Conseil municipal — 16 juin 2025 et 17 juin 2025
Les noms marqués ◌ viennent d'une identification automatique, non vérifiée par un humain. « Voix A, B… » désigne une personne qui n'a pas pu être identifiée avec assez de certitude. En cas de doute, la vidéo fait foi.
Voix 1A20:05:40
Mesdames et messieurs, conseillères, conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît.
Voix 1C20:05:51
Tous à vos places, s'il vous plaît. Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Martine Musau-Muele.
Martine Musau Muele ◌0:06:30
Bonjour chers collègues, nous sommes— est-ce que vous m'entendez bien? Oui, OK. Nous sommes lundi, c'est 16 juin, il est 13 h 01. Bienvenue à cette séance ordinaire du conseil municipal. Avant de débuter nos travaux, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kényangéhaga de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Avant d'observer une minute de réflexion, j'aimerais qu'on puisse célébrer ensemble le parcours exceptionnel de deux jeunes hommes qui sont issus d'un seul et même arrondissement, celui de madame la mairesse Christine Black, à savoir l'arrondissement de Montréal-Nord. Alors aujourd'hui, c'est les noms de Luguentz Dorr ainsi que Bénédicte Mathurin qui poursuivent tous deux leur affrontement en finale de la NBA, qui portent fièrement les couleurs de leurs équipes. Premièrement, en commençant avec les couleurs des Oklahoma City Thunder, représentés par monsieur Dorr, ainsi que les Indiana Pacers représentés par Mathurin, et oserais-je dire également qu'ils portent fièrement les couleurs de Montréal et d'Haïti. Sachez que leur rencontre est plus qu'un match, c'est un symbole de discipline, de détermination et de fierté. Ils ont grandi dans les mêmes rues, ils ont rêvé sur les mêmes terrains, et aujourd'hui, c'est toute une génération qu'ils inspirent en nous rappelant que croire en nos rêves les plus grands, c'est une possibilité accessible. Alors, à messieurs Lugent et à monsieur Bénédicte, sachez que c'est l'ensemble du conseil municipal qui vous fait part de leurs plus grandes félicitations. Belle occasion pour observer une minute de réflexion. Merci, je vous invite à prendre place. Célébrons par ailleurs au mois de juin les événements suivants. Sachez que le mois de juin marque le début de la saison des pow-wows ainsi que le mois national de l'histoire autochtone. Le mois de juin, du 1er au 7, sera la semaine qui était plutôt la semaine québécoise des personnes handicapées. Le 5 juin, marquez la Journée mondiale de l'environnement. Le 12 juin, la Journée mondiale contre le travail des enfants. Le 15 juin, marquez la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées. Le 20 juin sera la Journée mondiale des réfugiés. Le 21 juin sera la Journée nationale des peuples autochtones. Et le 24 juin, bien sûr, marquera la Fête nationale du Québec. Puisque nous aurons vacances au mois de juillet, notons la Fête du Canada qui sera célébrée le 1er juillet. Ainsi que le 18 juillet qui marquera la journée internationale de Nelson Mandela. Joyeux anniversaire aux personnes suivantes qui célébreront leur fête en juin et en juillet, mesdames et messieurs Katahwa, Olivier, Salem, Plante, Lessard-Blais, Hassan-Cournol, Miranda, Thuillier, Blanco, Nazarian et McQueen. Je nous invite donc à débuter nos travaux avec la période de questions des membres du conseil municipal, en débutant avec le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:10:47
Oui, merci, madame la présidente. Madame la présidente, après le fiasco retentissant de la F1 l'an dernier, je suis soulagé de voir quand même que les choses se sont mieux passées cette année. Pas de Terrasse Gate, Pas de chaos apparent et, miracle, les chantiers ont été déguisés, quoique leurs costumes laissaient des fois, laissaient à désirer dans bien des cas. On dirait que, pour une fois, Madame la Présidente, l'administration a voulu mettre les bouchées doubles pour offrir une vitrine potable à Montréal. Mais permettez-moi de vous dire que ce déploiement laisse aussi un goût amer. Parce qu'on ne peut pas s'empêcher de se demander pourquoi cet engagement, Pourquoi cette coordination? Pourquoi cette attente, cette attention aux détails uniquement quand la visite débarque en ville? Les citoyens de Montréal, eux, vivent ici toute l'année. Eux, ils sont, ils ont le droit à une ville fluide, ils ont le droit à une ville accueillante et ce n'est pas un luxe qu'on devrait leur offrir ponctuellement comme un décor de théâtre qu'on monte pour impressionner les visiteurs. Madame la présidente, chez Ensemble Montréal, on pense que l'embellissement de la ville, la gestion intelligente des chantiers, et la qualité de vie de nos citoyens doivent être des priorités 365 jours par année et non pas juste 3 jours pendant la F1. Madame la présidente, ma question: pourquoi est-ce que les résidents montréalais ne méritent pas les mêmes efforts toute l'année de la part de l'administration de Projet Montréal que la jet set de la F1? Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:12:16
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:12:20
Merci beaucoup, madame la présidente. Quel bonheur en fin de semaine de se prendre se promener un peu partout en ville, dont le centre-ville, mais j'ai envie de dire aussi dans tous les quartiers, parce qu'il y avait vraiment de la visite de partout. Oui, pour le Grand Prix, mais également pour la Formule 1. Il y a aussi beaucoup de monde qui débarque pour les vacances. On a vu des gens qui parlaient différentes langues. Alors ça, ça fait beaucoup, ça fait très, très plaisir et je suis très fière que cette année, après certains enjeux qui se sont passés l'année dernière, qu'on ait pu offrir aux Montréalais, mais à l'ensemble de ceux qui sont venus en ville, les mêmes critères d'exemplarité qu'on avait offerts les années précédentes. C'était très, très important qu'on dise, il y a eu des erreurs l'année prochaine, on va trouver des solutions. Et je tiens vraiment à rassurer l'ensemble des Montréalais et Montréalaises parce que, et je pense qu'ils le savent, parce qu'à travers les budgets, que ce soit les escouades de propreté, le budget de propreté qui a augmenté de façon extrêmement marquée dans le centre-ville, mais ailleurs également, que ce soit l'escouade mobilité qui fait des blitzs à l'année longue pour enlever des cônes orange quand ils traînent, puis s'assurer que La signalisation est appropriée. Puis oui, la bière de chantier, parce que j'en avais parlé en janvier en disant quels étaient les derniers éléments que je voulais mettre en place. Puis j'ai dit, Coline, cette année, pour recevoir la grande visite pendant tout l'été, puis que les Montréalais en profitent à l'année longue, je voudrais qu'on pousse plus loin la question de la bière de chantier. Mais vraiment, tout ce qui se fait pendant, que ce soit le Grand Prix ou les autres festivals, je veux dire à tout le monde que non seulement ça s'est fait au cours des 8 dernières années, mais ça va continuer à se faire parce qu'on aime ça une ville belle, propre et verte à Alain Hélange, merci.
Martine Musau Muele ◌0:13:59
Question complémentaire.
Aref Salem ◌0:14:05
Madame la présidente, j'espère que ça va continuer comme les 3 dernières journées et non pas comme toute la saison des chantiers. Madame la présidente, dans ces 3 jours, on n'avait pas de chaos. Dans ces 3 jours, on a mis le paquet justement pour nettoyer notre ville. Dans ces 3 jours, on a vraiment donné la chance aux Montréalais de vivre dans une ville qu'ils n'ont pas connue depuis des années. Madame la présidente, je ne sais pas quoi dire à la mairesse, mais moi, la question est la suivante: les Montréalais vivent à Montréal 365 jours par année. Est-ce qu'on est capable de leur donner vraiment une qualité de vie vraiment à la hauteur de ce qu'ils attendent, à la hauteur des taxes qu'ils sont en train de payer? Est-ce qu'on est capable de leur offrir une ville comme ces 3 dernières journées et non pas comme la saison des chantiers et tout ce qu'ils ont vécu pendant les dernières années? Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:14:50
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:14:54
Alors, comme je le disais tout à l'heure, je tiens vraiment à remercier le groupe Bell Octane, je veux remercier le parc Jean-Drapeau, je veux remercier l'ensemble des intervenants, bien sûr la Ville, l'arrondissement de Ville-Marie qui, depuis l'année dernière, ont décidé de vraiment nommer tous les enjeux qui s'étaient produits avec l'arrivée du Grand Prix pour encore une fois ramener la formule exemplaire qu'on a toujours servie aux Montréalais et aux touristes lors des précédentes éditions de la Formule 1. Et j'ai envie de dire aussi, comme mairesse de Ville-Marie, Marie. Je tiens vraiment à saluer tout le travail qui est fait par le service de police, par EMIS. Monsieur Daguerre, avec monsieur Daguerre, on a ajouté des effectifs cet été pour s'assurer que la cohabitation, qu'on était capable aussi de cibler lorsqu'il y avait de la criminalité. On travaille avec les intervenants, on travaille pour vraiment, comme on l'avait fait l'année dernière, on l'avait commencé plus vers la fin de l'été, on s'est dit on va l'augmenter plus tôt cette année parce qu'on sait qu'une ville comme Montréal, une métropole qui qui, oui, reçoit de la visite, mais il y a aussi toutes sortes d'enjeux qui peuvent, qui se produisent, et on doit faire avec. Et nous, notre volonté, et ce depuis le jour 1 du premier mandat, encore une fois, c'est d'augmenter les budgets pour la propreté, trouver des solutions pour la cohabitation sociale, soutenir le SPVM. Et c'est ça que les Montréalais voient d'année après année, et ça va continuer comme ça.
Alba Zuniga Ramos ◌0:16:12
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:16:13
La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:16:19
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, en parlant de chantier, j'aimerais revenir sur le dossier de la Place des Montréalaises, un legs important pour rendre hommage aux femmes qui ont contribué à l'histoire de la métropole. Après une inauguration festive en mai dernier, les Montréalaises et les Montréalais, ben, ils ont vite déchanté. Ce lieu qui devait être synonyme d'inclusion et d'égalité est rapidement devenu un contre-exemple d'aménagement accessible universel. Qualifiés de mal conçus et dangereux, les caniveaux profonds, les pentes abruptes, les trous béants dans le sol ont été clôturés et décorés de cônes oranges, symboles de la risée de notre métropole. Un homme s'y est même cassé les côtes quelques jours après l'inauguration. Bref, après un investissement de 100 millions de dollars et 4 ans de travaux, les Montréalaises et les Montréalais sont en droit de s'attendre à des aménagements publics mieux conçue. Le comité consultatif en accessibilité universelle avait d'ailleurs soulevé l'enjeu lors de la visite du site et avait notamment demandé que le caniveau soit bouché ou peint d'une autre couleur avant l'inauguration. Bref, pas moins d'un mois après son ouverture, on a sécurisé le lieu avec de superbes planches de plywood. Alors, madame la présidente, pourquoi L'administration s'est entêtée à ne pas écouter les recommandations du comité consultatif en accessibilité universelle avant l'ouverture de la place des Montréalaises, mettant ainsi en péril la sécurité de nos citoyens.
Martine Musau Muele ◌0:17:58
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:18:02
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je dois avouer qu'il y a plusieurs éléments que je trouve difficiles à entendre de l'autre côté parce que L'exemple prouve tout à fait le contraire. C'est une très belle place. C'est une place d'envergure. C'est une prouesse d'ingénierie. C'est un fragment de la Métropole Design qui est exposé ici à l'entrée de la cité administrative. Ça met en valeur autant les verrières de Marcel Ferrand que l'entrée du Vieux-Montréal que l'Hôtel-de-Ville. Ça offre de nouveaux points de vue et surtout, c'est occupé. Par les Montréalais et Montréalaises. Un lieu d'envergure qui reconnaît l'impact des femmes à Montréal, qui est très bien aménagé. Effectivement, il y avait des ajustements à apporter et vous savez quoi, madame la présidente, on les a apportés rapidement parce que c'est un concours d'architecture, un concours d'architecture qui vient d'un consortium qui est composé d'Angela Silver, Atkins Realis et Lemay. Un concours d'architecture, qu'est-ce que ça veut dire, madame la présidente? Ça veut dire de l'innovation. Des fois, l'innovation, ben oui, ça amène certains ajustements, mais des ajustements, on les a posés. Mais aujourd'hui, quand je suis sorti, il y avait une cinquantaine de Montréalais et Montréalaises qui profitaient de cette place-là. J'ai rarement vu un endroit si occupé et habité et approprié par les Montréalais et Montréalaises. Donc, au lieu de soulever des controverses, peut-on célébrer cette prouesse-là comme nouvelle entrée de la cité administrative? Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:19:29
Questions complémentaires?
Chantal Rossi ◌0:19:34
Je retourne le commentaire à mon collègue, c'est pas mal difficile d'entendre ce que j'entends de l'autre côté. Le 16 mai, c'était l'inauguration. En amont, vous avez fait venir le CCAU par courtoisie pour visiter le chantier. On vous a dit, cet endroit-là est dangereux. Ça a été dit par des personnes à mobilité réduite. Vous avez été avisé, changez des choses. Parce que c'est dangereux. Le 16 mai, l'inauguration. Le 29 mai, on se décide de donner un contrat à Société Logique pour venir voir comment ça se passe. Ça faisait déjà 12 jours que c'était ouvert et un monsieur s'était déjà cassé des côtes. Alors qu'on ne vienne pas me dire qu'on est à l'écoute et que c'est beau. Oui, c'est une belle place. Oui, c'est une place que les Montréalaises doivent avoir, mais ça doit être fait en sécurité. Et il n'y a pas eu d'écoute. Alors, je me demande pourquoi vous n'avez pas écouté les spécialistes, les citoyens, les personnes qui sont allées du CCAU, qui vous avaient avisé que c'était dangereux d'aller là.
Voix 1K0:20:39
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:20:40
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:20:46
Ben, à moi de m'expliquer mal les commentaires de ma collègue, parce que les aménagements et les ajustements ont été faits. Bien évidemment, dans les places comme ça, il y a toujours des ajustements, et tout au long de l'année. Toutes les grandes places d'envergure, à un moment donné, on voit que sur place, c'est intéressant. Oui, bon, c'est une technique qu'on n'a pas souvent utilisée, la rigole par exemple, dans nos aménagements, mais par la suite, on voit qu'il y a des enjeux. Bien, on porte les ajustements. Et c'est ce qu'on a fait, madame la présidente. Pourquoi il y avait eu des comptes? Parce qu'on voulait justement éviter tout accident, parce qu'on a pris au sérieux cette situation-là. Pourquoi on est arrivé avec des planches actuellement qui s'intègrent pour éviter justement que ça a l'air tout croche? C'est parce qu'on veut sécuriser le plus rapidement possible. C'est une place qui est occupée, qui est habitée. On voit des Montréalais et Montréalaises, des touristes se prendre en photo encore ce matin parce que j'utilise à peu près tous les jours cet endroit-là, cette nouvelle entrée-là. On voit des gens admirer la beauté de Montréal, un endroit d'envergure. Donc s'il vous plaît, ne nous attardons pas à ces éléments, voyons l'ensemble et oui, on va s'assurer que ce soit—
Martine Musau Muele ◌0:21:51
Le temps est écoulé. Alors, madame Nancy Blanchet et monsieur Luis Miranda nous confirment ne pas avoir de questions. Nous procédons sous le décompte suivant: 3, 2, 1. Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌0:22:12
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, 10 ans après le dépôt de la part de la commission Charbonneau, qui a recommandé notamment de diminuer la proportion des contrats externes à des firmes de génie-conseil, l'administration actuelle persiste à recourir encore et toujours plus à ces firmes. La valeur totale des contrats qui leur ont été octroyés a explosé, passant de 25% à 93% entre 2012 et 2024, montre un rapport de IRIS publié à la fin du mois de mai. Entre 2022 et 2024 uniquement, c'est presque 3 quarts de milliard de dollars qui a été alloué à des firmes de génie-conseil externe par la Ville pour les projets d'infrastructure. L'auteur de l'étude qualifie d'ailleurs cette dépendance de fiasco. La signature de courriel des ingénieurs de la Ville dénonce aussi cette pratique. Je cite: de sous-traitance excessif entraîne des coûts élevés et des risques de collusion, comme l'a démontré le rapport de la commission Charbonneau. Fin de citation. Ma question, madame la présidente: l'administration de Projet Montréal va-t-elle continuer de dilapider encore plus d'argent des Montréalais en octroyant des contrats beaucoup plus chers en génie-conseil à l'externe, ou va-t-elle suivre les recommandations de la commission Charbonneau et faire confiance à nos employés?
Martine Musau Muele ◌0:23:32
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌0:23:36
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je tiens d'abord à rassurer les gens qu'on a pris très au sérieux d'abord le rapport de la CIM qui nous a été déposé, puis ensuite le rapport de l'IRIS. Ceci dit, on est vraiment loin du scandale annoncé. Je peux vous dire que suite à la commission Charbonneau, beaucoup de mesures ont été mises en place. Je pense que plusieurs d'entre nous, nous avons vécu la commission d'examen des contrats, le BIG, le contrôleur général, des mesures de resserrement. Et concernant l'augmentation des contrats au privé, en fait, je tiens à souligner, et d'ailleurs, madame la présidente, l'opposition officielle est la première à nous dénoncer, nous, Projet Montréal, nous avons amélioré, renforcé l'expertise interne en ayant plus de fonctionnaires. C'est toujours mal vu de l'autre côté. Nous pensons que c'est important d'avoir une expertise interne et c'est vraiment la conclusion de tout ce débat sur les contrats. Nous avons aussi augmenté la réalisation du PDI des centaines de millions de plus parce que nous investissons dans les rues, dans les trottoirs, dans les tuyaux. Donc, le PDI augmente, on doit augmenter les ressources humaines et en proportion, les ressources humaines à l'interne ont augmenté selon la même proportion que les contrats donnés à l'externe. Donc, on continue à avoir un équilibre entre une expertise interne forte et oui, des honoraires professionnels parce que nous avons des contrats qui sont souvent difficiles, qui sont très complexes, précis et surtout, on a besoin de plus de monde à certains moments dans l'année. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:25:10
Question complémentaire.
Alan DeSousa ◌0:25:12
Merci, madame la présidente. Les commentaires de mon collègue ne cadrent pas avec la réalité. L'an dernier, le membre du comité exécutif de la Ville, madame la présidente, 100% composé d'élus de Projet Montréal et de la mairesse, ont outrepassé une recommandation de suspendre l'octroi d'un contrat d'entente-cadre de services professionnels de Génie Conseil par la Commission sur l'examen des contrats. Pourquoi? Parce que l'appel d'offres en question n'avait reçu qu'une seule soumission avec des tarifs supérieurs à 51% l'estimation effectuée par les employés de la Ville. Ma question, madame la présidente: Projet Montréal s'engage-t-il à réduire le recours à des firmes de génie-conseil et à faire confiance à l'expertise interne de nos employés à moindre coût?
Martine Musau Muele ◌0:26:06
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌0:26:09
Merci, madame la présidente. J'aimerais rappeler à nos collègues de l'opposition officielle la règle de trois. Nous avons amélioré de beaucoup les dépenses, en fait c'est pas des dépenses, on investit dans les infrastructures. On a investi des centaines de millions de dollars de plus. Il faut des ressources humaines pour concevoir, pour surveiller les chantiers et pour faire tout cela. Nous avons embauché du personnel supplémentaire à à la Ville de Montréal avec tous les encadrements requis dans plusieurs services. Il y a aussi des honoraires qui sont donnés parce qu'on a besoin d'une capacité qui est vraiment importante, parce qu'on fait des investissements. Pour tout ce qui est la Commission d'examen des contrôles, le contrôleur général qui fait toujours son travail quand les dossiers lui viennent et même en amont, le BIG également, et nous suivons toutes les recommandations du BIG, du contrôleur général. C'est vraiment imp—
Martine Musau Muele ◌0:27:15
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌0:27:18
Merci, madame la présidente. Je vais vous parler d'un sujet qui me touche particulièrement. Écoutez, comme des milliers de Montréalais, des familles montréalaises, j'ai vécu vraiment un cauchemar la semaine dernière pour me déplacer, et même aujourd'hui. Je suis quelqu'un qui utilise le train en commun, c'est mon premier moyen de transport, mon principal, et c'est un service que je considère essentiel. Et je trouve ça déplorable qu'en 2025, on se retrouve dans une situation pareille à Montréal. Tu sais, je vois souvent que de l'autre côté de la Chambre, on parle de Montréal comme en étant une métropole, mais une métropole sans transports en commun, vous pouvez vous imaginer à quel point c'est incroyable l'impact que ça a sur l'environnement pour un parti qui prône l'environnement, la quantité de trafic et l'impact que ça a sur l'environnement, c'est incroyable. Moi, je me pose la question de comment on est arrivé à cette situation et surtout qu'est-ce qui a fait que cette administration qui s'était dite être l'administration de la mobilité, écoutez vraiment, l'administration de la mobilité, et on est vraiment dans une situation de grève à la STM. C'est incroyable. Je me demande vraiment ce que cette administration va faire. Alors, madame la présidente, À quoi doivent s'attendre les usagers du transport en commun qui, comme moi en ce moment, nous retrouvons dans une situation qui est déplorable? À quoi allons-nous nous attendre pour les prochains mois? C'est quoi les plans de l'administration, et je le répète encore, l'administration de la mobilité, et en ce moment l'STM est en grève. Alors, c'est quoi que Projet Montréal va faire pour éviter de nouveaux arrêts de service en ce moment? C'est à quoi que nous devons nous attendre?
Martine Musau Muele ◌0:28:52
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:28:58
Merci, madame la présidente. Vous posez la question, que fait l'administration de Projet Montréal? D'un, on a maintenu l'offre de service contre vents et marées, contre toute— face à toute l'adversité à laquelle faisait face le transport collectif à Montréal, on a maintenu l'offre de service. Et là, savez-vous quoi? On prépare à la maintenir et la faire progresser pour les années qui viennent. Il y a eu, on le sait, une crise du financement dans le transport collectif. Il y a eu des gestes courageux posés par les municipalités, par la CMM, par l'injection de 200 millions de dollars pour financer le transport en commun. Mais il y a aussi, face à une situation où Québec finance l'exploitation, où les villes financent l'exploitation, où les automobilistes financent l'exploitation, il y a une part de responsabilité également à la STM pour s'optimiser, avoir le meilleur rendement. On a un plan d'optimisation de 100 millions justement pour qu'on garde l'offre de service. C'est ce que je répondrais à ma collègue, on prépare l'avenir. On prépare l'avenir en travaillant sur le financement d'une part, un budget c'est des revenus moins des dépenses, on travaille sur le financement du transport collectif, on travaille sur une STM saine en revoyant nos processus parce qu'on ne fera pas les mêmes choses à l'avenir comme on les faisait avant. On veut plus de performance à la STM, on veut plus de rendement sur l'investissement public, plus de services aux citoyens et c'est en ce sens-là qu'on travaille. Alors oui, on a préservé l'offre de service puis on prépare l'avenir.
Martine Musau Muele ◌0:30:22
Question complémentaire.
Alba Zuniga Ramos ◌0:30:25
Merci, madame la présidente. Écoutez, je pense que Montréal mérite mieux qu'un maintien de service à un 50%. C'est extrêmement dérangeant d'entendre ça de la part de l'administration. Est-ce que nous, en tant qu'usagers, usagers du transport en commun dans une métropole, la métropole francophone des Amériques, on mérite un transport en commun qui est si déficitaire, surtout venant de la part d'une administration qui se dit être l'administration de la mobilité. C'est une blague. Qui se dit être l'administration de l'environnement. Savez-vous l'impact que ça a au niveau de l'environnement, la quantité de voitures qui doivent être utilisées malheureusement? Parce que oui, il y a des gens qui peuvent se déplacer en vélo, puis on le fait. Mais il y en a d'autres qui malheureusement, quand ils s'en vont, quand ils vivent près d'Honoré-Beaugrand, ils ne peuvent pas le faire. Alors moi honnêtement, à vous entendre parler comme ça, parler de l'avenir, moi je vous remets au présent. Puis le présent en ce moment, c'est que les Montréalais et Montréalaises se retrouvent chez eux à ne pas pouvoir sortir à plusieurs égards. Dans l'est de Montréal, le transport, on le sait, les transports en commun c'est essentiel pour plusieurs. Je vous le dis, en ce moment c'est vraiment déplorable cette situation. Alors vous entendre parler de l'avenir, moi je vous remets au présent.
Martine Musau Muele ◌0:31:30
C'est quoi Merci beaucoup. Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌0:31:38
Merci, madame la présidente. Et je suis d'accord avec ma collègue sur un point, l'impact de la grève, et c'est affreux, là, justement lorsqu'on organise sa vie pour pouvoir prendre le transport collectif, faire en sorte que le cadre législatif qui nous régit permette de telles situations, faut savoir se remettre en question. Il y a eu depuis 2 semaines plusieurs invitations à faire évoluer justement notre cadre parce que, effectivement, pour les Montréalais, le service de transport collectif est fondamental et vital et a une place essentielle dans nos vies. On le sait que le cadre juridique a déjà évolué, on le sait qu'il évolue encore. Il y a eu des dépôts du projet de loi 89 dernièrement. Il faut effectivement, je suis d'accord avec ma collègue, que le transport collectif soit reconnu comme vital à l'économie montréalaise, vital pour la vie des Montréalais. Écoutez, là, juste, on fait 1,1 million de déplacements par jour.
Martine Musau Muele ◌0:32:36
Merci.
Éric Alan Caldwell ◌0:32:36
C'est l'équivalent du double des 5 ports de la Rive-Sud.
Martine Musau Muele ◌0:32:40
Merci, le temps est écoulé.
Éric Alan Caldwell ◌0:32:41
Non, on ne peut pas fermer le métro non plus.
Martine Musau Muele ◌0:32:45
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌0:32:49
Madame la présidente, la nouvelle stratégie de l'eau a été présentée ces dernières semaines à l'ensemble des élus. Elle établit la vision d'avenir de la gestion de l'eau, les grands projets à mettre en place et les orientations stratégiques. Parmi les engagements stratégiques, je note l'ajout de parcs résilients pour absorber 10 000 mètres cubes par année, l'ajout de nouveaux réservoirs et collecteurs d'eau, la réduction du déficit de maintien de 3% et d'autres points Ce sont tous des projets prioritaires et nécessaires. Malheureusement, cette nouvelle stratégie n'est pas accompagnée d'un plan de financement. Et sans plan de financement adéquat, la stratégie de l'eau n'est rien d'autre qu'une série d'énoncés, de grands principes et d'objectifs, une liste de vœux pieux. Pour que cette stratégie et tous les grands travaux prévus puissent être réalisés, il faut que le service de l'eau ait accès à un financement soutenable et prévisible. À chaque budget, c'est le même constat alarmant: le déficit explose, les normes gouvernementales ne sont pas respectées, les citoyens paient le prix des retards, le service peine à rattraper son retard et de nouveaux besoins émergent comme les pluies abondantes. Ma question est la suivante: comment Projet Montréal peut-elle présenter une stratégie ambitieuse qui tout en ignorant la question fondamentale du financement. Est-ce qu'un plan de financement pérenne va accompagner cette stratégie de l'eau?
Martine Musau Muele ◌0:34:16
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌0:34:20
Madame la présidente, alors pour répondre à ma collègue Vana Nazarian, évidemment le plan sera accompagné par une stratégie de financement qui sera dévoilée par le service des finances. Alors, à l'ordre du budget, Nous, ce que la stratégie de l'eau a défini, on a défini les besoins et j'ai très hâte qu'on puisse en parler en long et en large tantôt. Je ne vais pas utiliser le temps ici, mais ça serait— mais nous, on a défini le besoin et c'est le service des finances qui va définir comment ces besoins-là vont être comblés. Mais c'est des besoins qu'on a jugés réalistes et faisables. Alors, on est très contents et très fiers de la nouvelle stratégie dont j'ai très hâte de vous parler tantôt. À tantôt.
Martine Musau Muele ◌0:35:00
Question complémentaire.
Vana Nazarian ◌0:35:04
Madame la présidente, vous savez, la consultation publique sur l'avenir de l'eau recommandait clairement que la Ville de Montréal élabore et présente un plan de financement pérenne pour les 10 prochaines années. L'objectif était de prévoir le budget et les investissements nécessaires pour rattraper le déficit d'entretien des infrastructures et financer l'ajout de nouvelles infrastructures. De plus, l'administration de Projet Montréal a accepté en octobre dernier avec amendements notre motion demandant explicitement que cette stratégie soit accompagnée d'un plan de financement. D'un côté, l'administration fait mine de consulter les citoyens et prétend écouter le conseil municipal. De l'autre, elle présente une stratégie incomplète qui ignore ses propres engagements. Aucun projet ni objectif atteints sans plan de financement adéquat. Donc, ma question: comment Projet Montréal peut-elle ignorer les citoyens qui ont clairement réclamé un plan de financement et bafouer les engagements pris devant ce conseil?
Martine Musau Muele ◌0:36:05
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌0:36:08
Madame la présidente, on a eu 2500 personnes qui ont participé à la consultation publique, 35 mémoires, un travail extraordinaire qui a été fait par la commission La stratégie se base sur les recommandations issues de la commission qui se base elle-même sur tout ce qu'on a entendu. C'est une stratégie qui est complète et qui répond aux besoins. Alors, je ne vois pas en quoi vous vous exclamez parce qu'on finance déjà 81% de la stratégie et nous prévoyons combler 100% de la stratégie. Et comme vous le savez, dans le GDD, on dit ça va être financé à 7,7 milliards sur 10 ans. En ce moment, il y a 6,1 milliards. On sait très bien comment ça va se faire, on sait exactement l'argent dont on a besoin et les chiffres vont venir plus tard. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:37:00
Madame Effie Giannou.
Effie Giannou ◌0:37:05
Madame la présidente, pendant que la F1 génère des retombées économiques importantes pour notre ville, plusieurs commerçants du Vieux-Montréal s'attendaient à un réel soutien de la part de l'administration. Or, devant l'hôtel Nelligan et le restaurant Mama C, plutôt que de respecter l'engagement de libérer la rue Saint-Paul, en chantier total depuis le printemps dernier, la Ville a plutôt choisi d'installer une énorme structure de type Tempo au milieu de la rue pour habiller le chantier. Une horreur, qui cachent complètement le magnifique hôtel. Franchement, habiller un chantier avec un tempo devant un hôtel du Vieux-Montréal, on aurait difficilement pu imaginer une solution plus maladroite. Madame la présidente, ma question est la suivante: est-ce ainsi que l'administration entend soutenir nos restaurateurs, nos hôteliers, bref nos commerçants locaux pendant la fin de semaine la plus payante pour rentabiliser leur année?
Martine Musau Muele ◌0:38:12
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:38:16
Merci beaucoup, madame la présidente. Je vais répondre en tant qu'élu responsable de ce secteur-là de la Ville de Montréal, dans Saint-Jacques, où se trouve le Vieux-Montréal. Il y a quelques semaines, je me suis entretenu personnellement avec mon chef de cabinet dans une rencontre d'une heure avec le directeur général de la SDC, monsieur Mario Lafrance, justement pour qu'on puisse apporter de façon très stratégique tous les petits ajustements irritants. On lui a proposé de mettre en place des mesures parce qu'on sait que c'est pas facile les chantiers, surtout dans ce secteur-là, surtout dans le secteur de la rue Saint-Paul. Mais vous savez quoi, les aménagements qu'on fait par la suite, ça a un impact positif sur les commerçants. Je sais pas si vous avez eu l'occasion de vous promener sur la rue Saint-Paul dans les secteurs qui sont réaménagés, Mais il y a du monde, il y a du monde. Les commerces, ça vend, il y a une vitalité, on peut profiter de notre vieux Montréal, c'est piéton, c'est intéressant, on met en valeur le patrimoine. Mais oui, on le sait, pendant les chantiers, des fois, il y a des impacts. Mais vous savez quoi? C'est justement en se parlant avec les bons acteurs au bon moment, et la SDC et nous, à l'arrondissement, on est en contact constant Nos équipes sont sur le terrain, puis on s'assure d'apporter tous les ajustements qui sont nécessaires pour s'assurer que les commerçants soient le moins impactés possible, mais on leur assure une chose, après les travaux, c'est une bonification sans précédent. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:39:40
Madame Effie Giannou.
Effie Giannou ◌0:39:46
Alors, je vous inviterais à aller visiter vous-même les propriétaires du restaurant et de l'hôtel que j'ai faite moi-même. La famille Antonopoulos est restée dans l'inconnu. Ils croyaient vraiment que tout allait être libéré tel que promis avant la Formule 1, avant le Grand Prix. Alors, ma prochaine question, c'est de savoir combien cette opération a coûté aux contribuables, puis aussi vous inviter d'aller peut-être parler aux propriétaires de ces commerces-là, parce que ça n'a pas été la meilleure opportunité de l'année, cet habillage-là de chantier. Alors, je vous recommanderais de poser vos questions comme moi je la pose aussi ici aujourd'hui et de leur parler pour voir si réellement ce fut une solution efficace et combien ça a coûté, en tout cas, ce fiasco.
Martine Musau Muele ◌0:40:41
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:40:46
Madame la présidente, on est dans les hyperboles ce matin visiblement, ce fiasco, je m'excuse. Je pense que de notre côté ici, on n'a pas de leçon à recevoir par rapport à la relation qu'on entreprend avec les commerçants. Elles sont très, très bonnes et on est en contact avec eux. Ils savent où nous rejoindre. L'arrondissement de Ville-Marie a une réputation d'efficacité, d'exemplarité, et d'accompagnement spécifique pour tous les enjeux et les projets qu'on voit sur le territoire. Est-ce qu'on est bon partout? Non, madame la présidente.
Luc Rabouin ◌0:41:20
Pourquoi?
Robert Beaudry ◌0:41:20
Parce que c'est le plus gros volume, c'est le centre-ville de Montréal, il y a du monde, il y a toutes sortes de travaux, pas juste ceux de la ville de Montréal. Mais par contre, question service client, on est au rendez-vous. Les gens du groupe Antonopoulos savent très bien me rejoindre, je suis en contact avec eux sur une base régulière en fonction des divers dossiers. Et surtout par rapport à la relation qu'on entreprend avec les SDC, dont la SDC du Vieux-Montréal. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:41:49
Cette première portion de paire de questions 18 étant échue, quelle est votre volonté, monsieur Limagerie?
François Limoges ◌0:41:55
Oui, madame la présidente, on va permettre une prolongation de 15 minutes appuyée par madame Rossi.
Martine Musau Muele ◌0:41:59
Merci. Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌0:42:02
Merci, madame la présidente. La Clinique juridique itinérante a obtenu de la Cour supérieure un sursis pour le démantèlement des campements de fortune le long de Notre-Dame le temps qu'elle rende verdict. Dans tous les cas, les nombreux risques d'incendies survenus depuis le début de l'année démontrent que la situation ne peut pas perdurer. Quelle que soit la décision de la Cour supérieure, la Ville de Montréal doit changer sa façon de faire avec les campements de fortune. Pour le moment, c'est chaotique. Chaque arrondissement fait ce qu'il peut et veut avec les ressources qu'ils ont à leur disposition. Les Montréalais ne savent pas vers qui se tourner. Le SPVM? Émice, trois un, deux un. Nous, les élus, les riverains et les personnes qui vivent sous ces tentes sont les principales victimes de ce chaos. La première des choses que l'administration de Projet Montréal aurait dû faire depuis des années, c'est d'adopter un protocole clair de gestion des campements. Pourquoi attendre? Si la décision de la Cour supérieure pourrait avoir un impact important sur la façon de gérer les campements de fortune. Le fond du problème reste le même: le manque de solutions viables au relogement. J'entends l'administration vanter les unités modulaires. D'une part, leur livraison accumule des retards et en accumulera certainement encore. D'autre part, ces unités ne permettront pas d'absorber toute la demande qui représente au plus 800 places manquantes encore à ce jour à Montréal. Outre les unités modulaires, qui sont une goutte d'eau dans l'océan, pour reprendre l'expression de mon collègue Robert Beaudry, De quelle manière l'administration de Projet Montréal prévoit répondre aux besoins de relogement des personnes en situation d'itinérance sur le court terme?
Martine Musau Muele ◌0:43:40
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌0:43:45
Madame la présidente, j'ai 1 minute 30, c'est ça?
Martine Musau Muele ◌0:43:47
1 minute 30.
Pierre Lessard-Blais ◌0:43:48
OK, ben je vais inviter le conseiller Langevin à comme peut-être toucher moins de 15 sujets dans sa même question, ça va me faire plaisir d'y répondre. Sur le dossier de la bande Notre-Dame, c'est avant tout un terrain du ministère du Transport et on est en discussion avec Québec depuis des mois pour que les choses se passent le mieux possible. On est conscient que la situation actuelle où est-ce qu'on demande aux gens de se déplacer, c'est vraiment pas notre idéal. Notre idéal, c'est que Québec aurait répondu positivement à nos appels depuis des années à offrir davantage d'infrastructures médicales spécialisées pour les gens qui habitent sur la bande Notre-Dame. Ça, c'est nécessaire parce que les gens qu'on retrouve sur la bande Notre-Dame, il y a une dizaine de tentes et souvent c'est des gens qui sont exclus des refuges, c'est des gens qui ont des enjeux de santé mentale, c'est des gens qui ont des enjeux de consommation. Donc à la Ville de Montréal, on n'a pas de pharmacien, on n'a pas de psychiatre, qui entre, on n'a pas d'infirmières spécialisées, on n'a pas de médecins. La Banque Notre-Dame n'est pas un hôpital à ciel ouvert. Donc, j'espère que vous allez vous joindre à moi, non seulement à revendiquer auprès de Québec davantage de ressources spécialisées, mais aussi lorsqu'on fait des efforts comme avec les habitations modulaires d'accompagnement supervisées 24 heures sur 24, que vous allez appuyer ces projets parce que pour le moment, c'est pas clair. Merci.
Martine Musau Muele ◌0:45:15
Questions complémentaires?
Benoit Langevin ◌0:45:26
Merci à mon collègue pour la réponse et bienvenue dans le dossier. C'est le 5e intervenant sur le dossier de l'itinérance en 8 ans chez Projet Montréal. Mon collègue parle d'efforts, j'ai envie de dire qu'il devrait regarder les 8 dernières années puis son bilan pour comprendre qu'il y a définitivement un retard au niveau des infrastructures puis un rattrapage important à faire. J'aimerais rappeler aussi à mon collègue que le développement social fait partie intrinsèquement de la justice sociale et de chaque département qu'il y a dans les 19 arrondissements, puis que quand un projet est nécessaire, bien, c'est à nos services de justement organiser le territoire, d'aller voir les partenaires locaux et ensuite, une fois le projet monté, demander à Québec les sommes nécessaires pour développer des projets. Des années, vous vous dites, vous dites, vous dites ça fait des mois que vous travaillez sur des projets. Ben moi j'ai envie de dire que ça fait des années que vous auriez dû travailler sur des projets. Ben la question est la même, c'est quoi le plan de rattrapage pour les infrastructures pour—
Martine Musau Muele ◌0:46:29
Merci.
Voix 1K0:46:32
Merci.
Martine Musau Muele ◌0:46:35
Monsieur Pierre-Lysarblais.
Pierre Lessard-Blais ◌0:46:37
J'ai pas entendu de question, madame la présidente. Mais moi, ça va me faire plaisir, monsieur Langevin, si vous souhaitez venir sur la bande Notre-Dame avec moi pour qu'on parle avec les gens sur place, puis qu'on parle avec les intervenants, qu'on parle avec les gens qui cohabitent avec ces cas difficiles-là sur la bande Notre-Dame. Il y a des gens qui campent sur la bande Notre-Dame qui sont bien corrects, mais il y en a qui ont des enjeux de santé mentale qui font que lorsque nos cols bleus se déplacent pour nettoyer très loin de leurs tentes, ils s'en interposent physiquement et qu'il faudrait une intervention du SPVM juste pour nettoyer. En fait, donc moi ce que j'espère, c'est que, moi je sais, monsieur Langevin, là je vais pas vous attaquer sur le fait que vous êtes, ça fait combien de temps que vous travaillez sur ce dossier-là. Comme maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, ça fait 7 ans et demi que j'étais à temps plein sur ce dossier-là, l'itinérance. Donc j'aimerais ça que vous me décriviez pas parce que ça fait 7 ans que je travaille là-dessus, puis ça va me faire plaisir avec vous.
Martine Musau Muele ◌0:47:38
Merci.
Pierre Lessard-Blais ◌0:47:39
J'aimerais qu'on interpelle le ministre ensemble, monsieur Langevin.
Martine Musau Muele ◌0:47:42
Madame Marie Deros.
Mary Deros ◌0:47:52
Madame la présidente, je sais que l'administration aime les classements. J'en ai un nouveau pour elle. Montréal est, je pense, la seule ville où tu peux croiser un rat avant de croiser un agent de propreté. À Parc-Extension, comme dans bien d'autres quartiers, les ruelles et les rues, nos parcs aussi, sont infestés. Les déchets s'empilent et les citoyens ont Râle-boule. Lundi, mardi passé, le coin de Sainte-Catherine et Saint-Laurent, le coin sud-ouest, était plein de déchets avec toutes sortes de citoyens qui marchaient aux alentours. 2 jours il était là. J'ai pas retourné pour voir si c'était ramassé, mais c'est ça qui amène les mauvaises situation. Soyons honnêtes, cette saleté ne s'est pas installée toute seule, elle s'est installée sous Projet Montréal. Ça fait maintenant 2 mandats qu'on alerte l'administration sur la gravité de la situation, 2 mandats qu'on réclame un véritable plan global de lutte contre les rats et et d'amélioration de la propreté. Pourtant, rien.
Martine Musau Muele ◌0:49:20
Merci. Est-ce qu'on a un répondant? Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:49:39
Ben, je pense que ma collègue, madame Vodanovic, en a beaucoup parlé, tout ce qui est Question gestion, entretien et autres, c'est une responsabilité d'arrondissement. Puis dans l'arrondissement de Ville-Marie, ben oui, on travaille beaucoup avec cet enjeu-là parce qu'on le sait, quand on fait de l'excavation, malheureusement, ce qui se trouve sous terre avec les chantiers, ben des fois ça remonte. C'est pour ça qu'on travaille de façon spécifique avec les artères commerciales, avec les secteurs résidentiels. Il faut que les gens dénoncent quand ils voient la présence de vermines ou autres, puis il y a des équipes qui interviennent. De façon très spécifique pour vraiment s'assurer d'éradiquer, éradiquer la situation. Donc vraiment, on travaille, c'est un travail de tout instant, comme l'entretien, c'est une responsabilité qui est partagée aussi parce que ça passe également par l'éducation, par s'assurer que les gens sortent les poubelles au bon moment pour éviter d'attirer les rats ou autres vermines dans les secteurs. Donc c'est un travail de tous les instants, mais c'est un travail qu'on fait de façon très diligente chacun de nos arrondissements, j'en suis convaincu. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:50:42
Question complémentaire.
Mary Deros ◌0:50:46
Madame la présidente, est-ce que Projet Montréal vit dans la même ville que les Montréalais? Parce que j'entends les réponses que tous les efforts se font, mais on n'a pas de résultats. Parce qu'à force de dénier l'évidence, on se demande s'il ne peut pas leur offrir une tournée guidée des coins les plus salés de Montréal. Mais j'attends le message, Madame la Présidente, et les Montréalais aussi. En novembre prochain, ils auront enfin l'occasion de choisir une ville propre, une ville qu'on entretient, qu'on respecte et dont on prend soin. Avec Ensemble Montréal, ce ne sera pas une promesse de plus. Ça sera une priorité, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌0:51:46
Madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌0:51:49
Oui, merci. Merci pour les questions ou les commentaires. Ce que j'ai envie de répondre, c'est que moi, quand je suis arrivée comme mairesse de l'arrondissement, puisqu'on parlé des ruelles de Parc-Extension, donc je me sens interpellée. Quand je suis arrivée comme mairesse d'arrondissement, il y a des citoyens qui sont venus me rencontrer parce qu'il y a des dépôts sauvages qui étaient récurrents dans l'arrondissement depuis des années et des années et des années. À peine 6 mois après mon élection, on a revu la réglementation sur le civisme pour être capable de donner des amendes plus régulièrement. On a augmenté le nombre d'inspecteurs, on fait des on a fait des blitzs de propreté, on a changé complètement la façon de travailler sur la question de la propreté dans notre arrondissement, et j'en suis très fière parce qu'il y a des citoyens justement qui habitent le quartier de Parc-Extension depuis des dizaines et des dizaines d'années qui nous disaient, il n'y a jamais rien qui se fait, puis ils sont venus me remercier. Donc moi, j'ai envie de proposer, madame la présidente, à l'équipe de l'autre côté de proposer des choses, parce que c'est vraiment facile de dire c'est sale, C'est vraiment plus difficile de proposer des solutions. Moi, j'en ai proposé plein, on les a mis de l'avant dans notre arrondissement, ça fonctionne. Faites-en des propositions si vous pensez mieux faire.
Martine Musau Muele ◌0:53:02
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:53:07
Madame la présidente, le 10 juin dernier, l'arrondissement de Ville-Marie, sous l'égide de la mairesse Plante, a déposé un nouveau projet de règlement sur le bruit qui est pratiquement calqué sur celui du Plateau-Mont-Royal et de Monsieur Rabouin qui avait été mis en place le 2 juin. Et à cet effet, j'aimerais citer le directeur général des Scènes de musique alternative du Québec, John Ways: Nous craignons que la version actuelle du projet de règlement laisse des échappatoires aux acteurs de mauvaise foi qui veulent instrumentaliser le règlement à leurs fins au détriment des lieux culturels. La version actuelle des projets de règlement proposés hier n'aurait malheureusement pas empêché la fermeture du Divan Orange ou du La Tulipe. Fin de citation. Alors, madame la présidente, ma question est simple: qu'est-ce que Projet Montréal compte faire en collaboration avec les arrondissements pour empêcher un seul citoyen ou quelques-uns d'entre eux de venir agir de mauvaise foi et de faire fermer une salle de spectacle ou tout établissement qui serait fréquenté par la population à coups de plaintes comme on l'a vu récemment avec le Théâtre La Tulipe? Merci.
Martine Musau Muele ◌0:54:04
Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌0:54:06
Merci beaucoup, madame la présidente. J'en profite parce que nous sommes très contents que l'on avance dans le dossier du règlement sur le bruit avec les arrondissements Ville-Marie et Plateau-Mont-Royal. Chose importante concernant ce règlement, il y a une chose, le règlement a été révisé au niveau des décibels et on a décidé d'opter pour ce qu'on appelle l'émergence spectrale qui permet aux salles de faire déjà un petit peu plus de bruit que zéro bruit. C'était un des enjeux auxquels on devait faire face pour ces s'assurer que les salles puissent continuer à opérer leurs activités. Donc, avec l'émergence spectrale, à certaines périodes de temps, on va pouvoir s'assurer de ça. Et la chose importante, pour répondre à la question de mon collègue, c'est que ce règlement-là se veut un règlement de cohabitation et de collaboration. Nous avons présenté le règlement, il y a des consultations publiques qui vont avoir lieu avec les citoyens, suivies aussi de rencontres avec les salles de spectacle qui sont visées par ces règlements. L'idée avec ce règlement, qui est très important, c'est qu'on va pouvoir travailler à ajuster et protéger les salles en plus du règlement par rapport à tout ce qui est insonorisation. Il y a des procédures qui vont pouvoir être mises en place pendant, suite à l'adoption de ce règlement pour s'assurer que la vitalité demeure et que la cohabitation aussi puisse être respectée. Donc, un règlement de collaboration et de cohabitation pour s'assurer d'éviter certains écueils. C'est un grand pas vers l'avant, c'est une pierre angulaire pour s'assurer que le règlement, la politique de vie nocturne puisse être mise de l'avant. Donc, je veux saluer le travail qui se fait, qui sera toujours en continu.
Martine Musau Muele ◌0:55:48
Merci.
Ericka Alneus ◌0:55:48
Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌0:55:50
Question complémentaire.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:55:54
Merci, madame la présidente. Écoutez, j'entends bien la réponse qui a été donnée par la responsable de la culture, mais justement, c'est ça que demandent les joueurs sur le terrain de la cohabitation. Alors, ma sous-question, madame la présidente, est-ce que l'administration de Projet Montréal va s'engager à tenir en compte les recommandations des SMAC et en particulier celle d'éliminer l'intervention policière immédiate et les sanctions à la suite d'une plainte sur le bruit pour les salles de spectacles certifiées au profit d'une approche de médiation graduée et justement collaborative? Parce que ce qu'on souhaite, c'est venir d'éviter justement ce qui se passe depuis des années dans notre milieu culturel.
Martine Musau Muele ◌0:56:28
Merci. Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌0:56:31
Merci, madame la présidente. Je vais prendre la sous-question parce que j'ai quand même un petit peu travaillé sur ce dossier-là du règlement sur le bruit. Effectivement, on a collaboré, l'arrondissement du Plateau et Ville-Marie. Je pense qu'il y a une information qui a échappé au conseiller Hénault-Ratelle, je veux lui dire qu'est-ce qui fait la différence entre le nouveau règlement, au-delà de la nouvelle façon de calculer le bruit, il y a un article qui est disparu, l'article 9 qui dit aucun bruit audible ne peut être entendu chez le voisin. Ça n'existe plus pour les salles de spectacle. Ça va nous aider à éviter des situations qui seraient démesurées. Deuxièmement, le service de police se garde le droit d'intervenir en cas de bruit excessif. À 2 heures du matin, il n'y a pas un inspecteur pour le bruit qui va pouvoir se rendre dans une salle de spectacle, et si le bruit est excessif, ils vont pouvoir intervenir. C'est nécessaire pour assurer la cohabitation avec les gens qui habitent autour. Donc le règlement, c'est un compromis pour s'assurer que les salles de spectacle puissent continuer, puissent avoir une vie dynamique. On en a besoin, on en veut, mais aussi pour que les gens qui habitent autour puissent aussi avoir de la qualité de vie.
Voix 1K0:57:33
Bravo!
Martine Musau Muele ◌0:57:35
C'est ce qui met fin à cette période de questions des membres du conseil municipal. Débutons donc l'étude des dossiers inscrits à l'ordre du jour. J'inviterai le leader de la majorité, monsieur François Limoges, à nous diriger dans ces travaux.
François Limoges ◌0:57:47
Oui, bien sûr, madame la présidente. En 03.01, on va commencer par adopter un ordre du jour que je vais vous proposer avec les changements de séquence qui sont les suivants. Il y en a quelques-uns, sont pas très, sont assez techniques, mais je vais vous le dire, sont assez simples à comprendre. Nous allons continuer jusqu'à 14 h 30. À 14 h 30, nous allons interrompre nos travaux pour appeler les items 15.01 et 15.02. Nous allons ensuite, une fois que ça sera terminé, reprendre l'ordre du jour dans sa continuité, mais à 17 h 10, nous allons réinterrompre l'ordre du jour pour appeler le thème 15-03. Ensuite, nous irons souper. Au retour de la pause, il y aura la période de questions des citoyennes et des citoyens. Après la période de questions des citoyennes et des citoyens, nous allons appeler les 2 chapitres 51 de l'agglo et de la Ville de Montréal. Ce sont les nominations. Nous aurons des personnes dans les tribunes. Une fois que ça sera terminé, on reprend l'étude de l'ordre du jour. Demain, au retour, période de questions citoyennes, ensuite période de questions des membres du conseil. Nous reprenons l'étude de l'ordre du jour, mais à 11 h 30, nous allons appeler l'item 65-01, qui est la motion de l'opposition officielle sur la communauté italienne, car ils auront des invités dans les tribunes. Une fois cette motion adoptée, nous suivons entièrement l'ordre du jour tel qu'il est écrit par notre précieux greffier. Je suis proposeur de cet item, appuyé par madame Émilie Thuillier, présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, et elle m'appuiera pour l'ensemble de la lecture des points du conseil municipal.
Martine Musau Muele ◌0:59:20
Très bien. Juste pour les fins du procès-verbal, je répète: 15-01, 15-02 seront entendus à 14 h 30, 15-03 à 17 h 10, 51 et 8051 à 20 h 30, et demain à 11 h 30, 6501. L'ordre du jour est adopté tel que modifié. Poursuivons.
François Limoges ◌0:59:41
Alors, on suit avec 302, madame la présidente, où on approuve le procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal du 12 mai 2025 à 13 h.
Martine Musau Muele ◌0:59:51
Approuvé.
François Limoges ◌0:59:53
En 401, nous déposons la liste des contrats octroyés par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌0:59:59
Déposée.
François Limoges ◌1:00:00
En 4.02, je dépose la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.
Martine Musau Muele ◌1:00:04
Déposée.
François Limoges ◌1:00:05
En 4.03, je dépose la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires.
Martine Musau Muele ◌1:00:09
Monsieur Dominic Perri.
Dominic Perri ◌1:00:13
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, on a été tous stupéfaits d'apprendre que dans les jours suivant l'inauguration de la Place des Montréalaises, plusieurs piétons ont chuté, notamment en raison du dénivelé du béton qui sert de rigole pluviale. Le contrat a été octroyé par la STM, et je parle du contrat de 5331$ à la page 20 de 77, a été octroyé à l'organisme Société Logique pour un service professionnel pour tester les aménagements au niveau de l'accessibilité universelle à la place des Montréalaises, à la place Marie-Joseph-Angélique. Au début de l'assemblée, notre collègue Beaudry nous a dit que c'était une belle place. On est d'accord, mais la réponse, il nous a pas donné la réponse pourquoi une administration qui se dit appliquer l'ADS dans l'aménagement de son territoire octroie un contrat à un organisme expert en accessibilité universelle après, après l'ouverture de l'inauguration de la Place des Montréalaises. Il me semble faire les choses un peu à l'envers. Je pense que Si l'administration avait permis d'apporter les correctifs nécessaires avant même l'inauguration de la place publique, je pense qu'aujourd'hui on aurait pu dire que c'est une belle place, une très belle place et sécuritaire. Deuxièmement, serait-il possible d'obtenir une copie du rapport des analyses de l'organisme société logique qui évidemment découle du mandat qui est à la page 20-17. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:02:19
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt de la liste énoncée à la rubrique 4.03. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:02:25
Oui, effectivement, ce qui nous amène en 4.04 à déposer la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires.
Martine Musau Muele ◌1:02:31
Déposé.
François Limoges ◌1:02:32
En 4.05, qu'on dépose la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission sur le transport et les transports publics, dans le rapport intitulé La traversée des rues, mesures d'accessibilité universelle et mobilité active, rapports et recommandations.
Martine Musau Muele ◌1:02:45
Déposé.
François Limoges ◌1:02:46
En 406, on dépose la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission sur la culture, le patrimoine et les sports contenues dans le rapport intitulé Pour un accès inclusif aux plateaux sportifs, rapports et recommandations.
Martine Musau Muele ◌1:02:57
Déposé.
François Limoges ◌1:02:58
En 407, on dépose la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission sur les finances et l'administration contenue dans le rapport intitulé Alléger le fardeau fiscal municipal imposé aux OBNL locataires dans les immeubles non résidentiels, rapports et recommandations.
Martine Musau Muele ◌1:03:13
Déposée.
François Limoges ◌1:03:14
Au chapitre 6, ce sont les dépôts de réponses aux questions écrites, demandes du conseil. Il y en a une.
Martine Musau Muele ◌1:03:20
Madame Vana Nazarian, pardon, madame Maja Vodanovic.
François Limoges ◌1:03:23
Oui, absolument.
Maja Vodanovic ◌1:03:24
J'ai une réponse qui a été déposée pour madame Vana Nazarian.
Martine Musau Muele ◌1:03:29
Déposé. Poursuivons.
François Limoges ◌1:03:31
Parfait, madame la présidente. Nous arrivons au chapitre 7. En 7.01, on dépose le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 15 mai.
Martine Musau Muele ◌1:03:41
Déposé.
François Limoges ◌1:03:42
En 7.02, on dépose 4 règlements soumis au vote par le Jeune Conseil de Montréal.
Martine Musau Muele ◌1:03:48
Déposé.
François Limoges ◌1:03:49
En 7.03, on dépose le bilan annuel 2024 du réseau de surveillance de la qualité de l'air.
Martine Musau Muele ◌1:03:54
Déposée.
François Limoges ◌1:03:55
704, c'est le dépôt du rapport annuel 2024 de l'Ombudsman.
Martine Musau Muele ◌1:03:59
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌1:04:04
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, le rapport 2024 de l'Ombudsman de Montréal démontre que celle-ci a lancé 24 enquêtes en matière d'accessibilité universelle. Bref, ça a été le sujet le plus important en 2024. L'accessibilité universelle représente un pilier fondamental d'une société inclusive, équitable et respectueuse des droits de toutes et de tous. Après la vaste enquête sur les débarcadères de personnes en situation de handicap et la réforme de la politique du déneigement de l'an dernier, on a collectivement fait du chemin pour améliorer les déplacements hivernaux des personnes à mobilité réduite. L'ombudsman met en lumière encore cette année qu'il reste encore du chemin à faire pour les débarcadères qui sont liés aux immeubles de l'Office municipal de l'habitation de Montréal, puisqu'il n'y a pas de signalisation officielle comme quoi que c'est un débarcadère, mais plutôt une interdiction de stationnement. Cette situation fait en sorte que les locataires en situation dans le handicap habitant dans les logements adaptés de l'Office municipal de l'habitation ne peuvent pas sortir ou entrer chez elles en hiver. Heureusement, l'Office municipal est en mode proactif, fera l'analyse et les demandes auprès des arrondissements concernés afin d'ajuster la signalisation des débarcadères devant ces immeubles. J'appelle tous les élus dans cette salle à faire un suivi rigoureux auprès de l'Office municipal d'habitation pour les HLM sur leur territoire. C'est une question de sécurité, une question de dignité pour les personnes en situation de handicap. Si on ne se serre pas les coudes pour appliquer de telles mesures, c'est un échec collectif et c'est nos citoyens vulnérables qu'on empêche de sortir de chez eux et de s'épanouir. Ça doit être une priorité incontournable pour toute collectivité qui se veut inclusive. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:06:21
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:06:25
Madame la présidente, je vais également intervenir sur le 7.04. Comme élu de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et comme porte-parole en matière d'adaptation pour l'opposition officielle, je me dois de prendre la parole pour souligner que l'arrondissement de MHM est pour une troisième année consécutive l'arrondissement qui a fait l'objet du plus grand nombre de plaintes. On parle de 107 plaintes cette année, 84 dossiers ouverts et 12 nouvelles enquêtes qui ont été lancées. Et l'enquête qui retient le plus mon attention, c'est évidemment celle entourant les délais de traitement de permis de construction. On parle d'un délai de 42 mois pour l'obtention d'un permis de construction, alors que c'est un projet de plein droit. Et pour le bénéfice de tous, je vais énumérer les nombreuses préoccupations de l'Ombudsmann dans le dossier. On parle de plans d'architecture qui ont été analysés pour la première fois un an après leur dépôt auprès de l'arrondissement. Il s'est écoulé 42 mois entre le dépôt en mars 2021 et le moment où les permis ont été prêts à être délivrés. On parle d'un dossier qui a changé de main 3 fois entre les agents en arrondissement. On parle de longs délais de réponse, mais on parle surtout d'une absence d'analyse globale et exhaustive des plans dès le départ du dépôt du projet. Bref, cette enquête reflète un symptôme plus profond de l'inefficacité au sein de l'appareil municipal et du politique dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, inefficacité que j'ai malheureusement dû souvent décrier. Et je suis content que l'Ombudsman de Montréal poursuive à nouveau cette année le travail avec l'arrondissement. Il est temps qu'on en arrive enfin à des solutions efficaces dans l'octroi des permis de construction résidentielle, puisque ce qui se passe en ce moment depuis maintenant de nombreuses années est franchement inacceptable. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:08:07
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌1:08:11
Madame la présidente, j'aimerais revenir sur le dossier de l'itinérance dans le quartier de Milton Park. Malgré l'enquête de mai 2022 de l'Ombudsman ne pas détourner le regard, et malgré la belle déclaration de l'administration au point 15.03 de l'ordre du jour aujourd'hui, force est de constater que ça ne bouge pas très vite pour aider les personnes en situation d'itinérance dans Milton Park. L'insécurité ne s'est pas améliorée, la situation se détériore même puisqu'il y a une augmentation du nombre de personnes en situation d'itinérance et une montée de consommation du crack. Qu'est-ce qui bloque? Pourquoi 3 ans, c'est du pareil au même? Comment ça se fait qu'on n'a toujours pas de local d'hébergement transitoire alors que c'était une priorité en 2022 et alors qu'on a adopté unanimement une motion au conseil municipal en 2022? Le déménagement de PACS 2 n'est pas davantage de ressources, c'est un déménagement. Je comprends que l'itinérance est un enjeu complexe, je comprends que l'arrondissement a mis certaines mesures et actions en place, dont un comité de bon voisinage qui a formulé 5 recommandations. Je comprends qu'on mette toutes sortes de comités en place pour trouver des solutions rapides à un problème complexe, mais là, ça fait 3 ans que le rapport de l'Ombudsmen a été déposé et malheureusement, on semble l'avoir tableté. Ça me dépasse que ça revienne ici au conseil municipal. Je sais que le porte-parole du dossier va se défendre en énumérant toutes les brigades ou escouades qu'il a mises en place son nouveau service d'agents de sécurité qu'on va voter plus tard aujourd'hui ou demain, la bonification des miss, etc. Mais le fond du dossier, c'est que l'approche de Projet Montréal ne fonctionne pas et que la situation s'envenime au détriment des personnes vulnérables, mais aussi des résidents. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:09:58
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌1:10:02
Bon, oui, merci madame la présidente. C'est pour répondre aux préoccupations de monsieur Hénault-Ratelle Sur les délais d'émission, en fait, je le réfère à la page 25 du rapport. Je vais lui citer explicitement: un nombre élevé de plaintes ne signifie pas nécessairement que l'entité visée a des problèmes de gestion. Par exemple, on peut avoir des gens qui encouragent les citoyens à dénoncer à l'ombudsman, par exemple. Donc chacune des plaintes de l'Ombudman, on les traite avec rigueur. Pour le dossier sur Duquesne qui est soulevé par monsieur Hénault-Ratelle, écoutez, oui, ça a pris 42 mois entre l'ouverture et l'émission de permis. L'ouverture du dossier, tant qu'elle n'est pas complète, elle ne sera pas analysée par nos équipes. Donc, c'est normal lorsqu'on demande aux requérants un promoteur d'une quarantaine d'unités, de déposer davantage de documents. Lui, il peut clamer que le dossier est en cours, mais tant qu'on n'a pas toutes les informations, on ne l'étudiera pas. Je siège justement avec mon collègue Hénault-Ratelle au comité consultatif d'urbanisme, puis on s'entend toutes les deux qu'on refuserait d'analyser des contrats, des demandes incomplètes de la part des promoteurs, de un. De deux, le promoteur refusait de contribuer au règlement pour une métropole mixte. Pourquoi? Parce que son dossier était incomplet lorsqu'on a adopté en cette Chambre le règlement pour une métropole mixte. Donc, tant que le dossier n'est pas complet, la réglementation va s'appliquer une fois que le dossier va être complet. Donc le requérant nous a dit, c'est pas vrai, j'ai pas envie de contribuer au logement social et abordable. Mes collègues d'Ensemble Montréal, constamment on est d'accord, on a besoin de plus de logement social et abordable. Donc on a plusieurs postures où est-ce qu'on dit aux promoteurs, non, vous devez contribuer. Donc j'imagine que mon collègue Hénault-Ratelle est content qu'on ait demandé aux promoteurs de contribuer. On a besoin de gens qui investissent en logement social et abordable. Donc, puisque notre promoteur était en défaveur de contribuer au logement social et abordable, ils ont demandé une analyse juridique, ce qu'on a fait. On a demandé aux services des affaires juridiques et ils nous ont donné raison. Donc, on veut bien travailler de façon la plus rapide avec les promoteurs, mais quand il y a des dossiers incomplets, quand ils ne veulent pas répondre à la réglementation, eh bien, on fait appliquer notre réglementation pour prendre des décisions claires et structurées. Et finalement, je tiens quand même à souligner que notre arrondissement a déposé cet hiver un rapport sur les temps qu'on prend pour émettre les permis. Parce que depuis des années, moi aussi je suis d'accord, je pense qu'on doit être plus rapide dans l'émission de permis. Et je ne sais pas si mon collègue d'Ensemble Montréal l'a lu ce rapport, mais on y apprenait que 50% des demandes de permis dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve étaient répondues et acceptées en moins d'une semaine, ce qui est une nette amélioration des dernières années. Et j'encourage tous mes collègues à faire ce type d'exercice dans leurs arrondissements respectifs. Comme ça, peut-être qu'on sortirait des cas anecdotiques et on pourrait avoir une vision d'ensemble basée sur des données. Donc, ça m'aurait fait plaisir qu'on en parle dernièrement dans nos rencontres, mais j'aurais pu, toute notre chambre, les soixantaines de membres pourront entendre cet élément, ce dossier très spécifique qui était bien géré par Messieurs Hochelaga-Maisonneuve, mais on cherche toujours à faire mieux. Donc, on va continuer à le faire et on est ouvert aux suggestions. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:13:56
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌1:14:00
Merci, madame la présidente. Donc, je veux répondre à la question formulée par le conseiller Langevin. Je le remercie pour son intérêt envers le quartier Milton Park, qui est situé dans le Plateau-Mont-Royal, et de souligner la démarche qu'on a mise en place de comité de bon voisinage avec des citoyens et des citoyennes engagés dans le quartier qui ont envie de s'impliquer, participer à la compréhension de la situation, puis de proposer, surtout proposer des actions concrètes qui peuvent être mises en place. Ce comité de bon voisinage-là, la façon qu'on a eue de le mettre en place a été d'ailleurs soulignée par l'ombudsman. Qui a trouvé que c'était une excellente façon de répondre à une de ses recommandations de son rapport, ne détourne pas le regard. Ce qu'ils ont fait, le comité de bon voisinage, c'est qu'ils ont vraiment pris le temps de bien comprendre puis de proposer des solutions et de rencontrer tous les interlocuteurs importants. Et nous, on les a accompagnés administrativement. L'arrondissement, il y avait quelqu'un avec eux pour les accompagner là-dedans. Il y a eu une rencontre, ils ont rencontré le SPVM, Ils ont rencontré, évidemment ils m'ont rencontré, je les ai rencontrés à plusieurs reprises pour soumettre les recommandations. On a accepté plusieurs de leurs propositions d'actions concrètes. Ils ont rencontré la députée locale, madame Macaroni. Ils ont rencontré le ministre Carman qui est venu dans nos bureaux à l'arrondissement avec moi pour présenter et discuter de la situation. Et le ministre reconnaissait lui-même que pour répondre aux besoins des personnes avec un des problèmes sévères et persistants de santé mentale, il est venu présenter sa nouvelle initiative PRISM pour voir comment ça pouvait aider les personnes qui ont des problèmes de santé mentale, de répondre à leurs besoins, parce qu'il reconnaissait que c'était sa responsabilité, parce que c'est une responsabilité du gouvernement du Québec, la santé. Il reconnaissait aussi au comité de bon voisinage que pour la question de la toxicomanie puis des dépendances à l'alcool, il n'y avait pas de trajectoire de soins disponibles disponible, il est en train de travailler là-dessus, il a répondu ça aux citoyens et citoyennes. Donc, on est en démarche, on aide, on accompagne la population locale pour parler à tous les interlocuteurs qui peuvent prendre des décisions, incluant nous, que nous on fasse tout ce qu'on peut faire dans notre champ de compétences, et je vous dis, en arrondissement, on le fait, à la Ville, mais aussi aux autres palais de gouvernement, puis c'est comme ça qu'on va arriver à résoudre les situations plus difficile, c'est en travaillant tout le monde ensemble.
Martine Musau Muele ◌1:16:23
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌1:16:26
J'aimerais que mon collègue nous complète son exposé sur les 4 autres recommandations de l'ombudsman.
Voix 1K1:16:32
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:16:37
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption, plutôt le dépôt pardon, du document énoncé, du rapport énoncé à la rubrique 6 7.04, monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:16:47
Oui, madame la présidente, en 7.05, il s'agit de la déclaration d'intérêts pécuniaires.
Martine Musau Muele ◌1:16:53
En l'absence de déclaration d'intérêts pécuniaires, passons à la rubrique suivante.
François Limoges ◌1:16:57
En 7.06, c'est un dépôt de procès-verbal de correction pour la résolution CM-250427.
Martine Musau Muele ◌1:17:04
Déposé.
François Limoges ◌1:17:06
En 7.07, il s'agit du dépôt du rapport de la consultation publique menée par l'OCPM sur le projet de piétonnisation permanente de la rue Wellington en vertu du droit d'initiative.
Martine Musau Muele ◌1:17:17
Déposé.
François Limoges ◌1:17:18
En fait, 08, on dépose le bilan 2024 de la gestion des matières résiduelles de l'agglomération de Montréal.
Martine Musau Muele ◌1:17:23
Madame Stéphanie Valenzuela.
Stephanie Valenzuela ◌1:17:26
Merci, madame la présidente. Donc, j'aimerais intervenir sur le dépôt de la gestion des matières résiduelles. Donc, madame la présidente, 2025 marque la dernière année de mise en œuvre du plan directeur de gestion des matières résiduelles de l'Agglomération de Montréal, et il faut souligner la diminution de volume de matières générées et éliminées en 5 ans. Malheureusement, la moitié des déchets générés à Montréal continuent d'être envoyés au dépotoir, alors que la majorité des matières pourraient être compostées, recyclées ou valorisées. On est donc encore loin d'atteindre la cible de 70% des matières résiduelles qui n'iraient à l'enfouissement. Du côté de la collecte du compostage, seulement un tiers des Montréalaises et Montréalais y participent, bien que presque tous les immeubles et maisons sont desservis sur le territoire de Montréal. Ce faible résultat découle du manque de compréhension de l'administration de Projet Montréal quant aux enjeux vécus par les citoyens, comme en témoigne l'implantation tout azimut de l'espacement de la collecte des déchets dans Mercier, Hochelaga, Maisonneuve, L'arrondissement de Saint-Laurent est quant à lui un modèle de réussite. En intégrant des efforts continus de sensibilisation, l'offre de bac brun ou encore l'utilisation agile de la technologie, l'arrondissement parvient depuis une décennie à rallier les citoyens à l'espacement de la collecte des déchets et à celle du compost. En 10 ans, l'arrondissement a diminué de 34% le volume d'ordures envoyées à l'enfouissement, madame la présidente. Cela démontre que chez Ensemble Montréal, on choisit des pratiques efficaces et qui répondent en priorité aux besoins des citoyens. Les installations de compostage sont également essentielles pour assurer la performance d'une ville à la fois efficace et respectueuse de l'environnement. L'ouverture du centre de compostage de Saint-Laurent après 3 ans de retard a eu pour effet de diminuer drastiquement le volume de déchets que la Ville envoie à 133 km d'ici, en Ontario, à Moose Creek. Malheureusement, madame la présidente, 8% de ces déchets y sont encore envoyés, presque, puisque le centre de biométhanisation dans Montréal-Est, attendu pour le mois de mai de cette année, n'est toujours pas ouvert. Madame la présidente, l'administration de Projet Montréal peut-elle s'engager aujourd'hui sur une date de mise en marche de ce centre. Est-ce que les Montréalais et les Montréalaises devront une nouvelle fois payer pour les retards encourus? En matière de recyclage, la construction rapide du centre de tri de Montréal-Est, complété en seulement 15 mois, ainsi que l'amélioration de la qualité du tri à Lachine illustrent les retombées positives de la reprise en main du recyclage par le gouvernement du Québec. Malgré cette passation de responsabilité, la Ville de Montréal devrait offrir son soutien aux partenaires pour faire décoller le taux de récupération du recyclage, dont l'augmentation de 5% en 5 ans reste très timide. Avec seulement 30% d'actions réalisées en 5 ans, la Ville de Montréal ne parviendra pas à compléter le PDGMR 2020-2025. Dans tous les cas, elle devra se doter d'un nouveau plan ambitieux et surtout avoir aux commandes une nouvelle administration centrale responsable et efficace pour le mettre en œuvre et relever les nouveaux défis posés par la gestion des matières résiduelles. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:20:48
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌1:20:51
Oui, bonjour, madame la présidente. Je vais essayer d'être plus calme pour le reste du conseil, je vous promets. Écoute, j'ai un dérapage tantôt, mais après ça, je vais me taire le plus possible. Mais en fait, je tenais à remercier tous mes concitoyens de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve depuis maintenant plus de 3 ans, secteur par secteur, on a implanté la collecte du compostage dans l'entièreté du cadre bâti, mais on a aussi appliqué au moins 6 mois plus tard, mais voire quelques années plus tard, l'espacement de la collecte. Les efforts de nos concitoyens dans MHM sont importants, ça a pu déranger certaines habitudes, Mais avec le bilan de gestion des matières résiduelles qu'on voit aujourd'hui, on voit que leur effort n'a pas été vain. Je tiens toutefois avant tout, à tout seigneur tout honneur, souligner l'excellent travail de l'arrondissement de Saint-Laurent, qui est un précurseur dans ce dossier-là. Monsieur De Sousa, il y avait aussi madame Nazarian dernièrement, où est-ce qu'on s'est croisés au lancement de la construction du centre de traitement des matières résiduelles de Saint-Laurent. Un de nos deux centres, le deuxième étant Montréal-Est. Cet arrondissement-là a été une inspiration et en fait, on le voit, même si l'arrondissement ne l'applique pas à tout le cadre bâti, eh bien, on voit que l'arrondissement a déjà été dans l'espacement de la collecte et on a bien hâte de voir l'application de cette mesure-là sur 100% de son territoire. Dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, on savait que c'était pas nécessairement facile. Il y avait un cadre bâti très multiple. On a cogné à plus de 20 000 portes, on a envoyé 4 avis, 3-4 avis à chacun des citoyens, une campagne d'affichage et de communication. Et encore cet été, on met de l'avant des projets pilotes pour améliorer notre accompagnement auprès des citoyens. Juste dans Hochelaga-Maisonneuve cet été, l'est de Hochelaga-Maisonneuve a collecte le compostage 2 fois par semaine, c'est en cours depuis la semaine passée, donc si on le manque, on peut se reprendre. Et deuxièmement, dans l'ouest de Chagrin-Maisonneuve, on a 2 lieux d'apport volontaire temporaires. Donc c'est pas ce qu'on a vécu dans Montréal-Nord, c'était pas vraiment le modèle qu'on voulait suivre, c'est un modèle où est-ce qu'il y a une surveillance plusieurs fois par jour sur ces lieux d'apport volontaire pour accompagner les citoyens dans le changement. Mais les citoyens, en plus de la vingtaine de groupes qui soutiennent ce type de mesures-là, eh bien, les efforts mènent à des résultats qui sont concrets. On parlait, ma collègue de l'opposition parlait de l'importance d'atteindre les objectifs donnés par le BDGMR. Eh bien, dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, on a déjà atteint atteint la réduction de 10% de tonnage d'ordures des ménages. C'est quelque chose qui a été réussi grâce à l'espacement de la collecte et aux efforts de nos concitoyens. On est maintenant l'arrondissement à Montréal qui génère le moins d'ordures ménagères par habitant, alors qu'il y a 3 ans, on était 7e ou 8e, j'ai le chiffre qui m'échappe, mais je les ai toutes comptées. On a eu une avancée formidable et c'est pas parce que c'est pas tombé du ciel, c'est parce que les citoyens ont fait des efforts avec cette mesure-là. Augmentation de tonnage en termes de compostage. Lorsqu'on compare les quartiers de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, parce que c'est des quartiers aux cadres bâtis très divers, lorsqu'on les compare à des cadres bâtis similaires où est-ce qu'on n'a pas eu l'espacement de la collecte, on a une augmentation de tonnage de compost entre 28 et 38%. Donc ça, c'est majeur. C'est tellement gros que si on prend toute l'augmentation du tonnage de compost de l'agglomération, des 2 millions de citoyens, si on regarde l'augmentation en 2024, 20% vient de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. 20% vient des efforts de nos concitoyens qui, oui, ont vu leurs habitudes être bouleversées, que oui, ça a pu choquer par moments, mais on voit que les résultats dans notre contexte de crise, de crise des lieux d'enfouissement qui débordent, on se rappelle qu'il y a 9 lieux d'enfouissement au Québec qui vont déborder d'ici 2030, dont 2 qui sont des principaux fournisseurs de la Ville de Montréal, et bien sûr la crise climatique qu'on n'a pas besoin de rappeler en cette Chambre parce que tout déchet tout compost qui est jeté génère du méthane, un gaz 20 fois plus toxique que le CO2, alors que tout ce qu'on composte dans Montréal-Est et dans Saint-Laurent, on lui donne une deuxième vie. Donc, et je tiens aussi à souligner que ce bilan-là, le bilan 2025, moi je serai plus dans cette chambre, mais il va falloir l'analyser, le bilan 2025, parce que le bilan qu'on voit là, il est partiel, parce que qu'ils ne collectent que 2 mois de données dans Hochelaga-Maisonneuve puisque la mesure a commencé en novembre 2024. Donc, je m'attends à ce que les données de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve se poursuivent en grande croissance dans l'objectif qu'on recherche tous d'atteindre nos objectifs du plan de gestion des matières résiduelles.
Martine Musau Muele ◌1:26:16
Merci.
Pierre Lessard-Blais ◌1:26:16
Merci infiniment à tous les concitoyens qui ont contribué à ce succès.
Martine Musau Muele ◌1:26:20
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:26:26
Merci, madame la présidente. Donc toujours en 7.08, honnêtement, je comptais pas prendre la parole, mais puisque le dossier de l'espacement de la collecte des ordures à MHA m'a été évoqué, je me dois de répondre à certaines des observations qui ont été faites de la part du maire de l'arrondissement, puisqu'on semble vraiment pas vivre la même réalité sur le terrain. Écoutez, madame la présidente, le projet d'espacement de la collecte des ordures a été lancé il y a maintenant 3 ans et demi dans mon district de Tétreaultville, dans un petit secteur de Maisonneuve–Longue-Pointe, par un projet pilote d'un an qui a été par la suite pérennisé et mis en place à travers l'arrondissement. J'aimerais tout d'abord rappeler à l'administration de ne pas confondre deux mesures qui ont été mises en place en même temps dans l'arrondissement: le fait de mettre en place le ramassage du compost et le fait de mettre en place l'espacement de la collecte des ordures. C'est deux mesures différentes qui peuvent d'un point de vue statistique, à être mélangés par la suite. Quand j'entends l'administration venir nous dire, on a une hausse du tonnage du compost, c'est merveilleux, l'espacement fonctionne, c'est sûr que si on vient rajouter 30% de notre cadre bâti qui n'était pas desservi par le compost auparavant, puis que soudainement on leur distribue des bacs puis de la collecte, bien évidemment il va y avoir une hausse. Ce qui est intéressant à voir dans la mesure d'espacement de la collecte des ordures, c'est où il y avait du compost avant et après, quel a été l'impact. Donc si on prend une maison où il y avait déjà l'offre de compost, est-ce que l'espacement de la collecte des ordures a eu un réel impact sur les habitudes de changement de vie? Et malheureusement, les données ne nous permettent pas de déduire ça. Ça nous permet certes de déduire qu'une hausse du tonnage, c'est une excellente nouvelle, puis il faut absolument le faire. Quand j'entends le maire venir nous dire que Saint-Laurent a été un exemple, Je suis tout à fait d'accord que Saint-Laurent est un exemple. Ils ont mis plusieurs mesures en place depuis maintenant des années pour s'assurer que ce soit un exemple dans le ramassage du compost et dans les différentes mesures environnementales de toutes sortes. Quand le projet a été adopté ici en conseil municipal puis en conseil d'arrondissement, moi puis ma collègue de Louis-Riel, on a déposé plusieurs amendements pour demander de faire appliquer ce qui avait été fait à Saint-Laurent puisque ça avait été un succès. Donc, de mieux accompagner les citoyens, de venir distribuer des grands bacs noirs aux garderies en milieu familial, aux ménages qui en ont besoin, parce qu'on va se le souvenir, quand on parle de couches, quand on parle de litière, c'est malheureusement pas compostable. On a demandé de mettre en place des puces RFID dans les bacs, on a demandé de faire des campagnes de sensibilisation auprès des restaurateurs. Bref, on a demandé toutes sortes de mesures qui ont toutes, toutes, toutes été refusées de la part de l'administration de Projet Montréal. Et on se retrouve depuis maintenant 3 ans à avoir une augmentation des comportements délinquants dans l'arrondissement où personnellement j'entends des cas à chaque semaine de citoyens qui me disent, ben malheureusement, je m'en vais porter mes déchets dans le parc où je vois mon voisin aller le faire parce que bon, ça passe pas, il y a des problèmes, ça sent mauvais, il y a de la vermine. Bref, il y a plusieurs enjeux qui découlent de la situation. Je comprends bien que l'administration, après 3 ans, a décidé cette année de lancer 2 projets pilotes de mesures dans le quartier d'Hochelaga-Maisonneuve. J'espère que ces projets pilotes-là vont être porteurs quand on parle de venir augmenter justement la collecte du compost, quand on parle de mettre en place des sites de dépôt en tout temps, comme dans l'exemple où quelqu'un partirait en voyage puis se retrouve à manquer une collecte et est pris avec des déchets pendant un mois de temps. Personnellement, c'est le genre de mesures que j'aurais aimé voir mises dans mon district qui fait face à la collecte depuis maintenant 3 ans. Du côté de Mercier-Ouest où c'est le cas depuis maintenant 2 ans, là je comprends que dans les districts sous l'administration en année électorale, on vient y mettre des mesures. J'espère que ça va être profitable, mais j'espère que ces mesures-là vont pouvoir être mises rapidement en place dans l'ensemble des districts de l'arrondissement, puisque sinon ça va devenir un très grand problème. Donc, madame la présidente, je partage tout ce qui a été dit par ma collègue de Darlington, madame Valenzuela, sur l'enjeu, sur la nécessité d'avoir des actions concrètes. Encore une fois, comme on l'a toujours dit du côté d'Ensemble Montréal, on est en faveur des différentes mesures qui sont mises de l'avant, mais il y a une manière de venir les implanter et selon nous, les manières qui ont été mises en place dans l'arrondissement depuis maintenant plusieurs années ne sont pas gage de succès, puis il faut absolument revoir nos manières de faire et nos politiques pour s'assurer une réelle adhésion de la part des citoyens et venir changer les résultats sur le terrain. Parce qu'effectivement, on a des enjeux au niveau de nos sites d'enfouissement et il faut faire beaucoup mieux à travers l'ensemble de nos 19 arrondissements de la Ville de Montréal. Merci.
Martine Musau Muele ◌1:30:58
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌1:31:02
Merci, madame la présidente. Moi non plus, je pensais pas prendre la parole sur le point Z.08, mais je me vois obligée à le faire suite à l'intervention de mon collègue de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, monsieur Pierre Lessard-Blais. En fait, je reprends un peu les paroles qui ont été mentionnées ce matin par ma collègue Marie Deros. On croirait vraiment que l'administration vit dans une autre ville, en fait. Et moi, ce que j'invite cette administration, c'est à se promener dans les quartiers, à voir les enjeux qu'on a à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, qui de toute façon sont documentés par les citoyens à chaque jour. Parce que les citoyens ont créé, à force de voir une situation qui est extrêmement déplorable et difficile à vivre, ils ont créé des systèmes de codification. Ils prennent des photos, ils montrent ça aux journalistes pour essayer d'avoir un peu l'attention de l'administration et de dire, écoutez, ça va pas. Puis je pense qu'une des raisons pour lesquelles on peut dire qu'il y a quelque chose qui fonctionne pas, c'est parce que moi je me serais attendue que les autres arrondissements des Projets Montréal en prennent exemple. C'est-à-dire, si ça marche tellement bien à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, comment ça se fait que ça n'ait pas été reproduit dans les autres arrondissements un peu partout à la Ville de Montréal? Écoutez, j'attends encore que ce soit le cas parce que, de toute évidence, il y a une problématique assez sérieuse à résoudre à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et on n'est pas, on l'a mentionné à plusieurs reprises, on n'est pas contre la vertu. Alors idéalement, oui, on voudrait avoir un système qui fonctionne, et c'est une des raisons pour lesquelles on s'est pas opposé à la politique, on s'est pas opposé au changement, mais on a mis de l'avant des mesures qui pouvaient être mises pour pallier à la situation à laquelle font face nos citoyens, parce que c'est une situation que je mentionne est déplorable. Puis écoutez, tout récemment, ma collègue Alia Hassan-Cournol dans un article dont elle parlait, elle mentionnait le fait que, elle admettait en fait que des initiatives ont peut-être été mises en œuvre de manière parfois un peu trop rapide et pas assez concertée à l'arrondissement. Puis je dois vous dire, voici un exemple, je suis contente qu'il y ait eu cette admission-là, puis j'espère en fait que cette admission est en lien avec un enjeu aussi crucial comme il est celui de poubelles dans le secteur. Alors, de un, j'invite les collègues de l'autre côté de la Chambre à se promener dans le quartier de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour voir s'ils voudraient en prendre exemple pour appliquer la mesure de la collecte de la même façon dans leurs arrondissements. J'attends toujours de voir si ça va être le cas. Et de deux, mais écoutez, je suis contente aussi de voir qu'en année électorale, mais une admission là qu'on quoi il y a des mesures qui sont prises de manière trop rapide et pas assez concertée. J'espère que ça va pouvoir faire réfléchir les collègues pour une prochaine fois, parce que c'est les citoyens qui en paient les prix.
Stephanie Valenzuela ◌1:33:53
Merci.
Martine Musau Muele ◌1:33:54
Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌1:33:58
Merci beaucoup, madame la présidente et chers collègues. Donc, je suis très fière de déposer aujourd'hui le bilan 2024 de gestion des matières résiduelles et aussi l'état d'avancement de notre plan de gestion des matières résiduelles qui se termine en 2025. Donc, il nous reste encore une belle année complète, une grande année. Et donc, c'est un plan de gestion des matières résiduelles, donc, dont 100% des actions sont soit réalisées, soit en cours de réalisation. Et le bilan, tout comme l'état d'avancement, mais c'est un document produit chaque année par le service de l'environnement qui est beaucoup plus qu'un exercice de reddition de comptes. En fait, c'est un document qui témoigne de l'engagement de notre administration pour réduire le volume de déchets qu'on produit, pour aussi témoigner des efforts pour détourner les matières de l'enfouissement et aussi attendre vers le zéro déchet, c'est-à-dire qu'on veut valoriser au moins 70% des matières qu'on génère et qu'il ne reste pas plus de 30% des matières qui aboutissent à l'enfouissement. Et vous verrez dans le plan cette année, on voit exactement la proportion de nos matières, où vont nos matières à l'enfouissement et où vont nos matières en ce moment même, des matières organiques. Et on voit qu'il y a certains résultats qui sont très encourageants. Donc, on voit que malgré une augmentation de la population de l'ordre de 60 000 personnes sur toute l'île de Montréal, on voit que la quantité de déchets qu'on génère par habitant diminue d'année en année et ça a été réduit de 7% depuis 2020. Donc ça, c'est la première stratégie, c'est de réduire la génération de déchets congénères. Et je rappellerai que notre administration a adopté 3 règlements forts qui ont fait école même bien au-delà de Montréal. Bon, les sacs dentelés, ensuite on a eu les articles à usage unique en plastique aussi, qui a eu un impact sur tout le Québec, et bien sûr aussi les imprimés publicitaires. D'encadrement des imprimés publicitaires a amené une entreprise à carrément changer son modèle d'affaires et qui a eu un impact partout au Québec et même dans plusieurs grandes villes canadiennes où justement on a un nouveau modèle d'imprimé publicitaire qui utilise 60% moins de matière papier et qui n'est plus en sachet, dans un sachet plastique qui causait beaucoup de contamination dans les centres de tri des matières recyclables. Donc ça, c'est notable. Et ce que je voulais vous dire aussi par rapport à notre baisse du volume de déchets qu'on génère, c'est qu'on a une cible de 300 kilos par personne par année à Montréal. Et on voit que 16 arrondissements sur 19 ont déjà atteint cette cible. Et comme le mentionnait mon collègue Pierre Lessard-Blais, eh bien, c'est l'arrondissement de Mercier–Hochelaga–Maisonneuve qui est maintenant en pole position, pour reprendre les termes de la Formule 1, pour ce qui est de l'arrondissement ou de la ville liée sur l'île de Montréal qui génère le moins de déchets. Et donc, c'est un signe clair que nos efforts collectifs portent fruit. On a franchi un grand jalon en matière de collecte des matières organiques. Vous savez qu'on a l'objectif d'ici la fin de l'année de desservir 100% des ménages montréalais. C'est un gros objectif qu'on va atteindre d'ici la fin de l'année. En ce moment, c'est 93% des résidences montréalaises qui sont desservies, donc 100% des 8 logements et moins, et on est à plus de 80% des 9 logements et plus. Mais surtout, on est aussi dans plus de 30 000 commerces, industries et institutions. On va avoir fini toutes les écoles primaires, les écoles secondaires, 100% des cégeps et 2 universités sur 4. Des universités, ce sont des municipalités en soi, soit. Il y a des dizaines de milliers de personnes qui sont là. On a aussi vu un grand fait marquant en 2024, l'ouverture de notre premier centre de traitement des matières organiques à Saint-Laurent, un traitement par compostage. C'est une infrastructure moderne, certifiée LEED Or et qui renforce notre capacité de traitement local et qui offre aussi un espace éducatif qui est destiné aux écoles et au grand public. L'espacement de la collecte des ordures On sait que ça suscite beaucoup de réactions. On s'ajuste en cours de route, mais on voit quand même qu'il y a des résultats là où c'est en place. On peut penser à Saint-Laurent, à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, en ce moment aussi à Verdun. Donc, dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, on voit une diminution de 11% du volume de matières générées de tous types confondus et une augmentation de la matière organique de l'ordre de 30%, ce qui est énorme. Donc, c'est des données qui nous démontrent qu'avec les bons outils, les citoyens quand même répondent présents. Et ce bilan-là met aussi en lumière des gestes qui sont déjà bien ancrés dans nos quartiers. On peut penser au réemploi, au tri, à la participation aussi aux écocentres. On a 7 écocentres sur le territoire de Montréal. Et donc, ça nous permet d'ajuster nos actions, de renforcer la sensibilisation et aussi de reconnaître le chemin parcouru.
Martine Musau Muele ◌1:39:06
Merci.
Marie-Andrée Mauger ◌1:39:06
Donc, je veux remercier l'ensemble des personnes en terminant et vous dire que l'année 2025 va être aussi marquée par de grands jalons. On pense à Écoentreprise Québec qui gère dorénavant les matières recyclables et aussi le démarrage du centre de traitement des matières organiques à Montréal-Est. Voilà, je vous remercie et on continue de prendre soin de notre environnement.
Martine Musau Muele ◌1:39:29
En l'absence d'autres interventions, Notons donc le dépôt du bilan énoncé à la rubrique 7.08. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:39:35
Oui, Madame la Présidente. Tel que convenu à l'adoption de l'ordre du jour à 14h34, nous appelons maintenant l'item 15.01 qui est la déclaration visant à réaffirmer l'importance de respecter les principes d'autonomie et d'équité au sein de la Communauté métropolitaine de Montréal et je cède la parole à la mairesse de Montréal, Madame Valérie Plante.
Martine Musau Muele ◌1:39:53
Madame Valérie Plante.
Valérie Plante ◌1:39:55
Oui, merci beaucoup, Madame la Présidente. Oui, c'est important pour moi de me lever alors que nous présentons cette déclaration pour réaffirmer l'importance capitale de l'autonomie et de l'équité à la Communauté métropolitaine de Montréal. Avec le dépôt surprise de son projet de loi 104, la ministre Laforêt menace les principes d'équité de la Communauté métropolitaine de Montréal, qu'on appelle la CMM, et ça va aussi à l'encontre de la loi sur l'autonomie municipale qui est chère bien sûr à la CMM, mais aussi à l'ensemble des instances qui représentent les villes et les municipalités. Je pense entre autres à l'UMQ, on peut penser à la Fédération canadienne des municipalités également, ou encore à la FQM, donc la Fédération québécoise des municipalités. Alors, l'autonomie des villes et municipalités est extrêmement importante. Alors, la CMM, il faut le rappeler, c'est une instance qui est 82 municipalités dont je suis la fière présidente depuis 8 ans. Et sa gouvernance repose sur un équilibre qui est démocratique et on prend nos décisions en mode consensus. La CMM permet à toutes les villes de parler d'une seule voix forte pour faire face aux différents défis de la grande région métropolitaine, puis aussi d'assurer son développement, tant un développement qui est cohérent, durable et prospère, puisqu'à l'échelle métropolitaine, on établit des plans de développement au niveau de l'environnement, la protection des espaces verts, par exemple, toute la question de la densité, comment freiner l'étalement urbain, la question du transport également, du transport collectif. Je dois mentionner que qu'est-ce qui a guidé mon mandat comme présidente de la CMM, ces principes-là d'équité et de collaboration ont toujours été extrêmement, extrêmement importants et j'ai voulu les incarner à tout moment. Alors, lorsqu'il y avait des— lorsqu'il y a eu des moments plus difficiles à traverser ou lorsque certaines municipalités rencontraient des difficultés, soit par rapport à des projets de loi ou pour qu'on puisse réaffirmer leurs particularités, parce qu'il faut savoir qu'au sein de la CMM, il y a des grandes villes très urbanisées comme Montréal, Laval et Longueuil, Mais il y a également des municipalités dont le territoire est à 95% des terres agricoles. Alors, c'est particulier pour une région métropolitaine, mais en même temps, moi, je considère que c'est ce qui fait notre force. Je pense qu'on a une capacité de représenter d'une certaine façon tout le Québec parce qu'on a et le côté très agricole et le côté très urbain. Il ne faut pas oublier non plus que la région métropolitaine de Montréal, c'est 51% de la population qui se retrouve chez nous.
Stephanie Valenzuela ◌1:42:32
Nous.
Valérie Plante ◌1:42:32
Donc, la moitié du Québec est dans la région métropolitaine de Montréal. L'ensemble des grands sièges sociaux, le côté, le développement économique se passe également dans la région métropolitaine. C'est pour ça qu'on en est, on est la locomotive économique de tout le Québec. Et tantôt, quand je disais qu'on s'unit lorsqu'il y a des enjeux, bien, je pense tout récemment à la ville de Blainville. On parlait de dépotoirs, bien voilà un bon exemple. La ville de Blainville, avec le dossier de Stablex, donc le gouvernement du Québec qui a décidé de forcer le développement, l'agrandissement d'un dépotoir, mais dans des terres qui étaient protégées, protégées par la municipalité de Blainville. Et la Ville de Montréal, bien que ça se passe pas chez nous, pour nous ce principe-là de consulter, de travailler avec la municipalité pour trouver un lieu, trouver des solutions, faire et consensus est extrêmement important. Je pense aussi aux boisés menacés qu'on a sauvegardés, notamment grâce à des mesures fortes comme le RCI, le règlement de contrôle intérimaire pour les golfs et celui des espaces naturels. Parce que dans la région métropolitaine de Montréal, on a bien compris, on comprend le rôle qu'on a à jouer et si le gouvernement du Québec veut pouvoir protéger 30% des terrains, des grands territoires fait, protéger 30% de ces territoires, ben, ça passe nécessairement par le Grand Montréal également. Mais il y a un défi à ça, parce que dans le Grand Montréal, il y a aussi toute la nécessité de vouloir développer, densifier. Et aussi, quand on veut protéger des espaces verts, ben, ça coûte bien plus cher quand tu es dans la région du Montréal métropolitain que, par exemple, dans le Grand Nord. Alors, nécessairement, c'est parce qu'on travaille ensemble et de pouvoir d'avoir décidé de proposer ce règlement de contrôle intérimaire pour les espaces verts. C'est venu donner de l'oxygène et de l'aide même financière à des municipalités qui, elles, voulaient protéger leurs espaces verts. Je pense enfin à la révision du PMAD dont la présidente Marie Plourde, notre collègue, qui vient d'être revue, acceptée, votée à l'unanimité parce que c'est comme ça qu'on vote à la CMM, ça passe toujours par consensus. Sous ma présidence et il y a des cibles de densité qui ont été accrues, donc qui va permettre à l'ensemble de la région métropolitaine d'accueillir plus de monde et d'avoir un plan de transport collectif qui va y être lié. Et ça, ça va nous permettre aussi de pouvoir faire des quartiers complets inclusifs puis diminuer l'empreinte carbone, je le rappelle. Ça, c'est ce que ça fait la CMM, puis c'est pourquoi c'est tellement important qu'elle soit forte et unie et j'ai envie de vous dire que quand on se compare à travers le monde, Paris c'est Paris et la région métropolitaine de Paris. Londres c'est Londres, la ville de Londres et la communauté métropolitaine de Londres. C'est la même chose pour Los Angeles, c'est la même chose pour New York, c'est la même chose pour Montréal. Montréal et la région métropolitaine, on avance ensemble et c'est extrêmement important. Alors oui, on a été extrêmement surpris que sans aucune consultation ni préavis ni appel téléphonique, le gouvernement du Québec souhaite remplacer le critère de représentation proportionnelle de la population par celui du nombre d'électeurs inscrits dans les registres. C'est problématique. Pourquoi? Parce qu'à Montréal, la Ville de Montréal, on a 51% de la population de la région métropolitaine et 46% des électeurs de la région. Cette réforme vient donc grandement affaiblir le poids de Montréal, surtout cette instance, puis ça crée un dangereux précédent. Un dangereux précédent parce que cette nouvelle règle que le gouvernement du Québec souhaite instaurer ne s'appliquerait qu'à la région métropolitaine de Montréal. Ça ne va pas s'appliquer à la région métropolitaine de Québec. Ça ne va pas s'appliquer au MRC à travers toute la province. Seulement à la région métropolitaine de Montréal.
Valérie Plante ◌1:46:26
Mais moi, ce que je dis, c'est que pour qu'une ville, une ville comme n'importe quel État, on offre des services à la population, pas juste aux électeurs. C'est là où pour moi il y a une inéquité qui se crée qui est vraiment problématique. Tout le monde qui habite sur un territoire profite des services, que ce soit des installations d'une ville, d'une municipalité, des routes, des services de santé et tout le reste. On ne peut pas créer deux catégories de citoyens. Une des raisons pour lesquelles à Montréal on a moins d'électeurs que de population, c'est parce que 70% des nouveaux arrivants arrivent à Montréal. L'autre raison, c'est parce qu'on est une ville postsecondaire, une ville universitaire majeure. On est la troisième ville universitaire en Amérique du Nord, donc il y a beaucoup d'étudiants chez nous. Il y en a qui votent, Puis il y en a qui ne votent pas. Donc moi, ce que je dis, ce que je veux mentionner ici dans cet instant, c'est que ça n'a pas de bon sens que Montréal soit punie parce qu'elle joue son rôle de métropole d'accueillir des nouveaux arrivants, d'accueillir des étudiants et des étudiantes et des talents qui vont profiter à tout le Québec. Alors moi, ce que j'ai envie de dire, c'est que si Montréal va bien, si la région métropolitaine est forte et cohérente, bien c'est tout le Québec qui en profite. Évidemment, depuis la proposition, parce que c'est un projet de loi, le projet de loi 104 va être débattu en commission, ou enfin des invités seront reçus pour en parler à l'automne. Mais évidemment, je souhaitais vraiment mobiliser l'ensemble du conseil municipal, comme je le rappelle, face à une iniquité unique au Québec qui serait créée seulement pour la région métropolitaine de Québec. Et moi, ce que j'ai envie de dire, c'est qu'on On doit tous ensemble, l'ensemble des élus municipaux, défendre le rôle absolument névralgique que joue la métropole au sein de la nation québécoise. Alors, bien que les représentations auront lieu à l'automne, j'espère pouvoir compter sur tout le monde pour parler de cette situation, de mobiliser les acteurs. J'ai eu le plaisir d'être à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain jeudi dernier pour également en parler. Parce que si on— ce poids, cette décision pourrait aussi avoir un impact sur d'autres décisions, encore une fois, et sur le rôle extrêmement important que joue Montréal au niveau économique, mais aussi au niveau du développement culturel et au niveau du développement social. Et bien sûr, Montréal, parce qu'elle a 51% de la population de la région métropolitaine, doit pouvoir compter sur une aide conséquente à travers tous les programmes du gouvernement pour qu'on puisse jouer notre rôle entier, complet et pouvoir continuer à projeter Montréal comme la métropole du Québec, deuxième plus grande ville au Canada. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌1:49:23
Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌1:49:27
Oui, madame la présidente, je vais intervenir aussi pour cette déclaration, le 15.01. Madame la présidente, les dispositions du projet de loi 104 qui font perdre un poids politique important pour la métropole sont vraiment inquiétantes. En réduisant le poids décisionnel de Montréal au sein de la Communauté métropolitaine de Montréal, on risque de paralyser une instance qui fonctionne, qui fonctionne quand même assez bien. La métropole ne sera plus en mesure de défendre efficacement les intérêts de ses citoyens dans les grands dossiers métropolitains comme l'aménagement du territoire, comme l'environnement, comme le transport, Madame la Présidente. La modification de la méthode de représentation proportionnelle de la population par celui du nombre d'électeurs n'est pas à l'avantage de notre métropole parce que nous sommes témoins d'un recul de 5 points de pourcentage. 5 points, Madame la Présidente, on est passé de 51% à 46% d'électeurs dans les dernières années sur le territoire de l'agglomération. Mais ce qui est le plus inquiétant ici, c'est la relation tendue entre le gouvernement du Québec et l'administration de Projet Montréal. Ça ne bénéficie à personne. Ça ne bénéficie pas à la population de Montréal, ça ne bénéficie pas à l'agglomération de Montréal et ça témoigne vraiment de la faiblesse de Projet Montréal pour faire valoir les intérêts des Montréalais. Madame la présidente, lorsque j'ai appris que nos fonctionnaires ont reçu une présentation du ministère la veille du dépôt du projet de loi 104, et que la présentation omettait de mentionner cette modification importante, on peut comprendre que les relations entre Montréal et Québec sont au plus bas. Dans sa déclaration, l'administration Plante-Raboin indique clairement que le gouvernement du Québec a présenté en mai 2025 les dispositions qui modifiaient la composition du conseil du comité exécutif de la CMM sans consultation préalable. Madame la présidente, La question que je me demande, c'est comment se fait-il qu'une administration de Projet Montréal qui est là depuis 8 ans ne l'a pas vu venir? Une administration qui travaille avec les partenaires et les paliers du gouvernement supérieur ne se serait pas fait surprendre ainsi et aurait été consultée en amont. Madame la présidente, j'ai plusieurs exemples à donner sur vraiment ce manque de travail ensemble, ce manque de partenariat qui existe entre l'administration actuelle le gouvernement. On n'a qu'à voir, je peux donner plusieurs exemples. Les logements sociaux dans Rosemont, on a donné une OBNL à quelqu'un de l'extérieur de la ville pour construire 1000 logements abordables. On n'est pas passé par la ville. Rien qu'aujourd'hui, on annonce le Grand Prix de Montréal, même Montréal n'est pas impliqué. L'annonce que l'administration a faite pour la Place des Montréalaises dernièrement, on parle d'un 100 millions de dollars qui a été donné, qui est un Un projet de 100 millions de dollars, où 74 millions de dollars qui sont venus du ministère, du gouvernement du Québec, il n'y avait même pas un ministre qui était présent. Puis je ne parle pas de l'itinérance parce que là, c'est un autre problème. Madame la présidente, ce manque de travail ensemble, il est en train d'affaiblir Montréal vraiment d'une façon incroyable. Madame la présidente, en conclusion, nous, comme membres d'Ensemble Montréal, nous allons voter en faveur de cette déclaration qui n'aurait jamais eu lieu si Projet Montréal avait eu de meilleures relations avec Québec. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌1:52:50
Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌1:52:53
Merci, madame la présidente. Cette résolution 15.01 m'apparaît extrêmement importante pour l'avenir de Montréal, de l'agglomération et de la grande région montréalaise. C'est possible qu'il y ait des tensions au niveau gouvernemental. C'est quand même pas la première fois qu'il y a des tensions entre un gouvernement du Québec, quel qu'il soit, et une administration montréalaise. Il y en a déjà eu. Non mais, je pense que dans ce cas-ci, puis on peut être en désaccord sur beaucoup de dossiers que vous avez apportés, Mais je pense pas qu'il faut mélanger les dossiers non plus. Moi, je suis pour reconnaître quand même que ce dossier-là, pour l'avenir de Montréal, tant au niveau des villes liées que pour Montréal, les arrondissements montréalais, la grande région métropolitaine qui, comme madame la mairesse l'a mentionné, regroupe pratiquement 50%, même un petit peu plus, de personnes québécoises, en fait, de la de l'ensemble du Québec. C'est peut-être qu'on ne l'a pas vu venir ou que l'administration ne l'a pas vu venir, mais c'est le gouvernement qui a décidé de l'implanter dans la loi. C'est pas nécessairement Projet Montréal qui a fait cette demande-là. Donc, il faut aussi que les responsabilités soient aux bons endroits. Moi, je considère que nous devrions tous voter pour cette résolution-là. Pas parce qu'il n'y a pas des dossiers sur lesquels je suis en désaccord avec la façon dont on s'y prend au niveau de l'administration, et quand je suis en désaccord, tout le monde me connaît ici, je me lève puis je le dis. Mais sur cette question-là, il faut se rappeler qu'historiquement, il y avait la CUM, la Communauté urbaine de Montréal, et puis qu'il y avait une parité au niveau décisionnel, mais que souvent des dossiers étaient bloqués strictement parce que certains avaient des intérêts versus d'autres, mais que la grande île de Montréal et que la communauté étaient parfois, même assez souvent, paralysées dans les derniers temps et que c'est pour ça qu'il y a eu une Communauté métropolitaine de Montréal qui a été créée par le gouvernement à l'époque. Moi, je ne voudrais pas, comme Montréalais, que la population revive ça et que l'on se retrouve dans une situation où il y a encore des dossiers extrêmement importants, mais qui seraient bloqués strictement parce qu'il y a des intérêts divergents. Donc, je trouve que là, il faut s'élever. Ce n'est pas une question de s'accuser, mais je pense qu'il faut appuyer la résolution. Il va falloir aussi non seulement appuyer la résolution, Mais il va falloir mobiliser les maires de la région et faire en sorte que ce soit la région aussi qui parle. Il faut d'abord en parler à Montréal, voter, je pense, d'un commun accord, tout le monde ensemble, parce que je ne peux pas penser que l'on va être divisé sur cette question-là. Il faut être ensemble sur cette question-là, il faut que tout le monde vote sur cette question-là et que cette résolution-là soit adoptée à l'unanimité, à mon sens, pas pour avoir raison, pour le bien commun, pour l'avenir de Montréal. Parce que si ces critères-là, qui sont particuliers, je vais le dire comme ça, et qui ne s'appliquent pas à l'ensemble des régions du Québec, là ça devient effectivement inéquitable et je ne peux qu'être en accord avec le diagnostic posé par la mairesse. Alors moi, je pense qu'il faut appuyer cette résolution-là au-delà de tous les désaccords que nous pourrions avoir sur le traitement d'un certain nombre de dossiers. Et il faut aussi, au cours de l'été prochain, puis il va y avoir un travail, je pensais que madame Plourde serait là aujourd'hui, il va y avoir un travail qui va être fait au sein de la Communauté métropolitaine, va être un travail très important, puis on devrait revoir justement ce qui s'est passé au niveau de la CUM, se servir malheureusement de l'exemple ou des exemples de blocages qui se sont passés dans cette instance et ne pas reproduire les erreurs du passé. Donc, pour l'avenir de Montréal, pour l'avenir de la région métropolitaine, je pense qu'il faut voter pour la résolution.
Martine Musau Muele ◌1:57:35
Monsieur Luc Rabouin.
Luc Rabouin ◌1:57:43
Merci, merci, madame la présidente. Merci beaucoup, monsieur Deschamps, pour cette prise de parole qui est vraiment dans le même sens que je voulais intervenir. Faut qu'on se place un peu au-dessus de la mêlée puis qu'on regarde ce qui se passe dans l'ensemble pour l'intérêt de la population montréalaise. On change ici des critères où on dit, franchement c'est un peu absurde, c'est plus la population qui dicte les décisions de planification, c'est le nombre d'électeurs. Puis c'est un critère qu'on n'utilisera nulle part ailleurs, on va utiliser ça juste à Montréal. Comment on peut défendre ça? Donc c'est indéfendable et je suis convaincu, j'ai parlé avec plusieurs personnes, des experts en gouvernance, en planification, il n'y a personne qui va dire, ah wow, c'est une bonne idée maintenant de commencer à planifier le territoire en fonction du nombre d'électeurs. On parle d'aménagement du territoire, de planification des transports, de logement, de culture, pas pour les électeurs, pour la population qui habite le territoire. Et c'est ça qui est fondamental et c'est ça qui est en train d'être changé comme critère qui fait pas de sens. Donc il me semble qu'on devrait tous s'indigner minimalement contre ce changement de critères-là et reconnaître que le critère qui est bon partout ailleurs et qui a toujours été utilisé, c'est celui de la population ici à Montréal. Je suis d'accord avec monsieur Deschamps, on doit absolument envoyer un message fort d'unité, tout le monde ici dans cette salle, pour dire que nous on On veut s'assurer que ce critère-là, ce soit celui qui est respecté. Je veux aussi rappeler, ce qui a été mentionné au dernier conseil de la CMM ou à l'Agora métropolitaine, tous les leaders municipaux de la région montréalaise soulignent le leadership collaboratif de la présidente de la CMM depuis 8 ans. Depuis 8 ans, on travaille dans une approche de collaboration avec les collègues de la CMM. Ça fonctionne bien. Et là, on arrive avec un changement qui n'est même pas discuté avec nous et qui ne fait pas de sens. Donc, j'invite vraiment tout le monde à voter en faveur. Ça, c'est sur le point, mais je veux quand même souligner l'intervention de monsieur Salem qui nomme un projet dans Rosemont où il y aurait un OBNL de l'extérieur. Je ne sais pas de quoi il parle, mais l'OBNL de Rosemont qui a obtenu 1000 logements pour financer, qui va en développer 600 à Montréal, plus de 600 à Montréal, une partie à l'extérieur. C'est une entreprise d'économie sociale montréalaise de Rosemont, la Société de développement Ingus, puis qui est rendue tellement extraordinaire qu'elle est capable de développer ailleurs qu'à Montréal. C'est formidable, c'est un vrai grand développeur immobilier au Québec, propriété collective, initié ici à Montréal. On devrait en être fiers. Et sur la collaboration, Ce matin, on a annoncé un beau projet avec le gouvernement du Québec de requalification de l'Institut des Sourdes-Muettes avec 800 nouveaux logements sur le Plateau-Mont-Royal. Une belle collaboration avec le gouvernement du Québec. Donc, on continue de collaborer avec le gouvernement du Québec.
Martine Musau Muele ◌2:01:03
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌2:01:08
Merci, madame la présidente. J'aurais jamais pensé qu'une déclaration qui vient défendre Montréal me porterait— C'est après que vous pourrez poser votre question, madame Rossi.
Martine Musau Muele ◌2:01:21
Juste un instant, c'est une question de règlement si je ne me trompe pas, madame Rossi.
Chantal Rossi ◌2:01:25
Oui, tout à fait, madame la présidente. Madame la mairesse a déjà fait 10 minutes, elle a droit à 5 minutes sur une déclaration, fait que là, je pense que c'est de l'abus de prendre la parole encore une fois. Elle a doublé son temps sur le règlement, alors je pense qu'il faut quand même limiter les choses.
Martine Musau Muele ◌2:01:41
Merci. Alors, juste à titre de rappel, monsieur Limoges, le règlement prévoit pour les déclarations 5 minutes. J'ai noté ici 9 minutes 16 pour cette prise de parole. On vous écoute.
François Limoges ◌2:01:50
Oui, effectivement, sur le temps, c'est, vous avez raison, le temps a déjà été dépassé. Ceci dit, exactement, moi j'invite la mairesse à faire une question de privilège puisque sa réputation est complète, professionnelle et personnelle a été entachée par le chef de l'opposition dans son intervention.
Martine Musau Muele ◌2:02:09
Madame Russe.
Valérie Plante ◌2:02:10
J'aimerais donner une question de privilège à madame la présidente pourrais-je?
Martine Musau Muele ◌2:02:13
Permettez, question de privilège. Madame la mairesse.
Despina Sourias ◌2:02:16
Merci.
Valérie Plante ◌2:02:18
La question de privilège, c'est que le chef de l'opposition a induit que le gouvernement choisit de changer la gouvernance de la CMM à cause que je ne serais pas, je ne m'entendrais pas bien avec le gouvernement. Je veux qu'on réalise à quel point c'est une énormité et pour le prouver, de là la question de privilège, c'est que j'invite l'opposition à regarder entre autres les agissements du gouvernement du Québec qui dit haut et fort que pour sa priorité qui va aux régions, les régions et même les chroniqueurs, les journalistes, tout le monde le dit, à quel point c'est un gouvernement qui souhaite particulièrement encourager là où ils ont des élus. Dans leur plateforme électorale de 2018, il me semble, il était question de pouvoir soutenir les villes aux pourtours de Montréal. Donc, c'était écrit noir sur blanc. Alors, de dire qu'une personne, une personne, la mairesse de Montréal ferait en sorte qu'un gouvernement complet changerait son fusil d'épaule pour réduire le poids de Montréal, pour moi, c'est une énormité, c'est une atteinte au travail que je mène avec cœur et avec mes tripes depuis 8 ans.
Martine Musau Muele ◌2:03:42
La leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌2:03:45
Madame la présidente, en aucun temps mon collègue a nommé la mairesse de Montréal. Il a parlé de l'administration qui ne travaillait pas conjointement avec le gouvernement du Québec. Il a nommé, il n'a jamais nommé la mairesse personnellement. Cette question de privilège-là, ces questions d'aller chercher des minutes de plus, du temps d'antenne, et je pense que le temps a été fait sur cette déclaration-là, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:04:14
Le leader de la majorité, monsieur François Limoges.
François Limoges ◌2:04:18
Madame la présidente, je pense que tout le monde a des oreilles et nous avons tous entendu le chef de l'opposition dire que le gouvernement du Québec avait quelque peu raison de changer le poids de la gouvernance montréalaise en modifiant les critères parce que la personnalité de la figure de l'administration était trop abrasive au goût de Québec. Et moi, je vous demande, madame la présidente, quiconque dit le contraire maintenant, on va réécouter l'enregistrement. C'est ça qui a été dit et c'est une gêne pour Montréal, c'est une gêne pour le conseil municipal, c'est une gêne pour les Montréalaises et les Montréalais et la question de privilège est absolument légitime.
Martine Musau Muele ◌2:05:02
Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌2:05:06
Madame la présidente, c'est une gêne que C'est une gêne que mon collègue se lève parce que moi j'ai déjà écrit et dans ce que j'ai écrit, j'ai lu ce qui est déjà écrit, mon cher collègue, j'ai dit exactement dans sa déclaration l'administration Plante-Rabouin, je l'ai dit, je l'ai écrit, je le répète, il n'a pas besoin d'aller voir l'enregistrement, il est déjà écrit dans sa déclaration l'administration, c'est une administration de Plante-Rabouin, c'est sûr, Elle est la mairesse, lui c'est le nouveau chef, il se présente à la mairie, c'est certain, il était le président du comité exécutif. Je l'ai déjà écrit, je l'ai déjà lu, il n'a pas besoin d'aller voir les vidéos, madame la présidente. Puis c'est pas, c'est loin d'être une question de privilège, c'est oui, c'est vrai, c'est plus de temps d'antenne, mais ça y est, ça va, on est dans l'ajout, puis ils ont le droit de le faire.
Martine Musau Muele ◌2:05:57
Très bien, merci. Alors ce que j'entends, c'est une différence d'opinion. Sur la teneur des propos de monsieur Salem. Je note deux choses pour ma part. À plusieurs reprises, est-ce que j'ai entendu précisément cette expression que vous utilisez administration plante rabouin? C'est la première fois qu'elle semble soulever la notion de privilège à titre d'attaque personnelle. Je le présente pourquoi? Pour m'assurer que vous vous entendiez. Si effectivement vous considérez cette expression comme étant une attaque, faudra vous assurer qu'elle soit non répétée ou bien si elle est maintenue que vous soulevez la question de privilège à chaque fois. Le deuxième élément, je crois moi avoir eu la même compréhension que celle de monsieur Deschamps, il a parlé de tensions qui sont reconnues par toutes et tous, peut-être, peut-être pas, mais pour ma part j'estime qu'on a amplement traité de cette question que je ne poursuivrai pas. En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration énoncée à la rubrique 15.01, ce qui nous permettrait de poursuivre. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:07:00
Madame la présidente, c'est avec grand plaisir qu'en 15-02, nous allons appeler la déclaration soulignant l'apport des guides touristiques certifiés au développement de l'industrie touristique montréalaise depuis 100 ans. Et pour la présenter, je cède la parole à ma collègue Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌2:07:18
Merci, madame la présidente, monsieur le leader. Alors, je voudrais d'abord commencer cette déclaration par saluer nos invités qui sont au balcon. Qui ont l'air beaucoup plus jeunes que 100 ans. Alors Monsieur Michel Ménard, président de l'Association professionnelle des guides touristiques de Montréal, Anne-Marie Bourdeau, trésorière de l'association, Bruno Serge Boucher, administrateur de société certifié ASC guides touristiques de Montréal, Patrice Lachapelle-Mongrain, Gaston Doiron et Denise D'Aigle, guides touristiques certifiés et Madame Paloma Fernandez, responsable des relations avec l'industrie au sein de l'industrie touristique, au sein pardon de l'Institut touristique et hôtelier du Québec. Bonjour et merci d'être avec nous cet après-midi. Alors écoutez, la première fois que je suis venue à Montréal, c'était en 2004, j'avais 16 ans et c'était dans le cadre, vous entendez mon accent, je ne suis pas née ici, et c'était dans le cadre d'un voyage organisé avec ma maman qui vient elle aussi du milieu touristique, qui a été guide touristique certifiée dans sa jeunesse, et en une journée on a vu la lunette de Montréal à travers vos yeux et ça a été fascinant pour la jeune adolescente qui découvrait cette ville. J'avais aucune idée à ce moment-là que je me retrouverais devant vous à faire cette déclaration comme fière Montréalaise sous citoyenne et vraiment très heureuse de vous recevoir. Je pense qu'en 2016, vous m'avez ouvert les yeux sur ma future ville, sur le patrimoine dont elle recèle, sur l'histoire de Montréal, puis une histoire millénaire parce que déjà en 2006, pas 2016, j'avais 16 ans, je vous parlais des cultures et des histoires autochtone, c'était pas nouveau. Vous nous avez fait sillonner d'un bout à l'autre de la ville, mais surtout bien sûr dans le Vieux-Montréal et dans le Vieux-Port pour qu'on découvre des petites rues que le grand public ne connaissait pas, ne connaît pas nécessairement, pour qu'on découvre la basilique Notre-Dame. C'est aussi la première fois que je suis venue à l'hôtel de ville et vraiment l'apport des guides touristiques de Montréal, c'est savoir-faire, mais c'est vraiment un regard sur notre ville qui est fait avec acuité, qui s'actualise, qui est pertinent et qui est vraiment, qui a vraiment une valeur ajoutée, bien sûr pour les touristes qui viennent dans la métropole, mais aussi pour les Montréalais et les Montréalaises qui peuvent découvrir et redécouvrir la ville. Alors tous les ans à Montréal, c'est 11 millions de visiteurs qui viennent à travers notre ville. Le tourisme à Montréal, va sans dire qu'il est un des catalyseurs du développement économique et les dépenses qui sont reliées au tourisme cette année s'élevaient à rien de moins que 6 milliards de dollars. Célébrer 100 ans des guides touristiques de Montréal, donc une naissance en 1925, c'est aussi s'assurer de la qualité du guidage qu'on donne aux touristes et aux Montréalais et Montréalaises. Et c'est cette qualité, elle est maintenue grâce à l'ITHQ qui offre une formation de très grande qualité pour les guides en devenir, une formation bien sûr sur l'histoire de la ville de Montréal, mais sur la façon dont les guides amènent les Montréalais, les Montréalaises et les visiteurs à découvrir la ville. Être guide touristique, c'est pas simplement raconter l'histoire de notre ville, c'est aussi assumer la fierté montréalaise, c'est donner des clés de compréhension, puis c'est aussi donner un service absolument irréprochable aux visiteurs qui viennent à Montréal. Vous êtes les vrais ambassadeurs de la métropole parce que c'est vous qui accompagnez dans les rues la belle visite qui vient tous les ans et elle est très très nombreuse. Je parlais de patrimoine, je parlais d'histoire, je parlais de cultures autochtones et aujourd'hui c'est un élément important parce qu'on fera une déclaration en ce sens un peu plus tard. Vous faites aussi la promotion de la gastronomie et la promotion des cultures montréalaises. Il n'existe pas une culture montréalaise, et c'est pour ça que c'est ma collègue Éricka Alneus aussi qui se joint à moi pour appuyer cette déclaration. Montréal vibre parce que vous faites aussi vibrer les Montréalais et Montréalaises et les différentes histoires de la ville de Montréal. Elles ne sont pas toutes autochtones, elles ne sont pas toutes blanches, il y a des communautés extrêmement diversifiées qui sont venues à Montréal, qui ont décidé de s'y établir et l'industrie des guides touristiques s'est aussi franchement adaptée à cette réalité-là et je veux vous saluer pour votre actualisation, votre regard actuel sur notre société et la façon dont Montréal évolue. Alors évidemment, vous laissez une marque extrêmement importante sur l'expérience que les touristes reçoivent quand ils sont de passage à Montréal, mais d'abord et avant tout, vous faites vraiment, réellement, concrètement rayonner la ville de Montréal. Alors quand vous nous avez proposé de célébrer vos 100 ans, ça n'a pas pris quoi, 2-3 jours pour qu'on vous réponde qu'on allait faire cette déclaration, et l'ensemble de mes collègues de l'administration sommes très très fières de vous souhaiter un très joyeux centième. On vous remercie profondément de l'amour et du rayonnement que vous faites pour notre métropole. Bravo.
Martine Musau Muele ◌2:13:06
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌2:13:08
Merci beaucoup, madame la présidente. Madame la présidente, les guides touristiques Comme le disait ma collègue, ce sont des ambassadeurs. Ils donnent vie et sens à notre patrimoine bâti, révèlent des histoires passionnantes et font rayonner Montréal auprès des gens provenant des quatre coins du monde. Il importe de rappeler que le rôle des guides touristiques est essentiel, car le tourisme, c'est plus que du loisir et c'est plus que des découvertes culturelles. C'est aussi un rouage de notre développement économique qui permet à notre ville de se positionner comme une destination de choix. Chaque visite guidée, chaque découverte, chaque coup de cœur pour un quartier se traduit par des retombées économiques concrètes, que ce soit des repas dans des restaurants locaux, que ce soit par des activités, que ce soit par des nuitées dans des hôtels. Le tourisme fait vivre beaucoup de petites entreprises et soutient des milliers d'emplois à Montréal. Être guide touristique à Montréal, c'est aussi tisser des liens entre les époques, entre les cultures qui ont façonné l'histoire et le charme de notre ville. Parce que Montréal, c'est une ville aux mille histoires et grâce aux guides touristiques, les visiteurs d'ici et du monde entier découvrent non seulement les grands classiques comme le Vieux-Montréal et le parc du Mont-Royal, mais aussi la richesse et la diversité de nos quartiers. Aujourd'hui, nous rendons hommage aux hommes et aux femmes qui, depuis 100 ans, font découvrir et rayonner la métropole à travers leurs mots, à à travers leur savoir-faire, mais surtout à travers leur amour pour Montréal, et on les en remercie infiniment.
Martine Musau Muele ◌2:15:08
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌2:15:11
Merci beaucoup, madame la présidente. Je voulais me lever parce qu'en fait, j'ai eu le très grand bonheur, le très grand plaisir de souvent me retrouver dans un autobus avec peut-être certains d'entre vous, à l'époque lorsque je travaillais pour Air Transat. Oui, oui, François Legault a déjà été mon patron.
Chantal Rossi ◌2:15:34
Oui.
Valérie Plante ◌2:15:35
Alors, je lui dis à chaque fois que je le vois, c'est notre petite blague, comme quoi on s'entend bien. Et lorsque je travaillais pour l'agence réceptive d'Air Transat, donc je me promenais à travers le Québec et l'Ontario et je visitais avec des autobus avec des touristes européens ou américains avec moi et quand on était dans des, par exemple à Toronto, Niagara Falls, à ce moment-là, c'est nous qui devions guider. Mais quand on arrivait à Montréal et à Québec, deux villes qui ont la certification, il faut prendre un guide certifié et ça, c'est vous. Et moi, je dois vous dire que j'ai toujours beaucoup aimé, j'ai beaucoup appris de vous parce que nécessairement, premièrement, il faut que je vous le dise, ça nous donnait un petit un petit break. Alors, on pouvait être assis dans l'autobus, puis je pouvais vous voir travailler, vous voir à l'œuvre. Mais sérieusement, vous m'avez beaucoup influencée également de ce que je devrais aller chercher comme matière quand je me retrouvais dans d'autres villes. Et je dois dire que la qualité des tours que vous avez offerts à tous les— parce que j'ai fait ça pendant 5 saisons quand même, là, fait que j'en ai eu, là, des touristes européens. Et j'ai toujours été très, très j'ai toujours trouvé, je pouvais retrouver la qualité et c'est très important quand on voyage de pouvoir compter sur des vraies informations, de pouvoir se dire, OK, ce qui nous est dit, ce n'est pas une date au hasard, ce n'est pas comme un petit fait divers ou un petit raccourci. Non, non, c'était du sérieux et ça continue de l'être. Donc, moi, je suis très fière qu'au Québec, on puisse compter sur des guides certifiés, ici à Montréal et à la Ville de Québec également. Et je dois vous dire aussi que c'est ce qui m'a amenée à, quand je voyage, à chaque fois que je vais quelque part, toute seule, avec mon chum ou avec les enfants, on prend des guides. Et on vérifie tout le temps, c'est super important, mais c'est tellement une façon extraordinaire de découvrir une ville, de redécouvrir un coin de pays ou même des fois c'est juste un quartier dans une ville, mais vous faites un travail très, très important. Je tiens à seconder ce que ma collègue Alia Hassan-Cournol a mentionné, ma collègue madame Rossi également. Mais merci beaucoup en tout cas de m'avoir influencée, puis ça a été un plaisir de vous voir à l'œuvre pendant quelques années puis continuer de faire briller Montréal auprès de celles et ceux qui nous choisissent comme une destination de choix. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:17:52
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration énoncée à la rubrique 15.02.
François Limoges ◌2:18:06
Oui, madame la présidente, nous revenons un petit peu en arrière pour déposer l'item 7.09 qui est le dépôt du rapport annuel des activités réalisées en 2024 ainsi que le rapport final des activités réalisées de 2022 à 2025 dans le cadre de la planification économique conjointe 2022-2025 et des actions en développement économique 2023-2025.
Martine Musau Muele ◌2:18:30
En l'absence d'intervention, notons donc le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.09. 09. Poursuivons.
François Limoges ◌2:18:36
Oui, madame la présidente. En 7.10, nous déposons le bilan annuel 2024 du plan d'action de remplacement des entrées d'eau en plomb.
Martine Musau Muele ◌2:18:43
Madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌2:18:46
Merci, madame la présidente. On nous présente ici le bilan annuel du plan d'action de remplacement des entrées d'eau en plomb. Je vais aller directement au but, madame la présidente. Je lisais le bilan et je pensais, voici un dossier de santé publique méritant certain sentiment d'urgence pour en finir avec un dossier datant de plus de 20 ans. C'est un dossier de santé publique évidemment, car on le sait, lorsque la Ville avise que l'entrée d'eau publique de leur résidence contient du plomb, elle avise également à ses Montréalais que la présence de plomb peut entraîner des problèmes aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. Il y a deux volets à ce projet: le diagnostic on trouve le bobo et l'opération, on fait les travaux de changement. Lors du lancement du plan d'action Montréalais visant à éliminer toutes les entrées d'eau en plomb, Projet Montréal avait indiqué publiquement que l'ensemble des dépistages allaient être faits pour 2022. Lorsque la Ville a découvert en cours de route qu'il y avait plus que prévu, l'objectif a été remis en 2025. Aujourd'hui, en 2025, nous avons atteint 87% du dépistage. Ça progresse, mais il reste encore plus de 16 000 portes à vérifier. Ce qui est intéressant, madame la présidente, en 2024, le Service de l'eau a innové en utilisant pour une première fois l'intelligence artificielle afin de détecter l'emplacement des entrées en plomb, en construisant avec les données existantes un modèle prédictif donc pouvoir prédire et trouver les adresses qui n'ont toujours pas été inspectées. Donc, des nouvelles encourageantes. On parle de diagnostic, d'opérations, de questions de santé publique, ce qui veut aussi dire qu'on n'a pas guéri tant qu'on n'est pas traité ou opéré. Et je me demande, en lisant ce bilan, madame la présidente, comment et à quel moment l'administration Projet Montréal a décidé que cette question de santé publique n'était pas sa priorité? Bien, la réponse est simple, c'est au moment où les travaux ne sont pas au rendez-vous. Donc, le diagnostic est là, mais hélas, pas d'opération. Premier fait, les travaux qui ont un effet direct sur la santé publique des Montréalais ne se réalisent pas de façon prioritaire. C'est simple, une tendance de réalisation nettement en baisse d'année après année et une cible qui n'est jamais atteinte. En 2021, on avait 3800 remplacements. 2022, 3600. 2023, 2700. L'année dernière, 1800 remplacements. On parle de 1839 remplacements sur 5000 en 2024. Et pour les curieux, ça représente 37% de l'objectif de 5000 remplacements. Bref, un échec total. D'après vous, la santé publique est-elle une priorité avec ces résultats? Deuxième fait, cette administration a décidé de réduire, d'abandonner son objectif annuel de remplacement initial de 5000 à 4000 remplacements. Mais de toute façon, même avec cet objectif revu à la baisse, nous sommes encore loin d'atteindre les cibles fixées. Et ici, soyons clairs, ce n'est pas parce que l'argent n'était pas au rendez-vous. Seuls 14,7 millions sur 36 millions au PDI ont été utilisés, principalement parce que l'administration a choisi de faire moins de remplacements. Chaque année qui passe, on le sait, on le vit, tous nos contrats, le coût de construction augmente et ces travaux de remplacement en plomb demeurent non réalisés et c'est qui qui paye à la fin de la journée? Eh bien, c'est les Montréalais, madame la présidente. Si la santé publique était une priorité, encore une fois, serions-nous devant ces résultats? Depuis le début du projet, la Ville de Montréal a remplacé 40% de ce qui avait été prévu et maintenant l'administration elle-même repousse l'échéance de fin des travaux à 2040, 8 années supplémentaires par rapport à la cible initiale de 2032. En fait, cette administration semble avoir abandonné ses propres engagements. Non seulement elle réduit les objectifs de remplacement, mais elle repousse également de façon significative l'échéance finale. C'est une question de santé publique et les Montréalais vont devoir attendre d'ici 15 ans ou plus, sans préavis, sans prévisibilité et plusieurs fois qui vont payer en attendant. Et l'ironie de la chose est que la ville est bondée de cônes oranges, par contre la priorité n'est pas à la bonne place, surtout ici lorsqu'il est question de santé publique. Et encore, qui paye le prix, madame la présidente, de tous ces retards? Merci.
Martine Musau Muele ◌2:23:48
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌2:23:51
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, La bonne nouvelle, 151 000 bâtiments qui sont dépistés. On va finir le dépistage l'année prochaine et ça, c'est extrêmement important. Et oui, il y a eu plus d'entrées de services en plomb que ce qui était prévu. Et oui, on est capable d'innover à la Ville de Montréal avec notamment le beau projet d'intelligence artificielle dont ma collègue vient de parler. C'est une priorité. Ceci dit, avant de changer une entrée de service en plomb, On va changer un aqueduc qui a 150 ans, on va changer une conduite d'égout qui a 100 ans, on va changer une autre conduite où il y a des bris chaque année et plusieurs fois par année. On fait beaucoup de rénovations dans la ville et c'est pour ça qu'on a besoin de plus de temps pour terminer ce grand programme. Et je le répète, Projet Montréal, quand on est arrivé, on a pris le sujet à bras-le-corps, ce que d'autres administrations n'avaient pas nécessairement fait avant. Et c'est pour ça qu'on fait de plus en plus d'entrées de services en plomb. En 2023, le coût unitaire a explosé. Projet Montréal gère les finances sainement. Clairement, on n'allait pas foncer tête baissée des coûts de cette ampleur. Nous avons rénové, rénové non, nous avons modifié des façons de faire, nous avons modifié des contrats et ça a marché. En 2024, madame la présidente, nous avons une diminution unitaire de 48%. Donc, on a planifié moins en 2024 parce qu'en 2023, les coûts étaient tellement hauts qu'on s'est dit on doit prendre un petit pas de recul, un pas de côté pour faire baisser les coûts avant d'aller plus loin. Donc, en 2024, moins de SP planifiés et il y en a effectivement moins qui ont été faits et c'est ce que dit le bilan. Par ailleurs, on a aussi fait en sorte d'aller chercher une meilleure acceptabilité sociale pour le nombre de chantiers de cônes orange dans notre domaine. Ville. Et on a développé encore de nouveaux processus. Je suis très fière parce que dans Ahuntsic-Cartierville, on est le premier arrondissement à le faire. Mais je vous informe, chers collègues, que pour 2026, on va s'attendre à ce que vous le fassiez, vous le fassiez tous et toutes, sauf les quelques arrondissements majoritairement dans l'opposition officielle qui n'ont pas d'entrée de service en plomb sur leur territoire. Mais pour tous les autres, on va faire en sorte, et aussi les travaux de la VSL, de faire des travaux d'entrée de service sans plomb avec les autres travaux. Fait qu'on a du PCPR, on fait des entrées de service sans plomb. On a de l'aqueduc, évidemment, ça on en faisait déjà, mais on a d'autres types de travaux et on fait des entrées de service sans plomb. En attendant, on ne laisse pas, madame la présidente, les gens seuls. Il y a un programme de distribution de pichets. Donc, la première fois, c'est gratuit pour tout le monde, et par la suite, c'est comme d'autres choses qu'on fait dans notre maison, on peut continuer à acheter des pichets et pour les familles à faible revenu, ben, le programme de pichets continue. C'est dans le document de la stratégie montréalaise de l'eau, mais j'en parle maintenant, nous avons fait produire une carte, pour ceux et celles qui me connaissent, vous connaissez mon amour pour les cartes, une carte bien faite est un outil d'aide à la décision extraordinaire. Alors bien sûr, c'est très petit ici, mais je vous invite à aller la voir sur internet, les traits verts et bleus, ce sont les tronçons où il y a des entrées de service en plomb. Parfois, il y en a 2, 3 sur une rue, puis on doit encombrer toute la rue pour faire 2 ou 3 entrées de service en plomb. Ben, ça se peut que ces rues-là, ça soit en 2040 la date limite. Et c'est sain et c'est rigoureux comme façon de fonctionner parce qu'on travaille pour l'ensemble de la population et Et il y a des rues qui sont moins prioritaires que d'autres, mais ça ne veut pas dire que les gens ne sont pas protégés, parce que je rappelle qu'il y a un programme de pichets. Il reste, selon cette carte que je vous invite vraiment à aller voir, plus de 5000 tronçons, tronçons, je n'ai pas dit des entrées de service en plomb, 5000 tronçons où il y a des entrées de service en plomb. Madame la présidente, ça serait absolument irresponsable de promettre de faire tous ces tronçons dans les prochaines années, d'ici 2030. Et c'est pour ça que le programme va jusqu'en 2040, parce qu'il y a d'autres, plein d'autres rues où des travaux doivent être faits, des travaux, comme je vous le dis, d'eau, d'aqueduc, de voirie, et on va les faire tous en même temps de la manière la plus coordonnée et la mieux coordonnée possible. Donc, c'est un outil dont on se dote pour aller de l'avant avec la stratégie montréalaise de l'eau, pour faire en sorte qu'on puisse faire tous les travaux nécessaires. Vous savez, madame la présidente, on a construit les rues de notre ville en 300 ans, mais bien sûr qu'on va pas les rénover en 10 ans, ni même en 20 ans. Donc, il y a des priorités et il y a des travaux qui se font pour faire en sorte qu'on puisse garantir de l'eau potable, des égouts et des rues à l'ensemble de la population. Et bien sûr, c'est une priorité pour nous. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:29:23
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption du bilan énoncé à la rubrique 7.10. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:29:31
Oui, madame la présidente, cela nous amène à l'item 7.11 qui est le dépôt du portrait annuel sur la connaissance de l'état des actifs de la Ville au 31 décembre 2024.
Martine Musau Muele ◌2:29:41
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌2:29:45
Merci, madame la présidente. Mon intervention, c'est ça pour cette once. Madame la présidente, le rapport sur l'état des actifs de la Ville de Montréal au 31 décembre 2024 révèle une situation assez préoccupante malgré certaines améliorations apparentes. L'écart entre ce dont nous avons besoin pour les 10 prochaines années et ce qui est prévu dans notre plan décennal d'immobilisations semble s'améliorer. Il est passé de 875 millions de dollars à 631 millions de dollars. Et cette diminution de 244 millions pourrait sembler encourageante, mais elle masque une réalité plus complexe. En effet, cette amélioration est en partie artificielle. D'un côté, la Ville n'inclut pas l'état réel des parcs d'arrondissement dans ce portrait, mais de l'autre, elle compte les investissements prévus pour ces mêmes parcs. Cette comptabilité nous donne une image plus rose que la réalité. De plus, l'état de nos trottoirs n'est toujours pas présent. Plus inquiétant encore, madame la présidente, il reste un déficit de 631 millions dollars, qui signifie que nous n'investissons toujours pas suffisamment pour maintenir nos infrastructures dans un état acceptable. Ce manque d'investissement frappe particulièrement à 4 domaines cruciaux: les technologies de l'information, nos immeubles, notre réseau routier et nos infrastructures des eaux usées. Pour les technologies de l'information, madame la présidente, c'est particulièrement préoccupant. Montréal accuse déjà un retard important dans ce domaine qui constitue pour la fondation de toute notre architecture municipale moderne. Que cette administration ne comprenne toujours pas l'importance d'investir massivement dans les TI est troublant. Le rapport est clair sur ce point, madame la présidente. Les investissements planifiés annuellement ne permettent pas de répondre à l'ensemble des besoins pour rendre les actifs minimalement dans un état satisfaisant. Concrètement, cela signifie que chaque année où nous n'investissons pas suffisamment, notre déficit d'entretien augmente. En 2023 et 2024, ce déficit a bondi de 640 millions de dollars. La situation du service de l'eau illustre parfaitement cette logique. Défaillantes. Selon le rapport, nous aurions besoin d'investir au moins 705 millions de dollars par année pendant les 10 prochaines années. Or, le budget prévu par l'administration actuelle ne prévoit que 726 millions par année, donc un écart de presque 280 millions par année, soit 40% de moins que le besoin identifié. Et on avait entendu que dans la stratégie de l'eau qui a été déposée devant ce conseil, encore le financement qu'ils auraient dû mettre en place depuis plus qu'un an et demi est manquant, avec les suggestions, car si ça viendra un jour, madame la présidente, on ne peut pas financer l'eau sur une base annuelle avec les écarts que nous avons et ne pas être surpris par la suite. C'est effectivement, vous avez des fuites, des brises et des situations lamentables. Même espace pour la vie, pourtant un fleuron de Montréal, souffre de ce sous-investissement et bien que les investissements planifiés dépassent légèrement les besoins identifiés, la majorité des infrastructures se trouvent dans la catégorie très mauvais état, incluant le prestigieux Jardin botanique, ainsi que les ateliers, les garages et d'autres bâtiments de soutien. La situation est plus alarmante dans le service de gestion de planification immobilière. Ce service détient, triste record, madame la présidente, la majorité des actifs en mauvais ou très mauvais état reviennent de sa responsabilité. Les immeubles administratifs, ateliers, garages, courts de voirie et centres communautaires sont pratiquement tous dans un état déplorable. Le déséquilibre budgétaire est frappant. Alors que les besoins sont évalués à 175 millions par année, seulement 84 millions sont planifiés. C'est moins de la moitié des sommes nécessaires et c'est même en diminution par rapport à l'année précédente. Madame la présidente, permettez-moi de partager quelques statistiques qui illustrent l'ampleur du problème qui fait face à la Ville. 42% de nos casernes de pompiers sont en mauvais état, 64% de nos centres communautaires sont en mauvais ou très mauvais état, 40% de nos réservoirs des stations de pompage sont en très mauvais état et 50% de nos écocentres sont en mauvais ou très mauvais état. La situation des bâtiments excédentaires et vacants révèle une autre facette de cette mauvaise gestion. Pour nos 51 bâtiments excédentaires, nous devrions investir 18 millions par année pour les maintenir, mais nous n'y consacrons que 33,8 millions. Pour les 25 bâtiments vacants, l'écart est similaire, madame la présidente. 19 millions nécessaires contre seulement 8 millions investis. Et cette négligence représente un gaspillage considérable. Ces bâtiments pourraient être rénovés et transformés en logements abordables ou en ressources d'hébergement temporaires pour les personnes itinérantes, répondant à des besoins criants de notre population. L'analyse par arrondissement révèle des disparités troublantes. Les centres communautaires sont en mauvais état dans la majorité des arrondissements, tout comme les centres sportifs dans 10 arrondissements. Les ateliers municipaux et les bibliothèques présentent des déficiences dans une grande majorité des arrondissements. Certains arrondissements reviennent systématiquement dans la liste peu enviable: Lachine, Ahuntsic-Cartierville, Rosemont et Ville-Marie. L'écart entre les besoins réels et les investissements prévus y est particulièrement important. Madame la présidente, l'administration peut bien tenter de présenter un bilan comme une réussite de sa gestion, mais la réalité, quand on creuse dedans, est tout autre. Les Montréalaises et les Montréalais, les médias et nos employés municipaux constatent tous que la situation est loin d'être optimale. Madame la présidente, nous assistons à une détérioration progressive et nos infrastructures publiques. Faute d'investissements à la hauteur des besoins et l'approche à courte vue hypothèque l'avenir de notre ville et la qualité de services qui vont être offerts à nos citoyens. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:37:06
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌2:37:10
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Ben écoutez, je suis un peu, je comprends pas trop ce que monsieur Desbois vient de dire. Il a l'impression qu'on veut faire reluire notre bilan. Ben, en fait, c'est un exercice de transparence et c'est nous qui l'avons instauré parce qu'on pense que tout le monde a besoin de savoir quel est l'état des actifs. Puis ça a l'air simple comme ça, mais chaque année, la méthodologie est bonifiée parce qu'elle peut pas si simple de savoir comment mesurer l'état des actifs. Et on est une des peu de villes dans le Canada qui font ce rapport, alors c'est extraordinaire. Puis moi, je remercie toutes les personnes dans tous les services qui ont contribué et qui contribuent chaque année à améliorer la méthodologie pour que nous, les élus, et nous, la population, on puisse avoir une meilleure connaissance de l'état des actifs. Bien sûr, il y a un déficit. On le sait, les gouvernements peuvent faire des déficits dans leur exercice financier, ils en font d'ailleurs. Nous, les villes, on n'a pas le droit de faire de déficit dans nos exercices financiers, mais on n'a pas nécessairement, en fait, on a encore moins d'argent que les gouvernements, donc forcément, ça se répercute dans un certain déficit d'entretien, dans un certain déficit de maintien. Toutes les villes partout dans le monde y goûtent et Les villes québécoises encore plus probablement, parce qu'on le sait, la fiscalité municipale est vraiment archaïque et c'est d'ailleurs pour ça que notre administration aussi, il y a 2 ans déjà, et on continue à travailler sur le sujet avec tous les acteurs, on a fait un sommet sur la fiscalité municipale pour voir comment on est capable, avec les défis qu'on a par rapport aux infrastructures, de rénover notre ville, de l'adapter aussi Puis des fois, il faut construire des nouvelles choses parce qu'on a des besoins. Alors je ne pense pas, madame la présidente, qu'Ensemble Montréal aurait voulu qu'on ne fasse pas le complexe aquatique Pierrefonds parce qu'on n'avait pas besoin de le rénover, il n'existait pas. Il y a des fois des besoins, des nouveaux besoins qui émergent et qui doivent se faire, même si ce sont de nouveaux besoins et que ce ne sont pas des rénovations. Donc c'est vraiment un document, madame la présidente, qui est extrêmement pertinent, qui est extrêmement important pour la prise de décision, mais aussi pour entre les services de la Ville. Je le répète aussi avec la population parce que c'est un document, je peux vous dire qu'il y a un grand travail qui a été fait par rapport à ça, qui se lit bien même si on n'est pas dans le domaine, même si on n'a pas toutes les compétences pour lire ce type de document, on est capable de comprendre l'état des actifs dans les services, dans les arrondissements. Vous verrez aussi qu'ils sont présentés, et c'est une nouveauté cette année, sous 2 formats. Donc, les mêmes données présentées sous 2 formats. Premièrement, présentées selon les données du MMH, parce que c'est comme ça qu'on présente les budgets municipaux. Donc, ça nous donne l'état des actifs selon la présentation budgétaire. Et par la suite, on a l'état des actifs selon les services, selon les arrondissements. Et pour l'instant, pour les arrondissements, il reste du travail à faire parce que dans les arrondissements, on va devoir faire le travail de mieux connaître nos actifs. Pour l'instant, on a des chiffres où il y a des services centraux qui chapeautent les arrondissements et qui sont capables de nous donner des méthodologies et des chiffres sur l'état des actifs, mais faudra aussi faire le même exercice pour l'ensemble des actifs des arrondissements. Donc, c'est un travail en continu et vraiment, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué et qui nous donnent un juste portrait de nos actifs et des défis, évidemment, qui nous attendent dès maintenant et dans le futur. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:41:02
En l'absence d'autres interventions, notons donc que l'adoption, ou plutôt le dépôt du portrait énoncé à la rubrique 7.11 Nous poursuivons. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:41:14
Oui, madame la présidente, en 7.12, c'est le dépôt du rapport annuel de l'Office de consultation publique de Montréal pour l'année 2024.
Martine Musau Muele ◌2:41:21
Monsieur le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌2:41:24
Oui, merci madame la présidente. Alors, je fais mon intervention sur le rapport de l'OCPM. Madame la présidente, aujourd'hui, c'est avec un profond respect pour le travail accompli, une reconnaissance sincère envers toutes celles et ceux qui ont contribué, que nous accueillons le dépôt du rapport annuel de l'Office de consultation publique de Montréal pour l'année 2024. Ce rapport est bien plus qu'un bilan. Il est le témoin d'une année de transformation, de rigueur et de dialogue. Il reflète une institution qui, malgré les défis, a su se renouveler, elle a su se renforcer, elle a renforcé sa gouvernance et surtout, elle a maintenu un cap clair celui de la participation citoyenne. L'OCPM a démontré qu'il est possible de bâtir des ponts solides entre les aspirations de la population et les décisions publiques. Que ce soit à travers les grandes consultations sur le Plan d'urbanisme et de mobilité 2050, les projets de redéveloppement urbain ou les enjeux de cohabitation sociale, l'Office a su créer des espaces d'écoute, des espaces de débat et surtout des espaces de co-construction. Ce rapport nous rappelle que la démocratie ne se limite pas aux urnes. Elle se vit au quotidien dans les quartiers, dans les salles de consultation, sur le terrain et en ligne. Elle se nourrit de la parole citoyenne, de la transparence des institutions et de la volonté collective de faire mieux. Nous saluons donc le travail des équipes de l'OCPM. Nous saluons leur engagement et leur professionnalisme. Nous remercions également les milliers de citoyens et citoyennes qui ont pris part à ces démarches. Leur voix, elle est précieuse, elle éclaire nos choix, elle enrichit nos projets, elle renforce notre démocratie. Ce rapport nous appelle aussi à poursuivre le dialogue, à écouter davantage, à agir avec responsabilité et c'est un rappel que la ville de demain se construit ensemble. Merci à l'OCPM pour ce travail essentiel. Merci aux commissaires qui ont contribué et surtout un grand merci aux citoyennes et citoyens pour leur confiance et pour leur participation. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:43:33
En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 7.12, ce qui nous permet de poursuivre. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:43:42
Madame la présidente, en 7.13, c'est le dépôt de la stratégie de mise en valeur du parc nature de l'Écoquartier territoire de la falaise.
Martine Musau Muele ◌2:43:48
En l'absence d'intervention, notons le dépôt de la stratégie énoncée à la rubrique 7.13. Poursuivons.
François Limoges ◌2:43:55
Oui, en 7.14, c'est le dépôt du rapport financier consolidé audité de la Ville de Montréal sous le format VILLE ainsi que les documents non audités, reddition de comptes financiers RFS ayant pour l'exercice financier terminé le 31 décembre 2024.
Martine Musau Muele ◌2:44:07
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌2:44:13
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention, c'est sur 7.14. Madame la présidente, nous, l'administration nous présente son dernier bilan avant les élections. Le constat est clair, Projet Montréal lègue un cadre financier difficile à l'administration qui va être élue le 2 novembre. Les excédents de près de 177 millions de dollars sont en dessous de ceux de l'an dernier, alors que l'ancienne présidente du comité exécutif disait que c'était l'équivalent d'arriver kif-kif. Imaginez-vous, le résultat est encore pire cette année. Et quand on se penche sur les résultats, madame la présidente, on remarque rapidement que l'administration a reçu un gros coup du gouvernement du Québec. Les excédents du bilan financier 2024 reposent essentiellement sur la générosité du gouvernement du Québec. Sans les transferts gouvernementaux plus généreux que prévu, Montréal serait aujourd'hui en situation critique. Mais comme on sait que, pour autant que madame la présidente, on comptabilise les revenus cette année pour démontrer un surplus, mais avec ces montants-là qu'on a comptabilisés aujourd'hui, il y a des obligations qui vont venir dans les années à venir. Sur les 176,8 millions, 118,1 millions sont issus de ces transferts. Et donc ceci, la Ville aurait passé très proche de faire un déficit, une situation difficilement explicable. Et quand on regarde sur le tableau 88, madame la présidente, la ligne des excédents, accumulés non affectés, on peut voir que la situation est critique parce qu'on dégage à peine 90 millions alors qu'habituellement on dégage plutôt autour de 250 millions. Parce que le fond du problème, madame la présidente, c'est qu'encore cette année, l'administration a dépensé plus de 100 millions de plus que prévu. C'est maintenant récurrent. Plusieurs services, dont la direction générale, les finances, l'évaluation foncière, l'approvisionnement présentent des déficits budgétaires en 2024. L'autre chose, madame la présidente, c'est que le bilan financier fait état d'une pratique maintenant courante chez Projet Montréal, celle d'utiliser les surplus accumulés des réserves pour boucler le budget. Autant qu'on est capable d'en générer plus, mais madame, présidente, cette année, on est arrivé à presque le même montant qui a été généré, qui a été utilisé par les surplombs antérieurs. Donc, dans la reddition de comptes de l'administration, on voit bien que l'administration finançait une grande partie, je crois presque 150 millions, à partir des excédents cumulés des années antérieures, des fonds réservés et des réserves financières. À long terme, cette proportion a dépensé plus rapidement des réserves de la Ville, et à les renflouer aura un impact important. On fait en sorte que la Ville de Montréal, dans le futur, aura une marge de manœuvre restreinte. L'autre chose, madame la présidente, c'est qu'on voit que cette incapacité de gérer les finances se répercute aussi à l'échelle locale. Seuls 2 arrondissements sont en situation déficitaire et ils sont tous les 2 dirigés par Projet Montréal. Verdun et Ahuntsic-Cartierville. Mais c'est surtout une preuve que le financement des arrondissements a été pris d'assaut par Projet Montréal au cours des dernières années. En 2021, les arrondissements avaient enregistré des surplus de 108,6 millions. En 2022, c'était près de 50 millions. En 2023, plus que 60 millions. Et en 2024, c'est tombé à 36,5 millions. L'administration actuelle voit le jour, devra réaliser que cette gestion cavalière des finances a un effet néfaste sur les services de proximité. Même ces annoncements n'arrivent pas à boucler leur budget. Et madame la présidente, encore une fois, les états financiers ne répondent pas aux standards de transparence attendus. Les auditeurs de la Ville ont émis une réserve et c'est maintenant une tendance, comme une autre réserve a été émise en 2023 et cette tendance s'appelle vraiment l'amateurisme. Ce nouveau bilan financier confirme à nouveau que l'administration Plante-Rabouin est incapable de bien gérer les dépenses, mais il confirme une fois de plus qu'elle est incapable de respecter des standards de transparence exigés par les comptables indépendants chargés de la vérification, ce qui témoigne d'un manque de rigueur de l'administration. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:49:17
Le leader de la majorité, monsieur François Limoges.
François Limoges ◌2:49:20
Madame la présidente, une administration, quand on donne un nom composé, c'est le maire ou la mairesse avec son ou sa présidente du comité exécutif. C'était Dorée Cousineau, c'était Tremblay-Jeanne Pinault, Et là, c'est Plante, Thuillier. Merci beaucoup. Ce n'est pas le chef de Projet Montréal, n'est pas, n'est plus le président du comité exécutif, l'administration, c'est Plante, Thuillier. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:49:57
Je m'adresse à la leader de l'opposition officielle juste parce que Nous ne sommes qu'au mois de juin, donc la question sera récurrente dans les prochains mois. Je veux savoir si on s'entend sur une chose, parce que moi, par exemple, j'ai posé la question au chef de l'opposition officielle. J'avais une confusion, à savoir si je pouvais l'appeler le chef de l'opposition officielle. Il me l'a confirmé en chambre, c'est le chef de l'opposition officielle. Est-ce qu'on peut s'entendre sur l'expression qui sera dorénavant utilisée pour référer à la majorité lorsqu'il s'agit de l'administration. Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌2:50:39
Je ferai en sorte que ça se corrige.
Martine Musau Muele ◌2:50:45
J'apprécie votre collaboration. Nous poursuivons donc avec une intervention de monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌2:50:53
Merci beaucoup, madame la présidente. Ben, écoutez, là, comme d'habitude, à en entendre mon collègue monsieur De Sousa, la ville est aux abois, le feu va pogner, puis une chance que eux autres ils sont là pour informer les gens que c'est mal géré, mal administré, qu'on s'en va dans un mur, qu'on va tomber dans un trou, bref, qu'on fait rien de responsable. Ben, ça donne pas grand-chose, madame la présidente, de répliquer à quelqu'un qui dit, je suis sourd? Parfait, c'est correct, vous êtes sourd. Alors, ce qu'on peut dire, c'est que les états financiers qu'on livre aujourd'hui sont des états financiers qui font en sorte qu'on démontre aux gens qu'on gère avec rigueur, qu'on administre avec rigueur. Je pense que monsieur De Sousa, quand il a parlé, madame la présidente, il fait abstraction que justement, aux états financiers, il y a 2 normes, 2 normes qui sont appliquées, dont l'une a un effet sur les états financiers. Alors, la norme SP 3400, qui demande à la Ville, en fait c'est demandé à l'ensemble des villes et organismes publics, pour ce qui est des permis, de reconnaître la somme, donc autrement dit le moment où c'est payé, au moment où on émet l'action. Autrement dit, on émet le permis ou on décide de ne pas l'octroyer. Ça a une incidence sur les états financiers de 60 millions de dollars. Alors, je pense que monsieur De Sousa, déjà là, ça ferait en sorte que son assertion qui est qu'on serait dans un gros pétrin, je pense qu'il a dit qu'on serait dans un gros pétrin, dans une situation critique, n'eût été du gouvernement du Québec. Or, ça ne marche pas, ce n'est pas vrai. Ensuite, lorsqu'il nous mentionne 2 arrondissements, 2 seuls arrondissements qui sont en déficit, ce sont ceux d'Ahuntsic-Cartierville et de Verdun, donc 2 arrondissements de Projet Montréal. Justement, est-ce qu'il sait l'impact de la norme SP3400 sur ces arrondissements? Je pense qu'il le sait puisque lui-même, ça a fait en sorte d'avoir un impact. Et je pense qu'il a oublié de parler à son collègue qui est directement à l'arrière de lui, parce que nul n'était d'une intervention justement des finances dans les ajustements, bien son collègue derrière lui sera en déficit, madame la présidente. Alors, avant d'arriver puis de dire que c'est mal géré, je pense qu'on devrait regarder cas par cas comme ça a été le cas avec son voisin de banquette qui est juste en arrière de lui, qui est un petit peu plus au nord-ouest, à L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, madame la présidente. Ensuite, lorsqu'on mentionne qu'on laisse la situation, on laisse la ville dans une situation précaire, ben nous, on le voit là, on le voit dans les consultations prébudgétaires, on l'a vu tout à l'heure, on voit l'ampleur du défi il est là. On remet d'ailleurs depuis 2021 un rapport donc sur l'état des finances, puis ça fait en sorte qu'on est drôlement pas à la même place que ce que l'administration d'avant nous a laissé, soit 358 millions d'écarts à combler. Alors, une fois que j'ai dit ça, on parle également d'investissements records, 1,971 million millions, madame la présidente. Alors, à monsieur DeSousa qui disait justement sur l'état des actifs, en disant ça n'a pas de bon sens, c'est pas bien géré, ils savent pas faire, nous autres on le savait. Mais quand monsieur DeSousa était au pouvoir puis au comité exécutif, c'était même pas 900 millions par année qui étaient mis dans les infrastructures puis au PDI. Puis après ça, il y a eu une pause où il était au pouvoir, mais malheureusement, bon, il a été tassé du comité exécutif. Mais à ce moment-là, On était à 1,1 milliard, madame la présidente. Nous, durant nos 8 ans, ce qu'on a fait en moyenne, c'est 1,752 milliard de dollars. Alors, on a fait passer, de 2015 à maintenant, doubler les investissements dans les infrastructures. Alors, à un moment donné, je pense qu'il faut rendre à César ce qui est à César. Alors, on a fait un rattrapage important dans les infrastructures, puis on a fait un rattrapage important aussi dans ce qui était demandé par l'écosystème de l'habitation, autrement dit acheter des propriétés pour être capable de faire davantage de logements hors marché. C'est ça qu'on a fait, madame la présidente. Alors, on l'a fait, puis on a été capable de faire en sorte qu'actuellement, en retirant du marché spéculatif sous notre mandat, c'est plus de 900 ménages qui actuellement habitent un logement pour lequel on l'a acheté, on l'a socialisé. Puis après ça, ce qu'on a réussi à acheter avec le PDI, qui dit que c'est certainement pas assez, entre 4500 et 5500 unités, c'est ça investir aussi pour l'abordabilité. Puis je termine avec la stratégie montréalaise de l'eau, madame la présidente, où on nous dit, bon écoutez, il n'y a pas une scène, il n'y a pas une scène. Ben, je le réitère, c'est notre administration qui a livré avec ambition une stratégie montréalaise de l'eau. Puis nous sommes en ce moment à travailler à son financement. Et regardez-nous aller, on va gagner les élections, puis on va faire en sorte de déposer ça en bonne et due forme, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌2:56:19
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption, ou du moins le dépôt devrais-je dire, du rapport énoncé à la rubrique 7.14. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:56:29
Madame la présidente, en 7.15, c'est le dépôt du rapport rapport du comité d'audit de la Ville au conseil sur l'examen des états financiers pour l'année 2024.
Martine Musau Muele ◌2:56:39
Monsieur Alan De Sousa.
Alan DeSousa ◌2:56:42
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, c'est le point 15. Je constate dans le rapport du comité d'audit, sur lequel plusieurs collègues siègent, que dans son rapport, il dit, le comité d'audit a informé de la présence d'une réserve dans les états financiers à une étape tardive du processus, soit le 9 juin 2025. Cette prise de connaissance différée souligne l'importance d'avoir renforcé les mécanismes de communication et de coordination entre les parties prenantes afin de soutenir le rôle de vigie du comité. Madame la présidente, je reste encore dans bouche bée qu'ici vous avez un comité d'audit qui surveille les états financiers et ils sont informés à la dernière minute qu'il y a un enjeu sur une réserve. Aujourd'hui, c'est le 16, ça veut dire qu'il y a une semaine, lundi passé, qu'ils ont été avertis qu'il y a une réserve. Madame la présidente, une réserve par les vérificateurs, laissez-moi vous expliquer. C'est pas quelque chose de glorieux, c'est pas quelque chose qui aide la réputation de la Ville, c'est pas quelque chose qui emballe les comités ou les organismes qui font la cote de la Ville comme S&P et Moody's. C'est quelque chose qui est essentiellement une genre de tâche de la Ville. Donc, je ne vais pas rentrer dans les détails parce qu'il semble qu'il y avait des changements, etc., qui élu, mais je demande au moins que les instances qui ont une opportunité, qui sont là pour surveiller les états financiers de la Ville de Montréal avant qu'ils ne viennent au conseil, soient saisies de ces enjeux plus tôt pour exercer leur rôle. Et je vous laisse le soin de lire tout le document qui accompagne, madame la présidente, mais encore une fois, Pour autant que mon collègue prétende que tout va bien, madame la marquise, tout ce que je peux vous dire ici, c'est un autre exemple où l'administration a failli sur la tâche. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:59:02
En l'absence d'autres, monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌2:59:09
Madame la présidente, je pense que si monsieur De Sousa était de bonne foi, de bonne foi, ça c'est parlementaire, il y aurait lu justement le fait que le comité d'audit dont les élus font partie, donc, et les élus, donc ils tiennent à apporter de nouveau à l'attention des conseils, de la direction générale, du BVG et des auditeurs externes des éléments importants. Alors là-dessus, le fait d'avoir été informé tardivement, alors en quoi, monsieur De Sousa, ça fait en sorte que c'est comme si c'était nous, le service des finances, l'administration, on avait fait en sorte que ça soit informé tardivement? Or, ce qui est demandé là par le comité d'audit, c'est de le demander à l'ensemble de tous ceux qui travaillent aux états financiers, à la vérification. Ça s'adresse donc aussi au bureau du vérificateur général et aux auditeurs externes. Et après ça, madame la présidente, monsieur De Sousa nous dit, ah, ça c'est comme une grosse tâche, les gens n'aiment pas ça, maudit, ça ne va pas bien aller, etc. À un moment donné, c'est parce qu'il faut la lire également, la réserve. Ce à quoi elle fait référence. Alors, je pense que monsieur De Sousa, là, il est fellow en comptabilité, il est CPA, il sait exactement de quoi il parle. L'affaire, c'est que ça paraît bien d'arriver au conseil municipal, de faire des phrases, puis de sortir la marquise, puis de faire en sorte de dire que, ben écoutez, ça fonctionne pas, puis le diable est aux vaches. Alors moi, je le rappelle, puis je le répète, en ce moment on a de bons états financiers et puis si tout le monde, puis je répète, si tout le monde fait en sorte de parler comme il faut, de mettre le temps qu'il faut, de lire les documents puis de les analyser comme il faut, on va arriver dans les temps. Je ne peux pas en dire plus, le comité d'audit, les délibérations sont confidentielles.
Luc Rabouin ◌3:01:26
Merci.
Martine Musau Muele ◌3:01:26
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌3:01:28
Madame la présidente, après vérification dans les citations antiparlementaires, le mot de bonne foi n'est pas autorisé. Alors, je demanderais, je vous demanderais de demander à monsieur Dorais de retirer ses paroles, s'il vous plaît.
Martine Musau Muele ◌3:01:45
C'est effectivement le cas. Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌3:01:47
Retiré de bonne foi pour de mauvaise foi.
Martine Musau Muele ◌3:01:51
Monsieur Doré, en fait, la demande de madame Rossi, c'est d'éviter d'insinuer qu'il y a agissement contraire à la bonne foi. Est-ce que vous voulez rectifier?
Benoit Dorais ◌3:02:02
Je vais le faire, je me sens généreux.
Martine Musau Muele ◌3:02:06
Très bien. Pour les fins du procès-verbal, l'expression est retirée. Donc, en l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt du rapport énoncé. À la rubrique 7.15, ce qui nous amène au chapitre 8. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌3:02:23
Oui, madame la présidente, au chapitre 8, en 8.01, c'est le dépôt du rapport de la commission sur les finances et l'administration intitulé Consultation prébudgétaire 2026, rapport et recommandations.
Martine Musau Muele ◌3:02:38
Monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌3:02:40
Oui, merci, madame la présidente. Je vais faire ça très rapidement parce que je me suis déjà trop levé depuis cet après-midi. Donc, la commission a reçu des mémoires et des présentations qui totalisent 13 personnes et organisations, dont 8 ont présenté directement au commissaire. En plus de ça, on a reçu une opinion à l'oral qu'on a entendue et 82 avis, des écrits courts principalement, parlant du financement du SPVM. Suite à nos travaux, on a rédigé donc 13 recommandations. Elles sont presque toutes soutenues à l'unanimité des membres. Je tiens à remercier le service des finances et de l'évaluation foncière et de monsieur Benoît Dorais, Virginie Harvey de l'équipe des commissions permanentes sans qui tout cela aurait été impossible, les équipes à la technique et la sécurité, et bien sûr mes collègues avec qui on a toujours beaucoup de plaisir à discuter de ces dossiers. Donc mes deux vice-présidents de la commission, monsieur Georges Borrelle et monsieur Laurent Desbois. Sinon, les membres réguliers de la commission, monsieur Younes Boukhala, madame Julie Brisebois, madame Lisa Christensen, monsieur Alan De Sousa, madame Nathalie Goulet, monsieur Benoît Gratton, madame Vicki Grondin et madame Virginie Journeau. Et excusez-moi, j'allais oublier, monsieur madame Julie Roy. Donc merci beaucoup, j'invite tous mes collègues à lire ce fabuleux rapport.
Martine Musau Muele ◌3:04:04
En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 8.01. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌3:04:11
Oui, madame la présidente, en 8.02, il s'agit du dépôt du rapport de la Commission sur le développement économique et urbain et d'habitation intitulé Facteurs ayant des impacts sur l'attractivité résidentielle de Montréal et la rétention des ménages avec enfants, rapport et recommandations.
Martine Musau Muele ◌3:04:25
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌3:04:26
Madame la présidente, je présente au nom de la Commission du développement économique et urbain et l'habitation le rapport issu de nos travaux les plus récents. Ce document rassemble nos contacts et nos recommandations concernant les facteurs ayant des impacts sur l'attractivité résidentielle de Montréal et la rétention des ménages avec enfants. Ce mandat est issu d'une motion déposée par mes collègues Sonny Moroz et Julien Hénault-Ratelle à la séance de janvier 2022 du conseil municipal. La motion demandait que la Ville de Montréal mandate le Service de l'habitation pour produire un rapport sur les facteurs d'attractivité résidentielle et les raisons qui poussent certains ménages à rester à Montréal tandis que d'autres quittent pour la banlieue. Ce rapport devait ensuite être soumis à la commission pour analyse. Plus de 3 ans plus tard, au printemps 2025, la commission a entamé ses travaux alors que le Service de l'habitation a présenté aux commissaires son rapport en séance de travail à huis clos. Les commissaires ont abordé cet enjeu complexe en s'appuyant sur le rapport et sur, sur ce rapport et sur la contribution de 8 expertes et experts provenant de divers horizons. Ces experts se sont prononcés notamment sur les tendances démographiques de Montréal et de ses banlieues. Les flux migratoires à Montréal, les dynamiques des choix résidentiels des ménages, les obstacles aux mises en chantier des projets résidentiels et logements hors marché. Au total, la commission a consacré 6 séances à l'étude de ce mandat, en plus d'une séance préparatoire. Les constats et les recommandations de la commission ont été adoptés à l'unanimité lors d'une séance de travail tenue le 3 juin 2025, au terme de notre travaux, je dépose donc notre rapport et nos 5 recommandations. Les commissaires constatent que les choix d'un milieu de vie relèvent d'abord des préférences individuelles. Toutefois, ces décisions sont largement influencées par divers facteurs, notamment le coût et la disponibilité de logements adéquats. Les commissaires ont ainsi décidé de concentrer leurs travaux sur les leviers relevant de la compétence de la Ville de Montréal et de ses arrondissements. Les commissaires sont d'avis que ces pistes de réflexion peuvent être considérées et utilisées par les villiers. Les commissaires demandent à l'administration d'explorer des modèles alternatifs d'accès à la propriété, notamment les coopératives de propriétaires, ainsi que d'identifier les paramètres de zonage nécessaires pour permettre, par exemple, l'intégration des unités d'habitation accessoires et favoriser les habitats évolutifs et le cohabitat, ainsi que répondre à une gamme de besoins résidentiels. Les commissaires se sont penchés sur l'enjeu du logement social et abordable. Ils souhaitent que d'abord des organismes à but non lucratif soient reconnus et recommandent de réfléchir à la possibilité d'accorder des incitatifs fiscaux à ces OBNL pour la construction de logements hors marché. Dans le contexte du plan d'urbanisme et de mobilité 2050, les arrondissements doivent discuter des outils et des ressources nécessaires pour adapter leur réglementation locale ainsi que pour communiquer efficacement aux résidents et résidentes leur planification du développement. Enfin, les commissaires ont considéré les outils pour encourager la construction de projets résidentiels. Ils demandent à l'administration de maximiser l'utilisation de tous les leviers disponibles, y compris ceux issus de la loi modifiant diverses lois législatives en matière d'habitation. Ils souhaitent que soient diminués les délais lors de l'émission des permis de projets dérogatoires à haute valeur ajoutée qui participent au développement structurant des quartiers ou qui répondent aux besoins locaux. Ces leviers doivent aussi servir à encourager la construction de logements aux typologies diversifiées adaptées aux besoins des ménages avec enfants ainsi que de logements hors marché. Je voudrais, pour conclure, remercier les personnes-ressources du Service de l'habitation et nos expertes et experts invités pour leur travail qui a nourri la réflexion et l'analyse des commissaires. Je tiens également à souligner l'engagement de mes collègues commissaires et l'esprit de collaboration qui a marqué nos travaux malgré nos divergences d'opinion. Il s'agit de Anne Saint-Laurent, vice-présidente de la commission et mairesse de Ville-de-Montréal-Est, monsieur Marie-Claude Barry, conseillère d'arrondissement, Michèle Flannery, conseillère d'arrondissement, Julien Hénault-Ratelle, conseiller de ville, Peter Maloof, maire de Ville-Mont-Royal, Vana Nazarian, conseillère de l'arrondissement de Saint-Laurent, madame Dominique Ollivier, conseillère de ville dans l'arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, madame Anne-Marie Sigouin, conseillère d'arrondissement dans le Sud-Ouest Madame Josée Trolleau, conseillère d'arrondissement, dans la salle. Mes derniers remerciements sont pour la présidente de la commission, madame Kayla A. Munro. Par le dépôt de ce rapport, la commission sur le développement économique et urbain et l'habitation exprime le souhait que ces recommandations contribuent à orienter l'élaboration de politiques municipales renforçant l'attractivité résidentielle de Montréal. Je vous invite donc, chers collègues, à prendre le temps de consulter les constats et les recommandations présentées dans ce rapport. Je vous remercie de votre attention et peut-être remercier également madame Harvey pour son fabuleux travail dans le cadre de la commission. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:10:02
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:10:06
Merci, madame la présidente. Toujours sur le 8.02. Écoutez, il y a maintenant 3 ans, quand j'avais déposé la motion avec mon collègue monsieur Moroz par rapport à l'exode des familles, c'était principalement parce qu'on voyait au pourtour de la pandémie une baisse fulgurante, à vrai dire une hausse fulgurante des départs des Montréalais vers les banlieues. Mais outre l'impact que put avoir la pandémie sur les flux migratoires interrégionaux, on se rend compte depuis plus d'une vingtaine d'années, depuis plusieurs décennies qu'année après année, on a un départ des familles montréalaises vers les banlieues, ce qui fait en sorte qu'on a un flux migratoire interrégional qui est négatif et qui est composé principalement de familles avec des jeunes enfants. C'est d'ailleurs ce que les différentes analyses, notamment par le Service de l'habitation, nous ont permis d'aller en profondeur avec les différents experts qui ont siégé devant la commission. On se rend compte, madame la présidente, qu'un des facteurs principaux qui poussent les familles à partir en banlieue, c'est notamment la capacité d'acquérir une résidence sur l'île de Montréal et le coût des loyers, qui est un facteur très important quand une famille, bien évidemment, s'agrandit et qu'elle souhaite avoir plus de place pour leurs enfants. Et à ce niveau-là, un des éléments où le bât blesse tout particulièrement, madame la présidente, c'est qu'on se rend compte que depuis maintenant plusieurs années, la superficie des logements qui sont construits à Montréal diminue. Quand on regarde notamment au courant des 8 dernières années, et ce peu importe quelle est la typologie des différents logements, qu'on soit dans un studio, un logement d'une chambre, 2 chambres, 3 chambres, à peu près pour toutes les catégories, la superficie habitable des différents logements a baissé d'environ 100 pieds carrés à travers la ville de Montréal et principalement au centre-ville de Montréal. C'est sûr que c'est particulièrement préoccupant parce que si on se rend compte justement que la construction actuelle ne répond pas aux besoins de nos familles, bien, on risque de voir ce problème s'accentuer dans les années à venir. Donc, c'est un des éléments sur lequel il va falloir que l'administration se penche en sérieusement si on veut s'assurer de venir réduire cet impact et cet écart négatif qu'on voit année après année. Et à ce niveau-là, madame la présidente, j'invite le conseil municipal, la prochaine commission, la prochaine administration à continuer à se pencher sur la situation de ces départs-là vers les banlieues, et d'autant plus qu'on a un nouveau recensement qui s'en vient l'année prochaine en 2026. Ça va nous permettre d'avoir de nouvelles données sur les flux migratoires interrégionaux qu'on a, voir si depuis la pandémie il y a eu un ralentissement, une réaccélération de ces mouvements-là et bien sûr de quelle manière est-ce que la Ville de Montréal, une administration, peut mettre en place différentes politiques, différentes mesures pour répondre concrètement et spécifiquement aux besoins des ménages qui quittent principalement, à savoir les familles avec de jeunes enfants. Comment est-ce qu'on peut venir s'assurer de mieux répondre à leurs besoins pour venir réduire le frein de l'exode qu'on vit depuis maintenant quelques années. Donc, ce sont de grandes questions. C'était des débats fort intéressants qu'on a eus au sein de la commission et qui, je pense, vont mériter plus d'études et plus de réflexions de la part de l'ensemble du conseil municipal dans les années à venir si on souhaite venir y remédier. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:13:30
Madame Despina Sourias.
Despina Sourias ◌3:13:32
Merci, madame la présidente, de me donner la parole. Et bien sûr, j'aimerais commencer par remercier les membres de la commission. Et sa présidente, bien sûr, de savoir penser sur cette question-là de l'attractivité de Montréal pour les Montréalais, bien sûr, et comment qu'on peut retenir les familles ici à Montréal. Donc, on prend bien acte du travail qui a été fait. Je dirais d'ailleurs que cette commission-là a été vraiment fort productive durant ce mandat. Ils ont produit plusieurs rapports, ils ont eu plusieurs réflexions. Donc, on remercie bien sûr les membres. Et tel qu'a expliqué le document qui a été déposé, présentement on n'a pas un exode en soi, les Montréalais restent à Montréal, il y a de moins en moins qui vont vers les banlieues. En fait, on voit tout le contraire. On comprend qu'il y a une explosion quand même démographique à Montréal. C'est vrai que les familles avec les plus petits enfants s'en vont, mais le rapport explique aussi, puis vous avez eu la présentation d'explications disant que peut-être qu'ils s'en vont quand ils sont petits, mais il y a quand même une grande partie qui reviennent à Montréal pour vivre à Montréal. Les constats sont quand même importants de dire comment qu'on rend notre ville plus abordable, qui est une chose importante. C'est un facteur qui fait que les Montréalais veulent rester à Montréal avec des familles, avec leur famille. Comment qu'on crée des milieux de vie qui sont agréables pour les familles? Comment qu'on crée des commerces de quartier? Comment qu'on s'assure qu'on a des commerces de quartier pour qu'on puisse vivre notre quartier pleinement. Donc, il y a plusieurs facteurs qui ont été nommés dans ce rapport-là sur lesquels on s'est penché déjà depuis le début de ce mandat. Je vais commencer par parler du plan d'urbanisme qui a été un grand travail puis qu'on a déposé au conseil d'aujourd'hui. Ça va être quelque chose qu'on va débattre un peu plus tard dans ce conseil, mais le plan d'urbanisme vraiment prend en compte toutes ces préoccupations-là de comment qu'on crée des milieux de vie attrayants pour les Montréalais et pour les familles montréalaises. C'était vraiment une réflexion, c'était un des facteurs qui a amené, et je dirais d'ailleurs la grande réflexion sur le plan d'urbanisme qui datait depuis quelque temps, donc aussi longtemps que l'exode nommé par notre collègue Julien Hénault-Ratelle. Donc c'est quand même quelque chose qui va changer la façon qu'on construit à Montréal, puis c'est aussi un plan qui va s'assurer de l'abordabilité parce qu'on a plusieurs zones d'abordabilité, puis plusieurs typologies de logements qui vont être incluses dans cette révision du PUM, mais aussi qui va permettre aux arrondissements d'avoir, d'encadrer leur plan d'urbanisme local, de s'aligner en fait avec ce grand plan-là. Donc ça, c'est vraiment très important de dire. C'est aussi, je dois dire que notre administration, l'administration Projet Montréal depuis ses débuts a voulu vraiment s'attaquer à l'abordabilité de Montréal et donc à la crise du logement. On a mis d'ailleurs plusieurs mesures en place, certaines vous les connaissez bien sûr. Vous avez parlé de permis, bien sûr on a déjà mis en place le délai de 120 jours pour tous les permis non dérogatoires. Donc ça c'est une bonne chose, on voit que ça avance bien. L'adoption du PUM aussi va permettre d'avoir moins de zones non dérogatoires et donc ça va permettre d'accélérer la construction de logements qui va amener plus d'abordabilité parce qu'on aura plus de logements sur le marché, mais aussi plus de prévisibilité pour tous les promoteurs, je dirais privés, mais aussi publics ou des OBNL. D'ailleurs, on a aussi mis d'autres mesures en place comme la nouvelle politique de cession de terrains municipaux on les rend disponibles. Monsieur Doré a parlé un peu plus tôt des acquisitions qu'on a faites au niveau d'immeubles, au niveau de terrains aussi, comment qu'on peut accélérer ce processus-là, ça va être important. Donc, la politique de cession rend, je dirais, l'information plus transparente et va permettre aux OBNL de pouvoir construire plus et plus vite. Je dirais aussi le PL 31, vous l'avez mentionné comme levier, comment qu'on peut l'utiliser. On l'a déjà encadré au niveau de nos règlements ici au niveau municipal. D'ailleurs, on a adopté 14 projets dans tous les arrondissements qui vont amener quand même 3250 logements. Il y a aussi plusieurs projets qui sont en cours d'être revus ou dans des instances. C'est à peu près 6000 logements. Donc tout ça, c'est à peu près 10000 logements sur le territoire. Et en tout, on a aussi tout récemment annoncé on parle, on a voulu dans le PUM, on parle de 20% de logements hors marché, mais on a aussi annoncé comment qu'on va arriver à ça, on doit travailler avec tous les partenaires qui sont sur le terrain et pour les OBNL qui vont devoir travailler plus fort puis aller avoir des bons moyens pour aller plus vite, mais on a parlé d'un programme de mise en échelle des OBNL, donc ça c'est quand même une mesure de 2 millions de dollars pour investir au développement de ces OBNL d'habitation-là qu'on veut qui soient plus présentes. Donc sur ça, je dois dire en conclusion que notre administration Projet Montréal en fait plus que jamais pour assurer que notre ville soit abordable, attractive, avec tout type de logement, une diversité d'hippologies. Et on veut continuer à travailler avec les outils qu'on a pour que la qualité de vie des Montréalais reste enviable autour du monde, comme elle l'est déjà. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:19:16
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:19:20
Merci, madame la présidente. Écoutez, toujours sur 8.02, écoutez, c'est que quand la motion avait été déposée, elle n'avait absolument rien de politique et mon intervention tout à l'heure n'avait absolument rien de politique, puisque le débat dont il est question dure depuis des décennies et des décennies. Je ne dis pas qu'il y a un exode de la part des familles montréalaises parce que Projet Montréal est au pouvoir, je dis que ça existe depuis plus de 20 ans, 30 ans, depuis qu'on a des données, on voit exactement la même chose, donc peu importe l'administration en place, On voit que c'est un problème qui est systémique. Madame la présidente, on pourrait faire dire ce qu'on veut aux chiffres, puis je pense qu'il faut éviter de tomber dans ce piège-là. Quand j'entends l'administration venir nous dire que le projet Montréal fait excessivement bien parce qu'il n'y a jamais eu aussi peu de départs, c'est un fait, il n'y a jamais eu aussi peu de départs, mais il n'y a également jamais eu aussi peu d'arrivées. Donc, si on veut dire ce qu'on veut faire dire, on pourrait dire que la ville n'a jamais été aussi peu attrayante parce qu'il n'y a jamais eu aussi peu de personnes qui y viennent. Madame la présidente, quand on regarde les chiffres de manière factuelle, c'est très simple. Il n'y a jamais eu aussi peu de départs, jamais eu aussi peu d'arrivées, puisqu'on fait suite à un flux migratoire négatif le plus élevé de tous les temps à Montréal pendant la pandémie. Donc évidemment, que quand on a une montée fulgurante pendant quelques années, on va vivre le ressac de manière tout aussi fulgurante dans les années subséquentes. D'où le fait que ça va être intéressant de regarder ce qui va arriver dans le prochain recensement. Mais les chiffres sont là, madame la présidente. Peu importe quelle est la courbe de l'évolution, on voit qu'en moyenne, de manière assez stable depuis 30 ans, on a un départ net d'environ 8000 ménages moriellais vers les banlieues année après année à Montréal. Donc, sans remettre en question les différents éléments qui ont été soulevés par ma collègue, on pourrait avoir un très, très long débat sur le bilan en matière d'habitation de la part de l'administration et je pense que ça dépasse très largement le mandat de la motion qui a été étudiée et du rapport qui a été déposé. Ceci étant dit, je pense que factuellement parlant, encore une fois, on peut reconnaître que la ville n'a jamais été aussi peu abordable et que les logements qui ont été construits, qui sont construits, n'ont jamais été aussi petits et que ces deux éléments-là vont bien évidemment avoir un impact sur la rétention des familles dans le futur et que peu importe quelle va être l'administration au pouvoir à partir de novembre prochain, il va falloir s'y atteler de manière prioritaire puisque sinon on va constater que ce départ des familles montréalaises va s'accentuer de les années à venir. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:22:04
Madame Despina Sourias.
Despina Sourias ◌3:22:06
Oui, merci. Je voulais aussi clarifier quelque chose. J'ai jamais dit qu'il n'y a pas d'enjeu de, on n'a pas dit qu'il n'y avait pas d'enjeu de personnes qui quittent pour les banlieues ou des familles qui quittent pour les banlieues. On dit quand même qu'il y a une baisse les dernières 2-3 années, puis qu'on a mis plusieurs mesures en place parce que dans le rapport que vous avez soumis d'ailleurs, ça dit que l'abordabilité est un enjeu essentiel important dans les facteurs de décision des familles de rester en ville. Donc ça, c'est la chose importante, puis l'emphase que je voulais mettre, c'était sur toutes les mesures qu'on met déjà en place, qu'on considère qui sont importantes pour le long terme et l'avenir de Montréal comme ville. On veut qu'elle soit abordable, donc on doit s'assurer que notre parc immobilier, parc locatif ou de propriété reste abordable ou qui soit plus abordable dans l'avenir. Donc, pour nous, c'était juste mettre au clair ça, parce que c'est pas parce qu'on met en valeur les choses que notre administration fait qu'on nie la réalité ou qu'on nie les propos que vous avez mis de l'avant, donc du besoin d'avoir une réflexion plus large sur comment qu'on retient. Et ça, ça doit être, en fait, je dirais, en tant qu'élu autour de la table, La priorité qu'on doit avoir, c'est de comment qu'on garde nos gens heureux ici à Montréal, comment qu'on les garde ici pour longtemps. Donc, ce n'était pas pour dire que votre intervention n'était pas bonne, c'était juste pour clarifier notre position en tant qu'administration et qu'on sait, en tant qu'administration, que l'abordabilité est importante, un milieu de vie de qualité est important, puis on nie pas le reste. Donc, sur ça, je vous remercie, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:23:46
En l'absence d'autres interventions, notons donc le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 8.02. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:23:56
Oui, madame la présidente, en 8.03, c'est le dépôt du rapport de la commission sur l'examen des contrats intitulé Bilan de la 14e année d'activité, rapports et recommandations.
Martine Musau Muele ◌3:24:04
Monsieur Dominic Perri.
Dominic Perri ◌3:24:07
Merci, madame la présidente. Donc oui, j'interviens sur la rubrique 03, 08.03 pour déposer le bilan de la 14e année d'activité de la commission permanente sur l'examen des contrats. Je tiens d'abord à rappeler qu'en avril 2023, les critères de la commission ont été revus afin de rétablir le nombre de mandats attribués à la commission, car en 2022 elle avait atteint un record avec 128 dossiers. Le bilan que je dépose aujourd'hui est donc la première année d'application complète de cette révision, qui a été profitable puisque la Commission a étudié 73 dossiers. Au-delà des chiffres, la régulation du nombre de mandats a permis à la Commission de se concentrer sur les cas les plus significatifs et les contrats d'envergure. La dernière année a d'ailleurs été fort enrichissante pour les membres, qui ont pu prendre le temps nécessaire pour étudier des contrats complexes, comme le contrat à Giro King, réfléchir aux processus internes, poser des questions aux unités administratives et suggérer des changements. De plus, ce répit a permis à la Commission d'approfondir ses connaissances. Nous avons, par exemple, accueilli des services qui sont venus nous présenter leurs stratégies novatrices pour tenter d'ouvrir le marché et d'obtenir de meilleurs prix. Tout ce travail et ces réflexions reflètent dans le bilan que je dépose aujourd'hui et qui contient 10 recommandations à l'administration. Je veux d'ailleurs souligner la collaboration du service d'approvisionnement et du service des affaires juridiques qui ont répondu avec diligence aux diverses questions de la commission. Dans le cadre de cet exercice.
Dominic Perri ◌3:26:31
S'il y a une chose à retenir, c'est que le marché est en continuelle évolution et la Ville doit, elle aussi, s'améliorer si elle veut suivre la cadence. Permettez-moi de vous présenter quelques-unes de nos recommandations. Comme indiqué précédemment, les contrats du RECCINC ont suscité de nombreuses questions au sein de la commission. On se rappelle que l'entreprise s'est vue octroyer des contrats malgré qu'elle ait été ajoutée sur la liste des firmes à rendement insatisfaisant. La commission avait de la peine à concevoir que la mauvaise prestation de services de l'entreprise ne puisse pas être prise en compte dans le cadre d'un appel d'offres. La Commission a pensé à plusieurs avenues, dont certaines n'étaient pas applicables à la raison des encadrements légaux de la Loi sur les Cités et Villes. Le Service de l'Approvisionnement a soumis une proposition à la Commission pour faciliter l'échange d'informations entre les unités administratives Et pour améliorer leur stratégie d'approvisionnement, il s'agit de la troisième recommandation de notre bilan qui se lit comme suit: mettre en place une liste des contrats arrivant à échéance accompagnée d'une note du service d'approvisionnement qui inclurait le nom de l'adjudicataire, l'unité administrative responsable, les statuts des évaluations à venir, le déroulement des contrats en cours et des contrats similaires. D'autre part, certaines modifications législatives pourraient également venir en appui à la Ville dans des situations comme celle avec Duroquin. En effet, la commission a appris que le gouvernement du Québec a sanctionné le 25 mars 2025 la Loi sur les contrats des organismes municipaux, qui abrogera éventuellement la Loi sur les Cités et Villes. Cette loi introduira de nouvelles dispositions en matière de gestion contractuelle. Par exemple, il pourrait devenir possible de rejeter toute soumission d'une entreprise qui a fait l'objet d'une résiliation de contrat en raison de son défaut d'en respecter les conditions. Un autre exemple: l'évaluation du rendement pourrait désormais se faire avant la fin du contrat. Cela pourrait peut-être permettre d'accélérer le processus d'inscription d'une firme sur la liste à rendement insatisfaisant. Pour le moment, la date en vigueur de ces dispositions n'est pas connue, mais la Commission demeure attentive aux répercussions de cette nouvelle loi. En derniers mots, au sujet de nos recommandations, les dossiers étudiés cette année ont incité les commissaires réfléchir sur les comités de sélection qui évaluent les soumissions lors des appels d'offres avec une évaluation qualitative. Durant nos discussions avec les services, nous avons eu la confirmation que les documents étudiés par ce comité contiennent l'identité des soumissionnaires ainsi que celle des membres au projet. La Commission estime que 2 mesures supplémentaires pourraient être mises en place pour accroître l'impartialité lors de l'évaluation des soumissions. Nous recommandons donc de mettre en place des mesures additionnelles pour limiter davantage le biais lors de l'évaluation des soumissions par le comité de sélection et comme des rentes anonymes, les noms des entreprises et des membres affectés au mandat dans les documents étudiés par le comité. Chers collègues, je vous invite à parcourir notre bilan 2024 pour prendre connaissance de nos 10 recommandations. Je profite de l'occasion pour remercier l'excellente collaboration des membres d'unités d'affaires pour leur participation le personnel du service du greffe pour son soutien à la commission. Enfin, grand merci à mes collègues et aux membres de la commission, les vice-présidentes madame Patreau et madame Paula Hawa, les membres Céline-Audrey Bourgare, Caroline Brown, Julie Brisebois, Nathalie Goulet, Éric Machado, Peter McQueen, Sylvain Ouellet, Stephanie Valenzuela, Merci également à Daphné Collin, Julien Hénault-Ratelle et Michel Rouleau, qui ont siégé à la commission 2024. Et enfin, madame la présidente, je tiens à souligner particulièrement notre perle rare de la commission, madame Catherine Fortier, notre coordinatrice, qui facilite énormément le travail de la commission, sûrement une des plus actives de la Ville. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:32:18
En l'absence d'autres interventions, notons le dépôt du rapport énoncé à la rubrique 8.03. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:32:25
Madame la présidente, nous arrivons au chapitre 11, le dépôt de pétitions. Je sais qu'il y en a une à être déposée.
Martine Musau Muele ◌3:32:31
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:32:34
Oui, madame la présidente, effectivement, je dépose une pétition intitulée Réouverture complète de l'intersection Honoré-Beaugrand-Souligny, accompagnée de 3800 signataires, écouter très brièvement puisque ma compréhension est que le règlement me permet de l'expliquer brièvement. C'est moi-même qui ai lancé la pétition puisque—
Martine Musau Muele ◌3:32:52
Normalement, c'est juste le titre.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:32:54
Juste le titre. J'étais sous l'impression qu'on pouvait faire une présentation sommaire de la pétition.
Martine Musau Muele ◌3:32:58
C'est un dépôt.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:33:00
Juste un dépôt.
Alba Zuniga Ramos ◌3:33:00
Oui.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:33:01
OK, c'était pas ma compréhension de la situation, même parmi nos discussions entre leaders par rapport au dépôt, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:33:08
Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:33:09
On vous remerciera. Ça remonte à l'administration Tremblay qui avait interdit que pour les pétitions et les motions d'arrondissement, il ne soit lu que le titre parce que c'était des passe-passe que les oppositions de Vision Montréal et Projet Montréal à l'époque avaient trouvés pour parler de divers sujets.
Martine Musau Muele ◌3:33:29
C'est bien reçu, merci.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:33:32
Oui, j'ai bien compris, madame la présidente, mais honnêtement, c'était pas du tout ma compréhension. D'ailleurs, à la dernière rencontre des leaders, quand on avait parlé des dépôts de pétitions, il avait été mention de faire une brève présentation c'était ma compréhension de la part du greffe également. Donc bref, je dépose la pétition aujourd'hui, mais le cas échéant, à moins que le greffier m'informe du contraire, je nous invite à avoir cette discussion-là dans la prochaine rencontre des leaders, puisque c'était vraiment pas ma compréhension de la situation et de notre règlement également.
Martine Musau Muele ◌3:33:59
Ce qu'on va faire pour apaiser votre préoccupation, je vais— non mais on va poursuivre, on va poursuivre aux prochains éléments, puis je vais pouvoir vous revenir pour vous confirmer. Mais effectivement, depuis le début, en tout cas je vais parler de mon mandat, toutes les pétitions qui sont issues des arrondissements n'ont jamais fait l'objet de détails. Elles ont toujours été strictement déposées. Je vous reviens sur la rubrique 11. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:34:21
Absolument, et on va se fier à la sagesse ancestrale de notre greffier. En attendant, je vais nous amener au chapitre 80, aux affaires contractuelles, au chapitre 20, en réunissant les items 2001 à 2005. Et je vous avertis, madame la présidente, étant donné le volume de l'ordre du jour aujourd'hui. Ma lecture, qui était déjà sommaire d'habitude, sera encore plus sommaire aujourd'hui des points. Alors, en 20.01, on accorde un contrat à Solmatec. En 20.02, on accorde un contrat à Eurovia Québec Construction. En 20.03, on exerce l'option de deuxième prolongation dans le cadre de l'entente-cadre avec Équipements de sécurité universelle. En 20.04, on exerce l'option de prolongation dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec les Industries Centaur. En 2005, on approuve la deuxième convention de prolongation de bail par laquelle Montréal loue de la Place Versailles des espaces au 72-75 Sherbrooke Est.
Martine Musau Muele ◌3:35:12
En l'absence d'intervention, notons donc le dépôt, pardon, pas le dépôt, mais l'adoption plutôt des rubriques énoncées aux points 2001 à 2005. Poursuivons.
François Limoges ◌3:35:21
Oui, madame la présidente. Nous allons revenir 26 à 2010. En 26, on approuve la deuxième convention de prolongation de bail par laquelle la Ville Loups de Place Versailles des locaux sur la rue Sherbrooke Est. En 20-07, on accorde un soutien financier à Concertation régionale de Montréal. En 20-08, on accorde un soutien financier au Conseil d'économie sociale de l'Île-de-Montréal. En 20-09, on exerce l'option de première prolongation dans le cadre du contrat accordé à Kérus Canada. En 20-10, on accorde un contrat de gré à gré au Groupe uni des éducateurs naturalistes et professionnels en environnement.
Martine Musau Muele ◌3:35:55
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.6 à 20.10. Poursuivons.
François Limoges ◌3:35:59
Oui, madame la présidente, nous allons réunir 2011 à 2015. En 2011, on accorde un contrat à CanExplorim. En 2012, on accorde un contrat de graverie à Idemia Identité et Sécurité Canada. En 2013, on conclut une entente-cadre avec Urbex Construction. En 2014, on accorde un soutien financier à Coopérative de solidarité carbone pour l'implantation d'un espace de logistique urbaine. Et en 2015, on accorde un contrat à Cintas Canada.
Martine Musau Muele ◌3:36:24
En l'absence d'intervention, Notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15. Poursuivons.
François Limoges ◌3:36:30
Oui, madame la présidente, nous allons réunir les items 20.16 à 20.20. En 20.16, on exerce l'option de première prolongation dans le cadre du contrat accordé à Stantec Experts-Conseils. En 20.17, on accorde un soutien financier à l'Institut international d'études administratives de Montréal. En 20.18, on accorde un contrat à les Industries Fabrinox Inc. En 20.19, on exerce l'option de première prolongation dans le cadre du contrat accordé à DXC Technologies Company et en 2020, on accorde un contrat à MDL Énergie.
Martine Musau Muele ◌3:36:59
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌3:37:01
Présidente, je déclare intérêt pour 80-2016, merci.
Martine Musau Muele ◌3:37:07
Est-ce que vous pouvez répéter le point, j'ai pas compris.
Alan DeSousa ◌3:37:11
20-16.
Martine Musau Muele ◌3:37:12
Très bien, déclaration d'intérêt pour la rubrique 20.16 par monsieur DeSousa. En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:37:22
Oui, alors nous, nous sommes les systèmes 2021 à 2025. En 2021, on accorde un contrat à Toiture Pérou. En 2022, on accorde un contrat à Worsley Canada. En 2023, on accorde un soutien financier à Fondation Montréal Inc. de Demain. En 2024, on exerce l'option de prolongation dans le cadre du contrat accordé à Excavation Videlot. Et en 2025, on conclut 2 ententes-cadres avec Béton Provincial et Lafarge Canada.
Martine Musau Muele ◌3:37:46
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.25. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:37:53
Oui, madame la présidente. Réunissons 2026 à 2030. En 2026, on conclut des ententes-cadres avec les firmes BC2 Groupe Conseil, Consultants Incom Expertise Sport Design LG Inc. En 2027, on accorde un soutien financier à Esplanade Montréal. En 2028, on accorde un soutien financier à l'Agence de mobilité durable de Montréal. En 2029, on approuve un 4e amendement à l'entente de partenariat intervenue entre Écoentreprise Québec et la Ville de Montréal. Et en 2030, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Atkins Realis.
Martine Musau Muele ◌3:38:23
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌3:38:26
Merci, madame la présidente. Mon point sera sur 2027 et également sur le financement à Québec Tech qui se fera plus tard dans le conseil municipal. Donc, je vais regrouper mon intervention pour être plus efficace et plus rapide. Écoutez, on est très heureux, monsieur Rabault et moi, d'accorder ces financements à la fois à l'Esplanade et à Québec Tech qui prouvent encore une fois la place prépondérante et culminante de Montréal comme hub et comme pôle d'innovation, notamment dans le domaine des technologies et des jeunes pousses. Alors le soutien à l'Esplanade de 200 000$, qu'est-ce que ça mange en hiver ça? L'Esplanade, c'est un incubateur qui est bien connu des jeunes pousses montréalaises. Notamment sur, pour accompagner des entreprises au démarrage, donc souvent dans leurs 6 premiers mois de démarrage, mais ici pour des entreprises qui sont en développement, toujours au stade de jeunes pousses, dans les domaines à la fois de l'innovation, des technologies propres et des technologies vertes. C'est une formation qui dure 18 mois, qui est extrêmement constructive et importante pour les jeunes pousses qui font partie de cohortes 24 participants qui sont accompagnés sur diverses thématiques de l'économie sociale ou circulaire, qui sont accompagnés en gouvernance, en gestion de l'entrepreneuriat, en gestion de leur financement. Bref, ça positionne encore une fois Montréal au cœur du système économique d'affaires, notamment sur les questions de technologie innovante. Québec Tech, un autre soutien qu'on va accorder à un regroupement qui est extrêmement connu et porteur pour l'ensemble du Québec et qui rayonne à l'international. Québec Tech, c'était autrefois Startup Montréal, qui a tellement eu de succès qu'il a été amené par la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec à croître et avoir un positionnement maintenant provincial. Mais on est surtout très fiers que Startup Fest, devenu Québec Tech, soit né ici, qui a été porté aussi beaucoup par monsieur Chénier et monsieur Rabouin dès le début de son mandat. Ici, l'idée de ce financement, c'est vraiment d'accompagner des jeunes pousses montréalaises dans les secteurs que j'ai mentionnés tout à l'heure, et là on ajoute les technologies créatives, vers l'international et dans un contexte où on doit absolument diversifier les marchés à cause de la guerre tarifaire, ça prouve à quel point notre administration est agile et s'adapte dans les financements qu'on donne aux consortiums qui aident les jeunes pousses, qui aident les entreprises. Alors je souhaite de très belles missions futures à Québec Tech, il y a un sommet qui s'en vient très prochainement et nous on y croit au développement économique, je pense que Madame la mairesse, Monsieur Rabouin et moi avons mis énormément de place au développement économique, ça va continuer et monsieur Rabouin va vous présenter dans quelques instants la feuille de route 2030 du développement économique montréalais. Bref, on est très fiers de croire et de financer le développement économique à Projet Montréal.
Martine Musau Muele ◌3:41:50
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:41:59
Madame la présidente, nous allons réunir 2031 à 2035. En 2031, on accorde un contrat de gré à gré à Jeton Systems Inc. En 2032, on conclut une entente-cadre avec Groupe GEOS. En 2033, on approuve la 4e convention de modification de bail par laquelle la Ville de Montréal loue de 8334-860 Canada Inc. un espace sur le boulevard O'Brien En 2034, on approuve la 4e convention de modification de bail par laquelle la Ville loue de 8334-8600 canadiennes, qui est un espace sur le boulevard Joseph-Prenon. En 2035, on approuve le projet d'avenant modifiant le contrat de services professionnels avec le regroupement des firmes Atkin Réalis et Réalpol Architectes. En 20, et c'est tout pour ce bloc.
Martine Musau Muele ◌3:42:44
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.31 à 20.35 des dossiers d'orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:42:53
Oui, madame la présidente, nous allons réunir 2036 à 2040. En 2036, on exerce l'option de deuxième prolongation dans le cadre des ententes conclues avec Centre Beaumont Pneus et Mécanique, Pneus Raté, Garage Sylvain Joubert, Centre de l'Auto AGR, Centre de services 2010 et Chenier Autoservice. En 2037, on autorise le dépense, le transfert de dépenses contingentes aux dépenses indécentes pour le projet de d'un centre de traitement des matières organiques par biométhanisation. En 2038, on conclut une entente-cadre avec AECOM Consultants pour divers projets dans le corridor de la ligne bleue du métro. En 2039, on accorde un contrat à Securimed. Et en 2040, on accorde un soutien financier de 210 000 à l'organisme Muteq.
Martine Musau Muele ◌3:43:39
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 2036 à 2040 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:43:49
Oui, madame la présidente, nous allons réunir 2041 à 2045. En 2041, on accorde un soutien financier à l'Office des congrès du tourisme du Grand Montréal. En 2042, on conclut une entente-cadre avec Le Devoir. En 2043, on accorde un contrat avec l'entreprise Ink Motion, Ink ou Ink Motion. En 2044, on accorde un contrat à Patenaude et Frères. En 2045, on approuve un projet de promesse bilatérale par lequel la Ville s'engage envers la STM à vendre des parties de lots pour la construction du poste-abaisseur Lionel-Groulx.
Martine Musau Muele ◌3:44:23
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌3:44:27
Merci, madame la présidente. Alors, je voudrais faire appel un peu à la mémoire collective. Je vais me prononcer tout d'abord sur le dossier 20.43. Alors, je voudrais faire un peu appel à la mémoire collective en ce qui concerne ces dossiers pour souligner quelques éléments qui sont quand même, d'après nous, importants. Avec ces contrats, le SPVM souhaite acquérir une solution clé en main d'analyse vidéo afin de soutenir, il semblerait, 3 choses principalement. Premièrement, la recherche d'objets spécifiques, que ce soit par exemple un sac à dos, des véhicules, ce qui est basé sur des caractéristiques visuelles, couleurs, formes et autres. Deuxièmement, l'extraction d'informations pertinentes à partir des vidéos ou des images pour soutenir les enquêtes. Troisièmement, la détection automatique d'événements, alors que ce soit un mouvement qu'on trouve suspect et aussi l'envoi des notifications en temps réel. Les sommaires nous indiquent que son utilisation pour fins d'enquête sera en conformité avec la Charte des données. On s'entend que c'est aussi un outil qui peut être efficace au niveau des enquêtes. On nous expliquait cela en disant, bon, mais si un enfant disparaît, on est capable de le retrouver, par exemple, on pourrait être capable de le retrouver, par exemple, à la Ronde en donnant des indicatifs de comment l'enfant est habillé. Alors, on voit bien l'utilité de ce type d'outils. Alors, on nous dit que le tout sera fait en conformité avec la Charte des données numériques de la Ville de Montréal et aussi de la loi sur la police. Alors, il faut quand même retourner en arrière. Plus spécifiquement, en 2019, cette Chambre envoyait pour étude à la CSP une motion qui était en fait en faveur de l'établissement d'un moratoire sur l'utilisation des technologies de reconnaissance faciale par la SPVM et demandait en fait à la Ville de mandater un groupe d'experts indépendante pour produire un rapport formulant des recommandations pour l'utilisation de telles technologies, de manière à assurer du respect du droit à la vie privée. Parce qu'on comprend que d'un côté, on veut s'assurer que les enquêtes soient de plus en plus efficaces du côté de la SPVM et faciliter des démarches comme celles que j'ai mentionnées tantôt, mais d'un autre côté, on veut aussi s'assurer que la vie privée des Montréalais et Montréalaises soit respectée. Alors, vous voyez, c'est un peu, c'est un conflit dans lequel on peut se retrouver. À l'époque, la Commission de la sécurité publique avait étudié cette motion et avait livré des recommandations en juin 2021. Le contexte ayant mené aux recommandations de la commission était quand même différent nous étions dans l'enquête conjointe sur Clearview et depuis, la Commission à la vie privée a adopté des directives pour soutenir les provinces. Le Québec a modifié par la suite la loi sur la protection des renseignements personnels. Et bon, on a vu qu'il y a des actions qui ont quand même été prises sur ces dossiers. Je suis quand même de l'avis, et je pense que plusieurs sont partage, j'espère, le même avis que moi, qu'avant de voter sur un contrat, il faut quand même poser des questions, même si on trouve que le contrat peut être très pertinent. On veut s'assurer, en fait, dans ces cas-ci de façon particulière, que la vie privée des citoyens est bel et bien respectée. Comme je l'avais mentionné ici, c'est pas qu'on ne croit pas dans la façon d'agir de la SPVM dans les enquêtes et tout ça, mais on veut quand même faire appel à ce point qui est important de la protection de la vie privée des citoyens montréalais et montréalaises. Alors, ce qu'on trouve en regardant le sommaire décisionnel, c'est que malheureusement il n'y a pas assez de précisions sur des enjeux qui, d'après nous, sont quand même fondamentaux. On indique tout simplement qu'on respecte la Loi sur la police et la Charte des données, mais malheureusement c'est quand même assez vague. On le sait très bien bien que le diable est dans les détails. Alors pourquoi on ne parle pas de la Loi sur les renseignements personnels? C'est une des questions qu'on se pose. J'imagine que les Montréalais aussi voudraient avoir des réponses là-dessus. On voit qu'on parle ici d'un logiciel qui va extraire des images ou des vidéos pour fins d'enquête et détecter des événements. Donc, tu sais, on voit, on ressent qu'il va y avoir des images qui vont être prélever, est-ce que ça va être des visages? Est-ce que le logiciel va créer des identifiants biométriques? Vous m'excuserez, mais c'est des questions qui sont quand même assez pertinentes. Alors, je voudrais que l'administration nous explique quelles sont les balises, les protections spécifiques qu'elle a mises en place dans le contrat afin, et je le mentionne encore une fois, de protéger la vie privée des Montréalais et Montréalaises. Tout en facilitant le travail du SPVM pendant les enquêtes, c'est quoi qui garantit pour les Montréalais et Montréalaises qu'il n'y aura pas de la reconnaissance faciale? C'est vraiment ça l'enjeu. Et c'est pas qu'on ne fait pas confiance à notre service de police, mais il faut quand même aller avec une certaine transparence et pouvoir être en mesure de répondre aux Montréalais et Montréalaises sur sur ces questions-là. Je tiens à rappeler quand même qu'en 2024, monsieur Fadid Aguerre avait clairement indiqué que le SPVM n'irait pas dans l'utilisation de cette technologie sans un réel débat de société. Alors, je, je, j'espère que ça va toujours être le cas. J'ai espoir que ça va toujours être le cas. Et de là, mes questions. Je, je veux juste avoir des informations pour m'assurer qu'on puisse donner le plus de transparence possible dans ces dossiers à l'ensemble des citoyens. Alors, sur ces points, je voudrais bien sûr avoir des réponses de la part de l'administration. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌3:50:40
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌3:50:41
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, ce type de dossier est une avancée majeure pour la modernisation des enquêtes policières parce qu'elle permet des économies substantielles et C'est une technologie robuste qu'on a utilisée, financièrement avantageuse et stratégiquement alignée avec les objectifs de la Ville, qui a su mettre des garde-fous à propos de toutes les inquiétudes que la collègue a exprimées sur le plancher, parce que nous nous sommes dotés avec des stratégies d'intégration de l'intelligence artificielle, des données numériques, donc toutes vos inquiétudes sont répondues à travers le respect de ce type de garde-fous qu'on s'est mis. Donc, c'est un pas stratégique parce que ce type de logiciel va accélérer les enquêtes. Donc, le visionnement va être 60 fois plus rapide. On a déjà des systèmes, mais c'est une amélioration. On va renforcer la sécurité par la détection automatique des événements suspects, optimiser les ressources parce qu'on a une meilleure efficacité des équipes d'enquête. On exploite des données visuelles déjà collectées de manière intelligente, donc il n'y a pas la grosse révolution, sauf que la façon dont on analyse les données, ça s'est beaucoup amélioré. Donc ça s'inscrit aussi dans notre souci de transformation numérique. Aussi pour des enjeux opérationnels, la SPVM traite un volume croissant de vidéos. Il les a déjà, il les traite. Je vous ai dit, c'est pas la révolution. C'est un outil performant. On le faisait manuellement, donc c'est plus long, c'est plus coûteux. D'ailleurs, les économies estimées, c'est d'à peu près 2 millions de dollars par année. Je peux aussi vous assurer que la technologie qu'on utilise, c'est une technologie par détection d'objets, reconnaissance de comportement et alerte en temps réel. Donc, ce n'est pas de la reconnaissance faciale. C'est un système qui est interopérable parce qu'il est intégré avec les systèmes existants du SPVM. C'est extrêmement important dans les technologies de l'information d'assurer une compatibilité avec les anciens produits, donc qu'on puisse les utiliser. Aussi, la possibilité d'ajouter des licences flottantes selon le besoin, c'est aussi extrêmement important. Et donc, comme je vous disais, c'est un avancement majeur pour le Service de la police et je remercie le Service de la police qui se donne des objectifs d'avancer du point de vue numérique, mais aussi les technologies de l'information qui les soutiennent dans leur démarche. Et bien sûr, un droit de réplique.
Martine Musau Muele ◌3:53:38
Puisque le droit de réplique n'a pas été prononcé en début d'intervention, je me dois de donner la parole à madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌3:53:47
Merci, madame la présidente. Alors, vous comprendrez que si je reprends la parole, c'est parce que malheureusement, j'ai pas eu des réponses aux multiples questions que j'ai posées. Puis écoutez, c'est pas par plaisir qu'on pose ces questions. Bien sûr, on doit faire confiance aux différentes institutions, puis on doit faire confiance au travail qui est fait par la SPVM, mais on se doit quand même en tant qu'élu de poser des questions parce qu'on représente les citoyens, puis on veut s'assurer qu'il y ait, pour un enjeu, pour un dossier qui est tellement important, qu'il y ait de la clarté. Je tiens à rappeler qu'en 2021, l'administration de madame Plante dit que la transparence était vraiment le mot d'ordre de l'administration. Je tiens à rappeler aussi que ma collègue, quand il y avait mon collègue Abdelhaq qui était ici à ma place, l'invitait très souvent à lire et à relire les sommaires décisionnels pour essayer de lui dire, en fait, de mieux comprendre, en fait, les dossiers. Alors, dans ce dossier-là, on s'est donné la tâche de vraiment lire le sommaire et d'essayer d'aller chercher les informations nécessaires. Mais malheureusement, les informations qu'on avait étaient quand même assez vagues. Alors, je reprends au moins une des questions parce que vous comprendrez, ici on parle, oui, de remercier la police de ses dotés et des systèmes efficaces lors des enquêtes, mais on parle aussi de protéger la vie privée des citoyens. Alors, sur ça, je me suis permis de faire un petit rappel historique pour montrer que c'est pas question qui sort de nulle part. On parle de ça depuis plusieurs années, et puis il y a eu des analyses qui ont été faites par la Commission de la sécurité, comme je l'ai mentionné. Mais ne serait-ce que mentionner, par exemple, la Loi sur les renseignements personnels parmi les lois qui vont être respectées, ça aurait été quand même utile. Alors oui, je vois de l'autre côté de la Chambre, on fait des faces, mais écoutez, c'est pas par plaisir et pour faire allonger les choses, que je pose des questions, mais je pense que minimalement c'est important de donner aux Montréalais et Montréalaises leur juste dans ce type de dossier. Et je tiens à rappeler qu'on respecte énormément le travail qui est fait par le SPVM, mais que c'est nécessaire que dans ce type de dossier qu'on puisse avoir de la transparence. Alors quand on n'est pas capable de me répondre de façon claire sur des questions qui ont été assez précises, écoutez, je sais pas comment qu'on va répondre aux Montréalais et Montréalaises. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:56:13
Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌3:56:16
Merci beaucoup, madame la présidente. Un droit de réplique. Donc, le sommaire décisionnel, il est très clair, il est très pertinent. C'est exactement le genre d'information qu'on peut donner autant aux élus qu'à la population pour un dossier qui touche le Service de la police de Montréal et les technologies de l'information. Il n'y en a rien à ajouter. Ça n'a rien à voir avec la vie privée, avec, je dit, c'est objet, c'est pas reconnaissance faciale. Donc, les inquiétudes de ma collègue ne sont pas réelles. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:56:47
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.41 à 20.45 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération, pardon, sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌3:56:58
Présidente, nous allons poursuivre avec les items 20.46 à 20.50. En 2046, on conclut des ententes-cadres avec Solutions informatiques Kinso Inc. En 2047, on conclut une entente-cadre de gré à gré avec le Cégep Marie-Victorin. En 2048, on accorde un soutien financier à 2 organismes. En 2049, on accorde un soutien financier à l'Association des sociétés de développement commercial de Montréal. En 2050, on accorde un contrat à ICO Technologies Inc. Et c'est tout pour l'instant.
Martine Musau Muele ◌3:57:28
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:57:31
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur la 80249. Madame la présidente, la Ville offre un soutien financier de 89 000$ à l'Association des SDC de Montréal pour venir accompagner les SDC face aux enjeux de sécurité et de cohabitation sociale. Le sommaire décisionnel le mentionne, les deux tiers des SDC sont touchés par des défis d'insécurité et de cohabitation sociale. On le sait, nos commerçants sont confrontés à cette réalité de manière très à Montréal. Autrefois, on pensait, à tort ou à raison, que ces défis ne touchaient que le centre-ville. Maintenant, c'est clair que c'est une situation qui est généralisée. Madame la présidente, il est important de soutenir et d'outiller nos SDC pour qu'elles accompagnent nos commerçants. L'Association des SDC de Montréal est qualifiée pour le faire et, en ce sens, je souligne ce 89 000$. Mais on doit être clair, c'est trop peu. La Ville propose un guide pratique pour des dépliants, des formations et c'est bien, mais ça règle pas grand-chose sur le terrain. Nos affaires commerciales ont besoin de soutien au niveau de la propreté et de la sécurité. Ville-Marie a déployé de nouvelles équipes de médiation complémentaires à EMIS. C'est un bon premier pas et je tiens à le souligner. Cela me permet de rappeler que le travail de rue est absolument essentiel pour accompagner les plus vulnérables vers des solutions de relogement, qu'elles soient temporaires ou permanentes. Malheureusement, l'administration de Projet Montréal manque d'ambition quand il est question de financer adéquatement les organismes communautaires qui exercent un travail de longue haleine aux côtés des personnes les plus vulnérables pour les sortir durablement de la rue. Mais on doit aller plus loin pour nous assurer que nos artères commerciales à la grandeur de la ville ont le soutien nécessaire. Les SDC ont déployé des initiatives très porteuses à cet égard. Je pense par exemple aux Alliés dans le Village et la SDC Centre-Ville est un autre bel exemple. On doit déployer des escouades de sécurité et de propreté sur toutes nos artères commerciales, en partenariat avec les SDC, qui veulent bien faire leur part, évidemment, en échange d'un financement adéquat. C'est sans oublier la nécessité d'apporter un soutien adéquat aux organismes qui offrent du travail de rue, qui fait partie intégrante de la réponse à la crise profonde de l'itinérance. Merci.
Martine Musau Muele ◌3:59:42
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌3:59:44
Je vois mal avec 44 000$ comment on pourrait coordonner les efforts de l'ensemble des intervenants qui justement viennent en première ligne travailler auprès des personnes les plus vulnérables. Actuellement, on a 90 intervenants de chez EMIS, on a 65 travailleurs de rue, et ce projet-là vise à finalement faire une espèce de coordination pour l'ensemble des SDC. C'est insuffisant au niveau de la somme. Je pense que c'est important de rattraper et de rappeler, quand on parle de sommes insuffisantes au niveau de la cohabitation, que le continuum n'est pas adapté à tous les quartiers montréalais actuellement. On a moins de travail de rue pré-pandémie versus post-pandémie encore à ce jour. Donc oui, on peut faire de la médiation sociale, la médiation répond à la plainte, mais c'est pas de l'intervention psychosociale au même titre que le travail de rue peut l'être, de la relation d'être, de la relation d'aide, de l'accompagnement, de l'écoute, mais surtout un lien privilégié avec les personnes qui se font marginaliser de plus en plus par des approches répressives qu'on répète et qu'on répète dans nos espaces publics. Je vais m'arrêter là, madame la présidente. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:01:01
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌4:01:05
Oui, en droit de réplique à mes collègues sur le point 49, madame la présidente. Tout d'abord, pour répondre à mon collègue Langevin qui parle d'insuffisant puis qui regarde un peu de haut le projet qui nous est présenté ici aujourd'hui en disant comment on va venir coordonner, on dit c'est un projet de la Ville, c'est insuffisant. En fait, on fait souvent ça dans l'enceinte, mais on le dit souvent, c'est insuffisant. Pourquoi? Parce qu'à chaque conseil municipal, on arrive avec des nouveaux financements, des nouveaux investissements, des nouvelles mesures, de l'argent, de l'accompagnement, des initiatives qui sont supportées par la Ville de Montréal. Ici, il n'y a pas de prétention à ce que le projet vienne coordonner toutes les actions qui sont sur le territoire, madame la présidente. On est face à un projet qui nous a été proposé par un partenaire. Ce n'est pas une initiative de la Ville, c'est l'Association des SDC qui est venue cogner à notre porte et qui nous a demandé un soutien parce qu'ils ont constaté un besoin de la part de leurs commerçants des différentes artères commerciales. Monsieur Hénault-Ratelle a raison de le souligner, ce n'est plus uniquement au centre-ville de Montréal qu'on a des besoins, c'est dans Outremont, c'est dans Côte-des-Neiges-Ndéji, c'est dans Ahuntsic, c'est dans Pierrefonds-Roxboro, mais même plus largement, c'est partout à travers le Québec qu'on a des besoins en soutien, en éducation, en accompagnement, en support des commerçants que c'est pas leur première job d'intervenir auprès d'une population vulnérable, ils sont là pour offrir des services commerciaux, pour faire vivre nos artères, mais force est de constater qu'ils sont souvent les premiers répondants, ils sont sensibles à cette réalité-là, mais bien souvent ils se retournent vers la Ville en disant j'ai pas de moyens, je connais pas les ressources, je sais pas où diriger les gens, j'ai besoin d'avoir quelque chose de facile. Dans le Village, on l'a travaillé avec la SDC du Village, une espèce de carte avec les numéros de téléphone où on peut avoir accès un peu à tous les services. Ceci étant dit, ce n'est effectivement pas le fait, on ne se libère pas de devoir continuer à soutenir nos organismes communautaires qui travaillent parce qu'on vient soutenir l'association DSDC dans un projet qui est intéressant, qui offre des résultats, mais qui va pas régler à lui seul l'itinérance, madame la présidente, on en est absolument conscients. Mais c'est pour ça qu'on fait d'autres choses. Juste au point 48, juste à côté, le financement à 2 organismes communautaires dans la déjudiciarisation. C'est ça qu'on fait comme ville, on agit à plusieurs niveaux, à plusieurs égards, comme levier avec nos partenaires du réseau de la santé, du réseau communautaire. La semaine dernière, j'étais avec la ministre Rouleau, on nous dit il faut soutenir les organismes communautaires, c'est exactement ce qu'on a fait, on a soutenu 3 organismes communautaires pour avoir de l'intervention psychosociale, du travail de rue dans le centre-ville de Montréal, madame la présidente. La SDS, l'Anonyme, l'itinéraire des organismes qui ont besoin de notre support, eh bien, on est là. 3,5 millions avec le gouvernement du Québec pour qu'ils puissent justement additionner le travail qui est fait par EMIS, par le réseau communautaire qui est sur le territoire. Donc, des sommes, on en additionne, madame la présidente. Et ça a des résultats. Ça a été célébré, cette annonce-là, comme étant une bouffée d'air frais, autant pour les organismes qui nous ont dit, ça nous fait du bien, ce support-là, on reconnaît le travail qu'on fait, mais également des places d'affaires qui sont aux prises avec des enjeux de cohabitation sociale ou des personnes vulnérables qu'ils voudraient bien diriger vers les ressources qui sont adéquates. On nous parle des Alliés du Village. Je suis content qu'on le souligne, c'est Ville-Marie qui le finance aussi. Donc, madame la présidente, vous le voyez, dans toutes les initiatives, qu'on dit ça c'est pas assez, ça c'est pas assez, ça c'est pas assez, ça c'est pas assez. Mais quand on commence à les additionner, ça fait pas mal de force de frappe que la Ville de Montréal est en train de déployer sur son territoire. Donc je suis très fier de ce dossier-là, des autres dossiers qu'on a présentés en cette enceinte, mais aussi à l'intérieur de nos divers arrondissements. J'espère que les arrondissements de l'opposition aussi vont avoir la même proactivité que je sens pas toujours, par exemple par rapport à cet enjeu-là, et en proposeront des initiatives locales. Mais ici aujourd'hui, on propose quelque chose de concret, qui fonctionne, qui est additionné aux autres mesures qu'on met en place comme administration parce qu'on ne veut laisser personne derrière, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌4:05:19
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.46 à 20.50 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌4:05:31
Madame la présidente, il nous reste 10 minutes avant l'appelé 15:03, alors on va continuer d'avancer. On va réunir les items 20.51 à 20.55. En 2051, on accorde 5 contrats à GFL Environnemental. En 2052, on conclut des ententes-cadres avec les firmes Ethnoscope, Arkéos et Arkéo Consultants. En 2053, on approuve le projet de promesse tripartite par lequel la Ville vend à 953635 Québec Inc. et Utile Développement l'immeuble étant connu comme l'Îlot Voyageurs Sud. En 2054, on accorde un contrat à Coffrage Alliance. Et en 2055, on approuve le projet d'avenant 1 à la convention de soutien financier en vertu duquel, sous réserve de l'approbation du budget 2026, la Ville de Montréal accorde un soutien en biens et services à l'organisme Mondiaux Montréal 2026.
Martine Musau Muele ◌4:06:23
Monsieur Dominic Perry.
Dominic Perri ◌4:06:25
Merci, madame la présidente. J'interviens pour déposer les rapports de la commission sur l'examen des contrats au rubrique 80 à 802054, pour lesquels les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi. Je vais tout d'abord dire quelques mots sur le contrat JFL Environnemental au point 802054 pour le tri et la valorisation des résidus de construction, de rénovation, de démolition et d'encombrants. Durant la présentation, nous avons appris que JFL Environnemental était le fournisseur pour les contrats venant à échéance, mais qu'elle a refusé d'appliquer l'option de prolongation de 12 mois, et ce, sans fournir de raisons justificatives. La commission a demandé des clarifications à ce sujet. Les responsables croient que cela peut être attribuable à la difficulté de l'entreprise d'atteindre le taux de performance auquel elle s'était engagée, soit un taux de valorisation de 45%, ainsi que pour sa volonté de majorer ses prix en raison de ses investissements majeurs pour procurer des nouveaux équipements. La commission s'explique mal que l'entreprise ne soit pas en mesure de performer davantage avec de nouveaux équipements. D'après les responsables, il s'agit d'un écosystème complexe et fragile. Le service dit accompagner les entreprises pour favoriser l'atteinte des objectifs, et qu'il n'hésite pas à appliquer, au besoin, des pénalités pour inciter les entreprises à y parvenir. Alors que le taux de performance minimale à atteindre est désormais de 40% au présent contrat, nous espérons, JFL Environnemental saura atteindre cette cible. D'autre part, je veux m'attarder au dossier de la rubrique 40 et 80, 2053, qui concerne la promesse tripartite pour laquelle la Ville vend l'îlot Voyageurs au promoteur privé Mondev et à la BNL L'Utile. Il s'agit d'un dossier peu commun que la commission a étudié avec beaucoup beaucoup d'attention. En effet, le dossier est complexe, a de nombreux écarts. Par exemple, la transaction implique la vente de 3 lots distincts. L'opération cadastrale ne peut être réalisée avant la vente en raison de la réglementation municipale, ce qui retarde le paiement et oblige la Ville à financer Mondev est utile. Les acquéreurs doivent signer une entente avec la STM pour la modernisation d'une infrastructure de la STM. La commission avait évidemment de nombreuses questions qu'elle a adressées au service de la stratégie immobilière. L'une des principales préoccupations de la commission était l'écart entre le prix de vente, qui a été établi à 20 millions, et la valeur marchande, qui s'élève à 78 millions. D'après le service, les contraintes imposées par la transaction ne sont pas considérées par les évaluateurs lorsqu'ils ont établi la valeur marchande. La transaction résulte de la meilleure entente négociée qui tient compte de nombreuses contraintes, par exemple la présence d'infrastructures de la STM sur le site qui doivent être modernisées, l'obligation de procéder à la démolition, y compris l'enlèvement de l'amiante, et de réhabiliter le terrain, l'obligation d'avoir un minimum de 15% des logements sociaux, 30% des logements abordables et 10% des logements familiaux. Les conversations ont aussi porté sur les intérêts applicables au prix d'achat, car la Ville deviendra d'une certaine manière prêteur. Les responsables ont expliqué que la situation est exceptionnelle et que cette solution a été trouvée pour s'assurer que l'acquéreur puisse procéder à la démolition et au lotissement avant l'obtention, l'obtention de son financement. Pour ce qui est au taux d'intérêt, la Ville va s'arrimer au taux préférentiel. À cet égard, les commissaires ont tenté de mieux comprendre pourquoi un tel taux était accordé à un entrepreneur privé. La Ville a voulu se rapprocher du taux qui sont généralement applicables pour un taux hypothécaire, pour un prêt hypothécaire. Il faut également garder en tête que la moitié du site est développée par un OBNL, ce qui n'a pas la même source de financement. Ayant obtenu toutes ces réponses à ces questions, La commission a constaté à l'unanimité la conformité du processus tenu dans le cadre de ces dossiers et ceci, Madame la Présidente, complète mon intervention pour la partie l'agglomération. Merci, Madame la Présidente.
Martine Musau Muele ◌4:12:35
Il est 17h07. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌4:12:38
Exactement, pour ne pas couper Madame Valenzuela en plein milieu de son intervention. Je vais ajourner tout de suite le débat qui est en cours, on y reviendra. Et je vais appeler l'item 15.03, laissez-moi le retrouver, qui est la déclaration pour la Journée nationale et montréalaise des peuples autochtones. Et je cède la parole à la mairesse de Montréal, madame Valérie Plante.
Martine Musau Muele ◌4:13:00
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌4:13:04
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, bonsoir, bonsoir. On a des invités avec nous dans les tribunes et je sais qu'on va se retrouver juste après dans la salle du Pain Blanc. Donc, c'est un plaisir de vous recevoir parmi nous ici dans la Maison des citoyens et des citoyennes pour cette déclaration très importante pour la Journée nationale et montréalaise des peuples autochtones. Le 21 juin, on va la célébrer cette journée très importante, celle de la journée, comme je le disais, qui est nationale mais aussi montréalaise des peuples autochtones. Tous les ans, toutes les années, il me semblait qu'il manquait de la visite aussi. C'est ça, parce que ma liste est longue de présentations. Je ne sais pas si tout le monde est là, mais je vais vous saluer individuellement. On y va? Monsieur Meillard, êtes-vous là? Philippe, bonjour. Monsieur Meillard, qui est le directeur général de Montréal autochtone. Widia Larivière, vous n'êtes pas encore arrivée, je pense. Elle va arriver tantôt. Directrice générale de Mikana, Monsieur Esseragui, qui est le conservateur du Musée des beaux-arts de Montréal, très important. Madame Mylène Guay, conseillère culturelle en arts autochtones aussi au Conseil des arts de Montréal. Bénérisse Mollen Dupuis, conseillère en développement d'affaires dossiers autochtones à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Dale Cooper, directeur exécutif, bonjour, de Cree Native Arts and Crafts Association. Marie-Ève Bordeleau, Marie-Ève, es-tu là? Allô! Allô, Marie-Ève! Bon retour à la Ville de Montréal, à l'Hôtel-de-Ville, n'est-ce pas? Avocate chez Cree Nation Arts and Crafts Association, une ancienne commissaire aux relations avec les peuples autochtones de la Ville de Montréal. Madame Laurie Bevis, est-ce qu'elle est avec nous? Ah voilà, d'autres personnes, ça se peut que je vous aie nommées, alors vous voilà saluées si jamais vous venez d'arriver, qui est la directrice exécutive du Centre d'art Daphné. Madame Maude Meyer, elle est là, bonjour, responsable de la communication et de la promotion chez Musique Nomade. Khadija Etaï, bonjour, responsable du financement chez Musique Nomade. Jonathan Cha, est-ce qu'il est là?
Martine Musau Muele ◌4:15:29
Bonjour.
Valérie Plante ◌4:15:30
Responsable du financement, excusez-moi, directeur de projet pour Lemay Architectes. Vous avez travaillé sur la Place des Montréalaises. Philippe Bergeron, responsable des communications au sein de Wapikoni. Carling Siwi, ambassadrice de Mikana. Est-ce qu'elle est parmi nous?
Voix 3F24:15:48
Pas encore.
Valérie Plante ◌4:15:50
Amanda Likers, membre de l'équipe de Bookchin Babes Urban Moosehide Collective, Autumn Goodwin, cofondatrice de cette organisation, ainsi que madame Juliane Hérou-Brazot, qui est l'agente culturelle au Jardin des Premières Nations du Jardin botanique. Alors, bonjour, on est content de vous voir.
Alia Hassan-Cournol ◌4:16:14
Bonjour.
Valérie Plante ◌4:16:22
Alors, je disais que tous les ans, c'est une journée importante qu'on souligne durant le mois de juin, qui est une occasion extraordinaire pour en apprendre plus sur la richesse et la diversité du patrimoine des Premières Nations, des Inuits et des Métis, mais aussi de célébrer notre démarche de réconciliation qui est tellement importante à la Ville de Montréal. J'en profite d'ailleurs en débutant pour rappeler que la Ville de Montréal reconnaît à chaque début de conseil municipal, entre autres choses, et lors des événements, c'est important pour nous de reconnaître qu'on est sur un territoire autochtone millénaire qui est un lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix et nous remercions la nation gagnienne Gayaga de son hospitalité en territoire non cédé. La communauté autochtone montréalaise, c'est la plus grande du Québec. C'est important de saluer son héritage parce que son apport est immense et transforme notre ville depuis bien longtemps déjà. Depuis 2017, la Ville de Montréal a entamé un processus de réconciliation avec les peuples autochtones On tient à créer des relations, c'est important pour nous de créer des relations durables et sincères avec la communauté sur tous les plans, autant administratifs que politiques. Madame Bordeleau, d'ailleurs, qui a travaillé à mettre en place, à créer, à consulter abondamment pour faire ce premier plan d'action. Ça fait aussi 5 ans maintenant que la Ville de Montréal a adopté sa toute première stratégie, voilà, de réconciliation avec les peuples autochtones. C'est une stratégie qui nous aide à renforcer nos liens. Elle nous permet aussi de faire de grands pas en avant dans les questions de lutte contre le racisme, les discriminations systémiques et contre les injustices spécifiques que vivent les membres des Premières Nations, Inuits et Métis. La stratégie de réconciliation, c'est aussi la reconnaissance et le respect des histoires autochtones millénaires de l'île de Montréal. Elle met en valeur l'histoire, les langues, les savoirs et les traditions de la communauté autochtone. Dans le cadre de cette stratégie, on a amorcé plusieurs changements au sein de la Ville. Permettez-moi d'en nommer quelques-uns. Il y a la bonification de la formation du personnel de la Ville et des élus sur des enjeux spécifiques, l'appui à des organismes communautaires qui font une réelle différence dans la vie des personnes autochtones qui vivent à Montréal. On travaille avec, bien sûr, le SPVM qui a créé un poste permanent de conseiller en développement communautaire et de liaison auprès des peuples autochtones. Et évidemment, permettez-moi aussi de parler de l'ouverture toute récente du Centre Sanaaek, dans l'arrondissement de Ville-Marie, dans le quartier Peter-McGill, que j'ai eu le plaisir d'inaugurer avec plusieurs membres des communautés. J'étais aussi avec monsieur Sasseville, monsieur Beaudry également. C'est un lieu qui est vraiment lumineux, dynamique, qui valorise les savoirs et les patrimoines des communautés des Premières Nations et inuits parce qu'elles font partie intégrante du centre et qu'elles animent quotidiennement le quartier Peter-McGill, mais j'ai envie de dire toute la ville de Montréal. S'il y en a parmi nous qui ne sont pas encore allés au Centre Sénac, il faut y aller. Tout d'abord, une bibliothèque, à chaque fois qu'il y en a une nouvelle, quel bonheur, parce que c'est un lieu où est-ce que les— bien sûr, on peut s'instruire, profiter des lieux, mais c'est aussi des lieux où on peut tisser des liens, faire des rencontres. Et le Centre Sénac est absolument magnifique, tout dans ses détails, dans son architecture, dans la façon dont il aborde les gens qui y entrent et connecter vraiment. Il a été fait avec l'aide et l'avis de plusieurs membres de la communauté inuite pour pouvoir amener cet apport, mais au-delà, bien sûr, de nommer le lieu, mais qu'on puisse le ressentir à l'intérieur. Alors, je vous invite, Montréalais et Montréalaises, à y aller. Pour terminer, bien, écoutez, le mouvement de réconciliation, oui, il est bien amorcé à la Ville de Montréal, mais on doit continuellement poursuivre nos efforts. C'est extrêmement important pour, comme je disais tantôt, de, pour renforcer, maintenir, renforcer les relations et puis avoir un dialogue ouvert. Ouvert parce que les problématiques sont nombreuses, les opportunités aussi sont nombreuses et ça aussi, il faut pouvoir les saisir et c'est en se parlant qu'on va toujours continuer à mieux le faire. La Ville de Montréal, on invite les Montréalais et les Montréalaises à se joindre aux communautés autochtones et et à célébrer la richesse de leur culture en prenant part aux nombreuses activités organisées dans le cadre de la Journée nationale et montréalaise des peuples autochtones, le 21 juin 2025. J'ai envie de dire que ce sont de magnifiques opportunités à travers les différents lieux de diffusion de la Ville de Montréal, justement pour avoir une réflexion critique, pouvoir se connecter à des réalités qui sont aussi différentes que le nombre de populations de personnes issues des communautés autochtones et de pouvoir continuer ce dialogue absolument nécessaire de réconciliation. J'aime rappeler que la réconciliation, elle doit se faire souvent en apprenant sur l'autre. Parfois, c'est confortable, parfois, ça l'est moins, mais ça fait partie du processus que de pouvoir avoir des échanges francs, directs et de pouvoir encore une fois se faire, mon Dieu, influencer de façon extrêmement positive par tout ce que les communautés autochtones ont apporté jusqu'ici et qu'elles continueront, la façon dont elles continueront d'influencer notre belle métropole qu'est Montréal.
Alia Hassan-Cournol ◌4:21:43
Merci beaucoup et bienvenue à l'Hôtel-de-Ville.
Martine Musau Muele ◌4:21:58
C'est difficile pour moi de savoir si bien madame Hassan-Cournol ou non, parce que les noms que j'ai sur l'écran ne sont pas en lien avec cette déclaration. Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌4:22:15
Merci, madame la présidente. Le 21 juin, nous nous rassemblons pour souligner la Journée nationale et montréalaise des peuples autochtones, une occasion solennelle et festive de reconnaître, célébrer et honorer les Premières Nations qui ont habité, protégé et enrichi ce territoire bien avant la fondation de la ville que nous appelons aujourd'hui Montréal. Située sur un territoire traditionnel non cédé quainié, communément Mohawk, Montréal ou Tsiotsiake en langage mohawk, a toujours été un lieu de rencontre, de dialogue et d'échanges entre les nations. Ce territoire empreint de mémoire et de spiritualité témoigne d'une présence autochtone millénaire, d'un savoir ancestral transmis de génération en génération et d'une résilience remarquable face aux bouleversements de l'histoire. En cette journée, nous rendons hommage aux cultures autochtones, à leur diversité, à leur créativité et à leur contribution essentielle à notre société. Que ce soit dans les arts, la gouvernance, la médecine traditionnelle, la protection de l'environnement ou les luttes pour la justice sociale, les peuples autochtones nous offrent des visions du monde riches, profondes et porteuses d'avenir. Nous reconnaissons également les blessures du passé la dépossession, les pensionnats, les politiques d'assimilation et affirmons notre engagement envers la vérité, la justice et la réconciliation. Il ne s'agit pas seulement de commémorer, mais d'agir en écoutant les voix autochtones, en soutenant leurs initiatives, en respectant leurs droits et en intégrant leurs perspectives dans nos institutions, nos écoles, nos politiques et nos cœurs. À Montréal, cette renaissance prend forme dans des gestes concrets: l'ajout du pin blanc au drapeau de la Ville, le renommage de rues et de parcs, la valorisation des langues autochtones et la création d'espaces de mémoire et de dialogue. Mais il reste encore beaucoup à faire. La réconciliation est un chemin collectif, un engagement quotidien. En cette journée, nous invitons chacun et chacune à s'informer, à participer, à célébrer. Que ce soit en assistant à un powwow, en découvrant une œuvre d'un artiste autochtone, en visitant un site historique ou simplement en prenant un moment pour réfléchir à notre relation avec ce territoire et ses Premiers Peuples. Que cette journée soit un appel à l'unité, à la solidarité et à l'espoir, un moment pour bâtir ensemble un avenir où les peuples autochtones sont pleinement reconnus, respectés et célébrés.
Martine Musau Muele ◌4:24:51
Célébrer.
Benoit Langevin ◌4:24:52
Nia:we, nakumik, miigwech. Merci, madame la présidente. Peut-être aussi faire l'annonce que le 21 juin à 3 h, Journée nationale des peuples autochtones, avec Pop Montréal et Résilience au Cabot Square, il y a un powwow. Merci.
Martine Musau Muele ◌4:25:08
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌4:25:13
Merci, madame la présidente. Kwe, tout le monde, vraiment contente de vous revoir. Ça fait 7 ans que nos chemins se croisent fort souvent. Je voudrais saluer aussi l'ensemble du bureau des commissaires qui est présent, puis un bonjour tout spécial à Randy Legault-Ranking qui est le commissaire en poste. Je pense que vous savez à quel point les réalités autochtones me tiennent à cœur et à quel point je suis toujours fière avec la mairesse de se lever pour célébrer le mois national des peuples autochtones et puis le 21 juin qui arrive à grands pas. Je pense que ce que j'ai envie qu'on retienne aujourd'hui, c'est à quel point on a fait du chemin. Quand en 2017 on est arrivé, la mairesse et Marie-Ève Bordelot ont mis en place ensemble, vraiment main dans la main, puis moi à l'époque j'étais, j'étais dans l'ombre, j'étais dans les petites mains qui travaillaient avec madame la mairesse et madame Bordeleau pour qu'on réalise la stratégie de réconciliation. Puis le premier mandat de notre administration sur les— sur la question de la réconciliation, il n'a pas été facile parce qu'on a été une des premières métropoles à se positionner, pas une des— assurément la première métropole au Québec à se positionner très fort sur la question de la réconciliation, des enjeux autochtones, des réalités autochtones, et c'est passé par beaucoup de symboles très forts, bien sûr le pin blanc, l'arrivée de Marie-Ève, les consultations, la mise en place de la stratégie, faire percoler ce que ça veut dire dans l'ensemble de l'appareil municipal la stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones, enchâsser les grands principes faire en sorte que l'ensemble des fonctionnaires de la Ville de Montréal comprenait de quoi on parlait quand on parlait de réconciliation. Ça, je crois que ça a été les 4 premières années, mais là, ce mandat, on a été dans le super pratico-pratique, l'ultra concret, plus les symboles, parce que bien sûr les symboles sont importants, puis c'est de là que jaillit cette vraie réconciliation, mais Les personnes autochtones qui vivent à Montréal, elles ont une job, elles ont des enfants, elles achètent des condos, elles font même des condos. Je veux dire, il y a des promoteurs autochtones à Montréal, des promoteurs cri. Il y a de l'argent qui se brasse aux bienfaits de la métropole. Il y a des enseignants, il y a des chercheurs, il y a des artistes incroyables. Il y a Daphné qui est là, il y a le Musée des beaux-arts qui est là. Il y a des experts, il y a des ingénieurs, il y a des enseignants. Bref, la question de l'autochtonie, faut qu'on arrête de la relayer uniquement à la question de l'itinérance et de la vulnérabilité sociale. Il y a de quoi être fier d'être autochtone à Montréal, puis vous toutes et tous qui êtes là, vous faites rayonner la métropole, bien sûr à travers vos, le legs de vos savoirs ancestraux et puis tout ce qu'ils portent de traumas intergénérationnels, mais surtout vous êtes dans le concret, vous Puis c'est là-dedans qu'on est allé avec vous dans ce deuxième mandat, puis je veux vous citer quelque chose. Déjà le PUM, le plan d'urbanisme et de mobilité, on est une des premières villes au Canada à avoir fait une vraie stratégie avec Kahnawake. On est allé sur place plusieurs fois, les élus, le SUM, on est allé consulter l'ensemble des partenaires autochtones parce que bien sûr qu'on voulait enchâsser les grands principes autochtones, notamment celui des 7 générations dans le PUM, mais on voulait que ce plan, cette vision dont on se dote pour notre ville pour les 50 prochaines années, elle fasse du sens pour l'ensemble des citoyens et des citoyennes autochtones, et ça, on peut en être très fiers. En développement économique, on a sorti un plan de développement économique autochtone. Bien sûr, c'est des choses dont on parle pas assez, puis j'aimerais que médiatiquement on en parle beaucoup plus parce que ça aussi c'était assez inédit qu'une ville se positionne très pratico-pratique pour que dans le réseau PME Montréal on en fasse plus pour les entrepreneurs autochtones. On travaille pratico-pratique avec la Commission de développement économique pour faire une cartographie des entreprises autochtones, pour accompagner les entrepreneurs autochtones parce qu'il y a des réalités bien spécifiques à être quelqu'un qui se lance en affaires quand on vient d'une communauté autochtone. On a aussi travaillé avec l'Institut Ashukan sur comment on fait rayonner le développement économique, pas juste l'entrepreneuriat, pas juste l'artisanat, mais comment on attire les big business autochtones à Montréal, à Tiohti:ake. Puis ça, je veux dire, on peut pas être plus dans le pratique et le concret que ça comme métropole, puis c'est vraiment grâce à vous. Montréal change aussi. Il y a de plus en plus de murales qui expliquent l'histoire et les réalités autochtones. Avec Jenny, il y a quelques jours, on était ensemble dans le Centre-Sud pour inaugurer une nouvelle murale de MU qui est destinée à faire révéler les réalités des personnes bispirituelles. C'était le fun parce qu'il y avait des petits du Centre-Sud d'une école à côté qui sont passés devant la murale et la première chose qu'ils se sont dit, c'est quoi ça? Ça permet d'expliquer, ça permet d'expliquer les réalités autochtones. C'est pas juste pour faire beau, même si c'est magnifique. Il y a un vrai savoir et des vraies réalités qui se transmettent. Il y a Jolyane qui est là, qui travaille à Espace pour la vie, au Jardin des Premières Nations, nos parcs montréalais. Espace pour la vie, c'est un endroit exceptionnel pour transmettre le savoir autochtone. Pour transmettre les médecines traditionnelles, pour faire en sorte que dans notre biodiversité, nos écosystèmes montréalais, eh ben on met ça en avant et puis on le fait, puis on a des gens avec une expertise remarquable pour nous accompagner. Avec Montréal Autochtone dernièrement, on a fait une restitution d'objets pour des enfants. Ça peut paraître être un tout petit geste, mais c'est super important quand des jeunes autochtones vont dans les camp de jour de Philippe et son équipe et qu'ils ont accès à des tambours, à des hochets qui appartenaient à des communautés autochtones il y a fort longtemps et qu'ils les retrouvent et qu'ils peuvent les réanimer et les utiliser, bah c'est super précieux. Puis la métropole, on la change un nom de rue à la fois, mais surtout on la change avec vous, puis votre travail est inestimable.
Martine Musau Muele ◌4:31:51
Merci pour tout ce que vous Alors, pour les fins du procès-verbal, monsieur le conseiller Sterling Downey m'indique vouloir ajouter son nom à titre d'appuyeur de cette Déclaration qui est présentée par Madame la mairesse, appuyée de Madame Alia Hassan-Cournol. En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la déclaration pour la journée nationale et montréalaise des peuples autochtones. Il est 17h27. Alors, puisque nous suspendons à 17h30 et que plusieurs élus doivent rejoindre l'accueil qui se fera dans la salle du pain. Blancs, je propose de suspendre. Très bien, je vois que nos leaders approuvent et on reprendra à 19 h. Merci.
Citoyen·ne ◌6:02:27
Deux, aha, aha.
Citoyen·ne ◌6:04:57
Bonsoir tout le monde, je suis en ligne.
Voix 4C6:05:03
Salut.
Martine Musau Muele ◌6:07:50
S'il vous plaît, on va reprendre. Je vous inviterai à prendre place, s'il vous plaît. Il est 19 h 03, nous allons reprendre cette séance ordinaire du conseil municipal en débutant avec la période de questions des membres du public. Nous débutons avec la première intervention qui nous est présentée par Anthony Portra. Bonsoir monsieur Portra et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:08:31
Allô, bonsoir. Alors ma question, ma question concerne la piste cyclable sur la rue Saint-Urbain. Moi je suis infirmier dans ma vie professionnelle, j'ai déjà été gestionnaire. Quand on a des accidents à l'hôpital, on doit faire une analyse afin d'éviter la récurrence de des problèmes. Ce qui a été fait manifestement avec les accidents sur le boulevard Camillien-Houde où la ville a mis en place des mesures pour éviter la récurrence, pour éviter la récurrence du décès tragique, des bollards ont été mis, des murets ont été mis en place. Pour justifier la piste cyclable sur Saint-Urbain, la ville prend des nombres de décès ou d'accidents pour justifier ce projet. Ce projet donc censé répondre à un nombre de 4 collisions mortelles en 10 ans, 12 blessés graves et 154 blessés légers. Il y a pas eu de procédure pour éviter la récurrence pendant 10 ans, puis du jour au lendemain sans consultation la ville arrive avec un projet qui va supprimer des places et avoir des répercussions par la suite. Mais pendant 10 ans, des gens ont pris des risques sur une piste cyclable qui a été peinturée année après année, puis rien n'a été mis en place. Et la question Le projet est censé débuter aujourd'hui, rien ne se passe, mais en attendant, pour s'assurer que personne d'autre soit écrasé ou blessé, allez-vous fermer l'accès aux vélos sur Saint-Urbain alors qu'il y a des pistes cyclables à côté?
Martine Musau Muele ◌6:10:13
Allons-y avec une réponse de madame Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌6:10:16
Bonsoir, merci pour votre question. En fait, non, on va pas fermer l'accès aux cyclistes. C'est un lien qui est très utilisé, qui est nécessaire. Ça fait très longtemps qu'on doit le sécuriser et effectivement, il était temps qu'on le fasse. C'est un engagement qu'on a pris en 2021, c'était dans notre plateforme électorale, non seulement précisément de sécuriser l'accès à la piste cyclable sur Saint-Urbain, mais aussi de favoriser les transports actifs et collectifs, ce qui va être fait sur Saint-Urbain dans le cadre du corridor de mobilité avec la voie réservée et la piste cyclable qui sera désormais protégée. Il y a énormément de corrections à faire dans le réseau montréalais. Il y a plusieurs pistes qui sont très anciennes qui sont aujourd'hui désuètes. Il y en a plusieurs qui sont nécessaires, qu'on doit aménager. C'est des engagements qu'on prend dans le cadre de Vision Zéro. Vous avez raison de souligner qu'on doit absolument éviter les décès et les collisions causant des blessures graves, et c'est ce qui va être fait dans le cadre de ce projet-là. Donc, je pense que ça répond aux besoins de sécuriser le parcours des personnes qui se déplacent en vélo en ajoutant en plus un lien beaucoup plus efficace en transport collectif.
Martine Musau Muele ◌6:11:24
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:11:26
Fait que sachez que les résidents vont vous rendre responsable de votre inaction pendant 10 ans. Un décès, ça peut arriver, 2 décès, ça peut arriver. Après, vous avez rien fait, vous avez juste peinturé. La solution existe déjà, il y a des piste cyclable sécuritaire à côté. Là avec ce projet, vous allez renvoyer les voitures sur les pistes à côté, donc sur Clark, sur l'esplanade, il y a une école juive qui a un débarcadère sécurisé, vous allez faire quoi pour eux? Il y a une école primaire, il y a le collège français, les buildings sont sur 4 intersections, les jeunes y traversent tous les jours, fait que là vous allez envoyer des voitures parce que le matin à cause des bus la circulation va se reporter, moi ce que je vous demande c'est de prendre une pause et de faire un moratoire, 450 places de véhicules, enlever comme ça du jour au lendemain une piste cyclable, une piste d'autobus, puis on n'est pas consulté. Sachez que les Montréalais, puis le quartier là, parce que j'ai plusieurs contacts, on va vous rendre responsable s'il y a des décès de jeunes ou d'étudiants qui traversent déjà actuellement. Pouvez-vous mettre sur pause ce projet qui n'a pas débuté et faire vraiment une analyse sur place, consulter la population?
Martine Musau Muele ◌6:12:32
Marianne Giguère.
Marianne Giguère ◌6:12:33
Des analyses ont été faites, c'est pourquoi on aménage la rue de cette façon-là. Chaque intersection reçoit un traitement qui permet de la traverser, pas que les piétons, pas que les cyclistes, tous les usagers, parce qu'il y a aussi des collisions qui vont blesser des occupants de véhicules. Donc, en faisant ce projet-là, on va sécuriser tout l'axe Saint-Urbain, en particulier les intersections où ont lieu en très grande majorité les collisions. Donc, c'est la chose responsable à faire si on veut s'assurer que toute la population puisse se déplacer avec le moyen qu'elle choisit et qu'on lui donne les options de prendre des moyens différents que l'automobile. Et on a dit ça pour le REV qu'on allait congestionner et c'est pas du tout ce qui s'est passé. On l'a dit pour plein d'autres axes qui sont revus, corrigés, améliorés, sécurisés et c'est fort de ces succès-là qu'on continue à transformer la ville. Pour le bien de toute la population. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:13:27
Merci, monsieur Portra, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons avec la prochaine intervention. La question est présentée par Raoul Gottlieb. Bonsoir, monsieur Gottlieb, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:13:46
Bonsoir tout le monde. Voilà. Donc, bonsoir tout le monde, bonsoir les élus. Avec cruauté, la Ville de Montréal démantèle les campements de fortune des itinérants sans offrir aucune alternative viable à ces gens. Elle ne fait que déplacer le problème. Selon Marie-Josée Corriveau, anciennement du Frépru, il serait facile pour la Ville d'établir un registre des beaux Montréalais. Il y a seulement besoin d'envoyer un formulaire à à tous les propriétaires en même temps que leur compte de taxes. Cette mesure permettrait de sécuriser des milliers de locataires contre les augmentations abusives de loyers. En 8 ans, Projet Montréal ne l'a jamais fait. Si on lit le livre Combattre la gentrification de Sophie Thiebaud, ancienne conseillère du Sud-Ouest pour Projet Montréal, on voit que la Ville de Montréal a fait du Sud-Ouest une ville, une vache à lait profitant de la gentrification accélérée du secteur sans vraiment chercher à la freiner. Pire, elle prenait— la Ville prenait parti pour les promoteurs immobiliers au détriment de plusieurs projets de logements sociaux, dont celui de la Maltine. La Ville de Montréal ne veut pas promouvoir le bien-être des populations longeant la métropolitaine en la remplaçant par un boulevard urbain.
Martine Musau Muele ◌6:15:10
La question.
Citoyen·ne ◌6:15:11
Alors, ma question, madame la présidente, pourquoi les locataires et les populations démunies devraient continuer de voter pour embourgeoisement, je veux dire, Projet Montréal?
Martine Musau Muele ◌6:15:23
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:15:25
Merci beaucoup pour votre question. En fait, tout simplement parce qu'on est l'administration qui historiquement a le plus investi pour le développement du logement social, du logement hors marché, et ça depuis le jour 1 de notre administration. Tout d'abord, on a mis en place plusieurs mesures qui font en sorte qu'on livre automatiquement du logement social. Par exemple, le règlement pour une métropole mixte, on génère des revenus pour y réinvestir, mais aussi on se donne des opportunités pour développer des projets dans des projets de développement. En plus, ce qu'on a fait, c'est qu'on a développé le droit de préemption, on a acheté comme jamais des terrains, on a mis en place au budget des sommes inédites pour l'acquisition de terrains, justement en vue de préserver l'avenir, en vue d'éviter la spéculation foncière. Ce qu'on a fait aussi dans tous les arrondissements de Projet Montréal, des quartiers centraux, on est venu protéger les maisons de chambres. Donc éviter justement, c'était les premières cibles des spéculateurs, bien souvent, qui les achetaient, viraient les gens, rénovaient en condos. D'ailleurs, les populations vulnérables et itinérantes, c'était leur dernier bastion avant de se retrouver à la rue, bien souvent, c'était les maisons de chambres. Bien, on les a protégées, puis on a fait des droits de préemption spécifiques pour les maisons de chambres pour les acquérir. On est une administration qui a travaillé aussi avec l'industrie, avec les partenaires communautaires pour développer des projets hors marché, novateurs, qu'on n'a jamais vus à Montréal. On a mis en place un service de l'habitation, avant nous c'était pas là. On fait face à une forte opposition qui est ici dans cette chambre, qui souhaite mettre fin par exemple au règlement pour une métropole mixte. Mais pourquoi? Parce que nous on veut continuer à aller encore plus loin pour développer le logement social. Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌6:16:56
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:16:58
Pourtant, la crise est pire que jamais. Selon le Conseil régional de l'environnement, la Ville de Montréal peut aller chercher 628 millions de dollars en taxes sur l'immatriculation, 268 millions de dollars en tarification du stationnement sur rue et 60 millions de dollars pour le stationnement hors rue, pour un total de 954 millions de dollars, ce qui serait suffisant pour offrir la gratuité du transport en commun tous à Montréal ou, à tout le moins, un généreux tarif social. La Ville de Montréal, au lieu de cela, non seulement ne gèle pas les tarifs de transport en commun, mais augmente la carte d'autobus-métro, la CAM, à 104,50$ au 1er juillet prochain. Alors, ma question, madame la présidente: pourquoi les populations les plus pauvres et les environnementalistes devraient continuer de voter pour Projet Montréal?
Martine Musau Muele ◌6:17:55
Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌6:17:57
Oui, merci beaucoup pour la question. On a déjà eu l'occasion d'en discuter, en fait, avec nos collègues de la Communauté métropolitaine de Montréal, donc les maires et mairesses de Longueuil, de Laval, mais aussi toutes les villes avoisinantes. On a augmenté la taxe sur l'immatriculation. Donc, on a fait ce choix-là parce qu'on croit au transport en commun, puis on veut s'assurer que les gens y aient accès. Et quand vous parlez de tarification, de stationnement, mais c'est un travail qui se fait. C'est sûr qu'on essaie de trouver la bonne solution au bon endroit. Il y a des rues commerciales sur lesquelles tarifer le stationnement permet effectivement une meilleure rotation, permet aux gens de pouvoir aller magasiner. Il y a des secteurs où il y a une forte pression, donc on met, on met des vignettes, mais c'est un travail qui se fait en continu, puis c'est un travail qu'on fait en collaboration. Chacun des arrondissements connaissant très bien son territoire le tarife aux endroits où il le juge le plus approprié. Cela étant dit, je pense que notre administration on a fait beaucoup pour les plus vulnérables, mais aussi pour l'environnement. On est l'administration qui a protégé le plus d'espaces verts, on a fait le Grand Parc de l'Ouest et on va continuer en ce sens. On a innové aussi en faisant des rues éponges, en travaillant sur la résilience de notre territoire. Donc, on est capable d'agir sur plusieurs fronts en même temps et on va continuer à le faire. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌6:19:02
Merci, monsieur Gauthier, pour vos questions. Bonne soirée. Nous poursuivons avec la prochaine intervention présentée par Francis Lapierre. Très bien, je vais juste confirmer parce que ça veut dire qu'il y a une personne qui n'est plus ici. Bonjour, est-ce que je peux vous demander de juste me confirmer votre nom parce que je pense que je n'ai plus l'ordre assigné.
Citoyen·ne ◌6:19:29
Oui, mon prénom est Bébarth et mon nom de famille Pineda.
Martine Musau Muele ◌6:19:35
Merci, bienvenue à vous, on vous écoute.
Citoyen·ne ◌6:19:38
Donc, bien le bonsoir, députés et députées de Montréal. Je viens vous voir aujourd'hui parce que, bon, d'abord et avant tout, on prend des décisions dans nos vies, on a des choix à faire. Je viens d'un milieu, comment dire, un peu défavorisé, et pour me sortir de cette galère, il a fallu que je prenne une décision comment dire, risqué. Et aujourd'hui, j'ai enlevé mon masque devant vous. La raison est la suivante, c'est que chaque fois que je me fais interpeller par le service de police de la Ville de Montréal, j'ai des problèmes avec mon identité. J'ai fait changer mon prénom au niveau administratif, car le criminel le plus recherché au Canada soit monsieur Al Boivin, J'ai contribué à, comment dire, faire tomber l'ensemble du réseau narcotrafiquant. Et quand je me fais interpeller, que je donne mes cartes qui sont de manière légale, puis que je me fais faire de l'attitude en me faisant demander, et selon leurs droits, ils ont le droit avec l'article 72 du Code de procédure pénale criminelle, pénale, excusez-moi.
Martine Musau Muele ◌6:20:58
Monsieur Pineda.
Citoyen·ne ◌6:20:59
Mais non, la raison, en fait, moi, la question est la suivante, c'est comment est-ce que je fais au niveau du système pour m'assurer que, refaisant ma vie et m'appelant Bébars, mes collègues, mes amis, tout ça m'appelle Bébars, comment est-ce que je fais pour m'assurer que ma sécurité ne soit pas compromise?
Martine Musau Muele ◌6:21:21
Merci. Allons-y avec une première réponse. Monsieur Alain Vaillancourt.
Voix 4C6:21:30
Oui, bonjour. Je suis pas certain que je sois en mesure de complètement répondre à votre question, surtout qu'on n'adresse pas des situations personnelles, nous sommes au conseil, mais en général, si vous avez un enjeu avec le changement de votre nom et dans le système SPVM, Et s'il y a un enjeu là, je pense la première chose, si vous sentez que vos droits sont lésés, allez en déontologie et formez une plainte. Je suis pas sûr que c'est ça à quoi vous faites référence, mais j'ai pas vraiment une meilleure réponse que ça. Peut-être qu'avec votre question, je pourrais fouiller si vous voulez, puis vous revenir avec peut-être un élément supplémentaire à votre situation spécifique. On pourrait se parler après.
Martine Musau Muele ◌6:22:10
Questions complémentaires?
Citoyen·ne ◌6:22:12
Une question complémentaire s'adresserait, c'est comme pour faire un suivi. Il y a déjà un an, je suis venu pour faire un détail de mes observations auprès de l'itinérance. On m'avait parlé du programme EMI comme quoi que ce serait un programme qui aiderait à la réhabilitation, c'est-à-dire à effectuer des, comment dire, des démarches proactives. J'ai eu la chance de m'adresser hier avec justement des personnes mandatées du MI. Bon, il y a toujours deux côtés à une médaille. D'un côté, il y a des clients qui sont peu intéressés à leur émission parce que tout leur est offert, puis de l'autre côté, il y a peut-être un manque de fonds qui est investi pour pouvoir faire de la prévention au sein des refuges. C'est plus comme des cracasses. Je me demandais qu'est-ce que la Ville compte faire pour se de là? Et c'est comme une double question en fait, c'est à savoir est-ce que c'est pas un business dans lequel vous faites de l'argent avec ça, quoi?
Martine Musau Muele ◌6:23:15
Madame Josefina Blanco.
Voix 4M6:23:18
Merci beaucoup pour votre question et commentaire. Peut-être j'aimerais préciser certains éléments. L'équipe émise, c'est déployée par notre administration. En ce moment, c'est une équipe qui travaille sur des situations non urgentes dans l'espace public pour mieux gérer tout ce qui touche la cohabitation sociale, que ça soit directement avec des personnes en situation de vulnérabilité, avec des résidents qui sont logés, avec des commerçants. Et on l'a testé et cette année on est allé les déployer dans d'autres arrondissements centraux et cette année on les déploie dans les 19 arrondissements avec une centrale d'appels. Mais c'est vraiment lié à l'espace public pour des situations non urgentes quand le SPVM ne doit pas agir face à des situations qui sont urgentes. Et en termes de questions de fonds, c'est un projet qui est financé par la Ville de Montréal et le ministère de la Sécurité publique pour 5 ans. On a 50 millions de dollars, donc on est très confiants qu'on a les moyens nécessaires pour le déploiement de ce service, qui est un service de plus dans l'écosystème sur différentes ressources qui existent déjà aussi pour soutenir les personnes en situation de vulnérabilité et à la fois travailler avec tout le monde. Merci.
Martine Musau Muele ◌6:24:35
Monsieur Pineda, merci pour vos questions. Vous êtes toujours le bienvenu, vous pourrez poursuivre les conversations par les autres modes de communication. Très bien, nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Jean Duval. Bonsoir monsieur Duval et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:24:53
Bonsoir madame la présidente, bonsoir à tous. Alors, comme aspirant candidat indépendant à la mairie de Montréal à la prochaine élection en novembre, je réitère la volonté pour que Montréal installe et achète et installe des bateaux de croisière usagés pour aider à solutionner la crise du logement à Montréal, ne serait-ce que pour aider ceux qui ne trouvent pas de logement les étudiants qui n'en trouvent pas non plus, puis les itinérants aussi qui sont pris à vivre dehors. J'ai appris quelque chose aujourd'hui qui est assez drôle, et avant que je pose ma question finale, madame la présidente, dans le port de Montréal, il y a quelqu'un qui a acheté un bateau usagé qui a servi de bateau de théâtre. J'ai appris ça aujourd'hui. Et on a transformé ça en sauna, soins pour la personne, bain tourbillon, ça s'appelle Bota Bota. Quelle idée de génie commercial! Mais c'est quelqu'un qu'on admire tous, qui est quasi milliardaire s'il ne l'est pas déjà, Luc Poirier, que tout le monde connaît avec l'immobilier.
Martine Musau Muele ◌6:26:16
Et la question?
Citoyen·ne ◌6:26:17
La question, c'est Projet Montréal, y a-tu un S à Projet? Non, je pense pas, c'est juste un projet.
Martine Musau Muele ◌6:26:28
Allons-y avec une première réponse, monsieur Pierre Lessard-Blais.
Pierre Lessard-Blais ◌6:26:33
Oui, bonjour monsieur Duval. Non, il n'y a pas de S dans Projet Montréal, le nom officiel déposé devant le directeur général des élections. Écoutez, Merci pour votre proposition. En effet, il faut qu'on crée rapidement plus de places pour les gens qui n'ont pas d'endroit où dormir. Les modules bateaux flottants ne sont pas tellement la priorité présentement. L'administration travaille surtout sur les habitations modulaires avec accompagnement. On a acheté 90 chambres d'anciennes roulottes de travailleurs de la BAG. Ça va être des sites où est-ce qu'on va pouvoir ramener une trentaine de personnes qui n'ont pas d'enjeu de santé mentale ou qui n'ont pas d'enjeu important de consommation. Il va y avoir un accompagnement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et on est en train de travailler pour faire atterrir 3 projets totalisant 90 lits. Donc on n'est pas tellement en mode sur le fleuve, mais je pense qu'on est beaucoup dans le même axe que vous, soit libérer les refuges où est-ce qu'il y a des gens qui sont prêts à aller en logement et les amener en modulaire temporaire le temps qu'ils se trouvent des logements. Ça va être des projets temporaires qui vont durer 2 à 3 ans.
Martine Musau Muele ◌6:27:57
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:27:59
Oui, madame la présidente. Luc Poirier, c'est un homme qui a des idées et les choses se réalisent quand on a des idées puis qu'on veut les accomplir. Ici, vous êtes un gouvernement, vous êtes Projet Montréal majoritaire et les fonds sont là. C'est juste qu'il y a eu 100 millions pour la Place des Montréalaises, Il y a eu 200 millions pour la rénovation de l'Hôtel-de-Ville, puis il y a 200 millions qui s'en viennent pour Camillien-Houde pour faire ça pour les cyclistes. C'est un demi-milliard. Les hommes et les femmes sont dans la rue, ils sont dans des campements, et vous n'êtes pas capables d'agir depuis que c'est en pleine face, tout le monde. Alors, ce que je demande, c'est agissez. Moi, j'ai acheté le livre de Luc Poirier, c'est marqué Voir grand.
Martine Musau Muele ◌6:29:11
Monsieur François Limoges, puisque le temps est écoulé. Monsieur Duval. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌6:29:20
Oui, bonsoir, monsieur Duval.
Martine Musau Muele ◌6:29:21
Étant donné que vous avez quitté, ce qui nous permettra de poursuivre avec la prochaine intervention présentée par Josée Riopelle. Bonsoir, madame Riopelle, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:29:32
Bonsoir, merci beaucoup. Chers élus, ma question s'adresse à madame Éricka Alneus. Je suis ici en tant que représentante du comité Encore du monde à bicyclette, créé pour assurer la reconnaissance du collectif Le monde à bicyclette. C'est un groupe militant actif à Montréal entre les années 70 jusqu'à la fin des années 90. On leur doit ce qu'on appelle aujourd'hui le Montréal cyclable, les dépositions de Montréal dans des palmarès internationaux aussi. Le collectif a regroupé des centaines de militantes, militants au fil des ans. Deux figures se sont distinguées, dont Claire Morissette, décédée en 2007. La Ville de Montréal l'avait très bien honorée avec la piste cyclable qui est sur le boulevard Maisonneuve. On voit ici avec l'iconique plaque toponymique. Piste claire, Maurice-Étienne, militante écologique. Robert Silverman est aussi une des figures de proue du monde de la bicyclette. Il nous a quittés en février 2022. On a lancé une pétition afin qu'il soit honoré. Elle a été présignée par une douzaine de signataires de renom. J'en nomme quelques-uns: le regretté André Lavallée, Louise Roy, Bernard Vallée, Didier Dabercourt, Félix Lambert, et entre autres près de 1000 citoyens et citoyens. On a par la suite déposé une proposition afin que le REV Saint-Denis porte le nom de celui qu'on appelait Bicycle Bob. Ma question ce soir pour madame Alneus: que savons-nous de l'avancement des démarches pour la reconnaissance de Robert Zimmerman?
Martine Musau Muele ◌6:31:02
Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌6:31:04
Oui, bonjour. Contente de vous accueillir ici à l'Hôtel-de-ville, puis merci pour votre question. Des fois, c'est une question de timing, simplement parce que vous avez fait la demande, ça ça a été traité et ça a été vu il y a quelques jours par le comité consultatif en reconnaissance. Donc incessamment, on devrait avoir une recommandation pour cette reconnaissance. Puis j'en profite parce que c'est ça la beauté de la toponymie, de la reconnaissance, c'est de pouvoir mettre dans l'espace montréalais des gens qui ont forgé des choses qu'on ne croyait— qu'on croyait impossibles. Et le fait que vous portez haut et fort ce message de l'accessibilité à l'espace public pour tout le monde, incluant les cyclistes, un legs venant de monsieur Silverman, et quelque chose qu'on trouve important. Donc, comme je vous dis, incessamment on devrait avoir des nouvelles, puis ça me fera plaisir si ça vous va qu'on puisse prendre quelques minutes. Je prendrai vos coordonnées pour qu'on puisse s'en parler, mais comme je vous dis, question de timing des fois, mais on attend incessamment des nouvelles du comité consultatif en reconnaissance.
Martine Musau Muele ◌6:32:11
Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌6:32:12
Oui, merci beaucoup pour votre réponse. Je me permets tout de même de citer madame la mairesse. Elle avait écrit elle-même dans un tweet après le décès de Robert: son héritage est notable. Plus de voies cyclables, plus de cyclistes en sécurité, plus de mobilité active. Nous réfléchissons à une façon de souligner durablement son legs. Donc, ma question: advenant une réponse négative du comité de la toponymie pour une raison quelconque, de quelle manière la Ville compte assurer une transmission de la mémoire de Robert Zimmerman? Merci.
Martine Musau Muele ◌6:32:41
Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌6:32:43
Merci beaucoup. Je ne pourrais dire quelle forme ça pourrait prendre à la lumière d'une réponse. Je pense qu'on va attendre la réponse, mais soyez assurés, voyant le type d'administration que nous sommes, que ça reste une personne et une figure importante à souligner. Donc, on pourra trouver la bonne façon. On va faire les choses dans l'ordre. On va attendre le rapport du comité consultatif. Et à partir de là, on pourra voir ce qui se fait. Et je suis d'accord avec vous parce que c'est un énorme— c'est un visionnaire qui a cru à ce que nous, comme administration, on réalise dans l'espace public et qui permet à plein de gens de pouvoir se déplacer autrement. C'est l'amélioration de la santé de tous et de toutes, mais aussi la réaffirmation que les cyclistes ont droit aussi à leur place dans l'espace public.
Martine Musau Muele ◌6:33:33
Merci, madame Riopelle. Très bonne soirée à vous. Poursuivons avec la prochaine question. Cette question nous est présentée par Marc Poulin. Bonsoir, monsieur Poulin, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:33:48
Bonsoir. Bonsoir, madame Plante. Je suis ici ce soir en suivi de mon intervention du mois passé sur l'élimination d'une voie de circulation sur Côte-Sainte-Catherine en direction du centre-ville pour la prolongation de 300 mètres de la piste cyclable. Je vous avais alors demandé quel va être l'impact sur le temps de transit des utilisateurs des autobus et non des bolides, comme vous avez déformé mes propos dans votre réponse. Prétextant ne pas avoir accès à vos gros cartables, vous aviez alors promis de m'envoyer les études de circulation. Je n'ai pas reçu les études. J'en conclus qu'elle n'existe pas et que l'élimination d'une des deux voies de circulation sur cette rue artérielle s'est faite sur des bases purement dogmatiques, accommodant quelques cyclistes au détriment d'un nombre beaucoup plus grand sur l'ensemble des saisons des utilisateurs de transports en commun. Vous invoquez la nécessité de sécuriser les cyclistes, mais cet argument ne peut être absolu, surtout quand il existe comme ici des voies alternatives. Est-ce qu'à chaque fois qu'un cycliste va vouloir exprimer le besoin de circuler sur une intérieure, on va couper une voie de circulation? Sur Côte-Sainte-Catherine, l'ajout de pistes cyclables dans ce cas-ci fait des dommages collatéraux auprès de tous les usagers d'autobus qui sont aussi pris dans le trafic délibérément créé. La question, c'est, dans votre plan de pistes cyclables, Quelles sont les autres rues artérielles où les utilisateurs d'autobus vont partir pour l'accommodation cycliste?
Martine Musau Muele ◌6:35:28
Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌6:35:29
Oui, merci beaucoup, monsieur Poulin, pour votre question. De un, je ne vous ai pas promis d'études. Ça me fera plaisir de vous envoyer les données que l'on a. Alors ça, c'est pas du tout la même chose. Puis deuxièmement, c'est, vous parlez de dogme, mais je pourrais très bien vous renvoyer ça de votre côté aussi. D'être dogmatique. Quand on sécurise les données, le monde, piétons Québec, Vélo Québec, démontrent que le plus grand nombre de collisions, dont des collisions mortelles, sont sur des artères. Et aussi, il faut savoir que sur les 10 000 kilomètres de rues de Montréal, 1% ont des pistes cyclables, dont une grande majorité sont protégées. Mais donc, ça veut dire qu'il y a 1000 kilomètres sur 10 000 kilomètres de rues à Montréal. Donc, si pour vous, ça, le 1%, c'est un dogme, on n'a pas la même vision d'un dogme ou d'un mot qui serait comme une espèce de tapissage de long et en large. Mais dans tous les cas, moi, ce que j'ai dit et ce que je vais vous réitérer, c'est qu'on va toujours prendre le parti pris des différents types de mobilité, que ce soit sur cette artère-là ou une autre, je pense à Christophe-Colomb, les voitures peuvent circuler, il y a du stationnement d'un côté ou de l'autre, dépendamment, Et il y a aussi des trottoirs pour les piétons et il y a aussi, quand on peut, on met une piste cyclable protégée. Alors, pour moi, ça, c'est de la mobilité intelligente. Ce n'est pas privilégier. Je ne crois pas que nous privilégions un mode de déplacement plus qu'un autre, parce que si c'était le cas, on n'aurait plus de mondieux, on en aurait presque 90% de pistes cyclables sur l'ensemble du réseau. Alors, pour moi, c'est de penser la ville pour tout le monde et non pas pour un type d'utilisateur de la route.
Martine Musau Muele ◌6:37:08
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:37:10
Tout d'abord, madame Plante, merci de remettre ma parole en question, mais vous pourrez vérifier et écouter votre intervention. Madame Mauzerolle m'a aussi promis les études. Cela dit, dans ce cas très précis, c'est les utilisateurs d'autobus, donc de mobilité qui déplace beaucoup de gens, qui vont souffrir du trafic que vous créez et vous n'êtes pas capable de me dire combien de temps ça va rajouter à l'heure de pointe pour se rendre au centre-ville. De prendre ces utilisateurs d'autobus d'Outremont et d'ailleurs, qui vont augmenter avec la fermeture de Camillien-Henri-Bourdeau, pour accommoder combien l'un versus l'autre. Donc, à quelque part, quand on ne prend pas des décisions précises sur chacune des situations qui sont présentées à nous, mais qu'on choisit une approche globale, ben oui, c'est dogmatique. Donc moi, je vous ai posé une question précise, j'aimerais avoir une réponse.
Voix 4M6:38:03
Précise.
Martine Musau Muele ◌6:38:03
Madame Sophie Mauzerolle. Madame Sophie Mauzerolle. Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌6:38:14
Madame la mairesse a dit qu'on pouvait vous répondre comme on l'entendait lorsque vous nous posez des questions. On essaie de le faire au mieux. Ce que je vous avais mentionné la dernière fois, c'est que ça nous ferait plaisir de vous partager les informations qui ont d'ailleurs, qui vont être présentées en séance d'information. Et je réitère le fait qu'à chaque fois qu'on réaménage une rue, on a des équipes qui travaillent en amont, qui font une étude de besoins et solutions, qui regardent quels sont les enjeux. Y a-tu des collisions? Y a-tu des enjeux avec la circulation des autobus de la STM? Est-ce qu'il manque de verdissement? Et à la lumière de tous ces facteurs-là, proposent des scénarios d'aménagement qu'ils raffinent en rencontrant tous les riverains, donc les commerçants, les institutions. Est-ce qu'il y a des besoins de débarcadères? Et au final, on essaie de trouver la solution la plus équilibrée qui va sécuriser le plus de gens possible. Sur cette piste cyclable-là, il y a eu des décès. Nous avons une responsabilité comme administrateurs publics de trouver le juste équilibre et de toujours protéger les citoyens et citoyennes. Parfois, ça vient avec des changements d'habitudes, parfois ça va ralentir un peu certains trajets, mais on considère qu'il est important d'offrir des options de mobilité sécuritaires pour tous et toutes et c'est ce qu'on va continuer à faire. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌6:39:23
Merci, monsieur Poulin, pour vos questions. Très bonne soirée à vous. Nous poursuivons donc avec la prochaine intervention. Cette question nous est présentée par Dominique Boulanger. Bonsoir, madame Boulanger, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:39:41
Bonsoir, bonsoir à vous tous. Je suis ici aujourd'hui pour dire haut et fort que la fonction même de l'ombudsman a été pervertie et que le contrat social entre la Ville et ses citoyens a été trahi. Madame Vodanovic, vous avez dit, si vous voulez que la loi vous respecte, vous devez respecter la loi. Permettez-moi ce soir de vous rappeler une vérité fondamentale. La loi n'a pas à être respectée, la loi n'a pas à respecter qui que ce soit. Elle doit être respectée par tous sans exception. Pas parce qu'on est citoyen, pas parce qu'on est élu, parce qu'on est juge ou policier, mais parce que la loi est censée être juste, impartiale, égale et sans discrimination. Or, mon dossier, la loi n'a pas été respectée et vous avez transformé l'ombudsman censé protéger les citoyens en un outil d'intimidation en utilisant ma propre plainte confidentielle contre moi. Vous avez brisé le secret professionnel, déformé mes paroles et permis qu'un rapport que je n'ai même pas pu lire en serment tant il ne me représentait pas serve à me condamner sans infraction, sans défense et sans équité, tout en gardant en otage un être sensible et vivant, en lui causant du stress, de la détresse, de l'anxiété de séparation, en lui faisant vivre un abandon. Et la première question l'état pur. J'arrive à ma question immédiatement. Ma question: endossez-vous ce nouveau rôle de l'ombudsman où les plaintes des citoyens deviennent des armes pour les réduire au silence?
Martine Musau Muele ◌6:41:27
Merci, madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌6:41:30
Merci pour votre question, madame Boulanger. Alors moi, j'ai pris connaissance du rapport de l'ombudsman qui a été initié en 2022. Et l'ombudsman vous demande simplement de respecter les règlements qu'on demande à tous les citoyens à travers le Québec, soit de garder les chiens en laisse, de les micropucer, de les stériliser. Vous les avez enregistrés, micropucés, mais vous les avez pas stérilisés et vous les gardiez pas en laisse, et vos chiens ont mordu le 16 août des passants et le 29 septembre en 2022 sévèrement des personnes qui passaient. Vos chiens étaient errants. Alors, dû à la lumière de ce que l'ombudsman a vu, elle a jugé, comme vous ne respectiez pas les règles applicables à tous les citoyens, elle a jugé que la Ville a agi de bonne foi, elle a fait la bonne chose.
Martine Musau Muele ◌6:42:23
Question complémentaire, madame Boulanger?
Citoyen·ne ◌6:42:25
Oui, certainement. Je me demandais aussi la diffamation que vous faites présentement parce que mes chiens sont non dangereux et les photos ont été trafiquées, modifiées, falsification de preuves dans mon dossier. Mon dossier regorge de mensonges, d'irrégularités et d'incohérences grossières. On m'a accusée de cacher 2 femelles, ce qui est faux, en m'accusant que j'avais de l'élevage pour me noircir alors que je n'avais que des mâles. On m'a présenté des photos du terrain du voisin en prétendant que c'était le mien. Des documents officiels ont été produits en français un français inacceptable. Les métadonnées prouvent qu'ils ont été créés le dimanche vers 3 heures du matin hors du Québec. On a même inventé une fausse adresse, rue Hector, qui n'a jamais existé. Le 12 février, un employé de la Ville a tenté de me pousser l'euthanasie de mon chien Dali qui avait 20 ans. Elle a coupé l'enregistrement juste avant que je puisse le présenter, en déformant la vérité, laissant croire que je cachais mon chien et que je lui avais menti.
Martine Musau Muele ◌6:43:18
Et la question Oui, j'y arrive.
Citoyen·ne ◌6:43:20
Mon domicile a été violé à plusieurs reprises par la patrouille canine accompagnée de quelques policiers, allant jusqu'à 27 policiers lors d'un événement, au coût des contribuables qui ont payé la facture évidemment. Effectué 2 saisies illégalement en 6 mois, tiré sur mon chien.
Martine Musau Muele ◌6:43:36
Et la question s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌6:43:38
Il me reste un petit paragraphe. Après la mort de mon chien, on m'a refusé le rapport d'autopsie, le certificat de décès, même son collier m'a été jamais remis.
Martine Musau Muele ◌6:43:45
Madame Boulanger, j'ai encore plusieurs personnes derrière vous. Est-ce que vous allez poser votre question? Sinon, je vais devoir passer à la prochaine question.
Citoyen·ne ◌6:43:55
2 secondes. On m'a baladée, on m'a mentie pour justifier la saisie d'un chien non agressif, menti pendant 2 ans, madame Vodanovic, en me regardant. C'est honteux. Ni Salvador ni Demandy ne se sont une seule fois, leur nom ont tari.
Martine Musau Muele ◌6:44:09
Madame Boulanger. Puisqu'on est à 1 minute 30.
Citoyen·ne ◌6:44:15
Mon dossier avec toutes ces irrégularités, ces abus, ces mensonges.
Martine Musau Muele ◌6:44:19
Je suis vraiment désolée, madame Boulanger, je vais devoir laisser la place à la personne qui attend après vous. Ça doit commencer avec un est-ce que, pourquoi, quand, comment, où.
Citoyen·ne ◌6:44:31
Un minimum d'être traité avec rigueur, honnêteté.
Martine Musau Muele ◌6:44:35
Merci. On a compris l'essence de votre question. Est-ce que la question doit être traitée avec rigueur? Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌6:44:45
Madame Boulanger, je pense que l'ombudsman, s'il y a quelqu'un, que c'est des avocats, ils ont traité votre dossier avec beaucoup de rigueur. Je l'ai lu, c'est très précis. Alors, on peut vous accompagner à acheter un autre chien. Et merci.
Martine Musau Muele ◌6:45:00
Merci, madame Boulanger, pour vos questions. Vous êtes toujours la bienvenue, Madame Boulanger. Oubliez pas que c'est à la présidence que vous vous adressez. Et on va passer à la prochaine personne. Et par respect pour vos concitoyens, je vais vous inviter à libérer la place. Merci beaucoup. Nous poursuivons. Bonne soirée. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Lauriane Ionita. Bonsoir, Monsieur Ionita, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:45:31
Bonsoir tout le monde. Madame la présidente, la dernière fois vous m'aviez interrompu parce que j'ai tiré l'attention à madame Plante et à monsieur Limoges, ce qu'ils font exactement la même chose maintenant. Pourtant je m'adressais, ma question s'était adressée à eux.
Martine Musau Muele ◌6:45:48
Justement, je demande 100% raison. Il y a 2 personnes qui se sont adressées au conseil au lieu de s'adresser à la présidente. Je vous remercie pour ce rappel. Est-ce qu'on peut recommencer l'horloge de monsieur Ionita, s'il vous plaît? On vous écoute.
Citoyen·ne ◌6:46:01
J'ai bien compris que vous m'aviez interrompu parce que j'avais pas le droit. Pourtant, il y a des lois que les élus peuvent utiliser, comme l'article 41, alinéa 6, de refuser complètement de répondre aux questions des citoyens. Tantôt, monsieur Limoges, il a été contraire. Il se posait des questions pourquoi monsieur Duval a quitté la place sans écouter ce qu'il a à dire. Alors, il était contrarié et mécontent. Pourtant, dans le passé, j'ai eu la chance d'être applaudi par tous les élus en sortant d'ici, en signe de proteste. Ils voulaient s'en débarrasser de moi. C'est ça, la loi qui vous permet à vous, les élus, de traiter les citoyens qui vous ont élus pour les représenter. Madame Plante, entre-temps, j'aimerais bien vous demander une 9e fois votre destitution et que vous vous en alliez parce que vous aviez créé beaucoup de troubles à cette ville-là. On n'a plus besoin de vous.
Martine Musau Muele ◌6:47:05
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌6:47:07
Oui, merci, madame la présidente. Je peux rassurer monsieur Dionnetta que je n'étais pas contrarié par le fait que monsieur Duval parte. C'était son droit. Alors, il avait le droit de ne pas entendre ma réponse, puis je me suis rassis tout simplement. Et la raison pour laquelle, monsieur Hunter, on vous répond pas toujours, c'est parce que vous ne posez pas de questions, vous émettez une opinion qu'on ne partage pas. Merci beaucoup, bonne soirée.
Martine Musau Muele ◌6:47:30
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:47:32
Lorsque j'ai demandé que l'article 41, alinéa 6, qu'il soit exclu, qu'il soit effacé de votre, comment s'appelle, madame la présidente, le Les règles du conseil, que ce soit éliminé au complet. Monsieur Limoges m'a dit bonne chance. Ça veut dire que ça lui convient. Les deux dernières fois, en venant ici, vous aviez tourné Monsieur Limoges. De nouveau, vous faites exactement la même chose. Vous portez pas attention. Et après ça, vous dites que j'aime pas vos réponses. Mais voilà, vous écoutez même pas ce que j'ai à dire. Par la suite vous dites, monsieur Limoges, je vais vous assurer une affaire, vous n'êtes pas digne de votre fonction, peu importe laquelle vous avez, mais vous n'êtes pas digne d'être un élu de la Ville de Montréal. Et je demande en même temps, vous et madame Plante, de vous en aller.
Martine Musau Muele ◌6:48:30
Merci.
Citoyen·ne ◌6:48:31
Démissionnez.
Martine Musau Muele ◌6:48:34
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌6:48:35
Madame la présidente, je vous rassure que monsieur Jantoc, j'écoute pas tout ce qu'il dit. Je regarde par là parce que je le regarde sur l'écran plutôt que le regarder en personne, mais j'entends absolument 100% de ce qu'il dit. Et je voudrais rappeler à monsieur Ionita que c'est la population en entier qui nous donne un mandat. Les gens qui siègent ici ont été élus par la population et vont remettre leur siège en jeu pour l'élection de novembre. C'est pas vous seul, monsieur Ionita, qui décidez, c'est la population. C'est la population qui va décider le 2 novembre prochain. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌6:49:01
Merci, monsieur Ionita, pour vos questions. Je vous souhaite une très bonne soirée. Nous poursuivons avec la prochaine intervention qui nous est présentée par Paul Nélisse. Est-ce que je peux vous demander de suspendre brièvement s'il vous plaît le temps que je m'adresse à monsieur Nélisse? Sur la présence d'un appareil électronique alors que nous avons déjà traité de la question. On va suspendre. Je vous inviterai à prendre place s'il vous plaît, on va reprendre rapidement. Il y a des citoyens qui attendent pour poser leurs questions également. Avec votre coopération s'il vous plaît. Monsieur Nély, je vous remercie pour votre coopération.
Martine Musau Muele ◌6:52:24
Nous allons reprendre, il est 19 h 47. Pour les personnes qui nous suivent à l'extérieur, vous inquiétez pas qu'on va s'assurer de recevoir toutes vos questions. Monsieur Nélisse, on vous écoute.
Citoyen·ne ◌6:52:34
Bonsoir tout le monde, bonsoir madame la présidente. Pour ma première fois ici au conseil de ville de la belle ville de Montréal, je suis Paul Nélisse, je suis à la tête de QXM Québec X Médias, je suis un journaliste indépendant et je vais démontrer à tous les endroits où je parle si oui ou non nos droits et libertés sont bel et bien respectés, incluant la liberté d'expression et la liberté de presse. Donc, ça va être un point qu'il va falloir vérifier si oui ou non tout est bien rencontré avec la Ville de Montréal. Vous verrez le reportage. La question que j'ai à poser en préambule est surtout spécifique aux caméras personnelles, les bodycams pour nos policiers. Montréal est à la tête, est un leadership. Vous avez déjà un budget d'établi en 2024, je crois que c'est 18 millions que vous avez octroyés pour 10 ans pour que la mise en place de cet outil-là, qui demeure absolument indispensable pour assurer la transparence et l'imputabilité de tout travailleur policier, bien, il faut que ça soit aussi dans le reste du Québec. Donc, le leadership présentement que Montréal a est déjà un phare pour le reste de la province. Par contre, il faut savoir si oui ou non ça avance. Qu'est-ce qui s'est passé avec les 18 millions en 2024? Qu'est-ce qui se passe présentement en 2025? Est-ce qu'on peut avoir une petite réponse sur où on en est sur le développement? Parce que j'ai des sources qui me laissent savoir que les projets vont au SPVM pour mourir d'une belle mort et non de se faire livrer. Voici ma question.
Martine Musau Muele ◌6:53:58
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌6:54:00
Bonsoir, monsieur le maire. Je vais faire une tentative, 1 heure 1 minute 30, de faire un court résumé sur le dossier. Sinon, on peut se voir après, puis ça me ferait plaisir de discuter avec vous. Les caméras portatives, il y a eu un projet pilote fait par la SPVM avec des caméras, des vraies caméras du genre Apple, qui était vraiment pas concluant. Par la suite, le ministère de la Sécurité publique a pris ça en main. Fait leur propre projet pilote avec la SQ. Ça, c'est terminé et présentement le dossier est rendu au ministère de la Justice, car l'enjeu c'est moins la technologie, Québec encore a choisi la technologie, mais c'est un, le stockage d'informations et la recevabilité de la preuve au niveau du ministère de la Justice. Une fois que les caméras, faut comprendre, sont instaurées, il va y avoir énormément de preuves vidéo qui vont aller au ministère de la Justice et puis il faut qu'ils soient en capacité de recevoir la preuve et que ce soit acceptable et jugé en cour pour les procès. Ils ne sont pas rendus là encore, alors aussitôt que le ministère de la Justice avance dans le dossier, il avance, nous serons les premiers au rendez-vous. On a déjà donné notre intention à ce niveau-là et nous allons instaurer les caméras dès que le ministère de la Justice débloque cette portion-là du dossier à Québec.
Martine Musau Muele ◌6:55:19
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:55:21
Le complémentaire est le suivant. Donc, si j'ai bien compris la réponse absolument merveilleuse et politique, c'est qu'il n'y a pas eu d'avancement en 2024 ou en 2025. Et j'ai présentement en main différents sondages spéciaux que je fais circuler partout au Québec et aussi sur ma page web. Et on a déjà environ à peine 200-250 personnes qui ont mis leur nom sur le fait que oui, ça devrait être une priorité. Et je compte, je compte vraiment sur le fait qu'on est le dernier territoire en Amérique du Nord où ce n'est pas un outil. Et pourquoi ça fonctionne ailleurs puis que ça fonctionne pas ici au Québec? Ben, prenez les choses en main, démontrez-nous qu'il y a une volonté, parce qu'il y a une volonté publique, elle est là. Et même les policiers, dans le sondage qu'ils ont fait, c'est à plus de 80% qui sont d'accord. Le pourcentage descend par contre sur ceux-là qui ont fait partie de l'étude à 66%. Donc, il y a quelque chose. Mais la population, c'est à 91% qu'ils sont d'accord et ça monte à 95% s'ils s'aperçoivent que le policier a une caméra. Donc, les citoyens aussi se comportent mieux et donnent une réponse plus positive s'ils savent qu'ils sont filmés. C'est pour protéger et le policier et aussi le citoyen. Sur ce, merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌6:56:36
Merci, monsieur Nélisse. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Est-ce que vous souhaitiez un complément de réponse de monsieur Vaillancourt avant de quitter?
Citoyen·ne ◌6:56:43
La question complémentaire, c'était de savoir si oui ou non il y a eu des progrès. Je n'ai pas eu la réponse.
Martine Musau Muele ◌6:56:49
Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌6:56:50
Je vous donne la réponse que j'ai. Les progrès qu'il y a eu, c'est que c'est rendu au ministère de la Justice. Dès que le ministère de la Justice donne le feu vert au projet, ça demeure une priorité pour nous. Puis j'avais dit en commission publique la semaine dernière que dans mon dossier sécurité publique, c'est très rare qu'il y ait un consensus. Mais je vous dis que c'est le dossier où il y a un consensus. Comme vous le dites, la population, les policiers, nous l'administration, l'opposition, tout le monde veut des caméras pour nos policiers. Nous avons signalé notre intention de le faire dès que Québec donne le feu vert pour la technologie et de pouvoir recevoir la preuve.
Martine Musau Muele ◌6:57:25
Merci, monsieur Nélisse. Très bonne soirée à vous, pardon, et à la prochaine. Très bonne soirée à vous, à la prochaine. Très bonne soirée à vous et à la prochaine.
Voix 5D26:57:40
Merci.
Martine Musau Muele ◌6:57:42
Nous poursuivons avec la prochaine question qui nous est présentée par Robert Edgar. Bonsoir, monsieur Edgar, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌6:57:53
Bonsoir, madame la présidente et tous les élus. As the fellow before me said, it's his first time here. I've never met him before tonight, but I share some of his concerns. But that's not my concern tonight. Nevertheless, I was very surprised to learn that even professional journalists, accredited journalists, are not allowed to take photos or film city council meetings. That's news to me. Anyway, my question is for Madame Plante, l'homme de la situation. It's concerning the fact that the former director general of Projet Montréal was found guilty of Not reporting election expenses properly, and I found it very interesting. The language of the judge—I'll read in French a report from Radio Canada. Selon la juge White, les personnes exerçant un rôle important au sein du parti ont fait preuve soit d'une ignorance flagrante de la loi ou d'un aveuglement volontaire. Le juge de paix rappelle cependant que le tribunal n'est saisi que du dossier de Madame Département Paquette dans cette affaire et ne peut donc pas se prononcer sur d'autres membres de Projet Montreal.
Martine Musau Muele ◌6:59:17
Et la question?
Citoyen·ne ◌6:59:19
My question is: I find the language of the judge to be right on the money. I have personally experienced exactly what this judge speaks of. Ignorance flagrante.
Voix 5F6:59:33
Let's start with the first question, please.
Citoyen·ne ◌6:59:35
The first question is simply: When will Projet Montreal stop engaging in ignorance flagrante and aveuglement volatil?
Martine Musau Muele ◌6:59:47
Allons-y avec une réponse. Le conseil municipal m'indique ne pas avoir de réponse, ce qui est conforme à sa prérogative. Est-ce que vous avez une question complémentaire, Monsieur Edgar?
Voix 5F7:00:00
Additional question?
Citoyen·ne ◌7:00:01
I think so, yeah. I find it interesting that Projet Montréal apparently doesn't want to undertake to not engage in ignorance flagrant and aveuglement volontaire. So I guess they're going to continue. I just find it incredible that that you you seem to think that you can just ignore people, not listen to them, not respond properly to their questions, and and just evade responsibility repeatedly. That's it for now. I guess I'm not going to get an answer.
Voix 5F7:00:41
Thank you, Mr. Edgar, for your question. Have a great evening until next time.
Martine Musau Muele ◌7:00:45
On termine avec la dernière intervention qui nous est présentée par Rachel Primault. Bonsoir, madame Primo, et bienvenue.
Citoyen·ne ◌7:00:57
Bonsoir tout le monde. C'est drôle de vous voir parce que j'étais membre du jeune conseil de ville de Montréal à un moment donné. C'est la première fois que je viens ici. Bon, enfin, je me dépêche. Alors, je comprends que, je comprends que vous avez restreint Les Airbnb, parce que vous avez vu qu'il y en avait la moitié qui étaient illégaux. Je comprends aussi qu'il y a une pénurie de logements. Or, louer des chambres dans sa résidence principale, ça va pas ajouter des logements sur le marché. Et puis je voulais vous dire aussi qu'il y a des bienfaits. Moi, j'ai pas les moyens de voyager à l'étranger, mais j'ai beaucoup de plaisir à recevoir les gens. Puis même que, pour vous conter une petite anecdote, il y en a même une qui avait voyagé pendant 3 mois, puis elle a dit que c'est ici à Montréal qu'elle a été le mieux accueillie. Alors on est accueillant à Montréal. Alors je trouve qu'il y a beaucoup de bienfaits parce que ça aide pour le quartier, les restaurants, les épiceries, ça aide aussi les gens, pardon, Ça a été gentil. Je vais tout citer du bout. Alors, je me demande s'il vous plaît. Il y a des gens qui sont des mères monoparentales qui ont des Airbnb, il y a des gens qui ont des pensions alimentaires à payer, il y a des gens qui ont— on a les comptes de taxes, il y a des personnes âgées que ça fait un revenu d'appoint aussi. Je vous demanderais de considérer ça dans vos prises de décision. Et puis aussi, je vous demande d'amender la loi pour permettre que des locations à à court terme dans les résidences principales, au moins une par résidence principale. Je comprends qu'on peut pas en avoir, qu'on veut pas que les gens aient 50 Airbnb, mais si c'est possible de demander la loi pour permettre au moins une résidence de tourisme aux gens.
Martine Musau Muele ◌7:03:23
Madame Despina Sourias.
Despina Sourias ◌7:03:24
Bonsoir, madame Primo. Je comprends que vous êtes, que ça ça a comme un impact sur votre vie quand même, ce règlement-là, qui vise en fait, comme vous l'avez mentionné, de ramener du logement sur le marché locatif, parce qu'il y avait quand même plusieurs logements qui étaient mis en location de façon illégale, qui ne suivaient pas les règlements, la loi en fait du Québec. Donc, on a essayé de vraiment avoir un règlement qui était flexible, qui permettait quand même une période où on peut louer une partie de notre résidence pour pour ce type de, d'avoir un hébergement pour des raisons touristiques. C'est sûr que c'est un règlement qu'on vient de mettre en place, on veut voir son impact, on est en communication avec plusieurs partenaires aussi pour voir l'impact de ce règlement-là. Il y aura un bilan suite à l'été d'ailleurs, donc on va pouvoir évaluer l'impact concret de ce règlement-là. Je vous comprends complètement parce que ça vous amène quand même un plaisir d'accueillir le monde chez vous. C'est pas toujours facile de mettre des règlements en place parce qu'il y a des effets, bien sûr, sur certaines personnes qui sont moins positifs que sur d'autres, mais l'intention est vraiment de le voir évoluer puis d'essayer de l'améliorer avec le temps. Donc, je vous comprends, c'est pas facile, je vous vois très, très— vous n'êtes pas— ça vous touche profondément. Mais c'est sûr que notre intention, c'est de bien veiller sur le bien-être des Montréalais largement, puis on est là pour suivre le dossier de proche pour qu'on s'assure que l'impact qui est moins positif soit le moins, moins, moins, je dirais, qu'il y ait le moins ce type d'impact sur votre vie. Donc moi, je vais venir vous parler quand même maintenant pour avoir un peu plus de détails sur votre situation, pour voir s'il y a d'autres Question complémentaire, madame Primo.
Citoyen·ne ◌7:05:18
Oui, ma question complémentaire, c'est suite à la fin de l'été, quand vous allez avoir votre dossier, pensez-vous que quand est-ce que vous pensez que vous pourriez l'amender? Est-ce que c'est, par exemple, d'ici le prochain printemps?
Martine Musau Muele ◌7:05:33
Madame Despina Sourias.
Despina Sourias ◌7:05:34
En fait, c'est ça, il y a un bilan, c'est des choses qui vont être suivies, ça se peut qu'on l'amende, ça se peut que non, parce qu'en fait, l'idée du règlement, c'est de ramener des logements sur le marché. Puis il y a d'autres façons d'être, d'avoir comme une personne chez vous. Donc il y a des, la colocation qui peut se faire, il y a d'autres moyens que vous avez entre vos mains pour pouvoir accueillir des locataires chez vous, parce qu'on veut quand même que les Montréalais soient logés. Puis ça, c'est le grand enjeu qu'on vit présentement. Donc c'est ça que je vous dis. Je vais venir quand même vous voir pour voir s'il y a d'autres choses, d'autres conseils que je peux vous donner, puis avoir un peu plus encore avis sur ce règlement-là. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:06:12
Merci, madame Primault. Très bonne soirée à vous et à la prochaine. Nous poursuivons donc avec les questions qui nous ont été soumises par le formulaire web. La première question soumise par Jérôme Saunier, présentée à monsieur Robert Beaudry. Cette question porte sur le financement des ascenseurs dans le métro. Elle se lit comme suit: autour des stations du prolongement de la ligne bleue, les promoteurs devront payer des redevances qui s'appuient sur le pardon, qui s'appuie sur le principe selon lequel les projets immobiliers profitent de la proximité du métro. Cette captation foncière est aussi utilisée aux abords des stations du REM. Le gouvernement du Québec a décidé de ne plus financer la mise en accessibilité des stations de métro. Par conséquent, on devrait imposer aux promoteurs qui profitent du métro des redevances pour financer les ascenseurs manquants. Il y a plusieurs projets en cours dans lesquels le public bénéficierait de cette solution, par exemple Place Versailles. Namur-Hippodrome, Couvent des Franciscains, pardon, à la station Cadillac et Esplanade-Carti à la station Papineau. La Ville compte-t-elle aller chercher les sommes nécessaires à la mise en accessibilité du métro au moyen de la captation foncière?
Voix 5D7:07:17
Sinon, pourquoi?
Martine Musau Muele ◌7:07:18
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌7:07:22
Merci beaucoup, madame la présidente. Merci à monsieur Saunier pour sa question. Oui, effectivement, rappel des faits, tant pour le REM de l'Ouest que pour le prolongement de la ligne bleue, de telles redevances ont été imposées pour payer le coût du développement des projets. D'ailleurs, j'insiste sur le fait que, bien sûr, les 5 stations du prolongement de la ligne bleue seront pleinement accessibles avec des ascenseurs. Monsieur Saunier, vous nous proposez d'appliquer ce modèle à des besoins de maintien d'actifs parce que, bien oui, bien qu'on parle de mettre de nouveaux ascenseurs, on le fait au profit des opérations de maintien d'actifs dans le métro existant. Et il y a rarement un montage financier où il n'y a que le coût de l'ascenseur, c'est souvent la réfection de la station et le coût de l'ascenseur qui sont intégrés dans un montage financier pour faire l'ensemble des travaux. Donc là, la proposition que vous nous faites n'est pas dans les cartons parce que de toute façon, il y a de tels besoins pour le maintien d'actifs qui se chiffrent à des milliards de dollars qu'il faut savoir trouver une solution avec le gouvernement provincial. C'est pour autant sur cette question que pour faire débloquer des sommes pour la construction d'ascenseurs, on est en discussion avec La question amène aussi un certain débat philosophique ou éthique, c'est-à-dire que si on amène ce type de ponction fiscale au maintien d'actifs du réseau du transport en commun, pourquoi ne le ferait-on pas au réseau autoroutier? Alors, on voit là, juste à poser la question, que ça amène plusieurs considérations qui seraient au détriment de la place privilégiée qu'on veut faire au transport collectif dans nos vies. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:08:52
Question numéro 2, présentée par Martin Tremblay. Cette question porte sur la place des Montréalaises. Elle est présentée au conseil, à madame la mairesse, se lit comme suit. Pour la place des Montréalaises, combien d'argent avez-vous donné à tous les concepteurs des firmes de génie et d'architecture pour l'élaboration d'un concept qui blesse les personnes âgées qui sortent de l'hôpital? Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌7:09:11
Merci beaucoup pour votre question. Tout d'abord, comme dans tout projet, ce n'est pas que les concepteurs qui sont rémunérés. Il y a toutes sortes de travailleurs et d'entreprises qui s'investissent sur un projet d'envergure, un projet d'infrastructure Ça fait travailler beaucoup de monde. Ici, la place des Montréalaises, au budget total, c'est environ 98 point quelques millions de dollars, mais ça inclut également des rues qui sont à son pourtour parce qu'on a élargi vraiment la portée du projet parce qu'on voulait un raménagement d'envergure. C'est un raménagement d'envergure qui a été fait pour honorer les Montréalaises qui ont marqué l'histoire de Montréal. C'est un endroit aussi où la fréquentation est très grande, la station Champ-de-Mars. Par année, c'est près de 2 millions de personnes qui la fréquentent. Une nouvelle porte d'entrée au Vieux-Montréal qui permet justement d'accéder à de nouveaux points de vue. Pour ce qui est des enjeux d'accessibilité, bien évidemment, des ajustements sont en cours. Ça reste une place qui est fort visitée, qui est déjà occupée. On vous invite à en profiter. Elle restera encore très longtemps comme étant un legs important de notre administration, mais également un marqueur identitaire de Montréal comme on en a un peu partout sur le territoire. Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:10:22
Question numéro 3 présentée par Rinya Djennadi. La question porte sur le signalement des nids-de-poule. Elle est présentée à madame Caroline Bourgeois et elle se lit comme suit. Je souhaite attirer votre attention sur l'état préoccupant de 2 segments routiers dans notre arrondissement. Le boulevard Bourassa entre la 40e avenue et la rue Sherbrooke est fortement endommagé par de nombreux nids-de-poule causant des bris de véhicules et représentant un danger pour tous les usagers. De même, la rue François-Arel entre prince-Arthur et Paul-Briand présente une chaussée en mauvais état à certains endroits rendant la difficiles et risquées, surtout en temps de pluie et la nuit. À défaut de refaire le revêtement de ces tronçons, je vous saurais gré de bien vouloir faire le nécessaire pour que des travaux de colmatage soient effectués dans les plus brefs délais sur ces deux segments de route afin d'assurer la sécurité et le confort de tous les citoyens qui les empruntent. En vous remerciant, madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌7:11:10
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, bonjour madame Delgennady. Je sais, c'est pas la première fois, on avait eu l'occasion de pouvoir échanger entre nous aussi sur ce tronçon que vous évoquez. Alors écoutez, pour vous dire, un peu comme j'avais mentionné la dernière fois, il n'est malheureusement pas prévu dans cette programmation de cette année, mais ça nous empêche pas bien sûr de faire une ronde et de nous assurer que les nids-de-poule soient colmatés. Soyez quand même assurés, il y a beaucoup de travaux dans ce secteur-là qui ont lieu cette année, notamment dans le secteur Tricentenaire, notamment sur aussi le boulevard Métropolitain, sur la voie de service jusqu'à Henri-Bourassa. Alors, c'est quand même des travaux majeurs, en plus des travaux qui s'ajoutent sur Notre-Dame. Je pourrais vous envoyer la liste des travaux. Malheureusement, on ne peut pas les faire tous en même temps, vous comprendrez. Il y a plusieurs mesures de mitigation aussi qui ont lieu pour assurer qu'on puisse tout de même assurer une circulation dans le quartier. Mais je pourrais bien sûr rester en contact avec vous et poursuivre l'évolution des travaux sur Surtout à venir et nous assurer qu'il y ait bien un colmatage des nids de poule que vous évoquez.
Martine Musau Muele ◌7:12:14
Merci beaucoup. Question numéro quatre, présentée par Lise Blanchette. Cette question porte sur l'accès au Mont-Royal. Elle est présentée à l'arrondissement du Sud-Ouest et elle se lit comme suit.
Voix 5F7:12:23
I'm told that only pedestrians have access to the mountain. I would like to say that it would be against the law to deny access to people with limited mobility. It is against the law. I'm an elderly person. I used to go to the mountain weekly when I was younger. I would like to do so again in the summertime. Now you tell me that the mountain has no access for people like me.
Martine Musau Muele ◌7:12:42
Monsieur Alex Norris.
Alex Norris ◌7:12:44
Thank you very much, Ms. Blanchet, for your question. I can assure you that what you were told is inaccurate, that under all scenarios, Mount Royal Park will remain fully accessible to people, disabled people, people who use adapted transport and have mobility issues. The planning is—we're still in the planning stage. The goal is to make Mount Royal Park more accessible, safer, particularly for the most vulnerable users of the park, which obviously include disabled people. Thank you.
Martine Musau Muele ◌7:13:17
Question numéro cinq présentée par Ilias El Idrissi. La question porte sur une infraction. Elle est présentée au conseil municipal et elle se lit comme suit: J'ai trouvé une infraction avec mon nom et avec mon ancien mon ancienne voiture, mais je ne sais pas de quoi porte l'infraction exactement car je n'ai rien reçu par la poste et aucun policier ne m'a fait cette amende. Je veux une preuve et une explication de cette infraction, le numéro étant indiqué. Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌7:13:43
Oui, bonsoir. Donc, en ma qualité de responsable des affaires juridiques, on va vous faire un suivi puis on va être capable de bien vous orienter. Alors, je vais demander au greffe, comme d'habitude, qu'on me donne vos coordonnées et puis on va entrer en contact avec Question numéro 6 présentée par Michel Brodeur.
Martine Musau Muele ◌7:13:58
La question porte sur le stationnement. Elle est présentée au conseil municipal et se lit comme suit.
Voix 5F7:14:02
Why did the city council spend hours upon hours to adopt laws that don't apply in Saint-Léonard? And it is not permitted, not even the owner, to block an entrance to a private house garage. Yet my street alone, every single— yet in my street alone, every single night, people block the entrances. And it's a very big issue when the firemen try to fight a fire with cars blocking the house. We all know every second counts, yet nothing is done to discourage this practice. Please apply your bylaws as the way they were intended to be.
Martine Musau Muele ◌7:14:32
Monsieur Dominique Perrier.
Dominic Perri ◌7:14:35
Good evening, Mr. Brodard. You can reach us in Saint-Léonard by either of the 3 ways. You can come on a Saturday morning and talk to us. You can call us, 328-8410. You can email us. Whatever you choose, you rest assured you will get an answer within the same day. And I need to talk to you because I don't know what is what street you're talking about and what number of houses. If a problem happens regularly, if it happens occasionally, please call us. I'll get in touch with you. Thank you.
Martine Musau Muele ◌7:15:16
Question numéro sept présentée par Matthew Thurman. La question porte sur les travaux routiers. Elle est présentée à l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro.
Voix 5F7:15:24
Elle se dit comme suit: We seem to be a forgotten black hole regarding waste collection. This was written on June 11th. Five weeks in a row now, they can't get it together and collect on the Tuesday. Snowplowing turning on sunset rather than finishing off Oakwood into the cul-de-sac further down, and worst of all, the streets itself feels like driving on the moon. It's too narrow for street parking, and when the pool has events. We can barely safely get through them to our, to our homes. Why hasn't our street been given curbs to widen the street for side parking and allow all of us with hills in front of our homes to level our lawns for a smoother appearance and neighborhood aesthetic? Both Sunset and Elmwood connecting points on this street have curbs, but our stretch does not. Stop hiding behind the excuse of the pool's revenue. It's only been open from— it's only open from May 24th to September 2nd. There are months of time to get something like this completed. You've 1.35 times the taxable value on my property since I bought it, but aren't taking care of us at all.
Martine Musau Muele ◌7:16:29
Monsieur Jim Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌7:16:30
Mr. Surma, thank you very much for taking the time to write us. In fact, you've mentioned a lot of issues in your, in your question, and there are some that I agree with and some that I don't agree with. What I've done is I've taken the liberty to find you on social media and I've sent you a message so that you can reach out to us at the borough, as this is the first time we've heard these issues in your particular area. And we would be happy to come and see you next week. We can walk around the neighborhood and we can find some solutions, if any. One thing I do agree with you is that the garbage collection has been a nightmare for not only us but other communities as well. And the bright side of that is that the contract is expiring in September for the new contract to take effect in the beginning of November. So hopefully we'll have a better service with the garbage, but you're not alone as this is an ongoing issue that we've had with this contractor throughout our community and also others that have this contractor in Montreal.
Martine Musau Muele ◌7:17:24
Thank you. Question numéro 8, présentée par Pat Maddaloni. La question porte sur les heures de stationnement. Elle est présentée à madame Caroline Bourgeois et elle se lit comme suit. Pourquoi est-ce que l'hiver sur la terrasse Sainte-Marie-Agorizzi, nous avons une pancarte de non-stationnement tous les mardis sur le côté nord de la rue? Il me semble illogique et inutile de faire changer de côté de rue les voitures l'hiver. Pollution à faire, démarrer toutes les voitures pour changer de côté, perte de temps à faire sortir inutilement les citoyens. Madame Lisa Christensen.
Lisa Christensen ◌7:17:58
Merci beaucoup, merci beaucoup monsieur Maddaloni pour votre question ce soir. Comme votre conseillère, je vais me permettre de répondre. Vous avez sûrement remarqué que la rue est pas mal étroite et selon nos normes, le stationnement ne peut pas être permis des deux côtés en même temps. Le stationnement est en alternance, comme vous avez mentionné. Le côté sud interdit en tout temps sauf le mardi entre 9 h et 17 h et le côté nord le mardi 9 h à 17 h. Ce n'est pas en lien avec l'entrée chrétienne, par exemple, Je veux juste aussi mentionner qu'il y a un circuit d'autobus et une circulation importante pour accéder au quartier et à l'école. C'est la raison pourquoi on a des indications de stationnement. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:18:44
Question numéro 9, présentée par Jean-Marc Villeneuve. La question porte sur l'explosion des coûts municipaux. Elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit. Dans les dernières années, plusieurs élus comme Catherine Fournier parlent de mettre en place une commission d'enquête des États généraux sur l'explosion des coûts municipaux. Est-ce que l'administration montréalaise s'engage à faire pression en ce sens? Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌7:19:06
Oui, merci beaucoup monsieur Villeneuve pour votre question. Effectivement, Montréal ne fait pas exception au reste du Québec, donc on subit exactement l'explosion des coûts. Bon, évidemment, il y a la COVID, il y a différentes sources de surcoûts. Mais on souhaite nous aussi faire en sorte que le gouvernement du Québec, parce que justement comme c'est toutes les villes, les municipalités en même temps, on pense que ça doit se passer au niveau du gouvernement du Québec pour qu'il puisse faire une analyse de ce qui se passe en ce moment, de trouver des solutions avec nous évidemment. On a parlé aussi de la fiscalité municipale qui est vraiment désuète. Vous savez que c'est pas avec seulement les taxes foncières qu'on va pouvoir relever les défis. Donc, c'est une autre réflexion collective qui doit avoir lieu et on est tout à fait d'accord.
Stephanie Valenzuela ◌7:19:56
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:19:57
Question numéro 10 présentée par Suzanne DeBlois. La question porte sur le plan d'urbanisme et de mobilité 2050. Elle est présentée à monsieur Robert Beaudry.
Voix 5D7:20:04
Elle se lit comme suit.
Martine Musau Muele ◌7:20:05
Toutes mes félicitations à la mairesse et son équipe pour le plan d'urbanisme et de mobilité 2050, un plan des plus ambitieux et courageux et rassurant pour l'avenir de nos enfants et des générations futures. L'approche d'intensification urbaine, le développement des logements hors marché, la priorisation de la marche du vélo et du transport collectif, et l'accroissement des espaces verts me réjouissent particulièrement. Ma question, pour le volet intensification urbaine, étant donné les enjeux d'accessibilité sociale, quelles sont les actions de communication prévues auprès de la population pour faciliter la compréhension de cette vision et des projets reliés? Je vais terminer. Madame Assigné, Montréalaise et mère au front pour Mireille, Maya et tous les enfants. Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌7:20:46
Oui, ben merci tout le monde qui a signé cette question pour les commentaires d'une part. C'est une question qui est très, très pertinente parce que dans la volonté qu'on avait avec le plan d'urbanisme et de mobilité, c'était aussi d'avoir une conversation sur des grands défis, mais aussi à la réponse à ces défis-là. Puis l'intensification urbaine, la densité, c'est c'est visiblement un sujet qui soulève les passions. Vous avez raison, il faut pouvoir en discuter, en discuter calmement, mais aussi démontrer un peu qu'est-ce qu'elle peut rendre, cette densité-là. Parce qu'évidemment, si c'est de la densité pour un certain type de population, je pense pas qu'on va aller chercher de l'acceptabilité sociale. Néanmoins, si on arrive à démontrer qu'il y a de la mixité dans la densité, que ça s'harmonise très bien avec les cadres bâtis là on est un petit peu plus gagnant. Je pense que c'est une conversation qui est en continu. Ce qu'il faut savoir, c'est que les projets, malgré le nouveau PUM, vont cheminer à travers les différentes instances. D'ailleurs, le plan d'urbanisme et de mobilité donne beaucoup plus de pouvoir aux arrondissements pour permettre des projets, par exemple, un peu plus denses, mais ils auront le privilège de pouvoir en discuter avec leur population dans leurs instances locales. Après, il y a aussi des moments comme les plans locaux d'urbanisme de mobilité où on encourage les arrondissements à travailler avec la population pour venir identifier les priorités en termes d'intensification urbaine. Mais pour moi, c'est vraiment de continuer cette conversation-là, car le PUM, au final, c'est un document qui est vivant, qui nous appartient toutes et tous. Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:22:21
Question numéro 11 présentée par Ibrahim Bigra. La question porte sur l'explosion des coûts municipaux. Elle est présentée à madame la mairesse et elle se lit comme suit. Un chercheur de l'IRIS expliquait récemment au 98.3 à la radio que les coûts facturés par les firmes de génie-conseil ont augmenté de 82% depuis 2012 à Montréal, soit 3 fois plus que l'inflation, et pourtant il y a 10 ans nous avions la commission Charbonneau. On apprenait aussi dans l'entrevue de l'IRIS, pardon, l'IRIS, oui, que des fausses factures auraient été produites dans le cadre de ces contrats d'ingénierie avec la Ville de Montréal. Un auditeur du 98.5 l'a confirmé en ondes comme si c'était devenu une une banalité à la Ville de Montréal? Malgré la création du bureau de l'inspecteur général sous Denis Coderre, malgré toutes les promesses de réforme, est-ce que, comme le disait Paul Arcand, on est condamné à se faire avoir comme citoyen, madame Émilie Thuillier?
Émilie Thuillier ◌7:23:13
Merci beaucoup, monsieur Bigard, pour votre question. Ben écoutez, je tiens à dire à tout le monde que des fausses factures, c'est inacceptable. Et non, ce n'est absolument pas une banalité. Et non, ce n'est absolument pas permis. Après, est-ce que ça existe est-ce que ça peut exister, mais là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie. Et c'est pour ça qu'on a, depuis la commission Charbonneau à la Ville de Montréal, puis dans d'autres villes aussi, renforcé beaucoup les contrôles. Il y a un contrôleur général maintenant, il y a le BIG, l'inspecteur général, et il y a vraiment des moyens de dénoncer. Donc, comme citoyen, citoyenne, on peut dénoncer, comme entreprise, on peut dénoncer aussi, et chaque dénonciation est prise prise au sérieux et j'invite toutes les personnes qui ont de l'information en ce sens de faire des dénonciations parce que c'est comme ça qu'on arrive à faire un meilleur contrôle. Je vous rassure, on est très loin de la commission Charbonneau. Par rapport au rapport de l'IRIS, je vous dirais qu'il est vraiment pris en considération à la Ville. On l'a bien regardé, on l'a bien analysé également. C'est sûr qu'il y a des données qui sont pas tout à fait les mêmes, c'est sûr que dépendamment des chiffres qu'on prend, et je peux vous assurer qu'en ce moment, dans les dernières années, quand on fait les proportions, la rémunération des employés de la Ville qui font ce genre de travail a augmenté dans la même proportion que la rémunération des firmes de génie-conseil, et donc l'augmentation est la même, mais il y a eu, oui, une augmentation dans les deux cas parce que nous augmentons les investissements pour rénover notre ville. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:24:47
Question numéro 12 présentée par Walid Nacef. La question porte sur la STM. Elle est présentée à monsieur Éric Alan Caldwell.
Voix 5D7:24:54
Elle se lit comme suit.
Martine Musau Muele ◌7:24:56
Je souhaite avant tout faire appel à votre cœur. Je déplore que la STM n'autorise pas les handicapés utilisant un fauteuil roulant motorisé à réserver un transport adapté le même jour. Cette restriction va bien au-delà d'un enjeu logistique. Elle incarne une discrimination systémique. En 2025, il est inadmissible que l'autonomie des personnes handicapées soit ainsi restreinte. Les citoyens valides peuvent décider spontanément de sortir faire des courses, se déplacer pour le travail ou répondre à une urgence. Pourquoi ce droit élémentaire à la mobilité serait-il refusé? Pourquoi ceux en fauteuil roulant, pardon, pourquoi ceux en fauteuil devraient-ils toutefois planifier leur vie avec un jour d'avance? Ce n'est pas une question de gestion mais de dignité. Ce traitement inégal révèle une vision obsolète et injuste des personnes handicapées perçues encore comme des citoyens de seconde zone. Nous vous demandons de sommer la STM à agir immédiatement pour remédier à cette injustice. Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌7:25:48
Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Nassef, pour votre question. Effectivement, le transport adapté, c'est un service essentiel, c'est un service vital pour ceux qui le prennent. Vous le notez, là, on a une politique de zéro refus lorsque— lorsqu'on réserve la veille. Ça nous permet, avec les ressources qu'on a, de combiner des trajets et de faire une planification optimale de nos ressources justement pour être là au rendez-vous pour tout le monde. Avec les ressources qu'on a, on n'a pas la capacité encore aujourd'hui à la STM d'être sur attente de déplacement, d'être sur attente, en attente de déplacement. On doit avoir une planification de l'ensemble des trajets afin de les combiner et offrir un service à tout le monde. Ceci dit, on est très fiers de cette politique de zéro refus. On est au Québec les leaders dans ce domaine-là. Il ne faut, comme société, jamais cesser de vouloir améliorer le transport adapté. C'est ce qu'on essaie de faire justement en essayant de faire plus avec moins. Mais présentement, on n'est pas en mesure de répondre à votre demande. Ceci dit, si on voit au fil des ans l'évolution qu'a eue le transport adapté à Montréal et la STM, permettons-nous nous de vouloir de meilleures conditions encore pour demain. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:27:01
Question numéro 13 présentée par Ève Durocher. La question porte sur les mesures d'effarouchement. Elle est présentée à l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro et elle se lit comme suit. Je veux attirer votre attention sur la présence d'une communauté de bernaches installée au parc Rive-Boisée, sachant qu'une seule bernache produit 1 kg d'excréments par jour. S'il y a 50 bernaches sur ce— sur le terrain, cela représente 50 kg d'excréments par jour, 350 kg par semaine, près de 1500 kg par mois. Dans ce parc, des enfants jouent, des équipes de jeunes et adultes jouent au soccer, marchent et font du jogging. Par temps sec, les excréments sèchent et se volatilisent dans l'air. Sachant de plus que les oiseaux sont porteurs de la grippe aviaire et autres virus, Serait-il envisageable d'adopter des mesures d'effarouchement comme cela a été fait dans d'autres arrondissements de la Ville de Montréal? Merci encore d'accorder toute votre attention à l'air que l'on respire. Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌7:28:02
Merci, madame Laroche, pour la question. En effet, c'est vraiment un dossier à analyser. On le sait que ça se fait, des techniques d'effarouchement à Longueuil, à Lachine, à Ahuntsic-Cartierville. C'est un dossier que nos services vont analyser au courant des prochaines semaines. Puis on va vous faire un retour sur le constat. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:28:22
Question numéro 14, troisième question portant sur l'explosion des coûts municipaux, sur les mêmes thèmes par ailleurs. La question est présentée à monsieur Luc Rabouin et elle se lit comme suit. Elle est présentée par Jennifer Bigras. Dans l'article de la presse d'Henriette Ouellet-Vézina, on mentionnait qu'il y a 10 ans, la commission Charbonneau recommandait de diminuer le recours aux fermes privées pour les contrats de génie-conseil afin de réduire les risques de collusion et d'assurer une certaine gestion des fonds publics, une saine gestion des fonds publics. Or selon une étude publiée par l'IRIS, oui la valeur des contrats octroyés aux firmes a été multipliée par 8 depuis 2012 et les tarifs facturés ont augmenté de 82% alors que l'IPC était de 32%. Comment l'administration peut-elle affirmer avoir tourné la page sur l'époque de la corruption alors même qu'elle a visiblement ignoré les recommandations clés de la commission Charbonneau. Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌7:29:16
Oui, merci beaucoup, madame Bigrand, pour votre question. Comme je le disais tout à l'heure à monsieur Bigrand, depuis la commission Charbonneau, il y a beaucoup de mécanismes qui ont été mis en place, notamment la commission d'examen sur les contrats, le contrôleur général, l'inspecteur général, et les contrôles sont toujours de mise et il faut vraiment rester vigilant. Ceci dit, depuis les dernières années, on investit chaque année des centaines de millions de dollars de plus dans nos infrastructures. On répare les rues, on répare les tuyaux. Et pour faire ces travaux-là, on a besoin d'employés et de ressources humaines supplémentaires. Et donc, il y a, oui, recours en supplément à des firmes privées, mais nous avons aussi embauché de nombreux employés supplémentaires à la Ville de Montréal, ce qui nous est d'ailleurs souvent reproché dans les médias et par d'autres personnes. Donc, vous voyez, on fait les deux parce qu'on a besoin de ressources humaines supplémentaires pour planifier, surveiller les travaux. Donc, d'une part, plus d'employés à la Ville de Montréal, d'autre part, le recours aux firmes externes. Ceci dit, je tiens à vous rassurer, et ça a été validé, vérifié, dans les dernières années, le pourcentage de dépenses qui est lié à des firmes privées le pourcentage est resté tout à fait stable par rapport au pourcentage de travaux, du montant des travaux. Donc, il n'y a pas nécessairement plus de recours aux firmes privées, mais oui, il y a plus d'investissements et donc plus de dépenses au total en absolu. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:30:52
Question numéro 15, présentée par Fanny Oudard. La question porte sur l'inconduite environnementale. Elle est présentée à madame la mairesse si elle se lit comme suit.
Voix 5D7:31:00
Suis.
Martine Musau Muele ◌7:31:01
Est-ce qu'il est fait, pardon, qu'est-ce qui est fait pour que les employés de la Ville soient sensibilisés puis sanctionnés pour inconduite environnementale, sociale, économique et a priori politique? Cette question repose sur le constat que les agents de la Ville ne semblent pas tous formés à la pollution sonore, énergétique, CO2, puisqu'ils laissent très souvent leur véhicule, camion, etc., allumé sans utilité. Ils ne semblent pas sensibilisés non plus aux surcoûts importants que cela génère à tous les citoyens de la Ville. Exemple récent, camion portant le numéro indiqué laissé allumé le 3 juin matin pendant minimalement 30 minutes sans utilité? Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌7:31:45
Merci beaucoup, madame la présidente. Merci beaucoup pour la question. Écoutez, il y a des règlements qui encadrent la possibilité de faire rouler son moteur ou non. C'est sûr que je vous cacherai pas qu'il y a un défi à surveiller ce genre de délinquance-là, mais sachez qu'il y a un encadrement qui existe, puis on s'assure de le faire respecter au mieux de nos capacités. Si vous avez des questions ou des secteurs spécifiques ou des enjeux particuliers sur lesquels on pourrait intervenir, n'hésitez pas à communiquer avec nous. Merci beaucoup.
Martine Musau Muele ◌7:32:15
Question numéro 16, présentée par Bertrand Goutorbe. La question porte sur l'ancien hôpital de la Miséricorde. Elle est présentée à monsieur Robert Beaudry.
Voix 5D7:32:22
Elle se lit comme suit.
Martine Musau Muele ◌7:32:24
Lors de la consultation publique sur le projet de redéveloppement de l'ancien hôpital de la Miséricorde, plusieurs citoyens ont exprimé leurs craintes ou désaccords concernant notamment la hauteur, la hauteur de la tour proposée soit de 28 étages, la reconstruction ultra contemporaine de l'aile est ainsi que la construction de bâtiments de 10 étages face à des bâtiments de 3 étages sur la rue de la Gouche-Tierre. Le conseil municipal compte-t-il demander des modifications au projet afin de répondre à ces commentaires?
Robert Beaudry ◌7:32:49
Monsieur Robert voudrait Oui, merci beaucoup pour votre question. Effectivement, ça a été une très intéressante séance de consultation publique où la population s'est exprimée sur des préoccupations. Il y avait effectivement des préoccupations sur l'architecture, mais aussi beaucoup de préoccupations par rapport à la commémoration de l'histoire du lieu. Les filles-mères qui ont accouché là-bas, souvent séparées de leurs enfants, une histoire dure, mais qui être quand même mis de l'avant pour qu'on se rappelle des moments tragiques de l'histoire, mais quand même. Et il y a beaucoup d'éléments qui ont été ajoutés à la résolution qui nous est soumise ici au conseil municipal et qui sera votée. Ces éléments-là suggèrent des éléments très concrets de reconnaissance, mais aussi d'accès public à la chapelle, par exemple, des éléments qui avaient été abordés. Pour ce qui est des éléments de hauteur, en fait, c'est ça n'a pas, ça avait été abordé, mais ce n'est pas des éléments qui ont ressorti fortement. Donc on a proposé d'aller de l'avant avec les intégrations. Il faut dire que c'était suite justement à un travail qui a été fait en amont sur la permission d'une densification d'un site qui est difficile à préserver en termes patrimoniaux. Donc ça permettra de venir préserver l'essentiel du patrimoine, mais soyez assurés que tout au long du projet, en révision architecturale, l'arrondissement de Ville-Marie va suivre le projet afin qu'il se fasse de façon exemplaire. On est très heureux que ce projet-là puisse voir le jour et livrer de la mixité et du logement. Merci pour votre temps.
Martine Musau Muele ◌7:34:17
Question numéro 17 présentée par Anne-Catherine Côté. La question est présentée à l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Elle porte sur le stationnement prolongé.
Voix 5D7:34:28
Elle se lit comme suit.
Martine Musau Muele ◌7:34:30
Je souhaite signaler une situation persistante sur la 100e avenue à Pointe-aux-Trembles. Près du pont vers Repentigny où 2 à 3 véhicules récréatifs sont stationnés depuis plusieurs semaines. Malgré une intervention policière, ces véhicules demeurent et leur nombre semble croître. Cela crée un effet de camping sauvage gratuit à la pointe de l'île. Selon la réglementation municipale, le stationnement de ce type de véhicule est limité à 24 heures, règle qui n'est manifestement pas respectée. Cette occupation prolongée engendre une pollution visuelle et nuit à la qualité de vie des résidents. En tant que citoyen et contribuable, je me permets de demander s'il serait possible d'installer une signalisation interdisant le stationnement nocturne à cet endroit ou toute autre mesure dissuasive afin d'établir l'ordre et le respect de la réglementation municipale. Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌7:35:11
Oui, bonjour, merci madame Côté pour votre question. Alors, Caroline Bourgeois, oui, mairesse de l'arrondissement. Alors, pour répondre à votre question, je vous remercie de porter à notre attention. Je voudrais, il y a quelques jours, vous n'êtes pas la seule à avoir remarqué l'arrivée de ces roulottes stationnées pendant quelque temps. Nos équipes d'inspection sont allés faire un tour. En quelque sorte, ce qu'on comprend, il n'y a pas de stationnement illégal pour l'instant avec la signalisation en place, mais vous faites bien de nous le soulever. Puis je vous dirai, ces informations-là que j'ai reçues datent d'aujourd'hui. Alors je vous assure de me pencher sur le dossier avec l'arrondissement. Ils vont venir dans un délai rapproché parce que je comprends très, très bien que le but de ces terrains n'est pas de faire un camping tel que vous l'évoquez. À long terme. Alors, on vous revient rapidement avec un suivi sur ce dossier.
Martine Musau Muele ◌7:35:58
Merci. Question numéro 18 nous est présentée par Sylvia Diac. La question porte sur la permaculture dans le Grand Parc de l'Ouest. Elle est présentée à l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro.
Voix 5D7:36:07
Elle se lit comme suit.
Voix 5F7:36:08
What is the current situation regarding introducing permaculture in the Grand Park de l'Ouest? Which permaculture professionals have been consulted and/or invited to collaborate?
Martine Musau Muele ◌7:36:26
A-t-on un volontaire ou une volontaire? Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌7:36:34
Oui, alors il semble y avoir peut-être juste une petite confusion de notre côté, mais ça va nous faire plaisir d'entrer en contact avec la dame et de fournir une réponse.
Martine Musau Muele ◌7:36:42
Question numéro 19, présentée par La question porte sur l'encadrement de la location à court terme. Elle est présentée au conseil municipal et elle se lit comme suit. Pourquoi la Ville punit-elle des propriétaires qui vivent dans leur résidence principale et la louent également sur Airbnb lorsqu'ils s'absentent? Simplement pour survivre à la hausse des taxes, des hypothèques et des assurances. Ce ne sont pas des hôtels illégaux, ce sont des citoyens qui paient leurs taxes, sont inscrits au CITQ et respectent les règles. Interdire la location hors de juin à septembre n'ajoute aucun logement, ça enlève simplement un revenu essentiel à des familles montréalaises. Je sais que c'est une tactique populaire de distraction de dire que c'est la faute d'Ottawa, de Québec ou des promoteurs, mais la réalité, c'est que la solution est entre les mains de la Ville de Montréal. L'hippodrome est vide depuis 2017. La Ville a surpayé l'immeuble Hutchinson, toujours abandonné. Toutes les décisions faites par la Ville, toutes des décisions faites par la Ville. Ma question est, quand est-ce que la Ville cessera-t-elle de viser les hôtes légaux et s'attaquera-t-elle enfin aux vrais blocages du logement? Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌7:37:44
Beaucoup, madame la présidente. En fait, la réponse, c'est qu'on s'attaque pas aux hôtes légaux. On vient s'attaquer par la nouvelle réglementation à l'ensemble des gens ou entreprises qui faisaient croire qu'ils étaient dans une résidence principale et puis qui, par leur stratagème, faisaient en sorte de retirer du parc locatif réel des logements pour en fait faire beaucoup plus d'argent qu'avec un Montréalais ou une Montréalaise. Alors c'est ça qu'on a fait. On va suivre le règlement, ça a déjà été mentionné par ma collègue, on va suivre le règlement, mais notre prétention est vraiment qu'on va être capable avec ce règlement-là de remettre des logements sur le marché, pour le marché locatif. Ce qui est important de mentionner également, c'est que près de la moitié des différentes unités étaient des unités qui étaient illégales. C'est ce que nous, lorsqu'on couplait certaines données, on arrivait à cette conclusion-là. Alors on a voulu faire en sorte que la réglementation va maintenant faire en sorte d'être beaucoup plus facilement applicable chez les différents contrevenants. On va néanmoins permettre aux gens qui veulent faire les choses correctement de le faire du mois de juin au mois de septembre. Nous inspecteurs sont actuellement à pied d'œuvre pour faire respecter la réglementation. Et puis, il y a un comité qui a été mis en place pour pouvoir suivre le règlement. Et dans les mois qui vont suivre, on pourra faire un post-mortem, regarder un certain nombre de choses. Mais pour l'instant, notre prétention, c'est qu'on s'attaque directement à ceux qui n'étaient pas justement des hôtes légaux.
Martine Musau Muele ◌7:39:21
Question numéro 20, présentée par Irfan Nissar. La question porte sur l'agriculture urbaine verticale. Elle est présentée au conseil municipal et elle se lit comme suit.
Voix 5F7:39:32
There are several spaces in Ville-Marie where the city could grow community-led vertical farming projects. This would not only provide a safe and secure food sources for the increasing number of people on the streets, this would actually run derelict concrete spaces into beautiful and useful resources combating housing crisis, food insecurity, and a complex other— and a complex other urban issues indirectly related to increasing cost of food and housing. This would help students, seniors, and new immigrants who are dealing with a great deal of food insecurity. It's so easy to grow vegetables and fruits. Will the municipality consider a project to integrate vertical urban farming into city spaces instead of growing runaway weed? Perhaps we can think about how to integrate easy crops into urban landscapes? I think of several places in Ville-Marie that look like concrete wastelands that could benefit from community gardens.
Martine Musau Muele ◌7:40:27
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌7:40:29
Oui, merci beaucoup pour votre question. Elle tombe vraiment à point parce que ma collègue Sophie Mauzerolle, la mairesse et moi-même, dans les dernières années, on a beaucoup travaillé justement pour l'avènement de l'agriculture urbaine dans l'arrondissement, mais aussi pour les nouvelles façons de faire dont la verticulture parce qu'on le sait, Ville-Marie, c'est là où on a les plus grandes hauteurs. Donc, je vous invite à prendre connaissance de notre politique d'agriculture urbaine qui favorise ce type d'initiative. On a d'ailleurs modifié la réglementation qui fait en sorte que maintenant on peut le permettre plus aisément dans les projets. On a aussi un programme de financement pour le domaine privé qui existe à l'arrondissement de Ville-Marie. Si vous le souhaitez, vous pouvez nous écrire directement, les élus, ou à l'arrondissement pour vous renseigner sur ces documentations-là, mais divers projets peuvent être mis de l'avant. Sur l'occupation de certains bâtiments de façon transitoire, on est toujours ouvert, on travaille avec plusieurs partenaires comme Sentiers urbains, par exemple. Donc, l'arrondissement de Ville-Marie, comme on dit pour l'agriculture urbaine, we are open to business. Merci pour votre question.
Martine Musau Muele ◌7:41:33
Il est 20 h 36, ceci met fin à la période de questions des membres du public. À titre informatif, ce soir, nous avons reçu 12 personnes. Sur ces 12 personnes, les 12 ont été entendues. Nous avons également reçu par le formulaire web un total de 31 questions. Sur ces 31 questions, 20 d'entre elles ont été lues, ce qui nous permettrait de poursuivre avec l'ordre du jour tel que nous l'étudions sous la direction de monsieur François Limoges. Alors moi, ce que j'avais noté lorsque nous nous sommes quittés à 17 h 07, lorsque nous avions commencé plutôt les rubriques à 17 h 07. Nous avions madame Valenzuela, monsieur Énouratel et madame Hassan-Cournol qui avaient leurs mains levées dans cet ordre pour l'étude des rubriques 20.51 à 20.55. Je vais commencer. Ah, il est 20 h 30, c'est vrai.
François Limoges ◌7:42:26
Effectivement, on était rendu là, mais on va demander à madame Valenzuela et monsieur Hénault-Ratelle, de bien vouloir patienter un peu, peut-être encore quelques moments, puisque tel que nous l'avions dit, nous allons étudier le chapitre 51, et d'abord du conseil municipal et ensuite de l'agglomération. Donc tout ça, alors au chapitre 51 du conseil municipal, en 5101, ce sont des nominations au conseil. Je vais regrouper les items 5101 à 5105. Alors, je vous demande de suivre. En 5101, ce sont des nominations au conseil interculturel. Alors, il s'agit de nommer Faty Diagne-Bang, Nafissa Fella, Roxane Pfeiffer et Jean-Baptiste Henry à titre de membres du conseil interculturel de Montréal pour un premier mandat de 3 ans à compter de juin 2025. En 5102, il s'agit d'une nomination au conseil jeunesse. Il s'agit de nommer Barouk Neassar, Alice Sécheresse à titre de membre du conseil jeunesse de Montréal pour un premier mandat de trois ans à compter de juin 2025. En 5103, on désigne José Bérubé, architecte urbaniste émérite, à titre de président du comité Jacques Vigée pour un premier mandat renouvelable de trois ans à partir du 17 juin 2025. En 5104, ce sont des nominations du service des infrastructures. Du réseau routier, nous nommons Jean Carrier à titre de membre de la Commission des services électriques de la Ville de Montréal pour un mandat de 3 ans se terminant le 30 juin 2028. Et en 5105, ce sont des nominations commissions permanentes que je vais nommer maintenant. Et il est proposé par moi-même et appuyé par madame Thullier de nommer madame Nancy Blanchet à titre de membre de la Commission sur les finances et la numérotation en remplacement de madame Julie Roy.
Martine Musau Muele ◌7:44:25
Monsieur Julien Hénault-Ratelle. Madame Magda Popeanu.
Magda Popeanu ◌7:44:30
Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, j'aimerais saluer l'arrivée de toutes ces magnifiques personnes remarquables qui sont d'ailleurs présentes au balcon. Donc, je commence avec 5101. Je parle du Conseil interculturel de Montréal, donc je tiens à saluer Nafissa Fellah, Roxane Fiff, Fatih Diambang et Jean-Baptiste Henry. Donc, j'ai eu le plaisir d'échanger avec eux au téléphone vendredi, je crois, ou jeudi, je me rappelle plus, le temps passe vite, et je peux vous dire à quel point ces personnes sont engagés et porteurs d'une vision inspirante pour notre ville. Leur implication est une richesse pour Montréal. Nafissa, avec son parcours profondément multiculturel et son expertise en communication stratégique, apporte une compréhension fine des enjeux liés à la culture, à l'immigration et à la francophonie. Roxane, forte de son expérience auprès des nouveaux arrivants et dans le milieu municipal, se distingue par sa capacité à proposer des solutions concrètes et humaines aux défis de l'inclusion. Fatih Diambang, médiateur interculturel et anthropologue, met son expertise au service des organismes communautaires pour mieux adapter leurs pratiques aux réalités des pairs immigrants. Son approche est à la fois sensible et très rigoureuse. Jean-Baptiste Henry, quant à lui, incarne une vision stratégique et communautaire de l'inclusion. À la MIR, il développe des projets innovants qui renforcent le tissu social et la gouvernance inclusive. Leur présence au sein du système est une excellente nouvelle. Elle renforce la capacité du conseil à conseiller la Ville en matière de l'immigration, de l'intégration, mais d'une manière éclairée, ancrée dans la réalité et tournée vers l'avenir. Merci à eux pour leur engagement et merci à vous toutes et tous de continuer à faire de Montréal une ville inclusive, solidaire et fière de sa diversité. Je crois qu'il mérite des applaudissements. Je tiens aussi à souligner l'arrivée de deux jeunes Montréalais inspirants au sein du Conseil jeunesse de Montréal, Barouk Nassar et Alice Sécheret. En intégrant le Conseil jeunesse de Montréal, ils contribueront à faire avancer les priorités des jeunes de notre ville. Leur leadership, leur engagement et leur parcours témoignent d'une volonté profonde de bâtir un Montréal plus inclusif, plus équitable, mais aussi plus à l'écoute de sa jeunesse. Je leur ai parlé et je peux vous confirmer que c'est vraiment ce qu'ils souhaitent faire. Nassor, résident de Verdun, est un étudiant en enseignement passionné par l'éducation et le développement des jeunes. Boursier Laurent en 2024, entraîneur sportif, entrepreneur social dès l'adolescence, il incarne une jeunesse résiliente, engagée et tournée vers l'avenir. Alice, elle vient de Ville-Marie, est diplômée en développement international et politique public. Elle travaille avec les communautés autochtones et milite pour une démocratie vivante, inclusive et participative. Elle souhaite porter des enjeux cruciaux comme le logement, l'itinérance, le climat et la culture. Leur implication est précieuse. Elle renforce le dialogue entre les jeunes et les instances municipales et nous rappelle que l'avenir de Montréal se construit avec et par sa jeunesse. Je tiens aussi à remercier chaleureusement les membres sortants autant du conseil jeunesse que du conseil interculturel, dont l'engagement a permis de faire avancer des dossiers importants. Merci à toutes et à tous de croire dans la jeunesse et les gens qui proviennent de la diversité montréalaise. Merci.
Martine Musau Muele ◌7:49:16
Monsieur Josué Corvil.
Josué Corvil ◌7:49:17
Merci, Madame la Présidente. Je vais intervenir au point 5101. Le Conseil interculturel de Montréal joue un rôle majeur dans le giron démocratique montréalais. Grâce à sa contribution, plusieurs dossiers importants ont été mis en relief et ont contribué à faire avancer le débat sur moult sujets. Par son avis au conseil municipal, le conseil propose des idées et nous sensibilise sur des enjeux sociaux importants. Nous voulons souligner le travail extraordinaire des membres du CIM qui bénévolement participent au giron montréalais. Notre métropole s'avère riche de sa diversité le vivre-ensemble s'impose et les apports des uns et des autres renforcent les liens sociaux. Il est important donc de construire des ponts et de briser les barrières. Nous remercions le conseil qui fait des questions de relations culturelles une priorité via ses réflexions. Nous tenons à rendre hommage aux membres du du CIM qui nous quitte: Leïla Belmaïri, Ricardo Gustave, Juss Rajanson, Ramzy Sfeir. Du 7 au 11 avril dernier, nous avons eu le privilège de participer aux entrevues de sélection des candidats. Je vous assure, Madame la présidente, les dossiers étaient impressionnants. Je tiens à remercier ces candidats qui ont voulu apporter leur pierre dans la construction de ce Montréal extraordinaire que nous avons. Je suis d'avis que ces ajouts amèneront un souffle nouveau à cette instance. Bienvenue donc à Faty Diambang, Nafissa Fela, Fayre, Jean-Baptiste Henry. D'ores et déjà, je vous souhaite du succès dans votre mandat. Je décerne donc un satisfecit à la présidente du CIM, Madame Loubineau, et les autres membres. Et je tiens à féliciter l'équipe qui coordonne les travaux du CIM. À ces nouveaux membres, merci donc de vous mettre disponible pour votre ville. Je vous souhaite déjà beaucoup, beaucoup de succès.
Citoyen·ne ◌7:51:55
Merci.
Martine Musau Muele ◌7:51:56
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌7:52:03
Oui, merci madame la présidente. Donc, je me permettrai de prendre la parole pour la nomination au comité Jacques-Viger. Le comité Jacques-Viger, c'est une instance consultatif qui est très important, qui doit se prononcer en matière d'aménagement, d'urbanisme, d'architecture, de design urbain. Donc un comité formé d'experts du milieu qui formule des avis, qui émet des commentaires, qui nous permet d'évaluer des projets ou des grands dossiers comme celui, par exemple, du plan d'urbanisme et de mobilité. Le comité Jacques-Viger a émis plusieurs commentaires qui nous ont permis de venir bonifier le document. Donc, tous les projets de modification au plan d'urbanisme, d'ailleurs, doivent passer à travers cette analyse. Donc, c'est une instance qui nous permet de nous éclairer dans ces divers projets-là, et souvent avec des commentaires très, très, très pertinents qui nous permettent aussi, au-delà des projets directement, d'aller plus loin dans notre regard sur le développement de notre ville. Une personne arrive, ça veut dire qu'une personne quitte. Donc tout d'abord, vous me permettrez, madame la présidente, d'avoir quelques mots pour monsieur Jean Paré, qui a été président du comité Jacques-Viger. En fait, il a été membre depuis 2019, président depuis 2022. J'ai eu personnellement énormément de plaisir à travailler avec monsieur Paré, une personne intelligente, sensible, qui explique bien les choses, posé. On était rassuré de le savoir à la barre du comité Jacques-Viger. Je dois avouer, sur une note plus personnelle, que j'ai toujours apprécié nos échanges sur divers sujets. Je pense qu'il y avait une expertise qui nous permettait de vraiment voir les choses, comme je le disais, d'un autre angle. Et personnellement, j'ai énormément apprécié sa contribution. Monsieur Paré est un urbaniste émérite qui avait plus de 50 années d'expérience en termes d'urbanisme derrière la cravate. Donc, comme on peut dire, il a vu la neige neiger. Et c'est avec un peu d'émotion qu'aujourd'hui, il nous quitte dans une transition toute douce. Il nous a bien signifié qu'il n'était pas très loin. Je pense qu'on va pouvoir faire appel à ses expertises pour d'autres moments. Au même temps, je tiens à souligner la contribution de madame Laurence Lebeau, qui est architecte et membre, elle, depuis 2019, qui nous quitte également après 6 années de contribution au comité Jacques-Viger, et ce qui laisse la place maintenant à notre toute nouvelle présidente, madame Josée Bérubé, que j'accueille avec enthousiasme, que nous accueillons comme conseil municipal avec très grand enthousiasme. Je vois un des membres du comité de sélection qui opine de la tête donc une architecte, une urbaniste émérite elle aussi. On ne veut rien de moins que l'exemplarité à ces postes-là. Donc je suis convaincu qu'elle saura représenter tout le renouveau, mais dans une continuité en termes d'exemplarité et de rigueur à partir du 7 juin 2025. Donc une feuille de route impressionnante. Elle est diplômée en architecture, baccalauréat en médecine, en urbanisme, 41 années d'expérience notamment avec des firmes très bien connues, Cardinal Hardy ou Provence Chiroix. Elle enseigne à la faculté d'aménagement de l'Université de Montréal, membre du CA du PQDS. Que demander de plus pour occuper cette fonction, je vous dirais, madame la présidente. Très, très heureux de pouvoir l'accueillir parmi nous. Ça sera une collaboration, je suis convaincu, qui sera riche. Je tiens par la même occasion à remercier le comité de sélection qui s'est formé, parce qu'on se forme quand on doit avoir sélectionné une nouvelle présidente. Un comité qui est multipartite, représenté autant par l'administration, l'opposition officielle, mais également des représentants des indépendants. Donc je vais les nommer: madame Chantal Rossi, qui est conseillère de ville, arrondissement de Montréal-Nord, leader de l'opposition officielle. Madame Marie Plourde, qui est conseillère de la ville, arrondissement arrondissement du Plateau-Mont-Royal, madame Nancy Blanchet, mairesse d'arrondissement, arrondissement de LaSalle, mais également d'autres personnes dont madame Martine Chevalier qui est chef de division à la division planification et soutien au greffe, madame Marie-Christine Piché qui est conseillère en ressources humaines et monsieur Arnaud Dufort qui est conseiller en aménagement. Alors je pense qu'on peut avoir une bonne main d'applaudissements autant pour la contribution de monsieur Paré, de madame Lebeau, mais également la future contribution et la sélection de madame Bérubé. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:56:41
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌7:56:49
Merci, madame la présidente. À mon tour de prendre la parole au nom de l'opposition officielle pour souligner l'apport des différentes personnes qui ont été nommées de monsieur Nassar et de madame Sècheresse, à titre de nouveaux membres du conseil jeunesse, souligner en fait leur apport, souligner leur implication aussi, parce qu'on sait à quel point c'est indispensable pour nous d'avoir l'opinion et le savoir-faire aussi des jeunes Montréalais. Alors, je tiens à souligner le travail qui va être fait par eux mais aussi le travail qui a été fait par les membres sortants du conseil jeunesse. Et j'ai très hâte, je pense que mes collègues aussi partagent ça, de voir les différents rapports, les différentes activités auxquelles ils vont pouvoir participer. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌7:57:46
Alors, en l'absence d'autres interventions, notons donc les désignations énoncées aux rubriques. C'est 51.01 à 51.05. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:57:57
Oui, un dernier point au chapitre 51 du conseil municipal, c'est le 51.06, la désignation du maire suppléant ou de la mairesse suppléante, dans ce cas-ci, et fixation de son mandat. Alors, il est proposé par moi-même et appuyé par madame Thullier de désigner madame Marie Plourde à titre de mairesse suppléante jusqu'à la fin du présent mandat.
Martine Musau Muele ◌7:58:16
En l'absence d'intervention, notons donc la désignation telle qu'indiquée à la rubrique 51.06. Poursuivons.
François Limoges ◌7:58:26
Nous allons poursuivre avec la deuxième partie du chapitre 51, mais cette fois celui de l'agglomération. Ça sera pas très long, on va finir les nominations et ça sera fait. Alors, nous allons réunir les items 51.01 à 04 du chapitre de l'agglomération. En 51.01, il s'agit de nommer Nicolas Boivin-Gravel à titre de membre du conseil du conseil des arts de Montréal pour un mandat de trois ans. En 5102, on désigne Nicolas Frein à titre de fiduciaire de la fiducie d'utilité sociale de l'écoquartier Louvain pour une période de trois ans renouvelable. En 5103, on désigne Zineb Kouidri à titre d'administratrice de la Société de développement écoquartier Louvain pour une période de deux ans renouvelable. Et en 5104, on nomme François Ferland à titre de membre du conseil d'administration. De l'Office municipal d'habitation de Montréal pour un mandat de 3 ans.
Martine Musau Muele ◌7:59:23
En l'absence d'intervention, notons donc les désignations énoncées aux rubriques 51.01 à 51.04 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80, ce qui nous permet cette fois-ci réellement de revenir à l'étude des dossiers mentionnés précédemment, à savoir 20.51 à 20.55 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Nous avions une première intervention souhaitée de madame Stephanie Valenzuela.
Stephanie Valenzuela ◌7:59:56
Merci, madame la présidente. Donc, je prends la parole sur le dossier 80-20-51 afin de soulever un enjeu qui m'apparaît important alors que l'administration de Projet Montréal dit avoir à cœur les enjeux de changement climatique et de réduction des matières résiduelles. Ce contrat, madame la présidente, d'une durée de 3 ans accordé à GFL Environnemental Inc. permettra aux écocentres de l'Agglomération de Montréal de revaloriser les résidus de construction, rénovation et de démolition. Et comme l'a bien mentionné, détaillé tantôt, monsieur, mon collègue monsieur Dominic Perry, qui est président de la Commission permanente sur l'examen des contrats, C'est GFL qui nous offre le service de cette revalorisation. L'entreprise a refusé d'utiliser l'option de prolongation dans le contrat parce qu'il n'est pas capable d'atteindre les seuils de valorisation de 45% des matières. On est donc parti en appel d'offres. Visiblement, c'est GFL qui remporte le contrat. Ce qui m'apparaît ironique ici, madame la présidente, c'est que l'administration accepte de niveler vers le bas le seuil de valorisation des matières en le faisant passer de 45 à 40%. Vous avez bien entendu, Projet Montréal nivelle vers le bas les seuils de valorisation des résidus de construction, rénovation et démolition. Alors que cette administration vient d'adopter une feuille de route en économie circulaire, alors qu'elle décrit le fait que les citoyennes et les citoyens doivent en faire plus pour réduire leurs déchets, eux, ils nivellent vers le bas les exigences face à une entreprise qui a le monopole. Lors de l'étude à la Commission d'examen des contrats à laquelle j'ai participé, beaucoup de questions ont été posées sur la performance de l'entreprise malgré qu'il ait de nouveaux, qu'il ait en ce moment des nouveaux équipements. On nous a répondu que l'écosystème est fragile et complexe et que s'il n'y a pas de débouchés pour la valorisation, les matières sont vouées à l'enfouissement. Bref, madame la présidente, il n'y aura pas de solution facile à un enjeu complexe, mais comme je l'ai dit lors de l'adoption du bilan sur le plan de gestion des matières résiduelles, Montréal a besoin d'une nouvelle administration responsable et efficace pour mettre en œuvre un nouveau PDGMR et relever les nombreux défis posés par la gestion des matières résiduelles. Parce qu'avec seulement 30% d'actions réalisées en 5 ans, madame la présidente, dans le PDGMR 2020, 2025, Projet Montréal est loin, très loin d'un bilan reluisant en environnement. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:02:34
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:02:37
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur la 802053. Madame la présidente, je suis très heureux de me lever pour souligner la première avancée concrète en 7 ans dans le dossier de l'îlot Voyageurs avec ce projet de promesse tripartite. C'est un projet de plus de 1000 logements qui est très attendu de la part des Montréalais, des familles, mais également des étudiants à la recherche de logements abordables. Je ne féliciterai pas l'administration de Projet Montréal qui a tant manqué de proactivité dans ce dossier du début de son premier mandat jusqu'à très récemment. Pour mettre fin à cet immobilisme, Ensemble Montréal l'avait d'ailleurs pressée en 2022 de déposer un plan pour l'aménagement de logements sociaux et de logements étudiants d'ici la fin de l'année 2023, en vain. Une administration responsable en est une qui collabore et qui offre des conditions gagnantes de réussite du projet dès le début pour rapidement répondre aux besoins des Montréalais. Je ne féliciterai pas non plus l'administration d'avoir fait miroiter aux Montréalais un début des travaux d'abord en 2021, puis ensuite dès cet été, alors que l'un des développeurs jugeait que, et je cite, ce n'était pas du tout réaliste fin de la station. Le début des travaux est plutôt attendu dans 2 ans, en 2027. En tout, la promesse tripartite prévoit un délai de 7 ans pour venir terminer le projet, ce qui nous amène à 2032. Si le processus avait été enclenché dès l'acquisition de l'Îlot Voyageurs par la Ville, des Montréalais y habiteraient aujourd'hui. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais, madame la présidente. Pour éviter de retarder la livraison de ces logements, de nombreux défis attendent les promoteurs. La Ville de Montréal devra faciliter la coordination du futur chantier de l'îlot Voyageurs avec ses propres chantiers, notamment sur les rues Berri et Maisonneuve, alors que les développeurs devront également s'arrimer avec la STM pour la réfection d'un édicule de sortie de sécurité de la station Berri-UQAM. Enfin, nous espérons qu'à ce jour, le financement pour l'ensemble du projet, incluant le projet des 100 logements sociaux et sécurisés, ouvre l'aide très prochainement. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:04:36
Madame Marie-Andrée Mauger.
Marie-Andrée Mauger ◌8:04:40
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 80-02.51, donc je voudrais quand même rassurer tout le monde que, donc, dans le fonctionnement de la gestion contractuelle, donc pendant la durée du contrat, la Ville applique des pénalités lorsqu'un taux de performance n'est pas atteint et à la fin du contrat, il y a l'évaluation de performance. Donc, celle-ci sera effectuée à l'issue du contrat actuel qui est prévu à la fin août 2025. Ce que je veux dire, c'est que dans le cadre de l'appel d'offres du contrat actuel, donc qui se termine à la fin août, donc appel d'offres au début de l'année 2023, le taux de performance exigé par la Ville de Montréal était de 40%. Et c'est le soumissionnaire GFL qui a rehaussé ce niveau-là à 45%. Afin d'accroître sa note dans le processus d'évaluation des soumissions. Donc, à partir de ce moment-là, le taux est passé à 45%. Et donc, c'est un taux de performance qui est calculé mensuellement. Alors, des pénalités ont été appliquées à chaque fois que l'entreprise n'a pas atteint son propre taux qu'elle s'était fixé. Et il y a eu, bien sûr, un accompagnement de la Ville, des plans de correction qui ont été appliquées. Et il y a aussi, il faut dire que effectivement, la Ville de Montréal a une grande ambition en économie circulaire, et on le sait que les résidus de construction, démolition et rénovation, c'est une mine de ressources, c'est vraiment un gisement incroyable, sauf que les marchés ne sont pas toujours là, et notamment pour le gypse. Donc, il y a eu certains ajustements des opérations en cours de contrat. Et ce que je veux aussi rajouter, c'est que la Ville continue d'effectuer, bien sûr, son suivi à l'issue de ce contrat-ci et aussi le suivant. Et on va tout faire pour que cette entreprise-là opte pour des voies qui vont favoriser le tri, la récupération, la valorisation des traitements des résidus de construction, rénovation, démolition. Et c'est cette même entreprise qui détient un centre de tri des résidus de construction, démolition, rénovation. Donc, elle a elle-même tout intérêt à augmenter sa performance avec ses nouveaux équipements à Montréal-Est afin d'éviter de payer pour de l'enfouissement. Et ce que je veux aussi dire par rapport aux 7 écocentres de Montréal, c'est que la Ville donc effectue ce tri à la source pour optimiser en amont le recyclage et la valorisation des résidus de construction rénovation, démolition. Et à ce chapitre, je vous renvoie au bilan 2024 qu'on a adopté un peu plus tôt aujourd'hui, qui nous indique que dans les écocentres, on a comptabilisé en 2024 seulement 300 000 visites. Plus de 100 000 tonnes ont été acheminées dans les écocentres et de ce nombre-là, 76% sont valorisées. Donc, c'est un taux de valorisation des matières récupérées dans les éco-centres, qui est très élevé à 76%, et le contrat de GFL pour les 3 prochaines années s'inscrit donc dans ces efforts de valorisation des résidus de construction, rénovation et démolition. Je vous remercie, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:07:58
Juste auparavant, je veux juste confirmer, moi j'avais noté une intervention de madame Marie-Andrée Mauger pour le 2051, c'est bien ça? Est-ce que ça couvrait le 2049?
Ericka Alneus ◌8:08:13
Non.
Martine Musau Muele ◌8:08:14
Est-ce qu'on a une intervention pour le 2049?
Alex Norris ◌8:08:20
OK.
Martine Musau Muele ◌8:08:21
C'est moi qui ai fait une erreur? Moi j'ai— attendez, c'est vrai, on est de 2051 à 2055, mes excuses. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:08:31
Oui, merci madame la présidente. Toujours sur la 80-2053, je ne vois présentement aucune réponse de la part de l'administration. Donc je vais peut-être réitérer ma question par rapport au projet de l'îlot Voyageurs, que ce soit du responsable de l'habitation ou du conseiller du secteur, honnêtement, je suis pas très regardant, mais par rapport au financement du logement social, est-ce qu'on sait en ce moment s'il est déjà attaché, est-ce qu'on a des discussions avec le gouvernement comme quoi ça s'en vient, où est-ce qu'on en est pour s'assurer que quand le projet va aller de l'avant, on va avoir le financement adéquat pour le livrer? Merci.
Martine Musau Muele ◌8:09:02
D'où ma confusion. 2051-55, c'est ça. J'avais pas d'intervention en réponse. Au 25-03, monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌8:09:12
Oui, donc en droit de réplique sur 80-25-03. Désolé, j'avais pas entendu aucune question, j'avais juste entendu des commentaires et des félicitations. Alors moi, je peux vous confirmer qu'il y a beaucoup de discussions avec le gouvernement du Québec pour pouvoir rattacher des unités hors marché, assurément. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:09:32
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 25-03 20.51 à 20.55. Nous poursuivons, monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:09:42
Oui, on poursuit donc, madame la présidente, avec les items 20.56 à 20.60. En 20.56, on approuve le projet de deuxième convention de modification de bail par laquelle la Ville de Montréal loue de Développement Lindbeck un espace sur la rue Ernest-Cormier. En 20.57, on autorise d'une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à 90284043 Québec Inc. En 2058, on accorde un contrat au Groupe Tecna Inc. En 2059, on accorde un soutien financier de 500 000$ à Montréal International. Et en 2060, on approuve le projet de deuxième addenda à la promesse bilatérale par laquelle la Ville de Montréal s'engage à acquérir de l'École Maïmonide un terrain vacant.
Martine Musau Muele ◌8:10:28
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:10:31
Merci, madame la présidente. C'est simplement pour déclarer mon intérêt en 20.59. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:10:36
Déclaration d'intérêt de monsieur Hénault-Ratelle à la rubrique 20.59. En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.56 à 20.60. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:10:48
Oui, nous allons poursuivre avec les items 20.61 à 20.65. En 20.61, on approuve le projet de 3e convention de modification de bail par lequel la Ville de Montréal loue de 9227-9702 Québec Inc. un espace sur la rue Berri. En 2062, on accorde un contrat à Matériaux paysagers Savarial Limitée. En 2063, on accorde un soutien financier à la Cité des arts du cirque. En 2064, on accorde un soutien financier à l'Association des restaurateurs de rue du Québec. Et en 2065, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Loisel.
Martine Musau Muele ◌8:11:25
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:11:29
Merci, madame la présidente. Cette fois-ci, je vais intervenir sur le 802064. Madame la présidente, la cuisine de rue fait partie de notre identité et de la culture montréalaise. C'est une composante importante du rayonnement de Montréal, mais aussi une manière concrète de promouvoir la diversité montréalaise pour faire connaître nos différentes cultures culinaires. Les Premiers Vendredis, le festival culturel gourmand qui se tient au Stade olympique, est un bel exemple. Puis, il ne faut pas l'oublier, la cuisine de rue, c'est bon pour les affaires, c'est bon pour nos restaurateurs qui peuvent se faire connaître, mais également pour vendre leurs produits autrement. En juin 2023, avec ma collègue Stephanie Valenzuela, j'ai déposé une motion en cette Chambre pour promouvoir et faire rayonner la cuisine de rue. Cette motion demandait de reconnaître la cuisine de rue comme une composante importante de l'écosystème gastronomique d'encourager tous les arrondissements à développer la cuisine de rue et à la mettre en valeur. Nous demandions aussi d'implanter des bornes électriques dédiées aux camions de rue, puis nous demandions aussi qu'il y ait du financement qui soit offert à l'Association des restaurateurs de rue du Québec. Notre motion avait été adoptée à l'unanimité. Madame la Présidente, le financement qu'offre aujourd'hui la Ville à l'Association des restaurateurs de rue du Québec, c'est un bon premier pas, mais on doit aller encore plus loin. Comme le demandait la motion, on doit développer nos bornes électriques pour appuyer nos camions de rue et on doit également reconnaître la cuisine de rue comme une partie intégrante de notre culture et on doit surtout permettre que la cuisine de rue puisse aisément venir occuper notre espace public. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:12:57
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌8:13:01
Oui, madame la présidente, je voudrais intervenir sur le 20.65 d'autoriser dépense additionnelle de 374 000$ pour les travaux d'infrastructure d'habitations modulaires. Premièrement, dire haut et fort, clairement, qu'Ensemble Montréal est en faveur du modèle des modulaires. On n'a jamais dit qu'on était contre. Dans les médias, c'est pas les opportunités qui ont manqué. Je pense que ça fait 10 annonces qui sont faites liées aux différents modulaires, les 30 premiers, après ça les 30 deuxièmes, les 60, Puis là maintenant les 90. C'est pas contre le modèle, puis c'est vraiment dans son implantation puis la façon dont on le fait. On a un exemple, Outremont. Outremont, on fait une consultation publique annoncée le 18 juin, mais c'est une séance d'information. On demande aux citoyens, on leur annonce un vendredi On leur dit, écoutez, il va y avoir un hébergement transitoire sur votre territoire, c'est pas des clientèles qui sont à haut seuil. OK, peut-être, sauf que la réalité, c'est qu'on ne demande pas à un groupe communautaire qui a les compétences, qui va être déjà sur place, qui va déjà être choisi, qui va déjà être en train de rassembler la population puis d'établir un lien de confiance avec les gens qui vont être autour de la ressource. Comme on peut voir par exemple sur le boulevard Ontario, Mission Bon Accueil a ouvert un site. L'intégration, l'implantation s'est super bien faite, pas eu besoin de faire une consultation publique là-dessus. Mais pourquoi? Qu'est-ce qui a fonctionné? Il me semble que Projet Montréal, après 8 ans d'expérience à ouvrir et fermer des ressources devraient se dire, peut-être qu'il y a une bonne façon de le faire, puis il y a une autre façon de le faire. Actuellement, c'est dommage, mais les plaintes commencent déjà à rentrer suite à votre annonce, des plaintes des gens qui sont inquiets, qui marchent leurs enfants le matin pour se rendre à l'école primaire qui est à deux pas du nouvel emplacement. Mais vous savez quoi? Pour implanter une ressource, ça prend un lien de confiance. Je vois Projet Montréal qui s'obstine à faire des présentations, à annoncer des projets et de s'en approprier le crédit sans nécessairement avoir les outils pour le faire. Parlons justement des échéanciers. En août 2024, on a annoncé le projet. On parle de 90 unités.
Martine Musau Muele ◌8:15:40
Permettez un instant, monsieur Langevin, je vois une intervention souhaitée du leader de la majorité, monsieur Luis Je suis désolé d'interrompre, monsieur Langevin.
François Limoges ◌8:15:48
Je sais que ça m'arrive souvent, mais comme monsieur Langevin—
Martine Musau Muele ◌8:15:51
Est-ce que vous pouvez vous adresser à la présidence, s'il vous plaît?
François Limoges ◌8:15:53
Oui, madame la présidente. Je trouve que monsieur Langevin est un petit peu en train de glisser vers le hors d'ordre depuis une minute, une minute et demie. Il était bien parti, mais là, on n'est plus du tout sur le sommaire décisionnel.
Benoit Langevin ◌8:16:04
Je vais rassurer mon collègue monsieur Limoges, je vais revenir sur le dossier justement de modulaire, du dit modulaire. Ici, ben, on est à Ahuntsic-Cartierville à 52% d'un projet qui est supposé d'être livré au printemps. On était à 60% au printemps dernier, là on est à 65% pour Côte-des-Neiges-NDG parce qu'on peut regrouper, monsieur Limoges, le point 20.67 dans mon intervention qui va traiter aussi du modulaire de Côte-des-Neiges. Comment ça se peut qu'on soit en train d'annoncer des projets sans l'organisme porteur? Pour moi, c'est absolument essentiel pour le vivre même en arrondissement, parce que oui, les arrondissements d'Ensemble Montréal travaillent la question de l'itinérance localement, puis oui, on manque de ressources, puis oui, on dit tout le temps que c'est insuffisant parce que Projet Montréal nous refuse des indexations quand on demande de doubler le budget. En novembre dernier. Je vais m'arrêter là, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:17:12
Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌8:17:15
Oui, merci beaucoup. Donc, en droit de réplique sur le 80.20.64, en réponse aux commentaires de mon collègue monsieur Hénault-Ratelle, je vous remercie quand même de ces beaux mots par rapport à ce financement. Je veux aussi saluer monsieur Rabouin, qui a accepté que ce soit pas seulement un financement sur un an, mais bien sur 3 ans. Donc d'offrir de la prévisibilité à l'Association des restaurateurs de rue pour qu'ils puissent se déployer autour de la ville. Est-ce qu'on peut en faire plus? Définitivement. Je pense qu'il y a des pas qui sont en train de se franchir. Ce financement-là, oui, mais aussi le fait que le 20 mai dernier, on a quand même fait un appel à projets aux 10 organismes en gastronomie au du centre-ville vont déployer des marchés, des événements gastronomiques. Donc, j'invite les Montréalais à prendre le temps de profiter de l'été à travers ces événements-là. On peut penser à SHODem, on peut penser à Ramen Ramen, on peut penser au marché de Nuits asiatiques, on peut penser à la Société des arts technologiques, à Roche de Sucre. Donc, il y a plusieurs événements, une dizaine qui vont avoir lieu au niveau du centre-ville. Donc, c'est c'est une belle complémentarité avec la cuisine de rue que l'on voit à Montréal. C'est quelque chose qui, je pense, si je peux me permettre, après le hockey, les Montréalais sont particulièrement passionnés par la gastronomie. Je pense que comme administration, en soutenant la cuisine de rue, mais aussi en soutenant des initiatives gastronomiques dans l'espace public, on répond à ce besoin de bien manger dans cette ville que nous aimons autant. Merci beaucoup, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:18:54
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌8:18:57
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le point abordé par mon collègue monsieur Langevin, je vous dirais qu'on a tous une responsabilité aussi en cette chambre, puis je l'ai dit souvent, souvent le plus gros obstacle, c'est les gens qui vont souffler sur les braises, qui vont mettre le feu aux poudres, qui vont annoncer la catastrophe, qui ne prennent pas le temps vraiment de travailler avec les personnes d'un voisinage qui souvent, ben tu sais, on leur présente les services en itinérance comme étant un tout, tout et n'importe quoi, tu sais, des centres d'éjection supervisés, des refuges.
Voix 5Y8:19:41
Ici, on parle d'habitation.
Robert Beaudry ◌8:19:43
Des fois, on peut se dire, bon ben, c'est peut-être que l'élu en question n'est pas consciente du type de service qui est là, puis c'est peut-être pour ça.
Voix 5Y8:19:51
Donc c'est notre rôle en tant qu'élus qui travaillons à l'intérieur des dossiers de venir vraiment expliquer c'est quoi. Mais moi, ça me catastrophe d'entendre mon collègue monsieur Langevin, qui lui a de l'expérience en offre de services pour personnes vulnérables, venir encore faire des amalgames, présenter les choses comme un tout mélangé, souffler sur les braises. Comme il l'a fait dans le cadre du refuge d'Ahuntsic et comme il tente encore de le faire aujourd'hui pour les habitations modulaires, en faisant, madame la présidente, peur au monde. Parce que oui, les étapes, on les suit, puis on les suit même de façon de plus en plus exemplaire. La preuve étant que pour le projet de Louvain, on est arrivé à la séance d'information et ça s'est très bien passé. Ça s'est très bien passé. Est-ce qu'il reste encore des inquiétudes? Est-ce qu'il reste encore des questions? Absolument, comme c'est le cas pour tout projet de logement social, par exemple. Je préside le CCU de Ville-Marie et dernièrement, des projets de logement social qui avaient des dérogations, j'avais des mobilisations de citoyens qui ne souhaitaient pas parce qu'ils nous disaient qu'on amenait de la vulnérabilité près de leur condo. Ben, c'était mon rôle d'élu de m'élever au-dessus de la mêlée, de m'élever au-dessus de la partisanerie parce qu'il y a actuellement péril en la demeure à Montréal, madame la Madame la présidente, il y a une crise, puis on n'a pas besoin d'aller bien, bien loin, on va alentour de l'Hôtel-de-Ville, puis on la voit cette crise-là. Elle est vraie, elle est vivante et elle est tragique. Ben, c'est justement par du courage politique, par des actions et non pas par des amalgames douteux que nous sert l'opposition officielle quand on tente justement de travailler ces projets-là qu'on va y arriver. Moi, j'aimerais bien ça que le conseiller Langevin, au lieu de prendre à chaque fois la parole dans cette enceinte, me texte pour venir me poser des questions comme responsable du dossier de l'itinérance. Il ne l'a pas fait une fois sur le dossier des modulaires. S'il se dit porteur des préoccupations des divers citoyens de partout sur le territoire, pourquoi il ne fait pas son travail à l'extérieur du conseil municipal, madame la présidente? Pourquoi il ne vient pas chercher l'information, la juste information? Ça nous ferait plaisir à mon collègue monsieur Lessard-Blais et moi-même de la transmettre. Pourquoi? Parce que pour nous, c'est des conditions gagnantes, justement pour l'intégration de ces ressources-là. Madame la présidente, je pense qu'à un moment donné, faire des points politiques, il y a une limite. La limite, c'est la décence. On a 2 mairesses d'Ahuntsic-Cartierville et et de Côte-des-Neiges-NDG qui se sont montrés enthousiastes à aller devant leur population pour réexpliquer le projet, pour prendre le temps d'expliquer des projets qui font du sens, madame la présidente. Alors, j'aimerais que dans ces enceintes, on puisse en parler de la bonne façon et d'arrêter d'utiliser des sommaires décisionnels pour faire peur au monde, parce qu'on est là pour servir les Montréalais, Et je pense que la réussite de ces projets, ce serait mieux servir les Montréalais. Merci, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:23:02
Alors, à titre de rappel, un droit de réplique a été exercé sur la rubrique 20.65 par monsieur— une question de privilège soulevée par monsieur Benoît Langevin. On vous écoute.
Benoit Langevin ◌8:23:16
Je considère que c'est un attaque à ma réputation quand on parle d'amalgame, surtout quand on dit que je politise et que je fais de la partisanerie sur la question d'ouverture d'un refuge, quand dans le fond l'organisme, dans le fond l'organisation Projet Montréal fait des communications qui visent justement à informer les citoyens sur un refuge qui s'en vient sans qu'il y ait consultation.
Martine Musau Muele ◌8:23:38
Question pour vous, monsieur Langevin.
Benoit Langevin ◌8:23:40
L'amalgame, c'est que c'est Projet Montréal qui font de la politique sur le dos d'une crise actuelle.
Martine Musau Muele ◌8:23:46
Monsieur Langevin, une question pour vous. Monsieur Langevin, je comprends que le droit de privilège, est-ce que vous le retirez ou bien, parce que moi j'ai une question. Je vais m'adresser dans ce cas-là au leader adjoint. Donc, monsieur Langevin fait référence à des amalgames qui sont pas nécessairement considérés comme des attaques ou des insultes. Est-ce que vous voulez me préciser qu'est-ce qu'on demande de retirer ou de rectifier?
Julien Hénault-Ratelle ◌8:24:17
Oui, je comprends bien, madame la présidente. L'intervention de mon collègue Beaudry était quand même très personnelle envers mon collègue Langevin, qui faisait que relater des points par rapport à la mise en place des différents modulaires à travers la ville. Et j'ai noté notamment qu'il a demandé à faire preuve de décence à mon collègue, laissant donc sous-entendre qu'il faisait preuve d'indécence. Or, indécence est inscrit dans la liste des propos antiparlementaires, donc je lui demanderais notamment de retirer ses propos et, à l'avenir, d'être un petit peu plus conciliant dans ses interventions face à mes collègues qui ne font que rapporter des points qui sont tout à fait légitimes.
Martine Musau Muele ◌8:24:52
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌8:24:56
Madame la présidente, je comprends absolument le point de privilège que tente de faire l'opposition. Je voudrais quand même rappeler Et c'est à regret que je me suis levé, madame la présidente, pour à nouveau interrompre monsieur Langevin, mais c'est vrai que quand un porteur de dossier a une fâcheuse tendance à prendre chaque sommaire décisionnel pour en faire, pour faire un historique complet de l'inaction de l'administration et de notre incompétence à laisser les gens dans la rue, c'est sûr que ça donne des droits de réplique où on replace en contexte, puis on dit peut-être qu'on devrait être dans les solutions, puis peut-être qu'effectivement quand on mélange l'habitation des refuges et des crises sociales, on est dans l'amalgame.
Voix 5V8:25:31
Alors, c'est le genre de réplique constatée quand on met tout sur la table à chaque fois qu'il y a un sommaire décisionnel.
Martine Musau Muele ◌8:25:38
Très bien. Il est 21 h 20, puisqu'il reste 10 minutes et que je souhaite qu'on avance quelque peu, monsieur Langevin, vous m'excuserez parce que je vais trancher. Je vais séparer quand même deux argumentaires. Là, il y a la question d'avoir tenu des propos qui sont un peu hors sujet. Monsieur Langevin est revenu sur les habitations modulaires, alors je ne reviendrai pas sur la question. Je remercie monsieur Hénault-Ratelle pour votre argumentaire concis et compréhensible. Je retiens un élément uniquement, cette notion d'indécence qui a été dite a contrario. Je comprends qu'il n'y avait pas la volonté d'indiquer qu'il y aurait soi-disant, pardon, une quelconque indécence. Monsieur Langevin, vous m'excuserez. J'ai clos ce débat sur cette question de privilège. Monsieur Beaudry confirmait par un hochement de tête qu'il n'était pas question de vous attribuer quelconque propos indécent. Poursuivons donc en l'absence d'autres interventions. Nous étions sur les questions 2061 à 2065. En l'absence d'autres interventions, ces rubriques sont donc adoptées. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌8:26:44
Madame la présidente, cela nous amène à réunir les items 2070 2066 à 2070. En 2066, on accorde un contrat à Unigesco. En 2067, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Loisel. En 2068, on approuve un projet d'acte modifiant l'emphytéose entre la Ville de Montréal et la coopérative d'habitation Osmose de Montréal. 2069, on approuve l'entente entre la Ville de Montréal et le village de Sainte-Victoire relativement aux travaux de réfection de la voie cyclable sur le pont Gouin et du chemin Sunville. Et en 2070, on accorde un contrat à Télécommunications Grimaud Inc.
Martine Musau Muele ◌8:27:27
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌8:27:28
Merci, madame la présidente. C'est sur le 20.67, en lien avec 161 000$ pour Modulaire dans Bluebonnet. Ça fait, en tout cas ce qu'on comprend, c'est que ça risque d'être livré à la fin juillet. Pour moi, faire ou pas faire son travail, ben c'est exactement ça. Je pense que mon collègue n'a pas fait son travail avec 90 places en l'espace de 12 mois qui, en plus, risquent de, pour les 30 derniers, d'être au mois de janvier, à ce que je comprends, dans l'échéancier qu'on a au présent moment. Donc, me faire dire que je fais pas mon travail à écouter les citoyens, à ramener ça ici au conseil de ville, c'est questionnable. Merci.
Martine Musau Muele ◌8:28:21
Madame Gracia Kasuki Katawa.
Gracia Kasoki Katahwa ◌8:28:26
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, je dois absolument me lever ici parce que En droit de réplique, parce que je pense que notre fonction demande qu'on s'élève au-dessus de la mêlée dans certaines situations, et je pense que cette situation-là, c'est exactement ça. Puis là, je pense que notre collègue de l'autre côté de la Chambre dit souvent que lui, il a travaillé sur le terrain, puis voilà, il sait Mais moi aussi, j'ai travaillé sur le terrain. Moi aussi, là, comme infirmière, là, j'étais sur le terrain durant la pandémie. Puis lorsqu'on a des situations qui sont exceptionnelles, qui sont rares, qui sont graves, mais on doit tous se retrousser les manches, être agile, puis trouver des solutions concrètes pour la population qui a besoin d'aide. Et c'est ce que j'ai fait avec mon collègue Robert Beaudry et tous mes collègues par rapport au dossier des hébergements modulaires dans l'hippodrome. Donc, puis comme mon collègue le dit, là, j'ai jamais reçu de questions ni de monsieur Langevin, puis à peine des questions de mes collègues de l'opposition en arrondissement sur ce dossier-là. Donc si vous avez, si l'opposition a des questions sur le dossier des hébergements modulaires sur l'hippodrome, eh bien venez me voir, venez me voir. Puis si vous venez me voir, je vais vous expliquer exactement ce qu'on est en train de faire comme travail pour nous assurer de faire atterrir ce projet-là de façon harmonieuse dans l'arrondissement. Parce que ce projet-là, c'est un projet où on a mis, nous la Ville de Montréal, on a mis de l'argent pour être en mesure de lever de terre des bâtisses, exactement comme on l'avait fait durant la pandémie quand il fallait répondre à un besoin qui était exceptionnel. On a levé cette terre, on a trouvé les organismes communautaires partenaires qui vont soutenir la population dans les hébergements modulaires à l'hippodrome. Puis ça, c'est OBM. Je pense qu'OBM a l'expertise nécessaire pour accompagner la population qui va être dans les hébergements modulaires. Puis comme mon collègue a dit là, en fait, je pense que notre collègue à l'opposition prend vraiment plaisir à faire des amalgames, vraiment. Et ça, pour moi, c'est la preuve. Pour moi, c'est la preuve, parce que dans d'autres dossiers, peut-être que c'était pas clair pour la population.
Martine Musau Muele ◌8:30:26
Permettez un instant, madame Katahwa, une intervention souhaitée de la leader de l'opposition officielle, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌8:30:34
Je pense qu'on aurait tous et toutes à prendre des grandes respirations par le nez, là. Moi, je parle là. Que le ton change un peu là et d'accuser comme ça parce que là vous pouvez vous asseoir je suis debout ben je vous écoute adressons-nous à la présidence s'il vous plaît merci l'intervention de ma collègue face à mon collègue où elle lui, où elle l'accuse de faire des amalgames, où il prend plaisir à faire des amalgames, c'est de l'accuser de façon délibérée de ne pas avoir, de ne pas être de bonne foi. Ça n'a pas été dit, mais c'est un synonyme. Alors, je ne pense pas que mon collègue fasse son travail de mauvaise foi. Et que personne ici le fait, entre autres. Alors, le ton qui a été pris, les accusations qui sont portées, j'aimerais, madame la présidente, s'il vous plaît, qu'on puisse revoir et demander à ce que des excuses soient faites parce qu'on va un peu loin.
Martine Musau Muele ◌8:31:56
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌8:31:58
Madame la présidente, je reviens Je reviens sur ce que j'ai dit tout à l'heure.
Voix 5V8:32:04
Quand systématiquement nos interventions conseil après conseil après conseil depuis 7 ans et demi sur un sujet, c'est de dire vous êtes pas mal des incompétents, de prendre n'importe quel sondage national, que ce soit un sous-sol creusé, un égout à côté d'un refuge, un trottoir qu'on bâtit devant des modulaires, puis d'aller là tout de suite toujours toujours, ouais, mais vous répondez pas aux vrais besoins, moi je suis sur le terrain, vous êtes grosso modo des incompétents. Je pense qu'on se magasine des droits de réplique passionnés. Et moi, tout ce que j'ai entendu de ma collègue, c'est de la passion de dire, avant de faire des amalgames, qui en sont. Monsieur Langevin, appelons un chat un chat, a fait des amalgames. Alors, madame Kasoki Katahwa dit, avant de faire des amalgames, laissez-moi vous dire quel est le fond du projet. Et sa défense du projet était vigoureuse et passionnée, mais elle n'était pas antiparlementaire, madame la présidente. Et je maintiens qu'il n'y a pas de question privilégiée à faire sur cette réplique.
Martine Musau Muele ◌8:33:03
Madame Rossi.
Chantal Rossi ◌8:33:06
Madame la présidente, ce qui me fait sourire, c'est que mon collègue fait une intervention en nous disant qu'il n'aime pas nos interventions. Je dirais à mon collègue, rappelez-vous quand vous étiez à l'opposition, monsieur Limoges. Et que, Seigneur, alors qu'on soit là, qu'on critique ou qu'on pose des questionnements, je pense, je pense que c'est le travail d'une opposition. Que les questions soient pas posées de la façon qui n'en plaise aux gens, aux gens de l'administration, je m'excuse, mais on a le droit, on est ici on est ici pour poser des questions. Et si à chacun des points qui est sur l'ordre du jour on choisit de poser une question, c'est le droit de chacun des élus qui est ici, n'en déplaise à qui que ce soit. Et je ne pense pas que ça a été fait de façon inadéquate. Alors de faire dire par le leader de la majorité qu'à chaque fois on se lève pour poser une question, ou pour— je pense que c'est notre job et si on veut le faire comme je l'ai dit à chaque point, on a le droit de le faire à chaque point. Alors ça, c'est pas une question de privilège, absolument pas, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:34:26
En conclusion, monsieur François Limoges.
Voix 5V8:34:30
Madame la présidente, je suis absolument fasciné parce que madame Chantal Rossi dit exactement la même chose que moi. Elle dit la même chose que moi, elle dit quand il y a des désaccords, c'est normal qu'on soit passionné. Ben, c'est exactement ce que je prétends. C'est que quand— ben oui, c'est exactement ce que vous dites. Alors moi, je dis que quand vous faites des accusations, quand l'opposition, madame la présidente, fait des accusations, qu'elles soient fondées ou non, ça leur appartient. De leur point de vue, elles le sont, de le nôtre, elles le sont pas. Ça, c'est correct, ça fait partie de la vie. C'est normal de se magasiner des répliques passionnées. La réplique passionnée de madame Kasoki Katahwa était passionnée, mais n'était pas déplacer et je maintiens qu'il n'y a pas de question de privilège, madame la présidente.
Martine Musau Muele ◌8:35:13
Très bien, je vous remercie pour ces prises de parole passionnées et intéressantes. Puisqu'il est 21 h 30 et comme le dit l'adage, la nuit nous portera conseil, on va ajourner ici et on reprendra demain à compter de 9 h 30. Merci.
Voix 1B20:09:09
Mesdames et messieurs, conseillères et conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît.
Effie Giannou ◌0:09:16
Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Effie Giannou. Bonjour, bienvenue à la continuation du conseil municipal. On est mardi le 17 juin, puis il est 9 h 35. Alors, tout d'abord, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de disputes diplomatie entre les peuples ainsi que du Traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kanyen'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Le Grand Prix d'excellence en architecture 2025 de l'Ordre des architectes du Québec a été décerné au projet de restauration de l'Hôtel de ville de Montréal, une réalisation remarquable signée par les firmes Beaupré Michaud et Associés, Architectes et MU Architecture. Ce prix prestigieux souligne la qualité exceptionnelle de l'intervention architecturale qui a su conjuguer préservation patrimoniale, modernisation fonctionnelle et engagement écologique. Le projet s'est distingué par sa capacité à revitaliser un bâtiment emblématique tout en répondant aux exigences d'accessibilité, d'efficacité d'efficacité énergétique et de durabilité. Au nom du conseil municipal, je souhaite que l'on adresse une minute de silence à Luc Gagnon, ancien conseiller d'arrondissement de Verdun pour le district Desmarchais-Crawford de 2013 à 2021, qui s'est éteint à son domicile le 12 mai 2025 à l'âge de 55 ans. Il avait choisi de ne pas briguer un troisième mandat, mandat en 2021, invoquant des raisons de santé et un désir de se consacrer à sa famille et d'autres engagements personnels. Son épouse actuelle, Patricia Bouffonnet, partage aujourd'hui la douleur de cette perte avec tous ceux qui ont connu Luc comme un homme engagé, chaleureux et profondément humain. Je souhaite également souligner le départ d'un écrivain québécois de renom qui nous a quittés le 9 juin dernier, monsieur Victor Lévy-Beaulieu. Romancier, dramaturge, essayiste, scénariste, éditeur et penseur engagé, il a consacré sa vie à faire rayonner la culture et la langue française au Québec. Auteur prolifique, il publie dès 1968 son premier roman, Mémoires d'outre-Tonneau, amorçant une œuvre foisonnante et engagée composée de dizaines de romans, d'essais, de pièces de théâtre et de téléromans comme L'Héritage, où il donne voix aux réalités québécoises en explorant les grandes questions de l'identité, de la mémoire et de la liberté. Compagnon des Arts et des Lettres du Québec, il aura également été professeur, chroniqueur, homme de radio et de télévision, où il aura su transmettre sa passion des lettres à des générations de lecteurs et d'auditeurs. Nous adressons toutes nos condoléances aux familles et aux proches. Observons une minute de silence. Merci, veuillez vous asseoir. Nous amorçons donc une nouvelle question, période de questions du public. Nous avons 3 personnes ici présentes à l'Hôtel-de-ville. Nous remercions tous les citoyens qui sont venus hier soir et ce matin pour nous poser des questions. Alors, tout d'abord, invitons monsieur Ionita à venir poser sa question.
Citoyen·ne ◌0:14:46
Bonjour, madame la présidente. Bonjour tout le monde. En faisant suite à mon intervention d'hier soir, j'aimerais bien adresser la parole à monsieur Limoges en lui disant que si je suis mécontent de ces réponses, c'est parce que ces réponses ne sont pas conformes, que je dirais pas qu'ils sont bidons. Ça fait 20 ans que je viens ici et ça fait 20 ans qu'on évite de répondre, de donner une réponse claire. Dans le passé, j'ai demandé même à la présidente de demander aux élus de répondre. Elle a dit qu'elle ne peut pas le faire. En plus de ça, ils ont d'une manière légale l'article 41. Alinéa 6 de votre code des procédures internes du conseil permet aux élus de ne pas répondre aux citoyens, ce qui représente une manière de fuir la confrontation, une manière d'éviter le dialogue avec la population, surtout quand nous on se déplace justement pour dénoncer des affaires que vous-même, en étant élu, vous devriez les voir le matin en sortant de chez vous. Alors, je demande toujours d'avoir un respect envers le citoyen, Madame, Monsieur tout le monde, en même temps que je vois qu'il y a pas mal de règlements qui sont contraires au normal. En parlant, certains élus qui ont quitté leur bateau, moi je le prends comme un capitaine qui quitte son bateau qui devrait être le dernier, des élus qui ont eu le mandat des citoyens pour démontrer qu'ils sont capables d'y aller, de se présenter comme députés fédéraux. Alors, monsieur Sali, c'est lui qui prétendait que lui, il est là juste parce que—
Effie Giannou ◌0:16:38
Votre question, s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌0:16:42
J'aimerais bien que madame Plante présente sa démission avant que ce soit destitué.
Effie Giannou ◌0:16:54
Je vois qu'il n'y a aucune personne de l'administration qui veut prendre la question. Avez-vous une sous-question?
Citoyen·ne ◌0:17:00
Mais dans ce cas-là, j'aimerais bien prendre leur temps, j'aimerais bien l'avoir moi-même, que je puisse commenter, faire des commentaires davantage. Alors, comme je vous ai dit tantôt, depuis 20 ans je suis là. J'ai vu comme par hasard que le 13 juin, il y a un projet de 100 millions de dollars qui sont attribués à pour acheter toutes sortes de bâtiments pour les transformer en logements abordables. Je peux vous assurer d'une affaire, moi-même dans le passé j'ai eu, j'ai acheté un condo dans un bâtiment de même, un bâtiment avec un condo tout neuf avec des vieilles fenêtres et que le condo, le bâtiment comme tel, il reste dans le même zonage des moyen et haute intensité commerciale, ce qui prétend que malgré le fait qu'il est résidentiel, on est entouré de toutes sortes de commerces qui sont pas conformes au règlement H3. C'est le règlement qui ne permet à aucun de ces 54—
Effie Giannou ◌0:18:04
Merci. Avez-vous une question?
Citoyen·ne ◌0:18:11
Ma question, quand est-ce que la Ville ou ceux qui sont concernés par ça, ils vont faire d'une manière pour changer le règlement et justement changer le zonage du bâtiment où j'habite?
Effie Giannou ◌0:18:25
Merci. Alors, il n'y aura aucune réponse de l'administration.
Citoyen·ne ◌0:18:33
Alors, une autre réponse? Ça, c'est ignorer les citoyens, madame la présidente.
Effie Giannou ◌0:18:40
Bonne journée, monsieur Iannitta. Bonne journée. Alors, correction, il y a 4 personnes présentes aujourd'hui. Alors, la prochaine personne, monsieur Robert Edgar, est invité à poser sa question. Bonjour.
Citoyen·ne ◌0:18:56
Oui, bon matin, madame la présidente et à tous les conseillers. I am concerned about pedestrian safety and cyclist safety. I haven't been on a bike for 2 years, but as a result of the transit strike, I pretty well had to get on a bike. And I actually had to come to the SPVM annual report meeting of the Public Security Commission by bike. And doing so, I went along De Maisonneuve Boulevard And then down around— I can't remember exactly where— and then along the bike path. Anyway, I was very surprised at the dangerous behavior of many cyclists, and I believe something needs to be done about that. When I got to the meeting, they had statistics, and I was Taken aback. Nombre de décès, ça c'est cyclistes et trottinettes, whatever. Nombre de décès en 2023, 2. En 2024, 3. Une variation de 50%. Nombre de blessés graves en 2023, 20. En 2024, 34. Une augmentation de 70%. Il y a quelque chose semblable avec les piétons.
Effie Giannou ◌0:20:23
Je vous demanderais de poser votre question, s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌0:20:25
Alors, c'est clair qu'il y a une augmentation des blessures, surtout des blessures graves, et moi je veux savoir qu'est-ce que le projet Montréal va faire pour promouvoir et établir la bonne sécurité sur les pistes cyclables et les routes, surtout concernant les piétons et cyclistes.
Voix 1E30:20:47
Merci.
Effie Giannou ◌0:20:48
Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌0:20:51
Oui, merci beaucoup pour la question. Écoutez, on est tout aussi concernés que vous concernant la sécurité des piétons et des cyclistes sur le réseau routier montréalais. C'est pour ça que depuis plusieurs années, on a mis en place Vision Zéro, qui a l'objectif d'avoir zéro décès, zéro blessé grave sur nos routes d'ici 2040. Et il y a toutes sortes de mesures, en fait, qui sont mises en place pour y arriver. C'est d'ailleurs un document qu'on a adopté au conseil municipal du mois passé. Donc, quand on repartage l'espace public, quand on réaménage les rues et qu'on met en place des pistes cyclables sécuritaires, quand on revoit les intersections et le séquençage des feux de circulation pour s'assurer que les piétons ont du temps dédié pour traverser, ce sont toutes sortes de mesures comme ça qu'on travaille pour s'assurer que les cyclistes et les piétons soient en sécurité. Évidemment, Vision zéro, c'est aussi beaucoup de sensibilisation. On le fait à la Ville de Montréal, mais on le fait aussi avec des partenaires partenaires de Vision zéro, que ce soit le gouvernement du Québec, que ce soit le SPVM, parce que peu importe si on est à pied, en vélo ou en voiture, on doit respecter les aménagements, on doit respecter le code de sécurité routière. Donc c'est à la fois des interventions physiques pour changer la configuration de nos rues, mais aussi beaucoup, beaucoup de sensibilisation pour que tous et toutes partagent la rue de manière sécuritaire.
Voix 1H30:22:02
Voilà.
Effie Giannou ◌0:22:05
Pas de deuxième question?
Citoyen·ne ◌0:22:07
That's all very well, but I don't, I don't see any public safety campaign by Projet Montréal. I don't see TV ads or on the internet or in print. I don't see anything from Projet Montréal promoting proper respect for, for the rules of the road. Especially in terms of cyclists. And quite frankly, I noticed myself there's a lot of inadequate signage. A lot of the lines on the roads aren't properly repainted yet. There's serious issues where, quite frankly, Projet Montréal has done little or nothing to do what is necessary to promote safety. And I don't want Zero in fifteen years. I'm talking about now. I'm talking about 2025, 2026, 2027. What are you going to do to address this situation now?
Effie Giannou ◌0:23:13
Marianne Giguère. Sophie Mazrol.
Sophie Mauzerolle ◌0:23:16
Ben écoutez, vous me permettrez d'être en désaccord avec avec vous là en termes de communication évidemment projet Montréal en fait le parti en fait les différents élus en font, mais Vision Zéro, c'est un document de planification de la Ville de Montréal. Donc, l'administration, les communications corporatives le font. Comme je le mentionnais, on a beaucoup de partenaires aussi de Vision Zéro, que ce soit Piétons Québec, que ce soit Vision, que ce soit Vélo Québec, donc des partenaires de la société civile, mais aussi d'autres ordres de gouvernement qui contribuent à la promotion de ces messages-là. Donc, on le fait sur une base régulière partout sur le territoire de Montréal. Et je tiens à réitérer le fait que la Ville a été consultée autour de l'automobile. Donc ce sont une quantité astronomique de rues, de coins de rues qu'on doit réaménager. Donc on le fait, on a triplé le montant pour Vision Zéro, on a mis en place des programmes de sécurisation aux abords des écoles, des programmes de sécurisation aux abords des résidences pour personnes aînées. Et année après année, on déploie de plus en plus de projets pour sécuriser les usagers les plus vulnérables de la route. Cela étant dit, on doit aussi composer avec le fait que le parc automobile augmente plus rapidement que la population générale. Merci.
Effie Giannou ◌0:24:25
Merci, bonne journée. J'inviterai alors Pascal Pirriory.
Citoyen·ne ◌0:24:37
Bonjour tout le monde. Bonjour. Bonjour chers membres du conseil. Alors, je suis touché par la volonté du conseil de souligner la contribution de la communauté italienne à Montréal. Je suis d'origine italienne, mes grands-parents ont émigré en France, moi ici, et mes racines sont encore bien vivantes dans la région d'Émilie-Romagne. Toutefois, j'ai honte que la motion proposée par l'opposition officielle commence en mentionnant Christophe Colomb. L'évocation de Christophe Colomb est une absurdité historique par rapport à Montréal, déconnectée de tout lien. Christophe Colomb est un génocidaire, esclavagiste, raciste, puissant symbole d'un colonialisme responsable, selon les historiens, de plus de 70 millions de morts chez les peuples autochtones d'Amérique. En ces temps où le colonialisme est plus que jamais promu par l'extrême droite et qu'un génocide est en train de se réaliser à Gaza, il me semble plus que jamais important d'agir, même symboliquement à Montréal. Je suis convaincu que la toponymie porte une vision politique. Alors comment expliquer que la rue Christophe Colomb, qui est le prolongement direct de la rue Amherst au-delà du parc Lafontaine, porte encore ce nom? Première question. Comment pensez-vous que la— comment pensez-vous la réconciliation avec les peuples autochtones et notamment Kanyangag sans écouter les revendications légitimes maintes fois formulées jusqu'à aujourd'hui pour décoloniser les rues de Montréal, les parcs également? Vous engagez-vous à retirer Christophe Colomb des espaces publics montréalais en commençant par renommer cette rue?
Effie Giannou ◌0:26:10
Merci, on va laisser Ericka Alneus répondre à une question.
Ericka Alneus ◌0:26:15
Oui, bonjour. Concernant la reconnaissance, il y a un processus en place qui a été mis, on a un cadre d'intervention en reconnaissance. Donc, s'il y a un souhait de vouloir proposer le changement d'une rue, vous pouvez passer par ce cadre en déposant un formulaire. Vous parliez aussi de la réconciliation avec les peuples autochtones. C'est un dossier qui est très cher à notre cœur et je tiens quand même à rappeler qu'il y a eu le changement de la rue Amherst pour Haddad-Eygen et on a aussi changé la rue Place-Amherst pour Dupin-et-des-Roses. Ça a été inauguré la semaine dernière. Donc, si vous souhaitez faire cette demande-là, il est possible de le faire par le cadre d'intervention en reconnaissance.
Effie Giannou ◌0:27:04
Et votre sous-question?
Citoyen·ne ◌0:27:05
Oui, une sous-question pour l'opposition officielle. Si vous souhaitez célébrer la culture italienne, pourquoi ne pas célébrer des personnes comme Primo Levi ou Giovanna Zangrandi qui se sont mobilisées contre le fascisme et le génocide des Juifs, qui me semblent des références aujourd'hui beaucoup plus pertinentes?
Effie Giannou ◌0:27:25
Alors, pour pas créer de débat, on garde la même personne des questions Pour répondre à la question, ou du côté de l'administration?
Ericka Alneus ◌0:27:39
Alors, vous comprendrez que je ne peux répondre pour l'opposition. Je réitérerai les propos par rapport à votre souhait, si vous le souhaitez, de faire un changement ou suggérer un surengagement. Il y a le cadre d'intervention reconnaissance, il y a le formulaire que vous pouvez remplir à cet effet pour ce type de changement. Je vous laisserai peut-être le soin de communiquer avec l'opposition autrement par rapport à votre question. Bonne journée.
Citoyen·ne ◌0:28:03
Merci.
Effie Giannou ◌0:28:04
Merci, bonne journée. J'inviterai Dominique Boulanger à venir poser sa question. Bonjour.
Émilie Thuillier ◌0:28:21
Bonjour.
Voix 1J30:28:23
Bonjour, bon matin à vous.
Voix 1L0:28:28
Mais voici des fautes graves commises par madame Vodanovic en traitant de contradictions avec des principes de justice naturelle. Détournement du rôle de l'ombudsman. Madame Vodanovic a brandi le rapport de l'ombudsman comme un véritable absolu pour faire taire des dénonciations. L'ombudsman est censé être un protecteur du citoyen. Pas un bouclier politique pour l'administration. Ce geste pervertit le rôle de cette institution. C'est au contraire de l'article 6 et 13-75 du Code civil du Québec qui impose à la Ville d'agir de bonne foi. Déni de droit d'être entendue. Elle a refusé mon document, ma preuve, mon histoire. Ce n'était pas pertinent selon elle de m'écouter. Lorsque j'ai soulevé des éléments nouveaux graves, fabrication de fausses preuves, usage de faux documents illégaux, tentative d'euthanasie injustifiée, saisie illégale et j'en passe. Ce refus viole le principe fondamental audi alteram partem, le droit d'être entendu. C'est un abus de procédure, abus de son droit de parole et évitement délibéré. Au lieu de répondre à mes questions sur la déviation du rôle de l'ombudsman, madame Vodanovic a parlé de comportement de mes chiens. Qui détourne la conversation, m'étiquette injustement et ne répond jamais au fond.
Effie Giannou ◌0:29:48
Et votre question, s'il vous plaît.
Voix 1L0:29:50
C'est un usage abusif de ses droits, contrairement à l'article 7 du Code civil, le manque de transparence et de complicité passive.
Voix 1M0:29:57
Merci.
Effie Giannou ◌0:29:57
Alors, on va laisser la parole à Émilie Thuillier qui va répondre à la question.
Voix 1L0:30:01
Ben attendez, c'est pas ma question. Oui, bonjour madame. C'est n'importe quoi, c'est pas une démocratie ça. Je voudrais juste dire ma question, c'est possible?
Émilie Thuillier ◌0:30:08
Bonjour madame Boulanger. En tout cas, moi j'ai déjà entendu une question, vous une sous-question par la suite. Vous savez, l'ombudsman, son rôle, et c'est écrit, c'est d'accompagner gratuitement les citoyens et les citoyennes, des commerçants, quand ils se sentent lésés par une décision de la Ville de Montréal ou d'un arrondissement. Je pense que c'est comme ça que vous vous êtes sentis, et donc l'ombudsman était le bon endroit. L'ombudsman, par la suite, et c'est un appareil qui est juridiquement qui travaille en fonction d'un encadrement légal, bien évidemment, et l'équipe décide ensemble s'ils jugent que la plainte est fondée ou pas. Ce ne sont— ce n'est pas nous, ni la Ville, ni les élus qui décidons pour l'ombudsman, et donc c'est l'ombudsman qui décide si elle fait une enquête approfondie ou pas. Mais assurément, l'ombudsman est le bon organe auquel vous adresser si vous vous sentez lésé par la Ville de Montréal. Et si par la suite elle juge votre plainte non fondée, il faut en tirer les constats qui s'imposent.
Voix 1L0:31:17
Merci pour votre réponse.
Effie Giannou ◌0:31:18
Avez-vous une sous-question? Oui, allez-y.
Voix 1L0:31:21
Merci pour votre réponse. J'aurais aimé que ce soit vrai, mais malheureusement, par mon expérience, je doute sincèrement que c'est comme ça que ça se passe. J'en suis très déçue. Est la première déçue. Mépris à propos humiliant. Enfin, madame Vodanovic m'a dit, on pourrait vous en acheter un autre, en parlant de mon chien Salvador. Ses propos étaient cruels, condescendants et méprisants. Mon chien était un membre de ma famille, il était mon ami, mon complice et un projet cynophile construit de 4 ans de sacrifices, 3 ans d'entraînement avec mon chien et un an de formation pour arriver à mon projet. Madame Plante, votre inaction prolongée dans cette affaire fait de vous une complice morale et politique. Vous avez été informée par des lettres, des interventions publiques et des dénonciations répétées. Vous saviez qu'aucun document officiel—
Effie Giannou ◌0:32:18
Monsieur Normand, posez votre question, s'il vous plaît.
Voix 1L0:32:19
Bien, excusez, je—
Effie Giannou ◌0:32:20
Vous avez une minute, alors posez votre question.
Voix 1L0:32:23
Aucun document officiel ne mentionne le nom de Michien. Mandy et Salvador ne paraissent sur aucun document. Le mandat est souillé et introuvable à la cour.
Effie Giannou ◌0:32:32
Merci.
Voix 1L0:32:33
OK, ma question, je vais sauter tout ça, je vais y aller tout de suite.
Effie Giannou ◌0:32:36
L'administration me fait signe qu'ils ne répondront pas à votre deuxième question. Vous avez vraiment une minute et demie pour votre première question, une minute pour votre deuxième question.
Voix 1L0:32:47
C'est comme ça qu'on est rendu à Montréal?
Effie Giannou ◌0:32:49
C'est très clair les règlements, c'est une minute et demie.
Voix 1L0:32:51
Parfait, je vous remercie.
Effie Giannou ◌0:32:53
Merci. Alors, ceci met fin à la période de questions en présentiel. Nous passons maintenant aux questions écrites. Nous étions rendus à la question numéro 21. La question provient de Stéphane Cazenelle. Il se lit comme suit: je démarre un OBNL Club civil volleyball féminin à Montréal. La saison 2025-2026 démarre en septembre jusqu'à fin mai. Présentement, la structure de la Ville en location de plateaux sportifs limite et empêche d'avoir des gyms et la saison peut être compromise pour une centaine d'années de jeunes filles, 9 à 21 ans. Aidez-nous s'il vous plaît à avoir nos gyms d'ici juillet. François Limoges.
François Limoges ◌0:33:50
Excusez-moi. Bonjour, monsieur Kennel. Écoutez, votre question, je comprends votre question, mais ça nous prendrait plus de détails. Ce que je propose, c'est que quelqu'un de nos équipes de sports et loisirs à l'arrondissement prenne contact avec vous. Pour mieux comprendre vos besoins puis voir comment on pourrait vous accompagner.
Effie Giannou ◌0:34:13
Merci. La question numéro 22 provient de Lili Parry au sujet d'une erreur de poste. Question, bonjour, pardonnez-moi pour mon erreur, je voulais envoyer une lettre à la cour municipale de l'autre côté de la rue. S'il vous plaît, pourriez-vous la rediriger quand vous la voyez? Très bien, ça sera fait.
Voix 1M0:34:37
Merci.
Effie Giannou ◌0:34:37
Question numéro 23, Nicole Desfoyes, au sujet du nouveau règlement sur les Airbnb Montréal. En quoi le nouveau règlement mis en place pour des questions de sécurité et pour contrer la crise du logement me concerne? Je loue une chambre chez moi et ne pourrais pas la louer à l'année. Je ne suis pas équipée pour ça. J'ai de plus investi pour rénover. Et puis depuis le décès de mon mari, je compte sur ces revenus supplémentaires pour payer mes taxes de plus en plus élevées. Despina Sourias.
Voix 1M0:35:16
OK, c'est bon. Oui, merci pour votre question, madame. On comprend, on avait aussi une citoyenne qui est venue hier nous partager un peu sa inquiétudes par rapport au règlement puis comment ça la concerne personnellement. Comme on a mentionné, le règlement qui a été mis en place, c'est vraiment pour servir contre les Airbnb ou le type, les hébergements touristiques de courte durée qui sont illégaux. Puis on a une volonté de ramener plus de logements sur le marché locatif à travers ce règlement. Ça vous permet quand même de louer pour une partie de l'année, dont la saison haute. On a beaucoup de touristes à Montréal. Donc, on croit que ça, ça va pouvoir quand même justifier les investissements que vous avez mis dans votre résidence pour pouvoir accueillir du monde. Ceci dit, on sait que ça a quand même des impacts. Donc, on suit le dossier de proche, puis on va faire le bilan suite à cette saison estivale pour voir les résultats que ça amène à Montréal. Et surtout, on comprend que ça peut avoir un impact peut-être pas voulu sur vous, mais on est là puis on vous écoute, puis je vais prendre quand même contact avec vous pour voir s'il y a d'autres mesures qui pourraient vous aider à pallier à votre situation. Merci.
Effie Giannou ◌0:36:32
Merci. La question numéro 24 nous provient de Johanne Mongeau au sujet d'un panneau d'arrêt au coin des rues Trianon et Pierre-de-Coubertin où il y a 2 stops. Il est rare que les automobilistes les les respectent. En preuve, vous pouvez consulter un accident du 15 mai 2025 après 13 h et à l'occasion il y a prise de bec entre piétons et automobilistes. Merci de trouver une solution dans la mesure du possible. Bonne journée. Pierre Lessard-Blais. Oui, merci madame la présidente. Bonjour madame Mongeau, merci de votre question et de votre mobilisation pour la sécurisation du secteur. En effet, là depuis les travaux du pont-tunnel, il y a une pression supplémentaire dans le secteur. Il y a déjà des analyses qui sont en cours, donc je vais demander au greffier qu'il me partage vos coordonnées.
Voix 1H20:37:20
On va prendre contact avec vous pour vous mettre à jour sur les analyses en cours dans le secteur pour la sécurisation de Trianon.
Effie Giannou ◌0:37:27
Merci, madame Mongeau. Merci. La question numéro 25 provient de John Poliquin. Elle est adressée à madame Émilie Thuillier au sujet des bâtiments municipaux Liste des organismes communautaires hébergés dans les bâtiments municipaux par arrondissement: Ville-Centre, Service de la diversité et de l'inclusion, Office municipal de l'habitation, Service de l'habitation, du développement urbain et des bâtiments, Vetus actuellement vacant et les projets de développement: maisons de citoyens, centres communautaires, édifices municipaux en voie de rénovation. Alors, il n'y a pas de questions. Madame Thuillier.
Émilie Thuillier ◌0:38:09
Effectivement, madame la présidente. Donc, monsieur Poliquin, merci pour votre question, ou en tout cas ce que vous nous avez envoyé. On va communiquer avec vous par courriel parce que la question est très, très large. Il y a comme des centaines d'organismes logés dans des bâtiments qui appartiennent à la Ville de Montréal. Donc, on communiquera avec vous par courriel. Merci.
Effie Giannou ◌0:38:29
Merci. La question numéro 26 provient de Cheryl Keller. Au sujet de Expo 67 slides, I have some slides that my father took in the time when the Expo 67 was being built and some after it was finished. I would like to send them to whomever would be interested in them. Please forward me the address so I can send them to whoever. Thank you for reading the message. Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌0:38:54
Madame la présidente, so thank you, Mrs.
Voix 1L0:38:56
Keller.
Caroline Bourgeois ◌0:38:56
I will answer to you in French, but je tiens à vous remercier. Là, c'est très très intéressant. Je comprends que votre père a une collection d'archives d'Expo 67. Alors, je vais m'assurer qu'on puisse pouvoir vous contacter, vous mettre en lien avec les bonnes personnes, et ce sera toujours un plaisir de pouvoir préserver, vous regarder, le service d'archives de la Ville de Montréal. Mais je vais aussi être en lien avec la Société du parc Jean-Drapeau pour s'assurer que ça se rende à bon port. Merci beaucoup.
Effie Giannou ◌0:39:24
Merci. La question numéro 27 provient de Catherine Dupont-Chalawi. Sujet de la nouvelle synagogue à Outremont. Monsieur le maire, nous ne pouvons pas revivre le drame du référendum de la rue Bernard de 2015. Pouvez-vous vous engager à ne pas permettre l'ouverture des petites synagogues dont parle la presse aujourd'hui? Monsieur Laurent Desbois.
Laurent Desbois ◌0:39:47
Merci, merci pour votre question. Donc, il s'agit ici de recommandations déposées par un comité citoyen Le comité est formé de 6 personnes d'Outremont puis et 2 du Mile-End. Donc, ils ont fait leurs recommandations qui appartiennent au comité, non pas à l'arrondissement, mais sont soumises à l'arrondissement. Comme vous le savez, nous sommes en fin de mandat. Ces recommandations impliquent, ont beaucoup d'implications au niveau du zonage, de l'urbanisme et du vivre-ensemble. Alors, ce sera Ce sera au prochain conseil qui sera élu en novembre de décider de la suite des choses.
Citoyen·ne ◌0:40:29
Merci.
Effie Giannou ◌0:40:31
Merci. La question numéro 28 provient de Liam Kipling au sujet du pedestrian access Angrignon. On Angrignon Boulevard, between the highway and the mall, there's a sidewalk which is quite heavily used since it leads to the canal. My friend got hit by a car a few years ago on this road. How much would it cost to install a fence to segregate pedestrians from traffic? The limit is 50, but cars go 80 plus. Est-ce que quelqu'un va prendre? Quelques l'arrondissement de la salle?
Voix 1M0:41:09
Non.
Effie Giannou ◌0:41:10
Alors je vois que personne qui va répondre à la question. Monsieur Deschamps.
François Limoges ◌0:41:14
Oui.
Richard Deschamps ◌0:41:15
Alors Nous avons pris connaissance du courriel qui a été envoyé par le citoyen. On va donc examiner la situation, faire les vérifications qui s'imposent et faire un suivi aussitôt que possible.
Effie Giannou ◌0:41:31
Merci. Question numéro 29 provient de Joseph Pugliese au sujet Realty Acquisition 6800 Saint Patrick adressé à Aref Salem. Without prejudice of any accusations of wrongdoing. Councillor Salem, thank you for considering the intervention regarding Ville de Montréal's real estate acquisition of the heavily contaminated lot of 6800 St. Patrick. Unfortunately, as you may be aware, it appears we have not been afforded a clear answer from certain politicians at Montreal Council and Agglomération. It is in fact 6800— what it is fact, 6800 was privately owned prior to this acquisition and has long appeared in Répertoire des terrains contaminés Quebec as heavily contaminated. You also have appeared to proudly cheer its acquisition, decontamination, rehabilitation funded by millions in valuable taxpayer dollars. Respectfully, are you aware of any instance in which Montréal withdrew from this real estate transaction at 6800 Saint-Patrick only to circle back, reconsider? If so, what led Montréal to circle back with its costly acquisition, decontamination, rehabilitation of taxpayers' expense? Thank you. Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:42:55
Yes, Mr.— thank you, Mr. Pugliese, for your question. Basically, I'd like to just explain one point. When the administration decided to protect the land of Technoparc in Saint-Laurent, there was few land that wasn't protected. One of them, it's one of the owners of the land, he can build their manufacturing. That, we didn't want it to happen, so we agreed with the administration on not having this company build the manufacturing there and at least to protect this land, this extra land in the park. Now, that being said, The administration, they decide to go and buy the land on 6800 St.
Citoyen·ne ◌0:43:42
Patrick.
Aref Salem ◌0:43:45
Was it the good deal? Was it the best deal? Was it the best place? Was it the best price? They paid that. I can't really have an opinion on that. My colleague of the administration can answer you on that, but what was the most important thing that we had to do as in an Ensemble Montréal, is to make sure that the land was protected and the green space stay a green space.
Voix 1B30:44:09
Thank you.
Effie Giannou ◌0:44:12
Merci. Question numéro 30 provient de Guillaume Lessard. La question est adressée à Sophie Moserolle. Considérant que les parcs à chiens les plus près de l'extrémité sud du village se situent à plus de 1,2 km, considérant la densification rapide du secteur Esplanade-Cartierville, quartier des Lumières-Molson. Comment justifiez-vous l'interdiction de promener les chiens dans le parc Charles S. Campbell et quel est votre plan pour offrir une alternative légale et sécuritaire aux résidents du quartier? Un parc à chiens est requis. Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:44:46
Oui, merci beaucoup pour votre question. Tout d'abord, je vous rassure, dans le parc Charles S. Campbell, vous pouvez promener votre chien en laisse contrairement à d'autres parcs. Par exemple, Saint- Saint-Laurent qui interdit les chiens, même en laisse, dans certains parcs. Dans Ville-Marie, les parcs sont accessibles à cet égard. Néanmoins, vous avez raison, on a inauguré ce mandat-ci le parc à chiens au parc Bixi qui est très, très, très occupé. Donc on va en avoir besoin d'autres. Il y a des opportunités, justement vous faites référence au site de Radio-Canada, au site de Molson aussi, dans lesquels on va avoir des espaces parcs qui seront développés. Qui seront fort probablement des nouvelles opportunités d'amener des programmations, comme par exemple des parcs à chiens. Mais c'est sûr qu'il faut le faire avec délicatesse, parce que l'idée, c'est vraiment de les positionner au bon endroit, souvent pas trop près du résidentiel. Alors c'est toujours un défi, mais si vous avez des idées, des ambitions, d'ailleurs le projet au parc Vigée, c'est comme ça qu'il est né, c'est un citoyen qui m'avait contacté avec un groupe de citoyens, on avait travaillé ensemble très, très fort pour réaliser ce parc à chiens-là. Je serais bien prête à regarder ça avec vous en vue d'éventuellement un nouveau parc à chiens peut-être positionné plus près du secteur du village. Merci pour votre question.
Effie Giannou ◌0:45:58
Merci. La question 31 provient de Pauline Lamonton au sujet de la plantation d'arbres sur la rue Jardin. Elle est adressée à monsieur Benoît Dorais. Bonjour, serait-il possible de planter des arbres sur la rue Jardin à Pointe-Saint-Charles et n'y a présentement aucun arbre ou plantation dans l'espace public de la rue. Il s'agit d'une rue à proximité de l'école primaire Charles-Lemoine. Il y a plusieurs immeubles d'habitation à loyers modiques sur la rue également. Les résidentes et résidents ainsi que les autres personnes qui empruntent la rue devraient avoir un accès équitable à de la verdure et des arbres. Merci pour votre considération. Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌0:46:37
Bonjour, madame Lampton. Alors, je connais très bien la rue Jardin, c'est un coin petit bout de rue entre la rue du Centre et la rue Molins. On parle d'à peu près quelque chose comme 100 mètres. C'est très difficile de planter des arbres là parce que, exception faite des 2 HLM qui sont de part et d'autre de la rue, tout le reste a été construit au 19e siècle et directement à la ligne de l'eau. Donc on a des tout petits trottoirs et déjà la construction commence. Donc, si on devait aller de l'avant avec la plantation d'arbres, il faudrait le faire avec une fosse d'arbres où on planterait, dans le fond, l'arbre à même une saillie de trottoir, donc à même la rue, et enlever nécessairement des places de stationnement. C'est pas quelque chose qu'on ne veut pas faire. Ceci dit, on veut regarder avec les citoyens. C'est vraiment quelque chose qui serait très différent. Il n'y a pas de place, dans le fond, pour mettre une fausse-dame régulière, donc il faudrait vraiment y aller à même la rue, puis à ce moment-là reconfigurer cette rue-là qui est très petite, très étroite, mais on est ouvert d'ailleurs, on regarde dans les différentes plantations où on peut aller plus loin parce que jusqu'à maintenant, partout où c'était, disons, plus facile, partout où on refaisait des rues, on en ajoutait, partout où on veut s'attaquer îlots de chaleur. Donc là, on est dans un, on arrive dans ce coin-là de Pointe-Saint-Charles où ça devient un peu plus difficile, mais on veut continuer, donc on regardera pour des suggestions avec vous. Merci.
Effie Giannou ◌0:48:11
Merci beaucoup. Alors, ceci met fin à la période de questions des citoyens. En tout, il y a eu 31 questions posées en ligne, et merci à tous les citoyens qui se sont déplacés pour venir poser leurs questions. Oui, monsieur Salem.
Aref Salem ◌0:48:28
Oui, madame la présidente, je veux juste intervenir sur les réponses que mon collègue monsieur Baudry, qui habite Saint-Laurent d'ailleurs, il a dit, il a envoyé une mauvaise information. Il a parlé de qu'à Saint-Laurent on n'a pas le droit d'avoir des chiens. Je pense qu'il faut rectifier ça. Je pense qu'il n'est pas au courant qu'on a changé la réglementation, donc je voulais juste ne pas induire les Montréalais en erreur, je voulais juste le rappeler qu'il y a eu un changement à la réglementation et qu'il peut actuellement aller avec son chien, s'il en a un, avec sa laisse dans les parcs de Saint-Laurent. Merci.
Effie Giannou ◌0:49:02
Merci. Monsieur Beaudry voulait répondre.
Robert Beaudry ◌0:49:05
Oui, effectivement, on m'a informé qu'il y a eu un éveil de l'arrondissement en automne dernier et qu'ils ont changé la réglementation. Donc, c'est tout récent. Après plusieurs années. Donc félicitations, je pense que c'est une avancée pour les propriétaires de chiens qui était vraiment importante.
Voix 1B30:49:21
Merci.
Effie Giannou ◌0:49:23
Merci pour ces corrections très importantes.
Aref Salem ◌0:49:27
Juste m'assurer que l'automne dernier, c'est pas tout récent, ça fait quand même plusieurs mois. Et il faut qu'ils fassent attention de ne pas envoyer des fausses informations aux Montréalais. Merci, madame la présidente.
Effie Giannou ◌0:49:38
Alors c'est corrigé, les les citoyens ont reçu la bonne information, c'est ce qui compte. Merci. Alors, nous passons maintenant à la période des questions des membres du conseil, commençant tout d'abord par le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:49:56
Merci, madame la présidente. Donc, aujourd'hui marque la fin d'une grève qui a paralysé notre réseau de transport collectif. Et soyons honnêtes, cette grève, elle a fait mal à tout le monde. Elle a fait mal aux travailleurs, aux familles, aux étudiants, bref, à tout le monde. La mairesse, elle l'a dit elle-même, il faut éviter à tout prix les interruptions de service, et là-dessus, nous sommes tous d'accord. Mais il y a un sujet, Madame la Présidente, que l'administration évite soigneusement, c'est la privatisation rampante de la STM. Le cœur du conflit entre la STM et le syndicat de l'entretien, c'est la sous-traitance. Autrement dit, confier au privé ce que les employés de la STM peuvent faire eux-mêmes. En ce moment, madame la présidente, deux autres syndicats à la STM sont dotés d'un mandat de grève, dont les chauffeurs de bus et les opérateurs de métro. Et tout comme le syndicat de l'entretien, leur revendication principale est de mettre fin à la privatisation de la STM. Un troisième syndicat pourrait suivre pour le même motif. Madame la présidente, notre transport collectif et public et il doit le rester. L'administration, elle doit anticiper l'avenir et éviter à tout prix d'autres grèves. Alors, madame la présidente, ma question: est-ce que la mairesse soutient cette privatisation progressive menée sous la gouverne de son élu à la STM et surtout est-elle prête à en assumer les conséquences, quitte à replonger les Montréalais dans de nouvelles grèves? Merci, madame la présidente.
Effie Giannou ◌0:51:26
Merci, madame la mairesse.
Valérie Plante ◌0:51:28
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en ce moment, il y a effectivement des pourparlers, des négociations qui ont lieu entre le syndicat de la STM et la partie patronale de la STM. C'est évidemment une situation que l'on suit de près, bien que ça se passe au sein de l'organisation de la STM. Et j'aimerais peut-être juste repréciser certains éléments, c'est qu'il y a énormément de points qui sont présentement à l'étude. Celui de la sous-traitance en est un, mais j'ai envie de vous dire qu'il y en a beaucoup, beaucoup d'autres et, de ce qu'on entend, plusieurs autres points qui sembleraient centraux. Et d'ailleurs, je tiens à remercier le ministre Boulet qui a décidé de nommer un médiateur, parce que c'était absolument nécessaire. Ce qu'on veut éviter, ce que tout le monde veut éviter en ce moment, c'est d'autres grèves, d'autres d'autres moments où on empêche les Montréalais et Montréalaises, mais aussi tous ceux et celles de la région métropolitaine qui comptent sur le transport collectif pour aller travailler, pour aller étudier, pour faire rouler notre économie. Et évidemment, nous, ce qu'on veut éviter, c'est qu'il y ait d'autres grèves. Et on va encourager vraiment le syndicat à faire d'autres moyens de pression. Il en existe plein. Les revendications doivent être entendues, mais pas au détriment des citoyens et des citoyennes qui payent leur passe, qui contribuent au financement du transport collectif, parce qu'on va se le dire, on est dans une crise du financement du transport collectif qui va bien au-delà et c'est un contexte économique que le syndicat également doit être très à l'affût parce que les finances sont serrées, c'est pas facile. Alors, dans tous les cas, on mise beaucoup sur ce processus mis de l'avant par le ministre Boulet et on va continuer à suivre la situation. De très près. Merci.
Effie Giannou ◌0:53:12
Merci. Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌0:53:15
Madame la présidente, la semaine dernière, j'ai eu, j'ai pris la peine de rencontrer les syndicats, les 3 syndicats, avec les gens du cabinet, avec la candidate à la mairie, madame Soraya Martinez. On a pris le temps de leur parler, on a pris le temps de comprendre un peu plus ce qu'il en est. La question du salaire n'est pas un problème. Les autres questions, il y a la question du salaire, c'est pas un problème, je vous dis, parce que si vous rencontrez madame, madame, si madame la mairesse elle rencontre les syndicats, ils vont lui expliquer ce qu'ils nous ont expliqué. Ce qu'ils nous ont expliqué, l'enjeu majeur aujourd'hui, c'est la privatisation des services, et on n'a qu'à voir ce qui s'est passé avec le transport adapté. 100% du transport adapté, il sort à l'externe. Madame la présidente, la question des syndicats, Première, c'est la privatisation. Et d'autres syndicats, ils ont déjà des mandats de grève aujourd'hui pour aller de l'avant avec des grèves et vivre l'enfer. On veut pas vivre encore l'enfer. Ma question, elle est simple: est-ce que la mairesse est prête de freiner cette privatisation de la STM? Et est-ce qu'elle va faire ce qu'il faut pour éviter d'autres grèves et les coupures de services qui viennent avec? Merci, madame la présidente.
Effie Giannou ◌0:54:26
Merci. Madame Plante.
Valérie Plante ◌0:54:29
Écoutez, je félicite l'opposition d'avoir été discuter avec l'ensemble des syndicats.
Voix 1J30:54:35
Bravo.
Valérie Plante ◌0:54:37
Maintenant, je pense que c'est là où il y a une différence, où ce conflit actuel, il est large, il est complexe, il y a énormément d'éléments à l'étude. Alors, je suis contente de savoir que le chef de l'opposition lui dit que l'offre patronale qui est sur la table pour le financement, pour les salaires, il n'y a aucun enjeu. On pourra voir comment ça va évoluer. Dans tous les cas, moi ce que je dis, c'est que le contexte économique en ce moment, pas juste pour la Ville de Montréal, mais pour les gouvernements, parce qu'il faut rappeler à l'opposition qu'en ce moment, madame la présidente, ceux qui financent le transport collectif, c'est les utilisateurs, les villes et le gouvernement du Québec. Le gouvernement du Québec a décidé de se retirer du financement dans 3 ans. Alors, on a déjà un enjeu majeur et on parle qu'il faut entretenir aussi le matériel roulant, il faut pouvoir donner de la flexibilité. Le gouvernement nous demande l'optimisation, puis nous on est d'accord parce qu'on considère comme administration qu'on peut toujours, on peut faire, on doit en faire plus, autant dans les services municipaux qu'à la STM, on doit en faire plus avec les revenus que l'on a. Alors nous, on va suivre la situation de prêts. Et dans tous les cas, encore une fois, il faut pas que les syndicats prennent les usagers et les usagères de côté parce qu'ils ont absolument besoin de ça. Et ça, c'est le parti pris qu'on a, ceux et celles qui prennent le transport collectif. Merci.
Effie Giannou ◌0:56:01
Merci. Poursuivons avec la question de la leader de l'opposition, Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:56:06
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je souhaite revenir Sur la question que j'ai posée hier à l'administration concernant la Place des Montréalaises. Ce parc, censé symboliser l'inclusion et l'égalité, est malheureusement devenu un contre-exemple flagrant d'un bâtiment universellement accessible, à l'image de l'Hôtel-de-Ville. Quand j'ai demandé pourquoi les recommandations du comité consultatif en accessibilité n'avaient pas été suivies, avant l'ouverture du site, mon collègue, monsieur Beaudry, m'a répondu, et je cite: nous ne nous attardons pas à ces éléments. Madame la présidente, cette réponse est pour le moins choquante, voire très choquante, comme si la sécurité des citoyens était un détail négligeable. Quelques jours après l'ouverture, un homme s'est même fracturé les côtes, comme je l'ai dit hier, sur le site. Dire qu'il ne faut pas s'attarder à ces éléments, c'est nier la réalité vécue par de nombreux Montréalaises et Montréalais. Et pourtant, le rapport 2024 de l'Ombudsman est clair: 24 enquêtes ont été portées sur l'accessibilité universelle, en faisant le sujet le plus souvent soulevé par les citoyens. Alors, ma question, madame la présidente: comment cette administration peut-elle traiter avec autant de légèreté un enjeu aussi fondamental pour tant de Montréalaises et Montréalais?
Effie Giannou ◌0:57:42
Merci.
Voix 1J40:57:45
Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌0:57:48
Merci, madame la présidente. Tout d'abord, je trouve ça désolant que ma collègue fasse des raccourcis qui sont pas mal plus rapides qu'entre le métro Champ-de-Mars et l'Hôtel-de-Ville depuis la place des Montréalaises, en prenant des morceaux de ce que j'ai dit dit, mais en les mettant dans le sens qui convienne bien. Je n'ai jamais dit que c'était un détail, et la raison en étant que les interventions, on les fait actuellement. On est en train de faire les interventions pour assurer la sécurité de tous et toutes. C'est dans l'ADN de notre formation politique. Ce projet-là a été vu dans une optique d'ADS+ en amont. On a redemandé ensuite d'avoir une analyse de la part de partenaires justement d'accessibilité universelle, on fait les aménagements nécessaires pour l'assurer. Je l'ai dit hier, c'est un concours d'architecture. Alors effectivement, il y a des éléments d'innovation, effectivement, il y a des éléments qui sur papier pouvaient sembler logiques et bien se passer, et par l'activité, on se rend compte que ben oui, il y a des ajustements à faire, et on les fait ces ajustements-là. On ne s'est pas pas en état de dire non, c'est le concept, il faut que ça reste comme ça. Ben non, on fait les interventions, on les fait rapides, on les fait de façon diligente parce qu'on veut nos places inclusives, on veut nos places sécuritaires. Et s'il y en a d'autres, des aménagements à faire, ben on les fera, madame la présidente, c'est tout.
Effie Giannou ◌0:59:08
Merci. Madame Rossi, votre question. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌0:59:15
Si c'était dans leur ADN Pourquoi ne pas avoir écouté le comité consultatif en accessibilité qui, en amont, avant l'ouverture, leur a dit, cet endroit-là est dangereux, c'est un endroit qui est dangereux, il va arriver des accidents. Ils ont été avisés. Et là, ils viennent nous dire que c'est dans leur ADN de rendre ça accessible. Si vraiment c'était dans leur ADN, Ça aurait dû être fait avant, retarder l'ouverture et on aurait évité plusieurs blessures. Ça, c'est dire que c'est dans l'ADN de quelqu'un. Pas attendre qu'il y ait du monde qui se blesse quand tu as été avisé. Tu as été avisé que c'était pour arriver par des gens qui sont allés sur le site en chaise roulante puis disaient, nous autres, ça marche pas là, on n'est pas capable, il va arriver quelque chose. Alors venez pas me dire que c'est dans votre ADN. Pourquoi ne pas les avoir écoutés? Avant si vraiment c'était dans votre ADN.
Effie Giannou ◌1:00:20
Monsieur Beaudry.
Robert Beaudry ◌1:00:22
Madame la présidente, je trouve qu'on tourne un peu en rond parce que les interventions sont faites. Je veux dire, on les fait les interventions, elles sont là. Comme je l'ai dit au départ, tout au long du processus, on s'est assuré de faire des ajustements et oui, effectivement, à la fin, on s'est rendu compte que cette rigole-là était problématique. Qu'est-ce qu'on a fait? On l'a sécurisée, fin de l'histoire. On va s'assurer que ça se fasse de façon bien, de façon intégrée, que ce soit beau, mais que ce soit sécuritaire. Aujourd'hui, là, je pense que l'accessibilité universelle avec la passerelle qui passe par-dessus l'autoroute est pas mal plus bonifiée qu'au moment où il fallait faire une espèce de grand tour, où il fallait passer dans un tunnel avec des escaliers Là, il y avait un manque flagrant d'accessibilité universelle. Aujourd'hui, regardez, si vous prenez le métro à tous les jours, les personnes qui passent par là, de toutes formes, sous toutes sortes, dans toutes sortes de conditions, on crée des liens, on retisse Montréal, et ce projet-là en est la preuve. Donc, je pense qu'il faut le célébrer, mais oui, en amélioration continue, et ça, ça fait partie de notre ADN. Merci, madame la présidente.
Voix 1B31:01:29
Merci.
Effie Giannou ◌1:01:33
Alors, il n'y a aucune question de la part des autres leaders. Pour le reste des membres du conseil, vos questions seront posées dans l'ordre du décompte suivant. Alors, 3, 2, 1. Madame Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌1:01:53
Merci, madame la présidente. Alors, en décembre 2024, un reportage de Radio-Canada révélé qu'à cause d'une pénurie de tenues de combat, des pompiers du secteur de Villeray n'ont pas pu intervenir lors d'un incendie commercial et résidentiel, ce qui était assez inquiétant. L'émission-enquête a aussi mis en lumière des risques pour la santé associés aux matériaux utilisés dans ces habits, notamment la présence de PFAS. À la suite de ce reportage, la CNSST est intervenue à la demande de l'Association des pompiers de Montréal, exigeant entre autres le retrait de l'équipement contenant des substances toxiques et la mise en place de protocoles rigoureux d'entretien des tenues. Or, on apprend que le Service d'incendie de Montréal ne dispose que de 2 machines à laver spécialisées d'une valeur de 20 000$ chacune pour entretenir plus de 2 400 tenues de combat. Alors, vous pouvez vous imaginer la complexité de l'affaire. Selon les syndicats et selon mon avis aussi, c'est vraiment insuffisant pour respecter les exigences de décontamination imposées par la CNSST. Alors, madame la présidente, pourquoi est-ce que le CIM n'est pas doté d'un plus grand nombre de laveuses spécialisées malgré l'obligation de décontaminer les habits à une fréquence déterminée? Est-ce une question budgétaire? Est-ce une question de priorité pour l'administration? Et surtout, et réellement, quand l'administration compte-t-elle corriger cette situation qui est inacceptable et qui met directement en danger la santé de nos pompiers? Merci.
Effie Giannou ◌1:03:29
Merci. Monsieur Alain Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌1:03:32
Merci pour votre question et bienvenue dans le dossier. C'est mon premier retour depuis que vous êtes là, alors bienvenue et heureux de vous avoir siéger contre nous. Je cherchais mes mots, mais c'est les mieux que je peux sortir. Des fois, ça irait mieux en anglais, honnêtement, mais c'est correct. Pour les habits de combat, je viens de perdre 30 secondes. C'est une situation qu'on prend très au sérieux, autant que notre direction, autant que Chris Roy, président du syndicat, autant que Richard Lemayne. On est tous sur la même page, c'est quelque chose que nous n'allons pas prendre de raccourci, nous allons adhérer aux conditions et rapports du CNESST. Et oui, il y aura des bonifications en termes de laveuses, en termes d'habits, en termes de décontamination. Toutes les recommandations seront suivies et vous allez voir, dans le budget, il y aura quand même des sommes allouées pour toutes les recommandations, pour les mettre en place. Alors, tout le monde est sur la même page, on est en coordination avec les syndicats ainsi que monsieur Lemay et nous allons avancer dans le dossier. Il n'y a pas, ce n'est pas un dossier dans lequel on doit faire des contraintes ni jouer avec la vie des pompiers, c'est trop important pour nous.
Effie Giannou ◌1:04:55
Et votre deuxième question?
Alba Zuniga Ramos ◌1:04:56
Oui, merci madame la présidente, ça m'a fait plaisir en fait de prendre la relève dans ce dossier parce que je considère que c'est un dossier dans lesquels malheureusement il y a eu très peu de priorisation de la part de l'administration. Alors c'est très important qu'on soit là pour talonner l'administration dans ces sujets. Je sais que ça a fait rire plusieurs personnes, mais on parle de la sécurité des pompiers. Alors moi, j'apprécierais que ce sujet-là soit tenu vraiment pris au sérieux parce que c'est des gens qui risquent leur vie, qui prennent, qui mettent en fait leur vie de l'avant pour essayer de sauver la vie des Montréalais et Montréalaises, je pense que la moindre des choses, c'est de leur offrir vraiment les conditions adéquates pour faire leur travail. Alors moi, je tiens à rappeler qu'en décembre 2024, il y a eu quand même une situation assez particulière où des pompiers n'ont pas pu intervenir lors d'un incendie commercial et résidentiel. Alors c'est vraiment quelque chose qui devrait être corrigé. J'entends l'intervention de mon collègue, mais j'espère vraiment qu'on va voir des réponses parce qu'on est habitué avec une administration qui fait de belles annonces. Alors moi, ma question, c'est vraiment la suivante: est-ce qu'on peut parler d'un plan concret pour changer cette situation et offrir à nos pompiers des conditions nécessaires pour pouvoir faire leur travail? Merci.
Effie Giannou ◌1:06:08
Merci. Monsieur Vaillancourt.
Alain Vaillancourt ◌1:06:12
Oui, les rires n'étaient aucunement pour le sujet, mais plus pour votre arrivée en siège, alors je veux préciser. Et oui, un plan compréhensible pour justement adhérer à toutes les recommandations s'il y a nécessité. On parle d'habits de combat, de laveuses, décontamination, pour parler avec le syndicat. Alors, tout est pris en compte, il y a un plan compréhensif, vous allez voir dans le budget que tout est pris en compte et nous sommes fiers qu'on avance dans le sujet. Pour l'incendie, il y a eu, que vous mentionnez, que ma collègue mentionne, en aucun temps le risque a été aux citoyens. Il y a eu répondu au feu. Ça, j'aimerais ça mettre ça au clair aussi.
Effie Giannou ◌1:06:53
Merci. Merci, monsieur Beis. Désolé, il est déjà 10 h 30, alors la période est terminée. Est-ce qu'on prolonge?
François Limoges ◌1:07:04
On va autoriser une prolongation, puis par madame Rossi, de 7 minutes.
Effie Giannou ◌1:07:09
Merci. Alors, monsieur Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌1:07:12
Merci, madame la présidente. La semaine dernière, le gouvernement du Québec a déposé le nouveau cadre réglementaire sur les zones inondables. D'ailleurs, on a appris ça des médias la veille de cette annonce. La carte n'a pas changé beaucoup malgré l'appui de la CMM, parce que la CMM dit dans les villes où ils ont des ouvrages de protection, ils ont enlevé des secteurs au complet. Malheureusement, ce n'est pas la situation chez nous. Depuis 2017, madame la présidente, ont crié haut et fort pour avoir des ouvrages, une analyse avant tout, et après les ouvrages de protection dans des secteurs spécifiques dans l'arrondissement. Radio silence de la part de l'administration. Maintenant, je me demande qu'est-ce qu'on dit à nos résidents qui se trouvent maintenant dans une carte où le régime transitoire avait 550 maisons dans cette carte-là, et depuis la nouvelle carte, maintenant on vise 1800 maisons. C'est une augmentation de 71% maintenant qui touche les résidents, oui, de Pierrefonds-Roxboro, mais les Montréalais et Montréalaises. Qu'est-ce qu'on répond à ces gens-là de l'inaction de l'administration depuis 2017 avec, avec pas de plan d'action, pas d'ouvrage de protection et on laisse les gens travailler ce dossier seuls? Merci.
Effie Giannou ◌1:08:31
Madame Émilie Thuillier.
Émilie Thuillier ◌1:08:36
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Effectivement, on a tous vu que le gouvernement la semaine dernière a annoncé le cadre réglementaire. Ceci dit, les règlements ne sont pas encore sortis. Les règlements vont sortir le 25 juin, donc c'est vraiment en ce moment-là que les villes, la CMM, puis je tiens à saluer tout le travail de la CMM dans ce dossier-là, donc ils vont travailler, la CMM, la Ville, les arrondissements, pour voir l'impact des nouveaux règlements, du du Québec. Et il y aura un délai aussi de 9 mois de production des cartes. Et moi, je tiens à rassurer notre collègue monsieur Bess, bien rassurer dans l'optique où nous, on est la Ville, les arrondissements, puis qu'on n'est pas le gouvernement du Québec. Mais c'est un dossier qu'on travaille très, très fort, où on fait aussi plusieurs revendications au gouvernement du Québec. Certaines ont été retenues, d'autres peut-être pas, mais assurez-vous on va continuer à être en dialogue parce que c'est un enjeu pour Montréal, pour plusieurs arrondissements, mais aussi pour l'ensemble du Québec et pour des personnes très spécifiques localisées dans un territoire. Alors c'est vraiment un enjeu qui nous prend très à cœur et d'ailleurs dans l'arrondissement on travaille sur un ouvrage de protection depuis 7 ans et le gouvernement du Québec nous a récemment donné le droit de pouvoir construire et on devrait le faire très bientôt dans les prochains mois. Donc ce sont vraiment des projets de longue haleine sur lesquels on doit travailler très fort tous ensemble. Merci.
Effie Giannou ◌1:10:10
Merci, Monsieur Bays.
Dimitrios (Jim) Beis ◌1:10:12
Madame Speaker, I'm not reassured, although I respect the answer of my colleague. We've been saying since 2017 that we need protection in our community. Thirty kilometers of waterfront that has destroyed since 2017 entire sectors. It has been solely the responsibility of the borough, and we have been able to protect our community 99% of what was the case in 2017 with borough money, with zero support from the City of Montréal. And now we're talking about Québec. At what point will the administration stand up for all citizens of Montréal and say that they are responsible as well as for protecting them. This has not been the case. Years ago, we passed a motion, unanimous motion, to inject much-needed funds to the communities to be able to do what we need to do. We haven't seen a cent of that yet. We had passed the motion unanimously here. Nothing has happened since. And now we find ourselves with 1,800 homes that are in this predicament. Again, my question is, again, I'll say it in English this time, as I'm allowed to do that, In this room, at what point do we answer the at what do we answer our residents when they tell us they find themselves now in these zones and have never had a drop of water in their territory, in their homes or on their streets, and the Montreal City Administration has done nothing to protect them.
Effie Giannou ◌1:11:31
Thank you, Madame Émilie Thouillet.
Émilie Thuillier ◌1:11:36
Oui, Madame la Présidente. Écoutez, je comprends absolument la position de Monsieur Bays parce que c'est vrai que c'est inconfortable. Comme maire et mairesse d'arrondissement, c'est très inconfortable la situation dans laquelle nous nous retrouvons parce qu'effectivement le gouvernement du Québec ne nous donne pas l'ensemble du cadre réglementaire pour bien protéger ou pour poser des gestes. Comme je viens de le dire, moi je suis arrivée mairesse, ça a été mon premier dossier, ça fait 7 ans qu'on travaille sur un ouvrage de protection. Si on l'avait fait tout seul, on l'aurait fait en 12 mois, puis là on va construire maintenant 7 ans après. Parce qu'il y a eu beaucoup d'embûches réglementaires. Donc, c'est pour ça que je dis qu'on doit continuer à travailler très fort, tout le monde ensemble, parce qu'il y a le gouvernement du Québec, il y a la Ville, il y a les arrondissements. Et madame la présidente, vous me permettrez quand même de dire qu'il y a eu des modifications et que, par exemple, cette année, les clés comptables ont été ouvertes beaucoup plus tôt avant les inondations, justement pour permettre aux arrondissements que ce soit la Ville de Montréal, le CCMU, qui paie toutes les dépenses que nous avons dû faire pour protéger nos résidents des inondations. Merci.
Effie Giannou ◌1:12:46
Monsieur Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:12:49
Merci, madame la présidente. On le voit depuis déjà plusieurs années, mais la propreté dans nos rues a été complètement délaissée. Or, ce que Projet Montréal a trouvé comme solution n'a rien à voir avec une bonification de l'offre de services aux citoyens ou encore de la sensibilisation ciblée, bien au contraire. Dans un article de La Presse du 12 mai, on apprend que faute de moyens pour venir identifier les citoyens qui sortent leurs poubelles au mauvais moment, l'administration Plante envisage de venir punir les propriétaires. Vous avez bien entendu, au lieu de renforcer les services municipaux ou de venir responsabiliser directement les fautifs, on choisit de refiler le problème aux propriétaires d'immeubles en leur demandant de faire le travail des inspecteurs de la Ville. C'est pas seulement absurde, madame la présidente, c'est complètement irresponsable. Les relations propriétaires-locataires sont déjà assez tendues comme ça et en plus maintenant, Projet Montréal veut venir jeter de l'huile sur le feu en les opposant encore davantage. Madame la présidente, est-ce que l'administration de Projet Montréal est vraiment rendue tellement à court de solutions, alors qu'il y en a pourtant plusieurs, au point de faire porter l'odieux de la responsabilité de la propreté à l'ensemble des propriétaires plutôt qu'à la Ville. Merci.
Effie Giannou ◌1:13:58
Merci, madame Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌1:14:00
Merci, monsieur Ignoratelle. Ça me fait plaisir de répondre à ces questions parce que ça va me permettre de clarifier. Ces questions ont été soulevées, ce n'est pas du tout une réglementation, c'était une discussion et on pensait à voir comment régler la problématique de juste de certains propriétaires de bâtiments et on les connaît tous, on en a tous dans nos arrondissements qui sont un peu délinquants, où les poubelles se retrouvent en continu devant leur propriété. Je pense qu'on a tous dans nos arrondissements d'innombrables requêtes: les poubelles sont encore sorties, les poubelles sont encore sorties, c'est pas le jour des poubelles. Alors, dans ces cas-là, au lieu de chercher dans chaque sac pour voir, mais c'est à qui, dans quel appartement habite le fautif, mais comme il y en a toujours un grand tas, mais on va parler à le propriétaire et c'est ce qui marche le mieux. Alors, c'est pas une question d'aller donner des contraventions, c'est une question d'agir pas avec le locataire, mais avec le propriétaire d'un grand immeuble qui cause problème. Et je pense qu'on s'entend tous que ça ferait du bien à tout le monde qu'on ait une ville plus propre. Il faut agir sur tous les fronts. Merci.
Effie Giannou ◌1:15:11
Merci. Alors, le temps s'est écoulé. Ça met fin à la période des questions des membres du conseil. Alors, retournons à l'ordre du jour. Monsieur le leader de la majorité.
François Limoges ◌1:15:23
Non, nous étions sur les items 2065 à 2070. Il restait à donner la réplique après avoir traité d'une question de privilège. Il restait la réplique de madame Kasoki Katahwa.
Effie Giannou ◌1:15:34
Oui, alors la question de privilège est close. Alors, c'est à vous.
Valérie Plante ◌1:15:38
Merci.
Gracia Kasoki Katahwa ◌1:15:40
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc je suis sur le 80.67 en droit de réplique, en effet. Donc avant qu'on ne m'arrête pour les questions de privilèges de l'autre côté, ce que j'étais en train de dire, c'est que le dossier des hébergements modulaires et tout ce qu'on fait, tout ce qu'on tente de trouver comme solution pour la lutte à l'itinérance, mais demande de nous, chaque personne dans cette salle, de faire preuve de hauteur. Et il fallait absolument que je me lève pour dénoncer en fait l'approche, honnêtement, de mon collègue de l'autre côté de la Chambre. Puis je commençais en disant qu'à la fois lui comme moi, on est des personnes qui sommes terrain. Mon collègue est en politique depuis plus longtemps, moi je suis arrivée il y a 4 ans. J'ai été dans un contexte pandémique où on a dû trouver des solutions innovantes qui n'ont jamais été faites par le passé pour répondre à un enjeu durant la pandémie. Pourquoi je fais référence à la pandémie? Parce qu'à mon sens, puis je pense qu'on le comprend tous, on est vraiment dans une situation critique à Montréal, au Québec, au Canada sur la question de l'itinérance, et on peut pas s'amuser, s'amuser à faire de la petite politique avec ça. Alors quand notre administration a lancé l'idée des hébergements modulaires ici à l'Hôtel-de-Ville, ben on a fait le tour des arrondissements, on a demandé qui qui étaient prêts à accueillir ce projet pilote chez eux. Ben moi, j'ai levé la main, j'ai pas hésité une seconde. J'ai pas hésité une seconde, on a regardé les possibilités qu'il y avait dans notre arrondissement, on a levé la main, puis on est en train de le faire atterrir. Fait que je comprends bien que mes collègues peuvent se plaindre de la lenteur de la mise en place de ce projet innovant, je comprends. Tu sais, moi aussi j'en parle avec Robert, puis je me dis, tu sais, il faut qu'on avance plus rapidement, puis on avance le plus rapidement possible sur ce projet-là, mais c'est important de dire ici que j'ai levé la main avec ma collègue Émilie Thuillier, puis on a trouvé des sites disponibles pour faire ce projet-là. J'ai beaucoup travaillé dans l'Ouest-de-l'Île, je pense que si mon collègue aurait voulu faire atterrir un projet dans l'Ouest-de-l'Île par exemple, bien il aurait peut-être pu faire des efforts autres que venir chialer ici en conseil puis dire que nous on fait jamais rien sur l'itinérance, puis tenter de trouver des espaces dans son secteur.
Effie Giannou ◌1:17:50
Donc Juste un instant, madame Rossi.
Gracia Kasoki Katahwa ◌1:17:56
Oui, je pense qu'il veut juste m'enlever.
Chantal Rossi ◌1:17:57
La présidente, là, ça fait, elle se relève, on pensait que c'était pour être, qu'on aurait un petit peu de zénitude ce matin, n'est-ce pas? Mais là, le point 1, premièrement, elle a dit que mon collègue s'amusait à critiquer. Fait qu'il y a personne qui s'amuse avec l'itinérance ici, là. Et d'accuser le collègue que s'il avait voulu faire quelque chose, il l'aurait fait je pense que c'est de recommencer sur un mauvais ton, vraiment. Je pense que personne ici qui rit de l'itinérance, qui s'amuse avec l'itinérance. Il faudrait que ça soit clair et que les interventions soient faites de façon, je vais chercher mon mot, respectueuse.
Effie Giannou ◌1:18:37
Merci, c'est noté. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:18:41
Madame la présidente, donner de la hauteur à ce conseil, ça commence par interrompre des interventions pour absolument aucune raison comme madame Rossi l'a fait parce qu'il n'y avait rien, rien dans l'intervention de ma collègue qui méritait que quelqu'un se lève, absolument rien. Alors on peut, on va laisser le droit de réplique se donner, puis pour avoir de la hauteur, faut arrêter de s'interrompre. Merci.
Effie Giannou ◌1:19:10
Oui, monsieur Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:19:11
Oui, madame la présidente, puisque le leader de la majorité vient de dire qu'on a fait une intervention sans aucun motif, je vais lui en donner un. Madame la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce a utilisé l'expression de faire de la petite politique. Elle a accusé mon collègue de faire ça. Or, c'est des propos antiparlementaires. Donc, voilà un exemple où je pense que c'est tout à fait à propos de venir intervenir. Donc, je demandais effectivement, comme ma collègue l'a fait, de revoir le ton et je demanderais à la mairesse de retirer ses propos. Merci.
Effie Giannou ◌1:19:37
Merci.
François Limoges ◌1:19:39
Une intervention aussi triviale aurait pu se faire à la fin de l'allocution. Il n'y a pas besoin d'interrompre quelqu'un en plein milieu pour ça. Merci.
Effie Giannou ◌1:19:47
Merci. Alors, si on veut terminer avant une troisième journée, on peut peut-être faire attention avec le ton, les mots utilisés, les propos antiparlementaires. C'est pas un mot antiparlementaire, mais même un mot comme chialer, on peut peut-être faire attention aux mots qui sont utilisés. Et on peut aussi restreindre la quantité de fois qu'on se lève pendant qu'un élu prenne la parole. Alors, vous pouvez poursuivre.
Gracia Kasoki Katahwa ◌1:20:15
Merci beaucoup, madame la présidente. Je vais poursuivre, mais je remarque en fait la stratégie de mes collègues de l'autre côté où on va encore tenter de m'interrompre pendant mon allocution. Je le sais, je le sais. Puis je trouve assez condescendant en fait qu'on dise que mon ton est inadéquat alors que nous, on doit se boucher les oreilles assez souvent lorsque la leader de l'opposition parle parce qu'elle crie en fait. Donc j'aimerais continuer mon intervention jusqu'à la fin parce que c'est des c'est une intervention qui est extrêmement importante. Donc si on peut me permettre, s'il vous plaît, de terminer mon intervention, puis je vais utiliser le temps que je souhaite. Je retire la petite politique et je vais dire de la politique politicienne. Donc il faut s'élever sur un dossier comme celui-là. Permettez-moi de rappeler le projet des hébergements modulaires. Donc mon collègue Robert Beaudry a demandé à tous les arrondissements qui disposés à embarquer dans le projet, ma collègue Émilie Thuillier et moi, on a levé la main. On a levé la main pourquoi? On a levé la main parce qu'on ne pouvait pas accepter de laisser passer un outil supplémentaire dans le soutien aux Montréalaises et Montréalais qui font face à une crise de l'itinérance. Et on a levé la main pourquoi? Parce que c'est un projet qui est innovant, un projet où la Ville, la Ville est prête à investir. Nous, on a cette des terrains qui étaient déjà, qui étaient déjà la propriété de la Ville, mais la Ville, puis c'est le sommaire décisionnel qu'on voit aujourd'hui, met énormément d'argent pour être en mesure de faire lever de terre ces hébergements temporaires pour des Montréalaises et Montréalais, je le rappelle. On a levé la main pourquoi? On a levé la main parce que c'était, on n'allait pas laisser les gens dans des hébergements modulaires sans soutien, parce que mon collègue Robert Beaudry a proposé que ces personnes-là soient accompagnées par un organisme Cet organisme-là, c'est la Mission Aubury qui va accompagner les personnes qui seront dans les hébergements modulaires à Côte-des-Neiges, puis il y a également un organisme qui accompagne les personnes à Ahuntsic-Cartierville. Et ça, ça aurait pu être fait dans un arrondissement de l'opposition, mais évidemment ils ne contribuent pas aux solutions, ils ne font que se plaindre de nous, des solutions qu'on apporte. Et en fait, je pense qu'il faut cesser de faire de la politique politicienne et s'élever dans ce débat? Parce qu'il faut passer à l'action. Je pense qu'on le voit tous. On voit tous des personnes, pour différentes raisons, des Montréalais et Montréalaises qui se retrouvent dans la rue. Ça pourrait honnêtement être un d'entre nous à un moment donné dans la crise sanitaire qu'on vit aujourd'hui. Et là où hier, lorsqu'on parlait d'amalgame, mais c'est pas une insulte, c'est ça la réalité. C'est-à-dire lorsqu'à chaque fois qu'on parle de mettre en place des solutions par rapport à la crise de l'itinérance, notre collègue de l'autre côté fait souvent référence à des personnes qui ont des problèmes de santé mentale, des personnes qui vont peut-être être dangereuses pour des enfants, donc il faut pas le mettre proche d'une garderie. Et c'est problématique, c'est problématique parce qu'on le sait, les personnes qui sont sur le terrain, c'est qui les personnes qui se retrouvent en situation d'itinérance aujourd'hui? Ça peut être un aîné qui perd sa conjointe ou son conjoint, donc il y a moins de revenus, et ce petit revenu-là qu'il y avait supplémentaire, ben, la personne ne peut plus rien se permettre. C'est des personnes qu'on peut raccrocher rapidement pour se trouver un hébergement. Et les projets d'hébergement modulaire, ben, c'est ça. Les projets d'hébergement modulaire, c'est des endroits où des personnes qui sont soit proches de tomber en itinérance, qui sont tout près de sortir de l'itinérance en attendant qu'il y ait un logement abordable à faible coût qui soient disponibles, c'est ces personnes-là qui vont se retrouver dans les hébergements modulaires. C'est des personnes qui vont être triées par Michel Aubéry, qui a une expertise, parce que j'ai rencontré James Hughes, puis ils ont une très belle expertise dans le domaine, on le sait tous ici dans l'ensemble de la Ville de Montréal. Donc ils vont être accompagnés par Michel Aubéry. Je veux même ajouter que le projet a été pensé à la fois chez nous et à la fois en Ahuntsic pour créer quand même un milieu de vie pour les personnes qui vont être là de façon temporaire, de façon temporaire, et je tiens à le dire parce que c'est ce que la mission, la mission Oldbury nous a partagé, il y a quand même un milieu de vie autour. Pour les personnes qui connaissent l'hippodrome, il y a de l'agriculture urbaine qui est en train de se faire, il y a peut-être des commerces autour où les personnes vont peut-être pouvoir se trouver de la job. Donc lorsque notre collègue nous donne l'impression, encore une fois, vouloir faire peur au monde avec un projet comme celui-là, je dois me lever. Je dois me lever, puis je veux, j'espère que la population va voir notre échange depuis hier, parce que, parce que l'opposition tente de bloquer mon intervention parce qu'ils savent que mon intervention est légitime. Ça n'a pas de bon sens de faire de la politique politicienne avec l'itinérance aujourd'hui. Le dossier des hébergements modulaires est une solution concrète qu'on commence certes à petite échelle parce que c'est comme ça les pilotes. Pour les personnes qui ont travaillé, voilà, dans différentes organisations, on commence avec un pilote comme ça, on tire des leçons, puis on voit en fait à quel point est-ce qu'on peut déployer à plus grande échelle. Donc oui, certes, ça commence avec 60 places, puis on espère 90 places quand le maire d'Outremont va cesser d'essayer de trouver des raisons pour pas le faire chez nous. On espère qu'on va pouvoir avoir 90 places, puis éventuellement pouvoir peut-être déployer un projet comme celui-là à grande échelle. Alors moi, j'encouragerais mes collègues, vraiment, puis je pense que mon collègue, mon collègue de l'autre côté de la Chambre responsable de l'itinérance a des propos qui parfois en fait nous font avancer dans les projets, mais celui-là, honnêtement, Je pense que c'est absolument déplacé et c'est certainement difficile à entendre les propos qu'il a tenus hier. Alors, on sait tous que le défi de l'itinérance est immense à Montréal. On se bat, puis on se bat pas pour des statistiques, mais on se bat pour des vies humaines. Puis pendant que certains tergiversent, critiquent ou jouent à faire de la politique politicienne, bien, il y a des Montréalaises et des Montréalais, les plus vulnérables d'entre nous, ailleurs qui payent le prix de ces petits jeux. Alors c'est assez, il est temps maintenant, maintenant de mettre l'épaule à la roue, de montrer que cette ville en a dans le ventre pour ses citoyens. Les gens veulent pas des promesses creuses, ils veulent des résultats, des actions concrètes puis des solutions qui fonctionnent. Et c'est exactement ce qu'on offre à la population avec les hébergements modulaires. Montréal peut faire mieux sur la question de l'itinérance, doit faire mieux, puis on va continuer à le faire avec, avec nos l'administration Projet Montréal. Mais ça, ça demande de la solidarité, de l'audace, puis surtout ça demande un vrai sens des responsabilités. Puis honnêtement, je pense que la population va être capable de juger que les personnes, malgré les difficultés, qui ont fait preuve d'un vrai sens de responsabilité sur la question de l'itinérance, puis la question des hébergements modulaires en est la preuve concrète. On est les seuls à avoir levé la main, on est les seuls à pas faire de la politique politicienne puis à trouver toutes les raisons pour pas que les hébergements modulaires modulaires atterrissent chez nous, on est les seuls à s'assurer de mettre tout en place pour que ce projet-là fonctionne, on est les seuls à travailler main dans la main avec tous les partenaires communautaires dans nos arrondissements pour que ces projets-là atterrissent correctement puis que les personnes aient des réels, des réels milieux de vie, même si c'est de façon temporaire. Alors, s'il vous plaît, élevons le débat sur ce dossier-là et cessons de faire de la politique politicienne. Merci beaucoup.
Voix 1A21:27:41
Oui, monsieur Langevin. Je considère que c'est une atteinte à ma réputation de dire des mots que j'ai jamais dits, d'associer l'itinérance à quelque chose de dangereux. Je n'ai jamais dit ça. Et ma collègue se lève pour parler de partisanerie, puis de résultats, 90 places en 12 mois, puis 12 mois je reste généreux, c'est inacceptable. Alors votre collègue est en droit de réplique, alors vous vous levez spécifiquement pour dire quoi spécifiquement? Je veux juste qu'on soit précis. C'est une question de privilège. Je n'ai jamais dit publiquement que l'itinérance était dangereuse. Jamais, jamais mes propos. Donc on met pas des mots dans ma bouche.
Voix 1L1:28:27
Merci.
Effie Giannou ◌1:28:28
Et monsieur Desbois, vous aussi.
Laurent Desbois ◌1:28:30
Merci, donc c'est une question de privilège aussi. Madame la mairesse de Côte-des-Neiges a affirmé que j'ai bloqué le projet, que je bloque le projet, c'est, il n'y a rien de plus faux. Jamais je n'ai bloqué ce projet, jamais je n'ai dit que c'était contre le projet. Ce que j'ai demandé, c'est une consultation. On est dans un milieu urbain avec une école juste à côté. Alors jamais, je demande à la mairesse de Côte-des-Neiges de retirer ses paroles, car nous avons travaillé avec les services de la Ville, mais ce que nous demandons, c'est une consultation et nous avons fait des demandes à la Ville.
Effie Giannou ◌1:29:11
Monsieur Limoges.
François Limoges ◌1:29:16
Madame la présidente, on a une longue journée devant nous, alors je pense qu'on va se rappeler qu'est-ce qu'une question de privilège et qu'est-ce qui n'en est pas une pour le reste de nos travaux. Une question de privilège, ça peut être, il fait trop froid pour qu'on puisse siéger, il fait, il y a un incendie dehors qui nous empêche de nous concentrer, il y a une crise majeure qui arrive. Ça, ce sont des questions de privilège. Les privilèges sont atteints, on ne peut pas siéger. Ce que n'est pas une question de privilège, c'est, je ne suis pas d'accord avec ce ce que j'ai entendu. Alors laissez-moi me lever 3 minutes pour faire un argument. J'aimerais ça que pour le reste de la journée, on soit conscient que quand on n'est pas d'accord avec ce qu'on entend, ce n'est pas une question de privilège et ce n'est pas une excuse pour se relever et refaire un argumentaire et surtout pas s'applaudir ensuite.
Chantal Rossi ◌1:30:10
Je pense que quand on met des mots Des mots qui n'ont jamais été dits à quelqu'un dans la bouche, oui, c'est une question de privilège parce que c'est une atteinte à la réputation.
Aref Salem ◌1:30:22
Quand—
Chantal Rossi ◌1:30:26
je n'ai pas, je ne mets pas des mots dans la bouche, elle a mis des mots dans la bouche de mon collègue. De dire, qui l'a dit que c'est dangereux? Je pense que c'est pas banal. Alors, il n'a jamais dit ces paroles-là, on veut juste qu'elle retire cette intervention-là et de dire que mon autre collègue bloque un projet, c'est pas qu'on n'est pas d'accord, c'est que c'est pas la vérité. Alors on veut juste que la vérité soit dite, c'est tout.
Effie Giannou ◌1:30:53
Merci. C'est sûr que moi je peux juste voir et entendre ce qui se dit ici, alors ce qui s'est dit ou pas dit à l'extérieur de la salle du conseil, c'est très difficile pour moi de trancher quoi que ce soit. C'est sûr que la Mon message serait premièrement dans les interventions de vous adresser à la présidente. Déjà là, je pense que ça va peut-être alléger ou calmer un peu l'énergie dans la salle parce que des deux côtés, il y a une certaine sensibilité. Là, je peux pas dire ce qu'une personne a dit, ce que l'autre personne, si c'est faux, si c'est vrai, ben c'est un peu dans tous les cas. On espère que ceux qui s'adressent ici dans la Chambre parlent de faits et parlent de vérité. Alors, de mon côté, c'est malheureux, je ne peux pas trancher. Alors, je vous demanderais si on peut poursuivre, s'il vous plaît, madame Katahwi. Si vous voulez, allez-y.
Gracia Kasoki Katahwa ◌1:31:51
On peut poursuivre si vous laissez vos collègues s'exprimer sur des points alors que les points sont clos. Fait que moi, je veux juste dire que J'aimerais ça qu'on arrête. Je veux dire, on m'a interpellée, est-ce que je peux répondre? Vous avez laissé vos collègues m'interpeller. Ils ont demandé que je retire mes propos.
Effie Giannou ◌1:32:08
Gracia Kasoki Katahwa, j'aimerais juste vous dire, je vous ai laissée terminer votre intervention. Je voulais vous dire de vous adresser à moi, je vous ai laissée terminer parce que justement je me suis dit qu'elle doit être capable de terminer son intervention sans être arrêtée autant de fois. Alors là, je vous demanderais s'il vous plaît, si vous avez quelque chose à dire, de garder ça très, très bref. Si vous voulez retirer quelque chose ou pas, mais sans rajouter de commentaires de plus, s'il vous plaît.
Gracia Kasoki Katahwa ◌1:32:36
Mais je veux dire, il faut que je réagisse à ce que vos collègues ont dit, madame la présidente. Mais si vous voulez que je retire les propos, je dois. Est-ce que vous voulez que je retire les propos?
Effie Giannou ◌1:32:50
Allez-y, je vous donne. 2 minutes si c'est possible, parce que le début ne semble pas être— ça semble déjà être avec plein d'énergie. Puis même, moi je vous dirais, on va prendre la pause santé tout de suite, et 10 h 58, on en a besoin au retour à 11 h 05. Est-ce que c'est assez de temps? Parfait, merci. On reprend les travaux. Alors, nous étions au 80-20-67, n'est-ce pas, monsieur le leader?
François Limoges ◌1:44:12
Et les points sont adoptés s'il n'y a pas d'autres interventions et aucune demande de vote.
Effie Giannou ◌1:44:18
Merci. Alors, c'est 80-20-66 à 70, n'est-ce pas?
François Limoges ◌1:44:23
Oui.
Effie Giannou ◌1:44:24
Parfait, merci.
François Limoges ◌1:44:30
Si vous voulez déclarer, j'attendais que vous les déclariez adoptés.
Effie Giannou ◌1:44:33
Ils sont adoptés, merci.
François Limoges ◌1:44:35
Merci, madame la présidente. Alors, je vais réunir les items 2071 à 2075. Et en 2071, on accorde un soutien financier à Mission Old Brewery. En 2072, on accorde un soutien financier à Mission Old Brewery encore, mais une autre. En 2073, on accorde un soutien financière de la Société canadienne de la Croix-Rouge. En 2074, on approuve la convention de contribution financière entre la Ville de Montréal et la SHDM. Et en 2075, on autorise la signature de la convention de gestion entre la Ville et la Société d'habitation et de développement de Montréal.
Voix 1A21:45:12
Merci. La parole est à monsieur Langevin. Oui, merci, madame la présidente. C'est sur le 20.72. Je voulais simplement souligner que le projet qui est présenté est un très beau projet, très beau projet pour faire face à la crise de l'itinérance. Je vais m'arrêter là, madame la présidente.
Émilie Thuillier ◌1:45:31
Merci.
Effie Giannou ◌1:45:34
Merci. Madame Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌1:45:37
Merci, madame la présidente. Mon intervention porte sur le point 20.74. En fait, c'est une bonne nouvelle, puis il faut Il faut célébrer quand ce type de nouvelles arrive, surtout dans des secteurs qui sont historiquement désavantagés. Alors, je tiens à remercier le gouvernement du Québec pour l'investissement qui va être fait pour la protection des immeubles dans mon secteur. Il va y avoir des logements qui sont, qui seront abordables, il va y avoir des améliorations à certains logements, puis il va y avoir des acquisitions qui vont se faire faire. Alors, de toute évidence, c'est vraiment une bonne nouvelle dans un secteur qui s'embourgeoise. On le sait, il y a énormément de construction qui se fait dans le secteur, puis on doit faire de la construction et du logement à Montréal, mais bien sûr à des prix qui sont adéquats. Et très, très souvent, ce n'est pas le cas. Et dans le secteur, c'est une des choses pour lesquelles les citoyennes militent, pour continuer à avoir des logements qui sont accessibles pour le bien-être de tous. Alors, j'ai tiens vraiment à souligner cette bonne nouvelle, à remercier le gouvernement du Québec et à remercier de façon générale l'ensemble des citoyens et citoyennes de mon secteur, de mon district, qui demeurent très impliqués pour ce type de questions-là, que ce soit des questions en lien avec l'environnement, que ce soit des questions en lien avec les logements. C'est des citoyens qui militent pour avoir des meilleures conditions de vie à l'est de Montréal et on le sais à quel point ce type de mobilisations sont fondamentales pour faire avancer des dossiers comme dans ces cas-ci l'accès à un logement abordable. Merci, madame la présidente.
Effie Giannou ◌1:47:17
Merci. En absence d'autres interventions, les points 80, 20, 71 à 75 sont adoptés. Monsieur le leader.
François Limoges ◌1:47:27
En 2076, madame la présidente, on approuve un projet de convention de prêt d'immeuble par lequel la Ville prête à l'organisme Missionary Breweries un immeuble sur la rue Jean-Talon Ouest.
Chantal Rossi ◌1:47:38
Adopté.
François Limoges ◌1:47:40
Madame la présidente, nous allons réunir les items 3001 à 3005 de l'agglo toujours. On est toujours dans le chapitre 80. En 3001, on autorise la modification à la répartition de 7 millions de dollars reçus du ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie du Québec. En 3002, on adopte la stratégie montréalaise de l'eau 2025-2034. En 30.03, on adopte la partie de l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 de l'Agglomération de Montréal visant le territoire de la ville de Dorval. En 30.04, on retourne un montant à la réserve de voirie d'agglomération. Et en 30.05, on adopte le plan économique 2030.
Effie Giannou ◌1:48:17
Merci, madame Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌1:48:20
Madame la présidente, alors il me fait terriblement plaisir en ce moment de prendre la parole sur l'adoption aujourd'hui de la stratégie montréalaise de l'eau. Alors, vous savez, presque toute ma vie, toute ma vie, je me suis intéressée à l'eau, à celle de notre fleuve, celle de notre rivière, celle que nous buvons. Ce n'est pas une surprise que pour moi, le service le plus névralgique de la Ville de Montréal, ce soit le service de l'eau, celui qui assure notre sécurité et notre santé. C'est pour cela que je suis particulièrement émue d'être ici aujourd'hui pour adopter avec vous la nouvelle stratégie. Cette stratégie, c'est notre projet collectif, c'est notre engagement, c'est l'engagement de Montréal envers les générations futures. Cette stratégie nous permettra de rendre nos villes plus résilientes face au changement climatique, de protéger nos écosystèmes aquatiques tout en assurant un approvisionnement en eau potable d'excellente qualité, et ce, pour tous. Je tiens à remercier la directrice du Service de l'eau, madame Chantal Morissette, et la directrice de la Direction stratégique et performance, madame Marie-France Witsie, ainsi que leurs équipes et partenaires qui ont piloté cette grande collaboration pour en arriver à une vision cohérente pragmatique et équilibrée. Une vision qui repose sur les recommandations de la Commission de l'eau, de l'environnement et des grands parcs, présidée avec brio par ma collègue madame Julie Roy. J'en profite pour également saluer notre armée de professionnels et de techniciens du service de l'eau dédiés au fonctionnement de nos usines et de nos réseaux qui travaillent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour assurer le bon fonctionnement d'un système extrêmement complexe et précis que l'on prend trop souvent pour acquis. Chaque année, nos employés traitent 810 millions de mètres cubes d'eaux usées, produisent 480 millions de mètres cubes d'eau potable et maintiennent en état 9 000 kilomètres de conduites, l'équivalent d'un aller-retour Montréal-Vancouver. La nouvelle stratégie montréalaise de l'eau est davantage transversale que l'ancienne. Ce qui veut dire que sa réussite dépend non seulement du service de l'eau, mais aussi de l'engagement de différents services de la Ville, tels le service de l'urbanisme, le service des infrastructures du réseau routier, le service des finances, ainsi que de la pleine collaboration des arrondissements, des villiers et des citoyens. La première stratégie a déjà fait ses preuves. Elle a grandement amélioré notre connaissance du réseau, ce qui nous a permis, entre autres, de réduire le taux de fuite de 30 à 17% et de réduire le taux de bris de conduite de 24 bris par 100 kilomètres à 12 bris par 100 kilomètres, le tout entre 2015 et 2024. Mais même si nous avons fait de grands progrès sur plusieurs plans et doublé les investissements dans l'eau ces dernières années, nous n'avons malheureusement pas réussi à rattraper le déficit de maintien d'actifs qui s'élève à 3,6 milliards sur un parc d'actifs de 43 milliards. Le déficit se maintient à 8%. La nouvelle stratégie vise à réduire ce déficit de 8 à 5 grâce à des investissements bien ciblés. Historiquement, Montréal, dans le cadre de sa stratégie québécoise d'économie d'eau potable, annonçait un besoin annuel d'investissement de 1,3 milliard selon l'hypothèse d'éliminer à 0% le déficit de maintien d'actifs sur 10 ans. Force est de constater que Montréal, qui est passé de 249 millions d'investissements en 2015 à 522 millions d'investissements en 2023, bien qu'il est financièrement et structurellement presque impossible de presque tripler cette somme d'un coup et tripler les chantiers. Puisque c'est cela que nous devrions faire pour atteindre le déficit zéro en 10 ans. La Stratégie montréalaise de l'eau propose donc un chemin plus accessible, mieux adapté à la réalité de notre territoire et repose, entre autres, sur une stratégie de maintien accru d'actifs pour maximiser leur durée de vie. En augmentant la connaissance de l'état de notre parc d'actifs, nous allons pouvoir mieux le maintenir. En augmentant les auscultations, nous pourrons mieux cibler les projets de remplacement ou de réhabilitation de conduites qui permettront de prolonger leur durée de vie de 50 à 70 ans. En créant systématiquement davantage d'infrastructures vertes qui retiennent autant d'eau que les infrastructures en béton souterraines, nous triplerons ainsi notre capacité de rétention d'eaux de pluie pour assurer une meilleure résilience à prix beaucoup plus bas. L'ensemble des initiatives nous permettront, avec un investissement annuel de 764 millions de dollars par année d'atteindre nos objectifs. Avec la nouvelle approche, les besoins totaux sont estimés à 764 millions par année et non plus 1,3. Notre administration s'engage donc à combler les besoins exprimés pour l'eau qui totalisent, en budget de fonctionnement et en investissements, 7,7 milliards sur 10 ans. Il faut savoir que 81% des besoins sont déjà prévus au budget actuel et nous nous engageons pour combler le manque. Je vous partage maintenant quelques engagements concrets de la stratégie qui se décline en 5 orientations stratégiques avec des engagements clairs pour chaque. Je ne vous partage que quelques exemples. La première orientation vise à réduire le gaspillage de l'eau. Alors, nous voulons passer d'une consommation estimée de 315 litres par jour par personne à Montréal à 220 litres par jour par personne, ce qui est la moyenne canadienne. On a donc besoin de réduire de 95 litres par jour par personne. La deuxième orientation vise à assurer l'accès et la sécurité de l'approvisionnement en eau. Alors donc, nous voulons réduire le délai moyen de réparation des fuites qui passerait de 10 à 5 jours. Maintenir le taux de bris par 100 kilomètres à un niveau acceptable, donc moins de 15 bris, qui est la norme québécoise. Actuellement, nous sommes à 12. On veut remplacer 4000 entrées de service en plomb par an versus 2500 qui étaient en 2023 et 1800 en 2024. En 10 ans, ça fait 36500 entrées de plomb changées et nous visons 40000. On veut aussi une garantie en eau de qualité. Pour l'ensemble de nos usines est toujours allée en s'améliorant. La troisième orientation vise à réduire les impacts des fortes pluies. C'est une nouvelle orientation de la nouvelle stratégie pour faire face aux nouveaux défis. Il est essentiel pour ceci que tous les arrondissements modifient leur règlement d'urbanisme pour assurer la résilience du cadre bâti existant en zone cuvette et bien encadrer les nouvelles constructions. En ce moment, moins de la moitié des arrondissements adapté une nouvelle réglementation. Nous nous engageons aussi à ajouter 10 000 mètres cubes de volume de rétention par année en moyenne de nos infrastructures résilientes. Alors, on veut dire les noues drainantes et les parcs éponges. Alors, on passerait donc de 2 700 mètres cubes cette année, cette dernière année, à 10 000 mètres cubes par année pour une totale de 100 000 mètres cubes sur 10 ans. Cela s'ajoute à la capacité de rétention de 10 000 mètres cubes de volume d'année par année de rétention par les infrastructures grises, alors les bassins sous terre qui sont en béton. Alors, les 10 dernières années, nous avons construit pour 80 000 mètres cubes, donc on vise 20% de plus. La quatrième orientation vise la réduction des contaminants rejetés dans le fleuve. Alors, on s'engage à éliminer des raccordements croisés. Alors, il y en a 460 qui restent. Nous avons dépisté 20 000, on en a confirmé 1 300. Les villes liées en ont éliminé 92, nous presque 50. Alors, on continue le travail et on veut réduire de 12% le volume de débordement des eaux usées dans le fleuve, et ce réduirait de 10% la fermeture des sites récréotouristiques. Alors, nous avons eu cette fois-ci plusieurs mémoires qui ont été soumises pour notre, pour que notre stratégie se penche sur la qualité de l'eau en rive pour que les Montréalais y aient davantage accès. La cinquième orientation vise à atteindre un équilibre financier durable et équitable. Alors, d'ici 2034, nous visons, nous nous engageons à passer de 58% à 100% de recouvrement des coûts de l'eau. Le coût de l'eau, ce qu'on veut dire, c'est le coût que comprend le coût d'opération et les besoins d'investissement en maintien et en rattrapage. Cela veut dire que nous nous engageons à réduire notre recours à l'emprunt. La stratégie est une feuille de route bien définie et réaliste pour guider nos investissements pour les 10 prochaines années. La stratégie vise ultimement à revoir la gouvernance et le financement du Fonds de l'eau. La stratégie assurera une gestion transparente en déposant publiquement un bilan annuel d'avancement à chaque année. Ce cheminement collaboratif entame une nouvelle ère dans la gestion de l'eau à Montréal qui relèvera, par sa rigueur et par son innovation, les nombreux défis devant nous. Alors moi, je tiens pour finir à remercier tous ceux qui, de près et de loin, y ont contribué et qui continueront à y contribuer pour les 10 prochaines années.
Voix 2C1:58:12
Merci beaucoup.
Effie Giannou ◌1:58:21
Merci. La parole est à Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌1:58:25
Merci, madame la présidente. Tout d'abord, je sais que, et de prendre la parole après madame Vodanovic qui a présenté et chapeauter, présider tous les travaux. Je sais que c'est le fruit de beaucoup d'efforts quand même, et même si on est parfois des différents côtés de la Chambre, je pense qu'on a tous à cœur l'eau à Montréal et on comprend ce que ça représente. Et je pense que le document qu'on a devant nous aujourd'hui dans l'ensemble, représente l'esprit des travaux de différents intervenants qui ont contribué à celui-ci. Mais je dirais que Montréal fait face à un immense défi, le défi du siècle, comme disait la responsable du dossier à un moment donné. Et aujourd'hui, on présente La stratégie de l'eau qui était tant attendue. Nos infrastructures d'eau sont vieillissantes, nos inondations plus fréquentes et notre consommation parmi les plus élevées au monde. La stratégie 2025-2034 devait répondre à ces enjeux. Elle devait proposer un plan clair, des priorités concrètes et surtout un financement durable. Mais cette stratégie, madame la présidente, manque à l'appel sur l'essentiel, je dirais, au niveau des moyens. Si je peux me permettre, je dirais que progresser, évoluer, c'est se mesurer à soi-même avant de se comparer aux autres. Et dans cet ordre d'idée, l'expérience de la stratégie de l'eau 2011-2020 nous enseigne une leçon fondamentale. Avoir des objectifs ambitieux sur papier ne garantit pas leur réalisation. Et donc, permettez-moi de souligner 3 éléments qui ressortent de la dernière stratégie. En effet, la première leçon qu'on devrait retenir de la dernière stratégie, c'était la question du financement garanti et récurrent. Toutefois, il faut le dire aussi, Cette leçon a été ignorée complètement. La stratégie précédente avait identifié des besoins de 4,6 milliards sur 10 ans. Seulement 3 milliards, pardon, 4,6 milliards sur 10 ans, seulement 3 milliards ont été investis. Le résultat, on avait 1,6 milliard de manque à gagner, un taux de réalisation de 65% et un déficit de maintien des actifs qui a explosé de 63%. Et aujourd'hui, ce déficit atteint 3,6 milliards. Le service de l'eau, madame Morissette, estimait un manque de 156 millions dès 2025 juste pour assurer les activités de base, l'ensemble des activités de maintien et de rattrapage. Et pourtant, la nouvelle stratégie n'indique toujours pas combien d'argent est requis chaque année, ni d'où cet argent viendra. La stratégie indique comme objectif l'établissement d'une planification des besoins financiers à long terme, la poursuite de la diversification des revenus et la limitation de la croissance des coûts de la gestion de l'eau, sans jamais indiquer comment ces objectifs sont atteints ou quand. On parle de diversification des revenus, mais on ne dit pas ce que ça signifie. Est-ce que le retour des compteurs d'eau résidentiels, des taxes sur les piscines ou les surfaces imperméables? Il n'y a pas de précisions. On ne sait pas d'où va venir cette diversification des revenus. Pourquoi la planification des besoins financiers n'a-t-elle pas déjà été faite dans ce document. Si c'est le cas, si ça a été fait, pourquoi ne pas la présenter en même temps que la stratégie? Un plan ambitieux sans financement, c'est une coquille vide. Et ça, je m'excuse de le dire, mais c'est irresponsable. Une deuxième leçon que je trouve qui a été ignorée de la dernière stratégie de l'eau, c'est les moyens concrets de mise en œuvre pour atteindre ces cibles. La stratégie présentée devant nous est ambitieuse, pas de doute là-dessus. Elle porte sur les bons enjeux. Les objectifs choisis semblent être adéquats et honnêtement, nous sommes d'accord avec les engagements que prend le service de l'eau. Comme j'ai dit, ça représente l'esprit des travaux qui ont été menées. Cependant, nous sommes incapables de savoir par quels moyens concrets ceux-ci vont être mis en œuvre. On fixe des objectifs comme réduire la consommation à 220 litres par jour, éliminer les raccordements inversés ou multiplier les parcs éponges, mais on ne dit jamais comment on va y arriver. Comment va-t-on faire baisser la consommation de 315 litres à 220 litres? Par sensibilisation? Par réglementation? Quel plan pour accélérer le remplacement des entrées de service en plomb alors que la stratégie repousse la fin du projet de 8 ans, comme on en a parlé hier? Prenons l'exemple des parcs résilients. Nous sommes tous d'accord pour poursuivre l'implantation de parcs éponges et résilients, mais comment compte-t-on arriver à la cible de 10 000 mètres cubes annuellement. Avons-nous à ce jour identifié les opportunités de rediriger les eaux de ruissellement? Le service de l'eau a-t-il évalué les secteurs où il est opportun de déployer ces initiatives? Comment s'assurer que les secteurs les plus durement touchés par les pluies intenses sont priorisés? Comment s'assurer que la poursuite et la bonification du programme de réhabilitation du réseau de collecteurs se traduisent par des investissements directs envers les citoyens des secteurs Saint-Léonard, Ville-Marie, Saint-Laurent et d'autres arrondissements durement touchés par les inondations. Bref, les engagements avec lesquels nous sommes d'accord doivent être accompagnés d'un plan d'opérationnalisation. L'administration doit s'assurer que chaque initiative sera mise en place. Et je réitère, madame la présidente, on ne peut pas être contre la vertu. On est tous d'accord avec les objectifs, mais sans moyens, ce sont juste des bonnes idées, des souhaits, des promesses. Et enfin, je dirais que la troisième leçon à tirer de la dernière stratégie, c'est au niveau des cibles et des indicateurs. Et le fait d'avoir des cibles annuelles claires et des mécanismes rigoureux de reddition de comptes. Et ici, je tiens à souligner l'effort du service de l'eau. Les 17 indicateurs proposés sont solides, je dirais, et couvrent bien les enjeux. Et l'idée d'une présentation publique annuelle est excellente. C'est essentiel pour assurer une vraie reddition de comptes et éviter qu'on reporte les efforts d'une année à l'autre. En conclusion, madame la présidente, ce que nous demandons, ce n'est pas révolutionnaire. C'est simplement ce que toute stratégie sérieuse exige: un financement clair, un plan d'action détaillé et des objectifs mesurables. De nous demander de faire confiance à l'administration, que l'argent viendra éventuellement au prochain budget, qui, lui, viendra après des élections. Je veux dire, on appelle ça signer un chèque en blanc sur une stratégie de 10 ans? L'argent tombera du ciel, sans plan, sans garantie, juste la foi. Et ça me fait de la peine de dire ça, madame la présidente, et c'est vraiment un cri du cœur. Et vous le savez tous que j'ai travaillé très fort pour avoir ce plan de financement inclus dans cette stratégie. Et c'est un cri de cœur aujourd'hui parce qu'il est l'élément manquant, mais l'élément le plus important. Making a ten-year strategy without a financial plan is like building a skyscraper with no blueprint. Ambitious, impressive certainly. And doomed to collapse. J'ai moi-même proposé une motion en ce sens, comme je vous l'ai dit, et on m'a dit que ce n'était pas au service de l'eau de s'occuper du financement. D'avoir un plan de financement dans une stratégie, c'est la chose responsable à faire. Et je pense que c'était mon droit aujourd'hui de me lever et de dire ça. Soyons honnêtes, sans argent, sans moyens, c'est une stratégie ne peut pas réussir et on ne peut pas, madame la présidente, se permettre une nouvelle décennie de sous-performance.
Giovanni Rapanà ◌2:08:05
Merci.
Effie Giannou ◌2:08:10
Merci. J'accorde la parole à Julie Roy avant de passer à nos invités.
Voix 2F22:08:15
Parfait, merci.
Julie Roy ◌2:08:15
Merci, madame la présidente. À titre de présidente de la commission sur l'eau, l'environnement, le développement durable et les grands parcs, Je voulais prendre un moment pour saluer cette stratégie montréalaise de l'eau et un élément important de la démarche qui nous a menés à l'adoption de cette stratégie aujourd'hui. On se rappellera qu'en 2022, la commission que je préside avait été mandatée pour tenir une consultation publique sur l'eau, à la fois pour informer la population citoyenne sur tous les enjeux qui sont souvent méconnus, mais également sonder la population sur l'avenir de l'eau et puis l'importance qu'on lui accordait. Donc en 2023, la consultation qu'on a menée a permis de recueillir plus de 2500 réponses au sondage en ligne et également plus de 35 mémoires d'une grande qualité qui ont été remis par exemple par des organismes comme le Conseil régional de l'environnement, la Fondation Rivière, Eau Secours ou le GRAM, donc des experts sur la gestion de l'eau. La participation à ces consultations a montré la force de l'engagement de la population montréalaise et puis on a aussi pris en compte tous les enjeux d'experts qui sont remontés autour de ces enjeux relatifs à la gestion et à la protection de l'eau. Les 25 recommandations qu'on a soumises en février 2024 ont vraiment permis d'élaborer cette stratégie qui est présentée aujourd'hui, et pour avoir pris connaissance du document complet de la stratégie ainsi que des initiatives qu'elle propose, moi je suis très heureuse de voir que les discussions et les réflexions qu'on a eues à huis clos et avec les organismes se reflète dans cette stratégie à la fois avec des moyens concrets pour y arriver, avec des indicateurs efficaces pour mesurer les progrès et je me réjouis aussi que la commission soit de nouveau impliquée dans les prochaines années pour la reddition de comptes et l'état d'avancement de cette stratégie montréalaise. Donc j'aimerais saluer mes collègues qui siégeaient à mes côtés sur cette commission et les remercier pour leur travail rigoureux, je suis très fière du travail qui est accompli. Merci, madame la présidente.
Effie Giannou ◌2:10:20
Merci, monsieur Limoges.
François Limoges ◌2:10:24
Madame la présidente, conformément au changement de séquence lors de l'adoption de l'ordre du jour à 11 h 30, nous allons suspendre les travaux en cours pour appeler l'item 65-01.
Dominic Perri ◌2:10:34
Je vais laisser l'opposition officielle présenter leur motion.
Voix 2F2:10:41
Merci, madame la présidente. Avant que je passe la parole aux proposeurs de la motion, je propose qu'on prenne une photo parce qu'il y a beaucoup de noms au tableau, il y a des noms qui vont s'ajouter. Je propose qu'on prenne une photo du tableau pour reprendre, pour reprendre, qu'on ait seulement les interventions pour la motion et revenir après aux tableau actuel. Je suis très sage, monsieur Limoges, c'est dans mon ADN. Alors sur ce, je passe la parole au proposeur, monsieur Giovanni Rapanà. Il faudrait l'enlever, est-ce qu'on peut enlever le tableau?
Effie Giannou ◌2:11:43
Effaçons le tableau complètement, s'il vous plaît.
Giovanni Rapanà ◌2:11:50
Oui, finalement. Donc merci beaucoup, madame la présidente. Et vous êtes sûrement sans le savoir, comme je pense, j'imagine, tout le monde dans cette enceinte, qui je suis italien. C'est moi, sono italiano. Et aujourd'hui, je veux le réaffirmer avec fierté parce que je me lève aujourd'hui pour présenter une motion qui sûrement va être approuvée par tout le monde, une motion qui dessine un peu les retraits, les retraits, l'image d'une communauté très engagée. À Montréal comme dans le monde entier. Avant de rentrer en politique municipale, j'ai travaillé beaucoup pour la communauté italienne. Et dans cette— dans mes fonctions, j'ai participé à une conférence à Rome où il y avait tous les représentants des différentes communautés italiennes dans le monde. Et le mot d'introduction de la conférence, c'était: Gli italiani nel mondo colorano il mondo. Les Italiens dans le monde colorant le monde. Il y a environ entre 60 et 80 millions de personnes d'origine italienne qui vivent dans le monde. Imaginez-vous, imaginez-vous combien d'impact ont les communautés italiennes partout et même ici, Madame la mairesse, ici à Montréal. J'imagine que la communauté italienne a un gros impact dans différents district. Donc, avant de continuer pour parler de la communauté italienne de Montréal, il y a différents organismes qui la représentent à différents niveaux. Et aujourd'hui, je veux remercier et saluer la présence des représentants des organismes les plus importants ici à Montréal de la communauté italienne. Donc, je veux saluer Maître Filippo Messina, vice-président du Congrès national des Italo-Canadiens. Merci pour être là, Monsieur Maître Messina. J'aimerais saluer la présence du docteur Giuseppe Maiolo, président des services communautaires italo-canadiens. Merci Giuseppe pour être là. Et bien sûr, je veux saluer la présence du directeur général du CRAIQ, le Conseil régional des personnes âgées. Qui rassemble environ entre 60 et 80 clubs de la Jeunesse partout sur le territoire de l'Île-de-Montréal. Alors merci beaucoup. Pour comprendre la communauté italienne, il faut comprendre un peu les origines de la communauté italienne. L'Italie, beaucoup de monde connaît l'Italie, mais peut-être pas tout le monde qui savent qu'en Italie il y a environ 8000 pays, 8000 villages, villes et villages, et chacune a sa façon de parler, son dialecte, mais tout le monde se reconnaît dans la langue italienne. Ça, c'est important. De savoir. Alors, attendu que la fin du 15e siècle, des navigateurs italiens tels que le Vénitien Giovanni Caboto et le Génois Christophe Colomb ont entrepris des expéditions vers ce qui aujourd'hui est appelé l'Amérique du Nord, Entendu que depuis la fin du 19e siècle, Montréal constitue une terre d'accueil importante pour la population italienne qui comptait déjà 1500 personnes en 1901, soit plus de la moitié des Italiens établis au Québec à cette époque, et que selon les recensements Des statistiques Canada en 2021, environ 135 000 personnes se sont déclarées d'origine italienne sur l'île de Montréal, représentant près du 8% de la population montréalaise et 43% des personnes d'origine italienne au Québec. Entendu que le 2 juin marque la fête nationale de la République italienne, Célébrée à travers le monde par les personnes d'origine italienne, entendu que le 10 juin est reconnu comme la journée de commémoration de l'internement des 591 Italo-Canadiens en 1940 par le gouvernement canadien, internement survenu dans les camps situés en Ontario, au Nouveau-Brunswick, et en Alberta, et que cette journée est officiellement reconnue par le conseil municipal de la Ville de Montréal depuis mars 2013. Entendu que la mention M-64 adoptée à l'unanimité par la Chambre des communes le 17 mai 2017 reconnaît la contribution des Canadiens d'origine italienne à la société canadienne, la richesse de leur culture et de leur langue et désigne le mois de juin, le mois du patrimoine italien. Attendu que le 27 mai 2021, le gouvernement fédéral a présenté ses excuses officielles pour les traitements réservés aux Italo-Canadiens durant la Seconde Guerre mondiale, attendu que la communauté italienne a grandement contribué et continue à contribuer au développement socio-économique, culturel, artistique et patrimonial de Montréal, attendu que le quartier situé entre les rues Saint-Zotique et Jean-Talon, reconnu sous le nom de Petite-Italie, constitue un centre culturel emblématique pour la communauté italienne de Montréal et abrite les institutions historiques comme l'église Notre-Dame-de-la-Défense, inauguré en 1919, et la Casa d'Italia, ouverte en 1936. Attendu que depuis 30 ans, l'Italfest Montréal, anciennement connu sous le nom de Semaine italienne de Montréal, célèbre chaque mois d'août la culture, l'héritage et les traditions de la communauté italienne par une programmation diversifiée dans plusieurs quartiers de la ville, notamment la Petite-Italie, Saint-Léonard, Rivière-des-Prairies, Montréal-Nord, Notre-Dame-de-Grâce et le quartier des spectacles. Entendu qu'en 2022, à l'occasion de son 50e anniversaire, le Congrès national des Italo-Canadiens a organisé un parcours commémoratif entre De Vancouver à Halifax, traversant les lieux symboliques de la communauté italienne au Canada dans le cadre du mois du patrimoine italien. Il est proposé par moi-même, Giovanni Rapanà, conseiller de ville du district de Rivière-des-Prairies, appuyé par Chantal Rossi, conseillère de la ville du district Ovide-Clermont, de Michel Bissonnet, maire de l'arrondissement Saint-Léonard, Angela Gentile, conseillère de la ville du district Saint-Léonard-Est, Dominic Perry, conseiller de la ville du district Saint-Léonard-Ouest, que le conseil municipal souligne officiellement la contribution exceptionnelle de la communauté italienne au développement de Montréal et réaffirme son engagement à promouvoir, protéger et faire rayonner l'héritage italien par les générations futures. Merci beaucoup, Madame la Présidente. Merci beaucoup, chères et chers collègues.
Effie Giannou ◌2:20:28
Merci. La parole est à Monsieur Dominic Perry.
Dominic Perri ◌2:20:34
Merci, Madame la Présidente. À mon tour de remercier Monsieur Claudio Rocchi du CRAIQ, Maître Philippe Messina du Congrès national des italo-canadiens et Docteur Joe Maiolo des Services communaux italiens. Merci d'être ici avec nous aujourd'hui. Madame la Présidente, le 2 juin est la fête de la République d'Italie pour commémorer le jour où les Italiens ont voté pour abolir la monarchie et devenir une République, en 1946. En 2016, le gouvernement du Canada a adopté la motion M-64 pour déclarer le mois de juin le Mois de l'héritage italien, pour souligner l'énorme contribution que les immigrants d'Italie ont apportés au Canada, que ce soit dans le domaine économique, culturel, social ou d'entrepreneuriat. Depuis 4 ans, l'arrondissement de Saint-Léonard adopte une motion en juin pour demander à la Ville de Montréal de reconnaître l'apport des 275 000 citoyens d'ascendance italienne dans l'agglomération de Montréal, soit 17% de la population. L'année dernière, j'ai suggéré à la mairesse de Montréal une façon de souligner la contribution de la communauté italienne par un geste significatif. La communauté italienne mérite une reconnaissance pour son rôle dans le développement de Montréal et du Québec. Avec l'extension de la ligne bleue du métro à Saint-Léonard, nous avons une occasion unique. 2 futures stations de métro sur le TROIS, situées sur le territoire de l'arrondissement de Saint-Léonard, devront être nommées avec un nom différent de la rue sur laquelle ces deux stations sont situées, à savoir Viau et Langelier, car ces deux noms de stations sont déjà attribués à deux autres stations de métro. Pour faire suite à l'invitation de la STM, les quatre principales organisations de la communauté italienne de Montréal, à savoir La Maison d'Italie, le Congrès national des Italo-Canadiens, la Fondation communautaire canadienne-italienne et l'Association des gens d'affaires et professionnels italo-canadiens sont arrivés à un consensus pour la nomination d'une station de métro. Le nom de Verrazzano a obtenu leur préférence. Étant donné la renommée du personnage relié à l'histoire du Québec, la place qu'il occupe au commencement de la présence française au Nouveau Monde et le symbolisme qu'il représente dans le contexte actuel. Ces 4 organisations ont aussi demandé l'appui de l'arrondissement de Saint-Léonard et une résolution en appui au choix du nom Verrazzano a été adoptée par l'arrondissement de Saint-Léonard à chaque année depuis 4 ans, demandant la nomination de la future station de métro à l'intersection du boulevard Langelier et Jean-Talon, station Verrazzano. Mais pourquoi, madame la présidente, le nom de Verrazzano? Verrazzano était navigateur né dans la région de Florence et il a entrepris en 1524, en tant que premier grand pilote de France, la première expédition maritime française vers le Nouveau Monde. L'année dernière était le 500e anniversaire de l'arrivée de Verrazzano en Amérique du Nord. Son voyage aboutit à l'exploration et aux premiers relevés topographiques de la côte atlantique des États-Unis, là où un long pont porte son nom aujourd'hui, le pont Verrazzano-Narrows de New York, une forte reconnaissance symbolique du peuple américain américain à la contribution italienne. Verrazzano suit ensuite l'exploration des terres jusqu'à la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve, qu'il nomma Nouvelle-France en hommage au roi François Ier, et retourna en France en 1524 pour faire rapport au roi de France de ses découvertes qui furent essentielle 10 ans plus tard pour la préparation de l'expédition de Jacques Cartier. Considérant qu'une des plus hautes concentrations d'immigrants d'Italie dans la ville de Montréal demeure dans l'arrondissement de Saint-Léonard et que le personnage de Verrazzano symbolise bien le désir des immigrants d'Italie au développement et à l'intégration au Québec, et considérant que la coopération entre les Italiens et les Français du 15e siècle continue encore ici avec les immigrants d'Italie et qu'une opportunité se présente 500 ans plus tard avec l'arrivée du métro à Saint-Léonard, j'invite de nouveau cette année la mairesse de Montréal à poser un geste significatif comme celui posé par le maire Camillien Houde et nommer la future station de métro à l'intersection de l'Angélier station Verrazzano. Voilà comment la Ville de Montréal peut célébrer le 500e anniversaire de l'arrivée du premier Européen en sol canadien. Canadien. Voilà comment la mairesse de Montréal peut poser un geste puissant pour reconnaître la contribution historique, sociale et économique de la communauté italienne au développement de Montréal, un geste qui fera toute la différence, qui sera apprécié énormément et pour longtemps par la plus forte communauté de Montréal, parce que la reconnaissance, Madame la Présidente, n'a pas de prix, parce que la reconnaissance est un symbole de respect et parce que la reconnaissance est la base du vivre-ensemble. Quelques mots en italien pour les autres leaders de la communauté italienne qui sont en ligne. Vorrei cogliere l'occasione per augurare a tutti gli italo-canadesi un buon Mese del Patrimonio Italiano. Celebrate la nostra ricca cultura, i valori e le tradizioni e trasmettetele alle future generazioni, per mantenere viva la nostra eredità Ho chiesto al sindaco di Montreal di denominare una nuova stazione della metropolitana a Saint-Léonard la stazione Verrazzano, in onore dell'esploratore italiano che fu il primo europeo a mettere piede sul suolo canadese. Je vous remercie beaucoup pour votre attention.
Effie Giannou ◌2:28:56
Merci. La parole è a Josefina Blanco.
Voix 2J2:28:59
Merci beaucoup, madame la présidente. À mon tour de vous saluer, de vous souhaiter la bienvenue. Très contente, très heureuse de vous recevoir dans la Maison des citoyens et citoyennes de Montréal, à notre cher Hôtel de ville. Je suis aussi très contente, je l'ai dit souvent depuis les dernières années, en ayant des origines italiennes, finir l'année de conseil municipal avec ce cette déclaration, avec cette motion, cette déclaration, cette reconnaissance à l'apport de culture italienne à notre ville, à notre métropole depuis des décennies. C'est un grand honneur. Et on commence toujours aussi avec une reconnaissance en septembre de l'apport de culture latino-américaine. Donc, Madame la Présidente, mes multiples identités sont un peu, sont bien représentées à ce conseil municipal de Montréal et je suis très, très contente. Mais aujourd'hui, je veux revenir aux communautés italiennes parce que c'est l'objet de cette motion qui est présentée par l'opposition officielle. Et bien sûr, on salue cette motion, puis c'est un honneur aussi de pouvoir m'adresser à vous en tant que responsable de la diversité et de l'inclusion sociale aussi au comité exécutif de Montréal, mais aussi en tant que conseillère municipale de la Petite-Italie, le cœur des communautés italiennes depuis des décennies, le cœur culturel, lieu de rencontre, lieu où on va trouver les arômes, les saveurs, les restaurateurs. Donc je suis très, très contente et je suis très consciente que cette identité demeure très, très forte, mais comme ça a été exprimé par mes autres collègues précédemment, la culture italienne, les Italiens ont bougé, puis Aujourd'hui, on les retrouve un peu partout dans différents arrondissements de la ville de Montréal, et tant mieux. Donc, très sérieuse, c'est le mois de juin, un mois plus qu'un moment particulier pour souligner une grande quantité de festivités et rendre hommage vivant à cette culture qui a profondément façonné, qui continue à façonner à chaque jour l'identité de Montréal. La culture italienne est une pierre angulaire de notre ville. Elle sévit dans les rues animées, Je parlais tout à l'heure de l'identité forte de la Petite-Italie qui continue à demeurer un centre de rencontre et c'est tant mieux, puis je souhaite une longue vie à ce quartier que j'aime profondément. La culture italienne est présente dans notre architecture, notre art, notre musique, notre cinéma et surtout dans notre manière de vivre ensemble. En 2025, nous avons la chance de célébrer cette richesse à travers une programmation exceptionnelle, notamment grâce à Italfest de Montréal qui célèbre cette année son 32e anniversaire et qui illumine Montréal depuis plus de 3 décennies. C'est énorme, ça mérite d'être souligné. Cette année encore, le festival nous offrira certainement une multitude d'activités pour s'imprégner de la culture italienne. Ces événements sont de véritables entre les générations, entre les cultures, entre les quartiers. Il nous rappelle que Montréal est une ville de diversité, de dialogue et de célébration. Mais au-delà des événements, ce mois est aussi l'occasion de reconnaître la contribution inestimable des Montréalaises et des Montréalais d'origine italienne à notre société. Je tiens à remercier très chaleureusement toutes les personnes qui font vivre ces cultures au quotidien, les artistes, les restaurateurs, les enseignants, les bénévoles, les familles, vous êtes des gardiens d'un héritage qui est précieux et vous le transmettez avec générosité et fierté. En ces mois de juin, je vous invite à vous tous et toutes à participer aux festivités, à visiter la Petite-Italie tout particulièrement. Je continue à faire du pouce sur l'arrondissement, sur le district que je représente. Je porte aussi à votre attention, il y a toujours à chaque année depuis plusieurs années un événement fort aimé et apprécié par notre arrondissement, la Petite-Italie, mais je pense que ça rayonne au-delà de la Petite-Italie, c'est le cinéma au parc Dante. Et ma collègue Ericka Alneus et moi-même, on a eu la chance d'aller voir plusieurs films, plusieurs, à différents moments. Puis c'est pas seulement les films il y a aussi des prestations artistiques et il y a aussi la vie, l'échange commercial parce qu'il y a beaucoup de commerçants du quartier qui contribuent à cette activité qui est merveilleuse, ça tient sur plusieurs fins de semaine et même dans les jours de la semaine et il y a des gens des communautés italiennes qui viennent de partout et bien sûr des familles qui sont dans le quartier, donc je suis conseillère de secteur, Je porte à votre attention cet événement qui est fort sympathique et fort intéressant. Donc venez, venez cet été nous visiter à la Petite Italie. Et je finis tout simplement en vous remerciant. Merci et vive la culture italienne à Montréal. Longue vie.
Voix 2B22:34:11
Merci.
Voix 2J2:34:16
Merci.
Effie Giannou ◌2:34:17
La parole est à Chantal Rossi.
Voix 2F2:34:20
Merci, madame la présidente. D'emblée, je veux également souligner la présence de Claudio Rocchi, DG de la CRAIQ, de maître Messina et du docteur Maiolo. Merci beaucoup d'être avec nous ici aujourd'hui. Alors, c'est avec une grande fierté que je me lève et que je prends la parole aujourd'hui pour souligner le Mois du patrimoine italien. Un moment précieux pour rendre hommage à l'héritage unique et à la contribution remarquable de la communauté italienne à notre ville, Montréal. Comme il a été dit précédemment, le 2 juin de chaque année, nous célébrons la Fête de la République de l'Italie, une date historique marquant la naissance de la République italienne, soit le 2 juin 1846. Ce jour symbolise non seulement un tournant décisif dans l'histoire du pays, mais aussi les valeurs profondes de démocratie, de liberté et d'unité qui continuent de guider le peuple italien. Tout au long du Mois du patrimoine italien, nous rendons hommage aux contributions exceptionnelles des Italo-descendants à la richesse culturelle, sociale et économique de nos sociétés. Depuis plus d'un siècle, les Montréalaises et les Montréalais d'origine italienne enrichissent nos société par leur, par le travail acharné, leur esprit de famille, leur sens de la solidarité et l'amour des traditions. Dès les premières vagues d'immigration, ils ont contribué à bâtir cette ville de leurs mains et de leur cœur, dans les chantiers, les commerces, les quartiers et surtout dans nos vies. Que ce soit à travers la cuisine, l'art, la musique, la mode, l'architecture ou l'entrepreneuriat, l'héritage italien rayonne à travers le monde et continue d'inspirer les générations présentes et les générations futures. C'est l'occasion de célébrer la beauté d'une culture vibrante, d'honorer les ancêtres qui ont traversé les océans avec courage et détermination et de reconnaître l'influence indélébile de l'Italie dans le tissu de nos communautés. La communauté italienne a profondément marqué notre paysage urbain, culturel et social. On la retrouve dans l'architecture, la cuisine, dans la musique, dans les arts, dans l'âme même de Montréal. Elle fait rayonner la beauté de la culture italienne tout en incarnant l'esprit de partage, d'ouverture et de résilience. Constructeurs dans l'âme, de nombreux Italo-Montréalais étaient maçons, charpentiers, entrepreneurs, ouvriers qualifiés. Ils ont contribué à bâtir des quartiers entiers, souvent en construisant leur propre duplex ou triplex et en y logeant plusieurs générations sous un même toit. Ils ont dynamisé l'économie en ouvrant des petits commerces familiaux. Ils ont ouvert des boucheries, des boulangeries, des fruiteries, des cafés, des salons de coiffure, des garages de mécaniques et des épiceries italiennes. La culture italienne met de l'avant la famille, la solidarité et la fierté communautaire. Ces valeurs ont structuré la vie de plusieurs quartiers. On pense aux paroisses italiennes, par exemple Notre-Dame de Pompéi, Notre-Dame de la Défense, la Consolata, Maria Auxiliatrice, Notre-Dame du Mont-Carmel. Ces lieux sont devenus non seulement des centres spirituels, mais également des centres sociaux très actifs. Pensons également à la Casa d'Italia, fondée en 1936, qui a été le tout premier centre communautaire de la communauté italienne ici à Montréal. Se sont formées des associations culturelles et sociales et ont créé, pour soutenir les nouveaux arrivants, organisé des fêtes communautaires et transmettre la langue et la culture. La présence italienne a enrichi les quartiers avec la langue italienne, la musique, la gastronomie. On pense à la pizza au four à bois, aux arancini, à la porchetta, etc., et un certain art de vivre méditerranéen. Les jeunes générations ont contribué à un mélange des cultures en fusionnant leurs racines italiennes avec la culture québécoise. Et à la blague, j'en suis le produit. Cela a influencé la vie artistique locale, des festivals de quartier tels que le Festival italien qu'on peut retrouver à la paroisse Notre-Dame-de-Pompéi, de même de formes d'expression comme la musique et le théâtre communautaire. Si nous voulons penser un peu plus à grande échelle, nous pouvons parler de l'Italfest, qui se tient au mois d'août principalement sur la rue Saint-Laurent dans la Petite-Italie, mais qui aussi explose dans les quartiers et dans les autres arrondissements. Avec le temps, plusieurs membres de la communauté italienne sont devenus des acteurs politiques ou institutionnels locaux, conseillers municipaux, députés. Ici, vous le savez, je prends une pause pour penser à mon père qui été député fédéral et qui a été le premier député d'origine italienne à siéger, du Québec à siéger à la Chambre des communes. Ils sont devenus des enseignants, des directeurs d'école, des policiers et plein d'autres métiers honorables. Ils ont milité pour de meilleurs services publics, pour la reconnaissance des droits des immigrants et pour l'amélioration de la qualité de vie dans les quartiers. Madame la présidente, je l'ai déjà dit, mais je tiens à le redire, je suis fière d'avoir ce sang de courage, ce sang d'honneur, ce sang de détermination, ce sang de résilience, ce sang chaud, ce sang italien qui coule dans mes veines. Le Mois du patrimoine italien, est l'occasion de saluer cette contribution, de la célébrer et de dire merci. Merci à celles et ceux qui ont pavé la voie et merci à celles et ceux qui la poursuivent avec passion et avec fierté. Buon mese del patrimonio italiano a tutti! Bon mois du patrimoine italien à tous et à toutes et viva l'Italia! Et notre collègue Jim Bayes me demande d'ajouter son nom à titre d'appui à la motion.
Effie Giannou ◌2:41:13
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌2:41:17
Madame la présidente, bonjour à tous et toutes. Un grand honneur pour moi d'être ici aujourd'hui pour parler de la belle communauté italienne de Montréal, une communauté qui a donné tant à notre ville. Lavoro, cultura e un forte senso di comunità. Tanti italiani sono arrivati qui con speranza, determinazione. Hanno lavorato duramente per costruire una nuova vita. Hanno aperto ristoranti, negozi, officine, teatri e scuole. Hanno insegnato ai loro figli e nipoti l'importanza del rispetto delle tradizioni e del lavoro onesto. Forse non lo sapete, ma la mia famiglia ha forti radici italiane. Sì, il cognome di mia madre è Falco. Sono un Sauvé, anche sono un Falco. Vorrei spendere qualche parola sulla straordinaria Comune d'Italia del sud-ovest di Montreal. Siamo fortunati ad avere una comunità italiana forte lì, con molti gruppi comunitari straordinari. L'Associazione delle Famiglie Calabresi, con gli organizzatori Francesco Falsetti e Pietro Poletti. L'Associazione delle Famiglie Calabresi è un punto di riferimento per tante famiglie, organizza feste, cene, attività per i giovani e gli anziani. È un luogo dove ci si sente a casa anche se siamo lontani dall'Italia. Un altro gruppo, l'Associazione Messinese, con un consiglio eccezionale guidato dal presidente Franco Mendolia. L'Associazione Messinese fa un lavoro meraviglioso, tiene vive la tradizione siciliana, la cucina, la musica, la lingua. E anche attraverso il loro torneo di golf raccoglie fondi per una fondazione che sostiene direttamente il Complex Care Services Fund at the Montreal Children's Hospital. E certo non possiamo dimenticare il contributo della parrocchia e del Circolo Anziani di San Giovanni Bosco, che organizzano tantissime attività a Ville-Marie Un saluto a Padre Jean-Marie e al suo team. Anche queste associazioni ci ricordano che l'Italia vive ancora qui, nei cuori di tante persone, aiutando a unire la comunità, a creare amicizie e trasmettere valori importanti. Concludo dicendo grazie. Grazie a tutte le persone che Che ogni giorno mantenono viva l'anima Italia a Montreal. Siete una parte importante della nostra storia e del nostro futuro. Grazie di cuore. Vive la comunità italiana a Montreal.
Effie Giannou ◌2:44:28
Merci, Madame Laura Palestini.
Laura Palestini ◌2:44:33
Merci beaucoup. Alors, merci, madame la présidente. Bonjour distingués invités, chers collègues, bon pomeriggio à tutti. Les LaSallois d'origine italienne ont largement contribué à plusieurs niveaux à construire le LaSalle d'aujourd'hui et demeurent très vivants. Nous avons d'ailleurs redonné cet engagement par un pacte d'amitié avec la commune Santa Lucia del Mela, ainsi qu'à la nomination d'une placette en rappel de ce pacte. Je suis également très fière d'avoir participé à l'inauguration, avec mes collègues élus de LaSalle, d'une salle au Parc Ouellet que nous avons intitulée le Centre des aînés italo-lasallois. Je réitère aussi l'implication de nombreux restaurateurs et promoteurs immobiliers, entrepreneurs Et n'oublions surtout pas l'implication de plusieurs élus d'origine italienne. Personnellement, je suis très honorée de mes origines dans la région marche et dans la belle Italie, au nord-est de Rome, mais surtout de partager ma culture avec mes concitoyens et concitoyennes. C'est un immense plaisir que je me joins à cette motion et je suis appuyée par mes collègues, monsieur Deschamps, et Madame Blanchet qui est en connexion avec nous à distance. Alors vive l'Italie et longue vie à la culture italienne à LaSalle et à Montréal. Merci.
Voix 2A2:46:11
Merci. La parole est à Angela Gentile. Bonjour, buongiorno, hi. Alors, al signor Messina, Rocchi et Maiolo, buongiorno a tutti. Alors, en ce mois de juin, nous célébrons l'apport inestimable des Italo-Canadiens à notre grande nation. Des arts aux sciences, en passant par les affaires et la politique, les Italo-Canadiens ont laissé une empreinte indélébile sur le tissu sud de notre pays. Leur riche patrimoine, culture, valeurs familiales fortes, leur esprit résilient font sonner nos communautés et enrichissent notre société. Aujourd'hui, nous rendons hommage à leurs réalisations, celles d'explorateurs pionniers comme Giovanni Caboto en 1497, qui a exploré la côte nord-américaine pour le roi Henri VII et du côté français, Giovanni da Verenzano, en 1524, pour le roi François Ier, 10 ans avant l'arrivée de Jacques Cartier. Nous célébrons les délicieuses traditions culinaires qui font désormais partie intégrante de notre cuisine québécoise-canadienne. Pensez aux pizzerias ou parle de la culture de l'espresso. Des festivals comme Italfest de Montréal qui se déroule cette année là où ça doit se dire à Saint-Léonard. Mettre en valeur la musique, la danse, l'art vibrant des Italo-Canadiens qui ont apporté ici au Canada. Les Italo-Canadiens ont apporté une contribution inestimable aux soins de santé, l'éducation, services communautaires, ils ont bâti les entreprises qui aujourd'hui prospèrent, ils ont créé des emplois, ils ont redonné à leur communauté avec générosité et compassion. Dans le secteur de la construction, les constructeurs et entrepreneurs italo-canadiens ont joué un rôle très important dans le façonnement des infrastructures de Montréal. Les entrepreneurs italo-canadiens ont pratiquement bâti Saint-Léonard et continuent à ce jour avec la construction de plusieurs tours résidentielles projetées sur le prolongement de la ligne bleue, Bien sûr, c'est la rue Jean-Talon-Est, encore à Saint-Léonard. Dans le secteur des arts et de la culture, les artistes, musiciens, écrivains italo-canadiens ont enrichi la scène culturelle montréalaise. Dans le secteur de l'éducation, des programmes de langue et de culture italienne offerts partout dans nos universités et dans nos écoles à Montréal. Dans le secteur communautaire, le Centre Leonardo da Vinci, les églises et nos organismes offrent un soutien à toutes et à tous à Montréal. Dans le secteur de l'innovation culinaire, les chefs italo-canadiens ont introduit de nouvelles créations culinaires mélangeant des traditions. Molto delizioso! Ce sont ces contributions qui témoignent de l'impact durable des italophones italo-canadiens sur l'identité de Montréal. Reconnaissons aujourd'hui et célébrons les contributions remarquables de notre communauté italo-canadienne et continuer à promouvoir une société inclusive où chacun peut s'épanouir. Mille grazie, mille grazie di vero cuore a tutta la comunità italiana. Continuiamo a essere con la solidarietà. Grazie perché avete arricchito questa città grazie alla vostra cultura, passione e dedizione. Allora, viva La comunità italiana a Montreal, el Quebec, el Canada.
Voix 2C2:50:03
Grazie.
Effie Giannou ◌2:50:13
Merci. Alors la parole est à Mary Deros.
Mary Deros ◌2:50:17
La présidente. Bonjour, bonjour à vous tous. Buongiorno. Je connais pas trop d'italien comme mon collègue Craig, mais je comprends et j'essaie de temps en temps. Je me lève pour ajouter mon nom à l'appui de cette belle initiative de mon collègue Giovanni Rapanà pour présenter cette motion, mais j'aimerais aussi vous annoncer, peut-être vous le connaissez déjà, Le siège social de Craig est dans Parc-Extension et je dirais que je participe à plusieurs activités des différents clubs à travers Montréal où on apprécie des jeux de bocce, de grappin, de la bonne bouffe et l'amitié, les relations, la chaleur entre les membres. Et l'accueil qu'ils donnent à tous ceux qui participent. J'aimerais aussi partager le fait que quand le Casa Italia s'est amélioré, a grandi, comme président de CCU de notre arrondissement, parce qu'il se trouve dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, nous avons travaillé longtemps pour avoir les bons résultats que nous voyons et apprécions aujourd'hui. J'aimerais dire merci à toutes les personnes âgées qui m'ont adoptée comme leur grande-fille et je dirais que la culture italienne est magnifique, accueillante et je joins ma voix à tout ça qui a été exprimée ici par les collègues. Tout a été dit. Alors, de ma part, je vous salue de fond de cœur. Viva l'Italia! Et ce mois d'histoire, ce mois de culture sera fêté grandement, surtout dans Petite-Italie, pendant la semaine italienne. Merci.
Voix 2F22:52:39
Grazie.
Julie Roy ◌2:52:43
Merci.
Effie Giannou ◌2:52:44
Alors, la parole est accordée à Michel Bissonnet.
Michel Bissonnet ◌2:52:47
Je voudrais saluer les amis de la communauté italienne qui sont avec nous aujourd'hui. Alors moi, je suis arrivé à Saint-Léonard en 1973 et puis j'ai fait mon cours de droit, puis après ça, ben, J'ai travaillé au bureau du greffier ici, puis à ce moment-là, je suis retourné à Saint-Léonard. Puis là, j'ai été visiter des maisons modèles, puis j'ai voulu louer un logement, mais évidemment, il y avait un Italien qui était à la porte, il me dit, Michel. Michel, il me connaissait pas, mais il m'a dit, vous cherchez-vous un logement? J'ai dit, oui. Il dit, moi, j'ai un logement à Saint-Léonard, un beau 5 et demi, 140$ par mois chauffé. C'était le prix à l'époque, en 1973. Alors je l'ai suivi et puis j'ai loué le logement. Et puis là, ben, en 1977, j'ai décidé de me présenter en politique à Saint-Léonard. Alors mon slogan était, vivez-les, vive ensemble à Saint-Léonard, vivez-les et s'y aimer à Saint-Léonard. C'est commencé ça là. Alors J'ai fait la campagne électorale dans les autobus qui passaient sur la Côte-des-Neiges, Guyot était assis en avant sur le premier banc, puis tout le monde qui rentrait un par un, je me présente comme candidat. J'avais appris l'italien, je me débrouillais pas si mal que ça, et puis j'ai même mon propriétaire qui m'a loué le logement, il m'a même prêté sa jeune fille qui m'enseignait l'italien. Alors j'étais Alors, ce qu'on a eu à Saint-Léonard, c'est que la communauté italienne, ils ont dit on a 18 clubs d'arts noirs actuellement. Alors, à Saint-Léonard, les personnes âgées qui sont occupées, qui sont occupées. On a eu une aide du gouvernement fédéral, du gouvernement provincial pour avoir le centre Leonardo da Vinci. Et la municipalité de Saint-Léonard a fait un bail amphithéâtrique avec la Fondation canadienne italienne pour avoir ce cet bel édifice-là qui est encore, c'est un contrat de bail amphithéâtrique, amphithéâtrique de 66 ans. Ça pourrait être un 46 ans, mais c'est un bel endroit, Saint-Léonard, c'est une fierté pour tout le monde. Alors je voulais aussi parler qu'on a des associations, par exemple l'association Casa Kalendé, ça fait 100 ans qu'ils sont au Canada. Ils ont une association, c'est la plus associations à Montréal, si je me trompe pas. Alors, je voudrais vous dire que je suis molto fier d'essayer le syndicat de la cité de Saint-Léonard et en ce moment, je veux dire que la communauté italienne est une communauté molto fière, qui est attentive et moi, je suis un ami de la communauté italienne et à l'Assemblée nationale, quand j'étais président de l'Assemblée, La carte de l'Italie était dans mon bureau.
Giovanni Rapanà ◌2:55:44
C'est vrai.
Michel Bissonnet ◌2:55:45
Et la carte de l'Italie est encore dans mon bureau à Saint-Léonard. Alors ça me fait très plaisir, j'étais un bon ami des Italiens, puis ils m'aiment tous. OK, ciao a tutti et buon saluto.
Effie Giannou ◌2:56:14
Alors, la parole est à Despina Sourias.
Despina Sourias ◌2:56:16
Oui, buongiorno amici. J'essaie de parler un peu l'italien.
Despina Sourias ◌2:56:22
Je voulais en fait simplement rajouter mon nom à la motion comme appuyeuse.
Despina Sourias ◌2:56:27
J'ai une très grande communauté à NDG d'Italiens.
Despina Sourias ◌2:56:32
J'ai aussi eu la chance de vraiment aller à plusieurs événements dernièrement pour célébrer le mois d'héritage italien ici à Montréal, un événement qui a été aussi mené par le consul général pour la fête nationale de l'Italie.
Despina Sourias ◌2:56:45
Donc, pour moi, c'est un honneur d'avoir, de représenter tant d'Italo-Canadiens dans mon district.
Despina Sourias ◌2:56:51
Donc, c'est pour cette raison-là que j'aimerais rajouter mon nom à cette motion. Merci.
Effie Giannou ◌2:56:59
Merci. Alors, c'est noté. Madame Caroline Bourgeois.
Voix 2C2:57:03
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, la même chose que ma collègue, je souhaite aussi que mon nom soit ajouté à cette déclaration. Je pense qu'on vit toujours un beau moment à chaque année lors de cette déclaration, en fait cette motion, oui, qui est déposée pour souligner la contribution de la communauté italienne. Alors, bien sûr, vous me permettrez de saluer monsieur Messina, docteur Maiolo et monsieur Rocchi, qui est très, très présent sur le terrain. On doit dire, vous êtes partout aux quatre coins de l'île, bien sûr, pour faire le lien aussi avec les nombreux groupes de la communauté italienne qui animent nos quartiers, qui souvent brisent l'isolement aussi pour de nombreuses personnes âgées pour qui, lorsqu'on peut leur offrir des services aussi, on réussit à créer vraiment des moments de communauté tellement importants. Et de prendre ce moment annuellement, à chaque année, pour pouvoir réitérer la contribution de la communauté italienne à la vie montréalaise, à l'architecture à la culture, à ce qu'on est finalement comme population montréalaise, eh bien, c'est toujours un plaisir. Et sans oublier, je m'en voudrais quand même de ne pas souligner la contribution extraordinaire, bien sûr, de la communauté italienne de Rivière-des-Prairies, dont il me fait bien plaisir et l'honneur de pouvoir bien les représenter.
Voix 2B22:58:11
Merci beaucoup.
Voix 2F2:58:17
Madame Rossi. Oui, c'est tout simplement pour ajouter le nom de tous les élus d'Ensemble Montréal comme appuyeurs.
Effie Giannou ◌2:58:25
Alors, je crois qu'on va rajouter le nom de tous les élus dans l'enceinte. Merci. Madame Hénault, la même chose?
Voix 2F42:58:32
Exactement.
Effie Giannou ◌2:58:34
Alors, c'est noté. Alors, la motion est adoptée à l'unanimité. Merci, la leader adjointe.
Voix 2B22:59:09
Merci beaucoup.
Voix 2F22:59:10
Donc, il y avait des gens inscrits au tableau juste avant qu'on entame la motion.
Voix 2J22:59:14
Donc, je sais pas si on peut les remettre et peut-être que la première personne pourrait faire son intervention.
Voix 2F22:59:22
Je peux les nommer si vous voulez.
Voix 2J22:59:25
Au moins, on va bien partir sinon. Donc, il y avait Alia Hassan-Cournol, Alan De Souza, Benoît Dorais, Maya et Julien.
Voix 2F22:59:35
Je vous ai dit avec vos prénoms, mais avec beaucoup d'amour. Si monsieur De Sousa veut parler avant le dîner, il est le bienvenu.
Vana Nazarian ◌2:59:55
Tout le monde a faim, les amis, hein?
Mary Deros ◌2:59:57
Parfait.
Voix 2J22:59:58
Donc peut-être juste remettre les noms au tableau, comme ça quand on va revenir le ventre plein à 14 h, on va être prêts.
Effie Giannou ◌3:00:03
C'est parfait. Alors on suspend pour la pause du dîner, c'est ce que je comprends bien?
Laura Palestini ◌3:00:07
Merci.
Effie Giannou ◌3:00:08
Très bien. Alors on revient à 14 h.
Voix 2F23:00:11
Merci.
Voix 3A4:36:09
14 h 01, nous reprenons donc les travaux de cette séance ordinaire du conseil municipal avec votre collaboration habituelle. Donc nous étions à l'étude des rubriques 30.01 à 30.05. La prochaine intervention est celle de madame Alia Hassan-Cournol. Je veux juste confirmer, est-ce que l'intervention précédente était terminée? Oui, très bien. Madame Alia Hassan-Cournol.
Voix 3B34:36:36
Monsieur, vas-y, allez-y madame.
Voix 3A4:36:38
Un instant, monsieur le leader de la majorité.
Maja Vodanovic ◌4:36:44
Je vais y aller pour le leader, on fait ça en duo, on va modifier l'ordre du jour.
Voix 3A4:36:50
Donc une petite modification, on passerait au point 30.05 pour des raisons de travail, afin de permettre que la porteuse du dossier puisse— pas le 80, dans le 30.05 de l'ordre du jour du conseil municipal, afin de permettre à la porteuse du dossier d'être présente. C'est bon pour— parfait. Très bien. Donc, si je comprends bien, les délibérations qui suivent portent sur la rubrique 30.05. Je rappelle que 01 à 05 ont déjà été appelés dans les 30. Pour ma compréhension, vous voulez retourner au dossier en orientation?
François Limoges ◌4:37:36
Non, effectivement, je vais— ma collègue a tout à fait raison, mais je vais le rephraser autrement. Là, on a un débat sur les items qui sont déjà appelés dans le chapitre 80-30. On le garde en mémoire, on ajourne, on le met de côté. Pour des raisons de conciliation travail-famille, notre collègue Laurence Lavigne-Lalonde doit aller chercher ses enfants. Alors, on va, je propose, comme elle défend un dossier au conseil municipal 30-05 qui est un 85-5 sur l'abattage des frênes, qu'on appelle ce point. Qu'on puisse l'adopter, qu'elle puisse répondre sur des questions. Une fois qu'on aura adopté le 3005 sur l'abattage des frênes, madame Lavigne-Lalonde pourra quitter et nous reprendrons nos passionnantes délibérations sur les items en cours. Et effectivement, on s'entend que madame Hassan-Cournol serait en premier, non pas en dernier, au tableau.
Voix 3A4:38:33
Très bien, merci pour ces précisions. Donc, on quitte les dossiers en orientation au conseil d'agglomération, nous revenons au dossier du conseil municipal et nous écouterons les délibérations sur la rubrique 30.05.
François Limoges ◌4:38:50
Ben oui, effectivement, c'est beau de modifier la séquence, mais je vais quand même effectivement appeler le point. Alors, en 30.05, on prolonge la déclaration de compétence du conseil de la ville relative à toutes les mesures liées à l'abattage des frênes.
Voix 3A4:39:06
Madame Laurence Lavigne Lalonde.
Laurence Lavigne Lalonde ◌4:39:08
Je remercie, en droit de réplique, je remercie l'ensemble du conseil pour ce changement de séquence qui me permettra d'aller chercher mes enfants et de suivre les travaux du conseil à distance. Je quitte pas réellement, mais tant qu'à être debout, je vais juste quand même prendre 30 secondes pour remercier l'ensemble des équipes qui travaillent depuis 2015 là sur Sur justement la question de la grille du frêne, la stratégie qui a été établie en 2015 venait vraiment répondre à des enjeux où on voulait s'assurer de pouvoir offrir un— de pouvoir préserver au maximum la forêt urbaine. Et donc, le rapatriement de compétences nous assurait de pouvoir faire en sorte qu'on allait avoir une intervention qui allait être équitable sur l'ensemble du territoire et qui allait faire en sorte qu'on allait pouvoir travailler dans chacun des arrondissements et que ça n'allait pas être à la merci ou au bon vouloir des arrondissements de traiter la grille sur un territoire et que celui d'à côté décide de ne pas le faire et que nos efforts tombent. Et cette stratégie a eu des bons résultats et elle a été saluée par de nombreuses villes au Canada et aux États-Unis, d'autres villes qui sont aussi touchées par la grêle du frêne. Donc, je tiens à remercier la collaboration de l'ensemble des arrondissements et de l'ensemble de toute l'équipe au Service des grands parcs qui ont établi ces changements réglementaires-là pour nous permettre de préserver le plus possible la canopée sur notre territoire. C'est tout, je vous remercie et je vous suis à distance pour le reste de la journée.
Voix 3A4:40:33
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de la rubrique 30.05, ce qui selon ma compréhension nous ramènerait aux rubriques d'adoucissement d'orientation au conseil d'agglomération. À titre de rappel, les rubriques 30.01 à 30.05 du chapitre 80 ont été appelées. J'inviterai les personnes qui avaient levé leur main à lever leurs mains à nouveau en commençant avec Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌4:41:08
Bonjour, merci Madame la Présidente. Puisque le responsable du développement économique est en chambre, je laisserai mon point à Monsieur Rabouin pour présenter le 80-30-05 qui est le plan de développement économique 2030.
Voix 3G4:41:30
Merci, merci beaucoup, madame la présidente. Aujourd'hui, on est vraiment fiers de présenter le plan de développement économique 2030. C'est un plan, comme vous le savez, qu'on travaille étroitement avec le gouvernement du Québec. À Montréal, on a une planification économique conjointe, ville-gouvernement du Québec, et c'est un plan qui a été aussi élaboré conjointement comme on le fait toujours en collaboration étroite avec les grands partenaires économiques de la Ville de Montréal. Je pense évidemment à Tourisme Montréal, Montréal International, la Chambre de commerce Montréal métropolitain, le Réseau PME Montréal, l'Association des sociétés de développement commercial de Montréal, par exemple. Donc on l'a travaillé ensemble et on arrive avec un plan qui est vraiment audacieux. C'est son titre, un cadre audacieux pour une métropole prospère. On veut évidemment encourager le développement de notre économie, d'avoir une économie qui est verte, qui est inclusive. Donc ça, c'est un élément qui est fondamental dans notre vision du développement économique. On veut favoriser la participation active des acteurs dans le développement économique de Montréal. Là-dessus, je tiens à rappeler que nous avons redonné au Réseau PME Montréal le mandat de coordonner et de mobiliser les acteurs pour le développement économique local sur le territoire. Donc ça, c'est important parce qu'on veut un développement économique qui est au service des collectivités, et un développement économique dans lequel les acteurs sont parties prenante du développement économique de leur territoire. On veut également renforcer notre positionnement à l'échelle internationale. Montréal est une ville internationale. Ce matin, on a annoncé qu'on lançait une campagne pour recruter des chercheurs de calibre international qui sont actuellement aux États-Unis et qui auraient bien envie d'aller dans une place dans le monde où ils ont la liberté académique Nous, on a lancé une campagne avec Montréal International pour les inviter à venir ici. Montréal, on est une ville internationale, on est une ville étudiante et c'est un endroit exceptionnel pour habiter. Donc possiblement qu'il y aura des gens qui sont actuellement aux États-Unis qui ne sont pas nécessairement des Américains. Il y a des gens de partout dans le monde qui étudient aux États-Unis, incluant des Québécois et des Canadiens. Donc on les invite à venir étudier et faire leurs travaux de recherche ici à Montréal. Et voilà, donc on veut, donc on mise sur les universités, nos centres de recherche qui sont vraiment de qualité exceptionnelle ici à Montréal. On mise sur la créativité des entrepreneurs. On est dans un milieu où on a des entrepreneurs qui sont audacieux, qui sont créatifs, qui sont résilients. On veut miser sur le potentiel, sur nos potentiels, et là-dessus on a des atouts exceptionnels à Montréal. Et on mise aussi à la fois sur des créneaux porteurs d'avenir, des créneaux économiques et des secteurs géographiques qui sont à fort potentiel. Donc évidemment, on pense au centre-ville, à l'est de Montréal, le long du canal, la Chine 4.0, évidemment on a le Technoparc Montréal. Donc c'est des secteurs à fort potentiel. On mise sur des créneaux économiques qui sont des forces pour Montréal, des créneaux dans lesquels on est déjà parmi les meilleurs au monde. Donc je pense évidemment à l'aérospatiale, l'intelligence artificielle, les industries créatives et culturelles qui sont une de nos caractéristiques en créativité numérique. Encore une fois, on est parmi les meilleurs au monde et j'étais cette semaine en rencontre avec l'UQAM, Moment Factory, plusieurs entreprises, plusieurs organismes montréalais qui développent la créativité numérique. Travaille sur un projet de zone d'innovation en créativité et numérique ici au centre-ville de Montréal et la Ville soutient financièrement cette démarche-là avec le gouvernement du Québec. Un autre secteur dans lequel on est fort, c'est les sciences de la vie. Donc, on a un pôle important dans le Technoparc Montréal, on a aussi un pôle d'innovation en santé qui se développe sur le Plateau-Mont-Royal, sur la rue Saint-Urbain, à côté de l'IRCM. On est une des villes les plus intéressantes et la plus intéressante en Amérique du Nord en termes de finance durable. Donc on a travaillé fort avec Finance Montréal, avec Montréal International, avec les acteurs de la finance qui sont installés ici à Montréal pour qu'on soit leader mondial en finance durable. Donc la finance durable, ça a été longtemps vu comme un secteur de la finance, maintenant c'est vu comme l'avenir de la finance. Toute la finance doit être alignée sur des objectifs d'inclusion sociale et de transition écologique. Et à Montréal, on est, on a vraiment des acteurs qui sont là, qui sont mobilisés. On a Desjardins, on a Fonds d'action, on a le Fonds de solidarité, on a des fonds de travailleurs, le Fonds de solidarité de la FTQ, la Caisse de dépôt, plusieurs institutions financières engagées pour transformer la finance. Et évidemment, je pourrais pas vous parler de plan de développement économique sans vous parler d'économie sociale et circulaire. Qui sont aussi deux secteurs qui sont vraiment importants pour nous, Projet Montréal, mais des secteurs dans lesquels on est forts, on est reconnus à l'échelle internationale et en économie circulaire. Avec tout ce qui est possible dans l'est de Montréal, on a le potentiel de devenir un leader mondial en économie circulaire. Donc voilà un plan dont on est très fiers, un plan d'action qui est salué par la communauté et qu'on va mettre en œuvre dans les années. Merci.
Voix 3A4:46:45
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌4:46:56
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon intervention sur l'item 8030-02. Madame la présidente, mon collègue Vana Nazarian l'avait dit amplement, sur les leçons à tirer du passé vis-à-vis la stratégie de l'eau. Et en conséquence, je pense que je note une certaine tendance où l'administration dévoile un plan, une vision, souvent ce sont des choses qui sont bien, mais on a toujours trouvé que dans les atteintes de leurs objectifs, dans les ressources qui sont dédiés, dans l'exécution des actions, qu'il y a des écarts et on voit que oui pour la vision, mais à livrer la marchandise, on a trouvé des grosses lacunes. Hier, on avait parlé entre autres sur l'état des actifs. Hier, on a parlé sur le rapport des objectifs pour éliminer le plomb. On a d'autres plans qui sont déposés. Je ne dois pas me prononcer sur la stratégie de l'économie, je laisse monsieur Larabouin courir avec ça. Mais dans la stratégie de l'eau montréalaise, j'ai encore, je me questionne qu'ici, c'est un dossier qui était tellement important et pour lequel ça vienne après 2 ans d'efforts, mais ça vient ici au conseil et les ressources qui sont nécessaires pour la mise en application, pour la réalisation de ce plan sont pas là, sont pas attachées, sont pas connues. Le fait que cette stratégie vienne au conseil quand une moitié de décennie qu'il aurait dû toucher est déjà passée, parce que la dernière stratégie finissait en 2020, donc c'était supposé être en 2021 à 2030. Ici, nous avons une stratégie 2025-2034, donc le dernier 5 ans, on semblait qu'on avait oublié. Mais je m'en souviens, madame la présidente, quand ce dossier est venu aux commissions en 2023. Et en 2023, essentiellement, le projet était là, vous avez eu, et à ce moment-là, je me posais la question en lisant le dossier qui était présenté à la commission, c'est où l'argent? La commission avait déposé son rapport au début de l'an 2024 et encore, pour autant qu'il n'y avait aucun débat sur le contenu, sur les stratégies, mais depuis janvier 2024, grossièrement, on cherchait de l'argent. Et d'autre part, on est ici un an et demi plus tard, la stratégie est déposée devant la Chambre de conseil Et les ressources nécessaires sont pas attachées. It must be hard to be responsible for water, Madame Vodanovic. I sympathize with you. You have all my empathy. You have all my concern because to be able to get money to be able to execute this plan is has not been easy, and to be able to bring this to council with it not attached is definitely. In my view, doesn't do justice to being able for our staff and our services to do the work, not to have knowledge of how is this going to be financed over the next 10 years. In the States, in the US, they say, where's the beef? I can ask the same question. Where's the beef? Where's the money? To bring a plan that's a 10-year plan without financing attached to it and doesn't tell us how we're going to get it does not bode well. To suggest that we're going to fund this year by year will not be the best way to execute what you're bringing forward to us. And when I hear the person who's responsible for the finance commission— finances of the city saying, well, look, we just have to win this election and and after the election we'll find a way to finance it, to me is not serious. So I do ask the administration to rethink this file, to go back on 30-02, if need be withdraw it, because it's clearly not adequate nor satisfying nor capable to come to council with a plan that's a 10-year plan but with no monies attached to it, even you say you have some partially attached. Yes, it's so much, but we saw in the assets statement last night that you're missing $280 million a year, and that money has to be found. Well, why bring a plan to council if you don't have the resources to do it? Because once a plan is being implemented, you will be forced to kick the ball down the road again. Like you did with the plomb, with lead pipes, you know, 8 years from 2032 to 2040. Well, a few years into this, into this project and this strategy, that's exactly what you're going to come back to council and saying, look, we don't have the resources, so we're going to put off this, that, and the other for another 10 years. So all I'm saying is that if you are going to bring a plan to council that that you want us to believe in, that is credible, that we can make sure is going to happen, just make sure the financing is attached and not to use a line, on va juste se faire élire et après les élections, l'argent va tomber du ciel. Merci, Madame la Présidente.
Voix 3A4:52:52
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌4:52:55
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Sur le même point que Monsieur De Sousa, Entendre l'opposition, ce qui est déposé aujourd'hui, qui est un travail extrêmement sérieux, c'est comme si c'était absolument rien. C'est comme si les services avaient travaillé absolument à pondre, je sais, je ne sais trop quoi, à accoucher d'une souris peut-être. Après ça, entendre l'opposition, c'est comme s'il n'y avait jamais d'argent non plus qui était mis dans l'eau, puis qu'on repartait à zéro. Le puis qu'on n'avait absolument aucune cenne pour faire des investissements en lien avec la stratégie montréalaise de l'eau. Moi, je remercie vraiment ma collègue, madame Vodanovic, qui a travaillé extrêmement fort puis qui a déposé une stratégie qui est fort convaincante. Puis d'un point de vue financement, bien, à entendre les collègues en face, madame la présidente, c'est comme si, c'est comme si l'objectif 5.3 n'existait pas. Pourtant, quand on regarde ça justement sur les coûts de la gestion de l'eau, rien n'avait été fait. Pourtant, si on regarde ce qui est là, on parle justement de faire en sorte de contrôler également la croissance des coûts d'exploitation, puis ça en soi, c'est un aspect financier budgétaire fort important. On parle d'initiatives qui sont fort porteuses également. Sur le mode de gestion des projets qui sont en place, le système de suivi, le contrôle des coûts, les échéanciers des projets, mettre en place et optimiser un programme d'efficacité énergétique au service de l'eau, standardiser un certain nombre d'opérations, différents pôles d'activités, de soutien technique, etc., optimiser la gestion de l'approvisionnement et des achats. Tout ça, ce sont des coûts. Tout ça, ça veut dire de l'argent, de l'argent qui est économisé et de l'argent qui fait en sorte de pouvoir être mis dans la stratégie du service de l'eau. Alors, quand on me dit qu'on élude complètement le volet finances, bien, ce n'est pas vrai. Quand on parle de l'objectif 5.2 également, où on parle de poursuivre la diversification des revenus de l'eau. Je veux dire, je n'invente pas, c'est quand même dans ce qu'on va faire aujourd'hui. On parle d'ajuster le règlement sur la tarification des services techniques facturables, on parle d'élargir la tarification des rejets industriels en fonction des nouveaux enjeux de qualité d'eau, d'améliorer le bilan de l'usage de l'eau puis tarifer l'ensemble des ICI, réviser la quantité du volume d'utilisation de base, etc. On en a plusieurs plusieurs. Alors ça, c'est des mesures d'efficience, c'est vraiment justement des mesures budgétaires. Et quand on regarde le travail qui a été fait au service de l'eau dans les dernières années, puis si on regarde plus spécifiquement pour cette année, ben, on prévoit 29,3 millions quand même de marge de manœuvre. On parle du budget de fonctionnement au service de l'eau. Ce qu'on dépose aujourd'hui C'est vraiment une planification extrêmement sérieuse qui a été justement basée sur les travaux de la commission, sur l'expertise des gens du service de l'eau, sur cette volonté indéniable de notre administration de faire en sorte que l'eau soit bien gérée à Montréal et que, dans le maintien des actifs, c'est l'actif le plus important que nous ayons à la Ville de Montréal, qu'on puisse le faire comme du monde. Alors, en ce moment, si on regarde le coût total de la nouvelle stratégie, c'est 7,7 milliards sur 10 ans. Aux gens en face, madame la présidente, qui nous disent, écoutez, on part de rien, il n'y a aucune stratégie, etc., peut-être que juste de regarder dans le PDI actuel 2025-2034, on voit 80% de ça, de ces coûts-là, sont déjà intégrés, ils sont déjà là. Alors, on va mettre en place, je pense, c'est ce qu'on vise, mettre en place une gestion vraiment rigoureuse du déficit de maintien et de s'assurer, dans le fond, qu'on soit capable de suivre une cadence de 764 millions par année sur 10 ans en matière de PDI. Puis ce qu'on voit aussi, c'est la nécessité également au budget de fonctionnement de le suivre. Actuellement, on est à travailler, nous sommes à établir le PDI 2026-2035. On est dans les temps, on est en train de faire ça et on fait en sorte qu'avec la stratégie montréalaise de l'eau qui est déposée aujourd'hui, on démontre à l'ensemble de la communauté montréalaise que l'eau, on y tient, qu'on veut s'assurer de bien planifier l'ensemble des investissements sur 10 ans, puis de faire en sorte que pour les Montréalais et Montréalaises, on ait des objectifs qui sont clairs. Puis en ce moment-là, on est à travailler justement sur tout le plan de financement. On vient de dire combien est-ce qu'il faut en BF, combien est-ce qu'il faut justement en PDI, et on a plus de 80% de ça qui est déjà intégrée à même le PDI. Alors, pour moi, là, je maintiens le fait qu'on a extrêmement bien travaillé, qu'au service de l'eau, on travaille main dans la main avec le service des finances et de l'évaluation foncière. Je remercie ma collègue de même que tous ceux qui ont travaillé à faire en sorte qu'à un moment aussi important, on arrive avec une stratégie montréalaise de l'eau qui soit crédible. Alors, là-dessus, je félicite ma collègue et l'ensemble des collègues qui ont travaillé. Merci, madame la présidente.
Voix 3A4:58:58
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌4:59:00
Merci, madame la présidente. Alors, en droit de réplique, je tiens à rassurer ma collègue Vana Nazarian, qui a fait une très belle prise de parole tantôt et qui a énuméré certaines, certaines préoccupations que je tiens à adresser concrètement. Alors, madame Nazarian nous avait parlé de la première stratégie de l'eau, la stratégie entre 2011 et 2020, et vous avez dit qu'il y avait 3 leçons qu'on devait apprendre de cette stratégie. Justement, on y répond. Alors, les 3 leçons, c'est de mettre en place un mécanisme de suivi de ce qu'on fait et qu'on met en place des indicateurs. Et aussi, on est en train, aussi on a prévu exactement combien d'argent on doit mettre dans la stratégie de l'eau et le budget va être prévu dans le budget de la Ville de Montréal. Alors voilà. Et la première stratégie de l'eau, même s'il y avait un plan de financement et que ce plan-là n'a pas été respecté, bien, la première stratégie de l'eau a quand même réussi de mettre à niveau toutes nos usines au fil du temps. Elle a réussi à boucler, à faire un bouclage de toutes les zones à risque de la Ville de Montréal. Elle a amorcé plan de drainage pour les ouvrages de rétention. Elle a aussi amorcé le projet de désinfection à l'ozone et on a aussi investi dans nos réseaux secondaires, ce qui a réduit les fuites. Alors, je tiens à rassurer madame Nazarian que la stratégie, elle est beaucoup plus que des objectifs, parce que je vous comprends, il y a des plans où c'est juste des objectifs, mais ici on a 65 actions concrètes. Bien définies et bien chiffrées. Alors, la planification, et aussi vous avez, vous étiez inquiète, on va pas faire ça année après année, chercher de l'argent année après année après année, mais je tiens à vous rassurer que la Ville de Montréal, elle a déjà une planification à long terme. Le service de l'eau a une planification sur 10 ans, sur 20 ans. On a un plan, on a un plan de drainage, on a un plan sur les infrastructures vertes, on a un plan pour se protéger des inondations, on a un plan de la gestion des actifs et tous ces plans-là, maintenant, ils vont être ajustés et alignés dans la grande stratégie, comme on fait à tous les ans. On fait la révision de nos plans. Alors, la stratégie vient mieux orienter les plans déjà existants. Et cette stratégie, elle va demander un effort considérable de nous tous, de tous les arrondissements, parce que comme j'ai déjà dit, c'est pas un plan que qui est juste le service de l'eau. C'est un plan qui implique les arrondissements. Et je vous explique. Pour arriver à faire toutes les entrées de plomb qu'on a besoin de faire et de le faire le plus rapidement possible, on doit, quand on a besoin des arrondissements, parce que la Ville, nous, on s'est engagée à faire plus que d'autres villes. On s'est engagée non seulement, comme l'administration passée, à changer juste le tuyau publics, on s'est engagé à changer aussi tous les raccordements privés. Et ça, ça prend beaucoup de temps, beaucoup de temps et beaucoup d'efforts de coordination. Ça ralentit les travaux. On a aussi dépisté énormément de maisons et on a aussi, à chaque année, ça augmente le nombre de cas. Alors, pour arriver, bien, les arrondissements, on veut qu'ils aident. Alors, à chaque fois qu'on va avoir des projets qu'on appelle des PCPR, de resurfaçage, On va demander aux arrondissements de contribuer à l'effort et de faire en même temps des raccordements, de les corriger. Ça va accélérer la cadence. On a aussi besoin de vous, des autres arrondissements, pour les parcs éponges, parce que c'est pas tout le monde qui en veut. Je sais que l'opposition a voté contre certains parcs éponges, mais c'est important que tout le monde y adhère parce qu'on va devoir travailler, on va devoir travailler ça collectivement pour y arriver le plus rapidement possible à rendre notre ville plus résiliente. Alors, pour les raccordements croisés aussi, parce que ça aussi on a besoin de la collaboration des arrondissements, les villes liées, elles, elles ont tout fait, elles ont presque tout fait, elles les ont réglés à 92%. Nous, on en a réglé la moitié, il nous reste la moitié à faire, alors on demande votre collaboration. L'usage de l'eau potable. Ça aussi, on va avoir besoin de tout le monde. On va avoir besoin pour que les arrondissements appliquent la réglementation. Dans la stratégie Montréalaise de l'eau, vous savez, les 10 dernières années, on avait de la réglementation, mais on ne l'a jamais vraiment appliquée. Alors là, on veut graduellement commencer à l'appliquer, commencer à l'appliquer pour l'arrosage, commencer à l'appliquer pour l'usage des conditionneurs à eau courante. Il y a encore 1000 résidences, 1000 adresses qui qui ont ce climatiseur qui gaspille énormément d'eau. Et on veut aussi que les arrondissements commencent à regarder chez eux. Plusieurs arrondissements, dont le mien à Lachine, on a plusieurs fontaines qui sont à eau courante. On gaspille énormément d'eau, nous, la Ville. Alors, et on arrose aussi nos rues, nos parcs avec de l'eau potable qu'on pourrait arroser avec de l'eau ordinaire. Alors, tout ça, c'est des choses que nous, on doit faire. Et aussi, le financement, mais on sait, on est allé, moi je suis très confiante qu'on va y arriver pour le financement parce que depuis qu'on est en place, on n'a jamais plus investi dans l'eau que depuis qu'on est là parce qu'on le prend au sérieux. Alors, on est passé, comme je vous dis, au début, en 2011, il y avait comme 80 000, 80 millions d'investis dans l'eau. On est passé à 100 millions, à 200 millions, puis là, en 2023, on est rendu à 522 millions qu'on a investis dans l'eau. Et là, on a besoin d'accélérer, d'augmenter la cadence pour se rendre à 764 millions de dollars par année. Et je suis extrêmement confiante parce que je sais qu'on va y arriver, parce qu'on n'a pas le choix, il faut le faire. Et puis, je suis extrêmement contente aussi du service de l'eau, parce que quand on parlait de 1,3 milliard d'investissements, mais c'était un peu comme on n'y arrivera jamais. Mais là, quand on l'a chiffré avec une rigueur budgétaire à 764 millions, mais j'ai confiance qu'on va y arriver et qu'on va être capable de relever les défis dans les 10 prochaines années, tous les défis qui font face au service de l'eau à Montréal, parce que l'objectif premier de tous ces investissements, c'est d'offrir de l'eau de la plus grande qualité à tous nos citoyens et à un prix abordable. Merci beaucoup.
Voix 3A5:05:35
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:05:43
Merci, madame la présidente. Écoutez, mon intervention va porter sur le 8030-05, soit l'adoption du plan économique 2030. Madame la présidente, le plan économique 2030 s'inscrit dans le plan d'action du PUM et malheureusement, je dois dire qu'il en partage plusieurs caractéristiques. Politiques et notamment une imprécision qui est flagrante, des mesures qui sont mal ciblées et des objectifs qui sont particulièrement brumeux. J'entendais l'intervention tout à l'heure de mon collègue Rabouin, puis je dois dire que j'étais d'accord avec ce qu'il disait. Le problème, c'est que la majorité de ce dont il faisait mention, je ne le retrouve pas dans le document. Bien franchement, madame la présidente, quand on lit le document, puis je l'ai lu il y a quelques jours, cette semaine, j'ai passé environ 2 heures de lecture je vous jure, des plus ahurissantes de ma vie depuis que je suis élu. J'avais l'impression de lire un long monologue de belles phrases, mais qui ne voulait absolument rien dire. Sincèrement, je me suis même demandé à un moment donné si je n'allais pas faire mon intervention en lisant au hasard des pages du plan pour montrer à quel point je n'arrivais pas à voir les actions qui étaient sous-entendues, mais j'ai quand même sorti 3 paragraphes du du plan, madame la présidente, puis je vous jure qu'on pourrait en prendre plein d'autres au hasard, puis on arriverait exactement au même type de résultats. Donc, je me lance sur le premier, juste pour vous donner une idée du genre de contexte qu'ils ont dans le programme. Grâce à ces leviers, la Ville de Montréal fait preuve d'un leadership collaboratif et agile auprès des acteurs économiques en facilitant la réalisation de projets ambitieux. À l'échelle humaine, le dynamisme des pôles d'emploi, la vitalité des artères commerciales, et la singularité socioculturelle de la ville se combinent au caractère inclusif et durable du développement des quartiers. En somme, l'action de la Ville repose sur une combinaison de leviers financiers, réglementaires, partenariaux, territoriaux, humains et informationnels mobilisés de manière stratégique afin de répondre à ses ambitions en matière de développement économique. C'est beau, ce sont de beaux concepts, Mais malheureusement, ce sont des tournures de phrases qui ne nous mènent absolument pas où nos entreprises montréalaises ont besoin d'aller, à savoir avoir un plan qui est clair, qui est concret et qui va réellement leur fournir un plan d'action avec la destination 2030. Puis je dois dire, madame la présidente, que l'administration a mis plusieurs pans de notre économie montréalaise de côté et ça, pour moi, c'est particulièrement inquiétant. La vie nocturne a été complètement évacuée du plan économique 2030 alors que c'est d'une composante importante de la vitalité économique et commerciale à Montréal. La nuit représente déjà un secteur économique important pour la métropole, générant des dépenses directes de 2,26 milliards de dollars et qui crée plus de 33 000 emplois. La Ville dit vouloir développer la nuit montréalaise, mais elle oublie de venir l'intégrer dans son nouveau plan. C'est très questionnable. Ensuite, je note que les créneaux qui sont retenus dans le Plan économique 2030 présente plusieurs trous béants. J'ai entendu encore une fois mon collègue Rabouin venir parler des technologies financières, de la finance durable. Quand on regarde d'ailleurs, le secteur des technologies financières n'apparaît pas dans les différents créneaux retenus. Il en est fait mention dans le mot d'introduction et de mise en contexte. C'est un choix particulièrement surprenant compte tenu justement du fait qu'à Montréal, on est un centre financier de premier plan avec plus de 140 000 emplois, 3 800 entreprises, des investissements étrangers de 1,5 milliard qui ont été soutenus par Montréal International depuis 2018 uniquement au niveau des technologies financières. 56% des sociétés financières et d'assurance du Québec se retrouvent justement à Montréal et Montréal figure dans le top 10 mondial en la matière et occupe le premier rang canadien en matière de financement vert. C'est sans compter que Montréal, c'est la première métropole au Canada pour le financement de la recherche universitaire et que notre ville est le chef de file mondial en matière d'intelligence artificielle appliquée à la finance. Et c'est d'autant plus surprenant que le Plan économique 2030 note lui-même, comme je le disais précédemment, dans un des paragraphes que le secteur des finances, c'est un des 5 secteurs d'activité à Montréal. Mais quand on regarde par la suite dans la vision, puis dans le développement, puis dans les créneaux retenus, il est absent. Donc, encore une fois, madame la présidente, une décision qui est, à mon sens, fort surprenante. Les enjeux de saisonnalité ont également été complètement oubliés de l'administration. Plusieurs secteurs d'activité connaissent des fluctuations importantes en fonction des saisons. Et à Montréal, c'est un problème persistant en matière de tourisme, d'hébergement, de restauration et de commerces de détail, mais aussi évidemment pour la construction et et nos centres d'enseignement. Les impacts des travaux majeurs, qui n'est nommé qu'une seule fois, madame la présidente, dans le plan, en mentionnant les programmes de subventions déjà existants. La Ville nous dit, et je cite, qu'elle s'engage à déployer des approches ciblées, innovantes et adaptées aux réalités du terrain. Mais à aucun moment, encore une fois, on vient nous expliquer de quelle manière on compte y arriver pour mieux soutenir nos commerçants et nos entreprises qui sont affectés par des chantiers majeurs mais aussi pour venir réduire les impacts de ces chantiers, par exemple avec une meilleure coordination ou une communication qui serait mieux intégrée. Le Plan économique 2030 est aussi complètement silencieux en ce qui concerne la paperasse et la lourdeur administrative. Alors que c'est une demande constante de nos entreprises qui sont confrontées à des délais administratifs ahurissants, l'administration n'a encore une fois là pas jugé bon d'en glisser un seul mot dans son plan. En ce qui concerne le fardeau fiscal, alors que Montréal est la ville au Canada où les entreprises paient le plus de taxes par rapport aux résidents, l'administration ne considère apparemment pas, encore une fois, que c'est un frein à la vitalité économique montréalaise. Pourtant, les dernières années ont été difficiles pour nos PME montréalaises qui ont vu leurs charges et leurs coûts augmenter par rapport à la moyenne historique sur 15 ans. On parle d'une augmentation importante au niveau des charges salariales, des coûts d'assurance, des coûts d'emprunt, des coûts des intrants et surtout des coûts fiscaux et réglementaires. Selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, les coûts fiscaux et réglementaires sont ceux qui ont augmenté le plus au courant des dernières années. Madame la présidente, le Plan économique 2030 offre aussi très peu de solutions concrètes par rapport à l'enjeu des locaux vacants. La vacance des locaux est citée comme l'un des enjeux les plus préoccupants. Et la Ville espère que ses nombreux projets de réaménagement urbanistique vont venir répondre à ce problème, mais soyons francs, c'est malheureusement une volonté qui est gonflée d'air sans la moindre stratégie. Et pourtant, l'inoccupation des locaux commerciaux est un réel fléau qui affecte la très grande majorité de nos artères commerciales, qu'il y ait des SDC ou non. Madame la présidente, je pourrais continuer longtemps sur les différents points qui sont manquants ou selon moi flous. Ou qui manquent de concret dans les actions qui sont présentées dans le Plan économique 2030. Mais l'essentiel, à mon sens, c'est que ça reste un brouillon qui est incomplet, qui présente de beaux principes et de belles valeurs, mais sans indiquer clairement comment l'administration compte venir soutenir la vitalité économique et commerciale et venir soutenir nos SDC, nos associations de commerçants et nos commerçants. Puis, je veux être clair, madame la présidente, quand on regarde les 4 axes et orientations stratégiques qui ont été proposés de la part de l'administration, qui couvrent plus des deux tiers du plan de développement économique, donc à savoir de propulser le développement d'une économie verte, de venir améliorer l'accès et la participation à la vie économique, de renforcer notre attractivité et notre positionnement distinctif à l'échelle locale, nationale et internationale, mais également de dynamiser les pôles économiques et commerciaux en transformation. C'est des bonnes choses, mais ce n'est pas suffisant et ce n'est surtout pas les actions concrètes auxquelles s'attendent les différents commerçants avec les enjeux que j'ai mentionnés au niveau de la taxation, au niveau de la gestion des chantiers, au niveau du soutien de nos pôles qui sont les plus importants, les plus porteurs. Quand je regarde l'introduction, madame la présidente, du GDD et du plan, on nous parle du contexte économique actuel avec la crise, avec les relations avec les États-Unis. C'est effectivement majeur, ça pourrait avoir un impact très important sur notre économie montréalaise. Mais quand on vient au niveau de la stratégie d'internationalisation, d'attraction de nouveaux marchés et tout ça, à part quelques mentions dans la zone d'économie innovante et créative, ça reste excessivement flou. Donc bref, plusieurs éléments où je pense qu'on aurait pu beaucoup, beaucoup mieux performer, avoir une vision beaucoup plus claire, beaucoup plus ambitieuse, qui reflète vraiment le travail de l'ensemble des partenaires sur le terrain, en matière d'attraction de touristes, en matière d'attraction d'investissements, en matière de soutien à nos PME locales qui sont déjà bien établies sur le territoire. Puis, pour l'ensemble de ces raisons-là, madame la présidente, malheureusement, les élus d'Ensemble Montréal vont voter contre le sommaire qui nous a été présenté en 803005. Merci.
Voix 3A5:14:45
Madame Alia Hassan-Cournol.
Alia Hassan-Cournol ◌5:14:47
Merci, madame la présidente. J'exercerai le droit de réplique sur le 803005. Écoutez, je suis un petit peu abasourdie de savoir que l'opposition va voter contre un plan de développement économique pour un parti qui se prétend être celui des entreprises et du développement économique. C'est une position politique assez surprenante. Écoutez, moi je suis très fière du travail qui a été fait, pas par Monsieur Rabouin, pas par moi, par le service du développement économique bien sûr porté par des idées et une vision que nous avons qui est commune, mais c'est pas le plan de développement économique de Luc Rabouin ou d'Alia Hassan-Cournol, c'est le plan de développement économique des partenaires du milieu du développement économique. Monsieur Rabouin l'a très bien dit d'entrée de jeu, c'est pas un document qu'on a fait seul, bien sûr que non, certainement pas. L'équipe du SDE recèle de gens avec des expertises, mais l'expertise elle est surtout à l'externe auprès de Montréal International, auprès de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, auprès de l'IDU, auprès de Tourisme Montréal, la STM, bref des grands joueurs économiques touristiques qui font la vitalité touristique et économique de la métropole, qui ont aidé et qui ont collaboré avec l'ESD pour faire ce plan. Je peux entendre la déception de mon collègue Énora Attel qui voit pas d'action concrète ce plan qui d'ailleurs, je dois quand même le rappeler, est fait aussi en concertation avec le gouvernement du Québec dans le cadre du plan d'action développement économique concerté, ce qu'on appelle l'APEC. Je veux dire, c'est pas rien. Montréal est une des seules métropoles à avoir cette largesse avec le gouvernement du Québec pour avoir un budget de 255 millions pour les entreprises, pour les industries créatives, pour le réseau PME Montréal, pour l'industrie touristique, pour l'internationalisation de Montréal, pour faire des campagnes d'attraction de talents étrangers. Et dans le contexte actuel, ô combien pertinente cette mise en œuvre devient. Bref, le plan de développement économique qu'on présente ici, c'est pas un plan d'action, c'est pas une plateforme électorale. C'est peut-être ça que Monsieur Hénault-Ratelle voulait entendre, c'est des balises claires pour savoir comment on va se rendre à développer des actions précises avec l'ensemble des partenaires du développement économique d'ici 2030. Les actions, elles ont été énumérées, la vision, elle est claire comme de l'eau de roche. Je veux dire, dans le contexte dans lequel on est, ce que les entreprises demandent, c'est de la prévisibilité. C'est un développement du territoire qui est fait de manière intelligente, qui s'intègre avec du transport, avec du développement immobilier, avec du verdissement, parce que quand une entreprise vient nous voir et nous dit, on aimerait ça s'installer à Montréal, c'est pas seulement pour faire de la business qu'ils viennent. Ils veulent que les travailleurs et travailleuses qui vont être recrutés dans leurs entreprises arrivent dans des milieux de vie qui qui sont agréables, dans des villes où il y a une qualité de vie. Et c'est pour ça que le plan de développement économique qu'on présente, il s'inscrit à la fois dans la vision 2030 de la Ville de Montréal et à la fois dans le PUM. Et prenons l'exemple de l'est de Montréal. L'est de Montréal, on pourra pas faire grandir le développement économique de façon exponentielle tant et aussi longtemps qu'on planifie pas correctement l'aménagement de l'est de Montréal. C'est pas moi qui le dis, c'est la Chambre de commerce de l'Est de Montréal, c'est ce que dit Jean-Denis Charest sur chaque tribune qu'il a. Il nous faut du transport en commun, il faut des projets immobiliers qui sortent de terre et c'est pour ça que ça s'inscrit avec le PUM. Alors madame la présidente, moi je suis extrêmement fière de ce qu'on présente. On est cohérent, on se calque à ce que les entreprises souhaitent, ça s'inscrit aussi dans plusieurs plans d'action de l'équipe du développement économique, je pense à l'économie circulaire, à l'économie sociale, au plan d'action qu'on a avec les SDC, bref c'est un document qui est fait pour être agile, qui va évoluer avec le temps et surtout qui va évoluer en fonction du contexte économique et social qu'on connaît. En ce moment là il y a la guerre tarifaire, on doit répondre par une vision claire à la guerre tarifaire et Et c'est ce qu'on fait. Et quand on annonce ce matin avec Montréal International qu'on lance une campagne d'attraction de chercheurs pour venir à Montréal, je veux dire, il n'y a pas plus concret. Quand la Ville de Montréal décide d'offrir des bourses à des talents internationaux pour venir ici, pour mettre leurs talents à contribution d'une ville plus résiliente, plus verte, plus inclusive, c'est du concret. Alors ici, on se dote d'un document qui est agile, qui est intelligent et qui va définitivement faire rayonner Montréal. Merci, madame la présidente.
Voix 3A5:19:50
Alors, à simple titre de rappel, un droit de réplique a été exercé par madame Alia Hassan-Cournol sur la rubrique 30.05. Madame Andrée Hénault.
Andrée Hénault ◌5:19:59
Pour le 30.05, madame la présidente, s'il vous plaît, inscrire la dissidence de Très bien.
Voix 3A5:20:07
Alors, pour les fins du procès-verbal, notons l'adoption des rubriques 30.01 à 30.05 avec un vote contre inscrit par l'opposition officielle pour la rubrique 30.05 ainsi qu'une dissidence inscrite par l'équipe Anjou pour la rubrique 30.05. Il s'agit des dossiers en orientation au conseil d'agglomération. Poursuivons donc, monsieur François Limoges.
François Limoges ◌5:20:30
Oui, madame la présidente, et on va donc réunir— nous sommes toujours à l'agglo, à l'item 30, et nous allons réunir les items 36 à 36. En 36, on approuve un projet d'avenant à l'entente intervenue entre la Ville de Montréal et l'Autorité régionale de transport métropolitain. En 37, on autorise le paiement au ministère de la Justice du Québec d'une somme sous réserve de fonction pour les fonctions de juges municipaux. En 3008, on adopte une résolution du conseil d'agglomération de Montréal désignant les immeubles sur lesquels le droit de préemption est exercé pour une durée de 10 ans. En 3009, on émet un avis favorable à l'égard du projet de schéma de couverture de risques en sécurité incendie. Et en 3010, on ratifie l'affectation d'un montant à l'égard des compétences d'agglo comptabilisé dans les résultats financiers de l'exercice terminé en 31 décembre 2024 sur des avantages sociaux.
Voix 3A5:21:28
Madame Alba Zuniga Ramos.
Alba Zuniga Ramos ◌5:21:33
Merci, madame la présidente. Alors, je veux prendre la parole sur le point 30.09. Alors, madame la présidente, un plan, c'est toujours bien, c'est toujours idéal, mais quand on a un plan sans s'est doté des moyens pour réaliser ces plans-là, c'est là où c'est une situation qui est insuffisante pour surtout un dossier où on veut assurer la sécurité des citoyens et citoyennes montréalaises. Alors, c'est vraiment malheureusement ce qu'on constate avec les schémas de couverture d'incendie du Service de sécurité incendie de Montréal. On voit sur papier qu'il y a une vision qui est présentée, qui est claire, de ce qui devrait être la protection incendie à Montréal. Et je le dis, je l'ai dit ce matin et je le répète, on sait à quel point le travail de nos pompiers est indispensable et je salue en fait leur travail, leur sacrifice. Cependant, il faut le dire, pour que le schéma soit réellement mis en œuvre de manière adéquate, il faut que cette administration puisse accorder les effectifs et les investissements requis. Alors, force est de constater que certains problèmes persistent. Je pense que ça a été aussi illustré par mon collègue Julien dans le point précédent où on parle du fait qu'il y a toujours, c'est toujours des belles paroles et on aime ça lire des documents, on trouve ça positif, mais en réalité, ce qui est difficile, c'est quand ces paroles ne reflètent pas la réalité surtout dans des dossiers qui sont aussi importants. Alors, le parc immobilier du CIM souffre d'une vétuosité alarmante et accuse un retard qui est quand même assez important dans sa remise en état. On voit que les chiffres parlent d'eux-mêmes, et c'est important de revenir sur les chiffres. Il y a un déficit du maintien d'actifs qui s'élève à environ 451 millions de dollars. Alors, c'est quand même pas anodin. Et l'indice de vétuosité physique atteignant déjà 41% en 2022. Alors, je tiens à rappeler qu'on parle quand même d'un dossier qui est important. On parle de la sécurité au niveau des incendies des Montréalais et Montréalaises, là où on devrait aussi investir. Alors, le dernier bilan de l'état des actifs que nous avons étudié aujourd'hui confirme que cette situation, confirme en fait cette situation qu'on qualifie des critiques. On parle d'un chiffre assez surprenant: 42% de nos casernes sont en mauvais état. 42%, c'est quand même un chiffre qui est préoccupant. Ces bâtiments qui abritent nos premiers répondants et leur équipement vital ne reçoivent pas l'attention, malheureusement, qu'ils doivent mériter.
Voix 4A5:24:22
Mais ce que je trouve en fait le plus troublant, c'est la trajectoire que nous révèle le schéma de couverture lui-même. Alors, si nous regardons en fait le financement, si nous conservons le financement actuel sur les 10 prochaines années, parce qu'hier j'entendais certains de mes collègues de l'autre côté de la Chambre regarder vers l'avenir, ce qu'on veut toujours faire, mais toujours en gardant les pieds sur le moment présent. Alors, si on regarde le financement actuel sur les prochaines 10 années, la vétrosité des casernes va augmenter pour atteindre un 54%, alors plus que la moyenne d'ici la fin de 2032. Alors c'est pour ça que c'est essentiel de faire le travail, de poser les questions nécessaires et d'illustrer, démontrer la situation dans laquelle on se trouve. Alors nous parlons ici d'une détérioration qu'on pourrait même dire qui est programmée. Plus grave encore, selon les schémas, l'état actuel des bâtiments pourrait compromettre le maintien des activités du CIM. Alors c'est pas la quoi, là. Il faut quand même se rappeler que c'est un service essentiel. Et on parle de cela selon les normes et les pratiques actuelles, ce qui pourrait engendrer des risques pour la santé et pour la sécurité de notre personnel pompier. Alors oui, c'est beau applaudir leur travail, c'est beau dire à quel point ils sont importants pour nous, mais les actions doivent suivre les paroles si on veut vraiment s'assurer que le personnel, que les pompiers vivent en sécurité qui travaillent en sécurité, il faut leur offrir les conditions nécessaires. Alors, face à cette situation, le CIM lui-même suggère à la Ville de mettre en place un plan d'action de gestion des actifs pour réduire l'indice de vétuosité physique de son parc immobilier. Cette recommandation, qui vient directement des experts du terrain, semble malheureusement tomber dans l'oreille d'un sourd. Alors, c'est pas l'opposition officielle qui fait un tel— qui donne un tel avis, c'est vraiment des experts sur le terrain qui le font, accompagnés avec le CIM. Alors, écoutez, c'est quand même dommage que sur cette question, on ne les entende pas. Alors, au-delà des statistiques, la réalité rattrape quotidiennement nos pompiers. Dans les derniers mois, plusieurs reportages médiatiques, j'ai d'ailleurs fait mention de ça ce matin, ont exposé des problématiques qui sont quand même assez criantes et frappantes. Nous avons appris que 3 des 4 camions qui sont dotés d'une plateforme élévatrice seraient hors service. Alors, on parle des camions qui sont non fonctionnels. Des camions qui sont quand même importants pour le travail qui est fait par les pompiers. Alors, ces véhicules qui sont très spécialisés et essentiels pour intervenir dans les immeubles en hauteur ne sont simplement pas disponibles quand nos citoyens en ont besoin. On parle vraiment de camions qui sont non disponibles. En décembre 2024, Radio-Canada rapportait un incident particulièrement révélateur. Les pompiers du secteur de Villeray n'ont pas pu intervenir lors d'un incendie commercial et résidentiel en raison d'une pénurie détenus des combats. Alors, c'est pas, encore une fois, l'opposition qui essaie, c'est pas Ensemble Montréal qui essaie d'être négatif, c'est des enquêtes, c'est des choses qui ont été mises de l'avant aussi par nos médias dont le travail, c'est de montrer des situations qui sont préoccupantes. Alors écoutez, c'est quand même une situation, j'invite en fait l'administration à regarder ça plus en détail. Alors imaginez-vous un seul instant nos pompiers qui sont prêts à risquer leur vie pour protéger nos concitoyens, mais privés de l'équipement de base pour le faire. C'est à Montréal que ça se passe, c'est à Montréal qu'on vit cette situation-là. C'est quand même assez hallucinant de se dire ça. Hier, je parlais du transport collectif, aujourd'hui je parle de cette situation. C'est à Montréal, en 2025, qu'on parle de ça sous la gouverne de Projet Montréal. Cette situation n'est pas un cas qui est isolé, malheureusement. L'émission Enquête a également mis en lumière que les matériaux utilisés pour les habits de combat posent des problèmes de santé pour nos pompiers. Alors, encore une fois, la santé et la sécurité des personnes qui sont sacrifient des fois leur bien-être même pour nous protéger. Comme si les dangers inhérents à leur métier ne suffisaient pas déjà, on le sait que c'est un métier qui est quand même dangereux, ils doivent en plus de ça s'inquiéter de leur équipement de protection. Alors imaginez-vous aller au travail en sachant qu'on risque potentiellement sa vie, mais en sachant aussi qu'on n'a pas l'équipement nécessaire pour réaliser son travail. L'Association des pompiers nous a informés d'un problème qui illustre parfaitement cette logique des sous-investissements. La Ville de Montréal ne dispose que de 2 laveuses d'habit de combat pour ses 2395 pompiers. 2 laveuses. Alors, vous avez bien entendu, 2 laveuses pour près de 2400 pompiers, c'est quand même quelque chose qui ne fonctionne pas. Pire encore, ces 2 laveuses sont complètement excentrées, ce qui rend l'acheminement de l'équipement pénible et inefficace. Pour mettre cette situation en perspective, la Ville de Laval possède entre 25 et 30 machines à laver installées directement dans les casernes, facilitant ainsi l'accès et l'entretien de l'équipement. Alors, on est loin vraiment d'atteindre cet objectif. Cette situation crée un cercle vicieux. De nombreux pompiers se retrouvent sans les équipements nécessaires pour agir lors d'un incendie, non pas par manque d'habits, mais parce que le système de nettoyage est complètement inadéquat. Moins d'équipements disponibles signifie moins de pompiers opérationnels, ce qui met une pression supplémentaire sur ceux qui peuvent intervenir et compromet ultimement la sécurité de nos concitoyens. Alors, on est en train de mettre d'un côté, on met en danger la sécurité des concitoyens, puis on met aussi en péril, d'une certaine façon, on dit non, la vie de nos pompiers. Alors, nous avons un schéma de couverture d'incendie qui trace la voie vers une protection qui pourrait être de nos citoyens. Mais une réalité sur le terrain, nos pompiers manquent de casernes adéquates, de véhicules fonctionnels et même d'équipements de base. Alors, vous pouvez comprendre que d'un côté nous avons des belles idées et d'un autre côté nous avons une réalité qui est assez frappante sur le terrain. Le CIM dispose certes de ressources, d'équipements et de personnel dévoué, mais ces ressources ne sont pas à la hauteur des ambitions affichées dans les schémas de couverture. D'autres villes donnent les conditions nécessaires, mais nous à Montréal, malheureusement, on n'est pas capable. Cette administration peut bien multiplier les plans et les schémas, sur papier c'est très beau, mais si elle ne met pas les ressources suffisantes pour les concrétiser pleinement, l'écart entre les objectifs et la réalité continuera de se creuser. La sécurité incendie, je le répète, n'est pas un luxe, c'est un service qui est essentiel. Nos pompiers méritent mieux que des casernes vétueuses, des camions en panne et des équipements qui sont défaillants. Nos citoyens méritent mieux qu'un schéma de couverture qui reste lettre morte faute d'un financement qui est adéquat. Il est temps, madame la présidente, que cette administration aligne ses investissements sur ses ambitions et donne enfin au Service de sécurité incendie de Montréal les moyens de protéger, de se protéger, mais de protéger aussi efficacement notre population. Merci, madame la présidente.
Voix 4B5:31:39
Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌5:31:42
Merci, madame la présidente. Alors, en droit de réplique, j'aimerais parler des camions spécialisés avec plateforme qui, oui, malheureusement, il y avait une pièce qui était défaillante, qui manquait. La pièce devait venir d'Europe. Elle est arrivée. Il y en a un qui est en train de se faire réparer. Un autre est déjà sur la route. Je pense qu'il est déjà réparé. C'était pas cette pièce-là, c'était autre chose qui lui manquait. Et là, on attend encore une fois pour réparer le troisième. Alors, bientôt, le tout sera fonctionnel. Et j'aimerais parler aussi des PFAS dans les habits des pompiers. J'ai d'ailleurs assisté récemment à l'annonce de notre ancien ministre de l'Environnement, monsieur, voyons, je vous le donne, pardon, Guilbeault, oui, le ministre Guilbeault. Alors, il a annoncé que le Canada allait interdire les PFAS. Alors, et ça, c'était une grande nouvelle qui a passé un peu sous le tapis parce que c'est vraiment énorme, c'est quelque chose qui pollue énormément notre eau et les PFAS sont beaucoup produites aux États-Unis et ça fait des dizaines et des dizaines d'années que les pompiers portent des habits avec des PFAS et qu'ils utilisent la mousse pour éteindre les feux avec des PFAS, mettant leur vie à risque. Et c'est nos pompiers à Montréal qui ont décidé de faire en sorte de changer l'ensemble de leurs habits avant même que ça soit un règlement. Alors, ils ont été proactifs et la Ville, bien sûr, évidemment, on les encourage là-dedans, mais ça va prendre Ça prend un certain temps, je vous dis, ça fait des dizaines et des dizaines d'années que les pompiers portent ça et je trouve qu'on est extrêmement proactifs parce qu'on y va en avance pour les protéger. Alors, c'est positif. Oui, c'est inquiétant, mais c'est positif parce qu'on est en action. Et voilà. Et le SMRA, depuis qu'on est là, depuis qu'on est avec le plan de transformation, on n'a jamais plus investi dans les camions de pompiers, dans les véhicules pour les pompiers et pour la police. Et d'ailleurs, on a finalement réussi à rattraper le manque à gagner pour les véhicules du SPVM. Puis là, on commence à combler les besoins de surplus qu'on veut parce qu'on a engagé plus de monde. Alors voilà, c'est très important pour nous et on est très fiers de nos pompiers qui ont pris la chose en main. Merci beaucoup.
Voix 4B5:34:13
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.06 à 30.10. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌5:34:22
Oui, madame la présidente, nous allons maintenant appeler, il reste un item à l'agglo chapitre 30, c'est le 30.11, mais je vais le lier avec 2 items du conseil municipal qui parlent exactement de la même chose, comme ça les porte-parole de l'opposition ou indépendants pourront parler une seule fois pour tous les points. Il s'agit du 30-14 et du 30-15 du conseil municipal. Alors, en 30-11 de l'agglo, on autorise la désaffection des sols non utilisés des surplus affectifs à l'agglomération. Et si on va ensuite au 30-14 et au 30-15 du conseil municipal, j'y arrive, ce sera pas long. En 30-14, on adopte la politique d'attribution, d'utilisation et de renflouement des surplus dégagés de l'exercice 2024. La détermination des surplus de gestion des arrondissements et on adopte l'affectation des surplus 2024 à des dossiers spécifiques. Et en 31, toujours du conseil municipal, on ratifie l'affectation à l'égard des compétences municipales comptabilisées dans les résultats financiers de l'exercice financier terminé le 31 décembre 2024 à l'égard du montant pourvoir lié aux avantages sociaux futurs.
Voix 4B5:35:35
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌5:35:44
Merci, madame la présidente.
Voix 4B5:36:04
Est-ce que vous voulez allumer votre micro, s'il vous plaît?
Alan DeSousa ◌5:36:07
Je laisserai monsieur Doré continuer pendant que je trouve ma place.
Voix 4B5:36:13
Très bien, monsieur Benoît Doré.
Benoit Dorais ◌5:36:16
C'est que je serai en droit de réplique à monsieur DeSousa.
Voix 4B5:36:19
Très bien, on vous attend monsieur DeSousa, assurez-vous simplement d'allumer votre micro quand vous serez prêt. On va poursuivre, on reviendra à ces rubriques. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌5:37:07
Oui, madame la présidente, on va ajourner ces 3 points-là. On va pas les ajourner, on va les suspendre pour décision ultérieure. Et en attendant, on va continuer dans notre ordre du jour bien-aimé qui se poursuit lentement. Ah, vous êtes prêts? Parfait. Allez-y, monsieur.
Voix 4B5:37:23
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌5:37:25
Merci. Je pense que mon intervention était ailleurs, donc, madame la présidente. Merci. Madame 34, ici, comme chaque année, les affectations de surplus nous disent parfois plus que les états financiers eux-mêmes. En effet, il révèle que le Ville de Montréal faire face à un déficit réel de 74 millions de dollars qui devrait être reporté à l'exercice financier 2025. Et voici pourquoi. Après les affectations, madame la présidente, le surplus municipal disponible est de 24 millions de dollars et cependant, l'agglomération constate un déficit de 99 millions, dont un manque à gagner net de 75. Concrètement, ça signifie que la Ville n'a presque plus de marge de manœuvre. Nos surplus libres sont grugés année après année, les dépenses continuent d'augmenter et il devient urgent d'en ralentir le rythme. Et je l'ai dit précédemment, la Ville, pour boucler ses budgets, dépense plus rapidement des surplus accumulés que les renflous. Après les affectations de surplus, la Ville ne dispose que de 23,9 millions de dollars de surplus libres. Une situation qui est bien problématique, qu'on sait tous les défis qui nous attendent. Madame la présidente, la prochaine administration qui va être élue le 2 novembre devait faire preuve de rigueur et de prudence en matière de finances. Le bilan financier 2024 et les affectations des maigres surplus ne montrent pas que l'administration a fait un bon travail et qu'il va y avoir tous les besoins de toutes ses connaissances, toute son expertise pour être arrivé dans les années à venir.
Benoit Langevin ◌5:39:16
Merci.
Voix 4B5:39:18
Monsieur Benoît Dorais.
Benoit Dorais ◌5:39:23
Merci, madame la présidente. En droit de réplique sur les 3 points 3014, 3015 et 8030.11. En fait, c'est la même affaire que nous ressert, nous ressert et nous ressert à nouveau et nous ressert tout le temps, monsieur De Sousa, madame la présidente, c'est que fidèle à son habitude, là, il crie au loup tout le temps. En fait, c'est ça l'affaire. À l'en croire, on sait absolument pas gérer, on sait absolument pas administrer, puis ça fait en sorte qu'année après année, on va être en faillite. Or, année après année, on dégage des surplus, madame la présidente. On a juste à regarder aux états financiers dans les faits saillants. Les états financiers, donc les excédents année après année, et on est absolument dans la moyenne. Monsieur De Sousa vient nous dire, dans le fond, là, ce qu'on dit, c'est qu'on est en faillite actuellement. On est en déficit, excusez-moi, pas en faillite, on est en déficit. Ce qu'on est en train de faire, ce sont les affectations. Il y a 178 millions de dollars de surplus, puis on vient les placer Il y a un certain nombre de choses qui sont placées parce qu'on sait qu'il y aura assurément des dépenses, puis il y en a une très, très, très, très vaste majorité qui sont placées justement pour voir venir les choses. C'est le même débat qui recommence à chaque année, madame la présidente, entre monsieur DeSousa et moi, puisque monsieur DeSousa, lui, comment il voit les choses, c'est les surplus libres. Les surplus libres, il y a combien d'argent dans les surplus libres? Puis pour lui, là, c'est ça la mesure étalon, les surplus libres. Il voit les choses en disant, moi, là, il y a plein d'argent, ben l'important c'est de le mettre dans un gros pot qui paraît bien puis qui montre qu'on a beaucoup de surplus libres. Ce que notre administration fait, c'est plutôt de placer de l'argent et de faire des affectations à différents endroits pour se prémunir. C'est un principe de précaution. C'est sécurisant de se dire qu'on a un gros pot, un gros bas de laine, puis qu'on se dit, ben moi, le moment qu'il arrive de quoi, ben on va aller piger dedans. Ce que nous, on prévoit plutôt, c'est de dire quelles sont les occurrences, les choses qui peuvent arriver puis pour lesquels on risque d'avoir besoin de l'argent, puis on ira le chercher. C'est ça la différence, c'est ça qu'il faut lire actuellement. Nous sommes la première administration à faire en sorte que lorsqu'on dégage des surplus, des excédents, on vient l'attribuer à la dette à hauteur de 10%. Ça n'a pas été fait. Ça n'a pas été fait lorsque monsieur De Sousa était au comité exécutif. Ça n'a pas été fait lorsqu'il était au pouvoir, mais pas dans le comité exécutif. La première fois que nous l'avons fait, c'est en 2018, quand nous, nous sommes arrivés. Nous avons décidé de respecter la politique puis de faire en sorte de mettre 10% tel qu'elle le stipule. Et c'est ça qu'on fait. Puis on remarque également, je termine là-dessus, madame la présidente, on voit également des montants où on vient remettre de l'argent. En fait, on On vient mettre de l'argent dans les ralentissements économiques. On vit une période d'instabilité, c'est ça qu'on vit. Alors nous, on se dit, s'il y a quoi que ce soit là pour le budget, pour différentes dépenses, puis voir les choses venir, on met 20 millions en matière de ralentissement économique. C'est ça qu'on fait. Après ça, on fait une gestion responsable de l'endettement, on le voit, 19,6 millions de dollars. Ça, c'est un 40 millions. C'est ça la différence entre monsieur De Sousa, qui lui veut un gros surplus libre qui paraît bien, puis qui démontre que tout va bien, et nous qui sommes responsables puis qui faisons des affectations de surplus. Elle est là, la distinction. Et moi, je suis vraiment très fier de faire ça. À chaque fois où je suis responsable des finances, ben, on s'assure de faire en sorte de voir venir d'être précautionneux. Moi, je trouve ça le fun. Il y en a qui appellent ça la technique de l'écureuil également. Bon, ça doit avoir lieu avec mon lieu de totem quand j'étais plus jeune. À vous de le deviner. Je l'ai déjà énoncé une fois en conseil, je pense que monsieur Deschamps s'en rappelle, à voir le sourire qu'il fait. Alors voilà, c'est ce qu'on va continuer de faire, madame la présidente, avec les différentes affectations et vraiment, on gère la ville de façon saine et responsable, puis on continue de le faire, puis on continue de le faire avec les affectations qu'on voit là. Merci beaucoup.
Voix 4B5:44:26
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption de la rubrique 30.11 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération ainsi que des rubriques 30.14 Et 30.15, des dossiers du conseil municipal. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌5:44:41
Oui, madame la présidente, ce qui nous amène au chapitre 42 de l'agglomération. En 42-01, on adopte— je vais réunir les items 42-01 à 42-04. En 42-01, on adopte un règlement autorisant un emprunt afin de financer l'acquisition, l'installation et la restauration d'œuvres d'art publiques. En 42-02, on adopte un règlement du conseil d'agglomération de Montréal modifiant l'annexe du décret concernant l'agglomération de Montréal. En 4203, on adopte un règlement établissant un programme complémentaire au programme d'habitation abordable Québec et au programme visant à stimuler le développement et la concertation de l'initiative publique et privée en matière d'habitation, et un règlement modifiant le règlement intérieur du conseil d'agglo sur la délégation de pouvoir du conseil d'agglomération au comité exécutif en matière de logement social. Et en 4204, on adopte un règlement modifiant le règlement relatif au parc nature des Monsieur Alan De Sousa.
Alan DeSousa ◌5:45:36
Merci, madame la présidente. Sur 4204, je veux souligner qu'on est heureux avec l'agrandissement des limites du parc nature des sources à Saint-Laurent. Ça, effectivement, reflète les mesures qu'Ensemble Montréal avait proposées pour agrandir et protéger le parc des sources. En 2022, vous vous souvenez, on avait premièrement amené la motion pour protéger l'environnement et la biodiversité sur le champ de Monarque, mais en 2023, l'amendement qu'on avait déposé pour ajouter ces mêmes lots qu'on parle aujourd'hui dans le règlement instituant le parc nature des sources. À l'époque, l'amendement que j'avais amené en 2023 a été rejeté parce que l'administration n'a pas voulu le faire par une majorité des voix, mais le changement dans l'administration pour essentiellement reconnaître la valeur de cet amendement que j'avais proposé, fait de sorte que 2 ans plus tard, moi je considère ça bienvenu et on est heureux avec cette démarche. Merci d'avoir, nous avons écouté, je réalise ça a pris 2 ans, mais quand même Better late than never.
Voix 4B5:46:54
Monsieur Alex Norris.
Alex Norris ◌5:46:58
Merci, madame la présidente.
Alex Norris ◌5:46:59
En droit de réflexion sur le 4204 des dossiers de l'agglomération, je suis très heureux que monsieur De Souza se rallie à l'approche de l'administration. Je souligne qu'antérieurement, la vision de monsieur De Souza pour le Technoparc, c'était de le développer.
Dominic Perri ◌5:47:18
En industriel.
Benoit Dorais ◌5:47:19
Et c'est que notre administration qui l'a convaincu de changer de cap et d'accepter que les terrains les plus riches sur le plan écologique au nord du Technoparc, au sud du Technoparc, soient protégés. Alors, on est très heureux qu'il se soit rallié, on est heureux qu'on fasse ce pas en avant pour la protection de ce milieu écologique important.
Ericka Alneus ◌5:47:47
Merci.
Voix 4B5:47:48
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 4201 à 4204 des dossiers en orientation au conseil d'agglomération sous le chapitre 80. Chapitre 51 qui a déjà été traité.
François Limoges ◌5:48:00
Le chapitre 51 a été adopté hier soir, alors on a des petites victoires comme ça. Et ce qui nous amène au chapitre 20 du conseil municipal, à commencer la lecture des affaires contractuelles du conseil municipal. Et je vais réunir dans la joie et l'allégresse les items 20.01 à 20.05. Et en 20.01, on conclut des ententes-cadres avec Équipements de sécurité universelle et EGO Inc. En 20.02, on accorde 3 contrats à Jean-Claude Alary Inc. En 20.03, on exerce l'option de prolongation dans le cadre du contrat accordé à Environnement routier Énergie. En 24, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre du contrat accordé à Bell Canada. Et en 20.05, on accorde un contrat à Permaroute Incorporée. Monsieur le greffier, d'ailleurs, je voulais juste mentionner, on a adopté un item tantôt alors que madame Thuillier était absente. J'ai été appuyé à ce moment-là par monsieur Doré.
Voix 4B5:48:57
En l'absence d'intervention, Notons donc l'adoption des rubriques 20.01 à 20.05 des dossiers du conseil municipal. On poursuit.
François Limoges ◌5:49:10
Monsieur, madame la présidente, le chef de l'opposition m'a fait un signe de la main d'y aller avec force et détermination, alors je vais réunir les items 26 à 26. Et en 26, on autorise l'ajustement des dépenses impliquées dans le cadre du contrat accordé à Sonexin Services environnementaux. En 27, on approuve le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue un laboratoire sur l'agriculture urbaine 2 parties de terrain. En 2008, on approuve la deuxième modification de bail par laquelle la Ville de Montréal loue au Regroupement québécois de la danse un local rue Jeanne-Mance. En 2009, on approuve un projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue un terrain au restaurant Mac Georges Incorporé. Et en 2010, on approuve la troisième convention de modification de bail par laquelle la Ville de Montréal loue de Gestion Saint-Laurent Angus des espaces sur le boulevard Saint-Laurent.
Voix 4B5:49:58
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.06 à 20.10. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌5:50:05
Oui, madame la présidente, je vais proposer de réunir les items 21 à 25. En 21, on accorde un contrat à Dany Tremblay Soudure Incorporée. En 22, on conclut une entente-cadre avec Edgenda Conseil Incorporé. En 23, on accorde un contrat avec Les Innovations Create Inc., mais c'est écrit CR34TE Incorporé. En 2014, on approuve le projet d'entente entre la Ville de Montréal et la Compagnie de chemins de fer canadiens pacifiques. Et en 2015, on conclut une entente-cadre avec 9163-8478 Québec Inc., où s'applique clôture ce moment.
Voix 4B5:50:43
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.11 à 20.15. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌5:50:48
Madame la présidente, nous allons réunir les items 20-16 à 20-20. En 20-16, on accorde un contrat de grèverie à Atomic 3 Incorporée. En 20-17, on exerce l'option de troisième et dernière prolongation dans le cadre de l'entente conclue avec Albert Viau, une division de Demco Corporation. En 20-18, on approuve le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue à Société de verdissement du Montréal métropolitain une parcelle de terrain. En 20-19, on exerce l'option de prolongation de 12 mois, on autorise une dépense additionnelle dans le cadre des contrats accordés à 93049179 Québec Inc., Groupe Content Inc. et Environnement Routier Énergie. En 2020, on accorde un contrat à Néolec Incorporé.
Voix 4B5:51:29
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.16 à 20.20. Poursuivons.
François Limoges ◌5:51:34
Madame la présidente, je vais proposer de réunir les items 20.21 à 20.25. En 20.21, on approuve le projet d'addenda 1 à la convention intervenue entre le Société des Amis du Biodôme et de la Ville de Montréal. En 2022, on autorise le transfert des dépenses incidentes aux dépenses contingentes dans le cadre du contrat accordé à l'Archevêque Rivet. En 2023, on accorde un soutien financier à l'Institut de recherche en biologie végétale. En 2024, on approuve le projet d'addenda au contrat de services professionnels accordé à Solmatec. Et en 2025, on accorde un soutien financier à la Fondation Espace pour la vie.
Voix 4B5:52:06
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌5:52:10
Merci beaucoup, madame la présidente. Je vais intervenir sur le 20.23. Madame la présidente, on le sait, on est habitué, on va des fois entériner des contrats ou des dossiers au comité exécutif, au conseil municipal, et on sait que on recule de deux, on entérine quelque chose qui a eu qui était il y a un mois, 2 mois. Des fois, ça facilite le travail. Ici, par contre, je trouve ça plutôt particulier dans ce dossier-là parce qu'on entérine aujourd'hui en juin 2025 un contrat qui est effectif depuis le 1er janvier 2024 et qui se termine le 31 juillet 2025. Je trouve que c'est assez pas mal long. Le contrat se termine et on a donné de l'argent. Il y a déjà cent quelques mille dollars, 108 000 plus précisément, comme il est marqué dans le sommaire décisionnel. Il y a déjà 108 000 dollars qui ont été versés sans que le sommaire décisionnel, sans que ça ait été voté au conseil municipal. Alors, je peux comprendre qu'à l'occasion, on va entériner quelque chose qui a été faite 1 ou 2 mois d'avance. Techniquement, c'est plus facile. Ça, on le sait, c'est quasiment pratique courante, ça arrive souvent. Mais là, qu'il y a un 108 000$ qui a été donné, que ce contrat-là commence le 1er janvier 2024 et on le vote à la fin, il se termine en juillet 2025, et que 7 000$ ont été donnés en février 2024, 44 000$ ont été donnés en mars 2024, $7000 encore en août 2024, $50000 en septembre 2024, et tout ça sans que jamais ça ait passé au conseil municipal. Alors je questionne vraiment la façon de faire dans ce dossier-là, et j'aimerais qu'on m'explique les raisons pour lesquelles on, on entérine quelque chose qui prend fin et qu'on a laissé passer $108000 sans que ce soit voté au conseil municipal.
Voix 4B5:54:27
Madame Caroline Bourgeois.
Caroline Bourgeois ◌5:54:29
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, 2 choses. La première, je pourrais revenir avec une réponse écrite à madame Rossi plus complète, mais quand même, juste ramener, on n'est pas dans un contrat avec un contracteur privé, on est avec l'Institut de recherche biologie végétale qui déjà, avec qui, peut-être vous ne les connaissez pas, madame Rossi, mais je vous invite à aller faire un tour. L'Institut de recherche biologie végétale, c'est un groupe de recherche affilié à Espace pour la vie. Dans une collaboration d'Espace pour la vie et de l'Université de Montréal, avec qui on a des conventions qui sont adoptées ici en conseil municipal, qui font un travail sur différents plans de recherche qui fait partie de la mission même du Jardin botanique. Alors, ça me fera plaisir de pouvoir vous transmettre une réponse écrite, mais on n'est pas du tout dans une perspective de contrat que vous évoquez, d'un projet, un contractuel privé, mais bel et bien avec des chercheurs affiliés au jardin avec lesquels on est liés par convention. Sur différents projets. Je pense à un qui est peut-être le plus connu, la phytorémédiation dans l'est de Montréal, la décontamination par les plantes menée par le chef de division du Jardin botanique, monsieur Michel Labrecque, en lien avec l'Université de Montréal. Alors, ça me fera plaisir de pouvoir vous répondre. Peut-être que ça pourra rassurer aussi les préoccupations que vous avez soulevées, parce qu'il n'est pas du tout dans l'intention telle que vous avez mentionnée. Et c'était bien sûr en droit de réplique. Merci.
Voix 4B5:55:46
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.21 à 20.28. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌5:55:53
Oui, madame la présidente. Nous enchaînons avec la réunification des items 26 à 30. En 26, on accorde un contrat à Premier Lou Inc. En 27, on accorde un contrat à Veille sur toi Inc. En 28, on accorde un contrat à Eurovia Québec Construction Inc. En 29, on accorde un contrat à Lorrain Lorrain. En 30, on approuve un projet d'acte par lequel la Ville de Montréal et l'édifice 333 Saint-Joseph s'échangent sans soulte des lots en— et c'est terminé pour ce bloc.
Voix 4B5:56:25
Monsieur Dominic Perry.
Dominic Perri ◌5:56:27
Merci, madame la présidente. J'interviens pour déposer brièvement les rapports de la commission aux rubriques 2026 à 2029, pour lesquels les membres ont constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi Je veux d'abord vous parler du contrat Pomerleau.2026 pour les travaux de conception-construction d'un nouvel co-de-service dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Cela veut dire, veut donc dire que l'adjudicataire est responsable de la conception des plans et devis ainsi que de la réalisation des travaux. Ce type de projet n'est pas tellement fréquent à la Ville. Mais il présente certains avantages. Selon le Service de la gestion et planification des immeubles, cette méthode peut offrir un gain de temps, car elle permet de députer certains travaux avant que la conception soit complètement terminée. Cela dit, il peut s'avérer difficile d'estimer un projet à mode de conception construction, car l'évaluation se base sur des plans préliminaires et les solutions peuvent varier d'un entrepreneur à un autre. Cela expliquerait l'écart de 18% en faveur de la Ville. Enfin, je termine avec le contrat à la rubrique 20-28 pour les travaux d'égouts, de conduites d'eau et de la voirie dans la rue Hickson, Uravia Québec Construction a déposé la meilleure offre avec un prix qui présente un écart en faveur de la Ville de 25% avec l'estimation et de 1,17% avec le deuxième plus bas soumissionnaire. D'après les invités, ce résultat et la forte participation témoignent de l'intérêt de l'intérêt des entrepreneurs pour cet appel d'offres. Il s'agit de l'un des derniers de la saison, ce qui peut expliquer qu'ils aient déposé des prix concurrentiels afin de compléter leur carnet de commandes. Il faut dire que le service des infrastructures du réseau routier explore une nouvelle approche depuis 2 ans. Le service va à la rencontre de l'Association québécoise des entrepreneurs en infrastructures pour présenter la programmation annuelle des travaux à venir pour offrir plus de prévisibilité aux entrepreneurs. Les responsables ont remarqué que cela a été très profitable pour la Ville, notamment quand ce sont les derniers contrats de la saison. Et nous félicitons évidemment les services pour cette belle initiative. Et ceci, madame la présidente, complète mon intervention pour la partie de la Ville. Merci.
Voix 4B5:59:35
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.26 à 20.30. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌5:59:43
Madame la présidente, nous allons poursuivre avec la réunification des items 20.31 à 20.35. En 20.31, on approuve le projet de promesse bilatérale de vente et d'achat. Par lequel la Ville de Montréal s'engage à acquérir de la Coopérative d'habitation Sainte-Anne un terrain vacant. En 2032, on approuve le projet de promesse bilatérale d'achat et de vente ainsi que le projet d'acte par lequel la Ville de Montréal vend à la société L'Éponge en quartier Champlain un terrain. En 2033, on accorde un contrat à Demix Construction pour des travaux d'égouts, de conduite d'eau et de voirie. En 2034, on accorde un contrat à Forcé Auto. En 2035, on autorise la société L'Éponge en quartier Champlain Incorporée à occuper et à réaliser des travaux dans l'emprise des services d'études existantes.
Voix 4B6:00:25
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.31 à 20.35. Poursuivons.
François Limoges ◌6:00:32
Poursuivons avec la réunification des items 20.36 à 20.40. En 20.36, on accorde un contrat à Saint-Denis Thompson. En 20.37, on accorde un contrat de gré à gré à la Corporation du théâtre Outremont. En 20.38, on approuve le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue Religieuse Hospitalière de Saint-Joseph des locaux Avenue des Pins Ouest. En 2039, on accorde un contrat de distribution Maranda. En 2040, on approuve un projet d'acte au terme duquel la Ville cède son rang hypothécaire relativement à un emplacement qui constitue de l'eau privative.
Voix 4B6:01:05
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 2036 à 2040. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌6:01:11
Merci, Madame la Présidente. On va poursuivre avec les items 2041 à 2045. En 2041, on approuve un projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue des locaux à Station Culture. En 2042, on accorde un contrat environnement routier énergie. En 2043, on approuve un projet d'entente entre Sa Majesté le Roi et le chef du Canada, représenté par la Société d'éponge en quartier Champlain, et la Ville de Montréal. En 2044, on accorde un contrat aux entreprises Claude Chagnon Inc. Et en 2045, on accorde un contrat de mixité construction.
Voix 4B6:01:44
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌6:01:47
Merci, madame la présidente. Alors, j'interviens sur le 20.42. Alors, madame la présidente, retirer les colonnes Morris, c'est couper un canal de communication avec les citoyens et avec les touristes, en plus de jeter annuellement 2 millions de dollars par les fenêtres. Une décision précipitée, une décision irréfléchie et motivée par des arguments qui tiennent pas la route. De notre côté, nous le voyons comme une opportunité de diffusion pour les établissements culturels qui, disons-le, en ont vraiment besoin. Un outil supplémentaire pour informer les citoyens plus facilement. On me répondra probablement que les colonnes publicitaires auraient coûté trop cher à rénover et entretenir, que c'est de la pollution visuelle. N'aurait-il pas été envisageable, madame la présidente, de renégocier un contrat avec un partenaire privé qui aurait assuré l'entretien et laissé place à des équipements bien intégrés au pourtour? Fort probablement que ça aurait été une bonne solution. À la place, l'administration choisit une voie en apparence facile qui coûtera pourtant cher aux contribuables montréalais. Projet Montréal décide d'effacer 30 ans d'histoire et de se priver de revenus non négociables pouvant être redirigés vers des initiatives culturelles et touristiques. J'aimerais, madame la présidente, citer Michel Dallaire, designer industriel qui a signé le design des colonnes publicitaires du Quartier des spectacles et du Quartier international dans Ville-Marie. Dans une entrevue qu'il a donnée à la presse le 2 mai dernier, il affirmait par une phrase très courte, mais combien lourde de sens, et je cite: On dirait que le design n'est plus une considération importante à la Ville de Montréal. Au lieu de tout supprimer, Projet Montréal aurait pu repenser le design des colonnes Morris, mieux les intégrer au paysage urbain et les rendre plus attrayantes et pour l'œil du public. Nous sommes vraiment à contresens de ce qui devrait être fait et c'est pourquoi, madame la présidente, nous allons voter contre l'octroi de ce contrat.
Voix 4B6:04:09
Merci. En l'absence d'autres interventions, notons donc madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌6:04:17
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. En droit de réplique sur le 2042, bien que le sommaire décisionnel ne porte pas sur la fin de l'entente avec Astral, mais bien sur la réutilisation des colonnes, on se rappellera que l'entente, on a déjà entendu le fait que l'entente ait pris fin, il y avait une volonté d'optimiser la façon dont on affiche. D'ailleurs, on travaille en collaboration entre autres avec le patronariat du Quartier des spectacles, avec le ministère de la Culture dans le Vieux-Montréal pour avoir des affichages qui sont à la fois fonctionnels mais aussi esthétiques. Et on sait évidemment qu'il y a toutes sortes d'autres manières maintenant d'informer les citoyens et citoyennes. Et par ailleurs, il y avait des volontés de la part de ces partenaires-là d'avoir de l'affichage dynamique. Ce qui effectivement posait des questions par rapport à la qualité de notre paysage urbain. Or, ce qu'on fait aujourd'hui, c'est extrêmement positif en fait, c'est que ces colonnes-là, on leur redonne une vie. Donc effectivement, madame Rossi, vous mentionniez le fait que ça aurait pu engendrer des coûts importants. Or, le service de l'urbanisme et de la mobilité, on a travaillé extrêmement fort pour redonner une vie à ces colonnes-là, et c'est extrêmement intéressant parce qu'à très faible coût, on va être capable de retirer la colonne et de transformer les branchements électriques pour mettre des stations Bixi électriques, pour mettre des bornes de recharge pour les véhicules électriques et pour mettre du mobilier technologique pour, entre autres, mettre des capteurs, des caméras pour pouvoir collecter de la donnée dans la perspective de Vision Zéro. Donc ici, vraiment, le service de l'urbanisme et de mobilité qui a fait preuve de créativité, qui transforme des installations vétustes dans l'environnement public là où on a énormément de besoins et où il y a de plus en plus de d'usage qui sont importants. Et là, ça va nous permettre en fait d'offrir des Bixi aux citoyens et citoyennes, des bornes de recharge aux citoyens et citoyennes qui vont bénéficier finalement à différents types de mobilité, puis qui vont nous permettre d'améliorer aussi nos données pour améliorer notre bilan routier.
Ericka Alneus ◌6:06:10
Merci beaucoup.
Voix 4B6:06:13
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 20.41 à 20.45 avec un vote contre inscrit par l'équipe Ensemble Montréal pour la rubrique 20.42. Madame Virginie Journeau.
Virginie Journeau ◌6:06:26
Merci beaucoup. Donc nous regroupons 2046 à 2050. En 2046, accorder un contrat à Néolec pour l'installation de détecteurs véhiculaires. En 2047, accorder un contrat à Roxboro Excavation des travaux de voirie dans divers arrondissements. En 2048, accorder un contrat excavation d'arche pour des travaux d'égouts, de conduite d'eau, de voirie, d'éclairage. 2049, accorder un contrat à Laurin-Laurin pour des travaux d'aménagement de feux de circulation. Et en 2050, accorder un soutien financier de 187 000$ à Moisson Montréal pour son projet relance programme de récupération des denrées en supermarché.
Voix 4B6:07:06
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.46 à 20.50. Poursuivons.
Benoit Dorais ◌6:07:12
Parfait.
Virginie Journeau ◌6:07:13
Nous allons terminer la rubrique 20 en regroupant 20.51 et 20.52. Donc, en 2051, c'est autoriser la signature de la convention de gestion entre la Ville et la Société d'habitation de développement de Montréal pour la prise en charge d'immeubles à des fins de logement abordable. Et en 2052, approuver le projet de promesse bilatérale d'achat et de vente ainsi que le projet d'acte par lequel la Ville acquiert de 95195228 Québec un terrain pour des fins de réaménagement de l'avenue Saint-Pierre.
Voix 4B6:07:44
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 20.51 et 20.52. Madame Journeau.
Virginie Journeau ◌6:07:51
On poursuit dans la rubrique 30, administration et finances, donc de 30.01 à 30.04. On y va avec 30.01, autoriser la réception d'une subvention de 746 123 provenant du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation. En 30.02, accepter les offres de services à venir du conseil d'arrondissement de Verdun afin de prendre en charge la réalisation des travaux de remplacement de la couverture conduite principale sur la rue Riel. En 30-03, adopter une résolution visant à autoriser le changement de vocation de la voie de circulation en rive actuelle sur le boulevard de la Côte-Vertu. Et en 30-04, accepter les offres des conseils d'arrondissement de Ville-Marie, de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et du Sud-Ouest pour la prise en charge du contrat de gardiennage spécialisé.
Voix 4B6:08:37
En l'absence d'intervention, monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌6:08:41
Oui, madame la présidente, c'est pour le 30.04. Ici, on ajoute des superviseurs de campement, des agents de sécurité. Lorsque la sécurité des personnes vivant dans les tentes et celle des riverains est compromise, c'est un rappel que les campements de fortune sont un enjeu sociétal sur lequel les décideurs doivent sérieusement se pencher. L'embauche d'équipes assure la sécurité près des campements de fortune dans Ville-Marie, le Sud-Ouest et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, dont il est question ici, est une partie de la solution aux enjeux de sécurité dans l'espace public. Mais ça ne règle toujours pas le problème qu'actuellement, la gestion des campements de fortune se fait de toute azimut. Sans lignes directrices de la part de la Ville-Centre, les arrondissements pourront chacun gérer ses équipes de sécurité comme ils l'entendent, au risque de créer des disparités d'action d'un secteur à l'autre. Pourtant, le comité ad hoc en itinérance mis sur pied par la Ville soulignait son manque de coordination et lui recommandait de mettre sur place un protocole de gestion des campements de fortune. Il n'y a toujours pas de protocole, contrairement à d'autres villes au Québec. Ceux qui en pâtissent, ce sont les personnes qui vivent dans les tentes et les riverains qui ne savent pas vers qui se tourner: EMIS, la police, les organismes communautaires. Vers qui est-ce qu'on se retourne, qui s'en occupe. À ce jour, nous attendons la décision de la Cour supérieure quant à l'injonction sur les démantèlements du campement le long de Notre-Dame. Cette décision pourrait changer la façon dont les campements seront appréhendés. Quelle que soit la décision, l'enjeu fondamental derrière cette crise sociale, c'est l'absence de solutions alternatives viables et adaptées de logement. Les unités modulaires ne sont qu'une goutte d'eau dans l'océan et surtout n'ouvriront pas leurs portes avant plusieurs semaines, si ce ne sont pas des mois. Le fait de tout miser sur une solution démontre d'ailleurs un manque d'ambition de la part de l'administration de Projet Montréal. D'autres actions doivent être menées de front par Montréal pour sortir durablement les personnes vulnérables de la rue. Ça prend de la volonté politique. Les bâtiments vacants et excédentaires lui appartenant auraient dû être une partie de la solution dès le jour 1 du premier mandat de Projet Montréal. Le soutien financier et logistique apporté par la Ville aux organismes communautaires qui sont sur le terrain et proposent des solutions de relogement doit également être à la hauteur des besoins, ce qui n'est malheureusement pas le cas 8 ans plus tard. Merci.
Voix 4B6:11:19
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌6:11:23
Merci beaucoup. Donc, en droit de réplique sur le 3004, moi tout d'abord, très heureux d'entendre mon collègue souligner l'importance d'avoir des ressources en termes de sécurité. Je pense que c'est une évidence aussi que dans certains quartiers centraux, ça va être une aide qui est bienvenue, bien évidemment, qui est toujours équilibrée avec les interventions qu'on fait. Quand on a annoncé ce projet-là d'ailleurs dans Ville-Marie, on a annoncé aussi des soutiens supplémentaires aux organismes communautaires pour s'assurer que chacun puisse faire son rôle, les policiers puissent avoir leur rôle, les agents de sécurité puissent contribuer au sentiment de sécurité et les intervenants pouvoir offrir justement des alternatives aux personnes vulnérables, les diriger vers des services, mais faire aussi de l'accompagnement beaucoup plus soutenu. Donc effectivement, il n'y a pas une piste de solution qui règle le tout, c'est vraiment une multitude de mesures qui sont mises en place qui qui vont contribuer à régler les différents enjeux. Mais je me porte un peu en faux par rapport aux prétentions de dire que c'est un peu désordonné et non coordonné, parce que justement cette mesure-là est venue d'un comité formé de DA des arrondissements centraux qui sont aux prises de plus en plus avec l'enjeu des campements et le SDIS. Donc c'était une demande qui avait été exprimée, en fait, ça, puis aussi de mutualiser des équipes de cols bleus justement pour avoir une approche coordonnée par rapport aux campements. On a annoncé dernièrement, et ça grâce justement au comité ad hoc, une approche municipale en termes de campements pour vraiment venir s'assurer d'avoir une approche qui est harmonisée. Harmonisée certes, mais aussi dans un territoire qui n'est pas le même où les réalités sont différentes. L'itinérance ne s'exprime pas de la même façon dans Ahuntsic-Cartierville, par exemple, qu'elle va s'exprimer dans le centre-ville de Montréal, dans l'arrondissement de Ville-Marie. Donc il nous faut garder cette flexibilité-là. Et je pense que c'est important aussi de s'assurer, et c'est ce que ce projet-là vient faire aussi, qu'on laisse le loisir aux arrondissements de venir identifier les secteurs qui sont les plus problématiques, mais aussi cette marge de manœuvre-là qui permettront justement de travailler en équipe autant avec les intervenants, autant avec ÉMIS ou avec ÉMÉC, pardon, ou avec cette équipe de sécurité de façon très granulaire, vraiment de les envoyer aux endroits où on a des besoins. Et ça bouge, les enjeux de sécurité, c'est pas figé. À certains moments dans mon district, par exemple, c'est un petit peu plus dans la ruelle Brady dans le quartier chinois. À d'autres moments, c'était plus dans le parc Charles-Hez Campbell. À d'autres moments, c'était derrière le métro Beaudry. Bref, ça bouge, ça change en fonction aussi des différents aménagements du territoire qu'on vient faire. Donc de garder cette marge de manœuvre-là, elle est quand même saine, mais néanmoins, on va continuer de travailler avec ce comité-là qui se rencontre sur une base régulière justement pour arrimer les pratiques. On a une approche municipale en termes de campement, on veut avoir aussi une approche bienveillante et équilibrée en termes d'intervention sur les enjeux de sécurité et les sentiments de sécurité. Donc c'est un très beau, une très belle proposition qui nous est ici apportée. Merci, madame la présidente.
Voix 4B6:14:30
Madame Virginie, juste auparavant, en l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 30.01 à 30.04. Madame Journeau.
Virginie Journeau ◌6:14:39
Merci beaucoup. Donc, on va réunir les points 3006 à 3010. En 3006, c'est prolonger jusqu'au 30 juin 2028 la déclaration de compétences du conseil de la Ville concernant l'exercice de tous les pouvoirs liés au matériel roulant. En 3007, autoriser un budget de revenus de dépenses de 1,8 million pour des travaux du réaménagement du carrefour Arbourasse-Pineuf. En 3008, autoriser des virements totalisant 337 000 au service de développement économique aux arrondissements Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. En 30.09, adopter la politique de développement culturel 2025-2030 intitulée Créer, transformer, unir. Et en 30.10, accepter l'offre à venir du conseil d'arrondissement d'Outremont de prendre en charge la gestion de la convention du soutien financier du Théâtre Outremont. Oui, j'ai commencé avec 3111.
Voix 4B6:15:38
Oui, ça a été mentionné. Madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌6:15:44
Madame la présidente, alors je tiens à adresser la parole sur le 855, le rapatriement de la compétence des véhicules roulants. Alors, on se souviendra que le rapatriement de cette compétence, mais elle a eu lieu en 2010, en début 2017 sous l'ancienne administration, dans l'objectif très noble d'augmenter l'efficacité des achats et de l'entretien des véhicules et équipements de notre flotte et de nos ateliers. Alors, le budget des arrondissements dédié aux acquisitions, qui s'élevait à plusieurs millions, ben, je tiens à le redire parce que je sais que je l'ai dit plusieurs fois, ben, il est resté dans les différents arrondissements, ce qui est très bien parce que cette somme maintenant nous sert à d'autres besoins d'arrondissement. Le service a eu d'importants écueils à ses débuts. Un rapport de la vérificatrice générale a dressé un portrait et émis des recommandations, et toutes ces recommandations sont adressées dans le plan de transformation que nous avons entamé en 2022. Force est de constater que le service du matériel roulant, grâce à de nombreux efforts collectifs, qui ont requis la collaboration de plusieurs arrondissements et de services centraux, a progressé nettement pour le mieux. Nous avons eu la chance, en vue de renouvellement, de faire la tournée des arrondissements. Ça ne fait pas longtemps, il me semble que ça fait plusieurs mois qu'on est en tournée pour voir l'ensemble des arrondissements et présenter le bilan de l'avancement du plan de transformation et de voir ce qui concrètement commence à se décliner dans chacun des arrondissements. Par des acquisitions. Alors, le plan de transformation sur 5 ans, mais il a 18 initiatives. Je vais vous dresser le portrait de certaines et dire où est-ce qu'on en est rendu. Alors, on a réussi à doubler les investissements en acquisition de véhicules. On a acquis depuis 2022 1826 véhicules. Même pendant, avec, en calculant la pandémie et tout, et tous les problèmes. Alors ça, ça fait 800 véhicules au net, parce qu'on en a mis 1000 véhicules au rancart. Alors, ce qui a permis de faire en sorte que la désuétude est passée de 24% à 17% du parc. Quand même, 7% de moins. On a aussi réussi à faire plus de comblement de besoins dans les différents arrondissements. Alors, les besoins sont comblés en moyenne à 87%. Vous direz, c'est pas parfait, il manque 13%, mais avec la mutualisation, on y arrive. Alors, la mutualisation aussi a servi à sauver des coûts et de permettre d'investir en partageant les véhicules qu'on a déjà et qu'on n'utilise pas. Certains véhicules, ils n'ont vraiment pas beaucoup de kilométrage, Alors, en se les partageant, mais ça nous a permis, à la place d'acheter ces véhicules-là, d'acheter vraiment ceux qui étaient des besoins urgents pour les différents arrondissements, les acquisitions prioritaires. On a aussi fait des ententes-cadres qui ont permis des économies d'échelle pour tout le monde. On a aussi embauché plus de monde pour nos ateliers. Alors, 30 cols bleus, des mécaniciens qu'on aime beaucoup et sur lesquels on dépense, surtout en hiver. Alors, on est vraiment content de ça, on aimerait en avoir plus. Mais c'est jamais l'idéal. Alors, on a aussi mis en place un plan d'entretien préventif. C'était demandé et c'est fait, et c'est toujours en rotation. Ça s'est vraiment beaucoup amélioré. Et ce qu'on met en place depuis pas longtemps, et ce qui est vraiment bien, c'est ClixSense. Ça, c'est énormément de transparence et chaque arrondissement peut voir en temps réel les indicateurs pour son arrondissement. C'est vraiment, vraiment pratique. Et ce qu'on est en train de faire, ce qu'on va faire dans les prochaines années, c'est déployer Maximo. Et ça, c'est un système informatique qui va vraiment nous aider avec l'approvisionnement pour chaque arrondissement. Et c'était une des recommandations de la vérificatrice générale, une des dernières qu'on est en train de mettre en place. Alors, je pense qu'on peut tous convenir que la que le plan marche. Ce n'est pas parfait, mais ça marche. On s'est énormément amélioré. Et un des exemples d'où ça marche d'être ensemble et de travailler en collaboration comme une ville et pas comme 19 petites villes qui gèrent son petit parc, mais c'était pendant la grande tempête de neige, la tempête de neige historique. On l'a réussi. On a réussi non seulement que cette tempête était un record, mais on a réussi à la déblayer et à ramasser toute cette neige en un temps record. Les camions étaient au rendez-vous. On avait assez de camions, on a pu partager les camions, on a pu partager les équipements si un équipement brisait. Et, bien, on est très conscients de l'importance de la neige. Dans les dernières années, on a commandé beaucoup, beaucoup plus de chenillettes pour les trottoirs et on a commandé récemment 13 têtes de souffleuses qui s'en viennent. Alors, il nous reste encore 2 ans et demi pour compléter notre plan de transformation sur 5 ans et le plan est bien entramé et il a produit des résultats positifs. Moi, j'étais là et j'ai vu les millions de dollars d'investis dans chacun de vos arrondissements. Alors, c'est pour cela que moi, je pense que je n'ai aucun doute que la prochaine administration va renouveler le 85.5, parce que le processus d'amélioration continue qui est entamé et la collaboration entre étroite qui a été développée avec, avec les fonctionnaires des différents arrondissements fonctionne. Bien évidemment, c'est pas parfait, on peut toujours s'améliorer et c'est ce qu'on est en train de faire. Alors, je sais que l'opposition veut pas attendre 3 ans, elle veut pas attendre jusqu'à la fin du renouvellement qui aurait— qui est dans 2 ans et demi. Nous, on avait planifié de le renouveler après 2 ans et demi, mais pas 2 ans et demi, on aurait donné un autre 6 mois pour faire 3 ans, pour pas qu'on tombe dans la période hivernale, pour donner assez de temps si jamais quelqu'un voulait changer quelque chose, de le changer. Mais l'opposition veut pas, veut le faire d'ici un an et veut aussi avoir un bilan. Mais le bilan, on le fait de toute façon à chaque année, on s'est engagé à le faire. Alors d'ici un an, on va faire la tournée des arrondissements encore une fois, on va vous montrer où on est rendu et moi, je suis convaincue que peu importe la prochaine administration, ça sera renouvelé et je tiens à féliciter le travail du directeur, monsieur Dave St-Pierre, féliciter l'ensemble des équipes qui ont travaillé sur le plan de transformation, qui ont été, qui ont agi avec énormément de transparence pour donner tous les chiffres et qui travaillent vraiment pour servir les arrondissements qu'ils concernent. Comme leurs clients. Alors, merci beaucoup.
Voix 4B6:22:56
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌6:23:01
Merci, madame la présidente. L'intervention sera sur 30,06. Madame la présidente, comme mon collègue avait fait mention, le SMRA a réalisé des projets et des progrès notables depuis le dernier renouvellement de compétences. On a eu une présentation qui a été nous faite, l'information a été taillée à nos arrondissements. On voit que le plan de transformation est en cours, en déploiement, puis nous observons des résultats contrastés qui méritent notre attention. Reconnaissons d'abord les améliorations. Les décaissements de PDI fonctionnent désormais de manière manière satisfaisante. Le parc de véhicules est étoffé depuis 2022, le taux de désuétude diminue progressivement, et bien que cette amélioration reste modeste, elle va dans la bonne direction. L'embauche et la formation des nouveaux mécaniciens constituent également un pas d'avance. Cependant, les enjeux importants demeurent. Les arrondissements font encore face à des problèmes récurrents de disponibilité d'équipement ce qui retarde nos opérations de déneigement et de propreté. Cet hiver, nos équipes d'opérations locales ont signalé que le vieillissement du parc et les pannes fréquentes ont considérablement ralenti les opérations de déneigement. Le temps de réparation s'allonge en raison de l'âge des véhicules et, dans certains cas, nos équipes locaux peinent à maintenir leur efficacité comparativement aux secteurs privés. Monsieur St-Pierre a d'ailleurs reconnu lors de sa présentation que ses équipes ne disposent pas actuellement que de 85% des véhicules nécessaires pour répondre pleinement aux besoins des arrondissements et des services centraux. Il a également souligné que le manque de personnel chronique ralentit le rythme d'acquisition des véhicules. Cette situation touche également nos services d'urgence. Récemment, nous avons appris que certains camions des pompiers, notamment ceux équipés de plateformes élévatrices, sont hors service. Certains attendent de réparation depuis plus qu'un an. Nos intervenants terrain nous rapportent aussi une hausse significative sur le taux de panne des camions standards. L'année dernière, madame la présidente, c'était la SPVM qui ne pouvait plus assurer de patrouiller adéquatement par manque de véhicules. L'administration avait alors suggéré à nos agents de patrouiller à pied ou à vélo malgré l'étendue considérable des territoires à couvrir. Lors des dernières négociations, nous avons demandé que la SMRA assume les coûts des locations à court terme que les arrondissements doivent effectuer faute d'équipement minimal. Après des discussions intenses, l'administration s'est montrée ouverte à établir des critères de prise en charge. Une table des directeurs d'arrondissements a été créée pour définir ces critères et méthodologies. Nos directeurs et employés ont collaboré en bonne foi avec le SMRA, mais on voit que les locations actuelles nécessaires ne seront prises en charge qu'à partir de 2028. Cela signifie que pendant 3 ans, les arrondissements devraient puiser dans leur budget de fonctionnement. Pour compenser des lacunes des services centraux. Le plan de transformation de la STM progresse, nous le reconnaissons. Les premiers résultats commencent à se manifester, mais certains aspects restent encore insuffisants. Dans ce contexte, nous estimons qu'il est bénéfique que la prochaine administration, quelle que soit le parti, puisse réorienter certaines actions de la STM. Il est important à noter que n'importe quel renouvellement qui sera consenti par ce conseil n'interrompt pas le plan de transformation ni les investissements en cours. Nous sommes convaincus que si la STM nous présente un plan exemplaire dans l'avenir, mes collègues ici au conseil n'hésiteront pas à renouveler cette compétence. Merci.
Voix 4B6:27:13
Monsieur Luis Miranda.
Luis Miranda ◌6:27:17
Merci, madame la présidente. Je vais être assez court parce que je sais qu'il y a une promotion qui va arriver. Écoutez, oui, j'ai entendu ce que madame Vodanovic a dit. Je suis pas tout à fait d'accord avec tout ce qui a été énoncé. Écoutez, moi-même, j'ai été un opérateur de machinerie, j'ai eu un garage de machinerie lourde, je connais un peu les équipements lourds et ces choses-là. Il y a des choses qu'actuellement, oui, sont fonctionnelles, il y a des choses que je trouve qui ont besoin d'être revues, C'est certain que quand on envoie un véhicule en inspection, une inspection, je parle d'une inspection, les inspections qu'on fait pour les véhicules comme nos automobiles quand elles sont rendues après 5 ans, faut faire des inspections, mais il y a des véhicules qui vont en inspection, partie pour des semaines, pas des journées, des semaines. Il y a quelque chose qui fonctionne pas. J'ai entendu la présentation, ce qu'on a dit qu'on allait acheter, je me trompe pas, 13 tête de souffleuse cette année, 13 l'année prochaine, quelque chose comme ça, on en a en plusieurs années. Les têtes de souffleuses, écoutez, c'est bien bon pour les gens qui font du paysagement, c'est jamais aussi efficace qu'une souffleuse sur châssis. Ça ne donne pas le même résultat. Une tête de souffleuse, ça brise beaucoup plus, l'eau dure brise beaucoup plus, ne fait jamais un travail aussi propre. Puis on sait que le déneigement, c'est quelque chose qui est— et c'est pour ça que je dis, quand j'ai entendu ça, je dis, on n'achète pas, puis j'ai demandé à mon personnel, on n'achète pas de souffleuses sur châssis, non, on achète juste des têtes de souffleuses. Mais à un moment donné, on va avoir je sais pas combien de loader dans nos cours, parce que pour chaque tête de souffleuse, ça prend un loader. Puis à un moment donné, on va en avoir combien de loader, c'est un peu trop. Moi, écoutez, sur tout ça, puis je vous présente ça court parce que je sais qu'on a une grosse heure du jour encore, je crois que c'est sage de rapporter ça au pour seulement que d'un an pour que les gens puissent revoir le tout. Et le nouveau conseil, puis je trouve ça un peu déplorable qu'en fin de mandat qu'on renouvelle des choses. En fin de mandat, en 36 ans, on voyait pas ça, on voyait pas ça. Même dans le temps que j'étais à Ville d'Anjou, en fin de mandat, on engageait pas le conseil futur. Puis juste sur ça, je crois que c'est sage de dire on va y aller pour un an. Merci, madame la présidente.
Voix 4B6:29:29
Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌6:29:34
Oui, merci Madame la Présidente. Je vais faire aussi mon intervention sur le 30.06, mais je vais proposer un amendement. Je vais pas éterniser le débat là-dessus, c'est ce qu'on a quand même déjà donné un peu notre point de vue. On a écouté ma collègue Maja Vodanovic ou mon collègue Alan DeSousa et même mon collègue maintenant Luis Miranda. C'est sûr, pour nous Comme il l'a dit mon collègue Miranda, il a été clair que dans une fin de mandat, on peut pas engager une deuxième, une prochaine administration, surtout quand on, quand on pense, quand on pense dans le GDD actuellement, on est en train de proposer le prolongement jusqu'au 30 juin 2028, donc c'est quand même un prolongement assez loin. Nous, je vais proposer, madame la présidente, d'apporter un amendement. Je le propose appuyé par mes collègues Alan de Souza qui est le maire de la l'arrondissement de Saint-Laurent, monsieur Luis Miranda, le maire de l'arrondissement d'Anjou, madame Christine Black, la mairesse de l'arrondissement de Montréal-Nord, monsieur Laurent Desbois, maire de l'arrondissement d'Outremont, monsieur Dimitrios Beis, le maire de l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, monsieur Michel Bissonnet, maire de l'arrondissement de Saint-Léonard, et monsieur Dominic Perri, conseiller de la Ville du district Saint-Léonard-Ouest. Nous voulons proposer un amendement, c'est de prolonger jusqu'au 30 juin 2026 soit pour une période de 1 an la déclaration de compétences du conseil de ville concernant l'exercice de tous les pouvoirs liés au matériel roulant relevant de la compétence des arrondissements, à l'exception des contrats de location de moins d'1 an et des contrats de location avec opératrice ou opérateur, afin de continuer le déploiement du plan de transformation 2023-2027 du SMRA. Le deuxième point, il est inchangeable, de mandater le SMRA de produire et présenter à l'ensemble des élus municipaux en avril 2026 un bilan de performance sur le prolongement de la présente déclaration de compétences. Madame la présidente, oui, il y a le point de ne pas aller et surtout attacher les mains d'une prochaine administration. Nous savons aujourd'hui qu'il y a quand même des problèmes avec— il y a un avancement qui a été fait, il faut le dire. On est conscient qu'il y a le problème qui existe actuellement au niveau du SMRA, puis quand on parle de actuellement à la ville, on est à 85% des besoins de la ville, donc ce qu'il manque, il manque de l'argent, de nouvel argent qui peut être dépensé pour arriver à atteindre le 100% de matériel nécessaire pour effectuer les services de base. Quand on parle de SMRA, quand on parle des véhicules de pompiers, quand on parle des véhicules de policiers, quand on parle même des véhicules de la ville, les loaders étaient tout ce qui touche pour le déneigement, pour le ramassage, les souffleuses et tout. Donc tout ça, on a besoin d'avoir l'équipement nécessaire dans tous les arrondissements et on veut que la prochaine administration, qu'elle puisse au moins regarder de près et de s'assurer que l'argent nécessaire est présent pour pouvoir aller de l'avant et offrir ce service de proximité et ce service aussi essentielle à tous les Montréalais dans tous les arrondissements. Donc pour ça, je le propose, et comme je vous ai dit, je vais pas éterniser le débat. Je pense que ma collègue, déjà, elle est déjà, elle acquiesce à cette demande de proposition, et j'espère qu'on pourra au moins régler éventuellement ce problème l'année prochaine une fois pour toutes. Merci, madame la présidente.
Voix 4B6:33:00
Monsieur Richard Deschamps.
Voix 4H36:33:04
Merci, madame.
Richard Deschamps ◌6:33:07
Oui, je vais parler sur l'amendement. Je vais parler sur les deux peut-être en même temps. Alors moi, je vais voter en faveur de l'amendement. J'annonce tout de suite ce que je vais faire. Tout d'abord parce que premièrement, je ne partage pas, même si on peut voir qu'il y a des avancées globalement Je ne partage pas l'optimisme de la responsable, madame Vodanovic. Puis paradoxalement, les plus vieux élus ici qui ont un peu de vécu, on a tous un peu la même position. Alors déjà, ça pose question. Ça fait plusieurs années que les gens qui ont été mentionnés et qui ont pris parole jusqu'à maintenant sont là. Et ça se peut pas non plus que tout le monde n'épaule pas puis qu'elle tarde. À un moment donné, faut écouter aussi les personnes qui ont un peu d'expérience. Je comprends qu'on veuille présenter les choses extrêmement positivement, je comprends ça de la part du responsable, je la blâme pas. Mais quand tu dis que tu as 87% puis que tu as atteint 1826 véhicules, mais tu en as remplacé 1000 qui étaient en désuétude. Ben moi, je vois pas ça comme un grand succès là, parce qu'il faut d'abord se demander au détriment de qui tout ça a été fait. Ça veut dire qu'il y avait une mauvaise gestion auparavant qui était faite dans certains arrondissements ou même dans certains services centraux, mais que justement on veut mutualiser, mais ça camoufle d'une certaine façon un manque de gestion rigoureuse qui aurait dû être faite auparavant. Donc je m'excuse d'avoir une lecture très différente de la vôtre, Mais quand même, c'est ma façon de voir les choses en termes de gestion et j'en ai quand même fait un petit peu dans ma vie. Alors, puis la mutualisation, c'est bien beau, mais combien de fois je me suis levé, au moins 2-3 fois ici dans cette chambre, pour dire j'aimerais ça avoir les chiffres d'où on est parti dans chacun des arrondissements et des services centraux, combien il y en a qui ont été remplacés, Puis à combien qu'on est rendu. J'ai pas encore eu la réponse. Souvent quand je pose des questions, on me dit, vous assisterez à la rencontre, vous viendrez à telle rencontre, vous viendrez voir, mais j'ai pas encore eu la réponse à cette question que j'ai posée depuis plusieurs mois. Puis qu'on me dise le contraire, on va les ressortir les enregistrements. Alors j'aimerais bien l'avoir la réponse, qu'on me dise d'où on est parti quand on a fait le changement. Par arrondissement, par service central, puis moi je vais pouvoir faire mon propre jugement, pas juger sur des statistiques qui nous sont lancées comme ça, comme un peu, je m'excuse, un peu de la poudre aux yeux. Moi j'aime bien avoir des faits, puis mon jugement s'exerce sur des faits ou sur des actions concrètes. Alors l'amendement me semble très sage dans le contexte. Surtout à 4 mois ou à peu près d'une élection ou d'un renouvellement électoral dans cette Chambre. Il me semble que c'est raisonnable de dire on va faire un renouvellement d'un an, on va faire un bon bilan, on va répondre aux questions qui sont posées dans cette Chambre correctement, puis ensuite on pourra porter un jugement. Puis s'il y a vraiment amélioration, on le reconnaîtra facilement. Mais moi, je continue de dire que la mutualisation s'est faite au détriment de certains qui avaient bien géré, qui avaient bien investi préalablement. Et j'aimerais bien être capable de voir qui n'avait pas nécessairement apporté tous les éléments de gestion qu'ils auraient dû. Donc, puis là, on ne parle pas de ce qui a été soulevé tout à l'heure, ce qui s'est passé avec les policiers qui avaient de la misère à faire de la patrouille. Puis avec les camions de pompiers qui sont pas réparés rapidement. Alors, pour toutes ces raisons, toutes ces raisons, non seulement je vais voter contre le point qui est proposé, je sais pas ce que mes collègues feront, mais je pense qu'ils vont être un peu d'accord avec moi, et j'approuve l'amendement qui est apporté par l'opposition officielle.
Voix 4B6:37:39
Toujours sur l'amendement, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌6:37:42
Moi, je suis sur le 3009.
Voix 4B6:37:44
Même chose pour madame Éricka Alneus. Très bien. Toujours sur l'amendement, madame Maja Vodanovic.
Maja Vodanovic ◌6:37:51
Merci de m'avoir donné la parole, madame la présidente. J'aimerais, ben, un, je suis très contente que Monsieur Aref Salem propose plus d'argent pour le service. Alors, on souhaitera que la prochaine administration mette encore plus d'argent dans les véhicules. Et je tiens aussi à répondre à monsieur Deschamps. Monsieur Deschamps, je l'ai ici avec moi, les chiffres. Je sais pas si vous avez vu, avez-vous vu le bilan par arrondissement avec les chiffres? Mais je vais vous le montrer, je l'ai ici avec moi. On a fait la tournée puis on voit vraiment d'où est-ce que vous êtes partis, combien de véhicules vous avez de plus et tout. Alors, c'est très, très clair, et pas juste pour votre arrondissement, mais pour les autres. Alors, ça va me faire plaisir de vous le partager, d'accord. Puis je pense qu'il y avait aussi pour les autopatrouilles pour la police, j'aimerais aussi revenir là-dessus. Pardon?
Voix 4B6:38:49
Est-ce qu'on peut respecter la prise de parole de madame Vodanovic, s'il vous plaît? Allez-y, madame.
Maja Vodanovic ◌6:38:53
Je voulais juste, on a fait une tournée de tous les arrondissements, on vous a présenté le progrès et je pense, en tout cas, bref, ça a été, c'était des documents publics. Je vais vous l'acheminer, monsieur Deschamps. L'autre chose à propos des autopatrouilles, les autopatrouilles, on les a commandées dans le plan, on devait toutes les avoir et ce n'est pas la faute du SMRA que certains certains concessionnaires n'ont pas pu livrer la marchandise ou si certains concessionnaires ont eu des défauts de fabrication et on a dû sortir, retourner certains véhicules, plusieurs véhicules d'ailleurs. Je pense qu'en tout, ça aurait été une soixantaine de véhicules. Alors, c'est vraiment pas la faute du MRA là-dessus. Puis, monsieur Deschamps, toute la stratégie de transformation est basée sur des chiffres et des indicateurs. Alors, c'est pas moi qui vous envoie de la poudre aux yeux, je vous lis simplement les chiffres. Et pour répondre à monsieur Miranda, qui aime pas les têtes de souffleuses et qui aime les souffleuses autoportées, je vous partage que monsieur Dave St-Pierre est du même avis que vous. Et on tente, on a en ce moment des difficultés qu'on pourra se partager en privé, pour l'acquisition de ceux-ci, on a quelques embûches. Mais Montréal veut, pense que c'est meilleur, d'accord? Merci beaucoup.
Voix 4B6:40:21
Y a-t-il d'autres interventions sur l'amendement relatif à la rubrique 30.06? Y a-t-il des interventions souhaitées sur la rubrique 30.06 elle-même? Alors, je reviendrai par la suite. Je veux juste confirmer une chose. J'ai bien pris note, monsieur Deschamps de votre vote contre la rubrique 30.06 et votre appui de l'amendement. J'ai pas compris cependant la volonté de l'opposition officielle qui a déposé l'amendement par rapport à cet amendement-là. Est-ce que vous souhaitiez un vote? Est-ce que vous votiez contre le 30.06?
Chantal Rossi ◌6:41:01
Je pense qu'il y a entente. Selon moi, il y a entente. Après, la motion 30.06 accepte amendé.
Voix 4B6:41:09
Très bien, vous me confirmez le tout, madame Journoux? Très bien, merci. Ça nous permet de poursuivre donc les autres délibérations toujours sur le 30.06 à 30.10. Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌6:41:24
Alors, merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'interviens sur le 30.09. L'adoption de la nouvelle politique de développement culturel marque une étape importante pour la mise en valeur de nos artistes, nos institutions municipales et notre patrimoine. Elle reflète des consensus qui sont ressortis durant les consultations publiques, ce que nous reconnaissons, d'autant plus que plusieurs acteurs du milieu culturel se sont déjà exprimés en faveur. Cela dit, bien que les principes sont bons, certains éléments méritent d'être soulignés, car ils demeurent peu développés. On pense par exemple à la question des partenariats qui peuvent être développés avec les lieux de diffusion privés et communautaires plus près des gens dans certains arrondissements où il existe déjà des déserts culturels. Depuis près de 2 ans, je parle avec plusieurs acteurs du milieu culturel et le message est unanime: On veut devenir de vrais partenaires de la Ville de Montréal. N'oublions pas qu'une des missions, et je dirais même la mission première de la Ville de Montréal, est de démocratiser la culture pour la rendre accessible à tous les citoyens. Alors, il faut penser à des citoyens créatifs pour justement, des moyens créatifs pour justement amener la culture aux citoyens. Un autre aspect concerne le patrimoine, madame la présidente. Comment pouvons-nous développer des politiques et des mesures éclairées en matière de protection du patrimoine si nous ne documentons pas de manière adéquate ce que nous avons sur le territoire? Il faut aller plus loin que la simple identification de bâtiments d'intérêt et développer des partenariats avec des groupes de recherche et l'ensemble des sociétés d'histoire de chaque arrondissement pour s'instruire sérieusement de nos bâtiments patrimoniaux et rendre publiques ces recherches aux citoyens qui aiment, qui aiment en apprendre sur l'histoire de leur ville, sur l'histoire de leur quartier. Actuellement, un problème majeur des ateliers d'artistes est que la Ville de Montréal bénéficie fiscalement de l'augmentation des valeurs d'immeubles dans lesquels ces ateliers sont installés et qui sont en train de dépérir. La politique ne dit rien sur la manière de corriger cette situation, ni même d'ailleurs sur les façons d'éviter des fermetures abusives comme le La Tulipe. La Ville doit faire plus pour rétablir les conditions gagnantes afin de redonner à Montréal sa réputation de capitale culturelle du Québec. Et parmi les autres moyens pour y arriver, en plus des outils que nous amène la politique de développement culturel, c'est de s'attaquer aux enjeux de propreté, aux enjeux de sécurité, aux enjeux de fluidité des déplacements qui permettront aux citoyens de profiter pleinement et agréablement des offres culturelles partout à Montréal. En terminant, je tiens à rappeler qu'un plan d'action avec des mesures ciblées et collaboratives avec les arrondissements et tous les partenaires culturels est attendu rapidement pour commencer à mettre en œuvre les orientations de la politique. Merci, madame la présidente.
Voix 4B6:45:11
Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌6:45:15
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Quel beau jour aujourd'hui, quel beau moment dans le cadre de l'adoption de cette politique de développement culturel qui a été le fruit d'un travail colossal de consultation, de réflexion et de concertation. 2 ans et demi, cette belle aventure. Puis cette politique de développement culturel-là a 3 verbes pour la diriger: créer, transformer et unir. 3 mots qui sont simples, mais qui sont puissants et qui peuvent vraiment ancrer la démarche que l'on veut débuter avec cette nouvelle politique de développement culturel. Alors, commençons avec le mot créer. Créer de nouvelles façons de faire, de nouvelles passerelles entre les milieux, entre les idées, entre les générations. Créer une ville qui voit dans la culture non pas un luxe, mais une nécessité. Transformer. Transformer nos façons de collaborer, transformer nos institutions pour qu'elles ressemblent davantage à une ville dans laquelle on vit, avec sa diversité, sa complexité et ses aspirations. Avec cette politique, et je trouve que c'est important à souligner, on a osé casser des silos, Parce que c'est dans la transversalité que la culture devient un véritable moteur et je vais même prendre l'expression de la mairesse, une locomotive de développement social, écologique et économique. Et enfin, unir. Dans un moment où tant de choses nous divisent, la culture nous rassemble. Puis elle le fait déjà. Elle le fait dans les spectacles dans la rue. Elle le fait avec une chanson qu'on entend dans un parc. Ou un piano qu'on entend dans un parc. Elle le fait dans nos bibliothèques, elle le fait dans nos maisons de la culture, elle le fait dans nos musées, elle le fait dans nos spectacles, dans nos festivals où l'on chante et on danse ensemble. Elle le fait en allant à la rencontre de personnes marginalisées, des jeunes qui cherchent leur voie, des aînés qui portent notre mémoire. Et cette politique, elle s'inscrit dans notre époque. Cette politique mérite d'être soulignée car elle est contemporaine. Puis elle s'inscrit dans notre époque avec ce qu'il y a de beau, mais ce qu'il y a de plus difficile. Car oui, les temps sont durs et tout particulièrement pour le milieu culturel qui vit une précarité, pardon, qui est réelle. Mais même devant l'adversité, il y a de l'espoir, il y a de la vulnérabilité, il y a de l'audace. Et il y a du courage, puis il y a une envie forte de continuer à imaginer un avenir commun et cette politique nous offre l'opportunité de bâtir ensemble. Et j'entends les propos de madame Rossi sur ses partenaires communautaires culturels dans les quartiers, nous souhaitons qu'ils puissent embarquer dans cette danse pour que cette politique de développement culturel puisse prendre forme. Puis cette politique, c'est une opportunité de bâtir ensemble, de travailler ensemble dans la transparence, dans l'authenticité, dans la sincérité. Quelques éléments en lien avec cette politique de développement culturel. C'est une réponse qui est structurée à une crise dans le milieu de la culture. Elle donne un cap clair pour mieux coordonner, optimiser et mutualiser les ressources plutôt que de les multiplier, de multiplier les actions qui sont isolées. Importante aussi, et chose importante dans cette politique, On réaffirme le rôle de tous et chacun et je pense qu'on avait besoin de cette clarté-là pour savoir comment on peut tous travailler ensemble. Elle s'inscrit aussi dans une logique d'optimisation budgétaire, donc agir efficacement avec les ressources que nous avons sans compromettre notre ambition culturelle pour Montréal. Ça joue un rôle de levier de développement durable, comme un pilier pour le développement de la qualité de vie à Montréal, au même titre que l'environnement ou l'inclusion sociale. Puis, c'est important de souligner la participation incommensurable des personnes qui sont venues aux ateliers, plus de 400 personnes. On parle de 50 groupes qui ont participé aux audiences publiques de la Commission de la Culture, du Patrimoine, du Sport et des Loisirs. Ce fut un dialogue d'une grande richesse qui a donné du plomb à la politique que nous vous présentons aujourd'hui. Puis, je le parlais, je parlais plus tôt de transversalité. Je le répète, moins de silos, plus de synergies. On permet un meilleur amirimage avec les services municipaux, les bailleurs de fonds, les institutions et les organismes du milieu. On permet que des portes s'ouvrent pour qu'on puisse avoir de meilleures conversations en soutien à un milieu. Et chose importante aussi, nous avons 3 engagements forts. Dans cette politique. Un engagement envers la réconciliation avec les peuples autochtones, un engagement envers la valorisation de la langue française et un engagement envers la jeunesse. Sans compter quelques actions phares, mesures phares que nous mettrons de l'avant. La réactivation de Montréal Métropole Culturelle avec une nouvelle gouvernance, une gouvernance qui sera adaptée à la réalité d'aujourd'hui. Pour ceux qui n'ont pas connu Montréal Métropole Culturelle, ça a été un véhicule de mobilisation des 3 pallier de gouvernement, ainsi que d'institutions culturelles pour qu'on puisse s'assurer que des actions structurantes puissent avoir lieu à Montréal. On veut réactiver ça au service de la métropole du Québec. Madame Rossi parlait d'histoire, l'importance de collaborer pour s'assurer du respect du patrimoine. Eh bien, il y a un chantier sur un chantier qui sera mis en place pour la mise en valeur de l'histoire de Montréal et un autre sur comment on peut mieux financer le financement de la culture. Une autre mesure importante: une gouvernance autochtone sur la culture et le patrimoine qui va réunir des organismes autochtones et des acteurs de différents milieux. On veut aussi développer une identité sonore qui est distinctive, portée par des artistes francophones des artistes québécois qui va faire partie de la programmation municipale. Puis, chose importante, parce qu'on parle de transparence, ça va être un processus annuel de reddition de comptes pour qu'on puisse suivre l'évolution de cette politique. Mais la chose qui me touche le plus, c'est que cette politique, c'est une place que l'on donne aux Montréalais au cœur de cette politique-là. C'est de s'assurer d'une meilleure accessibilité à la culture, de s'assurer de cette meilleure symbiose aussi avec les les travailleurs culturels et les institutions et organismes culturels. Vous me permettrez, 2 ans et demi d'aventure pour arriver à cette adoption, ça ne se fait pas tout seul. Je suis la voix qui représente beaucoup de personnes qui ont amené la réalisation de cette politique. Vous me permettrez de saluer l'équipe du Service de la culture, principalement madame Valérie Beaulieu, directrice du service, et Joël Sperano-Saint-Marseille, Cette dame a été cette sentinelle qui a accompagné chaque étape de la politique. Vous me permettrez aussi de saluer ces gens de l'ombre qui font un travail important et vous me permettrez de saluer Maude Boutette, soutien responsable aux élus des dossiers en culture, qui fait un travail exceptionnel. Vous me permettrez aussi de saluer les membres du comité de pilotage qui a réuni des arrondissements des services centraux et des organisations en culture et en patrimoine. Je veux saluer aussi les membres de la commission de la culture, du patrimoine et des sports. C'est vraiment important le travail que vous avez fait. Vous avez ouvert vos portes, vous avez réaffirmé comment notre travail au municipal est aussi un rôle d'écoute. Et souvent, on nous critique comme administration qu'on n'écoute pas. Mais on a réussi à travers cette politique de démontrer l'importance qu'on avait, l'amour et l'affection qu'on porte pour le milieu de la culture en ouvrant nos portes et en offrant un processus où plusieurs personnes sont venues. C'est 1500 personnes, groupes, travailleurs culturels, artistes, citoyens qui ont participé et ça, je pense que ça montre tout le leadership que l'on voulait prendre. Alors je tiens à saluer tous les membres de cette commission qui ont travaillé avec énormément de rigueur. Et pour terminer, un mot aux citoyens, aux artistes, au travailleur culturel, les regroupements, les organisations en culture, patrimoine, vie nocturne, en histoire et en gastronomie qui ont participé à cette belle aventure. Alors, chers collègues, je vous invite à adopter cette politique. En l'adoptant, c'est réaffirmer le caractère fondamental de la culture dans nos démocraties. Alors, longue vie aux arts, longue vie à la culture, longue vie au patrimoine et longue vie à Montréal, métropole francophone culturelle des Amériques. Merci beaucoup.
Voix 4B6:54:40
En l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 30.06 à 30.10 en notant l'amendement adopté à la rubrique 30.06. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌6:54:54
Madame la présidente, cela nous amène donc à réunir les items 30.11 à 30.13. En 30.11, En 31, on autorise une entente relative à l'indemnité complète et finale à verser dans un premier temps en gestion FFCC. En 32, on adopte une résolution du conseil municipal de Montréal désignant les immeubles sur lesquels le droit de préemption est exercé. Et en 33, on reporte le budget d'immobilisation du 0,71 en 2024.
Voix 4B6:55:22
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 30.11 à 30.13. Monsieur Limoges, chapitre 41.
François Limoges ◌6:55:32
Oui, madame la présidente, je vais donner une série d'avis de motion. En 4101, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement sur la fermeture d'une ruelle située au nord de la 16e avenue entre la rue de Montigny et la rue Sainte-Catherine. En 4102, je donne avis de motion et dépôt d'un règlement autorisant un emprunt afin de financer l'achat et l'installation d'équipements pour le maintien et l'amélioration des flux de circulation En 4103, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement modifiant le règlement sur la construction et la transformation de bâtiments. En 4104, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement autorisant un emprunt afin de financer les travaux d'aménagement du domaine public ainsi que l'acquisition d'immeubles à des fins de rues et parcs dans Griffintown. En 4105, je donne avis de motion au dépôt d'un règlement autorisant un emprunt pour financer le remplacement de véhicules et d'équipements mécaniques spécialisés Au chapitre 42, madame la présidente, je vais réunir les items 4201 à 4205. En 4201, on adopte un règlement autorisant la transformation et l'occupation des parties de bâtiments situés au 5450 rue Follum aux fins de l'exercice de l'usage de lieu de retour. En 4202, on adopte un règlement autorisant un emprunt pour le financement du réaménagement de la rue Jean-Talon Est. En 4203, on adopte un règlement autorisant un emprunt pour le financement des travaux de planage et revêtement sur le réseau local. En 4204, on adopte un règlement autorisant un emprunt pour financer les travaux prévus dans le cadre du programme d'aménagement Assomption. Et en 4205, on adopte un règlement modifiant le règlement sur le conseil du patrimoine.
Voix 4B6:57:03
En l'absence d'intervention, notons donc le dépôt de ces avis de motion. Poursuivons.
François Limoges ◌6:57:09
Chapitre 43, madame la présidente. On va réunir les items 4301 à 4304. En 4301, on adopte un projet de résolution autorisant la construction d'un complexe immobilier incluant une phase de logements sociaux au 800 boulevard Henri-Bourassa. En 4302, on adopte un projet de résolution autorisant la réalisation d'un projet de développement sur des lots. En 4303, on adopte un projet de résolution autorisant la réalisation d'un projet de redéveloppement pour l'immeuble au 2197 Larivière, en 4304, on adopte un— c'est un avis de motion au dépôt et adoption du projet de règlement intitulé règlement modifiant le règlement visant à améliorer l'offre en matière de logement social abordable et familial et d'autres règlements.
Voix 4B6:58:00
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌6:58:05
Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur la 4304. Madame la présidente, l'administration de Projet Montréal mise sur le règlement pour une métropole mixte pour atteindre les cibles en matière de logement hors marché inscrites dans son plan d'urbanisme et de mobilité 2050. Or, l'effet repoussoir et l'échec du règlement pour une métropole mixte auraient dû alerter Projet Montréal, qui a d'ailleurs instauré un moratoire sur plusieurs de ses dispositions jusqu'en janvier 2026. Aujourd'hui, l'administration persiste et signe dans la direction opposée à celle du développement immobilier à Montréal en ajoutant 2000 hectares de zones de logement abordable. Ensemble Montréal continue de penser que la RMM doit être abolie et que les développeurs privés et communautaires doivent être incités à construire plus et plus rapidement. C'est pourquoi, madame la présidente, aujourd'hui l'ensemble de l'équipe d'Ensemble Montréal va voter contre le dossier qui nous est présenté en 43.04. En se positionnant ainsi, on se positionne contre les effets délétères du RMM parce qu'on se doit très rapidement de rattraper le retard qui a été cumulé en matière de mise en chantier au cours des dernières années à Montréal.
Voix 4B6:59:10
Merci. Alors, sur 4301 à 4304, en l'absence d'autres interventions, notons l'adoption de ces rubriques. Chapitre 44.
François Limoges ◌6:59:23
Oui, madame la présidente, je vais faire des petits changements de séquence à la demande de, oui, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌6:59:30
J'ai pas entendu vous avez confirmé qu'Ensemble Montréal votait contre le 4304.
Voix 4B6:59:35
Pour les fins du procès-verbal, notons le vote contre pour le 4304. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌6:59:41
Oui, alors avec—
Voix 4B6:59:43
Permettez un instant, monsieur Limoges. Est-ce que l'intervention de monsieur Sasseville porte sur les rubriques 4301 à 4304?
Serge Sasseville ◌6:59:49
Oui, je voudrais faire enregistrer ma dissidence à 4304.
Voix 4D36:59:54
Parfait.
Voix 4B6:59:54
Dissidence de monsieur Sasseville à la rubrique 4304. Y a-t-il d'autres interventions sur ces rubriques? Monsieur Limoges, on vous écoute.
François Limoges ◌7:00:05
Oui, j'allais dire, madame la présidente, qu'après entente—
Voix 4B7:00:10
Permettez un instant. Alors, je vais faire un dernier décompte pour s'assurer qu'on ne revienne pas sur la question. Sur les rubriques 43.01 à 43.04, y a-t-il d'autres interventions? À l'exception de monsieur Deschamps.
Voix 4H37:00:25
Oui.
Voix 4B7:00:26
Monsieur Deschamps.
Richard Deschamps ◌7:00:27
Merci, madame la présidente. Je vais inscrire ma dissidence aussi sur 4304 parce qu'il y a des occasions manquées par rapport à notre arrondissement. Alors voilà.
Voix 4B7:00:36
Monsieur Michel Bissonnette. Monsieur Michel Bissonnette. C'est une erreur?
Voix 4D37:00:47
Oui.
Voix 4B7:00:48
Très bien.
Voix 4D37:00:49
Alors à 43 points C'est pas pour tout de suite.
Voix 4B7:00:57
I'm sorry, pardon.
Voix 4D37:00:58
Il va parler plus tard.
Voix 4B7:00:59
D'accord, merci. Alors pour 4304, notons pour les fins du procès-verbal les dissidences inscrites par monsieur Sasseville et monsieur Deschamps. Nous revenons au chapitre 44. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:01:11
Madame la présidente, je vais modifier un petit peu la séquence après entente avec la leader de l'opposition. Et on va appeler tout de suite 2 items qu'on va lier ensemble, qui sont normalement dans des blocs séparés, le 4404 et le 4408. En 4404, on adopte une résolution à l'effet d'autoriser la construction d'un bâtiment mixte comportant 3 tours à l'intersection de la rue Jean-Talon Est et du boulevard Lacordaire. Et en 4408, on adopte une résolution à l'effet d'autoriser la construction d'un bâtiment d'usage mixte comportant 5 tours à l'intersection de la rue Jean-Talon Est et du boulevard Langelier. Alors, ces deux points sont rappelés et je vais céder la parole à mes collègues de Saint-Laurent.
Voix 4B7:01:52
Sur le 4404 et 4408, monsieur Michel Bissonnet.
Michel Bissonnet ◌7:01:57
Madame la présidente, le prolongement de la ligne bleue du métro est l'un des plus importants projets de développement prévu sur le territoire pour les prochaines années. Il profitera non seulement à notre arrondissement, mais à tout l'est de Montréal. Le secteur de la rue Jean-Talon Est est un secteur stratégique dont la planification de la transformation et la densification ont déjà commencé. En mai 2021, l'arrondissement a adopté un plan particulier d'urbanisme pour la rue Jean-Talon Est qui permet d'éclaircir les intentions de l'arrondissement face à la planification du secteur tout en encadrant les constructions, les redéveloppements et les transformations de façon cohérente. Le plan directeur d'aménagement et de développement, le PDAD, du secteur Langelier est le fruit d'une collaboration entre la Ville Centre et l'arrondissement. Le secteur Langelier totalise 35 hectares et englobe les terrains de l'arrondissement de Saint-Léonard situés à l'est du boulevard Langelier, entre l'autoroute 40 et les limites des arrondissements d'Anjou et de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Il intègre également quelques terrains à l'ouest du boulevard Langelier, entre les rues de Lobigny et Bélanger. Depuis 2023, le Service de l'urbanisme et de la mobilité de la Ville, en collaboration avec l'arrondissement de Saint-Léonard, a commencé à planifier le développement du secteur Langelier en effectuant une consultation auprès des résidents. Les citoyens peuvent aussi s'exprimer en ligne et à travers les activités de consultation au détail Secteur Langelier, Réalisons Montréal. Ce projet ambitieux façonneront un tout nouveau quartier dynamique, avec des services publics, des équipements collectifs, du logement social et des infrastructures vertes adaptées aux défis climatiques. Les projets de développement devant vous, aux items 44.04 et 44.08, dont monsieur Perri vous en dira un peu plus, sont le fruit de la collaboration entre les partenaires. Le projet sur l'Angélier comportera puis de 1000 unités résidentielles, dont 250 unités de logements sociaux, des espaces commerciaux au niveau du sol, rez-de-chaussée et au basiliaire des tours, ainsi qu'un centre culturel. La tour haute de 25 étages, directement construite sur l'édifice du métro, aura un basiliaire de 5 étages et ce sera la tour phare de l'est de Montréal. Quant à la future nouvelle station Lacordaire, il y aura 3 tours à vocation mixte pour un total de presque 500 logements. En terminant, je souhaite remercier chaleureusement notre directeur d'arrondissement, Steve Beaudoin, qui a mis en place le bureau de projet de la ligne bleue à l'arrondissement avec une efficacité et une rapidité incroyables, tout en faisant preuve d'ingéniosité et de ténacité pour en trouver le financement. Il a aussi su coordonner efficacement le dossier avec d'autres élus du comité exécutif, pour s'assurer de faire valoir les intérêts de Saint-Léonard et de ses particularités territoriales. Merci également à Joanne Couture, qui coordonne le bureau de projet depuis sa création, qui nous permet d'atteindre les résultats escomptés. Merci donc à vous deux et merci à tous les fonctionnaires qui ont travaillé à ces deux projets. Merci aussi à nos deux élus, Suzanne de La Rochevière et Dominic Perri, qui se sont rendus disponibles afin d'analyser les projets et de s'assurer qu'ils répondent aux besoins de notre population. Vous avez fait un excellent travail. Merci à vous tous.
Voix 4B7:05:27
Monsieur Dominic Perry.
Dominic Perri ◌7:05:34
Merci, madame la présidente. Donc, comme le maire de Saint-Léonard nous a informés, évidemment, on sait que le prolongement de la ligne bleue du métro est un projet majeur pour Saint-Léonard et pour l'est de Montréal et pour Montréal aussi. Le secteur de la rue Jean-Talon Est est stratégique avec 3 des 5 stations, des nouvelles stations de métro qui sont prévues. Ce projet tant attendu depuis 4 décennies donnera naissance à un quartier dynamique et humain intégrant des services publics, des équipements collectifs, du logement social et étudiant ainsi que des infrastructures vertes adaptées aux défis climatiques. L'arrondissement de Saint-Léonard a travaillé sans relâche pour planifier ce développement harmonieux qui bénéficiera à tous. En collaboration avec les partenaires clés, nous développons non seulement le secteur Langelier, mais aussi des projets immobiliers, dont au-dessus des 3 stations de métro sur le territoire de Saint-Léonard, évidemment, mais également nous développons le réaménagement de la rue Eugène-Talon-Ouest. Comme vous pouvez le constater, madame la présidente, Saint-Léonard travaille sans cesse rapidement et en collaboration avec tous ses partenaires. La planification de ce secteur s'inscrit parfaitement dans le plan stratégique Saint-Léonard 2030, avec un nouveau quartier pensé dans son ensemble urbanistique. L'arrondissement de Saint-Léonard a mis en place un bureau, comme monsieur le maire vous a dit tantôt, un bureau des projets pour coordonner les dossiers et représenter les intérêts des résidents, notamment pour le développement immobilier et économique autour de la rue Eugène-Talon-Ouest. L'îlot 1 du projet sur l'Angélier prévoit la construction de 5 tours résidentielles de 17, 20, 22 et 25 étages. Le premier, sur le projet sur Lacordaire, pardon, prévoit quant à lui 3 tours, 11, 16 et 19 étages. Cette densification urbaine importante autour des futures stations de métro doit absolument, absolument être adaptée au contexte local et aux besoins de la communauté de Saint-Léonard. Une présentation de ces deux projets d'envergure a été faite pour informer les citoyens parce qu'à Saint-Léonard, notre mode de fonctionnement est de travailler ensemble et en collaboration avec nos citoyens et prendre en considération leurs points de vue. Madame la présidente, je vous fais remarquer que, de toute évidence, les nouveaux commerces et institutions prévus attireront une clientèle de l'extérieur du site, ce qui accentuera la pression sur le stationnement.
Dominic Perri ◌7:08:59
Je dois souligner que suite aux séances des consultations publiques tenues à la fin du mois de mai concernant les deux projets L31, Saint-Léonard souhaite porter à l'attention de l'administration l'importance de considérer sérieusement l'enjeu du stationnement sur le site. Le souhait de l'arrondissement de Saint-Léonard est qu'il n'y a pas des débordements du stationnement sur les voisins, ce qui est exactement ce que les citoyens qui sont venus à la consultation nous ont demandé, qu'il n'y ait pas de débordement. Et puisque nous respectons, madame la présidente, la volonté des citoyens de Saint-Léonard, comme nous l'avons toujours fait depuis des années, nous exigeons promoteur le nombre de cases de stationnement nécessaires pour l'acceptabilité sociale de ces deux projets, tout comme nous exigeons l'assurance du service de l'eau que ces deux projets n'aggraveront pas la déficience de la capacité des égouts en proximité et ultimement affecter les fameux collecteurs latéraux. Ayant dit tout cela, madame la présidente, dans le but d'améliorer le projet PL 31 L'Angélil et le projet PL 31 Lacordaire ainsi que le troisième éventuel projet sur l'édicule de la station Viau, madame la présidente, je vous avoue en conclusion que je suis extrêmement fier de voir comment Mon initiative de revenus non tarifaires que j'ai promue à la STM lors de mon passage de 2001 à 2011 a évolué pour devenir une véritable force de transformation immobilière à Saint-Léonard, 20 ans plus tard. Je suis fier d'avoir pu contribuer dans ce projet du développement à la conception et finalement sa réalisation. Merci, madame la présidente.
Voix 5B7:11:16
Monsieur Éric Alan Caldwell.
Éric Alan Caldwell ◌7:11:21
Merci, madame la présidente. Je partage l'enthousiasme de mes collègues Péry et Bissonnette sur ces points. On a là, après 40 ans, on attend à Montréal et on fait enfin un prolongement de métro à Montréal de 5 stations qui vont de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension jusqu'Anjou. Bien sûr, en passant dans Saint-Léonard de bord en bord. Et là, tous ensemble comme partenaires, oui l'arrondissement, je veux féliciter le travail de l'arrondissement, travail qui a été fait avec vos équipes, avec la Ville, avec la STM, avec Transgesco, merci de le souligner monsieur Peyry, donc le travail et les promoteurs privés et la population qui est venue aux consultations publiques, on a su ensemble relever le défi de transformer justement l'avenue du métro en véritable opération de rénovation urbaine pour retenir des familles à Montréal, pour en faire un symbole de quartier humain, vivant, à échelle humaine, branché sur le transport collectif. J'étais à Ottawa dernièrement, justement pour, bien sûr, réclamer un plus grand financement pour le transport collectif, et les nouveaux responsables du gouvernement Carney nous disaient comment est-ce qu'il fallait lier le coût des infrastructures en transport collectif au développement du logement. Une des plus grandes réussites de ça au Canada sera le prolongement de la ligne bleue grâce au travail qu'on a fait ensemble. Donc, prenons quelques secondes pour nous féliciter. Je félicite mes collègues, je félicite l'arrondissement, je félicite la direction d'urbanisme, la STM, Transgesco, la population, tout le monde. Ça sera une grande réussite pour Montréal, ça sera une grande réussite de développement urbain, de développement du transport collectif. À Montréal, au Québec et à Ottawa et au Canada, je veux dire. Et je vous invite à voter donc pour le dossier.
Voix 5B7:13:12
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 44.04 et 44.08. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:13:20
Oui, madame la présidente, ça nous ramène au début du chapitre 44 où on va réunir 44.01 à 44.05, mais sans le 4404 qui est adopté. En 4401, on adopte avec changement une résolution autorisant la construction d'un bâtiment mixte de 9 étages. En 4402, on adopte une résolution autorisant la réalisation par phase d'un projet de redéveloppement pour un immeuble situé sur des lots. En 4403, on adopte une résolution autorisant la construction d'un projet d'habitation de logement social sur le terrain bordé par l'avenue Christophe-Colomb. Et en 44.05, on adopte sans changement du règlement, tous les règlements, motion à règlement visant à améliorer l'offre en matière de logement social abordable et familial.
Voix 5B7:14:03
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌7:14:06
Merci, madame la présidente. Donc, sur le 44.05, comme à chaque ajout de la part de l'administration de nouvelles zones abordables dans le cadre du règlement pour une métropole mixte, les élus d'Ensemble Montréal vont voter contre le sommaire qui nous est présenté.
Voix 5A27:14:20
Merci.
Voix 5B7:14:21
Répétez-moi le numéro s'il vous plaît.
Julien Hénault-Ratelle ◌7:14:23
44.05.
Voix 5B7:14:25
Très bien. Alors, en l'absence d'autres interventions, notons donc l'adoption des rubriques 44.01 à 44.05 en retirant le 44.04 qui a déjà été adopté et en notant le vote contre de l'opposition officielle pour la rubrique 44.05. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌7:14:49
Oui, madame la présidente, on va réunir les items 44-06 et 07. En 44-06, on adopte avec changement d'une résolution autorisant par phases la réalisation d'un projet de redéveloppement pour un immeuble situé sur un lot. En 44-07, on adopte une résolution autorisant la réalisation d'un projet de démolition partielle, la restauration du volume préservé et son agrandissement pour un espace, pour un immeuble situé sur un lot indiqué au sommaire décisionnel.
Voix 5B7:15:17
En l'absence d'intervention, notons l'adoption des rubriques 44.06 et 44.07. Monsieur Limoges.
François Limoges ◌7:15:24
Oui, on va sauter un point, on va sauter le 44.09, on va aller directement au chapitre 46. En 46, et on va réunir 46.01, 46.02. En 46.01, on va nommer la place du Pain-des-Roses dans l'arrondissement de Ville-Marie. Je, madame la présidente, c'est une grande fierté. J'ai marché cette marche en 1995 avec ma mère. Et en 46-02, on nomme la place Micheline Legendre et le parc Naomi Bronstein, et on renomme l'avenue Lise-Forcé la partie de la rue du Manoir situant les avenues Rockland et Dollard dans l'arrondissement d'Outremont.
Voix 5B7:15:58
En l'absence d'intervention, notons l'adoption. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌7:16:04
Oui, madame la présidente, juste une petite seconde. On a quelqu'un qui voulait faire une intervention, mais il est à l'extérieur de la salle à cause du petit changement d'ordre du jour. Si vous donnez 30 secondes, on va y arriver.
François Limoges ◌7:16:15
4602?
Julien Hénault-Ratelle ◌7:16:16
Oui, 4602.
François Limoges ◌7:16:18
Bon, on va—
Julien Hénault-Ratelle ◌7:16:21
ah ben, le voilà, monsieur Desbois.
François Limoges ◌7:16:26
Allez-y, monsieur Desbois.
Voix 5B7:16:29
Monsieur Laurent Desbois.
Laurent Desbois ◌7:16:58
Merci, merci madame la présidente, excusez, merci de m'avoir attendu. Donc pour le 4602, donc nous sommes très heureux que 3 grandes dames d'Outremont vont être honorées par cette toponymie en nommant des parcs, une place et une rue en leur honneur. Alors, le parc Kheops sera nommé en l'honneur d'une humaniste originaire d'Outremont qui s'est dévouée pour les orphelins de guerre. Il s'agit de la philanthrope Noémie Bronstein, décédée en 2010. Décorée de l'Ordre du Canada, elle a œuvré au Vietnam dès 1969 pour y organiser l'adoption d'orphelins par des Nord-Américains. En 1975, au Cambodge, juste avant l'instauration du régime des Khmers rouges, elle a fait évacuer 65 orphelins pour qu'ils soient adoptés au Canada. Canada. Madame Bronsine a par la suite continué son travail humanitaire au Guatemala et à nouveau au Cambodge. Elle a été faite membre de l'Ordre du Canada en 1983 et devient titulaire en 1992 de la médaille de la Confédération. Surnommée la Mère Teresa du Canada, elle meurt en 2010. Elle avait 12 enfants dont 7 adoptés. Micheline Legendre, née à Outremont en 1923. Micheline Legendre est une pionnière du 11e art, l'art de la marionnette. En 1948, elle fonde le Théâtre des Marionnettes de Montréal. En 1951, elle est la première marionnettiste nord-américaine à représenter à la fois la France et le Canada au premier congrès de la marionnette d'après-guerre tenu à Düsseldorf. Durant sa carrière, elle donne plus de 16 000 représentations des 68 spectacles qu'elle a conçus et montés à Montréal et à l'extérieur avec son équipe de Théâtre des Marionnettes de Montréal devant plus de 2 2 500 000 spectateurs avec ses 1170 marionnettes. Elle a aussi tourné plusieurs films, des films, 52 films éducatifs ainsi que 400 représentations à la télévision de Radio-Canada. On se souvient tous de l'émission Passe-partout où elle était l'instigatrice des marionnettes. En 1991, elle est nommée chevalière de l'Ordre national du Québec en raison de son grand apport à la culture, puis est faite officière de l'Ordre du Canada en 1998 et devient membre de la Société royale du Canada en 2001. En 2000, l'Union internationale de la marionnette lui confère le titre de membre honoraire. Finalement, Lise Fortier est la première femme québécoise à être diplômée en gynécologie-obstétrique par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada en 1958. En 1967, elle ouvre la première clinique de planification familiale en milieu hospitalier francophone québécois, située sur l'avenue Champagneur, à Outremont. En 1975, elle accède à la présidence de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Sa carrière et ses réalisations font de la Dre Lise Fortier une figure pionnière et emblématique pour le combat des droits des femmes au Québec, dans notamment en ce qui concerne l'accès à la contraception et à l'avortement. Elle reçoit d'ailleurs le prix Abbott-Pelland-Brissett en 1995, décerné conjointement par l'Association des médecins de langue française du Canada et le Collège des médecins du Québec, en reconnaissance de sa contribution particulière à la santé des femmes du Québec. Alors, nous honorons 3 femmes d'exception, toutes outremontaises, et j'aimerais remercier Ericka Alneus, et le responsable de la culture et le comité de toponymie de Montréal qui ont accédé à nos demandes. Merci beaucoup, madame la présidente.
Voix 5B7:20:41
En l'absence d'autres interventions, notons l'adoption des rubriques 46-01 à 46-02. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌7:20:50
Madame la présidente, tant qu'à— on va finir l'ordre du jour sauf le 44-09. On a adopté le chapitre 51, on a adopté le 6501. Je vous signale, monsieur Miranda, vous permettez que je dise ce que vous m'avez dit, 6502 sera retiré, bonifié, ramené au mois d'août, donc retiré pour aujourd'hui. Monsieur le greffier, est-ce qu'on a un mot d'ordre pour les lectures du chapitre 11 pour le dépôt de pétition?
Voix 5B7:21:18
Donc la rubrique 11 qui faisait l'objet d'un questionnement, je vous rappelle, monsieur Hénault-Ratelle, que lorsque vous déposez la pétition c'est une présentation sommaire que vous pouvez nous faire. Donc, il ne s'agit pas d'une délibération. Indiquez-nous le qui, le pourquoi, et ça suffira. Merci.
François Limoges ◌7:21:37
Alors, on va laisser le chapitre 11 clore.
Voix 5B7:21:40
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌7:21:43
Merci beaucoup, madame la présidente. Merci, merci au greffe, bref, aux échanges des 2 dernières journées pour le dépôt de la pétition. Donc, effectivement, dans le chapitre 11, je dépose une pétition intitulée réouverture complète de l'intersection Honoré-Beaugrand-Souligny, pétition qui est accompagnée de 3008 signatures, que j'ai lancée, vous savez, madame la présidente, dans le secteur de Mercier-Est, il y a près de 7000 citoyens qui se retrouvent à être enclavés depuis maintenant plusieurs années à cause des travaux du tunnel Louis-Polite-Lafontaine avec les travaux du ministère des Transports et de la Mobilité durable. Et il y a eu l'intersection d'Honoré-Beaugrand-Souligny qui a été particulièrement revues avec des mises en sens unique, la fermeture d'intersections dans une certaine direction. Et bref, on a appris le 7 mai dernier qu'en novembre prochain, à l'automne prochain, le ministère compte céder le terrain à la Ville de Montréal. Bref, ça appartient à la Ville, mais céder les opérations au niveau de la Ville de Montréal. Et la Ville qui aurait l'intention, dans le cadre d'un projet pilote, de pérenniser la situation. Donc, c'est pourquoi, dans le cadre de la motion, les différents signataires demandent à la Ville service de l'urbanisme à l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve de revenir sur leur décision et de rouvrir complètement l'intersection d'Honoré-Beaugrand-Souligny et de remettre à double sens la rue Honoré-Beaugrand dès la prise en charge de la part de la Ville à l'automne 2025 et de garder le flux de circulation qui se trouve à l'intersection afin de venir sécuriser les traversées à la fois des piétons, des vélos, mais également des voitures. Merci.
Voix 5B7:23:16
Merci. Alors, en l'absence d'autres interventions, notons le dépôt de la pétition énoncée à la rubrique 11.
François Limoges ◌7:23:26
Est-ce que vous vouliez parler? Alors, madame la présidente, c'est pas tous les jours qu'on adopte un plan d'urbanisme et de mobilité à la Ville de Montréal. Et on va terminer le conseil avec l'adoption, et je vais le lire au complet, le bloc de texte, ça vaut la peine, moi qui aime résumer d'habitude, mais je pense que c'est quand même un moment important et un débat important s'ensuivra. En 4409, je propose, appuyé de madame Émilie Thuillier, d'adopter avec changement du règlement intitulé règlement révisant le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal et ses document complémentaire et le remplaçant par le Plan d'urbanisme et de mobilité 2050. On autorise le greffier à transmettre à toute municipalité dont le territoire est compris dans le territoire de l'Agglomération de Montréal et contiguë à ce territoire, ainsi qu'à tout centre de services scolaires et toute commission scolaire dont le territoire est entièrement ou partiellement compris dans le territoire de la Ville de Montréal, une copie conforme du projet de règlement et de résolution par lequel il est adopté. Il Il est résolu d'appuyer les demandes des conseils d'arrondissement visant à obtenir une prolongation du délai d'adoption des règlements de concordance de 6 mois additionnels, ou lorsque le conseil d'arrondissement souhaite combiner les démarches de concordance et de remplacement pour un règlement pouvant faire l'objet d'un remplacement, à couvrir la période maximale de remplacement prévue à la loi. Et il s'agit de déposer le plan d'action 2025-2030 du plan d'urbanisme et de mobilité 2050.
Voix 5B7:24:59
Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌7:25:02
Oui, merci, madame la présidente. Madame la présidente, effectivement, ce n'est pas tous les jours qu'on dépose un PUM au niveau de la Ville, mais j'aimerais commencer en disant que l'administration de Projet Montréal, elle dépose aujourd'hui la version finale du PUM 2050, un plan qui dresse de beaux principes, mais qui n'arrive pas à répondre à sa vocation première, celle d'établir clairement à quoi la ville ressemblera d'ici 2050, surtout dresser une liste de mesures et de cibles claires pour y parvenir. D'entrée de jeu, madame la présidente, il faut le dire, ce plan est partisan. Ça ne surprendra personne venant de Projet Montréal, mais c'est tout de même regrettable de voir un PUM qui vient ici au conseil et qui est partisan. Le PUM ne reflète pas les besoins de tous les Montréalais. Même sur la forme, madame la présidente, l'administration de Projet Montréal a choisi la partisanerie. Alors que le PUM est une vision pour les 25 prochaines années, l'administration n'a même pas cru bon d'inviter les élus de l'opposition à son dévoilement, qui est réalisé la semaine dernière. Je suis presque sûr que même les gens de l'opposition, les gens, les personnes élues ici et qui sont indépendants n'ont même pas été invités. Madame la présidente, c'est le moins que je puisse dire, c'est lamentable. Et c'est d'autant plus inquiétant que ce plan va influencer toute la planification urbaine de notre ville pour les 25 prochaines années. Plutôt que d'inclure tous les élus dans une démarche ouverte et rassembleuse, Projet Montréal a choisi de pousser sa vision, et ce souvent au détriment des résidents des quartiers excentrés. Bien que des arrondissements aient été sollicités, il est dommage de constater que leurs recommandations ont été majoritairement ignorées. Par le fait même, on doit maintenant envisager que le PUM 2050 nuira aux arrondissements qui ont une trame urbaine qui complique ou rend carrément impossible la mise en œuvre de cette vision. C'est dommage, car ce document va lier les mains des futures administrations. Et pourtant, il ne leur donne même pas les bons outils pour atteindre les objectifs proposés. Ce qu'on constate, au fond, c'est un manque de clarté. On parle beaucoup de principes, mais très peu de moyens concrets et de cibles précises. Je vais prendre l'exemple de l'économie. L'administration de Projet Montréal nous présente une vision pour le développement économique de Montréal parsemée de beaux principes, mais on constate une absence criante de mesures et de cibles concrètes, en plus d'une grande imprécision sur plusieurs enjeux clés. Tout d'abord, malgré le fait que Montréal soit reconnue comme l'une des meilleures villes étudiantes et que nos universités contribuent de manière significative à la vitalité économique de la ville, le PUM 2050 ne propose aucune vision claire pour tirer parti de ce potentiel. Je donne l'exemple: rien n'est prévu pour développer une première cité universitaire, un projet pourtant en planification par Ivanhoe et Cambridge, qui pourrait non seulement dynamiser le site de l'ancien hôpital Royal-Victoria, en plus de propulser le secteur du savoir, mais aussi attirer davantage d'investissements et renforcer notre rayonnement international. Nos institutions académiques sont des moteurs essentiels de l'économie montréalaise. On doit miser sur leur potentiel. En parlant de rayonnement international, il est frappant de constater que le projet du PUM mise assez peu sur cet aspect. Les organisations internationales, qui sont pourtant nombreuses à Montréal, sont totalement laissées de côté. Et si le PUM parle d'objectifs pour le centre-ville, ceux-ci sont accompagnés de peu de cibles concrètes. Les initiatives qui pourraient faire briller notre ville à l'échelle mondiale, semble inexistante et cette vision globalement timide empêche Montréal de jouer un rôle encore plus influent sur la scène internationale. D'autre part, Madame la Présidente, l'hiver, qui est un atout majeur pour notre ville, se fait étonnamment discret dans les plans de la Ville pour les 25 prochaines années. Pourtant, notre nordicité représente une distinction unique tant sur le plan commercial que touristique, mais malheureusement, nos infrastructures et aménagements publics restent mal adaptés à cette réalité hivernale. Un autre exemple: les stratégies d'animation dans les espaces publics en hiver sont insuffisantes. Alors que nous avons l'opportunité de transformer nos hivers en un véritable atout, l'administration semble négliger cette dimension pourtant essentielle à l'identité de Montréal. L'administration n'offre pas non plus de mesures pour faire face à la saisonnalité. Et c'est une réalité difficile pour plusieurs commerces et secteurs clés de notre économie, notamment le tourisme et la restauration. En matière d'entrepreneuriat, le PUM reste complètement silencieux sur les objectifs à poursuivre, alors que plusieurs acteurs clés mentionnaient qu'il faut impérativement avoir une cible claire sur le nombre d'emplois et d'entreprises créés à Montréal d'ici 2050. L'administration n'a pas cru bon de les écouter. Et en ce qui concerne l'une des seules cibles claires qui concernent l'économie, c'est-à-dire l'augmentation de la superficie de plancher des pôles industriels, la Ville, malheureusement, elle a décidé d'abaisser sa cible. Et c'est normal parce que cette cible n'est rattachée à rien de concret en matière de normes de densité en milieu industriel. Aucun moyen clair n'est déterminé pour densifier et intensifier nos secteurs d'emploi. Certains arrondissements avaient même demandé de clarifier ces cibles en matière d'intensification des pôles d'emploi, étant donné que nous faisons face à une rareté des terrains à vocation économique, mais c'est resté une lettre morte. D'ailleurs, Madame la Présidente, il aurait été possible d'intégrer une approche basée sur le schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal qui vise à diversifier une partie des activités de nos pôles d'emplois, notamment ceux à proximité du réseau du transport le REM. Concrètement, il aurait été souhaitable d'avoir une vision qui intègre l'habitation aux pôles économiques, du moins dans les secteurs où les activités économiques présentent peu de risques et de nuisances. Il faut miser sur une cohabitation de ces vocations pour tendre vers le concept du live, work and play, comme c'est le cas dans toutes les grandes villes occidentales. Certaines mesures risquent même d'avoir l'effet inverse à ce qui a été espéré par l'administration, notamment en éparpillant la répartition des emplois et des entreprises dans la ville. La logique voudrait qu'on favorise plutôt une concentration dans des pôles accessibles, mais ce n'est pas le cas, ce qui ressort du PUM. Cela risque de nuire à l'efficacité des infrastructures et à la compétitivité économique de nos secteurs d'activité. Le PUM 2050 évacue aussi plusieurs défis qui affectent à l'heure actuelle nos entreprises. Le fardeau fiscal qui pèse lourdement sur les entreprises et les citoyens est rarement abordé de manière sérieuse. De même, la contamination des terrains, la gestion des chantiers, et les problématiques liées à la fluidité et à la circulation sont des défis majeurs pour le développement économique, mais hormis la mobilité, ces enjeux sont quasiment absents du plan. Or, il est impossible de penser à un développement économique durable et prospère sans prendre en compte ces réalités. Mais il n'y a pas que la vision des 25 prochaines années qui soit floue. Celle des 5 prochaines années contenue dans le plan d'action et dans le Plan économique 2030, l'est aussi. En dépit des quelques stratégies et plans proposés dans le plan d'action, l'administration n'a identifié pratiquement aucun levier clair pour soutenir nos entrepreneurs et notre tissu économique local. Le Plan économique 2030, bien qu'il offre une bonne idée des intentions de l'administration, reste incomplet sur plusieurs points essentiels. Encore une fois, l'exemple où l'administration ne propose pas de solutions concrètes, qu'elles soient rapides ou sur le long terme, pour les locaux vacants. Ces locaux vacants demeurent un problème majeur dans plusieurs quartiers et le soutien aux entrepreneurs locaux est insuffisant et semble se limiter à de simples intentions sans mesures tangibles. Madame la Présidente, on dit pourtant dans le Plan économique 2030 qu'on veut utiliser tous les leviers dont dispose la Ville, mais on ne le détaille pas. J'ajouterai d'ailleurs que la gastronomie et la cuisine de rue, tout comme la vie nocturne, sont pratiquement invisibles dans ce plan, tout comme dans le PUM d'ailleurs. On les aborde, mais sans indiquer clairement comment on souhaite les développer. Madame la Présidente, le PUM 2050 est une vision pleine de bonnes intentions, mais elle manque cruellement de réalisme et de solutions détaillées pour résoudre les problèmes économiques pressants de notre métropole. Il ne suffit pas de proposer des objectifs flous pour prétendre transformer la ville. Ce dont nous avons besoin, c'est un plan qui prenne en compte la diversité et la réalité des défis économiques auxquels nous faisons face et qui propose des actions concrètes et des actions efficaces. Montréal mérite une vision économique audacieuse, mais aussi réalisables, capables de soutenir l'innovation, capables de créer de la compétitivité et de maximiser le potentiel de nos secteurs clés. Il est grand temps que la Ville de Montréal mette l'économie de l'avant. Le développement économique, ce n'est pas seulement une occasion de faire de belles annonces devant des caméras, comme Projet Montréal semble le penser. On doit s'asseoir avec le milieu, écouter nos entrepreneurs et surtout collaborer avec nos partenaires. Plusieurs éléments qui ont été notés par des acteurs clés de l'économie à Montréal lors de la consultation publique menée par l'OCPM sont encore absents du PUM. Des mesures et des cibles concrètes sont nécessaires pour dynamiser notre économie locale et renforcer notre position sur la scène internationale. Madame la présidente, en conclusion, nous sommes devant un PUM qui a une vision très partisane et qui a un plan qui ne répond pas aux besoins de tous les Montréalais, et surtout les Montréalais qui vivent dans des arrondissements excentriques. Madame la présidente, les cibles sont floues et ils sont irréalistes, et c'est pour cela les moyens qu'on se donne pour y parvenir sont très déficients. Et c'est pour cela, madame la présidente, nous à Ensemble Montréal, on a de la misère à voter pour ce plan. Merci, madame.
Voix 5B7:36:03
Juste avant, poursuivre avec monsieur Miranda. Est-ce que vous allez revenir plus tard? Parce que j'étais pas certaine quand vous avez dit on a de la misère à voter pour ce plan. Très bien. Monsieur Luis Miranda.
Luis Miranda ◌7:36:13
Merci, madame la présidente. Je vois qu'on est beaucoup à vouloir intervenir sur le PUM. Effectivement, le PUM est un dossier que je trouve un peu— je crois pas qu'on répond à toutes les attentes, à tous les besoins des arrondissements. C'est pas one size fits all. Malheureusement, je ne crois pas que les citoyens de Montréal veulent qu'on s'en souvienne de manière qu'on en parle dans le pub. Écoutez, j'en parle avec des gens chez moi en jour et on a vu ce qui s'est produit pour la place Versailles, 25 étages, les gens acceptent pas ça. Les gens acceptent pas ça. Les gens acceptent pas chez nous du 25 étages. J'ai des projets qui m'ont été présentés à 20 étages, je fais de l'horticaire. Je fais de l'horticaire à les examiner, surtout que je regarde que ce sont des terrains, je prends le cas des Galeries d'Anjou, des terrains qui se sont vendus des années 60 à 25, 50 cents le pied carré, je sais pas le prix exact, mais c'était dans ces prix-là. Aujourd'hui, c'est clair, on veut faire de la spéculation, on va faire des grands immeubles, des choses qui vont donner, qui vont être intéressantes pour les spéculateurs. On veut vendre des terrains à 50 dollars le pied carré et plus. C'est clair que ça fait en sorte que oui, c'est intéressant pour les gens qui ont les pas de fonds, mais pour le commun des citoyens, je ne crois pas qu'on répond vraiment au commun des citoyens. J'ai un projet que je regrette de l'avoir accepté, c'est un 18 étages, et quand j'ai su combien allaient se louer les logements, 3500$ un 5,5, 3500$ à part le garage, à part le garage qui est d'un autre 500$, qui peut se payer ça? On fait pas ça pour la collectivité. C'est certain qu'on encourage vraiment la spéculation. Je regarde les projets qui sont en train de se dessiner dans l'est, moi je vais parler de l'est, c'est pas ce que ma population veut. Ma population vraiment, et on a déménagé dans l'est, on a un mix, oui on a quelques édifices, mais plus haut sont 14 étages. Et déjà quand on a construit ces 14 étages-là, les gens ont trouvé ça haut, ont trouvé ça haut. J'ai eu une exception, le Jardin Versailles, qui est une résidence pour personnes âgées de 18 étages. On a dit, on va essayer, ça fait pas l'affaire déjà. Je crois qu'il faut vraiment écouter ce que les gens veulent. On regarde notre, le PUM pour Anjou, on veut 0,5 de stationnement. Ça veut dire, là, et moi j'ai vu une séance du conseil dans un arrondissement, je me souviens plus si c'était Ville-Marie ou Ahuntsic, Où un jeune qui a posé la question aux élus qui étaient là, combien étaient venus en bicyclette à leur conseil? Il n'y en avait pas un qui a répondu oui. Tout le monde était venu en taxi probablement, peut-être à pied, en tout cas peu importe, mais personne en bicyclette. Cela étant, il disait le jeune, mais moi je veux avoir la même opportunité, moi je veux avoir la même opportunité que vous d'avoir une auto, moi je veux Les gens me disent, moi je veux que je puisse aller la fin de semaine faire du camping avec mes enfants, ma famille. Moi je veux pouvoir aller avec mes enfants au zoo. Moi je veux pouvoir aller jouer au golf. Puis c'est pas des choses qu'on fait en autobus malheureusement, ça prend de l'automobile. Là actuellement vous n'en voulez pas, je sais qu'à l'EPUM il n'y a pas d'auto, c'est une automobile pour 3 logements, c'est pas compliqué, c'est ça. On s'en va à 0,5, c'est 1 pour 3. Moi, je vous dis vraiment, je ne peux pas voir comment est-ce qu'on peut adopter le PUB, surtout qu'on est encore, la même chose, à la veille des élections. On veut engager un conseil futur pour une équipe, nous, moi, on fait partie de cette équipe-là quand même. Nous, on veut engager les 25-30 prochaines années. Je ne pense pas que c'est notre responsabilité. Je pense pas qu'on ait ce mandat-là. Encore là, je suis un, je suis pas le plus vieux ici en séniorité de, si je pensais Monsieur Perry qui était le plus longtemps au conseil, mais moi ça fait tout de même 36 ans que je siège, pas ici mais comme élu. Jamais on faisait des choses comme ça en fin de mandat, jamais jamais. Je pense pas, j'ai juste été sur Google Earth, ça c'est une photo sans parler, je pense pas que c'est ça que la population veut. Vivre où on ne voit même pas le soleil, on a des édifices si hauts ces jours-là. Je ne pense pas que c'est ça. Allez sur Google Earth, allez voir Tokyo, allez voir ces villes-là, New York, Chicago, même notre centre-ville. Notre centre-ville, il change beaucoup. Il faut vraiment être prudent avec le PUM actuellement. Je crois qu'on veut trop densifier. On n'a même pas analysé effectivement si nos infrastructures sont capables de prendre cette densification-là. On a de plus en plus d'inondations, on sait qu'il va falloir, monsieur Perrine en a parlé, il va falloir surdimensionner nos infrastructures, nos égouts, il va falloir le faire. L'eau, on peut toujours en produire un peu plus, oui, mais c'est les décharges d'eau, on ne peut pas. Il va falloir penser à ça parce que quand on fait nouveau centre-ville. Je sais qu'on s'en vient à Langelier avec un gros centre-ville, à Anjou avec les Galeries d'Anjou et Cléade. Puis je vais vous dire, là, et j'ai, on m'a même parlé de 35 étages. Je sais pas sur quelle planète qu'on vit. 35 étages et sur des terrains qui ont déjà été achetés par la collectivité. Parce que quand on exproprie pour la ligne bleue, c'est la collectivité qui a payé ces terrains-là. Qui est-ce qu'on veut enrichir en faisant du 35 étages? On a la nouvelle taxe sur le ART qui est juste un projet chez nous, ça représentait 9 millions de dollars en nouvelles taxes. Je crois que le PUM, faudrait le revoir, peut-être faudrait qu'il réponde un peu plus aux attentes des arrondissements. Il ne répond pas d'aucune façon aux attentes chez nous. Chez nous, ça ne peut pas fonctionner. Moi, densifier pour densifier, non. Faut quand même faire des choses, trouver des moyens pour faire du logement social, des logements abordables. C'est pas ça qu'a le PUM. C'est pas avec les choses du PUM actuellement qu'on veut densifier. C'est pas ça. C'est parce qu'on encourage la spéculation, on encourage les gens à vendre leur terrain de plus en plus cher parce qu'on Ah, tu vas pas être à monter une tour de 20 étages. Non, c'est pas tout à fait ça. Quand on va faire ça, bien là, c'est pas pour monsieur et madame tout-le-monde, c'est pas pour nos gens, nos gens qui ont besoin d'un logement, pas pour les gens qui sont dans la rue. Je crois qu'il faut revoir cette chose-là. Et moi, tel qu'il est là non plus, on n'appuiera pas le PUM d'aucune façon. Merci, madame la présidente.
Voix 5B7:43:01
Madame Christine Black.
Christine Black ◌7:43:04
Merci beaucoup, madame la présidente. En fait, l'administration de Projet Montréal nous présente aujourd'hui sa vision d'urbanisme et de mobilité jusqu'en 2050. Mais à mon avis, loin d'être une vision ambitieuse, c'est surtout un plan qui est irréaliste. On en parlait, en fait, je vais aller vraiment dans le même sens que mes collègues. Alors, dans la version préliminaire, le PUM visait des déplacements, que les déplacements allaient se faire à 69% en transports actifs ou collectifs. Déjà, de nombreux experts et élus d'Ensemble Montréal avaient soulevé que cette cible était irréaliste. Nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il faut encourager l'utilisation du transport actif et collectif. C'est une orientation qui est importante pour notre ville. Mais ce plan, qui doit redessiner Montréal, manque de réalisme. Au lieu de réévaluer ses objectifs de façon pragmatique, Projet Montréal a choisi de pousser encore plus loin. Alors, dans sa version finale, l'administration espère maintenant que 75% des déplacements à Montréal seront réalisés en transport actif collectif. Madame la présidente, l'an dernier, Projet Montréal rêvait en couleurs et aujourd'hui, il nous prouve qu'ils ne savent tout simplement pas gérer une ville. Pour vous donner une idée, la dernière enquête sur la mobilité réalisée en 2023 par l'ARTM montre que la taille du parc automobile a augmenté de 4% et que l'utilisation du transport collectif a diminué de 27%. En 2003, 32% des déplacements à Montréal se faisaient en transport collectif, sans compter les modes actifs. Aujourd'hui, ce chiffre est de 47%, soit une augmentation de 15% en 22 ans. Soyons honnêtes, si on exclut les modes actifs dans l'enquête 2003, l'augmentation réelle est encore moindre. Ainsi, on peut espérer qu'à long terme, les modes de transport durables pourraient représenter peut-être 62-65% des déplacements si des projets de transports structurants se concrétisent. Mais vraiment, la cible de 75% de l'administration de Projet Montréal, c'est vraiment pas réaliste. Cette cible est d'autant plus importante qu'elle guidera les décisions futures en matière d'urbanisme à Montréal. Pourtant, dans plusieurs quartiers et même dans certains secteurs centraux, les déplacements sans voiture restent un défi, un vrai défi. À Montréal-Nord, même en considérant l'arrivée prochaine du corridor de mobilité durable Marc-Bourassa, se déplacer sans voiture est et restera très difficiles pour les résidents. Dans Pierrefonds-Roxboro, Lachine, LaSalle, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et même dans des secteurs dans le sud et dans l'est de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, la couverture du transport collectif est largement insuffisante. On ne peut pas imaginer que ces secteurs abandonneront comme par magie l'utilisation de la voiture simplement parce qu'on leur dit, ben, ça prend 75% des déplacements sans la voiture. Ça ne marche pas comme ça. Et pour réaliser cette vision, Projet Montréal compte sur des centaines de kilomètres de nouveaux projets de transport structurants, 200 km de tramway, plusieurs SRB, le prolongement de la ligne verte et orange, l'ajout peut-être d'une ligne rose, qui sait, un travail titanesque. Mais soyons clairs, le bilan de Projet Montréal en matière de transport collectif n'est pas impressionnant. Il ne rassure pas quant au développement du transport collectif dans le futur. À part le prolongement de la ligne bleue, un projet qui était déjà annoncé, déjà planifié et engagé avant même son arrivée au pouvoir, aucun autre projet structurant majeur n'a encore été livré. Le projet structurant pour l'est, bien que désigné comme le premier projet de mobilité Infra-Québec réalisera, avance très, très lentement. Le projet pour le Grand Sud-Ouest a été, lui, annulé par le gouvernement du Québec et le prolongement de la ligne orange, ben lui, il fait du surplace. Place. Le gouvernement provincial, d'ailleurs, n'a pas montré la volonté de financer ou d'étendre le réseau de transport structurant. Et ça, c'est sans compter l'état actuel du réseau qui, lui aussi, on le sait, on en parle souvent à cette Chambre, a besoin de grands investissements. Alors, en outre, avec l'arrivée de Mobilité Infra-Québec, la Ville de Montréal pourra bien devoir contribuer davantage à la construction de ces projets, ce qui représente un fardeau financier non négligeable que je doute que la Ville est capable d'atteindre. Cet enjeu, la Ville ne l'aborde nulle part dans son PUM. Mais le problème ne s'arrête pas aux grands projets. Le fond du problème, c'est que l'administration de Projet Montréal n'a pas mis en place les conditions gagnantes pour attirer de nouveaux usagers. Encore aujourd'hui, la fréquentation de la STM est à 85% versus celle prépandémique. Et pour cause, les actifs de la STM, comme je l'ai mentionné, on parle de fermetures sur la ligne verte, sur la ligne bleue, parce qu'ils sont en mauvais état. L'offre de service a été réduite par rapport à la période prépandémique avec une diminution du nombre d'autobus. Sans parler de l'insécurité, de la malpropreté qui découragent les usagers de prendre le transport collectif ou des arrêts de service fréquents qui nuisent à la fiabilité du réseau. Et ça, c'est sans oublier aussi la grève qui n'encourage nullement les gens à reprendre le service. Alors, je me questionne quand on cible de l'administration et la réalité sur le terrain. Enfin, l'OCPM, dans son rapport, souligne un autre écart majeur. Les cibles de l'administration en matière de transport collectif et actif ne correspondent pas du tout aux objectifs concernant l'utilisation de l'espace public. Projet Montréal souhaite que 75% des déplacements se fassent en transport actif collectif, mais leur objectif est de consacrer que 30% de l'emprise publique à ces modes de transport. Et ça, d'ailleurs, parlant de l'OCPM, Je tiens à rappeler également, puis mon collègue Salem l'a fait également d'entrée de jeu, pour dire à quel point nous, élus à Montréal, étant dans mon cas mairesse dans un arrondissement de près de 100 000 personnes, il n'y a pas eu d'espace de consultation, il n'y a pas eu d'espace de discussion pour amener nos différents éléments pour lesquels on est représentants de la population et pour lesquels on peut amener des bémols. Il n'y a tellement pas eu d'espace que d'ailleurs Ce qu'on a été obligé de faire, c'est de faire un mémoire et de le déposer à l'OCPM. Ça ne s'invente pas. Il faut aller nous-mêmes déposer un mémoire pour pouvoir se faire entendre, parce que nos équipes ont envoyé des recommandations et malheureusement, on disait, ben oui, merci, bien noté, mais au-delà de ça, qu'est-ce qui a été vraiment intégré dans le PUM? On ne le sait pas. Alors, dans le contexte actuel où la collaboration a été très faible, nous, qui est presque la moitié de la Chambre, on n'a pas été mis du tout dans le coup. Et comme on le disait, tout l'aspect de densification avec parfois, on le sait, aucune case de stationnement, ça risque d'amener des enjeux sur rue. On comprend qu'on veut que les gens aillent dans du transport actif, du transport collectif, mais à un moment donné, il y a un équilibre à garder. Et c'est ce qui est important pour moi et pour nous de garder cet équilibre-là, mais là, ce qu'on comprend, c'est qu'avec une cible de 75%, c'est vraiment irréaliste. Alors, finalement, ce qu'on nous présente aujourd'hui, en fin de mandat, comme ça, à 2 mandats de la fin, à quelques mois de la fin de ce mandat-ci, ben c'est un beau rêve, mais ce rêve-là, on va se le dire, il est complètement déconnecté de la réalité et les Montréalais ne sont pas prêts à voir qu'est-ce qui se passe ici. J'ai entendu un représentant de l'administration dernièrement aux nouvelles dire qu'il avait travaillé jusqu'à sur l'acceptabilité, etc. Moi, j'ai bien hâte de voir ça parce que l'acceptabilité chez nous dans des projets, effectivement, je ne l'ai pas vue. Les objectifs qu'ils poursuivent sont certes louables, mais ils reposent sur des hypothèses qui ne correspondent pas à la capacité aussi des réseaux qui sont actuellement là, ni aux capacités financières de Montréal et de Québec. Ils reposent sur un pari très ambitieux, celui que les usagers vont soudainement revenir rapidement vers le réseau de transport collectif. Au lieu de nous vendre un projet grandiose mais irréaliste, il serait plus judicieux que l'administration se concentre sur des solutions concrètes et réalisables. Montréal mérite un plan d'urbanisme et de mobilité qui soit, oui, ambitieux, mais aussi réalisable. Si nous voulons réellement transformer la mobilité à Montréal, nous devons la planifier avec sérieux. Merci, madame la présidente.
Voix 5B7:51:06
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌7:51:10
Madame la présidente, pour faire suite à mes collègues Salem et Christine Black, je vais parler d'habitation et d'itinérance dans le cadre du PUM. Madame la présidente, la première version du PUM me laissait déjà dubitatif quant à la capacité de la Ville de Montréal de venir réellement répondre à la crise de l'habitation. Et malheureusement, sa version finale ne me rassure pas plus, bien au contraire. Dans la version finale pour 2050, l'administration de Projet Montréal a revu à la baisse ces cibles en habitation avec 10 000 logements de moins en bout de ligne. Et c'est d'autant plus incompréhensible qu'elle projette une augmentation du nombre de nouveaux ménages par année par rapport à ce qui était prévu dans la première version du FUM. Donc, plus de ménages, moins de logements. L'administration ne compte pas non plus rattraper les retards qu'elle a accumulés ces dernières années avec les mises en chantier. En effet, le rythme de celles-ci pour les 10 prochaines années est amputé de 31%. Rapport aux prévisions de la version préliminaire du PUM. Il est impensable que la Ville de Montréal se contente de 8 300 mises en chantier par année, ce qui est à peine plus élevé que le nombre désastreux de mises en chantier en 2023, la pire année enregistrée depuis 20 ans. Ce manque d'ambition va d'ailleurs contre l'avis de plusieurs acteurs de l'habitation, privés et communautaires, qui recommandaient à la Ville de venir augmenter ses cibles pour les 25 prochaines années. Celle de 20% de logements hors marché fait l'unanimité parmi les municipalités et les acteurs de l'habitation. Elle est nécessaire pour venir retrouver l'abordabilité à Montréal. Or, il est inquiétant de voir que la version finale du PUM présente une nouvelle fois une cible moins ambitieuse avec une diminution de 3 000 unités du nombre total de logements hors marché en 2050. Nous rejoignons le document du PUM 2050 sur le fait que pour atteindre ces cibles, bien que moins ambitieuse, la Ville de Montréal doit se saisir de tous les outils qu'elle possède, notamment en matière de zonage différencié et de zonage incitatif. Malheureusement, l'administration a choisi de donner une place centrale au règlement pour une métropole mixte, notamment en ajoutant 2000 hectares de zones abordables. La multiplication de ces zones sapera les effets du zonage incitatif et compliquera le paysage réglementaire pour les développeurs. Or, pendant les consultations publiques sur le PUMS, ces derniers ont insisté sur la nécessité d'avoir de la prévisibilité pour venir construire du logement, prévisibilité qui se retrouve malheureusement à être compromise dans le cadre du RMM. Et le choix d'inclure le règlement pour la métropole mixte au document du PUMS 2050 est assurément un choix politique et non pas un choix raisonné et basé sur des résultats probants. On le sait, on en a fait mention plusieurs fois dans le cadre de ce conseil, mais depuis sa mise en place, il y a uniquement 86 logements sociaux qui ont été construits en 4 ans. C'est clair pour nous, le règlement se doit d'être aboli. Au-delà des obstacles de cette politique, les délais d'émission des permis de construction demeurent un enjeu. L'ajout de couches réglementaires dans le cadre du PUM risque d'avoir un impact négatif, entre autres, sur ces délais. Or, le plan d'action de mise en œuvre du PUM prévoit uniquement l'élaboration d'un guide de bonnes pratiques réglementaires pour y faire face. Qui n'est clairement pas suffisant. La Ville doit s'engager à soutenir les arrondissements qui auront besoin de ressources financières et humaines pour permettre l'arrimage entre toutes les réglementations locales et le PUM. Le PUM 2050 mise sur le potentiel de grands projets tels que Bridge Bonaventure ou encore l'ancien hippodrome pour venir atteindre les cibles qu'il s'est fixées en matière d'habitation. Or, le plan d'action de mise en œuvre du PUM pour les 5 prochaines années occulte un élément essentiel à leur développement: le financement des infrastructures de base. Puis on en a parlé encore une fois dans le cadre de ce conseil: Bridge Bonaventure, l'hippodrome, l'est de Montréal. J'entendais ma collègue madame Hassan-Cournol nous parler de l'est un peu plus tôt aujourd'hui. Ça va prendre des milliards et des milliards d'investissements en matière d'infrastructures municipales et il n'y a absolument rien de prévu dans le cadre du Quand on s'attarde au cas de Namur Hippodrome, par exemple, la seule action prévue, c'est de créer une table de concertation élargie pour le secteur de Namur Hippodrome. Le délai de 5 ans pour mettre sur pied une table de concertation nous paraît excessivement long, d'autant plus qu'il en existe déjà une avec le groupe Gallo. Quel message est-ce que l'administration souhaite envoyer? Que devient le groupe Gallo, justement? Combien d'années est-ce que ça va prendre encore qu'il va falloir attendre pour voir apparaître les 20 000 logements promis. Madame la présidente, je vais terminer mon intervention avec le dossier de l'itinérance qui a bien évidemment un lien indéniable avec celui de l'habitation. On est très loin d'être convaincus par la portée du PUM sur la crise de l'itinérance, déjà parce que, comme je le disais plus tôt, les cibles totales en matière d'habitation sont moins ambitieuses que prévu. Ensuite, l'absence d'une cible prédéfinie pour le développement de logements destinés aux personnes en situation d'itinérance en particulier démontrent malheureusement que la Ville de Montréal n'a pas de plan clair et fondé sur des besoins chiffrés. Pour toutes ces raisons, le PUM 2050 ne permet pas dans sa forme actuelle de répondre aux diverses crises qui affligent les Montréalais et il se doit par conséquent d'être revu. C'est pourquoi, madame la présidente, Ensemble Montréal va devoir se positionner contre la vision 2050 qui est portée par Projet Montréal et à la place proposer une vision qui est réaliste, qui est rassembleuse et qui, comme le disait l'administration à la dernière élection, se doit d'avoir une vision réelle pour aujourd'hui et pour demain. Merci.
Voix 5B7:56:47
Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌7:56:51
Merci, madame la présidente. Alors effectivement, j'ai J'ai pris connaissance avec attention du PUM qui est proposé et j'ai un certain nombre de remarques à formuler. D'abord, la première, elle a été déjà peut-être formulée, mais je veux le rappeler parce que j'ai vécu le PUM en 2004 et je me rappelle qu'à l'époque, Stéphane Harbeau, qui était l'ancien maire de Outremont, et puis là, j'ai une autre personne de laquelle j'oublie le nom qui était responsable à ce moment-là du comité exécutif, et ils sont venus consulter tous les arrondissements en arrondissement à au moins 2 reprises pour expliquer vers où ils s'en allaient et pour expliquer aussi qu'il y aurait des chapitres d'arrondissements. Et il y a des chapitres, il y avait des chapitres d'arrondissements qui donnaient de la flexibilité il y avait un encadrement, mais il y avait aussi une collaboration qui avait été établie et ça a pris plusieurs mois, plusieurs années à formuler le premier plan. En fait, c'était pas le premier, c'était peut-être le deuxième, parce que justement il y avait, de mémoire, André Lavallée qui, sous la direction de Jean Doré, avait travaillé au premier plan d'urbanisme de la Ville de Montréal. Ça, c'est pour la petite histoire. Et je vais commencer par une remarque qui ne touche pas mon arrondissement parce que les autres touchent les arrondissements et mon arrondissement. Il y a une chose qui m'a frappé, il y a eu, disons, des recommandations qui ont été faites par le comité Jacques-Viger et par le comité d'urbanisme, je pense, de façon conjuguée. Et une des recommandations, en fait la première si j'ai bien lu, c'était de respecter la hauteur maximale afin de protéger les droits de vue sur le Mont-Royal. Ça, ça concerne tout le monde ici à Montréal, c'est pas strictement un arrondissement qui est touché, c'est le centre-ville, c'est le cœur de Montréal. Le responsable de l'urbanisme représente une un district de cet arrondissement, donc je suis sûr qu'il va être sensible à ça. Et il y avait une autre sous-recommandation, en tout cas jumelée, c'est de respecter les droits de vue par rapport à Condie-Haroncle. Lorsqu'on se trouve sur Condie-Haroncle et qu'on regarde à l'horizon, il y avait 2 ou 3 droits de vue qui sont soulignés. Je n'ai pas vu l'adaptation nécessaire. Et si on dépasse les droits de vue du Mont-Royal, moi, ça m'apparaît problématique. Il me semble qu'on devrait avoir déjà corrigé ça, mais en même temps, quand je lisais, je pense que c'est, en tout cas, à moins que je ne me trompe, que ce n'est pas corrigé. Et ça m'apparaît un élément important, et je pense ici à feu André Lavallée, qui, je sais pas combien de fois je l'ai entendu vouloir protéger ces droits de vue-là, doit se retourner dans sa tombe présentement parce qu'il a vraiment, moi je me rappelle l'avoir à plusieurs reprises entendu dans ce conseil, protéger ça. Je suis pas certain que ce l'est présentement, mais on confirmera ou on infirmera. L'autre élément que je voudrais souligner, c'est toute la question du rapport des arrondissements versus le central. Il y a une démarche qui est proposée suite à l'adoption potentielle dans ce conseil avec le au niveau du plan de concordance, je me rappelle pas comment on appelle ça, mais je pense c'est relié à la concordance pour assurer la complémentarité du plan d'urbanisme et de mobilité. Alors on exige des conseils d'arrondissement un document de concordance. Bon, c'est correct, ça va faire le lien, mais on dit aussi qu'il va y avoir, si on le veut bien ou si on le souhaite, l'élaboration par les arrondissements du plan d'action local d'urbanisme et de mobilité, le PLUM, on l'appelle le PLUM. Et je me suis vraiment demandé quel était, en fait, on peut pas être contre la vertu, mais je me suis demandé justement dans toute l'application du plan quelle va être la force du PLUM versus le PUM. Et j'espère que ce ne sera pas un poids plume versus le PUM. Alors, c'est un élément, je pense, qui m'apparaît très important parce qu'on peut bien dire, parce que c'est dit à plusieurs reprises dans le document, on peut bien dire que les arrondissements vont être le fer de lance pour appliquer le PUM, c'est dit dans les textes, N'est-ce pas? Vous confirmez, monsieur Beaudry? Bon, alors dans les— mais paradoxalement, je suis loin d'être certain que ce sera le cas lorsqu'on viendra le temps de l'appliquer. Parce qu'on dit, par exemple, qu'on va, dans son application, c'est que le lien ou l'apport des arrondissements va être indispensable à la cohérence considérant la structure fédérative de Montréal. Devrait servir de dénominateur commun pour la coopération entre les arrondissements limitrophes et favoriser la convergence des interventions. C'est un très beau texte, mais en même temps, je suis pas certain que les arrondissements vont pouvoir avoir une marge de manœuvre par rapport au PUM. Alors, c'est le deuxième questionnement que je me suis posé, et connaissant un petit peu le fonctionnement de la Ville, Je suis inquiet, je suis inquiet parce que ça va nous enlever peut-être beaucoup de— puis moi, je suis pour qu'on ait une vision commune, OK, je vais être très clair. Je dis pas ça puis qu'il faut avoir chacun des arrondissements, mais en même temps, c'est important d'avoir de la flexibilité dans l'application parce que les arrondissements du centre et les arrondissements excentrés ont des besoins différents. Alors, et l'autre chose qui m'a un peu questionné, voire même inquiété, c'est que l'OCPM a déposé un rapport le 10 mars dernier. Il y a eu 28 recommandations qui ont été formulées par l'OCPM. La grande majorité des recommandations, vous me direz, n'auront peut-être pas d'impact significatif sur plusieurs territoires, mais chez nous, il y aura certainement des impacts significatifs. Par exemple, la recommandation numéro 4 du rapport propose de réduire la dépendance aux modes de transport motorisés individuels en insistant pour que cela se fasse de manière coordonnée avec la mise en place progressive d'un réseau de transport collectif et actif performant. Incluant l'augmentation de l'offre de modes de déplacement partagés. Le principe est fantastique. Malheureusement, chez nous, le PUM ne fait donc aucune nuance entre des arrondissements centraux qui sont assez bien desservis. Les arrondissements sont bien desservis par le métro, entre autres. Chez nous, j'en ai pas de métro, à part Angrignon qui est à la limite du Sud-Ouest et de LaSalle, mais à l'ouest, là, il n'y en a aucun métro qui s'y rend encore. Alors, on n'est pas bien desservi, on l'a souvent dit, la mairesse l'a souvent dit, je l'ai souvent dit, et donc il y aura un impact par rapport à l'objectif poursuivi, par rapport à sa mise en œuvre chez nous. L'autre élément, c'est le retrait pour tous les arrondissements des ratios minimaux de cases de stationnement pour les usagers résidentiels et commerciaux. Et ce que ça fait, à mon sens, c'est que ça met entre les mains des promoteurs toute la, comment je pourrais dire, l'offre de stationnement. Alors, les ratios maximaux en plus des cases de stationnement qui sont imposés par les usages résidentiels et commerciaux nous apparaissent insuffisants compte tenu de l'offre limitée en transports en commun à LaSalle. Ce qui veut dire que les ratios qui sont prévus pour la grande majorité du territoire, une case par logement ou une case par 100 mètres carrés de superficie commerciale, concrètement, par exemple, pour chez nous, pour un restaurant comme Scores, situé sur le boulevard Newman, avec une superficie d'environ 600 mètres carrés, ben, on aurait droit à un maximum de 6 cases de stationnement, ce qui est irréaliste. C'est pas vrai qu'il y a juste besoin de 6 cases de stationnement dans le Square. Lorsqu'on regarde une autre recommandation qui a été formulée par l'Office de consultation publique, la recommandation numéro 5, qui vise à reconnaître formellement le défi, et je cite, vise à reconnaître formellement le défi du changement de comportement associé aux ambitions du PUMA en matière de mobilité et qu'elle se dote d'un plan d'action concret pour susciter la nécessaire adhésion envers les modes de transport alternatifs à l'auto solo. Là encore, on ne peut pas être en désaccord. Monsieur Deschamps. Je dépasse mon temps, madame la présidente.
Voix 5B8:07:11
2 choses, je dois malheureusement vous interrompre puisque le temps est échu. Je vais vous laisser conclure rapidement.
Richard Deschamps ◌8:07:16
Oui, je vais conclure. Alors, vous voyez bien que je donne des exemples concrets et qu'il y a une certaine forme d'irréalisme dans l'application même pour un arrondissement comme LaSalle, et il y a un certain nombre de questionnements par rapport à l'ensemble de Montréal. Merci, madame la présidente.
Voix 5B8:07:36
Il est 17 h 32. Il est 17 h 32, je vais demander s'il vous plaît, madame Journeau, à me confirmer la volonté de prolonger jusqu'à l'épuisement des délibérations.
Virginie Journeau ◌8:07:47
Oui, appuyée de ma collègue madame Rossi, on va prolonger jusqu'à épuisement de l'ordre du jour.
Voix 5B8:07:53
Merci. Monsieur Sonny Moroz.
Sonny Moroz ◌8:07:56
Merci, madame la présidente. Je prends la parole aujourd'hui non pour parler du rêve théorique d'un plan à l'horizon de 2050, mais pour parler de la réalité sur le terrain dans mon arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est le plan qui va vraiment aider les familles, et c'est ça que ce plan est supposé faire. Mais malheureusement, la réponse, c'est qu'on ne va pas vraiment avoir de grandes choses à l'intérieur de ce plan-là, parce qu'il n'y a pas beaucoup de finances planifiées, et malheureusement, même, de la confusion et moins de résultats pour notre arrondissement. J'aimerais avoir vu quelque chose pour accélérer le développement de l'hippodrome, du quartier Namur-Hippodrome dans ce document, avec une entente claire et financée. Malheureusement, il y a aussi un manque de planification pour un trajet sur Cavendish. Où est notre bus rapide sur Cavendish promis pour plusieurs tours, différentes administrations, nullement inclus dans les planifications? Malheureusement aussi, il y a un manque de réserves pour les écoles et pour les terrains, notamment dans l'hippodrome. Manque de planification et peut-être une publication aussi de l'échéancier de réalisation pour chacun de ces points à l'intérieur du PUM. On a besoin de ça. Et finalement, on a besoin vraiment d'obtenir de Québec un engagement formel sur le financement des infrastructures et de transport collectif à l'intérieur de ce projet qui est nullement pris. J'aimerais aborder quelques points, madame la présidente. Pour Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, d'abord, parlons du logement. On nous promet 180 000 nouveaux logements d'ici 2050 à Montréal, dans un port abordable, mais concrètement, rien pour notre arrondissement qui représente plus que 10% de la population montréalaise, montréalaise. Le grand projet Namur-Hippodrome pourrait apporter un soulagement avec des milliers d'appartements neufs, mais il faut que ça débloque. Les résidents ont une expectation que ça va démarrer à l'intérieur des prochains 10 à 20 ans, mais dans ce plan-là, nullement on a saisi les chantiers. C'est malheureux parce que dans un quartier comme le mien, où le quartier Namur-Hippodrome se trouve, À Snowdon, où la crise du logement est visible à chaque coin de rue, on a besoin de construction, pas de cibles en base, pas de promesses dégonflées, et pourtant c'est ça que le PUM 2050 livre à Snowdon, aux résidents de Snowdon. 10 000 logements de moins planifiés que l'année dernière et 3 000 logements hors marché de moins aussi. Peut-être l'année prochaine aussi, il va y avoir une autre diminution planifiée. Et pourtant, on est supposé de croire l'administration en place qu'on va accomplir exactement le nombre qui était promis dans ce document. Je vous rappelle que l'hippodrome, c'est un des sites clés, comme c'était mentionné par mon collègue Éric Alan Caldwell, et Noratelle. Sans ce programme, sans ce projet, on n'atteint nullement nos numéros. Et même dans un projet clé pour la Ville, pas juste pour l'administration, mais pour la Ville, on nous promet une nouvelle table de concertation dans 5 ans et on oublie tout le travail qui a été fait dans le passé. On vous assure que de ce côté de la Chambre, on ne va jamais oublier le travail qui était fait par le CDC, on ne va jamais oublier le travail qui était fait par Projet Jeunesse, par Œil, par les tables de quartier. Il y avait même dans la dernière newsletter qui est sortie une demande d'emploi pour cette position-là. Faut le mettre à jour. Pendant ce temps-là, les gens de Côte-des-Neiges dorment dehors et les logements sociaux promis par cette administration restent non planifiés. Deuxième point, la mobilité. Le PUM promet 184 kilomètres sans financement. Dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, le désenclavement du secteur Namur-Hippodrome est mentionné, mais nullement un échéancier est clair, ni budget rattaché, et c'est promis par un autre palier du gouvernement. Je crois que le maire de M.H.M. a vu le numéro quelque part mentionné. Je vais vous envoyer un courriel, vous pouvez me renvoyer la réponse avec les informations si vous riez tant de ma question. Merci. Parce qu'on parle aussi de manque de planification à l'intérieur des aménagements sur Camien-Hood, qui est à Côte-des-Neiges-Ndijé aussi. Mais là encore, les consultations précédentes ont été ignorées, les priorités des citoyens ne sont pas claires dans ce plan pour ce projet non plus. Oui, c'est pas dans le PUM, je peux pas le mentionner. Merci, madame Mauzerolle. Parce que dans le document, il n'y a rien aussi pour l'accessibilité, pour améliorer l'accessibilité de nos métros à Côte-des-Neiges-NDG. Il nous manque l'accessibilité à nos métros Plamondon, De La Savane, ma collègue aussi à Côte-des-Neiges, Côte-Sainte-Catherine, juste à côté. De nos pôles hospitalières, il y a un manque d'accessibilité. Je voulais garder ça en dessous de cinq minutes, Madame la Présidente. The third issue that is not mentioned anywhere here is winter. Why is winter not mentioned in an urbanistic and mobility plan? A land use plan without the term winter in the city of Montreal. Because in Côte-des-Neiges-NDG, winter is not just, you know, a part of the year, it's a whole section of responsibility for the sidewalks and walkers and pedestrians that use our area of the city. We are walkers first. Et pourtant, c'est une réalité quotidienne qui est oubliée à l'intérieur de ce plan. Quatrième, je dirais que l'économie locale est perdue à l'intérieur de ce plan aussi. Parce qu'à Côte-des-Neiges-NDG, on a plusieurs pôles, on a l'Université de Montréal, pas de planification pour ce site non plus, pas de concentration d'investissements autour d'un pôle universitaire avec un immense potentiel, mais le PUM, pas de mention, ni de développement local pour l'hippodrome Namur ou aucun secteur économique. C'est décevant, très décevant. Et enfin, madame la mairesse, madame la présidente, le PUMM ajoute des couches réglementaires et on demande à nos arrondissements de coordonner tout ça. Mais à Côte-des-Neiges-Indigée, on a déjà une attente qui n'est pas à l'intérieur des expectations des résidents ou des personnes qui travaillent ici et nos services qui sont déjà abordées, on va leur demander de faire ça et diminuer les délais de permis. Je pense qu'ils vont s'allonger à l'intérieur de ce plan s'il se réalise. En conclusion, madame la présidente, ce plan, ce n'est pas un outil pour améliorer la vie des gens de Côte-des-Neiges-Neigie, c'est un exercice de communication qui promet beaucoup sans vraiment livrer. C'est fait bien sur papier et peut-être pour une élection, Mais ça ne se traduit pas vraiment sur le terrain et les résidents de Côte-des-Neiges-Indigie le sauront bientôt. Et si on veut vraiment changer les choses, et il va falloir mieux, comme mon collègue Deschamps a mentionné, c'est pas juste des pages de PDF, des engagements concrets, des échéances, des ressources, du respect pour les quartiers comme le mien, c'est ça que ça prend dans un bon plan. Pour tous et toutes les Montréalaises et Montréalais. Merci beaucoup.
Voix 5B8:16:23
Monsieur Craig Sauvé.
Craig Sauvé ◌8:16:30
Merci, madame la présidente. Donc, c'est vraiment passionnant, le plan d'urbanisme et mobilité. On peut être ici pendant 3 jours juste à parler de ça parce qu'il y a tellement d'éléments, puis honnêtement, ça me tenterait. Je ferais ça sur mon passe-temps, pour vrai. Je trouve ça intéressant. C'est vraiment la vision d'où on veut aller comme une ville. C'est un des documents les plus importants d'une ville, c'est plus important qu'un budget, à mon sens, c'est beaucoup plus important qu'un budget. Comme monsieur Deschamps a bien dit, le dernier a été fait en 2004, puis dans tous vos arrondissements, vous savez jusqu'à quel point un document comme ça peut affecter les choix que vous avez à faire en termes de développement. Donc c'est pas juste, c'est pas de la communication, c'est un règlement, c'est du poids incroyable, incroyable. J'aurais voulu plus de débats dans la société sur ce dossier-là parce que c'est tellement fondamental pour la vision de Montréal. Puis c'est ça, c'est une vision, je pense, ambitieuse mais en même temps réaliste. Et je vais aller sur quelques dossiers juste de base parce qu'il y a tellement, on pourrait aller dans les détails jusqu'à 2 heures le matin. Un, parlons de transports en commun et transports actifs. Il faut demander plus de toutes nos autorités pour en développer plus. Puis ce document demande plus. Je suis d'accord avec ça. C'est une bonne chose qu'on demande plus. C'est une bonne chose qu'on ait une vision qui est autre de la réalité d'aujourd'hui. Ce n'est pas irréaliste de penser qu'on peut développer du transport en commun à Montréal. Le métro a été développé rapidement. D'autres villes le font encore. On n'a pas le même système de gouvernance que d'autres villes, mais il faut le demander pour l'avoir. If you don't ask, you don't get. Puis il faut pousser. Donc j'aimerais beaucoup plus, et j'inviterais tout le monde dans la salle à prendre une posture plus en comme, on mérite mieux à Montréal en termes de transports communs. C'est ça que je lis dans le plan d'urbanisme. On mérite mieux, on veut plus. Tous les arrondissements méritent plus. C'est une bonne chose. Donc effectivement, il faut être ambitieux, il faut demander. Moi, je trouve ce genre de demandes des politiques émancipatrices. Moi, j'ai 44 ans, je n'ai pas d'auto, j'ai jamais eu d'auto, ma conjointe non plus, elle n'a pas d'auto, on va pas avoir une auto, mais on va à Boucherville visiter les amis, la famille, je vais en banlieue ouest visiter des amis tout le temps, Je fais mes emplettes, je fais ça à pied, à vélo, dans un cumulauto, je vais à IKEA, malgré moi, j'aime pas IKEA, mais je vais à IKEA quand même. On est capable de trouver des moyens, il y a des livraisons, il y a des taxis, il y a des moyens. Avoir une auto, chaque année, ça coûte environ 8000 à 10000$ par famille, par auto. C'est cher, puis la vie est chère présentement. Il faut libérer les gens d'une dépendance aux automobiles. C'est une politique de libération de créer des pistes cyclables, c'est une politique de libération de créer des transports en commun, offrir aux gens des choix, des vrais choix. Je vais vous citer un article qui vient de sortir. Le magazine Nature, donc un des magazines les plus importants dans le monde des sciences, vient de sortir un document, une étude, c'est juste en juin dernier, The Link Between Low-Stress Bicycle Facilities and Bicycle Commuting. Et ce que l'étude dit, c'est que si tu as des bonnes pistes cyclables sécures, ça augmente énormément Énormément la quantité des gens qui apprennent leur vélo pour faire nos emplettes, pour visiter des auteurs, pour visiter des amis, faire les rendez-vous. Je vais vous lire, je vais vous citer l'étude de Nature Magazine, OK? Using six years of longitudinal data across fourteen thousand block groups in twenty eight U.S. cities, on parle États-Unis, ils aiment leurs autos. We find that the block groups that installed protected bicycle lanes experienced bicycle commuter increases 1.8 times larger than standard bike lane block groups and 4.3 times larger than block groups that did not install bicycle facilities. Dans d'autres mots, 4 fois plus de chances que les gens prennent un vélo quand il y a une bonne piste cyclable que quand il n'y en a pas. C'est autour de 28 études 28 villes aux États-Unis. C'est quand même solide, cette science-là. Puis si on va dans Nature magazine, étude après étude après étude après étude la démontre. Fait qu'il faut demander plus, il faut faire plus. En termes de logement, on nous dit que, bon, 20% hors marché, pas réaliste. Moi, j'aimerais voir qu'on devienne Vienne, la ville de Vienne demain, qui a 60% de logements à Vienne en Autriche. Qui est hors marché, mais ça prend du temps. Ça a pris 80 ans pour que la Vienne arrive là. Donc 20% dans 25 ans, si on pousse avec un RMM, peut-être on va l'atteindre, peut-être c'est réaliste. Donc j'aimerais là aussi qu'on soit dans une posture de demander plus que de demander le financement, puis de positionner tout le monde autour de la table, de dire on veut plus de logements hors marché à Montréal. C'est ça que nous demande ce document, le plan d'urbanisme. Je pense que c'est probablement le débat le plus intéressant lors des 4 dernières années à Montréal entre les 2 partis principaux, c'est le libre marché contre l'intervention de l'État. Ça, c'est les 2, c'est comme ça que je le lis. Puis je pense que, et ça aussi il y en a des études après des études après des études, C'est pas mal certain qu'il faut une intervention pour créer plus de logements hors marché. Aujourd'hui, il y a de moins en moins de développeurs qui sont capables de développer. Ceux qui le font avec une densité ici, Monsieur Miranda l'a dit, effectivement, ils font beaucoup d'argent. Puis le RMM, c'est une taxe contre les développeurs qui sont ultra riches, qui font beaucoup d'argent, pour qu'ils contribuent à du logement social. Ton avatar, c'est normal, c'est normal. On devrait effectivement taxer ces groupes immobiliers qui font beaucoup d'argent, puis mettre ça dans le logement social avec du terrain, avec du clé en main. C'est une excellente politique. Et là, on voit puis on est tous des individus avec des pensées différentes, 2 philosophies: libre marché, laisser l'immobilier juste fonctionner puis magiquement ça va baisser les prix dans le monde du logement, ou créer plus de lots hors marché avec un levier réglementaire intéressant qui fonctionne d'ailleurs, qui fonctionne parce qu'on a plus d'argent puis on achète plus de terrain puis on fait plus. Toujours il faut les ajustements, mais dans le sens, ça c'est les deux philosophies que j'entends dans cette salle, puis je pense que ça va être super intéressant dans l'élection qui s'en vient de les voir fleshed out un peu plus. Mais comme monsieur Miranda l'a dit, on en fait un 18 étages en Anjou, puis c'est vraiment cher ces nouvelles constructions-là. Avoir beaucoup d'offres, ça va pas magiquement baisser les prix. Puis là aussi, il y a des études. National Bureau of Economic Research, mars 2025: supply constraints do not explain house price and quantity growth across U.S. cities. Plus d'offres n'équivaut pas à des baisses en prix. Toutes les études le disent, ça peut juste freiner l'accélération des coûts, l'accélération des prix. Plus de l'offre. Tout le monde est d'accord qu'il faut faire plus de l'offre, mais ça va pas être ça le magique qui va réduire les prix. Puis les gens paient trop cher aujourd'hui, ils paient trop cher aujourd'hui, puis ils en arrachent. Fait qu'il faut faire de quoi? Il faut utiliser nos leviers réglementaires pour acheter plus de terrain, pour créer plus de logement social. Puis on sait où le chaînon manquant, on sait c'est où, c'est le gouvernement du Québec. C'est eux les pires acteurs dans toutes ces situations-là. Le gouvernement du Canada peut faire plus aussi, c'est pour ça que je me suis présenté, je veux plus du gouvernement du Canada également, mais ce plan d'urbanisme et mobilité, je pense que ça donne le ton pour une vision que les Montréalais ont besoin. Ils ont besoin d'un peu de répit, ils ont besoin de plus de logements sociaux, ils ont besoin des solutions réelles, donc je pense qu'on devrait prendre la posture d'être en faveur de ce plan d'urbanisme et tout le monde dans cette salle-là se batte pour l'atteindre au lieu de juste voter contre parce qu'on pense pas que c'est réaliste. Votons pour, fightons pour, libérons les Montréalais. Merci beaucoup.
Voix 5B8:25:55
Madame Sophie Mauzerolle.
Sophie Mauzerolle ◌8:26:04
Bon après-midi tout le monde. Il en reste plus long, on va pouvoir aller prendre l'apéro, mais on va quand même se permettre quelques petits mots parce que n'en déplaise à certains collègues de l'autre côté de la Chambre, ça reste que c'est un exercice sur lequel on travaille depuis des années, qui a mobilisé l'ensemble de la fonction publique, l'ensemble des arrondissements, l'ensemble des élus, beaucoup de citoyens et citoyennes, plein de groupes de la société civile aussi, plein d'enfants. C'était super important pour nous quand on a fait ce plan-là, qui est un plan 2050, qu'on aille à la rencontre aussi des jeunes qui seront, qui sont déjà des citoyens, mais qui seront les adultes de demain. Donc, on est extrêmement fiers de présenter ce plan-là qui a été pensé par et pour les Montréalais. À la surprise de personne, je vais vous parler de mobilité évidemment. C'est la première fois qu'il y a un plan d'urbanisme et de mobilité où on traite les deux enjeux de manière conjointe. Donc le développement du territoire qui va de pair avec le développement de la mobilité. On prend pour acquis que c'est évident, mais il n'y a pas si longtemps, ce ne l'était pas tant que ça. Et bon, maintenant c'est chose faite et il y a tout ça de villes et de municipalités au Québec qui sont en ce moment en train de réfléchir leur territoire et qui développent des plans d'urbanisme et de mobilité. Donc, on a été chef de file à cet égard-là et je pense qu'on peut s'en réjouir. Et on en a parlé beaucoup, on en parle tout le temps, on en a particulièrement parlé cette semaine, mais les besoins de mobilité dans la ville de Montréal, bien qu'on est extrêmement privilégiés pour une ville d'Amérique du Nord, il y en a beaucoup. On l'a entendu des citoyens et citoyennes, on l'entend de différents collègues dans des quartiers plus excentrés, il y a un besoin de transport en commun, on a besoin de développer des alternatives à la voiture. Je parlais justement des quartiers historiquement mal desservis, on a parlé du nord de Montréal, on a parlé de l'ouest, je pense aussi aux nouveaux quartiers qui sont en planification, en cours de planification ou en début de réalisation. Donc c'est extrêmement important, mais c'est aussi important parce que la mobilité, on la conçoit maintenant comme un levier pour accélérer le développement économique, économique aussi, mais immobilier. On est dans un contexte de crise du logement, les Montréalais nous le signifient systématiquement, on a besoin d'offrir des options pour loger notre monde. Développer des corridors de mobilité, développer du transport en commun, c'est un levier pour développer de l'habitation. Quand on voit que le plan de développement, le PUM, en fait c'est 200 000 nouveaux logements qui sont prévus dans les prochaines années, évidemment, et j'entends les préoccupations de monsieur Deschamps et certaines sont légitimes, mais évidemment qu'on peut pas s'attendre à recevoir 200 000 véhicules de plus alors qu'on développe 200 000 nouveaux logements sur l'île en 2050. On est déjà à saturation. Donc notre responsabilité comme planificateur, comme administrateur public, c'est de prévoir d'autres options de mobilité pour tous les usagers de la route, que ce soit les piétons, que ce soit les cyclistes, que ce soit les usagers du transport en commun, que ce soit les usagers de l'autopartage, puis aussi pour les automobilistes. On en a parlé tout à l'heure du corridor de la ligne bleue, on a souligné d'ailleurs la collaboration qu'on a eue avec les collègues de Saint-Léonard sur sur la ligne bleue autour des 5 futures stations, c'est 25 000 logements qui vont voir le jour. Donc, on voit à quel point développer du transport, c'est un levier pour l'habitation, pour le développement économique, pour des quartiers complets qui sont intéressants pour tout le monde. Et ça sera la même chose pour le PSE, ce sera la même chose dans l'ouest, on croise les doigts, le plus rapidement possible. Et ce qu'on entend moins souvent, mais que je tiens quand même à rappeler, c'est que c'est aussi une condition déterminante pour les promoteurs. Quand on bâtit la ville, évidemment, on travaille à planifier du logement social, du logement hors marché, mais on a besoin de l'aide des promoteurs et que ce soit privé ou communautaire, en fait, là, ces promoteurs-là, ce qu'ils nous disent, c'est que le transport, c'est une condition gagnante, ça doit être réfléchi en amont, puis ça doit aller de pair. Évidemment que notre plan est ambitieux parce qu'on peut pas faire l'économie de l'ambition en ce moment, c'est trop important. Par contre, on n'attend pas en se croisant les doigts que ça arrive tout seul. Puis que 184 kilomètres de tramway apparaissent dans nos rues. C'est pour ça que le PUM mise sur le transitoire. On le fait sur Henri-Bourassa en ce moment, on est en train de déployer une offre de service qui est hyper performante à très faible coût. Ça va nous permettre de donner de la prévisibilité aux gens, de générer un achalandage qui après justifiera l'arrivée de transports plus structurants. Dans le fond, le PUM, ce qu'on est en train de faire, c'est faire un cadeau à Mick. Donc, en attendant que les modes de transport plus lourds soient mis en place, on travaille du transitoire, on travaille des aménagements évolutifs. Dans le fond, le PUM, c'est la Ville qui utilise ses pouvoirs, ses leviers, ses outils réglementaires pour venir induire ces corridors de mobilité-là. Cet exercice-là, c'est un plan qui nous permet de prévoir 360 km de transport collectif structurant. Je le mentionnais, 180 km de tramway, et je tiens à le réitérer, on souhaite que 75% des déplacements soient réalisés en transport collectif ou actif d'ici 2050. Et là, j'espère qu'elle m'écoute parce que je lui réponds, c'est assez fascinant, on nous a mentionné qu'on était trop ambitieux en termes de mobilité active et collective. Or, la raison pour laquelle on a haussé nos cibles, c'est pour être en adéquation avec le PMAD. Alors, pour le bénéfice de tous, le PMAD, c'est le Plan métropolitain d'aménagement et de développement de la CMM, la communauté métropolitaine de Montréal, qui eux souhaitent que d'ici 2050, ce soit 50% des déplacements qui soient faits en transports en commun et en transports actifs. Eh bien évidemment, comme on est la métropole, comme on a 2 millions d'habitants, comme nos quartiers sont denses, comme on a déjà la chance d'avoir un réseau de transports en commun structurant, comme on a développé notre réseau de transports cyclables dans les dernières années de manière extrêmement important, mais c'est normal qu'on fasse un effort supplémentaire pour permettre à l'ensemble de la région métropolitaine d'atteindre ses objectifs. Je trouve ça assez particulier parce que c'est fou, hein, Mascouche, Sainte-Julie, Blainville, Mont-Saint-Hilaire comprennent mieux nos objectifs de transfert modal que l'opposition. Écoutez, c'est tel que tel. Donc, je vais laisser la parole à mon collègue Robert, mais je tiens à dire que Le PUM, c'est le fruit d'une réflexion exhaustive qui a été menée et on mise sur des éléments qu'on a déjà travaillés dans les dernières années. On a fait du chemin, on n'a pas attendu le PUM, puis là, ce qu'on vient, c'est consolider ce que les Montréalais nous demandent. Donc, la ligne bleue a été faite, on a mis en place le SRB Pie-IX, on a entamé des corridors de mobilité, que ce soit sur Henri-Bourassa, que ce soit sur Jean-Talon, que ce soit sur Hochelaga, que ce soit sur Maurice-Duplessis. On a doublé l'apport modal du vélo, on a développé l'offre de Bixi, on a développé l'offre d'autopartage. C'est un excellent début, mais ce que le pub nous donne, c'est les leviers d'aller encore plus loin et c'est ce qu'on doit aux Montréalais et Montréalaises. Merci beaucoup tout le monde.
Voix 5B8:33:19
Monsieur Robert Beaudry.
Robert Beaudry ◌8:33:22
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je vais le dire avec énormément d'émotion, en droit de réplique, la mairesse m'a permis d'avoir ce droit de réplique-là. Je trouve que c'est tout un honneur, mais je le prends pas juste pour moi parce que contrairement à ce qui a été dit, je pense de façon très partisane, ce n'est pas un plan partisan, ce n'est pas un plan de Projet Montréal, ce n'est pas un plan de l'administration. C'est un plan montréalais. C'est un plan qui a été co-construit, travaillé avec les Montréalais. Quand j'ai entendu les prises de parole de l'autre côté de la Chambre, du côté de l'opposition, je ne pouvais m'empêcher de me dire, mais quel manque de vision, quel manque d'ambition. Une chance que les Montréalais, eux, en ont de la vision puis de l'ambition. Une chance qu'on était là pour accompagner cette vision-là Et je pense que vous pouvez bien rire de la vision des Montréalais, c'est dommage par exemple parce que vous êtes censés ici les représenter. On est tous ici censés représenter les Montréalais et ce qui se trouve à l'intérieur de ce document, c'est le résultat de grandes consultations, de grands rendez-vous et n'en déplaise à ma collègue madame Black, de travail acharné avec divers services, des services locaux. Parce que des rencontres, il y en a eu, madame la présidente. Il y en a eu plusieurs dizaines, voire plus que 100 rencontres avec des équipes de travail ou autres. Il y a eu les consultations à l'OCPM, 2 consultations, une consultation sur un projet de ville parce qu'on le sait, un plan d'urbanisme, ça peut être très abrasif. On parle de technique, on parle de densité, on parle de concept, on parle d'intégration urbaine, on parle d'axes routiers, donc on voulait vraiment vulgariser le langage justement pour entendre les préoccupations des Montréalais et Montréalaises, pour pouvoir parler le même langage, pour entendre leurs aspirations, leur volonté, mais aussi comment ils souhaitent qu'on fasse face aux grands défis de notre époque, c'est-à-dire la transition écologique, les enjeux aussi qu'on voit avec la crise du logement par exemple, ou les inéquités sociales qu'on voit dans nos rues. Alors tout d'abord, je tiens à remercier toutes ces personnes, ces Montréalais et Montréalaises qui ont travaillé Je ne peux nommer tous les Montréalais et Montréalaises qui ont contribué à déposer les 228 mémoires à l'OCPM, les 2700 questionnaires qui ont été remplis également, qui ont généré 28 recommandations, dont une qui est la plus importante, l'OCPM qui nous enjoint d'aller de l'avant. En fait, l'OCPM nous enjoint d'aller de l'avant, le comité Jacques-Léger nous enjoint d'aller de l'avant avec ce plan-là. C'est en cohérence avec les OGAT, c'est en cohérence avec le PMAD. Les seuls qui s'opposent à cette vision-là, c'est l'opposition officielle, madame la présidente, parce que tous les Montréalais et les différents experts ont salué le courage qu'il y avait derrière ce peuple-là, cette vision-là de libérer le potentiel de Montréal, mais pas de le faire de n'importe quelle façon, de le faire en cohérence avec le cadre bâti, avec nos quartiers actuels. Et là, je veux rassurer mon collègue monsieur Deschamps, me disaient, mais comment les arrondissements vont avoir droit au chapitre? On n'a plus de chapitre d'arrondissement. Mais justement, c'est beaucoup moins centralisateur que c'était avant, parce qu'avant, le plan d'urbanisme prescrivait des hauteurs et des densités très clairement partout sur le territoire. C'était une boîte qui était présentée, puis quand les promoteurs venaient en arrondissement, leur objectif, c'est d'atteindre la boîte, c'est de dire, moi, là, dans le PU, c'est 28 étages, puis c'est une densité de temps, ben je veux l'atteindre. Aujourd'hui, c'est plus ça, parce qu'aujourd'hui on y va par la forme urbaine, comme plusieurs municipalités d'ailleurs à travers le monde ont décidé d'aller, par des secteurs d'intensification qui sont pas prescrits d'avance, qui vont devoir demander un travail de chacun des arrondissements, pas juste dans leurs plans locaux, qui ça est un peu leur plan d'action à eux, mais dans leur réglementation. C'est eux qui vont prescrire les hauteurs et les densités et ils vont pouvoir expliquer pourquoi ils les ont choisies. Ils peuvent peut-être se trouver dans un secteur d'intensification intermédiaire, mais s'ils considèrent qu'il y a des éléments patrimoniaux qui doivent prédominer, que la densité doit s'exprimer d'une telle façon, ils auront le privilège de le faire à travers leur réglementation. On libère le potentiel, on donne le pouvoir aux arrondissements. C'est ça le plan d'urbanisme intelligent. Mobilité actuellement. Bien évidemment, on a de l'ambition pour le transport collectif et ma collègue l'a bien dit, parce que c'est comme ça aussi qu'on va permettre de le financer, c'est un modèle d'affaires. Quand on vient désigner les endroits où on voit, comme par exemple à LaSalle, boulevard Newman, le transport collectif est ciblé là, on veut investir là-bas, mais on voit qu'il y aurait un potentiel de densification. Est-ce qu'on veut attendre que le transport collectif soit fait et pas capter revenus d'un développement urbain? Ben non, mais justement, on libère le potentiel à ces endroits-là et nous, on vient encourager les ordres de gouvernement à investir avec nous ainsi que les partenaires privés par le développement urbain, comme on fait un peu pour la ligne bleue. Parce que si on attendait que le développement soit fait pour après arriver avec les projets de transport, mais ça serait une occasion manquée. Donc, les Montréalais et Montréalaises dans cette nouvelle version du PUMA, on les a entendus. Ils nous ont demandé plusieurs choses, mais essentiellement, ils nous ont demandé d'avoir de la prévisibilité, parce que c'est vrai, là, on change, c'est du changement, puis le changement, ça inquiète, puis c'est peut-être un petit peu moins précis que ce qu'on avait à l'époque avec des hauteurs et des densités prescrites, puis ça va se retrouver dans les arrondissements, mais ils voulaient savoir dans toutes vos grandes ambitions que vous avez sur quoi vous voulez travailler en priorité. Ben, on a mis en place un plan d'action qu'on a déposé en même temps que le plan d'urbanisme pour leur dire dans les 5 prochaines années, même si c'est une vision 2050, voici ce qu'on veut faire en priorité dans les 5 prochaines années. Mais pas de façon déconnectée des divers plans d'action qui sont là, en adéquation avec ce que la Ville fait. Quand on me dit les administrations vont être prises avec une vision très occulte de Projet Montréal sur l'avenir de la Ville, ben non, le plan d'urbanisme et de mobilité, c'est un document vivant. Ça expose les enjeux, ça expose les défis, ça donne des grandes balises, ça libère ce potentiel-là, mais ça vient prioriser aussi des éléments sur lesquels on veut travailler. Mais il y aura toujours une marge de manœuvre dans laquelle les administrations pourront prioriser à travers ces outils-là et à travers une chose qu'on n'a jamais eue par le passé, parce que je vous le rappelle, monsieur Deschamps nous l'a rappelé, 2004 le dernier plan d'urbanisme. La ville a vraiment changé dans les 20 dernières années, on n'est plus au même moment. Qu'en 2004 les défis sont plus les mêmes. Ben là, on va avoir des cycles de révision aux 5 ans pour s'assurer justement qu'on puisse venir ajuster les cibles en fonction des statistiques, en fonction de la population qui est en croissance, en fonction des défis qui vont arriver au fur et à mesure. Qui aurait pu prédire la COVID? Ben, ça a eu un défi sur l'immobilier. Donc, cette flexibilité-là qu'amène le PUM versus avant où on avait quelque chose de très prescriptif avec des chapitres d'arrondissements intégrés à l'intérieur du PUM, on a un élément beaucoup plus agile qui nous permet autant en termes de ville qu'en termes d'arrondissements de pouvoir s'adapter. Les Montréalais nous ont demandé aussi d'avoir une vision économique plus ambitieuse. Bon, je comprends l'opposition d'y être opposée, ils viennent de voter contre cette vision économique-là, mais on l'a travaillée cette vision économique-là, elle est claire, elle n'est pas dans le PUM, elle est associée au plan qu'on a déposé, qu'on a travaillé, qui lui aussi est un document vivant et qui va continuer à avancer avec le temps. Donc cette vision-là est claire, mais des outils, on en donne dans le PUM. J'ai entendu plein de choses de l'autre côté de la chambre, mais quand on parle de développer des droits de préemption pour des zones économiques, quand on parle de compacité de nos zones économiques, on n'est pas en train justement de faire l'effritement de ce secteur économique-là qui a été fait pendant des années sur le territoire montréalais. Des zones comme le secteur Bridge-Bonaventure n'ont même pas entendu le PUM. Avant d'établir cette vision-là, on s'est retouché les manches comme administration, on a travaillé avec cette vision-là de quartier vivant dans lequel on peut vivre, travailler, basé sur le transport collectif. C'est exactement ça, c'est un échantillon parfait de la vision de ce que le PUM veut faire. Par la suite, il y a un élément très, très important qui nous a été dit dans le cadre des consultations et que je trouve qui est une addition sans précédent, et ça, on se l'est fait dire par les partenaires. C'est l'addition des volets patrimonial et culturel. On ne voulait pas d'un plan d'urbanisme et de mobilité générique. On voulait quelque chose qui illustre parfaitement c'est quoi le lien à Montréal. C'est le français, c'est l'industrie culturelle, c'est nos artistes, c'est nos rues commerciales vivantes, c'est notre patrimoine bâti qu'on veut faire vivre, qu'on veut préserver, qu'on veut transformer. Les Montréalais nous l'ont dit, moins de démolition, plus d'occupation. C'est exactement ce qu'on met dans le PUMA avec des outils qui sont concrets puis qui nous permettent de le faire de façon beaucoup plus flexible pour que les Miséricordes de ce monde ou par exemple les Sourds et Muets comme c'est présenté, nous permettent de répondre à plein d'enjeux, celui de la transition écologique, celui de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine, puis celui de répondre à la crise du logement. Un premier plan d'urbanisme dans lequel et cosigné par notre responsable de la culture et du patrimoine.
Laurent Desbois ◌8:42:38
C'est un geste fort.
Robert Beaudry ◌8:42:39
Un axe principal dans nos 4 axes directeurs, on en avait 3 au départ: l'équité, la transition écologique, la santé urbaine. Mais les Montréalais nous ont dit: on veut que vous alliez plus loin que ça. On a ajouté la culture et le design. Pourquoi? Parce que c'est l'identité de Montréal. C'est ce qui nous distingue en Amérique du Nord, c'est ce qui nous distingue dans le monde, c'est ce qui fait notre saveur montréalaise, et c'est au cœur de notre planification de la ville. Alors aujourd'hui, chers collègues, je vous encourage à appuyer une démarche qui ne vous appartient pas, qui ne nous appartient pas, mais qui appartient aux Montréalais. Aujourd'hui, voter pour le PUM, c'est voter pour une vision ambitieuse, certes, mais une vision qui a été bien travaillée avec les Montréalais et Montréalaises pour répondre aux enjeux de maintenant, mais surtout avec une vision d'un futur où Montréal sera toujours une métropole vivante, vibrante, accessible, mixte et où il fait bon vivre. Merci, madame la présidente.
Voix 5B8:44:13
Madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌8:44:15
Alors, madame la présidente, sur ce moment d'allégresse, je demande le vote nominal appuyé par monsieur Aref Salem et monsieur Julien Hénault-Ratelle sur le 44.09, s'il vous plaît.
Voix 5B8:44:26
Le vote nominal est demandé quant à la rubrique 44.09. Est-ce que je peux vous demander de sonner les cloches pendant une minute et d'ouvrir les portes, s'il vous plaît? Merci. Est-ce que je peux vous demander de fermer les portes s'il vous plaît? Monsieur le greffier.
Greffier ◌8:45:54
Madame la mairesse, Madame Thullier, Monsieur Doré, Madame Bourgeois, Madame Alneus, Monsieur Baudry. Madame Blanco, Madame Mauger, Madame Mauzerolle, Madame Popeanu, Monsieur Rabouin, Monsieur Vaillancourt, Madame Vodanovic, Madame Katahwa, Madame Lavigne-Lalonde, Madame Hassan-Cournol, Madame Giguère, Madame Sourias, Monsieur Norris, Monsieur Limoges, Madame Journeau, Monsieur Caldwell, Madame Olivier, Monsieur Lessard-Blais, Madame Plourde, Monsieur Posé. Madame Tremblay. Monsieur Downey. Madame Grondin. Monsieur Ouellet. Madame Goulet. Monsieur McQueen. Madame Christensen. Monsieur Normand. Madame Roy. Monsieur Salem. Madame Rossi. Madame Zuniga Ramos. Monsieur Langevin. Madame Valenzuela. Monsieur De Sousa. Madame De Ross. Madame Black. Monsieur Hénault-Ratelle, Monsieur Beis, Madame Clément-Talbot, Madame Gentile, Monsieur Péry, Monsieur Desbois, Monsieur Moroz, Madame Giannou, Monsieur Rapanà. Monsieur Bissonnette, Monsieur Corville, Madame Nazarian, Monsieur Early, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Monsieur Miranda. Madame Hénon, Monsieur Sauvé, Monsieur Sasseville.
Voix 5B8:48:53
Est-ce que je peux vous demander d'ouvrir les portes s'il vous plaît? Alors, relativement au plan énoncé à la rubrique 44.09, notons 36, 35 voix pour et 25 voix contre. Le plan d'urbanisme de la Ville de Montréal est donc adopté. Avant de quitter, juste un rappel, nous nous retrouvons le 25 août prochain à partir de 13 heures puisque nous serons en période de vacances estivales pour le mois de juillet. Il n'y aura, pardon, donc de rencontre au mois de juillet. Je voulais valider s'il y avait une prise de parole souhaitée. Très bien, je vais conclure par la suite. Madame la mairesse.
Valérie Plante ◌8:50:09
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je veux seulement en profiter pour souhaiter à l'ensemble de mes collègues du conseil municipal de bonnes vacances, de prendre du temps pour vous reposer. Plusieurs d'entre vous serez en campagne cet automne, donc ça va, je vous invite à recharger vos batteries. Puis évidemment, on le sait, les services aux citoyens, eux, continuent à l'année longue. Donc, je sais que tous les Montréalais et Montréalaises pourront compter sur nous, nos équipes et bien sûr l'ensemble de la fonction publique que je tiens d'ailleurs à remercier, à saluer, qui va continuer d'entretenir nos parcs, s'occuper de rendre nos lieux propres, faire en sorte que la visite, celle de Montréal, mais aussi celle de partout, va pouvoir profiter de tous les arrondissements. Alors, je nous souhaite de profiter de nos rues piétonnes, de nous promener en vélo, d'aller dans les parcs comme je le disais, dans nos restaurants, d'encourager nos commerces locaux comme on sait si bien le faire. Et je sais que, j'ai confiance que cette année, il y aura beaucoup, beaucoup, beaucoup de touristes d'un peu partout qui vont venir à Montréal. En terminant, merci aux équipes techniques qui nous assistent toujours. Madame la présidente, merci de mener nos travaux avec autant de diligence. Alors, je vous souhaite à tous et à toutes un très bel été, un très bel été. Voilà, merci.
Voix 5B8:51:28
Le chef de l'opposition officielle, monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌8:51:31
Oui, merci, madame la présidente. À mon tour, j'aimerais souhaiter à tous mes collègues du conseil municipal un très bel été. Vous allez, on va, enfin, la majorité de nous, ils vont avoir besoin, on va avoir besoin de recharger nos batteries parce qu'on a un automne qui va être très chargé et je sens un peu le vent du changement qui souffle à Montréal. Alors, on va en profiter, nous, au niveau d'Ensemble Montréal, on va remplir nos batteries pour être vraiment au rendez-vous du changement. Ceci étant dit, j'aimerais remercier tous les employés de la Ville. Effectivement, ils sont toujours au premier plan, puis tous les Montréalais de profiter des festivals de Montréal qui sont à Montréal qui est de profiter aussi de tous les festivals et toutes les festivités, les activités culturelles qui sont dans tous les parcs de la ville. Les arrondissements ont mis le paquet cet été, je suis sûr, pour vraiment vous donner un été à la hauteur de vos attentes. Donc profitez de nos activités, allez rencontrer vos élus, puis encore une fois, on va être au rendez-vous le 2 novembre prochain. Puis on aura le temps, madame la mairesse, de vous envoyer un petit mot peut-être en septembre. Alors, ceci étant dit, je vous souhaite un bel été à tous et je nous souhaite un bel été à tous.
Voix 5A28:52:41
Merci.
Voix 5B8:52:44
Juste avant de conclure, je vais vous demander de patienter 2 petites minutes s'il vous plaît, un message important. Donc, je joins ma voix aux vôtres également pour remercier l'ensemble des équipes, la sécurité, l'équipe du greffe de la présidence, la technique, sans oublier l'équipe de l'entretien. Qui s'assurent qu'on puisse avoir une salle où on a notamment tous nos petits besoins pour notre confort, bien que nos journées soient longues. Mais surtout, je profite de cette occasion-ci pour saluer et célébrer avec vos encouragements chaleureux monsieur Michel Turcotte, qui est assis ici parmi nous et qui marque aujourd'hui son dernier conseil municipal. Merci, très chers collègues. Monsieur Turcotte, sachez que c'est plus de 33 décennies, pardon, que monsieur— c'est ça, j'ai failli dire 30 décennies, mais vous avez compris d'où me venait l'erreur de calcul. C'est 3 décennies que vous avez données au service des Montréalais et au nom de l'ensemble des membres du conseil et des membres du greffe qui m'ont exprimé toute la gratitude et l'appréciation qu'ils ont pour votre rigueur, votre professionnalisme, votre professionnalisme, votre bonne humeur apparemment légendaire. On veut vous dire merci, on vous souhaite une suite qui vous sera douce, beaucoup de liberté et une très bonne retraite à vous. Merci. La séance est levée.