidarité indéfectible indéfectible envers la diaspora haïtienne de Montréal et les Haïtiens dans leur désir commun de retrouver une société stable et sécuritaire. Qu'on appelle le Canada et les autres membres de la communauté internationale à augmenter leur soutien financier aux opérations des organisations humanitaires actuellement présentes en Haïti. Qu'on soutienne l'appel de novembre 2022 du Haut-Commissariat des Nations unies et de la région et au-delà, notamment de la République dominicaine, à suspendre les renvois forcés des Haïtiens vers leur pays, appel qui a été réitéré cette année par plusieurs militants haïtiens, qu'on appelle le Canada à mettre tout en œuvre pour éradiquer les gangs en Haïti, qu'on appelle à une vraie solidarité internationale pour aider le peuple haïtien à un nouveau départ. Pour marquer leur solidarité avec la diaspora haïtienne de Montréal, j'invite tous les représentants de cette Chambre à voter en faveur de cette motion.

Martine Musau Muele ◌8:56:19

Merci. Monsieur Abdelhak Sari.

Abdelhaq Sari ◌8:56:27

Merci beaucoup, Madame la Présidente. J'interviens moi aussi également et je remercie tout d'abord mon collègue Monsieur Josué Corville de déposer cette motion. Je remercie également l'administration pour la collaboration à ce sujet. Haïti, une nation dont l'histoire est inscrite dont ces noms portent un héritage unique qui témoigne de sa résilience et de son identité. Ces noms que je vais citer sont des chapitres d'un livre racontant une histoire riche en défis, bien évidemment, et en triomphes. Commençons par le premier nom: Haïti, une terre de montagnes et de spiritualité, un hommage aux peuples autochtones qui l'ont habitée premier. Après, Hispaniola, un point de rencontre entre le Nouveau et l'Ancien Monde, mais aussi un rappel des blessures de la colonisation. Saint-Dominique, ou San Dominique, une colonie prospère et tragique marquée par l'exploration, l'exploitation et la souffrance, mais aussi par les germes d'une révolution. Haïti, le premier État noir libre des Amériques, un symbole de fierté un symbole de liberté et de courage face, bien évidemment, à l'adversité. Chaque nom porte en lui l'essence d'un peuple qui, malgré les épreuves, a su persévérer son identité et, bien évidemment, garder sa dignité. La devise, bien évidemment, d'Haïti, l'union fait la force, résonne comme un appel aujourd'hui, comme un appel universel à la solidarité. Et aujourd'hui, suite vraiment à une expression avec cette motion, non seulement pour le peuple haïtien, mais pour tout et tous, et bien évidemment ceux qui croient en un avenir de justice et un avenir de paix. La relation entre Haïti et la communauté internationale est complexe, souvent marquée par des interventions passées qui ont marqué leur cible et bien évidemment les besoins actuels qui restent très insatisfaits. Aujourd'hui, Haïti appelle non pas par une aide passagère ponctuelle ou désordonnée, mais par une approche solidaire, une approche réfléchie et durable, une approche qui s'attaque à la racine des défis, notamment le déracinement des gangs et de la reconstruction d'un tissu social stable et prospère. À Montréal-Nord, la présence de la communauté haïtienne est tangible, vivante et essentielle. Dans nos écoles, nos organismes communautaires, nos lieux de culte, nos commerces et même parmi les employés de notre arrondissement, les Haïtiens et Haïtiennes enrichissent notre collectivité à tous les niveaux. Leur contribution témoigne de leur engagement et de leur résilience tout en renforçant notre diversité. Comme le dit le proverbe haïtien, Mé nan pil chay palou, avec de nombreuses mains, le fardeau devient léger. Je crois fermement que si la communauté internationale s'unit pour aider à éradiquer, bien évidemment, les problèmes des gangs, et à poser les bases d'un développement durable, Haïti connaîtra de meilleurs jours. Ce n'est pas seulement un appel à l'action, mais une déclaration d'espoir. Haïti, avec son histoire, sa culture et son peuple, mérite un avenir à la hauteur de sa résilience et de sa fierté. Merci.

Martine Musau Muele ◌9:00:09

Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌9:00:13

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je souhaite intervenir sur la motion qui est à l'étude, 65.01. Je pense qu'en entendant notre collègue de l'autre côté de la chambre, vous comprenez que c'est une motion que l'administration appuie. On a envoyé simplement quelques ajustements et je pense que tout le monde les a reçus. Avant de commencer, permettez-moi à nouveau de saluer les invités au balcon qui se sont déplacés dans une soirée de température, de froid extrême, on va le dire. On siège ici depuis toute la journée, donc c'est ça qui nous attend un petit peu plus tard. Je vais remercier également mon collègue monsieur Corville pour présenter cette motion, une motion qui est importante. Merci à tous. Les autres collègues qui ont pris aussi la parole également pour parler à cet égard. Avant de partir pour les congés pour la période de temps des fêtes, ma dernière rencontre, c'était justement avec la Maison d'Haïti pour faire le point de la situation, pour voir comment Montréal pouvait continuer à redoubler les efforts de représentation auprès des autres paliers de gouvernement et bien sûr comment continuer à être une alliée autant du peuple haïtien comme les Haïtiens qui résident à Montréal. Je suis aussi fière conseillère où se trouvent les boulots de la communauté haïtienne de Montréal. Je dirais Maison d'Haïti, le BCHM, ce sont des institutions qui existent depuis des décennies et qui montrent l'engagement des communautés et qui font et qui contribuent à la vie de notre métropole. Qu'on fasse partie de ces deux institutions parmi plein, plein d'autres exemples où, qu'on habite peu importe dans quel coin de notre ville, on est conscient puis on remercie cette contribution à la vie économique, culturelle, scientifique et sociale, que depuis plusieurs générations, les Haïtiens font partie évidemment de cette métropole et contribuent à la vitalité de notre métropole. Des liens qui sont profonds, qui sont sincères et surtout historiques entre l'Haïti et et Montréal. D'ailleurs, j'ai regardé, puis Montréal est vraiment la 3e ville au monde où l'on retrouve la plus importante communauté des citoyens d'origine haïtienne. C'est assez important, comme vous le voyez. Et la Ville de Montréal a toujours été une alliée, comme je le disais tout à l'heure, a toujours été une d'Haïti lorsqu'il y a des différentes situations difficiles. Et plusieurs ont été nommées par mes collègues, ont été vécues en Haïti, que ce soit des malheureuses catastrophes naturelles comme l'ouragan Matthew, ou comme ça a été nommé, les séismes de 2010. Et puis qui aujourd'hui, aujourd'hui ça fait quelques jours, on avait on a souligné le 15e anniversaire de ces événements qui ont laissé un nombre effrayant de morts et de blessés. J'aimerais réitérer et rappeler que quand cette situation a été vécue, Montréal a été parmi les premières à intervenir, que ce soit par l'organisation de levées de fonds en passant par le soutien psychologique l'accueil et le transport des rescapés, que ce soit en mettant en place une cellule de crise afin d'assurer la coordination des actions tant en Haïti qu'auprès des partenaires ici à Montréal. Il y a eu un comité inter-Montréal-Haïti qui a été formé, dont 3 centres multiservices qui ont vu le jour. La Ville a participé activement, on a suivi du répatriement des premières Haïtiennes après le séisme. Montréal a par la suite contribué aux efforts collectifs canadiens de reconstruction en Haïti en participant à la mise en œuvre d'un programme de coopération municipale. Puis cette collaboration s'est poursuivie. Je pense que j'ai souhaité tout simplement mettre en lumière encore une fois cette cette ligne de solidarité et de collaboration entre la Ville et Haïti. C'est toujours dans cet élan de solidarité que le 12 juin 2023, une motion demandant de reconnaître la gravité de la situation politique, sécuritaire et humanitaire en Haïti a été adoptée au conseil municipal. Quelque temps plus tard, malheureusement, les mots de cette motion résonnent encore aujourd'hui. Nous réaffirmons notre solidarité indéfectible envers la diaspora haïtienne à Montréal et le peuple haïtien et appuyons le désir de retrouver une société stable et sécuritaire. Encore aujourd'hui, la situation demeure très préoccupante et le nombre de déplacés par les violences incessantes en Haïti ne cesse pas d'accroître jour après jour. Madame Blanc, Monsieur Corville, où ça on avait fait mention, c'est effrayant. Je pense pas que j'ai besoin de répéter ces chiffres, mais on parle de plus de 5000 morts, de plus de 700 000 personnes déplacées, déplacements forcés. C'est énorme, c'est inquiétant, et c'est normal qu'à la Ville on continue de montrer notre solidarité et on continue à faire appel à l'aide internationale. Selon l'UNICEF, environ 4,4 millions de personnes en Haïti ont besoin d'une aide urgente alimentaire et 1,6 million de personnes sont confrontées à des niveaux d'urgence d'insécurité alimentaire aiguë, ce qui augmente les risques d'émaciation et de malnutrition, surtout chez les enfants. La population, la population haïtienne haïtienne, essentiellement celle de Port-au-Prince, vit ainsi dans l'attente du déploiement de l'aide internationale. Bien, et je le réitère, que nous continuons de soutenir les demandes de la communauté haïtienne, nous savons où sont d'autres paliers de gouvernement. Nous continuons donc à plaider pour la solidarité internationale en vue d'offrir un meilleur avenir aux Haïtiens et Haïtiennes qui cherche refuge au pays. C'est donc pourquoi, puis je l'ai dit au début de mon intervention, je souhaite joindre ma voix à mes collègues de l'opposition pour réaffirmer la solidarité du conseil municipal de la Ville de Montréal envers la diaspora haïtienne à Montréal et le peuple haïtien, redire à la communauté haïtienne que nous serons toujours présents à ses côtés pour l'épauler et la soutenir. Pour conclure, je Je veux aussi, tout comme mes collègues, appeler le Canada et les autres membres de la communauté internationale à augmenter leur soutien aux organisations humanitaires actuellement présentes en Haïti. Merci beaucoup, Madame la Présidente.

Martine Musau Muele ◌9:07:50

Madame Érika Anius.

Voix 5O9:07:53

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je veux reprendre le temps premièrement de remercier Merci, monsieur Corville, pour cette motion, une motion qui m'est toute personnelle. Et je veux prendre le temps aussi de saluer les gens au balcon qui sont présents, qui, j'imagine comme moi, en regardant les nouvelles, quand on dit le mot Haïti, notre cœur se crispe parce qu'on sait pas si c'est un des nôtres qui sera sous une réalité de kidnapping, d'agression, de détention, Donc, je veux vraiment prendre le temps de vous remercier, monsieur Corville, parce que c'est personnel. Et, à titre d'élue, c'est un grand privilège que j'ai de pouvoir soutenir cette motion, mais aussi de vous encourager, à travers cette motion, à réaffirmer l'importance de la démocratie et des droits humains, non pas seulement pour nous, mais pour tous les peuples du monde, incluant Haïti. Donc aujourd'hui, j'ai juste envie de vous dire de vous joindre à moi et aux collègues de l'opposition et Madame Blanco, parce qu'Haïti ne peut pas tomber. J'ai dit lors des commémorations du séisme, Black joy is resistance. La joie noire est un signe de résistance. Et je pense aujourd'hui que nous devons réaffirmer et réitérer. Je vous remercie beaucoup de votre solidarité, monsieur Beaudry. Merci. Je pense qu'on a l'occasion ici d'envoyer un signal fort comme élus dans un pays démocratique, que la démocratie est importante partout dans le monde et tout particulièrement à Haïti. Donc, s'il vous plaît, prenons l'occasion de réaffirmer que la démocratie, les droits humains, c'est pour tous les individus. Et je terminerai à vous, chers amis haïtiens: Haï Bobo pour Haïti, Haï Bobo pour le peuple haïtien. Madame la Présidente, merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌9:10:16

En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la motion 65.01 appelant à une vraie solidarité de la communauté internationale envers Haïti. Il est 22 h 06, cette séance est levée. Prochain rendez-vous le 17 février, pardon, à 13 h. Merci.