Journal des instancesPar Nicolas Jolicoeur

Conseil municipal — 14 avril 2025 et 15 avril 2025

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Voix 1A20:05:40

Mesdames et messieurs conseillers, conseillères, veuillez prendre place s'il vous plaît.

Voix 1C20:05:47

Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Martine Musau Muele.

Martine Musau Muele ◌0:06:11

Bonjour tout le monde, il est 13h02, nous sommes lundi 14 avril 2025. Bienvenue à cette séance ordinaire du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du Traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Gényan Gehaga de son hospitalité sur ce territoire non cédé. À titre de mots d'introduction, notons que avant, en fait, je tiens à vous faire part de la tenue de Cité-L Montréal qui reviendra le mois prochain après une nouvelle formule qui a été essayée en octobre 2024, qui a été un franc succès, cette formation simulation du conseil municipal spécialement conçue pour les Montréalaises, revient le mois prochain pour une nouvelle édition à l'Hôtel-de-Ville. Il s'agit là d'une occasion exceptionnelle pour nos citoyennes de s'initier à la politique municipale tout en développant leurs connaissances et capacités de leadership. Fort d'un engouement certain pour les questions liées au développement de Montréal, nous sommes particulièrement fiers d'un nombre record de participations cette année. Cette nouvelle édition tombe aussi à point nommé en cette veille d'un scrutin d'une importance majeure pour notre métropole. Et elle constitue une opportunité exceptionnelle pour les Montréalaises de se sensibiliser à l'appareil politique et de cultiver les compétences nécessaires pour contribuer à leur niveau à la contribution du Montréal de demain. Car en effet, la participation active des femmes dans la démocratie est primordiale pour assurer la santé de notre société. Leurs perspectives et leurs contributions sont indispensables pour bâtir des communautés toujours plus justes, inclusives et équitables. Notez par ailleurs que, afin de mieux les accompagner dans la réalisation de ces objectifs, vous êtes toutes et tous cordialement invités, chers collègues, à vous impliquer en tant que mentor auprès des participantes de cette nouvelle cohorte. Votre expertise, conseils et autres connaissances du domaine municipal seront de précieux, de précieux atouts pour cette édition, pour que cette édition soit un franc succès. En vous impliquant activement à Citel Montréal 2025, vous participerez à inspirer les femmes qui vous entourent à suivre leurs exemples, à suivre votre exemple, en particulier dans un contexte où la prise en compte de la diversité est difficile. D'ailleurs, un courriel vous sera transmis prochainement et en conséquence, plus d'informations seront disponibles. Et je vous remercie d'avance pour votre implication et votre collaboration dans ce projet. Alors, je vous inviterai, suite à ce mot d'introduction, à observer avec moi une minute de réflexion. Je vous invite à vous asseoir. Soulignons quelques dates de célébration. Le 2 avril marquait la Journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme. Le 4 avril, la Journée nationale des droits des réfugiés. Le 6 avril, la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix. Le 7 avril marquait la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis en au Rwanda en 1994. Le 7 avril, la Journée mondiale de la santé. Le 15 avril marquait la Journée mondiale de l'art. Le 22 avril marquera la Journée internationale de la terre. Le 23 avril, la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Le 24 avril, Journée de commémoration du génocide arménien. Le 25 avril marquera le 85e anniversaire du droit de vote des femmes au Québec. Le 28 avril, la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail. Le 29 avril sera la journée commémorative des massacres de 1972 au Burundi. Le 30 avril sera la journée mondiale des mobilités et de l'accessibilité. Permettez-moi de souhaiter au nom du conseil municipal un joyeux anniversaire à mesdames et messieurs Sauvé, Monserolle, Giannou et Plourde. Sur ce, bon conseil et nous débutons donc avec la période de questions des membres du conseil municipal, mais juste auparavant, un bref temps de parole à madame la mairesse au chef, qui est monsieur Aref Salem.

Valérie Plante ◌0:10:56

Merci beaucoup, madame la présidente. Alors évidemment, c'est rare que j'arrive ici dans une instance du conseil avec un chandail aussi, aussi, comment dire, flamboyant, mais je trouvais ça important qu'on porte un message puis qu'on envoie de l'énergie à notre équipe et aux Canadiens parce que si tout va bien, on leur envoie de l'énergie, on met peut-être nos crucifix sur la corde à linge, on souhaite de tout cœur que nos crucifix s'accordent à linge. Coudonc, je suis retournée dans le temps de mes grands-parents là. Mais dans tous les cas, on veut vraiment que nos canotiers se rendent en série. La dernière fois que ça s'est produit, c'est justement il y a 4 ans. J'avais le plaisir d'être mairesse, on était pas mal tous et toutes ici dans le précédent mandat, puis ça avait été une période absolument extraordinaire. Ça arrive avec le printemps, L'hiver a été dur, mais aussi dans une période particulièrement intense, on va se le dire. Et dans ces cas-là, bien, le sport, je dois avouer que c'est vraiment une façon extraordinaire d'être unis et de pouvoir justement mettre notre énergie toute dans la même direction. Alors, je remercie mon fils Émile qui m'a prêté son chandail au numéro, bien sûr, du capitaine des Canadiens. Et puis, on sait qu'en plus, ce soir, il va y avoir un petit numéro qui va patiner pour la première fois. On lui souhaite bonne chance à Ivan. Premièrement, on lui souhaite bienvenue à Montréal, on lui souhaite bonne chance, puis on va le regarder. Mais moi, j'ai envie de dire à ses coéquipiers, donnez-y une chance. Il va falloir que le premier trio soit extrêmement fort. Puis dans tous les cas, quoi qu'il arrive ce soir, j'espère que tout le monde va être dans un bar, un resto, devant leur téléviseur, mais surtout dans nos commerces locaux. Pourquoi? Ouais, pas nous autres, pas nous autres, les autres! Je parlais de la population. Donc, on espère que tout le monde va en profiter pour aller soutenir un commerçant local, un bar, un restaurant, pour soutenir nos Canadiens, mais tout en nous— c'est très bon pour l'économie, puis ça, on trouve ça le fun. Alors voilà, on leur envoie de l'énergie. Go Habs go!

Martine Musau Muele ◌0:13:15

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌0:13:16

Oui, madame la présidente, je suis content de commencer le conseil avec un point qui nous rassemble tous et un point, j'aurais aimé savoir à l'avance que vous allez prendre la parole pour les Canadiens de Montréal, j'aurais pu mettre aussi mon chandail des Canadiens. Madame la présidente, ça fait depuis 1993 que j'attends année après année de revivre vraiment l'émerveillement de la Coupe Stanley à Montréal. Et je me rappelle des années où on parlait des fantômes du Forum, on parlait de, on voyait le Canadien arriver à peine serré, puis cette fois-ci, on en croit, on en croit tous, puis on va envoyer des énergies positives d'ici, de la salle du conseil, parce qu'on va être tous ici en train de débattre. On va certainement se lancer l'œil de temps en temps pour voir c'est quoi le score, mais sachez que les élus de la Ville de Montréal au complet, Projet Montréal ou Ensemble Montréal ou même les indépendants, on va tous envoyer des énergies positives de la salle du conseil au, je voulais dire au Forum, mais plus au Centre Bell à la Ville de Montréal pour que cette année on puisse entrer dans les séries et surtout, surtout gagner la Coupe Stanley cette année. Merci beaucoup, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:14:27

Nous débutons donc avec la période de questions des membres du conseil municipal. J'inviterai monsieur Aref Salem à prendre la parole.

Aref Salem ◌0:14:36

J'aurais dû rester debout, madame la présidente. Alors, madame la présidente, la fin de l'interdiction du flânage dans le métro arrive à grands pas, c'est le 30 avril prochain. Est-ce que cette mesure a réellement permis d'améliorer la sécurité à Montréal ou elle a simplement déplacé la détresse humaine hors de la vue des usagers? On est d'accord tous dans cette salle, Ensemble Montréal comme Projet Montréal, on est tous d'accord de redonner la fonction de transit au métro de Montréal. Mais est-ce qu'on a vidé les quais pour vraiment, pour finalement remplir les rues? C'est une question qu'on est en train de se poser. Madame la présidente, on sait, la date approche du 30 avril actuellement et l'administration nous a toujours ni donné un bilan, ni donné un plan. Et ce qu'on s'attend de cette administration, c'est qu'on ait un plan cohérent qui répond à un besoin actuellement d'une crise majeure à la Ville de Montréal. Madame la présidente, on a le dénombrement demain des personnes en situation d'itinérance à la Ville de Montréal. Et encore une fois, on s'attend à voir une augmentation dans les chiffres. On ne peut plus continuer à vivre, madame la présidente, sans qu'il y ait un but, sans qu'il y ait un plan, sans qu'il y ait une orientation, sans qu'il y ait une vision. Et on répète depuis 8 ans vraiment la même chose. Alors ma question, madame la présidente, aujourd'hui, est-ce que la mesure de l'interdiction de flânage, est-ce qu'elle a réellement eu effet au moins elle a eu les effets escomptés ou elle a simplement déplacé la misère sans l'adresser. Et maintenant que le 30 avril approche, est-ce que Projet Montréal compte à la reconduire ou enfin la remplacer par un véritable plan pour vraiment attaquer cette crise majeure qu'on est en train de vivre à la Ville? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:16:19

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:16:21

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Oui, c'est un sujet qui est très sensible, qui est très préoccupant parce qu'évidemment quand on pense à la qualité de vie, aussi au développement économique, à la réputation de Montréal, notre rayonnement, la question d'être en sécurité, peu importe qui on est, qu'on soit un utilisateur du métro, une personne vulnérable, peu importe de quelle classe socio-économique on est issu, on veut pouvoir être en sécurité à Montréal. Et c'est pour ça que ça demande vraiment un travail, je dirais, d'acupuncture, un travail d'équilibriste aussi, parce que Il y a plusieurs joueurs qui sont impliqués et nous, notre plan de match a toujours été le même et jusqu'à date, je pense qu'il est justement bien équilibré. Quand on travaille avec la ministre Duranceau pour sortir des unités, quand on travaille entre autres avec le service de police évidemment pour rajouter des effectifs spécialement entre autres Émilie-Gamelin et Village où il y a beaucoup plus de criminalité, quand on travaille avec la STM pour trouver une façon où on peut assister les gens qui sont dans le métro vers des ressources. Quand on travaille avec monsieur Carman, qui finalement a mis des sommes comme on lui avait demandé après notre cri du cœur, qui ont accepté également de financer nos unités modulaires, ça montre à quel point le plan de la Ville de Montréal d'impliquer tous les partenaires est non seulement très pertinent, mais aussi il répond aux problématiques. Est-ce que je suis en train de dire que c'est parfait? La réponse est non. Mais il y a une chose que je sais, c'est que les Montréalais savent qu'on a non seulement le cœur à la bonne place, mais qu'on mette toute l'énergie possible pour s'assurer de trouver une panoplie de services, tant en santé mentale qu'en habitation, pour les gens plus vulnérables.

Stephanie Valenzuela ◌0:17:57

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:17:58

Question complémentaire.

Aref Salem ◌0:18:04

Madame la présidente, je remercie la mairesse pour sa non-réponse. Encore une fois, ça fait des années, ça fait 8 ans qu'on répète exactement la même chose. Ça fait 8 ans qu'on dit qu'on a besoin d'un plan montréalais pour l'itinérance. Ça fait 8 ans qu'on est en train de dire qu'on ne peut plus continuer à ne pas avoir une vision globale de la chose. On ne peut plus continuer à déposer vraiment des mesurettes. Et le problème, Madame la Présidente, c'est que même en déposant des mesurettes à gauche et à droite, on n'est pas en train de se munir d'indicateurs. On n'a aucune idée si l'évaluation de la mesure qu'on est en train de mettre en place, elle est bonne ou non. On n'a aucune idée, par exemple, s'il y a des indicateurs de succès. On n'a aucune idée combien de personnes en situation d'itinérance ont été dirigés vers des ressources concrètes suite à ces interventions. Madame la présidente, on ne peut plus, à la Ville de Montréal, continuer dans un flou comme on est en train de vivre. Hier, on a déposé une demande de sortir les gens du métro vers la rue. Aujourd'hui, demain, on va faire le dénombrement, on va voir qu'il y a plus de monde dans la rue. Alors, madame la présidente, ça nous prend un plan. À quand un plan montréalais? Pour s'attaquer à cette crise majeure qui pèse à la Ville de Montréal?

Valérie Plante ◌0:19:18

Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, je tiens vraiment à rassurer le chef de l'opposition comme quoi il n'y a personne ici qui fait des mesurettes. Et je pense que s'il y a une chose que la population sait, c'est à quel point justement Projet Montréal, on n'est pas dans des mesures à la pièce. On a toujours pris l'enjeu de façon globale et c'est pour ça qu'on refuse de, par exemple, seulement inclure la Ville de Montréal dans les solutions. Non seulement on fait notre part, comme les hautes chaleurs, qu'on n'a même pas attendu après le gouvernement dont c'est la responsabilité. On fait les bonnes choses, mais en même temps, il faut inclure la santé parce que la Ville de Montréal, malheureusement, elle n'a pas de médecins, elle n'a pas d'infirmières, elle n'a pas d'intervenants en toxicomanie. C'est pour ça, et on sait qu'un grand enjeu en ce moment, c'est les gens qui ont de la misère à se loger, et des gens qui peuvent être le spectre de la toxicomanie ou des enjeux de santé mentale. Alors, la raison pour laquelle on a le respect de la population et des organismes et de tous les intervenants, c'est parce qu'on essaie vraiment depuis le début de le voir de façon globale plutôt que de trouver des mesures à la pièce, et on va continuer à agir de cette façon-là.

Martine Musau Muele ◌0:20:24

Le temps est écoulé. Poursuivons avec la question de madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:20:31

Merci beaucoup, madame la présidente. Madame la présidente, la semaine dernière, le Sommet de l'Est tenait sa deuxième édition au Stade olympique. Plusieurs d'entre nous y étaient d'ailleurs et un point, un point fait clairement le consensus: il faut développer l'est de Montréal rapidement. Pour y arriver, un obstacle majeur demeure: la décontamination des terrains. La Ville a reçu 2 enveloppes du gouvernement du Québec pour s'y attaquer. Malheureusement, depuis 2018, tout ça avance très lentement. En décembre dernier, Le Devoir rapportait le cas d'un résident d'Ahuntsic qui, après un an d'attente et d'interminables détours administratifs, n'avait toujours pas reçu la subvention promise par la Ville. Aujourd'hui, madame la présidente, notre équipe a obtenu les données sur les délais réels pour des subventions. Alors le résultat, c'est que pour le premier programme de la Ville, le délai moyen entre le dépôt d'une demande et le paiement, on compte 158 jours. Pour le second programme, c'est encore pire, 209 jours. 7 mois d'attente pour des propriétaires, des entreprises qui veulent bien décontaminer leur terrain. C'est tout simplement ahurissant. On ne peut pas prétendre vouloir dépolluer, développer tout en embourbant ceux qui le veulent, à agir avec des délais interminables. Alors, ma question, est-ce que la détermination ou l'administration Plante-Rabouin veut nous expliquer pourquoi ça prend 7 mois pour recevoir—

Martine Musau Muele ◌0:22:11

Merci. Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌0:22:17

Merci, madame la présidente. Donc là, on est dans une administration Plante-Thuillier, juste pour si vous suivez l'actualité. Donc sur la décontamination, première chose, on a un programme de 75 millions de dollars qui est pour la décontamination générale à Montréal pour différents espaces. Et le 75 millions, bonne nouvelle, est utilisé au complet. Donc l'enveloppe est épuisée. On a même demandé au gouvernement du Québec d'en remettre parce qu'on veut, on a besoin de décontaminer davantage. Qu'est-ce qui se passe? C'est qu'on rembourse la décontamination une fois que celle-ci est terminée. Terminés, pas suite au dépôt de la demande. Il faut que les travaux soient terminés et qu'ils soient jugés conformes selon les standards reconnus en environnement. Deuxième élément, on a une autre enveloppe de 100 millions pour décontaminer spécifiquement l'est de Montréal. Et l'ensemble du montant du 100 millions est totalement engagé dans des vrais projets en cours de réalisation. Et pour accélérer la réalisation des projets, on a même décidé donner une avance, ce qu'on ne faisait pas avant. On a modifié les règles pour aider les propriétaires de terrains à procéder à la décontamination plus rapidement parce qu'il y avait un enjeu d'être en mesure d'avancer l'argent. Donc maintenant, on avance une partie des sommes et à la fin, quand on nous démontre que le projet a été réalisé selon les normes acceptables, on les rembourse.

Martine Musau Muele ◌0:23:37

Questions complémentaires?

Chantal Rossi ◌0:23:43

Madame la présidente, j'entends, j'entends bien ce que notre collègue monsieur Rabouin nous a dit, mais toutefois, écoutez, là, ce qu'on entend sur le terrain, c'est pas tout à fait la même chose. Ça a pris du temps avant d'agir, ça fait longtemps que c'est attendu, alors la lenteur administrative chronique de la Ville demeure. Évidemment, on veut pas jeter l'argent par les fenêtres et je comprends, on s'entend, tout le monde s'entend là-dessus. Mais cette lourdeur-là, ben quand même, elle freine à tous les niveaux. Alors, prenons les commerçants affectés par des travaux majeurs. En 2024, ils ont attendu 117 jours pour obtenir une aide financière, au même niveau du programme rapide lancé par la Ville, plus d'un mois d'attente. On observe les mêmes délais du côté des projets immobiliers. Alors, madame la présidente, il y a trop peu d'efforts et on était qui ont été faits pour changer la donne et de réduire les délais, simplifier les démarches et d'adopter enfin un réflexe d'efficacité. Ce que j'entends d'une part, c'est pas ce que j'entends de l'autre part. Alors vous comprendrez que j'ai un petit peu de difficulté. C'est pas que je crois pas mon collègue, c'est que la question rapidement. Alors la question, c'est simple, pourquoi est-ce que c'est si compliqué pour l'administration d'accélérer, de simplifier?

Martine Musau Muele ◌0:24:59

Merci. Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌0:25:04

Madame la présidente, donc simplifier et accélérer les processus, c'est pas mal ça qu'on fait au cours des dernières années. Je vous rappelle, dans le programme de soutien aux commerçants quand il y a des travaux majeurs, c'est nous qui avons mis en place un programme forfaitaire de 5000 piastres par commerçant qu'on leur verse dès le début. Ça n'existait pas, on l'a fait. Minimum de paperasse et on a réduit complètement les documents requis pour le programme plus complexe qui peut offrir jusqu'à 40 000$ par année. Donc évidemment, on veut s'assurer qu'il y a une démonstration des pertes financières. Donc on est là-dessus. Deuxième élément, le projet de loi 31. On obtient des nouveaux pouvoirs pour pouvoir accélérer, on les utilise. On a 8 des 10 projets à Montréal de développement immobilier qui utilisent le projet, l'article 30, l'article 93 du PL 31 pour accélérer les projets. 80% des projets sont dans des arrondissements de Projet Montréal. Donc nous, on les utilise quand on a les pouvoirs, on veut simplifier, on veut accélérer.

Dominic Perri ◌0:26:09

Bravo!

Martine Musau Muele ◌0:26:10

L'équipe LaSalle ainsi que l'équipe Anjou indiquent ne pas avoir de questions, ce qui nous permet de poursuivre avec les autres membres du conseil municipal sous le décompte suivant. 3, 2, 1. Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌0:26:27

Madame la présidente, on est à 15 jours depuis que plusieurs ressources d'hébergement d'urgence ferment leurs portes, dont 90 personnes sont hébergées par la Ville de Montréal, comme la mairesse le nommait. À la rue du Printemps, on le sait, ça rime avec tente maintenant avec Projet Montréal. On a de plus en plus tant qui se retrouvent dans l'ensemble des quartiers montréalais. La question, c'est qu'est-ce qu'on fait? Selon nous, la première chose à faire, ce serait d'augmenter le financement des organismes communautaires sans qui la Ville serait débordée, elle serait incapable de répondre. Mais le soutien qui est offert actuellement est absolument insuffisant. D'ailleurs, même notre collègue ici, le nouveau chef, le de Projet Montréal, qui s'est d'ailleurs rallié à Ensemble Montréal en promettant qu'il voulait doubler le financement. Donc pourquoi est-ce que le reste de Projet Montréal ne suit pas? On parle d'unités modulaires, on dit aussi que c'est une goutte d'eau dans l'océan. En effet, il y a 800 personnes qui occupent les espaces publics en octobre 2022, donc évidemment ça a augmenté. On a aussi un comité ad hoc qui a produit un document en janvier dernier avec des recommandations. Donc la question générale que j'ai envie de poser, c'est quelles recommandations l'administration de Projet Montréal compte-t-elle mettre en place par rapport à la gestion des campements de fortune? Merci.

Martine Musau Muele ◌0:27:49

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:27:54

Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, on est absolument conscient que l'enjeu de l'itinérance, la précarité est en croissance, et pas seulement à Montréal, partout au Québec. Je siège sur un comité de l'UMQ où on travaille en partenariat avec les autres municipalités et Rimouski, Gatineau, Québec, on peut tous les nommer, ont des enjeux en croissance par rapport au campement. Pourquoi? Crise du logement, crise des vulnérabilités, crise des opioïdes. Donc effectivement, il y a des réponses qui vont venir de la Ville de Montréal, c'est ce qu'on a proposé dans le cadre de nos derniers budgets où on est arrivé en augmentant considérablement le financement des organismes communautaires Mais on ne s'est pas arrêté là. Et vous l'avez vu dernièrement, on a été chercher du financement pour les constructions d'unités modulaires. On veut systématiser en termes de programmes cette approche-là parce qu'on y croit beaucoup, c'est de l'agilité. Mais on ne pourra pas y arriver seul comme municipalité. Et c'est pour ça, dans ce souci de travailler en équipe avec le gouvernement du Québec, qu'on souhaite avoir un plan national où les investissements, justement parce que je suis d'accord avec mon collègue, le programme PESOC qui est géré par le gouvernement du Québec, n'est pas suffisant pour répondre à la demande. Québec doit considérablement l'augmenter et on va continuer à être aux côtés des organismes communautaires pour que leur financement à la mission soit augmenté, pour pouvoir faire une réelle différence parce qu'il y a des organismes qui sont à Montréal, mais il y a des organismes qui travaillent dans la région métropolitaine. On doit aussi les soutenir adéquatement. Alors notre administration est cohérente, elle est agile, elle veut innover, elle veut travailler en équipe avec Québec, avec les autres municipalités, avec les organismes communautaires.

Martine Musau Muele ◌0:29:28

Question complémentaire.

Benoit Langevin ◌0:29:31

J'entends mon collègue parler d'autres villes et villages et des comités à l'UMQ. Si on compare justement les autres grandes villes, prenons Québec par exemple, qui donne 5000$ par personne en situation d'itinérance selon le dénombrement qu'il y a eu en octobre 2022 dernier. Pour la Ville de Montréal, c'est 2500$. Donc quand on parle de budget, et je reviens à ce que je nommais et ce que le nouveau chef de Projet Montréal nous a promis aux Montréalais, en fait, ben, j'ai envie de dire, ben, comment ça se fait qu'on n'est pas maintenant en train d'augmenter ce financement-là si justement on sait qu'ailleurs il y a davantage de fonds qui s'investissent? Et aussi, on fait référence à un plan national, mais pour qu'il y ait un plan national, il faut que la Métropole du Québec, l'endroit où il y a le plus de situations de pauvreté sur l'ensemble du territoire québécois, il faut que Montréal fasse sa liste d'épicerie pour que Québec puisse décaisser. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:30:30

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:30:33

Alors, je rassure mon collègue, on travaille pas en mode liste d'épicerie, on travaille en partenariat avec le gouvernement du Québec pour avoir des investissements qui sont conjoints. Les municipalités, on a des effets levier, mais bien évidemment, l'impact le plus probant, l'infrastructure communautaire qu'on a réellement besoin, le soutien à la mission, Les gros sous, ça vient du gouvernement fédéral, ça vient du gouvernement provincial, et oui, on fait ces représentations-là. Dans notre dernier budget, c'est le budget le plus ambitieux que la Ville de Montréal ait eu pour lutter contre l'itinérance. Jamais avant notre administration, il y avait autant de sommes identifiées. Et je vais revenir sur les éléments que mon collègue revient par le financement par personne. S'il vous plaît, faites vos devoirs, parce que l'opposition ne fait que calculer que certains investissements en occultant complètement d'autres. On occulte le travail qu'on fait avec le MESVIL, on occulte le travail qu'on finance avec le EMIS, on occulte tous les investissements qui sont mis par les arrondissements. Et je le rappelle, Montréal, c'est le seul au Québec à avoir des arrondissements, donc les financements ne sont pas pareils. Faites des bons calculs, s'il vous plaît, mais nous, on est là vraiment.

Martine Musau Muele ◌0:31:40

Merci, Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌0:31:46

Alors, j'espère ne rien occulter puisque ma question va porter sur une politique de la Ville. Le 17 février dernier, lors du conseil, j'ai posé une question sur la question du déneigement au niveau de la politique. Madame la mairesse avait même pris la peine de revenir à sa place pour me répondre, je l'en remercie, et elle avait démontré une ouverture. Alors, ça fait 2 mois de ça, moi j'aime pas les choses qui traînent, j'aimerais savoir ce qui a été fait pour que corriger la politique au niveau du chargement partiel et pour permettre aux arrondissements proactifs, comme nous avions été, d'être financés adéquatement lorsque nous prenons les devants et essayons de servir nos concitoyens.

Martine Musau Muele ◌0:32:26

Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌0:32:29

Monsieur Deschamps, oui, la rencontre aura lieu bientôt, d'ailleurs au mois de mai, elle est cédulée au mois de mai. Alors, je tiens à vous ramener, vous avez posé une question la dernière fois et vous dit qu'il n'y avait pas de balises, qu'il n'y avait pas de balises pour déclarer, déclencher un chargement partiel. Et je suis contente que vous reveniez à la charge parce que je peux vous lire exactement ici à l'annexé du règlement, clause 10, il y a exactement les caractéristiques, qu'est-ce qui doit être, les critères, qu'est-ce qu'on doit regarder. Et ça doit être une décision qui est prise ensemble entre l'arrondissement et le service. Alors, je vous inviterais à prendre connaissance de cet article-là, puis après ça, on pourra en discuter plus longuement en mai. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:33:16

Question complémentaire.

Richard Deschamps ◌0:33:19

Mon point principal, ce n'est pas nécessairement qu'il n'y ait pas de balises, c'est de permettre de donner le service. Alors moi, là, qu'il y ait des balises, je veux bien croire. Lorsque nous avions renégocié l'entente, on nous avait dit que c'était possible pour les arrondissements de faire un chargement partiel. Moi, je suis prêt à ce qu'on respecte les balises, mais dans ce cas-ci, c'était pas par rapport à l'événement du 17, c'était par rapport à un événement précédent, et je pense que ce qu'il faut, c'est faciliter les actions pour le déneigement. Les balises, c'est très administratif, on est d'accord avec ça, mais il faut d'abord donner le service aux citoyens, et j'espère qu'on ne nous servira pas des questions strictement administratives mais qu'on va essayer de trouver des véritables solutions pour donner le service aux citoyens.

Martine Musau Muele ◌0:34:09

Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌0:34:11

Monsieur Deschamps, je pense que vous, vous et nous, je pense que l'ensemble des gens ici veulent offrir un excellent service de déneigement et c'est pour ça qu'on s'est donné une politique de déneigement avec des normes de service qui sont communes pour l'ensemble des arrondissements. On veut tous qu'on soit bien déneigés et on a investi plus que jamais Dans l'équipement de déneigement, et on en a parlé en long et en large, comment on peut améliorer notre service de déneigement, on a amélioré, on s'est entendu qu'on allait commencer par prioriser les trottoirs, parce que c'est ça qui était le plus difficile en ces périodes de changement climatique où on avait beaucoup de glace. On en a parlé en long et en large, et si vous avez des choses spécifiques dont vous voulez parler, je vous invite à venir à la rencontre au mois de mai. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:34:59

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌0:35:03

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'ai appris récemment que la Ville de Montréal est dans une situation financière si préoccupante que la direction générale a demandé à toutes les directions de couper 5% de leur budget pour 2026. À la veille des élections, madame la présidente, pour Projet Montréal cherche à donner l'image d'une gestion responsable, mais les citoyens ne sont pas leurrés. Depuis des années, ils voient des gaspillages, l'excès et la lourdeur administrative accumulée, et aujourd'hui, la réalité rattrape l'administration. Depuis l'arrivée du Projet Montréal, la dette a explosé de plus de 4 milliards de dollars, l'appareil municipal a renflé de près de 3000 personnes à l'année, La limite d'endettement est systématiquement dépassée, les taxes, ils ont bondi à 38% en moyenne, et c'est encore pire aux commerçants. Et pourtant, sur le terrain, les services détériorent. Le déneigement est déficient. L'hiver dernier, on l'a bien montré, les rues sont plus sales que jamais, les bibliothèques limitent leurs heures d'ouverture, les quartiers sont systématiquement inondés. Année après année. Et maintenant, on demande à la machine municipale de couper 5% de ses dépenses à la va-vite pour rattraper de ces années de démesure. Madame la présidente, est-ce que l'administration de Projet Montréal peut nous dire comment ces coupes affecteront les services de base des citoyens?

Martine Musau Muele ◌0:36:35

Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌0:36:39

Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, en ma qualité de responsable des finances, Ça m'a fait plaisir de rassurer monsieur De Sousa et l'ensemble des gens qui sont là. Nous sommes une administration qui savons gérer. Nous l'avons multiplié année après année, les preuves. Encore dans les derniers états financiers, nous faisions un surplus de 187,5 millions de dollars, madame la présidente, et on va voir encore cette année avec les résultats qui s'en viennent. Alors, je pense qu'on planifie bien. L'ensemble des membres du comité exécutif, madame la présidente, travaille avec chacune des unités. En ce moment, ce que nous faisons, c'est le même exercice que d'habitude. Nous demandons à l'ensemble des unités administratives de nous préparer les différents scénarios pour qu'après ça, on soit capable de donner les enveloppes exactes à chacune des unités. Vous le savez, madame la présidente, on ne travaille pas de la même manière avec les unités centrales qu'avec les arrondissements. Alors, actuellement, c'est ça qu'on est en train de faire. Les membres du comité exécutif travaillent avec les directions de chacun des services. C'est la même chose avec la direction générale. L'ensemble des recommandations de la vérificatrice générale sont suivies avec l'ensemble de toute la documentation qui est demandée. Alors, actuellement, c'est ça qu'on fait. Il n'y a pas de planification de coupure dans les services, madame la présidente. On a prouvé qu'on est capable de faire année après année les choses différemment et c'est ce qui est demandé aux unités et on y arrive à chaque année. Et en ce moment, le budget 2026 suit son cours.

Martine Musau Muele ◌0:38:14

Merci. Question complémentaire.

Alan DeSousa ◌0:38:17

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, depuis 8 ans, on cherche cette rigueur dont mon collègue a fait allusion. Personne n'a réussi à la trouver. Ce sont toujours les citoyens qui en paient le prix. Aujourd'hui, on essaie de nous convaincre qu'aucun service ne sera affecté malgré les coupes de 5% improvisées. On nous parle de saine gestion. Permettez-moi, madame la présidente, de douter. Depuis l'arrivée de Projet Montréal, le nombre de cadres a bondi de 36%. Le nombre des employés gagnant plus que 100 000$ par an a doublé. Les bonus, ils sont maintenant devenus systématiques, intégrés directement au salaire. Et maintenant, ce sont les arrondissements qui risquent d'en faire les frais, même s'ils s'assurent des services de première ligne aux citoyens. Après 8 ans de parties de dépenses, madame la présidente, il ne reste plus aucune marge. Madame la présidente, cette situation n'est pas tombée du ciel, c'est le fruit d'une gestion de broche en foin. Et je veux savoir, est-ce que les arrondissements vont devoir écoper pour la mauvaise gestion de l'administration de Projet Montréal?

Martine Musau Muele ◌0:39:26

Est-ce que les arrondissements aussi Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌0:39:30

Alors, même si vous lui avez coupé le sifflet vers la fin parce qu'il dépassait son temps, madame la présidente, j'ai quand même entendu la réponse, la question de mon collègue. Je le répète, je l'ai dit dans la première réponse, nous travaillons différemment avec les services centraux qu'avec les arrondissements. Et mon collègue De Sousa a en masse d'expérience, madame la présidente. Pour savoir ça. Alors, je viens de le mentionner là, on ne planifie absolument aucune coupure de service dans les services centraux, de la même manière qu'on va travailler avec les finances, avec la direction générale pour transmettre les enveloppes qui vont permettre aux arrondissements de poursuivre les services aux citoyens. Et sur le broche-à-foin, ben franchement, j'imagine que les gens qui sont dans les firmes de cotation, je ne pense certainement pas qu'on fait de l'administration ou de la gestion de broche à foin, puisque nous avons Projet Montréal, n'en déplaise aux critiques officielles en matière de finances, tout comptable CPA est-il et fellow en comptabilité, n'en reste pas moins que c'est en comptabilité. Puis en ce moment, les gens dans les agences de notation ont amélioré leur travail.

Martine Musau Muele ◌0:40:48

Monsieur Jim Bates.

Dimitrios (Jim) Beis ◌0:40:49

Merci, madame la présidente. Le printemps est arrivé et avec lui la traditionnelle parade médiatique de Projet Montréal. Le mois dernier, on a annoncé un renforcement des opérations de la propreté pour 2025. Tant mieux, mais soyons clairs, c'est surtout une reconnaissance implicite que la ville était sale et que rien n'a été fait de sérieux pendant des années. Madame la présidente, et on connaît déjà la cassette, on va m'accuser bien sûr de dénigrer le travail d'École bleue, quelque chose que je n'ai jamais fait ici et dans les 35 années municipales que j'ai. Je ne fais pas, et on va citer les millions annoncés pour les efforts inégalés, vantés par la mairesse. Mais si ces efforts sont vraiment inégalés, alors comment se fait-il que la ville n'a jamais paru aussi négligée? Ce qui saute dans les yeux, madame la présidente, c'est le timing. 8 ans de laisser-aller et soudain, à quelques mois d'une élection, on sort l'artillerie lourde. Ce n'est pas de la planification, madame la présidente, c'est de l'improvisation électorale. Ma question est donc très simple pourquoi avoir attendu l'année électorale pour agir sur la propreté Est-ce que ces mesures sont là pour durer ou vont-elles disparaître après le scrutin Madame Maja Vodanovic Merci beaucoup, monsieur Beis Alors, juste pour vous dire et rappeler encore une fois que la propreté est une responsabilité d'arrondissement.

Maja Vodanovic ◌0:42:33

Alors, c'est chaque arrondissement qui utilise ses cols bleus pour faire la propreté. Je dois vous dire aussi que ça n'est absolument pas de ces dernières minutes ou derniers mois. Ça fait plusieurs années qu'on ajoute et qu'on bonifie les brigades de propreté. Juste depuis 2021 à 2025, le budget de la propreté de la Ville de Montréal, de la Ville-Centre, est passé de 51 millions à 64 millions. Depuis plusieurs années, le centre-ville, là où quand vous parlez que c'est sale, je pense que quand vous parlez de la ville, souvent les gens disent, mais le centre-ville. Mais le centre-ville, comme vous savez, il y a énormément de gens, il y a énormément de touristes, énormément de vulnérabilité dans le centre-ville, ça fait plusieurs années, et la Ville ajoute à chaque année de l'argent. Alors, l'an passé, ils ont ajouté 2 millions pour s'attaquer aux problèmes. Année, ils ajoutent un autre 2,2 millions. Alors, c'est 4 millions de plus qui font des gardiens dans les parcs, la flotte de véhicules, 4 vélos cargo, 2 véhicules électriques, bonification de l'équipe de soutien aux enjeux liés à l'itinérance, 2 contremaîtres et 10 cols bleus, bonification des brigades manuelles avec des organismes. Alors, ils se sont entendus avec la SDC du centre-ville, la SDC du quartier Lastin, la SDC du Village. Ça, c'est des choses qui sont préparent longtemps à l'avance.

Martine Musau Muele ◌0:43:53

Merci. La première portion de cette période de questions des membres du conseil municipal est échue. Est-ce que les leaders peuvent me manifester leur volonté de prolonger cette période de questions? Monsieur Limoges.

François Limoges ◌0:44:10

Bien sûr, madame la présidente. Tel que le veut la tradition appuyée par madame Rossi, nous allons permettre une prolongation de 15 minutes.

Martine Musau Muele ◌0:44:18

Monsieur Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌0:44:20

Madame la présidente, je suis pas surpris d'attendre la réponse de ma collègue de dire que c'est la responsabilité des arrondissements. En effet, c'est la responsabilité des arrondissements dans le travail quotidien qu'on fait tous les jours pendant l'année, pas juste le printemps. J'étais surpris d'ailleurs, madame la présidente, que j'ai pas vu ma collègue ni la mairesse promener les artères principales avec un porte-poussette. Et un balai pour faire un photo-op, parce que pourquoi d'abord on fait un trajet médiatique pour annoncer le travail quotidien de propreté? C'est ça que je comprends pas. L'Ensemble Montréal, on a proposé des brigades permanentes dans tous les arrondissements, un plan de dérésiliation dans les espaces publics, plus de poubelles fermées et de cendriers urbains, et une vraie révision du système de gestion des déchets commerciaux et résidentiels. Mais au lieu d'avoir des solutions concrètes, cette administration a préféré balayer toutes ces propositions, comme elle fait avec les critiques. Ma question, madame la présidente, doit-on s'attendre à ce que Montréal redevienne négligé quand les caméras sont fermées?

Stephanie Valenzuela ◌0:45:26

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:45:27

Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌0:45:32

Alors, monsieur Beis, juste pour vous dire que c'est pas juste pour les caméras. Je pense qu'on est plusieurs d'entre nous qui avons nettoyé. Moi-même, j'ai nettoyé ma rue, j'ai nettoyé des deux bords parce qu'il y avait beaucoup de poubelles, parce qu'il y a une école du quartier, puis je me suis pas prise en photo. Puis je pense que plusieurs d'entre nous, on participe avec nos collègues dans différents quartiers, dans des, comment dire, dans des corvées de citoyennes, mais on s'entend, on sait tous que c'est pas les corvées citoyennes qui font que, qui remplacent les cols bleus. Il faut avoir un cocktail de différentes mesures. Alors, une des mesures qu'on a faites et que la Ville Centre paye pour les différents arrondissements, c'est pour vos artères commerciales. Alors, en ce moment, dans tous les arrondissements, il y a des brigades de propreté et elles ont prolongé. Et d'ailleurs, depuis l'an passé, bien maintenant, on a des brigades qui sont à 12 mois par année dans les coins plus critiques du centre-ville. Et oui, et on travaille aussi sur le recyclage, parce que le recyclage est effectivement un problème, et avec le gouvernement du Québec, on a un nouveau système de recyclage qui s'en vient. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:46:41

Madame Christine Black.

Christine Black ◌0:46:45

Madame la présidente, le garage Bellechasse a été annoncé en 2017. Après avoir vu les coûts du projet doubler, les problèmes se sont enchaînés. Pepins importants dans le roc dans lequel le garage aurait été construit, inondations majeures après un bris d'aqueduc et surtout une mauvaise planification de l'électrification, si bien qu'aucun des autobus électriques tout neufs de la STM ne pourra y être abrité ou rechargé. Et pourtant, ce garage a été conçu spécifiquement pour accueillir des bus électriques, le seul type que la STM achète maintenant. 8 ans après l'annonce du garage, sa mise en service complète n'a toujours pas été faite. En avril 2024, Projet Montréal nous promettait une livraison d'ici la fin de l'année. On va l'ouvrir. En décembre dernier, la STM disait plutôt, ah, ça va être à l'automne 2025. Puis aujourd'hui, le tableau des projets, tableau de bord des projets d'infrastructures du gouvernement du Québec nous apprend que la mise en service complète du garage Belle-Sixte est maintenant prévue en septembre 2026. Alors, madame la présidente, les Montréalais et Montréalaises ont reçu tellement d'informations contradictoires au fil des années de la part de Projet Montréal, ça en devient déroutant. Alors, est-ce que Projet Montréal peut expliquer ces nouveaux retards qui s'ajoutent à tous les précédents et aux explosions de coûts?

Martine Musau Muele ◌0:48:01

Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌0:48:07

Merci pour votre question, madame Black. La dernière fois que j'ai posé la question, le garage devait être livré avant la fin de l'année. Et je veux répondre sur l'aspect que vous avez nommé quant à l'électrification. Du garage. C'est un garage qui est conçu pour recevoir des autobus électriques. La difficulté qu'on a avec les anciens garages, c'est que l'infrastructure électrique, les chambres de transformation, les fils, l'espace de dégagement pour les recharges ne sont pas là. C'est un garage qui est conçu pour charger des autobus électriques avec toutes les infrastructures électriques requises. Il ne manque que les infrastructures de recharge. On pour lequel on est en discussion avec le gouvernement pour avoir un plan d'infrastructure de recharge le plus optimal possible. Et dans ce plan, il y a des choix qui sont faits pour faire des tests avec des infrastructures de recharge dans certains garages. Donc, c'est un garage qui est conçu pour recevoir des autobus électriques. On a un plan d'électrification de l'ensemble de nos garages pour lequel on fera des choix optimaux de structures de recharge qui viendront dans le Bellechasse quand il sera mis en service et ça sera prochainement. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:49:15

Question complémentaire.

Christine Black ◌0:49:19

En fait, madame la présidente, je suis sans mots face à ce que mon collègue vient de mentionner parce que contrairement à ce qu'il mentionne aujourd'hui, dans la réponse au rapport de consultation prébudgétaire, le comité exécutif nous apprenait que le gouvernement revoyait ses cibles en matière d'électrification et dans son plus récent PQI, les 2 phases d'électrification des garages de la STM ont carrément disparu, ajoutant ainsi un flou. Alors, quand on me dit que ça va être fait, mais moi, c'est pas ce qu'on voit dans les documents. Puis on le sait, l'électrification du garage Bellechasse a été repoussée, mais surtout, on ignore à quel coût elle pourra se faire un jour. Alors, malgré les besoins croissants, la STM a choisi de prioriser l'électrification de ses garages existants. C'est ce que mon collègue vient d'ailleurs de mentionner. Alors, madame la présidente, Est-ce que le président de la STM peut nous dire quand et surtout à quel prix le garage Bellechasse sera électrifié ou doit-on comprendre que ce projet est tout simplement rayé de la carte?

Martine Musau Muele ◌0:50:12

Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌0:50:18

Merci. Le garage Bellechasse sera bien sûr électrifié en temps et lieu. Vous faites référence à des informations qui sont dans le PQI qui ne nous ont pas encore été confirmées par le gouvernement. On cherche à savoir quelle est la nouvelle feuille de route qu'entend proposer la ministre pour le financement des infrastructures de recharge. Mais une chose qui est sûre, c'est que lorsque les autobus électriques vont arriver, on va pouvoir les brancher dans nos garages existants et lorsque Québec débloquera les crédits qui sont cohérents avec sa politique d'électrification des transports, on pourra équiper le garage de Bellechasse de, d'infrastructures de recharge, ce pourquoi il a été prévu, ce qui se fera aisément et à faible coût. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:50:58

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌0:51:02

Madame la présidente, une des solutions à la crise de l'habitation, on le sait tous, passe par l'augmentation de l'offre de logements. Il est donc logique pour une ville de tout faire pour venir encourager les développeurs à construire sur leur territoire. Montréal, à l'inverse des villes voisines, crée un effet repoussoir avec ses délais d'émission de permis de construction de 292 jours en moyenne en 2024 et Et la situation s'est malheureusement aggravée dans les dernières années en augmentant de 62% depuis 2019. Et il n'y a aucune embellie par rapport à 2023, aussi marquée par le plus faible nombre de mises en chantier depuis 2 décennies. Et la situation s'est encore aggravée en 2024. Et même dans Verdun, arrondissement qui est pourtant soumis au projet pilote de réduction des délais depuis novembre dernier, les développeurs peuvent toujours attendre plus de 120 jours. Ça, madame la présidente, c'est par les données ouvertes de la Ville. L'IDU a souvent répété que venir abaisser les délais d'émission des permis pour les projets de plein droit n'aurait que peu d'effet sur la crise que traversent les Montréalais. Les grands projets structurants sont en effet souvent dérogatoires. Alors pourquoi les avoir mis de côté? Ma question est donc la suivante, madame la présidente: pourquoi l'administration de Projet Montréal s'entête-t-elle à ne pas réduire les délais d'émission des permis de construction des projets dérogatoires, ceux qui ont le plus grand potentiel pour avoir un impact significatif sur la baisse de la crise de l'habitation. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:52:17

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:52:20

Je pense qu'on a toujours été clair à cet effet-là, madame la présidente. On le sait que c'est pas parfait et on veut être meilleur. Par contre, faut remettre les choses en perspective. On s'est donné une norme pour le plein droit parce qu'il fallait qu'on calcule de la même façon pour les arrondissements. Donc, on devra avoir les résultats avant de sortir à la pièce des éléments là les 120 jours, dans le mois de mai, on devrait avoir des débuts de résultats pour les arrondissements des projets pilotes et par la suite des résultats pour les autres arrondissements qui ont embarqué dans cette nouvelle norme. Mais une norme, ça se développe, puis c'est une façon dont on a de travailler au Bureau des permis dans tous les arrondissements. Mais je tiens à rappeler, par exemple, sur le fait des constructions et des mises en chantier, on a une moyenne quand même au bâton qui est pas pire. Si on se compare aux administrations précédentes. Parce que c'est sous Projet Montréal où on a eu de façon annuelle en moyenne de mises en chantier de 2018 à ce jour près de 8846. À l'époque d'Union Montréal, c'était 6969. À l'époque de Coalition Montréal, 5333. À l'époque de monsieur Denis Coderre, 7110. Et je le répète, sous nos administrations, malgré la crise des taux d'intérêt, malgré la crise du logement, malgré les coûts d'infrastructure, c'est près de 8846 en moyenne mis en chantier. Alors, il faut mettre les choses en perspective. Oui, on veut être meilleur, mais on n'est quand même pas pire.

Martine Musau Muele ◌0:53:47

Question complémentaire.

Julien Hénault-Ratelle ◌0:53:52

Madame la présidente, c'est une réponse tout à fait digne de Projet Montréal. Je leur demande comment est-ce qu'on va venir réduire les délais d'émission des permis, puis on me fait un comparatif historique pour pour venir nous expliquer qu'on est les meilleurs. Je pense que c'est très clair pour l'ensemble des Montréalais que la situation est catastrophique et à un des pires niveaux depuis des décennies. Je n'ai pas le graphique avec moi, ça m'aurait fait très plaisir de le sortir si j'avais su qu'on allait aller là, mais dans l'article de La Presse de la semaine dernière, on voyait très clairement la chute drastique année après année depuis maintenant 4 ans dans les mises en chantier à Montréal, alors que dans les villes adjacentes, que ce soit Laval, Longueuil ou d'autres grandes villes du Québec, C'est le contraire. Les augmentations sont plus importantes. Même en début d'année, la Ville de Longueuil a fait mieux que la Ville de Montréal, alors qu'on s'entend qu'on n'a absolument pas une population équivalente. Donc, madame la présidente, ma question reste la même: qu'est-ce que va faire Projet Montréal pour venir s'assurer que les projets qui sont dérogatoires, les plus grands, les plus porteurs, puissent eux aussi être accélérés? Parce qu'on en a grandement besoin. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:54:48

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:54:51

Alors, je vais répondre à mon collègue. Pas sur ce qu'on va faire, mais sur ce qu'on fait. On fait actuellement d'utiliser des nouveaux pouvoirs qu'on a été chercher. On va utiliser le PL 31, on l'utilise actuellement le PL 31. On va être la première administration à utiliser les pouvoirs qui nous permettent de pouvoir développer avec les compagnies de transport comme Transgesco avec le PL 61. Qu'est-ce qu'on fait aussi? On dépose des plans ambitieux comme celui de Bridge Bonaventure avec fortement une quantité de logements hors marché qui permettront, oui, de faire de la quantité, mais de faire de la qualité, de permettre d'avoir dans nos quartiers des appartements qui sont accessibles à tous les types de ménages, à tous les portefeuilles. C'est ça une ville. Une ville, ça permet d'accélérer en utilisant ses pouvoirs, des pouvoirs qu'on a demandés, qu'on met en application, mais ça fait en sorte aussi de s'assurer qu'il y ait de la mixité dans notre quartier. Ça, c'est la signature Projet Montréal, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:55:45

Madame Stephanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌0:55:49

Madame la présidente, l'ADN de Montréal, c'est une offre commerciale vivante de proximité fondée sur la qualité de nos commerces. Mais depuis quelques années, on assiste à un essoufflement inquiétant. Les chantiers mal coordonnés, la hausse des taxes, la malpropreté et l'insécurité ont fragilisé nos commerçants. Et ça se voit. Le nombre de locaux vides et laissés à l'abandon ne cesse d'augmenter. Même sur le territoire de nos sociétés de développement commercial, l'inoccupation a grimpé entre 2023 et 2024. À l'échelle de la Ville, le taux de vacances commerciales est maintenant de 14,1%. Certains secteurs vivent carrément une crise, madame la présidente. Dans le Village, c'est près d'un commerce sur 3 qui était vide en 2024, une hausse de presque 5%.

Julien Hénault-Ratelle ◌0:56:32

Dans—

Stephanie Valenzuela ◌0:56:33

et au centre-ville, c'était plus d'un local commercial sur 4, une autre augmentation de 5%, madame la présidente. Au Quartier latin aussi, près d'un local sur 4. Ce ne sont que des exemples, mais on peut brosser le portrait en long et en large, mais le constat est très clair: l'administration de Projet Montréal a échappé le ballon sur la question commerciale. Alors, madame la présidente, je suis extrêmement inquiète. Le responsable au comité exécutif aspire à diriger la Ville, mais il n'arrive même pas à s'attaquer à la vacance commerciale. Comment explique-t-il cette situation, madame la présidente?

Martine Musau Muele ◌0:57:07

Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌0:57:10

Merci, madame la présidente, de me donner l'occasion de parler de notre travail de collaboration qu'on a depuis au moins 5 ans avec les sociétés de développement commercial. Vous savez, le commerce est en transformation, est grandement en transformation partout dans le monde, mais aussi dans la région métropolitaine, à la fois parce qu'il y a le commerce en ligne qui a pris beaucoup de place, surtout pendant la pandémie, et parce qu'il y a un déploiement de l'offre commerciale un peu partout maintenant sur le territoire. Qu'est-ce qu'on a fait nous? On a quintuplé les budgets aux sociétés de développement commercial. Quand eux étaient au pouvoir, c'était 770 000 par année qu'on donnait aux sociétés de développement commercial. Avec nous, c'est 5,15 millions et on leur garantit le financement sur 3 ans. On travaille pour avoir des artères commerciales dynamiques et le taux de vacance sur les rues où il y a des aménagements que nous on a mis en place est beaucoup plus bas que sur les rues qu'il n'y a pas d'aménagement. Je vous invite vraiment à regarder le détail, puis vous allez découvrir que le taux d'inoccupation dans certains de vos arrondissements est pas mal plus élevé que dans les arrondissements où il y a eu des aménagements mis en place par Projet Montréal. Là-dessus, et aujourd'hui, on va adopter en conseil municipal un programme pour soutenir le financement des petites rues commerciales, parce qu'historiquement, on a soutenu exclusivement les grandes artères qui sont appuyées par des sociétés de développement commercial. Et là, on vient aider les petites rues commerciales dans tous les arrondissements. De Montréal. On n'a jamais fait ça à la Ville de Montréal et on va le faire parce qu'on va l'adopter, j'imagine, à l'unanimité, tout le monde ensemble, parce que les rues commerciales à Montréal, ça fait partie de notre vision des quartiers complets, dynamiques, vibrants. Ça fait partie de la qualité de vie des Montréalais. C'est pour ça qu'on investit autant sur cette question.

Martine Musau Muele ◌0:58:51

13 h 55, la période de questions des membres du conseil municipal étant échue. Avant de débuter l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour, je dépose pour les fins du procès-verbal le nouveau plan de banquette. J'inviterai le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à nous diriger dans ces travaux.

François Limoges ◌0:59:11

Oui, madame la présidente, nous allons débuter par le— nous allons débuter par le début, c'est-à-dire adopter un ordre du jour pour pouvoir ensuite travailler. Et en 3.01, je propose l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal. Je serai appuyé par madame Émilie Thuillier pour l'ordre du jour et pour l'ensemble des points qui suivront. Et je vous informe, madame la présidente, des changements de séquence suivants, c'est-à-dire il y en a pas beaucoup, Mais les items 15.01, 02 et 03, qui sont 3 déclarations, seront appelés à 20 h 30 parce que nous aurons des invités dans la tribune. Je tiens aussi à vous informer, madame la présidente, que puisque nous aurons des invités dans la tribune pour ces 3 points, ces 3 points doivent être adoptés ce soir. Donc, on ne peut pas les reporter au lendemain. Alors, on espère ne pas trop déborder sur l'horaire. Mais naturellement, comme les gens sont là pour nous entendre, nous allons devoir adopter 15-01, 02 et 03 après 20 h 30 ce soir. 15-04, lui, sera appelé à 14 h 30, donc dans 35 minutes. Nous avons aussi des invités, nous les nommerons quand arrivera le point submentionné. Ça fait le tour, madame la présidente, des modifications à l'ordre du jour et je propose son adoption.

Martine Musau Muele ◌1:00:32

Adoption avec modifications. Poursuivons.

François Limoges ◌1:00:35

En 3.02, madame la présidente, je propose d'approuver le procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal du 17 mars.

Martine Musau Muele ◌1:00:42

Approuvé.

François Limoges ◌1:00:44

Au chapitre 4, ce seront les annonces et dépôts de documents par le comité exécutif. En 4.01, je dépose la liste des contrats octroyés par le comité exécutif.

Martine Musau Muele ◌1:00:53

Monsieur Dominic Perry. Déposé pour le 4.01. Poursuivons.

François Limoges ◌1:01:09

En 4.02, madame la présidente, je dépose la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.

Martine Musau Muele ◌1:01:16

Déposé.

François Limoges ◌1:01:17

Parfait. En 4.03, je dépose la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires.

Martine Musau Muele ◌1:01:22

Monsieur Dominic Perry.

Dominic Perri ◌1:01:25

Merci, madame la présidente. J'interviens sur 5 contrats. Tout d'abord, j'aimerais porter à l'attention des membres du conseil municipal qu'il y a encore plusieurs contrats qui sont octroyés à des compagnies américaines alors que l'administration s'était engagée à revoir tous ses contrats avec des entreprises de nos voisins du sud. Il y a eu une autre dépense de près de 20 000$ de la Ville à la compagnie américaine Amazon Web Services le 25 mars pour un abonnement à Red Hat OpenShift pour la période du 1er mars 2025 au 28 février 2026, et ceci est à la page 17 de 68. Pourquoi je dis une autre dépense, madame la présidente? Parce qu'au conseil municipal du mois de février, une dépense de 20 000$ a été aussi octroyée à Amazon. Pourtant, l'administration s'était engagée au début de février de mettre fin aux commandes d'Amazon. J'aimerais souligner une dépense de la Ville de 31 000$ octroyée le 20 mars à l'entreprise californienne AgiLoft pour l'acquisition de licences, support et maintenance pour le logiciel de gestion des contrats. Ceci est à la page 18. À la page 34, je note aussi un contrat, un troisième contrat octroyé à une entreprise américaine le 25 mars, cette fois d'un montant de près de 82 000$ à l'entreprise Benturi Systems pour des licences d'accès pour le service de l'eau pour une durée de 4 mois. Madame la présidente, est-ce que l'administration va continuer à renouveler des licences tous les 4 mois à cette entreprise américaine ou évaluons-nous des entreprises canadiennes qui pourraient offrir un service équivalent? Puis, à la page 7, sur un autre dossier, j'aimerais obtenir des détails sur le contrat de 2086$ octroyé par le service des affaires juridiques le 4 mars à la firme L'Enclos Avocats en raison d'une cyberattaque. S'agit-il, madame la présidente, d'un cas isolé isolés? Est-ce que des informations personnelles stratégiques ou sensibles ont pu être compromises ou même accessibles? Nous sommes intervenus le mois dernier à même ce point entourant nos inquiétudes sur la fraude survenue lors des paiements électroniques. À la présente, ma question pour ce contrat, c'est quelles sont les mesures que la Ville va prendre ou a prise par les services pour protéger contre la montée de ces crimes en ligne. Ensuite, à la page 58, je note un contrat de 25 000$ octroyé par les services de gestion de la planification des immeubles le 18 mars à l'entreprise Les Soudures Devons pour des travaux de correction à la suite de la visite d'un inspecteur de la Régie du bâtiment au 6700 Notre-Dame-Est. J'aimerais savoir pourquoi est-ce la Régie du bâtiment du Québec qui trouve des non-conformités dans un bâtiment appartenant du CIM. C'est quand même ironique que la Régie du bâtiment du Québec demande au CIM des correctifs à la suite d'une visite, alors que le CIM est justement responsable, avec des inspecteurs de la Ville, d'assurer la conformité de l'ensemble des immeubles sur le territoire de la Ville de Montréal. Ça m'amène, madame la présidente, à demander à l'administration si la Ville et le CIM ont suffisamment d'inspecteurs pour assurer la conformité de l'ensemble des immeubles sur le territoire. Et voilà, merci madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:06:13

Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌1:06:15

Merci beaucoup madame la présidente. Donc je vais essayer de répondre à une partie de vos questions. La partie du bâtiment, je veux vous répondre par écrit parce parce que bon, vous avez posé beaucoup de questions, mais je veux répondre à la partie où vous faites référence aux achats sur AWS, donc Amazon Web Services. Je vous ai répondu aussi en février par écrit, donc je réitère ma réponse. Donc c'est vrai que le service des TI a des achats sur Amazon Web Services qui sont des produits exclusivement infonuagiques. Donc nous n'achetons aucun produit matériel, c'est des connexions qu'on achète et surtout des connexions qui permettent le stockage des données sur ces serveurs. C'est une pratique qui est courante, bon, avant le début des tarifs ou du conflit qui a éclaté avec Amazon, donc Je vous ai écrit même dans la réponse le mois de février qu'on a autant la plateforme d'hébergement, aussi un service de notification massive, donc quand on répond ou quand on envoie des alertes sur les systèmes de la police ou du CIM, aussi un abonnement qui est Red Hat OpenShift, donc que vous pouvez voir aussi de temps en temps apparaître comme paiement et aussi à la consommation les SMS que la Ville envoie. C'est sûr qu'on est préoccupé, qu'on cherche d'autres solutions, mais vous comprenez que ce ne sont pas des changements qui peuvent se faire tout de suite, donc on est obligé de continuer à payer cet abonnement. On fait aussi un suivi très serré des contrats et tout achat tel qu'on s'est engagé sur les cartes de crédit doivent être validés par les différentes directions des services. Maintenant, ce qui a trait aux achats au quai des environnements informatiques, donc il y en a une veille informatique, il y a des recherches qui sont faites, on fait appel à différents consultants, mais comme je vous l'ai souligné à maintes reprises, ça va pas pouvoir se faire à des coûts moindres, donc ça va coûter très cher de faire un virage vers d'autres plateformes en ce qui a trait aux achats informatiques, incluant AWS, c'est seulement le mot Amazon qui est là-dedans, mais c'est Amazon Web Services. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:09:12

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌1:09:16

Oui, merci, madame la présidente.

Dimitrios (Jim) Beis ◌1:09:18

On prend bonne note des remarques de monsieur Perri concernant la suffisance des ressources en inspection au CIM.

Alex Norris ◌1:09:27

Je tiens toutefois à le rassurer qu'on ajoute 30 nouvelles ressources au dernier budget pour améliorer les ressources disponibles à ce service. Puis on a aussi développé un outil qui permet au CIEM de mieux identifier les édifices les plus vulnérables. Alors, on fait des avancées quand même importantes dans ce dossier. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:09:50

Monsieur Dominic Perry.

Dominic Perri ◌1:09:53

Madame la présidente, merci. Je remercie la collègue Madame Popiano pour la réponse qu'elle m'a donnée à ma question, mais je ne questionne pas le besoin et l'utilité de ces logiciels. Ma question portait sur quels sont les efforts que l'administration fait pour remplacer ces logiciels par des produits canadiens? Est-ce qu'ils ont fait des recherches? Est-ce qu'ils planifient pour remplacer par d'autres logiciels? Quels sont les efforts que l'administration a faits tels que l'administration avait déjà annoncé? Est-ce que Madame Popeanu peut nous servir le mois prochain avec un rapport sur les efforts que l'administration a fait pour remplacer ce logiciel.

Martine Musau Muele ◌1:10:55

Merci. Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌1:10:59

Merci. Donc, je vous ai répondu globalement, mais si vous souhaitez, je peux vous répondre point par point. En ce qui concerne le Red Hat OpenShift, il y a eu une vigie qui a été menée, donc c'est pour ça qu'on a fait le choix du produit en réalité, mais c'est possible de faire des changements si nous ajoutons 3 ressources humaines au TI plus une autre ressource additionnelle, donc 3 ressources en TI. En ce qui concerne les composantes de SMS d'une valeur de 110 000$, une VG a été faite afin de s'orienter vers ce produit répondant aux besoins de la Ville, dont l'acquisition. Il y en a des solutions pour les fournisseurs locaux qui sont en train d'être étudiées. En ce qui concerne le SMS SIM, valeur de 8400$. Donc, il y a aussi une solution pour les fournisseurs locaux, on est en train de l'étudier. Le step function, 6500$. La vigie a mené au choix de ce produit. Il y a une solution locale, mais des coûts importants au BF et une certaine complexité à réaliser. En ce qui concerne le produit landing zone de 20 579$, C'est presque obligatoire d'utiliser sur AWS pour des raisons de sécurité. Donc, et le dernier, le stockage S3, valeur approximative de 20 000$. C'est une solution à bas coût et simplifiée d'utilisation pour la plateforme AWS. Oui, on peut le faire sur des projets en cours, mais il faut minimum 3 mois de mise en place comme prérequis.

Martine Musau Muele ◌1:12:46

En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du document énoncé à la rubrique 4.03. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:12:54

Madame la présidente, en 4.04, il s'agit du dépôt de la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission permanente sur l'efficacité finances et de l'administration, contenu dans le rapport intitulé Consultation prébudgétaire 2025, rapport et recommandations.

Martine Musau Muele ◌1:13:09

Déposé.

François Limoges ◌1:13:10

En cas 05, il s'agit du dépôt de la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission permanente sur le développement social et la diversité montréalaise dans le rapport intitulé Mettre les jeunes au cœur de nos actions, rapport et recommandations.

Martine Musau Muele ◌1:13:25

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:13:28

Merci, madame la présidente. Alors, je voudrais prendre la parole à ce sujet. Évidemment, vous le savez, en tant que porte-parole du dossier jeunesse pour l'opposition officielle, c'est toujours important pour moi de m'élever quand c'est le temps de mettre de l'avant les intérêts des jeunes Montréalais. Ici, j'aurais en fait 2 questions suite à la réponse du comité exécutif. D'une part, concernant la recommandation qui vise à améliorer les communications entre la Ville et les jeunes en faisant mieux connaître l'offre de services aux jeunes. Alors, le comité exécutif a répondu qu'il va y avoir la création d'une page pivot, tu sais, un volet jeunesse sur montréal.ca qui pourra faciliter, en fait, le fait que les jeunes puissent découvrir les informations qui les concerne directement. C'est vraiment une bonne nouvelle d'après nous. Cela étant dit, écoutez, le diable est toujours dans les détails, puis on a entendu souvent avec cette administration, on l'a vu, des belles annonces, des belles promesses, puis dans les faits, dans le concret, on en trouve très peu. Alors, on voudrait savoir cette fois-ci un estimé d'une date à laquelle cette bonne nouvelle va pouvoir se concrétiser dans les faits et à quel moment, en fait, cette page va pouvoir être rendue disponible pour les jeunes Montréalais. D'une autre part, écoutez, la quatrième recommandation vise à ce que la Ville soit davantage à l'écoute des besoins des jeunes. La demande est que la Ville de Montréal s'assure qu'il y ait des mécanismes mis en place pour consulter les jeunes, que ces mécanismes, s'il y en a qui sont déjà en place qui soient en fait bonifiés. Puis écoutez, ça tombe bien, on parle beaucoup au niveau des consultations ces jours-ci, il y a beaucoup de plaintes au niveau des citoyens sur comment l'administration consulte mais n'écoute pas les citoyens et que des fois les consultations c'est vraiment un show et que les gens commencent à être fatigués, ça crée un peu de l'apathie puis de la l'apathie politique en politique municipale, je pense qu'on n'en a plus besoin. Au contraire, on doit motiver nos jeunes à s'investir en politique. Alors écoutez, dans ces cadres-là, c'est, c'est, les jeunes veulent en fait être consultés en amont concernant des projets, que ce soit des infrastructures sportives et autres. Et écoutez, ça va en plein dans le devoir de la Ville d'être à l'écoute des citoyens de tout âge, mais ici en particulier, c'est les jeunes. Ce que je trouve un peu malheureux, c'est que dans la réponse du comité exécutif, on parle, quand on voit cette recommandation, mais on parle du budget participatif et c'est un peu comme si on essayait de dire, écoutez, on se mêle pas trop de ça, on consulte peut-être déjà assez. On voit qu'il y a une espèce d'hésitation là-dedans, puis je trouve que surtout en année électorale où on veut vraiment augmenter notre taux de participation des jeunes puis motiver des jeunes à venir en politique municipale, mais c'est peut-être pas une bonne idée d'être mi-figue mi-raisin dans ce type de questions. Alors on se pose la question du côté de l'opposition, écoutez, on se demande s'il serait pas, par exemple, donner un bon, une bonne initiative peut-être, ça serait, est-ce que ce serait envisageable de créer un volet jeunesse dans les assemblées publiques des commissions permanentes et/ou dans le cadre des consultations publiques? C'est une question qu'on se pose parce qu'on veut montrer à nos jeunes, en fait, qu'il y a un intérêt à les écouter, puis à les écouter pour de vrai. Alors, c'est vraiment les deux questions que j'avais du côté de l'opposition, puis tout ça dans le cadre, je le répète encore une fois, de faire en sorte que nos jeunes Montréalais sentent qu'on est là pour eux, qu'on est là pour les écouter et que s'ils sont pour participer à des consultations, mais qu'on est là aussi pour mettre en place les demandes et suggestions qu'ils font et pas seulement pour leur dire, écoutez, on consulte, on est l'administration de la consultation, qui en fait ne se concrétise jamais en des véritables actions.

Voix 1F31:17:37

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:17:39

En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt de la réponse financière à la rubrique 4.1. Point 05, poursuivons.

François Limoges ◌1:17:48

Madame la présidente, cela nous amène au chapitre 5 et en 5.01, on dépose la résolution CA-25-12-050 du conseil d'arrondissement d'Anjou.

Martine Musau Muele ◌1:18:00

Monsieur Louis.

François Limoges ◌1:18:02

Je rappelle, madame la présidente, que sur le chapitre 5 ne peuvent être lus que le titre des items déposés.

Martine Musau Muele ◌1:18:09

Monsieur Louis. Est-ce que vous avez pris note de la mention de monsieur Limoges? Merci. Notons donc le—

Voix 1L31:18:16

Je vais revenir d'une autre façon. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:18:19

Très bien. Notons donc le dépôt de la résolution énoncée à la rubrique 5.01. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:18:26

Madame la présidente, un peu d'histoire même pour monsieur Miranda. C'est sous Gérald Tremblay que ça avait été adopté, ce règlement-là, pour éviter que Vision Montréal et Projet Montréal fassent de longs plaidoyers dans le conseil municipal sur les résolutions qu'on adoptait dans nos conseils d'arrondissement. Non, non, mais c'est toujours le fun de s'en souvenir. Au chapitre 6, madame la présidente, ce sont les dépôts de réponses aux questions écrites de membres du conseil. En 6.01, on dépose, il y a des, il y a 2 réponses. Je laisse les collègues se lever.

Martine Musau Muele ◌1:18:58

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:19:00

Oui, merci madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:19:02

Donc je dépose une réponse pour madame Rossi ainsi qu'une réponse pour monsieur Perry. En l'absence d'autres interventions, notons les réponses énoncées à la rubrique 6.01. Poursuivons.

François Limoges ◌1:19:16

Madame la présidente, au chapitre 7, les dépôts. En 7.01, on dépose le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 20 mars.

Martine Musau Muele ◌1:19:25

Déposé.

François Limoges ◌1:19:26

En 7.02, on dépose le procès-verbal de correction pour la résolution CM-25035.

Martine Musau Muele ◌1:19:32

Déposé.

François Limoges ◌1:19:33

En 7.03, on dépose le rapport de consultation publique tenue par l'OCPM sur le projet de règlement visant à encadrer le projet de requalification de l'ancien couvent des Franciscains.

Martine Musau Muele ◌1:19:45

Déposé.

François Limoges ◌1:19:46

En 7.04, on dépose le rapport des activités 2024 en matière de gestion animalière du service de la concertation des arrondissements et de l'expérience citoyenne.

Martine Musau Muele ◌1:19:56

Monsieur Laurent Desbois.

Laurent Desbois ◌1:19:58

Merci, madame la présidente. Donc, en tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière de gestion animalière, je suis ravie de me prononcer sur le dépôt du rapport d'activité 2024 du SCAEC. En 2024, le nombre de dossiers pour chiens agressifs a augmenté par rapport à l'année précédente, une tendance qui est à la hausse depuis 3 ans. Un des facteurs qui pourrait expliquer cette hausse est le niveau de connaissances au niveau du comportement canin par les gardiennes et les gardiens. Ce constat démontre combien il est important de contribuer à l'éducation des gardiennes et gardiens de chiens, de bien les informer et de les accompagner par le biais de différentes actions de prévention. En 2024, le programme d'éducation canine dans les parcs à chiens a connu un beau succès en période estivale. C'est plus de 450 personnes qui ont pris part aux 54 ateliers donnés, y compris dans des secteurs où il y avait le plus de plaintes pour des chiens sans laisse afin d'informer les gardiennes et les gardiens sur les bons comportements à adopter. Le programme de stérilisation animale pour les ménages à faible revenu a permis d'accompagner de nombreuses familles pour la stérilisation de 521 animaux de compagnie en 2024, en partenariat avec la SPCA de Montréal. L'année dernière, plus de 12 000 animaux ont été admis dans des refuges, D'ailleurs, la mise en place du premier refuge animalier s'est accélérée. Un site a été identifié et acheté par Pro-Animal Montréal, l'organisme partenaire de la Ville de Montréal. Les plans d'aménagement ont aussi été finalisés et acceptés. Bien que ce projet d'envergure tant attendu suive actuellement l'échéancier, je finirai par rappeler le besoin criant de créer un deuxième refuge animalier. Pour desservir l'ouest du territoire montréalais, dans la mesure où l'on observe une augmentation importante du nombre de chiens et de chats sur le territoire montréalais. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:21:55

Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌1:21:57

Merci, merci beaucoup, monsieur Desbois. Alors, ça me fait plaisir que vous, vous êtes content de ce dépôt. Je tiens aussi à dire, oui, il y a une augmentation de 4% de chiens qu'on a jugés dangereux. Mais je tiens à préciser que depuis qu'on a rapatrié la compétence, ce qu'on fait, ce qu'on faisait pas avant, c'est qu'on prend en considération tout ce qui est rapporté par la police, tout ce que les gens, tout ce que la police rapporte, tous les chiens dangereux et le 311, et on met le tout ensemble, ce qui nous permet d'avoir un meilleur portrait sur notre territoire. Et aussi, le SCA est conscient de tout les chiens dangereux à travers le Québec et on sait s'il y a des animaux qui voyagent. Alors, ça nous permet de faire un suivi. Alors, à chaque année, c'est 350 dossiers que les agents suivent au SCA. Alors, je trouve ça vraiment, c'est beaucoup de travail et ils le font très bien. Je tiens aussi à préciser que le nombre d'informations que les gens souhaitent avoir au 311 est à la baisse. Ça veut dire que l'information est très bien, circule très bien dans la population, et le nombre de requêtes aussi a baissé de 1000. On est passé de 3000 à 2000 requêtes. Ça veut dire que l'information, elle est là pour les citoyens. Ce que je tiens à dire aussi, c'est qu'on est vraiment content que le refuge est acheté. Il commence à être aménagé. Il va ouvrir sur le boulevard Pie-IX, exactement au 9350 boulevard nouveau hôpital à Saint-Michel. Il va y avoir de la place pour 7050 animaux. Alors, comme on sait qu'on a 12000 animaux qui rentrent dans un refuge, mais pour l'instant, la SPCA et le refuge, mais ils vont suffire, suffire à la demande. Et ça va même être meilleur parce qu'on va avoir la SPCA et le refuge. Alors, on va avoir une beaucoup plus grande capacité à travers Montréal et beaucoup plus de services. Alors, on est vraiment content et très tout ça est atteint et au prix qu'on avait estimé. Alors, c'est des très, très bonnes nouvelles. Alors, là-dessus, merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌1:24:04

En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.04. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:24:11

Merci, madame la présidente. Toujours au chapitre 7, je regarde ma collègue madame Rossi parce qu'à la demande de la porte-parole de chez nous, je réunirai les items 705, 06, 07 simplement pour qu'il y ait une cohérence dans la prise de parole, mais ça ne limite pas les durées de parole des membres du conseil, c'est 5 minutes par item, alors ça ne change pas là. Vous êtes d'accord? Parfait, parce que d'habitude on réunit pas les 7. Et là exceptionnellement, je vais réunir 705 à 707. En 705, on dépose le rapport d'activité 2024 du conseil jeunesse de Montréal. En En 7.06, on dépose le rapport d'activité 2024 du Conseil des Montréalaises, et en 7.07, on dépose le rapport d'activité 2024 du Conseil interculturel de Montréal.

Martine Musau Muele ◌1:24:56

Madame Magda Popeanu.

Magda Popeanu ◌1:24:57

Merci beaucoup, madame la présidente. Merci d'avoir accepté de regrouper, parce qu'en réalité, je souhaite remercier les 3 conseils et mettre en avant le fait que lors de leur rapport d'activité, ce sont des sont des réalisations exceptionnelles donc faites pour les Montréalais et les Montréalaises. Donc le Conseil jeunesse de Montréal dépose son rapport d'activité 2024 et mettant surtout en lumière ses nombreuses réalisations et initiatives dont la publication de plusieurs avis, celui sur l'art public montréalais et la politique de la vie nocturne. Ils ont eu une contribution aussi significative sur les lors des consultations sur le développement culturel de Montréal 2025-2030, l'organisation de rencontres avec la mairesse, surtout sur le lancement de l'Avis sur l'art public. Personne ne peut oublier, je crois, le moment important, c'est-à-dire la— excusez-moi, l'exposition Tracées, la jeunesse, 20 ans d'engagement, dans les bibliothèques de Montréal. C'est extrêmement significative et je vois ma collègue responsable de la culture qui hoche la tête, c'est vraiment un événement important, des événements très importants qui ont eu lieu. Le conseil des Montréalaises dépose son rapport d'activité 2024 mettant aussi en avant ses efforts et ses réalisations en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes. Je souligne la publication de mémoire sur les sujets tels que la femme et le sport, les femmes et le sport, implication dans l'utilisation du langage non sexiste dans toutes les communications et les recherches, implication aussi du conseil des Montréalaises sur la révision de la réglementation des conseils, sur la manière dont nous pouvons mieux opérationnaliser les recommandations des avis. Ça a été une préoccupation des dernières années. Aussi, un rôle majeur dans le travail de concertation du milieu, toujours et plus fort. Organisation aussi de plusieurs ateliers pour promouvoir l'égalité des sexes, collaboration avec différents organismes et groupes de femmes pour renforcer les initiatives locales. Finalement, le Conseil interculturel de Montréal dépose son rapport d'activités mettant en lumière ses efforts pour promouvoir l'inclusion et la diversité culturelle. Donc, je souligne la publication d'un mémoire sur les obstacles à la participation démocratique des citoyens issus des communautés ethnoculturelles ainsi que de nombreuses recommandations sur l'accès équitable aux loisirs publics et les personnes immigrantes ou racisées. Donc, finalement, les 3 conseils, je signale et je marque une collaboration très renforcée avec les services municipaux et les différents organismes, les différentes parties prenantes dans tout l'écosystème de la Ville de Montréal. Et je tiens à féliciter le Conseil jeunesse de Montréal, le Conseil des Montréalaises et le Conseil interculturel particulière pour son travail, pour leur travail exceptionnel en 2024. Et je tiens à vous dire que votre engagement et vos initiatives ont non seulement renforcé la voix des Montréalaises et des Montréalais, mais aussi également contribué à façonner les politiques et les projets de la Ville. Bravo pour votre dévouement et votre implication. Merci encore une fois.

Martine Musau Muele ◌1:28:45

Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:28:48

Merci, merci, madame la présidente. Alors, je me joins à ma collègue en ce qui me concerne pour féliciter les jeunes qui travaillent si ardemment au sein du conseil de jeunesse de Montréal. En fait, je le souligne à chaque fois, je trouve que c'est essentiel de le dire, c'est un travail de bénévolat et qui implique de temps, énormément d'engagement, et c'est pas un travail qui est toujours facile. Ça implique des heures de dialogue, des découvertes, et c'est toujours impressionnant à quel point les jeunes arrivent avec des idées, avec des critiques qui nous font réfléchir sur, non seulement sur leurs besoins, mais sur la façon dont ils conçoivent, la vision qu'ils ont de la ville. Alors c'est sûr et certain que quand on lit les rapports d'activités, on se rend compte à quel point, encore une fois, il y a vraiment un travail qui est— des heures, il y a des heures qui ont été dédiées pour faire en sorte que ces jeunes-là puissent contribuer à façonner la ville. Alors, quelques faits saillants pour moi, ça a été évidemment l'avis de l'Art public Montréal, où c'est la jeunesse qui offre des pistes de solutions pour dynamiser la relation qu'entretiennent les jeunes avec la riche histoire du patrimoine culturel de Montréal. Dans le même ordre d'idée, il y a eu un mémoire dans le cadre de la consultation sur le projet des politiques de la vie nocturne où on a vu là qu'il y a eu des idées, des impressions qui ont été mises de l'avant par les jeunes du conseil et tout à fait pertinentes. Il y a aussi le mémoire dans le cadre de la consultation sur le projet de la politique de développement culturel. Et je fais une petite parenthèse, la semaine dernière on a eu la chance d'interviewer plusieurs jeunes qui veulent faire partie du conseil et je dois vous dire qu'il y a de l'engouement. Il y a de l'engouement parce que je pense que les autres jeunes à Montréal se rendent compte à quel point c'est un conseil qui est riche en opportunités, en échanges, en expériences, Alors je tiens à vous dire qu'il y a beaucoup d'espoir. On voit ce qui se passe malheureusement économiquement dans le monde, au niveau politique aussi c'est pas toujours évident, alors ça fait du bien de voir que les jeunes Montréalais désirent s'engager dans leur ville, qui ont le goût de participer davantage, qui ont le goût de façonner leur ville. Alors pour cette année, écoutez, il y a des choses intéressantes qui s'en viennent pour le conseil. On voit vraiment que le sujet de la sécurité est quelque chose qui préoccupe énormément les jeunes. Et à cet égard, on voit qu'il va y avoir une consultation sur les sentiments de sécurité des jeunes dans l'espace public à Montréal. J'ai très hâte de voir les échanges, j'ai très hâte de voir les résultats de cette activité. Il va aussi y avoir, évidemment, on est en année électorale, et puis c'est quelque chose qui est qui inquiète aussi les jeunes, la façon dont ils vont participer cette année au niveau des élections aussi. Alors il va y avoir un manifeste dans le cadre des élections visant à mettre de l'avant les préoccupations de la jeunesse montréalaise. Alors je nous invite collectivement vraiment à être à l'écoute de ce que les jeunes vont nous transmettre dans ces manifestes-là, parce que de toute évidence ça va être extrêmement pertinent et important de prendre le pouls de la jeunesse montréalaise et la perception de l'avenir de Montréal. Alors, on le sait, les jeunes représentent 20% des électeurs et électrices à Montréal. Leur voix doit être entendue, on l'espère. Et bon, finalement, encore une fois, je remercie l'ensemble des jeunes qui se sont engagés au niveau du conseil et ceux qui vont le faire dans les années à venir, car votre travail est non seulement important, mais indispensable. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:32:35

Madame Stephanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌1:32:39

Merci, Madame la Présidente. Donc, mon intervention porte sur le dépôt du rapport d'activité du Conseil des Montréalaises. Madame la Présidente, en tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine, c'est un plaisir pour moi de me prononcer sur le dépôt du rapport d'activité 2024 du Conseil des Montréalaises. D'abord, le conseil, en collaboration avec la Table des groupes de femmes de Montréal, a déposé le mémoire Montréal 2050 Changer de paradigme pour une ville égalitaire, inclusive et accessible, lors de la consultation de l'OCPM. Ce mémoire sur le plan d'urbanisme et de mobilité a mis en lumière l'importance d'une approche intersectionnelle pour garantir une équité sociale et territoriale. Les recommandations en découlant concluaient que mettre les femmes et les personnes plus vulnérables au centre des préoccupations et des cibles du PUM répondrait aux besoins spécifiques des femmes tout en transformant nos espaces urbains en lieux accessibles et sécuritaires. Ensuite, le conseil a aussi contribué au comité de travail sur l'inauguration de la place des Montréalaises, la place Marie-Joseph-Angélique, un projet emblématique qui met en valeur les luttes et les contributions des femmes dans l'histoire de notre métropole. L'attribution de ce nom représente un pas de plus vers une reconnaissance concrète leur rôle essentiel dans la construction de Montréal. Enfin, le conseil a encore une fois porté les revendications des Montréalaises en matière de sécurité auprès de la Commission sur le développement économique et urbain et l'habitation lors de la consultation sur le projet de politique de la vie nocturne qui, grâce au conseil, tient désormais compte de la sécurité des femmes. Grâce à leur contribution, on peut aspirer à une ville à la fois festive, mais aussi sécuritaire pour toutes et tous. Je finirai par rappeler qu'en 2024, le Conseil des Montréalaises a soufflé ses 20 bougies. À l'occasion de cet anniversaire, le Conseil a lancé sa campagne Montréal, ville féministe, 20 souhaits pour 2030. Pour ma part, d'ici 2030, je rêve d'une ville où toutes les femmes, peu importe leur origine, leur âge ou leur condition, peuvent se déplacer, habiter et vivre en sécurité et avec dignité dans tous les quartiers de Montréal, de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles à Côte-des-Neiges jusqu'à Pierrefonds-Roxboro. Je tiens à remercier tous les membres du conseil des Montréalaises pour votre travail inestimable. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:35:04

Monsieur Josué Corvil.

Josué Corvil ◌1:35:06

Merci, madame la présidente. Je vais intervenir sur le point 7.07. Je suis ravi de me prononcer sur le dépôt du rapport d'activité V24 du Conseil interculturel de Montréal en tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations interculturelles. Le Conseil interculturel de Montréal joue un rôle prépondérant sur le chiquier démocratique montréalais. Grâce à sa contribution, plusieurs dossiers importants sont mis en relief et contribuent à faire avancer les débats sur moult sujets important. La semaine dernière, j'ai eu le privilège de rencontrer plusieurs candidats qui veulent rejoindre les rangs du CIM. Il faut avancer sans ambages que l'intérêt est à son paroxysme. En 2024, la plus importante réalisation du conseil est sans aucun doute le dépôt de l'avis sur l'accès aux loisirs publics par les personnes immigrantes et racisées de la métropole. Celui-ci a examiné en profondeur des problématiques bien connues qui subsistent encore. Celles-ci sont liées d'une part aux discriminations systémiques et au racisme, d'autre part, on ne peut les dissocier aux inégalités socio-territoriales et économiques. En outre, au-delà de la publication de Travaux 2024, a surtout été une année de réflexion et de discussions qui ont permis de redéfinir la vision même du conseil. En effet, les membres ont pris le temps de réfléchir à ce que signifie l'interculturel aujourd'hui. Je regarde avec beaucoup d'intérêt cette démarche qui tient non seulement compte de l'évolution de la posture et du mandat du conseil, mais elle englobe aussi l'évolution de Montréal, qui est aussi en constant changement. Ainsi, la conception de l'interculturel mise à jour tiendra compte de l'ADS+ et s'inscrira dans une posture postcoloniale. Dans cette perspective, je veux souligner un documentaire qui a été tourné dans le cadre du festival Vue d'Afrique hier, où Madame Bénita Jacques, une Montréalaise, a présenté un documentaire, L'Afrique, berceau de l'humanité. Cela lancerait bien les discussions sur la période coloniale. Je nous invite à visionner ce document qui est bien travaillé. Dans cet ordre de pensée, j'inclus un mémoire sur la pratique socio-économique qui débutera également cette année. In fine, je desserne un satisfecit aux membres du conseil pour leur travail. Nous attendons d'ores et déjà le résultat des autres chantiers qu'ils aborderont tout au long de cette année. Merci, Madame la Présidente.

Martine Musau Muele ◌1:38:15

En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt des rapports énoncés aux rubriques 7.05, 7.06, ainsi que 7. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌1:38:26

Oui, madame la présidente, tel qu'annoncé à l'adoption de l'ordre du jour à 14 h 34, nous allons aller automatiquement à l'item 15.04 de l'ordre du jour qui est la déclaration pour réitérer l'importance du projet d'agrandissement et de modernisation de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et je cède la parole à la mairesse de Montréal, madame Valérie Plante.

Martine Musau Muele ◌1:38:47

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌1:38:48

Oui, je vous remercie beaucoup, madame la présidente. Permettez-moi de saluer celles et ceux qui nous accompagnent. J'ai l'impression que vous êtes peut-être plus nombreux que la liste de noms que j'ai ici, alors si jamais je vous ai oublié, pardonnez-moi. Le docteur Marc Brosseau, qui est pneumologue intensiviste à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et président du conseil des médecins, dentistes, pharmaciens et sages-femmes du CIUSSS de l'Est de l'Île-de-Montréal. Vous avez vraiment un très long titre, plus long que bien du monde ici là. Monsieur Martin Saint-Garage, président du comité exécutif du conseil multidisciplinaire du Centre d'excellence multidisciplinaire du CIUSSS de l'Est de l'Île-de-Montréal, pardon. Monsieur Jean-Denis Charest, président-directeur général de la Chambre de commerce et de l'Est de Montréal, monsieur Éric Clermont, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de l'Est de l'Île-de-Montréal avec la CSN, et madame Sonia Bureau, qui est la vice-présidente du Syndicat canadien de la fonction publique. Merci beaucoup d'être là aujourd'hui pour cette déclaration. On va vous applaudir. On vous imagine très occupés, mais vous prenez le temps de vous joindre à nous parce qu'on tient vraiment, on est en fait de tout cœur avec vous. On sait à quel point vous déployez beaucoup d'énergie par les temps qui courent et le conseil municipal souhaitait ajouter sa voix à vos revendications qui sont extrêmement pertinentes qui sont nobles et qui sont en fait absolument essentielles. C'est une déclaration pour réitérer l'importance du projet d'agrandissement et de modernisation de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Ben, c'est pas évident de parler de ce sujet-là parce que je pense qu'on a tous envie de soupirer un peu de, ah ben coudonc, ça repart, on n'avance pas, on a l'impression qu'on fait du surplace. Et considérant l'état de l'hôpital actuel, même on recule. Et je me rappelle, il y a de ça 2 ans, j'étais avec mon collègue François Limoges et plusieurs autres élus, on était à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont avec le ministre Christian Dubé pour faire cette annonce comme quoi on allait de l'avant avec le plan d'agrandissement et de rénovation. Et on en était, on s'en réjouissait. C'était un moment extrêmement important et je dois vous dire que ce que j'avais ressenti en allant sur place, à l'hôpital, de la part de celles et ceux, j'ai parlé un petit peu avec le personnel soignant, avec les membres aussi de la direction, c'était un soupir de soulagement. C'était même pas genre, wouhou, une nouvelle machine, un nouveau bâtiment, c'était vraiment, il faut faire ce qui est nécessaire pour assurer la qualité des soins dans cet hôpital. Alors évidemment, j'imagine que comme On est comme vous, on a été abasourdis d'apprendre le retrait de ce projet de rénovation et d'agrandissement et de modernisation de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont dans le dernier budget. J'imagine à quel point, à ce moment-là, ça a dû être un soupir de découragement. Aujourd'hui, j'ai envie de porter la voix de l'ensemble des Montréalais et des Montréalaises, mais aussi des Québécois et Québécoises qui considèrent que ça n'a pas de bon sens de remettre à plus tard ce projet-là. Il y a eu beaucoup de reportages qui ont été faits qui démontrent à quel point l'hôpital est vétuste. On a parlé bien sûr des façades, ça c'est l'extérieur, mais au final on veut pas qu'il y ait une brique qui nous tombe sur la tête. Mais je pense que quand on rentre à l'intérieur, on se rend compte à quel point l'hôpital est vétuste. Oui, on a vu des images extrêmement troublantes avec soit des rongeurs, des plafonds qui fuient, l'histoire de ces ascenseurs qui parfois tombent en panne et on s'imagine si on est dans une situation d'urgence, les murs qui tiennent littéralement avec de la broche, c'est le cas de le dire. Et je sais qu'à travers ce reportage-là, on a vu l'état du bâtiment, mais je pense qu'on a vu aussi la détresse Et le sentiment d'impuissance des gens qui soignent, qui sont dévoués, qui veulent bien faire leur travail, qui veulent offrir de bons soins de santé, surtout quand on sait que l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, c'est un hôpital extrêmement important, c'est un des plus achalandés au Québec et à plusieurs périodes, c'est le plus achalandé au Québec. Et on y offre en plus non seulement toute la panoplie de services, mais il y a des groupes de recherche, il y a vraiment des spécialistes qui s'y trouvent. Alors, c'est extrêmement problématique d'une part dans l'immédiat de se dire, est-ce que les, de se poser la question, est-ce que les soins des patients et des patientes sont compromis à cause de ces éléments-là de vétusté?

Voix 2A1:43:52

Et quel message est-ce qu'on envoie aux médecins, aux chercheurs qui souhaitent venir pratiquer dans cet hôpital où est-ce qu'il y a beaucoup de, un grand corps médical, et je pense à tout l'ensemble bien sûr du corps médical qui est extrêmement qualifié. Alors le découragement, j'ai envie de dire premièrement la frustration que vous ressentez, on la ressent ici aussi. Et comme je le disais tout à l'heure, je veux que vous sachiez qu'en me levant ici, je porte la voix des Montréalais et des Montréalaises et des gens ici, de l'ensemble des conseillers et conseillères, maires et mairesses aussi. Les gens sont extrêmement attachés. Je pense que ça a fait du bien de voir que dans un sondage, les Québécois ne sont pas d'accord avec le retrait de ce projet-là. Ce n'est pas une question de dans quel coin de la province ça se produit. C'est à propos de si à Montréal, où il y a tout l'est de Montréal, mais en plus une partie de l'Anneau-Dierre, en fait jusqu'à Trois-Rivières à la limite, il y a une grande partie de la région métropolitaine qui profite des soins de l'hôpital Raison-Neuve-Rosemont. C'est, je pense que les gens qui sont en Gaspésie ou ailleurs disent, ben voyons donc, on peut pas laisser un hôpital dans cet état-là, pas ici, pas au Québec, ça n'a pas de bon sens. Alors écoutez, on est, nous serons quelques-uns à prendre la parole. J'ai envie de vous envoyer, tantôt j'avais mon chandail des Canadiens pour envoyer de l'énergie à notre équipe de hockey, bien là en fait j'ai envie de vous envoyer, on est tous et toutes ici pour vous envoyer de l'énergie pour continuer vos démarches. Nous on va continuer à le faire. Comme vous le savez, les échanges ont lieu avec le gouvernement du Québec, avec le ministre Dubé également, mais je pense que cette mobilisation dont vous êtes les initiateurs, elle est extrêmement importante parce qu'elle va bien au-delà du politique. C'est des questions de dignité humaine, de la façon dont on soigne les gens dans notre province et l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui a une réputation extraordinaire, et des gens qui y travaillent, professionnels, malgré des conditions, j'imagine, très difficiles au quotidien. Eh bien, nous allons continuer de faire les pressions afin que le gouvernement du Québec revienne sur sa décision. Vous l'avez très bien mentionné, il faut remettre ce projet d'agrandissement et de rénovation rapidement, tout de suite, comme c'était prévu. Il faut donner le signal que non, la population de l'est de Montréal et celle de l'est de la région métropolitaine ne sera pas pénalisée. Elle n'aura pas des services différents des autres Québécois et Québécoises. Ça, c'est extrêmement important. Alors, en terminant, vous pouvez compter sur nous, sur l'ensemble du conseil municipal, d'est en ouest, du nord au sud. Encore une fois, ce qu'on veut, c'est c'est une qualité de vie et j'ai envie de vous dire que comme mairesse de Montréal, mais aussi pour les élus qui sont dans l'est de Montréal, vous êtes probablement au courant qu'on rêve grand. On veut développer l'est de Montréal, on a des projets, on a la ligne bleue qui s'en vient, on était très heureux que le gouvernement du Québec soit d'accord, aille de l'avant avec le projet structurant de l'est, le projet de transport collectif. On a annoncé les plans pour le développement au autour de la ligne bleue des milliers d'unités, c'est extrêmement positif. Et ça, ça veut dire des investissements dans les infrastructures, à faire des parcs, à faire des écoles. Mais est-ce qu'on peut imaginer le développement d'une ville dans une ville, parce que c'est ça l'Est de Montréal, c'est une ville dans une ville, est-ce qu'on peut imaginer le développement d'une ville si on n'est même pas capable d'offrir les soins de santé à sa population? Bien, la réponse, c'est non. Alors, on est là, on va continuer à vous soutenir et merci d'être avec nous aujourd'hui. Lâchez pas!

Voix 2B1:48:13

Madame Caroline Bourgeois.

Caroline Bourgeois ◌1:48:16

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, pour faire suite aux propos de la mairesse, bien sûr, je pourrais vous parler de tout le potentiel de l'est de Montréal, des dossiers qu'on aborde ici souvent dans cette enceinte au conseil municipal, de l'importance, oui, de développement de nouvelles habitations, de projets de transport structurants dans l'est, de projets de développement économique. Mais il y a une chose aujourd'hui pour laquelle, et les deux mots ont été prononcés par la mairesse, si je me permets de les dire, la dignité humaine. Parce qu'on n'est pas tous aussi, on n'a pas la même chance dans la loterie de la vie. Il y a certaines personnes qui malheureusement devront fréquenter à de nombreuses reprises le réseau hospitalier. Ils recevront des soins par l'extraordinaire personnel de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, des gens qui sont dévoués, mais qui recevront ces soins dans des conditions tellement vétustes qu'on est gêné de dire qu'on est en 2025 et que situation comme celle-là peut perdurer ici à Montréal, dans l'Est de Montréal. Puis pourquoi le projet de modernisation de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont nous touche autant dans l'Est? C'est parce qu'on est lié à cet hôpital-là. Que ce soit dans le cadre d'une bonne nouvelle, d'avoir rencontré pour la première fois le bébé d'une amie proche ou d'avoir serré la main d'une proche pour la dernière fois. Mais ça, c'est peut-être mon histoire, mais c'est celle de centaines de milliers de personnes de l'Est de Montréal parce que Maisonneuve-Rosemont fait partie du cœur de notre vie, de notre existence. Et lorsqu'on parle, oui, des citoyens de l'est de Montréal, mais on parle aussi de 25% de gens, des patients, patientes de Maisonneuve-Rosemont qui viennent aux quatre coins du Québec, qui viennent recevoir des soins ô combien essentiels lorsqu'on pense notamment au département de cancérologie de Maisonneuve-Rosemont, des gens qui ont la vie sauve grâce à qui ils pourront pouvoir espérer tourner un chapitre de leur vie par les soins qu'ils reçoivent. Mais aujourd'hui, quel message on envoie à ces personnes? Quel message on envoie à la population de l'Est de Montréal? Mais je ne peux pas m'empêcher quand même de me réjouir de voir cette mobilisation et je tiens à vous saluer. Je trouve qu'aujourd'hui, vous représentez à merveille cette voix qu'on entend, ces voix fortes dans l'Est de Montréal, que ce soit des médecins, des travailleurs et travailleuses, de la société civile par la Chambre de commerce, Vous êtes là et on est là, puis on tient à vous le dire comme élus de Montréal, comme élus de l'Est de Montréal, de rappeler qu'on doit rapidement démarrer ce chantier-là. Pourquoi? Pour le cœur de l'Est de Montréal. Merci beaucoup.

Voix 2B1:50:56

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:50:59

Merci, madame la présidente. Je me joins à mes collègues pour vous remercier d'être venue ici aujourd'hui en si grand nombre. On le sait que la nouvelle que les citoyens de Montréal, et particulièrement ceux de l'est de Montréal, ont reçue dans les derniers jours concernant l'hôpital Maisonneuve-Rosemont n'a pas été la nouvelle que les gens s'attendaient. Ça a été très difficile pour plusieurs citoyens de gérer cette situation. Je sens la frustration chez les citoyens et chez les employés aussi, et on en est très désolés. Je pense que c'est ce type de déclaration qu'on ne voudrait pas avoir à faire. On voudrait aujourd'hui se lever pour célébrer que ce projet-là va de l'avant. On ne voudrait pas être ici en train de demander des quittés, en fait, pour quelque chose qui est essentiel pour les citoyens des Montréalais de façon générale. Parce que l'hôpital Maisonneuve-Rosemont est en fin de vie. Cette situation met en danger non seulement les patients, mais surtout les personnels soignants et de soutien qui travaillent quotidiennement et qui méritent aussi de meilleures conditions de travail. En santé, souvent on l'entend, les principes semblent être très simples. Quand le diagnostic est établi et le remède est trouvé, on administre le traitement sans tarder. Pourtant, ici, on hésite à administrer une solution qui est indispensable. Alors, il faut regarder la réalité en face. Des grillages externes empêchent les briques de tomber, mais bloquent aussi toute évacuation par les fenêtres en cas d'urgence. C'est à Montréal que ça se passe. Les pompiers ont déjà sonné l'alarme. Trop de civières encombrent le couloir pour permettre une évacuation sécuritaire. Et c'est à Montréal que ça se passe. Imaginez jusqu'à 4 patients entassés dans une même chambre, un véritable foyer d'infection. Et c'est ici à Montréal en 2025 que ça se passe. Les blocs d'opération sont trop petits. La plomberie est au bord de la rupture. Un patient récemment réanimé s'est retrouvé piégé dans un ascenseur en panne. C'est inacceptable. Le système électrique est si surchargé qu'on doit débrancher certains appareils pour en faire fonctionner d'autres appareils. C'est inacceptable. L'été, la température grimpe jusqu'à 40 degrés malgré des installations d'urgence. La situation est telle que des animaux sauvages, oiseaux et écureuils, se retrouvent dans les conduites d'air des soins critiques. C'est à Montréal, c'est dans l'est de Montréal que ça se passe. C'est de la vie des gens, c'est de la dignité humaine, comme a été dit de l'autre côté de la salle, qu'on parle ici. Face à ces conditions, le personnel quitte l'établissement et le recrutement, qui est déjà difficile, se rend encore plus difficile. Un chirurgien oncologue le confirmait encore la semaine dernière: la réussite, je cite, de l'hôpital fait fuir, la vétusté, pardon, de l'hôpital fait fuir les talents. Les employés actuels, par leur dévouement extraordinaire, maintiennent l'hôpital à flot, mais jusqu'à quand? C'est vraiment triste de devoir parler de ça et ça me touche énormément parce qu'on parle de citoyens qui sont déjà dans des situations difficiles et qui doivent encore faire face à ces situations-là. L'Est de Montréal, on s'est levés ici très souvent pour le dire et on va continuer à le dire jusqu'à temps qu'on va nous entendre, l'Est de Montréal ne peut pas être les parents pauvres du système de santé, ne peut pas être les parents pauvres de façon générale. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'Est, c'est plus d'un demi-million d'habitants, dont près de 100 000 personnes âgées. C'est 27% des naissances de l'île. On était rassemblés la semaine dernière au sommet de l'Est de Montréal pour le dire haut et fort: l'avenir de Montréal, c'est dans l'Est que ça va se passer. Mais on ne peut pas accepter ce type de conditions pour nos citoyens. C'est une réalité sociale difficile avec 36% des familles monoparentales. C'est ainsi une population particulièrement vulnérable et on le voit à chaque jour. 25% des adultes souffrent d'obésité, 36% vivent avec au moins une maladie chronique, 36%. Ces chiffres grimpent à 67% chez les aînés. Le diabète, l'hypertension, les troubles mentaux et les maladies pulmonaires y sont plus répandus qu'ailleurs à Montréal et on l'a dit très souvent, la réalité de l'Est de Montréal peut pas se comparer des fois avec la réalité du restant de la ville de Montréal. Nos citoyens ont besoin d'amour et ont besoin d'aide. L'espérance de vie y est inférieure au reste de l'île de Montréal et je m'arrête là-dessus pendant une seconde pour qu'on prenne conscience de ça, que nos citoyens, même s'ils paient des taxes dans l'ensemble de la ville, ne sont pas traités de façon égale partout dans la ville. Et il faut que ça s'arrête. Il faut changer l'histoire. Le message est clair et il vient de toutes parties: patients, employés, citoyens et maintenant la Ville de Montréal, parce qu'on veut se mettre ensemble pour lever notre voix, pour dire que c'est inacceptable. C'est inacceptable que nos citoyens, que des employés vivent ces conditions-là de façon quotidienne. Nous ne pouvons plus retarder la reconstruction de cet hôpital. Chaque jour qui passe, chaque jour qui arrive, l'état d'un patient— écoutez, c'est des situations-là qu'on n'arrive plus à décrire, qu'on pourrait décrire dans d'autres pays, mais de les décrire au Canada, ça fait encore plus mal parce qu'on se croirait ailleurs. L'Est de Montréal, on va continuer à le répéter comme je l'ai dit ici dans le conseil et partout où on se trouve, mérite mieux. Les citoyens de l'Est de Montréal méritent mieux. Il est temps d'agir et j'espère que le message est clair et qu'il va être entendu jusqu'à Québec. Il est temps d'agir, c'est maintenant. Merci.

Voix 2B1:57:49

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌1:57:50

Merci, Madame la Présidente. Merci à vous toutes et tous d'être là. Nous, les élus de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, vous le savez, HMR, c'est notre hôpital. J'y suis patiente, j'ai vécu personnellement un des moments les plus difficiles de ma vie en faisant une fausse couche à HMR et le personnel soignant, c'est ceux, c'est sur vous que je veux mettre l'emphase aujourd'hui, a été exceptionnel tout au long de ce moment difficile. HMR, c'est des gens de cœur, c'est des gens qui viennent de l'est de Montréal, c'est des citoyens de notre quartier, c'est des gens qu'on a louangés pendant la pandémie en les mettant en avant dans la télésérie De garde. Et aujourd'hui, on fait quoi pour nos soignants d'HMR? On tire la plogue sur un projet dont on a besoin. Avant d'être élue, j'étais directrice générale d'un organisme qui venait en aide aux nouveaux arrivants. Puis on a travaillé avec HMR pour que des demandeurs d'asile soient les fameux anges gardiens qui ont pris toute la chaleur pendant la pandémie, qui ont aidé tous les citoyens et toutes les citoyennes de l'Est. Puis HMR a été un des premiers hôpitaux à être au rendez-vous pour accueillir ces gens, pour être littéralement de front pendant la pandémie. Puis aujourd'hui, quoi, on laisse tomber HMR? On laisse tomber les gens de l'Est? Vraiment, c'est ça le message qu'on veut envoyer collectivement comme société? Ça n'a aucun sens. Puis vous me connaissez, je suis quand même assez calme, mais là je suis en colère. Je suis en colère qu'on laisse tomber notre hôpital. Je suis en colère qu'on laisse tomber les gens de l'Est. Puis ces investissements, on en a besoin. Alors je veux faire ça court. Je veux vraiment vous remercier de votre mobilisation. Madame Bourgeois l'a bien dit. La mairesse a tout dit. On est derrière vous. On lâchera pas et on va se battre avec vous.

Voix 2F1:59:54

Merci.

Voix 2B2:00:01

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌2:00:04

Merci, madame la présidente. Effectivement, tout comme la mairesse a tout dit, ma collègue Caroline Bourgeois, responsable de l'Est aussi, a fait un grand plaidoyer. Je vais être très, très rapide parce que vous êtes sur notre territoire de Rosemont–La Petite-Patrie. L'hôpital, c'est un partenaire majeur. On vous a rencontrés, la plupart d'entre vous, je vous ai déjà rencontrés, la direction du CIUSSS aussi. On connaît l'hôpital, on connaît les besoins. On est naturellement au premier plan de cette mobilisation-là avec vous. On va le rester de manière indéfectible. Il y a tellement de choses qui s'en viennent dans ce secteur-là. Il y a l'hôpital, il y a un développement immobilier, l'arrondissement investit pour revitaliser la rue Beaubien juste à côté. On est dans un grand ensemble qui est en train de se redévelopper. On a besoin de l'hôpital pour les patients, mais on a besoin de l'hôpital pour l'est de Montréal, on a besoin de l'hôpital pour Rosemont–La Petite-Patrie, puis on a besoin de l'hôpital qui se fasse maintenant Parce que plus on attend, plus ça va coûter cher, et plus ça va coûter cher, moins on va avoir de lits. Et ça, c'est la chose qu'il faut rappeler aussi, c'est qu'on doit agir maintenant si on veut sauver les lits, si on veut sauver un hôpital qui va répondre aux besoins d'une population qui est énorme. 600 000 personnes, il y a 4 hôpitaux à Québec pour 600 000 personnes. Nous, on demande d'en avoir un où on peut brancher un grille-pain dans le mur sans faire exploser le circuit électrique de l'hôpital au complet. Alors, on est de tout cœur avec vous, on va le demeurer. Madame la présidente, j'en profite comme leader pour dire que l'ensemble du caucus de Projet Montréal va appuyer la déclaration.

Voix 2B2:01:34

Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌2:01:36

Merci, madame la présidente. Donc, salutations à vous tous, merci d'être là aujourd'hui. Lundi dernier, donc il y a à peine une semaine, on était réunis à l'initiative de la Chambre de commerce de l'Est de Montréal. 1000 personnes rassemblées dans l'Est de Montréal pour 1000 personnes mobilisées pour le développement de l'est de Montréal. On a annoncé plusieurs bonnes nouvelles. Il y a des investissements privés qui sont là, qui sont au rendez-vous. McKesson a annoncé 150 millions, une entreprise dans les sciences de la vie, technologies de la santé. Renaissance, une entreprise d'économie sociale en économie circulaire, qui investit 46 millions. On a eu des bonnes nouvelles d'investissements publics. Évidemment, on prolonge la ligne bleue, c'est une bonne nouvelle. 430 000 Millions pour le Jardin botanique, ma collègue Caroline Bourgeois a annoncé ça, c'est une bonne nouvelle. La Ville a lancé un appel à propositions pour 2 terrains qui ont été décontaminés, des terrains stratégiques où on va aller chercher un projet signature pour lancer, donner une impulsion à notre vision du développement de l'Est qui est axée sur la transition écologique, l'économie circulaire. On a une occasion exceptionnelle de transformer l'Est de Montréal. On a l'arrivée de Polytechnique qui s'installe, centre de recherche dans l'Est de Montréal. Et on a un potentiel énorme de développement résidentiel juste le long de la ligne bleue. On parle de 25 000 nouvelles personnes qui pourraient s'installer dans l'est de Montréal, mais il pourrait y en avoir aussi des dizaines d'autres milliers de personnes. Mais lundi dernier, on avait aussi un nuage qui planait sur nous tous et toutes au sommet, qui était le report de l'hôpital, des travaux de modernisation et d'agrandissement de l'hôpital. On a un développement qui est en marche dans l'est, mais est-ce que ça fait du sens de mettre autant d'énergie et d'efforts pour développer un territoire, pour augmenter sa population, si on n'est même pas capable de prendre soin des 500 000 à 600 000 personnes qui y habitent en ce moment? Donc, c'est vraiment préoccupant pour nous. On parle de 500 000 à 600 000 personnes, mon collègue François Limoges l'a dit, c'est l'équivalent de la ville de Québec. Il y a un seul hôpital pour desservir l'équivalent de la ville de Québec à Montréal et cet hôpital-là est d'une vétusté incroyable. C'est le projet en santé de la population le plus important pour le Québec. C'est le plus important et c'est celui qu'on reporte. Donc, il est absolument essentiel qu'on s'unisse comme on le fait aujourd'hui, nous les élus de Montréal, mais aussi l'ensemble des acteurs de la collectivité, pour demander au gouvernement de remettre ce projet-là sur les rails, de lancer les prochaines phases immédiatement, dès maintenant. Plus on attend, plus ça coûte cher, mais plus on attend, plus on va intervenir en urgence, parce que de toute façon, il va falloir intervenir. Donc, pour les 500 000 Québécoises et Québécois qui habitent dans l'est de Montréal et qui ont un droit, elles et eux aussi, à des services de santé en toute dignité. On se doit d'être mobilisés et de demander au gouvernement de revoir sa décision.

Voix 2B2:04:53

Monsieur Michel Bissonnet.

Michel Bissonnet ◌2:04:57

Bonjour à vous tous. Alors moi, j'ai eu une assez vieille quelques années, il y a 2-3 ans. Et c'est un bon client, l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. J'y vais assez souvent et je tiens à vous dire qu'on a d'excellents services là-dedans, malgré les circonstances. Quand on donne une— on a la ligne bleue, on va créer des nouveaux logements, des nouvelles bâtisses pour le logement dans Saint-Léonard. Dans la ville d'Anjou. Alors je pense que c'est important qu'on ait ce centre hospitalier, qu'on a besoin pour tout le monde. Alors moi j'y vais, mes reins sont à 13% et je suis pas loin d'aller au secteur qui va arriver que je vais être obligé de faire la dialyse. Alors j'ai mon médecin qui est là, qui me traite depuis 15, depuis 12 ans. Une dizaine d'années. J'ai fait un ACV, j'ai été chanceux, c'était un ACV qui était léger, j'ai suivi des cours de diction, puis j'ai pas perdu trop la voix. Alors, je me trouve encore assez bon aujourd'hui de travailler encore, d'aider mes citoyens de Saint-Léonard puis de respecter le mandat que j'ai eu de ces citoyens-là pour le moment. Alors, tout ça pour vous dire que c'est important qu'on ait ce centre médical-là C'est le plus grand hôpital dans l'Est. Malgré sa situation qu'elle est actuellement, les parlementaires du Québec, tous ensemble, devraient mettre ça en priorité parce que c'est un besoin essentiel pour tout le monde. Merci beaucoup.

Voix 2B2:07:00

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌2:07:02

Merci, madame la présidente. Je serai très brève. D'abord, c'est à titre de leader que je veux signifier qu'on va mettre tous les noms des élus d'Ensemble Montréal au nom de qui endosse cette déclaration, et je vais également tantôt Notre collègue Caroline Bourgeois disait qu'on vivait les plus beaux et les pires moments. Effectivement, c'est là où je suis pour la première fois devenue grand-maman et où on a sauvé mes petites jumelles en périnatalité. Et c'est également là que j'ai perdu ma mère. Alors, entre ça, tous mes problèmes de santé. Alors, c'est vraiment un endroit auquel on est attaché. Mais au-delà de tout ça, c'est un besoin. C'est un besoin qu'on a. Je pense qu'on l'a dit, on l'a redit. Mais il n'y a pas un mot qui va dire à quel point le besoin est là. Et plus on attend, plus l'argent qu'on va mettre dans cet hôpital-là va faire que l'hôpital ne sera plus à date. Les besoins, quand on va arriver à le faire, les besoins vont être déjà désuets. Alors, j'espère de tout cœur que le gouvernement du Québec va ouvrir ses oreilles, mais surtout ouvrir son cœur et écouter les gens de l'est de Montréal, écouter les gens, cette population. On le sait qu'on a une population vieillissante, On le sait que les besoins sont immenses. La population est grandissante, mais elle est vieillissante. Alors, pour nos aînés, pour nos jeunes aussi, parce qu'ils sont reconnus en périnatalité, puis comme je vous dis, ils ont sauvé mes premières petites filles, les jumelles, qui aujourd'hui ont 24 ans et sont pétantes de santé. Mais on a besoin de ça pour tous les pans de la société, du plus jeune au plus âgé. Les plus vulnérables. Alors, on supplie le gouvernement provincial de revoir cette décision et d'écouter avec le cœur la population de l'Est de Montréal.

Voix 2B2:09:09

Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌2:09:11

Merci, madame la présidente. J'aimerais aussi ajouter les noms des membres d'Équipe LaSalle à cette déclaration.

Voix 2K22:09:16

En appui.

Voix 2B2:09:17

Monsieur Luis Miranda.

Luis Miranda ◌2:09:18

La même chose, la même chose pour moi.

Voix 2B2:09:21

Très bien, alors en l'absence d'autres, Monsieur Serge Sasseville.

Serge Sasseville ◌2:09:25

Même chose pour moi, Madame la Présidente.

Voix 2B2:09:27

Merci, en l'absence d'autres interventions, notons donc que la déclaration pour réitérer l'importance du projet d'agrandissement et de modernisation de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont est adoptée à l'unanimité. Il est 15 h 06, je vous propose une pause santé de 10 minutes. Merci. Merci, il est 15 h 20. Alors, nous reprenons les travaux. Nous en étions, nous avions terminé le dépôt des rubriques 7.05 à 7.07. Madame Virginie Journeau.

Virginie Journeau ◌2:24:42

Merci beaucoup, bon après-midi. Donc, on poursuit avec le 7.08, le dépôt du plan d'action 2025-2027 de la feuille de route montréalaise en économie circulaire.

Voix 2B2:24:53

Madame Marie-Andrée Mauger.

Marie-Andrée Mauger ◌2:24:56

Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, Montréal accueille cette semaine le Sommet canadien en économie circulaire. Donc, c'est un grand événement qui rassemble plus de 1000 personnes à Montréal pour l'occasion. Il y a aussi une délégation de l'International Urban Regional Corporation qui est à Montréal à l'occasion de ce sommet. Et justement, ils sont aujourd'hui sur sur le terrain sur la thématique de l'économie circulaire. Et j'ai aussi aujourd'hui le bonheur de cosigner une lettre ouverte aux côtés de dizaines d'actrices et d'acteurs de l'économie circulaire au Québec pour lancer un signal fort, pour unir nos forces, pour faire du Québec un modèle d'économie circulaire. Et pourquoi c'est si important l'économie circulaire? Eh bien, parce que ça recèle un potentiel incroyable de réduire le volume de déchets qu'on génère en ce que nos déchets, les déchets de l'un deviennent l'intrant de l'autre, donc de donner une nouvelle vie, voire plusieurs nouvelles vies à nos déchets. C'est aussi l'occasion de réduire donc notre utilisation des ressources premières vierges qui sont au cœur de la détérioration des écosystèmes, du déclin de la biodiversité et du stress sur les cours d'eau. C'est aussi l'occasion de réduire nos émissions de GES. Et encore plus important, c'est l'occasion de créer des emplois locaux et aussi de créer une chaîne d'approvisionnement locale. Donc, c'est l'occasion de bâtir une économie plus résiliente à Montréal et dans le contexte géopolitique actuel, c'est encore plus d'actualité. Donc, on est très contents à Montréal d'avoir pris un leadership en économie circulaire circulaire. On se souviendra, en 2023, on a mené une large consultation sur le sujet de l'économie circulaire. L'année dernière, on a publié notre feuille de route et on est à Montréal la première ville nord-américaine à se doter d'un indice de circularité de notre ville. On est la deuxième ville au monde après Munich. Et donc, on a découvert que 3% de notre économie montréalaise est circulaire. Ça veut dire qu'on a un potentiel de circulariser 97% de notre économie. Mais on sait quand même aujourd'hui que 7,6% des emplois de Montréal sont directement ou indirectement circulaires. Donc, on est déjà dans l'action. On veut, donc on s'est donné comme cible de doubler notre indice de circularité à l'horizon 2030, donc d'atteindre 6%, et à l'horizon 2050, d'atteindre 17%. Et pourquoi le 17%? Eh bien, c'est l'organisme de référence en économie circulaire, le Circle Economy, qui estime que si l'économie mondiale atteint un indice de circularité de 17%, eh bien, on pourrait limiter sous la barre des 2 degrés le réchauffement climatique. Alors, c'est vous dire l'ampleur du potentiel de bâtir une économie circulaire. Donc, à Montréal, en faisant notre rapport sur notre écart de circularité, on a été capable de cibler 5 chaînes de valeur sectorielles qui présentent un fort potentiel de circularité. Donc, on parle du secteur bioalimentaire, du textile, du secteur de la construction, des plastiques et aussi de la mobilité et de la logistique. Donc, en appliquant des scénarios sur ces 5 secteurs-là, donc des scénarios pour circulariser ces secteurs-là, on pourrait réduire notre empreinte carbone de 46% et notre empreinte matérielle de 38%. Donc, aujourd'hui, ce qu'on dépose, c'est le plan d'action qui suit la feuille de route déposée l'an dernier. Donc, on propose 20 actions structurantes qui englobent une centaine d'initiatives. On va faire une reddition de comptes annuelle, on va adopter un deuxième plan d'action triennal à l'horizon 2028-2030 dans le but d'atteindre notre grande cible. Et on va aussi, on se dote d'indicateurs pour être vraiment sûrs des résultats et de l'impact de la circularité de notre économie. Donc, je suis très fière de porter, aux côtés de mes collègues Luc Rabouin et Alia Hassan-Cournol, ce volet du développement économique axé sur l'économie circulaire. C'est une vision très positive pour l'économie montréalaise, pour bâtir une ville plus dynamique, plus résiliente et aussi plus respectueuse des limites des écosystèmes grâce à une économie circulaire forte. Alors voilà, je vous remercie, madame la présidente.

Voix 2B2:29:25

En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du plan énoncé à la rubrique 7.08. Nous poursuivons avec le chapitre 8. Madame Virginie Journeau.

Virginie Journeau ◌2:29:37

Merci beaucoup. Donc, pour le dépôt de rapports des commissions du conseil, il y a seulement le 8.01. On y va avec le dépôt du rapport de la meilleure commission sur la culture, le patrimoine et les sports intitulé consultation publique sur le projet de politique de développement culturel 2025-2030.

Voix 2B2:29:53

Monsieur Jocelyn Pauzé.

Jocelyn Pauzé ◌2:29:56

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, à toutes et tous les collègues, au nom de la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports, que j'ai le grand bonheur de présider, je dépose aujourd'hui le rapport et les recommandations de la consultation publique sur le projet de politique en développement culturel 2025-2030, pour lequel une vaste consultation a été réalisée à l'automne 2024. Le projet de politique en développement culturel a été présenté devant une salle comble le 30 septembre dernier. La commission a ensuite offert différents moyens de participation pour récolter les opinions en octobre et en novembre 2024. La participation à la consultation publique sur le projet de politique en développement culturel de Montréal a été absolument remarquable. La commission a reçu plus de 350 contributions et opinions sous différentes formes. Nous avons même reçu une opinion sous forme de slam et une autre sous forme de vidéo. Au total, c'est près de 200 organismes qui ont ainsi participé à cette consultation. La contribution des jeunes, on en parlait plutôt tout à l'heure, comme quoi c'était important de venir chercher les jeunes, que c'était important de les impliquer dans nos instances et tout ça. Alors, grâce à des moyens de consultation qui leur étaient dédiés et à la collaboration de plusieurs partenaires, constitue un autre élément remarquable de la participation à cette consultation publique. À cet égard, je tiens à souligner un moment absolument marquant de la consultation lors de la présentation du Manifeste de la jeunesse montréalaise pour les arts et la culture, où plus de 150 jeunes se sont rassemblés à l'Hôtel de ville de Montréal. Les deux jeunes porte-parole ont livré une performance absolument émouvante qui a durablement marqué nos esprits. Tous ceux et celles qui y étaient vont en convenir avec moi. Lors de la consultation, les opinions exprimées ont souligné l'intérêt pour la vision proposée dans le projet de politique. De nombreuses préoccupations et suggestions ont aussi été partagées par les participantes et les participants. Parmi celles-ci, notons la reconnaissance de la part des acteurs et des actrices de la culture à Montréal, qui a été fortement soulignée. Les opinions ont également insisté sur l'importance de donner une place plus significative à la jeunesse, de reconnaître davantage l'importance de l'histoire et d'explorer des méthodes innovantes de financement de la culture. Le renforcement du réseau des bibliothèques et des maisons de la culture, ainsi que la participation active des communautés dans le développement culturel, ont été d'autres éléments clés exprimés dans les opinions. Faciliter la mise en commun des ressources et mobiliser tous les milieux culturels ont également été des préoccupations importantes qui ont été nommées. Ce ne sont que des exemples des nombreuses pistes pertinentes qui ont été mises de l'avant dans la pluralité des contributions que nous avons reçues. Alors, nous nous réjouissons vraiment de la grande participation et de la richesse des contributions récoltées, témoignant de l'engagement et de l'intérêt profond des Montréalaises et des Montréalais pour le développement culturel de leur ville. Le rapport qui est déposé aujourd'hui fait état du déroulement de la consultation publique et d'une synthèse des opinions reçues, en plus des réflexions et des recommandations de la commission permanente. Au total, La commission a consacré 9 séances de travail, 7 assemblées publiques à l'examen du projet de politique. À l'issue des travaux, la commission soutient le projet de politique en développement culturel 2025-2030. Nous proposons 35 recommandations pour enrichir cette politique afin qu'elle reflète le leadership d'une métropole internationale. Ces recommandations mettent aussi en lumière les éléments essentiels à considérer pour réaliser les 4 grandes orientations de la politique. Et pour guider sa mise en œuvre ainsi que son suivi. En terminant, je tiens à exprimer, au nom de mes collègues commissaires, notre sincère gratitude envers toutes les personnes qui ont contribué à cette consultation publique. Je remercie tout d'abord les représentantes du Service de la culture ainsi que du Service du greffe. Leur précieuse collaboration a été absolument essentielle au bon déroulement tout au long de la consultation. Je tiens également à remercier toutes les personnes et organismes concernés par le développement culturel, montréalais qui ont participé à la consultation publique et contribué à la très large mobilisation que nous avons eue. Leurs nombreuses et diverses contributions ont grandement enrichi les réflexions de la commission. Avant de clore, je souhaite prendre un moment pour saluer chaleureusement la qualité du travail accompli par mes collègues commissaires qui ont fait preuve d'un grand engagement tout au long de cette consultation publique. Il s'agit de Dimitrios Beis, vice-président de la commission, Marie-Claude Berry, madame Virginie Journeau, monsieur Enrique Machado, madame Mindy Polak, Marie Potvin, Serge Sasseville et Anne-Marie Sigouin. En soumettant ce rapport, la commission invite l'administration à tenir compte des nombreuses opinions généreusement partagées afin que la mise en œuvre de la politique de développement culturel de Montréal 2025-2030 favorise un avenir culturel riche et inclusif pour notre métropole. Je vous invite donc, chers collègues, à prendre connaissance de ce rapport et des recommandations préparées par les membres de la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports. Merci beaucoup de votre attention.

Voix 2B2:35:06

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌2:35:09

Merci beaucoup, madame la présidente. Je prends la parole cet après-midi au nom de mes collègues d'Ensemble Montréal pour saluer le travail de la Commission sur la politique du développement culturel 25-30. Mes collègues d'Ensemble Montréal siégeant sur la commission, monsieur Jim Bayes et madame Podvin, ont souligné dans le cadre de la consultation la collégialité des membres. Je veux aussi saluer l'incroyable mobilisation du milieu culturel et on le sait, quand on demande au milieu culturel, quand on leur demande de venir donner leur opinion, de venir nous faire part de leur expertise, le milieu culturel répond toujours présent et cette fois-ci n'a pas démenti ce que je vis depuis que je suis une élue municipale au niveau de la réponse du milieu culturel. Alors, il faut saluer cette mobilisation-là, il faut saluer la richesse des mémoires déposées et la forte participation notamment des jeunes qui m'a particulièrement touchée, comme en parlait Mon collègue, voyons, Jocelyn Pauzé, voilà. Alors, comme le disait mon— c'est quand les jeunes sont venus nous présenter ce manifeste et de façon orgueilleuse, je dois dire que les deux porte-parole étaient des deux jeunes de Montréal-Nord, alors la fierté y était, mais c'était tellement touchant et le message qui a été martelé tout le long de ce slam nous sommes les acteurs de demain. Et ça, on doit le garder en tête quand on travaille, quand on est des élus, quand on a des décisions à prendre. Ils sont les acteurs de demain, c'est pour eux qu'on prend les décisions d'aujourd'hui. Alors, l'administration doit maintenant présenter une politique culturelle qui tienne compte des recommandations de la commission, mais surtout l'accompagner, et c'est là le nerf de la guerre, c'est l'accompagner d'un plan d'action doté des moyens nécessaires pour atteindre nos objectifs. Une politique sans plan d'action fort, ça fait pas une politique forte. Alors, c'est le plan d'action fort qui va parler. La culture montréalaise est vivante, elle est dynamique, elle est essentielle et elle doit être soutenue à la hauteur de ses ambitions. Cela commence par un financement adéquat du Conseil des arts de Montréal. Or, pour la première fois depuis 2007, l'administration agelait sa contribution annuelle dans le budget 2025. Pour de nombreux artistes et organismes culturels, c'est un manque à gagner important. L'administration doit aussi concilier la culture et d'autres sphères d'activité Je pense bien sûr, entre autres, à notre nordicité. Il faut s'assurer de développer la culture hivernale à Montréal. Mais surtout, pensons également à la vie nocturne. Ces dernières années, on a vu disparaître des salles mythiques. Parlons seulement du Latulippe, entre autres. Sur le Plateau et dans Ville-Marie, on se concentre, on concentre l'essentiel de nos lieux de divertissement indépendants, les règlements sur le bruit n'ont pas toujours été adaptés pour les protéger. Le programme d'aide à ces lieux est une bonne chose, mais il se termine en décembre. Il faut pérenniser notre soutien si on veut vraiment faire une différence. Alors, Madame la Présidente, Montréal doit aussi miser sur ses festivals. Dans les dernières années, plusieurs festivals, notamment les festivals issus de la diversité, ont mis fin à leurs activités. Je suis heureuse de voir que Montréal finance les événements majeurs, mais on doit aussi soutenir nos petits festivals convenablement. Concrètement, on doit trouver une manière de favoriser la mutualisation des équipements pour en améliorer l'accès pour les festivals, mais aussi réduire les coûts d'achat, les coûts d'entretien et leur entreposage. Également, notre patrimoine mérite aussi une meilleure protection. Trop de bâtiments patrimoniaux ont été partiellement ou totalement détruits par des incendies. En plus d'être des drames humains, on le sait, C'est une part de notre histoire, c'est l'histoire de Montréal qui disparaît à chaque fois qu'un bâtiment patrimonial s'en va en fumée. Il est urgent de mieux les surveiller, les suivre et les protéger, ces immeubles-là. C'est une question certainement de sécurité publique, mais aussi c'est une question de mémoire collective. Nos bibliothèques, nos maisons de la culture sont des lieux exceptionnels, souvent de grande qualité architecturale, Il faut les mettre en valeur. Les derniers diagnostics dans les bibliothèques remontent à 2005. Il a permis de grands progrès, c'est sûr, mais il est temps de mettre à jour ce pronostic et d'en avoir un nouveau en date de 2025. Il y a quand même 20 ans qui ont passé. Enfin, Montréal doit encourager la concertation et la collaboration en culture avec tous les partenaires, y compris les autres paliers de gouvernement. Le conseil municipal doit clairement affirmer sa volonté de faire de la culture une priorité. Une façon de le faire: adopter le manifeste de Braga, qui n'a pas encore été adopté au conseil municipal, bien qu'il ait été signé à l'UNESCO. Mais on doit ici l'adopter en conseil municipal. C'est une demande, c'est une des propositions qui est fait dans le rapport, comme l'ont fait d'autres villes pour intégrer pleinement la culture à notre développement et s'engager à le protéger. Alors, madame la présidente, je pourrais en dire long sur la culture montréalaise, tant le chantier est vaste et fondamental. Mais le message principal aujourd'hui, c'est que la balle est est maintenant dans le camp de l'administration. Montréal doit protéger, Montréal doit faire rayonner sa culture. Merci, madame.

Voix 2B2:41:45

Madame Érika Alneus.

Voix 2F2:41:48

Merci beaucoup, madame la présidente. Ce sera une intervention gratitude. Je me ferai brève. Vous me permettrez, moi aussi, de me joindre à madame Rossi et à monsieur Posé pour remercier les commissaires. Ça a été une consultation très populaire et je suis consciente que le travail des commissaires a été optimisé et je tiens à vous saluer et à vous remercier. Merci de votre écoute, merci d'avoir eu les bras ouverts pour un milieu qui avait besoin d'être entendu. Vous me permettrez aussi de saluer le service de la Culture, le service du greffe pour son travail incommensurable, pour avoir accueilli tous ces commentaires pour nourrir le projet de politique et mon dernier mot sera pour tout le milieu de la culture, tous les intervenants et intervenantes. Je tiens à réitérer le grand moment que nous avons vécu en recevant tous ces jeunes qui ont clamé haut et fort que la culture faisait partie de leur réalité de vie comme citoyens de la Ville de Montréal. Je veux saluer toutes les institutions qui sont venues. On a des institutions qui ne viennent pas à la Ville de Montréal qui ont répondu présentes, comme le disait madame Rossi, pour participer à ce projet de politique de développement culturel. Et je terminerai avec ceci pour rassurer ma collègue madame Rossi: je reçois très bien cette balle et assurez-vous, soyez assurés que l'administration fera ce travail pour que cette balle puisse rebondir et avoir un impact pour tout un écosystème culturel et pour le rôle fondamental de Montréal comme métropole culturelle francophone des Amériques. Merci beaucoup, madame la présidente.

Voix 2B2:43:28

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption du dépôt énoncé à la rubrique 8.01. Poursuivons.

François Limoges ◌2:43:36

Madame la présidente, cela nous amène au chapitre 11, le dépôt de pétitions. Est-ce qu'il y en a? Non, le greffier nous fait non de la tête, il n'y a pas de pétition. On passe donc au chapitre 80, les dossiers en orientation de l'agglomération, au chapitre 20, et nous allons Réunir les items 20-01 à 20-05. En 20-01, on accorde un contrat à Complexe Enviro Connexion pour le traitement par compostage de résidus organiques. En 20-02, on conclut 2 ententes-cadres avec la firme Technix, division de Beauval, pour la fourniture et livraison sur demande d'enrobés bitumineux. En 20-03, on exerce la 2e option de prolongation dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Roland Grenier Construction. En 20-04, on conclut 2 ententes-cadres avec la compagnie de location d'auto-entreprises et en 20-05, on accorde un contrat de gré à gré à la Société du parc Jean-Drapeau pour la coordination générale des célébrations du 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal en 2026.

Voix 2B2:44:34

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20-01 à 20-05 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.

François Limoges ◌2:44:44

Oui, madame la présidente. Alors, nous allons réunir les items 26 26 à 20. En 26, on abroge la résolution CG-24-0457. En 20.07, on approuve un avenant à l'entente de développement du secteur bioalimentaire de la région de Montréal. En 20.08, on accorde un soutien financier au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence. En 20.09, on modifie la convention de services conclus avec Sports Montréal. Et en 20.10, on approuve un projet de convention de contribution financière entre la Ville et la Fondation Yvon Lamarre pour la construction du Centre Lise et Yvon Lamarre.

Voix 2B2:45:19

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:45:29

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.11 à 20.15. En 20.11, on approuve un projet de permission par laquelle la Ville de Montréal permet à Groupe TVA et Bell Médias d'occuper un terrain situé à l'intérieur du parc du Mont-Royal. En 2012, on accorde un soutien financier non récurrent au regroupement des écoquartiers. En 2013, on conclut une entente-cadre avec Conseiller en gestion informatique CGI. En 2014, on accorde un contrat à Toromont Cap pour la mise à niveau de 3 génératrices de l'usine de production d'eau potable de Pointe-Claire. Et en 2015, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat de gré à gré complet avec la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada.

Voix 2B2:46:06

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.

François Limoges ◌2:46:15

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.16 à 20.20. En 20.16, on exerce les 2 options de prolongation dans le cadre accordé à Cofomo Inc. En 20.17, on accorde un contrat à Charron Boisset-Lévesque, huissier de justice, pour des services d'exécution des décisions de justice. En 2018, on conclut une entente-cadre avec le regroupement formé des firmes Cymes et DW Consultants pour des services en architecture et en ingénierie. En 2019, on approuve la deuxième convention de renouvellement de bail par laquelle la Ville de Montréal loue du ministère de la Sécurité et du Numérique un espace sur le boulevard Élansune. Et en 2020, on autorise le transfert d'un montant dans le cadre d'un contrat accordé à Englobe Corp.

Voix 2B2:47:01

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:47:11

Oui, madame la présidente, nous allons voter les items 20.21 à 20.25. En 20.21, on accorde un contrat construction d'érics pour la remise à niveau des passerelles et le remplacement des garde-corps des bassin d'emmagasinement. En 2022, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à GFL Environnemental. En 2023, on accorde un soutien additionnel à la Cité des Arts du Cirque pour les années subséquentes dans le cadre du fonds de soutien aux activités de soutien aux festivals et aux événements majeurs 2025. En 2024, on approuve un projet d'addenda à l'entente de contribution financière conclue avec la Société des marchés Et en 2025, on exerce l'option de la première prolongation dans le cadre du contrat accordé à la firme Construction Stack Canada.

Voix 2B2:47:57

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.

François Limoges ◌2:48:07

Oui, madame la présidente, nous allons revenir 2026 à 2030. En 2026, on accorde un contrat de gré à gré à Cofomo pour des services professionnels en migration et intégration de solutions infonuagiques. En 2027, on approuve un projet de convention de contribution financière entre la Ville de Montréal et Ma Chambre Inc. pour des unités de logement. En 2028, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec le Centre d'acquisition gouvernementale pour des micro-ordinateurs, des portables, des serveurs. En 2029, on exerce l'option de renouvellement de 12 mois dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Globocam. Et en 2030, on conclut une entente-cadre avec la firme SIMA+ pour des services d'analyse, de développement, d'intégration, de configuration de systèmes dédiés à la gestion des actifs municipaux.

Voix 2B2:48:53

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.

François Limoges ◌2:49:03

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.31 à 20.35. En 20.31, on accorde un contrat à Roxboro Excavation pour des travaux d'égout de collecte d'eau principale et secondaire et de feux de circulation d'utilité publique et d'aménagement paysager dans la rue Sainte-Catherine-Ouest. En 2032, on accorde un contrat à Loisel pour des travaux de réfection des structures du passage inférieur de l'avenue Papineau. En 2033, on accorde un contrat à Lallemand PlanCare pour la fourniture de l'insecticide Triazin. En 2034, on accorde un contrat à Eurovia Grands Projets Québec pour la construction d'une conduite d'eau principale dans l'emprise de la 90e Avenue et en 20-35, on ratifie la décision du conseil municipal du 22 août 2023, CM-230898.

Voix 2B2:49:49

Monsieur Dominique Perry.

Dominic Perri ◌2:49:51

Merci, madame la présidente. J'interviens pour déposer le rapport de la commission sur l'examen des contrats aux rubriques 80-2031 et 80-2034. Pour lesquels les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. J'attire d'abord votre attention sur le contrat en rubrique 80-20-32 pour les travaux de réfection du passage de l'avenue Papineau sur la rue Descarrières. Il s'agit d'un projet majeur dont la dépense est de 55 millions. L'appel d'offres pour ce contrat a suscité l'intérêt de 5 soumissionnaires. La firme ayant déposé la meilleure offre est Loisel, dont le prix présente un écart en faveur de la Ville de 10% avec l'estimation. Les responsables attribuent, entre autres, la forte concurrence et les prix reçus à l'annulation de plusieurs projets planifiés à 2025 par le ministère des Transports et de la Mobilité durable. Les entrepreneurs cherchent donc à remplir leur carnet de commandes pour la saison. La présentation du CIR a été très appréciée par les commissaires qui ont demandé des détails sur la qualité du béton et sa résistance au nettoyage répété des graffitis. Nous avons appris que le service a été accompagné par le laboratoire de la Ville dans le cadre de ce projet, ce qui a permis de développer un béton plus performant et résistant. De plus, les mesures protectrices anti-graffitis seront ajoutées afin de procéder plus facilement au nettoyage. Il est intéressant de souligner qu'un essai grandeur nature a été réalisé au laboratoire pour tester le béton, les bas-reliefs et les décoffrages. Les résultats se sont avérés concluants. Alors, je prends un moment, madame la présidente, pour féliciter le CIIRQ pour les essais réalisés en amont. Le passage Christophe-Colomb-Des-Carrières est une infrastructure stratégique dont le béton préalablement utilisé était de la mauvaise qualité. Nous sommes rassurés de constater les efforts déployés dans le cadre du projet afin qu'il devienne plus accueillant pour les Montréalaises et les Montréalais. Un autre projet majeur est celui à la rubrique 80-2031. Pour les travaux de réfection de la rue Sainte-Catherine, dont la dépense s'élève à 195 millions. Dans le cadre de l'appel d'offres, la Ville a reçu 2 soumissions, dont celle de Roxboro Excavation, qui s'est avérée la plus basse avec un écart de 19,35% avec l'estimation externe, c'est-à-dire une différence d'environ 25 millions. Selon la division de la gestion des projets et de l'économie de la construction, l'écart serait de l'ordre de l'acceptable en raison de la complexité et de l'envergure du projet. Durant la présentation, les représentants du CIHR ont expliqué que le projet présente plusieurs défis avec sa durée et la localisation des travaux. Il n'est donc pas impossible que les entrepreneurs aient majoré certains items pour protéger du risque et l'incertitude économique qui règne actuellement. Pour sa part, la commission a longuement questionné les invités. La Ville n'est pas à son premier contrat pour le projet Sainte-Catherine et différentes formules ont été explorées pour atténuer les prix sans cesse croissants des travaux au centre-ville et pour stimuler la concurrence. Voici quelques-unes des questions. Quelles mesures incitatives avez-vous prises au avez-vous mis en place? Les contrats prévoient-ils des bonnets? Avez-vous envisagé de réduire la taille du contrat? Pourquoi avoir opté pour un mode d'octroi au plus bas soumissionnaire? Une réponse à toutes ces questions était commune. D'après les invités, peu importe la formule, ce sont toujours les mêmes soumissionnaires qui acceptent de venir, mais à leur prix. Une série de mesures ont été tentées pour attirer un grand nombre de soumissionnaires, mais celles-ci ont été d'un impact mitigé. Les projets au centre-ville n'attirent pas les entrepreneurs, car c'est coûteux, complexe et ils sont sous les projecteurs. Malgré les explications offertes par les invités, La commission a insisté durant les échanges sur la possibilité d'obtenir des meilleurs prix pour ces travaux. Le nouveau contexte économique qui se dessine et l'annulation des travaux par le ministère des Transports et de la Mobilité durable peuvent permettre de croire que d'autres entrepreneurs pourraient se montrer intéressés. L'expérience acquise dans les autres contrats démontre qu'il y a peu d'entrepreneurs intéressés à venir travailler sur le projet Sainte-Catherine. Les représentants du CIRe continuent de croire que la décision d'octroyer le contrat à Loisel est la bonne. Seul l'avenir nous le dira. Ceci complète, madame la présidente, mon rapport sur la commission pour la partie de l'agglomération. Merci.

Voix 2B2:56:18

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:56:21

Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur la motion 8031. Madame la présidente, la rue Sainte-Catherine-Ouest, c'est le cœur battant du commerce à Montréal. C'est un symbole fort de notre dynamisme économique, autant pour la ville que pour tout le Québec. Imaginez, on parle de 1200 magasins, dont 450 qui donnent directement sur la rue. C'est le plus grand rassemblement de boutiques de mode et de prêt-à-porter de tout le pays. Et chaque jour, c'est près de 500 000 personnes des gens d'ici, mais également des touristes qui se promènent sur Sainte-Catherine-Ouest. Alors, vous voyez, madame la présidente, il est essentiel qu'on prenne soin de cette artère et surtout qu'on évite d'improviser des projets qui ne sont pas acceptés par la population. En 2012, il y a eu un gros problème d'égout sur Sainte-Catherine à l'intersection de McGill-Collège. Un énorme trou de presque 5 mètres s'était formé. Cet incident nous a bien montré qu'il était urgent de venir faire des travaux. Dans certains secteurs de la rue, les égouts et les conduites d'eau potable datent d'avant la Confédération canadienne. Ces travaux étaient plus que nécessaires et là-dessus, Ensemble Montréal est d'accord avec l'administration, il fallait agir très vite. Par contre, nous pensons que Projet Montréal ne peut pas ignorer l'accord qui existait entre les commerçants et les citoyens. Lors de la consultation sur l'aménagement du lot 3, 85% des personnes consultées ont indiqué être favorables à l'aménagement effectué dans les premières phases du projet. Projet. Autant dire qu'il y avait un vrai consensus sur la manière d'aménager l'espace. Mais voilà, encore une fois, Projet Montréal a préféré faire cavalier seul et changer le projet sans vraiment informer les citoyens et les commerçants. Les consultations qui ont été organisées n'ont pas touché la majorité des personnes concernées et elles n'ont pas permis de venir définir une direction claire pour la rue Sainte-Catherine. Ce n'est pas grave, car du côté de Projet Montréal, ils avaient déjà leurs propres idées selon laquelle la meilleure solution était de rendre piétonnes plusieurs sections de la rue. Pour Projet Montréal, à partir du moment où il y a une vision, l'avis des commerçants, des citoyens, des groupes communautaires, mais même du conseiller local, ça compte peu. Et ça, même si la SPVM a émis un avis défavorable. Ensemble Montréal, avec l'aide de monsieur Serge Sasseville, le conseiller de Peter-McGill, a demandé à deux reprises à l'administration de retarder son projet et de se concentrer sur l'urgence. Soit de venir réparer nos conduites d'aqueduc et nos égouts. La Société de développement commercial, la SDC de Montréal-Centre-Ville, a également fait pression, mais rien n'y faisait. Finalement, jeudi dernier, face à la contestation de plus en plus forte, le nouveau chef de Projet Montréal a annoncé que son parti maintenait sa vision, mais qu'il allait travailler avec la SDC et les commerces pour qu'ils acceptent la vision de l'administration. En réalité, madame la présidente, Projet Montréal ne recule pas vraiment sur le dossier. Ils cherchent un moyen de forcer la SDC et les commerçants à venir adhérer à leur vision. Pour moi, et je pense que c'est le cas pour la majorité de nos concitoyens, on ne peut pas dire qu'on va consulter, venir modifier le projet en fonction des consultations, tout en affirmant en même temps que notre vision de projet est définitive. Soit on est vraiment prêt à venir écouter les acteurs concernés et à modifier le projet, ou soit on a une vision qu'on veut venir imposer. Cette artère vitale de notre centre-ville mérite une attention constante. Ainsi qu'un projet qui est accepté par la plus grande majorité. Les changements de cap constants de Projet Montréal ne font qu'entraîner de l'incertitude auprès des résidents et des commerçants. Les aménagements de la première phase ont abouti à un consensus clair. Notre proposition est aujourd'hui de venir étendre ces aménagements à l'ensemble de la rue. Merci.

Voix 2B2:59:51

Monsieur Serge Sasseville.

Serge Sasseville ◌2:59:55

Merci, madame la présidente. Alors, je serai bref. Je vais tout simplement vous lire un extrait du sommaire décisionnel à 80-20.31. En page 9, on dit, il est à noter que l'aménagement réalisé dans le cadre de ce contrat sera ajusté par rapport au document d'appel d'offres pour permettre la circulation véhiculaire sur l'ensemble de la rue, y compris dans le tronçon entre les rues Guy et Bishop, en vue d'une mise en œuvre flexible et graduelle d'une piétonnisation de ce tronçon plus parce qu'il faut savoir qu'au moment où l'administration a procédé à l'appel d'offres pour ce contrat-là, il était question d'avoir une piétonnisation permanente entre Guy et Bichon, et le contrat a été accordé en conséquence. Et là maintenant, dans le sommaire décisionnel, on nous dit approuver le contrat pour un montant X, mais ce contrat-là va être modifié parce que depuis on a changé le concept. Donc on nous demande d'approuver un contrat dont on ne connaît pas quel va être le montant réel des coûts pour la Ville. Alors, pour ces raisons, je sais pas s'il va y avoir une demande de vote ou non, mais moi, je voudrais faire inscrire ma dissidence contre ce contrat-là s'il n'y a pas de demande de vote.

Voix 2F3:01:10

Merci.

Voix 2B3:01:11

Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌3:01:15

Merci, madame la présidente. Donc, je vais être en droit de réplique au 802031. En premier, je veux rassurer peut-être monsieur Sasseville sur sa question. Je vais juste attendre qu'il m'entende. Là, il m'entend, c'est bon. Donc, sur la majeure partie du contrat, c'est un projet de réfection des infrastructures souterraines. C'est ça qui coûte le plus cher, qui est urgent et qu'il faut aller de l'avant. Je suis convaincu qu'il va en convenir. C'est des infrastructures souterraines qui datent de plus de 100 ans. Donc, c'est pour ça qu'on avance, qu'on y va dès maintenant. Deuxième élément par rapport au conseiller Hénault-Ratelle qui parle d'avoir une vision, je comprends que c'est un peu nouveau pour lui, ou en tout cas c'est quelque chose qui est peut-être que c'est plus difficile d'avoir une vision. Nous on a une vision ambitieuse pour l'avenir de la rue Sainte-Catherine et j'ai rencontré les commerçants le 10 décembre dernier. Pas la semaine dernière, le 10 décembre, je suis allé rencontrer le conseil d'administration de la Société de développement commercial de Montréal-Centreville et les membres du conseil d'administration ont aussi une vision ambitieuse de l'avenir de la rue Sainte-Catherine. Ils voient aussi que c'est la plus grande artère commerciale au Canada. Ils veulent aussi en faire la plus belle et la plus attrayante artère commerciale au Canada. Donc là-dessus, on partage une vision ambitieuse. Mais le chemin pour y arriver, on a convenu ensemble qu'il fallait qu'on teste les choses, qu'on fasse la preuve que ça fonctionne. Donc, il a raison le conseiller Hénault-Ratelle pour dire qu'on ne recule pas sur notre vision, on maintient une vision ambitieuse, mais on va essayer, on va tester, on va voir ce qui marche, puis on va faire les ajustements nécessaires avant de procéder à l'implantation des aménagements permanents. C'est comme ça qu'on fait d'habitude, c'est comme ça qu'on fait sur l'ensemble. On a une dizaine de rues piétonnes à Montréal, c'est comme ça qu'on a fait. On a fait des aménagements transitoires, on teste et on s'ajuste à mesure. Je veux juste faire un petit clin d'œil sur avoir une vision. Moi, je me rappelle très bien quand on a aménagé le réseau express vélo sur la rue Saint-Denis. Vous savez ce qu'ils disaient, l'opposition? Ils disaient, vous allez tuer la rue. Ils disaient ça. Puis aujourd'hui, la rue Saint-Denis est en nettement meilleur état qu'elle l'était auparavant. Le taux d'inoccupation est beaucoup plus faible, la rue est dynamique, il y a plus de monde sur la rue Saint-Denis qu'avant le REV. Aujourd'hui, il n'y a personne qui retournerait en arrière. Bon, je sais qu'il y a des gens qui voudraient faire des audits, mais en général, il n'y a personne qui retournerait en arrière sur le REV Saint-Denis, qui est la piste cyclable la plus utilisée. Et si vous y allez le matin à l'heure des classes, vous allez voir qu'il y a même des enfants avec leurs parents qui prennent la rue Saint-Denis pour aller à l'école. Jamais on n'aurait vu ça avant ces aménagements-là. Moi, je me rappelle comme maire du Plateau aussi, quand on a aménagé pour la première fois la piétonnisation de l'avenue du Mont-Royal. Vous savez ce que disait l'opposition? Vous allez tuer la rue. C'est comme un peu leur slogan. Dès qu'on arrive avec quelque chose de nouveau, ambitieux, où on veut essayer quelque chose, bang! Vous allez tuer la rue. Qu'est-ce qu'ils ont dit pour Sainte-Catherine? Vous allez tuer la rue. Ben non, on va pas tuer la rue. On veut avoir une rue qui est attrayante, de faire que les gens viennent sur la rue, qui aient envie de venir sur la rue Sainte-Catherine. Donc on va avoir des aménagements ambitieux et on va en faire une rue exceptionnelle. C'est pas une rue ordinaire, c'est la plus grande artère commerciale au Canada. Donc on va le travailler étroitement avec l'Association des commerçants, comme on le fait avec tous nos projets, comme on le fait depuis plusieurs années avec les SDC. On garde une vision ambitieuse de la rue, mais le chemin pour y arriver, on va le travailler étroitement avec les commerçants et avec la population locale.

Voix 2J33:05:05

Bravo!

Voix 2B3:05:13

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌3:05:15

Madame la présidente, sur le 8031, je demande le vote nominal appuyé par monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Voix 2B3:05:24

Le vote nominal est demandé pour la rubrique 20.31. Est-ce que je peux vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît, de sonner les cloches pour une minute. Puis-je vous demander de fermer les portes? S'il vous plaît. Monsieur le greffier.

Greffier ◌3:06:49

Donc monsieur Rabouin, monsieur Doré, madame Bourgeois, madame Anneus, monsieur Baudry, Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauzerolle, Madame Popeanu, Madame Thuillier, Monsieur Vaillancourt, Monsieur Vaillancourt. Pour, je comprends que c'est pour. Monsieur, Madame Vodanovic, Madame Katawa, Madame Lavigne-Lalongue, Madame Hassan-Cournol, Madame Jiguer, Madame, Monsieur Norris. Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Cadouin, il n'est pas là, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde, Madame Plourde. C'est bon. Monsieur Paulette. Monsieur Paulette. Madame Tremblay. Monsieur Downey. Madame Grondin. Monsieur Ouellet. Madame Goulet. Monsieur McQueen. Madame Christensen. Monsieur Normand. Madame Roy. Monsieur Salem. Madame Rossi. Madame Zuniga Ramos. Monsieur Langevin. Madame Valenzuela. Monsieur De Sousa. Madame Deras. Madame Black. Monsieur Hénault-Ratelle. Monsieur Beis. Madame Clément-Talbot. Monsieur Perry. Monsieur Desbois. Monsieur Moroz. Madame Giannou. Monsieur Rapanà. Monsieur Bissonnet. Monsieur Corville. Madame Nazarian. Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Monsieur Miranda, Madame Hénault, Monsieur Sasseville.

Voix 2B3:10:29

Est-ce que je peux vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît? Juste un instant.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:10:44

Oui, c'est pour—

Voix 2B3:10:46

oui, monsieur le greffier.

Greffier ◌3:10:50

Madame Plante, non, oui, madame Plante, pour. Et monsieur Deschamps.

Voix 2B3:11:21

Alors, relativement à la rubrique 20.31, notons 33 votes pour, pour, 26 votes contre. Monsieur Luis Miranda.

Luis Miranda ◌3:11:30

Un petit point d'ordre, madame la présidente, si vous me permettez. C'est pas la première fois. Durant, quand il y a un vote nominal, les portes doivent être fermées. Personne ne peut rentrer ou sortir. Dernier conseil, il y a des gens qui ont quitté. Là, il y a quelqu'un qui est rentré pendant qu'on a le vote. Je vous demanderais de faire respecter, vous assurer qu'il y a personne qui rentre ou qui sort tant que le vote n'est pas terminé. Merci, madame la présidente.

Voix 2B3:11:53

Merci, je l'ai remarqué également. J'allais faire l'intervention personnellement auprès des personnes concernées. Alors, en l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.31 à 20.35 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:12:12

Oui, madame la présidente, nous allons continuer notre étude de l'ordre du jour. En réunissant les systèmes 2036 à 2040. Et en 2036, on exerce l'option de prolongation de 12 mois et on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Majokep. En 2037, on exerce l'option de prolongation de 12 mois et on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Killeny Inc. En 2038, on approuve l'entente entre la Ville de Montréal-Est et la Ville de Montréal concernant la délégation à la Ville de Montréal-Est de l'aménagement d'une piste multifonctionnelle sur la rue Sherbrooke. En 20-39, on approuve le protocole d'entente et on autorise la signature de la convention entre le ministère des Affaires municipales et la Ville de Montréal. En 20-40, on accorde un contrat à Montarville Gestion et Construction.

Voix 2B3:13:02

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20. Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌3:13:09

Merci beaucoup. J'aimerais juste prendre la parole au 20.39. Alors, juste pour dire que depuis les dernières années, depuis les 10 dernières années, on a construit énormément, on a doublé notre capacité de rétention d'eaux de pluie. Alors, on est passé d'à peu près 100 000 mètres cubes à 180 000 mètres cubes. Et ici, on vote, on est vraiment content parce qu'on reçoit une subvention du gouvernement fédéral. De 21 millions de dollars, que le gouvernement du Québec s'apprête à bonifier du même montant de 21 millions. Alors, on a 42 millions de dollars pour faire le bassin de rétention dans le Sud-Ouest sur la rue Saint-Jacques. Alors, on l'appelle le bassin de rétention Saint-Jacques. Alors, on est vraiment, vraiment contents. Ils viennent payer à peu près un peu moins que la moitié du coût. Alors, on est contents, puis on continue de construire des bassins de rétention. À travers la Ville de Montréal.

Luc Rabouin ◌3:14:02

Merci beaucoup.

Voix 2B3:14:03

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.36 à 20.40 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons.

François Limoges ◌3:14:14

Madame la présidente, nous allons réunir les items 2041 à 2045. En 2041, on accorde un contrat à Saphir CTC pour la fourniture d'un simulateur thermique. En 2042, on accorde un soutien financier non récurrent de 300 000$ à Montréal-Est-de-l'Île en 2025 et un montant pour les— un montant de 600 000$ pour les années 2026, 2027, 2028 pour le projet Synergie Montréal. En 2043, un accord de soutien financier de 100 000$ à PME Montréal-Est-de-l'Île en 2025 et 500 000$ en 2026, 2027, 2028 pour le projet Campus d'innovation Espace En 2044, on accorde un soutien financier à la Corporation du Centre Jean-Claude Malépare. En 2045, on approuve un projet d'acte par lequel la Ville de Montréal acquiert de 3743918 Canada Inc. un terrain vacant.

Voix 2B3:15:10

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌3:15:13

Merci, madame la présidente. Ce sera en réaction, en droit de réplique, à 2042 et 2043. Donc 2 financements qui totalisent environ 1,5 million pour PME Montréal Est de l'Île dans le contexte du financement de l'économie circulaire. C'est un dossier qu'on travaille extrêmement étroitement avec mes collègues Marie-Andrée Mauger et Luc Rabouin, et ce sont 2 projets qui visent à consolider la place de Montréal et de l'est de Montréal comme précurseur comme moteur innovant de la métropole dans le domaine de l'économie circulaire. J'ai même envie de dire positionner Montréal mondialement parce qu'il est intéressant de noter qu'avec Munich, Montréal est la seule ville au monde à avoir un indice de circularité. Ça, qu'est-ce que ça nous permet de faire? Ça nous permet de savoir quelles sont les entreprises qui visent à réutiliser les matières qu'elles n'utilisent pas, qu'elles génèrent, pour baisser les émissions de GES qui sont générées par les entreprises. Et dans l'est de Montréal, c'est particulièrement pertinent. C'est un secteur bien évidemment hautement industrialisé, mais pour lequel il y a de la place à l'innovation. Donc les 2 financements viennent, vont permettre de financer de la recherche et du développement, des technologies innovantes, propre, mais surtout de se dire avec ce qu'on est déjà capable de produire comment on peut réutiliser ces matériaux pour les réinjecter soit dans d'autres entreprises et ainsi de créer un écosystème particulièrement innovant, pertinent, mais surtout qui vise à faire la transition climatique et lutter contre les changements climatiques. Donc cher conseil, je vous invite à adopter ces 2 2 points. Merci.

Benoit Langevin ◌3:17:04

Monsieur Benoît Langevin, c'est sur le point 20.44. Le présent contrat consiste entre autres à accorder un soutien financier de 160 000 à la Corporation du Centre Jean-Claude-Maléport pour le projet Rebondir par le loisir dans le cadre de l'approche quartier inclusif et résilient. Dans le sommaire, j'ai quelques questions. Le projet qui répond à un réel besoin évidemment dans Sainte-Marie, c'est d'œuvrer à une meilleure cohésion sociale et de cohabitation. Évidemment, surpopulation de personnes en vulnérabilité dans le quartier Sainte-Marie, donc évidemment on remet pas en question l'investissement, mais on a des questions dans le budget. Le budget nommait est-ce qu'il y ait 20 000$ qui soit dédié à l'achat ou à la location d'équipements et le GDD n'était pas clair sur cet élément-là. Donc, si on pourrait avoir des clarifications.

Jocelyn Pauzé ◌3:18:05

Merci.

Voix 2B3:18:07

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌3:18:10

Oui, merci. En droit de réplique sur le point, bien évidemment, il y a toute une reddition de comptes qui est fournie avec la subvention. C'est un programme qui est le programme du CIR dans laquelle la demande a été faite. Bien évidemment, toutes les dépenses devront être justifiées en termes d'équipement, sachant que c'est des ateliers sportifs. Je présume que ce sont des équipements sportifs, mais je pourrais transmettre l'information à mon collègue sans problème sur la nature. Ce sera pas une information qui est précise parce que j'imagine qu'au fur et à mesure, ça pourrait donner des exemples pour venir clarifier le type d'équipement qui serait acquis par l'organisation.

Voix 2B3:18:46

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20 points 21 à 20.45, des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:18:57

Oui, madame la présidente. Au chapitre 80, il nous reste 2 items à adopter, soit 2046 et 2047, que je réunis. En 2046, on abroge la résolution CG-240386 du 20 juin 2024. En 2047, on approuve un projet de convention de gréagerie par lequel la Cité des Arts du Cirque s'engage à fournir à la Ville les services requis pour contribuer à la mise en valeur du parc Frédéric-Back.

Voix 2B3:19:23

Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌3:19:24

C'est sur le 20.46, l'annulation de la vente du centre sur l'avenue du Bois-de-Boulogne en juillet dernier qui marquait la fin de la saga du projet de ressources d'hébergement d'urgence dans Ahuntsic-Cartierville. L'abrogation de la résolution sur la promesse bilatérale d'achat du centre centre est donc tout à fait logique. L'annonce de l'ouverture d'une ressource d'hébergement d'urgence avait à l'époque soulevé de fortes inquiétudes du côté des résidents mécontents d'avoir été mis de l'avant avec le fait accompli. Avec ma collègue Effie Giannou, nous avons partagé ces inquiétudes. Où est-ce qu'une séance d'information a été fournie aux citoyens plutôt qu'une séance de consultation? En effet, ces préoccupations sont légitimes. Les citoyens sont en droit de se montrer méfiants envers Projet Montréal, surtout quand on regarde les problèmes de cohabitation sociale qu'a entraînés l'échec de l'implantation de la ressource, entre autres, du complexe Guy-Favreau dans le quartier chinois. Rappelez qu'il s'agissait d'un troisième déménagement qui se faisait dans plusieurs quartiers. Sur 4 ans. Donc ouvrir des ressources d'hébergement d'urgence est une nécessité. Nous avons toujours dit je suis Ensemble Montréal, mais ouvrir une ressource n'importe comment n'a aucun sens, ni pour la cohabitation sociale, ni pour les personnes en situation d'itinérance. En fait, ce qu'on fait, c'est l'inverse. On crée le pas dans ma cour lorsqu'on n'inclut pas les citoyens dans la démarche. Pour la ressource d'hébergement d'urgence projetée dans Ahuntsic-Cartierville, c'était perdu d'avance. Il aurait fallu inclure dès le début les citoyens dans la discussion et il aurait fallu proposer un projet qui s'inscrit dans l'environnement résidentiel du secteur. Ensuite, faut aussi considérer que même les partenaires étaient même pas dans le coup. Commandant du quartier en séance d'information qui pose des questions, aussi locales aussi, qui sont pas informées de ce qui s'en vient dans le quartier. Et aussi, on déracinait ou on faisait un déménagement sans nécessairement laisser des réponses pour le quartier de Verdun, pour les populations vulnérables de Verdun. Donc, c'est après un tsunami de préoccupations que Projet Montréal a décidé de lancer une consultation publique sur les enjeux de cohabitation sociale. À notre avis, il aurait fallu le faire bien avant. À l'avenir, nous invitons Projet Montréal à inclure les citoyens ainsi que toutes les parties prenantes en amont de l'ouverture d'une ressource, en plus de donner les moyens financiers et logistiques nécessaires pour qu'un organisme puisse opérer en toute tranquillité. Merci.

Voix 2B3:22:14

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌3:22:17

Madame la présidente, en droit de réplique sur le point, Je peux pas m'empêcher d'à chaque fois me surprendre, m'étonner, d'être catastrophé d'entendre l'opposition officielle à la Ville de Montréal parler, en fait souffler le chaud et le froid, madame la présidente. D'un côté, on nous dit la situation est urgente, ça prend des solutions maintenant, pas dans 3 mois, on nous pousse à ouvrir plus de ressources. Je me rappelle pendant qu'on était en plein hiver, l'opposition nous demandait même des déclarer l'état d'urgence. Qu'est-ce que ça voulait dire déclarer l'état d'urgence pour ouvrir des ressources face à cette crise humanitaire à laquelle on fait face? Mais ça veut dire ouvrir en catastrophe des ressources partout sur le territoire pour répondre à un réel besoin, à une réelle préoccupation qui est celle de loger des personnes qui ne le sont pas actuellement et de leur offrir des services. Donc comment on peut, du côté de l'opposition officielle, déchirer sa chemise à cet égard-là? Et du même souffle dire, ah ben, il faut prendre son temps, il faut vraiment inclure tout le monde. Il ne faut pas nécessairement ouvrir tout le temps partout les ressources. Il faut s'assurer que ce soit au bon endroit, puis peut-être qu'à l'extérieur du centre-ville, ben, c'est jamais le bon endroit. Peut-être que dans nos arrondissements de l'opposition officielle, c'est pas le bon endroit. Ben, nous autres, on n'est pas de cette équipe-là, madame la présidente. Notre administration sait que c'est difficile. Parce qu'effectivement, quand on arrive avec une ressource, avec des personnes vulnérables, ça crée du changement dans un environnement de proximité, puis il faut le prendre en compte, puis on le prend en compte, madame la présidente. Effectivement, on n'a pas toujours fait bien les choses, mais on les fait de mieux en mieux et on s'améliore à cet égard-là parce que c'est un tsunami actuellement qui tombe sur toutes les villes où on leur demande de prendre des responsabilités qui sont censée être celle de l'État. Ben nous, ce qu'on fait dans ce temps-là, c'est qu'on se retrousse les manches, on essaie des choses, puis on propose de l'innovation. C'est ce qu'on fait avec les modulaires. Avec les modulaires, on a un plan de parties prenantes, on va rencontrer les citoyens et citoyennes. Certes, tout le monde sera pas nécessairement d'accord, peut-être qu'il y aura de l'inquiétude, des inquiétudes légitimes. Ben l'idée, c'est de prendre le temps. C'est ce qu'on avait proposé pour Bois-de-Boulogne. De prendre le temps de pouvoir parler avec la population, mais on avait une opportunité d'acquérir. On était même prête à décaler, on l'a travaillé avec ma collègue madame Thuillier, la mairesse qui était engagée dans le dossier, on était prête à décaler l'ouverture justement pour pouvoir prendre le temps, mais on avait une opportunité d'acquisition des chambres là qui sont toujours vides aujourd'hui alors qu'on est en crise du logement, madame la présidente. Un bâtiment qui est vide alors qu'il y a du monde qui dorment dehors. C'est quoi la pire situation? C'est d'ouvrir une ressource pour offrir des lits à des gens ou c'est de laisser des personnes vulnérables actuellement s'abriter dans le métro, se trouver en situation de danger dans un campement face à des possibilités d'incendie, peu de services adéquats, mourir seuls liés à la crise des opioïdes? C'est ça la solution de l'opposition? De laisser faire? Ben non, c'est pas ça nous autres qu'on a décidé, madame la présidente. Nous, c'est d'aller chercher toutes les opportunités qui sont devant nous. Et j'espère, à un moment donné, voir le même engagement de l'autre côté de la Chambre, qu'on puisse avoir des projets qui sont issus des arrondissements, parce que certes, comme ville-centre, on veut faire la différence pour les personnes vulnérables, mais les arrondissements aussi, on peut faire la différence. Quand je regarde ce qui se fait dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension avec ma collègue Laurence Lavigne Lalonde, ou sur le Plateau-Mont-Royal avec mon collègue monsieur Luc Rabouin, qui n'ont pas peur d'aller de l'avant face des fois à une montée de NIMBY, qui n'ont pas peur d'aller de l'avant avec un projet qu'ils jugent qu'effectivement il y aura plus de bénéfices pour une population vulnérable que d'impacts, et qui sont prêts à travailler pour répondre à ces impacts-là. Mais madame la présidente, c'est dommage qu'on ait perdu cette opportunité-là alors qu'on cherchait, nous, des solutions mais que l'opposition de l'autre côté n'a pas juste soufflé sur les braises, elle a mis du kérosène sur les flammes de l'opposition face à ce projet-là. Et c'est comme ça qu'elle se comporte, mettre le feu et ensuite dire, qu'est-ce que vous faites devant la crise? Bien, nous autres, madame la présidente, on se retrousse les manches et on agit.

Voix 2B3:26:31

Merci.

Benoit Langevin ◌3:26:45

Madame la présidente.

Voix 2B3:26:46

Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌3:26:48

Question de privilège d'entendre mon collègue parler, de dire que l'option de l'opposition, c'est de laisser des gens mourir seuls. Je trouve que c'est fort sur le café.

Voix 2B3:27:00

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌3:27:02

J'entends bien la question de monsieur Langevin. Je comprends qu'il a trouvé déplaisant que l'allégorie de mon collègue, mais ce n'est pas par définition du règlement la nature d'une question de privilège.

Voix 2B3:27:13

J'abonde dans le même sens. En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.46 et 20.47 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80.

Voix 3A3:27:27

Chapitre 30, monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:27:28

Oui, madame la présidente, nous cheminons vers le chapitre 30 où nous allons réunir les 4 items qui s'y retrouvent de 30.01 à 30.04. Et en 30.01, on approuve le guide et l'appel de projets 2025 pour les eaux BNL de la célébration du 50e anniversaire des Jeux olympiques. En 30.02, on autorise le versement à l'Autorité régionale de transport métropolitain d'une contribution additionnelle concernant la contribution municipale à l'ARTM et l'initiative tarifaire visant à offrir la gratuité pour les résidents de l'agglo âgés de 65 ans et plus. En 30-03, on délègue au conseil municipal pour une période de 5 ans la gestion et la réalisation des travaux de remplacement de la conduite principale sous la rue Riel. Et en 30-04, on adopte la partie de l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 visant le territoire de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Voix 3A3:28:21

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 30.01 à 30.04 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80.

Benoit Dorais ◌3:28:31

Poursuivons.

François Limoges ◌3:28:32

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 42.01 à 42.04. En 42.01, on adopte le règlement modifiant le règlement autorisant un emprunt de 8 495 000 pour financer l'acquisition d'équipements de protection spécialisés dans le cadre des programmes de gestion de la désillusion études des équipements du SPVM. En 4202, on adopte un règlement autorisant un emprunt afin de financer l'implantation de solutions numériques. En 4203, on adopte un règlement autorisant la démolition, la construction et l'occupation d'un bâtiment sur le lot 1574026 du Cadastre du Québec à des fins de logement social. Et en 4204, on adopte un règlement modifiant le règlement intérieur du conseil d'agglomération sur la délégation de pouvoirs au conseil d'agglomération comme comité exécutif collectif à l'exercice du droit de préemption aux fins de logement social.

Voix 3A3:29:22

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 4201 à 4204 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 43, monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:29:34

Un seul item, madame la présidente, en 4301. Il s'agit d'un avis de motion, dépôt et adoption d'un projet de règlement intitulé règlement modifiant le schéma d'aménagement et et de développement de l'agglomération de Montréal introduisant un indicateur stratégique, les dés cibles afin de répondre à la nouvelle orientation gouvernementale en aménagement du territoire et en matière d'habitation.

Voix 3A3:29:56

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:29:59

Merci, madame la présidente. Donc, mon intervention porte bien évidemment sur le 43.01. Madame la présidente, pour apporter une réponse adaptée à la crise de l'habitation, le gouvernement du Québec a demandé aux villes québécoises d'établir un diagnostic en habitation et d'intégrer des indicateurs et cibles en matière d'habitation à leur schéma d'aménagement. Le diagnostic de l'habitation montréalaise n'a rien de réjouissant. En 2021, 10% des ménages montréalais avaient des besoins impérieux en logement. En 2024, 8% des ménages estimaient que leur logement était insalubre et nécessitait des réparations majeures. Un taux d'inoccupation de 2% et une variation du loyer moyen de 6,6% en 2024 Variation qui ne fait qu'augmenter. L'augmentation fulgurante du nombre également de sans-abris et le manque de logements adaptés aux besoins des populations vulnérables, incluant les aînés. Madame la Présidente, ce n'est que pour citer que quelques points. De nombreux éléments peuvent expliquer ce diagnostic. La baisse des mises en chantier observée ces dernières années en fait assurément partie. Pour se conformer aux demandes de Québec, la Ville de Montréal se donne comme objectif de mettre en chantier 214 000 logements d'ici 2050. Or, la Ville prévoit également une cible de 222 300 logements hors marché d'ici 2050, soit 18% du parc immobilier total. Dans ce cas, on parle, c'est un petit peu moins que ce que vise le PUM à 20%. De plus, on est loin des projections formulées par la SCHL en 2023. Celle-ci recommandait pour le Québec de créer 860 000 nouveaux logements d'ici 2030. Toutes proportions gardées, ça revenait à près de 190 000 unités pour Montréal, soit plus de 27 000 unités par année. À 5 ans de cette échéance, ça fait plutôt 38 000 nouveaux logements par année qu'on devrait construire, madame la présidente. Les cibles du PUM 2050, tout comme celles proposées ici, sont donc loin du compte et risquent de ne pas suffire pour contrer la crise de l'habitation. Dans tous les cas, la Ville de Montréal n'a actuellement pas la capacité de d'atteindre aucune des cibles en habitation, ni celle du PUM, ni celle de la SCHL. L'an passé, ça prenait en moyenne 292 jours pour obtenir un permis de construction. Il est temps de couper réellement dans les délais de tous les projets de construction, sans quoi les développeurs vont continuer à aller voir ailleurs. Il faut également venir miser sur des incitatifs via le zonage, par exemple, au lieu de tout miser sur le règlement pour une métropole mixte. Ensemble Montréal mettra un point d'honneur à inciter les développeurs à construire à Montréal et à ils font partie de la solution à la crise qui touche l'ensemble des Montréalais. Merci.

Voix 3A3:32:36

Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌3:32:39

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je vais être bref, mais en droit de réplique toujours, bien sûr, sur le point de mon collègue. Je pense qu'on mélange deux affaires. Quand on parle de création de nouvelles constructions dans ce qui est ici, Il faut le distinguer de ce qui est dans le chantier Montréal abordable où on vise 20% de logements hors marché. Quand on est— si on lit le rapport de l'ensemble des travaux du chantier Montréal abordable, quand on vise 20% de logements hors marché, c'est en ayant à la fois de la construction puis à la fois la création de logements en les ayant retirés du marché spéculatif. C'est ça qui est important. Alors, quand on contribue à des montages financiers, comme on va d'ailleurs aussi le faire durant le présent conseil, on vient justement retirer. Quand, au mois de décembre, nous avons annoncé qu'on allait retirer plus de 700 logements dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, puis qu'on a fait la transaction au mois de février, avec la compagnie Caprite, on en a retiré 700 encore. Et c'est à force d'en retirer comme ça et d'en créer également qu'on va être capable d'atteindre 20% de l'ensemble du parc immobilier, pas juste du locatif, mais vraiment de l'ensemble du parc immobilier de la Ville de Montréal. D'ailleurs, je ne sais pas si vous le savez, mais pour les 2 premiers mois de l'année, si on recense l'ensemble des transactions immobilières de l'ensemble du Grand Montréal, l'achat par la Ville de Montréal au coût de 103,8 millions de dollars pour les 717 logements, c'était la plus grosse transaction de l'année jusqu'à maintenant, tout confondu, des terrains, du commercial, de l'industriel, etc. Alors, ça, c'est la première des choses. La deuxième, quand on regarde ce qui est proposé ici, on se base sur la démographie. D'ailleurs, c'est la même chose dans le chantier Montréal abordable, on se basait aussi sur la démographie. Le travail a été fait de concert avec le service de l'urbanisme et de la mobilité. Après ça, ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que ce qui est prévu, c'est qu'aux 5 ans, on révise justement les cibles. Alors, on va suivre la démographie, puis on va être capable de s'adapter puis de faire en sorte d'être dans sa sacoche. Dernier point, on cite souvent le rapport de la SCHL, mais on le fait plus souvent qu'autrement sorti de son contexte. La SCHL dit, on doit arriver à l'abordabilité prise dans le temps et non pas maintenant. Elle retourne dans le temps et elle dit que si c'est— et ça fait abstraction de toute mesure gouvernementale autres. Alors, la SCHL, quand elle nous dit, qu'elle nous donne les cibles, il y a des cibles qui sont irréalistes pour toutes les provinces et tous les territoires canadiens. C'est important, madame la présidente, de le savoir. Ce n'est pas juste à Montréal, en se disant, on va tout faire, on va faire les 120 jours, on va y sortir vite, vite, vite, puis on va arriver avec un paquet de planification, puis on va être capable de mettre 25 000 logements là, puis 12 500 proche de l'autre, puis on va être à 15 000 près de Bluebonnet. On a beau tout faire ça et vouloir les construire, l'industrie de la construction tout court est incapable. Alors, on voudrait bien sortir les projets, les permis le plus rapidement possible, arriver à de la planif le plus rapidement possible, mais du jour au lendemain, on dirait go, on est prêt, le milieu de la construction ne l'est pas. D'ailleurs, c'est pour ça que le gouvernement actuel, le gouvernement québécois, a revu aussi dans un projet de loi adopté en 2022. Justement à moderniser des aspects justement de l'industrie de la construction, réussir à avoir de la pluridisciplinarité, être certain d'avoir de la polyvalence, je devrais plutôt dire, plutôt que de la pluridisciplinarité. Alors, c'est important, là, quand on cite le rapport de la SCHL, ce qu'il faut retenir, au-delà des chiffres, qui sont irréalisables dans aucune des provinces et dans aucun des territoires. Ce que la SCHL nous dit, c'est qu'il faut construire plus, construire, construire, construire plus. Et c'est à ça que nous invite la SCHL. Parce que si on se fie juste aux chiffres, bien, un, c'est un retour dans le temps sans aucune autre mesure du gouvernement, et on sait que le gouvernement canadien a été particulièrement actif ces dernières années. Est-ce qu'on a atteint tous les buts? La réponse est non. Est-ce qu'on n'aurait pas à en faire plus? La réponse est oui. Est-ce que le gouvernement du Québec s'est fait, je vous dirais, tirer l'oreille un peu beaucoup? La réponse est aussi oui. Est-ce qu'on peut collectivement en faire davantage?

Voix 3A3:37:35

Oui.

Benoit Dorais ◌3:37:36

Mais il faut construire plus et c'est à ça qu'on convie l'ensemble des Montréalais et c'est pour ça qu'on met autant de mesures à la Ville de Montréal pour construire davantage. Mais aussi construire énormément de logements hors marché. Et ça, c'est l'ensemble de toutes les mesures Loger plus et Construire plus qu'on a mises de l'avant dans la dernière année, madame la présidente, et qui s'opérationnalisent au moment où on se parle.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:38:01

Merci.

Voix 3A3:38:02

En l'absence d'intervention, note-t-on l'adoption de la rubrique 43.01 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Ce qui nous permet de débuter les travaux des sujets, des sujets, pardon, inscrits à l'ordre du jour de ce conseil-ci. Aux affaires contractuelles, chapitre 20, monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:38:21

Oui, madame la présidente, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous allons entamer le chapitre 20 du conseil municipal en réunissant les items 20.01 à 20.05. Et en 20.01, on conclut 3 ententes-cadres avec Matériaux Paysagers Savaria. En 20.02, on conclut des ententes-cadres avec Saint-Hubert et 9363-98 1888 Québec Inc. En 20-03, on accorde un contrat à Institut Forme Technologies pour des travaux de réhabilitation de conduites d'égouts par chemisage. En 20-04, on ratifie la convention d'aide financière avec le ministre de la Langue française pour soutenir la mise en œuvre du plan d'action en matière de valorisation de la langue française de la Ville de Montréal. Et en 20-05, on approuve le projet de modification du bail par lequel la Ville de Montréal loue au au Centre des organismes communautaires un local situé rue Jeanne-Mance.

Voix 3A3:39:11

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05. Poursuivons.

François Limoges ◌3:39:17

Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 26 à 26. En 26, on ratifie l'entente de financement d'un million de dollars avec Santé Québec. En 27, on approuve le projet de deuxième addenda à l'entente de développement la Ville de Montréal et 9143-7459 Québec Inc. En 28, on accorde un contrat de services d'entretien à AlphaNet. En 29, on accorde un contrat au Groupe de construction De Piémont Inc. Et en 30, on accorde un contrat de gré à gré à TG Solutions pour le renouvellement du contrat d'entretien et de soutien des applications de la solution Ludic.

Voix 3A3:39:51

Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌3:39:55

Merci, c'est pour le 20.06. Les élus d'Ensemble Montréal accueillent favorablement le soutien de Santé Québec pour acquérir l'église Sainte-Bibiane. Cette acquisition date, cela dit, de septembre dernier. Le projet de reconversion de l'église a fait beaucoup couler d'encre et a mobilisé des milliers de Montréalais, et pour cause. Projet Montréal voulait imposer une ressource d'hébergement d'urgence mixte sans préavis ni compréhension de l'environnement. Si Projet Montréal aime penser que tout est la faute de l'opposition officielle, permettez-moi de rappeler que personne ne recommandait ce projet dans la forme proposée. Personnes. Les deux organismes communautaires rapprochés ont refusé de prendre en charge la ressource. Le CIUSSS a estimé que le projet n'était pas défini et que l'église n'était pas adaptée. La SDC de la Promenade-Masson souhaitait un projet qui s'intégrait mieux dans le quartier. Le provincial proposait même l'implantation d'une maison de transition à la place d'une ressource d'hébergement d'urgence mixte. Ensemble Montréal a toujours réclamé Puis d'ailleurs, rappeler à mon collègue que c'est ma première motion et que je suis le cofondateur d'une ressource dans Pierrefonds-Roxboro d'hébergement d'urgence, et aussi que ma collègue avec Amour en action fait un déménagement d'une ressource. On a aussi des mesures d'urgence qui ont été ouvertes à Saint-Laurent. Donc quand j'entends parler mon collègue que l'opposition officielle, notre solution c'est mourir seul, c'est un peu caricatural, on va se le dire. Mais nous avons aussi toujours soutenu que des ressources devaient être accompagnées d'un continuum de services de 24/7 pour que les impacts sur les voisins soient limités. Dans ce dossier, l'administration de Projet Montréal doit garder la confiance des citoyens et faire preuve de transparence. A-t-elle mis sur pied un bon comité de voisinage? Avez-vous un protocole d'intervention clair 24/7 avec des rôles et responsabilités bien définis pour que tout tels que demandés par la SDC des Maçons. Est-ce que l'administration est allée sonder les résidents des autres quartiers où de telles ressources ont été implantées afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs, mais cette fois dans le Vieux-Rosemont? Si ce n'est pas le cas, nous l'invitons à le faire. Au sujet de la ressource, je remarque que le site de la Ville parle d'un projet d'hébergement de transition plutôt qu'une ressource d'hébergement d'urgence mixte. C'était la chose à faire depuis le début, en plus de citer une clientèle sans lourds antécédents et de prioriser les femmes et/ou les personnes aînées qui souffrent du manque de ressources leur étant dédiées. L'administration de Projet Montréal peut-elle confirmer aujourd'hui que la ressource sera bel et bien un hébergement de transition? Quelle clientèle est visée et quel organisme est ciblé pour opérer la ressource? Enfin, quand ouvrira-t-elle ses portes selon l'entente? La Ville a jusqu'en 2030 pour l'ouvrir. Enfin, au moment où la promesse bilatérale de vente il y a plus d'un an, j'étais préoccupé pour l'avenir de l'organisme La Maison des Rêves qui accueille des personnes atteintes de VIH. Mais qu'est-ce qui se passe justement? On parle d'une dizaine de places qui ne sont pas utilisées. Mon collègue disait chambres toujours vides. Il y en a 50 en Pierrefonds, il y en a 10 ici, à la Maison des Rêves. Donc il a raison de dire ça, en effet, qu'il y a des places de disponibles mais pas les investissements qui viennent avec. L'organisme louait une partie de l'église et s'inquiétait de se retrouver sans local. J'aimerais donc savoir si la Ville s'est assurée que la Maison des Rêves et ses locataires ne se trouvent pas sans aucune ressource. La crise de l'itinérance passe par l'ouverture de plus de ressources Mais tout doit se faire de manière cohérente pour que ça fonctionne. C'est un peu pourquoi l'opposition demande un plan, avoir justement une trajectoire claire pour qu'on puisse justement répondre à ce qu'il se passe. On crée plus de pas dans ma cour à agir comme c'est le cas actuellement.

Benoit Dorais ◌3:44:04

Merci.

Voix 3A3:44:05

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:44:09

Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 20.07. Madame la présidente, l'année dernière, l'OCPM soulignait les inquiétudes des citoyens et recommandait à la Ville de Montréal d'améliorer le projet du nord de l'ECQ, situé dans l'arrondissement du Sud-Ouest. Le promoteur souhaite y ériger un projet de 1 million de mètres carrés, principalement constitué de bureaux. Pour l'instant, le règlement propose au promoteur un maximum de 1185 unités de logement sans évoquer de minimum. De leur côté, les commissaires de l'OCPM abondent dans le sens des préoccupations citoyennes et demandent à la Ville, et je cite, de venir modifier le nombre maximum de logements autorisés dans le règlement en fonction des intentions réelles de développement et d'inclure dans l'entente de développement révisée la part de logements abordables à développer en vertu de la stratégie d'inclusion de logements abordables. Fin de la citation. Nous sommes rassurés de lire que l'entente inclut désormais des engagements en matière de logements abordables qui correspondent à environ 15% de la superficie totale résidentielle. Malgré tout, il demeure important de dissiper le flou entourant le nombre de logements réellement prévue au projet, information toujours manquante à ce jour. Combien de logements au total y aurait-il au projet du nord de l'île? Un autre point de frustration pour les citoyens du secteur, et pour être en copie de plusieurs courriels que l'on reçoit ces jours-ci, madame la présidente, de citoyens furieux par rapport au projet, un des points de frustration des citoyens, c'est la grande marge de manœuvre qui est accordée par la Ville au promoteur qui disposera de jusqu'à 10 ans pour venir commencer les travaux. Pour la plupart des projets, comme celui du point 43.01 du conseil municipal par exemple, les travaux doivent débuter à l'intérieur d'un délai de 24 mois, soit en 5 fois moins de temps que ce qui nous est présenté ici. L'OCPM signalait la création d'un précédent et recommandait, et je cite, d'intégrer au projet du règlement des dispositions sur le phasage du projet et sur le délai de réalisation afin que les travaux de construction soient exécutés dans les 120 mois suivant l'entrée en vigueur du règlement. Fin de la citation. Alors, madame la présidente, pourquoi cette recommandation n'est-elle pas suivie de la part de l'administration? En période de crise de l'habitation, ce genre de délai est inacceptable. Cette façon de faire est aussi difficile à comprendre sur la forme. Le rejet d'une recommandation de l'OCPM représente un manque d'écoute envers les citoyens. On reçoit d'ailleurs depuis plusieurs jours, comme je le disais, énormément de courriels de la part de citoyens qui sont mécontents et qui sont préoccupés de plusieurs aspects du projet, ceux que j'ai mentionnés, également la hauteur. Bref, différents éléments pour lesquels on est contactés. On espère que l'administration de Projet Montréal va venir pouvoir justifier leur choix et apporter plus de précisions aux différentes questions que j'ai posées dans le cadre du sommaire. Merci beaucoup, madame la présidente.

Voix 3A3:46:54

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌3:46:58

Madame la présidente, C'est quand même fascinant de voir l'opposition tenter de créer des scandales dans des dossiers qui vont bien. L'église Sainte-Bibiane, c'est une réussite. C'est une réussite de la Ville de Montréal depuis le début. Premièrement, parce que l'opposition, qui est toujours en train de nous dire, moi j'entends, même si je ne suis pas porte-parole sur le dossier, j'entends monsieur Langevin dire depuis des années, il y a des urgences, il y a des urgences, que faites-vous? Vous n'ouvrez pas de ressources, vous n'acquérez rien, il faudrait que vous vous ouvriez des sites. La Ville a été extrêmement proactive. Il y avait une église à vendre, elle l'a achetée. J'entends monsieur Langevin qui dit, faudrait quand même faire attention à la Maison d'Erelle. La Maison d'Erelle n'était pas sur le site. La Maison d'Erelle était en pourparlers pour occuper le site, puis la vente a changé les plans. C'est malheureux, on a continué des conversations avec la Maison d'Erelle, mais il n'y avait pas de résidents sur place. La Ville a acquéri l'église. Vous dites, est-ce qu'il y a eu des comités de bon voisinage? Tout de suite, l'arrondissement et les équipes de la Ville de Montréal, on s'est mis en place, on a communiqué à de nombreuses reprises avec tous les citoyens riverains. Je ne peux pas compter les fois que mes collègues, Ericka Alneus, Josefina Blanco, Jocelyn Pauzé et moi sommes allés rencontrer les citoyens en marge des conseils d'arrondissement. Dans leurs ruelles. On a rencontré tous les partenaires, on a rencontré tout le monde, on a été extrêmement proactifs, on a travaillé main dans la main. Je vais laisser monsieur Beaudry refaire le fil des événements de manière plus exhaustive, mais on a été des partenaires constants avec la Ville Centre là-dessus. On est arrivé effectivement, la démarche a évolué, on est arrivé à la conclusion que la meilleure utilisation de ce site-là, c'était une maison de transition. Puis on est, pour les questions que monsieur Langevin soulève, on va pas faire le travail du CIUSSS, dont c'est le travail de trouver l'organisme opérateur. On attend l'organisme opérateur pour entamer la prochaine phase. C'est quoi la prochaine phase? C'est qu'on va avoir un organisme, à la minute où on va avoir un organisme, on va créer la table de bon voisinage, puis on va créer une table de bon voisinage de manière pérenne. Mais pour ça, ça prend un opérateur. Ça donne rien de créer une Une table de bon voisinage avec un partenaire abstrait qui n'est pas encore défini. Alors, dès qu'on va avoir des nouvelles du CIUSSS, ça va être ouvert, on va être avec les résidents, on va être avec l'arrondissement, on va être avec le développement social chez nous, on va être avec le développement social, on va travailler en concertation, on va faire des portes ouvertes, on va faire des soirées d'animation, on a déjà tout un plan de communication à la population de fait, puis pas juste un plan de communication top-down. On est une administration dans Rosemont qui écoute, qui est en dialogue constant, on travaille tout le temps avec notre monde. Alors moi, honnêtement, madame la présidente, quand l'opposition essaie de tisser une histoire qui serait scandaleuse dans un projet qui est extrêmement bien ficelé, qui est extrêmement proactif, puis qui va être une grande réussite, puis qui va être la première ressource dans Rosemont, on est fiers de dire qu'on est l'administration qui accueille la première ressource dans Rosemont. Parce que nous, on lève la main, il n'y a pas de scandale, madame la présidente, il y a une grande réussite, puis on est fiers d'y participer.

Voix 3A3:50:12

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌3:50:16

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 20.06, je pense qu'il faut voir ici, et mon collègue a été très éloquent sur la procédure, mais je vais quand même préciser. Si le gouvernement du Québec ne croyait pas en ce projet, Aujourd'hui, on aurait pas un financement d'un million de dollars de la part du gouvernement du Québec pour pouvoir acquérir ledit bâtiment. Je veux dire, ça a été un travail, encore une fois, comme fait toujours notre administration, de partenariat. Pourquoi? Parce que l'aide aux populations et personnes itinérantes est une responsabilité du gouvernement du Québec, mais ils nous ont dit, vous, la Ville de Montréal, vous avez de l'agilité à certains moments pour acquérir des bâtiments, pour pouvoir les mettre à disposition pour répondre à des besoins. Effectivement, ça a évolué, mais on a toujours dit la même chose dans ce dossier-là parce qu'on est très, très, très en amont. Souvent, on nous reproche, comme dans le dossier précédent, on nous a dit, vous étiez dernière minute. On a pris une opportunité dans le dossier précédent. Là, on est très, très, très, très, très en amont de l'ouverture d'une ressource. Le message a toujours été le même. On peut difficilement expliquer la ressource, les services, le type d'intervenant, le la couleur des murs, je veux dire, les accès et tout, tant qu'il n'y a pas eu ce travail-là d'appel à projets, de sélection d'une ressource par la Santé et les services sociaux. Pourquoi? Parce que la Ville de Montréal, c'est pas elle qui décide quelle ressource va opérer. Elle fait courroie de transmission, elle acquiert et elle met à disposition les bâtiments. On l'a fait pour les ressources d'hébergement d'urgence dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Mon collègue monsieur Pierre Lessard-Blais, le maire de l'arrondissement, a fortement collaboré en mettant à disposition des bâtiments de la Ville de Montréal, le YMCA Hochelaga qui héberge déjà. Il y a d'autres ressources un peu partout qu'on met de l'avant. L'opposition n'arrête pas de nous enjoindre d'ouvrir nos bâtiments, puis sans nécessairement nous dire quelles ressources vont aller là, mais ils nous disent, vous avez des bâtiments vacants, offrez des services. D'accord, mais quelles ressources? Quel type de service? Comment? C'est ça qu'on va co-construire, c'est ça qu'on va travailler avec nos partenaires, le réseau de la santé, le CIUSSS, le gouvernement du Québec, les groupes communautaires du secteur pour bien faire les choses, puis au final pour répondre aux personnes qui en ont le plus besoin. Puis je vous le donne en mille, madame la présidente, les personnes qui en ont besoin ne sont pas toutes au centre-ville. La pauvreté, il y en a partout. De Saint-Laurent à Ahuntsic, en passant par Rosemont, en allant dans le Sud-Ouest, partout sur l'île de Montréal, il y a de la précarité et pauvreté. Et si une ville est sérieuse dans sa volonté de créer de la résilience, elle doit contribuer à sa hauteur, en partenariat avec les groupes qui sont responsables, à mettre les dispositions pour le développement et l'ouverture de ce type de ressources-là pérennes partout sur son territoire. Ici aujourd'hui, c'est une excellente nouvelle. Le gouvernement reconnaît sa responsabilité et contribue financièrement à trouver ces ressources-là et nous, on va contribuer en travaillant avec le milieu. Mon collègue l'a bien dit, en mettant tout en œuvre pour que vraiment on fasse de ce projet-là un succès, un grand succès parce que la démarche, elle est bien faite et elle est en amont. Merci, madame la présidente.

Voix 3A3:53:40

Monsieur Benoît Dorais.

Robert Beaudry ◌3:53:44

Merci beaucoup.

Benoit Dorais ◌3:53:44

Un droit de réplique sur les modifications au projet du Nord-de-l'Île. On a à peu près une quarantaine de citoyens actuellement qui sont des voisins immédiats du Nord-de-l'Île. En fait, ce sont les gens, pour la très vaste majorité, qui ont leur condo au Nord-de-l'Île. Qui en ce moment nous demande, dans le fond, comme élus montréalais, de faire en sorte qu'on soit capable de maintenir à 25 mètres le développement sur le terrain d'Allende. Ce qu'il faut comprendre, ceci dit, c'est que le rapport de l'OCPM, madame la présidente, fait état, disons, de divergences de vues entre le voisinage immédiat et l'ensemble de la communauté. Pour se mettre en perspective, l'arrondissement du Sud-Ouest a voté il y a quelques années le plan d'intervention spécifique de Pointe-Saint-Charles Nord, parce que la Pointe s'est divisée en deux, c'est le sud et c'est le nord, c'est en haut et c'est en bas de la voie ferrée. Et pour la zone nord, ce qui est privilégié par l'arrondissement et la communauté, c'est de faire en sorte qu'on soit capable de maintenir des zones d'emploi et que si on allait à résidentialiser certains des terrains qui restent aux abords du canal, mais il n'y en reste presque pas aux abords du canal, mais plutôt de l'autre côté du canal, soit sur Saint-Patrick, qu'on soit capable de maintenir de l'emploi à l'intérieur des projets immobiliers. Alors, c'est dans cette optique-là que l'arrondissement, il y a quand même un bon bout de temps à travailler avec Alain. Il faut comprendre que le Nord-de-l'Île, c'est un vieux projet, c'est 2006, avec un OCPM en 2008, puis un nouveau en 2011-2012. C'est un projet qui a évolué. C'était un projet essentiellement, dans sa première mouture, qui visait à transformer le bâtiment du Nord-de-l'Île en résidences. C'était de l'habitation essentiellement. Le promoteur Elad, c'est un promoteur étranger, visait dans le fond à transformer le nord de l'île avec des condos, maintenir une certaine vocation emploi qui était minoritaire, puis développer le reste de tous les îlots puis des bâtiments en condos. C'est ça qui était visé. Et à ce moment-là, l'administration avait fait valoir qu'il fallait de l'inclusion C'est tout à fait correct, c'est tout à fait le Sud-Ouest. Est arrivée la deuxième, la deuxième, la deuxième consultation en 2011-2012 où ELAD a voulu faire un peu plus de résidentiel et l'arrondissement à ce moment-là a exigé plus de contributions. Et puis finalement, ben, ELAD fait une première phase de condos à l'intérieur du nord de l'ECQ et a fait sa contribution. C'est un clé en main. Ils ont construit la coopérative du Chalutier où on a des familles actuellement et puis on a eu la contribution aussi avec une résidence pour aînés autonomes qui est vraiment la cité des bâtisseurs. Alors, avant même que LAD ait fini l'ensemble du développement, il immobilier résidentiel, il a fait sa contribution clé en main. Ça veut donc dire que sur les 1100 condos qui étaient prévus, il a déjà bâti tout le logement social. C'est fait, c'est inauguré, ça fait longtemps. Alors, c'est déjà en 2012, la Cité des Bâtisseurs et la coopérative ont été inaugurés. Ça, c'est fait. Ceci dit, ELAD n'avait pas fait encore ses logements abordables. C'est obligatoire. Alors quand Allied, il y a quelques années, a décidé de racheter le projet, Allied, ça fait pas du résidentiel, ça fait du bureau, ça fait de l'industriel léger, ça fait de l'économie 4.0, c'est ça que ça fait. Puis on remplit le nord de l'île. Puis ils ont modifié également un autre terrain, un autre bâtiment qui ne faisait pas partie de l'article 89.3, et c'est celui-là qui est le premier. Alors, aux gens qui nous disent qu'il faut plus de logements abordables, il faut comprendre que ce projet-là, ce n'est pas un projet de logements. À l'Aide ne fait pas de logements. À l'Aide veut continuer à faire de l'emploi, à créer de l'emploi, puis à construire des bâtiments pour attirer des cerveaux. Attirer des gens qui vont venir travailler dans ce coin-là de la Pointe puis qui vont vouloir y habiter aussi aux alentours. Alors, y vivre, y travailler puis s'y divertir, c'est ça qui est prévu. C'est ça qui est prévu aussi dans le plan d'intervention spécifique de Pointe-Saint-Charles-Nord, la planification locale du nord de Pointe-Saint-Charles. Alors, quand l'ADE nous a dit, vous comprenez que nous, on a acheté l'ensemble des droits et des obligations de l'ADE, Ben, c'est ça qu'on fait. Alors, il y a des gens qui nous disent que ce serait le fun de repasser le chapeau une deuxième fois pour faire du logement social. Je comprends que quand on regarde le nombre de logements, puis à la question de monsieur Hénault-Ratelle qui nous dit qu'on ne le sait toujours pas, il faut mettre ce document-là en adéquation avec ceux qui ont été votés en arrondissement. C'est 850 unités. Quand on dit qu'on ne le sait pas, c'est 850. C'est ça qui est prévu. 850 sur les 1100 qui étaient prévus. Alors, il est déjà construit le logement social. Alors, tu sais, je comprends qu'on voudrait dire à l'aide, là, tu vas peut-être en construire à un moment donné, un jour, si ça fonctionne pas ton projet d'emploi, ton projet de bureau, ton projet commercial, mais on va pas légalement être capable d'exiger une deuxième contribution. Les gens, ça fait plus que 12-13 ans qu'ils habitent logements sociaux. Par contre, ce qu'on exige, puis là une des clauses qu'on vote aujourd'hui, on le voit, madame la présidente, c'est que les logements abordables, si un jour Alède fait du logement, ben il va être obligé de contribuer. On maintient cette obligation-là, puis on leur dit si la contribution elle est plus élevée que 50 logements, on veut des logements pour le monde. Ceci dit, si vous intégrez du logement dans votre projet et que votre contribution est de moins de 50%, vous pourrez faire en sorte de faire une contribution en argent. C'est prévu d'ailleurs par le RMM. Ceci dit, comme on n'est pas à l'intérieur du RMM, qu'on est en article 89.3a, on peut l'exiger. C'est ce qu'on a demandé. Alors quand ils vont construire, si un jour il se construit du logement, il y aura du logement abordable. L'OCPM nous demande plusieurs affaires, puis en fait, on répond à la très, très vaste majorité. Il y a le 44 mètres que l'OCPM nous dit, ben, les gens disent que ça devrait être 25. Je peux très bien comprendre, si vous avez acheté un condo au nord de l'ECQ puis que vous êtes à l'étage supérieur, vous risquez de perdre votre vue. Je le comprends. C'est pour ça d'ailleurs qu'on a fait des retraits. Et avec les retraits, on a exigé plus de la part de la Laine. On a demandé plus de verdissement. On a demandé dans le fond une servitude pour faire en sorte que ce qui était avant une rue, mais que ça reste à la communauté. Alors on leur dit, on veut pas le transfert là à la ville puis dire que ça va redevenir une rue. Puis qu'à ce moment-là, on va en faire l'entretien, puis on va devoir passer des équipements mécanisés à l'intérieur d'un îlot qui va être parfaitement construit. Fait qu'on leur a demandé à la place d'être capable de municipaliser cette affaire-là, une servitude de non-construction, servitude de passage, puis on a répondu aux demandes de la communauté puis des voisins de mettre l'entrée complètement ailleurs pour faire en sorte que ce qui était déjà jadis, il y a très longtemps, il y a quelques décennies, une rue, mais qu'en face ça redevienne une voie de passage, qu'il y a du bon sens. On a exigé qu'un jour, s'il y avait du logement qui se construisait là, que ça soit interdit du Airbnb. Ce qu'on a aussi demandé à Halide, en lui disant on va maintenir à 44 mètres le centre seulement de l'îlot, ce qui était au début proposé, puis que l'OCPM a vu, c'est 44 mètres partout. Là maintenant, on leur dit 25 mètres sur Saint-Patrick, puis 25 mètres sur la petite rue où justement il y a des gens qui ont du deuxième, puis du trois étages, puis même chose du côté du parc. Il y avait des gens qui nous disaient à 44 mètres, ça va mettre le parc dans l'ombrage. Mais ce qu'on a demandé à la Haigde, c'est de moduler toutes ces hauteurs puis de faire en sorte que ces îlots qui va être complètement au centre, une partie va revenir, tout en gradation, madame la présidente, le demander. Alors, on leur a dit, c'est correct le centre pour 44 mètres, mais vous me baissez ça partout ailleurs. Puis en échange, il y a plusieurs affaires qu'on a au sommaire décisionnel, puis dans les deux autres, c'est pour ça qu'on y fait référence, madame la présidente, dans le sommaire décisionnel. Alors, on a stationnement vélo, on a réduit le stationnement aussi. C'est important, on n'est vraiment pas loin du métro, alors on veut réduire le stationnement. Ça a été réduit de près de 200 places là-dessus. Puis pour répondre directement à la question de monsieur Hénault-Ratelle, parce que je disais tout à l'heure, l'OCPM nous disait 44 mètres, ce serait le fun de le maintenir à 25, on explique bien pourquoi on va seulement en faire une seule petite pointe dans le centre à 44, mais le reste va être tout à 25. Puis la deuxième, c'est qu'il faudrait commencer dans les 5 prochaines années. Et là, on nous dit qu'il y a une crise du logement. Tout à fait, mais il n'y a absolument pas de la volonté d'Allaire de faire du logement. Il n'y en a pas. Leur volonté, c'est de faire de l'emploi, c'est de faire du commercial. Ceci dit, dans l'entente qu'ils ont et qu'ils ont reprise du promoteur Elad, avaient droit à faire du logement. Alors, on est venu mieux baliser le logement qu'il leur resterait à faire si un jour ils en font. Et pourquoi ce n'est pas possible dans les 5 prochaines années? C'est parce qu'il y a une autre autorisation qui a déjà été demandée et acceptée par l'arrondissement il y a environ un bon 3 ans, madame la présidente. Puis, dans le contexte actuel où c'est difficile avec, à l'aide depuis quelques années, un emploi pour faire du commercial, ils vont débuter par les autres îlots que nous votons aujourd'hui. Il y a un projet sur Demaure-Morincipe, c'est celui-là qu'ils vont attaquer le premier et ça va leur prendre environ 5-6 ans. Alors, ce qu'on vote aujourd'hui, il y a un délai environ d'à peu près 7 ans avant qu'on soit rendu à faire les îlots A et B. Alors, vous comprenez là que c'est pas un projet d'habitation, c'est un projet commercial sur lequel, si à un moment donné, par étapes, on en vient à faire en sorte que d'un point de vue économique, on a un des plus gros joueurs au Québec et au Canada qui n'est pas capable, ben il se dit je me rabattrai sur du logement. C'est ça la grosse nuance, c'est pas juste une nuance, c'est fort important. Donc, dans les documents de planification, on veut du commercial, du bureau, on veut de l'emploi pour notre monde, mais si un jour, dans 6, 7, 8 ans, Alain n'est pas capable d'avancer à la vitesse qu'il voulait et que l'économie ne suit pas, bien, on aura du logement. Alors, à ceux qui disent qu'il faudrait avancer plus vite sur le logement, ça ne va pas avancer plus vite sur le logement, ce n'est pas un projet de logement. Et il faudrait avancer plus vite les îlots A et B, Ils ne sont pas capables à l'être parce qu'ils sont en train de développer l'îlot Montmorency où ils vont créer de l'emploi, madame la présidente. Puis après ça, ils vont arriver avec l'îlot A et l'îlot B. Et pourquoi c'est important de le faire maintenant? Parce que l'entente venait à échéance et comme repreneurs du projet, ils ont besoin de ce temps-là. Alors, j'espère que c'est beaucoup plus clair. J'ai voulu faire beaucoup de pédagogie, mais en même temps, C'est complexe, le dossier Nord-de-l'Est. Alors, je voulais vraiment bien le camper, madame la présidente, pour qu'on soit capable de voter ça avec sérénité et en toute connaissance de cause. Merci.

Voix 3A4:06:38

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌4:06:49

Oui, madame la présidente. Cela nous amène à réunir les items 21 à 25 En 2011, on accorde un contrat à Incitiform Technologies pour des travaux de remplacement de branchements d'eau en plomb dans diverses rues. En 2012, on accorde un contrat à Eurovia Québec pour des travaux de voirie dans les arrondissements de Ville-Marie, Outremont, Lachine, LaSalle et Verdun. En 2013, on approuve l'addenda 2 à la convention de contribution financière intervenant entre la Ville de Montréal et Événements Outstock. En 2014, on approuve un projet de bail par lequel la Ville loue à Quantum Émotions pour un terme de 2 ans des espaces sur le boulevard Alfred Nobel. Et en 25, on accorde un contrat à Lancôme Aménagement pour la réfection du revêtement en gazon synthétique des terrains de tennis et de mini-soccer.

Voix 3A4:07:36

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15. Poursuivons.

François Limoges ◌4:07:42

Nous allons réunir, madame la présidente, pour poursuivre les items 26 à 20. En 26, on accorde un contrat à Les Excavations Super pour des travaux d'aménagement et d'infrastructures électriques. En 2017, on accorde un contrat à Équipements Twin Laval pour la fourniture et l'installation de bennes basculantes. En 2018, on accorde un soutien financier et un soutien technique à 11 organismes dans le cadre du fonds de soutien aux festivals et événements majeurs. En 2019, on approuve le projet d'addenda 1 à la convention de contribution financière intervenue entre la Ville de Montréal et la Société du parc Langus. Et en 2020, on accorde un contrat à Groupe ABS pour le contrôle des matériaux dans le cadre de projets de construction ou de modification du réseau souterrain de la Commission du service électrique de Montréal.

Voix 3A4:08:26

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌4:08:29

Merci, madame la présidente. Alors, j'interviens sur le 20.18. Madame la présidente, les festivals montréalais sont reconnus à l'international comme le cœur battant de de Montréal. Ils font la fierté des Montréalaises, des Montréalais et animent nos quartiers été comme hiver. Nous sommes profondément chanceux des festivals, d'avoir des festivals aussi colorés, aussi ambitieux et surtout rassembleurs. Ils résonnent dans l'imaginaire collectif montréalais et aussi québécois. Quand on parle du Festival international de jazz, Juste pour rire, Fierté Montréal, les Francos, la virée classique de l'OSM, tout le monde embarque. Depuis des années, le financement des festivals est un enjeu qui revient constamment au-devant de la scène. Et pour cause, chaque festival annulé ou interrompu représente une perte catastrophique pour la scène culturelle montréalaise. À ce titre, je suis heureuse de voir que la Ville de Montréal offre enfin un peu, un peu plus de prévisibilité à nos grands festivals grâce à un financement sur 3 ans. Il faut savoir souligner les bons coups et ça, c'en est un. C'était une demande portée par les festivals eux-mêmes. Certains pouvaient déjà compter sur un financement triennal, mais plusieurs n'avaient pas cette chance. Cela dit, les festivals doivent aussi bénéficier de cette prévisibilité. Je comprends qu'on l'offre enfin aux grands événements, mais si l'on veut développer de la culture localement dans nos quartiers, il faudra étendre cette mesure à l'ensemble des festivals. Et on sait à quel point que la vie de quartier est importante particulièrement culturellement parlant. Alors, madame la présidente, l'autre enjeu, c'est l'indexation des fonds alloués aux festivals. La prévisibilité, c'est une chose, c'est positif comme je l'ai dit, mais on doit aussi soutenir la croissance de nos festivals. L'administration promet du financement, mais elle annonce également en même temps qu'il sera gelé pendant 3 ans. Or, les festivals font face à des pressions financières importantes, notamment en raison de l'inflation, la pénurie de main-d'œuvre, du coût d'achat, du coût d'entretien, du coût d'entreposage du matériel, sans oublier le défi que représente une programmation gratuite. Et malgré cela, on gèle le financement. Prenons l'exemple de la Fierté Montréal. 620 000$ en 2025, en 2026 et en 2027. Pendant que de sérieuses difficultés minent Pride Toronto et que le contexte actuel pourrait ébranler la confiance de certains commanditaires, on aurait pu s'attendre à un soutien plus robuste de la part de la Ville de Montréal. Ce n'est là qu'un exemple. D'autres grands festivals verront également leur financement gelé jusqu'en 2027. Pourtant, le dernier portrait financier des festivals et événements du Québec a démontré que de plus en plus de festivals enregistrent des déficits malgré une hausse significative des revenus autogénérés. La Ville de Montréal doit donc continuer à déployer des efforts et des stratégies plus ambitieuses pour soutenir ces grands festivals et événements, mais aussi les plus petits Nous devons particulièrement miser sur les festivals de la diversité qui permettent de mettre en valeur l'identité unique de Montréal et de ses quartiers. Surtout, nous devons collaborer étroitement avec nos festivals pour trouver des solutions pérennes à leurs défis, et ce n'est pas en donnant un financement sur 3 ans gelé que c'est une façon pérenne de le faire, parce qu'on sait très bien que d'année en année, il y a des indexations et que la subvention, le montant prêté, donné sur 3 ans, il vaut pas la même chose la dernière année si on calcule l'inflation, si on calcule les coûts et si on calcule également à quel point la fébrilité du milieu culturel et de nos festivals. Alors, c'est comme ça que je pense que Montréal devrait travailler et d'assurer de pérenniser les montants alloués avec une indexation année après année.

Benoit Dorais ◌4:13:30

Merci.

Voix 3A4:13:31

Madame Érica Alneus.

Ericka Alneus ◌4:13:34

Merci beaucoup, madame la présidente.

Voix 3A4:13:36

Permettez juste un instant, je veux valider avec monsieur Richard Deschamps que son intervention ne porte pas sur la rubrique 20.18, si vous permettez. Monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌4:13:47

Je ne serai pas très long, madame Alneus. Alors merci. Alors je veux effectivement prendre la parole sur 20.18. D'abord, je suis d'accord avec la question du financement, mais les propos de notre collègue Rossi, qui s'intéresse à la culture depuis fort longtemps, sont également, je pense, pertinents Mais mon point n'est pas là. C'est que lorsque j'ai lu le dossier décisionnel, j'étais très surpris de voir que le festival Eurêka, qui a été créé il y a une quinzaine d'années et auquel j'ai un petit peu contribué— là, je ne suis pas en conflit d'intérêts parce que je ne suis plus sur le conseil d'administration, alors je me sens très libre de pouvoir en parler. Alors, c'est un festival qui s'occupe, en fait, qui cherche à promouvoir la science la technologie, l'innovation. Il y a quand même des contributions de la Ville par l'intermédiaire du parc Jean-Drapeau. Bon, je rentrerai pas dans les détails, mais je suis toujours surpris de voir qu'un tel festival a toujours de la difficulté à recevoir des sommes d'argent comme tous les autres festivals à Montréal, surtout que c'est un festival qui fait la promotion de la science, de la technologie, de l'innovation chez les jeunes et dans les familles. Et je considère que si on veut prévoir un petit peu l'avenir, si on veut faire en sorte que nos jeunes aient un intérêt pour la science, la technologie, l'innovation, il faut le soutenir également, ce festival-là, et pas juste lui donner des miettes, ou en tout cas être toujours en train de trimballer le festival ou l'apport qu'on donne au festival entre ce soit le service de la culture, développement économique, savent pas trop où est-ce qu'ils vont. Moi, j'ai pas parlé à personne dernièrement, c'est juste lorsque j'ai pris connaissance du dossier décisionnel au cours du week-end, je me suis dit comment ça se fait encore que je vais être obligé de me lever pour défendre ce festival-là. Normalement, je sais que madame Patreau a travaillé également, a pris la relève d'une certaine façon comme élue, ils l'ont approchée pour le conseil d'administration. Elle a dû faire des représentations à l'interne, je présume, mais je considère quand même qu'il y a un manque. Je considère qu'il y a un manque, pas parce que moi je m'en suis occupé, parce que je considère que pour l'avenir de la ville, pour l'intérêt que l'on créerait chez les jeunes envers la science, et on sait à quel point c'est important, la science, la technologie puis l'innovation, puis c'est un festival qui a toujours de la difficulté malgré que ça fait 15 ans que ça existe à Montréal, malgré l'apport que la Ville a toujours quand même, on a réussi à obtenir de peine et de misère en allant négocier avec tout le monde. Moi, je considère que ça devrait être entré là à l'intérieur des arcanes bureaucratiques, puis que ça devrait se faire pratiquement automatiquement. C'est un festival qui, avec peu de moyens, donne beaucoup à ceux et celles qui ont déjà pris la peine de se déplacer. Pour aller voir les milliers de personnes qui en ont bénéficié, qui en bénéficient à chaque année. Alors, je veux juste le mentionner à la responsable qui va défendre le dossier. Je suis certain qu'elle est à l'écoute et je suis certain qu'il y aura des rectificatifs éventuels, peut-être pas dans ce dossier-là, mais éventuellement, je pense qu'il faut que ce soit financé à la juste hauteur. Je comprends que c'est pas le festival de jazz, mais quand même, c'est aussi important quant à moi pour l'avenir de nos jeunes et pour l'avenir de Montréal. Et il y a des relations qui sont établies avec les universités, les collèges, tous les centres de recherche et on devrait valoriser ça autant que tous les autres éléments parce que moi je suis sûr que si je sors sur la rue là, qu'on accroche les gens là, ils ne sont pas capables de nommer 4-5 chercheurs à Montréal dans différents domaines Mais pourtant, on a de grandes universités, on a de grandes recherches qui se font à Montréal dans beaucoup de domaines et on devrait être capable de valoriser ça. Si tu te promènes à Boston, le chauffeur de taxi va te parler d'Harvard, puis de MIT, puis de Boston College, puis de toutes les grandes universités qui sont là. Puis on en a autant des grandes à Montréal, mais personne ici, on dirait, se rend compte à quel point on est assis sur mine d'or, mais qu'on ne s'en rend pas compte, puis qu'il y a des transferts technologiques qui se perdent à quelque part. Alors, je considère qu'on devrait prêter une attention extrêmement particulière et forte. Je comprends que ça se réglera pas dans le dossier 2018 ce soir, mais je fais appel à votre, votre préoccupation, la préoccupation de tous les élus que nous devrions avoir envers cette question.

Voix 3A4:18:46

Madame Éricka Alneus.

Ericka Alneus ◌4:18:48

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 20.18, beaucoup de choses ont été dites. Je me permettrai d'amener de l'eau au moulin à certaines réflexions, mais aussi de réaligner le bilan de notre administration. Il reste beaucoup de travail à faire en lien avec les festivals, mais je veux quand même prendre l'occasion pour mettre certains faits de l'avant. Quand j'ai commencé le mandat, c'était 7 millions de dollars qu'on donnait à tous nos festivals. Aujourd'hui, on est rendus à 9 millions de dollars. Donc, il y a progression dans le soutien. On a aussi offert à des festivals ce soutien pluriannuel sur triennale, comme le disait madame Rossi, et c'est une chose qu'on a pris le temps de discuter avec certains festivals par rapport à leur prévisibilité. Et comment eux étaient capables de jauger ce type de financement-là qui est triennal. On sait qu'il reste du travail à faire, il y a des réflexions, on continue les conversations avec les différents festivals, mais c'est important quand même pour moi de voir toute l'implication de notre administration dans ce sujet qui est si identitaire à notre ville. Je le répète, nous étions à 7 millions quand on a commencé le mandat, nous voici à 9 millions. On offre de la prévisibilité sur 3 ans et j'aimerais saluer la progression de certains festivals qui étaient dans un programme plus petit et qu'on a fait avancer. Et ça, pour moi, c'est important de le souligner. On peut prendre l'exemple de la Virée classique de l'OSM qui ne recevait pas de somme de la Ville de Montréal. Notre administration a pris ce sujet-là au sérieux, vu toute l'accessibilité à la culture que l'Orchestre symphonique de Montréal donne, et aujourd'hui ils ont un financement qui leur permet de déployer un festival si cher au cœur des Montréalais et Montréalaises. Deuxième exemple, Pop Montréal, un festival, vous voulez parler de festival émergent, festival qui met en scène toute la relève musicale, qui nous a permis de découvrir des joyaux musicaux, qui nous fait rayonner partout. Aujourd'hui, un festival aussi populaire reçoit un soutien qui est triennal. Donc, on répond présent de manière graduelle pour être sûr de bien entendre les préoccupations du milieu des festivals. Et je veux aussi souligner tout le dévouement du service de la culture. Quand on envoie les demandes, quand on fait les appels à projets pour soutenir les festivals, tant les grands que les petits, depuis 2 ans, c'est plus de 100 heures que le service de la culture met pour accompagner les divers événements qui s'illustrent ici. Autre chose qu'on semble occulter quand on regarde le sommaire décisionnel, c'est qu'on parle de la somme qui est donnée pour la réalisation de l'événement, mais on ne parle pas du soutien technique qui est déjà à 2 millions de dollars. C'est un investissement de la part de la Ville de Montréal pour s'assurer du déploiement des événements sur le territoire. Aussi, j'aimerais revenir sur un point qu'on a vu plus tôt, c'est le 4.02 où on soutient 84 organismes qui font des festivals dans tous les arrondissements de la Ville. Nous sommes conscients que post-pandémie, il y a encore du travail à faire, mais on continue à répondre présent. Et vous me permettrez, de manière encore plus large, certains bénéficiaires du soutien dont nous parlons au 20.18, certains d'entre eux sont des propriétaires de bâtiments. Notre administration, encore en soutien au milieu de la culture, je vous rappelle, lors du budget, a aboli la taxe pour les propriétaires et ça inclut certaines institutions culturelles, dont certains qui sont des festivals. Donc, nous répondons présent, nos oreilles sont toujours à l'écoute et nous continuerons à travailler très, très fort pour ça. Et je tiens à profiter de l'occasion pour inviter les Montréalais et Montréalaises à aller dans nos festivals. Nous avons un milieu culturel festivalier de grand renom. Allez voir des œuvres, soyez imprégnés de toute cette énergie identitaire que les festivals nous apportent. Donc, madame la présidente, je suis très heureuse qu'on aille de l'avant, mais que aussi ce soit l'occasion de dire que l'administration de Projet Montréal a été présente pour le rayonnement de nos festivals ici à Montréal. Merci beaucoup.

Voix 3A4:23:09

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20. Monsieur Limoges. Oui, madame Alneus.

Ericka Alneus ◌4:23:23

Je m'excuse, j'ai omis de répondre à monsieur Deschamps, je m'excuse. Donc toujours en droit de réplique concernant le festival Eureka, et ça c'est une question qu'on va devoir poursuivre la réflexion dans le futur, c'est qu'on a des festivals liés au milieu de la culture et on voyant toute la fragilité du milieu, il est important comme service de la culture de soutenir les artisans, les travailleurs culturels, les artistes qui participent dans des festivals. Nous restons une ville d'événements sur plein de sujets différents. Donc, vous parlez du Festival Eurêka, je veux quand même soutenir, oui, le soutien du développement, du service du développement économique et celui du Parc Jean-Drapeau. Il y a d'autres initiatives qui méritent qu'on les regarde de manière plus large et qu'on les travaille de manière plus transversale avec d'autres services de la Ville. Donc, je suis très sensible au fait que le festival Érika— Eureka, pardon, c'est un peu confusant quand on s'appelle Érika de parler d'un festival qui s'appelle Eureka, vous me comprendrez. Mais dans cette perspective-là, je suis très consciente de l'impact d'un festival comme celui d'Eureka, et ça va demander qu'on puisse réfléchir avec d'autres parties prenantes, dont d'autres services de la Ville, comment on peut soutenir ce genre de festival. Et j'en appelle aussi, vous me permettrez de remettre mon chapeau d'ancienne fille de philanthropie, en appeler à d'autres personnes à soutenir ces différents événements que nous avons à travers la ville. Je pense que nous, la ville, nous avons un rôle à jouer, mais je pense qu'il y a différentes parties prenantes qui mériteraient de soutenir toutes sortes d'événements, tant scientifiques que culturels. Merci beaucoup.

Voix 3A4:25:06

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌4:25:13

Oui, madame la présidente, nous allons revenir les items 20-21 à 20-25. 20-21, on accorde un contrat à Brita Canada pour des dispositifs de filtration à usage individuel. En 20-22, on exerce l'option de première prolongation dans le cadre des ententes-cadres conclues avec la firme STU Maintenance. En 20-23, on approuve un projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue au Musée des Hospitalières l'édifice situé au 201 avenue des Pins-Ouest. En 2024, on modifie la convention des services conclus avec TAS, Centre multidisciplinaire et communautaire, et le contrat de services professionnels accordé à Sodem. Et en 2025, on accorde un contrat environnement routier énergie pour la réalisation des travaux d'aménagement de corridors de mobilité durable.

Voix 3A4:25:59

Madame Vana Nazarian.

Vana Nazarian ◌4:26:01

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'interviens au point 2021. Et je me lève aujourd'hui pour exprimer ma vive préoccupation concernant 2 points importants qui sont soulevés dans ce dossier. D'abord, je pense qu'il est difficile d'ignorer et de ne pas parler du retard persistant de la Ville de Montréal dans la réalisation de ses objectifs cruciaux de dépistage et de remplacement des entrées d'eau en plomb. Et malgré le fait que j'interviens de façon répétée à chaque conseil pour souligner cette problématique et solliciter un investissement accru de la part de Projet Montréal, nous constatons avec regret que les échéances initiales ont déjà été repoussées et qu'au rythme actuel, un nouveau report semble inévitable, madame la présidente. Et concernant le dépistage des branchements en plomb initialement prévu pour être achevé en 2022, le sommaire qui nous est présenté indique qu'il resterait encore un peu plus de 23 000 entrées à vérifier. Et bien que la Ville anticipe la conclusion de cette première phase d'ici 2026, ce qui représenterait un premier pas bien sûr, l'enjeu majeur demeure ce qui vient après le dépistage. The actual work. Le travail réel, le remplacement de ces infrastructures vétustes. Et là-dessus, je tiens à réitérer, madame la présidente, que le rythme des remplacements observé ces dernières années est alarmant et largement inférieur à l'objectif annuel de 5000. Et tel que mentionné à plusieurs reprises ici, en 2023, seulement 2700 entrées en plomb ont été remplacées et les chiffres pour 2024 s'annoncent similaires. Et plus encore, les contrats prévus pour 2025 sont significativement, pardon, plus bas que les niveaux des années précédentes. Et madame la présidente, c'est certain que ces retards ont des conséquences directes sur les citoyens qui, dans l'attente du remplacement des branchements publics, contraints de filtrer leur eau potable, une situation particulièrement préoccupante pour les familles avec des jeunes enfants. Et voilà qu'on arrive à mon deuxième point de préoccupation. Voici, avec ce contrat, que pour une cinquième année consécutive, la Ville se voit dans l'obligation, madame la présidente, dans l'obligation d'octroyer d'octroyer ou de prolonger un contrat pour l'acquisition de pichets filtrants et de cartouches de rechange. C'est certain que, madame la présidente, chaque action a une conséquence. Et ici, par ce contrat, on le voit clairement, madame la présidente, que le choix de l'administration de Projet Montréal de ralentir les investissements de ne pas avoir de la rigueur pour atteindre ses objectifs année après année, au détriment de la santé de nos citoyens, alors oui, chaque action a une conséquence et là, on se retrouve à devoir acheter encore plus de filtres d'eau potable pour une 5e année consécutive. Et donc, je tiens également à soulever une question portant au soutien à notre économie locale qu'on parlait matin. Encore une fois, une entreprise américaine a été le plus bas soumissionnaire pour ce contrat, et ce malgré la présence d'entreprises canadiennes possédant l'expertise requise. Et ça, c'est un point très important. L'entreprise canadienne Santevia Water Systems, par exemple, produit des pichets et des filtres répondant à nos exigences, mais n'a jamais été informée de l'appel d'offres en question. Nous faisons face à une guerre commerciale très réelle avec le sud de notre frontière, mais j'aimerais savoir où en sommes-nous avec le soutien de notre économie locale concrètement, et en voici un bon exemple. Je peux comprendre qu'il ne revienne peut-être pas à la Ville d'informer exhaustivement tous les soumissionnaires potentiels pour chaque appel d'offres. Je peux comprendre ça, mais il est quand même troublant de constater que Santévia avait par le passé manifesté son intérêt pour ce contrat auprès de l'administration municipale sans recevoir l'information adéquate de la part des fonctionnaires. Donc, madame la présidente, Je souhaiterais savoir quelles mesures seront mises en place pour garantir qu'à l'avenir, une telle situation ne se reproduise pas. Madame la présidente, je pense qu'il est impératif d'assurer une plus grande équité dans nos processus d'appels d'offres et de veiller à ce que les entreprises québécoises et canadiennes aient une chance équitable de soumission pour des contrats pour lesquels elle possède l'expertise. Et en voici un exemple, comme j'ai dit, où on aurait pu faire mieux. Et donc, essentiellement, je demande de faire mieux. Merci.

Voix 3A4:31:49

Il est 17 h 28. Puisque nous suspendons à 17 h 30, je conviens que vous êtes d'accord pour que arrête ici. On reviendra à 19 h pour la période des questions du public. Merci.

Voix 4A6:04:36

Alors, nous débutons avec la période de questions des membres du public. La première question nous est présentée par Rose Grandbois-Saint-Onge. Bonsoir, madame Saint-Onge, et bienvenue. Est-ce qu'on peut redémarrer le compteur s'il vous plaît? Merci. On vous écoute, madame Saint-Onge.

Citoyen·ne ◌6:05:15

Je suis Rose, j'ai 11 ans et avec mes amis nous voulons juste que notre terrain de jeu, la friche ferroviaire, ne se fasse pas détruire. La friche ferroviaire est située dans Hochelaga et elle est menacée par les projets de Raymond Logistique. Nous avons ici une pétition de 123 enfants de l'école Saint-Clément qui, eux non plus, ne veulent pas que cette mine d'or ne soit démolie. Madame la mairesse, est-ce que vous vous engagez à protéger cette friche au grand complet?

Voix 4A6:05:45

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌6:05:49

Bonsoir Rose, je m'appelle Pierre, je suis ton maire d'arrondissement, on s'est déjà croisé dans le quartier. Merci beaucoup de te déplacer et venir poser une question au conseil municipal. Nous aussi, notre famille aussi, on utilise beaucoup le secteur boisé, la fameuse forêt magique qu'on appelle plus officiellement le Boisé-Vimon. On l'utilise aussi beaucoup et dans ce secteur, on aurait aimé que Raymond Logistiques ne vienne pas s'installer pour garder le plus grand espace vert possible. Mais on n'a pas été capable de l'empêcher. On a voulu refuser de lui donner le permis et 2 fois, devant la cour, devant les tribunaux, les juges nous ont dit, vous êtes obligés de donner un permis à Raymond Logistique. Donc, on est obligés, nous, d'écouter ce que les juges nous disent. Donc, une fois qu'on a donné ce permis-là, on travaille super fort pour sauvegarder le plus possible d'espaces verts dans le secteur. C'est ce qu'on a fait plus au coin de Hochelaga, dans le Boisé-Steinberg, que tu connais sûrement aussi, et la friche du CN, on a essayé de l'acheter le plus large possible, mais le CN a seulement voulu nous vendre 45 mètres de large. Donc, on achète cette bande-là aussi pour garder le plus d'espaces verts possible dans le secteur.

Voix 4A6:07:13

Merci beaucoup pour votre question, madame Saint-Onge, et bonne soirée.

Voix 4D26:07:16

Merci.

Voix 4A6:07:19

La prochaine intervention nous est présentée par Raphaëlle Gauvreau, représentant les Enfants de la Friche. Bonsoir, madame Gauvreau, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:07:35

Je suis Raphaëlle, j'ai 11 ans et j'habite Hochelaga-Maisonneuve. Vous allez voter pour que le projet de Raymond Logistique débute bientôt. Vous dites souvent qu'il faut nous protéger contre le bruit produit par les activités de Raymond, mais comment allez-vous nous protéger du bruit de construction de sa plateforme, des rails et des murs?

Voix 4A6:07:58

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌6:07:59

Merci beaucoup d'être là ce soir, c'est une excellente question. Tu as dit que ce soir on allait voter pour permettre à Raymond Logistique de faire ses travaux et de s'installer. Malheureusement, c'est pas la Ville de Montréal qui donne le feu vert au projet de Raymond Logistique. Raymond Logistique, il a fait une demande de permis basée sur du zonage avant que nous on soit élus, avant que la mairesse Plante et que moi on soit élus. Quand on a été élus, on n'a pas voulu lui donner le permis et on s'est chicanés en cour et on a été obligés de lui donner le permis. Donc là, à partir de ce moment-là, on essaie de réduire le plus possible les nuisances que vous pouvez vivre autour de chez vous, entre autres avec un grand— avec l'acquisition d'une partie du terrain du CN, on va faire un grand parc linéaire. Avec une partie du parc qui va être en pente pour garder les bruits vraiment logistiques de son côté de la pente, puis qui viennent déranger le moins possible des gens du côté habité de la pente. On va avoir aussi plein de mesures, des stations d'échantillonnage pour les bruits, pour la qualité de l'air, tout ça, on va faire le suivi. Parce qu'on voulait pas que Raymond Logistique s'installe, mais du moment qu'il s'installe, on est obligé par la Cour qu'il s'installe, mais on va réduire le plus possible les nuisances. Merci beaucoup de t'être déplacée, c'était très apprécié que tu viennes.

Voix 4A6:09:36

Merci, merci, madame Gauvreau. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la troisième question qui nous est présentée par Leïla Anne Charaoui, représentant les enfants de la Friche. Bonsoir, madame Charaoui, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:09:51

Je suis Leïla, j'ai 11 ans et j'habite dans la coopérative Le Petit Train de Vieux-Ville qui est directement située devant la friche ferroviaire de Hochelaga. Avez-vous réalisé ce que ça fera d'avoir un mur de 16 mètres devant nos fenêtres et de détruire tous les arbres et les animaux qui vivent là?

Voix 4A6:10:10

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌6:10:13

Je suis Alia, je suis la conseillère de ton district et puis je connais bien la coop du Petit Train de Vieux-Ville, j'y suis souvent allée. D'abord, je veux te remercier de prendre le temps de venir nous voir et de nous poser des questions, puis je veux quand même rappeler à tout le monde et te le rappeler, tu sais Raymond Logistique, on n'avait pas envie qu'il vienne dans le quartier. Pierre l'a dit, on s'est battu devant les juges et les juges ont dit à la ville, vous n'avez pas le choix d'émettre ces permis, et puis ça c'était même avant que la mairesse de Montréal elle soit élue, donc ça remonte à loin cette histoire. Puis j'entends ce que tu dis, les inquiétudes que tu as, on les partage. Le mur antibruit qui va être construit, c'est justement pour faire en sorte qu'on préserve le plus de bruit du côté de l'entreprise, donc pas du côté de la coop. Et puis aujourd'hui, je sais pas si tu l'as vu, mais on a annoncé beaucoup de millions de dollars pour qu'on continue à posséder les terrains qui sont autour de Raymond Logistique. C'est pas le fun, j'ai pas envie qu'il soit là, toi non plus, Pierre non plus, personne ici. Donc nous, ce qu'on est capable de faire avec les outils qu'on a, avec l'argent qu'on a, c'est de vous garantir qu'on achète le plus d'espaces verts possible, qu'on va les aménager avec vous. Moi j'ai envie de t'entendre sur comment tu aimerais qu'elle soit la friche, comment tu veux l'utiliser le Boisé Steinberg, comment tu aimes avoir du fun avec tes amis dans la forêt magique du Boisé-Vimon, ça c'est super important pour nous, mais je veux être bien honnête, tu sais, malheureusement on fait de la politique parce qu'on l'aime notre quartier, mais on n'est pas au-dessus de la loi et on doit la respecter. Mais merci d'être là, Leila.

Voix 4A6:11:55

Merci, Madame Charaoui. Très bonne soirée à vous. Nous revenons à l'ordre initial avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Robert Edgar, représentant le Mouvement Action Justice. Bonsoir, Monsieur Edgar, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:12:11

Bonsoir, Madame la présidente, Madame la mairesse et tous les conseillers. I think I'll proceed in English as usual. My question is for Alain Vaillancourt. I hope he's here tonight because he wasn't the last few times. Uh-oh. I see a shaking head, so maybe he's not here. So that being the case, I'll ask Madame Plante, l'homme de la situation, basically the same question that didn't get properly answered the last times I answered it. For some time now, I'd say at least 6 months if not longer, I have seen SPVM police officers targeting photographers and videographers who are documenting protests. I have seen them pepper spray photographers and videographers, and they know perfectly well who these people are. You know, they are targeted for pepper spray individually. I've seen them level their grenade guns at videographers and photographers, and not to mention protesters, and they're not supposed to do that. There has been various other types of brutality and intimidation. I consider this to be an attack on freedom of the press, and my question is, what will Projet Montréal as a political party, the City of Montreal administration, do to make it clear to the SPVM that this kind of behavior is not acceptable, to prevent it from happening in the future?

Voix 4A6:13:50

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌6:13:54

Thank you for your question, Mr. Edgar. I'm replacing Alain Vaillancourt on the committee— on the Executive Committee for Public Security Matters while Mr. Vaillancourt is convalescing from a knee operation. The SPVM's approach to handling protests, the goal, the philosophy behind their approach is to protect the right of freedom of expression and freedom of assembly of all protesters. While ensuring their safety and the safety of the public, the broader public. So police officers are not expected to target journalists or videographers simply for recording activities, and if anyone feels that their rights have not been respected, there are procedures that they can use, such as the Police Ethics Comité, le comité de déontologie policière. Donc l'approche de SPVM est d'intervenir de manière à faire respecter les droits des manifestants, leur liberté d'expression, leur liberté d'assembler, tout en s'assurant que la protection publique, la sécurité publique demeure protégée en tout temps.

Voix 4A6:15:10

Additional question?

Citoyen·ne ◌6:15:11

Thank you for your answer. Mr. Norris, to at least recognize that the police are not supposed to do what they clearly are doing. There's photographic evidence, there's video evidence. They have fired their grenade guns towards videographers. They have pepper sprayed photographers and videographers. I myself was knocked to the ground during the March 15th police— the anti-police brutality protest that's every year, the COBP, and I could have been seriously injured. I was very lucky that my head did not hit the pavement hard, but if it had, I could have suffered a fracture or worse. And my cameras were smashed. One of my lenses was smashed to the point where it's unusable. So my question again, I'm perfectly aware that there are procedures that we can, you know, there's recourse after the fact, but my question is, that's, I know that perfectly well. My question is and remains, What will Projet Montréal do to make it very, very clear to the SPVM that this is not acceptable behavior?

Voix 4A6:16:23

Mr. Alex Norris.

Alex Norris ◌6:16:26

Mr. Edgar, I'm not familiar with the specifics of the demonstration that you attended, nor with what preceded the actions by the police that you described, so I can't go into detail on that case. I can say as a general rule The SPVM is respectful of freedom of assembly and freedom of expression. And, you know, it was our administration that revoked Bylaw P-6, many parts of which were found to be— had already been found to be unconstitutional by the courts. And certainly freedom of expression, freedom to protest, these are fundamental rights. That our administration upholds and expects all, all of our services, including the police service, to uphold and respect.

Voix 4A6:17:18

Thank you. Thank you for your question, Mr. Edgar. Have a good evening. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Victoria May, représentant Faith School. Bonsoir, Madame May. Good evening. Et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:17:31

Tantakia Wau. Good evening. Distinguished ladies and gentlemen in the assembly, thank you. Victoria May here for FACE School. As I speak, FACE is wrapping up a choir concert outside this building showing the FACE spirit that's been well known for over 50 years. Ensuring the FACE— the future of FACE means making sure its building remains a part of the public school system. This government has made it clear that it intends to hand the building over to private interests. This would deprive the downtown of its only public school, even though the area needs at least 2 more to meet the needs of local families. It also opens the door for developers to convert the site into luxury condos, preserving its only facade as a token gesture of heritage conservation. The most meaningful support this assembly could offer the Faith community would be to clearly affirm that you will not allow any changes to the building zoning. If you could guarantee the protection, it would prevent the building from being sold, and that protection must explicitly include preventing sale to private schools, hotels, or other private entities. The zoning must remain dedicated to a public institutional space, not commercial venture. My question: can we count on you to protect the long-term integrity of the institutional zoning at 3449 University, ensuring that it remains dedicated to public education in the heart of downtown Montréal?

Voix 4A6:18:56

Mr. Alex Norris.

Alex Norris ◌6:18:58

Thank you very much for your question, and thank you for mobilizing with other members of the faith community to come to City Council and raise your concerns about the very disturbing announcement that was made by the provincial government concerning the future of that building. We share your concerns. I was present at the demonstration on Monday morning with other members of the faith community to express our grave concern over the announcement that was made by Minister Delainville. The zoning of that school is institutional, and there are no plans to change the zoning at this time. We are fearful that if the plan— the government sticks to its plan, that building could become an empty, abandoned heritage building that would deteriorate over time It is the last remaining public school in downtown Montreal, the last one, and it's really tragic to see a community like this divided up. It's the only school of its kind in the province where both Francophone and Anglophone students study together. It has a unique artistic mission. Many people in the former graduates of the school have Plusieurs personnes qui ont passé leurs études chez FACE ont fait rayonner le Québec par leurs performances artistiques. Donc oui, on est avec vous. Merci.

Voix 4A6:20:33

Additional question?

Citoyen·ne ◌6:20:34

The CSDM owns two other high heritage value buildings in downtown Montreal: the former Académie Bourget on Delamontagne and the former École de Meubles on Berry. You know as well as we do how these deteriorating buildings disfigure the city and have become symbols of our collective neglect. The last thing any of us wants is to see the same fate befall the building that houses FACE. Can we count on you to make the necessary representations, especially to the Québec government, to make it clear that FACE, the FACE building, must be renovated and returned to the school community that it currently occupies. Thank you.

Voix 4A6:21:17

Mr. Alex Norris.

Alex Norris ◌6:21:19

We will be making representations to the Quebec government raising our concern about this decision. We understand that the costs are considerable. However, there is also a significant cost to leaving a heritage building unoccupied, and, and we want to avoid that cost as well. So, nous sommes très préoccupés par la décision qui a été prise par le gouvernement du Québec. Nous allons faire des représentations auprès du gouvernement du Québec afin de relayer nos préoccupations concernant la décision du ministre Drainville. On ne souhaite pas avoir une cocasse vide aux portes du centre-ville. C'est la dernière école publique du centre-ville de Montréal et le public du quartier Et la communauté de l'école Faith mérite mieux. Merci.

Voix 4A6:22:08

Thank you for your questions, Miss May. Have a great evening. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Alain Demers, représentant ACV Montréal. Bonsoir, Monsieur Demers, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:22:20

Oui, bonsoir tout le monde. En passant, c'est l'ACVMTL, l'Association citoyenne du village de Montréal.

Voix 4A6:22:26

Merci pour la correction. On vous écoute.

Citoyen·ne ◌6:22:27

Alors, bonsoir à tous. Ma question est pour madame la mairesse. Dans le cadre du projet d'implantation du poste de transformation électrique d'Hydro-Québec à côté de la BANQ, est-ce la Commission des services électriques de Montréal qui détermine le type de câbles de transport et de distribution utilisés pour la construction du nouveau poste d'Hydro-Québec?

Voix 4A6:22:51

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌6:22:53

Merci beaucoup pour votre question, monsieur Demers. Tout d'abord, pour ce qui est du poste d'Hydro-Québec, tous leurs projets sont menés par eux. C'est une société d'État qui est autonome. Néanmoins, il y a peut-être une collaboration à quelque part, à un moment donné, dans le projet qui se fait avec la Commission des services électriques. Je ne le sais pas honnêtement, mais je vais m'assurer de vous transmettre l'information. Je suis en contact avec l'association citoyenne du village, donc ça me fera plaisir de vous informer sur cet élément plus technique-là. Mais les projets d'Hydro-Québec sont vraiment développés et planifiés par Hydro-Québec.

Voix 4A6:23:25

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:23:26

Oui, absolument. Alors, le cas échéant où la Commission des services électriques aurait une certaine poigne sur le câblage à utiliser, sachant qu'il existe une nouvelle catégorie de câbles, des fils supraconducteurs, qui permettraient d'installer le poste à distance, la Commission des services électriques pourrait-elle exiger d'Hydro-Québec de recourir à cette technologie?

Voix 4A6:23:50

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌6:23:52

Merci, monsieur le maire, pour votre question. En fait, la Commission des services électriques ne peut rien exiger à Hydro-Québec. Hydro-Québec a des pouvoirs exceptionnels. C'est la société d'État qui dessert la population en termes de services électriques. C'est eux qui ont l'expertise pour partout au Québec, pas juste à Montréal, mais vraiment partout au Québec. Donc, comme la Ville, d'autres apparentés comme la Société la Commission des services électriques n'a pas d'ascendant sur les décisions qui sont prises par Hydro-Québec.

Voix 4A6:24:21

Merci pour vos questions, monsieur Demers. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Caroline Ramachéry. Bonsoir, madame Ramachéry, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:24:33

Bonsoir, madame la présidente. Ma question est pour madame Thuillier. Mon nom est Caroline Ramachéry, je suis patrouilleure au service de sécurité de la SGP depuis 25 ans. La semaine dernière, nous avons appris qu'une adolescente de 15 ans est décédée dans un bâtiment vacant de Shawinigan. Saviez-vous que les patrouilleurs du LGPI passent leur temps à dissuader et à expulser des adolescents des bâtiments vacants de la Ville de Montréal? L'automne dernier, j'ai moi-même expulsé une dizaine, juste en une semaine, d'adolescents de moins de 13 ans de l'incinérateur d'écailleurs qui était rentré à l'intérieur qui est un bâtiment contaminé à l'amiante. C'est devenu le nouveau Walt Disney des jeunes explorateurs urbains. Ma question: qui va prendre le temps et l'engagement de s'assurer que les enfants pourront retourner à la maison sains et saufs après l'abolition de la patrouille? Car avec mon expérience, les systèmes de sécurité sont inexistants Car il y a un manque d'électricité et les policiers sont très sollicités et ne peuvent faire de la surveillance 24 heures sur 24.

Voix 4A6:25:45

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:25:48

Merci beaucoup pour la question, madame Ramatsheri. Donc, il y a deux choses dans ce que vous dites. Tout d'abord, évidemment, on souhaite envoyer toutes nos condoléances à la famille de la jeune fille à Shawinigan, toutes les équipes d'urgence aussi qui sont arrivées sur les lieux, les élus de la ville. Puis, vous l'avez dit, on en a des lieux comme ça à Montréal, des lieux privés des lieux publics qui sont malheureusement connus par les jeunes par urbex. Puis je pense que le premier message qu'on doit tous porter, c'est de dire aux jeunes que c'est vraiment dangereux. Puis même des fois, si ça n'a pas l'air dangereux, ça peut être contaminé avec de l'amiante, avec plein d'autres choses, et il ne faut pas y aller. Ça, c'est vraiment le message, puis c'est pour ça qu'il y a des cadenas, c'est pour ça que c'est fermé avec, placardé avec du bois, placardé avec des plaques d'acier, il y a des pancartes, ce n'est pas suffisant et la patrouille, ben, ce n'était pas nécessairement non plus la panacée parce que malheureusement, c'est qu'on en a en ce moment des jeunes qui entrent dans des lieux publics qui nous appartiennent et la patrouille, en fait, ça a été vraiment une revue des activités. La sécurité, ça demeure important, la sécurité de la population, la sécurité des bâtiments, mais surtout de faire en sorte que les gens ne puissent pas entrer dans nos bâtiments municipaux vacants et il y a vraiment un plan de pour améliorer la sécurité avec d'autres façons de faire, des façons qui sont plus optimales. Et je répète, dans toute la modification de la patrouille qui est faite, tous les emplois sont gardés. Donc, les gens, pour nous, c'est vraiment important que les emplois soient gardés à la Ville de Montréal.

Voix 4A6:27:27

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:27:29

Complémentaire, les emplois sont gardés, mais on perd notre ancienneté occupationnelle. En même temps, on surcharge le SPVM. Ma question, c'est les réponses d'alarme tombent dans une catégorie 4, que le délai est beaucoup plus long que nous qui avons seulement 20 minutes de délai. Alors, qui va s'assurer le délai de réponse soit adéquat pour pas qu'il arrive de choses supplémentaires?

Voix 4A6:27:56

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌6:27:59

Oui, mais vous savez, pour les délais, c'est sûr qu'il y a quand même des premiers répondants, puis quand c'est vraiment urgent, le SPVM vient, quand c'est vraiment urgent, le CIM vient aussi. Il y a aussi toute une équipe de GPI de l'entretien des bâtiments qui existe, qui se déplace et qui va continuer à se déplacer. Le COSLE, le centre opérationnel, va rester aussi ouvert. Donc, il n'y a pas tout qui est enlevé vraiment, il y a beaucoup de choses qui demeurent et on a travaillé avec toutes les personnes que je viens de vous nommer pour voir qui va faire quoi et ce qu'ils vont, ce qu'ils font déjà en ce moment, ils vont le continuer. Moi, j'ai eu l'occasion aussi récemment de parler avec le président du syndicat. Il y a d'autres rencontres qui vont se faire au niveau administratif. En fait, il y en a eu, il y en aura d'autres. Ce dont vous parlez, la question de l'ancienneté, elle est vraiment importante. Ceci dit, c'était une demande du syndicat et donc il y a vraiment des démarches administratives pour voir est-ce que le syndicat finalement ce qu'il a demandé, est-ce que c'est vraiment ce que les employés souhaitaient ou pas. Donc, soyez assurés qu'il y a des suivis administratifs qui vont se faire concernant ce dossier.

Voix 4A6:29:01

Merci, madame Ramassiri, pour votre question. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Réjean Gagnon. Bonsoir, monsieur Gagnon, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:29:13

Bonsoir, madame la mairesse. Bonsoir, monsieur Rabouin. Je ne vois pas mon maire. Ah, et monsieur Beaudry, on se connaît bien. Alors, vous vous doutez du sujet, assurément. Alors, considérant tous les efforts de la Ville de Montréal de l'UQAM avec le lancement du Quartier apprenant pour faire du Quartier latin et du Village un milieu où il fait bon vivre, apprendre, travailler, se divertir. Et 2, considérant le manque d'accès, pardon, d'acceptabilité sociale du projet du poste d'Hydro-Québec au site de BANQ, Le conseil municipal peut-il s'engager à adopter une motion demandant au ministère de la Culture de refuser de signer le décret permettant de vendre— la vente du terrain de la Grande Bibliothèque pour l'implantation du futur poste? En effet, la présence d'un tel équipement industriel à cet endroit m'apparaît diamétralement opposée aux objectifs de la relance du quartier apprenant dont vous êtes une partie apprenante.

Voix 4A6:30:34

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌6:30:37

Merci beaucoup pour votre question, monsieur Gagnon. Je vais pas parler pour le conseil municipal parce que toute motion ou déclaration est déposée en conseil municipal. Néanmoins, on est d'accord avec vous sur le fait qu'il n'y a pas d'acceptabilité sociale actuellement dans le projet tel que présenté par Hydro-Québec. La décision d'Hydro-Québec de ce temps de pause-là, celle qui a été prise par monsieur Sébiat, PDG d'Hydro-Québec, pour un projet d'Hydro-Québec. La Ville de Montréal, on a été chercher des garanties, des garanties de démarche, des garanties de faire en sorte que ce projet-là ne peut pas se faire comme n'importe quel autre projet. On espère que ce temps de pause-là qui est pris va permettre de revenir vers nous avec des propositions d'une part de démarche, mais d'ouverture aussi, de transparence de la part d'Hydro-Québec. Donc, comme toujours, les canaux restent ouverts. On veut travailler avec Hydro-Québec parce qu'on sait que les besoins d'électricité dans le secteur sont réels. Néanmoins, on veut s'assurer que s'ils arrivent au résultat que ce site-là est le seul, qu'il puisse très bien l'expliquer en toute transparence et qu'il puisse mettre en place une démarche avec la population pour qu'on puisse avoir cette discussion-là collective. Donc, c'est l'engagement que l'administration s'est donné de garder les canaux ouverts et de continuer à surveiller et se faire le porte-parole et le porte-voix des citoyens à cet égard.

Voix 4A6:32:01

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:32:04

Je conviens que c'est des décisions qui ont été prises avec Hydro-Québec. Mais est-ce que vous avez des leviers auprès du ministre de la Culture?

Voix 4A6:32:15

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌6:32:17

Encore là, on dit souvent les villes sont des créatures du gouvernement du Québec parce qu'elles sont créées par des lois du gouvernement du Québec qui leur permettent de faire des choses et pas d'autres choses. Par exemple, souvent quand des pouvoirs nous sont donnés, et je donne un exemple qui est très concret, le droit de préemption. On ne peut pas l'appliquer sur un terrain du gouvernement du Québec. Donc non, on n'a pas de moyens de stopper ce processus-là. Néanmoins, nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on a été chercher des garanties, des garanties sur des concours d'architecture. Peu importe où il sera le poste, il faut pas que ça soit un bâtiment comme on le voit juste à côté parce qu'il sera en milieu urbain, un milieu urbain qui est voué à être transformé, à être densifié. En termes de démarche aussi, s'assurer que la démarche soit transparente, cohérente et qu'elle puisse répondre à toutes les questions de la population, mais également aussi d'avoir des compensations sur l'installation d'un tel poste. Donc, tout ça a été signé par monsieur Sébia. C'est le plus loin qu'on a pu aller en termes d'administration, mais non, malheureusement, on n'a pas d'ascendant sur le ministère de la Culture. Merci pour votre question, monsieur Gagnon.

Voix 4A6:33:25

Merci, monsieur Gagnon. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention d'Isabelle Mailloux, représentant l'ASEF du Nord de Montréal. Bonsoir, madame Mailloux, et bienvenue.

Voix 4M6:33:35

Bonsoir tout le monde. Alors, je fais partie du collectif Les Assoiffés de justice qui milite pour la gratuité du transport en commun pour des raisons environnementales et sociales. Dans son livre blanc sur le stationnement, le Conseil régional de l'environnement estime que la Ville pourrait aller chercher jusqu'à 300 millions de dollars par année si elle cessait de subventionner le stationnement sur rue. Les élus nous disent qu'ils sont d'accord avec notre lutte pour la gratuité du transport en commun dans le principe, mais qu'il n'y a pas d'argent. Pourquoi ne pas corriger ce déséquilibre et charger aux automobilistes le vrai coût du stationnement sur rue pour financer le transport en commun?

Voix 4A6:34:20

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:34:22

Oui, bonsoir. Merci beaucoup pour votre question. Vous avez raison, là, on est très favorables à du transport en commun qui est abordable, qui est accessible. Effectivement, la question du stationnement, c'est une question qui se pose. Cela étant dit, l'approche que nous on a prise pour la tarification du stationnement, c'est de travailler avec l'Agence de mobilité durable qui est en train de vraiment faire une évaluation des besoins de stationnement. Ça varie d'un endroit à l'autre, qu'on soit sur une rue commerciale, qu'on soit dans un quartier habité. Donc, avec l'aide de l'agence, on est en train de venir intervenir sur la tarification du stationnement. Des endroits où on va tarifer plus, des endroits où on va tarifer moins pour arriver vraiment à un équilibre dans les besoins. Et je tiens quand même à vous rassurer à l'effet qu'on travaille extrêmement fort avec nos collègues élus des villes de la Communauté métropolitaine de Montréal, donc Longueuil, Laval, les collègues des Couronnes, pour sensibiliser le gouvernement du Québec à l'importance de rajouter des sommes tant dans le maintien des opérations de transport en commun actuellement que dans le développement de nouveaux projets, parce qu'on le sait, c'est vraiment une super belle opportunité pour développer davantage nos milieux de vie.

Voix 4A6:35:28

Questions complémentaires.

Voix 4M6:35:30

Ben nous, on s'intéresse plutôt à ce que la Ville peut faire, pas le gouvernement du Québec. On sait qu'il y a beaucoup d'argent aussi pour le transport qui doit venir de là. Et dans le même ordre d'idée, on se demande pourquoi la taxe montréalaise sur l'essence n'a pas été indexée depuis plusieurs années, parce que ça serait une autre façon d'aller chercher du financement de la Ville pour financer le transport en commun?

Voix 4A6:35:55

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:35:57

Vous avez tout à fait raison de poser des questions quant à des nouvelles sources de financement du transport en commun. On en pose aussi. En fait, la taxe sur l'essence, vous avez raison de dire qu'elle n'a pas augmenté depuis, je pense, la fin des années 80. C'est une taxe qui est québécoise, donc nous n'avons pas, comme municipalité, le pouvoir d'augmenter la taxe sur l'essence. Cela étant dit, ce qu'on avait le pouvoir de faire, c'était d'augmenter la taxe sur les plaques d'immatriculation, ce qu'on a fait parce qu'effectivement on veut absolument pas qu'il y ait de bris de service dans nos transports en commun, puis on veut que ça demeure abordable parce que pour beaucoup, beaucoup, beaucoup de gens c'est un service essentiel, puis c'est important que les gens puissent prendre le transport en commun, puis que tout le monde, peu importe notre milieu socio-économique, on puisse se le permettre. Fait que nous on continue à faire des démarches, on travaille comme je le mentionnais avec les collègues des autres villes pour essayer de pousser de l'avant différentes sources de financement alternatives. C'est un travail qu'on fait en ce moment puis qu'on va continuer à faire.

Voix 4A6:36:50

On vous remercie, madame Mahiou, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Ariane Carmel-Pelosse, représentant le conseil central du Montréal métropolitain. Bonsoir, madame Carmel-Pelosse, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:37:05

Oui, bonjour. Dans les conclusions du rapport de l'OCPM pour les dérogations de Raymond Logistique, les commissaires ont mentionné avoir constaté une opposition marquée au projet et, je cite, un profond désaccord difficile de confiance envers le promoteur d'abord, mais également envers le processus participatif et les institutions publiques. Les commissaires ont recommandé le report des modifications réglementaires et une réévaluation complète du projet et des impacts des activités de RML. Dans notre mémoire, le CCMM-CSN soulignait l'importance de maintenir la confiance de la population face aux organes décisionnels. Compte tenu que la Ville ne respectera pas Baisse en ligne pour ne pas respecter les recommandations entre autres 1 et 3, comment pensez-vous réinstaurer le lien de confiance des Montréalais et Montréalaises aux instances démocratiques de la Ville de Montréal?

Voix 4A6:37:54

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌6:37:56

Oui, bonjour, bonsoir, merci pour votre question. En fait, concernant la recommandation numéro 1, la Ville serait très à l'aise de surseoir et de négocier plus longuement par rapport avec l'entente en cours avec l'entreprise Raymond Logistique. Toutefois, et l'entente hors cours est publique, vous l'avez probablement regardée vous-même, il y a 2 éléments. Un, sa date d'échéance est le 30 avril. 2, il est possible d'y surseoir, mais, puis là le SPVM l'a écrit dans une petite note de bas de page, pour y surseoir, tous les parties doivent être d'accord pour surseoir à la date d'échéance. Nous, on a demandé à l'entreprise Raymond Logistique, est-ce que vous seriez d'accord à surseoir et à allonger le temps nécessaire pour pas qu'on se bute à la date limite du 30 avril. L'entreprise a refusé. Donc, à partir de ce moment-là, nous à la Ville, on est contraints à 2 choix: soit on respecte l'entente hors cours et son échéancier, soit on s'en détourne. Mais si on s'en détourne, on perd aussi les nombreux avantages qui viennent avec. Je comprends que les avantages de cette entente d'hors-cours-là ne font pas disparaître Raymond Logistique, mais amènent certains gains importants pour le secteur et pour la Ville de Montréal. Je reviendrai pour la recommandation 3.

Voix 4A6:39:26

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:39:28

Oui, bien, ma question, c'était vraiment comment réinstaurer le lien de confiance entre les— avec les Montréalais et Montréalaises. Si d'emblée on savait que pourquoi la Ville a mandaté l'OCPM, une consultation de l'OCPM par rapport à Raymond Logistics, on savait qu'il fallait qu'on ait les deux parties pour la plupart des recommandations qu'il allait avoir. En tout cas, je me questionne sur la réinstauration de lien de confiance Montréalais-Montréalaises face aux instances démocratiques de la Ville de Montréal.

Voix 4A6:40:00

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌6:40:02

Oui, merci beaucoup. Je prends le temps de me lever, puis merci d'être présents. Je sais que vous êtes très nombreux. La préoccupation que vous mettez de l'avant concernant le respect ou la confiance dans les institutions, elle est entière et je vous comprends. Puis je pense que vous allez dans des technicalités qui sont absolument pertinentes, mais permettez-moi juste de vous dire que nous non plus, ça fait pas notre affaire. Nous non plus, ça fait pas notre affaire qu'en 2015, Ensemble Montréal a donné la permission, il a changé le zonage. Est-ce qu'on, faut qu'on se le dise là, si ça avait pas été fait quand c'était monsieur Ménard et quand c'était monsieur Coderre, on serait pas dans la situation où on est présentement. À un moment donné là, on va dire les vraies affaires. Alors le fait que ce soit en ce moment, après, puis savez-vous quoi, on se démène dans l'eau bénite. Quand vous dites tout à l'heure, oui, pourquoi vous avez fait ça, c'est si vous saviez qu'il fallait avoir l'accord de l'autre. Parce que j'ai l'impression que depuis 2017, on essaie de trouver des solutions. Puis je le sais que ça ne fait pas votre affaire ce que je vous dis, mais je veux que vous sachiez qu'on a mis, on a tout essayé, les recours, les poursuites, essayer de faire changer d'idée, on fait ce qu'on peut.

Voix 4A6:41:12

Le temps est écoulé. On vous remercie, madame Carmelle Peloz, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Si vous permettez, en respect pour les gens qui sont présents ici ce soir, nous allons continuer dans le respect du décorum. Prochaine question nous est présentée par Jean Duval. Bonsoir, monsieur Duval, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:41:33

Bonsoir. Ce qui m'amène aujourd'hui, c'est l'Office de consultation publique de Montréal. J'ai assisté personnellement à 2 de ces rencontres pour émettre mes opinions. Et puis il y en a une des deux qui n'était pas enregistrée WebTV, une oui, l'autre non, elle n'était qu'enregistrée audio. Alors je l'ai appris sur place, mais laissez-moi juste vous raconter que quand j'étais dans la salle avant que ça commence, où j'apprenais que c'était juste audio, parce qu'on j'ai vu qu'il y avait une personne à 2 chaises de moi qui ressemblait étrangement à une journaliste. Je me suis juste posé la question si c'était pas marqué journaliste dans son fond. Alors je lui ai demandé, vous travaillez pour quel journal? Elle a dit, non, je suis une employée de la Ville. Puis elle travaillait avec un portable, un laptop, puis elle prenait des notes. Alors je me suis demandé, eh bien, quand on paye quelqu'un 50 000$ par année à peu près, pour rendre des comptes, puis dire voici ce que j'ai vu, voici ce que j'ai entendu, je fais un rapport.

Voix 4A6:42:51

Et la question?

Citoyen·ne ◌6:42:53

Ben moi, j'ai reçu de monsieur Vézina les transcriptions de cette journée-là, et puis j'ai demandé comment se fait-il qu'on peut pas avoir l'audio.

Voix 4A6:43:11

Est-ce que c'est votre question au niveau de l'audio?

Voix 4M6:43:14

Oui.

Voix 4A6:43:15

Merci. Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌6:43:16

Bonjour, monsieur Duval. On s'en est parlé, vous aviez amené la question au conseil d'arrondissement de Ville-Marie. J'ai apporté lors de ma statutaire, parce que je suis aussi responsable des dossiers qui sont liés à l'OCPM, donc on a des rencontres statutaires avec la présidence de l'OCPM, je leur ai apporté le point que vous m'avez ramené à cet égard-là. Après, dans les consultations, de la façon dont c'est fait ici, c'était dans le cadre de la consultation sur l'intégration des ressources pour les populations vulnérables en milieu urbain, il y a divers ateliers et décisions qui sont prises, ne serait-ce que pour permettre aux gens aussi d'être confortables à pouvoir parler de façon ouvertement. Il y a certaines personnes des fois qui ne sont pas à l'aise de se faire filmer. Donc, il y a eu une multitude d'approches qui sont menées par l'OCPM. Et c'est ce qu'on souhaite, l'OCPM, on veut qu'ils élargissent la participation citoyenne des jeunes, des tout-petits, des personnes vulnérables, des personnes qui sont pas habituées nécessairement de participer à ce type d'activités-là. Donc, ils essayent plusieurs choses, mais soyez assurés que les commentaires que vous m'avez faits, je les ai transmis au président de l'OCPM.

Voix 4A6:44:25

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:44:27

Oui, monsieur Vézina m'a envoyé un courriel et puis Il disait, d'ici la fin de la semaine, les transcriptions, ça c'était au mois de mars, écrites de la séance micro ouvert le 19 février seront disponibles sur le site dans la section Transcriptions et webdiffusion de la documentation. Il n'y a pas de mise en ligne de l'enregistrement audio prévu sur le site web. Cordialement. Alors, il me laisse son téléphone, je l'appelle, je lui dis, moi, j'ai lu les transcriptions, et puis là-dessus, il y a plusieurs lignes qui ont été scrappées, enlevées, censurées. Puis moi-même, sur certains paragraphes, j'ai de la misère à me lire tellement que c'est mal fait, la transcription. Alors je demande et j'exige comme citoyen que l'on respecte les archives publiques, parce que l'Office de protection L'Office de consultation publique, pardon, de Montréal se doit d'avoir un respect envers les gens qu'elle fait déplacer, qui donnent leurs idées, leurs expériences.

Voix 4A6:45:39

Très bien, merci, on a compris l'essence, monsieur Duval. Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌6:45:44

Pour votre sous-question, écoutez, vous pouvez toujours faire une plainte officiellement si vous jugez que vos propos n'ont pas été rapportés de façon adéquate. Il y a différentes instances que vous connaissez bien aussi qui sont là pour défendre les citoyens. Bien évidemment, l'Office de consultation publique de Montréal, comme je l'ai dit tout à l'heure, essaie différentes approches. L'objectif, c'est de transcrire le plus fidèlement possible la parole des citoyens à travers leur rapport. Ils sont autonomes, monsieur Duval, par rapport à ça, pour le faire. Et voilà, donc c'est le point final de mon intervention. Merci, monsieur.

Voix 4A6:46:21

On va conclure ici en l'absence de respect du décorum. Je vous remercie, monsieur Duval. On vous souhaite une bonne soirée et on aimerait respecter le temps de parole des autres gens qui attendent après vous. On vous remercie, bonne soirée. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Pierre-Jean Tremblay. Bonsoir, monsieur Tremblay, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:46:48

Bonsoir, madame la mairesse, monsieur Beaudry, à qui je vais m'adresser en particulier. La semaine dernière, j'étais présent au conseil d'arrondissement Ville-Marie. J'ai aussi participé au grand rendez-vous sur le Quartier latin. Je tiens à féliciter les représentants de la Ville de Montréal, dont notamment madame la mairesse, monsieur Beaudry, mais aussi monsieur Rabouin, qui ont joint leurs voix à celles des personnes citoyennes et groupes d'oppression montréalais en affirmant que la Ville considérait qu'il n'y avait pas d'acceptabilité sociale pour la construction du poste électrique d'Hydro-Québec sur le site de la Grande Bibliothèque, qu'Hydro-Québec devait rendre accessibles toutes les informations sur les besoins en électricité et les sites analysés, Et des citoyens, entre autres, qui ont demandé une consultation publique crédible et exemplaire relativement au projet de poste de transformation électrique. Ma question, donc ça s'est passé en arrondissement et sur, dans les médias entre autres. Considérant les déclarations faites par madame Plante, monsieur Beaudry, monsieur Rabouin, et à la suite du dernier conseil, pendant et à la suite du dernier conseil d'arrondissement Ville-Marie, Le conseil municipal peut-il s'engager, et je parle bien du conseil municipal, à adopter une motion demandant à Hydro-Québec de mettre en place une consultation publique crédible et exemplaire relativement au projet de poste de transformation électrique et une consultation publique crédible et de rendre publics tous les documents et études utilisés pour prendre des décisions relativement à ce projet?

Voix 4A6:48:29

Monsieur Robert Beaudry va répondre à la première portion, vous pouvez poursuivre ensuite. Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌6:48:34

Bonjour monsieur Tremblay, pour répondre à votre question par courriel, oui je vous ai vu au conseil d'arrondissement, vous étiez bien là. Écoutez, je peux pas parler au nom du conseil municipal parce que toute déclaration ou motion est amenée par le conseil municipal et le conseil municipal est souverain. Néanmoins, je peux parler au nom de l'administration puisque je suis porteur du dossier du Quartier Latin avec mes collègues aussi. Je pense qu'on a plusieurs à porter ce secteur-là qu'on veut voir revitalisé et ce que vous demandez, on l'a demandé. On continue à le demander, on utilise les tribunes pour que ce soit fait. C'est pour ça qu'on a voulu garder les canaux ouverts aussi avec Hydro-Québec. L'objectif depuis le début, ça n'a jamais été de jouer la chaise vide, ça a été justement de s'assurer qu'il puisse y avoir une démarche crédible. On a été chercher cette garantie-là aussi qu'il y ait une démarche qui soit mise en place par une lettre signée par monsieur Sébia. Je crois que mon chef de cabinet, notre chef de cabinet à Ville-Marie, vous l'a transmise. Si c'est pas le cas, je vais m'assurer que ce soit fait par courriel. C'est une lettre qui est publique dans laquelle il y avait un engagement de la part d'Hydro-Québec de faire ce type de consultation crédible et transparente. Ils ont tenté des choses, ils ont présenté différents scénarios, des trucs utilisés. Visiblement, ce n'est pas suffisant pour la population. C'est ce qu'on a entendu comme administration et c'est pour ça que madame la mairesse, monsieur Rabouin, moi-même, on a réitéré justement cette voix des citoyens qui demande encore plus d'exemplarité dans la démarche et on va continuer à le faire.

Voix 4A6:49:58

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:50:00

Oui, la rumeur ou les informations laissaient entendre qu'Hydro-Québec allait revoir la totalité ou l'ensemble du projet, entre autres en réaction au peu d'accessibilité sociale. Comme citoyen, je suis préoccupé à l'effet que le jour où elle relancera le projet sur de nouvelles base de savoir comment on en sera informé, parce que ça a pris quand même quelques années avant qu'on soit bien, bien informé du projet, puis encore maintenant, c'est des informations qui sont très difficiles à décoder. Donc, est-ce qu'on peut compter sur la Ville pour alerter les citoyens d'un processus de consultation éventuel qui serait mis en œuvre par Hydro-Québec?

Voix 4A6:50:40

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌6:50:41

Oui, absolument, monsieur Tremblay. C'est d'où l'intérêt de garder des canaux ouverts avec les différents partenaires et parties prenantes du secteur. Nous, on est le gouvernement de proximité, le conseil municipal, le conseil d'arrondissement plus particulièrement dans Ville-Marie, c'est notre rôle d'entendre les préoccupations de nos résidents et de les rapporter. Donc là, on a les deux chapeaux et on est alentour de la table. Alors, dès qu'il y aura quelque chose qui sera présenté, notre souhait, ça va être, avant de l'annoncer, qu'on puisse aller vers les parties prenantes parce qu'une démarche exemplaire, ça commence par une démarche qui est présentée et faite avec la population.

Citoyen·ne ◌6:51:17

Je vous remercie.

Robert Beaudry ◌6:51:17

Merci beaucoup.

Voix 4A6:51:18

Merci, monsieur Tremblay, très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Francis Lapierre. Bonsoir, monsieur Lapierre, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:51:27

Bonsoir tout le monde, bonsoir les élus. Voilà, Concernant la métropolitaine, dans le dernier courriel reçu de la Ville, madame Mauzerolle écrit, il est important de préciser qu'aucune enquête sociosanitaire n'a été ou ne sera demandée pour ce projet, ce genre d'enquête ne s'appliquant pas aux infrastructures urbaines. Ah oui?

Citoyen·ne ◌6:52:02

Expliquez-moi comment les autres grandes villes à travers le monde évaluent-elles les dégâts causés à la santé et à la sécurité de leur population par leurs infrastructures urbaines, comme les autoroutes en milieu urbain, et prennent leurs décisions d'aménagement. Elles font sûrement des enquêtes sociosanitaires ou un équivalent, peu importe le nom qu'on leur donne. Elles ont sûrement le besoin de faire le décompte des collisions, morts, blessés, maladies physiques et mentales, réduction de l'espérance de vie engendrée par leur structure urbaine afin de prendre de bonnes décisions. Elles font sûrement une évaluation des dégâts pendant la phase de réfection et de ceux durant la durée de vie suivant celle-ci, en tenant compte des changements climatiques et de l'augmentation prévue du nombre de véhicules. Alors, ma question, madame la présidente, si ce genre d'enquête ne peut effectivement pas s'appliquer à la métropolitaine, Ce dont je doute fortement. Ne peut-on pas en créer une?

Voix 5B6:53:07

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:53:09

Oui, merci beaucoup pour votre question. Écoutez, quand vous êtes venus la dernière fois, ce que je vous ai expliqué en fait, c'est que la métropolitaine, c'était un ouvrage du gouvernement du Québec. C'est sûr que nous, à la Ville de Montréal, on a une appréciation quand il y a des partenaires qui viennent faire des travaux sur notre territoire. Évidemment que dans certains secteurs, comme on le fait dans l'est de Montréal entre autres, on met en place des capteurs pour la La qualité de l'air. C'est sûr que certaines mesures qu'on met en place, d'ailleurs dans le cas de la métropolitaine, je vous avais dit, on travaille avec la Direction régionale de la santé publique. Cela étant dit, mis à part ça, bien qu'on peut sensibiliser les autres ordres de gouvernement quant à nos intentions de réaménagement, ce qu'on a fait d'ailleurs, la mairesse avait envoyé une lettre au gouvernement du Québec à l'époque quand on a su qu'ils avaient l'intention de faire des travaux parce qu'on ne voulait pas une réfection à l'identique, on voulait qu'on en profite pour réaménager en boulevard urbain, revoir la configuration, mais Dans le cadre des ouvrages qui ne sont pas les nôtres, c'est sûr qu'on fait pas des analyses exhaustives quant à l'impact, mais évidemment qu'on fait des commentaires. Dans le cas de l'autoroute 40, vous pouvez être assurés qu'on a partagé à plusieurs reprises auprès du gouvernement du Québec notre souhait de réduire les impacts tant en termes de pollution de l'air qu'en termes d'aménagement urbain pour éviter qu'il y ait évidemment des collisions et autres types de nuisances.

Voix 5B6:54:26

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌6:54:28

Oui, je comprends bien que c'est au niveau provincial que les choses se décident. Mais les statistiques d'espérance de vie pour chacun des sous-secteurs de la Ville de Montréal existent. On peut sûrement agglomérer l'espérance de vie des populations longeant la métropolitaine. Tout ça me semble être des excuses de la direction de la santé publique pour ne pas faire. Si la Dre Mylène Drouin refuse, après cette demande publique, de s'exécuter, alors elle n'a pas à cœur la santé et sécurité de la population montréalaise. Merci. et elle ne mérite donc pas son poste. Je la mets au défi de descendre de sa tour d'ivoire du 5e étage de la rue Alexandre-de-Sèvres et d'expliquer à la population montréalaise pourquoi elle refuse d'effectuer ses études. Alors, ma question, madame la présidente: la Ville de Montréal va-t-elle demander la démission de la directrice régionale de la santé publique de Montréal, advenant le cas où elle refuserait de faire ses études? Merci.

Voix 5B6:55:31

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:55:33

Écoutez, non, et ça ne nous incombe pas. C'est votre prérogative d'avoir l'opinion que vous avez là sur la direction régionale de la santé publique de Montréal.

Voix 5B6:55:42

On vous remercie, monsieur Lapierre, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Martine Lacroix. Bonsoir, madame Lacroix, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:55:58

Bonsoir. Je suis bénévole pour l'organisme Les Petits Frères depuis environ 20 ans. Je visite des personnes plus âgées que moi, puis j'essaie de leur apporter un petit peu de bonheur. J'ai une grande amie qui s'appelle Jeannette. Elle a 83 ans. Elle habite à la résidence Providence Saint-Dominique au 95 Saint-Joseph-Est. Jeannette se déplace avec une canne. Depuis plusieurs mois, moi et Jeannette, nous allons prendre notre café au Couchetard au coin de Saint-Laurent et Saint-Joseph. Nous avons constaté que le décompte numérique des feux de circulation n'était pas adéquat pour permettre à des personnes à mobilité réduite de se déplacer en toute sécurité. Le nombre de secondes n'étant pas suffisamment long, Jeannette est stressée. Elle craint de se faire frapper par un véhicule et Jeannette a aussi peur de tomber en se déplaçant pour traverser avant que le décompte numérique ne prenne fin. Question. Est-ce que les élus de chaque arrondissement s'engagent à accorder une attention particulière au décompte numérique des feux de circulation situés près des RPA et aussi des CHSLD des secteurs sous leur responsabilité afin de sécuriser les déplacements de Jeannette et de toutes les personnes à mobilité réduite. Merci.

Voix 5B6:57:31

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌6:57:32

Merci. Oui, merci beaucoup pour votre question, madame Sophie Mauzerolle, responsable des transports et de la mobilité. Écoutez, je pourrais pas m'engager pour l'ensemble des élus de cette chambre, mais je demeure convaincue que tout le monde, peu importe le quartier qu'il représente, a cette sensibilité-là. On a une population qui est vieillissante, vous avez raison, et dans les dernières années, c'est tous les feux de circulation de la Ville de Montréal qu'on s'est engagés à transformer pour, entre autres, justement prolonger les temps de traverse, pour s'assurer aussi qu'il y ait un décompte numérique, donc une période où vraiment, quand on s'engage, les gens ont le temps de traverser, puis n'y a pas de voitures qui peuvent y aller. Cela étant dit, des fois à une intersection, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de mouvements avec lesquels on doit composer. Il y a des autobus, on doit laisser passer les autos, on doit permettre aux gens de traverser, on veut s'assurer aussi que les cyclistes sont en sécurité. Donc des fois, c'est une opération complexe, mais je m'engage à faire des démarches concernant l'intersection que vous avez soulevée. Je pourrai vous revenir avec une réponse plus précise, mais soyez rassurés à l'effet que tous les feux de circulation sont en train d'être modifiés.

Voix 5B6:58:38

Merci beaucoup, madame à la la Ville de Montréal dans cette perspective-là.

Sophie Mauzerolle ◌6:58:40

Puis on a aussi ajouté là, dans les dernières années, un nouveau programme de sécurisation aux abords des secteurs, donc des RPA, mais des secteurs aussi où on sait que la population est plus présente. Donc c'est un programme aussi qui nous permet de venir faire des aménagements plus sécuritaires pour le bénéfice de votre amie et de toutes les autres personnes âgées qui profitent de la Ville.

Voix 5B6:59:02

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:59:04

terminer en disant que ça va être moi, ça va être vous à un moment donné qui va être dans la même situation que Jeannette. Merci de m'avoir écoutée.

Voix 5B6:59:13

Merci à vous. Très bonne soirée. Nous poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Élisabeth Green. Bonsoir, madame Green, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌6:59:25

Bonsoir.

Citoyen·ne ◌6:59:31

Merci. Vous avez choisi de conclure une entente avec Crémault Logistique pour vous défaire de sa poursuite au montant de 373 millions de dollars. Cette entente inclut de lui donner 17 millions de dollars, en plus de payer pour le réaménagement de la rue Dickson afin de faire passer ses trains, de payer pour un bassin de rétention d'eau sur son terrain et de payer pour le connecter au réseau routier supérieur de payer pour construire un ouvrage antibruit et de payer pour déplacer des rails. Vous avancez que cette décision sera moins coûteuse pour la Ville que de poursuivre les démarches judiciaires et affronter cet entrepreneur délinquant, intimidateur et querulant. Si vous êtes arrivé à cette conclusion en tant que bon administrateur public que vous dites être, c'est donc que les plans et budgets pour ces aménagements existent, sans quoi vous n'auriez pas pu concrètement faire le calcul. Ainsi, puisqu'ils seront assumés par l'ensemble des contribuables montréalais, vous conviendrez que ceux-ci sont en droit de savoir à combien s'élèvent les frais de cette entente et que ces derniers sont également en droit d'avoir accès aux plans en question. En toute transparence et en guise de bonne foi, sans qu'on ait à passer par une demande d'accès à l'information, pouvez-vous nous faire parvenir les plans des budgets, les plans et budgets des développements pour l'ensemble du secteur Assomption-Sud sur lesquels vous vous êtes basés pour prendre la décision d'accorder les dérogations au règlement logistique plutôt que de poursuivre la bataille auprès de vos citoyens?

Voix 5G7:01:00

Bonsoir, madame Green. Écoutez, il n'y a pas vraiment d'autres options sur la table pour la Ville de Montréal, soit il y a une entente hors cour, soit il n'y a pas d'entente hors cour. Une fois qu'on se fait refuser 2 fois plutôt qu'une par les tribunaux, notre position de refuser d'émettre le permis. On n'est plus dans une logique où est-ce qu'on continue le combat juridique. Ce combat juridique-là, je l'ai porté, Laurence Lavigne Lalonde l'a porté avec moi, Alia Hassan-Cournol l'a porté, la mairesse l'a porté. Lorsqu'on a perdu en Cour supérieure, on a demandé à aller en appel, on a gagné le droit d'aller en appel. C'est ça. Et ensuite, en cour d'appel, on a encore une fois perdu. Donc, une fois qu'on est rendu là, on n'est pas dans une optique de est-ce qu'on a une chance que Raymond Logistique quitte son terrain? Non, il n'y en a pas de chance que Raymond Logistique quitte son terrain. La cour, à deux reprises, nous a imposé d'octroyer le permis. Donc, l'option qui nous reste, c'est avec le très malheureux citron qu'on a, mais d'en faire la meilleure limonade possible, même si c'est très amer par moments. Donc, l'entente hors cours, présentement Raymond Logistique, il peut faire plusieurs éléments et il n'a besoin d'aucune autorisation de la Ville, mais l'entente hors cours permet des gains. Je m'excuse, je parlerais plus longtemps, mais ma minute 30 se termine très rapidement, désolé.

Voix 5B7:02:37

Questions complémentaires?

Citoyen·ne ◌7:02:40

Comment alors pouvoir affirmer que vous êtes des administrateurs publics rigoureux et responsables, et ce pour l'ensemble des contribuables montréalais, si vous avez basé une décision qui est à ce point déterminante pour le développement des Machins, mais plus largement pour tout l'est de Montréal, sans plan ni budget?

Voix 5G7:03:01

S'il n'y a pas d'entente hors cours, Raymond Logistique Il n'est pas tenu de maintenir sa butte qui existe actuellement. Avec l'entente en cours et les réactions de l'OCPM, il a convenu de la maintenir jusqu'à temps que la Ville construise notre parc linéaire avec la butte antibruit. Mais la décision de la Cour fait qu'il peut la retirer quand il veut, sa butte antibruit. La décision de la Cour, sans entente avec la Ville, permet à Raymond Logistique de ne planter aucun arbre sur son terrain. Je suis conscient que les 1700 arbres qu'il promet planter sur son terrain et aux abords ne sont pas suffisants pour compenser la bétonisation du secteur. Je suis entièrement d'accord avec vous. Mais l'entente en cours et les modifications suite à l'OCPM permettent cette bonification-là. Le jugement de la Cour permet à Raymond Logistique de s'installer sans aucune gestion d'eau dans le secteur.

Voix 5B7:04:03

Merci.

Voix 5G7:04:05

Bref, j'essayais de vous nommer les différents avantages. Merci.

Voix 5B7:04:09

On vous remercie, madame Green, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Béatrice Hubert, représentant l'école FACE. Bonsoir, madame Hubert, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌7:04:22

Bonsoir, Béatrice Hubert, ancienne élève de l'école FACE, graduée en 2023. Comme vous le savez, la communauté faissienne se bat pour la conservation du 3449 rue Université, un bâtiment qui, je le rappelle, est patrimonial. Il faut avoir vécu Faize et connu Faize pour comprendre tout ce que cette école signifie. C'est un milieu où les enfants du primaire, du secondaire, du CSSDM et du EMSB cohabitent dans la joie et dans l'harmonie. C'est un milieu tellement créatif et communautaire où tous et toutes s'émancipent leur manière. FACE est aussi un rite de passage pour plusieurs artistes tels que Rufus Wainwright ou même Fanny Britt. Le déménagement dans 2 bâtiments distincts affectera en tout point le projet éducatif qu'est FACE. Les jeunes du primaire n'auront pas d'auditorium où se produire, ils n'auront presque plus de locaux de pratique pour le chant et la musique. N'est-ce pas un peu ironique, une école de musique sans auditorium?

Voix 5B7:05:20

Merci.

Citoyen·ne ◌7:05:22

Ce soir, je vous demande, chers élus, de soutenir notre projet en ne vous laissant pas berner et en acceptant de dire que, comme nous, vous croyez que ce déménagement forcé dans deux bâtiments distincts est la mort d'un projet extraordinaire dont votre ville ne peut pas se priver. Accepterez-vous de porter votre soutien pour que le projet FACE perdure dans sa forme actuelle, de la maternelle au secondaire 5, Tout le monde ensemble.

Voix 5B7:05:48

Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌7:05:52

Oui, bonsoir. Merci d'être présente ici ce soir. Donc, je vous réponds à titre de maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Donc, l'école Faith, c'est dans notre arrondissement, on en est bien fiers. Vous l'avez bien décrite, on a une école publique qui est axée sur les arts, qui met ensemble des élèves du primaire, du secondaire, francophones et anglophones. des élèves de partout à Montréal, qui sont dans un bâtiment patrimonial qui est exceptionnel, qui est dans le Plateau-Mont-Royal, oui, mais qui est à deux pas, vraiment physiquement à deux pas du centre-ville. On est d'accord avec vous, on a besoin d'une solution pour préserver la mission unique de l'école Faize, qui est dans un bâtiment unique, tout aussi unique. Donc, vous pouvez compter sur tout mon appui. D'ailleurs, on a interpellé le ministre Drainville pour qu'on réévalue, puis qu'on essaie de trouver une solution. Si les coûts sont trop élevés, peut-être qu'on est capable de travailler et qu'il est capable de travailler avec des équipes pour voir comment on peut y aller en phasage, réduire les coûts des travaux, mais c'est certain qu'on aimerait évidemment garder l'école à son endroit où elle est et on veut surtout pas un bâtiment patrimonial vacant à deux pas du centre-ville.

Voix 5B7:07:06

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌7:07:08

Merci beaucoup pour votre soutien. soutien et bonne soirée.

Voix 5B7:07:11

Merci à vous, madame Hubert. Très bonne soirée à vous. Il est 20 h 03. Ceci met fin à la première portion de période de questions des membres du public. Je tiens à remercier au nom du conseil municipal l'ensemble des personnes qui se sont présentées ici ce soir. Nous poursuivons avec les questions qui ont été transmises via le formulaire web. La première question est présentée par Marie-Ève Grignion. Cette question porte sur le projet Raymond Logistique et plus précisément sur les conclusions de l'OCPM. Elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit: comment justifiez-vous d'aller à l'encontre des conclusions des commissaires en répondant, en répondant pardon, à toutes les demandes de Raymond Logistique alors que leur coût sera immense pour les citoyens, d'abord sur le plan financier, probablement 400 millions si on compte les aménagements routiers, ce qui est supérieur au montant de la poursuite? Ensuite, sur le plan de la santé. Faut-il vous rappeler combien la santé des citoyens dans cette portion de la ville est déjà hypothéquée? Même si je n'habite pas l'arrondissement et que je ne suis pas touchée directement sur le plan de la santé, je suis choquée de tous les coûts qui ont été octroyés depuis la mise en place de cette consultation publique. Je suis choquée également car plusieurs personnes ont investi temps et énergie pour déposer des mémoires dans cette consultation. Des centaines de milliers de dollars ont été dépensés pour une consultation bidon que vous balayez du revers de la main.

Voix 5G7:08:31

Oui, bonsoir. Donc, on a répondu positivement aux 5 recommandations de l'OCPM concernant les travaux avec Raymond Logistique. Toutefois, et c'est un élément qui est peut-être pas super clair à la lecture du rapport de l'OCPM, la recommandation numéro 1, recommande de surseoir à l'entente hors cours entre la Ville de Montréal et Raymond Logistique pour pouvoir discuter plus longuement du projet. La Ville de Montréal était favorable à cette proposition-là et on l'est toujours. Toutefois, lorsqu'on lit l'entente hors cours, qui est publique, qu'on peut trouver sur le site web de l'OCPM, on y trouve deux informations importantes. Premièrement, que la date limite de cette entente hors cours Le 30 avril. Le 30 avril et que deuxièmement, pour surseoir à cette entente, les deux parties doivent être d'accord. Donc nous, on a demandé à Raymond Logistique, êtes-vous d'accord à surseoir la date limite de l'entente pour qu'on puisse négocier davantage, plus longuement, tel que demandé par le rapport de l'OCPM? La réponse de l'entreprise fut non. Donc nous, en tant que Ville de Montréal, on a répondu positivement cette demande-là de l'OCPM. Mais lorsque l'OCPM l'a écrite, j'espère qu'ils étaient conscients que pour avoir un délai, les deux parties devaient s'entendre, et donc la recommandation numéro 1 devenait dépendante de la position de l'entreprise, ce qui est bien embêtant.

Voix 5D27:10:05

Merci.

Voix 5B7:10:06

Question numéro 2, présentée par Chloé Larouche. La question porte sur l'assomption soulignée, elle est présentée à madame Sophie Mauzerolle, et se dit comme suit: en raison de l'abandon du financement pour le prolongement autoroutier du boulevard Assomption souligné par le gouvernement du Québec. Est-ce que la Ville compte-t-elle aussi abandonner ce projet insensé et travailler à la pérennisation de la route temporaire du port qui répond aux besoins de résoudre le problème du camionnage dans le secteur? Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌7:10:36

Merci beaucoup pour votre question, madame Laroche. Écoutez, c'est une excellente question dans la mesure où il y a une entente tripartite entre les différents Les différents acteurs, la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec, mais aussi le port et le fédéral concernant cette route-là. Donc, on a été tout aussi surpris que vous de l'abandon du financement par le gouvernement du Québec. On attend des réponses. On ne sera pas en mesure de répondre seuls parce qu'évidemment, il y a d'autres acteurs qui sont, qui sont dans ce dossier-là, mais on attend un retour. Mais la question, la question est très, est très juste et se pose.

Voix 5G7:11:11

Merci.

Voix 5B7:11:11

Question numéro 3 présentée par José Demeule. La question porte sur Raymond Logistique, cette fois-ci sur le coût des consultations. Elle est présentée à monsieur Robert Beaudry et se lit comme suit: vous vous positionnez ce soir comme des administrateurs publics responsables en rejetant la recommandation principale du rapport de consultation publique menée par l'OCPM sur le site Raymond Logistique. Quel est le coût total de cette consultation? Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌7:11:35

Merci beaucoup pour votre question. Encore là, je pense que mes collègues ont été très clairs sur le fait que la recommandation de surseoir devait obtenir l'aval des deux parties, et malheureusement, ce n'était pas le cas du côté de Raymond Logistique. Pour ce qui est du coût des consultations, bien évidemment, il y a tous ces éléments-là, sont publics, donc dans le budget de l'OCPM, il y a une reddition de comptes qui est faite sur les coûts des diverses consultations. Je n'ai malheureusement pas le montant ici présentement, mais ça me fera plaisir de vous transmettre les informations que j'ai par courriel au besoin.

Voix 5B7:12:12

Question numéro 4 présentée par Michel Poitras. La question porte sur de la vitesse excessive sur les rues Gérald-Des-Sénécales. Elle est présentée à madame Nancy Blanchet et se lit comme suit. Il y a beaucoup de jeunes familles et enfants sur les rues Gérald-Des-Sénécales. Je constate que la vitesse des automobilistes est excessive. Je suggère donc qu'on installe des dos d'âne sur ces rues, ce qui aurait dû être fait quand on a refait les rues. Si les gens respectaient les limites de vitesse, on n'en aurait pas besoin, mais ce n'est pas le cas. Madame Nancy Blanchet.

Voix 5J7:12:40

Merci beaucoup, monsieur Poitras, pour votre question. Effectivement, les rues Gérald et Sénégal, ce sont deux rues à l'extrême ouest de l'arrondissement LaSalle, donc c'est des rues qu'on connaît très bien. Je suis aussi soucieuse que vous de la vitesse sur ces rues, particulièrement la rue Sénégal qui relie le boulevard LaSalle à la rue Centrale, donc qui est souvent utilisée pour traverser d'un côté à l'autre du quartier. Nous allons entrer en contact avec vous pour bien comprendre peut-être les heures ou s'il y a des moments particuliers dans la journée où le problème est plus fréquent et aussi de vous expliquer le processus d'analyse afin éventuellement d'apporter un correctif, que ce soit un dos d'âne ou une autre solution, parce qu'on s'assure de toujours bien comprendre quelle est la problématique, la nature de la problématique, pour apporter la bonne solution. Merci beaucoup.

Voix 5B7:13:41

Question numéro 5 nous est présentée par monsieur Joseph Pugliese, représentant démocratique.ca inc., defundpolitics.ca. La question porte sur le lot 3800 Saint-Patrick. Elle est présentée à Monsieur Luc Rabouin et elle se lit comme suit.

Voix 5K7:13:56

This intervention is published without prejudice or accusations of wrongdoing. Heavily contaminated lot 6800 Saint-Patrick Street, Mister Rabouin. We appreciate Mayor Doré's response on your behalf at the March 18th and 20th meetings. However, Democratic.ca Inc. and other citizens respectfully insist on your personal reply. This is attempt number three. Projet Montréal, including yourself, appeared to support spending over twenty million dollars in taxpayer dollars to acquire, decontaminate, and rehabilitate this lot. However, taxpayers we spoke with do not share that enthusiasm. The lot has been listed in the Répertoire des terrains contaminés du Québec as heavily contaminated for years. In the interest of transparency and our ongoing journalistic investigation, we ask. Since Ville de Montréal became the proud owners and are aware of any reports or concerns about potential foreign interference, fraud, collusion, or irregularities in the acquisition, decontamination, or rehabilitation of 6800 Saint Patrick's.

Voix 5B7:14:58

Monsieur Benoît Doré.

Benoit Dorais ◌7:15:01

Bonsoir, Monsieur Poulié. C'est alors Monsieur le leader Limoges a bien expliqué à une séance du conseil. antérieurs, que ce sont les responsables au comité exécutif qui prennent la parole sur leur propre dossier. Alors, comme je suis responsable de la stratégie immobilière, je vais vous répéter exactement ce que je vous ai mentionné, même si c'est la troisième fois que vous posez la question. Alors, ce sont exactement les mêmes réponses que par le passé. Merci beaucoup.

Voix 5B7:15:29

Question numéro 6, présentée par Sylvain Élie. La question porte sur vitesse excessive sur les rues Georges-V et Duchesneau. La question est présentée à qui de droit et se lit comme suit. Alors que je me promène dans l'arrondissement et que j'observe dans certaines rues 7 à 8 dos d'âne alors qu'il n'y a pas de parc ou d'école et que sur la rive, Belle Rive, sur la rue Belle Rive où se trouve le plus grand parc de l'arrondissement avec une partie de la piste cyclable parallèle à la rue entre Georges-V et Duchesneau, un seul dos d'âne alors que la vitesse des automobilistes est bien au-delà de la limite permise, serait-il possible d'avoir beaucoup plus de dos d'âne? Ce serait grandement apprécié. Merci de votre compréhension. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌7:16:09

Merci, monsieur Élie, pour votre question. On a bien reçu la question ce soir et j'ai bien reçu votre courriel que vous m'avez également fait parvenir la semaine dernière. Écoutez, au niveau des mises en place de dos d'âne dans l'arrondissement, on octroie un contrat une fois par année où sont priorisés certains dos d'âne sur les rues les plus prioritaires. Donc, on y va soit par le nombre de demandes de plaintes de la part des citoyens. Sur certaines rues, il y a également des études de vitesse qui sont effectuées pour voir le niveau d'enjeu. De mémoire, il y a déjà eu des études qui ont été faites sur la rue Belle-Rive par le passé pour voir justement les enjeux de vitesse. À ce moment-là, la rue n'avait pas été priorisée au niveau de la mise en place des dos d'âne. Mais bref, je vais faire le suivi avec le cabinet du maire, puis je vais pouvoir vous revenir par courriel dans les prochaines semaines avec un peu plus d'informations sur quand pourraient être prévues des interventions.

Voix 5K7:16:54

Merci.

Julien Hénault-Ratelle ◌7:16:54

sur la rue Bellery. Merci.

Voix 5B7:16:55

Question numéro 7 présentée par Marc-Antoine Côté-Proulx. La question porte sur la piste cyclable Pont Mercier. Elle est présentée au conseil municipal et se lit comme suit: à quand aura-t-il, à quand aura-t-il moyen, à quand y aura-t-il moyen de traverser à vélo ou à pied près du Pont Mercier, car pour faire ce chemin de Lachine à Châteauguay, il en est de 2 h 45, pas très commode pour toutes les personnes qui travaillent et qui veulent faire, qui veulent le faire avec un moyen de transport écologique. Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌7:17:24

Merci beaucoup pour la question, monsieur Côté-Proulx, puis merci pour votre intérêt qu'on développe des liens de transport actifs. Cela étant dit, le trajet que vous proposez, bien que très intéressant, ne relève pas de la compétence de la Ville de Montréal. Les ponts sont de nature fédérale et là, on parle de plusieurs municipalités. Cela étant dit, ça me fera plaisir de partager votre demande à l'ARTM qui parfois travaille à des projets de routes comme on a par exemple la Route verte, la Route gourmande, donc qui peuvent financer différents projets d'aménagement de transports actifs sur l'échelle plus large du territoire, plus large que la Ville de Montréal. Merci beaucoup.

Voix 5B7:18:09

Question numéro 8 présentée par Jean-Sébastien Perron. La question porte sur un dos d'âne sur la rue Poincaré. Elle est présentée au conseil municipal et se lit comme suit: serait-il possible d'installer des balises aux extrémités de chaque dos d'âne de la rue Poincaré pour empêcher mes voisins de les esquiver, c'est-à-dire les dos d'âne, en roulant sur le bord du trottoir? Madame Nathalie Goulet.

Nathalie Goulet ◌7:18:30

Merci beaucoup, monsieur Perron, pour votre question sur les dos d'âne de la rue Poincaré dans le district d'Ahuntsic. Vous parlez des balises qui sont Très nécessaires aux extrémités. J'imagine que vous parlez des panneaux de signalisation qui annoncent la présence des dos d'âne sur la rue. J'ai fait les vérifications et ce sont 6 dos d'âne qui, en effet, ont été implantés dans votre rue en 2023. Les panneaux devraient donc déjà être installés. Donc, je vais entrer en contact avec vous pour bien comprendre les comportements délinquants que vous observer et on fera les vérifications nécessaires et on implantera les panneaux dès que possible s'ils ne sont pas déjà installés. Merci beaucoup.

Voix 5B7:19:16

Question numéro 9 présentée par Émilie Trudeau. Cette question porte sur Raymond Logistec. Elle a été répondue par monsieur Pierre Lessard-Blais quant à la question numéro 1 présentée par madame Marie-Ève Grignon qui portait sur la posture de l'administration quant aux recommandations formulées par l'OCPM. Question numéro 10 de Présentée par Julia Baudry-Slova. La question porte sur le lien de confiance des citoyens relativement au projet Rimond Logistique. Elle a été amplement répondue par Monsieur Pierre Lissarblay ainsi que Madame la Mairesse quant à la question présentée par Madame Carmel Pelos. Question numéro onze présentée par Greg Brown. La question porte sur les poules pondeuses à Montréal Nord. Cette question est présentée au Conseil municipal de Montréal Nord et elle se lit comme suit. I would like to ask if.

Voix 5K7:19:58

The neighborhood of Montréal-Nord would create a new bylaw allowing for laying hens if the resident's backyard and accommodations for the hens are appropriate and deemed acceptable for a few egg-laying hens.

Voix 5B7:20:11

Madame Christine Black. Oui, merci beaucoup pour votre question.

Christine Black ◌7:20:15

En fait, actuellement, le règlement en arrondissement ne prévoit pas la possibilité pour ce type d'animaux, en fait, à Montréal-Nord. Alors malheureusement, le règlement ne le permet pas. Au niveau de notre carte bâtie, c'est très complexe d'avoir des animaux, des poules, des poules, des coqs ou autres dans le secteur.

Voix 5B7:20:34

Alors c'est pour cette raison que ce n'est pas possible pour le moment. Question numéro 12 présentée par Matthew Fortier. La question porte sur les permis de vente de limonade. Elle est présentée au conseil municipal et elle se lit comme suit.

Voix 5K7:20:45

Does my six-year-old little sister need a permit to sell lemonade at a lemonade stand? Cause because I'm trying to make her happy.

Voix 5B7:20:52

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌7:20:55

Oui, merci Madame la Présidente. On remercie Monsieur Forcé pour la question. Faudrait connaître là, on ne sait pas dans quel arrondissement c'est situé. Alors si on pouvait avoir les coordonnées de Monsieur Forcé, on pourrait communiquer avec lui et voir la réglementation. On le remercie pour sa question et on va tenter d'entrer en contact.

Voix 5B7:21:09

Question numéro 13 présentée par Marie-Claude Alary. La question porte sur le projet Place Versailles, plus précisément sur la préservation de l'intimité. l'intimité, pardon, des résidences adjacentes au projet. Elle est présentée à monsieur Pierre Lessard-Blais et elle se lit comme suit. Puisque vous êtes en train de finaliser la révision du projet avec le promoteur et dans la mesure où la hauteur des bâtiments est une préoccupation importante des résidents du quartier, tel que décrit dans le rapport de l'OCPM, et qu'une seule recommandation relativement vague est liée... Je vous en prie. À cette préoccupation, comment entendez-vous préserver l'intimité des résidents des cours et des balcons adjacents dans la mesure où il est impossible de planter des arbres d'une hauteur suffisante à cause de la ligne électrique et de sa servitude? Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Voix 5G7:21:58

Oui, bonsoir, madame Alary. On est bien conscients que c'est une des préoccupations citoyennes des gens qui habitent sur des groseilliers et c'est quelque chose qui va pourra être répondu plus en détail lorsqu'il y aura davantage de détails connus, en fait, lorsque le projet et les réponses à l'OCPM seront publiques. On est toujours en train de finaliser les ententes avec le promoteur sur ce sujet, donc on pourra vous répondre plus précisément dans les prochaines semaines. On est confiant ce printemps.

Voix 5B7:22:29

Question numéro 14, présentée par Corinne Belhassen. La question porte sur le projet Place Versailles et plus précisément sur la disponibilité des nouveaux plans. Elle a été amplement répondue par monsieur Pierre-Lysarblais à la question de madame Elizabeth Green. Nous poursuivons à la question numéro 15 portée présentée pardon par Marie-Claude Duperron. Cette question porte sur Assomption soulignée et plus précisément sur l'impact envisagé des convois de wagons. Cette question est présentée à madame Sophie Mousrelly. Elle se lit comme suit: chaque fois que nous avons abordé le sujet du prolongement Assomption souligné ici à ce conseil de ville ou dans d'autres tribunes. Vous allégiez que Québec était le donneur d'ordre dans ce projet d'infrastructure routière. Or, maintenant que le projet est abandonné au PQI du Québec, l'administration de Projet Montréal annonce qu'elle donne libre cours à la mise en opération de la plus grande plateforme de transbordement en Amérique du Nord. Comment comptez-vous gérer l'impact des convois de 100 wagons de trains qui traverseront 2 fois par jour tous les passages à niveau de l'est de Montréal, de Dickson à Marion, bloquant la circulation routière, notamment aux heures de pointe. Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌7:23:34

Oui, merci beaucoup pour la question. Je tiens quand même d'abord à rectifier certains faits. Ce n'est pas l'administration de Projet Montréal qui donne libre cours à la mise en opération de la plus grande plateforme de transbordement en Amérique du Nord, mais bien les tribunaux. Alors, maintenant que ceci est dit, concernant la route Merci, madame la présidente. Alors, pour le parc Montréal, qui est un autre sujet, on est à clarifier les intentions du gouvernement du Québec et du port de Montréal, parce que, comme effectivement vous l'évoquez, c'est un projet qui est le fruit d'une entente tripartite. Donc, on essaie de comprendre un peu quelles sont les intentions qui perdurent de la part du port, du fédéral et du gouvernement provincial à cet égard. On s'est par ailleurs engagé à raffiner différents scénarios, en fait, puis de poursuivre la réflexion quant à l'aménagement des scénarios suite à la consultation publique qui avait eu lieu l'année passée où on avait entendu les préoccupations des citoyens, qu'on essayait d'intégrer le plus possible tout en respectant finalement les contraintes qui nous étaient données par les autres, les autres joueurs. Donc, on est en train de clarifier les intentions du gouvernement du Québec à cet égard. Merci beaucoup.

Voix 5B7:24:38

Question numéro 16, présentée par Jacques Nacuzi. Cette question porte sur le projet de lien cyclable sur la rue Hochelaga. Elle est présentée à madame Sophie Mauzerolle. Moserolle et se lit comme suit. Bonjour, d'abord merci pour le super projet de lien cyclable sur la rue Hochelaga. La sécurisation était très attendue et me tient à cœur du fait que ma fille et ses amis ont failli se faire happer par un automobiliste en 2023. L'aménagement semble se terminer à Du Havre, or pour plusieurs élèves venant du Plateau, la connexion naturelle se fait sur Rachel et Foulum. Est-ce que l'aménagement sera étendu jusqu'à Foulum et est-ce que l'intersection avec Frontenac sera sécurisée?

Sophie Mauzerolle ◌7:25:10

Dans l'affirmative, Oui, merci beaucoup, monsieur Nankouzi, pour votre question, puis merci pour les bons mots. Vous avez raison de souligner le fait que ces aménagements-là sont attendus depuis longtemps. C'est un axe sur lequel il y avait énormément de collisions, donc on est très, très, très contents de pouvoir venir proposer un projet de sécurisation, mais un projet aussi qui va permettre à notre transport collectif d'être plus performant, puis évidemment aussi cyclistes de circuler aussi en toute quiétude dans un secteur qui leur est dédié de la rue. Oui, je tiens à vous rassurer à l'effet que le projet de la rue Hochelaga va se rendre jusqu'à Follum. Vous n'êtes pas sans savoir par ailleurs que le réaménagement de la rue Follum est un petit peu plus compliqué que ce à quoi on s'attendait. On est à revoir les plans pour pouvoir vraiment venir travailler le drainage. Vous savez que le secteur est en cuvette, on a malheureusement subi beaucoup d'inondations, donc à la lumière de ces problématiques-là, on est en train d'améliorer le projet pour vraiment venir gérer au mieux les eaux. Et on est en train de clarifier l'arrimage entre ce projet-là sur Follum et le petit bout qui va manquer sur la rue Hochelaga. Donc, je n'ai pas de date précise pour ce petit tronçon-là, mais sachez qu'il est planifié par la Ville de Montréal, puis on va s'assurer de le faire en cohérence avec l'aménagement qui aura lieu sur la rue Follum. Un projet aussi dont on a très hâte de voir arriver. Merci beaucoup.

Voix 5B7:26:31

Question numéro 17, présentée par Hélène Gadoury. La question porte sur le logement social. Elle est présentée à monsieur Benoît Doré. Elle se lit comme suit: pourquoi il n'y a aucun nouveau logement social prévu dans le développement du Nord-Élec et du Triangle Nord alors que nous sommes en pleine crise inflationniste du marché locatif privé? Pourquoi ne pas obliger les promoteurs à inclure du logement social hors marché dans les nouvelles constructions? Pourquoi la cité des bâtisseurs obtenue il y a plusieurs années à coups de lutte? Peut-être peut-on Vous m'excuserez, je dois juste le relire. Peut-être peut-elle compter comme la portion logement social d'un projet de développement qui n'est même pas encore approuvé? Monsieur Benoît Dorais.

Benoit Dorais ◌7:27:12

Bonsoir, madame Gadouri. Merci d'avoir pris le temps de poser votre question. En fait, c'est pas un nouveau projet, c'est un amendement à un projet qui a été présenté par un promoteur avant à l'AIDE, qui a été autorisé, puis modifier. Et là maintenant, on vient le modifier parce qu'Allaide a racheté les droits de l'ancien promoteur. Alors c'est ça l'affaire, c'est qu'on vient modifier un projet qui est existant. Et comme à l'origine on avait utilisé, la Ville de Montréal et l'administration du temps avaient utilisé l'article 89.3 de la Charte, mais on ne peut modifier qu'un article 89.3 par un autre article 89.3. Vous avez raison, la Cité des bâtisses c'est la contribution du social dans le projet du Nord-de-l'Île. Et je rappelle, si vous n'étiez pas à l'écoute cet après-midi, que ce qui est visé par le promoteur à l'Aide, c'est de faire de l'emploi, c'est de faire du commercial, c'est de faire du bureau. Mais comme il y avait du logement de permis, à l'Aide a voulu maintenir cette possibilité-là, ce qu'on a fait, mais on a revu les différents clauses du logement, mais on ne peut pas demander 2 fois une contribution à un projet qui a déjà contribué. J'espère que c'est clair.

Voix 5B7:28:26

Question numéro 18, présentée par Denis Perrin. La question porte sur le projet Place Versailles. Cette question porte sur la nature des modifications au plan ainsi que la disponibilité desdits plans au public, puisqu'elle a été amplement répondue lors de la question présentée au numéro 14 par madame Corinne Belhassen et madame Élisabeth Green. Nous poursuivons avec la question numéro 17 présentée par Maud Landreville. La question porte sur Assomption Souligny, plus précisément sur l'article 89 et ses exigences. Elle est présentée à Monsieur Éric Alan Caldwell et elle se lit comme suit. À l'origine, le CCU était contre cette plateforme logistique sans plus-value, faute d'un BAP après une poursuite de 373 millions de dollars. Un rapport de SNC-Lavalin documente l'inutilité actuelles sans considérer l'effet du cumul et celles anticipées. On suggère de réduire le trafic et la vitesse des véhicules. Fin de la citation. On souligne l'inégalité du rapport de force sans donner suite. Pensez-vous que la raison d'être de l'article 89 est respectée en considérant ceci comme une seule gare de triage sans autre planification avec les parties préoccupées? Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌7:29:31

Oui, merci beaucoup pour votre question, madame Landreville. Écoutez, un article 89, c'est une dérogation au plan d'urbanisme qui vient vraiment gérer certains éléments très spécifiques. Cela étant dit, concernant l'ensemble des nuisances et l'ensemble des interventions qu'on va faire dans le secteur pour les réduire au plus possible, je tiens quand même à vous mentionner qu'on s'apprête à adopter un règlement d'emprunt de 88 millions de dollars pour vraiment venir intervenir partout autour dans le secteur. Donc, ça s'ajoute à l'acquisition des différents terrains dont on a parlé à plusieurs reprises Donc sécuriser le Boisé-Vimon, sécuriser le Boisé-Steinberg, acquérir la friche du CN pour en faire un parc linéaire. Et là, on vient rajouter des sommes pour pouvoir vraiment venir, entre autres, sécuriser la rue Hochelaga. On en parlait un petit peu plus tôt dans une portion qui est un petit peu plus à l'ouest, mais on va se rendre à l'est. Donc venir sécuriser le boulevard Hochelaga pour vraiment réduire la circulation de transit puis canaliser le plus possible le camionnage sur les grandes rues artérielles. venir aménager le plus possible le secteur sur vos rues et s'assurer qu'on intervienne sur la vitesse des véhicules, qu'on travaille sur des aménagements pour que ce soit le plus sécuritaire possible. Donc, 88 millions qui vont s'ajouter à tous les éléments dont on a déjà parlé précédemment.

Voix 5B7:30:47

Question numéro 20, présentée par Alain Masse. Cette question porte sur le projet Place Versailles. Il représente la SDC des Condominiums Versailles. Cette question a été amplement répondue lors de la réponse donnée à la question 14 de madame Corinne Belhassen ainsi que celle de madame Élisabeth Green. Nous poursuivons avec la question numéro 21 présentée par John Marks. La question est présentée au conseil municipal et je la résume ainsi: We sincerely and urgently wonder if Morgan International is a trustworthy business in your city. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌7:31:23

On vous remercie pour votre question, mais vous ne l'adressez pas à la bonne instance. On vous invite à contacter les instances appropriées pour cette question.

Vana Nazarian ◌7:31:32

Merci.

Voix 5B7:31:33

Question numéro 22 présentée par Nicole Bernier. Cette question porte sur Raymond Logistique. Elle est présentée à madame Alia Hassan-Cournol et elle se lit comme suit. Je voudrais avoir des clarifications sur vos commentaires dans votre vidéo du 9 avril et sur ce qui a été réellement protégé Est-ce que tout l'espace entre la butte Raymond Logistique et les coopératives sur Idéa, Steinberg et l'hôpital Grâce-Dart et entre Hochelaga et Notre-Dame ont été achetés par la Ville et que cet espace de plus de 85 mètres de large sera protégé pour favoriser la diversité environnementale? Est-ce que cela voudrait dire que les rails du CN seront déplacés sur le terrain de Raymond Logistique de l'autre côté de la butte et C, je voudrais aussi savoir si la Ville va soutenir les citoyens qui devront continuer leur lutte contre le ministère des Transports du Québec.

Alia Hassan-Cournol ◌7:32:25

Bonsoir madame, merci pour vos différentes questions, je vais y aller en vrac. A, on a, madame Mauserolle vient de le dire, on a annoncé aujourd'hui un règlement d'emprunt de 88 millions de dollars pour le secteur d'Assomption Sud Longue-Pointe, donc ça comprend l'acquisition de la friche du CN, la sécurisation du Boisé Steinberg, si on le peut, si d'autres terrains sont disponibles, éventuellement d'autres terrains qu'on pourrait racheter, décontaminer, zoner en espaces verts. On vient aussi sécuriser Hochelaga et bien sûr on veut s'assurer que l'ensemble des rues avoisinantes tout autour de Raymond Logistique vont être sécurisées, donc on pense à Vieux, on pense à Cadillac et B, oui, les rails seront déplacés. Et C, on a déjà demandé un BAP en 2021 et on s'est engagé à redemander le BAP directement au ministre Charette. On l'a dit dans les médias, le ministère de l'Environnement a entendu notre demande. Est-ce qu'ils vont le faire? Je vous demande de continuer de mettre la pression sur le BAP.

Voix 5J7:33:31

Merci.

Voix 5B7:33:31

Question numéro 23 présentée par Isaac Tsachiridis. La question est présentée au conseil municipal et elle se lit comme suit.

Voix 5K7:33:41

I filed a city complaint about a business in my condo unit that installed a commercial condenser outside my window and was told I was ineligible to file a complaint because we reside in the same building and it's the condo committee's responsibility to take care of it. However, it is taking too long as this is This has been an ongoing battle. It is really impossible for the city to—is it really impossible for the city to intervene? I can't imagine how it makes sense that a commercial unit can be installed next to a residential area. It makes it almost impossible to sleep at night.

Voix 5B7:34:18

Est-ce qu'on a un volontaire pour répondre à la question de Monsieur Tsachiridis? Sur les nuisances sonores. Madame Laurence Lavigne Lalonde.

Laurence Lavigne Lalonde ◌7:34:30

En fait, simplement mentionner qu'on prend connaissance de la question. Par contre, comme on sait pas c'est dans quel arrondissement, c'est difficile de fournir une réponse. Donc, si on pouvait nous transmettre les informations du citoyen, on pourra par la suite fournir une réponse plus adéquate.

Voix 5B7:34:42

Merci. Question numéro 24 présentée par Rose Isay. La question porte sur Raymond Logistiq. Il s'agit de remerciements au conseiller de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et elle se lit comme suit. J'aimerais simplement remercier Je voudrais remercier l'administration pour tout son travail dans le dossier Dorimont Logistique. Ce n'est pas un dossier facile, mais lorsqu'on regarde les procédures, on voit que la Ville a tout fait pour protéger les citoyens et leurs intérêts. Se battre contre une entreprise privée n'est pas facile et je leur lève mon chapeau. Vous avez fait ce que vous avez pu et les habitants de MHM sont derrière vous et comptent sur vous pour adoucir le projet au maximum pour le bien-être de la population qui vit aux alentours. Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌7:35:18

Merci, ça fait du bien. Je peux pas dire plus, je pense que vous le savez à quel point tout Projet Montréal se bat depuis des années contre le projet Raymond Logistique, chaque pierre on les soulève, chaque pierre aussi bien politiquement qu'administrativement on continue de les soulever, donc on lâche pas mais vraiment ça fait chaud au cœur aussi d'avoir des remerciements des citoyens de Mercier Hochelaga Maisonneuve, on lâche pas puis on l'aime notre Il est 20 h 32, ceci met fin à la période de questions du public.

Voix 5B7:35:53

À titre informatif, un total de 24 personnes se sont initialement inscrites pour présenter leurs questions au conseil municipal ce soir. Sur ce total de 24, il y a eu un désistement et 15 personnes ont été entendues. Par ailleurs, sur les 40 questions écrites qui ont été soumises par le formulaire web, 25 d'entre elles ont pu être entendues. Nous poursuivons avec l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour. Juste pour vous laisser savoir, il est 20 h 32 et je dois vous avouer que ça me devient de plus en plus difficile de me concentrer lorsque vous parlez. Alors, je vous demanderai votre collaboration s'il vous plaît pour tenir vos conversations dans les antichambres. Poursuivons avec monsieur Alan de Souza. Je vois auparavant une intervention souhaitée. Monsieur Limoges pour les déclarations.

François Limoges ◌7:36:41

Oui, madame la présidente, tel qu'annoncé à l'adoption de l'ordre du jour, il est 20 h 30. Nous allons, nous allons donc appeler le chapitre des déclarations restant et nous reprendrons ensuite nos passionnants travaux, probablement demain matin, dans l'ordre où les noms étaient au tableau. Alors peut-être prendre une capture d'écran des noms au tableau pour quand nous reprendrons. C'est fait. Alors, en case one, Madame la Présidente, j'appelle la déclaration pour souligner les 110 ans du génocide arménien et la journée commémorative qui lui est dédiée. Et je cède la parole à la mairesse de Montréal, Madame Valérie Plante.

Voix 5B7:37:23

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌7:37:24

Oui, merci beaucoup, Madame la Présidente. Donc, chers partenaires et chers membres de la communauté arménienne de Montréal. C'est un honneur de vous recevoir ici ce soir. Vous êtes nombreux et nombreuses. Permettez-moi de saluer madame Elloyan, qui est la directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie de Montréal-Nord et ancienne présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, qui a été l'initiatrice de la première motion commémorant le génocide des Arméniens en 1997.

Vana Nazarian ◌7:37:57

Bonjour.

Valérie Plante ◌7:38:07

Permettez-moi de saluer monsieur Tavitian, coprésident du Comité national arménien du Québec, ainsi que monsieur Karabajak, membre du conseil d'administration du comité, du comité pardon, national arménien de Montréal. Merci d'être avec nous. Je pense que vous avez d'autres visites, mais on aura la chance de se saluer tout à l'heure. Bonsoir. Je sais qu'il y a également d'autres partenaires qui sont pas nécessairement avec nous ce soir, mais permettez-moi de nommer, en fait, il y a des représentants de ces institutions. Je pense à l'Union générale sportive arménienne, de l'Association culturelle arménienne de Montréal, de la Fédération jeunesse arménienne de Montréal, de l'Association d'âge d'or du Centre communautaire arménien de Montréal, de l'École Sourp Agop et du Canadian Armenian Business Council. Bienvenue à tous. Alors, permettez-moi de faire cette— je suis la première, je suis la chanceuse qui a la chance de m'adresser à vous en premier, mais bien sûr, plusieurs de mes collègues voudront bien sûr ajouter un mot. pour sa déclaration pour souligner les 110 ans du génocide arménien et la journée commémorative qui lui est dédiée. Depuis 1997, la Ville de Montréal reconnaît la journée du 24 avril comme étant la journée commémorative du génocide arménien. Chaque année, on se remémore cet événement tragique qui a marqué l'histoire. Parce qu'entre 1915 et 1916, 1,5 million de femmes, d'hommes et d'enfants ont été assassinés et des centaines de milliers d'autres ont été déportés, les déracinant de leur territoire historique. Ça a été le début d'une atrocité qui allait décimer les deux tiers de la population arménienne au cours de cette période. Ce génocide a été le premier du 20e siècle. Il est aujourd'hui reconnu dans le monde entier comme l'un des crimes les plus horribles de l'histoire de l'humanité. Et même un siècle plus tard, ce massacre demeure profondément choquant. Les membres de la communauté arménienne ont dû faire preuve de beaucoup de ténacité et de résilience pour s'assurer que le génocide soit reconnu sur la scène internationale.

Voix 5D27:40:23

Je vous félicite.

Valérie Plante ◌7:40:25

Merci. Aujourd'hui, la mémoire du peuple arménien est bien vivante par des gestes comme celui que l'on pose aujourd'hui et à chaque année on s'assure de ne pas oublier les victimes de ce massacre, mais aussi de se rappeler de la résilience dont le peuple arménien a su faire preuve depuis. La journée de commémoration du 24 avril est aussi une occasion de se rappeler le droit à la paix et à la sécurité pour tous les êtres humains. Aujourd'hui, plus de 500 000 Montréalaises et Montréalais sont d'origine arménienne et une grande majorité des descendants des survivants du génocide sont établis ici, dans notre métropole, notamment dans le très bel arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. C'est là, au coin des boulevards Henri-Bourassa et de l'Acadie, que se trouve le monument commémoratif La Réparation, qui a été érigé en 1998 pour honorer les victimes des génocides du 20e siècle. Ce monument, tout comme notre engagement de mémoire, nous rappelle qu'on doit lutter chaque jour contre la haine, l'intolérance et la violence. Montréal a été une terre, a été et demeure une terre d'accueil pour les réfugiées arméniennes et arméniens et cette communauté continue de participer activement à la construction de notre ville. On n'est pas mal chanceux. Grâce à leur, à votre engagement tant sur les plans politiques, culturels, sociaux et économiques, Montréal est plus forte, plus belle, plus diversifiée. Plus inclusif. Il est essentiel pour nous, en tant que Montréalaises et Montréalais, d'affirmer notre solidarité avec le peuple arménien. C'est ainsi qu'on honore les victimes, mais aussi qu'on contribue à la lutte contre toute forme de violence, d'intolérance, de haine et de discrimination. Enfin, je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux Montréalaises et aux Montréalais d'origine arménienne pour ce qu'ils et elles apportent à la communauté. Leur histoire en est une de résilience inébranlable et d'une grande humanité. Pour commémorer les 110 ans du génocide arménien, j'invite les Montréalaises et les Montréalais à rendre hommage aux vies perdues, mais aussi à célébrer la force et l'esprit de ceux et celles qui ont survécu et qui, chaque jour, continuent d'enrichir notre métropole. Je vous invite donc, bien sûr, chers membres du conseil, à adopter la déclaration qui souligne les 110 ans du génocide arménien à l'unanimité. Et merci encore pour votre présence, qui est extrêmement importante pour nous et pour l'ensemble des Montréalais et Montréalaises. Merci.

Voix 5B7:43:07

Madame Vana Nazarian.

Vana Nazarian ◌7:43:10

Merci, madame la présidente. Bonsoir, chers représentants de la communauté arménienne. Harout Daroun Nouchik, Nouchik Eloyan, oui, qui était la présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, mais également la première mairesse d'Ahuntsic-Cartierville à l'époque et la personne qui a initié cette déclaration. Et honnêtement, quel privilège de pouvoir faire une intervention ce soir devant toi, Nouchik. Honnêtement, mes invités très très spéciaux ce soir que je vais vous présenter, chers collègues, dans quelques moments. Donc je me lève dans cette chambre ce soir pour commémorer le 110e anniversaire du génocide arménien. Pourquoi après 110 ans Pourquoi sommes-nous toujours là à en parler, de ce triste chapitre de l'histoire de l'humanité? Et je dirais qu'aujourd'hui, plus que jamais, l'importance du devoir de mémoire se met en évidence. Nous vivons, en tant qu'humanité, une période de turbulences, une période d'incertitudes accrues, d'instabilité géopolitique, une période de guerre. Mais cette turbulence mais davantage en évidence l'importance du devoir de mémoire, nous offrant une perspective. En tant que fière Montréalaise et Québécoise d'origine arménienne, mon parcours et celui de ma famille représentent celui de milliers d'Arméniens, souvent des descendants des seuls survivants de leur famille, qui ont voyagé les différentes villes, les différents pays qu'ils ont appelés leur chez-soi avant de se rétablir de s'établir à Montréal. À l'automne dernier, j'étais assise sur un banc d'église un lundi matin du conseil de ville de septembre. J'étais assise aux funérailles d'un homme exceptionnel qui avait quitté notre monde, laissant derrière lui sa famille et tout un héritage. Je vais me permettre de rendre hommage aujourd'hui à docteur Vasken Delkaloustian, cet homme né à Moussadar, qui veut dire Mont Moïse dans l'Empire ottoman, et dont l'histoire de sa famille a inspiré le roman de Franz Werfel intitulé Les Quarante jours de Moussadar en 1933. En effet, Franz Werfel a écrit un hommage littéraire à la résistance arménienne face au premier génocide du 20e siècle perpétré par le gouvernement jeune Turc de l'Empire ottoman. Et il écrit ce premier roman documentant la mémoire des victimes qu'il publie dans une période de l'entre-deux-guerres, en 1903, voulant alerter l'Occident sur les dangers des régimes totalitaires. Un message prémonitoire. À la veille de l'Holocauste.

Vana Nazarian ◌7:46:23

So to give a context, Werfel's novel tells the story of the heroic resistance of some 4,000 Armenians facing deportations by the Ottoman Empire during the genocide. And instead of complying, this group of Armenians fled up the mountain of Musa Dagh and held out for 40 days against Turkish forces, eventually being rescued. By French warships. Dr. Vaskender Kalustyan, this man who became a prominent Montrealer, was, as I mentioned, born in Musa Dagh and was the son of Movses Der Kalustyan, whose leadership during the Musa Dagh resistance inspired Werfel's book and notably his main character. And after the genocide, when the region was part of the French Mandate of Syria, Movses Der Kalousian was elected to the Syrian Parliament as a representative of the Armenian community. And when the region was passed on to Turkey in 1939, he played a crucial role in the relocation of the Armenian population to Anjar, Lebanon. And later, in 43 until 72, he was elected as a member of parliament, this time in the Parliament of Lebanon. Yes, elected an MP in two different countries.

Vana Nazarian ◌7:47:55

Doctor Vasquender Kalustian était certes le fils d'une personnalité légendaire, mais soyez rassurés qu'il a su avoir un parcours tout aussi légendaire de par son dévouement à 3 vocations qui lui étaient très chères: la médecine, l'éducation et sa communauté. Docteur Delcaloustian, diplômé en médecine de The American University of Beyrouth, puis d'une maîtrise à Johns Hopkins University, a marqué l'histoire de la médecine par ses contributions exceptionnelles dans le domaine de la génétique et de la pédiatrie. Médecin, chercheur, auteur, il a publié de nombreux ouvrages fondamentaux et plus de 160 articles influents. Il a été professeur émérite en pédiatrie et génétique humaine à l'Université McGill, dirigé la F.

Vana Nazarian ◌7:48:50

Clark Fraser Clinical Genetics Unit au Montreal Children's Hospital.

Vana Nazarian ◌7:48:56

Il a été récipiendaire de plusieurs prix prestigieux, dont le prix Albert Nelson Marquis Lifetime Achievement Award, et il a marqué l'histoire du Québec à travers ses recherches sur la première maladie génétique québécoise, le syndrome de Clawston.

Vana Nazarian ◌7:49:18

Beyond the man with a prestigious career and a highly respected leader in the Armenian community, I had the great privilege not only to know but to collaborate with this remarkable figure in 2014 through his third vocation, his profound desire to serve his community. Me, a newly graduated master's student in art history in my early 20s, shy and inexperienced. Him, the respected, prominent Dr. Der Kaloustian, son of a national hero. And regardless of our age difference, life experience, and standing in society, he gave me the opportunity, the appropriate space to feel at ease, to learn, to feel like I could contribute. And together we conceived an exhibition project which took life over the following year With the collaboration of many others at the Montreal Holocaust Memorial Center from the end of 2015 to early 2016. Now, the story of Dr. Derkalusian is a story of resilience, dignity, courage, the human will to survive, rebuilding a life, a community, contributing to the country of adoption.

Vana Nazarian ◌7:50:43

Nous avons passé plusieurs heures en 2014 où il partageait l'histoire de sa famille et de la résistance arménienne à Moussadar, des moments passionnants à parcourir les continents à travers ses cartes géographiques, des photos et archives officielles, retraçant la mémoire pour cartographier l'histoire. Et aujourd'hui, honnêtement, j'ai l'impression de boucler la boucle.

Vana Nazarian ◌7:51:10

It's a full circle moment.

Vana Nazarian ◌7:51:14

Des années plus tard, j'ai rencontré la fille de Dr. Der Kaloustian, qui est parmi nous ce soir, Daria. Merci d'être ici ce soir avec ta famille. Daria est muséologue et architecte montréalaise, qui est ici avec son conjoint Éric et ses deux filles Elsa et Mia. Mia, qui est une camarade de classe de mon fils aujourd'hui. Donc, encore une fois, merci d'être ici et de partager ce moment avec nous. On parle du devoir de mémoire après 110 ans puisque la menace est toujours là. La menace de se faire effacer son histoire, sa culture, sa langue est bien réelle, comme on a été témoin en Artsakh. Et je disais que lorsqu'on parle du devoir de mémoire, la vie de cet homme dont je fais hommage ce soir illustre si bien l'esprit de ce que représente ma communauté. La communauté arménienne de Montréal, avec ses centres communautaires, les multiples organisations vibrantes, des écoles, des églises, 40 000 Arméniens actifs et engagés, Une communauté qui valorise l'importance d'une langue, l'importance de tisser des liens intergénérationnels, d'être ouvert à d'autres cultures sans jamais oublier la sienne. Je terminerai en disant que ce jour de septembre à l'église, dans ces moments de dernier adieu, je me souvenais de ces précieux moments qui m'ont marquée profondément. Je me disais qu'on a rarement la chance dans une vie de connaître des personnalités aussi exceptionnelles comme le docteur Delphaloustian, excusez-moi, qui ont marqué la trajectoire de tout un peuple, qui ont su adopter un nouveau chez soi, s'investir et redonner. Et d'une certaine façon, le devoir de mémoire, c'est aussi ça. Ça représente le respect et la tolérance, des valeurs essentielles du vivre-ensemble. Ça représente l'empathie envers un peuple qui a souffert et qui continue à ce jour à souffrir. Et donc, Madame la Présidente, en tant que fière Montréalaise d'origine arménienne, c'est un honneur et un privilège de pouvoir prendre ce moment aujourd'hui à la mémoire des miens, ces Arméniens qui ont obtenu Ceux qui ont survécu et ceux qui ont rebâti. Merci. Bonsoir.

Voix 5S7:54:07

Tout d'abord, bienvenue à nos invités spéciaux ce soir. C'est un plaisir de vous avoir ici avec nous. Le 24 avril prochain marquera le 110e anniversaire du génocide arménien. À titre de conseillère de ville dans Bordeaux-Cartierville, un des quartiers au Canada comptant l'une des plus grandes communautés arméniennes, je tiens à prendre la parole et souligner cette journée de commémoration afin de ne jamais oublier celles et ceux qui ont perdu la vie à cause de la haine. In a world where people are still persecuted and killed because of their identity, we must continue to come together, remember the past, reflect deeply on the horrors that occurred, not only to honor the victims but to build a more just and peaceful future. Depuis son arrivée au Canada, la communauté arménienne enrichit grandement notre tissu montréalais. En effet, à chaque mois d'août, la grande kermesse arménienne de l'école Sourp-Hagop réunit des centaines de personnes, et même des milliers, de tous les horizons dans Bordeaux-Cartierville. C'est un moment fort où le voisinage tout entier célèbre la culture arménienne dans un esprit de solidarité et de fête. L'école Sourp-Hagop est un pilier de cette communauté, transmettant aux nouvelles générations l'importance de la mémoire et de l'identité, tout comme l'école Alex Manoukian située dans Saint-Laurent, dont la mission est de préserver plus de 3000 ans de culture arménienne. On April 24th, I invite you all to take a moment to reflect on the 1.5 to 2 million Armenians who were killed 110 years ago. Let us honor the strength And resilience of the Armenian community and the survivors who never stop sharing their heritage to the world. Merci.

Voix 5B7:56:06

Thank you, Madame Mary Doros.

Mary Deros ◌7:56:17

Merci, Madame la Présidente. J'aimerais aussi souligner l'appréciation. Et l'admiration que j'ai pour Madame Nouchik Galoyan. On était au conseil ensemble et c'est grâce à tous ces efforts courageux que nous avons un très bel monument au parc Marceline Wilson et je l'apprécie énormément. Merci beaucoup, Nouchik. Le 24 avril 1915 est un jour qui a changé à jamais la vie de mes ancêtres et grands-parents paternels. C'est un triste anniversaire que nous soulignons, et même si le génocide arménien a eu lieu il y a 110 ans, pour la communauté arménienne, des séquelles existent encore aujourd'hui. Madame la présidente, depuis 1999, je reviens à chaque année sur la même âpre histoire, mais la répétition n'est-elle pas la mère de l'enseignement? Entre 1915 et 1917, 1,5 million d'Arméniens ont disparu dans l'indifférence. Entre 1916 et 1923, près de 600 Grecs originaires de Pont- disparaissent eux aussi dans l'indifférence. C'est avec beaucoup d'émotion que je prends la parole aujourd'hui encore une fois, en mémoire de mes grands-parents paternels, Hovnan et Silva Chavouchan, mon oncle Vartkes et mon père Sarkis, qui ont fugué vers la Grèce pour se sauver. Imaginez d'avoir laissé derrière vous votre famille, votre travail, vos amis, votre mode de vie et de repartir à zéro. Cet événement terrible marque l'histoire d'un peuple entier et a entaché notre humanité. Une grande partie de ma famille paternelle a disparu. Mes arrière-grands-parents, leurs frères et sœurs, cousins, cousines, neveux et nièces. Nous n'avons jamais su ce qu'ils étaient devenus. Mes grands-parents ont survécu et ont vécu le long exode des réfugiés de Hadapazar. Avec mon père qui avait que trois ans et mon oncle deux ans, rejoignant la côte de la Méditerranée à Kousadas, puis l'île de Samos en Grèce, à Athènes après où je suis née et enfin à Montréal où ma famille s'est définitivement installée. Unfortunately, we have sadly seen different forms of persecution. And genocides since the Armenian genocide, the Pontians with 600,000, the Armenians and Greeks from Smyrna who were slaughtered and burned alive in their homes, Syrians, the Holocaust, Shoah, Cambodia, Bosnia-Herzegovina, Rwanda, Darfur, Myanmar, Artsakh, sans oublier l'Amérique du Nord et l'histoire des Amérindiens. Je suis fière du dépôt de la motion de la part d'Ensemble Montréal au mois de novembre en 2018, une motion qui a demandé au gouvernement du Québec d'inclure un meilleur enseignement du génocide dans les écoles secondaires au Québec, et on l'a réussi. Je crois fermement que tous les citoyens et citoyennes de ce monde méritent de vivre dans un monde où où ils peuvent pratiquer leur langue maternelle, leur religion et leur culture librement, libres de préjugés et de racisme. Après 110 ans, il est temps que la communauté mondiale, mondiale, Madame la Présidente, reconnaisse ce premier génocide de l'histoire roumaine. Reconnaître le génocide de 1915 nous permet d'enfin tourner la page sur cette tache noire de l'histoire de la communauté arménienne. Merci. Mais aujourd'hui, ça continue à Artsakh où 300 000 résidents ont été forcés de quitter leur maison. Aucun respect pour leur église, monastère et bâtiments patrimoine. Ils sont en processus d'être démolis pour que toute trace arménienne soit disparue de ce territoire. On April 23, 2010, the Parliament of Canada officially recognized that day. As a National Day of Remembrance and Action on Mass Atrocities. April 23rd was chosen in honour of Lester B. Pearson's birthdate. He was a Canadian Nobel Peace Prize winner and recognized for his commitment to peace and international cooperation to end crimes against humanity. This day now serves as a call for all Canadians to commemorate those who have suffered in the past And to work towards preventing such atrocities from happening in the future. Aujourd'hui, à la mémoire de ma famille arménienne et en solidarité avec la communauté arménienne mondiale, je me souviens des malheureux événements du 24 avril 1915 et je pleure la perte des vies innocentes. Mich Pidihishenkh. حضرت این حارود استنکینگین نحداکتره. Merci, Madame la Présidente.

Voix 5B8:02:33

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌8:02:41

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Bienvenue, chers invités. Merci beaucoup d'être avec nous au conseil municipal aujourd'hui. C'est un honneur pour nous de vous recevoir. Madame la présidente, il y a effectivement 50 000 Arméniens à Montréal qui se sont établis au Québec, à Montréal, et qui réussissent ce tour de force de continuer à préserver leur langue, leur identité, pour vraiment la préservation mondiale, parce que la diaspora arménienne est très importante pour la communauté arménienne de Montréal, mais tout en s'intégrant de manière exceptionnelle à tous les domaines de la société civile montréalaise et québécoise. Et franchement, c'est grâce à des leaders. On a nommé Madame Éléane, effectivement une grande dame d'Ahuntsic-Cartierville, mais des leaders inspirants et inspirantes de la communauté et une grande solidarité. Cette année, nous allons fêter le 57e. Je dis nous, même si je ne suis pas de la communauté arménienne, parce qu'on on y contribue et on est vraiment avec eux dans la fête. Donc, le 50e anniversaire de l'école sur Paguap qui rayonne très largement dans la grande communauté métropolitaine de Montréal et avec le centre communautaire évidemment et tous les autres services qui sont offerts à proximité. Donc, c'est un grand honneur de voir cette école et tout cet écosystème dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. Effectivement, on se donne rendez-vous, les collègues, je suis sûre qu'ils seront là, et les gens dans les estrades, on se donne rendez-vous vendredi matin prochain, le 24 avril, pour faire notre devoir de mémoire et se réunir autour du monument à la Réparation. Merci, bonne soirée.

Voix 5B8:04:25

Merci beaucoup, Julie Roy. Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌8:04:34

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je profite de cette occasion aussi pour rendre hommage à la communauté arménienne qui sont chez nous à Montréal. En tant qu'élu depuis 1990 à Saint-Laurent, mais depuis 2001 siégeant ici dans cette salle, j'ai eu année après année avec mes collègues du conseil l'occasion de non seulement commémorer le génocide arménien, mais aussi de rendre hommage à la communauté qui a tellement contribué pour bâtir notre ville. Je sais que chez nous à Saint-Laurent, nous avons une grande communauté qui est déjà chez nous, mais au-delà de la communauté, nous avons des institutions de la communauté qui sont présentes, l'école Alex Minoukian, les bureaux de l'AGBU, le centre de l'AGBU, le centre de Cayenne. Et je vous avoue que l'offre, la générosité, l'appui et aussi l'implication de la communauté arménienne au fil des ans a marqué notre communauté. Et la communauté arménienne, c'est un des bâtisseurs de notre communauté, année après année. On rend hommage à tous ceux et celles qui ont péri dans ce génocide, mais en même temps, je ne peux pas cesser d'être marqué par la résilience de la communauté et comment cette tragédie a forcé la communauté à se trouver, de protéger leur identité et, dans la diaspora arménienne, prendre toutes les mesures nécessaires Pour que non seulement eux, mais le monde n'oubliera pas. So with that in mind, I stand in solidarity, Madame la Présidente, with the community. I want to thank them for what they've done, for what they've done for Montreal and for our society here in Quebec. And as I've often said, I may not be born Armenian, but I'm Armenian by adoption. Thank you.

Voix 5B8:06:44

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la déclaration pour souligner les 110e ans du génocide arménien et la journée commémorative qui lui est dédiée. Poursuivons donc avec la prochaine déclaration. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌8:07:03

Madame la présidente, effectivement, cela nous amène à la prochaine déclaration et en 15-02, il s'agit de la déclaration pour la journée du souvenir des victimes de la Shoah. Et je cède la parole à la mairesse de Montréal, madame Valérie Plante.

Voix 5B8:07:15

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌8:07:17

Je vous remercie beaucoup, madame la présidente. Alors, je tiens à saluer les partenaires et les membres de la communauté juive de Montréal. Et en ce deuxième jour de la Pessah, plusieurs de nos partenaires ne peuvent pas être avec nous ce soir, mais je salue toutefois les personnes qui pourraient nous regarder de la maison, notamment les différents représentants, entre autres, du Centre pour Israël et les Affaires Juives, le CIJA, le Comité des Affaires Politiques Canadiennes Juives, l'organisation Beth Naï Brit Canada, le Conseil des Jeux Chassidiques du Québec, l'école Yeshiva Gedolah, l'Association des Écoles Juives ainsi que le Réseau pour la Paix et l'Harmonie Sociale. Du 23 au 24 avril, bien évidemment, nous soulignons la Journée des Victimes de la Shoah, Yom HaShoah. Yom HaShoah, c'est l'occasion de prendre le temps de nous rappeler les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale, alors que 6 millions de personnes juives ont été tuées entre 1939 et 1945. La Shoah est certainement l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire. Après la Deuxième Guerre mondiale, Montréal a accueilli plus de 30 000 survivantes et survivants de l'Holocauste, des personnes résilientes et courageuses. Merci, Madame la Présidente. Merci, Madame la Présidente. Je voudrais commencer par remercier les survivantes et survivants de l'Holocauste, meurtris, mais qui souhaitèrent refaire leur vie, qui ont contribué au développement et au rayonnement de notre métropole. De nos jours, entre Israël et New York, c'est à Montréal que se trouve le plus grand nombre de survivantes et de survivants de l'Holocauste. C'est important de prendre un moment pour honorer leur mémoire, d'autant plus que les survivantes et les survivants de cette tragédie sont de moins en moins nombreux et nombreuses avec les années qui passent. C'est donc notre devoir de nous assurer que cette sombre période de l'histoire, comme je le disais, ne soit jamais oubliée. D'ailleurs, la Ville de Montréal est très fière de soutenir financièrement le nouveau musée de l'Holocauste, qui est une installation de classe mondiale, qui va bientôt ouvrir ses portes dans le cœur de la Ville, sur le boulevard Saint-Laurent. Au cours des dernières années, on a constaté Et on doit, c'est important de le mentionner, une montée des gestes et crimes antisémites autant à Montréal qu'à travers le monde et c'est extrêmement préoccupant. C'est pourquoi nous continuons de lutter au quotidien contre toute forme d'hostilité envers les personnes juives et antisémites, et l'antisémitisme, pardon. Notre métropole est reconnue pour ses valeurs d'ouverture, de justice et d'équité, mais on ne doit jamais baisser la garde dans la lutte pour la liberté et la tolérance. Yom HaShoah, c'est l'occasion de nous unir pour y affirmer notre engagement à lutter contre l'antisémitisme et à réitérer que les gestes haineux n'ont juste pas de place dans notre métropole et dans notre société. Les 23 et 24 avril prochains, la Ville de Montréal reconnaîtra Yom HaShoah comme étant la journée du souvenir de toutes les victimes de l'Holocauste, en solidarité, pardon, avec les survivantes et les survivants du génocide. Et comme chaque année, la journée sera commémorée par une cérémonie à l'Hôtel de ville où on va accueillir des groupes et des membres de la communauté juive. Et le mois prochain, en mai, nous célébrerons le mois du patrimoine juif pour célébrer la culture, le patrimoine et l'histoire des communautés juives du Canada. Nous allons continuer à sensibiliser la population contre l'extrémisme et l'intolérance et à promouvoir l'ouverture envers l'autre, l'écoute, la bienveillance et la solidarité pour que plus jamais une tragédie comme l'Holocauste ne se reproduise. Je vous invite donc, chers membres du conseil, à adopter la déclaration pour la journée du souvenir des victimes de la Shoah à l'unanimité.

Voix 5B8:10:55

Merci beaucoup. Monsieur Sonny Moroz.

Sonny Moroz ◌8:11:05

Merci, madame la présidente. J'aimerais d'abord souhaiter un joyeux Pessah à tous ceux et celles qui célèbrent ici à Montréal. C'est une fête de liberté, de résilience et de transmission pour la communauté, des thèmes qui prennent tout leur sens aujourd'hui. Nous soulignons la journée de souvenir de l'Holocauste et cette année, elle tombe bien le même jour que la commémoration du génocide arménien, 110 ans plus tard. Et c'est un vrai honneur. It's a true honor to speak after Fantastic representatives from the community who spoke from the heart, who explained what an open wound could be when the process of truth and reconciliation has yet to start for a community. Parce que nos histoires sont différentes, mais la leçon est commune: nous devons souvenir, nous devons éduquer, et surtout, nous devons agir. À Montréal, le Musée de l'Holocauste joue un rôle central, on l'a entendu de ma collègue. Ce n'est pas juste un musée, c'est un lieu de vérité pour toutes les communautés, un outil d'apprentissage, un outil même que vous pouvez télécharger pour commencer votre apprentissage. Il y a une application pour le Musée de l'Holocauste. Sincèrement, tous ceux et celles qui nous regardent, téléchargez-la. C'est un espace pour résister à l'oubli, au négationnisme et à la haine. Il faut le rappeler, la Shoah, bien centrée sur l'extermination des Juifs de l'Europe, a aussi visé d'autres groupes. Les Sintis et les Roms notamment, mais aussi les personnes handicapées, les personnes homosexuelles, les personnes noires, les Témoins de Jéhovah, les opposants politiques, les syndicalistes, les communistes, en tant que d'autres que les régimes nazis Considérait indésirable, which unfortunately is a word that we're hearing south of the border now. Something that we should have learned doesn't end with words. Ça commence toujours les mots qui déhumanisent avec les mots. C'était une haine si profonde, si systématique qu'elle cherchait à effacer des peuples entiers. C'est une partie de cette histoire qu'il faut continuer à enseigner, même si ça fait mal. Et en 2025, malheureusement, les chiffres sont clairs. La communauté juive représente moins qu'1% de la communauté canadienne, mais représente— c'est avec les derniers rapports de CJ et de B'nai B'rith, qui malheureusement ne sont pas là aujourd'hui, On est la communauté la plus ciblée au Canada, mais on représente à peine 1% de la population. It's getting worse and we need to do more. Et c'est une réalité difficile parce que, comme la mairesse a noté, les survivants qui ont pris Montréal comme leur maison après le Shoah disparaissent et donc leurs efforts disparaissent avec le temps. Et on doit les préserver à l'intérieur de nos institutions et à travers l'éducation qu'on continue de faire. Parce que qu'est-ce qu'on peut faire? Qu'est-ce que? What can anybody do? The answer is always education. Education is the way that we learn. C'est des provinces comme l'Ontario et la Colombie-Britannique qui l'ont compris. Ils l'ont intégré l'enseignement obligatoire de l'Holocauste. Dès le primaire, et le Québec doit suivre. C'est plus le temps d'attendre au Québec, mais malheureusement, on le voit. Et nous aussi, on peut faire mieux. On est un outil fantastique qui nous aide en tant que ville de définir mieux l'antisémitisme qu'on le voit. The IHRA definition has been worked on for over two decades. And needs to be a tool that the city moves forward on, studies in order to see how we can apply it here. Mais au-delà des programmes et des définitions, notre devoir est simple: c'est protéger les plus vulnérables. Les communautés ciblées par la haine ne peuvent pas porter ce fardeau seules. C'est un travail collectif. Souvenons-nous aujourd'hui. Mais engagez-nous pour toujours et pour demain à bâtir un avenir où la dignité humaine est protégée, où la haine est toujours combattue et où plus jamais ne veut vraiment dire plus jamais. Merci.

Voix 5B8:15:54

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la déclaration pour la Journée du Souvenir des victimes de la Shoah. Poursuivons avec la prochaine déclaration. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌8:16:03

Oui, madame la présidente. En 15-03, il s'agit de la déclaration pour le mois du patrimoine asiatique et les 50 ans de l'accueil des personnes réfugiées d'Asie du Sud-Est à Montréal. Et je cède la parole à la mairesse de Montréal, madame Valérie Plante.

Voix 5B8:16:15

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌8:16:17

Oui, merci, madame la présidente. Donc, bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue dans la Maison des citoyens et citoyennes. C'est un plaisir de vous recevoir. Vous êtes très nombreux dans les estrades. Alors, permettez-moi de vous nommer, en tout cas, plusieurs organisations que vous représentez: le Comité du mois du patrimoine asiatique, le Centre culturel vietnamien, l'Association des Vietnamiens du Québec, le collectif Super Bowl People, l'organisme Connexion Champa, Communauté vietnamienne du Canada, l'Association des femmes laotiennes du Québec, le Fonds de développement du Centre communautaire des Cambodgiens de Montréal, l'entreprise Bopac, Bopac Voilà Montréal, et je sais qu'également il y a Équitas est avec nous et le Centre d'éducation internationale aux droits humains. On est très heureux de vous recevoir.

Voix 5E28:17:13

Merci beaucoup, Madame la présidente.

Valérie Plante ◌8:17:21

Alors, on est tous réunis pour cette déclaration pour le Mois du patrimoine asiatique parce que le mois de mai, c'est l'occasion de le souligner, ce mois du patrimoine, ce mois, pardon, du patrimoine asiatique. Depuis les années 1990, le Mois du patrimoine asiatique est célébré à l'échelle du pays. C'est une occasion qui est précieuse pour reconnaître et honorer les contributions inestimables communautés d'origine asiatique à la métropole. Ce mois, c'est le mois de mai, c'est aussi une opportunité pour réfléchir sur l'impact profond et durable que les Montréalais et les Montréalaises d'origine asiatique ont eu sur notre identité, notre prospérité, notre histoire, notre économie et notre culture. Leur apport est essentiel, puis il mérite d'être célébré et reconnu, et votre présence en témoigne. Pour nous, la reconnaissance se fait notamment par le patrimoine et la culture le quartier chinois dont j'ai l'honneur de, étant donné que je suis la mairesse de Ville-Marie, le quartier chinois de Montréal s'y trouve. Alors pour nous, c'est un symbole, et pour l'ensemble des membres du conseil, c'est un symbole qui est fantastique de sa richesse. Puis c'est le seul district historique significatif d'une communauté chinoise préservé au Québec et dans l'est du Canada, c'est le plus gros. Et c'était très important pour nous au fil des années de le protéger. Vous vous êtes beaucoup Je me suis beaucoup mobilisée, entre autres dans le Quartier chinois, pour demander bien sûr à la Ville de Montréal, mais aussi aux autres ordres de gouvernement, de veiller à la préservation du patrimoine matériel et immatériel. Et je tiens à vous remercier, puis ça a été un travail que j'ai fait entre autres avec mon collègue Robert Beaudry, qui est le conseiller de ville dans le secteur du Quartier chinois, pour justement amener des reconnaissances tant au niveau de l'architecture, mais aussi de travailler avec la communauté pour pouvoir valoriser et s'assurer que le développement du quartier chinois se fasse avec la communauté. Mais c'est pas tout. On soutient également, je parle de la Ville de Montréal, le Festival Orientalis et le Festival Accès Asie qui contribuent à mettre en lumière la grande diversité des traditions culturelles de l'Asie en faisant connaître les talents d'artistes locaux, nationaux et internationaux. Aussi, au cours des dernières années, les communautés asiatiques de Montréal et d'ailleurs ont ont dû composer avec une— excusez-moi, je vous parlais de festival et là j'allais faire un passage en disant ça c'est les belles raisons de célébrer, mais il n'en demeure pas moins que dans les dernières années, le contexte social et même plus général a fait ressortir beaucoup de discriminations envers plusieurs communautés asiatiques. On se rappellera évidemment de l'épisode, l'épisode c'est le cas de le dire, de la COVID, qui a eu un impact où ça a été extrêmement difficile, où les gens par ignorance ou par méchanceté en venaient à pointer du doigt les personnes d'origine asiatique comme étant responsables. Et je sais que ça a été extrêmement difficile pour plusieurs communautés asiatiques ici à Montréal, mais partout à travers le monde également. Et je tiens à vous remercier d'avoir tenu bon. Merci. Et pour nous au conseil municipal, toutes les occasions, il était important de rappeler que c'était inacceptable, que ces formes de discrimination, dans le cadre de la COVID ou ailleurs, n'ont pas leur place parce que Montréal, c'est une ville d'inclusion, c'est une ville d'accueil, c'est une ville où est-ce qu'on célèbre la diversité. C'est vraiment une richesse. Alors, cette année, je reviens avec le mois du patrimoine asiatique. Cette année, ça a une signification particulière parce qu'on souligne également les 50 ans de l'arrivée à Montréal de réfugiés qui ont dû fuir l'Asie du Sud-Est en 1975. Au terme des guerres au Vietnam, au Cambodge et également au Laos, qui ont mené à la chute de leurs capitales respectives, plusieurs millions de personnes sont décédées et 1 million de plus ont été emprisonnées ou envoyées dans des camps de rééducation. 165 000 personnes dans 60 ans, 165 000 personnes sont décédées en prison à cause des conditions de détention horribles. C'est souvent un pan de l'histoire qu'on connaît moins et pourtant c'est extrêmement important de le savoir. Et pour fuir la persécution ethnique, religieuse et politique, il y a 3 millions de réfugiés d'origine vietnamienne, cambodgienne et laotienne qui ont dû s'exiler dans des conditions extrêmement difficiles. L'exode des réfugiés de l'Asie du Sud-Est entre 1900 1975 et 1978 est l'une des migrations forcées les plus massives de l'histoire moderne. Parmi les 200 000 réfugiés d'origine vietnamienne, cambodgienne et laotienne qui sont arrivés au Canada à partir de 1975, une forte proportion sont venus ici à Montréal. C'est leur arrivée qui est à l'origine au fédéral de la Loi sur l'immigration de 1976 qui a introduit le parrainage privé. Le gouvernement québécois de l'époque avait également mis en place un programme de parrainage dans le cadre de son système d'immigration humanitaire. Ces deux programmes ont permis d'ouvrir la porte aux réfugiés d'Asie du Sud-Est. C'est tant mieux, c'était la bonne chose à faire. Je profite donc du Mois du patrimoine asiatique pour célébrer l'apport remarquable des personnes d'origine asiatique, qu'elles proviennent de l'Asie du Sud- du Sud-Ouest, du Centre et du Sud-Est et au développement et au rayonnement de la métropole. Je tiens à vous remercier. Je vous invite donc, chers membres du conseil, à vous joindre à moi pour affirmer notre solidarité envers les communautés asiatiques de la métropole et en adoptant cette déclaration pour le mois du patrimoine asiatique et les 50 ans de l'accueil des réfugiés d'Asie en du Sud-Est ici à Montréal.

Voix 5J8:23:07

Merci beaucoup.

Voix 5B8:23:07

Merci beaucoup. Madame Stephanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌8:23:34

Merci beaucoup, madame la présidente. J'aimerais aussi saluer la grande présence des membres de plusieurs communautés asiatiques présentes ici dans les tribunes avec nous ce soir. Comme à chaque mois de mai, nous soulignons le mois du patrimoine asiatique, un moment pour célébrer les cultures, les traditions, les langues et les histoires riches et diverses des communautés asiatiques qui contribuent depuis des générations à façonner le Québec et Montréal. En tant qu'élue d'origine philippine, c'est un honneur de prendre la parole aujourd'hui. Je suis ici non seulement comme représentante, mais comme témoin. Témoin de récits d'immigration, d'exil, de travail acharné, de résilience, mais aussi d'un attachement profond à cette ville qui est devenue notre chez-soi. Les communautés asiatiques ont joué un rôle fondamental dans le développement du Canada dès le 19e siècle. Des milliers de travailleurs chinois sont venus ici pour construire le chemin de fer Canadian Pacific, souvent dans des conditions dangereuses et dégradantes, au prix de nombreuses vies humaines. Et malgré l'exclusion et les injustices, ces travailleurs sont restés. Ils ont fondé des familles, Des commerces et des quartiers entiers, notably our own Chinatown and every single Chinatown that is found in our country today. That is why there is a profound attachment to that neighborhood, to this Chinatown that we have in our city. Depuis d'innombrables vagues migratoires venues d'Asie, du Sud, du Sud-Est et de l'Est, on continue à enrichir notre paysage humain, culturel et économique. Et bien que ces communautés soient souvent regroupées sous l'étiquette asiatique, elles sont profondément diverses par leurs langues, leurs religions et leurs histoires migratoires. Mais ce qui nous unit, c'est notre histoire de résilience, de travail et de solidarité. Cette année, nous soulignons aussi les 50 ans de l'arrivée des réfugiés d'Asie du Sud-Est à Montréal. À la suite de la guerre du Vietnam, du régime des Khmers rouges au Cambodge et des bouleversements politiques au Laos, des milliers de personnes ont fui les persécutions, les camps, les génocides. Elles sont arrivées ici, à Montréal, madame la présidente, souvent avec peu ou rien, mais avec le courage de recommencer. Aujourd'hui, leurs enfants et leurs petits-enfants sont enseignants, Professionnels de la santé, entrepreneurs, artistes et leaders dans notre société. Pensons à Kim Thi, écrivaine d'origine vietnamienne dont les récits d'exil et de renaissance ont bouleversé le cœur de milliers de lecteurs ici comme à l'étranger. Pensons à Mitsumi Takahashi, figure incontournable du journalisme québécois. A familiar face who has become A body of credibility and consistency in our media today. Pensons à Chan Tep, conseillère au projet en diversité et inclusion à Radio-Canada, ancienne journaliste, chroniqueuse et productrice, dont le parcours de sa famille en tant que réfugiée cambodgienne a nourri une carrière engagée envers l'inclusion et la représentation dans nos institutions médiatiques. Pensons à la docteure Joanne Guillaume, présidente, ancienne présidente de Médecins Sans Frontières, dont le travail humanitaire dans les zones de conflit a inspiré le monde entier. During the pandemic, members of these communities, the very communities that I've mentioned, continued to work in some of the most demanding and precarious jobs, often jobs nobody else wanted to do, all while facing racial discrimination and harmful stereotypes. Et malgré cela, Elles ont continué à contribuer, à servir et à bâtir sans relâche. Elles ont accepté ces rôles sans chercher des projecteurs ni la reconnaissance, mais par devoir et par amour pour subvenir aux besoins de leur famille et assurer un meilleur avenir pour leurs enfants. I want to take this opportunity to thank all the individuals and generations that came before me. Who broke barriers and paved the way so that voices like mine can finally be heard. C'est pourquoi je vous invite à visiter l'exposition Plus que des bons réfugiés, 50 présences cambodgiennes, laotiennes et vietnamiennes à Montréal, en cours jusqu'au 15 juin au Centre des mémoires montréalaises, qui est une exposition honnêtement nécessaire, humaine et profondément touchante. qui a été faite par le Super Bowl People Collective. Parce que, madame la présidente, le patrimoine asiatique, dans toute sa diversité, fait partie intégrante de l'histoire de Montréal et de son avenir. Merci beaucoup, madame la présidente.

Voix 5B8:28:39

Merci beaucoup, madame la présidente. Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌8:28:49

Merci beaucoup, Madame la Présidente. À mon tour, en tant que responsable de la diversité et l'inclusion sociale au sein du comité exécutif, aussi de vous souhaiter la bienvenue. Je tiens aussi à saluer les mots de la mairesse, de ma collègue Valenzuela de l'autre côté de la salle, des mots très très sentis. Mais c'est clair que je pense que c'est unanime ici dans cette chambre que c'est important pour nous en tant que représentants des Montréalais et Montréalaises de prendre le temps de souligner l'apport des différentes communautés qui depuis des générations et générations contribuent à la vie de nos métropoles, viennent l'enrichir au niveau culturel, économique, social et c'est le cas des communautés asiatiques. Je suis contente d'entendre ma collègue Valenzuela quand elle parle, elle fait la distinction puis elle dit oui, on est des communautés asiatiques, mais en même temps il y a une grande richesse et une grande diversité au sein de toutes ces communautés-là. Moi, en tant que femme d'origine latino-américaine, quand on parle des Latino-Américains ou des Latinos même, j'ai aussi toujours cette envie de rappeler aux gens que quand on parle des Latinos, d'Asiatiques, des communautés noires. À l'intérieur de toutes ces communautés-là, il y a une grande diversité et une grande richesse et qu'il faut prendre le temps de s'approcher, de se donner le temps de se connaître et de tisser des ponts. Donc très contente de célébrer ce mois du patrimoine asiatique, mais aussi, et ça a été nommé même dans d'autres déclarations plus tôt, Ce soir, je pense que collectivement on a un devoir de mémoire et ça a été nommé, mais je tiens aussi à réitérer l'importance de souligner le 50e anniversaire de l'arrivée des personnes réfugiées de l'Asie du Sud-Ouest au Canada et à Montréal. C'est difficile d'imaginer tout ce que ces personnes ont dû laisser derrière eux, partir en laissant Complètement tout. Certains ont eu plus de chance que d'autres. Ma collègue Stéphanie Valenzuela a nommé plusieurs personnalités ou personnes qui ont une certaine rélevance au niveau de notre société, mais c'est sûr qu'il y en a plusieurs. Mais je voulais peut-être partager une petite anecdote plutôt personnelle parce que moi Elle a parlé, l'a nommée l'écrivaine vietnamienne-canadienne Kim Thuy. En 2009, quand elle a écrit son livre, j'espère bien le prononcer, Rue, je n'habitais même pas au Québec, je parlais encore moins le français. Mais en 2023, quand son livre a été amené au cinéma, je suis allée le voir, je suis allée toute seule le voir, je suis sortie complètement bouleversée. J'étais au Quartier Latin, puis je me rappelle tout de suite après le film de sortir et remonter la rue Saint-Denis pour me diriger directement une de mes librairies préférées pour acheter les livres, parce que je trouve souvent que les livres sont encore plus riches, puis il y a plus de matière. Puis je me suis donné le livre comme cadeau, que je n'ai pas lu. J'espère que je peux— en français, on dit aussi je l'ai dévoré, littéralement. Je pense que ça m'a permis de m'approcher, de mieux comprendre cette partie de l'histoire. Ça finit pas là. Dans les privilèges de mon rôle, j'ai été invitée quelques mois plus tard au lancement du film Empress de l'écrivain avec un débat, des questions à la fin. Et puis bien sûr, je suis allée voir à nouveau ses livres, parler avec cet écrivain que j'admire beaucoup, puis même demander une dédicace. Mais la mairesse l'a dit aussi, des fois ce sont des parties de l'histoire qu'on connaît moins. Puis moi, je trouve que quand on se donne cette opportunité-là, en tout cas moi, quand je me donne cette opportunité de connaître cette histoire votre histoire, mais je me permets aussi de devenir à chaque jour un peu plus citoyenne québécoise. J'ai aussi envie, et puis ma collègue Valenzuela l'a nommé, pour continuer à devenir à chaque jour aussi un petit peu plus québécoise, de rebondir sur les faits de l'exposition qui vient d'être inaugurée au Centre de mémoire des Montréalaises, en collaboration avec Super Bold People, d'aller voir cette exposition. L'exposition a été inaugurée le 4 avril dernier. On parlait tout à l'heure avec ma collègue responsable de la culture, Ericka Alneus, on n'a pas eu la chance d'y aller, mais c'est sûr qu'on va trouver le temps d'ici au 15 juin d'aller la voir. Donc, je tiens non seulement à vous dire que j'irai avec grand plaisir pour continuer à connaître des histoires qui des fois sont plus connues, mais d'autres qui sont moins connues, pour continuer à approcher, à tisser des ponts, à connaître cette partie aussi de votre histoire qui est aussi partie de notre histoire. Et bien sûr, chers collègues, je vous invite à vous tous et toutes d'aller profiter de cette exposition. Sur ce, je veux nous souhaiter collectivement un bon mois d'histoire, d'héritage asiatique. Merci beaucoup.

Voix 5B8:34:30

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la déclaration pour le mois du patrimoine asiatique et les 50 ans de l'accueil des personnes réfugiées d'Asie du Sud-Est à Montréal. Avant de quitter, monsieur Limoges, il m'est venu à l'esprit tout à l'heure, j'ai réalisé que pour faire les choses conformément, puisqu'on déroge au règlement, il faudrait proposer et appuyer l'heure de début de la séance de demain.

François Limoges ◌8:34:51

Avec grand plaisir, madame la présidente, à l'heure appuyée de madame Rossi, ça sera 9 h 30.

Voix 5B8:34:57

Merci, cette séance est donc ajournée.

Animation / annonce d'ouverture ◌0:06:49

Mesdames et messieurs, conseillères, conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît. Et à présent, Veuillez accueillir la présidente, madame Martine Musau Muele.

Martine Musau Muele ◌0:07:22

Bonjour tout le monde, il est 9 h 32, nous sommes mardi 15 avril 2025. Bienvenue à cette poursuite du séance, de la séance ordinaire du conseil municipal avant de débuter nos travaux. Nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire non cédé, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Ginyangaga de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Je vous inviterai à observer une minute de réflexion avec moi. Merci. Merci, je vous invite à prendre place. Nous débuterons cette séance avec la période de questions du public en débutant avec une intervention de Robert Edgar. Bonjour monsieur Edgar et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:09:14

Bon matin, madame la présidente, madame la mairesse et tous les conseillers. Je pense que je vais procéder en français, peut-être franglais. Ma question est adressée à madame la mairesse. Ce matin, j'ai ouvert mon Facebook Memories, puis j'ai noté que ça fait un an au jour que j'ai demandé quand vous allez répondre aux questions des citoyennes. C'est incroyable que c'est déjà un an. Depuis ça, vous avez peut-être répondu à pas mal de questions, même à un couple de mes questions. Et j'ai une autre question pour vous, et je pense que c'est juste vous qui pouvez répondre. Vous avez refusé de démissionner après le c'est l'élection du nouveau leader de Projet Montréal, qui est maintenant— on sait que c'est monsieur Luc Rabouin. Moi, je pense toujours que ce serait une très bonne idée pour vous de donner une chance à monsieur Luc Rabouin de démontrer aux Montréalais comment il va agir comme le maire de Montréal. J'ai été informé que si vous démissionnez avant 6 mois de la fin de votre mandat, qu'il faut avoir des élections pour le maire. Alors moi, ce que je suggère aujourd'hui, c'est que vous démissionniez en début-mi-mai pour donner une chance à monsieur Luc Rabouin de démontrer aux Montréalais comment il va agir comme le maire de Montréal. Je veux savoir si ça t'intéresse de faire ça.

Martine Musau Muele ◌0:10:53

Le temps est écoulé. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌0:10:56

Oui, merci madame la présidente. Je remercie monsieur Edgar pour sa suggestion. Mais la réponse c'est non. C'est pas comme ça que le système parlementaire fonctionne. La loi est très claire et la mairesse va rester en poste jusqu'à l'élection du mois de novembre. Et monsieur Raboin est chef d'un parti, ce qui veut dire qu'il ne lui demande pas de devenir maire pour être chef d'un parti. Alors voilà, c'est simple, ça fonctionne très bien ainsi, mais on vous remercie pour votre commentaire.

Martine Musau Muele ◌0:11:21

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌0:11:23

Oui, effectivement, comme j'ai déjà noté Il y a de bonnes raisons pour des politiciens de démissionner. J'ai déjà dit que d'après moi, il y a eu des torts de madame Plante au niveau de démissionner, même jusqu'en 2019-2020. Et de toute façon, le jugement qui m'a suivi, c'est ça. Alors, si madame Plante ne va pas démissionner pour donner une chance à Monsieur Luc Rabouin, de démontrer comment il va être le maire de Montréal aux citoyens de Montréal. Au minimum, Madame Plante, et je veux votre réponse, est-ce que vous allez— mon français, c'est pas parfait— est-ce que vous avez— crap, je vais demander une autre fois. Will you undertake to not make any decisions That are not 100% approved by Monsieur Rabouin, but between now and the next election.

Martine Musau Muele ◌0:12:28

Thank you, Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌0:12:32

Madame la Présidente, on remercie Monsieur Edgar pour ses réflexions philosophiques, mais la réponse est non. Ça va continuer de fonctionner comme ça fonctionne en ce moment, puis on le remercie pour sa contribution, mais la réponse est non.

Martine Musau Muele ◌0:12:45

Edgar, have a good day. Nous poursuivons avec la prochaine intervention de Caroline Ramassiri. Bonjour, madame Ramassiri, bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:12:56

Bonjour, madame la présidente. Bonjour, membres du conseil. Lors d'une manifestation lundi dernier, le 7 avril, au 555 Chabanneau, nous avons rencontré madame Thuillier. Elle nous a avoué ignorer la présence 24/7 d'un patrouilleur sur le site de l'usine d'eau Atwater, un site très stratégique pour l'eau potable des Montréalais. Ce site, qui a 5 bâtiments sur à peu près 2,4 kilomètres de territoire, n'a aucun système d'alarme intrusion dans aucun de ses bâtiments. Le système de détection sur la clôture extérieure ne fonctionne pas depuis 5 ans. Le système de caméras, il en manque plusieurs sur le site qui ne sont pas fonctionnelles. Nous fermons environ entre 10 et 12 portes par jour. Qui sont laissées ouvertes dans les bâtiments. Sur le plan d'intervention au niveau des pompiers de la Ville de Montréal, ils exigent que le patrouilleur les attende à la guérite du puits pour les guider sur le territoire. Oui, il y a un agent privé dans la guérite du puits, mais il ne peut pas quitter son poste de travail, c'est impossible pour lui. Hier, pendant ma question, on m'a répondu que les employés de métier, les policiers, Les pompiers, la technologie vont intervenir pour nous. Le niveau d'alarme d'intrusion, on en a environ 2500 par année, le niveau d'alarme est déterminé par nous sur le plancher. C'est nous qui allons faire venir la police, à part les pompiers, ça c'est l'alarme incendie, mais tous les autres niveaux d'alarme qu'on intervient, c'est nous qui allons déterminer qui faire venir sur le terrain.

Martine Musau Muele ◌0:14:34

Et la question, s'il vous plaît.

Citoyen·ne ◌0:14:35

Oui, la question. Pour la technologie, combien de temps ça va prendre de temps avant de faire la mise à niveau sur tous les bâtiments de la Ville de Montréal, puis où allez-vous prendre l'argent? Parce que c'est pour ça qu'on était à Beaulieu.

Martine Musau Muele ◌0:14:47

Merci. Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:14:50

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je pense que c'est important de rappeler que le sujet dont on discute en ce moment vient de la revue des programmes et des activités. Donc, il y a tout un processus qui se fait en ce moment avec plusieurs, tous les services, ils passent un après l'autre. Et quand on fait la revue d'un service, par exemple celui du SGPI, le SGPI n'est pas tout seul. Il y a plusieurs services centraux et même arrondissements qui sont dans le comité. La patrouille a été jugée la façon non optimale en ce moment pour assurer la sécurité des bâtiments. Par contre, oui, la sécurité, elle est importante, puis je l'ai déjà dit, Dans ce dossier-là, il y a 3 objectifs vraiment importants. Premièrement, conserver les emplois, c'est ce que nous faisons. Deuxièmement, assurer la sécurité de la population. Et troisièmement, assurer la sécurité des bâtiments. Et moi, je tiens à vous rassurer que tout va être mis en œuvre pour assurer la sécurité de manière la plus optimale possible. Et ce n'était pas le cas en ce moment avec une patrouille qui se promène de manière, je veux pas dire au hasard parce que ce n'est pas le bon mot, mais de manière, en fait, une patrouille qui est sur la route pour surveiller des centaines de bâtiments. Il y a d'autres façons en 2025 d'assurer la sécurité des bâtiments et c'est le travail qui est déjà fait et qui va se poursuivre dans les prochains mois, dans les prochaines années pour faire en sorte que la sécurité soit assurée partout à Montréal.

Martine Musau Muele ◌0:16:20

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌0:16:24

Le syndicat et nous, on a demandé le rapport par rapport à tout ce programme-là. On a été refusé. Est-ce qu'on peut accéder à ce rapport-là? Parce qu'on a l'impression, pas juste une impression, qu'il manque énormément d'informations, car même nos propres boss ne savaient pas que la réponse d'eau, niveau d'eau, était reliée à nous et à la centrale.

Martine Musau Muele ◌0:16:46

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:16:48

Merci pour la question. Écoutez, quand j'ai rencontré le président du syndicat ainsi que deux autres personnes, moi je leur ai dit que je ferais un suivi administratif, ce que j'ai fait. Et en ce moment, madame Lalonde, la directrice du SGPI, a tout en main pour poursuivre les discussions administratives avec vous ainsi qu'avec les ressources humaines. Donc des démarches en ce sens vont se poursuivre.

Alba Zuniga Ramos ◌0:17:10

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:17:11

Merci, madame Ramassiri. Très bonne journée à vous. Nous poursuivons avec une intervention de Neil Whitehouse. Bonjour, monsieur Whitehouse, et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:17:22

Bonjour, madame la présidente. D'habitude, j'ai une bonne feuille de mon adresse, mais vous savez tous, des fois tu prends la mauvaise feuille, alors je m'excuse que j'ai pas tous mes mots bien préparés. Je veux parler, en premier, saluer saluer l'Hôtel-de-ville pour l'effort de planter tous les arbres publics que vous aviez faits. Ça fait une grande différence dans la qualité de la vie, pas juste pour les humains, mais pour tous les êtres autour. Je veux parler des arbres dans les terrains privés. Mon histoire date de septembre dernier, quand un voisin a coupé extrêmement une orme de 20 mètres, le plus grand arbre autour de ma maison, et en temps réel, j'avais essayé d'arrêter l'action. La communication avec votre administrateur était excellente, l'attitude était excellente, mais le règlement étiez complètement inefficaces. Les inspecteurs n'ont pas mandaté de changer leur agenda du jour, alors l'action qu'ils vont faire, c'est toujours rétrospectif. C'est une petite chose peut-être dans votre agenda, mais Je pense que le respect qu'on peut montrer ou non envers les arbres, on enseigne aux enfants, c'est une chose familiale, de voisinage.

Alex Norris ◌0:19:10

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:19:11

Allons-y avec une réponse de monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌0:19:14

Bonjour, monsieur Whitehouse. Merci beaucoup de vous être rendu à l'Hôtel-de-Ville.

Alex Norris ◌0:19:17

C'est un plaisir de vous revoir.

Alex Norris ◌0:19:19

Les arbres sur domaine privé et institutionnel sont également une grande priorité pour la Ville de Montréal. On investit, oui, dans la plantation et l'entretien des arbres sur le domaine public, mais nous investissons des sommes majeures à travers nos partenaires, à la Sauverdie et à l'Alliance pour la forêt urbaine, dans la plantation d'arbres aussi sur le domaine privé et institutionnel. On en plante des milliers par année. Quant au cas que vous citez, le grand orme qui fut abattu vous croyez illégalement. Je tiens à vous rassurer que nous avons, sur le Plateau-Mont-Royal, l'un des règlements les plus stricts, les plus sévères en matière d'autorisation d'abattage d'arbres. Il faut obtenir une expertise d'un ingénieur forestier ou d'un arboriste. Il faut vraiment établir que l'arbre représente un danger pour le public ou est malade et doit vraiment absolument être abattu. Nous avons également adopté un règlement pour protéger les espaces verts en arrière-cour. Afin de protéger notamment les arbres existants. On reconnaît que les arbres sur domaine privé offrent des bénéfices environnementaux et en termes de qualité de vie très, très importants. Donc, quant au cas que vous citez, je sais qu'on s'en est parlé il y a quelque temps. Si le suivi qui a été fait par nos inspecteurs, si vous jugez que c'est inadéquat, me ferait plaisir de faire un suivi si vous m'envoyez par courriel tous les documents, les photos, les images, les preuves que vous avez recueillies, et moi je pourrais faire un suivi auprès des services.

Martine Musau Muele ◌0:20:53

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌0:20:58

Oui, retrospective est inadmissible pour l'arbre et sera toujours inadmissible pour les arbres. Alors ma question, c'est Est-ce que vous êtes ouvert à une évaluation de l'efficacité des règlements et des changements conséquents de cette évaluation?

Martine Musau Muele ◌0:21:20

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌0:21:22

On a apporté des modifications à notre règlement en matière d'abattage d'arbres, donc on est toujours ouvert à regarder le règlement pour voir s'il y a des améliorations, des bonifications qui peuvent y être apportées. Cela étant dit, comme je vous ai mentionné, nous avons déjà un règlement qui traite très strict, parmi les plus stricts sur l'île de Montréal. Donc, le principe de base, c'est qu'on protège tous nos arbres dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. On encourage la plantation de nouveaux arbres. On a ajouté plusieurs depuis qu'on est en poste, des milliers d'arbres sur le domaine public et privé dans l'arrondissement. On va continuer à le faire, mais s'il y a un cas précis où vous jugez que le règlement s'est avéré inefficace, Il nous ferait plaisir de regarder ce qui peut être fait.

Citoyen·ne ◌0:22:09

C'est plus large, c'est pas juste pour cet arbre, c'est-à-dire ça va répéter que le système est dépassé et inefficace.

Martine Musau Muele ◌0:22:20

Merci beaucoup, monsieur Whitehouse. On vous souhaite une bonne journée. La prochaine intervention nous est présentée par Pierre Macduff. Bonjour, monsieur Macduff, et bienvenue.

Voix 1I0:22:31

Oui.

Citoyen·ne ◌0:22:32

Bonjour, bonjour à tous. Une réflexion d'envergure sur l'avenir du Quartier latin à titre de quartier apprenant s'est tenue le 10 avril dernier. À l'encontre des visées exprimées durant cette journée, Hydro-Québec entend construire sur le terrain de la Grande Bibliothèque un gigantesque poste de transformation qui sera le plus important bâtiment du quartier. L'engagement d'Hydro de tenir un concours d'architecture pour ce bâtiment dont la nature même en interdit l'accès au public pour des raisons de sécurité ne change rien à l'affaire, ni ne modifie sa non-acceptabilité sociale telle qu'elle s'exprime depuis près d'un an par une soixantaine d'articles et une pétition qui a recueilli plus de 1000 signatures. Cette non-acceptabilité porte sur une seule chose: l'emplacement. Le PDG d'Hydro, ne pouvant l'ignorer, a déclaré qu'Hydro-Québec est prête à engager des sommes importantes pour créer un véritable projet de développement urbain pour le Quartier latin. La somme de 1 milliard de dollars a été évoquée. Ma question: le comité exécutif s'engage-t-il à mettre à l'œuvre tous les leviers dont il dispose, réglementaires, politiques, d'influence, pour qu'Hydro-Québec renonce à cet emplacement et pour que les élus ainsi que les services municipaux concernés, urbanisme, infrastructures, du réseau routier et de la mobilité, habitation se saisissent plutôt de l'occasion pour travailler conjointement avec Hydro à une relocalisation du projet et en faire le moteur d'une véritable revitalisation du Quartier Latin dans la perspective d'un quartier apprenant.

Martine Musau Muele ◌0:24:11

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:24:13

Bonjour monsieur Macduff, merci beaucoup pour votre question. J'étais d'ailleurs à l'événement tenu par l'UQAM qui est très dynamique d'ailleurs dans le quartier C'est beau de voir à quel point les différentes parties prenantes ont un amour de ce quartier-là et les investissements sont au rendez-vous. Donc, c'est une journée pour se le rappeler, je pense. Et vous avez raison, tout projet qui se trouve dans le Quartier latin doit prendre conscience du secteur et vraiment s'assurer d'être une bonification et non pas une fracture supplémentaire du quartier. On accueille très bien, à titre d'administration, à titre de membre du comité exécutif, ce temps de pause qui a été demandé par Hydro-Québec. Certes, d'un point de vue réglementaire, on a regardé tout ce qui était possible. Malheureusement, face à une société d'État qui a des pouvoirs, nous n'avons pas d'outils réglementaires qui peuvent empêcher des installations d'utilité publique de voir le jour. Néanmoins, en termes d'influence, vous pouvez avoir notre entière collaboration. C'est pour cette raison-là qu'on a voulu toujours être autour de la table et qu'on va rester autour de la table, canaux ouverts avec les différents partenaires, BANQ, Hydro-Québec, pour qu'il y ait une vraie démarche d'acceptabilité sociale qui se fasse, mais également une réflexion sur l'emplacement pour qu'on puisse venir démontrer hors de tout doute qu'il n'y a pas d'autres façons de faire et qu'on puisse explorer toutes les façons possibles et inimaginables de faire. On a réfléchi aux idées en tréfonds, en sous-sol, sur des sites alternatifs, sur le site actuel. Donc ça doit être remis sur la la table et c'est ce qu'on entend de la part du PDG monsieur Saillia que tout est mis sur la table actuellement pour revenir vers la population. On sera au rendez-vous pour continuer à être votre voix auprès des partenaires.

Martine Musau Muele ◌0:25:50

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌0:25:52

Mais plutôt que de simplement se demander où positionner ce gigantesque bâtiment, car il sera gigantesque, est-ce qu'il n'y a pas là l'occasion d'avoir une véritable réflexion pour véritablement avoir une vision d'urbanisme intégré et non pas simplement de le mégaprojet.

Martine Musau Muele ◌0:26:10

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:26:11

Vous avez absolument raison et c'est également ce qu'on a eu comme échange, c'est-à-dire on sait que dans l'état actuel de comment ça a fonctionné historiquement au Québec, c'était des bâtiments juste pour cette utilité-là. Mais on sait que dans le monde, il y a des variétés d'usages. On est capable de mettre des usages différents à l'intérieur d'un bâtiment, d'utiliser cette technique et surtout au rez-de-chaussée. Et c'est là que ça fait tout à la différence, l'animation du rez-de-chaussée. Quand on arrive avec un bloc comme on voit en haut d'Ontario, c'est pas ça qu'on veut, c'est pas ça qui doit être fait. Peu importe où il sera, ça ne peut pas être la même chose. Et ça, on est absolument engagé à travailler avec Hydro-Québec à cet égard-là pour dire allons plus loin dans la réflexion. Est-ce qu'on est capable vraiment de partager des usages, d'intégrer des usages, de répondre à de réels besoins dans le secteur culturelles, des installations culturelles, on en a besoin. Nos groupes communautaires ont besoin de pieds carrés communautaires. On a besoin aussi de lieux d'entreposage pour la BANQ. Ça a été exploré. D'ailleurs, tous ces éléments-là doivent être remis sur la table dans un réel projet qui sera au final une réponse à l'utilité publique. On a besoin d'électricité parce qu'il y a des nouveaux résidents qui s'en viennent dans le secteur, mais également on a besoin du quartier.

Martine Musau Muele ◌0:27:21

Merci, monsieur MacLeod, pour vos questions. Absolument, vous pouvez déposer le tout auprès de monsieur qui se chargera de le remettre au greffe. Merci à vous, bonne journée. La prochaine intervention nous est présentée par Giovanni Amato. Bonjour monsieur Amato et bienvenue.

Citoyen·ne ◌0:27:43

Bonjour madame la présidente, ma question s'adresse à la mairesse. Je suis ici aujourd'hui patrouilleur de sécurité. Je ne suis pas ici pour défendre ma job, mais plutôt pour vous faire réaliser qu'abolir un service qui existe depuis plus de 40 ans, ce n'est pas une chose responsable. À ma connaissance, la patrouille, c'est le seul et unique service qui est là pendant que tout le monde à la Ville n'est pas là. Une grande métropole, patrouilleurs, quant à moi, ce n'est pas une grande métropole. Abolir une fonction qui existe depuis plus de 40 ans, ce n'est pas une solution. La question à la mairesse, c'est: percevez-vous l'abolition de la patrouille comme une de vos réalisations?

Martine Musau Muele ◌0:28:30

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:28:33

Merci beaucoup pour la question, monsieur Amato. Écoutez, je pense que les grandes réalisations de la Ville de Montréal, c'est d'essayer d'être le plus rigoureux et le plus efficace possible Et c'est vrai que des fois, ça veut dire des changements de façon de faire. Et c'est vraiment ce qui est en train de faire— en train d'être fait dans cette question de sécurité. Il n'y aura pas moins de sécurité à terme, il y en aura plus, mais ça sera différent. J'entends très bien vos revendications, on les comprend, mais vous savez, le SPVM, ils sont là 24/7, le CIM, ils sont là 24/7, le COS du SGP est là 24/7, il y a des gens qui sont là 24/7. Au bout du téléphone, prêts à se déplacer. Les patrouilleurs étaient là également, mais il va se passer, la sécurité va être assurée d'une autre façon. Oui, on est en 2025, il y a de la technologie qui peut et qui doit être installée parce qu'en fait, en ce moment même, nonobstant la patrouille, il y a des enjeux de sécurité, il y a des intrusions et c'est pas ce qu'on souhaite. Donc, on veut aller encore plus loin avec la sécurité, mais c'était très important pour nous de conserver les emplois. Et ça, je pense que c'est important de le dire parce que les gens vont continuer à avoir leur emploi dans le domaine de la sécurité, c'est vraiment important. On va continuer d'assurer la sécurité de la population, également la sécurité des bâtiments.

Martine Musau Muele ◌0:29:52

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌0:29:54

Ah oui, quand vous parlez de technologie, donc on comprend, on peut, tout le monde peut substituer. Est-ce que ce sont des drones que vous avez? Est-ce que ce sont des robots que vous avez? Nous, la question qu'on se pose: qui fera la prévention sur le terrain? Qui fera les requêtes d'intervention d'urgence? S'il n'y a pas un chat sur le terrain en pleine nuit, à Noël ou à Pâques, qui sera là? C'est pour ça, votre position, quant à moi, elle est très vague. Elle n'est pas juste envers les Montréalais, elle n'est pas juste envers le parc immobilier de la Ville de Montréal. C'est tout.

Martine Musau Muele ◌0:30:31

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌0:30:33

Oui, merci, madame la présidente. Monsieur Amato, j'entends très bien votre insatisfaction de ne pas avoir plus de détails sur chacun des bâtiments ou sur la façon dont ça va fonctionner de manière très précise. Mais vous savez, on peut pas donner tout le plan de sécurité pour chacun des bâtiments ici au conseil municipal ou dans l'espace public. Ce serait contre-productif et même vraiment contraire à la sécurité qu'on veut assurer. Donc, soyez assurés que pour chaque secteur de la ville, pour chaque bâtiment critique, il y a des plans, il y a un plan de sécurité, il y a des choses qui sont déjà développées, qui sont déjà en place, qui vont être développées plus précisément également. Je vous dirais aussi que dans les prochaines années, puis on le voit, notre société malheureusement a changé, nous serons et nous devons être tous et toutes encore plus garants de notre propre sécurité. Vous avez raison qu'il y a des gens qui sont au travail en ce moment qui n'ont pas les réflexes de sécurité de base, de fermer des portes derrière soi, et ça, c'est un travail qui va aussi être fait. Donc, soyez assurés que c'est pas moins de sécurité à terme qu'il y aura, c'est plus, mais de manière différente.

Martine Musau Muele ◌0:31:45

Merci, monsieur Amato, pour votre question. Très bonne journée à vous. Au nom du conseil municipal, je remercie l'ensemble des personnes qui se sont présentées ce matin pour présenter leurs questions aux élus. Nous en étions à la lecture de la question numéro 25 qui nous est présentée par Robin Boisvert. Cette question porte sur une piste cyclable sur De Lorimier et elle est adressée à madame la mairesse. Elle se lit comme suit: il manque un lien cyclable protégé axe nord-sud dans l'est du Plateau-Mont-Royal vers Rosemont. Pourtant, un peu plus dans l'ouest, il y a 5 pistes cyclables protégées dans les viaducs entre Rosemont et le Plateau: Saint-Urbain, Saint-Laurent, Saint-Denis, Saint-Hubert, Christophe-Colomb. Ensuite, Papineau, De Lorimier et Iberville, aucun lien cyclable nord-sud. Dans l'est du Plateau, on est enclavé. On demande depuis des années une piste cyclable dans le viaduc De Lorimier nord-sud. Le Plateau nous dit que c'est parce que De Lorimier ne fait pas partie du plan directeur vers la ville-centre, le plan directeur de la ville-centre, pardon. Ou qu'ils pensent faire une voie réservée d'autobus, mais l'autobus 10 passe tellement plus souvent, peu souvent, qu'on ne croit pas que c'est un vrai plan. Oui, il est toléré de rouler à vélo sur les trottoirs dans le viaduc De Lorimier, mais du slalom entre les piétons sur le trottoir, c'est périlleux. Pourriez-vous inclure De Lorimier dans votre plan directeur et faire une piste cyclable protégée dans ce viaduc? Madame Marianne Giguère.

Marianne Giguère ◌0:33:06

Merci, monsieur Boisvert, pour votre question. C'est une bonne question. En effet, il y a des liens nord-sud qui serait avantageusement ajouté dans ce secteur-là du Plateau-Mont-Royal. Moi-même, j'emprunte souvent De Lorimier, le trottoir ou la chaussée selon le degré d'adrénaline dont j'ai envie ce matin-là. Mais effectivement, il serait peut-être possible actuellement d'ajouter De Lorimier, mais premièrement, il faut l'ajouter au plan cyclable de l'agglomération, qui est quand même un processus laborieux qui se fait périodiquement, mais qui n'est pas prévu à court terme. Et dans le prochain plan vélo qui sera créé, en ce moment on travaille avec le plan vélo 23-27 sur lequel De Lorimier ne figure pas, mais peut-être que sur le prochain on pourrait effectivement travailler à créer un lien cyclable effectivement qui pourrait être efficace dans cet axe-là. En attendant, évidemment, Masson est quand même un lien intéressant qui nous permet de traverser la voie ferrée et d'arriver dans Rosemont–La Petite-Patrie. Ce sera regardé prochainement parce que ce prochain plan-là, on a commencé à y réfléchir, bien sûr. Donc, merci pour votre question. Bonne journée.

Martine Musau Muele ◌0:34:23

Question numéro 26, présentée par Isabelle Sénécal. Cette question porte sur la posture de l'administration quant aux conclusions de l'OCPM sur le dossier Raymond Logistique puisque cette question a été répondue par monsieur Pierre Lessard-Blais aux questions 1 de madame Marie-Ève Grignon et à la question 9. Nous poursuivons avec la question numéro 27 présentée par Charles Bernier. Cette question porte sur Raymond Logistique. Il s'agit ici de félicitations et la question se lit ainsi: merci aux élus de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour leur engagement dans le dossier complexe de Raymond Logistique. Un véritable combat de David contre Goliath auquel personne ne souhaite être confronté. Grâce à votre ténacité, vous avez su obtenir le maximum pour protéger la qualité de vie des résidents. Espérons que les erreurs du passé héritées d'une autre administration ne se répètent plus et que nous tirerons les leçons nécessaires pour renforcer nos règlements afin d'éviter à l'avenir des cohabitations aussi difficiles. Votre travail démontre l'importance d'une gouvernance proche des citoyens. Je comprends qu'il n'y a pas de prise de parole suite à la question numéro 27. Poursuivons à la question numéro 28, question présentée par Charles Kaplan. Elle porte sur le stationnement réservé. Elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit. Why are the restricted parking not removed on Sainte-Catherine West near Saint-Mathieu, Fort, etc., by Thursday, four days after the Saint Patrick's Day Parade? Sûrement la ville a besoin d'argent, monsieur Robert Boudry.

Robert Beaudry ◌0:35:46

Oui, merci beaucoup pour votre question. On a déjà fait les demandes de vérification, ma collègue et moi, à l'Agence de mobilité. Durables pour voir ce qu'il en est sur cet élément-là. Je vous invite, à chaque fois que vous constatez qu'il y a des restrictions, il ne devrait pas y en avoir, à contacter le 311 pour les signaler, donc afin qu'on puisse intervenir rapidement et corriger les éventuels enjeux qui sont sur le territoire.

Voix 1I0:36:12

Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌0:36:13

Question numéro 29 présentée par Nathalie Da Silva. Cette question est présentée à monsieur Pierre Lessard-Blais. Elle porte sur le projet Raymond Logistique et plus précisément en termes de remerciements pour une troisième fois ainsi que des mesures de contrôle et elle se lit comme suit: je tiens à exprimer ma gratitude à la Ville de Montréal pour votre travail assidu et votre engagement dans le dossier de Raymond Logistique. Je salue aussi l'implication citoyenne incroyable et le travail de nos élus de proximité depuis si longtemps qui est admirable et aussi une illustration du dialogue, de la transparence entre les communautés. Je suis particulièrement heureuse de la perspective du futur écoquartier. L'acquisition des boisés sont des projets formidables qui vont façonner la vie de nos enfants. Je salue particulièrement la mise en place des mesures pour minimiser les impacts négatifs du projet sur la qualité de vie des résidents, notamment en ce qui concerne le bruit, la qualité de l'air et la circulation. Est-ce que des contrôles seront assurés auprès de RIMAN Logistique pour garantir que ces mesures seront respectées? Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌0:37:07

Oui, merci beaucoup. Merci, madame Da Silva, pour votre question. En effet, lorsqu'on ajoute L'engagement de 88 millions de la Ville de Montréal hier, ça totalise plus de 145 millions investis par la Ville de Montréal dans le secteur pour sauvegarder des espaces verts, pour préserver la qualité de vie à son meilleur dans le secteur. Donc, un immense merci à tous les membres du comité exécutif, un merci à la mairesse infiniment d'avoir pris ce sujet-là au sérieux. Sur les demandes de suivi, en fait, Dans nos réponses à l'OCPM, la Ville de Montréal souligne qu'on veut étendre la portée des capteurs dans le secteur sur les questions de qualité de l'air, de nuisances sonores. On veut que ces informations-là, lorsqu'elles sont détenues par le CN, par Raymond Logistique, par le ministère du Transport, on veut qu'elles soient publiques et accessibles aux citoyens. C'est un élément qui est important et qu'on a rédigé dans nos réponses à l'OCPM. On souhaite aussi, en fait, l'arrondissement assume déjà la responsabilité de la réglementation sur le bruit et l'urbanisme. Il va falloir que le ministère du Transport, lui, soit, et de l'Environnement, soit très présent dans le secteur, mais on va talonner ces partenaires-là pour que toutes les mesures soient appliquées selon la responsabilité de chaque palier. Merci beaucoup, madame Da Silva, pour vos bons mots.

Martine Musau Muele ◌0:38:36

Question numéro 30 présentée par Jérôme Leclerc. Il s'agit de remerciements relativement au projet Raymond Logistique puisqu'il y a eu 3 remerciements. Nous poursuivons avec la question numéro 31 qui porte sur le transport adapté. Cette question est présentée par Walid Nacef, représentant Transport adapté. Elle est présentée à monsieur Éric Alan Caldwell et elle se lit comme suit. Les récentes décisions concernant le transport adapté à Montréal suscitent une inquiétude. Alors que la privation avance, les usagers voient leur autonomie réduite. Besoin de 2 réponses à des enjeux qui nous et me limitent académiquement et professionnellement. Pourquoi ne peut-on toujours pas réserver un transport le jour même pour un fauteuil motorisé? Voici un exemple où je sens et vis la discrimination systémique. Aussi, pourquoi maintenir des intermédiaires coûteux entre la STM et les chauffeurs de taxi? J'interpelle tous les élus municipaux sur ces questions cruciales. Il est impératif que le transport adapté redevienne un service public efficace, inclusif et équitable. Je tiens à vous remercier pour votre travail et votre dévouement. Que ce dévouement fasse une réelle différence. Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌0:39:36

Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Nassef, pour votre question. Je vous rassure, le transport adapté reste un service public et tout le contrôle du parcours client, que ce soit le service à la clientèle, les réservations, la planification des trajets, le contrôle de qualité, sera faite par la STM. On a déjà 90% de l'offre de transport en transport adapté qui est faite par nos partenaires de l'industrie. Il y a un 10% qui était fait avec des minibus et des chauffeurs STM, et c'est ce 10%-là qui sera donné en impartition à l'industrie. Mais on le fait parce que justement, comme vous le dites, il y a beaucoup de besoins en transport adapté. Il y a une hausse de la demande et dans un contexte où il y a une stagnation du financement, ben on cherche des moyens agiles à réduire nos coûts pour accoter cette hausse de la demande-là, parce qu'on veut que le transport adapté soit là pour tous les Montréalais. On garde le contrôle sur le service, on s'arrange pour le faire à meilleur coût et on s'arrange justement pour être au rendez-vous avec la croissance de la demande. Il y a une croissance, avec le vieillissement de la population, une croissance soutenue des demandes en transport adapté. Et on sera là au rendez-vous comme service public. Merci.

Martine Musau Muele ◌0:40:47

Question numéro 32 présentée par Marc Lomprey. Cette question est plutôt une offre de service, on vous invite à déposer votre offre de service auprès du bon service en fait. Question numéro 33 présentée par Stephen Middleton. La question porte sur le projet Assomption-Souligny. Elle porte précisément sur la notion d'acquisition de terrain suite à l'échéance de de l'entente hors-cours. Elle est présentée à madame Sophie Mauzerolle et se lit comme suit: la réserve foncière du ministère des Transports et de la Mobilité durable où était prévu le projet du REM de l'Est et du prolongement Assomption-Souligny vient à échéance le 30 avril 2025. En raison de l'abandon de ces deux projets par le MTMD et tel que prévu à l'article 1 du règlement hors-cours de la poursuite de Raymond Logistique, est-ce que la Ville de Montréal procédera avant la date limite à l'acquisition du terrain par une entente de gré à gré ou par expropriation? Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌0:41:40

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup pour la question. Comme je l'ai mentionné hier, on a demandé des clarifications au gouvernement du Québec quant à leurs intentions concernant les projets dans le secteur. Cela étant dit, je peux vous rassurer à l'effet que tout est mis en œuvre pour qu'on puisse acquérir le plus d'espaces verts possible. D'ailleurs, l'arrondissement est déjà en processus pour modifier le zonage de ces terrains-là de manière à ce qu'ils soient zonés parc. Donc, on a annoncé d'ailleurs hier 88 millions supplémentaires dans le quartier. Donc, on travaille extrêmement fort pour s'assurer d'acquérir le plus de terrain possible, de sécuriser aussi le plus possible les rues locales et de réduire le plus possible les nuisances liées à l'arrivée de rayons logistiques dans le secteur. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌0:42:21

Question numéro 34 présentée par Mandy Pichiconne. La question porte sur le contrôle antiparasitaire à Châteauguay. Elle est présentée à l'Autorité de la santé et de la sanitation et elle se lit comme suit. I would like to make a request for pest control in my city, Châteauguay. I have requested many times in the municipal office as well as verbally, but it has been denied as they said there is no law for this. We have been suffering from mosquitoes problems for years. My kids cannot play outside in summer due to this. I kindly request the city to take action to control the mosquitoes because the number of mosquitoes is increasing day by day. We're getting concerned with kids' health. Kids develop blistering rashes, bruising, and large areas of Swelling, and it is getting worse day by day. I will be very thankful to you if you take action. This is if you take action against this and start with the pest patrol, the pest control as soon as possible. Can we believe that this problem can be solved? Please do not do not ignore this issue. Est-ce qu'on a un volontaire pour rediriger Monsieur Chicon? D'accord, Monsieur Chicon, please. Address your question to the City of Châteauguay, as this is the City of Montreal. Question numéro 35 portant sur le budget pour le réseau cyclable, présentée par Monsieur Robert Lepage, présentée par Robert Le Sage, pardon. La question s'adresse à Monsieur Luis Miranda et elle se lit comme suit: Au conseil d'arrondissement d'Anjou de février dernier, vous avez affirmé à un citoyen que la ville avait dépensé 800 millions de dollars sur le réseau cyclable dans les huit dernières années. J'aimerais connaître la source de votre information, car selon les chiffres officiels provenant des budgets de la Ville, c'est environ 170 millions en 8 ans qui ont été investis dans le réseau. Il serait important de ne pas embarquer dans le phénomène de désinformation qui empoisonne notre société en ce moment et qui contribue beaucoup à la polarisation des gens dans les débats, comme dans le cas qui nous intéresse ici, automobilistes contre cyclistes. Monsieur Luis Miranda.

Luis Miranda ◌0:44:16

Je vous inviterais à regarder les coûts des rues qui ont été priorisés pour les pistes cyclables. Puis si vous voulez plus d'informations, c'est semé, ça va me faire plaisir de vous rencontrer au conseil d'arrondissement.

Luc Rabouin ◌0:44:28

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:44:28

Question numéro 36 présentée par Andréane Johnston. La question porte sur la posture de l'administration quant aux conclusions de l'OCPM. Elle est présentée aux élus puisqu'elle a été amplement répondue aux questions numéro 1 de madame Grignon et présentée à la question numéro 9 également. Nous poursuivons avec la question numéro 37 présentée par Jean-François Patenaude-Monette. La question porte sur le REV Henri-Bourassa. Il est présenté à Madame Sophie Mauzerolle et se lit comme suit. Au conseil municipal du 16 septembre 2024, en réponse à ma question, vous aviez mentionné que vous pourriez partager les études réalisées jusqu'à présent à ce sujet. Et je cite, concernant le REV Henri-Bourassa, les études pour le futur tronçon entre la rue Félix-Leclerc et le boulevard de l'Acadie comprenant les zones dangereuses telles que le boulevard Marcel-Lorrain, l'autoroute 15 et le boulevard de l'Acadie sont-elles terminées? Sinon, quand prévoit-on les conclusions de ces études. Je vous rappelle que malgré la portion du REV actuellement en cours de réalisation dans le secteur industriel de Saint-Laurent, nous n'avons toujours aucun échéancier concernant la portion est dans Saint-Laurent. Pouvez-vous promettre aux résidents de Saint-Laurent et de Cartierville qu'ils auront prochainement eux aussi droit à un REV rapide et sécuritaire pour voyager d'est en ouest? Merci. Fin de la citation. Je vous relance donc 7 mois plus tard dans l'attente des documents promis. Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌0:45:40

Oui, merci beaucoup pour la question. Écoutez, ces documents-là sont publics sur Réalisons Montréal, en fait sur le site. Vous pouvez aller sur le site Réalisons Montréal, le dossier Henri-Bourassa, les documents sont mis à jour sur une base assez régulière. Ce que je vous avais mentionné la dernière fois, puis je vais le réitérer, c'est qu'Henri-Bourassa, c'est quand même un projet de plusieurs kilomètres qui traverse 4 arrondissements, donc évidemment on ne peut pas le faire d'un bout à l'autre en une seule Donc, on le segmente par tronçons et pour déterminer quel tronçon est fait en premier ou par la suite, il y a toutes sortes de considérations qui rentrent en ligne de compte, les besoins en infrastructures en dessous, les changements d'entrées d'eau en plomb, il y a toutes sortes de questions qu'on doit poser à différents services de la Ville pour tout mettre ça ensemble et s'assurer qu'on priorise les bons tronçons. Les tronçons dont vous parlez, il y en a un qui est prévu en 2026, d'autres qui auront lieu en 2028, puis on espère là que très rapidement dans les prochaines années, on aura terminé l'ensemble de l'axe, parce que vous avez tout à fait raison de dire que c'est un projet qui est extrêmement important tant pour les usagers du transport en commun que les usagers de la mobilité active. Donc, je vous invite à aller voir sur le site Réalisons Montréal. Si vous avez des questions supplémentaires, n'hésitez pas.

Martine Musau Muele ◌0:46:50

Question numéro 38 présentée par Karine Beaulieu, puisqu'il s'agit des 5e remerciements sur le dossier Raymond Logistique. Nous poursuivons avec la question numéro 39 présentée par Maïté Néomys Meister. La question porte sur la posture de l'administration relativement au rapport de l'OCPM. Puisqu'elle a été répondue à la question numéro 1 de madame Grignon ainsi qu'à la question présentée à numéro 9, nous poursuivons avec la question numéro 40 présentée par Amine Karim. Il s'agit des sixièmes remerciements quant au projet Raymond logistique, ce qui met fin aux questions lues telles que présentées par les membres du public via le formulaire web. À titre informatif, Aujourd'hui, nous avons reçu 5 personnes en séance tenante ainsi que 25, pardon, sur un total de 40 questions présentées par le formulaire web. Ces 40 ont été lues. Incluant les personnes reçues hier, un total de 60 personnes ont été entendues par ce conseil municipal. Si nous revenons à l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour de cette séance ordinaire, nous en étions à l'analyse des dossiers suivants. Le point 20.25 au tableau était inscrit les noms suivants: monsieur Alan DeSousa, madame Alba Zuniga Ramos ainsi que madame Émilie Thuillier. Mais auparavant, nous avons la période de questions des élus en commençant avec le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem. On vous écoute.

Voix 1I0:48:09

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, depuis quelques années, la Commission municipale du Québec relève des lacunes importantes dans la gestion de des cartes de crédit au niveau municipal. D'ailleurs, plusieurs villes ont été réprimandées à ce sujet-là et Montréal, malheureusement, n'a pas échappé à ces critiques, notamment de la part de sa nouvelle vérificatrice générale, même si l'administration disait être vigilante. Madame la présidente, le problème semble être plus répandu qu'on ne le pense. Il touche aussi nos sociétés paramunicipales. On se rappelle tous de la saga de l'OCPM et c'est maintenant la STM qui montre une gestion défaillante de ses cartes de crédit. C'est un constat qui a été fait par le vérificateur général de la STM, puis il a déjà mentionné dans son dernier rapport, les achats par carte de crédit à la STM sont mal encadrés, voire pas du tout. Et le rapport souligne une mauvaise gestion des transactions frauduleuses, des cartes de crédit attribuées à des employés inactifs ou non autorisés à les utiliser, des relevés de comptes non contrôlés ni autorisés par un gestionnaire responsable. Alors, madame la présidente, nous sommes devant un constat très alarmant et ma question est la suivante: que compte faire Projet Montréal pour mieux encadrer et contrôler l'utilisation des cartes de crédit à Montréal et dans nos sociétés paramunicipales, notamment à la STM? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:49:29

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:49:33

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je tiens vraiment à rassurer le chef de l'opposition Toutes les questions concernant l'écart de crédit puis les finances de façon générale, c'est quelque chose qui nous préoccupe énormément. Puis je pense qu'on l'a démontré dans le passé à quel point on prenait ces questions-là à cœur. Et à chaque fois qu'il y a des rapports qui sont faits, soit par la vérificatrice générale ou par le BIG, le Bureau de l'inspecteur général, tout est pris avec énormément de sérieux puis des corrections qui sont faites ce sens. Et concernant la STM, il y a eu un rapport interne qui a été fait, qui a été déposé à la vérificatrice générale de la Ville de Montréal. Des corrections ont été faites et la vérificatrice générale, pardon, s'est dite satisfaite. Alors évidemment, nous, on continue de suivre les règles, faire preuve de transparence, et à chaque fois qu'il y a des choses qui doivent être améliorées, on le fait de façon proactive et avec, je le rappelle, la plus grande transparence possible.

Alan DeSousa ◌0:50:31

Merci.

Martine Musau Muele ◌0:50:31

Questions complémentaires.

Voix 1I0:50:34

Madame la présidente, les Montréalais se souviennent de la saga de l'OCPM. Ça fait pas longtemps qu'on a passé à travers et ça a entaché l'administration certainement, mais elle a entaché aussi la confiance des Montréalais envers les différentes institutions qui sont municipaux ou paramunicipaux. La vérificatrice générale, madame la présidente, a révélé une gestion blâmable des cartes de crédit. À l'OCPM et la Ville de Montréal a également été critiquée pour sa gestion de ces cartes de crédit et maintenant nous apprenons que la STM elle est aussi dans ce cadre-là. Madame la présidente, ce qui est préoccupant c'est que personne n'aurait entendu parler de ce problème à la STM sans une demande d'accès à l'information parce que le rapport du vérificateur général de la STM il n'est pas public. Alors madame la présidente, ce que je veux savoir, puis après tout, on n'est pas en train de jouer avec l'argent Monopoly, on est en train de jouer avec l'argent des contribuables. J'aimerais savoir concrètement, est-ce que l'administration va auditer l'utilisation des cartes de crédit des sociétés municipales et celle de la STM aussi? Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:51:37

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌0:51:42

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je le réitère, à chaque fois qu'il y a des éléments qui sont mis en lumière ou des préoccupations, que ce soit avec l'octroi de contrats. On peut penser entre autres à la question de Fujitsu. C'est une problématique qui nous a beaucoup préoccupés et notre administration a décidé de mettre fin directement à ce contrat-là pour pas dépenser des millions et des millions de dollars. Donc, je pense que notre, non seulement on fait preuve de beaucoup de transparence, que ce soit avec les commissions comme celle de la sécurité publique, mais à chaque fois qu'il y a une préoccupation, on va de l'avant, on le fait avec l'OCPM, on le fait avec les autres organisations paramunicipales et on va continuer de le faire. Et concernant la STM, je tiens à le réitérer, les préoccupations qui ont été soulevées, la vérificatrice générale de la STM les a prises en main, ou du moins la direction générale a pris les préoccupations de la vérificatrice générale, a fait des améliorations et je pense que c'est en continu qu'il faut toujours garder l'œil ouvert et être en mode solution et de façon proactive. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌0:52:49

La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:52:53

Merci beaucoup, madame la présidente. Madame la présidente, depuis quelques semaines, on accumule les exemples troublants de promesses brisées, de négligence de la part du gouvernement du Québec envers des établissements publics majeurs montréalais. L'hôpital Maisonneuve-Rosemont, promis il y a 3 ans pour une rénovation complète, ne figure même plus au Plan québécois des infrastructures. Une découverte choquante pour nous, pour les Montréalais également. D'ailleurs, une motion a été déposée à cet effet hier. Hier soir également, des élèves et des parents de l'école Faith manifestaient devant ce conseil, inquiets que l'établissement puisse fermer faute de financement pour réparer la structure de l'immeuble patrimonial. La presse nous a appris dimanche que le Palais des congrès doit débourser plus de 100 000$ pour réparer des toits de bâtiments qui, à terme, vont être démolis. Ces bâtiments ont été expropriés depuis 2020 pour un projet d'agrandissement toujours inexistant qui lui a été freiné par des études interminables et des hésitations ministérielles. Tous ces établissements sont essentiels. Ils sont essentiels pour la santé, pour l'éducation, pour l'économie, pour le patrimoine montréalais. Alors ma question, alors à part la déclaration d'hier au conseil, quelles autres actions cette administration a-t-elle prises pour faire du lobbying actif auprès du gouvernement du Québec et sauver ces infrastructures névralgiques.

Martine Musau Muele ◌0:54:37

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌0:54:40

Madame la présidente, ben tout à fait, puis je pense que sur ces dossiers-là, on a été pas mal clairs, puis c'est intéressant qu'on puisse faire front commun avec l'opposition, avec tout le conseil municipal Notre administration, puis je pense que tous les élus qui sont ici dans cette salle sont en faveur des projets qui ont été nommés, souhaitent que ces projets-là se réalisent. Notre administration fait des représentations sans cesse à cet égard-là, puis on pourrait rajouter d'autres éléments, l'abandon de la construction des écoles aussi par le gouvernement du Québec dans des terrains qui ont été cédés, dans des quartiers qu'on veut se voir développer, des projets de transport collectif majeurs aussi qui sont mis sur pause actuellement, mais qui sont un levier extrêmement extraordinaire pour faire face à de nombreuses crises. Donc, les représentations de notre administration se multiplient. Non, ce ne sont pas seulement des déclarations, même si les déclarations sont très fortes parce qu'elles engagent tout le conseil municipal de façon unanime, mais également des demandes lors des budgets, des représentations auprès des ministères concernés, des rencontres directement. J'ai eu moi-même des rencontres avec le ministère de l'Éducation pour les enjeux des écoles, d'autres projets aussi d'envergure. Je sais que mon collègue monsieur Rabouin fait des démarches. La mairesse elle-même ramène sur toutes les tribunes cet élément-là. Donc aujourd'hui, je pense que cette question-là devrait être amenée aussi au premier ministre du Québec parce qu'au final, c'est lui qui prend ses décisions qui ont un impact majeur sur la métropole.

Martine Musau Muele ◌0:55:55

Question complémentaire.

Chantal Rossi ◌0:56:01

Alors, j'entends bien ce que notre collègue a répondu, mais il y a la gravité, il y a comme une— il y a le Palais des congrès. Parler des congrès, c'est un levier majeur pour l'économie montréalaise, particulièrement au niveau du tourisme montréalais, tourisme d'affaires. Chaque événement annulé ou impossible à accueillir faute d'espace et de modernisation représente une peine directe pour les hôteliers, les restaurateurs, pour les commerçants du centre-ville et l'attractivité internationale de notre métropole. La Chambre de commerce de Montréal, Montréal International, les acteurs du tourisme d'affaires, tout le monde, tout le monde sonne l'alarme. Probablement que, ben, pas probablement, mais face à l'inaction du gouvernement du Québec sur l'agrandissement du Palais des congrès, je répète la question, madame la présidente, et j'entends ce que mon collègue a dit, mais probablement que si on pose la question, c'est parce qu'on la sent pas cette là. On ne sent pas ce lobbying-là. Alors, qu'est-ce qu'ils vont faire concrètement pour qu'on voit et qu'on sache qu'il y a du lobbying?

Martine Musau Muele ◌0:57:10

Merci, madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌0:57:15

Merci, madame la présidente. Écoutez, je tiens à rassurer l'ensemble des collègues dans cette salle que du lobbying actif pour protéger les intérêts économiques et touristiques de la Ville de Montréal, on en fait à la journée longue, j'ai envie de dire. On a de nombreux comités de travail, à commencer par celui de la stratégie centre-ville qui regroupe tous les acteurs du centre-ville de tous les milieux. On a des stratégies de mise en commun des ressources, de lobbying en commun parce qu'on a besoin aussi que les acteurs du centre-ville et du milieu économique fassent ces démarches et on a toujours porté leur voix auprès du gouvernement du Québec. Le Palais des congrès, c'est une institution majeure à Montréal. On rencontre madame Legault extrêmement fréquemment pour pousser ces revendications auprès du gouvernement. Alors oui, on met pas tout dans les médias, on met pas tout sur nos réseaux sociaux parce que je crois pas que ce soit tout le temps utile de le faire, mais les démarches se font. Le lien de confiance aussi avec les partenaires de la stratégie centre-ville et du milieu économique est fort et on va continuer à travailler main dans la main avec eux. Donc, je veux rassurer les milieux d'affaires, mais surtout les Montréalais et les Montréalaises, nos partenaires économiques, on a un lien fort, on travaille de concert et on va continuer de le faire.

Martine Musau Muele ◌0:58:37

Merci. Les équipes Anjou et LaSalle nous indiquent ne pas avoir de questions, ce qui nous permet de poursuivre avec les autres membres du conseil municipal sous le décompte suivant. 3, 2, 1. Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌0:58:54

Merci, madame la présidente. Alors, le 21 février dernier, l'administration a pris la décision d'abolir les services des patrouilleurs 411 qui assurent la sécurité proactive 24/7 de plus de 460 bâtiments municipaux répartis dans 9 arrondissements. Chaque année, la patrouille 411 gère en moyenne, je donne des exemples, 2500 alarmes d'intrusion 250 alarmes incendie, 500 interventions spéciales. Puis j'ai bien entendu les réponses que ma collègue a données hier soir, madame Thuillier, puis les réponses qu'elle a données ce matin. Écoutez, ce qui m'a frappée ce matin, c'est quand elle dit, nous devons être plus garants de notre propre sécurité et il faut fermer les portes. Alors écoutez, devant ces réponses, je vous avoue là être assez surprise et inquiète, car en abolissant la patrouille 411, Projet Montréal va engorger sans raison valable les SPVM et les CIM, qui ne pourront pas répondre rapidement à des appels d'intrusion ou de vandalisme. Ce sont des appels de catégorie 4, donc de moindre importance. Projet Montréal coupe, en fait, dans la sécurité des infrastructures névralgiques de la ville, comme les usines d'eau potable. Je ne pense pas que personne ici ne souhaite qu'un individu malveillant sabote une telle usine. J'ai entendu, je répète encore une fois, les réponses de ma collègue qui m'ont laissée vraiment étonnée. Et ma question, madame la présidente, pourquoi Projet Montréal s'entête à mettre en péril la sécurité des bâtiments municipaux névralgiques?

Martine Musau Muele ◌1:00:25

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:00:28

Oui, bonjour madame la présidente. Je ne voudrais pas être mal citée. J'aimerais exprimer à tous nos collègues, quand on dit qu'on est tous responsables de notre propre sécurité en fermant des portes. Le matin, qui n'a pas fermé, barré sa porte de maison? Je pense que nous l'avons tous fait. Qui est en voiture et laisse ses portes débarrées ou même ouvertes ou même une fenêtre ouverte? Mais moi, je peux vous le dire, mon fils l'a déjà fait une fois, laisser une fenêtre ouverte de la voiture de Communauto. On est revenu 5 heures plus tard, wow, il s'était rien passé. C'est ça que je veux dire quand on dit qu'on est tous responsables de notre propre sécurité à la base, c'est que nous devons avoir de plus en plus dans notre monde des réflexes de base de sécurité. Exemple, je ferme et je barre ma porte de maison le matin quand je sors. C'est uniquement ça. Je ne suis pas en train de dire que nous allons tous devenir des patrouilleurs. Donc, je voulais juste rectifier, madame la présidente, ce fait-là. Par la suite, je tiens vraiment à rassurer les gens que tout ce qui a été pensé et fait dans le cas de la patrouille vise à assurer de respecter les emplois, vise à assurer la sécurité de la population assurément et assurer la sécurité des bâtiments, autant des bâtiments qui sont très, très importants, autant des bâtiments qui sont vacants, parce que comme on l'a vu hier, il y a aussi des enjeux dans les bâtiments vacants. On l'a vu à Shawinigan, on n'est pas à l'abri de ça. Donc, c'est vraiment important. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:02:03

Question complémentaire.

Alba Zuniga Ramos ◌1:02:05

Merci, madame la présidente. Alors, écoutez, on vient de réduire l'expertise des patrouilleurs de 40 ans à juste un enjeu de fermer des portes. Moi, je serais assez insultée si j'étais du côté des employés. 40 ans d'expertise pour dire, écoutez, on il faut juste apprendre à mieux fermer les portes comme tout le monde le fait à Montréal le soir. C'est assez insultant pour nos employés. L'autre chose qui m'a vraiment inquiétée de la réponse de ma collègue, c'est de dire, écoutez, on va tout mettre en œuvre, en parlant à l'avenir, pour garantir une certaine sécurité. Des choses vont être mises en place. Écoutez, c'est pas comme ça qu'on doit prendre des décisions quand ça vient à la sécurité des Montréalais et Montréalaises, à la sécurité des bâtiments, aussi de la Ville de Montréal. C'est pas en disant, mais on fait des coupures puis on va voir après ça ce qu'on va faire. Puis on s'inquiète vraiment et je me pose la question, comment ça se fait que dans les enjeux de sécurité, Projet Montréal prend toujours ça de façon tranquille?

Voix 1E31:03:08

Merci.

Alba Zuniga Ramos ◌1:03:08

Et il faut vraiment que des choses arrivent pour que Projet Montréal prenne les choses de manière sérieuse. C'est quoi qu'il va falloir qui arrive?

Martine Musau Muele ◌1:03:15

Le temps est écoulé. Avant de poursuivre, la première portion de cette période de questions des élus étant échue, est-ce qu'il y a une volonté de prolonger?

François Limoges ◌1:03:27

Madame la présidente, bien sûr, comme le veut la tradition, appuyée par madame Chantal Rossi, nous allons poursuivre pour une période de 7 minutes 30 secondes.

Martine Musau Muele ◌1:03:34

Merci. Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:03:36

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Mais vous savez, c'est pas parce qu'on répond de manière tranquille qu'on ne prend pas le sujet au sérieux. Le sujet est effectivement très, très sérieux et comme je l'ai dit, la sécurité, il n'y en aura pas moins, il va y en avoir plus, elle sera assurée de manière différente. Et l'expertise, je l'ai dit, mais ça me permet de le redire, l'expertise, elle est conservée. Ce qu'on va faire avec les personnes qui conservent leur emploi, ils vont pas aller surveiller n'importe quel bâtiment, ça va être des bâtiments extrêmement important comme un bâtiment de la police. Alors, on prend un contrat privé de gardiennage, on va s'en départir et on va remplacer des employés privés par nos employés qui sont formés en sécurité, en qui nous avons confiance pour protéger le bâtiment de la police, pour protéger l'Hôtel-de-Ville, pour protéger Lucien-Saulnier et c'est vraiment la façon dont nous pensons qu'il faut respecter nos employés et nous le faisons dans leur expertise.

Martine Musau Muele ◌1:04:43

Merci. Monsieur Sonny Moroz.

Sonny Moroz ◌1:04:50

Bon matin, madame la présidente. Hier, j'ai exprimé ma déception concernant l'avis de la Ville sur le projet de planification des besoins d'espace du Centre de services scolaires de Montréal. Cet avis ne tient pas compte des besoins criants d'écoles dans les secteurs Peter-McGill, et du quartier de Namur-Hippodrome à Snowdon. Le quartier de Namur-Hippodrome avait besoin de 2 écoles de 24 classes chacune. Toutefois, l'administration de Projet Montréal a décidé un terrain pour la construction d'une seule école unique de 32 classes prévue dans seuls 5 à 10 ans.

Voix 1A41:05:25

On verra.

Sonny Moroz ◌1:05:26

Quant à Peter-McGill, l'administration a carrément refusé la demande de terrain pour la construction d'une école primaire alors qu'il y a a aucun établissement scolaire dans ce secteur et malheureusement, on a vu les démonstrateurs des élèves FACE hier qui sont juste limitrophes. Le CSSDM a dû acheter un immeuble à ses frais et on verra la solution qui va venir ici. Madame la présidente, comment l'administration de Projet Montréal peut-elle rejeter de telles demandes? Merci.

Martine Musau Muele ◌1:05:56

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌1:05:58

Encore une fois, madame la présidente, mon collègue monsieur Moroz fait fausse route dans son interprétation de notre réponse au plan de besoins des écoles qui est transmis par le Centre de services scolaires. C'est le Centre de services scolaires qui transmet la planification et ses besoins en école. Il nous demande de répondre. C'est très clairement indiqué dans le GDD qui est présenté. D'ailleurs, on aura l'occasion d'en discuter tout à l'heure. Et la Ville de Montréal, ce qu'elle répond, elle dit effectivement ce secteur-là, on a besoin des écoles on en veut d'ailleurs, pour Peter-McGill on n'a jamais refusé d'école, on enjoint le gouvernement à respecter son engagement d'acheter un terrain pour une école, ce qu'il ne fait pas depuis belle lurette. Dans d'autres cas, on cède des terrains, dans le secteur de mon collègue monsieur Moreau, dans le Triangle, on a cédé un terrain. Qu'est-ce que le ministère a décidé de faire? Mettre le projet sur pause. Donc l'enjeu n'est pas la cession des terrains, nous on planifie des terrains en fonction du développement. Ça n'aurait pas de sens de développer une école par exemple à dans un site comme Bridge Bonaventure qui est actuellement industriel alors qu'il n'y a pas encore de développement. Donc, on dit pour le plan des écoles, les besoins sont dans 5 ans pour celle-là, sont dans 10 ans pour celle-là, sont immédiatement pour celle-ci. Donc, c'est comme ça que ça fonctionne, c'est très clair. Donc, l'enjeu n'est pas la cession des écoles, mais c'est la réactivité du gouvernement du Québec et du ministère à construire les projets d'écoles, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:07:15

Question complémentaire.

Sonny Moroz ◌1:07:16

Oui, merci. On a un applaudissement de l'autre bord, j'apprécie cette réponse-là et je comprends bien le dossier et que c'était activement poussé à cause de la loi 40 du provincial, je lis les dossiers. Et on sait bien que la Ville traverse des situations financières très difficiles et donc s'entame des décisions qui malheureusement sont pas à la hauteur de vos promesses électorales que vous avez faites. J'ai vu que vous étiez aux démonstrations Où est mon école, j'ai vu que vous étiez présents en grand nombre à l'école Faith la semaine passée, mais à la fin de la journée, c'est les résultats qu'on a besoin. C'est vous l'administration pour 8 ans. Donc, madame la présidente, est-ce que l'administration, qu'est-ce qu'ils vont dire aux familles qui vont payer pour les prix des décisions de l'administration? Et comment la mairesse, qui représente par défaut les citoyens de Ville-Marie, peut-elle refuser pour un autre 4 ans cette demande-là?

Alex Norris ◌1:08:07

Merci.

Martine Musau Muele ◌1:08:08

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌1:08:12

Madame la présidente, je peux comprendre la passion qui anime mon collègue parce qu'elle nous anime, parce que quand on parle de l'avenir de nos enfants, notre administration, on trouve ça très important. Mais il y a des limites à dire n'importe quoi ici. La Ville ne refuse pas de construire des écoles. La Ville ne construit pas d'écoles, c'est une responsabilité du gouvernement du Québec. La Ville planifie la cession des terrains en fonction du développement urbain. C'est ça de la bonne planification, c'est ça de la bonne gouvernance, c'est ça aussi de développer des quartiers qui sont complets, contrairement aux administrations précédentes qui construisaient les quartiers puis qui après pensaient aux écoles. Nous, on planifie déjà les secteurs des écoles, mais on adapte la cession et la planification. Vous pouvez me pointer du doigt, monsieur Moroz, c'est très, très, très désagréable ce que vous faites, mais malheureusement, je vais continuer de répondre. La Ville de Montréal veut des écoles. Elle a rejoint le gouvernement. C'est une pression énorme qui a été mise sur ses épaules. C'est près de 200 millions de dollars que le projet de loi 40 sur les épaules de Montréal pour une responsabilité qui est gouvernementale. Donc nous, on planifie, nous, on cède des terrains. La preuve étant, on en a cédé un dans le secteur de mon collègue, dans Côte-des-Neiges-Ndijé, et il n'y a toujours pas de construction d'école. Donc votre question, je l'enverrai au gouvernement du Québec, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:09:33

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:09:35

Merci, madame la présidente. Il y a maintenant 2 ans, appuyé par ma collègue de Louis-Riel, j'ai déposé une motion qui avait été adoptée à l'unanimité demandant de mettre en place dans le sud de mon district de Tétreaultville une station d'échantillonnage de la qualité de l'air. À ce moment-là, l'administration s'était engagée dans une période de 18 à 24 mois à venir la mettre en place. Le délai de 24 mois est échu, madame la présidente, et quand la dernière fois j'ai posé une question il y a quelques mois à la responsable de l'environnement du côté du comité exécutif, je me suis fait répondre qu'il y avait de la difficulté à trouver un emplacement électrique pour venir la brancher. Au bout de 24 mois, madame la présidente, je considère que si on a réellement la volonté de mettre en place une station d'échantillonnage et de respecter l'engagement qu'on a pris dans le cadre du conseil, on est capable de trouver une prise électrique pour brancher un appareil. Donc, ma question aujourd'hui, madame la présidente, envers l'administration, c'est qu'est-ce qui va arriver de cette station-là et de la promesse qui a été faite de la part de l'administration Quel va être l'échéancier précis sur lequel ils sont prêts à s'engager de la mettre en place Ou sinon, est-ce qu'ils sont prêts aujourd'hui à venir avouer aux Montréalais qu'ils vont briser leur promesse et qu'ils mettront pas de station en place Merci.

Martine Musau Muele ◌1:10:39

Madame Alia Saint-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌1:10:43

Merci, madame la présidente.

Valérie Plante ◌1:10:44

Ouh, les élections.

Alia Hassan-Cournol ◌1:10:45

Ont commencé. Écoutez, plus sérieusement, en l'absence de ma collègue Marie-Andrée Mauger, on s'engage à vous revenir, Monsieur Hénault-Ratelle, avec les derniers suivis dans le dossier. J'ai pu en parler avec elle assez récemment, il est toujours question de mettre en place cette station, c'est un engagement qu'on tient à prendre collectivement et qui est absolument nécessaire pour les Tétreauvillois et les gens de Mercier- Hochelaga-Maisonneuve, donc comme vous les élus de MHM on tient à cette station-là et bien sûr il peut y avoir des délais, des délais qu'on peut comprendre, donc on va vous revenir rapidement avec des réponses, puis je tiens aussi à réitérer qu'on s'était engagé à faire une étude d'impact sur la santé pour le secteur industriel, ce sont des engagements qu'on tient à tenir mais qui dépendent de la DRSP.

Martine Musau Muele ◌1:11:41

Ceci met fin à la période de questions des membres du conseil municipal. Nous revenons donc à l'étude des dossiers à l'ordre du jour de cette séance ordinaire. Nous en étions au point 26 et suivant. Je rappelle l'ordre que nous avions laissé hier: monsieur Alan De Sousa, madame Alba Zuniga Ramos et madame Émilie Thuillier. Dans l'ordre que vous souhaitez, c'est les noms que j'avais lorsqu'on s'est quittés. Monsieur Alan De Sousa.

Alan DeSousa ◌1:12:36

I don't change that. For me, for me, when I see green, it means go. When it says red, it says stop. So, go. Merci, Madame la Présidente, Madame la Présidente. Mon intervention se survêt. Mon collègue Vana Nazarian a déjà donné ses commentaires vis-à-vis du fond du dossier, mais je veux intervenir sur la question du processus. Le mois passé, dans le dossier de Camillia-Hood qu'on avait discuté ici, on avait constaté que dans la soumission qui a été soumise, il y avait une soumission qui n'a pas été livrée à l'endroit adéquat, qui était livrée à la la place de sécurité en bas et, en conséquence, toutes les soumissions n'ont pas été ouvertes au même moment. Donc, il y a eu un retard d'une semaine par laquelle la soumission en question a été ouverte, mais traitée de la même façon que si c'était ouvert au même moment. Il y avait eu La réflexion, la lecture de la loi pour cette ville indique clairement que toutes les soumissions, pour une soumission, doit être ouverte au même moment. Et à contresens, c'est nous, c'est un premier regard, semble que c'est en conflit, c'est en contradiction avec la loi, cette pratique. J'ai posé la question et c'était confirmé que c'était reçu là-bas, pas dans le bureau du greffe. Et moi, je me questionne. Ma question a été: est-ce qu'on a eu un avis légal? Est-ce que c'est une pratique courante où on peut, on ouvre ça et il semble que c'est à contresens de la loi? Et puis, j'ai pas eu, malheureusement, une réponse satisfaisante, ni de madame Popeanu qui a été, qui a pris la parole, ni par d'autres membres de l'administration. Ici, monsieur, madame la présidente, vous me permettez de faire un parallèle.

Martine Musau Muele ◌1:14:47

Oui, monsieur François Limoges.

François Limoges ◌1:14:51

Monsieur De Sousa dit qu'il s'exprimait sur 2021, qui est l'achat de filtres Brita. Alors, on cherche le lien. Peut-être s'est-il trompé de point, mais il faudrait clarifier là, parce que si on est sur le 2021, monsieur De Sousa est clairement en dehors.

Alan DeSousa ◌1:15:06

Madame la présidente, si vous me donnez une chance, j'invite Madame la présidente, j'invite le chef de la majorité à au moins donner aux citoyens une chance ou aux élus une chance de s'exprimer. J'essaie de faire un parallèle, madame la présidente, ici dans ce dossier-là avec le dossier qu'on avait traité le mois passé pour lequel on n'a pas eu une réponse satisfaisante. Et si on va un peu plus loin dans ce dossier-là, madame la présidente Britton, on voit que le même phénomène se produit. OK, je vous lis textuellement l'article dans la Gazette qui a dit que Aswell Zero Technologies bid, qui était une soumissionnaire dans le dossier de Vingt-et-Un, Madame Présidente, which was delivered by courier from Texas to Montreal City Hall on February 14th, went astray for four days according to the minutes to the city clerk's bid opening session. The envelope went to a security desk in the garage in City Hall and wound up being opened after. The bid deadline and after Brita's envelope was opened. It was the second time in as many months, Madame la Présidente, that such a glitch occurred during the bid opening on a Montreal contract. J'espère que Monsieur Limoges a compris le lien entre le point que je fais maintenant et le point que j'avais fait le mois passé, parce que dans les deux cas, on a eu une situation où la loi qui exige que toutes les soumissions doivent être ouvertes au même moment, n'ont pas été faites. Madame la présidente, si on regarde dans le dossier en question, le GDD en question, dans le dossier, on voit les procès-verbaux de l'ouverture des offres. Et on doit y aller pour la petite note en bas de la page pour voir exactement ce qui s'est passé. Je lis textuellement: cette soumission a été déposée à l'Hôtel-de-ville de Montréal le 14 février 2025 à 14 h 08, mais n'a pas été ouverte lors de la séance publique d'ouverture des soumissions qui a eu lieu le 18 février 2024 à 13 h 30. Par conséquent, elle a été ouverte lors des séances publiques d'ouverture des soumissions suivantes, soit le 20 février 2025 à 13 h 30 dans les locaux de service du greffe. J'espère que monsieur Limoges a compris le lien. Donc, madame la présidente, Je vais demander que dans ce deuxième cas, il me semble que l'exigence de la loi des cités et des villes n'a pas été respectée. Il me semble qu'il n'y a pas eu un avis légal qui a été obtenu. Je vais demander que si un avis légal est obtenu dans le premier cas, déposez-le devant le conseil. Je demande aussi s'il y avait un avis légal qui a été reçu pour permettre, nous, d'ouvrir les dossiers, les soumissions à deux moments différents. Tel qu'il n'était pas prévu dans la loi. Et j'aimerais bien d'abord l'entendre. Et deuxièmement, madame la présidente, je demande que si cette pratique, c'est une pratique courante. Le mois passé, j'avais demandé une liste de l'administration de toutes les occasions où on a eu cette situation. À date, un mois plus tard, je n'ai pas eu une liste. Mais ici, un mois plus tard, sur un dossier similaire, on a eu le même phénomène qui se répète. Donc, je veux savoir, madame la présidente, est-ce que c'est une pratique élargie? Est-ce qu'il y a eu le cautionnement du ministère des Affaires municipales? Est-ce que c'est légal? Et j'essaie de comprendre pourquoi, quand vous avez une demande de soumission qui spécifie que les soumissions doivent être reçues dans le bureau du greffier de la Ville sur le rez-de-chaussée, pourquoi on accepte les soumissions qui étaient données non seulement à des endroits qui n'étaient pas acceptables ou spécifiés dans le cahier des charges, et deuxièmement, pourquoi on accepte ce genre de soumissions qui ne sont pas ouvertes au même moment, en contradiction de la loi. Donc, je demande une liste, madame la présidente, de toutes les instances qui ont été déposées ici à la conseil par l'administration pour d'autres cas qui ont aussi été traités de la même façon. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:19:13

Madame Alba Zuniga Ramos.

Alba Zuniga Ramos ◌1:19:18

Merci, madame la présidente. Je veux prendre la parole sur le point 20.05 qui concerne les réaménagements au niveau de Saint-Denis. Voilà, exactement, merci. Alors, madame la présidente, le problème dans lequel on se trouve à Montréal et on s'est trouvé depuis plusieurs années, c'est le fait que maintenant malheureusement, les citoyens sont toujours mis devant les faits accomplis. On a une administration qui agit et qui, malheureusement, n'est pas à l'écoute des citoyens. Et c'est assez contradictoire, parce qu'en démocratie, le principe, c'est qu'on représente nos citoyens. Et pour les représenter, mais il faut apprendre aussi à les écouter. Ça a été un peu le cas avec la piétonnisation, on l'a vu au niveau de Sainte-Catherine-Ouest. Mais dans ces dossiers-là en particulier, au moins, on est content de voir là que l'administration, suite à plusieurs de nos demandes et suite à plusieurs demandes de différents partenaires, a fait un peu, a pris un peu un pas de recul pour essayer de résoudre une problématique qu'elle aurait dû éviter dès le début si elle s'était assise pour écouter l'ensemble des partenaires. Alors oui, comme disait une des collègues de l'autre côté de la salle, on sent le vent de l'élection, quand on voit des prises de position comme ça qui changent, parce qu'on l'a vu aussi lors des élections précédentes, que l'administration, des fois en temps d'élection, l'administration de Projet Montréal décide de mettre un certain arrêt sur certains projets puis de revenir par la suite quand c'est convenable pour eux. Écoutez, Même si ici nous sommes d'accord avec l'esprit de ces projets, il n'en demeure pas moins qu'il faut faire les choses dans le bon ordre. Je pense que ça a été répété très souvent par les citoyens et les différents partenaires de la Ville de Montréal, à l'administration et à plusieurs reprises. Je pense que le fait de ne pas avoir agi dans le bon ordre et de tenir compte des besoins des commerçants, des besoins des citoyens a coûté assez cher à l'administration. Puis on le voit parce qu'au-delà du coût politique que ça a pu prendre pour Projet Montréal, on le voit aussi au niveau du coût que ça prend au niveau de la cohabitation sociale à Montréal. On est dans une situation en ce moment où malheureusement cette administration a réussi à mettre les gens les uns contre les autres dans des dossiers où on devrait tous travailler ensemble. Et c'est vraiment notre souhait que pour l'avenir de Montréal, les citoyens ne se sentent pas dans deux côtés, mais qu'ils puissent collaborer. Et c'est vraiment un délai négatif qui laisse cette administration. C'est une population qui est divisée dans des sujets qui sont aussi importants comme la mobilité active, le transport collectif, et autres. C'est dommage parce que ça fait 8 ans que cette division qui est créée par l'administration coûte cher et honnêtement, c'est le temps que ça arrête. Alors écoutez, la piste cyclable qui se trouve en ce moment dans les lieux est dangereuse et elle se doit d'être sécurisée. Et je peux bien entendre, parce que j'attends déjà, je sais que les collègues de l'autre côté vont s'en venir avec des attaques, des de ce côté-ci. Mais on n'est pas dans ce dossier dans l'attaque, on est dans ce dossier dans un désir de collaboration, une demande qu'on fait à l'administration, au moins en année d'élection, d'essayer de collaborer avec les partenaires, avec les commerçants, avec les personnes en situation, qui sont en situation délicate, pour pouvoir arriver avec un dossier, avec un projet qui puisse répondre à l'ensemble des besoins de la population et on pense que c'est faisable. D'ailleurs, les chefs de l'autre côté, les chefs de Projet Montréal semblent avoir cette ouverture en année d'élection, mais quand même on va la prendre. Écoutez, on parle aussi d'un secteur qui est fréquenté par les cyclistes et il faut aussi répondre aux besoins du transport collectif et ça on l'entend. Le problème, je le répète, c'est dans la façon de faire. Et c'est là que les citoyens se plaignent, parce que nous, quand on fait nos critiques, on ne les fait pas en silo. On a parlé avec nos citoyens, on est dans le terrain à discuter avec eux et à voir c'est quoi les problématiques. Alors quand on se fait critiquer de l'autre côté pour dire, écoutez, vous êtes arriérés, vous êtes ci, vous êtes ça, c'est pas nécessairement— moi, je prends pas les critiques sûrement pour moi, mais je les prends comme si critiquer les citoyens des Montréalais qui n'arrêtent pas de dire depuis longtemps à l'administration, on veut être entendus. Malheureusement, on le sait que le fait d'être entendu par Projet Montréal, d'entendre les citoyens, malheureusement ce n'est pas une pratique courante. On le voit avec les multiples consultations qui se font et qui malheureusement donnent rien autre que créer de l'apathie politique. Alors écoutez, oui, j'entends rire de l'autre côté, mais c'est la vérité et on l'a vu à plusieurs reprises. Moi, je trouve pas ça drôle de l'apathie politique dans ces temps-ci. Écoutez, le problème, je le répète, c'est dans la façon de faire. L'administration annonce un projet qui va avoir un impact majeur sur les milieux de vie des résidents et des commerçants. C'est une histoire qui se répète et qui se répète et qui se répète à plusieurs reprises. Et malheureusement, c'est comme si de l'autre côté, on n'apprenait pas la leçon. Alors, Écoutez, on vote aujourd'hui pour un contrat et il va y avoir une séance d'information concernant les effets au mois de mai. J'essaie de trouver la logique là-dedans et écoutez, je la trouve pas. J'aimerais ça qu'on me l'explique. Alors, je répète encore une fois, on n'est pas contre la sécurisation, on est en faveur des projets qui vont permettre la sécurisation mais on est aussi en faveur d'une cohabitation sociale avec les citoyens qui soit saine. Et on veut finir avec cette guerre, avec cette bataille qui a été créée par Projet Montréal entre les cyclistes, entre les piétons et les automobilistes. Je pense que Montréal mérite mieux. Je pense qu'on est, on veut être ailleurs. Je pense que les citoyens sont tannés, ils veulent des projets qui soient faits avec eux, pour eux, et pas des projets qui leur soient imposés. Alors, encore une fois, j'invite de l'autre côté, j'ai vu qu'il y avait une ouverture de la part du chef de l'autre côté, à peut-être retravailler avec les citoyens. J'espère que c'est pas seulement juste parce qu'on est en année électorale, mais c'est parce qu'il y a une prise de conscience de l'autre côté que ça marche pas, que la façon de faire les projets ne fonctionne pas. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:26:07

Madame Émilie Thuillier.

Émilie Thuillier ◌1:26:12

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. En droit de réplique sur 20.21, il y a plusieurs sujets, il y en a 2 ou 3. Le premier concernant l'intervention de notre collègue monsieur DeSousa qui tentait de faire un lien avec Camillien Houde et par la suite. Je tiens à rassurer les collègues Monsieur DeSousa devrait le savoir puisque c'est dans son parti. Suite aux questions qui ont été posées par Ensemble Montréal sur Camillien-Houde, le greffier lui-même a rencontré le parti, les gens, et lui a expliqué la situation. Alors, si ça ne s'est pas rendu à monsieur DeSousa, j'aimerais finalement que les collègues puissent se parler entre eux, mais la réponse a été très, très claire. C'est exactement la même réponse que dans le dossier qui est devant nous en ce moment, l'appel d'offres, en fait la soumission, elle a été reçue parce que dans le GDD, les deux soumissions sont là. Donc, ça a été reçu. Et oui, selon la loi, on peut, si la soumission a été reçue au bon moment mais n'a pas été ouverte en même temps que les autres, elle peut être ouverte, mais lors d'une autre séance publique. C'est ce que le greffier a expliqué de manière aux gens qui ont posé la question. Madame la présidente, je suis extrêmement, comment dire, inquiète que des collègues remettent en question l'intégrité et la probité du service du greffe de la Ville de Montréal. Ça me semble très, très gros. Alors, j'aimerais qu'on puisse avoir ce genre de discussion à un autre endroit ou que si des collègues ont de l'information pertinente, qu'ils ouvrent une enquête à la police, je ne sais trop. Mais madame la présidente, le greffier a fait toutes les démarches pour expliquer la loi, expliquer ses propres actions. Alors ce n'est absolument pas ici au conseil municipal où nous allons dire que la loi n'a pas été respectée. Alors je suis très, très inquiète des agissements de mes collègues, madame la présidente, et je le répète, si quelqu'un a une information qui se doit d'être envoyée à la police, qu'il le le fasse, mais je ne vois pas en ce moment qu'une telle accusation puisse être portée. Revenons à des choses peut-être plus légères, donc les pichets pour le plomb. Mais la Ville de Montréal est très engagée dans le processus de remplacement des entrées d'eau de service en plomb, et c'est pour ça que nous avons un programme pour la première année pour faire en sorte que les gens puissent traiter leur eau et par la suite ils doivent le faire eux-mêmes, sauf les personnes à revenus, à faibles revenus qui peuvent continuer à profiter de ce programme et c'est pour ça que la Ville de Montréal, on achète des pichets et des filtres qu'on donne à la population par la suite. Le dépistage se poursuit parce qu'il y a plus d'entrées d'eau en plomb que ce qui avait été jugé à l'époque en fonction de l'information de base que la Ville avait, que les experts avaient. Donc, la bonne nouvelle, c'est qu'on n'a pas arrêté le dépistage avec ce qu'on avait pensé au départ. C'est que le dépistage se poursuit en fonction des nouvelles informations. Et je rappelle au public qu'il y a une carte interactive vraiment très précise sur internet, PLON. Quand on tape PLON Montréal carte interactive, on peut aller directement sur notre maison où tout tout autre bâtiment de la Ville de Montréal et voir la situation. Est-ce qu'il y a du plomb, oui ou non, ou est-ce que c'est en train d'être dépisté? Donc, c'est vraiment de l'information de santé publique qui existe et qui est disponible. Par rapport au remplacement et à la séquence de remplacement des entrées de service en plomb, bien, on est aussi très, très dédiés et je pense que tous les collègues le savent, il n'y a jamais eu autant de travaux dans nos rues et ça en fait partie de ces travaux. Et là, c'est toujours de trouver un équilibre parce qu'on ne peut pas faire des travaux sur toutes les rues en même temps. Et malheureusement, le plomb, c'est en fonction du moment où les conduites ont été construites. Donc, il y a plus de plomb dans les services centraux, dans les plus vieux quartiers où les conduites d'aqueduc d'égout doivent être remplacées. Donc, ça fait beaucoup de travaux au même endroit et vous comprendrez, madame la présidente, qu'il y a une grande concertation qui se fait puis qu'il y a un nombre limité quand même de rues qu'on peut faire en travaux chaque année parce que les résidents et les résidentes ont quand même une capacité limitée à accepter des travaux tout autour de chez eux. Qui plus est, malheureusement pour les entrées de service en plomb, mais la densité des entrées n'est pas la même sur certaines rues. Parfois, sur une rue, on peut avoir 20 entrées de services en plomb, donc on fait des travaux, ça dure plusieurs, plusieurs semaines et on a changé plusieurs entrées, c'est bien. Mais sur certaines rues, il peut y avoir 5 entrées de services en plomb. Donc, une rue, si vous comparez, vous essayez de faire le calcul, si on fait 5+ 5+ 5, mais c'est difficile d'arriver à des milliers. Et c'est pour ça que oui, la Ville a pris un peu de retard dans le remplacement des entrées de service en plomb, mais oui, c'est toujours l'objectif d'en faire le plus possible par année. D'ailleurs, la Ville le fait avec ses différents services, les arrondissements le font, en tout cas dans Ahuntsic-Cartierville, nous on y contribue et de plus en plus, et j'invite mes collègues maires et mairesses d'arrondissements à contribuer à cet effort collectif parce qu'on peut le faire, mais les arrondissements devront le faire plus dans les prochaines années parce que nous aussi on fait des travaux, en arrondissement et c'est notre population également qui est touchée. Donc, il y a tout un programme qui va continuer à se dérouler dans les prochaines années pour changer les entrées de services en plomb qui doivent l'être. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:32:10

Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌1:32:14

Merci, madame la présidente. Donc, je vais être en droit de réplique sur le point 20-25. Donc, on a toujours le même discours du côté d'Ensemble Montréal. Il faut écouter tout le monde, prendre les besoins de tout le monde, puis surtout pas prendre de décision parce que l'unanimité, ça n'existe pas. Pourquoi, pourquoi on réaménage la rue Saint-Urbain? C'est ça la question. On réaménage la rue Saint-Urbain parce qu'il y a eu 3 morts, 4 blessés dans les 10 dernières années. Qu'est-ce que ça va leur prendre pour être capable de prendre des décisions? Nous, c'est ça qu'on fait. On réaménage. Il y a déjà une bande cyclable sur la rue Saint-Urbain, c'est pas comme si on en invente une. On la sécurise parce qu'elle est dangereuse. N'importe qui qui a pris la bande cyclable sur la rue Saint-Urbain sait que c'est dangereux. Donc, il est temps qu'on la sécurise. C'est une bande cyclable qui a été aménagée à une autre époque, dans un autre contexte, et aujourd'hui on est rendu à l'étape de la sécurité. Qu'est-ce qu'on veut faire aussi? On veut offrir du transport en commun. En fait, j'ai hâte de voir s'ils vont voter pour ou contre parce que j'ai de la difficulté à comprendre dans l'argument s'ils sont d'accord ou pas d'accord, mais je tiens à rappeler qu'on veut avoir un système de bus efficace. On veut pas que les gens qui prennent le bus soient pris dans le trafic. Donc qu'est-ce qu'on fait? On aménage une voie réservée. C'est assez simple, basic comme intervention. Donc, c'est ça qu'on fait. Et ensuite, il y a des questions mathématiques. Donc là, il faut prendre un ruban à mesurer puis voir qu'est-ce qui rentre dans l'espace qui est disponible. Et soit on enlève une voie de circulation, soit on enlève une voie de stationnement. Il n'y a pas de magie, ça rentre pas. Les services d'urgence nous disent, il faut pas enlever une voie de circulation parce qu'il faut toujours avoir 2 voies pour qu'un véhicule puissent passer en cas que la voie soit obstruée. Est-ce qu'on doit ne pas prendre en compte la recommandation des services d'urgence? Ben non, on la prend en compte. Donc on maintient 2 voies de circulation, mais pour que ça rentre, il faut enlever une voie de stationnement sur un côté. C'est ce qu'on fait. Je veux, sur le processus, je veux informer les membres de l'opposition, peut-être qu'ils savent pas, mais le service de l'urbanisme et de la mobilité dans le processus de planification, a rencontré tous les établissements institutionnels ou commerciaux sur la rue Saint-Urbain dans le tronçon du corridor de mobilité durable qu'on aménage cette année. Les élus du Plateau sont allés rencontrer individuellement chaque établissement. Donc, on est allés les rencontrer, on a pris en compte leurs besoins, mais au final, il faut qu'on prenne une décision et c'est ça qu'on a pris. Dans ce cas-ci, on prend la décision d'offrir de l'efficacité pour les gens qui se déplacent en bus, puis de la sécurité pour les gens qui se déplacent à vélo, et on préserve 2 voies de circulation. La bataille, la conseillère Zuniga Ramos nous parle de la bataille entre les différents usagers. Il n'y a pas de bataille, il y a un espace public disponible. La ville, elle est déjà construite, on ne va pas la déconstruire, elle existe. Puis dans cet espace-là, restreint, limité, on doit faire des choix pour nous assurer que le plus de personnes, c'est ça notre job, nous, de déplacer le plus de personnes possible, de la manière la plus efficace possible, en toute sécurité. C'est ça qu'on fait sur la rue Saint-Urbain, on fait ces choix-là. On va sécuriser les personnes qui se déplacent vélo, on va donner de l'efficacité aux gens qui se déplacent en bus, puis on maintient 2 voies de circulation pendant toute la journée, sauf en heure de pointe, parce qu'évidemment en heure de pointe du matin vers le centre-ville, il y a des milliers de personnes qui se déplacent en bus, on veut qu'elles puissent le faire. Je veux juste faire une analogie avec la posture d'Ensemble Montréal sur il faut prendre en compte les besoins de tout le monde, puis il faut faire que ça rentre partout. Il y a une question mathématique que je les invite à faire. Allez une étape plus loin que leurs principes pour voir si ça rentre dans l'espace. Camillien-Houde, on nous dit, il faut que les cyclistes soient sécurisés, il faut que les piétons soient sécurisés, il faut que les automobiles restent là. Prenez votre ruban à mesurer et allez mesurer l'espace. Ça ne rentre pas. Il faut faire des choix. C'est ça la vie. On est des élus, on est élus pour prendre des décisions, puis on prend des décisions dans l'intérêt de la collectivité, puis on va continuer de le faire même si on est en année électorale.

Martine Musau Muele ◌1:37:22

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌1:37:32

Madame la présidente, nous allons poursuivre avec les items 20.26 à 20.30. En 20.26, on accorde un contrat à ForAction pour des travaux de réhabilitation de construction d'eau secondaire par chemisage. En 2027, on accorde un contrat aux entreprises Michauville pour des travaux d'égouts, de conduite d'eau secondaire, de voirie, d'éclairage, de feux de circulation et d'utilité publique dans les rues de Castelnau, Berry et La Jeunesse. En 2028, on accorde un contrat de gré à gré à l'Atelier Entremise. En 2029, on accorde un soutien financier totalisant la somme de 1 013 800$ à 3 organismes en 2030. On conclut 2 ententes-cadres avec Stantec Experts-conseils et FNX Innove.

Martine Musau Muele ◌1:38:15

Monsieur Dominic Perri.

Dominic Perri ◌1:38:18

Merci, madame la présidente. Donc, j'interviens pour déposer les rapports de la commission sur l'examen des contrats pour les rubriques 2025 à 2027, pour lesquelles les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. Dans les deux cas, les travaux sont sous la responsabilité du service du réseau routier. À la rubrique V27, il s'agit d'un projet intégré dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, plus précisément sur les rues de Castelnau, La Jeunesse et Berry. Les travaux incluent notamment la reconstruction et la réhabilitation des conduites d'égouts et d'aqueduc, la réhabilitation de la chaussée, la réfection de l'éclairage et la mise aux normes des feux de circulation et la construction d'une piste cyclable. Les dépenses s'élèvent, la dépense s'élève à plus de 40 millions. Le prix déposé par les entreprises Michaud montre un écart de 8,77% avec l'estimation externe Et cette différence serait jugée acceptable par la division de la gestion des projets et de l'économie de la construction.

Voix 2A1:39:40

Pour ce qui concerne les contrats à la rubrique V26, ce sont des travaux de réhabilitation des conduites d'eau dans l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Outremont, Rosemont–La Petite-Patrie et Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. La technique employée sera le parchemisage sans tranchée, laquelle comprend de nombreux avantages comme la rapidité dans la réalisation des travaux, la réduction des perturbations sur les infrastructures environnantes, la rapidité de la remise en état des lieux et la réduction de la disposition des sols et des matériaux d'excavation, ce qui est avantageux dans un contexte de déficit d'entretien des réseaux d'eau. Les travaux seront réalisés par ForAction, qui a présenté la meilleure offre avec un prix de 11,2 millions de dollars, ce qui représente un écart de 24,57% en faveur de la Ville. Selon les invités, cette différence serait principalement attribuable à la forte concurrence des entrepreneurs qui souhaitent remplir les carnets de commandes des entrepreneurs. Il faut dire que le CIRe a annoncé le nombre de contrats prévus en réhabilitation pour la saison et que celui-ci est le 5e et dernier contrat à octroyer. Durant la présentation, la commission a questionné les invités sur les mesures mitigation et la coordination des travaux avec d'autres chantiers prévus dans le secteur visé. D'après les responsables, tout est bien pris en charge par l'équipe de planification intégrée du CIR, procède en amont à une analyse des impacts, recueille les besoins selon le secteur et coordonne la séquence des travaux, de la réalisation des travaux. De manière générale, et comme indiqué précédemment, la technique de chemisage sans tranchées réduit les délais de réalisation et l'impact sur la population. Cela dit, madame la présidente, des mesures spécifiques peuvent être imposées à l'entrepreneur afin de limiter les impacts sur la mobilité dans certains secteurs comme ce sera dans le cas d'Outremont où les travaux importants seront prévus sur la côte Sainte-Catherine. Et ceci, madame la présidente, termine, complète mon intervention sur le rapport de la commission sur l'examen des contrats. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:42:34

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌1:42:37

Madame la présidente, je veux juste déclarer intérêt pour 2030.

Martine Musau Muele ◌1:42:43

Merci. Madame Laurence Lavigne Lalonde.

Laurence Lavigne Lalonde ◌1:42:47

Oui, merci, madame la présidente. Je voulais intervenir sur le 2027, donc le projet de la rue de Castelnau. Un peu pour faire écho aux propos de mon collègue Luc Rabouin sur la consultation des citoyens puis les critiques qu'on reçoit à cet effet. On reçoit beaucoup de critiques de la part de l'opposition sur nos processus de consultation quand eux ne sont pas d'accord avec les projets qu'on fait. Mais on reçoit rarement de félicitations sur nos projets de consultation quand ils sont d'accord avec les projets qu'on fait. Donc, c'est comme si ça dépendait de leur humeur. Mais ce qu'on vous démontre depuis de nombreuses, sur de nombreux projets, c'est qu'on est à l'écoute de la population, qu'on consulte et qu'on discute avec nos commerçants et avec les citoyens qui sont concernés par les travaux qu'on fait. Le projet de la rue de Castelnau, et bien évidemment je suis en droit de réplique, Le projet de la rue de Castelnau est un projet qui est attendu depuis de nombreuses années. Les infrastructures sont désuètes, il y en a qui datent du début des années 1900, donc il faut absolument refaire la rue. On en a profité pour aller à la rencontre des citoyens, à la rencontre des commerçants. Ces discussions-là ont lieu depuis plusieurs années. Ça a débuté avec certains aménagements sur la rue de Castelnau pour la rendre plus conviviale, puis finalement pendant la COVID de faire une piétonnisation pour donner un peu d'espace aux commerçants et aux citoyens pour pouvoir profiter de cette magnifique rue, puis par la suite, avec des événements festifs à la Fête nationale, etc., qui ont lieu préalablement, puis ensuite par une piétonnisation estivale qui est une des plus longues à Montréal en termes de, pas de kilomètres, mais en termes de durée dans l'année. Et l'année dernière, on a été la dernière à terminer la saison et on a même fêté l'Halloween sur la piétonnisation. Ça a été un franc succès. Les commerçants de la rue de Castelnau sont heureux. Je ne sais pas si vous le saviez, mais ils sont heureux de ces projets de piétonnisation-là. Dans les sondages qu'on a faits, 100% des répondants, des commerçants répondant au sondage, ont mentionné qu'ils étaient satisfaits, ont mentionné qu'ils ont eu soit une stabilité ou une augmentation de l'achalandage dans leur commerce. On n'entend jamais l'opposition nous féliciter pour ça, mais moi j'en suis très fière. Et les commerçants sont fiers et les citoyens sont fiers. Le projet qu'on va déployer dans les prochaines années sur la rue de Castelnau a été fait avec la population. Les citoyens ont été invités à échanger, discuter sur les concepts d'aménagement qui ont été proposés. On leur a proposé plusieurs choix, ils se sont exprimés, des modifications ont été faites, on leur a présenté le concept final et ils se sont montrés enthousiastes. On a même eu des échanges avec la Société de développement commercial de quartier Villeray pour discuter de la séquence des travaux pour s'assurer de nuire le moins possible aux commerçants sur cette rue et d'avoir un projet qui va être exemplaire. C'est un projet qui va venir bien évidemment refaire les infrastructures souterraines, il faut le faire, et on en profite pour verdir, pour sécuriser pour les piétons, pour les cyclistes, pour capter les eaux de pluie. Ça va être un projet magnifique. La consultation qu'on a faite, elle a été exemplaire et je tiens réellement à féliciter toute l'équipe du SUM, l'équipe de l'arrondissement, la société de la SDC Quartier Villeray qui a participé activement à ces consultations-là. Je vous invite tous et toutes à aller voir les plans, à aller voir les images, ça va être absolument magnifique qu'on fasse un projet d'une aussi grande envergure dans un quartier résidentiel somme toute, c'est pas la rue Sainte-Catherine, c'est la rue de Castelnau, c'est de plus petite envergure, mais ça va venir offrir un espace incroyable à une population et des commerçants qui veulent et qui sont heureux de participer à cet aménagement-là. Puis simplement pour mentionner, parce que je sais que ça surprend énormément l'opposition quand on parle de piétonnisation, mais il y a même des gens pendant la consultation qui nous ont demandé d'aller encore plus loin, puis qui nous ont dit faites-la donc piétonne à l'année la rue. Mais on n'est pas dogmatique, on écoute, on réfléchit, on prend les meilleures décisions, et on a choisi de faire ce projet qui va être une rue somme toute avec une allure de piétonnisation, mais il y aura toujours possibilité de circuler en véhicule sur la rue, mais de manière extrêmement apaisé dans un cadre qui va favoriser le déploiement d'arts publics, de terrasses et d'espaces publics occupés par la population toute l'année. Donc, je suis vraiment fière de ce projet-là et je tiens à remercier bien évidemment les collègues du SUM et toutes les équipes qui ont travaillé sur ce projet et je vous invite à aller voir les plans, ce sera incroyable. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:47:17

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30. Madame Journeau.

Virginie Journeau ◌1:47:28

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, on va poursuivre avec les points 2031 à 2035. Donc, en 2031, c'est de conclure des ententes-cadres avec Orange Trafic, Tassel Limitée et Trelec pour la fourniture de feux de circulation. En 2032, c'est approuver le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue de la fabrique dans la paroisse de Saint-Charles pour une période de 2 ans. 2033, approuver la date du bail 2024-066 par lequel la Ville de Montréal loue au ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs une partie du lot 2135-416 du cadastre du Québec. En 2034, autoriser une dépense additionnelle de 205 000, taxes incluses, à titre de contingence pour Cubex Limitée. Et en 2035, accorder un soutien financier de 245 $25 000 au Partenariat du quartier des spectacles pour l'animation de la rue Sainte-Catherine-Ouest.

Martine Musau Muele ◌1:48:27

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.31 à 20.35. Poursuivons.

Virginie Journeau ◌1:48:32

Merci. Donc, on va regrouper 20.36 et 20.37. En 20.36, c'est approuver le projet de la deuxième prolongation de bail par lequel la Ville de Montréal loue à Hydro-Québec un lot dans l'arrondissement de Saint-Léonard. 20.37, approuver l'addendum numéro 1 de la convention de contribution financière conclue entre la Ville de Montréal et le collectif Récolte.

Martine Musau Muele ◌1:48:55

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.36 et 20.37, chapitre 30. Madame Journeau.

Virginie Journeau ◌1:49:01

Parfait, on est rendu dans la rubrique administration et finances, donc regroupons 30.01 à 30.05. En 30.01, c'est accepter l'offre de services du conseil d'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville de prendre en charge la conception, la coordination et réfection de certaines pistes cyclables existantes. En 30-02, c'est autoriser un virement budgétaire net de 2460$ en provenance du budget de fonctionnement de l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce vers le service des technologies de l'information. On poursuit en 30-03, c'est abroger la résolution CM-24-08-33 30-04, ratifier la convention d'aide financière de 1 500 000$ avec le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, agissant par l'entremise du ministère de la Solidarité et de l'Action communautaire, pour différents organismes communautaires. Et en 30-05, décréter la fermeture définitive de la portion du chemin Goyer longeant la cour de l'école Bedford, entre le chemin Bedford et la rue Goyer.

Martine Musau Muele ◌1:50:03

Madame Julie Roy.

Voix 2F1:50:05

Merci Madame la Présidente, mon intervention va porter sur le 30.01. Je prends la parole pour revenir sur la bonification du réseau cyclable, un projet qui est attendu chaque année avec impatience par les résidents et les résidentes de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville qui permet d'améliorer la qualité de vie, qui permet de sécuriser les déplacements et d'améliorer l'efficacité des déplacements. Concrètement, les travaux de sécurisation des pistes cyclables consistent en la construction de terre-pleine, sur les pistes Prieur et Garnier qui desservent plusieurs écoles primaires et secondaires et on va également réhabiliter la chaussée sur l'avenue Émile Journaud en vue d'une nouvelle piste cyclable qui va enfin desservir 2 lieux importants de l'arrondissement qui sont le collège Ahuntsic et le centre sportif Claude-Robillard. Je tiens à souligner tout le travail qui est fait autour de la piste sur l'avenue Émile Journaud, c'est un travail qui s'est fait main dans la main avec de nombreuses parties prenantes, Contrairement à ce qu'on entend parfois de l'autre côté de la salle, ça a permis de bonifier tout le projet et d'informer l'ensemble du secteur. On a notamment distribué 5000 avis papier, on a fait plusieurs sorties en porte-à-porte dans le secteur, on a rencontré tous les commerçants qui sont concernés ainsi que l'association des gens d'affaires, ce qui a permis de prendre leurs besoins, de bonifier le projet et d'aménager des zones de débarcadère, des zones de stationnement 60 minutes ou heures pour les commerçants qui sont ici et je souligne notamment la contribution du collège à Annecy qui est un énorme générateur de déplacements avec ses 8000 élèves et plus de 1000 employés et personnels. C'est un travail qui a été fait main dans la main avec eux, le collège demande depuis de nombreuses années une bonification du réseau cyclable pour mieux desservir le collège. Je me permets de citer sa directrice Madame Nathalie Vallée qui déclare que c'est un grand coup de pouce dans la bonne direction. Je pense aussi aux parents des ruelles alentours qui sont eux aussi depuis longtemps inquiets par la circulation sur l'avenue Émile Journaud et qui parlent d'un immense soulagement pour la sécurité de tous les résidents et résidentes du secteur. On va du même coup sécuriser l'accès au centre Claude-Robillard, je pense notamment aux nombreux enfants qui se rendent au camp de jour, y compris les miens, au camp de jour de Sport Montréal et qui vont enfin pouvoir terminer le le trajet en toute sécurité. Donc, c'est un autre projet cyclable qui a été fait avec la population, avec les commerçants et qu'on a très hâte de voir arriver dans le secteur. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:52:29

Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌1:52:32

Oui, madame la présidente, je vais intervenir sur le point 30.04 de ratifier la convention d'aide financière de 1 500 000$ avec le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Tout ça pour venir faire face à la crise de l'itinérance qui est vécue à Montréal. Je veux saluer cette aide financière annoncée au Sommet de l'Est. Je veux quand même rappeler que la Ville de Montréal ajoute seulement une faible somme de 167 000$ et rappeler l'insuffisance du budget dédié à l'itinérance de la Ville, 0,1% du budget total. Ça représente 2500$ par personne en situation d'itinérance ici à Montréal, contrairement à Québec qui, elle, contribue 5000$ par personne pour 5 fois moins de personnes à la rue. Je veux aussi clarifier, hier dans une intervention mon collègue nommait que c'était important, je pense que c'est absolument important de clarifier que l'itinérance, ce n'est pas seulement un enjeu de santé mentale et de toxicomanie. On a des responsabilités à la Ville au niveau de l'habitation et oui, il faut accentuer, il faut augmenter les investissements liés à ce volet-là. Mon collègue aussi faisait référence à EMIS. Il faudrait rappeler aux collègues que le travail de rue versus du travail de médiation sociale, c'est deux approches vraiment différentes et qu'EMIS est là pour répondre à la plainte du système d'abord et avant tout, et c'est des interventions qui sont ponctuelles, donc on n'est pas dans l'intervention psychosociale. Donc parler de l'itinérance et dire que ça vient aider, combattre la réalité que vivent nos situations, nos personnes en situation d'itinérance, à mon sens, ne fait pas nécessairement beaucoup de sens pour venir en aide à ces gens-là. L'autre élément, c'est que j'entends le nouveau chef de Projet Montréal faire des promesses. Ça fait 8 ans que Projet Montréal est au pouvoir. Il fait des promesses qu'il va doubler le budget alloué à l'itinérance. Mais je tiens à lui rappeler qu'il est en poste maintenant. Donc s'il veut faire la leçon à l'opposition officielle sur comment prendre des décisions et quand il faut agir, ils sont courageux, je lui demande de peut-être faire preuve de courage dès maintenant parce que la crise de l'itinérance, C'est maintenant, c'est pas aux élections ni en campagne. Merci.

Martine Musau Muele ◌1:54:58

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌1:55:01

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le point, tout d'abord, juste souligner à quel point c'est une bonne nouvelle. Encore une fois, notre administration va chercher des sommes au gouvernement du Québec pour vraiment aider les personnes en situation d'itinérance. C'est vraiment notre approche, une approche de partenariat. Contrairement à l'opposition officielle, On ne met pas les choses en opposition. C'est amusant d'entendre de l'autre côté, mais en fait je dis amusant, c'est plutôt désolant d'entendre de l'autre côté qu'on met en opposition le travail de rue ainsi que le travail d'ÉMIS, qui est pour nous, et je pense pour tout le monde, un travail de complémentarité essentiel. Pourquoi? Parce que quand ÉMIS fait de la désescalade, quand elle intervient sur une population, elle peut référer les personnes vers des services d'intervention psychosociale. Et ça, c'est une richesse parce que ça nous permet d'avoir une plus grande force de frappe sur le territoire. Pour en revenir aux investissements, ce serait vraiment intéressant que l'opposition dépose clairement comment ils font leurs calculs, parce que je pense qu'on pourrait ici trouver qu'il y a beaucoup d'omissions, il y a beaucoup de choses qu'on met de côté puis qu'on décide de pas calculer. Mais il faut se rappeler C'est notre administration qui a triplé le financement des organismes communautaires pour l'itinérance. C'est notre administration qui met plus que jamais des sommes pour acquérir des maisons de chambres. C'est nos arrondissements de Projet Montréal qui ont mis des réglementations pour protéger les maisons de chambres. Mon collègue a raison, la Ville, on a des responsabilités par rapport au logement. Mais de l'autre côté de la Chambre, c'est drôle, hein, à chaque fois qu'on annonce une nouvelle zone pour faire du logement abordable, vote contre systématiquement. C'est une opposition qui voudrait mettre la hache dans un règlement qui permet de développer du logement social, du logement abordable, qui répondra à qui, madame la présidente, je vous le mets en mille, aux populations les plus vulnérables de notre société. L'administration, avec sa nouvelle cheffe qui se dit cheffe du logement, ben je dirais que ce serait plutôt mairesse des condos parce qu'il y a un seul type de logement qui qui pour eux ont du sens, c'est celui du logement privé. Mais pas pour nous. C'est pour ça qu'on met en place des réglementations qui sont cohérentes, des réglementations qui permettent justement de développer de la mixité dans nos quartiers. Mon collègue monsieur Dorais, depuis qu'il est responsable de l'habitation, a mis les bouchées doubles justement pour qu'on puisse être encore plus ambitieux sur la planification de notre territoire en acquérant, en utilisant nos pouvoirs comme le droit de préemption. Des pouvoirs que nous avons votés, que nous avons proposés justement pour créer de la mixité. Alors, on se fera pas faire la leçon par l'opposition, madame la présidente. En termes de lutte aux vulnérabilités, on est en travail d'équipe avec les auteurs de gouvernement. Nous, on n'est pas en soustraction, on est en addition. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:57:55

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.01 à 30.05. Poursuivons, monsieur François Limoges.

François Limoges ◌1:58:05

Madame la présidente, on va poursuivre en réunissant les items 3006 à 3010. En 3006, on adopte une résolution visant à établir une voie de circulation réservée à l'usage exclusif des autobus sur le boulevard Henri-Bourassa. En 3007, on accepte la délégation du conseil d'agglomération pour une période de 5 ans relative à la gestion et à la réalisation des travaux de remplacement de la conduite principale sous la rue Riel. En 30-08, on approuve la prolongation des heures d'exploitation des permis de réunion des organismes Sonore et Octave. En 30-09, on prolonge à compter du 1er juillet 2025 et pour une période de 5 ans la déclaration de compétence du conseil de la ville quant à l'exercice des pouvoirs de formation des opérateurs de véhicules et équipements roulants. Et en 30-10, on accepte l'offre de service du conseil d'arrondissement de Verdun de prendre en charge la coordination et la réalisation et la surveillance des travaux de construction d'une voie cyclable sur la rue Jacques-Le Berre.

Martine Musau Muele ◌1:58:59

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌1:59:02

Merci, madame la présidente. J'interviens sur le 30.06 et je vais surtout revenir sur ce que la collègue Lavigne Lalonde a dit en parlant que ces citoyens ont été consultés, sont retournés avec des nouveaux plans, ça a été reconsulté. Ben, je dois vous dire, je suis encore plus choquée de voir que les citoyens de Montréal-Nord, ben, ils n'ont pas eu droit à ce traitement-là. Pour ce qui est d'Henri Bourassa, on se fait passer dans la gorge quelque chose que les citoyens ne voulaient pas comme ils le présentent, parce qu'avec Projet Montréal, c'est my way or no way. Et c'est ça qu'on a de la misère à avaler. On ne peut pas travailler en collégialité quand tu travailles dans le my way or no way. Ce n'est pas qu'on est contre le fait de faire des actions, c'est contre la façon dont ils le font. Et les citoyens de Montréal-Nord se sont fait présenter un projet fini, bouclé, et ils sont extrêmement choqués. Ils sont sortis de cette je sais pas, c'est pas une consultation, c'est une présentation où même les policiers se questionnent sur comment la sécurité va être possible ou va être faite pour les cyclistes et pour les gens les plus vulnérables sur cette intersection-là. Alors qu'ils viennent pas nous dire qu'ils consultent. Pas vrai, c'est juste pas vrai. Ils sont venus présenter tellement que moi ici j'ai demandé d'avoir le projet, de voir comment qu'il était fait, de voir le plan, parce que les élus de Montréal-Nord on l'avait pas. Et je me suis fait répondre par madame Thuillier, mais madame Rossi, si vous voulez le voir, il est au coin de Saint-Laurent et Henri-Bourassa sur le terre-plein. C'est la réponse que j'ai eue. Alors là, c'est voir que les citoyens à Montréal ne sont pas tous et toutes traités de la même manière. Quand c'est un arrondissement de Projet Montréal, on les consulte, à ce qu'on dit, on les consulte, on les écoute, et à Montréal-Nord, on se le fait passer dans la gorge. Alors sur ce, madame la présidente, on inscrit notre dissidence Ensemble Montréal.

Martine Musau Muele ◌2:01:26

Est-ce que vous pouvez me rappeler le point, s'il vous plaît? 06. Monsieur le chef de l'opposition officielle, Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌2:01:35

Oui, merci Madame la Présidente. Moi, je vais faire mon intervention sur le point 30.09. Alors, Madame la Présidente, en décembre dernier, en décembre 2022, ce conseil municipal a décidé de prolonger la centralisation de la formation des opérateurs de véhicules et équipements roulants pour 30 mois. Et justement, l'administration, ce qu'elle nous demandait, elle nous demandait d'avoir ce pouvoir-là pour effectuer des correctifs nécessaires. À ce jour, ce rapatriement spécifique semble assez bien fonctionner, même si certains arrondissements ont certes eu des problèmes, mais en général, grosso modo, le dossier, il a été bien géré. Madame la présidente, dans les dernières années, les arrondissements avaient de la difficulté à former adéquatement l'ensemble de leurs opératrices et opérateurs de leurs opérateurs. La situation, elle est nettement améliorée. Le recours aux formations externes a nettement diminué dans la majorité des arrondissements. Et Madame la Présidente, j'aimerais le dire, comme opposition officielle, nous sommes capables de reconnaître le travail qui est bien fait par l'administration quand il est bien fait. Malheureusement, ce n'est pas toujours bien fait. Le bilan, Madame la Présidente, qui est présenté, il nous indique que le projet pilote visant à dédier un formateur par arrondissement afin de planifier les formations à distance les formations et prévoir les besoins a été concluant pour MHM. Et j'aimerais voir, j'espère en tout cas, que ce projet, qui était un projet pilote pour MHM, peut se répandre, puis on peut répandre cette bonne nouvelle dans tous les arrondissements de la Ville de Montréal. Le bilan, madame la présidente, nous indique que le déploiement d'un programme de moniteurs-examinateurs en arrondissement a permis de donner plus de flexibilité aux arrondissements en permettant la formation entre collègues et c'est une bonne chose qu'on est en train d'utiliser ce levier-là. Le nombre d'heures de formation, il semble aussi augmenter depuis janvier dernier, on a une augmentation de 5%. Toutefois, j'invite l'administration à faire particulièrement attention à l'équité entre les arrondissements. Le bilan montre que certains arrondissements ont reçu beaucoup plus d'heures que d'autres. Et j'invite l'administration à mettre en place un programme d'incitation à la formation de nos cols bleus parce qu'il y a certains arrondissements, ils ont eu vraiment une difficulté dans les dernières années. Il y a eu des problèmes de disponibilité de la main-d'œuvre qui est justement due à un refus de formation de nos cols bleus. Cette fois, madame la présidente, contrairement aux précédentes, l'administration, elle s'est tenue à ce qui avait été déjà négocié dans cette chambre en octobre 2000, en décembre 2022. Et on a déjà eu un bilan en avril 2025 et sur ce point, l'administration, elle a fait vraiment la bonne chose. Et encore une fois, on est capable de souligner le travail quand il est bien fait. Nous pensons chez Ensemble Montréal que toute administration doit être redevable devant le conseil municipal. Et c'est justement pour ça qu'on a demandé de retourner devant nous avec un bilan. Puis il faut le faire quand la situation va bien, madame la présidente, comme quand la situation ne va pas bien. À nos yeux, un renouvellement de 5 ans est beaucoup trop long puisque le prochain conseil municipal n'aura pas la possibilité d'action sur ce dossier. Alors nous allons proposer un amendement qui viendra changer le 5 ans en 3 ans. Donc, Madame la présidente, je vais proposer, appuyé par— je l'ai perdu. Alors, je vais proposer, Madame la Présidente, à appuyer par mon collègue Alan De Sousa, qui est le maire de l'arrondissement Saint-Laurent, par Madame Christine Black, mairesse de l'arrondissement de Montréal-Nord, par Monsieur Laurent Desbois, maire de l'arrondissement d'Outremont, par Monsieur Jim Bayce, maire de l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, par Monsieur Doug Hurley, maire de l'arrondissement de l'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, par Monsieur Michel Bissonnet, maire de l'arrondissement de Saint-Léonard et par mon collègue Dominic Perri, conseiller de la Ville pour le district de Saint-Léonard-Ouest, d'apporter l'amendement suivant au point 30.09: prolonger à compter du 1er juillet 2025 et pour une période de 3 ans la déclaration de compétences du conseil de la Ville quant à l'exercice des pouvoirs de formation des opérateurs de véhicules et équipements roulants conformément à l'article 85.5 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. De mandater le SCA de produire et présenter à l'ensemble des élus municipaux en avril 2028 un bilan de performance sur le prolongement de la présente déclaration de compétences. Madame la présidente, je sais qu'il y a eu des négociations avec l'administration. Je vais laisser la chance à madame Maja Vodanovic de nous présenter son point de vue et j'aimerais accueillir favorablement, je pense, l'accueil de l'administration vers cet amendement. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:06:58

L'amendement est sur le disque partagé, puis on l'a reçu par courriel, vous l'avez bel et bien reçu. Madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌2:07:04

Merci, madame la présidente. Alors, bien évidemment, on accueille favorablement l'amendement de passer de 5 ans à 3 ans et de produire un bilan comme on s'était entendu. D'ailleurs, aujourd'hui, je suis très contente des bons mots face au et à notre travail de monsieur Aref Salem pour le renouvellement de la compétence pour la formation des opérateurs de véhicules et équipements roulants. Alors, comme vous le savez, on avait fait une tournée d'arrondissements avec le service du matériel roulant parce que la formation était de leur ressort au début, et on a décidé suite à cette tournée de donner la formation au SCA, au service de la concertation des arrondissements, qui avait déjà expertise et qui pouvait le prendre en charge. Et alors, le SCA a encore fait une tournée des arrondissements, et ce qu'on avait remarqué, c'est qu'il n'y avait pas de reconnaissance des acquis du personnel. Alors, ça veut dire que si quelqu'un conduisait un tracteur dans un arrondissement X, mais s'il changeait d'arrondissement, il n'avait plus le droit de conduire un tracteur sans passer un cours et avoir un nouveau permis. Alors, ça empêchait la mobilité entre, pour les cols bleus, entre les arrondissements. Et aussi, il y avait un gros problème, c'est que les formations faites à l'externe n'étaient pas reconnues entre les différents arrondissements. Alors, le SCA est venu harmoniser le tout. Alors maintenant, il y a des formateurs privés qui sont reconnus et il y a des les formations, les gens qui sont formés par expérience dans un arrondissement, leur expérience terrain est reconnue partout dans tous les arrondissements. Alors ça, c'était, ça c'est réglé. Alors l'autre chose qui était à régler, c'était la flexibilité et une perte de temps parce que les gens devaient se déplacer ailleurs, à l'extérieur des arrondissements pour des petites formations. Alors on est venu régler ça, le SCA a formé ce qu'on appelle des formateurs dédiés, des formateurs qui, je pense qu'il y a un mot spécifique pour ça, en tout cas, c'est des formateurs qui étaient dédiés pour des, on appelle ça des formateurs-moniteurs, qui pouvaient, par exemple, apprendre aux cols bleus comment être sur une chenillette de déneigement. Alors, les formateurs ont été faits pour tous les arrondissements. Alors, les cols bleus n'avaient pas besoin de se déplacer. Ce qui était un gain en temps assez incroyable. Et maintenant, on va faire la même chose pour les véhicules des parcs. Alors, ça va être fait en arrondissement même. On est allé plus loin, on a aussi formé ce qu'on appelle des formateurs pour tous les véhicules. On a fait un projet pilote à MHM qui marche très bien et c'est— le formateur relève du SCA, est formé par le SCA, mais c'est le contremaître. Qui est, ce qu'on peut dire, le dispatch sur le terrain pour former ses employés, ce qui marche très bien. Alors, on va étendre ça à d'autres arrondissements et on veut aussi faire d'autres améliorations continues avec des nouvelles technologies. Alors, le service est allé voir à Val-d'Or pour voir comment ils font avec des simulateurs, alors avec des masques virtuels pour apprendre à manipuler certains équipements plus difficiles comme les niveleuses, comme des, en tout cas, des gros équipements. Alors ça, ça aussi, ça a été concluant et on pense pouvoir le reproduire ici à Montréal. Ça serait à plus long terme. Alors, on est très heureux d'avoir fait le bilan, de l'avoir présenté en personne, virtuellement, à tous ceux qui voulaient l'entendre. Et j'ai noté moi-même, comme monsieur Sarem, qu'il semblait y avoir une inéquité entre les arrondissements. Certains arrondissements utilisaient beaucoup, beaucoup la formation offerte par le SCA et d'autres arrondissements moins et continuent à payer à l'externe. Alors, j'ai remarqué, ma collègue de LaSalle avait mentionné que vous continuez à payer, sauf que le service me dit, ben, vous les sollicitez pas. Alors, je vous invite à les solliciter. Alors, on pourrait en jaser, mais en tout cas, c'était ce qu'on m'a dit. Alors, si jamais, mais j'aimerais ça qu'on pourrait s'en reparler. Si jamais ça ne suffit pas, on va revoir la formule, mais ce qu'on m'a dit, c'est que tous ceux qui, comme à Montréal-Nord, à LaSalle, je pense Saint-Laurent non plus, alors on va voir, solliciter, puis si on n'est pas à la capacité, on va revoir encore la formule. Mais l'objectif, c'est de toujours s'améliorer. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌2:11:39

Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌2:11:43

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. À mon tour, après mes collègues Rabouin, mes collègues Lavigne Lalonde, ma collègue Julie Roy, de me lever pour souligner un projet extraordinaire dont on est très, très fiers, qui est la poursuite du projet de corridor de mobilité durable Henri-Bourassa. Évidemment, je suis en droit de réplique sur le 3006. Donc, un projet, contrairement à ce que—

Martine Musau Muele ◌2:12:07

vous êtes passée au 3006. Non, donc on est encore sur l'amendement. Non, on est encore sur l'amendement, madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌2:12:30

Merci, madame la présidente. Je pensais pas intervenir. Je vais intervenir sur l'amendement proposé par l'opposition officielle, c'est-à-dire de revenir sur, de ramener la durée du prolongement du 85.5 de 5 ans à 3 ans. Je l'appuie évidemment, et ce pour une raison très simple. Quand on accepte ici de transmettre ou de remettre dans les mains des services centraux une compétence qui relève normalement des arrondissements, c'est pour améliorer le service, améliorer l'efficacité et réduire les coûts. Cependant, il faut qu'on se souvienne que ça doit être fait d'abord et avant tout au service des arrondissements. Et j'aimerais revenir sur le commentaire de ma collègue. Nous utilisions préalablement quasi uniquement des formateurs privés. Ça nous coûtait 60 000$ par année. On a réduit cette somme-là grâce formateurs qui viennent du SCA, ça nous coûte maintenant annuellement 40 000$. Alors, de dire que nous n'utilisons pas les services, les sommes qu'on investit maintenant, qui sont moindres que celles qu'on investissait avant en formation privée, démontrent le contraire. Je me questionne sur la raison pour laquelle l'arrondissement LaSalle a été si de cette façon lors de l'intervention de ma collègue. Ceci dit, je ne— nous n'avions pas l'intention de nous opposer à la prolongation de la compétence, mais on trouve très sage de le faire pour 3 ans, histoire qu'on se rappelle de façon régulière que le service doit être offert aux arrondissements et à la satisfaction des arrondissements. Merci.

Martine Musau Muele ◌2:14:24

Toujours sur l'amendement, madame Maja Vodanovic.

Maja Vodanovic ◌2:14:29

Je m'excuse si vous vous êtes sentis ciblés, je voulais pas vous cibler. Lachine est dans la même situation. J'ai remarqué, comme monsieur Aref Salem, que certains arrondissements l'utilisaient beaucoup et d'autres pas beaucoup. Et je pense que j'ai demandé aux services, puis ils m'ont dit, sollicitez-nous plus. C'est tout ce que je voulais dire. Je vais tenter de faire la même chose parce qu'on est dans la même situation. Alors, je m'excuse si vous vous êtes sentis ciblés.

Martine Musau Muele ◌2:14:54

Y a-t-il d'autres interventions sur l'amendement tel que présenté par monsieur Aref Salem? Pardon. Est-ce qu'il y avait un souhait de revenir sur la principale de la 30— du 3009 ou bien c'est bon? Très bien. Madame Sophie Mauzerolle.

Sophie Mauzerolle ◌2:15:13

Prise 2, endroit de réplique sur le 3006. Donc je vais recommencer autrement parce que ça demeure un sommaire décisionnel pour lequel on vote plusieurs voix réservées, donc évidemment c'est quelque chose que je travaille de très, très près avec mon collègue de la STM et avec tous les arrondissements qui sont concernés d'ailleurs. Donc, merci à ceux et celles qui ont collaboré avec nous pour le déploiement de ces voies réservées-là. Il faut savoir que quand on parle de bonifier le transport en commun, bonifier la performance du transport en commun, eh bien, faire des voies réservées, c'est une des façons les plus simples, les moins coûteuses et les plus efficaces d'augmenter la performance du système puis d'offrir un service adéquat. Donc, je tiens à le mentionner. Cela étant dit, je voulais revenir sur les propos de ma collègue de l'autre côté de la Chambre Concernant le projet Henri-Bourassa, puisqu'on a été interpellés à cet égard, et c'est là où je tiens à me lever avec beaucoup d'enthousiasme et beaucoup de fierté, parce que ce projet-là, c'est un projet extrêmement important qui traverse 4 arrondissements, qui est sur plusieurs kilomètres et qui est sur un axe qui a bien, bien, bien besoin de meilleures performances en transport en commun. C'est un des axes les plus utilisés par les usagers de la STM. Et c'est dans un secteur, évidemment, le nord de l'île de Montréal, où on a bien besoin de transports en commun et de transports actifs. Donc, un projet qui est, pour le tronçon de cette année, 2,8 kilomètres de voies réservées, c'est plus de 40 000 déplacements par jour. On vient rajouter 10 nouveaux îlots de refuge, 3 avancées de trottoirs, des quais d'autobus, on va déplacer des abribus, on augmente évidemment la desserte en pistes cyclables, on va rajouter des stations Bixi, Il va y avoir des nouveaux stationnements pour vélos. On vient aussi sécuriser 17 nouvelles intersections. C'est 6 intersections à feux qui vont être mises aux normes, pardon, et c'est 20 nouveaux arbres qui vont être plantés sur le parcours. Donc, un projet, comme mes collègues l'ont évoqué précédemment, qui va venir apaiser la circulation, qui va nous permettre de faire du verdissement, qui va bonifier les déplacements actifs, qui va assurer un transport collectif performant et qui va nous permettre d'apaiser le boulevard Henri-Bourassa. Où il y a eu entre 2015 et 2020 seulement sur le tronçon dont on parle aujourd'hui énormément de collisions dont des décès. Alors je tiens à me lever pour signifier en fait à quel point on est fiers de ce projet-là et qu'on est contents qu'il aille de l'avant. Et je tiens aussi à répondre à la collègue de l'autre côté de la Chambre qui dit qu'on consulte juste quand c'est Projet Montréal. Ben non, on consulte partout parce qu'on trouve ça important nous de faire des aménagements partout sur le territoire de Montréal. De Montréal, peu importe si ce sont des arrondissements de Projet Montréal ou pas, parce qu'on travaille pour tous les Montréalais et Montréalaises. Et je vais vous citer un article du Devoir sur la consultation d'Henri Bourassa qui dit la chose suivante: chose certaine, les riverains du boulevard Henri Bourassa ne peuvent pas dire qu'ils n'ont pas été informés ou consultés. En 2024 seulement, la Ville a rencontré 158 commerçants et 23 institutions, garderies, CLSC, résidences pour personnes aînées. Elle a mené un sondage auprès de 811 répondants et tenu une série de consultations publiques sur le projet. Pour la seule séance d'information de la semaine qui est évoquée, où nous étions plusieurs d'ailleurs, tant des fonctionnaires que des élus d'un peu partout, pour présenter ce projet-là, il y a 18 500 dépliants qui ont été livrés par la poste aux résidents du secteur. Alors, de prétendre que la Ville ne consulte pas me semble, ma foi, je sais pas si j'ai le droit de dire erroné, mais me semble ma foi erronée. Alors j'invite tous mes collègues avec enthousiasme à voter pour ces voix réservées et à porter le projet du corridor de mobilité durable Henri-Bourassa parce que c'est un projet qui est essentiel, dont les gens ont besoin et qu'on a fait en bonne et due forme en concertation avec les citoyens et citoyennes, les commerçants et commerçantes. Merci beaucoup.

Martine Musau Muele ◌2:19:09

D'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 30.06 et 30.10 avec les notes suivantes: 30.06 sur laquelle l'opposition officielle exerce une dissidence et 30.09 tel qu'amendé. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌2:19:26

Madame la présidente, cela nous amène à étudier les items 30.11 à 30.15 que nous allons réunir. Donnez-moi une seconde. En 30.11, on accepte l'offre de services du conseil d'arrondissement de Saint-Laurent de prendre en charge la préparation des plans et devis préliminaires et des plans et devis finaux, documents d'appel d'offres et la surveillance et réalisation des travaux de sécurisation de l'accès à la station REM du Ruisseau. En 30.12, on accepte l'offre de services du conseil d'arrondissement de Saint-Laurent de prendre en charge la conception, la préparation les plans et devis ainsi que les travaux de prolongement de la piste cyclable, de reconstruction de trottoirs sur rue Stinson. En 33, on approuve l'avis de la Ville de Montréal sur le projet de planification des besoins d'espace 2025 du Centre de services scolaires de Montréal. En 34, on adopte le programme de soutien financier destiné aux arrondissements pour la dynamisation et le soutien de la vitalité économique des secteurs commerciaux situés hors des districts des sociétés de développement commercial. Et en 30.15, on abroge la résolution CM-2406-73.

Martine Musau Muele ◌2:20:33

Madame Caroline Bourgeois.

Caroline Bourgeois ◌2:20:35

Oui, merci beaucoup, madame la présidente.

Caroline Bourgeois ◌2:20:36

Alors, je souhaite déclarer mon intérêt au point 30.13.

Voix 2F2:20:38

Merci.

Martine Musau Muele ◌2:20:39

Monsieur Sonny Moroz.

Sonny Moroz ◌2:20:42

Oui, merci, madame la présidente. Je me prononce sur le 30.13 et je vais revenir sur la question que j'ai demandée durant la période de questions. C'est, je pense que la façon que j'étais reçu, c'est que période de questions-réponses, mais ici sur le point de l'ordre du jour, j'aimerais juste comprendre mieux les décisions prises qui impactent mon district. Je me suis prononcé l'année dernière sur ce même point, sur l'évaluation à l'intérieur de ce dossier qui dit que le quartier de Côte-des-Neiges-Ouest qui est— c'est la façon que c'est livré dans le document, a besoin de 2 nouvelles classes— écoles de 24 classes chacune. Et maintenant, la Ville a pris la décision de dire que c'est une école à 32 classes qui est préférable. Donc, à l'intérieur de ce dossier, je ne vois pas des explications. C'est la première question que j'aimerais poser. J'aimerais aussi poser la question sur le projet de Triangle qui est encore bien inscrit, mais qui n'avance pas. J'aimerais savoir, à l'intérieur de ce dossier-là, si vous pouvez éclairer. Donnez-moi un échéancier de quand est-ce qu'on peut voir cette école qui était déjà planifiée pour une décennie et qui a un besoin criant dans le Triangle. Le Triangle, pour les personnes qui ne le savent pas, C'est un coin juste entre le métro Namur et De La Savane. Et De La Savane, on le sait, c'est souvent dit que c'est le métro le moins achalandé, mais on voit une augmentation, et donc, parce qu'il y a des personnes qui s'installent. Le triangle se finalise. Il y a tous les projets, finalement, qui ont tous leurs permis, puis la construction commencent et finissent pour la majorité, et ça nous manque, l'école. J'aimerais savoir, bien sûr, on se comprend, madame la présidente, que c'est pas un dossier que la Ville peut, tu sais, prendre toutes les décisions. Mon collègue Beaudry a mentionné le montant d'argent que le gouvernement provincial nous force à investir à l'intérieur de la loi 40 et c'est néfaste et ça a été poussé avec le sans by use of the non-withstanding clause without finishing the legislative process. So that's a decision up for the courts and until then this is one of the areas that we suffer. The City of Montréal and all our residents suffer because of a provincial decision made without going through all the legislative processes in order to take into account the eventual impact. So I'd just like to again mention, in order to avoid a response that doesn't answer my question, Specifically, I'd also asked about the Peter McQueen Peter McGill district because again there seems to be a lack of moving forward on that commitment and the CSSDM elle-même était responsable pour l'achat de leur propre édifice et maintenant qu'on voit que Face qui est au coin de l'université Robert-Bourassa et Sherbrooke, c'est là où est-ce que ma mère était allée à l'école. She grew up in Park Extension, mais l'école qui était disponible de Parc-Ex was the High School of Montreal, qui était, qui est maintenant FACE. Et donc ça porte pas juste une importance à la communauté locale, à la communauté montréalaise, mais chez moi, mon oncle aussi, et d'autres centres sont allés là. Et ça serait une perle perdue au coin du centre-ville, ou est-ce que, encore, la pertinence, c'est parce qu'il nous manque aussi une école juste à côté, dans le district de mon collègue Sasseville? Et encore, j'aimerais éviter une réponse qui n'adresse pas la question. C'est pas que C'est pas que la priorisation n'est pas mise à l'intérieur de ce dossier-là, c'est que ça manque un peu d'explications en profondeur de comment on va aller jusque-là. Le dossier, il est nouveau. Je sais pas, il n'y a rien de négatif dans la présentation elle-même du dossier tel qu'il est écrit dans le GDD, mais quand même, quand les choses mises dans les documents dans les années précédentes ne suivent pas et qu'on doit encore réviser les plans. Peut-être qu'on a besoin d'un rapport, peut-être qu'on a besoin de quelque chose de plus large à 10 ans, comme vous l'avez décrit ici, avec des échéanciers de planification à l'intérieur d'autres documents, parce que c'est encore du nouveau pour la Ville et je vois qu'on s'envoie un peu la balle sur la priorisation des écoles et qui est responsable. Vous avez mentionné que c'est tout au Québec, mais je vois peut-être un besoin de planification plus en profondeur avec ce dossier dans le futur. Bien sûr, l'opposition va voter en faveur. Je crois que j'ai bien expliqué les raisons, mais il me reste encore des questions. C'est la raison pour laquelle je me lève aujourd'hui encore, pas juste pour les résidents de Peter-McGill, Peter-McGill, mais pour les résidents de Snowdon et de Côte-des-Neiges-Indigi qui attendent des rénovations et attendent une amélioration de service à travers le CSSTM qui maintenant prend une coordination qui reste encore des questions à l'intérieur de ce dossier. Donc, je commence à me répéter, j'apprécie encore ce point sur l'ordre du jour. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:26:58

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌2:27:00

Oui, merci, madame la présidente. Je m'exprime sur le point 34, le nouveau programme de soutien hors SDC. Vous le savez, la Ville de Montréal avait créé il y a 2 ans un programme pour soutenir les associations commerciales et c'était géré par le service du développement économique. Les associations de développement commercial proposaient et déposaient au SDE des projets très intéressants, très pertinents, ça nous a permis de développer des associations commerciales un petit peu partout sur le territoire de la Ville de Montréal. Mais au fur et à mesure des discussions qu'on avait avec les commerces, avec les SDC, avec vous chers élus de différents arrondissements, on s'est rendu compte qu'il fallait qu'on aille plus loin et puis parce qu'on est sur le terrain, on comprend les besoins à la fois des citoyens, des arrondissements et des commerçants qui ont envie d'avoir de l'activité commerciale partout sur le territoire, on parle de piétonnisation, on parle d'animation de de places publiques, on peut parler de mini festivals de bouffe de rue par exemple, on peut aussi vouloir aider des commerçants qui ont envie de s'institutionnaliser soit en asso soit en SDC et donc on vient avec ce tout nouveau programme de la Ville de Montréal de 6,42 millions de dollars pour 3 ans qui est destiné à l'ensemble des arrondissements donc pas les arrondissements Projet Montréal, l'ensemble des arrondissements avec vraiment une attention particulière aux arrondissements qui sont excentrés et aux arrondissements qui ont un indice d'équité des milieux de vie, entendez-moi bien ici, un indice d'équité des milieux de vie moins élevé. Donc des arrondissements où il y a moins de vitalité commerciale, plus de vulnérabilité sociale et et qui ont besoin d'avoir plus d'argent pour faire des projets qui vont être structurants. Donc l'argent est donné directement à vous les arrondissements pour que vous puissiez financer les projets en termes d'activation commerciale qui font du sens et qui font corps avec la réalité de vos citoyens et citoyennes et des commerçants, commerçantes de vos milieux de vie. Donc je suis vraiment très fière de ce nouveau programme, puis chers élus, je vous invite à l'utiliser utiliser ces fonds-là qui sont quand même substantiels, ça va de 75 000 à 150 000 dollars par an par arrondissement. Donc ce programme on le fait pour vous, donc je vous enjoins à le faire connaître à vos commerçants et commerçantes et puis à mes collègues de l'opposition à l'utiliser dans les quartiers excentrés. Je pense qu'ici on fait pas de la petite politique, on n'a pas été du tout partisans dans la création de ce programme-là. Donc, je suis très fière de cette nouvelle proposition pour la vitalité commerciale partout sur l'île de Montréal.

Martine Musau Muele ◌2:30:03

Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌2:30:07

Oui, madame la présidente, je vais intervenir sur le point 30.15 qui était, dans le fond, le dossier de Bois-de-Boulogne pour l'ouverture de un service d'hébergement d'urgence mixte dans Ahuntsic-Cartierville. J'ai reçu des appels de façon volumineuse quand Projet Montréal a annoncé une séance d'information en ligne qui a duré 1 heure 36 minutes et que les présentateurs en ont pris 50 minutes dans la présentation quand il y avait 2 200 personnes en ligne, à peu près entre 100 et 200 personnes. Évidemment, beaucoup de questions qui n'étaient pas répondues. Ça a amené à une invitation que j'ai reçue de la part des citoyens à l'église évangélique dans Ahuntsic qui avait finalement été organisée par les citoyens. Les citoyens menaient justement une réactions par rapport au manque d'écoute, par rapport à un projet auquel ils n'avaient jamais été consultés, auquel ils n'avaient aucune idée de ce que ça allait avoir comme impact. Les citoyens étaient inquiets, inquiets pour leur quartier. Et notre rôle comme conseillers municipaux, notre rôle à nous c'est d'écouter tous les Montréalais, ceux avec qui on est d'accord, ceux avec qui on n'est pas d'accord. Est-ce que j'étais d'accord avec les 200 personnes qui étaient dans cette salle, qui étaient enragées par le fait que la Ville arrivait avec une imposition d'une ressource dans leur quartier? Dans l'ensemble des citoyens qui étaient là, il y avait de la bienveillance, il y avait aussi des gens qui voulaient se seulement savoir ce qu'il allait y avoir comme impact. Le rôle de l'opposition, c'était d'informer les citoyens sur c'est quoi l'itinérance, briser des préjugés. Et c'est ce que j'ai fait exactement comme ex-travailleur de rue, comme personne qui a cofondé un organisme et qui a même participé à un déménagement dans son arrondissement et qui justement vient de visiter pas loin de 26 emplacements sur l'ensemble du territoire montréalais où on a des ressources qui fonctionnent, des ressources où la cohabitation se fait de façon merveilleuse, et ce depuis des centaines d'années dans certains cas. Donc, Projet Montréal veut qu'on les félicite pour leur consultation. Ben, pour celle-là, je suis désolé, mais il n'y a pas de félicitations à avoir. Et mon collègue parlait dans ce point-là durant le point qui est passé également au cours à l'agglomération. Vous parlez des bâtiments vacants, dans Ahuntsic-Cartierville, il y en a 14 bâtiments vacants. Projet Montréal a un document tableté dans leurs bureaux du conseil jeunesse qui dit, on peut utiliser nos 80 bâtiments vacants, il faudrait investir, les mettre aux normes. On est capable de faire des annonces de 90 millions pour Camillien-Houde sur 10 ans, mais on n'est pas capable de faire une annonce sur la réfection de nos bâtiments notre déficit d'infrastructures pour qu'il soit utilisé dans des contextes comme celui-ci, des contextes où on a une crise de l'hébergement, on a une crise de l'habitation, une crise de l'itinérance. On n'est pas capable de se doter d'un plan à long terme. Je pense que ça fait assez longtemps que vous m'entendez le dire. Ça prend un plan à long terme aussi, pas juste de l'urgence. Puis dire, ah, on a sauvé les meubles, on a ouvert 90 places au mois de janvier, puis on n'a pas tendance à être un Québec la réalité, c'est que même Québec nous confirme qu'ils n'ont pas eu de demandes rendues au mois de janvier. Donc, quand vous dites que— vous parlez d'addition et de soustraction, on n'a même pas de tableau de bord à la Ville de Montréal. On attend les jeux de comptes de Montréal à chaque 3, 4, 5 ans. On n'a pas d'informations. Permettez un instant, monsieur le président. Je vais revenir au point sur Bois-de-Liesse. Je m'écarte parce que votre collègue aussi s'écarte et c'est un enjeu qui en effet touche plusieurs éléments et services de la Ville. Bois-de-Boulogne, la consultation. Mon collègue a le temps d'appeler des journalistes pour parler qu'un conseiller nuit au développement d'une ressource. Ben moi, j'ai envie de dire, ben Écoutez vos citoyens, puis vous aurez pas à appeler des journalistes. Au lieu de prendre le temps d'appeler un journaliste, appelez ces citoyens-là, parlez-leur, puis peut-être qu'ils vont travailler avec vous pour cette implantation-là. Ça prend des investissements, puis les bâtiments vacants, ben oui, il est sous-investi.

Martine Musau Muele ◌2:35:02

Monsieur Serge Sasseville.

Serge Sasseville ◌2:35:07

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'interviens sur 30.13. Il a été question à quelques reprises ce matin de l'absence d'écoles publiques dans le district Peter-McGill, dont je suis le conseiller de la ville, et c'est un dossier qui me préoccupe particulièrement et que j'ai beaucoup travaillé au cours des dernières années. De concert avec mon collègue Robert Beaudry, qui est responsable du dossier des écoles au sein du comité exécutif de Montréal. Et je crois qu'il est important ce matin, pour le bénéfice des membres du conseil municipal de Montréal, mais également pour le bénéfice de toutes les Montréalaises et les Montréalais qui nous écoutent, de faire le point sur la situation en ce qui concerne l'absence d'écoles publiques à district Peter-McGill et des 2 projets d'écoles qui avaient été annoncés par le ministère de l'Éducation du Québec, c'est-à-dire l'Académie Bourget sur la rue de la Montagne entre René-Lévesque et Sainte-Catherine et un projet de construction d'une nouvelle école sur le stationnement du Grand Séminaire sur la rue Sherbrooke. On va commencer avec le projet d'école sur le site du Grand Séminaire de Montréal. En juin 2019, le ministère de l'Éducation du Québec annonçait le projet de construction d'une école primaire sur le site du Grand Séminaire de Montréal. D'ailleurs, le Québec avait voulu placer 181 projets sur la voie rapide grâce à la loi concernant l'accélération de certains projets d'infrastructures, le fameux projet de loi 66 de la présidente du conseil du Trésor, Sonia LeBel, adoptée en décembre 2020. La ministre avait allégé les règles concernant, entre autres, les expropriations, les autorisations environnementales et municipales. Cette loi devait permettre d'écourter les délais de quelques mois à 3 ans, d'accélérer des projets qui sont importants et de contribuer à la relance économique, selon madame LeBel. Parmi ces projets figurait le projet d'école primaire publique prévu dans le stationnement derrière le Grand Séminaire, au centre-ville de Montréal. J'avais d'ailleurs été interviewé par le quotidien La Presse dans le cadre d'une enquête qu'ils avaient faite sur le fait que ce projet de loi-là avait produit peu d'effets bénéfiques. Et on donnait comme exemple d'ailleurs ce projet d'école sur le site du Grand Séminaire de Montréal parce que Plus de 5 ans après cette annonce, la communauté de Peter-McGill s'interroge toujours et s'inquiète concernant un projet qui n'a pas évolué malgré le dépôt d'une étude de faisabilité favorable au projet. Le 11 avril 2022, Stéphane Chaput, qui est directeur général adjoint du Centre de services scolaires de Montréal, adressait une lettre à Stéphanie Houle, directrice Projet, programmes et systèmes, Service de la concertation des arrondissements de la Ville de Montréal, demandant la collaboration de la Ville à la recherche de solutions immobilières pour une école publique dans le district Peter-McGill. Il y affirmait que le Centre de services scolaires de Montréal n'avait pas encore réussi à conclure une transaction pour l'implantation d'une école primaire de 29 classes. Il précisait que le site du Grand Séminaire de Montréal présentait des enjeux importants de faisabilité et des impasses sérieuses. Il y affirmait qu'il apparaissait de plus en plus difficile de retenir ce terrain pour l'implantation de la nouvelle école. Bien que le site ne soit pas encore éliminé complètement, il s'inscrivait maintenant comme une alternative de dernier recours. Il souhaitait donc solliciter la collaboration de la Ville pour la recherche d'un autre site potentiel pour le secteur Peter-McGill. Il concluait, et ça c'est important, que le ministère de l'Éducation du Québec a déjà reconnu les besoins scolaires en plus de réservé un financement pour l'acquisition d'un immeuble. Une rencontre tenue par la suite avec le ministère de l'Éducation du Québec nous a permis d'apprendre que pratiquement rien n'avait été fait depuis l'annonce en juin 2019 de la construction d'une école sur le site du Grand Séminaire de Montréal, tout en nous répétant que ça présentait différents enjeux. Et que maintenant le Centre de services scolaires de Montréal mettait davantage l'accent sur l'évaluation d'autres lieux possibles pour faire avancer ce projet-là plus rapidement. Le 21 février 2023, le 10 Stéphane Chaput a écrit à madame Valérie Plante, mairesse de Montréal, une lettre sur laquelle j'étais en copie conforme affirmant que dans le secteur Peter-McGill de Ville-Marie, le Centre de services scolaires de Montréal n'avait pas encore réussi à conclure une transaction pour l'implantation d'une école primaire de 29 classes. Il y répétait encore une fois que le site du Grand Séminaire de Montréal présentait des enjeux de faisabilité et des impasses sérieuses pour lesquels le Centre de services scolaires de Montréal tentait de trouver des solutions. Il réitérait encore une fois que le ministère de l'Éducation du Québec a déjà reconnu les besoins scolaires, en plus de réserver un financement pour l'acquisition d'un immeuble. La SQI agit pour le Centre de services scolaires de Montréal dans ce dossier-là, puisque les projets d'écoles sur le site du Grand Séminaire et l'autre projet, l'Académie Bourget, ont été annoncés avant l'adoption en février 2020 de la loi 40, qui permet au Centre de services scolaires d'exiger des municipalités la cession d'immeubles pour y établir des écoles. Le gouvernement du Québec doit donc payer tous les coûts pour ces deux écoles-là, non seulement les coûts de construction de l'école, mais également les coûts d'acquisition de terrain. Le Centre de services scolaires de Montréal est toujours en attente, était toujours en attente, devrais-je dire, de ce que doit décider la SQI, qui poursuivait ses analyses de ces et il semblait considérer d'autres sites que celui du Grand Séminaire de Montréal. Maintenant, l'Académie Bourget. Le 1er juin 2018, donc sous un autre gouvernement que le gouvernement actuel, le ministre de l'Éducation avait annoncé en grande pompe le financement et la construction d'une école à être aménagée au coût de 21,3 millions de dollars dans le bâtiment de l'ancienne Académie Bourget, rue de la Montagne, qui abritait une école jusque dans les années 70. L'établissement devrait accueillir 300 élèves répartis dans 12 classes de niveau primaire et 2 classes préscolaires. Un gymnase devait également y être aménagé. Les travaux d'aménagement de l'académie ont débuté, mais on a constaté que la construction a été arrêtée en 2023. Le chantier a été complètement clôturé et a été mis à l'arrêt. Le 18 janvier 2024, la table de quartier Peter-McGill, a écrit au Centre de services scolaires de Montréal afin de connaître ses intentions sur ce projet-là et sur celui du Grand Séminaire. Le 12 mars 2024, une lettre signée toujours par le même Stéphane Chaput affirmait que l'étape pour la recherche de nouveaux sites se poursuivait et que depuis les analyses réalisées en 2023, le Centre de services scolaires de Montréal travaillait pour évaluer la faisabilité des options immobilières identifiées. Le choix du site pour la future école, qui avait d'abord été annoncé comme étant celui du Grand Séminaire, relevait d'une analyse exhaustive, laquelle s'avérait essentielle, je cite, afin d'assurer la viabilité du projet et respecter sa mission éducative. Il rajoutait que concernant le projet sur la rue de la Montagne, l'Académie Bourget, Il prétendait qu'il fallait comprendre que les deux projets d'écoles au centre-ville sont interreliés, que cela faisait partie d'une analyse plus large dans laquelle l'ensemble des besoins du secteur devait être pris en compte. Et là, le Centre de services scolaires de Montréal nous disait qu'il serait en mesure de nous en dire davantage lorsqu'il aura progressé sur l'autre projet d'école. Alors, il m'offrait de nous rencontrer d'ici à l'automne 2024, rencontre qui n'a jamais eu lieu. Pourquoi? Parce que j'ai reçu le 29 janvier 2025 une lettre du dit Stéphane Chaput m'informant qu'il avait reçu instruction du ministère de l'Éducation du Québec de mettre sur la glace tout nouveau projet de construction d'écoles publiques dans le centre-ville de Montréal. Donc, il n'y a actuellement aucune école primaire publique francophone dans Peter-McGill, alors que les besoins sont estimés à 32 classes pour plus de 450 élèves en 2023. Dans ce secteur-là, Peter-McGill, les établissements privés prédominent. Depuis quelques années, des parents envoyer leurs enfants au privé ou encore dans des écoles publiques qui sont beaucoup plus loin. On veut faire revenir des familles dans le centre-ville et pour ça, ça prend des écoles publiques. Merci pour votre attention.

Martine Musau Muele ◌2:44:40

Monsieur Robert Beaudry.

Robert Beaudry ◌2:44:44

Merci beaucoup, madame la présidente. Je remercie mon collègue monsieur Sasseville pour le topo. La collaboration avec lui sur le dossier de l'école Peter-McGill est très très appréciable. Donc, ça va m'éviter de revenir sur ses explications qui ont été complètes. Donc, je serai en droit de réplique sur les 2 points 3015 et 3013. Je vais commencer par 3015 parce que ce sera plus bref. Pour répondre à mon collègue, monsieur Langevin, à cet égard-là, je trouve ça un peu triste qu'à ce stade-ci, il soit encore en train de se justifier pour sa prise de position en opposition à un projet qui aurait pu être structurant. Un projet dans lequel on était très, très en amont, l'arrondissement et nous-mêmes comme ville, justement pour offrir des services qui sont structurés. Pourquoi c'est mieux de développer des services dans un bâtiment comme celui-là qui était clé en main, on s'entend, c'était des chambres, c'était très adapté, il y avait des interfaces avec l'espace public, plutôt que d'aller cibler un bâtiment vacant? C'est que dans bâtiment vacant, on veut dire beaucoup de choses. À certains moments, on parle d'une ancienne chaufferie, on parle d'un bâtiment industriel. Ces bâtiments-là sont souvent même dans des secteurs où il y a de grandes nuisances, donc ce serait pas souhaitable de requalifier ces bâtiments-là en vue d'y développer une offre de services. Il y a d'autres, par contre, bâtiments des fois qu'on acquiert ou qu'on a en partenariat avec des groupes communautaires qui là sont plus propices. Ici, on est dans un bâtiment qui aurait été vraiment propice Ma collègue madame Thuillier s'était investie personnellement, madame Goulet aussi beaucoup sur le dossier. On a voulu prendre le temps. Malheureusement, ça n'a pas été souhaité par les vendeurs. Ils ont décidé de se retirer unilatéralement de la vente. C'est triste et je pense qu'aujourd'hui, au lieu de célébrer, l'opposition devrait se désoler que malheureusement on n'a pas pu offrir des unités des gens qui en ont tellement besoin. On est en crise humanitaire, je pense qu'on le dira jamais assez. Il faut utiliser toutes les options. C'est pas ça ou ça, c'est cette option-là et cette option-là. C'est ce dont je parle quand on parle d'addition. Il faut additionner le type de mesures, les mesures de la Ville de Montréal, les mesures du gouvernement du Québec, parce que c'est ensemble qu'on est plus fort. Quand on s'est présenté en politique, c'était pour notre monde, mais pour tout notre monde, des plus vulnérables aux mieux nantis, pour leur offrir un environnement sain, mixte et agréable. Et on y croit toujours et on veut continuer à porter cette voix-là. Et on pense que ce n'est pas juste dans les quartiers centraux qu'on doit développer cette résilience, mais bien partout sur le territoire. Donc voici fait pour le point 30-015. Alors j'irai pour répondre aux questions de mon collègue monsieur Moroz sur le 30-016. Il m'a posé 3 questions claires. Je remercie d'ailleurs le ton qui est descendu un peu parce que je trouve que c'est comme ça qu'on peut expliquer mieux les choses. Et d'ailleurs, et ça je le dis à tous mes collègues, quand on a des questions aussi de précision, on peut aussi s'interpeller en dehors du conseil municipal. Ça se fait, on a tous des cellulaires, on a tous les contacts. Ma porte est toujours ouverte pour ces dossiers-là. Quand il y a des préoccupations, des questions sur un sommaire, Ça peut être déposé sur le plancher, mais ça peut aussi se faire en amont. Le PBE, tout d'abord sur le volet planification en profondeur, effectivement c'est une nouvelle responsabilité qui a été mise sur le dos des municipalités et je pense que l'UMQ le rappelle souvent, une responsabilité qui était 100% celle des États, c'est-à-dire l'éducation, il y a certains endroits dans le monde où les municipalités ont des responsabilités liées à l'éducation. Ce n'est pas le cas au Québec. L'éducation est de responsabilité provinciale. D'ailleurs, on entend souvent le gouvernement du Québec venir militer farouchement pour protéger ses champs de compétences par rapport au fédéral à cet égard-là. Mais bien, la loi 40 a changé bien des choses. On vient maintenant imposer une lourde responsabilité sur le dos des municipalités, une responsabilité de planification qui, là, on peut se dire oui, dans l'urbanisme, ça fait du sens, mais une responsabilité financière qui amène nos taxes foncières qu'on veut garder bas pour permettre aux gens d'avoir accès au logement devient à un moment donné dur à gérer quand on parle d'une évaluation de près de 200 millions de dollars juste pour Montréal. Et là, je vous fais, je fais abstraction des petites municipalités ou pour des projets d'une seule école, c'est tout le budget annuel d'une municipalité qui doit être mis à profit parce qu'on doit pas juste livrer les terrains, les désigner, on doit souvent les acquérir, on doit les décontaminer, on doit les préparer. Donc c'est vraiment un travail d'une part qui prend du temps parce qu'on sait que décontaminer un terrain, il y a de la caractérisation, il y a tout un travail qui se fait. Donc il y a du temps, mais il y a aussi beaucoup d'argent qui est investi à cet égard-là. On n'est pas contre faire notre part par rapport à l'éducation de nos enfants, c'est important, mais encore là, si on n'a pas de moyens, nous, d'aller capter des sources de revenus financières, cette charge-là devient lourde pour les Montréalais et Montréalaises. Mais effectivement, on doit mieux planifier, c'est exactement ce que notre administration a fait depuis l'imposition de cette loi-là, depuis le changement des commissions scolaires vers des centres de services en mettant en place un guichet unique. À Montréal, il y a une équipe qui est dédiée exclusivement aux enjeux des écoles. D'ailleurs, à chaque année, on produit un rapport sur tout le travail qui a été fait. Je pourrais le transmettre à mon collègue monsieur Moreau. On est vraiment en troubleshooting ici. On travaille avec les arrondissements parce qu'il y a beaucoup de compétences d'arrondissement qui est là, la réglementation, que ce soit pour des projets de rénovation d'écoles ou de construction de nouvelles écoles, mais des fois c'est des services centraux, service de l'eau, la planification des infrastructures, l'urbanisme parce qu'on est dans des nouveaux quartiers justement. Alors ce guichet unique-là existe, ce sont des fonctionnaires qui sont à la concertation des arrondissements, je suis l'élu responsable, nous avons des statutaires de façon régulière et on a un tableau de bord, un tableau de suivi sur tous les projets d'écoles qui sont planifiés par le gouvernement, par les centres de services scolaires et j'y reviendrai par la suite parce que ça fait état de la deuxième question de mon collègue. Mais en planification, on veut planifier ça encore mieux, eh bien, on a commencé même à faire des présentations au centre de services scolaires de la part du SUM sur nos secteurs de planification. Donc, les nouveaux quartiers, Bridge-Bonaventure, l'Hippodrome, Louvain, Faubourg, tous ces quartiers où on a déjà planifié, nous, des écoles avec les besoins appréhendés en fonction de la population. Mais il faut savoir que le gouvernement du Québec et les centres de services scolaires ne calculent pas de la même affaire. Nous, on a dit on va vous donner de la prévisibilité, on va venir vous présenter ce qu'on appréhende nous comme ville, et c'est très bien reçu de la part du centre de services scolaires, mais ils doivent intégrer cet élément-là pour adapter aussi leurs calculs de besoins en planification scolaire. Autre chose, il faut travailler de façon différente parce qu'on le sait, le prix au pied carré coûte cher, pas juste à la Ville, à l'État en général. Donc, il faut pouvoir venir rationaliser aussi sans mettre en péril le bien-être des enfants. On veut pas que les enfants soient pris dans des escaliers. Donc, tu sais, des fois effectivement, on est capable peut-être de monter en hauteur, mais il faut être quand même raisonnable. On a mis en place un chantier dans la dernière année et demie avec le ministère, les centres de services scolaires, la Ville de Montréal, donc les fonctionnaires de chacun de ces services-là qui ont décidé de se mettre ensemble pour élaborer un rapport sur l'école innovante, l'école du futur, dans laquelle il serait maintenant normé d'avoir des cours d'école sur le toit dans des endroits où la densification urbaine est propice, qui nous permettrait vraiment de réaliser plus rapidement et agitement des projets d'écoles. Radio-Canada, c'est un bon exemple, 11 000$ le mètre carré dans Radio-Canada, c'est une fortune pour acquérir des terrains. On se doit comme bon gestionnaire public de dire oui, les écoles c'est important, mais il faut aussi qu'on puisse bien rationaliser les budgets, autant pour le Centre de services scolaires que pour la Ville de Montréal. C'est la même poche, le Montréalais, il a les deux nationalités comme on dit, il est autant québécois que montréalais. Et ce qui m'amène à la planification du besoin des écoles qui nous est présentée ici, c'est une planification qui n'est pas faite par la Ville. La Ville, elle, fait sa planification dans ses systèmes secteur de planification, elle les envoie au Centre de services scolaires, mais c'est elle qui dit, au final, ça sera une 32 classes, ça sera une 24 classes, ça sera une 12 classes, ça sera 2 12 classes. Et souvent, malheureusement, il y a encore ce principe-là de dire, on veut juste des plus grosses écoles, bien que nous, on milite énormément pour avoir de plus petites écoles. Le meilleur exemple, c'est dans le site des Faubourgs, Radio-Canada, Mollson, où la Ville de Montréal demandait 2 12 classes. On nous disait non, non, non, ça prend des 24 classes. Là, ah, il y a de l'ouverture, on voit ici une proposition d'une 12 classes dans Mawson. C'est le travail, on a milité et tranquillement ça a porté fruit, donc il y aura un projet de 12 classes qui est planifié par le Centre de services scolaires. Mais cette planification-là doit aussi suivre la planification urbaine parce que je l'ai dit tantôt et je le répète, je pense que ce serait pas souhaitable pour personne qu'en plein milieu de l'hippodrome pousse une école alors qu'on n'est pas encore dans les premières étapes du développement urbain. Il faut que ça vienne en même temps. Ce qui me ramène au dossier du Triangle que vous m'avez posé comme question, et c'est une question qui est très importante et qui me préoccupe beaucoup et qui nous préoccupe beaucoup. Et je sais que la mairesse de Côte-des-Neiges en a déjà fait des démarches auprès du gouvernement aussi à cet égard-là, parce qu'on est fortement préoccupés. Et ça, c'est l'exemple probant où c'est pas la Ville qui brête, c'est le gouvernement à cet égard-là. Parce que nous, on a livré la marchandise, on a cédé un terrain au gouvernement du Québec. Ça a été cédé, ça a été décontaminé, il est prêt à construire. Mais devinez quoi? Le gouvernement du Québec a décidé de mettre cette école-là sur pause. Pourquoi? Pour des considérations financières. Ces 10 projets d'écoles dans des secteurs qui en ont réellement besoin partout sur l'île de Montréal, qui ont été décidés de façon unilatérale dans le cadre du dernier budget, d'être mis sur pause et je passe aussi les projets de rénovation et de construction. Bien évidemment, je pense qu'ici au conseil municipal, on a tout à cœur, on a tous des enfants, certains ont des petits-enfants, si on n'en a pas, on est oncle ou tante de quelqu'un, ou même on a plaisir à voir des quartiers qui sont complets parce que c'est ça qui est vivant, d'avoir des quartiers complets avec des écoles. Je pense qu'unanimement, c'est pas un enjeu partisan à cet égard-ci, tout le conseil municipal doit demander de façon unanime au gouvernement du Québec d'accélérer cette construction-là. Nous, on planifie, nous, on les réserve les terrains, on veut arriver au bon moment quand il y aura la construction des unités, on accélère par toutes sortes de moyens la construction des unités dans les quartiers. Donc bref, oui, il nous faut des écoles et on est engagé. Je vais revenir brièvement quand même sur Peter-McGill. Peter-McGill, il faut le savoir, c'était pré-loi 40, il faut se le dire ici, nous s'est engagé par lettre à la payer cette école-là, c'est à eux de l'acquérir, c'était pré-Loi 40, on doit avoir cette école. J'ai moi-même envoyé une lettre au ministère, au ministre, pour l'enjoindre parce que j'ai des enfants qui arrivent au conseil municipal en me disant, je suis venu poser une question parce que je voulais aller à l'école au centre-ville, puis là aujourd'hui, ben, je viens poser une question pour que mon frère puisse aller à l'école au centre-ville. Puis encore en plus, on nous menace de nous retirer les seules écoles qu'on a comme FACE. Et je pense qu'on était assez clair comme administration, on est derrière les parents de FACE. Pour nous, ça ne fait pas de sens, ne serait-ce que pour des raisons d'offre de services de quartier complet, d'un centre-ville habité pour les familles, de maintien du patrimoine, mais également l'approche de cette école-là qui est tellement novatrice, tellement intéressante. On s'enorgueillit de nos artistes à l'international, ça commence où? Ça commence à la petite école, ça commence là, ça commence par des endroits comme FACE. Alors oui, on va les défendre, puis oui, on va porter leur voix comme administration. Alors j'espère avoir été très claire sur comment fonctionne le PBE. C'est complexe, j'en conviens. Il faut se rappeler que le centre de services fait aussi des présentations et tous les élus de tous les arrondissements envoyer un représentant pour aussi poser des questions directement au centre de services et être informés de leurs planifications. Je vous encourage à le faire. Souvent, on envoie des chefs de cabinet ou autre, mais c'est important que les élus soient là. J'en vois souvent, il y en a beaucoup des élus qui y vont. Ma collègue madame Thuillier, à chaque fois, elle est là, présente. Donc, c'est important parce que c'est comme ça aussi qu'on peut faire la différence, en travaillant, en étant présent et en portant la voix de nos citoyens. Alors, j'encourage tout le monde à voter favorablement pour cette planification-là parce qu'elle est bien faite, elle est juste et elle est cohérente. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌2:57:43

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.11 à 30.15. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌2:57:51

Madame la présidente, nous arrivons au chapitre 41. Nous recevons minutes, on a le temps d'avancer quand même assez rondement. En 4101, je donne avis de motion en dépôt d'un règlement modifiant le règlement du conseil de la ville sur la subdélégation de certains pouvoirs relatifs à des équipements, infrastructures et activités d'intérêt collectif. En 4102, je donne avis de motion en dépôt d'un règlement modifiant le règlement intérieur du conseil sur la délégation de pouvoirs au comité exécutif. En 4103, je donne avis de motion en dépôt d'un règlement modifiant modifiant le règlement autorisant un emprunt de 12 millions de dollars pour financer les travaux d'aménagement et de réaménagement du domaine public dans le cadre du projet d'écoquartier Louvain-Est. Au chapitre 42, je vais réunir les items 4201 à 4204. En 4201, on adopte un règlement autorisant un emprunt afin de financer l'implantation de solutions numériques et de cybersécurité. En 4202, on adopte un règlement modifiant le règlement autorisant un emprunt pour le financement de la réalisation d'interventions municipales dans les abords du site Outremont. En 4203, on adopte un règlement autorisant l'emprunt afin de financer l'acquisition de biens et d'équipements d'actifs permettant une optimisation et une expansion du système de vélo en libre-service Bixi. En 4204, on adopte un règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la Ville au conseil d'arrondissement.

Martine Musau Muele ◌2:59:13

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:59:16

Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 42.04. Madame la présidente, le mois dernier, je présentais 3 amendements pour venir bonifier le règlement concernant les établissements d'hébergement touristique. En bref, Ensemble Montréal souhaitait qu'ils répondent mieux aux enjeux montréalais en permettant tout d'abord d'ouvrir la période de location de courte durée à la saison hivernale pour venir profiter d'une période touristique importante offrir plus de flexibilité aux petits propriétaires, en venant également permettre de faire sa demande en ligne comme dans d'autres grandes villes afin de venir faciliter la vie des citoyens, et finalement en augmentant le nombre d'inspecteurs et de préposés à l'information du code bâti embauchés pour faire respecter le nouveau règlement. Je déplore malheureusement que tous ces amendements avaient été rejetés par l'administration de Projet Montréal. L'administration met donc de côté un attrait touristique indéniable en plus de venir lier les mains des propriétaires propriétaires pour ce qui est une façon de joindre les deux bouts. Je profite du dossier qui nous est présenté aujourd'hui pour faire valoir à nouveau la nécessité de venir augmenter le nombre d'inspecteurs et de préposés à l'information du Code bâti. Bien que la réglementation vise à faciliter le travail de ces derniers, la tâche s'avère quasi impossible en si faible nombre sur un territoire si grand. Il faut être réaliste. On est tous d'avis que les annonces illégales sont un fléau pour la crise du logement. Or, si on ne se donne pas les moyens de venir faire appliquer un règlement, on vient brasser de l'air. C'est pour cette raison, madame la présidente, qu'appuyé par mon collègue Aref Salem, j'ai déposé un premier amendement et je vous demanderais tout d'abord de me confirmer que les 2 amendements soumis par l'opposition et le sous-amendement qui a été négocié avec l'administration ont bien été envoyés aux membres du conseil et reçus.

Martine Musau Muele ◌3:00:52

On m'indique que oui. On vous écoute.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:00:54

Parfait. Donc, le premier amendement, madame la présidente, et je vais les présenter les 2 séparément parce ma compréhension, le positionnement de l'administration va être différent sur les deux. Le premier amendement est, comme je le disais, appuyé par le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem, de proposer de modifier les aspects financiers pour qu'ils prévoient que 7 nouveaux inspecteurs et 4 préposés à l'information du cadre bâti soient embauchés pour venir faire respecter le règlement concernant les établissements d'hébergement touristique et qu'en conséquence, un virement de 1 950 000 pour l'année 2025 en provenance du budget du fonctionnement corporatif du service de l'habitation soit versé vers l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal et soit réservé à cette fin. Donc, madame la présidente, c'est le premier amendement. Je propose qu'on finisse le débat sur l'amendement en question et je poursuivrai par la suite avec le deuxième amendement.

Martine Musau Muele ◌3:01:45

Merci. Sur le premier amendement, monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌3:01:54

Je m'excuse, madame la présidente, moi j'étais inscrit pour le 4202, donc je vais laisser faire le débat.

Martine Musau Muele ◌3:01:59

Bien, sur le premier amendement, monsieur Benoît Dorais.

Voix 2R3:02:06

Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, comme l'annonçait mon collègue, il y a un amendement pour lequel nous ne serons pas d'accord et le le deuxième, nous allons faire un amendement conjoint au GDD. Alors là, sur le premier, je pense qu'on n'a pas besoin de revenir sur tout ce qui a été dit la dernière fois. On considère actuellement que pour le nouveau règlement qui est mis en place et qui a force, ben, le nombre de personnels prévu actuellement au GDD est suffisant. Donc, on comprend qu'on aura, dans le prochain budget, à faire des modifications si on avait besoin de le faire. Mais en ce moment, on n'a pas besoin d'aller chercher de l'argent au service de l'habitation pour doter encore davantage une escouade qui est en train d'être bonifiée. Voilà, donc nous allons voter contre le premier amendement.

Martine Musau Muele ◌3:03:00

Toujours sur le premier amendement, monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:03:02

Effectivement, madame la présidente, pour une question de procédure, si on veut s'éviter un vote et le temps que ça prend pour un vote. J'offre de simplement mettre une dissidence de l'administration sur le premier amendement, ce qui le ferait tomber en vertu de notre majorité.

Martine Musau Muele ◌3:03:17

Est-ce que vous pouvez me répéter?

François Limoges ◌3:03:18

Vous offrez de simplement déclarer que la majorité se prononce contre. Ça évite un vote et le temps d'un vote.

Martine Musau Muele ◌3:03:28

Très bien. Alors, notons le vote contre sur ce premier amendement de l'administration, donc la majorité. Monsieur Julien Hénault-Ratelle, est-ce que vous vouliez conclure sur le premier amendement?

Julien Hénault-Ratelle ◌3:03:43

Non, je retournerai sur la principale, madame la présidente, si vous le permettez. Je comprends très bien le positionnement de l'administration. Effectivement, on a déjà eu le débat au dernier conseil, donc je ne pense pas nécessaire de le répéter, bien que je, puisqu'on a déposé à nouveau l'amendement, vous comprendrez qu'on maintient notre position. Et j'espère vraiment de tout cœur que l'administration a raison et que les ressources vont être suffisantes, parce que sinon on ne fait que pelleter en avant avec le problème. Madame la présidente, par ailleurs, on est d'avis que la Ville doit mettre en place un mécanisme permettant de suivre l'évolution du travail des inspecteurs. Sans cette reddition de comptes fréquente, la Ville avancera dans le noir et manquera totalement la cible de remettre sur le marché locatif des logements. Donc, madame la présidente, à la place de déposer un premier amendement avec des contre-amendements, on a négocié en amont et monsieur Dorais un sous-amendement. Donc, j'irai directement sur le sous-amendement qui, à ma compréhension, a également été envoyé à l'ensemble des membres du conseil.

Martine Musau Muele ◌3:04:35

Parce que le sous-amendement a bel et bien été reçu, nous on l'a. Très bien, on vous écoute.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:04:40

Parfait. Donc, le sous-amendement, madame la présidente, qui est proposé par moi et donc appuyé par monsieur Benoît Dorais, il est proposé de modifier le deuxième paragraphe de l'article 1 du règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la Ville au conseil d'arrondissement, le 02-002, afin qu'il se lise comme suit: le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la Ville au conseil d'arrondissement est modifié par l'insertion après l'article 4.2 de l'article suivant, 4.2.1: le conseil de la Ville délègue à l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal l'application du règlement concernant les établissements d'hébergement touristique. Et pour l'application des pouvoirs qui lui sont délégués en vertu de l'article 4.2.1, le conseil d'arrondissement du Plateau-Mont-Royal doit produire et remettre au plus tard le 1er mars de chaque année au conseil municipal un bilan écrit de ses activités. Donc, madame la présidente, j'en comprends de nos différents échanges que l'administration va se joindre à nous dans l'application de, dans l'ajout de cet amendement. Pour justement s'assurer que les inspections qui sont faites par les employés de la fonction publique du Plateau-Mont-Royal portent leurs fruits à l'ensemble de la ville. Et j'invite l'ensemble des élus du conseil à se joindre à nous et à l'administration pour venir autoriser l'ajout de cet amendement à la proposition initiale. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌3:06:03

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌3:06:06

Oui, merci, madame la présidente. Effectivement, comme l'a indiqué le collègue Hénault-Ratelle, le sous-amendement qu'on propose vient amender l'amendement et à ce moment-là, pour nous, il y a unanimité, à moins que quelqu'un d'autre s'oppose, nous pourrions adopter ces points et aller dîner.

Martine Musau Muele ◌3:06:22

Très bien. Alors, y a-t-il d'autres interventions sur la rubrique 42.04? Monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌3:06:35

Je propose que nous allions dîner et je reprendrai la parole après.

Martine Musau Muele ◌3:06:39

Très bien vu, on reviendra effectivement. On va suspendre, merci.

Voix 3A4:36:04

On en était à l'étude des dossiers 4201 à 4204 avec une intervention souhaitée de monsieur Deschamps.

Richard Deschamps ◌4:36:23

Alors, merci beaucoup, madame la présidente. Je voulais intervenir sur le 4202. Parce que premièrement, je voulais manifester mon grand plaisir d'avoir vu ce dossier-là inscrit et évoluer.

Voix 3C4:36:44

Pourquoi?

Richard Deschamps ◌4:36:45

Parce que je considère que c'est un très bon investissement pour Montréal, pour la Ville, pour les arrondissements limitrophes. Pour l'éducation, pour la recherche. En fait, il y a énormément d'aspects positifs. Et comme nos amis de Projet Montréal se sont levés pour Saint-Urbain, de Castelnau, je trouvais important moi aussi de me lever pour quelque chose qui a été fait il y a déjà 15 ans, mais que j'aimerais rappeler justement. Parce que je pense que c'est très important, non seulement pour les 15 dernières années, parce qu'il y a eu un développement de ce projet-là, mais c'est vrai aussi pour les prochaines décennies à Montréal. Et je voulais rappeler un certain nombre de choses. Comme disait mon collègue Limoges hier, des fois, c'est le fun de s'en rappeler. Alors aujourd'hui, je vais faire peut-être un bref résumé, parce qu'à l'époque, Il faut se rappeler que ce projet-là, c'était une friche industrielle. En fait, c'est une gare de triage. Et le recteur Lacroix avait, je pense, sensibilisé Québec pour qu'éventuellement l'Université de Montréal puisse se développer sur ce terrain. Aujourd'hui, on prend ça pour acquis, mais il faut se rappeler qu'à l'époque, Les gens étaient très, très, comment dire, questionnaient énormément le développement de cette friche industrielle, de cette friche, de cette gare de triage, et il y avait beaucoup de questionnements. Et effectivement, moi, ça m'a rappelé justement toute l'époque où on a eu des projets très importants à Montréal, où j'avais la possibilité d'être responsable au comité exécutif de ce que l'on appelait à l'époque les projets 2025. Et on y est en 2025 et on voit les résultats aussi de beaucoup de projets qui ont été faits sous d'anciennes administrations, qu'il ne faut pas négliger non plus.

Voix 3C4:38:55

Et je tiens à le rappeler.

Richard Deschamps ◌4:38:56

Puis je donne des exemples. Pas très loin d'ici, le CHR CHUM, le centre de recherche, il n'y avait rien. En fait, il y avait l'ancien hôpital. Le CHUM, le CUSUM, Le quartier des spectacles. Aujourd'hui, on va fêter les festivals, mais moi, je me rappelle de l'époque où on en discutait de la nécessité d'avoir une place des festivals à Montréal.

Voix 3C4:39:20

Aujourd'hui, on prend ça pour acquis.

Richard Deschamps ◌4:39:21

On a des rassemblements de 200 000-300 000 personnes, ce qui est extrêmement important pour Montréal, ce qui est intéressant de voir pour la population, mais on oublie qu'il y a eu aussi des planifications qu'il y a eu énormément de travail qui a été fait dans les administrations précédentes et je trouve que parfois on ne le rappelle pas assez. Alors, le 4202, ça m'apparaît extrêmement important et je vais vous dire pourquoi. Non seulement parce que l'université peut se développer, mais ça m'a rappelé d'abord les consultations publiques que je suis allé faire moi-même, ça fait déjà quand même plusieurs années, dans les années 2010-2011.

Voix 3E4:40:01

À Outremont.

Richard Deschamps ◌4:40:03

Alors, on était allé au centre, je me rappelle pas si c'est le centre culturel ou un centre qui est très, très près du développement et où il y avait probablement quelques centaines de personnes en mai et où il y a eu énormément de questionnements sur la friche industrielle, sur le projet de développement. J'avais été là à l'époque avec des amis, Sylvain Ducocq, que certains ont déjà connu, qui est maintenant à la retraite, monsieur Ducas, qui était chargé de projet de tout ce dossier extrêmement important. Luc Gagnon également, qui était à l'urbanisme, qui a également pris sa retraite. Et le recteur Breton à l'époque, avec lequel j'avais quand même des conversations fréquentes pour justement m'assurer que l'université aussi était partie prenante. Et qu'elle pouvait jouer un rôle extrêmement important. Il y a même aujourd'hui quelqu'un qui est doyen, monsieur Bouchard, Frédéric Bouchard, qui est doyen au niveau des sciences sociales, avec lequel j'avais été à une soirée où on avait défendu ensemble le projet de l'Université de Montréal.

Voix 3C4:41:16

Et à l'époque, il faut se rappeler que l'on appelait ça le projet Outremont.

Richard Deschamps ◌4:41:23

C'était pas encore comme c'est dénommé aujourd'hui, le projet Mille, c'était le projet Outremont. Et ce que je veux faire ressortir, qui m'apparaît aussi important au-delà du développement du projet que vous pouvez constater, c'est qu'il y a eu toute une planification, mais il y a eu aussi un événement important qui passe un peu sous silence. Qui est le PEDUS, Projet de développement urbain, économique et social.

Voix 3C4:41:55

Pourquoi ça m'apparaît important?

Richard Deschamps ◌4:41:57

Parce que ça a été le premier à Montréal qu'on a mis sur pied.

Voix 3C4:42:01

Pourquoi ça a été le premier?

Richard Deschamps ◌4:42:02

Parce qu'au départ, il faut se rappeler que le projet Outremont était vu comme un développement universitaire et un développement immobilier des abords, mais principalement dans l'arrondissement Outremont. Et le P10, ce que ça a apporté suite à une recommandation de l'OCPM, c'est quelque chose de très important que l'on voit aujourd'hui, c'est-à-dire le désenclavement de secteurs qui touchent les arrondissements de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, qui touche Rosemont–La Petite-Patrie, qui touche également le Plateau-Mont-Royal. Et on a apporté justement avec ce document ce premier document, tout un impact autre que strictement le développement urbain et le développement immobilier, mais aussi tout l'aspect développement social arrimé au développement du projet de l'Université de Montréal. Et moi, ça m'apparaît extrêmement important et on en voit tous les fruits aujourd'hui. Et je tiens à le rappeler parce que, et là j'ai perdu ma page, Quand monsieur Limoges avait fait sa sortie il y a quelques années, ou peut-être un an ou deux, sur le parc des gorilles, avec les citoyens par exemple qui se sont beaucoup impliqués, mais tout ça trouve son origine dans le PEDUZ, parce que s'il y a eu le désenclavement et je dirais l'ouverture du dossier mine, c'est parce qu'il y a eu le PEDUZ et qu'on a voulu que l'ensemble des arrondissements limitrophes puissent avoir un accès au projet du développement de l'Université de Montréal. Alors ça a l'air simple, mais un projet qui était complètement retourné sur une communauté a été ouvert sur l'ensemble des communautés montréalaises qui touchent et qui jouxtent le projet. Et c'est pour ça que je trouvais important de me lever aujourd'hui pour qu'on puisse se rappeler ça tous ensemble et faire en sorte de démontrer ça porte des fruits dans le temps. Parce qu'au départ, c'était le développement de la rue Thérèse-Lavoie-Roux, c'était le déplacement de la voie ferrée vers le nord, mais ensuite, ça a permis la construction des bâtiments pour qu'il y ait des facultés de sciences qui viennent s'établir et que l'on puisse aussi développer des secteurs limitrophes dans les différents arrondissements, notamment Marconi-Alexandra, Atlantique et Beaumont. Je trouvais ça très important de faire ressortir tous les impacts qu'un tel document, qu'une telle planification a pu avoir, pour lesquels il y a encore des investissements qui sont prévus aujourd'hui et pour lesquels il y aura encore des développements dans les prochains mois, prochaines années, pour tous les secteurs qui sont reliés à cet îlot central, si je peux dire, cet îlot du savoir, de la recherche, mais qui a amené aussi des logements, qui a amené aussi du développement économique dans l'ensemble des secteurs qui sont limitrophes. Alors, je voulais le souligner parce que souvent on oublie ce qui a été fait précédemment et on ne connaît pas toujours l'origine des choses, mais je voulais apporter cet élément à la connaissance du conseil pour ne pas que l'on pense que c'est juste un investissement de 53 ou 54 millions, mais qu'il y a une histoire en arrière de ça qui va porter des fruits pour l'ensemble des décennies futures. Alors, ça fait longtemps qu'on consulte la population, ça fait longtemps qu'on travaille sur ce projet. Moi, je suis très fier, les gens étaient fiers tout à l'heure de souligner des consultations dans leurs arrondissements, moi je suis très fier d'avoir travaillé pour l'ensemble des arrondissements de Montréal qui sont limitrophes et qui sont touchés directement par ce projet. Très fier d'avoir travaillé pour les Montréalais, très fier d'en voir les résultats.

Voix 3A4:46:04

En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 42.01 à 42.04, avec la rubrique 42.04 telle qu'amendée par le sous-amendement, monsieur François Limoges.

François Limoges ◌4:46:19

Oui, madame la présidente, ce qui nous amène au chapitre 43. Nous allons réunir les 2 items 4301 et 4302. En 4301, on adopte un projet de résolution intitulé résolution en vertu de l'article 93 de la loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d'habitation à l'effet d'autoriser la construction d'un bâtiment mixte de 9 étages sur des lots du Cadastre du Québec sur le boulevard Saint-Michel. En 4302, on adopte un projet de résolution intitulé les résolutions autorisant par phases la réalisation d'un projet de redéveloppement pour l'immeuble situé sur un lot du Québec, du Cadastre du Québec, tenu d'une consultation publique.

Voix 3A4:46:58

En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 42-0, 43-01 et 43-02. Poursuivons.

François Limoges ◌4:47:06

Oui, madame la présidente, ce qui nous amène au chapitre 44 où nous allons réunir les items 44-01 à 44-04. En 44-01, on adopte avec changement du règlement intitulé Règlement autorisant la démolition, l'occupation, la transformation et la construction de bâtiments sur les immeubles bordés par les rues Saint-Patrick-de-Morency, Richardson et Shearer sur des îlots, le nord de l'île. En 44-02, on adopte sans changement du règlement intitulé Règlement modifiant le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal relativement aux immeubles le nord de l'île. En 44-03, on adopte avec changement du règlement intitulé Règlement autorisant la construction, la transformation et l'occupation de bâtiments aux fins d'une gare de triage ainsi que l'aménagement des espaces extérieurs sur un lot du Cadastre du Québec. Et en 4404, on adopte sans changement du règlement intitulé Règlement modifiant le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal afin de créer un nouveau secteur de densité permettant de diminuer le taux d'implantation minimale et le coefficient d'occupation au sol dans une partie de l'actuel secteur de densité 14-T1.

Voix 3F4:48:08

Madame Chantal Rossi.

Voix 3D4:48:10

Merci, madame la présidente.

Voix 3I4:48:12

Je veux juste aviser que je cède mon temps de parole à mon collègue Julien Hénault-Ratelle.

Voix 3A4:48:19

Merci, monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:48:22

Merci, madame la présidente. Donc, mon intervention va porter à la fois sur le 44.03 et le 44.04, les deux dossiers qui touchent au projet de Raymond Logistique. Madame la présidente, vous le savez, ce dossier est parmi les plus importants dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, et ce depuis près d'une décennie. Et malheureusement, on fait face depuis plusieurs années à des demi-vérités de la part de l'administration envers la population du secteur qui est extrêmement mobilisée vu l'impact de toutes les activités industrielles d'Assomption-Sud-Longue-Pointe sur la cohabitation. Cette zone du sud de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve était d'ailleurs au premier rang en termes de risques industriels, de nuisances et d'acceptabilité sociale sur les 134 sites industriels qui ont été étudiés par l'Observatoire des milieux de vie urbains en 2021. Dans le cas d'Assomption-Sud-Longue-Pointe, la cohabitation entre les zones résidentielles de Vieux-Ville, de Notre-Dame-des-Victoires et des enclaves de Guybourg et de Aigle-Boutlère avec les sites industriels, le port de Montréal, la base militaire ainsi que les autoroutes 25 et soulignée est particulièrement difficile. Dans son rapport de 2021 Cohabitation industrielle portuaire résidentielle et santé, la Direction régionale de santé publique de Montréal dressait d'ailleurs la liste des nuisances engendrées par les activités industrielles sur la santé des citoyens, soit le bruit, la pollution de l'air, la chaleur, la perte d'espaces verts, l'augmentation de la circulation et la contamination des sols et la présence de vermines. Dans les secteurs d'Assomption-Nord et d'Assomption-Sud-Longue-Pointe, les données de l'Institut national de santé publique du Québec démontrent l'une des plus importantes concentrations d'îlots de chaleur de Montréal, ce qui entraîne de nombreux impacts négatifs sur les résidents. Le ministère de la Santé du Québec établit également que l'espérance de vie dans l'est de Montréal est plus faible que celle enregistrée dans les CIUSSS de l'ouest de l'île. Cette cohabitation difficile entre les différents usages du secteur et le taux familique de canopée entraînent des besoins importants de préservation des espaces verts et s'inscrit dans un contexte de tension vu les nombreux projets en discussion, que ce soit le prolongement du boulevard Assomption au Souligny, le réaménagement de la rue Dixune, l'implantation de Raymond Logistique et les nombreux projets résidentiels et industriels qui sont en branle dans le secteur. C'est dans ce contexte difficile qu'avec ma collègue Alba, nous avons déposé une motion en 2022 afin de préserver 5 espaces verts, soit l'entièreté du Boisé-Steinberg, la Friche-Dubault, le Boisé-L'Assomption, le Boisé-Beniana et une zone au nord de la rue Notre-Dame. Or, 3 ans plus tard, le Boisé-L'Assomption a été rasé, tout comme la Friche-Dubault et bientôt le Boisé-Beniana, où Projet Montréal a également autorisé un projet. Ce sont donc les derniers espaces verts qui disparaissent peu à peu, au détriment des citoyens. Tout cela, madame la présidente, nous ramène au dossier spécifique de Raymond-Logistique. Mais avant de parler spécifiquement des dérogations au sommaire décisionnel, il importe de faire un retour historique du dossier, car malheureusement, comme je l'ai dit, l'administration de Projet Montréal se fait un plaisir de remettre sans cesse la responsabilité de la situation actuelle à l'administration précédente, et ce au détriment des faits, tout comme l'a fait d'ailleurs la mairesse de Montréal hier soir, et c'est particulièrement déplorable. Il faut remonter à 2005, madame la présidente, pour retrouver la volonté de faire du secteur d'Assomption-Sud-Longue-Pointe une cité de la logistique dans les documents du Service de développement économique de la Ville de Montréal. 2005, madame la présidente, soit 8 ans avant l'arrivée au pouvoir de notre administration sur qui Projet Montréal adore jeter la faute. Dans le plan d'urbanisme de 2005, dans la section Mercier–Hochelaga–Maisonneuve, la Ville recommande de préserver la vocation économique du secteur mais demande d'interdire l'industrie lourde ou le commerce lourd dans le secteur de Dickson et Assomption. Dans les années qui ont suivi, plusieurs gestes ont été posés par les administrations successives. En 2007, l'arrondissement a éliminé le zonage d'industrie lourde du secteur, soit le I-5, afin d'interdire les activités pouvant présenter un risque pour l'environnement comme des émanations, des explosions ou encore des déversements toxiques. Mais également d'éviter la propagation des nuisances sonores et atmosphériques sur les milieux riverains, et ce en exigeant qu'elles soient confinées à l'intérieur des limites du terrain. En 2014, madame la présidente, l'arrondissement est allé plus loin en interdisant l'entreposage extérieur et l'industrie du tri et de la récupération sur tout terrain riverain d'une zone d'habitation. En 2016, l'usage d'activités de transbordement de conteneurs de la catégorie commerces de gros d'entreposage également étaient retirés des usages autorisés dans le secteur. Et au début de 2017, l'arrondissement a mené une consultation publique avec l'Institut du Nouveau Monde dans le but de venir sonder la population sur l'avenir du secteur, suite à quoi, au printemps 2017, l'arrondissement a adopté un règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale dans le but de venir limiter les impacts négatifs des activités industrielles et commerciales lourdes sur les milieux sensibles. On peut voir, madame la présidente, que les administrations successives avant 2017 ont mis en place différents jalons pour venir limiter les enjeux qui découlent des activités industrielles lourdes dans le secteur. Est-ce que c'était assez? Sûrement pas. Et est-ce que les administrations qui se sont succédé, incluant la nôtre, auraient pu faire plus et faire mieux? Sûrement. Mais de venir dire que c'est entièrement la faute d'Ensemble Montréal ce qui se passe dans le secteur d'Assomption-Sud-Longue-Pointe, que tous les maux de la zone que vivent les citoyens, c'est notre faute, c'est tirer excessivement fort par les cheveux. On arrive, madame la présidente, dans mon retour historique, à l'élection de Projet Montréal en 2017, à la fois à la mairie de la Ville, mais également à la mairie d'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Continuant de refuser d'émettre le permis à Raymond Logistique, comme l'avait fait notre administration, Projet Montréal est allé en cour face à l'entreprise. Et la Ville a fait face à sa première défaite judiciaire dans le dossier. Le tribunal a reconnu le droit de l'entreprise de venir s'établir et d'opérer sur le site. Malgré cela, l'administration a décidé d'aller en appel sans changer le fond de son argumentaire et c'est sans surprise qu'on a perdu à nouveau face à Raymond Logistique. Avec les années qui ont passé sans permis, lui entraînant une perte de revenus et ses 2 victoires en cours, l'entreprise a décidé de lancer une poursuite de 373 millions de dollars contre la Ville menant à des années de négociations qui ont eu lieu jusqu'en 2024. Automne 2024, le moment où l'administration de Projet Montréal a décidé de venir signer une entente hors-cours pour se débarrasser de la poursuite de 373 millions de dollars en échange de différentes concessions. Et parmi ces concessions, on retrouve plusieurs choses, madame la présidente, mais notamment l'acquisition d'une partie, et je dis bien uniquement d'une partie, de la bande du CN afin de venir y aménager et d'entretenir un espace vert ainsi qu'un ouvrage antibruit par rapport aux activités du CN et de Raymond Logistique. Et il faut le redire, madame la présidente, les deux victoires de Raymond Logistique en cour forçaient la Ville à lui émettre les permis, mais c'est tout. En aucun cas les jugements de la Cour ne nous forcent à lui octroyer des dérogations qui lui permettent de ne pas respecter notre réglementation. Hier matin, madame la présidente, le chef de Projet Montréal et la conseillère de Maisonneuve–Longue-Pointe ont fait une sortie annonçant une enveloppe de 88 millions pour venir acquérir et décontaminer des terrains autour de l'entreprise. Et drôle de hasard, madame la présidente, ils ont repris mot pour mot ce qu'on a indiqué dans la motion que j'ai déposée avec ma collègue en arrondissement la semaine dernière pour venir demander la création d'un bouclier vert autour de l'entreprise de Raymond Logistique. Et ça tombe bien parce que selon l'article 16 de l'entente qui a été signée hors cour, La Ville s'est engagée à acquérir la réserve foncière au nord et à l'est du terrain d'ici au 30 avril 2025, soit dans 15 jours. La Ville doit alors permettre à l'entreprise et au CN d'y aménager les rails et d'y implanter les équipements prévus. Mais ça ne s'arrête pas là, madame la présidente. La Ville s'est aussi engagée à réaménager le secteur Dickson d'ici 2030 afin qu'il n'y ait pas de croisement de la route avec les rails du CN Elle s'est engagée également à aménager un bassin de rétention afin de recevoir les eaux pluviales du terrain de Raymond Logistique et pas pour des développements ailleurs dans le secteur, mais spécifiquement pour ce besoin. Et elle s'est aussi engagée à venir négocier avec le port un droit de passage avec entrée et sortie sur la nouvelle bretelle du port ou alors à venir en construire une nouvelle pour l'entreprise si jamais le port ne leur donne pas accès. Comprendrez, madame la présidente, que la Ville s'est engagée à des dépenses qui dépassent la centaine de millions de dollars dans cette entente. Mais c'est pas tout, parce qu'en plus, la Ville a également accepté de venir verser directement 17 millions de dollars à l'entreprise et de l'accompagner pour venir obtenir des subventions des autres paliers gouvernementaux. Donc, quand je vois, madame la présidente, des citoyens comme ceux mobilisés hier qui sont venus en conseil, qui sont venus poser des questions tout à fait légitime, à savoir à combien on s'est engagé en termes de dépenses dans le cadre de cette entente-là, et que malheureusement on n'a aucune réponse de la part de l'administration, je trouve ça excessivement inquiétant. Parce que si c'est ça la stratégie qu'on décide d'employer, de venir dire que ça va coûter moins cher à l'ensemble des citoyens de faire un règlement hors cour, il faut être capable de venir le démontrer. Mais le clou du spectacle, madame la présidente, et ce qui nous amène précisément au fond des sommaires qui nous sont présentés, c'est l'article 26 de l'entente hors cour où la Ville s'est engagée à utiliser l'article 89 pour faire approuver les dérogations demandées par l'entreprise avec une consultation de l'OCPM. Or, on le sait, les consultations de l'OCPM ne sont pas contraignantes, c'est des guides envers l'administration. Et une administration qui serait responsable devrait les écouter, devrait les considérer et devrait par le fait même venir considérer les citoyens qui ont participé aux consultations. Mais on le sait, madame la présidente, le talent de l'administration de Projet Montréal pour complètement ignorer les recommandations de l'OCPM, que ce soit dans le dossier de Camillien-Houde, que ce soit dans le dossier de Square Children, malheureusement les exemples s'accumulent. Ce qui est particulièrement dommage dans ce cas-ci, c'est qu'à cause des agissements des élus de l'administration, les citoyens se sentent instrumentalisés. En effet, le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe ont fait miroiter aux citoyens des changements s'ils se mobilisaient dans le cadre des consultations pour que la Ville ait un levier de force. Les citoyens les ont encore une fois crus sur parole et ont déposé plus d'une centaine de mémoires, madame la présidente, pour présenter toutes les préoccupations par rapport au projet, par rapport à l'entente, mais aussi par rapport au futur de l'ensemble du secteur d'Assomption-Sud-Longue-Pointe. Et l'administration les a invités à se mobiliser alors qu'ils savaient très pertinemment qu'il n'y aurait aucun changement. Les recommandations sont non contraignantes et la Ville s'est engagée dans le cadre de l'entente à émettre les dérogations par l'article 89. Ce qui fait que, comme toujours, l'OCPM a fait un excellent travail, mais se retrouve à être ignorée. Elle a émis un rapport final excessivement clair en prenant le côté des citoyens.

Voix 4A4:59:50

Laissez-moi vous lire quelques extraits du rapport, madame la présidente. La recommandation numéro 1, et je cite: la commission recommande à la Ville de surseoir à l'adoption des modifications réglementaires et de mener, en partenariat avec Raymond Logistique, le CN et le ministère des Transports et de la Mobilité durable, une évaluation complète du projet et des impacts des activités de Raymond Logistique pour les citoyens riverains. Fin de la citation. On ne peut pas être plus clair, madame la présidente. L'OCPM nous dit expressément dans sa première recommandation de ne pas faire ce qu'on est en train de faire aujourd'hui, à savoir d'accorder les dérogations à l'entreprise, mais au contraire de revoir l'entièreté du projet. Recommandation numéro 2, madame la présidente, et je cite: que la Ville propose un plan d'ensemble pour le secteur et qu'elle consacre l'entièreté de la bande du CN à titre de zone tampon. Fin de la citation à nouveau. Encore une fois, l'OCPM est très claire. L'OCPM rejoint les demandes des citoyens d'avoir une vraie bande verte complète entre les résidences de Vieux-Ville et l'entreprise, alors que dans le cas actuel, c'est moins de la moitié de la bande qui est préservée. Dans son mot d'ouverture du rapport, le président de la commission soulève que sur le plan social, Le projet rencontre une opposition citoyenne forte et structurée, animée par un fort sentiment d'injustice et une perte de confiance envers les institutions. Mais laissez-moi vous dire, madame la présidente, que le sentiment d'injustice et la perte de confiance s'est quintuplé dans la dernière semaine. Puis le rapport dit aussi, à la section 3.1, que les citoyens se sentent abandonnés par la Ville. Mais laissez-moi également vous dire que depuis une semaine, le sentiment d'abandon est aussi quintuplé. Donc, mettez-vous à la place des citoyens qui, après 10 ans de mobilisation acharnée, se font demander par leurs élus de venir participer en grand nombre à une consultation pour finalement se faire ignorer. Mais ce qui est selon moi le comble, madame la présidente, c'est qu'en acceptant, dans le cadre de l'entente, d'utiliser l'article 89, la Ville savait très bien qu'elle était en train de museler les citoyens. Parce que si le processus d'approbation des dérogations avait eu lieu en arrondissement, les citoyens auraient pu demander un scrutin référendaire sur les dérogations et venir les bloquer. Et c'est ça la réalité, parce que les citoyens auraient pu avoir le pouvoir de venir bloquer les dérogations si la Ville l'avait souhaité. Mais non, ils ont préféré aller négocier autre chose. Quand on analyse les différentes zones dans le secteur, ce ne sont pas les citoyens de Vieux-Ville qui auraient pu voter, mais ceux de l'enclave de Guybourg. Reste tout de même que le choix final serait revenu aux citoyens et non pas à la Ville ou à l'administration comme elle le fait aujourd'hui en venant bypasser à la fois les citoyens et l'OCPM. Vous comprenez, madame la présidente, la grande frustration des citoyens du secteur qui dépasse, je dois le dire, le fait d'être un peu fâchés. Ils font face à énormément de demi-vérités et de contradictions. On peut prendre par exemple ce qui nous est demandé au sommaire 44.04 où on nous demande de venir diminuer le taux d'implantation minimale au sol. Quand la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe a entériné le dossier la semaine dernière au comité exécutif, elle est venue nous dire qu'elle voulait en faire un maximum pour les citoyens et demander à ce que certaines des activités de l'entreprise se fassent à l'intérieur d'édifices. Donc, d'un côté, on nous dit qu'on veut venir augmenter le nombre d'édifices pour réduire les nuisances, mais de l'autre, on nous présente un sommaire pour au contraire venir réduire le taux d'implantation pour ne pas avoir à le faire. Pour Ensemble Montréal, madame la présidente, c'est un dossier qui a été très mal géré de la part de l'administration et ce, au détriment des citoyens. Et en ce sens, on ne peut pas se joindre à l'administration dans les sommaires qui nous sont présentés. Et c'est pourquoi notre équipe va demander un vote nominal à la fois sur le 44.03, mais également le 44.04. Et j'invite l'ensemble des membres du conseil, ceux de l'administration, mais également ceux des équipes indépendantes de LaSalle et Anjou et des conseillers indépendants, à se joindre à nous pour venir démontrer qu'on écoute et respecte réellement l'OCPM et qu'on vient appuyer les citoyens dans leurs démarches. Merci.

Martine Musau Muele ◌5:04:05

Madame Laurence Lavigne Lalonde.

Laurence Lavigne Lalonde ◌5:04:11

Merci, merci madame la présidente. Sur le même dossier.

Martine Musau Muele ◌5:04:16

Juste auparavant, est-ce que madame Zuniga Ramos, est-ce que c'était une intervention sur le même point? Les mêmes points. Est-ce qu'il y avait un droit de réplique qui allait être appliqué sur ces points-là?

Laurence Lavigne Lalonde ◌5:04:26

Moi personnellement?

Martine Musau Muele ◌5:04:27

Oui. OK, parfait, on vous écoute.

Voix 4D55:04:29

Merci.

Laurence Lavigne Lalonde ◌5:04:32

C'est un dossier complexe, c'est un dossier qui a débuté il y a de nombreuses années comme l'a dit mon collègue, mais il y a des choses qui sont mentionnées de l'autre côté de la chambre qui n'ont aucun sens. Mentionner qu'on instrumentalise les citoyens, c'est vraiment, vraiment osé. En ce moment, les gens qui instrumentalisent les citoyens depuis bientôt 4 ans, c'est vous. Ça n'a aucun sens à quel point, dans les 4 dernières années, vous avez passé votre temps à dire tout et son contraire, à proposer tout et son contraire, mais pas mal plus à proposer le contraire de tout que de proposer réellement quelque chose. Très peu de solutions concrètes ont été proposées de la part de l'opposition dans un dossier aussi complexe qui concerne de nombreux acteurs et dont les administrations précédentes nous ont un peu lié les mains. Vous attisez un feu constamment sans rien proposer. C'est absolument irresponsable de la part d'élus municipaux parce que si demain matin vous êtes à la tête de cette administration, j'ai bien hâte de voir ce que vous allez faire dans un dossier compliqué comme celui-là. Très, très hâte. J'ai presque envie que vous gagniez pour vous voir vous planter. Vous n'étiez pas là en 2013 quand Éric Alan Caldwell et moi on a été élus dans l'opposition dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Vous n'étiez pas là quand on s'est assis avec le maire Ménard pour lui dire que c'était important de planifier ce secteur-là parce qu'on savait que le ministère des Transports voulait prolonger Assomption, qu'on savait que ces terrains-là allaient être convoités et qu'on savait que si on voulait préserver la qualité de vie des gens de l'enclave et des gens de Vieux-Ville, il fallait qu'on planifie ce secteur-là comme il faut et en amont des projets qui allaient se développer. Vous n'étiez pas là quand monsieur Ménard a ri à nos propositions. Vous n'étiez pas là quand monsieur Ménard a dit franchement, personne ne va jamais s'intéresser à ce secteur-là. Puis vous n'étiez pas là quand il a convoqué une réunion d'urgence un lundi matin très tôt parce qu'il était en panique parce que finalement quelqu'un avait acheté le terrain. Vous n'étiez pas là. Vous ne l'avez pas vue cette mobilisation-là, puis en ce moment vous êtes en train de dire que c'est de la faute de notre administration si on est là aujourd'hui. Des solutions, on en a proposé, des discussions avec l'administration de l'arrondissement, on en a eu. J'ai même rencontré des fonctionnaires dans des cafés parce que je savais qu'en tant que personne de l'opposition, monsieur Ménard n'allait jamais m'écouter, puis on a essayé d'autres façons de dire est-ce qu'on peut bouger quelque chose dans ce secteur-là parce que ça n'a pas de bon sens, on va se faire avoir. Fait que l'inaction de l'administration de monsieur Coderre, bien c'est ça qui fait en sorte qu'on est là aujourd'hui. La mobilisation qui est là aujourd'hui, elle existe parce que j'ai passé un nombre incalculable d'heures avec les citoyens de la coopérative du Petit Train de Vioville à essayer de les aiguiller sur les outils disponibles pour répondre à cette crise-là, pour qu'on puisse trouver des solutions empêcher les nuisances qui allaient venir avec le projet. On a tellement travaillé, tellement travaillé fort, avec sincérité, avec une réelle volonté d'offrir une qualité de vie à des gens qui habitent dans un quartier, oui certes plus vulnérable, déjà collé sur Notre-Dame, déjà collé sur une voie ferrée. On savait, on connaissait les vulnérabilités, puis on voulait donner des outils aux citoyens pour pouvoir pour pouvoir limiter les nuisances d'un projet comme celui-là. On a fait je sais pas combien de soirées avec des urbanistes, avec du monde pour essayer de trouver des outils réglementaires, puis finalement on a trouvé le droit d'initiative, puis vous n'étiez pas là vous, en plein mois de février quand il faisait -28 à faire du porte-à-porte puis à réussir le premier droit d'initiative à Montréal en arrondissement, en 60 jours plutôt que 90, en accumulant plus de 6600 signatures plutôt que 5000, parce que oui, Mobilisation 6600, c'est le nombre de signatures qu'on a réussi à avoir en 60 jours, pour celles et ceux qui ne le savent peut-être pas. Les citoyens se sont fait berner par l'administration Coderre-Ménard et depuis ce temps, on a tout fait ce qu'on a pu pour empêcher les nuisances dans ce secteur-là. La Cour nous a donné raison à l'entreprise à 2 reprises. Mais on n'a pas décidé de lâcher la serviette, on a décidé de continuer de travailler fort et de développer des outils. La consultation dont vous faites mention, qui a eu lieu en 2017, il a fallu qu'on l'enfonce dans la gorge de l'administration parce que malgré le droit d'initiative, l'administration ne voulait pas la tenir. En ce moment, on est dans une situation où, ben oui, des fois, je ne comprends vraiment pas ce qui vous fait rire à ce point-là dans un enjeu aussi important. Je vous ai écouté avec respect, ce serait vraiment bien que vous soyez capable de le faire. C'est un enjeu sérieux, ce serait bien qu'on soit capable d'en parler. Donc, on a eu cette consultation qui a eu lieu, qu'on a dû enfoncer justement dans la gorge malheureusement de l'administration qui ne voulait pas la tenir. On en a finalement fait d'autres parce que les citoyens n'étaient pas satisfaits de cette consultation bidon qui avait été faite. Les acteurs qui prenaient la parole, c'était le port de Montréal puis le développement économique de la ville de Montréal, puis personne qui était là pour entendre les citoyens. Donc il y en a eu une deuxième finalement. Puis quand on est arrivés au pouvoir, on a continué à se battre avec les services juridiques, avec tout le monde pour réussir à avoir gain de cause. On a perdu en cour, comme je le mentionnais. Ce qui nous amène aujourd'hui à voter ce qu'on vote, c'est pas Projet Montréal sur un coin de table qui se dit bof, on veut se débarrasser, on va passer à autre chose. On est accompagné par des avocats, par des gens qui nous aiguillent, qui nous accompagnent pour prendre les meilleures décisions possibles. Puis dans la vie d'un élu qui est dans une administration, il faut prendre des décisions et il faut négocier. Puis les dérogations qui sont accordées aujourd'hui permettent aussi d'énormes gains qu'on n'aurait pas eus si on n'avait pas été dans une négociation, si on n'avait pas fait cette entente-là. Donc, c'est tellement facile de vouloir tout jeter comme ça puis de dire, ben non, vous avez tout tort. Mais c'est pas si simple que ça. Puis les propos que vous tenez, en laissant croire à des citoyens, à des enfants que vous avez mobilisés pour venir ici, ce que vous êtes en train de leur faire croire, c'est que tout ça, c'est futile, qu'on prend des décisions n'importe comment. Les gens qui instrumentalisent les citoyens en ce moment, c'est vous. Parce que vous êtes en train de leur dire absolument n'importe quoi sur la réalité des gens qui doivent prendre des décisions responsables avec l'argent des Montréalais et des Montréalaises dans un contexte compliqué et dans un contexte législatif, dans un contexte légal très complexe. Donc sur ce, j'espère que vous allez faire un petit examen de conscience un de ces jours. Je ne pense pas que ça va arriver aujourd'hui.

Martine Musau Muele ◌5:11:29

Merci. Est-ce que vous aviez terminé? Sinon, j'ai une autre question.

Laurence Lavigne Lalonde ◌5:11:32

J'allais simplement terminer ma phrase.

Martine Musau Muele ◌5:11:34

Juste un instant, il y a une question qui est soulevée par madame la leader de l'opposition officielle, madame Rossi, on vous écoute.

Chantal Rossi ◌5:11:41

C'est un point que la conseillère doit s'adresser à vous.

Chantal Rossi ◌5:11:43

Elle s'adresse continuellement à nous en nous visant continuellement. Elle doit s'adresser à vous et pas nous parler à nous.

Chantal Rossi ◌5:11:51

Alors, ça serait bien qu'elle le prenne en compte.

Martine Musau Muele ◌5:11:54

Merci pour le rappel, madame Lavigne-Lalonde.

Laurence Lavigne Lalonde ◌5:11:57

Pendant que je suis debout, j'aimerais bien demander aussi aux conseillers de l'autre côté de cesser de me rire en pleine face. Ce serait quand même sympathique. Donc je voulais simplement terminer en disant que j'espère qu'un jour—

Martine Musau Muele ◌5:12:09

Permettez un instant, madame Chantal Rossi apporte un point.

Voix 4F35:12:14

J'ai pas—

Chantal Rossi ◌5:12:14

je suis pas rassurée encore qu'elle refait la même chose, qu'elle s'adresse à nous.

Chantal Rossi ◌5:12:19

Quand on parle ici, on s'adresse à vous, on s'adresse pas personnellement entre élus, on s'adresse à vous. C'est pas ce qu'elle faisait et c'est pas ce qu'elle fait depuis le début de son intervention.

Martine Musau Muele ◌5:12:33

Juste un instant, juste un instant. Moi, j'avais compris qu'on s'adressait à la présidence. On prend bonne note du rappel essentiel que vous faites, puis on va poursuivre les délibérations en s'assurant de parler à la présidence. Vous voulez rajouter?

François Limoges ◌5:12:49

Exactement, madame la présidente. Dans le débat restreint que madame Rossi-Souleau, je voudrais souligner qu'à partir du moment où elle l'a fait, madame Lavigne-Lalonde s'est adressée à vous, madame la présidence, en disant Je vous demande, madame la présidente, tant qu'à faire, de rappeler qu'on arrête de me rire dans la face.

Martine Musau Muele ◌5:13:05

Madame Lavigne Lalonde, en terminant.

Laurence Lavigne Lalonde ◌5:13:07

Oui, merci, madame la présidente. Je voulais simplement terminer ma phrase qui était que j'espère qu'un de ces quatre, qui sera certainement pas aujourd'hui malheureusement, les collègues de l'opposition feront un examen de conscience et se rendront compte qu'ils ont attisé feu et qu'ils ont instrumentalisé de nombreux citoyens et citoyennes à des fins électorales et qu'ils n'ont clairement pas contribué à améliorer la situation.

Martine Musau Muele ◌5:13:34

Merci. Madame Alba Zuniga Ramos, juste nous rappeler, vous intervenez sur quel point, parce que j'ai pris pour acquis que madame Lavigne-Lalonde, vous interveniez sur 44.03 et 44.04. Ouais, juste nous rappeler les points. Pardon? Non, je sais, mais c'est pour nos notes.

Aref Salem ◌5:14:15

Oui.

Martine Musau Muele ◌5:14:15

Oui, on vous écoute.

Alba Zuniga Ramos ◌5:14:16

Merci, madame la présidente. Alors oui, j'interviens et j'interviens sur les mêmes points. Écoutez, je prends une respiration parce que je viens d'entendre tellement de choses choquantes et je vais essayer de rester très professionnelle dans ce que je vais dire. Moi, je vous dis, madame la présidente, en toute franchise et sincérité, Il n'y a personne ici qui est sorti pour demander aux citoyens de venir hier avec leurs enfants. Moi, je ne l'ai pas fait, mon collègue ne l'a pas fait, on n'avait pas besoin de le faire. Se faire accuser de ça, c'est non seulement insultant, mais c'est tout à fait erroné. On n'a pas besoin de mobiliser les citoyens, les citoyens se sont mobilisés eux-mêmes. Alors quand la conseillère, la mairesse de l'autre côté, la collègue, dit ça, c'est pas à nous qu'elle est en train d'offenser, c'est aux citoyens. Les citoyens sont tellement capables de venir tout seuls, ils n'ont pas besoin qu'on les instrumentalise. Je sais pas si de l'autre côté on fait de la projection parce que dans une élection on a instrumentalisé, du côté de Projet Montréal, dans les deux élections précédentes, Ils ont instrumentalisé les citoyens sur cet enjeu et là ils veulent nous jeter le blâme là-dessus. Ça se peut que ce soit de la projection en thérapie, des fois ça arrive, on projette sur les autres ce qu'on a chez soi. Mais d'un autre côté, je peux vous le dire, et on peut avoir des citoyens qui peuvent venir, il n'y a personne ici qui a demandé à des enfants de venir. Les parents ont motivé les enfants eux-mêmes et c'est les insulter à leur dire, dire aux citoyens qu'ils se laissent instrumentaliser, mais ça ne me surprend pas parce qu'on parle d'une administration qui est paternaliste envers les gens. Alors non, on n'avait pas besoin de ça. Dire que les citoyens se sentent instrumentalisés, ce n'est pas nous qui l'avons dit, vous l'avez répété. Malheureusement, dire tout ça, ça ne vient pas nécessairement de nous seulement. Vous n'avez qu'à lire les rapports de l'OCPM, parce que ce sont les citoyens qui ont exprimé leur ressenti. Alors quand vous dites L'opposition nous accuse. C'est pas l'opposition qui vous accuse, madame la présidente. Quand ils se réfèrent à ça, c'est les citoyens qui expriment leur ressenti. Alors, si vous êtes mécontents avec la perception citoyenne, c'est pas de la faute d'Ensemble Montréal, madame la présidente. C'est pas monsieur Denis Coderre qui a demandé à ce qu'il y ait une consultation à l'OCPM récemment, c'est votre administration, c'est l'administration des Projets Montréal qui a demandé ça. Laissez-les tranquilles, continuez sa vie. C'est votre décision, madame la présidente, c'est la décision de la part de l'administration que d'avoir pris, que d'avoir fait le choix de jouer avec les émotions des citoyens pour leur dire allez à la consultation. Puis vous savez quoi, les citoyens nous ont dit, nous on a cru, on a décidé de croire à l'administration de Projet Montréal puis de se présenter Mon collègue l'a mentionné, plus d'une centaine de mémoires, une mobilisation incroyable de la part des citoyens. Ce n'est pas monsieur Ménard qui a appelé la consultation dernièrement. Prenez votre part de responsabilité pour dire que c'est vous, madame la présidente, que c'est l'administration de l'autre côté qui a pris cette décision. Pourquoi est-ce que ça a été fait? Je ne le comprends pas encore. Perte de temps, perte d'argent, puis on voudrait bien savoir combien ça a coûté. Dans un contexte où on le sait déjà que c'est difficile pour les citoyens de croire. Vous contribuez, puis je le sais que ça vous fait rire, mais c'est triste, vous contribuez dans une année électorale à l'apathie politique. Madame la Présidente, c'est ma collègue qui riait, c'est difficile de me référer à vous quand c'est ma collègue qui rit dans ma face. On a été accusé tantôt, Madame la Présidente, pas vous, Madame en face, on a été accusé tantôt de rire, mais vous riez de nous. En ce moment.

Martine Musau Muele ◌5:18:24

Permettez un instant, il y a une intervention souhaitée de madame Virginie Journeau. Donc je vais utiliser la même raison que ma collègue tantôt, juste toujours s'adresser à la présidente s'il vous plaît.

Virginie Journeau ◌5:18:35

Le vous, oui on vous voit la présidente, mais certaines fois on s'adressait à vous en nous regardant. Donc juste s'assurer que c'est bien adressé à la présidente. Merci beaucoup.

Alba Zuniga Ramos ◌5:18:44

Désolée, je pense que ça a tellement été fait de l'autre côté que j'en ai pris la mauvaise habitude, je m'excuse. Alors écoutez, madame la présidente, Je vais continuer, je vais continuer dans mes rapports. Écoutez, je vais— c'est un dossier qui est complexe. Je vais revenir sur mes points pour clarifier un peu les choses. Ici, il n'y a personne qui a demandé aux citoyens de se mobiliser. On n'a pas besoin de le faire, ils se mobilisent tout seuls, ils sont capables. On n'a pas demandé à des jeunes qui viennent demander à l'administration quoi que ce soit. Ils sont venus avec leurs parents tout seuls. Alors, il faut arrêter, madame la présidente, de prendre les gens par des— j'essaie de trouver un mot parlementaire— prendre les gens par des personnes qui sont incapables de prendre des décisions d'eux-mêmes. Je reviens encore une fois sur la question de l'apathie. C'est vous, c'est l'administration locale qui a commandé, qui a demandé une consultation. La seule chose que cette administration a faite avec cette consultation, c'est de contribuer à l'apathie politique en année électorale. Si vous saviez que ça n'allait à rien servir, pourquoi l'avez-vous faite? Pourquoi jouer avec l'espoir des gens? Pourquoi mobiliser les citoyens pour qu'ils viennent? Pourquoi les encourager pour après ça prendre tout ça et dire on peut pas, on peut rien faire avec tout ça? Vous le saviez déjà, madame la présidente. L'administration savait déjà que ça allait à rien servir et c'est malheureux parce qu'on vient de vivre un incident difficile avec l'OCPM et on s'est mis tous ensemble pour dire aux citoyens de Montréal qu'il faut croire dans nos institutions, il faut croire dans la consultation. Puis là, ce que l'administration vient de faire, c'est de dire que la consultation, pour nous, ça ne sert à rien. Mais j'en prends l'habitude parce que la même chose est arrivée avec Camille Houde. Alors, c'est difficile dans ce contexte de dire aux Montréalais et Montréalaises de participer à la politique municipale quand on a une administration qui, malheureusement, ne les entend pas. Et non seulement elle ne les entend pas, mais elle les instrumentalise dans des consultations qui, à la fin de la journée, ne servent à rien. C'est pas nous qui l'avons dit, c'est les citoyens qui sont venus hier pour dire, on a perdu notre confiance avec l'administration. C'était pas sous le pouvoir, c'était pas à cause de monsieur Ménard que la confiance a été perdue. Il n'y a personne ici qui est venu dire hier, c'est à cause de monsieur Coderre qu'on ne croit plus à Projet Montréal. Alors, je pense qu'il faut prendre la part des responsabilités pour dire, dans ce dossier-là, malheureusement, dans les dernières 8 années, il y a plusieurs erreurs qui ont été commises. Et une des erreurs les plus récentes, ça a été de dire aux citoyens de participer à une consultation quand l'administration savait très bien que ça n'allait à rien servir. Puis on l'a vu, puis on le voit aujourd'hui. Les dommages que ça crée pour les citoyens de façon générale à Montréal, c'est incroyable. C'est de dire aux gens là de participer quand ça sert à rien. Écoutez, c'est vraiment quelque chose qui est difficile à assumer pour les citoyens. D'inviter, puis je, mon collègue a fait un résumé des faits dans ces dossiers, puis je le remercie parce que c'est vrai que dans ces dossiers on revient souvent avec des histoires du passé, mais ça fait 8 ans que cette administration est au pouvoir, puis ça fait 8 ans qu'il y a des décisions qui sont prises, puis ça fait 8 ans qu'on vit les conséquences de ces décisions-là. Alors moi aujourd'hui, ce que je demande à cette administration, c'est de vraiment Écoutez les citoyens. Vous, l'administration, a demandé une consultation. Comment pouvez-vous, Madame la Présidente, comment est-ce que cette administration peut regarder les citoyens en pleine face après les avoir motivés? Comment est-ce que la conseillère de Maisonneuve-Longue-Pointe peut regarder ses citoyens après les avoir encouragés, Madame la Présidente, à participer à une consultation puis de lui dire écoutez Je comprends que vous êtes un peu frustrés. Ce que j'entendais les citoyens dire, c'est, on n'est pas un peu frustrés, on est vraiment— je peux pas le dire, mais c'est ça qui a été dit par les citoyens. Et je les comprends dans leurs émotions, je les comprends dans les frustrations. C'est pas à cause d'Ensemble Montréal qu'ils se sont dit frustrés hier, c'est à cause de Projet Montréal. Je le sais que c'est une pilule qui est difficile à avaler pour l'administration. Mais il faut assumer qu'il y a des erreurs qui sont faites. Il faut assumer que c'est une administration qui ne considère pas de façon réelle les consultations, qui a de la difficulté à écouter les citoyens. On le voit très souvent, ça se répète de façon impressionnante. Alors, madame la présidente, non, Julien et moi, on n'a pas besoin de dire aux citoyens qu'ils viennent. Je vous dis ce parole que personne— je vous dis, madame la présidente, qu'ici personne n'a envoyé un courriel de ma part pour dire, écoutez, j'ai besoin qu'il y ait des enfants qui viennent. Mais ils sont venus avec des questions intéressantes, avec des questions pertinentes, puis j'aurais souhaité que l'administration puisse avoir des réponses pertinentes, surtout sur la question de pourquoi nous avez-vous mobilisés pour une consultation qu'à la fin a servi à rien. Pourquoi avoir joué avec les émotions puis l'espoir des gens? Malheureusement, l'administration n'avait pas de réponse autre que d'accuser monsieur Ménard ou que d'accuser monsieur Colère. Puis je les invite vraiment aujourd'hui à faire quelque chose. L'administration a besoin de votes pour pouvoir faire passer ses dossiers. On va faire appel à un vote, puis j'espère que les gens vont pouvoir, tout en votant, réfléchir sur ce qui été dit par les citoyens hier et en toute conscience dire oui ou non en sachant les conséquences que ça implique sur les citoyens, mais aussi au niveau de l'apathie politique que Projet Montréal est en train de créer de façon générale. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌5:24:41

Monsieur Pierre Lessard-Blais.

Pierre Lessard-Blais ◌5:24:43

Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, le dossier d'Assomption-Sud, Longue-Pointe et Raymond-Logistique est le dossier qui m'a occupé le plus pendant 7 ans et demi. Il faisait aussi partie des raisons de pourquoi j'ai accepté cette folie que de me présenter à la mairie d'arrondissement pour justement affronter monsieur Ménard, qu'on considérait qu'il n'en avait pas assez fait pour protéger le secteur contre des grandes entreprises comme Raymond Logistics. C'est très dommage, mais lorsque le zonage a été modifié sous monsieur Ménard et sous monsieur Coderre, on a par hasard oublié de retirer l'usage gare de triage. Et c'est sous l'usage gare de triage que Raymond Logistics a pu gagner en cour. Contre la Ville de Montréal à deux reprises. C'est aussi avant mon élection en 2017 qu'on consultait la population sur le développement d'une zone dans le secteur, d'une zone économique que l'administration sous monsieur Coderre et sous monsieur Ménard appelait la cité de la logistique. C'est drôle, ça rime avec Raymond Logistique. On s'est tellement battu depuis plus de 7 ans sur le dossier pour faire des gains. Je remercie tous mes collègues du côté de Projet Montréal, parce que le travail était sincère et était laborieux. Rappelons-nous, quand on est arrivé au pouvoir, dans le secteur, il y avait une boucle autoroutière qui traversait un milieu humide. On l'a fait retirer. Il y avait le prolongement d'Assomption qui allait scraper une partie du boisé Steinberg. On l'a retiré. Il y avait Hydro-Québec qui venait faire un poste de transformation et qui nous disait qui devait le construire sur le Boisé-Steinberg parce que c'était le seul terrain qui appartenait au gouvernement du Québec, puis que c'était impossible pour Hydro-Québec d'aller sur un terrain privé construire son poste de transformation, que ça allait coûter trop cher. Mais la mairesse elle-même a rencontré la PDG d'Hydro-Québec pour la convaincre de protéger le Boisé-Steinberg. On a protégé le Boisé-Vimon, On a même réussi à s'entendre avec le CN pour acheter une partie de leur terrain, 45 mètres de la friche linéaire. Est-ce que j'aurais voulu qu'on en achète plus? Assurément. Est-ce que le CN voulait nous en vendre davantage? Pas du tout. Mais c'est quand même un gain qui était formidable dans le secteur. 7 ans et demi plus tard, on parle d'investissements de la Ville de Montréal de 100 de plus de 145 millions dans le secteur. Et quand on regarde les autres paliers de gouvernement, au fédéral, on se vante constamment d'un gros 7 millions. Ces 7 millions sur 145 millions, c'est un peu comme si tu amènes les bretzels au party de Noël puis que tu te vantes d'avoir contribué au souper. C'est à peu près ça. Mais on aime mieux le 7 millions du fédéral que le 0 million du Québec, ça c'est certain. Mais tout ce processus-là, ces 7 dernières années, a tellement été laborieux. C'est certain que moi, je n'arrive pas ici triomphant en disant, c'est formidable, Raymond Logistique va être ici, va être sur notre territoire, on en est fiers, c'est ça qu'on voulait. Absolument pas. Ce n'est pas ça que personne du côté de l'administration de Projet Montréal souhaitait. Mais en effet, on a été pognés avec des lacunes de zonage qui venaient d'avant notre administration et on a perdu en cour pas seulement une fois, mais deux fois. Je tiens à rappeler que sous la juge Chantal Corriveau, à la Cour supérieure en juin 2018, là je tiens à le dire parce que des fois c'est mal compris, la juge déclare que les activités d'opération d'une plateforme logistique intermodale correspondent à un usage de la catégorie E.7 du règlement d'urbanisme, justement le zonage que l'administration précédente avait laissé, l'usage que l'administration précédente avait laissé. La juge Corriveau disait aussi: ordonne à l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve d'évaluer la demande de permis des demandeurs, soit Raymond Logistique, conformément à l'usage établi. Et elle annulait la décision de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve de refuser l'émission du permis. On était tellement bouleversés par tout ça qu'on est allés en appel et en janvier 2021, 3 juges sont venus confirmer le jugement de la Cour supérieure. Quelques mois plus tard, en 2021, l'arrondissement octroyait le permis à Raymond Logistique. Et dernièrement, j'ai entendu, j'ai vu dans certains médias, la Ville, que la semaine passée ou la semaine d'avant, la Ville donnait le feu vert à Raymond Logistique pour être dans le secteur. Le feu vert, il a été donné par les 2 jugements de 2018 et de 2021. Et depuis 2021, on est en gestion de crise et on s'active comme des fous. À ne pas en dormir la nuit, à en pleurer le soir, à se dire, on ne veut pas de ça dans le quartier, on se le fait imposer, comment est-ce qu'on peut faire pour réparer le plus possible les pots cassés? On s'est démenés comme des fous et pour ajouter l'insulte à l'injure, eh bien, en plus d'être obligés d'octroyer le permis, eh bien, on a eu une poursuite historique de 373 millions de dollars. C'est pas des chiffres dans le vide, 373 millions de dollars, c'est 5 fois le budget de notre arrondissement, c'est 5% du budget de toute la Ville de Montréal. Donc, c'est certain que quand la conseillère Madame Zuniga Ramos nous pose la question, pourquoi est-ce que vous avez fait un OCPM, pourquoi vous avez fait un OCPM? Du moment qu'on s'est dit, ça y est, on est pogné avec Raymond Logistique, puis on va essayer de réduire le plus possible ses nuisances, on devait entamer des discussions avec Raymond Logistique, et une entente est en cours. Et les points qu'on vote aujourd'hui à 44.03, 44.04 imposent C'est la consultation, là, elle est prévue par la loi du moment qu'on fait le processus actuel. Donc, la conseillère de L'Oriel s'époumonne en disant pourquoi on a fait de la consultation. Ben, un, on y était tenu par la loi, donc ça, c'est une maudite bonne raison. Deux, ça nous a aussi permis de faire des gains. C'est pas un clin d'œil, ces gains-là. Je suis pas en train de dire aux gens, grâce à votre mobilisation, le CPM, Raymond Logistique, a disparu. Disparu. Non, on le sait depuis que la Cour nous l'a ordonné en 18 et 21 que Raymond Logistique va être là pour être là et il va y être pour le rester. Et pas à un seul moment que mes collègues de Projet Montréal ou moi-même, on a dit, venez à l'OCPM, si vous êtes assez mobilisés, Raymond Logistique va peut-être disparaître. On n'a jamais dit ça aux gens. On a dit, venez, on va vous écouter, on va faire tout ce qu'on peut pour améliorer la situation. Avec l'entente hors-cours et les bonifications liées à l'OCPM, on a quand même des bonifications. C'est des bonifications accessoires quand on le compare à la présence de Raymond Logistique, mais c'est quand même des bonifications. Il n'y avait presque pas d'arbres de prévu, là maintenant on en a près de 1800 in situ et aux abords. Il y avait 0% de verdissement prévu sur un terrain qui qui est l'équivalent de 3 stades olympiques. Ben là, on est allé chercher 6500 mètres carrés. C'est-tu à jeter à travers la fenêtre? Non, mais c'est tout de même des gains. Plusieurs citoyens, pendant des années, nous ont dit, ça n'a pas de bon sens, Raymond Logistique est trop proche de la coop du Petit Train Vieux-Ville. Ben justement, dans nos négociations avec l'entreprise, on s'est entendu pour faire déplacer les opérations les plus bruyantes de Raymond Logistique le plus loin possible à l'est. Il y en a des gains comme ça, il y en a, et c'est pour ça qu'on a consulté. On ne rit pas à la face des gens. On les a prises toutes au sérieux, les 5 recommandations de l'OCPM, et l'opposition le sait bien parce que nos 5 réponses sont dans le sommaire décisionnel. En conclusion, madame la présidente, je veux dire, c'est un dossier qui est tellement complexe qu'on pourrait parler pendant des heures. Mais la seule chose que j'aimerais dire, c'est que quand j'entends mettez-vous à la place des citoyens, j'enrage parce que Pierre Lessard-Blais, puis Alia Hassan-Cournol, on est aussi des citoyens qui habitons aussi le secteur. Dimanche, je suis allé faire mon épicerie, j'ai croisé des opposants au projet. On vit nous aussi. Mes enfants vont à la Forêt magique. Cette nuit, ils se sont fait réveiller par le port de Montréal. Mais c'est pas vrai que malgré les gains accessoires qu'on fait, on va les laisser tomber pour avoir une aura de pureté puis dire, ah non, moi j'ai jamais serré la main de Raymond Logistique, ah non, moi j'ai jamais fait d'entente hors-cours, je préfère brûler des centaines de millions de dollars de la Ville de Montréal, pas faire les gains en verdissement, pas faire les gains en gestion d'eau, pas faire les gains en déplacement de bâtiments pour rester pur. Non, c'est pas vrai. Tous les gains que je peux faire dans le secteur, je vais les faire. Je les ai faits depuis 7 ans, c'est 145 millions de dollars investis dans le secteur et on va continuer d'y travailler ces prochaines années parce qu'on a le quartier à cœur, on a Montréal à cœur et oui, on est meurtri aujourd'hui, mais la proposition qu'on vous fait c'est la meilleure pour le secteur. Merci.

Martine Musau Muele ◌5:35:26

Monsieur Éric Alan Caldwell.

Éric Alan Caldwell ◌5:35:30

Merci, madame la présidente. Je serai bref parce que les prises de parole de mes collègues sont si éloquentes qu'il n'y a rien à rajouter sur les détails et le fond du dossier. Mais je dois moi aussi partager mon expérience comme conseiller dans ce dossier avec une leçon apprise. L'ironie du sort veut que ce dossier vient dans le même conseil que celui, et monsieur Deschamps, je vais vous citer, j'ai beaucoup aimé l'exposé que vous avez fait tout à l'heure sur le projet Mile qui s'appelait le projet Outremont, qui s'est installé, devinez où, sur une gare de triage. C'est-à-dire qu'il y a eu un geste de planification à la Ville, oui, par nos prédécesseurs, qu'il faut savoir saluer. D'ailleurs, on en a fait une grande part lors de l'inauguration avec le premier ministre, mais il y a eu une planification forte et soutenue qui est venue définir la ville dans laquelle on vit aujourd'hui. Alors, je veux nous rappeler cette responsabilité qu'on a comme conseillers municipaux de toujours être présents et soutenir cette planification, parce qu'il est vrai que c'est les générations futures qui vivront les effets de cette planification. L'ironie, monsieur le maire Lessard-Blais l'a clairement expliqué, l'ironie et le drame dans ce dossier-là, je devrais dire, c'est qu'on a perdu 2 fois plutôt qu'une en cour sur une technicalité qui associe les droits du promoteur Raymond Logistique à une gare de triage justement. Alors qu'à sa face même, dans la transformation du secteur, aujourd'hui au début du 21e siècle, c'est pas une gare de triage qu'on veut dans un secteur péricentral comme celui de Hochelaga-Maisonneuve bordé d'habitations à fort potentiel économique, c'est des activités urbaines à plus haute valeur ajoutée comme celle d'un campus convient autrement. Alors là, constatons les effets positifs d'une planification soutenue qui nous amène au développement des nouveaux projets, mais c'est aussi notre responsabilité lorsqu'on est élu d'avoir les effets de mitigation, de compensation, de réparer les problèmes causés par une planification, appelons-la poliment, sous-optimale. Dans ce cas-ci, j'ai le goût de la qualifier de catastrophique. Donc le maire, les autres intervenants, et j'en suis certain ma collègue Alia Hassan-Cournol le feront, là, du moment où il y a cette fatalité que nous tique une cour et auquel on doit se soumettre dans un État de droit, c'est notre responsabilité de trouver les meilleures solutions possibles applicables et d'y aller dans une optique proactive de négociation pour ne pas évoquer un droit ancien qui est totalement désuet, c'est-à-dire les conditions dans lesquelles Raymond Logistique a obtenu des permis il y a 10 ans, mais de nouvelles, de nouveaux paradigmes de planification. Ce que le maire a dit en gros, là, c'est que plutôt que de rester mort, plutôt que de ne rien faire et d'accepter une fatalité catastrophique, on a travaillé. À faire en sorte que ce projet-là soit le plus acceptable possible, puis on est allé jusqu'au bout de la démarche. Moi, j'ai été témoin de l'implication de beaucoup d'élus. Je veux citer Laurence Lavigne Lalonde, je veux citer Alia Hassan-Cournol, je veux citer Pierre Lessard-Blais, qui ont un effort soutenu sur plusieurs années pour aboutir aux gains qu'on vous présente ici ce soir dans les dossiers à l'ordre du jour. Alors, Rappelons-nous notre responsabilité comme élus, qui est de toujours travailler sans relâche. Chaîne maire, planification urbaine, ça donne bien. On a un plan d'urbanisme et de mobilité qui s'en vient à ce conseil bientôt. C'est là un geste fort pour lequel il ne faut pas négliger d'efforts, que ce soit des élus ou de l'ensemble de notre fonction publique. Mais c'est aussi notre responsabilité, quand fatalement on est pris avec des erreurs du passé, de trouver les meilleures solutions possibles pour aujourd'hui et les générations futures. Et dans ce dossier-là, je veux saluer la persistance, la pugnacité et toujours la volonté d'en faire un peu plus de mes collègues qui aboutissent à la démarche d'aujourd'hui. Je vote en toute âme et conscience avec le sentiment du devoir accompli de mes collègues. Les résolutions qui nous sont présentées aujourd'hui, c'est le meilleur dénouement possible. Mais rappelons-nous, comme conseillers municipaux, comme instance, à faire en sorte que des événements comme celui-ci ne se reproduisent pas.

Aref Salem ◌5:40:00

Merci.

Martine Musau Muele ◌5:40:04

Madame la mairesse.

Valérie Plante ◌5:40:10

Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, je me lève sur ce dossier parce qu'évidemment, c'est un dossier qui nous occupe depuis, en fait, depuis 2 mandats. Pas, ça a été mentionné au début par monsieur Henault-Ratelle, que c'est une histoire qui a commencé il y a plus de 10 ans. Je tenais vraiment à saluer tout d'abord le travail de mes collègues. Évidemment, il y a Laurence, il y a Éric, il y a Pierre, il y a Alia, il y a Suzie aussi, Suzie Miron, qui était dans le mandat précédent, qui a travaillé extrêmement fort. Je veux aussi mentionné le travail de nos équipes, nos soutiens aux élus, les fonctionnaires autant en arrondissement que bien sûr à la Ville-Centre au niveau de l'urbanisme, le cabinet également. Pourquoi je le dis? Parce qu'aujourd'hui, c'est comme une— c'est pas nécessairement un moment de célébration, on va se le dire, ça a été dit à maintes reprises par mes collègues, mais je pense que c'est important de rétablir les faits. C'est important d'expliquer en quoi cette décision-là, bien qu'elle soit déchirante, elle demeure la moins pire, si je peux dire, la moins pire. Ça a été dit de faire la meilleure limonade avec les citrons qu'on a, et c'est ça être une administration responsable, c'est de prendre ce qui a été fait ou pas fait dans le passé et d'agir. Je prends par exemple, je l'ai mentionné souvent, c'est-à-dire l'état de nos infrastructures souterraines ne vont pas bien, mais ça fait des années, des années, des années, plusieurs administrations de suite qu'il n'y a pas d'investissement majeur dans la tuyauterie souterraine. Il y a deux choix quand on est au pouvoir. On se dit, ah ben coudonc, on ne le fera pas parce que c'est vraiment pas populaire, avec raison, les gens haïssent ça, des travaux, ou on se dit, ben pour les générations futures, on va le faire. Dans le cas de Raymond-Logistique, c'est un peu la même chose qui se produit. Vous savez, hier, j'ai entendu la nouvelle cheffe d'Ensemble Montréal dire en conférence de presse que ça n'aurait jamais dû se produire, Raymond Logistics, à cet endroit-là. Bien, je suis d'accord avec elle. Ce qu'elle a omis de mentionner, c'est que c'est son équipe qui a fait un changement de zonage pour que ça se produise. Et là, je le sais, de l'autre côté, ça aime ça chahuter quand je dis ça. Je comprends que c'est inconfortable quand je vous rappelle Denis Coderre, le chef que vous aviez choisi à deux reprises, et qui a voté ça. Je comprends que c'est inconfortable, que c'est l'ancien maire d'Ensemble Montréal, dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, qui a fait le changement de zonage. Je comprends. Mais savez-vous quoi? Quand on a un parti politique, on prend tout ce qui vient avec. Moi, quand je suis devenue la cheffe, j'ai pris ce qui venait de bon et de moins bon. Les erreurs, les bons coups, on prend tout. Alors, il faut assumer, gang. Puis, je veux dire, de la même façon que je m'attends à ce que la nouvelle cheffe d'Ensemble Montréal assume également Et qu'elle puisse dire, c'est une erreur qui s'est produite quand c'était ce parti de JP que je prends la tête, c'est ça qui s'est produit. Alors je pense qu'à un moment donné, tu sais, quand on— moi je considère que dans les prochains mois, les prochaines années, il va y avoir plein de moments où on va dire, ah ben, ah ben, la mairesse a pris cette décision-là, tu sais, puis je vais être imputable. C'est ça être élu. On est imputable, on est responsable de ce qu'on fait. Et j'ai envie de vous dire que ce n'est pas juste la mairesse qui prend des décisions, ce n'est pas juste la première magistrate, c'est aussi son comité exécutif. C'est les gens qui y siègent et c'est les gens qui sont élus sous sa bannière. Et peut-être que de l'autre côté, je pense à madame Zuniga Ramos ou monsieur Hénault-Ratelle qui sont nouveaux de ce mandat-là, je comprends que pour vous, ça semble vraiment loin tout ça. Puis vous vous dites, on est tannés d'entendre parler de Denis Coderre. Qu'est-ce que vous voulez, ça fait partie de votre histoire. Mais aussi, vous devez ne pas oublier que vous pouvez poser des questions à ceux et celles de votre équipe qui étaient au comité exécutif à ce moment-là. C'est vous le dire, madame Rossi était membre associée, monsieur Beis était au comité exécutif, monsieur Aref Salem était au comité exécutif de la Ville de Montréal. Avec Denis Coderre lorsque ces questions-là étaient débattues. À moins que vous me disiez que dans votre équipe, ces sujets-là ne remontent pas au comité exécutif, mais je ne pense pas. On s'entend, au comité exécutif, on ne place pas des gens au hasard, ce ne sont pas des béni-oui-oui. Ce sont des gens qui posent des questions. C'est important, c'est ça un comité exécutif, ça vient aider la première magistrate ou le premier magistrat de l'entendre de monsieur Coderre. À prendre les bonnes décisions. Alors moi, je pense, et n'oublions pas que monsieur Ménard était également au comité exécutif, donc ça se jase, on se discute, et ça, ça passe comme une lettre à la poste. Un changement de zonage. Hey, c'est pas envoyer une lettre, là. C'est un changement de zonage législatif. Ça marque un territoire qu'on peut changer les usages à partir de ce moment-là. Alors que de l'autre côté on nous critique, qu'on dise que nous on a, vous pourriez dire, ah nous on aurait fait mieux, nous on aurait fait vraiment mieux. Bon, ben écoutez, c'est débattable. Moi, chaque équipe on fait ce qu'on peut, on a une vision. Nous on est allé sur le verdissement, on a voulu aller vers la démocratie en ayant les instances de l'OCPM et autres. On a voulu être des bons, on gère bien l'argent, fait qu'à un moment donné quand on a 2 poursuites qui nous disent, hey gang, vous allez devoir, la Ville, les contribuables montréalais vont devoir payer plus de 400 millions à une entreprise privée, à un moment donné, on se dit, je pense que l'opposition va nous dire qu'on est vraiment des mauvais gestionnaires si on fait ça. Alors, on prend les bonnes décisions axées sur nos valeurs. Donc, peut-être que vous, vous auriez pu faire différemment, soit. Mais de là à nier l'histoire, C'est très difficile d'entendre l'autre côté nous dire que— j'ai envie de dire, changez, modifiez l'histoire telle qu'elle est. Soyez au moins imputables. Sinon, changez de nom de parti. Dites que ce que monsieur Codas a fait, c'était inacceptable. Monsieur Ménard, c'était inacceptable. Au moins, ayez une décision tranchée. Mais là, vous soufflez sur le chaud, le froid. Vous nous blâmez pour tout alors que c'est vous qui étiez au pouvoir en 2015. Ça, ça ne s'invente pas. Ça ne se change pas dans l'histoire. Je pense que peut-être qu'il y en a qui aimeraient ça la changer parce que c'est très inconfortable, mais ce n'est pas le cas. Alors, en terminant, je veux dire encore une fois, aujourd'hui ce n'est pas une décision, ce n'est pas une célébration parce qu'idéalement, jamais Raymond Logistique aurait eu la permission par l'administration de Denis Coderre et d'Ensemble Montréal de venir s'installer à cet endroit-là. Mais quand on devient mairesse avec une équipe, qu'est-ce qu'on fait? On se relève les manches, puis quand on a fait partie, comme Laurence Lavigne Lalonde, de la mobilisation, puis qu'elle est allée frapper à combien de portes pour aller chercher les signatures pour forcer monsieur Ménard à avoir la consultation, je veux dire, on se dit, ben, on va pas les laisser tomber maintenant qu'on est au pouvoir, on va faire tout ce qu'on peut. Ce n'est pas parfait, loin de là, parce que la solution parfaite, on la connaît, puis ça a été raté. En 2015, on a tranché et là, c'est fait. Mais on avance et on essaie de trouver des solutions. Puis oui, on a travaillé. Je suis très fière d'avoir signé une entente avec Hydro-Québec. Je suis très heureuse que madame Brochu ait pris le téléphone, puis quand je lui ai dit, écoute Sophie, madame Brochu, il nous faut ce boisé-là, il faut, c'est absolument nécessaire, bien ça a fonctionné et je m'en réjouis. Le gouvernement fédéral a donné 7 millions. Bon, ben écoutez, on le prend, c'est mieux que rien, c'est mieux qu'une claque dans la face. Le gouvernement du Québec, on va continuer à travailler avec eux pour pouvoir avoir des engagements plus fermes au niveau peut-être des différents secteurs qui leur appartiennent. On ne fait que ça, essayer d'aller chercher des gains pour les gens du quartier. Puis les Montréalais et Montréalaises. Donc, je pense que c'est une histoire qui va continuer à évoluer, mais en mon âme et conscience, sérieusement là, je peux dire que tout le monde a travaillé tellement fort, tellement d'énergie. Des fois, je me dis, oh mon Dieu, je pense qu'on aurait pu faire encore plus d'affaires si on n'avait pas eu ce bourbier entre les mains, tu sais. Mais en même temps, je le répète, être élu, c'est décider c'est faire des choix. Je pense que quand on pense à l'argent des Montréalais et surtout nos objectifs de verdissement puis de cohabitation, je pense qu'on est allé chercher beaucoup puis on va continuer dans ce sens-là. Je sais, tantôt au début des interventions, j'espérais honnêtement que l'opposition allait nous dire, nous critiquer puis qu'ils accepteraient de voter avec nous. C'est même pas voter avec nous, c'est voter pour être imputables et faire preuve d'humilité. Honnêtement, c'est ce que que je pensais. Des fois, vous voyez, même après 8 ans, je sais pas, je reste, j'ai une certaine candeur peut-être, mais je pense pas entendre mes collègues que c'est là où ça s'en va. D'accord, mais moi j'invite les autres collègues, de grâce, à ne pas tomber dans ce piège de réécriture de l'histoire et d'aller de l'avant, ne serait-ce pour donner des gains, donner des gains à ceux qui sont là-bas puis qui se battent depuis des années. Certains ne sont pas contents et je le comprends, mais il y en a plein pour qui c'est des gains et je vous en prie, votons pour pouvoir sortir de ce dossier-là ou du moins de pouvoir aller de l'avant plutôt que de reculer comme fait toujours Ensemble Montréal. Merci.

Martine Musau Muele ◌5:50:13

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌5:50:15

Oui, merci Madame la Présidente. Comme vous voyez, je ne voulais pas intervenir, mais cette fois-ci, je pouvais pas rester sans prendre la parole effectivement avec ce qui s'est passé. La mairesse, elle sait très bien que quand on arrive au comité exécutif, il y a des services qui font un travail, puis les services, ils viennent avec une présentation Puis oui, effectivement, moi et mes collègues qu'elle a nommés elle-même, ils étaient là autour de la table. On avait un collègue qui s'appelait Richard Bergeron, l'ancien chef de Projet Montréal, qui était responsable de l'urbanisme. Nous avions des gens qui sont venus à la— mais qui était— je dis pas non, il était avec nous. On l'a pas—

Martine Musau Muele ◌5:51:02

est-ce que vous préférez Est-ce que vous préférez qu'on suspende comme ça vous pouvez faire ça ensemble puis on revient? Écoutez-moi, c'est une vraie question, c'est une vraie question. Est-ce que vous préférez qu'on suspende comme ça vous allez pouvoir, puis on revient, qu'on peut respecter le décorum? Alors je vais juste me permettre de le mentionner, on va respecter le décorum puis on va respecter les prises de parole de chaque personne qui qui est au micro. On vous écoute.

Aref Salem ◌5:51:35

Donc, si on me laisse parler, on n'aura pas de problème, madame la présidente. Oui, il y a eu des services qui sont venus. Ils sont venus autour de la table du comité exécutif et ceux qui étaient là, ils se rappellent aussi qu'on avait déjà des services qui sont en train de nous dire, comme on est à côté d'un port, on a l'équivalent d'un aéroport qui existe dans le coin de Saint-Laurent, Pointe-Claire et Dorval. Nous pourrons créer une zone de, comme la zone aéroportuaire, on peut créer une zone portuaire. On est en train de créer de la richesse, nous sommes en train de créer des emplois, nous sommes en train d'investir dans un secteur qui a besoin de beaucoup d'amour. Et ce qu'on a fait, comme ce qu'on a eu comme impression dans le temps, c'est qu'on est en train d'intervenir dans un secteur qui, en principe, Moi, je connais pas l'autre point avant de commencer à voir ce qui est arrivé après, mais ce qui est arrivé dans la présentation qu'on a eue, et je me rappelle très bien, c'est qu'on est en train de créer des emplois dans un secteur qui en a besoin. On est en train de créer un pôle comme le pôle aéronautique qu'on a à Saint-Laurent actuellement et qui fait— on a d'ailleurs un centre d'excellence, le seul centre d'excellence qu'on a réussi à aller chercher, c'est chez nous à Saint-Laurent, dans une zone aéroportuaire qui existe. Donc oui, on a déjà, on assume, on n'est pas en train de ne pas assumer, on assume les décisions qu'on avait prises puis on continue de les assumer. Ça, il n'y a aucun problème. Nous, c'est pas ça le problème qu'on est en train de dire. On est en train de dire, puis ça c'est très important, c'est un peu l'arroseur arrosé. Quand notre collègue madame Laurence Lavigne Lalonde, elle a déjà frappé à des portes pour demander aux gens de se mobiliser et de sortir et de dire ce qu'ils pensaient du projet. Ben, il faut prendre leur avis, non pas juste quand ils sont avec vous, mais quand ils sont contre vous. Donc c'est ça la réalité. Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui, vous avez demandé aux gens, là, madame la présidente, l'administration actuelle ou l'administration de Projet Montréal dans le secteur, ils ont demandé, ils ont demandé aux gens de se déplacer, puis ils ont fait aussi un OCPM. Ils ont demandé à l'Office de consultation publique de vraiment consulter la population. Puis si, quand on consulte la population, c'est justement pour les écouter. Mais malheureusement, Madame la Présidente, cette administration, elle n'écoute pas, surtout les recommandations de l'OCPM. On a vu ce qui est arrivé avec Camélia-Houde, c'est exactement la même chose. On fait des consultations publiques, mais on décide autre chose. On fait des consultations publiques, on ne consulte pas des fois, Mais bon, puis quand on consulte, je salue la consultation qui a été faite. De Castelnau, notre collègue, elle nous a parlé de De Castelnau, elle a fait une consultation, je salue le travail qui a été fait, mais c'est pas juste à De Castelnau qu'il faut faire une intervention ou une consultation, c'est partout là où on passe, partout là où on touche aux vies des gens, partout là où on touche aux quartiers de Montréal, il faut faire des consultations et le comble, il faut respecter ces consultations. Et c'est ça la différence qu'on a. C'est justement quand on, à peine on écoute les gens, on les envoie en leur disant qu'on va vous écouter, mais on finit par ne pas les écouter et tourner la page. Et c'est ça le problème. Nous sommes capables de dire qu'on a raison quand on a raison, nous sommes capables de dire qu'on n'a pas raison quand on n'a pas raison, mais on n'a jamais instrumentalisé les gens. Jamais. C'est pas juste une question de MHM. Le problème, c'est que c'est rendu un trend, c'est rendu la marque de commerce de Projet Montréal. C'est rendu là où nous sommes, on a toujours ce problème-là qui existe, qui arrive, qui retourne, que ce soit Camillien-Houde, que ce soit Sainte-Catherine, que ce soit Saint-Hubert, mais même avec Saint-Hubert, ça a pris beaucoup de pression. Et je salue quand on recule, je salue quand on recule, parce que quand on écoute les gens, on écoute les gens. Quand mon collègue François Limoges, il a reculé sur la piétonnisation de Saint-Hubert, on salue le geste parce que là, on écoute les gens. Malheureusement, dans ce dossier-là, on n'est pas en train de les écouter. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌5:55:41

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌5:55:45

Madame la présidente, puisqu'on est dans une journée de devoirs de mémoire sur l'histoire du conseil municipal, j'aimerais ça rappeler que Richard Bergeron a siégé au comité exécutif de Gérald Tremblay tout en étant membre de Projet Montréal, effectivement, de novembre fin 2009 à début 2011, quand ils ont divorcé ensuite, c'est un divorce idéologique sur l'avenir de l'échangeur Turcot. Ça a duré un an et quelques mois. Il n'a pas été membre du comité exécutif ensuite jusqu'à l'élection de 2013. Suite à l'élection de 2013, quand Projet Montréal est devenu l'opposition officielle, Richard Bergeron n'a pas été appelé à siéger au comité exécutif en tant que membre de Projet Montréal. Il était chef de l'opposition officielle. Il n'est devenu membre du comité exécutif qu'après avoir quitté le caucus de Projet Montréal. Vous avez dit, vous avez dit, ça vaut la peine de le préciser.

Martine Musau Muele ◌5:56:33

Est-ce qu'on peut respecter la prise de parole des collègues? Monsieur le chef de l'opposition, merci.

François Limoges ◌5:56:39

Il a quitté pour devenir membre d'Ensemble Montréal et c'est à titre de membre d'Ensemble Montréal qu'il a participé à ces décisions et c'est à titre de membre d'Ensemble Montréal qu'il est allé faire du porte-à-porte pour devenir des billets de formule électrique dans son district de Saint-Jacques, madame la présidente, pas à titre de membre de Projet Montréal. Alors voilà, rappelons les faits, c'est important.

Martine Musau Muele ◌5:57:06

Avant qu'un droit de, avant qu'un droit de réplique soit Juste un instant, monsieur Deschamps, juste un instant. Merci pour le petit respire. Juste qu'on prenne une respiration collective, OK, parce que c'est un sujet qui est important. Donc, on va respecter ce que ça représente pour les Montréalais. Respectons les temps de parole, s'il vous plaît, parce que comme ça, ça permet aux gens de comprendre les nuances que vous mettez de l'avant. Monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌5:57:59

Merci, madame la présidente. Je n'irai pas sur le fond, j'écoute les arguments parce qu'effectivement, c'est un dossier complexe, puis naturellement, il me semble qu'il va essayer de falloir prendre la meilleure décision surtout des gens comme nous qui n'étions pas dans le dossier au jour le jour, comme certains l'ont mentionné. Mais pour apporter l'élément historique aussi, parce que je veux rappeler quelque chose, madame la mairesse a parlé que monsieur Ménard était relié à Ensemble Montréal. Ma perception n'est pas la même, c'est-à-dire que monsieur Ménard faisait partie de Vision Montréal sous Louise Areld. Et lors de la soirée de l'élection, il a déclaré qu'il voulait se joindre au comité exécutif. Et monsieur Coderre a donc fait l'acquisition, si je peux dire, de monsieur Ménard, qui s'est joint en demeurant membre de Vision Montréal avec monsieur Marvin Rotrand et je pense Benoît Dorais à ce moment-là. Et c'est ce qui s'est passé pendant— non, non, mais il faut Tant qu'à donner tous les faits, on va les donner au complet. Alors moi, je veux bien que tout le monde s'accuse, mais c'est ça qui arrive quand on a un peu toute l'histoire. Ça, c'est ce dont je me rappelle et je pense pas être trop loin de la vérité dans ce cas-là. Donc, c'est parce qu'on s'accuse de part et d'autre, madame la présidente, puis il me semble qu'on s'éloigne en faisant ça du fond du dossier où je on doit assumer notre rôle présent de conseiller municipal qui est de prendre la meilleure décision possible pour nos concitoyens et concitoyennes. Alors je voulais apporter cet élément d'ordre factuel pour le rappel parce que ça me semblait important puisqu'on prend la peine de préciser quel était le rôle de Richard Bergeron, ben on va aussi préciser le rôle de monsieur Ménard.

Martine Musau Muele ◌5:59:59

Madame Alia Hassan-Cournol.

Alia Hassan-Cournol ◌6:00:00

Merci Madame la Présidente, je vais exercer le droit de réplique sur les 2 dossiers 4403 et 4404. C'est pas un moment facile du mandat et les gens auxquels je pense ce sont les citoyens de Maisonneuve-Longue-Pointe. C'est pas Monsieur Ménard, c'est pas ce que dit l'opposition, C'est pas— c'est à eux, c'est juste aux citoyens de Maisonneuve-Longue-Pointe. En 2021, quand j'ai décidé de me présenter dans Maisonneuve-Longue-Pointe, j'ai beaucoup discuté avec Laurence, avec Pierre, avec la mairesse. Je savais que je faisais le choix d'aller dans un district où ce serait difficile, où ça prenait d'avoir une grosse tête sur les épaules. Et où ça prenait, oui bien sûr d'avoir des valeurs fortes et je l'ai dit dans mon allocution au comité exécutif, je fais de la politique parce que l'inclusion sociale j'y crois, l'environnement j'y crois, parce que j'aime profondément, merci Hochelaga-Maisonneuve où j'habite, où mes amis habitent, où ma nièce grandit, C'est pour ça que je fais de la politique, c'est pas parce que je trouve que Raymond Logistics, c'est un dossier le fun. Quand j'entends les collègues de l'opposition dire qu'on instrumentalise les gens, mais non, c'est pas ça. Puis depuis 4 ans, toutes les semaines, Pierre et moi, c'est 10 à 15 heures de travail qu'on met dans ce dossier-là. Sophie, la même chose. Ma collègue Sophie, elle a fait un travail remarquable aussi parce qu'on partait d'un dossier dans Assomption Sud Longue-Pointe, on avait des boucles autoroutières, on scrappait des boisés, on empêchait les citoyens d'utiliser des lieux qu'ils se sont appropriés et notamment pendant la Covid, la friche ferroviaire c'est devenu cet espace que les gens de la mobilisation 6600 et puis l'ensemble des gens du secteur se sont appropriés parce que quand les gens étaient confinés chez eux, c'est sur la friche et dans les boisés que les gens allaient. Puis ça, on le sait, on le comprend. Oui, j'étais dans les shopping malls à ce moment-là, mais je connaissais le quartier. Puis oui, on les habite ces espaces-là, nous aussi. Puis Pierre, je te remercie de l'avoir dit, on est des citoyens, on de Mercier Hochelaga Maisonneuve. Ça me tente pas l'article 89, vous croyez vraiment que ça me tente ce dossier-là? Mais on est des administrateurs publics, quand on choisit de faire de la politique, oui ça vient avec le fait de pouvoir débattre de valeurs, d'opinions, d'enjeux, Mais on a une charge publique. Puis là aujourd'hui c'est ça qui m'habite, c'est mon rôle, ma responsabilité d'élue et je le sais que les citoyens de Maisonneuve-Longue-Pointe ils sont fâchés, je le sais que la mobilisation 6600 elle est extrêmement fâchée, c'est des gens pour lesquels j'ai une estime sans faille, c'est des gens qu'on connaît bien, c'est des gens chez qui je suis allée manger des muffins pendant la campagne électorale, c'est des gens qui m'ont aidé pendant ma campagne électorale. Puis s'il vous plaît, s'il vous plaît, les faces c'est pas le moment. Je le sais que c'est un moment politique extrêmement difficile, puis les décisions qu'on prend on les prend vraiment pas de gaieté de cœur, mais les pierres une à une pendant 10 ans, la Ville de Montréal les a toutes retournées, toutes. C'est un travail incommensurable des équipes d'arrondissement, aussi bien la fonction publique que les collègues qui nous supportent, les directeurs de cabinet et les soutiens aux élus. C'est toute l'équipe qui est en haut qui nous a aidés. C'est chaque élu du comité exécutif de l'administration Projet Montréal, dans les 2 derniers mandats, qui se sont assis avec diligence, avec rigueur, puis qui sont capables de les prendre, les décisions difficiles. Je le sais qu'on est dans une période électorale. J'aimerais ça qu'on regagne Mercier-Hochelaga-Maisonneuve avec Projet Montréal. Bien sûr. Mais là, aujourd'hui, c'est pas mon électoralisme qui guide ma décision. C'est pas Projet Montréal qui donne le feu vert à Raymond Logistique. J'ai pas envie qu'il vienne. Vous pensez pas qu'en ce moment, le soir, je me retourne dans mon lit en me disant, vraiment, il va arriver ce gars-là avec ses conteneurs, avec ses camions? J'ai pas le goût de ça. On va vivre avec les conséquences. Puis le on, c'est les citoyens que nous sommes aussi. Mais je suis une élue, en me présentant en 2021 je savais que ça venait avec la charge de prendre des décisions difficiles et chers citoyens qui nous écoutez je le sais que vous êtes fâchés mais moi aujourd'hui je vais voter pour ces 2 dossiers-là parce que je sais que le travail on l'a fait, on l'a fait jusqu'au bout, on a mis nos tripes, notre cœur, notre rigueur, notre intelligence, l'ensemble des fonctionnaires de la Ville de Montréal qui eux aussi sont d'une rigueur et d'une intelligence, qui nous ont appuyés, qui nous ont aidés pour qu'on puisse prendre les meilleures décisions possibles et Madame la mairesse l'a dit, dans ce cas-là c'est la moins pire. C'est des investissements énormes qu'on met dans le secteur Assomption-Sud-Longue-Pointe, qu'on appelle ça un bouclier vert, encercler Raymond Logistique, un écran vert, choisissez le nom. On dit tous la même chose, faut faire le plus de gains possibles pour les citoyens de Maisonneuve-Longue-Pointe. Alors chers citoyens qui nous écoutez, vous avez le droit d'être déçus, mais je vous ai jamais menti, jamais, jamais. Puis je sais que parfois vous aimez pas mon franc-parler. Je le sais, mais je suis une administratrice publique, c'est en tant qu'administratrice publique que je prends cette décision, et chers collègues, bien sûr qu'on fait de la politique, mais on a des responsabilités sur les épaules, et j'espère que vous voterez en faveur de ces 2 dossiers-là. Merci.

Martine Musau Muele ◌6:07:16

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌6:07:18

Alors, sur le 4403 appuyé par monsieur Julien Hénault-Ratelle, je demande le vote nominal.

Martine Musau Muele ◌6:07:30

Est-ce que vous pouvez procéder aux deux si c'est possible? Toujours appuyé par monsieur Hénault-Ratelle. Est-ce que je peux vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît et de sonner les cloches pendant une minute? Merci. Puis-je vous demander de fermer les portes s'il vous plaît? Monsieur le greffier.

Greffier ◌6:08:58

04, donc pour le point 4403 et 4404, Madame la mairesse, Monsieur Rabouin, Monsieur Doré, Madame Bourgeois, Madame Anneus, Monsieur Baudry. Madame Blanco, Madame Mouget, Madame Mouserolle, Madame Popeanu, Madame Tuilier, Madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol. Madame Giguère, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Monsieur Lessard-Blais, Monsieur Posé, Madame Tremblay. Monsieur Downey. Madame Grondin. Madame Goulet. Monsieur McQueen. Madame Christensen. Monsieur Normand. Madame Roy. Je vais aller en ligne. Monsieur Vaillancourt.

François Limoges ◌6:10:45

En faveur.

Greffier ◌6:10:45

Pour. Monsieur, excusez-moi, Madame Plourde.

Voix 4E36:10:54

Pour.

Greffier ◌6:10:56

Et Monsieur Ouellet. Monsieur Salem, Madame Rossi, Madame Zuniga Ramos, Monsieur Langevin, Madame Valenzuela, Monsieur De Sousa, Madame Deras. Monsieur Enouratel, Monsieur Beis, Madame Clément-Talbot, Monsieur Perry, Monsieur Moroz, excusez-moi, Madame Giannou, Monsieur Rapanin, Monsieur Bissonnet. Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Hénault. Monsieur Sasseville.

Martine Musau Muele ◌6:12:24

Est-ce que je peux vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît? Est-ce que je peux vous demander de fermer les portes s'il vous plaît? C'est déjà fait, merci. Alors relativement aux items 44.0, et 44.04, notons 38 votes pour et 18 votes contre. Notons donc au procès-verbal que les rubriques 44.01 à 44.04 sont adoptées, ce qui nous permet de poursuivre chapitre 51. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌6:13:37

Madame la présidente, en 51.01, on nomme Amélie Boudot à titre de vice-présidente du conseil des Montréalaises pour un premier mandat mandat d'avril 2025 à avril 2027.

Martine Musau Muele ◌6:13:47

Madame Stéphanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌6:13:49

Merci, Madame la Présidente. En tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière de conditions féminines, j'aimerais féliciter Madame Amélie Boudot pour sa première nomination à titre de vice-présidente du conseil des Montréalaises. Pendant ses presque 2 ans à titre de membre du conseil, Madame Boudot a participé assidûment aux diverses activités et a démontré l'intérêt, la motivation, l'engagement et les habiletés nécessaires à évoluer dans ce cadre, si bien qu'elle a été élue à l'assemblée des membres en février dernier. Portant un intérêt particulier à l'urbanisme et au développement relations internationales, madame Boudot en sait aussi sur des réalités des femmes, entre autres, dans le monde, notamment en Amérique latine. Je suis confiante que ses connaissances enrichiront les discussions Je tiens également à remercier madame Marianne Sarah Saulnier dont le mandat de vice-présidente a récemment pris fin. Je vous souhaite bon courage à toutes les deux dans ce nouveau chapitre. Je suis certaine que vous allez briller dans vos nouvelles fonctions. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌6:14:55

En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la rubrique 51.01. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌6:15:02

Oui, madame la présidente, ça nous amène à l'item 5102 qui sont des nominations aux commissions permanentes et il est proposé par moi-même et appuyé par madame Émilie Thuillier de nommer les personnes suivantes: madame Alba Zuniga Ramos à titre de vice-présidente de la commission de la sécurité publique en remplacement de monsieur Abdelhaq Sari, madame Vana Nazarian à titre de membre de la commission sur le développement économique et urbain et de l'habitation en remplacement de monsieur Abdelhaq Sari, monsieur Julien Hénault-Ratelle à titre de vice-président de la commission de la présidence du conseil en remplacement de madame Alba Zuniga Ramos, madame Stephanie Valenzuela à titre de membre de la commission sur l'examen des contrats en remplacement de monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Martine Musau Muele ◌6:15:41

En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 51.02. Chapitre 65, monsieur Limoges.

François Limoges ◌6:15:51

Madame la présidente, comme le veut la tradition, le chapitre 65 appartient à l'opposition officielle. Je les laisse mener leurs travaux sur la la seule motion qui est à l'ordre du jour.

Martine Musau Muele ◌6:16:06

Madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌6:16:09

Alors merci madame la présidente, j'invite monsieur Aref Salem à présenter la motion.

Martine Musau Muele ◌6:16:14

Le chef de l'opposition officielle monsieur Salem.

Aref Salem ◌6:16:17

Oui merci madame la présidente, donc je vais présenter la motion pour reconsidérer la piétonnisation de la rue Saint- Sainte-Catherine. Madame la présidente, nous sommes devant un projet qui est majeur sur une rue qui est majeure avec un réaménagement qui est majeur. On parle d'un travail qui va être fait pendant les 5— pendant 5 ans. Il faut, on s'entend, il faut refaire les conduits d'eau, il faut refaire les égouts, puis si ma mémoire est bonne, dans une des présentations, j'avais vu des égouts qui datent depuis la fin du 19e siècle. Donc, ça fait quand même beaucoup d'années qu'on n'a pas donné de l'amour à cette rue, puis il faut faire ce réaménagement, nous sommes tous d'accord. On se rappelle, en novembre 2024, madame la présidente, la presse, elle faisait état d'un projet qui est étudié par l'administration de Projet Montréal, qui est la piétonnisation permanente de 3 nouveaux tronçons de la rue Sainte-Catherine-Ouest dans le centre-ville. Alors que l'administration, madame la présidente, a d'abord réfuté ces informations, L'administration Plante a par la suite présenté le projet le 27 novembre 2024. Très rapidement, le projet a été dénoncé par plusieurs acteurs importants, notamment la SDC Montréal-Centreville, les commerçants du secteur, l'Association des SDC de Montréal, l'Association hôtelière du Grand Montréal, et certainement par mon collègue le conseiller du district Peter-McGill, monsieur Serge Sasseville. Tous se sont entendus sur le manque de consultation par l'administration, puis qui tentait d'imposer un projet malgré les enjeux soulevés. Puis les enjeux, on en parlait de déneigement, on en parlait de livraison, on en parlait de collecte des déchets, on en parlait de mille et une façons d'intervenir, on a parlé même de sécurité avec la police. Alors, madame la présidente, l'équipe d'Ensemble Montréal, nous nous sommes mobilisés dès la première journée justement pour critiquer cet amateurisme qui est là. Je vous rappelle d'ailleurs que notre équipe a déposé une motion en collaboration avec monsieur Sasseville pour exiger que les commerçants et les Montréalais soient consultés sur la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine Ouest, alors qu'on se rappelle tous aussi que l'administration de Projet Montréal, elle avait voté contre cette motion. Je vous rappelle aussi qu'en novembre dernier, Ensemble Montréal a émis sa dissidence sur un règlement d'emprunt concernant la réfection de la rue Sainte-Catherine Ouest, notamment parce que l'administration Plante venait d'annoncer la piétonnisation de l'artère, mais que les sommaires décisionnels du règlement d'emprunt de 94 millions de dollars étaient flous quant à l'aménagement prévu. Madame la présidente, les Montréalais se sont rapidement aperçus que ce projet ne suivait pas la route et que l'administration Plante-Raboin distordait les faits pour servir ses intérêts. Après avoir réfuté l'existence du projet, d'autres affabulations ont été proférées. D'abord, alors que les commerçants et la Société de développement commercial refutent complètement ces informations, l'administration s'est entêtée à dire qu'elle les avait consultés en bonne et due forme. Aujourd'hui, notre collègue Rabouin, le nouveau chef de Projet Montréal, ne semble pas si confiant en cette affirmation. Et tant mieux, parce que c'est la vérité. Ensuite, l'administration avait assuré que le projet ne créerait aucun impact sur la sécurité des résidents et des commerçants. Pourtant, le 20 mars dernier, nous avons appris que le SPVM avait émis un avis défavorable à la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Ouest. Selon cet avis défavorable du SPVM, le projet des enjeux de sécurité et d'accessibilité, notamment l'enclavement du poste du quartier 20 par la fermeture de la circulation sur la rue Sainte-Catherine. Le SPVM s'inquiétait aussi du retrait des stationnements qui ne permettait pas un service adéquat aux citoyens, et le retrait des espaces de stationnement pour les autopatrouilles allongerait aussi le temps de réponse des appels au 911. Puis ça disait, Madame la Présidente, si le projet venait se réaliser, le SPVM envisage le déménagement du poste de quartier 20. Alors, Madame la Présidente, ce projet-là ne tenait pas tout simplement la route. Projet Montréal l'a finalement compris. Jeudi dernier, l'administration Plante à Bois a annoncé qu'il reculait temporairement sur la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Ouest. Mais, Madame la Présidente, même si je souligne ce changement de cap, je dois signaler que l'entêtement de l'administration Plante-Rabouin, a créé un bris de confiance entre les commerçants et les résidents. À 6 mois des élections, on comprend que Projet Montréal a déployé une manœuvre politique, mais il va falloir que l'administration de la Métropole du Québec écoute et respecte davantage ses entrepreneurs et ses commerçants, et ce en tout temps et pas seulement à la veille des élections. C'est d'ailleurs l'engagement que nous prenons, nous, comme entité politique Ensemble Montréal. Madame la présidente, aujourd'hui nous déposons une motion qui vise justement à reconsidérer la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Ouest afin d'en faire un projet équilibré en faveur de la vitalité commerciale et de l'accessibilité. Nous demandons de prioriser la continuité du réaménagement de la phase 1 qui a connu un niveau de satisfaction de niveau très positif. Madame la présidente, notre centre-ville fait face à des enjeux importants en matière de fluidité des déplacements. Il fait aussi des enjeux importants quant à l'insécurité grandissante et surtout la malpropreté apparente. Pour Ensemble Montréal, on doit avant tout s'attaquer à ces enjeux avant de venir bloquer de manière permanente la plus importante artère commerciale au Canada d'une façon improvisée et non concertée. Je suis rassuré de voir que Projet Montréal nous a finalement donné raison. Je suis certain qu'ils appuieront cette motion-là Parce que sinon, sans quoi, ça sera difficile de les croire sur parole sur leurs intentions de travailler en équipe sur la rue Sainte-Catherine-Ouest. Et voilà, madame la présidente, je vais donner la parole à mon collègue Julien Hénault-Ratelle pour la suite.

Luc Rabouin ◌6:22:24

Merci.

Martine Musau Muele ◌6:22:25

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Voix 4A6:22:29

Merci, madame la présidente. Donc toujours sur 65.01, vous savez, madame la présidente, le centre-ville de Montréal fait effectivement face à des enjeux majeurs, comme vient de le dire le chef de l'opposition. Sur le territoire de la SDC de Montréal-Centre-Ville, plus d'un local commercial sur 4 était vacant en 2024 selon les données de la Ville. On le sait, les commerçants montréalais sont les plus taxés au Canada et Montréal a le plus haut taux, le plus haut ratio de taxation foncière entre le commercial et le résidentiel parmi toutes les grandes villes canadiennes. Avec le contexte actuel, on se doit d'être à l'écoute des commerçants les respecter. Depuis l'annonce de la piétonnisation de Sainte-Catherine-Ouest par l'administration de Projet Montréal, on a rencontré à plusieurs reprises à la fois des commerçants et la SDC. Le projet qui était imposé par le duo Plante-Rabouin créait d'importants enjeux sur le ramassage des poubelles, le déneigement, la possibilité pour les commerçants d'avoir une terrasse, mais également sur la livraison. Les analyses rendues disponibles par la Ville montraient clairement que le projet qui nous était proposé allait accroître la congestion sur les rues avoisinantes. Mais ce qui est incroyable, c'est que malgré tous ces enjeux, l'administration de Projet Montréal n'a réalisé aucune étude d'impact économique avant d'annoncer son projet. Un vrai pied-de-nez aux commerçants et aux entreprises du centre-ville. Madame la présidente, le recul de Projet Montréal sur la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Ouest tombe à point, comme l'a dit mon prédécesseur, dès les élections arrivent à grands pas. Cependant, on en sait encore très peu. Sur les intentions réelles de l'administration quant à la piétonnisation. Le communiqué de presse partagé par l'administration est assez flou. On nous dit qu'un comité de travail sera chargé de définir des projets de piétonnisation de manière progressive. Je souligne la création d'un tel comité, mais ça me semble que ça sonne plutôt comme une partie remise à la veille des élections. Alors, madame la présidente, tout comme le chef de l'opposition, j'ai espoir que l'administration Plante-Rabouin va décider d'appuyer notre motion pour être cohérente et montrer que les bottines suivent les babines, qu'ils sont réellement à l'écoute à la fois des commerçants et de la SDC, et que le projet qu'ils ont mis de l'avant est réellement remis en question le temps d'avoir des discussions et des négociations. Et c'est ce qu'on demande dans le cadre de notre motion. Merci.

Martine Musau Muele ◌6:24:45

Monsieur Luc Rabouin.

Luc Rabouin ◌6:24:48

Merci, madame la présidente. Donc, je vais décevoir l'opposition, je vais tout de suite donner la conclusion. On va voter contre. Et j'attire votre attention, madame la présidente, je sais pas qu'est-ce qui est difficile du côté de l'opposition de reconnaître que la présidente du comité exécutif actuel, c'est une femme, elle s'appelle Émilie Thuillier, elle est juste là. Donc l'administration Plante-Thuillier, c'est elle qui dirige la Ville en ce moment. J'espère que vous allez le reconnaître parce que c'est, je sais pas qu'est-ce qui fait que vous avez un déni là-dessus, mais en tout cas, ça me dérange. On va pas voter pour parce qu'on a déjà convenu. D'ailleurs, j'ai croisé des membres du conseil d'administration de la SDC Montréal-Centreville en début de— on est rendu mardi? Non, la semaine dernière, qui étaient vraiment ravis des discussions qu'on a eues. Puis je vous l'ai dit hier parce que vous avez soulevé aussi la question de Sainte-Catherine hier. Le 10 décembre, j'ai rencontré les membres du conseil d'administration de la SDC. On a eu une discussion franche. Il y a eu une autre rencontre avec ma collègue Alia Hassan-Cournol et le service de l'urbanisme. On leur a représenté en détail le projet et je vous assure que, et nous et la SDC Montréal Centre-Ville, mais aussi beaucoup d'autres acteurs du centre-ville, ont une vision ambitieuse et audacieuse pour la rue Sainte-Catherine. Je sais que c'est dur pour vous d'envisager ça. Je sais que pour vous, changer les choses, c'est difficile, parce que si nous on avait fait la rue Sainte-Catherine dans la première phase comme vous l'aviez pensé, ben ça serait pas un projet d'aussi grande qualité qu'on est aujourd'hui. Mais comme vous, votre devis c'est le statu quo, madame la présidente, comme eux leur devis c'est le statu quo, pardon, merci de me rappeler à l'ordre, je me suis laissé emporter. Donc ben là, ils trouvent ça le fun la première phase, fait qu'ils veulent, comme ils veulent pas de changement, ben ils veulent qu'on continue ça. C'est vrai que ça marche bien, puis quand les données de monsieur Hénault-Ratelle soulèvent des données sur l'occupation, les locaux vacants de la rue Sainte-Catherine, la portion qui a été refaite, la situation est nettement meilleure. Il y a beaucoup moins de locaux commerciaux et il y a de l'achalandage. Si vous allez sur Sainte-Catherine, il y a plein de monde, donc ça marche. Et là, on va aller encore plus loin parce que là, on a des lieux de rencontre où il y a beaucoup de monde. McGill, au carrefour d'Université, Concordia, il y a beaucoup de monde. Et ce qu'on va faire, ce que la SDC nous a demandé, c'est pas de renoncer au projet, pas du tout. Ils nous disent pas, pensez pas à la piétonnisation. Ils nous disent pas ça. Ils nous disent, les membres du conseil d'administration de la SDC, qu'ils voient eux aussi Ils ont eux aussi une vision de piétonnisation de la rue Sainte-Catherine, mais avant de le faire, ils veulent qu'on l'essaie, qu'on mette en place des aménagements, qu'on démontre ce qui fonctionne, qu'on soit capable d'ajuster ce qui est plus difficile pour répondre aux différentes situations avant d'installer les aménagements permanents. Et c'est ça qu'on va faire. On garde le cap sur la vision, On va démontrer que ça fonctionne, puis ce qui fonctionne moins bien, on va l'ajuster avant de faire les aménagements permanents. Ça me semble très raisonnable comme position, et c'est là-dessus qu'on va aller, puis c'est pour ça qu'on va voter contre la motion. On garde le cap sur une vision ambitieuse, on modifie l'approche, on s'assure que ça fonctionne, et éventuellement, on mettra des aménagements permanents.

Martine Musau Muele ◌6:28:18

Monsieur Serge Sasseville.

Serge Sasseville ◌6:28:29

Je vais être bref, madame la présidente. Lorsque j'ai été approché par l'opposition pour appuyer cette motion-là, j'ai pris en considération bien sûr l'opinion des nombreux commerçants du quartier qui étaient contre le projet, mais j'ai aussi pris en considération, et personne n'en parle ici, moi je veux en parler, des résidents du quartier. Et les résidents du quartier m'en ont beaucoup parlé, c'est un peu normal parce que non seulement je suis leur conseiller de la ville, je suis leur voisin, j'habite là, j'habite sur l'avenue du Musée. Je m'amuse à dire que l'avenue du Musée, c'est Crescent au nord de Sherbrooke. La section qu'on veut piétonniser entre Guy et Bishop s'emboîte chez moi. Alors les gens m'en parlent, les gens sont contre, les gens sont furieux, ils n'ont pas été consultés et c'est la raison pour laquelle j'ai accepté d'appuyer cette motion et que je demande aux membres du conseil de l'appuyer.

Voix 4F26:29:32

Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌6:29:33

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌6:29:37

Madame la présidente, un droit de réplique sur ce point. Dire que la SDC, elle est ravie de la proposition, n'est pas un terme que la SDC accepte. La SDC, elle dit qu'elle est correcte avec l'idée. Donc on est correct avec la proposition qu'on est en train de faire. Mais ce que je déplore, Madame la Présidente, c'est qu'on n'écoute pas les gens avant chez Projet Montréal, on les écoute après. Au lieu d'écouter les gens avant et proposer ce qu'on a, ce qu'on veut proposer et cheminer avec eux dans ce cheminement qu'il faut faire, malheureusement on ne fait pas le travail en amont, on fait toujours le travail après avoir pris énormément de pression, après avoir mis énormément de force pour leur expliquer que vous pouvez pas continuer à aller de l'avant sans que vous consultiez les gens. Là on le fait après, pourquoi? Parce qu'il y a tellement eu de pression pour vous faire reculer, pour faire reculer l'administration, qu'ils ont reculé finalement. Madame la présidente, on est à 6 mois des élections, on n'est pas dupes, on sait comment ça fonctionne pendant une élection, puis on sait déjà qu'on a déjà retiré le dossier, puis peut-être qu'il y a des choses qui vont changer, mais j'aimerais juste vous dire une chose: la rue Sainte-Catherine appartient en premier aux résidents qui habitent dans le secteur, elle appartient aussi aux commerçants qui sont dans ce secteur et Dieu sait combien de locaux qui sont vides sur la rue Sainte-Catherine. En plus, c'est une rue, la plus grosse, la plus, la rue la plus importante, la rue commerciale la plus importante au Canada, la rue emblématique de la ville de Montréal, de la métropole du Québec. C'est une rue aussi qui appartient à tous les gens qui viennent de partout pour visiter la rue, pour manger dans les restaurants, pour magasiner dans les magasins qui sont présents dans la rue. Donc, et oui, cette rue, elle est en train de faire de la compétition à des centres d'achat dans le nord, dans le sud, 1030, 1540, whatever, Carrefour Laval. On est en train de faire de la compétition. C'est sûr qu'avec la COVID, il y a un problème qui s'est créé. On n'arrive pas à attirer les gens vers la rue Sainte-Catherine comme avant. Mais cette rue appartient aussi aux gens de la mobilité réduite, appartient aussi à la police qui doit intervenir. Et surtout, surtout, surtout, les gens, ils ont peur. Ils ont peur de créer un autre problème comme ce qu'on est en train de vivre actuellement dans l'est de la ville de Montréal. Donc c'est sûr, pour nous, il fallait venir avec une proposition, il fallait venir mettre de la pression sur l'administration pour qu'ils nous écoutent, mais pas juste nous en tant qu'opposition officielle, parce qu'avec cette motion, nous sommes les porte-parole des résidents, nous sommes les porte-parole des commerçants, nous sommes les porte-parole de la SDC, nous sommes les porte-parole de l'association des grands hôtels, parce qu'on a vu que ces gens-là, ils n'étaient pas d'accord avec, ils ne voulaient pas aller de l'avant, puis ils avaient peur de le faire, puis c'est pour ça qu'on a déposé cette motion. C'est justement parce que Projet Montréal n'arrivait pas à ouvrir leurs oreilles grand pour écouter ce que les gens veulent. Et si, encore une fois, vous le faites à De Castelnau, je vous félicite parce que vous l'avez fait. Vous l'avez fait au quartier, chez mon collègue Monsieur Limoges, je le félicite parce qu'il a reculé. C'est comme ça qu'on écoute les gens. Et malheureusement, avec ce dossier-là, vous n'êtes pas en train d'écouter les gens. C'est un peu comme Amelia Wood, c'est un peu comme— non, c'est un peu entre les deux, mettons, parce que cette fois-ci vous avez fait un pas de recul à cause de la pression que nous avons mise, à cause de la pression que les commerçants ont mise, à cause de la pression que les associations ont mise. Alors ce petit pas de recul, Madame la Présidente, n'est pas assez. Nous, moi, je demande un vote nominal appuyé par mon collègue Julien Hénault-Ratelle. Merci, Madame.

Martine Musau Muele ◌6:33:36

Le vote nominal est demandé. Est-ce que je peux vous demander de vous les portes et de faire sonner les cloches pendant une minute, s'il vous plaît. Puis-je vous demander de fermer, de fermer les portes s'il vous plaît, monsieur le greffier.

Greffier ◌6:34:53

Donc pour le point 65-01, monsieur Rabouin, monsieur Dorais. Madame Bourgeois, Madame Anaeus, Monsieur Boudry, Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauzerolle, Madame Popéanou, Madame Thuillier. Madame Vodanovic. Madame Katawa. Madame Lavigne-Lalonde. Madame Hassan-Cournol. Madame Giguère. Monsieur Norris. Monsieur Limoges. Madame Journeau. Monsieur Cadouin. Monsieur Cadouin. Monsieur Lessard-Blais. Monsieur Posé. Madame Tremblay. Monsieur Downey. Madame Grondin. Madame Goulet. Monsieur McQueen. Madame Christensen. Monsieur Normand. Madame Roy. Monsieur Vaillancourt. Madame Plourde, Madame Plourde, parfait. Et Monsieur Ouellet. Monsieur Salem. Madame Rossi. Madame Zuniga Ramos. Monsieur Langevin. Madame Valenzuela. Monsieur De Souza. Madame Doras. Monsieur Hénault-Ratelle. Monsieur Beis, Madame Clément-Albaud, Monsieur Perry, Monsieur Moroz, Madame Janou, Monsieur Rapanah, Monsieur Bissanet, Monsieur Corville, Madame Nazarian. Monsieur Hurley, Monsieur Hurley, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Hénault et Monsieur Sasseville.

Martine Musau Muele ◌6:38:27

Est-ce que je peux vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît? Je peux vous demander de fermer les portes s'il vous plaît, merci. Alors, relativement à la motion 65.01, notons 32 votes pour et 23 votes contre. Cette motion est donc rejetée. Effectivement, j'ai eu un doute, merci. Juste avant qu'on lève la séance, c'est important que je le mentionne parce que je crois que ça va tomber un jour férié, mais à noter que la prochaine séance aura lieu lundi le 12 mai et non pas le 19 parce que ça sera un jour férié. Alors sur ce, il est 16 h 04, je vous remercie et vous souhaite une très bonne journée.