Conseil municipal — 12 mai 2025
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Voix 1A20:05:20
Mesdames et messieurs, conseillères, conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît.
Voix 1B30:05:30
Veuillez accueillir la présidente du conseil, Madame Martine Misao Mouélé.
Martine Musau Muele ◌0:05:51
Bonjour, chers collègues. Nous sommes lundi le 12 mai 2025. Il est 13 h 01. Bienvenue à cette séance ordinaire du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kénia:ŋ-ke:ra:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Par ailleurs, chers collègues, avant de débuter nos travaux, je tiens à vous faire part de l'inauguration à venir de la Place des Montréalaises et de la Place Marie-Joseph-Angélique qui aura lieu ce samedi 17 mai. En plus de devenir un nouveau poumon vert et un lieu de passage universellement accessible entre la station de métro Champ-de-Mars et notre, notre hôtel de ville, ces deux nouvelles places se veulent avant tout un espace qui célèbre les pionnières de notre métropole, en plus de femmes qui nous ont quittées trop tôt. Le chemin est encore long et sinueux vers l'équité et l'égalité pleine pour les habitantes de notre ville et la place des Montréalaises ainsi que la signification de la place qui sera donnée à madame Marie-Josée Joseph-Angélique doivent refléter notre engagement constant envers celles qui contribuent quotidiennement au développement de notre société. En tant qu'institution de premier plan pour la population montréalaise, nous avons également la responsabilité d'être agent du changement et de participer à l'effort commun. C'est donc également la raison pour laquelle je vous invite à participer en grand nombre au lancement de l'avis du Conseil des Montréalaises sur la situation des femmes code bleu de la Ville de Montréal qui se déroulera ce mercredi 14 mai au Centre Saint-Pierre. Des femmes col bleu aux places des Montréalaises et Marie-Josephe Angélil, nous devons souligner et valoriser l'apport des femmes dans notre communauté municipale. Ce sont de véritables bâtisseuses qui participent à rendre notre société toujours plus dynamique, inclusive et équitable. Par ailleurs, je fais un rappel à mes collègues, nous aurons le plaisir d'accueillir les parties de cette édition de CitL qui seront présentes pour partager un repas avec vous à compter de 17 h 30. Vous êtes toutes et tous invités au Salon du Pain Blanc ainsi que sur la terrasse pour profiter de ce moment d'échanges. Et un petit point de règlement, si vous me le permettez. Vous remarquerez que nous avons plusieurs avis, déclarations plutôt devrais-je dire, aujourd'hui. Alors, les leaders, les leaders adjoints ainsi que moi-même, nous comptons sur votre collaboration. Pour avoir des prises de parole concises, pour s'assurer que nos invités ne soient pas entièrement monopolisés lorsqu'ils seront reçus plus tard cet après-midi. Sur ce, je vous invite à observer une minute de réflexion. Merci, je vous invite à vous asseoir. Notons par ailleurs les célébrations suivantes qui ont lieu au cours du mois de mai. Du 1er au 31 mai, nous célébrons le mois du patrimoine juif. Le mois de mai est également le mois du patrimoine asiatique. Le 1er mai était la journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Le 3 mai marquait la Journée mondiale de la liberté de la presse. Du 4 au 10 mai se célébrait la Semaine de la sécurité civile. Le 5 mai marquait la Journée nationale de sensibilisation aux femmes, filles et personnes LGBTQ+ et bispirituelles autochtones disparues et assassinées, qui est encore appelée aujourd'hui la Journée de la robe rouge. Du 12 au 18 mai se célébreront la Semaine québécoise des familles. Le 15 mai marquera la Journée internationale des familles. Le 16 mai sera la journée internationale du vivre ensemble en paix. Le 17 mai sera la journée internationale de la lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la transphobie et la biphobie. Le 21 mai est la journée internationale de la diversité culturelle pour le dialogue et développement. Le 23 mai marquera la journée nationale des patriotes, pardon, connue également comme la fête de la Reine. Le 25 au 31 mai sera la semaine nationale de l'accessibilité. Par ailleurs, je souhaite au nom du conseil municipal un joyeux anniversaire à messieurs et mesdames Deschamps, Beaudry, Normand, Popeanu, Downey et Posé. Excellente séance à toutes et à tous. Débutons avec les questions des membres du conseil en débutant avec le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:11:23
Oui, merci madame la présidente. Madame la présidente, pendant que d'autres villes prolongent leur entente pour la tenue du Grand Prix de la F1 avec la F1, les discussions stagnent à Montréal. Le Journal de Montréal aujourd'hui a révélé ce matin que les négociations pour la prolongation du contrat sont aux neutres ici dans notre ville. Pourquoi? Eh bien, entre autres, en raison du fiasco de l'année dernière et des problèmes de communication et de sécurité qui ont fait rager les grands patrons de la F1. Puis ça, sans compter l'accumulation d'eau dans les paddocks et le scandale entourant les terrasses. Madame la présidente, on parle de l'un des événements phares de la ville de Montréal, un événement avec des retombées économiques de près de 70 millions de dollars. Madame la présidente, la F1 a dans sa mire des lucratifs marchés ailleurs dans le monde qui pourraient remplacer Montréal dans son calendrier. Alors, ma question pour l'administration: est-ce que l'administration va-t-elle laisser la F1 tourner le dos à Montréal ou va-t-elle Enfin, prendre ses responsabilités et accélérer les négociations avec les dirigeants de la F1 pour le prolongement de l'entente pour le Grand Prix ici même à Montréal. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:12:32
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:12:36
Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, je tiens à rassurer l'ensemble des Montréalais et des Montréalaises qui nous écoutent, comme quoi le Grand Prix de Montréal est ici pour rester. Ça fait plusieurs semaines, même plusieurs mois qu'on discute, bien sûr, avec la Formule 1, avec monsieur Dominic Calli, le PDG, avec le gouvernement du Québec, avec le gouvernement fédéral et on a très hâte de pouvoir faire une annonce très prochainement. Mais dans tous les cas, de la même façon que notre administration a été celle qui a investi dans les paddocks des sommes importantes, de la même façon qu'on a toujours soutenu cet événement-là, parce que oui, il marque le début des festivités, puis Montréal, c'est une ville de festivals. Alors, je tiens vraiment à dire à ceux qui aiment la Formule 1, ceux qui vont venir à Montréal de partout à travers le monde, que Montréal va demeurer une ville de Formule 1. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:13:26
Question complémentaire.
Aref Salem ◌0:13:31
Merci, madame la présidente. C'est une bonne nouvelle, au moins c'est une bonne nouvelle pour Montréal, c'est rassurant. Mais il y a d'autres choses dans l'article du Journal de Montréal. Puis cet article révèle aussi que le nombre d'employés permanents de la Société du parc Jean-Drapeau, ça a continué d'augmenter avec une hausse de 17% au cours des 3 dernières années. Madame la présidente, dans le plus récent budget de l'organisme paramunicipal, on parlait d'une augmentation de rémunération des cadres de 2,5 millions de dollars. Madame la présidente, on sait déjà que tous les services de la Ville de Montréal, ils sont sur un régime minceur. Alors, je veux demander la question à madame la mairesse: comment ça se fait que la Société du parc Jean-Drapeau, elle a pu surfer sur une telle hausse de tous les niveaux, que ce soit au niveau des employés ou l'augmentation des salaires des cadres, alors que tous les autres services de la Ville sont déjà appelés à se serrer la ceinture. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:14:28
Madame Ramirez.
Valérie Plante ◌0:14:31
Merci, madame la présidente. Justement, parce que le Grand Prix et l'ensemble des événements qui ont lieu au parc Jean-Drapeau, on pense à Hochelaga, on parle au pique-nique électronique, on sait que c'est un lieu, une destination très importante pour les festivaliers, pour les familles aussi qui viennent à Montréal. On peut parler ou penser aussi du Casino. On a vraiment travaillé avec la Société du parc Jean-Drapeau pour s'assurer que les effectifs correspondent aux besoins et à la demande. Et fière de, comment dire, on a toujours travaillé avec la plus grande transparence. On ne fait pas des plans sur le bout d'une table, on n'invente pas des données qu'on garde cachées puis que d'un coup ça sort après des années et des années. Au contraire, on fait toujours preuve d'énormément de transparence et les Montréalais peuvent compter sur nous Donc, qu'est-ce qu'on dit qu'on est, qu'est-ce qu'on dit qu'on fait, c'est vrai. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:15:22
La leader adjointe, la leader de l'opposition officielle, pardon, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:15:28
Merci, madame la présidente. Il faut juste préciser que Hochelaga et toutes les autres ne sont pas nées l'année passée, c'était l'an avant. Bref, madame la présidente, l'automne dernier, Montréal a vécu un véritable électrochoc avec la fermeture de la médiathèque La Tulipe. Une fermeture, pourquoi? Parce qu'ils ont été victimes de l'inaction du Plateau-Mont-Royal. À l'époque, monsieur Rabouin, le chef de projet Montréal, et le maire du Plateau s'étaient engagés à ce que la réglementation responsable de cette fermeture soit modifiée avant janvier 25. Pourtant, 5 mois plus tard, rien n'a changé. Ni dans le Plateau, ni dans Ville-Marie, là où se trouve la vaste majorité de nos lieux de diffusion indépendants. Pendant ce temps, la situation s'aggrave. De nouveaux établissements comme le bar Blue Dog, le Champs sur le boulevard Saint-Laurent sont désormais confrontés à des plaintes similaires et craignent de finir tout comme LaSalle, de spectacles forcés à fermer leurs portes. En mars dernier, nous avons posé une question simple: Mais à ce jour, aucune réponse claire n'a été donnée. Alors, madame la présidente, je me permets de reposer la même question aujourd'hui. Quand cette réglementation sur le bruit sera-t-elle enfin adaptée pour protéger nos lieux de diffusion dans le Plateau-Mont-Royal et dans Ville-Marie?
Martine Musau Muele ◌0:16:56
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:17:00
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, à une question simple, On va donner une réponse simple. Tous les établissements commerciaux, bars, salles de spectacle, salles communautaires, restaurants dans le Plateau-Mont-Royal, on les a soustraits à l'article 9 du règlement sur le bruit, ce qui fait qu'ils sont protégés en attendant qu'on ait élaboré la meilleure réglementation possible qui va pas seulement assurer la vitalité des salles de spectacle, mais qui va aussi assurer aux gens qui habitent autour un niveau de vie, un niveau de qualité de vie qui est important. Donc, nous, on cherche à trouver la conciliation entre les deux, c'est ça qu'on fait, puis en attendant, on a protégé toutes nos salles de spectacle.
Martine Musau Muele ◌0:17:46
Bravo, ils sont complémentaires.
Chantal Rossi ◌0:17:52
C'est tellement en attendant que dans le cas du Lab Tulipe, il était Ils connaissaient la situation depuis 2016 et il n'y a rien de réglé encore. On a fermé le Latulippe. C'est tellement en attendant que vous aviez promis qu'une réglementation soit changée. C'est tellement en attendant qu'il n'y a rien de sûr et les commerces, ils sont dans l'attente, ils sont dans l'insécurité. Alors, on sait que l'été approche, là, puis ça s'en vient à grands pas. On va avoir— il n'y a aucun pôle de vitalité nocturne qui a été désigné, aucun lieu de diffusion n'a été protégé, les bars, les restaurants, c'est fait partiellement, c'est pas fait de manière permanente, c'est toujours dans le attendant depuis 2016. Ça fait que c'est plus du attendant, c'est de l'inaction. C'est pas compliqué là. Alors, l'été approche à grands pas, les noctambules n'ont toujours pas de réponse claire, madame la présidente. Toujours pas. Alors, est-ce que l'administration peut nous éclairer sur ce qui les attend concrètement et non dans l'acte?
Martine Musau Muele ◌0:18:57
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:19:03
Merci, madame la présidente. Je veux juste réitérer parce qu'on a modifié la réglementation. Je sais pas si elle a bien compris ça. On a modifié la réglementation. Donc, juste pour être certain, on a modifié la réglementation. Les les salles de spectacle sont protégées, elles sont soustraites au règlement sur le bruit. Puis pendant ce temps-là qu'on les a protégées, on travaille sur une solution à plus long terme qui va nous permettre de concilier les besoins des salles de spectacle et du niveau de quiétude pour les voisins. C'est simple comme ça. Pour la vie nocturne, il y a des événements qui se tiennent depuis plusieurs années, puis on continue à en faire, puis à chaque conseil municipal on en approuve. Et sur les, de manière plus précise, les établissements, les pôles, etc., ça s'en vient dans les prochaines semaines.
Martine Musau Muele ◌0:20:00
Madame Nancy Blanchet, monsieur Luis Miranda nous indiquent ne pas avoir de questions, ce qui nous permettrait de poursuivre avec les autres membres du conseil municipal sous le décompte suivant. 3, 2, 1. Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌0:20:16
Merci, madame la présidente. La semaine dernière, nous étions aux côtés de plusieurs citoyens, commerçants aussi, établis autour de la station du métro à Saint-Laurent, qui n'en peuvent plus de vivre dans l'insécurité. Je pense que les images étaient assez frappantes pour ceux qui connaissent pas le secteur. C'est une communauté qui aime son quartier, qui veut des solutions. Mais qui est fatiguée de ne pas être entendue. On les a laissés seuls face à des problèmes de vermine, de toxicomanie, de criminalité, de bâtiments abandonnés et incendies à répétition. C'est eux qui nous l'ont dit. Prenons l'exemple de l'immeuble 1601 boulevard Saint-Laurent. Même si c'est évident qu'il pourrait être le prochain à s'effondrer ou brûler, rien n'est fait pour protéger, en fait pour régler cette situation. L'administration se contente de dire que l'immeuble a été inspecté et que des analyses sont en cours et qu'on a mis de l'argent dans la médiation sociale. On parle du centre-ville, madame la présidente, un secteur crucial pour notre métropole, un secteur à côté du quartier des spectacles où on a investi pour attirer des centaines de milliers de visiteurs chaque année. On parle de l'arrondissement gouverné par Projet Montréal et par la mairesse de Montréal. On parle d'un secteur qui a observé une hausse significative 160% d'incendies criminels. Alors, face à cette urgence, madame la présidente, est-ce que l'administration de Projet Montréal va démolir immédiatement l'immeuble 1601 à Saint-Laurent? Est-ce que l'administration va créer un plan de revitalisation pour les quartiers?
Martine Musau Muele ◌0:21:50
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:21:54
Merci beaucoup, madame la présidente. Eh bien, la question de ma collègue me permettra de parler aux citoyens et citoyennes du centre-ville du district de Saint-Jacques dans lequel se trouve ce secteur et pour les rassurer évidemment. Quand il y a des enjeux comme ça d'incendie, il y a une procédure à suivre, c'est important de la suivre, mais si je peux les rassurer d'une chose, c'est que nos inspecteurs sont vraiment sur le cas de cet immeuble-là. Ça ne se démobilise pas d'un coup un immeuble privé, il faut vraiment s'assurer qu'on puisse mettre en place toutes les mesures nécessaires de sécurisation et je rassure les citoyens du district de Saint-Jacques et C'est fait. Actuellement, nos inspecteurs sont sur le terrain, regardent ce qui peut être fait, mais ça doit être fait dans le temps. On se dit, ben, il y a des débris, on a juste à les ramasser, il y a un immeuble qui a brûlé, on a juste à le démolir. Ça ne fonctionne pas comme ça, madame la présidente. On a des responsabilités comme administrateurs publics envers nos citoyens pour la sécurité en premier, ce qu'on fait en sécurisant le périmètre, en sécurisant le secteur, mais par la suite aussi pour avoir des procédures qui se suivent et qui sont cohérentes. Donc, d'avoir des rapports d'ingénieurs qui font en sorte qu'on ne soit pas poursuivi par après pour avoir allé trop vite sur une démolition, qu'on puisse préserver des éléments qui sont préservés sur des façades intéressantes, qu'on puisse s'assurer vraiment de ne pas transférer des débris qui seraient encore avec des foyers d'incendie potentiels et qui pourraient être dangereux pour ceux qui les démantèlent. Ensuite, pour les enjeux de sécurité, je pense qu'on en a parlé beaucoup ici. Par l'approche qu'on a eue de mutualisation des efforts des PTQ 2021 et 2022, C'est du concret pour la sécurité du centre-ville, madame la présidente. Aujourd'hui, j'étais avec notre chef, monsieur Rabouin. On a rajouté des sommes pour l'entretien aussi, travailler plus efficacement avec les SDC. Alors, on est au rendez-vous pour les citoyens de Saint-Jean.
Martine Musau Muele ◌0:23:28
Question complémentaire.
Alba Zuniga Ramos ◌0:23:31
Merci, madame la présidente. Tu sais, j'entends parler mon collègue et c'est comme si on parlait de deux centres-villes complètement différents. Alors, je sais pas si de l'autre côté, les débats ont été faits, mais j'invite mes collègues à se déplacer sur les lieux pour voir à quel point c'est Non seulement déplorable, mais c'est honteux. C'est honteux de dire qu'on est à Montréal avant 2025 et que ça se passe dans l'arrondissement qui est géré par la mairesse et par Projet Montréal. Si c'est ça le Montréal que vous voulez vendre à l'extérieur, si c'est ça le Montréal que vous voulez donner aux citoyens avant 2025, écoutez, c'est pas le même Montréal dans lequel les gens veulent vivre. C'est pas les conditions de vie. On avait une dame qui nous disait qu'elle avait peur de sortir son chien à 19 h le soir. C'est à Montréal que ça se passe. C'est à Montréal, avec Projet Montréal, que ça se passe. On avait une dame qui nous a dit qu'elle a peur de promener son bébé pendant la journée. C'est à Montréal que ça se passe. Alors, madame la présidente, est-ce qu'il va y avoir un plan de revitalisation dans le secteur et est-ce qu'il va y avoir de la sécurité qui va être donnée aux citoyens qui méritent de vivre dans un Montréal en sécurité?
Robert Beaudry ◌0:24:41
Merci, madame la présidente. Donc, on comprend que du côté d'Union Montréal, pardon, excusez-moi, Ensemble Montréal, on veut faire peur au monde. Non, mais des fois, on peut se tromper, c'est un lapsus. Mais du côté d'Ensemble Montréal, on veut faire peur au monde. Mais nous, on est en action, madame la présidente, et je l'ai dit, c'est du concret. L'approche opérationnelle de mutualisation du PDQ 21 et 22 qu'on a annoncée dans le Village, et c'était pour tout le centre-ville, madame la présidente, Donc, d'avoir des équipes d'enquête plus proches parce que oui, on le sait, il y a des enjeux de criminalité, il y a des enjeux de toxicomanie dans le secteur du centre-ville de Montréal, des enjeux même qui touchent aujourd'hui, quand on parle de l'itinérance, tout le Québec. Donc, on y travaille en termes de sécurité en rajoutant justement des effectifs, des bottes sur le terrain. On travaille aussi avec nos groupes communautaires en leur donnant des moyens. On a augmenté de 3 millions le soutien aux organismes communautaires massivement implantés dans le centre-ville de Montréal. On travaille également avec notre équipe EMIS qu'on déploie sur le terrain. On travaille aussi avec des équipes, on a eu le projet pilote des équipes privées dans des secteurs justement un petit peu plus chauds où on voit qu'il y a des problématiques. Donc, on est au rendez-vous pour les citoyens de Ville-Marie. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:25:51
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌0:25:54
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, les industries du cinéma et du jeu vidéo à Montréal sont essentielles à la vitalité et à la diversité culturelle de notre ville. Montréal est reconnue comme un véritable carrefour de talents. Son industrie des effets visuels emploie plus de 8 000 personnes et génère un volume de production de 1,6 milliard de dollars, dont un tiers provient des tournages internationaux. Mais la dernière année a été difficile pour ce secteur, surtout en raison du plafonnement du crédit d'impôt auquel les studios avaient droits. Et pour couronner le tout, nous avons appris la semaine dernière que le président Trump envisage d'imposer des droits de douane sur les films tournés à l'étranger, une mesure qui pourrait être dévastatrice, madame la présidente, pour Montréal, surtout si elle touche la postproduction. Madame la présidente, la situation est grave et inquiétante. En avril dernier, le comité exécutif a annoncé quelques mesures d'aide aux entreprises. Toutefois, ces mesures ne répondent pas aux spécificités de l'industrie des effets visuels. Et c'est une question d'attractivité, l'attractivité des tournages internationaux. Alors, madame la présidente, dans ce contexte d'attaques tarifaires et de concurrence accrue, comment l'administration de Projet Montréal compte-t-elle protéger ce secteur vital, nos industries du cinéma et du jeu vidéo?
Martine Musau Muele ◌0:27:26
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:27:28
Oui, je me lève. Madame la présidente, merci. Je me lève parce que la question des tournages, l'industrie de la télévision et du cinéma et tout ce qui touche la postproduction et les effets visuels est extrêmement importante à Montréal. J'ai déjà d'ailleurs eu le plaisir de participer à deux missions avec le Bureau de la télévision et du cinéma, ce qui m'a permis de faire le tour des studios d'Hollywood pour faire un pitch, je vais utiliser l'anglicisme, et pour vanter Montréal. Donc, nécessairement, quand le gouvernement du Québec a décidé de retirer ses crédits d'impôt pour la postproduction, ça a fait mal à l'industrie, c'est vrai. Et donc, en ce moment, pour avoir rencontré le secteur d'urgence la semaine dernière suite à l'annonce du président Trump, tout est sur la table. On est en train de regarder comment on va travailler mieux avec le gouvernement. Je dis on, mais c'est l'ensemble du secteur. Mais la Ville de Montréal également. Donc, comment est-ce qu'on va travailler avec le gouvernement du Québec? Est-ce que c'est une opportunité de revoir la question des crédits d'impôt? Et aussi, on sait que le gouvernement fédéral, demain, va annoncer son nouveau cabinet. Donc, on a très hâte de voir qui sera notre vis-à-vis au niveau des finances et du développement économique, parce que ce sera un sujet dont je souhaite parler avec le nouveau cabinet de monsieur Carney. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:28:39
Questions complémentaires?
Vana Nazarian ◌0:28:46
Oui, merci. C'est intéressant d'entendre tout ça et j'entends bien que l'administration a mis en place certaines mesures et fait des efforts, mais on s'entend que pour que Montréal reste compétitif dans cette industrie, l'industrie du cinéma, il ne suffit pas seulement de soutenir les entreprises face aux tarifs. Il faut aussi renforcer notre capacité à attirer davantage de tournages étrangers. J'ai dit tantôt, c'est une question d'attractivité. Et le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec insiste sur l'importance de mettre en place des initiatives, des infrastructures adaptées. On pense notamment à l'accès simplifié aux lieux de tournage municipaux et de domaine public, ou même à la création d'un studio extérieur permanent pour les producteurs locaux et étrangers. Donc, madame la présidente, ça prend des leviers financiers qui devraient être aussi envisagés. L'industrie demande la prévisibilité. Quelles mesures concrètes l'administration prendra-t-elle?
Martine Musau Muele ◌0:29:50
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:29:51
Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, j'ai l'impression d'avoir vraiment bien répondu dans ma première question. Donc, je pense que tous les— le fait que la Ville de Montréal, on est un bureau du cinéma et de la télévision, il ne faut pas l'oublier. Ça, c'est extrêmement important. C'est un guichet unique. Les préoccupations, les différentes demandes du bureau, pas du bureau, mais du, oui du bureau, celui pour le gouvernement du Québec en lien avec la télévision et le cinéma. On est en constante communication avec eux, mais je pense qu'à ce moment-ci, il faut surtout voir un élément important, c'est qu'on ne peut pas faire les choses comme avant. Moi, je pense que dans une crise, il y a toujours des opportunités et le fait de pouvoir rouvrir la discussion avec le gouvernement du Québec, parce qu'entre vous et moi, nerf de la guerre, c'est les crédits d'impôt et c'est la capacité du gouvernement fédéral à venir soutenir une industrie qui est partout au Canada, mais qui à Montréal brille. Alors évidemment, on va travailler en étroite collaboration, comme on sait si bien le faire, avec nos collègues du provincial et du fédéral. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:30:50
Madame Christine Black.
Christine Black ◌0:30:54
Madame la présidente, on le sait, les infrastructures de la STM vieillissent. D'après le gouvernement, 31 de nos stations de métro sont en mauvais état. C'est près de la moitié et ça, c'est sans parler des tunnels. Après les fermetures du métro en raison de la dégradation de leur infrastructure, les Montréalais sont légitimement inquiets. On en parle d'ailleurs souvent à cette Chambre. Puis on est tous d'accord qu'il faut un financement plus important pour le maintien de nos actifs. Le gouvernement du Québec doit s'engager davantage à cet égard. Cependant, la STM a aussi une responsabilité, celle de surveiller adéquatement ses infrastructures et de bien planifier le maintien. Or, dans son rapport de performance de 2021, le vérificateur général de la STM pointait un retard inquiétant dans cette gestion. Je cite: les retards dans le cycle d'inspection réduisent les connaissances de l'état des actifs. L'élaboration d'un plan de gestion des actifs a connu des retards à cause du manque de ressources dédiées. La planification à long terme est actuellement basée sur une connaissance incomplète de l'état des actifs. Visiblement, la prise de conscience des besoins de maintenance a été trop lente et mal préparée. Alors, madame la présidente, pourquoi avons-nous tardé avant de nous attaquer sérieusement au maintien des actifs? En attendant l'aide de Québec, c'est quoi le plan de la STM?
Martine Musau Muele ◌0:32:07
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:32:10
Merci beaucoup, madame la présidente. Je remercie ma collègue pour sa question. Je remercie aussi, c'est, je vois ça comme un élément de nouveauté, de rappeler ce plaidoyer justement pour le financement des infrastructures, pour le maintien de nos actifs. On se rappelle que c'est subventionné à 85% par les paliers supérieurs. Donc, sans ce financement, il y a absolument rien qu'on peut faire. Merci de citer le rapport du VG de la STM de 2021 qui disait qu'on devait améliorer la connaissance de nos actifs. C'est ce qui a été fait depuis. Depuis, il y a eu un plan justement pour améliorer la connaissance de nos actifs. Améliorer la planification. Je l'ai dit souvent, les 2 seuls postes budgétaires qui ont augmenté à la STM dans les dernières années, c'est la sécurité et les postes d'auscultation pour la meilleure connaissance de nos actifs. Donc, en 2021, je peux pas en parler, j'étais pas là, mais maintenant, ce qui nous a amenés à un ajustement du diagnostic de notre réseau qui a été publié dans le dernier PAJI et qui est pour la première fois juste, qui nous permet d'affiner notre planification. Alors oui, la STM prend ses responsabilités, c'est pour ça qu'on a misé intensément sur cette question ces dernières années.
Martine Musau Muele ◌0:33:23
Question complémentaire.
Christine Black ◌0:33:29
Madame la présidente, ce que le responsable de la STM, en fait le président de la STM, oublie, vraisemblablement de mentionner, c'est qu'ils font par contre appel à des consultants externes avec des coûts souvent bien plus élevés que ceux des employés internes. Par exemple, l'an dernier, la presse faisait état d'un contrat de 41 millions de dollars sur 214 000 heures. Ça représente environ 200$ de l'heure, un tarif élevé, bien plus élevé qu'à l'interne. Cette pratique entraîne des coûts excessifs, mais comporte aussi des risques importants, parce que quand ils collaborent avec des firmes externes, par la force des choses, ils partagent des informations techniques, stratégiques, qui peuvent se perdre lors des changements de consultants. Et pour moi, ça représente un véritable frein à la gestion durable de nos actifs. Alors, madame la présidente, la STM a-t-elle analysé le rapport coûts-bénéfices de cette approche? Ne serait-il pas plus judicieux d'investir cet argent dans le renforcement de nos équipes internes afin de mieux gérer à la fois nos actifs et les informations essentielles à leur entretien?
Martine Musau Muele ◌0:34:26
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:34:30
Merci, madame la présidente. J'ai pas oublié de le dire parce que la question était pas posée, mais comme elle est posée, ça me permet d'y répondre. Donc, j'ai parlé qu'il y avait un effort particulier qui a été fait ces dernières années. C'est la définition même d'un effort ponctuel lorsqu'on doit faire du rattrapage. Et lorsqu'on le sait, lorsqu'on intègre des besoins ponctuels à la base de main-d'œuvre, ben, on est moins capable justement de bien planifier. Alors, on a des équipes la STM qui sont dédiés pour le maintien d'actifs, qui connaissent leurs dossiers, qui vont assurer la continuité. Et comme il y avait un certain rattrapage à faire pour la connaissance de notre réseau, c'est pour ça qu'il y a eu des besoins ponctuels qui ont été utilisés. Je n'ai pas le détail de l'analyse de ce contrat-là, mais oui, dans toutes les ententes-cadres à la STM, il y a une telle démarche qui est faite pour évaluer les coûts-bénéfices dans notre façon de procéder, c'est-à-dire à l'intérieur ou avec des partenaires de l'externe. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:35:26
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌0:35:33
Madame la présidente, en mars dernier, la STM a mis en place des mesures anti-planage jusqu'au 30 avril dans le métro. Ça a fonctionné au début, on a vu moins de personnes en situation d'itinérance sur les quais ou les stations. Ça a réduit de façon temporaire les enjeux liés à l'insécurité des usagers du métro. Je pense que la STM a voulu bien faire pour les usagers, mais avec du recul, la mise en œuvre improvisée du règlement anti-flânage a contribué à la stigmatisation des personnes en situation d'itinérance. Elles se sont senties rejetées, délaissées, exclues, mises dehors de dehors. Aujourd'hui, la mesure est levée. Le problème n'est pas réglé, il a plutôt été déplacé. Les organismes en itinérance et les travailleurs de rue ont remarqué une hausse des comportements agressifs. Ils ont aussi perdu de vue certaines personnes. Bref, la détresse et la judiciarisation ont augmenté chez les personnes en situation d'itinérance. Il y a aussi beaucoup de confusion vécue parce que même si le règlement anti-flânage est levé, les personnes ne savent pas si elles peuvent ou pas revenir dans le métro. Ma question: est-ce que l'administration peut clarifier si elle compte remettre en place le règlement anti-flânage? Et surtout, quel plan d'intervention compte-t-elle mettre en place pour accompagner convenablement, à l'échelle humaine, les personnes en situation d'itinérance afin, afin qu'elles ne vivent pas autant de détresse? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:36:55
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:36:59
Merci, madame la présidente. Je remercie mon collègue Langevin pour cette question parce qu'elle est importante. Effectivement, la mesure a été prise en raison d'une disposition du Code civil, elle a été prise de façon temporaire et on est à faire le bilan de l'application de cette mesure-là. Et oui, un des éléments clés, fondamentaux et essentiels de ce bilan-là est de parler avec nos partenaires du réseau de l'air en santé, du réseau communautaire sur comment ils ont vécu les impacts d'une telle mesure et voir comment est-ce que collectivement, justement, pour la suite des choses, on peut tirer des leçons de cette expérience expérience-là et assurer une meilleure communication entre les différents partenaires quoi qu'il en devienne pour la suite. Alors là, on est à la production d'un bilan. Le bilan nous amènera des éléments de réponse sur comment on se projette par la suite et bien entendu, vous avez raison de le mentionner, monsieur Langevin, l'impact sur les populations qui se sont senties affectées par cette mesure-là, qui ont été affectées par cette mesure-là doit être de et ça fera partie de notre réflexion et de, ça nous enseignera, ça nous donnera justement de la lumière sur comment avancer pour la suite. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:38:13
Il est 13 h 33, je note donc qu'il n'y a plus d'intervention souhaitée par les membres du conseil municipal. Avant de débuter l'étude des dossiers à l'ordre du jour pour les fins du procès-verbal, je dépose Mes excuses, monsieur Langevin, j'ai été trop précise. Vous avez effectivement une question complémentaire, on vous écoute.
Benoit Langevin ◌0:38:32
J'écoute mon collègue, j'ai lu ses réactions quand l'application du règlement anticlarnage a été déposée. Mon collègue s'est même avancé de parler de potentiellement avoir des ouvertures, des réponses autres qu'une réponse répressive à même les métros. On n'a toujours pas de nouvelles, on nous parle d'un bilan. Ça fait 8 ans que Projet Montréal est au pouvoir. Tout ce qu'on entend, c'est 60 places en modulaire, 60 places en modulaire, 60 places en modulaire. Mais on entend aussi qu'il y a 800 personnes dans les espaces publics en octobre 2022. Donc, on ne peut pas s'attendre à autre chose que ce qu'on vit actuellement à Montréal. Puis au final, ce qu'on fait, c'est qu'on tasse les humains d'un parc à l'autre, d'une station à l'autre. On n'est pas en train de répondre à ce qui se passe présentement. Du temps, c'est beaucoup de temps là, puis à chaque fois qu'on attend, j'ai l'impression qu'on est toujours dans l'augmentation de l'itinérance. Je poursuis le dossier depuis maintenant pas loin de 15 ans. J'ai l'impression que les efforts budgétaires et les efforts d'infrastructures ne suivent juste pas la cadence. De réponses en services d'hébergement d'urgence, soient transitoires ou juste d'urgence, ça prend davantage de ressources. Mais toujours, on n'a pas de plan, on n'a pas de plan d'action.
Martine Musau Muele ◌0:39:54
Merci, votre temps a été largement écoulé.
Benoit Langevin ◌0:39:57
Ma question, c'est quoi le plan?
Martine Musau Muele ◌0:39:59
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:40:03
Merci, madame la présidente. Ça permettra de mettre un peu les pendules à l'heure parce que quand on résume nos interventions en itinérance à 60 places en modulaire, d'ailleurs, c'est quand 90 places, il faut être honnête en modulaire, mais on limite beaucoup quand on parle aussi de la limitation qu'on fait de l'autre côté de la Chambre, des investissements qui ont été faits par notre administration. C'est ça le problème. En fait, j'ai de la misère à suivre parce que de l'autre côté, l'opposition de l'autre bord de la Chambre met des efforts à nous empêcher d'ouvrir des refuges. Mettre le pied sur l'accélérateur puis sur le frein, qu'est-ce que ça fait, madame la présidente? Ça fait déraper. Alors nous, madame la présidente, on est sérieux. C'est notre administration qui a ouvert des centaines de places en refuge, qui a mis en disposition des immeubles municipaux. On a été proactifs pendant l'hiver pour permettre d'ouvrir des bâtiments en halte-chaleur. On a été proactifs en augmentant considérablement le budget des organismes communautaires. On continue à travailler en partenariat avec toutes les ordres de gouvernement pour travailler à trouver des solutions pour les plus vulnérables. Il n'y a jamais eu une administration comme celle de Projet Montréal qui en a fait autant pour l'itinérance. On va continuer à le faire pour un troisième mandat, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:41:17
Alors cette fois-ci, il est 13 h 36, la période de questions des membres du conseil municipal est terminée. Pour les fins du procès-verbal, je dépose le plan de, le nouveau plan de banquette et j'invite le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à nous diriger dans ces travaux.
François Limoges ◌0:41:38
Bien sûr, madame la présidente. Cela nous amène à l'adoption de l'ordre du jour, effectivement, en 3.01, avec des petites modifications, 2 modifications. La première, c'est il y a une demande d'ajout d'un item 51.01 qui est une nomination à titre de membre de la commission sur le développement social et la diversité, de nommer monsieur Benoît Auger en remplacement de madame Nancy Blanchet à la rencontre des leaders. Personne ne s'est opposé. Mais ça prend naturellement l'assentiment de 100% des conseillères et conseillers de la salle pour qu'on puisse procéder. Oui, il n'y a personne qui s'y oppose.
Martine Musau Muele ◌0:42:15
Poursuivez, je vais intervenir après.
François Limoges ◌0:42:17
Parfait. Le second point, c'est pas, ça demande pas l'assentiment de la salle, c'est pour ça, c'est juste d'aviser d'un changement de séquence. À 14 h 30, nous allons suspendre nos travaux réguliers pour appeler l'item 30.04 qui est la vision vélo et ensuite nous allons amener la série de déclarations qui sont à l'ordre du jour, c'est-à-dire 15.01, 15.02, 15.03, 15.04. Elles seront toutes adoptées à partir de 14 h 30 puisque nous aurons des invités dans la tribune. Une fois que ces 4 déclarations seront terminées, il n'y aura plus de changement de séquence jusqu'à la fin de l'ordre du jour, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:42:51
Très bien, pour l'ajout de la rubrique 51.01 et qu'il y a qui que ce soit qui s'y oppose? Alors, avec l'unanimité de la Chambre, l'adoption de l'ordre du jour est adoptée telle que modifiée. 3.02, monsieur Limoges.
François Limoges ◌0:43:09
Oui, alors, madame la présidente, nous allons foncer dans l'ordre du jour. Alors, 3.01, j'ai été appuyée, madame la présidente, avant que vous le demandiez, de madame Émilie Thuillier, présidente du comité exécutif, qui l'avait demandé. Et j'aurai son appui pour l'ensemble des points que je vais appeler aujourd'hui. En 3.02, il s'agit d'approuver le procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal du 14 avril dernier.
Martine Musau Muele ◌0:43:33
Approuvé.
François Limoges ◌0:43:34
Nous, au chapitre 4, madame la présidente, nous avons des annonces et dépôts de documents par le comité exécutif. Et en 4.01, on dépose la liste des contrats octroyés par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌0:43:44
Déposé.
François Limoges ◌0:43:45
En 4.02, on dépose la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌0:43:49
Déposé.
François Limoges ◌0:43:50
En cas 03, on dépose la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires.
Martine Musau Muele ◌0:43:53
Déposé.
François Limoges ◌0:43:54
En cas 04, on dépose la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission permanente sur le développement économique et urbain et l'habitation contenues dans le rapport intitulé Programme d'appui à l'acquisition résidentielle, rapport et recommandations.
Martine Musau Muele ◌0:44:06
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:44:09
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 4.04. Madame la présidente, je me permets de prendre quelques minutes sur ce point puisqu'il conclut le travail de la Commission permanente sur le développement économique, urbain et l'habitation sur l'enjeu de l'accès à la propriété. On le sait, l'accès à une première propriété devient de plus en plus difficile à Montréal, car les prix de revente ont augmenté bien plus vite que le revenu médian des ménages durant les 6 dernières années. Le soutien de la Ville de Montréal apporté par le programme d'appui à l'acquisition résidentielle, le PAR, prend alors tout son sens. Or, le bureau d'enquête Journal de Montréal révéla en 2023 que plusieurs riches ménages avaient eu accès à l'aide de la Ville et qu'en plus, plusieurs de ces familles n'étaient même pas au Québec. Devant ce constat alarmant, notre parti avait appelé l'administration de Projet Montréal à encadrer le programme grâce à plusieurs critères, dont l'instauration d'un revenu maximal par ménage, l'obligation d'être a minima résident permanent et une considération envers les ménages monoparentaux. C'est finalement 2 ans plus tard que la commission s'est penchée sur le dossier, et je tiens avant tout à dire que les élus d'Ensemble Montréal sont satisfaits du travail qui a été effectué, puisque la révision des critères d'admissibilité pour bénéficier du PAR se retrouve parmi les recommandations de la commission. Malheureusement, la réponse obtenue de la part du comité exécutif me laisse un peu sur ma faim. Si une évaluation du programme sera effectuée en cours d'année, on comprend que le PAR ne sera pas modifié pour le moment. C'est pourtant un enjeu dont on a connaissance depuis maintenant 2 ans et il est grand temps d'agir. De plus, le comité n'offre aucune certitude à savoir si les critères recommandés par la commission vont être intégrés à la réflexion du Service à l'habitation. Ces critères sont, selon nous, une condition sine qua non pour que le PAR ne rate pas sa cible, soit celle d'aider les ménages montréalais de la classe moyenne à acquérir leur première propriété. En tant que gouvernement de proximité, la Ville de Montréal doit tout faire en son pouvoir pour maintenir les familles sur l'île et ça passe notamment par l'accession à la propriété. Malheureusement, les choses n'ont pas bougé assez vite sur ce dossier dans les 8 dernières années et on espère que dans le futur, ça va aller bien plus rapidement pour les familles montréalaises qui en ont besoin. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:46:19
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt de la réponse énoncée à la rubrique 4.04. Poursuivons, monsieur Hufvud. François Limoges.
François Limoges ◌0:46:27
Madame la présidente, en cas 05, on dépose la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission permanente sur l'inspecteur général contenues dans le document intitulé Étude du rapport annuel 2023 du Bureau de l'inspecteur général de la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌0:46:40
Déposé.
François Limoges ◌0:46:41
En cas 06, on dépose la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission permanente sur les finances et l'administration contenues dans le rapport intitulé Étude publique du budget 2025 et du PDI 2025-2034, rapport et recommandations.
Martine Musau Muele ◌0:46:54
Monsieur Laurent Desbois.
Laurent Desbois ◌0:46:59
Merci, madame la présidente. Donc, mon intervention porte sur le 406. En tant que membre de la commission sur les finances et l'administration, je prends quelques minutes aujourd'hui pour réagir aux réponses du comité exécutif à nos recommandations dans le cadre de l'étude budgétaire 2025. Tout d'abord, je tiens à remercier le comité exécutif d'avoir respecté un délai de 6 mois. Cela mérite d'être souligné, surtout que les délais ont dépassé dans le passé. Donc merci pour ce respect des délais. Madame la présidente, je voudrais également rappeler l'ampleur du travail qu'a demandé cette étude budgétaire. Tous mes collègues de la commission ont travaillé avec sérieux et acharnement pendant cette étude et dans l'élaboration des recommandations. Ceci dit, je m'attendais à plus de substance dans les réponses du comité exécutif. Certaines d'entre elles manquent de clarté ou sont simplement trop brèves. J'aimerais souligner 4 éléments importants. Premièrement, il est clair que l'administration n'a pas l'intention de réviser le financement des arrondissements avant les élections. Pourtant, un rapport complet a été réalisé à cet égard par le Cyrano. Ce rapport a coûté 250 000$ aux Montréalais en juillet 2022. Mais malgré ça, il ne nous a jamais été présenté ni aux élus de l'opposition ni au public. L'administration repousse constamment ce dossier essentiel et il semble donc qu'on doive attendre au moins 2027 pour voir ce rapport et pour que le dossier du financement des arrondissements avance enfin. Deuxièmement, la commission avait recommandé une amélioration de la présentation des transferts centraux aux arrondissements dans le budget La fiscalité municipale est déjà un casse-tête pour bien des citoyens et même au sein des arrondissements, il est souvent difficile de comprendre pourquoi certains montants sont alloués et d'autres retranchés. Pourtant, le comité exécutif ne rend pas cette information plus accessible et transparente. C'est dommage, mais pas si surprenant, car selon l'institut CitiHow, la Ville de Montréal figure en fin de peloton en termes de transparence financière. Au Canada. Troisièmement, une autre recommandation importante concerne la transparence dans l'évaluation des programmes économiques. Lors de l'étude budgétaire, le Service du développement économique nous avait indiqué avoir évalué ces programmes. Ces évaluations sont terminées et ont, semble-t-il, permis de revoir certains programmes. Mais étonnamment, l'administration prévoit rendre ces évaluations publiques uniquement en 2026-2027. Cette décision est difficile à comprendre. Une plus grande transparence ici permettrait d'améliorer nos programmes. Enfin, un dernier point préoccupant. En 2023, le gouvernement du Québec a offert aux municipalités des leviers fiscaux et législatifs intéressants qui pourraient nous permettre de mieux répondre à la crise du logement. Pourtant, la Ville de Montréal n'a pas la capacité technologique pour appliquer ces leviers avant 2027. Ce qui constitue un important frein à l'action de la Ville pour relever ces grands défis. Les défis restent donc énormes en matière de fiscalité et de transparence à Montréal. Bien que je remercie le comité exécutif pour ses réponses aux recommandations, il est clair que les Montréalais méritent mieux. Nous devons aller au-delà des réponses brèves pour réellement avancer. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:50:14
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌0:50:17
Je vais être bref, madame la présidente. Écoutez, les Montréalais qui méritent mieux. Je pense que depuis que nous sommes arrivés au pouvoir, nous n'avons eu de cesse de rendre l'exercice budgétaire beaucoup plus transparent pour l'ensemble des membres du présent conseil et également pour le public. Ça fait quand même plusieurs mandats que certains d'entre nous avons, et je peux vous garantir qu'entre le moment où on a été élu puis le dernier exercice budgétaire prébudgétaire, puis là on est en année électorale, il y a plusieurs mesures qui ont été mises en place. On n'a qu'à penser aux consultations prébudgétaires qui ont cours actuellement. Il y a une présentation au public il y a 2 vendredis. Alors, c'est un mandat qu'on avait octroyé à la CFA, puis ça me faisait plaisir dans le temps de l'avoir lancé avec le conseiller Richard Deschamps qui présidait la CFA. Ensuite, notre administration a mis de l'avant quelque chose qui n'avait jamais été fait, soit un rapport préélectoral. Jamais ça n'avait été fait. Jamais personne qui se présentait aux élections municipales à Montréal ne savait l'état des finances, ne savait ce qui s'en venait pour les prochaines années, où en étaient les différentes variables, sinon que de regarder les faits saillants, en fait d'aller regarder les états financiers de l'année d'avant et d'aller regarder la reddition de comptes, qui a été quand même une bonne avancée lorsqu'elle a été mise en place aux environs de 2014. Alors, ça rend beaucoup plus concret, en fait, tous les postes budgétaires qui sont là et qui nous sont demandés par le MMH. Alors, moi, je remercie les membres de la commission des finances et de l'administration pour son rapport. Et je pense que le comité exécutif répond des choses tout à fait correctes. Je pense que lorsqu'on regarde ce que notre collègue nous mentionnait, qui était de dire, ben écoutez, il faudrait rendre plus transparent, en fait c'était d'améliorer la présentation des transferts centraux qui sont octroyés aux arrondissements pour les différentes variations budgétaires. Je veux bien, mais en même temps, les transferts sont tous détaillés au mois de juin. Donc, autrement dit, avant même que le dépôt du budget soit fait pour l'année d'après, les arrondissements savent déjà. Alors, si les maires, les mairesses veulent faire en sorte de prendre ce calcul-là qui est envoyé par la Ville Centre puis de le rentrer dans la présentation, à leurs gens, bien, il n'y a pas de problème, allez-y. Allez-y, vous demandez plus de transparence. Comment ça se fait que dans vos propres arrondissements, vous n'avez pas décidé d'intégrer ces calculs-là qui existent déjà et qui sont faits par le Service des finances et de l'évaluation foncière? Tout est détaillé au complet, ça rentre aux alentours du 20-juin, puis après ça, vous l'adoptez quelque part en septembre-octobre. Alors, bien franchement, je veux dire, je pense que vous pouvez le faire. C'est déjà là. Puis, à la Ville Centre, on va continuer, nous, à travailler sur la transparence puis à faire en sorte qu'effectivement on transforme les services de la Ville. Puis on sait que les services de la Ville en matière de finances ont besoin d'être transformés, puis c'est ce qu'on est en train de faire, de les moderniser. Puis on va pouvoir mettre en branle un certain nombre de mesures. Pour ce qui est, puis je termine là-dessus, madame la présidente, pour toutes les mesures d'écofiscalité, mais on a déjà commencé à en implanter. Alors, on va continuer à y aller. Le budget 2026, il est en préparation, puis dans chacun de vos arrondissements, vous pouvez déjà commencer à travailler sur votre cadre budgétaire, si vous en êtes doté d'un, puis de commencer à travailler un certain nombre d'hypothèses. Alors, là-dessus, moi, je remercie à nouveau les membres de la CFA, puis je remercie pour le travail tout à fait correct qu'a fait le comité exécutif à répondre aux recommandations. Fait que là-dessus, merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:54:18
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt de la réponse énoncée à la rubrique 4.06, ce qui nous permettrait de poursuivre. Chapitre 6, monsieur François Limoges.
François Limoges ◌0:54:30
Oui, madame la présidente, au chapitre 6, ce sont les dépôts de réponses aux questions écrites, demandes du conseil. Monsieur le greffier, je ne crois pas qu'il y en ait. Excusez-moi s'il y en a.
Martine Musau Muele ◌0:54:40
Oui, on a des réponses de madame Marie-Andrée Mauger, madame Popeanu, Et c'est tout.
Chantal Rossi ◌0:54:48
Sans question du conseiller Perri.
Martine Musau Muele ◌0:54:51
Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌0:54:53
Merci Madame la Présidente, donc je dépose réponse au conseiller Julien Hénault-Ratelle pour une question qui nous avait été adressée le mardi 15 avril dernier.
Martine Musau Muele ◌0:55:02
Très bien, notons au procès-verbal le dépôt de ces 2 réponses à la rubrique 6.01 chapitre 7. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌0:55:09
Oui, madame la présidente. Chapitre 7, en 701, on dépose le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 17 avril dernier.
Martine Musau Muele ◌0:55:18
Déposé.
François Limoges ◌0:55:19
En 702, on dépose le bilan annuel 2024 du réseau de suivi du milieu aquatique.
Martine Musau Muele ◌0:55:23
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌0:55:26
Merci, madame la présidente. J'interviens donc pour le dépôt du bilan des milieux aquatiques. À première vue, madame la présidente, on voit que la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent et de la Rivière-des-Prairies demeurent relativement stables, mais que les problèmes persistent toujours aux mêmes endroits. Et je m'explique. En 2024, 60% des stations de mesure ont obtenu l'approbation CalO. C'est la certification attestant que ces points de contrôle respectent les normes relatives à la présence de coliformes. Et c'est certain que 60%, est inférieur aux 66% enregistrés en 2023, mais on pourrait dire que ça reste quand même comparable à la moyenne observée au cours de la dernière décennie. Ce qui ressort par contre, madame la présidente, encore une fois, c'est que les problèmes persistent toujours aux mêmes endroits. Et les activités récréatives au nord de l'île de Montréal sont compromises de façon significative à cause de l'instabilité chronique des eaux et de la Rivière-des-Prairies. Et bien que notre ville se trouve sur une île, le premier constat est qu'une partie des Montréalais est toujours dans la difficulté à avoir accès à l'eau. Nous avons donc une large population qui habite à proximité de l'eau, mais malheureusement qui ne peut guère en profiter. Et donc, on peut se demander quel est le plan pour pallier à ce problème persistant. Dans un deuxième temps, j'aimerais adresser la question de déversements. Et avec les nouvelles ce matin de déversements de Northvolt, c'est certain que c'est un enjeu qu'on devrait assurer un suivi rigoureux. Donc ici, le 11 juillet dernier, un déversement d'hydrocarbures a été constatée près de la marina de Pointe-aux-Trembles. 2 semaines plus tard, une nouvelle substance noire et visqueuse a été observée. Si l'origine du premier incident demeure inexpliquée, le second semble provenir d'hydrocarbures s'écoulant d'une conduite à proximité de la marina. L'administration pourrait-elle donc nous dire, nous fournir des précisions sur ces 2 événements et nous aider informée sur la source exacte de ces fuites. Ces fuites, est-ce qu'elles ont été identifiées? Elles ont été corrigées? Donc, je pense que ça serait pertinent, une demande pertinente. Dans le même sujet des déversements, j'aimerais attirer l'attention de mes collègues sur un bris d'équipement survenu dans le réseau d'interception des eaux usées du secteur de Dorval. Ayant entraîné un important déversement dans le lac Saint-Louis pendant 15 jours. Ce déversement nous rappelle encore une fois que nous devons prendre grand soin de nos conduites d'eau— nos conduites d'égouts, pardon, sans quoi les conséquences sont très réelles et on le voit. Finalement, en ce qui concerne nos ruisseaux et plans d'eau intérieurs, la situation reste alarmante. 45% sont pollués, en mauvais état, ce qui donne un 60%, une somme de 60% de nos ruisseaux et plans d'eau intérieurs, 60% qui sont classés pollués ou en mauvais état. En 2024, bien que 6 plans d'eau se soient améliorés, uniquement 2 ont atteint des catégories acceptables. Et à titre d'exemple, on pourrait prendre le ruisseau de Montigny, par exemple, qui montre une légère amélioration, mais il demeure dans une catégorie insatisfaisante. En parallèle, 6 autres plans d'eau ont vu leur qualité se détériorer en 2024: la rivière de l'Homme à Baie-Durfee, le fossé Smith à Dorval, qui sont désormais classés dans la catégorie mauvaise. Ce que je déplore, madame la présidente, c'est l'absence de programmes de décontamination et de réhabilitation de nos ruisseaux et Et je dirais que malgré nos demandes répétées, pas seulement qu'il y a l'absence d'un programme de décontamination, mais je dirais plus encore qu'il n'y a rien de proposé par l'administration non plus. Et je terminerai en disant, madame la présidente, qu'une stratégie de l'eau, que j'en parle tellement souvent, sert justement à ça, d'avoir un plan pour adresser concrètement les enjeux, les failles du réseau aquatique en se donnant des moyens adéquats pour y arriver. Au moins, ce bilan déposé atteste aux différents constats, souligne les éléments problématiques, mais c'est dommage de le dire qu'il n'y a toujours pas de plan, de vision pour les adresser sérieusement et concrètement. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:00:21
Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌1:00:25
Merci, madame la présidente. Donc, je suis très fière de déposer le bilan 2024 du réseau de suivi de la qualité du milieu aquatique. C'est un programme vraiment très important qui est suivi par le service de l'environnement de la Ville de Montréal et ça regroupe 3 grands programmes. D'abord, celui de la, du suivi de la qualité de l'eau en rive autour de l'île de Montréal. Ensuite, on a la qualité bactériologique et physico-chimiques dans 25 ruisseaux et plans d'eau intérieurs. Et finalement, on a un suivi pour localiser et corriger des raccordements inversés qui s'appliquent dans les secteurs où il y a un réseau séparé et non pas combiné. Donc, ce qu'on voit dans ce bilan qui est publié chaque année, et d'ailleurs pour une 26e année, donc on voit le programme Quoi l'eau?, celui donc qui suit la qualité de l'eau en rive de Montréal. C'est 103 stations de mesure tout autour de l'île de Montréal, plus de 2000 analyses bactériologiques entre mai et septembre 2024 qu'on fait chaque année. Ça nous permet de voir justement quelle est la qualité de l'eau pour permettre des activités de contact direct avec l'eau. Et on est content de voir que 78% des échantillons respectent ce critère de qualité pour permettre des activités récréatives en contact direct avec l'eau. Et seulement 5% des échantillons excèdent donc le critère de qualité de l'eau qui est, qui compromet l'usage récréatif. Donc, depuis plusieurs décennies, il y a beaucoup d'efforts pour corriger justement les surverses, pour améliorer, réduire les rejets au fleuve, ce qui fait que plus des trois quarts des stations de suivi de la qualité de l'eau en rive permettent un usage récréatif en contact avec l'eau. On a aussi tout un grand suivi sur nos ruisseaux. Ça, on sait qu'il y a beaucoup de travail à faire, les ruisseaux, les plans intérieurs, les plans d'eau intérieurs. Donc, on a 53 stations de mesure pour les 25 plans d'eau intérieurs et les résultats obtenus, bon, sont comparables aux années précédentes. Donc, on voit une amélioration de 6 des 25 plans d'eau intérieurs. Une stabilité de 13 d'entre eux et une détérioration dans les 6 autres. Donc, il reste du travail. Il y a des plans de match avec chacune des autorités locales en ce sens-là. Et le dernier programme, Pluvio, donc pour éviter les raccordements inversés, ceux-là aussi, on voit qu'il y a eu du dépistage et la correction de plus de 60% des raccordements inversés. Donc, il y a une belle progression en ce sens-là. Et vous savez, la stratégie de l'eau, c'est un gros morceau de notre administration qui est piloté par ma collègue Maja Vodanovic. Donc, il y a tout ce travail dans le souterrain pour augmenter, réduire les fuites de l'eau potable et aussi travailler les conduites d'eaux usées. Il y a tout un autre travail aussi avec le concept de la ville éponge qu'on applique à Montréal pour vraiment réduire les surverses qui sont occasionnées par l'accumulation d'eau dans nos rues. Donc, nous travaillons fort à ce point de vue-là et on voit que la situation continue de s'améliorer, sinon qu'elle demeure stable. Voilà, je vous remercie, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:03:48
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du bilan énoncé à la rubrique 7.02. Ce qui nous permettrait de poursuivre. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌1:03:58
Madame la présidente, effectivement, nous allons poursuivre en 7.03. On dépose l'avis du conseil des Montréalaises intitulé Femmes code bleu, 10 ans plus tard, des progrès décevants.
Martine Musau Muele ◌1:04:10
Madame Gracia Kasoki Katahwa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌1:04:16
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, je tiens à remercier chaleureusement le conseil des Montréalaises pour son travail rigoureux, son engagement et la qualité de l'analyse présentée dans son plus récent avis. C'est un travail de fond qui donne une voix à des femmes dont les expériences doivent être entendues et prises en compte. D'entrée de jeu, je veux souligner que la Ville, via le service des ressources humaines et des communications, a collaboré avec le Conseil des Montréalaises pour la préparation de cet avis qui sera traité avec intérêt et diligence. La Ville de Montréal prend cet avis très au sérieux. Le Conseil des Montréalaises y expose des constats qui sont préoccupants, en particulier en matière d'intégration et d'emploi pour les femmes cols bleus. Les horaires, la précarité de l'emploi, la difficulté à progresser, le manque de mesures de conciliation travail-vie personnelle, la persistance de comportements discriminatoires et sexistes, de harcèlement sexuel et psychologique dans certains milieux de travail et la santé-sécurité sont au cœur des recommandations de l'avis. Le conseil met en lumière qu'il existe encore aujourd'hui, en 2025, des freins à l'embauche et à la rétention des femmes chez l'École bleue à la Ville de Montréal, ainsi que des défis en matière d'accès à l'égalité à l'emploi. Je tiens également à souligner les avancées reconnues par le conseil, notamment la mise en œuvre de plusieurs mesures structurantes au cours des dernières années. Pensons entre autres à l'instauration du circuit bleu, une formation de 4 jours pour les nouvelles personnes embauchées aux travaux généraux, à l'adoption de la politique de conciliation travail-vie personnelle en 2023, à la révision de la politique de respect de la personne, à la mise en place de la centrale d'accompagnement du personnel en matière de plainte ou encore à la tenue d'activités d'attraction ciblées pour les femmes. Dans ce contexte, la Ville a déployé au printemps 2024 une campagne de sensibilisation pour contribuer au changement de comportement. En effet, la Ville a lancé une grande campagne de sensibilisation visant à lutter contre le sexisme, le racisme, l'homophobie et le capacitisme. Le respect de la personne et le DEI sont au cœur des priorités organisationnelles et le focus tolérance zéro en discrimination et harcèlement. On suit ces éléments-là de très près. Depuis le printemps 2023, plusieurs mesures de renouvellement et renforcement de nos outils législatifs et administratifs ont été adoptées à la Ville en ce sens. Alors, en terminant, je veux que vous soyez assurés que l'avis du Conseil des Montréalaises sera traité avec intérêt et diligence. La Ville analyse actuellement l'ensemble du rapport et des recommandations qui y sont formulées. On a déjà entamé des discussions internes afin de discuter des enjeux soulevés et des pistes d'action possibles. J'ai d'ailleurs moi-même rencontré le Conseil des Montréalaises avec ma collègue Josefina Blanco afin d'avoir une discussion préliminaire sur le sujet. Alors, on va développer un plan d'action pour répondre concrètement aux défis d'embauche, d'intégration et de maintien des femmes dans les postes, dans les postes de col bleu à la Ville de Montréal. Une réponse officielle de la Ville sera envoyée également, sera déposée également, pardon. Alors, on sait qu'il reste beaucoup à faire, mais je tiens à réaffirmer, pardon, aujourd'hui la volonté de continuer à travailler fort pour bâtir un milieu de travail qui est juste, qui est respectueux et inclusif à la Ville de Montréal. Tout le monde a un rôle à jouer dans l'embauche, l'intégration et le maintien des femmes dans veulent occuper des postes de cols bleus. Tout le monde a un rôle à jouer pour que les femmes aient pleinement leur place dans tous les secteurs d'emploi à la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌1:07:39
Merci beaucoup. Madame Stephanie Valenzuela.
Stephanie Valenzuela ◌1:07:47
Merci, madame la présidente. J'aimerais aussi intervenir sur le point 7.03. Aujourd'hui, madame la présidente, nous recevons un avis du conseil des Montréalaises intitulé Femmes, cols bleus, 10 ans plus tard, des progrès décevants. Et les faits présentés sont effectivement, madame la présidente, décevants, voire même alarmants. De 2006 à 2023, la proportion de femmes dans les postes de cols bleus à la Ville de Montréal est passée de 20% à 14,5%. Au lieu de progresser, nous avons reculé. Cette diminution survient dans un contexte où les cibles d'embauche pour les femmes ont été carrément abolies dans plusieurs catégories d'emplois depuis 2018. Mais derrière ce chiffre se cache bien plus qu'un enjeu statistique. Ce sont des centaines de travailleuses de la Ville de Montréal qui chaque jour doivent composer avec une organisation du travail qui n'a jamais été pensée pour elles. Le rapport nous apprend que les femmes rencontrent des obstacles dès l'approbation en ayant plus de difficultés à cumuler les heures nécessaires pour être titularisées sur souvent au profit de collègues masculins qui avancent plus rapidement dans l'ancienneté. Bien que plus de 70% expriment une grande fierté de servir notre population, beaucoup songent à quitter leur emploi en raison d'un environnement marqué par le harcèlement, la discrimination et des relations difficiles de travail. La progression professionnelle est quasi bloquée, madame la présidente. 58% déplorent déplorent le manque de mutations, 72% l'absence de possibilités de promotion. L'accès à la formation continue est jugé insuffisant par 60% des répondantes. Les mesures de conciliation travail-famille ne répondent pas à la réalité des horaires atypiques et 70% trouvent les mesures actuelles inadéquates. Le constat le plus le plus préoccupant reste sans doute la prévalence du harcèlement. 61% ont été exposés à des blagues sexistes, 32% à des gestes vulgaires, 52% à des formes de discrimination multiples: sexisme, racisme, homophobie, capacitisme. En matière de santé et sécurité, madame la présidente, la majorité déclare avoir subi des douleurs ou des blessures. Et les équipements? Bien que techniquement disponibles, ne sont pas adaptées. Même les toilettes réservées aux femmes, même les toilettes, bien qu'existantes, sont peu nombreuses et difficilement accessibles. Et pourtant, malgré tout cela, ces femmes tiennent à leur travail, à leur mission de service public et à cette ville. Elles méritent bien plus que notre admiration, elles méritent des changements réels. Systémiques et durables. Nous remercions sincèrement le Conseil des Montréalaises pour cet avis rigoureux et essentiel. Il doit servir de levier pour corriger les injustices trop longtemps ignorées. Ce rapport est un fondement à des actions pour mieux soutenir, protéger et valoriser les femmes cols bleus de la Ville de Montréal. Nous leur devons milieu de travail digne, sécuritaire, équitable et inclusif. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:11:10
En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt de l'avis énoncé à la rubrique 7.03, ce qui nous permet de poursuivre. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌1:11:18
Madame la présidente, en 7.04, c'est un avis en vertu de la loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.
Martine Musau Muele ◌1:11:26
L'avis est donné, poursuivons.
François Limoges ◌1:11:28
En 7.05, on dépose le document intitulé État d'avancement du plan climat Montréal 2020-2030.
Martine Musau Muele ◌1:11:35
Déposé.
François Limoges ◌1:11:36
En salle 06, on dépose le document intitulé Plan climat 2020-2030.
Martine Musau Muele ◌1:11:41
Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌1:11:44
Merci, madame la présidente. C'est avec grand plaisir qu'on dépose aujourd'hui le plan climat 2020-2030 avec sa mise à jour. Lorsqu'on a déposé le plan climat en décembre 2020 au conseil municipal, et au conseil d'agglomération, il était bien inscrit que notre administration s'engageait à faire une mise à jour au bout de 5 ans parce que ça fait partie de notre leadership au sein du C40, donc qui est le réseau des villes engagées pour le climat. Nous sommes tout près de 100 métropoles à travers le monde engagées dans l'action climatique et dans cette, parmi nos engagements du C40, il y a l'adoption d'un plan climatique sur 10 ans avec une mise à jour après 5 ans pour s'assurer que nous serons en mesure d'atteindre nos cibles. Donc, notre plan climat comprend 46 actions dont 16 actions phares. Donc, ces actions, elles sont confirmées, conservées dans le plan d'action, auquel on ajoute 6 actions, donc pour un total de 52 actions jusqu'à 2030. Donc on a ajouté 2 actions qui touchent la mobilité pour réduire nos émissions de GES et nous aider à adopter des bons comportements dans la mobilité durable. Et on a 3 actions qui touchent des solutions fondées sur la nature et une qui touche la résilience. Donc, c'est un travail collectif. Bon, ce n'est pas une réécriture du plan climat, mais quand même avec nos partenaires du Partenariat Climat Montréal, de Transition en commun. Les personnes qui avaient été consultées de façon ciblée de 2018 à 2020 ont aussi pu nous partager leur opinion sur la mise à jour du plan climat. Le plan climat comprend 8 indicateurs que nous avons maintenus, 4 qui reposent sur les émissions de GES et 4 autres sur notre adaptation et notre résilience face aux aléas climatiques. Et je vous dirais que dans le point précédent, qui est le dépôt de l'état d'avancement du plan climat pour l'année 2024, c'est un devoir que notre administration se fait de faire preuve de transparence dans la reddition de comptes de toutes nos actions climatiques. Et on sait que nos objectifs sont très ambitieux, mais les défis sont aussi très, très importants. Ce sont des défis collectifs, je tiens à le rappeler, parce qu'il les émissions directes de la Ville de Montréal représentent 2% de l'inventaire de GES de la collectivité montréalaise. Donc, la réduction des émissions de GES de toute l'île de Montréal ne pourra jamais reposer que sur les actions de la Ville, mais sera toujours une action, des actions collectives avec le secteur corporatif, les institutions, les industries et et bien sûr toute la société civile. Donc, on voit que du côté de la réduction des GES, il nous reste énormément de travail à faire. Du côté de notre adaptation et notre résilience, on s'est doté de cartes sur les aléas climatiques. On a des grandes cibles pour planter 500 000 arbres à l'échelle de Montréal et en priorité dans les zones vulnérables. Donc, il y a des cibles qui avancent très bien. On approche 8% de protection du territoire de l'île de Montréal. On va mettre en œuvre le principe des villes éponges. Donc, l'action, les actions sont vraiment bien engagées au sein de la Ville de Montréal. Je vous dirais que le sommet climat, la semaine dernière, qui nous a rassemblés pour la 4e édition, était vraiment une démonstration extraordinaire de la mobilisation de la collectivité montréalaise dans l'action climatique. On a senti, malgré le vent qui souffle, le vent géopolitique incertain qui souffle partout sur la planète, que à Montréal, plus que jamais, nous sommes mobilisés dans l'action climatique. On garde le cap, on est ensemble et on est dans l'action. Et je pense que c'est sur cet élan-là qu'il faut orienter les prochaines actions pour atteindre les cibles de 2030 et s'assurer que toute la population montréalaise est équipée pour faire face aux aléas climatiques. Voilà, je vous remercie.
Martine Musau Muele ◌1:15:56
Chapitre 8, monsieur François Limoges. Notons donc le dépôt du document énoncé à la rubrique 7.06. On poursuit avec le chapitre 8.
François Limoges ◌1:16:08
Oui, madame la présidente, en 8.01, on dépose le rapport du Commissaire à l'inspection générale institutionnelle l'étude du rapport annuel 2024 du Bureau de l'inspecteur général de la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌1:16:17
Monsieur Jérôme Normand.
Jérôme Normand ◌1:16:21
Merci, madame la présidente. Donc effectivement, 8.01, pardon, je souhaitais intervenir sur l'étude du rapport annuel 2024 de l'inspecteur général faite par la commission. Donc en mars dernier, la commission a reçu l'inspecteur général, maître François Lantier, pour discuter de son rapport annuel. Et comme à l'habitude, c'est un document qui regorge d'informations pertinentes. L'inspecteur y présente notamment certains enjeux récurrents identifiés par le BIC durant sa vigie et ses enquêtes. Et permettez-moi aujourd'hui de porter à votre attention certaines situations qui nous ont interpellés, membres de la commission, et de vous faire part de quelques-unes des 11 recommandations formulées par la commission. Donc, je ne vous présente présenterai pas les 11, mais quelques-unes à mettre en exergue. Donc d'abord, vous parler du programme de remplacement des entrées d'eau en plomb qui a entraîné au BIG une hausse du volume de dénonciations. En 2024, l'inspecteur a mené une enquête sur des soupçons de double facturation par un entrepreneur dans le cadre de travaux de remplacement d'entrée d'eau en plomb. Comme vous le savez, le programme offre désormais la possibilité aux propriétaires de faire remplacer la partie privée par les travaux qui sont faits par la Ville sur la partie publique. Et l'enquête n'a pas révélé la présence de stratagèmes frauduleux, mais plutôt un manque de communication et de transparence envers les citoyennes et citoyens. Donc, d'après l'inspecteur, il existe plusieurs inconnues pour les résidentes et résidents, comme je le disais, par exemple sur les responsabilités de chacune des parties et sur les coûts payés par chacune d'elles et le détail de ces coûts-là dans le temps également. De plus, les mécanismes de contrôle, de surveillance seraient insuffisants à la Ville pour repérer les pratiques frauduleuses pour ce genre de travaux-là. D'après la commission, la Ville doit rectifier le tir rapidement, d'autant que les travaux de remplacement vont se poursuivre sur plusieurs années encore et toucheront d'autres propriétaires. C'est pourquoi la commission recommande d'abord que le service de l'eau produise un plan de communication pour informer citoyennes et citoyens des travaux sur leur propriété en détaillant leurs coûts et leur mode de financement. Et ensuite, que l'administration déploie d'ici 6 mois un plan de suivi et de vérification de la facturation des travaux sur des propriétés privées. J'attire ensuite votre attention sur la vaste opération de surveillance des chantiers d'infrastructures routières réalisée par le BIG à l'été 2024. L'équipe s'est penchée plus particulièrement sur 2 champs d'activité, soit la gestion et le maintien de la et l'élimination des déblais. Les visites de chantier ont permis de constater que le maintien de la circulation et la signalisation étaient inadéquats dans bien des cas. En effet, le rapport révèle l'absence de corridors piétons, de signaleurs, de clôtures temporaires et de patrouilles quotidiennes. D'après l'inspecteur, les chantiers visités avaient un plan de signalisation, mais souvent, c'est qu'il n'était pas mis en œuvre de manière systématique. Les commissaires se désolent de constater de tels manquements qui mettent à mal risque la sécurité de la population autour et sur les chantiers. Alors que la saison des chantiers routiers est déjà amorcée dans la métropole, la commission recommande donc à la Ville, mais aussi aux arrondissements, de saisir des manquements observés sur les chantiers, d'affecter les ressources nécessaires afin de pouvoir observer des résultats dès que possible. Ensuite, pour ce qui est de l'élimination et la valorisation des matières granulaires résiduelles, je tiens à rappeler que cet enjeu-là avait été identifié par le BIG en 2023. Toutefois, les opérations de surveillance ont révélé que le contrôle entourant l'élimination des déblais est toujours insuffisant. Le Service des infrastructures du réseau routier, le SIR, avait pourtant mis en place certaines mesures, mais leurs bonnes pratiques, on le constate, n'ont pas nécessairement percolé dans l'appareil. Et l'inspecteur est d'avis que les entreprises disposent d'une trop grande liberté sur l'élimination des sols contaminés et des débris de démolition, ce qui entraîne évidemment des risques de déversements illégaux. Devant ces constats, la commission recommande que les donneurs d'ouvrage au sein de la Ville soient mieux informés des outils à leur disposition pour assurer la bonne gestion des matières granulaires résiduelles et que la Ville évalue les mesures à mettre en place pour réduire le risque de déversement illégal et que le résultat soit observable dans les meilleurs délais. Pour terminer, j'aimerais souligner que ce rapport marque la première année en poste de Maître Lantier à la tête du BIG. À pareille date l'an dernier, la commission formulait une série de recommandations en lien avec la transition entre Maître Bishop, à l'époque inspectrice générale, et Maître Lantier. Aujourd'hui, la commission se réjouit de voir que le BIG maintient son programme de surveillance annuelle des chantiers, poursuit sa vigie et ses efforts de prévention auprès des unités administratives. On met beaucoup d'emphase au BIG sur la prévention. La commission recommande donc à l'inspecteur de porter une attention particulière à la participation aux capsules de formation autonome, tout en maintenant son offre de formation adaptée et en présentiel auprès des unités administratives. Enfin, je félicite l'inspecteur et son équipe pour tout le travail accompli, lequel permet notamment à la Ville d'améliorer ses pratiques en matière contractuelle. J'en profite pour remercier mes collègues à la commission, Christine Black, Georges Bourrelle, Céline Rodrigue-Bouraga, Lisa Christensen, Suzanne Laroche-Holyard, Marianne Giguère, Vicki Grondin, Paola Hawa, Suzanne Marceau et Craig Sauvé. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:21:44
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 8.01. Nous en sommes aux pétitions. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌1:21:53
Effectivement, madame la présidente, au chapitre 11, dépôt de pétitions, et on me dit qu'il y en a. Alors, je vais laisser les porteurs de pétitions les déposer.
Martine Musau Muele ◌1:22:02
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌1:22:05
Merci, madame la présidente. Alors, j'ai 2 pétitions à déposer au nom des citoyens. La première s'intitule Sécurisons les quadrilatères du métro Saint-Laurent, puis la deuxième, c'est, ça demande les rapports de l'approbation du projet d'aménagement de la place Versailles.
Martine Musau Muele ◌1:22:22
Notons donc au procès-verbal le dépôt de ces pétitions. Chapitre 15, déclarations Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌1:22:28
Madame la présidente, nous avons 13 minutes d'avance, c'est quand même rare. On va aller chercher, alors normalement on avait dit à 14 h 30 on appelait la séquence des, en commençant par le 80304 qui est l'adoption de la vision zéro, mais on va aller chercher la porte-parole et puis on va pouvoir commencer notre séquence. Elle est pas loin.
Martine Musau Muele ◌1:23:01
Il s'agissait de qui, vous dites?
François Limoges ◌1:23:02
Madame Mosvol.
Martine Musau Muele ◌1:23:04
Ah d'accord. Est-ce que vous avez une autre déclaration entre-temps?
François Limoges ◌1:23:07
Ben, c'est parce que les invités sont programmés pour arriver par vague successive dans l'ordre. C'est le même groupe pour 3004 que pour 1501. Alors, si on commence à jouer dans l'ordre des déclarations, on va mêler tout le monde. Très bien, on va passer, on va avoir un va-et-vient d'invités au balcon, ça va commencer à ressembler à du fait d'eau, ça va être, les gens vont entrer et sortir, ça va être un peu n'importe quoi. Alors voilà, avec quelques minutes d'avance, il me fait plaisir, madame la présidente, tel qu'annoncé à l'adoption de l'ordre du jour dans le changement de séquence, d'appeler l'item 8304 qui est d'adopter le plan d'action Vision zéro décès et blessés graves 2025-2027.
Martine Musau Muele ◌1:23:53
Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌1:23:56
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup, monsieur le leader. Vous m'avez pris un petit peu de court, mais je vais me rattraper. C'est avec beaucoup de fierté que je prends la parole aujourd'hui pour vous recommander l'adoption du plan d'action Vision zéro 2025-2027. Que j'ai eu l'occasion de présenter à l'ensemble de mes collègues dans les jours précédents. J'ai comme une intervention fleuve, j'allais dire que je vais essayer de parler vite, mais dans mon cas, je suis pas sûre que c'est une bonne idée. Fait que prenez votre mal en patience parce que je pense que c'est important qu'on fasse un point à cet égard. D'abord, un petit point sur l'approche Vision Zéro. On prend pour acquis que tout le monde la connaît parce qu'on en parle souvent et je tiens quand même à rappeler certains principes de Vision Zéro. Vision Vision Zéro, évidemment, on le sait, c'est l'objectif d'avoir aucun décès, aucun blessé grave sur nos routes d'ici 2040. Mais Vision Zéro, c'est surtout une approche qui part du principe que tout décès, toute collision est évitable et donc qu'il n'y a pas d'accident. Il y a des déficits d'aménagement, il y a des gens qui sont faillibles, qui font des erreurs, il y a des mauvais comportements et c'est sur l'ensemble de ces éléments-là, en fait, qu'il faut travailler pour atteindre nos objectifs. Avant de vous parler du plan 2025-2027, je me permets quand même de faire un petit mot sur le bilan des plans précédents parce que c'est pas le premier et on a des bilans extrêmement intéressants. D'ailleurs, ils sont en ligne disponibles au bénéfice de tous les citoyens et citoyennes. Il y a des données très intéressantes, on a développé des indicateurs, ça vaut la peine d'aller voir ça. Parce que bon, je le mentionnais, le plan en soi est important, mais c'est surtout les actions qui en découlent qui sont importantes. C'est le fait que Vision Zéro, ça se reflète dans toutes les décisions qu'on prend au quotidien, dans les choix d'aménagement qui sont faits. Puis dans les dernières années, on a multiplié les interventions en lien avec Vision Zéro, qu'on parle dans les quartiers de Dodam, de Sailly, de feux piétons qu'on est venu bonifier, qu'on pense au programme de sécurisation aux abords des écoles qu'on a élargi aux garderies, aux CPE, aux parcs, qu'on pense au programme de sécurisation pour les piétons aînés qui malheureusement sont encore surreprésentés dans les statistiques de collisions, qu'on pense à la sécurisation de nos quartiers, qu'on pense à l'accélération majeure du déploiement de notre réseau cyclable, tant avec les projets de REV qu'avec des projets interquartiers, qu'avec de plus petits projets aussi, qui nous a permis de venir mailler le réseau partout sur l'île. Et surtout, surtout, et vous me permettrez ce petit moment, avec des pratiques d'aménagement extrêmement innovantes qui, je ne vous le cacherai pas, font vraiment des jaloux partout partout au Québec et je prends le temps de souligner en fait des gens qui sont essentiels à la transformation de notre ville parce que oui transformer la ville évidemment ça prend une volonté politique, ça prend du courage politique, mais ça prend aussi des gens pour mettre en œuvre cette vision-là et il y en a beaucoup dans les tribunes avec nous aujourd'hui donc des gens de la fonction publique qui, et je tiens à souligner leur travail qui est exceptionnel, je tiens à souligner leur expertise leur engagement, les équipes du service d'urbanisme et de la mobilité en particulier, qui font preuve d'une créativité et d'une ingéniosité tous les jours pour qu'on ait des projets extrêmement, extrêmement de qualité et qui nous permettent de sauver des vies ultimement, parce que c'est ça qu'on tente de faire. Je ne les vois pas tous, mais je pense qu'avec nous, il y a Stéphanie Benoît, Élise Cécire, Mathieu Furino, Pascale, es-tu là? Pascale Lacasse, qui est avec nous, Jonathan Hamel-Nunes, Magalie Paré, il y avait Ève aussi qui était supposée être là, Ève Leduc, bonjour. Donc, je tiens vraiment à saluer leur engagement, c'est vraiment des équipes qui sont énormément, énormément dévouées et qui nous permettent de faire des projets d'une très, très grande qualité tous les jours. Voilà, on les applaudit. C'est une botte un peu plate parce que malheureusement, malgré tous les efforts qui sont consentis dans les dernières années, force est de constater que le bilan des collisions routières, ben, il stagne parce qu'il y a plus d'autos sur nos routes, parce qu'elles sont de plus en plus grosses. Donc, il faut aller encore plus loin et c'est ce que le plan d'action 2025-2027 fait, aller plus loin et se concentrer sur les éléments, sur les lesquelles on aura, qui nous permettra d'avoir le plus d'impact. Et c'est pour ça que la priorité numéro 1, en fait, c'est de réduire la dominance de l'auto solo. C'est pas compliqué, c'est mathématique. Plus il y a de chars dans les rues, plus il y a de risques de collisions. C'est pour ça qu'on repartage l'espace au profit des piétons, des cyclistes, qu'on offre des options de mobilité aussi, qu'on améliore la performance puis la fiabilité de nos réseaux de bus avec la STM en mettant en place des voies réservées, qu'on travaille à développer des nouveaux projets aussi de transport structurants pour augmenter la desserte, qu'on a augmenté drastiquement le financement de Bixi pour qu'ils puissent élargir leur réseau, pour qu'ils puissent électrifier leur flotte, pour qu'ils puissent déployer Bixi à l'année. Et c'est pour ça aussi qu'on travaille, entre autres, à l'arrivée aussi de nouveaux joueurs de l'autopartage. Évidemment, il y a Communauto qu'on aime beaucoup, beaucoup, mais je tiens aussi à saluer un petit nouveau qui a lancé ses activités aujourd'hui, Léo, qui va aussi, là, venir augmenter l'offre d'autopartage sur le l'île de Montréal. Vous irez voir, les statistiques sont vraiment intéressantes. Il y a des quartiers dans Montréal où 40% des ménages sont abonnés à l'autopartage. C'est près de la moitié quand même des citoyens et citoyennes. Donc, c'est important pour nous aussi de continuer à travailler sur ces alternatives-là. Le plan vient aussi travailler sur la réduction de la vitesse. Ça aussi, c'est mathématique. Plus les véhicules roulent vite, plus les collisions sont graves. Plus on diminue la vitesse, plus on sauve des vies. On veut aussi mettre l'emphase sur la sécurisation du réseau artériel et des grandes collectrices parce que c'est là que les décès surviennent. C'est pas pour écœurer le monde qu'on fait ça, c'est pour sauver des vies. Sur Henri-Bourassa, sur Lacordaire, sur Christophe-Colomb, sur Hochelaga, sur Maurice-Duplessis, le monde feront bien toutes les odies qu'ils veulent pour enlever des pistes cyclables comme le propose le premier ministre conservateur de l'Ontario Doug Ford ou comme le proposent certains candidats à la mairie de l'autre bord de la Chambre, mais on fait ça pour sauver des vies. Puis on va continuer à renforcer le réflexe Vision Zéro à toutes les étapes du projet, de la planification à la conception à la réalisation, mais aussi au chantier. Et ça, on sait qu'on a un travail à faire, donc s'assurer que les planches de signalisation soient claires, s'assurer que les détours piétons et cyclistes existent en tout temps, qu'ils soient cohérents aussi en termes de réseau. Puis évidemment, on va continuer à sensibiliser tous les usagers de la route. Je tiens aussi à exprimer ma grande reconnaissance à l'égard de toutes celles et ceux qui ont participé à l'élaboration du plan. On est loin de l'avoir fait seul, évidemment les différents services de la Ville y ont contribué. Je tiens à remercier les arrondissements aussi qui ont été extrêmement impliqués, mais aussi plein, plein de groupes de la société civile et on aura l'occasion de les saluer tout à l'heure. Donc des membres de la société civile, des experts, des chercheuses, des chercheurs qui se sont assurés qu'on travaillait sur les bonnes affaires, bonnes sur la science et on aura l'occasion de leur dire bonjour un petit peu plus tard. Donc voilà, en terminant, juste un petit mot aussi pour vous parler des bénéfices de s'attaquer à la sécurité routière comme on le fait. Évidemment, réduire les collisions puis les décès, c'est un gain en soi, faut le faire de toute façon, mais c'est important de se rappeler qu'en le faisant, on rend aussi nos quartiers juste plus fun, plus habitables, plus attrayants, plus conviviaux, moins pollués, plus vert, moins brillant. Puis ça, c'est au bénéfice de tous les citoyens et citoyennes. Et donc, ça me fait bien, bien, bien plaisir de vous inviter, chers collègues, à adopter ce plan d'action 2025-2027 de la Vision Zéro. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌1:31:39
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption du plan d'action énoncé à la rubrique 30.04 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:31:52
Merci, madame la présidente. Ce qui nous ramène aux déclarations, proclamations en 15.01. Il s'agit de la déclaration pour reconnaître l'importance cruciale de la sécurité routière piétons et des cyclistes sur le territoire de Montréal. Et je cède la parole à la mairesse Valérie Plante.
Martine Musau Muele ◌1:32:06
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌1:32:10
Merci beaucoup, madame la présidente. Je suis vraiment contente qu'on ait cette déclaration, surtout qu'elle fait suite, bien sûr, à ce nouveau plan Vision Zéro. Donc, bien sûr, je tiens à saluer ma collègue Sophie Mauzerolle, mes collègues du cabinet également qui ont travaillé là-dessus, et les membres de la fonction publique qui nous suivent depuis notre élection en 2017 pour pimper, pour vraiment donner des dents à Vision Zéro. Donc, merci beaucoup. Et je tiens à saluer d'autres partenaires qui sont parmi nous aujourd'hui dans les tribunes. Je vous nomme monsieur Philippe Tessier, monsieur Hugo Quintin, Magali Bebron, Madame Sandrine Cabana-Degagny, Marie Turcotte, Édouard Owen-Waygood, Victor Bougain, Florence Poliak, Martin Hamel, Sarah Dahien-Montora et monsieur Laurent Simon, de plein d'organismes qui font, mon Dieu, qui font un travail exceptionnel à sensibiliser, à démystifier la culture ou enfin l'importance du transport actif, de soutenir, de protéger les piétons, les cyclistes et à nous pousser, les ordres de gouvernement, à aller de l'avant. Donc autant au niveau de nos fonctionnaires à la Ville de Montréal, mais aussi vous tous de la société civile, merci d'être là. Je ne vous cacherai pas que ça me fait extrêmement plaisir de parler de ce sujet-là parce que s'il y en a un qui nous a valu et m'a valu beaucoup de vent d'en face, je vais le dire comme ça, depuis notre élection en 2017, c'est la question de Vision Zéro et du transport actif. Et moi, ce qui m'a toujours guidée, puis ce n'est pas pour rien que je suis avec l'équipe de Projet Montréal, mais ce qui m'a toujours guidée comme mairesse, c'est l'idée que À un moment donné dans la journée, on est tous piétons. Ça se peut qu'on soit dans un autobus, qu'on conduise notre voiture ou même qu'on prenne un vélo. C'est ça le premier principe. Il n'y a pas une façon de voir le transport. On peut être tout ça à la fois dans une même journée ou dans la semaine. Puis, il y a un autre élément aussi qui m'a toujours guidée comme mairesse, c'est de dire tout le monde a le droit d'être en sécurité sur la route. Qu'on soit dans sa voiture, Qu'on soit à pied, qu'on soit en vélo, il n'y a pas une vie qui est moins importante que l'autre. Quand on part de ces deux valeurs-là et qu'après on va chercher des données, parce que ça aussi ça a toujours été très important pour notre administration puis pour moi comme mairesse, qu'est-ce que les données nous disent? Eh bien, elles nous démontrent année après année que Il y a plein de coins à travers la ville et partout au Québec, on va se concentrer sur Montréal, où les piétons, les cyclistes, donc les plus vulnérables à la route, et souvent les piétons qui sont déjà vulnérables, ce sont des personnes très vulnérables qui marchent, je pense entre autres aux enfants puis aux personnes aînées. Fait que t'es doublement vulnérable si t'es un aîné piéton, si t'es un enfant piéton. Alors, les données malheureusement nous démontrent que les rues ou certaines artères, surtout certaines artères des intersections, sont extrêmement dangereuses. Une fois que ça c'est dit, puis je pourrais vous parler de la dernière enquête qui est sortie la semaine passée de la Polytechnique en collaboration avec l'INRS, qui mettait justement en lumière tout le travail. Puis il y a une phrase qui m'a frappée qui était, Montréal est la meilleure des mauvaises élèves, dans la mesure où la Ville de Montréal, son territoire est dangereux, mais la Ville fait tout ce qu'elle peut et avec ce grand défi à relever. Donc, il y a des articles, je me rappelle Le Devoir aussi avait fait un grand dossier sur la sécurité des plus vulnérables à la route. Donc, des principes qui nous guident, chaque vie compte, tout le monde a le droit d'être en sécurité, puis des données qui nous montrent hors de tout doute qu'il y a des façons réelles, concrètes, à notre portée, les villes. Parce que ça aussi, je ne vous le cacherai pas, que quand on arrive à la tête d'une ville puis on se dit Bon, bien, il faudrait idéalement, il faudrait que les gens soient moins dans leur voiture solo parce qu'on sait que le parc automobile augmente tout le temps, on sait que la vitesse est un enjeu majeur de collisions mortelles ou de collisions tout court et que la grosseur des véhicules, elle aussi, elle a un impact majeur sur le type d'impact qui pourrait se produire avec un plus vulnérable à la route. Le problème, c'est quand on est une mairesse, qu'on est des élus municipaux, on ne peut pas dire quel genre de voiture va circuler sur notre réseau. La grosseur, on peut mettre des panneaux de vitesse par contre, ça on le fait, mais il n'en demeure pas moins que souvent la question du contrôle de la vitesse est importante. Puis on ne peut pas non plus limiter le nombre de voitures qui viennent sur nos routes et qui, je le rappelle, le nombre de voitures dans la région métropolitaine augmente plus vite que la population. C'est réel ça. Mais on ne peut pas contrôler ça. Fait qu'on se retourne parce qu'on ne peut pas dire non plus au gouvernement fédéral puis provincial, hey, let's go, on fait, Les gens veulent du transport collectif, ils veulent des options, on peut en avoir plus, on le dit. Mais évidemment, on voit la lenteur, puis on voit que certains projets qui ont été promis par un gouvernement, tout d'un coup, l'entente disparaît ou en tout cas, elle ne se fait plus. Évidemment, je suis contente pour la ligne bleue, on aura réussi à la débloquer. Même chose pour le projet de l'Est, mais il en faut plus. Je reviens à mon concept de base. Les villes, on n'a pas le contrôle là-dessus, mais il y a une chose sur laquelle on a le contrôle. C'est vraiment l'espace public, la voie publique. Et quand on sait qu'à Montréal, c'est 10 000 kilomètres de rues et de trottoirs, et honnêtement, moi, quand on me dit, ah, la mairesse, elle fait juste ça des pistes cyclables, ouais, j'aimerais quasiment ça que ce soit vrai, mais au final, on aurait réussi à sécuriser 1%, 1% de tout le réseau, 1000 kilomètres. Voies cyclables sur 10 km de rues. Hey, on va se dire les vraies affaires. S'il y en a qui aiment ça dire que les cyclistes prennent trop de place, c'est donc épouvantable, puis qu'on voudrait en enlever, je pense qu'à un moment donné, il faut, en tout cas moi je pense qu'il faut se baser sur des faits. Et voilà les faits, 1%. Surtout, les études nous démontrent que ce sont les plus grands collisions se passent sur les artères. Ben, les artères, Montréal, c'est sûr, il y en a beaucoup, mais sur les artères aussi, il y a des écoles, beaucoup d'écoles primaires, secondaires, des maisons pour personnes aînées, des centres sportifs, des piscines, des bibliothèques. Ben, à un moment donné, on ne peut pas agrandir les rues, mais on peut faire, on peut rééquilibrer l'espace pour chacun. Alors, quand on est arrivé en 2017, oui, on avait un agenda de travailler à rétablir une certaine équité. L'équité dans la sécurité des utilisateurs de la route. Et je remercie nos partenaires qui n'ont jamais lâché, qui nous ont justement donné des données. Alors, merci pour ça. Parce qu'à un moment donné, on peut dire ce qu'on veut pour des fins électoralistes ou pas, ou parce qu'il y a des gens, et parce que ça demande l'adaptation à la population. Mais les faits parlent, les données sont là et ça, on ne peut pas le nier. C'est comme être climatosceptique. Alors, qu'est-ce qu'on fait quand on est à la tête d'une ville et qu'on se dit, oui, moi j'aimerais ça que mes citoyens se sentent en sécurité? Bien, il y a différents éléments qu'on peut mettre en place, évidemment. Le premier qu'on a fait avec le premier plan de Vision Zéro, Il y en avait un avant. L'idée de Vision Zéro avait été lancée par l'administration précédente, mais pour nous, ça n'allait vraiment pas assez loin. Premier critère qu'on a changé, c'est que la sécurité soit le critère numéro 1 avant la fluidité. Encore une fois, mettre l'humain avant la machine. On va se le dire, c'est ça que ça veut dire. Deuxièmement, on a décidé qu'on mettait aux poubelles, c'est le cas de le dire, cette règle qui existait qu'il fallait au moins 5 collisions importantes ou mortelles pour agir. Mais je vais vous dire, je suis vraiment contente qu'on ait décidé d'agir sur Saint-Denis, puis je sais qu'il a venté fort, ça demandait de l'adaptation, puis il a fallu convaincre, je le comprends. Mais là-bas, c'était pas 5 collisions qui s'étaient produites, c'est près de 300 en 10 ans, même moins que 10 ans. Les données nous disent là où ont lieu les collisions, c'est là qu'il faut agir. Et ça nous amène aux artères, ça nous amène aux intersections dangereuses et ça nous amène à la question de l'équité territoriale. Et je suis très contente parce que, je ne pense pas que la Santé publique est avec nous, mais elle a fait un travail très important qui démontre que souvent dans les villes, ce sont les quartiers où la population est la moins, les moins nantis où il y a le plus de défis pour être un piéton ou un cycliste. Il y a une autoroute, il y a des bretelles, c'est, il y a un pont. Et moi, on l'a vécu dans le Centre-Sud, c'est là où la petite Maria décédée happée par une voiture un bon matin alors qu'elle allait à l'école. Bien, on a agi, on a posé des gestes concrets, on a pris Vision Zéro, on a envoyé nos inspecteurs, déjà qu'on avait commencé à sécuriser, mais on est allé plus loin. Et ce qu'on fait quand on sécurise, bien c'est ça, c'est de baisser la vitesse. Ça, c'est un legs dont je suis extrêmement contente pour moi puis notre administration. Pour moi, c'est un legs qu'on fait à tous les plus vulnérables de la route, de l'espace public. Baisser les vitesses, mettre des dos d'âne, ce qui était très difficile avant. Moi, je le sais dans Ville-Marie. Faire des traverses piétonnes, cibler les grandes artères comme on disait, on va pas abandonner là-dessus, on va le faire. J'ai envie de vous dire aussi une chose dont je suis très fière, c'est la question de ne pas refaire à l'identique parce que justement ça aussi on a un pouvoir les municipalités, les élus. Avant, on refaisait une rue, on travaillait les tuyaux, on refermait, fini. Maintenant, tant qu'à refaire une rue de fond en comble, quand ça demande des gros travaux, on la repense. Est-ce qu'on doit élargir les trottoirs? Comment on sécurise l'intersection? Comment est-ce qu'on met une piste cyclable? Et moi, je vais en profiter aujourd'hui pour réitérer un message à tous les Montréalais qui nous écoutent. Je nous implore de ne pas tomber dans ce débat idéologique mettre les piétons et les cyclistes déjà en opposition et encore plus les plus vulnérables contre les automobilistes. Ne tombons pas dans ce piège. C'est notre responsabilité comme élus municipaux d'agir avec les mécanismes que l'on a et je le rappelle, ce sont nos citoyens qui se promènent dans nos rues, peu importe le mode de locomotion. Il n'y en a pas qui sont plus importants ou moins importants. Et moi, je refuse comme mairesse qu'on envoie un message parce que je pense que c'est ça que je trouve difficile souvent dans les biais ou dans les messages, c'est comme si les piétons, c'est, ils sont tous, sont une catégorie, ils se ressemblent tous, et les cyclistes sont tous une catégorie, ils se ressemblent tous. Et je dois avouer que pour les cyclistes, c'est particulièrement vrai. C'est des jeunes, ça respecte pas les lumières, ça respecte pas le code de la route, c'est des pouilleux qui sont pas capables de se payer un char. Il y a plein d'affaires qui peuvent circuler. Ben non, c'est pas vrai. Si vous vous promenez Si vous regardez les pistes cyclables, surtout le REV Saint-Denis et plein d'autres, c'est des enfants, c'est des familles, c'est des honnêtes travailleurs qui vont travailler au centre-ville ou ailleurs. Je nous demande de ne pas tomber dans ce piège que moi je trouve qui est une technique de nous faire reculer, de nous amener une approche très conservatrice, n'est-ce pas, rétrograde. De dire, ah, il y en a une catégorie, il y en a une autre, puis ils sont en opposition. Et pour terminer, parce que souvent quand j'entends ça, j'entends, ben, tu sais, si on veut que nos enfants se promènent en vélo, ben, on va habiter en banlieue. Ben moi, je dis non. À Montréal, tu as le droit d'élever ta famille puis de dire à ton petit, hey, va à l'école en bicycle, vas-y au parc rejoindre tes copains. Non, je veux pas que le monde déménage en banlieue parce que c'est là que le monde devrait faire du bicycle.
Martine Musau Muele ◌1:44:27
Non.
Valérie Plante ◌1:44:27
Non, la ville appartient à tout le monde, puis elle appartient surtout à ceux qui l'habitent, à ceux qui vivent les quartiers. Puis moi, dans les quartiers, je considère, un, c'est pas des raccourcis, puis il n'y a pas de raison pourquoi les citoyens de Montréal, les familles de Montréal devraient avoir moins de sécurité qu'ailleurs dans la province ou n'importe où. Alors oui, j'avais beaucoup de choses à dire parce que Sans les partenaires, je pense qu'on n'aurait pas pu aller aussi vite. Je pense qu'on aurait, quand parfois c'était très difficile, puis quand on tombe dans la démagogie ou dans des discours idéologiques, ben moi ça me fait du bien parce que je peux me tourner vers vous puis me dire non seulement on a fait la bonne affaire, on a été courageux, mais il faut pas lâcher, faut pas reculer. Ma collègue le disait, je pense que oui, il y a des provinces conservatrices, dont en Ontario où le premier ministre veut enlever des pistes cyclables. Mais en même temps, je sais que c'est pas un bloc homogène. Je sais que de l'autre côté, il y avait aussi des demandes à ce qu'on sécurise les artères principales parce que c'est des milieux de vie. Donc, c'est pas tout noir ou tout blanc. Mais justement, assurons-nous de ne pas tomber dans un discours où il y a les bons et les méchants, un discours où il y a ceux qui méritent d'être en sécurité et ceux qui ne le méritent pas, alors que finalement tous les Montréalais aspirent à la même chose vivre ici, élever leurs enfants, sortir, magasiner, profiter des parcs et de la vie et que ce soit sécuritaire pour et je le répète, qu'ils soient en voiture, à pied ou en vélo. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:46:47
La leader de l'opposition officielle, Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌1:46:51
Bonjour, Madame la Présidente. Madame la Présidente, écoutez, les déclarations, le droit de parole sur les déclarations, c'est cinq minutes, pas quinze. Une déclaration, c'est pas un moment pour faire un discours électoral ou faire un bilan électoral. C'est pas là. Et on s'en sert à tous les mois, c'est la même chose. C'est 15 minutes qu'elle a pris là. Si chaque— il y a des règlements, le règlement est là pour tout le monde, on s'en est parlé ce matin. Un 6-7 minutes, on le comprend sur une déclaration, ça peut être un petit peu plus long. Mais 15 minutes pour une déclaration, puis personne n'est intervenu. Le règlement est clair. Le règlement est bon pour tout le monde dans cette salle, madame la présidente, et il faut pas se servir des déclarations de manière, je dirais, électoraliste ou à faire des bilans. Alors je m'excuse, mais c'est vraiment inacceptable qu'on laisse 15 minutes sur une déclaration quand le règlement stipule 5 minutes. On s'est toujours entendu entre leaders, 7 minutes, 7 minutes et demie, on dit pas un mot, mais 15, On dépasse les bornes, vraiment.
Martine Musau Muele ◌1:48:00
Le leader de la majorité, monsieur François Limoges.
François Limoges ◌1:48:04
Madame la présidente, je ne vais pas arguer sur le temps, mais sur le fait qu'on fait pas des bilans. Je m'excuse, mais Gérald Tremblay a déjà déposé une déclaration pour féliciter ses mesures contre la collusion et la corruption à Montréal. Alors, c'est le droit le plus strict d'une administration de faire des déclarations sur les sujets qu'elle choisit, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:48:33
Je vous remercie pour vos interventions. La leader de l'opposition officielle, madame Rossi, vous avez absolument raison. Donc, pour la gouverne des gens qui nous suivent, le règlement prévoit effectivement que les déclarations doivent se tenir dans un temps maximal de 5 5 minutes. Maintenant, il y a des coutumes qui se développent au sein de toute assemblée publique et cette question a été discutée à plusieurs reprises en ce conseil. Une coutume s'est établie bien avant mon arrivée, bien avant l'arrivée de cette cohorte-ci, où les déclarations dépassent souvent le 5 minutes. Maintenant, puisque ça semble soulever des sensibilités chez certaines personnes, nous avions convenu en marge du conseil, de restreindre les prises de parole, d'une part en tentant de respecter le règlement et d'autre part parce que nous avons plusieurs déclarations aujourd'hui. Maintenant, moi personnellement, comme je vous l'avais communiqué, par déférence pour les gens que nous recevons, qui sont des invités d'honneur, dans tous les cas, je n'interviens pas dans la mesure où j'essaye de ne pas soulever de questions réglementaires face à nos invités, mais vous m'offrez l'occasion de rappeler à l'ensemble d'entre nous, s'il vous plaît, tâchons de respecter le règlement parce que c'est la volonté de cette assemblée publique, mais c'est également une marque de respect pour nos collègues et pour nos invités. Nous allons poursuivre avec la prochaine prise de parole, monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌1:50:06
Merci, madame la présidente. Donc merci pour cette motion, merci pour le discours.
Valérie Plante ◌1:50:12
Je suis d'accord entièrement avec le contenu du discours de la mairesse.
Craig Sauvé ◌1:50:16
Je suis entièrement d'accord avec ce qui est écrit ici dans la déclaration. Je me lève parce que je vois une opportunité pour faire une invitation à mes collègues dans leurs arrondissements respectifs. Un des éléments, comme vous savez, un bon politicien, on aime ça l'équilibre. Win. Puis il y a des quick wins à avoir ici quand on parle de Vision Zéro, c'est réduire la limite de vitesse dans vos arrondissements.
Voix 2A1:50:40
Il y a 6 arrondissements sur 19 qui ont encore des limites de vitesse dans les rues résidentielles à 40 km/h. Et quand je me promène un peu partout à la ville, à l'extérieur de la ville, puis ça me frappe quand je suis dans un quartier résidentiel où ça peut rouler jusqu'à 40 km/h. Il y a une super carte dans le document de Vision Zéro qui énumère ces arrondissements, je ne vais pas les nommer. Mais juste un petit rappel du risque qu'ont les citoyens, qu'ont les piétons et piétonnes quand ils sont dans la rue. À 50 km/h, si on est frappé par une auto, 3 piétons sur 4 risquent de décéder. Quand c'est à 40 km/h, 3 piétons sur 10 risquent de décéder suite à un impact. Et quand c'est à 30, seulement 1 sur 10. Bien sûr, 1 sur 10, c'est 1 de trop. Mais on peut facilement, dès aujourd'hui, dans nos arrondissements, réduire la limite de vitesse à 30 km/h dans toutes nos rues résidentielles et collectrices. Facile, c'est une réglementation, par la suite on va changer les panneaux, ça coûte rien à l'arrondissement, c'est parfait. Donc je pense que c'est le temps de le faire, je pense qu'on a une opportunité en or, je pense que c'est quelque chose qui est faisable avant la campagne électorale aussi pour démontrer que tous les partis unis Toutes les indépendances sont d'accord qu'il faut aller de l'avant avec une vision zéro dans leur quartier, dans leur communauté, et ça passe en premier par des quick wins comme ça qui sont très, très faisables. Donc, je vous encourage, je vous implore en fait, les 6 arrondissements qui restent, de réduire vos limites de vitesse à 30 km/h. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌1:52:25
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌1:52:32
Merci, madame la présidente. Alors, je pense que c'est important de revenir sur l'essentiel dans cette déclaration, puis au-delà des discours politiques, d'utiliser un sujet qui est si crucial pour les Montréalais pour faire de la politique, je vous dirais que ce qui est important, c'est de revenir sur l'essence même de notre travail, qui est d'offrir aux citoyens montréalais des conditions sécuritaires pour se déplacer dans les rues. Puis écoutez, on peut, on peut se vanter, l'administration peut se vanter de certaines avancées dans ce dossier, puis j'acquiesce qu'il y a des choses qui sont avancées. C'est important quand même de faire l'historique des choses. Cette idée de vision zéro est apparue en 1997 en Suède avec un objectif, comme le nom le dit, de réduire à zéro les collisions mortelles en fait. En 2008, on a commencé à parler de cette idée à Montréal et c'est en 2016 où Montréal a adopté les programmes Vision Zéro. Alors, je vous dirais que depuis ce temps-là, il y a des choses qui ont été faites à Montréal, il y a un changement au niveau de la mentalité aussi qui s'est développé. L'essentiel, bien sûr, étant toujours d'offrir, comme je l'ai mentionné, aux Montréalais des conditions sécuritaires pour se déplacer. Des projets en fait qui soient sécuritaires. Parce que je pense que, comme il a été mentionné, on a tous été des piétons, on est tous des piétons, on est des cyclistes, on utilise la rue de toutes sortes de façons. Et je pense, je pense que tout le monde ici partage cette idée. C'est pas le monopole d'un parti politique, mais je pense que l'ensemble des conseillers et conseillères, maires et mairesses au niveau montréalais partagent cette préoccupation. Cette préoccupation. Alors, c'est important, en fait, quand on prend la parole pour ce type de déclaration, de penser aux familles des personnes qui sont décédées suite à des circonstances comme ça dans la rue, de penser au travail qu'on doit faire pour elles. Et je pense que ce que je déplore, malheureusement, dans les dernières années, au-delà du travail qui a été fait, en fait, Je déplore en fait cette bataille qui a été créée, qui ne devrait pas exister entre les piétons, entre les cyclistes, entre les automobilistes. Mais malheureusement, c'est ça qui arrive quand on décide de rendre un dossier politique comme ça. Et je pense que ce qui est important, oui, on peut bien rire de l'autre côté, écoutez, je vous ai entendus avec respect, j'espère que ça va être la même chose de ce côté-ci. Parce que, comme je vous l'ai dit, quand je parle, il faut penser au-delà des idéologies, aux personnes qui sont décédées et à leurs familles. Et je pense que c'est pour ça qu'il faut continuer à travailler. Je pense qu'il faut offrir aux Montréalais et Montréalaises de meilleures conditions, mais il faut aussi aller de l'avant. Et nous, on ne pense pas, il n'y a pas un désir de reculer, il y a un désir d'équilibrer les discours pour avancer, mais avancer tous ensemble. Parce que je ne crois pas qu'il est nécessaire, pour créer des projets qui sont sécuritaires, mettre les uns contre les autres comme ça a été fait, et c'est ça qui nous a empêchés d'avancer davantage. Alors, je nous souhaite collectivement de collaborer et de travailler en collaboration avec les commerçants, avec les citoyens, avec l'ensemble des individus qui participent quand il y a des changements importants à faire pour sécuriser nos artères. Parce que c'est ça vraiment qui va nous aider à avancer dans ces dossiers. Et on ne cherche pas à avoir, je vous dirais, l'approbation de tout le monde, mais avoir des situations comme lesquelles on s'est trouvées dans les dernières années où il y avait des citoyens qui se chicanaient les uns avec les autres, malheureusement, ce n'est pas ça qui va faire avancer Montréal. Alors vraiment, c'est ça que je nous souhaite. Et je remercie l'ensemble des personnes qui travaillent pour que des dossiers pour sécuriser nos rues soient mis en place. Je remercie aussi les citoyens qui se mobilisent pour sensibiliser les gens sur ces enjeux et ces questions. Je pense par exemple à l'ensemble des vélos fantômes qui ont été mis dans la ville de Montréal. Je pense à des programmes de sensibilisation qui sont faits dans différents arrondissements pour en fait prendre cette conscience qu'on doit tous partager la rue et qu'on doit tous le faire de façon sécuritaire. Je remercie ces gens-là qui travaillent très souvent de façon bénévole aussi pour faire mieux comprendre, faire changer un peu les mentalités. Je pense qu'il y a des mentalités qui changent malgré le travail qui reste à faire. Je pense qu'à Montréal, il n'y a personne qui se réveille le matin en disant, mais aujourd'hui, je vais rendre ma ville moins sécuritaire. Je pense qu'au contraire, même si on ne partage pas les façons de faire, je pense qu'on partage le désir de travailler pour rendre notre ville de plus en plus sécuritaire. Je pense que c'est vers là qu'on doit se pencher et j'espère que ça va être comme ça et qu'on va arrêter d'utiliser ces dossiers pour des fins politiques. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:57:50
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌1:57:57
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'étais Je pensais que j'allais attendre mes collègues aborder cette question sur sa déclaration, mais juste d'ajouter quelques éléments pour votre considération. Et puis ça, c'est la question que la sécurité pour nos résidents, nos enfants, nos piétons, c'est pas quelque chose qui a commencé hier, ni dans le dernier mandat, ni dans l'avant-dernier mandat, ni avant. Je peux vous dire que si juste j'utilise les efforts que nous on a déployés à Saint-Laurent, c'est depuis des années, depuis 2012, 2009 on avait adopté notre plan local de développement, 2012 on a travaillé aussi loin que ça avec Vélo Québec pour la sécurisation des écoles sur notre territoire pour rendre l'accès à nos écoles plus sécuritaire. Et c'est un travail en continu parce qu'il y a toujours des mesures qu'on peut améliorer. Je m'en souviens à l'époque, on avait changé les rues, on a changé les débarcadères pour les autobus scolaires, on avait changé, on a consulté la communauté. Je m'en souviens qu'il y avait plusieurs écoles chez nous qui a eu cet effet-là. Mais ce n'est pas quelque chose que juste parce que c'est fait en 2012 que c'était parfait. C'est un travail en continu. Tout récemment, monsieur Salam et moi, on est allé à école, l'école Boisfranc à Saint-Laurent, où à la demande de l'école, on est allé un peu plus loin, on a fermé des rues, on a sécurisé la rentrée des enfants dans l'école. Donc, juste pour vous dire que ce n'est pas quelque chose qui a commencé hier, ça a commencé il y a longtemps, mais c'est un travail en continu que nous avons, et puis en conséquence, je pense que ce sera jamais fini. C'est à nous comme élus, comme élus d'arrondissement, pour travailler, et ça c'est pour améliorer des choses chaque jour sur notre territoire. Et ça, c'est la raison que, quand madame Mauzerolle nous a invités pour voir le plan la semaine passée, j'ai eu du plaisir de participer avec elle, parce que je trouve que le plan a une certaine vision, mais nous, nous avons l'occasion aussi d'être— d'aller un peu plus loin si on le souhaite. Et je pense que le plan pourrait aller plus loin Si je peux vous proposer, j'ai donné quelques exemples à madame Mauzerolle la semaine passée, où le plan de vision zéro, par exemple, chez nous, on avait adopté depuis plusieurs années maintenant un plan pour la protection des piétons. Ce plan était fait sur notre territoire à Saint-Laurent, on avait identifié des enjeux qui étaient là et on avait dépensé, on avait mis de l'argent à côté, c'était un choix du conseil à Saint-Laurent de prioriser des montants. On n'a pas l'argent qui tombe du ciel, donc c'est une question d'enlever de l'argent de quelque part ailleurs et de mettre ça pour la question de sécuriser les lieux sur notre territoire. Et année après année, nous avons cet effort qui est déployé pour la réalisation des diverses mesures que nous avons identifiées dans notre plan de protection des piétons. Juste cette année, il y aura à peu près 2 millions d'efforts qui vont être faits dans les diverses mesures de ralentissement du trafic. Encore, on profite de toutes sortes de sources de revenus. On a même fait la demande à la Ville centrale et beaucoup, plusieurs de nos demandes ont été refusées faute manque d'argent. Je présume qu'il n'y avait pas assez d'argent. Donc, avec l'argent qu'on avait reçu, on a fait des travaux, mais on est allé ailleurs aussi pour chercher de l'argent parce qu'on y croit. Je pense que c'est juste une illustration que la sécurité de nos citoyens, c'est pas juste un bord de cette chambre, c'est les deux bords, et on pose les gestes, il y a des actions qui sont là. Je vais donner un autre exemple, madame Mauzerolle, où on peut encore aller plus loin et utiliser notre réglementation. À Saint-Laurent, depuis 2023, on avait changé nos règlements pour que hors rue, on peut avoir un plan pour la sécurisation des citoyens, des piétons, des personnes qui fréquentent des centres d'achats ou autres. Donc, s'il y a une nouvelle construction, si vous avez un nouveau réaménagement dans une place, on peut, à ce moment-là, par PIA, par exigence, il peut y avoir des allées de sécurité qui rendent la vie des personnes beaucoup plus sûre. Et notre espoir est que ça va améliorer la sécurité. Juste dans les derniers 2 ans, au lieu d'y aller dans une campagne de sensibilisation, madame la présidente, pour le 5 km, on avait choisi encore de mettre l'affichage, pas avec la peinture, mais avec des affiches sur tout notre territoire, avec l'objectif encore pour sécuriser les divers coins de rue pour que ce soit visible, pas caché dans la neige, pas caché en hiver, mais visible encore avec l'objectif que les mamans, les personnes, les mamans avec des poussettes, les personnes de troisième âge, les piétons pourraient être sécurisés. Donc, je donne quelques exemples aussi. Le souhait de l'administration est d'aller plus loin. Ça, c'est des exemples où on peut aller plus loin utilisant la réglementation comme on avait fait à Saint-Laurent, sans nécessairement que ça nous coûte une fortune. À des endroits précis, on peut aller intelligemment avec des plans de protection de piétons et on peut utiliser l'argent disponible, le peu d'argent disponible que nous avons, pour s'assurer que cet argent soit déployé à des priorités sur notre territoire. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:04:02
Madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌2:04:04
Merci, madame la présidente. Juste un dernier mot. Je pense que madame la mairesse a souligné plusieurs enquêtes récentes qui démontrait qu'il y avait encore beaucoup de chemin à faire, bien que c'est vrai que Montréal a quand même été assez exemplaire, particulièrement à l'échelle nord-américaine. Je sais pas, je compte plus les fois où des personnes qu'on croise dans toutes sortes d'événements ailleurs, de villes canadiennes, de villes états-uniennes, nous disent, ah mon Dieu, Montréal, c'est tellement fantastique, vous êtes tellement notre modèle, on s'inspire de vous. Ils nous demandent conseil, comment faites-vous? Mais je voulais simplement prendre une minute pour revenir sur sur l'enquête de l'ARTM qui est sortie il y a peut-être à peu près un mois, où on apprenait que pour le grand centre de Montréal, on avait atteint une part modale de gens qui se déplacent à vélo à l'heure de pointe du matin ou du soir de 15%, qui était l'objectif qu'on s'était donné en arrivant au pouvoir en 2017 pour dans 10 ans. Donc, on y est arrivé beaucoup plus vite. Et récemment, en fait la semaine dernière, les données plus localisées sont sorties, décortiquées quartier par quartier. Et dans plusieurs quartiers, encore plus centraux évidemment, là où on partait de beaucoup moins loin pour l'apaisement des rues, les abaissements de la vitesse et l'aménagement de pistes cyclables, on atteint, en fait, dans De Lorimier, qui est le district que je représente, on est à presque 24% de parts modales de vélo en pointe. Et dans les quartiers centraux en général, on est autour de, autour de 20%. Donc, c'est des pourcentages qui sont presque à la hauteur d'Amsterdam, de Copenhague. Et donc, je pense que de ce point de vue-là, collectivement, on peut vraiment, vraiment être heureux et heureuses de se dire le travail qu'on fait, ces aménagements cyclables-là, mais aussi tout l'apaisement de la circulation dans le reste des rues, parce que ça, ça compte vraiment beaucoup aussi. Les cyclistes ne vont pas rester uniquement sur le réseau cyclable. La mairesse l'a dit, on a 1% des rues qui sont consacrées au vélo. Ça fait tellement une différence pour les gens, pour donner aux gens la possibilité de se déplacer en vélo, mais pour tous les usagers de la rue, pour qui la rue est de fait plus sécuritaire. Donc, je voulais insister là-dessus pour dire, ben, quand même collectivement, beau travail, parce qu'il fallait le mentionner. Puis merci à l'Agence métropolitaine de transport d'avoir fait l'enquête et de nous avoir donné ces chiffres-là. Et on va continuer.
Gracia Kasoki Katahwa ◌2:06:36
Merci.
Martine Musau Muele ◌2:06:45
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration pour reconnaître l'importance cruciale de la sécurité des piétons et des cyclistes sur le territoire de Montréal au point 15.01. Nous poursuivons donc. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌2:07:00
Madame la présidente, cela nous amène à l'item 15.02 qui est la déclaration pour réitérer l'importance des projets de construction et de rénovation et d'agrandissement des écoles montréalaises. Et je cède la parole à monsieur Luc Rabouin.
Martine Musau Muele ◌2:07:13
Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌2:07:15
Excusez-moi, madame la présidente, alors je souhaite déclarer mon intérêt sur ce point.
Voix 2A2:07:18
Merci.
Martine Musau Muele ◌2:07:19
C'est noté au procès-verbal. Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌2:07:27
Merci, merci madame la présidente. Donc, je prends la parole aujourd'hui pour vous parler d'un enjeu qui est majeur, qui affecte la vie de centaines de familles montréalaises. Cette déclaration aujourd'hui, c'est pour elles, mais c'est aussi pour leurs enfants. Au moment où on se parle, il y a une dizaine de projets de construction d'écoles à Montréal qui ont été mis sur pause par le ministère de l'Éducation du Québec. Parmi celles-ci, on a des écoles qui sont promises et attendues de longue date, comme celle de Griffintown ou encore celle du Triangle dans Côte-des-Neiges, pour ne donner que ces deux exemples. La semaine dernière, j'étais avec ma collègue, la mairesse de Côte-des-Neiges, Ndj, sur le terrain dans Côte-des-Neiges, un terrain qui a été acheté et décontaminé par la Ville de Montréal. Il y avait des mères qui étaient là aussi avec leurs enfants, des représentantes d'organismes communautaires qui n'en reviennent pas qu'on mette des projets d'écoles primaires sur pause. On n'est pas dans de l'accessoire, on n'est pas dans le superflu, on est dans offrir des écoles primaires publiques pour les familles montréalaises. Et ces projets de nouvelles écoles-là sont mis sur pause et on a aussi de nombreux projets, une dizaine aussi, au moins une dizaine de projets de rénovation et d'agrandissement d'écoles qui sont aussi arrêtés par le gouvernement du Québec, dont l'école FACE. À Montréal, le rôle des écoles, ça dépasse largement leur mission première d'éducation des enfants. Les écoles sont le centre de la vie quotidienne des familles. C'est autour d'elles que la vie de quartier, les amitiés et toute la communauté s'organisent. Quand on a des jeunes enfants, on comprend ça. Les miens maintenant sont plus grands, mais moi je me rappelle très bien quand mes enfants étaient au primaire, le rôle central que jouait l'école dans la dynamique du quartier et dans notre organisation de notre vie familiale. Depuis l'adoption de la loi 40, en plus, le gouvernement du Québec a imposé aux villes la responsabilité, la responsabilité d'acquérir et de décontaminer des terrains pour pouvoir accueillir les écoles qui ensuite devaient être construites évidemment et entretenues par le gouvernement du Québec. Juste à Montréal, c'est une facture de 200 millions de dollars. La Ville assume sa portion du contrat. On investit pour assurer aux Montréalaises et aux Montréalais un accès à des milieux de vie complets et de qualité qui incluent la présence d'écoles. Mais la responsabilité de construire les écoles, de donner un accès à un système d'éducation de qualité et de maintenir les écoles en bon état, c'est une compétence qui relève exclusivement du gouvernement du Québec. C'est pourquoi, même si on comprend les restrictions budgétaires actuelles auxquelles fait face le gouvernement, on lui demande d'assumer sa part des responsabilités et de reprendre la construction et la rénovation des écoles dans les meilleurs délais. On a des quartiers complets en construction et des familles qui s'en viennent par milliers pour s'y installer. Les écoles doivent être prêtes pour accueillir les enfants. Partout sur le territoire montréalais, il y a des centaines de familles et des milliers d'enfants qui attendent impatiemment leur école qui a déjà été promise. C'est des écoles, c'est des endroits où on a reconnu qu'il y avait des besoins, où on s'est engagé à construire des écoles. Donc, on veut juste s'assurer que ces écoles-là, déjà promises, soient construites le plus rapidement possible. Je tiens à réitérer notre collaboration avec le gouvernement du Québec et les centres de services scolaires pour trouver des solutions innovantes qui vont remettre en action les projets de rénovation, de construction et d'agrandissement des écoles. Nous, on veut être un partenaire, on veut travailler ensemble à trouver des solutions pour qu'on soit capable de réaliser des écoles à moindre coût. Je tiens à saluer le développement, le dévouement et le professionnalisme des personnels enseignants, administratifs et de soutien dans les écoles montréalaises. Ils font un travail exceptionnel auprès de nos enfants, dans des établissements qui sont parfois vétustes, et on tient à les remercier sincèrement. Je veux m'adresser aux parents aussi et aux enfants des écoles montréalaises. On est là, nous, on est tous ensemble avec vous pour renverser cette situation-là et pour nous assurer qu'on reprenne la construction de nos écoles. Depuis qu'il est en politique, le premier ministre François Legault a toujours fait de l'éducation sa première priorité. Mais là, en ce moment, on a besoin de lui. Donc, j'espère que tous les conseillers, les membres du conseil municipal vont adopter cette déclaration et qu'on va rapidement reprendre la construction, la rénovation de nos écoles qu'on a tant besoin sur le territoire montréalais.
Martine Musau Muele ◌2:12:29
Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌2:12:34
Merci, Madame la Présidente. Alors, je joins ma voix à celle de mon collègue et de l'administration, justement parce que, Madame la Présidente, l'éducation, ça constitue le socle fondamental de toute société. C'est au sein des établissements scolaires que notre jeunesse s'initie aux mathématiques, au français, à l'anglais et à un nombre d'autres disciplines essentielles. Mais au-delà de l'acquisition des connaissances, L'école demeure avant tout un lieu d'apprentissage des valeurs: la tolérance, le respect, l'ouverture sur le monde, la solidarité, l'esprit collectif et l'autonomie. Cette institution forge l'avenir de Montréal en préparant nos futurs médecins, nos futurs électriciens, nos futurs enseignants, architectes, menuisiers et tant d'autres professionnels indispensables. Il nous incombe donc collectivement de veiller à ce que l'école offerte à nos enfants ne soit pas simplement adéquate, mais véritablement optimale pour leur épanouissement. Hélas, Madame la Présidente, les sous-investissements chroniques de ces dernières années compromettent gravement cet objectif. Récemment, le gouvernement a suspendu le développement, la construction et la rénovation d'une dizaine d'établissements scolaires, tant primaires que secondaires. L'école Fass, par exemple, berceau de nombreux talents artistiques montréalais, se voit contrainte au déménagement. Alors que cet établissement représente la seule école publique francophone au centre-ville de Montréal, le gouvernement envisage la cession du bâtiment à des institutions privées. Une perspective profondément préoccupante. Madame la Présidente, les programmes d'arts plastiques, d'arts dramatiques et de musique qui faisaient la singularité et la richesse de cette école seront inévitablement affectées par ces bouleversements. Mon collègue, il l'a dit, les écoles constituent le cœur battant de nos quartiers résidentiels et aucun quartier ne doit, ne devrait être privé d'établissements scolaires. Pourtant, le Centre-Ville, Griffintown, le Triangle attendent depuis des années la construction d'une école. Et cela, Sans ajouter, par exemple, les secteurs comme Anjou, comme le Sud-Ouest, comme Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, comme Verdun, comme Saint-Laurent et Lachine, sont des places qui attendent également depuis trop longtemps tandis que les établissements existants, ils débordent. Et chez nous, à Saint-Laurent, nous avons un quartier qui s'appelle le quartier Champlain où près de 600 jeunes sont quotidiennement transportés hors de leur quartier faute de places disponibles. Alors que la population montréalaise croît continuellement, il est alarmant de constater de constater que le développement de nos écoles soit gelé par les autorités gouvernementales. Il est troublant que la qualité de l'environnement d'apprentissage et le bien-être de nos jeunes soient relégués au second plan, alors même que ces projets étaient déjà en phase de planification. Un nombre croissant d'écoliers montréalais doivent suivre leur scolarité dans des conditions indignes de leurs besoins. Des établissements vétustes, infestés de rongeurs, dépourvus de climatisation adéquate ou comptant jusqu'à 30, voire des fois 40 élèves par classe. Les établissements scolaires québécois, et non seulement ceux de Montréal, souffrent d'un déficit d'entretien considérable. Et en 2025, seules 47% des écoles québécoises sont considérées en bon état, ce qui signifie que 53% se trouvent dans un état médiocre, voire déplorable. Madame la présidente, nous comprenons que tous les défis budgétaires du gouvernement et sa constante recherche de solutions innovantes pour dégager des sommes à investir. Mais investir dans nos écoles, c'est investir directement dans notre futur capital humain, c'est investir dans l'équité sociale et surtout, c'est investir dans la vitalité économique du terrain du demain. Madame la présidente, en concert avec les élus de l'administration, nous demandons au gouvernement du Québec de financer les projets déjà en planification, d'anticiper les besoins futurs et d'être un partenaire pour que chaque enfant montréalais étudie dans un établissement stimulant et dans un environnement stimulant. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:16:45
Madame Gracia Kasoki Katahwa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌2:16:50
Madame la présidente, chers collègues, je me tiens debout devant le conseil aujourd'hui pour sonner l'alarme quant à la situation précaire à laquelle fait face notre arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. C'est un arrondissement qui se voit aujourd'hui menacé dans sa capacité à offrir des écoles à ses enfants, un arrondissement qui a le sentiment d'être abandonné par le gouvernement provincial sur cet enjeu qui est crucial. Alors, je me lève aujourd'hui en portant le poids de la déception, honnêtement, et de la frustration des familles du secteur qu'on appelle le Triangle ainsi que du secteur Mountainside. Dans Côte-des-Neiges spécifiquement. Le poids de cette déception, ben, c'est celui de cette maman arrivée d'un pays en guerre il y a 2 ans avec ses 2 garçons, qui a fait l'effort elle-même de retourner sur les bancs de l'école pour apprendre le français et qui travaille aujourd'hui dans le communautaire dans le quartier. Elle a fait sa part, puis aujourd'hui, ben, elle attend l'ouverture de cette école primaire publique à distance de marche de chez elle pour y envoyer son petit garçon en toute sécurité apprendre le français à son tour. Le poids de cette déception, c'est celui de cette nouvelle famille arrivée dans le Triangle avec la promesse de l'ouverture d'une école primaire juste à temps pour la première année de leur petit garçon. Cette promesse-là, elle est brisée aujourd'hui. Le poids de cette déception-là, c'est celui des mères immigrantes que j'ai rencontrées avec mon collègue Luc Rabouin, qui forment un réseau de soutien pour s'entraider pour le service de bus scolaire le matin et le soir, pour permettre que certaines d'entre elles ne manquent pas trop d'heures de travail. Alors, un matin, c'est l'une d'entre elles qui s'occupe des 8 frères et sœurs, puis le soir, ben, c'est l'autre. Puis elles se disaient que ces sacrifices-là, ben, ils étaient momentanés parce que l'école, ben, elle serait construite incessamment. Le poids de la déception, c'est celui des enfants qui me demandent avec les yeux qui brillent, Madame la mairesse, je suis en 4e année primaire aujourd'hui, est-ce que je vais pouvoir venir à l'école à côté de la maison? Ou, Madame la mairesse, est-ce qu'on aura des cours de gymnastique dans notre nouvelle école? Ou, Madame la mairesse, nous on habite juste là, donc je vais pouvoir marcher maintenant pour venir à l'école? On répond quoi à toutes ces questions-là? Depuis des années, ces familles-là attendent la concrétisation d'une école primaire dans le Triangle. Puis c'est pas un luxe qu'elles demandent, c'est une nécessité criante pour un secteur qui accueille fièrement des nouvelles familles, tant d'enfants dans un secteur qui compte 1000 ménages, mais qui est toujours dépourvu d'école de proximité. Cette école-là, c'est la promesse de trajets plus courts et plus sécuritaires pour les enfants, c'est la fin de longs parcours en autobus, Un transport que notre arrondissement finance d'ailleurs à coût de 11 000$ chaque année pour pallier à ce manque-là, un manque qui se devait d'être momentané. C'est la promesse d'un cœur de quartier, d'un lieu d'apprentissage, de socialisation et d'épanouissement. Dans notre arrondissement, le plus grand port d'accueil pour les nouveaux arrivants au Québec, l'école est bien plus qu'un bâtiment. C'est le premier lieu d'intégration, le moteur de la francisation, puis c'est le lieu où se tissent les amitiés et où se construit notre vivre-ensemble. Alors suspendre le projet d'école dans un quartier comme le Triangle, en plus de suspendre le projet de modernisation de l'école primaire Les Enfants du Monde où sont actuellement redirigés ces enfants-là, sans compter le fait de remettre à demain le projet de modernisation de l'école secondaire Lavoie, qui est la seule école secondaire publique francophone de Côte-des-Neiges, c'est envoyer un signal profondément préoccupant à la communauté. Dans des quartiers comme le nôtre, où la diversité fait sa richesse, couper dans les écoles, c'est freiner la francisation, c'est ralentir l'intégration et c'est accentuer la marginalisation. Le report continu de projets tels que celui du Triangle aggrave les inégalités éducatives Et ça laisse des communautés vulnérabilisées, souvent issues de l'immigration, il faut se le dire, avec des installations qui sont dépassées et des opportunités qui sont réduites. Alors, nos déclarations aujourd'hui le rappellent avec justesse: la responsabilité de construire, de rénover et de maintenir nos écoles en bon état relève du ministère de l'Éducation. Et on comprend, on comprend les défis budgétaires. Mais il y a des responsabilités qui sont fondamentales, qui ne peuvent pas être reléguées au second plan. L'éducation des enfants, l'avenir de notre société, ne peut pas être la variable d'ajustement du budget de l'État. Parce qu'à force de gérer l'État comme une entreprise privée, on oublie que l'éducation n'est pas un produit, que les élèves ne sont pas des chiffres et que le bien commun ne se mesure pas qu'en rendement financier. D'ailleurs, l'esprit du rapport Parent, qui a tant marqué la Révolution tranquille, nous le rappelait: l'objectif fondamental de notre système d'éducation doit être de permettre à chacun de se développer au maximum de ses capacités. Cette promesse-là de développement et d'égalité des chances, c'est ce que l'école doit offrir. Alors aujourd'hui, à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, on nous prive de ce levier essentiel de progrès. Et c'est pas seulement un enjeu local, c'est un enjeu de société qui se manifeste cruellement chez nous. Les quartiers de demain, comme ceux de Côte-des-Neiges-Indigie puis dans le Triangle, ben, ils se bâtissent dans les salles de classe aujourd'hui. Mais encore faut-il qu'on en ait, des classes. La Ville de Montréal est un partenaire qui est proactif. On investit, on planifie, puis on est prêt à collaborer. Mais cette collaboration-là, elle peut se faire que si le gouvernement assume pleinement son rôle. La Ville en a beaucoup fait, notre arrondissement aussi. Certains diront même qu'on en fait trop. Mais ce que je nous souhaite aujourd'hui, Madame la Présidente, c'est que le gouvernement fasse sa part et fasse sa juste part. J'appelle donc le gouvernement à réévaluer ses priorités parce que c'est bien beau d'attendre la crise pour commencer à travailler, mais le Québec mérite mieux. Montréal mérite mieux. En conclusion, je m'adresse à vous aujourd'hui comme porte-parole, mairesse des familles de Côte-des-Neiges en attente d'une école, mais aussi comme porte-voix des actrices et des acteurs communautaires de notre arrondissement qui assurent un travail qui dépasse leurs responsabilités. C'est tout un filet social qu'on déploie localement pour prendre soin des enfants que l'on semble laisser pour compte. Puis je veux prendre le temps de remercier le travail de ma collègue Michèle Sételakwe, députée locale qui pousse le dossier aussi à l'Assemblée nationale actuellement. Je tiens à saluer le dévouement exceptionnel de tout le personnel des écoles de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Ils méritent notre soutien et nos enfants méritent des milieux d'apprentissage à la hauteur de leurs rêves. Alors, au nom des familles de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et en pleine solidarité avec tous les Montréalais touchés, j'appuie avec force les résolutions de cette déclaration. Madame la présidente, ces enfants-là, ces familles-là de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, je ne les lâcherai pas, on ne lâchera pas. Merci. Monsieur Craig Sauvé.
Martine Musau Muele ◌2:24:13
Merci, madame la présidente.
Voix 2A2:24:14
Je veux exprimer ma compassion également pour cette motion, entièrement d'accord, puis c'était bien dit par ceux qui ont parlé avant moi que l'école, c'est la base. C'est la base. Je ne peux pas que penser au fond sur lequel on se fait traiter par le gouvernement du Québec, notamment la CAQ, ces temps-ci. Je reçois que— je me rends compte que c'est presque une indifférence incroyable pour Montréal et ça me fait poser des questions. On peut juste penser en préambule rapidement, la réponse pour la crise du logement et l'itinérance, la CAQ n'est pas là. Voler 800 millions de dollars pour notre tramway de l'Ouest, je trouve ça absolument inconcevable et inacceptable. Nombreux délais pour la prolongation de la ligne bleue, mais c'est le gouvernement du Québec ça. Financement pour le STM manquant, gouvernement du Québec. Les délais pour les rénovations urgentes à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, gouvernement du Québec. Projet d'agrandissement pour Dawson abandonné, merci beaucoup la CAQ. Les universités McGill et Concordia mises à mal, La CAQ. Ça commence à être long cette litanie-là et je commence à être tanné. Et là, on est dans les écoles, on est dans la base, puis on se fait ignorer maintenant depuis un bon 8 ans, un bon 7 ans de la CAQ. À Griffintown, c'était un des premiers dossiers qui était venu après que j'étais élu en 2013. Il y avait déjà du travail qu'on tentait de faire. On voulait convaincre le CSSDM, alors le CSDM, d'installer un gouvernement à Griffintown, excusez-moi, une école à Griffintown, et il ne voulait pas. Il dit, bon, on va attendre à ce qu'il y ait assez d'enfants avec carte soleil pour qu'on puisse commencer à travailler pour une école à Griffintown. Mais nous, on était en plein développement à Griffintown, puis on a dit, voyons donc, on va avoir 22 000-25 000 personnes là, est-ce qu'on peut commencer maintenant? Ça, c'est 2013. Finalement, on avance, on avance, on pousse, on pousse, on annonce que finalement il va y avoir une une planification pour l'école Griffintown. Donc on a vu, on a vu la demande pour une consultation avec l'OCPM, on l'a faite. On a voulu un terrain, la Ville a fourni un terrain. On avait un beau projet en fait, on a un projet novateur avec des aînés pour du logement social avec l'école en dessous, quelque chose de vraiment intéressant avec un peu de densité parce que c'est Griffintown après tout. On a proposé même d'avoir des classes sur le toit. Des choses que j'ai vues en Allemagne, en Finlande, au Mexique, mais pas de volonté pour l'innovation. Monsieur Rabouin, vous avez dit bien, il faut de l'innovation dans nos écoles à Montréal, parce que c'est Montréal, ce n'est pas Terrebonne. Donc, c'est bien viré. Là, il veut un terrain décontaminé, ce qu'on avait déjà. Qu'est-ce qu'il propose? S'emparer d'un de nos seuls et rares parcs à Griffintown, le seul parc à famille à Griffintown, le bassin à graviers. C'est ça la proposition. Donc, au lieu d'innover, il veut enlever un parc. On va faire un projet de parc-école, mais il va être fermé pendant le jour. Donc, il faut qu'on travaille davantage pour trouver un autre espace pour les jeunes à Griffintown. Pas comme il y a des terrains, vastes terrains ouverts facilement trouvables, on va couper dans un autre parc probablement. Mais là, on niaise encore avec le dossier de Griffintown. On va avoir à peine, je pense, 14 000-15 000 personnes à Griffintown, puis on n'a encore pas d'école. Puis l'école à côté, à l'école La Bourgogne, c'est en train d'exploser. Il y a tellement de demandes pour cette école-là, c'est plus possible de fonctionner. Donc, il est temps maintenant que le ministre descende, qu'il décroche son téléphone et qu'il fasse sa job, puis s'assure que tous les éléments réglementaires qui sont pas fournis, les budgets, sont réglés rapidement pour avoir une école à Griffintown. On peut plus attendre. Il n'y a aucune autre ville de 15 000 personnes au Québec qui n'aura pas d'école primaire. Il n'y en aura aucune autre. Donc, on demande à ce qu'ils fassent ce job-là. Donc, merci pour cette motion d'en parler. C'est certain qu'on va utiliser notre voix pour en parler beaucoup. Il faut en parler également de FACE et l'école qu'on attend à Peter-McGill également, parce que FACE, c'est la seule école publique du centre-ville de Montréal. Ça a été nommé déjà aujourd'hui, mais Il faut le redire, ça n'a pas de bon sens de vouloir déménager et, comment je peux dire ça, disséquer cette école en deux. C'est une école avec un très haut taux de réussite, c'est une école bilingue où les élèves ont un climat unique pour pratiquer la musique, pratiquer la culture. On le voit, la communauté est mobilisée parce qu'ils aiment tellement leur école. C'est quelque chose de très spécial. On a vu des élèves, 1000 élèves qui chantaient Les Cowboys fringants juste dernièrement. Ils chantaient bien, ces élèves, également. Donc, on a une perle rare avec l'école FACE, un bâtiment patrimonial. Ce qu'on comprend maintenant, c'est que pour les projets du gouvernement, on est capable de dépenser et dépenser, mais quand ça vient à une école culturelle bilingue au centre-ville de Montréal, On n'a pas l'argent. Faut le diviser en deux, faut enlever ça. On va avoir deux écoles séparées avec peut-être pas des salles de répétition pour la musique, avec une offre complètement différente, mais c'est pas acceptable. Si on veut protéger et encourager la culture québécoise, il faut qu'on protège des écoles comme FACE. Pour moi, c'est extrêmement clair. So if the minister wants to save FACE, he should save FACE. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌2:29:54
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌2:29:58
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, comme monsieur Sauvé a parlé avant moi, lorsque je dirai que je serai bref, je pourrai vraiment l'être. Alors, monsieur Sauvé a déjà mis plusieurs choses sur la table. Vous savez, lorsqu'on a adopté le PPU de Griffintown en 2013, à l'unanimité de cette chambre, on prévoyait un nouveau quartier, on prévoyait une panoplie de services, on parlait de plusieurs équipements. Et la CSDM Dutemps avait un terrain, un terrain qui était petit, mais qui aurait pu faire en sorte d'accueillir une école avec des transactions immobilières. Ça n'a pas été le cas, ce n'est pas le choix qui a été choisi par la CSDM Dutemps. Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en 2017, on a mis en branle donc une possibilité avec la CSDM, qui est devenue par la suite le CSSDM, la possibilité sur les terrains du Havre de Montréal, des bassins du Havre, un projet de logement social et une école. Et c'est quelque chose qui était intéressant, puis on a fait d'ailleurs toutes les modifications ici en conseil pour modifier le plan d'urbanisme. Puis la réponse par la suite, ça a été quoi? Ça a été, on voudra pas innover finalement on va profiter de la nouvelle loi, puis on va vouloir demander à la Ville de Montréal de se faire céder gratuitement et décontaminer avec toutes les possibilités de construire tout de suite. On était absolument déçus, mais rapidement on s'est mis à l'ouvrage, rapidement on a travaillé avec le CSSDM. Je remercie mon collègue Robert Beaudry et l'ensemble des différentes unités. Mais je vous dirais que depuis, depuis qu'on a commencé à travailler sur ce dossier-là qui est fort compliqué, Il y a déjà des jeunes, des familles, et n'en déplaise à plusieurs qui disaient que dans Griffintown il n'y aurait pas de familles, mais comme on a prévu des logements sociaux, comme on a prévu du logement abordable, comme on a prévu des parcs, comme on a prévu vraiment de travailler toute la question du domaine public, bien on a des familles. Puis en ce moment, il y en a plus de 1000 familles qui sont là et qui disent, bien c'est le fun, la ville avance avec son plan, mais où c'est qu'elle est l'école? Où est l'école? Ben en fait, il y a des jeunes qui ont terminé leur scolarité du primaire, puis on n'a même pas l'ombre du début de la construction de la première brique de l'école. Alors, en ce moment, on est près d'une entente, enfin, on a travaillé à faire en sorte qu'on ait les scénarios de déménagement. On a juste à regarder c'est quoi la caractérisation des sols, puis on veut être capable d'aller de l'avant à la fois avec l'école et avec le parc-école, comme le disait monsieur Sauvé. Mais ça n'a pas de bon sens. Il faut que le gouvernement dise au CSSDM, vous poursuivez. On doit être capable de trouver les fonds et aller de l'avant. C'est ça que les familles nous demandent. Puis, comme le disait monsieur Sauvé juste avant, bien, en ce moment, il y a 15 000 personnes à Griffintown. Aucun sens. Il n'y a aucune municipalité qui n'aurait pas d'école à 15 000 habitants. Bien, c'est 26 000, 27 000, 28 000 personnes d'ici les 10 prochaines années qui vont habiter Griffintown. Il faut une école et c'est le message aujourd'hui. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:33:07
En l'absence d'autres interventions, notons donc— auparavant, il y a une dernière intervention en ligne, monsieur Serge Sasseville. Juste un instant, monsieur Sasseville, est-ce que vous pouvez vérifier si votre micro est allumé de votre côté? Patientez juste un instant. Essayez à nouveau.
Serge Sasseville ◌2:33:44
Est-ce que vous m'entendez?
Martine Musau Muele ◌2:33:45
On vous entend.
Serge Sasseville ◌2:33:47
OK, bon alors, je tiens à remercier mon collègue Luc Rabouin d'avoir présenté cette déclaration que j'appuie Totalement, et je suis très heureux de constater qu'il y ait un attendu qui réfère spécifiquement au cas des écoles publiques dans le district Peter-McGill que je représente. Je ne répéterai pas ce que j'ai dit pendant de longues minutes lors de la dernière séance du conseil municipal, mais je tiens à rappeler qu'on a un engagement ferme du gouvernement du Québec avant l'entrée en vigueur de la loi 40 pour construire 2 écoles, l'Académie Bourget sur la rue de la Montagne, dont le chantier a été commencé puis arrêté et barricadé, et sur le site du Grand Séminaire, et que j'ai été avisé le 29 janvier 2025 par lettre du Centre de services scolaires de Montréal qu'à la demande du ministère de l'Éducation du Québec, ces 2 projets-là, qui sont des engagements fermes du gouvernement du Québec à assumer entièrement les coûts du terrain et de la construction de l'immeuble, ont été mis sur pause, ce qui est tout à fait inacceptable. Le district Peter-McGill connaît une grande croissance de sa population. On veut ramener des familles au centre-ville de Montréal, mais pour pouvoir amener des familles au centre-ville de Montréal, ça prend des écoles. Et dans la partie ouest du centre-ville de Montréal, en ce moment, il n'y a absolument aucune école publique, ce qui est tout à fait inacceptable. Alors, c'est pourquoi j'espère qu'on va adopter cette déclaration-là à l'unanimité et je demanderais s'il vous plaît que mon nom soit ajouté comme appuyeur. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:35:37
En l'absence d'autres interventions, notons donc cette déclaration à laquelle monsieur Serge Sasseville ajoute son nom à titre d'appuyeur, déclaration pour réitérer l'importance des projets de construction de rénovation et d'agrandissement des écoles montréalaises comme étant adopté. Ce qui nous permet de poursuivre avec la déclaration 15.3. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:35:55
Madame la présidente, effectivement, 15.3, il s'agit de la déclaration pour souligner la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, et je cède la parole à la mairesse de Montréal, Valérie Plante.
Martine Musau Muele ◌2:36:06
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌2:36:08
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Laissez-moi débuter en saluant tout le beau monde qui sont avec nous aujourd'hui dans les gradins, plusieurs organismes issus de la communauté LGBTQ2IA+ qui font un travail vraiment important au quotidien, tant dans le soutien aux personnes issues de la grande famille LGBTQ, mais aussi dans la défense de droits, de faire avancer également, de continuer à faire de l'éducation et de nous assurer qu'on ne recule pas, mais bien qu'on avance. Alors, permettez-moi de nommer les organisations qui sont là aujourd'hui. Aujourd'hui la Fondation Émergence, Fierté Montréal, Égide, le Réseau des lesbiennes du Québec, la Société de développement commercial du Village, le Conseil québécois LGBT, Aide aux trans du Québec, le Centre communautaire LGBTQ+ de Montréal, l'organisme LM Montréal, l'organisme Gris de Montréal et de l'UQAM. J'espère que je n'ai oublié personne. Merci d'être là. Alors oui, une déclaration pour souligner la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie. Cette journée, c'est le 17 mai et c'est maintenant plus de 60 pays qui utilisent le 17 mai pour parler, pour souligner cette journée internationale. Je tiens à remercier bien sûr la Fondation Montréalaise Émergence qui a créé créé justement en 2003 la Journée nationale contre l'homophobie et on a vu que ça avait donné, ça a contribué à un mouvement planétaire. Et si on se demande pourquoi le 17 mai, eh bien, c'est la date qui a été retenue en l'honneur ou du moins pour rappeler un fait, une grande victoire, c'est celle du 17 mai 1990. C'est le jour où l'Organisation mondiale de la santé a pris la décision de retirer l'homosexualité de la classification des troubles mentaux. Alors ça, c'est en 1990. Alors comme quoi on partait de loin et comme quoi aussi il faut continuer à travailler extrêmement fort pour s'assurer qu'il n'y a pas de recul. Bon, nécessairement, si je parle de recul, je pense qu'on est tous dans cette chambre bien au fait de ce qui se passe, oui, au sud de la frontière, mais aussi à travers le monde, le mouvement de droite souvent qui se amène justement des reculs au niveau des droits civils des communautés, j'ai envie de dire, plus marginalisées. Et quand on parle de la grande famille LGBTQ2IA+, c'est le cas de le dire. On voyait aussi la semaine dernière un reportage très troublant sur des mots qui sont utilisés dans les écoles secondaires pour insulter les autres, dont le retour du mot gay comme étant une façon de d'insulter l'autre. C'est extrêmement préoccupant et je pense que ça démontre à quel point on est tous très interconnectés. Et quand il y a des mouvements, quand il y a des personnes en position de pouvoir qui sont, qui représentent les citoyens, donc des politiciens, des présidents, des gouvernements qui tiennent des propos aussi malheureux que ceux, comme je disais, au sud de la frontière, mais aussi ailleurs, ben ça a un impact majeur. Et je pense que ça nous rappelle tous et toutes la responsabilité que l'on a de veiller au grain pour que nos instances, dans ce cas-ci notre ville, demeure une ville ouverte et inclusive. D'ailleurs, le 17 mai, c'est aussi la fête de Montréal. Alors moi, ça me fait extrêmement plaisir que ces deux événements, la création de notre magnifique métropole et que cette célébration-là, la Journée internationale, soient en même temps. Je pense que ça démontre bien à quel point le caractère, justement, inclusif fait partie de notre ADN, est extrêmement important pour tous les Montréalais et les Montréalaises. Bien évidemment, une fois que ça, c'est dit, il faut des actions, il faut des gestes concrets. Pour notre administration, on a toujours tenté de travailler dans l'éducation, que ce soit à faire une trousse, on a travaillé ensemble pour faire une trousse qui est dédiée entre autres aux employés, mais également au SPVM. Les journées comme celle-ci où il y a des événements, c'est important aussi pour faire de l'éducation, de l'éducation populaire. Et je pense qu'un autre élément qui est important pour moi, qui peut tomber dans la question du symbole, mais pour moi c'est beaucoup plus important que ça, c'est notre village. Je sais que la Société de développement commercial du village est là et je le dis parce que, un, notre village, il est un des plus importants en Amérique du Nord. C'est le seul qui est francophone aussi, ça c'est super, on est dans une métropole francophone. Mais c'est un lieu où plusieurs— oui, c'est un lieu où on se divertit et ça, ça fait partie, on aime ça à Montréal se divertir, mais c'est aussi un lieu qui a vu, un lieu de rassemblement, un lieu qui à travers le temps a été un endroit où les gens se sentaient en sécurité quand pendant une longue période les personnes issues de la communauté ne pouvaient pas nécessairement habiter où ils voulaient, ou sinon il fallait qu'ils se cachent. Et donc le seul lieu qui était le leur, c'était le Village. Maintenant, heureusement, ça a changé. Le Village demeure extrêmement important dans l'identité de Montréal, mais heureusement il y a plein de Montréalais et Montréalaises qui peuvent habiter ailleurs sans crainte de représailles. Quoique, comme on le disait, veillez à ce qu'il n'y ait pas de discrimination, faut jamais lâcher, puis vous êtes entre autres là pour le faire. Alors je veux seulement terminer en disant que pour notre administration, le village, on y croit, ça fait partie de l'identité montréalaise et on est heureux de pouvoir, comment dire, contribuer avec les organismes qui sont, dont le centre communautaire LGBTQ qui s'en vient, puis on est très très très contents, mais de s'assurer qu'on garde l'âme du village, qu'on puisse se réapproprier ce grand espace-là. Oui, il y a besoin d'une cure de jouvence, mais j'ai envie de vous dire, et parce qu'on fait ce travail-là ensemble, on va garder son âme, on va y rajouter, comment dire, de la nouveauté, mais dans tous les cas, ce village-là va toujours rester le vôtre, mais le nôtre, à toutes les Montréalaises et à tous les Montréalais. Puis merci encore une fois pour tout votre travail, puis lâchez pas, les temps sont durs, mais on est avec vous autres. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:42:47
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:42:50
Madame la présidente, je suis très heureux et très reconnaissant de me lever aujourd'hui pour souligner la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie. On est extrêmement chanceux et chanceuses à Montréal de pouvoir vivre notre diversité sexuelle, et de genre de manière assumée, fière et sécuritaire. D'emblée, je tiens à saluer la Fondation Émergence, grâce à qui la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie a été lancée il y a déjà plus de 20 ans. La Fondation effectue aussi un travail incroyable d'inclusion et de défense des droits des personnes LGBTQ+, et c'est vraiment remarquable. Le 17 mai représente beaucoup pour un élu comme moi, qui appartient aux communautés LGBTQ+, Je suis incroyablement choyé d'être une voix pour représenter non seulement les citoyens et la population de mon district, mais aussi les personnes de nos communautés, et d'avoir le droit, l'espace et l'écoute pour m'assumer, m'exprimer et également m'engager. Depuis que j'occupe mes fonctions, je n'ai jamais senti qu'on ridiculise ou qu'on attaque mon identité sexuelle, et j'en suis extrêmement reconnaissant, et c'est notamment grâce au travail incroyable des acteurs et actrices de changement qui m'ont précédé du militantisme acharné et surtout des organismes qui œuvrent jour après jour pour que toutes les chances soient offertes aux personnes LGBTQ+ d'ici et d'ailleurs. Quotidiennement, Montréal est la preuve que l'ouverture et l'inclusion sont gages de réussite et d'épanouissement. Tout récemment, j'étais présent au lancement officiel par la Chambre de commerce LGBT du Québec du programme Fierté des entrepreneurs, accompagné de notre chef, et on a été incroyablement émus et impressionnés d'entendre toutes ces histoires de succès, mais surtout de voir autant d'entraide, de soutien et de résilience. Je vous invite d'ailleurs à consulter les capsules que la Chambre a produites. Elles sont franchement incroyables et nous font découvrir des talents entrepreneuriaux qui sont étonnants, qui rendent nos communautés extrêmement fières et vibrantes. Je pense qu'il est important de reconnaître cette chance qu'on a à Montréal, mais on doit aussi reconnaître que cette bienveillance n'est pas généralisée dans le monde et surtout qu'elle s'effrite. Ce qui se passe un peu partout dans le monde est extrêmement inquiétant, et si je souhaitais prendre la parole aujourd'hui ailleurs dans le monde, être un élu ou tout simplement venir défendre ma liberté et mes droits, ce serait parfois difficile et même souvent impossible. À certains endroits, j'y perdrais sûrement ma liberté et à d'autres, même ma vie. Aux États-Unis, l'histoire recule. Le président Trump a mis en branle une attaque frontale visant les communautés LGBTQIA+. Plus d'une violence immonde, en particulier envers les personnes trans. Cette fronde est effrayante, mais elle n'est pas nouvelle. Ça fait maintenant des années qu'elle s'opère. Des États américains avaient déjà adopté des lois homophobes et transphobes, et la Cour suprême a lentement mais sûrement limité les protections des personnes issues des communautés de la diversité sexuelle et de genre. Et ailleurs dans le monde, la situation n'est guère plus joyeuse. En Russie, d'après l'ONG Russian LGBT Network, les répercussions contre les communautés LGBTQ+ ont repris en Tchétchénie. En tout, plus de 300 personnes seraient présentement détenues et torturées. Il s'agit d'une purge systématique complètement révoltante et surtout invisibilisée par la communauté internationale. En Hongrie, le Parlement a adopté une loi qui interdit les marches des fiertés et les autres événements des communautés LGBTQ+. Les organisatrices et organisateurs de ces événements sont passibles d'une peine de prison. En Indonésie, des actes complètement barbares et brutaux sont perpétués envers les communautés, et encore aujourd'hui, les lois permettent la flagellation publique des hommes gays. En Tunisie, les autorités ont intensifié leur répression à l'égard des personnes LGBTQ+ en procédant à des vagues d'arrestations. Madame la Présidente, je pourrais continuer longtemps. Très longtemps et même trop longtemps. Parce que malheureusement, les exemples ne manquent pas à travers le monde. Il y a quelques cas de réussite, comme notamment en Thaïlande, qui a permis cette année le mariage des personnes de même sexe, mais ces cas de réussite sont trop rares. Et malheureusement, même si la situation est très différente au Canada, au Québec et à Montréal, ce qui se passe, ce qui se passe pourrait un jour se passer ici également. On pensait que les droits des communautés LGBTQ+ étaient bien implantés aux États-Unis, on réalise aujourd'hui que les droits et libertés des communautés sont fragiles. On doit en prendre conscience et agir à chaque jour, chacun d'entre nous, afin d'éviter ces attaques à nos libertés et à nos droits. En mars dernier, un sondage montrait qu'environ 68% des personnes LGBTQ+ au Canada ont vécu une situation de discrimination ou d'insécurité au cours de la dernière année et que 70% d'entre elles redoutent un recul de leurs droits. C'est un constat qui est effrayant de la dégradation de l'inclusion qu'on peut constater. Cette situation touche également nos jeunes. On le sait, un récent sondage réalisé par Gris-Morial montrait en janvier dernier qu'une montée de l'intolérance et de l'inconfort face à la diversité sexuelle et de genre dans nos écoles était observable. Malheureusement, cette augmentation du sentiment de malaise est observée chez nos jeunes, et ce, peu importe leur âge, leur genre ou leur région. Heureusement, madame la présidente, il y a des organismes fabuleux qui effectuent un travail spectaculaire d'éducation et de sensibilisation chez nos jeunes, mais également chez les adultes. Et je tiens à saluer tous les partenaires qui sont ici présents dans la salle. Vous êtes très nombreux, plusieurs ont déjà été mentionnés de la part de la mairesse, et je tiens à tous vous saluer et à remercier votre travail qui est vraiment formidable. Madame la présidente, la déclaration qu'on adopte aujourd'hui est importante, mais elle se doit d'être accompagnée d'actions concrètes de financement, de mobilisation des élus et surtout d'engagement clair. Je suis extrêmement reconnaissant envers nos organismes et nos partenaires et je tiens à souligner notamment la présence du Conseil québécois LGBT qui défend avec insistance les droits de nos communautés de la diversité sexuelle et de genre à Montréal et au Québec et qui représente plus d'une centaine d'organismes dont la majorité sont ici à Montréal. Je tiens également à souligner Interligne, un organisme phénoménal qui offre un service au niveau d'aide et de renseignements disponibles 24 heures par jour en soutien aux personnes LGBTQ+, et la ligne spécialisée d'Interligne est la seule au Québec et au Canada, et c'est un service de première ligne qui est essentiel et crucial. On le sait, dans les dernières années, la ligne a fait face à des enjeux au niveau du financement, et malheureusement, la situation risque de se répéter prochainement. Madame la présidente, je le répète, je suis très heureux que la Ville de Montréal soit aussi proactive pour soutenir nos communautés LGBTQ+, mais on peut faire plus et on peut faire mieux, et ça passe notamment par le soutien à nos organismes qui œuvrent jour après jour, nuit après nuit pour l'inclusion. Je le disais, ça passe par le financement, mais ça passe aussi par nos services, nos approches et nos politiques. En 2022, la consultation des communautés LGBTQ+ à Montréal montrait que 82% des Montréalais et Montréalaises issus de ces communautés ne se sentent toujours pas en sécurité à Montréal, et que 75% de ces personnes ont été victimes d'un ou de plusieurs comportements inadéquats en raison de leur identité ou expression de genre ou de leur orientation sexuelle. Une grande partie d'entre elles craignait aussi de subir un traitement défavorable ou différencié ou ne croyait pas que les services de la Ville répondaient à leurs besoins. Donc, dès maintenant, on doit s'attaquer à ce problème et nous assurer que nos services sont adaptés aux besoins et aux réalités distinctes de nos communautés. Madame la présidente, je suis rassuré de savoir que l'entièreté des élus de cette Chambre s'entendent sur le besoin de collectivement nous engager à lutter contre toutes les formes de discrimination et de violence homophobe, transphobe, lesbophobe et biphobe. Je m'excuse, on y arrive, c'est la fin. Madame la présidente, notre belle métropole fait rayonner nos communautés et j'en suis très fier. Et encore une fois, je tiens à saluer le travail de tous les acteurs qui font de cette ville une ville aussi vibrante. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:50:53
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌2:50:55
Oui, merci beaucoup, Madame la Présidente. Comme responsable au comité exécutif de la diversité et l'inclusion sociale, c'était important aussi pour moi de prendre la parole pour souligner cette déclaration importante. Je tiens à saluer bien évidemment la prise de parole, l'allocution de notre mairesse, de mon collègue Édouard Ratel. Et comme ils l'ont fait déjà, soyez les bienvenus. Je tiens à vous saluer à vous tous et toutes au balcon. Merci de vous être déplacés pour cette déclaration. Sûrement, on va pouvoir se voir quelques minutes plus tard à l'extérieur de cette salle. Pourquoi prendre la parole? Ça a été dit, mais c'est important de le répéter, le redire. C'est important. Le 17 mai marque une journée importante qui nous aide à avoir un regard vers l'égalité, mais aussi un engagement de poursuivre cette lutte. On a fait référence que dans le passé, il y a plusieurs batailles qui ont été gagnées, mais mes deux collègues, on vient parler de contexte actuel et de cette montée d'intolérance, de ces situations qui sont vécues un peu partout ailleurs, mais tout particulièrement au sud de la frontière. Donc, on doit rester unis, vigilants et très, très solidaires. Je pense que ce message est unanime dans la salle du conseil aujourd'hui et c'est important de le réitérer. Je suis contente d'entendre aussi aussi parler de souligner, parler beaucoup du village, de ce cœur, de ce quartier qui nous est très très cher. Et je tiens à saluer le travail que vous faites, les partenariats qu'on a avec vous, le travail qui est fait par l'arrondissement de Ville-Marie. Tout particulièrement aussi, je salue le travail du conseiller Robert Beaudry qui travaille très très fort avec la ville centre. On a des défis, mais on va les remonter que si on continue à travailler de cette façon ensemble. À la Ville de Montréal, on va continuer, on va continuer sans relâche pour l'inclusion dans toutes les prises de décision et pour accroître la participation des personnes qui s'identifient avec la communauté LGBTQIA2S+. À cet égard, je travaille en étroite collaboration avec ma collègue responsable des 3 conseils qu'on consultatifs de la Ville de Montréal, les conseils des Montréalaises, les conseils interculturels et les conseils jeunesse, pour qu'on s'assure vraiment d'une approche intersectionnelle. Ce sont des conseils précieux qui nous aident, qui nous font des recommandations pour une bonne prise de décision, et ce travail se fait en concertation avec les services de la Ville Centre. Donc on travaille toujours pour mieux s'arrimer et continuer à bien pointer et à bien cibler les actions sur des besoins qui sont soulevés par les communautés sur des enjeux actuels. Je vais pas m'attarder beaucoup plus parce qu'il y a plein de choses qui ont été dites, comme je disais tout à l'heure, par notre mairesse, par mon collègue Julien Hénault-Ratelle, mais j'ai tenu toutefois à apporter à votre attention sur un événement important qu'on va accueillir cet été à la Ville de Montréal, parce que du 1er au 3 août prochain, à Montréal, va se tenir une conférence internationale LGBTQIA2S+ par AIGIDE. AIGIDE est une alliance francophone internationale ayant pour mission de favoriser l'égalité et l'inclusion des personnes vulnérabilisées et discriminées sur la base de leur orientation sexuelle, de leur identité ou de leur expression de genre, ou de leurs caractéristiques sexuelles. Dans le cadre de cette troisième conférence, je suis très contente, je suis heureuse d'annoncer que la Ville de Montréal tiendra une préconférence d'ouverture le 31 juillet 2025 en après-midi. Cet événement sera l'occasion de poursuivre les réflexions initiées lors de la préconférence Des villes organisée par la Ville de Genève en 2021 sur les rôles et responsabilités que jouent les municipalités dans la lutte contre les discriminations et le respect des droits des personnes LGBTQIA+. Donc, voyez-vous, c'est un autre engagement. Je suis fière d'accueillir cet événement à la Ville de Montréal et on travaille à chaque jour pour les gens qui qui habitent notre ville, parce que vous êtes ici, vous êtes chez vous, vous vous êtes vus, vous vous êtes entendus, et sachez qu'on veut continuer à travailler avec vous tous et toutes. Mais c'est aussi important, et c'est une belle reconnaissance, que cet événement se tienne à Montréal, parce que ça démontre encore une fois le leadership de Montréal comme une ville inclusive, une ville où il faut bien vivre pour tous et toutes. Au niveau mondial. Donc je suis très, très fière, je tenais à soulever cet événement important. Je suis certaine qu'on va être plus fiers à se retrouver cet été. Donc merci beaucoup, merci encore d'être venus aujourd'hui.
Martine Musau Muele ◌2:56:16
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la déclaration pour souligner la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie telle qu'énoncée à la réunion rubrique 15.03. Nous poursuivons. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:56:29
Madame la présidente, en 15.04, il s'agit de la déclaration reconnaissant la Journée mondiale de l'Afrique.
François Limoges ◌2:56:36
Je cède la parole à ma collègue Gracia Kasoki Katahwa.
Martine Musau Muele ◌2:56:43
Madame Gracia Kasoki Katahwa.
Voix 2D22:57:03
On va attendre quelques secondes le temps que les invités entrent. Pardon, madame la présidente, je vous entends pas. Journées, 5 minutes.
Martine Musau Muele ◌2:59:05
Très bien, donc on va suspendre, mais en fait On va, puisqu'on a fait plusieurs déclarations, non juste un instant, juste un instant, je vais aller clarifier de l'information avec l'équipe. On va prendre un petit 3 minutes, on reprend à 16 h, on va suspendre, merci. Merci. Très bien, merci. Alors, j'invite le leader de la majorité à appeler la rubrique 15.04, s'il vous plaît.
François Limoges ◌3:04:30
Madame la présidente, le point est déjà appelé, alors je cède la parole à mon éminente collègue, la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.
Martine Musau Muele ◌3:04:37
Madame Gracia Kasoki Katahwa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌3:04:40
Merci beaucoup, Madame la Présidente, chers collègues. Alors, ça me fait plaisir de me lever en chambre aujourd'hui avec une émotion particulière, puis avec grande fierté, parce que je prends la parole pour adopter pour la toute première fois une déclaration qui reconnaît le 27 mai comme la Journée mondiale de l'Afrique. Puis avant de débuter, je veux prendre le temps de souligner en fait la présence d'importantes personnes de la communauté des communautés africaines à Montréal qui sont présentes parmi nous. Alors, je vais débuter par l'honorable sénatrice Amina Gerba. Merci. On a également monsieur Guy Passy, directeur général de la Fédération africaine et associations du Canada, madame Armelle Bamba, vice-présidente de la fédération, on a madame Cécile Ngol-Hall, doyenne de la Fédération africaine Monsieur Brahim Lemgalet, doyen de la Fédération africaine. Monsieur Walid Zekari, président de l'Association des Algériens. Monsieur Barouk Bouchaïd, président des Familles marocaines du Canada. Monsieur Guy Chigot-Mouchagaloussa, directeur général de l'Afromusée. Monsieur Boukhardouf, journaliste et humoriste. Madame Idriss Débarceau. Monsieur Cyril Ekouala et Monsieur Jean-Baptiste Niebenda. Qui sont journalistes, ainsi que Madame Karine Esomba, directrice générale de l'association Lève-toi et Brille. Merci beaucoup à toutes et à tous d'être parmi nous cet après-midi. Je sais qu'il y a d'autres personnes aussi parmi nous, je sais qu'il y a plusieurs personnes qui nous regardent en ligne. D'emblée, je veux remercier donc la Fédération africaine d'associations du Canada d'avoir proposé en fait l'adoption de cette déclaration. Depuis plusieurs années, plusieurs d'entre nous assistons à des célébrations et des événements pour souligner la Journée mondiale de l'Afrique. Je pense que ça s'imposait qu'on puisse l'adopter aujourd'hui en conseil municipal. Alors, cette déclaration, c'est une affirmation puissante de nos valeurs et de notre identité montréalaise. C'est un hommage vibrant à un continent aux mille visages, littéralement, à son histoire, à ses peuples et à l'empreinte indélébile de ses diasporas ici même, au cœur de notre métropole. Le 25 mai, une date qui nous ramène en 1963. Ce jour-là, à Addis-Abeba, en Éthiopie, naissait l'Organisation de l'Unité africaine, précurseur de l'Union africaine. C'était la Journée africaine de la liberté, un cri de ralliement symbolisant la détermination inébranlable des peuples africains à se libérer des chaînes de la domination, de l'exploitation à reprendre en main leur destin. Cet esprit de dignité, de résilience et d'autodétermination continue d'inspirer le monde et il trouve un écho tout particulier ici à Montréal, car notre ville, elle est devenue l'un des foyers les plus dynamiques de la diaspora africaine au Canada. En effet, sur les 1,3 million de personnes au Canada qui déclarent être d'origine africaine, une majorité a choisi de faire de Montréal son port d'attache. Ces Montréalaises et ces Montréalais d'origine africaine ne sont pas qu'une composante de notre tissu social, ils sont des architectes de notre présent et de notre avenir. Leur contribution façonne notre économie, stimule notre recherche scientifique, enrichit notre vie sociale et académique et fait vibrer notre scène culturelle. Et cette contribution, nous la voyons, nous l'entendons, nous la ressentons chaque jour ici à Montréal. Dans nos médias, par exemple, où des voix comme celles d'Azeb Wolde Giordis et de Rebecca McKinnon nous informent et nous divertissent, où l'esprit vif et le regard unique de Boucard Diouf nous éclairent et nous font sourire. Sur nos scènes, où l'humour percutant de Rachid Badouri rassemble les foules, où la musique d'artistes regrettés comme Karim Ouellet ou de sa sœur Sarahmée continue de nous toucher et où la voix émouvante et la musique empreinte de résilience de Corneille nous interpellent. Dans le monde des affaires et de l'engagement public, des figures comme l'honorable sénatrice Amina Gerba, entrepreneure visionnaire qui bâtit des ponts économiques entre le Canada et l'Afrique, ou encore Ben Marc Dendéré, ancien président du Conseil des arts qui porte aujourd'hui la voix du Canada à l'Union africaine, nous montrent la voie de l'excellence et l'impact de la diaspora africaine ici à Montréal. Et comment oublier l'engagement de longue date d'un homme comme Makakoto, qui a servi notre communauté avec passion tant sur la scène artistique que politique. Et même sur nos terrains de sport, mesdames et messieurs, la détermination et le talent des jeunes athlètes comme Félix Auger-Aliassime portent nos couleurs avec fierté à l'international. Et puis, au-delà de ces personnalités, il y a des lieux emblématiques qui incarnent ce lien vivant avec le continent. Je pense particulièrement ici à la Maison de l'Afrique Mandingo, un carrefour culturel communautaire précieux dans Rosemont qui œuvre depuis des années à la promotion des cultures africaines au sein de la diaspora, ici même à Montréal. Et cette richesse culturelle, elle se vit, elle se partage et bien sûr, elle se goûte. Nos papilles voyagent grâce à des restauratrices et des restaurateurs passionnés qui nous font découvrir les saveurs exquises du continent. Alors que ce soit l'expérience conviviale et parfumée de la cuisine éthiopienne chez le Nil Bleu ou l'immersion unique, unique dans la culture nomade de la Cayuma, tous deux sur le Plateau-Mont-Royal, ou encore les délices de l'Afrique de l'Ouest que l'on peut savourer tout comme le premier ministre François Legault l'a fait à la Belle Afrique dans l'arrondissement Saint-Léonard, ben ce sont— oh, je m'excuse! Je suis désolée, Madame Black, Montréal-Nord, je suis désolée. Ces lieux sont bien plus que des restaurants, ce sont des ambassades de la culture, de la générosité et de la convivialité africaine. Et cette vitalité culturelle s'exprime aussi avec éclat à travers des événements rassembleurs qui sont devenus vraiment des incontournables dans notre calendrier montréalais. Je pense au Festival international Nuits d'Afrique qui, depuis des décennies, fait vibrer nos villes au rythme du continent et de ses diasporas. Je pense aussi à Vue d'Afrique, qui nous offre, qui nous ouvre, pardon, des fenêtres cinématographiques uniques sur les réalités et les imaginaires africains et créoles. Je passe aussi au Festival du monde arabe de Montréal, une autre, un autre rendez-vous essentiel qui met magnifiquement en lumière les arts et les cultures des pays arabes, incluant bien sûr la richesse des expressions artistiques d'Afrique. Du Nord. Puis je pense aussi à des initiatives plus récentes comme le Festival Afro-Monde qui célèbre la créativité et la diversité des communautés afro-descendantes. Alors ces festivals et tant d'autres initiatives sont des espaces de rencontres, de découvertes et de célébrations qui enrichissent de manière inestimable la scène culturelle montréalaise et notre vivre-ensemble. Ces noms, ces lieux, chers collègues, ne sont que quelques étoiles dans une constellation bien plus vaste de talents et de dévouement qui font la richesse de Montréal. Et ils sont, pour reprendre les mots de notre déclaration, des bâtisseurs de ponts de toutes les richesses, de toute la richesse et la pluralité de leurs expressions culturelles et linguistiques. D'ailleurs, cette dualité, cette force de l'identité propre qui s'ouvre au monde, mais ça me rappelle les mots si justes de Léopold Sédar Senghor, poète, homme d'État et penseur de la négritude. Qui disait: enracinement et ouverture, être soi-même pour s'ouvrir à l'autre. Car que donnerait-on à l'autre si l'on n'avait rien à soi? C'est précisément cette richesse-là, cet avoir à soi, que la diaspora africaine offre généreusement à Montréal, enrichissant notre dialogue interculturel et notre vivre-ensemble. Alors, en tant que métropole francophone des Amériques, Nous avons une connexion privilégiée avec le continent africain, ce cœur battant de la francophonie mondiale où plus de 167 millions de locuteurs font vivre et évoluer notre langue commune. C'est une alliance naturelle, une force que nous devons chérir et cultiver. Mais au-delà de cet héritage partagé, reconnaître la Journée mondiale de l'Afrique, c'est aussi se tourner résolument vers l'avenir. C'est constater le dynamisme économique impressionnant d'un continent en pleine mutation, symbolisé notamment par la Zone de libre-échange continentale africaine. Cette initiative historique ouvre des horizons nouveaux pour des collaborations et des échanges mutuellement profitables. Montréal, avec son écosystème florissant, que ce soit en intelligence artificielle, dans les énergies renouvelables, l'aérospatiale ou nos vibrantes industries créatives, a tant à offrir à offrir et à apprendre. Et cette vision d'avenir, ce potentiel de collaboration s'étend avec une acuité toute particulière aux défis environnementaux qui nous unissent. Face à l'urgence climatique, à la nécessité de préserver notre précieuse biodiversité et d'accélérer la transition vers une économie circulaire, Montréal et les nations africaines ont un rôle crucial à jouer ensemble. Le continent africain gardien d'une biodiversité exceptionnelle et doté d'un potentiel immense d'énergies renouvelables et peut trouver en Montréal un partenaire qui est engagé. Notre expertise en technologies propres, en économie circulaire, mais aussi en urbanisme durable peut appuyer des solutions qui sont innovantes sur le terrain. Mais inversement aussi, les savoirs traditionnels du continent africain en matière de gestion durable des écosystèmes sont une source d'inspiration qui est inestimable. Alors, en unissant nos forces, en partageant nos connaissances, puis en codéveloppant des projets qui sont verts, on va pouvoir contribuer significativement aux objectifs mondiaux de préservation de notre planète pour les générations à venir. Alors, chers membres du conseil, c'est avec énormément d'enthousiasme et de fierté que je vous invite à adopter cette toute première déclaration de la Ville de Montréal reconnaissant le 25 mai comme la Journée mondiale de la forêt. Que ce geste soit un phare illuminant les liens profonds et précieux qui unissent Montréal au grand, au grand continent africain et à ses diasporas. Qu'elle soit le gage d'un avenir où nos collaborations se multiplieront pour le bien de toutes et tous. Alors, puissent ces collaborations futures être animées par ce même esprit de dignité, d'unité souveraine et de progrès partagé que les leaders panafricanistes ont insufflé à la création de l'Union, de l'Unité, de l'Organisation de l'Unité africaine en 1963, rêvant alors d'un continent maître de son destin et solidaire dans son développement. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌3:15:54
Monsieur Josué Corville.
Josué Corvil ◌3:15:56
Madame la Présidente, c'est avec beaucoup d'émotion que je me lève en cette enceinte pour prendre la parole sur cette déclaration reconnaissant la Journée mondiale de l'Afrique. A priori, qu'est-ce en fait l'Afrique? Il y a plusieurs hypothèses. D'abord, ce sont les Romains qui parlent d'Africa. Ce terme proviendrait de la tribu berbère des Afra ou Ifri. Deuxième hypothèse, c'est une figure mythologique et biblique, il s'agit d'Aphère. Troisième hypothèse, Africus, ça réfère au chef yéménite qui envahit l'Afrique au 2e millénaire. Et quatrième hypothèse, vient du latin Africa, qui signifie ensoleillé. L'Afrique s'avère être une profusion d'espaces et de peuples. Il existe plusieurs visages des lieux, mais un seul continent, riche, jeune et fier de sa diversité. Un continent d'une superficie de 30,3 millions de kilomètres carrés. Pour les regards non aguerris qui L'Afrique est complexe. Il ne distingue malheureusement pas, c'est différencié, sombre au centre, mat au nord, mais pourtant la diversité tant physionomique que culturelle des peuples africains est exceptionnelle, des Pygmées aux Maasaïs, des Berbères aux Khoisans. Avant tout, c'est le deuxième plus grand continent après l'Asie. En termes de surface et de population. Il regroupe 54 pays. C'est aussi le continent aux 1000 langues. Le continent africain a environ 1500 à 3000 langues. L'Afrique détiendrait donc un tiers du patrimoine linguistique mondial. Mais en Afrique aussi, 200 millions de personnes utilisent l'anglais, le swahili 154 millions, l'arabe 154 millions, le français 120 millions, le haoussa 50 millions, le yoruba et l'orono 30 millions et le peul 20 millions. De plus, l'Afrique est reconnue comme le berceau de l'humanité. Plusieurs chercheurs ont avancé ce résultat de fait en se basant sur des preuves probantes. Plus près de nous, la Montréalaise Benita Jacques a présenté un documentaire fort élaboré sur la question, Afrique, berceau de l'humanité. Je nous invite à visionner ce film et vous serez ébahis comment Madame Jacques a rencontré plusieurs grands chercheurs qui ont étayé cette thèse. Signe de fierté, de rétablissement des faits, l'Afrique est le berceau de l'humanité. La température et les bouleversements géologiques ont occasionné des déplacements et des variations épidermiques de l'humain. L'homme, dans sa diversité actuelle, avec toutes les couleurs et les différents phénotypes, est apparu en Afrique. L'Afrique s'avère être un continent riche et dynamique où la population est jeune, où les perspectives sont grandes et riches. Évidemment, l'esclavage reste une des grandes erreurs de l'humanité, et cela fait naître des diasporas africaines dans les Antilles, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Nous sommes d'avis que l'être humain étant égal, quelle que soit leur couleur épidermique, réduire certains en esclavage à cause des réalités économiques et égoïstes et d'être une grande erreur. Les puissances colonialistes doivent donc réparation pour cette absurdité historique. L'Afrique a été pionnière dans moult domaines. Précisons la Charte du Mandé, qui est un document assez important que beaucoup ont utilisé au niveau démocratique. Nous avons aussi les pyramides d'Égypte en termes d'architecture. Et Antoine de Rivarol de dire que les pyramides d'Égypte sont les plus anciennes bibliothèques du genre humain. On a la mosquée de Kairouan et l'université Al-Qayyim à Fès. L'Afrique, un seul berceau pour une seule humanité, de multiples civilisations qui s'en issus d'un mélange culturel intra- ou extra-africain, une culture millénaire du cosmopolitisme favorisant la mondialité. De grands auteurs et hommes politiques ont marqué le monde. Nous allons citer quelques-uns. Cheikh Anta Diop, un historien, anthropologue, intellectuel, auteur que je vous invite à découvrir. Nous avons Nelson Mandela, Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Félix Houphouët-Boigny, pour ne citer que ceux-là. Cette Journée mondiale de l'Afrique, célébrée le 25 mai dans le continent et à travers le monde, symbolise le combat du berceau de l'humanité pour la libération, le développement et le progrès économique et social. À cela, il faut adjoindre la valorisation et l'exploitation de la richesse culturelle africaine. Cela fait aujourd'hui 62 ans depuis la création de l'Organisation de l'Unité africaine, OUA, devenue Union africaine en 2002. Depuis la création, la culture africaine est un patrimoine vivant. Célébrons donc la créativité exceptionnelle de cette belle culture. Montréal bénéficie donc de la richesse, l'ouverture, l'intelligence des gens venant du continent africain. Nous pouvons souligner l'apport de cette grande communauté à Montréal, qu'il s'agisse des élus, des membres du personnel, et ce à tous les niveaux, proviennent de l'Afrique ou ce sont des descendants de ce grand continent. Je veux souligner les Africoïdes, les afro-descendants. Par cette première déclaration sur l'Afrique, une fois de plus, Montréal présente une grande porte ouverte à cette grande diversité Je vous convie à lire sur l'Afrique, à découvrir ce berceau de l'humanité qui a marqué le monde entier. Une fois de plus, je vous invite à regarder le documentaire Afrique, berceau de l'humanité. In fine, je conclurai avec ces deux pensées, celle de Béné Emmanuel Baïs Bakana: l'Afrique n'est pas un passé qu'on pleure, mais un avenir avec la mémoire pour racine et la dignité pour flamme. Et celle de Taoufik Hicham Mabo: L'Afrique est un continent de beauté, de culture et de résilience. Elle a beaucoup à offrir au monde et mérite d'être célébrée. Célébrons tous l'Afrique le 25 mai prochain. D'une certaine façon, nous sommes tous un peu africains. Bâtissons des ponts et brisons des barrières. Célébrons l'africanité sous toutes ses formes et toutes ses couleurs. Merci, Madame la Présidente.
Martine Musau Muele ◌3:23:41
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌3:23:44
Merci, Madame la Présidente, et bonjour à toutes et tous. Merci d'être avec nous. Moi aussi, c'est une fierté particulière. Et vous voyez, l'Afrique a beaucoup de visages. Les épidermes se mêlent, se mélangent, sont très diversifiés. Et moi, mon Afrique, c'est l'Égypte, c'est mon deuxième pays. Umm el-Dounya, la mère de la Terre, le berceau de la civilisation. Mais c'est ça, l'Afrique. C'est ce continent où tout le monde se rencontre, tout le monde se rassemble, même si personne ne se ressemble. C'est ce continent où tant de langues sont parlées, autant de blessures sont en train de se guérir parce qu'on a la force de notre union, on a la force de notre intelligence et on a la force surtout de notre résilience. Évidemment, j'ai envie de parler un petit peu plus de l'Afrique du Nord, celle que je connais mieux, et un petit peu de l'Égypte. Et je crois que c'est la première fois que je parle de l'Égypte dans l'ensemble du conseil municipal. Je tiens à rappeler aussi que c'est en 1956, grâce à Nasser, que le mouvement panafricain a commencé. On va se rappeler qu'à ce moment-là, on est en pleine guerre froide et commence le mouvement tiers-mondiste mené par Nasser, mais avec Soweto, Tito, et le Premier ministre indien de l'époque. Mais je crois que c'est cet appel de Nasser qui a lié les peuples africains. Ça a aussi été les 7 pays d'Afrique du Nord qui ont créé dans les années 60, tout début des années 60, la Banque de développement africain, qui a permis aussi de se sortir du jalon américain, français, britannique et de cette idée que les Africains, où qu'ils soient sur le continent, devaient se faire aider par les autres. Non, on s'aide par nous-mêmes et c'est ça qui définit l'Afrique dans son ensemble, c'est sa solidarité, c'est cette idée de dire qu'on est capable de le faire. Et je crois qu'à Montréal, on représente très très bien ça, on fait par nous-mêmes, on s'installe, on s'enracine, on passe un peu dans la machine à saucisses de l'intégration et de l'immigration bien sûr, mais une fois qu'on a fait ça, on enracine nos racines et ça passe par le centre culturel africain qui est maintenant sur le Plateau-Mont-Royal, ça passe par des entreprises qui s'établissent et qui créent des ponts avec le continent africain. Gracia le disait très bien, on est, c'est un continent où les ressources sont multiples et surtout particulièrement à l'heure des tarifs de Donald Trump et de la nécessité de diversification des marchés, c'est vers l'Afrique, c'est vers le Maghreb, c'est vers l'Égypte et c'est vers même le Moyen-Orient parce que l'Égypte fait ce pont aussi vers l'Asie qu'on doit se tourner. C'est un endroit où il y a des matériaux rares, des matériaux critiques qui nous aident à développer des technologies propres, à développer les pays à développer des énergies encore plus vertes. Et le potentiel du continent africain est absolument incroyable, mais sous-utilisé, sous-capitalisé. Nous voir ensemble réunis, je crois que c'est une bonne façon de rappeler à l'ensemble des gouvernements, ben oui, les mesures tarifaires et la diversification des marchés, ça se fait vers l'Europe, mais ça va assurément passer par l'Afrique. Et je crois qu'on doit être porteurs de ce message collectivement. Évidemment, du côté de l'Afrique du Nord, la Libye, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Mauritanie, l'Égypte, les créations, les créateurs ne se comptent plus. Juste pour l'Égypte, ici à Montréal, je peux vous citer l'entreprise de mode Cotton qui a envahi le Mile-End et qui fait le bonheur de tous les hipsters du Mile-End avec son coton égyptien, c'est Zamalek. Zamalek, c'est une boisson d'hibiscus, le bissap, ou chez nous le karkadé. C'est devenu la boisson la plus à la mode de Montréal, c'est délicieux, et ils sont dans le Mile-End. Et puis c'est La Kahera, c'est à côté du marché Jean-Talon, un tout petit café égyptien que personne connaît, Mais oui, quand j'ai envie, le samedi, je peux aller manger du foul. Et c'est ça l'Égypte, c'est ça l'Afrique, c'est les gens qui se mélangent. Et avec Boukhar, il y a une semaine, on était dans Mercier Hochelaga Maisonneuve ensemble pour un moment très, très spécial: le premier gala de lutte sénégalaise et suisse. Et je tiens vraiment à remercier le regroupement des Sénégalais du Canada qui nous ont complètement flabbergastés en nous faisant découvrir la lutte sénégalaise et suisse. Puis ça a un peu shaké la Ville de Montréal parce que ça a un peu shaké nos cols bleus. C'est-tu de la culture? C'est-tu de la danse? C'est-tu du sport? Mais c'est tout ça et c'est tout ça qu'on doit reconnaître quand on parle des diversités et de la culture. Et c'est ça quand on est une institution qui voulons vraiment nous ouvrir vers les diversités, bah ça passe par ouvrir toutes nos œillères quelle que soit notre fonction dans l'enceinte municipale et c'est ce qu'on a fait en accueillant au centre Pierre Charbonneau le premier gala de lutte, c'était vraiment un moment magnifique, on a appris sur ce sport qui est un sport qui éveille la jeunesse sénégalaise où toutes les classes sociales se mêlent, où les gens se retrouvent autour de la danse, du sport, de la ferveur, c'est la lutte sénégalaise, c'est le soccer évidemment, puis j'en profite parce que notre maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a reçu un beau prix de distinction et de remerciement du regroupement des Sénégalais du Canada pour l'organisation de ce gala de lutte. Alors je m'arrête ici, mais vraiment Gracia, merci d'avoir porté cette déclaration. Merci à vous toutes d'être si nombreux aujourd'hui, puis vive l'Afrique et vive l'Afrique à Montréal.
Martine Musau Muele ◌3:30:35
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration reconnaissant la Journée mondiale de l'Afrique telle qu'énoncée à la rubrique 15.4. Il est 16 h 26, nous allons prendre une pause santé de 10 minutes et on se revoit sous peu. Merci. Oui, merci, on va reprendre.
Martine Musau Muele ◌3:42:48
Très bien, alors nous en étions maintenant à l'étude des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. J'inviterai le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à diriger ces travaux.
François Limoges ◌3:43:09
Oui, madame la présidente, on va entamer avec beaucoup d'enthousiasme le chapitre 80 de nos travaux, les dossiers en orientation pour le conseil d'agglomération. Et nous allons commencer, oui, oui, je suis correct, il faut juste que je trouve la page, ça s'en vient, ça s'en vient. Et nous allons commencer par la réunification des items 20.01 à 20.05. En 20.01, on accorde un soutien financier à Culture Montréal pour son plan d'action 2025. En 20-02, on exerce l'option de deuxième prolongation dans le cadre du contrat accordé à Marco Cournoyer Inspection. En 20-03, on conclut deux ententes-cadres avec Supérieure Sanisolutions pour la fourniture de produits sanitaires. En 20-04, on exerce l'option de prolongation dans le cadre du contrat accordé à SNF Canada. En 20-05, on accorde un contrat à BHS Composites pour la fabrication et l'acquisition de boîtiers de protection sphérique. Et on s'arrête là.
Martine Musau Muele ◌3:44:07
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Poursuivons. Permettez-moi, monsieur Limoges, juste pour confirmer que vous êtes toujours appuyé par la même personne.
François Limoges ◌3:44:25
Je suis appuyé pour l'instant. Effectivement, madame Thuillier n'étant pas présente dans la salle, je suis appuyé pour les items que nous venons d'appuyer et les prochains par madame Caroline Bourgeois, vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal. Et nous allons réunir les items 26 à 26. J'ai dit quelque chose? J'ai dit? Non, mais il y a une époque où Pointe-aux-Trembles était une municipalité, puis Rivière-des-Prairies aussi. Là, il fallait peut-être juste rappeler qu'on est tous dans le même giron montréalais maintenant. Alors, nous allons réunir sur ce moment les items 26 à 26. Et en 26, on autorise une modification accessoire au contrat de gré à gré accordé à Systèmes canadiens Chronos. En 27, on accorde 2 contrats à Patnon Desfrères. En 28, on conclut une entente-cadre avec Chartan Chartrand-Fort-Vaughan. En 20-09, on approuve le projet d'addendum modifiant la convention de contribution financière entre la Ville de Montréal et l'organisme la Fondation Les Petits Rois. Et en 20-10, on accorde un contrat à Cogélec.
Martine Musau Muele ◌3:45:45
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌3:45:48
Merci, madame la présidente. J'interviens au point 80-07. Madame la présidente, qu'est-ce qu'on regarde ici? C'est un projet qui a explosé en temps et en coût. Et en somme, ce qu'on regarde, c'est que la gestion déficiente du mégaprojet de désinfection à l'ozone coûtera un 575 000 supplémentaire pour les contribuables. Petit rappel, c'est bien un projet qui a été lancé en 2009, que les coûts ont explosé de façon significative, passant de 210 millions de dollars à une estimation de près de 950 millions de dollars au dernier budget. Donc, explosion de coûts, explosion au niveau du temps de réalisation également. Lancé en 2009, l'usine d'ozonation est prévue à ouvrir ses portes à la fin 2028 ou début 2029, si tout va bien. Si tout va bien. Et justement, c'est sur ce dernier point que porte mon intervention aujourd'hui. Le problème existant devant nous est au niveau des unités de production d'oxygène qui sont prêtes depuis plusieurs années maintenant, mais la station d'épuration de l'usine Jean-Herbe Marcotte n'est toujours pas en mesure de les accueillir, pas en mesure de recevoir l'équipement en raison des retards dans les travaux préparatoires. Donc, l'équipement est prêt, est là, est arrivé, mais l'usine ne peut l'accueillir. Donc, on se retrouve à payer le prix des retards, à défrayer collectivement les frais des conséquences d'une mauvaise gestion, et certainement qu'on paye cher. Alors, qu'est-ce qui se passe dans ce contrat? Naturellement, tous les retards dans le projet ont forcé la Ville de Montréal à trouver un nouveau lieu d'entreposage reposage pour une période minimale de 2 ans avec une année supplémentaire en option. Le contrat de construction de l'équipement prévoit que celui-ci doit être livré au plus tard le 15 août 2025. Donc, vous comprendrez, nous sommes le 12 mai 2025 aujourd'hui, minuit moins une. Permettez-moi, madame la présidente, j'aimerais poser 3 questions à cette administration 3 questions en lien avec les garanties. D'abord, j'aimerais savoir par l'administration quelle est la durée de la garantie des équipements de production d'oxygène. Et la vraie question, madame la présidente, je pose cette question de la durée puisque la vraie question, c'est si les équipements seront toujours sous garantie lorsque la Ville procédera enfin à leur installation. Je continuerai, madame la présidente, dans le même ordre d'idées, à savoir si l'installation et les tests d'opérationnalisation étaient inclus dans le contrat de construction des équipements et si oui, ces aspects étaient-ils soumis à une date butoir, comme la livraison par exemple. Je veux dire, la livraison est prévue dans 3 mois, mais clairement, Clairement, nous n'en sommes pas là. Et finalement, madame la présidente, considérant que ces équipements représentent un investissement de plusieurs millions de dollars, quelles garanties avons-nous dans ce contrat concernant l'entreposage qui sera effectué par l'entreprise Patnode et Frères? Et je pose ces questions, mais honnêtement, il n'y a rien de nouveau à mes questionnements. C'est des questions que j'ai posées en août, en octobre dernier, des questions qui ont été évoquées en commission d'examen de contrat à l'époque également. Bref, rien de nouveau, madame la présidente, mais j'ose espérer que plus de 6 mois plus tard, peut-être nous aurons droit à plus qu'une réflexion et au moins une réponse claire. Et je dirais, madame la présidente, que pour un projet qui aurait pris 20 ans pour réaliser, aurait connu l'explosion de coûts qu'il connaît, des coûts qui n'ont pas doublé, triplé, mais presque quintuplé, passant de 210 millions de dollars à près de 950 millions de dollars au dernier budget, c'est les questions que cette administration doit répondre, pas pour moi, ou la commission des examens de contrats, mais en tout respect, madame la présidente, cette administration se doit de questionner et de répondre dans son rôle d'administrateur justement, mais hélas nous en sommes là. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:50:45
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌3:50:47
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, en droit de réplique pour répondre à ma collègue Vana Nazarian, on ne demande pas de de budget ici. D'ailleurs, le contrat est à un très bon prix, d'ailleurs 37% et 73% sous l'évaluation, sur l'estimé de la Ville, ce qui est très bien. Le projet, on le sait, on l'a déjà dit, il a été retardé de 2 ans, alors ça va être ouvert en 2028. Les unités d'oxygène sont assez récentes, ce n'est pas la même chose que les unités d'ozonation que oui, eux, ça fait un petit peu plus longtemps, mais tout va bien jusqu'à date. L'unité d'oxygène vont juste pouvoir être entreposées dans un endroit le temps qu'ils vont pouvoir être installés. D'ailleurs, c'est le dernier lot, c'est le lot 8 maintenant pour la création du bâtiment qui va contenir les unités d'oxygène qu'on doit faire. Alors, c'est le dernier lot qui, qui s'en vient pour à la fin, pour qu'on puisse assembler l'ensemble des équipements. En ce qui est de la garantie, je vais pouvoir m'informer. Pour la garantie et pour— j'ai pas tout à fait compris votre deuxième question sur la livraison. Si vous pourriez, s'il vous plaît, vous répétez la question sur la livraison.
Martine Musau Muele ◌3:52:02
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌3:52:10
Mes questions, en fait, étaient toutes sur la garantie. Un, sur le fait qu'il y avait 3 questions sur la garantie. Un, au niveau des équipements, est-ce que, est-ce qu'aujourd'hui en entreposage, est-ce qu'ils sont garantis? La dernière question est au niveau de l'entreposage. Est-ce que dans l'entrepôt, ils seront garantis également?
Martine Musau Muele ◌3:52:37
Merci. Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌3:52:41
Je croirais bien que oui, mais je vais m'informer pour m'en assurer. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:52:44
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10, ce qui nous permettrait de poursuivre. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌3:52:55
Madame la présidente, nous allons donc réunir les items 21 à 25. En 21, on accorde un contrat à Lancot Aménagement. En 22, on accorde un contrat à Groupe de construction de Piémont. En 23, on approuve un projet d'entente avec Hydro-Québec et on autorise une dépense pour les travaux d'alimentation électrique En 2014, on accorde un contrat de gré à gré à Niche Technologies pour des services de maintenance et de support du système Montréal. En 2015, on accorde un contrat au regroupement composé des firmes Boutillette-Parizeau, Plurielle Architecture et Sciences du bâtiment Inc.
Martine Musau Muele ◌3:53:29
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:53:34
Madame la présidente, nous allons réunir les items 20.16 à 20.20. En 2016, on exerce l'option de prolongation de 2 ententes-cadres pour des services en architecture et en ingénierie dans le cadre des contrats accordés à Parizeau Pawlowski Architectes et Groupe Marchand Architecture et Design. En 2017, on accorde un contrat à Viseau Experts-conseils pour des services professionnels d'élaboration des plans et devis. En 2018, on accorde un contrat à PME Montréal Grand Sud-Ouest pour des services professionnels en communication Pour la promotion et le rayonnement du canal de Lachine. En 2019, on approuve le projet d'entente entre la Ville de Montréal et la Ville de Westmount pour les travaux de remplacement de branchements d'eau et de réhabilitation d'une conduite d'égouts unitaire dans l'avenue Greene. En 2020, on approuve rétroactivement le renouvellement de l'entente entre le ministère de la Sécurité publique et le SPVM pour les effectifs spécialisés afin de soutenir la section spécialisée en violence conjugale.
Martine Musau Muele ◌3:54:30
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:54:40
Oui, madame la présidente, nous allons réunir 2021 à 2025. En 2021, on approuve le projet d'entente intermunicipale entre la Ville de Montréal et la Ville de Mont-Royal. En 2022, on approuve le projet d'acte par lequel la Ville acquiert sans contrepartie financière de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts un terrain sur un lot du Cadastre du Québec. En 2023, on approuve un projet d'acte modifiant l'emphytéose entre la Ville de Montréal et la coopérative d'habitation Villa Nobert. En 2024, on accorde un soutien financier à la Centrale agricole, coopérative de solidarité de producteurs urbains. Et en 2025, on résilie le contrat accordé à Universal Protection Service of Canada Corporation.
Martine Musau Muele ◌3:55:24
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌3:55:27
Merci, madame la présidente. Alors, je prends la parole en fait pour exprimer une vive inquiétude à propos de la décision qui est prise aujourd'hui sur ce point, le point 2025, en fait, de résilier le contrat de gardiennage avec Universal Protection Services of Canada Corporation. Ce contrat concernait les installations du service de police de la Ville de Montréal. Derrière cette décision, qui est administrative, en apparence des fois anodine, se cachent en réalité les débuts du démantèlement de l'unité des patrouilleurs de la Ville de Montréal. Cette unité est composée de 26 patrouilleurs et 6 sergents et joue un rôle essentiel en assurant la sécurité d'environ 1500 bâtiments municipaux. On parle ici d'infrastructures qui sont majeures, usines d'eau potable. Je veux bien qu'on prête attention à ça, des usines d'eau potable et ce que ça veut dire pour Montréal, des bibliothèques, des centres sportifs, des chalets des parcs, pour n'en nommer que ceux-là. Je le sais bien que la sécurité n'a pas vraiment été une priorité pour cette administration dans les dernières années, mais malheureusement, il faut que ça arrête. Il faut que les Montréalais puissent profiter d'une ville en sécurité. Il faut que ça fasse partie des priorités d'une administration municipale. Alors, cette unité dont je parlais ne se limite pas à faire des rondes comme on a voulu nous le faire croire en fait au dernier conseil où on m'a répondu en fait que les patrouilleurs, de façon générale, que les patrouilleurs ça ferme et ça ouvre des portes ou ça ferme les portes faites main. Je pense que c'était assez insultant pour les employés qui ont développé après plusieurs années une expertise qui est assez réelle et intéressante, importante. En fait, cette unité est en première ligne, intervenant dans plus de 2500 intrusions par année. Elle constitue le premier rempart de sécurité pour des installations qui sont névralgiques. On parle, je l'ai mentionné, au niveau des installations d'eau potable qu'on veut protéger. Il n'y a pas de question de ça. Certaines de ces installations sont critiques pour la santé publique, comme les usines d'eau potable. Alors, je le répète encore une fois, ce n'est pas seulement de fermer et d'ouvrir des portes dont on parle ici. Lors des conseils de mars et d'avril, le syndicat des cols bleus nous a confirmé ce que l'administration semble vouloir minimiser: il n'y a pas de patrouilleurs affectés à ces bâtiments. Pourtant, on nous répète qu'un changement est prévu. Alors, on voit encore une fois, c'est du Projet Montréal, à chaque fois on fait des changements sans prévoir vraiment la façon dont on va dépanner en fait les gens suite aux changements. C'est vraiment on agit, puis après ça on va voir comment on va résoudre une problématique. Pourtant ici on est en train de jouer avec la sécurité des bâtiments dont j'ai mentionné qui sont importants. Alors je pense qu'il est temps là que cette administration mette les dossiers de la sécurité en première ligne. Mais on voit qu'avec la prise de décision qui se fait en ce moment, ce n'est pas du tout le cas. Ça ne me surprend pas, mais j'espère en fait pouvoir voir un peu de changement au niveau de cette administration. Alors, comment est-ce qu'on peut parler du statu quo quand on abolit une unité entière de première ligne? Elle est là, la question. Dans un contexte où l'itinérance est en hausse et où les enjeux de sécurité se multiplient, cette décision est non seulement incompréhensible, mais il irresponsable et il faut le dire parce qu'on peut pas cacher et nier la réalité. On le sait des fois que cette administration aime mettre des lunettes qu'on porte pas nous autres ou les citoyens de Montréal pour nier des réalités qui sont, ma foi, qui ne peuvent pas être niées. On ne fait que sortir dans les rues de Montréal et on se rend compte. Et non, on veut pas faire peur aux gens, les gens ont déjà peur à certains égards. On n'a pas besoin de leur faire peur, ils ont déjà peur quand on parle avec eux. À certains endroits, ils ne sont pas soulagés et des décisions comme celles qu'on prend, ça les fait sentir encore plus en manque de sécurité, chose qui devrait être quelque chose d'essentiel pour une administration, qui est d'offrir aux citoyens le calme et la paix pour qu'ils puissent vivre dans une ville sans avoir à s'inquiéter. Si des installations aussi importantes comme celles que je viens de mentionner vont être vandalisées. Si un avis du SPVM ou du Service de sécurité incendie de Montréal a été rendu en faveur de ces démantèlements, j'invite l'administration à le rendre public. Puis honnêtement, je pense que c'est une attente qu'on doit avoir. Cette administration a dit à plusieurs reprises que la transparence était vraiment leur mot d'ordre. Bon, et alors on veut, on veut avoir cette transparence dans un dossier qui est aussi important, même si on essaie de minimiser ces dossiers. Je l'ai mentionné, j'espère que j'ai bien expliqué la situation, à quel point c'est important. Alors j'espère qu'on va pouvoir avoir les 10 rapports pour pouvoir comprendre comment et pourquoi cette administration a pris cette décision qui va à l'encontre en fait des attentes de plusieurs Montréalais et qui, en fait, comme je l'ai mentionné, vise à minimiser l'expertise des employés qui ne veulent que continuer à protéger les bâtiments à Montréal. Alors, les citoyens ont le droit de savoir sur quelles bases une décision aussi lourde de conséquences a été prise. Et je pense que c'est la moindre des choses que de pouvoir expliquer aux Montréalais et Montréalaises comment et pourquoi des décisions en lien avec la sécurité sont prises. Et je parle bien de la sécurité, encore une fois, et je le répète, je le sais que ces dossiers n'ont pas été la priorité de cette administration dans les dernières années, chose que je déplore, mais je pense qu'il y a un travail à faire. J'espère qu'il va être fait dans les prochains mois pour, en fait, éclaircir la situation, soulager les Montréalais et Montréalaises, avoir de la transparence et ne pas minimiser, comme je le mentionne, le travail qui est fait par les employés de la Ville de Montréal. Et bon, s'il y a des avis qui ont été mis en place, s'il y a des rapports qui sont sortis, s'il y a des choses objectives sur lesquelles cette administration s'est basée pour prendre de telles décisions, mais on veut les voir et on veut les voir maintenant. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:02:02
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌4:02:07
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur la 80.20.25. Donc, je pense que c'est important de rappeler que toute cette question vient de la revue des programmes et des activités, qui est vraiment une démarche très administrative portée par le directeur général ainsi que tous les services de la Ville, les unités, et qui vise l'efficience, l'efficacité. Et en fait, la question qui est posée, c'est est-ce qu'on fait la bonne chose de la bonne façon? Et ça, je pense que c'est extrêmement sain de se poser ces questions-là. J'aimerais tout de suite, madame la présidente, d'entrée de jeu rectifier ce qui a été apporté par notre collègue de ce que j'ai dit la dernière fois en parlant de fermer la porte. Et elle disait que je disais cela aux patrouilleurs, aux employés de sécurité. Alors, c'est inexact. Ce que j'ai dit, dernière fois et c'était en lien avec la formation de tous les employés. Ce que je disais la dernière fois, c'est qu'il faut développer à la Ville des réflexes de sécurité comme employé, employé comme vous et moi. Et ce que je disais, c'est qui a fermé sa porte de maison, qui a barré sa porte de maison en quittant le matin? Bien évidemment, tout le monde. Mais comme employé de la Ville ou des arrondissements, ce que je disais la dernière fois, c'est qu'on ne le fait pas forcément pour toutes sortes de raisons. Et parfois, la patrouille, c'est ça qu'ils se retrouvaient à faire, c'est de barrer une porte ou même de fermer une porte qui aurait dû être fermée ou barrée par des employés en quittant qui ne l'avaient pas été. Donc, je tenais à rectifier que je n'ai aucunement insulté des employés de la patrouille en leur disant qu'ils ne faisaient que barrer des portes ou qu'ils ne barraient pas eux-mêmes les portes. Je parlais de la formation en matière de sécurité qui sera donnée et qui sera, on va dire plutôt, améliorée et bonifiée, parce que ça existe déjà, auprès de tous les employés pour que nous soyons nous-mêmes tous parties prenantes de la sécurité à la Ville de Montréal. Pour revenir au dossier qui nous occupe, les objectifs, madame la présidente, sont toujours les mêmes. Assurer la sécurité de la population, assurer la sécurité des bâtiments et garder les employés en poste, garder les postes des employés. Et ça, c'est extrêmement important de le dire. Donc, il y a toute une démarche de changement qui est en cours en ce moment. Et c'est pour ça que tout n'a pas été annoncé tout de suite, parce qu'on a besoin justement de faire des démarches avec les employés pour être sûrs qu'ils puissent se relocaliser au fur et à mesure. Il y a eu aussi des rencontres avec les syndicats, parce qu'il y a eu plusieurs rencontres avec les syndicats. Il y a eu des rencontres, madame la présidente, pour faire suite aux questions, bien sûr avec le SPVM, avec le CIM, mais aussi avec les acteurs qui sont concernés par les bâtiments. Parce que l'objectif, c'est pas moins de sécurité, c'est plus de sécurité. Une patrouille qui est sur la route pendant toute la journée pour vérifier des centaines de bâtiments, c'est pas la meilleure façon d'assurer la sécurité. En 2025, au 21e siècle, il y a d'autres façons d'assurer une meilleure sécurité. Je le répète, c'est vraiment l'objectif. Donc il va y avoir des plans pour chacun des bâtiments. Et madame la présidente, on le disait, il y a des bâtiments qui sont critiques, alors c'est pour ça que publiquement, on ne donne pas le plan de sécurité de chacun des bâtiments. Ce n'est pas souhaitable, ce n'est pas possible, justement pour des questions de sécurité, de dire quel bâtiment est surveillé de quelle façon. Mais je tiens à rassurer mes collègues, je tiens à rassurer la population, aussi, que ce travail est fait pour l'ensemble des bâtiments avec les personnes qui sont concernées pour faire en sorte que la population soit en sécurité, les bâtiments également. Et puis, dans le cas des employés, puis écoutez, moi je pense que c'est une très bonne nouvelle que nous devrions tous saluer parce que nous remplaçons un contrat qui était donné à l'externe et nous le donnons à nos employés pour qu'ils puissent continuer d'exercer leur expertise en sécurité. Alors, madame la présidente, je ne vois pas dans cette Chambre qui pourrait être contre le fait qu'on rapatrie de l'expertise à l'interne, parce que c'est exactement ce qu'on fait avec ce dossier. Alors, il me semble que c'est très franchement une bonne nouvelle. Qui plus est, c'est des bâtiments qui sont vraiment importants, ce sont des du SPVM. Donc, ça nous semble vraiment une bonne adéquation que de faire en sorte que les bâtiments du SPVM soient protégés et surveillés par des employés de la Ville de Montréal. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:07:13
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Le leader de la majorité, monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:07:25
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les 5 2026 à 2030. En 2026, on accorde un contrat à Loisel pour des travaux dans la rue Saint-Jacques. En 2027, on accorde un contrat à Urbex Construction pour des travaux dans le flanc sud-ouest du parc du Mont-Royal. En 2028, on accorde un contrat à ADS Signalisation pour des services de gestion de la mobilité et d'entretien de bureaux de chantier pour la mise à niveau de la station McTavish. En 2029, on accorde un contrat à l'entreprise Construction d'Éric pour la mise à niveau des réservoirs de produits chimiques. En 2030, on accorde un contrat à GFL Environnemental pour la fourniture et le transport de conteneurs de matières résiduelles pour l'écocentre LaSalle. Et ça s'arrête là pour ce bloc-ci.
Martine Musau Muele ◌4:08:08
Monsieur Dominic Perri.
Dominic Perri ◌4:08:11
Merci, madame la présidente. Donc, j'interviens pour déposer le rapport de la commission sur l'examen des contrats. Aux rubriques 80-20-26 et 80-20-30, pour lesquelles les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. Je vais tout d'abord dire quelques mots sur le contrat au point 80-20-29 pour les travaux de mise à niveau des réservoirs et des produits chimiques du quai à la station Jean R. Marcotte. Le prix déposé par Construction Déric présente un écart de 32,07% avec l'estimation. Cette différence serait principalement attribuable à la complexité d'exécution des travaux et au phasage imposé pour assurer le maintien des opérations durant les travaux. De plus, les invités ont expliqué à la commission que l'estimation a été réalisée il y a 12 mois, avant l'annonce des tarifs douaniers. L'incertitude liée à l'inflation du coût des matériaux et de la main-d'œuvre aurait donc eu un impact direct sur les prix des soumissions reçues. D'après les responsables, le réservoir principal est utilisé à 30% de sa capacité et sa perte est anticipée d'ici un an ou deux, c'est pourquoi le service de l'eau recommande d'aller de l'avant avec l'octroi malgré l'écart important avec l'estimation. Cela dit, je vous invite, chers collègues, à être très attentifs au rapport de la commission pour les dossiers de la rubrique 80-2030. Il s'agit des contrats pour la fourniture et le transport des conteneurs pour l'Écocentre LaSalle. Je vous explique brièvement la situation. Les contrats pour les services de transport des matières pour l'Écocentre LaSalle venaient à échéance en octobre 2025. Le service de l'environnement et le service de l'approvisionnement ont procédé à une analyse au terme de laquelle ils ont conclu qu'il était préférable d'entreprendre un processus d'appel d'offres plutôt que d'appliquer l'option de prolongation de 12 mois. En effet, les prix unitaires des transports au contrat étaient significativement plus élevés que ceux obtenus pour des contrats similaires en 2024, et plusieurs indices permettraient de croire que le marché était favorable à la concurrence. Or, les résultats de l'appel d'offres n'ont pas été aussi favorables qu'anticipé. Les prix déposés par JFL Environmental présentaient un écart de 51% avec l'estimation est de 126% avec le deuxième plus bas soumissionnaire, qui est un nouveau joueur. Selon les invités, la différence avec l'estimation s'explique principalement par une, par une démission de concurrence anticipée. L'un des joueurs importants aurait décidé de ne pas déposer de soumission alors qu'il avait oralement manifesté son intérêt. À cet effet, les responsables ont indiqué que ce fournisseur aurait plutôt opté pour agir à titre de sous-traitant pour ces contrats. Ce dernier a été contacté pour mieux comprendre les raisons de son désistement et il aurait évoqué la garantie d'exécution et le matériel requis. La commission a alors fait remarquer que plusieurs éléments au dossier s'apparentent à des indices de collusion, ce à quoi les responsables ont répondu qu'ils ont eux aussi perçu des indices qu'ils ont transmis au bureau de l'inspecteur général. Je dois vous avouer que cette information nous a pris par surprise. D'autant plus que l'EBIG n'avait pas prononcé sa décision. Face à cette nouvelle information, les commissaires ont exprimé leur inconfort et elle a informé le service qu'elle n'était pas en mesure de se prononcer sur la conformité du dossier à l'absence de la conclusion de l'enquête du BIG. Je tiens à vous rassurer, nous avons reçu la réponse de l'inspecteur général. Il a écrit que les vérifications menées par son bureau ont révélé que le fournisseur n'a pas déposé d'offres pour des raisons de cautionnement et que les dossiers allaient être fermés. La commission s'est ensuite réunie à nouveau pour statuer sur la conformité du processus qu'elle estime, après la réponse du BIG, conforme. Permettez-moi de vous dire quelques réflexions entourant ce dossier. D'abord, cet événement atteste toute l'importance du travail de la commission. Sans son travail, je m'excuse, sans son travail, cette information ne vous aurait pas été révélée. D'autre part, je rappelle au service qu'il est essentiel de fournir à la Commission et aux instances décisionnelles toute l'information nécessaire pour éclairer leurs décisions. Une information comme celle-ci peut mettre à risque l'intégrité de la commission et des élus. Je tiens néanmoins à féliciter le Service de l'environnement et le Service de l'approvisionnement pour s'être adressés au BIG. Il s'agit de la bonne chose à faire en cas de doute. La commission comprend que les deux services impliqués ont agi pour assurer que le contrat soit octroyé rapidement et pour éviter un bris de service à l'Écocentre. Toutefois, il existe de meilleures façons de faire. À l'avenir, dans de telles circonstances, j'invite le service à s'adresser au contrôleur général qui l'accompagnera dans sa démarche et dans la recherche des solutions. En aucun cas il ne faut fermer les yeux sur la situation ou dissimuler l'information. Et madame la présidente, je vous laisse sur ces réflexions et je vous remercie pour l'attention pour ces dossiers. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:15:43
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rapports énoncés aux rubriques 20.26 à 20.30 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre Chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:15:54
Oui, madame la présidente, nous allons venir à l'STM 2031 à 2035. En 2031, on accorde 3 contrats aux entreprises Rilobec. En 2032, on accorde un contrat à Constellio pour des services d'intégration de la solution de gestion électronique des documents. En 2033, on accorde un contrat à Créo pour la conception de l'exposition Poptopia à la biosphère. En 2034, on accorde un contrat de galerie au Club de hockey canadien pour la diffusion d'une campagne publicitaire. Et en 2035, on abroge la résolution CG-24080.
Martine Musau Muele ◌4:16:25
Monsieur Dominic Perri.
Dominic Perri ◌4:16:28
Cette fois, madame la présidente, je vous fais rapport, je dépose un rapport pour le dossier 802031 et 802032, pour lesquels les membres de la commission, encore une fois, ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. Quelques mots sur le contrat au point 80-31. Il faut savoir que le service de l'environnement s'est doté en 2024 d'une nouvelle stratégie d'approvisionnement pour les contrats d'élimination et de collecte transport. Le présent dossier concerne seulement le service d'élimination des ordures ménagères pour 2 arrondissements et 8 villiers. L'appel d'offres a suscité l'intérêt de seulement 2 soumissionnaires. La différence des prix entre les 2 est majeure, soit de 45,7% pour le lot numéro 1 et de 57,8% pour le lot numéro 3. Ces écarts seraient attribuables à différents facteurs, dont la stratégie d'affaires des entreprises, la localisation des lieux de réception des matières et des lieux d'enfouissement ainsi que les autres engagements des fournisseurs. Bien que les écarts avec l'estimation soient plus faibles, soit de 13,2% pour le lot 1 et de 4,5% pour le lot numéro 3, la commission a fait remarquer que les prix obtenus sont environ 30% plus élevés que les contrats actuellement en vigueur. Les membres ont donc questionné les invités sur l'efficacité de la nouvelle stratégie. D'après les responsables, il faut regarder l'ensemble des prix obtenus pour la collecte transport et l'élimination. En conjuguant ces deux volets, ils estiment que le marché a répondu positivement à la stratégie. Comme les mesures concernent le contrat de Collectransport, je vous en parlerai un peu plus tard lorsqu'ils seront déposés au conseil. Alors voilà, madame la présidente, c'est tout pour ces deux dossiers. Voilà, c'est tout. Ensuite, il y en a d'autres aussi au niveau municipal. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:19:05
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 2031 à 2035 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:19:14
Oui, madame la présidente, nous allons revenir à l'item de 2036 à 2040. En 2036, on accorde un soutien financier à plusieurs organismes dans le cadre de l'appel à projets Faire rayonner le centre-ville par la gastronomie. En 2036, 27, on accorde un soutien financier à 21 différents organismes dans le cadre de la convention d'aide financière du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. En 28, on accorde un soutien financier à plusieurs organismes pour réalisation de projets relatifs à l'itinérance. En 29, on conclut une entente-cadre avec Aerofleuve pour la fourniture de casques protecteurs et accessoires. Et en 30, on accorde un soutien financier de 75 000 dollars à l'UQAM.
Martine Musau Muele ◌4:19:57
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌4:20:00
Merci. J'ai une question pour le 20.37. 20.37, on accorde 8 420 418$. Dans le fond, c'est plus sur le plan technique. Évidemment, cette somme semble être une grande somme, sauf que c'est pour des projets sur 4 ans, ce qui est une bonne chose en même temps parce qu'enfin on peut offrir la prévisibilité aux organismes communautaires avec la façon dont on octroie le financement, ce qui était une demande du ministère en effet. Et mais ça reste quand même une somme très faible dans le contexte de la crise de l'itinérance, de la crise de la pauvreté qui est vécue à Montréal, l'augmentation les indicateurs sont tous au rouge. C'est plus sur le plan technique. Au point 20.44, on fait dans un tableau la démonstration de ce qui est octroyé à l'organisme par arrondissement et par la Ville. Dans le 20.37, on va octroyer pour des projets spécifiques, mais on n'a pas nécessairement un portrait de l'ensemble des fonds que l'organisme reçoit pour ce financement spécifique-là. Je sais qu'il y a déjà beaucoup de documents en annexe, mais ça reste une information importante pour prendre une décision et comprendre aussi à quel niveau et à quel investissement est-ce que cet organisme-là touche, pour savoir si on répond vraiment à ce que l'organisme tente de répondre au niveau des de la pauvreté. L'autre élément, c'est de nommer que pour l'arrondissement Pierrefonds-Roxboro, par exemple, on vient de procéder dans le même cadre de ce type de programme, de ce programme-là, 493 000$. Mais ce qu'on voit pas au GDD ici au point 20.37, c'est combien de projets ont été refusés. Pour l'arrondissement Pierrefonds-Roxboro, c'est 1,5 million de dollars en demandes qui a été reçue et seulement 493 000$ ont été octroyés. Donc évidemment, les groupes communautaires demandent davantage de fonds pour pouvoir répondre aux objectifs des projets et des programmes qu'ils mettent de l'avant. Donc ma question, ça serait, est-ce que ce serait possible d'avoir une meilleure, une meilleure, un meilleur portrait de ce que l'ensemble des fonds que touche l'organisme dans le cadre du contrat Maisonneuve. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:22:38
Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco ◌4:22:41
Merci beaucoup, madame la présidente. J'essaierai en droit de réplique sur les mêmes points. Je vais essayer de répondre de la façon la plus claire possible, mais bien sûr, on pourrait s'en parler au vaisseau. En fait, je voulais peut-être mettre un peu un contexte à cette entente, à cette nouvelle, à la nouvelle entente qui a été signée avec Québec. C'est une entente importante, je le réitère souvent ici dans cet enceinte, autant pour la Ville de Montréal comme pour les arrondissements et les villes liées qui reçoivent ces montants, ainsi que les organismes communautaires qui sont aux premières loges de cette entente. Et quand j'entends mon collègue de l'autre côté de la salle dire Il y a 21 projets qui sont retenus, oui, mais il y a plus de demandes. Mais oui, en effet, on est connectés sur la réalité qui se vit sur le terrain. On les voit tous et toutes. On sait que les besoins dans la métropole sont grandissants. Et ces besoins-là, on les fait valoir à tous les jours au gouvernement du Québec. Et on ne s'arrête pas. Toutefois, à tous les jours, il faut continuer à agir. Et il faut continuer à soutenir ces organismes communautaires. Donc je vous dirais que le travail se poursuit toujours à ces deux niveaux-là. On va rappeler haut et fort à chaque opportunité au gouvernement du Québec l'évolution grandissante de la métropole en termes de développement social, en termes des organismes communautaires, en termes de vulnérabilité, que ce soit en sécurité alimentaire, en itinérance, que ce soit en prévention, On les réitère et on va continuer à les faire. Par contre, c'était important pour nous dès que le processus de la signature de l'entente se poursuive. Et ce processus, on l'a poursuivi en collaboration, bien sûr, avec les services de la diversité et de l'inclusion sociale, mais aussi avec les regroupements communautaires qui ont fait partie de A à Z de toute la réflexion qui était nécessaire pour réfléchir au nouveau cadre, pour réfléchir au nouvel appel à projets. Et d'ailleurs, je tiens à saluer et remercier cette collaboration qui est importante puis qui est précieuse pour la Ville de Montréal. Il y avait une question de combien de projets. Je peux vous dire que le comité de sélection, on a, il y a 120 projets qui ont été jugés admissibles. Et ces 21 projets qui ont été retenus ou soutenus, ce sont les projets qui se retrouvent au GDD que nous avons aujourd'hui devant nous. Donc, ça prouve cette leçon dont mon collègue faisait référence. Moi-même, j'ai fait ce constat aussi. Il y a des leçons très, très importantes à la Ville de Montréal. Par contre, j'aimerais quand même prendre quelques instants pour mettre une note contexte, comme je disais tout à l'heure, cette entente est importante. Quand il y a une augmentation de l'entente, on s'entend, pas suffisante mais quand même 1 million de plus sur la table. C'est notre administration qui a décidé d'augmenter pour les budgets dédiés à tous les arrondissements et villiers qui reçoivent cette entente. Actuellement, 63% de cette entente, de cette enveloppe, va aux 19 arrondissements et c'est certains villiers qui reçoivent des montants. 33%, c'est le budget restant qui est géré dans l'appel régional et c'est l'appel qui nous concerne aujourd'hui. Mais à titre de rappel, pour moi c'est aussi important de donner des comparatifs par rapport à l'entente précédente parce que c'est pas moins de 350 organismes qui ont été soutenus au total 1280 projets sur les territoires de la métropole. Pourquoi je le dis? Parce que je réitère encore une fois l'importance et le travail qui est fait par les arrondissements et les villes liées qui soutiennent, eux, à la fois plusieurs organismes. Et je l'espère, je me réjouis aussi de cette reconnaissance qu'ils le font comme la Ville de Montréal de façon pluriannuelle. Je peux parler pour mon arrondissement, Rosemont–La Petite-Patrie. On vient d'adopter les GDD dans lesquels on soutient soutiennent 9 initiatives et on les fait aussi de façon pluriannuelle et on était très fiers de les faire de cette façon. On les fait aussi parce qu'il faut procéder, parce qu'on le sait, les vaisseaux ne s'arrêtent pas, donc c'est important de continuer à procéder pour que les organismes aient cet argent-là. Pour conclure, madame la présidente, je voulais quand même aussi mettre aussi un autre élément dans le contexte, je le dis, une entente importante pour la ville, pour les arrondissements ainsi que pour les organismes communautaires. Mais pour notre administration, ce n'est pas la seule façon de soutenir ces organismes, ce n'est pas la seule façon de remercier leur travail. D'ailleurs aussi, on va voir plus tard dans l'ordre du jour certains projets, certains sommes pour des projets, pour les personnes, pour soutenir les personnes en situation d'itinérance. Mon collègue Robert Beaudry On nous en parle souvent des projets, que ce soit des modulaires ou d'autres, mais je voulais tout simplement nommer quelques initiatives des dernières semaines. La semaine dernière, où la précédente, ma collègue Despina Sourias et Benoît Doré nous annonçaient le soutien de 1 500 000$ pour les comités de logement partout dans la ville de Montréal, de façon aussi pluriannuelle. Nous avons aussi aboli la taxe de compensation foncière pour les SAVNL. Ça équivaut à 10 millions de dollars, Madame la Présidente. Et ces sommes-là restent dans les poches des OVNL, des organismes communautaires, et c'est de façon pérenne. Donc voyez-vous quelques exemples très précis, très concrets des dernières, dernières actions qu'on a mis en place. Donc sur ça, je voulais mettre ce contexte, c'était important pour nous, pour moi en tant que porteuse du dossier, de le faire. Je suis pas certain d'avoir bien saisi la première question de mon collègue, mais je m'engage par la suite, la précision plus technique dont vous avez fait référence, je m'engage par la suite qu'on puisse prendre un moment pour poursuivre le dialogue à cet effet, vous donner la réponse la plus précise aussi possible. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌4:28:58
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.36 à 20.40 des dossiers en orientation. Au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:29:10
Madame la présidente, nous allons réunir les items 2041 à 2044. En 2041, on approuve un projet d'acte par lequel la Ville de Montréal acquiert des placements GMF à des fins de logement social, un terrain vacant sur Pierre-de-Coubertin. En 2042, on accorde un soutien financier à l'organisme Projet Ados Communautaire en Travail de Rue. En 2043, on abroge la résolution CG-2203-16 et en 2044, on accorde un soutien financier totalisant la somme de 816 236$ à 2 organismes pour des projets relatifs à l'itinérance.
Martine Musau Muele ◌4:29:44
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:29:46
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le 80-20-41. Madame la présidente, je me permets d'intervenir sur ce point puisqu'il suscite chez moi plusieurs interrogations. Dans le cadre du développement du projet immobilier d'Assomption-Nord dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Le promoteur avait initialement prévu de développer sur son site 300 logements sociaux via le programme Accès Logis. On comprend que ce projet ne verra pas le jour et qu'en contrepartie, le promoteur cède plutôt un lot à la Ville que cette dernière souhaite aujourd'hui venir acquérir. Plusieurs enjeux émanent selon moi de cette transaction. La contamination du site en est un. Or, l'administration de Projet Montréal répète sans cesse que l'entièreté des sommes des ententes pour la décontamination des sites ont été engagées. Le sommaire décisionnel indique que le terrain pourra ensuite être cédé à un organisme communautaire qui y développera du logement social. La décontamination d'un site, on le sait, peut être onéreuse, et je doute qu'un organisme communautaire ait les reins assez solides pour venir en assumer les coûts par elle-même. Ma question est donc de savoir par quels moyens la Ville de Montréal compte décontaminer le site. Est-ce qu'elle compte laisser l'organisme communautaire s'en charger, sachant qu'il ne pourra pas le faire sans soutien financier? Pour ainsi dire, madame la présidente, je doute que le lot que la Ville acquiert pour 3 millions de dollars pourrait être développé demain la veille si cette dernière ne procède pas elle-même à la décontamination du terrain. N'oublions pas non plus une donne ici qui est importante. Le lot dont il est question correspond à un, à une partie d'un des rares boisés restants de l'arrondissement. Il importe donc de le prendre en considération et de venir l'entretenir. Est-ce que ces coûts annuels d'entretien ont également été évalués? Et, le cas échéant, à combien s'élève-t-il? Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:31:26
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.41 à 20.44. Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌4:31:35
Désolé, j'étais trop sur la question, madame la présidente, et puis j'ai pas été assez vite sur le piton. Je peux rassurer mon collègue, toutes les questions de décontamination sont toujours prises en compte et puis sont défalquées. Alors, ce qu'il faudra regarder quand vous lisez le sommaire décisionnel, c'est qu'il y a eu ce montant-là a été pris pour acquis, retiré et fera en sorte que lorsqu'il y aura transaction, bien, ça en sera pris en compte. Pour ce qui est de la question du boisé en tant que tel, je ne connais pas cet aspect de la question. Ça va me faire plaisir d'aller chercher la réponse et de vous la transmettre, monsieur. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:32:11
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.41 à 20.44 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:32:20
Oui, madame la présidente. Au chapitre 30, nous allons réunir les items 3001 à 3005, naturellement sans le 3004 qui est déjà adopté. En 3001, on approuve l'inscription des parcs au répertoire de milieux naturels protégés contributifs à la biodiversité de l'Agglomération de Montréal. En 3002, on autorise le paiement au ministère de la Justice d'une somme pour réserve pour les fonctions de juge militaire. Municipaux. En 3003, on autorise une dépense maximale pour les travaux d'aménagement et de déménagement dans le cadre de la mise en œuvre du plan global d'optimisation des espaces administratifs. Et en 3005, on autorise le dépôt d'une demande de financement dans le cadre du Fonds pour le transport actif pour les projets d'immobilisation Berry-Maisonneuve-Champlain phase 2, Henri-Bourassa 2026, Ceintes urbaines Viau et Pierrefonds.
Martine Musau Muele ◌4:33:08
Il est 17 h 28, monsieur De Sousa. Est-ce que vous vouliez entamer votre de parole pour les prochaines, la prochaine minute et demie, ou on fait ça au retour? Très bien. Alors, ce que je vous propose, on va suspendre, il est 17 h 28. Je vous rappelle que vous êtes cordialement invités à rejoindre les participantes de Cité L au Salon du pain blanc. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:07:34
Merci. Très bien, on est prêt? Il est 19 h 03, alors nous allons reprendre cette séance du conseil municipal en débutant avec la période de questions des membres du public. La première question nous est présentée par Michel Labelle. Bonsoir, monsieur Labelle, et bienvenue.
Voix 4B6:08:00
Bonsoir, madame la présidente, membres du conseil. Ma question, c'est pour le nouveau chef de Projet Montréal sur le 20,33 près du MEB. Contexte rapide. Depuis 2015, le gouvernement Partage collaborait avec la corporation des Trois-Pierres qui prenait en charge toute la production maraîchère dans le parc régional de Bois-de-la-Roche à Selville, tandis que Partage s'occupait de la vente et distribution des fruits et des légumes. À la ferme écologique du Cap-Saint-Jacques, c'est les Trois-Pierres qui géraient la production et la vente et la distribution. En décembre 2023, les Trois-Pierres, organisme qui se disputait 1186, a cessé ses activités. Sans aucun passeport de ferme qui a été rendu public. En février dernier, nous avons visité la ferme du Cap-Saint-Jacques avec des représentants du Collège Campus Macdonald de Sainte-Anne-de-Bellevue. Tous ont été impressionnés par le potentiel du site. Lors de cette visite, une question a été soulevée: pourquoi prévoir d'héberger des travailleurs étrangers saisonniers dans la maison Antoine Legault dite De Lorimier, et plus largement, pourquoi qu'on sert des travailleurs étrangers? Nous avions espoir d'ouvrir un dialogue sur la vocation future de la ferme écologique qui pourrait s'inscrire dans la vision de la stratégie de mise en valeur du Grand Parc de l'Ouest. Mais malheureusement, aujourd'hui, on découvre que la division des grands parcs recommande encore 2 prêts d'immeubles pendant 2026-2027, qui confient dans un sens un monopole pendant 2 ans à un organisme. 2020, il y a 9 personnes qui sont ajoutées au conseil d'administration de partage. Parmi elles, seulement 2 sont résidentes de Montréal et aucun ne vit à l'ouest de la rue Delamontagne.
Martine Musau Muele ◌6:09:29
Monsieur Labelle, est-ce qu'on peut avoir la première question du monsieur?
Voix 4B6:09:32
J'arrive. Je vous avais dit 1 minute 30?
Martine Musau Muele ◌6:09:35
On est à 1 minute 35.
Voix 4B6:09:37
OK. Donc, avec aucun membre du CA qui possède une expérience agricole. Alors, ma question, alors pourquoi, dans une logique qui rappelle d'un réflexe colonial, cherche-t-on à imposer un regroupement-partage comme unique solution pour l'exploitation de la ferme écologique Cap-Saint-Jacques alors qu'on est un acteur institutionnel de longue date du campus Macdonald? Merci.
Martine Musau Muele ◌6:09:58
Allons-y avec une réponse de madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌6:10:07
Oui, bonsoir. Laurence Lavigne Lalonde, je suis responsable des grands parcs. C'est à ce titre que je vous réponds ce soir. Ça fait un petit moment qu'on a des questions justement sur le pôle agricole qui sera développé dans le Grand Parc de l'Ouest suite justement à la cession des activités de Des Trois-Pierres. Magasin Partage prend le relais. Pour nous, c'est important de s'assurer qu'il n'y ait pas de bris puis qu'on puisse avoir des développer une vraie vision en concertation. Donc, il y a une démarche qui est en train de se faire avec l'arrondissement, notamment, de Pierrefonds-Roxboro, pour établir avec les acteurs du milieu quelle sera cette vision. En attendant d'avoir bien établi la vision puis de choisir tous les partenaires, on continue à travailler avec le magasin Partage. Mais comme il a déjà été mentionné à d'autres moments dans ce conseil, c'est la volonté des Grands Parcs de développer ce secteur-là avec les acteurs du milieu. Ceci étant dit, en attendant de trouver le bon modèle puis d'inclure tout le monde, on veut quand même continuer à travailler. C'est pour ça qu'on continue avec Magasin Partage.
Martine Musau Muele ◌6:11:02
Question complémentaire.
Voix 4B6:11:04
Ma question complémentaire s'adresse à notre conseiller Benoît Langevin qui a écouté votre réponse au mois de septembre et au mois de novembre, madame, que vous avez dit. Et je remarque aussi que certaines personnes ont plus de latitude à la période des questions que d'autres. Mais j'aimerais, monsieur Langevin, porter sur les commentaires que vous avez entendus les promesses qu'on s'est fait dire de consultations qui n'ont pas eu lieu. Alors, si mon conseiller, notre conseiller pourrait intervenir, ça serait apprécié.
Martine Musau Muele ◌6:11:28
Je suis pas certaine d'avoir compris votre intervention. Non, juste un instant, monsieur Labelle. Je suis pas certaine d'avoir compris votre intervention sur la latitude, sur les temps de parole qui sont accordés. Juste pour préciser, tout le monde a 1 minute 30 et 1 minute. Ça, c'est ce que le règlement prévoit. Maintenant, pour la période de questions, ce que moi j'ai instauré à titre de présidence, C'est parce que ce n'est pas une période de débat, la question et la question complémentaire est adressée à la même équipe. Donc ça sera pas un échange délibératoire entre madame Laurence Lavigne-Lalonde et monsieur Benoît Langevin. Si vous avez une question complémentaire, je vous invite à compléter avec madame Lavigne-Lalonde ou bien un autre responsable de dossier. Madame Laurence Lavigne-Lalonde.
Voix 4B6:12:17
Non, la question c'est pour monsieur Langevin, je vous laisse prononcer, on a entendu les réponses.
Martine Musau Muele ◌6:12:24
J'ai compris, monsieur Labelle, ce que je vous indiquais, ce que je vous indiquais, c'est que puisque ce n'est pas une séance délibératoire ni de débat, c'est une période de questions, donc je vous invite à traiter cette question avec la personne avec laquelle vous avez présenté la question principale. OK, monsieur Langevin ne pourra pas prendre la parole pour débattre de la question en opposition à ce que madame Lavigne-Lalonde a présenté. Est-ce que vous souhaitez que madame Lavigne-Lalonde donne un complément?
Voix 4B6:12:53
Oui, je répète ma question. Comment est-ce qu'on peut accorder à un organisme où est-ce que le CA, 60% du CA, c'est pas des gens de Montréal, selon leur profil, ils ont aucune expérience agricole, comment est-ce qu'on peut justifier aux Montréalais ou aux organismes communautaires qui sont impliqués dans ma communauté que c'est la bonne décision et pourquoi qu'on panique parce qu'on a McDonald's qui est capable de relever la mission demain.
Martine Musau Muele ◌6:13:17
Merci. Madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌6:13:21
Merci. Ben, je jugerais pas la capacité des gens de s'impliquer dans un projet aussi important que celui-là selon leur code postal, malheureusement. Il y a des gens qui sont impliqués au magasin Partage, il y a des gens qui travaillent de bonne foi depuis plusieurs années dans la question justement de l'agriculture périurbaines. Ce que je vous ai dit, c'est qu'en ce moment, on continue à travailler avec eux pour les 2 prochaines années et qu'on travaille de concert avec l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro qui faisait une présentation justement sur la démarche de consultation au mois d'avril, donc il n'y a pas très longtemps. Donc on est vraiment dans cette volonté-là avec l'arrondissement, mais en attendant, pour éviter que ça s'écroule, on continue à travailler avec Magasin Partage. Notre volonté, c'est de mettre à profit tous les acteurs, parce qu'il n'y a pas que McDonald's, il y a aussi d'autres personnes qui ont envie de s'engager dans ce pôle-là, et c'est notre devoir, je crois, d'avoir l'ensemble des acteurs autour de la table pour développer le meilleur projet pour la communauté.
Martine Musau Muele ◌6:14:21
On vous remercie pour vos questions, monsieur Labelle. Très bonne soirée à vous. La prochaine intervention nous est présentée par Marie-Claude Allary. Bonsoir, madame Mallary, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:14:39
Bonsoir. Alors, en ce qui concerne le projet de la place Versailles, si je regarde l'ordre du jour à date de ce matin, à la page 2831, ou plus exactement la page 3 des 189 pages du projet qui sont présentées, j'aimerais avoir plus d'explications sur la signification du quatrième point en commençant par le bas, qui se lit comme suit: le remplacement de l'article 51 afin de convenir de la signature de l'entente de développement avant délivrance d'un permis de construction plutôt que d'exiger des garanties financières.
Martine Musau Muele ◌6:15:22
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:15:25
Oui, bonjour, madame Allary. En effet, on pourra vous revenir avec la rectification, la clarification sur ces éléments-là spécifiques. J'ai demandé, entre autres, à notre chef de division d'urbanisme de contacter la quinzaine de citoyens qui nous ont interpellés depuis l'année dernière, depuis un an à peu près, sur le dossier. Place Versailles. Je sais que vous avez pu lui parler aujourd'hui. J'espère que vous lui avez posé cette question qui est extrêmement technique et qu'il a pu vous répondre, parce que c'est ce que j'ai demandé. Vous avez des questions qui sont extrêmement spécifiques et notre objectif, c'est d'y pouvoir répondre le plus spécifiquement possible.
Martine Musau Muele ◌6:16:08
Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌6:16:10
En effet, j'ai eu la chance de parler avec monsieur Carlos Acosta un peu plus tôt aujourd'hui, en fait juste en venant ici, parce que c'était un petit peu dernière minute pour avoir les réponses à nos questions. Mais Ce qu'il m'a dit, c'est que ce n'était pas un article qui était modifié dans le cadre de l'approbation qui était présentée dans le cadre de l'ordre du jour du présent conseil municipal, puis que ça allait venir plus tard. Alors, ma seconde question, c'est pourquoi précipiter l'approbation du projet alors qu'il semble y avoir encore des éléments qui ne sont pas complétés dans leur ensemble?
Martine Musau Muele ◌6:16:45
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:16:47
Oui, merci beaucoup, madame Allary. En effet, là, vous posé une question qui est très, très spécifique sur le dossier, mais le dossier, il a bien avancé selon les normes réglementaires normées par Québec, par l'utilisation de l'Office de consultation publique de Montréal. Il y a eu plusieurs projets de ce type qui ont utilisé le même genre de processus, les Halles d'Anjou, le Nord-de-l'Èque. Et en plus de ça, pour nous assurer que les citoyens aient réponse au plus de questions possibles parce qu'on sait dans le secteur, ça fait quand même plus d'un an qu'on discute de, ça fait quelques années qu'on discute de ce dossier-là. Il y a eu une consultation publique d'orientation au projet en 2021 et on va avoir aussi la création d'un comité de bon voisinage d'ici la fin août pour être certain que vous avez tous les détails et toutes les réponses. Donc, ce que je vais m'assurer, c'est que puisque vous avez peut-être pas eu toutes les éclaircissements sur les éléments très, très, très techniques et légaux. On va s'assurer de bien vous les expliquer, mais de notre côté, on respecte tous les engagements de participation et de transparence citoyenne, et on va même au-delà.
Martine Musau Muele ◌6:17:58
Merci, madame Alary, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. La prochaine intervention, de Francis Lapierre. Bonsoir, monsieur Lapierre, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:18:11
Bonsoir tout le monde. Bonsoir les élus. Voilà ma question. Donc, la mairesse de Montréal, madame Plante, déclarait à l'émission de radio Le Genre humain du 6 avril dernier qu'au début de son premier mandat, l'espérance de vie des riverains de la métropolitaine était plus courte de 3 ans. Ce chiffre est amené à augmenter dû au changement climatique et à l'augmentation constante du nombre de véhicules automobiles. La non-réponse que la Ville de Montréal m'a servie concernant ma question, à savoir pourquoi on ne peut pas faire d'enquête sociosanitaire sur une structure selon la Direction régionale de santé publique de Montréal, marque un grand manque de respect envers ces populations. C'est encore plus consternant de la part de la Direction régionale de santé publique, qui a pour mission de protéger la santé et la sécurité des Montréalais, de ne pas vous répondre, vous la Ville, concernant cette importante question. Des morts totalement évitables par le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec. Alors, madame la présidente, je repose ma question: pourquoi, selon la direction de la santé publique de Montréal, ne peut-on pas faire d'enquête sociosanitaire sur une structure?
Martine Musau Muele ◌6:19:31
Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌6:19:33
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup, monsieur Lapierre, pour votre question que je vous invite à poser à la direction régionale de la santé Nous, on travaille en collaboration avec eux, ils vont être en mesure de nous fournir des informations, ils nous accompagnent dans les propositions qu'on va faire auprès du gouvernement du Québec pour limiter le plus possible l'impact de la circulation automobile sur ce tronçon-là, en fait sur la métropolitaine qui ne nous appartient pas comme infrastructure, mais je peux pas me substituer aux experts de la santé publique et vous répondre à cet égard-là, donc je vous invite à communiquer avec eux. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌6:20:03
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:20:04
Je pose justement mes questions à la Ville parce que la direction de la santé publique ne veut pas me répondre. Alors, j'ai pas le choix, je dois passer par la bande, mais je peux pas y aller directement. Alors, c'est un jeu de fou. Alors bon, OK, pour résoudre la question, voyant que malheureusement la Ville de Montréal fait partie du problème, je vais donner une dernière chance à la Ville de Montréal de refaire son image auprès des Montréalais. Alors, ma question, madame la présidente, afin que je puisse poser mes questions à la direction générale de santé publique de Montréal, La Ville de Montréal serait-elle d'accord afin d'organiser une rencontre entre moi, accompagné de deux autres acteurs de la société civile, des représentants de la Ville et la Direction régionale de santé publique de Montréal? Merci.
Martine Musau Muele ◌6:20:52
Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌6:20:54
Merci beaucoup, monsieur Lapierre. Encore une fois, je peux pas me commettre pour une autre instance que celle de la Ville de Montréal, donc je vous invite à cordialement à communiquer avec eux. Je suis certaine qu'ils vont vous fournir un certain nombre d'informations, à savoir pourquoi ils sont pas en mesure de fournir une étude sociosanitaire. Ce que je peux vous réitérer par ailleurs, c'est qu'on travaille en collaboration avec eux. Il y a un travail qui est fait, ils nous accompagnent dans les propositions qu'on met en place autour du projet de réaménagement de l'autoroute 40 qui, je le rappelle, n'appartient pas à la Ville de Montréal et relève du gouvernement du Québec. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌6:21:27
Merci, monsieur Lapierre. Très bonne soirée à vous. Si vous permettez, on va permettre aux autres citoyens qui sont présents de poser leurs questions également. Monsieur Lapierre, ça sera mon seul avertissement, on veut vous revoir à la période de questions du public. Merci à vous. On poursuit avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Robert Edgar. Bonsoir, monsieur Edgar, et bienvenue, représentant Mouvement Action Justice.
Citoyen·ne ◌6:21:54
Bonsoir, Madame la présidente, Madame la mairesse et tous les conseillers. Est-ce que Alan Vaillancourt est ici ce soir?
Martine Musau Muele ◌6:22:02
Non, mais on vous écoute.
Citoyen·ne ◌6:22:04
OK. Well, I'll ask the question in English then because maybe Alex Norris will be answering it. Mr. Norris, I brought up, you know, some issues with the SPVM in terms of targeting journalists, photographers, videographers, for what I consider to be treatment and even brutality, targeting them for pepper spray and so on. I was told I could, you know, or they could file a complaint with the Police Ethics Commission, but that wasn't what I was asking. Something I failed to mention, which is another issue, is that I have noticed several times now, certainly during the COBP protest. There was also a protest for ABC Cruz and also the May 1st protests. The SPVM police officers in full riot gear are going right into the crowd of protesters and basically mingling with them. I jokingly refer to this as keffiyeh with a cop. Nevertheless, I find this to be something of an intimidation tactic on the SPVM's part, and I was wondering what Projet Montréal might do about this, I consider to be problematic behavior.
Martine Musau Muele ◌6:23:34
Mr. Alex Norris.
Alex Norris ◌6:23:36
Thank you for your question, Mr. Edgar. You're free to ask me questions in either language. I can respond in either French or English, but I'm happy to respond to you in English regarding your question. The approach of the SPVM to managing demonstrations changed substantially after our administration took office. Previously, there had been an era of mass arrests where everyone in a demonstration could be rounded up and hauled off and put under arrest. We abolished Bylaw P-6, and the SPVM now takes a more targeted approach to carrying out arrests. Rather than targeting an entire group, the police go after people who actually commit offenses that they witness, and I think that's the right way to go. So I, you know, I can't speak to what you're describing, but certainly there'd be no— our administration certainly does not condone any attempt to intimidate Protesters or demonstrators. We believe in the right of Montrealers to demonstrate and to exercise their free speech and freedom of assembly rights, and that is the approach, broadly speaking, of the SPVM as well. Donc l'approche du SPVM et de notre administration n'est plus de faire comme faisait l'ancienne administration en procédant à des arrestations de masse, mais de cibler les malfaiteurs parmi les manifestants et de faire des arrestations lorsque c'est nécessaire.
Citoyen·ne ◌6:25:16
Thank you for your answer, Mr. Norris. I actually recommended that approach years ago, and I do recognize that that falls within that to some extent. However, I believe it is an intimidation tactic when you go— the police go in full riot gear into a group of protesters before the protest has even started. Perhaps I didn't mention that part. I'm talking about when the protesters are gathering before the protest, you know, maybe to have some speeches and so on before marching. The police officers, as I said, on 3 recent occasions, the CLBP Anti-Police Brutality protest, a protest in Parc Émilie-Gamelin after the killing of Abbé Sécruz, and also the 1st of May. They did this 3 times.
Martine Musau Muele ◌6:26:11
And the question?
Citoyen·ne ◌6:26:13
I consider this to be intimidation. I'd like to know what Projet Montréal will do to dissuade this.
Martine Musau Muele ◌6:26:19
Thank you. Mr.
Voix 4J6:26:22
Alex Norris.
Alex Norris ◌6:26:23
Yes, I thank you for your question, Mr.
Voix 4F26:26:26
Edgar.
Alex Norris ◌6:26:26
I can't speak to The details, the operational details of how the police handled those particular demonstrations. I can speak broadly to the approach that the SPVM has adopted since our administration has taken office, which is a substantially different approach from that which was used under the previous administration, under Mayor Coderre and Mayor Tremblay. Donc je pense que la situation s'est grandement améliorée en termes de gestion des manifestations et que le SPVM est beaucoup plus respectueux aujourd'hui de la liberté d'expression, la liberté d'assemblée et les droits des manifestants. Voilà, merci.
Martine Musau Muele ◌6:27:05
Thank you, Mr. Edgar. Have a great evening. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est faite par Marc Poulin. Bonsoir, Monsieur Poulin, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:27:17
Bonsoir. Prolongement de la piste cyclable sur Côte-Sainte-Catherine entre Villeneuve et Mont-Royal. À la rencontre d'information de la semaine dernière, on a appris en posant des questions, parce que ça faisait pas partie de la présentation comme telle, qu'une des deux voies allait être coupée sur Côte-Sainte-Catherine en direction du centre-ville entre Villeneuve et Mont-Royal. Chemin de la Côte-Sainte-Catherine est évidemment une artère majeure à Montréal. C'est aussi la voie principale d'accès des Outremontais vers le centre-ville. Passer de 2 voies à une voie va avoir un impact majeur sur la circulation, en particulier à l'heure de pointe, impactant tant les usagers de l'autobus 129 que les automobilistes. On est assez habitué que l'on coupe le stationnement pour faire place à des pistes cyclables, mais couper l'une des 2 voies de circulation sur une artère majeure comme le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, c'est du jamais vu. Je suppose qu'une telle décision a fait l'objet d'études approfondies. Donc, pouvez-vous m'indiquer combien d'usagers de transport en commun et combien d'automobilistes vont être affectés par cette décision? Combien de temps ça va représenter l'imposition de ce goulot d'étranglement en rajout dans le temps de transit de ces usagers à l'heure de pointe? Quel va être l'impact sur la partie outremontaise du boulevard Mont-Royal qui va ainsi devenir une voie de contournement?
Martine Musau Muele ◌6:28:33
Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌6:28:36
Oui, bonsoir monsieur Poulin, merci beaucoup pour la question. Écoutez, lorsqu'on doit faire des travaux de réhabilitation puis qu'on doit, on en profite toujours pour repartager l'espace public au bénéfice des différents usagers. J'ai pas l'ensemble des détails des questions que vous posez, ce que je peux vous dire c'est qu'en ce moment dans ce secteur-là, il y a 74% de la chaussée qui est dédiée aux automobilistes et seulement 1% pour les vélos et 1% pour le transport collectif. C'est un secteur aussi où il y a eu énormément de collisions. On a des statistiques de collisions. Vous demandiez si on faisait un travail diligent avant de réaménager les rues. On le fait. Donc, on regarde les statistiques de collisions, on regarde effectivement les impacts sur la mobilité et on fait des choix éclairés pour s'assurer que tous les usagers de la route soient en sécurité. Donc, on veut pas faire de compromis à cet égard-là. Ça se pourrait effectivement, malheureusement, que ça implique qu'il y ait un petit peu plus de temps pour se déplacer. Ça fait partie des compromis qu'on doit faire pour s'assurer que tous les usagers de la route soient en sécurité. Puis dans ce cas-ci, pour nous, c'est extrêmement important. Il y a déjà eu des collisions, donc on veut s'assurer qu'il y ait une voie cyclable pour les gens qui sont de plus en plus nombreux à se déplacer en transport actif, puis qu'ils soient protégés en fait des automobilistes pour le bénéfice de tout le monde.
Martine Musau Muele ◌6:29:52
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:29:53
En fait, vous n'avez pas répondu aux questions, mais est-ce qu'il y a des études qui ont été faites, des études de circulation en bonne et due forme, l'impact sur le boulevard Mont-Royal, l'impact sur le temps de transit, combien de cyclistes vont bénéficier de cet accommodement alors qu'ils peuvent déjà tourner sur Villeneuve qui a une piste cyclable, aller sur Avenue-du-Parc qui alors qu'on parle ici d'une voie majeure de circulation, c'est une artérielle, la Côte-Sainte-Catherine, ce n'est pas une voie locale. Donc, il y a eu des études. Ces études-là n'ont pas été diffusées lors de la présentation, ne sont pas publiques. On me dit que les élus locaux n'ont pas eu accès à ces études-là non plus. Alors, est-ce que vous avez l'intention de rendre ces études-là publiques pour qu'au moins les gens puissent apprécier le bon jugement de l'administration de favoriser les cyclistes au détriment des usagers de transport en commun qui vont prendre le 129 puis qui vont être pris dans le trafic longtemps.
Martine Musau Muele ◌6:31:00
Madame Sophie Mauzerolle. Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌6:31:04
Merci beaucoup, monsieur Poulin, mais moi je vais vous répondre. Ce que vous dites, perdre du temps dans le trafic au détriment de ceux qui se déplacent en vélo, vous m'excuserez, mais je pense qu'ici, tantôt j'ai eu la chance de m'adresser à parler puis à rappeler un élément important. C'est que tout le monde a le droit d'être en sécurité. Puis je pense qu'entre la sécurité des humains puis la fluidité des bolides, des voitures, bien nous, notre camp, on l'a choisi. Ceci étant dit, vous arrivez ici en conseil avec une liste de questions, ça va nous faire plaisir, vous comprenez qu'on n'arrive pas au conseil avec notre pile de cartables et nos éléments, ça va nous faire plaisir de pouvoir vous envoyer de l'information, mais au final, puis ça je pense que là-dessus on a toujours été extrêmement clair, puis C'est un parti pris que nous prenons, c'est-à-dire que tout le monde a le droit d'être en sécurité et donc oui, parfois on doit faire des choix. Et encore une fois, la sécurité des gens va toujours primer sur le reste, parce que quand il y a des collisions puis des gens qui meurent, c'est des gens qui sont à pied, c'est des gens qui sont en vélo. Les chiffres le démontrent, les données, les articles, puis nous autres on se base sur la science, les chiffres, les données pour agir, protéger tout le monde. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:32:10
Merci pour vos questions, monsieur Poulin. On vous souhaite une très bonne soirée. Nous poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Louise Gauvreau. Bonsoir, madame Gauvreau, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:32:24
Bonsoir, merci, madame la présidente. Madame la mairesse, conseillers, chers conseillers, depuis septembre dernier, le maire de Hochelaga-Maisonneuve se targue de transparence. Or, cet après-midi seulement, à 16 h, de notre période de questions actuelle, quelques résidents ont été contactés par un appel par le directeur de l'urbanisme, pardon. Alors, à quelques heures de l'approbation des modifications réglementaires, soudainement la Ville est prête à répondre aux préoccupations des résidents. Nous sommes inquiets pour la suite des choses, monsieur le maire. Comment avoir confiance au processus et à l'encadrement du projet tout en sachant que vous allez partir puisque vous ne sollicitez pas de second mandat ou de de mandats supplémentaires, on se sent un petit peu laissé pour compte. Alors, comment faire confiance au processus?
Martine Musau Muele ◌6:33:16
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:33:18
Bonjour, je vais vous répondre en ma qualité de responsable du dossier de l'urbanisme par rapport au processus. Je veux juste expliquer que dans le cadre de Place Versailles, il s'agit vraiment d'un processus exemplaire où les citoyens ont plus que dans n'importe quel autre dossier, par exemple, des fois quand c'est du plein droit, comme il y avait des dérogations, ont eu l'occasion et auront encore l'occasion de pouvoir porter leur voix. Et je m'explique. Premièrement, il y a eu des consultations préliminaires avant l'Office de consultation publique de Montréal. Il y en a eu aussi à l'Office de consultation publique de Montréal qui a entendu énormément de préoccupations des citoyens qu'ils ont transmises dans un rapport avec des éléments de vigilance et des éléments aussi d'orientation du projet. Par la suite, le travail qui a été fait par l'arrondissement, les professionnels de l'arrondissement, a été de s'assurer que ces préoccupations-là soient intégrées au plus possible dans la proposition de projet qui est déposée aujourd'hui en vertu de l'article 89. Ça, c'est un processus vraiment où il y a le plus de consultations possibles dans tous les autres processus de la Ville de Montréal, quand on a un OCPM, quand on a une consultation en amont. Par la suite, ce qui va nous assurer vraiment que les citoyens soient entendus, c'est d'une part ce comité de citoyens-là aussi qui va être mis en place, ce comité de bon voisinage de suivi du dossier. D'autre part, c'est un projet aussi qui, malgré le fait qu'il y aura une permission de développer, devra passer par tous les processus normés en arrondissement. Donc, s'il y a des révisions de projets en vertu de la réglementation d'arrondissement, s'il y a des besoins de passer au comité consultatif de d'urbanisme. Il va être suivi étape par étape pendant tout son développement. Et on se le dit là entre nous ici, c'est un projet qui va se développer sur plusieurs années. Donc, il y aura d'autres rendez-vous, vous pourrez voir.
Martine Musau Muele ◌6:35:05
Question complémentaire, madame Gouvreau.
Citoyen·ne ◌6:35:10
Je repose la même question. Pourquoi ne pas permettre aux résidents d'avoir accès, nous sommes 700 résidents très inquiets, pourquoi ne pas leur permettre d'avoir accès aux modifications apportées à la dernière minute, 4 heures avant avant la présente session. Avez-vous une bonne réponse à nous fournir? 4 heures avant, écoutez, là c'est quand même quelque chose. Il y a eu plusieurs journées depuis septembre dernier, depuis les premières consultations publiques.
Martine Musau Muele ◌6:35:37
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:35:38
Merci pour votre sous-question. Écoutez, les modifications d'un tel ordre, comme je vous dis, ce sont des modifications d'ordre général sur l'implantation du projet. Donc, l'arrondissement vous a ouvert les livres, ce n'était pas assez en amont à votre goût. Ce qu'il faut dire, c'est que le travail avec le promoteur a été fait vraiment jusqu'à la dernière minute pour vraiment s'assurer d'aller chercher le maximum. Mais ça ne s'arrête pas là. Comme tout développement de projet, c'est un projet qui va se développer avec le temps. Donc, vous pourrez toujours rester à l'affût avec ce comité de bon voisinage-là qui va être mis en place au aura une représentation des résidents justement pour continuer à faire entendre des préoccupations. Alors, il faut pas penser que le vote d'aujourd'hui est une fin en soi, c'est le début d'un autre processus qui est celui de la réalisation, mais en impliquant également la voix des citoyens. C'est le souhait de l'arrondissement, ce n'était pas une obligation, mais on souhaitait le mettre en place.
Martine Musau Muele ◌6:36:33
Merci, madame Gauvreau, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention. Cette question nous est présentée par Jean Duval. Bonsoir, monsieur Duval, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:36:48
Bonsoir, madame la présidente. Bonsoir à tous et à toutes. J'ai remarqué aujourd'hui, en début de soirée, qu'il y avait beaucoup, beaucoup de femmes à l'Hôtel-de-ville et je suis très heureux. Je profite de l'occasion pour d'avoir enlevé ma veste pour commencer avec des fleurs. J'ai une belle chemise qui est toute fleurie, alors j'ai décidé d'offrir une fleur à toutes les femmes qui sont venues à l'Hôtel de ville et ainsi à vous toutes les élues et servir de bouquet de fleurs finalement. Bref, ça c'est les fleurs. Maintenant, le pot. Il y a, j'ai vu dans l'actualité, à la STM, Madame Léonard, qui a fait vraiment la une avec un salaire de 474 000$ par année, et elle vient de se voter un 6,2% d'augmentation. Écoutez, la maire reste ici à un salaire qui est qui est raisonnable de par la fonction, 200 000 par année. Les élus que vous êtes, vous faites aux environs de 100 000 $.
Martine Musau Muele ◌6:38:06
Et la question, monsieur Durand?
Citoyen·ne ◌6:38:08
Le premier ministre du Québec, 250 000 $, puis le premier ministre du Canada, 300 000 $.
Martine Musau Muele ◌6:38:14
Allez-y avec la première question, vous pourrez poursuivre ensuite.
Citoyen·ne ◌6:38:16
La première question, voulez-vous bien m'expliquer où est-ce qu'on est rendu à penser payer un fonctionnaire Un demi-million par année, c'est pas un chef d'entreprise.
Martine Musau Muele ◌6:38:31
Merci.
Citoyen·ne ◌6:38:31
Elle est pas actionnaire de—
Martine Musau Muele ◌6:38:34
Allons-y avec une réponse de monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌6:38:38
Merci, monsieur Duhaime, pour votre question. Il y a eu en 2009 une stratégie de rémunération qui a été entérinée par le CA de la STM. Lorsqu'on a nommé en 2022 madame Marie-Claude Léonard, on a appliqué cette là. Vous avez commencé votre énoncé avec un bouquet de fleurs aux femmes. Clairement, le conseil d'administration voulait du même coup être très fier de nommer une première femme depuis Louise Roy directrice générale de la STM et s'est attelé du même souffle à réviser cette stratégie de rémunération-là. On veut que ça découle en politique. Il y a un travail qui se fait à cet effet-là et ça nous permettra de revoir les termes pour la suite.
Martine Musau Muele ◌6:39:23
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:39:27
Mes plaques, l'immatriculation de mon véhicule, les Montréalais aujourd'hui sont rendus à payer cette année 150$ chaque véhicule, propriétaire de véhicule, pour contribuer au transport en commun. D'autres vont payer 200$, c'est dépendant de la cylindrée, le poids. Écoutez, Québec a, à la demande des municipalités, a l'obligation d'aller chercher des taxes comme ça. Moi, quand je vois qu'on s'en sert pour payer un demi-million le salaire d'une directrice, écoutez, si ça aurait été un directeur, c'est pas les femmes là C'est, moi là, gagne 1 million, 5 millions par année, mais que ça soit ta business à toi, j'ai aucun problème avec ça, je vais la féliciter, le féliciter. Mais ici on parle d'un fonctionnaire. Regardez là, 200 000, Madame Plante, 250 000, 300 000, le premier ministre du pays. Où est-ce qu'on s'en va? Vous êtes rendu où? Ils peuvent bien à Québec vous regardez bizarrement puis avoir de la misère à aller chercher de l'argent quand ils vous voient faire de telles conneries. Et en passant, j'aimerais ça savoir—
Martine Musau Muele ◌6:40:43
Je vais devoir vous arrêter ici, monsieur Duval. On va y arriver avec une réponse plutôt de monsieur Éric Alan Caldwell et on va conclure ensuite.
Éric Alan Caldwell ◌6:40:54
Merci, merci madame la présidente. Depuis quelques années, on est dans un cycle justement On va chercher toute la performance à la STM. On a un plan d'optimisation de 100 millions pour justement avoir une dépense, avoir une gestion rigoureuse des fonds publics. Je l'ai dit, on a une stratégie de rémunération qui date de 2009, on est en train de la réviser justement, et à cet effet, il y a un alignement clair qu'on veut justement que la stratégie de 2009, qui s'alignait plus sur le secteur privé, celle de 2000, celle qu'on saura, lorsqu'on saura la renouveler, ça sera plus aligné sur le secteur public et on est très fiers de cette démarche qu'on a entrepris. On est très fiers du travail de notre directrice générale qui sert fidèlement la STM, qui sert fidèlement les Montréalais et qui nous amène plus de performance dans un monde où la tentation était de couper le service alors que nous on l'a maintenu. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:41:48
Merci monsieur Duval pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention de Lauriane Ionita. Bonsoir Monsieur Ionita et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:41:59
Bonsoir Madame la Présidente, bonsoir tout le monde. Je suis revenu Madame Plante pour vous dire qu'il y a pas mal parmi mes amis qui me reprochent de les avoir incités de voter pour vous. Comme je l'ai dit la dernière fois, 19%, même pas. 18,84% des Montréalais ont voté pour vous. On comprend aujourd'hui pourquoi vous refusez de vous représenter pour les prochaines élections. C'est sûr et certain, vous avez perdu des plumes depuis, alors vous aurez aucune chance. Par contre, par la non-présentation pour les prochaines élections, vous sortez en évidence le fait qu'il n'y a personne qui peut vous reprocher, en fait, ce que vous avez fait de mal à Montréal. Madame Plante, je vous parle, Il faut m'écouter un peu, Madame Plante, s'il vous plaît. Monsieur Limoges.
Martine Musau Muele ◌6:42:52
Monsieur Yonita, comme le prévoit le règlement, je me permets le rappel, le règlement prévoit qu'en toute instance, il faut s'adresser à la présidence et non pas aux élus. On vous écoute.
Citoyen·ne ◌6:43:06
Je vous demande pardon, Madame la présidente, je voulais juste sortir en évidence le fait que ceux qui sont concernés directement ne font pas attention. En plus de ça, monsieur Limoges, souvent, il reproche qu'on revient ici parce qu'on n'aime pas la réponse qu'on reçoit. Voilà de quelle façon monsieur Limoges, madame Plante et toute leur équipe traitent les Montréalais. On vient ici pour rien.
Martine Musau Muele ◌6:43:33
Est-ce que vous avez une première question?
Citoyen·ne ◌6:43:35
Mais la première question, madame Plante, j'aimerais bien vous répéter que vous devriez démissionner. Prenez par la main tous vos gars et partez. On n'a plus besoin. Vous avez démontré votre incapacité.
Martine Musau Muele ◌6:43:46
Le temps est écoulé pour la première question. Est-ce qu'on avait une intervention en réplique? Le conseil m'indique ne pas avoir d'intervention en réplique. Est-ce que vous avez une question ou un commentaire complémentaire?
Citoyen·ne ◌6:43:58
Justement, il n'y a pas de réplique, madame la présidente. Pareil comme la dernière fois quand ils n'ont pas répondu parce qu'ils ne veulent pas aller. Ça fait, ça leur fait du bien là. La Ville de Montréal, elle est une grosse poubelle pleine de cônes oranges et des poubelles partout. Ce n'est plus une la ville de monsieur Bourque-Lafille, la ville des fleurs. Rappelez-vous la belle ville de Montréal. Aujourd'hui, c'est quoi? C'est une catastrophe. Avant d'être élus, monsieur, madame, vous êtes des citoyens. Ça vous dérange pas, l'image de cette métropole? Ça, ça vous dérange pas? Vous sortez de chez vous le matin, vous regardez pas autour de vous? S'il vous plaît, là, essayez de prendre au sérieux votre votre rôle dans l'administration de cette ville. On a besoin de vous pour que vous gérez cette ville d'une bonne façon, d'une bonne manière. Et là, il faut pas ignorer ceux comme moi et bien d'autres citoyens qui viennent porter à votre attention les choses qui ne fonctionnent pas très bien.
Martine Musau Muele ◌6:44:56
Merci. Le temps est écoulé. Est-ce qu'on avait une intervention pour faire suite à ces propos? Le conseil m'indique ne pas avoir d'intervention pour faire suite à vos propos. Monsieur Yonico. On vous remercie pour vos interventions. Très bonne soirée à vous. Merci. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Maxime Richard. Bonsoir, monsieur Richard, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:45:24
Bonsoir tout le monde, merci de m'accueillir. Je me présente, Maxime Richard, je suis propriétaire des Cafés Pisteux. On a 3 succursales, 2 dans Rosemont, une dans Ville-Marie. Sur le boulevard Saint-Laurent. Je viens ici pour parler de ce bloc-là qui est entre— sur le boulevard Saint-Laurent, entre Ontario et Maisonneuve. Depuis— nous, on est installés depuis 6 ans. Malheureusement, on voit vraiment une décrépitude de tout l'état de ce bloc-là. On a subi 3 feux, dans le fond, dans les bâtiments voisins. Juste nous, on est présentement fermés. On parlait de sécurité plus tôt. Malheureusement, je parle au nom aussi des autres commerçants, des résidents de la rue, on se sent plus en sécurité sur cette rue-là. Il y a le bâtiment qui est encore, qui est voisin de celui qui a brûlé, qui menace de tomber, et on est d'avis qu'il y a pas assez de mesures qui sont prises pour sécuriser les lieux, les nettoyer, puis on se sent dépourvu. Puis on se demande pourquoi les mécanismes qui sont en place, je pense l'article 231 ou 232, n'est pas mis de l'avant, dans le fond, pour sécuriser les citoyens. Je pense que c'est une priorité de la Ville. Puis, c'est donc ma première question.
Martine Musau Muele ◌6:46:47
Merci. Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌6:46:51
Oui, oui, merci, merci. Bonsoir. Certains citoyens, puis je que c'est peut-être même vos voisins, sont venus au conseil d'arrondissement mardi dernier pour nous faire état de la situation qui s'est pas améliorée, surtout avec, on le sait, la construction d'Util. On sait que c'est un bon projet, mais c'est vrai que ça vient encore plus cloisonner, enclaver le coin dont vous parlez, avec évidemment l'incendie qui s'est produit. Depuis mardi, on a fait une petite cellule pour voir qu'est-ce qui pouvait être fait au niveau, mais il y a deux éléments, au niveau du SPVM parce qu'il y avait des questions peut-être même de squatteurs, fait que ça c'est extrêmement préoccupant, mais aussi au niveau de la propreté puis concernant comment on pourrait, comment l'accès à certaines boutiques, commerces pardon, soit plus facile. Puis il y a toute la question du bâtiment en tant que tel, on est en pourparlers avec le propriétaire mais surtout, comme on le disait, c'est une propriété privée, en fait, on peut pas arriver avec une pépine. Je le sais que c'est fâchant, mais il faut quand même que je vous donne leur juste. Alors, on travaille avec l'arrondissement qui est allé donner des constats et qui essaie de voir quelles sont les prochaines étapes pour, si on voit que vraiment il y a des enjeux de sécurité majeurs aussi à l'intérieur, parce que je veux vraiment vous le dire, un arrondissement qui arriverait où on détruirait puis qu'il y aurait pas les raisons, les rapports précis, ben ça peut vraiment se retourner contre la Ville, contre l'arrondissement. Finalement, c'est les Montréalais qui paieraient des pénalités en cours. Alors bref, ce que je veux dire, je vais vous laisser poser votre deuxième question, puis si vous voulez, puis je pense pas qu'on s'est rencontré au conseil d'arrondissement, mais on pourra se parler par la suite. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:48:32
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:48:34
Merci beaucoup d'avancer le processus. Je veux dire, là c'est un incident qui est arrivé dans le dernier mois. Par contre, nous on soulève qu'il y a quand même un abandonnement de ce secteur-là dans les derniers mois, dernière année. Donc, on parle 3 feux en 18 mois. Moi, j'ai été cambriolé 12 fois dans le dernier mois. Fait que c'est un peu les— c'est ça qu'on fait de nos soirées. Moi, j'ai des cafés de quartier, j'ai des cafés familiaux. On est là pour créer des espaces pour le voisinage. C'est impossible dans ces conditions-là. Puis je trouve pas que c'est à la hauteur de notre ville, puis surtout du métro Saint-Laurent. Qui est centrale puis qui amène des touristes chaque année, ça fait, moi je trouve que ça fait honte par rapport à qu'est-ce qu'on voit ailleurs.
Martine Musau Muele ◌6:49:20
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌6:49:22
Oui, donc on pourra discuter, mais je veux, puis là vous allez me dire, moi ce que je vis c'est de l'insécurité, fait qu'elle est tout à fait, faut l'entendre puis je veux pas la minimiser. Juste quand même que vous sachiez que dans les derniers mois, on a décidé d'augmenter au niveau des forces policières de déployé, en fait pas nous, mais plutôt le SPVM a déployé plus de bottes dans ce secteur-là, entre autres choses. On a mis des escouades de propreté. Puis en même temps, je vais être honnête avec vous, vous me dites ça, puis je tombe pas des nues, moi je circule beaucoup dans ce coin-là, on sait aussi qu'il y a beaucoup de vulnérabilités. Fait que, tu sais, tout vient un peu se, comment dire, se nourrir si on veut. Ceci étant dit, c'est pas normal que vous ayez à passer vos soirées à gérer puis d'être stressé par rapport à des cambriolages. Je suis vraiment désolée d'entendre ça. Alors, on va en discuter, puis j'espère que la SPVM est bien impliquée dans votre dossier, mais voilà, on entend, on agit, mais on va agir encore plus. C'est ce que je veux vous dire ce soir.
Martine Musau Muele ◌6:50:18
Merci, monsieur Richard. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Jean-Luc Malo. Bonsoir, monsieur Malou et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:50:31
Oui, merci, madame Plante. Merci les élus de me recevoir. Un projet de logement social accueillant 250 étudiants a été proposé au 5500 rue Saint-Hubert sur le Plateau-Mont-Royal. Outre la grosseur démesurée de l'immeuble, le principal problème est la proximité de la voie ferrée située à moins de 10 mètres. Ceci contrevient aux lignes directrices préparé par la Fédération canadienne des municipalités et l'Association des chemins de fer du Canada en 2017, où la distance préconisée est d'au moins 30 mètres, et le cadre normatif pour réduire les risques tel que publié par le gouvernement du Québec en 2024, où la distance retenue est d'au moins 300 mètres. Les élus du Plateau ont d'abord répondu à de nombreux citoyens inquiets que ce projet respectait le Code du bâtiment Mais après vérification, nous constatons que le Code n'inclut pas de règle en ce qui concerne la distance de la voie ferrée. Puis, les élus nous ont dit avoir reçu l'autorisation du Service des incendies de Montréal, le SIM. Après consultation du SIM, on nous a répondu: notre intervention se limite aux questions de s'assurer d'une alimentation en eau. Ensuite, les élus nous ont dit que la Sécurité publique avait approuvé le projet. Mais après un appel à la Sécurité publique du Québec, secteur Laval et Montréal, aucune recommandation non plus. Nous venons ici parce que la voie ferrée est à Montréal, pas juste sur le Plateau-Mont-Royal, et s'il y avait un déraillement de train, ce que nul ne souhaite, on annoncerait que cette voie ferrée est à Montréal.
Martine Musau Muele ◌6:52:05
Et la question?
Citoyen·ne ◌6:52:06
Ce projet met à risque la vie de 250 étudiants. Nous ne voulons pas un autre plaque mégalithique à Montréal. Je suis heureux, madame Plante, de vous entendre parler de la sécurité des Montréalais. Or, voici un projet qui déroge à la sécurité.
Martine Musau Muele ◌6:52:22
Avons-nous une question, monsieur Morin?
Citoyen·ne ◌6:52:23
Alors, je pose la question à madame Plante, est-ce qu'il est possible de revoir ce projet à la Ville centre?
Martine Musau Muele ◌6:52:30
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:52:31
Oui, bonjour. Je vous remercie pour votre question. Tout d'abord, je veux dire que le projet a été vu à la Ville centre, parce que c'est comme ça que ça fonctionne. En fait, quand il y a des projets justement qui sont dans les zones sensibles, tout d'abord il y a une exigence d'avoir une étude d'un ingénieur expert en conditions ferroviaires. Il y a eu cette étude-là de la part de Rival, qui est expert justement en ingénierie ferroviaire, et qui disait qu'il y avait très peu de risques d'un déraillement compte tenu de la position des chemins de fer. Par contre, il préconisait plusieurs mesures qui devraient être mises en place justement pour assurer la sécurité des futurs résidents. Donc, il y a d'autres étapes aussi qui sont suivies. En fait, les différentes mesures qui ont été préconisées étaient un talus, étaient un mur aussi avec une matérialité sur le mur. Il y aura bien évidemment, avant que le premier résident rentre dans le bâtiment, une autre étude d'un ingénieur qui devra valider si toutes les mesures ont été mises en place pour assurer la sécurité des futurs résidents. Il y aura aussi des études acoustiques dues à la proximité Ce qu'il faut savoir, c'est que Montréal, c'est une plateforme multimodale. On est ceinturé de chemins de fer, il y a du développement qui peut se faire à proximité, mais il doit se faire en fonction de certaines mesures supplémentaires de sécurité s'il se fait à certains endroits. Donc, ce n'est pas que c'est interdit dans le périmètre, mais ça doit être balisé. Et c'est exactement ce que les élus du Plateau ont demandé, c'est exactement ce que le SUM préconise. Chez nous à la Ville centre et le projet sera accompagné de cette façon-là tout au long de son processus. C'est quand même une bonne nouvelle. On est en crise du logement, on a besoin de toutes les unités de logement abordables, particulièrement pour les étudiants.
Martine Musau Muele ◌6:54:08
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:54:09
On est en crise du logement, mais pas en fait au risque de sécurité des Montréalais. Et 2 points, pourquoi ne pas respecter 2 cadres normatifs? Un Canadien, un Québécois, qui porte directement sur la distance de la voie ferrée, vous ne la respectez pas.
Martine Musau Muele ◌6:54:32
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:54:33
Merci pour votre question. Comme je vous dis, en fait, on respecte les différentes balises parce qu'on vient ajouter des mesures supplémentaires pour sécuriser, parce qu'on met en place, parce qu'on fait d'ailleurs des études aussi pour évaluer les différents risques. Vous inquiétez pas, vous comme moi, comme tous les membres ici au conseil, nous ne souhaitons pas mettre des résidents dans des situations d'une part à risque, mais d'autre part aussi qui pourraient être désagréables compte tenu du bruit et des vibrations. Donc tous les éléments de risque de déraillement, de bruit, de vibrations sont évalués par des professionnels. Donc ce n'est pas juste la Ville qui parle, la Ville se pose sur des rapports de professionnels tiers indépendants vraiment qui se sont penchés sur le projet et s'il y avait eu un risque d'un développement sans les balises qui sont ajoutées, qui sont exigées par la Ville et l'arrondissement, il n'y aurait pas eu de possibilité de faire le développement à cet endroit. Merci pour vos questions.
Martine Musau Muele ◌6:55:31
Merci monsieur Malo, très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec l'avant-dernière question qui nous est présentée par Augustin Risqué. Bonsoir, monsieur Risk, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:55:44
Bonsoir, je m'appelle Augustin Risk, je suis propriétaire du bar Pamplemousse sur la rue Saint-Laurent. Comme je pense que plusieurs membres sont déjà aware, I'm sorry, I'm going to switch to English, that's okay. There was a fire next door to us and it's causing us quite a few issues. While I understand that there's a whole process to follow and safety concerns in the area, I'm just wondering, right now I have not been able to put up my patio and I have not really been able to get a date as to when I could put it up. And I'm just wondering if there would some kind of accommodation be possible, because we're pretty flexible as to how we could install it and we have quite a bit of space to do it. Would it be possible to get some kind of accommodation where I could at least install a section of it? While respecting the safety concerns by the building that's about to fall.
Martine Musau Muele ◌6:56:39
Merci. Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌6:56:41
Merci. Je veux juste être certaine d'avoir bien compris. Valérie, Valérie, je suis la mairesse de Ville-Marie, donc je connais bien l'enjeu puis la problématique. Donc, ce que vous demandez, c'est s'il y a moyen d'accommoder au niveau de la terrasse à un lieu différent, évidemment, pas nécessairement Trop pas à un kilomètre de là, mais so that's the question. Am I right?
Citoyen·ne ◌6:57:01
Parce que nous, on est à environ 60 pieds du coin du building, mais on a cinq parkings qu'on peut utiliser. Ça serait possible de couper la terrasse et même la mettre peut-être à 100 pieds pour que ça peut respecter la sécurité. It would be really great if we could get an accommodation before the festival season starts.
Valérie Plante ◌6:57:17
So since I've had like a conversation with someone that just came before from the Café Pista. And I suggest maybe we can talk because, of course, we want to accommodate, but there's also other rules. It's parking space, but we're always open to look at ways. And to be honest, though, that would be maybe like you're suggesting something temporary, but what we're hoping for is to have a concrete impact in the long term also in that area, which needs a lot of attention. So maybe we can If you were okay, we can talk on the other side.
Citoyen·ne ◌6:57:50
Okay, merci.
Martine Musau Muele ◌6:57:51
Merci, Monsieur Risky. Très bonne soirée à vous. Nous terminons avec une question qui est présentée par Gisèle Raymond. Bonsoir, Madame Raymond, et bienvenue.
Voix 4J6:58:05
Bonjour, je suis votre petite dernière. J'espère que vous avez encore un peu d'attention. Je suis Gisèle Raymond. J'ai été impliquée. Dans la planification de l'écoquartier Louvain pour la partie citoyenne. Et je viens saluer aujourd'hui le travail qui a été fait par le collectif municipal pour ce projet-là. Mais en même temps, vous interpeller sur une préoccupation que j'ai à l'égard d'une dérogation que vous vous apprêtez à voter. Je m'explique. Je suis ravie que le promoteur Angus, je veux dire, veuille construire sur le site Louvain et qu'il ait réussi à avoir un financement, ce qui est extraordinaire. Là où je veux attirer votre attention, c'est sur 2 aspects. Le premier, c'est sur la question du stationnement. On avait, après de multiples travaux, convenu qu'il y aurait un stationnement pour 3 logements. La demande de dérogation qui vous est faite, c'est d'avoir 2 stationnements pour 3 logements. La demande qui est faite par Angus, c'est la même qu'il a faite à Rimouski. Je peux comprendre qu'à Rimouski, il n'y ait pas de transport en commun, mais dans le quartier où on va faire le développement, on est à 800 mètres du métro Sauvé et de la gare Sauvé. On a le REV, on a les pistes cyclables, on a des circuits d'autobus. Donc, je vous demande de réfléchir à cette question-là parce que pour nous, c'est un précédent. C'est le premier lot, il y en a 9 fentes à construire, si déjà on intervient en donnant un bénéfice comme celui-là à un promoteur, les autres vont vouloir s'en prévaloir et ça va à l'encontre de ce qu'on aurait besoin. L'autre chose, c'est sur le plan—
Martine Musau Muele ◌6:59:46
Permettez-moi juste un instant, madame Raymond. On va avoir une première réponse de madame Émilie Thuillier, puis vous pourrez poursuivre ensuite. Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌6:59:54
Oui, merci beaucoup. Bonsoir, madame Raymond. Donc, en fait, je comprends tout à fait votre question, puis on a déjà eu l'occasion d'en discuter. Ce qu'il faut savoir sur l'écoquartier Louvain, effectivement, c'est le premier projet, puis on aurait souhaité pouvoir voir tous les projets en même temps, mais comme c'est un terrain municipal qu'on a travaillé de longue haleine, c'est 100% logement social communautaire et abordable, et en ce moment, on y va avec ce que le gouvernement du Québec donne. Et donc, les premières unités qui ont été données pour ce terrain-là c'est les 323 unités qu'a eu la SDA pour construire. À l'arrondissement, nous, on est toujours convaincus qu'à terme, sur l'écoquartier, on va être capable d'arriver à notre ratio de 1 stationnement pour 3 logements, parce qu'il va y avoir d'autres édifices qui vont se construire, et de tout temps, les édifices qui se construisent en logement social communautaire, et même à Bordeaux, généralement les dossiers qu'on a à l'arrondissement, ils demandent moins de stationnement, ils veulent construire moins de stationnement que plus à cause de leur montage financier. Donc nous, on pense qu'au total, ça va arriver, ça va s'équivaloir à l'équilibre qu'on cherche, un stationnement pour 3 logements. Puis je terminerai en disant qu'on a vraiment demandé à la SDA d'aller plus loin. 3 choses: la mutualisation des stationnements à terme, communautaire, fait qu'une grosse station avec plusieurs communautés sur le site et stationnement vélo. Ça va être le projet immobilier dans l'arrondissement où il va y avoir le plus de places de stationnement pour vélo. Donc, on pense qu'on est vraiment sur une belle lancée avec ce projet-là pour les court-circuits.
Martine Musau Muele ◌7:01:34
Question complémentaire.
Voix 4J7:01:35
Oui, ma question complémentaire est sur le plan. Le plan qui est proposé ne respecte pas le guide d'aménagement du domaine privé qu'on a convenu collectivement à la fois, je veux dire, la collectivité avec l'arrondissement et la ville-centre. Je veux dire, on est avec un développement en 5 lots, 5 bâtiments, et qui sont refermés sur eux-mêmes. L'idée d'un écoquartier, c'est d'avoir un espace qui est ouvert où les espaces, je veux dire, vont pouvoir communiquer les uns avec les autres. Pour cette raison, je veux dire, je vous demande, est-ce que c'est possible de surseoir à la décision que vous voudriez prendre aujourd'hui et de la reporter au mois prochain pour demander au promoteur de revoir le plan qui est proposé. Parce que si vous l'adoptez avec une recommandation aujourd'hui, le plan qui est prévu là fait que ce développement-là est fermé sur lui-même. Et je pense que c'est très dommage, je veux dire, pour un écoquartier qui se veut, je veux dire, répondant avec, on demandait d'avoir des cours semi-ouvertes et ça répond pas du tout à cette demande-là.
Martine Musau Muele ◌7:02:44
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌7:02:46
Oui, ben en fait, dans le processus, c'est que pour avoir la consultation publique, on doit d'abord adopter le projet au conseil municipal. Donc, c'est ce qu'on fait aujourd'hui, on adopte un premier projet au conseil municipal. Après, il y aura la consultation publique qui va se tenir en arrondissement puis dans que la date sera publique, on pourra la communiquer. Et il y a un grand effort justement d'ouvrir les bâtiments parce qu'il va y avoir plusieurs bâtiments sur le parc, sur la rue. Il y a des espaces aussi entre les bâtiments pour passer. Ceci dit, il faut faire rentrer, puis c'est là tantôt où je revenais, on fait avec ce que le gouvernement du Québec nous donne. Fait qu'on a 323 unités, on veut toutes les avoir, fait qu'il faut trouver la façon de faire fitter 323 unités sur ce lot qui est prédéterminé. Fait que les architectes ont fait un travail qui est quand même très intéressant, qui pourra vous être expliqué par le promoteur et par les architectes lors de la consultation publique.
Martine Musau Muele ◌7:03:44
On vous remercie, madame Raymond, pour vos questions. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons donc avec les questions qui ont été reçues via le formulaire web. La première question est présentée par Audrey Robinson, la question porte sur la kermesse, elle est présentée à monsieur Laurent Desbois et elle se lit comme suit: il y avait autrefois un manège à la kermesse, qu'est-il devenu? C'était la seule attraction accessible à tous les âges et permettant à plusieurs personnes de monter simultanément. Il y a aussi l'élément de nostalgie comme le petit train. Le mur d'escalade semble l'avoir remplacé, il ne peut accueillir que 2 ou 3 personnes à la fois et est réservé aux grands. Il n'y a pas de surveillants au château gonflable. Il faut s'assurer qu'il n'y a pas trop d'enfants et qu'ils ont l'âge requis lors du festival d'hiver. La neige a rendu cela encore plus nécessaire car le matériau était très glissant. Sur le petit gonflable, il y avait trop d'enfants et des enfants beaucoup plus âgés tombaient sur les plus petits. Monsieur Laurent Desbois.
Laurent Desbois ◌7:04:35
Merci, madame Robeson, pour votre question. J'ai aussi beaucoup de nostalgie pour le carrousel de la kermesse. Il y a des générations d'enfants qui ont pu en profiter avec bonheur. Alors, le carrousel a rendu l'âme il y a quelques années. Nous avons voulu le ramener en début de mandat, mais il n'en reste plus beaucoup au Québec et les prix sont devenus astronomiques. Mais on reste à l'affût si jamais il y a une occasion qui se présente. De plus, on va assurer une surveillance adéquate pour les jeux gonflables, pour la sécurité et le bonheur des tout-petits. Mais j'aimerais ajouter que l'édition de la kermesse le 7 et 8 juin au parc Beaubien-Outremont sera spécial parce que nous allons célébrer le 150e anniversaire de la fondation d'Outremont. À cette occasion, il y aura des activités supplémentaires pendant tout le week-end pour les petits et les grands. Alors, je souhaite que vous veniez en grand nombre profiter de la kermesse et je lance l'invitation à tout le monde du conseil et de Montréal.
Martine Musau Muele ◌7:05:30
Merci. Question numéro 2 présentée par Harry Cour. La question porte sur la garde de poules à Villeray. Elle est présentée à madame Laurence Lavigne Lalonde. Il se lit comme suit: serait-il possible de mettre en place un projet de garde de poules urbain comme c'est le cas dans Rosemont–La Petite-Patrie? Madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌7:05:46
Oui, merci pour la question. Je fais partie des gens qui trouvent que c'est quand même le fun d'avoir des poules en ville. Ceci étant dit, je vous dirais que ça se fait pas comme ça. Faudrait, on n'a pas eu de discussion en conseil d'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension à savoir si on était d'accord, on n'en a pas parlé. D'abord et avant tout, je vais en parler à mes collègues. Si tout le monde est d'accord, faut savoir qu'après ça, faut faire une demande de dérogation au comité exécutif, donc c'est pas, c'est pas quelque chose qu'on peut faire en claquant des doigts. Et je tiens quand même à rappeler qu'il y a certaines conditions dans Rosemont, c'est un certain nombre de personnes, il y a un certain nombre de permis qui peuvent être délivrés, les gens doivent suivre une formation, donc c'est quand même un projet qui est somme toute ambitieux parce qu'on veut s'assurer du bien-être des animaux, du respect de notre voisinage, donc il y a plusieurs considérants à prendre en compte bien évidemment, mais j'aurai une conversation avec mes collègues élus de l'arrondissement, puis on pourra vous revenir sur la suite des choses. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:06:38
Question numéro 3 présentée par Guillaume Fauchon. La question porte sur le projet Place Versailles. Elle est présentée à monsieur Pierre Lessard-Blais et se lit comme suit. Pourquoi précipiter l'approbation du projet Place Versailles au lieu de prendre le temps de présenter les changements en bonne et due forme aux citoyens et répondre à leurs questions par respect pour ces derniers et dans une approche de transparence et de gestion du changement? Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌7:06:58
Merci beaucoup, monsieur Fauchon, pour votre question. Tout d'abord, je vais répéter certains éléments que j'ai dits tout à l'heure. Le processus très long qui a commencé, je pense, en 2022, si je ne m'abuse, de préconsultation et ensuite de consultation à l'Office de consultation publique de Montréal a été un processus qui est dans les plus exemplaires qu'on peut avoir quand il y a un développement immobilier dans un secteur où les citoyens peuvent être entendus. Pour ce qui est de la présentation, elle a été faite, donc il n'y a pas de précipitation, et de plus les documents étaient disponibles dès qu'on les a votés au comité exécutif il y a 2 semaines. Mais je suis d'accord avec vous qu'il faut travailler avec les citoyens sur la gestion du changement, et à cet égard, je salue la proposition de l'arrondissement de Ville-Marie, de mon collègue monsieur Lessard-Blais et de ses collègues, de mettre en place un comité qui impliquera des citoyens parce que c'est un développement qui va se faire aussi dans le temps. Donc c'est une approche qui est absolument dans les bonnes pratiques. Il y a une ouverture de la part du développeur aussi à y participer, donc ça permettra justement de pouvoir faire le travail de gestion du changement pour permettre justement l'atterrissage du projet avec les bonifications qui ont été rendues possibles grâce à la participation des résidents, résidentes du secteur de Maisonneuve- Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:08:13
Question numéro 4 présentée par Romain Solac. La question porte sur les vignettes, elle est présentée à qui de droit et se lit comme suit. Ma question concerne la politique de remboursement des vignettes de stationnement résidentiel. J'ai récemment vendu mon véhicule pour adopter des modes de transport plus durables. Or, lorsqu'on remet sa vignette en cours d'année, aucun remboursement au prorata n'est prévu, contrairement à ce qui existe pour d'autres services municipaux, par exemple assurance, abonnement, etc. Étant donné que la Ville souhaite justement encourager la réduction de l'usage de l'automobile envisage-t-elle d'instaurer un mécanisme de remboursement partiel des vignettes afin de ne pas pénaliser les citoyens qui choisissent de se passer de voiture? Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌7:08:51
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup, monsieur, pour votre question. D'abord, félicitations pour vos nouveaux choix en termes de mobilité active. Je suis contente que vous soyez en mesure, de mobilité active et durable. Je suis contente que vous soyez en mesure de faire ce choix-là. Concernant la question des vignettes, en fait, ce sont les arrondissements qui donnent les différentes vignettes, mais ça va me faire plaisir d'en discuter entre autres avec l'Agence de mobilité durable. Ça me semble une idée assez intéressante et j'aurai l'occasion d'en parler avec mes collègues de l'Agence de mobilité durable qui sont en grande réflexion sur tout ce qui a trait à la gestion de notre stationnement à la Ville de Montréal. Donc, ça me fera plaisir d'avoir des discussions en ce sens. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:09:33
Question numéro 5 présentée par Lindsay Gagnon. La question porte sur le réasphaltage de la rue Allard dans l'arrondissement de LaSalle. Elle est présentée à madame la mairesse Blanchet et se lit comme suit. J'aimerais savoir s'il serait possible de réasphalter la rue Allard entre les rues Newman et Viola Desmond. L'état de la chaussée est très détérioré. J'ai remarqué que votre équipe a récemment effectué quelques réparations ponctuelles en ajoutant de petites sections d'asphalte, mais une réfection complète serait vraiment nécessaire. Serait-il envisageable de planifier ces travaux pour cet été? Ce secteur en aurait grandement besoin. Madame Blanchet.
Nancy Blanchet ◌7:10:06
Merci, merci beaucoup pour votre question. La rue Allard, c'est une rue que j'utilise de façon régulière. Je n'avais pas la perception, la même perception que vous sur l'état de la chaussée. Évidemment, je vais aller constater par moi-même, je recommuniquerai avec vous. Pour peut-être avoir plus de détails sur comment l'impression que vous avez face à l'état de la chaussée. Il faut savoir que pour planifier un resurfaçage complet d'une rue, c'est des travaux qui se planifient plusieurs mois à l'avance. Donc, pour cet été, ce sera difficile, d'autant plus que la rue Allard est une rue artérielle, donc une rue qui est sous la responsabilité de la Ville-Centre. Nous devrons avoir des discussions avec les services centraux si on constate effectivement qu'il y a un besoin majeur de resurfaçage. Mais quand il y a des fissures ou des nids-de-poule, évidemment, l'arrondissement effectue les travaux de façon ponctuelle. Alors, je vais vous revenir dans les prochains jours pour plus de détails sur l'état de la chaussée.
Valérie Plante ◌7:11:08
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:11:09
Question numéro 6, présentée par Evelyne Laporte. La question porte sur les mesures de protection temporaires avant le remplacement des entrées de service en plomb. La question est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit. Quelles mesures comptez-vous offrir afin de protéger les citoyens concernés jusqu'au remplacement complet de leur ESP? Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌7:11:29
Oui, merci beaucoup pour la question. Donc, c'est sûr que les entrées de service en plomb, il y en a sur de très nombreuses rues à Montréal, des rues qui ont été construites il y a de nombreuses années. Donc, malheureusement, c'est concentré dans les quartiers centraux. En grande partie. Et donc, on fait les travaux au fur et à mesure. On fait plusieurs, plusieurs tronçons de rues par année, mais malheureusement, on peut pas faire toutes les rues en même temps. Et c'est pour ça qu'on a un programme sur de nombreuses années. La Ville s'est attelée à la tâche. Là, on a vraiment pris l'organisation au sérieux. On travaille aussi avec la DRSP, qui a de l'information très précise sur son site internet. Il y a un programme aussi de pichets. Donc, la Ville donne un pichet avec des filtres qui durent plusieurs mois. Ensuite, les gens doivent continuer à acheter des filtres. Ceci dit, pour les familles à faible revenu, on a un programme qui continue, surtout donc les familles à faible revenu avec des enfants. Et pour les travaux, bien évidemment, on essaie de plus en plus de combiner des travaux, comme ça on fait une pierre deux coups et surtout pour les résidents, mais ça fait en sorte qu'il y ait moins de travaux en même temps sur la rue ou dans leur voisinage et on va continuer à faire tout le traitement, le changement des entrées de service en plomb et sur—
Martine Musau Muele ◌7:12:51
merci.
Émilie Thuillier ◌7:12:51
J'allais vous dire quelque chose que je suis en train d'oublier.
Martine Musau Muele ◌7:12:54
Le temps est écoulé, ça tombe bien. Nous poursuivons donc avec la question numéro 7. Question présentée par Jennifer Lalonde. Cette question porte sur la signalisation sur une rue à Saint-Sumé qui elle est présentée au conseil et se dit comme suit: My street is a one way, although none listens to it. There's a sign that goes up on the middle of the street. Can we have it removed since we are a one way street? Madame Sophie Mouzralet.
Sophie Mauzerolle ◌7:13:18
Oui, merci beaucoup, Madame la Présidente. Thank you for your question, Madame Lalonde. It's going to be really hard for me to answer because I have no indication. As to what street you're talking about, so maybe if you can write me an email with more detail, we're going to be able to answer with a more adequate information. Thank you so much. Très rapidement, on m'interpellait pour une question de sens unique. Or, comme nous n'avons pas l'information sur la rue, j'ai demandé à la citoyenne de m'écrire pour qu'on puisse lui répondre de manière plus précise. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:13:52
Question numéro huit. Est présentée par Giuseppe Morelli. La question porte sur le service de transport de la STM vers le Casino de Montréal. Elle est présentée au conseil municipal et se lit comme suit. La STM transporte des clients du Casino de Montréal vers 2 stations de métro et vice versa. J'aimerais savoir si les citoyens de Montréal payeurs de taxes paient aussi pour les frais pour le service fourni par la STM au Casino. Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌7:14:18
À ma connaissance, la réponse est non. Ceci dit, on va faire des Juste pour être certain, on va faire des contre-vérifications et on fera parvenir la réponse détaillée. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:14:27
Question numéro 9 présentée par Sylvie Labrèche. La question porte sur les analyses pour le poste de ventilation mécanique Bellechasse. Elle est présentée à monsieur Luc Rabouin et elle se lit comme suit. Dans la presse concernant le poste électrique d'Hydro-Québec, monsieur Rabouin disait, et je cite, je souhaite que d'autres sites soient explorés et que les résultats techniques de ces analyses soient présentés publiquement. Fin de la citation. Il demandait aussi de tenir un processus d'analyse public et exemplaire. Pour s'assurer que toutes les options alternatives soient explorées. Il conclut en disant, et je cite, est-ce que l'analyse a vraiment été faite? Est-ce que c'est une analyse rigoureuse? Fin de la citation. Est-ce que monsieur Raboin va s'assurer que la STM fournisse les mêmes analyses pour le PVM Bellechasse? Le garage STM Bellechasse était initialement recommandé par la STM pour le PVM, mais ce site a été refusé par la Ville, même s'il est le plus économique et qui réduit les risques pour la sécurité des piétons et cyclistes. Monsieur Sylvain Ouellet. Oui, merci pour la question. Premièrement, quelques éléments. Peu importe le site qui va être choisi, on va évidemment assurer la sécurité des piétons et des cyclistes et des automobilistes autour du chantier.
Voix 4B7:15:29
C'est évidemment, c'est une condition sine qua non.
Voix 4A27:15:32
Concernant le site de Bellechasse, il est plus coûteux que d'autres sites. Le site qu'on est présentement en attente de la part de la SQI, c'est le site de la cour de la jeunesse. Donc, c'est le site qu'on espère pouvoir s'entendre avec la SQI, mais étant donné que c'est leur terrain et non le nôtre, on attend leur décision. Finalement, donc tout ça pour dire que oui, il y a une analyse fine, multicitaire qui a été faite pour l'ensemble des sites et j'ai pu d'ailleurs présenter à des citoyens du secteur, voilà, peut-être un mot ou deux. Merci, bonne soirée. Question numéro 10 nous est présentée par Joseph Pouliet-Céla. La question porte sur la climatisation l'acquisition, pardon, du 6800 rue Saint-Patrick. Elle est présentée au nom de l'organisme démocratique.ca Inc., aussi connu sous le nom de defundpolitics.ca. Elle est présentée à monsieur Raboin et se lit comme suit: Without prejudice or any accusation of wrongdoing, démocratique.ca Inc., Ville de Montréal, real estate acquisition of 6800 Saint-Patrick in LaSalle. Mayor Raboin, thank you for considering this intervention regarding Ville de Montréal's acquisition of the heavily contaminated lot located at 6800 St. Patrick Street in LaSalle. It is a fact, it is a fact, this lot was privately owned prior to its acquisition and has long appeared in the Répertoire des terrains contaminés de Québec as heavily contaminated. You publicly and proudly supported its purchase, decontamination, and rehabilitation funded by millions in our valuable taxpayer dollars as the apparent contact Matters related to 6800 St. Patrick's. Are you aware of any instance in which Ville de Montréal withdrew from this real estate transaction only to circle back and reconsider? If so, what were the reasons and what led Montreal to proceed with its costly acquisition, decontamination and rehabilitation at taxpayers' expense? Monsieur Benoît Doré. Bonsoir, Monsieur Pouliès.
Benoit Dorais ◌7:17:27
Alors, de la même manière que je le fais au conseil municipal et au conseil d'agglomération.
Benoit Dorais ◌7:17:33
Vous avez beau interpeller monsieur Rabouin comme candidat à la mairie, mais il n'en reste pas moins que ce qu'on a décidé de se donner comme règle, c'est que ce sont les responsables politiques qui continuent de répondre aux questions.
Benoit Dorais ◌7:17:44
Alors, je vous répète la même chose à chaque semaine, enfin à chaque mois, c'est vraiment le fait que c'est une bonne transaction, que l'ensemble des éléments a été pris en considération c'est gagnant-gagnant-gagnant. Alors vous pourrez poser la question à l'agglomération jeudi, vous aurez la même réponse. Merci, monsieur Pouliès.
Martine Musau Muele ◌7:18:04
Question numéro 11 présentée par Renaud Guénette. La question porte sur une demande d'enquête. Elle est présentée au conseil municipal et se lit comme suit. Après plus d'un an de menaces de mes supposés propriétaires, j'ai accumulé toutes les preuves d'une manœuvre illégale. Déjà depuis quelques mois, ils ont affiché des travaux non résolus. J'ai encore les preuves de tous ces mensonges. En plus, depuis un an, on frappe dans mes murs et mon plafond pour créer des dommages de façon à vouloir m'évincer, moi et mes deux colocataires âgés. Alors oui, je demande à la Ville de faire enquête sur ces agresseurs. J'ai d'ailleurs recueilli le supposé permis de logement au-dessus du mien. Ce permis était illisible contrairement à ce qui était écrit en grosses lettres et je cite, permis numéroté, aucun rapport avec les travaux effectués. Fin de la citation. Madame Despina Sourias.
Despina Sourias ◌7:18:44
Merci pour votre question. Je suis vraiment désolée d'entendre la situation que vous vivez. En fait, Pour pouvoir mieux vous guider, je vous conseille quand même, en fait, je dirais premièrement, contacter le 311 si vous croyez que vous vivez, je dirais, des travaux illégaux dans votre immeuble, parce que le 311 peut dire à votre arrondissement de venir inspecter l'immeuble pour s'assurer que les travaux qui se font sont légaux. Deuxièmement, je vous conseille aussi de vous faire accompagner par votre de logement, puis il y en a plusieurs à travers Montréal. Pour avoir l'information sur votre comité de logement, parce qu'on n'a pas tous les détails dans votre question, vous pouvez contacter le 211 pour qu'ils puissent vous donner l'information sur le comité de logement qui est sur votre territoire pour vous accompagner dans vos démarches et vos communications avec votre propriétaire. Puis troisièmement, si vous voulez avoir des questions plus directement, interpeller un élu directement, vous pouvez me contacter, mon adresse courriel c'est despina.sourias@montreal.ca. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:19:47
Question numéro 12 nous est présentée par Jessica Max. La question porte sur le projet Place Versailles, plus précisément sur la pollution et le bruit pendant la construction. Elle est présentée à monsieur Pierre Lessard-Blais et se lit comme suit. Quelles mesures seront prises pour contrôler la pollution de bruit et débris pour le voisinage du projet? Ma cour donne sur la Place Versailles, j'ai de jeunes enfants, sera-t-il sécuritaire pour eux de jouer dehors pendant la construction Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌7:20:11
Oui, merci beaucoup, madame Max, pour votre question. C'est beaucoup avec les générations futures qu'on développe ce projet-là. Si j'ai bien compris, vous habitez sur des groseilliers, donc votre résidence va être à peu près à 60 mètres de toute nouvelle construction. Et suite aux recommandations de l'OCPM, on a aussi demandé au promoteur de réduire la hauteur des bâtiments Donc vous allez être à une soixantaine de mètres d'un bâtiment de 6 à 8 étages et entre votre cour, il y a une emprise verte, il y a une rue, il y a un trottoir. Les enjeux de bruit vont être suivis proactivement par l'arrondissement. Vous aurez juste à nous appeler, on va faire le suivi. Les enjeux de poussière, les constructeurs vont devoir faire soit de l'arrosage obligatoire ou avoir disposé des abats poussière. Les travaux vont être interdits de nuit. Bref, il y a plusieurs éléments qu'on pourra faire un suivi avec vous, avec le comité de bon voisinage. Le comité de bon voisinage va être créé cet été, grosso modo à peu près un an avant l'arrivée des premières pépines, puisque le promoteur prévoit faire sa demande de permis en 2026. Et finalement, finalement, vos enfants non seulement vont pouvoir jouer dans votre cour, mais aussi profiter de 3 nouveaux parcs grands comme 3 terrains de football et un quartier axé sur l'environnement et la mobilité durable. Ça va être un grand gain pour la prochaine génération. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:21:42
Question numéro 13, présentée par Patrice Leroux. La question porte sur les mesures de protection temporaire quant au remplacement des entrées de service de plomb. Elle est présentée au conseil municipal et celui qui comme suit: selon l'avis de la santé publique DRSP de 2019, il n'y a pas de niveau d'exposition au plomb qui sont sans effet possible sur la santé. C'est un risque pour tous, pas seulement femmes enceintes et jeunes enfants. Elle recommande à la ville de procéder au remplacement des ESP le plus rapidement possible et d'offrir des mesures de protection temporaires jusqu'au remplacement des ESP. Or, les travaux pourraient se terminer après 2032. La principale cause du retard et le budget selon la source d'un article de la presse daté du 16 décembre 2024 intitulé Retard et explosion de coûts signé d'Isabelle Duca. Pourquoi la Ville ne priorise-t-elle pas ce projet de santé publique et ne fournit pas de mesures de protection temporaires? Offrir un pichet par adresse qui ne dure que quelques semaines n'est pas une mesure de protection assumée par la Ville jusqu'au remplacement des ESP. Les citoyens doivent payer plus de 250$ par personne pendant 13 ans, ce qui coûte 3300$. Est-ce qu'un système de filtration par ESP serait moins cher que leur remplacement, madame Émilie Thuillier?
Émilie Thuillier ◌7:22:52
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je suis sur le site de la Direction de la santé publique de Montréal, la DRSP qu'on appelle, et c'est vraiment ça. Bien sûr, là, il y a toujours une exposition qui est, comment dire, on ne souhaite pas exposer personne, mais il y a vraiment des personnes qui sont à risque et c'est celles qu'on a nommées tout à l'heure. Ce sont les nourrissons, les enfants âgés de moins de 6 ans et les femmes enceintes. Donc, c'est vraiment des personnes qui sont plus à risque que d'autres et sur le même site de la DRSP, vous allez voir que le risque est faible. Ceci dit, la Ville de Montréal s'est vraiment engagée à changer toutes les entrées de service en plomb et ce que je voulais dire tout à l'heure, ça me permet de le dire maintenant, on a même changé notre réglementation parce qu'on changeait les parties publiques et les gens refusaient de changer leur partie privée. Donc, finalement, les gens continuaient à avoir du plomb parce qu'ils ne voulaient pas faire les travaux chez eux. Donc, la Ville de Montréal considère que c'est un sujet tellement important qu'on a changé notre règlement et que quand on fait les travaux maintenant, on change à la fois la partie publique et la partie privée pour que ça soit fait pour le reste. Et je vous dirais que le goulot d'étranglement en ce moment, c'est pas tant l'argent, c'est vraiment le nombre de rues. C'est des centaines et des centaines et des centaines de tronçons de rues où il faut faire des travaux et on peut pas faire des travaux sur toutes les rues en même temps dans chacun des quartiers. Donc, c'est vraiment ça qu'on fait en ce moment-là, de voir sur quelle rue on fait des travaux, en quelle année, pour avoir une cadence pour les prochaines années pour changer les entrées de service en plomb. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:24:28
Question numéro 14 présentée par Robin Boisvert. Cette question porte sur le lien cyclable protégé nord-sud entre l'est du Plateau-Mont-Royal et Rosemont. Elle est présentée à madame la mairesse et se lit comme suit. Il manque un lien cyclable protégé entre nord-sud, Pardon, il manque un lien cyclable protégé axe nord-sud entre l'est du Plateau-Mont-Royal et Rosemont. Dans l'ouest du Plateau, il y a 5 liens cyclables protégés axe nord-sud dans les viaducs, à savoir Saint-Urbain, Saint-Laurent, Saint-Denis, Saint-Hubert, Christophe-Colomb, et ensuite dans l'est, rien à Papineau, De Lorimier, Iberville. Est-ce possible d'inclure l'avenue De Lorimier dans le plan directeur vélo de Montréal, s'il vous plaît? Au conseil d'arrondissement du Plateau, on nous dit de poser la question à la Ville Centre. Lorimier doit être inclus dans le plan directeur d'abord pour ensuite pouvoir envisager d'y faire un lien cyclable protégé. Attendez-vous une autre mort? Oui, il est toléré de rouler sur les trottoirs, mais c'est hyper étroit, déroulé entre les piétons dans la partie couverte. C'est hyper dangereux cette cohabitation avec les piétons. Les vélos passent donc par la route, ce qui est extrêmement dangereux. Pourquoi ne pas faire comme les 5 autres viaducs? L'est du Plateau est négligé. Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌7:25:31
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup, monsieur Boisvert, pour votre question. Je tiens par ailleurs à rectifier un élément qui est dans votre question, à savoir qu'on ne vous a pas répondu. Ma collègue Marianne Giguère vous a répondu de manière exhaustive au conseil municipal d'avril ainsi qu'au conseil d'arrondissement du Plateau. En son absence, je vais réitérer ce qu'elle vous avait mentionné, à savoir que vous avez tout à fait raison de souligner qu'il y a un besoin de lien nord-sud un peu plus à l'est et que c'était une bonne suggestion d'évaluer la possibilité de réfléchir à un lien cyclable sur De Lorimier. On travaille aussi évidemment avec la STM qui souhaite aussi développer différentes voies réservées. Donc, ce qu'on mentionnait en fait, c'est qu'on va revoir le plan vélo, celui qu'on a en ce moment, arrive à échéance en 2027. Donc, dans le cadre du plan d'urbanisme et de mobilité, on va retravailler les axes cyclables qui seront développés dans les années à venir et ça nous fera plaisir d'étudier cette proposition. Ont l'heure dans le cadre de ces travaux.
Martine Musau Muele ◌7:26:32
Merci beaucoup. Question numéro 15 présentée par Dimitra Darsaklis. La question porte sur le retrait des abris Tempo. Elle est erronément présentée à une députée du fédéral. On comprend qu'elle se présente plutôt au conseil municipal et elle se lit comme suit.
Martine Musau Muele ◌7:26:45
Aren't Temples supposed to be down by April 15th? Why is no one from the city going around in the neighborhood to make sure these temples are removed? I'm appalled.
Martine Musau Muele ◌7:26:53
Monsieur Dominique Péry.
Voix 5E7:26:56
Good evening, Mrs. Darcyclis. Thank you for your question. Your question is addressed to Mrs. Lattancio, who is not here. She is our MP for Saint-Léonard-Saint-Michel, so I don't know if your question concerns the territory of Saint-Léonard or Saint-Michel, but I'll give you the answer for Saint-Léonard. Our bylaw was amended to allow car shelters to be in place until April 30th. From April 15th, we allow them until April 30th because the month of April, we know it rains very often, and of course the canvas cannot be stored unless it is dry. So we have extended the period until April 30th. As of May 1st, our inspectors go around and they give warnings to all people still having with Some car shelters. There are very few, but I'm sure you already received a visit from our inspectors.
Martine Musau Muele ◌7:27:58
Thank you. Question numéro seize présentée par Valérie Coursol. Cette question porte sur les nuisances sonores. Elle est présentée au conseil municipal et se lit comme suit.
Martine Musau Muele ◌7:28:06
I'd like to ask about the noise levels from a newly opened restaurant in our area, which often plays loud music late into the night. There are five residential buildings nearby, and many of us are affected. The establishment is constructed with large windows and lacks proper soundproofing, which allows the music to travel easily into the surrounding residential buildings. They also bring a very rowdy crowd who screams and fights in our streets. Could you please explain how such noise is tolerated under city regulations in residential area and why it seems we're unable to file a formal complaint through the city channels? It's becoming a real concern for residents' peace and well-being.
Martine Musau Muele ◌7:28:44
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌7:28:47
Oui, bonjour, madame Koursol. Merci beaucoup pour votre question. Tout d'abord, ce serait intéressant si vous pouvez peut-être m'écrire, on pourrait regarder avec le greffe, sinon s'ils ont vos coordonnées pour que je puisse vous rejoindre directement pour me donner un peu plus de détails. Où est-ce que ça se trouve, l'adresse du restaurant en question? Je pourrais m'assurer de faire en sorte qu'un inspecteur puisse aller sur place aux heures, parce qu'effectivement la musique amplifiée est limitée à l'extérieur, sinon interdite à certains moments. Donc s'il y a des excès qui sont faits par le restaurant en question ou s'il ne respecte pas les réglementations de l'arrondissement, il faut venir le constater sur place par la présence d'un inspecteur. Donc on va vraiment s'assurer que quelqu'un est sur place, mais on aurait besoin de l'adresse exacte du restaurant en question pour qu'on puisse intervenir de façon appropriée. Souvent, ça permet justement de réduire certaines nuisances et d'intégrer des mesures de mitigation à cet égard. Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:29:46
Question numéro 17, présentée par Roxane Bertholle. La question porte sur l'épandage de glyso— glyphosate, pardon, par le CN. Elle est présentée au conseil et se lit comme suit: êtes-vous inquiet de savoir que le CN asperge du glyphosate, aussi connu sous le nom de Roundup, sur les rails à moins de 50 mètres de nombreuses maisons où vivent vos citoyens, sans respecter les mesures préventives et dans un secteur que vous avez vous-même ciblé comme un corridor vert et un noyau de biodiversité fréquenté par de nombreuses espèces à statut particulier. Madame Marie-Andrée Mauger.
Voix 5G7:30:18
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je comprends très bien les préoccupations soulevées et je peux vous dire que nous les partageons ici puisque la Ville de Montréal a adopté le règlement. On était la première grande ville au Canada à adopter un règlement très ambitieux sur l'interdiction des pesticides, notamment le glyphosate. Et on a justement cette année resserré le règlement sur l'utilisation des pesticides, dont le glyphosate, pour les terrains de golf situés sur le terrain de la Ville de Montréal. Et ce règlement-là entre en vigueur à compter de la saison 2026. Donc, c'est pour vous dire à quel point on prend le sujet au sérieux. Le défi qu'on a avec les compagnies de chemin de fer, c'est que lorsqu'ils exploitent une voie ferrée qui est sous réglementation fédérale, eh bien, la réglementation fédérale a préséance sur la réglementation municipale. Mais pour vous dire à quel point c'est un sujet qui préoccupe les élus, je sais que l'année dernière, les élus locaux ainsi que la population d'Hochelaga avaient interpellé leur députée fédérale de l'époque, madame Soraya Martinez-Ferrada, qui n'avait malgré tout rien pu faire à cet égard. Donc, ce que je veux vous dire en terminant pour quand même vous rassurer, c'est que les compagnies ferroviaires ont beaucoup diminué l'utilisation de leurs pesticides. Ils le font pour des motifs de sécurité, notamment pour ce qui est de la visibilité des infrastructures, pour un drainage optimal des voies ferrées et aussi pour minimiser les risques de feux de broussailles. Je vous invite à communiquer directement avec le CN aussi pour leur partager les préoccupations et pour vous dire que toutes les zones vertes dans le secteur Boisé-Steinberg, tous les autres parcs municipaux sous la Ville de Montréal, bien sûr, il n'y aura aucune utilisation de pesticides sur ces terrains-là. Voilà, je vous remercie.
Martine Musau Muele ◌7:32:13
Question numéro 18 présentée par Jacqueline Hart. La question porte sur l'éclairage de la Croix-du-Mont-Royal. Elle est présentée à madame la mairesse et se lit comme suit.
Martine Musau Muele ◌7:32:21
The media reported that the tradition of the lighting of the cross on Mount Royal was not respected after the death of the Pope. Our province is historically based on Christian traditions and values and need to remain that way. It is very disrespectful for this to have happened, if true. I would like to know why and if it will be reinstated.
Martine Musau Muele ◌7:32:40
Monsieur Alex Norris.
Voix 5H7:32:43
Thank you very much, Ms. Hart, for your question. I'm glad you asked the question because it allows us to allows me to. Clarify a situation. Uh, no, there was no political involvement in the decision not to change the color of the cross to mark the Pope's death. The reason that, that no change in the lighting was made, uh, dates back to a resolution that was adopted by the City of Montreal on May 12th, 2010, long before Projet Montréal took office. It was in fact under former Mayor Gerald Tremblay and the Union Montréal Party, which which was the predecessor party to the current official opposition, that made that decision. The cross had been lit up for a— the color of lighting of the cross had been changed for a number of reasons, not only to mark the deaths of various popes, but also to mark the struggle against AIDS, to mark the Fête nationale, to mark the death of King George V. There were a whole variety of reasons. There was an increasing number of demands to request to change the color of the cross to mark various occasions. The Table de concertation du Mont-Royal, which is the body that coordinates development of Mount Royal and involves stakeholders around the mountain, reached a consensus that we should no longer be changing the color of the cross for any reason whatsoever. That it should remain one color, irrespective of the occasion, and that would put an end to these never-ending requests to change the color of the cross. So there was a desire not to. On ne souhaitait pas banaliser ce site-là, et la décision donc a été prise en 2010 de ne plus changer la couleur de l'éclairage de la croix. Du Mont-Royal. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:34:39
Question numéro 19 présentée par Senda Mestiri. Il ne s'agit pas vraiment d'une question, c'est plutôt un commentaire. Je la reçois tout de même. Elle est présentée à un certain Patrice Fauré qui n'est pas dans cette salle et elle se lit comme suit. Je souhaite exprimer un malaise que j'ai ressenti lors d'une entrevue pour un poste d'éducatrice dans un centre de services scolaires à Montréal. Il concerne le projet de loi 94. Durant mon entrevue, il m'a été répété plusieurs fois que je ne devais pas porter le voile. Bien que je n'aie mentionné à aucun moment que je suis musulmane, les personnes l'ont supposé d'eux-mêmes. La loi sur la laïcité s'applique à toutes les religions sans distinction et non exclusivement aux personnes musulmanes. Ce type de remarques s'apparente à une forme de discrimination. Il me semble important que de le souligner qu'en tant qu'adulte travaillant auprès des enfants, les valeurs que nous transmettons ont un poids réel. Il est essentiel de réfléchir à l'impact que peuvent avoir certaines paroles ou pratiques sur les individus, tant sur le plan personnel que collectif. Je tenais à partager ce ressenti en espérant qu'il puisse nourrir une réflexion. Je comprends qu'il n'y a pas d'intervention souhaitée par le conseil municipal. Nous poursuivons avec la question numéro 20 présentée par Martin Lalonde représentant l'organisme Ex-aequo. La question porte sur l'accessibilité universelle dans le cadre du projet Place Versailles. Elle est présentée à monsieur Benoît Dorais et se lit comme suit. Dans un article publié le 10 mai dernier par Radio-Canada, il est indiqué que la ville est satisfaite de la dernière mouture du projet Place Versailles et s'apprête à modifier sa réglementation pour autoriser la construction de 58 5805 logements. Lors des consultations publiques en lien avec ce projet, nous, ex æquo, avons déploré qu'il n'était pas prévu qu'aucun des 5200 logements ait une meilleure performance en matière d'accessibilité universelle que le minimum prévu par le Code de construction du Québec. Considérant que l'accessibilité minimale permet aux personnes utilisant une aide à la mobilité de seulement visiter un logement et non pas d'y habiter, c'est donc dire qu'aucun des logements prévus dans le projet initial n'aurait pu être habité par nous. Est-ce que le projet initial a été bonifié au niveau de l'accessibilité universelle des logements qui y seront construits pour éviter qu'il génère de l'exclusion et de la discrimination par sa conception du cadre bâti? Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌7:36:38
Oui, merci beaucoup d'avoir pris le temps de poser cette question, en fait de la rédiger. Bien, écoutez, lorsqu'on regarde l'ensemble des projets, ce qui est regardé, c'est le pourcentage, le nombre de logements. On n'est vraiment pas à regarder jusqu'à maintenant, dans le fond, chacun des programmes qui sera utilisé par soit des OBNL ou si un jour c'est un clé en main, bien, le contractant, l'entrepreneur qui réalisera au nom de l'OBNL qui l'achètera. Alors, de la même manière qu'on l'avait regardé un peu plus tôt l'année dernière, nous sommes à faire différentes représentations auprès du gouvernement du Québec pour qu'on retrouve certaines exigences qui existent, qui existaient du temps d'Accès Logis. Pour l'instant, c'est toujours pas pris en compte, mais on ne désespère pas qu'il puisse y avoir des avancées dans le dossier, dans les différents programmes ou initiatives ou dans les décrets qui sont votés par le Conseil des ministres pour autoriser du financement de projets.
Martine Musau Muele ◌7:37:42
Merci beaucoup. Il est 20 h 33, ceci met fin à la période de questions du public. À titre informatif, 12 personnes se sont présentées ce soir pour poser une question. Sur ces 12 personnes, 12 ont été entendues. Par ailleurs, 28 questions ont été soumises par le formulaire web. Sur ces 28 questions, 20 ont été lues. Les 8 autres questions seront lues demain matin. Donc, sur un total de 40 questions, 32 de ces questions ont été entendues, lues et répondues. Nous en étions donc à l'étude des dossiers au chapitre 80 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération, l'étude des rubriques. Juste un instant. 30.06 et suivant, je crois. Juste un instant. 30.01 à 30.05. Monsieur Alan De Sousa souhaitait prendre la parole. On vous écoute.
Alan DeSousa ◌7:38:46
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon commentaire est sur 30.01. Juste voulu noter avec une certaine satisfaction de tendance de maintenant utiliser ce répertoire des milieux naturels protégés. Je pense que pour le bénéfice du membre du conseil, en 2004, j'ai eu le privilège de cheminer la politique pour la protection des milieux naturels avec l'aide de monsieur Daniel Hodère, que plusieurs d'entre vous s'en souviennent. Puis à l'époque, avec cette politique en 2004, on a été capable de aussi dessiner ou deviner la possibilité d'avoir un grattoir. En 2009, Bref, on a été capable d'ajouter le premier item qui a été ajouté à ce répertoire comme protection. C'était Parc Marcel-Lorrain qui était chez nous à Saint-Laurent et qui est devenu le premier à être inséré parce que le conseil d'arrondissement à l'époque a choisi de protéger ça. C'est un zonage pour conserver, pour protéger, pour préserver cette lieu pour les générations à venir. Depuis ce temps-là, il y avait eu une vide, il y avait pas eu beaucoup d'énergie qui a été mis, mais par la suite, je note, au fil des ans, nous en avons commencé à utiliser ce répertoire et d'identifier des lieux qui sont prêts pour être désignés à insérer dans ce répertoire. Je note dans la décision antérieure que nous avons inséré le Bois-de-Salaguin, le parc naturel de la Visitation, secteur Cap-Saint-Jacques, du Grand Parc de l'Ouest qui a été ajouté à ce parc. Par la suite, on avait aussi mis Bois-de-la-Roche du Grand Parc de l'Ouest, le Grand Parc de l'Est qui a été aussi inclus dedans. Et je constate que dans le dossier qui est devant nous, que nous en avons encore plusieurs qui s'ajoutent à ce répertoire. Parc Mont-Royal, catégorie A, c'est significatif, 593 hectares qui sont maintenant dédiés. Le parc Tsiotia-Kene, catégorie B, ça c'est le sommet qui était nord Outremont, qui a aussi été ajouté avec presque 23 hectares. Parc Parc Henri-Réaume à LaSalle, Sud-Ouest, a aussi été ajouté avec une montant de 96 hectares. Et au-delà de ça, nous avons 3 parcs locaux dans l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce avec Boisé-Dora Wasserman, Parc Marie-Jeanne-LaJoie et Parc Précieuse-Saint qui a aussi été ajouté. Éléments des montants qui sont conservés et reconnus et ajoutés dans cette PAC, presque 8% de notre territoire. Je sais que nous avons d'ambition, on a fixé des orientations d'aller beaucoup plus loin, à 10% et plus, mais d'autre part, le fait que l'engagement qu'on prend aujourd'hui, c'est significatif. C'est une suite qui a été commencée il y a une vingtaine d'années Et que je constate qu'avec du temps, it's an idea whose time has come. I just want to recognize that. I think what we're doing here is good work, and we are preserving, conserving to make it possible for any future council to recognize that if they ever take something out of this repertoire, that citizens will notice it. So I think it's worth noting for council. En 30.04, madame la présidente, c'est un plan d'action Vision Zéro pour les décès et donc le plan qui était proposé pour 2025-2027. J'ai eu l'occasion de demander à madame Maugerolle, ça c'est le plan d'action Vision Zéro, 30.05. C'était déjà adopté, OK, on avait adopté à l'époque, OK. Donc, j'ai rien d'autre à ajouter. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:43:10
En l'absence d'autres interventions, nous notons, pardon, l'adoption des rubriques 3001 à 3005 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80, ce qui nous amène au chapitre, à la rubrique 42.
François Limoges ◌7:43:22
Oui, madame la présidente, on va y aller en force. En réunion 142-01 à 42-04, en 42-01, on adopte le règlement qui autorise un emprunt pour financer les travaux de réfection des réseaux primaires d'aqueduc et d'égouts et le réaménagement d'un tronçon de piste cyclable. En 4202, on adopte un règlement d'emprunt pour financer les travaux prévus au programme de réaménagement du parc du Mont-Royal. En 4203, on adopte un règlement d'emprunt pour financer les travaux d'aménagement du domaine public pour la réalisation de logements sociaux au Quartier Louvain. En 4204, on adopte un règlement prévoyant des mesures relatives aux alarmes non fondées en vue d'améliorer la prévention des incendies et la sécurité publique.
Martine Musau Muele ◌7:44:04
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 4201 à 4204 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Rubrique 45, monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:44:15
Oui, 4501, on approuve le règlement R177-5 modifiant le règlement R177 qui est déjà modifié par d'autres règlements.
Martine Musau Muele ◌7:44:24
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 45.01, ressources humaines. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:44:30
Oui, en 50.01, on approuve la transaction du PV 104 en lien avec un grief.
Martine Musau Muele ◌7:44:37
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 50.01, les dossiers en orientation conseil d'agglomération, sous le chapitre 80, nomination. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:44:47
Oui, en 51.01, on approuve les nominations au conseil d'administration du conseil des de Montréal de Richard Turp à titre de membre et de Ji Yun Han à titre de deuxième vice-présidente. Et on approuve le renouvellement pour un deuxième mandat de 3 ans de Caroline Hort, Angela Sierra, Amélie Duceppe et Nadir André à titre de membre.
Martine Musau Muele ◌7:45:05
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 5101 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80.
Martine Musau Muele ◌7:45:13
Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:45:14
Oui, madame la présidente. En 5102, on nomme madame Alba Zuniga Ramos à titre de vice-présidente de la commission de la sécurité publique en remplacement de monsieur Sarré.
Martine Musau Muele ◌7:45:23
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 51.02 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80, ce qui nous ramène à l'étude des dossiers à ce conseil municipal, affaires contractuelles sous le chapitre 20.
François Limoges ◌7:45:35
Monsieur Limoges. Parfait, madame la présidente. Sur des chapeaux de roue, on va réunir les items 20.01 à 20.05. En 20.01, on accorde un contrat 919086 73 Québec Inc. et 2 contrats à Pépinière Jardin 2000. En 20-02, on accorde un contrat de gré à gré à l'organisme à but non lucratif Placement Potentiel. En 20-03, on exerce l'option de prolongation dans le cadre des contrats accordés à Pavage d'Amour, Marina Matériaux et les entreprises Michaudville. En 20-04, on exerce l'option de prolongation dans le cadre du contrat accordé à Groupe TMD Dénègement Sirbo et Transports Cordeaux Cordot en 20.05, qu'on accorde 3 contrats à J.A. Larue pour la fourniture de souffleuses à neige détachables de type ruban et turbine.
Martine Musau Muele ◌7:46:19
Madame Caroline Bourgeois. Oui, merci, madame la présidente. Alors, je souhaite déclarer mon intérêt au point 20.04.
Voix 5H7:46:26
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:46:27
Déclaration d'intérêt de madame Bourgeois à la rubrique 20.04. Notons l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:46:35
Madame la présidente, nous allons réunir les items 26 à 26. En 26, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du programme d'enfouissement de Rancière-la-Chapelle. En 27, on accorde un contrat de gré à gré à Partenariat du quartier des spectacles pour la réalisation d'activités à l'esplanade Tranquille. En 28, on accorde un contrat à Pavage métropolitain pour des travaux de voirie. En 29, on accorde un contrat à Démix Construction pour des travaux de voirie. En 30, on accorde un contrat à Pavage métropolitain toujours pour des travaux de voirie.
Martine Musau Muele ◌7:47:05
En l'absence d'intervention, Notons l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10. Poursuivons.
François Limoges ◌7:47:12
On va réunir, madame la présidente, 21 à 25. En 21, on accorde un contrat à Saint-Denis Thompson pour des travaux de réfection des tourelles CD d'un bâtiment au Jardin botanique. En 22, on accorde un contrat aux Entrepreneurs Boucaro pour des travaux de voirie. En 23, on approuve le projet de modification de bail par lequel on loue à Execo un local sur la rue Jeanne-Mance. En 24, on approuve un projet de modification de bail par lequel la Ville loue à Densité des locaux sur la rue Jeanne-Mance aussi. Et en 2015, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat de gré à gré accordé à la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada.
Martine Musau Muele ◌7:47:47
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌7:47:50
Merci beaucoup. Sur le 2012, juste une petite note, j'ai déjà parlé avec mon collègue Benoît Doré, bien sûr, sur le dossier. Il y a une rue qui qui est citée pour planage et revêtement, la rue Dalhousie qui se trouve dans Griffintown. J'aimerais juste le noter pour les personnes responsables, ce serait probablement Émilie, puis Robert, puis Sophie, par rapport à ce qu'on veut faire effectivement avec cette rue-là. Le secteur va accueillir un des nouveaux parcs dans Griffintown qui va être face à la station REM de Griffintown, Bernard-Landry. La rue actuellement n'a aucune adresse civique. Effectivement, il y a des gens qui se plaignent qu'ils doivent passer par là, donc il y a des nids-de-poule, c'est normal. Mais c'est un secteur qu'on veut vraiment piétonniser et rendre une place publique, vu que ça va être un parc, vu que ça va être face à la station Griffintown, vu qu'il n'y a aucune adresse civique et vu que c'est juste du parking aléatoire pour le moment. On veut juste le noter parce que c'est quand même un endroit intéressant qui est, je pense, voué à une excellente requalification. Dans Griffintown, on sait, l'espace public est tellement rare et tellement précieux. Donc on le voit ici pour une PCPR qui durera pas longtemps, mais après, le temps est venu. On veut juste citer, je pense qu'il y avait un projet potentiellement pour une pôle de mobilité, mais ce qu'on souhaite, les élus du Sud-Ouest, éventuellement, c'est une piétonnisation transformation de l'espace public. Donc je prends le temps juste de le noter en passant pour le dire officiellement ce record, puis on sait certain qu'on travaille ça du côté de l'arrondissement également. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:49:31
Question numéro, en l'absence d'intervention, en l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:49:48
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 26 à 20. En 26, on accorde un contrat à Patrick Bérubier, artiste professionnel. En 27, on conclut des ententes-cadres avec les firmes UBA et Kick Old Co Company. Et en 28, on accorde un contrat à Néolect pour des travaux de voirie dans l'avenue Jacques-Bizard. En 29, on accorde un contrat à Néolect pour des travaux de voirie dans l'avenue Melton. Et en 20, on accorde un contrat d'encours pour l'aménagement de directeur de l'Arboretum au parc René-Lévesque.
Martine Musau Muele ◌7:50:19
En l'absence d'intervention, madame la mairesse.
Valérie Plante ◌7:50:24
Oui, madame la présidente, vous m'excuserez de faire une petite entorse à l'ordre du jour.
Voix 5G7:50:29
Je voudrais juste saluer les participants de STL qui sont avec nous ce soir.
Valérie Plante ◌7:50:55
Alors, elles sont de tous les arrondissements, elles feront cette belle formation qui est proposée, puis on vous souhaite, les filles, de fructueux échanges et on va essayer de vous inspirer là en ce moment. Mais merci, bonne soirée.
Martine Musau Muele ◌7:51:14
Juste pour confirmer, il n'y a pas d'intervention souhaitée pour les rubriques 20.16 à 20.20. Ces rubriques sont donc adoptées. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:51:22
Oui, et pour inspirer les participants de ce TL, je voudrais vous rappeler que le mois dernier, nous avons eu un très beau et long débat sur le secteur Raymond Logistique, mais ce soir, vous nous pardonnerez, je pense qu'on est en vitesse un peu turbo, ça se peut que ce soit plus ennuyant, mais il y a d'anciennes séances avec des débats passionnants à réécouter. Avril 2013, c'était une grande cuvée. Vous pouvez trouver dans les archives, il y a beaucoup, beaucoup de stock. Alors, madame la présidente, on va réunir les items 2021 à 2025. En 2021, on accorde un contrat à Groupe Thermolite pour des travaux de voirie et d'éclairage. En 2022, on conclut des ententes-cadres avec les firmes IPL North America et USD Global. En 2023, on autorise un transfert pour des travaux de mise aux normes de l'Arena de l'Art Saint-Laurent. En 2024, on autorise une dépense totale pour le contrat accordé par la STM à MGB Associés. Et en 2025, on approuve un contrat de prêt de terrain par lequel la Ville de Montréal prête à Centur Urbain un terrain à l'angle nord-ouest des rues Notre-Dame et Saint-Antoine.
Martine Musau Muele ◌7:52:25
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:52:31
Madame la présidente, nous allons réunir 20.26 à 20.30 En 2026, on conclut un entente-cadre avec Parsons Inc. En 2027, on conclut un entente-cadre avec la firme 91546937 Québec Inc. En 2028, on accorde un contrat à le groupe Senko pour des travaux d'ajout d'un système de rétention des eaux pluviales pour le centre Étienne-Desmarteau. En 2029, on conclut deux ententes-cadres avec les signalisations RC. En 2030, on conclut un entente-cadre avec Bell Canada pour de l'équipement de transport intelligent.
Martine Musau Muele ◌7:53:03
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30. Poursuivons.
François Limoges ◌7:53:09
Madame la présidente, réunissons de 2031 à 2035. En 2031, on accorde 3 contrats à Duradac. En 2032, on accorde 4 contrats aux firmes Des-Richebourg Canada Environnement et GFL Environnemental pour de la collecte et transport de matières résiduelles. En 2033, on approuve un projet de convention de prêt d'immeuble par laquelle la Ville prête à l'organisme Regroupement des magasins Partage à titre gratuit la maison Antoine Legault Didier Laurier et l'accueil de la ferme écologique. En 2034, on approuve le projet d'acte par lequel la Ville de Montréal accorde main levée plus récente l'inscription du droit de résolution résultant de l'acte de vente intervenu entre la Ville de Montréal et Centina Toutinou. En 2035, on approuve 3 ententes entre la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, le directeur général des Élections du Québec et la Ville de Montréal pour 3 projets pilotes dans le cadre de l'élection générale du 2 novembre 2025.
Martine Musau Muele ◌7:54:00
Monsieur Dominic Perry.
Voix 5E7:54:02
Merci, madame la présidente. J'interviens pour déposer les rapports de la commission de l'examen des contrats pour les rubriques 2031 et 2032, pour lesquelles les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. Je Je veux d'abord vous parler des contrats au point 20-31 pour la fourniture et l'installation des bennes compactrices pour les camions fournis par la Ville. La commission étudiait ce dossier, car l'adjudicataire est à son troisième contrat consécutif. Les écarts observés sont très faibles, soit de 2,32%, avec l'estimation et de 0,33% avec les deuxièmes plus bas soumissionnaires. Les responsables ont expliqué que le calcul utilisé pour l'estimation se base sur plusieurs critères ainsi que sur les références de marchés récentes et pertinentes. Comme en témoignent les résultats, cette approche a permis une bonne précision. La Commission souhaite donc le service. Enfin, je vous reviens comme promis avant avec les contrats d'élimination à la rubrique 2032. Comme indiqué précédemment, le service suggère de regarder les résultats de l'appel d'offres pour la collecte transport pour évaluer globalement la réussite de la stratégie de renouvellement. Les résultats sont effectivement favorables. L'analyse relève des écarts majeurs avec l'estimation qui se situent entre 23% et 43% en faveur de la Ville pour les 4 lots. Les responsables attribuent ces résultats à la révision de certaines modalités des services au contrat. Voici quelques exigences ayant été revues: la redistribution des jours de collecte, l'étalement des heures de collecte, la mécanisation de la collecte dans plusieurs secteurs, espacement des collectes ordures ménagères. Selon le service, ces modifications permettent de mieux répondre à la réalité du marché. Comme indiqué précédemment, la collecte, transport et élimination font partie d'une même stratégie et doivent être vues comme un ensemble. Ainsi, les économies réalisées dans le volet collecte-transport viennent éponger les écarts observés pour les contrats d'élimination. Et ceci, madame la présidente, complète mon intervention sur le rapport de la commission sur l'examen des contrats.
François Limoges ◌7:57:08
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:57:09
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.31 à 20.35. Poursuivons.
François Limoges ◌7:57:15
Oui, madame la présidente, nous allons réunir 20.36 à 20.40. En 20.36, on accorde un contrat à Bruno Électrique pour des aménagements de feux de circulation en diverses intersections de la Ville de Montréal. En 20.37, on accorde un contrat à Cogélec pour travaux de conduite d'eau, de voirie, d'éclairage, de feux de circulation dans le boulevard Laurentien. En 2038, on accorde un contrat à maître André Comeau de DHC Avocats pour des services professionnels d'aide-conseil à l'éthique auprès de personnes élues. En 2039, on accorde un soutien financier à Utile Polytechnique. En 2040, on accorde un contrat de gré à gré à Post QM Patrimoine et Technologies pour des services professionnels en archéologie.
Martine Musau Muele ◌7:57:54
Madame Catherine Clément-Talbot. Merci, madame la présidente. Je déclare mon intérêt au 2038 du conseil municipal. Merci. Madame Effie Giannou.
Effie Giannou ◌7:58:05
Merci, madame la présidente. J'interviens au point 2037. Nous sommes enfin rendus à ce que j'espère être la quatrième et dernière phase des travaux dans le secteur des axes Laurentien-La Chapelle, situé dans mon district de Bordeaux-Cartierville. Ces travaux ont commencé en 2017. Ça fait donc maintenant 8 ans que nos citoyens vivent avec des chantiers, un à la suite de l'autre, dans ce secteur. Il est plus— il est plus que temps qu'ils retrouvent un peu de calme et de prévisibilité. Cette phase finale concerne la rue Laurentien, entre la rue Perrineau et la limite sud de l'arrondissement, près du viaduc du REM Bois-Franc. Elle comprend notamment l'enfouissement des fils électriques, la réfection des conduites d'eau et le remplacement complet de la chaussée. Selon le sommaire décisionnel, ces travaux doivent s'échelonner du printemps à l'automne 2025, mais les documents de mitigation parlent plutôt de 135 jours de travaux répartis sur 2 ans, en 2025 et en 2026. Avec plusieurs étapes prévues. Je tiens à souligner que c'est un secteur extrêmement achalandé où circulent chaque jour de nombreux autobus de Montréal, de Laval, tous se dirigeant au métro Côte-Vertu. On y retrouve le YMCA de Cartierville, plusieurs épiceries et des secteurs résidentiels à pleine capacité. Ce sont donc des travaux qui risquent d'avoir un impact réel sur la vie quotidienne des gens. Et j'ajoute un point crucial: l'ouverture de la station Bois-Franc du REM est prévue pour l'automne 2025. L'axe Laurentien-La Chapelle est un accès stratégique à cette station et je veux donc savoir si les travaux seront bel et bien terminés avant cette ouverture. Et si ce n'est pas le cas, quelles mesures concrètes la Ville prévoit-elle pour assurer un accès facile, fluide, sans à cette station, autant pour les piétons, les cyclistes et les automobilistes. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌8:00:18
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌8:00:20
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Effectivement, c'est un droit de réplique, pardon, sur le même point. C'est un très, très long projet qui a été commencé par l'administration précédente, donc vous voyez à quel point on Ce sont des grands projets, ceci dit, ce sont des grands projets transformateurs. Laurentien-Lachapelle, c'était des endroits où il n'y avait pas de trottoir à certains endroits, et donc vraiment on a fait un effort comme ville pour avoir un endroit, un milieu de vie avec le YMCA notamment, comme le disait ma collègue, et un endroit vraiment qui va changer la figure de ce quartier. Avec aussi l'installation d'une œuvre d'art au printemps 2026 au coin des rues Laurentien-Lachapelle et Keller. C'est un endroit, les travaux, la phase 4 comme le disait ma collègue, qu'on aurait souhaité comme Ville faire bien avant, mais justement c'est le REM qui nous a empêchés de faire les travaux parce que c'était trop collé sur les propres travaux du REM. Donc, la Ville de Montréal a dû décaler ses travaux et c'est maintenant que nous pouvons les faire. Ceci dit, la bonne nouvelle, c'est qu'il y a aussi toute une portion d'enfouissement des fils. Et donc, on a à cet endroit-là un organisme communautaire majeur montréalais qui est le Cassis, qui a construit dans les dernières années un imposant édifice communautaire qui est magnifique et qui est en ce moment entouré d'une forêt de fils. Et donc, ce projet va nous permettre d'enfouir les fils à cet endroit-là. Donc, on fait vraiment d'une pierre plusieurs plusieurs coûts, donc autant des infrastructures souterraines, de l'enfouissement des fils et un accès évidemment aux stations du REM. Donc, l'objectif, c'est de faire les travaux le plus rapidement possible tant qu'on est capable de les faire, mais c'est sûr que puisqu'on n'a pas pu le faire avant les travaux du REM ni pendant les travaux du REM, va falloir le faire maintenant. Donc, avec toutes les mesures de mitigation qui sont prévues, assurément, on souhaite que circulation puisse se faire de bonne façon quand le REM— et on croise les doigts sur l'ouverture du REM parce qu'on sait toujours pas exactement quand ça va être ouvert— mais qu'on puisse accéder au REM dans ce secteur-là. Évidemment, c'est une très, très bonne nouvelle pour l'ensemble de ce quartier. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:02:35
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.36 à 20.40. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:02:42
Madame la présidente, Il nous reste au chapitre 20 un seul item en 2041. On approuve un accord de développement à intervenir entre 94-14-0902 Québec Inc., la Fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Syndicat apostolique des Frères Mineurs ou Franciscains de la province Saint-Joseph du Canada et la Ville de Montréal.
Martine Musau Muele ◌8:03:01
En l'absence d'intervention, notons l'adoption de la rubrique 20.41, chapitre 30, Administration et finances. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:03:08
Oui, madame la présidente. Réunissons les items 30.01 à 30.05. En 30.01, on offre au conseil d'arrondissement du Sud-Ouest de prendre en charge l'acquisition de certains immeubles stratégiques pour des fins locales. En 30.02, on adopte une résolution interdisant le sifflet des trains à l'approche du passage à niveau de l'EP. En 30.03, on autorise un virement budgétaire au budget de fonctionnement de la direction de l'aménagement urbain et du service aux entreprises de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve vers le budget du service des technologies de l'information. En 30-04, on autorise une entente relative à l'indemnité complète et finale à verser à 403-4953 Canada Inc. Et en 30-05, on autorise le paiement à Hydro-Québec, fournisseur unique des travaux électriques sous la responsabilité de la Ville de Montréal, dans le secteur Griffintown.
Martine Musau Muele ◌8:03:56
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 30-01 à 30-05.
François Limoges ◌8:04:00
Madame la présidente, je propose de réunir 3006 à 3010. En 3006, on approuve la prolongation des heures d'exploitation des permis d'alcool de la SAT et d'établissements commerciaux membres des sociétés de développement commercial du village et du permis de réunion de l'organisme Expo Zénoir. En 3007, on adopte une résolution approuvant la prolongation des heures d'admission dans les établissements commerciaux à plusieurs endroits. En 30.08, on adopte le projet de plan directeur d'aménagement et de développement du secteur Langelier. En 30.09, on accepte les offres de services du arrondissement de prendre en charge la coordination et la réalisation des travaux d'aménagement des rues faisant partie du réseau routier artériel administratif de la ville. Et en 30.10, on abroge la résolution CM-24-01-30.
Martine Musau Muele ◌8:04:47
Monsieur Dominique Perry.
Voix 5E8:04:50
Merci, madame la présidente. Le prolongement de la ligne bleue du métro est un projet majeur pour Saint-Léonard et l'est de Montréal, attendu depuis 4 décennies. Alors que les travaux débutent, nous nous préparons activement à cette transformation majeure. Le secteur de la rue Jean-Talon Est est stratégique, avec 3 des 5 nouvelles stations prévues. Sa transformation et densification sont déjà en cours. Ce projet ambitieux donnera naissance à un quartier dynamique et humain intégrant des services publics, des équipements collectifs, du logement social et étudiant ainsi que des infrastructures vertes adaptées aux défis climatiques. L'arrondissement de Saint-Léonard a travaillé sans relâche pour planifier ce développement harmonieux qui bénéficiera à à tous. En collaboration avec des partenaires clés, nous développons le secteur Langelier, des projets immobiliers au-dessus des stations de métro et le réaménagement de la rue Jean-Talon-Est. La planification de ce secteur s'inscrit parfaitement dans le plan stratégique Saint-Léonard 2030, avec un nouveau quartier pensé dans son ensemble urbanistique. L'arrondissement a mis en place ses bureaux des projets pour coordonner les dossiers et représenter les intérêts des résidents, notamment pour le développement immobilier et économique autour de la rue Jean-Talon Ouest. Les projets immobiliers autour des futures stations de métro seront plus détaillés à l'item 43.04. Pour la station Langelier, que nous proposons de nommer station Verrazzano, en hommage à la communauté italienne, et à l'item 43.02 pour la station Lacordaire. Le projet prévoit la construction de tours résidentielles de 11 à 25 étages, totalisant 148 étages, soit l'équivalent en hauteur de 3 place Ville-Marie. Cette densification urbaine importante autour des futures stations de métro doit cependant être adaptée au contexte local et aux besoins de la communauté de Saint-Léonard. Et c'est pour cette raison qu'il y a, qu'il est important pour Saint-Léonard de soumettre ce projet d'envergure à l'avis des citoyens. Leur voix est importante. Il y aura une consultation sur le projet PIDAD le 20 mai à 18 h 30 au Centre Leonardo da Vinci. Puis, pour le dépôt au conseil de l'arrondissement, ce sera le 7 juillet et finalement, l'adoption du PIDAD à ce conseil sera le 15 août. Madame la présidente, je dois souligner que malgré la contribution et la coopération de première classe de la part de l'arrondissement de Saint-Léonard à la création de ce nouveau quartier dynamique dans l'est de Montréal, l'administration des Projets Montréal n'a pas fait beaucoup d'efforts pour le reconnaître publiquement. Ce quartier prometteur intégrera des infrastructures modernes, des espaces publics, des équipements collectifs et des commerces de proximité, offrant ainsi un cadre de vie amélioré pour ses résidents. Je tiens à rappeler à l'administration du Projet Montréal que l'arrondissement de Saint-Léonard joue un rôle clé dans le développement immobilier autour des futures stations de métro sur notre territoire. Avec l'arrivée de dizaines de milliers de nouveaux résidents, il est essentiel de prévoir dès maintenant des espaces verts supplémentaires, notamment dans le sud de la rue Jean-Talon Est, pour répondre à leurs besoins. Je suis très, très fier des développements immobiliers mentionnés et je vous explique pourquoi. Saviez-vous que ces projets de développement devant nous n'ont pas débuté cette année, ni l'année passée, ou même l'année d'avant? Ces projets de développement sont en fait possibles grâce à une décision prise par la STM le 4 juillet 2003. Le 4 juillet 2003, La STM a créé sa filiale commerciale Transgesco et elle m'a nommé à titre de son président. Il m'a fallu 2 ans pour convaincre le CA de la STM, dont je faisais partie, que la création d'une filiale dont le but était de générer des revenus non tarifaires pour aider à balancer son budget était une bonne idée. Et tel que prévu, peu après, Transgesco a signé des ententes avec des entreprises privées pour les haltes commerciales dans le métro et pour la publicité. La suite logique de cette initiative a mené à des projets de développement à grande échelle, dont ceux que nous avons, nous voyons maintenant, nous avons maintenant devant nous. C'est fascinant de voir comment une décision prise il y a plus que 20 ans a pu avoir des impacts aussi significatifs sur le développement urbain actuel. 20 ans après sa création, Transgesco, qui génère déjà près de 30 millions de dollars par année en revenus non tarifaires pour la STM, aujourd'hui nous pouvons constater que son succès se concrétise davantage par un partenariat avec le secteur privé pour développer un nouveau quartier dynamique qui va booster l'est de Montréal. C'est un bel exemple de vision à long terme et de persévérance. Parfois, madame la présidente, il faut du temps et de la détermination pour voir les projets aboutir. L'histoire d'Étrangesco, même avant son partenariat avec le secteur privé pour le projet de développement à Saint-Léonard, est un exemple concret qui montre que les efforts d'une personne peuvent parfois faire une réelle différence. En conclusion, madame la présidente, je vous avoue que je suis extrêmement fier de voir comment une idée qui semblait incertaine en 2003 a évolué pour devenir une véritable force de transformation, une initiative qui a eu un impact bien plus profond que je n'aurais jamais pu imaginer. Merci, Madame la Présidente.
Martine Musau Muele ◌8:12:21
Monsieur Michel Bissonnet.
Michel Bissonnet ◌8:12:25
Cette proposition est appuyée par Michel Bissonnet.
Voix 5E8:12:28
Ainsi qu'Angela Gentile et tous les membres du conseil, j'espère bien. Merci.
Voix 5P28:12:33
Très fier de vous.
Martine Musau Muele ◌8:12:38
Je veux juste, avant qu'on poursuive, confirmer que les interventions de monsieur Perry et de monsieur Bissonnet étaient bien sur le 3008. Très bien. Monsieur Éric Alan Caldwell.
Voix 5Q8:12:48
Merci beaucoup, je serai très bref. En réaction à l'exposé de mon collègue Perry, Sachez que, je tiens à le mentionner, la collaboration de l'arrondissement de Saint-Léonard et du service de l'urbanisme de la Ville de Montréal avec la STM et Transesco, je la qualifie moi aussi d'exemplaire. C'est un projet sur lequel on a bien travaillé ensemble, pour lequel on sera capable de livrer des résultats. Et merci de faire l'apologie de Transesco, monsieur Péry. Au nom de la STM et Transesco, on a été réclamés, dans mon cas, 3 fois plus tôt qu'une des changements législatifs qui nous permettent d'exploiter le plein potentiel qu'on veut pour Transesco aujourd'hui. Ces changements législatifs ont été faits et à la création de Transesco, faut rajouter la longue lutte pour faire évoluer le cadre législatif qui va nous permettre d'arriver aux résultats qu'on a tous cités. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:13:42
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌8:13:45
Oh, pardon. Oui, en droit de réplique, madame la présidente, sur le 30.08. Tout d'abord, je veux juste un peu me désoler des propos de monsieur Perry de dire qu'on n'a pas assez donné de crédit à l'arrondissement. Pas plus tard que tout à l'heure, je parlais encore avec une journaliste et je lui disais à quel point nous avons une collaboration exemplaire avec l'arrondissement Saint-Léonard dans ce projet-là. Peut-être que ça n'a pas assez résonné effectivement dans l'espace médiatique. Après, des fois, les médias prennent les éléments qu'ils veulent bien prendre, puis j'ai eu cette discussion discussion-là avec monsieur Perry justement, mais je pense que c'est important et si j'ai l'opportunité de le faire, la collaboration avec les élus et avec l'administratif de Saint-Léonard dans le cadre de ce projet-là d'envergure majeure a été exemplaire. C'est un travail de vision qui est pas simple parce qu'on le sait que la typologie du cadre bâti de Saint-Léonard, on n'a pas l'habitude de ces projets de grande envergure-là. C'est pas tous les jours qu'une nouvelle station de métro qui s'en vient chez nous. Donc, pour les citoyens, citoyennes, des fois ça peut inquiéter, mais il y a effectivement eu un travail de collaboration qui a été fait d'amont. Il y a eu des ateliers qui ont été menés avec la population locale, il y a eu des préoccupations qui ont été amenées auprès des services centraux des élus de Saint-Léonard, préoccupations qui m'ont été transférées directement, préoccupations qu'on souhaite enchâsser aussi dans les prochaines démarches. Il faut le savoir, c'est un projet qui va livrer près de 6000 à 8000 unités de logement au-dessus d'une station de métro. C'est vraiment un échantillon du plan d'urbanisme et de mobilité qui est déposé au mois prochain, qui va être construit ici, mais il va être construit dans le temps, il va être développé dans le temps, mais tout a été planifié. La présence d'écoles, la présence d'espaces verts généreux, on vient continuer le travail qui a été fait de notre administration de protéger le parc, le boisé Jean-Milhault, en allongeant cette coulée verte vers la station de métro. Donc, un parc qui dépasse les 10% de cession pour fin de parc, une densité qui peut se faire au-dessus d'une station de métro. Il est fini l'époque, justement, où on construit les stations et on développe par après le logement. Merci beaucoup à Transgesco, à mon collègue monsieur Éric Alan Caldwell, qui a travaillé aussi à faire avancer la législation à cet égard-là pour permettre des collaborations entre Angesco et le groupe MAC qui sera développeur. Donc vraiment un projet dont je pense qu'on peut être collectivement fiers et c'est rare ici qu'on peut le mettre de l'avant, mais vraiment un travail qui va au-delà de la partisanerie dans le secteur Langelier. Merci à l'arrondissement de Saint-Léonard, merci aux fonctionnaires et élus qui ont travaillé sur ce dossier.
Martine Musau Muele ◌8:16:20
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.06 à 30.10.
Voix 5Q8:16:27
Limoges.
François Limoges ◌8:16:28
Oui, madame la présidente, nous allons enchaîner avec les items 3011 à 3014. En 3011, on accepte l'offre de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce de prendre en charge les travaux de fermeture du tronçon du chemin Goyer. En 3012, on adopte une résolution manifestant l'accord de la Ville relativement au règlement du conseil d'agglomération modifiant l'annexe du décret concernant l'agglomération de Montréal après à propos de 2 écoterritoires. On adopte en 33 le plan directeur de mise en valeur du secteur Bridge-Bonaventure et en 34 on abroge la résolution CM-220563.
Martine Musau Muele ◌8:17:03
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌8:17:05
Bonjour, merci beaucoup madame la présidente. Donc sur Bridge-Bonaventure, en premier lieu merci à tout le monde qui a travaillé sur ce dossier, ça fait longtemps. Et beaucoup d'efforts pour nos services d'urbanisme, services en matière de mobilité, le SUM en général, mais aussi avec la communauté qui a donné beaucoup d'heures sur ce travail-là. C'est quand même un gros travail, on parle de plus de 10 000 logements, on parle d'un nouveau quartier, des nouveaux quartiers qui vont être créés d'une shot, quand même massif comme travail, donc merci tout le monde pour votre travail. J'ai certaines, encore, des inquiétudes par rapport Bridge Bonaventure, des choses que je veux souligner ici ce soir. Un, les orientations de base sur comment on a traité le développement de ce secteur-là. C'est clair pour moi que ce que la communauté a demandé et comment la Ville a agi, c'est deux choses différentes. De un, la communauté a demandé qu'on ait la maîtrise foncière. Ici, on l'a pas, la maîtrise foncière. Ce sont pas nos terrains, ce sont les terrains de la et du gouvernement du Québec à peu près 80%, donc quand même du public, mais quand même on va dépendre un peu sur des ententes avec chacun de ces groupes-là, un à la fois, afin de pouvoir développer. Puis encore un autre 20% de privé là-dedans. Ce que la communauté a dit à l'époque, c'est que ce qui est public doit doit rester public, puis laissons le privé développer ce qui est privé. C'est un concept de base, comme si on a un terrain public, comme les pôles drones, que le public le développe, mais si on a un terrain privé, le privé peut développer ça. C'est quand même quelque chose auquel j'adhère, et la demande a été faite ici par moi-même, par la communauté, même avant, beaucoup avant moi-même, de céder ses terrains, le SIC, à la Ville de Montréal pour avoir une mainmise sur ces terrains-là. Mais on ne l'a pas fait. On a juste décidé, ben, on va juste faire confiance, on va négocier directement avec le SIC, on va négocier avec le gouvernement du Québec. Puis je pense qu'il y a des risques là-dedans. Si on n'a pas la maîtrise foncière, on va dépendre des décisions d'autres paliers de gouvernement. On va dépendre— ça aurait pu être un autre gouvernement qui aurait été élu il y a quelques semaines au Canada. Qui a une vision privée, privée, privée dans le logement, puis aurait pu changer le mandat de la SIC assez rapidement parce que c'est sur ça qu'ils ont fait campagne. On a été chanceux, on n'a pas dû avoir, mais ça aurait pu avoir lieu. Même chose pour le prochain maire ou mairesse de Montréal, ça peut être quelqu'un qui est juste axé sur le privé, qui va faire confiance au grand capital pour baisser les prix du marché du logement. Ça pourrait être ça, on ne sait pas. Si on avait les terrains, nous, à la Ville, ça aurait été une garantie de plus pour pouvoir contrôler le développement de ce quartier qui est le futur de Montréal, un quartier direct dans le centre de Montréal. Mais on a décidé de ne pas le faire et on n'a même pas demandé sur la place publique pour une cession de terrains, malgré les 10 ans et plus de mobilisation de la communauté pour ça. Ça, ça, ça, ça, je digère mal ça honnêtement. On s'est même pas battu pour ces terrains, donc on est confortable avec le risque. Moi, je suis pas confortable avec le risque. En deuxième, en ce faisant, ce qui est public qui va être vendu aux promoteurs, il y a une partie, oui, qui va être du logement social et logement abordable. C'est une bonne partie, on espère. On va aller encore en tente en tente, on va tenter de bétoniser ça, mais il va en avoir une partie du terrain public qui va être vendue à le grand capital de logement à Montréal Broccolini, Groupe Mac, Devimco. On ajoute Eveno Cambridge, puis on a les 4 grands. Ils sont pas là-dedans encore. Le Case est juste à côté avec son REM, par exemple. Donc on enrichit les plus gros promoteurs avec ce projet-là. On aurait On aurait pu en fait avoir tous ces terrains publics pour des besoins publics et les services publics, mais il va y avoir des promoteurs qui vont faire une tonne, des millions après des millions, des dizaines de millions de dollars sur des terrains publics qui appartiennent au public. Ça, je suis pas à l'aise avec ça, pas en tout. Troisièmement, ces groupes ont fait de la spéculation sur ces terrains-là. Groupe Mack a acheté des bâtiments qui sont voués pour de l'emploi à côté du canal, puis ils attendent à ce que quelqu'un leur donne le feu vert. Puis si c'était pas nous, ils vont attendre la prochaine mairie, ils vont attendre le prochain gouvernement. Nous, on va leur donner le feu vert, puis on va donner raison à leur spéculation. Ça, je suis pas à l'aise avec ça non plus. Du land banking devrait pas payer au grand capital, puis ils font du land banking, ces gangs-là. Brocolis a un terrain là depuis je ne sais pas combien d'années qui est laissé vide et vacant, puis ça, ça me dérange aussi. La résidentialisation des secteurs d'emplois qui était pour moi, mais c'était clairement controversé dans le quartier, ça l'est encore, et oui bien sûr Action Gardien des groupes travaille avec la Ville puis avec les instances pour pouvoir donner le meilleur projet, mais qui digère mal encore une résidentialisation de secteurs d'emploi. On vient tout juste, ce conseil, d'accorder 245 000$ à PME Montréal Sud-Ouest pour le projet du Canal 4.0 pour renforcer les secteurs d'emploi. Ici, on va les résidentialiser d'une seule shot, une tonne de secteurs d'emploi. Bien oui, il va y en avoir sur les rez-de-chaussée, dans le secteur nord-est de la Pointe, de l'emploi, mais on n'est pas garanti jusqu'à quel point ça va être de l'emploi. Pas loin, il y a Sentech et des hubs de petits manufacturiers et d'entrepreneuriat qui cherchent des places pour fabriquer. Finalement, ils vont aller à Sainte-Julie et Boucherville parce qu'il y a des terrains industriels. Nous, on dit, bon, Mac l'a acheté, puis ils ne vont jamais changer d'avis, alors on va leur donner raison. Ça, je digère mal ça aussi. Je sais que tout le monde a travaillé très fort là-dessus. Soulever ces points-là parce que c'est important pour le développement futur de Montréal. Donc ça, je pense qu'on aurait pu concentrer un peu plus sur ces endroits-là pour essayer de, comment je peux dire, renforcer l'emploi. Il faut des emplois dans les quartiers, il faut la fabrication à Montréal, il faut les maintenir. Oui, il y a un secteur des artisans, ça va être un bon travail, ça va être un bon boost dans la bonne direction pour densifier l'emploi à ce secteur-là, mais d'autres secteurs d'emploi, on va complètement disqualifier, ils vont être démolis, puis on va manquer notre shot potentiellement pour des petits fabricants locaux. Donc ça, il faut le remettre en question un peu. Moi, je le remets en question. Sur le transport, 2 quelques points, parce que je sais que j'ai juste 3 minutes qui me restent. La rue Bridge et le trafic sur la rue Bridge qui vient du pont Victoria, ça c'est quelque chose qu'il faut régler dès maintenant. C'est proposé dans le plan de régler ça pour amener les gens vers Daisy-Landais, qu'on n'a pas des gens de l'autoroute qui vont venir dans le quartier habité avec potentiellement 10 000+ personnes. Déjà ça cause des problèmes au coin de Bridge et Wellington, puis on peut les régler dès maintenant avec une genre de système de virage vers des Irlandais. Donc, poussons là-dessus aujourd'hui pour donner une qualité de vie aux résidents. Et de toute façon, il faut qu'on dévie la rue Bridge pour le projet du Irish Monument Park, qui est un beau projet, un projet historique, un projet intéressant pour toute la communauté montréalaise qui raconte une histoire de diversité et adversité. Donc très intéressant. Donc tout ce que je dis ce soir, comme je dis, je vois qu'il y a des belles affaires aussi. Je vois qu'il y a quand même beaucoup d'espace pour les piétons. Je vois qu'il y a une volonté de faire des règlements et des deals, des accords avec le SIC pour faire du logement social. Je sais qu'il y a des efforts qui sont faits. Je dis juste qu'il y a des risques qu'on a pris parce qu'on a décidé d'aller dans un certain sens, puis je suis mal à l'aise avec ça. Je vais poser ma dissidence envers ce projet-là, mais prenez pas ça comme je suis contre le développement ici, je suis contre la densité, je suis contre la résidentialisation de certains secteurs. Je ne suis pas, je ne suis pas contre la densité, je suis pas contre le développement ici et je suis pas contre certaines résidentialisations. Mais en tant que conseiller local, j'ai été très peu impliqué dans ce projet. J'ai appris via les médias ou via les groupes communautaires, ma collègue également. Puis je pense que j'ai beaucoup à offrir, ma collègue également, à travailler sur ce dossier, parce que nous aussi on veut la vision qui a été mise ici, on veut la réaliser. Ça va prendre des fighters, ça va prendre des initiatives et ça va prendre des gens qui vont suivre ça à la lettre avec les groupes communautaires et tous les acteurs locaux. Donc je veux travailler avec vous, l'administration, ou qui que ce soit, la prochaine administration, pour essayer de s'assurer que cette vision soit vraiment réalisée. Parce qu'il faut absolument avoir des ententes béton avec tous les acteurs. Donc sur ça, merci encore pour le travail. Je pense qu'il y a des bonnes affaires ici, puis espérons, en partant, espérons que le REM réalise la station sur laquelle je pense, et c'est un levier énorme qu'on a sur le gouvernement, qu'on développe ce quartier en échange d'une station. J'aimerais ça avoir comme qu'on utilise ce levier pour qu'on puisse vraiment réaliser cette station-là. Sinon, on n'a pas une station vraiment, comment je peux dire, top. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌8:27:13
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌8:27:15
Ça va être extrêmement court en droit de réplique, madame la présidente. Écoutez, moi aussi je serais très préoccupé si ce que disait le conseiller Sauvé était vrai. Or, c'est tout le contraire. Alors, je veux dire, assumer la maîtrise foncière des terrains fait Mary Desrosiers, ça veut dire être capable d'exproprier la Couronne ou ça veut dire de pouvoir mettre un droit de préemption sur la Couronne, des terrains de la Couronne? Or, ça ne se fait pas. La CIQ n'est pas plus vendeuse non plus de l'ensemble de ses terrains. Alors, c'est pour ça, madame la présidente, qu'on est allé chercher des taux historiques. Des taux historiques parce que dans cette planification de Bridge Bonaventure, on va avoir entre 40 à 50% de logements hors marché réel, dont des contributions externes importante de la part de la Société immobilière du Canada. Ensuite, lorsqu'on nous dit, ben, ça aurait été tellement des beaux emplois, ben, écoutez, ça fait 4 mandats que je suis ici, madame la présidente, j'ai pas vu aucune administration avant faire en sorte que ça démarre comme du monde, le parc d'entreprises de Pointe-Saint-Charles. Or, c'est notre administration qui a travaillé extrêmement fort pour faire en sorte que le parc d'entreprises de Pointe-Saint-Charles, on lui donne toutes les conditions gagnantes pour que ça marche. Ensuite, le quartier des artisans, basé justement sur ce qu'a demandé le milieu, par la reconnaissance du coin, par le patrimoine de ce secteur-là de Montréal. Notre planification va faire en sorte que ce soit une réalité. C'est 600 000 mètres carrés, madame la présidente, d'usages, d'emplois qui vont être faits dans ce secteur-là. En plus, imaginez les 15 000 logements, dont 40 à 50% de logements hors marché, puis 43 hectares de vert dans ce secteur-là. Alors moi, je suis extrêmement fier de ce qu'on a fait, et puis je nous invite à aller collectivement, voire à l'unanimité, voter cette planification-là.
Voix 5Q8:28:58
Merci.
Martine Musau Muele ◌8:28:59
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 30.11 à 30.14 avec une dissidence notée au procès-verbal de monsieur Craig Sauvé pour la rubrique 30.13. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:29:13
Oui, madame la présidente. Au chapitre 41, je donne les avis de motion. En 41.01, je donne donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant la transformation et l'occupation des parties de bâtiments situés au 5450 Folhomme. En 4102, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt pour le financement du réaménagement de la rue Jean-Talon Ouest. En 4103, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt pour le financement des travaux de planage et revêtement sur le réseau local. En 4104, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt pour financer les travaux prévu dans le cadre du programme aménagement Assomption. En 4105, je donne avis de motion à dépôt d'un règlement modifiant le règlement sur le conseil du patrimoine. Au chapitre 42, madame la présidente, je réunis les items 4201 à 4203. En 4201, je donne, c'est une adoption d'un règlement modifiant le règlement du conseil de la ville sur la sous-délégation de certains pouvoirs relatifs à des équipements, infrastructures et activités d'intérêt collectif. En 4202, c'est l'adoption d'un règlement modifiant de règlement intérieur du conseil sur la délégation de pouvoirs au comité exécutif en 4203, c'est l'adoption d'un règlement modifiant le règlement autorisant un emprunt afin de financer les travaux d'aménagement et de réaménagement dans le cadre de l'écoquartier Louvain-Est. Au chapitre—
Martine Musau Muele ◌8:30:24
en l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 4201 à 4203. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:30:31
Au chapitre 43, madame la présidente, nous allons revenir 4301 à 4301, c'est En 4301, on adopte un projet de résolution en vertu de l'article 93 de la loi modifiant diverses dispositions législatives pour la construction d'un projet d'habitation et de logement social sur le terrain bordé par l'avenue Christophe-Collomb. En 4302, on adopte un projet de résolution à l'effet d'autoriser la construction d'un bâtiment mixte comportant 3 tours à l'intersection de Jean-Talon et Lacordaire. En 4303, c'est un avis de motion. On dépose et adoption d'un projet de règlement modifiant le règlement visant à améliorer l'offre en matière de logement social abordable et familial pour ajuster des zones. En 4304, on adopte un projet de résolution à effet d'autoriser la construction d'un bâtiment d'usage mixte comportant des tours à l'intersection de Jean-Talon Est et Langelier. Et en 4305, on adopte un projet de résolution autorisant par phases la réalisation d'un projet de redéveloppement pour l'immeuble situé sur un lot du cadastre du Québec.
Martine Musau Muele ◌8:31:31
Il est 21 h 26. Avant de poursuivre avec les interventions de madame Rossi et de monsieur Sauvé, pardon, puisqu'il y a 6 rubriques restantes et une motion, je voulais confirmer avec les leaders si vous aviez la volonté de continuer ce soir.
François Limoges ◌8:31:44
Oui, madame la présidente, nous avons un accord pour prolonger jusqu'à l'épuisement de l'ordre du jour. Jusqu'à l'épuisement de l'ordre du jour, en présumant que nos débats seront de courte durée.
Martine Musau Muele ◌8:31:59
C'est noté. Madame Chantal Rossi, on vous écoute.
Craig Sauvé ◌8:32:03
Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌8:32:04
C'est simplement pour indiquer qu'Ensemble Montréal vote contre le 4303.
Martine Musau Muele ◌8:32:09
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌8:32:13
Merci, madame la présidente. Juste sur le 4302 et 4304. Là, avec 2 votes ici, on va autoriser 8 tours du groupe MAC. Donc MAC va contrôler, à ce que je comprends, 40% du territoire autour de Langelier, le secteur Langelier. On va autoriser ici 2000 unités, c'est beaucoup. Donc je pense que ça prenait le moment pour en mentionner. Et l'élément qui m'intéresse ici ici, c'est la concentration de logements dans les mains encore de juste un très grand joueur à Montréal. Je pense que c'est quelque chose qu'on doit faire un peu attention. On n'a pas tous les contrôles là-dessus, c'est certainement, on est juste une administration municipale ici, mais je pense qu'il commence, il va falloir qu'on commence à regarder ça parce que certaines concentrations de développeurs, des oligopolies C'est problématique pour le développement des villes saines en termes d'abordabilité, en termes de qualité. Avec moins de joueurs et juste avoir quelques grands joueurs, il y a des enjeux de concurrence. Il y a moins de concurrence, il y a de plus en plus de gros joueurs qui commencent à être de plus en plus grands. Il y a des pratiques monopolistiques qui pourraient potentiellement imposer des prix plus élevés, le plus qu'ils contrôlent le marché. Le plus de contrôle sur les prix également. Donc ça, ça m'inquiète un peu, il faut en parler un petit peu. On l'a vu à Vancouver avec False Creek, la création de rareté artificielle, c'est-à-dire de prolonger le début des chantiers pour essayer de voir les prix monter. C'est une pratique qui est courante dans les villes où il y a très peu de joueurs. Le manque d'innovation et la baisse de qualité. Un autre problème, si on a moins de gros joueurs, ils vont contrôler plus de construction, plus de logements. Ils peuvent tendre à reproduire les modèles standardisés, un peu cookie cutter, et mener à un paysage urbain peu diversifié et sans originalité architecturale. Bien sûr, ils peuvent aussi innover s'ils décident d'innover, mais ils peuvent aussi, au nom du profit, décider de ne pas innover, alors de vendre plus dans le même modèle pour faire plus d'argent. C'est certain, comme j'ai mentionné, les goulots d'étranglement dans l'offre, c'est une vulnérabilité si on a moins de joueurs, puis s'ils veulent contrôler davantage les prix pour en faire plus de profits, parce que c'est pour ça qu'ils font ça, c'est pas par charité que Broccolini, Goop Mac et Demumco fonctionnent, ils pourraient encore retarder certaines livraisons et contrôler un peu le temps de livraison. Avec moins de joueurs et plus d'oligopolie, on peut voir des problèmes de capture réglementaire. Dans d'autres mots, plus de pression émise par moins de joueurs, ça fait plus mal. Donc le pouvoir de lobbying des plus gros joueurs comme ça, c'est problématique. Donc pour ces raisons-là, je pense qu'il faut qu'on fasse attention, je l'ai mentionné dans mon discours sur Bridge Bonaventure, je le rementionne aujourd'hui aussi parce qu'on a quand même 8 tours de groupe MAC. Il faut une diversité dans les joueurs au privé aussi. Bien sûr que je suis quelqu'un qui prêche pour le public, mais je pense qu'il faut commencer à réfléchir davantage pour comment on peut diversifier le privé et encourager des moins gros joueurs aussi, des petites et moyennes entreprises. Ceux qui vont développer Bridge Bonaventure et probablement le secteur Langerie, ce ne sont pas des PME, ça, c'est le grand capital. Donc il faut qu'on fasse attention. Il n'y a rien qu'on peut faire ici aujourd'hui avec ça, il a été travaillé avec Transesco, mais je voulais le surligner parce que c'est quand même un débat qu'il va falloir qu'on ait à Montréal en général, puis je sais déjà que le monde de l'entrepreneuriat, le monde de l'habitation y pensent déjà. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌8:36:14
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌8:36:15
En droit de réplique, madame la présidente, sur les deux points. En fait, le tout a été travaillé avec l'arrondissement de Saint-Léonard. Il s'agit d'un développement en partenariat justement avec Transesco. Il faut savoir que les premières phases du développement au-dessus de la station nous permettront de venir capter rapidement des revenus pour le transport collectif. Donc, c'est une bonne nouvelle. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:36:35
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 43.01 à 43.05. On note au procès-verbal le vote contre inscrit par l'opposition officielle quant à la rubrique 43.03. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:36:50
Oui, madame la présidente. En 43.06, on adopte un projet de résolution autorisant la réalisation d'un projet de démolition partielle, la restauration du volume, son agrandissement pour l'immeuble situé sur le lot 6 034 617.
Martine Musau Muele ◌8:37:04
En l'absence d'intervention, la rubrique 43.06 est adoptée.
François Limoges ◌8:37:08
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 4401 à 4404. En 4401, on adopte avec changement du règlement intitulé Règlement autorisant la démolition du bâtiment situé au 7275 rue Sherbrooke Est. En 4402, on adopte sans changement du règlement intitulé Règlement modifiant le plan d'urbanisme de Montréal pour ajouter un nouveau secteur. En 4403, on adopte sans changement du règlement intitulé Règlement modifiant le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal relativement au Couvent de la Résurrection. 4404, on adopte avec changement du règlement intitulé Règlement autorisant le lotissement, la démolition, la construction, la transformation et l'occupation de bâtiments sur le site du Couvent de la Résurrection.
Martine Musau Muele ◌8:37:51
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌8:37:55
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Sur 4401, 4402, pour parler bien sûr du projet de Place Versailles. Écoutez, depuis une soixantaine d'années, là, on s'est clairement mis le doigt dans l'œil jusqu'aux coudes en encourageant l'étalement urbain dans toutes les grandes métropoles nord-américaines. Non seulement ça a détruit des milliers d'acres de terres agricoles qui nous nourrissent, mais ça a aussi amené les citoyens à s'obliger d'acheter 2-3 voitures pour se déplacer Maintenant, ces gens-là sont pris dans le trafic au quotidien, sont prisonniers de leur voiture, et à cause d'une faible densité d'habitation, c'est très difficile de leur fournir un transport collectif efficient. On le sait, en plus de ça, l'étalement urbain a amené un immense impact sur la, donc, la génération de gaz à effet de serre. Et ça fait des années qu'on se dit, à Montréal, on doit favoriser la densité, on doit favoriser les terrains qui sont sous-utilisés à Montréal. En 2020-2021, la famille qui est toujours propriétaire de Place Versailles, les mêmes qui ont innové en 1963 en faisant de Place Versailles le premier centre d'achats couvert à Montréal, sont venus nous voir à l'arrondissement en disant, on veut faire encore une fois un projet porteur d'avenir, un projet avec une vie On les a accompagnés dans ce processus-là. On a fait en 2021 des consultations avec des différents propriétaires dans le secteur, des utilisateurs de Place Versailles, des organismes du secteur, et on a eu des consultations aussi avec l'Office de consultation publique de Montréal cet automne, qui est le nec plus ultra en termes de transparence et de participation citoyenne au Québec. Ce qu'on propose ce soir avec le vote sur l'article 89, en fait, c'est le plan d'ensemble qui va mener, dans le fond, les grands développements de Place Versailles pour les 25 prochaines années. C'est un projet qui a une vision très forte pour l'avenir et qui s'inscrit exactement dans le plan d'urbanisme de Montréal qu'on est en train justement de peaufiner dernièrement. C'est un projet qui a une vision verte extrêmement forte. On se rappellera que présentement, Place Versailles, c'est du 1 ou 2 étages avec 4000 places de stationnement, donc c'est un immense îlot de chaleur. On s'entend, là, à chaque hiver, on parle aussi de comment ils gèrent leur neige, là, ça fait scandale depuis quelques années. Donc le projet qui est proposé ces 3 parcs qui vont équivaloir à 3 terrains de football. Ça va être une gestion des eaux de pluie in situ. Et en plus des 3 grands parcs qui s'en viennent dans le secteur, on parle de 650 arbres supplémentaires qui vont être plantés en pleine terre. C'est un quartier mixte aussi parce qu'on veut que Montréal soit accessible et représentent toutes les couches de notre société. Donc, suite aux recommandations de l'OCPM, on s'est assis avec le promoteur et on s'est assuré d'avoir au minimum 20% de logements sociaux, et ce sur chacune des phases. Donc, ce que ça veut dire, c'est qu'on va pas— le promoteur va pas attendre la dernière phase pour construire le logement social. Non, il va en avoir à la phase 1, la phase 2, la phase 3, et plus de ça, les terrains qui ont été sélectionnés pour le logement social sont à proximité du terrain de l'école que la Ville de Montréal va acheter pour le céder au gouvernement du Québec. Les discussions sont déjà en cours avec le Centre de services scolaires en ce sens-là. Bref, c'est des terrains de choix pour assurer une mixité sociale. Ce sera aussi un quartier justement pour combattre notre dépendance à l'auto solo. On en parle constamment, mais ça, c'est un geste concret. On va être collé sur la station de métro Radisson. Tout le secteur est prévu pour permettre aux marcheurs d'avoir accès, peu importe sur le site, d'avoir accès facilement à la station de métro. Mais aussi, c'est un pôle régional de transport en autobus qui amène des autobus à l'est, au nord, au sud, dans les différentes banlieues à travers le pont-tunnel. Et en plus de ça, il y aura une offre de pistes cyclables, bien sûr, une rue partagée et une offre d'autopartage. La grande, grande majorité, ce sera du stationnement en souterrain. Donc en fait, le conflit pour les chances des gens de se faire frapper par une voiture vont être extrêmement faibles puisque les voitures vont tous être dans des stationnements souterrains, que ce soit des stationnements résidentiels ou commerciaux. C'est aussi un quartier où est-ce qu'il va faire non seulement bon vivre, mais aussi on va pouvoir y travailler sur place parce que le promoteur, c'est, l'a dit à différentes reprises, on s'en est assuré, ce sera un pôle d'emplois commerciaux et de bureaux. On a entendu des gens s'inquiéter sur l'avenir de Place Versailles, je tiens à le souligner, la première phase qui va prendre un minimum de 5 ans à se concrétiser, mais à la fin de cette première phase-là, on va encore avoir 75% de la superficie commerciale actuelle dans Place Versailles. Et il y a eu une étude patrimoniale des différentes œuvres d'art à Place Versailles pour voir s'il est possible d'en maintenir. Donc c'est un travail qui est en cours auprès du promoteur avec l'arrondissement. Bref, on est très heureux du cheminement du processus qui a eu lieu. Merci à la cinquantaine d'organismes et citoyens qui ont déposé des mémoires dans le contexte de l'OCPM. Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé aux différents sondages, vox pop, in situ, et comme on l'a entendu ce soir, on va poursuivre nos échanges avec les citoyens en créant au plus tard le 31 août un comité de bon voisinage qui va s'assurer de parler avec les gens constamment pour entendre leurs préoccupations, y répondre et s'adapter aux besoins. Gardons en tête qu'il y a différentes ententes administratives à signer entre aujourd'hui et l'émission du permis de construction. Donc ça nous amène à— le promoteur pense pouvoir faire sa demande de permis de construction en 2026. Donc grosso modo, on crée le comité de bon voisinage presque un an avant l'arrivée de la première pépine, ce qui va nous permettre de répondre aux différentes préoccupations des citoyens. Donc merci à tous ceux qui ont concrétisé ce projet et j'invite tout le monde à voter favorablement à ce quartier de l'avenir. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:45:11
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:45:16
Merci, madame la présidente. Mon intervention va également porter sur le 44.01 et le 44.02, soit les 2 dossiers portant sur le redéveloppement du secteur de la place Jassaye. Madame la présidente, mon argument va être un peu plus limité que celui du maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour différentes raisons. Parce que certes, il y a des bons coups dans le projet, il y a aussi plusieurs améliorations qui auraient encore pu être possibles de mon point de vue. Je voudrais faire un petit retour historique du contexte du projet, madame la présidente. On le sait, ça fait maintenant plusieurs années que le projet est en discussion, que les citoyens sont mobilisés et qui ont fait valoir auprès de l'arrondissement dans des rencontres internes, dans plusieurs conseils d'arrondissement depuis maintenant plusieurs années et également ici en conseil municipal leurs préoccupations par rapport au projet de redéveloppement. Je tiens à dire qu'il n'y a personne dans la mobilisation citoyenne qui remet en cause le bien-fondé du projet. Je pense qu'on s'entend tous pour dire que le site a besoin d'un redéveloppement, qu'il y a une immense mare d'asphalte, mais c'est de savoir comment est-ce qu'on vient le mettre en place. Ce qui a mené, madame la présidente, comme l'a dit le maire, à une consultation de l'OCPM à la fin de l'année dernière, sur lequel moi et ma collègue de Louis-Riel, Alba Zuniga Ramos, on a décidé de porter un mémoire qui portait sur différents éléments. Tout d'abord, le premier, dans le projet initial qui avait été déposé par le promoteur, il y avait uniquement 7% de logements considérés comme étant hors marché, ce qui était selon nous particulièrement problématique, surtout considérant les fortes demandes en matière de densification et d'auteur vis-à-vis l'offre en matière de logements hors marché. On a également parlé de la question de l'accessibilité universelle, de l'insertion du projet au sein du cadre bâti, donc encore une fois, la question des hauteurs est principalement visant la tour de 25 étages du côté nord du projet. On a également abordé la question de la préservation du patrimoine, la mitigation du chantier et également la préservation de l'offre commerciale. En tout, l'OCPM a formulé 23 recommandations dont certaines, je dois le dire, ont été répondu de la part du promoteur et de l'administration et d'autres qui ont été complètement ignorées. Je vais faire un petit tour, madame la présidente, sur les recommandations qui ont été faites de la part de l'OCPM et les réponses qu'on a dans les sommaires aujourd'hui de la part de la Ville et du promoteur. La première recommandation, madame la présidente, qui a été complètement ignorée, c'est la recommandation numéro 3 par rapport à la révision du phasage. Absolument aucune amélioration qui est proposée par par le promoteur et l'administration. Pareil au niveau de la recommandation numéro 5 sur l'écoquartier. Le promoteur nous dit, c'est beaucoup trop demander pour nous d'arriver à une certification LEED, alors on va ignorer, on va ignorer encore une fois la demande. Quand on voit, madame la présidente, ce qui est demandé notamment du côté de Saint-Laurent, qui a inscrit au sein de sa réglementation la question de la certification LEED, je pense qu'on peut s'entendre que rendu en 2025, ça aurait été quelque chose de faisable. La recommandation numéro 7, madame la présidente, où encore une fois les demandes de la part de l'OCPM sont ignorées, et recommandations de l'OCPM qui sont basées sur les consultations citoyennes. On le dit, il y a plusieurs personnes qui y ont participé dans les différentes phases de la consultation. Par la suite, ils se retrouvent à être ignorés. Quand on regarde la recommandation numéro 7, madame la présidente, qui recommande en gros de venir garantir la pérennité des commerces de proximité et des services alimentaires qui sont abordables. On le sait, madame la présidente, dans l'Est, la place Versailles, c'est le lieu de rassemblement de plusieurs groupes de la population. Il y a des commerces beaucoup plus abordables que dans d'autres centres commerciaux de proximité, il y a des offres alimentaires, des offres commerciales qui s'adressent à différentes communautés, et ce qui était souhaité de la part des citoyens, c'est de retrouver ça. Et quand on regarde encore une fois la réponse de la part du promoteur, c'est Le marché va dicter les locataires. Bon, le marché va dicter les locataires, c'est très bien. Qu'est-ce qui va être fait pour venir préserver cette offre commerciale-là? On n'a absolument aucune piste de réflexion ou de solution de la part de l'administration ou de la part du promoteur. Quand on regarde la recommandation numéro 10 sur la collaboration avec la santé publique, encore une fois, pas respectée de la part ni du promoteur ni de l'administration. Pareil, encore une fois, sur la recommandation numéro 19 sur les ratios de stationnement. Et non plus sur la recommandation numéro 23 sur la Porte de l'Est, qui encore une fois, on n'a absolument aucune réponse sur comment est-ce que ça va être mis en place. Et bien que ce n'était pas dans les recommandations de la part de l'OCPM, je tiens encore une fois à mentionner que la question de l'accessibilité universelle n'est absolument pas prise en compte dans le cadre du projet. Il n'y a aucun logement qui va être adapté ou adaptable, ce qui est selon nous un manque. Et quand on parle, j'entendais le maire parler des œuvres d'art qui allaient être qualifiées Écoutez, j'ai lu le rapport par rapport aux œuvres d'art et l'analyse patrimoniale de plus d'une centaine de pages, là, qui portait sur le site de la place Versailles. La conclusion de la centaine de pages était, on va essayer de préserver une fontaine, puis ça va être ça. Donc, personnellement, je ne suis pas particulièrement impressionné non plus par l'effort qui est fait au niveau patrimonial pour préserver les œuvres d'art et l'apport que représente la place Versailles. Il y a certaines recommandations qui ont été partiellement répondues. Je vous dirais notamment la recommandation numéro 4 qui porte sur le comité de bon voisinage. Je pense qu'on l'a vu, et encore ce soir, les citoyens qui certes ont été écoutés dans le cadre des consultations de l'OCPM, mais une fois que le citoyen est écouté, il s'attend à être partie prenante du développement. Quand on reçoit les réponses de la Ville et du promoteur sur les recommandations de l'OCPM, la journée où on vient adopter le projet, bien évidemment que les citoyens se disent, mais comment est-ce qu'on a pu intervenir ou ne pas intervenir par rapport aux réponses de la Ville, faire valoir notre point de vue? Puis je dois dire que je comprends d'une certaine manière leur mécontentement, bien que je ne remette pas en question le procédé, c'est ce qui est prévu dans le cadre des consultations de l'OCPM. Mais en même temps, si on se met à la place des citoyens, je pense qu'on peut comprendre qu'ils peuvent se sentir un peu floués dans la situation en se disant, ben, c'est adopté la journée même où on voit le contenu. Puis d'ailleurs, c'est ce qui a été reproché de la part de certains citoyens tout à l'heure, d'apprendre uniquement 4 heures avant l'adoption du point, ce qui se retrouvait dans les réponses de la Ville. Donc, ce qui reste en soi un enjeu qui est, à mon sens, partiellement répondu. Je vous dirais, madame la présidente, qu'un des enjeux principaux qu'il y avait pour moi dans le projet initial et qui, à mon sens, toujours que très partiellement répondu, c'est la question de la recommandation numéro 12 sur l'insertion dans le cadre bâti et qui recommandait notamment la révision des hauteurs sur la rue Pierre-Cornet du côté nord du site. Quand on regarde le plan initial versus le plan qui est maintenant proposé, madame la présidente, on voit qu'il y a une très faible différence entre ce qui avait été proposé initialement et ce qui est maintenant proposé de la part du promoteur. Certes, il y a eu quelques baisses des édifices du côté de Pierre-Cornet, On parle de changement de tours de 8 à 12 étages. Donc maintenant, la majorité de ce qui se situe sur Pierre-Cornille va être du 8 étages, bien qu'il y ait encore du 12. Mais je vous dirais que la préoccupation principale de la part des citoyens était la tour de 25 étages qui va se retrouver littéralement directement devant chez eux, alors que les tours dont il est question sont des tours d'environ 6 étages. Imaginez-vous en ce moment d'avoir du 6 étages, absolument rien devant vous, à la ronde avec une vue très, très loin sur les montagnes et de se ramasser du jour au lendemain avec une tour de 25 étages directement devant chez nous, c'est sûr que ça peut être préoccupant. Dans notre mémoire, nous, on avait demandé à instaurer une sorte de processus pyramidal, comme on le voit dans différents projets, pour que les tours les plus hautes se retrouvent au milieu du projet. Ce qui a été proposé de la part du promoteur et donc autorisé de la part de l'administration, c'est de déplacer la tour de 22 mètres. Je sais pas si vous visualisez 22 mètres, aussi bien dire qu'il y a eu absolument aucune modification. La tour de 25 étages va rester exactement où elle était parce que, ben, malheureusement, le promoteur et la compagnie d'architectes ont décidé de préserver leur vision. C'était leur concept architectural d'avoir aux deux extrémités des projets des tours de 25 étages, et peu importe si ça préoccupe les citoyens, on va la garder là. Donc ça, pour moi, ça reste en soi un enjeu assez problématique. Malgré tout, je dois dire, il y a plusieurs éléments positifs dans le cadre du projet. Tout d'abord, monsieur le maire l'a mentionné, mais la question au niveau de l'environnement, du gain en matière de verdissement est quand même très importante. On parle présentement d'un site où il n'y a absolument aucun verdissement qui va se ramasser avec des taux fort respectables, même par rapport au restant du ratio de l'arrondissement. Quand on parle de la question de l'insertion du logement social et abordable également, le logement hors marché, alors qu'on était à un 7% d'objectif au début, on est rendu à 20%, ce qui est selon nous le taux qu'il faut aller atteindre. Je prends quand même le chiffre avec des pincettes, madame la présidente, parce que quand on regarde effectivement les sites, les 3 sites proposés dans chacune des phases, oui, c'est intéressant d'en avoir, mais ça reste que ça va être au bon vouloir du financement du gouvernement gouvernement provincial, madame la présidente, et dans la stratégie du promoteur, c'est de vendre les lots par lots. Donc là, on va avoir un organisme communautaire ou un partenaire qui va acheter le lot pour faire du développement du logement social, qui va dépendre du financement du gouvernement provincial. Donc si on n'a pas, ben, les lots vont tous se construire, les lots privés, puis malheureusement, on n'aura pas le 20% de logement social qui est prévu au sein du projet. Je le mentionnais également, madame la présidente, il y a eu un gain au niveau de certains étages et il y a également un qui a été préservé pour une école. Puis quand on pense d'ailleurs encore comme aujourd'hui aux enjeux qu'on peut avoir d'insertion d'écoles au sein de certains milieux, notamment au niveau de Peter-McGill, c'est une bonne chose d'avoir prévu ça à l'avance. Je vous dirais, madame la présidente, l'enjeu final pour moi, c'est que dans les documents qui nous ont été transmis, on n'a malheureusement pas l'entente de développement entre le promoteur et la Ville. Et la Ville utilise cette entente-là à plusieurs endroits dans ses réponses pour dire, regardez, vous êtes protégés les citoyens, c'est dans l'entente. Aujourd'hui, on vient adopter le point en conseil municipal, il n'y aura plus d'autres réadoptions de ce point-là. On dit c'est dans l'entente, j'ai demandé à avoir en amont l'entente, puis on ne nous la fournit pas. Donc, tu sais, il faut vraiment se baser sur la bonne foi en ce moment en disant, regardez, oui, oui, il va y avoir des garanties au niveau des mitigations dans le chantier, il va y avoir des garanties au niveau niveau des commerces, s'il va y avoir des garanties au niveau du comité de bon voisinage. Malheureusement, on se base complètement sur la bonne foi parce que même si on demande ces documents-là en amont, on a refusé de nous les transmettre de la part de l'administration, ce que je trouve très dommageable d'un point de vue de transparence parce que, comme je le disais, c'est le moment où on adopte ce point-là et c'est le moment où les citoyens et nous les élus, on aurait eu besoin d'avoir accès à cette information-là. Reste que somme toute, eu des avancées majeures au sein du site. Ça reste globalement un bon projet de redéveloppement avec les différents éléments que j'ai soulevés au sein des dernières minutes qui préoccupent grandement les citoyens du secteur. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:56:19
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌8:56:24
Merci, madame la présidente. Écoutez, je sais qu'il est tard ce soir, je sais qu'on est fatigués, mais je peux pas passer sous silence silence ces dossiers qui est d'une importance, je vous dirais, colossale pour, pour les secteurs, pour les districts et pour les citoyens que je représente. Ce matin, j'ai présenté une pétition au nom de mes citoyens, une pétition en fait d'environ, de presque 700 signatures qui demandait le rapport de l'adoption de ces points, car comme il a été souligné par mon collègue Julie, encore plusieurs questions qui restent sans réponse. De toute évidence, pour ce type de projet, on n'aura jamais toutes les réponses et personne ne sera— on n'aura jamais la satisfaction complète de l'ensemble des citoyens, ça, j'en conviens. Cela étant dit, j'aurais espéré de la part de l'administration, en fait, plus de transparence envers les citoyens que j'aurais présentes. D'ailleurs, c'est une demande qui a été faite de la part de mes citoyens à plusieurs reprises. Et je voudrais vous mettre dans le contexte du district que je sers. En fait, il s'agit, oui, d'un grand changement qui attend les citoyens de Louis-Riel. Et de toute évidence, on n'est pas contre l'idée d'étendre. On sait l'importance du transport en commun, on sait l'importance de construire aux alentours d'un métro. Pour l'environnement, pour la qualité de vie des gens, on sait à quel point c'est bénéfique. Cela étant dit, je vous dirais que j'entends et j'ai entendu pendant toute l'analyse de ce projet parler, l'administration parler des citoyens de l'avenir, du quartier de l'avenir. Et c'est quelque chose qui est très positif, mais en même temps, c'est quelque chose qui a choqué plusieurs de mes citoyens, puis je vous l'explique. Il y a déjà un quartier qui est présent dans le secteur, avec des citoyens qui habitent ce quartier-là, qui sont autour de la place Versailles, avec des gens qui ont des vies, qui ont bâti en fait des vies, qui vivent avec leur famille, qui ont en fait une vie dans le secteur et qui voulaient aussi, qui veulent aussi être inclus dans ce développement et qui se sont sentis à plusieurs reprises exclus de cela. Cela étant dit, c'est sûr qu'il y a eu une consultation, puis je remercie l'ensemble des citoyens qui se sont déplacés pour faire partie de cette consultation à l'OCPM. Je remercie l'ensemble des personnes qui ont déposé des mémoires parce que je le sais que ça a été important pour faire avancer ces dossiers. Comme mon collègue l'a mentionné, il y a eu des coûts importants, des gains importants, que ce soit au niveau de l'environnement, que ce soit au niveau aussi des espaces dont les gens vont pouvoir en profiter, et ça, je tiens à le saluer. Cela étant dit, je pense que c'est important de comprendre à quel point c'est un dossier qui va avoir un impact sur la vie quotidienne des citoyens qui s'en viennent, en fait, mais ceux qui sont là en place. On parle d'environ 20 ans, en fait, de travaux, avec tout ce que cela implique. Et on le sait que dans n'importe quel projet, il y a des difficultés au niveau de la cohabitation sociale avec les chantiers de construction. Mais 20 ans, c'est quand même énorme. Avec la pollution, du bruit sonore, avec tout ce qui s'en vient. Et je pense que dans ces contextes-là, il aurait été essentiel de garantir d'une manière beaucoup plus, je vous dirais, certaine pour le citoyen qu'il va avoir de façon réelle une communication, une meilleure cohabitation. J'entends parler de la création d'un comité des citoyens de bon voisinage, ce qui semble être en théorie une très, très bonne nouvelle. Mais écoutez, les gens du secteur ont déjà eu à vivre des incidents, des moments où on a parlé de ce type d'instance, mais malheureusement ça tombait à l'eau, ça n'a jamais été créé. Je tiens à rappeler un peu ce qui est appelé dans le dossier, est-ce que tu es arrivé dans le dossier des Gracie où il y avait cette idée-là qui avait été mise de l'avant, mais malheureusement ça s'est jamais concrétisé. Alors écoutez, les citoyens ont cette mémoire qui est très présente des cohabitations qui ont été complexes, qui ont été difficiles, et dans ces contextes-là, ce serait certain qu'ils sont inquiets. Il y a plusieurs questions qui ont été posées par mes citoyens, qui ont été soulevées par mon collègue aussi. Je reviendrai pas là-dessus parce que je veux pas m'étendre sur le sujet. Mais écoutez, c'est quand même très dommage qu'on attende à la journée même du conseil de ville pour dire à un fonctionnaire de l'arrondissement de se mettre à faire des appels rapidement pour essayer de répondre à des questions citoyennes auxquelles on aurait pu répondre dans un autre contexte, par respect pour les citoyens qui vont être, oui, qui vont bénéficier de ces projets, mais qui vont aussi être affectés par la construction qui s'en vient dans le secteur. Alors, je me serais attendue à un peu plus d'empathie, en fait, pour ce qui s'en vient pour ces gens-là, les jours, les jours, dans un secteur qui est déjà assez complexe, où la circulation routière cause énormément de défis pour les citoyens. Alors, il y a eu aussi la présence, je le répète, de cette pétition citoyenne. Moi, comme les citoyens, je ne suis pas opposée à ce projet-là. Ce n'est pas un dossier, c'est pas un projet que l'ensemble des citoyens veulent mettre de côté. Je pense qu'au contraire. Mais je m'oppose à une façon de faire où on tient plus compte des gens qui s'en viennent aux besoins des gens qui sont déjà présents et où la cohabitation, écoutez, sera difficile si on s'attend à communiquer avec les gens de la façon dont on l'a fait, ou dont cette administration l'a fait. Alors écoutez, je représente mes citoyens, je représente la voix de mes citoyens qui sont en faveur, mais qui ont encore des questions et qui auraient aimé en fait que cette administration prenne le temps de de répondre aux questions qui sont présentes. Et pour toutes ces raisons, et tout en rappelant le fait que je ne suis pas contre le développement, mais je suis en faveur de ce qui était déjà, en fait, promis dans des plans de développement qui ont été présentés à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, le plan de développement social où on parle, en fait, de construire des quartiers doux. Je pense qu'il y a une importance d'inclure les gens dans le dans la construction de ces quartiers doux. Alors, pour ces raisons-là, madame la présidente, permettez-moi de présenter ma dissidence de façon personnelle sur ces dossiers ce soir.
Martine Musau Muele ◌9:03:38
Merci. Est-ce que vous pouvez me préciser les rubriques en question?
Alba Zuniga Ramos ◌9:03:45
Excusez-moi?
Martine Musau Muele ◌9:03:47
Est-ce que vous pouvez me préciser les rubriques en question?
Alba Zuniga Ramos ◌9:03:49
44.01 et 44.02, où je présente à titre personnel comme conseillère du secteur, ma dissidence. Merci.
Martine Musau Muele ◌9:03:57
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌9:04:00
Oui, merci. Donc, en droit de réplique de notre côté, écoutez, c'est certain là que c'est des projets qui sont d'une grande ampleur, puis ça peut faire peur aux citoyens qui habitent aux abords du projet en disant, oh mon Dieu, il y a 3 phases qui vont durer 5 à 10 ans, en chaque, est-ce que ça veut dire que je vais avoir de la construction derrière chez moi pendant 25 ans? La réponse est non. Place Versailles, c'est 500 mètres, donc un demi-kilomètre de long par 300 mètres de large. Donc il va y avoir des phases où est-ce qu'il risque d'avoir un bâtiment qui se construit derrière chez vous, mais tous les autres bâtiments ne seront pas construits derrière chez vous, vont être construits à l'intérieur du site. Site. Et je comprends que c'est difficile à comprendre, passer d'un îlot de chaleur de 4000 places de stationnement puis du 1 à 2 étages, mais la densité nous permet de faire les gains en verdissement, les gains environnementaux en gestion d'eaux de pluie, les gains de logements sociaux et les différents autres gains qui nous ont été demandés par les citoyens. Cela dit, malgré le fait qu'on a une consultation en 2021, malgré le fait qu'on a fait un OCPM en 2024, tantôt ma collègue Zuniga Ramos disait l'information est pas— c'est juste aujourd'hui qu'on a fourni l'information aux citoyens. Écoutez, c'est très, très drôle d'entendre ça là venant d'une conseillère de ville. On est supposé après 3 ans et demi connaître les instances de la Ville. Après vérification suite à nos échanges du dernier conseil d'arrondissement, les réponses de la Ville à l'OCPM, aux recommandations de l'OCPM, sont publiques sur le site web de la Ville. On tape comité exécutif, on regarde les documents du comité exécutif d'il y a 2 semaines et on trouve toutes les informations là-dessus. Est-ce qu'on aurait pu faire un pas de plus pour dire aux gens envoyons rapidement ces réponses-là aux citoyens. Oui, je pense qu'on pourrait le faire, mais tous les conseillers de l'opposition comme de l'administration auraient pu faire cette proposition-là. Personne ne l'a fait, moi non plus. Pourquoi est-ce que j'ai demandé à la division d'urbanisme de contacter les citoyens? C'est justement dans un effort supplémentaire pour dire aux gens, voici toutes les informations qui vous sont données depuis des années, mais on va même donner un contact direct avec la fonction publique pour répondre à des questions extrêmement pointues comme on me pose parfois. Donc moi, j'espère que ma collègue Zuniga Ramos ne déplore pas le fait que je demande à mes fonctionnaires d'appeler les citoyens pour répondre à leurs questions les plus sensibles et les plus pointues, c'est une mesure de transparence supplémentaire. Ce n'est pas un aveu de manque de transparence parce que, comme ça a été dit plusieurs fois en cette enceinte, le processus est normé et répond à ce qu'on fait toujours à la Ville de Montréal avec des processus d'OCPM. Donc, on ne va pas abandonner le citoyen. Si les gens ont des questions d'ici la création de comités de bon voisinage, qu'ils m'écrivent et on va leur répondre le mieux possible. Et peut-être même qu'un fonctionnaire va vous appeler pour vous donner la réponse la plus sensible, mais s'il vous plaît, ne nous reprochez pas un geste extrêmement transparent quand on demande aux fonctionnaires d'appeler directement les citoyens. Sur les recommandations par rapport aux hauteurs, C'est une recommandation qui est— c'est un point qui a été très, très souvent soulevé dans le contexte de l'OCPM, dans le contexte des consultations publiques, et on a pris en compte cette préoccupation-là des citoyens. Et c'est pour ça que des projets qui donnaient sur rue, qui étaient de 8 à 10 étages, ont été rétrécis de 6 à 8 étages. L'immeuble le plus élevé, celui de 25 mètres, a été été déplacé vers le centre d'une distance de 22 mètres. Ça, ça veut dire que du bâtiment le plus proche, on est à plus de 60 mètres, mais ça c'est le coin de la bâtisse, mais on est à 105 mètres du balcon qui donne vers Place Versailles. C'est l'équivalent d'un terrain de baseball, d'un terrain de football. Donc le travail a été fait pour améliorer, pour répondre aux problématiques préoccupations des citoyens sur les hauteurs. Et finalement, là, quand c'est un grand projet comme ça, c'est facile quand on veut critiquer le projet d'essayer de trouver des manières de lancer du, du, je sais pas trop comment dire ça, créer une certaine confusion par rapport au processus. Et le processus, c'est le même pour Place Versailles que tous les autres grands projets à la Ville de Montréal. Ce soir, ce qu'on vote là, c'est sur l'article 89, c'est le plan d'ensemble du projet. Si on ne vote pas le plan d'ensemble du projet, on ne peut pas adopter l'entente de développement. C'est simple comme ça, ça se fait en 2 phases. L'entente de développement, on va y retrouver l'emplacement des arbres et leur et leur essence. On va y retrouver les détails sur le chalet de parc qui va venir. On va y détailler le calcul du prix pour le terrain de l'école. On va y détailler aussi les paramètres pour les installations antibruit. Mais pour travailler là-dessus, il faut que le conseil municipal ait voté l'article 89 qui dote un plan d'ensemble. Donc, c'est normal, c'est un processus normal et on peut pas dire parce qu'on n'a pas tous les détails, on n'est pas à l'aise. C'est normal que l'entente de développement ne soit pas encore signée dans ce concept-là parce que ce sont des petits détails et l'entente de développement ne peut pas exister sans l'article 89 qu'on va voter ce soir. Donc j'aimerais, je comprends les préoccupations des citoyens, on va de les accompagner là-dedans, de répondre à leurs questions. On va le faire du mieux qu'on peut. Cela dit, c'est quand même un projet de densification qui va permettre de verdir un îlot de chaleur terrible, de permettre à loger près de 1000 familles en logement social qui présentement n'ont nulle part où habiter. Parce qu'on le sait, c'est quoi la liste d'attente pour les logements sociaux Des projets comme ça vont nous permettre de réduire notre dépendance à l'automobile, renforcer nos orientations par rapport à l'environnement, mais aussi par rapport à une qualité de vie formidable. Parce que présentement, les enfants du secteur, ce qu'ils ont pour jouer, c'est une grande cour de 4000 stationnements, et ça, c'est pas du tout porteur d'avenir pour eux. Donc en ce sens-là, j'espère avoir le soutien du conseil pour ce très beau projet de Place Versailles. Merci tout le monde.
Martine Musau Muele ◌9:11:35
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 4401 à 4404 avec une dissidence inscrite par madame Alba Zuniga Ramos pour les rubriques 4401 et 4402. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌9:11:52
Madame la présidente, un seul item au chapitre 46. En 46.01, on renomme Bibliothèque Hélène Charbonneau la Bibliothèque d'Ahuntsic.
Martine Musau Muele ◌9:12:02
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption de la rubrique 46.01. Chapitre 65, monsieur Limoges.
François Limoges ◌9:12:09
Non, madame la présidente, on a un 51.01 qu'on avait ajouté.
Martine Musau Muele ◌9:12:12
Merci.
François Limoges ◌9:12:13
Et il est proposé par moi-même, appuyé par madame Thullier, de nommer monsieur Benoît Auger à titre demande de la Commission sur le développement social et la diversité montréalaise en remplacement de madame Nancy Blanchet.
Martine Musau Muele ◌9:12:24
En l'absence d'intervention, notons donc l'adoption de la rubrique 51.01.
François Limoges ◌9:12:30
Et la rubrique 65, madame la présidente, je vais la céder à monsieur Miranda.
Martine Musau Muele ◌9:12:35
Monsieur Luis Miranda.
Voix 5E9:12:36
Merci, madame la présidente.
Craig Sauvé ◌9:12:38
Je vais retirer les thèmes pour ce conseil-ci, il est tard. On va revenir au prochain conseil.
Émilie Thuillier ◌9:12:43
Très bien.
Martine Musau Muele ◌9:12:45
Alors, à titre informatif, juste s'il vous plaît, si vous pouvez juste observer le silence pour les gens qui nous suivent. Merci. Alors, la séance de demain n'aura pas lieu. Le site web sera mis à jour pour s'assurer que les gens ne se présentent pas à la période de questions du public. La prochaine séance se tiendra le 16 juin. Il est 22 h 08. Cette séance est close. Merci.