Journal des instancesPar Nicolas Jolicoeur

Conseil municipal extraordinaire — 28 janvier 2026

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Claude Pinard0:00:14

Mesdames et messieurs, conseillères et conseillers, veuillez prendre place. Bienvenue à ce conseil extraordinaire.

Alan DeSousa0:00:21

Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:00:40

Bonjour tout le monde, mille excuses pour mon retard, mais vous le croirez pas, je suis partie de la maison à 8 h moins le quart ce matin et je viens d'arriver. Alors, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples, ainsi que le traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kanien'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Chers collègues, avant de débuter nos travaux, je souhaite porter à votre attention que nous célébrons dès le 1er février la 35e édition du Mois de l'histoire des Noirs. À cette occasion, plusieurs activités seront organisées pour souligner les diverses contributions des communautés noires à travers la province. À Montréal, le Mois de l'histoire des Noirs se tient cette année sous le thème Élevons nos voix ensemble. Une programmation riche est proposée par la Table ronde du Mois de l'histoire des Noirs, en association avec la Ville de Montréal, afin de célébrer les contributions des communautés noires pour développer notre ville. Une fierté pour notre institution Le directeur du Service du développement économique de la Ville de Montréal, monsieur Dieudonné Ella Oyono, fait partie des personnalités lauréates de cette 35e édition anniversaire du Mois de l'histoire des Noirs. Nous lui adressons toutes nos félicitations. Je vous invite à découvrir la programmation complète qui met en lumière toutes ces contributions et célèbre une histoire marquée par la résilience. Observons maintenant une minute de silence. Vous pouvez prendre place. Est-ce que je peux demander qu'on ouvre mon écran, s'il vous plaît? Mon écran est pas ouvert. Merci infiniment. Alors, nous commençons cette journée par la période de questions du public. Et j'appelle monsieur Martin Lalonde. Bonjour. Bonjour, monsieur Lalonde.

Citoyen·ne ◌0:04:33

Dès 2002, lors du sommet de Montréal, la Ville a pris des engagements en matière d'accessibilité universelle, réitérés en 2011 au moment de l'adoption de la politique municipale en accessibilité universelle. 20 ans plus tard, en 2022, dans le cadre du chantier en accessibilité universelle, la firme externe Raymond Chabot Grant Thornton a réalisé un diagnostic organisationnel de l'intégration de l'accessibilité universelle à la Ville de Montréal. Bien que certains services et arrondissements sont plus avancés que d'autres sur ces enjeux, le constat qui ressort de ce diagnostic est que globalement, la Ville se trouve au niveau 2 sur 5 en matière de maturité. C'est-à-dire à l'étape de la prise de conscience de la problématique. La fin du chantier a donné lieu à l'adoption du plan d'action en accessibilité universelle 2024-2030 avec pour objectif l'atteinte du niveau 4 sur 5, soit l'accessibilité stratégique. Comme conditions de succès qu'il faudrait identifier, il y a un engagement clair de la haute direction et des personnes élues, l'adhésion forte de l'ensemble des équipes, l'allocation des ressources suffisante et la cohérence dans les plans d'action et politiques municipales. Dans le plan d'action 2024-2030, le résultat attendu 2.2 est: l'accessibilité des bâtiments, installations extérieures, aménagements urbains, programmes et services est améliorée pour en permettre l'utilisation autonome et spontanée tout au long de l'année. Comment justifiez-vous, dans ce contexte, la coupure dans le budget du programme Accessibilité universelle du service de la gestion des immeubles qui passe de 3 millions en 2025 à 354 000$ en 2026 et 0 en 2027. C'est précisément ce programme qui—

Chantal Rossi ◌0:06:11

La question est posée. C'est votre question. C'est parce que là, on est rendu à 1 minute 45. Madame Black.

Christine Black0:06:18

Alors, merci pour la question. Alors, comme j'ai eu l'occasion de le dire cette semaine lors du conseil municipal, l'accessibilité universelle est un élément, un dossier fort important pour notre administration. Et on s'y engage assurément. Et d'ailleurs, en ce qui concerne les statistiques que vous apportez aujourd'hui, effectivement, ils sont dans le plan et c'est le constat qu'on a pu faire également en lisant l'état d'avancement du dossier. Et je peux vous assurer que nous, de notre côté, ce qu'on souhaite, c'est qu'il y ait vraiment un réflexe accessibilité universelle à la Ville de Montréal. Et quand on parle de la Ville, bien entendu, c'est la Ville centre, mais tous ses arrondissements. Alors, dans les prochains mois, on va travailler justement à voir de quelle façon on on peut s'assurer de développer ce réflexe-là à travers toutes les instances de la Ville pour faire en sorte que, surtout lorsqu'il y a de nouvelles constructions ou des rénovations, je pense à des parcs, à d'autres infrastructures, qu'on s'assure que ce soit pensé l'accessibilité universelle et que ça devienne un réel réflexe à travers la Ville et qu'on dépasse l'étape de la prise de conscience.

Chantal Rossi ◌0:07:17

Complémentaire, monsieur Lalonde.

Citoyen·ne ◌0:07:19

L'inaccessibilité n'a pas seulement pour effet d'empêcher un accès et une utilisation autonome et spontanée aux bâtiments municipaux et aux services à une partie importante des citoyennes et des citoyens. Elle est aussi un frein à l'embauche des personnes en situation de handicap par la Ville. Je vous rappelle qu'en vertu de la Loi sur l'accès à l'égalité à l'emploi, la Ville devrait viser l'objectif d'avoir 6,5% de personnes en situation de handicap parmi ses employés. À l'heure actuelle, seulement 0,87% le sont. L'égalité et l'inclusion de toutes les citoyennes et citoyens ne devraient pas être des enjeux partisans. C'est une question de droit. Il est encore possible d'agir. Nous appelons les élus de tous les partis à voter en faveur de l'amendement visant à rétablir et bonifier le montant alloué au programme Accessibilité universelle. Madame la mairesse, monsieur Pinard, allez-vous aujourd'hui supporter l'amendement pour 2026 et rétablir le financement de ce programme pour 2027?

Chantal Rossi ◌0:08:20

Madame Christine Black.

Christine Black0:08:22

Encore une fois, merci pour la question. Et comme je tiens à le réitérer, pour nous, l'accessibilité universelle, c'est vraiment quelque chose d'important et sur lequel on veut continuer de travailler. Je crois que vous êtes déjà en communication avec le bureau de monsieur Pinard pour une rencontre. Si ça n'a pas— si c'est pas encore confirmé, ce le sera sous peu et je serai également à cette rencontre-là. Donc, on pourra bien entendu examiner tous ces éléments-là ensemble et voir concrètement qu'est-ce qu'on peut faire puis quelles sont les mesures qu'on peut faire pour faire en sorte justement d'aller plus loin, que ce soit au niveau des infrastructures de la Ville qu'on veut adapter, mais également au niveau de nos employés. Alors, je vous invite bien entendu à venir nous rencontrer pour faire en sorte qu'on puisse avancer cette discussion-là ensemble en séance de travail. Bien entendu, en période de questions, c'est limité un peu ce qu'on peut faire ici.

Ericka Alneus0:09:07

Merci.

Chantal Rossi ◌0:09:08

Merci, monsieur Lalonde. J'appelle monsieur Charles Boutet. Grano.

Christopher McCray0:09:20

Bonjour.

Citoyen·ne0:09:22

Dans la politique montréalaise du loisir public adoptée en 2025, un chantier est dédié aux camps de jour. Cette même politique décrit les camps de jour comme étant un service essentiel et ma question va comme suit. Quelle place occupe l'inclusion en camp de jour pour les jeunes ayant des besoins particuliers dans le budget qui a été présenté?

Chantal Rossi ◌0:09:48

Madame Christine Black.

Christine Black0:09:50

Alors, merci pour la question. En fait, en ce qui concerne, comme je l'ai mentionné un peu plus tôt, l'accessibilité universelle est un dossier fort important pour nous et, bien entendu, pour les jeunes à besoins spécifiques. Au niveau des camps de jour, actuellement, c'est beaucoup les arrondissements, en fait, qui déploient les programmes de camps de jour. Chacun individuellement dans leur propre arrondissement. À l'heure où je vous parle, je n'ai pas le portrait global par rapport aux enjeux spécifiques des besoins des enfants à besoins particuliers. Par contre, je vous dirais que dans certains arrondissements, je peux parler du nôtre, en fait, à Montréal-Nord, il y a effectivement un programme de camp de jour qui est soutenu par l'arrondissement pour lesquels il y a des places qui sont réservées pour des jeunes à besoins particuliers. Tout ça en lien avec le CIUSSS du Nord de Montréal, etc. Donc, chaque arrondissement vraiment a ses propres programmes pour pouvoir faire en sorte de soutenir les programmes de 40 jours et les modèles sont très variés en fonction des arrondissements.

Chantal Rossi ◌0:10:42

Votre question.

Citoyen·ne0:10:43

Est-ce qu'une évolution est prévue dans ces soutiens-là des arrondissements?

Chantal Rossi ◌0:10:48

Madame Black.

Christine Black0:10:50

En fait, le soutien ne vient pas de la Ville centre, donc c'est à même les budgets de fonctionnement que de façon générale les arrondissements vont déployer des programmes de 40 jours. Alors, dans ce contexte-là, c'est des décisions qui sont prises en arrondissement. Je ne connais pas le portrait actuel de tout ce qu'il y a comme camps de jour. Bien entendu, on va le demander pour avoir un portrait plus spécifique, mais c'est vraiment des décisions d'arrondissement. Ce n'est pas un programme de la Ville Centre.

Ericka Alneus0:11:14

Merci.

Chantal Rossi ◌0:11:15

Merci beaucoup. Madame Christiane Forget. Bonjour, madame Forget. Bonjour.

Christine Black0:11:39

Dire que la situation va changer en 2028 ou 2029, c'est demander aux personnes en situation de handicap d'attendre encore 2 ou 3 ans pour avoir accès à la ville. L'accessibilité universelle n'est pas un projet futur, c'est un droit maintenant.

Chantal Rossi ◌0:11:59

Reporter, c'est accepter l'exclusion aujourd'hui.

Christine Black0:12:05

Pouvez-vous expliquer pourquoi les personnes en situation de handicap devraient accepter d'attendre jusqu'en 2028 ou 2029 pour exercer leurs droits alors que la Ville trouve 10 millions de dollars dès maintenant pour la de poubelles?

Chantal Rossi ◌0:12:23

Madame Christine Black.

Christine Black0:12:25

Oui, merci beaucoup pour votre question et je tiens vraiment à réitérer fermement aujourd'hui que l'accessibilité universelle est un dossier fort important pour notre administration et d'ailleurs pour les différents projets qui ont été financés pour les organismes en accessibilité universelle, c'est vraiment le copier-coller. Donc, il y a plusieurs programmes, un programme en fait qui soutient plusieurs organismes pour lesquels les sommes sont restées les mêmes. Et nous, de notre côté, on souhaite vraiment maintenir les investissements. Ils ont été simplement reportés, en fait pas simplement, mais ils ont été reportés dans les prochaines années. Mais les sommes réservées pour les 10 prochaines années sont sensiblement les mêmes. Donc, notre volonté, elle est là. Et comme je le disais, on aura une rencontre avec monsieur Pinard et ex æquo bientôt. Donc, ce sera un moment justement où on pourra élaborer davantage et pouvoir vous entendre également sur vos préoccupations.

Chantal Rossi ◌0:13:16

Votre sous-question, madame Forget.

Christine Black0:13:18

Qui assumera la responsabilité politique des conséquences concrètes de l'absence de financement en accessibilité universelle entre maintenant et 2028 et comment la Ville compte-t-elle répondre aux exclusions qui se produiront d'ici là?

Chantal Rossi ◌0:13:35

Madame Black.

Christine Black0:13:37

Merci pour votre question. Alors, comme je l'ai dit et je tiens à le redire fermement que notre administration Et c'est important pour nous l'accessibilité universelle et qu'on va continuer d'investir dans ces dossiers-là, que ce soit au niveau justement des programmes qui soutiennent les infrastructures, que ce soit les programmes qui aident les organismes qui travaillent dans ces domaines-là, mais également dans tous les autres dossiers. Quand je pense entre autres à mon collègue monsieur Langevin qui me glissait justement à l'oreille avant-hier que dans les sites justement d'hébergement pour les itinérants, il y a ce réflexe-là, ce réflexe-là, cette pensée de faire en sorte que le plus possible ce soit accessible. Alors, bien entendu, comme on travaille en urgence, parfois c'est plus difficile, mais on veut à l'avenir s'assurer que toutes les infrastructures, on puisse avoir ce réflexe-là à la Ville, et c'est vraiment le leitmotiv que nous avons comme administration. Merci, madame.

Chantal Rossi ◌0:14:31

Merci, madame Forger. Monsieur Robert Edgar. Monsieur Edgar.

Citoyen·ne ◌0:14:52

Bonjour, Madame la Présidente, Madame la Maire, et tous et toutes les élus. I have long been concerned about people getting adequate sleep for both physical health and also mental health. I have noticed that our homeless population, some of them are sleeping on benches in the metro station and so on. And I've also noticed that the warming centres have chairs instead of beds. So my question is, what can the Ensemble Montréal administration do to ensure that the homeless population gets adequate sleep by providing beds instead of chairs and also making arrangements so that some of them, if necessary, can sleep during the day? I think there's ways of doing that, and I'd just like to put that in front of Ensemble Montréal and get your response to that idea.

Chantal Rossi ◌0:16:08

Monsieur Benoît Langevin. Oh, je m'excuse, Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard0:16:11

Bon réflexe, Madame la Présidente. Thank you so much for the question. Like, and who's going to disagree with what you just said? Like, like nobody. And we're certainly an administration that agrees with what you just said. It's important to remember that we have been in this chair for 2 and a half months. That's number one. We promised 500 places in shelters to the 2,500 that were existing. We came with 600. So that's— we would agree that it's a pretty good number. There are chairs. There are also beds. Do we want people to sleep on chairs? The answer is no. But let me tell you what a user of a shelter told me. It's a chair, but for the first time in a week, I can sleep not fearing to die in the cold. So, and quoting other community organizations on homelessness, they would tell you that it's a great start to have chairs, and oftentimes the shelters would welcome less people because beds occupy more space than a chair. So it's that equilibrium that we have to look for, but I can't disagree, we're going to be working hard to put more beds in the future.

Citoyen·ne ◌0:17:30

Thank you. Thank you very much for your answer, and obviously, you know, I agree there are practical issues here, but I do believe, as I said, it's especially important, I'd say, for mental health. As much as physical health. And so I think it'd be very helpful to our homeless people to be able to sleep when they need sleep, even during the day. So part of what I'm asking here is to try to provide sleeping facilities during the day. And the other thing, as coming back to the homeless people that are sleeping on benches in the metro station and so on. You know, those benches, strictly speaking, they're meant for people to sit on. When you have a homeless person lying on a bench, they're taking up 3 or 4 seats. I think it would be good if we could approach them in a very friendly way and just say—

Chantal Rossi ◌0:18:35

Your question, please.

Citoyen·ne ◌0:18:37

You can go to this place near a metro station where you can have a bed to sleep.

Chantal Rossi ◌0:18:46

Mr. Andarne, your question, please.

Citoyen·ne ◌0:18:48

That's it. It's a suggestion more than a question. I'd like a response to that.

Chantal Rossi ◌0:18:53

Monsieur Pinard.

Cathy Wong0:18:54

I think—

Claude Pinard0:18:55

I don't want to presume anything here, but I think we're the first administration to have so many executive committee members to work on homelessness. I'm looking at my friend Jim Beis here in charge of police. He's involved. My friend Aref, who's chairman of the STM, also involved on a daily basis. Like, we talk on a daily basis. My colleague Caroline Brown over there from housing, Benoit Langevin, who is a de facto expert on homelessness having created his own organization. So the amount of power we're putting towards this question. Then you're talking about mental health and you dissociate mental health from homelessness, for which I applaud you, because there's a lot of sometimes people confusing the two. We're in talks with the Quebec government. So when we came in power, we brought them to the table for the homelessness shelters issue, and they said it's so refreshing to be able to talk to someone at City of Montreal. So that collaboration is just the first step to many more collaborations, many more conversations, many more collaborations. But also injecting a lot of dignity in the life of homeless people and also in the life of mental health patients. Thank you.

Chantal Rossi ◌0:20:06

Merci. Monsieur Christophe Verrier.

Citoyen·ne0:20:19

Bonjour, Madame la Présidente. Ma question. Ma question porte sur le programme 66032 inscrit au PDI du Service de la gestion de la planification des immeubles et s'adresse au président du comité exécutif. J'ai remarqué un écart notable au programme de protection des édifices vacants de la Ville entre le PDI actuel et celui de l'année dernière. Pour référence, dans ce programme, on retrouve la protection minimale de bâtiments excédentaires de la ville, comme par exemple le Théâtre Empress à NDG, l'incinérateur des Carrières à Rosemont, le Bain-Saint-Michel, mais aussi des immeubles patrimoniaux qui sont inscrits au registre, comme la Maison Blot à RDP qui date du 19e siècle ou la Maison Dorothy Mawson à Ahuntsic qui est vraiment une magnifique demeure en manque d'amour. Une bonne partie de ces bâtiments sont dans un état de vétusté avancée et de manière générale demandent souvent un investissement importants pour pouvoir les rendre utilisables. Le PLI de l'année dernière prévoyait 7,2 millions de dollars pour la période entre 2026 et 2029. Le budget actuel, pour la même période, prévoit 447 000$. Une réduction de 94%. Qu'est-ce qui se cache derrière ces chiffres? On arrête d'entretenir les édifices, parfois patrimoniaux, mais aussi des biens qui sont, qui se trouvent dans nos quartiers, qui sont au cœur de notre espace, où on prévoit simplement s'en départir et au profit de qui? C'est quoi qui se cache derrière ces chiffres-là?

Chantal Rossi ◌0:21:57

La question, s'il vous plaît, monsieur. Votre question.

Citoyen·ne0:22:00

Oui, donc qu'est-ce qui se cache derrière cet écart-là?

Chantal Rossi ◌0:22:05

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌0:22:08

Oui, alors merci beaucoup pour la question. C'est une excellente question. Je peux vous dire qu'on a commencé à regarder l'ensemble des bâtiments vacants qui existent partout sur l'île de Montréal. Il y en a qui sont des vacants excédentaires, c'est-à-dire qu'on est prêt à les déconstruire et qui doivent être déconstruits, qui n'ont pas un intérêt patrimonial. C'est d'ailleurs une des annonces qu'on a faites récemment, donc un fonds de 50 millions qui va servir justement à avancer dans cette situation-là ou dans cette direction-là. On a également— j'ai commencé à rencontrer les arrondissements concernés avec les bâtiments qu'on doit conserver, qui ont un intérêt patrimonial. Et par exemple, Imprest, j'ai eu une première rencontre avec l'équipe de Côte-des-Neiges pour savoir quels sont les projets, qu'est-ce qu'on peut faire. On veut être des alliés là-dedans. Le temps n'est pas un allié pour les bâtiments qui sont vacants et on veut les conserver, on veut le budgéter. Il faut le faire de manière efficace, il faut commencer un projet à la fois. Puis là, présentement, ce que je suis en train de faire, c'est de recenser l'ensemble des projets, puis justement d'avoir une cartographie claire de ce qu'on doit faire, puis de quelles sont les meilleures vocations également. Parce qu'en dépendamment de la vocation, le budget va être associé à l'enveloppe budgétaire de la vocation. Si par exemple c'est patrimonial, ce sera une enveloppe budgétaire. Si c'est culture, par exemple le théâtre, si c'est du logement, ce sera une autre enveloppe. Donc il faut le voir comme ça, il faut le voir en fonction de la vocation qu'on va décider pour le bâtiment. Merci, j'espère que ça répond à votre question.

Citoyen·ne0:23:34

Ben partiellement, tu sais, je crois que effectivement c'est important de maintenir ces actifs-là, de réfléchir qu'est-ce qu'on veut faire avec. Par contre, je veux revenir au PDI actuel parce que c'est ça qui va dicter c'est quoi le budget pour l'année prochaine, puis ce qui s'en vient pour les prochaines années. Donc tu sais, là, juste pour être un peu plus précis, le montant prévu là est franchement inquiétant. Donc l'année prochaine, pour l'ensemble des bâtiments excédentaires de la Ville, on prévoit 146 000$ pour les maintenir. Donc ça, ça veut dire que, en 146 000$, je sais pas qu'est-ce qu'on peut faire avec 146 000$. Réparer un toit, ça doit déjà prendre tout ça. Donc si on a donc 146 000$, après ça, les 2 prochaines années, c'est 0$. Donc là, je comprends votre objectif, puis je pense que c'est louable, mais c'est de mettre beaucoup de pression que de ne pas entretenir. Donc, ma question, c'est est-ce que vous pouvez expliquer c'est quoi la baguette magique qui va vous permettre justement d'avoir uniquement un budget de 146 000$ pour régler tout ça?

Chantal Rossi ◌0:24:47

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard0:24:48

Merci. Alors, je peux vous dire que depuis que je suis à la Ville, je la cherche, la baguette magique. Je ne l'ai pas trouvé. Alors, ce qui est important de comprendre dans un PDI, c'est que c'est un chiffre pour cette année. Le chiffre peut changer l'année prochaine pour un autre PDI de 10 ans. Alors, si vous comparez avec les autres années, vous voyez moins d'argent, vous avez raison. Quand on est arrivé, il y avait 80 terrains, 125 préemptions, 200 choses, je ne sais pas trop quoi. Donc, on a besoin d'avoir une image claire. On a demandé une liste en arrivant. OK, et on y travaille. Madame Brown, avec ses équipes, travaille là-dessus. Au niveau finance, on doit avoir une meilleure visibilité dans le but de voir ce que ça va nous coûter, ce qu'on a besoin de faire. Alors, on n'est pas dans une démarche ici où on dit qu'on va plus jamais investir. Non, c'est pas ça. On veut de la visibilité, on veut comprendre exactement ce dans quoi on s'engage, ce dans quoi on s'embarque. Puis une fois qu'on va avoir cette visibilité-là, ça va me faire plaisir de m'asseoir avec vous, d'en discuter. On est très ouverts comme administration, mais au moment où on se parle, on a besoin de plus de visibilité avant de dire on va investir l'argent ad vitam æternam sur des questions aussi essentielles que des bâtiments patrimoniaux. On va faire notre travail. Merci.

Chantal Rossi ◌0:26:01

Merci, bonne fin de journée. Alors, c'était le dernier citoyen pour la période de questions en présence. On va maintenant passer à la qui? Oui, effectivement. Je m'excuse, Monsieur Daniel Gonzalez Acosta.

Ericka Alneus0:26:28

Acosta.

Christopher McCray0:26:29

Merci beaucoup. Thank you, Madam Speaker. I direct this one to the mayor. Recently, the mayor has called this a rigorous budget, yet we are seeing a massive fiscal contradiction in our transit system. A recent interview from the inspector chief at Berri-UQAM showed that over 2 months, these contrôle de titres agents performed 65,000 verifications but only issued 1,000 fines. This is less than 2%. At $150 plus fees per fine, that is roughly $150,000 in revenue. Simple math shows that when projecting this revenue, this won't even cover these salaries and benefits of the 18 agents tasked with collecting it? Why is this administration spending taxpayer money on a control program that operates at a net loss while simultaneously cutting $100 million from the actual STM services and $5.4 million from Bixi? To the mayor, is this the goal— is the goal of this budget fiscal responsibility, or is it just performative punishment for transit users?

Chantal Rossi ◌0:27:31

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌0:27:35

Thank you, Mr. Gonzalez, for your question. Basically, as we all know, there is a lot of people, you know, they pass through the metro without paying. And we figured, like, you know, the last few years we saw an increase in this portion of people not paying. That's why the STM took the decision, like, you know, which is not fair, like, you know, compared to the people they pay. They took the decision to take— to put in place, like, you know, this brigade of close to 15 people working just like make sure that all the people, all the users of the public transportation are paying their fees, knowing that 30% of the money is coming from the users. So, like, you know, the money is needed at the STM. We're in a budget right now that we really need every single dollar to invest in the Metro and to make sure the functional budget of the Metro is there.

Chantal Rossi ◌0:28:27

Thank you. Your second question.

Christopher McCray0:28:31

Are we able to ensure that this will result in concrete results, say a year from now, returning back to this? How much how much the spenders have spent on the salaries of these contrôle de titres and not spent at a deficit?

Chantal Rossi ◌0:28:49

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌0:28:51

Well, basically, you know, we're not talking about salary of the contrôleur des titres. You know, the thing is, like, there is a lot of people, they're not paying their due, and it's not fair for the people they're paying. And we see, like, you know, I can't give you an exact number today and how many dollars we're losing, but we saw an increase during the years that people are not really paying their due to the STM. Well, you know, knowing that the budget, it's really restrained, knowing that every dollar counts right now in the budget of the STM, knowing that, you know, we forced the STM to, like, cut $56 million this year. So, like, you know, we took a decision to make sure, like, everyone, for the fairness of the users, that everyone is paying his due when he uses the public transportation. Thank you.

Chantal Rossi ◌0:29:42

Alors, cette fois-ci, c'est vrai, c'était la dernière question en présentiel. On va passer aux questions écrites. Alors, la première question nous provient de Chantal Rousseau et elle se lit comme suit. Je m'appelle Chantal Rousseau et je suis très contente des pistes cyclables à Montréal. J'aimerais même qu'on les prolonge. Je me déplace à vélo tout comme mes deux filles à pour aller à l'école. Ma question, présentement, je ne prends pas la piste sur Henri-Bourassa car elle ne se rend pas à la station du REM. Est-ce que vous prévoyez prolonger la piste jusqu'à la station du REM de façon sécuritaire et au-delà comme c'était prévu dans les plans? Merci. Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa0:30:31

Merci, madame la présidente. Merci pour la question, madame. Madame, je vous remercie parce que votre question est très pertinente. Depuis maintenant 3 ans, en tant que maire de Saint-Laurent, où se situe actuellement la station Deux-Ruisseaux, j'avais posé à maintes reprises à l'administration pour être capable de démontrer quel est leur plan pour la connectivité vis-à-vis de la REM et avec les travaux visés pour Henri-Bourassa. Pour toutes sortes de raisons, jusqu'à date, je n'ai jamais eu une réponse satisfaisante à l'époque de l'administration. Et à chaque étape, quand j'avais posé la question, c'était qu'ils ont voulu réaliser une partie qui était dans les autres arrondissements avoisinants. Donc, comme vous pouvez imaginer très bien, ils ont réalisé un tronçon, il y a un tronçon qui reste à voir si ça va continuer ou non, puis quel va être la et il y a un troisième tronçon. Donc, à nulle part est-ce qu'ils ont identifié les travaux et j'en ai pas vu de plans à date. Et même, c'est un gens actuellement pour être responsable de ce dossier. Je vais poser la question à nos services et encore, je l'ai pas vu, les plans pour une connectivité avec ça. Donc, dès que nous en avons une occasion de voir comment on peut le faire, on va être en mesure de répondre à votre question. Entre-temps, je vous avoue qu'il y a un défi passant de Marcelin-Wilson jusqu'à Henri-Bourassa. Il y a moins de voies disponibles, il faut traverser au-dessus de l'autoroute 15, il y a des enjeux routiers qui sont très problématiques. Donc, je pense qu'on va essayer d'examiner ça tenant compte de toutes les contraintes. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:32:14

Merci. La deuxième question nous provient de Charles Gao et Et la question se lit comme suit: le budget prévoit la suppression de 1000 postes alors que les besoins en service public continu ne cessent d'augmenter, d'autant plus que la ville s'agrandit. Comment comptez-vous répondre à ces besoins qui ne disparaîtront pas si vous licenciez ces personnes qui se retrouveront alors au chômage, sans sous-traiter ces postes et augmenter le coût pour les Montréalais? Comme c'est le cas pour d'autres services municipaux qui ont été privatisés? Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard0:32:57

Dans les dernières années, un, je tiens à rassurer le citoyen par rapport à sa question, madame la présidente. Les effectifs ont augmenté d'environ 3000 à 1000 personnes dans les dernières années, mais c'est pas des augmentations qui ont permis d'aller assurer un meilleur service aux citoyens. Donc ça, nous, quand on est arrivés, on a vu une nécessité de réduire la machine. On a immédiatement mis en place un gel des embauches pour s'assurer que— et des nominations pour les cadres, donc pour s'assurer de suivre ce qui se passait. Deuxièmement, on a dit qu'on va privilégier l'attrition pour la question des départs à la retraite, également la question de toutes les— de tous les postes vacants. On veut être très respectueux envers nos employés, donc je pense qu'il n'y a pas besoin de s'inquiéter ici. Et on veut aussi en faire davantage pour les arrondissements, là où le service aux citoyens se réalise. En même temps, on fait un travail de recentrer les dépenses de la Ville sur les missions de base, donc sur les priorités. C'est ce que— des Montréalais, c'est ce que notre budget a fait. Et on ne se dirige vraiment pas vers une augmentation de la sous-traitance. Nous, on doit vraiment prioriser les services de base aux citoyens. Merci.

Chantal Rossi ◌0:34:16

Merci. La prochaine question nous vient de monsieur Lucien Blais et elle se lit comme suit. En octobre 2022, dans la décision Luamba contre le procureur général du Québec, la Cour supérieure a décidé que les interceptions hasard par les membres d'un corps policier sont inconstitutionnels au Québec et portent atteinte à plusieurs droits constitutionnels de manière injustifiable. Cette décision a été confirmée par la Cour d'appel du Québec et est maintenant étudiée par la Cour suprême du Canada, qui devrait rendre sa décision dans les prochains mois. Considérant le fait qu'une action collective a été déposée contre la Ville de Montréal et que la Cour suprême l'a condamnée à indemniser chaque personne victime de profilage racial interpellée par les agents du SPVM entre 2017 et 2019, l'administration a-t-elle évalué à combien se chiffrait le montant total de ces indemnités? Si oui, quel serait ce montant approximatif? Et la question additionnelle, où est-ce que cette importante dépense est prévue et répartie dans dans le budget 2026 ou dans le PDI 26-35 à l'administration? Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard0:35:32

Merci. Je veux juste préciser aux collègues, vu la nature sensible du dossier, je vais lire la réponse, m'assurer de— Donc, le dossier Elouahm Ba sur les pouvoirs d'interception est présentement devant la Cour suprême du Canada et la décision à venir sera déterminante. Parallèlement, une action collective fondée sur Elouahm Ba a été lancée contre plusieurs corps policiers québécois, dont le SPVM. Par respect pour ce processus judiciaire en cours, il n'est pas possible de commenter publiquement et il faut laisser la Cour suprême entendre les parties et décider. Concernant le dossier des interpellations, donc la Ligue des Noirs contre Montréal, celle-ci— celui-ci devant la Cour d'appel et suit également son cours. Pour les mêmes raisons, aucun commentaire public ne peut être fait. Enfin, et je réponds ainsi à la deuxième question, les informations relatives aux réserves financières ne peuvent être divulguées. Ce qui est certain, c'est que la Ville de Montréal doit payer les jugements définitifs rendus contre elle. Pour l'instant, nous n'en sommes pas là. Laissons les instances compétentes trancher. Merci.

Chantal Rossi ◌0:36:27

Merci. La prochaine question nous vient de Marie-Ève Jacob-Swiderski et elle se lit comme suit. Je ne suis pas en mesure de trouver le soutien financier que la Ville donne pour le maintien des registres des loyers. Est-ce que la Ville continuera à soutenir financièrement cette initiative dans le budget 2026? Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌0:36:54

Et alors, merci Madame la Présidente pour la question. Effectivement, on s'était engagé durant la campagne à soutenir cette initiative-là. Le budget est toujours prévu et on en est à l'étape de rencontrer l'organisme qui était responsable du programme pour continuer les collaborations avec Merci.

Chantal Rossi ◌0:37:12

Prochaine question nous provient de Marie-Claude Barbier et elle se lit comme suit. Bonjour, il est très inquiétant de constater que le budget du programme d'accessibilité universelle sera réduit de 88,2% en 2026, puis en 2027 que ce montant passe à zéro. L'accessibilité universelle permet à toute personne, quelles que soient ses capacités, de bénéficier des mêmes opportunités et d'une expérience de qualité de manière autonome. Quelles actions concrètes comptez-vous mettre en place pour démontrer que l'accessibilité universelle est importante et est une priorité? Madame Christine Black.

Christine Black0:37:56

Oui, alors comme je l'ai mentionné un petit peu plus tôt, l'accessibilité universelle est un élément fort important pour notre administration. Et on compte continuer à y investir. Comme je l'ai mentionné également, les sommes qui sont incluses dans le PDE pour les 10 prochaines années sont sensiblement les mêmes. Pour nous, on veut garder la cadence en ce sens-là. Et d'ailleurs, tous les projets qui ont été annoncés continuent d'être soutenus pour les organismes justement qui offrent des activités dans ce domaine d'expertise. Et tel que mentionné plus à chaque fois qu'il y a, entre autres, des hautes chaleurs ou qu'il y a des instances qui sont ouvertes par la Ville. On a ce réflexe-là de plus en plus et c'est ce qu'on veut vraiment amener dans l'administration, faire en sorte qu'il y ait un réflexe accessibilité universelle à la Ville de Montréal et là-dessus, on va y travailler très fort dans les prochaines années. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:38:48

Merci. Prochaine question nous provient de Carole Lamontagne et elle se lit comme suit. Nous subissons des nuisances sonores de la part des musiciens ambulants plus de 6 mois par année, performant sur la place J. Godin. Les tenanciers de bars, pour les mêmes raisons, ont droit à une subvention de l'arrondissement afin d'insonoriser leurs établissements, mais pas nous. Âgisme systémique, oui. Qui prend la question? Est-ce que quelqu'un répond à la question? Monsieur Alexandre Deveau.

Christopher McCray0:39:29

Ben, je pense que ce serait peut-être à la mairesse du Plateau-Mont-Royal de la prendre si ça lui convient.

Claude Pinard0:39:34

On a reçu une communication par écrit au bureau de la mairesse, puis on lui a répondu par écrit aussi, donc la citoyenne aura une réponse de toute façon du cabinet, mais peut-être que la mairesse du Plateau veut répondre.

Chantal Rossi ◌0:39:42

Alors, madame Cathy Wong.

Cathy Wong0:39:45

Oui, ça me ferait plaisir, mais la question parle du programme d'insonorisation des salles de spectacle qui relève du service de la Culture et du service de développement économique. Alors, je vais laisser l'administration y répondre.

Chantal Rossi ◌0:40:06

Madame Andrée-Anne Moreau.

Christine Black0:40:08

Oui, merci.

Andréanne Moreau0:40:09

Merci pour la question. Effectivement, bon, le règlement sur la vie nocturne ne répond pas pas spécifiquement aux demandes par rapport à des RPA.

Christine Black0:40:21

Par contre, il y a peut-être des réglementations qui pourraient être mises en place du côté du Plateau, donc en arrondissement.

Andréanne Moreau0:40:28

Soyez assurés qu'on est sensible aux éléments que vous mentionnez. On comprend tout à fait que l'animation à la place Gérald Godin puisse occasionner quelques inconvénients comme ceux que vous décrivez.

Christine Black0:40:40

Par contre, la délivrance de permis liés à l'animation est une compétence d'arrondissement. Donc, conformément à l'article 185.1 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal, les arrondissements exercent de manière autonome les responsabilités qui leur sont dévolues. Donc, la Ville-Centre ne peut malheureusement pas intervenir sur ce dossier.

Chantal Rossi ◌0:41:05

Merci. La prochaine question nous provient de David de Gamper. Et elle se lit comme suit. Comme discuté ce matin avec madame Rousseau-Bélanger, le projet du parc nature de l'éco-territoire de la Falaise représente une occasion unique qui pourrait disparaître de recréer des liens entre les communautés, d'accroître la bioconnectivité, de préserver les écosystèmes et d'offrir un accès à la nature aux communautés défavorisées, d'attirer les startups pour spécialisés dans la technologie verte et de créer un élément clé de réseau vert-bleu qui se forme à travers Montréal. Compte tenu du large consensus en faveur du parc nature parmi les citoyens, les députés provinciaux et fédéraux, les conseillers municipaux, les organisations environnementales, etc., allez-vous accélérer le projet et allouer les finances nécessaires pour un début de construction au plus tard en 2027, d'autant plus que les sites sont en état de dégradation environnementale et que des fonds sont désormais disponibles auprès du gouvernement canadien et risquent d'être perdus en raison des retards? Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌0:42:23

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, merci pour votre question, monsieur Gamper. C'était un plaisir de vous avoir rencontré, notamment lundi. Pour discuter justement des avancées du projet. Donc merci aussi de me donner encore l'opportunité de réaffirmer en fait l'importance que ce projet-là occupe pour notre administration. Donc comme j'ai déjà mentionné à plusieurs reprises, en fait les sommes totales sont maintenues, donc 62 millions à peu près est conservé sur la période de 10 ans. En fait, il y a juste un léger en fait déplacement des fonds parce qu'on ne possède pas le terrain en fait de la côte, de la Cour-Turcot, donc c'est encore au provincial, et on estime en fait que le changement de propriété va se faire en 2030. Donc c'est seulement un petit déplacement puisqu'on peut pas en fait investir sur un terrain dont la Ville ne possède pas. Et je vous rassure, en fait, la subvention dont vous mentionnez, elle est sécurisée jusqu'en 2033, donc il y a aucun impact là-dessus. Donc ça va me faire plaisir de continuer à dialoguer avec vous pour répondre à vos questions, et merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:43:20

Merci. La prochaine question nous vient de Paul Racette-Dorion. Bonjour, j'ai posé une question à la commission des finances, je n'ai pas obtenu les réponses claires, je me réessaie donc. Les montants dédiés au projet de la rue Sainte-Catherine Est dans le Village pour 2026 et 2027 ont été réduits de manière importante, soit plus de 40 millions retranchés sur ces 2 années. Est-ce que l'échéancier du projet sera modifié? Est-ce que les travaux seront étirés dans le temps, ce qui risque de compliquer la vie des commerçants? Sinon, comment expliquer ces écarts importants entre le PDI précédent et le PDI actuel? Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard0:44:06

Merci, madame la présidente. Puis je veux m'adresser également, si vous permettez, à mes chers résidents de villages qui sont dans mon district. Et je veux être clair, on va le faire. Comme mon collègue de Sainte-Marie ici le sait, parce qu'hier soir il était en contact avec une personne représentante, partie prenante du district avec qui j'étais en réunion, c'est très clair, on va le faire. C'est juste qu'on a besoin de s'assurer que on voit le projet, alors on a vu des photos, on n'a pas vu de plans et devis, on n'a pas vu exactement de plan d'implantation, donc on a besoin d'avoir ça, c'est très clair, mais on a surtout aussi besoin de consulter les différentes parties prenantes, commerçants, résidents, associations diverses, mais mon message ce matin très clair, on va le faire, puis on veut surtout contribuer à la relance du village et l'amener au moment où on en a extrêmement besoin. Donc, l'ancienne administration avait des plans pour le village, mais c'était seulement 27-28. Nous, on commence dès cette année. Merci.

Chantal Rossi ◌0:45:16

Merci. La prochaine question nous provient de Sofia M. et elle se lit comme suit. Si quelques-uns des enjeux principaux de votre parti sont la réduction de la criminalité et de l'itinérance, et que ces problèmes sociaux ont comme solutions étudiées et testées d'investissements publics et communautaires. Quel est, un, l'intérêt d'augmenter le budget policier et, deux, de faire affaire aux investisseurs privés pour résoudre cette problématique? Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin0:45:49

Merci, madame Lemme, pour la question. Il faut bien comprendre que notre orientation par rapport au SPVM est une politique police de concertation, une police qui participe à la cohabitation dans chacun des quartiers de la Ville de Montréal. Donc quand on fait, on met sécurité et itinérance ensemble, je pense qu'il faut être, faut absolument être délicat, il faut être, faut y aller avec parcimonie, il faut faire attention de mettre ces deux termes-là ensemble parce que la sécurité, c'est un concept large. La Ville investit aussi de façon significative en temps et énergie, en financement, pour justement avoir des lieux, des sites pour pouvoir répondre aux enjeux liés en effet avec l'hiver. D'autant plus qu'on investit également encore, on continue le programme EMIS qui est quand même 10 millions, 5 millions du ministère de la Sécurité publique, 5 millions de la Ville. On continue à justement déployer le programme. Il va y avoir des révisions, des ajustements qui peuvent se faire par quartier. On a aussi fait une évaluation du programme en soi qui nous donne les orientations. Aussi, il faut considérer qu'en triplant le budget de l'itinérance, encore une fois, on va augmenter le nombre d'intervenants première ligne qui vont pouvoir adresser les gens dans l'espace public. On veut une administration humaniste et c'est pour ça que notre police aura aussi doublé, va doubler ses équipes mixtes pour justement que ça se ressente également dans nos services de police. Merci.

Chantal Rossi ◌0:47:32

Merci beaucoup. La prochaine question nous provient de Jérôme Saunier et elle se lit comme suit. Bonjour, lors de la présentation du budget, vous avez déclaré que celui-ci vise à investir dans notre qualité de vie et à faire de Montréal une ville tournée vers l'avenir. Cependant, vous avez coupé le programme d'accessibilité universelle qui permet aux arrondissements d'améliorer l'accessibilité des bâtiments municipaux. Le financement de 3 millions par an va tomber à 354 000 cette année et zéro en 2027. En tant que Montréalais et à mobilité réduite qui rencontrent des obstacles en permanence en raison des manques d'accessibilité, accessibilité. Je ne pense pas que cette orientation budgétaire va permettre d'investir dans ma qualité de vie, ni dans celle des familles qui bénéficient de l'accessibilité universelle, ni dans celle des Montréalaises et des Montréalais qui perdront leur mobilité à l'avenir. Question: comptez-vous rétablir le financement? Sinon, pourquoi? Madame Christine Black.

Christine Black0:48:35

Alors, merci, madame la présidente. Alors, je tiens à rassurer l'estimée qu'effectivement l'accessibilité universelle est importante pour nous et lui dire que justement le financement, en fait, dans le PDI n'a pas été coupé. Le montant reste le même sur le 10 ans. Donc, certains projets ont été reportés ou suspendus suite à des contraintes budgétaires que je tiens à rappeler, en fait, qu'ils avaient été imposés par Projet Montréal dès juin 2025. Alors, avant même l'été, Projet Montréal avait déjà préparé ces contraintes. Et de notre côté, en fait, on est très conscients et on veut vraiment investir parce qu'on est conscients de tout le travail qu'il y a à faire dans ce dossier-là et de tous les investissements qu'il faut faire. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on a tenu à maintenir le même montant dans le PDI. Et comme je l'ai dit un petit peu plus tôt en cette séance, l'accessibilité universelle, c'est important pour nous. On veut vraiment s'assurer des besoins un réflexe dans la Ville pour tous les projets, faire en sorte que ce soit une construction ou une rénovation, qu'il y ait ce réflexe-là et qu'on n'ait pas à revenir après en disant, ah oups, on a oublié quelque chose, qui coûte souvent beaucoup plus cher par la suite. Et les projets, en fait, qui sont déjà en cours vont se poursuivre, vont se terminer. Et je tiens à rappeler vraiment aux citoyens que c'est important pour nous qu'on va continuer dire avec ça.

Cathy Wong0:49:56

Merci.

Chantal Rossi ◌0:49:58

Merci. La prochaine question nous provient de David Gamper. Est déjà posée la question? Oui, c'est ça. Alors, j'avais pas lu la petite note en haut, je m'excuse. Alors, la prochaine question, qui est la troisième question sur le sujet, nous provient de Clément Vous vous vantez d'avoir présenté un budget équilibré, mais des personnes importantes, des programmes importants pour l'inclusion de la diversité montréalaise ont été drastiquement coupés. Le programme en accessibilité universelle et le PAUI ont vu respectivement des coupes de 88% et de 29% dès la première année de votre administration. Comment allez-vous vous assurer que la Ville continue à avancer dans son plan en accessibilité universelle de 24 2024-2030 sans moyens financiers conséquents? Et vous êtes-vous assurée que des projets ne soient pas arrêtés à cause des coûts purs? Madame Christine Black.

Christine Black0:51:06

Alors, merci pour la question. J'ai eu la chance d'y répondre amplement dans ce conseil, que ce soit dans des questions en présence, mais également dans les questions à distance. Alors, pour ce qui est des projets qui étaient déjà planifiés, ils sont maintenus. Et de notre côté, en fait, au niveau de l'accessibilité universelle, on veut vraiment que ça devienne un réflexe à travers la ville. On va pouvoir y répondre dans les prochaines années. On va mettre des outils en place justement dans ce contexte-là. Et je tiens à rappeler également aux citoyens qu'une rencontre aura lieu très bientôt avec monsieur Pinard et avec moi, avec entre autres l'organisme Ex æquo, justement pour pouvoir regarder ensemble ce dossier-là, pouvoir explorer quels sont les meilleurs mécanismes pour faire en sorte de développer ce réel réflexe accessibilité universelle à la ville et surtout faire en sorte qu'on dépasse finalement le niveau, tel que le citoyen l'a dit en tout début de séance, qu'on est encore à l'étape de juste voir effectivement, prendre conscience qu'il y a des enjeux d'accessibilité universelle à la ville. Donc, on veut dépasser ça, puis aller vraiment plus loin pour développer ce fameux réflexe. Alors voilà, merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:52:17

Merci. La prochaine question nous provient de madame Geneviève Janelle et se lit comme suit. Bonjour, cet hiver, malgré des conditions climatiques plus difficiles que jamais, nous n'avons jamais été aussi nombreux à poursuivre à vélo durant l'hiver. Cependant, je note chaque jour une différence évidente entre le déneigement de Rosemont par rapport à Villeray. Même sur le REV Saint-Denis, on passe toujours sur une belle piste déneigée et à main négligée quand on arrive à Jean-Talon vers le nord. Même chose pour la piste Châteaubriand et la différence est flagrante sur Saint-Dominique. Pourquoi est-ce que Villeray fait autant piètre figure par rapport à l'arrondissement voisin? Y aurait-il moyen d'apprendre d'eux, car ils font manifestement très bien les choses. Monsieur Jean-François Lalonde.

Claude Pinard0:53:10

Merci, madame la présidente. Merci, madame, pour votre question. Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension a toujours fait preuve d'une grande efficacité dans le développement, dans le déblaiement de ses pistes cyclables l'hiver, mais soyez assurés que ça demeure une priorité de vous offrir un réseau cyclable sécuritaire, bien déblayé et bien entretenu. Nous allons rencontrer les services concernés, question de voir s'il y a un enjeu, et le cas échéant, nous allons apporter les correctifs pour vous assurer, en fait, les utilisateurs d'un service de haute qualité. Merci.

Chantal Rossi ◌0:53:44

Merci. La prochaine question nous vient de Tang Tran et elle se lit comme suit. Hello, I am sending in a question concerning the state of many metro stations in Montreal. As time goes on, more and more of Montreal's metro stations are left in the state of disrepair. Many riders have complained that the stations are outdated and crumbling. Montreal's metro stations are also technologically behind the new REM station, with no platform screen door that prevents accidents and items falling in the track. Into the track. With the expansion of the Blue Line, I am asking if there are future plans to renovate and upgrade the metro station so that they are more comparable to the quality of the REM. The Montreal Metro is the pride of this city, and it is disheartening to see it crumble. Monsieur Efsalem.

Aref Salem ◌0:54:50

Thank you, Mr. Tran, for your question. Basically, as you know, today we have— we're adopting the budget of the STM and the long-term investment plan too. So with this plan, it addresses exactly your concern, and that's what we're working on, knowing that we need a lot of money. And we're working— we're working with the Government of Quebec and the Government of Canada to make sure that there's an agreement happening between both of them so we can get the money needed to fund these maintenance and to maintain the station of the Metro. Regarding the Blue Line, we know that we're on time and on budget for the Blue Line, and we're— as you know, these are new stations that are coming to Montreal, so it's going to be really the high-tech, the new modern station That we are putting in place. Thank you, Mr.

Claude Pinard0:55:43

Prime.

Chantal Rossi ◌0:55:44

Merci. La prochaine question est une question, la quatrième question enfin en accessibilité universelle. Elle a été répondue à maintes reprises, alors on va passer à la prochaine question qui nous vient de Sue Stacco et elle se lit comme suit. Félicitations pour votre victoire électorale. Le Grand Parc de l'Ouest est le fruit, le fruit de décennies de mobilisation de Sauvons l'Anse à l'Homme, de la Coalition verte et de l'ancienne administration montréalaise. Sa création repose sur la prise de conscience que sa valeur écologique dépasse largement celle d'un projet immobilier. Madame la mairesse, votre administration s'engage-t-elle clairement à utiliser tous les outils juridiques financiers et réglementaires à sa disposition, y compris les échanges de terrains, l'article 245 du projet de loi 39 et les sources de financement pour la conservation et l'atténuation des changements climatiques, afin d'assurer la protection permanente de l'ensemble du Grand Parc de l'Ouest, y compris les terrains privés de L'Anse-à-l'Orme. Les Montréalais ont besoin d'un leader qui s'engage à préserver l'intégrité du Grand Parc Nous sommes prêts à travailler ensemble pour garantir cet héritage aux générations futures. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌0:57:08

Oui, merci beaucoup pour votre question, donc ainsi que pour l'attention que vous portez en fait à la préservation des milieux naturels à proximité du Grand Parc de l'Ouest. Donc d'abord, permettez-moi de réaffirmer que la protection de nos espaces verts et de nos parcs en fait est très importante pour notre administration. Nous savons que le Grand Parc de l'Ouest est prisé par les citoyens et citoyennes de l'ouest de l'île et notre administration, en fait, a déjà démontré l'importance qu'elle accorde au Grand Parc de l'Ouest. Dans notre PDI, notre administration s'est engagée à investir plus de 70 millions de dollars sur 10 ans pour poursuivre le développement du Grand Parc de l'Ouest, protéger son patrimoine et offrir une véritable expérience d'agriculture urbaine. Donc, notre engagement est clair: protéger ce qui doit l'être, consolider les acquis et travailler avec tous les partenaires pour garantir la pérennité de ce parc pour les générations futures. Nous allons donc continuer d'être au rendez-vous pour défendre nos espaces verts parce qu'ils sont au cœur de notre vision d'une ville plus durable, plus résiliente et plus verte. Merci.

Chantal Rossi ◌0:58:02

Merci. La prochaine question nous provient de Robin Boisvert et elle se lit comme suit. Il y a une brisure dans le lien cyclable sur la promenade de la commune entre la piste cyclable Berri et la piste qui continue vers le canal Lachine. Lorsqu'on arrive par la piste cyclable sur Berri vers le sud, qui arrive au Vieux-Port, et tourne à droite sur la rue de la Commune, on se retrouve face à un panneau qui indique qu'on doit marcher à côté de notre vélo pendant plusieurs coins de rue entre la rue du Quai-de-l'Horloge et la rue Saint-Gabriel. La carte du réseau cyclable indique que c'est un sentier polyvalent, donc on a le droit de rouler à vélo. Il y a un fort risque de collision pour les cyclistes piétons. Pourriez-vous compléter la piste cyclable avec une indication claire sur le sol à cet endroit? La portion sur le bord sud de la promenade pourrait être réservée aux vélos. On pose la question depuis plus de 5 ans et rien ne change. S'il y a des enjeux avec le Vieux-Port qui est de juridiction fédérale, Pourriez-vous vous parler, s'il vous plaît? Ça peut être réglé pour ce printemps, s'il vous plaît. Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa0:59:18

Merci, madame la présidente. Merci à la citoyenne qui avait posé la question. Une grande partie de cette rue de la commune est la propriété du Vieux-Port de Montréal. Donc, je pense que vous soulevez un point. Nos équipes actuellement sont en pourparlers avec le Vieux-Port pour voir par quels moyens et on cherche une solution. Donc, dès que nous en avons, on fera voir par quels moyens ça pourrait être mis en place. Je ne sais pas à cette étape-là si ça pourrait se faire pour ce printemps, mais on essaie de faire ça le plus rapidement possible une fois une solution a été trouvée. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:59:55

Merci beaucoup. Et la dernière question nous provient de monsieur Renaud Boulet et elle se lit comme suit. Klaxons au déneigement. Quand allez-vous changer votre méthode de déneigement? Entendre klaxonner le matin à 6 h 30 et durant toute la journée, il serait de passer à d'autres choses. Merci. 30, alors. Monsieur Luis Miranda.

Christopher McCray1:00:26

Merci pour votre question.

Chantal Rossi ◌1:00:26

Merci, madame la présidente.

Alan DeSousa1:00:28

Écoutez, il y a une étude qui a été faite, c'est pas concluant.

Christopher McCray1:00:31

Malheureusement, quand on fait des opérations de déneigement, nous n'avons pas accès à la SAQ pour savoir qui est le propriétaire d'un véhicule, et la seule façon de faire un travail adéquat, c'est de remorquer les véhicules. Et puis, pour éviter les remorquages, on doit aviser les gens qu'on est en opération.

Claude Pinard1:00:48

Merci.

Chantal Rossi ◌1:00:49

Merci. Nous allons— la période de questions écrites du public est terminée. Nous allons passer à la période de questions des élus et je vous rappelle que les questions doivent strictement porter sur le budget. Alors, je cède la parole à la cheffe de l'opposition officielle.

Ericka Alneus1:01:10

Merci beaucoup, madame la présidente. La crise du logement atteint un niveau critique au Québec. Les plus récentes données publiées par Vivre en ville révèlent qu'un locataire sur 5 au Québec a eu de la difficulté à payer son loyer au cours de la dernière année, soit plus de 700 000 personnes. À Montréal, la situation est encore plus alarmante. Un locataire sur 4 a eu du mal à payer son loyer en 2025, ce qui représente un demi-million de Montréalais, de Montréalaises. Tous les membres de ce conseil connaissent assurément quelqu'un dans son entourage qui peine à payer son loyer. Dans un contexte où les locataires vivent déjà une pression intense, la Ville prévoit une augmentation de taxe foncière de 3,8% sur les immeubles résidentiels. C'est une hausse qui, dans la pratique, risque d'être refilée aux locataires et de leur rendre leur situation encore plus intenable. Lors du budget, lors de l'adoption du budget 2025, on se rappelle qu'Ensemble Montréal avait déchiré sa chemise en parlant de retour sur investissement pour les Montréalais et de surtaxation alors que la Ville augmentait ses taxes à 2,2%. Ces mêmes personnes siègent maintenant de l'autre côté de la Chambre. Alors, on se questionne sur la cohérence. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, Ensemble Montréal fait un virage à 180 degrés dans son discours et surtout, que répond-il aux Montréalais et Montréalaises qui peinent à boucler leurs fins de mois? Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:02:36

Madame Lemairet.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:02:42

Merci, madame la présidente. Je suis heureuse de voir qu'on s'entend sur une chose, c'est celle sur l'urgence d'agir sur la question de la crise du logement. La crise d'abordabilité que nous avons à Montréal actuellement a un impact majeur sur les populations les plus vulnérables, sur les Montréalais et Montréalaises qui se retrouvent en situation d'itinérance, et l'un va avec l'autre. On est tous d'accord avec ça. Il y a des choix à faire et le budget qu'on a fait aujourd'hui, de façon historique, on va tripler le budget au niveau de l'itinérance, on va mettre de l'argent dédié aux services d'hébergement d'urgence et de logement transitoire, on va travailler sur une nouvelle façon d'adresser la question du logement, puis on est très fiers du budget qu'on est en train de présenter qui va justement accélérer le nombre de logements qu'on doit construire, qu'ils soient sociaux, abordables, hors marché. On est tous d'accord avec ça et j'espère que l'opposition va se rallier au fait qu'on a des choix à faire. Puis aujourd'hui, le budget qu'on présente donne exactement cette priorité-là, celle du logement, de l'habitation puis de l'itinérance.

Chantal Rossi ◌1:03:51

Madame la chef de l'opposition.

Ericka Alneus1:03:58

Merci beaucoup, madame la présidente. J'ai quand même envie de nous ramener à ce qui fait qu'on est ici. On a eu une élection, on a pris des engagements devant les Montréalais, Montréalaises. L'automne dernier, notre formation politique suggérait un taux de taxation entre 2 et 3%. Madame la mairesse avait, madame la présidente, suggéré lors d'une entrevue un taux de taxation autour de 2%. Donc, quelque part, tout le monde s'entendait sur le taux de taxation qui respectait la capacité de payer des Montréalais et des Montréalaises. Alors, je répète ma question: qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui Ensemble Montréal fait un virage à 180 degrés et que répond-on aux Montréalaises et Montréalais qui peinent à boucler leurs fins de mois?

Chantal Rossi ◌1:04:42

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:04:47

Merci, madame la présidente. Monsieur le président, j'aimerais rappeler à l'opposition que l'ensemble des villes et municipalités, si vous regardez Longueuil, Laval, Laval 4%, Longueuil 3,4%, le taux d'inflation de septembre 2025, de septembre 2024 à 2025 était de 3,4%. Une gestion responsable, c'est de s'assurer qu'on augmente les budgets de la Ville conséquemment sur les budgets qu'on a négociés sur des contrats qui sont au taux de l'inflation. Inflation de 3,4%. Le fameux 3,8% dont madame la cheffe de l'opposition nous parle inclut les augmentations locales dans les arrondissements. Il y a un travail à faire au niveau des arrondissements et je souhaiterais, je souhaite que tous les arrondissements de la Ville fassent ce travail, surtout quand nous avons envoyé pour la première fois en 10 ans des augmentations sur les arrondissements dans leur budget et leur budget d'investissement. Alors, je pense que la question se pose aussi dans leurs propres arrondissements et le travail qu'ils font localement, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:05:46

Merci. Madame la leader de l'opposition officielle. Merci, madame la présidente, chers collègues. Les décisions basées sur la science sont essentielles pour bâtir des politiques publiques qui sont crédibles, efficaces et durables. La science nous aide à évaluer les risques et à identifier les meilleures solutions. Elle nous demande aussi souvent de prendre des décisions qui sont courageuses parce que les défis, qu'ils soient climatiques, environnementaux ou de santé publique, bien, ils sont immenses. Dans ce budget, on constate un gros recul de cette approche. On fait des choix politiques au lieu d'écouter les experts. Les experts, où le mot en -eux? On coupe dans les infrastructures vertes au profit de solutions lourdes qui auront des impacts environnementaux et financiers à court, moyen et long terme. On coupe dans la mobilité active malgré un consensus clair des experts en santé publique, en économie et en mobilité durable. Et lundi encore, l'administration annonçait des comités en habitation, en mobilité, en précisant qu'ils ne seraient pas composés de moins-eux. Sans oublier l'exclusion de madame Catherine Morency, l'une des plus grandes expertes du transport du CA de la STM, pour faire place à un candidat des Fils. Les Montréalais ont besoin de décisions qui améliorent concrètement leur quotidien et allègent leur portefeuille. Et la science, elle nous montre justement comment investir de manière intelligente, efficace et durable. Quand on mise sur des choix politiques plutôt que scientifiques, ce sont les Montréalais et les Montréalaises qui paient la facture à court, moyen et long terme. Ma question: comment pouvez-vous nous assurer que l'administration base ses choix budgétaires sur la science et non sur des orientations politiques et ce afin aussi de respecter la capacité de payer des Montréalais et des Montréalaises. Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:07:38

Merci, madame la présidente. Ben, je suis contente d'entendre de ma collègue qui parle de choix politique. C'est exactement ça que les Montréalais ont fait. Ils ont fait un choix sur l'administration qui leur a présenté une vision qui voulait ramener les dépenses de la Ville sous le contrôle, qui voulait s'assurer que oui, on faisait des choix, et le choix qu'on a fait, c'est d'investir sur nos gens les plus vulnérables, dans l'itinérance, dans le logement, mais aussi en culture, madame la présidente. Parce que quand on veut choisir justement un choix politique, on choisit d'investir dans ce qui est partie de notre ADN. Et les choix qu'on a faits, c'est augmenter de 3 fois le budget en itinérance, mettre l'argent sur les services d'urgence et les logements de transition, de mettre en place des mesures qui vont aider le milieu de la culture qui est l'ADN de notre ville, qui nous rend fiers, d'aider nos artistes, nos milieux culturels, nos bibliothèques. Oui, c'est des choix politiques et nous en sommes très fiers, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:08:36

Madame la leader de l'opposition. Merci, madame la présidente. Alors, ce que je comprends de la non-réponse de madame la mairesse, c'est qu'on fait un choix délibéré de d'ignorer la science et les experts.

Élise Tanguay ◌1:08:49

Merci.

Chantal Rossi ◌1:08:50

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:08:54

Madame la présidente, pour faire un commentaire éditorial, je vais en faire un moi aussi. J'aimerais rappeler à ma collègue que je viens dans une autre vie politique d'un parti au niveau fédéral qui a investi énormément dans la science. Puis s'il y a quelqu'un qui croit en la science, c'est moi, et je vais toujours m'appuyer sur sur les experts pour s'assurer qu'on donne les services dans tout ce qu'on a à faire, mais aujourd'hui, la science, ce qu'elle nous dit, la science de la santé, ce qu'elle nous dit, c'est qu'on a des gens dans la rue qui dorment dans la rue, puis c'est d'eux qu'on doit s'occuper et c'est la priorité de cette administration.

Chantal Rossi ◌1:09:37

Alors, il n'y a pas de questions. De la part de madame Blanchette. Alors, on passe aux questions des élus dans 3, 2, 1, allez-y. Madame Sarah V. Doyon.

Sarah V. Doyon ◌1:09:53

Merci, madame la présidente. Donc, on est face à un budget qui n'a que très peu d'ambition pour la mobilité durable. Force est de constater que l'administration ne livre pas la vision nécessaire pour réduire la dépendance à l'automobile solo. Mais pourtant, cette dépendance-là, elle coûte extrêmement cher aux Montréalais et Montréalaises. Posséder une voiture, c'est payer le paiement de charges, l'essence, les pneus, l'entretien, j'en passe. Ça coûte plus de 15 000$ en moyenne posséder une voiture à Montréal. C'est beaucoup. On sait toutefois que la manière la plus efficace de réduire ces coûts, c'est de se tourner vers les modes collectifs et actifs. Mais pour que les gens fassent ces choix-là, il faut leur en donner les moyens. Et c'est en misant sur le développement développement et le déploiement d'une offre attractive, efficace, fréquente, fiable. Montréal a déjà démontré qu'elle sait agir. Sous Projet Montréal, la STM a réalisé énormément de mesures préférentielles pour bus. On est rendu avec près de 350 km de voies réservées sur l'île. C'est un des réseaux les plus vastes au monde et on sait que ces mesures-là, elles sont efficaces. Ça permet des gains de temps de 5 à 20% selon les axes. Plus récemment, on a vu des nouvelles voies réservées sur Papineau-Notre-Dame-Ouest, lancé une même Saint-Laurent. Donc ça démontre qu'un Montréal qui est ambitieux peut transformer la mobilité, il suffit d'en faire une priorité. Mais aujourd'hui, l'administration nous présente un budget et une planification du transport collectif qui sont pas à la hauteur des besoins, pas à la hauteur de l'urgence climatique, pas à la hauteur des coûts réels qui sont payés par les Montréalais, Montréalaises, faute d'alternatives crédibles. Alors ma question, comment l'administration souhaite-t-elle réduire la dépendance à l'auto solo, sans projet concret ni budgété pour améliorer l'offre de service et la fiabilité du réseau?

Chantal Rossi ◌1:11:29

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:11:33

Merci, madame la présidente. Je remercie ma collègue pour sa question. J'aimerais la rassurer d'une chose, c'est que de ce côté du conseil, notre administration, nous, on travaille pour tous les usagers, qu'ils aient une voiture, un vélo, qu'ils soient piétons, qui faisait des enjeux au niveau de l'accessibilité universelle, on va travailler pour tous les usagers, pour que tout le monde trouve sa place dans cette ville. J'aimerais rappeler aussi à ma collègue que moi, une citoyenne de l'Est, complètement dans l'Est, où le transport collectif est extrêmement difficile, bien oui, malheureusement, il y a encore des familles qui ont besoin de l'auto pour se déplacer et nous devons aussi penser à eux. Et nous devons penser à ces gens qui sont aussi dans l'Est qui n'ont pas de pistes cyclables vraiment réels dans leur secteur. Et donc, on va travailler avec tous les usagers. Nous ne sommes pas anti personne, nous sommes pour tous les usagers. Et j'espère que l'administration que nous sommes va avoir l'appui aussi de ce conseil pour qu'on puisse s'assurer de remettre à cette ville, pas dans une guerre d'usagers, mais dans une collaboration puis un partenariat pour que tout le monde y trouve sa place, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:12:39

Madame Doyon.

Sarah V. Doyon ◌1:12:42

Merci, madame la présidente. Je suis bien contente d'entendre la réponse. J'espère effectivement qu'on pourra offrir des alternatives à tout le monde parce que nous aussi, on pense aux automobilistes, ces gens qui doivent payer plus de 15 000$ par année pour posséder une voiture. Et pendant que la Ville hésite à mettre des alternatives, on les a vus dire toutes sortes de choses par rapport au réseau cyclable, ben les Montréalais, eux, ce qu'ils voient, c'est une stagnation. Et ils paient la facture 2 fois plutôt qu'une. 15 720$ annuellement posséder une voiture à Montréal en moyenne, mais à ça il faut ajouter les coûts sociaux. Selon une récente étude du HSC, le coût social par personne d'une voiture à Montréal s'élève à 15 250$ annuellement. Donc, l'administration ne propose rien pour mettre fin à cette dépendance à l'auto solo, ne propose rien pour offrir des alternatives crédibles. Donc, à quel moment l'administration compte-t-elle enfin remettre de l'ambition dans un secteur qui pourrait réduire les coûts pour les ménages, qui pourrait diminuer la congestion et les GES, améliorer la qualité de vie de toute la population?

Chantal Rossi ◌1:13:45

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa1:13:49

Madame la présidente, j'invite mon collègue à juste voir les projets qui ont été initiés. Quand vous parlez du REM qui est actuellement en fonction, de Deux-Montagnes en centre-ville, c'est effectivement pour être capable d'avoir une solution contre l'autosolo et qui permettra aux gens d'avoir un accès. Et ça, c'est quelque chose qui a été initié, madame la présidente, par mon collègue, c'est en 2014. C'était pas sur Projet Montréal qu'on avait vécu ça. Et actuellement, nous avons le volet de Deux-Montagnes qui est en place pour 7 automne s'en vient. Le volet qui est encore pour l'Ouest-de-l'Île, qui va donner encore, réduire mon espoir que pour l'autosolo pour l'Ouest-de-l'Île. Par la suite, l'aéroport. Je rappelle à mon collègue aussi que le dossier du Ligne bleue, qui a été initié bien avant que l'ancienne administration qui était mise en place, qui a facilité. Pie-IX, c'est un troisième projet qui a été fait. On a d'autres projets qui sont en marche. On avait tapé sur le clou et puis on va faire les représentations nécessaires.

Chantal Rossi ◌1:14:57

En conclusion, s'il vous plaît.

Alan DeSousa1:14:58

Quand vous voyez l'offre de transport en commun et quand vous voyez d'autres volets, je vous donne l'exemple en termes de développement de notre réseau cyclable, le véloroute.

Chantal Rossi ◌1:15:08

En conclusion, s'il vous plaît.

Alan DeSousa1:15:09

2012, madame la présidente, qu'on avait identifié le véloroute. Moi-même, j'avais fait ça. Donc, on a beaucoup d'outils qui sont à notre disposition. Qui nous permettra d'aller en avant et avoir des choix qui vont réduire l'autosolubilité.

Claude Pinard1:15:26

Merci.

Chantal Rossi ◌1:15:30

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌1:15:32

Madame la présidente, ma question est pour le président du comité exécutif, monsieur Pinard. Dans le programme décennal d'immobilisations proposé par l'administration, une fiche attire particulièrement l'attention. La fiche intitulée Provisions. On tente de comprendre ce dont il s'agit, mais on se retrouve devant un défi immédiat 41 mots. 41 mots pour décrire une enveloppe budgétaire de 152 millions de dollars. Ce n'est pas une description, c'est une absence de description. Et ce que révèle cette absence, madame la présidente, c'est qu'on parle ici d'un budget discrétionnaire pur et simple. Soyons sérieux, tout le monde comprend qu'une administration puisse garder un certain montant discrétionnaire, mais pas 152 millions. Un budget discrétionnaire dans n'importe quel budget familial, organisationnel ou municipal, c'est censé être un petit coussin, une marge pour les imprévus, pour les situations exceptionnelles, pour une décision urgente et ponctuelle. Dans une famille, on met de côté un petit montant après avoir payé l'hypothèque, l'auto, l'assurance, l'épicerie, les vêtements. Mais si, dans un ménage, quelqu'un décidait soudainement de se réserver un discrétionnaire équivalent à une si grande proportion de l'hypothèque, tout le monde à la maison dirait qu'on a perdu le sens des proportions, et avec raison, parce que 152 millions, madame la présidente, Ce n'est pas en français. Alors, ma question est simple, madame la présidente. L'administration est-elle prête à retirer cette fiche opaque et à réinvestir les 152 millions dans des projets concrets, utiles et nécessaires pour les Montréalaises et les Montréalais?

Claude Pinard1:17:21

C'est impressionnant, 152 millions. Savez-vous ce qui est moins impressionnant? C'est quand ça représente 6% d'un budget de 2,5 milliards. 6%. Alors, moi, je vous invite à trouver des projets d'infrastructure qui n'ont pas des contingences de 10 à 15%. Alors, 6%, c'était, entre autres, s'assurer qu'on atteigne le ratio de 100 dès cette année, éviter éventuellement des dépassements de coûts, qu'on ait un coussin si jamais il y en a, et se permettre aussi d'ajuster le PDI en fonction de certaines urgences qui peuvent survenir, et considérant le très peu de temps que nous avons eu comme administration afin de plonger dedans. Donc, votre 152, je lui oppose mon 6%, et là, je viens de prononcer probablement quelque chose comme 122 mots, donc ça en ajoute 122 mots, 41, on est rendu à 163. Merci.

Chantal Rossi ◌1:18:17

La complémentaire, monsieur Norris.

Alex Norris ◌1:18:22

Madame la présidente, toutes les fiches présentées prévoit déjà des contingences pour les projets majeurs. Alors, ce n'est pas une réponse adéquate. 6% d'une somme si importante est quand même une somme faramineuse qu'on a besoin d'identifier par souci de transparence, par souci de rigueur administrative. On a besoin d'identifier à quoi serviront les enveloppes budgétaires prévues. À Projet Montréal, quand on a été au pouvoir, nous n'avons jamais prévu une enveloppe au PDI si mal définie. Alors, 152 millions, c'est assez pour construire un musée, une grande bibliothèque, des corridors cyclables structurants ou encore de remettre à niveau une multitude d'installations sportives. C'est assez pour créer d'immenses espaces verts ou pour répondre à une série entière de besoins criants dans nos arrondissements. Alors, c'est là où le bât blesse. Dans le budget, on réduit l'entretien de la voirie, des grands parcs, des corridors verts, du réseau cyclable. Alors, ma question est très simple, madame la présidente: l'administration est-elle prête à retirer cette fiche opaque et à réinvestir ces 152 millions dans des projets concrets, utiles et nécessaires pour les Montréalais et les Montréalaises?

Chantal Rossi ◌1:19:44

Monsieur Pinard.

Claude Pinard1:19:47

Opaque, un très beau mot. Le 6%, vous nous avez attaqués sur l'accessibilité universelle. Il y a dans tous les nouveaux projets de développement de la Ville de Montréal un budget pour l'accessibilité universelle. Vous ne l'avez pas considéré quand vous nous avez attaqués, mais là, ça fait votre affaire de nous dire qu'il y a des contingences dans les projets, soit. Ce qui est important ici, c'est que C'est un peu curieux de me faire poser la question par Projet Montréal aujourd'hui. Je vais vous dire pourquoi, avec tout le respect, madame la présidente. Ils n'ont jamais respecté le ratio d'endettement de la Ville. On a été obligé d'aller en dérogation. Et là, ils viennent me dire que 152 millions pourraient être dépensés pour du développement? Non, ce n'est pas ça qu'on va faire. On va s'assurer de répondre aux besoins des Montréalais, les raisons pour lesquelles ils ont été élu. Itinérance, habitation, sécurité, sentiment de sécurité, également gestion rigoureuse de dépenses. Donc, j'invite mon collègue, madame la présidente, à ne pas faire de campagne de peur en utilisant des mots comme opaque. Ce n'est pas dans l'esprit, je pense, de ce qui doit se passer au conseil municipal. Et honnêtement, je peux lui dire que si on le dépense de 152 millions, comme toutes les autres dépenses de la Ville de Montréal, ce sera public. Merci.

Chantal Rossi ◌1:21:13

Je réitère ce que j'ai dit lundi au début de la période de questions. La première question, c'est 1 minute 30, préambule et question incluses, et la complémentaire, une minute préambule et questions incluses, et au niveau des réponses, c'est les mêmes temps qui doivent être respectés. Je vous invite, ça me tente pas de commencer à couper les micros, alors je vous invite à vous autodiscipliner s'il vous plaît. Madame Véronique Fournier.

Véronique Fournier1:21:47

Oui, merci madame la présidente. Je poursuis dans les mêmes questionnements que mon collègue Norris parce que bien sûr dans le PDI qui a été déposé, on la retrouve cette ligne budgétaire qui soulève énormément de questions. Bien qu'on utilise le mot opaque, je crois qu'on est tout à fait légitimes pour les Montréalais et les Montréalaises de savoir que comprend ce 150 millions. Parce que c'est intitulé de manière très vague les priorités de l'administration. On peut parler de 6%, mais en chiffres absolus, en projets concrets, c'est un montant qui est colossal. Il dépasse à lui seul le budget de plusieurs services municipaux et représente une somme importante pour les contribuables montréalais. Nulle part dans les documents publics, on ne trouve d'explications claires, d'objectifs précis, ni même une liste minimale de qu'est-ce que pourraient être ces projets de priorité de l'administration. Lors de la commission des finances, on n'a pas plus obtenu de réponses non plus sur cette somme au PDI. Donc, madame la présidente, les Montréalais vivent une période difficile en contexte de anxiogènes au niveau économique et leur capacité à payer est mise à rude épreuve. Ils voient leurs taxes augmenter, les frais de logement exploser, donc chaque dollar compte dans les finances municipales. Ils doivent être justifiés, expliqués et transparents. Or, aujourd'hui, on nous demande essentiellement de signer un chèque en blanc de 150 millions, sans détails, sans échéancier, sans critères, sans engagement clair sur la manière dont ces fonds seront surveillés. Alors, ma question, comment l'administration peut expliquer concrètement à quoi serviront ces 151 millions? Quels seront les projets financés? Selon quels critères? Selon quels mécanismes de suivi seront mis en place pour que les Montréalais sachent enfin comment leur argent est dépensé dans cette région?

Chantal Rossi ◌1:23:35

Merci.

Véronique Fournier1:23:36

Merci.

Chantal Rossi ◌1:23:37

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard1:23:41

Madame la présidente, je sais pas comment prendre le dernier commentaire quand on dit que les Montréalais sachent enfin comment leur argent est dépensé. Ça fait 8 ans que le Collège de Montréal est au pouvoir, on parle d'opacité, je comprends pas. Alors, mais ce que je veux, ce dont je veux rassurer mes collègues, 152 millions en contingence ou en réserve, ou appelez-le comme vous voulez, 6% de 2,5 milliards, je pense qu'on est Je suis prudent. On voulait s'assurer d'atteindre la limite d'endettement de 100 dès cette année. Je rassure mes collègues qu'on ne va pas s'engager dans des projets comme Bellechasse, qui est passé de 250 à 600 millions, ou encore l'Usine de nos générations, qui est passé de 200-300 millions à plus d'un milliard maintenant, parce qu'on va être transparent, on va tenir les gens au courant de ce qui se passe. Alors, je ne vois pas quelle est l'inquiétude. Il n'y a pas ici de chèque en blanc. On est au conseil municipal, on est redevable à la population, je suis redevable envers les électeurs de Montréal et on va se comporter en tant que tel. Merci.

Chantal Rossi ◌1:24:40

Complémentaire?

Véronique Fournier1:24:47

J'aimerais revenir sur un aspect fondamental, parce qu'on parle de sommes importantes au budget et on revient sur la capacité de payer des Montréalais. Est-ce que les Montréalais ont la capacité de absorber de telles décisions budgétaires, parce qu'on parle d'un 151 millions. On réduit un 6% à la dette, mais ça reste que dans ce budget-ci, on vient augmenter la charge fiscale des Montréalais au nom d'une trajectoire réduite de la dette qui était pourtant déjà prévue en 2027 qu'on atteindrait le 100%. Donc, on vient rajouter une augmentation de la taxe et en plus on se dit, ben, il y a 150 millions ici qu'on vient mettre dans le PDI, mais on ne vous dit pas quelles seront les intentions. Vous en serez informés lorsque ce sera le bon moment. C'est quoi le bon moment? Qu'est-ce que les Montréalais peuvent s'attendre comme priorité de l'administration? Parce que d'un autre côté, dans le budget, on vient lisser des projets, remettre aux calendes grecques, à coups de dizaines de millions, par exemple sur Bixi, on vous dit que ça s'en vient plus loin. Donc pour moi, ces 150 millions-là, je crois que les Montréalais, je repose ma question, à quel moment et quand, quels mécanismes seront utilisés pour qu'on puisse savoir quels sont les priorités, les projets financés par les 150 millions, quels seront les mécanismes de transparence pour qu'on ait vraiment—

Chantal Rossi ◌1:26:02

La question est posée. Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard1:26:13

Comment dire, 152 millions, on n'est pas parti à la banque l'emprunter, on l'a mis dans un compte de banque, puis ça va faire des intérêts qu'on va en payer plus l'année prochaine. C'est pas ça. On s'assure d'avoir les capacités dans des situations précises, urgences, de pouvoir intervenir en PDI dans des projets qui pourraient bénéficier à des arrondissements, dont celle de la personne qui pose la question. Juste pour rappeler à tout le monde ici qu'au niveau du PDI, on emprunte 56% du PDI par année. Ça, c'est 1,3 milliard qu'on emprunte par année. On n'a pas emprunté 152 millions pour le mettre dans le 1,3 milliard. Non, on attend de voir. Il y a zéro opacité, on va être 100% transparent, on va répondre aux questions comme on le fait aujourd'hui. Honnêtement, il n'y a pas d'inquiétude ici, madame la présidente. Je vous remercie.

Chantal Rossi ◌1:27:05

Merci. Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray1:27:12

Madame la présidente, en 2026, alors que le coût de la vie est la préoccupation numéro 1 des Montréalaises et Montréalais, l'administration choisit de faire exactement l'inverse de ce qui faciliterait leur quotidien. Elle coupe dans Bixi et elle ralentit le développement du réseau cyclable, des outils pourtant essentiels pour réduire la dépendance de l'auto solo et donc réduire les coûts que les ménages doivent absorber à chaque mois. Le budget 2026 coupe de moitié le financement public de Bixi. On parle de montants qui de 7 à 14 millions par année à 5,5 millions par année pour les 5 prochaines années. Cette coupe, selon Vélo Québec, revient pratiquement à arrêter le développement de Bixi, alors même que Bixi bat des records d'achalandage année après année. En parallèle, l'administration réduit les budgets pour les pistes cyclables de 20 à 30 millions par année sous Projet Montréal. On tombe à 18 à 20 millions par année pour tout le mandat actuel, avec des reculs importants en 2028 où les les investissements chutent de 40%. Au-delà des chiffres, un symbole inquiétant: l'expression Réseau express vélo disparaît complètement des documents budgétaires, alors même que ce réseau a démontré un succès indéniable avec plus d'un million de passages sur le seul REV Saint-Denis en 2025. Madame la présidente, tout cela mène à une conclusion très claire: en coupant dans le vélo et dans Bixi aujourd'hui, l'administration augmente mécaniquement la dépendance à l'auto solo. Et cette dépendance, ce n'est pas théorique, comme ma collègue l'a mentionné. C'est des coûts de l'essence, des paiements mensuels de voiture, de l'assurance, des pneus, des dépenses qui explosent et qui écrasent les budgets des familles. Alors, ma question est simple: comment l'administration peut-elle justifier qu'en pleine crise du coût de la vie, elle adopte un budget qui force les Montréalais et Montréalaises à rester dépendants de l'auto, le mode de transport le plus coûteux, en sabrant dans les solutions qui rendent la mobilité plus abordable?

Chantal Rossi ◌1:28:52

Merci. Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard1:28:58

Là, honnêtement, on est rendu loin dans les abordabilités. Bixi, on a eu beaucoup de questions à la commission, puis de la part de nos amis de l'opposition, puis je suis allé creuser un peu. Puis une des raisons pour lesquelles on a été obligé de diminuer le budget de Bixi cette année, c'est que l'an dernier, il y a des projets qui ont été abandonnés par l'ancienne administration, ce qui a fait en sorte de ralentir le développement ou l'électrification de certaines stations Bixi. Donc, ça marche comme ça, vous savez, on débute un projet puis on fait en sorte qu'on fait pas les premières étapes, donc on peut pas passer aux deuxièmes étapes. Pour Bixi, c'est directement ce qui se passe. Pour le reste, c'est impressionnant, 30 millions, 400 millions, 200 millions de liquide. On parle d'une baisse de 2 millions sur 20 pour le maintien puis l'entretien. On parle de 30 millions pour le développement. On a lissé certaines dépenses, j'aime bien le terme de ma collègue qui est un nouveau mot pour moi depuis que je suis en politique, vers le deuxième quinquennat du PDI. Donc, on parle d'environ 40%. Écoutez, arrêtez de crier au loup. On n'est pas en train de— on n'est pas anticlistes, on n'est pas antimobilité, on n'est pas anti-automobilistes, on n'est pas— on veut s'assurer que les Montréalais puissent vivre, mais vous savez, on n'est pas non plus responsables de la facture d'épicerie on n'est pas non plus responsable de la facture d'électricité, on n'est pas non plus responsable des augmentations de loyers. Puis vous savez, l'abordabilité est influencée par l'offre, et j'aimerais beaucoup, moi, que nos amis de Projet Montréal nous parlent de la quantité de permis qu'ils ont été en mesure de faire. Et on sait que c'était moins que les deux grandes villes qui nous entourent. Donc merci beaucoup.

Cathy Wong1:30:34

Merci.

Chantal Rossi ◌1:30:35

Monsieur McQueen, question complémentaire.

Christopher McCray1:30:39

Merci, madame la présidente. Merci pour la réponse. On voit, ben en tout cas, on voit qu'on minimise les coupes qu'on propose, puis on parle de ce que la Ville ne peut pas contrôler, mais le transport, c'est un poste que la Ville contrôle très clairement en fait, puis le vélo, c'est exactement le poste pour lequel la Ville a les leviers. Ce que ces coupes veulent dire concrètement, madame la présidente, c'est que dans les quartiers périphériques, là où les revenus sont souvent plus modestes et où la dépendance à la voiture représente un poids énorme sur les budgets des ménages, on retire les options les plus abordables pour se déplacer. Donc on parle des coupures qui vont réduire les axes du REV qui sont déjà prévus dans l'est, dans l'ouest, dans le nord de l'île. On fait payer plus cher à celles et ceux qui ont le moins. Donc je repose la question, comment l'administration peut-elle justifier un budget qui creuse les inégalités entre les quartiers, en privant les secteurs les plus excentrés d'alternatives abordables à l'auto solo alors que le coût de la vie explose et que ce sont précisément ces ménages qui ont le plus besoin d'un réseau cyclable et de Bixi pleinement déployé.

Chantal Rossi ◌1:31:46

Avant que la réponse soit donnée, avant que, avant que la réponse soit donnée, j'ai besoin d'une direction de la part des leaders.

Claude Pinard1:31:58

Oui, madame la présidente, appuyée par la leader de l'opposition, on veut continuer la période de questions pour une douzaine de minutes, le temps d'épuiser les deux noms au tableau et de finir l'échange qui a lieu en ce moment.

Véronique Fournier1:32:06

Merci.

Chantal Rossi ◌1:32:07

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa1:32:10

Merci à mon collègue, madame la présidente. Je pense qu'il faut juste s'en souvenir quand vous parlez de l'intérêt de voir par quels moyens on peut faire croître Bixi, c'est effectivement, on avait commencé en 2007-2008 et j'étais là autour de la table, au comité exécutif, quand on a mis Bixi au monde, monsieur et madame la présidente, avec mon collègue André de Lavalley. Et à l'époque, on avait tout fait pour s'assurer que Bixi réussisse. Par la suite, quand Bixi a eu des enjeux financiers, c'est encore mon collègue Salem qui était sur l'exécutif, qui était impliqué pour s'assurer que Bixi avait un modèle financier en 2015-2016 pour être capable de réussir, qu'on avait vu l'opportunité de faire croître Bixi dans les diverses sections, d'intégrer Bixi. Vous parlez des quartiers limitrophes, madame la présidente, effectivement, c'est ça qu'on avait fait. Et dans le contexte de l'intégration de Bixi dans les secteurs comme le REM, à toutes les stations, pour que l'intermodalité se réalise avec les autres modes de transport, le transfert modal et de tout, on était capable de ça. Donc ici, on n'est pas en train de couper dans Bixi. Le montant pour les opérations de Bixi sont là et on consolide, merci, madame la présidente, on consolide le développement.

Chantal Rossi ◌1:33:37

Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay ◌1:33:44

Merci, madame la présidente. Depuis plusieurs années, Montréal traverse une crise du logement qui ne cesse de s'aggraver. Les besoins explosent, les listes d'attente s'allongent, le loyer augmente plus vite que les revenus. La pression sur les ménages les plus vulnérables devient insoutenable. Dans ce contexte, on aurait pu s'attendre à ce que l'administration actuelle nous présente une vision claire, ambitieuse, structurante pour le logement social et communautaire et l'abordabilité à long terme. Or, ce qu'on voit aujourd'hui, madame la présidente, c'est tout le contraire. Un manque de vision, un manque de direction, une incapacité à utiliser pleinement les pouvoirs de la Ville. Pourtant, on avait mis en place des outils pour atteindre nos objectifs, permettre à la Ville de construire, d'acquérir, de protéger les logements hors marché et d'en sortir des milliers. Aujourd'hui, madame la présidente, au lieu de renforcer ces leviers, on assiste à un retour à une vieille logique, l'espoir que le secteur privé viendra nous sortir de la crise. Pourtant, cela fait 30 ans que le marché privé, laissé à lui-même, ne produit pas les résultats escomptés. Ce que les Montréalais et Montréalaises demandent, c'est une ville qui prend les devants et qui protège, pas une ville qui espère que le marché fera le travail à sa place. Ma question est donc la suivante: pourquoi l'administration a-t-elle renoncé aux leviers publics développés par Projet Montréal pour bâtir du logement social sociale et abordable à long terme? Et comment peut-elle justifier un virage qui remet entre les mains du secteur privé la responsabilité de répondre à la crise alors que le privé n'en a jamais démontré la capacité?

Chantal Rossi ◌1:35:16

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌1:35:22

Merci, Madame la Présidente. Le RMM a livré 189 logements sociaux depuis 2021. C'est moins de 50 logements par année. À un moment donné, parfait, quelque chose a été utilisé, quelque chose a été essayé, ça marche pas, ça n'a pas fonctionné. Ce serait irresponsable de continuer dans cette voie-là. Le RMM, ce que ça fait, c'est que les gens doivent s'attacher à des programmes gouvernementaux qui sont vides. Donc, ça stoppe. Il n'y a rien qui se passe dans le marché de l'habitation. Ce serait irresponsable de continuer. Qu'est-ce qu'on fait? On essaie autre chose. On a une vision. On veut que tout le monde mette l'épaule à la roue. Et au contraire, on a une vision à très long terme. On investit dans le logement hors marché qui Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire qu'aujourd'hui, c'est un logement à un tel prix, mais demain, c'est moins cher, et après-demain, c'est encore moins cher, et dans 10 ans, c'est encore moins cher. C'est une vision pérenne qu'on a et on la met de l'avant dès maintenant. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌1:36:36

Merci. Madame Tanguay, pour la complémentaire.

Élise Tanguay ◌1:36:49

Merci, madame la présidente. Je vais me permettre de lire un extrait du site de la Ville de Montréal mis à jour dans les derniers jours. Donc, la Ville a signé 257 ententes prévoyant une valeur totale de 66 millions en contributions financières. La mairesse d'Outremont me disait pas plus tard que cette semaine que ce sont en fait 43 millions qui ont été versés. Effectivement, dans le volet social, versés, on compte 43 millions. On ajoute à ça par ailleurs dans le volet abordable 11 millions, 8 millions c'est-à-dire qui ont déjà été versés. Il nous reste quand même un delta de 14 millions ici pour atteindre les 66 millions, je le rappelle, de contributions signées. Est-ce que la mairesse d'Outremont peut nous dire si on doit renoncer à ces 14 millions, si la Ville va encaisser ces 14 millions qui ont été rendus accessibles grâce au RMM ou si la mairesse d'Outremont nous fait son bilan du RMM sur la base d'un bilan alternatif autre que celui qui se trouve sur le site de la Ville de Montréal.

Chantal Rossi ◌1:37:52

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌1:37:54

Je vous remercie, madame la présidente. Je vous remercie pour votre question. Je sais pas si vous vous adressez à moi en tant que mairesse d'Outremont ou responsable de l'habitation, mais je vais vous répondre à titre de responsable de l'habitation. Les chiffres sur lesquels je me base, ce sont des chiffres qui m'ont été fournis par le service de l'habitation, qui sont les gens qui sont aux premières lignes. Vous savez, il y a une énorme différence entre ce qui est négocié et ce qui est livré. Donc, le RMM amenait les promoteurs à négocier des ententes, mais je le répète, les ententes sont corrélatives aux enveloppes budgétaires des autres paliers de gouvernement. Et quand ils n'ont pas, ils ne reçoivent pas leurs enveloppes budgétaires, ils ne peuvent pas livrer. Et les modifications, donc la phase 1 du remplacement du RMM, protège à peu près tout ce qui devait être livré. Et on va le voir si ça va être livré en fonction des autres paliers de gouvernement. Nous, là, on a mis à disposition une enveloppe d'à peu près 85 millions pour les OBNL. Donc, on est loin d'abandonner le logement social et abordable et hors marché. Au contraire, on utilise toutes les leviers qui sont disponibles devant nous, on prend nos responsabilités.

Chantal Rossi ◌1:39:11

Madame Cathy Wong.

Cathy Wong1:39:15

Madame la présidente, en campagne électorale, Ensemble Montréal a été très clair, plutôt même très ferme. Très catégorique. La cheffe de ce parti aujourd'hui mairesse de Montréal a martelé une promesse simple, compréhensible, répétée encore et encore: que les hausses de taxes foncières seraient limitées à l'inflation par respect pour la capacité de payer des familles et des commerçants. Ce n'était pas un détail dans un programme, c'est un engagement qui était central, un engagement de confiance, un engagement qui a même servi à demander le vote des Montréalaises et des Montréalais. Montréalais. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on nous présente, cette administration? Une hausse de taxes de 3,8%, plus élevée que le taux de l'inflation, presque le double du 2% de ce qui avait été promis aux Montréalais et aux Montréalaises pendant la campagne. Et cette hausse arrive à un moment où la population n'en peut plus. Quand les loyers augmentent année après année, se loger devient un combat. Quand l'épicerie coûte de 30, 40, 50$ de plus par semaine pour les mêmes produits de base, quand les factures d'électricité, de chauffage, d'assurance explosent, quand le transport collectif coûte plus cher pendant que le service est souvent moins fiable, quand les frais de garde, les activités des enfants, les services essentiels s'additionnent sans jamais diminuer. Il faut le dire clairement, actuellement, la capacité de payer des Montréalais et des Montréalaises est déjà à bout de souffle. Donc, madame la présidente, chaque point de pourcentage en plus sur le compte de taxes, c'est pas abstrait, c'est pas théorique, c'est de l'argent de moins dans la poche des familles montréalaises à la fin du mois.

Chantal Rossi ◌1:40:44

La question, s'il vous plaît.

Cathy Wong1:40:45

Et c'est une pression directe sur les propriétaires occupants. Donc, comment l'administration peut-elle justifier une hausse de taxes de 3,8% alors qu'elle s'était engagée à limiter cette hausse? Et surtout, comment peut-elle encore prétendre protéger la capacité de payer les impôts alors qu'elle en impose aujourd'hui? La question est posée.

Chantal Rossi ◌1:41:00

Monsieur Claude Pinard, s'il vous plaît.

Claude Pinard1:41:05

Il y a un sketch des Cyniques, ça date, je m'excuse, ça traduit mon âge, où Serge Grenier dit, voici quelques résultats partiels dans le monde du sport. Alors, je vais faire, voici quelques résultats partiels au niveau des taxes d'arrondissement, 9, 20,1, 24. Alors, Plateau, 9% d'augmentation, Rosemont, 20,1% d'augmentation, Verdun, 24% d'augmentation. Mesdames et messieurs, tout à l'heure, nous aurons un amendement Le Projet Montréal qui va proposer qu'on baisse les taxes de 3,4 à 2,4, même pas 2%, et pourtant ça a l'air grave dans leur tête de dire, ouh, on n'a pas respecté. On a respecté notre promesse, on a dit l'inflation, on a déposé un budget un mois plus tard que d'habitude, au lieu de prendre le chiffre d'août, on a pris le chiffre de septembre, ce qui faisait du sens après la discussion avec les services.

Claude Pinard ◌1:41:58

Et on dépose à 3,4. Lorsqu'on parle de 3,8, c'est la charge fiscale, parce que le 3,4, je vais vous donner une petite technique, j'aime ça donner des chiffres, 3,4 représente 87% de la hausse de taxes, ce qui veut dire 3%, et le 0,8 dans la charge fiscale provient des arrondissements. Et on peut voir que dans le cas de 5 ou 6 des arrondissements de Projet Montréal, ils n'ont pas été en mesure de faire mieux que nous. Alors, je vous retourne la question, achetez-vous un miroir. Merci.

Chantal Rossi ◌1:42:29

Question complémentaire, madame Morin.

Cathy Wong1:42:35

Madame la présidente, je trouve ça pour le moins troublant que face à une hausse de taxes qui découle d'un budget central que l'administration a déposé, que leur premier réflexe soit de pointer du doigt les arrondissements. C'est trop facile, c'est surtout pas très honnête. Vous avez promis lors de la campagne de limiter les hausses. À l'inflation. Ce n'est pas les arrondissements qui ont fait cette promesse-là, c'est l'administration, c'est Ensemble Montréal. Et soyons clairs, ce sont des choix budgétaires centraux qui fixent le cadre et ce sont des orientations qui déterminent la pression fiscale globale sur les Montréalais et Montréalaises. Comme je le disais tout à l'heure, chaque point de pourcentage supplémentaire sur la taxe foncière se répercute directement sur le budget des familles, des propriétaires occupants, des locataires, puisque ces coûts vont finalement se retrouver tôt ou tard reflétée dans les loyers. Pour plusieurs ménages, 3,8%, ce n'est pas une simple ligne dans un tableau. Alors, je repose la question: comment l'administration peut-elle justifier une hausse de taxes de 3,8% alors qu'elle avait promis de limiter cette hausse à l'inflation? Et surtout, comment peut-elle prétendre protéger la capacité de payer des Montréalais tout en leur imposant une augmentation presque 2 fois plus élevée que leur engagement en campagne électorale?

Chantal Rossi ◌1:43:42

Un instant, monsieur Pinard. Juste un moment, s'il vous plaît, madame Wong. Je vais vous demander de reformuler le pas très honnête, s'il vous plaît.

Cathy Wong1:43:57

Je vais reformuler le pas très honnête en reposant la question: comment est-ce qu'on peut justifier une augmentation de 3,8% tout en respectant la capacité des Montréalais à payer?

Chantal Rossi ◌1:44:07

Est-ce que vous retirez votre pas très honnête?

Cathy Wong1:44:11

Je retire que ce n'était pas très honnête.

Chantal Rossi ◌1:44:13

Merci. Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌1:44:18

Moi, j'étais en train de texter à Hydro-Québec, là, j'ai dit si on avait des éoliennes, ça fonctionnerait très bien ici parce qu'il vente fort actuellement. Écoutez, je sais pas, il y a quelques années, pas Jamorien a augmenté les taxes de 4,9%, mais a limité les transferts des arrondissements à nettement plus bas que ça. Nous, on arrive On retourne 250 millions au PDI, on met 3% de transferts de plus, alors que les services centraux ont eu 1,9%. Fait qu'on communique avec les différents arrondissements, puis curieusement, les hausses de taxes de l'arrondissement de ma collègue sont passées d'environ 5% à 9%, mais on leur a envoyé plus de sous. Alors, je serais tenté de vous répondre qu'on a fait le travail, on a des taxes à 3,4% qui respectent le mandat que les Montréalais et Montréalaises nous ont donné, gestion rigoureuse, itinérance, habitation, sécurité, sentiment de sécurité, et je peux continuer, tout en amenant des partenaires dans nos arrondissements dans le but de s'assurer que les services aux citoyens soient encore de meilleure qualité.

Chantal Rossi ◌1:45:32

Merci.

Claude Pinard ◌1:45:33

On maintient notre décision. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌1:45:41

Alors, c'est ce qui met fin à la période de questions. On passe maintenant à l'ordre du jour du conseil et je cède la parole au leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:45:50

Merci, madame la présidente. Écoutez, tout d'abord, pour l'ensemble des points du conseil, comme à mon habitude, j'ai été appuyé par le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard, jusqu'à avis. Au contraire, ce qui nous amène, madame la présidente, au point 3.01, qui est l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal, qui va rester le même. Mais ceci étant dit, il va y avoir un petit changement de séquence. Les points sur le budget et le PDI, tant au niveau du conseil municipal que de l'agglomération, vont être appelés ensemble. Mais sinon, ça reste dans la séquence qui a été fournie aux membres du conseil.

Véronique Fournier1:46:21

Merci.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:46:21

Parfait, c'est adopté.

Chantal Rossi ◌1:46:23

Oui, c'est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:46:24

Je m'excuse. Merci, madame la présidente, il n'y a aucun problème. Ça nous amène à la rubrique numéro 8, dépôt de rapports des commissions du conseil. En 8.01, dépôt du rapport de la Commission sur les finances et l'administration pour l'étude du budget 2026 de la Ville de Montréal, volet Ville centrale, et du programme décennal d'immobilisation 2026-2035 de la Ville de Montréal, ainsi que les budgets de certaines sociétés paramunicipales et autres organismes.

Chantal Rossi ◌1:46:48

Monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌1:46:50

Alors, merci, madame la présidente. En ma qualité de président de la commission, il me fait plaisir de déposer Le rapport de l'étude publique du budget 2026 et du programme décennal d'immobilisations 2026-2035 de la Commission sur les finances et l'administration. La commission a été mandatée par ce conseil le 12 janvier dernier de procéder à l'étude publique des budgets et des PDI des services de la Ville ainsi que des organismes et des sociétés paramunicipales qui s'inscrivent dans son cadre budgétaire. La commission a donc reçu les directions de ces services et des organismes du 14 au 22 janvier 2026 inclusivement. Les séances publiques se sont déroulées à la salle des armoiries de l'Hôtel-de-ville et étaient webdiffusées en direct pour faciliter la participation citoyenne. L'étude publique annuelle du budget s'inscrit dans une démarche de transparence et de reddition de comptes où la participation citoyenne joue un rôle fondamental. Je l'ai déjà dit en commission, mais je tiens encore, au nom de tous les membres de la commission, à remercier les citoyennes et les citoyens qui ont accepté notre invitation en assistant aux séances publiques et en partageant leurs questions et leurs commentaires, ainsi que ceux et celles qui nous ont suivis en webdiffusion. En parallèle de l'étude publique, les membres de la commission se sont réunis à 4 reprises pour élaborer 33 recommandations que nous avons adoptées publiquement le 26 janvier, janvier à l'Hôtel-de-Ville. La commission reconnaît la volonté de la Ville d'assurer une gestion rigoureuse des finances publiques, notamment par le retour du ratio d'endettement à 100% dès 2026 et la poursuite des paiements au comptant. Elle prend acte de la bonification des PDI en arrondissement afin de répondre à un besoin croissant en maintien d'actifs, tout comme elle reconnaît le caractère essentiel du budget climat qui constitue une composante intégrée du budget. Elle souligne toutefois l'importance de renforcer le contrôle des dépenses, d'améliorer la reddition de comptes et de recentrer les budgets sur les services de base et le maintien des actifs alors qu'une part importante de ceux-ci est en mauvais état. Face à la crise de l'itinérance, la Commission reconnaît les investissements accrus et le rôle de leadership assumé par la Ville, tout en nommant la responsabilité des gouvernements supérieurs en matière de financement des services sociaux et de santé. La Commission insiste également sur la nécessité d'obtenir du financement récurrent dédiée au maintien des actifs de la Société de transport de Montréal et de prioriser, lorsque possible, le maintien et la remise en état des actifs municipaux existants plutôt que le développement de nouveaux actifs. De manière générale, la Commission constate l'importance d'une meilleure planification des projets d'envergure afin de limiter les retards et les dépassements de coûts. Puis, la commission recommande d'améliorer les communications et les efforts de concertation avec les arrondissements, les villes reconstituées et la population. Enfin, la commission émet des recommandations très concrètes en lien avec le déroulement de l'étude publique et du temps accordé à la formulation des recommandations. À l'issue de ses travaux, La commission a donc formulé 33 recommandations qui soutiennent une gestion financière responsable, équitable et durable répondant aux besoins réels des citoyennes et des citoyens de l'agglomération montréalaise. Nous soumettons donc aujourd'hui au conseil nos constats et recommandations et invitons l'administration municipale à y donner suite. Au nom des commissaires, nous souhaitons exprimer notre reconnaissance envers les employés de la Ville qui rendent possible l'examen public du budget. Cet exercice constitue un moyen, un moment essentiel de la vie démocratique. Nous souhaitons souligner particulièrement le soutien du greffe, des cols bleus à la technique et à l'entretien, ainsi que le personnel de sécurité qui appuyé les travaux de la commission à tous les moments de cette commission. Nous désirons également mettre en lumière la collaboration des directions et des équipes des services municipaux ainsi que des sociétés paramunicipales, sans oublier tous les élus du comité exécutif qui se sont présentés. Nous avons particulièrement apprécié l'engagement de la direction générale et des directions générales adjointes, et de leurs services. Je termine en remerciant sincèrement mes collègues commissaires pour leur collaboration et je vais les nommer parce que moi je suis de l'école où on reconnaît les gens. Madame Julie Brisebois, qui est vice-présidente, mairesse de Sainte-Ville. Monsieur Nicolas Jolicoeur, qui était vice-président et qui est encore vice-président d'ailleurs, conseiller d'arrondissement du district Saint-Paul–Émard–Saint-Henri, le Sud-Ouest. Monsieur Alexandre Devaux-Guizani, conseiller de la ville du district de Maisonneuve–Longue-Pointe, Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. Madame Amélie Klich, conseillère d'arrondissement du district Robert-Bourassa à Outremont. Monsieur Gerlando Guaraggi, conseiller d'arrondissement du district La Pointe-aux-Prairies de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Madame Mercedes Plante, conseillère d'arrondissement du district Joseph-Bourbien à Outremont. Madame Michèle Tremblay, conseillère d'arrondissement du district Champlain–L'Île-des-Soeurs à Verdun. Madame Milany Thiagarajah, conseillère de la ville du district Darlington à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Monsieur Victor Esposito, conseiller de la Ville du district Saint-Sulpice–Ahuntsic-Cartierville, madame Josefina Blanco, conseillère de la Ville du district Saint-Édouard–Rosemont–La Petite-Patrie, et monsieur Martin Saint-Jean, maire de Beaconsfield. Je vous invite donc à prendre connaissance des recommandations contenues dans ce rapport et vous remercie de l'attention que vous y porterez. Merci.

Chantal Rossi ◌1:53:16

Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌1:53:19

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. À mon tour, comme membre de la commission des finances et de l'administration aussi, avant de débuter et commencer, pour remercier les services, les sociétés paramunicipales qui sont venues nous faire la présentation. Je veux aussi saluer les responsables politiques. Il y a beaucoup de nouveaux, nouvelles, et c'est tout un cours d'apprentissage comme je tiens à les souligner. C'est toujours important de reconnaître aussi le travail des différents services qui font possible le déroulement de cet exercice démocratique de transparence qui est nécessaire, donc les services des greffes, tout particulièrement notre secrétaire-recherchiste Annie Charbonneau, la technique, la sécurité, l'entretien. Je veux également reconnaître l'intérêt de plusieurs de mes collègues qui ont été présents tout le long de cet exercice. Merci d'être venus lors de l'exercice de l'étude budgétaire. Je salue la participation, les échanges qu'on a eus avec tous les membres de la commission de la CFA, mais je tiens à saluer tout particulièrement la participation citoyenne, la présence des organismes et des différents groupes de la société civile pour leurs intérêts et leurs questions toujours très, très pertinentes. Comme notre président de la commission, monsieur Richard Deschamps, l'a indiqué tout à l'heure, et on a travaillé en collaboration, en concertation, et certainement il y a plusieurs recommandations sur les 33 qui sont présentes aujourd'hui sur lesquelles on s'entend. On salue les investissements dans la culture, on salue les investissements supplémentaires en itinérance, et on salue l'importance de gérer l'urgence Toutefois, on rappelle à l'administration de ne pas oublier qu'il est important d'avoir une vision à moyen et à long terme, et nous réitérons la collaboration de l'opposition officielle à cet effet-là. On refuse de faire de la petite politique sur la détresse et la souffrance humaine, et je pense qu'avec nos actions, vous voyez cette collaboration. Sur ces notes, je tiens quand même à prendre quelques instants pour faire mention à 4 recommandations sur lesquelles nous sommes dissidents. La première recommandation qui propose l'adoption du budget du PDI, mais c'est difficile d'être d'accord avec cette proposition parce qu'on voit qu'il y a des choix politiques, des coupures importantes dans plusieurs services. De plus, puis on en parle depuis ce matin, puis on va en parler le reste de la journée, il y a de grandes absences dans ce budget. On parle de la mobilité durable, on parle de l'habitation, de l'accessibilité universelle, de la transition écologique. Beaucoup, beaucoup de questionnements à cet égard. Sur la recommandation 2, on est également dissidente. C'est une décision qui est faite sur les 2 services de base aux Montréalais. On fait payer les générations futures parce que dans les faits, quand on fait une étude rigoureuse des différentes fiches de PDI, on voit, on constate qu'il y a des coupures qui sont choisis de faire dans l'entretien de la voirie, dans le maintien d'actifs, dans l'accessibilité universelle. Et donc, c'est difficile de soutenir ces choix politiques, de devenir en ratio d'endettement, de les devancer, puis mettre ces choix sur le dos des Montréalais et Montréalaises. Sur la recommandation 7, de recentrer le budget de la Ville sur la prestation des services de base, Vous me voyez, c'est toujours, je reviens à la même chose, il y a un tram des fonds qui se répète. On entend peut-être un exercice de communication, mais quand on regarde, quand on fait étude, puis on va aux chiffres, aux faits et sur les fiches qui nous sont présentées, mais le PDI ne respecte pas cette recommandation parce qu'on continue à faire des choix. L'administration fait des choix découpés dans des services de base et je réitère. Voirie, parcs locaux, accessibilité universelle. Accessibilité universelle, avec celle-là je veux finir la recommandation 16. Très difficile d'être d'accord, je pense que si on est fidèle à ce qu'on a entendu lors de l'exercice de l'étude budgétaire et ce qu'on a entendu lors du dernier conseil municipal, même ce matin, mais on peut pas appuyer une recommandation qui suggère que le budget qui est présenté aujourd'hui continue à investir et mettre comme priorité l'accessibilité universelle, parce que ce n'est pas ça la réalité. Quand on regarde les fiches PDI, quand on regarde différents programmes qui visaient à soutenir l'accessibilité universelle, et on sait qu'il y a du rattrapage à faire, mais c'est pas ça qu'on peut conclure de ces budgets-là. Je réitère, depuis les 8 dernières années, Chantier en accessibilité universelle, plan pluriannuel en accessibilité universelle qui a mobilisé les 19 arrondissements, tous les services centraux, tous les bureaux, qui a été adopté dans cette même chambre à l'unanimité et qui est sous la direction générale. C'est difficile de croire que ça continue à être une priorité pour cette administration. Merci beaucoup, Madame la Présidente.

Chantal Rossi ◌1:58:34

Monsieur Alexandre Devaux-Guizani.

Alexandre Devaux-Guizani ◌1:58:38

Merci beaucoup, madame la présidente. Je tenais moi aussi à dire quelques mots. J'ai eu la chance de faire partie de cette commission, ça a été une formidable expérience. Je voulais saluer le président de la commission, monsieur Deschamps. Il a arbitré les travaux d'une main de maître et nous a permis d'avancer rondement malgré l'échéancier serré. Je voulais saluer les deux vice-présidents. Je voulais nommer également les membres, mais ça a été fait, donc je répéterai pas. Je voulais saluer également les secrétaires recherchés, ça a particulièrement Madame Charbonneau qui nous a beaucoup aidés pour la rédaction du rapport, entre autres. Je voulais remercier les services pour la qualité des présentations, la qualité des réponses qu'on a eues. Comme nouvel élu, j'en ai beaucoup appris, j'avais beaucoup de questions de nouveau et j'ai vraiment l'impression d'avoir une vue d'ensemble sur les services de la Ville. Ça a été très utile. J'aimerais aussi saluer le fait que pour la première fois, ou première fois depuis longtemps dirais-je, l'Association des villes de banlieue n'a pas déposé de rapport minoritaire à ce rapport de la commission. Ça souligne vraiment le changement d'approche de la nouvelle administration. Ainsi qu'une nouvelle collaboration. Puis je parle pour la majorité des membres de la commission qui soutenons ce rapport avec beaucoup de fierté et qui soutenons également ce budget avec beaucoup de fierté. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:59:41

Merci. Monsieur Claude Pinard. Madame Véronique Fournier.

Véronique Fournier1:59:54

Merci, madame la présidente. Je suis très contente qu'on puisse, de la démarche à la Commission des finances, puis de la participation de l'opposition officielle. Et je vais joindre aussi ma voix là au collègue précédent, Nathalie Formations, pour remercier les services pour la participation aussi des citoyens à cet exercice de transparence budgétaire. Et c'est dans ce souhait que l'opposition officielle contribue aux travaux de la CFOP et aux travaux de cette Chambre en souhaitant bien sûr porter la voix des Montréalais et des Montréalaises qui regardent aujourd'hui le budget déposé par l'administration et qui sont en droit de se poser des questions sur la nature de ce budget et de ses intentions. C'est dans cet esprit-là que l'opposition officielle dépose un rapport minoritaire parce qu'on se pose sérieusement la question si les Montréalais en auront pour leur argent. En amont de la présentation de ce budget, l'administration a placé la barre haute en promettant un taux d'inflation autour de 2% en campagne électorale. C'est sur cette base finalement qu'elle est allée chercher l'appui d'une majorité, pas d'une majorité, mais d'un plus grand nombre de Montréalais. Alors, on a promis un budget qui réduit les dépenses tout en offrant de meilleurs services et on est capable de reconnaître qu'il y a des bons coups dans ce budget, entre autres sur la investissements en itinérance et en culture. C'est des choix, bien sûr, que nous saluons. Force toutefois est de constater que ce budget, par ses choix d'investissements, par ses changements de vocabulaire, pose les premiers jalons d'une vision de la Ville qui nous inquiète à plusieurs égards et risque, si elle se concrétise, de freiner la métropole, freiner Montréal dans son élan. Surtout, elle laisse vraiment des questions cruciales en suspens. À qui profite réellement ce budget et pour qui l'administration choisit-elle d'agir. La rigueur invoquée par l'administration va être vécue très concrètement par ceux pour qui n'ont que le parc de quartier comme espace vert, que le complexe municipal comme espace de sport, que le métro, le bus ou le vélo pour se déplacer. On vient faire un budget finalement qui a un goût un peu, je dirais, d'intendance, d'une vision très minimale de qu'est-ce qu'une ville joue comme rôle dans une communauté, à un budget qui a peu d'ambition. Montréal, c'est la ville à la fois du grandiose, à la fois de l'intime. On a devant nous un budget, je dirais, de lignes comptables, duquel ne se dégage pas de vision, pas d'ambition pour les Montréalais. On retrouve des points clés, et vous aurez assurément l'occasion de prendre le détail dans le rapport minoritaire. On a des taxes qui sont plus élevées que prévu, sans gain pour les citoyens. On vient finalement appliquer une rigueur à taux variable dans un budget qui dispose, qui, pardon, qui repose sur un discours de rigueur budgétaire, notamment par le remboursement accéléré d'une dette qui est pourtant sous contrôle, qui est reconnue, qui est encadrée par Québec, entre autres pour agir sur le déficit des infrastructures en eau, et entre autres qui est reconnue par des agences de cotation puisqu'elle a été relevée à quelques reprises. Donc cette décision finalement n'avantage aucunement les Montréalais. On va payer 2 fois. 2 fois parce que le compte de taxes sera plus élevé et 2 fois parce qu'on repousse des investissements importants dans les infrastructures et dans les équipements. C'est un budget également, lorsqu'on commence à regarder un peu plus loin que le narratif qui a été proposé aux Montréalais, on se rend compte qu'il y a des coupes, qu'il y a des reports, que ce sont les parcs, les espaces verts, que ce sont les les équipements sportifs, les choix de mobilité, on reporte dans 4 ans. Donc, est-ce à dire que dans les 4 prochaines années, on va se contenter d'administrer? Un projet de société d'administration, je ne pense pas que c'est emballant. Je pense que les Montréalais s'attendent à une ville qui a des quartiers agréables, qui a une qualité de vie, qui a une qualité de la ville à échelle humaine. On coupe, on fait des reports très clairs, entre autres sur le parc Angrignon, une coupe de 54 millions. Les parcs nature, la voirie. On a pourtant dit aux Montréalais qu'on allait travailler des services minimaux, c'est pas ce qu'on retrouve dans ce budget. On a des coupes, par exemple, du nombre de kilomètres. Les Montréalais, au final, avec ce budget, vont perdre en temps parce qu'ils auront des déplacements moins facilités, sur la qualité de vie, sur la résilience, sur les lacs collectifs, sur la démocratie. On vient abolir le plus grand processus participatif au Canada avec le budget participatif, pourtant dans un contexte où notre démocratie, elle est fragile. Partout et elle l'est notamment aussi au niveau du palier municipal. Donc, ce budget d'intendance, ce budget qui à la fois met de la pression importante sur la capacité de payer des Montréalais sans leur proposer une vision ambitieuse, pour nous, je pense que c'est un budget qui ne rencontre pas les attentes des Montréalais et qui, sous le chapeau d'une rigueur budgétaire, finalement, on vient hausser la facture qu'on envoie aux Montréalais. On aura l'occasion, dans le cadre de cette séance, de démontrer qu'on est capable d'allier à la fois des choix crédibles, rigoureux, ambitieux avec les capacités financières actuelles de la Ville de Montréal, tout en allant de l'avant avec un taux de taxation qui est plus bas, qui respecte davantage la capacité de payer des Montréalais. On souhaite, bien sûr, vous avez la main tendue, vous avez parlé d'une administration de collaboration, Je crois que les propositions que nous faisons sont très concrètes et permettront de poursuivre l'élan de Montréal et on soit bien capable de les discuter cet après-midi parce qu'au final, c'est l'ambition de Montréal et c'est la capacité de payer des Montréalais qui sortiront gagnants de cet exercice. Merci.

Chantal Rossi ◌2:05:29

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌2:05:33

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, Je profite de cette occasion de remercier les membres de la commission qui nous a accueillis si chaleureusement dans la présentation qu'on a faite, le président, les membres qui ont siégé et aussi toute l'équipe qui les a épaulés dans cette démarche qui a duré longtemps et qui a eu un effet d'avoir un rapport avec beaucoup de recommandations que nous, moi-même en tant que membre du comité exécutif, mais aussi avec mes collègues, va prendre connaissance. Ayant siégé sur cette commission dans le passé, j'ai une très bonne compréhension des heures que vous avez mises, le temps que vous avez consacré, les débats que vous avez eus. En lisant le rapport qui était déposé par le greffe, je constate que, nonobstant le rapport minoritaire qui est cité dans le— ou qui est attaché avec le rapport de la commission qu'il semble que toutes les recommandations de la commission ont été adoptées par tous les membres de la commission, dont toutes les personnes siégeantes. Je donne par exemple pour le premier jet de recommandations, ça lit: la commission formule les recommandations suivantes à l'administration, et ça passe R1, jusqu'à la fin, R10, et j'en passe jusqu'à la fin. Donc, ça laisse croire que c'était des acceptations unanimes par tous les membres de la commission. Je pense que je remercie mes collègues d'avoir non seulement fait l'étude, mais qui ont aussi voté unanimement pour les recommandations qui peuvent guider le conseil dans la prise de décision et dans l'adoption de ces budget.

Chantal Rossi ◌2:07:23

Merci. Monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌2:07:29

Merci, madame la présidente. Je remercie monsieur De Sousa pour ses propos, mais en toute honnêteté, au niveau intellectuel, il y a eu dissidence sur 4 points et ça a été, ça n'a peut-être pas été mentionné dans le rapport, mais je pense que madame Blanco en a fait état. Donc, il y a eu quand même des discussions. On a travaillé en collaboration, ça, il n'y a aucun doute, mais il y a eu quand même des dissidences et ce n'est pas nouveau pour ceux qui arrivent au conseil. Il y a certains rapports où il y a des membres de l'opposition précédente avaient également des dissidences sur certaines recommandations. Alors, je veux juste noter cet élément. Je comprends la perception de monsieur De Sousa, mais je pense qu'il faut établir les faits correctement.

Chantal Rossi ◌2:08:14

Madame, un instant, monsieur. C'est pas une période de questions, monsieur De Sousa, s'il vous plaît. Madame Blanco avait demandé la parole avant vous. Madame Josefina Blanco.

Josefina Blanco ◌2:08:30

Oui, en effet, je remercie le président de la commission, monsieur Deschamps, de ratifier les faits en séance tenante lors de l'adoption des deux rapports. J'ai exprimé mes dissidences sur les 4 recommandations que j'ai expliquées en séance tenante et que j'ai décidé aussi d'expliquer aujourd'hui devant cette Chambre. Donc ça, c'est vraiment les faits. Merci.

Chantal Rossi ◌2:08:53

Merci, monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌2:08:59

Madame la présidente, juste si ça c'est le cas, il faut que ces dissidences soient reflétées dans le rapport, parce que sinon, ça laisse quelqu'un dans 1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans qui va lire ce rapport présumer qu'il y avait une unanimité sur la commission. Donc, j'invite les membres de la commission de jeter des rapports des années antérieures quand il y avait eu des rapports minoritaires déposés, mais quand même, le président de la commission, monsieur Pierre Bélanger, par le passé, Monsieur Deschamps et par le passé d'autres qui ont assumé ce rôle, où il y avait eu une dissidence, c'était noté dans les procès-verbaux ou dans le rapport de la commission pour que tout le monde puisse prendre connaissance. Et si effectivement ça, c'est la volonté que vous déposez ici au conseil, je vous invite à signifier pour qu'il soit écrit sur quel point vous avez fait la dissidence pour que monde peut prendre connaissance et ce n'est pas un rapport opaque.

Chantal Rossi ◌2:10:06

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌2:10:10

Je pense que la distance était sur 1, 2, 7, 14, je pense. 13, 16, j'étais pas loin. 3 sur 4, pas de notes en avant de moi parce que j'ai assisté au dépôt du rapport. J'ai Merci beaucoup, monsieur Deschamps. Merci à tous les commissaires, les gens de l'opposition, madame Brisebois, la vice-présidente, monsieur Jolicoeur, le vice-président, Martin Saint-Jean, aussi les véliers. Et en quelque sorte, je vous promets que l'an prochain, on va— une de vos recommandations, c'est de s'assurer d'avoir un peu plus de temps pour faire l'étude du budget, ce qui sera le cas. On vivait une situation un peu particulière cette année, comme vous le savez, avec un changement d'administration en plus, donc on devait prendre un peu plus de temps pour s'occuper de construire l'extraordinaire budget qu'on a déposé. Il y a juste un point sur lequel je voudrais revenir qui me chicote un peu, c'est le fait que, dans un commentaire d'une collègue de l'opposition tantôt, elle semble vouloir donner le monopole de la représentation des voix au Montréalais. Donc moi, j'ai vérifié, je suis élu, donc je porte les voix, je pense, de mon district, ce qui était également le cas des trentaine, 34, 35, 36, je sais pas combien, élus d'Ensemble Montréal qui portent la voix. Donc il n'y a pas que la voix des citoyens représentés par Projet Montréal, ce sont la voix de l'ensemble des Montréalais qui compte. Alors je voulais juste mettre ça clair là-dessus. Je note que la commission recommande l'adoption du budget. Merci pour ça. On va prendre connaissance en détail des recommandations, puis on va y travailler. Merci beaucoup de votre confiance avec votre recommandation d'adoption du budget. Merci.

Chantal Rossi ◌2:12:09

Merci, monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌2:12:14

Merci, madame la présidente. Le rapport étant déposé, je vais maintenant regrouper pour fin d'étude les points suivants: le 30.01 du conseil municipal, soit l'adoption du budget 2026 de la Ville de Montréal, volet Ville centre. Le point 30.02, qui est l'adoption du programme décennal d'immobilisation 2026-2035 de la Ville de Montréal, volet Ville centre. Ainsi que les dossiers 8030-01, qui est l'adoption du budget 2026 de la Ville de Montréal pour le volet agglomération, et le 8030-02, qui est l'adoption du programme décennal d'immobilisations 2026-2035 de la Ville de Montréal pour le volet agglomération.

Chantal Rossi ◌2:12:51

Merci. Madame Véronique Fournier.

Véronique Fournier2:12:56

Merci, madame la présidente. Donc, je le mentionnais tout juste il y a quelques minutes, avec le dépôt de notre rapport minoritaire, qu'on souhaitait bien sûr travailler dans la collaboration pour un budget qui reflète les aspirations de l'ensemble des Montréalais, eu égard où nous sommes élus, mais quand on parle d'enjeux d'équité, de mobilité, de logement, ça concerne tous les Montréalais. Donc je dépose un projet, une proposition d'amendement au budget de fonctionnement, amendement qui va dans le sens d'aligner les charges fiscales des immeubles résidentiels et non résidentiels amendement que je dépose appuyé par madame Erica Alneus, chef de l'opposition officielle. Donc, cet amendement, pour nous, vient à la lumière de l'étude du budget dans les 2 dernières semaines à la CFA. Il nous apparaît qu'il y a un espace de possibilité pour revenir à un taux de taxation, en augmentation du taux de taxation sous le contrôle du conseil municipal, à la hauteur de 2,4% plutôt que 3 3,4%, de sorte à éviter que ça rompe avec l'engagement finalement de l'administration qui était autour d'un 2%. Et bien que le choix du mois de septembre était plus élevé sur le taux de l'inflation, il n'en demeure pas moins que dans les dernières années, on s'est basé davantage sur le taux du mois d'août et en général, sur l'inflation, on est davantage du 2 à 3-ish% dans la grande région métropolitaine sur une base annuelle. Donc, dans un souci où on est dans un contexte économique incertain, difficile, oui, pour la Ville de Montréal, nous en sommes bien conscients, mais également pour les Montréalais et les Montréalaises, la proposition qui est faite aujourd'hui, c'est d'amender le budget de fonctionnement de 2026 afin de réduire les charges fiscales sous le contrôle du conseil municipal pour les immeubles résidentiels et non résidentiels d'un point de pourcentage, comme je le mentionnais, de 3,4 à 2,4 4. Cela, oui.

Chantal Rossi ◌2:14:53

Excuse, il y a une petite urgence, alors on va suspendre pour l'instant, s'il vous plaît. On reste ici là?

Cathy Wong2:15:12

Oui.

Véronique Fournier2:25:14

Toutes tes idoles sont déjà mortes et leurs chansons en quelque sorte sont des prières que tu récites quand dans ta tête tout va trop vite.

Nathalie Goulet2:25:28

T'as calqué là.

Chantal Rossi ◌2:37:38

Je vais demander aux leaders de rappeler leur équipe, s'il vous plaît. Alors, avant de céder la parole à madame Alneus, je vais céder la parole à monsieur Deschamps pour une mise au point sur le Merci, madame la présidente.

Richard Deschamps ◌2:38:18

Alors, je veux juste, suite aux propos de notre collègue, apporter quelques informations. Premièrement, au rapport de la commission, à la page 4, on m'indique, et c'est intégré, il y a une mention à l'effet qu'il y a eu des dissidences. Et c'est vrai que moi, je n'en ai pas parlé, mais madame Blanco en a parlé. Alors, je pense que lorsque on va revoir le tout, tout ça a été fait de bonne foi, on va tenir compte des commentaires. Il y aura amendement dû à la présentation comme telle, et tous les amendements seront apportés par le greffe pour répondre aux commentaires qui ont été formulés. Parce que l'idée ici, c'est d'être le plus transparent possible et j'ai essayé de l'être en rectifiant les faits aussitôt que possible.

Josefina Blanco ◌2:39:07

Merci.

Chantal Rossi ◌2:39:08

Alors, je redonne la parole à madame Véronique Fournier qui n'avait pas terminé son intervention.

Véronique Fournier2:39:16

Madame la présidente, effectivement, ça a coupé notre élan pour les raisons qu'on connaît, mais reprenons notre débat sur le budget. Donc, j'en étais à décrire la proposition d'amendement que l'opposition officielle fait au budget de fonctionnement, donc de diminuer finalement, de réduire les charges fiscales sur le contrôle du conseil municipal de 3,4 à 2,4% pour un allègement total grosso modo, je vous épargne les virgules, vous les avez tous, de 40 millions. Et pour ce faire, bien, l'hypothèse que nous proposons à l'administration pour réussir à alléger le fardeau fiscal des Montréalais, c'est de prendre ce budget à même, bon, le budget bien sûr 2026 des dépenses des services centraux, en imposant une contrainte budgétaire d'1% sur l'ensemble du budget. Cela nous semble réaliste, un bon équilibre entre une saine gestion et une rigueur dans l'administration du budget municipal 2026. Tout en permettant aussi aux Montréalais d'avoir finalement un compte de taxes moindre et qui respecte davantage finalement l'engagement électoral également de l'administration en place. Ça nous apparaît réaliste d'aller chercher ce 1% là, sachant que notamment dans la revue des activités menées par l'administration précédente, on avait réussi à aller chercher quand même une somme, même supérieure aux 40 millions, mais qui a permis finalement d'avoir une économie récurrente d'année en année, économie sur laquelle d'ailleurs, dans cette administration en place, peut se baser pour la confection de son budget 2026. Donc, la proposition qui est faite, c'est diminuer de 3,4 à 2,4 en allant mettre une contrainte de 1% sur les budgets des services centraux. Cet amendement qui est proposé et crédible, sérieux, a été également attesté. Nous avons un certificat de la Trésorerie à cet effet sur la capacité financière de la Ville à mener un tel exercice dans le budget 2026. Donc, voilà pour l'amendement qui est proposé au budget de fonctionnement 2026 par l'opposition officielle.

Chantal Rossi ◌2:41:37

Merci. Alors, à partir de maintenant, le débat sera uniquement sur l'amendement. On ne revient pas sur la principale, on est sur l'amendement qui vient d'être déposé. Madame Éricka Alneus.

Ericka Alneus ◌2:41:54

Merci beaucoup, madame la présidente. Comme vous le disiez, nous sommes aujourd'hui réunis pour parler de budget, mais principalement la capacité de payer des Montréalaises et des Montréalais. Vous me permettrez, suite à un commentaire du président du comité exécutif que l'opposition ne représente pas seulement les Montréalais de leur formation politique ou de leur quartier, on représente tous les Montréalais et Montréalaises. Il ne faut pas oublier que l'opposition joue aussi un rôle pour la démocratie de cette ville pour tous les Montréalais et Montréalaises. Donc, c'était un tout petit éditorial. Donc, je parlais de capacité de payer des Montréalaises et des Montréalais et il faut avoir le courage de le dire dans le contexte de ce budget, elle est compromise. À Montréal, le coût de la vie explose. On parle de logement, d'alimentation, de transport, de services essentiels, tout augmente. Les familles comptent chaque dollar, les aînés revoient leur budget, les jeunes ménages repoussent des projets de vie. Des travailleuses et des travailleurs ont beau faire des efforts, ils ont l'impression de courir après une cible qui s'éloigne constamment. Je l'ai dit plus tôt, les chiffres sont sans équivoque, personne sur 4 à Montréal peine à payer son loyer. Une personne sur 4. C'est pas marginal, puis c'est pas anecdotique, puis c'est une réalité sociale majeure qui touche nos quartiers, nos rues, nos communautés. Puis dans ce contexte, augmenter la charge fiscale, même légèrement, n'est pas anodin et sans conséquences. Ce sont des impacts directs pour les locataires parce que oui, il faut le dire franchement, les taxes municipales finissent par se retrouver dans les loyers. C'est aussi pour les petits propriétaires, qui ne sont pas des multinationales de l'immobilier, mais souvent des retraités, des familles qui n'ont souvent pas d'autre choix que de refiler la hausse. Alors, posons-nous la question, posons-nous la question que les citoyens se posent: quelle est la plus-value de l'effort qu'on demande aux Montréalaises et Montréalais? Parce que cette augmentation de taxes ne s'accompagne pas d'améliorations visibles de services. Au contraire, on repousse des projets, on en élimine d'autres. Donc, où est le retour concret pour les gens qui paient la facture? On demande plus sans offrir mieux. Et pour l'opposition, c'est inacceptable. Alors, notre amendement est simple, responsable, mais profondément humain. Nous proposons, comme le disait ma collègue madame Fournier, de diminuer l'augmentation du taux de taxation pour le ramener à 2,9%, ce qui est cohérent avec la promesse que nous avions faite en campagne électorale pour respecter la capacité de payer de nos concitoyens et concitoyennes. Et je veux rassurer tout le monde, cet amendement, on ne le fait pas par idéologie, mais par respect pour la réalité économique des Montréalaises et des Montréalais, pour leur permettre de souffler. Pour—

Alan DeSousa ◌2:44:38

je peux poursuivre?

Ericka Alneus ◌2:44:41

Comme je le disais, cet amendement-là, je tiens à le réitérer, on ne le fait pas par idéologie, mais on le fait pour respecter la réalité économique des Montréalaises et des Montréalais, pour leur permettre de souffler, pour leur envoyer un message clair: on vous voit, on vous entend, oui, oui, l'opposition aussi entend et écoute, et on agit pour vous. D'autant plus que les pressions ne vont pas diminuer. On a entendu cette semaine que les loyers devraient encore augmenter en 2026, le TAL recommande des augmentation de loyer de 3,1% en plus des charges nouvellement refilables aux locataires. L'inflation, même si elle ralentit, continue de gruger le pouvoir d'achat. Chaque décision budgétaire prise ici a un impact réel, concret dans la vie quotidienne des gens. Être responsable, ce n'est pas seulement équilibrer des colonnes de chiffres. Être responsable, c'est se poser des questions. Est-ce le bon moment? Est-ce juste? Insupportable? Pour nous, la réponse est non. Alors, l'opposition que nous incarnons sera déterminée, vigilante et profondément connectée aux citoyens. Et je tiens à le réitérer, notre rôle n'est pas de critiquer pour critiquer. Notre rôle est de proposer, d'améliorer et de corriger lorsque c'est nécessaire. Et aujourd'hui, on croit qu'avec notre amendement, on apporte une correction qui est nécessaire. On croit qu'il est possible de gérer la Ville avec rigueur, sans alourdir davantage le fardeau des citoyens. Nous croyons qu'il est possible de faire des choix, de prioriser, d'envoyer un message de solidarité fiscale à ceux et celles qui tiennent Montréal à bout de bras. Madame la présidente, voter cet amendement, ce n'est pas voter contre la Ville, c'est voter pour les Montréalais, pour les Montréalaises, c'est reconnaître leurs efforts, c'est respecter leur capacité de payer, mais c'est surtout faire preuve de leadership responsable. Beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌2:46:38

Madame Émilie Brière.

Émilie Brière ◌2:46:43

Madame la présidente, ma collègue madame Alneus a bien expliqué l'impact négatif que va avoir la hausse des taxes municipales sur la capacité de payer des ménages montréalais et comment l'amendement qu'on propose aujourd'hui va pouvoir soulager des citoyens qui ont déjà vraiment beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Laissez-moi maintenant aujourd'hui vous parler de l'impact tout aussi dramatique de la hausse du taux de taxation, mais cette fois sur les immeubles non résidentiels, c'est-à-dire sur nos commerçants, nos PME et donc sur la vitalité économique de nos quartiers. La dernière année, elle a été extrêmement difficile pour les milieux économiques et commerciaux à Montréal. Ils ont subi de plein fouet plusieurs perturbations, en vrac: la rareté de main-d'œuvre, en particulier dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration, une rareté de main-d'œuvre qui a été aggravée encore par des restrictions à l'immigration, notamment pour les travailleurs temporaires. Il y a eu aussi l'impact des droits de douane sur les chaînes d'approvisionnement, l'éclatement de manière plus générale d'un ordre économique mondial qu'on avait connu stable depuis plusieurs décennies, et puis toujours la nécessité d'investir pour adapter leurs pratiques commerciales à des nouvelles réalités numériques, cybersécurité, pour se renouveler, pour demeurer compétitifs, notamment face au commerce en ligne mondialisé. Et maintenant, il faudrait en plus qu'ils encaissent une hausse de près du double des taxes municipales par rapport à l'an dernier. Franchement, je suis estomaquée. Je suis estomaquée qu'une administration qui s'est dite proche des milieux économiques puisse s'imaginer qu'une telle hausse est appropriée aujourd'hui. Plutôt que de commenter moi-même cette décision de l'administration, je vais me référer aux commentaires de l'Association des sociétés de développement commercial de Montréal, qui ont publié un communiqué de presse en réaction au dépôt du budget il y a 2 semaines. Alors, ils disent: la hausse annoncée de 3,4% pour les immeubles non résidentiels s'inscrit dans un contexte économique encore fragile. Le communiqué de presse poursuit ensuite et cite monsieur Ridouin, qui est le directeur général, et qui dit, nous comprenons la volonté de la Ville de maintenir une certaine stabilité fiscale, mais il est essentiel de rappeler que les commerçants et propriétaires d'immeubles commerciaux demeurent fortement exposés aux pressions inflationnistes, à la hausse des coûts d'exploitation et aux défis liés à la fréquentation des artères commerciales. Les entreprises locales jouent un rôle crucial dans nos quartiers et nécessitent un soutien constant pour assurer leur prospérité. Et puis enfin, le communiqué de presse souligne la nécessité d'offrir un répit fiscal à une majorité de petits commerçants et de contribuer à soutenir l'activité économique de proximité dans un contexte où les marges demeurent fragiles. Alors, ce répit fiscal, madame la présidente, c'est notre amendement qui leur offre. En abaissant substantiellement le taux de taxation des immeubles non résidentiels, on reconnaît à la fois la précarité économique des commerces de proximité et aussi la valeur qu'ils apportent à nos milieux de vie à Montréal. Une administration qui s'engagerait vraiment à replacer les commerçants au cœur des décisions municipales, pour citer la plateforme d'Ensemble Montréal, eh bien, cette administration ferait des choix budgétaires cohérents avec cet engagement et elle saisirait l'occasion qu'on lui offre aujourd'hui de rectifier le tir en adoptant notre amendement pour rétablir le taux de taxation des immeubles non résidentiels non pas à 3,2%, comme ils le proposent, mais à 2,4%. Et si elle refuse de le faire, l'administration va faire payer au tissu économique local le prix d'une austérité qu'elle s'est auto-infligée.

Chantal Rossi ◌2:50:41

Est-ce que votre intervention, monsieur Pinard, va durer— vous pensez qu'elle va être plus que 2 minutes parce qu'on arrêterait pour le dîner, il était 28. Êtes-vous correct?

Ericka Alneus ◌2:51:03

Nécessairement.

Chantal Rossi ◌2:51:13

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌2:51:14

J'ai l'impression de me tenir entre vous et votre langue.

Chantal Rossi ◌2:51:20

Donc, pas le mien, mais le vôtre.

Claude Pinard ◌2:51:22

Madame la présidente, je vais être très clair dès le début. Notre administration va voter contre cet amendement, et ce pour 2 raisons. D'abord, parce qu'il est tout simplement impraticable dans la réalité, et ensuite parce qu'il s'agit, soyons honnêtes, d'un double discours de l'opposition. Avant d'aller plus loin, il faut rectifier les faits. Notre administration s'est engagée durant la campagne électorale à limiter l'augmentation des taxes foncières à l'inflation, et je suis très fier que notre équipe ait tenu parole. Pour 2026, l'augmentation des taxes relevant du conseil municipal a été limitée a été limitée à 3,4 %, soit l'inflation réelle du mois de septembre 2025. Depuis des années, la Ville de Montréal utilise l'inflation du mois d'août pour préparer son budget parce qu'il est habituellement adopté en décembre. Et comme je le mentionnais ce matin, comme nous adoptions maintenant le budget en janvier, un mois plus tard qu'à l'habitude, nous utilisons logiquement l'indicateur du mois suivant, c'est-à-dire septembre. Madame la présidente, je veux aussi rappeler comment se déroule la préparation d'un budget quand une nouvelle administration entre en poste. Est arrivée le 3 novembre et a été assermentée le 13 novembre. Or, toutes les décisions budgétaires devaient être arrêtées au plus tard le 12 décembre pour permettre la préparation et l'envoi des comptes de taxes. Pendant ce temps, certains arrondissements ont modifié leurs hausses de taxes jusqu'à la toute dernière minute, comme je le discutais ce matin. Il faut le dire, plusieurs arrondissements de Projet Montréal en ont profité pour augmenter encore davantage leurs taxes malgré les sommes supplémentaires que nous leur avons versées dans leur enveloppe. Le Plateau, par exemple, est passé de 5,8 à 9%, le Sud-Ouest de 4 à 8,8%, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension de 9,4 à 13%, Rosemont–La Petite-Patrie, lui, est passé de 11 à 20,1%, et Verdun a fait exploser ses taxes locales avec une augmentation de 24%. Vous en conviendrez, madame la présidente, il aurait été absolument infaisable pour notre administration de recommencer tout le travail de planification budgétaire parce que les arrondissements, les arrondissements, pardon, de Projet Montréal ont choisi à la dernière minute de faire grimper leur taxe locale. Et surtout, nous n'endossons pas les décisions prises par les maires et mairesses de ces arrondissements. Ce n'est pas notre responsabilité, nous ne contrôlons pas leurs choix, c'est à eux d'expliquer ces décisions à leurs résidents et résidentes. De notre côté, nous avons fait la job. Nous avons limité les taxes sous le contrôle du conseil municipal à l'inflation. Nous l'avons fait tout en augmentant les services aux Montréalaises et aux Montréalais. Nous avons triplé l'aide aux personnes en situation d'itinérance, embauché plus de brigadiers scolaires, investi davantage dans la prévention des violences chez les jeunes. Nous avons soutenu les organismes communautaires LGBTQ+. Nous avons bonifié le financement des sociétés de développement commercial et aidé nos commerçants. Nous avons augmenté les budgets des tables de quartier, des bibliothèques et des maisons de la culture. Nous avons bonifié le programme Rénoplex pour aider les propriétaires à mieux affronter les inondations. Nous avons créé un fonds de réserve d'urgence climatique pour les arrondissements. Nous avons ajouté 2,5 millions de dollars pour soutenir les artistes par l'intermédiaire du Conseil des arts de Montréal. Nous avons également augmenté le financement des arrondissements qui aident les artistes locaux. Et la liste pourrait continuer, car elle est longue. Alors oui, l'opposition propose de couper 39 millions, mais où exactement? Dans les équipes qui soutiennent la lutte à l'itinérance? Dans celles qui travaillent à développer l'habitation ou à utiliser nos terrains vacants, dans nos équipes en culture, en environnement, en diversité et en inclusion sociale, en sécurité publique, en cybersécurité. Une coupure générale sans méthode, sans réflexion et sans collaboration signifie tout simplement couper des services aux Montréalaises et aux Montréalais. Madame la présidente, il est aussi essentiel de rappeler le contexte économique dans lequel nous devons travailler. Les villes, ici comme ailleurs, font face à une hausse des coûts de construction, des matières premières et des services professionnels. Les infrastructures vieillissent, les besoins sociaux augmentent et notre capacité d'agir dépend directement de décisions responsables et bien ancrées dans la réalité. C'est dans ce contexte exigeant que nous avons dû, nous avons choisi de respecter l'inflation tout en protégeant les services aux citoyens ce qui rend notre exercice de rigueur budgétaire encore plus significatif. L'amendement de l'opposition aurait aussi des conséquences administratives graves. Concrètement, modifier le taux de taxe maintenant impliquerait de recalculer les taux de taxe et les revenus dans les systèmes informatiques. Il faudrait modifier le règlement de taxation et rédiger les modifications ceci, ce qui nous empêche de les adopter aujourd'hui. Prévoir d'autres séances de conseil, il faudrait refaire tout le processus de calcul des comptes de taxes, soit un minimum de 6 semaines de travail. Les services centraux devraient recevoir de nouvelles contraintes à respecter dans un délai très court et il faudrait refaire tous les calculs finaux, y compris les 4 parts des villiers. Bref, cela reviendrait à refaire un tout nouveau budget. Je rappelle aussi que nos équipes des finances sont déjà engagées dans le processus de fin d'année pour préparer les états financiers dans plusieurs cas, ce sont les mêmes personnes qui travaillent sur ces systèmes et, je vous rappelle, dès lundi prochain, elles devront commencer la préparation du prochain budget. Au-delà du travail supplémentaire, l'amendement de l'opposition entraînerait des pertes financières importantes. La réimpression et l'envoi des comptes de taxes coûteraient 300 000$ supplémentaires. Le retard d'envoi entraînerait des pertes de revenus d'environ 20 millions de dollars à la Ville. Il faudrait ajouter les coûts de temps supplémentaires que la Ville devrait payer aux employés pour pour tout travail additionnel. Madame la présidente, je comprends ce que l'opposition tente de faire, mais c'est tout simplement irréaliste. Je me permets de rappeler que l'équipe de Projet Montréal, lorsqu'elle formait l'ancienne administration, a brisé à plusieurs reprises sa promesse de respecter l'inflation. Elle a même imposé une hausse de 4,9%, la plus élevée de la décennie, sans la moindre remords. Contrairement à l'opposition, nous avons choisi une voie exigeante, celle de la discipline financière alliée à des services réellement améliorés. C'est une voie qui demande du courage politique parce qu'elle refuse les solutions faciles et les gestes spectaculaires qui ne tiennent pas la route. Aujourd'hui, nous rejetons cette tentative de Projet Montréal de passer pour un Robin des Bois des payeurs de taxes. Projet Montréal ne présente pas d'arguments solides. Projet Montréal se complaît dans une manœuvre rhétorique pour ne pas dire idéologique. Nous assistons à une véritable tentative de déplacement de la discussion. Au lieu de reconnaître un problème réel, on jette la faute sur quelqu'un d'autre. Je suis d'ailleurs surpris que Projet Montréal agisse de la sorte. Ils sont sur la défensive en tentant de se déresponsabiliser de leur gestion. Ils sont en protection de leur image et de leur bilan. Ils attaquent justement pour ne pas avoir à le défendre. 8 ans à rejeter la faute sur les autres, les autres paliers de gouvernement. Eh bien, sachez que notre administration axe son approche sur l'écoute, l'action et la collaboration. Un seul petit exemple: notre administration a fait plus pour les halles de chaleur en itinérance en 2 mois et demi que Projet Montréal en a fait en 96 mois au pouvoir. Nous avons tenu notre engagement et nous l'avons fait avec conviction. Nous avons respecté l'inflation parce que c'est ce que nous devions aux Montréalaises et aux Montréalais. Aujourd'hui, nous menons de profonds changements pour maîtriser la croissance des dépenses et renforcer nos fondations. Nous avons livré ce que nous avons promis et nous allons poursuivre dans cette voie, car ce travail, essentiel pour l'avenir de notre ville, ne fait que commencer. Merci.

Chantal Rossi ◌2:58:51

Madame la leader de l'opposition officielle. Merci beaucoup. Alors, j'aimerais simplement réaligner quelques chakras et mentionner qu'on a un certificat de trésorerie, ce qui veut dire que nos propositions étaient bien étudiées et bien balancées à l'intérieur du budget. Donc, ce qu'on doit en conclure, c'est que la voix de l'opposition ne semble pas être importante pour l'administration et que ça on devrait peut-être changer le slogan.

Véronique Fournier2:59:17

Au lieu de dire écouter pour agir, c'est s'écouter pour faire ce qu'on veut.

Cathy Wong2:59:22

Cela dit, je demande le vote nominal, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌2:59:25

Alors, qu'on ouvre les portes, qu'on sonne les cloches pour une minute. Le vote nominal est demandé. Qu'on ouvre les portes, qu'on sonne les cloches.

Véronique Fournier3:00:21

Monsieur le greffier.

Chantal Rossi ◌3:00:37

On ferme les portes s'il vous plaît.

Greffier (appel nominal) ◌3:00:41

Madame la mairesse, Monsieur Pinard, Madame Black, Monsieur Salem, Monsieur Devaux-Guizani, Monsieur Hénault-Ratelle, Madame Rousseau-Bélanger, Monsieur Dessouza, Madame Brown, Monsieur Langevin, Madame Gagnon, Madame Moreau, Monsieur Teodorescu, Madame Valenzuela, Monsieur Beis, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Giannou, Monsieur Roberts, Madame Théroux-Séguin, Madame El Corbi, Monsieur Esposito, Madame Mousen, Monsieur Miranda, Madame Varela, Monsieur Pelletier. Madame Zuniga Ramos, Madame Prévost, Monsieur Perry, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà, Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel. Madame Alnius, Madame Plourde, Monsieur McCray, Monsieur Ouellet, Madame Fournier, Madame Blanco, Madame Beauvais à distance. Madame Beauvais. Madame Beauvais nous écrit qu'elle est pour. Madame Wong. Monsieur Posé, Monsieur Lalonde, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Mouzaou-Mouele, Monsieur Limoges, Madame V. Doyon, Monsieur McQueen, Madame Houbart, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myran, Madame Caruallanqui, Madame Brière, Madame Villain, Monsieur Downey, Madame Tanguy, Madame Beauregard, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps. Madame Palestini, Madame Hénon, Monsieur Barone.

Chantal Rossi ◌3:04:23

On ouvre les portes, s'il vous plaît. Alors, le vote relativement sur la proposition d'amendement sur l'allègement des charges fiscales des immeubles résidentiels et non résidentiels. Contre 36, pour 24. Alors, la proposition est rejetée. À ce moment-ci, on va faire la pause du dîner. Je demande aux élus de rester assis, s'il vous plaît. On va fermer la diffusion et j'ai des instructions à vous donner.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:05:30

Est-ce que c'est bien suspendu?

Chantal Rossi ◌3:11:02

Il est 14 h 04, on reprend les travaux et on avait terminé sur l'amendement qui avait été Voté contre. Donc, on revient à la principale. Alors, madame Fournier, est-ce une intervention sur la principale? Non, l'amendement a été voté, c'est fini. OK. Alors, madame Fournier, allez-y.

Véronique Fournier3:11:34

Donc, l'amendement qui est proposé par l'opposition officielle, c'est sur le programme décennal d'immobilisation 2026-2035 sur le volet corporatif. On a eu l'occasion tout au long de la commission des finances, aussi bien que ce matin à travers notamment le rapport minoritaire, d'identifier qu'au PDI, il y a plusieurs phénomènes finalement qu'on y retrouve lorsqu'on se met finalement à fouiller attentivement sur la programmation de l'administration. On voit qu'il y a plusieurs projets qui sont lissés, le nouveau terme que nos collègues aussi commencent à utiliser. Donc, on lisse beaucoup de projets au PDI et c'est pas sans conséquence. Bien sûr, ça permet d'avoir un exercice comptable où on énonce des intentions d'investissements sur des projets clés, mais ceci se retrouvent souvent dans le deuxième volet finalement de ce cycle de 10 ans et lorsque pourtant plusieurs des projets étaient soit bien en route ou des montants qui permettent de réaliser ces projets dès les premières années, donc 2026 et les 4 ans finalement qui s'en viennent. Sachant quand même, je dirais, l'avantage de la flexibilité que propose un programme destiné à d'immobilisations dans l'agencement des sommes et des projets. L'opposition officielle est très confortable avec les éléments qui sont contenus dans l'amendement qui est proposé aujourd'hui au budget. Amendement d'ailleurs pour lequel nous avons reçu un certificat de trésorerie. Et grosso modo, ce qu'on vient finalement proposer avec cet amendement, c'est de continuer l'élan de Montréal. Il y a plusieurs des projets, j'en nomme un par exemple, le projet de Sainte-Catherine Est dans le Village, projet travaillé depuis de nombreuses années avec l'ensemble des parties prenantes qui fait l'unanimité. Les gens s'attendent à le voir démarrer. On était, je dirais, à la ligne de départ pour plein de vies lancer la machine et quand on voit par exemple le succès de la rue Sainte-Catherine, vous avez tous lu la presse en fin de semaine, on voit l'achalandage, le succès d'aménagement aménagement urbain dans un cadre bâti transformé, puis l'impact économique, les retombées que ça a sur notre métropole. Je pense que de repousser ces projets, c'est finalement tirer un peu dans notre, dans notre chaloupe, si on peut dire, parce qu'on avait des projets qui sont prêts de venir contribuer finalement à l'élan économique et social et communautaire d'un milieu de vie. Donc l'amendement qu'on présente pour le programme décennal d'immobilisation, il est proposé, je le propose, appuyé par la chef de l'opposition officielle. Donc demander au programme décennal d'habitation pour, vous allez voir, la plupart de nos propositions vont dans ce sens-là, devancer et bonifier les montants de l'enveloppe, notamment du vélo, donc pour le développement et l'optimisation du système de vélo en libre-service Bixi. On n'a pas les moyens de reporter le développement de Bixi. C'est un fleuron montréalais, c'est reconnu à travers le monde, c'est un service qui d'année en année fracasse des records d'achalandage et va permettre vraiment d'offrir une mobilité sur l'ensemble du territoire et même, je dirais, de se connecter avec nos territoires limitrophes qui eux aussi finalement développent l'infrastructure de vélo libre-service. Donc, première proposition: devancer et bonifier. Le second, devancer et bonifier les montants de l'enveloppe de la fiche Corpo Sainte-Catherine Est pour le village. Je viens de mentionner l'importance que ce projet démarre. Il est prêt à démarrer, les milieux l'attendent. Devancer et bonifier également les montants de l'enveloppe de la fiche au programme d'accessibilité universelle des bâtiments municipaux. Je crois qu'il y a assez de citoyens et d'organisations qui sont venues démontrer l'impact de ces choix sur l'accessibilité, puis un accès équitable au domaine public, aux bâtiments publics, d'autant plus que ce sont des orientations, une politique cadre de Montréal. Donc on doit maintenir ces investissements. Devancer modifie également l'enveloppe du programme de réfection routière artérielle et également les montants aussi pour le programme artériel. On a un déficit de maintien d'infrastructure, on a vu dans le PDI, on a recoupé de 46% des kilomètres qui seront travaillés. Donc on pense que surtout lorsqu'on parle de services minimaux, de se recentrer vers les services de base aux citoyens, ça nous paraît conséquent de devancer ces montants. Enfin, bonifier l'acquisition pour la conservation d'immeubles à des fins de projets de réalisation en itinérance de logements sociaux et abordables pour la préparation de sites. On est capable, si c'est une priorité de la municipalité, on est capable de bonifier les montants qui sont dirigés pour venir en réponse à la crise d'itinérance. Et pour ce faire, bien sûr, la proposition, c'est de retirer grosso modo 99 millions dans le fonds discrétionnaire du PDI. On en a parlé ce matin, 151 millions avec peu d'orientation, d'objectifs. On a des propositions très concrètes qui vont avoir un impact direct sur la vie des Montréalais. Et de retirer également grosso modo un 20 millions plus ou moins, je reparle de tête, vous l'avez sous les yeux, sur le lien collectif de transport actif de l'Ouest. Il y a des projets qu'il y avait déjà des sommes, on est capable de continuer à faire cet accompagnement-là, c'est des projets long terme, ça ne veut pas dire qu'on n'agit pas, mais on est capable de déjà récolter le fruit de projets qui sont bien mûrs pour démarrer, Sainte-Catherine-Est, en réaménageant le PDI à même l'espace budgétaire principalement du fonds discrétionnaire du PDI qu'on y retrouve. Donc, on est convaincus que cet amendement-là peut permettre de répondre à des besoins précis des Montréalais de manière pragmatique et qu'on vient finalement réaménager un PDI pour poursuivre aussi l'élan de Montréal. Merci.

Chantal Rossi ◌3:17:39

Madame la leader, oui. Je voulais simplement demander, question de privilège, à chaque fois que les membres de l'opposition prennent la parole, ça parle à côté. On vous entend jusqu'ici, on les entend jusqu'ici, ça rigole, ça parle, puis le privilège qu'on a de prendre la parole au nom des citoyens et citoyennes, ben, il est troublé.

Cathy Wong3:18:04

On a de la misère à nous concentrer parce qu'on est les entend rigoler.

Chantal Rossi ◌3:18:07

Donc je demande juste un petit point d'ordre, un petit respect pour nos collègues, parce que nous on les écoute attentivement quand ils prennent la parole. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:18:19

Oui, madame la présidente. Tout d'abord, on prend bonne note des commentaires de ma collègue de l'opposition, on va faire un peu plus attention. Mais j'avais également une question, parce que de ma compréhension, l'opposition déposait 3 amendements au total aujourd'hui. Il y en a un sur les budget qui a été débattu. Là, j'ai cru comprendre qu'il y en a un qui a été déposé, mais bref, c'est pas clair pour moi lequel des deux a été déposé par l'opposition en ce moment parce que l'argumentation était sur les deux.

Chantal Rossi ◌3:18:42

Sur l'amendement, c'est marqué amendement corporatif.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:18:45

Donc là, c'est l'amendement corporatif qui a été déposé.

Chantal Rossi ◌3:18:48

Il va rester celle-là.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:18:50

Parfait, merci.

Chantal Rossi ◌3:18:53

Alors, juste s'assurer que le débat maintenant se fait sur la l'amendement et que tous les noms qui sont inscrits au tableau, c'est bel et bien sur l'amendement. Alors, madame Nathalie Goulet.

Nathalie Goulet3:19:07

Oui, merci, madame la présidente. Alors, mon intervention va effectivement porter dans le cadre du deuxième amendement au PDI volet corporatif sur le programme dont madame Fournier vient de parler en accessibilité universelle des bâtiments municipaux, dont on a beaucoup parlé en effet depuis le dépôt de ce budget en demandant de devancer et non pas de reporter, de lisser et de bonifier les montants de l'enveloppe du programme. Précisément, on demande que les montants soient répartis ainsi: 5 millions pour 2026, 4 millions pour 2028, 3,2 millions pour 2029, 3,45 millions pour 2023 et 15 millions pour toute la période restante 31-35. C'est quoi ce programme-là dont on parle beaucoup? Alors, ce programme-là, il est destiné aux arrondissements pour leur permettre d'améliorer l'accessibilité universelle des immeubles municipaux de compétence locale. Ces immeubles-là, ce sont ceux qui rendent des services de première ligne aux citoyens. Ce sont nos bibliothèques, nos maisons de la culture, les centres communautaires et de loisirs qui appartiennent à la Ville, les centres sportifs, les chalets de parc, les bureaux Accès Montréal ou les mairies d'arrondissement. Le programme couvre jusqu'à 80% des projets et permet souvent aux arrondissements de compléter un montage financier dans le cadre de plus grands projets de rénovation. Il permet d'installer des rampes d'accès, des parcours sans obstacles, des toilettes accessibles, des portes à ouverture automatique ou de la signalisation adaptée, par exemple. Il permet aussi une répartition équitable des projets sur le territoire. La Ville, en tant que propriétaire, a en effet la responsabilité que les immeubles municipaux soient pleinement accessibles dans tous les arrondissements. Montréal, c'est une ville extraordinaire, mais toute personne qui, de près ou de loin, a une expérience du handicap et qui a voyagé dans d'autres grandes villes occidentales peut affirmer qu'elle fait, qu'elle fait malheureusement pas encore beaucoup figure en matière d'accessibilité universelle. On l'a rappelé depuis lundi, le chantier en accessibilité universelle, c'est la grande démarche mobilisatrice qui a permis de produire un tout premier diagnostic organisationnel à la Ville. Dans ce diagnostic, les représentants d'Ex æquo nous en ont parlé ce matin, sur une échelle de maturité de 1 à 5, Montréal se positionne au niveau 2, soit celui de prise de conscience. Le chantier et la Ville, en adoptant le plan municipal il y a 2 ans, un an et demi, s'est donné pour objectif d'atteindre le niveau 4 d'ici 2030. Niveau 4, c'est celui d'accessibilité stratégique. Alors réduire les investissements dans ce contexte-là représente un recul majeur pour les droits des personnes handicapées et et va à l'encontre des recommandations formulées par le vérificateur général et le Plan municipal en accessibilité 2030. En coupant, on risque aussi de perdre une expertise précieuse au sein du SGPI, le Service de la gestion et de la planification des immeubles. Le SGPI, en effet, forme et accompagne les arrondissements pour s'assurer que les projets soient bien réalisés localement. Cette année, entre autres, on l'a vu à la CFA, il doit procéder à une révision du guide en accessibilité universelle dans les bâtiments municipaux. À quoi va servir le guide si on n'a aucun projet à réaliser dans les prochaines années? J'aimerais aussi rappeler qu'en coupant, c'est non seulement l'accès aux services de première ligne, mais aussi l'accueil des employés en situation de handicap qui est compromis à la Ville. Les personnes en situation de handicap forment la catégorie la plus sous-représentée dans l'accès à l'emploi à la Ville. Ils forment moins de 1% des effectifs totaux. Différentes enquêtes de population estiment en effet qu'entre 21 et 27% de la population présente une incapacité. Et avec, dans une population vieillissante, ça tend à augmenter. Il y a des espaces de bureaux actuellement non accessibles universellement dans nos immeubles. Alors, chez nos partenaires, on dit souvent que c'est l'obstacle qui crée le handicap. En effet, il n'y a pas de handicap en soi quand les obstacles à la pleine participation de toutes et de tous sont levés. En terminant, je dirais que l'accessibilité universelle, c'est pas juste une question de financement, d'adaptation, mais c'est d'abord et avant tout une question de droits de la personne qui dépasse donc tous les autres enjeux. C'est une obligation sociale, légale et morale. On a d'ailleurs reconnu cette obligation en 2021 en votant ici dans ce conseil une résolution pour intégrer à la Charte de la Ville de Montréal la nécessité de lutter contre le capacitisme qui est la discrimination systémique spécifique aux personnes en situation de handicap. Et pour ça, il faut réinvestir dans nos programmes, pas les couper ni les reporter. Et je vous invite donc à voter en faveur de cet amendement.

Chantal Rossi ◌3:24:40

Monsieur Christopher McCray.

Véronique Fournier3:24:43

Merci, madame la présidente. Mon intervention portera aussi sur l'amendement du PDI volet corporate pour le volet de nos modifications pour le système de vélos en libre-service Bixi. Donc, si notre réseau cyclable est aujourd'hui emprunté par des Montréalaises et des Montréalais de tous les âges et de toutes les origines, c'est en grande partie grâce à Bixi. Grâce notamment aux investissements historiques de l'ancienne administration qui a cru en notre système de vélos en libre-service, Bixi a le vent dans les voiles. En 2025, ce sont 14,5 millions de déplacements qui ont été effectués à Bixi, une hausse de 10% depuis 2024, de 60% depuis 2022 et de 160% depuis 2021.

Christopher McCray ◌3:25:24

Malheureusement, le budget proposé par l'administration actuelle freinera lourdement le développement de Bixi. On parle de réductions drastiques de 50 à 60% par année par rapport au PDI précédent. Concrètement, cela signifie moins de nouvelles stations et moins de nouveaux vélos. Les quartiers plus excentrés, notamment les quartiers de l'Est comme Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Montréal-Nord et Saint-Léonard, vont être les premiers touchés par ces coupes. Ces quartiers comptent aujourd'hui peu ou pas de stations et les quartiers étaient prévus pour recevoir des stations dans les prochaines années avec les montants budgétés au dernier PDI. Donc, avec ce budget, l'administration prive ces quartiers d'un moyen de transport efficace et surtout très abordable. C'est pourquoi avec cet amendement, nous proposons de doubler les montants dédiés au programme de développement et d'optimisation du système Bixi. Ces investissements permettraient de financer adéquatement un service qui est est aujourd'hui devenu un mode de transport essentiel à Montréal. Il permettrait aussi d'ajouter des stations dans les quartiers plus éloignés du centre-ville, notamment pour les personnes qui habitent juste un peu trop loin des stations de métro pour s'y rendre à pied, par exemple, ou pour celles et ceux qui n'ont pas les moyens de posséder une voiture. J'invite donc mes collègues à appuyer notre amendement afin d'augmenter l'accès à cette option de mobilité durable, inclusive, efficace et abordable. Merci, madame la présidente.

Nancy Blanchet3:26:46

Madame Élise Tanguay. Merci, madame la présidente. Je vous invite également, j'invite les collègues à voter pour cet amendement et je vais parler surtout des acquisitions et de la conservation d'immeubles à des fins de réalisation de projets de logements en itinérance et de logements sociaux abordables et pour la préparation de sites. C'est essentiellement donc un budget qu'on souhaite bonifier, augmenter dès les premières années pour permettre à la Ville de continuer de faire des acquisitions pardon, importante de terrain pour atteindre les objectifs du PUM, les objectifs intérimaires. Donc dès 2030, il devra s'ajouter sur, dans l'île de Montréal, sur la ville de Montréal, 44 000 logements pour atteindre les cibles. De ce nombre, pour atteindre l'objectif de 10% dès 2030 du marché qui sera occupé par des logements hors marché, ça devra être 36 000 de ces logements qui sont hors marché. C'est colossal, c'est important et on doit continuer d'avoir des actions courageuses pour faire de l'acquisition stratégique de sites à travers toute la ville. Pour passer de, donc, 44 000 de ces logements, dont 36 000 devront être hors marché, on va devoir aussi sortir des logements existants du marché. On fait d'une pierre deux coups quand on fait ça, on retire des logements et on en ajoute dans la catégorie hors marché. C'est crucial. Le président du comité exécutif nous a parlé dès le début du mandat d'un party d'acquisitions qui aurait eu lieu dans les dernières années. Eh bien, j'en suis. Poursuivons la fête, continuons de faire des acquisitions parce que c'est comme ça qu'on va réussir à sortir des logements du marché. C'est comme ça que l'administration va pouvoir fièrement continuer d'offrir des terrains et des logements à gérer pour des OBNL notre territoire. Je vous invite donc à voter pour cet amendement. Merci. Madame Martine Musau-Muele. C'était, c'était elle à parler, c'était madame.

Martine Musau Muele3:29:10

Merci, madame la présidente. Avant de débuter, j'aimerais joindre ma voix à celle de madame la cheffe de l'opposition officielle, celle de madame Fournier, celle de ma collègue madame Blanco, pour d'abord remercier à mon tour les services En fait, remercier toutes ces personnes qui, à la commission des finances et de l'administration, qui durant les derniers mois en fait ont fait preuve d'une rigueur, prenons le mot, parce que ce sont ces personnes en fait qui détiennent une expertise par laquelle elles nous ont démontré qu'elles sont capables d'une grande agilité. Alors je tiens à le souligner, Et je pense que ça sera probablement le seul point qui fera l'objet d'un consensus sur ce que je m'apprête à dire. Je le dis d'entrée de jeu, ce que je remets ici en question dans mes prochaines observations, ce sont ce que moi je qualifierais— merci, ça résonne plus que vous ne le pensez, merci. Ce que moi je qualifierais de calcul politique, c'est ce que je m'apprête à remettre en question. Calcul politique en soi, c'est une chose, mais lorsque l'administration vient brosser un portrait que je qualifierais d'inexact, voire en fait brosser un portrait par lequel les faits sont altérés, je pense qu'il y a lieu d'avoir un échange senti où les débats seront francs. Avant d'aller dans le cœur de mon propos, je veux revenir sur quelques exemples tout frais sortis du four de ce matin en fait, parce que lorsque j'entendais la réponse de l'administration Ferrada-Martinez à une question très très légitime de mon collègue monsieur Alex Norris qui vient demander le 152 millions qu'on retrouve au premier programme qui retrouve au PDI, budget discrétionnaire. Peut-on avoir les détails? À quoi ça correspond? Sur le long terme, à quoi serviront ces fonds? Je vous avouerai que j'ai eu un curieux sentiment d'être à la fois divertie, amusée, mais aussi révoltée par la posture quand même assez particulière de voir cette administration déposer son premier budget. En se bombant le torse. Elle nous l'a précisé, elle a eu à peine un mois pour ficeler les derniers éléments puisque, tel qu'il a été mentionné, les avis de taxation devaient sortir à une certaine date en décembre. Mais ça ne l'empêche pas de venir répondre à mon collègue monsieur Norris que 152 millions Ça nous impressionne, nous. Ça nous impressionne, puis c'est un petit chiffre dans tout ça. Si je reprends les termes, ça correspond à environ quoi, 6%? C'est de la petite bière, c'est ça l'expression? C'est de la petite bière, des peanuts. Donc moi, je vous présente cet exemple-là, pourquoi? Parce que parallèlement à ça, quand j'entends des mots forts, de la même administration qui du même souffle vient nous dire, écoutez, nos priorités sont claires. On a même déposé des allocations, pardon, de 29,9 millions pour lutter contre l'itinérance. Et on qualifie ces gestes-là, parmi tant d'autres, d'historiques. Ben nécessairement, moi qui m'apprêtais, au nom de l'opposition, de saluer cet effort-là, je suis pantois. Je suis confuse parce que je ne comprends pas comment, d'un même souffle, on peut qualifier un budget discrétionnaire de 152 millions d'insignifiant, pratiquement, et du même souffle venir dire que 29,9 millions représentent un investissement historique. Je veux commencer par exposer des incohérences comme celle-là, parce que moi, c'est un petit peu ça qui a fait rouler ma réflexion ce matin, parce que je me disais, mais en fait, sur la question de l'itinérance, on est tous d'accord, toutes d'accord sur l'importance de l'enjeu. Et sachez que Projet Montréal est en première ligne pour le comprendre. Écoutez, on était sur la ligne de défense avec toutes les grandes villes en Amérique du Nord en 2020, non seulement à vivre, mais à se sentir par moments totalement désemparés face au désarroi des personnes qu'on représente, à faire des choix difficiles, se serrer soi-même la ceinture parce que vous le savez, moi je n'y étais pas encore, mais mes aînés qui sont dans cette salle le savent, parmi ces choix difficiles, ça a été celui pour le conseil, de ne pas s'accorder d'augmentation de salaire, pas seulement en solidarité, mais en comprenant que face à un contexte financier difficile, des choix s'imposent. Alors, cette leçon-là, on pourrait la donner, mais on ne la fait pas. Parce que s'il y a bien une chose que la pandémie nous aura tous appris, c'est la valeur de l'humilité. Parce que, comme pour l'itinérance, on ne sait jamais À quel moment on peut faire face à une situation totalement désemparante? Je vous parle de cette incohérence entre 152 millions discrétionnaires, qui est insignifiant, 6%, ça ne vaut rien, versus un budget historique de 29,9 millions pour les initiatives auprès des organismes communautaires, mais je vais vous parler également d'un deuxième point qui m'a fait sourciller, si je peux me permettre, Un citoyen se présente ce matin, toujours sur la question du PDI, parce que vous allez le voir éventuellement quand je vais arriver au point dont je souhaite déposer l'amendement. Le PDI, les réponses reçues m'ont préoccupée parce que j'ai eu l'impression qu'il y avait une certaine désinvolture face à cet outil. Ce n'est pas un outil cosmétique annexé au budget de façon aléatoire. Pour le bon plaisir de nos lectures de fin de journée. C'est un outil de prévisibilité, c'est un outil stratégique, c'est un outil de planification. Alors, quand un citoyen vient soulever une question, encore une fois, très légitime, intéressante, qu'en est-il des écarts substantiels qu'on remarque au niveau des choix qui ont été faits dans les allocutions, je dis allocutions, mais c'est allocations, Au niveau du service de la stratégie immobilière. La réponse de l'administration, je la reprends parce que je n'aime pas misquote people. On nous dit, on a besoin de prévisibilité. Là, il y a je sais pas trop quoi. En elle-même, cette réponse, je la trouve plus qu'inadéquate, en fait. Je trouve qu'elle est déconnectée, puis il y a un léger manque de respect envers les centaines, voire peut-être les milliers de personnes qui, depuis plus de 2 décennies maintenant, travaillent avec acharnement pour mettre en place des mesures qui visent à répondre à des enjeux importants, comme ceux de s'assurer que dans une métropole qui se mérite le titre de métropole comme la nôtre, que les gens puissent avoir accès à des logements sociaux et abordables. Je n'invente pas la chose. 2005 déjà, il y avait une stratégie d'inclusion d'habitation abordable. Si je me fie sur les propos qui ont été répandus ce matin, il faudrait comprendre en fait que ce manque de prévisibilité qui justifie la réponse par laquelle on vient dire à un citoyen, vous savez, au PDI, les chiffres changent d'une année à une autre, Pis nous, on a besoin de prévisibilité, fait que c'est pour ça, c'est un peu flou. Faudrait que je comprenne de cette réponse qu'en plus de 20 ans, alors qu'il y a une stratégie qui date de 2005, qu'elle a été renouvelée en 2021, personne parmi les acteurs municipaux n'ont pensé à créer un répertoire ou un inventaire de terrains de bâtiments vacants. Seriously? J'invite l'administration à rectifier le tir sur ce genre de propos parce que ça jette l'opprobre sur l'ensemble d'entre nous. Toutes les personnes que je côtoie ici ont un respect incarné pour les gens qui travaillent sur ce type de dossier. Alors, ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas d'inventaire, que la prévisibilité n'est pas là et qu'elle ne permet pas d'anticiper les choix qui doivent se faire au PDEI. Je dis tout ça, mais en même temps, comprenez, mon ton est sévère, mais je comprends que l'administration, je ne sais pas, ressente peut-être le besoin de peindre les réalisations de sa prédécesseure comme étant excessives, voire irresponsables. Par cette posture-là, je comprends également qu'elle puisse se dire, j'ai besoin de démontrer mon sérieux, ma rigueur, alors je vais affirmer des choses telles que la situation budgétaire est tellement instable qu'on se doit de ramener le ratio d'endettement à 100%, et ce, 52 semaines avant la date initialement prévue. Mais ce que l'administration ne dit pas à la population montréalaise, c'est que premièrement, la politique de gestion de la dette prévoit que ce taux ne peut jamais dépasser 16 Si je vous demande, dans les 8 années où Projet Montréal dirigeait la Ville, Combien de fois est-ce que ce taux a été dépassé? Je suis prête à prendre des gages si vous voulez faire de l'argent facile.

Claude Pinard3:39:41

Non, zéro.

Martine Musau Muele3:39:47

Jamais est-ce que le taux de 13,9% n'a été dépassé. Ça, c'est de un. De deux, je pense que c'est important de souligner que par cette posture-là, on devine que certains des choix au PDI quant à l'allocation des sommes semblent être teintés par cette posture de rigueur qui, selon moi, est à géométrie variable. Raison pour laquelle je reviens sur les frais altérés, pas les frais, pardon, les faits altérés. Parmi ces faits importants lorsqu'on parle de la gestion de la dette, tout à l'heure j'entendais l'administration presque narguer la personne qui a pris la parole, je ne sais plus qui c'était, en disant, vous êtes allés jusqu'à augmenter le taux de la dette en 2019 à 120%. Mais ce qu'elle ne dit pas, c'est que cette orientation avait déjà été prise en 2015.

Nancy Blanchet3:40:47

Je peux vous arrêter? Juste vous demander de conclure sur un amendement, vous avez 10 minutes.

Véronique Fournier3:40:55

Merci.

Martine Musau Muele3:40:56

Je vais accélérer dans ce cas-là parce que cette entrée de jeu était importante pour comprendre la raison pour laquelle cet amendement est déposé. Les programmes qui sont énoncés aux points 40.009 et 13.003 semblent anodins. 4 programmes sont sous le PDI habitation. Parmi ces 4, Un seul a fait l'objet d'un changement. J'y arrive. Et ce changement, on l'accueille. On l'accueille parce qu'en fait, il se greffe aux chiffres qui avaient été présentés par Projet Montréal, qui sont tout au plus, plus ou moins, 578,7 millions sur les prochaines années.

Nancy Blanchet3:41:34

Je vais vous demander de terminer.

Martine Musau Muele3:41:36

Je vais terminer. Est-ce que le leader adjoint me permettrait de conclure?

Alexandre Devaux-Guizani3:41:40

Je pense qu'on a un temps de débat aujourd'hui sur plusieurs points à l'ordre du jour. On pourrait peut-être revenir dans un prochain débat.

Martine Musau Muele3:41:44

Je vais me le permettre parce que j'ai remarqué quand même qu'il y avait eu des discussions.

Nancy Blanchet3:41:47

Est-ce qu'on peut s'adresser à moi, s'il vous plaît?

Alexandre Devaux-Guizani3:41:48

Bien sûr, madame la présidente.

Martine Musau Muele3:41:49

Je vous demanderais de faire respecter le règlement, c'est 10 minutes pour un point à la fois.

Nancy Blanchet3:41:53

Alors, je vais vous demander de conclure rapidement, s'il vous plaît.

Martine Musau Muele3:41:56

Oui, merci beaucoup. Alors, sur ces 2 programmes qui, comme le mentionne l'administration, vont compter 100 millions précisément pour l'acquisition d'immeubles, pour des initiatives qui vont permettre d'avoir des initiatives qui sont pour les personnes en situation de Je le salue. Encore une fois, c'est pas des nouveaux budgets, on l'accueille, mais la raison pour laquelle on demande à ce qu'il y ait une ventilation différente au PDI, c'est pour ce que je vais conclure. La raison est la suivante. Un, équité intergénérationnelle. En décidant de simplement investir en année préélectorale et électorale, on peut se questionner sur ce calcul politique qui est fait par rapport à ces deux programmes. Lieu de s'assurer d'investir dès 2026.

Sarah V. Doyon ◌3:42:44

Merci.

Martine Musau Muele3:42:44

Merci à vous.

Nancy Blanchet3:42:50

Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌3:42:59

Oui, merci beaucoup. 2 secondes. Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, toujours sur le même amendement, vous voyez là dans le sas de trésorerie, couvre plusieurs aspects. Ma collègue madame Musau-Muele en a parlé, mais moi j'aimerais vous parler au niveau artériel parce que quand on regarde les différentes fiches, les différents programmes, on voit qu'il y a quand même eu des montants très importants affectés au niveau des 3 programmes de réfection des artères. Oui, il y a des projets qui souvent ont des fiches spécifiques au PDI. On peut penser à Sainte-Catherine, ça coûte extrêmement cher au kilomètre, mais on en fait très peu. Donc l'essentiel des kilomètres qu'on fait dans la ville sont construits de 3 programmes: le PRR, donc le programme de réfection des artères, où on refait la rue au complet, le PCPR où on refait la rue, on refait le planage, et ça va durer des fois 8 ans. Et il y a aussi le PRCPR. Donc ça, c'est quand une rue, on sait là que la rue est finie, mais on n'a pas tout de suite le temps pour reconstruire au complet, par exemple au niveau du PRR. Et là, des fois, on fait un petit pavage de surface qui va durer peut-être 3 ans, peut-être 5 ans si on est chanceux, mais ça permet d'avoir une chaussée qui est sécuritaire en attendant un chantier plus majeur. Et là, j'aimerais vous vous amener à ces 3 fiches-là dans le gros document au niveau des fiches PDI. Ce qui est intéressant de ces fiches PDI-là, c'est qu'évidemment on a les montants en argent, on a aussi les sources de subventions, il y a toutes sortes de choses vraiment intéressantes, la description, etc. Mais quand on regarde en bas à gauche de ces fiches-là, il y a aussi ce qu'on appelle les indicateurs physiques. Donc par exemple, si on conçoit une bibliothèque, ça va être une bibliothèque, ça va être assez simple. Mais dans le cas par exemple de programmes, on voit combien de kilomètres vont être faits. Parce que oui, c'est beau avoir le montant, des fois on peut dire regardez, c'est le même montant, mais des fois à cause de l'inflation, des fois on sait que l'inflation a été beaucoup plus élevée dans le domaine de la construction que l'inflation générale au Québec et à Montréal, on est capable de voir combien on va réellement en faire parce qu'ultimement c'est ça que les Montréalais qui roulent sur nos artères voient. Et quand on regarde chacun des programmes, PRR, celui qui est le plus coûteux par kilomètre, ce qui était prévu pour 2026 Dans le dernier PDI, donc le PDI qu'on a, nous on a voté à notre dernier mandat, c'était prévu 2 km, 2026 cette année, 0. Dans le PCPR, on avait prévu 65 km, 2026 cette année, 37. PR-CPR, donc vraiment pour des rues vraiment maganées qu'il faut vraiment sécuriser, c'était prévu 10 km, présentement c'est 3. On passe de 77 km de rues artérielles pavées prévue en 2026 à 40 km. C'est une réduction de 48% sur 2026. On pourrait dire, ben regardez, c'est peut-être juste pour balancer, pour faire le fameux fonds discrétionnaire de 152 millions qui est concentré en 2026. Mais non, quand on regarde également sur 4 ans, donc les 4 ans de cette administration-ci, on regarde que ce qui est déposé, c'est une baisse de 21% du nombre de kilomètres prévus de repavage sur les artères via ces 3 programmes-là. Évidemment, ça, ça a un coût. Évidemment, nous, on économise, la Ville, vous économisez des investissements, mais ça a un coût sur énormément de personnes. Vraiment, ça a un coût évidemment au niveau des frais de réparation chez les garagistes. Les garagistes sont très contents. On a vu ça notamment dans la période du temps des fêtes, plutôt aussi en janvier, on avait des rues extrêmement dangereuse, maganée. Ça coûte aussi plus cher au niveau des arrondissements parce que oui, les arrondissements ont fait du pavage, ont fait des nids-de-poule, mais évidemment, le nid-de-poule, c'est des situations d'urgence et ça coûte très cher pour une efficacité, on le sait, qui est très, très peu efficace. Quand on fait des nids-de-poule l'hiver, ça ne dure malheureusement pas longtemps et quand la chaussée est complètement maganée, regardez, c'est pas en remplaçant les nids-de-poule qu'on va régler la situation. La chaussée, elle est morte, elle est finie, il faut la remplacer. Mais c'est aussi une question de sécurité. C'est une question de sécurité pour les piétons, c'est une question de sécurité pour les cyclistes, c'est une question de sécurité pour les automobilistes, mais c'est aussi une question de sécurité pour nos véhicules d'urgence qui se promènent un peu partout à grande vitesse sur les artères pour être capables de rejoindre rapidement des situations. Donc ça, c'est évidemment des choses très inquiétantes et le fait de couper de 48% le nombre de kilomètres en 2026, Oui, gouverner, c'est choisir, mais c'est également assumer ses choix. Et ça semble être un choix que vous ne semblez pas assumer, parce qu'à chaque fois que j'ai déjà posé cette question-là, et on semble pas, on semble juste ignorer le fait qu'il y a eu des coupes aussi massives au niveau du pavage artériel. Mais la dernière chose que je voudrais dire par rapport à ça, j'ai eu dans le temps des fêtes l'occasion de d'écouter le documentaire Nids-de-poule qui a été fait par celle aussi qui avait fait Je m'y drogue. Oui, parce que bon, il y en a qui écoutent beaucoup Ciné-Québec, moi bon, je suis un peu geek, des fois j'écoute des documentaires dans le temps des fêtes. Mais ce qui est intéressant dans ce documentaire-là, c'est qu'il y a des entrevues notamment avec des employés de la Ville, puis ils disent, regardez, à partir du moment qu'une chaussée, à partir du moment qu'on voit des nids-de-poule un peu partout, la chaussée, elle est finie, elle est morte et ça ne donne plus rien. Il faut être capable de repaver, des fois repaver en surface, idéalement de refaire tout, mais on sait qu'on n'est pas capable, on n'a pas la capacité financière de tout reconstruire en profondeur partout. Par contre, on sait qu'avec les changements climatiques, l'augmentation notamment du cycle de gel-dégel combiné à de la pluie des fois dans l'hiver, dès que l'eau s'infiltre et entre, entre l'asphalte et la fondation, oubliez ça, la chaussée est en phase terminale. Et malheureusement, je vois pas ici dans ce PDI une volonté, une préoccupation de régler ce problème-là qui est déjà important et qui va s'aggraver. Donc je vous invite à voter cet amendement. Également à écouter ce documentaire-là qui est très éclairant sur l'état de nos actifs, notamment routiers. Merci.

Nancy Blanchet3:49:27

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌3:49:35

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, dans l'amendement en question, mes collègues ont soulevé plusieurs éléments et j'aimerais bien juste Donner un aperçu pour la question du Bixi que vous avez soulevée, comme j'ai déjà dit à cette séance que nous avons, j'ai eu le privilège de siéger à Bixi, pas de siéger, mais de créer à Bixi, de sauver Bixi dans le mandat de 2015 et notre intention était toujours d'être capable d'épauler et permettre Bixi de croître. Mais cette administration qui avait amorcé la diminution des investissements à Bixi. On voit ça clairement quand on avait rentré, quelles étaient les orientations dégagées, pas par nous, mais par Projet Montréal, par votre administration qui était là en place avant le 2 novembre. Et certains des contrats n'avaient pas été attribués, ce qui a eu un impact sur les montants prévus. Pour les années suivantes. Je cite, entre autres, lors des études budgétaires, il disait, il y avait eu un certain ralentissement dès 2025, un ralentissement qui a eu lieu, qui a été décidé dès l'été 2025. Je rappelle pour mes collègues, l'été 2025, il n'y avait aucune membre d'Ensemble Montréal qui faisait partie de l'administration. En toute probabilité, il y avait vos collègues propres qui siégeaient à l'exécutif. Et j'invite madame Blanco et puis aussi madame Alneus d'être la mémoire institutionnelle, de nous rappeler qu'est-ce qui s'est passé quand vous avez siégé à l'exécutif et quand ces coupures, quand ce non octroi du contrat a été discuté à l'exécutif et qui a été retenu par l'administration comme une orientation à suivre dans le processus de préparation du budget 2026. Dans le fond, les contrats avaient une incidence sur ces années subséquentes et les budgets ont été ajustés par la suite. Les investissements étaient déjà prévus pour 2025, mais tous les contrats, donné qu'ils n'étaient pas attribués, se reflètent dans le budget que vous avez. De continuer à soutenir Bixi est un élément essentiel pour la mobilité, mais il faut, dans un certain sens, consolider qu'est-ce que nous avons en termes de développement. Mais à nulle part est-ce qu'il y a eu des réductions en termes de l'opération, et je reste convaincu que les quartiers que vous avez fait mention, les quartiers excentriques, vont continuer de profiter dans notre planification. Pour la question du volet artériel, dans les états de rue, on vise à investir 684 millions de dollars dans les réseaux artériels et locaux, y compris des programmes de planage et revêtement pour prolonger la durée de vie utile des chaussées en attente d'une réhabilitation majeure, comme mon collègue Ouellet avait fait mention, tout en sécurisant les déplacements. Au-delà de ces montants que j'avais cités tantôt, on avait donné aux arrondissements des montants additionnels dans leur PDI, dont 25 millions à date, qui pourraient être utilisés pour les rues locales et qui ne sont pas inclus dans le montant que vous avez cité. Et également, dans notre PDI de 2026-2035, on a inscrit le montant de 6,7 milliards pour les infrastructures routières. Madame la présidente, l'ajout de 14,6 millions au programme de réfection routière pour 2026 ne permettra pas de procéder à la mise à niveau de certains tronçons du réseau routier, car aucune contrainte ne pourrait être actuée à temps pour les services pour une réalisation dans l'année en cours. J'ajoute également que le budget du programme de l'aménagement des rues PAR, donc du SUM, comprend des projets de reconstruction des rues incluant un réaménagement de surface, et ça va se faire sentir dans tous les arrondissements sur notre territoire. Et l'objectif est de faire accroître le nombre de kilomètres de rues reconstruites en réintroduisant le financement au programme dans les prochaines années. Madame la présidente, l'amendement en question propose le retrait de 15,8 millions sur 10 ans dans la fiche programme de conversion et réfection des terrains. Et ce n'est pas justifiable vu son importance pour la réalisation de plusieurs projets, madame la présidente, sur le terrain de stationnement actuellement sous la gestion de l'Agence métropolitaine de développement des déplacements. On sait très bien qu'on a fait des projets pilotes depuis longtemps Mais d'autre part, on n'avait jamais étendu ça dans une façon plus générale. Nous-mêmes, en Saint-Laurent, c'était 2009 qu'on a commencé à avoir des stationnements écoresponsables. Mais ici, c'est un effort pour faire exactement ça. Et donc, dans les 2 volets suivants, l'aménagement des pôles de mobilité qui implique la création de lieux attractifs, sécuritaires et confortables qui concentrent une offre de services de mobilité durable. Tous les éléments que vous avez parlés, le stationnement automobile et vélo, vélo-partage, autopartage, débarradaire, bornes de recharge électrique, tous les éléments que vous avez trouvés que c'est important pour avoir un mode de transport écoresponsable vont être affectés, s'il y a un retrait, de 15,8 millions sur 10 ans. Et l'implantation des services connexes à la mobilité et un service d'information et l'orientation intégrée au quartier et la vie quotidienne de la population. Élaborée par la Ville et l'AMD, cette stratégie de déploiement prévoit la création de plusieurs pôles de mobilité sur l'ensemble du territoire et c'est eux qui vont être affectés. Donc, madame la présidente, je ne peux pas voir comment, dans le contexte, qu'est-ce que nous en avons, les effets, les montants que vous citez, que vous voulez retirer, comment ça pourrait être bénéfique pour notre population. Et deuxièmement, je vois pas non plus la utilité de questionner votre démarche que vous avez entamée, et si effectivement on suit cette démarche, tout d'un coup vous trouvez que ce n'est pas une mesure acceptable. Donc, dans la vie, madame la présidente, il faut avoir une cohérence, et ici, avec mon collègue Pinard, avec notre administration, on essaie non seulement d'être cohérent niveau financier, mais cohérent dans la réalisation des divers mandats qui va être bénéfique pour notre ville. Merci.

Nancy Blanchet3:56:30

Madame Christine Black.

Christine Black ◌3:56:35

Oui, alors, madame la présidence, madame la présidente, pardon, je souhaite réagir en fait en fonction du troisième alinéa du troisième amendement de l'opposition. Alors, je remercie l'opposition officielle d'attirer notre attention sur le programme d'accessibilité universelle des bâtiments municipaux. C'est un programme essentiel pour rendre Montréal plus inclusif. D'ailleurs, j'ai eu l'occasion de le mentionner à plusieurs reprises ce matin lors de la période de questions. Pour notre administration, la mise aux normes universelles des installations ouvertes à toutes les Montréalaises et Montréalais est un droit non négociable. Nous sommes très conscients que les enjeux d'accessibilité limitent encore trop souvent la fréquentation des lieux municipaux et que nous avons des années de retard à rattraper. Cependant, je rappelle que dans le dernier budget qu'elle a déposé, elle s'est contentée de planifier un simple 3 millions par année sur 10 ans dans ce programme, soit 30 millions. Il est vrai qu'elle n'avait pas trop le choix. Tout d'abord, elle n'avait aucune idée du niveau d'accessibilité réel de ses bâtiments. Elle ne disposait pas non plus de normes claires et ne pouvait donc pas savoir si les travaux réalisés respectent réellement les exigences. En 2024, la vérificatrice générale de la Ville a dit qu'en 8 ans de pouvoir, il n'y avait eu il n'y avait pas eu d'avancement dans ce dossier, donc aucun avancement, et il a donc été budgété à l'aveugle en espérant tomber sur les bonnes estimations des besoins. Et maintenant, madame la présidente, ils ont demandé aux Services de la gestion et de la planification des immeubles, le SGPI, de couper 30 millions dans les programmes en accessibilité universelle. Le SGPI a réussi de peine et de misère à en sauver la moitié en sauvant les projets déjà entamés en arrondissements et en investissant davantage pour les finir en 2025. Il s'est accordé avec les arrondissements pour reporter certains travaux en 2018— en 2028, pardon. Et si le service avait suivi à la lettre les directives de Projet Montréal, il aurait dû couper dans les projets déjà confirmés. Alors, ça n'a pas été fait et ils ont réussi à sauver des projets qui étaient en cours ou planifiés. Donc, merci au SGPI. Ainsi, à partir de 2028 et 2029, nous pourrons reprendre les investissements arrondissements avec une enveloppe d'un peu plus de 3 millions par année, soit un peu plus que ce qui avait été planifié en 2025. Il en va de même pour l'autre programme en accessibilité universelle inclusive, le PAUI, géré par le Service de la diversité et de l'inclusion sociale. Ce service a pris le temps de s'asseoir avec tous les arrondissements et les services centraux qui avaient un projet en cours pour voir lequel prioriser en 2026. Pour ce programme, nous avons non seulement bonifié le montant total de 10 ans mais aussi maintenu tous les projets prévus. Je suis consciente que c'est encore pas assez, qu'il va falloir aller plus loin, et là-dessus, je tiens à rassurer les Montréalais qu'on avance dans la bonne direction. En réponse au rapport de la vérificatrice générale, la Ville s'est dotée d'outils pour améliorer ses pratiques. Dès 2025, le service de la gestion des immeubles va mener un audit sur l'accessibilité des bâtiments municipaux et intégrer les recommandations de 2024. À présent, les normes et exigences en matière d'accessibilité universelle sont diffusées aux gestionnaires immobiliers de la Ville et ceux-ci bénéficient d'une formation pour mieux en assurer le respect. Nous avons donc amélioré notre capacité à analyser et prioriser les projets pour les prochains exercices. Le travail continue et je vais m'assurer de suivre ce dossier-là de près. Vous savez, gouverner une ville, c'est aussi faire des choix, c'est aussi prévoir en fonction de la réalité du contexte budgétaire qui nous a été léguée en 2026. C'est parce que les projets de mise aux normes universelles sont une préoccupation sérieuse et réfléchie de la part de notre administration que nous avons choisi de les planifier d'une manière qui respecte à la fois nos capacités de financement, notre capacité de planification des travaux et l'intégration progressive des nouveaux outils. La SGPI a fait des efforts considérables pour mener à bout le maximum de projets avant les restrictions budgétaires imposées par Projet Montréal. En concertation avec les arrondissements et les services, il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour respecter un engagement fort, celui de rendre la ville plus accessible et plus inclusive. Je tiens à remercier toute son équipe pour, toute l'équipe en fait, qui ont fait en sorte de réussir ce tour de force et j'ai hâte de m'asseoir avec eux pour continuer ce travail essentiel. Merci, madame la présidente.

Dimitrios (Jim) Beis4:00:53

Merci, madame la présidente. Si j'étais capable d'ajouter aujourd'hui un emoji rolling eyes, qui est quoi, rouler les yeux en français, peut-être regard désespéré, j'aurais été capable, puis on pouvait utiliser ça comme un prochain mème éventuellement. Madame la présidente, avec cet amendement, Projet Montréal propose de retirer 5,25 millions sur 10 ans de la fiche Lien transports collectifs et actifs de l'Ouest et un autre 55 millions dans l'autre amendement. On parle de quoi exactement? J'attends aujourd'hui qu'on coupe le Bixi, j'attends les commentaires, on est contre peut-être les pistes cyclables. On parle d'un aménagement de l'emprise de boulevard Urbain à Pierrefonds, Pierrefonds-Ouest spécifiquement, un projet structurable. Vous connaissez tous le mot structurable, structurant pour les 8 ans quand on est assis de l'autre côté de la salle, j'attendais ça, ce mot ad nauseam. Ad nauseam en français, la satiété, je pense. J'ai fait mes devoirs. Et pour ceux et celles qui ne savent pas c'est quoi le boulevard urbain, le boulevard urbain, on travaillait depuis 30 ans, 30 ans dans l'ouest de l'île pour avoir un lien entre, disons, Gouin et boulevard Pierrefonds jusqu'au REM. Dès la première année de Projet Montréal, la mairesse de la mobilité a décidé tout à coup de ignoré complètement les 30 ans de travail par la communauté, par les élus avant, les ministères avant, et là ils ont décidé de faire un petit tronçon véhicules, les autobus, piétons, vélos, etc., sans véhicules. On était contre le projet à l'heure actuelle, on est encore contre le projet à l'état actuel. Il faut être clair, ce projet n'est pas un caprice local. Il est essentiel non seulement pour les résidents de Pierrefonds, mais pour l'ensemble de l'ouest de l'île. Oui, la ville de Kirkland. Oui, madame la présidente, L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, qui n'est même pas notre arrondissement, mais on sait que ça va aider même L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève parce que les résidents, il faut qu'ils prennent Saint-Charles ou Saint-Jean, et si on est capable d'enlever un peu de trafic sur boulevard Saint-Charles pour amener les gens vers le REM, on serait capable avec un tel boulevard proposé. Ce qui est troublant dans cet amendement, madame la présidente, c'est l'incohérence politique totale. J'ai entendu, oui, vous prenez des décisions politiques de l'autre côté de la salle maintenant que vous êtes dans l'administration. Mais je vais vous dire c'est quoi une décision politique. Une décision politique, c'était il y a huit ans quand l'annonce était faite, puis nous, moi comme maire, puis l'arrondissement, puis le peuple de Pierrefonds était même pas considéré pour même être présent à la conférence de presse. Mais j'étais. I crashed the party, let's just say. Puis j'ai attendu les paroles et j'ai posé les questions les huit dernières presque années. Pour poser la même question, mais comment ça se fait qu'on n'a pas parlé aux gens de Pierrefonds, surtout les 30 000 citoyens qui demeurent à l'ouest de Vauvoir-Saint-Charles? Imaginez. Projet Montréal propose aujourd'hui de retirer le financement de projets qu'ils ont eux-mêmes mis de l'avant par le passé. Je demande la question, madame la présidente, si Pierrefonds-Roxboro faisait partie des arrondissements de Projet Montréal, est-ce qu'on aurait été dans cette situation aujourd'hui? Je ne sais pas. Les mêmes projets qu'il présentait hier comme structurants, encore le mot structurant, deviennent soudainement facultatifs aujourd'hui sans simplement parce qu'à mon avis, ils servent des territoires qui n'ont pas voté pour eux. À mon avis. Madame la présidente, appelons les choses par leur nom. On ne peut pas gouverner Montréal en punissant certains citoyens pour des raisons électorales. Et j'ai beaucoup de preuves, j'ai beaucoup de choses que je peux partager à un moment donné. Les 8 dernières années, qu'est-ce que moi personnellement, comment j'ai vécu à Pierrefonds avec l'administration Plante. Ce n'est pas malheureusement un cas isolé. Je vais vous dire pourquoi, madame la présidente. On retrouve exactement, exactement la même logique dans un autre amendement qu'on va passer peut-être après cet amendement. Que Projet Montréal vise à retirer les investissements dans des projets essentiels comme le collecteur Langelier à Saint-Léonard. Mes collègues de Saint-Léo sont ici, depuis les 8 dernières années, où des centaines de maisons sont inondées année après année, particulièrement au cours des 8 dernières années. Et dans ces cas-là aussi, on parle de projets de sécurité Encore un autre mot, de résilience et de qualité de vie, pas de luxe ni de dépenses superflues. Résilience. Un autre mot que j'ai entendu, ad nauseam, pour 8 ans. Et j'ai rien contre le mot parce qu'il faut le dire, mais on se trouve dans une situation maintenant où on a des projets résilients Et la même formation politique, ils disent, mais maintenant, on peut faire des choix parce que les 8 dernières années, on n'a rien fait. Les décisions qu'on avait prises il y a 8 ans, on n'a rien fait pour ces 8 ans et là, tout à coup, on décide, ben, ça ne vaut pas la peine, on va peut-être mettre l'argent ailleurs. Madame la présidente, retirer des fonds à des projets de mobilité structurants dans l'Ouest-de-l'Île, à des projets de protection contre les inondations à Saint-Léonard, ce n'est pas de la rigueur budgétaire, c'est un choix politique, un choix qui fait payer certains quartiers et certains citoyens par des calculs partisans. Le projet de la prise 440 est essentiel pour assurer un accès structurant aux stations du REM. D'ailleurs, on a fait, on a tenu des réunions, plusieurs, avec la STM pour revoir la carte et les lignes d'autobus, comment on va amener les gens au REM en utilisant ce tronçon de 440. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait? On dit à la STM, tout le travail qu'on a fait l'année dernière pour avoir un projet structurant, là on va dire à ces gens-là, mais il faut Go back to the drawing boards. On va refaire tout ça parce qu'on n'était pas capable, parce qu'on a décidé de faire des choix. Et l'autre, bien sûr, comme j'ai dit, un accès sécuritaire aux stations, une intégration réussie aux transports collectifs et un véritable lien actif au collectif de l'ouest de l'île. Pour toutes ces raisons, madame la présidente, cet amendement est injustifié, incohérent et profondément inéquitable et il doit être rejeté. Merci beaucoup.

Nancy Blanchet4:09:22

Madame Émilie Brière.

Émilie Brière4:09:29

Merci, madame la présidente. Je voulais surtout vous parler de du projet de réaménagement de la rue Sainte-Catherine-Est, mais avant d'y arriver, je voudrais simplement mentionner que ce budget-là qu'on est en train de discuter depuis ce matin, il a été présenté précédé d'un mot de la mairesse disant que c'était un travail minutieux et responsable qui avait été accompli et indiquant que le budget 2026 marque un changement de cap important dans les priorités de la Ville. C'est tout à fait justifié de l'énoncer ainsi, mais en revanche, on peut pas énoncer ça en amont d'un budget et puis constamment, quand on est placé devant la réalité des choix qu'on a eu à faire, s'excuser du fait que c'était le budget qui était laissé ou des orientations qui étaient laissées par l'administration précédente. Donc soit il y a changement de cap et les elles reflètent des priorités et elles peuvent très bien être assumées, soit c'est pas tout à fait le budget qu'on aurait souhaité faire, mais je pense qu'il y a là une question de cohérence peut-être à mieux maîtriser. J'en viens maintenant au sujet dont je voulais initialement vous parler, celui du projet de réaménagement de la rue Sainte-Catherine Est. L'administration nous dit, et d'ailleurs monsieur Pinard l'a répété ce matin même, que le projet allait aller de l'avant. Super, mais qu'il allait d'abord falloir faire une consultation. Si l'administration souhaite décaler le projet parce que c'est pas une priorité ou qu'il y a d'autres priorités qui doivent justifier de décaler ce projet-là, elle peut tout à fait le dire et l'assumer. Mais là, qu'on nous explique que c'est parce qu'il faut refaire une consultation je vous cacherai pas que je tombe un peu en bas de ma chaise. Quand l'annonce du projet a été faite en août dernier, c'était très clair que le projet avait été ficelé avec les parties prenantes locales, qu'il avait l'appui des résidents et des commerçants. D'ailleurs, j'étais contente de voir que mon prédécesseur qui a parlé juste avant moi, monsieur Beis, souligne à quel point c'est important pour une administration, une nouvelle administration, de tenir compte des consultations qui ont précédé. Le début de son mandat pour pouvoir poursuivre ces projets-là qui ont fait déjà l'objet de consultations. Je vais vous citer ce que la SDC du Village dit pas plus tard que 6 mois quand ce projet-là a été présenté, quand l'annonce de ce projet-là a été faite dans son communiqué de presse. La SDC du Village dit, depuis plusieurs mois, divers organismes et associations dont la SDC du Village ont été invités à faire entendre leur voix La directrice générale de la Société du Village dit, c'est la citation qui est incluse dans le communiqué de presse: le projet de réaménagement de l'Artère Catherine-Est représente une étape déterminante pour l'avenir du village, particulièrement à l'aube de l'arrivée de milliers de nouveaux résidents dans le quartier. Grâce à ces investissements, nous pourrons offrir un milieu de vie et d'affaires encore plus attrayant, sécuritaire et inclusif. Cette transformation donnera un nouvel élan à nos commerçantes et nos commerçants, tout en renforçant l'identité unique du village comme cœur vibrant culturel, économique et communautaire de Montréal. Alors clairement, ce projet-là, il a été ficelé avec les citoyens et la SDC. Pourquoi alors est-ce qu'il faudrait décaler de plusieurs années un projet qui a fait l'objet d'une consultation et qui a l'appui des parties prenantes locales? Et là, il faut bien voir ce qui va être livré, ce qui devait en tout cas être livré et qui va être retardé. Concrètement, c'est la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine-Est entre la rue Berry et l'avenue Papineau, un verdissement avec plus de 225 arbres, l'ajout de mobilier urbain totalisant 125 places assises. Et ça, c'est très important pour assurer l'inclusivité de toutes les personnes, notamment des personnes âgées, dans ce lieu-là. Et par ailleurs, je voudrais aussi rappeler que ce projet de réaménagement-là, il repose initialement sur un besoin de remplacement d'infrastructures souterraines, et ce besoin-là, il est de plus en plus urgent. C'est une question de responsabilité de l'adresser. Plus on repousse, par exemple pour faire une énième consultation parce qu'on ne souhaite pas tenir compte de la consultation qui a déjà eu lieu, plus on augmente la facture du projet quand il va enfin finir par se réaliser dans 6, 7 8 ans. Alors, j'ai l'impression que dans ce cas-ci, Ensemble Montréal a choisi non pas d'écouter et d'agir, mais de prétexter l'écoute pour se donner une bonne raison de reporter l'action. On a là un projet qui inclut des interventions urgentes sur des infrastructures souterraines qui ont grandement besoin d'être renouvelées et qui inclut aussi un aménagement en surface qui est attendu par la communauté. Alors, c'est la raison pour laquelle, madame la présidente, Nous proposons aujourd'hui un ajustement du PDI pour maintenir l'élan et pour que le projet continue d'avancer au rythme convenu avec la communauté.

Martine Musau Muele4:14:31

Merci.

Nancy Blanchet4:14:31

Merci. Madame Nathalie Goulet.

Émilie Brière4:14:39

Merci, madame la présidente. Écoutez, en tout respect, dans le programme en accessibilité universelle des bâtiments municipaux, je pense qu'il faut rappeler aussi les chiffres qui sont vérifiables. Dans les budgets antérieurs. Au PDI 2025-2024, on avait prévu 30 millions de dollars sur 10 ans. Vous en prévoyez 25 millions pour le PDI déposé cette année. Dans ce programme, nous avons dépensé 2,8 millions en 2023 et 4,08 millions en 2024. La porteuse du dossier de l'accessibilité universelle au comité exécutif qui malheureusement ne le porte pas officiellement dans son titre officiel, et ça c'est bien dommage, de responsable au comité exécutif, nous dit pourtant qu'elle salue la priorisation de l'accessibilité universelle à la Ville. Alors, nous présentons un amendement qui en fait une vraie priorité pour un investissement dès cette année. J'espère qu'elle sera favorable lors du vote.

Nancy Blanchet4:15:38

Merci. Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard4:15:57

Excusez, madame la présidente. Mes collègues ont, dans l'essentiel, pas mal déjà expliqué pourquoi on ne peut appuyer cet amendement. Je voudrais ajouter quelques éléments essentiels, dont Je le dis clairement, la volonté de l'opposition de vider entièrement les provisions que nous avons créées pour le programme décennal d'immobilisation est à nos yeux profondément irresponsable. On ne le dira jamais assez, au cours des dernières années, la Ville a dépassé sa limite d'endettement. Depuis 2019, nos politiques financières n'étaient plus respectées. L'ancienne administration investissait au-delà de ce que la Ville pouvait véritablement absorber, notamment en multipliant les nouveaux projets. Ces provisions sont là, ne sont pas là par hasard, elles sont là pour être notre garde-fou et servent précisément à éviter que la Ville dépasse ses prévisions d'investissement et se retrouve avec un endettement plus élevé que prévu. Je sais que pour l'opposition officielle, ramener le ratio d'endettement à 100%, soit sa limite, n'était pas une priorité. Le porte-parole en finances l'a d'ailleurs affirmé publiquement, il n'y avait pas d'urgence. La même porte-parole l'a déjà dit dans une entrevue, a budget is not only balancing the books, it's about priorities and vision. Difficile d'avoir énormément de vision lorsque vous avez les finances de la Ville dans l'état dans lequel elles étaient lorsque nous sommes arrivés, c'est très, très clair. Quant aux priorités, elles sont claires. Nous avons 100 jours et l'ensemble des autres actions que nous avons annoncées. Mais permettez-moi de vous dire ceci, ça fait, je pense qu'on avait 7 ans de retard sur la question de la limite et du ratio, et c'était irresponsable. Nous Nous avons choisi d'assumer nos responsabilités là-dessus. Maintenant, dans le cas du projet Sainte-Catherine-Est, je comprends que l'opposition tente de semer l'inquiétude dans le village, comme elle a tenté de le faire en campagne électorale, en laissant croire que le projet serait menacé, en déformant notre position, nos propos, afin de les rendre plus faciles à attaquer. Nous sommes ici dans le sophisme de l'homme de paille. Projet Montréal cherche le scandale. En déformant, dénaturant les faits et les intentions afin de créer l'illusion d'un problème. Alors, écoutez-moi bien, madame la présidente et mes chers résidents du village, je vais être parfaitement clair: ce projet sera réalisé. Nous suivons exactement le même échéancier que celui de la précédente administration, l'argent est prévu, les professionnels sont au travail pour finaliser les plans et devis, et nous visons un début des travaux dès cet automne. Nous sommes d'ailleurs en contact constant avec les leaders de la communauté, encore hier après-midi, et nous veillons à ce que toutes les conditions gagnantes soient réunies pour faire de ce projet un succès. Notre objectif est simple et clair: offrir à un village un aménagement de qualité à la hauteur de son importance et lui permettre de retrouver toutes ses lettres de noblesse. Comme les détails techniques du projet n'avaient jamais été rendus publics, nous avons entrepris un examen complet avec les experts. C'est une étape essentielle pour assurer la conformité du projet et éviter les irrégularités techniques coûteuses et dommageables que nous avons déjà vues dans d'autres projets hérités de l'ancienne administration. Si des enjeux sont identifiés, ils seront corrigés rapidement afin de lancer les appels d'offres le plus tôt possible et de respecter l'échéancier. Il n'est aucunement question de remettre le projet en cause ni de relancer les consultations. Nous faisons simplement le travail rigoureux nécessaire pour garantir sa réussite. Permettez-moi de le rappeler, madame la présidente, ce sont Projet Montréal et l'ancienne administration qui ont retardé ce projet en repoussant déjà le début des travaux de 2025 à 2026. J'irais même plus loin, le conseiller du district de Sainte-Marie devrait peut-être poser certaines questions à ses anciens collègues. Le comité de coordination des projets d'envergure sur lequel siégeait son ancien chef et plusieurs élus de Projet Montréal avaient décidé de reporter le projet à 2027-2028. Donc, nous faisons l'inverse, nous avançons et accélérons. Pour toutes ces raisons, c'est pourquoi nous allons voter contre cet amendement. Merci.

Nancy Blanchet4:19:45

Madame Marie Plourde. Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌4:19:51

Oui, merci, madame la présidente. Juste parce que j'ai été mentionné, je vais clarifier certains aspects. Ben, si la position d'Ensemble Montréal sur le projet était si claire, j'invite mon collègue à en parler avec les équipes de communication d'Ensemble Montréal, parce que si on regarde sur leur site web, Au moment de l'annonce du projet le 22 août 2025, et je cite le site web d'Ensemble Montréal, avec un taux d'inoccupation commerciale de 30% en 2024 sur les territoires de la SDC du Village, un sentiment d'insécurité omniprésent, une absence de réelle consultation en amont sont quelques-unes des raisons qui font en sorte que le moment n'est pas propice au réaménagement de cette importante artère du centre-ville de Montréal. Donc, de ce que je vois, la position d'Ensemble Montréal au mois d'août dernier était qu'on devait pas aller de l'avant. Avec le projet. J'étais très heureux de voir l'administration accepter notre motion en ce sens pour aller de l'avant avec le projet, puis on a hâte de voir parce qu'effectivement dans le PDI, les montants sont drastiquement réduits pour les 2 prochaines années par rapport aux précédents, et c'est pourquoi on a amené la motion qu'on amène aujourd'hui. Merci.

Nancy Blanchet4:20:53

Madame Marie Plourde. Merci, madame la présidente. J'allais appeler le vote nominal maintenant, j'ai été appuyée par madame Ericka Alneus, mais j'ai vu que monsieur le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard, a rajouté son nom. Est-ce qu'il s'agit de nouvelles informations ou c'est du lançage de boulettes? Si c'est une nouvelle information, je suis prête à laisser la parole. L'intervention que vous voulez faire, est-ce que c'est encore sur l'amendement?

Claude Pinard4:21:30

Seulement rappeler qu'on était au mois de janvier, donc pas à nous 25, et qu'au mois de janvier on a dit qu'on allait le faire et on va le faire. Merci.

Nancy Blanchet4:21:40

Merci, je retire mon lançage de boîte, c'était pas parlementaire. Donc maintenant j'appelle— Est-ce que vous pouvez retirer votre nom, monsieur Pinault? Parce que là, on est sur l'amendement. C'est bon. J'appellerai, appuyé par madame Éricagneus, le vote nominal, s'il vous plaît. Merci. Alors, on ouvre les portes, qu'on fasse sonner les cloches. On ouvre les portes, s'il vous plaît. Monsieur le greffier.

Greffe4:23:29

Madame la mairesse, Monsieur Pinard, Madame Black, Monsieur Salem. Monsieur Devaux-Guizani, monsieur Hénault-Ratelle, madame Rousseau-Bélanger, monsieur De Sousa, madame Brown, monsieur Langevin, madame Gagnon, madame Moreau, monsieur Teodoresco, madame Valenzuela, monsieur Beis, madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Giannou, Monsieur Roberts, Madame Terouséguin, Madame El Corbi, Monsieur Esposito, Madame Mosen, Monsieur Miranda, Madame Varela, elle est à distance et nous indique qu'elle vote contre, Monsieur Pelletier. Madame Zuniga Ramos, Madame Provost, Monsieur Perri, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà, Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McCray, Monsieur Ouellet, Madame Fournier, Madame Blanco, Madame Beauvais, elle est à distance et signale qu'elle vote pour, Madame Wong, Monsieur Posé, Monsieur Lalonde, Monsieur Norris. Monsieur Norris?

Claude Pinard4:25:19

Oui.

Greffe4:25:20

Madame Goulet. Madame Moussaou-Mouele. Monsieur Limoges. Madame Vidoyon. Monsieur McQueen. Madame Houbart. Monsieur Demers-Dubé. Madame Myran. Madame Caruallanqui.

Véronique Fournier4:25:44

Madame Brière.

Greffe4:25:46

Madame Villain, monsieur Downey, madame Tanguay, madame Beauregard, madame Blanchet, monsieur Deschamps, madame Palestini, madame Hénault, madame Hénault. Monsieur Baroni.

Nancy Blanchet4:26:25

Qu'on ouvre les portes s'il vous plaît. Alors, pour l'amendement corporatif, contre 38, pour 24, l'amendement est rejeté. On revient à la principale. Madame Nancy Blanchet. Merci, madame la présidente. Je sais qu'il y aura un troisième amendement de présenté, mais j'aimerais quand même à ce point-ci venir nommer les impressions de mon équipe, l'équipe LaSalle, sur le budget qui nous est présenté et qui fait l'objet de nos discussions depuis ce matin. Ça va peut-être permettre à tout le monde de comprendre la position qu'on a, qu'on a eue sur les deux derniers amendements et qu'on aura assurément sur le troisième. Alors d'abord, je voudrais souligner quelques bons coups dans ce budget qui nous est présenté par l'administration. D'abord, un accroissement des transferts centraux. C'est le cinquième budget que j'ai la chance, pour lequel j'ai la chance de participer à l'adoption dans cette Chambre. Et les 4 premiers, je me suis, et mes collègues l'ont fait aussi, mais je me suis entendue répéter, répéter et répéter encore à quel point les transferts centraux vers les arrondissements étaient insuffisants. Alors, je pense qu'il faut reconnaître et applaudir l'effort qui a été fait cette année d'offrir 3% d'augmentation des transferts centraux au lieu du 1,9% qui était prévu. Je me permettrai aussi de dire qu'en arrondissement, on avait pris l'engagement auprès de notre population de maintenir le compte de taxes locales, la portion qui est sous notre responsabilité, le plus bas possible. Alors, l'annonce qui a été faite par l'administration nous a permis, quelques jours après avoir adopté un premier budget où nous augmentions légèrement la taxe locale, de revenir sur notre décision et ça a permis donc le gel du taux de taxation locale dans notre arrondissement. Est-ce que c'est suffisant 3%? Non, il y a beaucoup encore d'ajustements à faire, des grandes réflexions à faire sur le financement des arrondissements, mais c'est un pas, un grand pas dans la bonne direction, puis je pense que ça vaut la peine de le souligner. L'autre point qui nous semble très positif, c'est l'ajustement à la hausse des PDI locaux. PDI qui n'avaient pas été modifiés depuis les débuts de la Ville de Montréal fusionnée. Ça va nous permettre en arrondissement une plus grande marge de manœuvre pour profiter d'opportunités d'investissement qui pourraient se présenter à nous. Évidemment, cette annonce-là est arrivée, encore je le répète, quelques jours après que nous en arrondissement nous avions adopté notre budget, donc il n'y a pas de sommes qui sont engagées à ce moment-ci, mais ça va nous permettre, cette agilité, cette latitude. Dernière chose que je voudrais souligner au niveau très— qui nous semble très positif dans le budget 2026, c'est de ramener le ratio d'endettement à 100% des revenus un an plus tôt que prévu. Ça nous semble de la très bonne gestion des finances publiques. Ceci dit, je vais devoir me permettre quand même de souligner une petite déception. L'abandon du budget participatif de la Ville de Montréal. Ça nous semblait un levier important pour des projets structurants en arrondissement. On comprend que les budgets qui étaient prévus pour le budget participatif étaient très élevés. Dans la situation financière de la Ville de Montréal, c'était une possibilité d'aller récupérer des sommes, mais ma déception vient surtout du fait que c'était sous pour la population jeune de notre ville, la façon de prendre part à la vie démocratique municipale avant même d'avoir le droit de voter pour choisir ses élus. Alors, c'est la petite déception, bien que, et on l'a entendu en commission des finances, évidemment des arrondissements ont un budget participatif mais les sommes sont beaucoup plus modestes et ne permettent pas des projets aussi structurants que le permettait le budget participatif. Je me permettrai aussi une mise en garde par rapport à la diminution des 1000 postes qui sont prévus, la diminution qui est prévue dans le budget. Évidemment, c'est dans une perspective d'optimiser les ressources de la Ville et je pense qu'on ne peut pas être contre le fait de viser cet objectif-là. Ma mise en garde serait au niveau du choix des postes qui seront coupés. Plusieurs des emplois ou des postes à la Ville-Centre sont en support aux arrondissements et inévitablement, si certains de ces postes-là étaient coupés, des tâches supplémentaires reviendront aux arrondissements qui tentent, en tout cas c'est notre cas, de maintenir à un niveau relativement bas notre rémunération, histoire d'avoir une agilité au niveau budgétaire. Alors nous avons la chance, parce qu'on gère sainement, je pense, je pense qu'on peut se péter les bretelles en arrondissement, on a une rémunération qui est en dessous du 25% 65%, c'est-à-dire de notre budget global, ce qui nous permet cette agilité, mais ce n'est pas, on ne peut pas accroître la rémunération de façon démesurée, on ne veut pas le faire, donc il serait prudent d'être attentif aux choix qu'on fera pour ne pas que la charge de travail revienne sur les arrondissements. C'était mes commentaires pour le budget. Maintenant, j'aurais 3 petits éléments à soulever au niveau du PDI. Une très bonne nouvelle pour nous en arrondissement, le PDQ 13, poste de quartier de LaSalle, qui va se refaire une beauté avec la réparation du revêtement extérieur. Projet que j'ai eu la chance de voir au CCU, mais je ne suis plus au CCU depuis novembre 2021, donc on attendait avec impatience que ce projet-là va le jour et il est inscrit donc au PDI. On en est très heureux. Le deuxième élément du PDI que je voulais souligner, c'est l'échangeur Saint-Pierre. Donc, tous les travaux de planification et de réflexion autour de cet échangeur majeur qui prend beaucoup de place autant dans l'arrondissement LaSalle que dans l'arrondissement Lachine. Il y a du travail de collaboration qui est fait actuellement entre le ministère des Transports et la Ville de Montréal. Je sais que certains et certaines personnes de notre, du côté administratif en arrondissement, sont impliquées de façon très légère dans le projet. Ce qui m'apparaît important, par exemple, c'est que assez rapidement on implique les élus, ce qui n'est pas le cas, nos équipes ayant signé des ententes de confidentialité confidentialité qui les empêche de parler aux élus de ce projet-là, mais il y aura assurément des impacts majeurs au niveau des aménagements, des infrastructures, puis des projets de redéveloppement sur lesquels on travaille en arrondissement, pour lesquels nous, élus, donnons des orientations à nos équipes. Alors, c'est un appel à la collaboration, s'il vous plaît, dans le contexte de l'échangeur Saint- Saint-Pierre. Dernier élément au niveau du PDI, et personne ne sera surpris de m'entendre parler de ce dossier-là, c'est le service du matériel roulant et des ateliers. J'ai été un peu déçue, je suis restée sur ma faim en lisant les fiches PDI qui traitaient de ce service particulier de l'acquisition de matériel roulant et d'équipements. Il y avait peu, pour pas dire pas, d'informations dans les descriptions des fiches. Quelles sont les stratégies d'acquisition? Quel type de véhicule? La quantité? Quels sont les besoins qu'on souhaite combler? Comment ça se répartira dans le temps? Tout ça était absent de la fiche. Je rappelle parce que j'utilise le mot je rappelle parce qu'on l'a nommé souvent dans cette chambre, mes collègues et moi. Les arrondissements ont besoin de prévisibilité. Il y a énormément de besoins qui doivent être comblés, puis pas seulement sur papier, mais dans les ateliers, dans les garages municipaux, sur nos routes. Alors, j'invite le service du matériel roulant à bonifier ses fiches PDI lors des prochaines adoptions afin que les élus, on soit mieux outillés pour adopter le budget, puisque nous avons cette responsabilité, mais aussi pour assurer une prévisibilité aux équipes en arrondissement qui dépendent du matériel roulant et des équipements pour délivrer les services de proximité aux citoyens. Alors, vous comprendrez que dans le contexte, il y a à nos yeux beaucoup plus de positif que de négatif dans le budget. Ce n'est jamais parfait un budget d'une aussi grande ville que celle de Montréal, mais dans ce contexte, mon équipe et moi allons appuyer le budget 2026 présenté par l'administration. Merci, madame la présidente. Madame la leader de l'opposition officielle. Merci, madame la présidente. Simplement pour mentionner que nous allons présenter le dernier amendement du jour, au grand soulagement sans doute de certaines personnes de l'autre côté de la salle. Alors, sans plus tarder, je cède la parole à ma collègue Véronique Fournier. Est-ce que vous demandez le vote pour celle-là? Hé, j'ai oublié, appuyez. Non, c'est ça, on était rendu là. On était sur le principal. Alors, on va la voir. Donc oui, c'est madame Fournier.

Véronique Fournier4:37:47

Merci, madame Plourde. Donc effectivement, le dépôt du troisième amendement de l'opposition officielle, cette fois-ci sur la proposition d'amendement qui vise le devancement du financement au PDI d'agglo pour l'amélioration du réseau cyclable du parc nature de la Falaise, des corridors verts du Grand Parc de l'Est, du parc Frédéric-Back et lancer également un nouveau réseau express bus dans le programme décennal d'immobilisations. Mais j'ai le goût quand même à entendre les propos de certains de mes collègues, peut-être juste nous ramener, parce que monsieur De Sousa, puis ça fait longtemps qu'on se côtoie au conseil ou autrement, on peut se faire des rappels historiques. J'ai le goût moi aussi d'en faire, je pense, cet après-midi. Parce qu'on se souviendra, la commission des finances à l'époque, quand vous étiez également vice-présidente de la commission des finances, une des recommandations qui était probablement dans le top 5 des recommandations de la commission des finances, c'était de réaliser le PDI de la Ville. On avait des taux faméliques, on arrivait à des taux de réalisation, et j'ai pas les chiffres de mémoire, mais à certains moments on était à du 40, 50, 60, on se félicitait d'arriver à 70 du taux de réalisation de PDI et on arrivait finalement toujours avec un peu ce même discours où on n'arrivait pas à réaliser, on planifie l'investissement et on a finalement, on n'arrivait pas à aller chercher la pleine mesure de nos capacités. Ça a été des recommandations pendant la première commission des finances de la Ville au jour 1 de la nouvelle Ville et ça a duré de nombreuses années. Si on revient aujourd'hui, en 2015, lorsqu'il y a eu l'élaboration de la politique de la dette et notre séquence de 10 ans, finalement, c'est notamment pour récupérer sur le déficit majeur d'infrastructures constaté à l'unanimité par l'ensemble des formations politiques de l'époque et pour être capable vraiment de rattraper nos sur la question de l'eau, avec tous les choix difficiles que ça amène. C'est des travaux majeurs, c'est de la planification complexe. On sait aussi que les Montréalais et Montréalaises en vivent les désagréments parce que quand on ouvre des rues, on fera pas un dessin, on est tous au courant de ce que ça implique dans nos milieux de vie. Donc, on s'est donné une politique de dette qui a été également approuvée par le gouvernement du Québec et qui, sur ces 10 qui arrivait finalement, comme ma collègue l'a mentionné, à 52 semaines même de réalisation de l'objectif. On peut dire que cette politique-là venait répondre à un enjeu identifié depuis de nombreuses années à Montréal et qui a permis un rattrapage important. Qu'on arrive avec un taux, qu'on arrivait à la trajectoire en 2027, je pense pas que c'est un manque de sérieux. Au contraire, c'est la suite d'une trajectoire bien établi, qui permettait de répondre à un enjeu identifié à Montréal et d'agir sur ce rattrapage d'infrastructures. Donc, pour revenir sur la question, à ce moment-là, de la dette, qu'on vienne finalement avoir un PDI où on le dépasse un petit peu encore ou qu'on arrive au 100%, mais finalement, c'est qu'on se limite à investir dans nos infrastructures puis on repousse encore. Moi, la crainte que j'ai quand on entend ce discours que c'était irréfléchi la politique de la dette, c'est qu'on finalement décide de rejouer dans le même film. On n'investit pas assez en infrastructures, on repousse et finalement on aura des commissions des finances qui vont nous dire qu'on a encore des délais sur notre capacité, qu'on sera en rattrapage. Donc je pense qu'il faut aussi prendre ce pas de recul. Je suis contente, je vois plusieurs des collègues du conseil municipal qui seraient en mesure de partager ces lectures qu'on a pu faire, ces actions de plusieurs années. Donc, l'amendement qu'on vient présenter aujourd'hui sur le PDI vise justement à mettre, à rendre de l'avant des actions sur des projets importants. Plusieurs sont déjà en cours et dans le PDI qui a été déposé par l'administration, bien, certains finalement voient leur somme réduite de manière importante et encore là, on repousse des des choix d'infrastructures. Donc, les propositions qu'on fait, d'amender le programme décennal d'immobilisations volet agglo, de devancer les montants de l'enveloppe budgétaire pour l'amélioration du réseau cyclable, pour continuer à développer, à déployer notre réseau cyclable. Tous les collègues, on l'a entendu tout à l'heure d'ailleurs, un plaidoyer fort pour l'ouest de l'île. Partout, on a besoin de développer un réseau cyclable structurant pour des raisons de santé, économiques, environnementales. À un moment donné, il y a des choses qu'on a besoin de démontrer sur l'impact positif d'avoir une mobilité durable, donc l'amendement va dans ce sens-là. Et bien sûr, de renommer aussi le Réseau express vélo tel quel. De changer des mots, de changer la sémantique, c'est aussi vouloir finalement changer l'orientation, c'est finalement faire en sorte qu'on diminue peut-être les ambitions. Le réseau express vélo, ça se veut un corridor structurant de vélo sur l'ensemble du territoire. De le nommer, ça le rend réel, ça le rend visible. Donc, on demande à l'administration de revenir avec la terminologie du réseau express vélo. De devancer également les montants de l'enveloppe pour l'aménagement du parc nature de l'éco-territoire de la Falaise. Même chose également pour le pôle grand réseau des corridors verts. Également aussi pour le développement et l'aménagement du Grand Parc de l'Est et de devancer aussi les montants pour l'enveloppe pour le parc Frédéric-Back. Ce sont tous des lieux, des espaces verts significatifs, majeurs, qui ont des impacts sur l'adaptation au changement climatique, sur la résilience de notre ville et qui répondent à des enjeux d'équité importants. On parle d'un déficit structurel d'espaces verts et d'investissements dans l'est de Montréal, le développement du Grand Parc de l'Est, c'est un exemple probant sur lequel on est capable d'agir et qui est dans le champ de compétences aussi de nos administrations. Donc, pour ces points-là, la proposition est de bonifier et de devancer sur l'ensemble de ces interventions-là et finalement de venir bonifier aussi l'enveloppe d'agglomération sur le réseau d'égouts. On parlait de la stratégie montréalaise de l'eau. Ce sont aussi des investissements qui sont majeurs et surtout un élément qu'on ne trouve pas dans le PDI mais qu'on doit venir absolument mettre à l'agenda, c'est la création d'une fiche d'un réseau express bus. Qu'on réserve des sommes, qu'on planifie des sommes pour continuer le développement de la mobilité à Montréal. On vient d'adopter un plan d'urbanisme et de mobilité, on connaît les enjeux de mobilité, on sait que le nombre de voitures explose à Montréal et dans la Côte- on doit être capable d'offrir des offres alternatives, accessibles, structurantes et déployées sur notre réseau. Et pour nous, le PDI, dès qu'il est déposé, est silencieux, manque d'ambition et ne répond pas à cette attente que les Montréalais ont de se déplacer dans notre ville. Donc, on vient aussi dans cet amendement proposer l'ajout d'un réseau express bus. Et rapidement, Pour ce faire, on propose de venir réagencer finalement les sommes du PDI, entre autres, de retirer 150 millions dans le cadre du plan de drainage pour le collecteur Langelier. Les experts ne privilégient pas des infrastructures lourdes telles qu'un collecteur pour faire face aux enjeux de résilience. Les orientations des consultations pour la stratégie de l'eau ont démontré que des interventions multiples, entre autres parcs éponges, l'amélioration du cadre bâti, viennent ajouter et que dans tous les cas, le collecteur n'arriverait pas à répondre à des situations comme on a eues dans les 2 derniers étés en termes d'inondations. Donc, on doit écouter la science, aller de l'avis des experts aussi et faire en sorte finalement qu'on redirige ces sommes vers des stratégies qui sont plus porteuses et surtout moins dispendieuses pour les Montréalais. Je vous invite à compléter sur les différents éléments où on vient le puiser. On retire un 53 millions du programme d'immobilisation et certains autres aménagements, entre autres retirer la fiche de réaménagement Assomption-Saint-Denis, d'autant que ce projet a été retiré du Plan québécois des infrastructures, PQI, pour le moment, et également de retirer dans les deux enveloppes 50 millions et 52 millions sur les véloroutes transport. Et on parle de retirer ce n'est pas de couper, mais de diminuer les sommes et revenir à des sommes qui étaient déjà prévues pour des réseaux importants de transport collectif sur l'ensemble du territoire de Montréal. Alors, j'invite l'ensemble de mes collègues à considérer les amendements et surtout aussi d'avoir une perspective peut-être un peu plus historique sur le pourquoi la Ville de Montréal s'est dotée d'une politique de gestion de la dette pour venir rattraper des écarts majeurs et tenter finalement d'atteindre un taux de réalisation de son PDI significatif et porteur pour les Montréalais et les Montréalaises.

Nancy Blanchet4:46:52

Est-ce que vous aviez nommé l'appuyeur?

Sylvain Ouellet ◌4:46:55

Pardon?

Nancy Blanchet4:46:56

Est-ce que vous aviez nommé l'appuyeur?

Véronique Fournier4:46:59

Madame Alneus.

Nancy Blanchet4:47:01

Merci. Alors, sur l'amendement, monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌4:47:07

Merci beaucoup, madame la présidente. Un peu à la suite de ce que ma collègue Fournier vient de dire, je vais aller un peu plus en détail par rapport au collecteur L'Enjolier. Vraiment, je tiens à dire que je suis extrêmement sensible à tous les Montréalais et Montréalaises qui subissent des inondations dans leur sous-sol. Heureusement, ça ne m'est jamais arrivé personnellement, mais je connais plusieurs amis, famille, que ça leur est arrivé, malheureusement des fois à plusieurs reprises, et c'est un événement qui est traumatisant. Qui est coûteux, il y en a qui perdent leurs assurances, donc oui c'est un problème réel. Ceci étant dit, on sait c'est quoi les solutions qui fonctionnent, on sait celles qui fonctionnent pas, on sait celles qui donnent un sentiment de fausse sécurité. Oui, en effet, on a dans notre réseau d'égouts, on a des collecteurs, on a des secteurs qui sont moins performants que d'autres. Par contre, Je tiens à rappeler qu'il faut arrêter de voir le réseau d'égouts comme une solution magique. Quand vous voyez un puisard sur la rue devant chez vous, et ça c'est pas moi qui le dis, c'est Hervé Loger qui est directeur de gestion des accès du service de l'eau, qu'on voit souvent dans des conférences au niveau de la gestion des eaux pluviales. Le puisard que vous avez devant chez vous, un ingénieur l'a conçu pour qu'à une certaine pluie, il va déborder. C'est sûr qu'à une certaine pluie, il va déborder. Des fois, ça peut être une fois aux 10 ans, des fois, ça peut être une fois aux 20 ans, aux 50 ans, mais il va déborder. Et là, la question de savoir, c'est comment le cadre bâti fait en sorte que quand cet égout-là, ce puisard-là va déborder d'eaux pluviales, c'est même pas des eaux usées, comment faire en sorte qu'il rentre pas chez soi et qu'il ne détruise pas notre patrimoine, notre sous-sol. Il n'y a pas 10 000 solutions. Par exemple, quand il y a des toits plats, il faut débrancher les drains de toit pour les mettre sur la rue. Quand on a un bâtiment qui est légèrement sous le niveau de la rue, des fois c'est des margelles. On sait que dans Saint-Léonard, c'est compliqué parce que le corps de bâtis, il y en a énormément qui ont campé la situation pour des raisons historiques. Ils ont des bâtiments avec des entrées de garage qui descendent vers le sous-sol. Mais même là aussi, il y a des solutions. On peut rehausser la butte. Des fois qu'on n'a pas la place, il y a des portes étanches. On a fait des tests, le service de l'eau a fait des tests. Oui, c'est des solutions qui coûtent cher. Oui, il faut aider en tant que ville ces citoyens-là. Puis même dans des cas extrêmes, il faut peut-être aussi les déplacer. Comme on le fait des fois en rive quand il y a des inondations récurrentes. Par contre, ce qui est présenté là, par exemple, mettons doubler le collecteur Langelier, non seulement ça va coûter cher, ça va prendre des années, et à la fin, ça réglera pas le problème. On va avoir, parce qu'il y a un collecteur, mais en plus il faudrait, pour qu'il soit vraiment efficace, il faudrait tout refaire, l'essentiel du réseau secondaire. On parle de facilement 10 ans, on parle de facilement un demi-milliard de dollars, on parle de, à la fin, une qualité de service pour des pluies de 10 ans. En fait, on dit 10 ans, mais c'est pas que les pluies arrivent aux 10 ans, c'est dans le fond, tu as une chance sur 10 par année que tu as une pluie qui va déborder. Et tout ça pour une sécurité qui est très faible. Et tout ça aussi, pour donner, et pendant ce temps-là, ça peut donner le faux espoir aux citoyens qu'on va régler leurs problèmes et eux investiront pas dans des solutions pour réellement se protéger. Puis nous, ça nous empêche de les aider financièrement à les protéger pour une fraction du coût. Parce que là, on parle de Saint-Léonard. Saint-Léonard a eu quelques pluies centenaires. Ils ont été statistiquement malchanceux, mais des pluies centenaires qui vont peut-être être des pluies dans 10 ans, dans 20 ans, on sait pas avec le changement climatique. Ça peut tomber n'importe où, puis des fois ça peut tomber à LaSalle, ça peut tomber chez nous, et n'importe où ça va tomber, non mais vous êtes à côté, mais n'importe où ça tombe, ça va déborder. Donc quelle est la meilleure approche au niveau de la Ville pour sécuriser collectivement nos citoyens au meilleur coût possible et le plus rapidement possible? Parce qu'un égout, là, ça a une durée de vie de 120 ans. C'est pas vrai qu'on va être capable de doubler les tuyaux rapidement en quelques années, alors qu'on sait que le rythme des pluies intenses va juste continuer à augmenter. Donc, il faut trouver d'autres solutions. Et ça, je le dis ça parce que je tiens au bien-être des citoyens, même dans des secteurs qui n'ont pas voté pour Projet Montréal, monsieur Beis. Je trouve vos propos tout à l'heure étaient malheureusement extrêmement blessant, sachant tout ce qu'on a fait dans des arrondissements ou dans des secteurs qui n'ont pas voté pour Projet Montréal lors des 8 années au pouvoir. Donc voilà, ce n'est pas parce qu'on ne trouve pas que c'est une situation problématique, on trouve que ce n'est pas la bonne approche et c'est le service de l'eau, de par ses propres analyses, qui dit regardez là, ça va donner un faux sentiment de sécurité. Pour un coût extrêmement élevé.

Nancy Blanchet4:52:33

Merci. Monsieur Peter McQueen.

Peter McQueen ◌4:52:40

Thank you, Madame President. I rise today with deep concern on behalf of thousands of NDG residents who feel profoundly let down by the recent drastic reduction in short-term funding allocated to the long-promised Falaise-Saint-Jacques Nature Park. Only a few weeks ago, residents who came to this very chamber were reassured by the administration that the Falaise project was on track, that funding details were forthcoming, and that the city remained committed to moving it forward. Yet the newly tabled 10-year capital works program tells a different story. Story. A story of deferred commitments, diminished momentum, and the sidelining of a project that communities have worked toward for well over a decade. Let's be clear. The total long-term budget number may remain at $63 million, but what truly matters for progress, the funding over the next 2 years, has been reduced by over 90%. For example, in 2026, the planned investment drops from $1.23 million to just $150,000, and by 2029, from $9.6 million to $150,000. These are not minor differences. These numbers make the difference between a park that advances and a wasteland that stands still. To residents, this feels like a shelving of the project for the duration of this administration's mandate. As I said publicly in the media, it's saying we're putting it off, and, and therefore it becomes uncertain, and that uncertainty undermines the federal and provincial partnerships we absolutely need to complete this ambitious, transformative park. Les résidents de Notre-Dame-de-Grâce ont raison de se sentir trahis. L'administration leur a dit une chose, que le parc de la Falaise avançait, seulement pour qu'ils découvrent des jours après, avec le budget PDI, que le financement critiques pour démarrer le projet avaient disparu durant ce mandat. Des résidents comme Carole Beaulieu, qui est venue à plusieurs réunions de ce conseil depuis des années et qui pensait que le projet avançait, découvre maintenant que le financement est remis à l'horizon 2030+. And we must not dismiss the voices of environmental champions like Lisa Mintz, founder of Sauvons la Falaise, who spent more than 10 years fighting to protect this ecological gem. She believed that at long last, the vision was becoming real, only to now fear the city no longer considers it a priority. As she put it, I feel like somebody told me a very nice story, but it turned out not to be true. What gets deferred in bureaucratic timelines gets deferred in people's lives. Every postponement means more years without access to green space in a sector of NDG sorely lacking it. More years where families can't walk, bike, or enjoy nature in an area that could be, and should be, a thriving, accessible, ecological sanctuary. Now, I've heard the excuse that funds are being delayed because the land transfer from the Quebec Transport Ministry isn't yet finalized, and that investments can't proceed on land the city doesn't own. That's a real constraint, But it does not justify nearly eliminating funding for 4 full years. Planning studies, ecological audits, these may continue, but without meaningful capital investment, the project stagnates. I've also seen other projects in similar situations regarding Quebec approval or oversight that haven't seen their funding slashed. Residents know the difference between genuine progress and administrative stalling. What we need is resolve, not retreat. Let us remember, this project is not optional, it is not decorative, it is essential environmentally, socially, and psychologically for residents of NDG: Le Sud-Ouest, Lachine, LaSalle, and Montréal-Ouest. The Falaise Saint-Jacques is one of the rare ecological corridors left in our city. It is a chance to restore over 60 hectares of natural space, connect neighbourhoods long divided by highways and railroads, and offer people real access to nature in West and Montréal. To defer this work is to delay environmental justice. To shrink near-term funding is to shrink public trust. So today, I urge the administration to restore the short-term capital investments needed to keep this project moving. If land acquisition is the issue, then let us accelerate those negotiations. If intergovernmental coordination is the barrier, then let us bring the province to the table with the urgency this deserves. Our residents have fought too hard for too long to see this project quietly placed on ice. The people of NDG are keen to get into the Falaise, to walk, explore, breathe fresh air, and reconnect with nature. They deserve more than postponements. They deserve progress, and they deserve honesty. Let's show them that this council can still deliver on its commitment. And so I invite all members of this council to vote in favour of this amendment. Thank you.

Nancy Blanchet4:59:31

Sarah Doyon.

Sarah V. Doyon ◌4:59:33

Merci, madame la présidente. Donc, mon intervention porte sur le volet de la création d'une fiche PDI pour un réseau express bus. On vous propose cet amendement aujourd'hui parce qu'on croit fermement à l'importance d'offrir à tous les Montréalais et Montréalaises des services de transport collectif efficaces, fiables, attrayants. On a la très grande chance à Montréal d'avoir un métro qui, comme tous les métros du monde, offre une fréquence et une amplitude d'horaires qui est très intéressante, qui permet de répondre à beaucoup de besoins de déplacement. Un métro qui a besoin d'amour d'ailleurs. Aussi, je suis très contente de savoir qu'Ensemble Montréal partage maintenant notre avis comme quoi Québec doit assumer une grande part du financement du déficit de maintien, en fait, du maintien des actifs de la STM. Par contre, on le sait, le métro est loin de se rendre dans l'ensemble des quartiers, les arrondissements, les villes liées de l'agglomération. Mais les besoins de mobilité, eux, sont immenses partout sur le territoire territoire et vont en s'accroissant. On doit donc s'assurer d'offrir des services de transport collectif pour répondre à ces besoins-là, mais avec une meilleure équité territoriale. Puis je suis bien contente de voir que le projet de ligne bleue du métro avance bien, mais comme le projet et moi on a exactement le même âge, j'ai envie de nous suggérer collectivement de miser sur d'autres choses que des prolongements de lignes de métro pour améliorer la mobilité à court terme. On propose donc aujourd'hui d'ajouter une fiche PDI Réseau express bus afin de développer un réseau de bus qui va être efficace, qui va être rapide au travers de l'agglomération pour offrir à très court terme et à moindre coût la qualité de service du métro, mais à la surface de la rue. On sortirait nos autobus du trafic en créant un réseau artériel de voies réservées connectées entre elles pour véritablement tisser un réseau, venir permettre aux d'avoir des connexions bus-bus qui soient faciles et conviviales, ce qui favoriserait certainement un transfert modal. On souhaite offrir à l'ensemble des Montréalais des services de qualité d'un bout à l'autre de l'île. La mairesse nous l'a bien dit ce matin, c'est difficile notamment dans l'est de Montréal de se déplacer. Donc, on veut offrir à l'ensemble des Montréalais des alternatives à la voiture qui soient efficaces. Puis il faut pas regarder l'autobus de haut, c'est vraiment un mode qui a tendance à à être mal aimé. C'est pas un mode structurant, mais il y a plein d'autres belles qualités. C'est un mode qui est flexible, qui est agile, qui est capable de s'adapter, qui permet de rejoindre les gens un peu partout de façon très facile. On peut ajuster les trajets, l'offre aux besoins qui évoluent dans le temps. C'est aussi un moyen qui est très, très équitable. Un bon réseau de bus, ça lutte contre les inéquités sociales et territoriales. Ça permet de tisser des liens entre les individus réduit entre les milieux, entre les quartiers. Améliorer le réseau de bus, c'est améliorer la ville. Ce qu'on propose donc avec ce réseau express bus, c'est de rendre le bus structurant finalement, en lui donnant la place qu'il mérite. Avec un réseau bien tissé de voies réservées connectées entre elles, on vient rendre notre réseau performant, fiable, on favorise le transfert modal, ça permettrait de réduire la congestion. On sait qu'il y a certains élus qui ont eu peur de pas se rendre ici à temps ce matin, Donc, ça nous aiderait tous si on pouvait développer ce réseau-là. Le réseau permettrait aussi d'améliorer grandement les services de transport collectif à plus faible coût, et ça en cohérence avec le PUM aussi. On parle d'investissements entre 20 et 30 millions annuellement pour les 5 prochaines années et d'un peu plus de 200 millions pour la période entre 2031 et 2035. Donc, vous conviendrez avec moi que c'est beaucoup plus raisonnable comme coût qu'un prolongement de métro, beaucoup plus facile à réaliser avec les moyens de la Ville seule. Donc, je vous propose d'abord de lire le très intéressant livre Better Buses, Better Cities, mais surtout de voter en faveur de cet amendement qui permettrait d'améliorer grandement la mobilité de l'ensemble des Montréalais et Montréalaises.

Nancy Blanchet5:03:19

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌5:03:23

Madame la présidente, le réseau express vélo est parmi les grands succès de la dernière administration. C'est un projet qui inspire d'autres villes partout dans le monde. C'est un projet qui a permis à Montréal de maintenir sa place comme la meilleure ville cyclable en Amérique du Nord dans l'indice Copenhagenize en 2025. Des rues comme Peel et Saint-Denis ont été transformées, passant de quasi-autoroutes à des rues à échelle humaine. Sur Saint-Denis, des piétons perdaient la vie en traversant la rue année après année, mais aujourd'hui, grâce au REV, la rue est plus sécuritaire pour les piétons et pour les cyclistes.

Claude Pinard5:03:54

Cyclistes.

Christopher McCray ◌5:03:54

On y voit même des jeunes enfants se rendre à l'école à vélo, c'est une image qui aurait été inimaginable sur Saint-Denis il y a seulement quelques années. Naturellement, ces changements ne sont pas toujours faciles. En 2020, mes collègues d'Ensemble Montréal avaient dénoncé le projet de REV sur Saint-Denis, allant jusqu'à dire que, et je cite l'ancien leader d'Ensemble Montréal, qu'il n'y aura plus de commerces lorsque vous allez terminer vos travaux parce que vous n'écoutez pas vos commerçants. Mais grâce au leadership et à une vision claire de l'administration de Projet Montréal, le projet est allé de l'avant et la population a embarqué. Contrairement aux prévisions catastrophistes d'Ensemble Montréal, le taux d'inoccupation sur Saint-Denis est passé de 25% en 2019 à 11% en 2025. Aujourd'hui, ce sont plus de 10 000 personnes par jour qui empruntent le REV Saint-Denis pour aller travailler au centre-ville, pour aller à l'école, pour aller magasiner. Et malgré ce succès, avec ce budget, Ensemble Montréal semble renier le REV. Plusieurs Montréalaises et Montréalais ont constaté la disparition du REV de la terminologie budgétaire. Mais l'administration tente de nous rassurer. Le programme, rebaptisé Amélioration et développement du réseau cyclable, est maintenu à 300 millions de dollars sur 10 ans. C'est une bonne nouvelle, mais le montant masque un détail extrêmement important: des coupes de plus de 25% sur les 4 premières années du PDI, c'est-à-dire l'ensemble du mandat actuel d'Ensemble Montréal. Donc, promettre des investissements hypothétiques dans 5 ou 10 ans, c'est très beau, ça permet à l'administration de dire non, non, on ne coupe pas dans le vélo, mais couper entre 10 et 40% du budget annuel pour le développement du réseau cyclable au cours du mandat, c'est couper l'élan pour sécuriser nos rues pour les personnes les plus vulnérables. Ça veut dire moins d'options de mobilité sécuritaire pour les Montréalaises et les Montréalais. Ça veut dire plus de voitures sur les routes, plus d'usure, plus de nids-de-poule, plus de blessures graves et mortelles et des déplacements plus coûteux. Pour continuer à offrir des options de transport sécuritaires et efficaces aux Montréalais, nous proposons une modification très simple au PDI maintenir le montant total de 300 millions sur 10 ans, mais simplement déplacer une partie de ces sommes prévues pour les années 2030 vers le mandat actuel afin de permettre aux projets en cours ou prévus à court terme de se poursuivre. Ce changement permettrait de poursuivre la sécurisation des rues comme Saint-Urbain, Hochelaga et Henri-Bourgeault. À ça. Les résidents des— ce sont en fait des rues qui sont reconnues pour être dangereuses et des projets sont en cours pour les sécuriser. Il permettrait également de poursuivre le développement du REV dans des quartiers qui aujourd'hui n'ont pas accès à un réseau cyclable sécuritaire. On peut penser à l'axe sur Lacordaire qui était prévu pour relier Montréal-Nord, Saint-Léonard au réseau cyclable existant. Les résidents de ces quartiers n'ont souvent pas le choix de prendre le vélo aujourd'hui, ou du moins c'est très difficile, faute d'aménagements sécuritaires. Nous proposons également de simplement modifier le nom du programme afin de réintégrer clairement le nom du Réseau express vélo, parce que le choix des mots dans un document comme le PDI n'est jamais anodin. Si l'administration croit réellement à la sécurité sur nos rues, à la protection des personnes les plus vulnérables, et à la qualité de vie de leurs citoyens et citoyennes. J'invite mes collègues à appuyer notre amendement. Merci, madame la présidente.

Nancy Blanchet5:07:12

Madame Catherine Houbart.

Martine Musau Muele5:07:16

Madame la présidente, je vais parler beaucoup de résilience aujourd'hui. L'administration nous dit que c'est l'une de ses priorités et c'est assurément l'une des nôtres également. On reconnaît que certains choix budgétaires vont dans la bonne direction notamment en matière d'adaptation au changement climatique, qu'on pense à la bonification du programme Rénoplex ou du fonds de l'eau. Ce sont des mesures qui sont importantes et nécessaires. On s'explique mal cependant comment nos collègues ont pu sabrer autant dans des outils de résilience urbaine essentiels que sont nos parcs et nos espaces naturels.

Nancy Blanchet5:07:49

Je vais vous en donner quelques exemples.

Martine Musau Muele5:07:52

Moins 83%, puis moins 48% au programme d'acquisition des milieux naturels pour 2026 et 2027, pour une baisse globale de 27% sur 10 ans. Une quasi-élimination des fonds pour le réseau des corridors verts, avec une baisse de 90% puis 96% cette année et l'année prochaine. Des investissements coupés de moitié dans le programme de réhabilitation des parcs nature et des parcs riverains.

Catherine Houbart ◌5:08:18

Le développement du Grand Parc de l'Ouest, là on parle d'une baisse de 76% puis 62% pour les 2 prochaines années, avec un budget sur 10 ans retranché de 17%. Au niveau du parc nature de la Falaise-Saint-Jacques, aucun investissement important avant 2030. Là, je fais une parenthèse ici pour mentionner que madame Rousseau-Bélanger, qui prendra la parole tout à l'heure, va probablement réitérer comme quoi c'est inutile de conserver des fonds pour ce projet-là à court terme, puisqu'on ne peut pas réaliser un parc nature sur un terrain qui ne nous appartient pas. Je sais pas pourquoi cet argument-là tient pour La Falaise, alors que des fonds sont prévus au PDI pour le secteur Assomption-Souligny ou pour des caméras corporelles, par exemple, alors que ces projets-là aussi sont conditionnels à des avancées appartenant au gouvernement du Québec. Je continue. Grand Parc de l'Est, le développement est repoussé à 2028. Au niveau du Parc Lafontaine et du Parc Angrignon, leur budget s'effondre de 80% cette année. Et on constate, entre autres, une baisse de 22 millions des investissements au parc Frédéric-Back dans les 3 prochaines années. En fait, l'administration coupe de près de 100 millions de dollars le budget d'immobilisation du Service des grands parcs du Mont-Royal et des sports pour les 4 prochaines années. 100 millions! Ces imposantes restrictions budgétaires sont d'autant plus surprenantes que l'administration a fait de l'écoute et de l'action son slogan de campagne électorale. Or, de nombreux parcs ont gagné leur place au PDI à la suite de revendications citoyennes et communautaires menées pendant, bien souvent, plusieurs années. Les Montréalaises et Montréalais tiennent à leurs espaces verts. Je parlais de résilience au début de mon propos. Évidemment, ces milieux vont jouer un rôle important dans la mitigation des épisodes climatiques extrêmes. Mais rappelez-vous à quel point nos parcs, nos espaces verts et nos milieux naturels ont joué un rôle pour la santé physique et mentale de nos concitoyens pendant la pandémie. C'est non négligeable. On comprend le grand défi que posent les finances serrées de la Ville, mais les choix qu'a pris l'administration pour équilibrer les revenus avec les dépenses ne montrent pas qu'elle prend la résilience climatique de Montréal avec tout le sérieux que l'enjeu requiert. On dépose aujourd'hui un amendement au budget qui nous permettra de rétablir en partie des fonds requis pour le développement et l'entretien de la Trame verte montréalaise et qui, on l'espère, vont pouvoir rallier l'ensemble des membres de ce conseil. On offrira comme ça non seulement un soupir de soulagement à nos concitoyennes et concitoyens, mais aussi une bonne bouffée d'air frais à celles et ceux qui les succéderont dans les décennies à venir.

Chantal Rossi ◌5:10:53

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌5:10:57

Oui, merci, madame la présidente. Alors, madame la présidente, je vais faire mon intervention sur l'amendement, la rubrique Réseau express bus. Et on voit, madame la présidente, que Projet Montréal nous présente aujourd'hui un amendement au budget qui est intitulé justement Réseau express bus, un titre qui peut paraître ambitieux, séduisant, mais qui masque mal une proposition déconnectée de la réalité du réseau montréalais et de notre capacité de payer. Madame la présidente, on nous promet en d'autres termes un service de bus comparable au métro, mais sans, mais plus en surface. C'est autrement dire, on nous vend l'illusion d'un métro sans métro, à coup de centaines de millions de dollars, sans cadre financier crédible. Et je vais nommer les chiffres, madame la présidente. Si on regarde les chiffres, je vais les arrondir aussi: 32 millions en 2026, 12 millions en 2027, 20 millions en 2028, 22 millions en 2029 et 28 millions en 2030 et quelques autres 200 millions de dollars entre 2031 et 2035. Madame la présidente, c'est des montants exorbitants et pourtant aucune méthodologie claire, aucune analyse d'impact opérationnel, aucune démonstration sérieuse de faisabilité. Madame la présidente, ces chiffres donnent l'impression d'avoir été faits sur un coin de table. Aucune validation par l'organisme responsable de l'exploitation du réseau, aucun arrimage avec les contraintes humaines, matérielles et financières qui sont bien connues. Et il faut le rappeler sans détour, l'expertise en matière de planification du service, de coûts d'exploitation et de déploiement du réseau n'est pas à Projet Montréal, elle est à la STM. Ce sont des équipes de la STM qui exploitent le réseau au quotidien, qui connaissent les coûts réels, les limites opérationnelles et surtout les impacts concrets sur le service aux usagers. Présenter un réseau express bus chiffré à plusieurs centaines de millions de dollars sans l'appui de cette expertise, ce n'est pas une proposition sérieuse, c'est un exercice politique déconnecté du terrain. Madame la présidente, pire encore, cet amendement repose sur une prémisse fausse, celle voulant que Montréal serait en retard en matière de mesures préférentielles pour bus. Madame la présidente, la réalité, elle est exactement à l'inverse. Si on regarde Montréal aujourd'hui, elle possède déjà le réseau de mesures préférentielles d'autobus le plus développé en Amérique du Nord. Et aujourd'hui même, on parle de 35% des déplacements en autobus qui bénéficient déjà de voies réservées et 48% qui bénéficient de feux de circulation prioritaires. Madame la présidente, ces mesures, elles permettent déjà de d'améliorer la fiabilité du service, d'optimiser les coûts d'exploitation et surtout de protéger la vitesse commerciale du réseau d'autobus. Et contrairement à ce que laisse entendre l'opposition, la STM et la Ville continuent d'agir. Nous poursuivons le déploiement et la bonification des mesures préférentielles de bus pour faire face à la congestion croissante. Projet Montréal omet également de mentionner un autre chantier majeur pourtant bien réelle, la refonte complète du réseau d'autobus qui est déjà en cours actuellement. Madame la présidente, l'est et le centre de l'île, la refonte, elle est déjà faite. La refonte de l'ouest de l'île, elle est prévue pour mars 2026 et transformera concrètement la desserte en transport collectif de ce secteur, pas dans un document budgétaire, mais sur le terrain pour les usagers. Et j'aimerais ajouter, madame la présidente, que le REM qu'on vient d'avoir actuellement même avec les problèmes qu'on a au niveau du service, mais c'est un game changer pour les gens qui habitent dans ces secteurs-là. Madame la présidente, augmenter le service d'autobus, c'est, on augmente le nombre de chauffeurs, on augmente le nombre de véhicules, on augmente le nombre de garages, on augmente l'entretien et surtout plus de coûts récurrents année après année. Donc c'est Si, et on sait déjà que depuis la pandémie, le service n'a pas été augmenté au niveau de la Ville. On a vu une baisse d'achalandage qui est quand même assez considérable. Madame la présidente, l'entente 2025-2028 conclue avec l'ensemble des partenaires visait à préserver le service existant, pas à promettre des expansions irréalistes. Proposer aujourd'hui des ajouts majeurs de services sans financement récurrent garanti c'est créer de fausses attentes chez les citoyens et fragilise inutilement l'équilibre financier du réseau. Contrairement au scénario avancé par le Projet Montréal, la solution responsable ne consiste pas à tenter de reproduire le métro en surface. Le métro, lui, dispose déjà de la capacité d'une structure de coûts qui permette des gains réels sans créer de nouvelles pressions financières récurrentes. En résumé, madame la présidente, les mesures préférentielles bus existent déjà et continueront d'être améliorées. La refonte du réseau d'autobus est en cours et livrera des résultats concrets dès 2026. Le contexte financier actuel rend irréaliste toute augmentation massive de services de bus. Et lorsqu'on veut réellement améliorer le transport collectif, C'est le métro qu'il faut renforcer, pas multiplier les promesses coûteuses. Madame la présidente, cet amendement est peut-être séduisant sur le plan politique, mais il ne repose ni sur l'expertise reconnue de la STM, ni sur la réalité opérationnelle et financière du réseau montréalais. Donc, pour toutes ces raisons, je demande à l'ensemble des élus de rejeter cet amendement. Merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌5:16:47

Monsieur Jocelyn Pauzé.

Jocelyn Pauzé ◌5:16:50

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, comme toutes et tous mes collègues ici aujourd'hui, c'est avec beaucoup d'attention et de sérieux que j'ai pris connaissance des documents budgétaires préparés par l'administration Martinez-Ferrada et Pinard. Relativement au développement de l'est de Montréal, je souligne la volonté claire et affirmée de l'administration de poursuivre plusieurs des projets initiés par la nôtre au cours des dernières années, notamment en ce qui a trait à l'accompagnement aux pour le prolongement de la ligne bleue SRB Pie-IX et à la rénovation des serres de ce joyau montréalais qu'on retrouve dans l'est de Rosemont, c'est-à-dire le fabuleux Jardin botanique de Montréal. Ce sont là des gestes concrets qui témoignent bien que le développement d'un territoire est marqué par l'addition des bons coups des administrations qui se succèdent, mais aussi de la collaboration d'une administration à l'autre, ce que les Citoyennes et les Citoyens recherchent également lorsqu'ils expriment leur voix lors d'une élection. Ceci étant dit, je dois avouer qu'en parcourant les fiches du PDE, j'ai été fort préoccupé de voir que l'administration d'Ensemble Montréal planifiait de reporter aussi loin qu'en 2028 la poursuite de la réalisation du Grand Parc de l'Est, pourtant fort attendu par la population de l'est de Montréal. Quand on sait à quel point l'est de notre métropole est historiquement minéralisé et industrialisé, Ce vaste projet de verdissement s'avère essentiel à de multiples égards pour accroître la qualité de vie de toutes et tous qui résident et travaillent, notamment pour protéger la biodiversité locale, combattre la fragmentation des espaces verts, accentuer les îlots de fraîcheur, créer des zones tampons entre les entreprises et les résidences, consolider et protéger les milieux naturels de l'est de l'île de Montréal. Renaturaliser des espaces anthropiques. Multiplier les connexions terrestres et fluviales entre les noyaux de biodiversité et les attraits récréotouristiques régionaux. Puis le dernier et non le moindre, améliorer évidemment le fonctionnement des infrastructures naturelles publiques. La mairesse, qui œuvre politiquement dans ce territoire depuis plus de 20 ans, le sait fort bien. Dans l'est de Montréal, Il y a de moins en moins de friches et de terrains que nous pouvons récupérer pour des espaces verts. Il est donc fondamental de tout mettre en œuvre rapidement pour relier entre eux les principaux espaces verts de l'Est sur une superficie de 700 hectares. Le Grand Parc de l'Est, c'est un geste concret qui s'inscrit dans la volonté de l'Agglomération de Montréal de protéger 10% de son territoire terrestre et de mettre en valeur l'éco-territoire de la Trame verte de l'Est par la création d'un grand centre écotouristique régional qui va contribuer fortement à l'amélioration de la qualité de vie de l'est de l'île de Montréal. Poursuivre la réalisation du Grand Parc de l'Est dès 2026, c'est aussi prendre soin de la santé physique des Montréalaises et des Montréalais dans l'est de Montréal. Quand on sait à quel point Les infrastructures publiques de santé de l'Est de Montréal sont mises à rude épreuve. Il est impératif que la Ville de Montréal assume son plein leadership dans les champs de compétences sous sa gouverne pour contribuer à tout mettre en œuvre pour prendre soin de la santé des citoyennes et des citoyens de l'Est de Montréal, car la préservation de la santé des Montréalaises et des Montréalais ne doit pas se faire aux dépens d'une austérité budgétaire. Il est tel que si bien documenté par la Santé publique de Montréal et du Québec, pour contrer les effets néfastes sur la santé causés par les changements climatiques et l'incessante hausse des chaleurs accablantes, il est primordial aussi pour les municipalités de maximiser les efforts de verdissement, d'où l'importance de poursuivre dès cette année le travail pour la réalisation du Grand Parc de l'Est. Madame la mairesse de Montréal l'a souvent dit en campagne électorale et en cette enceinte ici où nous sommes toutes et tous réunis depuis le 24 novembre, j'ouvre les guillemets, c'est pas parce qu'on n'aime pas l'Ouest, mais maintenant ça passe aussi par l'Est et il est temps de redonner à l'Est de Montréal la place qu'elle mérite, je ferme les guillemets. Ben voilà, l'Ouest a son grand parc et nous en sommes excessivement fiers. L'heure est maintenant où de l'Est d'avoir son grand parc pour toutes les raisons invoquées précédemment. Du côté de l'opposition officielle, nous voyons grand pour la revitalisation de l'Est de Montréal et cette revitalisation passe aussi par de multiples gestes phares dans de nombreuses sphères, notamment en matière de verdissement massif. Madame la présidente, la création du Grand Parc de l'Est est beaucoup plus que la mise en œuvre de la vision de notre administration lors du précédent mandat. C'est surtout œuvrer à protéger le Montréal d'aujourd'hui pour permettre aux futures générations de mieux vivre le Montréal de demain. Dans ce dossier, comme dans de nombreux autres projets dans Montréal, l'heure n'est plus à écouter, mais bien à agir, comme ça fait— pardon, comme l'a fait de façon responsable notre administration pendant 8 ans, avec de multiples réalisations concrètes, durables et saluées dans l'est de Montréal. Je joins donc ma voix à celle de mes collègues de l'opposition officielle qui réclament l'importance cruciale dans le budget 2026 et le PDI 26-35 de bonifier et devancer les investissements dans les parcs et le verdissement, notamment par la poursuite des travaux du Grand Parc de l'Est, et j'invite donc nos collègues de l'administration à voter en faveur de l'amendement que nous vous déposons à cet effet. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌5:22:38

Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌5:22:44

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, j'aimerais d'abord réaffirmer l'importance que notre administration accorde aux grands parcs, aux milieux naturels et plus largement à la trame verte, en fait, qui structure l'avenir de Montréal. Donc, les projets mentionnés inscrits au PDI sont des projets d'un immense potentiel et et ce sont des engagements forts que nous assumons pleinement. Parce qu'il s'agit de projets de société, ils demandent une planification sérieuse pour bien faire les choses, et c'est exactement l'approche que nous adoptons. Au sujet de l'Écoterritoire de la Falaise, donc comme j'ai eu la chance et le plaisir de le mentionner à plusieurs reprises maintenant, le montant total de 62 millions demeure inchangé. Donc il ne s'agit pas d'une réduction, mais d'un simple report. Donc je crois pas nécessaire de rappeler les raisons de ce report puisque que ma collègue l'a si bien expliqué précédemment. Je vais simplement en fait rappeler pour rassurer tout le monde que la subvention gouvernementale est sécurisée jusqu'en fin 2032 pour ce projet, donc il n'y a aucune inquiétude à avoir à ce sujet-là. Puis à ce stade-ci, en fait, je peux pas vraiment m'empêcher de me poser la question à savoir d'où vient la soudaine urgence de l'opposition pour ce projet alors qu'ils avaient pas l'air très très pressés de faire avancer les choses au cours des 8 dernières années. 8 ans, c'est quand même beaucoup de temps pour faire avancer un projet. Vous ne trouvez pas, madame la présidente? Je vais laisser mes collègues de l'opposition faire leur propre introspection par rapport à ça. Donc, sur un autre sujet, je tiens à rappeler que les investissements prévus au PDI sur 10 ans demeurent également inchangés pour le Grand Parc de l'Est. Ce que notre administration propose, c'est un séquencement responsable des montants afin de prendre le temps de bien structurer un projet d'envergure dans l'Est. Parce que contrairement à l'administration précédente, nous croyons fermement que l'est de Montréal mérite qu'on investisse et argent pour le mettre en valeur et le développer à l'échelle de ses ambitions. Pour nous, l'Est n'est pas un dossier parmi tant d'autres, c'est une priorité, et c'est précisément pour cela que nous souhaitons développer un plan solide, durable et structuré pour le Grand Parc de l'Est. Parce que l'Est de Montréal, tout comme Montréal dans son ensemble, mérite mieux que des gestes improvisés. Il mérite une planification à la hauteur de son potentiel, et c'est exactement ce que nous souhaitons mettre en place dans notre budget. Devancer artificiellement des montants sans avoir développé une vision stratégique serait simplement irresponsable. Et c'est pourquoi, vous comprendrez, madame la présidente, qu'il n'est pas souhaitable d'aller de l'avant avec cet amendement. Merci.

Chantal Rossi ◌5:24:59

Monsieur Alan De Sousa. Monsieur Alan De Sousa.

Alan DeSousa ◌5:25:11

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, J'accueille favorablement le commentaire, la suggestion de madame Fournier, mon collègue, en disant que peut-être on doit y penser un peu de notre passé et puis qu'est-ce qu'on se souvient du passé, parce qu'essentiellement, dans les propos que vous avancez, effectivement, ça reflète les succès du passé, mais aussi qu'est-ce qui n'a pas été fait par les administrations Le dossier de l'eau, c'est un dossier très important et j'ai eu le privilège de l'amener, ce dossier, en 2002 à 2005, où on avait mis en place le plan de l'eau. Et oui, je peux vous confirmer, madame Fournier, que le taux de réalisation que nous avons actuellement nous sera assez impressionnant. Donc, je pense qu'on a fait beaucoup de chemin Mais le ton était donné à l'époque, en 2002, et je pense que ça a pris énormément de temps. On a encore du chemin à faire, mais au moins, on est sur la bonne piste. Ici, dans votre résolution, vous parlez aussi de milieux naturels comme des éléments importants pour notre ville. Laissez-moi vous dire qu'en 2004, quand j'ai amené la politique de protection de milieux naturels, on était à 3% de territoires protégés, ça nous a permis en 2004 d'amener une vision, de doubler le montant protégé à 6% et maintenant tendre vers 10%, qui est le seuil qui était vu. Oui, il faut aller plus loin, mais je pense qu'un peu de regard du passé nous indique qu'on a fait du chemin. Et donc, à chaque occasion, madame Fournier, ça m'a fait plaisir d'utiliser ma mémoire institutionnelle comme vous allez utiliser la vôtre. Pour au moins vous donner une certaine perspective des dossiers qu'on va traiter ici, avec plaisir. Je saute sur le point que vous avez soulevé vis-à-vis du réseau cyclable et puis juste vous dire que dans l'ancien nom du programme Véloréseau, Express Vélo et le développement de réseaux cyclables, ça a simplement été modifié à l'été 2025 avant notre arrivée en Amélioration et développement de réseaux cyclables. Donc, pour autant que Je peux être responsable de beaucoup de péchés, mais je ne prendrai pas la responsabilité de tous les péchés. Le changement du nom a été nécessaire pour refléter l'inclusivité, car les interventions dans le cadre de ce programme comprennent les améliorations et le maintien du réseau cyclable et ne se limitent pas uniquement au REV. Et juste pour réitérer, notre PDI 2026 à 2035 consacre 300 millions à ce programme. Notre priorité sur le plan de mobilité est d'assurer une mobilité fluide et sécuritaire pour l'ensemble des usagers, et voici pourquoi on peut maintenant augmenter des investissements pour le maintien et amélioration du développement du réseau cyclable. Une partie de votre résolution touche aussi le réseau primaire d'eau, et puis vous avez demandé de bonifier les montants de l'enveloppe agglomération de fiches réseau primaire. Et laissez-moi vous faire rappeler qu'on a augmenté le financement de la stratégie de l'eau qui va nous permettre de financer les prochaines années les projets de maintien des actifs prioritaires. Laissez-moi vous rappeler ici dans cette chambre ici qu'on avait adopté la stratégie de l'eau. Moi, j'étais au bout pour demander de faire le financement sur 10 ans pour l'eau. Et à l'époque, le porteur du dossier, madame Vodanovic, elle n'avait pas un plan en main. En disant que l'argent va venir quelque part. On ne sait pas d'où ça va venir et ultimement, on a une stratégie sans argent qui ne va aller nulle part. Et nous, ici, on avait ajouté 800 millions dans notre PDI pour le dossier de l'eau, qui va dépasser de loin le montant que vous avez demandé tantôt. Donc, madame la présidente, avec tout respect à mes collègues, It's a bit rich, isn't it? It's a little bit rich. Let me not be sarcastic. Let me just say it's ironic that you you amenez cette genre de proposition quand quand vous avez eu la chance d'avoir un propre financement de l'eau pour dix ans avec une stratégie de l'eau, vous n'avez même pas osé le faire. Tant s'en sort prétendant que vous allez dépenser année par année, ne pas donner la certitude pour le financement de l'eau. Et nous, maintenant, on va le faire. On va faire le travail nécessaire pour donner une certitude pour le financement de l'eau qui est tellement important pour les Montréalais et les Montréalaises. Madame la présidente, une autre chose que je trouve encore intéressante, en anglais je dis again, it's a little bit rich. Vous demandez qu'on retire le budget de l'Angelier, le montant qui a été mis de 151 millions de dollars. J'entends mon collègue Ouellet avec un grand intérêt et je ne prétends pas que nous avons toutes les solutions, mais d'autre part, comment est-ce que vous ne pouvez pas être sensible à des endroits, à des personnes à Saint-Léonard qui ont eu inondation après inondation après inondation? Hier, à notre séance du conseil, il y avait 6 questions, madame la présidente, où ils ont posé la même question. Donc, je ne prétends pas que nous avons toutes les solutions, mais de faire retirer 151 millions ne laisse aucun espoir à ces citoyens. Maintenant, vous avez raison, il faut trouver des bonnes solutions, il faut trouver des façons. Il n'y a pas one size fits all, il y a plusieurs éléments qui vont répondre et donc on va explorer ça, mais l'objectif est de faire votre résolution de retirer tout le montant, je trouve ça un peu insensible aux citoyens et citoyennes qui ont vécu cette expérience et maintenant qui ont peur que chaque fois qu'ils annoncent la pluie, ils courent à la maison pour essayer de protéger leurs biens. Dans la même veine, c'est notre administration qui encore innove, madame la présidente, innove dans le sens de mon collègue qui a parlé de parc résilient. Ici, dans le budget, vous avez une volonté que dans les achats de milieux naturels, qu'il peut aussi s'en servir et nous accorder le service environnemental pour héberger l'eau en amont. Comme vous le savez, nous, de 365 jours, madame la présidente, 359 des 365 jours, notre système va bien, c'est adéquat, ça reflète et ça répond à notre réalité. Mais il y a peut-être 6 jours, 5 jours, 7 jours, quand nous avons des grandes pluies, que nous avons un débordement. Est-ce qu'on peut trouver des solutions pour être capable de prendre cette eau excédentaire pour les 4, 5, 6 jours et trouver une façon dans laquelle on peut héberger ça temporairement et puis après ça mettre ça dans le système? Mon espoir est oui et cette démarche que mon collègue Gabrielle Rousseau-Bélanger et moi, on va travailler ensemble, va être de voir par quels moyens, dans nos parcs qui nous donnent la résilience, pour aussi donner des services environnementaux qui peut être un des éléments, pas toutes les solutions pour la question de l'eau. Madame la présidente, vous avez non seulement noté les commentaires des citoyens de Saint-Léonard et je trouve que cette réunion résolution est particulièrement odieux, particulièrement insensible en demandant un retrait. How could you look at yourself in the mirror knowing full well that citizens got flooded and you're asking that every penny be taken out? Je ne peux pas imaginer où est votre cœur, où est votre sensibilité. Honnêtement, j'ai honte de le voir ça, Madame la Présidente. Et en même temps, encore un autre élément qui est riche dans votre résolution, madame la présidente, vous voulez proposer de retirer 51 millions des projets de véloroutes accompagnement de REM, qui est important pour garantir un accompagnement pour envisager une piste cyclable qui suit le tracé du REM et qui a connecté le réseau du REM au réseau cyclable. Vous-même, vous avez parlé d'avoir une mobilité durable et plus fluide. Vous savez que cette idée est venue en 2012 avec mon collègue Aref Salem et moi-même, quand on avait lancé cette idée-là. C'était mis sur pause pendant que le REM était en train de se construire, mais dans les 4 ans, il n'y avait aucun mouvement pour un vélo cyclable parce que, parce que, parce que. Je n'ose même pas dire, comme mon collègue Jim Bay, que c'est un enjeu partisan. Non, je ne dirais pas ça, mais quand je vois cette résolution, j'ai une tentation d'y penser que peut-être ça, c'est la raison pourquoi vous voulez retirer 51 millions pour un projet qui est en demande depuis 2012 et qui n'a jamais été abouti. Mon collègue Deschamps avait dit tantôt dans son commentaire, pourquoi on prend autant de temps à réaliser les projets et ça nous coûte une fortune? Mais laissez-moi vous dire, vos retards dans les 8 ans que vous étiez là pour retarder le vélo-route vont avoir le même effet. Donc, madame la présidente, je cherche la cohérence dans cet amendement, je cherche la cohérence dans les collègues qui sont de l'autre bord, je cherche la cohérence de mémoire institutionnelle, je cherche la cohérence avec leurs valeurs. Environnementale et je leur cherche la cohérence avec leur empathie aux citoyens et je trouve ça nulle part et je ne recommande pas que cette résolution soit adoptée. Merci. Merci.

Chantal Rossi ◌5:35:30

Madame la leader de l'opposition. S'il vous plaît. Madame la leader de l'opposition.

Marie Plourde ◌5:35:43

Merci, madame la présidente. Alors moi, je cherche à ce qu'on retire un mot qui est non parlementaire. Monsieur Alan de Souza a prononcé le mot honte qui se retrouve sur la liste des mots qui sont antiparlementaires.

Chantal Rossi ◌5:35:55

Avez-vous un synonyme, monsieur de Souza?

Alan DeSousa ◌5:35:59

Si j'avais dit j'ai honte, ça reflète sur moi et ça reflète sur aucun de mes collègues. Donc, je n'ai pas dit le mot honte d'une façon dératoire touchant la réputation et les privilèges. Je l'ai dit que moi j'ai honte. Donc, comment est-ce que ça peut être anti-parlementaire quand ça reflète sur moi?

Chantal Rossi ◌5:36:19

Mais le mot honte est sur la liste des mots anti-parlementaires.

Marie Plourde ◌5:36:24

On devrait, que nous devrions avoir honte.

Greffier (appel nominal)5:36:30

Je suis gêné.

Marie Plourde ◌5:36:31

Parfait.

Sylvain Ouellet5:36:32

Merci.

Claude Pinard5:36:33

Règlement, s'il vous plaît, j'ai la liste devant moi, les propos qui sont au lexique, et je ne trouve pas le mot dont fait référence ma collègue.

Christopher McCray5:36:38

Donc, peut-être un éclaircissement?

Chantal Rossi ◌5:36:45

Bon, d'une façon ou d'une autre, monsieur De Sousa a dit qu'il était gêné.

Claude Pinard5:36:53

De clarification et de procès-verbal, le mot n'est pas au lexique.

Christopher McCray5:36:55

Merci.

Chantal Rossi ◌5:37:19

Effectivement, il n'y a pas d'érection. Madame Doyon.

Sarah V. Doyon ◌5:37:31

Merci, madame la présidente. Donc, bien calmement, j'aimerais rectifier un peu le tir. J'ai été estomaquée de certains des propos que j'ai entendus plus tôt par rapport à notre proposition d'avoir, de créer un réseau express bus. Donc on nous a dit qu'on n'avait pas les sous. Toutefois, l'ensemble de nos amendements ont été certifiés par la trésorière, donc ils sont crédibles. On nous dit aussi que ce sont des montants exorbitants. Par contre, un peu plus tôt aujourd'hui, on nous a dit que 152 millions, c'était des pinottes. Donc faudra décider qu'est-ce qui est exorbitant et qu'est-ce qui est des pinottes, mais les maths ne matent pas en ce moment. Il y a aussi des choses qui ont été dites, c'est que la STM n'a pas été consultée et tout ça. Les aménagements sur la voie, sur le domaine public, c'est la Ville qui les prend en charge. La STM a effectivement une belle expertise sur le développement de voies réservées. On devrait continuer. On a un très beau réseau, vous l'avez dit vous-même, donc continuons sur cette belle lancée et développons un réseau de voies réservées encore plus connecté et efficace. Et d'ailleurs, avec les voies réservées, on sait qu'on peut obtenir des gains de temps significatifs, 5 à 20% selon les axes. Donc, même sans ajouter de fréquence, en augmentant le budget, on pourrait réussir à augmenter la fréquence de certains bus parce qu'on les sort de la congestion. Vous avez parlé aussi de baisse, on a parlé en fait de baisse d'achalandage. C'est tout à fait vrai, la pandémie a donné un coup difficile au transport collectif. Par contre, les faits sont tenaces, la science le prouve, la meilleure solution pour augmenter l'achalandage du transport collectif, c'est d'augmenter le service. Augmenter la fréquence du service notamment. Donc, pour chaque, pour 2% d'augmentation de service, on a 1% d'augmentation de l'achalandage. Donc, on pourrait vraiment réussir à faire augmenter l'achalandage avec une telle proposition. On nous a aussi dit qu'il fallait renforcer le métro. Personne n'est contre ça, mais on aurait bien aimé que vous teniez votre promesse et que vous augmentiez la fréquence du métro dans le budget cette année. Malheureusement, quand on travaille juste sur le métro, on exclut toujours les mêmes personnes, les gens des quartiers excentriques qui sont loin du métro, pour qui ça prend énormément de temps, peu importe le moyen de transport, le bus notamment, pris dans la congestion pour atteindre les stations de métro. Donc vraiment, je vous invite à voter en faveur de cet amendement-là pour améliorer la mobilité collective à travers un réseau de bus qui serait efficace, qui permettrait du bon rabattement vers notre réseau de métro.

Chantal Rossi ◌5:39:56

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard5:40:02

Madame la présidente, c'est assez difficile de suivre mon collègue De Sousa, à qui nous reconnaissons une énergie fantastique. Vous m'avez rendu fier, mon maire de Saint-Laurent. Madame la présidente, je suis aussi très préoccupé par les coupes que l'opposition propose dans les projets majeurs de mobilité durable. C'est un peu drôle de voir ça, d'entendre ça de leur part. Ils veulent couper le lien de transport collectif et actif de l'Ouest, pourtant soutenu par l'ancienne administration, essentiel pour améliorer l'accès des milliers de résidents et résidentes de l'Ouest au REM, comme le disait mon collègue monsieur Beis tantôt. Ils veulent aussi couper le collecteur Langelier, comme parlait monsieur De Sousa tantôt. C'est pas surprenant, mais c'est profondément irrespectueux envers les propriétaires et locataires de Saint-Léonard qui s'y bussent année après année, encore nombre d'inondations. Projet Montréal propose également de couper dans le réaménagement Assomption souligné. Je vous rappelle pourtant que ces investissements incluent des sommes pour des interventions complémentaires, donc les nouveaux liens piétonniers cyclables, mise en valeur d'espaces verts dont le Boisé-Steinberg et financement du Bouclier vert. Et j'espère sincèrement que les résidentes et résidents de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve prendront note de ce choix fait pour le moins hésiter. Projet Montréal veut aussi couper plus de 51 millions de dollars dans les villes-routes, un projet clé pour la mobilité durable dans l'Ouest le long de l'axe du REM. À force d'entendre ces propositions, on ne peut que constater une chose: Projet Montréal semble se désintéresser des besoins des résidentes et des résidents de l'Ouest et de l'Est. Les amendements déposés par l'opposition en sont la preuve. En fait, si je me permettais de donner un peu dans l'hyperbole, tactique préférée de l'opposition. Donc, je dirais que Projet Montréal est assez anti, pardon, transports collectifs et actifs, anti-infrastructures d'eau, anti-espaces verts, anti-mobilité active et anti-véloroutes. À la place, madame la présidente, je me contenterai de dire que ces amendements manquent de sérieux. Notre budget est-il parfait? Non, aucun budget ne l'est et nous continuerons à l'améliorer. Les amendements de Projet Montréal cherchent à mettre du doute alors que nos décisions financières sont responsables, cohérentes et parfois même les résultantes de certaines décisions prises en 2025 par l'ancienne administration qui ont ralenti plusieurs projets. Les amendements présentés relèvent de plusieurs biais logiques bien connus, notamment la généralisation abusive, Et pour la deuxième fois aujourd'hui, le sophisme de l'homme de paille, c'est-à-dire déformation des faits, caractéristique des discours qui visent davantage à susciter l'émotion qu'à informer le public. Enfin, je le dis clairement, Montréal doit s'attaquer de front à son déficit de maintien des actifs. Ce problème a été ignoré trop longtemps. Nous avons choisi d'investir davantage pour protéger nos infrastructures, notamment celles liées à l'eau. Et nous allons poursuivre dans cette voie. Oui, cela exige des choix difficiles en matière de développement, mais ce sont les bons choix, des choix responsables, des choix tournés vers l'avenir. Pour toutes ces raisons, madame la présidente, nous voterons contre ces amendements. Merci.

Chantal Rossi ◌5:43:22

Madame Marie Plourde, leader de l'opposition.

Marie Plourde ◌5:43:26

Oui, alors, madame la présidente, appuyée par madame Ericka Alneus, je demande encore une fois le vote nominal. Merci.

Chantal Rossi ◌5:43:33

Alors on ouvre les portes et on sonne les cloches. On ferme les portes. On ferme les portes, s'il vous plaît. Monsieur le greffier.

Greffier (appel nominal)5:44:49

Madame la maire. Monsieur Pinard, Madame Black, Monsieur Salem, Monsieur Devaux-Guizani, Monsieur Hénoratelle, Madame Rousseau-Bélanger, Monsieur De Sousa, Madame Brown, Monsieur Langevin, Madame Gagnon, Madame Moreau, Monsieur Teodoresco, Madame Valenzuela, Monsieur Beis, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Giannou, Monsieur Roberts, Madame Terrouséguin, Madame El Corbi, Monsieur Esposito. Madame Mohsen. Monsieur Miranda. Madame Varela, qui est à distance, nous informe qu'elle est contre. Monsieur Pelletier. Madame Zúñiga Ramos. Madame Provost. Monsieur Péry. Monsieur Moreau. Monsieur Rapanà. Madame Thiagarajah. Monsieur Roussel. Madame Alneus. Madame Plourde. Monsieur McCray. Monsieur Ouellet. Madame Fournier. Madame Blanco. Madame Beauvais, à distance, elle nous informe qu'elle est pour. Madame Wang, Monsieur Pauser, Monsieur Lalonde, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Moussaou-Mouele, Monsieur Limoges, Madame Doyon, Monsieur McQueen, Madame Houbart, Monsieur Demers-Dubé, madame Myrand, madame Caruallanqui, madame Brière, madame Villain, monsieur Downey, madame Tanguay, madame Beauregard, madame Blanchet. Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Hénault, Monsieur Barone.

Chantal Rossi ◌5:47:46

On ouvre les portes s'il vous plaît. On ouvre les portes. Alors, pour le dernier amendement qui est amendement 2 agglo, le titre, contre 38 pour 24, l'amendement est donc rejeté. Et on revient à la principale. Madame Éric Alneus.

Ericka Alneus ◌5:48:39

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je sais que tout le monde est fatigué, mais je pense que l'exercice est nécessaire pour la démocratie pour les Montréalais et Montréalaises. Penser la ville pour tous, en particulier pour les plus vulnérables, c'est la base de mon engagement politique et je crois que c'est la base de l'engagement de plusieurs personnes dans cette Chambre. Et vous me permettrez de rappeler qu'ici, avoir ces débats-là ne remet pas en cause le cœur avec lequel nous faisons ce travail. Il est important pour moi de le préciser parce qu'avoir des débats sur la forme, les propositions qu'on fait, n'est pas un rejet de notre responsabilité et de l'énergie et du cœur que nous mettons à faire ce travail, madame la présidente. On est d'accord, administrer une ville, c'est pas nécessairement neutre parce qu'il y a des formations politiques avec une vision, des priorités ou une façon de voir les choses qui peut différencier, ça leur amène à faire des choix. Puis les choix disent clairement pour qui on gouverne. C'est le premier budget d'une nouvelle administration, c'est aussi notre prise de position budgétaire pour cette— pour la nouvelle opposition que nous sommes. C'est un moment charnière qui est fondamentalement, quand on regarde les chiffres, loin des slogans et loin des promesses et loin des sophismes, si je peux me permettre. On tient à reconnaître des bons coups. Je tiens à saluer que dans le contexte d'itinérance qui frappe de plein fouet les plus précaires, les investissements annoncés vont dans la bonne direction. Dans une ville dont l'âme passe par ses créateurs, ses créatrices, sa culture, ces choix sont importants et nous tenons à les saluer. Mais administrer une ville, ce n'est pas seulement de répondre à l'urgence, même s'il faut le faire. C'est structurer le corps parce que planifier, c'est prévenir, c'est décider de qui bénéficie de la rigueur et qui en paie le prix. Montréal est une ville qui est marquée par des inégalités, une ville où cohabitent parfois sur le même trottoir la grande richesse et la grande précarité. Et dans ce contexte, chaque décision budgétaire est un geste politique. Quand on coupe dans les ruelles vertes, on hache dans des milieux de des lieux de vie, qui sont devenus des filets sociaux. Quand on coupe dans des centres sportifs, on enlève à nos jeunes des lieux sécuritaires, un lieu d'appartenance. Quand on coupe dans nos parcs, quand on coupe dans les cours arrière, une cour arrière, les parcs sont devenus, vous le savez tous et toutes, pendant la pandémie, c'est ce qui a permis à des gens qui n'ont pas de cour arrière et qui n'ont pas de chalet et qui n'ont pas d'air climatisé, d'avoir un peu de répit, un peu de nature en ville. Ce budget est un budget d'intendance. Il maintient la machine en marche, mais il n'offre pas de projets collectifs à la hauteur de notre métropole. Et quand on parle de rigueur, il faut se demander: la rigueur, elle est pour qui? On reconnaît qu'il y a un contexte financier qui est complexe. On était là, on le comprend. C'est le cas pour toutes les villes dans le Québec, mais la complexité ne peut pas servir d'écran pour éviter les choix courageux à mener, pas juste pour aujourd'hui, mais pour ceux qui viendront après nous. Donc, renaissant des projets pensés pour réduire les inégalités et redistribuer l'espace, ce n'est pas faire preuve de rigueur, c'est rompre avec une vision, à notre sens, de justice sociale. Tout cela m'amène, madame la présidente, à poser une seule question: pour qui travaille cette nouvelle administration? Pour nous, notre rôle est très clair et c'est un rôle qui est fondamental dans nos démocraties, je tiens à le réitérer. On va jouer ce rôle de voix pour ceux et celles pour qui la ville n'est pas un actif, mais un milieu de vie. Et nous défendrons cette ville qui a choisi le sens du mot.

Aref Salem ◌5:52:41

Collectif.

Ericka Alneus ◌5:52:41

Parce que Montréal, c'est toujours et continuera, et nous allons jouer ce rôle-là, d'être écrit au nom. Merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌5:52:55

Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet5:52:59

Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, en tant que critique de l'eau et des infrastructures, Je pourrais parler de plusieurs programmes et projets qu'on a vus aujourd'hui. J'ai eu l'occasion de le faire notamment dans les différents amendements. J'ai parlé plus tôt des programmes de pavage des rues artérielles, de l'importance d'avoir des stratégies réalistes dans la gestion des eaux pluviales pour sécuriser nos citoyens le plus rapidement possible. J'aurais pu aussi parler de la coupe complète du projet du réseau d'aqueduc de l'Ouest qui servait à notre augmenter la résilience des secteurs comme Dorval et Lachine, en plus d'optimiser nos usines de production d'eau potable. J'aurais pu parler aussi du glissement dans le temps de certains projets majeurs comme le remplacement de nos incinérateurs, l'usine d'épuration des eaux usées qui sont malheureusement en fin de vie et qui doivent le plus tôt possible être remplacés. J'aurais pu aussi parler de la réduction des fonds. Au niveau des infrastructures vertes multifonctionnelles, même si on semble de l'autre côté de la Chambre dire que c'est une bonne idée. Donc voilà, mais aujourd'hui j'aimerais surtout vous parler d'une vérité qui dérange et qui a trop longtemps été ignorée, qui a été volontairement ou pas mise sous le tapis, qui a été reléguée aux administrations suivantes, soit notre déficit d'entretien d'actifs. Au 31 décembre 2024, on a eu le 3e bilan de de notre rapport d'analyse des actifs. J'avais beaucoup poussé à l'époque pour avoir un vrai bilan des actifs, chose qu'on est seulement rendu à la troisième version. Pour une ville comme Montréal, c'est quand même assez étonnant, mais là au moins on a un bilan. Dans ce dernier bilan-là, si on exclut la STM qui a ses propres problèmes, on a une valeur de remplacement actif de 95,3 milliards de dollars. On parle ici de nos véhicules, nos immeubles, nos équipements sportifs, nos parcs, nos actifs électroniques, mais 77% de la valeur de nos actifs se regroupe essentiellement dans 2 choses: nos infrastructures de l'eau puis nos infrastructures routières. Et ça, c'est sans compter qu'évidemment on a des bâtiments, on a évidemment une grosse flotte de véhicules qui servent aussi à entretenir ces routes-là, donc le pourcentage est encore plus haut que 77%. On le voit aussi dans, toujours dans le même bilan, la part, donc ça c'est nos actifs, mais il y a le déficit d'entretien d'actifs, donc combien on a cette dette, dette d'infrastructure, ça s'élève à 11,1 milliards de dollars et encore une fois un peu d'impair de proportion, 71% c'est relié aux actifs de l'eau et aux actifs routiers. Je vais prendre 2 minutes pour expliquer pourquoi on en est rendu là parce que l'histoire est intéressante. Vous savez, la Ville de Montréal a eu deux grandes périodes de développement dans son histoire. On peut parler là au tournant du 19e, début 20e siècle, et aussi ce qu'on pourrait appeler les Trente Glorieuses, donc après la Seconde Guerre mondiale jusqu'à peu près les Jeux olympiques de 1976. Pendant ces deux périodes, la Ville de Montréal s'est accrue énormément, s'est étendue, donc beaucoup d'infrastructures ont été construites, beaucoup aussi d'installations ont été construites pour améliorer la vie des Montréalais. Qui ont un standard de vie beaucoup plus élevé que ce qu'il y avait, si on peut penser, au début du 20e siècle. Par contre, la dette olympique a fait mal. Il y a aussi le premier référendum, il y a eu beaucoup de personnes qui ont déménagé, des sièges sociaux aussi. En même temps, il y a eu toutes les constructions d'autoroutes, puis aussi les grands boulevards que voulait le maire Drapeau, fait en sorte qu'il y a eu un exode massif banlieue, au détriment des finances de la Ville de Montréal, ce qui fait qu'il y avait à peu près plus d'actifs qui se sont rénovés après cette dette olympique-là de 1976. Par la suite, on peut penser aux maires Doré. C'était pas— ils ont fait plein de choses, ils ont fait le premier plan d'urbanisme, etc., mais il n'y a pas nécessairement eu beaucoup d'efforts au niveau de gestion des actifs. À leur défense, ils avait encore beaucoup d'actifs qui nécessitaient pas nécessairement des rénovations parce qu'ils étaient encore en bon état. Après ça, il y a eu l'ère Bourque. Là, les actifs commençaient vraiment à montrer des signes de vieillesse, puis Dieu sait que sous l'ère Bourque, il y a eu à peu près aucune priorisation du maintien d'actifs. C'était une époque assez triste. Oui, il a fait des belles choses, il a planté des arbres, mais pour les actifs, c'était une époque très malheureuse. Et par la suite, il y a eu une île, une ville, l'administration a tremblé. Il y a eu un wake-up call, il y a eu une conduite majeure sur Pie-IX qui a brisé. Il y a eu des— il manquait d'eau, il y a eu des quartiers entiers jusqu'à Rivière-des-Prairies même qui ont eu des baisses de pression pendant des mois. Ça a été un wake-up call parce qu'on se rend compte non seulement qu'on connaissait mal notre actif, notre réseau d'eau qui était pas bien entretenus, puis en plus il y avait très peu de résilience. Donc à l'époque, il y a eu quand même des actions qui ont été faites, parce qu'il faut dire là, quand il y a eu le comité de transition des fusions municipales au début des années 2000, tout ce qui était dépensé sur l'île de Montréal au complet en eau, en entretien de l'eau, c'était 20 millions de dollars. 20 millions de dollars. Je veux dire, même malgré l'inflation, là présentement on est dans les 700 millions, il faudrait facilement atteindre le milliard par année. Donc c'est un montant qui était complètement ridicule. Donc oui, il y a eu des décisions à l'époque qui ont été prises, puis je tiens à souligner, je veux dire, oui, il y a eu la taxe sur l'eau, je vois monsieur De Sousa, il y a aussi des travaux qui ont été faits par, qui ont commencé à être faits par monsieur Deschamps, il y a aussi beaucoup de choses qui ont été faites pour boucler le réseau, pour le rendre plus sécuritaire, pour rehausser les chaînes de traitement, notamment suite à la tragédie de Walkerton en Ontario. C'était des choses qui étaient nécessaires. Par contre, malgré ces nouveaux efforts-là, le rattrapage du déficit d'actifs s'est pas amélioré pour essentiellement 3 raisons. Premièrement, il y en a beaucoup, c'est des nouvelles infrastructures qu'il fallait construire pour des bonnes raisons, soit au niveau réglementaire ou pour la résilience, plutôt que retaper ce qu'on avait déjà. Le deuxième, c'était, ma collègue Fournier l'a dit tout à l'heure, le taux de réalisation à l'époque, je me rappelle, à l'époque c'est les PTI, sous l'administration Tremblay, c'est des gros chiffres, mais dans les faits, le taux de réalisation était très faible. Mais la troisième chose, il faut quand même se le rappeler, il y a eu une commission Charbonneau, une commission d'enquête. Je veux dire, les Montréalais n'en ont pas eu pour leur argent pour toutes sortes de raisons de corruption et de collusion. Après ça, on peut penser par la suite, sous l'ère Coderre, oui, le taux de réalisation a augmenté, Mais il n'y a pas eu d'ajustement fiscal. Donc essentiellement, ce qui est arrivé, c'est le fonds de l'eau, on a pris l'argent qui avait été accumulé au fil des ans, puis on l'a vidé, et là, ce qui faisait en sorte qu'après 4 ans, le fonds de l'eau était à sec. Donc quand on est arrivé, si je prends au niveau de l'administration Plante, oui, il a fallu investir massivement au niveau des infrastructures, même si c'était pas sexy, parce qu'investir dans des infrastructures, surtout des infrastructures souterraines, Ça coûte cher, ça veut dire des taxes, en plus ça dérange tout le monde, personne ne veut voir des chantiers, les fameux cônes orange. Pourtant, c'était la chose responsable à faire parce que ces infrastructures-là évidemment sont stratégiques et parfois oui, il faut s'endetter parce que ce sont des infrastructures qui peuvent durer des décennies. J'ai dit tout à l'heure, un égout ça peut durer 120 ans, donc ce n'est pas non plus normal de faire payer 100% au compteur une infrastructure qui va durer des générations. Donc c'est normal aussi d'avoir des stratégies financières et fiscales par rapport à ça. Ça a bien été, mais évidemment vous savez il y a eu la pandémie qui a brisé un peu l'élan, il y a eu aussi l'augmentation des coûts de la construction, ça a été difficile. Et là on le voit présentement, pourquoi on arrive, pourquoi on est arrivé à cette situation-là, pourquoi, parce que c'est pas juste Montréal, pourquoi autant de villes au Québec arrivent avec un déficit d'entretien d'actifs vraiment élevé. Ben c'est simple, les villes au Québec n'ont pas le droit de déposer un budget déficitaire, c'est légalement pas le droit depuis quelques années. Les fonds de pension doivent être équilibrés, on peut plus le faire comme avant, accumuler des dettes actuarielles, ça fonctionne pas, il faut les équilibrer. Notre taux d'endettement est évidemment très scruté, notre taux de taxation est évidemment très scruté, notamment par les journalistes, mais c'est quoi qui apparaît pas dans tout ça, c'est notre déficit d'entretien d'actifs. Si vous regardez là l'entièreté du budget, l'entièreté du PTI, c'est impossible de savoir si avec ce qui est déposé aujourd'hui, le déficit d'entretien d'actifs s'améliore, est stable ou se détériore. Je peux vous garantir que connaissant les chiffres, c'est assurément qu'il se détériore. Je sais que c'est très difficile d'équilibrer un budget. J'ai été au comité exécutif, je respecte ça. C'est difficile, on s'entend, il y a plein de priorités. C'est difficile aussi de balancer des priorités à court terme, à moyen terme, à long terme. Ça, je le comprends. Mais ce que je comprends pas dans ce PDI-là, c'est certaines décisions que je trouve personnellement étonnantes. On est dans une époque présentement, les taux d'intérêt sont quand même relativement bas. Oui, on était un peu plus bas pendant la pandémie, mais globalement, on est quand même dans des taux d'intérêt assez bas par rapport à ce que la Ville de Montréal a connu dans les dernières décennies. Le prix des matériaux est plus élevé qu'avant la pandémie, mais s'est vraiment stabilisé, même descendu. On n'est plus dans les surenchères qu'on a connues dans les années après les pandémies. Mais là, surtout, ce qu'on voit, c'est, on le sait, le gouvernement du Québec a coupé beaucoup dans ses propres infrastructures. Ça leur cause plein de problèmes. On voit des écoles, l'hôpital Douglas, ça coule. Est-ce que c'est brillant de faire ça? Je ne fais pas de la politique provinciale, mais ça fait en sorte que présentement, nos entrepreneurs ont faim, puis ça se voit. Depuis un an à peu près, à chaque mois au conseil municipal, on voit dans nos appels d'offres plusieurs soumissionnaires, plus qu'on voyait dans les années, dans les quelques années après la pandémie. On voit souvent des estimations qui sont sous l'estimation. Et ces travaux-là, il faut les faire de toute façon parce qu'on le sait, personne ici à peu près peut attendre, peut se priver d'un aqueduc ou d'un égout pendant à peu près plus de 24 heures. C'est des travaux qu'il faut faire, puis si on doit les faire en urgence, on sait que ça coûte 10 fois plus cher en moyenne et il faut en plus s'abuser aussi de la coordination des chantiers. Donc, ce que je ne comprends pas, c'est l'empressement, vu le contexte, de ramener une année plus tôt le ratio d'endettement, de diminuer certains derniers programmes d'investissement pour se faire un fonds discrétionnaire flou et non planifié. Ça me semble une décision essentiellement politique qui est de très mauvais augure pour la bonne gestion de nos infrastructures, puis ça va nous coûter au final plus cher. De nombreux sacrifices ont été faits par différentes administrations pour être capable de commencer à s'attaquer au déficit d'entretien d'actifs et malheureusement, ça m'inquiète la tendance. Je siège ici dans cette chambre depuis 12 ans, je suis dans l'Hôtel-de-Ville depuis à peu près 16 ans. Ceux qui me connaissent savent que, je veux dire, c'est moi qui écris mes textes, je parle de mon cœur, j'essaie d'être le moins partisan possible dans cette chambre. Oui, on fait de la politique, mais j'essaie le plus possible de dire ce que je pense puis de dire le fond de ma pensée. Et je vous le dis, Montréal est à la croisée des chemins présentement. Il faut arrêter une fois pour toutes, comme d'autres paliers de gouvernement font, d'ignorer notre déficit d'entretien d'actifs au moment où l'essentiel du réseau d'aqueduc secondaire va venir en fin de vie dans les prochaines années. Pourquoi? Parce que les tuyaux qui ont été mis à la fin du 19e, début 20e siècle vont venir en fin de vie, et ceux qui ont été faits, qui ont été mis après la Deuxième Guerre mondiale, durent moins longtemps, fait qu'ils vont venir en fin de vie en même temps. Puis ça tombe mal, c'est l'essentiel des tuyaux de la ville qui vont, au niveau des aqueducs secondaires, qui vont venir en fin de vie en même temps. Donc si on profite pas de la courte fenêtre pour en réhabiliter le plus tôt possible, À un moment donné, on n'y arrivera pas parce que quand on passe cette fenêtre de réhabilitation-là, il faut reconstruire, ça coûte plus cher, les chantiers sont plus longs, la coordination va devenir infernale. Puis on le sait, ça s'ajoute évidemment à nos rues, à nos bâtiments en mauvais état, puis les changements climatiques, eux, se prématurent dans nos infrastructures. Il faut, puis on peut pas juste entretenir, il faut quand même soutenir la croissance, on veut de nouveaux habitants, pour soutenir la croissance, il faut régler des disparités, des inégalités territoriales, puis Québec nous impose davantage d'exigences réglementaires. Donc il y a des choses dans le budget qui me font peur, que j'apprécie pas, mais c'est ce que je vois pas dans le budget qui me fait le plus peur, parce que présentement c'est impossible de savoir avec votre budget, votre PDI, qu'est-ce qui arrive à notre déficit d'entretien d'actifs, puis je peux vous garantir qu'à ce PDI-là, même si vous avez bien, même si vous faites les meilleures intentions du monde, avec les conditions de nos accès à Montréal, notre déficit d'entretien d'actifs va malheureusement s'aggraver et ça me fait peur. Merci.

Chantal Rossi ◌6:06:31

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray6:06:38

Merci, madame la présidente. Malgré les tentatives de l'administration de minimiser l'ampleur des coupes, ce budget comporte des reculs importants en matière de transport actif et sécurité des déplacements. Mais je vais commencer par les bonnes nouvelles parce que contrairement à ce que certains membres de l'administration prétendent, je ne cherche pas à vous caser comme des anti quoi que ce soit. Donc le programme de sécurisation aux abords des écoles et le programme Vision Zéro qui ont été instaurés et/ou bonifiés sous l'administration précédente sont maintenus. Je tiens à saluer ces investissements qui sont très importants. Ce sont des investissements qui ont permis de sécuriser les déplacements de milliers d'enfants vers les écoles au cours des dernières années. Mais comme j'ai mentionné, du côté du vélo, les nouvelles sont beaucoup moins positives. Donc, pour justifier les coupes dans le budget, l'administration affirme vouloir se recentrer sur les services de base. C'est correct, mais en coupant dans Bixi et dans le développement du réseau cyclable, l'administration semble oublier que le transport est un service de base. Ces coupes vont forcer les Montréalais et Montréalaises à se tourner vers des modes de transport plus coûteux, plus coûteux à un niveau individuel et plus coûteux à un niveau collectif. Plus coûteux individuellement parce que la possession d'une voiture, mes collègues l'ont mentionné, plus tôt aujourd'hui, la possession d'une voiture coûte en moyenne 1300$ par mois, soit plus de 15000$ par année à Montréal. Plus coûteux collectivement parce que moins de Bixi et moins de déplacements à vélo, ça veut dire plus de congestion. Selon la CMM, la congestion routière nous coûte déjà plus de 6 milliards de dollars par année. On peut mieux planifier les chantiers, on peut mieux coordonner les entraves, même avec l'intelligence artificielle. Mais tant que le parc automobile continuera de croître plus rapidement que la population, la congestion va continuer de s'aggraver. C'est pourquoi il est plus urgent que jamais d'offrir des alternatives fiables et sécuritaires à l'auto solo aux Montréalais et aux Montréalaises. En développant le réseau cyclable et en ajoutant des stations Bixi dans de nouveaux quartiers, l'administration de Projet Montréal a permis à des milliers de Montréalais de se déplacer à vélo au cours des 8 dernières années. Malheureusement, ce premier budget de l'administration d'Ensemble Montréal aura pour effet de réduire ces options. Les montants dédiés au développement du réseau cyclable ont été réduits pour chacune des années du mandat, comme j'ai mentionné, des coupes de 26 millions de dollars sur les 4 prochaines années pour la sécurisation de nos rues. Les compressions imposées à Bixi priveront une grande partie de l'île d'une option de transport abordable, efficace, accessible accessibles. Pour 2026 et 2027, ces compressions soulèvent de sérieuses inquiétudes. Elles remettent en question la réalisation de projets longuement attendus comme les corridors de mobilité durable sur Hochelaga et sur Henri-Bourassa, deux artères reconnues pour leur dangerosité où plusieurs personnes ont perdu la vie au cours des dernières années. Pensons aussi au corridor de mobilité durable sur la rue Saint-Urbain. Le premier tronçon dans le Plateau-Mont-Royal facilite déjà les déplacements de milliers de cyclistes, mais aussi de milliers d'utilisateurs et d'utilisatrices de l'autobus 55, qui est trop souvent coincé dans la congestion. Rendus à la frontière de Ville-Marie, les autobus et les cyclistes doivent aujourd'hui s'insérer de nouveau dans le trafic, et les coupes prévues pourraient compromettre les prochaines phases de ce projet qui améliorerait pourtant concrètement l'accès au centre-ville pour des milliers de personnes. Après les multiples volte-face entourant les audits du réseau cyclable, continue jusqu'à ce jour. Ce budget démontre une chose: la nouvelle administration cherche encore sa vision en matière de mobilité. Et pendant que l'administration hésite, ce sont les Montréalaises et les Montréalais qui en paient le prix. Un budget, effectivement, c'est des choix. Mes collègues l'ont bien mentionné. Ce budget semble faire le choix de ralentir les investissements dans la sécurisation des déplacements, de réduire les options pour les déplacements sécuritaire et de rendre les déplacements moins accessibles et plus coûteux pour trop de gens. Les Montréalaises et les Montréalais méritent une vision claire, cohérente et ambitieuse en matière de mobilité de la part de leurs décideurs. J'espère qu'au cours de la prochaine année, l'administration pourra nous montrer cette vision très clairement. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌6:11:01

Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay ◌6:11:08

Merci, madame la présidente. 8600 logements hors marché depuis 2018, alors qu'il n'y avait aucun outil, aucune mesure en place pour en faciliter la construction, alors qu'il n'y avait même pas de service de l'habitation à la Ville de Montréal. Depuis 2018, c'est d'une vision claire en habitation dont s'est dotée la Ville. Une vision en habitation, ça permet de faire des choix. Assumée. Alors qu'il était possible de passer en seconde vitesse grâce aux efforts des 8 dernières années à organiser, à planifier, à mettre en œuvre cette vision, le budget 2026 freine cet élan faute de vision. Ce budget, c'est une série de choix, des choix, quoi qu'on en dise, qui sont politiques. On vit une crise, une crise de l'abordabilité du logement, précédent et cette crise s'accompagne de la pire des conséquences de l'inabordabilité, soit une crise de l'itinérance. Or, on a beaucoup entendu parler l'administration décrier tout ce qui s'est fait à Montréal dans les dernières années en matière d'itinérance. Un petit retour en arrière s'impose. On a peut-être oublié quelques grands accomplissements de cette magnifique métropole qui ont été réalisés en habitation pour s'attaquer durablement à certainement pas magiquement, mais durablement assurément, aux crises qu'on traverse. Dans les dernières années 2021, 2022, 2023, l'initiative de création rapide de logements du gouvernement fédéral, que madame Ferrada-Martinez connaît très certainement bien, 700 logements ont été créés, largement destinés à des personnes en situation d'itinérance ou à risque de le devenir. Ces projets sont construits ou en construction. Ce sont des projets qui non seulement nécessitaient la collaboration de la Ville, souvent par le biais de terrains, mais également pour accélérer la réalisation des projets pour suivre les exigences du fédéral dans ce programme. Ce sont aussi 100 logements, tous destinés à des personnes en situation d'itinérance ou à risque de le devenir, annoncés le 15 décembre dernier, qui, sauf votre respect, ont tous été rendus possibles grâce à la précédente administration. Ce sont des logements de transition modulaires pour sortir des gens de la rue rapidement, comme le disent les experts. Ce sont 30 logements déjà construits dans le secteur de l'Hippodrome, 30 en construction dans Loubain et 30 en planification dans le secteur Mile-End. Ce sont 6 arrondissements dirigés par Projet Montréal qui ont protégé la conversion des maisons de chambres sur leur territoire en les assujettissant au droit de préemption. Ce sont au bas mot 860 logements pour personnes très vulnérables voire en situation d'itinérance ou à risque de le devenir qui ont vu le jour depuis 2021 seulement. C'est un appel du FAC où ont vu se réaliser 763 projets juste à Montréal en 2024. 720 logements sortis de la spéculation par la Corporation Mainbourg dans Pointe-aux-Trembles en 2023. 700 dans Côte-des-Neiges-NDG en collaboration avec l'Office municipal d'habitation de Montréal en 2025. 1000 logements hors marché à construire grâce à une entente portefeuille avec la Société d'habitation de Montréal conclue à l'été 2024. 376 logements annoncés cet été même dans Bridge-Bonaventure, dans Pointe-Saint-Charles, en collaboration avec Bâtir son quartier. C'est le premier cohabitat de la grande région de Montréal avec le Village urbain à Lachine. Ce sont des plans directeurs ambitieux pour de nombreux secteurs à développer dans Namur-Hippodrome, dans Bridge-Bonaventure, avec des objectifs de 40 à 50% d'inclusion de logements hors marché pour faire contrepoids à l'érosion de l'abordabilité de notre métropole. C'est l'écoquartier Lougoin-Est et sa fiducie d'utilité sociale qui garantira l'abordabilité à long terme. Montréal a été, a ouvert la voie. Montréal a été une pionnière, elle a joué son rôle de métropole. Elle a inspiré d'autres villes du Québec avec la création du service de l'habitation une expertise reconnue et essentielle. L'utilisation du droit de préemption, une politique de cession de terrains ambitieuse pour mettre à disposition les terrains aux OBNL. C'est la mise en place du règlement d'inclusion pour sortir des négociations à la pièce et du ruissellement magique auquel on rêve pour se donner bonne conscience. La mise en place et l'élaboration du plan d'urbanisme et de mobilité ambitieux avec l'objectif d'atteindre D'ici 2050, 20% de logements hors marché sur le territoire de Montréal. C'est du leadership sur le registre du loyer, c'est la délégation de nouveaux pouvoirs de zonage incitatif et de zonage différencié aux arrondissements, et on espère que tous pourront en profiter et les mettre en place sur leur territoire. C'est la gratuité dans 2 des arrondissements de Projet Montréal au niveau des permis d'occupation du domaine public pour les promoteurs de logements hors marché, des fonds dédiés pour financer le prédémarrage de projets et pour faire grandir des OBNL de logement de notre territoire. C'est un règlement strict sur la location touristique à courte durée pour rendre Montréal aux Montréalais. C'est finalement plus d'inspections et de normes pour reconnaître les propriétaires responsables. Avoir une vision en habitation, c'est crucial. Miser sur le logement hors marché, ce n'est pas de la sémantique, ce n'est pas jouer sur les mots. Miser sur le logement hors marché, c'est faire confiance à l'écosystème du logement sans but lucratif qui est le seul à pouvoir offrir des solutions pérennes en abordabilité du logement. Il le fait déjà depuis des décennies. Avoir une vision, c'est ne pas penser que le libre marché va nous permettre de livrer l'abordabilité à long terme dont on a besoin. Retenir les ménages à Montréal et pour arrêter de pousser les locataires les plus vulnérables à la rue. Une vision en habitation, c'est ce dont manque cruellement ce budget et c'est ce que Projet Montréal tâchera d'incarner durant les 4 prochaines années, faute de la voir se dessiner de l'autre côté de l'allée.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌6:17:12

Merci.

Chantal Rossi ◌6:17:16

Madame Sarah Doyon.

Sarah V. Doyon ◌6:17:21

Merci, madame la présidente. Je l'ai dit plus tôt aujourd'hui, mais je trouve que ce budget a très peu d'intérêt pour la mobilité durable, qu'on a créativement renommée mobilité planifiée. C'est dommage parce que je pense qu'on peut vraiment s'entendre pour dire que c'est un service de base de la Ville, que ça fait partie des missions et que ça doit faire partie des services qu'on doit offrir aux citoyens. Et en cette période de crise de l'abordabilité, mais je tiens à rappeler que le transport accapare le 20% du budget des ménages. C'est le deuxième poste de dépense juste derrière le logement. Donc évidemment, on salue la volonté de l'administration de s'attaquer à la crise du logement, de l'itinérance, même s'il y a certaines lacunes. Mais je trouve vraiment dommage de voir qu'il y a dans le budget aucune mesure pour s'attaquer à d'autres aspects de la crise de l'abordabilité, notamment en mobilité. On le sait, la manière la plus rapide, la plus efficace pour réduire ses dépenses en transport, c'est de le délaisser voiture pour se tourner vers les transports collectifs et actifs, les modes alternatifs. Puis on le voit là dans nos périodes de questions, autant ici que dans les arrondissements, les citoyens nous en demandent des alternatives à la voiture. On parle quand même de 15 000 piastres par année pour payer un char. Réalisez-vous le poids financier que ça représente pour les ménages dont plusieurs doivent avoir même plus d'une voiture? C'est vraiment, je pense, le rôle d'une administration municipale responsable et moderne d'offrir des alternatives à la possession automobile aux citoyens. L'administration parle souvent de respecter la capacité de payer des Montréalais. Voilà une belle occasion manquée de favoriser les alternatives plus abordables. À la place, on choisit d'accentuer la dépendance à l'auto solo. Si on offre des alternatives, on va pouvoir permettre à des ménages de se débarrasser peut-être de la deuxième voiture et à d'autres de la première voiture. Évidemment, je connais la situation du de la STM, mais dans l'attente d'investissements financiers de palier supérieur pour pouvoir maintenir nos infrastructures en bon état ou augmenter substantiellement l'offre de services, la Ville pourrait tout de même utiliser ses propres leviers pour favoriser la mobilité durable via des investissements qui sont beaucoup moindres, des mesures plus légères. Donc, vous comprendrez ma déception quand j'ai constaté qu'il n'y avait aucune mesure pour favoriser le transfert modal. Vers les modes collectifs et actifs. J'ai rien trouvé pour améliorer notre réseau de bus pour qu'il devienne plus fréquent, plus efficace, pour que ce soit réaliste pour les Montréalais des quartiers excentrés de se fier sur le transport collectif ou pour ceux qui ont des horaires plus atypiques. Pas de projet non plus de voies réservées, pas de projet de mesures préférentielles pour bus, même pas d'augmentation de la fréquence du métro. Ça, c'était pourtant une promesse électorale. C'est d'autant plus dommage parce que Montréal a vraiment fait preuve de leadership dans les 8 dernières années sous l'administration de Projet Montréal pour favoriser les modes durables. Certains nous l'ont reproché. On a développé massivement le réseau cyclable, on a fait l'extension de Bixi, on a sécurisé les déplacements, multiplié les voies réservées, d'autres mesures préférentielles pour bus. Il y a eu la gratuité pour les aînés, pour les enfants de 11 ans et moins. C'est vraiment déplorable donc de se retrouver ici devant un budget qui freine cette belle lancée. Il y avait eu aussi l'achat des 300 bus qui, à cause de la pandémie, semblait un peu moins pertinent, mais c'est quand même ces 300 bus qui nous permettent aujourd'hui à la STM d'assurer un service qui est relativement fiable malgré une flotte de bus qui est de plus en plus vieillissante à cause des changements de règles de subventions du gouvernement du Québec. On est donc bien content de pouvoir compter aujourd'hui sur ces fameux 300 nouveaux bus. Et si évidemment la pandémie a fait chuter l'achalandage du transport collectif, on le sait, la solution pour retrouver l'achalandage, c'est d'augmenter la fréquence, d'augmenter la qualité du service. L'administration devrait donc être obsédée par cette croissance de l'achalandage pour, oui évidemment, offrir des alternatives aux Montréalais, mais aussi pour réussir à réduire nos émissions de GES du secteur des transports, qui est le secteur le plus émetteur, pour atteindre nos cibles climatiques, mais aussi pour réduire la congestion. Chaque fois qu'un Montréalais choisit de délaisser sa voiture au profit du transport collectif, il contribue à réduire la congestion. Il faut vraiment arrêter de voir les mesures qui favorisent le transport collectif comme des mesures qui sont contre les automobilistes. C'est vraiment pour offrir aux gens plus de choix, plus d'options, des alternatives abordables, simples, efficaces. Donc, je comprends bien que la situation financière de la STM n'est pas facile, mais je pense qu'on doit vraiment tout faire pour travailler sur augmenter l'offre de service. Je l'ai dit tantôt, mais je le répète, je pense que c'est important. On le voit, ça prend à peu près 18 mois quand on augmente de 2% l'offre de service, on retrouve 1% d'achalandage. C'est quand même merveilleux, non? Les gens paient moins cher pour se déplacer, on réduit la congestion, on réduit les GS. C'est prouvé, c'est documenté, c'est vrai partout. Malheureusement, dans le budget, on voit aucune mesure pour tenter réduire la dépendance collective à l'autosolo. Donc, je trouve ça vraiment dommage. On aurait pu vraiment aider le budget des Montréalais avec des mesures simples qui relèvent de la Ville. Merci.

Chantal Rossi ◌6:22:21

Madame la leader de l'opposition officielle, Marie Plourde.

Marie Plourde ◌6:22:28

Merci, madame la présidente. Alors, j'ai la chance d'être propriétaire depuis 30 ans. Il y a 30 ans, c'était la belle époque, on avait une jolie maison sur le Plateau, juste à côté du métro Laurier, ça se vendait à peu près 100 000, 150 000$. On avait un grand condo aussi pour 90 000$. J'avais 30 ans, j'y vivais seule, c'est vraiment une chance. En 1996, si on n'était pas propriétaire, on pouvait aussi avoir un beau grand appartement pour 500$. L'inflation était faible, le pouvoir d'achat était nettement meilleur. Oui, j'en ai vu là qui font des calculs, j'ai le même âge que le métro de Montréal et tout comme la STM, je peux vous dire que le maintien des actifs, c'est important. On peut rigoler, c'est une longue journée. Bref, oui, c'était le fun en 96, c'était pas mal plus léger. Aujourd'hui, ben, on est ailleurs. Les Montréalais, les Montréalaises sont confrontés chaque jour à des choix difficiles, qu'on soit à l'épicerie, pour se déplacer, pour se chauffer l'hiver, pour se loger, pour une petite douceur pour les enfants, pour un besoin de base, les Montréalais et les Montréalaises doivent se serrer la ceinture. Le Canada se classe désormais premier au rang du G7 pour l'inflation alimentaire. On apprenait aussi lundi que la province, que le reste de la province, que l'ensemble de la province a du mal à se loger, particulièrement à Montréal où une personne sur 4 à Montréal en arrache pour se loger. Ce matin, j'étais dans le bus en route vers l'Hôtel de ville pour avoir notre discussion sur le budget, puis je regardais autour de moi, puis je n'arrêtais pas de me répéter, une personne sur 4. Le quart de l'autobus, le quart de l'autobus qui a une boule dans le ventre, qui a de l'anxiété parce qu'il se dit, je vais-tu être capable de payer mon loyer? Puis on l'a dit un petit peu plus tôt, on est à une mauvaise, une mauvaise passe dans la vie pour se retrouver peut-être dans la rue. On ne le sait jamais, ça peut arriver à n'importe qui, ça peut arriver à tout le monde. Puis je le sais que ça tient vraiment à cœur, madame la mairesse. Vous avez d'ailleurs posé des gestes super forts en matière d'itinérance et tout le monde le salue et on le salue encore aujourd'hui. Certes, Montréal ne détient pas toutes les clés pour alléger le fardeau des sans-abri, des citoyennes, mais elle a quand même le devoir, dans une période extrêmement difficile, d'alléger là où c'est possible. Les comptes de taxes, bien ça, ça retombe souvent sur les épaules des locataires qui, eux, n'en peuvent déjà plus. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌6:25:05

Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌6:25:11

Madame la présidente, les changements climatiques représentent le plus grand défi que l'humanité ait connue. Nous avons collectivement le devoir de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi, puis c'est tout aussi fondamental, la responsabilité d'adapter notre territoire et notre population aux impacts de ces changements-là qui se font déjà sentir. Les épisodes de chaleur extrême, de verglas et d'inondations ne sont plus l'exception, ils deviennent la norme. On peut saluer la mise sur pied d'un fonds de réserve d'urgence climatique pour intervenir lorsque ces épisodes-là surviennent, en mode gestion de crise. C'est important, mais soyons lucides, un fonds d'urgence, c'est quand même un pansement, et un pansement ne soigne pas les problèmes de fond. L'administration nous parle désormais de mobilité planifiée. Moi, j'aimerais parler de résilience planifiée, parce que si on veut éviter de gérer les crises à répétition, il faut adapter Montréal de façon systémique et systématique en amont. Prenons les inondations causées par des pluies intenses. Oui, il faut maintenir un réseau d'égouts en santé, absolument. Il faut aussi protéger nos bâtiments, mais il faut aussi retenir l'eau là où elle ne nuit pas. La bonification du programme Rénoplex va certainement aider plusieurs propriétaires à adapter leur résidence, et c'est une bonne chose. Mais pendant qu'on investit un peu plus ici, on coupe 27% du programme d'infrastructures vertes multifonctionnelles et résilientes. En 2026, puis 50% en 2027. Ça, c'est un recul majeur. Madame la présidente, permettez-moi d'illustrer très concrètement le potentiel de ces infrastructures. À Pointe-Saint-Charles, il y a une ruelle bleu-verte qui a été réalisée grâce à une belle collaboration entre le milieu communautaire et la Ville de Montréal, tant au niveau de la planification que de sa mise en œuvre. Il s'agit d'une vaste noue de biorétention, donc un espace espèce de fossé végétalisé conçu pour capter et retenir un maximum d'eau de pluie, qui draine notamment toute la toiture du bâtiment 7, qui est un vaste bâtiment adjacent. Est-ce que vous vous souvenez, madame la présidente, de la pluie diluvienne du 9 août 2024 qui a causé d'importants dommages à travers la ville? Eh bien, ce jour-là, la ruelle Bleu-Verte a pu absorber toute l'eau de la ruelle, de la toiture du bâtiment 7 sans qu'il y ait de débordements aux alentours ni de dégâts. C'est un ouvrage conçu pour des pluies de récurrence 100 ans qui retient l'équivalent d'au moins une piscine olympique en pluie chaque année. Ces infrastructures-là sont extrêmement performantes. Elles réduisent la pression sur le réseau, améliorent la qualité de vie des citoyens, rafraîchissent les quartiers, créent des espaces collectifs. Ça coche plein de cases au niveau de nos engagements sur la biodiversité, qu'on a pris mondialement. Les Montréalaises et les Montréalais en veulent des parcs éponges comme le parc Pierre-Dansereau, le parc des Gorilles, la place Fleur-de-Macadam. Est-ce que ça remplace le réseau d'égouts? Non. Est-ce que ça le complète d'une façon essentielle? Absolument. Montréal avait pris un bel élan dans le déploiement d'infrastructures végétalisées drainantes au cours des dernières années, et c'est précisément cet élan-là que le budget actuel vient freiner. En fait, ce budget se traduit par une érosion généralisée des outils de résilience, alors même que celle-ci figure dans les priorités affichées de l'administration. On parle d'une coupe moyenne de 10% par année dans le plan forêt urbaine. On parle de coupes de 90% et 96% dans le programme des corridors verts en 2026 et 2027, d'une réduction de 15%, plus de 24% du plan directeur de drainage avec un réinvestissement repoussé à 2029. C'est du temps précieux que nous n'avons pas, puis mon collègue Sylvain Ouellet a bien expliqué pourquoi. Une coupe de 20% dans la réfection et le verdissement des parcs locaux, et on va même jusqu'à éliminer complètement le budget pour la création de patinoires réfrigérées. Madame la présidente, on devrait choisir d'investir maintenant dans la résilience plutôt que de payer plus tard en réparations, en indemnisations, et en urgence. Merci.

Chantal Rossi ◌6:29:19

Madame Céline-Audrey Beauregard.

Céline-Audrey Beauregard ◌6:29:24

Merci, madame la présidente. Donc, mini parenthèse, étant donné que je suis une ancienne enseignante, je conviens que ça fait des heures que nous sommes ici à siéger. Si j'étais à votre place, je vous demanderais de vous lever parce que là, je sens que mes propos ne seront pas écoutés. À la hauteur de leur importance. Alors, vous remarquerez encore mes efforts de couleur qui rappelle l'or que je porte aujourd'hui au conseil, puisque je suis en quête d'un trésor pour la population que je représente. Étant donné ma créativité et mon sens de l'innovation, j'en suis même à chercher dans les bancs de neige où vont s'envoler des millions de dollars bien au chaud de notre bas de laine collectif. Faute d'adaptation dans nos pratiques et bonne orchestration des prises de décisions. L'administration l'a dit plusieurs fois depuis quelques semaines, gouverner, c'est faire des choix. En partant hâtivement en chargement de neige depuis novembre, et on va se le dire, pas toujours de manière justifiée, bien, c'est la facture des Montréalais et des Montréalaises qui vont en payer le prix et qui vont augmenter. J'aimerais rappeler qu'on est à ce moment-ci au 5e chargement, même qu'à Anjou, ils ont en sont à leur 6e pour la saison 2025-2026. C'est énorme parce que l'an dernier, on va se rappeler que malgré une tempête du siècle, on en a fait 4. Avec tous les ratés des dernières semaines, que ce soit les nids-de-poule qui ont été accélérés en sortant en période de redoux, et ça c'est prouvé, les remorquages injustifiés, on va savoir avoir des impacts sur notre budget. Je pense que les Montréalais ont le droit de savoir qu'est-ce qu'on va couper pour financer ces dérapages-là. Et à savoir qui approuve finalement les recommandations de chargement. Bref, je ferme ma parenthèse de déneigement parce que vous m'avez déjà entendue déjà quelques fois dans les derniers temps à ce sujet et je vais maintenant prendre mon titre de mairesse de Verdun. Dans les derniers mois, j'ai dû faire des choix très difficiles d'adopter un budget qui me permettait de maintenir les services, ça a d'ailleurs été mentionné un peu plus tôt. J'ai interpellé madame la mairesse ainsi que le président du comité exécutif, et si c'était possible, madame la présidente, de leur rappeler de bien écouter les phrases qui vont suivre. Je les ai invités à échanger sur la situation financière de notre arrondissement. Je laissais la période du budget se terminer avant de les relancer, par respect bien évidemment. D'ici là, en réponse à ce qui a été partagé dans la salle un petit peu plus tôt, dans nos réalités distinctives, j'aimerais préciser que les arrondissements n'ont pas accès à toute la même assiette fiscale selon la présence ou l'absence de zones industrielles, de centres commerciaux, de potentiel de revenus et j'en passe. Je vous invite d'ailleurs, dans vos nombreuses pages que vous consultez, à aller voir le tableau 45 intitulé Sommaire des sources de financement des arrondissements pour constater les écarts importants dans les revenus selon l'endroit où on se trouve dans la métropole. Les transferts supplémentaires que ma collègue a mentionnés et qui ont été salués sont bien sûr bienvenus, mais je dois rappeler qu'ils restent insuffisants pour nombreux d'entre nous qui siégeons ici en ce moment. Et prochainement, on l'a mentionné, les Verdunois et les Verdunoises vont faire plus que leur part localement avec une taxe locale que je tiens à préciser qui va rejoindre la moyenne montréalaise. Mais là, je dois vous dire que je suis inquiète. Car je sens que l'administration, qui inclut des membres de l'administration qui représentent Verdun et l'Île-des-Sœurs, semble, à mon sens, se désengager sérieusement des investissements promis sur notre territoire. Premier désinvestissement, le centre aquatique FISH 38340. Donc, on a les centres aquatiques de Rosemont et de Pierrefonds, et Verdun, on est les prochains sur la liste, le troisième. C'est peut-être l'enfant mal-aimé. Lachine fait aussi partie de cette liste. Puis en regardant la fiche PDI, on constate qu'il y a seulement 28 millions prévus dans les prochaines années et les sommes de cette année sont en majorité dédiées, puis tant mieux pour eux, au centre aquatique de Pierrefonds qui va ouvrir. Mais je m'excuse, mais pour les Verdinoyens, ça fait quand même assez loin pour se rendre là-bas. Le centre aquatique de Rosemont qui a ouvert en 2022, il a coûté 35 millions. Le centre aquatique de Pierrefonds qui va ouvrir, que j'ai mentionné, bon, on est rendu à peu près à 65 millions. Puis le volet aquatique du centre sportif de Montréal-Nord est évalué en ce moment à 94 millions. Donc moi, j'ai beau regarder la fiche dans tous les sens, là, on va dire que ça c'est la fiche, en avant, en arrière, tout, ben les maigres sommes prévues du budget, là, ben, me permettent pas d'envisager comment moi je pourrais vraiment contribuer de promettre à mes Verdunois un centre aquatique dans les 5 prochaines années. Donc, combien de temps les jeunes, les familles, les aînés, les écoles, bref, notre communauté va devoir attendre pour une infrastructure structurante de notre pause d'hiver? Et j'ai pas fini. Deuxième, natatorium, la fiche 66033, si ça vous intéresse. Donc, en plus de notre déficit de centre aquatique, on a un bâtiment iconique que vous avez sûrement déjà vu dans la presse à multiples reprises, qui demeure fermé. C'est aussi un engagement de votre équipe, de l'équipe de l'administration, pardon, locale, d'assurer la restauration tout comme la nôtre. On parle d'une restauration estimée dans un article paru à l'automne de 40 millions. Je fais des chiffres encore. Encore une fois, même si certains veulent se faire rassurants, oui, les sommes sont juste là, on a rendez-vous pour entamer le chantier de ce bâtiment, moi je veux pouvoir commencer ce chantier-là avant de quitter ou avant la fin de mon mandat. Donc, en 2026, entre 2026 et 2030, le programme qui finance les bâtiments de compétences locales, qui inclut le centre communautaire des MHA et le natatorium, prévoit les 40 millions dont j'ai besoin pour l'ensemble du projet. Le message est clairement envoyé. Quand est-ce qu'on va pouvoir commencer la rénovation? Jamais avant 2030, qui va d'ailleurs marquer le 30e anniversaire de sa fermeture. On voit en 2026, -63%, en 2027, -51%, en 2028 dans la colonne, -47%, puis en 2029, -39%. Je passe au troisième point, la passerelle, fiche numéro 40178. Vous n'êtes pas sans savoir que l'Île-des-Soeurs, c'est un des secteurs en planification et en développement en un secteur majeur pour la métropole. Je vous invite d'ailleurs à venir faire une tournée avec moi de l'île, ça va me faire plaisir. Donc, c'est dans le secteur PPU du nord de l'Île-des-Soeurs. Et maintenant, on le sait plus que jamais, c'est que quand on développe en habitation, il faut aussi penser préparer le secteur. Donc, penser à la mobilité, aménager pour que ce soit un quartier complet. C'est pour ça qu'il avait été prévu des sommes de millions de dollars pour préparer à la densité. Nous, on a un territoire qui est scindé, c'est le cas de certains ici dans la salle, notre population est séparée avec le fleuve. Bien évidemment, on est des grands amoureux du fleuve, on l'apprécie profondément, mais ça nécessite une passerelle qui va faciliter les déplacements de nos jeunes vers une école secondaire parce qu'on n'en a pas encore d'école, puis il va falloir qu'on attende longtemps si on écoute le gouvernement provincial. Des personnes âgées aussi qui veulent traverser pour des services qui sont offerts par nos organismes, ou encore les résidents qui veulent participer à des événements de l'Auditorium ou à la programmation de la Wellington en piétonnisation ou sans piétonnisation, ou même accéder à notre parc riverain de 15 km. Je vous invite d'ailleurs à venir y faire un tour. Et en ce moment, ben, il y a aucune mention de la passerelle dans la description générale de la fiche sur la partie nord de l'Île-des-Sœurs. Et comme l'autre fiche, là, je voulais regarder bien comme il faut. Puis j'aimerais rassurer mes collègues en chambre. En campagne, il y en avait certains qui semblaient douter de mes capacités intellectuelles et mes capacités de gestion, grave atteinte à mon rôle dans notre société, celui qui est d'enseigner. Mais c'est une histoire du passé. Je pourrais prouver ici que je sais, comme enseignante, compter et je sais lire. De ce fait, le mot passerelle est le seul mot qui a changé dans la fiche du PDI. J'aimerais rappeler que les personnes qui siègent ici qui sont nouveaux et qui prennent des décisions à fort impact sur des sommes en amont, bien, ces sommes-là, elles permettent de préparer la passerelle. Donc, c'est pas vrai qu'il faut juste les sommes pour payer la passerelle, il faut les sommes pour des études, pour des analyses, pour payer aussi la préparation avant même l'inauguration. Donc, c'est pas vrai de dire qu'on va mettre des sommes juste quand on va être prêt à le faire. Il faut les prévenir, ces sommes-là. On est à -100% en 2026, -100% en 2027, -87% en 2028 et -60% en 2029. Et finalement, quatrième élément, c'est les programmes centraux. Donc, localement, nous serons également fortement affectés, et je suis pas la seule, comme d'autres arrondissements, avec les coupures dans des programmes en lien avec la mobilité, les installations sportives, la canopée, les entretiens des actifs et j'en passe. Je vous partage les résultats uniquement de 2024 parce que j'attends toujours le rapport 2025 sur les investissements locaux. Donc, en 2024, Verdun avait bénéficié de 12 millions. Ça a permis 8,2 millions pour aménager des rues, des trottoirs dans une intersection de Gilbert-Durbaix, 1,3 million pour réaménager un parc central au cœur de l'Île-des-Sœurs, le parc d'Anandianou, ainsi que le parc Joanette, en plus de faire des plantations et de la gestion de l'eau, et un 800 000 pour réaménager un parc bien apprécié de la communauté qui est le parc Burling. Alors merci pour votre attention, merci madame la présidente. Donc moi, comme mairesse, je ne peux accepter ces coupures majeures pour ma population, et j'espère de tout cœur que des collègues élus de Verdun, mais aussi des maires mairesses qui sont, qui font face à des situations financières difficiles, vont se joindre à moi pour décrier la situation qui met à mal l'offre d'installation et de services dans Verdun, mais un peu partout à travers la métropole.

Chantal Rossi ◌6:39:33

Il est 17 h 32, alors je demande aux leaders de me donner les positions actuelles.

Sylvain Ouellet6:39:43

Non, malheureusement.

Christopher McCray6:39:44

Madame la présidente, on va continuer jusqu'à l'épuisement de l'ordre du jour la séance du conseil.

Chantal Rossi ◌6:39:50

Jusqu'à épuisement des stocks. Monsieur Jim Bates.

Dimitrios (Jim) Beis ◌6:40:02

Madame la présidente, l'adoption du budget annuel est bien plus qu'un exercice administratif. C'est l'affirmation de nos priorités et de notre vision pour Montréal. Aujourd'hui, nous réaffirmons que la sécurité publique demeure le socle de notre ville, la fondation sur laquelle reposent la confiance citoyenne et la qualité de vie de toutes les Montréalaises et tous les Montréalais. Le budget de 1,27 milliard de dollars consacré à la sécurité publique n'est pas qu'un outil financier, c'est un levier pour moderniser, prévenir et protéger. Derrière ces chiffres se trouvent les femmes et les hommes du Service de police de la Ville de Montréal et du Service de sécurité incendie de Montréal, mais surtout les citoyennes et citoyens que nous servons. Avec 860 millions de dollars, le SPVM pourra consolider la mission de maintenir la paix l'ordre et la sécurité publique. Ce budget, en hausse de 36,2 millions, permettra non seulement de soutenir les opérations essentielles, mais aussi de s'adapter à l'évolution du contexte social, climatique et communautaire. Ce budget permettra notamment de renforcer des initiatives de prévention à la violence, particulièrement auprès des jeunes, et poursuivant les collaborations avec les milieux communautaires, améliorer la présence sur le terrain grâce à un meilleur soutien opérationnel et analytique, moderniser des équipements essentiels dont certains en fin de vie utile comme les armes, radars portatifs, équipements spécialisés, imprimantes ainsi que l'acquisition et le renouvellement de drones pour accroître la sécurité des agents. S'adapter aux réalités opérationnelles de 2026, notamment une baisse prévue de départs à la retraite nécessitant des ajustements et la stratégie d'embauche. Et finalement, gérer les événements majeurs, dont les dépenses ponctuelles liées à la sécurisation du Championnat du monde de cyclisme sur route. Et surtout, dès 2026, des comités de vigie réunissant citoyens, organismes communautaires et membres du SPVM seront créés, car la sécurité se construit avec la population, pas seulement pour elle. Le Service de sécurité incendie disposera d'un budget de 419,5 millions de dollars, en hausse de 10,8 millions. À cela s'ajoute un programme décennal d'immobilisation de 67,25 millions permettra de remplacer des équipements vitaux ayant atteint la fin de leur vie utile. Et ces investissements sont concrets et essentiels. On parle du remplacement des appareils de protection respiratoire autonome en 2027 pour un coût estimé à 19 millions. Renouvellement récurrent des habits de combat, crucial pour réduire l'exposition aux contaminants et maintenir la sécurité des pompiers. Modernisation des équipements spécialisés. On parle de défibrillateurs, coussins de sauvetage, appareils de détection de gaz, vérins, équipements de sauvetage nautique et pour équipes spécialisées. Poursuite de projets de décontamination incluant l'ajout d'une équipe spécialisée. Gestion d'une nouvelle entente de premiers répondants, cruciale pour la rapidité et l'efficacité de nos interventions d'urgence. Nous poursuivrons également la modernisation de nos infrastructures. On parle de la rénovation des casernes, amélioration des environnements de travail, et en 2026 débutera avec le Service des technologies et de l'information la modernisation du système de répartition assistée par ordinateur, un changement majeur qui améliorera coordination et rapidité d'intervention. Madame la Présidente, la prévention incendie demeure au cœur de nos actions. Les programmes poursuivis sauvent des vies avant même qu'un incendie ne survienne, année après année. Au-delà des chiffres, une promesse. Derrière chaque dollar se trouve une histoire, une famille qui dort sereinement grâce à une caserne modernisée. Un jeune qui trouve un accompagnement plus tôt qu'une pente dangereuse, une policière qui rentre chez elle en sécurité grâce à un équipement fiable, un pompier qui respire un air plus sain grâce à des protections renouvelées. Chaque investissement est une promesse, celle que Montréal sera et restera une ville où l'on se sent en sécurité, où la prévention prime sur la réaction, où la confiance entre la population et ses services d'urgence guide nos actions. Je le dis avec conviction: il n'existe rien de plus fondamental que la sécurité. Aujourd'hui, j'espère que nous voterons tous et toutes en faveur du budget, un budget qui met de l'avant les priorités des Montréalais et montréalaises et qui soutient nos premiers répondants. Avec ce budget, nous affirmons que la sécurité publique n'est pas un poste budgétaire parmi d'autres, c'est la base de tout ce que nous construisons ensemble. Merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌6:45:46

Monsieur Alex Norris.

Alex Norris ◌6:45:51

Madame la présidente, j'aimerais revenir en profondeur, un peu plus en profondeur, sur un élément du PDI qui, je crois, mérite toute l'attention du conseil comme celle du public, la fiche intitulée Provisions, à laquelle l'administration a choisi d'allouer 152 millions de dollars dès cette année. Et j'insiste, cette fiche mérite que l'on s'y attarde, non pas pour sa complexité, mais pour sa simplicité désarmante. Parce qu'au-delà du titre, cette fiche ne contient que 41 mots. 41 mots pour justifier des dépenses de 152 millions. Madame la présidente, je pense que tout Montréalais qui apprend qu'une enveloppe de 152 millions est décrite en 41 mots serait en droit de lever les sourcils. Et il aurait raison. Parce que 41 mots, ce n'est pas une explication ce n'est pas un descriptif, ce n'est même pas un effort, c'est une absence de transparence. Et ce que cette absence finit par révéler, c'est que cette somme n'est rien d'autre qu'un budget discrétionnaire, un fonds libre d'utilisation dont l'administration pourra disposer à sa guise, sans devoir en justifier l'usage aujourd'hui devant le conseil, ni devant les Montréalaises et les Montréalais qui le financent. Oui, un budget discrétionnaire, ça peut exister, mais pas à 152 millions de dollars. Soyons honnêtes, personne n'est naïf. Oui, un exécutif a besoin d'une petite marge de manœuvre. Oui, une municipalité doit parfois faire face à l'imprévu. Oui, il peut être utile de garder un certain coup de cousin. Mais, Madame la Présidente, un coussin et un matelas king size, ce n'est pas la même chose. Dans un budget familial, une marge pour l'imprévu, c'est quelques centaines de dollars, peut-être un peu plus. Mais si quelqu'un décidait soudainement de se constituer un discrétionnaire équivalent à une si grande proportion de l'hypothèque, la réaction serait immédiate: tu exagères. Ce n'est pas raisonnable. Eh bien, c'est exactement ce que fait l'administration ici. 152 millions, ce n'est pas une marge, ce n'est pas un coussin, c'est une décision politique d'accumuler un pouvoir budgétaire opaque et disproportionné. 152 millions de dollars, ce n'est pas anodin, c'est l'équivalent de projets majeurs. Pour que les Montréalaises et les Montréalais saisissent bien de quoi on parle, rappelons ce que représentent 152 millions de dollars. C'est l'équivalent de construire un musée ou une grande bibliothèque, de réaliser des corridors cyclables structurants dignes d'une grande métropole, de refaire des dizaines d'installations sportives, de créer d'immenses parcs ou de protéger d'importants espaces verts, financer des projets majeurs d'adaptation climatique, rendre des bâtiments municipaux accessibles aux personnes handicapées. Pendant ce temps, dans ce même budget, on réduit les investissements en voirie, on laisse les arrondissements amputés avec des coupures dans les programmes centraux auxquels ils pourront appliquer, on coupe dans l'accessibilité universelle des bâtiments municipaux, ont réduit les sommes allouées à la protection des espaces verts. Et au milieu de ces coupures, de ces reculs, de ces renoncements, on se permet de mettre de côté 152 millions de dollars sans dire pourquoi. Madame la présidente, ça n'a aucun sens. Une bonne pratique de gestion, parlons-en. J'ai bien entendu l'argument de l'administration que c'est une bonne pratique de gestion. Mais une bonne pratique de gestion repose sur 2 piliers: la transparence et la proportionnalité. Or, dans le cas présent, il n'y a pas de transparence. 41 mots n'expliquent rien. Et il n'y a pas de proportionnalité. 152 millions dépassent ce qui peut être raisonnable, ce qui peut être raisonnablement qualifié de proportionnel. Et il y a un troisième pilier qu'on semble oublier: l'opportunité. Dans un contexte de crise de logement, de crise de transports collectifs, de crise climatique et surtout de crise de coût de la vie, se réserver une telle somme discrétionnaire n'est pas une bonne pratique. C'est un mauvais signal, c'est une mauvaise priorité et c'est une mauvaise utilisation de fonds publics. Une ville en crise n'a pas besoin d'opacité, elle a besoin d'action. À un moment où les familles manquent de souffle, les taxes augmentent, les infrastructures se détériorent, les services sont sous pression, la dernière chose que les Montréalais veulent entendre, c'est que 152 millions de dollars seront mis de côté dans une enveloppe dont on ne sait ni l'usage ni les critères, ni la justification. Ce n'est pas une question technique, ce n'est pas une question partisane, c'est une question de confiance publique.

Claude Pinard6:51:20

Alors, Madame la présidente, ma demande est simple, raisonnable et profondément alignée avec l'intérêt public. L'administration acceptera-t-elle de retirer cette fiche opaque de provisions et de réinvestir ces 152 millions de dollars directement dans des projets concrets, utiles et nécessaires aux Montréalaises et aux Montréalais? Parce qu'en 2025-2026, Dans la situation que vivent nos concitoyens, personne ne veut financer un fonds secret. Tout le monde veut financer des solutions. Je vous remercie.

Chantal Rossi6:52:01

Madame Andrée-Anne Moreau. Le micro, ça va.

Andréanne Moreau ◌6:52:14

J'aimerais prendre un instant pour souligner l'importance des investissements que nous faisons en culture, parce qu'on en a peu parlé aujourd'hui, mais c'est un aspect majeur de ce budget. Et surtout pour remercier la mairesse Soraya Martinez Ferrada et le président du comité exécutif Claude Pinard, ainsi que l'ensemble de mes collègues. Je les remercie parce que ce budget et les choix qu'on a faits démontrent hors de tout doute que nous tous ici, on saisit l'importance de la culture et le rôle essentiel que les arts jouent dans notre ville et pour toute sa population. La culture, c'est ce qui nous unit, c'est ce qui nous raconte au monde, c'est aussi ce qui nous rassemble au-delà de nos différences. Notre budget vient renforcer ces deux grands rôles de la culture. On s'est donné comme objectif de faire briller Montréal sur la scène internationale grâce aux talents de ses artistes, et de son milieu culturel et de faire rayonner les arts sur toute l'île de Montréal afin que tous puissent y avoir accès facilement, près de chez soi, à une programmation diversifiée et de grande qualité. On augmente donc de 2,5 millions le budget du Conseil des arts de Montréal, un premier pas vers notre objectif d'atteindre un financement annuel de 30 millions en 2028. C'est important ici de prendre la juste mesure de cet investissement. Le CAM soutient directement des centaines d'artistes et d'organismes culturels montréalais, notre cœur créatif. Leur budget avait été gelé l'année dernière par la précédente administration et avait pratiquement stagné depuis les 5 dernières années. Vous vous en souvenez certainement, ce qu'on a traversé il y a 5 ans. 2020, c'est une des pires crises qui a été rencontrée par le milieu des arts dans les dernières décennies. Et au moment où nos artistes et nos organisations culturelles en avaient le plus besoin, leur financement a stagné. Donc, ce qu'on leur apporte aujourd'hui avec cette augmentation, c'est plus qu'une bouffée d'air frais, c'est de l'oxygène. C'est essentiel. Et j'aimerais qu'on en profite pour remercier les organismes culturels et les artistes, qui au cours des dernières années ont tenu le milieu à bout de bras grâce à leur résilience, à leur créativité. Vous êtes la force vive de notre identité culturelle et on va être là pour vous. C'est important de soutenir nos artistes, mais c'est aussi essentiel de s'assurer que cette culture, elle soit accessible partout à Montréal. Alors, on bonifie également le budget de fonctionnement du Service de la culture de 6,5 2 millions pour, entre autres, que les bibliothèques et les maisons de la culture puissent bonifier leur programmation et que les festivals, petits et grands, fassent vibrer la ville. Ces investissements, ils aident à resserrer le tissu social, le vivre-ensemble, parce que les événements culturels qu'on vient soutenir rassemblent des gens de toutes les origines, de toutes les conditions socio-économiques et de toutes les générations. Ils permettent aux nouveaux arrivants de s'intégrer, de se franciser. Ils donnent l'occasion à ceux et celles qui fréquentent moins le centre-ville que ce soit parce qu'ils habitent plus loin, qu'ils ont de jeunes enfants ou qu'ils sont à mobilité réduite, de sentir que eux aussi, ils font partie de la métropole culturelle. La culture peut être un formidable vecteur d'équité sociale quand tout le monde y a accès. Ces augmentations de budget, tant pour le Conseil des arts que pour le Service de la culture, elles ont été saluées par plusieurs acteurs du milieu. Culture Montréal s'est réjoui de voir plusieurs de nos engagements se concrétiser aujourd'hui. Aussi rapidement, des engagements qui étaient d'ailleurs inspirés grandement de ce qu'eux-mêmes avaient proposé pour Montréal. Le Regroupement des événements majeurs internationaux a applaudi la hausse des sommes consacrées aux festivals et aux fêtes de quartier. Et les nombreux organismes culturels que j'ai rencontrés depuis l'annonce du budget se sont montrés très enthousiastes de constater que la culture était une priorité dans nos gestes, pas seulement en paroles. Même le milieu des affaires de Montréal, avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, insistait sur l'importance de soutenir la culture, parce que les arts ont aussi un rôle crucial à jouer dans la vitalité économique de Montréal et de ses quartiers. Quand on augmente le budget de la culture et du CAM, on ne dépense pas, on investit. J'ai utilisé ce mot-là plusieurs fois et ça va rester, parce que c'est vraiment un investissement. Et nous tous, on le considère comme ça. Quand on augmente le budget du CAM, de la culture, on va tous cueillir les fruits de cet investissement, parce que Montréal va briller par sa créativité sur l'échiquier mondial, dans tous les domaines, parce qu'on va se sentir fiers de ce qui se fait chez nous et parce que tout le monde va pouvoir y avoir accès plus facilement. Et ça, madame la présidente, notre engagement à tous.

Chantal Rossi6:57:11

Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger6:57:17

Oui, merci, madame la présidente. Donc, nous déposons aujourd'hui un budget qui regarde la réalité en face et qui choisit d'agir. Un budget qui place l'environnement, la résilience climatique et la qualité de nos milieux de vie au cœur des priorités des Montréalais. Les pluies torrentielles, les inondations et les vagues de chaleur ne sont plus des événements isolés. Elles frappent fort, souvent, et elles frappent très, très fort. Et ce budget donne aux Montréalaises et aux Montréalais, en fait, les moyens de renforcer leur résilience, tant individuellement que collectivement, face aux réalités climatiques qui transforment notre ville. D'abord, avec la création d'un fonds de réserve d'urgence climatique pour les arrondissements afin d'intervenir rapidement lors d'épisodes climatiques extrêmes. Nous allons aussi plus loin pour renforcer la résilience des quartiers, notamment en bonifiant de 10 à 3,3 milieux du programme Rénoplex afin d'aider davantage de propriétaires à protéger leurs logements contre les inondations, en lançant un programme d'acquisition des terrains en zones inondables de 73 millions pour renforcer la résilience des espaces urbains et réduire les risques d'inondations, et en construisant des infrastructures vertes, multifonctionnelles et résilientes qui absorbent les eaux de pluie et offriront en même temps de nouveaux espaces verts aux Montréalaises et Montréalais. C'est concret, c'est responsable et c'est exactement ce dont la population a besoin. Et à cela s'ajoute un engagement historique: un investissement de 7,4 milliards de dollars dans les infrastructures de l'eau au cours des 10 prochaines années. C'est un choix clair et assumé: protéger une ressource essentielle et moderniser des infrastructures qui en avaient grandement besoin. Jamais une administration n'a consacré autant de ressources à l'eau. Gérer la crise climatique, c'est aussi planifier intelligemment, et ça, nous l'avons démontré dans notre budget. Trois quarts de nos investissements répondent totalement ou en partie aux besoins d'atténuation et d'adaptation du test climat. C'est énorme, et c'est la preuve concrète du sérieux avec lequel notre administration intègre le climat à chacune de ses décisions. Madame la présidente, ce budget est plus qu'un plan financier. C'est un engagement ferme envers une transition écologique résiliente, responsable et axée sur les résultats.

Andréanne Moreau ◌6:59:26

Merci.

Chantal Rossi6:59:29

Monsieur Benoît Langevin.

Benoit Langevin ◌6:59:34

Mesdames et messieurs les membres du conseil, madame la mairesse, le budget 2026 que nous présentons aujourd'hui témoigne de cette volonté: agir, mais surtout agir autrement, avec Courage, innovation, humanité. Nulle part, cet engagement n'est plus clair que dans notre réponse à la crise de l'itinérance. C'est 3 fois plus d'argent qui est investi directement dans les initiatives et les organismes œuvrant en itinérance, renforçant ainsi leur capacité d'agir sur le terrain. Nos actions parlent déjà d'elles-mêmes. Grâce à une enveloppe de 29,9 millions de dollars, Nous n'allons pas seulement maintenir les services essentiels déjà engagés, nous les renforçons, les modernisons. L'hiver dernier, nous étions à 2128 places accessibles à Montréal pour offrir un toit cet hiver. Nous atteignons plus de 3000 places cette année. Une chaleur humaine et un soutien aux personnes en situation d'itinérance. Ces chiffres ne sont pas abstraits. Ils se traduisent par des portes qui s'ouvrent, des organismes mobilisés avec service de navette et une stratégie soucieuse de l'équité territoriale. Lorsque de nouvelles Halles de chaleur ouvrent, et je vais prendre le temps d'en nommer quelques-unes: à la Maison-du-Père, dans le Centre-Sud, à l'UQAM, au Centre-Sud également, au Multicafé à Côte-des-Neiges, au Couvent-Saint-Émilie à Hochelaga, aux Bains-Saint-Denis dans La Petite-Patrie, à l'Hôtel-Dieu sur Le Plateau, à Prévention Pointe-de-l'Île à Pointe-aux-Trembles, aux Sœurs Recluses Missionnaires à Rivière-des-Prairies, à l'église Sainte-Bibiane à Rosemont, à Lucien-Saunier dans Ville-Marie, à l'Abri de Villeray à Villeray. Pour des personnes trans, pour des femmes, pour des jeunes, pour des Autochtones, Ce ne sont pas que des espaces qui se déploient, ce sont des nuits plus sécuritaires pour nos concitoyens. Ce sont des centaines de personnes qui ne dormiront pas dehors. Ce sont des vies sauvées grâce à vous, votre collaboration à tous. Pourtant, nous le savons, un lieu de repos seulement pour une nuit n'est pas une réponse durable. C'est pourquoi nous faisons évoluer notre approche. Nous déploierons des projets d'habitation transitoire tels qu'un projet d'habitation modulaire avec accompagnement psychosocial qui permet davantage de stabilité. Mais agir en itinérance, ce n'est pas seulement répondre à l'urgence, c'est aussi la prévenir. C'est pourquoi nous investissons plus de 38 millions en développement social et en lutte contre la pauvreté. Ces investissements donnent à nos tables de quartier et nos organismes communautaires les moyens d'accompagner les jeunes, de soutenir les familles, de prévenir les pertes de logement et d'être présents auprès des personnes qui vivent des moments plus difficiles. Ce sont des milliers de gestes quotidiens: un repas, une orientation, un accompagnement, un filet de sécurité. Pour garantir cohérence et coordination, nous avons mis en place une cellule de crise, déjà, réunit 2 fois par semaine les décideurs depuis qu'on est entrés en poste, des décideurs clés. Cette modernisation permet un suivi rigoureux et rapide des interventions sur le terrain. Les intervenants nous le confirment, il y a de l'air sur le terrain, ça fait du bien. Elle s'inscrit dans une nouvelle gouvernance régionale en itinérance adoptée avec le réseau de la santé qui simplifie les structures, qui favorise la collaboration intersectorielle et accélère le déploiement d'actions structurantes structurantes. Depuis, nous sommes dans l'élaboration d'un tableau de bord régional pour que nos décisions reposent sur des données en temps réel. Aussi, dès février 2026, cette cellule de crise en itinérance sera en transition vers un groupe d'intervention tactique en itinérance. Cette logique guide aussi notre approche face au campement, une approche responsable et humaine, qui priorise la dignité et la recherche de solutions adaptées aux réalités de chaque quartier. Enfin, nous poursuivons également un travail essentiel auprès des personnes autochtones en situation d'itinérance grâce à la collaboration du commissaire à l'itinérance, du commissaire aux relations avec les peuples autochtones et du Comité stratégique intergouvernemental sur l'itinérance inuite. Nous avançons vers des solutions culturellement adaptées plus enracinée et plus durable. Il s'agit d'une priorité de respect et de réconciliation. Mesdames et messieurs, ce budget reflète qui nous sommes: une ville solidaire, une ville déterminée, une ville qui n'abandonne personne. Ensemble, continuons de bâtir un Montréal où chacun et chacune peut trouver sa place, sa sécurité et son avenir. Sur une note plus personnelle, ça fait 8 ans que je viens ici pour poser des questions sur la question de l'itinérance à tous les mois. Le rôle de chacun dans cette Chambre-ci sur la question de l'itinérance est absolument essentiel. La collaboration est vitale pour être capable de développer davantage de ressources dans nos 19 arrondissements et je vais même dire à mes collègues des 15 autres villiers, qu'il y a du travail à faire pour développer des ressources et de les implanter dans leur quartier. 8 ans. Arrivé à l'Hôtel-de-Ville, le budget de la Ville était de 1,7 million en itinérance. On est à 30 millions. On avance. On peut avancer ensemble. Merci. Ensemble Montréal.

Chantal Rossi7:05:32

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌7:05:47

Merci, madame la présidente. Il paraît qu'il ne faut pas que je croise mes bras parce que je deviens fâchée. J'ai entendu beaucoup de personnes ce soir parler avec leur cœur, puis je vais me permettre de le faire même s'il est tard et effectivement qu'on aurait peut-être intérêt à bouger un peu pour se réveiller, boire de l'eau, je sais pas, nos enfants nous attendent à la maison. Je l'ai vécu, moi, l'opposition aussi dans les 4 dernières années. J'entends beaucoup de commentaires et de critiques, j'entends des gens qui dénoncent les coupes, mais moi je peux vous le dire, je l'ai vécu ce régime-là, ce régime Puis là, c'est peut-être la responsable de l'urbanisme qui vous parle, mais ce régime de se faire imposer des choses. Je l'ai dit, moi, que dans le parc Édouard-Levasseur, on la voulait pas, la route. La route, elle a été imposée. On en voulait un plus grand parc parce qu'on a sacrifié un bout du parc pour la cour école. Je l'ai dit qu'on voulait le conserver, notre parc à chiens, le plus grand parc à chiens de l'île de Montréal. On découvre qu'il y a une route qui va être passée en plein milieu comme ça parce que quelqu'un fait couler une information. Depuis 2014, on attend la réfection de la rue Van Horne. On a fait nos consultations publiques. J'apprends par le maire de Projet Montréal que le projet est reporté. Dans l'opposition, dans les dernières années, j'ai demandé à l'élu qui avait ma place de rouvrir le dossier. Jamais il n'a été question, puis a été mis au PDI de le faire cette réflexion-là. On nous a écrasé les arrondissements, on nous a étouffé, on nous a forcé à essayer d'être créatif, à couper dans les services. On nous a transféré des transferts centraux qui ne représentaient même pas l'augmentation des salaires. C'est la première fois que ça se fait, puis ça, je le salue, puis je suis vraiment fière de faire partie de cette administration-là, puis je vais continuer à défendre ça. On est obligé d'augmenter nos taxes locales, on est obligé d'aller chercher des petites taxes propriété comme à Verdun, on est obligé d'aller chercher des vignettes de stationnement pour essayer de boucler notre budget pour la base. Ce que je trouve fou, c'est que l'administration qui est au pouvoir depuis 8 ans C'est comme si aujourd'hui il n'y a rien dont elle est responsable. Rien. Moi, comme élue responsable de l'urbanisme et de l'aménagement, je peux vous dire que je vais inclure les maires et mairesses dans les programmes d'infrastructures majeures. Je le dis aujourd'hui devant tout le monde. On dirait que quelqu'un coupe. OK, c'est pas vrai que je vais aller dans vos arrondissements vous dire ce qui est bon pour vous. C'est pas vrai que je vais aller rencontrer vos citoyens dans vos districts sans vous le dire, puis que vous allez l'apprendre par des résidents comme moi je l'ai vécu avec mon prédécesseur. Imaginez comment on se sent quand nos citoyens nous appellent pour dire, je suis un peu gêné là, je vais pas taire son nom parce que cette personne-là est plus élue, mais l'élu de Projet Montréal est venu nous rencontrer sur la rue, nous a proposé des affaires, en fait il nous a promis des affaires. Mais il vous a promis mis quoi? Comment ça se fait que je suis pas au courant? Mais je vous fais la promesse, moi, que je ferai pas ça. Puis vous allez être dans la discussion, même si vous êtes dans l'opposition, même si vous êtes indépendant. Ça sera pas comme ça que ça va se passer avec nous. Puis on nous parle beaucoup de vision, mais on s'est engagé à écouter le monde. Puis écouter le monde, ça veut dire les consulter. Puis ça veut dire que quand on consulte, ben oui, ça se peut qu'on va devoir modifier nos projets. Puis oui, ça se peut que ce ne sera peut-être pas aussi hot qu'on l'avait imaginé, mais au moins le monde, ils vont être contents, ils vont se sentir respectés. C'est ça la participation citoyenne. C'est ce qui a manqué dans les 8 dernières années, que les gens se sentent respectés et écoutés. Je peux vous le dire, moi je l'ai vécu comme élue, puis c'est vraiment difficile. Puis ça crée ça après, oui, de la frustration. Puis là, ça fait 8 ans que l'administration est au pouvoir, madame la présidente, et on a une crise du logement, puis on a une crise de l'abordabilité. Puis moi, dans les années 90, j'étais pas propriétaire au Plateau, j'étais encore à l'école primaire. Sauf que je l'ai connu à l'université, les appartements à 600 piastres où on était 3 étudiants. J'ai vu comment c'était cher à Vancouver, j'ai vu comment c'était cher à Paris, j'ai vu comment c'était cher à Toronto. Puis j'ai vu comment c'était hot à Montréal, puis comment les loyers étaient encore accessibles. Puis là, en ce moment, à Montréal, c'est fou, c'est hors de prix. Plus personne n'est capable de se loger. Le salaire moyen, c'est inacceptable. Une personne sur 4 dans l'autobus arroche à payer sa facture de nourriture avec ses enfants, puis elle ne l'amène pas faire du ski, on s'entend là. Mais autant je veux pas vous mettre, je veux pas mettre la crise de l'abordabilité sur les épaules des individus, mais il y a une administration qui était là depuis 8 ans, qui avait le pouvoir de faire quelque chose, madame la présidente, qui avait le pouvoir de dire, savez-vous quoi, on prend le taureau par les cornes puis on fonce. On le fait là, on le fait avec l'itinérance. Puis moi, ma responsabilité comme responsable de l'aménagement, c'est directement après l'itinérance. On la réglera pas, la crise de l'itinérance, si on n'adresse pas l'habitation. C'est impossible. Dans toutes les grandes villes dans le monde où on a eu des solutions pérennes, on est passé via l'habitation. Vous pouvez m'écouter ou pas, m'entendre ou pas, mais l'équipe qui est en opposition en ce moment était au pouvoir depuis 8 ans. Ça vient avec une responsabilité. Puis vous pourrez nous juger sur l'habitation dans 4 ans, puis dans 8 ans peut-être, puis on sera là pour répondre de nos actions. Mais aujourd'hui, c'est pas achetable à Montréal et ça se loue pas des loyers. Notre budget, il prend en considération ça. C'est une priorité. Oui, l'itinérance, c'est une priorité. Oui, adresser cette crise-là, c'est une priorité. C'est pas juste une priorité budgétaire, c'est une priorité dans nos actions. Dans les heures qu'on va mettre dans le travail, puis dans les gens qu'on va mobiliser, puis dans le message qu'on va envoyer, puis elle a la vision. On n'accepte pas ça. Failure is not an option. On bouge maintenant. Je le répète souvent parce que moi aussi quand on m'écrit des textes, je les lis pas.

Véronique Fournier7:12:45

Là je vais le lire.

Caroline Braun ◌7:12:47

575 millions en habitation. Beaucoup de budget pour les OBNL. Et on est loin de les abandonner, les OBNL. Au contraire, c'est des partenaires, puis des partenaires de choix qu'on valorise. Puis on le dit haut et fort, on essaie de sortir nos terrains pour les OBNL. On met, on met un fonds de 50 millions pour préparer ces terrains-là, pour que ce soit un clé en main, pour que pendant qu'ils cherchent leur financement, puis pendant qu'ils montent leur projet, on s'active, on continue, on bouge le terrain. Il y a quelque chose qui passe. On déconstruit, on décontamine, on lotit. Le fonds plancher, 3 millions. Les OBNL qui aient le droit d'avoir de l'argent pour se préparer avant qu'ils aient leur budget, quand ils mettent leur pelle dans la terre. Fait qu'on est là, on en a une vision, puis le budget reflète notre vision.

Gabrielle Rousseau-Bélanger7:13:38

Merci beaucoup.

Chantal Rossi7:13:55

Madame Chantal Gagnon.

Chantal Gagnon7:14:01

Merci, madame la présidente. Alors, c'est un grand plaisir pour moi d'être ici aujourd'hui et de participer à ce conseil municipal en tant qu'élue responsable du développement économique et de l'économie verte au comité exécutif. C'est un privilège, mais c'est aussi une responsabilité importante dans un contexte où Montréal fait face à de grands défis économiques, mais également à de grandes occasions de se repositionner. D'abord, j'aimerais remercier madame la mairesse Soraya Martinez Ferrada. Merci pour sa confiance, bien sûr, mais aussi pour sa conviction profonde de l'importance du développement économique dans la relance de Montréal, de son centre-ville et de l'Est de Montréal, un secteur qui m'est particulièrement cher et qui a été trop longtemps laissé en marge de son plein développement. La mairesse de Montréal m'a confié des mandats bien clairs. Elle souhaite que nous renforcions les liens avec les entreprises et avec les partenaires économiques. Afin de rétablir et de consolider une relation de confiance forte entre la Ville et la communauté d'affaires, une relation basée sur l'écoute, la prévisibilité et le respect mutuel. En ce sens, j'ai rencontré de multiples entreprises et partenaires au cours des dernières semaines afin de bien comprendre leurs enjeux pour ainsi pouvoir leur offrir le meilleur soutien possible. Cette relation est essentielle. Elle est au cœur de notre capacité collective à créer de la richesse, à soutenir l'innovation, à maintenir des emplois de qualité et à assurer la vitalité de nos quartiers. Nous souhaitons miser sur une collaboration renouvelée pour redonner à notre ville son ambition de briller parmi les grandes métropoles internationale. Pour ce faire, nous avons un plan structuré, cohérent et surtout ancré dans la réalité du terrain. Ce plan passe par une rehausse de la sécurité et de la propreté, par une réponse humaine et efficace à la crise de la rue et par le déploiement d'une vision ambitieuse et concertée du développement économique. Dans les prochaines années, nous continuerons de soutenir les entreprises locales, l'économie sociale et l'économie circulaire, notamment par l'entremise de PME Montréal, avec un partenariat stratégique de près de 25 millions de dollars par année, ainsi que par le soutien au SDC et par la dynamisation de nos artères commerciales. Un chantier majeur est celui de l'est de Montréal. Le moment est venu de donner l'impulsion nécessaire à sa transformation afin que ce secteur clé de la ville puisse enfin réaliser son plein potentiel. Concrètement, cela passe notamment par la mise en place du bureau de l'Est et du bureau de projet de la rue Notre-Dame, par l'attraction d'entreprises locales et internationales, et par la mise en valeur de la revitalisation de terrains clés. C'est un projet de développement économique, mais aussi un projet de justice territoriale et de transition écologique. Nous devons également stimuler l'attractivité du centre-ville, qui demeure le véritable cœur économique, culturel et académique du Québec. À cet égard, 14,7 millions de dollars sont prévus au budget 2026 pour la stratégie Centre-Ville, incluant 1 million de dollars spécifiquement investis dans le programme de soutien aux SDC du Centre-Ville. Cette relance doit se faire sans jamais négliger la vitalité économique locale. Cela passe par un appui accru aux SDC, aux artères commerciales et aux commerces affectées par les chantiers, représentant 6 millions de dollars, et un soutien au SDC et aux affaires commerciales hors SDC de 7,4 millions au budget 2026. Ces exemples démontrent que nous avons écouté les besoins du milieu des affaires et surtout que nous agissons de façon concrète pour soutenir nos entreprises et dynamiser notre économie. Je terminerai en rappelant que le développement économique n'est pas une fin, mais bien un levier pour améliorer la qualité de vie, pour renforcer la cohésion sociale et pour bâtir une ville plus prospère, plus inclusive et plus durable. Une ville à la hauteur des attentes de ses citoyennes et de ses citoyens. Je vous invite donc tous et toutes à voter pour ce budget qui stimule la vitalité économique de notre ville.

Voix 5B7:19:02

Merci.

Chantal Rossi7:19:07

Madame Christine Black.

Christine Black ◌7:19:10

Oui, madame la présidente. En fait, aujourd'hui, vous comprendrez que je vais vous parler beaucoup de sport. Alors, à ce niveau, en fait, le budget qu'on présente aujourd'hui est orienté vers un double but. D'abord, le développement de la pratique sportive chez un plus grand nombre de Montréalaises et Montréalais. Et également le rayonnement sportif de Montréal au Canada et à l'international. Premièrement, au niveau des investissements, au niveau du PDI pour les installations sportives, 2016 est sans aucun doute une année d'investissements majeurs pour améliorer l'accès aux infrastructures sportives, notamment dans les quartiers moins bien desservis. Nous investissons notamment 450 millions pour la transformation des milieux de vie dans les arrondissements. Notamment à travers la rénovation du complexe sportif Claude-Robillard, du complexe récréatif Gatbois, un projet ambitieux qui transformera ce site en un pôle de sports et de loisirs incontournable, la rénovation de 3 arénas dans les arrondissements du Plateau-Mont-Royal, Lachine et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, ainsi que du natatorium de Verdun. Nous avons choisi d'accorder 570 millions pour la construction d'équipements sportifs d'envergure dans des arrondissements qui en manque depuis des années. Cela représente en tout une augmentation de 3,8 millions pour les infrastructures socioculturelles et sportives par rapport au budget de 2025. Grâce à ces investissements, nous allons pouvoir livrer le complexe aquatique de Pierrefonds-Roxboro, un équipement très attendu par la population locale qui permettra à des milliers de Montréalaises et Montréalais dans l'ouest de l'île de profiter d'installations modernes. Parmi les grandes nouveautés, vous comprendrez que je suis particulièrement fière de la bonification du projet du complexe aquatique et sportif de Montréal-Nord. Après 10 ans d'efforts de la part de la communauté nord-nord-montréalaise et de tous les acteurs impliqués, les nouvelles s'annoncent positives. Et vous aurez remarqué que maintenant, nous ne parlons plus simplement de programme aquatique, mais on parle de programme de centre sportif. Également. Alors ça, c'est une grande avancée parce qu'avant, on était restreint dans un contexte de piscine uniquement avec tout un pôle aquatique, alors que maintenant on va le penser de façon beaucoup plus globale parce que dans nos communautés, on le sait, l'autre côté d'ailleurs, ils en ont fait allusion à plusieurs reprises, que ça prend des équipements bien entendu, mais dans les 8 dernières années, on parlait uniquement d'un programme aquatique. Alors ça incluait pas de gymnase, pas de palais, pas de pas d'autre chose qu'un pôle aquatique. Il y a également d'autres initiatives qui témoignent de notre volonté de soutenir les 19 arrondissements, et je dis bien les 19 arrondissements, pour qu'ils encouragent la pratique sportive au quotidien et de faire de Montréal une ville active, inclusive et tournée vers l'avenir. Par exemple, la Ville contribue à hauteur de 4 millions par année afin de maintenir l'accessibilité gratuite ou à faible coût aux installations scolaires. 100 millions seront consacrés dès cette année, dès 2026, au projet de prolongement des heures d'ouverture d'installations socioculturelles et sportives pour les jeunes. De plus, la Ville de Montréal compte investir 102,8 millions dans le programme des installations sportives extérieures afin de résorber le déficit d'entretien qui limite actuellement leur utilisation. Mais bien entendu, au-delà des investissements qu'on va faire au niveau de nos infrastructures, à Montréal, je peux vraiment dire que cette année, l'année 2026, sera une année sportive à Montréal. Et ce sera une année exceptionnelle. Elle marque, entre autres, le 50e anniversaire des Jeux olympiques de 1976, un moment historique qui a façonné notre identité sportive et notre engagement envers l'activité physique. Montréal sera également au cœur de la scène internationale sportive en accueillant les championnats du monde route et UCI 2026, du 20 au 27 septembre prochain. Ce sera plus de 80 pays, 1000 athlètes, 13 épreuves spectaculaires et, tenez-vous bien, 300 millions de téléspectateurs à travers 150 pays qui vont pouvoir écouter ce qui va se passer ici chez nous. Donc, Montréal va rayonner à travers le monde. Cette compétition s'inscrit dans le cadre du 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal. Dont la programmation sortira bientôt. Et je tiens à rappeler que c'est un événement gratuit et accessible à tous qui célèbre le sport, la performance, la culture, le bien-être et la santé. 2026 marque aussi le 150e anniversaire de l'inauguration officielle du Mont-Royal, le 24 mai 1876, pour lequel une série d'événements auront lieu également. Je vois dans l'organisation de tous ces événements forts un beau défi pour notre métropole sportive et culturelle, mais surtout une occasion unique de nous positionner sur la scène sportive montréalaise, la scène sportive mondiale, voilà. Avec le Service des grands parcs, les élus et tous les partenaires impliqués, nous sommes déjà en action pour assurer que ces événements se passent de manière sécuritaire, inclusive et sans accroc. Et je tiens d'ailleurs à saluer toute l'équipe des Services des Grands Parcs, qui sont plusieurs en fait à travailler sur ces événements, et à leur offrir notre plus grande collaboration pour toute la mise en place de tout ça. Ce seront sans aucun doute des rendez-vous à ne pas manquer. Et là-dessus, je vais faire un bond sur ce que ma collègue Caroline Braun a mentionné. On souhaite inviter tout le monde et on a vécu effectivement dans les 8 dernières années une situation difficile où on n'a pas été invité à rien, où on ne savait pas ce qui se passait, où des fois même il pouvait y avoir des activités dans un arrondissement et on ne le savait pas. Alors, dans ce contexte-là, je peux vous assurer que nous, de notre côté, on va travailler avec tout le monde et c'est comme ça, à mon sens, que les Montréalais s'attendent à ce qu'on travaille. On n'est pas ici pour travailler uniquement pour nos propres, nos propres voteurs, on travaille pour tous les Montréalais et c'est pour ça qu'on a été élus. Et c'est pour ça qu'on va continuer à travailler en ce sens-là. Alors, c'est une année fort importante au niveau du sport et nous, de notre côté, on veut vraiment s'assurer de l'attractivité de Montréal, de son rayonnement tant au niveau local, régional qu'international. Alors, madame la présidente, je vous invite à voter pour ce budget, un budget qui met de l'avant nos investissements au niveau du sport.

Gabrielle Rousseau-Bélanger7:25:39

Merci.

Chantal Rossi7:25:40

Madame Véronique Fournier.

Véronique Fournier7:25:50

Merci, madame la présidente. Je suis contente de pouvoir intervenir après les nombreuses interventions de mes collègues qui ont bien mis en lumière des enjeux qui, au départ, dans le narratif de l'administration, semblaient finalement un menu très emballant pour la Montréalais en termes d'investissements dans tous les champs municipaux. Et au fur et à mesure de la commission des finances, visiblement, on se rend compte que le diable est dans les détails, si l'on peut reprendre cette expression. On a eu plusieurs témoignages ici qui viennent appuyer le fait qu'on est dans un budget davantage d'intendance, pourrions-nous dire, un budget où est-ce que finalement, oui, on additionne des chiffres, mais Mais quelle est l'ambition, quels sont les choix qui vont permettre à Montréal de continuer à se positionner comme une grande métropole dans une vision grandiose, mais aussi bien à l'échelle, et j'aime bien rappeler les propos d'Ericka Alneus à ce sens-là, entre la grandiose et l'intime. Parce que qu'est-ce qui fait la qualité de vie d'une ville? C'est notre capacité au jour le jour de profiter des parcs, de se promener sur la rue, de savoir qu'on a accès à des services, par exemple, de loisirs pour les enfants des camps de jour. C'est de savoir que dans une période de chaleur importante, la piscine, par exemple, Baldwin, peut-être la piscine Baldwin, excusez-moi de donner cet exemple, parce que je crois qu'en termes d'infrastructures sportives, celle-ci a été rayée du budget. Mais par exemple, prenons un cas où est-ce qu'on a une piscine de quartier dans une communauté, ça fait partie de la qualité de vie, ça fait partie d'une ville en santé, ça fait partie d'une ville qui a qui agit aussi sur l'environnement. Ça fait partie finalement des attentes que les Montréalais qui n'ont par exemple pas accès à un chalet dans les Laurentides, à une cour privée, à des choix de mobilité qui sont beaucoup plus onéreux, on doit être en mesure de déployer et de tricoter ce filet municipal qui tisse la qualité de vie au quotidien dans nos quartiers. Et ce sont des choix qu'on ne voit pas dans ce budget. D'autre part, quand on parle de grandiose, on s'attendrait à une ambition pour Montréal. Quelle est l'ambition en transport collectif? Quelle est l'ambition? On vient d'adopter un plan d'urbanisme et de mobilité, on va avoir des cibles ambitieuses, on doit développer un réseau de transport collectif également qui va nous permettre de desservir des postes de redensification avec des cibles importantes de logements dans des milieux de vie complets, dans des réaménagements. Le PUM a l'intention de réaménager les rues pour développer notre rapport à la rue comme étant non seulement un espace de mobilité, mais un espace d'adaptation au changement climatique, un espace culturel, un espace de socialisation. Et tout ça, on le ressent pas dans le budget, on ressent pas cette vision. De créer une ville qui est plus que la somme de ses parties. On a l'impression d'avoir une addition, mais c'est quoi le portrait d'ensemble? C'est quoi la direction qui est prise par l'administration? On a l'impression finalement qu'on est sur un bateau sur lequel on critique un peu les choix d'avant et tout ça, mais finalement on est supposé être au gouvernail, mais on fait un peu tourner la roue puis on la prend pas. On n'a pas le sentiment d'une administration qui a les mains sur le volant. Que depuis le début de ce budget, on nous dit c'est la faute à, c'est la faute à, mais qu'est-ce qui vous anime comme vision de la Ville où vous serez imputables et où vous allez prendre une responsabilité envers les Montréalais? Parce que jusqu'à présent, les Montréalais, je pense, sont en droit de se poser des questions. On a, au courant de l'été, lors de la campagne électorale, mentionné qu'on allait être autour de l'inflation, le chiffre de 2% et quelques, et souvent revenu. Bien sûr, on parle toujours du mois de septembre comme étant la donnée de l'ISQ, mais reste qu'on est dans un contexte économique anxiogène avec beaucoup d'inconnues. C'est même écrit noir sur blanc dans les documents du budget. Il faut être capable de se situer dans quel contexte on fait ces choix. Et finalement, avec ce budget, on vient rompre l'engagement qu'on avait pris aux Montréalais, l'engagement de leur dire on va avoir un budget qui est respectueux de votre capacité de payer, qui vient quand même, qu'on sait qu'on a des enjeux importants au niveau financier, mais qu'on essaie quand même d'en adoucir la portée sur le portefeuille des Montréalais. C'est pas ça qu'on vient faire. L'opposition est venue démontrer avec des amendements que c'est possible de revenir à un taux de taxation un peu plus bas. Puis on nous servira le fait que oui, mais les arrondissements, vous avez fait ci, vous avez fait ça. Encore là, on est sur le gouvernail, mais on le tient pas comme il faut, parce qu'au final, c'est 87% du taux de taxation qui est sous la responsabilité du conseil municipal. Donc, ça a un impact, le pourcentage d'augmentation au conseil municipal a un impact majeur dans nos arrondissements. Et oui, on parle d'un transfert aux arrondissements, mais force aussi de constater qu'il y a beaucoup de projets, de programmes de la ville-centre qui venaient en appui aux actions locales en arrondissement, qui sont soit coupés complètement ou soit réduits de manière importante. Donc au final, quand on aura l'addition des plus et des moins, on n'est pas sur des montants qui sont faramineux et qui vont nous permettre de révolutionner finalement la manière dont on agit à l'échelle locale. Oui, on a des pressions sur les infrastructures locales, sur les budgets de fonctionnement qui nous permettent de desservir les les citoyens, notamment, et j'en suis dans un arrondissement où on a des grands territoires en développement avec une population en croissance. En 20 ans, on a augmenté de pratiquement 20-25% de la population. Donc oui, on a une offre de service, on en est bien sûr conscients et on travaille tous en ce sens-là pour les Montréalais. Mais de dire qu'on est sur une panacée des fonds aux arrondissements, on fera les calculs dans le plus ou le moins, et ce que ça aura comme impact. Quand on parle par exemple de coûts pour le développement du réseau cyclable, dans des secteurs très enclavés, c'est pas vrai qu'un arrondissement peut seul agir, car on aura besoin de traverser par exemple des projets qui se font en réseau. On va se retrouver avec une ville en fromage suisse finalement où on aurait des trous parce que chacun des arrondissements aura décidé de faire des priorités autrement. C'est pas vrai. Lorsqu'on a des projets qui sont en réseau vélo-transport collectif, il doit y avoir une vision claire. Un leadership qui est assumé par l'administration et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'on vient proposer, qu'on venait, malheureusement ça a été rejeté par l'ensemble de l'assemblée, qu'on venait ajouter une fiche sur le transport collectif parce qu'on a besoin de ce type de projets qui sont fédérateurs, qui sont au-dessus finalement des intérêts particuliers de chacun des arrondissements. Donc dans ce budget finalement, ce que les Montréalais vont perdre? Ils vont, je crois, perdre du temps. On va rendre les déplacements, en tout cas sinon plus difficiles, on ne les facilitera pas parce qu'il n'y a pas d'ambition au niveau de la mobilité active et collective. On va perdre sur la qualité de vie avec des budgets amputés, par exemple, sur les bâtiments réfrigérés, dans nos parcs, sur les corridors verts, sur des services directs aux citoyens. Ma collègue de Verdun en a donné de très bons exemples. Mais ils vont en perdre aussi de la résilience parce qu'on va sur des infrastructures lourdes de gestion durable des eaux de pluie et d'adaptation au changement climatique lorsqu'on pourrait multiplier la nature et le type d'intervention partout dans nos quartiers et ainsi faire en sorte que nos milieux de vie soient plus résilients, mais également la population qui ultimement est la plus touchée. Parce qu'effectivement, face au changement climatique, ce sont des crises humaines. Qu'on vit. Il faut être en mesure de créer ce filet social autour de ces enjeux. On va perdre aussi, comme Montréalais, l'élan collectif. Plusieurs projets, on nous dit, je suis quand même contente, je veux le saluer, monsieur Pinard nous a dit que Sainte-Catherine-Est allait commencer, donc on a bien hâte aussi d'avoir les plans et de vivre, puis je pense que le milieu a bien entendu. Donc il y a certains projets qui vont continuer dans l'élan de Montréal, Mais en même temps, je pense que les Montréalais devront être attentifs. Est-ce que ces projets-là vont aller si vite et quels sont ces projets finalement? On a des grands projets, je pense à l'ÉCO, le parc de la Falaise-Saint-Jacques, c'est les entrées de ville de Montréal. On peut dire qu'on a des négociations, mais en même temps, il faut que ces projets-là s'activent et quand on les voit se lisser dans le PDI, ça lisse aussi le taux d'énergie qu'on y met pour les faire avancer. Les Montréalais, dans ce budget aussi, à mon sens, perdent des acquis démocratiques importants pour plusieurs raisons. On parle toujours, et on l'a eu tout au long de la commission des finances, même encore dans le budget, d'un budget qui se recentre sur les services de base, sur les services de proximité, sur le service aux Montréalais, mais jamais on vient définir Qu'est-ce qu'on met dans ce panier de services-là? On a finalement une vallée sur le service de proximité. Mais un service de proximité, est-ce que c'est une ville minimale? Est-ce que c'est une ville qui fait preuve d'austérité? Est-ce que c'est une ville qui prend davantage de responsabilités qu'on attend désormais des municipalités partout dans le monde? Les municipalités sont à la ligne de front des changements climatiques, sont au niveau du développement économique, sont sur la question de la santé. Une ville, un environnement bâti crée des conditions de santé pour sa population. Donc moi, j'aimerais que l'administration en tant que telle, quand on parle de services de base, qu'on soit en mesure de dire vraiment aux citoyens c'est quoi le service de base. Parce qu'on a bien remarqué dans le budget aussi une diminution des budgets pour l'entretien des artères. Service de base, est-ce qu'on parlait des sports loisirs avec les patinoires réfrigérées? Est-ce que service de base, on parlait par exemple de la capacité de participer à la vie de son quartier, notamment avec le processus de budget participatif? Point d'interrogation. Puis moi, j'aimerais qu'on se rappelle que le service de base, bien, si on cherche une définition qui peut être inspirante puis qui peut nous amener à l'ambition pour les Montréalais et Montréalaises, j'invite l'administration à se plonger dans la Charte montréalaise des droits et responsabilités, qui à la fois vient dire à quoi un citoyen montréalais peut s'attendre de sa ville, de ses élus. Il peut s'attendre à la fois, et l'article 1, c'est la vie démocratique, il peut s'attendre à l'économie, à un droit à l'environnement, social, la sécurité, des services de sports et loisirs, la culture. C'est un document qui nous lie dans notre responsabilité d'élus face à la vie démocratique municipale. Et actuellement, dans ce budget, on pourrait dire qu'il y a vraiment une flexibilité, une très grande variabilité de la capacité de ce budget à atteindre l'ambition de la Charte montréalaise des droits et responsabilités, auxquels à la fois les citoyens sont en droit de s'attendre de leurs élus et de leurs institutions, mais aussi bien la responsabilité collective que nous portons tous dans cette enceinte démocratique. Dans un contexte où la démocratie est mise à mal, on l'a vu malheureusement aux dernières élections municipales, un taux toujours qui se maintient très bas de participation, des contextes où l'information, la capacité à avoir l'avis public est fortement impactée, c'est désolant que le choix de l'administration fût de notamment retirer le de budget participatif, de ne pas venir en soutien à Concertation Montréal. On parle de décennies de pratiques de démocratie, des conseils jeunesse, la capacité finalement— participer, c'est le bout de la ligne de l'échelle de participation citoyenne. Au départ, on parle d'information, de sensibilisation, de participation au milieu de vie, et c'est comme ça qu'on fait une ville forte, puis on a des citoyens engagés. Et pour ça, ça demande des conditions. Et dans ce budget-ci, c'est désolant, on vient finalement défaire des décennies d'engagement de la société civile pour se donner des piliers forts de démocratie municipale, piliers qui font d'ailleurs partie d'un des axes de Montréal 2030. Dans le cadre de la commission des finances, il a également été mentionné qu'il y aura un exercice de mise à jour du plan stratégique tout à fait, à mi-parcours, eu égard à l'administration, c'est tout à fait sain de le faire puis d'aller plus loin en termes d'indications. Mais ce que les Montréalais nous ont dit au début du Plan 2030, c'est qu'ils souhaitent participer à leur ville et c'est pour ça que c'est un des piliers et j'espère que cette ambition qu'on retrouve au cœur de la Charte montréalaise de droits et responsabilités guidera l'administration pour la suite. Il guidera surtout les choix qui seront à faire pour la mise en œuvre de ce budget. Parce que force est de constater que, bien qu'il y ait des intentions de vouloir travailler avec les communautés locales, déjà il y a des actions qui sont faites sans consulter les élus locaux. Donc, on a rapidement l'ambition ou l'effet de toge sur la démocratie, la participation et l'inclusion de tous dans la décision. Mais force est de constater que l'expérience terrain jusqu'à présent ne démontre pas nécessairement concrètement cette grande ambition. Je terminerai là-dessus. Je pense que ce budget, on a eu l'occasion lors de la CFA, lors de ce conseil, de soulever les préoccupations des Montréalais. Les Montréalais, de tous les Montréalais, mais entre autres les Montréalais qui arrivent avec plus de difficultés dans notre ville, où l'argent, la capacité de payer, la capacité d'avoir accès à des services, d'avoir des espaces publics de qualité fait la différence. Et nos inquiétudes demeurent. On verra comment l'administration mettra en œuvre ce budget, mais vous comprendrez bien sûr que l'opposition officielle va voter contre ce budget. Puisqu'on n'arrive pas à rencontrer à la fois une vision grandiose et de l'intime pour Montréal avec un budget qui se veut davantage un budget d'incidence pour des services municipaux minimaux.

Gabrielle Rousseau-Bélanger7:40:11

Merci.

Chantal Rossi7:40:19

Monsieur Alan DeSousa. Monsieur Alan de Souza.

Alan DeSousa ◌7:40:28

Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, I just heard my colleague speak about a lack of ambition, and I'm surprised. When you get elected on the 2nd of November, you don't get a get-out-of-jail-pass card. To forget the last 8 years. You are part and parcel of the administration that was there. And when I hear my colleague speak, she— I realize, unfortunately, because I do have very good relations with her, but I realize she just doesn't get it. She doesn't realize that this administration got elected and has got to clean up. The mayor got elected in Montréal and right after being elected had to deal with 3 strikes consecutive at the STM. The mayor had to get moving right after, not even before being sworn in, with regard to being able to make sure that there was adequate lodging for a winter that came on November 11th and which hasn't stopped. In case you've seen, the mayor had to get working hard to getting things going. And when you realize, Madame la Présidente, that when you're looking at les nids de poule and the four machines that you supposedly were had to be done as of last April are all out of commission, and you've got none available. I wonder why my colleagues just don't get it. There is work to be done to clean up the house before you can establish an ambition. Yes, this administration is very ambitious. There's no lack of ambition in the South. I look at my colleagues; I see it in their eyes, and they want to do things. Mais Madame la Présidente, à un moment donné, je pense que enough is enough. Je pense que j'invite mes collègues de s'en parler entre eux. Parce qu'il y en avait plusieurs qui avaient siégé là pour 8 ans et maintenant, tout d'un coup, ont une blinde mémoire. Madame la présidente, pour ceux qui étaient ici dans cette salle, et je vous invite, et je vous connais, puis je te regarde dans vos yeux, vous vous souvenez tous que j'avais, mois après mois, j'avais soulevé les enjeux budgétaires auxquels on fait face et pour lesquels, pour la première fois, nous avons une administration qui a choisi d'agir. When I hear my colleague squeal about cuts, I didn't hear him squeal when for 8 years you spent like drunken sailors. Madame la présidente, there has to be a limit. There has to be a limit to amnesia. When you come in that door, it does not mean that your memory goes blank. And that's why there is work to be done. Madame la présidente, ce budget est un budget qui était difficile, qui a pris beaucoup de courage de faire les coupures, des réductions, toujours en préservant l'ensemble, mais avec l'objectif de développer une vision que nous avons, mais qui n'est pas prête tout de suite pour des raisons bien évidentes. Madame la présidente, pour ceux qui s'en souviennent, puis vous étiez là, madame la présidente, dans ce conseil, quand à chaque budget j'avais indiqué clairement que l'administration actuelle, en dépensant des montants, en s'endettant jusqu'à notre cou, était en train de compromettre le futur. Et on savait, et j'avais posé des questions et je n'ai jamais eu de réponse par aucun porteur du dossier, monsieur Doré, monsieur Rabouin et d'autres, pour comment on va adresser, comment on va faire la marche, comment on va monter la marche en 2027 où il y aura une grosse marche à faire pour être capable de rencontrer notre taux de dette versus notre revenu. Et personne n'a voulu me donner ni une réponse ni une stratégie. So to squeal like a stuck pig makes me a little bit, you know, you're squealing, I hear you guys squealing. OK, but it's clear That you have you have some responsibility, and you can't wash your hands and pretend that there is no responsibility. Madame la présidente.

Véronique Fournier7:45:03

Les questions sont tout à fait inappropriées. Puis je sais pas si parce que monsieur s'exprime en anglais dans la salle du conseil qu'il pense qu'on a l'oreille moins attentive, mais de venir dire de squeal like a que je ne répéterai pas. Je ne crois pas que en français ni en anglais. Ce soit des propos parlementaires. Et pour ça, je pense que ce ne sont pas des propos à utiliser.

Voix 5B7:45:27

Madame la présidente, je crois que c'est des propos venant de la présidence. Est-ce que tout le monde peut s'asseoir s'il vous plaît? Est-ce que tout le monde peut s'asseoir s'il vous plaît?

Véronique Fournier7:45:41

Merci.

Voix 5B7:45:48

L'opposition s'est exprimée. Le leader, s'il vous plaît.

Claude Pinard7:45:53

Madame la présidente, je pense qu'il importe de faire une distinction entre une question de privilège et une question de règlement.

Julien Hénault-Ratelle7:45:58

Normalement, c'est le leader qui doit se lever pour prendre la défense d'un collègue. Il y a des mots qui sont dans un lexique. Quand on pense qu'un mot est imparlementaire et qu'on veut le faire retirer—

Voix 5B7:46:08

Est-ce que, est-ce que vous pouvez vous asseoir, s'il vous plaît? Merci.

Julien Hénault-Ratelle7:46:12

Je vais essayer de faire très bref, mais dans le fond, il y a des mots qui sont au lexique.

Claude Pinard7:46:14

Si on veut les faire interdire, il faut les inscrire au lexique. On ne peut pas juste dire qu'il y a des propos inappropriés. On a le droit d'expression dans cette Chambre et c'est ce que mon collègue a utilisé.

Chantal Gagnon7:46:23

Madame la leader, ici on ne parle pas de propos antiparlementaires en tant que tels.

Marie Plourde7:46:29

C'est carrément insulter les personnes qui ont pris la parole. Dire que tu cries comme un cochon alors que nos collègues ont pris la peine de préparer des présentations Des analyses et tout ça, c'est irrespectueux. Alors c'est une question de privilège.

Véronique Fournier7:46:46

Merci.

Chantal Rossi7:46:53

Est-ce que Monsieur Desouza, je peux vous demander de vous rétracter sur la parole, s'il vous plaît?

Alan DeSousa ◌7:46:59

Seulement, je voudrais que I hear my colleague squeal. I won't compare him to any animal, but I'll tell him he still squeals. Madame la présidente, je pense que quand on fait ce budget, si vous me permettez de continuer, je vais parler en français, l'objectif toujours a été d'être capable d'avoir un budget qui est sain. L'objectif toujours a été de ne pas avoir des slogans. On a entendu des slogans de mobilité, on a entendu des slogans où on a promis pour 4 ans 8 ans, la ligne rose, 8 ans plus tard, est-ce qu'on avait quelque chose à montrer pour cet exercice? Et pour cette raison, je pose la question, madame la présidente, qu'on parle qu'on manque d'ambition. Je trouve qu'en cherchant l'ambition, en promettant des choses qu'on ne peut pas livrer, est-ce que c'est correct? Est-ce que c'est correct pour les Montréalais et les Montréalaises d'accepter ces genres de promesses? Personnellement, je dis non. Je pense qu'ici, nous avons un budget qui est réaliste, qui s'adresse à nos priorités, qui répond aux besoins de Montréal et des Montréalaises. Et peut-être qu'il manque un peu d'ambition par rapport à mes collègues de l'autre bord, mais on a déjà vu que quand vous promettez la lune, le lendemain des élections, la lune reste toujours au ciel. Et si vous n'êtes pas capable de livrer la lune, à ce moment-là, votre crédibilité souffre. Et aujourd'hui, cette crédibilité souffre. Et je pose la question: comment est-ce que mes collègues n'ont pas osé questionner le manque d'ambition que monsieur Pinard et madame Lomérez et toute notre formation politique ont mis ici sur la table? Madame la présidente, Dans le budget, on investira des sommes importantes pour assurer la mobilité sécuritaire pour toutes et tous. Ainsi, pour entretenir notre réseau, nos infrastructures routières, tout en limitant les impacts des chantiers de construction. Plus spécifiquement, notre budget vise, et ça va bonifier notre offre de transport collectif actif et partagé, universellement accessibles et adaptées aux réalités des quartiers et des déplacements. On avance des projets structurants en projets collectifs. On va offrir des solutions performantes, mais on va être aussi à l'écoute de l'opposition, que quand vous avez des gens et vous avez des bonnes idées, on va être prêts à travailler avec vous, de tendre la main et de vous écouter. On va ajouter des mesures préférentielles pour les bus, comme l'ajustement des feux de circulation circulation et des voies réservées. On va déployer des initiatives au programme Vision Zéro décès et blessures graves pour renforcer la sécurité routière. Comme les mesures d'apaisement de la circulation et l'aménagement de l'intersection protégée, on va sécuriser près de 140 intersections et 22 kilomètres de rues. Et permettez-moi de juste donner quelques exemples, dont les travaux sur la ligne bleue, bien sûr, madame la présidente, le SRB Pie-IX et du REM. Et on vise à améliorer et sécuriser le réseau cyclable que nous avons. Madame la présidente, il y a beaucoup de commentaires qui étaient sur les chantiers, sur l'état des routes et qu'est-ce que nous allons faire. Mais on vise à améliorer la planification des chantiers. On veut limiter la circulation, faciliter les déplacements et on va collaborer avec les arrondissements, une collaboration qui a déjà été entamée et on va aussi collaborer avec les donneurs d'ordres. On va trouver des moyens dans la gestion des coordinations des chantiers et notamment par les efforts à Ville-Marie ici, mais aussi sur tout le territoire de notre communauté. Et on va miser sur tous les outils à notre disposition, incluant l'intelligence artificielle qui, mon collègue Alexandre Teodorescu va nous aider. Merci Alexandre. La Ville misera sur la plateforme Agir qui offrira une solution informatique multifonction collaborative, interactive et regroupera les renseignements sur toutes les entraves à la circulation sur la voie publique. Et notre but, c'est de suivre le cycle de vie sur une intervention dans la rue, de la programmation jusqu'à la réalisation et sur la base de cette données. On va amorcer des analyses, développer une cartographie virtuelle. Et, madame la présidente, l'état de notre rue, on va investir plus de 680 millions de dollars dans notre réseau actif et local, y compris les programmes de planage et revêtement pour prolonger la durée de vie utile des chaussées, telles que mon collègue Ouellet avait parlé tantôt. Toujours en attente d'une réhabilitation majeure, tout en sécurisant les déplacements et vise dans notre PDI de 2026-2035 un montant de 6,7 milliards de dollars pour les infrastructures routières. On a parlé un peu aujourd'hui, madame la présidente, sur le dossier de l'eau et ici notre administration accorde un montant record, 800 millions de dollars pour nos infrastructures de l'eau. C'est plus que j'attendais et je sais que je remercie monsieur Pinard parce que ce n'est pas un enjeu pour tous les Montréalais et les Montréalaises. On doit commis, monsieur, madame la présidente, pour avoir un plan de financement pour 10 ans pour sécuriser et s'assurer que le service de l'eau peut atteindre ses objectifs parce que sinon on va tous dans la pétanque. Et je vous avoue, madame la présidente, que ça, c'est quelque chose que j'avais demandé l'année passée en juin ici dans cette salle et l'administration, malheureusement, n'a pas tenu compte de ça, n'a pas choisi de ne pas avoir un financement de 10 ans, mais on va trouver une façon par laquelle on peut arriver et intégrer ça dans les budgets à venir. On va rattraper le déficit de maintien des infrastructures dans l'eau. Et avec l'entretenir des usines de l'eau potable et des réservoirs des stations de pompage, les usines de traitement des eaux usées et des bassins de rétention. On va poursuivre les travaux aux stations d'épuration pour construire la plus grande unité d'ozonation au monde. Je suis allé là-bas et on a eu ça sur le conseil, madame la présidente, les montants d'argent significatifs. C'est un projet qui a commencé il y a une vingtaine d'années. On aura l'occasion d'amener ce bateau vers le port. Et on va mettre au niveau des réseaux de l'approvisionnement en eau potable et des réseaux de collecte des eaux usées et des eaux de pluie. Donc, il y a une stratégie de l'eau qui a été proposée. On accepte, on adhère, on va financer, on va réaliser. Madame la présidente, un petit mot pour dire que si je vais blesser, mais Mes collègues à l'autre bord, par mes propos, je vous offre mes excuses, ce n'était pas mon intention. Mais laissez-moi vous dire en même temps, je ne peux pas accepter que vous ayez une carte de get out of jail card où vous oubliez tous les derniers 4 ans et prétendez que tout allait bien, quand on sait très bien qu'il y avait des améliorations majeures à faire. Et je pense que partie de notre exercice sera de trouver 1, que vous réalisez qu'il y a un besoin de changement et d'amélioration. On va travailler avec vous, en collaboration avec vous. Notre espoir est de faire ça ensemble pour le bien de tous nos citoyens et citoyennes. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi7:55:06

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard7:55:09

Droit de réplique, madame la présidente. Je pense que je vais être populaire. Écoutez, j'écoutais parler les collègues de l'opposition, que je remercie pour le temps passé à analyser le budget et fournir des commentaires. J'ai remercié les gens de la commission, mais également les gens de l'opposition qui ont pris la parole aujourd'hui. Je les écoutais parler, puis je me suis dit Coudonc, comment ils ont fait pour perdre les élections? Ils étaient absolument exceptionnels avant. Mais c'est pas vous qui gouvernez, c'est nous maintenant. On s'est fait dire, effets de toge, effets de toge. Je vais essayer ça au prochain conseil, d'avoir une toge pour faire des effets. Je vous garantis, dans le cas de Sainte-Catherine-Est, que l'administration précédente n'a pas vu les plans et devis. Je peux vous le garantir. Ils n'existaient pas au moment de l'annonce. C'était une annonce qui a quasiment vécu le syndrome Atateken. Vous savez, le syndrome Atateken, c'est ces décisions qu'on n'aime pas entendre en campagne parce que ça n'aide pas à gagner des votes, mais qui étaient trop belles pour ne pas passer. Donc, ils l'ont annoncé, les places dédiées existent pas, on va s'en occuper. Mon collègue Jeanne-Mance, vous parlez d'opacité, je trouve ça blessant, bien franchement, de penser qu'on pourrait pourrait la Ville de Montréal tenter de cacher l'utilisation de 152 millions, sérieusement, je ne vois pas comment. Par contre, j'aimerais vous aider à lever l'opacité sur votre plan dans le but de régler les problèmes de cohabitation sociale à Milton Park. Alors, je vous tends la main comme responsable d'itinérance et j'ai discuté avec mon collègue Benoît Langevin, qui est une sommité en itinérance, et on vous tend la main pour aller vous aider Donc ça me ferait plaisir si on peut prendre contact ensemble, d'aller voir comment on peut faire en sorte de ramener la cohabitation sociale, d'amener la cohésion, le faire dans la dignité des résidents, le faire dans la dignité des personnes en situation d'itinérance. L'invitation est lancée, je vous laisse me contacter, ça me ferait super plaisir. On a beaucoup parlé de Montréalais et Montréalaises aujourd'hui, on s'est fait dire toutes sortes de choses qu'on n'avait pas prises en considération. Je vais vous dire qu'on a oublié un groupe de Montréalais et Montréalaises, Et ce sont les employés de la Ville de Montréal qui ont probablement subi les pires affronts depuis les 2 ou 3 dernières années. Il y a 7 conventions collectives échues. Je ne vous ai pas entendu parler des Montréalais et Montréalaises qui travaillent pour la Ville de Montréal. 7 conventions collectives échues. Alors lorsqu'on parle de bilan d'une administration et que vous nous dites, ah, rigoureux, on ne sait pas ce que vous faites ça, hé, mais vous faisiez quoi? Les conventions collectives échouent depuis 3 ans, depuis 2 ans, depuis 1 an, encore le 31 décembre. Savez-vous quoi? On va s'y attaquer, naturellement, c'est une priorité. Est-ce que vous imaginez le risque que vous avez mis sur les finances de la Ville en ne vous attaquant pas à cette question-là? Est-ce que vous imaginez ce qui pourrait arriver aux finances de la Ville en cas de règlement? Et oui, nous entendons les mouches voler, madame la présidente, et c'est décevant. Donc, Je tiens à rappeler, je l'ai dit, 7 conventions collectives échues, aucune action, c'est totalement inacceptable. C'est ce qui fait que nous avons eu aujourd'hui l'événement que nous avons eu. C'est ce qui fait qu'il y a des employés qui se disent, on n'a pas la considération de la Ville de Montréal. C'est ce qui fait que on n'a pas, malgré l'engagement extraordinaire de nos employés qui continuent de travailler, bien, ils se sentent un peu délaissés. Alors, vous avez parlé de beaucoup de Montréalais qui, selon vous, ont été délaissés par notre budget et c'est bien dramatique. Moi, je me garderais une petite gêne et je me dirais, en relation de travail, peut-être qu'on n'a pas fait une si bonne job que ça. Je vous dis une chose, madame la présidente, après analyse, il y a une chose qui s'impose, ce budget est un bon budget, c'est un budget lucide, responsable, profondément ancré dans l'état réel de la Ville, mais surtout dans le contexte des défis qu'elle traverse. Aujourd'hui, Montréal est à un moment charnière. Les finances municipales sont sous pression, les infrastructures, madame la présidente, accusent leur âge, mon collègue le mentionnait tantôt, les coûts explosent et dans plusieurs quartiers, on sent un effritement du lien social. Des tensions apparaissent, des fractures se creusent et trop de citoyennes et citoyens ont le sentiment que la Ville de Montréal ne les voit plus, ne les entend plus ou que la Ville de Montréal n'agit pas assez vite. Dans ce contexte, notre responsabilité n'était pas de promettre l'impossible ni de céder à la facilité. Elle était d'exercer une gestion rigoureuse, responsable, capable de rétablir la confiance, de stabiliser les finances et de se dégager une marge de manœuvre nécessaire pour reconstruire la Ville de Montréal à laquelle nous aspirons, une ville plus humaine, plus sécuritaire, mieux entretenue, plus solidaire. Ce budget incarne cette volonté. Il respecte la capacité de payer des Montréalais et Montréalaises. En limitant la hausse des taxes à l'inflation, tout en protégeant les services essentiels et en investissant là où les besoins sont le plus criants. Je vais les répéter: l'itinérance, la prévention, la sécurité, la culture, le soutien aux organismes communautaires, la vitalité des quartiers, le maintien de nos actifs collectifs. Mais au-delà des chiffres, ce budget porte une vision, celle d'une administration qui refuse les postures idéologiques et choisit plutôt d'être le parti de l'écoute, de l'action et de la collaboration. Écouter les réalités du terrain, agir avec pragmatisme et courage, collaborer avec les arrondissements, les organismes, les paliers de gouvernement, les partenaires, les citoyens pour retisser, refaire ce lien de confiance qui s'est tant fragilisé au cours des dernières années. Nous avons voté contre les amendements, comme vous le savez, et aujourd'hui, ce que je vous dis, c'est que nous assumons pleinement les choix qui sont dans ce budget-là. Gouverner, c'est regarder la réalité en face, c'est poser des gestes concrets et préparer l'avenir. Il faut le faire avec sérieux. Ce budget, on ne prétend pas tout régler avec ce budget, mais il trace une trajectoire claire, celle d'une ville qui reprend le contrôle de ses finances, qui répare son tissu social et qui se donne enfin les moyens de revenir la Montréal forte, unie et ambitieuse que nous voulons léguer aux générations futures. C'est donc avec un grand sentiment de fierté et de devoir accompli que j'invite tous les membres de cette grande assemblée à voter en faveur du premier budget de notre administration, le premier jalon dans la remise sur pied de Montréal. Merci.

Chantal Rossi8:02:53

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle8:02:55

Merci, madame la présidente. Appuyé par le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard, je demandais un vote nominal sur le 30.01, puis Puisque j'imagine que les votes vont être les mêmes pour les 4 points, mais je laisserai les autres formations l'annoncer au greffe, mais j'inviterai à reprendre le vote du 30.01 pour les 4 points qui sont présentement à l'étude.

Voix 5B8:03:16

Alors, on ouvre les portes et on sonne les cloches. On ferme les portes, s'il vous plaît. Alors, sur le 30.01, 30.02, est-ce qu'on est d'accord sur le 80.30, 80.30.02 aussi? Est-ce qu'on va voter pour le 30? Est-ce qu'on va être d'accord à appliquer le vote? Alors, sur le 30.01 et 30.02, 80.30.01 et 80.30.02. Monsieur le greffier.

Greffier (appel nominal) ◌8:04:58

Madame la mairesse. Monsieur Pinard. Madame Black. Monsieur Salem. Monsieur Devaux-Guizani. Monsieur Hénault-Ratelle. Madame Rousseau-Bélanger. Monsieur De Sousa. Madame Brown. Monsieur Langevin. Madame Gagnon. Madame Moreau. Monsieur Teodorescu. Madame Valenzuela. Monsieur Beis. Madame Nazarian. Monsieur Hariri. Monsieur Corville. Madame Giannou, Monsieur Roberts, Madame Théroux-Séguin, Madame El Corbi, Monsieur Esposito, Madame Mawson, Monsieur Miranda, Madame Varela à distance qui nous indique qu'elle est pour, Monsieur Pelletier. Madame Zuniga Ramos, Madame Provost, Monsieur Perri, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà, Madame Tiagaradja, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McCray, Monsieur Ouellet, Madame Fournier, Madame Blanco, Madame Beauvais en ligne. Elle est contre. Madame Wang.

Voix 5B8:06:51

Elle a indiqué qu'elle était contre.

Greffier (appel nominal) ◌8:06:54

Oui, Madame Wang est Contre également. Monsieur Posé. Monsieur Posé essaie de parler. Est-ce qu'on peut l'entendre? Monsieur Posé. Que monsieur Posé nous l'indique dans le le chat. Monsieur Posé est contre, merci. Monsieur Lalonde, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Moussaou-Mouele, Monsieur Limoges, Madame Vedoyant, Monsieur McQueen, Madame Houbart, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myran, Madame Caruallanqui. Madame Brière. Madame Villain. Monsieur Downey. Madame Tanguy. Madame Beauregard. Madame Blanchet. Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Hénault, Monsieur Barone.

Voix 5B8:08:36

On ouvre les portes s'il vous plaît. Alors, contre, 38. Non, c'est le contraire. Pas mal sûr que c'est le contraire. Alors, pour 38, contre 24. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle8:09:26

Merci, madame la présidente. Ça va nous permettre de reprendre notre ordre du jour. Donc, je vais réunir pour fin d'étude Les points 30.03 à 30.07 du conseil municipal. Donc en 30.03, approbation du budget 2026 de la corporation Anjou 80. En 30.04, approbation du budget 2026 de la Société d'habitation et de développement de Montréal. En 30.05, approbation du budget 2026 de l'Agence de mobilité durable. En 30.06, adoption d'une résolution visant à affecter des sommes à la réserve financière destinée à financer financer certaines dépenses en immobilisation de compétences locales. Et en 30.07, adoption d'une résolution établissant la contribution des villes reconstituées aux fins du financement des dépenses afférentes au centre-ville pour l'exercice financier 2026.

Voix 5B8:10:11

Votre intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:10:13

Merci, madame la présidente. J'ai regroupé pour fin d'étude 30.08 et 30.09. 30.08, approbation des contributions financières aux organismes exerçant des activités relevant du conseil municipal. Municipale et la quote-part 2026 à la Communauté métropolitaine de Montréal. Et en 30.09, décréter la publication d'un document explicatif du budget 2026 et du PDI 2026-2035 pour l'exercice financier 2026.

Voix 5B8:10:36

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:10:39

Merci, madame la présidente. Ça nous amène à l'onglet 42 pour adoption de règlements. J'ai regroupé pour fin d'étude 42.01 à 42.05. 42.01, adoption du règlement sur les taxes. 42.02, adoption du règlement concernant la taxe foncière sur les parcs de stationnement. 42.03, adoption du règlement sur les tarifs. 42.04, adoption du règlement relatif à la tarification de l'eau fournie aux immeubles non résidentiels. Et en 42.05, adoption du règlement modifiant le règlement fixant le montant des amendes à l'égard des infractions en matière de stationnement ou d'immobilisation de véhicules.

Voix 5B8:11:11

Madame Marie Plourde. L'opposition demande le vote à main levée pour le 4201. 4201, monsieur le greffier. Alors, dans la mesure où il y a des gens en ligne, le greffier recommande le vote nominal. Vous êtes appuyé de, de madame Ericka Alneus. On ouvre les portes, on sonne les cloches. On ferme les portes s'il vous plaît, merci. Monsieur le greffier. Donc c'est pour le 42.01.

Greffier (appel nominal) ◌8:13:09

Madame la mairesse, monsieur Pinard, madame Black, monsieur Salem, monsieur Devaux-Guizani, monsieur Hénault-Ratelle, madame Rousseau-Bélanger. Monsieur De Sousa, Madame Brown, Monsieur Langevin, Madame Gagnon, Madame Moreau, Monsieur Teodorescu, Madame Valenzuela, Monsieur Beis, Madame Nazarian, Monsieur Hariri. Monsieur Corville, Madame Giannou, Monsieur Roberts, Madame Terrou Séguin, Madame El Corbi, Monsieur Esposito, Madame Mosen, Monsieur Miranda, Madame Varela nous indique qu'elle vote pour. Monsieur Pelletier, Madame Zuniga Ramos, Madame Provost, Monsieur Péry, Monsieur Moreau, Monsieur Rapanà, Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McCray, monsieur Ouellet, madame Fournier, madame Blanco, madame Beauvais, elle nous indique qu'elle vote contre, madame Wong, elle nous a également indiqué qu'elle votait contre, monsieur Pauly, monsieur Pauly à distance, monsieur Pauly nous confirme qu'il vote contre. Merci. Monsieur Lalonde, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Moussaou-Mouele, Monsieur Limoges, Madame Toyon, Monsieur McQueen, Madame Houbart, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myran, Madame Madame Caro Alainqui, Madame Brière, Madame Villain, Monsieur Darny, Madame Tanguy, Madame Beauregard, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Hénon. Monsieur Baroni.

Voix 5B8:16:16

Alors, pour 38, contre 24. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle8:16:27

Merci, madame la présidente. Ces points-là étant adoptés, ça complète le conseil municipal. Donc, ce qui nous amène dans les points 80 du conseil d'agglomération, dossier pour orientation dans la rubrique 30, administration et finances. J'ai regroupé pour fin d'étude le 30.03 à 30.07. Donc, en 30.03, approbation du budget 2026 et du programme d'immobilisation 2026-2035 de la Société de transport de Montréal. En 30.04, approbation du budget 2026 du Conseil des arts de Montréal. En 30.05, approbation du budget 2026 de l'Office municipal d'habitation de Montréal. En 30.06, approbation du budget 2026 de la Corporation d'habitation Jeanne-Mance. Et en 30.07, approbation du budget 2026 de la Société du parc Jean-Drapeau.

Voix 5B8:17:07

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌8:17:10

Merci, madame la présidente. Je vais commencer avec un droit de réplique vu qu'il y a personne qui s'est présenté. Prendre la parole sur le point 8030.03. Alors, madame la présidente, aujourd'hui nous sommes en train de déposer le budget de la STM, le budget de 2026, le budget de fonctionnement et le budget, le plan de, le programme d'immobilisation pour la période 2026-2035. Dans ce contexte, madame la présidente, dans ce contexte extrêmement contraint, la STM a fait un choix clair: placer les usagers au cœur de chaque décision. Nous avons voulu offrir un service fiable, un service sécuritaire et surtout un service accessible à la population de Montréal, tout en respectant le cadre financier de l'ARTM, qui n'est pas un exercice théorique, mais plutôt c'est un engagement politique que nous assumons. Pleinement. Madame la présidente, en 2026, la croissance des dépenses d'exploitation est limitée à 0,7% alors qu'elle aurait normalement atteint 3,2%. Cet écart représente un effort sans précédent rendu possible par les 56 millions de dollars de compression budgétaire que nous avons effectuée. Nous avons fait un choix responsable celui de protéger l'offre de services, de préserver l'offre kilométrique actuelle et surtout éviter des réductions qui auraient eu un impact direct sur les citoyens. Ces décisions sont difficiles, elles exigent de la discipline, ça exige certainement du courage et surtout de la cohérence. Elles se traduisent par des mesures concrètes: une réduction du recours en consultation, un gel des embauches externes, une révision de nos processus internes et surtout une utilisation plus rigoureuse de chaque dollar public. Madame la présidente, je tiens à saluer le professionnalisme, la résilience et surtout l'engagement des équipes de la STM qui continuent de livrer un service essentiel dans un contexte qui est extrêmement exigeant. Nous adoptons aujourd'hui le programme des immobilisations de 2026-2030. 2035, qui représente des besoins en investissement de plus de 24 milliards de dollars sur les 10 prochaines années. Pour la première fois, ce programme repose sur un portrait rigoureux qui a été documenté et qui est transparent de l'état de nos actifs. Il est surtout aligné sur les pratiques de la méthodologie du Conseil du Trésor C'est un travail, madame la présidente, qui met fin à l'improvisation et nous oblige collectivement à regarder la réalité en face. Cette réalité, madame la présidente, elle est claire. Le maintien des actifs est le principal défi des prochaines années, particulièrement pour le métro. Et vous allez m'entendre parler pendant ce mandat ad vitam æternam de ce point-là. Madame la présidente, aujourd'hui, le déficit en maintien d'actifs atteint les 7 milliards de dollars et pourrait grimper à 9 milliards d'ici 2030 si nous n'agissons pas. Les conséquences sont déjà visibles pour la clientèle. On peut voir des escaliers mécaniques hors service, des stations encombrées par des échafaudages et des projets essentiels notamment en matière d'accessibilité universelle, mis sur pause faute de financement. Sur les 15,2 milliards de dollars requis pour maintenir nos actifs au cours des 10 prochaines années, seulement 2,8 milliards sont confirmés. Qu'est-ce que cela signifie? Cela signifie que 80% des besoins demeurent sans financement, alors même que 42% des actifs de la STM sont en mauvais ou très mauvais état. Cette situation fragilise la fiabilité du réseau, la sécurité des installations et surtout la confiance du public envers le transport collectif. Dans ce contexte, chaque dollar doit être investi avec la plus grande rigueur dans les projets les plus urgents et les plus structurants. Faute de ressources suffisantes, certains projets sont reportés, notamment des réfections de stations, la mise aux normes des équipements critiques, ce qui affecte aussi notre capacité interne à livrer efficacement. Madame la présidente, cela est en train de nous imposer également d'être exemplaires dans la gestion des grands projets, le respect des budgets, des échéanciers et des livrables, et ceci n'est pas optionnel. C'est une obligation envers les contribuables et envers la capacité financière de la STM. Le projet du Centre Bellechasse démontre à quel point il est essentiel d'assurer une meilleure coordination entre les partenaires municipaux. Initialement estimé à 254 millions de dollars, ce projet se termine à près du double, notamment en raison d'ajustements et d'exigences ajoutées en cours de réalisation. Madame la présidente, cette expérience nous rappelle la nécessité d'une gouvernance plus intégrée, d'un encadrement plus serré et d'une meilleure prévisibilité des coûts pour les projets à venir. Cette même rigueur devra s'appliquer au projet de la ligne bleue, un projet structurant et attendu pour l'est de Montréal, qui doit avancer, mais dans le respect des budgets, des échéanciers et d'une imputabilité claire. La question du sentiment de sécurité, particulièrement dans le métro, demeure également une responsabilité politique centrale. Si nous voulons augmenter l'achalandage et convaincre les citoyens de choisir le transport collectif, ils doivent d'abord se sentir en sécurité. L'administration de madame Martinez Ferrada a triplé déjà le budget consacré à l'itinérance et nous poursuivrons le travail avec l'ensemble des partenaires afin d'assurer une présence accrue des interventions coordonnées et un réseau plus humain et surtout plus sécuritaire. Mais soyons clairs, la STM ne peut pas porter seule le poids des décennies de sous-financement. Le nerf de la guerre demeure le financement. Alors, nous appelons les gouvernements du Québec et du Canada à passer rapidement de la parole aux actes et permettre le transfert des sommes prévues dans les infrastructures de transport collectif dans le Fonds pour bâtir des colis collectivités fortes. Et dans ce fonds-là, madame la présidente, il y a quelques 25 milliards de dollars qui attendent qu'on dépose déjà une entente entre les deux gouvernements. Pour y parvenir, le conseil municipal doit parler d'une seule voix. Le transport collectif n'est pas un enjeu partisan, c'est un pilier de mobilité, c'est un pilier de la transition climatique et surtout du développement économique de Montréal. En conclusion, madame la présidente, Ce budget et ce programme des immobilisations traduisent une volonté claire: chaque dollar public doit générer un impact maximal pour les citoyens. Nous faisons notre part, nous raisonnons la gestion, nous priorisons les investissements, mais pour réussir, nous avons besoin de partenaires à la hauteur de l'enjeu. Ensemble, nous pouvons assurer la pérennité nous pouvons assurer la sécurité et surtout la performance du transport collectif à Montréal. C'est pour cela que je vous invite toutes, tous et toutes dans cette enceinte à adopter ce point. Merci, madame la présidente.

Voix 5B8:24:51

Merci. Madame Andrée-Anne Moreau.

Andréanne Moreau ◌8:24:59

Merci, madame la présidente. Je sais qu'il se fait tard, je voulais prendre brièvement la parole au sujet du transport le Conseil des arts de Montréal, tout simplement pour vous dire que, on en a parlé tout à l'heure, une augmentation de 2,5 millions de leur budget qu'on a accordée. De ce montant-là, il y a 1,5 million qui va au financement, à la mission des organismes. Ça, ça veut dire que ça va directement à nos orchestres, nos théâtres, nos compagnies de danse, à tous ceux qui nous offrent directement la culture à nous les Montréalais. Citoyens, ceux qui créent de l'emploi pour nos artistes. Mais en plus, la deuxième bonne nouvelle, c'est que ces organismes-là n'auront pas à soumettre une nouvelle demande. Les sommes vont simplement être réévaluées à la hausse. Quand on sait ce que ça représente pour ces organismes de remplir des demandes de bourses et de subventions, croyez-moi, je le sais, j'ai participé à la rédaction de demandes, c'est vraiment signifiant.

Chantal Gagnon8:25:56

Pour eux.

Andréanne Moreau ◌8:25:58

Aussi, le reste, le million restant, il y a une grande partie qui s'en va à faire renaître ou refinancer des programmes qui avaient été arrêtés ou réduits à cause du gel des budgets du CAM dans les dernières années, entre autres pour le CAM en tournée. Ça, ça veut dire plus d'accessibilité aux arts dans tous nos quartiers et ça va faire une grande différence. Donc, c'est pas seulement les artistes qui en bénéficient, c'est aussi tous nos citoyens.

Greffier (appel nominal) ◌8:26:24

Merci.

Voix 5B8:26:30

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle8:26:35

Merci, madame la présidente. Je réunis pour fin d'étude de 30.08 jusqu'à 30.12. Donc, en 30.08, approbation des contributions financières aux organismes exerçant des activités relevant du conseil d'agglomération et la cote-part 2026 à la Communauté métropolitaine de Montréal. En 30.09, adoption d'une résolution visant à affecter à la réserve financière générale pour le service de l'eau des sommes équivalentes aux revenus prélevés au moyen des quotes-parts et autres revenus relatifs au service de l'eau. En 30.10, adoption d'une résolution visant à affecter des sommes à la réserve financière destinées à financer certaines dépenses en immobilisation de compétence de l'agglomération. En 30.11, adoption d'une résolution établissant la quote-part générale et d'autres cotes-parts. Et en 30.12, décréter la publication d'un document explicatif du budget 2026 et du PDI 2026-2035 pour l'exercice financier 2026.

Voix 5B8:27:24

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:27:26

Merci, madame la présidente. Ce qui m'amène au dernier onglet, le 42, pour adoption de règlements. J'ai regroupé pour fin d'étude 42.01 à 42.04. En 42.01, adoption du règlement établissant les modalités de paiement des cotes-parts par les liées. En 42.02, adoption du règlement concernant la cote par tarifaire pour l'alimentation en eau potable. En 42.03, adoption du règlement modifiant le règlement sur les dépenses mixtes. Et en 42.04, adoption du règlement sur les tarifs de l'agglomération.

Voix 5B8:27:55

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés, ce qui met fin, croyez-le ou non, à l'ordre du jour. L'assemblée est donc levée. On se revoit au conseil municipal de février.