Journal des instancesPar Nicolas Jolicoeur

Conseil municipal — 17 mars 2025 et 18 mars 2025

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Animation / annonce d'ouverture ◌0:06:29

Mesdames et messieurs, conseillères, conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît. Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Martine Musau Muele.

Martine Musau Muele ◌0:07:00

Bonjour tout le monde, nous sommes lundi 17 mars, 13 h 02. Bienvenue à cette séance ordinaire du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kényangéaga de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Chers collègues, avant de débuter nos travaux, je souhaite vous faire part de deux très belles initiatives mettant en lumière les contributions des femmes montréalaises dans notre métropole, contributions qui vont dans le sens de la Journée internationale des droits des femmes que nous avons célébrée plus tôt ce mois-ci. Alors premièrement, la carte alternative Montréal, ville de femmes, qui célèbre 73 pionnières qui ont marqué l'histoire sociale, culturelle et économique de la ville, portée par la chercheuse et autrice Chantal Rinquet, En collaboration avec l'Université de Montréal et la Société Transport de Montréal, ce projet prend la forme d'une carte alternative du métro de Montréal dans laquelle le nom de chaque station a été remplacé par celui de femmes inspirantes ayant marqué la ville, chacune à leur manière. Cette initiative montréalaise fait suite, pardon, à celle de New York, Londres et Barcelone et fait de notre métropole la première ville francophone à offrir cette vision alternative cherchant à rectifier de le peu de place généralement accordée aux femmes dans la toponymie urbaine. Deuxièmement, nous avons le plaisir de signer le retour de Cité Elle Montréal, formation et simulation d'un conseil municipal destiné aux femmes intéressées par la politique municipale. Il s'agit d'une occasion exceptionnelle pour les Montréalaises de s'initier à la politique municipale tout en développant leurs connaissances et capacités de leadership. C'est la raison pour laquelle j'invite nos concitoyennes à se renseigner davantage sur cet événement porté par la Ville de Montréal. Concertation Montréal et le Conseil des Montréalaises et à s'inscrire en grand nombre d'ici le vendredi 28 mars prochain. Poursuivons donc avec quelques dates à souligner, mais auparavant, on va prendre une petite minute de réflexion. Merci, je vous invite à prendre place. Alors, célébration de journées internationales du 1er au 31 mars, le mois de la francophonie. Le 8 mars, c'était la journée internationale des droits des femmes. Le 11 mars marquait la journée de commémoration nationale en mémoire des victimes de la COVID-19. Aujourd'hui, 17 mars, c'est la fête de la Saint-Patrick. 20 mars, journée internationale de la francophonie. Du 16 au 22 mars, nous célébrions la semaine québécoise de la déficience intellectuelle. Du 21 au 31 mars, la semaine québécoise— la semaine d'action, pardon, contre le racisme. Le 21 mars marque la Journée internationale de l'élimination de la discrimination raciale. Le 31 mars, la Journée internationale de visibilité transgenre. Joyeux anniversaire à messieurs, mesdames Mauger, Journeau, De Ros, Grondin, Bissonnette. Et avant de débuter nos travaux aujourd'hui, je souligne par ailleurs que nous célébrons la fête de la Saint-Patrick, un événement marquant pour la communauté irlandaise de Montréal. Hier, une marée verte a déferlé dans les rues de Montréal à l'occasion de la 200e édition du défilé du même nom. Pour rappel, le défilé de la Saint-Patrick figure parmi les événements célébrant la culture irlandaise les plus importants et les plus anciens en Amérique du Nord. Nous sommes d'autant plus fiers— parmi les événements célébrant la culture irlandaise des plus importants et des plus anciens en Amérique du Nord, nous sommes d'autant plus fiers de souligner la contribution de la communauté irlandaise à la Ville de Montréal. Notre institution ayant par ailleurs intégré le très le trèfle irlandais dans ses armoiries officielles pour reconnaître l'apport de ce peuple fondateur. Alors, au nom du conseil municipal, bonne célébration à toutes et à tous. Débutons avec les questions des membres du conseil municipal. Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌0:11:41

Oui, merci, madame la présidente. Madame la présidente, pour faire face à la crise sociale qui sévit dans le métro, on a vu la semaine dernière la STM et l'administration de Projet Montréal ils ont annoncé des mesures temporaires dont la fin du flânage. Donc c'est évident que cette mesure, elle s'adresse principalement aux sans-abri qui peuvent passer des heures, voire la journée dans certaines stations. Madame la présidente, je pense qu'il est normal de vouloir rétablir la fonction de transit du métro. D'ailleurs, le métro, il est fait pour, il sert à déplacer des gens et dans un monde idéal, ça ne serait pas un refuge. En revanche, évincer les sans-abris du métro, ça ne règle absolument rien si cette mesure n'est rattachée qu'à du vide. Et c'est exactement le cas actuellement, Madame la Présidente. Les mesures annoncées sont insuffisantes et elles sont très mal ficelées. Pour preuve, les constables spéciaux qui devront appliquer la nouvelle instruction du flânage n'ont même pas été consultés dans l'élaboration de ces mesures. Madame la présidente, l'administration et la STM n'ont présenté aucun plan pour s'attaquer à l'itinérance. Donc, ce qu'on est en train de voir, madame la présidente, c'est que Projet Montréal met les itinérants en dehors du métro, mais à partir de là, c'est quoi le plan? Et les mesures annoncées par la STM arrivent à terme le 30 avril prochain. Et après ça, qu'est-ce qu'on fait? Madame la présidente, ma question, elle est bien simple: est-ce que l'administration de Projet Montréal peut nous présenter un plan concret pour s'attaquer à l'itinérance et à l'insécurité dans le métro? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:13:18

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:13:21

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Oui, je suis très heureuse d'avoir pu porter la voix des Montréalais et des Montréalaises plus tôt cette année lorsque j'ai interpellé le gouvernement du Québec concernant cette crise sociale qui dépasse largement Montréal. Évidemment, nous sommes une métropole, donc on a beaucoup plus de personnes vulnérables. Et à ce moment-là, j'avais indiqué à quel point le métro était sous pression. Ceci étant dit, je suis vraiment heureuse, je suis fière d'avoir porté la voix des Montréalais, parce que les échos qu'on entend de la part du gouvernement du Québec, c'est qu'on devrait avoir de bonnes nouvelles, à même le budget, avec aussi des ressources supplémentaires, parce que tout le monde est d'accord, et là-dessus, qu'on entende les chroniqueurs, qu'on entende les journalistes, La population le sait à quel point la Ville de Montréal, avec EMIS, avec le SPVM, avec les millions de dollars qu'on met à contribution pour faire du logement social comme on l'a fait dans les dernières années, on regarde tous les angles. Mais c'est absolument nécessaire d'avoir un effort de société parce que ce qui se passe en ce moment est très difficile pour les personnes vulnérables, mais aussi pour les utilisateurs du métro qui veulent à la fois le bien de ces personnes vulnérables, mais qui veulent également se sentir en sécurité.

Stephanie Valenzuela ◌0:14:29

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:14:30

Questions complémentaires.

Aref Salem ◌0:14:36

Madame la présidente, je n'ai pas de réponse. J'ai posé une question, c'est déplorable de voir la mairesse nous répondre avec pas de réponse. Madame la présidente, nous avons déjà proposé des mesures concrètes. Nous, comme Ensemble Montréal, nous avons demandé d'augmenter le financement des organismes communautaires, de doubler le financement, chose qui n'a pas été faite. Nous avons demandé d'augmenter le nombre de comptables spéciaux. Chose qui n'a pas été faite. Madame la présidente, qu'est-ce que cette administration attend pour déployer davantage d'équipes mixtes? Chose que nous avions demandée à Ensemble Montréal, qui n'a pas été faite. On a même demandé qu'on crée des ressources 24/7, 365 jours par année, chose qui n'a pas été faite. Madame la présidente, tout ce qu'on a entendu de cette administration, c'est qu'elle veut un plan national. Mais dans un plan national, ça prend un plan montréalais. Alors je demande à l'administration actuellement Est-ce qu'elle peut mettre en place un plan montréalais qui répond aux besoins de la population de Montréal et que ces besoins-là et ces mesures qui vont être incluses dans ce plan-là ne soient pas des mesures, un one size fits all, qui répondent aux besoins de Chicoutimi, de Saint-Basile-le-Grand et de Montréal? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:15:46

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:15:50

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, on commence à être habitués, là, j'ai envie de parler de désinformation, ou en tout cas ce choix d'information qui est fait de l'autre côté. C'est peut-être une nouvelle approche, un peu de s'inspirer de l'opposition fédérale conservatrice. Mais les Montréalais, ce qu'ils entendent bien, c'est à quel point notre administration, c'est nous qui avons mis EMIS en place. Ça, c'est une brigade municipale pour aider les policiers et policières à agir de façon humaine à l'intérieur des métros. À l'intérieur de l'espace public, les millions de dollars qui sont investis pour faire du logement social, le modulaire, c'est ça qu'on fait à Projet Montréal. Et encore une fois, il y a juste quelques personnes de l'autre côté de la Chambre qui considèrent qu'on n'en fait pas assez, alors que tout le monde comprend bien, comprend bien qu'à Montréal, non seulement on agit de façon humaine, mais on agit de façon pragmatique, on a toujours été extrêmement transparents. Est claire. Puis on va continuer de défendre cette approche-là, qui en est une de bienveillance, oui, mais aussi de pouvoir assurer que dans le métro de Montréal, les gens se sentent en sécurité. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:17:01

La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:17:08

C'est déplorable, madame la présidente, d'entendre ce que la mairesse de Montréal a comme argument Quand on en est rendu là, c'est sûrement qu'on n'est pas capable de défendre ses propres décisions. Alors, mon collègue monsieur Aref Salem a posé une question qui est très pertinente, extrêmement pertinente, mais encore une fois, il n'y a pas eu de réponse. Une fois que les personnes les plus démunies de notre société seront mises à la porte du métro, à quel endroit vont-elles se réfugier? L'administration de Projet Montréal, ben, il ne semble pas y avoir de réponse. Mais moi, je vais vous le dire où ils vont aller. On va avoir des tentes, puis on va avoir encore des campements. C'est ça qu'on appelle de la bienveillance? Ce qu'on dit à ces personnes une fois dehors, c'est, débrouillez-vous, c'est plus notre problème. L'administration de Projet Montréal est complètement démunie face à l'ampleur du phénomène. Mais mis à part les unités modulaires, qui sont une goutte dans l'océan, comme le disait le responsable de l'itinérance au comité exécutif, Ils n'ont pas su, ils n'ont pas été capables de renverser la vapeur en 8 ans de pouvoir. Ensemble Montréal, tout comme beaucoup de Montréalais, s'attendent à des réponses, s'attendent à un plan de match qu'on demande depuis si longtemps. Alors ma question, madame la présidente, elle est très simple. Au-delà des unités modulaires, quel est le plan de match de l'administration de Projet Montréal pour répondre aux enjeux des personnes qui vivront dans des tentes, desprintants et aux enjeux des résidents qui vivent autour.

Martine Musau Muele ◌0:18:42

Merci, Monsieur Robert Boudry.

Robert Beaudry ◌0:18:48

Madame la Présidente, je me sens concerné et doublement comme responsable du dossier de l'itinérance, mais également comme élu du conseil de Ville-Marie, parce que la majorité des stations et des enjeux qui sont liés à l'itinérance frappent partout à Montréal, certes, mais particulièrement dans les secteurs de Ville-Marie. Néanmoins, on a été une administration qui a été capable de faire face à la musique et à plusieurs égards, en travaillant de façon locale avec les groupes communautaires qui sont à bout de souffle, madame la présidente. On a augmenté considérablement au dernier budget le financement des organismes communautaires, mais si on veut un impact systémique sur un enjeu qui dépasse les frontières de Montréal, qui dépasse les frontières du centre-ville, ça va prendre encore plus. Et c'est pour ça qu'on fait des demandes claires au gouvernement du Québec pour des plans d'infrastructures. Il est fini le temps où on répond justement à une situation d'itinérance d'une personne qui a besoin d'avoir un refuge avec des sous-sols d'églises. On doit investir comme société dans nos organismes communautaires comme on investit dans nos hôpitaux, et ça, c'est l'État qui doit le faire. Alors, on travaille avec le gouvernement du Québec pour développer ces mesures-là. Nous, on met de l'avant des mesures qui sont innovantes. On est ouvert sur notre territoire. J'en dirais pas autant des arrondissements de l'autre côté de la Chambre. Quand j'entends à travers des articles de journaux dans Deux-Gazettes où on dit qu'on ne veut pas créer des pôles d'attractivité d'itinérance à Saint-Laurent. Madame la présidente, nous ici dans les quartiers centraux, les quartiers qui sont dirigés, même excentrés, par Projet Montréal, Ahuntsic-Cartierville en est un excellent exemple, on est prêts à prendre la chaleur et à mettre en place des mesures de résilience pour offrir des services aux personnes en situation d'itinérance. Je n'en dirais pas autant de l'autre côté de la Charente.

Martine Musau Muele ◌0:20:21

Questions complémentaires?

Chantal Rossi ◌0:20:31

La réponse de monsieur Beaudry, elle est claire, puis il répond justement, ça prend un plan montréalais. S'il n'y avait pas un plan de Montréalais, probablement qu'il y aurait plus de coordination entre les arrondissements. Mais les réponses, elles existent, madame la présidente. Ça fait des années, ça fait 8 ans qu'on demande un plan, qu'on demande en boucle à l'administration de Projet Montréal d'offrir une réponse coordonnée aux enjeux des campements de fortune. De trouver des lieux adéquats pour des ressources 24/7, d'apporter un réel soutien aux organismes communautaires de travail de rue et, en bout de ligne, d'augmenter la cadence de la construction de logements. Et je rajouterais que le mois passé, on parlait des équipes mixtes au SPVM, mais ça a été aboli, madame la présidente. Alors, avec les problématiques qu'on connaît, moi je trouve que justement monsieur Beaudry nous disait On nous a déposé le problème qu'on déplore. Il l'a vraiment bien dit.

Martine Musau Muele ◌0:21:29

Alors, ma question— Puis la question rapidement.

Chantal Rossi ◌0:21:31

Alors, le beau temps arrive, madame la présidente. Ma question est de savoir ce que compte faire l'administration de Projet Montréal avec ses pistes de solutions.

Martine Musau Muele ◌0:21:40

Merci. Allons-y avec une réponse de monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:21:48

C'est la première fois que j'entends de l'autre côté de l'opposition que les arrondissements comme Montréal-Nord, Saint-Laurent ou Outremont attendent que la Ville centre agisse avant de faire. Le faire, parce que nous les arrondissements, on bouge, madame la présidente. Quand on voit qu'on peut faire la différence comme administration locale, on le fait. Mais oui, comme ville, on le fait encore plus et on va encore le prouver cet été, encore une fois en partenariat avec nos collègues, parce que bien évidemment il faut des mesures fortes sur le territoire montréalais, mais il faut des mesures fortes sur tout le Québec. On est la métropole, en périphérie de chez nous, il y a des enjeux d'itinérance à Longueuil, il y a des enjeux d'itinérance à Laval, il et il y a des déplacements régionaux, madame la présidente. Donc, on ne peut pas faire ça tout seul dans notre coin, il faut coordonner le tout. Et de plus, quand on parle d'enjeux qui sont liés à la santé physique, à la santé mentale, à la toxicomanie, je m'excuse, mais on n'a pas ces responsabilités-là. On n'a pas de psychiatres, on n'a pas de psychologues, on ne peut pas intervenir avec des infirmières sur le terrain. Donc oui, ça prend l'État, madame la présidente, et c'est ce qu'on veut faire comme administration.

Martine Musau Muele ◌0:22:56

Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌0:23:00

Merci, madame la présidente. D'abord, je voulais dire que je me suis réjouie il y a quelques jours de la réception d'un courriel de mon collègue Benoît Dorais qui invitait les arrondissements à contribuer à une nouvelle phase d'assujettissement Pour le droit de préemption à des fins de logement, c'est d'ailleurs un souhait que j'avais émis en janvier dernier. Le droit de préemption, c'est un outil qui est essentiel si on veut renforcer notre capacité d'intervenir en matière de logement social, mais aussi nous aider à mieux planifier le développement en fonction des besoins réels de nos citoyens. Ma question, c'est en lien avec, bon là, nous allons dans les prochains jours redéposer une liste de terrains et de bâtiments que chaque arrondissement souhaite voir ajoutés à la liste des terrains préemptés à des fins de logement. Il y a des critères qui ont été soumis aux arrondissements pour bien identifier ces terrains-là, mais c'est évident que le service de l'habitation ne sera pas en mesure de préempter l'ensemble des terrains qui seront soumis par les 19 arrondissements. Alors, ma question concerne les critères. Qui serviront à la priorisation, la pondération qu'on accordera aussi à l'ensemble de ces critères-là, qui vont permettre de sélectionner ou d'écarter des terrains de cette nouvelle phase d'assujettissement. Et serons-nous en mesure, comme arrondissement, d'avoir une reddition de comptes, donc une explication des choix qui seront faits de ces 10 terrains?

Martine Musau Muele ◌0:24:34

Merci. Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌0:24:38

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc effectivement, j'ai écrit quelque part la semaine passée, oui, environ une dizaine de jours, à l'ensemble des maires d'arrondissements pour les prochaines phases d'assujettissement. Ce qu'on a demandé à l'ensemble des maires et des mairesses, c'est de travailler avec leur direction d'arrondissement et l'aménagement urbain. On a fait la table des D.A. Cette semaine, l'ensemble des chefs de division urbanisme se rencontrent. Service de l'habitation pour expliquer le processus. Et ce que nous avons demandé à tous, c'est de séparer, dans le fond, vos propres lots par quintile. Donc, autrement dit, le quintile 1, c'est votre priorité 1. Le quintile 2, ceux qui doivent arriver en deuxième. Alors, chaque arrondissement doit séparer lui-même l'ensemble de ses lots par quintile. Fait que si vous en avez 50, ben c'est 5 fois 10, vous en avez 5. Vous en avez 100, ben ça fait 5 fois 20. Donc, c'est ça qu'on vous demande. Puis après ça, ben on va pouvoir regarder le portrait. Et c'est pour ça que vous avez la colonne, madame la présidente, qui est la colonne du milieu, là, je pense que c'est la colonne Q, où on demande à l'ensemble des arrondissements de dire est-ce que c'est un produit résidentiel existant, est-ce que c'est dans un grand ensemble? Est-ce que ce sont des terrains vacants? Parce que vous comprenez que c'est pas la même chose d'assujettir des ensembles de bâtiments que des terrains qui seraient facilement redéveloppables. Donc, à la réponse des priorités, ce sont des quintiles par arrondissement que nous souleverons.

Martine Musau Muele ◌0:26:16

Question complémentaire.

Nancy Blanchet ◌0:26:19

Oui, merci, madame la présidente. Merci à mon collègue pour l'information ou les les arrondissements seront en mesure d'eux-mêmes prioriser. Mais je reviens quand même avec le fait que nous avions, il restait sur les 83 lots, puis je prends l'exemple de LaSalle parce que c'est celui que je connais, mais sur les 83 lots qu'on avait originalement soumis, il y en avait 5 qui avaient été retenus. Donc il y en a 78 qui sont toujours dans la liste des souhaits que l'arrondissement avait émis à l'origine. Il est possible que certains autres l'eau soit ajoutée. Et même si on en identifie 10 ou 20 comme étant prioritaires selon, selon nos propres critères, je serais très surprise que l'ensemble de ces 10 ou 20 lots-là se retrouvent sur la liste. Alors, je suis très sensible à comment on va décider combien de lots sont retenus dans chaque arrondissement. Et ça m'amène à un des éléments qui a été nommé, c'est l'équité qui serait à la base de la réflexion. Mais encore là, l'équité peut s'appuyer sur plusieurs bases: la population, l'indice d'équité des milieux de vie, le nombre—

Martine Musau Muele ◌0:27:31

Votre temps est écoulé, madame Blanchet. Merci. Monsieur Dorain.

Benoit Dorais ◌0:27:37

Je réfère, madame la présidente, mon éminente collègue, à la documentation qui a été transmise. Nous devrions faire en sorte d'assujettir 165 d'ici la fin de l'année. Alors, toute la documentation est assez complète, je l'ai révisée moi-même, j'ai regardé l'ensemble des tableaux Excel, je les ai révisés par arrondissement et on pourra regarder parce que vous avez beaucoup plus que 5 lots d'assujettis jusqu'à maintenant à LaSalle. Je pourrais vous revenir sur ça.

Abdelhaq Sari ◌0:28:06

Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌0:28:07

Aucune question de l'équipe Anjou. Nous poursuivons avec les autres membres du conseil municipal sous le décompte suivant. 3, 2, 1. Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌0:28:18

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, nos boîtes aux courriels débordent des messages des citoyens qui sont outrés par la décision de l'administration concernant la voie Camillien-Houde. Elle nous dira sans doute qu'elle est du bon côté de l'histoire, mais même Maxime Bergeron, dans la presse aujourd'hui, souligne l'ampleur de mécontentement. En 2026, le Mont-Royal fêtera son 150e anniversaire et ce lieu emblématique unit l'est et l'ouest de notre ville ainsi que les communautés francophones et anglophones. Depuis toujours, toutes les administrations ont garanti un accès universel à la montagne, toutes sauf celle de Projet Montréal. Lors des consultations publiques, 13 000 participants ont exprimé leur attachement à un accès inclusif. L'OCPM a même recommandé la création d'un chemin de plaisance accessible à tous. Pourtant, l'administration persiste avec un projet qui va à l'encontre des recommandations et de ses propres engagements. De plus, Cimetière Notre-Dame-des-Neiges a intenté une injonction contre le projet. Plutôt que d'imposer une solution contestée, pourquoi l'administration s'acharne-t-elle à mener une bataille judiciaire au lieu de chercher un compromis acceptable pour tous? La question: comment l'administration de Projet Montréal peut-elle prétendre garantir un accès universel au Mont-Royal et être du bon côté de l'histoire alors que son projet exclut clairement des personnes à mobilité réduite en les forçant à marcher ou pédaler sur la voie Camillien-Houde?

Martine Musau Muele ◌0:29:54

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌0:30:00

Je remercie mon collègue Alan De Sousa pour sa question. Il n'est pas question d'exclure des gens du Mont-Royal et je déplore des inexactitudes qui ont été dites par la nouvelle cheffe de votre formation politique. Les gens qui sont à mobilité réduite auront pleinement l'accès au Mont-Royal et au secteur du sommet. L'accès véhiculaire est maintenu jusqu'au cœur du parc du Mont-Royal et ceux qu'on va adopter aujourd'hui, il ne s'agit que d'un projet, un contrat de planification. On n'est pas sur le point de sortir des bulldozers, ça va être des années avant que le chemin Camillie-Houde sera réaménagé. Monsieur Coderre, monsieur DeSousa a parlé de, excusez-moi, un lapsus, a parlé de la consultation. Il y a eu 2 consultations de l'OCPM à ce sujet. Le premier, en 2008, a recommandé qu'on mette fin au transit véhiculaire à travers le parc du Mont-Royal. Le deuxième a eu pas seulement une recommandation, mais 16. Et quand on regarde l'ensemble de ces 16 recommandations, on constate que plusieurs d'entre elles étaient mutuellement incompatibles. Alors, on fait un compromis. C'est un projet qui va permettre de maintenir l'accès jusqu'au Curls Park du Mont-Royal. Le délai additionnel en voiture est de quelque 5 à 10 minutes maximum.

Martine Musau Muele ◌0:31:29

Merci.

Alex Norris ◌0:31:29

Alors, faut pas— faut dédramatiser ça. Question complémentaire, monsieur—

Martine Musau Muele ◌0:31:35

Question complémentaire.

Alex Norris ◌0:31:36

Merci.

Alan DeSousa ◌0:31:39

Madame la présidente, j'invite mon collègue Sylvain Ouellet à comparer à monsieur Coderre, au moins s'assurer qu'il y a un élément de ressemblance. Mais je pense que sinon, changer ses lunettes. Mais alors, madame la présidente, lorsqu'il est lancé à la course à la chefferie de Projet Montréal, monsieur Rabouin a admis qu'il faut mieux consulter les commerçants et les résidents. Pas plus tard que ce matin, il a répété la même chose au micro de Patrick Lagacé, et je le cite, il faut retrouver des occasions de dialogue avec la population. Madame la présidente, le souhait des Montréalais et des Montréalaises est clair. Ils ne veulent pas la fermeture de la voie Camillien-Houde. Ils veulent qu'on suive les recommandations issues de la consultation de l'OCPM, sécuriser la montagne tout en garantissant son plein accès. Est-ce que mon collègue Rabouin compte écouter la volonté des Montréalais et suivre les recommandations de l'OCPM? Ou bien il va—

Martine Musau Muele ◌0:32:43

Merci. Allons-y avec une réponse de l'administration. Votre temps est écoulé, je vous remercie. Monsieur DeSousa, votre temps est écoulé, merci. Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:32:58

Oui, merci beaucoup. Alors, je tiens à répondre à mon collègue de l'autre côté. Oui, en fait, c'est moi la mairesse jusqu'au 2 novembre. Cette décision-là, je la prends à l'intérieur de notre mandat, une décision qu'on a partagée il y a plus d'un an et demi. Avec l'ensemble de mes collègues et nous allons aller de l'avant. Et évidemment qu'on sait que c'est une question qui est sensible, mais je pense qu'on oublie souvent à travers tout ça ce qui a fait hésiter plein d'administrations dans le passé puis qui ont encouragé le statu quo, mais nous on n'oubliera pas qu'il y a un jeune de 18 ans qui est mort sur Camillien-Houde. Alors, à un moment donné, quand on parle de sécurisation puis donner l'accès à tous les utilisateurs, les piétons, les cyclistes et les automobilistes, à un moment donné, il faut faire des choix. Mais ça, je le sais, c'est Ensemble Montréal. Statu quo, statu quo, on ne dérange personne. Mais quand on veut sécuriser et quand on veut sauver des vies, on agit, on agit comme il faut. Puis en plus, on va donner plus d'espace à la montagne. Et ça, les Montréalais nous l'ont demandé, plus de verdure, et c'est ce qu'on va faire. Et je suis en poste jusqu'au 2 novembre.

Martine Musau Muele ◌0:33:56

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌0:34:06

Madame la présidente, l'automne dernier, les Montréalais ont été choqués par la fermeture d'une institution, le Latulippe, après que l'inaction du maire du Plateau-Mont-Royal ait mené à un jugement forçant la salle à cesser de faire du bruit. Cette triste fermeture était directement due à une erreur de l'arrondissement qui a erronément octroyé un permis en plus d'avoir une réglementation sur le bruit inadaptée à la protection de nos salles de spectacles. Lorsque le Latulippe a fermé ses portes, le maire du Plateau-Mont-Royal est venu modifier un article de son règlement sans s'attaquer au fond du problème. Et il répétait aussi qu'il adopterait un nouveau règlement sur le bruit en janvier 2025. On est rendu, madame la présidente, le 17 mars. Aucun nouveau règlement n'a été adopté et le règlement existant pose encore des problèmes pour les salles de spectacles. Des arrondissements sont eux venus ajuster leur réglementation, par exemple, celui de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, alors que d'autres, comme celui de Mercier–Hochelaga–Maisonneuve, tardent toujours à le faire. Alors que 75% des salles de spectacles indépendantes sont situées dans Ville-Marie et le Plateau-Mont-Royal, aucun de ces deux arrondissements n'a adopté un nouveau règlement pour mieux protéger les salles de spectacles. Alors, Madame la présidente, combien de salles mythiques vont encore devoir fermer leurs portes pour qu'enfin l'administration de Projet Montréal décide de s'activer Merci.

Martine Musau Muele ◌0:35:24

Madame Marie Plourde.

Marie Plourde ◌0:35:28

Merci, madame la présidente. Alors, en réponse à la question de monsieur Julien Hénault-Ratelle, j'aimerais mentionner que le retrait de l'article 9 n'était pas une solution, mais c'était une façon d'empêcher l'hémorragie de se répandre et de faire en sorte que d'autres salles soient réglées. On voulait faire ça justement pour prendre le temps de bien travailler ce règlement sur le bruit et Ça ne se dessine pas sur le coin d'une table, ça se travaille avec des experts en sonorisation, ça se travaille justement avec les propriétaires des salles de spectacle, ça se travaille aussi en donnant de nouveaux financements pour les salles de spectacle de faire en sorte de pouvoir s'insonoriser et de travailler. Ça se travaille aussi à travers un règlement sur une politique sur la vie nocturne pour faire en sorte qu'il faut améliorer la cohabitation. Parce qu'on se rappelle aussi qu'il y a des citoyens et des citoyennes qui côtoient quotidiennement des salles de spectacle et qui sont heureux de vivre dans ces quartiers-là, mais qui demandent une harmonisation et une bonne cohabitation. Alors, c'est ça qu'on est en train de faire et on le fait de façon rigoureuse.

Martine Musau Muele ◌0:36:33

Questions complémentaires.

Julien Hénault-Ratelle ◌0:36:38

Madame la présidente, j'entends la responsable de l'administration nous parler de la politique de la vie nocturne. Ça fait 10 ans que les organismes, que les commerces et que les citoyens attendent. 10 ans, 10 ans d'inaction. Ça fait un an maintenant que la politique a été déposée, politique qui, je vais le mentionner soit dit en passant, aucun des arrondissements de Projet Montréal n'a pris part à ladite politique pour voir comment les modifications réglementaires pourraient être mises en place. Donc, honnêtement, je ne pense pas qu'on a tout à fait de leçons à recevoir de la part de l'administration en ce qui a trait à la réglementation sur le bruit, madame la présidente. Ça fait des années que les partenaires nous proposent des solutions, que ce soit de venir mettre en place une réglementation avec des décibels qui soient contrôlés ou encore de venir mieux insonoriser celui qui arrive avec le principe de l'agent de changement. Il n'y a rien de tout ça qui a été mis en place alors que ça fait un an que la politique a été adoptée. Qu'est-ce que l'administration attend pour enfin décider de mettre en place des actions? On va devoir attendre encore la fermeture de 2, 3, 4 autres salles, la fermeture de commerces pour qu'enfin il se passe quelque chose? C'est inacceptable, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:37:40

Madame Marie Plourde.

Marie Plourde ◌0:37:44

J'aimerais remercier tous les gens qui ont participé à la création de la politique de la vie nocturne, qui est un travail, mais c'est un travail, c'est de la dentelle qui a été faite. C'était des consultations, c'était d'immenses rencontres pour en arriver avec une politique. Après ça, ce qu'on fait, c'est un plan d'action. Et dans son plan d'action-là, on identifie entre autres les partenaires clés pour avoir une table où tous les gens vont s'asseoir ensemble pour voir, avec aussi des citoyens et des citoyennes des quartiers qui vont être touchés par ces changements-là. Il y a aussi tout le travail qu'on est en train de faire avec les établissements de vie nocturne et les pôles de vie nocturne. Les gens sont maintenant à leur deuxième tour, voire on a eu plusieurs groupes qui se sont— SDC qui se sont— qui ont levé la main, qui ont dit, nous, on veut participer, on veut faire partie du projet, comment faire en sorte que ça s'applique bien sur le terrain. On est là, on est actif et quand ça va être fait, ça va être bien fait.

Martine Musau Muele ◌0:38:37

Monsieur Abdelhak Sari.

Abdelhaq Sari ◌0:38:43

Madame, madame la présidente, ce matin, le syndicat d'École Bleue nous a informés que l'unité des patrouilleurs en sécurité de la Ville de Montréal sera démantelée. Cette unité joue un rôle essentiel dans la supervision de la sécurité de toutes les installations municipales, notamment les usines d'eau potable, les bibliothèques, les chalets de parc, les installations sportives, soit plus de 1500 bâtiments de la Ville de Montréal. Avec plus de 2500 appels en intrusion recensés chaque année, cette équipe composée de 26 patrouilleurs et de 6 sergents agit comme premier répondant en matière de sécurité pour ces infrastructures, dont certaines sont extrêmement stratégiques, comme les usines d'eau potable, comme je l'ai dit au préalable. Madame la Présidente, cette nouvelle m'a quelque peu surpris. Dans un premier temps, je souhaite donner le doute à cette administration et donner ce bénéfice de doute, c'est en posant cette question: quelqu'un d'entre vous ici est-il au courant de ce démantèlement de l'unité de patrouille de la Ville de Montréal? Peut-il nous l'expliquer ce matin? Merci.

Martine Musau Muele ◌0:39:44

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:39:48

Oui, bonjour Madame la Présidente. Donc oui, c'est un dossier du SGPI. Donc, vous le savez sans doute, on a, avec le directeur général et la mairesse, entrepris une révision des programmes parce que nous connaissons la capacité limitée des contribuables, mais nous souhaitons toujours offrir les meilleurs services au meilleur prix. Donc, on regarde chaque service, chaque programme, chaque façon de faire dans les services centraux. Et c'est dans le cadre de cette revue des programmes que ce qu'on appelle la patrouille, en fait, va être modifiée, elle va être faite d'une autre façon. Donc, on va continuer, madame la présidente, évidemment, à surveiller les bâtiments municipaux et à s'en occuper, mais ça ne sera plus par la patrouille. Et on a une grande considération pour les employés, donc il n'y a aucune perte d'emploi. Ces employés pouvoir faire autre chose. Il y a toute une gestion du changement qui a été mise en place. Les employés ont été rencontrés, ils ont plusieurs options. Le plancher d'emploi d'École bleue est respecté aussi. Donc, c'est vraiment une amélioration des façons de faire et on offre toute la flexibilité dont on a besoin. Et surtout, surtout, on fait en sorte que nos employés puissent continuer à travailler pour la Ville de Montréal dans leur champ d'activité expertise.

Martine Musau Muele ◌0:41:10

Question complémentaire.

Abdelhaq Sari ◌0:41:21

Madame la Présidente, laissez-moi qualifier les réponses avec quelques propos. Une gestion en silo montre manque d'intégration totale et manque de concertation de l'ensemble des parties prenantes. Et je m'explique. Quand la personne qui me répond de l'autre côté me parle de SGPI, on est vraiment dans une gestion qui est moins transversale, qui est basée sur un seul service, sachant qu'il y avait d'autres services qui devaient être consultés. On parle ici de sécurité de bâtiments. Est-ce que le service de police de la Ville de Montréal, est-ce que le service de sécurité civile, le service d'incendie de Montréal ont été consultés, ne serait-ce que pour avoir leur avis? Quand on parle de meilleurs coûts, est-ce que la sécurité encore une fois va être mise en jeu encore une fois par cette administration? C'est pas la première fois qu'on entend ceci et que le meilleur coût est toujours mis en avant. Quand on entend de l'autre côté de la salle, on va parler vraiment du SGPI, mais je pense pas que vous avez vraiment intégré cette décision, que vous parlez d'une amélioration, qu'ils vont faire autre chose qu'on sait même pas c'est quoi. Madame la présidente, permettez-moi d'avoir un doute comme toujours, même je l'ai donné vraiment ce doute à cette administration. Je pense que cette décision manque encore une fois Très bien.

Martine Musau Muele ◌0:42:25

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:42:30

Oui, merci, madame la présidente. Bien, écoutez, je comprends mon collègue parce qu'effectivement, c'est très peu, une minute et demie, pour vous raconter des dizaines, des dizaines, des dizaines d'heures de discussions, d'intégration avec tous les services concernés, évidemment le SPVM, évidemment la sécurité publique, évidemment toutes sortes d'autres services ont été mis dans la boucle pour l'activité patrouille, mais aussi pour la suite des choses. Donc oui, madame la présidente, il y a eu des discussions. D'ailleurs, le SPVM, une des activités qui sera proposée à ces personnes qui travaillent, c'est la surveillance d'un bâtiment du SPVM. Donc oui, le SPVM est dans la boucle depuis toujours. Alors, madame la présidente, nous avons ici de ce côté de la Chambre une grande implication pour maintenir nos employés, pour maintenir toutes les activités de la Ville, mais parfois en les faisant de façon différente pour optimiser et améliorer la livraison de services au meilleur coût possible. Ce n'est pas contradictoire, on peut faire les deux en même temps, madame la présidente. En tout cas, nous, on s'y attelle.

Martine Musau Muele ◌0:43:36

Monsieur Jim Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌0:43:38

Merci, madame la présidente. Entre le 13 et 17 février dernier, on a eu 74 cm de neige à l'Île-de-Montréal et qui ont nécessité un effort colossal de la part de l'ensemble de nos cols bleus sous-traitants et employés de la Ville. Cette situation a mis en évidence les vulnérabilités des arrondissements concernant la qualité de l'âge de l'équipement fourni par le service de MRA. Pour plusieurs de mes collègues, les deux côtés de la salle, nos flottes de véhicules se caractérisent par un vieillissement et qui dépasse largement celui de nos sous-traitants privés. Et la situation est encore plus préoccupante pour les équipements de déneigement dans certains arrondissements. L'Essoufflage, je donne exemple, la date moyenne est 16 ans, les bombardiers 15 ans, les chargeurs 10 ans. C'est ainsi que nous avons perdu l'accès à certains trottoirs et que le déneigement de la ville nous a pris plus de 15 jours. Avec des équipements aussi vétustes, le nombre de bris augmente, ralentit les opérations en régie et démoralise nos équipes de et contre maître École bleue. Madame la présidente, la mutualisation des appareils était censée rééquilibrer les ressources entre les arrondissements et éviter les interruptions du service. Cependant, ces changements n'ont pas permis de prévenir le vieillissement des équipements. Ma question, madame la présidente, est très simple. À l'ordre de renouvellement de 85,5 au matériel roulant à la Ville de Montréal, est-ce que l'administration reconnaît que le vieillissement des équipements de déneigement impacte négativement la qualité du service rendu?

Martine Musau Muele ◌0:45:16

Madame Maya Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌0:45:18

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Alors, pour répondre à mon collègue Jim Bayes, comme vous savez, on a partagé avec vous, avec tous les arrondissements de l'opposition, le bilan de ce qu'on a acheté dernièrement. Et comme vous avez pu voir, le vieillissement des véhicules, on a rattrapé en beaucoup de cas dans tous les arrondissements la désuétude de vos équipements. C'est beaucoup amélioré. Votre flotte, elle est meilleure qu'avant. Et d'ailleurs, dans les dernières années, on a acheté énormément d'équipements pour le déneigement, dont des bombardiers. Et si les trottoirs ont été perdus cette fois-ci, c'est absolument pas à cause de nos équipements, c'est à cause de la quantité de neige qui est tombée. Il était impossible pour un bombardier de passer sur 74 cm de neige. Ça prenait de déplacer les véhicules et de passer avec une grande pelle, avec notre niveleuse. Alors, c'était impossible, avec un chargeur et une niveleuse. Alors, c'était vraiment pas à cause des équipements Et d'ailleurs, on va avoir un bilan qui va être fait avec le SCA, avec les différents arrondissements, et je suis très contente que ça va être fait parce que différents arrondissements ont avancé de différentes manières. Certains allaient très vite, d'autres moins vite. Ça s'explique par la proximité des dépôts à neige, par l'accessibilité aux chutes à neige. Ça s'explique par si un arrondissement peut souffler, comme par exemple à Pierrefonds-Roxboro, à L'Île-Bizard, qui étaient parmi les premiers à finir. Lachine aussi, on a une grande partie où on peut souffler.

Stephanie Valenzuela ◌0:46:52

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:46:53

Question complémentaire.

Dimitrios (Jim) Beis ◌0:46:57

Madame la présidente, je prends l'opportunité de remercier ma collègue pour la réunion qu'on a eue la semaine dernière. Effectivement, on a eu plus beaucoup d'informations et je comprends que malgré le fait que je suis pas en accord à 100% avec elle aujourd'hui avec sa réponse, je comprends que le vieillissement des équipements de déneigement ne touche pas seulement mon arrondissement, et mes collègues ont également été confrontés à des bris d'équipement, ce qui a considérablement ralenti les opérations et altéré la qualité du service rendu aux citoyennes et citoyens. L'hiver revenant chaque année, madame la présidente, il est irresponsable de laisser certains arrondissements avec des équipements vieillissants sans leur offrir le soutien nécessaire, comme c'était le cas d'ailleurs au mois de février. La situation est similaire en ce qui concerne les questions de propreté. Et plusieurs arrondissements, y compris le mien, doivent composer avec du matériel trop ancien. Madame la présidente, ma deuxième question: prévoit-elle de doter nos arrondissements d'équipements adéquats de l'administration? Merci.

Martine Musau Muele ◌0:48:01

Juste avant de poursuivre, madame Vodanovic, j'ai omis de vous laisser savoir que le temps s'était écoulé. À 1 h 37. Donc, s'il y a une prolongation de 15 minutes, le temps s'écoulera, pardon, à 1 h 52. Est-ce que vous souhaitez prolonger puisque c'est déjà entamé?

François Limoges ◌0:48:18

Effectivement, une prolongation de 15 minutes que je comprends qui est rétroactive de quelques minutes. Parfait.

Martine Musau Muele ◌0:48:23

Merci.

François Limoges ◌0:48:24

Appuyé par—

Martine Musau Muele ◌0:48:25

C'est noté au procès-verbal. Madame Vodanovic, merci.

Maja Vodanovic ◌0:48:28

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, monsieur Beis, vous savez, non, nos équipements sont pas tous parfait, mais le fait que le SCA ait coordonné tout le travail pendant cette grande tempête historique d'ailleurs, une tempête de neige qu'on n'a pas eue depuis 127 ans, je trouve ça assez extraordinaire ce qu'on a réussi à faire. D'ailleurs, dans plusieurs arrondissements, on a pu doubler les convois, on a pu louer des souffleuses à neige, les ajouter, on a pu augmenter notre flotte de camionnage, on a ajouté 30% de camions de plus pour aider à accélérer la situation. On a fait plusieurs locations, des locations de fondeuses à neige, des locations d'équipements avec opérateurs pour aider les différents arrondissements. On a aussi fait des ententes interarrondissements pour aider les arrondissements qui étaient un peu plus en retard, certains arrondissements et des colbus allaient les aider. On a même pu faire des ententes avec des contrats qui ont pu aller aider d'autres arrondissements qui avaient un peu plus de difficultés. Alors, je pense que ce qu'on a réussi à faire est vraiment une grande mobilisation, une grande concertation.

Martine Musau Muele ◌0:49:35

Merci. Madame Stephanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌0:49:40

Merci, madame la présidente. En janvier, la mairesse a présenté son plan pour les 300 derniers jours de son mandat. Elle a choisi de parler de propreté en premier. Oui, madame la présidente, de propreté. Comme si les Montréalais allaient soudainement oublier les montagnes de déchets qui s'accumulent dans nos rues depuis arrivait au pouvoir de Projet Montréal. Elle disait qu'elle allait enfin s'attaquer au problème, mais quand on regarde l'état de nos rues aujourd'hui, difficile de croire que c'était autre chose que des paroles en l'air. À force de ne pas prendre le problème au sérieux et de ne pas sévir, tel est l'état de notre ville. Regardez les rues du centre-ville, l'arrondissement de Ville-Marie de la mairesse de Montréal. On connaît le scénario, madame la présidente, avec le printemps anoplatique la mairesse va bientôt orchestrer encore une fois un grand ménage sous les projecteurs, comme à chaque année. Le problème, c'est qu'au-delà du coup de com', il n'y a jamais de véritable plan d'action derrière. Sachant que la ville est toujours aussi sale depuis que l'administration a fait sa parade médiatique l'année dernière avec une souffleuse au printemps et que rien n'a été fait depuis son fameux discours à la Nation, comment peut-on croire que cette année sera différente? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:50:51

Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌0:50:53

Merci, madame la présidente. Alors, pour répondre à madame Venezuela, vous savez, on a déjà, on a déjà beaucoup plus, on a déjà investi beaucoup plus dans la propreté. Je ne vais pas tout vous dévoiler parce que bientôt la mairesse fera, en fait, on va vous annoncer un plan comme elle l'a fait il y a à peu près un mois. On va venir avec un plan détaillé, mais on a déjà voté au dernier conseil des brigades, plus d'argent dans les brigades de propreté, 1,2 million d'avantage qui vont sur les rues commerciales les plus achalandées. J'aimerais aussi vous rappeler que les brigades vont être devancées et que des brigades seront ajoutées là où il n'y en avait pas. Mais la propreté, c'est surtout une responsabilité de chaque arrondissement. Et Ville-Marie a déjà mis des millions de plus dans son arrondissement et cette année, on va en mettre encore davantage. Alors, je vous invite à écouter bientôt notre plan d'action. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌0:51:53

Question complémentaire.

Stephanie Valenzuela ◌0:51:56

Merci, madame la présidente. Oui, je suis d'accord, la propreté, c'est une compétence d'arrondissement. Je vous invite, madame la présidente, à venir dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Je vous donnerai une visite guidée personnellement des secteurs de l'environnement de Projet Montréal qui ont des déchets qui accumulent depuis des mois et des mois. Peut-être aller faire un tour à MHM ou à Parc-Extension où il y a des enjeux de rats et de vermines partout à cause de la saleté. Honnêtement, madame la présidente, nous à Ensemble Montréal, on a fait énormément de propositions, on a déposé des motions, on a des solutions concrètes que l'administration aurait pu mettre en place il y a 2 ans, que ce soit des poubelles fermées sur le territoire au complet de Montréal, que ce soit des brigades de propreté, pas juste l'été et le printemps, mais à l'année longue. On a énormément de propositions et de solutions qu'on aurait pu mettre en place pour améliorer la qualité de vie des Montréalaises et des Montréalais. Donc, encore une fois, madame la présidente, ça prend quoi pour que les Montréalaises et les Montréalais aient une ville où ils peuvent être fiers, une ville propre? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:53:00

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:53:04

Je vais répondre, madame la présidente, parce que comme l'a dit très justement ma collègue, c'est une responsabilité d'arrondissement et on a fait référence à l'arrondissement de Ville-Marie au départ. Et on n'a pas attendu, nous, après l'opposition officielle à l'hôtel de ville pour agir à cet égard-là. Et quand on parle de brigade, et tantôt quand je parlais du fait que bien souvent le travail en arrondissement permet aussi de trouver des solutions pour les plus vulnérables, il y a un exemple ici. Parce que Ville-Marie, pas plus tard qu'au dernier conseil, on a voté de nombreuses brigades qui seront maintenant à l'année. Pas seulement des brigades, mais des brigades de jeunes en réinsertion sociale, du programme Tapage de spectres de rue, du Gîte, du Sac à dos aussi également, des partenaires qui effectivement sont en processus de réinsertion. Alors on leur donne aussi des opportunités, madame la présidente. Alors c'est ça une administration qui ose, qui met des mesures en place qui sont concrètes, agiles pour répondre à des enjeux qui qui sont pas juste le premier enjeu, celui de la propreté, mais également celui de la réinsertion sociale. De faire une boucle, c'est ce que notre administration fait. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:54:08

Monsieur Sonny Moroz.

Sonny Moroz ◌0:54:12

Merci, madame la présidente. If anyone needs help, think LA Dodgers baseball pitcher, not the country of— if you ever need to remember my colleague's name. Madame la présidente, en 2023, madame Bouchra Manai a été rappelée à l'ordre par madame Plourde pour avoir manqué à son devoir de réserve en tant que fonctionnaire. Aujourd'hui, la Ville de Montréal décide pourtant de la promouvoir directrice du Bureau des commissaires. Est-ce ainsi que l'administration récompense les manquements? Depuis plusieurs mois, la communauté juive demande son départ en raison de son silence complicit face à la montée exponentielle de la haine antisémitique. Son dernier rapport d'activités au complet a mis de côté la communauté juive. Il n'y avait aucune mention du monté d'antisémitisme dans le document de 57 pages. Et elle a participé à une manifestation où un prêcheur extrémiste a appelé à la mort des sionistes. Madame la présidente, comment l'administration peut-elle justifier une telle promotion? Pourquoi récompenser une personne ayant démontré une incapacité à exercer son rôle avec rigueur et impartialité en refusant même de reconnaître la réalité de l'antisémitisme à Montréal en 2025? Merci.

Martine Musau Muele ◌0:55:35

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌0:55:39

Merci, madame la présidente. Écoutez, aux membres de la communauté juive qui nous écoutent ou écouteront cette réponse, je veux réitérer l'engagement ferme de la Ville de Montréal, de notre administration, je pense que je peux le dire de l'ensemble des élus dans cette salle, à lutter contre l'antisémitisme. La semaine dernière, mes collègues Mindy Polak et Despina Sourias étaient à Ottawa justement au sommet pour lutter contre l'antisémitisme, pour réitérer et affirmer la volonté de la Ville de Montréal à travailler à mettre des actions en ce sens en place. Maintenant sur la question de Madame Manaï, écoutez ce sont des décisions administratives et je pense que c'est important de rappeler que les élus quels qu'ils soient dans l'opposition ou dans l'administration n'ont pas à déterminer quel membre de la fonction publique se retrouve à quel poste. Il y a un directeur général qui fait son travail et c'est ce qu'il a fait.

Martine Musau Muele ◌0:56:43

Monsieur Sonny Moroz.

Sonny Moroz ◌0:56:48

Merci, Madame la Présidente. And that's not what I said. I said that there was a lack of judgment in her attendance of a manifestation where these speakers selected called for the death of Zionists. And There has never been a rectification of that. There's never been a clarification. And when given opportunities, the person responsible did not include the word antisemitism at all in a report about discrimination and racism. It shows that there's a fundamental disconnect about how a vulnerable community has been impacted and what you guys have done in the administration to fix that. There has been no effort made concretely to make a vulnerable community feel reassured. I appreciate that members of the administration attended the 2nd Summit on Antisemitism. I'd like to see what they've learned concretely in action over the next few weeks in order to show that the exponential growth in a vulnerable community's insecurities is a priority for this administration. Thank you very much.

Martine Musau Muele ◌0:57:59

Madame Alia Saint-Cornel.

Alia Hassan-Cournol ◌0:58:02

Encore une fois, Madame la Présidente, je veux réitérer l'engagement de l'administration dans la lutte à l'antisémitisme. Ça se fait par les actions du SPVM notamment et le MICHE qui a été mis en place, qui est sur le terrain. Les actions en termes d'antisémitisme et de protection des communautés juives ont été renforcées. La visibilité et les actions du SPVM sur le terrain sont là et on le travaille avec l'ensemble des acteurs de la communauté juive. Maintenant encore une fois sur la question de Madame Manaï, c'est une décision administrative, je pense que ma réponse ne pouvait pas être plus claire que ce que je viens de dire précédemment.

Martine Musau Muele ◌0:58:45

Ceci met fin à la période de questions des membres du conseil municipal. Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:58:51

Merci, madame la présidente. En fait, mon intervention est juste pour qu'on soit rassuré. Je sais pas si vous avez eu connaissance pendant la période de questions où le tableau s'est complètement vidé de tous les noms qu'il y avait sur la liste. Il y avait une liste et tout s'est vidé, alors il a fallu que les gens remettent leur nom. Je veux juste m'assurer que tout soit bien pour que ça nous arrive pas pendant les débats où on a des, comme des priorités de parole, des droits de réplique, puis tout ça. Je voudrais juste qu'on s'assure que le tableau fonctionne bien pour la tenue de nos travaux.

Martine Musau Muele ◌0:59:24

J'entends ce que vous dites. La technologie fait des fois défaut, donc je peux pas prendre un engagement qu'il y aura pas d'autres glitchs, mais notre équipe est toujours en soutien. Poursuivons avec les travaux de cette séance du conseil municipal. J'inviterai monsieur François Limoges, leader de la à nous diriger dans ces travaux.

François Limoges ◌0:59:44

Madame la présidente, effectivement, nous allons débuter les travaux prévus à l'ordre du jour avec l'adoption en 03-01 de l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée ordinaire du conseil municipal. Je suis appuyé naturellement par madame Émilie Thuillier, présidente du comité exécutif, pour l'adoption de ce point et pour l'ensemble des points ultérieurs qui seront annoncés. Je vous annonce, madame la présidente, quelques modifications à l'ordre du jour, elles sont de nature plutôt technique. L'item 15, premièrement un changement de séquence, l'item 15-04 sera appelé à 20 h 30 tel que le permet notre règlement. Il y aura un ajout qui ne nécessite pas une approbation unanime du conseil car c'est un ajout qui est dans notre réglementation du conseil, qui est le dépôt du rapport de l'inspection annuel du bureau de l'inspecteur général en 7-08. Il y aura un retrait, je retire un point qui est le 80-12 pour étude, il sera remis à un moment ultérieur dans nos séances. Et je vous avise aussi qu'il y aura quelques amendements de nature très, très technique, là ce sont, c'est dans le libellé des sommaires décisionnels. Il y aura des amendements aux items suivants au conseil municipal 20-01, 20-02, 20-04 et 20-21, mais ces amendements ne changent pas la nature de ce qui a été adopté, simplement c'est un alinéa qui vient modifier la source de financement.

Martine Musau Muele ◌1:01:17

Très bien, l'ordre du jour est adopté tel que modifié.

François Limoges ◌1:01:21

Merci, madame la présidente. En 3-02, cela nous permet d'approuver le procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal du 17 février.

Martine Musau Muele ◌1:01:29

Approuvé.

François Limoges ◌1:01:30

En 4.01, on dépose la liste des contrats octroyés par le comité exécutif.

Martine Musau Muele ◌1:01:35

Déposée.

François Limoges ◌1:01:36

En 4.02, je dépose la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.

Martine Musau Muele ◌1:01:41

Déposée.

François Limoges ◌1:01:42

En 4.03, je dépose la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires.

Martine Musau Muele ◌1:01:46

Monsieur Dominic Perry.

Dominic Perri ◌1:01:50

Merci, madame la présidente. À la page 44 de l'item 4.03, il y a un bon de commande 1701172 et on voit que le service des infrastructures et du réseau routier a donné un contrat pour un luminaire décoratif pour un projet spécial d'éclairage. Alors, la description précise qu'il s'agit d'un achat hors entente, car les fonds disponibles étaient insuffisants. Le problème, madame la présidente, qu'un luminaire a coûté 114 000$. Alors, je voudrais savoir, est-ce que c'est un luminaire plaqué en or? Est-ce que c'est un seul luminaire ou peut-être C'est plusieurs luminaires et si c'est un luminaire, où est-il installé? Ce sont des informations, je pense, intéressantes à savoir pour un seul luminaire, 114 000$. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:03:04

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:03:07

Merci, madame la présidente. Alors, ça concerne les points 4.03. Alors, le bon de commande, c'est les 70 42 22. Et ma question concerne un contrat qui aurait été octroyé entre les Services de la culture et Techniques de l'information et la compagnie Planète Courrier Inc. Et en fait, c'est un service pour du courrier interne. Et je voudrais savoir si, dans le cadre de ces contrats, il va y avoir de la priorité qui sera donnée à l'utilisation du vélo pour la distribution du courrier en tant que tel. On le sait que si on veut s'attaquer aux enjeux là qui sont tellement mentionnés aussi de l'autre côté concernant l'utilisation de la voiture en priorité, ben ça serait peut-être une belle façon de montrer l'exemple. Je voulais savoir si dans ces cas-ci l'administration avait agi de la sorte.

Martine Musau Muele ◌1:03:57

Merci. Monsieur Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌1:04:03

Merci beaucoup, madame la présidente. J'aimerais bien poser une question cette fois-ci sur le 403. Et je souhaite obtenir plus de précisions sur un contrat qui a été octroyé par le service des affaires juridiques à IMK SENCRL d'un montant de 6803$. Le montant semble très petit, minime, mais quand même le libellé est quand même assez important et je dirais suscite beaucoup de questions. Le 27 février, dans la description mentionne Banque Royale. Canada, une fraude survenue lors d'un paiement électronique. La page 2 sur 81. S'agit-il d'une fraude à la suite d'une transaction avec une carte de crédit corporative de la Ville de Montréal? Est-ce que ce sont des renseignements personnels et/ou industriels qui ont pu être exposés, fraudés, volés ou utilisés ou réutilisés? Que compte faire la Ville, par exemple, afin d'éviter que d'autres fraudes fraude dans ce genre ne survienne plus. Alors je pense que peut-être la question est très précise sur un libellé très précis, mais j'espère que pour le bénéfice de toutes et tous ici d'avoir vraiment une réponse par rapport à ce 6803$, surtout par rapport à une fraude. Normalement, ce que je sais que les organisations qui se respectent ne payent pas vraiment pour ce genre de fraude, et j'espère qu'on aura une réponse.

Martine Musau Muele ◌1:05:22

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:05:25

Oui, merci beaucoup. Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, nous avons bien noté les questions de nos collègues. Ce sont des questions extrêmement précises auxquelles nous n'avons pas la réponse en ce moment. Ce sont des contrats évidemment donnés par les unités d'affaires. Donc, nous allons transmettre les questions et répondre à nos collègues dans les meilleurs délais. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:05:45

Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌1:05:48

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en réponse à monsieur Sari, s'il peut rester, il va avoir réponse à ses questions. Alors, je le rassure, ce n'est pas sur une carte de crédit et il n'y a eu aucune donnée confidentielle non plus. Et le fournisseur a modifié ses pratiques, alors on devrait ne plus voir un cas comme celui-là. Merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:06:08

Madame Marianne Giguère.

Marianne Giguère ◌1:06:10

Merci, madame la présidente. En réponse à ma collègue Alba Zuniga Ramos, on est bien content que vous ayez soulevé, que vous ayez soulevé cette idée-là. On va faire le suivi c'est vrai que c'est une bonne idée et on peut à chaque fois pousser l'utilisation de moyens autres que la voiture pour, pour le personnel de la Ville qui a à se déplacer. C'est justement pour ça qu'on doit poursuivre le développement de notre réseau cyclable, ce qu'on fait donc abondamment même avec les contrats qui seront adoptés à ce conseil-ci.

Maja Vodanovic ◌1:06:41

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:06:44

Pour la rubrique 4.03, notons donc le dépôt de la liste des contrats énoncés. Chapitre 6, monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:06:52

Madame la présidente, au chapitre 6, il s'agit du dépôt de réponse de questions écrites. Il y en a une de ma collègue Popeanu, si je me trompe.

Martine Musau Muele ◌1:07:00

Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌1:07:05

Merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:07:06

Donc, je dépose la réponse à la question posée par le conseiller Peter-McGill. Avril lors du conseil, l'année conseil municipal. Notons donc le dépôt de la réponse à la rubrique 6.01, chapitre 7. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:07:23

Madame la présidente, au chapitre 7, en 7.01, on va déposer le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 20 février dernier.

Martine Musau Muele ◌1:07:30

Déposé.

François Limoges ◌1:07:31

En 7.02, on va déposer le bilan annuel 2024 de la qualité de l'eau potable de 16 réseaux de distribution.

Martine Musau Muele ◌1:07:38

Madame Vana Nazarian.

Vana Nazarian ◌1:07:39

Merci, madame la présidente. Donc, nous avons ici devant nous le bilan 2024 sur la qualité de l'eau potable qui porte sur 16 réseaux de distribution alimentant nos 6 usines de traitement de l'eau. J'aimerais porter votre attention sur quelques éléments qui ressortent dans ce bilan-là. Tout d'abord, ce rapport révèle, entre la présence de coliformes totaux dans 27 cas, une situation qui a d'ailleurs nécessité une déclaration auprès du ministre. Et en effet, lorsqu'on compare au rapport précédent, ce nombre indique une augmentation préoccupante, madame la présidente. Préoccupante puisque lorsqu'on regarde le réseau montréalais, on y retrouve 153 plaintes relatives à la qualité de l'eau d'aqueduc, 153 plaintes qui ont été soumises à la Ville de Montréal en 2024. Alors, sur 153 plaintes, 47 ont entraîné des échantillons pour analyser la couleur, l'odeur et le goût de l'eau. Et parmi ceux-ci, 5 plaintes ont porté sur des concentrations de plomb supérieures à à la norme, une plainte sur la coloration jaune de l'eau et une autre faisait état d'un taux de chlore très élevé dû à une vanne défectueuse. Mais parlant de plomb, les analyses concernant la présence de plomb ont révélé, madame la présidente, des concentrations élevées dans le réseau de Lachine et celui de Montréal. Plus concrètement, pour le réseau Lachine, sur les 33 échantillons prélevés, 14 ont dépassé la norme canadienne, ce qui représente 42% des tests. Pour le réseau montréalais, on parle de 56% des tests qui ont montré des concentrations de plomb supérieures à la norme. Ces résultats soulèvent une fois de plus l'urgence d'agir, madame la présidente, l'urgence d'agir pour éliminer le plomb des conduites d'eau et la nécessité pour l'administration de se doter des moyens nécessaires pour atteindre cet objectif. J'ai intervenu à maintes reprises à ce conseil soulignant l'importance d'agir dans ce dossier. Pendant les 4 dernières années, l'administration n'arrive pas à à atteindre les objectifs des cibles établis par l'administration pour le remplacement annuel. Et je pense, je pense que lorsqu'il est question de la santé de nos résidents, il faut tout faire, madame la présidente, tout faire pour atteindre ou même surpasser les cibles. Et la réalité aujourd'hui est que non seulement on n'atteint pas les cibles, Madame la présidente, on repousse même la date de fin ciblée également. Et si l'on cherche à prioriser quelque chose, madame la présidente, peut-être que ça, ça n'a pas été fait dans les dernières années afin d'éviter d'ajouter des nouveaux chantiers, comme ça a été mentionné par mes collègues de l'autre côté. Mais aujourd'hui, madame la présidente, s'il y a quelque chose à prioriser, c'est bien de s'assurer de la qualité de notre eau potable pour que chaque Montréalaise et Montréalais puisse consommer en toute quiétude, mais surtout consommer en toute sécurité, madame la présidente. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:11:22

Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌1:11:24

Merci beaucoup. Alors, en droit de réplique à ma collègue— ah bien non, pas besoin de droit de réplique, c'est un dépôt, excusez-moi. Juste pour dire qu'il n'y a rien d'anormal dans ce dépôt parce que 90% des échantillons sont conformes. On a 17 675 échantillons qui sont conformes et 27 échantillons non conformes, mais c'est pour ça qu'on dépose ces bilans, c'est pour ça qu'on fait les analyses pour voir où est-ce qu'on doit changer les choses. Et j'aimerais juste ajouter que pour le plomb, c'est notre administration qui a non seulement décidé de changer les tuyaux dans le domaine public, mais nous, on est parmi les seuls, un des seuls, je sais qu'on est un des seuls au Québec qui change aussi du côté du privé. Alors, parce que c'est là qu'on a les meilleurs résultats, on veut pas laisser les gens, une fois qu'on l'a changé du côté public, plusieurs personnes privées ne changeaient pas leur entrée d'eau-service en plomb. Alors nous, on s'est mis d'accord pour le faire du côté privé aussi, ce qui est demandent beaucoup plus de temps, beaucoup plus de concertation. Et ce dépôt-là, c'est juste un passage nécessaire pour voir où on doit agir en priorité. C'est ce qu'on fait, c'est tout à fait normal.

Martine Musau Muele ◌1:12:33

Merci. Notons donc le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.02. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:12:43

Madame la présidente, en 7.03, c'est le dépôt du rapport de la consultation publique tenue par l'Office de consultation publique de Montréal sur les projets de règlement visant à encadrer le projet de rayon logistique secteur Assomption-Sud.

Martine Musau Muele ◌1:12:54

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:12:57

Merci, madame la présidente. Alors, tout d'abord, je tiens à remercier l'ensemble des citoyens et citoyennes qui se sont prêtés au jeu pour cette consultation. On le sait à quel point la participation citoyenne est importante, et nous, pour notre équipe, être à l'écoute des citoyens, c'est indispensable. Et on le sait aussi à quel point point, là, pour les gens, suite à ce qui est arrivé avec l'OCPM, c'est un exercice qui est difficile, là, qui est de rétablir la confiance avec les citoyens. Alors, dans ces contextes-là, mais non seulement je remercie les citoyens, mais j'espère aussi que l'administration va être vraiment à l'écoute pour montrer aux Montréalais et Montréalaises que ça vaut la peine de participer et que c'est pas des consultations bidon. J'espère qu'ici, ça va pas être comme ça l'était avec Camélia Houde où fait à sa tête puis on n'écoute pas les citoyens. Cela étant dit, écoutez, la recommandation principale qui a été donnée par l'OCPM dans ces dossiers, ça a été de dire de suspendre toute décision tant qu'un plan détaillé du développement de l'ensemble du secteur n'aurait pas été présenté. Et on a vu aussi que de la part de l'OCPM, il y a eu un certain malaise. On voit que les citoyens c'est pas l'opposition qui le mentionne, c'est les citoyens qui l'ont mentionné, ce qui était rapporté par l'OCPM, que de dire que les citoyens ne se sentent pas écoutés par leurs élus locaux. C'est vraiment le moins, ce qu'on entend très souvent aussi dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. On a aussi remarqué dans le rapport qu'il y a un manque d'information pour ce qui concerne l'espace à venir, ainsi qu'un manque d'information sur le réaménagement de la zone tampon. On sait, on s'entend qu'il s'agit d'un dossier là qui est pas nouveau, c'est un dossier qui, qui existe depuis multiples années, et on s'inquiète en fait de ces manques de transparence de la part de l'administration, du manque d'écoute, du manque de transparence. C'est vraiment un manque de vision Je tiens à rappeler que c'est un dossier qui dure depuis plusieurs années et que l'administration, que ce soit au niveau local ou que ce soit au niveau de la Ville-Centre, est au pouvoir, ça va faire 8 ans. Alors, je sais que l'administration de Projet Montréal se fait toujours un devoir d'essayer de rappeler les administrations précédentes quand elle veut pas prendre la responsabilité sur son manque de vision et son manque de planification, mais je pense que les citoyens commencent à comprendre que C'est une vieille cassette et j'espère que pour les élections qui s'en viennent, ils vont savoir que nous, on va être à l'écoute dans ces dossiers comme dans l'ensemble des dossiers qu'ils mettent de l'avant. Alors, il y a eu aussi une proposition de la part de l'OCPM où on demande une démarche de co-création. On voit qu'il y a eu un manque de réponses aux inquiétudes qui ont été exprimées par la population. Il y a aussi quelque chose qui m'inquiète, qui m'a beaucoup frappée dans ces rapports-là, un manque de confusion, je vous dirais, une confusion en fait, un manque de clarté entre les différentes responsabilités d'un côté du promoteur et de l'autre côté de l'arrondissement, de la Ville. Je vous donne l'exemple, d'un côté le promoteur dit que c'est vraiment la Ville qui doit construire un mur-écran et d'un autre côté, la Ville dit qu'elle va aménager un espace verts, mais sans le définir de façon précise. J'ai été étonnée de voir le manque de confusion. Je n'ai pas été étonnée de voir que l'administration ne définit pas de façon précise ce qu'elle va faire. On sait que c'est comme ça qu'elle agit. C'est malheureux parce que c'est vraiment les citoyens qui vont payer le prix. Alors, écoutez, il y a aussi de la part de l'OCPM une recommandation assez précise, c'est-à-dire que la Ville doit quand même rester ferme pour les verdissements et les ratios des arbres. Et on le sait, à MHM, on a souvent dénoncé cette situation parce qu'on a beau parler de verdissement, mais souvent ça devient vraiment de l'éco-blanchiment où d'un côté on dit qu'on va verdir, puis de l'autre côté, dans les faits, mais les arbres, eux, ils ne mentent pas. Et à MHM, oui, il y a eu du progrès, mais il reste beaucoup à faire. Alors là, manque de, le devoir de la Ville d'être ferme sur ce point, ça a été mentionné. Et d'un autre côté, bien sûr, une responsabilité qui doit être plus grande de la part du promoteur à cet égard. Un autre point qui a été soulevé par l'OCPM est l'absence d'un mécanisme efficace permettant de vérifier si Raymond Logistique rappelle son certificat d'autorisation environnementale. Et pour ce s'assurer qu'il y a un suivi, en fait, au niveau des normes. Alors ça, c'est quand même assez important qu'il puisse y avoir ce type de mécanisme-là. Et l'OCPM recommande qu'il y ait des suivis quand même assez stricts à cet égard. Une autre recommandation qui est assez importante, c'est la création d'une table de concertation entre les citoyens, les promoteurs et l'arrondissement. Et ici, je tiens encore une fois à rappeler l'importance d'agir avec transparence parce qu'encore une fois, je le mentionne, bien que ça a été dit à plusieurs reprises par madame la mairesse que la transparence, c'est la marque de commerce de Projet Montréal, on le voit à ce point-ci comment ce n'est pas la vérité. Alors, de façon générale, moi je tiens à dire aux citoyens, merci d'avoir participé. J'espère que votre voix va être entendue et que vous allez pas faire affaire avec une situation comme celle à laquelle font face les citoyens qui ont participé à la consultation à un hood où vraiment ils n'ont pas été entendus.

Valérie Plante ◌1:18:24

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:18:25

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:18:29

Madame la présidente, comme le dit ma collègue, le rapport constitue une véritable claque pour la Ville de Montréal et l'entente qui a été conclue avec Raymond Logistique. Dans cette entente mettant fin au litige avec l'entreprise, la Ville s'est engagée à aménager un bassin de rétention, à venir réorganiser le réseau routier de la rue Dickson, à garantir un accès au futur lien routier souligné et acquérir la bande mitoyenne du CN et à recourir à l'article 89 pour approuver les dérogations demandées par l'entreprise en empêchant du même coup un référendum citoyen. Et les citoyens riverains ont le sentiment, et avec raison, que la Ville s'est lié les mains en signant cet accord. Le rapport de l'OCPM souligne clairement que si les modifications réglementaires demandées ne sont pas adoptées, la Ville ne respecterait pas une partie de l'entente conclue avec le promoteur, ce qui pourrait relancer la poursuite judiciaire. Autrement dit, bien que la consultation ait eu lieu, son issue semblait déjà déterminée, rendant le processus peu crédible en matière d'écoute citoyenne et de transparence. L'OCPM recommande à la Ville d'exploiter les clauses prévues dans l'entente afin de repousser l'adoption des systèmes dérogatoires au-delà du 30 avril 2025. Projet Montréal entend-il utiliser ces clauses pour retarder l'adoption des dérogations demandées par Raymond Logistique? L'administration compte-t-elle saisir ou l'opportunité offerte par le rapport de l'OCPM pour renégocier les termes de l'entente avec l'entreprise. Bien que les dérogations concernent principalement l'ajout de bâtiments, d'un stationnement et d'équipements de maintenance, c'est l'avenir de tout le secteur d'Assomption-Sud-Longue-Pointe qui est en jeu. L'OCPM indique qu'il lui est impossible d'assurer pleinement son rôle de consultation sans prendre en compte l'ensemble du projet de l'entreprise et les enjeux qu'il soulève notamment en raison des aménagements futurs. Nous partageons pleinement cette analyse, madame la présidente. L'avenir de la zone d'Assomption-Sud-Longue-Pointe doit être envisagé dans sa globalité et non de manière fragmentaire comme c'est actuellement le cas. Enfin, bien que l'OCPM reconnaisse les retombées économiques positives du projet de rayon logistique pour l'est de Montréal, elle ne peut ignorer les nuisances qu'il entraînera dans le voisinage. L'OCPM recommande donc à la Ville d'étudier les modifications apportées à la Loi sur la qualité environnementale et de s'en saisir pour demander une étude en bonne et due forme. Projet Montréal entend-il suivre la recommandation de l'OCPM et demander au gouvernement du Québec une analyse rigoureuse des impacts globaux des activités de Raymond Logistique et des aménagements prévus dans le secteur d'Assomption-Sud-Longue-Pointe? Merci.

Martine Musau Muele ◌1:20:54

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌1:20:58

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, sur le même point, je tiens moi aussi à remercier l'ensemble des citoyens et citoyennes qui ont participé à la consultation publique concernant Raymond Logistique. Je le fais au nom de mes collègues évidemment, merci à Hochelaga-Maisonneuve aussi. On sait que c'est un dossier qui est complexe, c'est un dossier qui est difficile dans lequel il y a beaucoup, beaucoup de joueurs. Il y a eu une judiciarisation du dossier, donc merci de faire entendre votre voix. Vous savez, depuis le début, notre équipe partage haut et fort les préoccupations des citoyens et citoyennes du secteur. Ça a été des cas quand ma collègue Laurence Lavigne Lalonde était élue, Alia Hassan-Cournol a poursuivi le travail évidemment sous le leadership de Pierre Lessard-Blais depuis maintenant plusieurs années. Donc nous, notre priorité, ça a toujours été de réduire le plus possible les nuisances dans le secteur, de faire le plus de gains possibles en espaces verts. Il faut savoir qu'on a perdu 2 fois en cour contre le partenaire, donc on est évidemment bien nous fait des enjeux, mais ça nous fait toujours plaisir quand les citoyens et citoyennes participent à ce genre d'exercices-là qui sont très importants. Je tiens aussi à remercier l'OCPM. Ils l'ont constaté eux aussi, donc les commissaires, l'organisation, c'est un dossier qui n'était pas évident, donc je les remercie du travail qui a été fait. Évidemment, on accueille favorablement leur rapport. On va prendre le temps de s'asseoir avec l'entreprise, avec les différents partenaires qui sont identifiées dans le rapport pour trouver, suite aux recommandations, il faut savoir cela étant dit que la Ville seule n'a pas la possibilité de s'asseoir seule à l'entente. Il faut que ce soit fait en accord avec les autres parties, mais sachez qu'on va s'asseoir très, très, très rapidement avec les différents partenaires identifiés pour pouvoir trouver des voies de passage pour s'assurer qu'on ait le projet le le meilleur projet possible dans les circonstances pour le bénéfice des citoyens et citoyennes du secteur. Merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:22:55

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌1:22:58

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Avant tout, je tiens à remercier tous les citoyens, les centaines de citoyens qui ont participé à ce grand exercice de consultation. C'est un dossier qui est fort complexe, pas seulement Raymond Logistique, mais il y a de nombreux enjeux dans le secteur et vraiment, la participation citoyenne nous amène plus loin dans le dossier. Nous, on accueille donc favorablement le rapport de l'OCPM avec ses 5 recommandations. Et vraiment, je tiens à dire qu'on partage les frustrations des citoyens par rapport au fait de se faire imposer ce projet-là sur notre territoire. C'est sûr que si on avait été content de recevoir ce projet-là, on ne l'aurait pas contesté à 2 instances judiciaires, en Cour supérieure et en Cour d'appel. Une fois que le juge décide que l'entreprise a le droit d'opérer sur place, eh bien, nous, on est tenu d'octroyer les permis. Et depuis ce temps-là, on essaie simplement d'améliorer le plus possible la situation pour les citoyens. De réduire les nuisances au maximum. Donc, je tiens quand même à clarifier certains éléments. Moi, je la comprends, la détresse citoyenne, puis j'habite dans le quartier, j'habite dans l'arrondissement. Pas mal à toutes les semaines, les gens à l'épicerie m'interpellent sur le dossier. Et je dois quand même réfuter ce que ma collègue Zuniga Ramos dit quand elle dit, les citoyens ne se sentent pas écoutés par les élus locaux. C'est ce qu'elle a dit nommément. Je pense que c'est un propos erroné. Je comprends que les citoyens sont frustrés, moi aussi je suis frustré. Mais de dire que madame Hassan-Cournol et moi-même, et que la mairesse Plante qui est venue sur le terrain, madame Mauzerolle, monsieur Beaudry, monsieur— la moitié du comité exécutif à peu près est venue dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve prendre connaissance du dossier, et l'instance de concertation qui a été menée par l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve œuvre, les nombreuses rencontres, les cafés citoyens, les rencontres informelles, les courriels, les messages, la communication, elle est là, elle va continuer d'être là. C'est, entre autres, une recommandation de l'OCPM pour une instance de concertation. Elle sera réglée, elle sera créée, donc on a une instance de concertation qu'on va pouvoir étoffer, mais quand on me dit que nous ne sommes pas à l'écoute, Je crois que c'est un propos qui est à côté de la réalité, mais la frustration, je la comprends et je la partage. Donc, en accueillant favorablement ces 5 recommandations, ça va nous faire plaisir que monsieur Noratelle nous demande de réitérer nos demandes auprès du gouvernement du Québec pour davantage d'études environnementales On va le faire. Moi, je l'ai fait depuis 2020-2021. Moi, je l'ai fait personnellement. La mairesse de Montréal a écrit directement au gouvernement du Québec. Les 2 députés provinciaux adjacents au secteur l'ont fait. Une pétition de milliers de citoyens, je crois 6000, ont demandé au gouvernement du Québec une telle instance. Je l'ai demandé personnellement au ministre Fitzgibbon dans le temps qu'il était responsable. Je l'ai demandé personnellement à d'autres élus de la CAQ. Donc, ça va nous faire plaisir de réitérer cet élément-là, mais c'est dommage que le gouvernement du Québec n'ait pas accepté cette demande citoyenne et cette demande des élus de cette Chambre. On est 5 ans plus tard, ça aurait dû être fait en 2020-2021. Sur la recommandation concernant la demande de surseoir à l'entente. Nous, on a ouvert des canaux de communication depuis la fin de la semaine dernière avec Raymond Logistique parce qu'on accueille favorablement cette proposition-là et on leur propose, mais des propos que je dois clarifier aujourd'hui, c'est que la Ville, elle seule, ne peut pas surseoir unilatéralement à l'entente. L'entente hors cours, elle doit être— pour accepter qu'elle soit retardée, pour qu'on retarde sa date d'échéance, toutes les parties doivent être d'accord. Donc, pas seulement la Ville de Montréal, mais aussi l'entreprise Raymond Logistique. Cela dit, donc, on va leur demander, on est déjà en train de faire ces recommandations. On va en profiter aussi pour leur demander de faire un autre effort pour verdir le secteur et contribuer au verdissement du secteur at large, aux abords de son secteur, dans l'Assomption-Sud-Longue-Pointe. Donc finalement, on va aussi interpeller le CN, le ministère de l'Environnement, le ministère du Transport pour qu'ils se penchent de façon plus rigoureuse sur le dossier. Donc merci à tous les citoyens de l'OCPM pour la rédaction de ce rapport. On va travailler très fort dans les prochaines semaines pour y répondre le mieux possible.

Martine Musau Muele ◌1:28:08

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:28:13

Merci, madame la présidente. Alors, je voudrais juste, une question de privilège, faire des clarifications. On me demandait une clarification de la part de l'autre côté parce que moi, j'ai pas émis des opinions. Je me suis pas levée ici pour donner mon opinion de comment les citoyens se sentent. C'est ce que moi, je perçois. Je viens des membres ce qui a été rapporté par l'OCPM. Alors, si l'OCPM est en train de dire que les citoyens manifestent qu'ils ne se sentent pas entendus par les élus de l'administration, mais c'est pas des choses que moi j'invente là. Alors, je voudrais essayer de clarifier ça parce que c'est quand même le travail de l'OCPM qu'on met en question, et on met aussi, on remet aussi en question ce que je viens de prononcer. Peut-être que de l'autre côté de la Chambre, ils ont pas aimé ce qui a été dit par l'OCPM, mais c'est pas les élus de l'opposition qui l'inventent. Écrit sur papier et c'est les citoyens qui l'ont manifesté lors de la consultation. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:29:01

Ce n'était pas une question de privilège. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:29:06

Merci, madame la présidente. Effectivement, pour rebondir sur les propos qui ont été tenus par mes deux collègues de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, ma collègue n'a pas inventé aucun propos. Dans le rapport même de l'OCPM, quand on lit ce qui est indiqué dans le chapitre 3.1 qui s'intitule s'appelle l'absence de confiance envers le promoteur et les institutions. Citation directe du rapport de l'OCPM: Or, dans le cas présent, la commission a pu constater que les citoyens ne se perçoivent pas d'écoute de la part du promoteur et se sentent abandonnés par la Ville. C'est une citation directe de la part de l'OCPM. C'est pas nous, en tant qu'élus de l'opposition, qui mentionnons ça. Madame la présidente, quand j'entends le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve venir nous dire, qui ont les poings liés par l'entente, qui empêchent la Ville de venir ce soir de manière unilatérale à l'entente. L'entente a été négociée et signée par qui? Par les représentants de la Ville. S'ils n'étaient pas d'accord avec les clauses de l'entente qu'ils ont eux-mêmes signées, il fallait ne pas embarquer dedans. C'est eux qui sont allés décider d'utiliser l'article 89, passer par l'OCPM, venir avoir la consultation publique et ainsi empêchée par le fait même que les citoyens tiennent un référendum sur les dérogations. Oui, l'entreprise a gagné à deux reprises en cour pour mener ses opérations. À aucun moment l'entreprise n'a obtenu de pouvoir absolu sur des dérogations de nos pouvoirs en arrondissement. Ça, ça avait été octroyé par la Ville, soit dans ce cas-ci par l'utilisation du piètre des pouvoirs de l'article 89, mais ça aurait pu être fait en arrondissement avec un référendum citoyen comme on le voit dans plusieurs cas. Donc oui, on aurait pu aller directement à l'écoute des citoyens et que les citoyens du secteur Aigle-Boutelard, de l'enclave à côté, auraient pu se prononcer directement sur les demandes de dérogation dans le cadre du projet actuel. Donc quand j'entends l'argumentaire de la part de l'administration venir nous dire on ne peut pas surseoir à l'entente, ben effectivement, Vous pouvez pas le faire de manière unilatérale, mais c'est 100% votre faute parce que c'est l'entente que vous avez décidé de signer avec le promoteur.

Martine Musau Muele ◌1:31:15

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌1:31:19

Oui, merci, madame la présidente. Je comprends la frustration et le sentiment d'abandon. C'est pas parce qu'il y a un sentiment d'abandon qu'on ne se parle pas sur des bases régulières. Donc, je pense qu'en Chambre, on est capable de faire certaines subtilités dans ce débat-là et je pense qu'on est capable de reconnaître les efforts de l'administration pour parler aux citoyens. C'est malheureux, l'opposition ne le fait pas, mais lorsque je parle aux citoyens, même si tout le monde n'est pas nécessairement sur la même page, tout le monde est d'accord que nous sommes en communication constante avec les citoyens. C'est le fun, on se fait lancer la pierre par l'opposition sur le quoi que c'est de notre faute puis tout ça. Mais tu sais, je tiens quand même à rappeler que le terrain a été acheté par Raymond Logistique en 2016 sous l'administration d'Ensemble Montréal, qui avait elle-même lancé un OCPM qui s'appelait l'OCPM sur la Cité de la logistique. Tout ça s'enlignait extrêmement bien pour Raymond Logistique. Malheureusement, on est arrivé au pouvoir, on a essayé le plus possible d'aller changer les choses. Mais l'administration précédente n'a pas fait les modifications réglementaires urbanistiques nécessaires pour empêcher l'arrivée de cette entreprise-là. Donc, c'est le fun de refaire l'histoire. Moi, j'aurais espéré un débat peut-être plus mature en cette Chambre sur ce sujet très sensible. Et j'invite l'opposition, qui va vouloir encore une fois lancer des belles promesses de licornes aux prochaines élections, de ne pas faire comme en 2021 et promettre d'acheter Raymond Logistique.

Martine Musau Muele ◌1:32:57

Merci. Notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.03. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌1:33:11

Madame la présidente, cela nous amène au dépôt 7.04 qui est le dépôt du rapport de consultation publique tenu par l'Office de consultation publique de Montréal sur le projet de plan d'urbanisme et de mobilité.

Martine Musau Muele ◌1:33:22

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌1:33:24

Oui, merci, madame la présidente, pour mon intervention justement sur ce point. Alors, j'aimerais, de prime abord, madame la présidente, j'aimerais remercier tous les commissaires qui ont contribué, qui ont fait effectuer le travail de consultation publique pour ce document qui a été déposé. Madame la présidente, le PUM, c'est une vision que la Ville se prescrit pour les 25 prochaines années et c'est un document qui est extrêmement important parce que c'est un document maître que devront suivre et la Ville centre et les arrondissements en ce qui concerne leur développement et surtout leurs objectifs. Ce qui ressort d'abord, madame la présidente, de ce rapport de l'OCPM, c'est que la vision pour Montréal en 2050 est une bonne vision, mais aucune manière claire qui a été mise de l'avant pour voir comment on peut réaliser, puis c'est quoi les propositions qu'on peut mettre de l'avant pour pouvoir réaliser cette vision-là. On doit s'assurer que ce qu'on propose soit réalisable, évidemment, qu'on soit en mesure de le financer et qu'il réponde aux enjeux et besoins des Montréalais d'aujourd'hui, mais aussi aux besoins de Montréalais dès demain. Madame la présidente, à plusieurs reprises, nous avions, nous comme opposition officielle, demandé, quand on propose des documents comme ça, que ça vienne avec des indicateurs pour qu'on puisse voir avec le temps comment les choses avancent. Alors, la vision 2050 doit aussi miser sur le rayonnement de notre grande métropole. Malheureusement, comme en témoignent les recommandations de l'OCPM, on note plusieurs oublis. En matière d'économie et justement de rayonnement international. Le rayonnement international, la nordicité, la culture, l'art et la présence de plusieurs grandes universités reconnues mondialement sont des éléments qui se font timides dans la vision Montréal 2050. De même, des acteurs névralgiques de Montréal, par exemple l'est de Montréal, le secteur du Parc olympique ou le quartier des arts, du cirque, doivent être priorisées et développées, et ce rapidement, Madame. Chez Ensemble Montréal, nous savons que l'ADN de Montréal repose sur une dynamique économique et commerciale incomparable qui réussit à s'imbriquer dans nos quartiers. Et nous savons aussi qu'on doit rendre une vision concrète. Combien d'emplois voulons-nous créer à Montréal dans les 25 prochaines années? Combien d'entreprises voulons-nous attirer? Combien d'investissements étrangers voulons-nous attirer? Comment voulons-nous faciliter l'entrepreneuriat et le commerce dans le futur? Madame la présidente, la Vision 2050 pour Montréal, elle est intéressante, mais elle doit reposer sur des bases concrètes et surtout sur des bases solides. On doit conjuguer deux réalités bien distinctes à Montréal: le besoin d'habiter nos quartiers tout en redorant l'aura internationale de notre grande ville. Je remercie encore une fois, Madame la présidente, l'OCPM puis les commissaires qui ont contribué mettre de l'avant ces recommandations et le travail justement qui est fait pour imaginer cette ville, la ville d'aujourd'hui et surtout la ville de demain, mais surtout aussi de concrétiser notre vision. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:36:36

Madame Christine Black.

Christine Black ◌1:36:40

Oui, madame la présidente, comme mon collègue, je tiens à remercier l'OCPM et les commissaires pour leurs recommandations très intéressantes. L'OCPM met en lumière un projet majeur, un problème majeur du PUMS, cadre de gouvernance et de financement déficient. Cette lacune est particulièrement visible dans la partie mobilité de la vision. Mais le rapport de l'OCPM révèle un problème encore plus préoccupant: près de 50% des personnes ayant répondu au questionnaire de la consultation publique sont en désaccord avec la stratégie de mobilité. Pourtant, l'OCPM soutient la vision de l'administration en proposant seulement quelques ajustements mineurs. J'ai du mal à comprendre ce choix. Si la moitié des répondants rejettent la stratégie de mobilité, c'est qu'elle ne répond pas aux besoins. Selon Ensemble Montréal et d'après le rapport de l'OCPM, plusieurs facteurs expliquent ce désaccord massif. Tout d'abord, l'administration propose une vision ambitieuse, mais difficile à réaliser. L'OCPM le reconnaît également. Le reconnaît en disant d'ailleurs que la Ville devra établir des priorités claires, des secteurs exceptionnels mal desservis doivent être protégés et privilégiés en premier lieu, sinon le PUM 2050 risque d'échouer. C'est un enjeu majeur. Aujourd'hui encore, de nombreux quartiers montréalais n'ont pas accès à un réseau de transport structurant, notamment dans l'ouest et dans l'est de la ville. Et je sais très bien de quoi je parle. Il est urgent de prioriser ces secteurs. Il faut également améliorer nos réseaux de transport en misant sur les autobus et le transport à la demande. La refonte du réseau de bus de la STM privilégie la fréquence au détriment de la proximité. C'est une erreur. Il faut concilier les deux. L'OCPM souligne également que le PUM accorde peu d'importance à l'accessibilité universelle, à la sécurité et à l'entretien des infrastructures de mobilité collective et active. Le PUM devrait être modifié pour tenir compte de ces enjeux. L'accessibilité universelle est trop souvent négligée. On en parle d'ailleurs très souvent en cette Chambre. Comme nous le rappellent les groupes et les organismes, de nombreux projets de mobilité ont été réalisés ces dernières années sans tenir compte de l'accessibilité universelle. Il est essentiel, pardon, d'assurer l'accessibilité de notre réseau de bus et de métro le plus rapidement possible. Enfin, il est crucial de développer la mobilité en l'adaptant aux réalités locales locales et aux cadres bâtis bien propres à chaque arrondissement. Les erreurs du passé nous ont montré que des projets mal conçus et inadaptés peuvent entraîner des coûts supplémentaires et des résultats insatisfaisants. Madame la présidente, je me joins aux remerciements, je me joins aux remerciements envers l'OCPM pour ses recommandations. J'invite maintenant l'administration à ajuster sa vision du développement de Montréal pour répondre aux attentes des Montréalais. Merci, madame Arthaud.

Martine Musau Muele ◌1:39:26

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:39:30

Madame la présidente, l'habitation a été le sujet qui a soulevé le plus de préoccupations auprès des Montréalais lors de la consultation publique, et ça n'a rien d'étonnant dans un contexte où la crise de l'habitation continue de les toucher de plein fouet. La question est de savoir si la vision 2050 proposée dans le plan d'urbanisme et de mobilité saura répondre aux nombreux défis que doit et devra affronter la métropole dans les prochaines années. À la lecture du rapport des recommandations remis par l'OCPM, Ensemble Montréal n'a toujours pas le sentiment que le PUM 2050 répondra à la crise d'adaptation sur le court terme tant que des bonifications ne seront pas apportées. Tout d'abord, les commissaires soutiennent qu'une des cibles est peu probable de se produire, faute de financement, celle qui veut que 75% du total des logements hors marché soit du logement social est irréalisable dans un avenir proche. Il est donc important de recentrer les efforts sur ce qui est palpable, et ça passe autant par le logement abordable que par l'augmentation de l'offre globale de logements. Bien que le rapport de l'OCPM ne le mentionne pas, la métropole va en effet devoir miser sur l'augmentation de l'offre de logements de tous types confondus pour espérer contrer la crise de l'habitation. Dans un contexte de guerre tarifaire avec les États-Unis, la métropole doit mettre l'épaule à la roue dès maintenant. Pour soutenir les développeurs et rattraper le retard pris dans le nombre de mises en chantier. De nombreux acteurs du monde de l'immobilier montréalais qui ont participé aux consultations publiques demandent à la Ville plusieurs choses, mais notamment de s'attaquer aux obstacles réglementaires qui les asphyxient en misant sur l'incitatif plutôt que sur les règlements pour une métropole mixte. Ils demandent également de décongestionner les délais de délivrance des permis de construction comme le recommandent d'ailleurs les commissaires. Et finalement, il leur demande de leur offrir une plus grande prévisibilité quant aux changements que va entraîner l'entrée en vigueur du plan d'urbanisme. Pour Ensemble Montréal, ce sont des conditions sine qua non à l'atteinte des cibles en habitation. Le PUM se doit de refléter ces demandes. Enfin, il reste du travail à faire pour inclure la notion d'accessibilité universelle, grand oublié de la Vision 2050 pour Montréal. Ma collègue Christine Black l'a mentionné en matière de mobilité, mais c'est également le cas en matière d'habitation. Avec une population qui est vieillissante et une population qui est à mobilité réduite, en quête perpétuelle de logements adaptés, l'administration de Projet Montréal ne peut se permettre de passer sous silence cette réalité. Je remercie moi aussi les commissaires de l'OCPM pour leur travail ainsi que les nombreux participants et participantes qui ont partagé leur avis.

Abdelhaq Sari ◌1:42:01

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:42:02

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌1:42:07

Merci beaucoup, madame la présidente. Moment important ici, le dépôt de ce rapport de l'OCPM, parce que c'est un peu l'aboutissement d'une grande conversation qu'on a eue avec les Montréalais, qui se poursuivra sous une autre forme, mais une conversation sur le plan lui-même. Comme l'a dit mon collègue monsieur Salem, pardon, on Un plan qui sera majeur pour la suite des choses parce qu'il établira une vision, la vision qu'on veut pour Montréal, donc le quoi. Et c'est bien là la question, c'est que, et on l'a souvent répété, tout ne va pas dans le PUM. Le PUM, c'est quoi, qu'est-ce qu'on souhaite faire, où est-ce qu'on souhaite aller. Mais bien évidemment, on aura besoin d'un comment. Et ça, ça va passer avec différents outils, dont un plan d'action qui sera associé au PUM. Dans lequel on va pouvoir venir détailler dans les 5 prochaines années comment on va vouloir justement arriver à cette vision-là sur une période de 5 ans, toujours dans l'objectif d'avoir une période de 25 ans aussi parce que le PUM a une vision sur le long terme. Mais bref, je me joins également à mes collègues et je pense toute notre formation politique pour saluer le travail de l'OCPM, un travail qui a été fait de façon rigoureuse. En grande collaboration avec nos équipes pour qu'on puisse venir vulgariser souvent des concepts qui sont ici nouveaux et qui, même pour les initiés, peuvent parfois rebuter. Des concepts d'intensification, par exemple. Parce que dans le PUM ici, on vient innover, madame la présidente. Innover pour être plus prévisible, pour être plus efficace et pour répondre justement aux différentes crises auxquelles on fait face. Crise d'environnement, mais également la crise du logement. Bien évidemment, on en était convaincus, on en est ravis, La première recommandation nous enjoint d'aller de l'avant avec l'adoption de ce PUMLA, chose qu'on fera comme administration, mais également de venir raffiner, de venir bonifier, de mettre des éléments plus spécifiques qui touchent l'identité montréalaise. Et ça, je trouve que c'est une proposition qui est très, très, très intéressante parce que bien évidemment, quand on arrive avec un document qui va orienter les réglementations des différents arrondissements puis des développement de notre territoire sur les 25 prochaines années. Bien évidemment, souvent on s'attarde aux mécanismes, on s'attarde à la réglementation et on développe tranquillement l'âme de ce document-là par la conversation avec les citoyens. Alors cette bonification qui nous est apportée par les citoyens est pour moi super importante sur la culture, sur l'identité, sur l'accompagnement de la population dans le changement parce qu'on parle beaucoup de changement cette égal. Il y a un élément qui a été dit par mon collègue monsieur Salem qui a bien sonné à mes oreilles. On parlait de répondre adéquatement aux Montréalais d'aujourd'hui, aux Montréalais de demain. Bon, c'est un slogan d'ailleurs qu'on connaît bien ici de notre côté de la banquette, pour aujourd'hui et pour demain. Mais bien évidemment, ceux de demain, c'est tout d'abord les jeunes, les enfants. Et je vous invite, chers membres du conseil, à lire les cahiers qu'on peut aux PUM. Parce que pourquoi cette démarche-là est si exceptionnelle, c'est qu'on a travaillé très fort, l'OCPM a travaillé très fort pour rejoindre plusieurs parties de la population dont les enfants. D'ailleurs, je remercie Concertation Montréal qui nous a accompagnés, qui a accompagné, pardon, l'OCPM dans cette démarche-là. Et je me permettrais de citer sur les dossiers de mobilité quelques extraits que je trouve fort pertinents quand on entend la voix de ces enfants-là. Par exemple, ma fille Léonie, qui a 8 ans aujourd'hui, aura dans 25 ans 33 ans. Donc, ce sera les Montréalais actifs de demain. Je pense qu'il faut les entendre. Les infrastructures piétonnes et cyclables généreuses illustrées au PUM comme les saillies, les trottoirs larges, les traverses piétonnes larges et visibles, les espaces pour jouer dans les rues, les places publiques, les ruelles piétonnes ainsi que les pistes cyclables spacieuses protégées ont retenu l'attention des enfants qui en veulent dans leur quartier. Nombreux enfants ont associé la voiture à l'insécurité de l'espace public, à la pollution, aux mauvaises odeurs et aimeraient que des mesures soient mises en place pour décourager les déplacements automobiles au profit des déplacements actifs. C'est pas nous qui le dit, c'est le futur qui parle aujourd'hui à travers ces cahiers-là. Et je pense qu'il faut l'entendre parce que quand on entend les adolescents, c'est la même chose. Quand on entend aussi les personnes à mobilité réduite, c'est pareil. On veut plus de place. Pourquoi? L'humain. On veut pas le statu quo ici à Projet Montréal et le PUM non plus et les Montréalais non plus ne veulent pas le statu quo. Ils veulent des changements, ils veulent des changements qui seront bénéfiques pour leur qualité de vie et c'est très bien illustré à travers ces documents et je pense que notre administration par le dépôt de cette planification complète et concrète répond à ces aspirations. Donc oui, il y aura de la bonification, il y aura du raffinement en regard des recommandations que nous recevrons favorablement et on va pouvoir avoir un plan clair et une vision à long terme pour Montréal pour qu'elle continue à rayonner, à être une ville qui est toujours à l'avant de la parade. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:47:05

Notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.04. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:47:11

Madame la présidente, en 7.05, c'est le dépôt du rapport d'activité de la trésorière pour l'exercice financier 2024 en vertu de l'article 513 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.

Martine Musau Muele ◌1:47:24

Déposé.

François Limoges ◌1:47:26

En 706, déclaration d'intérêt pécuniaire.

Martine Musau Muele ◌1:47:30

Déposé.

François Limoges ◌1:47:31

En 707, c'est le dépôt du rapport annuel d'activité du comité d'audit de la Ville de Montréal pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2024.

Martine Musau Muele ◌1:47:38

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌1:47:41

Merci, madame la présidente. Sur cette sous-rapport, le comité d'audit nous présente aujourd'hui son rapport annuel. Comme chaque année, je tiens à remercier les membres du comité pour leur travail et les recommandations formulées. Je souhaite relever quelques observations et recommandations importantes, madame la présidente. D'abord, concernant la gestion de la dette, je rejoins entièrement le comité d'audit. La Ville de Montréal doit présenter une projection de sa gestion de la dette au-delà de 2027. Nous savons que la Ville souhaite rétablir un ratio de la limite de l'endettement à 100%. Yet when we look at the projections that currently are here from 2027, it's going to be a huge step. So clearly there is something in the offering, Madame la Présidente. Either there's going to be a massive tax increase or there's going to be something happens because the Step is so large, we're going to need ladders to climb it. Madame la Présidente, depuis 2019, l'administration de Projet Montréal dépasse systématiquement cette limite que la Ville s'était fixée pour réduire son risque financier. L'administration n'a jamais présenté de plan clair pour rétablir son niveau d'endettement ni de projection prévue à 27, et c'est très préoccupant. Ensuite, le comité s'inquiète à nouveau du manque de relève expérimentée au sein du service de finances et d'évaluation foncière, entre autres. Alors que l'administration est consciente de cet enjeu soulevé par le comité depuis 3 ans, on aurait pu s'attendre à des actions concrètes, mais malheureusement, à date, rien n'a été présenté. Et on pense que ça va être un problème majeur pour la Ville, cette perte de connaissances perte d'expertise, perte de mémoire institutionnelle. Le comité d'audit a également penché sur la sécurité des données à la Ville de Montréal. Tout comme Ensemble Montréal, le comité conclut que les systèmes de cybersécurité en place ne sont pas assez robustes pour protéger l'information sensible des contribuables et des employés. Le comité souligne que c'est un risque important pour la Ville.

Voix 2A1:49:49

Puis, madame la présidente, le comité d'audit s'intéresse à l'OCPM. Vous vous souvenez tous le scandale OCPM qui a éclaboussé l'administration l'automne dernier. La gouvernance de l'OCPM a été revue en profondeur. L'organisme est désormais intégré à l'organisation montréalaise, ce qui rassure une meilleure surveillance des dépenses. Le comité d'audit propose d'adopter une structure similaire pour d'autres organisations. D'entités paramunicipales. Je pense que l'administration devrait étudier sérieusement cette idée pour éviter d'autres dérives. En terminant, madame la présidente, laissez-moi lancer une suggestion. La présidente du comité d'audit, présidente indépendante, a fait la demande depuis un certain temps d'avoir l'occasion de présenter, d'adresser le conseil municipal ici. Pourquoi pas ne pas la l'inviter, madame la présidente, pour se présenter, pour présenter ce qu'elle a vu. Je pense que ça va être une preuve de transparence, et puis je souligne ça à l'attention de mes collègues de l'autre bord pour que madame Baillargeon aura l'occasion le mois prochain de venir expliquer son rapport et aussi d'être capable de répondre à des questions. À cet égard, je remercie encore une fois le comité d'audit et j'invite l'administration à donner suite à ses recommandations. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:51:15

Notons donc le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.07. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:51:21

Madame la présidente, au chapitre, toujours au chapitre 7, un dernier point. En 7.08, il s'agit du dépôt du rapport du bureau de l'inspecteur général.

Martine Musau Muele ◌1:51:32

En l'absence d'intervention, notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.08, chapitre Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:51:42

Madame la présidente, au chapitre 15, nous allons commencer avec la déclaration 15-01, qui est la déclaration pour souligner la Journée internationale de la visibilité trans, et je cède la parole à la mairesse de Montréal, Valérie Plante. On reviendra au chapitre 11, je laisse Camille.

Voix 2D41:52:03

Ah, est-ce que tu as mieux y retourner?

Martine Musau Muele ◌1:52:08

Allons-y avec la rubrique 8.

François Limoges ◌1:52:09

On va y aller. J'ai sauté 3 items.

Martine Musau Muele ◌1:52:12

Merci.

François Limoges ◌1:52:14

J'avais vraiment hâte aux déclarations. Écoutez, madame la présidente, effectivement, madame la présidente, on va revenir, on va rembobiner tout de suite, on reviendra pas plus tard. Oublions ce que j'ai dit, nous allons appeler les thèmes 8.01 qui est le dépôt du rapport de la commission de la présidence du conseil institutionnel les bilans 2024 des activités des commissions permanentes.

Martine Musau Muele ◌1:52:34

Madame Véronique Tremblay.

Véronique Tremblay ◌1:52:47

Je suis là, je suis visible quand même. Bonjour, madame la présidente. Alors, je dépose aujourd'hui le bilan 2024- des activités des commissions permanentes. La commission de la présidence du conseil, qui veille au bon fonctionnement des instances démocratiques de la Ville de Montréal et à la participation citoyenne, souhaite mettre de l'avant les réalisations 2024 de nos 11 commissions permanentes. Alors, celles-ci, par leurs travaux et consultations publiques, placent les besoins et les aspirations de la population au cœur des décisions des personnes élues, en étudiant des sujets d'intérêt public et en écoutant les voix des personnes et des groupes concernés par ces questions. Le bilan présente de nombreux dossiers traités par les commissions permanentes 2024, les listes des activités réalisées par chacune des commissions, les rapports et les recommandations déposées. En résumé, en 2024, nous avons tenu 35 assemblées publiques, 104 séances de travail et 4 consultations publiques et ont déposé au conseil municipal et au conseil d'agglomération au total 11 rapports d'études et bilans. Au-delà de ces données, l'équipe de commission permanente se réjouit d'avoir inauguré en juin 2024 la nouvelle salle des armoiries de l'Hôtel de ville, un espace consacré en priorité aux séances publiques et à l'accueil des citoyennes et citoyens. Laquelle accueille en passant de belles œuvres d'art. Le bilan 2024 met en lumière 3 consultations publiques qui ont obtenu une forte participation citoyenne, dont la consultation sur le projet de politique et de développement culturel 2025-2030 menée par la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports, qui a suscité un vif intérêt chez les jeunes, un groupe qui a moins l'habitude de se présenter en commission. Plus d'une centaine de jeunes se sont déplacés à l'Hôtel-de-Ville pour présenter le Manifeste de la jeunesse montréalaise pour les arts et la culture, et leurs deux porte-parole ont livré une performance émouvante pour revendiquer la place des jeunes dans la prochaine politique. Chers collègues, je souligne la qualité du travail collectif auquel ont vous avez contribué et je vous invite à consulter ce bilan pour apprécier pleinement la nature, l'étendue et l'impact des travaux des commissions permanentes ainsi que sa belle présentation visuelle. J'aimerais remercier, en fait, la Commission de la présidence du conseil tient à remercier toute l'équipe de soutien aux commissions permanentes composée en 2024 de 5 coordonnatrices qui ont planifié et organisé les travaux de la commission, de même que les personnes qui leur sont en soutien. Alors, je les nomme: 5 coordonnatrices, madame Lydia Atroche, madame Mélissa Côté-Duhaud, madame Catherine Fortier, madame Marie-Claude Heintz, madame Virginie Harvey, ainsi que les soutiens Moluku Gessend, madame Colette Mounghali, Dimitrios Beis et le gestionnaire de cette équipe, Francis Sabourin. Je tiens aussi à mentionner que nous accueillons une nouvelle personne et puis je lui souhaite la bienvenue, madame Annie Charbonneau, remplaçante de madame Marie-Claude Heintz. Je tiens à remercier particulièrement madame Catherine Fortier qui a produit ce bilan et j'espère que vous y jetterez un sérieux coup d'œil.

Voix 2F1:56:26

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:56:28

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:56:32

Merci, madame la présidente. Alors, moi aussi, je tenais à me prononcer sur ces rapports, sur le dépôt, en fait, de ces bilans qui mettent, en fait, en lumière le travail qui a été accompli par les 11 commissions permanentes du conseil au cours de la dernière année. C'est un travail qui est quand même assez important de l'ensemble des élus et des personnes qui ont participé, et aussi des citoyens qui participent aux consultations. Je voudrais tout d'abord revenir sur la mission de base des commissions, qui est celle de rendre démocratique l'appareil municipal. Rien de plus important que ça. Et d'éclairer la prise de décision par la consultation publique, des fois, où ces instances peuvent œuvrer dans l'optique d'identifier les angles morts et d'écouter les parties concernées par les enjeux qui sont examinés. La quarantaine d'assemblées et de consultations publiques qui ont été tenues en 2024 encore une fois nourri la réflexion des commissaires, et on le sait à quel point c'est important aussi d'ouvrir la porte aux citoyens pour ce type de démarches. Parmi les travaux qui ont été réalisés, je souhaite notamment en souligner 3, même si on sait que la liste pourrait être quand même assez longue. Alors d'abord, les rapports Les chemins de l'école, Sécurisation et Déplacements actifs, qui a fait suite on le sait, à une consultation qui a été menée par la commission sur le transport et les travaux publics, dont la réussite de cette consultation repose en partie sur la mobilisation des différents partenaires. On sait à quel point il y a eu une belle participation. Les travaux visaient à rendre les abords des écoles plus sécuritaires, apaisés et conviviaux, un sujet qui est non seulement à l'ordre du jour, mais on sait à quel point c'est important et indispensable. Ensuite, le projet des politiques de la vie nocturne montréalaise, qui fait suite à une consultation menée par la Commission sur le développement économique et urbain et de l'habitation. Dans la mesure où la vie nocturne montréalaise ne se limite pas qu'aux activités économiques et culturelles, mais s'étend aussi aux activités de socialisation et de détente. À la pratique des sports et des loisirs. Cette consultation a donc été un bon cas de figure d'un sujet qui concerne plusieurs unités et qui nécessite une collaboration qui a été intersectionnelle. Et je souligne dans ce cas particulier la participation de plusieurs jeunes. Alors enfin, le projet de politique de développement culturel qui fait suite à une consultation menée par la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports. Cette consultation a obtenu une très forte participation, notamment aussi encore une fois des jeunes. En tant que porte-parole en matière de jeunesse, c'est toujours plaisant de voir à quel point on a une jeunesse qui s'active à Montréal et qui veut participer de la vie démocratique montréalaise. Et ça me rend vraiment optimiste quand on voit, on voit là que d'un côté il y a une apathie à la participation politique, mais d'un autre côté c'est de participation nous font comprendre que les jeunes veulent, puis ont envie de faire partie davantage des décisions qui sont prises par l'administration et par les élus. Pour conclure, madame la présidente, je tiens à saluer la contribution des personnes élues ainsi que des services municipaux, notamment l'équipe du greffe. Ça a été mentionné par ma collègue, mais on sait à quel point c'est indispensable leur travail pour la réalisation des différentes activités qui sont faites par les commissions à chaque semaine, à chaque mois. Je tiens aussi bien évidemment à remercier l'implication et l'intérêt que portent les citoyens et les citoyennes aux commissions. Comme ça a été mentionné, sans les citoyens, la démocratisation n'aurait pas son sens. Ensemble, nous participons au renforcement de la démocratie participative à Montréal. Alors, madame la présidente, merci.

Martine Musau Muele ◌2:00:30

Notons donc le dépôt du rapport énoncé. À la rubrique 7.08 qui a été ajoutée, à savoir le rapport annuel 2024 du BIG. Alors, chapitre 11, madame Journeau.

Virginie Journeau ◌2:00:43

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, au chapitre 11, dépôt de pétition, je ne crois pas qu'il y ait de pétition.

Martine Musau Muele ◌2:00:49

Poursuivons.

Virginie Journeau ◌2:00:50

Donc, nous poursuivons, nous entamons la rubrique 15 pour les déclarations et je vais laisser la parole à madame la mairesse pour une déclaration pour souligner la Journée internationale de la visibilité trans.

Martine Musau Muele ◌2:01:03

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌2:01:05

Merci beaucoup, madame la présidente. Oui, le 31 mars, nous allons souligner la Journée internationale de la visibilité trans. Je tiens d'abord à souligner la présence de madame Victoria Legault, qui est la directrice générale d'Aide aux trans du Québec, et de son équipe qui sont avec nous dans la tribune aujourd'hui et qui ont contribué à cette déclaration. Je suis très heureuse de vous accueillir à l'Hôtel de ville et je tiens sincèrement à vous remercier pour tout le travail que vous faites au quotidien. La transidentité, c'est un concept dont on parle beaucoup ces temps-ci, notamment au sud de notre frontière, puisque les droits des personnes trans sont présentement remis en question. À la Ville de Montréal, on tient à exprimer notre solidarité et à réitérer notre appui indéfectible aux personnes trans. Cette Journée de la visibilité trans est extrêmement importante et je dirais même encore plus cette année pour les raisons que je viens de nommer. Rappelons que cette journée a été lancée en 2009 par la militante américaine Rachel Crandall Crocker. La Journée internationale de la visibilité trans existe pour contrer la prévalence de la couverture médiatique qui est souvent axée sur la violence à l'égard des personnes trans. Le 31 mars, c'est plutôt l'occasion de célébrer les personnes trans et de dire haut et fort, on vous reconnaît, puis on vous voit. En soulignant cette journée, on célèbre les contributions à la société des personnes trans. Dans le contexte actuel, il est aussi essentiel de mettre en lumière les réalisations de celles et ceux qui ont lutté pour l'égalité des genres, tout en sensibilisant la population à la discrimination à laquelle la communauté trans est confrontée à l'échelle internationale. À la Ville de Montréal, nous sommes pleinement engagés en faveur du respect de la diversité des identités et celle des genres, comme en témoigne d'ailleurs notre Charte montréalaise des droits et responsabilités. Cette charte-là, c'est bien plus qu'un document. C'est une promesse que nous combattons, que nous allons toujours combattre les discriminations, dont celles qui sont fondées sur l'identité et l'expression de genre, comme la transphobie. La Ville de Montréal renforce son leadership fort en tant que alliée des communautés de la diversité sexuelle et celle de genre avec des gestes concrets. Par exemple, la Ville, on a formé et on forme annuellement plus de 200 employés municipaux, dont le corps policier, sur les enjeux de la diversité sexuelle et de genre. On produit également un lexique qui permet de se familiariser avec les différentes réalités des personnes issues de la communauté LGBTQ2IA+. La Ville offre également un guide d'accompagnement pour les employés en transition. Nous sommes également fiers de collaborer avec d'autres villes membres du Rainbow Cities Network pour des politiques publiques qui misent sur l'inclusion sociale et l'équité, notamment en lien avec les discriminations de genre. Bien sûr, on est tous et toutes très préoccupés ces derniers temps parce que nous assistons avec ce qu'on voit actuellement, qui est intimement liée, malheureusement, à une augmentation inquiétante de l'intolérance et de la haine anti-trans. C'est inquiétant, puis c'est pas acceptable. Alors, pour souligner cette journée, j'ai demandé à ce que le drapeau de la fierté et du progrès soit déployé le 31 mars prochain pour rendre visible notre solidarité. Il faut aussi qu'elle soit audible. Le message qu'on veut envoyer aujourd'hui, nous tous et toutes à l'intérieur de cette Chambre, c'est qu'à l'Hôtel de ville de Montréal et partout dans la métropole, toutes les personnes sont les bienvenues telles qu'elles sont. Je dis aux personnes trans et à celles en transition que nous sommes à vos côtés et que nous allons continuer de lutter ensemble pour des milieux qui sont exempts de discrimination. En adoptant cette déclaration, la Ville de Montréal se positionne en tant qu'alliée des droits des personnes trans et des personnes qui déclarent une autre diversité sexuelle ou de genre. Toutes et tous méritent la dignité, le respect et la sécurité. Et c'est pour toutes ces raisons que j'invite tous les Montréalais et les Montréalaises à se joindre à nous pour souligner la Journée internationale de la visibilité trans, et je vous invite, chers collègues, à adopter avec moi cette déclaration que je vous présente aujourd'hui. Merci beaucoup et bravo!

Martine Musau Muele ◌2:05:48

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:05:56

Madame la présidente, je suis heureux de me lever aujourd'hui pour souligner la Journée internationale de la visibilité trans le 31 mars prochain. Notre grande ville de Montréal est depuis longtemps un phare d'accueil. Les personnes trans et, plus largement, les communautés LGBTQ2IA+ ont participé à l'essor de notre grande ville et ont joué un rôle social et culturel important. Depuis le début des années 1900, la Main était un lieu de rassemblement pour nos communautés sexuelles et de genre. La rue Sainte-Catherine et le Village ont aussi, évidemment, été au centre de ces rassemblements. Au fil du temps, de véritables institutions ont accueilli nos communautés. On peut penser au Café Cléopâtre qui offrait des cabarets trans et non-binaires à son deuxième étage et qui, encore aujourd'hui, est un lieu culte. Je pense qu'on peut être fier de vivre dans une ville qui célèbre ses diversités et qui appuie ses communautés. Notre métropole bouillonne de rendez-vous et de projets incroyables, qu'on pense à Fierté Montréal et Fierté Trans, le Festival de films LGBTQ, le magazine Fugue, et j'en passe. Au fil des dernières décennies, beaucoup d'avancées ont été réalisées pour permettre de s'engager envers nos communautés, notamment les personnes trans, afin de mieux les protéger, mieux les représenter, mais aussi mieux les soutenir dans leur combat quotidien. Ces avancées ont été cruciales, mais le chemin est encore long. Vivre pleinement son identité sexuelle et de genre reste un défi, même ici à Montréal. Et le constat est amer, Madame la Présidente. Les acquis pour lesquels nous avons tant lutté sont menacés. La montée des discriminations envers les communautés LGBTQ+ est alarmante et les personnes trans sont en première ligne, comme elles le sont encore aujourd'hui, les cibles d'une violence et d'une haine insidieuses et choquantes. Aux États-Unis, ceux qui devraient les protéger cherchent à les priver de leur dignité. Et au Canada, le discours haineux est plus subtil, mais tout aussi dangereux. Montréal n'est pas à l'abri des propos et des actes discriminatoires. Au cours des 2 dernières années, plusieurs manifestations anti-trans ont eu lieu. En septembre 2023, une femme trans témoignait d'une sauvage agression qu'elle avait subie en plein Village, ici à Montréal. Ces actes nous rappellent que la vigilance est encore aujourd'hui de mise. Nous devons agir, clamer haut et fort que la discrimination n'a pas sa place à Montréal, et qu'elle ne sera jamais tolérée. De nombreuses organisations apportent un soutien vital, une écoute et une voix inestimables aux communautés LGBTQ+ et aux personnes trans, et je ne pourrai pas toutes les nommer, mais je veux quand même en souligner quelques-unes. Par exemple, Fierté Montréal, Interligne, le Conseil québécois LGBT, Gris Montréal, Gay, Angry and Grey Montreal, Ensemble pour le respect de la diversité, le Centre communautaire LGBTQ+ de Montréal, l'Aide aux trans de Montréal, la Coalition des familles LGBTQ+, la Chambre de commerce LGBT du Québec et tellement d'autres. La déclaration que nous adoptons aujourd'hui est un pas important, mais la Ville doit aller encore plus loin. Un bouquet de mesures et de projets doivent être mis en œuvre, car s'attaquer de front aux discriminations n'est pas simple, mais à mes yeux, deux actions concrètes s'imposent rapidement. Tout d'abord, Ensemble Montréal a demandé, en juin 2023, la création d'un comité consultatif LGBTQ2IA+ à la Ville de Montréal. Constitué de personnes citoyennes et de personnes représentant les organismes du milieu, le comité aurait plus spécifiquement pour mandat de conseiller en amont la Ville de Montréal dans la planification et le suivi des actions auprès des membres de leur communauté. Le comité pourrait également se pencher sur divers grands chantiers touchant des projets spécifiques et des enjeux qui les concernent. Cette idée, qui émane de la consultation des communautés LGBTQ+ à Montréal pilotée en 2019 par l'Institut du Nouveau Monde, est importante. Notre motion avait d'ailleurs été adoptée à l'unanimité, mais presque 2 ans plus tard, malheureusement, l'administration n'a toujours pas respecté la volonté du conseil municipal de venir créer un tel comité. Ensuite, le projet d'espace LGBTQ+ doit se réaliser le plus rapidement possible. Ce projet vise à développer un réseau de locaux adaptés pour les organismes LGBTQ+ ici du Québec, ici même sur la rue Sainte-Catherine Est, dans le Village. Je sais que la Ville soutient sa réalisation et je l'en remercie. D'ailleurs, cette réalisation est sur la bonne voie. L'organisme s'est enregistré à titre de BNL en 2019 et et l'acquisition d'un immeuble a été annoncée en 2023. Mais le financement du projet est loin d'être ficelé et l'immeuble doit encore être réhabilité. D'ailleurs, samedi dernier, la directrice générale de l'espace LGBTQ+ et la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques écrivaient dans la presse que les élections à venir pourraient fragiliser les promesses de financement. Madame la Présidente, la Ville de Montréal doit s'engager clairement. Elle doit rendre possible la réalisation de l'espace LGBTQ+ sans quoi plusieurs organismes perdront leurs locaux dans les prochaines années. J'invite tous les collègues à adopter cette déclaration, mais plus encore, je pense que la Ville de Montréal doit maintenant faire figure de chef de file pour soutenir nos organismes qui soutiennent les personnes trans et tous les membres des communautés LGBTQ+. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:11:19

Monsieur Craig Sauvé.

Craig Sauvé ◌2:11:25

Merci, madame la présidente. Merci, administration, madame la mairesse. Pour cette déclaration qui est fort importante. C'est important de prendre ces moments pour dire très clairement et hautement et ouvertement qu'on appuie les personnes trans, queer, non-binaires à Montréal, parce que c'est un moment extrêmement difficile. Je côtoie beaucoup de personnes trans dans ma vie, puis des bons amis. Je peux vous dire une histoire. J'ai fait du porte-à-porte récemment, puis j'ai cogné sur une porte, puis une jeune personne a ouvert la porte, puis une des premières questions que je pose, c'est comme, quels sont les enjeux qui sont importants pour vous présentement? Cette personne qui s'était identifiée trans dit, moi, j'ai peur de me faire tuer dans la rue. Parce qu'effectivement, les personnes trans, de plus en plus, ont vraiment peur pour leur existence. On le voit avec la violence qui arrive à Montréal, la violence en termes des mots, des propos qui sont tenus par des politiciens, pas juste au sud de la frontière, mais aussi au Québec, au Canada. Il y a certaines législations même qui sont proposées qui bafouent les droits humains Au Canada, 3 législations en Alberta qui étaient proposées dernièrement, qui sont adoptées, sont complètement en porte-à-faux avec les droits humains. Et ce que cette motion demande, puis ce que la Journée internationale de la visibilité trans demande, ma lecture en tout cas, c'est la base de la base: est-ce qu'on peut nous respecter Est-ce qu'on peut accepter et protéger nos droits humains? Est-ce qu'on peut avoir le même traitement égal que tous les humains ont droit? C'est ça, parce qu'il y en a des personnes qui, jour après jour, tentent activement de les effacer, de nier leur existence même. Donc c'est pas un moment facile pour la communauté des personnes trans, queer, non-binaires. Puis je suis vraiment fier au moins qu'à Montréal on prend ce moment pour dire nous on serait pas comme ça, nous pas à Montréal. Puis j'espère voir ça adopté à l'unanimité à Montréal parce qu'on doit être une frange, je pense, pour défendre les droits humains, tous les partis incluant les indépendants, en appuyant cette motion. C'est ça qu'on fait. Je vous laisse avec une dernière pensée parce que ça m'a touché ce matin. Il y avait une caricature dans Le Devoir par Chloé Germain qui avait un chaudron. Sur le chaudron, ça a été écrit totalitarisme, puis il y avait 3 ingrédients qui étaient mis dans le chaudron. Un, c'était l'isolement social, l'autre c'était désinformation, puis le troisième c'est le manque d'empathie. Je trouvais ça tellement vrai. La bataille pour les droits humains, la bataille que doivent faire les personnes trans, non-binaires, queer à tous les jours, c'est la bataille pour notre existence démocratique aussi. Donc, fier qu'on vote ça ici à l'unanimité, qu'on est juste d'accord et qu'on salue toutes les militantes et militants qui mènent cette bataille à tous les jours. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌2:14:58

Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌2:15:04

Merci, madame la présidente. J'aimerais seulement signifier l'intérêt des membres d'Équipe LaSalle d'ajouter leur nom comme appuyeur à cette déclaration.

Martine Musau Muele ◌2:15:12

Très bien, c'est noté au procès-verbal. Madame Josefina Blanco.

Voix 2F2:15:16

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. À mon tour, ma chère Victoire, Marie-Michèle, Charlene, vous souhaiter la bienvenue à la Maison des citoyennes et citoyens de Montréal. Vous êtes vraiment les bienvenus à nouveau parce qu'on va se le dire, notre relation, ça date pas d'aujourd'hui. Depuis les dernières années, avec mon collègue Robert Beaudry, on a eu le grand plaisir, le grand honneur de vous accueillir à l'autre Hôtel-de-ville. Donc cette année, je suis vraiment, vraiment ravie, contente, on regarde avec Robert pour le 31 mars, l'accueil qu'on est en train de travailler ensemble. Donc je suis vraiment, vraiment contente. Évidemment, je voulais prendre quelques instants comme porteuse du dossier de la diversité et de l'inclusion sociale pour signaler avec beaucoup d'émotion le choix que j'ai fait d'appuyer cette déclaration. Et la mairesse nous a donné plein d'exemples de l'engagement de notre administration de Montréal comme une ville inclusive et notre engagement est sincère et honnête et on reste vigilants et on reste ensemble parce que le contexte n'est pas évident. Et pour moi, c'était important de vous dire à nouveau haut et fort comment on travaille, que ce soit avec les services de la culture, que ce soit avec les services de la diversité et inclusion sociale. Je vais vraiment souligner le travail que fait mon collègue Robert Beaudry conseillères du secteur, notamment du village. Donc on travaille de très près et ensemble avec l'arrondissement de Ville-Marie, et ça va continuer à être comme ça. Donc tout simplement ça, je vais pouvoir sortir voir, mais c'est le 31 mars, je pense qu'on va être plusieurs à être là avec vous, à votre côté, et le travail va se poursuivre ensemble. Merci beaucoup.

Voix 2K22:17:10

Madame Chantal Rossi.

Martine Musau Muele ◌2:17:21

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌2:17:25

Madame la présidente, j'imagine que madame Rossi se lève pour la même chose que moi, mais moi je voulais qu'on puisse mettre les noms de l'ensemble des élus de notre formation politique comme appuyeurs. Et si l'opposition fait la même chose, je pense qu'on peut dire l'ensemble des conseillers et conseillères.

Voix 2K32:17:39

Idem.

Martine Musau Muele ◌2:17:41

Alors, pour les fins du procès-verbal, notons l'adoption à l'unanimité de cette déclaration énoncée à la rubrique 15.01. Poursuivons. Monsieur Limoges. On vous écoute, monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:18:12

Madame la présidente, en 15-02, il s'agit de la déclaration pour souligner le mois de la francophonie et le statut de Montréal en tant que métropole francophone des Amériques. Et je cède la parole à la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Martine Musau Muele ◌2:18:25

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌2:18:27

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, très heureuse de me lever devant vous cet après-midi pour souligner le mois de la francophonie. Et le statut de Montréal en tant que métropole francophone des Amériques. On le sait, Montréal fait la renommée, en fait la langue française fait la renommée de Montréal, pardon, partout à travers le monde et je trouve que c'est fabuleux l'accueil que l'on reçoit lorsqu'on le met de l'avant. Depuis que ça a été accepté par notre administration parmi les propositions de faire de Montréal une métropole francophone des Amériques, partout où je me promène à travers le monde, que je parle en français, en anglais ou en espagnol, Je ramène toujours au début de mes allocutions lorsque je me présente, d'amener le fait que je suis la fière première magistrate de la seule et unique métropole francophone des Amériques et j'espère que ça, ça va rester parce que ça vaut la peine de le dire et d'éduquer les gens peu importe où on est à travers le monde. Pour nous, quand on est à Montréal, ça va de soi, mais ailleurs, même à travers le Canada, je vous dirais que c'est le fun de pouvoir le dire devant mes collègues, soit au niveau municipal, parle le provincial ou fédéral. Donc, ce que je voulais vous dire, c'est qu'on est très fiers puis qu'à Montréal, on travaille très fort depuis plusieurs années pour promouvoir, protéger et valoriser notre belle langue française. On se rappellera que notre administration avait décidé d'être celle qui allait finalement rendre l'ensemble des arrondissements exemplaires face aux demandes qui étaient faites pour l'exemplarité de la langue française niveau de nos arrondissements. Donc ça, je tiens à le mentionner, ça a été un travail qui s'est fait en collaboration avec l'ensemble des arrondissements. Il fallait le faire, ça c'est fait, puis je pense qu'on peut en être tous et toutes très, très fiers. Ceci étant dit, tout au long de l'année, la Ville déploie des initiatives porteuses, audacieuses, en collaboration avec ses partenaires. Pour souligner le mois de la francophonie, j'ai envie de souligner quelques initiatives importantes qu'on a mises en place pour encourager les Montréalais et les Montréalaises à parler français et à faire, comment dire, du français, ce que j'aime dire, la langue du cœur, ce liant social qui est si important. Parce que oui, Montréal, on est très fiers d'être une ville qui est cosmopolite, qui est dynamique et qui est inclusive, on le dit souvent, mais je pense que tout en valorisant la diversité, on a tout intérêt à faire du français notre fil conducteur, un fil d'Ariane qui nous unit tous et toutes. Tout d'abord, on a mis sur pied le Comité de la langue française qui a publié un deuxième rapport en 2024. Je tiens à le mentionner parce que c'était un comité dont on savait qu'il allait émaner des propositions sérieuses, importantes, et pour nous, quand on met un comité en place, c'est bien sûr pour pouvoir faire suite aux recommandations. D'ailleurs, plusieurs de ces recommandations-là ont déjà été implantées ou sont en voie de l'être. Je tiens vraiment à remercier tous les membres du comité et notre commissaire à la langue française pour leur excellent travail de faire le suivi sur le travail sur ces recommandations. Parmi les initiatives phares, on a tout récemment créé le Bureau de la langue française. C'était un souhait de faire en sorte que la langue française se retrouve directement liée, bien sûr, à la direction générale, mais qu'elle ait son propre bureau et qu'elle puisse avoir des mesures qui descendent dans tous les services de la Ville. On a bien compris le message et on a dit présent, c'est ce qu'on va faire. Alors, pour nous, ça va nous permettre, le bureau va s'assurer de la mise en œuvre de notre plan d'action, puis qu'on va pouvoir actualiser, réactualiser à chaque année pour continuer d'atteindre nos objectifs d'exemplarité. Sinon aussi, je tiens à mentionner qu'on a déployé une campagne de promotion grand public que tout le monde peut voir dans les stations de métro, les abribus et plusieurs espaces publics. La campagne se déploie sur le slogan, la campagne qui s'appelle Montréal se conjugue en français, où on voit différents signes de la vie et comment le français, encore une fois, ce trait d'union, ce liant, cette langue du cœur qu'on veut absolument encourager, soutenir et valoriser. Une autre belle initiative, c'est la collaboration qu'on a établie avec le gouvernement du Québec et le réseau Réussite Montréal pour soutenir la francisation des jeunes arrivantes et arrivants. En travaillant directement avec les camps de jour partout dans la métropole. Ça, c'est concret. Sur le plan culturel encore, cette année, on remet les Prix de la langue française aux personnes et aux organismes qui font la promotion du français dans la métropole. Le 20 mars prochain, on va lancer les Prix 2025 pour souligner la Journée internationale de la francophonie. Également, à la Ville, on développe dans ses installations, je parle, on a la chance en fait de pouvoir compter sur de grandes installations de qualité nos bibliothèques, nos maisons de la culture et on en profite pour avoir des— de mettre en place des programmations qui sont axées sur la valorisation de la langue française auprès de l'ensemble de la population qui fréquente ces installations qui, on le sait, sont gratuites et, comme je le disais, qui donnent accès à la culture. Et ça, c'est sans compter tous les efforts qui sont faits pour soutenir notre milieu culturel qui est en pleine effervescence. Enfin, au cours des 8 dernières années, on a accompagné nos 19 arrondissements, comme j'ai dit, à l'heure pour l'exemplarité qui était pour moi un élément essentiel pour montrer le sérieux de notre administration quand il est question de respecter certains éléments de la Charte de langue française et pour pouvoir obtenir nos certificats en bonne et due forme de francisation. Finalement, ce que je veux dire à tout le monde, c'est qu'au cours du mois de mars, il y a des célébrations dans tous nos arrondissements pour souligner le mois de la francophonie. Je vous invite à y participer, en grand nombre. Et je veux aussi, en terminant, dire à quel point, pour cultiver cette langue du cœur, tout le monde doit y mettre du sien. On doit en être conscient, on doit l'aimer, on doit la mettre de l'avant, on doit soutenir les organisations qui en font beaucoup. Je tiens à souligner également le milieu des affaires qui, à plein de niveaux, ont décidé eux-mêmes de proposer des cours de français pour faciliter la vie à celles et ceux qui arrivent dans notre belle ville, qui veulent travailler, qui doivent travailler, mais qui veulent aussi et qui doivent apprendre le français parce que c'est important. Alors, je remercie les organisations qui font preuve de flexibilité pour ce que l'est des réalités qui sont très diverses, c'est normal, mais quand on veut que la langue française soit notre liant, il faut y mettre toute la gomme, toute notre énergie. Et la Ville de Montréal, on va continuer à travailler très étroitement avec le gouvernement du Québec parce qu'on considère que comme métropole, on a un rôle à jouer. On est très fiers de qui on est, on est très fiers d'où on en est, de comment notre ville cosmopolite nous a amenés loin, mais on veut s'assurer également qu'on est un joueur clé, un joueur positif, un joueur dynamique quand il est question de faire de la langue française notre langue du cœur et ici à Montréal. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌2:25:29

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌2:25:37

Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, les élus d'Ensemble Montréal se joignent avec fierté à cette déclaration pour marquer le mois de la francophonie. Cet événement est l'occasion de célébrer non seulement la langue française, mais aussi la richesse de la diversité culturelle qui fait de Montréal un lieu unique en son genre. Dans une précédente intervention, j'ai exprimé mon soutien aux initiatives qui ont été et seront mises en place dans le cadre du Plan pour la valorisation de la langue française. Je réitère ici mes sincères remerciements au Comité sur la langue française et j'encourage encore une fois de plus la Ville de Montréal à allouer tous les moyens nécessaires à à la nouvelle commissaire à la langue française afin de garantir la mise en œuvre de la feuille de route ainsi que l'actualisation du plan d'action en matière de valorisation. Montréal, en tant que capitale culturelle francophone en Amérique, est un phare pour la langue française. Première ville de langue française sur ce continent, représente un carrefour d'échanges où se rencontrent les cultures francophones du monde entier. Chaque année, Montréal accueille des milliers de nouveaux immigrants francophones qui viennent enrichir notre tissu social et culturel, mais qui aussi participent activement à la préservation et à l'enrichissement de notre langue. La richesse de notre diversité linguistique et culturelle est un héritage précieux précieux que nous devons préserver et promouvoir avec fierté. Montréal, par sa double identité québécoise et ouverte sur le monde, a su s'imposer comme un acteur de poids dans les instances internationales dédiées à la défense et à la promotion du français. Les productions culturelles montréalaises ainsi que les artistes qui en sont issus ont forgé et continuent de forger la réputation de la Ville, non seulement au sein de la francophonie, mais aussi au-delà de nos frontières. Chaque année, des événements de grande envergure tels que les Francofolies, le Festival international de jazz ou le Festival Juste pour rire témoignent de l'attrait de Montréal pour le monde francophone et le monde allophone. Ces festivals sont des vitrines exceptionnelles qui célèbrent la richesse de notre patrimoine culturel et qui font rayonner Montréal à l'échelle internationale. Cependant, plusieurs autres festivals qui sont essentiels à la vitalité culturelle de la ville se trouvent menacés aujourd'hui. Il est crucial de continuer à soutenir ces événements, non seulement pour assurer leur survie, mais aussi pour préserver leur rôle central de Montréal comme carrefour culturel francophone. La Ville doit se positionner de manière proactive, défendre ses festivals auprès des instances décisionnelles et renforcer son soutien aux organisateurs en difficulté. En tant qu'élus, nous avons la responsabilité de promouvoir la langue française, de défendre notre identité et de valoriser la diversité culturelle qui fait la beauté de Montréal. Nous devons être des ambassadeurs actifs du français et de la diversité linguistique qui caractérise notre ville, partager notre patrimoine commun et œuvrer dans un esprit de fraternité et un esprit de paix. Nous devons continuer à mettre en lumière notre patrimoine commun tout en valorisant la diversité des cultures qui composent notre communauté. Montrer que la langue française, loin de limiter, est une passerelle vers une diversité de points de vue, d'idées et de créations. La langue française est bien plus qu'un simple outil de communication, elle est le fondement de notre identité, le lien qui nous unit à notre propre histoire et à nos valeurs. À travers elle, nous entretenons un dialogue vivant et riche avec le monde entier. Pour préserver et renforcer notre place au sein de la francophonie, il est impératif que la Ville de Montréal continue d'affirmer son rôle de leader francophone, tant sur la scène nationale que sur la scène internationale. La transmission de notre patrimoine linguistique aux jeunes générations doit être un cœur de nos priorités. Ces jeunes, au sein de notre ville cosmopolite, sont les futurs ambassadeurs du français, prêts à poursuivre l'œuvre de ceux qui, avant eux, ont fait du français une langue vivante, une langue dynamique et une langue moderne. Merci, Madame la Présidente.

Martine Musau Muele ◌2:30:45

Madame Caroline Bourgeois.

Caroline Bourgeois ◌2:30:50

Merci beaucoup, madame la présidente. Je répéterai pas l'excellente intervention de la mairesse, mais aussi, je tiens à le souligner, celle de madame Rossi, non seulement bien sûr sur l'importance de la langue française, mais aussi plusieurs mesures qui ont été déployées durant la dernière année, qui me rend fière que je puisse appuyer cette motion et cette déclaration aujourd'hui et d'appuyer tous ces efforts qui ont été menés. Parce qu'il y a environ un an, lorsque la mairesse m'a proposé, je dirais, le privilège de cuisiner aussi cette fonction au comité exécutif, de prendre mes responsabilités, notamment le dossier de la langue française. J'étais fière, mais en même temps, j'avais un certain vertige parce que je le sais, lorsqu'on parle de la langue française à Montréal, malheureusement, c'est un sujet souvent qui polarise. D'où l'importance, par les mesures et les initiatives qu'on développe, de vouloir tendre la main, de rassembler plutôt que d'exclure. Et je vous dirais, c'est ce qui a vraiment guidé l'ensemble du travail qui a été mené, notamment dans la dernière année. La mairesse l'a souligné, madame Rossi aussi, le travail du comité sur la langue française pour lequel déjà il y a des recommandations qui ont été mises de l'avant et qui ont même été implantées, notamment la création du bureau de la langue française, mais aussi d'autres qui sont en voie de l'être. Mais aussi, je tiens aussi à souligner toutes les initiatives souvent à petite échelle ou à plus grande échelle sur le territoire montréalais notamment des initiatives de jumelage qui portent leurs fruits, et je parle notamment de la Fondation de la langue française, l'initiative Deux par deux qui avait été créée, en fait, par l'animatrice Catherine Perrin, peut-être que vous connaissez, J'apprends le français de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Toutes ces occasions qui permettent aux membres de la société civile de se mobiliser aussi, d'aller dans cette direction qu'a prise la Ville de Montréal, très, très importante de pouvoir valoriser et mettre en valeur et protéger surtout le français pour que lorsqu'on puisse se déclarer Montréal métropole francophone des Amériques, eh bien, ça prenne tout son sens. Et je profite de l'occasion aussi en terminant pour remercier la commissaire à la langue française, madame Noémie Dansereau-Lavoie, pour tout le travail qui a été accompli et continuons donc dans cette direction, main dans la main, toujours dans cette perspective de rassemblement et d'ouverture, de célébrer notre langue qui, il faut le rappeler, surtout dans un contexte comme aujourd'hui, nous distingue du reste de l'Amérique. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌2:33:15

Il est 15 h 28, on va prendre une pause santé de 15 minutes. Retour à 15 h 43. Merci. Nous en étions à la rubrique 15.03, madame Virginie Journeau, monsieur François Limoges. Un instant. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌2:51:19

Merci, madame la présidente. Et à l'item 15.03, nous appelons la déclaration pour souligner le 200e anniversaire du défilé de la Saint-Patrick à Montréal. Et je cède la parole à la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Martine Musau Muele ◌2:51:31

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌2:51:32

Merci beaucoup, madame la présidente. Cette année, le conseil municipal a lieu le 17 mars, donc ça n'arrive pas toujours comme ça, mais ça tombe vraiment bien. Donc, le 17 mars, le jour de la Saint-Patrick, le jour officiel, et on ne peut pas passer sous silence qu'on souligne cette année le 200e anniversaire du défilé emblématique à Montréal. Et je dis emblématique parce que chaque année, c'est une fête, un moment important C'est une parade qui réunit des Montréalais de tous les horizons. C'est toujours plein de familles, toujours plein de gens. Il y a des gens qui viennent de l'extérieur aussi. Hier, j'ai eu la chance de discuter avec des gens qui sont venus d'ailleurs au Québec et aussi des États-Unis pour venir profiter de notre belle parade. J'ai envie de vous dire que, comme à chaque année, la communauté irlandaise, qui est très bien mobilisée, très bien organisée, concocte toujours une édition très spéciale avec différents événements. On sait aussi qu'il y a toujours le Grand Marshal, c'est quoi déjà, le Grand Maréchal, Maréchal, ben oui Maréchal, ça fait du sens, pardon, le Grand Maréchal, ainsi que la Reine et les princesses qui, on le sait, c'est vraiment une période, un moment pour souligner l'apport de personnes jeunes et moins jeunes, mais leur rapport à la communauté irlandaise et à la communauté montréalaise au grand complet. Alors, à chaque année, on reçoit la communauté irlandaise ici à l'Hôtel-de-Ville avant la grande parade, ce qui mène à une semaine de célébrations et d'événements pour finalement se terminer avec la grande parade. Je tiens à mentionner que la contribution de la communauté irlandaise est extrêmement importante d'ailleurs pour Montréal. Et notre drapeau en témoigne, puisque nous avons le trèfle pour symboliser le peuple irlandais comme un des peuples fondateurs de la ville de Montréal. Et on le sait, la communauté irlandaise a toujours été très, très intimement liée à l'évolution de la ville de Montréal. Je pense entre autres à la construction du pont Victoria, le canal Lachine. On se rappellera aussi de tout le quartier Goose Village où pendant très, très longtemps il y avait une grande communauté irlandaise, toute l'industrialisation également du Québec via sa métropole, la communauté irlandaise y est très intimement liée à son développement. Voilà, donc je tiens encore une fois à dire, bien hier c'était une très, très belle fête. D'ailleurs, on a reçu de la grande visite, la première grande Maillée, je leur disais, le grand bain de foule du nouveau premier ministre du Canada, monsieur Carney, a été ici lors de la parade, de l'apparat. J'étais très heureuse de pouvoir lui souhaiter la bienvenue à Montréal et de lui dire à quel point, pour nous à Montréal, le 17, en fait, la parade, c'est le moment où tout le monde, tous les Montréalais sont Irlandais. Alors, sur ce, je tiens encore une fois à remercier toutes les personnes qui s'impliquent, la communauté irlandaise, mais aussi du Grand, l'ensemble des Montréalais et Montréalaises qui font de cette fête un événement marquant, un peu le— qui marque le début du printemps. On va se souhaiter pas d'autres tempêtes de neige, mais qui sait. Et également, je pense que ce que j'entendais beaucoup hier, parce que j'en ai profité pour discuter avec beaucoup, beaucoup de gens qui étaient en bordure de la parade et échanger avec eux, et ce qui était très fort cette année, c'est à quel point dans un contexte socio-économiques, diplomatiques assez tendus. Bien sûr, on peut penser à nos voisins du sud, mais je pense qu'au niveau international, il y a beaucoup de tensions. Alors, ça fait tellement du bien d'être ensemble, de pouvoir célébrer ensemble, sourire, jaser, chanter et encore une fois faire montrer à la face du monde à quel point nous, les Montréalais, parce qu'on est tous Irlandais ce jour-là, on est extrêmement fiers de notre passé et qu'on regarde toujours vers le futur. Et merci à la communauté irlandaise de nous le rappeler à chaque année. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:55:51

Monsieur Doug Hurley.

Doug Hurley ◌2:55:53

Madame la présidente, chers amis, collègues et membres du conseil municipal, À l'occasion des célébrations de la Saint-Patrick, il est essentiel de reconnaître et de célébrer l'apport significatif de la communauté irlandaise à l'histoire de Montréal. Depuis les premières vagues d'immigration au 19e siècle, les Irlandais ont joué un rôle crucial dans le développement et enrichissement de notre ville. En célébrant le 200e anniversaire du défilé défilé de Saint-Patrick. Nous rendons hommage à tous ceux et celles qui ont contribué à faire ce défilé un événement incontournable dans notre calendrier. Nous honorons, excusez-moi, je vais juste changer de page. Nous honorons les pionniers et les pionnières irlandais qui ont choisi de s'établir à Ville-Marie. Répondant à l'appel de Jeanne-Mance en 1653. N'oublions pas, depuis 1833, leur présence est symbolique par le trèfle sur les armoires et le drapeau de la Ville de Montréal. La communauté irlandaise de Montréal connaît une augmentation marquée au moment de la Grande Famine en 1845. Qui a poussé des milliers d'Irlandais à chercher refuge au Canada. Beaucoup d'entre eux se sont installés à Montréal, apportant avec eux leur résilience, leur détermination et un profond sens de la communauté. Ces immigrants ont contribué de manière significative à la construction de la ville en travaillant sur les projets d'infrastructures, tels que les canaux, les ponts et les chemins de fer. Les Irlandais de Montréal ont également été des pionniers dans le domaine de l'industrialisation. Ils ont investi divers secteurs ouvriers, notamment Griffintown, longtemps considéré comme leur quartier. Leur travail acharné et leur esprit de communité ont ont également favorisé le sort du mouvement syndical, contribuant ainsi à l'amélioration des conditions de travail pour tous les Montréalais. La communauté irlandaise a su développer un réseau d'institutions et d'activités qui perdure encore aujourd'hui. L'église Sainte-Anne, par exemple, a été un centre névralgique pour tous les Irlandais catholiques de Montréal. Depuis, plusieurs Irlandais protestants se sont distingués comme riches commerçants, intégrant ainsi la bourgeoisie anglophone de la ville. La Saint-Patrick à Montréal est bien plus qu'une simple fête. C'est une célébration de la diversité culturelle qui caractérise notre ville. En cette journée, nous nous rassemblons pour honorer l'esprit multiculturel de Montréal, où des gens de tous horizons se réunissent pour célébrer l'héritage irlandais. C'est une occasion de semer la joie, de promouvoir l'unité et de reconnaître l'importance de la compassion et de la résilience. Nous célébrons une également l'esprit de solidarité et de fraternité qui caractérise notre ville et qui se manifeste chaque année lors de ce défilé. En cette Saint-Patrick, prenons le temps de réfléchir à l'impact profond et durable de la communauté irlandaise à Montréal. Leur héritage est une partie intégrante de notre identité collective et leur contribution continue à enrichir notre ville. Joignons-nous aux festivités pour célébrer ensemble cet héritage précieux et pour exprimer notre gratitude envers la communauté irlandaise de Montréal. Au nom de tous mes collègues d'Ensemble Montréal, que ce 200e anniversaire soit marqué par la joie, l'unité et la fierté. Ensemble, nous faisons de cette célébration un événement mémorable qui reflète l'esprit de Montréal et l'héritage irlandais qui nous unit. And now, if you permit me, one, one thing I would like to bring to your attention is a typical wish that we have with us Irish for everybody. May love and laughter light your days and warm your heart and home. May good and faithful friends be yours wherever you may roam. May peace and plenty bless your world with joy that long endures. May all of life's passing seasons bring the best to you and yours. Happy St. Patrick's!

Martine Musau Muele ◌3:01:12

Monsieur Sterling Downey.

Sterling Downey ◌3:01:17

Merci, madame la présidente. Donc, c'est un grand honneur pour moi de m'adresser, surtout à titre d'ancien Chief Reviewing Officer de la DFLA 2023, j'ai eu cet honneur-là, de m'adresser à vous aujourd'hui en cette journée de la Saint-Patrick, le jour après la célébration historique qui a réuni notre ville dans un esprit de joie et de fierté. Hier, nous avons été nombreux à assister au 200e défilé de la Saint-Patrick de Montréal, un événement marquant pour notre ville et pour la communauté irlandaise. Et tout au long de ce mois de mars, qui est, depuis l'adoption d'une motion au Parlement d'Ottawa en 2022, officiellement reconnu comme étant le mois du patrimoine irlandais, nous avons eu l'occasion de célébrer l'influence irlandaise dans notre ville et de rendre hommage à son rôle fondamental dans l'histoire de Montréal. La communauté irlandaise, depuis ses premières arrivées, a joué un rôle crucial dans la construction et le développement de notre ville. Hier, lors du défilé, nous avons pu voir cet héritage célébré avec fierté, mais il est important de se rappeler que cet héritage va bien au-delà des festivités de la Saint-Patrick. C'est dans le quotidien dans nos institutions, dans nos rues, que l'influence irlandaise continue de se faire sentir.

Voix 2O3:02:40

Irish Heritage Month gives us the opportunity to reflect on the important contributions of the Irish community and what they have made to Montréal, and to celebrate how these contributions continue to shape our city. Yesterday's parade was not just a celebration of Irish culture, but it was a testament to the lasting impact of the Irish community on the identity and the development of Montréal. It allows us to remember and honour the resilience and strength of the Irish immigrants who first came to Montréal seeking refuge during the Great Famine. These immigrants, in turn, helped build Montréal we know today, physically, culturally, and socially. But it's also essential to highlight the invaluable role played by the Indigenous communities during the years of the Great Famine. Their assistance at the fever sheds, as well as their generous donation, to Ireland's Famine Relief Fund are acts of solidarity that have left an indelible mark on our shared history. It also reminds us of the strong ties between our Irish and French-Canadian communities. French-Canadians and Indigenous communities welcomed the Irish with open arms in their greatest time of need.

Sterling Downey ◌3:03:44

Nous ne pouvons pas parler de cette histoire sans rendre hommage aussi aux Sœurs Grises, qui ont pris soin des immigrants irlandais lors de la famine en leur offrant des soins et de l'espoir dans des moments d'immense souffrance. Leur travail humanitaire demeure un exemple de solidarité et de dévouement envers les plus vulnérables. Nous devons également nous souvenir de John Easton Mills, maire de Montréal à l'époque, qui a sacrifié sa propre vie pour s'occuper des migrants irlandais, un acte d'héroïsme qui est gravé dans l'histoire de notre ville. C'est ainsi, grâce au travail de la Fondation du Monument irlandais, essentielle à la préservation du mémoire des premiers immigrants irlandais qui n'ont pas survécu à leur voyage. Par le dévouement et leurs efforts continus, ils veillent à ce que des milliers de victimes ne soient jamais oubliées et que leur histoire demeure vivante.

Voix 2O3:04:40

The legacy of the Irish community is not only visible in the bricks, mortar, iron and steel of Montreal's infrastructure, but also in the cultural institutions that continue to thrive. Thrive today. Montréal Irish societies such as the St. Patrick's Society, the United Irish Society, the Ancient Order of Hibernians, the Irish Protestant Benevolent Society, as well as many other of the sister societies, have long been key pillars in both celebrating Irish heritage and supporting our communities through their philanthropic efforts. One of these contributions that continues to shape Montréal's academic landscape is Concordia University's School of Irish Studies. For fifteen years now, the school has supported the pursuit of academic excellence, providing opportunities for students to explore Irish culture, history, and language, and contributing to the continued strengthening of our city's cultural diversity.

Sterling Downey ◌3:05:26

Hier, lors de la parade, nous avons vu des milliers de Montréalais, quelle que soit leur origine, se réunir pour célébrer l'héritage irlandais. Cette parade n'est pas simplement un événement festif. C'est aussi un rappel de la solidarité et de l'unité qui ont permis aux Irlandais de prospérer dans leur nouveau chez-soi. Le 200e anniversaire de ce défilé est une occasion unique de nous rappeler tous ce que la communauté irlandaise a fait pour cette ville.

Voix 2O3:05:54

Montréal's Irish community has played a vital role in shaping the city we love today. From the streets of Griffintown to our very own City Hall, the Irish presence has been felt across the island and throughout our boroughs. This legacy of hard work, resilience, and solidarity has enriched the cultural fabric of Montréal and continues to inspire us today. As we reflect on the celebrations of yesterday's incredible milestone of the 200th St. Patrick's Day Parade, let us not only celebrate but also look toward the future. As we move forward, let us continue to support and uplift the Irish community, ensuring that the values of solidarity, mutual support, and respect for diversity that have shaped Montréal remain in the heart of our city for generations to come. And I would like to wish the United Irish Societies of Montreal a huge thank you. They are the organizers of the parade. They are all, every single one of them, volunteers. Every single one of the parade marshals that you saw yesterday, there's over 200 people that come and volunteer, and it's generations of families that get involved in the parade. And that is what history is about. So we thank them and we wish them the best for years and years to come with the parade.

Sterling Downey ◌3:06:56

Donc aujourd'hui, en ce jour de la Saint-Patrick, nous sommes tous Irlandais. Donc, madame la présidente, merci. Merci à tout le monde et merci à tous mes collègues ici dans cette salle-là qui sont venus hier pour supporter la communauté irlandaise.

Voix 2O3:07:08

It was appreciated. It was heard. Montrealers saw it. We had over half a million people in the streets of the city, and that's something that we can leave every other city green with envy about. So, thank you everyone.

Martine Musau Muele ◌3:07:31

Monsieur Craig Sauvé.

Craig Sauvé ◌3:07:36

Merci, Madame la Présidente. Tough to come after Sterling, who's been such a fantastic representative of the City of Montreal within Montreal's Irish community, but I just want to send out a big cahoots to all the organizers at the United Irish Societies and indeed the hundreds of volunteers that come out every year to make one of the biggest logistics events in Montréal possible. And if you think about it, 200 years, 1825, that's a lot of parades, that's a lot of mayors, that's a lot of prime ministers, that's a lot of events. The world has changed since 1825. I think it coincides nicely as well with another 200-year anniversary we have this year. Lachine Canal was opened in 1825. I think that mixes nicely because so many of the workers who dug the canal were Irish immigrants, and they lived in neighborhoods like Griffintown and The Pointe. And it became, I think, the original piece that was the cradle of Canada's industrialization. It was the Lachine Canal. It was put it on the map, and it's what put Montreal on the map too, in our shipping sector and our commercial sector. It was because of Lachine Canal. So the Irish community has given so much to Montreal. And you know what? This is a community that understands the meaning of social solidarity. Not only do these many community organizations that Sterling named— United Irish Society, St. Patrick's Societies, Erin Sports Club, Sinn Féin, Innisfall, Ancient Order of Hibernians, Shamsa— all the groups that exist in Montreal They do charitable work the whole year long. They're there giving out Christmas baskets and delivering them and putting together. They're out giving bursaries to young students to encourage them to get involved and to do school, like, in a successful way. They look after one another like a community should, and I think the messages of Irish solidarity are some of the things that touch me the most within this community. Indeed, one of the big projects that I think this city needs to keep pushing forward on and make happen is the Montreal Irish Monument Park, which is— if you know, you have the Black Rock in Old Goose Village, which is along Bridge Street. The Black Rock was placed there in 1859. It was placed by workers who were building the Victoria Bridge. They found it as they were laying the Victoria Bridge, and that same very site on Bridge Street where it is today was where we had fever sheds for the many thousands of Irish that came to Montreal and Canada in the An Gorta Mór, in the Great Hunger, that were seeking refuge and a better life. And what a beautiful message did Montreal send then, how inclusive a message. We took care of every one of them. We took care of all the Irish that came over, and a lot of them caught typhus fever on the way in the ships. They call them the fever ships. And so 6,000 people are buried underneath that rock in that area still to this day. And Montrealers came from all sides. It was mentioned Indigenous communities were participating to help care for the Irish immigrants that came here. Irish immigrants that were poor, extremely poor, that spoke Gaelic, Old Irish. And there was Francophones and Anglophones. And the Catholics and the Protestants. And as was mentioned, the mayor of Montreal went to go down with the Grey Nuns to help save the Irish who were suffering in the fever sheds, and he himself caught typhus and died. The Montreal martyr mayor, John Easton Mills. It's an amazing story, and I think it's a story that we could use to share with our next generation, say this is what Montreal was founded on— inclusivity. Welcome to immigrants that need a better place, taking care of one another and working together to do it. That, I think, is a beautiful message, and that's what I think the Irish community represents so much to Montreal and why it has its place on our flag. So just— it was a great— it was a beautiful 200th parade. It's a moment where all groups come together, all partisan parties come together, but we just have a good laugh and It was great crack yesterday. It was. So, and on March 17th here today, I think it's a good day to say Laela Padrick, sona huiv. Bon Saint Patrick. Happy Saint Patrick's Day all.

Martine Musau Muele ◌3:12:08

In attendant l'adoption de la déclaration énonciée à la rubrique 15.03, Monsieur Limoges poursuit. Suivant, 15.04.

François Limoges ◌3:12:16

Madame la présidente, 15.04 sera appelé à 20 h 30 tel que nous l'avions annoncé à l'adoption de l'ordre du jour, ce qui nous amène au chapitre des dossiers en orientation pour l'agglomération, au chapitre 20, donc 80-20, et nous allons réunir les items 80-20-01 à 20-05, et en 20-05, on accorde un contrat à Gardex. En 20-02, on conclut 3 ententes avec Celto Distribution. En 20-03, on accorde 3 contrats à Construction Petro-Iltec, division d'ERCD Industries. En 20-04, on conclut des ententes-cadres de services professionnels avec Artelia Canada et Echelec Groupe Conseil. Et en 20-05, on accorde un soutien financier à Vélo Québec pour l'événement-festival Vélo Montréal.

Martine Musau Muele ◌3:13:06

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.

François Limoges ◌3:13:17

Oui, nous allons réunir, madame la présidente, les items 26 à 20.10. En 26, on accorde un soutien financier à l'organisme Conseil du sport de Montréal. En 27, on résilie la convention de contribution financière financière conclu avec Diving Plongeon Canada. En 20-08, on décrète l'acquisition par voie d'expropriation d'une partie du lot 1 867 478 du Cadastre du Québec. En 20-09, on exerce l'option de deuxième année de prolongation dans le cadre du contrat accordé à 178 001 Canada Inc., Groupe Niki. Et en 20-10, on accorde un contrat à 91 52 24 58 Québec Inc. pour des et du support logiciel.

Martine Musau Muele ◌3:14:03

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.

François Limoges ◌3:14:12

Oui, nous allons réunir les items 21 à 25. En 21, on accorde un soutien financier au regroupement des écoquartiers. En 22, on accorde— 22 est retiré. 22 est retiré. En 20 13, on autorise le renouvellement de la convention d'exploitation entre la Société d'habitation du Québec, l'OMHM et la Ville de Montréal. En 2014, on exerce l'option de deuxième prolongation dans le cadre du contrat accordé à Axon Public Safety Canada. En 2015, on conclut une entente-cadre avec confidentiel déchiquetage de documents.

Martine Musau Muele ◌3:14:46

Madame Vana Nazarian.

Vana Nazarian ◌3:14:49

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, au dernier conseil, on m'a accusée de vouloir critiquer le service de l'eau à tout bout de champ, mais je vous avise d'avance, ne sursautez pas, il n'y a pas de critique aujourd'hui. Et donc, au point 91, j'aimerais reconnaître un travail très important au sein du service, un travail, plutôt une mission, je dirais, celle de la sensibilisation et de l'éducation auprès de la population montréalaise. Je tiens surtout à féliciter le travail exceptionnel réalisé par la Patrouille bleue. À travers des actions concrètes, j'ose croire que cette patrouille apporte un impact concret auprès de notre population. Depuis 2010, cette initiative a permis de directement plus de 130 000 citoyennes et citoyens aux impacts environnementaux liés à leur consommation d'eau. Parlons un peu de chiffres pour illustrer l'impact de cette patrouille, justement. Donc, entre 2018 et 2020, grâce au soutien d'Hydro-Québec, la Patrouille bleue a distribué des pompes de douche à faible débit à ses 6 500 résidences et il a réorienté près de 1 000 gouttières vers des surfaces perméables. En 2024, les patrouilleurs ont échangé avec 5 621 personnes pour les sensibiliser à l'importance d'éliminer les fuites sur les appareils de plomberie et à adopter des pratiques visant à réduire leur d'eau. D'ailleurs, pour soutenir ces actions, près de 1 657 pastilles de détection pour les fuites de toilettes, par exemple, ont été distribuées aux citoyennes et citoyens. Et cette initiative avait comme but d'aider les Montréalais à repérer, pardon, les fuites et à les corriger, contribuant ainsi à une gestion plus efficace de l'eau potable. On parle ici de 1680 heures, 1680 heures où les 14 patrouilles, 14 patrouilleuses et patrouilleurs ont réussi à sensibiliser positivement 7173 personnes. Et plusieurs de mes collègues dans cette salle qui siègent sur la Commission de l'eau peuvent témoigner de l'importance de cette patrouille lorsqu'on parle, lorsqu'on pense aux défis liés à la consommation de l'eau à Montréal. D'ailleurs, je dirais que la consultation sur la prochaine stratégie de l'eau a mis en évidence l'importance de ces activités de sensibilisation pour un usage responsable de l'eau. Mais cette consultation de la prochaine stratégie de l'eau également permis de soulever certaines limites de l'approche actuelle. Et bien que les actions menées par la Patrouille bleue soient largement appréciées et utiles, elles restent ponctuelles, alors, alors que les besoins en matière de sensibilisation demeurent très récurrents. Donc, par exemple, cette année, la Patrouille bleue telle que définie et organisée par les écoquartiers Montréalais opérerait du 28 avril au 23 mai. Toutefois, il est évident que les enjeux liés à la gestion de l'eau nécessitent une approche plus étendue et surtout continue. Mais pour revenir au travail de la Commission de l'eau et de l'avis de plusieurs de mes collègues élus, on retrouve parmi les recommandations issues de la consultation la recommandation 11 qui appuie justement à renforcer la sensibilisation de l'usage responsable de l'eau, renforcer la sensibilisation en étendant les activités d'éducation tout au long de l'année et sur l'ensemble du territoire montréalais. Malheureusement, cette recommandation n'a pas encore été mise en œuvre pour 2025 et je souhaite très honnêtement rappeler à l'administration l'importance de prendre cette recommandation en compte lors de la planification des activités pour les années à venir afin de garantir une réponse plus durable et complète à cette problématique. Bien sûr, quand je dis ça, je fais référence à la stratégie de l'eau qu'on attend toujours, puisqu'en effet il n'y a pas de mesure plus concrète que la sensibilisation et l'éducation pour contrer des problèmes assez concrets, comme celle d'être un des plus grands consommateurs d'eau potable comparé à d'autres villes autour du monde. Et donc, en terminant, je tiens à adresser mes meilleurs vœux à tous les intervenants qui travailleront au sein des Patrouilles bleues cette saison. Leur travail de sensibilisation environnementale est indispensable et stratégique pour assurer un avenir plus respectueux de notre planète. Et merci pour votre engagement et dévouement pour changer les habitudes des gens, une porte à la fois.

Martine Musau Muele ◌3:20:20

Merci. Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌3:20:25

Merci, madame la présidente. Alors, en droit de réplique, je tiens à remercier ma collègue Vana Nazarian pour son éloge pour la Patrouille bleue. Qu'on aime bien nous aussi.

Chantal Rossi ◌3:20:34

Alors, c'est bien noté que vous souhaitez qu'il y ait plus de sensibilisation tout au long de l'année.

Voix 2F3:20:39

Merci.

Martine Musau Muele ◌3:20:41

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:20:51

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.16 à 20.20. En 20.16, on exerce l'option de renouvellement de 12 mois dans le cadre des ententes commerciales avec les services expédiés Artelia Canada. En 2017, on accorde un contrat à Bell Canada pour la maintenance d'équipements réseau Cisco. En 2018, on ratifie la décision du conseil municipal du 18 avril 2023 par sa résolution CM-230434. En 2019, on accorde un contrat excavation d'arches pour des travaux de réhabilitation de conduite d'eau dans la rue Saint-Jacques. En 2020, on conclut une entente-cadre avec Conseiller en gestion informatique CGI pour des développements de solutions numériques.

Martine Musau Muele ◌3:21:32

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:21:35

Merci beaucoup, madame la présidente. Je vais intervenir sur le 80218. Alors, madame la présidente, l'administration souhaite aujourd'hui réviser une décision du conseil municipal et ce dossier soulève plusieurs questions. Tout d'abord, il faut dire une erreur a été commise en 2023. L'administration a fait adopter ce contrat par le conseil municipal seulement et elle a réalisé 2 ans plus tard qu'il devait passer par l'agglomération. J'essaie de comprendre un peu pourquoi ça a pris 2 ans pour qu'on réalise que ce dossier-là devait passer à l'agglo. Cela dit, ce dossier est important car il relève que certaines normes n'étaient pas respectées. On augmente le contrat de 500 000$ pour ajouter des agents, notamment pour se conformer aux normes de l'Association des zoos et aquariums, mais aussi parce qu'une inspection de l'Agence canadienne d'inspection des aliments en août 2024 a mis en évidence des non-conformités l'Insectarium. Madame la présidente, l'Insectarium est somme toute récent, mais les problèmes semblent s'accumuler. On se souvient tous les problèmes de chaleur et de surchauffe qui ont nécessité un contrat de travaux correctifs de plusieurs millions de dollars, alors que les coûts du projet avaient déjà explosé de près de 40%. Madame la présidente, le sommaire décisionnel nous informe que ces non-conformités auraient pu entraîner la fermeture du musée, ce qui est très grave, mais il ne précise pas la nature des non-conformités. Pourtant, il s'agit de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, ce qui pourrait impliquer un enjeu de santé publique. Alors, madame la présidente, j'aimerais que l'administration nous explique les non-conformités en question afin de mieux comprendre pourquoi les agents supplémentaires étaient nécessaires et pourquoi ce coût additionnel de 500 000 dollars. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:23:47

Monsieur Abdelhak Sali.

Abdelhaq Sari ◌3:23:50

Merci beaucoup, Madame la Présidente, et j'interviendrai sur le point 80-20, point 20, et bien évidemment sous un thème où je reviens souvent qui touche bien évidemment à la souveraineté numérique et bien évidemment à la dépendance des firmes externes. Madame la Présidente, depuis des années notre ville dépend des firmes externes pour le développement de ces sites web et des applications dédiées aux services citoyens. Depuis 2019, Madame la Présidente, notre ville a conclu des ententes-cadres totalisant 10 481 902$ avec Levio pour 60 mois, je dis bien pour 60 mois de service, et de 28 271 223 $3 avec CGI pour 138 mois de service. Les récents échecs médiatisés tels que le système de gestion à l'appel de paie Phoenix, l'application ArriveCan et la plateforme Saklik soulignent, comme je le fais et comme l'opposition le fait depuis longtemps, la nécessité d'une vigilance accrue lorsqu'on confie des projets importants informatiques à des firmes externes. Michel David, qui est chroniqueur politique au journal Le Devoir, dans le contexte du fiasco SACLIC, a souligné les dérives de cette pratique pour les instances publiques. Souvenez-vous, et ce qu'il dit, souvenez-vous du dossier Santé Québec, ça a duré des années, les coûts ont explosé année après année, on recommençait et on recommençait avec d'autres spécialistes et finalement on n'a rien appris de cette expérience-là. Il continue en disant, Et c'est peut-être parce qu'au gouvernement, on n'a pas l'expertise. Je comprends qu'on fasse appel à des firmes externes, comme on fait ici à la Ville de Montréal, mais on n'a pas l'expertise ne veut pas dire qu'on peut pas les surveiller. Souvenez-vous bien évidemment du scandale de la collision dans les transports, dans les chantiers de construction. Il y avait un rapport qui avait établi que le gouvernement n'avait même pas les gens capables de surveiller les entreprises auxquelles il donnait des contrats pour voir si le travail était bien fait, pour savoir s'ils ne s'organisent pas entre eux. Bien, ça me semble être un peu la même chose dans tous les dossiers liés à la technologie de l'information. On donne des contrats, puis on les laisse aller, puis après ça, bien, on se surprend que ça va vraiment mal et qu'on livre pas dans les projets sur lesquels on a investi autant d'argent. Madame la présidente, je pose la question, qu'est-ce qu'il faudrait pour former une escouade agile au sein de notre service des technologies de l'information spécialisée dans le développement, spécialisée dans la maintenance d'applications et pour que, je dirais, les contribuables aient pour leur argent. Par exemple, l'arrondissement de Saint-Laurent, par exemple, développe en interne des applications innovantes et adaptées à leurs besoins et aux besoins de leurs résidents et résidentes en attirant des talents en technologies de l'information à haut potentiel nous pourrions atteindre, bien évidemment, notre souveraineté numérique. Madame la présidente, il est très décevant d'entendre que nous ne pouvons pas attirer les meilleurs talents informatiques à la Ville de Montréal avec toutes les conditions de travail qu'on a ici et qui peuvent être plus attrayantes chez CGI ou chez d'autres firmes. Cela devrait nous inciter à remédier à la situation, à épauler le service de technologie de l'information, à aider son directeur, bien évidemment, à vraiment bien soutenir cette mission et bien le doter avec les expertises qu'il faut. Alors il faut remédier à cette situation-là. Je pense que depuis 7 ans et quelques que je suis élu, que je parle de cette souveraineté numérique, et année après année, mois après mois, malheureusement il n'y a pas d'écoute. Et j'espère que j'ai tort, j'espère que j'ai tort, parce que sinon on aura un autre fiasco pour lequel on aura vraiment une gêne de dire qu'on était des élus qui ont approuvé ce genre de contrat à la Ville de Montréal. Là-dessus, je vous dis merci, madame.

Martine Musau Muele ◌3:27:44

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌3:27:48

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en réplique sur le 80.20.18, donc les questions de notre collègue madame Rossi, par rapport à la compétence, en fait, c'est vraiment écrit dans le sommaire des séances je vous le cite, ce contrat aurait dû être octroyé par une résolution du conseil d'agglomération dans la mesure où la biosphère relève de la compétence de l'agglomération, information dont nous ne disposions pas au moment de l'octroi du contrat. Donc c'est vraiment pour cela que nous l'adoptons maintenant avec le conseil d'agglomération et donc il ira par la suite au conseil d'agglomération si cette semaine. Pour les autres questions, c'est l'Espace pour la vie. On a une grande chance à Montréal d'avoir plusieurs musées, d'avoir ce musée Espace pour la vie, qui sont des musées vivants. Donc le Biodôme, l'Insectarium, ce sont des musées qui sont vivants. Et bien sûr, quand on les construit, on a une façon de les penser, une façon de voir comment ils vont évoluer dans le temps. Mais une fois qu'on y met les animaux, les insectes, les plantes et tout ça, il y a des choses qui réagissent différemment. En plus des structures, je tiens à préciser, madame la présidente, des structures extrêmement innovantes, notamment pour l'insectarium qui a gagné plusieurs prix. Et donc, par rapport aux non-conformités, la question exacte, je ne peux pas, madame la présidente, je n'ai pas l'information précise en ce moment sur quelles non-conformités exactement. Donc, on pourra répondre à notre collègue par la suite avec une réponse écrite, mais c'est rassurant parce que justement on agit en fonction des inspections qui ont lieu, en fonction de l'évolution des dossiers, et si on doit modifier des pratiques, ce qui est le cas ici par exemple en ajoutant de la surveillance, on le fait. Et donc, c'est rassurant pour les Montréalais et les Montréalaises. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌3:29:45

Madame Magda Popiano.

Magda Popeanu ◌3:29:48

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Donc, en droit de réplique sur le point 80.20.20, pour répondre directement à la question de mon collègue, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour ne pas continuer à octroyer ce genre de contrat? Il faudrait faire ce qu'on faisait auparavant et qui a remis la Ville 15 ans en arrière comparé à toutes les autres institutions. Donc, nous, on va continuer de travailler en mode agile et en mode structuré. Et permettez-moi, chers collègues, de vous expliquer en quelques lignes le pourquoi de ce genre de dossier. Donc, ce dossier qu'on vote aujourd'hui, c'est un projet qui s'inscrit en intelligence d'affaires de la Ville de Montréal pour répondre à beaucoup de besoins informatiques, autant au niveau des des services centraux que des arrondissements. Et bien sûr que le mandat vise en même temps à maintenir la capacité du service d'ETI pour pouvoir offrir les services, continuer à offrir les services. Et je tiens à vous assurer que ce type de contrat est une chose commune dans les grandes organisations et il vise à soutenir les projets en développement, mais tout en maintenant les services que les TI doivent offrir. Parce qu'il faut reconnaître, on a eu un manque d'investissement structurel en technologie de l'information. On doit mettre des bouchées doubles pour assurer la mise à jour autant des installations informatiques, mais aussi continuer à développer nos systèmes. On vit dans une époque, on a fait la transition, une transition bureautique, on a fait une transition des systèmes qui sont standalone en infonuagique. Donc on est en continuelle, en perpétuelle transformation. Je tiens à assurer tous mes collègues, je le répète, 100% du BF va à l'interne. Quand on fait appel à des services professionnels, sont sur le PDI, donc sont des investissements qu'on fait Et en même temps, les services professionnels nous permettent de chercher des expertises de pointe selon des besoins spécifiques de projets. La Ville de Montréal garde, je tiens à vous assurer, la maîtrise d'œuvre de ses projets. Certaines organisations vont à 50% à l'externe. Nous, on est très contents qu'on est seulement à 30% à à chercher l'expertise interne. On se libère du temps, on contrôle nos projets, mais en même temps, on développe, on répond aussi à toutes les demandes qui proviennent de partout. Le service des TI, c'est un service à l'appui de tous les autres services de la Ville et les demandes sont de plus en plus grandes, de plus en plus exigeantes. Souvent, l'opposition nous reproche, surtout lors des présentations budgétaires, qu'on fait trop d'embauches, qu'on fait exploser le budget de fonctionnement de la Ville de Montréal. Puis, en même temps, on nous reproche qu'on fait appel à des services externes, parce que les deux sont contradictoires. Nous, on a choisi notre posture. On souhaite livrer des services de qualité. Des projets qui sont au bénéfice des citoyens et en plus chaque projet a sa stratégie et elle a une réponse technologique qui est en arrière. Seulement pour le projet, donc le sommaire décisionnel qu'on vote aujourd'hui, le service des TI va réaliser en partie ou complètement différents projets qui sont prévus dans le PDI 2025-2034 et je vous cite quelques-uns. La plateforme de fondation numérique qui sont, qui va répondre à améliorer les interfaces citoyennes vers tous les types d'accès vers les informations de la Ville. La modernisation des TI des projets du service de concertation des arrondissements, point clé dans le fonctionnement de la ville. Un autre projet, les outils numériques pour optimiser le service aux citoyens pour le service de la culture. Donc, il s'agit du remplacement de toutes les solutions désuètes pour s'assurer d'avoir des solutions qui sont capables de répondre aux demandes des bibliothèques. Les services numériques transactionnels aux citoyens et aux entreprises, les permis d'occupation du domaine public, nouveaux permis de construction, les plaintes concernant les questions de salubrité, de propreté. Donc écoutez, c'est normal qu'on fasse appel à des compagnies qui nous aident, c'est tout à fait normal. J'entends souvent mon collègue, donc il a toujours la même approche. Nous, on a choisi l'approche être efficient, être professionnel, et en même temps soutenir et répondre adéquatement aux demandes de la population et aux arrondissements surtout qui répondent, sont en première ligne pour répondre aux services des citoyens.

Voix 2D43:35:11

Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌3:35:14

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:35:23

Monsieur le président, nous allons réunir les items 2021 à 2025. En 2021, on accorde un contrat de gré à gré à BMC Software Canada Inc. En 2022, on accorde un contrat à Eurovia Québec Grands Projets pour la construction de chambres de vannes et de mesures. En 2023, on accorde 2 contrats aux firmes Les Services EXP et GBI Experts-Conseil. En 2024, on exerce l'option de première prolongation sans dépense additionnelle pour l'acquisition d'équipements de télécommunications dans le cadre du contrat accordé à Bell Canada en 2025, on exerce l'option de renouvellement de 12 mois dans le cadre d'une entente-cadre conclue avec Ressorts Idéal.

Martine Musau Muele ◌3:35:59

Monsieur Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌3:36:02

Madame la présidente, j'interviendrai sur le point 80.20.21. Et si j'ai vraiment à donner un thème à cette intervention, je dirais tout simplement, c'est de trouver l'équilibre entre l'avantage d'un renouvellement d'un contrat et la dépendance technologique et de chercher vraiment la souveraineté technologique également. Et sur ce point-là, je tiens à exprimer mes préoccupations concernant le renouvellement du contrat de 5 ans avec la filiale canadienne de BMC Software. C'est une filiale canadienne, mais BMC Software est un fournisseur informatique américain. Bien que nous soyons liés à ce fournisseur depuis 20 ans, il semblerait que notre pouvoir de négociation, et je le dis bien, notre pouvoir de négociation dans ce contrat-là soit quelque peu limité, sinon je pourrais dire également très limité. Mais avant d'aller plus loin dans mon intervention, j'aimerais juste, vu que c'est un point qui va dans le même sens, mais j'aimerais bien corriger quelques faits pour que ça soit vraiment clair pour tout le monde. Quand on dit que c'est un projet sur le PDI, ça veut pas nous dire qu'on peut le faire n'importe comment, c'est quand même la carte de crédit. Ce n'est pas parce que c'est fait ailleurs que c'est bon. D'ailleurs, en gestion, quand on apprend la gestion, c'est toujours les bonnes pratiques, c'est pas les pratiques qui sont communes. Et ça, c'est très important, et c'est vraiment très important de le savoir de l'autre côté de la salle. Et en même temps, j'aimerais bien aussi dire que nous, quand on a critiqué les embauches ou quoi que ce soit, ce que nous on critique, ce n'est pas ça. Au contraire, nous on veut doter le service technologie d'information des meilleurs, des meilleurs effectifs et des meilleurs talents. Cependant, ce qui arrive maintenant, c'est que ces talents-là ne sont pas payés en BF et malheureusement sont payés par la porte arrière, par le PDI, et on paye les fonctionnaires par la carte de crédit. Et ça, c'est vraiment pas une bonne pratique, et vous devez le savoir de l'autre côté de la salle. Je continue sur la firme BMC Software, et l'administration municipale semble bien évidemment contrainte d'accepter une hausse tarifaire. Et tenez-vous bien, pour un renouvellement, la hausse tarifaire est de 152%, ce qui est inacceptable. Le service des technologies de l'information justifie cette augmentation dans son sommaire décisionnel en affirmant qu'un renouvellement d'un an entraîne une hausse de 485%. C'est un argument qui est à mon avis fallacieux. C'est un argument, Madame la Présidente, qui peut pas être accepté quand on veut vraiment renouveler un contrat. Tu renouvelles pour un an, ça serait 485, sinon on continue à 152%, ce qui est inacceptable. Madame la Présidente, il est évident qu'un contrat de 5 ans offrait un rabais annuel normalement, et non pas une augmentation comparée à ce qu'on voit aujourd'hui. Et autre chose, quand je regarde le sommaire décisionnel, Madame la Présidente, il n'y a pas eu de benchmarking, et or que le benchmarking aurait dû être réalisé avec d'autres fournisseurs pour comparer les prix et s'assurer que les Montréalais et Montréalaises

Abdelhaq Sari ◌3:38:56

paie le juste prix, ce qui n'est pas le cas, et ça je peux vous le confirmer dans le cas actuel. L'analyse actuelle du service des technologies de l'information ne garantit pas que nous obtenons une offre compétitive. Au contraire, on est contraint, et je le répète, on est contraint. La Ville de Montréal doit impérativement renforcer son pouvoir de négociation lors du renouvellement d'un contrat en technologies de l'information et dans d'autres, d'ailleurs, dans d'autres secteurs, et je l'avais d'ailleurs souligné. Nous sommes conscients et conscientes ici que pour le service des technologies de l'information, il serait irréaliste de devoir changer de fournisseur logiciel ou matériel. Ça, on est d'accord. Je suis d'accord pour le renouvellement. La continuité des affaires avec un fournisseur avec qui on a de l'expérience, c'est toujours mieux. Mais je l'ai dit dans mon introduction, il faut trouver un certain équilibre entre l'avantage d'un renouvellement, mais également ne pas être dépendant comme le cas il est présentement. Il est inacceptable d'être à la merci des fournisseurs qui peuvent augmenter leurs tarifs, comme ce qu'on vit dans le cas actuel, sans possibilité de négociation. Il est crucial que la Ville de Montréal se dote des moyens nécessaires pour réformer les règles contractuelles et garantir des négociations équitables et transparentes. Par, entre autres, une petite leçon vraiment, vraiment ici et là, parce que je l'ai dit à plusieurs reprises, réfléchissez à avoir des stratégies de sortie, parce que dans ce cas-ci, vous en avez pas et c'est pour ça que vous êtes pogné avec ce fournisseur. Là-dessus, je vous dis merci beaucoup, Madame la Présidente.

Martine Musau Muele ◌3:40:23

Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌3:40:26

Beaucoup, Madame la Présidente. Donc, en droit de réplique sur le point 80.20.21. Donc, c'est effectivement un dossier qui accorde un contrat de gré à gré avec BMC Software. Faut comprendre que BMC Software, c'est un leader mondial. Dans les solutions logicielles pour la gestion des services informatiques, d'automatisation des opérations. C'est— il n'y en a pas 2 au monde, on s'entend que c'est un des leaders dans cette solution. Nous faisons affaire avec cette compagnie depuis 20 ans. Donc, même si mes collègues de l'autre côté de la Chambre sont très révoltés, comment ça se peut? Bien, on fait affaire depuis 20 ans. Et ne me dis pas qu'on est prêt avec. C'est une solution qui fonctionne comme toute compagnie qui évolue, donc dont la technologie évolue, on y va au même rythme qu'eux. Donc, les logiciels BMC servent notamment à orchestrer et à automatiser tous les traitements corporatifs de la Ville de Montréal. Donc, il y a 3 parties à l'intérieur du logiciel. Il y a une partie qui est ce qu'on appelle BMC Control-M, qui permet d'automatiser, planifier et surveiller plus de 5000 flux de travail informatique critiques à tous les jours à la Ville de Montréal. Ça, là, ça se fait pas sur un coin de table, ça se fait pas aller sur le marché du coin, là. C'est des services informatiques de haut niveau. Donc seulement pour vous citer les flux dont ce volet du logiciel s'occupe, c'est l'évaluation foncière, la gestion de la cour municipale, les systèmes de traitement des offenses pénales et j'en passe. L'autre partie qui est BMC et AMIOPS permet de faire un suivi à la gestion complète du de tous les systèmes centraux, assurer la performance et la disponibilité de toutes les applications de la Ville de Montréal. En même temps, la deuxième, donc ce deuxième volet va réduire la dépendance à l'égard des connaissances institutionnelles et va accroître surtout l'automatisation des processus. Alors bon, c'est vrai, le contrat, il est sorti très haut et c'est une augmentation importante, mais qui a été très, très bien expliquée autant au niveau du sommaire décisionnel, puis c'est dû en bonne partie au fait que le taux d'échange a augmenté de presque 18% depuis qu'on a fait, donc en plus on utilise une plus grande capacité, donc on a monté presque de 24% les MIPS, donc la manière dont on mesure la consommation, c'est presque un quart plus important, d'où l'explication de l'augmentation de ce contrat.

Martine Musau Muele ◌3:43:37

Merci. En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20, pardon, 20.21 à 20.25 des dossiers en orientation sous le conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:43:52

Merci, madame la présidente. On va enchaîner avec 20.26 à 20.30. En 20.26, on approuve le deuxième projet de convention de modification de bail par laquelle la Ville Loue du locataire 9227-9702 Québec Inc., un espace à bureau sur la rue Berri. En 2027, on exerce l'option de renouvellement de 12 mois dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Garage de Guire. En 2028, on exerce l'option de renouvellement de 12 mois dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Groupe Thomas Marine. En 2029, on exerce l'option de première prolongation dans le cadre du contrat accordé à la firme Constellio. Et en 2030, on approuve le projet de 4e convention de modification de bail par lequel la Ville de Montréal loue d'édifice 1200 Papineau un espace à bureaux.

Martine Musau Muele ◌3:44:38

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:44:46

Oui, madame la présidente, je propose de réunir les items 2031 à 2035 en 2031. On approuve le projet de 4e convention de modification de bail par laquelle la Ville loue de 11/39/21 Canada Inc. un espace à bureaux sur la rue Fleury. En 2032, on accorde un contrat à Bâtiments F pour des travaux visant à relocaliser la division des normes professionnelles du SPVM. En 2033, on autorise une dépense additionnelle pour des travaux de stabilisation de la structure de l'école de rangs du parc agricole du Bois-de-la-Roche. En 2034, on accorde un soutien financier à C2 Montréal pour l'édition 2025 de son événement. Et en 2035, on exerce la deuxième option de renouvellement dans l'entente cadre conclue avec Équipements Planord Limitée.

Martine Musau Muele ◌3:45:35

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 2031 à 2035 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.

François Limoges ◌3:45:44

Madame la présidente, je propose de réunir 2036 à 2040. En 2036, on accorde un contrat de gré à gré à Astral Affichage pour la fourniture d'espaces publicitaires. En 2037, on exerce l'option de première prolongation dans le cadre de 2 ententes-cadres conclues avec Cofomo. En 2038, on accorde un contrat à Bruno Électrique pour des travaux de réfection de l'alarme incendie du bâtiment des boues de la station d'épuration des eaux usées. En 2039, on accorde un contrat à LML Paysagistes et Frères pour des travaux d'installation de revêtement en gazon synthétique au terrain municipal sports du parc Jeanne-Mance et en 2040, on autorise une dépense additionnelle de 900 000$ pour bénéficier des ajouts au catalogue de produits Microsoft.

Martine Musau Muele ◌3:46:25

Monsieur Abdelhaq Sari.

Abdelhaq Sari ◌3:46:27

Merci beaucoup, madame la présidente. J'interviendrai s'il vous plaît sur le point 80-20-37 et encore une fois, je veux exprimer un peu la relation qu'on doit avoir avec des firmes externes en cas d'externalisation ou de sous-traitance dans les deux cas. Faut vraiment être très vigilant, notamment quand on parle de l'argent de nos contribuables. Mais tout à l'heure, quand je parlais bien évidemment de ces contrats, d'ailleurs aujourd'hui je vais parler de cette prolongation de 12 mois, encore une fois on est pris avec un fournisseur, c'est pas parce qu'il est bon qu'il a le droit de nous faire des augmentations de 152%, c'est pas parce que c'est une bonne solution, c'est qu'on est pris à vraiment à payer voire 483% si on veut faire vraiment un essai de prolongation d'un an. C'est ce genre de situation qu'il faut vraiment remédier et c'est pour cette raison que pour le point 80-20-37, Madame la Présidente, je souhaite exprimer mon profond désaccord concernant l'utilisation continue des firmes externes et pour combler des besoins récurrents de gestion opérationnelle. Alors on parle ici de gestion opérationnelle, on parle pas d'un projet, on parle pas vraiment de quelque chose qu'on veut vraiment atteindre et atteindre vraiment un certain livrable qui est vraiment unique. Non, Madame la Présidente, on parle ici des opérations et on n'a pas les talents à l'interne et on s'en va vraiment les chercher à l'externe. Exactement ça, pour vulgariser ça pour les gens qui nous écoutent. Ce n'est pas la première fois que j'aborde ce sujet au conseil municipal, Madame la Présidente. On parle pas d'un projet ici. Arrêtons de payer les opérations avec la carte de crédit de nos citoyens. Oui, les firmes externes peuvent être utiles en cas de manque immédiat de ressources spécialisées. Ils peuvent être utiles quand on externalise un projet complètement, on le sous-traite, quand on n'a pas l'expertise. Mais là, on avoue tout le temps qu'on n'a pas l'expertise, et ça, c'est vraiment pas quelque chose qui serait très acceptable. Cette solution temporaire devrait rester temporaire et devient un problème à long terme et devient quelque chose qui est récurrent dans la pratique d'administration de Madame Plante. En persistant dans cette voie, nous admettons notre incapacité, et je dis bien incapacité au niveau des ressources humaines, à retenir les talents nécessaires au sein de la Ville de Montréal. J'en ai parlé au point 80.20 et dans le point 80.21, mais c'est un aveu d'échec et de défaite de cette administration que nous ne pouvons pas, comme administration responsable, comme opposition responsable, de l'accepter. Madame la présidente, il est inacceptable que nous continuions à prolonger ces contrats sans chercher à résoudre le problème sous-jacent. Les conditions de travail à la Ville doivent être améliorées pour rendre nos postes attractifs, notamment en ce qui a trait aux technologies de l'information. Je sais, et je sais pertinent de le répéter, qu'au service des technologies de l'information, comparé à d'autres métropoles, on est vraiment, je dirais, au niveau des dotations, sous-doté. Alors arrêtons de vraiment de faire cette solution-là et de toujours externaliser. Si on veut aller vraiment dans une voie d'externalisation, vous êtes sur la mauvaise voie parce que vous êtes en train de payer le souper à deux fois. Vous êtes en train de faire vraiment deux fois le même contrat et le même travail. Je vous demande donc, Madame la Présidente, de transmettre à l'administration et à Madame Popeano que je suis bien conscient des détails qui sont dans le sommaire décisionnel parce que je l'ai lu au complet. Et des prolongations prévues au contrat. Cependant, je critique fortement et fermement cette approche qui ne fait que masquer nos faiblesses au lieu de les corriger, notamment en ce qui concerne l'attraction des talents en technologie de l'information. Là-dessus, je vous dis merci, Madame la Présidente.

Martine Musau Muele ◌3:50:03

Madame Stéphanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌3:50:08

Merci, Madame la Présidente. Donc, mon intervention porte sur le dossier 80 2039. Le présent contrat consiste à fournir et installer le revêtement en gazon synthétique du terrain multisports du parc Jeanne-Mance. À ce sujet, plusieurs questions subsistent. En effet, 2 types de matériaux de remplissage avaient été envisagés initialement, soit les granulats en caoutchouc de couleur verte et les granulats naturels composés de noyaux d'olives ou d'écailles de noix de Grenoble concassées. Alors que le Conseil du patrimoine de Montréal recommandait en 2023 des matériaux naturels, le choix s'est porté vers la première option en raison de ses propriétés amortissantes. Mes questions sont donc les suivantes, madame la présidente. D'abord, pourquoi ne pas avoir opté pour une technologie synthétique davantage écologique comme le gazon artificiel avec une garniture de billes de liège ou bien le gazon synthétique à hydrogène créant ça se fait dans d'autres villes. Ensuite, un des mandats de l'entreprise vise l'enlèvement du revêtement en gazon synthétique existant. Néanmoins, il n'y a pas mention dans le sommaire décisionnel de ce qui lui adviendra. Comment allez-vous disposer de celui-ci? Aussi, quelle est la durée de vie utile du nouveau terrain? Finalement, madame la présidente, le sommaire décisionnel nous apprend aussi que les tarifs douaniers états-uniens auraient pu être aurait eu un impact monétaire sur le prix. On aimerait savoir quel était cet impact. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌3:51:37

Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌3:51:40

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le point 80.20.37. Donc, c'est effectivement un dossier qui vise à prolonger un contrat de service avec Cofomo. Qui consiste en la mise à jour de la part des postes de travail, des postes mobiles, des systèmes d'exploitation, des unités mobiles, des logiciels de gestion, des plateformes dans l'ensemble de la ville. Tout à l'heure, j'ai rencontré notre préposée à la propreté au ménage, une dame super sympathique qui avait une tablette dans ses mains. Alors, je me suis dit, mais qu'est-ce que vous faites avec? Elle m'a dit, oh, ça m'aide beaucoup parce que je sais exactement où j'ai fait le ménage, où je ne l'ai pas fait, Où je m'en vais? Ben, c'est ça, la nouvelle réalité à la Ville de Montréal. Et en même temps, je me suis levée pour le désespoir de mon collègue François Limoges. Et je vous parle beaucoup, je suis d'accord, mais je veux que tout le monde comprenne qu'on vit une autre époque, même à la Ville de Montréal, que tout est informatisé, qu'il faut investir, que notre département, notre service de technologie de l'information Je vous ai parlé de Gartner qui a fait l'évaluation du service. Nous sommes en retard avec l'investissement. Nous n'avons pas la capacité. Il faut aller à l'externe. Nous n'avons pas le choix parce que sinon, on va encore être en retard et on va rattraper du retard au lieu d'avancer. Donc, seulement pour vous expliquer dans le cadre de ce contrat, Cette prestation de service, d'ailleurs, c'est comme je vous disais, c'est une chose courante dans toutes les grandes organisations d'aller à l'externe pour ce genre de service. Donc qu'est-ce qu'ils font à l'intérieur? Principaux projets utilisés, donc mise à jour du parc de postes de travail, migration des méthodes d'authentification à 2 facteurs, pour le SPVM. Migration des ordinateurs portables et terminaux mobiles, où? Pour le SPVM. Migration du logiciel de gestion des appareils cellulaires, pour qui? Pour le SPVM. Et mon collègue se lève tout le temps pour dénoncer le fait qu'on ne met pas à jour le SPVM, qu'ils sont en retard, qu'ils sont technologiquement dépassés. Ben voilà, on n'est pas technologiquement dépassé, on donne des contrats pour maintenir tout le monde à jour. Du SPVM jusqu'à la préposer au ménage. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:54:17

Monsieur Alex Norris.

Voix 3F3:54:19

Merci, madame la présidente. Je remercie ma collègue Valenzuela pour son intérêt pour le parc Jeanne-Mance et la réfection du terrain synthétique au terrain multisports. C'est un projet dont on est très fiers. Il faut comprendre que ce terrain est utilisé souvent par les joueurs de football. Alors, il y a souvent des impacts. On a choisi un matériel qui pour absorber les impacts des chutes sans que les joueurs soient blessés. Alors, ça a été une considération importante. Mais le matériel qui a été choisi permet aussi de réduire les impacts d'îlots de chaleur, et les impacts d'îlots de chaleur seront moindres que la surface actuelle. Alors, c'est quand même une nette amélioration. Ce projet s'inscrit par ailleurs Et je suis en droit de réplique. Ce projet s'inscrit aussi dans le cadre d'une réfection du terrain qui va permettre l'accessibilité universelle. Donc, les gradins, à l'heure actuelle, sont très étroits, très inconfortables, et il y a un excès de capacité pour le nombre de spectateurs qui viennent aux Jeux. Là, on va permettre aux personnes à mobilité réduite, déjà en fauteuil roulant, de venir profiter de ces gradins-là en tout confort. Alors, on est très heureux de ce projet qui, par ailleurs, s'inscrit mieux dans le paysage du site patrimonial du parc du Mont-Royal. Alors, c'est une excellente nouvelle, non seulement pour les joueurs de Sun Youth notamment, mais aussi pour tous les usagers du parc parce qu'on aura une installation qui s'insère beaucoup mieux dans le paysage.

Magda Popeanu ◌3:56:03

Merci.

Martine Musau Muele ◌3:56:05

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 2036 à 2040 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:56:14

Oui, madame la présidente, nous allons poursuivre avec la réunification des items 2041 à 2045. En 2041, on autorise la modification de la source de financement apportée à l'intervention du service des finances et de l'évaluation foncière dans le cadre du contrat accordé à I-CORE Technologies. En 2042, on approuve le projet d'addenda modifiant la convention de contribution financière concluant entre la Ville et l'organisme Société locative d'investissement et de développement social. En 2043, on accorde un contrat à Eurovia Québec Grands projets pour des travaux d'égouts de conduites d'eau principales et secondaires et de flux de circulation d'utilité publique dans le chemin de la Côte-Sainte-Catherine. En 2044, Excusez-moi. En 2044, on accorde un contrat à Excavation René-Saint-Pierre pour des travaux de déconstruction du bâtiment situé au 9515 rue Saint-Hubert. Et en 2045, on accorde un contrat à Roxboro Excavation pour des travaux d'implantation d'un réseau express vélo et d'un service rapide par bus dans le boulevard Henri-Bourassa Est.

Martine Musau Muele ◌3:57:16

Monsieur Dominic Perry.

Dominic Perri ◌3:57:19

Merci, madame la présidente. J'interviens pour déposer les rapports de la Commission sur l'examen des contrats aux rubriques 80243 et 80245, pour lesquels les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. J'attire d'abord votre attention sur les contrats à la rubrique 80244 pour les travaux de déconstruction du bâtiment situé au 9515 rue Saint-Hubert. Le prix déposé par Excavation René-Saint-Pierre présente un écart favorable à la Ville de 38% avec l'estimation et de 13% avec le deuxième plus bas soumissionnaire. Selon les responsables, l'écart serait attribuable à la forte concurrence et à l'expertise développée par les entrepreneurs dans ce type de projet. Les entrepreneurs auraient développé des stratégies efficaces et des réseaux de revente des matériaux récupérés, ce qui leur permet de tirer un plus grand profit d'être plus compétitifs. Le service a d'ailleurs rencontré Excavation René-Saint-Pierre et les discussions ont permis de confirmer ces hypothèses. Celles-ci ont aussi permis d'établir que l'entrepreneur possède les équipements et les installations pour entreposer les matériaux jusqu'à leur revente. Enfin, quelques mots au sujet du dossier à la rubrique 80-20-43 pour les travaux d'égouts, des conduites d'eau principales et secondaires, de voirie, d'éclairage et de feux de circulation dans le chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Il s'agit d'un secteur sensible en raison de la forte circulation et des enjeux de cohabitation entre les véhicules et les piétons. Lors de nos échanges avec le CIRe, la Commission a appris qu'une nouvelle approche a été introduite pour ce projet. Il s'agit d'une clause boni pour minimiser les entraves, c'est-à-dire que l'entrepreneur est récompensé s'il libère une voie de circulation avant le délai prescrit. Le montant augmente substantiellement s'il libère l'entièreté du tronçon. Cette initiative est une première pour le CIUQ. Il sera donc intéressant de voir, au terme des travaux, s'il recommande répéter l'expérience. Et ceci, madame la présidente, termine mon rapport de la commission des examens des contrats pour le volet de l'agglomération. Merci.

Martine Musau Muele ◌4:00:39

Madame Christine Black.

Christine Black ◌4:00:45

Madame la présidente, j'interviens sur le 80.20.45. Alors, c'est en lien avec le corridor de mobilité durable sur le boulevard Henri-Bourassa. Alors, vous savez, en politique, notre rôle est de représenter tous les citoyens, pas seulement ceux qui ont voté pour nous. Et dans mon arrondissement, beaucoup de gens sont inquiets à propos du projet de mobilité durable sur Henri-Bourassa et se demandent vraiment ce qui va leur être imposé cette année. Ne vous détrompez pas, madame la présidente, nous en voulons des projets de mobilité durable à Montréal-Nord, mais pas de cette manière. Pas sans la participation de la population dans le projet. Regardez Outremont. Mon collègue Laurent et son équipe ont développé un plan de mobilité en collaboration avec les parties prenantes, en proposant différentes options et consultées en amont à chaque nouvel ajout de pistes cyclables. C'est très différent de l'approche de Projet Montréal. Contrairement aux résidents d'Ahuntsic-Cartierville qui ont eu plusieurs occasions de s'exprimer, les résidents de Montréal-Nord n'ont eu droit qu'à une seule soirée de portes ouvertes en février 2025 alors que le projet était déjà planifié. On nous dit que des consultations ont eu lieu, mais sur le terrain, les commerçants nous disent que les visites se sont faites, mais que l'objectif était de partager ce qui allait arriver, mais peu d'écouter réellement les préoccupations. Et tout ça dans un contexte où le projet était déjà décidé et que ça allait aller de l'avant peu importe ce qui allait se passer. Lors de la soirée portes ouvertes, les élus locaux ont rencontré les résidents pour écouter leurs préoccupations. Plusieurs élus de Projet Montréal étaient présents pour présenter leur vision du boulevard Henri-Bourassa de demain. Beaucoup de citoyens étaient surpris, voire même que certains ont eu un certain choc en constatant l'ampleur du projet. Et ça, ça, je trouve ça malheureux, mais c'est ce qui arrive quand on travaille pas en amont avec la population. Et ça, c'est sans compter les éléments problématiques qui ont été mentionnés à cette soirée-là. Mais on avance. Malgré tout, madame Émilie Thuillier affirme que le projet fait partie des propositions de son parti, c'est un projet phare de la mairesse Valérie Plante et que cela suffit pour obtenir l'acceptabilité sociale. Mais imposer des projets sans cocréation avec les acteurs locaux, à mon sens, c'est pas acceptable. Elle préfère s'appuyer sur la majorité obtenue par Projet Montréal aux dernières élections pour imposer ses projets sans démontrer la moindre volonté de cocréation. Depuis début 2024, nous, les élus de Montréal-Nord, posons des questions à l'administration de Projet Montréal. Nous savions que les travaux allaient commencer à Ahuntsic-Cartierville en 2024 et que notre tour viendrait en 2025. Nous voulions être prêts, mais malheureusement, les réponses obtenues étaient vagues, fois après fois. Nous avons posé des questions précises sur l'impact des travaux sur les rues avoisinantes, sur Gouin, sur Monslet, sur les rues perpendiculaires, sur les mesures d'apaisement qu'il fallait faire, nous, en arrondissement, pour pouvoir préparer l'arrivée de ce projet-là, pour pouvoir le mettre dans notre PDI, ou même de savoir est-ce que la Ville Centre allait avoir prévu des montants pour nous permettre d'aider pour la suite des choses, pour faire les études de circulation sur le boulevard Pie-IX et tout le reste, préparer ce qui allait arriver, pour préparer les signalisations, de savoir ce qui allait se passer avec les signalisations pour les virages à gauche, le maintien du transport en commun pendant les travaux, après les travaux, quel impact ça allait avoir sur nos rues autour pendant et après les travaux. Et finalement, c'est en janvier 2025 qu'on a eu quelques réponses, disons partielles. On a dénoncé la planification décousue de ce projet, du manque de transparence et de l'absence de collaboration à plusieurs reprises, mais nos questions sont restées sans réponse. En fait, on s'est même fait dire d'aller nous les élus, représentants de la population, élus par cette même population au coin d'Henri-Bourassa et du boulevard Saint-Laurent, pour en connaître un peu plus sur le projet, ici même en cette Chambre. C'est comme ça que les relations entre les élus se passent avec cette administration et selon moi, les citoyens s'attendent à mieux de leurs représentants. Aujourd'hui, en mars 2025, on est sur le point d'octroyer le contrat malgré de nombreuses inquiétudes. Malgré le fait que de notre côté, la planification en arrondissement n'est pas terminée. Le séquençage du projet est un réel casse-tête, avec des portions non terminées et des tronçons décalés. Que se passera-t-il avec les bus passés Pie-IX? Ils ne disparaîtront certainement pas, mais à ce jour, nous ne savons toujours pas qu'est-ce qui va arriver avec les autobus passés le boulevard Pie-IX et entre les tronçons, parce que là, on le sait, le projet est terminé jusqu'à environ la Jeunesse, mais entre la Jeunesse jusqu'à Saint-Firmin, qu'est-ce qui va se passer avec les autobus? Qu'est-ce qui va se passer avec la voie réservée? Aucune information. Alors, le modèle one size fits all ne prend pas en compte les réalités locales, entre autres, celles de Montréal-Nord. Le tronçon du boulevard entre les rues Saint-Firmin et Des Récollets est un pôle générateur de déplacements à cause de ses nombreuses institutions. Ai-je besoin de parler, entre autres, de l'hôpital Marie-Clarac, qui se situe exactement dans ce tronçon-là. Mais peu de mesures d'apaisement de circulation ont été prévues pour empêcher les transits sur les avenues résidentielles, comme je le disais un peu plus tôt. De plus, les travaux qui se déroulent vont se dérouler en même temps que ceux de la construction de la bibliothèque et espace culturel du Cœur nomade. Et ça, mais ça va embourber encore plus le secteur. Même, on est à se demander, est-ce que les travaux du corridor de mobilité durable vont vraiment pouvoir se faire en face de la bibliothèque alors qu'on sait que les travaux de la bibliothèque sont déjà en cours et que ça crée énormément d'impact déjà sur les rues. Les résidents devront aussi se contenter d'un service d'autobus réduit pendant les travaux parce que la moitié des arrêts d'autobus, à notre connaissance, ne seront plus proposés. La Ville n'a pas été convaincante sur sa stratégie pour les changements d'habitudes des résidents, comme l'interdiction entre autres de virer à gauche aux intersections sans feux de circulation. Ou d'aller nord-sud pour traverser le boulevard Henri-Bourassa. Je tiens quand même à mentionner que le boulevard a toujours été dans cet état-là et que la circulation était permise, que ce soit le virage à gauche ou aller du nord au sud ou du sud au nord à certains endroits. Et du jour au lendemain, en l'espace de quelques mois, tous les changements vont avoir été faits sans même avoir réfléchi à quels sont les impacts pendant qu'on allait faire les travaux ni après. Je vais le rappeler, et une signalisation claire a été exigée, mais l'administration a répliqué qu'il n'y avait pas d'inquiétude. On a posé des questions et des questions lors de la rencontre qu'on a eue en début d'année et finalement, on s'est fait dire que tout allait bien aller, que finalement il n'y avait pas vraiment d'impact. Depuis le début de 2024, on a multiplié les démarches pour obtenir des réponses aux questions des élus locaux et des résidents sans succès. Voici quelques déclats, quelques dates clés. Voici quelques dates clés. 13 mai 2024, les élus d'Ensemble Montréal se sont levés lors de la séance du conseil municipal pour dénoncer la planification décousue du projet, le manque de transparence et l'absence de collaboration. Après, on revient à la charge le 19 novembre 2024. À ce moment-là, on questionne l'administration sur les travaux à venir sur Henri-Bourassa après le chaos vécu dans Ahuntsic-Cartierville l'été passé. Ai-je besoin de le rappeler? Notamment entre autres avec les commerçants. Et par la suite, le 16 décembre 2024, on questionne l'administration sur l'appel d'offres lancé, alors que nous à l'arrondissement, on n'était pas du tout au courant et on n'a pas eu de réponse à ce moment-là. Et c'est suite à ces 3 interventions-là qu'on a eu la rencontre où finalement on a appris que justement les intersections allaient être fermées, sauf aux intersections qui avaient des feux de circulation et qui avaient, qui allaient véritablement avoir des impacts dans notre arrondissement. Alors, dans ce contexte-là, en fait, l'appel d'offres en plus a été donc lancé par la suite avant même qu'on ait la rencontre, c'est ce qu'on comprend. Notre rencontre a eu lieu quelque part au mois de janvier et l'appel d'offres était déjà lancé de toute façon. Alors, madame la présidente, je l'ai dit au début de mon intervention, puis je tiens à le répéter vraiment, des projets de transport collectif, on en veut à Montréal-Nord, on en veut dans l'est de Montréal, Dernièrement, j'ai eu la chance d'aller pour l'annonce, entre autres, pour le projet structurant dans l'est. C'est important des projets comme ça. Mais les projets ne peuvent pas être faits de n'importe quelle façon et surtout ne pas être faits de façon aussi imposée comme ça pour nos citoyens, pour nos institutions. On le voit, il y a un hôpital, il y a des cliniques, il y a des écoles. On est un des arrondissements où on a au minimum une école par kilomètre carré. C'est énormément de gens, on le sait, c'est important d'amener de la mobilité, on veut que les gens puissent atteindre le centre-ville, puissent aller à leur emploi, on n'est pas contre ça. Mais en ce moment, on avance, on pousse et les citoyens, lors de la rencontre, j'étais avec ma collègue Chantal Rossi, nous ont partagé quelques préoccupations. Je pense juste aux arrêts d'autobus qui sont, entre autres, à côté du Tim Hortons au coin de Sainte-Vitale et d'Henri-Bourassa. En ce moment, l'aire d'attente est sur Henri-Bourassa, en face du Tim Hortons. Alors, à partir de maintenant, à quel endroit les autobus vont attendre? Encore sur Sainte-Vitale, justement, où est-ce qu'on a voulu régler ce problème-là? Parce que dans les dernières années, il y a eu des problèmes parce que les autobus attendaient devant les résidences. Alors, à quel endroit l'autobus va aller? On va tout simplement dire aux chauffeurs, ben désolé, vous pouvez plus aller au Tim Hortons, allez vous chercher un café. Alors voilà, donc dans ce contexte-là, pour moi, l'acceptabilité sociale et c'est pas le simple fait d'avoir été élu, c'est surtout d'aller chercher cette acceptabilité-là, s'assurer que les gens adhèrent et qu'on le travaille et qu'on s'assure que tout arrive vite. C'est un projet, de mémoire, là c'est, voilà, c'est, je vais le dire le montant, 37 millions de dollars. 37 millions qu'on dépense comme ça en n'ayant pas l'acceptabilité de tous et un certain sentiment d'aller de l'avant. Les gens de Montréal-Nord sont pas— ils en veulent des projets de mobilité parce qu'ils sont plusieurs à prendre ça, à prendre les autobus, à prendre les différentes alternatives qui s'offrent, et il n'y en a pas beaucoup. On en veut, je vais le répéter, mais pas de cette façon-là. Alors, c'est pourquoi, madame la présidente, Ensemble Montréal souhaite apposer sa dissidence sur ce dossier. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌4:11:10

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌4:11:16

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le même dossier. Ben écoutez, on remercie nos collègues d'Ensemble Montréal pour leur enthousiasme à l'égard du développement de l'offre de transports en commun. Avec des alliés comme ça, ma foi, on va pouvoir mettre en place le PUM dans les prochaines années dans la joie et l'allégresse. Écoutez, je tiens, je tiens à saluer aussi toutes ces écoles et ces institutions qui sont sur Henri-Bourassa où il y a eu plus de 1000 collisions dont 3 décès dans les dernières années pour leur emballement à l'égard d'un projet qui vient vraiment non seulement permettre du transport en commun mais sécuriser un axe extrêmement, extrêmement dangereux en ce moment. Donc merci pour votre appui collègues de l'autre côté de la Chambre. Un projet qui est prévu depuis plusieurs années déjà pour lequel il y a eu nombre de démarches participatives une ombre de consultation, n'en déplaise à l'opposition. D'ailleurs, je suis allée voir sur le site de Réalisons Montréal, qui est notre plateforme dans laquelle on informe les citoyens et citoyennes, on met en place les différents projets, et un des premiers qui sort, c'est le corridor de mobilité durable sur Henri-Bourassa. Donc depuis 2021, on consulte la population des différents arrondissements. Moi, je vais me permettre de célébrer l'octroi de ce contrat-là, puis je vais vous parler un petit peu de ce ce projet-là qui est extraordinairement attendu. Henri-Bourassa, c'est un axe est-ouest au nord de la ville dans lequel il y a déjà une quantité astronomique de déplacements de transports en commun. C'est entre 600 et 850 autobus par jour en ce moment qui circulent sur cette voie. Ça, c'est un, et mon collègue Sylvain pourra le confirmer, mais c'est un des axes les plus achalandés de la STM à la Ville de Montréal, dans un secteur où où la mairesse Block d'ailleurs déplore le fait qu'il y a très peu de transports en commun structurants. Donc, on vient offrir une offre, on vient développer une offre qui va nous permettre de la prévisibilité, une performance du réseau, une plus grande capacité pour desservir ces citoyens-là. Un projet qui va traverser à terme plusieurs arrondissements et qui, je le répète, est en planification depuis 2021, mais aussi en réalisation depuis déjà plusieurs années. Donc, c'est pas comme si ça arrivait comme une surprise, la configuration, puisque un petit peu plus tout juste à côté dans l'arrondissement voisin, le projet est déjà déployé. Donc, c'est un projet qui va venir nous permettre de répondre aux besoins de mobilité durable, que ce soit en transports en commun, mais aussi en mobilité active. On le sait, c'est un secteur qui a des besoins à cet égard-là aussi. Et vous le savez, quand on vient faire des corridors de mobilité durable, quand on vient réaménager des axes, on vient aussi s'assurer de sécuriser des déplacements. Il y a eu d'ailleurs je le mentionnais tout à l'heure, des accidents, malheureusement des décès, des collisions impliquant des cyclistes et des piétons sur ce tronçon-là spécifiquement, mais sur l'ensemble de l'axe. On a plusieurs partenaires qui nous demandent de venir sécuriser les artères parce que malheureusement c'est là où les risques sont les plus importants en termes de collisions, principalement aux intersections. Donc ce projet-là va aussi venir nous permettre de repartager l'espace de manière à ce que chacun des usagers de la route et son espace, que tout le monde soit en sécurité. Donc, c'est vraiment un projet qui, à notre sens, est extrêmement souhaitable tant pour l'arrondissement d'Ahuntsic que pour l'arrondissement de Montréal-Nord que pour, à terme, l'ensemble des quartiers qui se situent sur l'axe. Je veux quand même aussi rassurer à l'effet qu'il y a eu consultation il y a d'ailleurs eu une séance d'information où plusieurs partenaires étaient là, plusieurs citoyens sont venus se faire entendre et effectivement, il y a des inquiétudes, il y a des préoccupations, c'est normal. C'est un projet quand même d'envergure qui va venir changer les habitudes de déplacement de plusieurs personnes, mais on était là. Plusieurs des services aussi de la Ville de Montréal étaient là, que ce soit le service qui a planifié la configuration, mais aussi qui octroie les contrats pour pouvoir planifier les travaux pour que puisse donner le plus de prévisibilité possible aux gens, qu'ils puissent communiquer aussi si jamais il y a des enjeux étaient là. On a eu des questions et des réponses quant à la collecte des ordures, quant au déneigement. Donc, il y a vraiment un travail exhaustif qui a été fait. Il y avait plus de 15 employés, donc fonctionnaires de la Ville, qui étaient là pour répondre aux questions. Et c'est une démarche qui s'ajoutait, comme je le mentionnais, à plusieurs qui ont été faites dans les dernières années. Donc moi, je suis extrêmement fière et extrêmement emballée de ce projet-là qui répond à plusieurs de nos objectifs, qui répond d'ailleurs aux objectifs évoqués par mon collègue Robert Beaudry un petit peu plus tôt quand il nous a parlé du plan d'urbanisme et de mobilité et ce que les citoyens et citoyennes de Montréal nous demandaient de mettre en place. Donc nous, de notre côté, ben c'est pas le statu quo, on continue à avancer, puis on avance pour la mobilité durable, puis on avance pour la sécurité de tout le monde sur la route, et on en est extrêmement fiers. Merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌4:16:12

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.40, un instant, 20.41 à 20.45 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

Chantal Rossi ◌4:16:29

Madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌4:16:30

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌4:16:32

Juste qu'Ensemble Montréal dépose sa dissidence entre le 20, 80 et 2045. Je voulais juste m'assurer que ce soit—

Martine Musau Muele ◌4:16:39

Merci pour la précision, c'est noté au procès-verbal. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌4:16:42

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 2046 à 2050. En 2046, on accorde un contrat à LS Canada pour l'acquisition et l'intégration d'une solution pour la gestion de dossiers juridiques du service des affaires juridiques de la Ville. En 2047, on approuve le renouvellement pour une période de 2 ans de l'entente entre le ministre de la Justice, le directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec et la Ville de Montréal relativement à la poursuite devant la Cour municipale de certaines infractions sommaires. En 2048, on accorde un soutien financier à l'organisme Gérer son quartier. En 2049, on conclut une entente-cadre avec les firmes CIMA+ et Lemay pour des services professionnels en ingénierie, en architecture du paysage et en design urbain. Et en 2050, on approuve un projet d'acte modifiant l'emphytéose entre la Ville de Montréal et la coopérative d'habitation Atanor pour la propriété 6 au 1381-1385 rue Villeray.

Martine Musau Muele ◌4:17:38

Monsieur Serge Sasseville.

Serge Sasseville ◌4:17:44

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention porte sur le point 80.20.49 de l'ordre du jour, soit l'approbation d'une entente-cadre avec les firmes CIMA et Lemay pour les services professionnels en ingénierie, en architecture du paysage et en design urbain pour des études d'avant-projet et la conception des plans et devis dans le cadre du raménagement du chemin Remembrance, de la voie Camillien-Houde et de leurs abords. Premièrement, parce que je suis le conseiller de la Ville du district Peter-McGill, dans lequel est située la voie Camillien-Houde. Qui fait l'objet de ce contrat, dont le sommaire décisionnel réfère à l'élimination de la circulation de transit. Deuxièmement, parce que l'OCPM, dans un rapport de consultation publique daté du 18 avril 2019 intitulé Les voies d'accès au Mont-Royal, Camillien-Houde-Remembrance, mentionnant la participation de plus de 13 000 citoyens et organismes, le dépôt de plus de 1800 opinions écrites, l'existence de 2 pétitions avec 39 000 signatures contre le projet de piétonnisation et 8300 signatures en faveur de ce projet, formulait comme première recommandation ce qui suit. Recommandation numéro 1: la commission recommande de maintenir la circulation automobile sur l'ensemble de l'axe Camillien-Houde-Remembrance, tout en revoyant son aménagement pour le transformer en une voie qui s'intègre mieux à la vocation du parc du Mont-Royal et respecte son patrimoine naturel. Troisièmement, parce que la piétonnisation de la voie Camillien-Houde contreviendrait à un contrat notarié intervenu en 1928 entre la Ville de Montréal et le cimetière du Mont-Royal prévoyant que les véhicules automobiles doivent avoir accès à ce cimetière par la voie Camillien-Houde et que l'approbation du contrat Simon-Lemey serait conséquemment illégale. Quatrièmement, parce qu'un article du 24 novembre 2023 du quotidien The Gazette intitulé Mount Royal, Montreal was warned car ban would reduce accessibility nous apprenait qu'un rapport de Sima-Plus soumis à l'administration municipale avant qu'elle ne décide d'aller de l'avant avec ce projet, l'avisait que la fermeture à la circulation automobile de la voie Camillien-Houde prolongerait de 12 minutes, un délai d'ailleurs confirmé par les journalistes Maxime Bergeron dans sa chronique de La Presse du 12 mars 2025 et Kevin Crane-Démarré dans son reportage de TVA Nouvelles du même jour. Donc, un délai de 12 minutes qui fait en sorte que le parcours de 50 000 véhicules par semaine qui devrait faire des détours de 5 kilomètres et congestionner l'avenue des Pins, dans le district Peter-McGill, et côte Sainte-Catherine, démontrant ainsi que ce projet de piétonnisation, loin de protéger l'environnement, Ce serait plutôt une source de pollution supplémentaire. Cinquièmement, parce que dans son édition du 12 décembre 2023, le quotidien The Gazette publiait un texte d'opinion intitulé On Mount Royal, let Frederick Olmsted be our guide, signé par Anne Neal Petrie, president and CEO de The Olmsted Network, Basé à Washington, dans lequel on pouvait notamment lire ce qui suit: What would Homestead do?

Voix 3K4:21:36

What considerations would this great designer offer the city leaders as they consider changes to their great mountain reservation? When the chairman of the Montreal Park Commission proposed a change in the road design. Olmsted wrote back with pointed criticism, finding the road too steep for safe or pleasurable passage. These considerations deserve equal attention today. Although vistas are an essential, essential piece of Olmsted mountain design, Municipal plans show heavy forestation that will block the unique views that Olmsted valued. City plans also inexplicably ignore the recommendations of the Office de consultation publique de Montréal that car traffic continue. In Mont-Royal and all of Olmsted's public commissions, access and enjoyment were critical design principles. In his 1881 published report on Mont-Royal, Olmsted was especially focused on access for invalids and infirm. Today, these concerns remain equally important, yet city plans will mean no vehicle access to the mountain from the east. Moreover, the planned road closure will be actively hostile to the enjoyment of the elderly or disabled, 2 groups for which Olmsted made special plans in his initial design. At the end of the day, all-or-nothing closures may not be the answer. Many communities have adopted partial closures and employed limits based on time and season.

Serge Sasseville ◌4:23:45

Fin de la citation.

Voix 3K4:23:46

Sixièmement, parce que dans un article du quotidien The Gazette publié le 12 décembre 2023 intitulé Mont-Royal makeover is about more than banning cars, on peut notamment lire ce qui suit: But Homestead was also again steep grades on accessways. So what would he make of the abrupt foot, foot and bike paths with which Montréal plans to replace a roadway? Parts of Camillien-Houde have an average grade of up to 9.3%, a significant slope according to a 2022 City Commission study. People with mobility issues and leisure cyclists may find the ascent arduous. On the other hand, the steepness is part of the allure for the elite cyclists who already zoom up and down the road. Camillien-Houde's gradient is in sharp contrast to that of Mount Royal's busiest foot and bike path, Olmsted Road, the winding, gently sloped 6.6-kilometer trail that was part of the park's original plan. Olmsted said the path's grade should never be more than 5%. He wanted a gentle slope so walkers could savor the landscape.

Serge Sasseville ◌4:25:27

Septièmement, parce que bien des gens, comme les personnes handicapées, les aînés à mobilité réduite ou les familles avec de jeunes enfants, verront leur accès au sommet du Mont-Royal rendu difficile et qu'ils devront fort probablement oublier l'idée de visiter la portion est de la montagne, notamment le belvédère Camillien-Houde. Huitièmement, parce que dans le contexte actuel, Il m'apparaît inconcevable de consacrer 91 millions de dollars à un projet dont les Montréalaises et les Montréalais ne veulent pas. Pour toutes ces raisons, madame la présidente, je m'oppose vivement à l'approbation de ce contrat. Je vous remercie pour votre attention.

Martine Musau Muele ◌4:26:16

Monsieur Richard Deschamps.

Voix 3J24:26:21

Alors, madame la présidente, moi je compte prendre mon 10 minutes. Est-ce qu'on va être—

Voix 3F4:26:27

on va dépasser un petit peu?

Martine Musau Muele ◌4:26:28

Il me reste 9 minutes.

Richard Deschamps ◌4:26:29

Oui, mais je voudrais avoir 10 minutes. Est-ce que ça va être possible?

Martine Musau Muele ◌4:26:32

Est-ce que vous êtes à l'aise de dépasser d'une minute? Très bien. Le plus tôt on commence, le mieux c'est. Allez-y.

Dominic Perri ◌4:26:38

Merci.

Voix 3J24:26:39

Merci beaucoup.

François Limoges ◌4:26:43

Puis reprendre le débat au retour.

Voix 3A34:26:45

Si, libre à vous.

François Limoges ◌4:26:47

Pourquoi pas, on va faire ça.

Martine Musau Muele ◌4:26:48

Vous ajournez maintenant? Très bien, on ajourne, retour à 19 h. Merci.

Voix 4A6:07:51

19 h 03, commençons avec la période de questions du public. Alors, le premier citoyen que nous accueillons, Louis-Normand Hébert, représentant les Assoiffés de justice. Bonsoir, monsieur Hébert, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:08:14

Bonsoir, bonsoir aux élus. Je suis membre du collectif Les Assoiffés de Justice. Nous, nous rêvons d'une ville où se déplacer n'est plus un privilège, mais un droit. Une ville où l'espace public est partagé et organisé en fonction des personnes et non en fonction des automobilistes. Particulièrement. Ma question: le transport en commun doit être considéré comme un investissement et non comme une dépense, comme l'a déjà et souvent mentionné la mairesse Valérie Plante. Des études, oui, des études montrent que la gratuité des transports collectifs stimule l'économie sociale, l'économie locale, réduit les coûts de santé publique et d'entretien des infrastructures, en plus de favoriser l'inclusion sociale et d'améliorer la sécurité en général. Nous demandons à Montréal, à la Ville de Montréal, de commander une étude sur les bénéfices économiques socio-écologiques de la gratuité du transport en commun. Est-ce que la Ville est d'accord à s'engager à le faire?

Voix 4A6:09:49

Merci. Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:09:52

Oui, bonsoir monsieur Hébert. Sophie Mauzerolle, je suis responsable des transports et de la mobilité dans cette administration, mais d'abord je tiens d'entrée de jeu à vous dire qu'on partage tous les constats que vous venez de faire à l'effet que le transport en commun, d'une part, c'est un droit et que effectivement ça génère des bénéfices socio-économiques, ça génère des bénéfices environnementaux, ça nous permet de développer des nouveaux quartiers, ça nous permet de desservir des populations. D'ailleurs, c'est notre administration qui a mis de l'avant la gratuité du transport collectif pour les aînés. Donc, vous avez en nous de grands alliés et nous avons déjà certaines statistiques quant à ses bienfaits. On a beaucoup aussi de partenaires de la société civile qui font ces études-là, qui nous donnent de la donnée, qui nous permettent de nourrir ce narratif-là. Donc, ça me fera plaisir de poursuivre la discussion, mais effectivement, on est très favorable à démontrer les bienfaits et la pertinence du transport collectif pour les animaux, mais aussi pour l'ensemble des citoyens et citoyennes de Montréal.

Voix 4A6:10:54

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:10:56

Comment pouvez-vous arriver à réussir à inverser l'idéologie que le transport collectif est une dépense quand on sait pertinemment que le transport collectif est un investissement majeur dans les infrastructures qui sont durables?

Voix 4A6:11:16

Madame Ouzrelle.

Sophie Mauzerolle ◌6:11:17

Bien, c'est un travail d'éducation puis de pédagogie. On le fait déjà. Puis effectivement, vous avez raison de mentionner le fait que quand on poursuit le développement d'une autoroute, on se questionne pas à savoir si c'est pertinent, alors que quand c'est des projets de transport collectif, on doit toujours justifier le fait qu'on dépense des sommes. Or, le narratif doit changer, le changement de paradigme doit être fait. D'ailleurs, je pilote avec mon collègue Robert Beaudry, je sais pas si vous le connaissez, responsable de l'urbanisme et de la mobilité, le plan d'urbanisme et de mobilité de la Ville de Montréal. On essaie de développer là une vision pour la Ville qui va jusqu'en 2050, et c'est la première fois qu'on met de l'avant le déploiement du transport collectif comme étant un levier pour le développement. Donc, on le fait, on a des partenaires aussi de la société civile, on compte comme des citoyens comme vous aussi pour partager ce message-là, mais c'est vraiment quelque chose qu'on porte. Puis, on a beaucoup d'aide aussi, comme je le mentionnais, des chercheurs. Je pense entre autres à la chaire de recherche de Catherine Morency à Polytechnique qui nous permet d'avoir des données pour démontrer aux citoyens et citoyennes la plus-value, mais aussi aux autres ordres de gouvernement que le transport collectif, c'est un investissement c'est pas une dépense, c'est quelque chose qu'on va continuer à porter haut et fort pour les prochaines années.

Caroline Bourgeois ◌6:12:29

Merci beaucoup.

Voix 4A6:12:30

On vous remercie, monsieur Hébert, pour votre question. Très bonne soirée à vous.

Citoyen·ne ◌6:12:33

Merci.

Voix 4A6:12:34

Poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Guillaume Dupont, représentant le syndicat d'Écoles bleues de la Ville de Montréal. Bonsoir, monsieur Dupont, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:12:52

Bonsoir à vous, madame la mairesse Valérie Plante, ainsi qu'à l'ensemble des membres du conseil municipal. Je me présente rapidement, Guillaume Dupont-Croteau, secrétaire archiviste au Syndicat d'écoles bleues Rockway de Montréal. Nous sommes ici ce soir, le Syndicat d'écoles bleues, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hôtel de ville, pour dénoncer une décision lourde de conséquences prise par votre administration. En effet, vous avez choisi de supprimer de manière brutale la fonction de patrouilleur, pourtant essentiels à la sécurité et au bon fonctionnement de la Ville de Montréal. Ces patrouilleurs sont présents lors des alarmes d'incendie pour assurer l'ouverture des lieux et répondre à plus de 2500 alarmes d'intrusion chaque année, en plus de traiter des milliers d'autres appels liés à la sécurité des infrastructures municipales. Voici un aperçu non exhaustif des installations sous leur responsabilité: plus de 1500 immeubles, plus de 300 piscines, jeux d'eau et patojoires, plus de 40 7 usines d'eau potable et des centaines de parcs municipaux. Sans ces patriotes, tous ces lieux seraient laissés sans surveillance adéquate, mettant ainsi en péril la sécurité de la population. Ma question est la suivante: quelle est la rigueur de l'analyse des impacts de cette décision, tant sur la sécurité des citoyens, les coûts réels pour l'administration municipale, que sur la qualité des services offerts à la population et les dangers imminents?

Voix 4A6:14:07

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:14:10

Oui, bonsoir. Merci de venir à l'Hôtel de ville. Écoutez, c'est une décision qui a été mûrement réfléchie. Vous savez sans doute qu'en ce moment, la Ville fait une revue des programmes et des activités pour faire en sorte qu'on puisse donner les meilleurs services aux citoyens et citoyennes au meilleur coût possible. Donc, on regarde toutes les façons de faire, puis à chaque fois, on se demande est-ce que c'est la meilleure façon de faire cette activité. Donc, la patrouille effectivement va cesser, mais c'est très important pour nous de conserver les 2 principales choses, en fait 3. 1, tous les employés, tous les emplois sont conservés et donc les employés vont continuer à travailler sur d'autres fonctions liées à la sécurité, donc on garde l'expertise. 2, la sécurité des bâtiments va être poursuivie assurément par d'autres façons. Il y a déjà d'autres acteurs qui surveillent aussi les bâtiments ou qui interviennent dans qu'il y a quelque chose, il y a la SPVM, il y a le CIM, il y a les équipes du SGPI, aussi les équipes des arrondissements, ça, ça continue. Et 3, les citoyens et les citoyennes vont continuer à recevoir leurs services. Donc, en ce moment, oui, c'est une gestion de changement, les employés ont été rencontrés, ils ont tous l'opportunité de poursuivre, il y a des formations qui vont se donner aussi pour que les gens puissent poursuivre dans leur carrière. On a d'ailleurs un contrat de gardiennage qui est est au privé qu'on va résilier, qu'on va arrêter et on va donner ce contrôle-là aux cols bleus. Donc, on garde l'expertise à l'interne et ça nous paraît vraiment être une façon de faire pour améliorer la qualité des services tout en conservant l'expertise de nos employés.

Voix 4G6:15:48

Merci.

Voix 4A6:15:49

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:15:51

Je vous remercie pour votre réponse, mais permettez-moi d'ajouter un petit complément d'information. À l'image de certaines décisions controversées par Elon Musk, cette abolition a été décrétée sans même consulter les gestionnaires qui supervisent directement ces patrouilleurs et mieux quiconque peuvent témoigner de l'importance vitale de leur mission. Je tiens également à vous alerter qu'une telle décision pourrait, hélas, augmenter les risques d'incidents graves, comme ce fut le cas en 2012 et en 2021, où des enfants se sont noyés dans des piscines publiques sans surveillance. Jusqu'à quel point êtes-vous prêt à couper en prévention?

Voix 4A6:16:22

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:16:24

Oui, merci beaucoup. Mais comme je le disais, il y a d'autres personnes aussi qui assurent la sécurité, ils restent, et on a aussi la technologie qui peut être déployée, en fait, et qui sera déployée de plein de façons façon dont on n'a pas encore utilisé à Montréal le plein potentiel. Donc, avec nos employés, avec les autres corps qui sont là, avec toutes les équipes qui sont déjà en place, avec la technologie, on est convaincus qu'on va pouvoir continuer d'assurer la sécurité des bâtiments, d'assurer la sécurité des Montréalais, des Montréalaises et, je le répète, de conserver les emplois et les employés de la Ville de Montréal dans un cadre de de progression de carrière. Et bien sûr, ça sera un changement, mais ils vont pouvoir trouver un emploi qui va vraiment leur convenir dans leur domaine d'expertise qu'est la sécurité.

Voix 4A6:17:15

Merci beaucoup pour la question, monsieur Dupont. Très bonne soirée à vous.

Citoyen·ne ◌6:17:18

Bonne soirée.

Voix 4A6:17:19

Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par François Fortin, représentant les commerçants de l'Île-Bizard. Bonsoir, monsieur Fortin, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:17:31

Bonsoir à vous tous. Je suis François Fortin de Cabanon-Fortin. Je me fais le représentant des commerçants, de presque la totalité des commerçants de l'Île-Bizard. Nous voulons faire le point avec vous concernant l'événement de la Coupe des présidents, l'édition 2024, qui a eu lieu du 24 au 29 septembre dernier dans notre arrondissement. Nous avons déposé le 4 février dernier à notre conseil d'arrondissement des demandes. Nous croyons sincèrement et malheureusement que la Ville a donné priorité à l'événement, aux golfeurs et aux spectateurs, au détriment des familles et des commerçants de l'Île-Bizard. Aucune consultation n'a été faite et le commandant du poste de quartier nous a dit avant l'événement que ce sont des experts en circulation qui s'occupaient de tout ce qui a rapport aux vignettes et des marches à suivre. Pour des commerçants, la majorité de la clientèle d'un commerce viennent généralement selon leurs besoins à la journée qui leur convient. Par exemple, pour mon commerce, durant cette semaine-là, c'est zéro client, zéro vente et aucun revenu. Ma question est pour la personne qui a été en charge d'instaurer les vignettes. Est-ce possible de mettre en place des mesures ou des compensations simples afin d'aider les commerçants qui ont subi des pertes monétaires importantes vu la baisse de leurs ventes pendant la durée de l'événement? Tout comme lors de la F1 électrique.

Voix 4A6:19:00

Merci. Madame Caroline Bourgeois.

Caroline Bourgeois ◌6:19:05

Oui, bonjour monsieur Fortin, je me présente, Caroline Bourgeois, j'ai la responsabilité des dossiers sports au comité exécutif. Alors, je ne suis peut-être pas nécessairement la personne quand vous parlez d'attribution des vignettes, parce que vous dire de tout le plan de gestion de circulation autour d'un événement comme la Coupe des présidents, c'est le SPVM, c'est le Service de police de la Ville de Montréal qui a pris les décisions et qui gérait cet aspect de circulation Oui, il faut le rappeler, on attendait environ 30 000 personnes par jour sur l'Île-Bizard, bien sûr, pour cette compétition, la PGA. Votre question pressée sur un programme de compensation, je ne suis pas en mesure de vous répondre ce soir. Il me fera peut-être plaisir de pouvoir vous répondre par la suite. Je comprends que vous aviez déjà déposé une demande initiale à votre conseil d'arrondissement au mois de février dernier à l'Île-Bizard. J'apprends ce soir que vous avez émis cette demande, puis peut-être vous diriger vers le bon service concerné.

Voix 4B36:19:58

Merci.

Voix 4A6:19:59

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:20:02

Est-ce qu'il existe une évaluation des retombées économiques de la Coupe des présidents sur les commerces locaux? Dans l'affirmative, comment ces résultats seront-ils rendus publics?

Voix 4A6:20:13

Madame Caroline Bourgeois.

Caroline Bourgeois ◌6:20:15

Dans le cadre de l'événement, on parlait d'environ des retombées économiques estimées à plus de 60 millions de dollars pour, oui, la Ville de Montréal. Je ne parle pas de la municipalité qui touche, on parle des retombées pour l'ensemble des industries et non, là je comprends que votre question est vraiment sur le commerce local. Bien sûr, il y avait des plans de circulation qui, on le comprend, puis on ne l'a pas non plus sous-estimé lorsqu'on parlait de la Coupe des présidents, on sait que c'était quand même des jours qui pouvaient être un peu plus difficiles pour les citoyens et les commerçants de l'Île-Bizard parce qu'il y avait un afflux de touristes important pour Montréal. C'est un événement, la dernière édition avait lieu en 2007, celle-ci en 2024. Il n'est pas prévu non plus dans les prochaines années, pour l'instant ce n'est pas dans les cartons, d'attirer à nouveau cet événement-là. Mais somme toute, je comprends que ça peut être difficile pour vous, mais c'est vrai que ça a été un succès sur toute la ligne, d'un point de vue de rayonnement pour la Ville, pour le Québec, pour le pays, pour le sport aussi. Alors, c'est un événement avec succès, mais je comprends que vous avez eu des impacts à vous que je ne minimise pas du tout, puis il me fera plaisir de prendre connaissance de votre demande pour vous de quelle façon je peux vous référer au bon service.

Voix 4A6:21:23

Merci, monsieur Fortin, pour votre question. Très bonne soirée à vous.

Robert Beaudry ◌6:21:26

Merci.

Voix 4A6:21:27

Nous poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Geneviève Bélanger, représentant les commerçants de l'Île-Bizard. Bonsoir, madame Bélanger, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:21:39

Bonsoir, mon nom est Geneviève Bélanger, je suis commerçante à l'Île-Bizard. J'ai un commerce depuis 42 ans à l'Île-Bizard. J'ai donc la chance d'avoir 12 employés, puis je suis ici aussi pour renchérir au niveau de— en fait, je voudrais m'adresser à la personne responsable qui a pris la décision pour les vignettes. Ayant mon commerce à l'Île-Bizard depuis des années, effectivement, nous avons déjà eu l'omnium et le PGE. Le fait qu'il n'y avait pas de système de vignettes d'implanté, la circulation était plus dense, mais tout le monde pouvait accéder à l'Île-Bizard. Donc, même nos clients pouvaient accéder c'est d'y venir encourager les commerces. C'est sûr que depuis qu'ils l'ont fait en 2024 avec le système de vignettes, c'est effectivement ce problème qui a vraiment tout fait la turbulence. Alors moi, je voulais savoir de quelle façon la Ville s'assurera-t-elle de prendre en compte les préoccupations, les propositions et informera-t-elle les commerçants pour les planifications futures d'événements? Parce que nous espérons avoir des événements futurs, parce que c'est beau, c'est glorieux. Il faudrait juste que ça soit mieux préparé et que les commerçants soient au courant.

Voix 4A6:23:04

Madame Caroline Bourgeois.

Caroline Bourgeois ◌6:23:07

Bonsoir, madame Bélanger. Je ne sais pas si vous m'avez entendue tout à l'heure me présenter. Donc, peut-être un peu dans la même lignée que j'ai parlé avec monsieur Fortin auparavant, vous l'avez mentionné, bien sûr, oui, ce sont des retombées qui sont importantes pour Montréal d'attirer ce type d'événement, mais ça n'empêche pas qu'on comprend que dans la particularité de l'Île-Bizard et de l'accès. Oui, il y a des vignettes, ce système qui a été décidé par le SPVM, c'est pas une décision qui a été entérinée ici en conseil municipal, mais bien par les équipes du service de police de la Ville de Montréal à la suite des observations de 2007 où oui, il y avait peut-être pas en quelque sorte ce contrôle d'entrée sur l'île, mais où il y avait des situations où des gens stationnaient à peu près n'importe où sur l'île, que c'était beaucoup plus difficile de gérer la circulation. Pour des raisons de sécurité et de fluidité, le SPVM a procédé à cette décision-là. On sait que ça a été plutôt difficile les 36 premières heures. Par la suite, la situation s'est grandement améliorée. Dès, je vous dirais, c'est ça, le mardi, on le sait, on a une journée plus compliquée, le mercredi matin. Par la suite, les choses sont entrées dans l'ordre et quand l'événement a démarré le jeudi, ça s'est très bien passé. Un grand succès sur toute la ligne. Si je peux vous rassurer, les intervenants aussi impliqués, toutes les parties prenantes, on s'est quand même réunis pour voir est-ce que ce genre de— est-ce qu'on reproduirait la même— même chose au cours, si un événement comme celui-ci survenait, puisque vous apportez, comme les commerçants locaux, c'est important, vous êtes là 365 jours par année, puis on trouve que vous êtes extrêmement importants à l'économie d'une ville. Fait que je veux vraiment qu'on puisse vous répondre avec le bon service. C'est malheureusement pas moi ce soir, mais je m'engage à pouvoir vous formuler une réponse pour pouvoir répondre à vos questions qui sont très, très légitimes.

Voix 4A6:24:42

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:24:46

En fait, je crois qu'à partir En fait, je crois qu'à partir de la— le jeudi, vendredi, samedi, ça s'est bien passé parce que les gens ont cessé d'envoyer leurs enfants à l'école, ont complètement pris des journées de congé et ont décidé de rester à la maison. Le service de vignettes ne servait absolument pas à rien pour contrôler parce que les gens pouvaient se faire remorquer dans n'importe quelle rue à L'Île-Bizard. Il aurait fallu qu'il y ait un meilleur contrôle au niveau du stationnement, mais pas au niveau d'un accès. On change pas de pays, on rentre dans une ville, on n'a pas besoin de passeport. Pour les commerçants, malheureusement, c'est impossible pour nous d'opérer en cette période. Quand nous l'avons déjà fait, mon commerce est à l'Île-Bizard depuis toujours, ça a toujours bien été auparavant, même s'il y avait plus de circulation, mais c'était pas problématique comme perception en fait, c'était même très dangereux. Personne ne pouvait accéder à l'Île-Bizard, des médicaments, les commandes, ça a été un peu le chaos. Merci.

Citoyen·ne ◌6:25:53

Merci.

Caroline Bourgeois ◌6:25:53

Madame Bélanger, en réponse? D'accord, merci.

Voix 4A6:25:58

On va poursuivre. Monsieur Jean-Pierre Lauzon, représentant le Syndicat d'écoles bleues de Montréal. Bonsoir, monsieur Lauzon, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:26:10

Bonsoir, bonsoir chers élus. En préambule, on est ici ce soir pour vous sensibiliser aux récentes coupures à la sécurité qui ont été faites de façon cavalière, plus précisément à nos patrouilleurs. Ma question: en coupant les patrouilles effectuées par l'École bleue et en faisant exécuter ces interventions par la police et les pompiers. Combien la Ville espère économiser?

Voix 4A6:26:40

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:26:42

Oui, merci beaucoup. Bonjour, monsieur Lauzon. En fait, je tiens à préciser, c'est pas des coupures, c'est vraiment une transformation. Comme je l'ai dit tout à l'heure, il n'y a aucune perte d'emplois. Donc, c'est vraiment une transformation de l'activité, de l'emploi des gens qui, en ce moment, font la patrouille. La sécurité est importante. Pour les Montréalais et Montréalaises, mais les bâtiments aussi. Et comme je le disais tout à l'heure, dans la revue des programmes et activités, on se pose vraiment la question, toutes les activités, est-ce que c'est la meilleure façon de le faire, puis est-ce que c'est vraiment la manière la plus optimale? On est en 2025, il y a de la technologie qui peut être utilisée, il y a déjà, comme vous le disiez, beaucoup d'autres personnes qui agissent en sécurité aussi pour les bâtiments. Et donc, il a été choisi, puis pas juste par une personne, quand on fait la revue des activités, C'est pour vous dire, autour de la table, il y a plusieurs services centraux. Dans ce cas-là, il y avait 6 services centraux, 5 arrondissements. Donc, ça a été discuté avec beaucoup, beaucoup de personnes et on a jugé qu'on pouvait assurer la sécurité des bâtiments et des gens d'une autre façon, conserver les emplois. Et notamment, ce que je disais aussi tout à l'heure, c'est même un contrat qu'on a en ce moment avec le privé qui serait fait par l'École Bleue et les employés ont été rencontrés. Il y aura des formations, on invite les gens à aller chercher les accréditations pour pouvoir faire une progression de leur carrière, puis toujours dans leur domaine d'expertise, la sécurité.

Voix 4A6:28:07

Question complémentaire? Oui.

Citoyen·ne ◌6:28:09

J'ai assisté à une rencontre la semaine dernière avec le directeur de la sécurité de la Ville de Montréal qui m'indiquait dans cette rencontre qu'en cas de problème, ce ne serait plus les cols bleus qui interviendraient, mais les pompiers qui viendraient défoncer les portes lors des alarmes. Est-ce vraiment la position de la Ville?

Voix 4A6:28:29

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:28:32

Oui, merci beaucoup. En fait, il y a plusieurs différentes, comment dire, alarmes. Pour des alarmes intrusion, il y a déjà une équipe du SGPI qui s'en occupe, surtout quand il est question d'entretien. Donc, par exemple, s'il y a un dégât d'eau et tout ça, c'était déjà l'équipe de du SGPI qui le faisait, ils vont continuer à le faire. Quand on parle d'enjeux de sécurité publique, d'incendie, ben ça a toujours été le service incendie, donc ils vont continuer à le faire aussi. Quand on parle d'enjeux, d'enjeux par exemple avec des personnes qui ne seraient pas dans des endroits où ils doivent être, dans tous les cas, de toute façon, c'est le SPVM qui agit. Donc c'est pour ça que je vous dis que les personnes qui, et les services qui sont déjà appelés à la rescousse en ce moment vont continuer à l'être et il y aura aussi des avancées technologiques pour faire en sorte que certains bâtiments soient surveillés d'une autre façon. Donc, on pense vraiment qu'on va continuer à assurer la sécurité des bâtiments et des gens d'une autre façon et que les employés de la Ville vont continuer à travailler en sécurité sur d'autres postes avec des formations et de l'accompagnement et tout ça est en cours dès maintenant.

Voix 4A6:29:42

Merci pour vos questions, monsieur Lauzon. Bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Daniel Tremblay. Bonsoir, monsieur Tremblay, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:29:59

Bonsoir à tout le monde. Bonsoir, je suis Daniel Tremblay et je fais partie du collectif Les Espoirs de justice. Nous, on rêve d'une ville où se déplacer n'est plus un privilège, mais un joie. Une ville où l'espace public est partagé et organisé en fonction des personnes et non en fonction des voitures. Ma question: dans un contexte où l'inflation touche durement les ménages, où il y a des inégalités sur le territoire montréalais, en matière de transport? Comment la Ville peut-elle garantir que chaque citoyen et citoyenne, peu importe son quartier ou sa situation financière, ait accès à une mobilité abordable, faible et équitable? Estimez-vous que le modèle tarifaire actuel répond à ces objectifs?

Voix 4A6:31:04

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:31:06

Oui, bonsoir monsieur Tremblay. Sophie Mauzerolle, responsable des transports au comité exécutif. Je voulais juste vous rassurer à l'effet qu'on partage tout à fait votre prémisse à l'effet que le transport en commun, ça devrait être un droit. C'est même un service essentiel pour beaucoup. Donc, on travaille extrêmement fort pour rendre abordable le transport collectif, mais aussi développer des options de mobilité. C'est notre administration d'ailleurs qui a rendu gratuit le transport en commun pour les personnes âgées. Ça, c'était une mesure pour encourager l'accès au transport collectif. On le sait, souvent les personnes âgées n'ont plus nécessairement accès à des augmentations de salaire, donc leurs revenus stagnent et ça fait en sorte que c'est une dépense qui augmente. Donc c'était très important pour nous de mettre cette mesure-là en place pour s'assurer justement que peu importe le quartier où on est, peu importe notre situation socio-économique, on puisse se développer, se déplacer dans la ville. Après, malheureusement, il y a encore des endroits où le transport collectif n'est pas accessible. On travaille extrêmement fort pour des gros projets structuraux mais aussi pour des projets un petit peu plus légers, des projets qu'on appelle des SRB légers ou des métrobus. On en fait un, entre autres, on en a voté un tout à l'heure sur Henri-Bourassa. Donc, une voie réservée qui permet de donner de la prévisibilité, qui permet de donner un accès en autobus à un secteur qui en a bien, bien, bien besoin, entre autres dans le nord de l'île où il y avait moins d'options de mobilité. Donc, c'est vraiment un dossier qui nous tient à cœur puis qu'on travaille très, très fort à la fois pour trouver des solutions à court terme, mais aussi développer des projets de plus grande envergure, travailler très fort aussi pour que ça coûte pas trop cher pour les gens qui en ont vraiment besoin.

Voix 4A6:32:36

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:32:38

Vous engagez-vous à maintenir la gratuité pour les personnes âgées?

Voix 4A6:32:44

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:32:47

Si c'est nous qui gagnons les prochaines élections, oui monsieur, on s'y engage.

Voix 4A6:32:52

Merci monsieur Tremblay pour votre question, très bonne soirée à vous. On poursuit avec la prochaine intervention de Monsieur Robert Edgar, représentant le Mouvement Action en Justice. Bonsoir, Monsieur Edgar, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:33:05

Bonsoir, Madame la Présidente, Madame la Maire et tous les conseillers. I'll continue in English as usual. I think it's well known that I've been very concerned about SPVM police repression of freedom of expression and peaceful public protest in the city for quite some time now. And I had intended to talk about what happened to the 3 Palestinian protesters who were arrested on trumped-up criminal harassment charges outside Mark Miller's office. I had intended to talk about how Eve Engler was arrested on, I think, quite questionable harassment charges for publicly criticizing a very zealous Zionist Twitter influencer, Dahlia Kurtz, I believe is her name. I attended the COBP protest against police brutality on Saturday. As you know, it happens every year, and I document it pretty much every year. I was exercising my charter-guaranteed, charter-protected rights to film the police and publish that on the internet. That is a guaranteed Charter right. Every Canadian citizen has freedom of the press. I was in the process of filming SPVM riot cops trampling all over a protest sign that they had stolen— confiscated, if you want to be more polite— but, and ripped up and, and were trampling on. That's very symbolic about attacking free speech rights in Montreal. As I was doing this, one of the SPVM officers who was trampling the sign, standing on it, shoved me, and then he shoved me again full force, knocked me completely off my feet.

Voix 4A6:35:06

I fell backwards, my head almost got smashed on the I didn't see the time, Mr. Edgar. Could we have the question, please?

Citoyen·ne ◌6:35:15

Sure. What is Madame la Maire's Projet Montréal administration going to do to ensure that these types of attacks on freedom of expression by SPVM police officers don't happen anymore?

Voix 4A6:35:31

Thank you. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌6:35:38

Merci, monsieur Edgar, pour votre question. Monsieur Vaillancourt n'est pas là ce soir pour vous répondre au nom du SPVM. Moi, je peux simplement vous dire, si vous avez vécu des choses qui semblent sortir du code déontologique des policiers, vous pouvez faire une plainte en déontologie au SPVM. Il y a aussi le bureau de l'ombudsman qui peut vous accueillir. Et sinon, si vous avez des sous-questions plus précises, on pourra les prendre en note, puis quand monsieur Vaillancourt sera de retour, on pourra vous répondre.

Voix 4A6:36:03

Additional question.

Citoyen·ne ◌6:36:05

This is the standard canned answer from Projet Montréal when I ask questions like this. You can go to the Police Ethics Commission and complain about it. I didn't ask about that. I'm perfectly aware I can do that. I'm perfectly aware I can file all kinds of complaints. I can possibly even criminal— bring criminal assault charges against this SPVM police officer. I'm going to look into that possibility. I asked what will Projet Montréal do to ensure that this type of thing is prevented, does not happen, so I don't have to go to the Police Ethics Commission or take other action.

Voix 4A6:36:40

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌6:36:42

Madame la présidente, merci. Monsieur Edgar, la question pour laquelle vous trouvez pas la réponse satisfaisante, c'est qu'on n'est pas dans une cour de justice et votre témoignage et le téléphone que vous brandissez ne sont pas admissibles comme preuve. Vous dites que vous avez vu et que vous êtes victime de choses. Il y a des processus pour ça légaux qui sont le Code de déontologie et l'ombudsman. C'est pas ici qu'on peut, malheureusement on n'a pas évalué les allégations que vous faites, vous comprenez? Alors je vous souhaite une excellente soirée puis je vous souhaite, puis je vous invite à aller utiliser les recours qui existent.

Voix 4A6:37:18

Thank you, Mr. Edgar, for your question. Have a great evening. Nous poursuivons avec la prochaine intervention de François Laflamme représentant le Syndicat d'écoles bleues de Montréal. Bonsoir, Monsieur Laflamme, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:37:30

Bonsoir, bonsoir à tous. Dans le contexte actuel, la Ville de Montréal fait face à des défis multiples liés à la sécurité et à la gestion de l'itinérance, exacerbés par des coupures récentes dans les activités de la patrouille et par des mesures restrictives imposées par la STM dans le métro. Ces coupures de la patrouille, décidées dans le cadre de restrictions budgétaires, ont suscité des préoccupations quant à la capacité de répondre efficacement aux incidents à la sécurité. Notamment dans la zone à forte présence d'itinérants. Parallèlement, la STM mit en œuvre des mesures temporaires pour contrer le flarnage dans le métro visant à améliorer le sentiment de sécurité des usagers et des employés. Ces mesures, bien que temporaires et décrites comme nécessaires, pourraient potentiellement déplacer le problème de l'itinérance vers d'autres espaces publics, augmentant ainsi le besoin de surveillance et de sécurité les lieux alternatifs. Considérant que la technologie constante ne fait pas de prévention, avec les récentes coupures de patrouilles et les nouvelles restrictions imposées par le STM dans le métro, comment la Ville prévoit-elle de gérer la possibilité d'augmentation de personnes itinérantes et autres usagers du métro cherchant refuge, entre autres, à l'abri et espaces publics municipaux?

Voix 4A6:38:47

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:38:50

Merci beaucoup pour votre question. Vous savez, la patrouille fait une certaine chose, mais il y a énormément de gens qui s'occupent des bâtiments, des bâtiments qui sont ouverts ou des bâtiments qui sont fermés. Mais dans le cas dont vous parlez, des bâtiments municipaux qui sont ouverts, donc il y a des bâtiments, il y a des employés qui sont à l'intérieur de ces bâtiments-là. En tout temps pendant la journée. Et donc, on est là, les employés qui sont dans ces bâtiments sont là pour prendre soin bien sûr du bâtiment, mais surtout des Montréalais, des Montréalaises qui sont dans les bâtiments, qui viennent y chercher des services, et pour d'autres personnes qui pourraient y venir. Et tout ce qui a été annoncé par la STM, soyez assurés, puis je pense que le message est bien passé, que l'objectif c'est qu'on puisse s'en occuper de ces gens-là, mais de s'en occuper de la bonne façon, c'est-à-dire de ne pas les laisser tout seuls à eux-mêmes dans le métro toute la journée, mais de faire en sorte que la société puisse les prendre en charge de la bonne façon et pour répondre à leurs besoins.

Voix 4A6:39:59

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:40:02

La réponse que j'ai obtenue, c'est pour des gens qui sont au travail de jour ou des gens qui cherchent refuge de jour. Comment allez-vous faire la nuit?

Voix 4A6:40:09

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:40:11

Oui, effectivement, la nuit, dans les bâtiments les plus stratégiques, il y a du gardiennage, et ça, c'est très important. Tous les bâtiments vraiment stratégiques de la Ville de Montréal disposent de gardiennage. Et ce que je disais tout à l'heure, c'est que d'ailleurs, il y a un contrat en ce moment qui est au privé et on va le transformer, et ce sont les patrouilleurs qui vont pouvoir avoir l'opportunité d'aller faire le gardiennage à cet endroit-là, qui est un bâtiment d'ailleurs du SPVM. Donc, c'est une façon dont les employés pourront conserver leurs emplois. Et par la suite, pour tous les bâtiments de la Ville de Montréal, mais je vous dirais pour tous les bâtiments de l'île, qu'ils soient de la Ville ou pas, il y a des alarmes intrusion qui sont déjà en cours. Il y a tout un processus de sécurité. On va augmenter l'utilisation de la technologie Et je vous dirais que quand il y a des gens qui sont dans des bâtiments de la Ville et qui ne doivent pas y être, c'est pas un col bleu qui va aller faire l'intervention, c'est le SPVM de toute façon, ou s'il y a un risque d'incendie, c'est le CIM de toute façon qui va y aller. Donc, on a déjà beaucoup de mesures qui sont en place pour la sécurité et il y a plein de personnes qui vont continuer à avoir les mêmes engagements envers la sécurité. Des gens, quels qu'ils soient, et de nos bâtiments.

Voix 4A6:41:32

On vous remercie, monsieur Lafleur, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine question présentée par Robert Roussel, représentant le collectif Assoiffés de justice. Bonsoir, monsieur Roussel, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:41:44

Bonsoir. Alors, bonsoir, madame la mairesse et les chers élus. Bonjour, je suis Robert Roussel et je fais partie du conseil des Assoiffés de justice. Nous, on rêve d'une ville où se déplacer n'est plus un privilège, mais un droit. Une ville où l'espace public est partagé et organisé en fonction des personnes et non en fonction des voitures. Ma question: le sous-financement du transport collectif est un frein majeur à son développement. Actuellement, le budget de transport de la province est encore majoritairement majoritairement dédiés aux infrastructures routières. La Ville de Montréal s'engage-t-elle à exiger un financement structurel, stable et suffisant du gouvernement provincial pour assurer un service de transport collectif accessible et efficace, incluant la gratuité pour tous et toutes?

Voix 4A6:42:41

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:42:44

Bonsoir, monsieur Roussel. Sophie Mauzerolle, responsable des transports au comité exécutif. Vous êtes le troisième de votre groupe à venir poser une question. Merci beaucoup pour le travail que vous faites pour sensibiliser à l'importance du transport collectif puis à l'importance qu'il soit financé adéquatement. Sachez que c'est quelque chose qu'on partage tant dans le développement de nouveaux projets, parce qu'il y a plein de secteurs de la ville qui sont pas suffisamment bien desservis, mais aussi dans l'entretien de l'existant. On le sait, notre métro de Montréal a besoin d'amour, c'est la colonne vertébrale du transport collectif et on a vraiment besoin qu'il y ait des investissements récurrents qui se fassent. Donc c'est un message que la mairesse, que moi, que les différents collègues de notre formation politique portent auprès du gouvernement du Québec. Vous parliez de gratuité, c'est notre administration qui a mis la gratuité du transport collectif pour les personnes aînées entre autres, parce que nous on y croit au transport collectif, on veut s'assurer qu'il soit disponible pour l'ensemble des Montréalais et Montréalaises. Donc on va continuer nos représentations en ce sens puis sachez que nous, dans les dernières années, on a aussi augmenté nos budgets dédiés au transport collectif pour être certains que ça réponde vraiment aux besoins des Montréalais et Montréalaises. Merci beaucoup.

Voix 4A6:43:54

Question complémentaire, oui.

Citoyen·ne ◌6:43:55

Quelles sont vos stratégies pour trouver du financement pour le transport en commun?

Voix 4A6:44:02

Madame Ozerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:44:03

Il y en a plusieurs qui sont connues, il y en a qui sont discutées. Ça, c'est quelque chose qu'on discute aussi avec nos collègues des autres villes de la région métropolitaine, que ce soit que ce soit Longueuil, que ce soit Laval, que ce soit les villes des Couronnes. On a entre autres augmenté la taxe sur l'immatriculation dernièrement pour pouvoir donner un petit coup de bord puis permettre de mieux financer le transport collectif. Il y a d'autres options qui existent aussi, on pense à la taxe kilométrique, donc il y a différents moyens, c'est des choses qui sont en discussion, mais ça va nécessiter quand même des investissements récurrents de tous les paliers de gouvernement. Donc nous on fait notre part puis on souhaite vraiment que les autres, les autres palais de gouvernement aussi soient au rendez-vous parce que c'est vraiment un service essentiel, puis c'est quelque chose qui est non seulement un besoin auquel on répond, mais c'est aussi un outil de développement qui nous permet de développer des nouveaux quartiers, qui nous permet de créer du logement dont on a tant besoin. Donc, c'est vraiment quelque chose qu'on travaille extrêmement fort. Donc, vous pouvez compter sur nous pour la suite des choses.

François Limoges ◌6:44:58

On le souhaite de tout cœur. Merci.

Voix 4A6:44:59

Merci, monsieur Roussel. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine question présentée par Pierre Paradis, représentant le syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal. Bonsoir, monsieur Paradis, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:45:13

Bonsoir tout le monde. Mon nom est Pierre Paradis, directeur syndical District 9 SPVM, SGPI et MRO. Comme vous le savez, la patrouille des agents de sécurité va être interrompue. À ce jour, nous savons toujours pas qui prendra le relais pour assurer la sécurisation des bâtiments des usines d'eau potable, des parcs et des bâtiments désaffectés. Vous en avez beaucoup. Ma question est la suivante: est-ce vraiment un risque que votre administration est prête à assumer au nom d'économies budgétaires, de bouts de chandelle? Se priver des patrouilleurs revient pour la Ville à se priver de leur police d'assurance qui est essentielle, qui est essentielle à la Ville.

Voix 4A6:46:06

Madame Émilie Thuillier, c'est pas exactement la même que les précédentes. Merci.

Émilie Thuillier ◌6:46:11

Merci beaucoup. Vous pourrez écouter mes autres réponses aux 3 questions précédentes qui étaient similaires. Écoutez, c'est pas une coupure, c'est vraiment une transformation parce que nous, on y croit à la compétence des employés, l'expertise, et il y aura des formations d'ailleurs parce qu'il y a des gens qui pourront progresser dans leur carrière. Donc ça, c'est vraiment tous les emplois sont conservés. Vous avez raison, puis on a les mêmes préoccupations que vous par rapport aux bâtiments de la Ville de Montréal. Puis sachez que les bâtiments qui sont les plus stratégiques sont vraiment surveillés en tout temps. Il y a du gardiennage qui est sur place. Ensuite, évidemment, on ne peut pas avoir quelqu'un en tout temps dans chacun des bâtiments municipaux, et c'est pour ça qu'il y a différentes façons d'optimiser et de faire en sorte que la sécurité soit assurée. On va aller vers une technologie plus intéressante. En 2025, il y a des façons vraiment pertinentes de pouvoir surveiller des bâtiments avec de la technologie. Et on a aussi beaucoup d'autres acteurs qui travaillent en sécurité quand il y a des intrusions, quand il y a vraiment des enjeux. Donc, le SPVM est déjà appelé, le CIM est déjà appelé, les équipes du SGPI sont déjà appelées aussi en tout temps quand il y a des problèmes par rapport à l'entretien du bâtiment. Donc, c'est vraiment dans une volonté de faire les— d'assurer les mêmes services avec la meilleure façon de le faire. Et comme je le disais aux autres intervenants, c'est vraiment une revue des programmes et des activités où on se pose les questions à la Ville de Montréal. Chaque activité, est-ce que c'est vraiment la meilleure façon de le faire, autant pour les employés que pour les services aux citoyens et aux citoyennes?

Josefina Blanco ◌6:47:52

Merci.

Voix 4A6:47:52

Question complémentaire qui n'aurait pas déjà été posée.

Citoyen·ne ◌6:47:57

Oui, j'aimerais bien ça argumenter, mais je pense que j'ai pas le droit. Fait que je vais poser ma sous-question. Avez-vous reçu des avis écrits du Service de police de Montréal et du Service d'incendie de Montréal relatifs à ces coupures de patrouille et allez-vous les rendre publics?

Voix 4A6:48:14

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:48:16

Alors, comme je le disais, le comité de revue des activités C'est pas en vase clos que ça se fait, c'est vraiment plusieurs services centraux. Donc dans ce dossier-là, tout à l'heure j'ai dit 6, mais je pense que c'est même 8 services centraux qui étaient autour de la table. Il y avait notamment le SPVM, effectivement il y avait 5 arrondissements aussi. Donc il y a beaucoup de gens qui ont discuté de ce dossier-là, qui ont validé les orientations, et assurément toutes les personnes qui sont directement concernées oui, ont été mis dans la boucle. Et par exemple, le SPVM est un beau cas parce qu'un des postes qui sera proposé aux employés, c'est du gardiennage pour un bâtiment où il y a des activités du SPVM. Donc assurément, toutes ces personnes-là sont dans la boucle.

Josefina Blanco ◌6:49:04

Merci.

Voix 4A6:49:05

Merci, monsieur Paradis, pour vos questions. Très bonne soirée à vous.

Citoyen·ne ◌6:49:08

Merci.

Voix 4A6:49:09

Poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Lauriane Unity. Est-ce qu'on a changé de— on a changé d'ordre? Un instant, pardon, mes excuses. Madame Céline Bison.

Citoyen·ne ◌6:49:25

Oui, c'est bien moi, merci, bonne soirée à tous. Mon nom est Céline Bison, je suis citoyenne de Hochelaga-Maisonneuve et je suis inquiète sur la préservation des espaces verts dans notre arrondissement. Et par l'installation de Raymond Logistique depuis plusieurs années, mais je pense que vous connaissez tous à peu près nos revendications qui sont dans le magnifique rapport de l'OCPM qui est sorti la semaine passée avec des recommandations très intéressantes. Et j'ai aussi en main ici donc les différentes nouvelles du cabinet de la mairesse de septembre 2024 et dont les citations de Monsieur Lessard-Blais, Madame Hassan-Cournol ou Madame Mauserolle et qui évidemment était très fière d'annoncer la préservation du Boisier Steinberg ou l'acquisition de la friche ferroviaire, et ma question va s'adresser à Madame Mauzerolle puisqu'en date d'aujourd'hui le Boisier Steinberg n'est pas totalement sauvé en entier malgré 2 annonces que l'administration a faites en 2022 et en septembre 2024. Donc les élections municipales 2025 approchent et nous sommes inquiets sur la finalité des discussions durant les mandats Projet Montréal pour voir aboutir ces acquisitions tant attendues. Donc Madame Moserolle, j'aimerais savoir depuis septembre 2024 quand on a eu ces semi bonnes nouvelles, j'aimerais savoir où en sont vos discussions pour l'acquisition du lot le plus important du boisé Steinberg, soit celui situé au sud et appartenant à la SQI.

Voix 4A6:51:05

Très bien, Madame Sophie Moserolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:51:08

Oui, merci beaucoup pour votre question. Puis je tiens à vous rassurer là, à l'effet qu'on est très très très concentré. De vos préoccupations, on les partage, on l'a déjà dit. Le dernier lot qui demeure sur le Boisé-Steinberg appartient au MTMD, donc au gouvernement du Québec. On est à travailler avec eux suite à la consultation qu'il y avait eu aussi en mars passé sur le réaménagement du secteur. Donc, on est à travailler avec eux sur le scénario. Cela étant dit, je peux le réitérer et vous rassurer à l'effet qu'il n'y aura rien dans le Boisé qui n'est pas ce qu'il y a en ce moment. Donc, il n'y aura pas de lien routier. Donc, le Boisé est préservé entièrement. La première partie vous vous souviendrez, il devait y avoir un transformateur d'Hydro-Québec. On a travaillé avec Hydro-Québec pour pouvoir récupérer ce terrain-là et l'autre portion, donc, va être préservée. Ça demeurera un espace vert. C'est quelque chose qui est entendu avec l'ensemble de nos partenaires des autres palais de gouvernement. Donc, je vous rassure à cet effet-là et ça vient s'ajouter, comme vous le mentionnez, à l'acquisition de la friche du CN qui va vraiment venir créer un corridor vert. Ça vient s'ajouter à l'acquisition aussi du Boisé-Vimon qui a eu lieu précédemment. Donc, on est vraiment en train de venir consolider le plus d'espaces verts possibles dans le secteur.

Voix 4A6:52:20

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:52:22

Mais c'est toujours quand même important de faire attention sur l'entièreté ou pas, parce que c'est pas du tout l'entièreté des boisés, là, puis ni la friche ferroviaire. En date d'aujourd'hui, on a seulement la moitié de la friche ferroviaire qui a été dans l'acquisition. Et on est loin d'avoir la totalité de la friche et la totalité du boisé puisque le terrain dont vous parlez, il n'y a pas d'acquisition de la Ville de Montréal. Mais ça m'amène à ma deuxième question concernant les 2 autres lots qui ont été acquis par la Ville de Montréal. Comme le parti de Projet Montréal se fait quand même l'ardent défenseur d'espaces non marchands sur le marché foncier, seriez-vous prêt aujourd'hui à consentir à céder ces 2 lots à la communauté et à l'amener à travailler les usages de ces terrains avec eux? Avec les citoyens?

Voix 4A6:53:09

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:53:11

Écoutez, je vais avoir de la difficulté à m'engager à ce stade-ci parce que je sais pas de quel lot exactement vous parlez. Là, vous avez évoqué l'Océane. L'Océane, on a acquis une bonne partie. C'est un terrain qui est privé, donc c'est sûr qu'on peut pas acquérir là comme on le souhaite. Donc je vais sortir, je veux juste m'assurer de comprendre exactement de quelle portion vous parlez. Mais je peux vous rassurer à l'effet que pour ce qui est du Boisé-Steinberg, la portion qui appartient au MTMD là, au gouvernement du Québec, on travaille avec eux, donc on peut s'engager à l'effet que tel qu'on l'avait mentionné en septembre, cette portion-là du boisé est sauve. Donc là, va falloir qu'on clarifie un peu comment ça va s'articuler, mais il n'y aura pas de lien routier, ça demeurera un espace vert, on peut vous le réitérer très clairement aujourd'hui.

Voix 4A6:53:57

Merci pour vos questions, très bonne soirée à vous, madame Bison.

Voix 4P6:54:00

Merci.

Voix 4A6:54:01

Poursuivons avec la prochaine question présentée par Lauriane Ionita. Bonsoir Monsieur Ionita et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:54:11

Bonsoir Madame, bonsoir tout le monde. Aujourd'hui je viens en tant que citoyen, j'aimerais bien dénoncer certaines illégalités qui ont été faites au Canada. Présentement on a un premier ministre qui n'a jamais été élu, par le peuple. Le 9 mars, il a été présenté dans le parti. Le 14, il a prêté serment comme Premier ministre du Canada. Ça, c'est quelque chose d'illégal, sachant que cette personne a représenté les finances aux Nations unies pour le changement climatique. Aujourd'hui, monsieur, il a déclaré qu'il n'y aura plus de taxe de carbone. Depuis 10 ans, on a appliqué les taxes de carbone et tous les prix qu'on a aujourd'hui, comme j'ai dit la dernière fois, je pense que même l'eau que vous avez dans vos bouteilles, il y a une taxe de carbone là-dessus. Alors à propos de la taxe de carbone, j'aimerais bien que monsieur Laurent, qui s'en vient d'Outremont, qu'il cancelle leur loi des 10 secondes. J'aimerais bien aussi porter à votre attention que monsieur Marc, en 2008, selon le National Post, il n'a pas été capable de sortir le Canada de la crise. Alors, je me demande qu'est-ce qu'il va faire cette fois-ci. Il a démontré déjà son incompétence. De l'autre côté, j'ai vu que vous vous acharnez contre le président des États-Unis. Madame Plante, la dernière fois, rappelez-vous, j'ai envoyé une lettre à la mairie de Montréal en parlant de certains individus qui ont fait brûler le drapeau américain devant le consulat américain à Montréal.

Voix 4A6:55:56

Merci, Monsieur Limoges. Allons-y avec une première réponse, vous pourrez poursuivre par la suite.

Citoyen·ne ◌6:56:01

Mais je ne pense pas qu'il y aura des réponses pour ce que j'ai dit, Madame, parce que la dernière fois ils ont refusé de répondre et j'aimerais pas que Monsieur Limoges réponde parce que Monsieur Limoges, je connais sa réponse.

Voix 4A6:56:12

Permettez-moi, puisque c'est la prérogative du conseil municipal. Je vois une prise de parole souhaitée par monsieur François Limoges.

François Limoges ◌6:56:20

Merci, madame la présidente. On prend note des opinions de monsieur Ionita, mais il n'y a pas de questions dans ce qu'il a énoncé. Alors, on prend note. Merci beaucoup.

Voix 4A6:56:30

Poursuivons. Monsieur Ionita, on vous écoute.

Citoyen·ne ◌6:56:32

Vous êtes dans la même équipe, monsieur, parce que la première personne qui est venue ici à la Ville de Montréal, c'était Mélanie Joly, et par la suite, c'était Trudeau. Le dictateur, c'est lui qui a fait du Canada le pire pays au monde. Ce beau pays-là, il est devenu le pire de tout ce monde-là à cause de vous. Et vous, Madame Plante, prenez votre équipe et dégagez-la parce que de toute façon vous êtes incompétente. Vous l'aviez démontré à de nombreuses reprises. Et là, je vous ai parlé à propos de ce drapeau. Monsieur Limoges.

Voix 4A6:57:02

Monsieur Yonita, permettez un instant, juste un rappel. Le règlement exige que les prises de parole soient adressées à la présidence, alors je vous remercierai de vous adresser à la présidence. Il vous reste 30 secondes, on vous écoute.

Citoyen·ne ◌6:57:14

Je vous demande pardon, Madame la Présidente, vous voyez quand on coupe la parole, on perd l'idée aussi, mais je voulais aussi démontrer qu'en fait Monsieur Marc Garneau, pardon excusez-moi, Carney, il fait pareil comme en Europe, au lieu d'y aller faire des bons liens avec Notre voisin qu'on partage 5000 kilomètres avec et des échanges commerciaux des centaines de milliards, il s'en va en Europe pour donner l'argent pour la guerre en Ukraine. Notre Trudeau qui était démissionnaire, un premier ministre démissionnaire, il a donné 5 milliards pour la guerre en Ukraine. Pourquoi on fait ça au lieu de chercher la paix?

Voix 4A6:57:55

Merci monsieur Ionita. Le temps est malheureusement écoulé. Est-ce qu'une prise de parole était Le conseil m'indique ne pas avoir de prise de parole. On vous remercie, monsieur Ionita. Très bonne soirée à vous. À la prochaine. Merci. Nous poursuivons avec la prochaine prise de parole de Jacinthe Poisson, représentant la Ligue des droits et libertés. Bonsoir, madame Poisson, et bienvenue.

Voix 4G6:58:19

Bonsoir. Ma question est pour Luc Rabouin en tant que futur candidat à la mairie de Montréal. Alors, depuis 2018, l'une des 31 recommandations adopté par le comité exécutif de la Ville dans le cadre des consultations pour lutter contre les profilages, prévoit de procéder à la révision de règlements et directives porteurs de profilage racial et social. Cet engagement-là a été pris en 2018, il y a 7 ans. De nombreux groupes communautaires se sont impliqués, ont mis du temps, de l'énergie pour analyser les règlements de la Ville. On parle de constats d'infraction donnés par la police pour flânage, uriner, dormir sur un banc dans un parc, boire une bière. Plus de 50 000 constats d'infraction ont été donnés à des personnes en situation d'itinérance entre 2012 et 2019. Donc, on impose des centaines, des milliers de dollars de dettes à des gens qui vivent dans la rue ou qui tentent de s'en sortir. Le 18 février, la mairesse a écrit au groupe pour annoncer que la révision des règlements visés, donc en cours depuis 7 ans, est interrompue, notamment en raison d'une conjoncture qui n'est pas favorable. Comme on a argumenté dans notre réponse, la conjoncture est en fait si alarmante qu'elle appelle justement à des actions courageuses, à une réponse humaniste plutôt que répressive. Donc ma question, aux prochaines élections, si vous êtes élu, monsieur Raboin, est-ce que vous vous engagez à réactiver ce dossier? Est-ce que vous vous engagez à reprendre la révision des règlements municipaux porteurs de profilage?

Voix 4A6:59:38

Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌6:59:40

Oui, bonjour madame Poisson. Merci de vous être déplacée aujourd'hui pour poser cette question. Questionne. Je vais me permettre de prendre la question comme responsable du dossier, comme porte-parole. C'est un dossier qui, on se parle depuis plusieurs années, vous avez fait un bon rappel. On est plusieurs collègues au comité exécutif à avoir travaillé et vous avez fait mention à la lettre qui vous a été envoyée. On vous a même rencontré d'abord de vous envoyer la lettre formelle. On vous a rencontré les mois précédents avec les directeurs généraux de la Ville de Montréal et moi-même pour communiquer la décision de l'administration. On connaît le contexte actuel, on le vit tous et toutes à tous les jours, la crise d'opioïdes, de santé mentale, la crise de logement. On met tous les efforts pour agir, pour répondre à l'urgence. Puis je sais que peut-être je vais répéter les éléments dont je vous ai partagés lors de notre rencontre, Mais vous le savez, on a décidé d'agir tout en continuant à faire les demandes nécessaires à l'État, au gouvernement du Québec, aux services de santé et services sociaux. Mais même à ça, on agit. On a ouvert des salles de chaleur, on réfléchit à des nouvelles façons d'intervenir pour soutenir les personnes vulnérables dans l'espace public avec ÉMIS, pour aussi, comme je disais, les représentations avec les paliers supérieurs. On travaille pour mettre en place le projet de maisons modulaires. On met tous les moyens que nous avons à la Ville pour répondre à cette crise. Et je réitère toujours, comme l'a fait bien mon collègue Robert Beaudry, c'est une responsabilité de l'État dans le contexte actuel. Et aussi, force est de constater que les consensus était difficile d'obtenir, on a décidé de—

Voix 4A7:01:31

Question complémentaire, madame Poisson.

Voix 4G7:01:36

Merci, vous me nommez bon nombre d'initiatives dont on est tout à fait au courant, évidemment. Ma question se dirige vraiment vers monsieur Rabouin en tant que futur candidat à la mairie. Les groupes ont besoin de savoir que ça va pas être un processus qui va être tableté et qui requiert beaucoup de travail, d'investissement. Pendant 7 ans et qui finalement aboutit à rien. Donc, les groupes ont besoin de savoir que ça va être un dossier qui peut continuer à être débattu, à être entendu dans un prochain mandat.

Voix 4A7:02:03

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌7:02:05

Oui, merci, madame la présidente. Bonjour, madame Poisson. La raison pour laquelle c'est madame Blanco qui vous a répondu, c'est qu'ici au conseil municipal, la fonction de chef de parti n'existe pas. Les fonctions parlementaires, c'est via le mairesse. Il y a un chef de l'opposition officielle et il y a des responsables de dossiers de l'administration et des porte-parole de l'opposition officielle. La fonction de chef de parti est extra-parlementaire. Si vous voulez connaître les engagements d'une formation politique sur ses plateformes, il y a d'autres canaux que le conseil municipal pour le faire. Ici, ça va jusqu'à la fin du mandat sur des questions qui vont être posées concernant des dossiers. C'est toujours les porte-parole de dossiers qui qui vont vous répondre. Alors, si vous posez des questions sur des dossiers qui concernent madame Larecaud, c'est madame Larecaud qui va vous répondre, car c'est elle la porte-parole au comité exécutif. Si vous souhaitez connaître les engagements d'un candidat ou d'une candidate à la mairie de Montréal, je suis convaincu que ces candidats et candidates vont faire de nombreuses prises de parole à l'extérieur de la salle du conseil et des assemblées populaires et des assemblées de cuisine, et vous aurez l'occasion de les questionner à ce moment-là.

Voix 4A7:03:13

Merci, madame Poisson. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention de Jérémie Lamarche, représentant le RAPSIM. Bonsoir, monsieur Lamarche, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌7:03:24

Bonsoir, madame la présidente. Bonsoir, les élus. Ma question s'adresse à madame la mairesse. La semaine dernière, la STM a annoncé qu'elle ne serait plus tolérante envers les personnes en situation d'itinérance qui utilisent le métro. Ça va prendre la forme d'une obligation de circuler qui va se conclure par une expulsion si les personnes ne peuvent ou refusent d'obtempérer. Vous le savez, l'itinérance est en augmentation et les personnes qui la vivent n'ont que très peu de possibilités d'améliorer leur situation étant donné un ensemble de facteurs dont la crise du logement, les démantèlements de campements et la répression dans l'espace public, pour ne nommer que ceux-là. Les personnes qui utilisent le métro comme dernier lieu de répit ne le font pas pour le fun. Elles le font parce qu'elles n'ont pas le choix. Pas de lieu où dormir en sécurité, où manger, où faire ses besoins. L'absence de toilettes publiques étant un enjeu pour quiconque se déplace longuement à Montréal et encore plus pour les personnes marginalisées. Les ressources communautaires partout sur l'île font ce qu'elles peuvent avec les moyens qu'on leur donne, mais ces moyens sont pas à la hauteur de la crise humanitaire à laquelle nous faisons face. Les ressources sont pleines, elles débordent, ils sont forcés de refuser des personnes faute de place. On sait que vous avez annoncé maintenir les 2 haltes à chaleur de la ville jusqu'au 30 avril. Tant mieux, mais c'est toujours insuffisant. Et AIMEE, ce n'est pas une ressource, c'est une équipe qui réfère vers des ressources qui, elles, sont pleines. Avec la nouvelle directive, le métro sera un lieu encore plus hostile pour ces personnes qui sont nos voisins et voisines, des habitants et habitantes de Montréal et surtout des personnes avec les mêmes droits que vous et moi, ou en tout cas sur papier. Ma question, qu'est-ce que la Ville a à proposer aux personnes en situation d'itinérance qui sont et se feront expulser jusqu'au 30 avril? Que va-t-il leur arriver?

Voix 4A7:04:53

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌7:04:54

Merci beaucoup, monsieur Lamarche, pour votre question. Tout d'abord, je tiens à vous rassurer sur un élément. L'approche de la STM a toujours été celle-ci et restera celle-ci. C'est une approche qui est basée sur un humanisme profond et une non-judiciarisation des personnes. L'objectif ici, c'est de donner des outils supplémentaires à leurs agents pour, quand il y a des situations problématiques d'incivilité, de pouvoir intervenir auprès de personnes, ce qu'ils ne pouvaient pas faire sans preuve avant. Il fallait qu'ils prennent les personnes sur le fait, par exemple. Donc, l'objectif, c'est pas d'avoir une tolérance Absolument pas. Ce n'est pas de judiciariser les personnes, c'est vraiment de pouvoir intervenir quand il y a des cas critiques. Néanmoins, et ça on le répète aussi aujourd'hui, le métro ne doit pas être un refuge. Le métro n'est pas un refuge. Le métro est un moyen pour transporter des gens. Le métro est un endroit clos qu'on veut sécuritaire, sain. Il n'y a pas de toilettes, il n'y a pas d'endroit où obtenir des services, donc bien évidemment, il ne doit pas compenser un manque, comme vous l'avez dit, flagrant d'infrastructures communautaires. Et là-dessus, on est avec tout le milieu communautaire pour demander au palier de gouvernement supérieur des fonds d'infrastructures pour construire de l'infrastructure communautaire adaptée à haut seuil. On souhaite une augmentation considérable, d'ailleurs, du soutien aux organismes communautaires pour qu'ils puissent continuer à faire leur mission et plus que ça, poursuivre le travail qu'on a entamé en tant qu'administration pour développer des réponses pérennes pour la situation d'itinérance, c'est-à-dire du logement social, du logement abordable sous toutes ses formes et encore là, attrait au seuil. Donc, la Ville de Montréal va continuer à faire ses représentations, travailler en partenariat avec la STM également.

Voix 4A7:06:35

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌7:06:37

On ne sait toujours pas que vont faire les personnes qui seront expulsées du métro, mais dans le même sens de ma question initiale, il y a des groupes communautaires qui ont appris, vous l'avez entendu avec ma collègue Jacinthe juste avant, d'une lettre de la mairesse le 18 février dernier, la fin de la démarche de révision des règlements municipaux qui a débuté en 2019 après une recommandation d'une consultation publique sur la lutte au profilage social et racial qui a eu lieu en 2017. Aucun de ces règlements-là identifiés vont être modifiés ou abrogés, nous le dit-on parce que le contexte ne serait pas favorable. Faire les changements législatifs pour respecter les droits des habitants et habitantes de Montréal, ça va de soi, peu importe le contexte. C'est la responsabilité de la Ville, c'est la même chose pour la STM d'ailleurs. De plus, en 2017, en réponse au rapport de la consultation publique, le comité exécutif de la Ville s'engageait à effectuer ces révisions de règlements municipaux qui incluaient d'ailleurs les règlements et directives de la STM, tout en se félicitant du retrait du règlement interdisant le flânage dans le métro en 2015. C'est pour le moins ironique. Alors que des dizaines de personnes seront chaque jour forcées d'être dans l'espace public faute de ressources suffisantes, et en plus avec la fermeture du métro pour elle, comment pouvez-vous justifier le maintien des outils de répression que sont les règlements municipaux induisant du profilage social et racial?

Voix 4A7:07:48

Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌7:07:50

Bonjour, je me permets de prendre cette 12e question. Écoutez, je vais répéter quand même quelques éléments qui ont été donnés comme réponse dans ma réponse précédente. On agit face à l'urgence, on a eu beaucoup d'échanges avec les différents groupes d'autres groupes, l'ERAPSIM a été impliqué, on vous a rencontrés, on vous a expliqué le pourquoi on a décidé de mettre fin et de continuer à agir sur l'urgence. Et vous avez fait mention, comme je l'ai dit aussi, au contexte actuel, puis à la fin de ma réponse, j'ai expliqué aussi, on va se le dire aussi, on manque de consensus de pouvoir arriver à s'entendre aussi avec les groupes. Donc face à cette situation, la décision qui a été prise, c'est de continuer à poser des gestes concrets pour soutenir les personnes en situation d'itinérance. On comprend que la réalité est difficile, mais nous, on continue à miser sur des projets et sur des actions qui peuvent répondre à la situation.

Voix 4P7:08:53

Merci.

Voix 4A7:08:53

Merci, monsieur Lamarche, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Il est 20 h 04. Ceci conclut la période de questions des personnes présentes. Nous remercions les 6 personnes restantes et vous invitons à vous présenter à la prochaine séance du conseil municipal. Malheureusement, nous n'avons pas pu vous entendre ce soir. Nous passons donc jusqu'à 20 h 33 aux questions écrites en commençant avec la question numéro 1 présentée par Alain Masse représentant le condominium Versailles. La question est présentée à monsieur Robert Beaudry et se lit comme suit. Comment pouvons-nous être informés des changements au projet Place Versailles entre le vendredi que le règlement va être présenté pour vote et l'adoption le lundi suivant? Plusieurs recommandations ont été faites et une grille sera faite. Il est important que nous soyons mis au courant avant l'adoption. Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌7:09:42

Présidente, donc comme tout projet d'article 89, et d'ailleurs celui-là ne fait pas exception, il y a eu des consultations publiques. Donc, on a entendu la voix des citoyens pour le projet de la place Versailles. Par la suite, et ça c'est la procédure habituelle et elle sera maintenue, c'est de faire travailler à l'intégration de ces différentes recommandations, aux réponses de ces différentes recommandations. Soyez assurés que tout ça se fera selon les instances actuelles, c'est-à-dire qu'un sommaire décisionnel qui sera rendu public sera rédigé avec un tableau de réponses aux différents éléments qui ont été soulevés dans le cadre des consultations d'OCPM. Donc, on va vouloir y présenter le projet suite à l'évolution qui a eu lieu suite aux discussions avec le promoteur du développement immobilier, et vous pourrez vous prononcer en conseil municipal, que ce soit en période de questions, et par la suite, bien évidemment, c'est un projet qui se verra sur le développement sur le long terme. Donc, tout sera public, là, bien évidemment, avant la tenue des instances. Merci pour votre question.

Voix 4A7:10:49

Question numéro 2 présentée par Roxane Berthold. La question porte sur le projet Raymond Logistique. Elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit. Le 13 mars, l'OCPM a déposé son rapport sur la consultation liée au projet de Raymond Logistique dans MHM dans lequel les commissaires exhortent la Ville de retourner à la table de travail pour revoir le projet de fond en comble, mais aussi de faire pression sur le gouvernement du Québec afin qu'un BAP se penche sur le développement dans l'Est dans son ensemble. Étant donné ce rapport et le rejet complet du projet par les citoyens et citoyennes de MHM, qu'est-ce que la Ville compte faire? Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌7:11:26

Oui, bon, merci Madame la Présidente. Bonsoir Madame Berthold, merci pour votre question. Comme on disait plus tôt aujourd'hui, là, c'est depuis 2020 que la Ville de Montréal demande au gouvernement du Québec de faire des analyses environnementales plus approfondies. La mairesse a écrit au gouvernement du Québec en 2021, je l'ai fait, notre fonction publique l'a fait, les deux députés provinciaux, monsieur Paul-Saint-Pierre Plamondon, monsieur Alexandre Leduc, l'ont fait aussi, et il y a une pétition de milliers de citoyens qui l'ont demandé au gouvernement suite au rapport de l'OCPM. On va le refaire, mais c'est sûr qu'on aurait apprécié une collaboration là-dessus de la part du gouvernement du Québec il y a 5 ans. Après ça, la réponse sera la leur. Ensuite, deuxième élément, on est très au courant que la population est très inquiète par l'arrivée de Raymond Logistique. Je veux dire, si on était emballé par ce projet-là, on ne l'aurait pas contesté 2 fois en cour, mais on a perdu tant en cour supérieure qu'en cour d'appel, donc on a l'obligation légale d'émettre on a eu l'obligation légale d'émettre ce permis parce que les juges en avaient décidé ainsi. Et présentement, l'entente en cours, l'objectif c'est quoi? C'est pas de décider si Raymond Logistique ou pas va opérer, parce que les juges ont décidé qu'il allait opérer. L'objectif, c'est de réduire au maximum les nuisances. C'est très court pour une réponse, madame Berthold. Écrivez-moi, ça va me faire plaisir qu'on poursuive les discussions.

Voix 4A7:12:58

Question numéro 3. Présentée par Giacomo Vigna. La question porte sur le collecteur L'Angelier. Elle est présentée à madame Maja, pardon, Vodanovic et elle se lit comme suit. L'agrandisseur du collecteur L'Angelier à Saint-Léonard est très important pour éviter une inondation lors de fortes pluies. 2 études commandées par la Ville soulignent leur nécessité. Or, il apparaît que les sommes pour ces travaux ont été retirées des documents stratégiques de la Ville de Montréal. Quand seront faits, quand se feront ces travaux sur L'Angelier Nord, jugé prioritaire Madame Maja Vodanovic.

Voix 4P7:13:29

Merci pour la question, monsieur Giacomo Muvigna. Vous savez, les sommes sont toujours là, les sommes sont au PDI de la Ville de Montréal, dans notre plan décennal d'investissement. L'agrandissement du collecteur est un travail assez important, c'est 5 km de collecteur qui doivent être doublés, alors sur 2 axes, et une fois que le les 5 kilomètres vont être construits pour pouvoir doubler le collecteur, après ça, il va rester 17 kilomètres d'égouts à refaire sur les rues locales. Alors, c'est des travaux qui vont s'échelonner sur 15 et 20 ans. Et selon les études, même ces travaux, même si nécessaires, ne sont pas suffisants à eux seuls pour prévenir les inondations à Saint-Léonard. Alors, je vous invite maintenant à protéger votre maison contre les inondations, parce que oui, les investissements s'en viennent, mais comme je vous ai dit, ça ne sera pas suffisant. Merci.

Voix 4A7:14:28

Question numéro 4, présentée par Lindsay Gagnon. La question porte sur l'itinérance. Elle est présentée à madame la mairesse, et bien que je vais la lire dans son entièreté, je prends la peine de retirer une portion uniquement, mais vous comprendrez l'essence des propos. Je voudrais suggérer que la Ville de Montréal mette en place des mesures pour interdire la présence d'itinérants sur l'île afin d'assurer un environnement plus propre et plus sécurisé pour les citoyens et les usagers des espaces publics. La proposition à laquelle madame Lindsay Gagnon fait référence dans le début du deuxième paragraphe se poursuit en disant, plusieurs villes aux États-Unis commencent à adopter de telles mesures et nous devrions suivre cet exemple ici au Canada pour être reconnue comme la ville la moins accueillante.

Voix 4B27:15:12

Pour eux.

Voix 4A7:15:13

Peut-être pourriez-vous instaurer des tentes chauffées pour les itinérants à l'extérieur de la ville ou dans les zones industrielles. Alors, que compte faire la ville? Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌7:15:23

Oui, je ne répondrai pas à la question car je la juge complètement inacceptable. Une personne ne choisit pas de se retrouver en situation d'itinérance. Alors, j'ai surtout un message de bienveillance pour les personnes qui sont malheureusement dans cette situation-là. Ça peut être vous, ça peut être moi, ça peut être notre voisin, ça peut être n'importe qui, la Ville de Montréal et l'administration municipale actuelle sera toujours là pour trouver des solutions afin de faire en sorte de vous trouver des alternatives et de répondre à vos besoins. Se loger est un droit.

Voix 4A7:15:51

Question numéro 5, présentée par Tama Chérilus. La question porte sur le déneigement, elle est adressée au conseil municipal de Ville-Marie et se lit comme suit. L'organisme INCA est un organisme situé sur Partenay qui défend le droit de la communauté vivant avec une limitation visuelle. Nous recevons quotidiennement des participants et employés vivant avec un handicap visuel. Nous faisons régulièrement face à beaucoup d'obstacles liés à des trottoirs mal déblayés ou glissants. Pour qu'il n'y ait plus d'obstacles, nous demandons à la Ville, 1, de revoir les politiques et pratiques de déneigement, 2, d'augmenter le budget pour déneiger et déglacer les trottoirs, dégager les boutons-poussoirs, les arrêts et abris de transports en commun. En tant que personne en position d'influence, vous avez l'opportunité de créer un changement significatif pour les résidents de Ville-Marie en palliant les obstacles liés aux trottoirs enneigés et glacés, en soutenant le droit des personnes aveugles, sourdes-aveugles ou ayant une basse vision à se déplacer en toute sécurité du premier au dernier pas de leur trajet. Madame Maja Vodanovic.

Voix 4P7:16:52

Oui, merci pour votre question, Tammaz Sherius. Vous savez, on est conscient que ça devait être très difficile cet hiver, il y avait beaucoup de glace. Beaucoup de neige. Sachez que c'est une priorité en ce moment pour la Ville de Montréal, déjà dans les dernières 2-3 années, de se concentrer sur les trottoirs. Énormément d'efforts sont mis là-dedans. On a acheté des bombardiers, plus de bombardiers pour tous les arrondissements. On a commandé d'autres saleuses. C'est vraiment un défi de tous les jours de gérer les changements climatiques et comment ça affecte nos trottoirs. Alors, je vous remercie de vous de nous faire part de vos expériences. On compte sur vous, on compte sur des organismes comme le vôtre, comme aussi comme le EXECO qui nous a fait part de leurs expériences et nous avons agi là-dessus pour améliorer le déblaiement des débarcadères qui était très important pour eux. Et sachez qu'on a déjà aussi, on veut améliorer le déblaiement des arrêts d'autobus qui est très important et là vous apportez à mon attention aussi les boutons-pressoirs. Alors, je vais m'assurer d'amener ça à l'attention de nos services pour que ça aussi, ça soit dégagé en priorité. Merci.

Voix 4A7:18:02

Question numéro 6 présentée par Nicole Bernier. Cette question porte sur le projet Raymond Logistique. Elle s'adresse à madame Sophie Mauzerolle et se dit comme suit: tous les arbres coupés sur le terrain de 2,5 millions de pieds carrés de Raymond Logistique ont déjà suffisamment pénalisé le quartier. L'élargissement de la zone tampon proposé par l'OCPM entre Vieux-Ville et Raymond Logistique et le refus de déplacer la butte de Raymond Logistique sur le terrain du CN sont vitaux pour la santé des gens du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Retenir ces recommandations permettrait de concilier la biodiversité de la friche donnant accès à la nature, à savoir animaux, oiseaux, mini-forêt, etc., avec la nécessité de combler les lacunes d'espaces verts, d'îlots de chaleur, d'îlots de fraîcheur, pardon, et d'accès à la nourriture, arbres fruitiers, jardins collectifs du quartier, tout en améliorant la mobilité.

Voix 5A7:18:52

Pistes cyclables, chaises roulantes, etc., entre Hochelaga et Notre-Dame. Madame Mauzerolle, en collaboration avec le maire de MHM, monsieur Pierre Lessard-Blais, pouvez-vous vous engager à aménager le terrain du CN pour répondre aux objectifs du plan directeur de biodiversité de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve daté de septembre 2024 et à ceux du plan de développement de la communauté nourricière de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve daté de 2025? Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌7:19:17

Merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup, madame Bernier, pour votre question. Je peux vous assurer que le terrain, la friche du CN qui va être acquise par la Ville de Montréal, va être développée en adéquation avec le plan directeur de biodiversité, le plan de développement de la communauté nourricière. On s'est aussi engagé à cocréer ce parc-là, donc à faire un exercice avec les citoyens, par et pour les citoyens, pour que ce terrain-là réponde vraiment aux attentes des résidents et résidentes du secteur. Donc, je m'engage évidemment, moi ainsi que le maire de l'arrondissement et la conseillère du district, à travailler en ce sens.

Voix 5C37:19:54

Merci beaucoup.

Voix 5A7:19:55

Question numéro 7 portant sur le projet Place Versailles. La question est présentée par Maryline Tremblay, elle s'adresse à monsieur Pierre Lessard-Blais et se lit comme suit: prévoyez-vous revoir les hauteurs des édifices? Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌7:20:12

Oui, merci beaucoup pour votre question.

Robert Beaudry ◌7:20:14

En fait, c'est une question très claire. La réponse est qu'on va prévoit de travailler, en fait on ne prévoit pas, avec le maire de l'arrondissement, avec l'arrondissement, avec les services administratifs, avec le promoteur, on travaille à revoir certains éléments du projet, dont certaines volumétries ou certains positionnements de bâtiments actuellement, donc au regard des recommandations qui ont été faites par l'Office de consultation publique de Montréal. Donc, le résultat de ce travail-là sera éventuellement déposé en validation aux instances pour faire cheminer la suite du projet, mais on va prendre bien en considération toutes les préoccupations qui ont été soulevées par rapport à certains volumes.

Voix 5A7:20:52

Question numéro 8, présentée par Marie-Claude Duperron. La question porte sur le projet Raymond Logistique. Elle s'adresse à madame Magda Popeanu et se lit comme suit. Dans son rapport, l'OCPM mentionne, et je cite, la commission exprime un malaise qu'il s'agisse ici de la seule occasion pour les citoyens de se prononcer sur les activités de Raymond Logistique et pour celui-ci de répondre aux préoccupations engendrées par le développement futur de son site. Fin de la citation. Devant ce constat qu'une analyse incomplète suscite un malaise qui soulève un déficit de démocratie dans la mise en œuvre de l'entente signée avec Raymond Logistique, sachant que les élus agissent sous l'effet d'une poursuite-bâillon et qu'il n'y a aucune acceptabilité sociale entourant les dérogations demandées, demanderez-vous au comité exécutif de refuser les dérogations si Raymond Logistique s'oppose à surseoir au-delà du 25 avril? Comme responsable de la participation citoyenne et de la démocratie au sein du comité exécutif, votre rôle est de vous assurer que vos collègues agissent avec équité et loyauté envers la population? Comment comptez-vous jouer votre rôle au sein du comité exécutif concernant l'article 89 de Raymond Logistique? Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌7:21:56

Oui, merci beaucoup, madame Duperron. Je me permets de prendre la question parce que je tiens à vous rassurer à l'effet que tous les élus en cette chambre et tous les élus de notre formation politique ont à cœur la démocratie et la participation citoyenne. On a parlé, on a réagi là tout à l'heure sur le rapport de l'OCPM. On a mentionné qu'on accueillait favorablement les recommandations et qu'on s'engageait donc à rencontrer les différentes parties prenantes pour pouvoir prendre acte et avancer au mieux dans ce dossier. Je tiens quand même à mentionner par ailleurs qu'il y a déjà eu une consultation publique de l'OCPM sur ce secteur-là. On a aussi fait une consultation publique de la Ville de Montréal en mars passé où on a même partagé l'espace de consultation avec les citoyens et citoyennes qui ont pu présenter leur posture, ce qui était quand même assez novateur en termes d'implication citoyenne et de démocratie citoyenne. Et comme vous le faites ce soir et comme vous pouvez le faire à tous les conseils municipaux, à tous les conseils d'arrondissement, vous êtes toujours les bienvenus à communiquer. On vous répond et on peut aussi poursuivre le dialogue dans d'autres instances. Ça va nous faire plaisir de poursuivre les discussions et de vous entendre. Merci beaucoup.

Voix 5A7:23:03

Question numéro 9, présentée par Nick Levasseur, la question porte sur les muselières pour chiens. La question s'adresse à madame la mairesse et se lit comme suit. Plusieurs chiens n'ont pas leur muselière dans le métro. Peut-on vérifier cela pour appliquer le règlement adéquatement? Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌7:23:21

Il faut savoir que la STM tient extrêmement à cœur la sécurité et le sentiment de sécurité des usagers et usagères dans le métro. Quand la STM est allée de l'avant avec un projet pilote pour les chiens dans le métro, on avait consulté nos usagers et c'était très clair dans les sondages qu'on avait reçus que non seulement la laisse était obligatoire, mais qu'aussi la muselière était obligatoire. On a fait le projet pilote qui s'est terminé le 1er février dernier. De ce qu'on a pu observer pendant le projet pilote, le respect du port de la muselière était très important. Donc là maintenant, la fin du projet pilote est terminée, donc ça c'est le nouveau règlement. Donc le monde peut aller dans le métro avec leur chien avec leur laisse et muselière. Et s'ils mettent pas leur muselière, évidemment nos constables sociaux peuvent donner des contraventions. Et si jamais vous voyez des incidents, n'hésitez pas à texter au 1-888-786-1119. C'est notre ligne pour la sécurité non urgente.

Voix 5A7:24:20

Question numéro 10 présentée par Sophie Fernandez. La question porte sur un complexe sportif 4 saisons. Elle s'adresse à madame Nancy Blanchet et se lit comme suit. I've heard discussions for a while about installing a winter sports dome. Is this still being considered and has it been improved—

Voix 5G7:24:36

approved?

Voix 5A7:24:37

Wouldn't an all-season complex be a better investment? Our community has great facilities like hockey arenas, a gymnastics center, a swimming facility, and basketball courts, creating an inclusive sports environment. However, soccer, football, baseball, and indoor frisbee have grown in popularity but lack proper facilities. A multi-sports complex would benefit not only our elite athletes but people of all ages, keeping them active year-round, especially in winter. While Montreal has many facilities, our growing city could also benefit. I appreciate the efforts made so far and hope this can be considered and possibly prioritized to better serve our community's needs. Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌7:25:24

Merci, Madame la Présidente. Je vais d'abord répondre en français. Alors, effectivement, avec la fermeture du soccerplex, à Lachine, installation qui bénéficie aussi à notre communauté, l'arrondissement LaSalle a entrepris des discussions avec le service des sports de la Ville de Montréal et nous menons actuellement une étude de faisabilité. Donc, il est malheureusement trop tôt pour confirmer quelque projet que ce soit, mais les élus de LaSalle sont très sensibles au besoin qui a été créé par la fermeture du centre soccerplex. So, as I said in French, we are now doing a feasibility study. So, it's too early to confirm any project, but we are aware of the need to practice indoor sport, especially during winter. Thank you.

Voix 5A7:26:16

Question numéro 11 portant sur le projet Raymond Logistique présenté par Élisabeth Green. La question est présentée à madame la mairesse puisqu'elle a été amplement répondue Par Madame Sophie Mouserolle, notamment sur la question d'une intervention du BAP. Nous poursuivons avec la question numéro 12 présentée par Philippe Tardif-Michaud. La question porte sur le réaménagement de la rue Hochelaga. Elle s'adresse à Madame Sophie Mouserolle et elle se lit comme suit. Madame Mouserolle, le réaménagement sécuritaire de la rue Hochelaga est une excellente nouvelle et répond à un besoin criant dans le quartier. Toutefois, plusieurs résidents, dont moi-même, avons de la difficulté à comprendre pourquoi la sécurisation prévue s'arrête à l'avenue du Havre plutôt qu'à la rue Foulum. Ayant personnellement été impliquée dans un accrochage à l'intersection de Hochelaga et Chapleau causé par le manque de visibilité dû au stationnement sur la rue et à la vitesse excessive des véhicules, pourriez-vous nous expliquer les raisons ayant motivé cette décision d'arrêter les travaux à l'avenue du Havre et nous préciser ce qui pourrait être fait pour inclure rapidement le section— le segment jusqu'à la rue Foulum? Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌7:27:17

Oui, merci beaucoup pour la question, monsieur Tardif-Michaud. Je tiens à vous rassurer d'entrée de jeu, le projet de corridor de mobilité sur Hochelaga, c'est un projet qui à terme va faire 6 kilomètres va se rendre de Follum jusqu'à l'autoroute 25. Cela étant dit, on doit le faire par phases. Il y a une question de coordination des travaux dans le secteur, mais je tiens à vous rassurer à titre de responsable de la mobilité, mais aussi d'élue locale, qu'on va bel et bien prolonger le projet jusqu'à Follum. On veut aussi s'assurer que c'est conséquent et que ça relie des pistes cyclables existantes. Donc cet été, il y aura une piste sur Du Havre, mais on sait aussi que le réaménagement de la rue Follum s'en vient très prochainement. Donc je peux vous rassurer à l'effet que cette piste là sera faite prochainement. Merci beaucoup.

Voix 5A7:28:01

Question numéro 13 présentée par Walid Nacef. La question porte sur les relations intercommunautaires. Elle s'adresse à madame la mairesse et elle se lit comme suit. Je me permets de vous écrire afin d'attirer votre attention sur l'importance de favoriser le dialogue et la compréhension entre les différentes communautés qui composent la ville de Montréal. En tant que citoyen, je suis convaincu qu'il est essentiel de créer des opportunités pour les membres de nos communautés diverses de se rencontrer, d'échanger et de mieux se comprendre. Dans ce contexte, la Ville va-t-elle proposer une initiative qui réconciliera notre population, notamment après les tensions des manifestations et certains graffitis dans des lieux de culte? La Ville est en profonde métamorphose et je ne souhaite aucunement voir dans un avenir proche un point de rupture entre nos communautés ou une émergence de mouvements radicaux. Si des initiatives sont proposées, pourriez-vous nous en faire part? Sinon, allez-vous lancer un appel de contribution, un appel à contribution? Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌7:28:58

Voilà, merci beaucoup pour la question, très pertinente. On partage la préoccupation, mais notre objectif est toujours de faciliter justement les dialogues entre les communautés, faciliter les rencontres et soutenir les organismes, bien sûr, qui ont une expertise à cet égard. Ce sont des valeurs qui sont très, très profondes et chères pour nous comme municipalité. Ça tombe bien que vous nous demandez un exemple, je vais porter attention à un exemple en particulier parce que justement en ce moment on a un appel approchant Montréal inclusif 2025-2026 fort intéressant qui prend fin le 18 mars. Donc vraiment un appel justement pour, avec, sur 2 axes, pour lutter contre le racisme et les discriminations, et le deuxième axe pour le rapprochement interculturel et le sentiment d'appartenance. Donc bien sûr, je pourrais en parler dans les mois à venir sur les projets qui sont retenus, mais nous avons 4 millions de dollars pour soutenir des initiatives des organismes communautaires qui souhaitent déposer à cet appel qui se finit dans quelques jours. Et n'hésitez pas à partager dans votre entourage et me contacter au besoin. Merci.

Voix 5A7:30:13

Question numéro 14 présentée par Sophie Guinaman. La question porte sur le projet Raymond Logistique. Et puisque cette question a précisément été répondue amplement par madame Sophie Mauzerolle, nous poursuivons avec la question numéro 15 présentée par Jean-Louis Faucher. Cette question porte sur la voie Camillien-Houde. Elle s'adresse au porteur de dossier. Elle se lit comme suit: j'ai 70 ans, ma femme 75 ans. Nous habitons sur le Plateau et aimons aller sur le Mont-Royal en bus. Si la route n'existe plus, comment allons-nous faire pour y aller sans passer trop de temps en transports en commun? À pied, c'est trop loin. Pensez aux aînés, un jour ça sera vous, monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌7:30:48

Merci beaucoup, monsieur Faucher, pour votre question. Je peux vous assurer que l'accessibilité au Mont-Royal en transport en commun est au cœur de nos préoccupations et notre objectif, c'est de bonifier la desserte en transport en commun globalement pour les Montréalais afin que ce soit plus facile et plus rapide d'accéder au secteur le plus élevé du Mont-Royal. Pour les gens qui habitent à l'est de l'île de Montréal, la plupart des gens, il n'y aura pas de différence pour Pour ceux qui habitent plus près du pied du Mont-Royal, oui, il y aura une légère différence en temps de trajet. On parle, en voiture, de 5 à 10 minutes de différence. Notre objectif, notre intention, c'est de créer une ligne express qui va permettre de passer du Plateau-Mont-Royal jusqu'au lac aux Castors et à la Maison-Smith. Et on calcule qu'il y aura une différence de temps de trajet d'une quinzaine de minutes au plus. Donc, je tiens à souligner aussi que l'objectif, c'est de mettre les personnes à mobilité réduite au cœur des aménagements. Donc, on prévoit augmenter le nombre de places de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite. On compte augmenter aussi l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et les gens qui ont des enjeux de mobilité aux différents sites d'intérêt du Mont-Royal à l'aide d'un système de navettes. Donc, soyez assurés, monsieur Faucher, vous allez pouvoir continuer de profiter de notre beau Mont-Royal, Parc du Mont-Royal, à la fin de ces aménagements. Merci.

Voix 5A7:32:25

Question numéro 16, présentée par Dominique Boudreau. La question porte sur le déneigement et s'adresse au conseil municipal et elle se lit comme suit. Voilà maintenant plus d'une semaine que ma rue et plusieurs rues de Ville-LaSalle n'ont toujours pas été déneigées. Je suis natif et citoyen de Ville-LaSalle. Et je n'ai jamais vu un tel manque de respect de la part des élus de la Ville, et cela envers les citoyens, les payeurs de taxes. C'est ridicule. Comment avez-vous l'audace de vous moquer des gens lesquels vous êtes censée représenter, et cela pour poursuivre votre agenda? Assez avec vos accroires sur une crise climatique. Et quand est-ce que vous allez déneiger, madame Nancy Blanchet?

Nancy Blanchet ◌7:33:00

Merci, madame la présidente. Évidemment, vous faites référence à la tempête exceptionnelle qu'on a eue à la mi-février dernier. Qui dit tempête exceptionnelle dit accumulation de neige exceptionnelle. Le chargement a été un défi pour l'ensemble des arrondissements de Montréal. Je peux vous assurer qu'à LaSalle, tous les employés dédiés au déneigement étaient sur la route pendant toutes les journées pendant lesquelles il y a eu du chargement. On a eu différents défis, donc beaucoup, beaucoup de neige mise à la rue, donc les entrées chartières vidées à la rue, ce qui a fait un volume de neige impressionnant à ramasser. Sur plusieurs rues, on a dû passer 3, 4, parfois même 5 fois pour nettoyer correctement la rue. Il y a eu donc aussi plusieurs remorquages, ce qui ralentit énormément le chargement. Évidemment, par contre, ce n'était pas parfait, j'en conviens. Nous sommes aussi, mes collègues et moi, résidents de l'arrondissement, donc on a pu constater qu'il y avait possiblement des améliorations à faire. Donc, un post-mortem sera fait dès le printemps pour possiblement apporter des aménagements ou des ajustements si on avait vivre une autre tempête aussi importante. Merci.

Voix 5A7:34:31

Question numéro 17 portant sur le projet Raymond-Logistique, présentée par Émilie Pelletier. Puisque cette question a précisément été répondue maintes fois par madame Sophie Mauzerolle, nous poursuivons avec la question numéro 18 portant sur le collecteur L'Angevilliers. La question est présentée par Jacinto Iannacci. La question s'adresse à madame la mairesse et elle se lit comme suit. I have owned my duplexes on Boulevard Lingerie since 1989. In the last 3 years alone, I've been flooded every year in August, and this year will be the 4th time. We no longer have insurance that covers water damage from sewers. This year alone, the repair was over $150,000. My insurance is now $115,000, and my city taxes have gone, gone up by $12,625. How are we expected to continue to pay, to have to pay all these expenses without any help from the City of Montréal or provincial government? We're not covered by either because we do not live near a body of water. The City of Montréal has abandoned 3,000 people being affected by the broken collector on Boulevard Langelier. Fixing the collector by 2029-2031 is not a solution. We need it fixed now. Why is this situation not a priority to fix now? Also, I would like to know if the city set aside funds for the flood this year, funds for sandbags, police officers to close the street cleaning up after the storm? Madame Maja Vodanovic.

Voix 5H7:35:56

Thank you for your question, Giacinto Iannacci. I know it's very hard. It's very, very difficult. It's all through Quebec. A lot of people were flooded within the cities, not just people that live on side of rivers, but during very heavy rains within within large cities and small cities all over Quebec. So it is not an easy situation because the provincial government does not want to, to give any subsidies, and the federal government is still working on how to implement and how to give these subsidies. We are working though with the federal government and with the provincial government so that you could get some subsidies and get very, very low interest loans. So this is something that both governments want to, want to make possible for this year. So we hope you'll get a result. We've also increased our Renoplex budget so that— and, and made it so that you can apply for it even if you are flooded. This was not the case a few months ago. So I hope you will be able to take advantage of the money that is in there. A lot of people have already taken advantage of it. And the, as you know, the Langelier collector is is in our budget, but do not wait for it. It will take many, many years. Even once it starts, it will take 15 to 20 years to complete, and it will not be sufficient. You will still need to protect your home, and there are ways of doing it. So I really, really encourage you to look at ways in which you can protect your homes so that water doesn't come inside. Thank you.

Voix 5A7:37:32

Il est 20h33. Ceci met fin à la période de questions des membres, pardon, du public. À titre informatif, ce soir, un total de 20 personnes se sont présentées au conseil municipal pour poser leurs questions en personne. Sur ces 20, 14 ont été entendues. Quant aux questions soumises via le formulaire web, 42 questions ont été soumises sur un total de 42. 18 d'entre elles ont pu être lues, ce qui signifie que 32 questions sur 62 ont été entendues, ce qui nous permettrait de revenir à l'étude des dossiers pour orientation au conseil d'agglomération. Nous en étions à une intervention souhaitée de monsieur Richard Deschamps. Je vois une prise de parole souhaitée par monsieur Limoges, on vous écoute.

François Limoges ◌7:38:15

Oui, madame la présidente, tel qu'annoncé à l'adoption de l'ordre du jour, je vais fermer le débat sur les items en cours.

François Limoges ◌7:38:24

On peut prendre les noms qui sont au tableau, on les gardera pour la suite et nous allons appeler tel qu'annoncé l'item 15.04, qui est la déclaration pour souligner les contributions de la communauté grecque à la vie montréalaise. Et je cède la parole à la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Voix 5A7:38:39

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌7:38:42

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci de mettre sur pause nos travaux étant donné qu'on a beaucoup de visites ce soir avec nous.

Voix 5C37:38:51

Bonsoir tout le monde.

Valérie Plante ◌7:38:54

Laissez-moi vous présenter. J'espère que j'ai tout le monde sur ma liste ici. Sinon, ben écoutez, ça me fera plaisir d'aller vous saluer par la suite. Donc ce soir, on reçoit les partenaires et les membres de la communauté grecque de Montréal, enfin une partie parce que c'est beaucoup de monde évidemment. Tout d'abord, madame Varvaridou, qui est la consule générale de la Grèce à Montréal. Monsieur, attendez là, c'est Jeanine Longlès, on va applaudir d'un coup, je pense. Monsieur Catalifos, qui est le directeur général de l'English Montreal School Board. Docteur Alatis, qui est présidente du Congrès hellénique canadien. Madame Adamidis, qui est vice-présidente et secrétaire générale du Congrès hellénique canadien. Madame Papadopoulos, qui est du Congrès hellénique du Québec. Madame Fotopoulos, du Hellenic Initiative Canada. Le docteur Tsoukas, président de la Communauté hellénique du Grand Montréal. Monsieur Fotopoulos, de la Communauté hellénique du Grand Montréal. Madame Frangoli-Argyris, qui est la présidente du Lycée des femmes helléniques de Montréal. Madame Kamateros, qui est fondatrice et directrice générale du Bouclier d'Athéna. Madame Vassilas, vice-présidente de la Société d'entraide des femmes grecques, monsieur Andréopoulos, qui est le président du Greek Roots, madame Dimitra, Dimitra Koupoulos, vice-présidente de Greek Roots, madame et monsieur Vourzoumis, présidente, en fait il y a la présidente, madame Vourzoumis, pardon, qui est présidente et cofondatrice de Pink in the City, et il y a également monsieur Vourzoumis qui est avec, qui est là également, madame Salas, qui est la professeure associée à l'Université de Concordia, madame Sourias ainsi que monsieur Antipas. On vous applaudit, merci d'être ici ce soir. Alors, pour ceux qui nous écoutent puis qui se demandent qui est toute cette belle visite, bien, je vous le dis, c'est de la belle visite pour la déclaration pour souligner les contributions de la communauté grecque à la vie montréalaise, parce que c'est important pour nous de le souligner à quel point la communauté grecque a contribué de façon importante à la vie montréalaise, et ce, à travers son histoire. Depuis plusieurs décennies, la communauté grecque de Montréal s'est intégrée avec fierté dans le tissu social, culturel et économique de notre ville. On peut, si on retourne un peu en arrière, bien, c'est après la Deuxième Guerre mondiale qu'il y a des vagues importantes d'immigration grecque qui sont arrivées au Québec, principalement à Montréal, on en est très heureux, formant l'une des communautés helléniques les plus importantes au pays. Depuis, leur héritage culturel continue de rayonner dans toutes les sphères sphères de la société montréalaise. Et j'aime rappeler que le défilé annuel de la communauté hellénique du Grand Montréal, c'est un excellent exemple de cette influence. Il y a toujours beaucoup de monde, c'est un événement. Il y a cet événement-là, mais il y a également plusieurs festivals grecs dans la métropole. Alors, comme quoi, on aime ça fêter, on aime ça célébrer dans la communauté grecque. Et c'est autant d'occasions pour l'ensemble de la population de profiter de la culture hellénique et de souligner son importance. Je tiens également à mentionner l'engagement et la solidarité de la communauté grecque qui se retrouve dans de nombreuses initiatives de toutes les sphères de notre société, notamment dans les associations culturelles, dans une multitude d'événements sociaux qui rythment la vie de la métropole et qui renforcent les liens collectifs. Et ça, c'est très important pour vous, et ça l'est tout autant pour nous. La communauté grecque peut également compter sur la présence d'un Centre d'études universitaires de grec moderne mettant à contribution l'Université McGill, l'Université Concordia et l'Université de Montréal. En effet, les écoles et les institutions de la communauté grecque ont joué et continuent de jouer un rôle crucial dans la préservation de la langue et des traditions. Je vous félicite Ce sont des centres de soutien pour la jeune génération. Elles favorisent l'entraide et le partage pour les nouveaux arrivants et les nouvelles arrivantes et elles agissent comme un lieu de rencontre pour celles et ceux qui souhaitent maintenir leurs racines culturelles bien vivantes. Et ça, c'est très important. Et pour avoir eu le plaisir d'aller visiter quelques écoles, je peux dire à quel point il y a une— la culture grecque est extrêmement dynamique et on voit à quel point les gens y sont attachés. Parce qu'on va se le dire, la communauté grecque de Montréal, elle est unie. Elle est forte et vous en êtes la preuve ici ce soir. Elle participe activement à la vie de la ville dans tous les domaines, de la politique jusqu'aux arts, en passant par les affaires et l'éducation. Aujourd'hui, remercions ensemble la communauté grecque de contribuer à faire de notre ville un lieu d'échanges, de respect mutuel et de célébration des différences. Rendons hommage à leur résilience, leur travail acharné et leur capacité partagé avec générosité leur culture, leur histoire et leurs traditions. Reconnaissons et soulignons l'engagement de la communauté grecque envers la Ville de Montréal. Et alors qu'on est à quelques jours justement de la fête nationale grecque, j'invite bien sûr tous mes collègues à adopter cette déclaration pour souligner les contributions de la communauté grecque à la vie montréalaise. Et j'ai envie de vous dire que comme mairesse de Montréal, ça me fait extrêmement plaisir de vous recevoir ce soir et je sais que tous mes collègues vont se joindre à nous pour vous célébrer, vous remercier et vous, bien sûr, vous inviter à continuer à faire de Montréal cette ville qui est inclusive et qui vraiment se distingue grâce à sa pluralité justement. Alors, un grand merci d'être là ce soir.

Voix 5C37:45:03

Bravo!

Voix 5A7:45:13

Madame Effie Giannou.

Effie Giannou ◌7:45:14

Merci, Madame la Présidente. Bonsoir à tous. Tout d'abord, je veux saluer la présence du président de la Communauté grecque de Montréal, docteur Tsoukas, et Katerina Varvariou, consul générale de Grèce à Montréal, ainsi que tous les autres invités qui sont ici présents ce soir, dont l'engagement et les contributions à notre communauté sont une source de fierté pour nous tous.

Voix 5C37:45:37

Merci.

Effie Giannou ◌7:45:38

D'être avec nous aujourd'hui. Le 25 mars, les Grecs du monde entier commémorent un moment fondateur de leur histoire: le soulèvement de 1821 contre l'Empire ottoman, qui marqua le début de leur lutte pour l'indépendance après près de 4 siècles d'occupation. Grâce à leur détermination et au soutien de certains alliés européens, la Grèce moderne fut officiellement reconnue comme une nation indépendante avec le Protocole de Londres en 1830 et le Traité de Constantinople en 1832. Ce combat héroïque incarne le courage et la résilience du peuple grec ainsi que son attachement inébranlable à la liberté. Cette valeur fondamentale est toujours au cœur de notre identité. Et le drapeau grec aux bandes blanches et bleues incarnent cet esprit et représentent les mots la liberté ou la mort. Nous avons la chance de célébrer ensemble lors du défilé annuel de la communauté hellénique du Grand Montréal sur la rue Jean-Talon, dans Parc-Extension. Ce rassemblement est une occasion unique de montrer notre fierté et d'honorer ceux qui ont sacrifié leur vie pour nous offrir ce bien précieux. En tant que Grecque montréalaise, je suis profondément honorée de me tenir ici aujourd'hui pour célébrer cette journée avec vous. Nous rendons hommage à l'immense contribution de la communauté grecque à la vie montréalaise. Au fil des années, les Grecs de Montréal ont enrichi la ville par leur travail acharné, leur esprit entrepreneurial et leur attachement aux valeurs familiales et communautaires. De l'éducation à la philanthropie, de la restauration aux arts, notre communauté a marqué la métropole et continue d'y jouer un rôle essentiel. J'invite chacun d'entre vous à célébrer cette journée avec fierté et à se souvenir que l'héritage de 1821 nous inspire encore aujourd'hui. As a proud Greek Montrealer, I'm deeply honored to stand here today and celebrate this significant day with you. On March 25th, Greeks worldwide commemorate the historic uprising of 1821 against the Ottoman Empire, a pivotal moment that ultimately led to Greece's independence. The struggle, which lasted over 8 years, was a testament to the courage and resilience of our ancestors. The Greek flag itself embodies this spirit. Its stripes represent the words Eleftheria i Thanatos, which means freedom or death. This year, we are fortunate to celebrate together once again at the annual parade on Jean-Talon Street in Parc-Ex with my colleague here, Mary Deros. It is a moment to showcase our pride, honour our heritage, and remember those who fought for our freedom. Beyond history, the Greek community has played a pivotal role in shaping Montreal's cultural and economic landscape. From entrepreneurship to arts, from academia to philanthropy, and notably in the medical field, where many Greek healthcare professionals have distinguished themselves through their excellence and dedication, Greeks have left a lasting mark on the city. Their dedication, hard work, and values of family and community continue to enrich Montreal and contribute to its success. Zito y elava, zito y incosipenti martio.

Voix 5J47:49:24

Zito! Well done.

Voix 5A7:49:38

Good turnout.

Voix 5J47:49:39

Well done.

Voix 5A7:49:40

Monsieur Jim Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:49:42

Difficile, madame la présidente, de suivre ma collègue Giannou, mais je vais essayer. Très content de vous voir ce soir ici pour commémorer pas juste le 25 mars, notre journée importante, pas juste à Montréal mais partout dans le monde, mais aussi de vous accueillir à l'Hôtel-de-Ville comme il faut de temps en temps. Je suis très fier de vous accueillir avec tout le monde dans la salle ce soir, Dr Tsoukas et Madame la Consule générale et les autres qui sont dans le balcon. Je suis très fier de me lever ce soir pour cette déclaration pour souligner la contribution de la communauté grecque à la vie montréalaise. Pour ceux et celles qui ne savent pas, je suis deuxième génération des Grecs dans ma famille et je suis issu de l'immigration. Mes parents ont immigré au Canada dans les années 50, début 60, mais ils n'ont pas trouvé nécessairement Montréal, Canada, comme ils pensaient. Ils ont décidé de retourner en Grèce quand j'étais très petit parce que la vie n'était pas facile. Le problème, c'était que la Grèce à l'époque avait beaucoup changé dans les 15 années quand ils sont venus et là ils ont décidé de revenir en 70-71 quand j'avais 5 ans ou à Pierrefonds. Et voici maintenant toutes ces années après, je suis maintenant le maire de cette communauté. Où mes parents ont décidé de semer des racines. Madame Speaker, I say this because the plight of the Greek community was well documented. Although we've been here for more than 100 years, the real influx was identified post-war in the '50s and '60s. Immigration with no fanfare. For many, not even a suitcase, as was the case for my parents. No money, no language, no job, no real support, and certainly putting their culture aside. Overcoming a Pontian genocide, which we know as the Greek genocide, which massacred over 300,000 Greeks during the Ottoman Empire, still did not deter many from seeking better lives, and if anything, although their lives were not as bright when they came, all opportunities were awarded and available to their children. Montréal, we know, was the primary destination by many Greeks and for many Greeks of that area, and now count more than 30,000. And when you take into consideration Laval, Greater Montreal Community, as well as Quebec, counts many tens of thousands more. Greeks— and we don't deny this— although have been perceived to be only restaurant owners— I mean, we have good food— although we did and continue to operate within the food industry, have proven our resilience and contribution in every sector sphere of society: education, law, medicine, engineering, mechanics, accounting, notaries, real estate developers, general contractors, landscapers, artists, musicians, and much more, as well as politics, where just in these chambers we count 5 elected officials of Greek origin.

Voix 5H7:53:35

5.

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:53:40

This was not easy, as there was discrimination and difficulty to find work even at that time. In addition to our churches, and continuing our Greek Orthodox faith brought many together and continue to this day providing assembly points for those who choose to continue the faith and culture initiatives our parents instilled in most of us. The creation of the Hellenic Community of Greater Montreal, with, as I mentioned, Dr. Tsoukas as president and others in the gallery, continue to provide a voice for the community, and we are privileged to have them here with us tonight. There are a multitude of organizations, as was mentioned by the mayor, here with us tonight that also provide a safe haven and assembly point to continue our culture within Montréal. And of course, we shouldn't forget about the Socrates Schools providing exemplary education in the 3 languages for our youth. March 25th is our annual Independence Day celebrations with Montreal, particularly in Parc-Extension, and for that I'm grateful that the borough of Parc-Extension, Saint-Michel, Villeray-Saint-Michel, is accommodating this historic and annual event. And thank you to our colleague Madame Deros, who has always been a cheerleader not only for the Greek community but for all communities in her district. Many activities are planned. However, the parade is the highlight for many—a time to remember our forefathers fighting and vehemently never surrendering for the right to be free. On that, Madame la Présidente, j'aimerais qu'on fasse quelque chose dans la salle. À chaque fois que je dis Zito, les gens, il faut qu'on crie Zito ensemble. Que zitos have their freedom. I'm not putting anything in your minds to say something you don't want to. Has nothing to do with the next election. It just means freedom. So, Monsieur, Madame la Présidente, zito Montréal, zito Québec, zito Canada, zito les Mismos de Montréal, que zito Yelada! Let me just fix that. Merci, Madame la Présidente.

Voix 5A7:56:19

Madame Mary DeRose.

Voix 5G7:56:23

Bon, après ce que Madame Effigano et Jim Bayes vient de dire, il n'y a pas beaucoup de choses que je peux dire, mais je dirais que ma famille est venue, nous sommes arrivés à Montréal en 1958. Premier endroit qu'on vivait était à Outremont, sur le côté Hutchison, mais côté Outremont. 13 ans plus tard, Parc-Extension, je suis encore là, même maison que mes parents ont construite. Je suis une fière fille des Grecs, très fière. J'ai envoyé mes 3 enfants aux écoles Socrate et dans le temps c'était à Roxboro. Ils allaient par autobus de Parc-Ex à Roxboro chaque matin. Je suis fière parce que mes 3 enfants sont trilingues parfaitement et ça c'est notre richesse de la communauté et je félicite Dr. Tsouka et l'administration de la communauté hellénique parce qu'ils travaillent fort pour garder ces écoles vivantes. C'est important. Mais aujourd'hui, premièrement, j'aimerais remercier tous nos invités qui ont accepté de venir ici. Soyez bienvenus. À la Maison des citoyens de Montréal. Nous sommes ici pour souligner l'importance de la communauté hellénique à Montréal, maintenant à Laval et partout dans l'agglo, mais je dirais que nous sommes ici parce que ce fin de semaine est un fin de semaine de fierté de ce qui qui nous sommes. Imaginez d'être des esclaves pendant 40 ans sous l'Empire ottoman et qu'après 400 années, la communauté hellénique en Grèce, ils ont retenu la religion, ils ont retenu leur langue et la culture. Ils ont gagné leur liberté en 1821, mais c'est pas juste une fierté d'avoir gagné notre liberté, mais c'est une double fête parce que c'est aussi une fête religieuse. C'est la journée, nous commémorons la journée religieuse, la journée d'annonciation. Alors, ce fin de semaine à la parade, c'est la première activité, événement spécial dans Parc-Extension, dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Travaux publics vont faire tout ce possible pour avoir nos rues propres pour accueillir les 1000 personnes. Il y aura 10 000 personnes parce que ce dimanche, tout le monde sera venu. Tous nos enfants vont faire, ils vont participer dans la parade, ils vont avoir les drapeaux que Jim Chase avait montrés ici ce soir dans leurs mains, dans les costumes traditionnels, parce qu'ils apprennent l'importance de cette journée-là à l'école. C'est important. J'aimerais souligner aussi, parce que c'est non seulement les organismes communautaires, les institutions de notre communauté, mais nous avons aussi des médias grecs qui ne sont pas ici ce soir. Il y a les journaux Chronika, Vima, Tanea. On a des émissions radio sur Radio Centreville. Il y a Mike FM, CFNB, et il y a aussi Akrives sur Radio Hamsafar. Alors, nous sommes bien ancrés dans la communauté québécoise, on est très bien intégrés, mais on retient notre culture, notre langue, notre religion, qui sont 3 choses très importantes dans notre communauté. Alors moi aussi, j'aimerais dire zito ielava, zito il nismoos padajuparon, zito il nismoos to Montreal, Laval ke South Shore, ke West Island. Ella Jane.

Voix 5A8:01:26

Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌8:01:32

Merci, Madame la Présidente. Difficile d'intervenir après les interventions si éloquentes de mes collègues et je vais éviter de tenter de parler en grec. J'aurais peur de massacrer votre belle langue. J'aimerais d'abord saluer toutes les personnes qui sont ici ce soir dans les tribunes. Je tenais par cette intervention à appuyer la déclaration qui souligne les contributions de la communauté grecque à la vie montréalaise. La communauté grecque enrichit la qualité de vie partout à Montréal, mais aussi dans notre arrondissement, l'arrondissement LaSalle, en contribuant activement à son dynamisme culturel et social. Par son engagement, ses initiatives et sa solidarité, elle renforce les liens entre les différentes communautés culturelles présentes sur notre territoire. Chaque année, les membres de la communauté grecque lasalloise organisent un festival rassembleur au Parc des Rapides. Cet événement est une véritable vitrine qui met en lumière la culture grecque, à travers ses traditions, sa gastronomie et son riche héritage culturel. C'est devenu un rendez-vous incontournable. Il attire de nombreux Lassallois, de nombreuses Lassalloises de toute origine et des visiteurs et visiteuses de partout à Montréal afin de partager des moments de convivialité dans un esprit d'ouverture et de partage. J'invite d'ailleurs l'ensemble de mes collègues venir faire un tour au Parc des Rapides au mois de juillet prochain pour partager de bons mets grecs. Ainsi, mes collègues d'Équipe LaSalle et moi souhaitons ajouter nos noms à titre d'appuyeurs à cette déclaration. Merci à tous, bonne soirée.

Voix 5A8:03:35

Madame Despina Sourias.

Despina Sourias ◌8:03:37

Merci, madame la présidente, chers collègues, nos invités, ma maman qui est là au balcon. En tant que Montréalaise d'origine grecque qui est née au pied du Mont-Royal il y a 45 ans, qui habitait en fait juste probablement en face de chez vous, madame Desroses, sur Hutchinson, pour quelques années. Je suis très fière, bien sûr, d'appuyer cette déclaration qui a amené plusieurs de nos leaders ici aujourd'hui. L'histoire même de la Grèce est intimement liée vraiment à l'immigration. En fait, on dit que les Grecs sont un pays d'émigrés, de gens qui s'en vont de la Grèce. Pourquoi? Parce qu'il y a eu plusieurs guerres, des guerres mondiales, des guerres internes, des politiques instables, une économie instable pour des décennies. Et bien sûr, un tiers aujourd'hui des Grecs, des Grecs du monde entier, habitent en dehors de la Grèce. Donc c'est pour ça qu'on voit des Grecs un peu partout, puis la bonne bouffe un peu partout aussi. Compte tenu de cette réalité, ici à Montréal, les immigrés grecs ont construit des institutions des organismes, des associations pour tisser des liens avec, garder les liens avec la mère patrie, mais aussi et surtout pour s'intégrer. On parle des écoles Démosthène-Socrate, il y en a 5 à travers le Grand Montréal, on parle des associations, des églises, les églises servaient surtout pour lieu de rencontre pour nous quand on est venus ici, puis la création de la Communauté hellénique de Montréal en 1907. Là, elle était toute petite au début, on était 1000 personnes. Aujourd'hui, on est plus de 60 000 à travers le Grand Montréal. Monsieur Tsoukas est avec nous ce soir, on le remercie bien sûr. Ces établissements ont forgé l'identité de plusieurs, dont la mienne. Pourquoi? Ils m'ont donné l'amour pour ma culture, la langue de mes ancêtres, mais aussi et surtout l'amour pour Montréal. Parce que ces organismes-là, je les ai côtoyés toute ma vie, depuis ma petite jeunesse. And I have my mom here tonight. I really wanted her to come here because as a second-generation Greek Montrealer, I have been navigating between all these different cultures my whole life. At home, we spoke Greek with my yaya, my papou. It was Greek with my mom until I was five years old. J'ai appris le français et l'anglais à cinq ans. Puis c'était vraiment à l'école secrète que j'ai appris le français et l'anglais. Imaginez-vous! And throughout this journey, I always had my parents by my side. My mom, who came here at 18 years old, she learned, and she learned to love Montréal with me, because we learned, we explored the city together, we went to the library together, the Mile-End Library on Park Avenue. Mr. Zizi, who's up there, he was my hairdresser when I was a little girl, my first haircut. Mr. Zizi, yes. And she was involved in the Greek community, and she was— she also opened my eyes to the political realm, I would say. I remember when Maire Deray was campaigning back in the day. He had a Greek candidate in Park Ex, and I met him for the first time at the Ergatikos Ilego, which was where my mom worked, which is the Association des Travailleurs Grecs that is still on Park Avenue. That's where I think my love for Montreal and for politics may have started. Et en ce mois de mars où nous célébrons à la fois la Journée internationale des droits des femmes et aussi l'indépendance de la Grèce le 25 mars, je tiens à rendre hommage aux femmes grecques montréalaises qui façonnent notre ville. Plusieurs d'entre elles sont ici. On peut dire que nos mères, nos grands-mères, sont arrivées ici peut-être avec peu d'éducation, peu de ressources, mais elles se sont surtout données à nous, leurs enfants et leurs filles. Elles nous ont donné le goût d'entreprendre et d'incarner l'esprit de la Révolution dont mes collègues ont très bien parlé. C'était une révolution en 1821, c'était pas facile, c'était le début, ça prenait la résilience, le courage et la solidarité. Et aujourd'hui, grâce au dévouement de ces femmes, les femmes de toutes les communautés, mais aujourd'hui on parle des femmes de ma communauté, puis nos mamans, ben tu sais, on est dans différents domaines, on est en politique, on est des femmes d'affaires, on peut être des chercheuses, des journalistes, on a d'ailleurs une journaliste avec nous aujourd'hui, Aphrodite Salas. I'm sure many of you might know her. Donc pour nous, moi c'était très important de le dire parce que ces femmes-là nous ont influencées, elles ont fait beaucoup de sacrifices et ça, c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui. J'aimerais aussi souligner mes collègues d'origine grecque de l'autre côté de la Chambre. Mary Deros, 25 ans en politique. C'était elle, en fait, je connaissais bien le conseiller qui était là avant elle parce que j'ai fait de la campagne avec lui dans ma jeunesse, mais Mary, c'est une OG, comme on dit, de la politique municipale. Il y a aussi Effie Giannou, c'est une femme d'affaires, elle est conseillère de ville, mais elle est aussi, je dirais, je pense qu'elle est sur le CA de la Chambre de commerce hellénique de Montréal, important à le dire, donc on va dire ça aussi. Vana Nazarian, elle a un nom arménien, mais elle a grandi en Grèce une partie de sa vie, une femme impliquée, 3 enfants, elle se donne à 1000 et 1% et vient de finir son MBA, donc Chapeau à vous, mesdames. Il y a Eusthénie qui est là avec nous ce soir, madame Tragoli, qui est la présidente du Lycée des femmes helléniques de Montréal. À chaque année, elle organise des activités, elle a récolté des dizaines de milliers de dollars pour le Project Dovey qui aide à détecter de façon précoce le cancer ovarien, de la Dre Gilbert. Il y a Effie Vassilas qui est la vice-présidente aussi de la Société d'entraide des femmes grecques. C'est un organisme centenaire, ça existe depuis très longtemps. Je vois Mel Pakamateros, plusieurs d'entre nous la connaissent parce qu'elle est impliquée avec— elle est la fondatrice du Bouclier d'Athéna qui sort des milliers de femmes depuis ses débuts de relations violentes. Donc, il y a plusieurs femmes comme ça. Annie Dimitrokalis qui inculque les valeurs du leadership chez les jeunes à travers Recruits. Elle est la cofondatrice de l'organisme Maria Fotopoulos Hellenic Initiative, impliquée dans plein d'œuvres philanthropiques. Denise Voutsoumis, fondatrice et présidente de Pink in the City. Il y en a plusieurs, mais il y a une autre aussi, je voulais vous parler aussi de Toula Drimonis, c'est une journaliste très reconnue quand même qui parle beaucoup de la montée de la xénophobie au Québec, puis des patterns qu'on voit dans l'histoire du Canada, du Québec, mais partout au monde quand on a des peuple, d'immigrants qui viennent, puis comment est-ce que ça influence nos politiques publiques. Donc on a aussi des influenceurs de pensée aujourd'hui. Donc je voulais prendre ce moment pour remercier ces femmes-là pour tout le travail remarquable qu'elles font pour notre ville, pour notre communauté, et bien sûr je pense que vous allez l'appuyer la déclaration, je veux dire aussi, citoyennasse, guéris notre Montréal!

Voix 5A8:11:36

Alors, en l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la déclaration énoncée à la rubrique 15.04, ce qui nous permettrait de poursuivre avec les dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Nous en étions à l'étude des rubriques 20.46 à 20.50 avec une intervention souhaitée de monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌8:12:00

Alors merci, madame la présidente. Après toutes ces allocutions, on va revenir à l'ordre du jour d'une façon un peu, comment dire, un peu, oui, un peu zyto, zyto Mont-Royal. On va passer à zyto Mont-Royal. Alors, trêve de plaisanteries, madame la présidente. Je voudrais intervenir sur le 20.49 et je ne suis pas conseiller du quartier comme monsieur Sasseville qui a pris la parole avant moi, mais je suis conseiller de la Ville. Ça fait 66 ans que je vis à Montréal, que je me rends sur le Mont-Royal. Comme beaucoup de gens ici, et j'ai écouté les arguments qui sont invoqués par monsieur Norris ou par madame la mairesse, en tout respect, mais je suis profondément, je ne dirais pas troublé, mais en tout cas, j'ai une vision différente, disons, de celle que vous proposez. On va dire ça comme ça pour être poli, rester dans des propos parlementaires. J'ai une vision et une lecture différent. Monsieur Norris a commencé par nous dire lors d'une question au début que c'était simplement un exercice de planification, puis que ça fait longtemps aussi que c'est en planification parce qu'il y a eu différentes études au fil du temps sur ces tronçons, parce que Remembrance puis Camillien-Houde, on peut dire que c'est des tronçons tronçons, mais c'est aussi quelque chose qui traverse à travers le Mont-Royal depuis plusieurs années. Moi qui ai étudié pendant de nombreuses années à l'Université de Montréal, c'est un coin que quand même j'ai eu l'occasion d'explorer. Et donc moi, j'ai une vision complètement différente de ce qui est proposé, parce que si c'est une planification, vous avez déjà des objectifs qui sont poursuivis. Et les arguments évoqués, c'est que vous dites que ce sont des objectifs puis que ça va prendre seulement 5 minutes de plus ou 10 minutes de plus. Tout à l'heure, c'était rendu à 15, là, en tout cas, ça avance à chaque fois. Mais là où je suis vraiment en désaccord, c'est sur le fait qu'on ferme Remembrance, Camillien-Houde, du côté est en partant d'avenue du Parc en passant par Côte-Sainte-Catherine. Et je suis en désaccord parce que ce n'est pas ce que les Montréalais ont souhaité lors de la dernière consultation publique. Je lis les 6 premières recommandations pour nous les rappeler. Monsieur Sasseville a parlé de la première. Alors, la commission recommande de maintenir la circulation automobile sur l'ensemble de l'axe Camillien-Houde-Remembrance, parce qu'on considère que c'est un axe, tout en revoyant son aménagement pour le transformer en une voie qui s'intègre mieux à la vocation du parc du Mont-Royal et respecte son patrimoine naturel. Alors, il n'est pas question de fermer une voie ici, là. Il est question, en fait, je pense, de l'aménager autrement. Ça, avec quoi on peut être d'accord. Madame la mairesse a dit qu'il y avait eu un mort sur une portion, on s'en rappelle tous, puis un mort, c'est un mort de trop. Mais il y a une différence entre fermer une voie puis l'aménager. Dans ma perspective à moi, c'est comme ça que je le vois. Deuxième recommandation, la commission recommande le réaménagement de l'axe Camillien-Houde-Rémy-Nebretz en chemin de plaisance. Il me semble que c'est clair ça aussi. Quand monsieur Norris disait qu'il y avait comme des contradictions ou qu'il y avait une interprétation possible, ben là, les deux premières sont assez claires quand je les lis. La troisième, la commission recommande de compléter le chemin de ceinture en aménageant la traverse piétonne prévue au au-dessus de la voie Camillien-Houde. Alors, ça encore une fois prévoit un aménagement. Recommandation 4: la commission recommande que le réaménagement de l'axe Camillien-Houde-Romaine-Brance soit entrepris en concertation avec les parties prenantes de façon à assurer la sécurité de chaque groupe concerné. Et en 5, la commission recommande que le chemin de Plaisance et ses abords soit aménagé selon les principes d'accessibilité universelle. Recommandation 6, la Commission recommande l'accès au belvédère Camillien-Houde d'une manière qui permet aux piétons, cyclistes et automobilistes d'y entrer et d'en sortir de façon sécuritaire peu importe la provenance et leur destination. Alors moi, j'ai lu les 6 premières, je pourrais lire les autres, mais les 6 premières recommandations formulées par un organisme indépendant qui est l'OCPM, à laquelle nous croyons tous ici, disent exactement le contraire de ce que l'on essaie de nous faire croire dans les médias jusqu'à maintenant. Moi, c'est ma lecture en tout cas. Je ne peux pas être en accord avec la proposition, même si c'est une planification, parce qu'il est clair, quand je regardais dans le document, le GDD, qu'il y a 3 phases, puis qu'il y a une phase qui propose la fermeture de Camillien-Houde. Alors moi, les recommandations qui apparaissent contradictoires, interdépendantes, nommez l'adjectif ou le qualificatif que vous voulez, là, Ben, je m'excuse, c'est là que j'ai une vision extrêmement différente. Monsieur Norris utilisait l'argument d'un détour très minime de 5 minutes, il a dit ça dans les médias, de 5 à 6 minutes, après ça c'était 5 à 10 minutes aujourd'hui, puis tout à l'heure c'était 15 minutes. On n'a pas la même compréhension de la géographie de la ville, certainement. Parce que si je me place au coin d'avenue du Parc et Côte-Sainte-Catherine et que je prends l'autobus, il va falloir que je prenne l'autobus sur Côte-Sainte-Catherine et là il va falloir que je fasse des transferts d'autobus pour me rendre jusqu'au chemin Remembrance et il y a peut-être une petite navette qui m'attend, mais ça va prendre pas mal plus que 5 à 10 minutes pour monter jusqu'à Condie-Aaroncs. Je peux vous quantifier ça, je vous mets au défi de le faire en 10 minutes. Il n'y a personne ici, même s'il marche très rapidement, qui va pouvoir le faire. Ou même s'ils utilisent les transports en commun. Si on fait le tour de l'autre côté, quand on comprend la géographie de la ville, il faut passer par Avenue-du-Parc puis Sherbrooke, puis il faut remonter Côte-des-Neiges, puis il faut aller— dites-moi pas non, dites-moi pas non. Si on le fait en autobus, c'est ça que vous allez faire comme chemin, parce qu'il y a peut-être un autre chemin, mais en tout cas, ça va prendre du temps puis il va y avoir des transferts. Puis non seulement ça, non seulement ça, Je suis profondément en désaccord parce qu'à un moment donné, peut-être que la mairesse pense qu'on va être du bon côté, vous allez être du bon côté de l'histoire, mais il va y avoir du monde qui va être du mauvais côté de la ville. Alors à un moment donné, je veux bien qu'on fasse croire des choses, mais ce n'est pas ce que les Montréalais ont dit dans la consultation publique. Les objectifs poursuivis m'apparaissent contradictoire avec ce que l'OCPM a proposé. Et il me semble que pour un parti politique qui s'est toujours présenté comme étant à l'écoute de la population, qui veut être inclusif, il me semble que là il y a une problématique qui devrait être réexaminée de votre côté. D'autre part, et je vous livre une petite anecdote, moi j'ai des beaux-parents, ils ont 88 et 91 ans. Je peux vous certifier que s'ils veulent aller sur le Mont-Royal, ils n'iront pas en autobus, ils ne prendront pas de petite navette. Ils ont beau être en très bonne santé, mais ce qu'on fait à chaque été, parce que ça les rend heureux, je pars avec eux, je m'en vais sur le Mont-Royal, on s'en va au Belvédère, on observe l'est de la ville, on regarde le coucher du soleil, c'est toujours très, très intéressant et très important pour eux. Une personne qui est à mobilité réduite ou une personne âgée qui ne peut marcher très longtemps ne pourra pas ou ne pourra plus se rendre sur le Mont-Royal tel que vous le proposez. Alors moi, puis ça, ça m'apparaît, je m'excuse d'utiliser le terme, c'est un terme parlementaire, ça m'apparaît d'une certaine façon discriminatoire. Discriminatoire pour des personnes qui ont le droit à ces petits bonheurs Parce que même pour se rendre à Condie-Haroncle regarder le centre-ville, je peux pas faire ça avec mes beaux-parents parce que la distance qui existe entre le stationnement, même la première place qui pourrait être aménagée pour un stationnement pour des personnes à mobilité réduite, mais juste le fait de marcher jusqu'à Condie-Haroncle et de revenir de Condie-Haroncle, c'est impossible. Alors à un moment donné, si on veut penser à tout le monde, être vraiment inclusif, Parce que là, ici, les gens sont dans la fleur de l'âge, sont tous en bonne santé, mais c'est peut-être pas toujours ça qui va arriver. Et moi, j'essaie de penser pour l'avenir également. Je ne pense pas juste à demain, à la semaine prochaine. Nous, à LaSalle, on est habitué d'essayer d'avoir une vision à long terme. Vous allez me dire que vous faites la même chose, mais c'est malheureux, on n'a pas la même vision là-dessus. Alors, Je trouve qu'il y a vraiment une déconnexion entre ce qui est proposé, ce que vous voulez atteindre, et la réalité des Montréalais, la réalité de beaucoup de Montréalais. Alors moi, je suis contre. Il y a des recommandations qui ont été très clairement élaborées, que j'ai relues, qui m'apparaissent sages, qui n'empêche pas de faire des réaménagements, moi je ne m'opposerais pas à ça, mais des fermetures complètes, compte tenu de la géographie de la ville, de la localisation, des personnes qui pourraient ne plus en bénéficier, je m'excuse, je ne peux pas obtempérer et je ne peux pas être d'accord. Voilà, madame la présidente.

Voix 5A8:22:38

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌8:22:53

Merci, madame la présidente. Mon intervention, madame la présidente, est sur le même item, 20.49. Madame la présidente, madame Lamothe-Royal, C'est un symbole phare de la métropole et de son histoire. C'est un point de ralliement entre l'Ouest et l'Est, entre les communautés francophones et anglophones et avec les Premières Nations. C'est le poumon vert à Montréal. Le nom de notre ville vient de Mont-Royal. Et chaque année, lors des belles journées d'été, des milliers de Montréalaises et Montréalais vont s'y promener, observer la nature, apprécier l'architecture, pique-niquer en famille. Et lors des journées d'hiver, plusieurs Montréalais vont y faire du ski de fond, de la raquette ou de la randonnée pédestre. Le Mont-Royal offre un terrain de jeu et de nuit à l'ensemble de la population montréalaise. Sans discrimination. Au fil des 150 dernières années, toutes les administrations montréalaises se sont entendues pour s'assurer que tous les Montréalaises et Montréalais, peu importe leur condition physique, y aient accès. Cette entente, qui perdure au-delà des orientations politiques, économiques, linguistiques ou culturelles, arrive à sa fin parce que, madame la présidente, Projet Montréal souhaite réduire l'accessibilité du versant est du Mont-Royal. La semaine dernière, j'étais sidéré, madame la présidente, d'entendre la mairesse annoncer que la fermeture de la voie Camille-Houde représentait le, et je cite, entre guillemets, du bon côté de l'histoire. À la suite de cette déclaration, Madame la Présidente, je m'interroge sur ce que Projet Montréal entend par être du bon côté de l'histoire. Est-ce que c'est restreindre l'accès à la montagne aux personnes qui comptent sur un accès motorisé pour profiter de cette joya montréalaise? Je pense notamment aux personnes en situation de handicap, aux aînés à mobilité réduite, aux familles avec des jeunes enfants et à toutes celles et ceux pour qui la montée à pied ou à vélo est tout simplement impossible. Est-ce que discriminer une partie de la population en fonction de leurs capacités physiques Est-ce que réserver le versant est aux seuls cyclistes aguerris et marcheurs? Est-ce qu'empêcher ceux qui ne peuvent ni marcher ni pédaler d'accéder au belvédère Camillien-Houde? Est-ce qu'ignorer l'échec du projet pilote de 2018 et les demandes des citoyens et des partenaires? Est-ce que c'est faire abstraction, madame la présidente, de l'avis de 13 000 Montréalais consultés, les 2 000 mémoires déposées et des pétitions réunissant plus de 8 400 signatures? Est-ce que c'est feindre de suivre les recommandations de l'OCPM tout en ignorant ses propositions essentielles telles que décrites par mon collègue Richard Deschamps? Est-ce que désavouer le consensus sur la transformation de la voie Camillien-Houde en chemin de plaisance sécurisé et accessible? Est-ce que renier les engagements de la mairesse qui promettait d'appliquer toutes les recommandations de l'OCPM? Est-ce que d'aller, sans consulter toutes les parties prenantes, notamment le cimetière du Mont-Royal. Est-ce que ne pas attendre les conclusions de la poursuite intentée par le cimetière du Mont-Royal pour non-respect de l'entente qui prévoit un accès perpétuel de la voie Camillien-Houde? Est-ce ignorer l'avis des Services de sécurité incendie de Montréal qui alerte sur l'allongement du temps d'intervention des secours? Est-ce que c'est contredire notre collègue Dominique Ollivier, alors président de l'OCPM, qui soulignait les lacunes du projet pilote en termes de circulation, de sécurité, d'expérience usager, tout en proposant un projet accessible à tous? Est-ce que c'est imposer un projet sans tenir compte de son acceptabilité sociale. Madame la présidente, il existe une solution pour satisfaire tout le monde et c'est exactement la proposition de l'OCPM basée sur l'avis de 13 000 Montréalais et sur laquelle Ensemble Montréal propose de s'appuyer transformer la voie Camillien-Houde en chemin de plaisance. Cette transformation, madame la présidente, implique une révision complète de l'aménagement afin de décourager l'utilisation de cette voie comme axe de transit, sécuriser les espaces pour les piétons et les cyclistes et permettre l'accessibilité universelle. Malheureusement, ce consensus a été rejeté du revers de la main Par Projet Montréal et pour Ensemble Montréal et de nombreuses Montréalais, Madame la Présidente, être du bon côté de l'histoire signifie surtout de prendre la bonne décision. Madame Presidente, I would also ask the administration that if they are not convinced on the fundamental desire and wish for Montrealers to keep the mountain accessible to all, to at least consider the context under which they bring this file to council. The process that was followed leads me to believe, based on information that we have received, that not every aspect or not every requirement in terms of the legality of the process was respected. I invite the administration to consult with the City Clerk's Office and to get an opinion from their own legal department as to whether this process was followed. But based on what I've been advised to date, and for which I will continue to investigate further notwithstanding the decision of council, It would appear that all the letters have not been— i's have not been dotted, the t's have not been crossed with regard to what was required to be followed under the means under which this contract is being brought to council for its approval. And if the administration has followed them, then let's be clear. Let us deposit the legal opinion that they received from the contentieux with regard to the process that was followed, that we can have in council's hands before we make the decision, the legal advice that was given with regard to the legality of the process. I don't want to depend on legalities, Madame la Présidente. I would hope that More intelligent analysis, more intelligent heads will prevail. This contract doesn't deserve to be brought here, whether for legal reasons, whether for democratic reasons, or whether simply for moral reasons, because this is the wrong reason. These are the wrong reasons to bring this count this measure to council. Merci, madame la présidente.

Voix 5A8:31:31

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌8:31:35

Madame la présidente, il reste 3 minutes au conseil ce soir. Est-ce qu'on peut ajourner pour revenir demain matin?

Voix 5A8:31:43

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌8:31:45

Madame la présidente, si vous êtes d'accord, il reste 2 personnes au tableau.

Voix 5D38:31:50

Moi, je terminerai le débat sur Camillien Houde, puis ça permettrait demain de reprendre les débats.

Aref Salem ◌8:31:55

Ça va durer plus que le temps permis.

Voix 5A8:31:57

Oui, ce que monsieur Limoges propose, c'est qu'on prolonge les échanges sur sur le 20.46 à 50.

François Limoges ◌8:32:04

À moins que vous preniez plus que—

Voix 5A8:32:06

Est-ce que je peux avoir un proposeur puis un appuyeur pour que je puisse voter?

François Limoges ◌8:32:09

Oui, je propose, appuyé par Virginie Journeau, la prolongation pour les 2 personnes qui sont au tableau.

Voix 5A8:32:14

Merci. Monsieur Salem, on vous écoute.

Aref Salem ◌8:32:17

Madame la présidente, ça serait pas assez, on va dépasser le temps de—

Voix 5A8:32:20

Oui, c'est ce qui est proposé, donc vous validez l'avant?

Voix 5C48:32:24

Je préfère continuer le débat demain.

Voix 5A8:32:27

Je comprends, mais moi j'ai une majorité qui a voté pour terminer le débat sur les points qui sont à l'étude, raison pour laquelle je vous demande d'aller de l'avant.

Voix 5C38:32:34

C'est par rapport à un consensus?

Effie Giannou ◌8:32:36

Ah bon.

Voix 5A8:32:38

Merci, allez-y. Si vous voulez qu'on revoie la réglementation, vous soumettez la question à la commission d'agglomération. Madame la présidente, j'ai pas entendu.

Aref Salem ◌8:32:48

C'est à 9 h 30 qu'on finit le conseil.

Voix 5A8:32:50

Bon, monsieur Salem, c'est pas la première fois que sur la base du désir du conseil, il y a des prolongations. Je ne sais pas pourquoi cette question précise, sans me faire contention, mais moi je me soumets à la volonté qui a été exprimée, à savoir conclure ce débat-ci pour poursuivre le reste demain. On vous écoute.

Aref Salem ◌8:33:09

En tout respect, c'est juste normalement quand il y a un consensus entre les deux, on peut rallonger puis on peut travailler le conseil jusqu'à la fin des points. On l'a souvent fait puis on a acquis Aujourd'hui, on est vraiment, il y a encore 2 personnes qui vont être là, 2 personnes qui vont intervenir et on va dépasser de beaucoup le temps limite. S'il y a des règlements dans ce conseil, il faut juste les respecter, puis 9 h 30 en principe c'est 9 h 30, on peut revenir demain matin, de toute façon on est là demain matin, on peut intervenir sur les points et le finir demain matin.

Voix 5A8:33:39

Je comprends très bien ce que vous dites, il n'y a pas d'impair au règlement, donc juste pour clarifier cette cet élément-là et de deux plutôt on a ajourné plus tôt ça n'a pas fait contention donc vous remarquerez que dans la mesure où on ne contrevient pas au règlement le conseil souvent se donne un peu la liberté d'ajuster le tout moi ce que j'entends c'est que puisque ce débat est important il semble y avoir une volonté de conclure les points 46 à 50 pour qu'on puisse conclure demain avec la suite du sujet vous entendez de l'administration mais pas de nous il n'y a pas un consensus je vais arrêter ça ici parce que là on est vraiment dans des questions qui sont pas de fond. Alors je vous demanderai s'il vous plaît, allez de l'avant, on vous écoute. Merci.

Aref Salem ◌8:34:17

Présidente, je vais faire mon intervention, mais j'aimerais saluer aussi mes collègues qui ont, qui ont fait leur intervention, mon collègue Serge Sasseville, mon collègue vraiment monsieur Deschamps, mon collègue Alan De Sousa, vraiment pour l'éloquence de leur intervention et surtout pour et surtout pour vraiment les raisons qui les ont amenés pour ne pas aller de l'avant avec ce projet. Madame la présidente, je vais faire un retour un peu historique sur la genèse de ce projet-là et je vais être très clair dans mes propos. Si je le fais, madame la présidente, c'est justement pour mettre en contradiction ce que cette administration, elle a dit, et ce que cette administration qu'on a à Montréal, ce qu'elle a fait. Madame la présidente, on se rappelle tous qu'en 2018, quand Projet Montréal, ils ont pris le pouvoir en 2017, en 2018, ils ont amené le projet de fermeture de Camillien-Houde. Ils l'ont fait dans le temps, moi j'ai donné, j'ai mis ça sous la rubrique de l'inexpérience pour ne pas la mettre dans la rubrique de l'incompétence. Je me suis dit peut-être la mairesse, elle vient d'arriver, elle veut vraiment faire des choses autrement. Elle a décidé d'aller de l'avant avec le projet, mais il y a eu une pression populaire énorme et on se rappelle tous dans le temps que Projet Montréal a reculé déjà dans ce projet-là. Pourquoi? Parce qu'il y a eu des milliers et des milliers de personnes qui ont décidé qu'ils ne veulent pas de ce projet comme il est en train de proposer. La mairesse, elle a acquiescé, elle a demandé à l'OCPM de faire une consultation publique. Et il y aura, il y a eu à peu près presque 13 000 personnes qui ont déjà déposé des mémoires. Madame la présidente, c'est la plus grande consultation publique qu'on a eue dans la vie de l'OCPM. Les gens se sont mobilisés pour dire on veut garder l'accès au Mont-Royal, on veut continuer à avoir accès à cette montagne des deux côtés. Madame la présidente, malheureusement, Ce qu'on est en train de voir aujourd'hui, c'est que même si la mairesse, et j'aimerais rappeler aussi dans le temps, la mairesse a une entrevue médiatique qui était avec Patrice Roy qui l'a coincée à plusieurs reprises en lui posant la même question, est-ce que Madame la mairesse vous allez accepter les recommandations de l'OCPM? Et la mairesse dans le temps elle a répondu, j'ai confiance dans les commissaires, j'ai confiance dans l'honnêteté de ces commissaires-là, j'ai confiance dans les recommandations, pour finir par acquiescer et accepter les recommandations de l'OCPM. Et mon collègue, monsieur Deschamps, il a nommé les 6 recommandations, et dans les 6 recommandations, il n'y a pas une place où on parle de fermer la voie Camillien-Houde aux automobilistes. Madame la présidente, le comble de cette affaire, c'est que Oui, on ne veut pas écouter. Quelques années plus tard, on a tourné le dos aux 13 000 personnes qui se sont déplacées, on a tourné le dos aux Montréalais et surtout, on a tourné le dos aux personnes qui habitent dans l'est de Montréal et qui ont accès à cette montagne à travers l'est. Madame la présidente, dans la mouture qui est là actuellement ou dans la mouture qui s'en vient, il y a une recommandation du CIMT. Qui est très clair. Nous allons garder une voie d'accès sur le Mont-Royal de 6 mètres de large, 6 mètres de large où les pompiers peuvent accéder à la montagne, qu'on va entretenir, qu'on va maintenir, qu'on va payer tous les ans pour la garder ouverte, mais on ne peut pas l'utiliser pour même pas pour les gens qui ont une mobilité réduite et même pas pour les personnes qui seront, qui n'ont pas d'accès, les gens qui viennent de l'est ou les gens qui viennent en transport en public. Madame la présidente, dans les années 1920, il y avait un tramway pour donner accès à cette montagne aux gens de l'est qu'on a enlevé dans le temps, qu'on a transformé en Camillien-Houde parce qu'on voulait garder l'accès à cette montagne aux gens qui viennent en voiture. Malheureusement, aujourd'hui, on a tourné le dos à tout ce monde-là pour aller de l'avant avec ce projet qui ne fait pas consensus. L'autre point, madame la présidente, que j'aimerais amener, dans 6 mois, il y a une élection. Dans 6 mois, les gens peuvent se prononcer si oui ou non ils veulent de ce projet. On peut le promettre ou non, puis on peut attendre que les gens décident s'ils le veulent ou non. C'est quoi le rush aujourd'hui d'aller de l'avant avec un projet et de dépenser des dizaines de millions? Enfin, le projet à terme, il va coûter 90 millions, s'il coûte juste 90 millions, parce qu'on est appris avec, on a appris avec cette administration qu'il n'y a pas de projet qui ne dépasse pas le montant initial. On l'a appris ici à l'hôtel de ville, on l'a appris avec le centre d'ozone, d'ozoneation, on l'a appris avec le centre Bellechasse. On l'a appris dans plusieurs projets qu'ils ont mis de l'avant, qu'ils ne respecteraient pas le montant déjà alloué. Alors, madame la présidente, 90 millions de dollars aujourd'hui qu'on est en train de mettre de l'avant, pourquoi? Parce que pour un projet qui ne fait pas consensus aujourd'hui à la Ville de Montréal, et ça, c'est déplorable. On peut attendre 6 mois, on peut décider, on peut donner aux Montréalais la chance de décider s'ils le veulent ou non. À travers une campagne électorale et c'est ça qu'on vient. Il n'y a pas vraiment, il n'y a pas de rush là-dessus, à moins que, encore une fois, la mairesse puis Projet Montréal, ils vont forcer la donne puis ils vont dire aux Montréalais, ben vous, vous ne connaissez rien, la consultation publique que vous vous êtes mobilisés pour la faire, on va tourner le dos à ça puis on va aller de l'avant avec quelque chose que nous, nous croyons. Pourquoi? Par idéologie, et non pas par pragmatisme, Madame la Présidente. Madame la Présidente, moi je me suis posé plusieurs questions, je me suis vraiment posé plusieurs questions pour dire, OK, s'il y a, si cette administration veut aller de l'avant, qu'est-ce qu'elle a fait? Qu'est-ce qu'elle a fait pour dire que ce projet-là, est-ce que l'administration elle a mis de l'avant ce projet basé sur une recommandation d'un quelconque comité? Est-ce qu'il y a déjà un comité scientifique qui a décidé, qui a dit, écoutez, si on ferme le Mont-Royal, on va sauver moins de GES? Est-ce qu'il y a un comité scientifique quelque part qui a dit, bon, les 10 000 voitures qui passent par le Mont-Royal, ils devraient faire le tour? Et mon collègue Richard Deschamps, il a expliqué par où il faut faire le tour, que ce soit par Sherbrooke ou que ce soit par Côte-Sainte-Catherine, aller sur la rue Côte-Sainte-Catherine, en sachant que qu'il y a des écoles, en sachant qu'il y a des milliers et des dizaines de milliers d'étudiants qui viennent au HEC, qui viennent aux écoles qui sont dans le secteur, à l'Université de Montréal, madame la présidente, il y a, on est en train de demander à des dizaines de milliers de voitures de faire le tour de la ville pour passer par le Mont-Royal. Est-ce que quelqu'un peut nous dire, au moins au niveau environnemental, est-ce qu'on est en train de sauver des GES avec ça? Que quelqu'un nous dise, que quelqu'un, qu'un comité quelconque se mette en place pour nous expliquer c'est quoi les bienfaits d'un tel projet. Puis au nom de l'environnement, on aimerait savoir des chiffres. Au nom de l'environnement, on aimerait savoir comment on peut sauver des GES en demandant à 10 000 voitures de faire le tour de cette montagne. Madame la présidente, je n'ai pas de réponse. Et cette administration ne peut pas nous donner des réponses. Pourquoi? Parce qu'ils ne se sont pas basés sur un comité scientifique quelque part qui a dit, on veut aller de l'avant, voici les chiffres, suivez-nous. Il y a des chiffres qui nous suivent et qui nous démontrent que c'est une bonne chose à faire, alors j'aimerais aller de l'avant avec ça. Madame la présidente, je me suis posé plusieurs questions. Je me suis posé aussi la question, c'est quoi les alternatives viables en transports collectifs? Jusqu'à aujourd'hui, l'administration actuelle n'est même pas capable de nous dire qu'il y aurait déjà un transport viable. Ils vont inventer des choses, je suis sûr qu'ils vont inventer des choses, mais aujourd'hui, rassurez-nous en nous disant au moins qu'il y a un transport collectif qui va accéder. Il y a déjà un chemin de 6 mètres qui va être là, il y a un chemin qui va être ouvert pendant l'année au complet, il y a un chemin où on va l'entretenir, on va payer de l'argent pour pour l'entretenir, pour le maintenir, mais on n'est même pas capable d'accéder par le transport collectif, Madame la Présidente. On n'est même pas capable de donner la chance à des personnes à mobilité réduite d'utiliser ce chemin qu'on est en train d'ouvrir et qu'on est en train de le maintenir et le payer pendant l'année longue. Madame la Présidente, c'est inacceptable, c'est inacceptable. Aucune, aucune base scientifique pour ça, aucune. Au nom de quoi? Du verdissement? Du verdissement de la place la plus verte à Montréal? Ça n'a aucune allure, Madame la Présidente, ça n'a aucune allure. Madame la Présidente, j'aimerais juste vous rappeler aussi qu'on a mis en place déjà dans le temps un plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal. Madame la Présidente, il y a eu pendant 2 ans des travaux où on a mobilisé une armée de fonctionnaires, parmi les meilleurs qui existaient, des gens dans l'urbanisme, des gens dans le transport, des gens dans la culture, des gens dans les parcs. On les a mis autour d'une table, on a amené plein de consultants. Pendant 2 ans, on a travaillé pour déposer un plan, un plan qui a été accepté par le conseil municipal ici. Mais aucun respect pour les instances. On s'en fout du conseil municipal. Il y a déjà eu une consultation publique. Des consultations, pas juste une, des consultations avec un comité qu'on a mis en place pour former vraiment ce plan de protection. Et qu'est-ce que ça dit ce plan? Il dit 2 recommandations, il donne 2 recommandations, si vous voulez aller voir, c'est à la page 19. Il dit assurer la protection et la mise en valeur du patrimoine du Mont-Royal, puis la deuxième recommandation, elle dit rendre la montagne accessible et accueillante. On est loin de rendre la montagne accessible accessible et accueillante. Accessible, c'est pas une accessibilité, madame la présidente, c'est 25% de la population montréalaise aujourd'hui n'a plus accès par le côté de Camillien-Houde. Mon collègue l'a expliqué, mon collègue De Sousa l'a expliqué, il l'a bien dit, il l'a bien expliqué, il a dit le problème aujourd'hui c'est que 25% des gens qui viennent surtout de l'est de la ville qui sont pénalisés, surtout de l'est. Madame la présidente, on a réduit, on va réduire l'accessibilité à la montagne, ça c'est indéniable. Puis sans études scientifiques, je ne vois pas comment on peut nous convaincre, parce que j'entends l'administration nous dire aujourd'hui, et je l'entends très bien nous dire, mais on ne ferme pas l'accès au Mont-Royal, le Mont-Royal va toujours être accessible. Mais il va falloir faire le tour du monde avant d'arriver, il va falloir faire le tour de la ville au complet avant de pouvoir monter, et ça c'est un problème. Madame la présidente, je vais répéter qu'on est en train de réduire l'accessibilité au Mont-Royal, on est en train de le réduire et j'aimerais juste rappeler pendant les 100 dernières années, tout ce qu'on a fait dans cette ville c'est de vraiment donner le Mont-Royal aux Montréalais. On a toujours, à travers toutes les administrations, et dans les années 1920, on a cédé des terrains pour construire l'Université de Montréal là-bas, justement parce qu'on voulait donner accès à nos jeunes vraiment au Mont-Royal. Dans le temps, il y avait un tramway, le tramway numéro 11, qui passait par le Mont-Royal, qui s'est transformé en Camillien-Houde aujourd'hui. Il y avait une accessibilité pour les gens de l'est et nous sommes aujourd'hui en train de pénaliser ces gens-là dans l'accès au Mont-Royal. Madame la présidente, en 2006, il y a eu une étude réalisée par Cossette qui a coûté 192 000$ dans le temps, et c'était une enquête sur 11 accès au Mont-Royal répétée 4 fois pour s'assurer que les 4 saisons ont été déjà couvertes. Madame la présidente, dans le temps, il y avait, on a dénombré 5 millions de visiteurs et les francophones, les gens de l'Est et les moins scolarisés étaient sous-représentés au Mont-Royal. Et madame la présidente, avec un projet comme celui-là, ce n'est pas en leur réduisant l'accès qu'on va les attirer davantage. Madame la présidente, j'aimerais finir vraiment avec une petite phrase: l'idéologie ne peut jamais se substituer aux faits et c'est pour ça qu'Ensemble Montréal, elle va vous contre ce projet-là.

Voix 5E58:47:27

Merci.

Voix 5A8:47:32

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌8:47:35

Merci, madame la présidente. On va en droit de réplique sur le point 80-20.49. Beaucoup de choses ont été dites par rapport à ce projet. Je veux tirer certaines choses au clair. Il ne s'agit pas ici d'un contrat de construction, il s'agit d'un contrat de planification. On va poursuivre les discussions avec les parties prenantes autour du Mont-Royal, à la table de concertation, au cours de ce processus. Il reste des années avant qu'il y ait de la construction sur Camillien-Houde. Le cœur du parc du Mont-Royal va rester accessible en voiture et en transports en commun. D'autres grandes villes sont allées beaucoup plus loin. À New York, ils ont chassé les voitures au complet de Central Park et de Prospect Park. Toronto est en train de chasser les voitures au complet de High Park. Plusieurs autres grandes villes autour du monde et en Amérique du Nord vont beaucoup plus loin que nous ici à Montréal. Dans les autres collines montrégiennes, il n'est pas possible de monter en véhicule jusqu'au sommet des collines montrégiennes. On commence en bas et on se promène vers le sommet. C'est ça l'expérience immersive d'un parc naturel. Ce qu'on fait, c'est de concentrer les véhicules sur Remembrance et d'aménager un nouveau accès piétons par l'est. Pour la plupart des gens, c'était déjà plus facile et plus rapide de passer par l'ouest pour accéder au secteur du sommet du Mont-Royal. Et pour ceux qui habitent dans les secteurs de l'est de la ville de Montréal qui sont au pied du Mont-Royal, oui, il va y avoir un supplément, un délai additionnel pour arriver au sommet. Mais ce délai n'est pas très significatif. On parle de 5 à 10 minutes de différence en voiture et moi, je l'ai essayé moi-même, j'ai fait le test pour moi, la différence était de 2 minutes et 13 secondes en partant de l'intersection de l'avenue du Parc et de l'avenue du Mont-Royal pour aller au stationnement du Lac-aux-Castors. C'était mon expérience. Nos services ont dit de 5 à 10 minutes. Pour moi, c'était 2 minutes 13 secondes de différence. Alors, on reconnaît qu'il y a des inquiétudes par rapport à l'accès par la STM. Nous allons— notre objectif, c'est d'améliorer la desserte globale par la STM. Nous étudions la mise en place de navettes qui permettront d'accéder au secteur du sommet directement par l'accès Camillien-Houde. On entend les préoccupations des citoyens et on travaille, on continue de travailler sans relâche pour adresser ces préoccupations. Une autre préoccupation qui a été soulevée, c'est l'accessibilité universelle. Il y a des gens qui s'inquiètent par rapport aux usagers les plus vulnérables, comment est-ce qu'ils vont passer pour arriver au sommet du Mont-Royal. Alors ça, c'est légitime et c'est un impératif pour nous que la montagne reste accessible aux gens les plus vulnérables et particulièrement aux gens qui ont des difficultés de mobilité. Mais il faut se le dire, si on garde le statu quo en ce moment, au-delà des enjeux de sécurité que cela présente, la montagne n'est pas parfaitement accessible. À ces personnes en ce moment. Notamment, la voie Camilliot est très difficile à traverser si vous avez des handicaps auditifs, visuels, si vous avez des enjeux de mobilité. Traverser cette voie rapide est très dangereux. Je le sais parce que je l'ai fait quand mes enfants étaient jeunes et puis c'était vraiment au risque de notre sécurité. On est en avant-projet en ce moment, mais je peux vous dire déjà que l'accessibilité en auto et en autobus par Remembrance va demeurer. On va aménager des arrêts d'autobus accessibles universellement sur Remembrance. On va augmenter le nombre de places de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite et aux familles. Et on est présentement en train d'étudier la mise en place d'une alternative novatrice pour avoir des petites navettes qui vont permettre aux personnes à mobilité réduite d'avoir accès au belvédère de l'Est et aux autres belvédères qui sont— si vous êtes à mobilité réduite en ce moment, c'est difficile de marcher jusqu'au belvédère Conde-Diaranque. C'est très difficile. Alors, ce qu'on souhaite faire avec ce projet, c'est d'améliorer la desserte et l'accessibilité pour tout le monde. Alors, comme ville, on consulte toujours nos comités en accessibilité universelle pour améliorer nos aménagements. Nous le ferons ici aussi lorsque nous ferons les plans pour Camille-Léonard. En ce moment, la première phase se concentre sur Remembrance. Je veux parler un moment concernant les consultations parce qu'il faut se le dire, c'est un dossier qu'on discute depuis des décennies et il y a toujours des voix pour dire Ah, il faut étudier davantage, il faut consulter davantage, il faut réfléchir davantage. Ce sont les voix d'immobilisme qui ont fait en sorte que cette voie n'a jamais été sécurisée. Et il y a eu des morts sur cette colline. Il y a eu la mort du jeune cycliste Clément Ouimet en 2017. Au bas de cette pente, en 2021, il y avait aussi Andrea Rovere qui a perdu perdu la vie. Ça demeure une pente très dangereuse et l'inaction pour les autorités municipales est franchement, on peut dire, regrettable. On peut aller plus fort que ça et dire que c'est un manque de responsabilité. À un moment donné, nous avons la responsabilité d'agir et de cesser de continuer de parler et de débattre et de consulter et d'étudier Il y a des enjeux réels de sécurité dans ce secteur de route qui n'a pas de trottoir, qui a été aménagé avec des accrochements. Il n'y a pas d'aménagement sécuritaire pour les cyclistes et ces personnes sont nombreuses à emprunter la voie Camille-Houde eux aussi. Alors, il y avait 2 consultations de l'OCPM au cours des dernières années. La première en 2008 a recommandé qu'on mette fin à la circulation de transit sur Camillien-Houde. La deuxième a, oui, émis une recommandation contradictoire qui disait le contraire, mais cette consultation a produit 16 recommandations, pas une seule, pas deux, pas les 6 que monsieur Deschamps a lues. Il y a d'autres recommandations aussi qui disent qu'il faut sécuriser cette voie pour les usagers les plus vulnérables. Comment est-ce qu'on fait, particulièrement dans le col, dans la partie étroite de la route entre les parois rocheuses, où il y a à peine assez d'espace pour 2 voies carrossables? Comment propose-t-on d'aménager une voie cyclable bidirectionnelle, un terre-plein pour protéger ces voies des véhicules, un ou des trottoirs? Il n'y a tout simplement pas assez d'espace dans dans cet espace de tronçon très étroit de la route? Est-ce qu'on va sortir le dynamite pour élargir la voie, pour créer un boulevard urbain qui renforcerait la fracture entre les deux côtés de la forêt? Mais c'est ça, les questions qu'il fallait se poser en méditant. C'est le résultat de ces deux consultations publiques qui ont été tenues à ce sujet. Et je vous rappelle, C'est moins d'1% de la population de Montréal qui a participé à la deuxième consultation. Ce n'était pas un référendum, c'était une consultation. Et oui, le scénario qu'on a choisi permet de répondre positivement à plus des 16 recommandations que ce qui aurait été le cas si on avait maintenu la circulation véhiculaire sur Camillie-Hood. Alors, je veux parler aussi des appuis populaires qu'on a pour ce projet, des appuis importants dans la société civile. Il y a la directrice de la santé publique qui l'a endossé, il y a le secrétariat de la biodiversité de l'ONU qui l'a endossé, il y a la Société pour la nature et les parcs du Canada qui l'a endossé, Mère-aux-Francs, Équiterre, le Conseil régional de l'environnement et j'en passe. Il y a aussi plusieurs citoyens qui appuient avec enthousiasme ce projet, même ceux qui n'étaient pas d'accord nécessairement en 2018. Ils comprennent que la situation est complexe et que la situation a évolué. Je veux aussi mentionner un peu l'achalandage sur le Mont-Royal, qui a vraiment explosé au cours des dernières années. On est passé, on a plus que doublé l'achalandage du nombre de visiteurs au parc du Mont-Royal. On est passé de 3 millions dans les années 80 à 7,5 millions de visiteurs aujourd'hui, en 2024. Alors ça met énormément de pression sur les écosystèmes du parc du Mont-Royal. En 2021, on a fait un recensement des sentiers au parc, il y avait plus de sentiers informels que des sentiers formels. Ces sentiers informels abîment les écosystèmes fragiles du Mont-Royal, ça met de la pression sur le parc du Mont-Royal. Nous avons besoin d'endroits où les gens peuvent déambuler en toute sécurité sans mettre de la pression sur les écosystèmes fragiles du parc du Mont-Royal. Alors, l'esprit d'aménagement qui a guidé Frederick Law Olmsted quand il a conçu le parc du Mont-Royal, c'était de créer un lieu paisible, loin des désagréments parfois présents dans une ville. Et mon collègue Sasseville a cité amplement Monsieur Olmsted et a prétendu qu'Olmsted aurait voulu ceci et cela. Je vais vous lire une citation de la philosophie qui a guidé Frederick Law Law Olmsted quand il a créé ces grands parcs. Il a dit, we want a ground to which people may easily go after the day's work is done and where they may stroll for an hour, seeing, hearing, and feeling nothing of the bustle and jar of the streets, where they shall in effect find the city put far away from them. Pensez-vous sérieusement que Frederick Law Olmsted aurait souhaité qu'une autoroute traverse son parc iconique au cœur de la ville de Montréal? Moi, je suis convaincu que non. Je suis convaincu que cet aménagement, ce projet, est pleinement conséquent avec les principes de design et la philosophie d'Homestead selon lesquels les parcs doivent être des lieux de répit du chaos, du bruit et de la pollution de la ville. Nous avons une immense chance de faire honneur aux décideurs municipaux qui ont eu le courage de protéger la montagne il y a 150 ans et en faisant de notre parc, du Mont-Royal, un parc encore plus grand en agrandissant le parc par l'intérieur. Et je suis convaincu que dans 10 ans, lorsqu'on va regarder en arrière, on va dire pourquoi ça nous a pris si longtemps pour résoudre ce problème, pourquoi est-ce que ce projet ne s'est pas fait bien avant. Alors, sur ça, madame la présidente, je recommande vivement aux membres du conseil municipal d'adopter ce contrat de planification.

Voix 5D38:59:52

Merci.

Voix 5A9:00:13

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌9:00:16

Alors, Madame la Présidente, sur ce discours tout à fait idéologique, Ensemble Montréal demande le vote nominal.

Voix 5A9:00:23

Le vote nominal est demandé quant à la rubrique 24.

Voix 5E59:00:26

Appuyé par Monsieur Salem.

Voix 5A9:00:27

Appuyé par Monsieur Salem. Quant au vote Quant à la rubrique 20.49, est-ce que je peux vous demander s'il vous plaît d'ouvrir les portes et de sonner les— Est-ce que vous voulez qu'on attende que vous terminiez les échanges avant de lancer le vote? Ce que je peux vous demander, pardon, est-ce qu'on peut s'en tenir au vote? Merci. Est-ce que je peux vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît et de sonner les cloches pour une minute? Merci.

Voix 5J49:02:19

Je vais la nommer, mais tu peux y aller.

Voix 5E59:02:29

Moi, je la vois pas.

Voix 5J49:02:30

Tu la vois-tu?

Voix 5A9:02:36

Est-ce que je peux vous demander de fermer les portes, s'il vous plaît? On va procéder procéder dans le silence s'il vous plaît, Monsieur le greffier.

Greffier (appel nominal) ◌9:02:46

Madame la mairesse, Monsieur Rabouin, Monsieur Doré, Madame Bourgeois, Madame Alneus, Monsieur Baudry, Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauserolle, Madame Popeanu, Madame Thuillier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol, Madame Giguère, Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Madame Olivier, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde, Monsieur Posé, Madame Tremblay, Monsieur Downey, Madame Grondin, Monsieur Ouellet, Madame Goulet, Monsieur McQueen. Madame Christensen. Monsieur Normand. Madame Roy. Monsieur Salem. Madame Rossi. Madame Zuniga Ramos. Monsieur Langevin. Madame Valenzuela. Monsieur Desouza. Madame Doros. Madame Black. Monsieur Sari. Monsieur Hénoratel. Monsieur Bays. Madame Clémentalbo. Madame Gentile. Monsieur Perry. Monsieur Desbois. Monsieur Moroz, Madame Giannou, Monsieur Rapanà, Monsieur Bissonnette, Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Monsieur Miranda. Madame Hénon, Monsieur Sauvé, Monsieur Sasseville.

Voix 5A9:05:25

Est-ce que je peux vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît? Très bien, merci. On peut fermer les portes. Alors, relativement à la rubrique 20.49, notons donc 32 votes pour, 26 votes contre. La résolution 20.49 est donc adoptée. La motion Est-ce que les leaders peuvent me confirmer l'heure de la reprise des travaux demain, s'il vous plaît? Est-ce que vous pouvez allumer le micro de monsieur Limoges, s'il vous plaît? Merci.

François Limoges ◌9:06:41

Oui, madame la présidente, appuyé par madame Virginie Journeau, nous allons reprendre à 9 h 30.

Voix 5A9:06:46

Merci. 22 h 02, la séance est ajournée. Merci.

Animation / annonce d'ouverture ◌0:00:04

Voici la présidente du conseil, Madame Martine Musau Muele.

Martine Musau Muele ◌0:00:34

Bonjour, nous sommes mardi 18 mars, il est 9 h 31. Bienvenue à cette continuation des travaux du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous reconnaissons la nation Gényan Gehaga de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Je vous inviterai à observer une minute de réflexion avec moi. Merci. Merci, je vous inviterai à prendre place. Alors hier, on a— j'apprenais que l'un de nos collègues a reçu la médaille du roi Charles III pour reconnaître le l'ampleur de son implication citoyenne. Je profite donc de l'occasion pour féliciter monsieur Sterling Downey pour cette médaille. Commençons donc avec la période de questions du membre— des membres, pardon, du public. Je demanderais à ce qu'on puisse accueillir, s'il vous plaît, Navrana Agani-Siané, représentant la Ligue 33. Bonjour, monsieur Aganisyanek, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:02:45

Bonjour. Je vais m'adresser à la mairesse Plante et la dirigeante du parti Projet Montréal. Projet Montréal utilise des mesures régressives, antipopulaires puis antidémocratiques comme l'espacement de la collecte des ordures, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, tout en prétendant être un parti de gauche. Les politiques régressives et antidémocratiques, comme l'espacement de la collecte des déchets, affectent de manière disproportionnée les travailleurs et les citoyens en situation précaire. L'espacement de la collecte des ordures est une des nombreuses mesures qui se présentent de gauche, mais en réalité sont des mesures de droite, sont des mesures de coupure sur des mesures d'austérité. Comment le parti Projet Montréal pourrait sauver son image et sa face devant la population de Montréal, même qu'avec les faits puis les actions du parti, c'est établi clairement que ce n'est pas un parti progressiste, ce n'est pas un parti pro-citoyen et ce n'est pas un parti de gauche?

Martine Musau Muele ◌0:03:55

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌0:04:00

Oui, bonjour. Projet Montréal est une administration avant tout responsable. Lorsqu'on voit les dépotoirs du Grand Montréal qui débordent, où est-ce que les citoyens qui vivent aux abords de ces dépotoirs sont tannés de recevoir les poubelles de gens qui ne trient pas leurs déchets sont tannés de recevoir dans leurs dépotoirs des conteneurs et des conteneurs, des centaines de kilos de déchets où 85% des déchets n'en sont pas, où 85% des déchets auraient pu être compostés ou recyclés. Eh bien, je comprends ces citoyens-là d'être tannés. De devoir agrandir des dépotoirs comme on voit présentement dans le Grand Montréal. Je comprends aussi que la mauvaise gestion de nos déchets et le fait qu'on ne composte pas suffisamment, malgré le fait qu'on ait accès aux bacs de compost, fait qu'on génère énormément de gaz à effet de serre dans un contexte de crise climatique. Donc on n'en fait pas un enjeu idéologique, on en fait un enjeu pratique sur la qualité de vie des citoyens et pour l'avenir de notre planète et de nos enfants.

Martine Musau Muele ◌0:05:25

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌0:05:27

Vous disiez que vous comprenez ces citoyens qui sont tannés de vivre à bord des dépotoirs, mais qu'est-ce que vous direz aux citoyens qui habitent à Hochelaga, qui est maintenant devenu un dépotoir à ciel ouvert? Est-ce que vous vous êtes promené dans les rues? C'est rempli de déchets. Vous parlez de qualité de vie. Et vouloir l'améliorer, mais est-ce que vous regardez la qualité de vie dans le quartier de Hochelaga présentement? Moi, j'ai parlé avec les citoyens, nous, on a parlé avec les citoyens, et les citoyens sont en mécontentement. Ils ont dit que depuis que le Projet Montréal a vigueur dans le secteur de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, la qualité de vie puis la salubrité générale dans le quartier a sérieusement diminué. Que vous pouvez dire à ces citoyens-là?

Martine Musau Muele ◌0:06:10

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌0:06:12

J'habite ce quartier-là, j'y marche à tous les jours. Je vois que pour certains citoyens, après quelques mois de l'espacement de la collecte, pour certains citoyens c'est difficile. Mais vous, monsieur, vous faites partie d'un groupe qui dénonce l'espacement de la collecte depuis plus de 2 ans. Et à chaque fois qu'on étend l'espacement de la collecte, c'est toujours un drame. Mais c'est drôle, lorsqu'on va dans Mercier-Ouest, lorsqu'on va dans Mercier-Est, la situation s'est grandement améliorée. Pourquoi? Parce que les gens s'adaptent aux nouvelles mesures. Lorsqu'on a cessé de— lorsqu'on a interdit la cigarette dans les bars et restaurants, il y a beaucoup de gens qui se trouvaient pour dire, ça n'a pas de bon sens, on brime nos droits, on ne va jamais s'adapter. Puis des années plus tard, eh bien, c'est une norme. Quand on a demandé aux gens de boucler leur ceinture lorsqu'ils conduisaient leur voiture, il y a des gens qui se sont trouvés pour dire, mais ça n'a pas de bon sens, on brime mes droits. Mais moi, je pense que dans 10, 20 ans, nos enfants vont nous dire, comment ça se fait qu'il y avait des gens qui ne compostaient pas alors qu'il y avait une pleine crise climatique sur notre planète?

Martine Musau Muele ◌0:07:25

Très bien.

Pierre Lessard-Blais ◌0:07:26

Il y a une transformation à faire. On va accompagner les gens dans cette transformation.

Martine Musau Muele ◌0:07:30

Merci, monsieur Lessard-Blais. Merci, monsieur Agha-Nissiane, pour votre question. Très bonne journée à vous.

Voix 1E20:07:35

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:07:35

Poursuivons avec la prochaine intervention présentée par monsieur Robert Edgar. Bonjour, monsieur Edgar, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:07:48

Bon matin, madame la présidente, madame la mairesse et tous les conseillers. Ma question, c'est pour monsieur Luc Rabouin, qui veut être le prochain maire de Montréal en novembre. Luc, je vais procéder en franglais. Vous avez entendu mes questions posées à madame Valérie Plante hier soir?

Martine Musau Muele ◌0:08:14

Excusez-moi.

Citoyen·ne ◌0:08:23

Puis, j'ai pas eu de réponse. J'ai parlé de la prévention des abus de pouvoir du SPVM et j'ai été informé que je peux aller à la déontologie policière et d'autres membres peuvent aller à la déontologie policière. Entre autres choses, j'ai oublié de mentionner que Récemment, j'ai vu des policières anti-émeutes du SPVM pointer leurs fusils de gaz lacrymogènes, etc., droit à des photographes et vidéastes et manifestations. Ils ont même fait ça à moi samedi. Une policière a pointé son fusil droit à moi.

Martine Musau Muele ◌0:09:10

Et la question, s'il vous plaît?

Citoyen·ne ◌0:09:12

Si vous êtes élue, comme le maire de Montréal en novembre, qu'est-ce que vous allez faire pour prévenir les abus de pouvoir du SPVM?

Martine Musau Muele ◌0:09:24

Merci. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌0:09:27

Merci, madame la présidente. J'apprécie la question. Elle va me permettre de clarifier deux choses. La première, c'est que nous ne sommes pas un tribunal de justice apte à juger des témoignages comme vous le faites sur le comportement des policiers, vous dites que vous avez vu des choses, on ne peut pas vous prendre comme témoin, on n'est pas un tribunal, on n'a pas de contre-expertise, vous devez aller en déontologie ou à l'ombudsman. C'est les recours que vous avez. La deuxième chose que ça me permet de clarifier votre question, c'est que les questions pour les candidats à la chefferie, il y aura d'autres canaux pour ça que le conseil municipal. Il y a des assemblées publiques, des assemblées de cuisine, les candidats à la mairie Les candidats à la mairie de Montréal vont faire toutes sortes d'activités pour convaincre les gens de voter pour eux et ça sera l'occasion de leur parler, mais ici on est dans nos rôles parlementaires et nous allons rester dans nos rôles parlementaires dans le conseil municipal. La campagne municipale ne se fait pas ici. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:10:26

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌0:10:28

C'est plutôt vous qui faites la campagne, monsieur Limoges. C'est vous qui faites la campagne pour Projet Montreal, pas moi. Honnêtement, c'est la troisième fois que vous avez ignoré ma question. Vous n'avez pas répondu. Et j'ai pas demandé la question à vous, monsieur Lemauge, même pas à Valérie Plante. J'ai posé la question à Luc Rabouin et je veux la réponse, la réponse de Luc Rabouin, s'il vous plaît.

Martine Musau Muele ◌0:10:59

À titre de rappel, monsieur, excusez-moi, j'ai un blanc, monsieur Égard, merci beaucoup, je m'excuse, très important pour ne pas personnaliser les débats de s'adresser à la présidence, c'est la raison pour laquelle le règlement le prévoit et en deuxième lieu, et je le dis pour vous mais pour le bénéfice des gens qui nous écoutent également et qui sont présents, le règlement prévoit aussi que c'est la prérogative du conseil municipal de déterminer qui répondra aux questions, que ce soit les réponses, les questions des membres du conseil ou les questions des membres du public. Bien que je comprends que ça vous insatisfait, ça vous insatisfait, pardon, je rappelle le règlement. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌0:11:40

Merci, madame la présidente. Je réitère, puis je veux que ça soit clair, merci pour la question. Comme c'est une question qui concerne le SPVM, ça va toujours être monsieur Vaillancourt qui va vous répondre. Il est pas là aujourd'hui, c'est pour ça que je vous réponds. Alors, c'est aussi simple que ça. C'est les porte-parole de l'administration qui vont continuer de répondre sur les dossiers qu'ils portent au comité exécutif de la Ville de Montréal. Bonne journée.

Martine Musau Muele ◌0:12:04

Merci, monsieur Edgar. Bonne journée, à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Alexandre Popovitch, représentant la Coalition contre la répression et les abus policiers. Bonjour, monsieur Popovitch, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:12:21

Corey Kevin Chélik, un étudiant de Concordia de 28 ans, a été tué chez lui par 4 constables du SPVM sous les yeux de ses parents à L'Île-Bizard le 6 mars 2017. L'intervention policière a d'ailleurs été sévèrement critiquée par le coroner Malouin. Malgré ça, la Ville de Montréal s'érige en obstacle devant la quête de justice de la famille Chélik. À aucun moment, la Ville de Montréal n'a montré la moindre ouverture pour tenter de trouver un règlement hors cour à la poursuite civile de la famille Czellik, alors que le nouveau Code de procédure civile met pourtant l'accent sur la médiation et la conciliation pour désengorger les tribunaux. En plus, l'avocat de la Ville de Montréal, Me Pierre-Yves Boisvert, multiplie les objections et se permet même de poser des questions franchement déplacées et impertinentes au litige, comme s'il voulait faire le procès de la famille Tchelik. Est-ce que la Ville de Montréal trouve que la famille Tchelik n'a pas suffisamment souffert?

Martine Musau Muele ◌0:13:32

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:13:36

Bonjour, merci. Écoutez, nous vous entendons bien. C'est un dossier judiciarisé et nous, en ce moment, on peut pas interférer dans ce dossier-là. Je serais vraiment malhabile de pouvoir vous donner une réponse ou une autre. Alors, nous entendons vos préoccupations et nous allons les prendre pour la suite des choses, mais en ce moment, aujourd'hui, je ne peux pas vous donner de réponse précise sur votre question. Désolée.

Voix 1I30:14:04

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:14:04

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌0:14:08

La famille Tchelik est une famille montréalaise. Pourquoi est-ce que la Ville de Montréal ne fait pas une offre de règlement pour résoudre le dossier civil au lieu de combattre cette famille comme si c'était un adversaire qu'il fallait défaire à tout prix?

Martine Musau Muele ◌0:14:30

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:14:33

Écoutez, ma réponse sera la même. Nous vous entendons. Le dossier judiciaire, ce n'est pas ici ce matin au conseil municipal où nous allons décider de la posture de la Ville dans ce dossier, mais nous vous entendons. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:14:47

Merci, monsieur Popovitch, pour vos questions. Très bonne journée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Lauriane Ionita. Bonjour monsieur Ionita et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:15:02

Bonjour madame la présidente, bonjour monsieur, madame. Si je suis critique envers certains parmi vous, je demande pardon aux autres, mais à force de venir et revenir et encore revenir sans avoir des réponses à mes questions, et je vois qu'il y a d'autres citoyens qui sont dans la même situation que moi, Je trouve un peu exagéré. Je suis venu ici dernièrement justement pour demander la démission de madame Plante, qui a été élue même pas avec 19% des électeurs montréalais, donc 18,84% selon certaines informations que j'ai eues. Alors, madame Plante, je vous ai expliqué depuis longtemps aujourd'hui l'intérêt des Montréalais envers vous. Elle a descendu encore plus que 19%. Alors vous avez mentionné la dernière fois à monsieur Edgar que c'est mieux de rester ici au lieu de rester à la maison à rien faire, être payé pour rien faire. Alors on vous demande de s'en aller parce que de toute façon pendant vos 2 mandats vous avez fait du mal à Montréal. Montréal c'est pas la ville des fleurs que qu'on connaît. Montréal, c'est une ville misérable, une ville pleine de poubelles, une ville pleine de graffitis. Et souvent, j'ai demandé à vous, les élus, quand vous sortez le matin de chez vous, avant d'être élus, vous êtes des citoyens. Et pareil comme nous, les citoyens, on s'en vient vous présenter certaines choses qu'on trouve pas correctes, vous devriez faire la même chose.

Martine Musau Muele ◌0:16:42

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:16:44

Oui, merci beaucoup, Madame la Présidente. Merci, Monsieur Iannutta, de nous permettre de réexpliquer en fait le fonctionnement démocratique, parce que c'est vrai que ce qu'on voit et ce qui est très médiatisé au provincial et au fédéral, donc quand il y a un chef qui part au provincial et au fédéral et qu'il est remplacé par son parti, par une course à la chefferie, ce qu'on vient de voir au Parti libéral fédéral, effectivement le premier ministre est tout de suite remplacé. Mais pourquoi? Parce que les citoyens et citoyennes ne votent jamais pour le premier ministre du Canada ni pour le premier ministre du Québec. Ce n'est pas un choix que nous avons dans notre société. Par contre, les Montréalais et les Montréalaises votent à la mairie de Montréal avec un vote universel. Madame Valérie Plante a été élue au suffrage universel par l'ensemble des Montréalais et des Montréalaises et donc son mandat est pleinement légitime, encore plus que le mandat des premiers ministres que nous avons. Et c'est pour cela que madame Plante va rester la mairesse jusqu'au 2 novembre, parce qu'elle a été élue jusqu'au 2 novembre. Et a contrario, nos premiers ministres sont remplacés dès qu'ils sont remplacés à la chefferie de leur parti, parce qu'ils, eux, n'ont jamais été élus par la population. Ils sont nommés parce que leur parti a eu le plus de députés au à une élection donnée. Donc, le système montréalais est extrêmement démocratique et madame Plante a toute la légitimité d'être notre mairesse jusqu'à novembre 2025. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:18:15

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌0:18:18

Vous n'aviez pas bien compris mes allégations. Madame Plante, peut-être, elle aurait été élue juste avec 19%. Vous avez dit la totalité des Montréalais. Non, c'était 19%, même pas. Alors depuis 4 ans au moins, madame Plante, elle a perdu cet intérêt des Montréalais. La légitimité, c'est qu'elle devrait être à la porte. Vous savez, dans une entreprise, quand tu fais pas ta job, ton boss, il va dire, you are fired. T'es à la porte parce que tu n'as pas bien fait les choses. Mais madame Plante, avec l'immunité qu'on lui accorde selon la démocratie s'il y a deux vitesses que vous parlez, c'est pas normal qu'il soit toujours là. Et en parlant, au moins je suis content que vous parlez des premiers ministres, qu'on parle du provincial ou fédéral. Moi, j'ai demandé souvent de faire le changement dans la manière électorale, dans le système électoral de choix, parce que même ici à la Ville de Montréal, monsieur Franz-Benjamin, il a abandonné son bateau pour s'en aller aux provinciales, merci, représenter les intérêts des libéraux au provincial.

Martine Musau Muele ◌0:19:34

Le temps est écoulé. Merci, monsieur Ionita. Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:19:38

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, on entend bien que monsieur Ionita a personnellement demandé des changements au système électoral. Ceci dit, en ce moment, le système électoral n'a pas changé, donc ma réponse précédente demeure la même. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:19:53

On vous remercie pour vos questions, monsieur Ionita. Très bonne journée à vous.

Citoyen·ne ◌0:19:56

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:19:59

Poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Marine Goury-Armand-Gaou, représentant le comité logement de Hochelaga-Maisonneuve. Bonjour Madame Goury et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:20:12

Bonjour, bonjour. Donc Madame la mairesse, mesdames et messieurs du conseil, vous connaissez déjà les pratiques de rénoviction qui touchent Montréal depuis plusieurs années. Aujourd'hui, je viens vous exposer une stratégie plus systématique, plus précise et encore plus prédatrice qui est à l'œuvre dans plusieurs quartiers historiques de la ville. Depuis la pandémie, et je le constate directement dans mon travail au sein d'un comité logement, une même tactique d'éviction se répète avec une constance alarmante visant un type d'immeuble bien précis: des multiplexes de 20 à 50 logements. Ces bâtiments où vivent majoritairement des personnes âgées, des familles monoparentales, des nouveaux arrivants et des locataires à faible revenu ainsi que des personnes qui ont des problèmes de santé mentale sont rachetés par des investisseurs souvent dissimulés derrière des compagnies à numéros Leur objectif est simple: vider les immeubles pour relouer les logements à des prix exorbitants. Leur méthode suit un schéma bien érodé, toujours le même. D'abord, des pressions directes et agressives sur les locataires. Des représentants du propriétaire débarquent à l'improviste, parfois de manière répétée et insistante, pour leur faire signer des ententes de départ en leur donnant des fausses informations. Ensuite, si les locataires ne cèdent pas, le harcèlement commence: travaux incessants, nuisances sonores, coupures de services essentiels, compromission de la sécurité. Avec des portes coupe-feu laissées ouvertes, accès aux boîtes aux lettres rendu difficile, du chauffage coupé, le service de buanderie coupé, les intercoms coupés. Et ça, c'est des choses, les pratiques qu'on voit à répétition, en tout cas dans le quartier où je travaille, dans Hochelaga-Maisonneuve. Dès que les locataires quittent, l'intensité des nuisances augmente pour faire fuir les autres. Les nouveaux logements vacants deviennent des chantiers bruyants, des fenêtres sont laissées ouvertes en pleine tempête de neige. Et dans les dernières semaines, 2 fuites d'eau ont été orchestrées par le propriétaire et nous avons les preuves. Ce ne sont pas des cas isolés, c'est une stratégie rodée qui se déploie à grande échelle dans plusieurs dizaines d'immeubles, notamment à Hochelaga-Maisonneuve. Et si nous ne l'arrêtons pas maintenant, c'est l'ensemble des quartiers populaires de Montréal qui seront vidés de leurs habitants historiques. Êtes-vous au courant de l'existence de ces pratiques systématisées et de ces investisseurs qui les appliquent? Si oui, que fait la Ville pour endiguer ces stratégies d'éviction à grande échelle?

Martine Musau Muele ◌0:22:19

Merci. Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌0:22:23

Bonjour Marine, bon matin à vous. Effectivement, un peu partout à la Ville de Montréal, on voit de ces tactiques que je qualifierais de révoltantes, décoeurantes, voire même de dégueulasses. On le voit, c'est multiplié. C'est pour ça justement que dans plusieurs des arrondissements, on a voulu changer la réglementation pour les travaux, être capable de mieux travailler également avec les comités logement, avoir des veilles également du service de l'habitation. C'est pour ça justement aussi qu'on a mis sous droit de préemption beaucoup d'immeubles pour s'assurer que certaines catégories d'immeubles, par exemple ceux-là, on soit capable de les retirer du marché spéculatif parce que malheureusement les locataires qui y habitent sont parfois très vulnérables et les logements sont abordables. Ils ne sont pas chers dans le sens commun de abordables. C'est pour ça d'ailleurs aussi que dans le cadre de Loger plus, donc l'ensemble de nos mesures pour s'assurer de l'abordabilité de Montréal, on va de l'avant avec un appel à projets pour les comités logement et les associations de locataires. C'est 500 000$ qu'on met de l'avant pendant 3 ans pour mieux outiller les comités de locataires, les associations de locataires pour accompagner ces personnes-là. Alors oui, on est au courant. Oui, dans les différents arrondissements, on travaille à modifier les pratiques, modifier de la réglementation, parce que c'est tout simplement révoltant ce qui arrive actuellement. Et on fait tout pour combattre la crise du logement, donc on va travailler et continuer de travailler avec le comité bail et avec l'ensemble des autres sur le territoire de l'île.

Martine Musau Muele ◌0:24:05

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌0:24:07

Oui, moi, j'ai pu constater par mon travail que la Ville exerçait quand même un contrôle soutenu sur les personnes itinérantes, les locataires précaires et les campeurs. On le voit notamment dans les politiques de démantèlement de campements. Je peux aussi moi-même témoigner du fait que la police facilite parfois les évictions illégales de résidents vulnérables. Lors de l'éviction de la résidence pour aînés du Manoir Louisiane, nous avons dû intervenir longuement auprès des agents pour leur expliquer que la situation était illégale, alors que normalement, la police n'est pas censée agir dans des cas de droits civils. Pourtant, elle le fait. En revanche, cette même police est beaucoup moins présente lorsqu'il s'agit d'intervenir auprès des propriétaires délinquants. En 2024, dans Hochelaga-Maisonneuve, seulement 12 constats d'infraction ont été émis à l'encontre des propriétaires, alors même que des dizaines d'immeubles sont touchés par des stratégies d'éviction agressives et parfois criminelles. Sur les 12 constats d'infraction, il y en a 7 qui ont été remis à une même propriétaire et 2 autres à une autre même propriétaire. Tous les immeubles que nous avions signalés comme étant vraiment problématiques en 2024 ne font pas partie de ces constats d'infraction. Ça nous inquiète vraiment beaucoup. Donc ma question est: étant donné le contrôle exercé sur les personnes qui n'ont pas de logement ou qui sont vulnérables, comptez-vous exercer la même pression sur celles qui en possèdent des centaines, voire des milliers de logements?

Martine Musau Muele ◌0:25:25

Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌0:25:27

Une chose qui est certaine, c'est que l'ensemble des comités de logement doit travailler avec leur arrondissement, lesquels peuvent bénéficier d'un accompagnement du service de l'habitation. Dans les dernières années, on a grandement haussé à la fois les ressources matérielles, les ressources humaines et les budgets d'opérations du service de l'habitation exprès pour être capable de s'attaquer à toute la question de l'insalubrité. Et de s'assurer des meilleures pratiques auprès des propriétaires. Donc, sans vouloir commenter le cas précis que vous mentionniez tout à l'heure sur des policiers, les policiers sont appelés, dans le fond, à intervenir lorsque ça dégénère et lorsqu'il y a un arrêt de la Cour, donc du Tribunal administratif du logement. C'est un litige privé, donc ça m'étonnerait, mais je ne veux absolument pas commenter ce cas particulier-là, je ne le connais pas. Une fois qu'on a dit ça, je pense que vous avez mentionné un certain nombre de bâtiments J'ai le soutien aux élus qui s'appelle Samuel Descoteaux-Fréchette. Il va aller vous rejoindre dans le hall d'entrée et on va s'assurer de regarder l'ensemble des bâtiments que vous avez mentionnés, travailler avec mon collègue maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, et on va regarder ce qui peut être fait pour ces cas-là.

Martine Musau Muele ◌0:26:39

Merci beaucoup pour votre question, madame Gouré. Très bonne journée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention de Daniel Colin. Bonjour, monsieur Colin, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:26:58

Bonjour, membres du conseil, madame la présidente. J'ai l'impression que c'est dans l'air du temps. La dame qui m'a précédé était dans le même sujet. J'ai l'impression de me faire couper l'herbe sous le pied un peu, mais bon. Rénovictions, je suis ici pour ça. Moi, j'habite Hochelaga-Maisonneuve encore. On va vous parler d'Henri-Xavier-Yves, que certains des intervenants semblent ne pas connaître, comme s'ils restaient sur la planète Mars dans une grotte depuis longtemps. Les Rénovictions au 4318 et 4304 avenue Pierre-de-Coubertin, la méthode habituelle que j'ai entendue madame dire, c'était la même chose. On parle de fausses représentations, intimidations, menaces, harcèlement, mensonges, sabotage, laisser des portes ouvertes et des fenêtres en hiver pour créer des dommages aux logements inoccupés et ainsi créer des fuites d'eau chez les voisins qui sont encore habitants à l'immeuble, créer des inondations volontaires dans des appartements où eux seuls ont accès en laissant les robinets ouverts et en bouchant l'évier. On en a eu 3, nous autres. Madame parlait de 2, moi j'en ai eu 3. Puis ça, c'était tout attendu, on l'attendait, on le savait. La méthode Zavriev a été décrite à maintes fois, fait qu'on attendait tout ça. Là, on a peur qu'ils mettent le feu parce que selon la police, si le propriétaire fait lui-même du vandalisme qui a fait que les locataires, c'est lui-même qui doit porter plainte contre lui-même. Donc ils peuvent pas ouvrir le dossier. Fait que là, on s'attend. Est-ce que s'il provoque un incendie, C'est pas criminel encore, là. On est dans l'absurde.

Martine Musau Muele ◌0:28:38

Est-ce qu'on peut y aller avec la première question?

Pierre Lessard-Blais ◌0:28:40

Vous pourrez poursuivre ensuite.

Citoyen·ne ◌0:28:41

Première question, est-ce que dans l'absence de toute inspection, on a demandé à répétition des inspections du service d'incendie en particulier, beaucoup d'infractions au point de vue de la sécurité incendie, on n'a jamais eu de réponse à ce niveau-là.

Martine Musau Muele ◌0:29:00

Merci. Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌0:29:08

Merci, monsieur Colin. On connaît très bien monsieur Zadriev. Il sévit dans mon arrondissement, puis il coûte très cher en fonds publics parce qu'on le suit à la trace. Il faut faire des inspections, des inspections, des inspections, puis encore des inspections. Mais ça vaut la peine. Quand on le travaille au corps, on réussit à avoir des résultats, mais ça coûte cher. Alors moi, ce que je fais, c'est que je vais, de la même manière que je l'ai fait avec la représentante du comité bail juste avant vous, on pourra aller vous voir dans le hall de l'hôtel de ville, être capable de regarder les adresses sur Pierre-de-Coubertin que vous m'avez mentionnées et voir ce qui peut être fait d'une part avec le CIM, s'assurer vraiment là des de la conformité des usages, etc. Il peut y avoir des sprinklers, machin chouette. Donc, on va faire le suivi de ça et on va faire le suivi aussi avec le service de l'habitation et l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour voir s'il y a d'autres infractions possibles au règlement sur la salubrité.

Martine Musau Muele ◌0:30:12

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌0:30:16

Oui, au point de vue des communications aussi. Avec les locataires qui posent des questions au sein de mon arrondissement. C'est pour ça que je viens à la Ville centrale aujourd'hui, parce que quand on envoie à l'arrondissement des questions disant qu'on n'a pas de réponse au 311, au 911, au 411, au 611, on nous dit, merci de nous avoir écrits, veuillez rejoindre le 311, le 411, le 611. C'est une fin de non-recevoir, c'est insultant. Puis la nature, ayant pas de De réponse, la nature a horreur du vide, puis là, dans le vide, au jardin du vide, germent des hypothèses, des théories que tout le monde se fait basées sur l'expérience que vous avez vécue par le passé, entre autres, et tout ça. Puis là, on se demande, est-ce que le pouvoir a un parti pris, de la complaisance, voire même est-ce qu'il y a de la corruption? Parce que ça s'est déjà vu. Ce n'est pas des accusations, c'est juste qu'en absence de communication, en absence de réponse de tous les services qu'on demande, incendie, habitation, arrondissement, on ne peut que faire des hypothèses et faire aller notre imagination. Merci. Est-ce que vous pensez améliorer les communications avec les intervenants et les locataires?

Martine Musau Muele ◌0:31:29

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌0:31:32

Oui, bonjour monsieur. Ce que je vous propose là, c'est qu'on vous contacte personnellement dans les prochains jours. Donc cette semaine, on va se parler au téléphone. J'ai quand même des confirmations que des inspecteurs de l'arrondissement se sont déplacés à quelques reprises sur la rue Pierre-de-Coubertin, mais j'ai besoin d'avoir davantage de détails sur votre dossier. On nomme différentes adresses, c'est difficile pour nous d'avoir un suivi très complet. Mais s'il vous plaît, je vais m'assurer là que vous ayez laissé vos informations auprès du greffe pour qu'on puisse vous contacter cette semaine, qu'on puisse faire le suivi approprié.

Martine Musau Muele ◌0:32:14

Merci pour vos questions, monsieur Colin. Très bonne journée à vous. Merci. Nous poursuivons avec la dernière intervention de Léandre Plouffe, représentant le comité Logement de Hochelaga-Maisonneuve. Bonjour monsieur Plouffe et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:32:34

Bonjour, on connaît la présélection qu'a la Ville pour les opérations dites de nettoyage social, ces opérations qui se composent de différentes stratégies pour attenter aux vies des personnes pauvres et privées de logement et pour invisibiliser leur misère. Ma question aujourd'hui s'adresse à la mairesse Et c'est sur le rôle de la Société de développement social, SDS, qui se présente comme une courroie de transmission entre le milieu des affaires et le milieu du communautaire. C'est la SDS qui est derrière des initiatives comme les Jardins Gamelin, en collaboration avec la police, et c'est elle aussi à qui l'on doit l'EMIS, l'Équipe mobile de médiation et d'intervention sociale, largement critiquée par une panoplie d'acteurices, notamment dudit milieu communautaire, qui soutiennent avec raison que les miss nuisent à leur travail et participent d'une stratégie d'invisibilisation et d'exclusion des personnes vulnérables. Crofton Moore, Groupe immobilier Desjardins, l'Université Concordia, JLL Canada, Carbonleo, Allied Properties, R.E.I.T., Real Estate Investment Trust, la CNESST, Devimco, Ainsworth, Groupe Petra, Canderel, Bental Green Oak, Ivanhoe Cambridge, RealTerm, Société immobilière GT. Ces acteurs, pour la plupart des grandes sociétés immobilières ou des groupes d'investissement, ont de fiers représentants qui composent la gamme des dirigeants, des administrateurs et des dirigeants de BOMA Québec, qui sont un partenaire important de la SDS.

Martine Musau Muele ◌0:34:06

Et la question?

Citoyen·ne ◌0:34:08

Oui, BOMA, B-O-M-A, Building Owners and Managers Association. C'est un regroupement international de gros bonnets fondé en 1907 et qui a ouvert une branche ici à Montréal, Jojagé-Mouniang, en 1927. C'est à eux, et qui prospère depuis, c'est à eux que l'on doit les gratte-ciels qui gâchent la vue et qui assombrissent le centre-ville.

Martine Musau Muele ◌0:34:28

Monsieur Plouffe, est-ce qu'on peut y aller rapidement avec votre première question, puis vous pourrez continuer par la suite?

Citoyen·ne ◌0:34:34

Absolument. Si vous voulez savoir où elle se cache, de qui elle se compose, l'oligarchie au Québec, et ce qu'elle traficote, allez faire vos recherches. Ma question, c'est pourquoi et quel est le rôle en fait des acteurs privés importants que je viens de nommer dans le financement de la SDS et dans les—

Martine Musau Muele ◌0:34:53

Merci. Allons-y avec une réponse de monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:34:57

Merci beaucoup pour votre question. Écoutez, comme tous les organismes à vocation sociale indépendante, il y a une part de financement importante. Vous regardez les principaux grands refuges, OBM, la Maison du Père, leur conseil d'administration, mais également les revenus qu'ils vont aller chercher, se composent souvent de plusieurs entreprises privées. Le rôle de la SDS, ça a été ça, ça a été de rajouter de la philanthropie dans le développement social, plus particulièrement en termes d'itinérance. Donc en fait, ce rôle-là est vraiment un rôle de société corporative qui veut faire son effort de citoyenneté aussi en contribuant à l'action communautaire autonome. La SDS est un organisme complètement autonome, donc elle peut diversifier ses revenus, son financement, mais aussi aller chercher des personnes issues du milieu des affaires, comme ça se fait vraiment de façon très fréquente dans le milieu communautaire, pour être sur sa gouvernance. Tout ça est absolument normal et conforme à l'action communautaire autonome.

Martine Musau Muele ◌0:35:55

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌0:35:57

Merci, merci monsieur Beaudry de normaliser ce genre de pratique. François Raymond, chef du Pôle employabilité et directeur pendant 5 ans de de la SDS, a parti une compagnie privée qui s'appelle COAB. COAB, c'est une compagnie de sécurité privée qui vise à tasser les personnes pauvres et itinérantes des quartiers centraux de Montréal. On les envoie en dehors de la ville, dans un champ au milieu de la— sur le bord de la 30, à Saint-Hubert. Ces gens-là n'ont aucun lien avec la santé publique, n'ont aucun lien avec les organismes communautaires qui ont une expertise. Pourtant, ils se revendiquent d'une expertise en intervention sociale. En médiation sociale, psychosociale, le terme à la mode. Il y a Circo aussi qui a eu un contrat avec Ville-Marie pour plus de 100 000$ pendant 2 mois. Je sais pas si ça a été reconduit, ça va être ma question, mais Patrouille surveille et utilise des services de surveillance numérique et physique. Ils disposent de tout un arsenal de technologies de surveillance. C'est eux qui sont derrière le démantèlement du campement McGill. Ils collaborent avec la police.

Martine Musau Muele ◌0:37:01

Et la question, s'il vous plaît, monsieur Plouffe.

Citoyen·ne ◌0:37:02

Oui, ma question. Face à cette prolifération d'entreprises privées qui s'occupent de faire la sécurité en partenariat avec la police et la Ville de Montréal, quel est le lien qu'entretient la Ville de Montréal avec ces organisations-là comme Couab?

Martine Musau Muele ◌0:37:17

Merci. Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:37:21

Question. En fait, comme toute entreprise qui offre un service de sécurité, elle peut soumissionner pour des appels d'offres qui sont déposés par la Ville de Montréal. Il faut savoir que la Ville de Montréal a plusieurs missions. Elle en a une de sécurité publique, elle en a une aussi de développement social, donc elle cherche un équilibre à travers ça. En intervenant auprès des incivilités qui peuvent se trouver dans l'espace public, en travaillant sur le sentiment de sécurité, mais aussi la sécurité des personnes les plus vulnérables, qui sont souvent les premières victimes aussi d'une criminalité ou d'une petite criminalité. Donc quand on ajoute de la surveillance, quand on ajoute de la surveillance ou des équipes mixtes aussi avec des intervenants sociaux, eh bien ça nous permet d'aller atteindre cet équilibre-là. Après, je laisse l'appréciation que peuvent avoir les organismes communautaires de certaines approches. Je pense qu'elles se valent et ces critiques-là, on les reçoit et on essaie toujours de travailler en améliorant notre approche, mais toujours dans une approche équilibrée afin qu'elle soit bienveillante et et qu'elle intervienne sans considération auprès de la criminalité, mais toujours avec un souci de diriger les gens vers un continuum de services quand ils en ont besoin.

Martine Musau Muele ◌0:38:29

Merci pour votre question. On vous remercie pour vos questions, monsieur Plouffe. Très bonne journée à vous. Nous poursuivons donc avec les questions écrites. Nous en étions à la lecture de la question numéro 19 présentée par Irina Trostianetsky. La question porte sur l'itinérance. Elle est présentée à madame Sophie Mouzrelou, Madame la Mairesse, et elle se lit comme suit.

Martine Musau Muele ◌0:38:48

What is being done now to deal with the huge problem of homeless and junkies, people who break into buildings to sleep, use drugs, and vandalize private properties in the borough of Ville-Marie? The issue has tripled in the past three to four years. We struggle and battle with this issue on daily basis. The situation dans la rue Ontario et Papineau is sublevel. We spend our money to clean, fix the damage, the garbage, the Soiling of properties, we need real help and solution.

Martine Musau Muele ◌0:39:14

Madame Sophie Monzol.

Sophie Mauzerolle ◌0:39:17

Oui, merci beaucoup, Madame la Présidente. Thank you so much for your question. I'm going to answer in French, but it'll be a pleasure if you want to continue the discussion. You can write to me and we can discuss further on this issue. Je suis désolée pour les préoccupations que vous nous soulevez. Effectivement, en ce moment, la cohabitation est un défi. Sachez que la Ville de Montréal met beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses en place. Pas plus tard que la semaine. L'arrondissement de Ville-Marie a voté des sommes supplémentaires pour des brigades de nettoyage. Donc on essaie vraiment d'être très proactif sur le terrain. On a parlé aussi plus tôt aujourd'hui des miss qui sont des intervenants psychosociaux qui peuvent venir intervenir dans certaines situations. Donc il y a beaucoup de choses qui sont mises en place. Je comprends toutefois qu'il n'y a pas de solution miracle, puis souvent il faut revenir à plusieurs reprises dans certains secteurs, mais sachez que votre question a déjà été transmise aux services de l'arrondissement Ville-Marie. Il va y avoir des vérifications qui vont être faites, puis n'hésitez pas à communiquer avec moi pour qu'on puisse discuter davantage de cet enjeu. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌0:40:25

Question numéro 20, présentée par Nariman Firouzi. La question porte sur la nuisance sonore. Elle est présentée à madame Sophie Mauzerolle et elle se lit comme suit.

Martine Musau Muele ◌0:40:33

I'm writing to you as calling 311 got me nowhere for the past 10 days, the people in my building, including myself, have been suffering from literally constant, non-stop, 24/7 industrial noise coming from a construction site at a corner of René-Lévesque and Blériot belonging to a construction company. The noise is super loud and truly maddening. It is apparently coming from a generator they have, and when our building manager confronted them, they said it was— they said it was what it is for the next few weeks. I can't sleep. I have a headache all the time now. I can't work. This situation is truly unacceptable. Can you please let me know what what I can do? Much appreciated, Monsieur Robert Boudry.

Robert Beaudry ◌0:41:16

Oui, merci beaucoup pour votre question. Je vais lui répondre parce que je suis votre conseiller du district qui est mentionné dans votre question. Tout d'abord, sachez qu'on a transmis votre question à nos services administratifs. Néanmoins, je vous invite à m'écrire. Personnellement, vous pouvez trouver mon courriel assez aisément sur internet, pour me faire un suivi du dossier, peut-être me donner plus de détails. On pourrait s'assurer d'envoyer des inspecteurs. On a une réglementation par rapport au bruit, donc, qui ne doit pas être entendu. Alors, on s'assurera d'envoyer des inspecteurs sur place pour pouvoir résoudre cette situation le cas échéant. Merci beaucoup et vraiment désolé que vous n'ayez pas eu les réponses escomptées aux premières tentatives.

Martine Musau Muele ◌0:41:58

Question numéro 21 portant sur le SPVM. La question est présentée par Alexa Anto. Elle est présentée à Madame la Maire et elle se lit comme suit.

Martine Musau Muele ◌0:42:07

Can you provide evidence that increased spending for the SPVM will directly lead to a measurable decrease in violent crimes? And can you demonstrate that these outcomes cannot be achieved with a smaller budget? If not, what justification exists for tax increases? That end up further funding this sector.

Martine Musau Muele ◌0:42:26

Madame Émilie Tullier.

Émilie Thuillier ◌0:42:28

Merci, Madame la Présidente. Vous savez, face à l'augmentation de la violence armée dans les dernières années, on a investi dans le renforcement de notre service de police et la baisse continue de la violence armée dans les deux dernières années nous démontre, nous confirme qu'on a pris la bonne décision. Et pour les vols de voitures, c'est la même chose moins trente pour cent. D'une année sur l'autre. Je peux vous assurer que la sécurité de la population est vraiment une priorité absolue pour notre administration et on s'assure de donner les moyens nécessaires à notre corps de police. Toutefois, et on l'a dit à plusieurs reprises, on a entamé une grande démarche de révision des programmes dans toutes les unités, dans tous les services de la Ville, parce qu'on s'assure et on s'attend à à ce que l'argent des contribuables soit dépensé avec toute la rigueur nécessaire et ça concerne tous les services. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:43:25

Question numéro 22 présentée par Francesca Biré. La question porte sur le remplacement des conduites de plomb. Elle est présentée à madame la mairesse ou madame Maja Vodanovic. Elle se lit comme suit.

Martine Musau Muele ◌0:43:37

I recently moved in Villeray. As I plan to start a family, I'm deeply concerned about my water quality for myself and my future children. Children. In 2021, city testing confirmed that my service line contained lead. As per city guidelines, I verified my interior water entrance is copper, confirming that the lead is in the exterior portion of the line. Yet nearly a year later, I still haven't received a date for the replacement, a concerning delay given the daily exposure to toxic lead. Nearly a decade after promising to replace all lead pipes, The city keeps delaying. When I contacted the city, they confirmed there's no plan for my street. How can the city make a promise without a clear plan? Public health should come before cosmetic projects. Be the administration— be the administration that prioritizes citizens' well-being. We are exposed to harmful chemicals daily. Proper certified filtration systems are unaffordable. When will my street pipes be redone?

Martine Musau Muele ◌0:44:36

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:44:39

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je vois que la citoyenne s'est informée déjà sur le site internet de la Ville qui concerne le plomb. Il y a effectivement une adresse courriel générique où les gens peuvent avoir toute l'information nécessaire. Donc, c'était très important pour la Ville de Montréal de faire un diagnostic et d'aller faire les constatations dans toutes les maisons, et ça, c'est c'est presque terminé. Ça a été un travail vraiment important. C'est important de dire aussi que la Ville de Montréal travaille avec la Direction de la santé publique de Montréal. Ils ont l'information sur leur site internet. Donc, le risque est considéré comme faible et c'est important de dire que l'eau est potable. Ceci dit, il y a des personnes plus vulnérables que d'autres et c'est pour ça que la Ville a aussi un programme pour donner des pichets et des filtres filtres aux personnes qui sont les plus vulnérables et qui sont touchées par cette problématique. Et la Ville travaille très, très fort sur le remplacement de ces conduites. Il y en a par contre des milliers sur des centaines de tronçons de rues partout à Montréal. Donc, il y a beaucoup de tronçons de rues qui sont faits chaque année pour remplacer les tuyaux des entrées de service en plomb. Et donc, il y a une programmation sur plusieurs années jusqu'en 2032. Alors, je comprends que votre rue n'est pas cette année, mais elle pourra l'être dans les prochaines années. Vous pouvez continuer ou à écrire à l'adresse Plante ou avec votre arrondissement pour faire le suivi et voir quand votre rue sera faite. Et entre-temps, je le dis là, c'est important de le savoir, il y a vraiment des façons extrêmement simples d'enlever le plastique. Dans l'eau qu'on boit si vraiment vous avez des gens vulnérables à la maison. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:46:24

Question numéro 23 présentée par Trinh Nguyen. La question porte sur le projet Raymond Logistique. Et puisque les éléments qui sont soulevés ont été amplement répondus par madame Sophie Mauzerolle hier, nous poursuivons avec la question numéro 24 présentée par Joseph Pouliessé. La question porte sur la décontamination de l'eau située au 6800 Saint-Patrick. Elle est présentée présentée à Monsieur Rabouin et elle se lit comme suit.

Martine Musau Muele ◌0:46:49

This intervention is published without prejudice or accusations of wrongdoing. Heavily contaminated lot at 6800 Saint-Patrick Street. Mayor Rabouin, thank you for your response regarding the contaminated lot at 6800 Saint-Patrick during the December 9th, 2024 Montreal City Council meeting. It appears Projet Montréal, including yourself, supports over $20 million and valuable taxpayers' dollars spent to acquire, decontaminate, and rehabilitate this lot. However, taxpayers we spoke— however, taxpayers we spoke with do not share this enthusiasm. The lot has been listed in the Répertoire des terrains contaminés du Québec as heavily contaminated for years. In the interest of transparency, including our ongoing journalistic investigation at Démocratie .ca Inc. We ask, since your Ville de Montréal became the proud owners, are you aware of any reports or concerns regarding potential foreign interference, fraud, collusion, or irregularities in the acquisition, decontamination, or rehabilitation of 6800 Saint-Patrick's?

Martine Musau Muele ◌0:48:01

Monsieur Benoît Doré.

Benoit Dorais ◌0:48:03

Bonjour, Monsieur Pouliès. Je vais répondre en ma qualité de responsable du service de la stratégie immobilière. La réponse est claire, nette et précise, c'est non.

Martine Musau Muele ◌0:48:13

Question numéro 25, présentée par Louis Hatcher. La question porte sur la circulation aux intersections Bates et Rockland. La question est présentée au porteur du dossier et se lit comme suit. Depuis plusieurs années, la circulation sur la rue Bates, particulièrement à l'intersection de Rockland, devient de plus en plus dangereuse. Pourquoi les automobilistes ignorent-ils systématiquement les arrêts obligatoires? Pourquoi les excès de vitesse persistent-ils malgré l'installation d'indicateurs? Ces dispositifs ont-ils été évalués pour leur efficacité? Autrefois, une surveillance policière plus présente aidait— pardon, autrefois, une surveillance policière plus présente aidait à tempérer ces infractions. Pourquoi cette présence a-t-elle été diminuée alors que les problèmes augmentent? Quelles mesures comptez-vous mettre en place pour assurer la sécurité des citoyens? Un feu de circulation ou un renforcement de la surveillance surveillance policière serait-elle envisagée? Faut-il attendre un accident grave pour agir? En tant que résident préoccupé, j'attends une réponse rapide sur les actions prévues. Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌0:49:12

Oui, merci beaucoup monsieur Eschter pour votre question. Vous avez tout à fait raison, malheureusement on constate beaucoup de délinquance sur nos rues dans les dernières années. Sachez qu'on travaille extrêmement fort pour s'assurer que tout le monde soit en sécurité sur notre territoire et donc oui, les mesures qu'on met en place sont avérées. Cela étant dit, ça fait plusieurs années qu'on demande au gouvernement du Québec de pouvoir mettre en place des photoradars. Ça a vraiment prouvé son efficacité, ça vient vraiment forcer les gens à ralentir puisque quand ils ne respectent pas les limites de vitesse, il y a des pénalités financières. Donc, sachez que ça, c'est quelque chose sur lequel on travaille beaucoup. Il n'y a pas eu de diminution d'effectifs policiers concernant la surveillance. Il faut savoir, par exemple, qu'on ne peut pas mettre un policier à chacune des intersections de la ville, c'est pour ça qu'on travaille beaucoup sur le réaménagement des rues, puis sur vraiment des modifications physiques à la configuration pour forcer les automobilistes à ralentir. Dans le cas du chemin Rockland d'ailleurs, ce sera le cas. Il y a un réaménagement qui est prévu qui pourra vraiment venir améliorer la situation dans le secteur, mais je m'engage quand même à regarder ce qu'il en est, à vous revenir avec des détails un petit peu plus précis pour la suite des choses. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌0:50:21

La période de questions des membres du public est terminée. À titre informatif, 7 personnes se sont présentées aujourd'hui et 5 7 personnes ont été entendues. Sur les 42 questions présentées via le formulaire web, 25 d'entre elles ont été entendues. En compilant les questions d'hier et aujourd'hui, un total de 46 personnes sur 69 ont été entendues. Poursuivons avec la période de questions des membres du conseil municipal, en débutant avec le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌0:50:51

Merci, madame la présidente. Alors, madame la présidente, Hier, ma collègue Stephanie Valenzuela a posé une question très pertinente à l'administration de Projet Montréal, à savoir quel était son plan de match pour s'attaquer aux montagnes de déchets qui jonchent les villes à la veille du printemps. Aujourd'hui, Madame la Présidente, je reviens à la charge parce que j'estime que le Montréalais et Montréalaise méritent une meilleure réponse. On s'est fait dire hier au conseil que ce sont les arrondissements qui sont responsables de la propreté et qu'un plan pour renforcer les opérations de propreté au centre-ville sortiraient prochainement. Comme si on allait couper les rubans d'un projet pharaonique alors qu'il s'agit d'un service de base à la Ville. Madame la présidente, je suis bien au fait que les arrondissements gèrent leur propre activité de nettoyage, mais dans ce cas, comment expliquez-vous ceci? Ville-Marie, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, MHA, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Plateau-Mont-Royal, le nouveau chef qui vient de là, Ville-Marie c'est l'arrondissement de la mairesse, madame Madame la présidente, tous ces arrondissements sont les arrondissements de Projet Montréal. Alors, madame la présidente, ma question, elle est bien simple: pourquoi est-ce que Montréal est si sale? Merci, madame.

Martine Musau Muele ◌0:52:25

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:52:30

Wow! Merci beaucoup, madame la présidente. C'est vraiment un retour, je trouve ça fascinant comment l'opposition, bien écoutez, j'ai pas besoin de parler du petit manège, c'est-à-dire de choisir de montrer certains coins se promener dans les arrondissements de Projet Montréal, parce qu'évidemment, on s'entend, ce que le chef de l'opposition est en train de dire, c'est que dans tous les arrondissements dans Saint-Montréal, sur toutes les rues, si on se promène, il n'y aura rien, ça va être nickel. Je pense que c'est ça, je veux dire, quand on est aussi machinéen, de me montrer des images comme celle-là. Mais écoutez, ce que je veux veux dire aux Montréalais et Montréalaises, c'est que depuis 2 ans, en prenant en considération le fait qu'il y avait de plus en plus des écarts de température, on le voit là actuellement, les opérations de nettoyage à travers la ville et dans tous les arrondissements commençaient le 1er avril. Ça a toujours été comme ça, mais on a dû, on a décidé de s'adapter puis travailler avec les arrondissements, tous les arrondissements, pour qu'ils puissent adapter aussi leur approche, à adapter leur machinerie pour qu'on puisse commencer plus tôt. Et c'est ce que l'on fait. Est-ce que ça va se faire en une semaine? Bien non, parce que les opérations de ménage du printemps, ça prend du temps. Donc, je m'explique mal la question du chef de l'opposition. Quand on sera rendu à la mi-avril, puis qu'on verra qu'il y aura encore des impacts, on pourra en reparler. Mais j'aimerais ça rappeler au chef de l'opposition qu'il y a 2 semaines, il y avait 74 cm de neige dans nos rues. Alors, s'il vous plaît, faites de la politique, d'accord, mais de la petite politique sensationnaliste, on se croirait à l'ère de Duplessis, là, franchement, là, changez de disque.

Martine Musau Muele ◌0:54:14

Question complémentaire.

Aref Salem ◌0:54:20

Madame la présidente, ça fait des années et des années qu'Ensemble Montréal propose des solutions, mais on avait, on a l'oreille sourde de l'autre côté de la salle. Ça fait des années et des années qu'on demande des brigades de propreté à l'année longue. On n'a rien fait, on n'a rien amené. Ça fait des années qu'on dit à l'administration de Projet Montréal, à la mairesse, que les Montréalais vivent à Montréal 365 jours par année et ils veulent avoir une ville propre 365 jours par année dans tous les arrondissements, madame la mairesse. Alors jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas vu aucune action. On voit une ville sale, puis il n'y a rien qui se fait dans cette ville. Madame la présidente, je vais répéter ma question: à quand un plan de nettoyage à cette ville, 365 jours par année, 7 jours sur 7, comme les Montréalais méritent d'avoir, les payeurs de taxes de cette ville? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:55:17

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:55:20

Merci, madame la présidente. Moi aussi, je vais me gâter. Saint-Léonard, vendredi dernier. Hey, c'est des bacs au complet qui sont partout. Mais évidemment, ça, j'imagine que vous allez nous dire de l'autre côté que c'est pas— je vais vous l'envoyer, monsieur Bissonnette, je vais vous l'envoyer. Mais non, mais s'il vous plaît, mais je veux dire, l'idée ici, c'est que la responsabilité du nettoyage, je sais pas à quoi vous jouez, mais l'idée de vouloir le faire porter essentiellement sur la ville-centre, un, c'est déloyal, c'est un effort concerté Vos élus sont assis autour de la table de la concertation des arrondissements, puis on en parle. Alors, ne jouez pas l'innocent du côté, en disant, regardez ce qui se passe. Vous faites partie de la solution. Ceci étant dit, notre administration, on a augmenté les budgets sans jamais compter. On vient d'augmenter dans la stratégie Centre-Ville, il y a un 10 millions. Il y a de l'argent qui devrait être pour le Centre-Ville, on en prend pour le Centre-Ville, mais on en met dans les arrondissements également. On fait des brigades de nettoyage. Et on commence les opérations plus tôt que prévu.

Martine Musau Muele ◌0:56:21

Merci.

Valérie Plante ◌0:56:21

S'il vous plaît, Ensemble Montréal, trouvez-vous une cause, mais au moins, amenez donc quelque chose de positif et évitez donc—

Martine Musau Muele ◌0:56:28

Le temps est écoulé. Poursuivons avec une question de la leader de la majorité, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:56:51

Est-ce qu'on peut remettre mon temps à zéro, s'il vous plaît?

Martine Musau Muele ◌0:56:54

Est-ce qu'on peut remettre le temps à zéro, s'il vous plaît?

Chantal Rossi ◌0:57:00

Merci. Alors, madame la présidente, depuis des mois, Ensemble Montréal tente de convaincre l'administration du Projet Montréal de revoir sa position sur les piétonnisations imposées aux commerçants. Malgré nos efforts, l'administration a systématiquement ignoré la volonté des commerçants et des sociétés de développement commercial jusqu'à nuire à leurs affaires. Cependant, une lueur de bon sens semble enfin avoir traversé l'horizon du côté de Projet Montréal. Le 5 février, le maire de Rosemont–La Petite-Patrie a annoncé qu'après avoir écouté les commerçants, la piétonnisation estivale de la place Saint-Hubert ne sera pas reconduite l'été 2025. Il a affirmé, cette volonté-là sera pleinement respectée. Madame la présidente, je suis en parfait accord avec le maire de Rosemont. La volonté des commerçants doit être respectée, mais hélas, ce respect n'a pas été accordé à ceux du Vieux-Montréal, à ceux du centre-ville. Malgré l'absence de consultation, comme toujours, et les oppositions de commerçants et des SDCC locales, Projet Montréal a imposé sa piétonnisation. Alors, ma question, madame la présidente, est-ce que Projet Montréal peut appliquer le même principe pour le Vieux-Montréal, pour le centre-ville et dans les futurs projets afin de respecter la volonté des commerçants.

Martine Musau Muele ◌0:58:36

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌0:58:40

Madame la présidente, on comprend ce que l'opposition essaye de faire, opposer Projet Montréal aux commerçants. Mais moi, ce que j'ai envie de rappeler à tout le monde, c'est que jamais une administration n'a autant investi pour les commerces. Soit en termes de financement direct aux SDC, les sommes ont été multipliées. Ensuite, les investissements pour les piétonnisations qu'on fait avec l'ensemble des SDC, je veux dire, on sort pas les choses de notre chapeau, on travaille avec des experts en développement commercial, en développement économique, on travaille avec nos services, je rencontre les SDC sur une base quasi quasi-hebdomadaires, on leur parle aux commerçants. Alors oui, il y a des fois, il y a des projets sur lesquels on n'est pas toujours d'accord, mais pas plus tard que la semaine dernière, j'étais encore avec le CA de la SDC Centre-Ville, on parlait de Sainte-Catherine-Ouest, on veut trouver des voies de passage, on n'est pas là pour imposer des projets aux commerçants, on veut les faire ensemble, mais il y a un moment donné On doit se donner les chances de faire comme les autres grandes villes du monde. La Fifth Avenue, elle a été piétonnisée. La rue de Rivoli, elle a été piétonnisée. Fait qu'à un moment donné, à Montréal, je pense qu'il faut voir plus loin que le bout de notre nez. Oui, il faut s'asseoir avec les commerçants, mais il faut aussi avoir les moyens de nos ambitions, puis ça, c'est Projet Montréal.

Martine Musau Muele ◌1:00:12

Question complémentaire.

Chantal Rossi ◌1:00:20

Madame la présidente, je vous dirais qu'Ensemble Montréal n'a pas besoin d'opposer les commerçants à Projet Montréal. Projet Montréal sont très bien, très bons là-dedans pour le faire tout seul. Ils s'arrangent très bien avec ça, il n'y a pas de problème. Le nouveau chef de Projet Montréal, madame la présidente, a dit vouloir mieux consulter la population en proposant un leadership différent. Autant dans le centre-ville que dans le Vieux-Montréal, des commerçants et des résidents ont exigé d'être consultés avant qu'on leur impose une piétonnisation. Un bris de confiance a d'ailleurs été évoqué par les acteurs économiques à cet égard. Moi, je ne sais pas à quels acteurs ils parlent, à quelles personnes du milieu économique, à quels commerçants, mais je ne sais pas s'ils parlent à la Ville de Montréal parce que ce n'est pas ça qu'on entend. Alors, malheureusement, alors que monsieur Rabouin était responsable du développement économique et président du comité exécutif, il n'a pas cru bon d'offrir la même consultation aux commerçants et aux résidents du centre-ville et du Vieux-Montréal que ceux qui ont eu droit à la place de Saint-Hubert. Alors, chez Ensemble Montréal, on s'engage à consulter les commerçants.

Martine Musau Muele ◌1:01:30

Est-ce qu'on peut avoir la question, s'il vous plaît?

Chantal Rossi ◌1:01:32

Oui, madame la présidente, j'y arrive. Madame la présidente, la question est simple. Maintenant qu'il est chef de Projet Montréal et qu'il souhaite mieux consulter Est-ce que Luc Rabouin va faire marche?

Martine Musau Muele ◌1:01:42

Merci, Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌1:01:45

Je vais répondre. Je pense qu'on l'a dit, redit ici. On est dans une instance où ce sont la mairie et les responsables du comité exécutif qui répondent. Donc je réponds. Bon, c'est simple. Les commerçants, on leur parle. Le milieu économique, on leur parle. Les investisseurs. En développement économique. En tout, direct dans la poche des entreprises depuis 2018, c'est plus de 600 millions de dollars que Projet Montréal a investis. Fait que je comprends pas ce que comprend pas l'opposition. Puis clairement, la game électoraliste est commencée. Bravo Ensemble Montréal. Mais nous, on avance. Le statu quo, c'est non. Et ça veut pas dire, parce qu'on est en désaccord sur certains projets avec les commerçants, qu'on va pas les faire et qu'on va pas les écouter. Voilà ce que j'ai à dire.

Martine Musau Muele ◌1:02:37

Les équipes d'Anjou et de LaSalle nous indiquent ne pas avoir de questions, ce qui nous permet de poursuivre jusqu'à 10 h 36 avec les autres membres du conseil municipal sous l'ordre des comptes suivant. 3, 2, 1. Madame, pardon, monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌1:02:55

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, ma question pour l'administration est sur des éléments qui sont assez bizarres et qui n'a pas été fournie en temps de l'information au conseil municipal dans la prise de décision hier dans l'octroi du contrat de Camillien Houde. Je veux savoir, j'avais posé la question et dans le droit de réplique, l'administration n'a pas répondu, mais à ma compréhension, madame la présidente, dans ce dossier qui a été présenté au conseil, il n'y avait aucune mention du fait qu'il y avait juste un soumissionnaire qui a été ouvert sur une base tardive. Le lieu de dépôt de la soumission était l'hôtel de ville, rez-de-chaussée, spécifié dans le cahier des charges, et c'était livré dans le sous-sol. Et cette soumissionnaire, pour autant qu'ils n'ont pas respecté, a été déterminée éligible. Deuxième question, madame la présidente. Let me specify. The Cities and Towns Act states that all tenders must be opened publicly in the presence of at least two witnesses on the day and at the hour and place mentioned in the call for tenders. Madame la Présidente, le 14 janvier, quatre des cinq quatre des cinq soumissionnaires étaient ils ont ouvert leur soumission. Il y a un Celle qui était venue tardivement, qui était ouverte le 21 janvier. Et, madame la présidente, aucune référence sur le site web de la Ville et aucune référence dans les procès-verbaux.

Martine Musau Muele ◌1:04:33

Le temps est écoulé. Allons avec une réponse.

Alan DeSousa ◌1:04:40

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:04:51

Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌1:04:54

Oui, merci beaucoup pour votre question.

Magda Popeanu ◌1:04:58

Donc, selon ma compréhension, le greffier vous a déjà répondu à toutes vos questions concernant toute la procédure, toute la légalité de la procédure. C'est vrai qu'il y a eu un petit imbroglio avec l'enregistrement du dépôt mais toutes les, toute la procédure a été respectée, même s'il y a eu un petit retard entre le moment où les documents ont été déposés, la soumission a été déposée à la porte d'entrée et l'ouverture des enveloppes. Mais selon les informations que je possède, tout a été fait en bonne, en bonne ordre.

Martine Musau Muele ◌1:05:44

Question complémentaire.

Alan DeSousa ◌1:05:46

Madame la présidente, j'ai jamais posé la question sur l'enregistrement. J'invite madame Popeanu de l'écouter, ma question. Ma question était qu'un des soumissionnaires n'est pas venu dans les délais à l'endroit précis. Deuxièmement, pas tous les soumissionnaires n'ont pas été ouverts au même moment, à la même place, tel qu'exigé par la loi. Troisièmement, il n'y avait aucune mention faite pour le 14 janvier dans les procès-verbaux. Il n'existe aucun procès-verbal, c'était fait tardivement. Et quatrièmement, il n'y avait rien dans le GDD, ni donné au conseil par le porteur du dossier hier, pas d'opinion légale, et il est clair que la loi n'a pas été respectée. Il y avait des décisions discrétionnaires qui ont été prises. Deuxièmement, madame la présidente, dans le dossier en question, ils disent qu'ils l'ont fait ça dans le passé. Donc, si la loi de cités et villes n'a pas été respectée dans le passé, j'aimerais bien que l'administration nous fournisse une liste de toutes les occasions où c'est arrivé avec tous les détails concernant.

Martine Musau Muele ◌1:06:52

Merci. Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:06:58

Merci, madame la présidente. Je tiens vraiment à rassurer notre collègue ainsi que tous les collègues ainsi que les Montréalais et les Montréalaises, la réponse de notre collègue était la bonne et je peux ajouter. Quand un soumissionnaire dépose une enveloppe pour participer à une ouverture de soumission, à l'endroit où il la dépose à l'Hôtel-de-Ville, il peut y avoir plusieurs endroits, on met un tampon avec la date et l'heure. C'est ça qui est important selon la loi. Alors, toutes les enveloppes qui ont été reçues, elles ont un tampon et une heure. Il y a une enveloppe qui a été reçue à la bonne heure, donc avant l'heure d'ouverture des soumissions, mais qui, pour des raisons logistiques, ne s'est pas rendue, donc l'enveloppe ne s'est pas rendue à l'endroit de l'ouverture des soumissions le jour même. Donc, elle n'a pas été ouverte, cette enveloppe-là, mais elle n'a pas été perdue. Donc, quand le greffe a constaté qu'il y avait une enveloppe qui n'avait pas été ouverte, Les gens suivent la loi et je tiens à dire, madame la présidente, que le greffier a rencontré l'opposition officielle pour leur expliquer tout ceci. Donc, je ne m'explique pas la question aujourd'hui et, comment dire, les, la question.

Martine Musau Muele ◌1:08:10

Le temps est écoulé, merci. Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:08:15

Merci, madame la présidente. Hier soir, les syndicats, plusieurs curieux nous ont informés en fait du démantèlement de l'Unité des patrouilleurs de la Ville de Montréal, qui assure la sécurité de plus de 1 500 bâtiments municipaux, c'est quand même pas peu, incluant des infrastructures stratégiques comme les usines d'eau potable, les bibliothèques et les installations sportives. Pourtant, madame Thuillier, responsable des immeubles, affirme qu'il n'y a aucun changement. J'ai vraiment de sérieux doutes, madame la présidente. Car la réalité est tout autre. Il n'y aura pas de patrouilleurs pour surveiller ces bâtiments. De quoi être inquiet dans un contexte où l'on recense plus de 2 500 intrusions par an et où l'itinérance est en hausse, en énorme hausse en fait. Cette décision soulève de sérieuses préoccupations en matière de sécurité, madame la présidente. Je sais que l'administration voudrait qu'on soit positif, mais comment être positif devant autant de décisions qui sont négatives pour la population? Ça serait irresponsable de notre part. Alors, madame la présidente, comment l'administration peut-elle prétendre qu'il n'y a aucun changement alors que l'unité des patrouilleurs est entièrement supprimée? Si un avis du SPVM appuyant cette décision a effectivement été reçu, vous engagez-vous à le rendre public? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:09:40

Avant de poursuivre, il est 10 h 40, je vous mentionnais que la période se terminait à 10 h 36. Est-ce qu'il y a une volonté de poursuivre jusqu'à 10 h 43?

François Limoges ◌1:09:49

Madame la présidente, comme le veut la tradition, nous allons prolonger de 7 minutes 30, appuyé par madame Rossi.

Martine Musau Muele ◌1:09:54

Merci. Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:09:57

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, faudra réécouter, je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de changement. Qui plus est, j'ai dit que nous étions dans une gestion du changement. Ce que j'ai dit, ce qui est important, c'est qu'il n'y a pas de perte d'emploi. Parce que ce qui est important pour nous, ce sont les employés de la Ville de Montréal, la sécurité des Montréalais, des Montréalaises et la sécurité des bâtiments. Dans la revue des activités et des programmes, nous retournons en ce moment toutes les pierres pour faire les mêmes, rendre les mêmes services de manière optimale, avec les ressources optimales et c'est pour ça qu'il a été jugé de transformer la patrouille. Donc, on assure la sécurité des bâtiments et des Montréalais par d'autres mécanismes, notamment en utilisant plus la technologie. Et ce que je disais, c'est que dans tous les cas, même en ce moment avec la patrouille, quand il y a des incendies, c'est le SYM, quand il y a des intrusions et des risques criminels, c'est le SPVM, quand c'est un déficit d'entretien, c'est le SGPI. Toutes ces personnes-là demeurent. Et pour les employés, c'est vraiment important, il n'y a pas de perte d'emploi. Il y a même un gain parce qu'il y a un édifice en ce moment du SPVM qui est surveillé par une firme privée qui le sera par nos cols bleus. Donc, il y a vraiment des formations, des accréditations, un accompagnement des employés pour leur progression de carrière dans leur expertise qui demeure la sécurité.

Voix 1K31:11:16

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:11:16

Question complémentaire.

Alba Zuniga Ramos ◌1:11:21

Merci, madame la présidente. Alors, on voit que la réponse est quand même très, très vague et je crois que les Montréalais méritent dans ces temps-ci des réponses concrètes pour savoir l'impact de ce type de mesures que, je répète, sont négatives, l'impact que cela va avoir sur leur vie. Alors je veux bien qu'on garde une vision positive et je sais que du côté de l'administration c'est le souhait, mais en réalité on n'a qu'à regarder ce qui se passe dans la ville pour se rendre compte que nous vivons dans des réalités parallèles. Alors écoutez, madame la présidente, on nous parle, en fait, qu'apparemment il y aurait un avis de la SPVM qui aurait été reçu. Les services de police de Montréal, les services de sécurité de la Ville de Montréal, est-ce qu'ils ont été en fait consultés en amont de cette décision? C'est vraiment important pour nous de le savoir parce que l'administration n'arrête pas de dire qu'ils travaillent avec ces services-là comme en étant des partenaires, mais c'est le moment de le savoir. Donnez-nous, en fait, de l'information concrète pour savoir comment ce type de décisions qui sont négatives pour la population ont été prises, madame la présidente.

Alan DeSousa ◌1:12:26

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:12:26

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:12:30

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, dans les revues des programmes et des activités, dans tous les comités, il y a des services centraux et des arrondissements. Dans le comité précisément dont on parle, il y avait 8 services centraux. Dont le SPVM et d'autres, et 5 arrondissements. Donc, est-ce qu'il y a beaucoup de monde autour de la table? Oui, il y a énormément de monde autour de la table. Est-ce qu'on s'est posé toutes les questions qui sont posées? Oui, évidemment, on partage les mêmes préoccupations, mais je rappelle, on essaie de trouver un équilibre et vraiment, on pense qu'on l'a trouvé entre la qualité des emplois que nous avons à la Ville et de les préserver, la sécurité des bâtiments la sécurité des Montréalais et Montréalaises. Et d'ailleurs, j'ai vu dans certains propos qui sont repris, on parle par exemple des usines d'eau potable. Alors, je tiens à rassurer tout le monde, nos usines, elles sont gardées 24 heures sur 24 par des gens. Elles sont pas laissées comme ça. Et toutes les opérations stratégiques de la Ville sont éminemment surveillées. Il n'y a aucun problème, je tiens à rassurer les gens.

Martine Musau Muele ◌1:13:37

10 h 44, ceci met fin à la période de questions des membres du conseil municipal. Nous en étions à l'étude des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. J'inviterai monsieur Limoges, leader de la majorité, à diriger ces travaux.

François Limoges ◌1:13:52

Oui, bien sûr, madame la présidente. Et cela nous amène au— nous avions adopté 80-20-46 à 20-50. Cela nous amène à 80-20-51 à 55. Et en 20-51, on approuve le projet de convention de contributions financières entre la Ville de Montréal et l'organisme Gérer son quartier. En 2052, on approuve le projet d'entente de subvention entre la Ville de Montréal et la Société d'habitation du Québec pour l'octroi d'une subvention d'un montant maximal de 5 206 297$ afin de permettre la réalisation du projet Habitation modulaire avec accompagnement. En 2053, on résilie unilatéralement le contrat accordé à Fujitsu Conseil Canada. En 2054, on accorde un soutien financier de 515 000 à Montréal International dans le cadre du Fonds de développement international de Montréal. Et en 2055, on abroge la résolution CG-250065.

Martine Musau Muele ◌1:14:50

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:14:53

Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur la 802054. Madame la présidente, le Fonds de développement international de Montréal, le FODIM, a été créé pour une raison simple: faire de Montréal un pôle international en attirant, en supportant et en gardant les organisations internationales, et c'est particulièrement crucial pour notre métropole. Géré par Montréal International, ce fonds nous aide à convaincre les organisations de s'installer ici, à les accueillir, à les soutenir dans leur croissance. Et ça marche. Près de 70 organisations internationales ont choisi notre ville. On est le troisième pôle en Amérique et c'est une richesse immense. On parle de 2100 emplois directs et de 450 millions de dollars en retombées économiques chaque année. Alors, madame la présidente, quel soutien la Ville apporte-t-elle à une mission si importante? 515 000$ cette année. C'est exactement la même chose qu'en 2024, en 2023, en 2022, en 2021. Avant ça, on parlait de 510 000$ et avant ça, on peut retourner jusqu'en 2003 où on était à 500 000$. En clair, madame la présidente, en plus de 20 ans, la contribution de la Ville a augmenté de seulement 15 000$. 15 000$, madame la présidente, c'est une augmentation de 3% sur 22 ans. Madame la présidente, le FEUDIM, c'est un levier essentiel. Et cette année, plus que jamais, on aurait dû venir augmenter notre soutien. Le contexte international est tendu, nos voisins du Sud se replient sur eux-mêmes et la guerre commerciale menace nos industries. Soyons clairs, ça peut venir ternir l'image de notre ville. Nous devons donc nous préparer à faire face à toute éventualité. Le FODIM peut nous aider à protéger nos acquis, à développer notre rayonnement, mais pour ça, ça prend des moyens. Ensemble Montréal le dit et le redit, il faut augmenter notre financement, d'autant plus que le Québec et le Canada ont compris l'urgence et que Montréal International a demandé dans les dernières années 900 000$ par année pour les années 2024 à 2026. Madame la présidente, il est temps d'agir, car on doit tout faire pour venir préserver nos sièges et nos organisations internationales. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:17:08

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌1:17:11

Droit de réplique au point 24. Écoutez, sur Montréal international, bien sûr que le CODIM est extrêmement important et on continue d'ailleurs à travers la diplomatie urbaine et les différentes missions dans lesquelles la mairie se rend à faire de l'attraction d'organisations internationales. La semaine dernière, on a d'ailleurs fêté un anniversaire important de l'OACI, l'OACI qui était menacé de peut-être partir de Montréal et qu'on a réussi à retenir avec Montréal International et avec le travail de l'équipe du Bureau des relations internationales de la Ville de Montréal, bureau dont on parle très peu souvent et dont j'entends très rarement l'opposition vanter les mérites parce que grâce à ce bureau-là on attire non seulement des organisations internationales, on va se rappeler la venue de ISSB en finance durable qui a choisi de s'établir à Montréal. Il y a Montréal International bien sûr qui fait de l'attraction, mais il y a aussi d'autres partenaires. On peut penser à Finance Montréal qui travaille énormément sur la question de l'attraction d'organisations et d'entreprises internationales dans le domaine de la finance durable. Bien sûr, les équipes en environnement qui vont travailler sur renforcer la posture de Montréal sur les questions de développement durable, sur les questions de transition écologique à l'international. Donc évidemment, Camille, on y croit, et si on n'y croyait pas, on n'aurait pas décidé d'investir davantage dans Montréal International, pas qu'à travers le CODIM, mais aussi sur la question des IDE, de l'attraction des investissements, de l'attraction des entreprises. On a annoncé un partenariat avec l'EMEI et la ministre Fréchette, 500 000 additionnels qui ont été donnés par la Ville de Montréal il y a quelques mois. Ça, j'entends pas l'opposition en parler, dire quoi que ce soit. Pourtant, c'est Projet Montréal qu'on le fait. Et puis 200 000 dollars qu'on investit dans la stratégie centre-ville pour des jeunes pousses. Alors écoutez, Madame la présidente, je comprends la stratégie de l'opposition officielle qui essaye de faire en sorte de dire que Projet Montréal, c'est pas le parti de l'économie, c'est pas le parti de la diplomatie, c'est pas le parti des instances internationales, mais les faits le prouvent, oui, on est au rendez-vous.

Martine Musau Muele ◌1:19:35

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌1:19:40

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. En droit de réplique sur le 80252, C'est important pour moi de me lever concernant l'octroi, en fait, de cette subvention, ces montants qui nous viennent de Québec à la hauteur de 5,2 millions de dollars pour soutenir le projet de la Ville de Montréal de maisons modulaires. C'est important pour moi de me lever parce que face à la crise des vulnérabilités, puis on en parle beaucoup, puis on sait à quel point les Montréalais et Montréalaises sont préoccupés. C'était très important pour moi de me lever pour porter la voix des Montréalais et Montréalaises il y a de cela à peu près 2 mois, avec ce cri du cœur au gouvernement du Québec en leur demandant de venir donner plus, de venir se mêler encore plus du dossier qui est le leur, celui de l'itinérance, mais aussi, on le sait, quand on parle des vulnérabilités, c'est la santé mentale, c'est la toxicomanie. C'était très important pour moi. Je me rappelle, à ce moment-là, l'opposition disait, bon, la mairesse qui chicane. Ce n'est pas chicaner que de se lever debout. Ce n'est pas chicaner que de se tenir droit et de dire, les Montréalais sont à bout de souffle. Ce n'est pas chicaner que de revendiquer son dû quand on est une métropole, une métropole bienveillante qui cherche des solutions, qui agit. Et ça, les Montréalais le savent. Et aujourd'hui, je me lève parce que je veux rappeler à tout le monde, dont l'opposition évidemment, mais surtout les Montréalais et Montréalaises qui nous écoutent, que la Ville de Montréal, on n'a jamais lésiné sur les efforts, même quand ça dépasse notre champ de compétences. On va se le rappeler, il y a une crise. Et honnêtement, elle existait, je dirais que depuis la COVID, ça a été exaspéré, c'est devenu plus fort parce qu'on a vu qu'il y avait plus d'écarts socio-économiques, plus de personnes avec des problèmes de santé mentale, plus de gens avec des problèmes de toxicomanie. Ce que vit Montréal, c'est ce qu'on vit aussi plein d'autres grandes villes et même d'autres municipalités du Québec. Mais c'est sûr, Montréal est une métropole, il y a plus de gens. Et là, ben, on se rend compte qu'il faut plus de ressources d'urgence. Alors on travaille avec Québec, on cherche des solutions, mais ça va pas assez vite, ça va pas assez loin. Alors oui, un plan national est nécessaire, mais en attendant, Parce qu'encore une fois, c'est ça revendiquer, c'est ça se tenir debout. C'est-à-dire, OK, le 23 décembre, toujours pas de ressources d'urgence alors qu'on sait que les refuges débordent. La Ville de Montréal lève la main, on prend l'ancien Hôtel de ville, c'est tout un symbole ça, on n'a pas envoyé les gens vulnérables à l'autre bout du monde, on les a, on a dit c'est ici que ça se passe, on va prendre l'ancien Hôtel de ville puis on va loger des gens. C'est pas du gros luxe là, une halte-chaleur, mais au au moins pour qu'ils soient au chaud. Puis après ça, on a ouvert l'autre halte-chaleur qui est dans Saint-Laurent. Parce que non, ça ne peut pas être juste le centre-ville qui accueille les personnes vulnérables, ce n'est pas possible. On veut un centre-ville dynamique, on veut un centre-ville vivant où les gens font des bonnes affaires, où les gens se sentent en sécurité. On le voit avec la situation du métro. Il faut nécessairement qu'on puisse, l'ensemble des arrondissements, mettre la main à la pâte. Donc, des ressources d'urgence, mais pour nous, ce n'est pas un mode de vie des ressources d'urgence. Puis on sait comment les refuges sont à pleine capacité. Alors on se dit, on lève la main encore, et ça plutôt cet automne, et on annonce qu'on va avoir des maisons modulaires. Le modulaire, c'est bien parce que c'est la transition sur le continuum pour lutter contre l'itinérance et les vulnérabilités. Il faut stabiliser les gens. Des ressources d'urgence, comme on le voit dans les refuges ou les haltes-chaleur. Après ça, du transitoire pour mener vers du logement social. Que le gouvernement du Québec tente de construire plus rapidement et ça, pour nous, c'est une bonne nouvelle. Mais on est loin du compte, mais il faut continuer à travailler très fort. Le transitoire, c'est une façon de stabiliser les gens, d'amener des personnes qui peut-être se retrouvent dans l'itinérance parce que justement ils ont perdu leur logement, la récession a été dure, ils ont peut-être un enjeu de santé mentale, mais qu'on sait qu'on va pouvoir stabiliser dans une ressource temporaire avec du soutien soutien communautaire que l'on a bien sûr négocié avec le gouvernement du Québec. Parce qu'encore une fois, c'est ça, c'est ça le rôle d'une ville, c'est ça le rôle d'une mairesse, c'est de porter la voix des Montréalais et des Montréalaises. Pas faire le tapis, pas juste dire, ah ben coudonc, c'est comme ça puis on va attendre. Non, c'est d'agir puis de prendre des solutions puis de les mettre en application. Cette contribution-là, c'est pour 90 unités, on peut en faire plus. On l'a déjà dit, je l'ai dit au gouvernement du Québec. Ils ont bien entendu, ils sont contents. Savez-vous pourquoi? Pour le gouvernement du Québec, c'est une aubaine d'une certaine façon ce qu'on leur propose. Nous prenons les terrains de la Ville que l'on met à la disposition du gouvernement du Québec. On a déjà acheté avec, on avait acheté déjà les roulottes, les roulottes de chantier qui vont devenir les modulaires. Et là, on a demandé au gouvernement du Québec, ben écoutez, comme c'est dans votre champ d'action, on aimerait ça que vous puissiez nous rembourser et prendre en charge. Ils ont dit oui parce que le cri du cœur a porté, parce que c'est la bonne chose à faire. Alors ça, c'est une excellente nouvelle et d'ailleurs, je tiens à dire que les conversations qu'on a avec le gouvernement du Québec vont bon train. Ça, c'est de bonnes nouvelles aujourd'hui. On pense que— j'ai eu beaucoup de discussions entre autres avec le ministre des Finances, monsieur Caillé, monsieur Caillé, voyons donc, Éric Girard, c'est là Éric qui me mêlait. Monsieur Girard, et qui évidemment comprend la situation. C'est un fier Montréalais, il voit bien la vulnérabilité dans les rues, puis il sait que ça a un impact sur le milieu des affaires puis notre attraction également. Donc j'ai bon espoir que dans le budget on va avoir des bonnes nouvelles et qu'entre autres nos haltes-chaleur, qu'on a pris à même l'argent des Montréalais qui paient déjà des taxes pour des services sociaux parce que c'est une mission d'État de s'occuper des personnes plus vulnérables de notre société, Mais j'ai confiance qu'on va trouver une solution. J'ai également discuté avec la ministre Rouleau, la ministre responsable de l'Habitation, madame Durand-Sault, la ministre de la Forêt également. Donc, il y a une compréhension. Monsieur Carman, évidemment, qui est toujours de bons conseils. Il y a aussi des projets, je tiens à rassurer les Montréalais, l'appel d'offres qui a été lancé par le gouvernement du Québec avec l'aide du fédéral, avec qui on travaille très, très bien depuis des années quand il est question de faire des logement rapide pour les personnes en situation d'itinérance. L'appel à projets du gouvernement du Québec a été lancé juste avant Noël. On pense avoir de bonnes nouvelles, c'est ce qui nous a été annoncé hier, la semaine passée, par le CIUSSS. Donc ça, ça devrait être des places supplémentaires, plus les ressources d'urgence et de transition. Donc on avance, on avance, et ça c'est absolument nécessaire. Maintenant, ce que je veux dire en terminant, et ce que j'espère que je veux que tous les Montréalais nous entendent, c'est que du transitoire, ça demeure une bonne solution pour les raisons que j'ai évoquées. On a un projet de 30 places encore à installer quelque part et ça tombe bien parce que des terrains, il y en a partout à travers la ville. Puis encore une fois, ça ne peut pas être seulement dans le centre-ville, c'est impossible si on veut s'assurer d'avoir une équité territoriale, je le dis souvent, L'équité territoriale, c'est aussi pour les installations sportives et culturelles, mais c'est aussi pour pouvoir bien s'occuper de notre monde, peu importe qui ils sont. D'ailleurs, je tiens à remercier le maire de Saint-Laurent, avec qui on a travaillé pour avoir l'hall de chaleur de la STM, et ça, c'était important de le faire aussi. Alors, il y a d'autres terrains à travers la ville, pas juste dans les territoires de Projet Montréal. Je remercie la mairesse de Côte-des-Neiges Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, madame Gracia Kasoki Katahwa, qui va accueillir 30 modulaires. Également, la présidente du comité exécutif, Émilie Thuillier, qui est également la mairesse d'Ahuntsic-Cartierville, doit prendre 30 unités. Il y a 30 unités qui restent à installer quelque part et je compte sur l'ensemble de mes collègues. Et bien sûr, je me tourne du côté de l'opposition parce que c'est correct que vous vouliez vous impliquer. Vous avez des propositions pour l'itinérance, c'est parfait. C'est parfait parce qu'on est une ville, on est un conseil, on cherche des solutions. Mais ça, c'en est une concrète en titi. Et j'aimerais vraiment ça, j'aimerais vraiment ça que les oppositions, le reste de la Chambre, quand on va présenter le projet de 30 unités, et je vous le dis tout de suite, je travaille déjà avec Québec pour qu'il y en ait plus d'unités. Et ça, c'est une volonté ferme. Et je sais que mon collègue Luc Rabouin, c'est une proposition qu'il accueille. Qu'il a mis de l'avant pendant sa campagne et avec raison. Parce que si on veut sortir les gens de la rue, oui, il faut des ressources d'urgence, mais il faut soutenir les gens dans la dignité et le transitoire permet d'amener les gens justement vers cette dignité, les bons soins, au bon endroit, au bon moment. Mais pour ça, on va avoir besoin de l'opposition et qu'ils lèvent la main eux aussi parce que ça demande des problèmes, ça demande tout un village, j'ai envie de dire, ça demande une ville au complet pour gérer cette pour bien s'occuper des gens vulnérables et aussi s'assurer que l'ensemble des autres domaines, que ce soit le transport, l'économie, continuent à bien rouler. Mais ce qu'on veut éviter évidemment, c'est qu'il y ait un bris. On veut s'assurer que nos quartiers demeurent des milieux de vie intégrés, mais on le sait que quand il y a des petites ressources comme des 30 unités, il y en a plein à travers la ville et ça marche bien. Et ça, je sais qu'il y en a aussi dans les arrondissements de mes collègues de l'opposition. Donc je sais qu'ils vont lever la main, c'est sûr, parce que c'est tellement positif et c'est ce que les Montréalais nous demandent, qu'on lève la main, qu'on soit pas peureux, qu'on soit courageux, qu'on se dise, OK, comment on trouve des solutions. Alors en terminant, on va continuer à travailler sur les autres éléments et là je suis obligée de quand même mettre, comment dire, mettre de l'avant certains éléments qui souvent sont mis de côté par mes collègues de l'autre côté de la Chambre, comme quoi la Ville de Montréal n'investit pas assez en itinérance. Je m'excuse, mais pour moi, c'est complètement déconnecté et ça ne parle pas de la réalité. On choisit des éléments pour pouvoir faire de la nouvelle, mais quand on sait que la Ville de Montréal, c'est notre administration, quand on parle d'itinérance, 600 millions pour acheter des terrains puis des bâtiments qu'on revend à très bas prix à des organismes communautaires pour faire du logement pour les personnes vulnérables, ça, c'est du réel. Ça, c'est du concret. Quand on a mis EMIS en place, c'est la première ville en Amérique du Nord, au Canada, qui a décidé de faire une brigade de travailleurs de rue, de travailleurs sociaux qui viennent porter main-forte aux policiers. Quand on va chercher 250 millions pour aller augmenter le nombre de policiers, le nombre de bottes dans la rue, parce qu'on sait qu'ils font un travail d'intervention également, ils travaillent en collaboration avec Émice et les autres intervenants. Et quand on continue de se lever debout pour pouvoir dire, et à Québec, et c'est le Fonds fédéral, il y a tout le monde, comme quoi, et Montréal, mais aussi des villes comme Toronto, comme Vancouver, et maintenant on le vit à Québec, on le vit à Alma, les caissons d'itinérance ne peuvent pas se limiter à une ville. Et je suis heureuse parce que dans l'espace public, c'est compris, c'est compris qu'on ne peut pas demander à des citoyens à même leurs taxes municipales de s'occuper d'un enjeu social aussi important. Alors, je ne suis pas en train de dire qu'au Projet Montréal on fait tout parfaitement, mais on a le cœur à la bonne place, puis on cherche, puis on soulève chaque pierre, puis oui, on se tient debout, puis en même temps, on négocie, puis on parle, on parle avec le fédéral qui a toujours été un grand collaborateur, puis on va continuer à travailler avec le provincial parce qu'ils savent qu'on veut trouver des solutions pérennes, Parce que si on travaille chacun de notre bord, on n'y arrivera pas. C'est un problème qui dépasse les frontières d'une rue, d'une ruelle, d'un quartier, d'un arrondissement puis d'une ville. C'est un problème de société, il faut trouver des solutions ensemble. Très fière de voter ce sommaire et j'espère que tout le monde va le voter avec enthousiasme. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:31:49

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 2051 à 2055 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:31:59

Madame la présidente, un seul point restant au chapitre 20, c'est le 2055. Si on accorde un contrat de gré à gré à Julie De Roy, chargée de projet pour des services professionnels de muséologue.

Martine Musau Muele ◌1:32:10

En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 2056 dans les dossiers d'orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 30.

François Limoges ◌1:32:19

Madame la présidente, nous allons réunir les items 3001 à 3005. En 3001, on adopte la partie de l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 pour Sainte-Anne-de-Bellevue. En 30-02, on approuve le projet de convention de financement à intervenir entre la Communauté métropolitaine de Montréal et la Ville de Montréal pour les projets contribuant à la mise en place de la Tram verte et bleue. En 30-03, on approuve le paiement de la somme non contestée avec intérêts au taux légal de 5% en faveur de Rose-Marie Lafrenière, en prévision de l'acquisition de 3 lots vacants lui appartenant. En 30-04, on adopte la partie de l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940, cette fois pour Montréal-Est. Et en 3005, qu'on adopte une résolution du conseil d'agglomération de Montréal qui désigne l'immeuble sur lequel le droit de préemption est exercé pour une durée depuis 10 ans.

Martine Musau Muele ◌1:33:10

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des points 3001 à 3005 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 42.

François Limoges ◌1:33:21

Madame la présidente, effectivement, chapitre 42, 3e que nous allons réunir alors de 4201 à 4203. En 4201, on adopte un règlement abrogeant le règlement autorisant un emprunt de 600 000 pour financer l'achat d'un véhicule à ausculter la chaussée. En 4202, c'est un règlement autorisant un emprunt de 100 millions de dollars pour financer l'acquisition d'immeubles et les travaux préparatoires requis pour la construction de logements sociaux. En 4203, c'est le règlement établissant le programme d'aide financière visant le développement de projets d'affaires de salles de spectacles indépendantes de moins de 1000 places.

Martine Musau Muele ◌1:33:54

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌1:33:57

Oui, merci, madame la présidente. Je vais laisser madame Rossi intervenir avant, j'imagine que c'est sur le même point.

Martine Musau Muele ◌1:34:07

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌1:34:11

Merci, madame la présidente. Alors, j'interviens bien entendu sur le 804203. Madame la présidente, je suis heureuse de constater que l'administration a finalement décidé d'agir pour préserver, pour protéger nos lieux de diffusion indépendants. Montréal a la chance de compter sur des salles de spectacle et des lieux de diffusion dynamiques qui offrent des programmations diversifiées, des programmations audacieuses. Ce programme était nécessaire. Nos lieux de diffusion font face à des défis importants, notamment le manque de financement. Ensemble Montréal avait proposé la création d'un programme similaire à l'automne dernier. L'administration de Projet Montréal avait alors minimisé l'idée, affirmant que ce n'était pas le rôle de la Ville de Montréal de financer ces lieux. Je me souviens de mon collègue Luc Rabouin qui trouvait notre position proposition d'idée saugrenue. Aujourd'hui, malgré le manque de collaboration de l'administration, je suis satisfaite de voir que notre idée a progressé et que l'administration a changé d'avis. Je note également avec intérêt que l'administration utilise PM Montréal, comme nous l'avions suggéré, alors que les responsables du dossier semblait ignorer que PME Montréal gérait déjà des dossiers similaires et des programmes similaires. Madame la Présidente, ce nouveau programme, c'est une bonne nouvelle, mais il arrive un peu tardivement. Il aurait dû être adopté il y a plusieurs années. De plus, ce financement doit être pérenne et flexible. Au cours des dernières années, de nombreux lieux de diffusion indépendants ont fermé les portes. Notamment dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, mais pas seulement là. Je pense au Divan Orange, au La Tulipe, à l'Arterre, au Tusky, à l'Inspecteur Épingle, à l'Escalier, à la Vitrola, au Scafandre, et je les nomme pas tous, on en passe. Ces salles ont fermé pour 2 raisons principales: le manque de financement, bien entendu, mais aussi la réglementation sur le bruit inadaptée. Et là-dessus, on se rappelle, il n'y a pas si longtemps, du La Tulipe. Sur ce deuxième point, l'administration tarde à agir alors que 75% des lieux de diffusion indépendants se trouvent sur le Plateau-Mont-Royal et dans Ville-Marie. Aucun de ces deux arrondissements n'a adopté une nouvelle réglementation sur le bruit comme le prévoyait pourtant la politique de la vie nocturne. Madame la présidente, nous devons mieux soutenir la culture montréalaise. Les lieux de diffusion indépendants sont essentiels à l'identité de Montréal. Alors, j'invite mes collègues à appuyer ce programme qu'Ensemble Montréal, faut pas oublier, Ensemble Montréal, on l'avait proposé, mais c'est tellement la stratégie de l'administration. Nous, on arrive avec des motions, on veut changer des choses, ils votent contre. Après ça, ils disent que nous, on est négatifs, parce que, mais après ça, une couple de mois après, ils ressortent la motion qu'on avait faite, et puis tout d'un coup, ça devient un programme qu'on avait proposé, mais ça vient d'eux, de leur grand génie, alors que c'est nous qui l'avons proposé. Puis on est négatif, faut pas oublier. Alors quand on parle de vouloir collaborer, c'est aussi accepter les changements que l'opposition peut proposer plutôt que de le faire de la façon que ça a été fait actuellement et comme c'est toujours fait, de revenir quelques mois après avec les motions qui sont proposées par l'opposition. Alors comme je disais, j'invite mes collègues à appuyer ce programme qu'Ensemble Montréal avait proposé en octobre dernier. Et j'encourage aussi l'administration à accélérer le changement nécessaire à la protection de nos lieux de diffusion pour qu'on arrête de fermer des lieux de diffusion à Montréal pour un manque de programmes qui étaient nécessaires.

Martine Musau Muele ◌1:38:39

Monsieur Alan De Sousa.

Alan DeSousa ◌1:38:44

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, ce 4202 Ici, nous en avons plusieurs, un montant de 100 millions de dollars qui est consacré pour faire les travaux préparatoires pour le logement social, mais en lisant le dossier pour les décisions antérieures, on constate que le 24 octobre 2024, il y a eu un emprunt de 80 millions, encore le 24 octobre 2024, un autre montant de 95 millions, 24 octobre 2024, un montant de 65 millions et le 20 juin 2024, c'est 65 millions. Au-delà de ces 4 montants-là, vous avez maintenant un nouveau montant de 100 millions de dollars. Est-ce qu'on peut avoir un compte-rendu pour les montants en question, pour les montants empruntés, pour les règlements d'emprunt en question pour les logements, pour avoir une décision de où est-ce que cet argent va être dépensé? Parce qu'à date, il y a très peu de détails mais les montants sont significatifs. Donc, on souhaitera de l'avoir déposé au conseil d'une façon écrite ou verbalement, puis par la suite écrite, une listing détaillée de où cet argent cumulatif qui totalise 95, 65, 65 et 100 millions, où est-ce que cet argent va être dépensé. C'est l'argent des Montréalais, puis on a le droit de savoir savoir où. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:40:08

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌1:40:11

Oui, merci Madame la Présidente. Alors ça va être sur le 4203. Écoutez, on est très fiers d'arriver, et ce sera en droit de réplique, on est très fiers d'arriver avec ce programme. On va se rappeler que la motion qui avait été proposée par l'opposition visait à financer le fonctionnement des salles de spectacles indépendantes. Et à un moment donné, c'est important de recadrer les choses. Nous, on doit y aller dans le cadre de notre carré de sable comme ville qui est responsable, qui écoute ses partenaires. Le financement de la culture, c'est la responsabilité de toutes et tous. Le financement au fonctionnement, à la mission, c'est surtout la responsabilité du gouvernement du Québec, et on doit continuer collectivement de faire appui à ces demandes de fonctionnement. Nous on est arrivé avec un programme qui a été demandé par les salles de spectacles indépendantes, qu'on a travaillé avec les salles de spectacles indépendantes, qu'on n'a pas encore une fois sorti d'un chapeau. C'est du travail de longue haleine, c'est du travail qu'on fait en respect de ce que nous demande— Madame Rossi s'il vous plaît. C'est du travail qu'on fait en respect des demandes que posent les salles de spectacle indépendantes, ce qu'ils souhaitaient de la part de la Ville de Montréal et du service de développement économique. Et je tiens à rappeler ici l'agilité de notre administration parce que la culture, c'est pas seulement l'affaire du service de la culture. La culture, ça nous tient à cœur, on travaille de façon transversale, on travaille avec l'ensemble des outils et des services qu'on a à notre disposition et aussi bien du point de vue politique que du point de vue de la fonction publique, la protection de la culture, des salles indépendantes, des artistes indépendants, des petits artistes en émergence, je veux dire dans Hochelaga-Maisonneuve il y en a tellement, il y en a tellement qui avaient besoin de ce programme-là pour pouvoir se développer, pour pouvoir aller plus loin. Alors ce qu'on vient faire ici avec ce nouveau programme, c'est vraiment financer le développement des petites salles de spectacle. On vient les aider avec des professionnels en entrepreneuriat via le réseau PME Montréal qui va les soutenir à revoir leur politique et leur pratiques pour achalander les salles de spectacle, revoir leur plan d'affaires pour pouvoir par exemple adapter la programmation, la mettre à disposition de nouveaux types de clientèle, de nouveaux types de spectateurs, les insérer aussi dans leur milieu plus locaux. Bref, ce programme-là, encore une fois je tiens à le répéter, qu'on a fait avec les regroupements des salles de spectacles indépendantes, il répond vraiment à un besoin précis, niché, demandé par les acteurs du milieu de la culture. C'est aussi une réalisation concrète dans le cadre de la politique de la vie nocturne. C'est un programme qui s'insère complètement et en adéquation avec cette idée de soutenir différents types de milieux culturels dans différents types d'environnements partout sur l'île de Montréal. Les salles de spectacles indépendantes, c'est ce qui fait l'ADN de la culture montréalaise. C'est ce pourquoi les Montréalais, le vendredi soir, quand ils sont— ils ont fini le travail, ils ont envie d'aller voir une pièce de théâtre dans un petit— dans une petite salle, ils ont envie d'aller voir un show d'humour à côté de chez eux et boire une bière. C'est ça la qualité de vie à Montréal, c'est parce qu'on a cet accès-là et parce que cet accès-là on veut le maintenir, parce qu'on y croit sincèrement, profondément, parce que c'est pas que du développement économique, c'est surtout la préservation de nos milieux de vie et le rayonnement des artistes, de tous les artistes, de la relève, des grands noms qu'on connaît qui vont faire des shows de rodage au Terminal par exemple, ou qui vont bientôt ouvrir dans Hochelaga-Maisonneuve, ça on y croit et ces petites salles-là on veut les protéger, on veut les accompagner, mais ça, ça ne veut pas dire que nous comme ville on doit continuer à prendre plus de responsabilités. Le milieu de la culture en ce moment est extrêmement clair, ce qu'il nous demande c'est de les soutenir avec les outils qu'on a, c'est ce qu'on fait, c'est ce qu'on utilise avec ce programme-là, Et ils nous demandent de les soutenir dans leurs revendications auprès du gouvernement du Québec. Alors, madame la présidente, je pense que pour tous les élus qui ont à cœur le milieu de la culture, la préservation de nos salles de spectacles indépendantes, leur rayonnement, je pense qu'au lieu de se chicaner sur qui fait quoi, on serait mieux de se mettre ensemble pour soutenir réellement les artistes et la culture, puis faire les demandes à Québec.

Martine Musau Muele ◌1:45:15

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:45:21

Oui, merci, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 80.42.02. Alors, ben, on le sait, c'est un règlement d'emprunt, donc les collègues sont habitués. Quand on a un règlement d'emprunt, c'est pour aller chercher des crédits qui ont été d'abord adoptés dans le budget. Donc, on l'a vu dans le budget, notre administration fait des gestes qu'ils n'ont jamais faits auparavant, d'investir pour acheter des logements. Donc, ça peut être des immeubles, en fait, ça peut être des terrains, ça peut être des immeubles où il n'y a pas de logements, ou ça peut être des bâtiments où il y a des logements déjà, des locataires, et on s'occupe des locataires. Donc, c'est sans précédent. Notre collègue nommait les précédents règlements d'emprunt. Donc évidemment, si on va chercher un nouveau règlement d'emprunt, c'est qu'on en a besoin parce que notre administration achète des terrains, achète des immeubles pour contrer les rénovictions, pour atteindre notre objectif de 20% de logements hors marché en 2050. Et donc, c'est vraiment dans cette lignée que nous avons un règlement d'emprunt aujourd'hui pour continuer à faire cet investissement massif nécessaire en logement social pour notre population. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:46:37

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des points 4201 à 4203 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 50, monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:46:51

Madame la présidente, au chapitre 50, 2 items. En 50, on va réunir 5201 et 5202. En 50-01, on autorise l'entente de prêt de services entre la Sûreté du Québec et la Ville de Montréal pour l'affectation d'un minimum de 2 policières du service du SPVM à la division des normes professionnelles de la SQ. En 50-02, on autorise l'avenant numéro 2 prolongeant pour une durée d'une année l'entente de prêt de services entre la Sûreté du Québec concernant l'affectation d'un maximum de 9 policières du SPVM SPVM à l'Escouade nationale de répression contre le crime organisé.

Martine Musau Muele ◌1:47:32

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 50-01 et 50-02 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:47:41

Au chapitre 51, un seul point. En 51-01, on nomme les membres du comité technique pour une durée de 2 ans tel que prévu au règlement du conseil d'agglomération. Sur la délégation de l'entretien du réseau principal d'aqueduc et d'égouts aux municipalités liées.

Martine Musau Muele ◌1:47:56

En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 51.01, des dossiers en orientation au conseil d'agglomération, sous le chapitre 80. Ce qui nous ramène à l'étude des dossiers de ce conseil municipal en débutant avec le chapitre 20. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:48:11

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.01 à 20.05. En 20.01, on accorde un contrat à CGI Environnement pour travaux de réhabilitation de conduites d'égout par chemisage dans divers rues de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Et tel que prévu lors de l'adoption de l'ordre du jour, j'avais déposé un amendement pour ce point. Et le point 20.01 est amendé par le retrait dans la recommandation de la phrase stipulant que le contrat sera accordé conditionnellement à l'obtention de l'aide financière à recevoir du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation dans le cadre du programme de subvention PRIMO. Une partie des travaux de réhabilitation est plutôt admissible dans une subvention au programme de la TECQ, Taxe sur l'essence et la contribution du Québec. En 20-02, on accorde un contrat à Sonexin Services environnementaux pour des travaux de réhabilitation de conduite d'eau secondaire par chemisage et de voirie sur le Plateau-Mont-Royal. Le point 20-02 est amendé par le retrait dans la recommandation de la phrase stipulant que le contrat serait accordé conditionnellement à l'obtention de l'aide financière à recevoir du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation dans le cadre du programme de subventions PRIMO. La totalité des travaux de réhabilitation est plutôt admissible à une subvention programme de l'ATECQ. En 2003, on accorde un contrat à In Situ Form Technologies Limitée pour des travaux de réhabilitation de conduites d'égout par chemisage. En 2004, on accorde un contrat à In Situ Institut Formes Technologies pour des travaux de réhabilitation par chemisage dans l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. Et le point est amendé par le retrait dans la recommandation de la phrase stipulant que le contrat sera accordé conditionnellement à l'obtention de l'aide financière à recevoir du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation dans le cadre du programme de subventions PRIMO. Une partie des travaux de réhabilitation est plutôt admissible à une subvention au programme de la TSCQ. Et en 20-05, on approuve un projet de convention de service de gré à gré entre l'Association des sports de balle à Montréal et la Ville de Montréal.

Martine Musau Muele ◌1:50:11

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des points 20-01 à 20-05 ainsi que l'amendement aux points 20-01, 02 et 04 pour les modifications énoncées par monsieur Limoges. Poursuivons.

François Limoges ◌1:50:25

Madame la présidente, nous allons réunir les systèmes de En 26 à 26, en 26, on approuve un projet d'avenant à l'entente de collaboration intervenue entre le ministère des Transports et la Mobilité durable du Québec et la Ville de Montréal. En 20-07, on approuve un projet d'acte par lequel la Ville de Montréal renonce à son option d'achat sur l'immeuble constitué d'un lot du cadastre du Québec sur la rue Provençale. En 20-08, on résilie l'entente d'occupation à long terme entre l'Espace Christin conclue entre la Ville de Montréal et l'Université du Québec à Montréal. En 20-09, on exerce l'option de première prolongation et on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Lafarge Canada. En 20-10, on approuve une entente de contribution d'aide financière entre la Ville de Montréal et Sa Majesté le Roi-cheffe du Canada pour le projet d'acquisition de stations électriques du système de vélos Bixi.

Martine Musau Muele ◌1:51:15

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20-06 à 20.10. Poursuivons.

François Limoges ◌1:51:21

Nous allons réunir, madame la présidente, les items 20.11 à 20.15. En 20.11, on accorde un contrat à Pavage Desjardins pour des travaux de planage et revêtement à des arrêts d'autobus à divers endroits de la Ville de Montréal. En 20.12, on exerce la première option de renouvellement dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec 9363-9888 Québec Inc. En 20.13, on accorde un contrat à ForAction pour des travaux de remplacement de branchements d'eau en plein voirie. En 2014, on accorde un contrat de gré à gré à Technologies C-Connected pour l'acquisition d'un système de prêt de tablettes et d'ordinateurs portables au Centre Sanaq. En 2015, on accorde un contrat à Construction Viatec pour des travaux de voirie dans divers endroits de la Ville de Montréal.

Martine Musau Muele ◌1:52:01

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:52:10

Oui, après cette gorgée d'eau de la Ville de Montréal, Nous allons réunir les items 26 à 28. En 26, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé de gré à gré à la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada, le contrat CM 23-12-62. En 27, on conclut une entente-cadre avec le regroupement des firmes Riopelle Dion Saint-Martin et Gébillet Experts-Conseils. En 28, on conclut une entente-cadre avec le groupe Géninov pour des services professionnels de surveillance de travaux. En 2019, on approuve l'acte hypothécaire unilatéral de ProAnima Montréal en faveur de la Ville de Montréal pour l'acquisition et l'aménagement d'un immeuble sur le boulevard Pie-IX. En 2020, on accorde un contrat à Bruno Électrique pour la réalisation des travaux d'aménagement de corridors de mobilité durable.

Martine Musau Muele ◌1:52:58

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20.

François Limoges ◌1:53:03

Pour Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 2021 à 2025. En 2021, on accorde un contrat à ForAction pour des travaux de réalisation de conduite d'eau secondaire par chemisage, cette fois à Pierrefonds-Roxboro, Lachine, Ahuntsic-Cartierville et Saint-Laurent. Et tel que stipulé, le point 2021 est amendé par le retrait dans la recommandation de la phrase stipulant que le contrat sera accordé conditionnellement à l'obtention de l'aide financière financière à recevoir du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation dans le cadre de programmes de subvention primo. La totalité des travaux de réhabilitation est plutôt admissible à une subvention au programme de la TECQ. Monsieur Dominique, je vais venir à l'appel des points, si vous permettez, madame la présidente, et monsieur Péry pourra lire son rapport. En 2022, on accorde 16 contrats aux firmes 9395 01-20 Québec Inc., Environnement routier Énergie et JMB Environnement Inc. En 2023, on accorde un contrat à Charex pour des travaux d'aménagement du parc Irma Levasseur et des travaux de voirie, d'éclairage et d'utilité publique dans les avenues Dollard, Wiseman et Ducharme. En 2024, on autorise la modification des pourcentages d'augmentation maximale annuelle des loyers dans les conventions de contribution financière pour les projets de la Société locative d'investissement et de développement social sociale. Et en 2025, on accorde un contrat à Eau Viaire Québec pour les travaux d'égouts, de conduites d'eau, voirie, d'éclairage, de feux de circulation dans le chemin de la Côte-Sainte-Catherine.

Martine Musau Muele ◌1:54:31

Monsieur Dominic Perry.

Dominic Perri ◌1:54:34

Merci, madame la présidente. Donc, j'interviens cette fois pour déposer les rapports de la commission sur l'examen des contrats, évidemment, pour les rubriques 2021 à 2023. Pour lesquels les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. Premièrement, le contrat à la rubrique 20-21 pour les travaux de réhabilitation des conduites d'eau. Il faut savoir que la Ville procédera cette année à la réhabilitation par chemisage de ses conduites d'eau secondaires sur environ 17 kilomètres. Le projet a été divisé en 5 contrats en raison de l'envergure des travaux pour favoriser la concurrence. Le présent contrat, qui concerne les arrondissements d'Ahuntsic-Cartierville, de Lachine, de Pierrefonds-Roxboro et de Saint-Laurent, sera le troisième à être octroyé cette saison. L'appel d'offres a suscité l'intérêt de 3 soumissionnaires qui ont tous déposé une offre en deçà de l'estimation ForAction a soumis le prix le plus bas, qui montre un écart de 23% avec l'estimation. Le CIR dit avoir remarqué cette saison des écarts grandissants en faveur de la Ville pour des travaux de réhabilitation, alors que l'écart moyen a été de 13% l'année dernière, il est aujourd'hui de 18% en faveur de la Ville. Selon la responsable du dossier, cette baisse serait principalement attribuable à 2 facteurs: le prix de la gaine et la prévisibilité pour les entrepreneurs. Cette année encore, le CIIRQ a fait une présentation des projets à venir à l'Association des entrepreneurs entrepreneurs en construction du Québec, ce qui permet aux entrepreneurs de choisir les contrats qui les intéressent et mieux planifier leur saison.

Voix 2A1:56:50

Pour ce qui est du prix de la gaine, les invités n'avaient pas d'explication à cet égard. Cette baisse est certainement profitable pour la Ville, mais la commission croit que cet avantage risque d'être fragilisé par la guerre commerciale avec les États-Unis. Nous avons donc voulu savoir quel est le lieu de fabrication des gaines. Après vérification, les services ont informé la commission que la plupart des entreprises se procurent les produits aux États-Unis. Il est toutefois intéressant de savoir que Senexen fabrique sa propre gaine au Québec. Deuxièmement, je souhaite également intervenir sur les contrats à la rubrique 20-22 pour des collectes, des services de collecte et transport des matières recyclables. Il s'agit de 16 contrats séparés entre 3 firmes, dont l'entreprise au numéro 9386-0120, qui a obtenu 10 contrats. Ce qui attire l'attention dans le dossier étant les écarts Ce sont les écarts avec l'estimation qui se situent entre 24% et 49% en faveur de la Ville pour 9 lots. La commission a évidemment voulu obtenir des clarifications au sujet de ces écarts. Les responsables ont expliqué que certaines modifications ont été apportées aux exigences des contrats, par exemple. La prolongation, dans certains secteurs, des horaires jusqu'à 22 h dans 5 arrondissements. La redistribution des jours de collecte à 4 ou 5 jours. L'utilisation de l'application électronique GAD pour le suivi des véhicules autorisés. Ces modifications auraient contribué à obtenir des meilleurs prix. Il y a également des facteurs qui sont propres aux fournisseurs, comme la stratégie d'affaires, leurs marges de profit, la connaissance du territoire et leur localisation. Cela dit, l'entreprise Anjou-Mérot déposait des prix très concurrentiels. Concernant ces fournisseurs, la commission a voulu savoir si les vérifications nécessaires avaient été faites pour s'assurer qu'ils soient en mesure de bien gérer lesdits contrats, d'autant plus qu'ils s'étendent sur un vaste territoire. La commission a appris que plusieurs informations sont demandées des l'étape de l'appel d'offres, comme les équipements et les ressources humaines à la disposition des entreprises afin d'analyser leur capacité d'exécution du contrat. De plus, une rencontre de démarrage sera organisée avec l'entreprise afin de passer en revue les devis et les exigences. Cette réunion a lieu quelques semaines avant le début des opérations. Et voilà le risque. La commission est d'avis que cela laisse très peu de marge de manœuvre à la Ville pour intervenir si elle constate des lacunes et aux fournisseurs d'ajuster le tir. Le service a bien entendu les préoccupations de la commission et souligne qu'il va s'assurer que les contrats seront réalisés conformément aux attentes de la Ville. Et ceci, madame la présidente, complète mon intervention concernant le rapport sur la commission des contrats pour les 2 items que j'ai mentionnés. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:01:14

Madame Stephanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌2:01:18

Merci, madame la présidente. Donc, mon intervention porte sur le dossier 20.22. Madame la présidente, les Montréalais s'attendent à ce que leur ville offre des services de base impeccables. Il y a le déneigement, la propreté, la collecte des matières résiduelles et j'en passe. Malheureusement, Projet Montréal n'a pas réussi à honorer ce contrat en presque 8 ans au pouvoir. Pensons justement au recyclage dont il est question aujourd'hui. C'est désormais Québec, par l'entremise d'Écoentreprise Québec, qui gère et finance la collecte du recyclage à la place des municipalités. Quand on voit le chaos que ça a été à Montréal ces dernières années, c'est plutôt une bonne nouvelle. Toutefois, l'octroi des contrats demeure une prérogative de la Ville. Aujourd'hui, Projet Montréal nous demande de voter sur des contrats pour la collecte du recyclage dans 17 arrondissements, pour une durée de 5 ans et d'une valeur de plus de 123 millions de dollars, madame la présidente. On s'attend donc à une rigueur sans faille de la part de cette administration Projet Montréal, Plan Tramway, puisque la qualité de service public est en jeu. De leur côté, mes collègues à la Commission des examens des contrats ont questionné la Ville sur le fait qu'une seule firme allait assurer la collecte de 11 arrondissements, 11 arrondissements sur 17. Ça représente plus d'un million de Montréalais et Montréalaises, madame la présidente. Ceux-ci ont appris que l'administration de Projet Montréal n'a pas cherché à obtenir de confirmation que l'entreprise avait l'équipement et les ressources humaines nécessaires pour honorer ses contrats. Pire encore, madame la présidente, la Ville compte attendre quelques semaines, juste quelques semaines, avant le début des opérations pour le savoir. C'est le monde à l'envers. En fait, l'entreprise 9346-0120 Québec a indiqué dans sa déclaration d'entreprise de 2025 ne disposer que 1 à 5 salariés. 1 à 5 salariés pour desservir 11 arrondissements, presque 1 million de résidents, madame la présidente. Il existe donc un scénario selon lequel l'entreprise ne disposera pas des employés et des équipements suffisants pour effectuer le travail. Dans quel monde aura-t-elle le temps de se réajuster à quelques semaines du début de ses opérations au mois de novembre? Pour Ensemble Montréal, l'administration de Projet Montréal aurait dû évaluer la capacité de l'entreprise à fournir des services pour un si grand territoire avant l'octroi du contrat. Il y a plusieurs questions, madame la présidente, qu'il faut vraiment se poser quand on donne des contrats de 123 millions de dollars quand même. Que va-t-il se passer si l'entreprise ne réussit pas à obtenir suffisamment de personnel et d'équipements d'ici le début du contrat? Outre les amendes pour non-respect du contrat, quelles garanties la Ville de Montréal a-t-elle incluses à ces contrats afin d'assurer un service optimal aux citoyens? Aujourd'hui, nous n'avons aucune garantie que le 1 million de Montréalaises et de Montréalais des 11 arrondissements visés, soit la moitié de la population montréalaise, pourra bénéficier d'un service de qualité. Vrai service de qualité. Je suis personnellement inquiète pour les résidents de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, dans mon quartier que je représente, tout comme l'ensemble des Montréalais. Ils ont le droit d'avoir la garantie de services de qualité. J'ajouterai aussi que pour encourager les Montréalais à recycler davantage, une ville doit offrir des services de qualité. C'est pour toutes ces raisons que les élus d'Ensemble Montréal ont voteront en défaveur de ce dossier. L'administration de Projet Montréal a le temps de retourner à la planche de dessin d'ici la fin de ses contrats en cours. Elle doit absolument placer les citoyens au cœur de sa réflexion et vraiment penser à comment on peut mieux faire avec ses contrats, parce que vraiment, cette administration a maintenant un pattern qu'il n'y a pas de questions qui sont bien posées, puis il n'y a vraiment pas de gestion serrée par rapport aux contrats. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:05:21

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:05:25

Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 20.24. Madame la présidente, le dossier 20.24 peut sembler banal aux premiers abords, mais c'est un dossier qui est fort intéressant. On nous demande de venir modifier les pourcentages d'augmentation des loyers dans des conventions de contribution financière avec un organisme à but non lucratif qui gère différents logements sociaux dans 3 immeubles dans la Ville de Montréal. Le sommaire qui nous est présenté aujourd'hui, ça représente 92 unités et c'est des unités qui ont été mises en place, on s'en souviendra, dans la promesse du premier mandat de Projet Montréal de venir construire pendant le mandat 12 000 logements sociaux et abordables. Je ne ferai pas le retour historique, madame la présidente, il y a quelques années, de la comptabilité très originale dont fait preuve Projet Montréal pour venir nous démontrer qu'ils avaient tenu leur promesse de venir construire les 12 000 logements sociaux en question. Mais bref, il y a quand même eu, dans le cadre de ces ententes, certains projets qui ont levé terre, dont celui-ci. Donc, madame la présidente, en 2020 et en 2022, il y a 2 conventions qui ont été signées avec l'organisme en question pour venir s'assurer de l'abordabilité des logements que l'on retrouve sur les sites. Dans le cadre de ces ententes-là, il y avait comme condition à recevoir le financement de la Ville que la hausse des loyers dans les différents immeubles soit maintenue à un maximum de 2% par année pour venir préserver l'abordabilité desdits logements. Or, on se retrouve aujourd'hui avec un organisme, 4 et 2 ans plus tard, qui vient nous dire, on n'y arrive pas. La hausse de 2% pour venir préserver l'abordabilité, ça ne tient pas la route. On n'a pas les fonds pour venir rénover les logements comme on a besoin de le faire. Madame la présidente, la prémisse de l'administration de Projet Montréal, c'est justement de venir retirer du marché des logements en s'assurant qu'ils restent avec des loyers bas et l'on se retrouve dans une situation où les organismes nous disent, quand on fait ça, on n'est pas capable d'entretenir les édifices qu'on a et de s'assurer de venir préserver l'abordabilité des logements. Donc, le sommaire qui nous est présenté aujourd'hui remet en question l'ensemble du modèle qui est proposé de la part de l'administration. Mais quand on se penche en profondeur sur les conventions en question, je l'ai mentionné, madame la présidente, une entente de 2020, une entente de 2022. L'organisme et la Ville viennent nous dire aujourd'hui qu'il faut venir rehausser la hausse maximum des loyers de 2 à 5% sur la prémisse que les coûts et l'inflation ont augmenté dans les dernières années. Donc, on va revenir un petit peu sur l'historique encore une fois, madame la présidente. La dernière entente a été signée en septembre 2022. Septembre 2022, on était au maximum de l'inflation, 6,9% d'inflation quand l'entente a été signée. Et on venait nous dire, c'est garanti, la hausse va être de 2%, on préserve l'abordabilité. On est rendu aujourd'hui, madame la présidente, à une inflation de 1,7%. Ça a donc chuté de manière drastique depuis que l'entente a été signée. Et là, on vient nous dire, ça ne tient plus, ça ne tient plus du tout, les coûts sont tellement élevés, il faut venir s'accoter avec l'État, il faut augmenter les loyers, donc on demande d'avoir 5%. Donc, première question à l'administration, s'ils souhaitent réellement préserver l'abordabilité des logements, comment est-ce qu'ils viennent nous justifier tout d'abord leur modèle de venir nous dire on fait une entente, on promet aux locataires 2% de hausse, finalement on en fait 5, et comment est-ce qu'on vient justifier que la hausse fulgurante des dernières années, qui est en fait une baisse drastique, fait en sorte que le modèle ne tient plus? Donc ça, c'est ma première question pour l'administration. Ma deuxième question pour l'administration, c'est comment a été évalué l'impact sur les locataires? Quand un peu plus tôt cette année, le TAL a dit qu'il recommandait des hausses de 5,8%, j'ai entendu l'administration venir nous dire à quel point c'était des hausses importantes, qu'il fallait protéger les locataires des méchants propriétaires, que ça allait avoir un impact réel sur eux. Et ils n'ont pas tort sur une partie, madame la présidente. Ce sont très rares les Montréalais qui ont eu une hausse de 5% de leur salaire dans la dernière année. Donc moi, ma question pour eux est: est-ce que l'impact a été évalué auprès des locataires en question? Est-ce qu'on sait s'ils vont tous être en mesure, les locataires des 92 unités, de se maintenir dans leur logement? Est-ce qu'ils vont être capables de venir couvrir le 5% qui est demandé de la part de l'administration? Et est-ce que les travaux qui sont souhaités de la part de l'organisme ont été étudiés par l'administration? Est-ce qu'on le sait? S'ils sont pleinement justifiés. Je pense que ce sont toutes des questions qui sont particulièrement louables, madame la présidente, quand on crie haut et fort sur toutes les plateformes que l'importance pour nous, c'est de venir préserver l'abordabilité des logements, qu'on a investi des centaines de millions pour le faire, et que là, on a des sommaires où on vient dire mot pour mot, regardez, on modifie la convention pour que maintenant on puisse venir équivaloir le TAL. Mais si on vient accoter le TAL, par le principe même, on va suivre le marché. Donc, la préservation de l'abordabilité sur le long terme, j'aimerais encore une fois que l'administration me l'explique. Donc, madame la présidente, c'est beaucoup de questionnements auxquels on n'a malheureusement pas de réponse dans le sommaire, et j'espère que l'administration va pouvoir nous éclairer sur le contenu, parce que foncièrement, je trouve ça particulièrement inquiétant, très regrettable pour les locataires des 92 unités qui sont ici, et bien franchement, on vient ouvrir une boîte de Pandore, parce que si on vient dire que toutes les conventions qui ont été signées dans les dernières années pour venir assurer de l'abordabilité ne tiennent plus la route à cause des hausses de coûts et qu'on va renégocier entente sur entente pour venir augmenter les loyers, bien honnêtement, c'est particulièrement inquiétant pour l'avenir de notre métropole. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:11:28

Madame Marie-Andrée Mauger.

Marie-Andrée Mauger ◌2:11:34

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 20.22, J'aimerais vous dire qu'en cette Journée mondiale du recyclage, je suis très fière de vous soumettre le dossier pour les contrats de collecte et de transport des matières recyclables pour 17 des 19 arrondissements de Montréal, et ce pour les 5 prochaines années à compter du 1er novembre prochain. Pourquoi 17 arrondissements sur 19? Mais parce qu'on compte 2 arrondissements où la collecte des matières recyclables, elle est effectuée en régie. Donc, c'est un très gros contrat comme on n'en adopte pas à chaque conseil et c'est un processus qui a débuté donc l'automne dernier, mais même la stratégie de sollicitation du marché, la préparation des devis remonte déjà à plus d'un an. Donc, quand j'entends ma collègue de l'autre côté de la Chambre dire qu'on a le temps d'ici le 1er novembre de repartir en appel d'offres. Je trouve qu'il y a là une opposition choquante entre se décrire comme une opposition responsable et la proposition de s'improviser un nouveau processus d'appel d'offres à quelques mois seulement du début du contrat. Et pourquoi je dis quelques mois seulement? Quand on parle de contrat de collecte, on se prend toujours un an d'avance pour l'appel d'offres parce que justement on veut octroyer le contrat plusieurs mois d'avance. Dans ce cas-ci, 8 mois avant le début pour que justement que les entreprises adjudicataires aient le temps de s'équiper des véhicules nécessaires, d'embaucher la main-d'œuvre nécessaire et de tout faire leur chaîne logistique en fonction de leur carnet de commandes et des contrats qu'ils auront obtenus. Donc, ce n'est pas la première fois que la Ville de Montréal procède ainsi. Et justement, je veux saluer le travail du Service de l'approvisionnement et du Service de l'environnement dans cette stratégie de sollicitation des marchés. Parce que ça, ça n'a pas été mentionné par ma collègue, mais contrairement à des contrats précédents, cette fois-ci, on voit des résultats en deçà de l'estimation qui a été faite par un tiers neutre, pas nécessairement à l'interne à la Ville, donc une estimation qui se base sur les coûts actuels du marché. On a des réductions qui vont jusqu'à 52% en deçà de l'estimation. Pourquoi? Parce qu'on a étalé les jours de collecte, on a étalé les heures de collecte, on a revu les secteurs. Et tout ça, on ne l'a pas fait seul, on l'a fait avec Écoentreprise Québec. Parce que depuis le 1er janvier 2025, c'est Écoentreprise Québec qui représente les producteurs d'emballages, d'imprimés et de contenants, qui paye 100% de la facture de toutes les activités de collecte et de transport. Donc, les modalités ont été validées avec Écoentreprise Québec. Ce n'est pas de l'improvisation. Nous avons eu 8 soumissionnaires conformes et pour chacun des lots, nous avons eu au moins 3 soumissionnaires conformes, sauf dans un cas, un lot, on a eu 2 soumissionnaires conformes. En 2020, 2019-2020, la dernière fois qu'on avait sollicité le marché pour les matières recyclables, on était dans un cas où on avait 3 arrondissements avec un soumissionnaire unique. On n'était vraiment pas dans un cas où on avait réussi à aller chercher beaucoup de compétition et beaucoup d'offres. Donc, cette fois-ci, on est vraiment heureux de voir que la sollicitation du marché, elle a porté fruit. Sur la question du niveau de service, je veux vraiment rassurer la population à ce sujet-là. On a vraiment un niveau de service qui est est exigé avec des paramètres très serrés et on a des mécanismes à la Ville de Montréal pour s'assurer de la livraison du service de façon satisfaisante. On a les évaluations de rendement insatisfaisant qui est notre liste grise et on a aussi notre registre des personnes inadmissibles à soumissionner aux appels d'offres qui est notre liste noire. Et ça, ça fonctionne, je peux vous le dire. Dans le contexte de cet appel d'offres, on a justement une entreprise qui est inscrite sur notre registre des personnes inadmissibles à soumissionner, qui a contesté en cour la validité de son inscription et qui a perdu. Donc, le signal, il est clair. Lorsqu'on enfreint le règlement sur la gestion contractuelle, le signal que la Ville de Montréal donne, c'est: si on vous inscrit sur la liste noire, vous allez trouver le temps long pendant 5 ans. Et ça, c'est très important. Et pour ce qui est du nouveau joueur qui va desservir 11 arrondissements pour ce qui est des matières recyclables. Il dessert déjà Montréal, il était sur la rue Notre-Dame ce matin, il est dans plusieurs municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal. Donc, c'est une entreprise qui, en effet, est en pleine croissance, en plein déploiement, mais il y a toutes sortes de modèles d'affaires pour s'assurer que l'offre de services va être là. La sous-traitance, elle est autorisée dans le cadre des appels d'offres. Les devis techniques et tout ça sont 100% transparents, on les retrouve sur le site SEAO, le Service électronique des appels d'offres. Donc, je suis surprise aujourd'hui de voir mes collègues tomber des nues sur un processus qui n'est pas nouveau et qui, cette fois-ci, a été très fructueux au profit des Montréalaises et des Montréalais, parce qu'on va économiser plusieurs millions de dollars. Fait, c'est Écoentreprises Québec qui va économiser des millions de dollars parce que c'est Écoentreprises Québec qui rembourse dorénavant la Ville et toutes les municipalités du Québec à 100% dans les services de collecte. Donc nous, à la Ville, on va continuer d'exercer une gestion serrée des contrats pour s'assurer d'un niveau de service satisfaisant et j'invite tous mes collègues du conseil municipal à voter en faveur de ce contrat pour assurer service jusqu'au 31 octobre 2030. Je vous remercie.

Martine Musau Muele ◌2:17:28

Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌2:17:35

Merci beaucoup, madame la présidente. En droit de réplique sur le 20.24. Je tiens à rassurer mon collègue qui tout à l'heure est monté sur ses grands chevaux en se disant qu'il y a plein d'affaires qui ne sont pas écrites dans le sommaire. Je pense que si on sait lire, ça marche, ça fonctionne. Si moindrement on est capable de détecter qu'on fait aussi mention des loyers médians du marché, on voit grandement qu'on est en deçà. Alors, aux questions, en disant, ben écoutez, là, s'il faut rouvrir toutes les conventions pour permettre de suivre le TAL, ben on n'assure plus l'abordabilité. Bon, 2 affaires. La première, c'est que lorsqu'on regarde l'ensemble des données sur les dernières décennies, ce qu'on voit, c'est que le marché croît plus vite que les hausses du TAL. Alors déjà là, si l'ensemble du parc immobilier suivait les recommandations du TAL, on aurait été nettement en deçà de ce qu'ont vécu les Montréalais dans les dernières décennies, puis dans la dernière décennie particulièrement où ça a grandement augmenté. Première des affaires. Deuxièmement, il faut comprendre aussi que l'ensemble du parc qui est dans le logement social est fait par différentes conventions. Alors, si vous êtes dans un accès logis, ce que vous devez suivre, c'est les ententes, c'est le modèle financier d'accès logis et c'est d'être en deçà ou égal au loyer médian du marché, les LMM. Mon collègue peut googler ça ou mettre ça dans son moteur de recherche favori, puis il va voir LMM. C'est quoi le maximum pour être abordable dans accès logis et dans les PSL? Ensuite, ici, pour les cas de figure qui sont là, on n'est pas dans du accès logis, on n'est pas dans du FAC, on est dans l'axe 3. L'axe 3 était un axe où on sortait de la boîte, où on créait de nouvelles choses. Avec des OBNL qui disaient, ben moi, je veux réussir à faire du logement social, je veux faire du logement hors marché, puis j'essaie des modèles innovants. C'est ça qu'on a devant nous. Or, on a atteint le but, les sortir du marché spéculatif, faire en sorte qu'ils avancent drastiquement, drastiquement plus faiblement que le marché privé. Privés. Là, ils ne suivent pas du tout la même courbe et on n'est pas dans le même montage financier qui assure la rentabilité d'un accès logis ou d'un FAC. Alors, est-ce que SOLIDE a besoin d'aller au-delà du 2%? La réponse est oui. Est-ce que ça va faire en sorte qu'ils vont rester abordables? La réponse est oui. Est-ce que même si on suivait le TAL, est-ce que ça resterait abordable? La réponse est oui. Est-ce que ça va suivre cette trajectoire-là? La réponse est non, ce sera en dessous. À mon collègue qui dit, est-ce qu'on a regardé ça veut dire quoi pour monsieur, madame tout le monde qui habite là? La réponse est oui, bien sûr, parce que lorsqu'on regarde les LMM, Autrement dit, un logement accès logis, un accès logis, ou le maximum dans le privé pour un PSL. Pour un logement sur l'édifice de la rue Victoria, le gouvernement nous dit, ça change à chaque année, c'est 845 piastres que c'est fixé pour un studio. Ça, c'est un logement social accès logis, 845$. Combien ça coûte avec un studio pour 2025, une fois qu'on l'aura augmenté de 5%? C'est 707$. Fait que même avec l'augmentation prévue, on est à 84% de ce qui est un accès logis en 2024. Ça vous donne une idée. Même chose pour une chambre à coucher où on est à 844$ pour être un accès logis, c'est 1000$ par mois.

Voix 2D32:22:25

C'est ça.

Benoit Dorais ◌2:22:26

Encore une fois, on est à 84%. Puis je peux descendre la liste comme ça. Sur la 6e Avenue, les loyers projetés avec ce qu'on autoriserait aujourd'hui 774 piastres. Logements accès logis, 1140. On est à 68% de ce qui est un accès logis. Alors, à mon collègue qui s'inquiète, est-ce que ça va faire en sorte qu'on va augmenter puis faire en sorte que la courbe soit vraiment fulgurante et ascendante? La réponse est non. Ceci dit, on autorise une autre affaire, madame la présidente, puis que mon collègue n'a pas rien dit. Là, j'imagine que ça défaisait son espèce de scénario où on se pétait une coche. C'est simple, ce qu'on vient dire, c'est qu'on enlève la limitation des PSL. Donc, autrement dit, dans l'entente que nous avions avant, on limitait pour SOLIDE le nombre de programmes de suppléments au loyer qu'ils pouvaient aller chercher pour ces locataires. Et l'entente qu'on va signer aujourd'hui, on vient dire non, c'est correct. Si SOLIDE est capable d'aller chercher plus de PSL au gouvernement pour s'assurer que les gens paient encore moins que les montants que je vous ai mentionnés, On y répond favorablement. Alors, c'est ça qu'on fait aujourd'hui, madame la présidente. On permet à SOLiD d'enlever un carcan qui n'avait pas été éprouvé. On n'est pas dans Accès Logis, on n'est pas dans une Xe version du FAC, on était dans un programme exploratoire. C'était ça qu'on faisait et on va continuer à le suivre. Et l'ensemble des autres paramètres vont être suivis, les états financiers, etc., tout va continuer. Alors, j'aurais pu terminer également pour le troisième bâtiment où, encore une fois, on est à 648 piastres, 692 piastres, 836 piastres, puis pour un 3 chambres à coucher, 1 200 piastres, et ce qui est autorisé pour être un accès logis, c'est 1390$. Alors, encore une fois, si on regarde ça, on est à 84% en moyenne pour un bâtiment, 68% pour l'autre bâtiment, puis environ 77% maximum pour le troisième bâtiment. Vous imaginez, c'est ça, et c'est ça qu'on veut pour beaucoup de Montréalais, des prix qui sont bas, des prix qui sont en dessous, en dessous de ce qui est le maximum autorisé. Alors oui, j'invite l'ensemble des collègues à voter positivement pour ce dossier et à faire en sorte que les locataires actuels qui sont là vont avoir des augmentations qui sont faibles, en deçà de ce qui va être létal, en deçà et bien en deçà de ce qu'auront malheureusement beaucoup de Montréalais, et garanti encore une fois pour 30 ans, parce que lorsque votre logement est sorti du marché spéculatif, vous ne pouvez plus faire face à des rénovictions, à des évictions, à toutes sortes de stratégies comme malheureusement on l'a entendu ce matin par les gens du comité logement Hochelaga-Maisonneuve et par tant d'autres locataires un peu partout à Montréal et qui, malheureusement, font face à des stratégies dégueulasses parfois pour les sortir de là et faire en sorte de faire encore plus d'argent. Alors moi, je suis vraiment à l'aise avec ça. SOLID est un partenaire intéressant, puis on va continuer à suivre ça, à sortir des marchés spéculatifs des unités comme on le fait et comme va continuer de nous le permettre l'emprunt de 100 millions qu'on vient de voter tout juste avant et qui fait en sorte que maintenant, non seulement on peut les ressortir du marché spéculatif, mais en plus, madame la présidente, on peut y mettre différents travaux de préparation, être capable d'accélérer le tout, et ça sans amputer la dette de la Ville de Montréal, puisque l'ensemble de ces travaux-là ne sont pas pris en compte dans notre capacité d'endettement parce que ce sont des immeubles qui sont destinés à la revente. Alors, ça faisait un petit plus, toujours à l'intérieur de celui-là, mais pour répondre à mon collègue Dessousa tout à l'heure. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:27:11

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌2:27:16

Pour indiquer qu'Ensemble Montréal va voter contre le 20.22.

Martine Musau Muele ◌2:27:22

En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.21 à 20.27 avec un vote contre d'Ensemble Montréal pour la rubrique 20.22. Poursuivons, monsieur François Limoges.

François Limoges ◌2:27:41

Nous sommes à réunir, madame la présidente, les items 2026 à 2030.

Voix 2A2:27:46

Ça sera pas long.

François Limoges ◌2:27:47

2026 à 2029, on se rend pas à 2030 dans le conseil municipal. En 2026, on accorde un contrat de gré à gré à Groupe Information Travail pour les services de gestion de brigade de propreté en réinsertion professionnelle. En 2027, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre des contrats accordés aux entreprises 9064-3032 Québec Inc., qui est aussi connue comme JR Services Scolaires et Environnement routier Énergie Inc., Services Ricova et Dérivebourg Canada. En 2028, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Vidéotron. Et en 2029, on autorise une dépense additionnelle pour des contrats de déneigement clés en main dans le transport de la neige, de location de machinerie d'exploitation de lieux d'élimination de la neige et de services de remorquage.

Martine Musau Muele ◌2:28:34

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.29. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:28:40

Madame la présidente, nous allons réunir les items 30.01 à 30.05. En 30.01, on accepte les offres de services du conseil d'arrondissement de prendre en charge la conception, la coordination et la réalisation de travaux de réfection mineure de trottoirs sur certaines rues du réseau artériel administratif. En 30-02, on accepte la proposition du conseil d'agglomération de changer l'affectation des parcs locaux Gouin, Lemusurier, du Beauvoir et Martin dans Ahuntsic-Cartierville pour qu'ils fassent partie du parc nature du Bois-de-Saraguet. En 30-03, on autorise le dépôt de la demande de contribution financière au fonds d'atténuation et d'adaptation en matière de catastrophes du gouvernement du Canada pour le projet de construction du parc des Gorilles. Ça va permettre de, de la plantation d'une mini-forêt. En 30-04, on approuve l'avis de la Ville de Montréal sur le projet de planification des besoins d'espace 2025 du centre de services scolaire Pointe-de-l'Île. Et en 30-05, on accepte les offres de services d'arrondissement de prendre en charge la coordination et la réalisation des travaux d'aménagement de rues faisant partie du réseau routier artériel et administratif.

Martine Musau Muele ◌2:29:43

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 3001 à 3005. Poursuivons.

François Limoges ◌2:29:51

Madame la présidente, nous allons réunir 3006 à 3008. En 3006, on abroge la résolution CM-250110. En 3007, on adopte une résolution du conseil municipal de Montréal désignant l'immeuble sur lequel le droit de préemption est exercé pour une durée de 10 ans qui pourrait être ainsi acquis aux fins d'habitation. Et en 3008, on adopte une résolution relative à l'intention de la Ville concernant les sous-catégories d'immeubles résidentiels.

Martine Musau Muele ◌2:30:16

Monsieur Alan De Sousa.

Alan DeSousa ◌2:30:18

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention sur 3008. Ici, dans la résolution que nous avons devant nous, ils disent entre autres d'autoriser le trésorier, la directive service des finances et l'évaluation foncière à confirmer les sous-catégories définitives souhaitées par la Ville par l'envoi d'une orientation écrite à la direction d'évaluation foncière en juin 2025. J'aimerais bien que cet avis soit déposé et rendu disponible à tous les membres du conseil.

Craig Sauvé ◌2:30:51

Merci.

Martine Musau Muele ◌2:30:52

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 3006 à 3008, chapitre 41. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:31:01

Madame la présidente, au chapitre 41, comme toujours, ce sont des avis de motion. Alors, Je donne en 4101, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement autorisant un emprunt pour un montant de 19 891 400 pour l'implantation de solutions numériques et de cybersécurité. En 4102, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement modifiant le règlement autorisant un emprunt pour le financement et la réalisation d'interventions municipales sur les abords du site Outremont. En 4103, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement autorisant un emprunt afin de financer l'acquisition de biens et d'équipements d'actifs permettant une optimisation et une expansion du système de vélos en libre-service Bixi. En 4104, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la Ville au conseil d'arrondissement. Au chapitre 42, madame la présidente, je vais réunir les items 4201 à 4204. En 4201, on adopte un règlement abrogeant le règlement autorisant un emprunt afin de financer l'achat de véhicules à ausculter la chaussée et ses équipements. En 41-02, en 42-02, s'il vous plaît, en 42-02, on adopte un règlement concernant les établissements d'hébergement touristique et on adopte un règlement modifiant le règlement sur les tarifs. En 4203, on adopte un règlement autorisant l'emprunt afin de financer l'acquisition d'immeubles et les travaux préparatoires requis dans le cadre de réalisation de logements abordables. Et en 4204, on adopte un règlement établissant le programme de subventions visant les sociétés de développement commercial situées dans des secteurs affectés par des travaux d'infrastructures majeurs.

Martine Musau Muele ◌2:32:46

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:32:49

Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur la 4202 et le 4204, et je vous préviens d'avance, il va y avoir beaucoup d'amendements. Donc bref, attention à mon temps de prise de parole parce que je vais tomber dans mes amendements à certains moments. Donc tout d'abord, madame la présidente, en 4202, qui est le règlement concernant les établissements d'hébergement touristique, mieux connus dans la sphère publique comme étant les Airbnb principalement. Madame la présidente, malgré l'entrée en vigueur de la loi provinciale sur l'hébergement touristique il y a presque 2 ans, les locations courtes durées illégales continuent d'entacher le tableau de la crise de l'habitation partout au Québec, mais particulièrement ici à Montréal. La véritable épine dans le pied pour la Ville est son incapacité à venir débusquer les annonces illégales en ne connaissant pas l'adresse de la résidence principale des propriétaires. Donc, du côté d'Ensemble Montréal, je tiens tout d'abord à dire qu'on partage l'objectif du règlement qui nous est présenté aujourd'hui, qui vise à remettre des logements sur le marché locatif. Quand on regarde notamment au niveau de la plateforme Airbnb, il y a environ 4000 annonces qu'on retrouve au niveau de la ville de Montréal. On évalue qu'il y a entre 1500 à 2000 annonces qui sont faites illégalement et donc que l'autre 2000 sont des annonces tout à fait réglementaires de propriétaires qui respectent la réglementation. Dans tous les cas, madame la présidente, même si on vient remettre les 1500 à 2000 logements, annonces qui illégales sur le marché. On s'entend que ce ne sera particulièrement pas suffisant pour faire face à la crise de l'habitation et qu'il va falloir construire beaucoup plus et augmenter notre nombre de mises en chantier pour être capable de venir remédier à la crise de l'habitation. Mais pour revenir au règlement qui nous est présenté aujourd'hui, je tiens tout d'abord à dire que l'idée d'un permis municipal est une bonne idée qui doit être préservée puisqu'elle nous permet de venir obtenir plus de preuves en ce qui concerne la résidence principale, qui est encore une fois notre enjeu principal en ce qui a trait à la location touristique de courte durée. Il y a plusieurs villes à travers le Canada, mais notamment Toronto, Québec et Sherbrooke, qui le font déjà. Cela étant dit, ces différentes villes n'ont pas inclus, contrairement à l'administration du Projet Montréal, des périodes d'autorisation de ces locations, comme c'est le cas dans le règlement qui nous est présenté. Et c'est là, madame la présidente, que le bât blesse. En ne le permettant que durant la période estivale, l'administration de Projet Montréal ignore complètement l'attrait touristique de la métropole en hiver. Pourtant, dans son bilan annuel 2024, Tourisme Montréal rappelle que le nombre de visiteurs dans la métropole entre le 15 décembre 2024 et le 15 mars 2025 devrait enregistrer une hausse de 9,2% par rapport à la saison hivernale précédente, qui avait connu une croissance de son côté de 5,2%. Madame la présidente, la nordicité, ça ne peut pas être simplement un slogan pour Projet Montréal. Il ne faut pas non plus oublier, par exemple, le Grand Prix de la Formule 1 qui, on le sait, dès l'an prochain, va être hors de la période permise. C'est un événement qui attire à lui seul plus de 350 000 touristes dans notre métropole. Donc, on se rend compte qu'il va falloir faire preuve d'énormément de flexibilité. Et que le modèle qui nous est présenté de la part de l'administration est très restrictif. Et madame la présidente, il faut également adresser une autre situation qui nous a été fortement communiquée à l'ensemble des élus de cette Chambre. La grande restriction qui nous est présentée aujourd'hui dans le règlement de la part de Projet Montréal risque de venir asphyxier les Montréalais qui louent une partie de leur logement pour venir boucler leurs fins de mois. Je le disais précédemment, mais quand on parle de 2000 annonces illégales, il en reste un autre 2000 qui, elles, sont légales. Quelqu'un, madame la présidente, qui décide de venir louer une partie de son logement, qui décide de venir louer une chambre pour être capable de payer son hypothèque qui est particulièrement élevée, je ne vois pas particulièrement de danger avec ça. Quand on prend, madame la présidente, l'exemple d'une famille qui décide de partir une semaine en Gaspésie ou qui s'en va pendant l'hiver 2 mois dans le sud. Ces logements-là, madame la présidente, sont des logements dans leur résidence principale. Ils respectent la réglementation et même s'ils décidaient de ne plus faire de location courte durée, ça ne remettrait pas ces logements-là sur le marché. Il n'y aurait pas plus de baux, il n'y aurait pas plus de locataires qui y auraient accès, madame la présidente, puisque ça reste leur résidence principale. Ce à quoi il faut s'attaquer, c'est les résidences secondaires, et d'où le fait qu'on appuie le processus de permis qui est mis de l'avant de la part de l'administration. On l'a vu, madame la présidente, dans les dernières semaines, le cri de cœur qui a été lancé de la part de plusieurs propriétaires dans les médias et auprès de nous ici, les élus de la Ville, pour nous expliquer des situations au cas par cas de personnes qui vont se retrouver pénalisées par la réglementation de l'administration. Et je demande aujourd'hui à l'administration de Projet Montréal d'être claire dans la façon dont le règlement va s'appliquer à eux, les personnes qui partent en vacances pendant un certain temps, les personnes qui décident de louer une partie de leur logement alors que c'est le logement où elles habitent de manière permanente, et surtout, je leur demande de faire preuve de flexibilité sur les périodes d'autorisation de location de courte durée. Donc, madame la présidente, je vais déposer le premier amendement et je vous demanderais tout d'abord de me confirmer que les amendements en ce qui concerne le 42.02 ont bien été reçus par le greffe, le bureau de la présidence, et qui ont été transmis à l'ensemble des membres du conseil.

Martine Musau Muele ◌2:38:20

Ils ont été reçus et transmis, merci.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:38:22

Parfait, merci beaucoup. Donc, je vais tomber, madame la présidente, sur le premier.

François Limoges ◌2:38:27

Si vous permettez juste une seconde, je peux vous faire une suggestion, madame la présidente, si naturellement mon avis d'opposition est d'accord, il n'y a pas de contrainte. Premièrement, les 3 amendements, nous les avons vus, ils sont recevables, nous les jugeons recevables, on fera pas de débat sur la recevabilité. Comme ils ne sont pas anticycliques, comme ils ne se contredisent pas entre eux, parce que des fois vous avez des amendements qui sont, on essaie le plan A, si c'est battu vous essayez le plan B, mais là c'est des amendements sur des volets différents. Si vous le souhaitez, il y a pas de contrainte, vous pourriez les déposer les 3, faire le plaidoyer pour les 3. 3, mon collègue Benoît Dorais vous répondrait sur les 3 et on ferait un seul vote sur les 3 si vous le souhaitez. Sinon, vous pouvez les déposer un par un, on les plaidera un par un.

Martine Musau Muele ◌2:39:12

C'est votre prérogative, monsieur Hénoura-Tel.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:39:16

J'en comprends de la part de l'administration que le positionnement va être le même sur les 3 alors que les 3 visent des enjeux particulièrement différents. Par souci de simplicité, si vous le souhaitez, ça peut être le cas, je vais quand même prendre le temps de présenter les les 3 amendements pour que les Montréalais comprennent bien le positionnement de chacun.

François Limoges ◌2:39:32

Bien sûr, effectivement, c'est votre choix d'y aller un par un ou les 3 ensemble. Je viens effectivement de vous scooper que l'orientation de l'administration sera la même sur les 3 amendements, mais ça n'empêchera pas, j'en suis certain, la qualité de votre plaidoirie, monsieur Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:39:45

Merci bien, monsieur le leader. Donc, j'ai présenté les 3 amendements d'un coup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:39:50

Permettez un instant, est-ce qu'on peut redémarrer le le compteur, s'il vous plaît. Merci. On vous écoute.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:39:56

Merci bien. Donc, tout d'abord, madame la présidente, en ce qui concerne le premier amendement que je dépose, appuyé par mon collègue monsieur Aref Salem, le premier amendement vise à revoir la période d'autorisation autorisant l'exploitation de location courte durée dans la résidence principale pendant la saison hivernale. Donc, le premier amendement se lit comme suit. Et tout d'abord, proposer de modifier le deuxième paragraphe de l'article 3 du règlement concernant les établissements d'hébergement touristique afin qu'il se lise comme suit: qu'il est également interdit pour l'exploitant d'un établissement d'hébergement touristique dans une résidence principale de louer une unité d'hébergement, sauf entre le 10 juin et le 10 septembre et entre le 15 décembre et le 15 mars de chaque année. Madame la présidente, on vient déposer cet amendement-là puisque, comme je le disais, on trouve que que la période qui a été mise de l'avant de la part de l'administration est particulièrement restrictive. J'entendais hier la responsable du développement économique et commercial venir nous dire qu'ils vont mettre en place une veille avec Tourisme Montréal pour regarder comment ça va se passer dans la première année. Je n'ai aucun enjeu à ce qu'on essaie de mettre en place des nouvelles réglementations, qu'on revoie nos processus, qu'on mette en place des permis, qu'on essaie de trouver des solutions innovantes pour venir répondre à l'enjeu de la location illégale dans les résidences secondaires. Mais quand on vient mettre dans notre, appelons-la, l'année pilote de la mise en place de ce règlement-là, des critères tellement restrictifs comme c'est présenté aujourd'hui, avec uniquement 3 mois, on va venir impacter négativement énormément de personnes. Donc, je le mentionnais précédemment, mais je demande à l'administration de faire preuve de souplesse. Oui, mettons en place un processus. Oui, mettons en place les permis. Oui, mettons en place une veille pour voir l'impact que va avoir le nouveau règlement sur la location illégale, mais est-ce qu'on peut en même temps s'assurer que les propriétaires qui respectent la réglementation, qui ont besoin de ce financement-là pour être capables de payer leur hypothèque, ne soient pas foncièrement pénalisés, notamment pendant la saison hivernale? Donc moi, ce que je leur demande aujourd'hui, c'est de venir justement embarquer avec nous et d'octroyer pendant les 3 mois supplémentaires de l'hiver, donc 6 mois pour l'ensemble de l'année, l'autorisation de la location courte durée dans les résidences principales. Le deuxième amendement, madame la présidente, que je dépose, encore une fois appuyé par monsieur Aref Salem, le chef de l'opposition officielle, vise à faire preuve d'un souci d'efficacité. On le sait, madame la présidente, la bureaucratie montréalaise est particulièrement lourde. Elle nous est dénoncée de la part de plusieurs personnes, que ce soit des citoyens, que ce soit des entreprises. Et donc, ce qu'on souhaite aujourd'hui, c'est que dans le cadre des demandes de permis qui vont être autorisées dans le cadre du règlement, que les propriétaires puissent faire les demandes à la fois en personne, mais également en ligne. Et, madame la présidente, c'est fait dans plusieurs cas de permis à Montréal en ce moment. Qu'on pense aux permis de rénovation, aux permis animaliers, il y a plusieurs exemples où la Ville autorise les propriétaires à faire des demandes de permis en ligne, donc qui sont ce qu'on demande dans le deuxième amendement que je dépose. Donc, le deuxième amendement se lit comme suit: il est proposé de venir modifier l'article 4 du règlement concernant les établissements d'hébergement touristique afin qu'il se lise comme suit: que la demande de permis pour l'exploitation d'un établissement d'hébergement touristique doit être faite en personne ou en ligne au moyen du formulaire fourni par la Ville, dûment rempli et signé. Et il est également proposé de modifier le troisième paragraphe de l'article 4 du règlement dudit règlement afin qu'il se lise comme suit: En outre, pour être admissible au processus de délivrance d'un permis d'exploitation, la personne qui entend exploiter l'établissement d'hébergement touristique doit présenter en personne ou en ligne l'une ou l'autre des pièces d'identité suivantes. Donc, madame la présidente, le deuxième amendement vise donc à faire preuve de flexibilité dans le processus. Madame la présidente, le troisième amendement vise à s'assurer de notre capacité en tant que Ville à faire respecter notre réglementation. On le sait, le nombre d'inspecteurs est crucial quand il est question d'application de notre réglementation. En ce moment, l'escouade en place compte 3 inspecteurs et n'a été, madame la présidente, en mesure qu'ils émettent 19 constats d'infraction en un an d'opération dans les arrondissements concernés. Et bien que le nouveau règlement qui nous est présenté devrait venir faciliter leur travail, du côté d'Ensemble Montréal, on juge que l'ajout de 4 nouveaux inspecteurs et 2 préposés à l'information du code bâti, donc ce qui nous est proposé de la part de l'administration, va être insuffisant pour venir couvrir l'ensemble des arrondissements de la Ville de Montréal. D'un côté, on juge que ça va nous prendre au minimum 12 inspecteurs et 4 préposés pour venir s'assurer du respect de l'application du règlement, sans quoi tout ce qui a été proposé et les mesures qui sont mises de l'avant dans le règlement aujourd'hui vont être malheureusement inapplicables ou en tout cas en grande partie insatisfaisantes. Donc, encore une fois, madame la présidente, appuyé par monsieur Aref Salem, je dépose le troisième amendement qui se lit comme suit: il est proposé de modifier les aspects financiers pour qu'ils prévoient que tout d'abord 9 nouveaux inspecteurs et 4 préposés à l'information du cadre bâti soient embauchés pour faire respecter le règlement concernant les établissements d'hébergement touristique et qu'à la place du virement qui est proposé à l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, qui va être en charge de l'escouade des inspecteurs, de faire un virement de 1 956 000$ pour l'année 2025 en provenance du budget de fonctionnement corporatif du service de l'habitation vers l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, soit réservé à l'escouade élargie plutôt que le montant de 1,1 million qui était précédemment mis de l'avant de la part de l'administration. Donc, encore une fois, madame la présidente, j'appelle aujourd'hui l'administration à la collaboration dans ce dossier et à la flexibilité pour s'assurer, oui, d'avoir des mesures fortes face aux propriétaires délinquants qui font de l'hébergement touristique illégal dans les résidences secondaires, mais en même temps à faire preuve d'ouverture envers les propriétaires qui, eux, respectent la réglementation et qui, eux, ont besoin de ce financement-là supplémentaire. Donc, encore une fois, j'invite l'administration à porter la plus grande attention aux 3 amendements qui sont proposés aujourd'hui, et j'espère de tout cœur qu'ils vont se joindre à nous pour venir les adopter. Madame la présidente, juste par principe de compréhension pour la suite des choses, vu que là j'ai déposé les amendements, je comprends donc qu'on va clore le débat sur les amendements du 4202 et j'y revenirai par la suite sur la principale pour le 4204.

Martine Musau Muele ◌2:46:35

C'est exact, monsieur François Limoges.

François Limoges ◌2:46:37

Effectivement, ce que je veux pour compléter, c'est que j'imagine que monsieur Sauvé va vouloir parler à la fois sur les amendements et la principale. Monsieur Doré va vous répondre sur les amendements. Pour nous, après ça, le débat est clos. Le débat est— mais si monsieur Ratelle veut revenir à la charge sur la principale une fois les amendements battus ou adoptés, c'est son droit le plus strict. Nous n'aurons plus rien à dire.

Martine Musau Muele ◌2:47:04

Très bien. Monsieur Craig Sauvé, monsieur Benoît Dorais, les interventions qui suivent portent strictement sur les amendements 1, 2, 3 tels que présentés par monsieur Hénoura-Tel. Monsieur Sauvé.

Craig Sauvé ◌2:47:16

Merci, madame la présidente. Donc effectivement, mais sur l'amendement, mais en même temps le principal, parce que je pense que ça les concerne. J'étais une des premières élues, sinon la première au Québec, pour demander le bannissement d'Airbnb tout court, et je l'ai fait parce que je suis le conseiller de Saint-Henri dans la Petite-Bourgogne, de Pointe-Saint-Charles et de Griffintown. Ces quartiers se font ravager par Airbnb. Ce sont des quartiers intéressants, historiques. C'est des quartiers qu'on veut visiter absolument, mais la quantité de plaintes que je reçois des citoyens dans le quartier que je représente est hallucinante. Et on parle, monsieur Doré et moi, on est très, très présents dans notre communauté, puis on parle avec beaucoup de monde, mais la quantité de gens qui nous parlent de leur insécurité en termes de logement dans leur communauté est aussi absolument épeurante. Si on parle avec les gens, je parle avec, mettons, les aînés qui me disent, oui, je sais que je suis protégé, mais mon proprio veut me mettre dehors. Je sais que j'ai des droits, mais il y a beaucoup de pression que je reçois, puis je sais pas ce que je vais faire. Ou des personnes que je parle Puis ils me disent, là, là, je me fais évincer au mois de juillet. À chaque décembre, 31 décembre, juste avant les avis d'éviction qui sont lancés, on reçoit une tonne d'appels dans l'arrondissement du Sud-Ouest, parce qu'une tonne de monde se fait mettre dehors par la proprio pour faire plus de cash sur leur dos. C'est absolument effrayant. Et une tonne de ces proprios-là, malheureusement, veulent faire plus de cash en louant à des touristes. Moi, je suis quelqu'un qui voyage, j'adore voyager, j'utilise jamais Airbnb parce que ça ravage des quartiers. Et ça ravage nos quartiers dans le Sud-Ouest, ça ravage les quartiers centraux. On peut toujours louer une chambre, une deuxième chambre qui est libre à un autre locataire montréalais, montréalaise. On n'a pas besoin de louer à des touristes pour faire encore plus de cash. J'en conviens, il y a des gens qui ont des difficultés financières aujourd'hui, effectivement, puis des gens bien intentionnés, mais il y a beaucoup plus de locataires maintenant qui ont peur pour leur vie, qui ont peur qu'ils trouvent pas un logement adéquat, décent, abordable pour leur famille, abordable pour leurs parents, qu'il n'y aura pas à travailler un deuxième ou troisième job. Ça, c'est la réalité aujourd'hui. Airbnb, VRBO, ils n'ont fait strictement rien, strictement rien pour aider les locataires. Ils s'en foutent royalement. Qu'est-ce qu'ils ont fait? Du lobbying, on va envoyer des courriels. Ils ne répondent pas à des médias. Ils n'ont pas peur de répondre à des médias. Non, bye-bye Airbnb, j'en veux plus d'Airbnb dans mes quartiers, j'en veux plus. Et non seulement les quartiers centraux sont ravagés du côté logement, mais c'est des parties à ne plus finir, donc les gens ne dorment pas à côté dans un logement qui devrait être dans un secteur résidentiel qui est commercialisé illégalement par des propriétaires Airbnb pour faire plus de cash. Des DJ qui viennent, sont appelés pour faire des parties un mercredi soir, un jeudi soir. Ce sont nos citoyennes et citoyens qui habitent à côté qui doivent dormir pour travailler le lendemain. Non seulement ça, des poubelles partout parce que, oui, le nettoyeur va venir après qu'un visiteur Airbnb va venir, va ramasser le déchet, pop, sur le trottoir un jeudi alors que le ramassage est lundi. C'est ça qui se passe dans Saint-Henri, dans la Petite-Bourgogne, dans Griffintown, dans Pointe-Saint-Charles, dans Ville-Émard, dans Verdun, dans le Plateau, à Hochelaga, à Villeray, à Rosemont. C'est ça qui arrive là, ça détruit les quartiers. Puis ces gens-là, c'est malheureusement des gens peut-être bien intentionnés, mais ils massacrent nos quartiers. On est-tu dans une crise de logement ou non? Si oui, Il faut envoyer le maximum de logements dans la communauté. Il faut les envoyer dans la communauté. Ce que j'entends sans cesse de l'opposition officielle, qui est bien intentionnée aussi, on a besoin de plus de logements, plus de logements, plus de logements, il faut plus de chantiers. Éliminons Airbnb et VRBO et Expedia et toute la gang. Je veux les 6000 illégales dans le marché immédiatement, parce que nous sommes dans une crise de logement et une crise d'itinérance. C'est ça la solution. Donc merci à l'administration de votre travail, merci monsieur Doré, je vais vous laisser prendre la relève et je suis content de voter ça. Montréal prend du leadership parce qu'encore une fois le gouvernement provincial ne fait pas sa job, ne fait pas sa job. Donc merci beaucoup, votons en faveur de ce règlement et contre les amendement. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:52:43

Merci. Sur l'amendement, monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌2:52:57

Je suis habitué aux sorties enflammées de mon collègue Sauvé. Sauvé. Mais alors, vous voilà applaudis, et je crois que vous pouvez applaudir monsieur Sauvé. Je serai sur les amendements en tant que tels. 3 amendements pour lesquels, madame la présidente, nous serons tous en défaveur. Je vais expliquer pourquoi. En fait, sur le premier amendement, quant à moi, c'est vraiment une fort mauvaise idée, et c'est vraiment la plus mauvaise idée. Je comprends tout à fait qu'on veuille donner plus de flexibilité. Mais mon collègue, j'ai pu m'entretenir avec lui et les membres de son cabinet de l'opposition pendant une bonne heure à expliquer, dans le fond, les tenants et aboutissants, les logiques derrière les choix, les différentes conséquences, ce que ça impliquait pour les différents arrondissements, donner des cas de figure des arrondissements aussi de l'opposition, puis c'est etc. Et parmi les, parmi les éléments qui sous-tendent le fait qu'on va de l'avant avec ce règlement-là et qu'on a mis 92 jours, les 3 mois, essentiellement, outre le fait que ce sont les 3 mois où les taux de, les taux d'occupation dans les auberges, dans les différents gîtes, dans les hôtels, etc., quand c'est pas mal plein, plein et qu'une offre complémentaire de type Airbnb est nécessaire, c'est l'été. Ça explique l'été. Je comprends qu'on a peut-être besoin de faire en sorte d'aller un peu plus loin l'hiver, mais je le mentionnais, outre le fait que cette période-là a été déterminée, la durée, elle, elle est importante. Ce qu'on veut faire, c'est que toutes les unités qui sont tierces illégales, mais qu'on les retourne en locatif. Et si on permet à des opérateurs de mettre ça pendant 6 mois, ça va faire en sorte que tous ceux-là qui utilisent différentes entourloupettes puis qui se disent je fais du cash avec mes affaires, ben si j'en fais pendant 6 mois à un coût moyen de 200 piastres par nuit, c'est sûr que vous allez faire en sorte de maintenir le Airbnb pendant 6 mois. Vous faites beaucoup plus d'argent à louer pendant 6 mois à un coût moyen de 200 piastres qu'avec des Montréalais et des Montréalaises qui sont désespérément à la recherche d'un logement. C'est ça l'affaire. Et on l'a expliqué, je l'ai expliqué à l'Aurore-Sium, je l'ai expliqué aux journalistes, 3 mois de revenus on l'a modélisé. Si tu vas chercher 100% de toutes tes nuits, or c'est pas le cas, Tourisme Québec nous dit c'est 66%, 66% de taux d'occupation, ben ça va faire en sorte que vous allez faire pas mal plus de cash puis vous allez pas louer à un Montréalais, pas une Montréalaise. Alors 6 mois, c'est non, faut que ça soit 3 mois et ça c'est le maximum que les gens vont se dire je fais de l'argent Bon, c'est pas assez, je vais le louer à des Montréalais, Montréalaises. Après ça, en ligne, on serait tenté de se dire, ben oui, pourquoi pas, c'est plus facilitant, puis les gens qui voudront ne pas se déplacer, ben, c'est correct. Malheureusement, on a besoin de tout filtrer en matière d'hébergement touristique. On a des gens qui nous inventent n'importe quoi. Je veux dire, vous n'avez pas juste à vous fier sur notre parole, vous avez juste à aller lire dans le Journal de Montréal. Vous allez pouvoir le lire également dans la presse en fin de semaine, 3 articles qui montrent qu'il y a encore plein de gens qui font toutes sortes de maudits détours de loupette pour réussir à louer pas correctement et pas dans leur résidence principale. J'ai répondu à toutes les personnes, toutes les personnes qui ont écrit à la mairesse ou à des élus, je leur ai toutes donné les réponses. Et malheureusement, on a encore bien des gens qui nous disent, monsieur Doré, je loue le deuxième dans mon triplex de ma résidence principale. Votre résidence principale, monsieur, madame, c'est au rez-de-chaussée où vous habitez. Le deuxième puis le troisième, c'est pour un Montréalais puis une Montréalaise. Alors, en ligne, ça ne fonctionne pas. On renouvellera en ligne, mais on veut avoir des personnes qui vont se présenter avec leur permis de conduire, le vrai, on le photocopie. Ton passeport, le vrai, une photocopie on va la faire. Ton formulaire complété comme du monde avec tes impôts réels, qu'on va masquer bonnes informations, on le veut pour vrai. On veut pas avoir toutes sortes de photocopies plus ou moins lisibles, etc. Tu te présentes en personne avec le bon stock, on fait vérification et voilà, l'affaire est catch-up. Puis après ça, la troisième étape c'est quand même assez sympathique, on a l'opposition officielle qui demande de mieux doter de 2 millions l'arrondissement du nouveau chef de Projet Montréal. Alors, on serait tenté de se dire c'est vraiment sympathique. Ceci dit, ça aussi je l'ai expliqué, madame la présidente, la dotation actuelle, on aura 10 personnes pour faire appliquer le nouveau règlement. On l'a au budget, puis on a annoncé d'ailleurs que ça faisait partie des 100 millions d'investissements sur 3 ans. Donc, autrement dit, si à l'expérience on se rend compte qu'on a besoin de plus de crédits, ils sont là, ils sont prévus. Alors, nous n'avons pas besoin actuellement de doter mieux l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal pour aller chercher des gens où, bien franchement, on va être capable d'y arriver avec ce que nous avons. Et d'ailleurs, pour tout ce qui est urbanisme, c'est chacun des arrondissements qui doit faire appliquer sa réglementation d'urbanisme. Alors, l'équipe centralisée va le faire à partir du nouveau règlement. Tout ce qui est matière d'urbanisme, ça relève des 19 arrondissements. Alors, voici pourquoi on est contre, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:59:00

Il est 12 h 29. Puisqu'il reste 4 sujets inscrits à l'ordre du jour, je souhaite savoir est-ce qu'il y a une volonté d'épuiser ces 4 sujets ou bien de suspendre.

François Limoges ◌2:59:13

Madame la présidente, après discussion, l'opposition officielle propose de continuer étant donné leur évaluation du temps restant. Alors nous allons nous rendre à leur proposition. Je le propose, appuyé par Chantal Rossi, de prolonger jusqu'à la fin de l'ordre du jour.

Martine Musau Muele ◌2:59:28

Merci, monsieur Julien Hénault-Ratelle. Je comprends donc qu'il n'y a plus d'intervention souhaitée sur les 3 amendements. On vous écoute, il vous restait encore 4 minutes et 45 secondes environ.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:59:40

Je souhaitais revenir sur la question de l'amendement, madame la présidente. C'est possible?

Martine Musau Muele ◌2:59:43

On vous écoute. Il vous reste environ 3 minutes et 30.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:59:46

Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, j'entends mes deux collègues, le conseiller indépendant, le responsable de l'habitation, puis j'ai l'impression qu'on vient mélanger les poires, les oranges, les bananes, tous les fruits possibles et imaginables dans la question. À aucun moment je n'ai remis en question, et Ensemble Montréal ne remet en question, les enjeux en matière d'habitation que représente la location illégale de Airbnb ou toute autre plateforme dans les résidences secondaires. Je l'ai dit d'entrée de jeu, je le répète, ce sont des comportements problématiques qui effectivement viennent nuire à la qualité de vie des citoyens et viennent réduire le parc locatif. Là-dessus, on est d'accord, on ne le remet absolument pas en question. Où j'ai un enjeu, madame la présidente, c'est qu'une fois qu'on met en place le processus qui est proposé par l'administration, qui est un bon processus avec une émission de permis de la part de la Ville, avec des vérifications beaucoup plus solides que ce qu'on a en ce moment, on va être capable de venir déterminer quelle est la résidence principale, quelle est la résidence secondaire, si la personne habite là, si la personne loue une chambre au sein de son logement. Si on prend un loyer, un logement où le propriétaire décide de louer une chambre dans son logement, ça n'a pas d'impact sur le parc locatif montréalais. Il n'y a personne qui se retrouve lésé par la situation parce que quelqu'un décide de venir louer une chambre au sein de son logement. Donc, je comprends l'argumentaire, mais il faut les prendre en considération, ces personnes-là. Ils sont importants, ils sont nombreux, on les a vus, ils sont sortis, ils nous ont contactés. Je connais moi-même plusieurs exemples et je suis sûr que tous les élus dans cette salle connaissent des exemples de personnes qui se retrouvent dans cette situation-là. Quand j'entends le responsable de l'administration venir nous dire qu'on ne peut pas faire les demandes en ligne parce qu'il y a des propriétaires qui inventent n'importe quoi, qui donnent de la fausse documentation, puis on est d'accord qu'il y a des enjeux, c'est pour ça qu'on demande d'avoir plus d'inspecteurs, pour s'assurer de faire les bonnes vérifications et d'appliquer le règlement. Donc, je trouve ça assez particulier. D'un côté, on vient de nous dire c'est le Far West, il faut venir réglementer, mais en même temps, on s'oppose à venir avoir plus d'inspecteurs pour faire appliquer la réglementation. Je ne trouve toujours pas la logique dans tout ça, madame la présidente. Donc, on se retrouve à venir, oui, resserrer la réglementation par rapport aux annonces illégales, ce qui est une excellente chose, mais on se retrouve du même coup à venir resserrer la situation pour les propriétaires qui eux respectent la réglementation et qui en ont besoin, sans mettre en place le nombre d'inspecteurs qu'on va avoir besoin pour venir la faire appliquer. Donc on risque de se retrouver dans une situation, madame la présidente, où ça va être encore plus difficile à venir faire appliquer, parce que ce qu'on risque de voir, c'est que les propriétaires qui font présentement des annonces illégales sur des plateformes comme Airbnb, ben, vont trouver d'autres stratagèmes. Puis on les connaît déjà les autres stratagèmes, madame la présidente, que ce soit des groupes Facebook à huis clos où les inspecteurs n'auront pas accès, puis où il va y avoir de la location qui va se faire sur le côté. Ce type d'initiatives-là, on les connaît déjà, sont déjà en place, sont déjà dans tous nos quartiers à Montréal, que ce soit à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, je suis sûr que c'est la même chose dans le Plateau, la même chose dans le Sud-Ouest. Puis malheureusement, avec ce qui est mis en place aujourd'hui, on ne répondra pas à ça et on va faire en sorte que les propriétaires qui, eux, la respectent en ce moment, vont peut-être avoir le goût d'aller faire ça aussi. Donc oui, on vient essayer de mettre en place une réglementation qui est tout à fait louable. En même temps, on risque de venir se créer un différent problème puis de venir le déplacer. Donc selon moi, ce qui est mis de l'avant, c'est pas la solution idéale dans la manière qui est mise avec les restrictions qui sont mises. Donc pour ces différentes raisons, madame la leader va intervenir, mais on va demander un vote sur les amendements qui ont été déposés. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:03:35

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:03:38

Effectivement, madame la présidente, sur les amendements du 4202, on demande un vote nominal. Je suis appuyée par Julien Hénault-Ratelle.

Martine Musau Muele ◌3:03:45

Le vote nominal est demandé sur les amendements présentés par l'opposition officielle. Puis-je vous demander d'ouvrir les portes, s'il vous plaît, et de faire sonner les cloches pour une minute? Merci. Merci, pouvez-vous fermer les portes s'il vous plaît? Monsieur le greffier.

Greffier ◌3:04:56

Madame la mairesse, monsieur Rabouin, monsieur Doré, madame Bourgeois, madame Alneus, monsieur Baudry, madame Blanco, madame Mauger, madame Mauzerolle, madame Popeanu, madame Thuillier, monsieur Vaillancourt, madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol, Madame Giguère, Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau. Monsieur Caldwell, Madame Olivier, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde, Monsieur Posé, Madame Tremblay, Monsieur Downey, Madame Grondin, Monsieur Ouellet, Madame Goulet. Monsieur McQueen. Madame Christensen. Monsieur Normand. Madame Roy. Monsieur Salem. Madame Rossi. Madame Zuniga Ramos. Monsieur Langevin. Madame Valenzuela, Monsieur De Sousa, Madame De Ross, Madame Black, Monsieur Sari, Monsieur Hénault-Ratelle, Monsieur Beis, Madame Clément-Talbot, Madame Gentile, Monsieur Perry, Monsieur Desbois, Monsieur Moreau, Madame Giannou, Monsieur Rapanat, Monsieur Bissonnet, Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Early, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps. Madame Palestini. Monsieur Miranda. Madame Hénon. Monsieur Sauvé. Monsieur Sasseville. Donc Madame Vodanovic.

Martine Musau Muele ◌3:08:18

Bon, il y a peut-être un souci au niveau de de son ordinateur, mais elle m'indique voter contre.

Greffier ◌3:08:24

Oui, c'est noté.

Martine Musau Muele ◌3:08:26

Merci. Pouvez-vous ouvrir les portes s'il vous plaît? Merci. On peut fermer les portes. Merci. Alors, relativement aux amendements 1, 2 et 3, présentés par monsieur Julien Hénault-Ratelle. Quant à la rubrique 42.03, votons. 21 votes pour, 37 votes contre. Ces amendements sont donc rejetés. Nous poursuivons avec une intervention additionnelle sur la principale à titre de rappel. Il vous reste environ 4 minutes 45, monsieur Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:09:13

Merci, madame la présidente. Comme je le disais précédemment, je vais donc continuer sur la 42.04. Qui est le règlement établissant le programme de subventions visant les sociétés de développement commercial situées dans des secteurs affectés par les travaux d'infrastructures majeurs. Madame la présidente, je tiens tout d'abord à souligner le travail formidable qui est fait par nos sociétés de développement commercial. Ce sont des sociétés qui travaillent sans relâche pour venir soutenir, représenter et défendre les commerçants de leur territoire. Je pense qu'on est tous d'accord, le dynamisme commercial de Montréal serait bien différent sans elles. Malheureusement, nos artères commerciales ont récemment traversé des moments difficiles, notamment à cause des chantiers et des travaux. Bien sûr, les infrastructures de Montréal ont besoin d'être réparées et d'être changées. Il faut également revoir certains aménagements, on ne remet absolument pas ça en question. Ces dernières années, l'administration a cherché des solutions et je crois sincèrement qu'on est sur la bonne voie avec les subventions pour les commerçants touchés par les gros travaux. Mais il faut faire l'effort de constamment améliorer ces programmes car beaucoup de commerçants impactés par les travaux de plusieurs mois se retrouvent toujours exclus. Il faut simplifier les démarches pour obtenir les subventions et venir améliorer la communication avec nos partenaires économiques. Aujourd'hui, madame la présidente, on vote un programme similaire pour les sociétés de développement commercial. C'est une demande de leur part et il est logique de venir les soutenir pendant les travaux, car elles se retrouvent également impactées comme les commerçants. Chez Ensemble Montréal, on pense qu'un chantier toujours une artère commerciale, même si ça dure moins de 6 mois. Que ce soit 3, 4 ou 5 mois de travaux, ça vient impacter également les commerçants et les sociétés de développement commercial. C'est pourquoi, tout comme je l'avais fait l'an passé pour les commerçants, je propose également aujourd'hui un amendement pour venir modifier le règlement. Donc, madame la présidente, je vous demanderai encore une fois de me confirmer que l'amendement en ce qui concerne le 42.04 a bien été acheminé au greffe, à la présidence et à l'ensemble des élus du conseil.

Martine Musau Muele ◌3:11:13

On m'indique que oui, il a été acheminé et reçu effectivement. 4204, on vous écoute.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:11:19

Parfait, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, sur l'amendement en question, madame la présidente, je vais lire l'amendement. Il est proposé par moi et appuyé par monsieur Aref Salem, le chef de l'opposition officielle, d'amender le règlement établissant établissant le programme de soutien financier visant les sociétés de développement commercial situées dans les secteurs affectés par des travaux d'infrastructures majeurs 2025-2027, afin de remplacer la définition de travaux majeurs comme suit: tout chantier de travaux majeurs d'infrastructures publiques d'une durée minimale prévue de 90 jours exécuté par la Ville ou par la Société de transport de Montréal dans un secteur désigné et qui entraîne des entraves à la circulation automobile. Madame la présidente, on est d'avis que les SDC se retrouvent à être touchés par des chantiers, qu'ils soient de 3, de 4 ou de 5 mois. Malheureusement, les impacts ne disparaissent pas par magie si les travaux durent moins de 6 mois, qui est la limite actuelle, d'autant plus qu'on sait que la très grande majorité des travaux sont effectués durant l'été, la saison la plus achalandée. On veut donc venir réduire la durée qui est prévue au programme de 180 jours, soit de 6 mois à 90 jours de 3 mois. On le répète depuis longtemps, des travaux de 3 mois ou plus peuvent venir tuer des commerces, mais ça peut également avoir un très grand impact sur les SDC. Elles doivent se démener pour que les artères commerciales en travaux restent dynamiques et attirantes. Madame la présidente, Projet Montréal semble croire, pour une raison ou une autre, que les chantiers de moins de 6 mois n'impactent personne ou ce n'est pas une priorité, que ce soit au niveau des commerces ou au niveau des SDC. Du côté d'Ensemble Montréal, on trouve que c'est un manque de respect envers les commerçants et envers les SDC qui se retrouvent à devoir gérer des problèmes importants, même quand c'est des travaux de courte durée. Quand on vient bloquer une artère commerciale pendant si longtemps, que ce soit de 3, de 4 ou de 5 mois, ça a forcément des impacts et on demande donc à l'administration de venir en tenir compte. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:13:20

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:13:22

Juste préciser que parce que mon collègue a déposé l'amendement du 4204, mais on n'a jamais clôturé le 4202. On n'est pas revenu à la principale.

Martine Musau Muele ◌3:13:33

On est revenu à la principale. On est revenu à la principale. Moi, j'ai pris note de la dernière prise de parole de monsieur Hénoratel, et puis une fois qu'on aura terminé tous les points, je vais confirmer pour fermer l'adoption ou non de l'ensemble des points 4201 à 4204. Et il n'y a pas encore de droit de réplique qui a été appliqué sur le 4202. Est-ce que ça répond à votre question?

Chantal Rossi ◌3:14:00

Oui, mais on est une couple à avoir manqué quelque chose.

Martine Musau Muele ◌3:14:03

Donc, juste à titre récapitulatif, monsieur Hénault-Ratelle a présenté ses 3 amendements, il y a eu des débats sur les amendements, on a procédé au vote sur les amendements. Monsieur Hénault-Ratelle est revenu sur la principale avec son intervention et il n'y a pas encore eu de droit de réplique.

Chantal Rossi ◌3:14:19

Non, il est revenu sur la 4204 et là il a donné ses amendements.

Martine Musau Muele ◌3:14:23

Il est revenu également sur la 4202 sur les amendements et ensuite— Non, mais madame Rossi, j'ai noté, j'ai noté la prise de parole, j'ai noté les temps. Alors vous me dites que sur la principale vous aviez encore des éléments à dire? Vous aviez conclu.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:14:52

Oui, madame la présidente, quand je suis revenu sur les amendements, j'étais toujours sur mon temps d'amendement en ce qui concerne le 42.02, mais j'avais pas d'autres éléments à rajouter sur la principale du 42.02. Donc quand je suis revenu, je suis revenu sur la principale du 42.04 et là j'ai déposé l'amendement du 42.04.

Martine Musau Muele ◌3:15:11

Alors quel est l'enjeu? OK, je vais récapituler à nouveau. À aucun moment est-ce qu'il a été interrompu parce que nous sommes sur l'étude du dossier 42.04. OK, à 2 minutes 15, monsieur Hénault-Ratelle a dit, je vais maintenant déposer l'amendement du 4204 et je veux vérifier qu'il a été reçu. J'ai vérifié qu'il a été reçu. Monsieur Hénault-Ratelle s'est entretenu sur l'amendement et à 4 minutes, il a terminé sa prise de parole sur l'amendement du 4204. Est-ce qu'on Ce suit jusqu'à maintenant? Est-ce qu'il y a un enjeu? Il n'a pas encore été adopté parce qu'on est encore en train de délibérer sur les points 4201 à 4204. Alors une fois que toutes les prises de parole auront été faites, qu'un droit de réplique sera peut-être appliqué sur le 4202, à ce moment-là les délibérations vont être terminées et là je pourrai, pour les fins du procès-verbal, énoncer les points qui sont adoptés ou pas. Est-ce que ça vous va? Nickel. Alors maintenant c'est moi qui ai mélangé, vous aviez terminé le 4204, l'amendement du 4204, très bien. Alors les prises de parole qui suivent portent sur l'amendement déposé par Monsieur Hénoratelle sur le 4204. Monsieur Benoît Dorais, très bien. Madame Alia Hassan-Cournol sur l'amendement.

Alia Hassan-Cournol ◌3:16:49

Merci Madame la Présidente. Alors sur l'amendement du 4204, écoutez, le programme qu'on vient déposer ici, je tiens à rappeler qu'il est fait avec l'association des SDC de Montréal qui consulte, qui a consulté l'ensemble des SDC du territoire pour qu'on vienne à décider du délai de 6 mois, donc pas 90 jours, pas 4 mois, pas 5 mois, pas 6 mois. On le fait parce que je suis d'accord quand Monsieur Hénault-Ratelle nous dit que chaque chantier peut avoir un impact sur le développement commercial, sur la qualité de l'achalandage des commerces, sur la baisse ou la hausse de l'achalandage dans un commerce, on est d'accord là-dessus, on discute tous avec des commerçants, qui sont affectés par des chantiers. Maintenant, c'est sûr que comme administration, on doit aussi composer avec des contraintes, notamment budgétaires. Là, on arrive avec un programme qui non seulement est concerté, qui est appuyé par la SDCM et l'ensemble des SDC, et qui répond aussi aux balises financières de la Ville de Montréal. Évidemment, On a la responsabilité de continuellement améliorer nos programmes, on a la responsabilité d'être à l'écoute des besoins des commerçants, mais ça doit aussi faire du sens avec la disponibilité et les fonds dont la Ville de Montréal dispose. On doit tracer la ligne quelque part, c'est ce qu'on vient faire et on trace cette ligne en adéquation avec les commerçants et les sociétés de développement commercial. Je tiens quand même à rappeler qu'on innove avec ce programme-là, 6,5 millions seulement pour les SDC, c'est majeur. Ça vient à l'issue de conversations qu'on a eues avec notamment la SDC de Jean-Talon-Est par rapport au prolongement de la ligne bleue, ça vient avec des conversations et des compensations qui seront additionnelles sur le chantier de la Sainte-Catherine-Ouest pour la SDC centre-ville. On est extrêmement conscient de l'impact des chantiers majeurs et c'est ce à quoi ce programme répond, des chantiers majeurs. Un chantier majeur de la STM ou de la Ville de Montréal, ça se définit par une durée, donc 6 mois et plus, et c'est ce besoin spécifique que le programme vient combler. Je tiens quand même à rappeler qu'on a aussi d'autres programmes qui s'ajoutent pour venir compenser les commerçants, le 40000 et le 5000, des programmes qui sont maintenant bien connus de nos commerces et dont à la fois les SDC et les commissaires en arrondissement sont équipés pour outillé pour faire en sorte que les commerces se prévalent de ces programmes-là. Donc on va, on va abattre l'amendement qui est proposé par l'opposition, je le comprends, mais c'est un amendement qui malheureusement ne nous permet pas— nous on doit, on a la responsabilité d'agir aussi avec les balises financières comme je l'expliquais. Donc on on s'est assis avec les SDC, on s'est assis avec la SDCM, on a convenu ensemble de ce délai de 6 mois et donc pour ces raisons-là on va rester cohérent avec le programme qu'on a fait en concertation avec le milieu du développement économique commercial et rester sur la durée de 6 mois.

Martine Musau Muele ◌3:20:32

Madame Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:20:44

Merci, madame la présidente. Donc, toujours sur l'amendement que j'ai déposé en 42.04. Écoutez, j'entends bien la responsable du comité exécutif en matière de développement économique et commercial, mais on va se dire la réalité. La prise de position de la part de l'administration est purement une question financière. Quand j'entends dire on a travaillé ça avec la SDCM, on a travaillé ça avec les SDC, je doute pas. Je veux dire, si la Ville vient leur dire, regardez, on met en place un programme, c'est 6 mois ou rien parce qu'on peut pas aller à 3, 4, 5 mois, il y a personne qui va aller dire, oh non, on n'en veut pas du programme pour 6 mois. Je veux dire, bien évidemment que tout le monde va donner son accord. Mais quand l'an passé on avait déposé l'amendement, encore une fois, en ce qui concerne le programme sur les travaux majeurs pour les commerces, pas les SDC, mais pour les commerces, pour les périodes de 3 à 6 mois, les sociétés de commercial et la SDCM étaient en faveur de la diminution du délai pour se rendre aux 3 mois. Et je suis certain que dans le cas présent, ils seraient également en faveur que dans le cas de chantiers de 3, 4 ou 5 mois, les SDC des différents territoires puissent également être couverts. Donc, c'est encore une fois quand même un bon poste qui est fait aujourd'hui de la part de l'administration de mettre en place ce programme-là pour les SDC. Je suis sûr que c'est accueilli favorablement par eux. C'est accueillie favorablement par notre équipe. Je suis d'avis que ça aurait été encore meilleur si ça avait été pour la période la plus récente, mais je pense que d'une manière plus large, la Ville et l'administration doivent également revoir sa manière de travailler avec les SDC. Oui, d'un point de vue du financement, mais on a vu beaucoup de couacs dans les derniers mois en ce qui a trait à la collaboration et à la communication. On a eu précédemment la question de la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine qui Mais il y a eu d'autres exemples également. Quand on prend l'exemple des travaux dans le Quartier latin, plus tard qu'il y a un mois, le directeur de la SDC est sorti publiquement pour dire qu'il travaillait très fort pour venir revitaliser le quartier, mais que la Ville venait compliquer la tâche avec une mauvaise communication et un mauvais soutien. Donc, on se rend compte vraiment qu'il reste beaucoup de travail à faire en matière de collaboration et d'efficacité entre les SDC et la Ville de Montréal. Et en ce qui a trait à l'amendement que j'ai déposé en 42.04 pour venir justement permettre au SDC d'avoir accès au financement qui est proposé dans le cadre du programme lors de chantiers de 3, 4 ou 5 mois. J'appelle l'ensemble des membres du conseil municipal à venir voter en faveur de l'amendement. Puis je vais laisser la parole à ma collègue, la leader de l'opposition. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:23:10

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:23:12

Alors, appuyée par monsieur Julien Hénault-Ratelle, je demande le vote nominal sur l'amendement du 42.04.

Martine Musau Muele ◌3:23:22

Le vote nominal a été demandé. Puis-je vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît et de faire sonner les cloches pendant une minute. Puis-je vous demander de fermer les portes s'il vous plaît? Merci, monsieur le greffier.

Greffier ◌3:24:32

Madame la mairesse, monsieur Rabouin, monsieur Doré. Madame Bourgeois, Madame Alneus, Monsieur Baudry, Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauzerolle, Madame Popeanu, Madame Thuillier, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol. Madame Gigard, Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Madame Olivier. Madame Olivier. Oui. C'est noté. Monsieur Lessard-Blais? Madame Plourde? Monsieur Posé? Madame Tremblay? Monsieur Downey? Madame Grondin? Monsieur Ouellet? Madame Goulet? Monsieur McQueen? Madame Christensen? Monsieur Normand? Madame Roy? Monsieur Salem, Madame Rossi, Madame Zuniga Ramos, Monsieur Langevin, Madame Valenzuela, Monsieur De Sousa, Madame De Ross, Madame Black. Monsieur Sari, Monsieur Hénoratel, Monsieur Bays, Madame Clément-Albaud, Madame Gentile, Monsieur Perry, Monsieur Desbois, Monsieur Moroz, Madame Génoux, Monsieur Rapanat, Monsieur Bissonnet, Monsieur Corville. Madame Nazarian, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Monsieur Miranda, pardon, Madame Hénon, Monsieur Sauvé. Monsieur Sasseville.

Voix 2L3:27:17

Pour.

Martine Musau Muele ◌3:27:20

Mesdames Olivier et Vodanovic indiquent voter contre. Pouvons-nous ouvrir les portes s'il vous plaît?

Voix 2D33:27:28

Merci.

Benoit Dorais ◌3:27:39

32.

Greffier ◌3:27:43

J'avais 30.

Stephanie Valenzuela ◌3:27:46

On finit à 30 tous les deux.

Martine Musau Muele ◌3:27:50

31.

Marie-Andrée Mauger ◌3:27:51

31, 32.

Voix 2D33:27:52

33, c'est super.

Chantal Rossi ◌3:27:54

Sinon, c'est pas 33, c'est 32.

Voix 2D33:27:57

J'avais 30.

Marie-Andrée Mauger ◌3:27:58

On finit à 30 tous les deux.

Martine Musau Muele ◌3:28:12

Merci. Alors, relativement à l'amendement déposé par monsieur Honoratelle, appuyé par, proposé par madame Brosset, appuyé par monsieur Honoratelle, quant à la rubrique 4204, notons 27 votes pour, 31 votes contre. L'amendement est donc rejeté. Nous fermer les portes s'il vous plaît? Très bien. Y avait-il d'autres interventions relativement à la rubrique 4204? En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 4201 à 4204. Pardon, je vois monsieur Doré qui avait une intervention souhaitée. On est toujours dans les rubriques 42.01 à 42.04. Merci.

Benoit Dorais ◌3:29:02

Oui, tout à fait, madame la présidente. Donc, il n'y en avait pas sur 42.04, mais j'avais un droit de réplique sur 42.02. Je vais pas être trop long. À mon collègue tout à l'heure, tu sais, je comprends que vous voulez faire les bonnes choses. Je comprends, je comprends que vous vous dites, on a des gens qui ont besoin d'Airbnb, ils ont besoin d'autres plateformes pour être capables de boucler leur budget. Mais c'est en plein ce que j'ai mentionné tout à l'heure. J'ai répondu à l'ensemble des personnes qui faisaient des représentations aux élus en disant, j'ai un sous-sol, j'ai une chambre, j'ai plusieurs chambres, puis moi je les ai, j'en ai besoin pour payer, etc. On a indiqué à toutes ces personnes-là qu'il y a possibilité de faire quelque chose selon votre arrondissement. Alors, c'est pas possible dans chacun des arrondissements, on le mentionne tout de suite. C'est sûr et certain que quand on regarde l'arrondissement de Saint-Laurent qui a déjà interdit tout hébergement de courte durée de type Airbnb, dans le fond, à toutes ces personnes que vous dites que ça serait le fait que ces gens-là puissent le faire, mais actuellement dans l'arrondissement Saint-Laurent, ils peuvent juste tout simplement pas le faire. Alors nous, on tente de trouver une solution plutôt que d'avoir regardé cette affaire-là. Ben, on regarde puis on se dit il y a certainement quelque chose qui s'applique à vous, puis avec quelques aménagements simples, vous pourriez aller de l'avant vers un gîte. Et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai pris rendez-vous avec mon collègue d'Outremont Outremont, parce qu'on avait des cas qui venaient d'Outremont et des gens nous disaient, ben, y a-tu une voie de passage? J'ai besoin absolument de continuer de louer sur Airbnb une chambre pour aider à payer mon hypothèque, payer mon logement. Alors, j'ai sensibilisé mon collègue d'Outremont au fait qu'il peut faire des aménagements urbanistiques qui vont permettre à des personnes comme ça de le faire correctement. Est-ce que c'est de passer par la loi sur l'hébergement touristique puis de viser le courte durée de type Airbnb? Non, c'est tout simplement d'aller chercher un autre permis qui est toujours possible puis qui coûte la plupart du temps le même prix que celui qu'on adopte aujourd'hui dans le règlement sur les tarifs. Alors, à l'ensemble de ces personnes-là qui disent, ben moi, je le fais comme correctement, puis je veux satisfaire l'ensemble de ce que vous demandez comme critères, mais je veux quand même poursuivre parce que voici mon cas. On les a orientés vers les arrondissements, puis il y a des aménagements qui peuvent être faits simplement pour ces personnes-là pour le faire correctement dans le bon champ de compétences. Puis ça, là, on est d'accord, ça va pas remettre un appartement, un logement sur le marché locatif C'est sûr, il n'est déjà pas dessus, il n'enlève pas personne, la personne l'habite pour vrai, elle va chercher un revenu d'ailleurs. Donc, on est capable d'y aller sans avoir à modifier ce qu'on a actuellement. L'autre affaire, tout à l'heure j'entendais, il nous faut plus d'inspecteurs pour justement pogner ceux qui vont faire, qui vont continuer de faire du stock illégal. Mais voyons donc, on est bien mieux de faire les bonnes vérifications comme du monde dès le départ avec nos PEP, avec nos préposés à l'émission des permis comme il faut, puis là on va commencer à séparer le bon grain de l'ivraie. Pas après en disant accélérons, tu as qu'à ne pas les faire comme du monde, avançons, puis de toute façon en ayant mis pas mal plus d'inspecteurs après coup, on essaiera de les repogner après coup. Mais non, on va les séparer dès le départ. C'est ça qui est important. Mentionner également que tout à l'heure, on doit être capable d'avoir un règlement qui a du punch, un règlement qui fasse en sorte qu'on est capable d'aller chercher tous ceux qui font du Airbnb ou VRBO, etc. Tous ceux qui utilisent des plateformes, il faut être capable d'aller les chercher comme il faut. Tant qu'on va rester comme vouloir appliquer la loi sur l'aménagement et l'urbanisme, puis qu'on va faire en sorte d'y aller avec 19 réglementations municipales différentes d'arrondissements, on va pas y arriver. Airbnb illégal, c'est un fléau. On part à la guerre contre un phénomène de société, mais un phénomène économique qui ne fonctionne pas. Et tant qu'on va rester avec la loi sur l'aménagement et l'urbanisme, ça va pas fonctionner. Il y a personne qui part à la guerre armée d'un tire-pois, avec un boulet, une pancarte qui dit clairement, mes armes fonctionnent pas bien, puis une obligation de remplir 90 pages pour prouver que la personne en face d'elle, c'est vraiment un ennemi. Il y a personne qui part à la guerre en faisant ça. Mais tant qu'on va rester dans ce carcan-là, ça ne fonctionne pas. Il faut être capable de prendre ça à bras-le-corps comme du monde, et c'est ça ça le règlement qu'on propose aujourd'hui. Je termine en mentionnant tout à l'heure, il y a plusieurs personnes qui nous disent, je ne vais pas répéter des personnes un peu plus dans les médias qui ont pu dire des affaires de même, mais qui disent, si on s'attaque actuellement à Airbnb et des choses de même, ils vont aller faire de la location sur le side, ils vont le faire caché. Je comprends que quand on va le faire avec la loi sur l'aménagement et l'urbanisme, ça va être comme tout à l'heure, un boulet, des angles qui ne fonctionnent pas, un tire-poids, etc. Ça ne marchera pas. Ceci dit, le règlement qu'on vote là, vous faites de la location illégale sur n'importe quelle plateforme, sur n'importe quel moyen, sur un forum X ou Y, ça c'est des Airbnb, le monde alentour le sait, il y a des canons, il y a du monde à Vallée, ça rentre, ça sort, on voit le même monde. C'est ça. Ben, c'est simple, le règlement qui est là, c'est on rentre, ding dong, tu affiches n'importe où, tu n'as pas le droit, bang, un ticket. On rentre, on cogne chez vous, puis on dit bonjour, êtes-vous le locataire parce que vous avez un bail, êtes-vous le proprio ici parce que vous avez votre hypothèque, non, c'est de la location, bang, un ticket. C'est aussi simple que ça. Avec la loi sur l'aménagement et l'urbanisme, 100 pages. À mon collègue tout à l'heure qui disait 17 tickets, il est un peu en retard. Au mois de janvier, on avait 126. Ça, c'est il y a 2 mois. Donc oui, on a fonctionné plus haut, mais avec une centaine de pages pour prouver par A plus B à un juge, hors de tout doute, qu'il n'y a pas assez de Kellogg's dans la boîte, que l'huile d'olive, ça marche pas, qu'enfin en fin de compte, y a-tu plus ou moins de vêtements dans la penderie? Es-tu cadenassée la penderie? On rigole? C'est ça qu'il faut faire. Tandis que là, c'est simple, vous n'êtes pas dans la bonne période, bang, un ticket. Vous ne l'affichez pas au bon moment, bang, un ticket. Vous avez décidé de nous fournir un faux document, bang, un ticket. Est-ce qu'on a comme bien compris? C'est assez simple, bang, un ticket. Puis vous n'êtes pas d'accord parce que vous dites, c'est pas vrai, je faisais pas de Airbnb. Ça me dérange pas, vous l'avez le ticket, vous l'expliquerez au juge. Puis le juge, lui, ben c'est simple, il va le regarder avec la prépondérance de preuve qui est associée au règlement qu'on utilise en ce moment, c'est qui est vraiment la loi sur les compétences municipales. C'est pas la même chose, on renverse le fardeau de la preuve. C'est ça qu'on vient faire aujourd'hui. C'est une avancée majeure pour tous ceux qui perdent leur logement parce qu'il y a du Airbnb illégal, à tous ceux qui sont à risque de le perdre parce qu'il y a quelqu'un qui se dit, moi, je vais faire plus de cash en le faisant sur Airbnb qu'en louant à madame Tartempion puis à monsieur Mohamed. C'est simple, c'est ça qu'on fait. Puis il y a quelqu'un qui me dit, 2000 logements, là, Ce n'est pas amer à boire, je suis bien d'accord, mais ce sont 2000 ménages qui vont pouvoir avoir un logement comme du monde. C'est simple. Puis à ceux qui nous disent qu'ils ne seront peut-être pas tous abordables, je suis bien conscient, je le sais bien qu'ils ne seront peut-être pas tous abordables. On a juste à regarder ce qui se loue sur Airbnb. Mais il faut toutes sortes de typologies de logements pour loger des Montréalais. C'est ça qu'on fait aujourd'hui. C'est une avancée majeure. Puis on va être capable de le monitorer, on va être capable de suivre ça avec Tourisme Montréal puis des partenaires. Puis moi, je suis sûr que c'est ce que nous faisons qui est correct puis qui va faire en sorte qu'on va commencer à endiguer ce fléau-là, comme du monde, comme un paquet d'autres municipalités l'ont fait. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌3:38:00

Y a-t-il d'autres interventions souhaitées pour les rubriques 4201 à 4204? En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 4201 à 4204, chapitre 44. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:38:18

Oui, madame la présidente, on va réunir 4401 et 4402. En 4401, on adopte avec changement d'une résolution intitulée Résolution en vertu de l'article 93 de la loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d'habitation pour approuver la démolition d'un bâtiment institutionnel de 3 étages et la construction d'un bâtiment résidentiel de 4 étages destiné à du logement abordable ou social au 5460 avenue Connaught. 4402, on adopte avec changement du règlement intitulé Règlement modifiant le règlement visant à améliorer l'offre en matière de logement social abordable et familial afin d'y ajouter des zones de logement abordable dans plusieurs arrondissements.

Martine Musau Muele ◌3:39:01

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:39:05

Seulement pour indiquer qu'Ensemble Montréal vote contre le 4402.

Martine Musau Muele ◌3:39:09

02?

Chantal Rossi ◌3:39:11

Oui.

Martine Musau Muele ◌3:39:12

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 4401 et 4402 avec un vote contre d'Ensemble Montréal. Pour la rubrique 4402. Chapitre 51.

François Limoges ◌3:39:24

Madame la présidente, en 5101, on renouvelle les mandats de Bérénice Mollen Dupuis, Charlotte Kelly, Daniel-Joseph Chapdelaine à titre de membres du comité consultatif en reconnaissance pour un second mandat de 3 ans à compter du 20 mars 2025. On nomme Paul-André Linteau, actuellement membre suppléant, à titre de membre jusqu'à la fin de son premier mandat le 20 mars 2026.

Martine Musau Muele ◌3:39:48

Madame Marie Plourde.

Voix 2L3:39:50

Merci, madame la présidente. Alors, mon intervention risque d'être moins colorée que celle de mon collègue Doré, mais je tiens quand même à souligner le, le, au dossier 5101, le renouvellement des mandats et l'arrivée du nouveau membre suppléant. Mais j'aimerais quand même rappeler à votre souvenir qu'il y a 2 ans jour pour jour, on a mis en cette chambre le tout nouveau comité consultatif en reconnaissance. Les membres sont issus de divers milieux, c'est un comité à l'image de la population montréalaise et c'est une nouvelle approche en reconnaissance à la Ville qui prenait son envol alors. Le comité en reconnaissance émet des avis sur les différents dossiers de reconnaissance soumis à la Ville et aide dans la prise de décision des élus. On le sait, les questions de reconnaissance, notamment la la toponymie, c'est parfois des sujets qui sont sensibles. Alors, on a besoin plus que jamais de leur éclairage. L'expertise de ces membres nous permet d'avoir une analyse historique, neutre et étudiée sur les différentes propositions en reconnaissance. Je tiens donc à remercier les différents membres, à saluer le renouvellement des nominations, des mandats, et la nouvelle nomination aujourd'hui. Et je leur réitère notre confiance. Également, un gros merci à notre comité de sélection, vous, madame Chantal Rossi, merci beaucoup, Serge Sasseville et Ericka Alneus. Merci.

Martine Musau Muele ◌3:41:17

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 44-01 et 44-02. Erreur, correction, adoption de la rubrique 51-01.

François Limoges ◌3:41:29

Monsieur Limoges, le Madame la présidente, nous arrivons au 6501. Je vais laisser madame Rossi présenter leur motion.

Martine Musau Muele ◌3:41:36

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:41:37

Et de mon côté, je vais laisser la parole à monsieur Aref Salem pour déposer la motion.

Martine Musau Muele ◌3:41:43

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌3:41:45

Merci, madame la présidente. Alors, je suis vraiment ravi de proposer cette motion pour autoriser les chiens en laisse dans le réseau d'autobus. On se rappelle tous, madame la présidente, en avril 2022, j'ai déposé une motion demandant à la STM de tester un projet pilote autorisant, selon des balises visant la bonne cohabitation avec l'ensemble de ses clients, la présence des chiens dans l'ensemble du réseau de transports en commun. Dans le temps, on parlait du métro et des autobus. Notre motion a été adoptée justement juste en autorisant les chiens dans les métros, et aujourd'hui on propose d'aller de l'avant avec les autobus. Madame la présidente, On se rappelle aussi qu'il y a eu un projet pilote qui a été mis en place, puis c'était vraiment un succès ce projet-là. Il a permis de démontrer que les consignes ayant été mises à l'essai sont suffisantes pour assurer une cohabitation harmonieuse entre l'ensemble de la clientèle. Et je me rappelle aussi que le conseil d'agglomération, il a changé complètement, il a changé le règlement qui autorisait les chiens dans le métro, puis ça a été fait. Oui, il y a eu un projet pilote qui a été renouvelé, puis finalement, juste dernièrement, en décembre 2024, on a changé la réglementation pour autoriser les chiens dans le métro. J'aimerais rappeler aussi, madame la présidente, qu'il y a eu une pétition qui a été— c'était Fido dans le métro, puis ça a été lancé par la SPCA, puis il y a eu 18 000 signatures. Il y Il y a aussi une autre donnée probante, il y a 21% des foyers montréalais qui ont déjà actuellement un chien chez eux. Donc après avoir passé le règlement, puis après avoir autorisé les chiens dans le métro, on sait aujourd'hui que ce n'est pas tous les Montréalais et Montréalaises qui habitent autour d'une station de métro, donc on pense qu'il est temps aujourd'hui d'aider ces gens-là à se déplacer avec leur chien. Ils peuvent se déplacer, les gens peuvent se déplacer dans un parc, ils vont se déplacer vers une clinique vétérinaire, éventuellement vers le centre animalier, donc on essaye de les aider aussi à ne pas utiliser leur voiture pour amener le chien, puis pour ceux qui ont des voitures, mais au moins les gens qui n'ont pas de voiture, on est en train de faciliter leur vie en autorisant les chiens dans les autobus. Puis, madame la présidente, depuis l'annonce de notre motion l'année dernière, on a pris, j'ai pris en considération les avis émis et je tiens à y, je suis vraiment sensible aux avis qui ont été émis. C'est pourquoi j'aimerais saisir cette opportunité pour justement clarifier certaines préoccupations. Tout d'abord, il est dit que le métro offre un environnement plus propice que cette mesure dans l'espace dans les autobus, parce que les autobus sont, l'espace il est plus restreint. Dans le métro, il y a 9 wagons, donc les gens peuvent se déplacer d'une place à une autre. J'aimerais rappeler ce qu'on est en train de demander. On est en train de demander de faire exactement ce qu'on est en train de faire dans le métro, de limiter le temps en dehors des heures de pointe et de, au moins, s'assurer que les gens peut-être peuvent se déplacer dans le métro en dehors des heures de pointe avec une muselière, avec une lesse aussi obligatoire, comme c'est le cas actuellement dans le métro. Donc, on réplique exactement les mêmes conditions dans les autobus. Puis ça existe dans plusieurs villes dans ce monde, ça existe à Londres, surtout dans des villes européennes, mais même à Montréal, on a déjà aussi des villes comme Calgary, comme Toronto qui l'utilisent, qui l'autorisent dans le métro, dans les métros et dans les autobus. Le sentiment de sécurité, madame la présidente, Aussi, on est— le même sondage mentionné plus tôt a révélé que 70% des clients répondants étaient favorables à la présence des chiens dans le métro en laisse et avec muselière. Donc, ce qu'on a— ce qu'on est en train de proposer, comme je l'ai dit tantôt, c'est vraiment d'amener les chiens dans le métro avec une muselière et en laisse. Madame la présidente, on a eu une discussion avec les— avec mon collègue Sylvain Ouellet, et il y aura des propositions qui vont être, un amendement qui va être proposé, puis on est d'accord avec les amendements. L'essentiel, c'est que, c'est de trouver une façon d'autoriser les chiens dans le métro. Puis je suis conscient qu'il y a beaucoup de problématiques actuellement, je suis conscient que ça peut mobiliser des ressources, je suis conscient aussi que la priorité aujourd'hui, c'est le flânage, puis ils sont en train de proposer des mesures là-dessus. Donc, je peux comprendre tout ça. C'est pour ça qu'on a trouvé une façon de peut-être trouver un moment opportun où la STM peut aller de l'avant avec ce projet et surtout s'assurer de la réussite de ce projet pilote. Alors, madame la présidente, je vais pas tarder beaucoup sur le point. Je vais laisser mon collègue présenter les amendements. Je reviendrai après pour clore le sujet. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌3:46:46

Très bien, monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌3:46:51

Merci, madame la présidente. D'abord, j'aimerais vérifier que tout le monde a bien reçu l'amendement qui a été déposé.

Martine Musau Muele ◌3:46:56

Merci, il a bel et bien été reçu et envoyé.

Sylvain Ouellet ◌3:46:59

Parfait, excellent. Donc, d'abord, pour dire que je remplace aujourd'hui Éric Alan Caldwell, qui est président de la STM. Je siège au siège de la STM, monsieur Caldwell ne pouvait pas être là avec nous aujourd'hui. Personnellement, je n'ai pas de chien, je n'ai jamais eu de chien. Je suis pas allergique, mais je suis pas nécessairement à l'aise avec les chiens. Par contre, on sait très bien qu'une famille montréalaise sur 4 possède un chien, puis ça a augmenté là avec la pandémie. On sait que ça aide beaucoup pour combattre l'isolement. Il y en a beaucoup aussi là que ça leur permet de passer à travers des moments difficiles. Il y a des familles aussi que ça ça rend la vie très joyeuse pour les enfants et ils considèrent que leur compagnon canin est vraiment un membre à part entière de leur famille. Donc évidemment, la STM est sensible à cette réalité-là et c'est pour ça qu'on a fait un projet pilote sur les chiens dans le métro. En fait, le projet pilote est même arrêté depuis le 1er février, le règlement est officiel, le projet pilote s'est bien passé, s'est bien bien fonctionner, mais on le fait sous plusieurs conditions. Premièrement, il faut évidemment que les chiens soient permis seulement à l'extérieur des heures de pointe, un seul chien par client, doit être tenu en laisse en tout temps, doit porter une muselière, et ça, lors de l'élaboration du projet pilote, là, on avait questionné auprès de nos usagers et usagères, ça c'était vraiment un point qui était très important sur l'acceptabilité du projet pilote. Et aussi, les maîtres doivent être équipés pour ramasser des dégâts si évidemment leur chien arrivait à faire des dégâts. Donc ça a bien fonctionné pour le métro, donc évidemment la STM, pour aller de l'avant avec un projet pilote, va évidemment s'inspirer. Encore une fois, la muselière, la laisse, c'est des prérequis, on reviendra pas là-dessus. Mais je tiens quand même à préciser que le métro et le bus, c'est quand même deux mondes différents. Donc, dans le métro, vous savez, les wagons, c'est 6 à 9 wagons, voitures en fait, et quand par exemple il y a quelqu'un qui arrive avec un chien, c'est facile pour un usager qui soit allergique, soit mal à l'aise, de juste aller dans une autre voiture. Évidemment, dans des autobus, même dans des autobus articulés, des fois c'est beaucoup plus difficile de se déplacer. L'autre chose aussi, c'est que si par exemple un métro, on veut pas aller dans un métro, les métros ont quand même une bonne fréquence, même à l'extérieur des heures de pointe, alors que vous savez, là, il y a, on a des bus qui, à l'extérieur des heures de pointe, passent aux demi-heures. Et si jamais on est dans l'autobus, quelqu'un arrive avec son chien, puis la personne est très mal à l'aise, descend, d'attendre une autre demi-heure, c'est problématique. Donc ça, ça va être vraiment dans les choses à vraiment réfléchir comment on va vouloir élaborer ce projet pilote-là. L'autre chose aussi à tenir en compte, c'est que dans le métro, on a des employés d'entretien. Donc, si jamais il arrive quelque chose, on a des employés d'entretien qui sont sur place qu'on peut dispatcher. Au niveau des autobus, s'il y a un incident, l'autobus doit être retiré du service, envoyé au garage. Donc, évidemment, c'est beaucoup plus compliqué. Ceci étant dit, on va regarder le projet pilote. On a demandé dans les amendements, entre autres, de pas faire ça d'ici la fin de 2026, parce que quand on a fait le projet pilote pour le métro, probablement que ça a pris quand même plusieurs mois à bien élaborer et à consulter nos clients pour être capable d'avoir un projet pilote qui fonctionne, parce que c'est quand même ça la volonté à la fin, c'est d'avoir quelque chose qui fonctionne. Mais pour s'assurer que ça fonctionne, il avoir dès le départ des conditions qu'on croit qui vont être gagnantes. Et évidemment, ce qui est très important aussi de savoir, c'est qu'à très très court terme, évidemment, la STM, avec toute la crise des vulnérabilités, la crise d'itinérance, n'a pas la capacité de faire ça dans les prochains mois. Donc, c'est pour ça aussi qu'en remettant ça fin 2026, on pense qu'on va voir stabiliser évidemment les problématiques dans le métro et qu'on va pouvoir élaborer à tête reposée ce futur projet pilote. Et dernière chose à rappeler, et ça c'est déjà vrai là pour les autobus, les chiens d'assistance, donc les chiens MIRA ou encore des animaux en cage, sont quand même acceptés. Donc ça, il faut quand même le rappeler, il y a quand même une possibilité. C'est sûr que quand vous avez un gros chien, évidemment la cage, ça ne fonctionne pas. Donc voilà, alors c'est pour toutes ces raisons que nous proposons l'amendement qui a été déposé Merci.

Martine Musau Muele ◌3:51:35

Les prochaines interventions portent sur l'amendement. Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌3:51:45

Voilà, donc j'aimerais remercier mon collègue pour l'ouverture et j'aimerais aussi remercier mon collègue Éric-Alain Caldwell pour proposer, pour au moins on a eu le temps d'en discuter et vraiment on a pris en considération d'un côté comme de l'autre vraiment les enjeux qui figurent au niveau de la STM, mais nous sommes conscients que c'est quelque chose qui peut pas arriver demain matin. On est à l'aise avec la proposition qui a été faite, puis je suis très content aujourd'hui de dire qu'Ensemble Montréal, on a proposé vraiment d'amener Montréal au 21e siècle, d'amener Montréal en 2025, surtout qu'au niveau des chiens dans le métro, ça fonctionne, on a changé le règlement et tout. Maintenant, on va travailler pour trouver une solution à amener le projet pilote au niveau des autobus. Ça, c'est une bonne chose, c'est une très bonne chose. Comme mon collègue l'a dit, il y a un foyer sur 4 qui a déjà un chien aujourd'hui, et nous sommes en train de faciliter la vie à des gens qui n'ont pas de voiture, à des gens qui habitent loin des stations de métro, et à des gens qui veulent se déplacer avec leur pitou dans les cliniques vétérinaires, qui vont se déplacer aussi vers les parcs, vers éventuellement sortir de chez eux au moins, parce que ça brise l'isolement, puis ils sont empêchés de le faire actuellement s'ils doivent y aller avec un autobus. Ils peuvent aller en métro, ils peuvent aller en REM aussi parce que c'est autorisé dans le REM, ils restent dans les autobus, il va falloir juste d'aller de l'avant. Et on a trouvé déjà la solution, puis j'aimerais remercier au moins la collègue, mon collègue de cette ouverture et de finir par avoir les chiens dans les réseaux d'autobus. Voilà, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌3:53:35

Il y avait-il d'autres interventions relativement à la motion 65.01? Alors, en l'absence d'intervention, je comprends donc que cette motion est adoptée telle qu'amendée. Alors, à titre de rappel, notre prochain rendez-vous sera le 14 avril. Il est 13 h 24, les sujets sont épuisés et cette séance est levée. Merci.