Conseil municipal — 17 février 2025
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Animation / annonce d'ouverture ◌0:10:08
Conseilleurs, veuillez prendre place s'il vous plaît. Veuillez accueillir la présidente du conseil, Madame Martine Musau-Muele.
Martine Musau Muele ◌0:10:41
Bonjour tout le monde, nous sommes lundi 17 février 2025, il est 13h09. Bienvenue à cette séance du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation de Ginyan-Gehaga, de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Permettez-moi de commencer avec quelques mots de félicitations. Je tiens à souligner les réussites de la cinéaste montréalaise Myriam Charles, qui est la toute première lauréate du prix Charles Officer Legacy du Festival international du film de Toronto, qui est doté d'une bourse de 25 000$. Ce prix récompense l'excellence créative d'une personnalité noire en réalisation ou en scénarisation et a été annoncée mercredi dernier lors de la cérémonie d'ouverture du Top 10 du Canada, une vitrine cinématographique annuelle du Festival international du film de Toronto. Alors, au nom du conseil municipal, toutes nos félicitations à madame Charles qui est réalisatrice, productrice, directrice photo pour toutes ces récompenses. Une autre note de félicitations également au nom du conseil, on adresse aujourd'hui nos plus grands honneurs, puis-je dire, à une grande dame de la littérature qui nous a quittés cette nuit, madame Antonine Maillet, dramaturge, romancière ou encore traductrice de Shakespeare. Elle a acquis sa renommée canadienne avec la pièce La Sagouine en 1971 et s'est fait connaître dans toute la francophonie en remportant le prestigieux prix Goncourt avec Pélagie la charrette en 1979. Antonine Maillet devient la 6e femme et, à ce jour, la seule Canadienne à recevoir cet honneur de la littérature qui lui a permis d'écouler 1 million d'exemplaires de son roman. L'œuvre complète d'Antonine Maillet, déployée sur une quarantaine d'ouvrages décortiqués, expose et célèbre l'histoire de la langue de sa petite nation francophone des Amériques, à savoir l'acadien. Son installation au Québec ne l'avait d'ailleurs jamais éloignée du patrimoine et des sujets de sa terre natale, où les femmes fortes et indépendantes occupent une place centrale. Permettez-moi, parlant justement de terre natale, de vous partager une pensée, en fait, qui pesait très, très lourdement sur mon cœur ce matin. Et je sentais la responsabilité de vous la partager, en fait. Je ne sais pas si... Certains ou certaines d'entre vous avez déjà entendu parler du nom d'Edmund Dean Morrill? Non? Peut-être connaîtriez-vous Joseph Conrad? Oui? Ça me rassure de voir quelques hochements de tête. Je vous mentionne ces noms en fait parce qu'entre 1890 et 1910, la République démocratique du Congo, qui à l'époque ne s'appelait pas la République démocratique du Congo, a connu une période de son histoire qui n'est pas le début de son histoire, mais qui a été un tournant incroyablement dévastateur pour ses enfants. Puis étonnamment, c'est grâce à des personnes d'un courage indéfinissable, qui sont allés sur une terre étrangère en pensant découvrir des contrées lointaines, sauvages, comme on les qualifiait à l'époque, pleines d'aventures, mais qui ont constaté les horreurs dont l'Homme avec un grand H est capable. Et en l'occurrence, à cette époque-là, cet Homme était d'une C'est difficile à qualifier en fait, parce que lorsqu'on voit certaines des images que les gens nous décrivent de cette époque, c'est difficile d'imaginer que nous sommes capables d'atrocités indescriptibles. Pourquoi est-ce que je vous dépose ceci ici ce matin? C'est parce que, comme à notre coutume, on a toujours une minute de silence. Il y a une époque où c'était une minute de prière, mais pour nous unir, ça devient une minute de réflexion. Puis j'avais une réflexion en fait que je pouvais pas garder pour moi-même parce que quand je relisais le nom de ces hommes qui étrangement n'étaient pas congolais, je vous parle d'un Blanc, Edmund Morel, c'est un homme qui s'est présenté devant Theodore Roosevelt à la Maison-Blanche puis qui a demandé à ce que les États-Unis prennent sa responsabilité sur la scène internationale parce que c'était inconcevable pour lui. Inconcevable que pour des raisons purement égoïstes, économiques, nationalistes, qu'on puisse arracher des enfants à leur mère, qu'on puisse couper des membres à d'autres humains pour l'or noir qui à l'époque était le caoutchouc. Aujourd'hui, c'est autre chose. Ceux qui connaissez l'histoire de la RDC, vous savez que sa richesse est en quelque sorte sa plus grande bénédiction et sa plus grande malédiction. Et si je vous partage les noms de George Washington Williams, William Shepherd, Joseph Conrad, Edmund Morel, c'est pour vous dire qu'il y a eu des gens qui ont eu un courage incroyable. Il y a plus d'une... There's more than a century now to give voice to people who had no voice. Et je sais qu'il y a des gens qui vont m'entendre ce soir puis qui vont me dire, mais en fait, tu nous dis ça pourquoi, Martine? En quoi est-ce que ça nous regarde? Je vous le partage simplement parce que j'ai une responsabilité, comme ma consœur ici, ma compatriote Gracia Kasoki Katawa, de la même façon que j'ai la même responsabilité que mon confrère Sonny Moroz, que ma consœur Alba Zuniga Ramos, qui est originaire de la Colombie, que ma consœur Alba— pardon, Alia Hassan-Cournol, la même responsabilité que portent des gens comme Mary Deros, Josué Corvil, qui n'ont pas choisi, qui n'ont pas choisi de porter l'histoire. De peuples qui ont trop longtemps souffert. Donc je voulais le déposer aujourd'hui ici pour notre période de réflexion. Je voulais déposer cette question, à savoir: qu'est-ce qu'on peut faire individuellement? On est dans des rôles tellement privilégiés, mais tellement difficiles, parce que les gens ont des attentes incroyables par rapport à nous, mais nous ne sommes que des hommes avec une responsabilité incroyable. Donc, je voulais partager à mes collègues que je respecte, que j'apprécie, aux Montréalais qui nous suivent, un appel à faire la première chose qui a fait la différence dans l'histoire de ces hommes que je vous ai nommés, de ces femmes dont l'histoire a effacé les noms, Et c'est de refuser le silence. C'est de se détacher du désintérêt et d'accepter, même lorsque l'autre ne nous reconnaît pas, ne nous représente pas dans sa forme physique, mais est entièrement nous dans sa forme humaine, d'accepter de ne pas se taire. Et de porter ce message auprès de ceux qui ne savent pas ce qui se passe ailleurs. Et dans mon cas, je voulais absolument prendre ce moment de réflexion pour attirer votre attention sur ce qui se passe à l'est du Congo. Et j'espère que d'une façon ou d'une autre, nous saurons unir nos voix pour les amener auprès de nos homologues ici, dans ce Canada qui se retrouve avec un regain d'unicité, pardon, aujourd'hui, pour que ces voix puissent se porter à l'extérieur de nos frontières également, pour demander ce que toute personne sur cette terre mérite et demande dignité, respect, paix, humanité. Je vous inviterai à observer une minute de silence. Merci, je vous inviterai à vous asseoir. Débutons nos travaux avec la première période de questions des membres du conseil municipal. J'inviterai le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:21:08
Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, depuis l'arrivée de Projet Montréal à la tête de notre métropole, les relations avec le gouvernement du Québec se détériorent de jour en jour. Ce qui aurait dû être une collaboration constructive s'est transformé en une série de conflits publics néfastes pour la population de Montréal. Madame la Présidente, au lieu de défendre la position de notre métropole, Projet Montréal semble avoir abandonné son rôle de leader, privilégiant les querelles politiques au détriment des intérêts des citoyens. En 8 ans de gouvernance, l'administration de Projet Montréal dirigée par Madame Plante a montré une incapacité flagrante à négocier efficacement avec Québec sur des dossiers cruciaux tels que le Réflexe Montréal, par exemple. Et les conséquences sont évidentes: les Montréalais souffrent dans des domaines essentielles comme l'habitation, comme la gestion de l'itinérance, comme la fin du financement des équipes mixtes en sécurité publique, comme le transport collectif, comme l'accès aux infrastructures scolaires, et j'en passe, Madame la Présidente. Même des questions simples comme Airbnb, la collaboration fait défaut. Madame la Présidente, ma question, elle est simple: combien de temps encore les Montréalais devront endurer ce spectacle désolant entre l'administration de Madame Plante le gouvernement du Québec? Et est-ce que madame Plante réalise vraiment que les disputes publiques nuisent gravement aux intérêts de notre ville? Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:22:38
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:22:40
Oui, merci, madame la présidente. Tout d'abord, je vous remercie pour votre mot d'introduction. Je pense que c'est important de toujours prendre, bien sûr, une ville, une municipalité, ça s'occupe du très concret, comme en ce moment il y a une grande tempête de neige, puis je pense qu'on on est tous ici dans cette chambre pour siéger au conseil municipal, ce qui est notre responsabilité, et tout doit rouler. Mais n'oublions pas aussi, puis on a hâte d'être dans nos arrondissements pour gérer la tempête, c'est évident, mais n'oublions pas aussi à quel point on a la chance d'être dans un pays, une province et une ville où il y a un climat de paix qui fait en sorte qu'aucun enfant n'a peur d'aller à l'école, aucun citoyen, aucune citoyenne ne craint pour sa vie pour différentes raisons qui lui échappent complètement. Donc, je tenais quand même à vous remercier. Madame la présidente, Pour répondre à la question du chef de l'opposition, je pense que de l'autre côté de la banquette, on a la mémoire courte, considérant que c'est notre administration, entre autres choses, qui est allée chercher 250 millions pour assurer plus, pour ramener des bottes, des policiers, des policières dans nos rues. Au final, ça aura été 600 policiers, policières en moins de 4 ans qui ont été engagés, 300 pour remplacer les retraites et 300 nouveaux policiers. Et ça, là, c'est C'est nous qui avons fait ça. Sûrement pas quand c'était Denis Coderre qui disait que c'était le boss de la police. Et c'est certainement pas au cours des dernières années que ça s'est fait. Et pour la ligne bleue, bien que j'aime— je sais que Chien a mentionné que la ligne bleue, ça faisait 25 ans que ça n'avait pas bougé, même quand c'était Denis Coderre qui était au pouvoir. Et c'est grâce à nous qu'on a ramené cette ligne-là avec le gouvernement du Québec. Mais vous savez quoi, madame la présidente? Moi, dans la dernière semaine, les Montréalais m'ont écrit pour me dire, merci de nous défendre. On est une métropole, il y a des enjeux de vulnérabilité et on comprend bien que la Ville fait tout ce qu'elle peut. Elle ouvre même des refuges, mais il faut que le gouvernement entende nos préoccupations. Merci de défendre les Montréalais et les Montréalaises. Nous, c'est ça qu'on fait.
Martine Musau Muele ◌0:24:35
Question complémentaire.
Aref Salem ◌0:24:37
Madame la présidente, je suis abasourdi de cette réponse. Je suis vraiment abasourdi de cette réponse. Je m'attendais à tout, Sauf à ça. Les querelles, madame la présidente, les chicanes ne sont plus une question de huis clos. Les chicanes se sont transposées actuellement dans les journaux. À chaque jour, on se réveille le matin et on se demande quelle mauvaise nouvelle Montréal va subir. Madame la présidente, nous avons un problème et si la mairesse est en train de dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, pourquoi les résultats ne sont pas là? Pourquoi on n'a pas réglé le problème de l'itinérance? Pourquoi on n'a pas essayé de régler le problème de l'habitation? Elle a promis 60 000 logements abordables, zéro ont été faits. Madame la présidente, j'ai de la misère à suivre la mairesse. Puis ma question, je vais la répéter, je veux juste savoir concrètement qu'est-ce que cette administration va faire pour remédier à ces lacunes. Madame la présidente, quelle démarche spécifique va être entreprises pour négocier ou résoudre ces problèmes et pourquoi, si elle dit que tout est beau, pourquoi il n'y a pas de résultats concrets au niveau des citoyens. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:25:54
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:25:57
Merci, madame la présidente. Vous savez, au cours des 8 dernières années, je pense que les Montréalais savent à quel point je n'ai jamais été une mairesse qui disait que tout était beau. Alors, je ne sais pas qu'est-ce que— je pense qu'on a essayé de me paraphraser. Par contre, on a toujours été une administration extrêmement pragmatique puis qui trouve des solutions aux au fur et à mesure, que ce soit la COVID, que ce soit la crise de l'itinérance qui, soit dit en passant, ne se limite pas à Montréal. Et on voit que toutes les municipalités et toutes les villes du Québec font front commun pour demander un plan national parce que, contrairement à ce que dit le chef de l'opposition, la Ville de Montréal, on n'en a pas de travailleurs sociaux, on n'en a pas d'infirmières, on n'en a pas de médecins, alors que ce qui se passe en ce moment dans les rues de Montréal, c'est beaucoup des enjeux de santé mentale, c'est beaucoup des enjeux de toxicomanie et tout le monde est d'accord. Donc, j'invite le chef de l'opposition à poser des questions avec juste un peu plus de rigueur avec des faits, avec des vraies données, avec des vrais chiffres et pas utiliser ce qui sort un peu, ce qui fait leur affaire. Mais dans tous les cas, moi je vais le redire, on n'est pas parfait, mais on fait ce qu'il faut, puis surtout on dit ce qu'on va faire, et ça c'est bien, on est dans la transparence et on cherche des solutions. Et oui, le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral avec qui nous travaillons très bien depuis 8 ans, le gouvernement libéral canadien avec qui on travaille très bien, on va continuer à trouver des solutions pour les Montréalaises et les Montréalais. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:27:20
La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:27:24
Merci, madame la présidente. La mairesse a bien dit, on dit ce qu'on va faire, mais on n'arrive pas à le faire, par exemple. Alors, vous savez, elle se rend pas compte, quand mon collègue parle des bisbilles qui existent entre Puis c'est même pas une cachette que ça tourne pas rond entre le gouvernement du Québec et l'administration montréalaise, c'est même pas une cachette. Mais elle se rend pas compte des dégâts, elle se rend pas compte des impacts, des problèmes que ça cause, notamment dans la gestion des problèmes de sécurité publique. Ainsi, Montréal est en train de perdre une à une ses escouades mixtes financées par Québec. Puis je suis contente parce qu'elle parlait des enjeux psychosociaux. Ben justement, je vais prendre l'exemple de la fermeture de l'équipe de soutien aux urgences psychosociales, les EUP. C'est bien qu'elle en ait parlé. Depuis 13 ans, cette unité intervient auprès des personnes en situation de crise et dont l'état mental est perturbé. Bien entendu, madame la présidente, cette administration va nous répondre que ce sont des coupures décidées par Québec et que notre ville peut pas rien faire. Il reste que c'est en train de se passer, tout ce qui se passe actuellement, c'est inquiétant à tous les points de vue. Alors, j'aimerais obtenir des informations précises, madame la présidente, sur la fin brutale de ces financements provinciaux. Est-ce que cette administration peut nous dire si d'autres unités d'intervention auprès des populations vulnérables vont disparaître et, si oui, lesquelles?
Martine Musau Muele ◌0:28:56
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌0:28:59
Merci pour la question, merci madame la présidente. Au contraire, je pense que sous Projet Montréal, on a démontré que la sécurité publique qui a été une priorité et on a les résultats pour le prouver. La violence armée est en diminution, les vols d'autos sont en diminution et comme la mairesse l'a dit, nous avons engagé, il faut se le rappeler, 600 policiers et policières durant les 4 dernières années. C'est un jamais vu historiquement à la Ville de Montréal. C'est sous notre gouverne qu'on a fait ça avec les ententes de Québec dont on maintient. Et nous avons été aussi la cible de nombre de policiers justement pour l'entente qu'on est allé négocier avec Québec pour 250 millions de dollars, ce qu'on a fait, ce qu'on a dit qu'on allait faire et on a réussi à le faire. Donc, pour les ententes avec Québec et pour nos négociations avec Québec, ça va très bien. S'il y a des enjeux au niveau de certaines équipes qui ne sont plus là, le SPVM prend ça en main avec les opérations pour justement combler les déficits avec leurs propres interventions et leur propre façon de faire, telles que les collectifs par exemple. Le SPVM a décidé de mettre en place des collectifs. C'est un ensemble d'intervenants incluant les policiers qui vont dans les écoles, qui vont rencontrer les parents, qui ciblent les jeunes en difficulté et nous avons des bons résultats avec les collectifs qui sont, qui vont être étendus au travers de la Ville de Montréal. Donc, ça va bien et la sécurité publique demeure une priorité pour Projet Montréal et les résultats sont là.
Martine Musau Muele ◌0:30:18
Questions complémentaires?
Chantal Rossi ◌0:30:24
J'aime ça quand je pose une question sur des oranges puis on me répond avec des pommes, j'ai un peu de misère. On me parle d'avoir embauché, puis tout ça, je parle des escouades spéciales, des escouades mixtes qu'on est en train de perdre une à une. Le budget 2024 de la Ville montre que d'autres brigades importantes pour un service de police de proximité, comme l'équipe de lutte au trafic d'armes, l'équipe de violences conjugales, l'équipe de surveillance des délinquants sexuels ou encore l'équipe de lutte contre la pornographie et la pornographie juvénile sont coupées. Tout va bien, madame la présidente. On apprenait d'ailleurs ce matin dans le Journal de Montréal que l'équipe multidisciplinaire d'intervention dans les écoles, bien, elle a aussi fermé ses portes. Pourtant, le leadership de la mairesse de Longueuil a permis d'anticiper ces coupes-là. Mais à Montréal, le leadership n'était pas là. Alors, qui peut répondre à cette question: est-ce que ces unités pédagogiques payés autrefois par les subventions du Québec sont dorénavant payés par la Ville de Montréal et combien ça, ça va nous coûter.
Martine Musau Muele ◌0:31:32
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:31:34
Oui, madame la présidente, je me permets de me lever parce que c'est, je trouve que la formulation de la leader parlementaire de l'autre côté est assez particulière. Puis dans le fond, j'aimerais ça rappeler les faits. Dans les 2 derniers mandats, dans le dernier mandat de Projet Montréal, c'est notre administration, avec la ministre Guilbeault, qui était la ministre de la Sécurité publique, qu'on est allé chercher une enveloppe inédite de 250 millions pour aller engager des policiers et policières à Montréal, de faire une école, aller chercher des policiers spéciaux à Nicolette. Et ça, on l'a fait parce qu'il y avait une augmentation des violences armées. C'est nous qui avons négocié ça avec le gouvernement du Québec. Et là, on a des bottes supplémentaires, plus 300 de plus. Ceci étant dit, madame la présidente, ce qu'on nous demande, c'est de nous mêler des opérations du SPVM en nous demandant de faire la job du directeur de police. Et ça, je sais que c'est le style d'Ensemble Montréal. C'est le style du chef Denis Coderre qui était là et qui disait, c'est ma police, c'est moi le shérif en ville. Ben, c'est ça la différence. Nous, le politique n'entre pas dans l'opérationnel des policiers et policières. On nous a demandé plus de policiers, je suis allée le négocier à Québec, on les a. Et les questions concernant les opérations, je vous invite à le demander à monsieur Fatih Daguerre, notre très cher directeur de police de la Ville de Montréal.
Voix 1D70:33:03
Merci.
Chantal Rossi ◌0:33:13
Juste avant qu'on commence les questions, madame la présidente, c'est parce que là, ça fait 2-3 interventions que la mairesse a, puis elle dépasse son temps. La première question du chef de l'opposition, elle a passé 42 secondes à ne pas répondre à la question, puis elle a dépassé de 40 quelques secondes sur la réponse. Ensuite de ça, sur la question, la réplique, Un autre, une minute 20, une minute 25, et là encore. Fait que là, il y a un temps à respecter. Nous, on s'efforce de respecter ce temps-là, et je l'ai surveillé depuis qu'on a commencé. Alors, j'aimerais ça que ça soit des deux côtés. Quand on pose une question, qu'on réponde à la question, pas partir sur un autre sujet pour revenir à la question après.
Martine Musau Muele ◌0:33:55
Merci, madame la chef de l'opposition officielle. J'ai remarqué les excès, je vais prendre l'entièreté du blâme puisque je suis la gardienne du temps. On va poursuivre avec la prochaine question qui nous est présentée par madame Nancy Blanchet de l'équipe LaSalle.
Nancy Blanchet ◌0:34:10
Merci, madame la présidente. On est actuellement en opération chargement, mais ma question ne porte pas sur le chargement actuel, mais plutôt sur le chargement précédent, celui qui a été décrété le 7 février dernier par le service de concertation des arrondissements. Je voudrais rappeler que le 16 avril 2024, on a voté ici même la prolongation du transfert de compétences en déneigement vers la ville-centre. Mon équipe et d'autres élus dans cette Chambre avions alors défendu l'importance de maintenir les 2 chargements locaux, puisque la situation peut différer d'un arrondissement à l'autre et qu'un chargement peut être nécessaire à certains endroits sans l'être sur l'ensemble du territoire. À ce moment-là, l'alternative qui nous a été proposée, ça a été d'intégrer la notion de chargement partiel à la politique de déneigement qui devait permettre d'effectuer un chargement dans certains endroits sur le territoire. Si on revient au début février 2025, donc avant que le SCA décrète finalement un chargement général le 7 février, Il nous avait communiqué son intention de ne pas le faire alors que 4 arrondissements, dont LaSalle, mais aussi Anjou, Saint-Laurent et Saint-Léonard, exprimaient le besoin de sécuriser leur territoire. On souhaitait donc qu'il y ait un chargement partiel de décrétés par le SCA, mais on nous a alors informés que près d'un an après l'intégration de cette notion à la politique, il n'y avait pas de balises encore pour encadrer le chargement partiel. Ma question est donc simple: comment on peut expliquer qu'un chargement partiel ne puisse être décrété, même s'il apparaît clairement à la politique, et qu'aucune balise n'ait encore été mise en place depuis son adoption?
Martine Musau Muele ◌0:35:59
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌0:36:01
Merci beaucoup pour votre question, madame Blanchet. Alors, j'ai discuté, on en a discuté vendredi passé ou jeudi passé, je m'en rappelle plus, mais j'ai eu le temps d'en parler au SCA pour voir quelles étaient les balises. Et les balises sont très claires et c'est au discernement du SCA. Alors, quand le SCA juge qu'il y a trop de neige à un certain endroit, il peut déclencher un chargement. Alors, c'était— excusez-moi. Alors, depuis que la politique a été adoptée, le SCA n'a pas jugé opportun de déclencher un chargement partiel. On a eu des discussions, j'ai eu aussi des des rapports de discussions entre votre directeur d'arrondissement et le service de SCA, et il était clair que votre directeur était prêt à partir en chargement local en toute connaissance de cause que c'était un deuxième chargement.
Martine Musau Muele ◌0:36:53
Question complémentaire.
Nancy Blanchet ◌0:36:57
Oui, merci. Effectivement, on avait fait le choix puisqu'il n'y avait pas d'ouverture du côté du SCA pour un chargement partiel et qu'on nous indiquait qu'il n'y avait pas d'intention de sortir pour un chargement général. Oui, on a pris la décision d'aller en chargement local parce que sur notre territoire, c'était vraiment une question de sécurité. Ceci dit, je comprends selon votre réponse qu'il s'agit d'une décision qui relève entièrement du SCA. Je m'explique mal qu'on nous ait mentionné qu'il n'y avait pas de balises. Mais comment peut-on s'assurer que les éléments qui sont portés ou apportés par les arrondissements ne puissent être pris en compte, parce qu'il n'y avait pas que LaSalle qui l'a mentionné, mais il y avait 4 arrondissements qui estimaient qu'il était important de sortir. D'ailleurs, 2 d'entre eux ont finalement sorti en chargement local.
Martine Musau Muele ◌0:37:57
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌0:37:59
Alors, madame Blanchet, on a pour décider quand est-ce qu'on part en chargement, on a un comité aviseurs sur le déneigement avec 5 arrondissements différents. Alors, Ahuntsic, Saint-Léonard, Ville-Marie, et il y en a un autre, j'oublie, en tout cas, peu importe. Ce sont 5 arrondissements qui prennent ensemble la décision et qui en discutent avec les directeurs du SCA, qui ensuite en discutent avec d'autres personnes au cabinet. Et oui, on était tous prêts à partir en déneigement et on attendait. On attendait de dégager. Une raison pour la politique, de la nouvelle politique, quand on voulait partir tous en même temps, c'est de s'assurer que le dégagement des trottoirs soit complété. Alors, une fois que le dégagement complet des trottoirs a été effectué, le SCA a déclaré le chargement complet. Il y avait quand même 25 cm au sol, on savait tous qu'on allait en chargement imminemment. Alors, certains ont décidé de le faire avant. Voilà.
Martine Musau Muele ◌0:39:01
Poursuivons avec une question de l'équipe d'Anjou, monsieur— vous m'excuserez, je suis un peu malade, j'ai un blanc total. Pardonnez-moi, monsieur Miranda.
Luis Miranda ◌0:39:15
Madame la présidente, je vais parler aussi de déneigement un peu. C'est clair qu'on a décrété un peu en retard, on aurait dû déjà commencer vendredi. Et on aurait eu le temps de pas être pris avec la 72 heures, mais je veux pas aller là-dessus. Actuellement, on sait que les citoyens n'ont pas de place pour mettre leurs autos. Nous, en Anjou, on a décrété que les citoyens pouvaient stationner dans nos stationnements publics, c'est-à-dire hôtels de ville, bibliothèques, ces choses-là. L'AMD, dans la nuit le samedi, ont décidé d'aller donner des tickets aux citoyens. Est-ce qu'on peut s'assurer que l'AMD, à l'avenir, quand un arrondissement— on essaie, nous, d'être accommodant avec les citoyens et on voudrait s'assurer que l'AMD suive un peu ce que les arrondissements demandent. Je sais que nous demandons, nous, régulièrement avoir des interventions de l'AMD sans aucun retour. Est-ce qu'on peut s'assurer que l'AMD va répondre aux attentes des arrondissements.
Martine Musau Muele ◌0:40:23
Oui, madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌0:40:24
Monsieur Miranda, vous parlez de l'AMT, on peut, pardon? L'Agence de mobilité durable. Ah, d'accord, d'accord, d'accord. Oui, on va s'assurer qu'ils soient au courant d'où sont les stationnements à privilégier dans votre arrondissement, d'accord?
Martine Musau Muele ◌0:40:40
Question complémentaire?
Luis Miranda ◌0:40:43
Je suis surpris que vous saviez pas que ça s'appelait l'OMD, mais quand même. Écoutez, nous on demande même, parce que j'ai vu fin de semaine dernière, pas le fin de semaine qui vient de passer, l'autre d'avant, j'étais dans Anjou et puis j'ai vu qu'on avait les préposés qui vérifiaient les vignettes, alors que nous Anjou, on est un arrondissement industriel, on a un gros parc d'affaires. Intelcom, qui va être le plus grand distributeur d'Amazon, ils sont à Anjou. Je me retrouve avec leurs camions un peu partout dans notre arrondissement et les nouveaux véhicules électriques, on a installé des bornes de recharge pour les citoyens, mais dans beaucoup de cas, c'est les véhicules d'Intercom qui sont là. Est-ce qu'on peut avoir l'assurance que l'AMD vont nous donner les préposés qui fassent et qui patrouillent, qui patrouillent tout comme ils font pour les vignettes dans d'autres arrondissements, qui, on donne des gens qui vont vraiment répondre aux demandes des arrondissements.
Martine Musau Muele ◌0:41:48
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌0:41:50
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, compte tenu du chargement qui a été décrété vendredi à 19 h, donc il y a vraiment eu un chargement, elle l'a décrété vendredi, effectivement, l'Agence de mobilité durable Alors, on ne peut pas dire à l'Agence de mobilité durable de ne rien faire. Ce n'est pas possible pour toutes sortes de considérations, mais assurément, le message qui est passé et le message qu'ils font eux-mêmes, c'est d'être très tolérants. Donc, ce n'est pas le moment pour les employés de l'AMB, de l'AMD, pardon, d'aller valider toutes les vignettes et tous les parcomètres. Ce n'est pas ce qu'ils font d'ailleurs. Par contre, l'Agence de mobilité durable, elle est là pour faire en sorte que les véhicules privées et publiques, mais surtout privées, respectent certaines interdictions pour faciliter les opérations de déneigement. Donc, c'est très important en ce moment le travail de l'Agence de mobilité durable pour faire en sorte que toutes les opérations de déneigement puissent se faire le plus rapidement possible. C'est ça le mandat qu'ils sont en train de faire en ce moment. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:42:52
Très bien, nous poursuivons avec les questions des autres membres du conseil municipal sous le décompte suivant. 3, 2, 1. Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌0:43:05
Merci, madame la présidente. D'abord, merci également pour votre mot de réflexion au début. Je suis d'accord avec la mairesse et ça m'a personnellement touché. Je veux vous en remercier. Je vais également profiter de ce début pour remercier la mairesse pour sa représentation à Colombie. J'ai trouvé que son espagnol, en tout cas je l'ai vu sur YouTube, était très bon. Bon, maintenant que ceci est dit, je veux revenir sur la question du déneigement parce que, premièrement, j'ai eu des conversations dernièrement avec certains collègues, puis dans une certaine réunion que je ne reprendrai pas, mais moi je suis un peu déçu du fait que ce soit des fonctionnaires qui décident des opérations de déneigement, puis quand est-ce que, par rapport à un arrondissement versus un autre, etc. Je pense que l'élu responsable devrait être impliqué et c'est tellement important pour les services aux citoyens, premièrement. Deuxièmement, je peux pas croire qu'on parle encore de la neige 23 ans après la fusion. Je peux pas croire ça et je veux rendre hommage à monsieur Parenteau qui avait réglé la question. Monsieur Parenteau nous avait rassemblés 2 ou 3 fois des matins, certains d'entre nous, puis on avait trouvé un modus operandi qui était correct. Puis là, ben, lors de la dernière fois, on a tout remis en question Probablement pour sauver quelques sous. Je peux comprendre qu'on veut sauver des sous, mais moi, ce qui m'importe d'abord et avant tout, c'est le service aux citoyens. Puis quand la façon dont ça se passe présentement à Montréal, je m'excuse, peut-être que vous n'avez pas la même vision que moi, je vais le prendre pour moi, de ce que c'est qu'un bon service aux citoyens, mais je ne trouve pas que présentement on opère bien. Je ne parle pas d'aujourd'hui, c'est exceptionnel. Mais à 2 ou 3 reprises depuis le début de l'année, on s'est retrouvé dans des situations où nous autres on voulait partir en arrondissement pour donner un bon service aux citoyens auxquels à LaSalle ils ont été habitués même quand nous étions une ville, mais on est interrompu, on ne peut pas procéder même si on juge qu'il faut le faire parce que quelque part quelqu'un au central a décidé et que ce n'est même pas des élus à qui on peut parler. Alors la question c'est, va-t-on modifier la politique pour que des gens, l'élu responsable puisse au moins être impliqué, puis deuxièmement qu'on puisse modifier dans la politique, définir ce qu'est un chargement partiel et nous permettre de le faire quand c'est le temps, parce que c'est ça qui nous a été vendu.
Martine Musau Muele ◌0:45:26
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:45:27
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Monsieur Deschamps, écoutez, j'entends les préoccupations. Je pense qu'on peut tous s'entendre qu'en ce moment, la tempête, deux tempêtes, autant d'accumulation d'un coup c'est particulier et ça demande énormément de travail et d'efforts. Puis je pense que là-dessus, on sait à quel point nos cols bleus dans tous les arrondissements sont dévoués. Ceci étant dit, vos commentaires sur le chargement ou la capacité pour les élus, enfin pour les chargements indépendants, moi ça va me faire plaisir qu'on en reparle. Je veux quand même mentionner qu'on a revu la politique de déneigement pour des raisons très évidentes sur lesquelles on était d'accord, qui Ce n'est pas juste une question d'économie, c'est toujours la question de comment est-ce qu'on peut mieux partager les équipements, être plus efficaces. Vous avez raison, le service aux citoyens, c'est ce qui prime et ça doit toujours primer. Ceci étant dit, je veux quand même mentionner que c'est notre administration qui a justement décidé de laisser plus de marge de manœuvre à certains égards pour des chargements locaux. Mais si on doit revoir des procédés, on va le faire parce que c'est comme ça qu'on fonctionne. Mais je tenais quand même à le mentionner. Et en terminant, j'en profite quand même pour dire aux citoyens et citoyennes de faire preuve de beaucoup de prudence. Et en fait, étant donné qu'on ne peut pas ramasser la neige tout d'un coup, ça va nous prendre plusieurs jours parce qu'on ne peut pas souffler la neige sur les terrains, même chose pour les trottoirs, s'il vous plaît, dans les prochains jours, surtout sur les rues locales, j'invite les automobilistes, les gens qui sont dans un véhicule, à partager la rue même, dans certains cas, avec les cyclistes. Les piétons piétonnent parce qu'on doit sortir la neige de la rue pour pouvoir ensuite déblayer le plus rapidement possible l'ensemble des trottoirs. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:47:09
Question complémentaire.
Richard Deschamps ◌0:47:13
Merci, madame la présidente. Alors, j'entends bien l'ouverture de la mairesse, mais je comprends qu'elle fasse preuve d'ouverture. Moi, je veux avoir un résultat. Je sais que c'est dans ce sens-là qu'elle parle. Mais moi, je souhaite ardemment, premièrement, qu'on définisse ce qu'est un chargement partiel et je trouve un peu particulier, je vais le dire comme ça, qu'un an après l'application de la politique qui est supposée de se faire depuis longtemps, on n'a même pas défini ce pourquoi on nous a vendu la politique. Parce qu'on nous a dit on enlève le deuxième chargement qui est prévu à la charge des arrondissements si vous le désirez, si vous le souhaitez, puis on nous a vendu ça par rapport à un chargement partiel qui n'est pas défini dans la politique. Alors moi, je veux pas, je voudrais qu'on définisse ce que c'est, puis je voudrais qu'on laisse encore de l'autonomie aux arrondissements pour que l'on donne un résultat à nos citoyens, parce qu'on déclenche pas une opération de déneigement, personne ici ne déclenche ça sans vraiment se poser la question, est-ce que c'est pertinent, est-ce que c'est légitime et est-ce que c'est efficace?
Martine Musau Muele ◌0:48:15
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:48:19
Monsieur Deschamps, madame la présidente, Merci, je prends la parole. Vous avez raison, monsieur Deschamps, encore une fois, si on doit clarifier certains éléments par rapport aux chargements locaux, ça va nous faire plaisir. Je le réitère, c'est quand même notre administration qui a toujours misé sur l'autonomie des arrondissements et non pas le contraire. Ceci étant dit, dans votre première question, vous aviez un point à dire, je pense pas que ça doit être des fonctionnaires qui prennent la décision pour les chargements. Et là-dessus, je veux quand même rétablir les faits parce qu'il y a un comité opérationnel de déneigement sur lequel si des arrondissements, dont bien sûr il y a Ville-Marie, il y a Pierrefonds-Roxboro, il y a Saint-Léonard, Villeray et Ahuntsic, entre autres choses, et des communications en temps réel avec la Sécurité civile. Donc, je vous rassure, ce ne sont pas que les fonctionnaires, on travaille ensemble. Mais s'il y a des procédés par rapport aux chargements locaux, parce qu'évidemment on est tous d'accord, on l'a bien vu, que la neige ne tombe pas toujours de la même façon, de la même quantité, puis on n'a pas tous la même réalité, comment dire, physique, dans nos arrondissements. Donc, on va, on compte sur les arrondissements. Vos équipes locales font un travail exceptionnel. On va continuer à miser là-dessus, essayer d'en donner le plus possible pour leur argent aux citoyens et citoyennes.
Voix 1F30:49:28
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:49:34
Alors, avant de poursuivre avec l'intervention de monsieur Benoît Langevin, juste pour vous prévenir, à 13 h 49, la période de questions, la première portion sera issue. Est-ce que les leaders peuvent me confirmer leur volonté de prolonger de 15 minutes?
François Limoges ◌0:49:47
Oui, absolument, on va permettre une prolongation de 15 minutes appuyée par madame Rossi.
Martine Musau Muele ◌0:49:51
Très bien, merci. Monsieur Benoît Langevin, on vous écoute.
Benoit Langevin ◌0:49:54
Merci, madame la présidente. Le 19 décembre dernier, madame la mairesse blâmait une énième fois Québec, cette fois-ci pour avoir refusé 2 sites de halles chaleur que la Ville aurait proposés. Un courriel du CIUSSS que nous avons obtenu grâce à une demande d'accès à l'information révèle que la Ville de Montréal n'a fait soumis aucun projet de halle chaleur au gouvernement en date du 5 décembre 2024, de la même manière que Québec n'a donc pas pu refuser des projets jamais déposés. Et la cerise, la cerise sur le gâteau, la Ville avait déjà dépassé le délai pour déposer une demande de financement à Québec. Le financement est là et même avec ça, Projet Montréal préfère blâmer les autres plutôt que de faire équipe. C'est absolument inacceptable. Pendant ce temps-là, des gens dorment dehors dans le froid. C'est bien beau de dénoncer la crise humanitaire, mais l'administration de Projet Montréal ne doit pas perdre de vue qu'elle y contribue par son manque profond et néfaste d'organisation et coordination. Ma question est simple: l'administration de Projet Montréal peut-elle admettre qu'elle n'a pas déposé de demande à Québec pour des halles de chaleur à temps et expliquer aux Montréalais pourquoi elle ne l'a pas fait?
Martine Musau Muele ◌0:51:04
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:51:06
Merci beaucoup, madame la présidente. Bon, je vais faire fi de répondre aux commentaires un peu désobligeants de mon collègue sur la volonté de travailler de notre administration pour le bénéfice des personnes les plus vulnérables. Néanmoins, ce qu'il dit est soit erroné ou partiel ou complètement non juste et non véridique. Je ne sais pas comment je pourrais le dire, parce que nous avons bien soumis ces projets-là et bien avant décembre dernier. Gouvernement du Québec. Nous avons eu des discussions sur ces différents projets aussi qui ont été soumis. Nous les avons resoumis à nouveau d'ailleurs dans le cadre de l'appel à projets présentement qui est en cours par le gouvernement du Québec pour nous assurer de les avoir financés. Donc, ces projets ont été en discussion, ils ont été soumis, ils ont été discutés d'un point de vue administratif et d'un point de vue politique. Au-delà de ça, le message reste le même. On veut plus de ressources adaptées, prévisibles. C'est ce qu'on demande au gouvernement du Québec et on a un contact direct avec le ministre à ce sujet. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:52:03
Question complémentaire, monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌0:52:07
J'écoute le porteur du dossier de Projet Montréal parler de non-justesse, mais reste que les paroles s'envolent, les écrits restent. Ce qu'on a pu constater suite à une demande au greffe en bonne et due forme, c'est qu'il n'y a pas eu de planification, il n'y a pas eu de demande au préalable. Donc, on sort dans les médias, on fait des annonces, on fait finalement allusion que le gouvernement du Québec ne fait rien, mais reste que les documents sont très clairs à dire qu'il n'y a pas eu de démarche de faite au préalable. Ce qu'on peut s'attendre de Projet Montréal, c'est minimalement des augmentations de financement pour nos bâtiments vacants rénovés. On voudrait du leadership, coordonner les actions de tous les partenaires qui sont sur place. Des ressources, on les veut 24/7. Comment ça se fait que Projet Montréal, après 8 ans au pouvoir, est encore en train de dire qu'ils sont les leaders, qu'ils sont au-dessus de leurs affaires, au-dessus d'un dossier, quand la réalité sur le terrain ne fait que s'envenimer malgré leur incapacité à même évaluer eux-mêmes la situation en faisant une analyse, une évaluation annuelle de ce qu'il y a comme besoin. La question complémentaire, madame la présidente, c'est comment l'administration de Projet Montréal peut oser se positionner en sauveur humanitaire alors qu'en réalité son manque de coordination continue d'exacerber la crise qui touche les Montréalais les plus démunis?
Martine Musau Muele ◌0:53:35
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:53:36
Merci, madame la présidente! Là, encore une fois, je ne commenterai pas sur des documents que je n'ai pas vus moi-même, mais je peux assurer que j'ai moi-même dans différents courriels et échanges de l'information comme quoi nous avons fait ces démarches auprès du gouvernement du Québec. Donc je serais très ravi de recevoir la documentation dont fait référence mon collègue monsieur Langevin pour pouvoir l'éclairer à cet égard-là. Sur l'intervention de notre administration, je pense que les faits aussi parlent d'eux-mêmes. Il n'y a pas une administration qui a autant investi dans le développement social, il n'y a pas autant une administration qui a mis des bottes sur la rue en déployant EMIS partout sur le territoire. Déploiement qui se fait actuellement en collaboration avec mon collègue Josefina Blanco. Il n'y a pas une administration qui a autant acquis de terrain pour lutter contre la crise du logement. Il n'y a pas autant d'administrations qui ont été au front face à souvent des situations plus difficiles pour justifier l'intégration de ressources en milieu urbain qui répondent à une population très vulnérable pendant que l'opposition défendait l'opposition de ces projets-là dans les communautés respectives. Il n'y a pas une administration qui a mis autant d'argent sur la table et qui a mis cet enjeu-là devant que l'administration de Projet Montréal. Et il n'y a pas un maire ou une mairesse de l'histoire de Montréal qui a autant défendu ce dossier-là que la mairesse Valérie Plante, qui est un enjeu qui touche pas seulement Montréal, madame la présidente, mais tout le Québec. Donc oui, on doit avoir un plan national du gouvernement du Québec pour y répondre. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:54:57
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌0:55:00
Merci, madame la présidente. Alors, le métro de Montréal est devenu le centre d'une véritable crise de santé publique. Les problèmes d'itinérance et de consommation se multiplient et cela a un impact direct sur le sentiment de sécurité des usagers. Aujourd'hui, seulement 56% d'entre eux se sentent en sécurité dans le métro, une chute de 8% par rapport à 2022. Le constat est clair, madame la présidente, il est urgent de rétablir ce sentiment de sécurité La STM a mis en place quelques mesures récemment, mais les résultats sont loin d'être à la hauteur. De notre côté, chez Ensemble Montréal, nous avons proposé plusieurs solutions, comme d'améliorer l'éclairage, installer des blocs sanitaires près des stations, étendre les services de miss la fin de semaine et en soirée et en tout temps, et assurer la présence d'un employé au guichet durant toute la journée. Mais ces propositions n'ont pas toujours été mises en œuvre. L'autre problème, madame la présidente, qui est assez flagrant, c'est que l'administration de Projet Montréal, qui dit, bon, d'un côté on a l'impression que c'est eux qui ont inventé la ville, mais elle se sent incapable, elle est incapable malheureusement de dialoguer et de convaincre Québec de prendre des mesures concrètes pour résoudre cette crise de santé publique. Madame la présidente, la balle est dans le camp de l'administration de Projet Montréal. Que compte-t-elle faire au niveau municipal pour s'attaquer à cette crise dans notre métro? Et comment compte-t-elle travailler avec Québec en collaboration, on l'espère, pour trouver une solution durable? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:56:29
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:56:33
Merci, madame la présidente. Merci, chers collègues, pour votre question. Il y a effectivement, comme on en parle à cette instance plusieurs fois par conseil, une crise des vulnérabilités à Montréal où il doit y avoir une réelle prise en charge par le réseau de la santé des enjeux d'itinérance, des enjeux de toxicomanie, des enjeux de santé mentale. Parce que si on ne les prend pas en charge, ben naturellement, à cause de l'historique de Montréal, à Montréal comme dans d'autres villes, les gens trouvent refuge dans le métro. Mais le métro n'est pas un refuge. Le métro ne doit pas être un refuge. Il doit y avoir une prise en charge de ces populations avec des besoins particuliers, avec une réponse particulière à leurs besoins. Et madame Zuniga Ramos, vous parliez de la collaboration avec Québec, mais sur ce dossier-là, comme sur d'autres, on est en contact avec le gouvernement justement pour qu'il trouve des solutions et qu'il arrive à proposer cette mise en charge-là parce que le métro sert à déplacer les gens. On n'a pas l'expertise, on n'a pas le, les ressources pour justement faire un accompagnement des personnes en état de vulnérabilité dans un parcours de bonne santé physique et de bonne santé mentale. Nous ne sommes pas le réseau de la santé, nous sommes la société de transport. Donc oui, c'est un dossier très actif sur lequel nos revendications sont multiples, mais ultimement, on doit se dire comme Montréalais, comme Montréalaises, il doit y avoir la prise en charge de ces populations-là par le réseau de la santé, celles qui peuvent réellement le problème. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:58:06
Question complémentaire.
Alba Zuniga Ramos ◌0:58:07
Merci, madame la présidente. Je pense que s'il y a une chose que Projet Montréal nous a démontré dans les dernières 8 années, c'est son incapacité de travailler avec la province. Et c'est assez dommage parce que dans cette espèce de bataille des mots, de cette espèce de bataille de critiques tout le temps avec le provincial, mais c'est les Montréalais qui sont pris en otage. Et je vous dis, les élections arrivent pas assez vite. Alors, madame la présidente, malheureusement, le sentiment de sécurité se dégrade et je n'entends aucune garantie qui laisse présager qu'il va s'améliorer et que des mesures adéquates seront déployées. J'entends qu'il y a des conversations, mais dans le concret, on ne voit pas les résultats. Actuellement, l'équipe Métro d'intervention et de concertation, EMIC, offre un soutien qui est assez précieux en intervenant auprès des personnes en situation d'itinérance dans le métro grâce, entre autres, à la collaboration d'un policier de la SPVM, d'un inspecteur de l'STM et de l'intervenance sociale. Cependant, comme mes collègues l'ont déjà mentionné, je suis alarmée par la disparition possible de ces squads en raison d'un manque de financement. Alors, madame la présidente, est-ce que l'administration peut nous promettre que les squads mixtes dans le métro sont là pour rester et que Montréal les préserverait si le financement venait à manquer? C'est une question assez concrète. Je m'espère d'avoir une réponse claire de la part de la ministre.
Martine Musau Muele ◌0:59:24
Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:59:29
Merci, merci madame la présidente. Merci de souligner le formidable travail de l'escouade ÉMIC, l'escouade ÉMIC qui fait un travail de fond dans le métro avec des gens du SPVM, des gens, des gens en services sociaux et des gens de nos, qui représentent nos constables spéciaux. Cette escouade-là est structurante, elle fait d'énormes bénéfices fait et elle est là pour rester. On s'adapte à tous les niveaux. Il y a de plus en plus de caméras dans le métro. On a présentement 200, on a au budget 2025 prévu 200 constables spéciaux, le plus qu'on n'a jamais prévu, et 44 ambassadeurs, 43 ambassadeurs je pense, alors qu'il n'y avait il y a à peine 2 ans aucun ambassadeur de sûreté dans le métro. On a mis en place un programme de textos pour ces signaler justement les incivilités, les situations problématiques. On continue de travailler à tous les niveaux avec le réseau de la santé, le réseau communautaire pour offrir des solutions aux gens qui trouvent refuge dans le métro parce que le métro n'est pas un refuge et ce n'est pas une solution viable pour ces populations-là. Donc oui, merci de souligner le travail qui est fait. Oui, je suis d'accord avec vous, il faut en faire plus. Nous en faisons plus à plusieurs niveaux, mais ultimement, pour régler de façon structurelle le problème, ça prend une prise en charge par le réseau de la santé et ça prend des toits pour les gens parce que c'est pas dans le métro qu'on va trouver la solution aux problèmes de vulnérabilité.
Martine Musau Muele ◌1:00:56
Merci. Monsieur Dominic Perri.
Dominic Perri ◌1:01:02
Merci, madame la présidente. Depuis plus de 10 ans, L'arrondissement de Saint-Léonard attend la concrétisation du programme de rénovation et d'agrandissement des bibliothèques. Est-il normal que ce projet prenne autant de temps, 10 ans? En avril 2024, le comité des grands projets, présidé par madame Thuillier, avait donné son accord pour Saint-Léonard. Les services, entre autres, devaient amorcer le travail tant attendu de planification Or, le budget 2025 révèle que le Ville-Centre reporte ce dossier de 2 années supplémentaires. Les raisons avancées par madame Éricka Alneus visent à privilégier une autre bibliothèque dans l'arrondissement de Villeray. Il ne s'agit pas, madame la présidente, d'une lutte entre arrondissements, mais il est inacceptable qu'après avoir franchi toutes les étapes, y compris l'approbation du comité des grands projets, l'administration revienne sur ses engagements clairs. J'ai d'ailleurs d'autres exemples. Notre cour de service à Saint-Léonard a elle aussi été remise aux collantes grecques. Alors, face à ces éléments, madame la présidente, je me pose la question suivante: sommes-nous les seuls à Saint-Léonard trouvé scandaleuse la gestion sans gouvernail, sans prévisibilité, entraînant d'immenses pertes de productivité dans les programmes milliardaires gérés par les grands projets, par les comités des grands projets et présidés par cette administration.
Martine Musau Muele ◌1:02:51
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌1:02:54
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, ben écoutez, je souhaite quand même rassurer mes collègues à l'effet que non, il n'y a pas de navigation à vue. Oui, il y a vraiment des plans, mais oui, il y a, et vous le voyez, chers collègues, dans des PDI chaque année qui sont déposés, oui, il y a des contraintes financières parce que nous tenons à respecter la capacité de payer de nos concitoyens et concitoyennes. Donc, les projets sont toujours existants, les projets qui ont été nommés et les projets d'autres arrondissements aussi. Pour les bibliothèques, il y a une liste très claire des projets en cours et en prévision. Pour les cours de service, c'est la même chose. C'est d'ailleurs noté dans la fiche PDI. Pour la cour de service ou d'autres bâtiments, c'est la même chose d'ailleurs pour la bibliothèque. Quand il y a des rénovations rapides à faire qui mettent en péril peut-être certaines activités, les services centraux octroient des montants spécifiques aux arrondissements pour faire les travaux. Et c'est le cas dans l'arrondissement de Saint-Léonard en ce moment. Donc, on garde nos actifs, on s'assure que les actifs puissent être préservés et on s'assure que les grands projets puissent avancer. Et j'entends très bien l'insatisfaction des collègues. On le vit avec les bibliothèques, on le sait que c'est long des projets de bibliothèques, mais une fois qu'elles sont inaugurées, c'est un grand, un grand pas pour l'ensemble de la collectivité et c'est ça l'objectif, la qualité des projets. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:04:22
Question complémentaire.
Dominic Perri ◌1:04:24
Madame la présidente, je comprends la procédure, mais ma question est sur la planification. Lorsqu'on planifie, on devrait respecter la planification. Et la réponse, bien qu'appréciée, mais elle est vague. Alors, comment les arrondissements qui doivent donner des services en première ligne puisse avancer avec des réponses vagues sans avoir une planification claire. Prenons par exemple l'idée séduisante du budget participatif. Il y a 60 millions qui ne sont pas répartis équitablement, en fait profondément inéquitablement parmi les arrondissements. Prenons le PTI qui est gelé et nous empêche évidemment de l'entretien des infrastructures. On le sait très bien, le coût de réfection des rues, évidemment, c'est augmenté avec un PTI qui est gelé. Alors, madame la présidente, est-ce qu'on doit attendre? Qu'est-ce qu'on doit attendre pour avoir une planification claire? Et est-ce qu'on doit attendre la chute d'un toit avant d'agir après 36% d'augmentation des taxes depuis Oui, merci beaucoup, madame la présidente.
Émilie Thuillier ◌1:05:48
En fait, tel que je le disais, la liste, elle existe et elle est très claire. Et je tiens vraiment à mentionner, madame la présidente, à nos collègues qu'il n'y a pas de projet qui passe devant les autres. La liste, elle est très claire, des projets en cours et des projets à venir. C'est juste qu'il y a des projets qui sont décalés dans le temps. Tout comme dans nos arrondissements, puis je vais mettre au défi n'importe quel arrondissement de dire qu'ils ont toujours fait le projet à l'année où ils l'avaient souhaité. Il y a parfois des décalages dans le temps. C'est exactement ce qui arrive dans plusieurs grands portefeuilles de projets où on prend peut-être plus de temps, et je peux enlever le mot peut-être, on prend plus de temps à faire la bibliothèque X, Y, Z pour la construire, mais pas parce qu'il y en a une autre qui passe entre-temps, c'est parce que tous les projets sont décalés parce qu'on a des contraintes et on a aussi, ce que je disais, on veut faire des beaux projets, des projets de qualité. Je pense que le projet de l'Octogone à LaSalle, ça a été long, mais c'est un projet magnifique et les collègues le disent aussi. Donc vraiment, on est sur la qualité et le budget participatif, madame la présidente, c'est 45 millions de dollars. C'est une opportunité démocratique, transparente pour les citoyens et citoyennes de proposer des projets. Et d'ailleurs, j'invite tout le monde à voter avant le 17 mars, je pense, la date. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:07:11
Il est 14 h 05. Le temps étant écoulé, je remercie messieurs Sari et Henault-Ratelle. Pour vos questions que vous pourrez soumettre à vos collègues par d'autres moyens, nous allons donc débuter l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour du conseil municipal. J'inviterai le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à débuter les travaux. Merci.
François Limoges ◌1:07:38
Oui, madame la présidente, nous allons adopter en 3.01 l'ordre du jour de l'assemblée ordinaire du conseil municipal avec un seul changement de séquence, c'est-à-dire que l'item 15.01 sera appelé autour de 17 h 15 puisque nous aurons des invités pour présentes pour l'occasion.
Martine Musau Muele ◌1:07:53
Adopté.
François Limoges ◌1:07:56
En 3.02, madame la présidente, on approuve le procès-verbal de l'assemblée du conseil municipal du 20 janvier.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:08:01
Approuvé.
François Limoges ◌1:08:02
Et madame la présidente, je suis appuyé en 3.01, 3.02 et pour l'ensemble des points, monsieur le greffier, je serai appuyé par Émilie Thuillier, présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌1:08:12
Approuvé.
François Limoges ◌1:08:15
Cela nous amène au chapitre 4. En Les annonces et dépôts par le comité exécutif. En cas 01, je dépose la liste des contrats octroyés par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌1:08:24
Déposée.
François Limoges ◌1:08:25
En cas 02, je dépose la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌1:08:28
Déposée.
François Limoges ◌1:08:29
En cas 03, je dépose la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires.
Martine Musau Muele ◌1:08:33
Monsieur Dominic Perry.
Dominic Perri ◌1:08:37
Merci de nouveau, madame la présidente. Alors, j'aimerais porter à l'attention des membres du conseil, madame la présidente, les contrats de près de 2900 le 15 janvier dernier avec la firme d'avocats Lambert Thérien dans une affaire civile de l'ancien coordinateur aux affaires publiques de l'OCPM, Jean-Philippe Gavina, contre la Ville de Montréal. Le mois dernier, un contrat de 5800$ a été autorisé à la firme Lambert Gosselin pour cette même affaire civile et datée du 6 décembre 2024. On se rappelle tous du scandale des dépenses à OCPM et la mise sous tutelle de l'organisme. Alors, je demande donc d'avoir plus de détails entourant cette affaire civile. Et deuxièmement, sur Amazon, j'ai de la difficulté à m'expliquer que la Ville a octroyé un contrat à Amazon pour un montant de près de 18 000$ pour un abonnement à Red Hat OpenShift Service pour la période du 1er mars 2025 au 28 avril, excusez-moi, février 2026, c'est-à-dire c'est à la page 48 des audits. Au début du mois, l'administration avait pourtant mis fin à ses commandes sur Amazon. Alors, ce contrat aura-t-il pu être résilié, surtout qu'il ne semble qu'il ne débute que le 1er mars. Alors, j'aimerais avoir ces deux éclaircissements. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:10:16
Monsieur Sonny Moroz.
Sonny Moroz ◌1:10:19
Merci, madame la présidente. Merci à mon collègue monsieur Perry pour son dédication aux détails. Moi aussi, j'ai un petit détail sur le 4.03, le projet du quartier Namur Hippodrome qui se passe à Snowdon. Est l'un des plus grands développements urbains à venir à Montréal, un projet censé répondre aux besoins criants en matière de logement et infrastructures. Pourtant, on apprend qu'un contrat d'environ 14 000$ a été octroyé le 10 janvier par le SUM à l'entreprise de rédaction Scribe Plus pour un appui rédactionnel pour une demande de subvention au programme fédéral de Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement, le FCIL. Afin d'obtenir du financement pour les infrastructures dans le cadre du projet Namur Hippodrome. On va dire que la deadline est le 2 mars de cette année. Pourquoi sommes-nous encore à l'étape de rédiger une demande de subvention alors que ça fait plus depuis 2017 que la Ville est propriétaire des terrains de l'ancien hippodrome? Et quand cette application est complétée, est-ce qu'on pourrait avoir une copie?
Aref Salem ◌1:11:24
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:11:25
Madame Magda Poupiani.
Magda Popeanu ◌1:11:30
Pas de réponse. Donc il s'agit, je vais vous fournir une réponse plus précise par écrit pour monsieur Péry, mais il s'agit des achats des AWS, donc Amazon en infonuagique, donc des achats Red Hat Open, donc sont en réalité on est en train en réalité d'évaluer ce type d'achat et il sert surtout à avoir des réponses en ligne, donc des communications SMS et des réponses en ligne, mais une réponse plus précise va vous être fournie par écrit.
Martine Musau Muele ◌1:12:10
Très bien. La réponse de madame Popeanu, elle était dirigée à qui s'il vous plaît? À monsieur Perry? Très bien. Monsieur Alan De Sousa.
Alan DeSousa ◌1:12:22
Merci, madame la présidente.
Alan DeSousa ◌1:12:23
4.03, mon collègue Moreau avait demandé une copie de la demande de subvention pour le programme fédéral pour Namur Hippodrome.
Voix 1D61:12:35
Moi aussi, j'aimerais bien si l'administration pourrait nous fournir, pourrait me fournir une une copie de cette demande. Si c'est déjà écrit, ça va être assez facile. Si c'est pas complété, dès que c'est complété, j'apprécierais une copie. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:12:50
Monsieur Abdelhak Sari.
Abdelhaq Sari ◌1:12:54
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Sur le 4.03, encore une fois, j'entends la réponse de la responsable du dossier, Madame la Présidente, et je pense que la question ici n'est pas de savoir exactement ce que fait Amazon Web Services, parce que je pense que la plupart d'entre nous sait exactement l'enjeu ici, c'est vraiment comment faire face à une situation économique qui est très changeante et qui n'est pas vraiment en notre faveur et pour laquelle on doit faire face. J'entends la responsable du dossier dire qu'on est en train de se pencher pour voir comment on peut faire dans le futur, mais ça serait très pertinent de partager ce genre de réflexion ici même au conseil parce que depuis plusieurs années, depuis que j'ai commencé à siéger ici, j'avais vraiment alerté sur la, je dirais, la capacité de cette ville à vraiment avoir une certaine stratégie de sortie de plusieurs dossiers. Ce qu'on va nous dire, et malheureusement c'est le cas, c'est qu'on n'a pas la capacité de quitter ce genre de fournisseurs, et parce qu'on fait affaire avec des géants pour lesquels on n'a jamais prévu des stratégies de sortie. Je pense que ce qu'on doit, et ce que j'ai toujours rappelé dans ce conseil, c'est qu'on doit se doter d'une capacité d'avoir une certaine indépendance numérique, ce qui n'est pas le cas, notamment avec les géants style Amazon, Google et Microsoft. Maintenant, la question que je vous demande, si vous dites que vous êtes en train de vous pencher pour voir comment on peut remédier à ce genre de situation, est-ce qu'aujourd'hui, Madame la Présidente, elle serait prête, la responsable du dossier, de nous partager ne serait-ce qu'une ébauche de comment on pourrait vraiment se débarrasser de ce genre de contrat? Merci.
Martine Musau Muele ◌1:14:25
Monsieur Robert Beaudry.
Voix 1D71:14:27
Merci.
Robert Beaudry ◌1:14:28
Pour répondre aux collègues DeSousa et Moreau, peut-être en premier pour répondre au collègue Moreau, tout simplement, vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a eu un gros travail de planification avec les deux autres paliers de gouvernement aussi, puis également avec la population de Côte-des-Neiges-NDG dans le cadre d'un plan directeur. Donc, il est normal d'arriver après ce travail-là parce qu'on On ne fait pas du développement à la pièce, on le fait dans un ensemble complet, justement, avec des réalités qui sont diverses. Il y a aussi d'autres études qui vont être faites et qui vont nous amener à faire d'autres demandes d'infrastructures. Donc ça, c'est une demande qui est faite pour obtenir un financement pour certaines infrastructures qui sont liées au logement, comme vous l'avez dit, mais il y aura aussi d'autres demandes en termes d'infrastructures. On pense par exemple à la Banque d'infrastructures du Canada ou autre. Il y a actuellement des études. Vous savez que notre administration a été chercher plusieurs investissements en millions de dollars gouvernement fédéral, du gouvernement provincial également, justement pour pouvoir mener des études de planification sur le site, parce que c'est un site qui accueillera énormément de personnes. Donc on veut éviter aussi qu'il soit planifié de façon incohérente avec son environnement de proximité. Pour ce qui est de l'information, de l'accès aux informations, je regarderai ce qui est possible de transmettre à mes collègues. Sinon, il y a aussi le processus de demandes d'accès à l'information qui peut être demandé. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:15:47
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌1:15:50
Merci beaucoup, madame la présidente. Ça me fait grand plaisir de répondre à mon collègue. J'ai vérifié le mot loquace, il est accepté. Donc, loquace, je dis qu'il parle beaucoup, mais qu'il dit aussi de n'importe quoi. Alors, ça me fait un grand plaisir de répondre à cette question. Donc, quand on parle d'Amazone, il faut comprendre que le public entend en général les achats qu'on fait sur la plateforme, donc les achats courants. Et la Ville s'est prémunie, OK, d'une politique. D'ailleurs, le directeur général a envoyé pas plus longtemps que vendredi une directive pour toutes les directions des arrondissements et toutes les directions des services concernant l'utilisation de la carte de crédit sur Amazon. D'ailleurs, je pense à souligner que les arrondissements de l'opposition sont en tête d'achats sur Amazon et que le problème, bien sûr, par conscience pour ce qui s'est passé, la fermeture des entrepôts et le fait que, bon, il y a des employés, des Montréalais et des Montréalaises qui ont été affectés, ça nous touche profondément. Dans le cas présent, on parle surtout de ce qu'on appelle Amazon Web Services, auquel je faisais référence tout à tout à l'heure, donc c'est des produits infonuagiques. À ce moment-ci, il y a 3, il y a 4 contrats qui sont en cours. Donc il y a la plateforme d'hébergement, c'est un contrat qui va prendre fin en 2028, c'est une valeur estimée de 2 600 000$. C'est bien sûr des les données qui sont hébergées sur des serveurs Amazon. On héberge un peu partout, on héberge localement, mais tout ce que c'est, moi, à la mode, infonuagique, c'est hébergé aussi avec l'aide d'Amazon. On a un deuxième contrat, donc ce qu'on appelle la notification massive ou les SMS, les courriels. C'est un contrat de 442 000$. Il réfère bien sûr à des alertes qu'on reçoit dans nos produits informatiques. Et le troisième, qui est l'abonnement Red Hat OpenShift auquel je faisais référence, il s'agit d'une boîte d'outils pour les développeurs Linux et qui supporte les produits informatiques. Il faut comprendre aussi que les deux premiers contrats qui sont des ententes qui sont plus importantes, sont faites par l'entremise du ministère de la Cybersécurité et du Numérique qui a procédé à un processus de qualification. Donc, la Ville n'est pas toute seule dans cette démarche. Alors, bien sûr qu'on va maintenir les contrats, ce sont des contrats importants, on héberge. Bien sûr qu'on est très soucieux aussi de tout l'aspect environnemental, de l'utilisation de l'informatique et des données. Alors on a, c'est des contrats qui sont avantageux pour la ville et c'est des contrats qui ne nous permettent pas de renoncer du jour au lendemain. Alors je tiens à rassurer l'opposition et mon collègue qu'on fait tout le nécessaire, qu'on est en contrôle de nos dossiers et qu'on les connaît très bien. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:19:14
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌1:19:18
Question privilège, Madame la Présidente. J'essaie tout le temps, tout en posant des questions, ne pas vraiment qualifier les propos ou les bêtises que j'entends ici parfois. Si on dit que j'ai dit n'importe quoi, je me permets moi aussi de qualifier les propos et les réponses inutiles de la responsable du dossier. Si elle vient juste nous relire les titres des sommaires décisionnels, je pense Madame la Présidente, qu'elle manque encore une fois de connaissances approfondies dans le dossier et qu'elle manque clairement, je dirais, de maîtrise de ce dossier. J'ai posé la question qui était très claire, très précise. En arrêtant vraiment de qualifier mes propos de n'importe quoi, je pense ça vraiment inapproprié dans cette salle. Je n'ai jamais visé, alors ne poussons pas vraiment à avoir ce genre de discussion parce que j'inviterai la responsable de dossier, Madame la Présidente, de se réécouter par la suite et de revoir le sens Merci, parce qu'elle ne fait que le relire.
Aref Salem ◌1:20:15
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:20:16
Très bien. Alors, je vais prendre pour acquis ici qu'il y a un différend sur la façon dont vous souhaitez prendre vos prises de parole respectives. En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt des contrats énoncés au rubrique 4.03, chapitre 5, dépôt des résolutions de de conseil d'arrondissement. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:20:37
Oui, et madame la présidente, en 5.01, je dépose la résolution CA-2517-0031. En 5.02, je dépose la résolution CA-2508-0036. Et en 5.03, je dépose la résolution CA-2519-004.
Martine Musau Muele ◌1:20:53
Déposée. Chapitre 6.
François Limoges ◌1:20:55
Oui, en 6.01, c'est le dépôt de réponse de questions écrites de membres du conseil. Est-ce qu'il y en a, monsieur sur le repli, il y en a pas ce mois-ci. Parfait, on avance. En 7.01, on dépose le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 23 janvier.
Martine Musau Muele ◌1:21:08
Déposé.
François Limoges ◌1:21:09
En 7.02, on dépose le procès-verbal de correction pour le procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal du 16 décembre.
Voix 1D81:21:14
Déposé.
François Limoges ◌1:21:16
Chapitre 11, dépôt de pétition, on en a pas non plus. Mon Dieu, on avance, madame la présidente. 15.01, on l'a dit, sera appelé à 17 h 15. Alors, en 15.01, en 15.02, Il s'agit de la déclaration visant à affirmer la résilience de l'économie montréalaise et je cède la parole à la mairesse de Montréal.
Martine Musau Muele ◌1:21:33
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌1:21:35
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je me réjouis de cette déclaration qui vise à affirmer la résilience de l'économie montréalaise. Je pense que c'est important de le faire dans cette Chambre en compagnie de l'ensemble du conseil municipal pour rassurer, entre autres choses, la communauté montréalaise Bien sûr, celles, les entrepreneurs, les entreprises qui font des affaires ici et qui font des affaires ailleurs, donc notre partenaire économique américain, mais je pense que cette déclaration vise également à rassurer l'ensemble des Montréalais et Montréalaises parce qu'on va se le dire, depuis l'élection du président Trump, ça bouge vite. Il y a beaucoup plus d'insécurité qui plane à plein de niveaux. Et je souhaite vraiment que nous puissions parler d'une voix unie concernant la santé économique et à quel point on doit y veiller, mais aussi rassurer les Montréalais sur tout ce qui existe jusqu'à maintenant pour nous permettre de protéger l'économie. Je le disais, monsieur Trump est arrivé et c'est sûr que ça a créé une onde de choc, que ce soit au niveau du pays, le gouvernement Le gouvernement canadien est nécessairement en mode réaction pour pouvoir contrer ou du moins avoir une discussion avec ce président. Les provinces également, on a entendu le premier ministre du Québec, monsieur François Legault, demander à revoir ou enfin venir renforcer notre économie, ce à quoi on est entièrement d'accord. Mais j'ai envie de vous dire qu'au-delà même du niveau économique, cette instabilité ou cette nouvelle ère un peu de Mon Dieu, j'essaie de trouver un qualificatif autre qu'insécurité, mais disons qu'on a un président qui est très réactif et qui bouge vite et qui parfois fait des déclarations qui ont nécessairement un impact sur le reste du monde. Je pense entre autres à, déjà, il y a le droit des— Monsieur Trump a décidé de défaire des accords qui existent depuis très, très longtemps. Je pense aux droits des migrants et des droits, certains droits internationaux, le droit des personnes trans aux États-Unis, le retrait de l'accord de Paris je vous cacherai pas que je trouve absolument dévastateur. Également la question des réglementations au niveau du secteur pétrolier et gazier et le retrait des États-Unis de l'Organisation mondiale de la santé, et j'en passe. Donc oui, il faut se le dire, là, on est dans une période qui va être pas nécessairement facile, je pense, au cours des prochaines années. Ceci étant dit, si je me concentre particulièrement sur l'économie, parce que c'est ce dont il s'agit questions aujourd'hui. On va pas attendre qu'il y ait d'autres surprises. Je pense qu'on le voit au niveau du gouvernement canadien, comme je le disais, au niveau des provinces, mais les villes aussi. Et pourquoi les villes, c'est important qu'on prenne la parole? C'est parce que ça fait des années que la diplomatie municipale, entre autres, est importante. Je pense entre autres à des réseaux comme par exemple le réseau des Grands Lacs, du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs, C'est énormément de villes petites, moyennes et grandes, grandes comme par exemple Montréal, Toronto, Chicago, qui travaillent ensemble pour protéger cette grande ressource, mais qui est intimement liée à des économies locales et de différentes provinces. Donc, ces réseaux-là sont importants et je tiens à mentionner que depuis l'arrivée de monsieur Trump, non seulement ils étaient actifs ces réseaux-là, mais ils se sont encore plus activés. Maintenant, peut-être quelqu'un qui va nous écouter va nous dire, ben oui, mais madame la mairesse, c'est beau les réseaux, mais qu'est-ce qui se passe sinon? Vous l'avez vu, notre administration a décidé d'emboîter le pas tout d'abord avec la décision de monsieur Legault, du premier ministre du Québec, sur la grande corvée. Tout de suite, on a proposé d'augmenter, d'accélérer les travaux d'infrastructures parce qu'on le sait, à Montréal, les infrastructures arrivent souvent en fin de vie. On le voit très bien dans nos rues, mais on peut penser à des grands projets comme le projet structurant de l'Est, notre grand projet de transport collectif dans l'est de Montréal qui est tellement important pour venir débloquer, pour venir revitaliser un secteur qui est déjà très dynamique, mais qui gagnerait tellement à être interconnecté, avoir un lien de transport direct vers le centre-ville. Et vous le savez, on a beaucoup d'ambition pour l'est de Montréal. Ma collègue Caroline Bourgeois, le maire Pierre Lessard-Blais également dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve travaillent très fort, mais Mais parfois, on sait que si on a un transport collectif, ça va amener et des entreprises et des travailleurs et des familles et de la construction. Donc, on va continuer à pousser ce chantier-là et en plus, continuer à travailler avec l'Appocatière pour pouvoir avoir des trains bien de chez nous. Moi, je pense que c'est une occasion à ne pas rater. On va continuer à travailler avec le gouvernement du Québec à ce niveau-là. Et on sait que le premier ministre est très attaché au projet structurant de l'Est, tout comme notre administration. Continuer à pousser en ce sens. J'aimerais, puis il y a d'autres projets également qu'on leur a proposés, j'aimerais également mentionner qu'on a souhaité revoir l'ensemble des, passer en revue l'ensemble des entrepreneurs, des entreprises avec lesquelles nous faisons affaire, dont les américaines, parce qu'évidemment, ben, si on devait avoir des tarifs qui s'imposent, on va devoir réagir. Et je pense que déjà, on va peut-être avoir des nouvelles au début mars, si le président Trump décide d'aller de l'avant, mais nous on aura déjà fait la revue et on veut diminuer notre dépendance. Elle n'est pas si grande, mais sur certains projets ça peut être le cas. Vous avez vu également que notre administration a décidé de ne plus commander, de ne plus, de cesser les commandes sur Amazon. C'est sûr que ça peut avoir un impact sur des fois les meilleurs prix, mais je pense qu'à ce moment-ci il faut qu'on se dise, hé là là, on va peut-être payer un petit peu plus cher, mais ça va être local et ça va revenir dans notre économie de toutes les manières. Et ce que je trouve intéressant, pour avoir participé, là je vous donne quelques exemples en vrac, mais je tiens à mentionner qu'après avoir discuté avec mes collègues, la ministre Joly entre autres choses, c'est très évident pour elle qu'on a une occasion à saisir pour diversifier nos marchés. Et je suis entièrement d'accord avec la ministre Joly, je suis également d'accord avec le premier ministre Legault sur la question des grands chantiers qu'on peut accélérer. Et c'est pour ça que l'ensemble du travail qui se fait au sein de la Ville de Montréal avec nos partenaires économiques comme la Communauté métropolitaine, la Chambre de commerce métropolitaine ou encore Montréal International pour attirer des entreprises, mais aussi diversifier nos marchés, est extrêmement important. Et vous me permettrez de parler rapidement de la mission que j'ai accompagner. La semaine dernière, j'étais avec la mission organisée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain qui visait à rassembler, à amener 20 entreprises du secteur créatif de Montréal vers la Colombie, Bogota, Medellín, deux villes qui ont beaucoup, qui s'ouvrent sur le monde après une des périodes plus difficiles au cours des dernières décennies et qui souhaitent vraiment profiter de l'expertise de Montréal au niveau des Arts circassiens du Quartier des spectacles comme exemple de revitalisation, mais aussi de consolidation des actifs culturels. Il y avait des compagnies de— l'OSM était avec nous, il y avait des compagnies de théâtre, de marionnettes, bref, c'était absolument incroyable et je n'ai jamais vu une mission où il y avait tant d'ententes qui se signaient sur le plancher. Et pourtant, j'en ai fait quelques missions économiques, mais ça faisait du bien à voir. Et le message que j'ai porté à mes collègues colombiens, parce que j'ai eu la chance aussi de rencontrer le maire de Medellín et le maire de Bogota, c'est que bien qu'il y ait un président qui tente de nous diviser, moi je considère que c'est une occasion à saisir que l'Amérique se solidarise. On doit se solidariser et il y a plein de marchés dont celui du Mexique il y a 2 ans qu'on est allé développer à Mexico City avec, encore une fois, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, vient à renforcer ces connexions parce que bien sûr on a tendance à se tourner vers notre collègue, notre voisin américain ou vers l'Europe, mais l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale, il y a tellement d'atouts où on a beaucoup de similarités, si je peux dire, au niveau de nos milieux avec Montréal et je suis très heureuse d'avoir pu participer à cette mission. Alors, j'ai envie de vous dire que grâce aussi, en terminant, je veux mentionner pour peut-être les entreprises qui nous regardent, les entrepreneurs, il faut savoir que notre bras opérationnel PME Montréal est là également. À la question de la diversification des marchés, l'accompagnement, notre bras opérationnel qui existe depuis des années, il y a des millions de dollars qui sont là justement pour accompagner les entreprises, comme Montréal, PME Montréal a soutenu également les entreprises pendant la COVID. On se rappellera toutes les ressources qui ont été mises en place par notre administration avec des fonds, mais ça passe beaucoup par PME Montréal. Donc, je veux réitérer que ça, ça tient toujours. Alors, peut-être dernier élément que je veux mentionner aussi, c'est que c'est sûr que pour Montréal, dans des secteurs comme l'aéro, l'aérospatiale, c'est majeur, on le sait. Dans la région métropolitaine, on le dit souvent, on construit l'avion du début à la fin, mais notre plus grand acheteur, c'est beaucoup les Américains. Oui, il va falloir diversifier, mais il va falloir également compter sur les gouvernements supérieurs pour venir soutenir des grands secteurs. Encore une fois, si monsieur Trump décidait d'aller de l'avant avec sa menace tarifaire, il y a d'autres secteurs également, que ce soit manufacturier, que ce soit le secteur également pharmaceutique, biomédical, des secteurs qui sont en émergence. Et vous me permettrez à ce moment-ci de mettre un peu mon chapeau également de présidente de la CMM, parce qu'il ne faut pas l'oublier, c'est le message que je porte auprès de mes collègues du gouvernement du Québec, c'est que la région métropolitaine de Montréal, c'est la moitié de la population du Québec, c'est la moitié du PIB du Québec se passe ici, la moitié des emplois sont ici, il y a près d'à peu près 30% des exportations qui vont vers les États-Unis. Qui viennent d'ici. Donc, nécessairement, on a tout avantage à se tenir les coudes, à miser sur nos entreprises locales, à diversifier nos marchés hors des États-Unis et de pouvoir montrer à quel point, un peu comme on l'a fait pendant la COVID, j'aime ça quand même le rappeler, pendant la COVID, Montréal a été dès le départ l'épicentre de l'épidémie, c'était extrêmement difficile, on s'inquiétait, mais l'écosystème de Montréal s'est tenu les coudes, on a pensé à des programmes, on avec nos partenaires comme on l'a toujours fait et on s'est retrouvés à être l'économie la plus résiliente, la meilleure relance économique en Amérique du Nord, incluant les États-Unis. Donc, je pense que tout est là et encore une fois, je saisis l'occasion qui a été dite par monsieur Michel Leblanc, le président-directeur de la Chambre de commerce, et de madame Mélanie Joly, à dire, ok, ça va être plus difficile dans les prochaines années, mais saisissons cette opportunité pour tirer notre épingle du jeu et de devenir plus résilients et ça, ça passe par une diversification des marchés. Alors, on travaille là-dessus et j'ai bien l'intention de continuer le travail au cours des prochains mois grâce à cette veille que j'ai mise en place avec mes collègues, entre autres, des grappes industrielles. À Montréal, on a plusieurs grappes industrielles qui rassemblent l'ensemble des grands groupes. Entre autres, qui travaillent beaucoup sur les exportations, mais on doit, tout est en place et les Montréalais et Montréalaises peuvent compter sur nous. On va continuer d'innover pour soutenir nos entreprises locales, mais aussi pour penser à plus long terme et être plus résilients face à l'imprévisibilité de notre voisin du sud. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:33:08
Officielle, Monsieur Arif Salem.
Aref Salem ◌1:33:10
Oui, merci Madame la Présidente. Certain que je vais ajouter ma voix avec aussi mes collègues de ma formation politique à cette déclaration sur la résilience de l'économie de Montréal. Madame la Présidente, nous savons tous, puis la mairesse l'a déjà dit, que nous sommes le cœur économique du Québec. Et avec ce cœur économique, on parle à peu près de 70 000 entreprises qui œuvrent ici dans notre écosystème à Montréal. 70 000 entreprises, madame la présidente, ça peut aller d'une PPE qui existe avec quelques employés, aller jusqu'à des entreprises internationales, nationales, puis des entreprises qui performent, qui innovent, qui travaillent, qui font travailler des milliers et des centaines de milliers d'employés ici à la Ville de Montréal, madame la présidente. Cela, ce n'est pas arrivé seul. C'est sûr qu'avant l'arrivée de Projet Montréal au pouvoir, il y avait déjà des visionnaires qui ont transformé l'économie de cette ville. On se parle dans le temps, on était une ville manufacturière, et puis avec la crise, la récession de 94, il y a des visionnaires qui ont pensé à vraiment diversifier l'économie de Montréal, puis c'est aujourd'hui qu'on est en train de voir cette diversification, comment elle était bonne dans la COVID, Comment elle est bonne aujourd'hui, puis comment on va continuer à la supporter. Madame la présidente, c'est bien d'amener une déclaration comme celle-là, puis c'est sûr que c'est pas juste les paroles et une déclaration qui va faire un changement, c'est les actes aussi qui vont faire ce changement-là. J'aimerais, j'ai parlé un peu de vitalité économique, puis ce qui est important aussi, c'est les menaces qui nous arrivent du sud de la frontière et avec ces menaces, on est en train de faire vivre à nos entreprises beaucoup d'inquiétudes et surtout beaucoup d'anxiété. Puis madame Le Bresse, elle a déjà dit que oui, il va falloir juste qu'on change des choses, nos façons de faire. Peut-être qu'il est temps aujourd'hui, on est forcé à le faire, mais on est en se forçant de cette façon, on est en train de changer vraiment beaucoup dans les stratégies des entreprises, on est en train de créer de l'anxiété avec les propriétaires des entreprises, on est en train de créer de l'anxiété aussi avec les employés de l'entreprise, les tarifs qui vont être imposés ou qui seront peut-être imposés, qui seraient peut-être imposés, puis on sait tous combien de produits ils vont vers le sud, ils reviennent vers le nord, puis ils reviennent vers le sud, pour être consommés, donc il y a quand même beaucoup de pression. Là aujourd'hui, on a une opportunité d'aller faire, d'aller ouvrir les marchés internationaux pour les produits montréalais, puis on a cette obligation de les supporter à notre niveau, ce que l'administration elle a fait. On a vu par exemple, oui, une collaboration entre le gouvernement du Québec avec le gouvernement du Canada puis la ville de Montréal, ça c'est quelque chose chose qui doit être fait. Il doit être fait aussi pas juste avec la Ville de Montréal et le gouvernement, doit être fait avec des villes aussi à travers le monde. Donc il va falloir juste qu'on se tisse serré pour pouvoir trouver des marchés à nos produits locaux. Il y a aussi, puis ça on n'arrête pas de le dire, il faut continuer et continuer d'intervenir puis sensibiliser la population pour l'achat local. C'est très important, ça va, ça va, oui, ça va falloir, peut-être ça nous coûte un petit peu plus cher, mais on est en train de sauver de l'argent, on est en train de remettre cet argent dans notre économie à nous et on est en train au moins de continuer d'aider créer des emplois chez nous ici. Madame la présidente, malheureusement avec tout ce qu'on est en train d'amener aujourd'hui, il y a encore des services, il y a encore des contrats qui sont donnés à des entreprises américaines, surtout dans la technologie de l'information. Puis ça, il va falloir y remédier. Puis je sais aussi que l'administration actuellement, elle est en train de travailler à, je veux pas dire forcer, mais peut-être à orienter peut-être les achats vers les entreprises locales. Donc ça, c'est un point peut-être à travailler un peu plus. On va devoir aussi s'attaquer plus rapidement et plus sérieusement à ce point. Puis l'affaire d'Amazon, ça on en est tous conscients, malgré toutes les annonces qui ont été faites, malgré le resserrement qu'on est en train de demander, il y a toujours des octrois, des contrats ou des achats qui se font sur Amazon par exemple. Il va falloir peut-être prioriser les produits locaux quand on fait nos achats justement pour laisser la chance à des des entreprises d'ici de grandir. Madame la présidente, la Ville de Montréal, elle doit, puis elle doit s'assurer d'être un outil facilitateur pour nos entrepreneurs dans les prochains mois. Malheureusement, les dernières années n'ont pas été vraiment quelque chose qu'on a travaillé très, très fort comme administration, et puis on s'entend, on a mis beaucoup de bâtons dans les roues dans le temps, dans les années antérieures. Pour nos commerçants, pour nos entrepreneurs et pour nos industries. J'espère que les temps troubles qu'on est en train de vivre, qui nous mettent plus ensemble, puis qu'on travaille avec une certaine solidarité pour la sauvegarde de nos emplois et surtout pour le rayonnement de l'économie et des entreprises de Montréal. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:38:43
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:38:46
Madame la présidente, tout comme mes collègues, il me semble important d'envoyer un message fort face à la menace américaine qui pèse sur notre vitalité économique. La Communauté économique métropolitaine est résiliente, mais on doit être honnête, les menaces tarifaires du président américain vont faire mal. Elles vont faire mal aux consommateurs, aux producteurs et à l'ensemble des entreprises dans les chaînes d'approvisionnement. Dans un monde aux pôles économiques internationaux où les chaînes de production sont interreliées entre elles, ce sont des dizaines, voire des centaines de milliers d'emplois liés à la production de biens qui sont à risque. Comme l'a dit mon collègue Aref Salem, la Ville de Montréal se doit de répondre présente et d'appuyer nos entrepreneurs. Évidemment, ça passe par la collaboration avec les gouvernements du Québec et du Canada. On se doit d'être unis face à cette menace. La Ville doit aussi miser sur les forces de ses autres partenaires. On est chanceux à Montréal, on a un filet économique qui est impressionnant, et on dispose d'outils incroyables pour venir développer et créer de la richesse. Pour relever le défi qui est devant nous, on doit amplifier notre travail conjoint avec nos universités et nos cégeps, avec Tourisme Montréal, avec nos chambres de commerce, PME Montréal, Montréal International, mais également nos grappes industrielles. Évidemment, la Ville de Montréal se doit de répondre présente financièrement. Dans les derniers mois, la Communauté métropolitaine de Montréal, présidée par la mairesse, a coupé le financement de 2 des grappes industrielles du Grand Montréal, soit Propulsion Québec, la grappe des transports électriques et intelligents qui regroupe plus de 260 membres, et Alu-Québec, la grappe de l'aluminium, un secteur qui regroupe près de 40 000 emplois au Québec. Aujourd'hui, ces 2 secteurs sont parmi les plus impactés par l'incertitude des menaces tarifaires. L'un par des tarifs de 25% liés aux exportations vers les États-Unis, et l'autre par une menace de rapatriement des chaînes de fabrication des véhicules au sud de la frontière. Avec les menaces et les perturbations qu'on vit, on peut dire que cette décision de couper le financement des CRAP a visiblement très mal vieilli. La Ville de Montréal a également un rôle à jouer lorsque vient le temps de diversifier les opportunités d'affaires avec nos différents secteurs. Bien entendu, le gouvernement du Québec et du Canada sont indispensables dans le dossier, mais la Ville et l'administration peuvent et doivent démontrer un leadership fort dans l'appui politique aux maillages économiques internationaux par des missions de développement économique sur des secteurs de pointe pour l'économie de la ville. Et à ce niveau, plus que jamais, il est nécessaire d'investir massivement, massivement dans la mission de Montréal à l'international afin de développer l'attraction d'investissements directs étrangers en provenance de différents marchés. On l'oublie trop souvent, mais il y a le reste du Canada qui est un marché très important pour nous. Bien évidemment, l'Europe, on peut penser à la France, à l'Allemagne, au sud de l'Europe ou au Royaume-Uni. La mairesse le dit, mais également à l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud et à l'Asie, des marchés qui ont tous un très grand potentiel pour le développement économique de notre ville. On n'y pense pas tous les jours, mais Montréal, c'est une métropole de renommée internationale qui peut compter sur des secteurs de pointe pour diversifier et venir accroître notre économie. Que ce soit en aérospatial, transport électrique et intelligent, en fintech, en cybersécurité, en intelligence artificielle, effets visuels, animation, jeux vidéo, en services informatiques, en développement de logiciels, technologies propres, sciences de la vie et de la santé, technologies de la santé ou même en transformation agroalimentaire, à Montréal, on n'a absolument rien à envier aux plus grands joueurs mondiaux. Il ne faut cependant jamais les prendre pour acquis et chaque jour travailler travailler à les aider et à grandir. Madame la présidente, la Ville de Montréal se doit également de soutenir ces entreprises et leur faciliter la vie. On doit s'approvisionner localement, on doit adopter un cadre réglementaire et administratif qui soit propice au développement commercial et économique, on doit également entretenir des relations soutenues avec les acteurs du milieu. Bref, on se doit d'être la courroie de transmission entre les entreprises montréalaises et le succès économique. Cette déclaration, madame la présidente, est un bon premier pas, mais il va falloir s'assurer d'être au rendez-vous pour faire une réelle différence qui est à la fois attendue, mais requise par nos entreprises.
Voix 1F31:42:57
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:42:58
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌1:43:02
Présidente, donc, on est vraiment à la croisée des chemins, je pense sincèrement, mes amis. Les déclarations de Trump sont des attaques frontales contre notre souveraineté et notre économie, une économie qui est des gens finalement. Quand Donald Trump impose des tarifs sur l'acier et l'aluminium, menace nos industries, ce n'est pas juste une décision politique, c'est une attaque directe contre les travailleuses et travailleurs ainsi que les familles canadiennes, montréalaises, québécoises. C'est une forme de violence économique qui frappe nos emplois, notre pouvoir d'achat et notre il faut se tenir debout. Trump, c'est un bully, puis il n'est pas fiable. Il ne comprend que la force. Il va falloir qu'on se tienne debout, qu'on se serre les coudes, puis qu'on demeure un front solidaire. Il faut être parfois tough pour considérer d'arrêter certains approvisionnements de minéraux critiques ou autre chose. Je suis content qu'on ait la motion aujourd'hui et je vais voter pour. Je suis d'accord avec tous les principes mais je veux ajouter certains éléments. Il faut questionner vraiment quel est le type d'économie qu'on veut préserver pour les Montréalais. On veut une économie qui va aider les gens. On ne devrait jamais se donner l'objectif seulement de hausser le PIB. Il faut s'assurer que la richesse est partagée et que les ménages montréalais y trouvent leur compte. On a besoin d'une distribution de la richesse qui reflète la contribution des travailleuses et travailleurs. Il faut une économie pour tout le monde, une économie montréalaise dans laquelle les travailleuses et travailleurs qui œuvrent à Montréal à tous les jours puissent aussi y habiter abordablement. Il faut se tenir debout pour les travailleuses et travailleurs, qu'ils soient dans les commerces, dans les bureaux, dans les usines ou qu'ils travaillent pour la Ville. Il y a de plus en plus de personnes qui travaillent 40 heures par semaine
Voix 2A1:45:01
Et pour qui c'est de plus en plus difficile de se loger et de subvenir à ses besoins de base et à ceux de leur famille. Et ça, c'est absolument inacceptable. Donc quand on parle de l'économie, il faut parler des gens. We need to protect our economy, but we need an economy that works for the people. I want a strong Montreal economy when the people that work here can afford to live here. An economy where workers are respected, an economy where collaboration and cooperation serve us all. Let's be clear: we don't want Silicon Valley tech oligarchs telling us what to do. Well, we don't want Canadian oligarchs dictating policy either. We should not rebuild an economy where Conrad Blacks and Toby Lutkies are thriving. We need to build an economy for the people. Je parle de ça aussi parce qu'il me semble que beaucoup des décisions qui étaient prises en avant étaient là pour garder notre souveraineté, notre autonomie, de nous protéger. On s'est créé des institutions, des services publics, des sociétés de la couronne, mais dans les années 80, 90, 2000, 2010, on commence à tout défaire cette économie qu'on a créée. Sous les gouvernements Mulroney, Bourassa, Harper, Martin, Chrétien, on s'est mis dans une situation de grande vulnérabilité parce qu'on pensait que ce qui était allait rester pour toujours. Au début, à la signature de l'ALENA, le secteur manufacturier au Canada était de 20%. Aujourd'hui, c'est 10%. Le taux de syndicalisation en 1981 au Canada était de 38%. Aujourd'hui, c'est 29%, donc une baisse de 9 points. Au Québec, c'était 44% en 1981, maintenant on est rendu à 37%. Il y en a eu une série de privatisations également qui ont eu lieu au cours de ces gouvernements que j'ai nommés tantôt: Mulroney, Harper, Martin, Chrétien, Bourassa. Air Canada, vendu par Mulroney en 1989. Autrefois une société d'État garantissant la connectivité nationale, aujourd'hui elle est soumise aux pressions du marché et des actionnaires plutôt qu'à des impératifs du service public. Petro-Canada était privatisée progressivement sous Mulroney et finalisée par Paul Martin en 2004, une entreprise qui aurait pu jouer un rôle central dans notre indépendance énergétique et dans la stabilisation des prix au pétrole. Le CN, le Canadian National, maintenant une société montréalaise, était autrefois aussi une société de la Couronne qui était vendue par Jean Chrétien en 1995. On avait un réseau ferroviaire qui assurait une logistique nationale efficace et stratégique pour notre commerce intérieur et notre exportation. Le gouvernement Bourassa, au Québec, avait un plan accéléré de privatisations dont ils étaient fiers. Parmi ces privatisations, on peut penser aux mines Sélène aux Îles-de-la-Madeleine, la seule mine de sel au Québec, qui a été découverte et développée avec les fonds publics, qui en 1988 a été vendue par Bourassa parce que ce n'était pas encore rentable. Aujourd'hui, la mine est prospère et son principal client reste le gouvernement du Québec. On l'utilise pour déglacer nos routes en hiver. Sauf qu'on l'a vendue maintenant aux entreprises. Tous les profits de cette mine vont à une société américaine de Californie qui s'appelle Stone Canyon Industries. Donc, l'État québécois a donc investi dans un réseau stratégique et l'a vendu avant qu'il ne devienne rentable. Avec les conséquences de ces privatisations, on a une perte de contrôle sur les secteurs stratégiques, une dépendance accrue aux multinationales et aux intérêts étrangers et un affaiblissement du filet social et une montée des inégalités. Une scène publique aurait pu être utilisée pour réduire les coûts de transport intérieur ou même avancer le projet de transport ferroviaire avec un TGV privée, Montréal-Toronto. Une Petro-Canada publique aurait pu garantir les prix énergétiques et aurait pu surtout être un leader canadien pour la transition vers un programme d'énergie durable. Une Air Canada publique aurait pu mieux structurer le transport aérien et garantir la connectivité des régions, essentielle pour notre commerce intérieur, et desservir toutes les communautés qui ne sont pas desservies aujourd'hui. Le ministère des Mines et Métallurgie public aurait pu garantir un approvisionnement stable en sel de voirie à un coût contrôlé tout en assurant que les profits générés par ce réseau stratégique restent au Québec pour financer nos services publics. Donc, ces choses-là, c'est une question de contrôle, c'est une question de planification, c'est une question d'autonomie, c'est une question d'un avenir durable, avoir ces biens communs, ces sociétés de la Couronne, ces institutions. Donc, il faut protéger nos institutions. Il faut protéger nos services publics, c'est ça le type d'économie qu'on veut. J'amène ça aussi en partie parce que je sais qu'on parle d'une privatisation de certains services à la STM, il faut faire attention. Je sais qu'à court terme, oui, il y a des questions de dépenses, on veut tout à fait moins dépenser pour les services, mais à long terme, est-ce qu'on se prive de contrôle, est-ce qu'on se prive de planification, est-ce qu'on se prive de l'expertise? J'aimerais qu'on revoie cette décision. J'aimerais qu'on construise encore comme on faisait avant quand on voulait un Québec, un Canada, un Montréal plus autonome, plus planifié et plus souverain. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌1:50:50
Monsieur Abdelhak Sal.
Abdelhaq Sari ◌1:50:51
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Puis j'interviens sur le même la même déclaration où je rejoins l'ensemble de mes collègues ainsi que la mairesse de la métropole parce que aujourd'hui on doit souligner l'importance de la résilience de l'économie montréalaise, en se rappelant que cette résilience touche également les défis et menaces externes qui peuvent fragiliser nos entreprises, nos travailleurs et travailleuses ainsi que nos investissements. Nous savons toutes et tous ici que Montréal est une métropole ouverte, elle le demeurera, sur le monde, une plaque tournante en ce qui a trait au commerce international et un moteur économique majeur pour le Québec et le Canada. Mais cette ouverture nous expose aussi à des décisions politiques économiques de nos partenaires commerciaux. À cet égard, les menaces tarifaires brandies par le président Trump nous rappellent la vulnérabilité de certaines industries, de nos industries, notamment manufacturières, l'aéronautique et l'aluminium. L'histoire récente nous a montré que nous ne pouvons pas nous fier aveuglément à la stabilité de nos échanges commerciaux avec nos voisins du Sud. Nous devons donc redoubler d'efforts pour diversifier nos marchés d'exportation, renforcer notre autonomie technologique et souveraineté technologique et numérique ainsi que l'autonomie économique et protéger nos industries stratégiques. Dans ce contexte, Montréal doit jouer un rôle actif en collaboration avec le gouvernement du Québec, avec le gouvernement du Canada ainsi qu'avec l'ensemble des universités québécoises. Soutenir la diversité, la diversification des marchés, par exemple, comme l'a bien dit Madame la mairesse, encourager nos entreprises à explorer de nouveaux marchés en Europe, en Asie, en Amérique latine, afin de réduire notre dépendance aux États-Unis ainsi interprovinciale. Encourager nos organisations et nos entreprises à explorer de nouveaux marchés en Europe, en Asie et en Amérique latine afin de réduire cette dépendance. Il y a également le point qu'il faut protéger nos industries stratégiques parce qu'il faut renforcer nos secteurs clés comme l'aéronautique, l'innovation technologique, l'intelligence artificielle à Montréal en investissant dans la recherche et le développement et la connaissance. Troisièmement, j'aimerais bien qu'on travaille pour les intérêts de nos entreprises, travailler de concert avec nos partenaires politiques et économiques pour s'assurer que les décisions protectionnistes ne mettent pas en péril nos industries et nos emplois. Madame la Présidente, la résilience économique, maintenant on peut l'appeler la résilience également numérique ou la résilience technologique, ne signifie pas simplement survivre aux crises, mais aussi s'y préparer activement et les anticiper et être beaucoup plus proactif. Montréal doit cependant adopter une approche beaucoup plus proactive face aux industries commerciales et économiques, excusez-moi, face aux incertitudes commerciales et économiques. Je nous invite à ne pas baisser la garde face aux menaces tarifaires qui pourraient ressurgir à tout moment. Surtout qu'on est une ville universitaire, surtout qu'on a toutes les capacités d'être les pionniers internationaux par rapport à l'intelligence artificielle, par rapport à la technologie de l'information. Il faut investir dans la cognitivité, il faut investir dans la connaissance, une connaissance qui se doit d'être créatrice, créatrice de valeur et créatrice d'économie. Maintenant, comment pouvons-nous faire face à ces géants, ces géants avec qui on a une dépendance technologique dans l'ensemble de nos industries? Sommes-nous plus forts? Sommes-nous plus grands? Je pense que peut-être la réponse pourrait être non, mais on pourrait être plus intelligents, Madame la Présidente. On pourrait être plus intelligents parce que l'histoire de la technologie et de la connaissance qu'on a vécue, ne serait-ce que dernièrement, et je vous donne un seul exemple et je vous invite à bien l'explorer, ne serait-ce que l'histoire ou l'expérience de DeepSeek, par exemple, qui a fait face à tout un protectionnisme américain, mais quand même qu'elle a pu vraiment aller chercher vraiment un marché très important dans l'intelligence artificielle, notamment générative. Alors, à ce moment-là, est-ce qu'on pourrait faire face avec toute la connaissance, avec toute l'expertise qu'on a à Montréal? La réponse est oui. Est-ce qu'on pourrait être plus intelligent pour vraiment faire face à ces chaînes d'approvisionnement monstres qu'on a ici à Montréal, notamment avec Amazon. Est-ce qu'on pourrait faire face à ces éléments-là? Je pense que oui, mais en étant beaucoup plus proactif et beaucoup plus intelligent, comme l'auront fait bien d'autres, vraiment d'autres villes dans le monde et d'autres pays à qui on n'a rien à envier, notamment qu'on est une ville universitaire avec beaucoup de cognitivité et de connaissances. Là-dessus, je vous dis merci, Madame la Présidente.
Martine Musau Muele ◌1:55:26
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌1:55:28
Oui, merci, Madame la Présidente. Écoutez, je me lève comme appuyeuse de cette déclaration. Je peux rassurer les Montréalais et les Montréalaises et mes collègues des différents partis politiques dans l'hémicycle, on n'a pas chômé depuis l'imposition des tarifs, on n'en est plus à l'ère de la menace, le décret est signé, ça va arriver. Donc ça, c'est la réalité dans laquelle on est. On n'a pas chômé, Madame la mairesse parlait des grappes industrielles, on a rencontré les différents chefs, partis au fédéral, on rencontre Investissement Québec, j'étais il y a quelques jours encore avec Jean-Yves Duclos pour renforcer la posture de Montréal face à l'achat local. Bien sûr, j'ai fait le tour aussi des SDC parce que bien sûr qu'il va y avoir une pénalité pour les consommateurs montréalais face à l'arrivée de ces tarifs-là, c'est une réalité. Ça va augmenter les coûts de transport fort probablement, ça va augmenter les coûts de production des biens à la consommation courants et donc ça va avoir un impact sur le prix des biens courants qu'on consomme dans nos artères locales et il est clair que les commerçants même si c'est dans un temps un petit peu plus moyen qu'il va y avoir un impact sur ces prix-là donc c'est pourquoi j'ai rencontré aussi l'association des SDC de Montréal plusieurs SDC notamment du centre-ville dans les derniers jours et puis quand on parle des tarifs actuellement on parle de l'aluminium on parle du transport on parle un petit peu trop peu des coûts de la construction. On rencontre aussi avec Monsieur Doré sur une base régulière les promoteurs immobiliers parce qu'on s'inquiète des coûts que ça va avoir à moyen terme sur les coûts de la construction et on veut rester extrêmement proactifs sur le nombre d'unités d'habitation qu'on continue de construire à Montréal parce que ça aussi ça fait partie du développement économique de la métropole. J'entendais les collègues de l'opposition dire on n'est pas assez proactifs, on se doit de, on se doit de, on n'est pas au stade de on se doit de, on on est actif. À Montréal, depuis 2018, sous notre administration, c'est plus de 800 millions, 800 millions de dollars qui ont été directement investis cash in dans les poches des entreprises montréalaises, petites entreprises, moyennes entreprises, développement de l'Est, centre-ville, stratégie centre-ville. Fait qu'arrêtons de dire que Projet Montréal, c'est pas le parti de l'économie, parce que c'est absolument Faux. Inexact, excusez-moi. C'est absolument inexact. Je retire le terme antiparlementaire que je viens d'utiliser. Je veux aussi rappeler que Montréal a un positionnement très fort sur la scène internationale, sur les enjeux de développement et de transition écologique, et dans le contexte des tarifs, c'est extrêmement pertinent parce qu'on a une capacité de créer des liens diplomatiques forts avec d'autres villes qui vont faire face à ces mêmes tarifs-là. On peut penser au Mexique, à la Colombie, au Chili, à bien d'autres pays en Amérique du Sud, à l'Europe, mais aussi au Moyen-Orient. Et on va continuer à pousser la diversification des marchés avec nos partenaires de Montréal International. Mais je veux revenir sur l'opportunité que nous donnent aussi les tarifs qui vont être imposés par l'administration Trump de revoir nos modèles économiques, de les repenser. Puis je veux faire un coup de pouce au travail que fait ma collègue Marie-Andrée Mauger notamment sur les questions d'économie circulaire. On n'en parle pas assez, mais la Ville de Montréal, on est pionnier en économie circulaire et en économie sociale grâce au travail que fait Monsieur Rabouin. 2 champs de l'économie qu'on est en train de pousser en soutenant directement les entreprises d'économie sociale et toutes les entreprises qui sont en train de se diversifier pour adopter des pratiques de circularité. Et ça, dans quelques jours, semaines, on va être capable de vous l'annoncer à travers la création d'une feuille de route extrêmement extrêmement clair et extrêmement bien financé pour l'économie circulaire que pilote ma collègue Marie-Andrée Mauger. L'achat local, ça c'est l'appel que je veux faire à tous les Montréalais et les Montréalaises parce que bien sûr que monsieur, madame tout le monde n'a pas un impact direct sur le financement des grappes industrielles ou sur les industries de l'aéronautique, mais consommer c'est voter, c'est ça qu'on dit souvent, c'est l'adage, je pense qu'en ce moment, chers Montréalais et Montréalaises qui nous écoutez, il est extrêmement important quand vous allez au supermarché, quand vous faites le choix de consommer sur vos artères locales, c'est aussi dénoncer et vous opposer aux pratiques tarifaires que les États-Unis sont en train de mettre en place et ça, ça va être extrêmement important à long terme pour soutenir les entreprises canadiennes, québécoises et montréalaises. Enfin, 2 points d'information, points importants, on n'est pas en train de mettre des bâtons dans les roues aux commerces, aux partenaires économiques. On a encore renforcé le financement de Montréal International il y a quelques semaines, 500 000$ de plus de la part de la Ville de Montréal pour AMI, pour s'assurer de l'attractivité internationale de Montréal dans plein de secteurs d'activité économique. Et puis les 2 grappes de la CMM que mon collègue mentionnait, j'ai le plaisir d'annoncer qu'elles sont financées par la CMM. Ça a été voté. Propulsion et Alu Québec, c'est soutenu par la CMM et dans le contexte tarifaire, ça s'est fait sous le leadership de Madame Plante et de Monsieur Iezzoni cette décision-là. Donc je pense qu'on est plus qu'en action, on est un parti, une administration fière d'être des alliés du développement économique et ça ne changera pas.
Martine Musau Muele ◌2:01:16
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration visant à affirmer la résilience de l'économie montréalaise. Il est 14 h 59, je vous propose une pause santé de 10 minutes, retour à 15 h 10. Merci. On va débuter. Je vous inviterai à prendre place, s'il vous plaît. Merci, on va débuter. Permettez un instant. Alors, nous en sommes au chapitre 80 des dossiers en orientation du conseil d'agglomération. Je vous inviterai toutes et tous à prendre place. Le leader de la majorité, pardon, monsieur François Limoges.
François Limoges ◌2:14:28
Oui, madame la présidente, nous allons réunir au chapitre 80 les items 20.01 à 20.05. En 20.01, on accorde un contrat de gré à gré à Modelium Incorporé. En 20-02, on exerce l'option de prolongation dans le cadre des contrats accordés à Access Services et Groupe de sécurité Garda. En 20-03, on approuve un projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue d'Aéroports de Montréal un local au 975 boulevard Roméo-Vachon. En 20-04, on accorde un contrat de gré à gré à RCM Modulaire. Et en 20-05, on approuve le projet de convention de prêt de local par lequel la Ville de Montréal prête à l'Organisme Festival international de projection illusionniste un local au 2149 avenue du Mont-Royal.
Martine Musau Muele ◌2:15:09
Monsieur Abdelhak Sari.
Abdelhaq Sari ◌2:15:11
Merci beaucoup, madame la présidente. J'interviendrai, si vous le permettez, au 8203. Et grâce à ce projet de bail par lequel la Ville loue à Dorval un espace d'hébergement pour l'équipement de télécommunications, la couverture radio du service de police sera étendue à tout l'ouest de l'île. Nous l'accueillons donc avec enthousiasme car il permettra de renforcer la capacité de réponse de notre service de police de la Ville de Montréal. C'est connu que le SPVM éprouve depuis longtemps des difficultés à avoir une couverture de télécommunications internes qui soit fiable et uniforme dans ce secteur mais aussi sur l'ensemble de l'île en raison de la vétusté du système SERAM. Je ne reviendrai pas ici sur les nombreuses lacunes du système que l'on bien évidemment s'obstine à garder à la Ville. Je l'ai fait déjà à plusieurs reprises au sein de ce conseil, mais je tiens à souligner à nouveau que la couverture radio déficiente est un des plus gros enjeux technologiques du service de police de la Ville de Montréal à l'heure actuelle. De manière plus générale, les nouvelles technologies policières évoluant à vitesse de la lumière. Notre service creuse toujours plus gravement son retard par rapport aux corps policiers des autres grandes villes et des grandes autres métropoles d'Amérique, qui sont bien plus abondamment, bien évidemment, et modernement équipés. Cet enjeu de télécommunications internes au Service de police de la Ville de Montréal n'est pas anodin pour les Montréalais, Montréalaises, pour donner à la population une qualité de service digne d'une police de niveau 5, nos policiers et policières doivent pouvoir communiquer entre eux et entre elles sur tout le territoire sans perdre leur réseau quand ils se déplacent à certains endroits plus isolés, à l'est ou à l'ouest, ou dans le métro. Il en va de leur efficacité d'intervention sur le terrain et à la fin de la journée de notre sécurité citoyenne. Aussi bien que je me réjouisse de la conclusion de ce bail, je m'inquiète de le voir achevé sitôt, de le voir achevé sitôt, que va-t-il arriver après septembre 2025 quand le bail sera échu? Le présent projet n'inclut pas de clause de prolongation, la ville est-elle en train de renégocier un bail avec de nouvelles conditions? D'autre part, à l'article 3.1, Madame la Présidente, nous apprenons que le loyer de la ville est de 1 dollar symbolique pour toute la durée du bail. Pas de coût à la charge des contribuables donc, du moins pour l'instant, car l'article 3.2, on lit que la ville devra payer, je cite, à titre de loyer additionnel toute autre somme payable en vertu du bail. Par souci de transparence, ici et aujourd'hui, l'administration peut-elle nous préciser de quelle somme il est ici question ainsi que leur, le montant total. Pour finir, je ne peux que m'étonner de voir ce bail être déposé si tardivement au conseil alors que son échéance arrive dans quelques mois à peine. Je demande, je me demande ici si les très longues négociations dont fait mention le sommaire décisionnel ne seraient pas reliées à la perte du contrat de service qui donnait au Service de police de la Ville de Montréal la responsabilité d'assurer la sécurité à l'aéroport de Montréal depuis des années. Mais on peut aussi penser que c'est simplement l'habituel manque de proactivité de cette administration pour laquelle malheureusement on devient, on devint être habitué et son peu d'appétit à défendre ce contrat-là qui a enfoncé le clou de son cercueil. Je laisserai bien évidemment mes collègues lire le sommaire des URL et en juger. Alors j'ai posé 2 questions, un sur le 3.2 pour savoir combien ça va nous coûter exactement et sur la prolongation du contrat. Et j'espère encore une fois avoir des réponses claires.
Benoit Langevin ◌2:19:11
Merci!
Martine Musau Muele ◌2:19:14
Juste auparavant, une intervention en ligne de monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌2:19:20
Oui, moi c'était pour le 20.04. Merci, madame la présidente! On parle ici de 60 logements modulaires et avec un potentiel de 30 unités supplémentaires. Moi, je veux réitérer qu'on fait une annonce au mois d'août dernier, il y a de ça déjà 7 mois. On annonce finalement une goutte dans l'océan parce que dans la même conférence de presse, on parle qu'il y a 800 personnes dans les espaces publics. On est à 7 mois de cette première annonce-là, ça a été réannoncé à plusieurs occasions et même qu'en décembre dernier, le responsable itinérance parlait d'entamer des discussions avec des organismes travaillant aux alentours des sites.
Voix 2G2:20:04
Sites.
Benoit Langevin ◌2:20:05
On voudrait savoir où en sont ces discussions-là? Les organismes ont-ils été trouvés pour administrer ces ressources-là? Pourquoi ne pas avoir entamé des discussions plus tôt avec des organismes pour être certains que les projets se fassent? Et est-ce qu'il y a eu des conversations avec les citoyens où les sites ont été choisis? Parce qu'on annonce en août un projet qui va, et au début c'était supposé être au mois d'avril, là c'est mai. Puis là, on comprend que c'est seulement livré en mai. Donc, est-ce qu'un service, le service qu'on parle et qu'on réitère dans les médias comme si c'était la solution que Montréal trouvait et que c'était par là qu'on allait résoudre la question des 800 personnes dans les espaces publics, est-ce qu'on a finalement des plans d'action pour justement l'implantation de ces ressources-là? Quand au niveau de la cohabitation, est-ce qu'il y a des plans de vie qui sont commencés à être travaillés avec les citoyens. Mon collègue fait souvent référence à Ahuntsic, c'était leur erreur de justement arriver comme ça, comme un cheveu sur la soupe devant une CPE. Ils s'imaginaient que les citoyens n'allaient pas réagir, mais moi je réitère qu'il faut que ce genre d'intervention-là se fasse au préalable, en amont avec les citoyens. Donc, est-ce que, comme mon collègue l'a dit, est-ce qu'on a des groupes communautaires? Est-ce qu'il y a un plan d'intervention qui est prévu dans les différentes localités? Là, on parle de Louvain et on parle aussi de Côte-des-Neiges. Je me questionne à savoir, est-ce qu'on ne fait pas un projet sur un coin de table pour justement reprendre les propos de mon collègue quand justement l'opposition arrive avec des propositions, c'est toujours un projet coin de table. Mais là, on n'a pas de détails, on pense 3 millions de dollars, donc j'aimerais avoir plus d'informations là-dessus. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:22:03
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌2:22:06
Oui, en droit de réplique sur 81.20.04... 03 pour monsieur Sari. En fait, lorsqu'il y a un bail nominal, c'est une clause normale. En fait, quand on n'a pas— quand quelqu'un a la gentillesse de faire en sorte d'y aller avec un bail nominal, il veut juste pas que ça lui coûte aussi de l'argent. Alors, c'est une clause régulière et usuelle. Et après ça, quant au fait qu'on se traîne les pattes ou les pieds plutôt au service de la stratégie immobilière, puis même il l'a utilisé plus globalement, madame la présidente, mon collègue, ben, il y a Les faits lui donnent absolument pas raison. À la stratégie immobilière, on fait en sorte de travailler 300 baux par année. On réussit à bien les gérer. Et dans ce cas-ci, ben, il fallait négocier effectivement avec l'administration de, d'Aéroports de Montréal. Alors, c'est pure spéculation de sa part de lier le contrat de service du SPVM la perte, etc., puis le bail, là, je pense qu'on est dans de la pure spéculation, madame la présidente. Au SSI, on travaille sérieusement et les gens n'ont pas de ces considérations politiques lorsqu'ils travaillent de façon très professionnelle.
Benoit Langevin ◌2:23:28
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌2:23:29
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌2:23:31
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 80.20.04. Donc, je suis très heureuse aujourd'hui que la Ville de Montréal puisse acheter ces 3 sets de modulaires pour les personnes qui attendent un logement. Je tiens tout d'abord à remercier vraiment extrêmement chaleureusement monsieur le directeur général de la Ville, mais toutes les personnes qui ont travaillé pour faire en sorte qu'aujourd'hui nous ayons ce dossier devant les yeux. C'est extrêmement difficile d'acheter des choses qui existent déjà. Ça a l'air tout simple, puis dans n'importe quelle autre entreprise privée, ça serait facile, mais comme institution publique, c'est pas toujours simple. Il a fallu trouver le chemin pour faire en sorte que ça puisse même être techniquement possible de faire l'acquisition de ces modulaires et de pouvoir les installer sur notre territoire. Je rappelle que c'est une situation innovante, que ce sera la première fois qu'on va le faire à la Ville de Montréal, que dans d'autres ministères, évidemment d'autres solutions sont trouvées également et que nous sommes tous au Québec, dans les différentes municipalités, aux prises avec ce même problème de gens qui manquent de logement. Et il y a vraiment une grande concertation entre les municipalités. Montréal n'est pas seule, mais Montréal, évidemment, on est le fer de lance, l'endroit où il y a le plus de gens déjà en partant, donc où on doit trouver plusieurs techniques de solutions. Et madame la présidente, j'aimerais dire à notre collègue que toutes les pistes de solutions et d'hébergement qu'il a nommées, c'est pas une ou l'autre, c'est une et l'autre. Et la Ville de Montréal, avec tous les acteurs autant à l'interne qu'à l'externe, nous innovons pour ajouter des types de ressources, pour ajouter des types de logements. Et ce qu'on a aujourd'hui devant les yeux, on est extrêmement fiers parce qu'on ajoute un type de logement qui n'existait pas. Qui plus est, pour compliquer les choses, c'est pas juste la Ville, parce que le fonctionnement, et c'était une des questions de notre collègue, le fonctionnement, puisque c'est de compétence du gouvernement du Québec et ils le reconnaissent, le fonctionnement va être payé par le gouvernement du Québec, par l'entremise du CIUSSS du Centre-Sud. Et eux aussi, ce sont des institutions publiques, et pour ce faire, ils font des appels à propositions. Alors, dans les derniers mois, le CIUSSS Centre-Sud a fait des appels à propositions pour plusieurs projets, notamment nos projets de modulaires. Plusieurs organismes communautaires, en grande concertation avec la Ville de Montréal ainsi qu'avec le CIUSSS, ont déposé des projets pour s'occuper, pour être là, pour opérationnaliser ces projets de modulaires, comment ça va se vivre, vivre au jour le jour, ça sera des employés de ces organismes communautaires qui seront choisis et payés par le CIUSSS Centre-Sud, qui a la responsabilité pour l'ensemble des CIUSSS de la ville de Montréal, en fait du territoire de la ville de Montréal. Donc, vous comprendrez, madame la présidente, qu'il y a quelques questions auxquelles nous n'avons pas encore réponse de la part de notre collègue Langevin, pas parce qu'on travaille pas bien, mais parce que ce sont des réponses qui viendront du CIUSSS Centre-Sud. Entre-temps, nous, la Ville de Montréal, les arrondissements où ça se déploie, nous travaillons très fort en grande concertation. Un des modulaires, vous l'avez dit, se trouve au 50150 Louvain-Ouest, qui est dans Ahuntsic, qui est un terrain vacant. Je tiens à souligner l'extraordinaire travail de la conseillère locale, madame Julie Julie Roy, qui a fait un travail terrain fantastique parce qu'effectivement, on doit travailler et faire en sorte que tous les organismes sur place et les résidents et résidentes puissent être tenus au courant de l'information que nous avons au moment où nous l'avons. Des fois, nous sommes très en amont, des fois, on est un peu plus en aval. Dans ce cas-là, on était très en amont, on est allé voir les gens même si nous n'avions pas toute l'information. Sur les projets et ça s'est extrêmement bien passé, même lors de la séance publique de consultation sur ce projet, il y a eu zéro question parce que nous avions répondu à toutes les questions en amont. Donc, ce sont des projets qui ne sont pas faciles à faire atterrir dans les différents milieux, mais la Ville de Montréal, les arrondissements, tous les services sont vraiment engagés à ce que ça se passe le mieux possible. Le gouvernement du Québec aussi travaille de concert avec nous, comme je vous le disais, pour payer les organismes communautaires qui seront là. Les organismes communautaires, ils ont vraiment hâte de pouvoir contribuer à cette nouvelle solution de logement. Et puis, on en achète pour l'instant pour 3 sites. Il y en aura peut-être d'autres dans le futur, mais je le rappelle, madame la présidente, c'est important de le dire, ce n'est pas l'unique solution. C'est une solution nouvelle qui s'ajoute à toutes les autres qui sont mises en place par notre administration, la mairesse au premier chef. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:28:42
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:28:54
Merci, madame la présidente. Nous allons réunir les items 26 à 26. En 26, on approuve la permission de passage consentie par le Réseau de transport métropolitain, sur une partie d'un lot situé dans le stationnement de la gare Pointe-Claire. En 20-07, on accorde un contrat aux Excavations Lafontaine pour des travaux de réhabilitation du collecteur William. En 20-08, on exerce l'option de première prolongation dans le cadre des ententes-cadres conclues avec Loisel. En 20-09, on accorde un contrat à la firme Le Groupe LML Limité. En 20-10, on conclut une entente-cadre avec Le Groupe Intervia.
Martine Musau Muele ◌2:29:26
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌2:29:29
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'interviens au point 8007. Madame la présidente, une bonne gestion se démarque par les actions concrètes que l'on prend. Cependant, la mauvaise gestion de l'administration Projet Montréal a entraîné moins de services année après année, Et pire encore, ça coûte plus cher aux Montréalais. Madame la présidente, nos aqueducs sont en détérioration constante. À chaque quelques semaines, le service de l'eau gère des bris, bris après bris, ce qui, en passant, coûte beaucoup plus cher que si l'on avait fait les travaux de maintenance et d'entretien. Et juste au cours de la semaine passée, Une rupture majeure d'aqueduc près de la rue Brébeuf et de l'avenue Mont-Royal a causé des dommages considérables à un restaurant et privé pendant plusieurs heures de nombreux résidents et commerçants d'accès à l'eau. Et ça, c'était la semaine qui vient de passer. La semaine d'avant, un autre sérieux dommage à l'aqueduc sur la rue Paquette à LaSalle a entraîné le déplacement de foyers. Ces incidents s'ajoutent à la spectaculaire rupture d'aqueduc sur le boulevard René-Lévesque, ainsi que d'autres ruptures sur les rues Rachel-et-Papineau, Bellechasse, Descaries, Rachel-De Lorimier et bien d'autres dommages moins couverts médiatiquement. Et c'est clair, madame la présidente, c'est clair, le regain de ces ruptures est attribuable à simplement à un manque d'investissement de Projet Montréal dans le maintien de nos tuyaux d'aqueduc et d'égouts. Et aujourd'hui, avec tous les bris que la Ville doit gérer constamment, c'est clair, ça nous coûte beaucoup plus cher que si l'on avait fait les travaux de maintien. Ce qui m'apporte au sommaire devant nous, ce contrat de réhabilitation du collecteur William, situé entre Robert-Bourassa et McGill. Ce sont des éléments alarmants, madame la présidente, et je m'explique. Il y a 2 inspections qui ont été faites et dans les 2 cas, que ce soit en 2013 ou 2023, les 2 cas ont révélé que le collecteur présente une détérioration importante de sa capacité structurale. On parle, et je cite, de déformations sur les parois, de fractures, de briques manquantes. Et en plus, le sommaire décisionnel indique que ces défaillances forcent, oui madame, forcent la réalisation de travaux à très court terme. Et malgré cela, madame la présidente, malgré cela, et lorsqu'il est question de bonne gestion et d'actions concrètes, on se trouve avec une situation où l'administration prend son temps. Et c'est difficile d'expliquer, madame la présidente, comment Projet Montréal a pris 90 jours entre l'ouverture des enveloppes et l'octroi du contrat. Donc, juste pour réitérer les faits, le collecteur présente un état alarmant de détérioration qui force la Ville à intervenir à très court terme, de façon prioritaire, disons, puisqu'à toute fin pratique, il semble y avoir une certaine urgence d'agir. Et ce, encore une fois, démontré dans 2 inspections en 2013 et 2023. Et j'essaie de comprendre, madame la présidente, d'un côté, il y a toute indication d'urgence à agir et de l'autre, les actions de cette administration qui prend son temps à octroyer un contrat. Et donc, je répète, nos infrastructures sont en détérioration constante, le service de l'eau est chroniquement déficitaire, ce même service qui doit gérer bris après bris d'aqueduc, semaine après semaine, et les Montréalais qui doivent subir ces dommages et se priver d'eau potable. Et une administration qui manque de vision, de planification, de sens de priorisation, d'urgence à agir. Madame la présidente, en fin de compte, la mauvaise gestion de cette administration a entraîné moins de services année après année et, pire encore, ça a coûté et continue toujours à coûter plus cher aux Montréalais. Et entre-temps, alors que les dommages, les dommages structurels sont inquiétants, Projet Montréal prend son temps. Et j'aurais aimé que ce soit un cas isolé, mais c'est exactement le même problème dans les aqueducs. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:34:35
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌2:34:39
Merci, madame la présidente. Alors, pour répondre à ma collègue Vana, qui critique Madame Nazarian, qui critique de fond en comble à chaque fois le service de l'eau. Le service de l'eau qui, pardon, en droit de réplique, excusez-moi, qui critique le service de l'eau de pas assez investir lorsque le service de l'eau de la Ville de Montréal, sous notre administration, n'a jamais plus investi que dans les dernières années. Alors, je vous rappellerai qu'il n'y a pas si longtemps, on investissait 200 millions de dollars en 2016, on est venu aujourd'hui, on investit plus de 500 millions de dollars dans nos égouts et aqueducs et nos infrastructures. Justement, à ce conseil-ci, je pense que j'ai comme, j'ai une panoplie de dossiers qui sont dans le maintien et la réhabilitation d'aqueducs. D'ailleurs, on va en réhabiliter 200. Cette année, 200 tronçons d'égouts et aqueducs. On vient ici, c'est une bonne nouvelle, on vient réhabiliter le tronçon de l'avenue William. C'est une super bonne nouvelle et on va aussi en réhabiliter un autre sur la rue Remembrance. Puis la rue Remembrance, j'en sais quelque chose, on allait juste refaire un gainage sur la rue Remembrance, mais ce qu'on a vu, c'est qu'en regardant plus proche, on a dit ah ben non, on va faire un gainage, mais aussi reconstruire une partie. Et ça nous a pris un an de plus. On a reporté le projet d'un an parce qu'on veut bien faire les choses. Alors, des fois, on prend un peu plus de temps, c'est justement pour bien faire les choses. Alors, je ne peux vraiment pas prendre cette critique qu'on ne fait pas de maintien quand justement, à ce conseil-ci, ce n'est que ça qu'on vient faire. Énormément de maintien, énormément de contrôle de pression, de contrôle contrôle de nos vannes et de drainage et de réparation de nos égouts et aqueducs. Et je remercie le service de l'eau pour leur travail.
Martine Musau Muele ◌2:36:37
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:36:49
Oui, madame la présidente, on va réunir les items 21 à 25. En 21, on approuve l'entente d'occupation par laquelle la Ville de Montréal Loups de Côte-Saint-Luc, un espace au 6815 Chemin de la Côte-Saint-Luc. En 2012, on accorde un soutien financier à Civilier dans le cadre de l'Alliance pour la solidarité et la gestion du Fonds québécois d'initiative sociale. En 2013, on conclut 3 ententes-ventes avec les firmes Signalisation Gardaworld, Teltec Signalisation et Béton Brunet. En 2014, on exerce l'option de la première prolongation dans le cadre du contrat accordé à Services d'entretien de fenêtres. Et en 2015, on autorise une dépense dans le cadre du contrat accordé à la firme Solutions Victrix.
Martine Musau Muele ◌2:37:28
Madame Christine Bloch.
Christine Black ◌2:37:34
Oui, madame la présidente. En fait, c'est concernant le 2012 que j'interviens aujourd'hui. Alors, nous approuvons aujourd'hui le renouvellement pour 4 ans, de 2025 à 2029, de l'aide financière de 55 millions accordée à la Ville par le ministère de l'Emploi et des services sociaux dans le cadre de l'Alliance pour la solidarité et de la gestion du Fonds québécois d'initiative sociale. Ce sommet décisionnel d'agglomération concerne les villes liées, mais la répartition de l'ensemble des sommes de l'entente y apparaît pour les arrondissements comme pour les villes liées. Cette entente a par ailleurs été approuvée au comité exécutif du 11 décembre dernier. Comme aucun point équivalent à ce dossier n'apparaît ni dans la partie conseil municipal ni dans l'ordre du jour, ni dans les précédents, je prends l'opportunité d'intervenir ici pour saluer tout d'abord l'octroi de ces nouvelles sommes à l'agglomération. Du côté de Montréal-Nord, en fait, on avait d'ailleurs déposé un mémoire en concertation avec la table de quartier de Montréal-Nord, justement pour pouvoir démontrer tous les besoins spécifiques qu'il y avait dans notre communauté. Et malheureusement, on retrouve très peu de réponses aux demandes qui ont été faites dans le mémoire. C'est d'ailleurs mon collègue monsieur Sari qui avait piloté ce dossier pendant mon absence suite à mon accouchement. Cependant, même si mes collègues Chantal Abdelhaq et moi-même, on se réjouit, on se réjouit, on s'entend parce qu'il y a un nouvel apport, force est de constater que les sommes négociées par l'administration, autant pour Montréal-Nord que pour ailleurs, sont globalement trop faibles pour répondre aux besoins des Montréalais. En effet, avec 55 millions sur 5 ans, on parle d'une faible bonification de plus ou moins 1 million par année, par rapport à l'entente précédente signée en 2018. De plus, les sommes ne sont pas indexées année après année sur le coût de la vie ni en fonction de l'inflation. C'est d'autant plus insatisfaisant que ceux-ci pèsent fortement sur les Montréalais. Les aides sont devenues cruciales pour une plus grande part d'entre eux et les organismes sont submergés par les nouvelles demandes depuis la fin de la pandémie. Ensemble Montréal n'en est pas à sa première prise de position sur cet enjeu. Alors que l'administration est en pleine négociation avec Québec pour le renouvellement de l'entente, Nous l'avons souligné à plusieurs reprises. En mars 2023, on a formulé une demande budgétaire à Québec pour doubler les fonds prévus pour la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale dans le cadre du renouvellement de l'entente Ville-Maisonneuve. En janvier 2023, nous avons déposé une motion qui a été adoptée à l'unanimité réclamant que la Ville de Montréal mandate le Service de la diversité et de l'inclusion sociale de mettre à jour l'indice de défavorisation et d'utiliser la mesure du revenu VIAM afin de chercher une plus grande équité dans la répartition des fonds de cette entente administrative entre le MTES-SS et la Ville de Montréal et que la Ville de Montréal utilise le revenu VIAM comme indicateur de pauvreté dans la renégociation de l'entente avec le gouvernement du Québec. De même, à plusieurs reprises durant les conseils municipaux, nous nous sommes levés pour dénoncer l'incapacité de l'administration à négocier des sommes convenables pour soutenir les Montréalais à plus de faibles revenus. Comme mes collègues l'ont souligné à la période de questions des élus un peu plus tôt, l'administration de Projet Montréal est complètement dépassée par les événements. Elle a perdu l'oreille et la confiance de ses plus importants partenaires, les ministères, ainsi que tous ses leviers de négociation. Autrement dit, ce renouvellement de l'entente sans indexation des sommes ni modifications n'est malheureusement pas vraiment une surprise. En revanche, elle est un très mauvais signe envoyé aux partenaires qui tiennent notre système de solidarité sociale à bout de bras depuis des années. L'absence de leadership de Projet Montréal plombe leur capacité de travail dans l'avenir alors que les tendances à la précarisation d'une plus grande partie de la population se confirment. Il est vraiment temps d'avoir un coup de barre à la tête de la Ville pour remettre les choses dans l'ordre et Ensemble Montréal est le seul parti capable de le donner. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:41:15
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌2:41:19
Merci beaucoup, madame la présidente. J'interviendrai sur le point 90-15. Madame la présidente, c'est ahurissant, donc déconcertant également de voir encore une fois les Montréalais, Montréalaises devoir sortir leur chéquier pour corriger l'une des bavures les plus coûteuses survenues sous l'administration de Projet Montréal, la saga Google vers Microsoft. Pour celles et ceux qui ont la mémoire courte, rappelons les faits. Les licences acquises de gré à gré pour Google Workspace via le Centre d'acquisition gouvernementale, de même que les services professionnels rendus par la firme Onyx pour implanter le tout, étaient de 22,9 millions de dollars. Les licences requises de gré à gré pour Microsoft Office 365 via le Centre d'acquisition gouvernementale, on parle ici de 28 millions de dollars. Le budget initial octroyé avec Trix pour services professionnels en transformation numérique, 3,7 millions de dollars. Première dépense additionnelle en 2024, 550 121 dollars, et deuxième dépense additionnelle aujourd'hui de 460 440 dollars. C'est sans compter une banque d'heures octroyée à la firme Cofomo pour diverses tâches au service des technologies de l'information, dont certaines en soutien à la transition vers Microsoft Office dont on parle aujourd'hui même. La première transition vers Google Workspace représentant déjà un défi en soi pour l'appareil municipal, que l'on doive tout recommencer sans appel d'offres avec un nouveau fournisseur, le tout à cause d'une erreur fatale de la part de la Ville de Montréal qui aurait pu être évitée, surtout que l'opposition officielle à l'époque En 2018, ici même, on s'est levé pour vous le dire et vous le répéter, mais vous trouvez que nos propos sont inutiles, voire des bêtises. C'était bien assez pour crier au scandale, Madame la Présidente. Je sais déjà ce que ma contrepartie de l'autre côté de la salle du conseil me dira: la transition de Google Workspace à Microsoft Office 365 est la plus grande transformation numérique du genre jamais réalisée à travers le monde. Mais encore une fois, qu'est-ce que vous voulez qu'on vous donne, une médaille avec ça? Mais vous êtes en train de réparer juste une bêtise que vous avez fait vous-même, que vous avez octroyé un contrat avec une erreur que vous avez vous-même vraiment comme administration mise en place. J'ai bien peur, Madame la Présidente, que ce qui ne sera pas dit pendant leur remise de prix, c'est que cette administration n'est tout simplement pas en mesure de respecter le budget qui lui a été donné. Alloués pour venir à bout de cette transition. Elle ne sera pas capable, cette administration, de respecter les échéanciers non plus, ni le budget, comme je l'ai dit au préalable. Qu'est-ce qui peut bien se passer au sein de ces équipes chapeautant la transition pour épuiser les coffres aussi rapidement, si ce n'est pas un problème d'efficience et d'efficacité de nos équipes à l'interne? Est-ce que c'est le fournisseur de services qui se traîne les pieds, ou bien plutôt c'est vraiment la manière avec laquelle on gouverne dans cette ville. Sommes-nous devant un nouveau problème ou un nouveau projet comme Transfo RH qui dure depuis plus de dizaines d'années? Ma question, elle est très simple, Madame la Présidente. Est-ce que les Montréalais et Montréalaises sont en droit de savoir ici et aujourd'hui même? Ils en ont plus assez. Est-ce que ça va arrêter un jour? Et c'est quoi le budget exact pour lequel ils doivent s'attendre? Comme contribuables, comme payeurs de taxes. Respectons un peu leur intelligence et donnons leur juste à ces citoyens et citoyennes en respectant votre bavure. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:45:02
Monsieur Benoît Langevin, en ligne.
Magda Popeanu ◌2:45:06
Madame la présidente, permettez juste un instant, madame Popeanu.
Martine Musau Muele ◌2:45:10
Je demandais à l'équipe technique de nous laisser entendre monsieur Langevin qui est en ligne. Merci.
Benoit Langevin ◌2:45:17
Merci, madame la présidente! Vous m'entendez souvent parler des contrats de lutte à l'exclusion sociale et à la pauvreté ici en conseil depuis les 8 dernières années. Ici, dans le point 80.12, on parle d'un octroi de financement à Des Villiers, Des Villiers de l'agglomération. Le principe de base de cette entente, c'est l'équité, c'est la façon dont ces fonds-là sont distribués à travers le territoire montréalais pour que justement il y ait un souci d'équité dans chacune des poches de pauvreté de la Ville de Montréal. Donc, on utilise le CAIR actuellement comme indice. Mais je peux vous dire que dans des secteurs comme Sainte-Anne-de-Bellevue, par exemple, on a un service de dépannage alimentaire qui reçoit des demandes durant la période scolaire parce que Sainte-Anne-de-Bellevue abrite un cégep et abrite également université et sa population passe de 5000 habitants à 20 000 durant la période scolaire. Et ce qui vient avec, c'est évidemment la question de la pauvreté des étudiants montréalais. Cette communauté n'a pas les outils pour être capable de répondre à ce volume de gens en situation de défavorisation sociale et n'est pas capable d'arriver à financer l'ensemble des projets qui pourraient être déposées. Qui plus est, c'est que la façon dont les fonds sont distribués font en sorte que certaines villes vont même jusqu'à dire, bien, ça coûte plus cher à administrer ce fonds-là que de le distribuer. Donc, si par exemple historiquement le calcul qui est utilisé pour le CIR fait en sorte qu'on se retrouve à seulement être capable d'octroyer 1000$, 1500$ à une ville comme Sainte-Anne-de-Bellevue parce que son volume est plus petit, bien on écarte le contexte dans lequel cette ville-là vit la pauvreté. Depuis des années, je dis qu'on ne respecte pas l'inflation, que la distribution de ces fonds est insuffisante par rapport aux besoins croissants. Qui plus est, on a eu une pandémie. Puis évidemment, quand on parle de précarité, oui on parle de changement ou d'impact comme une pandémie sur l'économie. Bien, il faut considérer que les strates populationnelles les plus affectées sont celles dans les catégories de gens qui sont en situation de pauvreté. Je parle souvent d'itinérance. L'itinérance, c'est être sans logis. Sans logis, c'est un poste budgétaire, un critère utilisé pour identifier les volumes et la quantité de gens qui sont en situation de pauvreté. On voit dans l'octroi de ce financement-là que Sainte-Anne-de-Bellevue, par exemple, ne recevra pas d'argent. Donc, je crois absolument qu'une table devrait être mise sur pied, il devrait y avoir un échange avec Québec afin de justement combler les particularités qu'il y a dans certains secteurs de la Ville de Montréal qui finalement ont un impact sur l'ensemble de la Ville de Montréal parce qu'on va étudier à Sainte-Anne-de-Bellevue, mais il reste que notre situation de précarité, on part sous une échelle beaucoup plus faible en étant en situation de pauvreté pour justement monter dans une échelle plus grande et devenir finalement autonome et capable de subvenir à ses besoins de base comme les demandes d'aide alimentaire qui, disons-le, une étude économique a dévoilé par Banque alimentaire du Québec en janvier 2025 qui prévoit une hausse de 320 000 demandes par mois d'ici 3 ans. Dans tout le Québec. Puis pour Montréal, on est passé de 99 000 personnes bénéficiaires du service de dépannage alimentaire en 2022 à près de 158 000 personnes en 2024 après le dernier bilan de fin. On a vraiment une explosion de besoins. Je veux qu'on se rappelle aussi en tant qu'élu qu'il va y avoir des élections dans 10 mois. Sachez que quand on fait des tournées, Puis que justement on va voir les memberships de ces organismes-là. N'oubliez jamais que ces organismes-là nous aident à justement rencontrer la population. Donc, moi ce que j'ai envie de dire, c'est considérer l'ensemble des organismes et travailler fort à ce que justement, même au niveau des budgets locaux, mais aussi à l'échelle nationale, mais surtout dans cette demande ici-là, qu'on renégocie une entente à la hauteur des besoins. Puis 11 millions de dollars pour les 5 prochaines années, c'est nettement insuffisant. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:50:01
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌2:50:04
Merci beaucoup, madame la présidente. Je réponds avec beaucoup de plaisir à ce dossier pour la compréhension de tous mes collègues. Donc, on va faire un petit rappel des événements. Vous savez très bien qu'en 2017, c'est l'administration CAUDER qui qui a lancé l'appel d'offres afin de migrer de la suite Google vers Microsoft. Donc, une fois arrivé au pouvoir, on a donné le contrat et ben voilà, on a eu deux en réalité contrats de gré à gré, ce qui est tout à fait normal parce que les produits étaient disponibles dans le catalogue, dans le CAG, ce qu'on appelle le catalogue d'achat gouvernementaux vers Microsoft. Microsoft afin d'acquérir les licences et ça s'est passé à travers les licences d'Office 365, ça s'est passé à travers la compagnie CompuGen qui a été le revendeur de Microsoft. En même temps, on a aussi donné, c'était tout à fait normal, un contrat de gré à gré aussi à travers le catalogue d'achats gouvernemental à la compagnie Victrix afin d'avoir des services professionnels d'un intégrateur de la solution Microsoft. Bien sûr que les solutions Victrix ont eu le mandat d'accompagner la Ville dans l'implantation de la suite bureautique et aussi d'assurer son bon fonctionnement. Les deux contrats sont financés, ça je le répète à chaque fois, par le PDI, ce n'est pas du budget de fonctionnement, C'est d'ailleurs une fiche qui est bien identifiée dans le PDI du STI. Donc, vous l'avez tous pu constater, la migration de la Ville sur la plateforme M365 maintenant est achevée. L'intégration du personnel est faite, aussi l'intégration du SPVM, et maintenant on passe à une étape successive conséquente qui est celle d'avoir les outils de productivité que la plateforme peut nous offrir, ce qui sont d'ailleurs inclus aussi dans la portée du budget initial. Donc on souhaite intégrer surtout Visio, Project Management et Copilot. Donc ben voilà, c'est l'explication, c'est pas un dépassement de coûts, c'est normal, on fait étape par étape. Le budget initial qui était prévu pour cette migration va être respecté. Donc, on considère que c'est absolument nécessaire. D'ailleurs, vous pouvez vérifier, c'est la fiche de projet PDI 75-01.02 environnement de travail. Et cette étape subséquente qui va nous avancer va nous permettre, comme je disais, l'ajout de modules complémentaires Visio, Project et Copilot. On va continuer et on va finaliser les activités de paramétrisation, l'intégration technique et la configuration des différentes consoles que le produit Microsoft MS 365 nous permet. Donc, on est dans une continuité, il n'y a rien de scandaleux. Ben voilà, je vous recommande de voter pour ce projet et d'ailleurs là, ça me fait un peu de peine qu'on vous donne des informations qui ne sont pas adéquates et qui ne sont pas justes. Je tiens en même temps à remercier l'effort extraordinaire que les équipes de TI ont déployé ces années et voyez, quand nous on donne un contrat, donc qui sont sur le PDI, en réalité on permet aussi de libérer les équipes à l'interne pour travailler sur l'autre projet. Par ailleurs, d'ailleurs, c'est les équipes qui travaillent, qui travaillaient sur ce projet sont maintenant sur le travail présentement sur le projet d'élections municipales. Donc vous voyez, on n'a pas des équipes qui peuvent, on peut les déployer de tous les côtés et de tous les bords. Donc, je suis très, très contente qu'on octroie ce projet exactement comme on l'avait planifié, en respectant les budgets, en sachant exactement qu'est-ce qu'on fait. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌2:54:29
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌2:54:32
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je serai en droit de réplique sur le point 92. Je salue l'attention que mes collègues apport à ces dossiers. Je note toutefois que ça fait quelques conseils donc dont on a déjà passé quelques contributions, que ça soit à d'autres villes liées. Mais ça me permet de parler de cette entente entre Québec, la Ville de Montréal ainsi que les arrondissements, une entente très très importante pour les arrondissements et pour le milieu communautaire notamment. J'entends très bien, puis on est très très consciente, on est sur le terrain à tous les jours en termes des vaisseaux sociaux et comment les vaisseaux ont surtout après la pandémie explosé, comment les vaisseaux se sont complexifiés et comment les groupes communautaires continuent jour après jour à travailler pour notre population, notamment les populations les plus vulnérables. Et je vous dirais, Madame la Présidente, que c'est dans cette optique-là qu'on a signer cette nouvelle entente. On va se rappeler que l'année dernière, on était en reconduction parce que malheureusement, tous les délais administratifs ont fait en sorte que ça prend du temps, puis lancer un nouvel appel à projets, c'était plus compliqué. Et pour nous, c'est important de donner de la prévisibilité, d'éviter à tout prix des vrilles de services dans un contexte social complexe, comme je viens de le dire et comme mes collègues de l'autre côté de la salle et de façon virtuelle l'ont souligné. Donc, c'était important pour nous de signer une entente pluriannuelle pour pouvoir donner, et je le réitère, de la prévisibilité aux organismes communautaires, de la stabilité pour leurs projets, pour leurs équipes qui travaillent directement avec les populations vulnérables et avec qui ils vont bâtir une relation de confiance. Je tiens aussi à réitérer que le choix qui a été fait par la Ville de Montréal avec la répartition de cette enveloppe, c'est de donner, de répartir la plus grande partie aux arrondissements.
Voix 2H32:56:49
Pourquoi?
Josefina Blanco ◌2:56:50
Parce qu'on considère que les arrondissements sont les plus près du terrain, les plus près de nos organismes locaux, et donc qui répondent le mieux aux besoins locaux qui sont très très bien identifiés par ces organismes et les arrondissements. Donc je suis fière d'avoir gardé cette répartition. D'ailleurs, l'appel de projets régional a pris fin, ça fait pas longtemps, donc on va voir bientôt, je pourrai revenir avec plus de précisions et résultats. Et c'est le cas dans plusieurs cas des arrondissements et plusieurs ont déjà fini leur appel à projets ou sont en train de les finir. Donc j'ai hâte d'avoir plus de précisions. Un autre élément que je tenais à souligner, madame la présidente, c'est que quand on travaille sur une nouvelle entente pluriannuelle, c'est clair qu'il faut revoir des paramètres, il faut revoir le cadre de l'appel à projets. Et ce cadre d'appel à projets, ça a été travaillé avec les différents regroupements avec qui on collabore de façon habituelle à la Ville de Montréal. Et je tiens à saluer cette collaboration et je tiens aussi à témoigner que ces regroupements se disaient satisfaits de tout ce processus de concertation dans lequel on prend très au sérieux leurs connaissances fines du terrain et leur expertise. Je finirai en disant que que pendant qu'on s'est donné cette marge de manœuvre pour donner encore une fois cette prévisibilité, notre administration continue à être très engagée jour après jour, à continuer à faire les représentations nécessaires auprès du gouvernement du Québec parce qu'on le sait, quand c'est mon collègue Robert Beaudry, la mairesse elle-même ou moi-même, quand on parle des vaisseaux sociaux, on sait qu'ils sont là, qu'ils sont présents, et sont plus présentes que jamais. Donc ce travail, on va continuer à le faire. Ça en allait plus loin, la semaine dernière j'ai participé avec ma collègue Virginie Journeau au forum sur la sécurité alimentaire, invitées par la ministre, madame Chantal Rouleau, et je tiens aussi à souligner que la Ville a été invitée dans ce cadre-là comme panéliste pour pouvoir partager avec d'autres alliances ce que la Ville fait comme initiative et comment on travaille à la Ville de Montréal. Donc voyez-vous, deux façons de travailler. On donne de la stabilité, de la prévisibilité à nos arrondissements et nos organismes communautaires tout en continuant à faire les représentations nécessaires pour faire valoir les besoins de notre communauté.
Voix 2C52:59:29
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌2:59:30
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌2:59:41
Oui, madame la présidente, poursuivons avec les items 26 à 20. En 26, on accorde un contrat à MGB Associés pour des travaux de construction d'un abri permanent pour 2 génératrices mobiles. En 27, on accorde un soutien financier non récurrent au chantier de l'économie sociale. En 28, on conclut une entente-cadre avec le Centre d'acquisition gouvernementale pour des Contrats à commande pour la fourniture de véhicules légers. En 2019, on exerce l'option de prolongation dans le cadre du contrat de services professionnels accordé à Stantec Experts-Conseils. Et en 2020, on exerce l'option de prolongation dans le cadre du contrat accordé à la firme SI Technologies de l'information.
Martine Musau Muele ◌3:00:18
Monsieur Abdelhaq Sari.
Abdelhaq Sari ◌3:00:20
Merci beaucoup, madame la présidente. Sur le point 80-20, madame la présidente, le contexte politique dans lequel nous retrouvons nous nous retrouvons malgré nous aujourd'hui est sans précédent. Jamais à l'époque moderne nous nous serions imaginés recevoir un coup aussi bas de notre plus grand allié commercial qui est nos voisins du sud. Comme je l'ai mentionné plus tôt en ouverture de cette séance du conseil, les menaces tarifaires des États-Unis à notre égard nous incitent tous et toutes bien évidemment à vouloir choisir le Canada d'abord. Je suis bien au courant qu'un changement de fournisseur, surtout en technologie de l'information, ne se fait pas du jour au lendemain. Ça, on en est conscient comme opposition officielle. La mainmise de nos voisins du Sud sur cette industrie, notamment maintenant en route vers la mainmise sur une technologie d'intelligence artificielle, est telle qu'il peut sembler difficile de s'imaginer qu'un jour on devient indépendant d'eux à cet égard. Aussi, Madame la Présidente, Soyez rassurés, je suis bien au fait du présent dossier tel qu'expliqué au sommaire décisionnel. On sait très bien et pertinemment que cette première prolongation de 24 mois était bien prévue au contrat initial. Les avantages que cette solution infonuagique, sont vraiment importants, offre au service des technologies sont grands et sont aucunement remis en question par nous comme opposition. Officielle ici dans cette intervention. Alors pourquoi on se lève aujourd'hui? C'est toutefois ce que je tiens à souligner, et cela vaut aussi pour le dossier suivant en 80-21, Madame la Présidente, c'est le manque de vision de la part de cette administration quant à l'atteinte de la souveraineté et l'indépendance numérique de la Ville de Montréal. J'ai souvent évoqué au cours des derniers mois, Madame la Présidente, que la Ville de Montréal devrait se doter d'une stratégie de sortie de ses fournisseurs en technologie en cas de situation inattendue ou exceptionnelle, ce qui n'est malheureusement pas le cas. Pourquoi? Parce que, Madame la Présidente, je crois que ce que l'on vit actuellement en tant que nation relève de l'inattendu et de l'exceptionnel. Alors à nous aussi d'être exceptionnels dans la façon d'être vraiment proactifs. Tant et aussi longtemps que l'administration municipale, et j'invite tous les conseillers et conseillères présents ici de vraiment pousser à ce qu'on se dote d'une réelle stratégie de souveraineté numérique. Nous continuerons bêtement à prolonger et à renouveler nos contrats avec des fournisseurs, quelle que soit leur provenance. Et maintenant, on est avec des géants arguant que nous n'avons pas le choix, que nos mains sont liées à ça. Vraiment, assurons-nous et dotons-nous de cette stratégie-là parce que ça va nous donner quand même une certaine indépendance. Ne serait-ce que numérique. À cet égard-là, je vous dis merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:03:08
Monsieur Alan DeSousa.
Voix 2G3:03:13
Merci, madame la présidente.
François Limoges ◌3:03:14
Je veux juste déclarer intérêt pour 20.19 et aussi 20.25 pour la même raison.
Alan DeSousa ◌3:03:22
Mon fils travaille chez Stantec.
Magda Popeanu ◌3:03:24
Merci.
Martine Musau Muele ◌3:03:25
Merci. Déclaration d'intérêt de monsieur DeSousa pour la rubrique 20.19. Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌3:03:31
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc seulement pour la compréhension de mes collègues, dans le droit de réplique bien sûr sur le dossier 8020.20, il s'agit tout simplement d'une prolongation de 24 mois et qui vient avec une dépense additionnelle pour un outil qu'on utilise, c'est vrai, c'est un outil en infonuagique, afin de pouvoir faire la gestion de nos postes de travail, que ça soit des postes de travail mobiles, que ça soit nos téléphones cellulaires. Donc, ce n'est qu'une continuation normale des contrats qu'on a déjà donnés. Et puis, j'entends bien mon collègue de l'autre côté de la Chambre qui nous parle de l'indépendance en matière d'informatique de la Ville de Montréal. Je comprends, écoutez, d'ailleurs, je peux vous assurer que le service fait ce qu'on appelle une vigie informatique depuis des années. Donc, on n'achète plus sans faire une vigie sur différents produits. On continue de le faire, mais si mon collègue considère qu'on va pouvoir, du jour au lendemain, renoncer aux produits informatiques d'IBM, d'Oracle, de Microsoft et j'en passe, je lui souhaite bonne chance et puis j'espère qu'il va trouver tous les produits nécessaires pour remplacer ces produits. De plus, nous avons aussi une obligation plus que morale, on nous reproche tout le temps, faites attention dans la manière dont vous dépensez l'argent. C'est justement, on pouvait pas pas du jour au lendemain remplacer tous nos équipements qu'on a et tous nos produits IBM ou Oracle ou ainsi de suite pour faire plaisir à l'opposition, même si je le souhaiterais. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:05:30
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Madame Virginie Journeau.
Virginie Journeau ◌3:05:42
Merci beaucoup. Donc on poursuit avec les points 20.21 à 2025. Donc, en 2021, c'est accorder un contrat de gré à gré à la firme CompuGin par l'entremise de son entente avec le Centre d'acquisition gouvernementale. En 2022, accorder un contrat à Architecture 49 pour la fourniture de services professionnels pour la réalisation de l'inventaire des immeubles patrimoniaux pour la Ville de Montréal-Ouest. En 2023, accorder un contrat à Provencher Roy et Associés architectes pour la fourniture de services professionnels pour l'inventaire des immeubles de valeur patrimoniale dans l'arrondissement de Montréal-Nord. En 2024, accorder un contrat à la firme Luce Lafontaine Architectes pour les services professionnels pour les bâtiments patrimoniaux d'avant 1940 pour Saint-Léonard, Montréal-Est, Pierrefonds et L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève. Et en 2025, conclure une entente-cadre avec le regroupement Stantec DAO, L'Estage Lisotte pour des services professionnels en aménagement et en ingénierie pour divers projets dans le secteur L'Assomption.
Martine Musau Muele ◌3:06:47
Oui, alors pour 20.25, j'avais bien noté votre déclaration d'intérêt, monsieur Alan DeSousa. Merci de la confirmer à nouveau. Nous poursuivons donc en confirmant l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Madame Virginie Journeau.
Virginie Journeau ◌3:07:04
Merci beaucoup. Nous poursuivons en regroupant 20.26 à 20.30. Donc, 2026, accorder un contrat à Excavation ESM pour des travaux de conduite d'eau et d'égouts dans la rue Remembrance. En 2027, conclure 3 ententes-cadres de services professionnels d'ingénierie pour une durée de 48 mois. En 2028, conclure une entente-cadre avec la firme Les Services X pour des services professionnels en ingénierie et en aménagement pour des études d'avant-projet, la conception de plans et devis et la surveillance des travaux. En 2029, exercer l'option de prolongation prévue à l'entente-cadre conclue avec la firme WSP Canada pour des services professionnels de conception en aménagement et en ingénierie pour divers projets d'envergure. Et en 2030, c'est conclure une entente de gré à gré avec Sa Majesté le roi du Canada, représenté par le ministre des Services publics et Approvisionnement Canada, pour des services professionnels en jury-comptabilité, pour la période du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2027.
Martine Musau Muele ◌3:08:07
Monsieur Dominic Perry.
Voix 2G3:08:09
Merci, madame la présidente. J'interviens pour déposer les rapports de la commission sur l'examen des contrats aux rubriques 80-2026 à 80-2028, pour lesquels les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus doctorat. Je voudrais dire quelques mots au sujet de l'entente de cadre au point 80-28 pour des services professionnels en ingénierie et aménagement. Les responsables du CIR ont expliqué vouloir s'adjoindre de l'expertise d'une firme pour la réalisation de certains mandats d'études, de conception, de surveillance des travaux et d'assistance technique. Techniques. Depuis le début du projet du quartier des gares, initié en 2016, plusieurs firmes ont été appelées à travailler sur différents lots et cette multiplication d'intervenants aurait entraîné des coûts additionnels ainsi qu'un manque de cohérence et de continuité dans la conception d'ensemble du projet. Par conséquent, le service a jugé préférable de conclure une seule entente-cadre d'une durée de 60 mois et d'une dépense de 25 millions. Comme il s'agit de services professionnels, un comité de sélection a été réuni pour faire l'analyse des soumissions. Bien que le service IXP obtenu le meilleur pointage final, la note finale qui lui était donnée par le comité présente une différence de seulement 0,17% avec celle donnée au regroupement FNX Innove et Atelier Civilité. La commission a donc voulu savoir Comment l'expérience des firmes était évaluée et celle des professionnels attitrés au projet. Plus précisément, si leur identité était révélée aux membres du comité de sélection ou si les curriculum vitae étaient anonymes. Il s'avère que les CV sont nominatifs et que le nom des professionnels est connu. Cela peut sembler un détail, mais nous pensons que cette information peut altérer la neutralité des membres du comité. Certes, des mesures sont en place pour réduire la subjectivité des membres. Par exemple, le comité doit s'en tenir aux critères de la grille d'évaluation et la note intérimaire repose sur le consensus entre les membres. Cela dit, la commission croit qu'il y a matière à réflexion et qu'il faut diminuer autant que possible les biais dans les processus d'évaluation des firmes, car un très faible écart des pointages peut faire une grosse différence sur l'attribution des contrats. Je termine, madame la présidente, avec le contrat à la rubrique 8026 pour les travaux de construction d'eau et d'égouts. J'aimerais partager avec vous les discussions que nous avons eues avec les responsables du dossier Service de l'eau au sujet de l'approvisionnement en matériaux et sur les alternatives canadiennes dans le contexte de la menace des tarifs douaniers américains. L'un d'entre eux a mentionné avoir eu des discussions sur le sujet lors d'une rencontre qui réunissait notamment la Ville et l'Association québécoise des entrepreneurs en infrastructures. Selon ce responsable, plusieurs éléments rentrent en ligne de compte dans cette industrie qui était regroupée en grandes familles, soit les matériaux, les équipements et la machinerie. De façon générale, la Ville souhaite participer aux réflexions portant sur l'approvisionnement local au Québec et au Canada. L'approvisionnement local est facilement envisageable pour certaines matières, mais plus difficilement pour d'autres, comme l'acier et la machinerie. La commission invite les services de l'approvisionnement, à poursuivre la démarche de réflexion et à évaluer la possibilité de se doter d'une politique d'achat qui tiendrait compte de la conjoncture qui se dessine. Et ceci, madame la présidente, complète mon intervention pour le volet d'agglomération. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:13:25
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30, ce qui me permettrait de poursuivre avec les autres dossiers en orientation conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:13:39
Nous allons réunir, madame la présidente, les items 20.31 à 20.33. En 20.31, on approuve un projet d'acte modifiant l'emphytéose entre la Ville de Montréal et l'OMHM pour l'immeuble connu et désigné comme étant un lot du Québec au 2230 avenue Lionel-Groulx. En 20.32, on approuve le projet d'entente entre la canadienne pour la conservation de la nature et la Ville de Montréal pour une contribution financière. Et en 2033, on approuve un projet d'acte modifiant l'AMFTEO entre la Ville de Montréal et la coopérative d'habitation du troisième type.
Martine Musau Muele ◌3:14:09
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 2031 à 20.33 du dossier en orientation, des dossiers pardon, en orientation chapitre 80, chapitre 30. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:14:21
Oui, merci madame la présidente. Merci, madame la présidente. Au chapitre 30, nous allons réunir les items 30-01 à 30-05. En 30-01, on modifie divers règlements d'emprunt afin de réduire le montant de l'emprunt initialement autorisé. En 30-02, on propose au conseil municipal d'accepter le changement d'affectation des parcs locaux Gouin, Lemessurier, du Beau-Bois et Martin dans Ahuntsic-Cartierville. En 30-03, on adopte l'avis de l'agglomération de Montréal qui sera transmis à la CMM relativement au second projet de plan métropolitain d'aménagement de développement. En 3004, on adopte le document d'accompagnement du règlement RCG 14-029-6. En 3005, on adopte le document d'accompagnement du règlement RCG 14-029-7.
Martine Musau Muele ◌3:15:00
En l'absence d'intervention, notons l'adoption sur les rubriques, la rubrique 80 des dossiers en orientation conseil d'agglomération, l'adoption des chapitres, des rubriques 3001 à 3005. Pardon, monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:15:13
Oui, madame la présidente, nous allons réunir 30-06 à 30-08. En 30-06, on approuve le projet d'acte final par lequel Bombardier incède à la Ville de Montréal ses droits, titres et intérêts dans 2 lots du Cadastre du Québec. En 30-07, on autorise le dépôt d'une demande d'aide financière au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation dans le cadre de la mesure 1.40 du plan de mise en œuvre 2023-2027 de la politique nationale de l'architecture. Et en 30-08, on approuve le programme d'actes l'activité 2025 des commissions permanentes du conseil d'agglomération.
Martine Musau Muele ◌3:15:42
Monsieur Abdelhak Sari.
Abdelhaq Sari ◌3:15:45
Merci beaucoup Madame la Présidente, j'interviendrai sur le chapitre 80 sur le 3008 et notre opposition officielle appuie l'ensemble des calendriers des séances aux commissions permanentes au conseil municipal et du conseil d'agglomération. Cependant je ne peux pas, je ne peux que déplorer l'absence d'une séance en commission sur la sécurité publique consacrée à la présentation du schéma de couverture policière, et ce malgré les motions déposées par notre formation à 3 reprises: en décembre 2020 au conseil municipal 13-85, en janvier 2022 au conseil municipal 22-013, et avril 2024 au CM 24-0435. Ces motions ayant toutes été adoptées à l'unanimité, je rappelle cordialement mais fermement à l'administration qu'il est de son devoir de convoquer le Service de police de la Ville de Montréal à présenter ce schéma de couverture en assemblée publique. Si Ensemble Montréal insiste autant sur ce point-là, c'est que ce schéma est un outil nécessaire aux élus pour leur permettre de comprendre l'évolution du portrait des ressources policières et des enjeux de sécurité sur le territoire de la Ville et ainsi mieux planifier et déterminer les politiques et orientations à adopter. Ce portrait a bien changé, Madame la Présidente, depuis plusieurs années. La criminalité, grande ou petite, organisée ou désorganisée, mais aussi les enjeux sociaux et de santé publique n'ont cessé de se complexifier et de toucher de nouveaux quartiers. Tandis que des postes de police ont dû fermer en raison de la pénurie de personnel pour y assurer une permanence, Cette réalité préoccupante devrait inciter la Ville à se doter d'une analyse précise de ses ressources actuelles afin de savoir où et comment les investir à l'avenir. Alors j'invite l'administration à s'enquérir auprès du service de police de la Ville de Montréal de l'avancée de ces travaux sur ce schéma et à nous donner un horizon d'attente raisonnable sur ce dossier. Là-dessus, je vous dis merci beaucoup, Madame la Présidente.
Martine Musau Muele ◌3:17:50
En l'absence d'autres interventions, Notons donc l'adoption des rubriques 30.06 à 30.08 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌3:18:01
Madame la présidente, nous allons réunir les items 45.01 à 45.03. En 45.01, on approuve le règlement R-220 de la STM. En 42.02, on approuve le règlement R-223 de la STM. Et en 45.03, on adopte le règlement R-224 de la STM.
Martine Musau Muele ◌3:18:18
Madame Christine Black.
Christine Black ◌3:18:21
Oui, madame la présidente, j'interviens sur la 4503. Alors, c'est, ça fait longtemps qu'on le sait, ça a été dit et redit, le système Opus est désuet. Après de belles années, Opus limite aujourd'hui le déploiement d'une mobilité intelligente. Malheureusement, Montréal fait figure de dinosaure en matière de mobilité intelligente. Il suffit de se comparer à toutes les autres grandes villes canadiennes et américaines pour constater à quel point la carte Opus est limité dans ses possibilités. Aujourd'hui, alors qu'on parle depuis plusieurs années de remplacer Opus, rien ne bouge. Et aujourd'hui, en l'absence d'alternative, les Montréalais et Montréalaises devront continuer de payer pour un système dépassé, et ce jusqu'en 2029. Madame la présidente, l'ARTM doit mettre les bouchées doubles pour remplacer Opus par le compte utilisateur unique qu'elle compte mettre en place pour accéder à différents différents modes de transport. Nous savons que l'ARTM a enchaîné les appels d'offres annulés, mais on ignore toujours où tout ça en est. Alors, madame la présidente, est-ce que le président de la STM ou la mairesse de Montréal, qui siège sur le CA de l'ARTM, peuvent nous aiguiller sur l'état du projet, sur les efforts de la Ville pour accélérer le déploiement d'un système moderne pour remplacer Opus?
Martine Musau Muele ◌3:19:32
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌3:19:37
Merci, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur ce point qui est le 4503, en 2 temps. Un, je vais me concentrer sur le sommaire, et 2, je vais répondre à la question de ma collègue. Il faut bien comprendre qu'ici on fait affaire justement au soutien technologique de la solution qui est en place. Ça ne veut pas dire qu'on travaille pas avec l'ARTM justement pour le remplacer. De cette solution technologique, mais il faut assurer des éléments de continuité et réparer des désuétudes de nos systèmes actuels. Un bon exemple de ça, c'est les distributeurs automatiques de titres où il y a des remplacements à faire, et ces distributeurs-là sauront s'adapter à l'évolution de la billettique et des nouveaux titres. Donc, c'est un investissement nécessaire, mais je comprends que ça n'a pas été remis en question par ma collègue. Après, il y a la question qui sera du dossier du jour, mais pour lequel ça me fait plaisir de répondre. Il faut, oui, que tout le volet de planification de la billettique, l'émission de titres, les familles de titres et tout ça, bref, un compte client qui va remplacer une carte physique, comme on voit ailleurs dans le monde, il faut que les choses s'accélèrent. On l'a dit à l'ARTM, vous faisiez état de nos représentations tant à la Ville qu'à la STM, On est instant, je pense le terme qui conviendrait, très gossant là-dessus, mais clairement, on le répète, on n'est pas au même niveau que les autres métropoles dans le monde en termes de solutions de billettique. C'est pour ça que les investissements au plan décennal d'immobilisation de l'ARTM sur cette question doivent suivre leur cours et doivent accoucher de résultats plus que d'énoncés de vision.
Martine Musau Muele ◌3:21:23
Merci. En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 45-01 à 45-03, les dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:21:33
Oui, madame la présidente. En 51-01, il s'agit d'une nomination et je vais la lire ainsi. Il est proposé par moi-même et appuyé par madame Émilie Thuillier que l'orientation au conseil municipal soit de nommer madame Catherine Boucher, à titre de membre désigné de la clientèle du transport collectif, membre âgé de moins de 35 ans, ça c'est la catégorie, au conseil d'administration de la Société de transport de Montréal pour une durée de 4 ans en remplacement de madame Claudia Lacroix-Perron.
Martine Musau Muele ◌3:22:02
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 51.01 dans les dossiers d'orientation du conseil d'agglomération sous le chapitre 80, ce qui nous permettrait de revenir à l'étude des dossiers dossiers qui sont présentés au conseil municipal, en débutant avec le chapitre 20, affaires contractuelles. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌3:22:20
Absolument, madame la présidente. Allons-y en réunissant les items 20.01 à 20.05. Et en 20.01, on autorise la cession des droits et obligations de l'entente 4 découlant de l'appel d'offres 2018-373. En 20.02, on accorde un contrat à Clean Water Works pour des travaux de réhabilitation de conduites d'eau par chemisage dans diverses rues de la Ville de Montréal. En 20-03, on accorde un contrat à Groupe ABS pour des services professionnels de caractérisation des sols. En 20-04, on conclut une entente-cadre avec Groupe Civitas pour des services de surveillance de travaux. Et en 20-05, on accorde un soutien financier de 600 000$ à Jeunesse au Soleil.
Martine Musau Muele ◌3:22:54
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌3:22:57
Merci, madame la présidente. J'interviens au point 20-02. Donc, madame la présidente, en voici un autre cas d'un manque d'action concrète pour remédier à une situation de mauvaise gestion. Et depuis plusieurs années, je dénonce le sous-investissement dans nos infrastructures d'égouts, d'aqueduc. Année après année, je souligne que Projet Montréal ne respecte pas ses propres objectifs, les objectifs fixés en matière de réhabilitation et de reconstruction des égouts. Et madame la présidente, on m'a reproché un peu plus tôt de critiquer à tout bout de souffle le service de l'eau. Et je dois dire, madame la présidente, je trouve ça d'une hilarité absolue et j'en doute fort que répéter conseil après conseil que le service de l'eau fait des miracles avec le peu de moyens qu'ils ont, c'est de critiquer ce service-là. Mais quelque part, il faut savoir prendre ses responsabilités aussi et doter son service, son propre service, des moyens dont il a tant besoin, c'en est une de ses responsabilités. Et je dirais une responsabilité assez concrète d'une responsable de dossier et d'une administration en place, mais c'est toujours plus facile de déformer des propos d'une collègue à l'opposition. Mais parlons de choses concrètes alors. La Ville de Montréal a pour objectif de réhabiliter ou reconstruire 55 kilomètres d'égouts par année, soit 1,5% du réseau total. Pourtant, Cet objectif n'est jamais atteint. Le sommaire décisionnel présenté aujourd'hui indique qu'en 2025, seuls 35 kilomètres de conduites d'égouts seront chemisés, un chiffre une fois de plus plus bas que les cibles établies par le Service de l'eau. On a ici 35 kilomètres sur les 55 kilomètres qui sont prévus pour cette année. Mais peut-être que c'est juste moi. Allons, 2023, on avait 49 km sur 57 qui ont été faits, et tandis que 33 km sur 55 km pour 2024. Donc, madame la présidente, depuis plusieurs années, cette tendance est clairement à la baisse. Nous sommes aujourd'hui bien loin des niveaux atteints entre 2017 et 2019, et c'est très honnêtement inquiétant, voire alarmant. Pourquoi se doter de cibles que l'on n'atteindra jamais? C'est une question légitime, madame la présidente, sauf que depuis les 3 derniers conseils, les responsables haut placés de cette administration me répondent que c'est la faute aux chantiers. J'aimerais rappeler à cette administration que si la Ville s'est dotée de cibles, c'est bien parce que ces cibles sont basées sur des besoins concrets, très concrets même. Faute de quoi, on se retrouve dans un cercle vicieux de coûts exorbitants, de dégradation hâtive des infrastructures et de manque de financement. Mon Dieu, Je viens de décrire la situation actuelle. Juste à penser aux récents bris d'aqueduc survenus ces dernières semaines, qui nous rappellent encore une fois à quel point l'entretien de nos infrastructures, y compris les égouts, est crucial. Et je ne peux répéter assez en disant qu'il est impératif d'investir dans nos infrastructures, d'investir massivement avant qu'elles ne se dégradent davantage. Et de dire qu'on n'atteint pas les cibles parce qu'il y a trop de chantiers à Montréal, c'est de se moquer, de se moquer des Montréalais, madame la présidente. D'ailleurs, si les Montréalais ont développé une phobie au cône orange, c'est bien parce qu'une administration en place n'a pas pu coordonner ses chantiers, se créant des chantiers fantômes à des permis qu'elle a elle-même délivrés. Et tout simplement, un manque d'action concrète, madame la présidente, pour remédier à des problèmes de mauvaise gestion. Et avant que j'oublie, madame la présidente, madame la mairesse disait ce matin, et je cite, on dit ce qu'on va faire et on fait ce qu'on dit.
Vana Nazarian ◌3:27:44
Avec tout respect, madame la présidente, aucune de ces cibles n'a été respectée depuis les dernières années et j'aimerais ça, en tant que personne engagée pour les Montréalais, que cette administration prenne la responsabilité de ce qu'elle n'a pas accompli. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:28:01
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌3:28:06
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 20.02, Écoutez, j'entends très bien les insatisfactions de notre collègue et je comprends très bien effectivement les cibles qui sont citées par le service de l'eau que nous partageons. Ceci dit, nous vivons dans un monde avec différentes contraintes, les contraintes les plus importantes étant les contraintes d'argent, mais aussi les contraintes d'acceptabilité sociale du nombre de chantiers. Et ce n'est pas une blague. Ne se moque pas des Montréalais et des Montréalaises, madame la présidente, au contraire. C'est justement pour cela qu'on compte le nombre de tronçons en chantier chaque année, dans chaque arrondissement, dans chaque secteur, pour tel ou tel ou tel type de travaux, et qu'on fait en sorte qu'il y ait un nombre limité, mais important, de travaux chaque année. Malheureusement, les conduites les plus dégradées sont souvent dans les mêmes quartiers, les quartiers centraux. Si on faisait tous les mêmes chantiers sur le territoire complet de l'agglomération de Montréal, ça serait beaucoup plus simple, mais vous comprendrez, ou en tout cas j'invite les collègues à comprendre, que les conduites que nous devons réparer sont souvent situées dans les mêmes arrondissements. Le service de l'eau, le CIR et tous les autres services travaillent très, très fort à faire la meilleure réparation au meilleur endroit, au meilleur moment. Des fois, c'est de la réhabilitation, des fois, c'est de la reconstruction. On a par la suite les entrées de services en plomb. Et d'ailleurs, vous le verrez, il y a différents dossiers aujourd'hui dans le conseil municipal parce que justement les services travaillent extrêmement fort. Et je tiens à les saluer et j'aimerais que tous les collègues puissent reconnaître le travail qui est fait par les fonctionnaires en ce moment justement pour tenter de diminuer les coûts. De construction que nous vivons tous et qui nous sont imposés de l'extérieur. Évidemment, c'est absolument pas nous qui décidons des coûts des différents entrepreneurs et des différents domaines de services. Et donc, dans ce conseil municipal, l'ancien et le prochain, il y a plusieurs types de travaux. On a essayé différents appels de propositions, certains appels de propositions seulement avec de la réhabilitation, certains avec des entrées de services en plomb, d'autres où on intègre également du PCPR. Et les services vont pouvoir faire un monitoring des différents contrats, à savoir quel est, pour la Ville de Montréal, pour les contribuables montréalais, quels sont les contrats qui sont les plus intéressants. Donc autant au niveau du coût des contrats, mais aussi au niveau de la durée des travaux. Et donc, ça, c'est vraiment une amélioration qu'on commence cette année et qu'on va pouvoir poursuivre dans le futur. J'aimerais aussi, madame la présidente, rappeler que contrairement à ce que notre collègue madame Nazarian a dit, notre collègue madame Vodanovic a effectivement dit, et c'est vrai, que notre administration Projet Montréal a énormément investi de l'argent dans la réhabilitation, dans la reconstruction des tuyaux d'aqueduc et d'égouts, plus que jamais auparavant, parce que malheureusement, il y a une dégradation qui se fait de plus en plus vite parce que les administrations précédentes n'ont pas réparé les tuyaux au bon moment quand c'était le cas. Donc nous devons le faire, les administrations prochaines devront le faire aussi, et nous prenons grande responsabilité de ce dossier, madame la présidente, contrairement à ce qui a été dit. Donc, c'est pour ça que vous voyez en 2022 un contrat, qu'il y en aura d'autres aussi pour des réhabilitations d'aqueduc, d'égouts. C'est pas facile pour les citoyens et les citoyennes, ça bloque la rue pendant de nombreuses semaines, mais c'est essentiel et c'est pour ça que nous allons continuer de le faire tout en respectant la capacité de la population autant à payer accepter des travaux qui se font sur leur rue ou dans leur voisinage ou sur leur rue commerciale ou sur les rues qu'ils empruntent pour se déplacer. Et il y a toute une programmation qui est transmise, et je tiens à le souligner, qui est transmise vraiment en amont aux maires et mairesses ainsi que la fonction publique qui le sait bien à l'avance des travaux, donc que les gens peuvent se préparer à l'arrivée des travaux et c'est ce qu'on souhaite que tous les arrondissements puissent faire puisqu'ils ont l'information. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:32:41
En l'absence d'autres interventions, on tombe donc à l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:32:48
Oui, madame la présidente, allons-y avec les items 26 à 26 que nous allons regrouper pour fin d'étude et adoption. En 20.06, on approuve un projet de promesse bilatérale par laquelle la Ville vend en société le complexe 9350 et le marché Pie-IX à des fins d'assemblage un terrain constitué d'une partie d'un lot du Cadastre du Québec. En 20-07, on approuve le projet d'entente entre la Ville de Montréal et la STM portant sur la réalisation de travaux en périphérie du centre de transport Bellechasse. En 20-08, on approuve le projet d'entente entre la Ville de Montréal et la Compagnie du Canadien Pacifique pour la construction et l'entretien du passage à niveau de l'Épée. En 20-09, on accorde un contrat à In Situ Form Technologies pour des travaux de remplacement de branchements d'eau en plomb En 2010, on accorde un contrat de gré à gré à la Société des Amis du Biodôme de Montréal pour la gestion administrative et financière des camps de jour de l'Espace pour l'ami.
Martine Musau Muele ◌3:33:38
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌3:33:41
Merci, madame la présidente. J'interviens au point 2009, peut-être pour répondre à un commentaire qui a été fait. À ce que je sache, cette administration n'a toujours pas présenté de stratégie de l'eau, qui est d'ailleurs désuète depuis 2020. Une stratégie qui, j'espère, devra donner statut sur le financement de son service. Elle a beau donner, investir beaucoup dans les dernières années, mais s'il n'y a pas un plan, une planification, une stratégie, de comment se doter, ce sera difficile, effectivement, on mettra beaucoup d'argent sans savoir où on le fait. La Ville de Montréal s'était fixé pour objectif de dépister l'ensemble des résidences à risque d'ici 2022 et de remplacer toutes les entrées en plomb d'ici 2030. Mais ces échéances ont été repoussées faute de réactivité de Projet Montréal. Et soyons honnêtes, à ce rythme, cet objectif sera inévitablement encore reporté. Et à ce jour, le dépistage n'est toujours pas terminé, malgré un retard accumulé de 3 ans. Et quant au remplacement des entrées en plomb, la cadence actuelle est bien trop lente pour espérer atteindre la nouvelle cible de 2032. Avec un objectif annuel de 5000 remplacements, on s'attendrait à un effort conséquent. Or, ce n'est toujours pas le cas, comme c'était le cas tantôt. Encore une fois, madame la présidente, quel est l'intérêt de fixer des cibles si elles ne sont jamais respectées? En 2023 seulement, 2 700 entrées en plomb ont été remplacées, soit 54% de l'objectif. À 54%, madame la présidente, on échoue à l'école. Il est clair que ce n'est pas acceptable pour les Montréalaises et Montréalais. Le contrat présenté aujourd'hui prévoit le remplacement d'environ 315 branchements en plomb. Cette année, la Ville prévoit d'octroyer 4 contrats couvrant 1093 remplacements. Bien que d'autres types de travaux puissent contribuer à l'élimination des entrées en plomb, tout porte à croire, encore une fois, que la cible ne sera pas atteinte. Et nous sommes actuellement bien loin du rythme nécessaire pour atteindre l'objectif fixé pour 2032. Et à ce stade, madame la présidente, Projet Montréal ferait mieux d'admettre que la véritable échéance est désormais 2036, voire 2040, car à ce rythme, il est peu probable que la Ville parvienne à tenir ses engagements. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:36:54
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌3:36:57
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 20.09, Donc ici, on a un contrat, comme je le disais, des nouveautés qui sont mises de l'avant pour réduire les coûts et aussi améliorer le délai de travaux, puisqu'on vient faire les travaux une seule fois plutôt qu'en plusieurs fois. Donc, on a un contrat où on fait à la fois les remplacements de branchements, les entrées de services en plomb et le PCPR, donc on refait l'asphalte sur la rue. Madame la présidente, j'entends tout à fait les propos de notre collègue madame Nazarian, mais j'aimerais rappeler à l'assemblée que, comme je le disais, les conduites qui sont le plus dégradées sont dans les mêmes territoires que là où les rues sont les plus dégradées dans les mêmes territoires, parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de camions ou de voitures qui passent sur ces mêmes rues et que les entrées de service en plomb, bien, malheureusement, On a aussi le fait qu'elles sont dans ces mêmes quartiers, parce que c'est un moment de la construction de la Ville de Montréal où on a fait des conduites et on a fait des entrées de service en plomb. Il y en a moins dans d'autres quartiers qui sont plus récents. Donc, on ne choisit pas l'endroit où on doit réhabiliter les conduites ou où on doit faire les branchements d'entrée de service en plomb, les remplacer. En ce qui concerne le dépistage, il y a beaucoup qui a été fait, c'est presque terminé. Effectivement, ça a été un peu plus long. Pourquoi? Parce que la Ville de Montréal s'est vraiment donné un plan de match complet et qu'il y a eu plus d'entrées de service en plomb que ce qui était estimé. Puis la bonne nouvelle, c'est qu'on les a trouvées, les entrées de service en plomb, qu'on les a dépistées et qu'on est capable de faire un suivi avec la population avec la carte interactive Plon qui existe sur le site internet de la Ville de Montréal et qui donne toute l'information nécessaire à la population. Donc ça, c'est vraiment un grand plus par rapport au plan de match pour réduire l'impact des entrées de service en Plon sur la population. Donc, la cible, elle est toujours à 2032. C'est vrai que dans les dernières années et que peut-être cette année, la cible de 5000 branchements sera pas atteinte, mais on ne baisse pas les bras vers la cible parce que justement il y a plusieurs types de travaux où on peut changer les entrées de service en plomb, les travaux des arrondissements, les travaux du CIR, d'autres types de travaux également. Et donc de plus en plus aussi les arrondissements font du PCPR avec notamment des programmes de la Ville de Montréal et ils font aussi eux-mêmes des changements d'entrée de service en plomb. Pour faire diminuer les coûts, bien ça, c'est exactement un exemple qu'on a devant les yeux, de faire plusieurs travaux en même temps, ça réduit les coûts de mobilisation des entrepreneurs et donc nous gagnons, nous faisons réduire les coûts, donc on arrive à réduire une portion de l'équation qui est l'argent des contribuables. L'autre portion de l'équation, ce que je disais tout à l'heure, madame la présidente, et c'est extrêmement vrai, puis je vous invite à consulter les programmations des arrondissements des services centraux, parce que ce sont eux où il y a beaucoup de tronçons en travaux. Quand je dis beaucoup de tronçons, c'est des dizaines et des dizaines et des dizaines de tronçons en travaux. Des entrées de service sans plomb, ça a l'air tout simple, mais c'est quand même un tronçon de rue qui est presque fermé à la circulation autre que la circulation locale, parce qu'il faut le dire, comme citoyens et citoyennes ou comme commerçants, on a toujours accès à notre maison, mais ça fait en sorte que le tronçon est en travaux. Donc, on ne peut pas faire tous les tronçons en même temps et c'est pour ça que c'est extrêmement bien réfléchi en fonction des autres grands projets qui sont à proximité dans les arrondissements, en fonction des autres projets qui sont extrêmement prioritaires pour la santé et le bien-être de la population et par la suite, on insère les différents tronçons d'entrée de service en plomb qui doivent être faits chaque année pour faire en sorte que les gens puissent continuer à vivre et se déplacer dans leur quartier. Donc, c'est un exercice de haute voltige qui doit trouver son équilibre chaque année. Et je peux vous dire, madame la présidente, que toutes les personnes qui travaillent sur ce dossier-là sont très attachées à, oui, faire une quantité de travaux nécessaires, mais également à préserver la qualité de vie des citoyens et des citoyennes avec un nombre de travaux qui soit raisonnable pour notre population. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:41:37
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:41:43
Madame la présidente, nous allons continuer avec la réunification des items 20.11 à 20.15. En 20.11, on accorde un contrat à Sanexin Services environnementaux pour de la réhabilitation de conduite d'eau par chemisage. En 20.12, on accorde un soutien financier à la Société de verdissage Montréal Métropolitain. En 2013, on conclut une entente-cadre avec CGI Environnement. En 2014, on accorde un contrat à Saint-Nicolas Services Environnementaux pour des travaux de réhabilitation de conduites d'eau secondaires dans diverses rues. Et en 2015, on accorde un contrat à Environnement Routier Énergie pour des travaux de réaménagement de la rue Saint-Denis entre Bigé et René-Lévesque.
Martine Musau Muele ◌3:42:19
Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌3:42:22
Oui, merci, madame la présidente. Je vais faire mon intervention sur le point 80-20. Madame la présidente, excuse-moi, on a fini les 80, on était vite, mon collègue il lit vite. Donc madame la présidente, je ferai mon intervention sur le 20.15, puis il n'est pas sans rappeler que le secteur entourant Duchamp se doit de demeurer fluide pour tous les usagers, que l'on parle de véhicules d'urgence, d'automobilistes, de cyclistes ou de piétons. Il s'agit d'un secteur à circulation dense. Donc on y trouve l'entrée du Palais des congrès, de l'autoroute Ville-Marie, de la station de métro Champ-de-Mars. C'est aussi la porte d'entrée vers la cité administrative avec l'inauguration imminente de la place des Montréalaises. Bref, il y a beaucoup d'achalandage dans ce secteur. Donc le secteur étant un pôle générateur de déplacements, il est donc logique de penser à sécuriser l'endroit. Ça, on est d'accord là-dessus. Or, on se rappelle aussi qu'à l'été 2022, le CHUM s'était montré plus que réticent quant à la venue d'une voie de type REV du côté nord de l'avenue Vigée, au point que la direction, la direction de l'hôpital, elle a mis en demeure la Ville de Montréal pour la dissuader d'aller de l'avant avec le REV. L'accès des ambulanciers à l'urgence de l'hôpital était au centre des préoccupations. Non seulement pour la direction du CHUM, mais aussi pour le syndicat des paramédics. Je tiens à citer, Madame la Présidente, la réaction du Bureau de la santé publique de Montréal en réponse à la levée de boucliers du CHUM en 2022. Qu'il y ait ultimement un rêve ou non, ce secteur doit être sécurisé pour tous les usagers sans nuire aux opérations de l'hôpital. Ça, ça a été très important. Près de 3 années plus tard, On constate que le projet est toujours sur les rails et en voie de devenir réalité. Madame Mauzerolle, le 5 février dernier, elle a déjà tweeté en disant que son administration serait parvenue à une entente avec le CHUM, lui permettant ainsi d'aller de l'avant. À mon sens, Madame la Présidente, pour s'assurer que l'ensemble des élus puisse voter de façon éclairée, il faudrait connaître la teneur des ententes avec le CHUM. Quelles sont les modalités de l'entente et quelles sont les garanties que ce contrat respecte? De plus, on a souvent critiqué en cette salle de conseil municipal les graves problèmes chez Projet Montréal en matière de gestion des chantiers, et ce, d'un bout à l'autre de la métropole. Cette administration a la fâcheuse tendance à venir superposer des chantiers d'envergure, causant ainsi des maux de tête inutiles pas seulement aux automobilistes, mais surtout aux piétons, aux personnes à mobilité réduite, aux automobilistes, puis presque à tout le monde, mais surtout aux piétons et aux personnes à mobilité réduite. Et Dieu sait combien de personnes ils sont en train d'utiliser le CHUM qui sont à mobilité réduite actuellement. Les pourtours du CHUM accueillent des personnes vulnérables, comme je l'ai dit. La mitigation et la signalisation devraient être exemplaires durant ce long chantier. Pour protéger les usagers vulnérables. Madame la présidente, il n'y a pas d'indication à quel moment en 2025 la place des Montréalais sera complétée. Avec ce nouveau chantier majeur devant débuter en avril prochain, j'espère que Projet Montréal ne réserve pas une mauvaise surprise pour les usagers de ce secteur. Un autre point qui mérite d'être souligné est la sécurisation du pourtour du CHUM pour les piétons, les usagers les plus vulnérables, les personnes à mobilité réduite et les aînés qui gravitent autour d'un hôpital. Comme le dénonçait l'organisme de défense des droits des personnes à mobilité réduite, Ex aequo, l'aménagement d'un REV peut nuire au bon fonctionnement du transport adapté puisque les chauffeurs ne peuvent se stationner devant la porte et doivent se rendre au coin de la rue. Le transport adapté est un service porte-à-porte et les chauffeurs et les chauffeuses sont dans l'obligation d'avoir toujours un regard sur leur véhicule. Le véhicule peut être laissé sans surveillance. Bref, quelles mesures de mitigation a-t-on prises pour ne pas interrompre le transport adapté pendant les travaux autour du CHUM? Vous savez, madame la présidente, lorsqu'on ouvre les rues pour refaire la canalisation, on en profite bien souvent pour ne pas refermer la rue à l'identique. Et du même coup améliorer l'expérience des usagers en surface. On parle beaucoup du REV, mais à en voir les sommaires décisionnels entourant les projets de réfection, on parle très peu des autres usagers vulnérables pouvant être affectés par les nouvelles installations, si ce n'est pas du tout. Madame la présidente, je souhaite simplement m'assurer que les usagers les plus vulnérables, que sont les piétons et les personnes à mobilité réduite, ne soient pas oubliés dans les projets de réaménagement. Finalement, nous n'avons pas les avis du CIM et du SPVM, à savoir s'ils sont favorables aux aménagements proposés. Donc, en résumé, le manque de transparence quant à cette entente entre la Ville de Montréal et le CHUM, et d'ailleurs, dans le sommet décisionnel, on n'en fait pas mention du tout, du tout, du tout, la très probable superposition de ce chantier avec celui de la Place des Montréalaises, l'absence d'éléments clairs et de mesures de mitigation visant la protection des usagers les plus vulnérables, que ce soit les piétons et les personnes à mobilité réduite durant les travaux de ce secteur, et le manque d'informations quant aux avis du CIM et du SPVM. Pour toutes ces raisons, madame la présidente, Ensemble Montréal se doit d'émettre sa dissidence dans ce dossier. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌3:48:09
Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌3:48:13
Oui, alors merci, madame la présidente. Et moi aussi, je voulais parler du 25. Je ne savais pas que l'opposition avait une position là-dessus. Je veux juste dire d'entrée de jeu que je suis d'accord sur le fait, dans les réponses précédentes, qu'il y a des travaux à effectuer, qu'il faut changer les conduites, qu'à la limite on peut ne pas refaire à l'identique. Je suis certain que les fonctionnaires ont bien travaillé. Je ne remets pas ça du tout en doute. Je ne lance même pas de pierres à l'administration parce qu'on est conscient quand même, moi le premier, étant donné que c'est un dossier que j'ai géré pendant plusieurs années à Montréal dans des conditions très, très difficiles. Mais dans ce dossier-là, j'ai fait appel à mon expérience personnelle et au fait que la séquence des événements et des fermetures de rues m'a interrogé. Puis elle m'a interrogé sur ce qui a trait au CHUM, parce qu'il y a quand même un plan qui est très bien détaillé, mais lorsqu'on regarde comment tout ça va s'opérationnaliser, d'abord on sait pas vraiment, en tout cas j'ai pas vu, peut-être que j'ai pas retenu combien de temps ça va durer, mais on sait bien qu'avec les travaux qu'il y a à faire où on va toucher la rue Saint-Denis, on va toucher la rue Vigée, On va toucher Hôtel-de-Ville à un moment donné et je sais pas, je me rappelle pas, Saint-Guinée. Alors, et moi je souhaite pas à personne d'être malade ici, mais j'ai à accompagner des gens qui sont plus âgés au CHUM. Ça me rappelle parfois que monsieur Bergeron s'est levé dans cette salle pour dire qu'il y avait beaucoup trop de stationnement au CHUM. Je peux vous dire que si tu te rends là 9 heures le matin pour une prise de sang, C'est là qu'on trouvait du stationnement au CHUM, même que c'est très difficile. Alors, tu sais, des fois, la réalité, il faut la regarder aussi. Et quand on arrive autour du CHUM, je veux dire, il y a eu même des changements de signalisation. Avant, on pouvait tourner sur Hôtel-de-Ville en arrivant par Berri, je crois. C'est plus possible. Il faut aller tourner vraiment sur Sainte-Catherine. Lorsque c'est fermé l'été, Ça devient, écoute, faut que tu ailles faire un détour complet. Bon, vous allez me dire, c'est les citoyens qui sont là, ils ont le droit à leur tranquillité. Je suis complètement d'accord avec ça, mais c'est juste pour dire que dans la réalité des choses, lorsque tu es avec des personnes malades ou avec des personnes âgées, ben c'est belle valeur là, mais ils se rendent pas à vélo, se rendent pas en trottinette, se rendent pas en autobus, ils se rendent avec quelqu'un qui les accompagne ou en taxi et même en ambulance. Fait que c'est ça la réalité des choses autour d'un hôpital. J'ai pas de problème à ce qu'on fasse ça, mais quand on regarde les séquences, on ferme Saint-Denis, on ferme Vigée, je comprends qu'on laisse des accès, mais compte tenu du flot de circulation qu'il y a là, puis vous allez me dire les gens devraient pas prendre leur voiture, etc., je comprends, mais c'est pas ça la réalité de ce qui va se passer. Alors, à un moment donné, il faut la voir aussi la réalité, puis moi la séquence des événements m'a beaucoup interrogé. Je ne dis pas que les fonctionnaires ont mal travaillé, je suis sûr qu'ils ont bien fait leur travail, mais je pense qu'il faudrait vraiment la revoir parce que des fois on ferme les 3 rues ou à peu près en même temps en laissant certains accès. Quand j'ai lu, c'est ça que ça dit. Naturellement, il y a à peu près 15 pages pour organiser les choses avec des lots, c'est très, très correct. Alors, il y a autour du CHUM, ça m'inquiète, Mais il faut le voir dans le contexte où il y a un accès à une autoroute aussi, qui est— parce qu'il y a un accès au centre-ville qui est souvent bloqué aussi. Quand tu arrives près du Palais des congrès, c'est souvent bloqué par Vigée. Il va y avoir le quartier des Gares qui va être en construction, il va y avoir des travaux sur Peel, il y a des travaux un peu plus haut qui sont prévus, si je me rappelle bien. Tout ce qui a été passé comme contrat au cours des derniers mois Sur Saint-Denis aussi, près de l'UQAM. Il y a Sainte-Catherine dans l'ouest. Ça, c'est sans compter ceux que je ne connais pas, qu'on oublie. À un moment donné, là, ça va être quelque chose de se promener au centre-ville alors qu'on veut que le centre-ville soit vivant. Je comprends qu'on peut se rendre en métro, je comprends tout ça, là, tous les arguments que vous allez me donner, je les comprends. Mais la réalité des choses, quand on se rend dans un hôpital universitaire, c'est qu'il faut essayer justement de limiter le plus possible les interférences ou les manques d'accès. Et dans la séquence prévue des événements, je trouvais, peut-être à tort, mais c'est quand même, ça a été quand même ma perception, qu'il y avait peut-être des choses à revoir. Moi, je suis pas contre les travaux, m'objecterai pas, mettrai pas ma dissidence, mais je vous fais part de mon inquiétude Parce que je pense qu'il faut le placer dans le contexte où il y aura beaucoup de travaux au centre-ville, peut-être par— non seulement peut-être, mais certainement par nécessité. Mais c'est qu'à un moment donné aussi, il y a une— je dirais qu'il y a un seuil qui n'est plus acceptable, et je pense qu'il faut regarder ça dans le contexte, dans l'ensemble. Voilà.
Martine Musau Muele ◌3:53:36
Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌3:53:39
Merci, madame la présidente. Ben, je vais—
Martine Musau Muele ◌3:53:42
juste un instant. Avant que vous exerciez votre droit de réplique, est-ce que vous permettez que monsieur Miranda puisse prendre la parole?
Marianne Giguère ◌3:53:48
Je le permets.
Martine Musau Muele ◌3:53:49
Merci. Monsieur Miranda.
Luis Miranda ◌3:53:51
Madame la présidente, moi, ça va juste pour écouter. Je répéterai pas tout ce que c'est que les gens ont dit, là, juste pour enregistrer notre dissidence, moi et madame Hénault, Équipe Anjou, s'il vous plaît.
Martine Musau Muele ◌3:54:02
Très bien, merci. Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌3:54:08
Merci, madame la présidente. Endroit de réplique sur le 20.15. Je vais commencer par rassurer mes collègues, monsieur Salem, monsieur Deschamps. Depuis qu'on a annoncé le projet il y a 3 ans, puis effectivement à cette époque-là, le CHUM avait réagi, on a travaillé très étroitement avec l'hôpital universitaire. Il y a eu plusieurs rencontres qui ont été faites avec eux. Et je vous dirais qu'il va un peu sans dire que le projet pourrait pas aller de l'avant si on n'était pas bien attachés avec le SUM, si on n'avait pas travaillé de façon très collaborative avec les gens. La direction a changé aussi. Pour rappel, suite à l'objection qui avait à l'époque été manifestée, il y avait eu tout un travail déjà qui avait été enclenché. Il y avait eu même au sein du SUM plusieurs professionnels, des médecins, des infirmières, toutes sortes de personnes qui vont travailler dans cet énorme établissement, qui disaient avoir besoin d'un lien cyclable, que eux et elles en profitaient. Et on a même la direction de la santé publique qui en avait profité pour rappeler à quel point des bons aménagements de mobilité active, ça favorise aussi la santé et que Montréal en a bien besoin. Donc, avec le SUM, tout est attaché. Évidemment, c'est toujours la même chose quand on a des projets avec le SUM, avec le SPVM aussi, il y a toujours validation que les aménagements prévus conviennent à leurs opérations. Pour rappel, l'entrée piétonne, l'entrée du public du SUM n'est pas située sur Vigée, mais bien sur d'autres rues autour, dont sur Saint-Denis. Et ce projet-là, ce qu'il y a de magnifique, c'est que c'est pas du tout qu'un projet d'un tout petit tronçon du REV, par ailleurs REV Vigée qui existe déjà tout le long du parcours vers l'ouest jusqu'au square Victoria. Donc, c'est un petit tronçon qui manque encore, qui est une piste cyclable qui est là depuis très, très longtemps, bien avant nous, mais qui était une bande cyclable. Donc, ça devient parfaitement inacceptable sur une artère de cette ces débits-là, de conserver un petit, un petit tronçon du REV qui ne soit pas sécurisé. Ça met les milliers de cyclistes qui l'utilisent à chaque jour en danger. Et on veut pas, on veut pas opposer la sécurité des gens qui choisissent de se déplacer en vélo avec celle des autres usagers de la rue. Bien évidemment, quand on travaille des projets comme celui-là, C'est vrai, je vous l'accorde, qu'au début, peut-être les premiers axes du REV, les quais d'autobus n'étaient peut-être pas parfaitement au point. Mon collègue Éric Alan Caldwell avait travaillé très fort là-dessus et on les a améliorés, on a fait des corrections. Et aujourd'hui, les professionnels de l'aménagement en tiennent compte et on a tout le temps la mobilité des personnes qui ont une mobilité réduite en tête. Et quand on fait des projets comme celui-là, encore une fois, Les trottoirs vont être élargis, il y a du verdissement, donc la rue va être beaucoup plus belle, beaucoup plus accueillante et sécuritaire pour tous les milliers de personnes qui convergent, qui gravitent vers le CHUM. Et voilà, à la Place des Montréalaises, les travaux vont bon train. Corrigez-moi, madame Thuillier, mais on prévoit qu'en mai 2025, ce sera terminé. Et ce qui reste à terminer n'est pas nécessairement non plus du côté de Viger, donc Le CIRe avec AGIR a évidemment pris tout ça en compte pour qu'il n'y ait pas un chevauchement des travaux qui vienne vraiment nuire à la mobilité de tous les usagers de la rue dans ce secteur-là. Donc, c'est un magnifique projet. Du côté du vélo, c'est vraiment un tout petit, un tout petit chaînon manquant qu'on est très, très content d'enfin pouvoir obtenir, mais le projet a une bien plus grande envergure et donc nos abords du CHIM vont être beaucoup plus beau, agréable et sécuritaire une fois que tout ça sera fait. Donc, j'espère que mes collègues sont rassurés.
Martine Musau Muele ◌3:58:14
D'accord, je vais préciser une chose ici, la technologie nous joue un peu des tours ici. Un droit de parole a été exercé par madame Giguère, la main de monsieur Sasseville en ligne n'était pas levée à ce moment-là, mais on est encore aux balbutiements de cette de ce mode hybride. Alors, je le précise, si jamais, madame Gigard, vous souhaitez intervenir suite à l'intervention de monsieur Sasseville, n'hésitez pas. Sinon, pour ceux et celles qui sont connectés en ligne, n'hésitez pas à lever votre main dès que le point est en discussion. Alors, on va en ligne avec monsieur Serge Sasseville, s'il vous plaît. Merci.
Voix 3F33:59:18
Allez-y.
Martine Musau Muele ◌3:59:19
Juste un instant. Est-ce que vous pouvez essayer de parler, monsieur Sasseville? Juste un instant, Monsieur Sasseville. On va essayer à nouveau, Monsieur Sasseville, on vous écoute. Je m'excuse à nouveau juste un instant. On va suspendre momentanément la diffusion à peine quelques minutes. Ceux qui sont en ligne, je vous invite à rester en ligne. Monsieur Sasseville, est-ce que vous m'entendez? Est-ce que vous pouvez essayer de parler parce que moi je ne vous entends pas sur mon iPad? Je vais essayer maintenant. Un instant. Puisque Il est 17 h 01, je vous inviterai à prendre place. On va reprendre suite à cette brève suspension. Alors, pour faire suite à quelques enjeux techniques qu'on aura l'occasion de corriger, monsieur Sasseville nous indique souhaiter inscrire une dissidence également pour la rubrique 20.15. Alors, en l'absence d'autres interventions, Notons donc l'adoption des rubriques énoncées aux points 20.11 à 20.15 avec une dissidence inscrite par l'équipe d'Anjou ainsi que par l'opposition officielle ainsi que par monsieur Sasseville relativement à la rubrique 20.15. Nous poursuivons. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌4:03:37
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.16 à 20.20. En 20.16, on accorde un contrat de services professionnels à l'équipe composée des firmes des architectes FABG Dupras-Ledoux et NCK Inc. En 27, on accorde un contrat aux Équipements Twin Laval pour la fourniture et l'installation de bennes diverses sur des camions de classe 8. En 28, on approuve le projet de première convention de prolongation du bail par laquelle la Ville de Montréal louait à Meubles d'Autrefois un local situé au 350 rue Saint-Paul. En 29, on approuve un projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue de gestion Imog des terrains, des locaux au 435 Port-Royal-Ouest. En 2020, on approuve un projet de troisième convention de prolongation de bail par laquelle la Ville de Montréal loue au Conseil des métiers d'art un local au 350 rue Saint-Paul-Est.
Martine Musau Muele ◌4:04:26
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20. Poursuivons.
François Limoges ◌4:04:32
Oui, nous allons poursuivre avec la réunification des systèmes 2021 à 2025. En 2021, on conclut une entente-cadre avec Énergère pour de la livraison d'équipements pour de l'éclairage public. En 2022, on accorde un contrat d'exécution d'œuvres d'art à Louis Bouvier pour l'art dramaturgie d'une intersection. En 2023, on accorde un contrat de Gréagrat Transvrac pour la location de camions avec opérateur. En 2024, on accorde un soutien financier et un soutien technique au Festival Igloo et au Festival Montréal en lumière. Et en 2025, on accorde un contrat d'exécution d'œuvres d'art à Frédéric Laforge pour la fabrication et l'installation de l'œuvre Tous les corps ont quelque chose à dire.
Martine Musau Muele ◌4:05:09
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌4:05:14
2024, je me suis déjà exprimé un petit peu sur le dossier des, des grands festivals de Montréal. Clairement, il y a beaucoup de bien que ça apporte à Montréal d'avoir les festivals, d'avoir une scène d'art qui est effervescente, l'invitation de beaucoup d'artistes, c'est intéressant. Mais je voulais juste rappeler au conseil que quand on parle de groupe Spectra. Donc ici on a Montréal en lumière pour 2,3 millions de dollars. Ils viennent de recevoir un extra 1,5 quelques millions de dollars de fédéral qui n'était pas vraiment clarifié dans leur annonce économique de l'automne. Their fall economic statement, they were given extra monies. So these guys are doing really well in terms of extra monies right now. Puis je veux juste nous rappeler que l'expérience l'équipe Spectra, c'est quand même Groupe CH, qui est quand même détenu par Live Nation, Ticketmaster, à 49%. Donc Ticketmaster, Live Nation, we're talking about ici 20 milliards de dollars de valeur sur les marchés américains. C'est une méga corporation. Puis donc on utilise de l'argent public pour financer effectivement des festivals Le festival de musique jazz aussi est là-dedans, le festival Francophonie est là-dedans, mais j'encourage juste une conversation sérieuse sur les petits festivals qui ont besoin eux aussi du financement. Il y a quelques festivals à Montréal qui sont vraiment à la limite, il y en a certains qui font des campagnes de sociofinancement pour sauver leur existence, les gens qui travaillent tellement fort, ce sont des artistes aussi, ce sont des créateurs dans nos quartiers qui font des activités dans nos quartiers, pas juste dans le centre-ville de Montréal. Mais aussi à Montréal-Nord, dans le Sud-Ouest, à Verdun, partout. Donc ces petits festivals aussi ont besoin de l'amour. Puis je me questionne juste encore sur la stratégie de donner autant sur le plus grand producteur culturel à Montréal, qui est quand même lié avec Live Nation, Ticketmaster, à 49%. Donc des questionnements que je pense qu'il faut avoir. J'aimerais savoir s'il y a de l'information aussi sur la question de l'extra qu'ils ont reçu du gouvernement fédéral durant le dernier Fall Economic Statement au fédéral, parce que s'ils reçoivent encore 1,5 million de plus, plus on leur donne 2,3 millions, c'est beaucoup d'argent pour Montréal en lumière. J'ai des questions. Donc, merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:07:52
En l'absence, madame Marie Plourde.
Marie Plourde ◌4:08:00
Bonjour, merci, merci madame la présidente et merci de cette question au conseiller Sauvé. Endroit de réplique? Effectivement, merci. J'aimerais mentionner que c'est quand même tout un gros écosystème, que l'ensemble des gros festivals nous aide à faire rayonner, nous aide après ça souvent les petits festivals pour lesquels c'est hyper important. D'ailleurs, l'ensemble de la communauté culturelle en ce moment, on essaie de travailler à avoir un petit peu plus de finesse et de flexibilité dans le soutien qu'on apporte aux différents événements. Entre autres, je pense à ce programme de subventions. On avait 5 programmes qu'on a jumelés en un seul programme pour pouvoir justement faciliter les différentes demandes. Donc, ça fait partie d'un grand écosystème. J'entends très bien votre question, puis Si vous voulez en discuter, on pourra toujours aller en jaser dans le hall d'entrée, ça va me faire plaisir.
Martine Musau Muele ◌4:08:48
Merci. En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25. Mais auparavant, je vois une intervention de monsieur Sauvé. Est-ce sur les rubriques qui viennent d'être adoptées, monsieur Sauvé?
Craig Sauvé ◌4:09:03
Juste parce que je suis pas certain pour le Festival en lumière. Les autres festivals, je les appuie, mais cette incidence, s'il vous plaît.
Martine Musau Muele ◌4:09:09
Très bien. Alors, pour l'adoption des rubriques 2021 à 2025, notons au procès-verbal la dissidence inscrite de monsieur Craig Sauvé au point 20.24. Poursuivons.
François Limoges ◌4:09:22
J'appellerais peut-être un dernier bloc avant qu'on puisse faire notre déclaration. Alors, je vais réunir les items de 2026 à 2030. En 2026, on approuve un projet d'acte de cession de droits hypothécaires par laquelle la Ville de Montréal cède son droit hypothécaire en faveur de la Banque de Nouvelle-Écosse. En 2027, on accorde un contrat à la firme Les Entreprises de Construction Vantec. En 2028, on accorde un contrat à Durocking pour des travaux d'égouts, de conduites d'eau et de voirie dans le boulevard Gouin. En 2029, on accorde un contrat à Angélec Construction pour réaliser des travaux de la phase 2C de la rénovation du complexe Claude-Robillard. En 2030, on accorde un contrat à Sonaxin Services environnementaux pour des travaux de remplacement de branchements d'eau et de plomb dans divers des arrondissements Lachine, Sud-Ouest, Outremont et Ville-Marie.
Martine Musau Muele ◌4:10:05
Monsieur Dominic Perry.
Dominic Perri ◌4:10:09
Merci, madame la présidente. Cette fois, j'interviens pour déposer les rapports de la commission sur l'examen des contrats aux rubriques 2028 à 2030, pour lesquels les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. Ce mois-ci encore, chers collègues, je vais m'attarder sur le contrat du Locking à la rubrique 20-28, pour des travaux d'égouts, des conduites d'eau et des voiries dans le boulevard Gouin. Tout comme les 2 contrats octroyés le mois passé, Durock Inc. ne faisait pas encore l'objet d'une évaluation des rendements insatisfaisants au moment de l'ouverture des soumissions le 21 novembre dernier. Les responsables du CIIRQ nous ont assuré une fois de plus que Duroquinque allait faire l'objet d'une surveillance étroite et que des mesures de mitigation allaient être déployées pour s'assurer qu'il respecte les exigences de la Ville. Nous comptons sur leur parole et nous espérons évidemment que Duroquinque ses engagements. J'aimerais par ailleurs attirer votre attention sur une information issue du sommaire décisionnel au sujet de l'écart qui s'élève à 15% en faveur de la Ville avec l'estimation et à 28% avec le deuxième plus bas soumissionnaire. Permettez-moi de vous lire le le passage. Je cite, lors de la réception des soumissions, nous avons effectué plusieurs scénarios sur notre estimation des contrôles et réanalysé les écarts constatés. Un des scénarios envisagés était la réutilisation des sols d'excavation. Cependant, il est important de noter que cela n'est pas autorisé pour ce projet. Les seules exceptions concernant les matériaux existants lors des travaux d'excavation en arrière-trottoir, dans les zones engazonnées et des plantations, ainsi que les déblais s'appartenant à la pierre concassée. Fin de citation. Les responsables ont précisé que l'équipe de réalisation des travaux allait être informée que certains éléments portent à croire que l'entrepreneur pourrait vouloir réutiliser les sols afin qu'elle y prête une attention particulière. La commission encourage fortement le SIR à suivre du rocking de près pour s'assurer qu'il respectera les normes de la Ville en matière de gestion des sols. Car le moins qu'on puisse dire, c'est que l'entrepreneur ne s'est pas toujours montré exemplaire dans la gestion d'autres contrats. Et ceci, madame la présidente, complète l'intervention pour le volet municipal de la commission sur l'examen des contrats. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:13:34
Madame Mary Doros.
Mary Deros ◌4:13:38
Merci, madame la présidente. J'aimerais faire une intervention sur le 2027. Depuis maintenant plus que 26 ans que je travaille pour désenclaver mon quartier Parc-Extension et plus de 15 ans que je travaille pour la mise en place de passages à niveau pour les secteurs Delepey et celui de Ogilvy. Au cours de ces années, nous avons eu de nombreuses rencontres avec le Canadian Pacific. Nous avons entamé des procédures légales envers ce qui peut s'apparenter à une entreprise, le tout sans obtenir gain de cause. En 2012, la Ville de Montréal, à la suite d'un rapport, avait réclamé l'aménagement de 6 nouveaux passages à niveau le long des voies de CP et de CN afin de sécuriser les déplacements des piétons et cyclistes et de régulariser les traverses déjà présentées. Le 31 mai 2017, sous l'administration d'Ensemble Montréal, la Ville de Montréal a déposé une demande auprès de l'Office de transport du Canada afin d'obtenir l'autorisation de construire 5 franchissements pour les piétons et cyclistes ainsi que de répartir les coûts de construction et d'entretien. Le 21 juin 2019, l'Office de transport a finalement autorisé la Ville de Montréal à construire 3 nouveaux passages à niveau, soit ceux d'Ogovie, Henri-Bourassa et et Delepey. Celui d'Ogilvy a finalement été construit en 2021. Celui Delepey va enfin être construit cet été. Je suis très heureuse de ça. L'administration de Projet Montréal aura pris 5 à 6 années avant d'aller de l'avant avec la construction de ce passage à niveau. Je comprends que les discussions avec Canadian Pacific être difficiles, mais ce délai a mis à mal la sécurité des Montréalais et Montréalaises sans raison valable. Projet Montréal aurait dû profiter de l'élan créé à la suite de l'inauguration du passage à niveau sur la rue Ogilvy pour aller de l'avant avec celui-ci. Je ne peux que me questionner sur l'étrange timing électoral de la construction de ce passage à niveau. Tous les membres de ce conseil conviennent de l'importance donnée à Parc-Extension, un nouveau accès. Mon district est enclavé par les lignes de chemin de fer sur le sud et à l'est, par l'autoroute métropolitaine au nord et par le boulevard Lacadie et la fameuse clôture qui nous sépare Parc-Ex avec Ville-Mont-Royal. Alors, les travaux d'aménagement de passage à niveau Ogilvy ont coûté un peu plus de 500 000$, mais ceux prévus à l'auteur de l'avenue Delepey sont prévus pour près de 3,5 millions$. Chaque fois qu'on attend pour mettre en place un passage à niveau, les prix augmentent, ce qui m'amène aux autres besoins de passages à niveau ou de sécurisation, soit le secteur Henri-Julien et Saint-Dominique. Je comprends que l'Office ait réussi la construction d'un passage à niveau au Sway, mais autorisé la construction de tunnels ou de passerelles surélevées, ce qui amène des enjeux d'accessibilité universelle. La passerelle de Campus Mill entre mon district et Outremont, mon ancien district parce que j'habitais là avant, a démontré qu'il était tout à fait possible de construire des passerelles accessibles universellement. Toutefois, je ne dis pas que c'est la solution pour ceux de ces deux annexes. J'aimerais savoir quelles sont les prochaines actions qui compte entreprendre la Ville de Montréal pour sécuriser ces passages. En terminant, madame la présidente, j'aimerais interpeller l'administration sur une situation dangereuse présente à la limite de mon arrondissement, le passage dans le secteur de Sainte-Zothique et Parc. Les citoyens passent depuis des années sur ces voies ferrées dans ce secteur pour éviter de longs détours, mais la situation est périlleuse. Les citoyens traversent illégalement présentement dans un virage, ce qui fait qu'ils ne voient pas le train qui arrive, et inversement, le conducteur n'a pas le temps de les voir non plus. J'aimerais donc savoir si la Ville compte corriger cette problématique en revendiquant un nouveau passage à niveau ou en sécuriser ce secteur. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:19:17
Merci. Alors, il est 17 h 17. Avant de poursuivre, une intervention souhaitée de monsieur François Limoges.
François Limoges ◌4:19:25
Oui, madame la présidente. À ce stade-ci, nous allons suspendre le débat en cours. Nous y reviendrons avec les noms qui sont inscrits tableau. Alors, si on peut les prendre en note, monsieur le greffier, les 3 personnes qui sont au tableau. Nous suspendons l'étude des points en cours pour appeler immédiatement l'item 15.01, qui est la déclaration pour souligner la Journée internationale des droits des femmes. Et en l'absence, monsieur le greffier, en l'absence de madame Blanco dans la salle, j'en serai l'appuyeur.
Martine Musau Muele ◌4:19:54
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌4:20:02
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, écoutez, très heureuse de faire cette déclaration avec, avec des invités ce soir. Merci d'avoir bravé la tempête pour vous rendre jusqu'à nous. Je me permets de vous nommer, mais je tiens également à dire que certaines de nos invitées qui ne pouvaient, qui ont dû rester à la maison, nous écoutent en ligne en ce moment. Alors, tout d'abord, madame Diane Pilote, qui est la directrice générale de chez Doris, ainsi que Marie-Pierre, madame Marie-Pierre Grenier, qui est la directrice des communications également, en fait au niveau des relations publiques et des événements chez Doris. Merci d'être avec nous ce soir. Je tiens à mentionner madame Lauraine Cristini, qui est la directrice générale par intérim du Centre de santé des femmes de Montréal, qui n'est pas avec nous mais qui nous écoute, ainsi que madame Marie-Nicette Lormeus, qui est la directrice des opérations du Réseau d'action pour l'égalité des femmes immigrées et racisées du Québec, madame Dorothy Rault, présidente et directrice générale d'Audace au féminin et directrice générale du Salon international de la femme noire, ainsi que madame Sonia Côté, présidente-directrice générale du CHENON. Alors oui, ce soir, comme à chaque année, nous soulignons bien sûr la Journée internationale des droits des femmes. C'est une journée qui est importante, qui nous permet de célébrer les avancées, mais également de souligner les dossiers sur lesquels nous devons continuer de travailler extrêmement fort parce que, bien voilà, bien que l'égalité des genres, l'égalité des sexes soit un souhait, une volonté, un souhait, une volonté, une nécessité, il n'en demeure pas moins qu'il existe encore malheureusement beaucoup d'écarts entre les hommes et les femmes, dépendamment d'où on habite, dans quelle partie du monde. Mais même ici, bien que le Québec soit une société égalitaire, il demeure encore des inégalités. D'ailleurs, je me permettrai d'en parler un peu plus tard dans mon allocution. Aujourd'hui, bien, écoutez, quand on regarde ONU Femmes, le thème de cette année, le thème qui a été retenu, c'est pour toutes les femmes et les filles. Droits, égalité et automatisation. Moi, je préfère la réappropriation du pouvoir d'agir ou l'empowerment, mais on va y aller avec le mot qui a été choisi quand même par l'ONU. Alors, ce sont 3 priorités qui sont ciblées par l'organisation internationale, soit de lutter sans relâche pour l'ensemble des droits humains en agissant contre toutes les formes de violence, de discrimination et d'exploitation. Défier les inégalités bien ancrées et élever la voix des femmes et des filles marginalisées pour garantir leur inclusion et leur indépendance et favoriser la réappropriation du pouvoir d'agir des femmes et des filles en assurant un accès inclusif à l'éducation, à l'emploi, aux fonctions de direction et aux hauts lieux de gouvernance. Tout un menu, comme je dis, oui, de réelles avancées. J'ai envie de, pour dire ce qui est comment dire, là où on peut se— ce sur quoi on peut s'appuyer pour dire que c'est possible et nécessaire, je pense entre autres à nous ici au conseil municipal puisque nous avons une quantité très importante de femmes qui ont été élues, plus de la moitié sur l'ensemble des personnes élues incluant maires, mairesses, conseillers et conseillères d'arrondissement et conseillers et conseillères de ville. Donc ça, c'est très, très positif. D'ailleurs, je tiens à mentionner que depuis l'arrivée de notre administration en poste, le comité exécutif est paritaire et en fait, en ce deuxième mandat, 67% des personnes autour de la table du comité exécutif sont des femmes. Alors pour moi, ça aussi, c'est extrêmement important et nécessairement, quand on voit plus de femmes qui sont dans des postes décisionnels dans des mairies, par exemple, eh bien, sur la première magistrate de la Ville de Montréal. Et je trouve ça, comment dire, toujours, j'ai l'impression qu'on est rendu ailleurs, parce que peut-être que maintenant les gens vont, on pourra plus dire, ah, une première mairesse, on va être rendu maintenant à en avoir une deuxième, troisième, quatrième, dixième, centième. Et bien sûr, c'est ce que l'on souhaite, c'est que de la même façon qu'on aspire à avoir un jour une première première ministre du Québec, une première première ministre du Canada plus longtemps que la période de transition de madame Campbell, mais il n'en demeure pas moins que C'est très important, ça marque l'histoire, ça marque les esprits. Mais une fois qu'il y a les symboles, parce qu'il ne faut pas les minimiser, il faut aussi qu'il y ait du travail qui soit fait en profondeur. Et c'est là où on doit quand même remarquer qu'encore aujourd'hui, il existe des disparités salariales entre les hommes et les femmes ici au Québec et entre autres au pays. Pour vous donner un chiffre, en 2023 au Québec, la rémunération horaire moyenne des femmes salariées est de de 15 ans et plus est situé à environ 30,90$ comparativement à environ 33,80$ chez les hommes du même groupe d'âge. Et donc, pour la même année au Canada, le salaire moyen des femmes représentait 78% du salaire moyen des hommes. Ça, quand même, c'est un peu gênant, si je peux me permettre. Donc, on doit continuer à s'assurer que les emplois soient rémunérées de la même manière, peu importe qui on est. Et pour nous, à la Ville de Montréal, évidemment, dans nos corps d'emploi, on a une grande— on a la chance de compter sur une organisation qui a des programmes d'équité salariale, mais aussi qui veille à ce que les femmes puissent grimper dans les échelons, parce que je pense que c'est aussi ce qui est nécessaire pour les groupes sous-représentés. Il doit y avoir plus qu'une volonté de dire on veut avoir des femmes cadres ou comme on dit on veut des personnes racisées cadres. Oui, OK, une fois que c'est dit, qu'est-ce que c'est? C'est de l'accompagnement, c'est des programmes qui sont bien peaufinés. Ça me fait penser également à PME Montréal qui a décidé, qui a bien, qui a fait une étude, le PME Montréal qui est le bras opérationnel de la Ville de Montréal en matière pour accompagner les entreprises et les entrepreneurs et il y avait un manque. On réalisait que malgré les programmes généraux d'aide financière, et de soutien, les femmes étaient sous-représentées alors qu'elles sont très représentées dans les petites entreprises. Alors pourquoi? Alors, on a fait toute une étude, il y a beaucoup de travail qui a été fait, il y a maintenant des parcours professionnels à même PME Montréal pour soutenir les femmes qui se présentent, qui sont des entrepreneurs et qui font partie entièrement, vraiment, de l'écosystème économique de la Ville de Montréal. Évidemment, on ne peut pas passer sous silence le nombre de— que la violence envers les femmes, malheureusement, n'est pas en baisse. On a eu un nombre record de féminicides l'année dernière. On souhaite que cette année, ça soit pas— qu'on ne batte pas ce triste record. Et on sait que pour y arriver, il faut travailler à plusieurs niveaux, tant au niveau socioéconomique, ça c'est très, très important, et ça nous ramène encore une fois à comment on soutient financièrement les femmes dans leur réappropriation du pouvoir d'agir, mais également les différents programmes ou les façons d'aider les femmes à se sortir de situations de violence, quelles qu'elles soient, elles et leurs familles. Et ça, c'est un travail qui se fait, bien que la Ville de Montréal, on peut être limité parce qu'on n'a pas nécessairement la capacité financière de soutenir des organismes ou de créer des maisons d'hébergement, mais comme on l'a fait avec le gouvernement du Québec au niveau de soutenir la construction de ressources pour les personnes avec des problèmes de santé mentale ou autre. C'est la même chose pour les centres d'hébergement et les ressources pour les femmes en difficulté. Donc, on est partie prenante, soit grâce aux terrains qu'on achète et qu'on peut revendre à un prix très, très abordable à des organismes. Bien sûr, je me tourne vers chez Doris parce que c'est une, j'ai envie de dire, une partenaire, parce que c'est vous qui tenez cet organisme de choix avec qui on a travaillé à de multiples reprises. Chez Doris, qui réussit toujours à, comment dire, à faire des montages financiers solides auxquels la Ville de Montréal contribue autant qu'on peut. On les aide à pouvoir s'établir et l'aide que vous apportez aux femmes, entre autres, en situation d'itinérance ou qui pourraient tomber en situation d'itinérance est extrêmement importante. Vous êtes extrêmement bien implantées dans Ville-Marie également. Et ça, c'est, j'ai envie de vous dire que, en fait, j'ai envie de vous dire merci. Merci parce que vous êtes sur la ligne de front. Je pense qu'ici, tous les élus, ce qu'on souhaite, c'est que nos populations soient en sécurité puis qu'elles aient des ressources, mais c'est vous qui êtes sur la ligne de front, qui accueillez ces femmes qui peuvent être dans des situations difficiles et les aider à les remettre sur pied pour ensuite avoir une vie meilleure et sortir soit de l'itinérance ou sortir d'un cycle de violence quand c'est le cas. Et pour être bien honnête, on le sait, il y a autant de parcours de femmes en situation d'itinérance qu'il y a d'histoires, mais parfois il peut y avoir des mélanges, des femmes qui peuvent avoir vécu des traumas récents ou même de plusieurs, plusieurs dizaines d'années et qui se retrouvent dans des situations de précarité financière ou en situation d'itinérance. Que ce soit chez Doris, les autres organismes qui ne peuvent pas être avec nous ce soir, je tiens à vous remercier parce que c'est sans vous, Montréal ne pourrait pas être la ville sécuritaire qu'elle est et qu'elle aspire à continuer d'être, avec des défis certains, soit, on ne peut pas nier les défis qui sont devant nous. On ne peut pas nier non plus qu'il y a certaines décisions qui sont prises ailleurs dans le monde et je suis obligée d'aller vers un contexte plus globale, mais les décisions récentes et les prises de position récentes du gouvernement, pas du gouvernement mais du président au sud de la frontière inquiètent. On va se dire ben non, au Québec, au Canada, on n'a pas d'affaires à se préoccuper de ça, on va toujours avoir le droit de décider de notre corps, de porter ou non un enfant, mais en même temps on n'aurait pas pensé qu'aux États-Unis cette situation-là changerait et qu'elle serait inversée, qu'elle serait remise en question. Donc je pense qu'on doit, pour moi c'est une leçon, je pense pour toutes les femmes et tous les hommes, parce que notre société est faite de femmes et d'hommes qui croient fondamentalement que les femmes ont le droit de décider de qu'est-ce qu'elles veulent faire de leur corps et qu'aucun État, aucun homme ou aucune autre femme peut leur dire quoi faire avec leur corps. Et je pense que c'est ça à quoi on doit aspirer. Et encore une fois, on doit le faire ensemble, individuellement et comme société. Et merci à tous les organismes, ceux qui nous écoutent en ce moment, je vous remercie également. Et puis, les conversations, les discussions vont continuer pour que Montréal, que ce soit à travers son programme de l'ADS+, c'est la manière dont nous faisons, nous évaluons les projets avec la perspective comment la création d'un parc ou le changement d'infrastructure va bénéficier à tout le monde. Mais on sait que quand ça profite aux femmes, ça profite aussi aux familles et ça nous amène sur un continuum d'âge qui est extrêmement important, pas pour nier le continuum des besoins pour les hommes, mais c'est assez, en général on dit que quand on aide, quand on s'appuie sur des données qui suivent le parcours des femmes, ça aide les petits, les moyens et les grands, et c'est ce qu'on va continuer à faire à la Ville de Montréal, une ville, j'ai envie de vous dire, par et pour les femmes, par et pour les hommes qui aiment les femmes et qui souhaitent que l'ensemble de la population soit en sécurité dans ses rues. Dans son métro, même si ces temps-ci c'est plus difficile et on y veille. Je remercie d'ailleurs la STM, j'en profite pour le dire, pour son travail à ce sujet. Je sais que je vais dans tous les sens, mais la question du droit des femmes, ça va dans tous les sens. On ne peut pas se limiter à juste parler d'un sujet, puis je pense que le thème de l'ONU le démontre bien, comment ça va à travers tous les axes. Alors, je me permets aujourd'hui de faire un trait modeste bilan, mais je pense que nous, les Montréalais, les Montréalaises, on a beaucoup à démontrer en termes de cohésion sociale, de cette, des valeurs que l'on a, encore une fois, que peu importe qui on est, peu importe le genre que l'on a, on a le droit d'être payé de la même façon, de pouvoir prendre le métro à n'importe quelle heure du jour comme n'importe qui, puis de se sentir en sécurité, d'avoir droit à aux mêmes emplois payés au même salaire, entre autres choses. Merci mesdames pour votre travail et puis on continue. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:32:46
Alors puisque nous avons nos invités présents, bien qu'il soit 17 h 31, est-ce qu'il y a une volonté de s'assurer de terminer les interventions? Très bien, alors nous poursuivons avec cette déclaration avec une intervention de madame Stephanie Valenzuela.
Stephanie Valenzuela ◌4:32:59
Merci beaucoup, Madame la Présidente. C'est toujours un honneur et un privilège pour moi de me lever ici pour cette déclaration. Donc, le 8 mars prochain, nous soulignerons la Journée internationale des droits des femmes, un moment de réflexion, de reconnaissance et d'engagement. Nous célébrerons les progrès réalisés, mais nous savons aussi que chaque pas en avant est le fruit de luttes acharnées et que l'histoire nous a prouvé encore et encore que nous ne pouvons pas Jamais cesser de nous battre. The fight always continues. Les droits des femmes ne sont jamais acquis définitivement. Il suffit de regarder autour de nous pour le comprendre. À travers le monde, des droits que l'on croyait inébranlables sont remis en question. Ici même, dans nos propres institutions, des inégalités persistent, des femmes se battent pour être entendues et les voix qui osent dénoncer le sexisme la violence ou l'injustice sont encore trop souvent confrontées au doute et au mépris. Prenons un instant pour penser à Gisèle Pilicot, une femme dont le courage a bouleversé le monde. Pendant des années, elle a été victime d'actes impensables, dans l'indifférence la plus totale. Elle aurait pu choisir le silence, madame la présidente, comme tant d'autres avant elle. Par peur, par honte ou par épuisement. Mais elle a choisi de parler, de faire face, et dans son combat, elle a redonné une voix à tant d'autres femmes. Son histoire est une leçon de résilience, mais aussi un rappel brutal que la justice et la dignité ne viennent pas d'elles-mêmes. Elles doivent être défendues avec force et vigilance. Puis il y a cette fracture que l'on observe en ce moment dans notre société, une incompréhension grandissante sur ce que signifie véritablement le combat pour l'égalité. Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, nous vivons dans un monde où les informations circulent vite, mais où la nuance se perd. On assiste à une polarisation du discours et D'un côté, des avancées qui donnent espoir, et de l'autre, un retour en arrière porté par des voix qui minimisent, qui ridiculisent et parfois même attaquent ouvertement les luttes féministes. Ce fossé est dangereux, madame la présidente. Il nous rappelle qu'éduquer, sensibiliser et transmettre l'histoire des luttes féminines est une responsabilité que nous devrons tous et toutes Assumer avec encore plus de conviction. As a young woman myself in politics, I deeply feel this responsibility every single day. I know what it's like to be underestimated, to have to prove my legitimacy over and over again, to come into a room and to be treated like someone's secretary instead of somebody's equal. That is something I've lived. Throughout this mandate. It's like walking a tightrope between determination and diplomacy. But here I am today in front of you all because of other women who have paved the way for me and for everyone after me. And we want a future generation to have a future Where they won't have to fight for the same rights that we're demanding today. And in order to do so, we have to keep moving forward relentlessly. Donc, Madame la Présidente, ce 8 mars, souvenons-nous que nous sommes les héritières et les héritiers de celles qui ont refusé de se taire et que nous avons le devoir d'être les porte-voix de celles qui ne peuvent pas encore parler. L'égalité ne se demande pas, elle se revendique, elle se défend et surtout elle se construit ensemble. Merci beaucoup, madame la présidente, puis merci à tous les invités qui sont ici avec nous ce soir. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:37:11
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌4:37:16
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je serai brève, mais comme Porteuse du dossier, je tenais, et comme appuyée de cette déclaration, je tenais quand même à prendre la parole pour faire écho, bien évidemment, à l'intervention de la mairesse, saluer l'intervention de ma collègue Valenzuela. Et tout d'abord, je veux aussi saluer la présence de nos invités au balcon. Et évidemment, pour ne pas répéter ce que Merci beaucoup, Madame la Présidente.
Marianne Giguère ◌4:37:49
Je remercie tout ce qui a été dit.
Josefina Blanco ◌4:37:50
Je veux saluer l'écosystème montréalais, l'écosystème des différents groupes et associations qui défendent les droits des femmes depuis des années, je dirais même des décennies. On a fait mention au contexte actuel qui est vécu et je pense qu'on doit se tenir tous et toutes, parce que c'est pas une question de toutes, c'est une question aussi qui est tous soient avec nous. C'est une question de continuer à avoir des alliés dans ces batailles, dans ces gains qu'on veut croire qui sont déjà des gains, mais que quand on voit la situation actuelle qui est vécue, on se rend compte que ça peut être fragile. Et de là l'importance de se tenir debout, de se tenir ensemble de façon solidaire. Et de là encore mon demande et mon souhait de continuer de continuer à avoir aussi tous et toutes à notre côté. Et dans cette même optique-là, je voulais souligner tout particulièrement le travail qui est fait par une de nos instances consultatives. Je suis certaine que sûrement ma collègue madame Popeanu va m'appuyer aussi dans ses commentaires, qui est le travail qui est fait par le conseil montréalais de la ville de Montréal. Un conseil qui est composé par des femmes qui ont des expertises incroyables, des vécus aussi importants, pertinents, et qui collaborent et contribuent et nourrissent les travaux que nous faisons ensemble, que les services font pour nourrir notre politique publique, pour nourrir tout ce qui touche l'accès services aux citoyennes et je tenais tout particulièrement aujourd'hui à saluer leur travail et un exemple souvent dont on parle souvent, mais je tiens à les soulever, c'est toute cette volonté depuis plusieurs années que la Ville met pour pouvoir avoir une approche dans tous ses programmes et services à DES+, une analyse différenciante des différenciées selon le sexe et intersectionnelles pour qu'on soit conscient que nos programmes et nos services sont toujours inclusifs pour tous et toutes. Donc sur ce, madame la présidente, je veux bien évidemment, j'appuie, mais je tenais quand même à m'exprimer aujourd'hui sur cette déclaration.
Marianne Giguère ◌4:40:20
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌4:40:22
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration pour souligner la Journée internationale des droits des femmes. Il est 17 h 38, nous allons suspendre et reprendre les travaux à 19 h. Merci.
Citoyen·ne ◌6:05:34
On n'en parle pas dans le débat public, alors j'ai quelques questions pour essayer de soulever l'enjeu. Premièrement, combien il y a eu de de tentatives de suicide l'année passée. Et puis, c'est quoi notre cible pour diminuer ces montants-là? Et aussi, c'est quoi les mesures qu'on va faire pour s'assurer justement d'atteindre ces cibles-là? Donc, est-ce qu'on peut être proactif si on met pas le total financement? Est-ce qu'au moins on peut être proactif pour s'assurer de laisser personne derrière, considérant là les enjeux de vulnérabilité qu'on connaît dans le métro.
Martine Musau Muele ◌6:06:14
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:06:16
Je rajoute des éléments à votre argumentaire, des rapports du Bureau du coroner. Autre élément aussi, la fiabilité de notre réseau. Environ 60% des arrêts de service sont dus à des perturbations humaines qui viendraient d'être presque entièrement bloquées avec des portes palières. La cause des portes palières, elle est bonne. Sur l'enjeu de déploiement, je le rappelle, là. En grosso modo, les rénovations du métro sont financées à peu près à 85% par les paliers gouvernement supérieur. On a un déficit de maintien d'actifs, là, qui fait en sorte que notre métro, si on ne s'en occupe pas de façon urgente au niveau de la structure de base, du béton, des voûtes, des bandes de roulement, des systèmes de communication, on risque d'avoir de grandes défaillances dans notre métro. Si on n'investit pas dans la structure de base. Après, une bonification comme celle des porte-palières peut s'inscrire dans le même mouvement de mise à jour du métro, mais je le répète, là, il y a un tel disconnect, ou le mot n'est pas bon, mais il y a un tel écart entre les besoins de base de maintien actif du métro que là, on a été obligé dans la planification de la STM de remettre après l'atteinte du financement pour la réfection de base du métro, le projet des porte-palières.
Martine Musau Muele ◌6:07:32
Merci, Monsieur Marcotte. Le temps est écoulé. On vous remercie pour votre présence ce soir. Nous poursuivons avec la prochaine intervention. Cette fois-ci, la question nous est présentée par Robert Edgar. Good evening, Mr. Edgar, and welcome.
Citoyen·ne ◌6:07:46
Bonjour, Madame la présidente, Madame la mairesse et tous les conseillers. I read in the Gazette, I think it was just this weekend's Gazette, that Valérie Plante, you know, wants to change the world after she steps down as the mayor of Montreal. And whenever somebody says they want to change the world, I like to remind people that change is not always for the better, that you can change the world in harmful and damaging ways, not just positive ones. Madame Plante, I asked you before the holidays If you would consider stepping down as the mayor of Montreal once the new leader of Projet Montréal is elected on March 15th, in order to give that new leader an opportunity to show how they would be the mayor of Montreal leading up to the next election. I personally think that that would be a very good idea. For Projet Montréal. And you answered no. You said you wouldn't. In the meantime, Justin Trudeau did exactly what I am suggesting you do. So I will ask you one more time. Will you follow the example of Canadian Prime Minister Justin Trudeau and resign as the mayor of Montréal when the new leader of Projet Montréal is elected In order for that new leader of Montreal.
Martine Musau Muele ◌6:09:24
Thank you, Monsieur François Limoges.
Voix 4E6:09:29
Merci, Madame la Présidente. Je pense que c'est important de rappeler comment la politique municipale fonctionne. Monsieur Trudeau est élu, devient premier ministre parce que la majorité, il y a une majorité de députés qui ont été élus. Moi, je suis choisie comme première magistrate de la Ville de Montréal par vote universel. Les Montréalais votent pour qui sera le maire ou la mairesse, peu importe le parti. Alors, même si je donnais ma démission, savez-vous ce qui se passerait? Je serais payée à rien faire, mais je resterais la mairesse quand même ultimement. Et moi, je pense pas que c'est le bon usage des deniers publics. Et je pense également que les Montréalais m'ont choisie pour 4 années par le vote universel, et donc je veux honorer mon mandat jusqu'à la dernière minute. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌6:10:10
Question complémentaire, sans applaudissements s'il vous plaît. Merci.
Citoyen·ne ◌6:10:15
That's fair enough. However, I mean, there are other reasons to step down, to resign. Personally, I think you have said and done things and also failed to say and do things that I think should have caused you to resign in 2019 or 2020. I never asked you to resign, but I believe that you are guilty of resignable offenses, if I can use that term. So I still think for the best of Montreal, Projet Montréal especially, that I think it'd be best to give the new leader an opportunity to lead. And even if you're paid to do nothing, that wouldn't be such a bad thing. You know, let let someone else show what they can do.
Martine Musau Muele ◌6:11:06
Très bien. On m'indique que les réponses sont complètes. On vous remercie, Monsieur Edgar, and have a great evening. See you next time. On continue avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Francis Lapierre. Bonsoir, monsieur Lapierre, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:11:21
Bonjour tout le monde.
Citoyen·ne ◌6:11:26
Donc, dans ma dernière question au conseil de ville concernant la réfection à l'identique de la métropolitaine, j'ai listé les impacts violents qu'ont ou auront à subir les résidents voisins de la métropolitaine. Mais les Montréalais méritent de savoir plus précisément le nombre de morts, de blessés, de maladies physiques et mentales causées par la métropolitaine depuis sa création ainsi que la réduction actuelle de l'espérance de vie des riverains de l'ouvrage. Il mérite d'être au courant des impacts de la réfection elle-même en termes de congestion, de bruit et de poussière générés durant les 3 ou 4 ans de travaux ainsi que des impacts à venir des 30 ans suivant la réfection en tenant compte des changements climatiques et de l'augmentation constante du nombre de véhicules. En résumé, les Montréalais ont le droit de connaître les impacts des décisions qu'ils ont et auront à subir. Alors, ma question, madame la présidente: la Ville de Montréal va-t-elle demander à la Direction régionale de la santé publique, DRSP, de Montréal de déclencher une enquête sociosanitaire sur la réfection de la métropolitaine?
Martine Musau Muele ◌6:12:45
Madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌6:12:47
Bonsoir, merci pour votre question. Évidemment, comme mairesse de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, je suis très préoccupée par les travaux qui s'en viennent sur la métropolitaine. Notre administration, on avait fait plusieurs demandes au gouvernement du Québec pour s'assurer, bien évidemment on aurait aimé qu'elle ne soit pas refaite à l'identique, mais comme c'est la volonté du gouvernement du Québec, nous ce qu'on s'assure, c'est de limiter les impacts que ça peut avoir sur nos quartiers. Dans notre arrondissement, on a fait un plan d'apaisement de la circulation pour s'assurer de préserver nos quartiers, la quiétude sur nos rues résidentielles. On a même fourni au MTMD des plans de certaines bretelles qu'on aimerait voir retirées ou refaites différemment pour limiter les impacts. La demande que vous faites de demander des études, elle est fort pertinente. Je pense que ça pourrait faire partie des éléments qu'on demande parce qu'on a tous des inquiétudes par rapport à cette grosse infrastructure-là dans nos quartiers et l'impact qu'auront ces chantiers sur la circulation dans nos quartiers, sur la sécurité des citoyens et des citoyennes aux abords. La qualité de l'air, c'est aussi un enjeu. Donc, vous suggestion, on va la retenir fort probablement.
Voix 4E6:13:46
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:13:46
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:13:48
Oui, cette fois-ci à monsieur Éric Alan Caldwell. Pour permettre de jeter à terre la métropolitaine, il faut réduire le camionnage et/ou le détourner. La plupart des mesures que j'énonce dans mon mémoire pour la CMM dans le cadre du PMAB révisé s'adressent au niveau fédéral et provincial. Cependant, 2 mesures, soit les l'établissement de centres de distribution par vélo-cargo et l'utilisation du métro afin de faire du métro-cargo s'adressent au niveau municipal, ce qui permettrait d'obtenir des revenus bienvenus de la part des entreprises et de réduire le camionnage. Alors, ma question, madame la présidente: la STM va-t-elle établir des programmes de tandem vélo-cargo-métro-cargo?
Martine Musau Muele ◌6:14:36
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:14:38
Merci, monsieur Lapierre. Le métro est ouvert 20 heures par jour pour le déplacement des personnes et les 4 heures qui restent durant la nuit servent à faire des travaux d'entretien. On a un métro qui fonctionne 365 jours par année, 20 heures sur 24. Pour l'ensemble de nos travaux d'entretien, on a besoin des 4 heures par nuit. Je sais que c'est des solutions qui ont été explorées ailleurs lorsque le métro ne transporte pas des personnes, qu'on transporte de la marchandise. Dans le cas du métro de Montréal, avec nos besoins de maintien d'actifs, avec le fait qu'on n'a pas de redondance par métro, c'est pas une solution qui est viable. Le vélo cargo, il y a plusieurs initiatives à la Ville justement qui misent sur cette solution. Elle est extrêmement porteuse, ceci étant dit. Mais pour répondre à votre question sur le métro, je crois que, je crois que le point de vue est clair.
Voix 4H6:15:28
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:15:28
On vous remercie, monsieur Lapierre, pour vos questions.
Citoyen·ne ◌6:15:30
Très bonne soirée à vous. Un peu déçu, mais bon, je comprends. OK, merci.
Martine Musau Muele ◌6:15:34
Merci à vous, à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Louise Gouvreau. Bonsoir, madame Gouvreau, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:15:47
Madame la présidente, merci. Madame la mairesse, chers élus, le rapport de l'OCPM a très clairement démontré la très vive opposition des résidents au projet de développement immobilier de la place Versailles. Le projet, dans sa forme actuelle, est inadapté au tissu urbain environnant. Il s'agit d'une densité de construction propre au centre-ville et non à celui de Hochelaga-Mercier, Hochelaga-Maisonneuve. À plusieurs reprises, des commentaires sur ces questions ont été transmis à l'arrondissement lors des séances publiques du conseil. Malheureusement, les questions sont éludées et on entretient l'obscurantisme en évitant les questions et en offrant très peu de déformations. Le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, écoutez bien ça, a déjà acquiescé à la proposition du promoteur immobilier puisqu'il a dit lors d'un conseil d'arrondissement, verbatim, je le cite, que l'arrondissement s'exposerait à des poursuites si on devait modifier le projet actuel. Cependant, tous comprennent qu'il est nécessaire de construire de nouveaux logements afin d'augmenter l'offre actuelle. J'arrive à ma question. Il s'avère cependant déraisonnable et inadapté de concentrer autant de tours, soit plus de 15 tours de 15 étages, au sein d'un quartier composé majoritairement de résidences unifamiliales. Ma question, madame la mairesse, madame la présidente, chers élus, afin de répondre aux préoccupations exprimées, prévoyez-vous limiter le nombre d'étages et vous assurer d'intégrer le projet de façon harmonieuse et humanitaire au quartier?
Martine Musau Muele ◌6:17:20
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:17:24
Oui, merci beaucoup pour votre question. Ça va permettre de clarifier certains éléments. En fait, peut-être que je me suis mal exprimé à un certain moment, ça se peut, parce que lorsqu'on a des périodes de questions d'une heure et demie, des fois peut-être qu'on n'est pas exactement juste. Lorsque l'arrondissement et la Ville de Montréal ont accepté de déposer le projet de Place Versailles en consultation de CPM, c'est que la Ville considérait que le principe du développement était intéressant et qu'il était mûr pour aller en consultation. Donc, pour vous rassurer, les règlements qui ont été, dont on a eu, sur lesquels on a eu les consultations, seront votés en conseil municipal ici en cette chambre. Donc, je n'ai pas le pouvoir, moi, en tant que maire d'arrondissement, de dire voici la position du conseil municipal. Lorsque le dossier va revenir en conseil municipal, ça va être voté à ce moment-là. Donc peut-être j'ai pas été clair. Si vous pouvez m'envoyer l'extrait, par exemple, ça m'intéresserait parce que ça fait 2 fois que j'entends cet élément-là, puis il semble avoir confusion. Sur les différentes recommandations de l'OCPM, il y en a plusieurs, on veut les suivre. Le promoteur a été informé de ces recommandations-là, mais je rappelle tout de même que donc beaucoup de bonifications qui sont là-dessus et on s'attend à ce que le promoteur bonifie son projet avant de nous le reproposer, qu'il soit voté ici en conseil municipal.
Martine Musau Muele ◌6:18:51
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:18:52
Pour répondre à votre question, la citation, votre citation est en ligne, monsieur. Alors, je vous invite à aller voir à la date où il y a eu une représentation de plusieurs personnes de Place Versailles. Ma question corollaire, est-ce qu'il y a des objectifs raisonnables de densification qui pourraient être atteints en réduisant la hauteur des édifices planifiée afin de maintenir un équilibre harmonieux avec le quartier qui borde le terrain?
Martine Musau Muele ◌6:19:21
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:19:22
Oui, merci. Eh bien, écoutez, j'essaie d'être le plus clair possible avec vous. Le projet n'a pas été autorisé, il va être voté en conseil municipal. Et les gens qui— il y a certaines personnes très mobilisées sur cette question-là, Vous savez, au moins 4 fois que vous venez en conseil municipal, une bonne dizaine de fois que vous venez en conseil d'arrondissement, donc si vous avez l'extrait spécifique, je suis preneur. Sur des positions favorables de l'OCPM sur lesquelles on s'est positionné, par exemple, suite au rapport, on veut davantage de logement social, je l'ai déjà dit en cette chambre. On veut un comité de bon voisinage, on l'a déjà dit en cette chambre. Lorsque le promoteur va être prêt, redéposer un projet qui pourrait être voté en cette chambre. On va l'analyser et se positionner avec toute la transparence nécessaire.
Citoyen·ne ◌6:20:13
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:20:14
Merci, madame Gauvreau, pour vos questions. On vous souhaite une très bonne soirée et à la prochaine. La prochaine intervention nous est présentée par Simon-Pierre Robillard, représentant le Syndicat du transport de Montréal. Bonsoir, monsieur Robillard, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:20:30
Bonsoir, chers membres du conseil. Je me présente, Simon-Pierre Robillard. Je suis ici pour représenter ce soir notamment le Syndicat du transport de Montréal. Le 6 février dernier, nous avons eu une très mauvaise nouvelle de la direction générale de la Société de transport de Montréal à l'effet qu'à partir de 2025, la Société de transport de Montréal n'assurerait plus l'exploitation et l'entretien des minibus urbains qui sont à vocation pour le transport des personnes adaptées avec beaucoup de problèmes de mobilité. C'est une clientèle particulière. On On a l'exclusivité depuis 40 ans sur le transport de minibus. C'est fait exclusivement à l'interne, cette partie-là. On comprend que c'est pas de gaieté de cœur que la Société de transport a pris cette décision-là, bien qu'on ait été pris de court par la décision. Ce qu'on a compris de l'argument principal qui motivait la décision de la Société de transport à Montréal d'aller dans cette direction-là, pardonnez-moi, C'était à l'effet que le ministère des Transports ne finance que des minibus et des autobus 100% électriques et que le financement n'était pas là pour électrifier un nouveau centre de transport pour les minibus. La capacité du centre de transport actuel ne permettait pas d'électrifier le centre de transport. Ma question est la suivante: est-ce que le comité exécutif de la Ville, avec la Société de transport de Montréal ont fait des représentations auprès de l'ARTM ou du ministère des Transports pour savoir si elle pouvait exceptionnellement lever la condition du 100% électrique pour ces minibus en particulier?
Martine Musau Muele ◌6:22:10
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:22:15
Bonsoir. Bonsoir, monsieur Robillard. Merci pour votre question. Les représentations ont été faites à plusieurs égards. Pour l'ensemble des flottes de matériel roulant, les minibus, les autobus. Vous le savez, on fait face à, bien qu'ayant partagé beaucoup d'ambition pour l'électrification des véhicules, on fait face à une industrie, à des fournisseurs qui sont pas au rendez-vous, effectivement. Donc, les représentations ont été faites à plusieurs égards là-dessus. Ceci étant dit, l'aspect que vous nommez est, oui, une partie de l'équation. Ceci dit, il y en a d'autres. On a déjà, pour le transport adapté, on fait affaire pour 90% des déplacements avec des partenaires. Vous avez raison de dire que les gens qui sont transportés en minibus ont des besoins particuliers. Ceci dit, on pense qu'on peut adapter le modèle d'affaires pour ces gens-là aussi. On est dans un contexte où, vous le savez, la STM fait des efforts monstres pour ne pas diminuer l'offre avec des budgets qui sont pas en croissance au même rythme qu'ils étaient avant. Donc, vous l'avez vu, vous savez, à la STM, on a des grands efforts d'optimisation. Ce qui est primordial pour nous, c'est de préserver la politique de zéro refus. Et pour le transport adapté, il y a une croissance de la demande, il faut avoir une croissance de l'offre, et c'est dans ce sens-là qu'on a dû se résoudre à cette prise de position. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:23:36
Question complémentaire?
Voix 4H6:23:38
Oui.
Citoyen·ne ◌6:23:39
Question d'être conséquent. Est-ce qu'on doit en comprendre que vu que la société de transport reste maître d'œuvre dans l'offre de services. Est-ce qu'on doit s'attendre à ce que les appels d'offres qui vont sortir dans les prochaines semaines pour 2026, les soumissionnaires vont être dans l'obligation de fournir des véhicules 100% électriques?
Martine Musau Muele ◌6:23:59
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:24:04
La stratégie d'approvisionnement, comme vous le savez, des organismes publics comme nous, on peut jamais en parler avant que les appels d'offres soient lancés. Il va falloir attendre pour la réponse à cette question-là, mais comme vous l'avez dit d'emblée dans votre mise en contexte, c'est pas, c'est pas des prescriptions qui nous sont données par le gouvernement.
Citoyen·ne ◌6:24:22
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:24:23
On vous remercie, monsieur Robillard, pour votre présence ce soir et à la prochaine.
Citoyen·ne ◌6:24:26
Merci beaucoup, membres du conseil.
Martine Musau Muele ◌6:24:28
Merci à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Gabriella Corlucca. Bonsoir, madame Corlucca, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:24:37
Thank you. Good evening, everyone. Uh, so this question will be in English, and my question is, why is it that the dwelling units of 2159 Rue Cartier, which is an address in a building that belongs to the OMHM portfolio real estate, do not meet the criteria of city's own sanitation bylaw 03-096? And more specifically, as it relates to Articles 35, 35.1, and 43.1.
Martine Musau Muele ◌6:25:10
Thank you. Madame Despina Soria.
Despina Sourias ◌6:25:14
Cherny, but thank you for coming here tonight. You're talking about the OMSN. They do. We do have the same criteria, but the OMSN has its own sanitation department that has to oversee the sanitation of its buildings. So it does have to follow the same rules as all buildings. Across Quebec and within our city, but the OMS does have their own like people in charge of that as well. So they have to make their own reports, and depending on what borough you're in, if there is an issue in a specific building, the borough does accompany also the OMS specific cases. So I'm not sure where where is it in Garcia? So I'm assuming it's in it's in the Plateau, and I'm assessing from the address that you gave me. But it is something that they do have within. Their own, the own body of the OMSM to have teams and inspectors that oversee the sanitation of their buildings. But we do work closely with them if it's a specific case. So I would need more details if you need any specific accompaniment. Is that okay? I'm gonna let you ask your second question potentially.
Martine Musau Muele ◌6:26:19
Additional question?
Citoyen·ne ◌6:26:20
Yes, thank you. So, so what you're saying is that The city inspectors that inspect buildings, the different rules apply to the buildings that belong to OMHN.
Martine Musau Muele ◌6:26:35
Madame Sourias.
Despina Sourias ◌6:26:38
I'm just saying that they have their own people in charge of sanitation in the buildings. So the OMHN has to write their own sanitation reports. If there is a case of excessive— if there's any specific issues, a lot of times residents do call the borough through 311 or the city and And we do work closely with specific cases that could occur in the OMHM, but they have their own internal practices, and the same rules that apply to a privately owned building apply to the buildings of the OMHM. So the rules are not different.
Citoyen·ne ◌6:27:14
So you're saying that the OMHM inspectors apply the same rules as the city inspectors when they inspect buildings?
Martine Musau Muele ◌6:27:22
That is the answer indeed. Miss Kroluka, Madame Despina Sourias wants to speak to you outside. This is the all the time we had left for you. Thank you for coming this evening, and we'll see you again next time. Thank you. Nous poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Alexandre Muller. Bonsoir, Monsieur Muller, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:27:51
Bonsoir tout le monde. Alors, la défense de l'accès au logement est assurément un enjeu majeur et louable dans une société moderne, même si en tant que résident de Montréal j'approuve le principe général de votre décision de restreindre le droit des propriétaires à louer leur résidence principale en dehors des zones touristiques de notre ville sur la période allant du 11 septembre au au 9 juin, je souhaite comprendre pourquoi vous ne tenez pas compte dans votre projet des périodes de surchauffe touristique que sont notamment la période de Noël et la période du Grand Prix de Formule 1. Je dis cela en pensant notamment aux nombreuses familles qui viennent rendre visite à des étudiants originaires d'autres provinces ou de l'étranger et surtout en pensant aux informations qui circulent actuellement sur le fait qu'en 2026 le Grand Prix pourrait avoir lieu en mai et non en juin. Après tout, un calendrier mobile et restrictif ne pourrait-il pas répondre tant à votre projet de lutte contre les investissements opportunistes qu'aux attentes des touristes comme celles des citoyens qui souhaitent respecter l'esprit de la réglementation?
Martine Musau Muele ◌6:29:13
Madame la mairesse.
Voix 4E6:29:15
Oui, merci beaucoup pour votre question. Merci d'être venu ce soir malgré les conditions météorologiques pas faciles. Votre question, elle est tout à fait pertinente, puis je tiens à vous assurer qu'avant de mettre le règlement en place, on a réfléchi à quelle était la période de temps maximum qu'on pouvait permettre pour faire des locations à court terme tout en en garantissant que ce serait intéressant, ou du moins pour ceux et celles qui préféreraient, par exemple, dire, ben moi, si je peux louer 4 mois, ça va devenir quand même plus rentable, tant pis, le reste de l'année, on va le garder libre. Et c'est vraiment une situation. Donc, je tiens à vous dire que c'est comme ça que le calcul a été fait, basé sur une analyse très approfondie du nombre de jours, le coût moyen. Mais ceci étant dit, on est très sensibles parce que l'esprit de la location à court terme, elle est intéressante parce qu'effectivement, plein de citoyens qui se diraient, ben moi, je veux mettre mon logement en location, on a décidé de prendre l'été, ça devient une façon d'avoir un peu plus de sous en poche, puis c'est agréable pour tout le monde. Alors, un, on va s'adapter si on doit changer la période, mais notre objectif demeure que ça soit plus intéressant qu'il y ait des logements à louer pour des Montréalais à l'année plutôt que par petits moments tout au cours de l'année. Alors ça, c'est le premier élément. Et le deuxième, je veux vous sachez que pour le Grand Prix, on en est très— pour nous, c'est très important. On est déjà en discussion, probablement que l'année prochaine, la période va s'adapter au Grand Prix et ça va nous permettre de voir aussi comment le règlement est respecté. Et on a décidé de mettre en place une veille avec Tourisme Montréal, entre autres, pour voir quelle serait la meilleure façon de fonctionner. Mais je tiens à vous assurer qu'on prend la caisson très au sérieux. C'est pas une conjoncture facile.
Martine Musau Muele ◌6:31:00
On prend la décision qu'on a Question complémentaire, Monsieur Moulin?
Citoyen·ne ◌6:31:08
Pas de. Alors je répète, excusez-moi. Alors on va le faire dans l'autre sens. Ma question était claire et la réponse l'a été tout autant et donc il n'y aura pas de question complémentaire. Je vous remercie.
Martine Musau Muele ◌6:31:18
On vous remercie. Très bonne soirée à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Jean-François Boisvet. Bonsoir, monsieur Boivin, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:31:31
Oui, bonsoir. Moi, je suis chauffeur au transport adapté depuis 12 ans et puis je suis directeur syndical par la même occasion. On est 128 chauffeurs expérimentés qui avons 5 semaines de formation et puis là, le 6 février dernier, la STM a annoncé son intention de privatiser le service de minibus à des gens qui ont 17 heures de formation. Dans le fond, nous, avec la convention collective, on va garder nos emplois, mais on pourra plus faire notre profession, on va perdre notre expertise. Puis moi, ce qui m'inquiète le plus, c'est pour les clients. Et puis nous, c'est vraiment une vocation de cœur qu'on a quand on fait ce métier-là, puis c'est vraiment triste de voir qu'à cause de l'argent, On va donner ça à la privatisation pour que d'autres fassent de l'argent sur le dos des personnes handicapées. Je trouve ça un petit peu dégueulasse que la STM veut abandonner les Montréalais et les Montréalaises en situation de handicap qui utilisent notre service de minibus sous prétexte d'économies, mais qu'en tant que professionnels du transport, nous ne pouvons pas laisser les gens que nous côtoyons à chaque jour faire les frais de cette économie. Nous ne voulons pas et nous ne pouvons pas les abandonner. Les clients. Aujourd'hui, je viens vous demander de faire pression sur la STM, l'ARTM et le gouvernement provincial pour assurer le maintien du service de transport adapté public à Montréal et je vous demande s'il vous plaît d'injecter les fonds nécessaires pour ce faire.
Martine Musau Muele ◌6:33:00
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:33:03
Monsieur Boivin, bonsoir. Merci pour votre question, votre commentaire et merci pour votre travail. Votre expertise est reconnue, elle est manifeste. Et comme vous le dites, il n'y aura pas de mise à pied dans cette opération, mais sachez qu'en aucun cas il n'y a eu un doute sur la qualité et la valeur de votre travail. Sur ce que vous dites, qu'on va remplacer une formation de 5 semaines par une formation de 17 heures, le transport adapté par minibus, vous le savez, c'est des clientèles qui ont des besoins particuliers, alors il y aura une formation équivalente. Je veux vous rassurer, on ne laisse pas tomber les clients. On est dans un monde où on a de plus en plus de demandes pour le transport adapté. On a une politique de zéro refus. Il faut trouver des façons de répondre à cet accroissement de la demande avec les mêmes standards de qualité. Donc, on garde le contrôle sur le contact avec le client, sur la planification, sur le contrôle de la qualité et on fait fait progresser le modèle parce que dans un monde où le financement est limité, vous le savez vous comme moi, dans un monde où il y a des rapports d'audit qui nous identifient cette piste-là, dans un monde où l'ARTM va vers la mutualisation, on doit, pour préserver la valeur publique du transport adapté, trouver un modèle qui va nous permettre de préserver la politique de zéro refus. C'est dans ce cadre-là qu'on a fait cet exercice. Je sais qu'on n'est pas d'accord, je respecte votre point de vue, mais je voulais vous partager le mien.
Martine Musau Muele ◌6:34:35
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:34:37
Donc, pour environ 15 millions de dollars, la population va en payer les frais. C'est, je trouve ça un petit peu dégueulasse, puis je voulais vous partager un peu ce que je ressens. Puis sur le terrain, on le voit, puis vous pouvez demander à nos clients, à tous nos clients, la qualité du service, c'est pas pantoute la même affaire, puis juste pour eux autres, en tout cas, ça me lève le cœur. Je suis vraiment désolé de voir comment notre société est rendue.
Martine Musau Muele ◌6:35:08
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:35:10
Vous avez raison de dire qu'on ne peut pas abandonner ces gens-là. Vous avez raison de dire la prestation de service doit être de qualité comparable. On est d'accord là-dessus. On va garder le contrôle sur la qualité, on va garder contrôle sur la prestation de service Vous savez, les autres sociétés de transport ont déjà ce modèle-là, les 3 autres de la région métropolitaine, le RTC à la Ville de Québec. Il y a des façons éprouvées de s'assurer du maintien de ce service-là, du maintien de la qualité de ce service-là. Encore là, on a des points de vue différents là-dessus, mais je vous rassure sur le fait que sur le fond, on ne veut pas abandonner les Montréalais, on ne veut pas abandonner les gens qui ont le plus besoin du service du transport adapté et du transport adapté par minibus. Nous, comme administrateurs à la STM, on voit un enjeu majeur au fait qu'une croissance de la demande n'est pas une croissance équivalente du financement et qu'on nous demande de trouver des façons plus agiles d'y répondre.
Martine Musau Muele ◌6:36:05
On vous remercie, monsieur Boisvert. Merci. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Lauriane Ionita. Bonsoir, monsieur Ionita, et bienvenue.
Voix 4H6:36:18
Bonsoir tout le monde et bonne année. Madame la présidente, aujourd'hui, j'aimerais bien vous parler à propos de la taxe de carbone. On nous achale depuis au moins 10 ans, depuis que monsieur Trudeau est au pouvoir, en disant taxe de carbone, taxe de carbone. Tout ce qu'il a fait, c'est augmenter le prix du gaz, implicitement le prix des transports, le prix de la nourriture. Tout a augmenté, même l'évaluation municipale de la ville a augmenté selon la taxe du carbone. Quelque part dans l'arrondissement d'Outremont, on a osé faire une loi pour pénaliser les citoyens. 10 secondes, si tu gardes la voiture démarrée, tu vas avoir 300$ de pénalité. Alors, je me suis rendu compte qu'en fait, vous suivez pas ce que les gens, nous, madame, monsieur tout le monde, on aimerait bien. Monsieur Trudeau, de l'autre côté, j'aurais bien aimé déclarer 6 janvier. La fête du Canada parce que Trudeau, il a démissionné, mais pourtant, il a démissionné, il est toujours là. Madame Plante, je vous souhaite très— je vous souhaite bien de prendre toute votre équipe et prendre par la main Trudeau et vous en allez tous parce que tout ce que vous avez fait depuis que vous êtes là, vous aviez démontré l'incompétence et plus que ça, vous rigolez de nous. Vous empochez l'argent pour rien. Tantôt, vous avez dit que vous allez rester toute seule à la maison à rien faire et vous allez être payée pour ça. Monsieur Bourque, Il a donné, il a fait une donation, il a eu un salaire d'un dollar par année et le reste d'argent il a été donné à une fondation de bienfaisance. Vous devriez faire la même chose, madame.
Martine Musau Muele ◌6:37:55
Allons-y avec une première portion de réponse si c'est le cas. Alors on m'indique qu'on vous remercie pour vos commentaires, monsieur Ionita. Il n'y a pas de réponse à cette première portion. Est-ce que vous souhaitez poursuivre avec une question complémentaire?
Voix 4H6:38:11
S'il n'y a rien, s'il n'y a personne qui a quoi que ce soit à dire, ça prouve exactement qu'on vient ici pour rien. On dépense notre temps à parler pour rien dire. Pourtant, ce sont des choses qui inquiètent tout le monde. Tout le monde qui est à l'extérieur, tous, ils pensent pareil. Même ceux qui sont à l'extérieur dans la rue à -30 degrés, OK, ils sont là, ils sont venus pour des bonnes causes et là, vous les ignorez. Surtout qu'il y a des personnes en fauteuil roulant qui ont besoin de ces transport adapté et là vous allez les canceller ça. Qu'est-ce qu'ils vont faire ces gens-là? Vous savez, on parle et j'en ai plein de sujets et chaque fois quand je viens ici, je parle pour rien là. Je sais pas, je dois me répéter parce que dans les 2 minutes que vous m'offrez, madame la présidente, vous savez, je peux rien dire. Moi j'aurais besoin de quelques heures justement faire une réunion avec qui que ce soit parmi les élus que je puisse parler et débattre tous les problèmes des Montréalais. Et même du Canada. Merci, au revoir.
Martine Musau Muele ◌6:39:14
Merci à vous. Très bonne soirée, Monsieur Ionita, et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Victoria Marchova. Bonsoir, Madame Marchova, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:39:26
Hi, thank you. This question is for Madame Plante. Madame Plante, your administration claims the new regulations regarding severely limiting short-term rental in primary residences. Will help the affordable housing crisis. Yet, according to the Canada Mortgage and Housing Corporation, Montréal builds 40% fewer homes between 2023 and 2024, a shortfall of nearly 700 homes per year. Over 3 years, that's at least 2,100 homes, the same number of legal short-term rentals you're planning on eliminating. These are 2,100 families you are plunging into financial insecurity. Meanwhile, cities like Calgary, Toronto, and Vancouver have managed record-high housing starts despite facing the same economic conditions. Instead of addressing the real barriers to construction, this policy disproportionately targets over 2,000 responsible homeowners who followed the rules and now face irreparable harm with little due diligence. My question is, how does your administration justify penalizing law-abiding citizens while failing to address the systemic issues truly driving the housing shortage?
Martine Musau Muele ◌6:40:34
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌6:40:37
Merci beaucoup de vous être déplacée, madame Marchova, pour nous adresser cette question. Si vous me permettez, je vais la faire en français puisque la qualité de mon anglais n'est pas assez bonne pour une question aussi complexe. Alors, lors des dernières années, nous avons tout mis en place pour faire en sorte d'accélérer la livraison des mises en marché, donc de mise en construction des immeubles. On a mis en place différentes mesures, mais force est d'admettre que le contexte économique a fait en sorte que c'est beaucoup plus difficile. Vous mentionnez que les contextes économiques sont pareils. Or, les marchés de Toronto, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique sont différents de ceux de Montréal. Une fois qu'on a dit ça, il nous fallait absolument être capables de réglementer la location à court terme. Et jusqu'à maintenant, bien, tout ce qui a été mis en place par Québec, bien, c'est extrêmement complexe de le faire appliquer dans une métropole comme la nôtre. Alors, comme le disait la mairesse tout à l'heure, nous avons grandement étudié, analysé fait en sorte de regarder tout ce qu'on pouvait appliquer. Nous avons mis en place une escouade spécialisée et ça prenait beaucoup de temps. Il y a de nombreux stratagèmes et malheureusement, il y a beaucoup de gens qui pensent qu'ils font des choses parfaitement légales, mais malheureusement, ce n'est pas le cas. Alors, nous allons pouvoir mieux expliquer l'ensemble de la réglementation aux citoyens. Je me fais un devoir de répondre à toutes les questions qui me sont adressées. Et pour les gens, il y a assurément une voie de passage lorsqu'on veut faire bien les choses.
Martine Musau Muele ◌6:42:19
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:42:21
Yes, so essentially you do have investigators, and as someone who has been investigated, they do a good job essentially. But unfortunately, I do not see how penalizing 2,000 of the 4,000 people who you know you plan on investigating who have short-term rentals in Montreal, I don't see how. Penalizing the 2,000 who are doing things properly will actually help in finding the other 2,000 who are doing things illegally.
Martine Musau Muele ◌6:42:53
Monsieur Benoit Doré.
Benoit Dorais ◌6:42:54
En fait, on pénalise pas 2,000 personnes. En fait, ce qu'on vise à faire, c'est qu'il y a facilement 2,000 unités qui sont louées de façon illégale par différents stratagèmes. Où les gens mentionnent qu'ils sont dans une résidence principale alors que ce n'est pas le cas. Alors, nous avons décidé de réglementer, de régir cette activité économique, et on va le permettre aux gens qui sont effectivement dans leur résidence principale de louer l'été, soit la saison où on a le plus de demandes d'un point de vue touristique et où le taux est le plus élevé dans les hôtels. Alors, comme le disait la mairesse également, On va mettre en place une veille de notre réglementation et puis on s'ajustera si on a besoin de s'ajuster. Mais pour l'instant, ce qu'on veut faire, c'est d'assurer des logements aux Montréalais et aux Montréalaises plutôt que des unités illégales à des touristes.
Martine Musau Muele ◌6:43:51
We thank you for your question, Miss Mashova, and have a great evening. See you next time. On poursuit avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Dominique Gagnon, représentant le collectif Assoiffé de justice. Bonsoir, Madame Gagnon.
Citoyen·ne ◌6:44:04
Bonsoir tout le monde. Alors, je fais partie du collectif Les Assoiffés de Justice et nous, on rêve d'une ville où se déplacer n'est plus un privilège, mais un droit. Une ville où l'espace public est partagé et organisé en fonction des personnes et non en fonction des voitures. Madame la mairesse, plusieurs villes dans le monde, y compris certaines au Québec, ont mis en place la gratuité des transports en commun avec succès. Considérant que la gratuité est un levier puissant pour réduire les inégalités sociales et lutter contre la crise climatique, la Ville de Montréal est-elle prête à adopter une position officielle en faveur de la gratuité du transport collectif et à faire pression sur le gouvernement du Québec pour obtenir le financement nécessaire?
Martine Musau Muele ◌6:45:01
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:45:03
C'est une question tellement intéressante. Comment est-ce qu'on favorise l'accès au transport collectif? On le sait, les revenus tarifaires dans la région métropolitaine sont environ 2 milliards, 1 milliard de dollars. Donc, si on voulait mettre en place la gratuité, il faudrait compenser cette somme. Aussi, quand on regarde à travers le monde, comment est-ce qu'on arrive vraiment à offrir un transport collectif inclusif, et d'ailleurs il y a une chercheuse montréalaise, Brigitte Miller, qui vient de publier là-dessus, c'est en offrant un service, en bonifiant l'offre de service. Il est important, si on a un transport gratuit mais qui n'est pas accessible, qui passe pas à côté de chez nous, qui n'est pas attractif, qui n'est pas structurant dans la vie, ben on a une gratuité d'un service qu'on utilise moins. D'ailleurs, quand vous citez d'autres exemples, c'est souvent ce qui arrive, c'est des endroits où la portion du transport collectif est beaucoup plus petite dans les activités de la ville. C'est pour ça que de compenser une gratuité devient, devient un fardeau moins grand. Mais une chose qui est sûre, puis d'ailleurs je cite les travaux qui ont été faits à Polytechnique là-dessus, la meilleure façon d'améliorer le transport collectif en offrant une solution à tout le monde, c'est de faire progresser l'offre. Après, si on pouvait le faire Gratuitement, ça serait encore plus formidable. Mais là, je vous le dis, dans le contexte actuel, avec les revenus tarifaires qui représentent environ 1 milliard, on a la responsabilité avant tout de travailler à développer l'offre parce qu'il y a des quartiers, il y a des gens pour qui le transport collectif n'est pas encore au rendez-vous malheureusement.
Martine Musau Muele ◌6:46:40
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:46:42
Comment s'assurer que personne ne soit exclu d'avoir accès au transport? Est-ce que c'est vraiment une condition essentielle pour répondre à ses besoins de base et il y a beaucoup de gens qui n'ont pas les moyens de se payer le transport en commun.
Martine Musau Muele ◌6:46:54
Monsieur Éric Alan Caldwell. Madame la mairesse.
Voix 4E6:46:58
Oui, merci beaucoup pour votre question. Écoutez, la question elle est bonne puis je pense que, en tout cas moi je peux vous dire que de notre côté ici de la Chambre, la question de la gratuité du transport collectif en soi, on sait que dans certains, pas beaucoup de pays, mais quand même certains, c'est États ont pris cette décision-là. Puis je dis État parce que c'est là où ça ne peut pas seulement incomber, puis vous l'avez dit dans votre prémisse, faire des pressions ou demander au gouvernement du Québec, au gouvernement fédéral. Pour moi, c'est des choix de société et moi j'y adhère à ça. C'est pour ça que notre administration a décidé, envers vents et marées malgré tout, de prendre, de donner la gratuité aux personnes aînées en se disant, ben, les personnes aînées, leur salaire ne va jamais augmenter dans un cas d'inflation importante comment est-ce qu'on s'assure qu'ils en aient plus dans leur poche. Puis plus il y a de travailleurs, plus il y a de gens dans le métro, mieux c'est. Bon, je pense que vous êtes bien au courant des avantages. Donc la question au niveau socio-économique, est-ce que vous avez raison? Pour moi, je considère que se déplacer, c'est comme un peu le droit, comme avoir un toit au-dessus de sa tête. Et on voit qu'en ce moment, il y a des débats de société qui s'entremêlent. Je pense qu'il y a des gens en ce moment qui n'ont pas le droit d'avoir, en tout cas, qui n'ont pas accès à un toit, malheureusement. Et ça, c'est un mandat d'État à lequel on contribue, mais c'est la même chose pour le transport collectif. Alors moi, je vous invite à continuer à faire des représentations. Je pense qu'on a démontré avec les personnes aînées, par exemple, qu'en donnant la gratuité, c'est 20% de plus de personnes aînées qui se retrouvent dans le métro. Et ça, ça nous permet, on veut un achalandage, on veut qu'il soit occupé. Et plus on met des gens dans le métro, plus notre contribution même à l'ARTM continue. Mais ce n'est pas, je vais être bien honnête avec vous, ce n'est pas une pensée très populaire de façon générale, parce que je dirais peut-être à d'autres niveaux, le transport collectif est encore vu comme une dépense individuelle plutôt qu'un choix de société collectif.
Martine Musau Muele ◌6:48:43
Merci. On vous remercie pour votre question, madame Gagnon. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Alain Guay, représentant le SCFP 1983. Bonsoir, monsieur Guay, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:48:57
Bonsoir à vous. Bonsoir. Le 11 février 1980, OK, le gouvernement du Québec demandait aux sociétés de transport d'assumer elles-mêmes le service de transport adapté. Depuis, c'est un service public de qualité qui est offert avec des milliers d'usagers en situation de handicap aux prises avec des limitations fonctionnelles et en ont bénéficié depuis ce temps-là. Le 6 février dernier, soit presque 44 ans jour pour jour, ce service soit devenu public, la STM annonçait qu'elle souhaitait privatiser ce service d'ici le début de l'année 2026. Cette privatisation, sous prétexte d'économies, se fera nécessairement au détriment du service aux usagers, puisque si les économies se concrétisent, ce sera en raison de, je vais vous énumérer quelques points, ce sera des conditions de travail inférieures, pour les chauffeurs, ce qui créera le plus grand roulement de personnel et une perte de la relation privilégiée entre les chauffeurs et les usagers. Deuxièmement, il va y avoir une augmentation de la pression de rendement pour générer des profits. C'est des compagnies privées, il ne faut pas oublier ça. OK? Ce qui donnera moins de temps aux chauffeurs avec chaque client. On ne peut pas les traiter comme de la marchandise, surtout pas.
Martine Musau Muele ◌6:50:24
Commençons avec la première question, monsieur Guay.
Citoyen·ne ◌6:50:26
OK. En tout, quand en faire le projet Montréal, excusez, pour contrer cette privatisation de ce service essentiel qui se fait sur le dos des Montréalaises et des Montréalais les plus vulnérables et surtout les plus démunis? Merci.
Martine Musau Muele ◌6:50:44
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:50:46
Merci, monsieur Guay, pour votre question. C'est C'est un service public. On fait à chaque année à la STM 4,2 millions de déplacements en transport adapté, 400 000 via les minibus de la STM et grosso modo 3,8 millions via nos partenaires. Donc, ça reste un service public qui sera planifié par le public, le contrôle de la qualité sera fait par le public. Alors, les éléments que vous évoquez sur aller plus vite, le taux roulement, la planification du service, la STM restera maître d'œuvre, la relation avec les clients, le suivi du service à la clientèle et le contrôle de qualité. Donc, j'insiste sur le fait que notre volonté, que ça reste un service public. Oui, vous avez raison de dire, ceci dit, il y aura un bouleversement dans la façon de l'offrir et particulièrement justement parce que le modèle actuel va évoluer. Alors, je comprends qu'on n'est peut-être pas d'accord sur la façon d'évoluer vers ce modèle-là ou non, mais je réinsiste, et là-dessus je suis en désaccord avec vous, sur le fait que ça restera un service public pour lequel on aura la responsabilité comme STM d'assurer la qualité.
Martine Musau Muele ◌6:52:01
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:52:04
Dans l'ensemble, Je pourrais appeler ça un partenariat public-privé, tout simplement. C'est service public déguisé. Je vous remercie.
Martine Musau Muele ◌6:52:19
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:52:23
Je comprends votre point de vue, je comprends votre commentaire. Je veux vous dire que déjà dans la région métropolitaine, les 3 autres sociétés de transport fonctionnent comme ça. Nos collègues de Québec, d'autres sociétés de transport à travers le Québec. Dans notre conception des choses, en gardant le contrôle sur la prestation de service, on s'assure que ça reste un service public. On ne veut abandonner personne. La politique de zéro refus fait en sorte que face à nos enjeux de financement qu'on sait qui sont manifestes, face à la croissance, la demande, on va être là pour répondre aux clients, être là quand ils ont besoin de nous. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:52:56
On vous remercie. Pour votre question, monsieur Guay. Très bonne soirée à vous, à la prochaine. Prochaine intervention nous est présentée par Rémi Desrochers représentant le SCFP 1983. Bonsoir, monsieur Desrochers, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:53:09
Bonsoir, madame la présidente. Moi, je suis opérateur de métro depuis bientôt 21 ans à la STM. Je vais vous entretenir sur le financement ou qu'est-ce que fait la Ville de Montréal sur le sous-financement ou sur ce que font l'ARTM, l'ARTM, quand on coupe dans les sociétés de transport. Comme mes collègues l'ont mentionné, la STM a annoncé son intention de privatiser le service de transport adapté d'ici 2026 en prétextant une économie de 15 millions par année pour la STM, ce qui vient contribuer à leur objectif de couper 100 millions par année. Je le répète, 15 millions d'économies par année pour la STM et non pas 15 millions d'économies par année pour les contribuables montréalais ou québécois. Le service offert par la STM devra être transféré au privé et les clients qui utilisent les minibus ne peuvent pas être transportés par des taxis réguliers ou des mini-fourgonnettes. Le privé devra donc se doter de véhicules et des infrastructures appropriées en plus de générer des profits puisque c'est la raison d'être dans laquelle il se lancera dans l'aventure, n'est-ce pas? Donc, ma question, madame la présidente, quelle est l'économie réelle qui sera générée pour les contribuables montréalais et québécois, s'il y en a une?
Martine Musau Muele ◌6:54:26
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:54:32
Oui, ça y est. Le travail d'estimation justement de cette économie de 15 millions a été fait justement par des mandataires qui se sont basés sur justement la prestation de services équivalente par les autres sociétés de transport avec les mêmes obligations, les mêmes contraintes. Donc, c'est pas un chiffre lancé en l'air, c'est un chiffre qui a été validé. Alors, encore là, on a le droit d'être pas d'accord. Ceci étant dit, je vous amène le point de vue qu'il y a eu des estimations rigoureuses de la valeur de cette économie.
Martine Musau Muele ◌6:55:06
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:55:08
Madame la présidente, que comptez-vous faire pour freiner cette privatisation insensée? Et quelles interventions prévoyez-vous faire auprès de la STM, de l'ARTM et de la CMM pour empêcher cette privatisation et assurer le financement du transport collectif et du transport adapté public à Montréal?
Martine Musau Muele ◌6:55:28
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:55:31
On est très, très actifs sur le dossier du financement du transport collectif dans un monde où, vous le savez, la présidente de la CMM avec ses collègues des autres villes, madame la mairesse de Montréal et les maires des autres villes, ont fait en sorte d'augmenter les revenus de plus de 200 millions justement pour atteindre un équilibre. Là, on est dans une situation, le gouvernement du Québec l'a dit très clairement, le financement des opérations, c'est pas notre affaire, on veut juste financer l'immobilisation. On a une mobilisation de l'ensemble du secteur municipal avec des hausses de contributions, avec des nouveaux revenus à la CMM justement pour préserver l'offre de service. Ce qu'on veut faire avec cette évolution du modèle, c'est continuer la préservation de l'offre de service dans un contexte où on nous demande des optimisations de plus de 100 millions de dollars. Alors, je vous le répète, on veut garder un contrôle public pour être là pour nos clients dans un contexte de financement difficile, et c'est dans ce sens-là que la décision a été prise.
Martine Musau Muele ◌6:56:30
On vous remercie, monsieur Desrochers, pour vos questions. Très bonne soirée à vous.
Citoyen·ne ◌6:56:33
Merci, madame la présidente. Bonne soirée.
Martine Musau Muele ◌6:56:34
À la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Abdellah Azouz, représentant le Forum Jeunesse de Saint-Michel. Bonsoir, monsieur Azouz, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:56:46
Bonsoir, madame la présidente. Bonsoir, madame la mairesse. Bonsoir, les élus. Ce soir, j'ai un message à adresser à la Ville. Cette année, nous n'avons pas reçu de financement et nous sommes arrivés à bout pour la 2e année consécutive qu'on ne reçoit pas de financement. Et je suis là pour que vous nous aidiez à sauver le Forum Jeunesse Saint-Michel. Madame la mairesse est déjà venue sur le terrain pour connaître la réalité des jeunes et du crime à Montréal, qui ne fait qu'augmenter depuis la pandémie. Au début, on a reçu un financement d'espoir qui nous a aidés à créer des programmes et des activités pour sauver les jeunes, à les sortir de la rue et aussi à améliorer leur comportement. Nous sommes la destination de plusieurs parents et plusieurs jeunes à travers Montréal. Nous étions sollicités par plusieurs reportages et plusieurs entrevues, mais on reçoit toujours pas de financement, malheureusement, et on est arrivés au bout de nos moyens, ce qui veut signifier qu'on peut fermer, malheureusement. Pourquoi, alors que nous sommes toujours là en train de lutter contre la violence, Et il y a plusieurs mois, je suis venu pour parler d'une réalité de jeunes qui sont sans statut. Ces jeunes-là sont vulnérables. Pour la plupart, ils sont issus de familles où c'est des mamans monoparentales, des parents qui sont dépassés ou des jeunes qui sont vulnérables envers le crime. Ils sont pas à l'abri du crime, car il y a plusieurs barrages qui les empêchent d'aller vers l'école ou vers le milieu de travail.
Martine Musau Muele ◌6:58:19
Commençons avec la première question, monsieur Azouz.
Citoyen·ne ◌6:58:21
Moi, en tant que membre du forum jeunesse depuis 9 ans et intervenant depuis 5 ans, je suis prêt à travailler en tant que bénévole, mais aujourd'hui je suis là pour vous passer ce message car je sais que la ville peut nous aider à un changement et on compte sur vous. Nous préférons—
Martine Musau Muele ◌6:58:38
Merci, je vais vous interrompre ici pour permettre une réponse par madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌6:58:43
Oui, bonsoir monsieur Azouz, merci de vous être déplacé aujourd'hui pour poser cette question. Peut-être que vous le savez, ça fait la semaine dernière ou la précédente, moi-même j'ai rencontré monsieur Mimoun. Je sais également que mes collègues d'arrondissement, donc Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, ont fait pareil la même journée.
Josefina Blanco ◌6:59:04
On vous entend. Puis les rencontres que nous avons eues avec monsieur Mimoun, c'est dans cette optique justement de voir quelles possibilités, quelles pistes de solutions peuvent s'offrir à vous. Comme vous le savez peut-être, ou des fois ça peut être plus difficile, puis je n'ai pas peut-être toutes les précisions sur le financement que vous faites mention que vous allez perdre, mais la Ville de Montréal, à la Ville de Montréal, nous on n'a pas de financement pour la mission des organismes. Souvent ça se passe par DSAP le projet, en rencontre avec Monsieur Mimoun, on a pu identifier quelques pistes à explorer. Des suivis ont été faits par la suite de cette rencontre. Je suis en constante communication avec mes collègues d'arrondissement et oui, de tout cœur, on veut, on veut voir de quelle façon on peut vous accompagner parce qu'on connaît la pertinence du Forum Jeunesse Saint-Michel, on connaît le travail que vous faites, puis on veut voir de quelle façon on on peut dégager des pistes à explorer plus en profondeur, puis je répondrai à votre question complémentaire, mais ça va me faire plaisir de pouvoir sortir de la salle pour parler avec un petit peu plus de temps avec vous si vous le souhaitez.
Martine Musau Muele ◌7:00:13
Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌7:00:15
Oui, en fait, toujours les mêmes réponses, mais nous, les solutions, on l'a dit, si on veut un financement, parce qu'on est toujours sollicité, on fait du bénévolat, Ça fait des mois qu'on ne prend pas de salaire, puis on aide ces jeunes-là. On reçoit des appels des parents à 2 h, 3 h du matin, ça ne nous dérange pas de les aider, mais la Ville, elle nous demande de quoi on a besoin, puis à chaque fois qu'on dit le financement, on fait du projet par projet, puis pour la plupart des fois, on est refusés. Nous, on préfère créer des jeunes forts que plus tard réparer des adultes cassés. Et merci.
Martine Musau Muele ◌7:00:49
Madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌7:00:51
Oui, bonsoir. Merci de vous être déplacée pour qu'on puisse échanger sur le sujet. En effet, là, il n'y a pas nécessairement de financement à la mission, mais ma collègue a fait un gros travail dans les dernières années pour regrouper des programmes puis donner de la prévisibilité aux organismes pour que ce soit plus facile de planifier. Ceci étant dit, je pense qu'il y a eu un enjeu cette année, mais je vous invite, notre arrondissement vous a fait plusieurs suggestions de fonds dans lesquels vous pouvez appliquer, donc je vous invite réellement à nous envoyer des demandes pour qu'on puisse les analyser puis voir comment on peut vous soutenir dans ces demandes-là, parce que je comprends que cette année il y a eu un enjeu particulier, mais on est tous disponibles disponible pour vous aider à trouver des sources de financement. On connaît le travail que vous faites dans notre arrondissement, tout le monde au conseil ici vous connaît, on reconnaît l'importance de ce travail-là, puis on a envie que vous continuiez à le faire, donc on va vous accompagner le mieux qu'on peut pour ça. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:01:38
On vous remercie, monsieur Azouz, pour votre question. Très bonne soirée à vous. Alors, il est 20 h, la période de questions prévue pour les personnes en présentiel étant malheureusement échue, je me dois de remercier les personnes qui se sont déplacées ce soir pour présenter leurs questions au conseil municipal, et je la même occasion, vous rappelle les différents moyens de communication qui sont à votre disposition pour présenter vos préoccupations aux membres du conseil municipal et aux membres des conseils d'arrondissement. Nous poursuivons donc avec les questions qui nous ont été présentées par le formulaire écrit en débutant avec la question numéro 1 qui nous a été présentée par Adriana Sonnayon. La question porte sur le projet Place Versailles. Elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit. Est-ce que la Ville de Montréal a prévu des mesures d'atténuation de bruit et poussière qui seront générées par ce projet? Et de demander au promoteur de diminuer la période des travaux. L'OCPM a émis des recommandations en lien avec la durée des travaux et les risques engendrés par le bruit sur la santé des citoyens voisins du projet. Sinon, est-ce que la Ville mettra des exigences au promoteur, exemple qu'il construise un mur anti-bruit alentour du site de construction? Le projet est prévu sur une période de 25 ans, ce qui est extrêmement long. Ça va toucher 3 générations qui ne pourront pas profiter paisiblement de leur cour. C'est documenté que le bruit a des conséquences néfastes sur la santé, surtout si les personnes sont soumises au bruit pendant de longues périodes. Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌7:03:05
Oui, merci madame la présidente. Merci madame Sunnea pour votre question. En effet, là, il y a plusieurs recommandations dans le rapport de l'OCPM qui fait état de vos préoccupations. Lorsqu'on pense à la recommandation numéro 2 où est-ce qu'on parle d'agir avec flexibilité agilité face aux imprévus et l'évaluation du projet. Recommandation numéro 4, où est-ce qu'on parle de l'implantation d'une instance de concertation avec les citoyens. Je parle régulièrement de comité de bon voisinage. On parle donc, il y a vraiment plusieurs éléments, la gestion des déchets de construction. Donc tous ces éléments-là ont été entendus clairement par l'OCPM, et lorsque le projet sera à nouveau déposé devant les élus au conseil municipal. Le promoteur aura assurément différentes réponses pour répondre à vos préoccupations pour que vous puissiez continuer de profiter de votre propriété. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:04:09
Question numéro 2 nous est présentée par Mine Pam. La question porte sur l'encadrement de la location à court terme. Elle est présentée au conseil municipal et elle se lit comme suit. La pénurie de logements à Montréal a causé est causée par les délais excessifs, les taxes élevées et le règlement 2020-20 rendant la construction trop coûteuse. En 2020, il y avait 12 600 mises en chantier, mais depuis l'entrée en vigueur du règlement en 2021, ce chiffre est tombé à moins de 4 000 en 2024. Interdire la location à court terme ne réglera rien. Beaucoup de ces logements, comme ceux des snowbirds, ne retrouvent pas, ne se retrouvent pas sur le marché locatif. Montréal manque 60 000 logements et cette interdiction n'en libérera qu'environ 1 000, soit une solution insignifiante. Ne serait-il pas plus efficace de réduire les délais, alléger les taxes et simplifier la réglementation pour encourager la construction plutôt que de décourager les investisseurs, à nuire à l'industrie touristique? Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌7:05:02
Oui, merci beaucoup. C'est important pour moi de me lever parce que ce règlement pour contrer les locations illégales de location à court terme est très important pour nous. Il n'y a personne ici qui pense que c'est ce règlement-là qui va venir régler la crise du logement. Heureusement, on compte pas seulement sur ce règlement-là parce qu'on au cours des 20 dernières années, malgré la COVID, malgré la hausse des taux d'inflation, les taux d'intérêt qui a marqué, qui a été très difficile pour l'industrie de la construction, il n'en demeure pas moins que c'est notre administration qui a fait la plus haute mise, le plus grand nombre de mises en chantier. Quoi qu'on en dise, ces données-là sont disponibles dans des données de la Ville, donc c'est pas, c'est très, très libre. Alors je pense qu'il faut défaire cette idée-là comme quoi notre administration n'a pas fait de mise en chantier, et ce règlement-là vient rajouter aussi un élément parmi tant d'autres, comme notre achat de notre 600 millions pour acheter des terrains, des bâtiments que l'on vend à très bas prix à des organismes pour faire du logement social. C'est un règlement qui, je le rappelle, va faire en sorte que ceux et celles qui louent illégalement ne pourront plus le faire, ce qui pourrait nous permettre de récupérer jusqu'à 2000 logements. Et 2000 logements, là, c'est à peu près, on en construit à peu près, je dirais, par année, on va dire dans les bonnes années plus que ça, mais ça demeure que 2000 logements, ce n'est pas négligeable. Alors notre administration ne va pas lésiner sur les moyens, on prend tous les moyens nécessaires pour permettre à tous les Montréalais et toutes les Montréalaises de pouvoir se loger. Et ça, c'est une stratégie, un outil supplémentaire dans notre boîte à outils. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:06:31
Question numéro 3 nous est présentée par Marie Cloutier. La question porte sur les limites de vitesse Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Elle est présentée à la personne responsable du dossier et se lit comme suit. Bonsoir, j'aimerais savoir quelle est la limite de vitesse dans les rues résidentielles de mon arrondissement lorsqu'il n'y a pas de panneaux indicateurs. Merci. Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌7:06:50
Merci, madame Cloutier, pour votre question. Alors, chaque arrondissement pourrait avoir une réglementation différente des limites de vitesse. Par contre, là, je pense que je peux facilement avoir confiance que la grande majorité des arrondissements ont mis leurs rues résidentielles, leurs petites rues locales, à 30 km/h. C'est comme ça idéalement presque partout. Et en général, ce sont des secteurs, donc c'est pas indiqué à chaque coin de rue. Quand on quitte une artère qui est à 40 ou à 50 km/h en limite de vitesse, à ce moment-là, on prévient qu'on rentre dans un secteur qui est à 30 km/h. Et c'est de cette façon-là que vous pourriez trouver, découvrir à quelle vitesse votre rue locale est limitée. Sinon, vous pouvez aussi appeler votre votre arrondissement, vos élus locaux, ils pourront vous répondre parce que là on n'a pas l'information sur votre arrondissement. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:07:51
Question numéro 4 nous est présentée par Daniel Poulin. La question porte sur les excès de vitesse. Elle s'adresse au responsable du dossier et se lit comme suit. Hier, je suis passée par 2 fois de me faire tuer par des chauffards. Un pick-up nous est presque rentré dedans, moi qui tentais de libérer la voie car il arrivait extrêmement trop rapidement comme s'il voulait me donner une leçon avec ses lumières LED. L'autre, une auto sport Porsche, pardon, une auto sport blanche nous est passée à 130 km/h au moins entre l'auto près de moi sur la voie rapide et moi sur la voie du centre à 100 km/h. Il est probablement passé à 3 pouces de mon véhicule. On se serait cru dans une course de Formule 1. Mettez s'il vous plaît des radars aux endroits nécessaires au lieu d'en mettre ailleurs. On voit que l'importance n'est pas de protéger le public, mais de remplir les coffres de la Ville de Montréal. Trop de chauffards, trop de crimes, trop de nids-de-poule, trop de drogue. On boycotte le 15. Nous ferons tout ce que nous pourrons côté touristique pour nuire à votre ville et envoyer nos clients et amis ailleurs avant que l'un d'eux se fasse tuer. Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌7:08:52
Eh boy!
Voix 5A47:08:53
OK.
Voix 5G37:08:56
Je vais répondre sur ce sur quoi je peux répondre définitivement. Tout ce qui touche la sécurité des plus vulnérables de la route.
Valérie Plante ◌7:09:03
C'est-à-dire les piétons, ensuite les cyclistes et les automobilistes. Donc, c'est comme ça que ça fonctionne quand on regarde les plus vulnérables. Et pour pouvoir miser sur une ville sécuritaire, notre administration, depuis 8 ans, n'a pas lésiné sur les moyens, c'est-à-dire baisser les limites de vitesse au maximum, et on n'a pas fini de le faire d'ici la fin du mandat. Il y a aussi la question des aménagements lorsqu'on fait des trottoirs, des saillies de trottoirs pour préserver la visibilité jusqu'aux 5 mètres, jusqu'aux jusqu'à l'arrêt. Les aménagements cyclistes aussi, on peut, certains vont vouloir dire que c'est juste pour les vélos, mais non, pas du tout. Oui, c'est bon pour les cyclistes, mais c'est aussi bon pour les piétons. Parce que quand on aménage une piste cyclable, on regarde les intersections, on en profite pour réaménager aussi et apaiser la circulation. Parce qu'une piste cyclable, c'est ça que ça fait, et ça apaise pour l'ensemble des plus vulnérables, quoique certains voudraient les diviser, les plus vulnérables de la route. Dernier élément, les radars. Vous avez raison, on en veut plus, on en a déjà. On a demandé au gouvernement du Québec parce que c'est eux qui nous les donnent, ou enfin qui nous les prêtent. On en a demandé des centaines. Pour l'instant, on pense en avoir peut-être une centaine, pas plus. Donc, je vous invite à nous aider à faire pression sur le gouvernement du Québec parce qu'à défaut de mettre un policier à chaque intersection et dans chaque rue de Montréal, les radars photos seraient très efficaces. Et nous, on va continuer à agir sur les éléments qu'on contrôle entièrement, c'est-à-dire l'aménagement de la voie publique. Pour les plus vulnérables. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:10:30
Question numéro 5 nous est présentée par Dominique Boudreau. La question porte sur la pollution sonore lors des opérations de déneigement. Elle est présentée aux membres du conseil d'arrondissement de Ville-Lassalle et se lit comme suit: j'habite sur la 5e avenue à Ville-Lassalle et lors des déneigements, une remorque passe dans les rues et commence à faire son criard sans arrêt, débutant souvent avant 7 heures et cela continue durant plusieurs heures. Ce bruit irritable dérange énormément et nuit à la tranquillité et à la qualité de vie. Pourquoi est-ce que l'arrondissement n'utilise pas les petites affiches de non-stationnement que l'on plante dans les bancs de neige au lieu de déranger ses citoyens? Madame Nancy Blanchet.
Nancy Blanchet ◌7:11:06
Merci, monsieur Boudreau, pour votre question. Je peux comprendre que les avertissements sonores pendant les périodes de chargement peuvent être agressants. Ceci dit, c'est essentiel pour assurer un bon une bonne, comment dire, une fluidité dans les opérations. Merci. Quand des véhicules sont stationnés dans des sections où le stationnement est interdit pour permettre le passage des opérations, faire un remorquage ralentit terriblement les opérations de chargement. Vous suggérez qu'on utilise des petites affiches de non-stationnement. Effectivement, vous avez sûrement remarqué que depuis quelques heures, il y a des affiches qui sont apparues un peu partout sur le territoire. Et quand on utilise ces affiches-là, c'est pour s'assurer que les gens puissent être bien au fait qu'il y aura interdiction de stationnement pour assurer le chargement. Ceci dit, on doit, surtout si le chargement débute à 7 h le matin, comme dans des cas exceptionnels comme la tempête qu'on vient de vivre, Les avertissements sonores doivent commencer avant pour laisser le temps aux citoyens de sortir et déplacer leur véhicule. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:12:26
Question numéro 6 nous est présentée par Kirsten Brown. La question porte sur les poules pondeuses. Elle est présentée à l'arrondissement de Montréal-Nord et se dit comme suit: With the growing cost of groceries, I was wondering if council would consider allowing residents with a suitable land space to have a few chickens. To produce eggs. Est-ce qu'on avait une prise de parole souhaitée? La leader de l'opposition officielle, Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌7:13:07
Merci, merci pour votre question. Écoutez, c'est pas quelque chose auquel encore, je réponds à votre question en français, c'est pas quelque chose auquel vraiment qui a été considéré encore par le conseil d'arrondissement. J'entends, j'entends et je vois votre demande. On est quand même dans un quartier très, dans des quartiers très denses où faudrait voir si ça s'adapterait au secteur. Alors, écoutez, je peux regarder avec les collègues et on peut vous revenir là-dessus.
Martine Musau Muele ◌7:13:45
Question numéro 7 présentée par Jonathan Matthe. La question porte sur la crise de salubrité. Elle est présentée à madame Gracia Kasoki Katahwa et se lit comme suit. Lors du dernier conseil d'arrondissement le 3 février, nous avons appris que le conseiller Peter McQueen et vos services étaient informés depuis novembre 2023 d'un grave problème de punaises dans certains immeubles. Malgré la gravité de la situation et les risques sanitaires pour les résidents, aucune inspection urgente n'a été menée, laissant la crise s'aggraver. Pourtant, lors d'une des plus fortes tempêtes de neige de l'année, le 13 février, vous avez mobilisé des inspecteurs pour photographier les résidents et émettre des avis pour dépôt de neige sur le domaine public. Où est votre sens des priorités? Est-ce vraiment la meilleure façon d'utiliser les fonds publics? Pourquoi n'avez-vous pas déployé la même énergie, les mêmes ressources pour répondre à une crise de salubrité qui touche directement la qualité de vie des citoyens? C'est dommage que dans votre arrondissement, les citoyens doivent se manifester publiquement pour obtenir un changement ou une réponse, monsieur Peter McQueen.
Peter McQueen ◌7:14:43
Oui, merci beaucoup pour la question, monsieur Matt. Premièrement, je veux vous rassurer que nous prenons les plaintes concernant les punaises de lit extrêmement au sérieux. Alors, dès que les signalements ont commencé à rentrer des citoyens voisins, de la maison où nous avons envoyé des inspecteurs. Malheureusement, les problèmes de punaises de lit ne sont pas toujours simples ou rapides à résoudre, et spécialement quand c'est une maison à chambres pour gens vulnérables. Mais restez assurés que nous renvoyons nos inspecteurs toutes les fois qu'il soit nécessaire, incluant des amendes s'il y a lieu. Deuxièmement, je peux vous dire que nos inspecteurs pour le domaine public et la neige dessus sont des inspecteurs complètement différents, que les deux services ne sont aucunement liés. Et dans le cas de la neige sur, toute la neige sur nos chaussées en ce moment, je peux vous assurer encore une fois que nous prenons ça extrêmement au sérieux. C'est certain que la Ville est un peu immobilisée en ce moment. Que tout le monde veut pousser la neige vers une autre place. Alors, les gens veulent pousser leur neige privée vers le domaine public, les autos sur le domaine public veulent pousser leur neige sur le trottoir, et c'est une situation très difficile parce que nous devons garder les rues et les trottoirs passables le plus que nous pouvons. Alors, nous allons continuer à vérifier la situation dans les rues de de Côte-des-Neiges-Ndijé et de Montréal. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:16:21
Question numéro 8 présentée par Elizabeth Green. La question porte sur l'expansion industrielle eau portuaire. Elle est présentée à madame la mairesse et se dit comme suit. Concernant les expansions industrielles eau portuaires dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, soit l'ajout de nouvelles routes, prolongement Assomption-Souligny, l'intensification des activités du port de Montréal, à savoir augmentation des heures d'opération, en plus de l'augmentation de la capacité de rendement au sein même de son terrain dans les alentours, Avez-vous, pardon, avec tous les impacts nocifs sur la santé que ces activités entraînent et qui restent mal évalués, quelle est la position de la mairie à ce sujet, Madame Alia Hassan-Cornel?
Alia Hassan-Cournol ◌7:17:02
Bonsoir Madame Green et merci pour votre question. Écoutez, je vais vous rappeler ce en quoi la ville est en faveur pour tout ce qui touche à Assomption Sud Longue-Pointe. Évidemment, on veut sauvegarder le plus d'espaces verts possible, On va rappeler l'achat de la friche, la négociation du mur antibruit, la sauvegarde du boisé Steinberg, ça ce sont des acquis puis on veut continuer à aller de l'avant avec une bonification de la sécurisation et de la mobilité des citoyens et des citoyennes de Vieux-Ville et de Mercier-Ouest à l'est de Vieux, à l'est du terrain du futur site de Raymond Logistique. Vous savez qu'il y a une entente qui nous lie avec l'entreprise quant à la question d'Assomption est soulignée, on en a parlé en long, en large et en travers ensemble et vous êtes extrêmement bien au fait du dossier. Ce qu'on veut réussir à faire et ce qu'on va continuer de faire, c'est minimiser les impacts et les nuisances quant à l'existence du port de Montréal qui est à côté de chez vous, assurément minimiser les impacts quant au nombre de camions qui vont arriver sur les routes notamment résidentielles et c'est ça le risque dans Mercier-Ouest notamment et sur Vieux avec les 1000 camions qui sont prévus de l'arrivée de Raymond Logistique et l'expansion industrielle eau portuaire elle se fait pour 2 raisons comme vous le dites, un faut se poser des questions sur nos modes de consommation, s'il y a de plus en plus de conteneurs qui arrivent au port de Montréal, Évidemment que c'est une bonne nouvelle pour l'économie montréalaise, mais ça veut aussi dire qu'il y a beaucoup de gens qui consomment et pas assez localement. Donc ça, je pense que c'est un élément très important. Et deuxièmement, les investissements qui sont en cours, ils sont pas dans Montréal, ils sont dans Contrecœur.
Martine Musau Muele ◌7:18:50
Question numéro 9 présentée par Lise Fréchette. La question porte sur l'encadrement de la location à court terme. Puisque cette question a également été présentée par monsieur Muller et madame Pam ainsi que madame Marchovan, nous poursuivons la question numéro 10 qui nous a été présentée par Julie Antoine. Cette question porte sur le projet Place Versailles. Elle est présentée à monsieur Lessard-Blais ainsi qu'aux membres du conseil d'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et elle se lit comme suit: étant donné le manque flagrant d'acceptabilité sociale du projet de la Place Versailles, tant en ce qui concerne la durée des travaux que la densité populationnelle visée, comment allez-vous assurer de suivre les recommandations des citoyens impliqués, mais surtout impactés, si le projet est déjà prévu dans cette approche de conciliation et de remise en question? Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌7:19:39
Oui, merci pour votre question. Écoutez, c'est pas 100% de la société civile qui est contre le projet de Place Versailles, je tiens à le rappeler. La première recommandation du rapport de l'OCPM, c'est quand même d'aller de l'avant avec le projet tout en le bonifiant. Donc, on attend la nouvelle version du promoteur suite au rapport du de l'OCPM, mais plusieurs mesures vont dans le sens des préoccupations que le citoyen nous indique. La recommandation 9, on parle de mesures de mitigation en amont des travaux et pendant les travaux. La recommandation 16 interpelle aussi l'arrondissement pour s'assurer que toute entrave au déplacement, d'une quelconque manière, qu'il y ait des mesures de mitigation liées à tout ça par l'arrondissement et la Ville de Montréal. Bref, le rapport est extrêmement complet, les préoccupations, elles sont étudiées, et lorsque le rapport, il y aura une nouvelle version proposée au conseil, eh bien, de nombreuses questions auront leurs réponses. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:20:47
Question numéro 11 nous est présentée par Yolande Bouchard— Boulard, pardon. La question porte sur le projet Place Versailles. Elle est présentée à monsieur Pierre Lessard-Blais, elle se lit comme suit. En tant que personne de 75 ans dont la mobilité est de plus en plus réduite, comment comptez-vous assurer que je puisse continuer à fréquenter les commerces de la place Versailles en me rendant en voiture et en pouvant stationner à proximité des portes d'entrée? Il serait désolant de restreindre l'accès aux commerces de la place Versailles en réduisant de façon trop importante le nombre de places de stationnement et par le fait même discriminer les personnes à mobilité réduite. Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌7:21:21
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Pour une quatrième fois ce soir, je réponds à une question sur la place Versailles. Écoutez, l'avenir du commerce local dans place Versailles, de commerce de proximité, a été non seulement prononcé clairement de la part du promoteur et du requérant devant les citoyens, mais on a même en fait une recommandation dans le rapport de l'OCPM où est-ce qu'on parle de l'importance de la pérennité des commerces de proximité. Il y a tout un plan de déplacement local qui vient avec le projet de Place Versailles pour s'assurer que les gens puissent marcher de façon sécuritaire, puissent se déplacer à vélo de façon sécuritaire, puissent se déplacer vers la station de métro Radisson de façon sécuritaire. Entre vous puis moi, ce faux filet entre les voitures du stationnement de Place Versailles est à présent, présentement, C'est sociaux-sécuritaires. Donc, le projet va assurément améliorer la sécurité dans le secteur pour les déplacements. Donc, c'est des éléments qui ont été soulevés qui nous tiennent à cœur. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:22:25
Question numéro 12, présentée par J.-Jacques Allary. Cette question porte sur le projet Place Versailles. Et puisqu'il s'agit d'une question qui a été amplement répondue par monsieur Pierre Lessard-Blais, nous poursuivons par la question numéro 13 qui nous est présentée par Alexandre Favre. Cette question porte sur la pollution sonore. Elle est présentée au maire d'arrondissement concerné, mais ça n'a pas été précisé quel arrondissement. Je lis la question qui se présente comme suit: est-ce possible de savoir quelles sont les mesures prises pour limiter la pollution sonore lors des opérations de déneigement, sirènes stridentes lors de la nuit? Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌7:23:04
Monsieur Favre, malheureusement, on ne sait pas quel arrondissement, vous parlez de quelle maire de quel arrondissement. Alors, je vous inviterai par la suite, après ma réponse, quand même de lui parler. Je voudrais vous dire qu'en tant que chargée responsable du déneigement à la Ville de Montréal, la question des sirènes a été abordée et il y a 2 arrondissements présentement qui participent à un projet pilote, l'arrondissement de Rosemont et l'arrondissement du Plateau. Qui, dans 2 secteurs, ont décidé de faire, de ne pas du tout appliquer la sirène. Alors, on l'a testée l'an passé et ce n'est pas tout à fait concluant, comme il n'y a pas eu beaucoup de chargement de la neige. Alors, cette année, elle va être mise à rude épreuve et on va voir si le fait de ne pas avoir de sirène nuit à la mobilité. Parce que ça nuit à la rapidité du chargement. Si on peut vivre avec, ben, ça serait tant mieux, alors peut-être qu'on pourrait l'étendre, mais pour l'instant, on n'est pas certain. Alors, si jamais ça vous intéresse, vous pourriez peut-être en parler au maire de votre arrondissement et voir s'il serait intéressé à participer au projet pilote.
Martine Musau Muele ◌7:24:21
Merci. Question numéro 14 nous est présentée par Annette McIntyre. La question porte sur les toilettes pour les populations vulnérables. Elle est présentée à madame Kayla Monroe, à titre de présidente de la Commission sur le développement économique et urbain et de l'habitation de Montréal. La question se lit comme suit: j'aimerais savoir quels sont les projets de la Ville pour aider les populations vulnérables en leur donnant accès à des toilettes sûres et propres. En France, les sanisettes offrent à chacun sécurité et dignité pour ce besoin fondamental. J'ai lu le PUM 2050, mais je ne vois pas de réponse à cette question. Je vous remercie de prendre en compte ma question. Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌7:25:00
Merci beaucoup, madame McIntyre, pour votre question. Puisque madame Bonnereau ne siège pas au conseil municipal, ça me fera plaisir, à titre de responsable de l'urbanisme et aussi des dossiers liés à l'itinérance, de répondre à votre question. Tout d'abord, le PUM, c'est quand même un document phare, mais tous les éléments ne sont pas dans le plan d'urbanisme et de mobilité. Il y a plusieurs choses qui y sont. Les enjeux d'équité y sont présents de façon un petit peu plus transversale. Mais pas nécessairement où est-ce qu'on va positionner, par exemple, les toilettes en libre-service. Pour les populations vulnérables, bien évidemment, on est à Montréal dans un cadre qui est déjà bâti, donc c'est beaucoup plus difficile de venir intégrer les toilettes versus d'autres municipalités qui ont déjà intégré ça depuis très, très, très longtemps, les toilettes à accès public. Alors pour Montréal, c'est un défi, mais c'est un défi qui ne nous limite pas dans le déploiement, par exemple, d'infrastructures communautaires. Quand on fait des représentations auprès du gouvernement du Québec, on s'assure qu'il y ait les budgets nécessaires pour avoir des installations, que toutes les installations sanitaires soient mises en place. D'ailleurs, il y a des projets novateurs qui sont amenés par des groupes communautaires pour offrir douche aussi également, pas seulement toilettes. Par la suite, la Ville de Montréal, elle aussi, déploie ce type d'installation pour tout le monde. On le voit par exemple dans Ville-Marie, des toilettes autonettoyantes qui ont été développées. Ça reste encore un défi, ce sont des installations qui sont imposantes, mais on continue d'en déployer dans l'arrondissement afin justement de pouvoir donner un accès libre, sécuritaire à tous et toutes. Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:26:31
Question numéro 15 présentée par Alain Mas. La question porte sur le projet de place Versailles. Puisque cette question a été amplement répondue par monsieur Pierre Lessard-Blais, nous poursuivons avec la question numéro 16. Présentée par Chantal Fortier, la question porte sur les bacs de déchets et recyclage. Elle est présentée à Martine Moussaoumoueli, étant moi-même, mais se lit comme suit: rue Linton, entre la rue Légaré et Côte-des-Neiges, nécessite davantage de bacs à déchets et de bacs de recyclage. J'ai habité l'arrondissement Notre-Dame-de-Grâce, pardon, Côte-des-Neiges, 18 ans, et dû à la vente du duplex sur la rue de la Peltrie où nous avons habité, nous avons été dans l'obligation de déménager pendant toutes ces années. J'ai marché sur toutes rues de mon quartier et j'ai adoré. J'avais toujours honte de la malpropreté, pardon, de la rue Linton mentionnée ci-haut. Plusieurs activités et fêtes amenaient aussi les touristes à suivre un guide afin de leur parler du côté historique de Côte-des-Neiges. Quelle honte de leur présenter un dépotoir dans ma question. Donc, ma question est la suivante: pourquoi ne pas ajouter des bacs à déchets et des bacs de recyclage? Il faudrait les imposer afin de redonner à la rue Linton la même image que jadis. Merci infiniment. D'avoir pris le temps de lire mon histoire, mais surtout j'ose espérer que la situation se réglera. On comprend donc que la question était adressée à l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, madame Gracia Kasoki Katahwa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌7:27:46
Bonsoir, madame Chantal Fortier. Merci beaucoup pour votre question. Vous savez, j'ai moi-même habité là autour, en fait, de la rue Linton, et puis lorsque vous parlez des défis de propreté, que ce soit à l'époque où j'y habitais ou encore aujourd'hui comme mairesse d'arrondissement, je constate qu'on a des grands défis de propreté dans le secteur Linton. Il faut savoir, pour les personnes qui connaissent pas, que c'est un secteur où il y a plusieurs immeubles de 9 logements et plus, le cadre bâti est très serré, et puis donc on s'est mis, on est vraiment parti un chantier, nous, pour nous assurer d'aider les citoyens, d'aider les concierges, les propriétaires du secteur à améliorer la propreté dans le coin. Donc, c'est pas qu'une question de bacs de recyclage et de déchets qui doivent être disponibles, on agit sur plusieurs fronts, c'est-à-dire qu'on a fait des rencontres avec les concierges, les propriétaires, on a fait du porte-à-porte auprès des citoyens, on fait une campagne de communication actuellement avec notre arbitre propreté dans l'arrondissement où on a mis vraiment des grandes affiches tout au long du terre-plein de Linton pour rappeler aux gens d'assurer la propreté du secteur. Donc on prend vraiment, il y a des inspecteurs qui passent, il y a des amendes qui ont été données lorsque les citoyens nous mentionnent qu'on a besoin de faire un blitz propreté sur la rue, on y va. Donc, on multiplie vraiment les moyens pour être en mesure d'assurer une amélioration visible, en fait, de la propreté sur la rue Linton. C'est pas fini, on a encore du travail à faire, mais on lâche pas. Merci beaucoup pour votre message.
Martine Musau Muele ◌7:29:12
Question numéro 17 porte sur l'encadrement de la location à court terme. Puisque cette question a été amplement répondue par madame la mairesse ainsi que par monsieur Benoît Dorais, nous poursuivons avec la question numéro 18 présentée par Martin McNicol. La question porte sur la synchronisation des feux de circulation sur Henri-Bourassa. Elle est présentée à madame Émilie Thuillier et se lit comme suit. Est-ce possible de réduire le temps pour faire circuler les vélos sur Henri-Bourassa de façon prioritaire, c'est-à-dire interdiction de tourner pour les voitures dans les périodes de basse affluence, par exemple l'hiver et la nuit? Je suis résident de Ahuntsic sur l'esplanade au nord de HB de Henri-Bourassa et n'ai pas encore vu une situation où le temps d'attente au feu est justifié. Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌7:29:55
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci, monsieur McNicoll, pour votre question. En fait, on n'a pas de feux de circulation à la Ville de Montréal où on pourrait avoir une programmation qui soit différente selon les heures. Donc, par exemple, une programmation qui soit différente la nuit. Alors, on doit utiliser une seule et même programmation pour 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Alors, les ingénieurs qui ont travaillé sur le projet ont vraiment regardé les temps de traverse en fonction de vision zéro, donc vision zéro accident. Et en fait, quand vous parlez du feu exclusif pour les vélos, mais en fait, c'est un feu exclusif pour les piétons et les vélos. Et les piétons traversent beaucoup plus lentement que les vélos, donc c'est pour ça qu'on a choisi donner un temps précis au début du cycle pour que les piétons, les vélos puissent traverser en toute sécurité. Donc les voitures n'ont pas le droit de tourner et c'est seulement après que les voitures ont le droit de tourner à droite. Donc c'est sûr, quand on est en voiture, c'est peut-être, on ne souhaite pas attendre, mais c'est plus facile d'être en voiture, d'attendre et de tourner après vu qu'on peut s'arrêter. Et donc c'est plus facile de redémarrer qu'un piéton ou un cycliste cycliste qui est en train, avec sa propre force, de se transporter. Mais sachez que pour tout ce qui est le corridor de mobilité qui était implanté cette année, qui va continuer à être implanté dans les années futures, on va monitorer les feux de circulation pour voir si à certains endroits il y aurait des changements à faire. Et donc, on note votre question et, en fait, votre proposition. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:31:29
Question numéro 19 porte sur l'encadrement de location à court terme. Elle est présentée par Frédéric Prud'homme, puisque cette question a été amplement répondue par madame la mairesse et par monsieur Benoît Dorais. Nous poursuivons avec la question numéro 20 présentée par Marie-Christine Voisin. La question porte sur le réaménagement de la rue Paiement. Elle est présentée à madame la mairesse et se lit comme suit. Bonjour, pourriez-vous me dire quand la rue Paiement à Sainte-Geneviève sera réaménagée afin que tous les étudiants du cégep Gérald Godin qui empruntent cette rue pour se rendre au cégep puissent y circuler en sécurité? En ce moment, il n'y a qu'un seul trottoir d'un seul côté et non celui du cégep. Qui n'est malheureusement pas droit. Il est en pente, ce qui fait que les étudiants ne peuvent l'emprunter sous risque de glisser sur la neige ou la glace qui la recouvre. De ce fait, tous les étudiants qui viennent du boulevard Pierrefonds ainsi que ceux qui font l'aller-retour du cégep au modulaire qui ont été installés au parc Robert-Sauvé marchent dans la rue. Monsieur Doug Hurley.
Doug Hurley ◌7:32:20
Merci beaucoup pour votre question, madame Voisin. Monsieur et madame la présidente, la rue Pie-IX définitivement a besoin d'amour, ça c'est sûr. Depuis le mois de septembre de l'an passé, qu'est-ce qu'on a fait? On a eu une entente avec le Cégep Georges-Godin où on a installé des classes modulaires qui ont augmenté beaucoup le nombre d'étudiants qui utilisent le secteur. Présentement, la rue Paiment, c'est à peu près 3/4 de kilomètre, 3/5 dans mon arrondissement, 2/5 dans l'arrondissement de Pierrefonds. Donc, et c'est construit comme une rue à terre. Donc, on est 3 groupes qui essaient de régler une solution pour cette affaire-là. En principe, on s'est entendu en 2026 que les aménagements vont être faits, puis présentement, on est en train de discussion avec Montréal de faire un corridor piétonnier pour faciliter en sécurité les étudiants qui voulaient aller au cégep. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:33:24
Il est 20 h 31, la période de questions des membres du public étant échue. À titre informatif, notez que nous avions un total de 21 personnes qui se sont présentées, pardon, pour poser leurs questions ici ce soir. Sur ces 21 personnes, 14 ont été entendues. Notez également que nous avions reçu 41 questions par formulaire web. Sur ces 41 questions, 20 d'entre elles ont été lues. Sur un total de 62 questions, 34 ont été entendues et répondues. Je vois une intervention souhaitée de madame Chantal Rossi. Leader de l'opposition officielle.
Chantal Rossi ◌7:33:55
Merci, madame la présidente. C'est pas grand-chose, c'est juste au niveau d'une petite technicalité, puis au niveau de l'archivage aussi. Quand on regarde les questions en ligne, le formulaire dit que c'est l'assemblée du conseil municipal du 20 novembre 2024. Alors le formulaire est pas adapté, c'est juste au niveau des archives quand on archive.
Martine Musau Muele ◌7:34:18
Eh bien, merci pour l'information. On en prend bonne note, on va corriger le tout. Nous poursuivons donc avec les dossiers qui sont à l'étude au conseil municipal. Je vous rappelle que nous avions une série de prises de parole qui avaient été inscrites au tableau pour l'étude des dossiers 20.26 à 20.30. Nous reprenons la discussion avec la première intervention de monsieur Laurent Desbois.
Laurent Desbois ◌7:34:42
Merci, madame la présidente. Donc, mon intervention porte sur le point 20.27. En tant que maire d'Outremont, je me réjouis de l'aboutissement de ce projet de lien piéton et cycliste avec le district de Parc-Extension par l'avenue de l'Épée. Certes, cette aventure aura duré près d'une quinzaine d'années, les négociations entre la Ville de Montréal et le Canadien Pacifique ayant été laborieuses. N'en demeure pas moins que l'entente maintenant conclue pourrait faire des petits à travers la ville en venant désenclaver d'autres quartiers qui en auraient grandement besoin. J'aime m'imaginer que des résidents de Parc-Extension viendront profiter de nos espaces dans notre arrondissement. J'aime aussi m'imaginer que des étudiants du Campus Mills choisiront Parc-Extension pour s'y établir. Nous avons ici une chance en or de créer des ponts entre les communautés de nos deux quartiers et je suis extrêmement heureux de ça. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:35:31
Madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌7:35:35
Merci, merci, madame la présidente. En droit de réplique sur le 2027, à moins que monsieur De Sousa veuille parler sur le même sujet? Non. Je pense qu'on devrait tous se réjouir ce soir, mais malheureusement, à chaque fois qu'on a des projets en ballon, il y a toujours des gens pour nous rappeler que ça va pas assez vite, que c'est pas la bonne affaire, que c'est trop difficile, que— il n'y a jamais une administration qui en a fait autant pour Parc-Extension. En un mandat, mon mandat, on On a fait le premier axe cyclable sécurisé de Parc-Extension. C'est 60% des ménages de Parc-Extension qui n'ont pas de véhicule. Maintenant, il y a des enfants qui peuvent se rendre au parc, au parc Jarry, au parc Dickie Moore, à l'école en vélo sans risquer de se faire frapper par une voiture. On n'a jamais planté autant d'arbres dans Parc-Extension, qui est un des îlots de chaleur les plus importants de Montréal. Jamais autant d'arbres dans Parc-Extension. C'est l'endroit où on en plante le plus dans tout l'arrondissement depuis que je suis arrivée en poste. On a fait des projets de déminéralisation pour enlever de l'asphalte puis planter des végétaux avec la population de Parc-Extension. On a fait ça à côté de la piscine Saint-Roch, à la demande des citoyens. On a verdi le carré au coin de Jarry et du Rocher, à la demande des citoyens, parce que c'était un dépotoir depuis des dizaines d'années. On a cédé un terrain à la communauté pour la création d'un centre communautaire. Ça fait 40 ans que la population de Parc-Extension veut un centre communautaire. On est allé négocier directement, je suis allée négocier directement avec le député, monsieur Justin Trudeau, puis on est allé chercher 18 millions pour la construction de ce centre communautaire-là. On a acquis le terrain du 700 Jarry, ça faisait 6 mois que j'étais en poste. Fait combien de temps que la population de Parc-Extension veut acquérir le 700 Jarry pour faire de l'habitation? Les groupes, on les rencontre régulièrement, on les accompagne pour la réalisation de ce projet-là de logements, puis ça va probablement se réaliser prochainement. On est en discussion avec eux constamment, puis avec le service de l'habitation de mon collègue Benoît Dorais. Idem pour le Plaza Chesson, c'est qui qui l'a acquis? C'est notre administration. Avec mon collègue Benoît Dorais, on les rencontre régulièrement pour s'assurer que le projet voit le jour. On devrait avoir des bonnes nouvelles prochainement. On a animé la place de la Gare, ça faisait combien de temps que c'était pas animé cet espace-là, avec la communauté, avec l'Université de Montréal à qui on dit toujours qu'ils en font pas assez dans l'arrondissement, on les a amenés, on a amené de la culture, on l'a fait avec la Table de quartier. Puis, en plus de ça, en un seul mandat, on va avoir réalisé 2 passages à niveau, Ogilvy et De Lépée. Ça nous aura pas pris 26 ans faire tout ça, ça va nous avoir pris un seul mandat. Ce soir, on devrait se réjouir et applaudir tout ce qui se passe dans Parc-Extension plutôt qu'encore se plaindre qu'il ne se passe rien. Alors, j'invite tous mes collègues à voter avec enthousiasme ce contrat et je tiens à remercier mon collègue Robert Beaudry d'avoir travaillé très fort pendant les dernières années pour que ça se réalise. Alors, je vous invite à le faire avec enthousiasme parce que je trouve que c'est une excellente nouvelle.
Martine Musau Muele ◌7:39:04
Merci. Monsieur Serge Sasseville qui nous rejoint en ligne, s'il vous plaît, on vous écoute.
Serge Sasseville ◌7:39:09
Je veux tout simplement, madame la présidente, faire inscrire ma dissidence à 20.28, s'il vous plaît.
Martine Musau Muele ◌7:39:15
C'est noté, merci. Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌7:39:19
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'espère que mes collègues à l'autre bord de la Chambre vont applaudir avec autant d'enthousiasme pour 2028, parce qu'ici, une fois de plus, l'administration ignore la raison et le gros bon sens en octroyant un contrat à l'entreprise figurant sur la liste des firmes rendement insatisfaisant. Cette administration n'a pas appris ou tiré aucune leçon des erreurs et refuse d'avoir des feuilles de notre système d'octroi de contrats. Le mois passé, on a eu une discussion sur le dossier du Durocking. Ici, on voit que l'entreprise Durocking a complètement échoué dans la réalisation de travaux de réhabilitation des cours conduite dans la Sud-Ouest. Il lui a fallu 495 jours, madame la présidente, pour achever le chantier, laissant citoyens et commerçants avec une trouée béante devant chez eux pendant des mois. Pire encore, lorsque la Ville a souligné des manquements, l'entreprise a refusé d'agir avec diligence. Plutôt que de suivre les plans, devis et spécifications prévus, elle a choisi d'y aller selon sa propre opinion Et la Ville a exprimé son insatisfaction à 14 reprises sans que Jorquin ajuste. Le rapport de rendement, madame la présidente, insatisfaisant, aurait dû être prêt dès la fin des travaux. Or, ce ne fut pas le cas. La Ville a mis plusieurs semaines, voire des mois, pour le remplir et le transmettre à l'entreprise. De son côté, York King a pris tout son temps, maximisant ses chances de remporter le plus d'appels d'offres potentiels et possibles avant d'être officiellement placé sur la liste des fermes à rendement insatisfaisant. Et à ce stade, nous n'avons plus que 2 options: annuler le contrat ou l'octroyer. Mais en réalité, ce choix n'aurait jamais dû se poser. Avec un minimum de rigueur, l'entreprise aurait été inscrite sur la liste bien avant l'ouverture des enveloppes. Et comme je l'ai souligné le mois passé, en lui accordant la contrainte, l'administration de Projet Montréal récompense une entreprise qui a causé d'importants désagréments aux citoyens et met à risque de nouveau des Montréalais. En somme, Projet Montréal valide les agissements de Duro King puisqu'il n'y aura aucune réelle conséquence. Oui, l'entreprise sera sur la liste des firmes à rendement insatisfaisant pour 2 années, mais d'ici là, elle aura déjà remporté suffisamment de contrats pour remplir son carnet de commandes. Par ailleurs, lorsque le sommaire décisionnel justifie l'écart entre la plus basse missionnaire et d'estimation en invoquant, et je cite, madame la présidente, l'agressivité de l'entreprise. C'est à rire. 1 million, c'est sûrement pas une des choses compétitives. Tous les autres compétiteurs étaient 1 million de plus, si vous l'avez lu le dossier. Mais Duro King n'était pas agressif pour une raison, parce qu'il savait qu'elle était près d'être mise sur la liste. Donc, parler d'agressivité de l'entreprise, ça prend l'ensemble des élus présents pour les nains. Et Duro King n'a été agressive que parce qu'elle savait qu'elle perdrait bientôt la possibilité d'obtenir des contrats pendant 2 ans. Les prix qu'elle propose ne reflètent en rien la valeur réelle des travaux. Un autre problème, madame la présidente, majeur, soulevé par l'octroi ce contrat concernant la surveillance des travaux et le manque de levier de la Ville pour imposer des correctifs. Dans le Sud-Ouest, Joaquin a ignoré les avis de la Ville, les surveillants de chantier ainsi que les réunions hebdomadaires et mensuelles. Quand Projet Montréal affirme que pour ce projet spécifique, il y aura plus d'inspecteurs, plus de rencontres et un suivi accru, cela ne rassure pas du tout. 2 scénarios s'offrent à nous: soit que la Ville ne déploie pas suffisamment d'inspecteurs et d'encadrement sur l'ensemble des chantiers, ce qui est inquiétant, soit qu'elle n'a tout simplement pas les moyens d'imposer des corrections aux entrepreneurs fautifs, ce qui est encore plus préoccupant. Lors des travaux à Pointe-Saint-Charles, la Ville a mis en place un encadrement rigoureux comme cela devrait toujours être le cas, mais sans succès. Je ne comprends pas comment l'administration peut nous assurer que cette fois-ci, les choses seront différentes grâce à un meilleur suivi. Duo-Roquingue a déjà failli à ses obligations. La Ville doit tout mettre en œuvre pour éviter que cela ne se produise, notamment en lui refusant des contrats à court terme. J'ai hâte de le voir si tous les membres, tous mes collègues à ma gauche vont maintenant applaudir ce dossier comme il est applaudi il y a quelques minutes. Et pour toutes ces raisons, Ensemble Montréal vote contre point 20.28.
Voix 5I47:44:57
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:45:00
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌7:45:03
Merci beaucoup, madame la présidente. C'est vraiment dommage qu'on ait eu la pause d'où souper entre la prise de parole de monsieur Perry et la prise de parole de monsieur De Sousa parce que Ils sont dans le même parti et ils sont assis un à côté de l'autre, mais en fait le discours est tout à fait différent. Monsieur Péry nous a bien expliqué l'explication en droit de réplique sur le 20%. Ah non, monsieur DeSousa a mis son nom. Alors allez-y, monsieur DeSousa, et je vais compléter.
Martine Musau Muele ◌7:45:32
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌7:45:34
Vous êtes bienvenue de continuer, madame Thuillier. J'ai hâte de le voir et puis après ça je vais répondre.
Martine Musau Muele ◌7:45:40
Monsieur De Sousa, le droit de réplique peut uniquement être appliqué une fois que toutes les interventions sont terminées. Alors, soit vous terminez l'intervention—
Alan DeSousa ◌7:45:47
Mais elle n'a pas dit le droit de réplique, donc pour cette raison, elle peut venir.
Martine Musau Muele ◌7:45:50
C'est l'occasion que je vous donne de terminer.
Alan DeSousa ◌7:45:53
Madame la présidente, comme madame Thuillier est en train de dire que c'est bien triste que le volet de monsieur Perry n'a pas été écouté en même temps que mon discours, on est dans la même partie. Mais en même temps, je pense que madame Thuillier doit connaître la différence, j'espère, après toutes ces années au conseil municipal, que quand la commission examine du contrat, elle examine le processus. Ici, on est en train de dire clairement que nonobstant la commission du contrat, une compagnie qui a été mise sur la liste grise encore est récipiendaire. Ça se peut que légalement le processus a été suivi, mais quand on connaît l'historique de cette compagnie, qu'on connaît qu'est-ce que l'administration aurait dû faire à ce moment-là, je me questionne comment madame Thuillier peut questionner l'écart entre monsieur Perry et moi. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:46:51
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌7:46:53
Donc, en droit de réplique sur le 20.28. Alors, madame la présidente, ben justement, Toute la question de ce dossier, c'est le processus. Et je réitère ma grande surprise et mon étonnement à avoir un discours aussi contradictoire entre monsieur Péry qui nous explique le processus et monsieur DeSousa qui demande à l'ensemble de cette Chambre de poser des gestes illégaux. C'est vraiment ça que l'administrateur, que l'opposition officielle est en train de nous demander. Est en train de nous dire, il est sur la liste grise, vous ne devriez pas lui donner le contrat. Et c'est inexact. Et monsieur Perrine nous l'a bien expliqué tout à l'heure et c'est bien écrit dans sa mémoire décisionnelle. Quand l'appel d'offres a été ouvert, quand les soumissions en fait ont été ouvertes, Duroquin ne figurait pas sur la liste grise, ce qu'on appelle. Puisqu'il n'avait pas reçu de rendement insatisfaisant. Bien entendu, j'ai écouté mon collègue monsieur DeSousa qui dit que le service aurait dû faire une évaluation de rendement insatisfaisant plus rapidement. Bien, écoutez, nous ne sommes pas dans les souliers des employés qui ont rédigé ce rendement insatisfaisant, mais je peux vous dire que le service de l'eau a été très minutieux et rigoureux dans ce contrat, parce que c'est pas sur un coin de table qu'on écrit une évaluation de rendement insatisfaisant. D'ailleurs, je tiens à le préciser, puis j'ai un peu l'impression de répéter parce que j'ai dit la même chose le mois dernier, quand on est dans le privé, quand on a un entrepreneur qui fait pas bien les choses, ben on n'a pas envie de le réembaucher, puis on le réembauche pas, puis c'est fini. On a le droit de le faire. Les institutions publiques, on n'a pas le droit de faire ça, c'est interdit. On n'a pas le droit de décider comme ça qu'on n'a pas envie de faire affaire avec un entrepreneur. Nous sommes obligés par la loi du gouvernement du Québec d'octroyer les contrats au plus bas soumissionnaire conforme. Évidemment, je vous rappellerai pas toute l'histoire qu'il y a eu dans les municipalités dans les dernières années et le gouvernement du Québec donné le droit aux municipalités de se doter de processus pour pouvoir justement refuser des soumissions à certaines conditions, et c'est l'évaluation de rendement. La Ville de Montréal fait plusieurs, et les arrondissements, nous faisons des évaluations de rendement avec des critères très bien déterminés. D'ailleurs, c'est écrit dans les sommaires décisionnels, les contrats pour lesquels on va faire des évaluations de rendement.
Voix 5A47:49:36
Pas.
Émilie Thuillier ◌7:49:37
Durocking, comme plein d'autres compagnies, ont subi des évaluations de rendement au fur et à mesure des années et ils ont toujours réussi les évaluations de rendement qui sont à 70%. C'est pour ça qu'on continue à leur octroyer des contrats s'ils sont les plus bas soumissionnaires conformes. Je ne répéterai pas tout ce que j'ai dit la dernière fois sur le contrat réalisé par Durocking dans le Sud-Ouest, un contrat du service de l'eau avec une immense conduite d'aqueduc primaire, une conduite de presque 2 mètres de diamètre, si je ne me trompe pas. C'est effectivement un contrat qui s'est extrêmement mal déroulé. C'est un contrat pour lequel la Ville de Montréal et les citoyens et citoyennes ne sont absolument pas satisfaits. Et sur une base très rigoureuse qu'est l'évaluation de rendement, l'entreprise qui a été jugée par le service de l'eau qui a encadré ce processus, n'a pas réussi à obtenir 70% parce que ça n'a pas été livré de la façon dont c'était écrit dans le contrat. Mais le gouvernement, quand ils nous ont donné le droit de faire des évaluations de rendement et de mettre au ban, en fait, un peu des entreprises, ils nous ont aussi encadré le processus On peut pas faire une évaluation de rendement pendant le contrat, on doit attendre que ça soit terminé. Ensuite, il y a toute une documentation à faire. Ensuite, il y a des allers-retours, on peut pas juste décréter comme ça une évaluation de rendement insatisfaisant, on est obligé d'écrire à l'entreprise, il y a un temps qui est fourni à l'appui selon la loi, on doit attendre les réponses de l'entreprise, il y a ainsi des allers-retours. Donc oui, il y a des délais entre la fin des contrats et l'évaluation de rendement satisfaisant ou insatisfaisant. Bien sûr que nous aurions tous souhaité avoir des évaluations de rendement au moment où nous ouvrions des soumissions, mais vous savez, des soumissions à la Ville de Montréal, on en ouvre tous les mois et plusieurs par mois, et on ne va pas stopper l'ouverture de soumissions pendant 2, 3, 4 mois. Qui plus est, ce contrat, il est important parce que ce sont des conduites de 1926. Mais ça fait quand même un petit bout de temps et on a besoin de les remplacer, ces conduites-là. Et ce que monsieur Péry disait très justement tout à l'heure, c'est que le Service donc des infrastructures et du réseau routier, le SIR, est très conscient et nous sommes très conscients, et c'est écrit noir sur blanc dans le GDD, nous sommes très conscients que nous ne souhaitons pas, nous, mais également les citoyens et citoyennes riverains, revivre un contrat qui se déroule mal. Et savez-vous quoi? Je pense que l'entrepreneur non plus n'a pas envie de revivre un contrat comme ça. Et donc, nous sommes tous sur la même longueur d'onde que ce contrat, nous souhaitons qu'il se déroule le mieux possible. Nous sommes assurés que tous les partenaires et tous les acteurs souhaitent que ce contrat se déroule le mieux possible. Et nous ferons en sorte qu'il se déroule le mieux possible. L'entrepreneur, les résidents, mais également la Ville de Montréal qui a assuré les collègues de la Commission d'examen des contrats qu'il y aurait effectivement une surveillance étroite par rapport à ce contrat, comme il y en a toujours par rapport aux contrats de construction, mais que pour ce contrat, il y en aura probablement une surveillance plus étroite. Donc, Nous sommes tout à fait confortables avec le fait de pouvoir octroyer ce contrat aujourd'hui parce que nous suivons la loi. Madame la présidente, je pense que c'est la première responsabilité de nous tous et toutes qui siégeons en cette chambre de suivre la loi et de faire en sorte que les contribuables aient des services les plus pertinents possibles au meilleur coût possible, et ce contrat le rend finalement, le rend possible. Il y a beaucoup de possibles dans ma phrase, mais c'est vraiment un contrat qui va faire en sorte que nous puissions réparer des conduites d'eau qui ont une centaine d'années et faire en sorte que les citoyens et les citoyennes autour du boulevard Gouin dans Ahuntsic puissent avoir de l'eau de qualité et un service d'égouts pour la prochaine centaine d'années. Donc, j'invite tous mes collègues à adopter ce contrat. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:54:02
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques énoncées aux points 20.26 à 20.30 avec un vote contre de l'opposition officielle pour la rubrique 20.28 ainsi qu'une dissidence inscrite par monsieur Serge Sasseville pour ce même contrat énoncé à la rubrique 20.28, ce qui nous permettrait de poursuivre. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:54:25
Oui, madame la présidente. Étant donné qu'il y a des gens présents dans la tribune, nous allons appeler le thème 5101 et il s'agit de nommer Gabriel Fife pour un premier mandat de 3 ans à titre de membre du conseil jeunesse de Montréal de février 2025 à février 2028. J'espère que j'ai bien prononcé votre nom.
Martine Musau Muele ◌7:54:49
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌7:54:51
Merci beaucoup, madame la présidente. C'est bien sûr avec grand plaisir que je salue la nomination de Gabriel Fife au conseil jeunesse de Montréal. Ses compétences en architecture et en aménagement seront certainement un atout important pour renforcer l'expertise du conseil et bien sûr alimenter les travaux. C'est en même temps réjouissant de voir que l'engagement citoyen suscite tant un intérêt particulier chez les jeunes. Gabrielle, c'est une fière Montréalaise depuis près de 20 ans. Elle a habité dans plusieurs arrondissements, notamment Rosemont–La Petite-Patrie, LaSalle, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension et plus récemment Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. Elle est passionnée par l'aménagement de la ville de demain et les opportunités qui en feraient un lieu où il fait bon vivre. Donc, on partage le même souci de bien vivre à Montréal. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle s'est orientée dans le domaine de l'aménagement il y a plus de 10 ans en complétant un baccalauréat et une maîtrise en architecture à l'Université de Montréal. Son expertise se concentre principalement sur les projets résidentiels et institutionnels dans des contextes urbains denses. Et on a besoin de votre expertise parce que vraiment on veut densifier Montréal. Depuis plusieurs années, Gabrielle s'implique activement dans sa communauté de diverses façons. Pendant ses études, elle était membre de nombreux comités étudiants en tant que représentante académique, présidente et organisatrice d'événements. Et maintenant, elle évolue sur le marché du travail, elle contribue au comité de la relève de l'Ordre des architectes du Québec. Donc Gabrielle, en intégrant le Conseil jeunesse de Montréal et la SPVM, à améliorer la qualité de vie des jeunes Montréalais et Montréalaises. Et selon elle, cela passe par un accès équitable au logement, un cadre bâti réfléchi, une mobilité plus simple et verte, ainsi qu'un sentiment accru de sécurité. Donc merci, Gabrielle, pour votre implication, c'est toujours une fierté. Et puis vous voyez, là, rajeunir les débats au conseil municipal, ça fait toujours toujours du bien. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:57:15
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌7:57:17
Merci, madame la présidente. Alors, je me permets de prendre la parole au nom de mon équipe aussi pour vous souhaiter, en fait, pour vous remercier pour cette belle implication que vous allez avoir, pour les heures de travail que vous allez dédier à ces activités qui sont si importantes pour nous en tant qu'élus. De voir cette participation citoyenne de la part des jeunes est indispensable. Et je vous dirais que dans un climat d'apathie politique qu'on retrouve très, très souvent de par le contexte politique et social dans lequel on se trouve au niveau national et au niveau international, c'est toujours rafraîchissant de voir des jeunes qui s'impliquent en politique. Et c'est non seulement réfréchissant, mais je dirais très nécessaire aussi dans une année d'élections au niveau fédéral, au niveau municipal, où on a besoin d'entendre une diversité de voix, des voix des femmes, mais aussi des femmes avec des qualifications aussi pertinentes que la vôtre. Alors je vous remercie pour votre implication et je vous souhaite de vous impliquer de la meilleure façon dont vous pouvez le faire et de apporter tout ce dont vous avez pour améliorer en fait les travaux du conseil qui fait déjà un travail extraordinaire. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:58:31
En l'absence d'autres interventions, notons donc la nomination de madame Gabrielle Fife telle qu'énoncée à la rubrique 51.01. Nous poursuivons donc avec les points qui suivent, 20.30. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:58:47
Absolument, madame la présidente, allons-y joyeusement en réunissant les items 2031 à 2035. En 2031, on approuve un projet d'acte de servitude par lequel le Syndicat initial de la copropriété ODS cède à la Ville de Montréal une servitude réelle et perpétuelle de passage public à une cour intérieure. En 2032, on approuve un renouvellement de bail par lequel la Ville loue à Espace Végo Inc. pour une durée additionnelle de 5 ans des espaces situés au Biodôme et au Planétarium. En 2033, on accorde un contrat à Nordgérec limité pour des travaux de mise aux normes de l'aréna du complexe sportif Jean-Vianney. En 2034, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé aux firmes Les Architectes FABG, Boutiette-Parizeau, Petropoulos, Bomis et Associés. Et en 2035, on accorde des contrats à Services d'entretien Alphanet pour la fourniture de services de gestion des brigades de propreté dans divers arrondissements pour l'année 2025.
Martine Musau Muele ◌7:59:42
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌7:59:45
Merci, madame la présidente. Alors, je vais aller très rapidement au point 20.35 pour le contrat qu'on donne pour notre brigade, brigade de propreté. Alors, juste pour que tout le monde le sache, alors, les brigades vont être dans les 19 arrondissements. Et ce qui est différent cette année, c'est qu'on ajoute 27 000 heures. Alors, on les devance et vont commencer non pas le 1er juin, mais le 1er mars. Alors, c'est des bonnes nouvelles pour les rues commerciales à travers nos différents arrondissements. Alors voilà, et je tiens juste à mentionner encore une fois que les brigades, bien sûr, seront complémentaires à nos équipes de propreté en arrondissement qui font le gros du travail. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌8:00:26
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20-31 à 20-35. Poursuivons.
François Limoges ◌8:00:33
Madame la présidente, réunissons les items 2036 à 2040. En 2036, on accorde un soutien financier pour l'année 2025 à différents organismes dans le cadre du budget du service de la diversité et de l'inclusion sociale. En 2037, on autorise, on approuve un projet de prolongation de bail par laquelle la Ville loue à Sida Bénévole Montréal des locaux au 2075 rue Plessis. En 2038, on accorde un contrat à des CM pour l'acquisition de camions combinés écureurs d'égouts. En 2039, on approuve un projet de bail par lequel la Ville loue à la Société du musée d'archéologie et d'histoire Pointe-à-Callière un local sur la place Duville. Et en 2040, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Sodem pour la gestion du complexe sportif Marie-Victorin.
Martine Musau Muele ◌8:01:19
La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌8:01:23
Merci, madame la présidente. Alors, je vais intervenir sur le 20.3. Pour la troisième année consécutive, le quartier inclusif et résilient de Montréal-Nord, situé dans le nord-est de l'arrondissement, se voit attribuer un montant issu d'une enveloppe de 50 millions octroyée par Infrastructures Canada. C'est une bonne nouvelle de voir que de la part de Montréal-Nord revient cette année à sa table de quartier, comme c'était déjà le cas pour Lachine et Centre-Sud. C'était une incongruité que cette subvention ne soit pas gérée par l'organisme qui regroupe l'ensemble des partenaires communautaires de l'arrondissement pour porter le projet auprès de toutes les parties prenantes. J'espère que ce nouveau 200 000$ pourra faire une différence pour la vie des Nord-Montréalais et des Nord-Montréalaises qui vivent dans ce quartier. Cependant, Comme pour la nouvelle entente sur la lutte contre la pauvreté, les fonds accordés aux 3 tables de quartier porteuses du projet CIR ne sont pas indexés sur le coût de la vie depuis l'an dernier. C'est dommage si l'on veut résolument investir dans ces 3 secteurs priorisés par l'approche CIR. Madame la présidente, les montants actuels du CIR sont tirés d'une subvention fédérale accordé à la Ville de Montréal depuis 2019. Avec 200 000$, l'arrondissement de Montréal-Nord n'a pas le soutien financier nécessaire pour aménager les infrastructures dont la population du nord-est a besoin. À Montréal-Nord, on est en mode solution pour offrir, pour offrir le meilleur à nos citoyens. On est déjà bien avancé dans la mise en œuvre de notre plan de réaménagement du nord-est Nord-Est 2022-2027, mais le PDI de l'arrondissement ne suffit pas au financement des infrastructures nécessaires dans ce quartier. Les besoins sont grands. Les quartiers inclusifs et résilients ne doivent pas être seulement une ligne de communication de l'administration de Projet Montréal. Les investissements doivent être au rendez-vous pour réduire les inégalités et les indices de défavorisation.
Martine Musau Muele ◌8:03:53
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 2036 à 2040. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:04:00
Président, nous allons réunir les items 30, nous arrivons au chapitre 30, nous allons réunir les items 3001 à 3005. En 3001, on modifie divers règlements d'emprunt afin de réduire le montant de l'emprunt initial également autorisé. En 30-02, on autorise le dépôt de 2 demandes de contribution financière dans le cadre du programme d'infrastructure municipale d'eau PRIMO. En 30-03, on autorise l'adhésion de la Ville de Montréal à la Fédération canadienne des municipalités. En 30-04, on approuve la prolongation des heures d'admission dans les établissements commerciaux de la CIDAC Plaza Saint-Hubert jusqu'à 1 h dans la nuit du 1er au 2 mars pour la Nuit blanche. Et en 30-05, on approuve la prolongation des heures d'exploitation des permis d'alcool de divers organismes dans le cadre des événements culturels qu'ils organisent.
Martine Musau Muele ◌8:04:43
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 30.01 à 30.05. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:04:50
Madame la présidente, nous allons réunir les items 36 à 30.10. En 36, on modifie divers règlements d'emprunt numérés à l'annexe A, joint présent au dossier, pour réduire les montants de l'emprunt initialement autorisé. En 37, on ferme et retire du domaine public à toute fin que de droit le lot 1 707 049 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal. En 30-08, on désigne des immeubles localisés dans le secteur Pie-IX sur lequel le droit de préemption est exercé pour une durée de 10 ans et qui peuvent être acquis au Fonds de réserve foncière. En 30-09, on adopte le code d'éthique applicable aux commissaires de l'Office de consultation publique de Montréal. En 39, on adopte la politique d'établissement des sous-catégories d'immeubles et de divisions en secteurs du territoire de la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌8:05:37
Le chef de l'opposition officielle, monsieur Arif Salem.
Aref Salem ◌8:05:40
Oui, merci, madame la présidente. Alors, je vais faire mon intervention sur le 30.09. Alors, madame la présidente, je me permets de saisir l'opportunité de me prononcer sur l'adoption de ce code d'éthique qui a pour objectif d'encadrer les mandats des commissaires de l'OCPM. Bien que l'office ait pour mission de réaliser des mandats de consultation publique en recueillant l'opinion des citoyens et des parties prenantes concernées, il permet surtout aux Montréalais et Montréalaises de porter des enjeux, de proposer des voies de solutions dans une arène publique et de laisser des traces. C'est une institution incontournable pour l'entretien de la démocratie participative. Au cours de sa 21e année d'existence, l'OCPM a publié sont plus imposants par rapport à jusqu'à présent, Réflexion 2050, dont les résultats ont servi de point de départ pour la consultation du nouveau PUM. Mais au cours de cette même année, l'OCPM a aussi fait l'objet de la plus grosse saga depuis une décennie au sein de la Métropole. Le scandale des dépenses de l'OCPM s'est accompagné d'un grand ménage parmi ceux qui occupaient des postes névralgiques, puis je n'ai pas à vous rappeler le poste du président du comité exécutif, la madame, la présidente de l'OCPM quant à elle, et le secrétaire général qui ont déjà quitté ce poste dans la foulée des révélations concernant les dépenses extravagantes des dirigeants. Ces dépenses abusives ont été faites aux frais des contribuables montréalais qui ont payé le prix de cette mauvaise gestion des fonds publics. Suite à ces révélations, la Ville a opéré un resserrement de l'ensemble de ses finances, mais au-delà d'un problème de dépenses ce scandale a également révélé des enjeux d'éthique, de gouvernance et de promiscuité au sein de l'organisme. Madame la Présidente, cette affaire est historique, si bien que le gouvernement provincial est allé jusqu'à modifier la loi de sorte que l'OCPM devienne administrativement un service municipal et non plus un organisme à part entière. Ces changements législatifs témoignent de la gravité de cette polémique qui a non seulement engendré un bris de confiance chez la population, mais a aussi incité certains à s'interroger sur la pertinence même de l'organisme. Étant donné que l'éthique dans la saine gestion des fonds publics et de saines règles de gouvernance forment le socle sur lequel se bâtit la confiance des citoyens, l'OCPM doit désormais œuvrer à regagner la confiance de la population, des élus et des initiateurs de projets, car c'est seulement une fois cette cible atteinte qu'on pourra véritablement recentrer l'organisme à sa mission de base, la consultation des Montréalais et Montréalaises. Et en ce sens, j'espère que l'adoption de ce code contribuera à assurer de meilleures pratiques et de consultation publique. Finalement, Madame la Présidente, je tiens à remercier le travail de toute l'équipe quand même de l'OCPM, y compris son personnel, ses employés, ses collaborateurs et notamment ses commissaires qui mènent débats en toute impartialité. Je tiens également à féliciter monsieur Bourque, on a eu la chance de le rencontrer lors de son embauche et à qui on a confié les rênes d'un organisme ébranlé. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:08:47
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 30.06 à 30.10. Monsieur François Limoges, poursuivons.
François Limoges ◌8:08:58
Madame la présidente, oui, effectivement, il reste un item au chapitre 30, c'est le 31, on approuve le programme d'activités activités 2025 des commissions permanentes du conseil municipal.
Martine Musau Muele ◌8:09:08
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 30.11. Poursuivons au chapitre 41.
François Limoges ◌8:09:16
Madame la présidente, nous allons donner une série d'avis de motion. En 41-01, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement abrogeant le règlement autorisant un emprunt de 500 000$ pour financer l'achat d'un véhicule à sculpter la chaussée et ses équipements. En 4102, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement concernant les établissements d'hébergement touristique, avis de motion et dépôt d'un règlement modifiant le règlement sur les tarifs. En 4103, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt de 100 millions de dollars pour financer l'acquisition d'immeubles et de travaux préparatoires requis dans le cadre de la réalisation de logements abordables. En 4104, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement établissant le programme de subventions visant les sociétés de développement commercial situées dans le secteur affecté par des travaux d'infrastructure majeurs. Au chapitre 42, madame la présidente, je vais réunir les items 4201 à 4203. En 4201, on adopte un règlement modifiant le règlement autorisant un emprunt de 10 461 000 pour financer le programme de soutien destiné aux arrondissements pour la mise aux normes d'équipements sportifs supralocaux afin d'augmenter le montant de l'emprunt de 4 039 000 $1 200 000 pour un emprunt total de 14 500 000 $. En 4202, on adopte un règlement modifiant le règlement intérieur de la ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la ville au conseil d'arrondissement. En 4203, on adopte un règlement autorisant un emprunt de 6 548 000 pour le financement de l'acquisition et de la distribution de l'outil de collecte dans le cadre de projets d'optimisation de la collecte des ordures ménagères.
Martine Musau Muele ◌8:10:45
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌8:10:49
Merci, madame la présidente. Alors, si je comprends bien, je constate que la Ville se donne en fait des moyens pour acheter des bacs fermés. Et écoutez, ça m'a l'air d'être une bonne nouvelle. Moi, ce que je veux comprendre, si d'un côté je veux comprendre si cette nouvelle façon de faire va pouvoir bénéficier les citoyens d'un peu partout à Montréal, incluant les citoyens qui ont été affectés là par la mauvaise gestion là des ordures à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Ça, c'est d'un côté. Et d'un autre côté, si c'est le cas, en fait, écoutez, on reçoit ça d'une bonne façon, mais avec beaucoup de surprise, parce que je tiens à rappeler à l'administration que l'équipe de l'opposition avait déposé au niveau local à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve une motion en demandant exactement la même chose. Puis à l'époque, l'équipe locale de Projet Montréal avait refusé nos idées, avait mis ça de côté. Puis écoutez, on s'est retrouvé avec des étés où c'était, les odeurs étaient non seulement abondantes, on sentait, on entendait les bruits des mouches, on regardait les insectes, c'était vraiment dégoûtant. Alors écoutez, je, je, j'essaie de comprendre ce changement de position. Puis si ça a bénéficié les habitants de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, tant mieux. Mais écoutez, c'est quand même un peu paradoxal de voir à quel point, quand l'idée a été apportée par l'opposition, c'était pas une bonne idée, mais maintenant on voit que ça va être mis en place. Je tiens à rappeler, en tout cas j'espère que ça va bénéficier les citoyens de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, parce que je tiens à rappeler que l'été s'en vient, le printemps s'en vient, et c'était dégueulasse l'année dernière, c'était dégueulasse l'année d'avant, et est-ce que ça va être comme ça cette année? Et puis écoutez, on n'a jamais été à l'encontre de cette mesure-là parce qu'on le sait que ça a fonctionné ailleurs, comme dans l'arrondissement de Saint-Laurent, mais on le sait que chez nous, ça a apporté énormément d'inconfort, surtout les citoyens. Alors je tiens aussi en troisième lieu à demander si ça va être en fait une mesure que l'équipe de Projet Montréal va mettre dans sa plateforme pour 2025. Si ça marche tellement selon eux à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, je suis surprise de voir que ça n'a pas été implémenté un peu partout dans les autres arrondissements de la même façon. Et je serais curieuse aussi de savoir si ça va faire partie en fait de la plateforme de Projet Montréal un peu partout dans la ville de Montréal. Je pense que les citoyens de Montréal seraient très intéressés à entendre cette question-là, car des Sud-Mercier-Hochelaga-Maisonneuve en ont jusqu'au ras-le-bol de voir comment les ordures affectent leur qualité de vie. Merci, madame.
Martine Musau Muele ◌8:13:38
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌8:13:42
Merci, madame la présidente. Un peu dans le sens de mon collègue, je peux uniquement réjouir par la décision de l'administration d'aller dans ce sens-là. À Saint-Laurent, on était pionnier pour essayer de passer dans une question d'espacement de collecte et le bac d'ordures a été un des outils que nous avons utilisés avec succès. Je peux uniquement suggérer que dans le déploiement de cet outil, ça pourrait aussi être considérer que vous achetez et vous donnez aux citoyens le choix de combien ou quelle grandeur qu'ils veulent pour que chacun peut tailler ça à leurs besoins. Je vous suggère aussi que ces bacs soient identifiés avec la maison ou avec l'adresse civique pour qu'au moins les gens qui veulent avoir cet outil-là peuvent garder leur bac et s'assurer que ça ne disparaît pas. Je vous invite aussi de penser à une approche où, au-delà des bacs, vous pouvez considérer l'usage de micropuces pour le déchet, pour qu'on puisse mesurer plus particulièrement avec les bras mécaniques de quel était le tonnage de déchets, pour qu'on puisse faire une évaluation de la mise en application de cet outil-là. Mais je peux vous dire avec une certaine confiance que nous, en Saint-Laurent, on a mis ça en place depuis 2006. Et c'est cet outil-là qui nous a permis en 2015 de passer non seulement avec le compostage, mais de aussi en avoir une bague fermée, réduire les odeurs, réduire la bouffe aux animaux qui été habitué de déchirer les sacs, d'avoir un outil qui était facile à nettoyer juste par un arrosage, par un boyau, et en conséquence, on avait trouvé qu'il y a beaucoup de bénéfices qui peuvent venir. Donc, je vous invite de pas uniquement de voir ça dans un contexte d'espacement des déchets, mais aussi dans un contexte d'avoir une ville plus propre et outil qui permettra à des citoyens de tailler leur contribution en compostage, en recyclage, mais aussi en déchets. Et je pense qu'on peut apprendre beaucoup de ça. Je suis curieux, et puis j'aimerais bien si le porteur du dossier peut nous dire que pour les pionniers comme Saint-Laurent qui a déjà contribué, est-ce qu'il y aura un remboursement des coûts parce que On a fait ça depuis 2015 et puis actuellement, non seulement qu'on avait dépensé notre argent, que maintenant je constate que ça, c'est maintenant, va être absorbé par la ville centrale. Et puis si effectivement il y a une possibilité d'avoir une reconnaissance de qu'est-ce que nous avons dépensé, je serai la première à accepter le transfert financier. Madame la présidente, mais au-delà de ça, je vous avoue qu'actuellement, quand nous allons donner cette BAC à nos citoyennes, ça vient avec une assurance pour la réparation, ça vient avec une garantie, mais une fois que la BAC a passé sa vie, la citoyenne chez nous achète une autre BAC à ses frais. Maintenant, si effectivement, et ça c'est la pratique actuellement, On avait donné le premier bac gratuit, mais le deuxième, en 5 ans, whatever, a été aux frais des citoyennes, et c'est actuellement le cas. Maintenant, je me pose la question que si la Ville va donner des bacs ici, quelle va être la politique aussi pour les gens qui vont demander un autre bac parce que leur bac a été volé ou leur bac a été brisé? Etc. Et c'est effectivement, on doit harmoniser ça parce qu'actuellement on charge et on aimerait bien que si effectivement la Ville va donner gratuit, mais à ce moment-là aux résidents de Saint-Laurent aussi on peut avoir la même notion d'équité. J'ai hâte d'avoir des réponses de la porteuse du dossier. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:18:09
Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌8:18:12
Merci beaucoup, madame la présidente.
Marie-Andrée Mauger ◌8:18:13
Donc, en droit de réplique sur le 42.3, Donc tout simplement pour dire que ce règlement d'emprunt fait suite à l'adoption du budget que nous avons fait en 2024.
Marie-Andrée Mauger ◌8:18:27
S'il y a un grand intérêt de certains membres du conseil sur ce règlement d'emprunt de 6 548 000$, je les réfère à la fiche PDI 52500.
Marie-Andrée Mauger ◌8:18:41
Y a des questions spécifiques sur un arrondissement, je vous invite à m'écrire. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:18:46
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 4201 à 4203. Poursuivons, monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:18:55
Madame la présidente, nous allons poursuivre avec le chapitre 43. En 4301, il y a un avis de dépôt, motion, il y a un avis de motion, dépôt et adoption d'un projet de règlement intitulé règlement modifiant le règlement visant à améliorer l'offre en matière de logement social abordable et familial pour y ajouter des zones.
Martine Musau Muele ◌8:19:15
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:19:18
Merci, madame la présidente. Donc, mon intervention va porter sur le 43.01. Madame la présidente, comme à chaque fois, les élus d'Ensemble Montréal jugent l'ajout de ces zones abordables induit par le règlement pour une métropole mixte comme étant contre-productif. C'est simple, en 4 ans de règlement, seulement 95 unités abordables ont été financées et ce, sans qu'on sache combien sont à ce jour occupés. Le manque de transparence de la part de l'administration sur ce point confirme d'ailleurs l'échec du règlement. C'est justement devant ce constat d'échec que Projet Montréal a mis sur pause plusieurs dispositions du RMM jusqu'à la fin 2025, soit après les élections. Toujours avec cet esprit de contradiction qui lui est tout à fait propre, Projet Montréal continue malgré tout de venir créer des zones à effet repoussoir pour ceux qui souhaiteraient développer du logement tous types confondus. C'est ce qu'elle fait aujourd'hui en venant créer 2 zones abordables sur l'ancien hippodrome. Bien que ce soit la volonté de l'ensemble des acteurs de la société civile qui ont démarré le Galop de venir faire du logement abordable, je ne peux pas m'empêcher d'être inquiet pour la concrétisation du développement de ce secteur. Pourquoi faire appliquer une réglementation qui repousse constamment les développeurs dans un lieu où on devrait rapidement construire des logements? Il semble que l'administration ait oublié une chose: En 2023, aucun promoteur n'avait signifié d'intérêt à développer le secteur, notamment en raison des conditions trop contraignantes et de l'absence d'un plan de déploiement des infrastructures de base. Ainsi, j'ai du mal à croire qu'en ajoutant une couche en plus d'exigences, les développeurs vont être au rendez-vous. Le dossier qui nous est présenté aujourd'hui inclut aussi l'ajout de zones abordables pour les prises Saint-Bernardin-Bixienne, Saint-Enfant-Jésus et la Maison du Citoyen. La construction de logements, si elle va de l'avant et est mise en œuvre sur ces sites, sera une bonne nouvelle. Montréal a besoin de plus de logements. Je me dois cependant de souligner qu'il est dommage d'un point de vue patrimonial de voir ces deux églises être détruites. Je me questionne également sur l'efficacité de l'application du règlement sur l'entretien et l'occupation des bâtiments. En résumé, madame la présidente, les élus d'Ensemble Montréal vont voter en défaveur de ce projet. L'accélération de la construction de logements abordables ne passera pas par le règlement sur la pétropole mixte et l'administration en vient à la même conclusion avec le moratoire partiel de son règlement. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:21:39
Monsieur Benoît Dorais.
Aref Salem ◌8:21:41
Alors, en droit de réplique, en résumé, nous on pense exactement le contraire.
Benoit Dorais ◌8:21:46
Alors, bien franchement, je pense que comme d'habitude, madame la présidente, nous on va voter pour parce que les mises en chantier sont beaucoup plus importantes que n'importe quelle autre administration.
Martine Musau Muele ◌8:21:54
Et je pense que, comme d'habitude, malheureusement, on comprend pas encore le principe du RMM. Alors, en résumé, on est pour. En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la rubrique 43.01, chapitre 44. Monsieur Franck— non, pardon, permettez, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌8:22:17
Alors, monsieur Doré, je vous demande des dons de voyance. Ensemble Montréal va voter contre le 43.01.
Martine Musau Muele ◌8:22:25
Inscrit au procès-verbal le vote contre d'Ensemble Montréal pour la rubrique 43.01. Chapitre 44, monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:22:32
Alors, c'est l'item au chapitre 44, en 44.01, on adopte une résolution intitulée résolution en vertu de l'article 93 de la loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d'habitation visant à autoriser la construction d'un bâtiment de 6 étages comportant 178 logements sur un lot du Cadastre du Québec sur un terrain vacant situé au 7030 boulevard Saint-Michel.
Martine Musau Muele ◌8:22:53
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 44.01 chapitre 46. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:23:00
Un seul item, madame la présidente, en 46.01. On nomme la place des Hospitalières dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal.
Martine Musau Muele ◌8:23:07
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 46.01 chapitre 51. 51.02, monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:23:15
Oui, madame la présidente, il est proposé par moi-même et appuyé par madame Émilie Thuillier de nommer monsieur Sylvain Ouellet à titre de membre de la Commission sur l'examen des contrats en remplacement de monsieur Jérôme Normand.
Martine Musau Muele ◌8:23:26
En l'absence d'intervention, notons la nomination énoncée à la rubrique 51.02, chapitre 65.
François Limoges ◌8:23:35
Je vais laisser la parole cette fois, madame la présidente, non pas à ma vis-à-vis d'opposition, officielle, mais vis-à-vis de la deuxième, du deuxième groupe d'opposition ou des indépendants, madame Blanchet va présenter sa motion.
Martine Musau Muele ◌8:23:48
Madame Nancy Blanchet.
Nancy Blanchet ◌8:23:51
Merci, madame la présidente. Aujourd'hui, on fait plus que déposer une motion, on lance un signal fort. Pour la première fois, une instance qui planifie, développe et fait la promotion du transport collectif dans la grande région métropolitaine de Montréal reconnaît noir sur blanc que le Grand Sud-Ouest a besoin d'un transport structurant. Le dossier d'opportunité que prépare actuellement l'ARTM reconnaît le besoin criant en transport collectif lourd à l'ouest de la station de métro Angrignon. Un besoin historique que les élus et la population de LaSalle décrit depuis de nombreuses années. Travailler ensemble pour bâtir une société moderne qui s'appuie sur du transport collectif, c'est un choix de société. Le développement du Grand Sud-Ouest ne fait pas exception à cette affirmation. C'est le choix d'un territoire qui refuse d'être laissé pour compte. C'est le choix d'une métropole qui comprend qu'elle ne peut pas croître en laissant des quartiers entiers sans infrastructures adaptées à une population sans cesse croissante. C'est le choix d'une génération qui sait que l'avenir passe par des investissements intelligents et durables. Nous ne pouvons pas accepter de freiner notre développement local ni devoir repousser ces investissements qui sont essentiels. Les grandes nations se développent en bâtissant des réseaux structurants, en reliant leurs citoyens, en créant des conditions propices à la prospérité. Nous pouvons agir de la même façon. Nous pouvons être maîtres de notre destin économique, et de la mobilité sur notre territoire. Pour ce faire, nous devons construire, investir, regarder plus loin, mais surtout poursuivre en continu le développement du transport collectif. Pour ce faire, on a besoin de l'engagement des gouvernements supérieurs. Madame la présidente, le Grand Sud-Ouest, c'est 280 000 citoyens une force économique immense, des entreprises, des industries, des pôles d'innovation. Mais ce territoire, à l'ouest de la station Angrignon, est enfermé, enclavé, prisonnier d'un réseau de transport collectif qui n'offre pas d'alternatives suffisantes à l'auto solo. Chaque matin, des milliers de travailleurs et d'étudiants prennent un temps précieux perdent un temps précieux dans la congestion routière qui étouffe Montréal. Chaque soir, des familles voient leur quotidien ralenti. Il faut que ça cesse. Un transport collectif bien conçu et intégré à notre milieu apportera de nombreux bénéfices: moins de pollution, plus de temps pour les familles et une meilleure qualité de vie pour tous et toutes. Ce projet n'est pas un privilège. Ce n'est pas un caprice, c'est une nécessité. Une nécessité pour l'économie, une nécessité pour l'environnement, une nécessité pour l'équité territoriale. Nous le disons haut et fort, le Grand Sud-Ouest, le projet du Grand Sud-Ouest doit voir le jour. Je tiens à saluer l'ouverture et la mobilisation des collègues de l'ensemble du conseil municipal. Nos échanges nous confirment que des élus de partout à Montréal et de différentes formations politiques appuient cette motion que je dépose avec beaucoup de fierté. Le signal est d'autant plus fort. La Ville de Montréal est unie et souhaite la réalisation de ce projet. Nous demandons donc au gouvernement du Québec, par le dépôt de cette motion, d'étudier avec sérieux le dossier d'opportunité que déposera sous peu l'ARTM, d'accélérer sa mise en œuvre et de confirmer le financement de ce projet. Le Grand Sud-Ouest ne peut plus attendre, il est temps de construire l'avenir et d'arriver à destination. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:28:22
Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌8:28:26
Merci, madame la présidente. Alors, Moi, je suis très heureux de pouvoir appuyer cette motion ce soir parce que, comme l'a indiqué d'entrée de jeu madame Blanchet, ça fait très longtemps que je milite personnellement pour qu'il y ait un transport lourd, notamment le métro, dans le Sud-Ouest, LaSalle, Lachine, allant jusqu'à Dorval. Je l'ai déjà dit à madame Mauzerolle, je l'ai déjà dit dans cette chambre, je le répète. Je ne pense pas qu'il y ait un élu ici dans cette salle qui puisse être contre le fait qu'on ait un mode de transport lourd qui se développe vers l'ouest de l'île. Ce n'est pas contre l'est de l'île, ce n'est pas contre le nord de l'île, mais je pense qu'il faut— notre responsabilité, c'est de développer le transport en commun sur l'ensemble de l'île de Montréal, y compris dans la prolongation du Grand Sud-Ouest qui est LaSalle, Lachine et Dorval, pour toutes les raisons qui sont dans le considérant. Et quand je dis que ça fait longtemps que je milite, moi, je peux vous dire que j'ai fait, j'ai écrit des lettres à monsieur Dauphin alors qu'il était président du conseil d'administration de la STM. J'ai poursuivi à plusieurs reprises avec d'autres. On a présenté ici devant une commission du conseil. Alors, c'est quelque chose de constant. Mais en même temps, il y a eu le développement du REM, il y a le développement vers l'est, sur lesquels, je veux juste le rappeler, jamais, jamais je ne me suis opposé ici dans cette chambre. Pourquoi? Parce que j'ai toujours pensé que c'était important que tous les citoyens montréalais puissent avoir accès. Mais je représente LaSalle. Lorsqu'il y a eu l'ARTM qui a bien voulu continué l'étude et arrivé à éventuellement soumettre un rapport qui sera bientôt déposé, je l'espère. On ne sait pas qu'est-ce qui va être retenu parmi les 6 scénarios, mais je présume que les experts vont proposer un mode de transport lourd justement qui va aller vers Lachine et Dorval en passant par LaSalle et à partir, en tout cas au moins à partir du métro Angrignon si c'est possible. On veut aussi que ça relie le centre-ville de Montréal. Alors, tout ça pour dire que moi, je suis très heureux d'appuyer une telle motion, mais ça ne veut pas dire que s'il y avait un transport lourd à LaSalle, nous abandonnons, et que par exemple c'était le tramway qui était proposé ou un autre mode de transport, que personnellement j'abandonne, et je pense que mes collègues vont être d'accord aussi, Nous n'abandonnerons pas l'idée d'un métro éventuellement vers l'Ouest Island, parce que je pense que c'est extrêmement important aussi, ne serait-ce que pour tous les travailleurs. Il y a 25 000 emplois qui sont à LaSalle. Si on ajoute Lachine et Dorval, c'est quand même beaucoup, beaucoup d'emplois. On parle du canal de Lachine 4.0. Alors, il y a les résidents qui utilisent beaucoup leur automobile, Si on veut qu'il y ait, en fonction par exemple du PMAD qui est développé présentement et qui est en cours de production au niveau de la deuxième mouture au niveau de la CMM, je pense qu'il y a un axe qui est axé sur le transport. Alors, c'est très important qu'une telle motion ce soir soit adoptée de façon unanime si possible. C'est ce que nous vous demandons de faire, un peu comme la mairesse tout à l'heure, de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. Avec enthousiasme, avec enthousiasme, je vous le demande d'appuyer une telle motion. Et naturellement, ce n'est qu'une étape dans le cheminement que nous allons voir vers le mode d'un transport lourd dans le Grand Sud-Ouest en allant vers Dorval.
Martine Musau Muele ◌8:32:20
Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem. Juste auparavant, puisqu'il est 21 h 30, pour les fins du procès-verbal, est-ce que vous pouvez m'expliquer votre volonté d'épuiser le dernier item à l'ordre du jour. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:32:32
Madame la présidente, avec plaisir, on va terminer le débat sur le 6501 avant de repartir à la maison, appuyé par Chantal Rossi.
Martine Musau Muele ◌8:32:40
Merci, monsieur Salem.
Aref Salem ◌8:32:42
Merci, madame la présidente. Mon cher collègue, c'est avec enthousiasme que je vais faire mon intervention sur ce point-là. En fait, nous, quand l'équipe de LaSalle a approché Ensemble Montréal, pour joindre sa voix à cette motion, nous nous sommes mis directement dans le mode collaboration. Parce que c'est un enjeu de taille pour des arrondissements comme LaSalle et comme Lachine. C'est un enjeu de taille aussi qui existe pour l'est de Montréal et pour le nord-est de Montréal où nous avons des résidents qui sont tout simplement enclavés. Madame la présidente, Il y a des arrondissements, comme je l'ai dit, comme LaSalle, comme Lachine, qui ont bien peu d'options de mobilité, ce qui nuit aux possibilités de déplacement des résidents, mais aussi des possibilités de déplacement tout court. Il y a beaucoup de travailleurs qui viennent à Lachine, il y a beaucoup de travailleurs aussi qui se déplacent dans LaSalle, et on est en train d'empêcher ces gens-là de prendre un mode de transport structurant. Alors, on le sait que le transport en commun joue un rôle social très important et les Montréalais et Montréalaises doivent être capables de se déplacer vers nos cliniques de santé, vers nos hôpitaux, vers nos lieux d'éducation, vers nos lieux culturels et attritouristiques, vers les épiceries et j'en passe. Le transport en commun, c'est aussi un vecteur économique et commercial primordial. Un projet structurant crée un développement qui apporte beaucoup pour nos industries, nos artères commerciales et notre commerce proximité. Madame la présidente, la motion non partisane qui est déposée vise à rappeler au gouvernement du Québec qu'il doit accélérer le développement des projets structurants de transport en commun à Montréal. Et nous souhaitons aussi envoyer un message clair que tous les élus de Montréal, de tous partis confondus, nous sommes mobilisés et souhaitent voir l'accélération du développement des projets du transport en commun à Montréal. Madame la présidente, en terminant, Je remercie la collaboration de mes collègues. J'espère au moins que notre voix sera entendue et par l'ARTM et par le gouvernement du Québec. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:34:50
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌8:34:54
Merci, madame la présidente. Merci beaucoup aux collègues de LaSalle d'avoir porté la motion avec madame Black et Ensemble Montréal. Je pense que c'est absolument essentiel. En fait, je dis Je dirais que c'est une injustice historique que LaSalle et Lachine n'ont pas reçu leur part du métro de Montréal. Ça fait longtemps qu'on voit une densité telle que ça mérite un métro, que ça mérite un tramway, puis il y a plein d'opportunités à LaSalle présentement. Le bon travail que vous faites sur la planification détaillée autour de Newman, je pense que ça démontre jusqu'à quel point il y a une densité qui va venir autour l'avenue Newman, que ça mérite un axe de transport structurant afin de transporter tout ce monde qui va finalement y habiter sur l'avenue Newman et aux alentours. Franchement, on a une superficie plus grande que Griffintown et un potentiel de développement plus grand que Griffintown. Que pas assez de Montréalais réalisent que Newman, c'est le futur aussi du Grand Sud-Ouest. Donc, un transport en commun structurant est plus que nécessaire pour ce nouvel développement. Donc vraiment encore pour cette planification détaillée, c'est très intéressant. Je vais inviter les collègues de regarder le beau travail qui se fait à LaSalle à cet égard-là. Mais aussi, il ne faut pas oublier le sud de LaSalle, il ne faut pas oublier l'est de Lachine. Et je suis d'accord avec monsieur Deschamps sur le fait qu'il faut que ça aille jusqu'à Dorval. Si vous regardez le développement qui se fait autour de l'avenue Dorval et le cercle Dorval, il y a quand même une densité importante qui vient d'Orval, qui nécessite également un tramway, un métro, quelque chose de plus structurant que le 211, que je connais très bien, que j'ai pris pour toute mon adolescence, mais ça mérite ce genre de transport en commun. Le sud de LaSalle, depuis Villémor, on a une opportunité avec Deleverandrie, 3 voies de chaque direction, puis là on peut imaginer un tramway effectivement On peut imaginer au moins au minimum rapidement un système de voies réservées avec des autobus fréquents pour transporter tout le monde, parce qu'il y a quand même beaucoup d'autobus qui passent depuis métro Jolicoeur, depuis métro Montcalm, qui vont jusqu'à 90e à LaSalle et dans Lachine. Donc effectivement, le grand Sud-Ouest, c'est une communauté. Les gens du Sud-Ouest vont à Lachine, les gens de Lachine vont à LaSalle, les gens de LaSalle vont à Verdun. On se connaît dans la grande Sud-Ouest, mais il y a deux grands arrondissements qui sont exclus d'un transport en commun structurant. Donc, merci beaucoup pour cette motion. Il faut absolument l'appuyer à l'unanimité. On est en exécution d'une ligne de métro à Montréal. On doit être dans la planification maintenant pour la prochaine ligne et le prochain prolongement. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌8:37:37
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌8:37:39
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, bien évidemment, j'appuie mes collègues de LaSalle. Avec cette motion. Ça me réjouit qu'on en parle, qu'on parle du lien de l'Ouest cette année. L'an passé, on parlait beaucoup du lien de l'Ouest, mais cette année, on a parlé beaucoup du lien de l'Est. On a besoin des deux liens. Mais il faut savoir que le lien de l'Ouest, quelque chose que je pense que les grandes personnes ne savent pas, c'est qu'on a quand même, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, est allée chercher 800 millions de dollars 800 millions de dollars qui sont dans le Plan québécois des infrastructures. C'est inscrit pour réaliser ce projet. Et l'ARTM a eu 20 millions de dollars pour faire un dossier d'opportunité. Ils ont fait des études, ils sont arrivés au dossier d'opportunité, ils nous ont montré 6 options: le SRB, différentes versions du tramway, une version du métro. Et maintenant, l'ARTM va porter ce dossier d'opportunité avec 3 options au gouvernement du Québec. Alors, ça doit se passer ce printemps et le gouvernement du Québec doit faire son choix. Alors, c'est un dossier qui avance, un dossier qui avance bien, et puis je pense qu'avec nous tous qui poussons dans la bonne direction, on va l'avoir parce que ça va être impossible de faire le développement dans Lachine, 10 000 nouvelles unités qui sont en planification maintenant, des milliers d'unités en planification sur la rue Newman et dans les alentours. Et pour faire, pour que ça puisse marcher, pour que ça puisse marcher, que les gens ne soient pas pris dans le trafic, il faut absolument qu'on ait un transport structurant, que ce soit métro ou que ce soit un tramway. Espérons que ce soit un tramway, parce que si c'est un tramway, ben ça va être le premier tronçon de tout le plan de tramway qu'on propose dans notre plan d'urbanisme et de mobilité pour Montréal. C'est sûr qu'un métro, ça serait plus vite, mais ça serait le fun aussi que ce soit un tramway, ça coûterait moins cher, puis on pourrait le faire beaucoup plus rapidement. Alors, il y a une autre chose aussi que j'aimerais mentionner du fait qu'on fait, que c'est important de faire un lien structurant dans cette zone. Le REM, quand on le fait, le REM passe dans les espaces verts de la Ville de Montréal et va nous pousser à développer les derniers espaces verts qui existent sur le sud de Montréal et sur l'île de Montréal, surtout dans l'ouest de Montréal. Mais le lien structurant de l'est et de l'ouest, il passe dans nos anciennes zones, dans nos anciennes friches industrielles. Et ça, c'est encore plus important de les transformer. Puis on est chanceux, il y a des promoteurs qui sont prêts à transformer ces friches industrielles. C'est beaucoup mieux pour l'environnement que d'aller déboiser des terrains, changer des terrains de golf ou déboiser des forêts entières pour faire des nouveaux développements. Alors moi, j'insiste et j'espère que le gouvernement du Québec va voir l'opportunité de faire du logement le long de ces friches industrielles et de faire aussi plus d'industrie, parce qu'il y a aussi l'industrialisation qui se remet à fonctionner le long du canal de Lachine. Alors, pour toutes ces raisons, j'espère qu'on va de l'avant et surtout que le gouvernement du Québec ne voit pas ça comme une dépense, parce que, comme on sait, c'est 6 milliards de dollars qu'on perd à chaque année dans la grande région de Montréal. 6 milliards de dollars dans la congestion Alors, si on pourrait commencer à investir cet argent-là dans, dans le transport en commun à Montréal pour nous dégager de toute cette congestion, mais ça irait mieux pour le développement économique de Montréal et pour les habitants de Montréal qui vont pouvoir se déplacer plus facilement. La dernière chose que j'aimerais dire, je suis vraiment contente de voir monsieur Aref Salem appuyer cette résolution. Parce qu'en fait, ce lien-là vient du projet de la ligne rose. C'est ce qui nous reste du projet de la ligne rose. On s'était battu, il y avait le métro qui allait vers, vers le nord, mais ça a toujours été qu'à partir de Montréal, à partir de la ville jusqu'à Lachine, ça serait hors terre. Et c'est sur ce lien-là qu'on a travaillé. C'est pour ce lien-là que Valérie Plante est allée négocier avec la Ville de Québec et le gouvernement gouvernement fédéral que le 800 millions de dollars qui devaient être pour le tramway de, qu'elle a donné, notre argent, elle l'avait donné pour le tramway de Québec. Et puis le gouvernement fédéral, le gouvernement, la Ville de Québec a décidé, OK, cet argent-là va être retourné à Montréal pour continuer à faire votre projet. C'était, et moi je suis très contente qu'il y a quelque chose qui reste de la ligne rose et j'espère qu'on va continuer à travailler parce que ça fait très longtemps, comme le dit monsieur Deschamps, moi je sais que dans les années 80, on parlait du tramway à Lachine puis que ça allait se passer dans les prochaines années. Alors maintenant, le projet est dans la machine, il y a de l'argent, c'est le temps de le réaliser et c'est le temps aussi de le connecter pour le tram dans l'est de la ville de Montréal. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:43:00
Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌8:43:04
Madame la présidente, je me lève en fait au nom de ma collègue Sophie Mauzerolle, pour qui en fait qui aurait voulu prendre la parole ce soir pour appuyer ce projet-là. Juste pour signifier aux gens du Grand Sud-Ouest que c'est un cri du cœur qu'on entend et qu'on appuie, qu'on supporte, que l'on porte avec vous, mais au nom de tous les citoyens et citoyennes de la Ville de Montréal. On a besoin, comme tout le monde l'a bien expliqué, de ce lien-là. C'est urgent qu'on développe plus de transports collectifs sur l'Île-de-Montréal et au-delà. Et donc, en son nom, comme responsable des transports et de la mobilité, je viens signifier l'appui de notre administration à cette motion. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:43:50
Madame Nancy Blanchet.
Nancy Blanchet ◌8:43:54
Merci, madame la présidente. D'abord, je voudrais remercier l'ensemble de mes collègues des deux côtés de la Chambre pour leur appui. J'ai effectivement rencontré madame Mauzerolle avec madame Plante la semaine dernière ou la semaine précédente pour parler de cette motion-là. Je connais la position, leur position. Il y a trop, trop de projets qui étaient nécessaires, qui étaient urgents d'être réalisés, qui sont sont vus repoussés dans le temps, année après année, pour ne pas dire décennie après décennie. Alors, je pense que même si le gouvernement du Québec s'était déjà engagé à investir des sous, il est important pour la Ville de Montréal de lui rappeler, de rappeler haut et fort l'importance de ce projet-là, qui n'enlève en rien l'importance d'autres projets de transports collectifs et merci à ma collègue Maja Vodanovic d'avoir rappelé que le transport collectif, ce n'est pas une dépense, mais bien un investissement pour le développement de nos communautés. Merci à tous.
Martine Musau Muele ◌8:45:08
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de cette motion non partisane énoncée à la rubrique 65.01. À titre informatif, Notre prochaine rencontre sera le jour de la Saint-Patrick, soit le 17 mars. Rendez-vous à 13 h. La séance est levée. Merci.