Journal des instancesPar Nicolas Jolicoeur

Conseil municipal — 16 février 2026

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Sylvain Ouellet0:00:01

Mesdames et messieurs, conseillères et conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît. Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:00:38

Bonjour, bonjour. Alors, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la grande paix. Nous remercions la nation Kanien'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Avant d'entamer nos travaux, je souhaite que nous prenions un moment pour exprimer notre profonde tristesse et notre solidarité à la suite des événements tragiques survenus à Tremblor Ridge, en Colombie-Britannique. Nos pensées accompagnent les familles et les proches des victimes, ainsi que toute la communauté durement éprouvée. Nous sommes de tout cœur avec elles dans cette épreuve douloureuse. J'aimerais également prendre un moment pour souligner le décès de monsieur Franco Nouveau, figure marquante de notre paysage médiatique, animateur, chroniqueur et journaliste apprécié du public, il s'est éteint subitement le 8 février dernier à l'âge de 72 ans. Sa voix chaleureuse, sa passion pour la culture et sa capacité à rassembler nous ont accompagnés pendant plus de 50 ans. Au nom du conseil municipal, j'offre mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu'à l'ensemble de ses collègues, auditrices et auditeurs. Puis finalement, je souhaite que l'on adresse nos plus sincères félicitations à une employée de la Ville de Montréal, madame Oriane Égale, actuellement conseillère scientifique au Planétarium, et qui a remporté le prix scientifique de l'année 2025 de Radio-Canada. Astrophysicienne de formation, Madame Hégal a remporté le 39e prix scientifique de l'année pour avoir coordonné la toute première analyse complète d'un astéroïde, de sa détection dans l'espace à sa chute dans l'atmosphère jusqu'à la récupération et l'étude des fragments sur Terre. C'était la toute première fois dans l'histoire de l'astronomie qu'un astéroïde était étudié dans tous ses états, de l'espace au sol en passant par l'atmosphère. Ce fut également la 7e fois dans l'histoire de cette discipline qu'un impact d'astéroïde était prédit avec succès avant qu'il ne se produise. La Ville de Montréal regorge de talents. Et celui de madame Égale brillent de mille feux à travers le monde. Sous sa direction et en collaboration avec 97 chercheuses et chercheurs provenant de 22 pays, ses travaux bénéficient présentement à plusieurs agences spatiales, dont la NASA, et contribuent à l'effort international de défense planétaire. Nous adressons toutes nos félicitations à madame Marianne Égale pour cette reconnaissance amplement méritée. Je vous invite à prendre un moment de réflexion. Si vous voulez bien vous asseoir. Alors, il y a des journées souligner dans le mois de février. Du 1er au 28 février, c'est bien entendu le mois de l'histoire des Noirs. Du 1er au 7 février, la semaine de prévention du suicide. Du 16 au 20 février, les journées de la persévérance scolaire, et d'ailleurs, nous avons été honorés de faire le lancement ce matin ici à l'Hôtel de ville de Montréal. Du 17 février au 3 mars, le Nouvel An chinois. 11 février, Journée internationale des femmes et des filles de sciences. 11 février, Journée montréalaise de Nelson Mandela. 12 février, Journée internationale des enfants soldats. 15 février, Journée du drapeau du Canada. 16 février, Journée mondiale du patrimoine canadien. 21 février, Journée internationale de la langue maternelle. 23 février, anniversaire du droit de vote des femmes au Québec. 28 février, journée du chandail rose contre l'intimidation. Les élus qui soulignent leur anniversaire dans le mois de février: monsieur Sonny Moroz, le 2 février, madame Danielle Myrand, le 5 février, madame Nathalie Goulet, 12 février et madame Chantal Gagnon le 13 février. Avant de débuter, je veux aussi vous informer que la liste des propos et tournures non parlementaires a bel et bien été mise à jour. La version révisée du document a d'ailleurs été transmise à l'ensemble des élus. Alors, je vous, je vous remercie de cette attention. Nous allons commencer avec la période de questions des élus. Alors, je donne la parole à la chef de l'opposition officielle, madame Ericka Alneus.

Ericka Alneus ◌0:06:51

Merci beaucoup, madame la présidente. Le micro est en forme. Les Montréalais vivent présentement un bris de service. Le 31 décembre dernier, le contrat pour le colmatage des nids-de-poule sur le réseau artériel de la métropole a pris fin. Et je tiens à spécifier, l'administration était au pouvoir et savait que le contrat était pour venir à échéance. Ça aurait pu être empêché, ça n'a pas eu lieu. L'urgence était là par rapport aux nids-de-poule bien avant que malheureusement même madame la mairesse expérimente l'état de la chaussée. Donc, des fois, il semble qu'il faut l'avoir vécu pour pouvoir se mettre en action. Donc, on nous a vendu alors un 8 jours de patchage de trous à l'appel pour la modique somme de 500 000$. Ça, c'était il y a 15 jours. Maintenant, madame la présidente, c'est quoi le plan? Le printemps s'en vient et le président du comité exécutif l'a dit, le pire est à venir. Est-ce qu'on va continuer à donner des contrats gré à gré en urgence? Parce que non seulement ce n'est pas transparent, mais ça coûte cher aux Montréalais. Donc, on ne peut pas continuer de cette façon-là. Quand on attribue des contrats gré à gré en urgence, on doit s'assurer des mécanismes de reddition de comptes. Mais surtout, je vous fais remarquer, madame la présidente, 10 contrats donnés à 3 entreprises pour un montant de 500 000$, ça ressemble beaucoup à du fractionnement de contrats. Donc, ma question à madame la mairesse, c'est quoi le plan pour ce printemps? Et est-ce que la mairesse peut nous garantir que la solution qu'ils ont finalement prise en urgence est conforme? Merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:08:27

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:08:32

Merci, madame la présidente. Voyant de l'autre côté de l'opposition l'importance de la science, moi, je vais leur parler de la science comptable, madame la présidente. Puis j'aimerais leur rappeler une chose. Je reviens ici, 10 juin 2021, madame la présidente. L'administration décide de couper 100 millions dans son budget prévu pour la réparation des rues locales. Ils ont coupé dans un programme qui donnait 100 millions aux arrondissements en leur disant, c'est votre responsabilité maintenant, arrangez-vous avec vos troubles. Et là, depuis ce temps-là, on pédale, madame la présidente, pour essayer de réparer des rues quand c'est eux-mêmes qui ont coupé 100 millions dans la réparation des rues locales?

Chantal Rossi ◌0:09:17

Un.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:09:17

Deux, madame la présidente, l'entretien des rues. L'administration, pendant des années, a investi, puis c'est une décision politique qu'ils ont prise, ça leur revient d'investir énormément dans l'aménagement, entre autres, des saillies de trottoirs. Coupant ainsi beaucoup d'argent dans l'entretien de nos rues. Fait qu'aujourd'hui, de parler, de déchirer sa chemise, parce qu'entre vous puis moi, madame la présidente, moi j'ai été assermentée le 13 novembre, je pense que cette administration savait pertinemment que le contrat venait à échéance au 31 décembre. Ne pas avoir pris des devants pour s'assurer qu'il n'y avait pas un bout de contrat au 31 décembre, je me demande ici c'est qui est était l'administration incompétente. Et je pense qu'à ce moment-là, c'était pas nous, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:10:10

Question complémentaire, madame la cheffe de l'opposition officielle.

Ericka Alneus ◌0:10:15

Merci beaucoup, madame la présidente. J'en profite, madame la présidente, ma chemise est très bien attachée ici. Je pense que par souci de décorum, je vais m'assurer de ne pas déchirer ma chemise. Et je crois que poser la question n'est pas dans un exercice de déchirage de chemise. Donc, je vais répéter ma question parce que je tiens à dire qu'aujourd'hui, je suis à l'opposition. C'est beau de déterrer les morts, mais c'est bien de laisser les morts où ils sont. Aujourd'hui, il y a une administration et j'aimerais beaucoup, si elle le souhaite, de répondre à mes questions. Est-ce qu'on peut nous garantir que les contrats gré à gré donnés en urgence sont conformes et c'est quoi le plan pour le printemps. Simple, simple, simple de même. Merci beaucoup, madame la présidente.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:10:59

Madame la mairesse. Madame la présidente, non seulement les contrats sont conformes, mais nous avons aussi répondu à l'une des recommandations que l'ancienne administration a reçues à travers le bureau de la vérificatrice générale, à savoir d'ouvrir le marché. Parce qu'une des façons de pouvoir diminuer le coût des contrats qu'on donne, c'est d'ouvrir le marché, entre autres, à des plus petites entreprises. Anciennement, c'était des responsabilités que je portais, madame la présidente, sur la question du développement économique. Et à Montréal, 95% et plus des entreprises, c'est des petites PME, madame la présidente. Nous avons invité plus de 60 entreprises à venir présenter une offre sur les 10 lots qui ont été séparés. On répond pertinemment à la recommandation du Bureau de la vérificatrice générale. Puis aujourd'hui, l'histoire se retrouve avec un contrat qui, en plus, coûte moins cher, madame la présidente. Et ça va me faire plaisir que l'administration puisse donner le détail de tout le processus, mais on a respecté en tout point le processus d'octroi de contrat. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:12:04

Madame la leader de l'opposition officielle.

Marie Plourde ◌0:12:08

Merci beaucoup, madame la présidente. L'émission Enquête à Radio-Canada a diffusé un reportage choc qui questionnait, entre autres, le financement public des Festivals Montréal et le contrôle de Live Nation et d'Evenko. Je pense que ça a choqué tout le monde, ce reportage-là. On a eu beaucoup de suites dans les différents médias et j'ai même vu des interventions de la mairesse qui se disait inquiète aussi par des chiffres qui avaient été nommés dans le reportage. Alors, on soulignait également l'effritement du fait français dans la programmation musicale des grandes salles détenues par et gérées par Evenko. Et selon l'enquête, 88% des 1000 spectacles à l'affiche dans 4 salles qui sont détenus par Live Nation et Evenko, mettaient en vedette des artistes anglophones. Rappelons aussi que l'entreprise de divertissement Evenko bénéficie de subventions gouvernementales alors qu'elle appartient à 49% à la multinationale américaine Live Nation. C'est important aussi de mentionner que les grands festivals de Montréal se déroulent sur le domaine public que nous aménageons, que nous entretenons et que nous surveillons à grands frais et qu'Evenko a aussi un droit de veto sur la programmation du parc Jean-Drapeau. On peut s'inquiéter sur l'internalisation des profits et sur l'externalisation des coûts sur le dos des Montréalais et des Montréalaises. Ma question est la suivante: que compte faire l'administration pour remédier à la situation et aider les plus petits festivals, événements locaux et la scène musicale francophone?

Chantal Rossi ◌0:13:32

Madame Andrée-Anne Moreau.

Andréanne Moreau ◌0:13:37

Merci beaucoup, madame la présidente. Les festivals à Montréal, c'est essentiel, les petits comme les grands. Ça fait partie de la signature de la Métropole culturelle. Le bureau de la Métropole culturelle qu'on vient de lancer va aussi s'y attarder, évidemment. Je pense qu'il n'y a aucun Montréalais, Montréalaise qui veut imaginer sa ville sans ses festivals, qu'ils soient grands ou petits, qu'on parle des Francos, mais aussi de Montréal en lumière, de Nuits d'Afrique, de Murales, C'est une grande fierté pour nous. Et puis l'argent que Montréal investit dans ces festivals, il sert à la gratuité. Quand la Place des festivals est pleine en été pendant le jazz, pendant les Francos, pendant Nuits d'Afrique, c'est parce que la Ville de Montréal investit dans ces festivals pour que tout le monde y ait accès et que ce ne soit pas justement des événements privés. Donc ça, ça demeure important pour nous. Et il y a une rédaction de comptes très stricte qui est faite justement pour s'assurer que l'argent qui est versé aille directement dans ces spectacles-là, offerts à tous. Donc, on compte continuer à mener des redditions de comptes strictes et à les évaluer de façon diligente. On compte aussi encourager et soutenir les plus petits festivals, les petites programmations, parce que c'est ce qui nous permet de faire vibrer la culture, pas seulement au centre-ville, mais aussi partout à Montréal, dans les arrondissements un peu plus éloignés où les citoyens, bon, ne se rendent pas systématiquement au centre-ville, que ce soit parce qu'ils sont à mobilité réduite, parce qu'ils ont de jeunes enfants. Donc, c'est aussi par là qu'on va soutenir la culture montréalaise.

Chantal Rossi ◌0:15:21

Question complémentaire, madame Laliberté, l'opposition officielle.

Marie Plourde ◌0:15:29

Je trouve ça super intéressant que madame Moreau nous apporte le sujet de la gratuité, parce que l'été dernier, madame la mairesse disait vouloir créer sur le domaine public des zones payantes qui pourraient prendre la forme de sections VIP près de la scène, créant ainsi deux classes de festivaliers. Est-ce que l'administration s'engage à conserver les grands festivals gratuits pour tout le monde? C'est ma question, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:15:52

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:15:56

Madame la présidente, je vais en profiter aussi tout de suite pour retirer un des mots que j'ai utilisés dans la première réponse à la cheffe de l'opposition. Alors, prenez note que je retire le mot incompétente de ce que j'ai dit tout à l'heure. Pour ce qui est de la réponse à ma collègue sur les festivals, j'ai pendant plusieurs années travaillé dans le milieu de la culture, elle le sait très bien, et les festivals sont le joyau de l'ADN culturel de cette ville. C'est une des choses qui nous différencie sur la scène internationale, c'est notre capacité d'avoir des grands événements internationaux, dont les festivals, que nous avons à Montréal. Les festivals actuellement, ils souffrent, madame la présidente. L'inflation des coûts, les coûts reliés au coût des festivals et tenir les festivals. Ce que j'ai dit et ce que j'ai ouvert, je réitère aujourd'hui, c'est que nous sommes ouverts à travailler avec les festivals pour trouver les meilleures voies possibles pour augmenter leurs revenus, pour que justement on puisse préserver la pérennité des festivals et justement s'assurer que ces festivals restent ici à à Montréal et entre les mains de Montréalais et de Québécois. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:16:59

Merci. Alors, madame Blanchet m'indique qu'elle n'a pas de questions. Alors, à vos boutons dans 3. Est-ce que madame Tanguay peut retirer son nom?

Julien Hénault-Ratelle0:17:11

Merci.

Chantal Rossi ◌0:17:13

Dans 3, 2, 1. Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet0:17:19

Merci beaucoup, madame. Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, les infrastructures, toujours un sujet qui me passionne. J'entends des choses assez incroyables venant de l'autre côté de la salle. Premièrement, oui, on peut parler des PCPR locaux de plusieurs années, mais écoutez, l'état des rues locales, même si elles sont en fin de vie, ça n'a pas autant d'impact que les artères. La moitié des rues, c'est des artères. C'est là que circule l'ensemble du camionnage, c'est là que circulent l'ensemble du réseau d'autobus de la STM. C'est là que les véhicules d'urgence peuvent aller rapidement d'un quartier à l'autre et c'est là-dessus aussi que les vitesses sont supérieures à 30 km/h. Donc, c'est sur les artères, notamment sur Notre-Dame que vous connaissez bien, madame la mairesse, qu'on doit mettre en priorité nos interventions pour sécuriser les rues. Et oui, il faut les sécuriser quand il y a des nids-de-poule en cas d'urgence, mais il faut surtout les réparer quand il fait beau, l'été, en profondeur. Et quand on coupe, quand vous coupez 38% des kilomètres de rues en 2026 qui sont prévus sur les artères, ben écoutez, attendez-vous à ce qu'il y ait encore des contrats en urgence faits sur les nippoules l'hiver prochain.

Chantal Rossi ◌0:18:36

La question finie. Parce que là, vous avez pas posé de question, vous avez mis un commentaire. C'est une période de questions.

Sylvain Ouellet0:18:42

Parfait. Alors, la question, assumez-vous la coupure de 38% des kilomètres de rues artérielles qui vont être refaites en 2026?

Chantal Rossi ◌0:18:52

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌0:18:54

J'attendais la question. Merci, monsieur Ouellet. Monsieur Ouellet, en 2026, on a investi 46 millions pour les artères et dans la moyenne des derniers 3 ans, 2021 à 2024, était de 44. On avait déjà octroyé le montant plus que la moyenne des dernières 3-4 ans et au-delà de ça, dans les prochains 10 ans, on ajoute 53 millions par année. Donc, c'est une hausse des montants déjà investis. Au-delà de ça, les montants budgétés, comme vous savez, c'est aussi une question de dépenser. Donc, notre objectif est d'être capable de dépenser, pas juste budgéter les montants, mais aussi s'assurer que ce montant soit réalisé dans les travaux qui vont se faire. Ayant dit ça, on est très conscients des états des lieux, on est en train d'examiner quel pourrait être, dans le contexte actuel, avec la situation financière que vous avez léguée, s'il y a d'autres opportunités qui s'en viennent, et puis on n'est pas fermés de trouver des solutions.

Chantal Rossi ◌0:19:56

Est-ce que vous avez une question complémentaire?

Sylvain Ouellet0:19:59

Monsieur De Sousa, vous me parlez de montants, c'est très beau, mais quand vous regardez au niveau des propres fiches PDI, les kilomètres prévus 2026 et même sur 4 ans, c'est beaucoup plus faible, notamment dans les 2 programmes qui permettent le plus rapidement de faire le maximum de kilométrage au niveau des rues locales, PCPR et ACPR, sur les rues artérielles. Alors, je répète ma question, assumez-vous la baisse de 38% du nombre de kilomètres de rues artérielles qui seront faits en moins, qui seront pavés en moins cette année.

Chantal Rossi ◌0:20:34

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌0:20:37

Madame la présidente, une chose qu'on va essayer de faire, c'est très certainement de patcher les trous budgétaires qui ont été laissés par l'ancienne administration. Patcher étant, voulons dire, recouvrir. Je m'excuse de l'anglicisme, madame la présidente. Écoutez, il n'y a pas de fondement dans la question qui nous provient de l'opposition de l'opposition. On est en train de regarder les plans pour l'été, voir si à certains égards on doit, vu la crise actuelle des nids-de-poule causée par 2 trucs spécifiques qui sont les changements climatiques et également toute la question de manque d'entretien des 8 dernières années. Donc, on est en train de voir si on peut ou si on doit, dans le cadre d'une réponse sur la question des nids-de-poule, mettre un peu plus d'argent. Argent que je répète à tout le monde, nous n'imprimons pas la Ville de Montréal. Donc, si on prend ce genre de décision-là, ça veut dire qu'on devra laisser aller des choses de côté. Mais ceci étant dit, on est très confiants avec notre plan, très confiants dans les équipes de la Ville de Montréal pour réaliser ce qu'on a à réaliser. Merci.

Chantal Rossi ◌0:21:41

Madame Sarah V. Doyon.

Sarah V. Doyon ◌0:21:43

Madame la présidente, donc ça bouge dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et ça bouge vite à part de ça. En septembre dernier, sous le leadership de Projet Montréal, le conseil d'agglomération avait voté pour l'acquisition d'un terrain dans le faubourg Contrecœur avec une enveloppe destinée aux espaces verts pour permettre à terme la création du corridor vert de l'Est, un corridor de biodiversité, de mobilité active, un espace vert supplémentaire dans un arrondissement qui en manque cruellement, où la qualité de l'air préoccupe déjà les résidents. On ajoute un parc juste à côté d'un CPE. Pourtant, depuis l'élection de la nouvelle administration d'Ensemble Montréal dans MHM, sans presse de changer le zonage parc pour ramener le zonage commercial sur une bonne partie de ce terrain-là. En seulement 5 semaines, on va probablement réussir à faire 3 lectures et une consultation publique pour compléter le changement de zonage. On n'y aille pas avec la peau, comme ils disent aux Olympiques. Donc, on a déjà une zone commerciale au sud du terrain qui est en développement avec une épicerie, 2 autres commerces qui arrivent pour répondre aux besoins notamment alimentaires de la population locale, mais l'administration nous dit qu'il manque de commerces faut encore plus. Pourtant, à proximité, on a beaucoup de commerces, mais aussi plusieurs locaux commerciaux vacants. Donc, je m'explique mal le besoin et l'urgence. Alors, ma question est bien simple: est-ce que la mairesse de MHM peut nous expliquer l'urgence de changer le zonage dans le secteur? Est-ce qu'elle peut nous dire en quoi un autre développement commercial de type strip mall est mieux qu'un espace vert pour la qualité de vie de la population locale?

Chantal Rossi ◌0:23:07

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle0:23:12

Merci, madame la présidente. Écoutez, effectivement, on niaise pas avec la Poque dans ce dossier-là parce que ça fait plus de 13 ans que les citoyens de mon district attendent d'avoir accès à une épicerie. Ils sont dans un désert alimentaire, dans un désert commercial, puis honnêtement, je trouve ça assez drôle de la part de l'opposition de voir leur principe élastique. Ils nous parlent de la ville 15 minutes, de l'importance d'avoir un quartier de proximité, Moi, la moitié de mes citoyens de l'est puis du nord de Tétreaultville n'ont accès à rien. Ils doivent prendre la voiture pour se déplacer et se rendre à des commerces. Il n'y a pas de station de métro, les services de bus sont très limités. Donc là, on leur propose de venir avoir accès à des commerces de proximité à côté de chez eux, dans une zone qui a été zonée commerciale depuis le début jusqu'en octobre dernier, et là, c'est la fin du monde pour l'opposition. Madame la présidente, dans le dossier qui nous est présenté, qu'on travaille en arrondissement puis au niveau de la Ville, le corridor vert n'est pas remis en question. Il reste en place à la largeur qui avait été déterminée par la précédente administration dans les négociations avec le promoteur. Donc, on va venir garder le parc, on va garder le corridor vert avec la mobilité active et en plus, d'un point de vue de superficie d'espaces verts, on s'est également engagé à négocier avec la SHDM pour l'acquisition du terrain à côté, ce qui fait que d'un point de vue de superficie, on va avoir pratiquement exactement le même nombre d'espaces verts de manière beaucoup plus cohérente. À côté du parc local qu'on a déjà en place, on va venir l'agrandir, on va avoir par la suite le restant du développement commercial un à côté de l'autre, ce qui fait beaucoup de sens puis ce qui est attendu de la part des citoyens depuis maintenant très, très, très longtemps.

Chantal Rossi ◌0:24:49

Bravo. Question complémentaire, madame Sarah Doyon.

Sarah V. Doyon ◌0:24:57

Les citoyens attendent une épicerie depuis longtemps. J'ai moi-même habité dans le faubourg Contrecœur il y a 15 ans et on attendait cette épicerie, mais bonne nouvelle, elle s'en vient, ça n'a rien à voir avec le sujet dont on discute aujourd'hui. Mais le conseiller de Tétreaultville a lui-même écrit sur Facebook, il l'a mentionné lors de la consultation publique la semaine dernière, être en discussion avec Ardenne Construction comme promoteur du projet. Donc c'est pour ça que je parle de développement de type strip mall. On se vante des 172 places de stationnement qu'il y aura dans le développement, donc on est plus ou moins dans des déplacements actifs pour se rendre à ces commerces de proximité. Mais je comprends surtout que l'administration est en discussion avec un seul promoteur pour racheter le terrain et développer la zone commerciale. On s'entend qu'en discutant avec un seul promoteur, c'est difficile d'être certain d'être face au meilleur projet. Si on allait au marché, on aurait peut-être plus de choix. C'est difficile aussi de s'assurer que la Ville va obtenir le meilleur prix pour le terrain qu'elle vient d'acheter. C'est quand même étonnant, l'agglomération s'entend pour acquérir un terrain à des fins de parc, la transaction n'est pas encore complétée que l'administration de MHM est déjà en discussion avec Hardin. On leur déroule le tapis rouge, on leur change le zonage à vitesse grand V. Dans un secteur qui a été nommé à la Commission Charbonneau pour des irrégularités, il faudrait faire preuve de prudence, mais ici la rapidité prime. Donc, pourquoi discuter avec un seul promoteur?

Catherine Houbart ◌0:26:12

Pourquoi lui?

Sarah V. Doyon ◌0:26:12

Est-ce qu'il est inscrit au registre des lobbyistes? Qu'est-ce qui se passe dans ce dossier-là?

Chantal Rossi ◌0:26:17

Monsieur Julien Honorat, pour vous.

Julien Hénault-Ratelle0:26:22

Madame la présidente, premièrement, je vais commencer en dénonçant la désinformation chronique de la part de ma collègue dans ce dossier-là, qui dit n'importe quoi et en conseil et sur ses publications de réseaux sociaux, puis les insinuations qui viennent d'être faites, honnêtement, je trouve ça particulièrement dérangeant. Pour revenir sur le fond, madame la présidente, elle nous accuse de parler avec un seul promoteur. La Ville n'est pas propriétaire du terrain. En ce moment, la propriétaire du terrain, c'est l'entreprise Sobey, qui est partenaire avec Arden et Crombie du développement. Donc, on n'a pas choisi d'approcher un promoteur puis de dire, mon Dieu, viens-t'en sur le terrain de la Ville, on va te donner un passe-droit. Ce n'est pas ça du tout. C'est leur terrain à eux qu'ils sont déjà en train de développer. Et je veux dire, je vais le répéter, on le fait à la demande des citoyens pour avoir un développement cohérent dans le secteur tout en préservant les espaces verts puis en mettant en place le corridor de mobilité active. Et de biodiversité. Donc, honnêtement, c'est un dossier win-win pour absolument tout le monde. Puis je trouve ça vraiment désolant, l'approche qui est prise de la part de l'opposition dans ce dossier-là. C'est vraiment regrettable, juste pour les citoyens. Merci.

Chantal Rossi ◌0:27:25

Madame la leader de l'opposition.

Marie Plourde ◌0:27:31

Oui, madame la présidente, j'aimerais appeler l'article 66, le point 4. On évite de faire des allusions et des accusations personnelles et des insinuations dans nos de parole, on se tient à des réponses claires.

Chantal Rossi ◌0:27:46

C'est bon pour les deux côtés de la Chambre. Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌0:27:53

Merci, madame la présidente. L'administration a annoncé son intention de réévaluer 4 liens cyclables existants, dont des axes structurants et très fréquentés du réseau montréalais. Ces aménagements ont été planifiés par des professionnels de la Ville afin d'améliorer la sécurité des usagers les plus vulnérables de la route. L'administration évoque des enjeux de sécurité pour justifier cette réévaluation sans que les données détaillées appuyant cette démarche aient été rendues publiques à ce stade. L'annonce mentionne également la révision en profondeur de certains projets en cours, incluant celui de la rue Berri dans l'arrondissement de Ville-Marie. Or, la transformation de la piste Berri en 2 pistes unidirectionnelles est justement en cours afin de répondre au rapport du coroner publié en 2022. En 2021, un cycliste, Robert Leblanc, est décédé à la suite d'une collision avec un autre cycliste à l'intersection Berri-Ontario. Le coroner avait alors recommandé de revoir la configuration de cette piste bidirectionnelle jugée étroite et accidentogène. Difficile de comprendre quelles données auraient justifié la décision de l'administration de revoir en profondeur les plans d'un projet qui a été conçu par des professionnels de la Ville justement pour répondre à des recommandations du coroner. Plusieurs citoyens et acteurs du milieu de la mobilité active s'inquiètent donc que cet exercice puisse mener à un recul du réseau plutôt qu'à son amélioration. L'administration peut-elle nous confirmer que la réévaluation annoncée des pistes cyclables ne vise pas à réduire ou supprimer des segments du réseau existant, mais bien à proposer des améliorations concrètes fondées sur des données objectives, et que les résultats détaillés de cette analyse seront rendus publics avant toute décision de réaménagement?

Chantal Rossi ◌0:29:29

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌0:29:35

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mon collègue fait allusion à l'annonce que nous avons faite récemment. On a mis en place un processus qu'on pense que c'est transparent, crédible, avec lequel toutes les personnes affectées ne peuvent pas être contre des opportunités d'améliorer, de sécuriser, de revoir les pistes identifiées. Il semble qu'il y avait un consensus, à tous les échos que j'ai eus, que les pistes identifiées et même les nouvelles conceptions, pour qu'ils soient sécurisés ou revus pour être sécurisés, c'est une bonne chose pour tout le monde. Donc, sans avoir l'occasion de de choses, madame la présidente. J'invite mes collègues d'attendre le résultat de cette évaluation et si effectivement il y a des volets par lesquels on peut améliorer, on sera très ouverts de le faire.

Claude Pinard ◌0:30:31

Merci.

Chantal Rossi ◌0:30:33

Question complémentaire, monsieur McQueen.

Christopher McCray ◌0:30:35

Merci, madame la présidente. Donc, j'entends pas de réponse claire qu'on n'enlèvera pas des bouts de pistes s'il le faut, mais on en reparlera. Les données sont très claires, en fait, en sécurité routière. Les infrastructures cyclables protègent des vies, réduisent de manière significative les risques de collision. On a vu une carte produite par Vélo Québec qui a montré que la majorité des collisions mortelles sur le réseau routier surviennent non pas sur le réseau cyclable, mais sur les rues qui n'ont pas d'aménagement sécurisé. Si l'administration souhaite fonder sa démarche sur les données objectives de sécurité, ça devrait mener à renforcer les infrastructures lorsque les risques sont identifiés et non pas à les affaiblir. Donc, ma question est la suivante: si l'analyse de sécurité le démontre, l'administration est-elle prête à aller plus loin pour protéger les usagers vulnérables, y compris en retirant des voies de circulation automobiles ou des espaces de stationnement afin d'implanter ou de consolider des aménagements pleinement sécuritaires?

Chantal Rossi ◌0:31:36

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌0:31:39

Madame la présidente, je pense qu'on avait déjà dit que quand on avait fait ces choix-là, c'est pas uniquement un questionnement de compétences de nos professionnels, mais aussi sur la base des incidents qui étaient reflétés dans les rapports d'Ombudsman, qui étaient reflétés sur 311, qui étaient reflétés en discutant avec les arrondissements et aussi avec les gens de Centrale. Certaines des pistes cyclables ont été construites il y a longtemps. Et j'invite mon collègue de juste aller visiter les lieux pour voir encore les opportunités de danger que ça peut représenter, pas uniquement pour les gens qui font du vélo, mais pour tout le monde, les piétons, les automobilistes. Donc, notre objectif est d'être capable de trouver des solutions à cet égard avec l'objectif de protéger la vie. Mais deuxièmement, madame la présidente, mon collègue a fait allusion tantôt à le processus de collision mortelle, mais nous, avec chaque démarche qu'on va faire avec Tapis cyclable, on vise à mettre en place ces mesures pour être capable de faire une évaluation. On n'attendra pas qu'il y ait un décès.

Chantal Rossi ◌0:32:48

En conclusion, s'il vous plaît.

Alan DeSousa ◌0:32:50

En conclusion, on n'attendra pas un décès pour faire mettre en place ce volet d'évaluation post-implémentation. Merci.

Élise Tanguay ◌0:32:59

Merci.

Chantal Rossi ◌0:33:00

Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌0:33:04

Madame la présidente, moi aussi je vais rebondir sur le dossier de dézonage d'un espace vert pour en faire un usage commercial dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve au coin des rues Contrecœur et de Grosbois. Au-delà des bénéfices locaux inhérents à l'aménagement d'un tel espace vert à cet endroit, on y reconnaissait une contribution écologique et sociale d'ampleur régionale. Cet espace vert fait en effet partie du corridor vert de l'Est, soit l'un des 6 grands corridors verts à consolider sur l'île de Montréal inscrits dans le plan d'urbanisme et de mobilité. Après avoir retardé la réalisation du Grand Parc de l'Est et des corridors verts dans son récent budget, l'administration souhaite maintenant transformer un espace vert en îlot de chaleur, nous éloignant encore plus d'un corridor vert de l'Est digne de de ce nom. On se rappelle que madame la mairesse de Montréal a mandaté madame Rousseau-Bélanger pour créer un réseau de corridors de biodiversité et pour prioriser le verdissement sur le territoire de l'Est de manière à mitiger les impacts sur la cohabitation industrielle et citoyenne. Dans les circonstances, est-ce que madame Rousseau-Bélanger peut nous confirmer être confortable avec la décision de ses collègues de changer le zonage d'un parc d'envergure régionale pour un usage commercial?

Chantal Rossi ◌0:34:14

Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌0:34:21

Oui, merci, madame la présidente. Donc, notre administration avance avec une vision claire pour l'est de Montréal, un quartier plus vert, plus vivant et surtout plus équitable. Donc, les démarches entreprises dans ce dossier, donc, de SoBase, s'inscrivent dans cette démarche et visent à la fois à renforcer, en fait, la trame verte du secteur et à répondre à un besoin local bien réel d'augmenter l'offre de commerces à proximité, comme l'a si bien souligné mon collègue un peu plus tôt. Donc, en effet, on répond à une bien triste réalité souvent oubliée. L'est de Montréal n'a pas la même densité commerciale que les quartiers centraux. Cette inéquité territoriale se traduit pour les résidents et résidentes du secteur par l'obligation de parcourir de plus grandes distances pour accéder à des services essentiels, souvent en véhicule. Donc, développer des commerces de proximité est notamment une des avenues pour réduire la dépendance au véhicule dans les quartiers quartiers excentrés. D'ailleurs, il est important de rappeler que nous faisons le choix d'augmenter les espaces verts justement dans ce quartier-là parce qu'on entreprend des démarches pour acquérir un terrain vert à côté pour agrandir le parc Carlos d'Alcatraz afin de transformer justement le parc existant pour l'agrandir. On va aussi de l'avant en fait avec le corridor vert de l'est, donc c'est un projet qui est structurant que nous maintenons. Donc le lot longeant la carrière demeurera la propriété de la Ville afin d'y aménager le corridor vert, puis offrir aux résidents justement la mobilité active, sécuritaire et durable. Donc, en somme, notre approche est responsable et structurée. On ajoute un nouvel espace vert connecté à la Trame verte, on maintient le corridor vert de l'est, puis on répond à des besoins essentiels d'un quartier en situation d'inéquité commerciale depuis plusieurs décennies, et on bâtit un milieu de vie complet où les résidents, familles et aînés trouvent à la fois des parcs et des commerces à distance de marche. Voilà, on écoute la population, puis justement, on veut un Montréal, un Est en fait, plus vert, plus juste et plus vivant. Merci.

Chantal Rossi ◌0:36:07

Madame Houbart, question complémentaire.

Catherine Houbart ◌0:36:12

Oui, l'acquisition de cet espace-là est possible grâce à des crédits budgétaires du Service des grands parcs qui ont été votés par le conseil d'agglomération. Les Villerayens ont donc contribué à cette transaction-là. Si le terrain est bel et bien vendu à un promoteur privé pour y construire des commerces, Est-ce que les revenus de la vente vont être remis au Service des grands parcs? Est-ce qu'ils vont servir à acquérir un autre espace vert qui servira de parc d'envergure régionale? Puis est-ce que ça va enfin servir à verdir l'est de Montréal qui a un déficit de verdissement?

Chantal Rossi ◌0:36:45

Madame Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌0:36:48

Oui, merci madame la présidente. Donc, je suis très contente de voir aussi que mes collègues partagent l'enthousiasme verdir l'est de Montréal. Donc justement, comme j'avais annoncé aussi lors du précédent conseil municipal, on a un très beau potentiel dans l'est, justement avec le Grand Parc de l'Est, qui sera notamment une des priorités, en fait de mes priorités, de développer cet espace-là. Donc c'est sûr qu'on va mettre beaucoup d'efforts et beaucoup de ressources justement pour pouvoir développer ce secteur-là qui a trop longtemps manqué d'amour dans les administrations précédentes. Donc je veux rassurer tous mes concitoyens collègues pour dire que oui, on tient à cœur le verdissement de l'Est et que tout sera fait pour pouvoir le développer à son plein potentiel.

Chantal Rossi ◌0:37:27

Merci. Il est 13 h 42. Est-ce que les leaders nous donnent une période de prolongation?

Julien Hénault-Ratelle0:37:38

Oui, madame la présidente, appuyée par ma collègue de l'opposition, je propose de prolonger de 10 minutes jusqu'à épuisement des 2 personnes au tableau.

Chantal Rossi ◌0:37:44

Merci beaucoup. Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay ◌0:37:48

Merci, madame la présidente. Aujourd'hui, en cette salle, nous allons voter une contribution de 500 000$ à un organisme pour un projet de logement social. 500 000$ de fonds issus de contributions au RMM. Ma collègue à l'Habitation a déjà affirmé en commission des Finances qu'aucun projet n'a jamais dépendu d'une contribution RMM pour boucler son financement. J'ai pourtant l'intime conviction que cette contribution est absolument essentielle à la réalisation du projet de la Mission Old Brewery qui nous est présenté aujourd'hui et j'espère sincèrement qu'elle partagera ma fierté de voir la Ville de Montréal intervenir pour assurer le financement de ce projet qui permettra de loger des femmes en situation d'itinérance grâce au RMM. Dans les dernières semaines, j'ai questionné ma collègue pour savoir pourquoi elle nous présentait régulièrement un bilan alternatif des retombées du RMM. Je comprends aujourd'hui qu'elle s'apprêtait en fait à nous annoncer un recul important, à déchirer des ententes déjà signées et même à rembourser des contributions déjà versées. C'est ce que la mouture du règlement présenté aujourd'hui nous apprend. Pire encore, comme des ententes seront déchirées, on pourrait s'attendre à ce que des projets de logements sociaux inclus dans ces ententes soient menacés et que des organismes se trouvent le bec à l'eau. Ma question est donc la suivante: est-ce que l'administration peut nous dire combien millions de dollars en contributions au RMM seront remboursées aux promoteurs privés et surtout combien de projets de logements sociaux sont menacés alors que des ententes déjà signées s'apprêtent à être déchirées?

Soraya Martinez Ferrada ◌0:39:18

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌0:39:24

Merci, madame la présidente, pour la question. Toutes les ententes signées dans le cadre du RMM sont conservées, donc c'est vraiment important que tous les monde comprenne bien cette information-là, il n'y a pas d'entente dans le cadre du RMM qui va être déchirée. Donc ça, c'est une information qui est très, très, très importante. Ce qu'on doit bien comprendre, c'est qu'à partir du moment où on a annoncé des modifications, on voulait pas qu'il n'y ait plus d'entente signée. Donc les ententes continuent. C'est dans cette période-là de transition qu'il pourrait y avoir des remboursements. Mais toutes les ententes signées précédemment vont aller de l'avant et seront conservées. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:40:10

Question complémentaire.

Élise Tanguay ◌0:40:17

Madame la présidente, je suis contente de l'entendre. Malheureusement, c'est pas ce qu'on entend comme écho sur le terrain, puis c'est pas non plus ce qu'on peut lire au texte du règlement. On essaie de nous rassurer, c'est parfait, mais lorsqu'on lit le règlement, et je cite, pour les ententes conclues à l'égard d'un projet résidentiel d'une superficie résidentielle de 18 000 mètres carrés ou moins pour lequel aucun permis de construction n'a été délivré, l'entente est résiliée de plein droit. J'ai fait l'exercice de mon côté avec les moyens à ma disposition, c'est-à-dire à peu près, à toutes fins pratiques, l'information qui qui est disponible publiquement sur les ententes signées, j'ai pu compter au bas mot 2 millions de dollars de contributions seulement avec les projets qui ne sont plus visibles de par leur taille. 2 millions, c'est 4 fois plus d'argent que ce qu'on vote aujourd'hui pour venir en aide au projet de la Mission Old Brewery qui permet, je le rappelle, de loger des femmes en situation d'itinérance. Ma collègue se targue d'investir en habitation d'un côté, mais nous prive collectivement de millions de l'autre. De dizaines de millions de dollars. Tout l'argent que nous devrons rembourser à ces promoteurs privés, ce sont les Montréalais et Montréalaises qui devront la payer. Alors, je comprends, je répète ma question, madame la présidente. Est-ce que l'administration peut nous dire combien de millions de dollars en contributions seront remboursés aux promoteurs privés comme c'est prévu au règlement?

Caroline Braun ◌0:41:43

Merci, madame la présidente. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que quand on amène une taxe supplémentaire comme dans le RMM, ce que ça a comme impact aussi, c'est que ça fait augmenter les loyers. Donc, ça fait des logements plus chers pour les Montréalais. Je le réitère, toutes les ententes qui étaient signées et qui devaient aller de l'avant avec le RMM, madame la présidente, ne sont pas mises en péril. Donc, il n'y a aucune entente signée qui va être remboursée. On parle seulement de la petite période de transition ici où, pour éviter que les promoteurs reportent leurs projets après que l'adoption du règlement soit faite, il pourrait y avoir une période de remboursement. Je le répète, c'est seulement durant la période de transition pour éviter des délais supplémentaires, parce que le but, c'est de stimuler le marché, c'est d'aller de l'avant, c'est de construire des logements puis de logements qui ne sont pas des logements extrêmement chers, donc des logements qui sont abordables. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:42:45

Madame Carla Beauvais.

Carla Beauvais ◌0:42:48

Merci, madame la présidente. La semaine dernière, le chef de police Fuzzy Dagher présentait le bilan 2025 du SPVM qui indique que Montréal demeure l'une des villes les plus sécuritaires en Amérique du Nord avec une tendance à la baisse de plusieurs indicateurs de criminalité. Il y a des enjeux, certes, mais Montréal est définitivement sécuritaire. Ça, c'est pas moi qui le dis, je cite monsieur Daguerre. Il est important de reconnaître que le sentiment d'insécurité est réel pour plusieurs citoyens et citoyennes et qu'il y a des enjeux réels auxquels il faut s'attaquer en priorité. Je pense à la santé mentale, à l'itinérance, à la criminalité chez les jeunes. Mais il existe un écart apparent entre les données du SPVM et le discours de l'exécutif durant la campagne électorale et depuis le début de ce mandat, qui insiste sur un sentiment d'insécurité généralisé et un déclin de la Ville. Dans le cadre des 100 jours, l'administration présente comme des avancées majeures des mesures qui s'inscrivent pour plusieurs dans la continuité de dispositifs déjà mis en place, et on salue leur bonification. On peut penser au comité de vigie stratégique qui existe depuis 2024 et aux équipes multidisciplinaires déjà déployées. L'administration a annoncé des investissements importants en matière de surveillance au PDI. On parle de 40 millions pour les caméras corporelles, 1,7 million pour les caméras dans l'espace public. Or, aucune présentation n'a été faite quant aux mécanismes d'encadrement en matière de protection de la vie privée et aux garanties visant à éviter toute dérive ou accentuation de pratiques de profilage racial ou territoriales. Ma question, Madame la Présidente, si l'objectif est de renforcer le sentiment de sécurité, quelles garanties concrètes l'administration met-elle en place dès maintenant pour éviter toute dérive dans leur utilisation et pour un déploiement encadré, transparent et respectueux des droits?

Chantal Rossi ◌0:44:42

Monsieur Jim Bayes.

Dimitrios (Jim) Beis ◌0:44:46

Madame la Présidente, on est encouragé, et merci beaucoup à ma collègue pour la question, on est très encouragé des données la semaine dernière de l'SPVM. D'ailleurs, on salue les policiers et policières pour le travail extraordinaire qu'ils font sur le terrain. Ma collègue a bien mentionné qu'on fait le plus possible pour sécuriser et rassurer la population en doublant les équipes multisectorielles à la Ville, aussi avec les mandats clairs aux 4 comités de vigie que nous avons en place. L'autre élément qu'on n'a pas dit aujourd'hui encore, mais je le dis, c'est la mise en place des comités de vigie dans chaque arrondissement. C'est vrai effectivement qu'on a les mêmes inquiétudes au niveau des données et comment on va protéger la population à ce niveau-là. On est en constante communication, pas juste avec mon collègue ici ici au niveau de TI, mais aussi avec le service de police pour au moins rassurer la population que les données vont être utilisées seulement et uniquement pour les policiers et pour les enquêtes, comme on l'avait dit au début de ce mandat. Mais je rassure ma collègue, madame la présidente, qu'on fait le plus possible et on travaille en collaboration pour trouver des solutions. Et encore, pour rassurer la population. Merci.

Chantal Rossi ◌0:46:06

Merci, monsieur Beis. Madame Carla Beauvais, en complémentaire.

Carla Beauvais ◌0:46:10

Oui, merci. Disons qu'on est plus ou moins rassurés. Je veux vraiment insister sur l'aspect du profilage social, racial, territorial. Je pense qu'il faut vraiment travailler sur ces questions. Madame la présidente, je vais vous parler d'un fait qui n'est pas un sentiment, mais bien réel. Toujours dans le bilan 2025 du SPVM, on apprend que 29 des sont survenus sur nos routes, dont 17 piétons et 2 cyclistes. Il s'agit de cas réels vécus et de vies perdues. C'est pas un sentiment. Pendant que l'administration met de l'avant un discours appuyé sur le sentiment d'insécurité et annonce des investissements importants en matière de surveillance, quelles actions structurantes concrètes sont prévues pour répondre à des enjeux objectivement documentés comme le bilan routier? Si nous gouvernons en fonction des données, pourquoi ces indicateurs alarmants ne sont pas au cœur de nos actions. Quelles mesures concrètes l'administration s'engage-t-elle à déployer afin de réduire les décès et accidents sur nos routes?

Chantal Rossi ◌0:47:09

Merci. Monsieur Dimitrios Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌0:47:15

Madame la présidente, ça marche pas. Ça marche? Excellent. Je sais pas si c'est facile pour moi de donner des solutions concrètes, mais je vais vous dire que dans ma tournée des arrondissements, comme j'ai dit il y a quelques semaines, j'ai fait à peu près la moitié déjà. Je vais vous dire honnêtement que je suis surpris parce qu'une des priorités pour plusieurs, c'est la sécurité routière. On travaillait, on va travailler en collaboration bien sûr avec les arrondissements, et le but de ça, c'est c'est effectivement pour donner les outils, pas juste aux arrondissements, mais aussi à nos partenaires comme la SPVM et les autres, pour trouver des solutions concrètes sur le terrain pour éviter les tragédies qu'on est en train de vivre. Mais je vous rassure, je rassure madame la présidente, ma collègue, qu'on va travailler en étroite collaboration de trouver des solutions et travailler entre nous à l'exécutif pour au moins combiner nos ressources et de trouver des solutions à ce niveau-là, mais parce que c'est inquiétant, je suis d'accord, et on va avec le SPVM, avec les services des arrondissements, essayer d'aller plus loin. Merci.

Chantal Rossi ◌0:48:28

Merci. Les interventions de la période de questions sont maintenant terminées. Je cède la parole au leader de la majorité pour l'ordre du jour du conseil.

Julien Hénault-Ratelle0:48:38

Merci, madame la présidente. Ça nous amène donc au point 3.01, qui est l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal et quelques modifications à celui-ci. Madame la présidente, tout d'abord, bon, l'opposition va retirer la motion 65.03 lorsqu'on va en arriver à ce moment. Mais au niveau de la séquence, j'ai changé la séquence pour ce qui suit. Donc à 14 h, j'ai appelé le point 15.01, qui est la déclaration pour souligner la Journée internationale des droits des femmes. Tout de suite après cela, je vais appeler le point 15.06, qui est la déclaration en appui aux Journées de la persévérance scolaire 2026, suivie de la déclaration en 15.02, qui est la déclaration pour souligner le mois de la francophonie et le statut de Montréal en tant que métropole francophone des Amériques. Puis par la suite, à 16 h 30, je vais continuer avec les déclarations, avec la déclaration en 15.04, qui est la déclaration visant à réaffirmer la solidarité envers l'Ukraine à l'occasion du 4e anniversaire de l'invasion illégale russe, suivi en 15.05 de la déclaration de solidarité envers les communautés iraniennes touchées par la répression des manifestations en Iran, et suivi par le point 15.03, qui est la déclaration pour souligner le Nouvel An chinois et vietnamien. J'ai également changé, madame la présidente, dans la séquence, le point 51.01. Qui sont une nomination au conseil interculturel et qui va être appelée à 20 h 30 ce soir. Et j'en profite d'ailleurs pour vous informer qu'on va avoir des invités pour chacune des déclarations qui vont avoir lieu au courant de la journée.

Chantal Rossi ◌0:50:12

L'ordre du jour est adopté.

Julien Hénault-Ratelle0:50:16

Merci, madame la présidente. Ça nous amène au 3.02, qui est l'approbation du procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal tenue le 26 janvier 2026. À 13 h. Non, c'est pas adopté. Puis en 3.03, approbation du procès-verbal de l'assemblée extraordinaire du conseil municipal tenue le 28 janvier 2026 à 9 h 30.

Chantal Rossi ◌0:50:47

Monsieur Alan Desousa.

Alan DeSousa ◌0:50:50

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, le Je voudrais prendre la parole aujourd'hui pour réitérer mes excuses quant à mes propos de la séance du 29 janvier dernier. Mes propos n'ont jamais été adressés à mon collègue Véronique Fournier. J'ai utilisé une expression en anglais et j'aurais dû mieux choisir mes mots pour exprimer mes pensées. Je veux donc encore une fois réitérer mes excuses telles que je les ai données à la dernière séance du conseil tous les membres quant à l'utilisation de ces propos et on souhaite que nos débats se fassent en sérénité et respect.

Chantal Rossi ◌0:51:26

Merci. Monsieur le leader de la majorité. Madame la leader de l'opposition officielle.

Marie Plourde ◌0:51:33

Nous acceptons les excuses de monsieur Alan de Souza.

Catherine Houbart ◌0:51:38

Merci.

Chantal Rossi ◌0:51:39

Monsieur Énouratel.

Julien Hénault-Ratelle0:51:41

Merci. Donc le 3.03 étant approuvé, ça nous amène à la rubrique 4, qui est annonces et dépôts de documents par le comité exécutif. Donc, en 4.01, dépôt de la liste des contrats octroyés par le comité exécutif conformément à l'article 200 de l'annexé de la Charte de la Ville de Montréal.

Chantal Rossi ◌0:51:58

Votre appuyeur?

Julien Hénault-Ratelle0:51:59

Oui, je vais être appuyé par le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard, pour l'ensemble des points jusqu'à avis contraire.

Chantal Rossi ◌0:52:05

Merci. Alors, adopté.

Julien Hénault-Ratelle0:52:07

En 4.02, dépôt de la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.

Chantal Rossi ◌0:52:14

Madame Céline-Audrey Beauregard.

Céline-Audrey Beauregard ◌0:52:18

Oui, bonjour, merci madame la présidente. C'était en lien avec le point 4.01, c'est bon? C'est en lien avec les dépenses, je peux me permettre une question ou non?

Chantal Rossi ◌0:52:27

Mais là, on a adopté le 4.02, le 4.01 a été adopté.

Céline-Audrey Beauregard ◌0:52:30

J'ai appuyé pour le 4.01, vous me permettez le petit délai? Merci. Alors, dans le fond, toujours dans mon élan d'avoir une petite thématique vestimentaire. J'ai opté aujourd'hui pour l'approche brutaliste. Pour ceux et celles qui connaissent pas cette approche-là en architecture, on en voit surtout autour des stations de métro. Alors ici, je porte une création de Mass Montréal, qui est designer ici, je vous invite à l'encourager, qui rappelle le béton. Pourquoi? Ben, c'est parce qu'au point 4.01, à la page 239, si vous me permettez d'être on voit, madame la présidente, que le service en lien avec l'immobilier, donc le GPI, a dû débourser 36 010,61$ au mois de janvier parce qu'on avait besoin de réparations d'urgence en lien avec le stationnement étagé Étel. Je prends la parole aujourd'hui avec mon chapeau de mairesse puisque je veux rappeler à l'administration en place l'état de crise dans laquelle se retrouve ce stationnement-là. Donc on a dû en effet défrayer des coûts de façon urgente parce que c'est une installation qui a été abandonnée après les fusions. Pour la petite histoire, après 2002, la Ville ne savait pas si ça lui appartenait, l'arrondissement non plus. Bref, je peux comprendre c'est quoi être abandonné comme étant enfant de la DPJ, mais cette infrastructure-là, madame la présidente, a besoin de un mot beaucoup plus significatif. Il y a eu un mandat qui a été déposé au niveau de la direction générale pour évaluer la faisabilité de faire un projet mixte avec stationnement sur terrain public, étage commercial communautaire, habitation et esplanade publique. Je tiens à rappeler aussi à l'administration en place, j'espère qu'ils sont nombreux à m'écouter en ce moment, qu'il y avait eu victoire du premier budget participatif pour cet espace-là. Donc je prenais simplement la parole étant donné qu'il y a une dépense qui peut être quand même significative, puis on sait que quand on n'entretient pas ou on n'agit pas, les dépenses peuvent exploser. Donc je voulais faire appel à l'administration pour rappeler l'urgence d'agir pour cette infrastructure-là et leur rappeler que ma vision comme mairesse, c'est ça, c'est d'y avoir une approche mixte. Si jamais quelqu'un de l'administration souhaite me répondre, à savoir s'il souhaite aussi s'engager à ce qu'il y ait des investissements qui soient faits dans cette infrastructure-là et qu'on puisse y avoir une approche qui va allier habitation, stationnement, développement économique et espaces publics. Merci.

Chantal Rossi ◌0:55:04

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌0:55:08

Oui, merci, madame la présidente. C'est un bon point de parler de nos infrastructures et de l'état de nos infrastructures. Les besoins sont criants un peu partout. Des bâtiments abandonnés, des bâtiments vacants, des infrastructures qui doivent être faites, il y en a partout sur l'ensemble de l'île. Ceci étant dit, madame la présidente, moi j'ai déjà commencé à discuter avec ma consœur à ce sujet-là et évidemment je réitère mon désir de continuer la discussion pour trouver le passage le plus pérenne. Et évidemment, c'est plate, mais il va y avoir des choix difficiles à faire. On sera pas capable de tout faire tout en même temps. Mais ceci étant dit, je relance encore mon ouverture à la discussion et à continuer surtout la discussion dans ce dossier-là. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:55:54

Merci. Monsieur Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle0:55:59

Merci, madame la présidente. On est rendu à 14 h, mais je vais quand même poursuivre les quelques rubriques avant d'arriver au point 15. Donc, on en était à 4.03, dépôt de la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires conformément à l'article 467.3 de la Loi sur les cités et les villes.

Chantal Rossi ◌0:56:12

Adopté.

Julien Hénault-Ratelle0:56:13

En 5.01, résolution CA-2622-0005 du conseil d'arrondissement du Sud-Ouest, déclaration pour une démocratie saine et respectueuse.

Chantal Rossi ◌0:56:21

Adopté.

Julien Hénault-Ratelle0:56:22

Dans la rubrique 6, il y a le dépôt des réponses aux questions écrites des membres du conseil. Donc, j'ai déposé au nom de mes collègues 2 réponses écrites, une de la part de la mairesse madame Martinez Ferrada à madame Érika Alneus et une de la part de ma collègue Gabrielle Rousseau-Bélanger, madame Catherine Houbart. Adopté. Merci. Ce qui nous amène à la rubrique 7 pour les dépôts. 7.01, dépôt du rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglo du 29 janvier 2026.

Chantal Rossi ◌0:56:50

Adopté.

Julien Hénault-Ratelle0:56:50

En 7.02, dépôt du rapport de l'assemblée extraordinaire du conseil d'agglo du 29 janvier 2026 à 9 h 30.

Chantal Rossi ◌0:56:56

Adopté.

Julien Hénault-Ratelle0:56:57

Dans la rubrique 11, les pétitions, c'est dépôt de pétition, mais je crois qu'il n'y en a pas. Qui nous amène donc à notre rubrique 15 pour les déclarations et proclamations. Et tel qu'annoncé, je vais appeler la déclaration 15.01, qui est la déclaration pour souligner la Journée internationale des droits des femmes. Et je cède pour ce faire la parole à madame la mairesse Soraya Martinez Ferrada.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:57:21

Merci, madame la présidente. Donc, on veut profiter de cette journée pour déjà parler du mars prochain, la Journée internationale du droit des femmes, étant donné que nous siégerons pas au conseil municipal. Comme vous savez, la lutte pour le droit des femmes, c'est une bataille qui se poursuit encore et toujours, et le thème de cette année: droit, justice, action pour toutes les femmes et les filles. Aujourd'hui, en 2026, les femmes n'ont toujours pas les mêmes droits que les hommes, et les études nous demandent qu'en moyenne, pendant Les femmes ont 64% des droits des hommes, que ce soit dans le travail, le niveau financier, la sécurité, la famille, la propriété, la mobilité de la retraite ou même la santé. D'ailleurs, l'équité salariale n'est toujours pas atteinte. Et encore plus loin, madame la présidente, les femmes dans plusieurs parties du monde, et encore vous le savez très bien, ont perdu leur droit de choisir pour elles-mêmes. Près de 700 millions de femmes vivent encore dans des pays où l'avortement est restreint et où le droit de choisir recule encore une fois un peu partout. Et le progrès est lent. Madame la Présidente, si on garde le même rythme, l'égalité va être atteinte dans 286 ans. C'est un peu long. Le combat n'est jamais terminé, les gains ne sont jamais acquis. On assiste à des reculs importants des droits des femmes dans plusieurs régions du monde, mais ici même au Québec, encore une fois, on a enregistré 6 féminicides depuis le début de l'année. Dans le monde, c'est un toutes les 10 minutes et ce chiffre, c'est seulement pour ceux qui sont recensés. Les crises et les conflits augmentent la violence envers les femmes. Il faut s'assurer qu'on offre plus de ressources aux femmes en situation de vulnérabilité essentielles pour qu'elles puissent accéder à un soutien réel, se protéger efficacement et reprendre le pouvoir sur leur vie. Et sans oublier toutes les femmes qui subissent une violence disproportionnée sur les réseaux sociaux, particulièrement celles en politique et tout récemment celles qui font, entre autres, la météo, madame la présidente. Il faut le faire. Attaques sexistes, intimidations, menaces, qui cherchent à quoi? À nous faire taire, à limiter notre présence dans l'espace public, et ça, bien, c'est au détriment de la démocratie. On sait également que dans la rue, les femmes sont plus à risque de la violence que les hommes. Nous devons travailler tous ensemble pour créer plus d'espaces dans les refuges d'urgence et aussi plus d'hébergements réservés aux femmes. Je nous encourage, chers collègues, à redoubler d'efforts. À Montréal, comme au Québec, trop de femmes vivent encore avec de la violence, de l'inégalité et des obstacles qui limitent leur place dans cette société. Défendre leurs droits, c'est protéger leur sécurité, leur liberté et leur pleine participation à notre vie collective. Ensemble, on doit continuer d'avancer pour que chaque femme, peu importe son parcours, puissent vivre et s'appuyer et s'épanouir en toute dignité. Madame la Présidente, le plus important quand on veut protéger le droit des femmes, c'est de parler haut et fort quand il est perdu, mais aussi briser les tabous et le silence. Alors, je veux remercier ma collègue chef de l'opposition, Madame Alneus, pour le soutien et l'ensemble de son parti à cette déclaration. Et bien sûr, je pense que nous sommes tous d'accord pour appuyer cette déclaration. Merci, Madame la Présidente.

Chantal Rossi ◌1:01:08

Madame la cheffe de l'opposition officielle, Éric Alneus.

Ericka Alneus ◌1:01:13

Merci beaucoup, madame la présidente. Je ne ferai pas dans la redite des propos de madame la mairesse, mais je tiens quand même à souligner que ça prend encore une belle signification que cette déclaration soit faite par deux femmes, donc je tiens à le souligner. Il y a des victoires comme ça qu'il faut célébrer et autant, et je suis d'accord avec madame la mairesse, le progrès c'est long, c'est difficile, puis il faut quand même garder les yeux vers l'horizon, puis dans cet horizon il y a des jalons qui méritent d'être soulignés. On le voit à travers des luttes qui ont été menées par des groupes de femmes Si on est là aujourd'hui, c'est parce qu'il y en a qui y ont cru et je veux prendre le temps de saluer tous ces groupes de femmes, ces femmes qui ont marché dans la rue pour demander plus d'équité, plus de justice, parce que nous représentons la moitié de la planète et nous avons droit aux mêmes chances, au même respect, aux mêmes droits. Et vous comprendrez aussi que c'est important, en ces chambres, de dénoncer les injustices faites à ces femmes. Quand on voit le droit à l'avortement être ébranlé ailleurs, on n'est pas plus à l'abri que ça nous arrive ici. Quand on voit des femmes mourir parce qu'elles sont femmes, nous avons la responsabilité, la probité de se lever pour dire, ça ne peut plus, ça ne se peut plus, on en a assez. Et ce travail-là se fait, oui, par nos prises de position comme élus, mais elle se fait aussi en collaboration avec tous ces groupes de femmes, toutes ces femmes qui continuent à travailler si fort pour la justice et l'équité. Donc, je vous invite, comme la mairesse l'a dit, à appuyer cette déclaration commune et conjointe par souci de justice, par souci du respect et de la dignité des femmes ici et partout dans le monde. Merci beaucoup, Madame la Présidente.

Chantal Rossi ◌1:03:25

Madame Nathalie Goulet.

Nathalie Goulet ◌1:03:26

Merci, merci Madame la Présidente. Si vous le permettez, j'aimerais en complément soulever deux points sur la déclaration déposée aujourd'hui. D'abord, comme porte-parole de l'opposition en condition féminine, je suis vraiment heureuse constater dans la déclaration qu'on réaffirme dans la 4e résolue que la Ville de Montréal s'engage à accélérer le déploiement de l'ADS+ au sein de l'appareil municipal pour créer une ville toujours plus égalitaire et plus inclusive. L'ADS+, c'est l'analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle. C'est l'approche reconnue internationalement pour prévenir et corriger les inégalités entre les femmes et les hommes, mais aussi entre les femmes elles-mêmes. Elle implique qu'en amont et tout au long des projets, on tienne compte des inégalités faites aux femmes et aux filles. Comment on fait ça? En analysant les données genrées, en les produisant si on n'en a pas, en consultant les groupes de femmes, les expertes et les citoyennes de tous âges et de toutes conditions, et en développant au fur et à mesure une expertise interne à la Ville sur ces questions-là. Et comme les inégalités ont un caractère systémique, il faut agir de manière systémique, c'est-à-dire stratégiquement et transversalement au sein de l'appareil municipal. Si on s'engage à accélérer le déploiement de la DS+, tel que le prône la Déclaration, il faut aussi que davantage de ressources soient attribuées pour qu'on puisse en mesurer l'évolution et d'une année à l'autre. Alors que j'espère vraiment que l'administration sera vocale sur cet aspect-là durant son mandat et que les Montréalais seront consultés et informés des étapes de ce déploiement. Deuxième point que j'aimerais aborder, l'un des plus importants endroits où on doit appliquer la DS+, c'est en tant que ville employeur. La Ville et ses arrondissements sont le plus important employeur à Montréal. Le rappeler. Il est primordial qu'on soit exemplaire et que nos effectifs reflètent la diversité montréalaise. On a fait de grands pas chez les femmes cols blancs à la Ville, qui se certifie chaque année d'ailleurs parité platine par l'organisme Gouvernance au féminin, car 50% des embauches de cols blancs sont des femmes. Cette certification-là, on en est fiers et elle doit demeurer. Mais c'est cependant loin d'être le cas chez les femmes dans les emplois traditionnellement ou majoritairement masculins à la Ville, chez les pompières, chez les policières, mais notamment chez les femmes cols bleus. L'an dernier, le Conseil des Montréalaises a publié un avis assez décourageant sur la situation des femmes cols bleus. 10 ans après son premier avis, cols bleus, un emploi pas toujours rose, des problèmes persistent pour les femmes. L'avis parle même d'une culture et d'une organisation du travail réfractaires à leur présence, voire hostiles à l'idée que des femmes exercent des fonctions traditionnellement réservées aux hommes. La preuve, les femmes sont passées de 20% des effectifs en 2006 à 14% en 2023, en baisse constante chaque année. Je vous invite à lire leurs témoignages où elles parlent des obstacles qu'elles vivent à l'embauche, de leurs difficultés à faire leurs heures de travail qui mènent à la titularisation, pardon, et à la culture interne aussi. Plus de 70% des femmes disent aussi que les mesures de conciliation famille-travail sont loin d'être adaptées et suffisantes. Dans son avis, le Conseil des Montréalaises émet 10 recommandations et donne un objectif à la Ville, atteindre 20% de femmes cols bleus d'ici 2030. Alors, j'encourage vraiment l'administration à se pencher sérieusement sur ces recommandations-là. Nous sommes prêtes à y collaborer pour y arriver ensemble. Merci, madame la présidente.

Christopher McCray ◌1:07:37

Merci.

Chantal Rossi ◌1:07:38

Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay ◌1:07:41

Merci, madame la présidente. Je vais me permettre de commencer sur une note un peu personnelle. Je suis très contente qu'on a des qu'on adopte cette déclaration aujourd'hui. Quand je me suis lancée en politique, comme beaucoup de collègues ici certainement, je me suis fait demander, mais t'as pas peur de la violence en ligne que tu risques de vivre comme femme en politique? À cette question-là, j'ai souvent répondu que celle que ça pouvait blesser le plus, elle repose déjà en paix, ma petite maman qui aurait fêté ses 67 ans cette semaine. Parce que chaque fois l'une d'entre nous est attaquée, nous sommes toutes souffrantes. La violence envers les femmes, elle ne naît pas par magie. La violence, elle naît parce qu'on la tolère trop souvent. On la tolère et elle escalade. Ce faisant, on assiste à des épisodes comme ceux de la semaine dernière où Élisabeth Lemay et Rebecca MacKinnon ont vécu une violence inouïe en ligne. Quand ces femmes souffrent, ce sont toutes nous qui souffrons. Ces processus violents, ces salves qu'on voit en ligne, se matérialisent dans des personnes violentes qui se voient autorisées à aller plus loin dans leur escalade de violence. Ça nourrit la montée de la violence domestique. Ça fait en sorte qu'aujourd'hui, on se retrouve avec des femmes et des enfants qui ne peuvent pas avoir recours à des ressources lorsqu'elles souhaitent quitter leur domicile, des femmes qui se retrouvent avec le choix entre rester dans un domicile violent ou se retrouver à la rue. Ça nous donne des situations dramatiques comme ce qu'on a pu lire dans les pages de la presse récemment, où des femmes dans la rue sont victimes de violences sexuelles et physiques de manière répétée. C'est une tragédie. Je suis contente qu'on puisse justement compter sur plus d'investissements en itinérance. On ne fera jamais assez, pour l'itinérance et pour les femmes en situation d'itinérance en particulier. Quand les femmes sont attaquées, ce sont l'ensemble des femmes qui souffrent, puis malgré cette violence prévisible, toutes les collègues ici se sont lancées dans cette aventure politique. En ce qui me concerne, c'était aussi pour continuer à me battre pour que cette violence tellement répandue que vivent tant de femmes, tant de Montréalaises, puisse diminuer, puisqu'on puisse s'y attaquer. Si les temps sont durs pour beaucoup de monde, pour moi, la place des femmes en politique donne espoir, parce que si tant de groupes marginalisés sont des minorités, eh bien, ce n'est pas le cas des femmes, même si elles vivent des oppressions. Nous ne sommes pas une minorité. Nous représentons un peu plus de 50% de la population, un peu plus de 50% de la population à connaître la violence, à différents degrés, mais être une majorité, c'est aussi un privilège, même si on est une majorité opprimée, et ça nous donne donc du pouvoir et des responsabilités, celles de ne laisser personne derrière, de s'occuper des plus vulnérables, la responsabilité de rallier. Pour moi, la place des femmes, elle est en politique, et leur présence, votre présence, chères consœurs, me donne espoir pour la suite du monde.

Chantal Rossi ◌1:10:54

Merci. Madame Marie Plourde.

Marie Plourde ◌1:10:58

Merci beaucoup. J'essayais de trouver des mots inspirants et apaisants pour parler de la Journée internationale des droits des femmes. Je voulais être rassurante et apaisante pour ma fille, pour toutes les femmes des jeunes générations, pour mes collègues, mes jeunes collègues, pour mes amis, mais j'y arrivais pas. Pas besoin d'aller bien loin pour constater que la montée de la misogynie et des mouvements masculinistes Ça se passe maintenant. Les États-Unis, leur dossier Epstein, leur président, le droit des femmes qui rapetisse comme une peau de chagrin, ça se passe juste de l'autre part de la frontière, mais on n'est pas immunisé pour autant. Les chercheurs s'inquiètent de la montée de la haine envers les femmes, du mépris du féminisme ici même au Québec. Le masculinisme est de moins en moins dans la marge. Les jeunes et les moins jeunes sont exposés à des discours discours très haineux et de domination sur les réseaux sociaux. C'est pas sans répercussions sur nous, ça. Je pense ici à ces nombreuses femmes qui ont choisi de quitter la politique au cours des dernières années. L'émergence d'un climat malsain n'est sans doute pas pour rien. Un autre exemple tout récent, ma collègue en parlait un petit peu plus tôt, ça se passait la semaine dernière à la radio de Radio-Canada. L'écrivaine et chroniqueuse Élisabeth Lemay et l'animatrice Rebecca McKeownan a reçu une pluie de messages haineux et racistes suite à une chronique qui était diffusée à l'émission De l'huile sur le feu. C'était intolérable à lire, impossible à vous répéter ici dans cette enceinte que je respecte trop. C'était violent, c'était dégradant et c'était complètement décomplexé. Et c'est ça qui fait peur, c'est qu'on voit tranquillement glisser la fenêtre d'Overton, ce qui fait en sorte que le discours qui était inacceptable avant devient de plus en plus accepté dans le discours public et c'est très gênant et c'est très désolant et c'est inacceptable. C'est pas juste du vocabulaire aussi, ça se voit dans les gestes et je ne saurais passer sous silence, comme l'a si bien mentionné Madame la mairesse, ce nombre affolant de féminicides au Québec depuis le début de l'année et partout dans le monde d'ailleurs. C'est pas qu'une impression, Madame la Présidente, selon les recherches, les contenus masculinistes se répandent comme une traînée de poudre, particulièrement sur les réseaux sociaux, et on ne peut faire fi des impacts directs sur le vivre-ensemble. Mais je vais nous quitter sur une note positive parce que je sais qu'on peut faire la différence. Ça devient essentiel d'avertir et de prévenir et de sensibiliser les jeunes à ces dérives et faire preuve d'exemplarité. Et ça commence, chers collègues, ici, à la Ville de Montréal. Nous avons le devoir de faire mieux pour elles, pour nous. Faisons preuve de solidarité et de sororité.

Chantal Rossi ◌1:13:45

Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle1:13:49

Merci, madame la présidente. Je vous demanderais d'ajouter les noms de tous les membres de l'administration comme appuyeurs à la déclaration, s'il vous plaît.

Chantal Rossi ◌1:13:56

Je présume que c'est la même chose. Je présente que c'est la même chose. Alors, le nom de tous les élus seront ajoutés comme appuyeurs de la déclaration 15-01 qui est adoptée. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle1:14:12

Merci, madame la présidente. Tel que spécifié dans le changement de séquence, ça va nous amener à la déclaration 15-06 qui est la déclaration en appui aux journées de la persévérance scolaire 2026. C'est pour ça déclaration, je vais céder la parole à ma collègue, madame Christine Black.

Christine Black ◌1:14:30

Alors, merci, madame la présidente. Alors, la 22e édition des Journées de la persévérance scolaire débute aujourd'hui. Le thème de cette année, c'est la persévérance, ça mène loin. Et on a eu la chance d'ailleurs ce matin de faire le lancement ici même à l'Hôtel-de-Ville pour la première fois. Alors, on était très, très fiers de pouvoir pouvoir faire cet événement ici à l'Hôtel-de-Ville. C'est un thème, la persévérance amène loin, qui suggère que les efforts mènent aux accomplissements et que c'est important de parler de cette persévérance, bien souvent beaucoup plus que des résultats. Dans un monde où la gratification instantanée est devenue la norme, les Journées de la persévérance scolaire soulignent que la réussite, ça prend du temps, que les défis, les essais et les erreurs sont formateurs. Et que c'est l'engagement qui permet de faire face aux obstacles et que derrière tous ces obstacles que les jeunes franchissent, il y a des gens qui croient en eux. Au nom de tous mes collègues, j'ai envie de passer un message aux jeunes: on croit en vous et on est fiers de vous et on fait tout en notre pouvoir pour vous offrir les ressources et le soutien dont vous avez besoin. La réussite scolaire, c'est pas pour l'ensemble de la collectivité. C'est donc notre responsabilité comme administration de soutenir des initiatives comme les journées de la persévérance scolaire et également de travailler de près avec le Réseau Réussite Montréal qui mobilise l'ensemble des partenaires pour offrir des ressources aux jeunes, à leurs parents et aux intervenants. Je tiens à saluer d'ailleurs la présence dans les balcons de madame Ginette Vézina, qui est la directrice générale par intérim du Réseau Réussite Montréal, qui est accompagnée également de madame Charbonneau. Alors, salutations à vous deux. Donc, les villes ont une influence directe sur la qualité de vie des jeunes. À Montréal, on soutient financièrement des organismes jeunesse, tout ça pour que nos jeunes développent leur plein potentiel. On offre à la population des plateaux sportifs, des bibliothèques, des espaces culturels, des gymnases, des arénas et des loisirs. Ces lieux sont essentiels, non seulement pour soutenir le réseau scolaire, mais aussi pour permettre aux jeunes de s'épanouir dans une foule d'activités en dehors de l'école. Et on s'est engagé à continuer à le faire dans les prochaines années. Mais malgré cela, il faut se rappeler que le taux de décrochage scolaire est en baisse au Québec, mais que le taux de jeunes décrocheurs à Montréal est plus élevé. Presque le quart des jeunes qui arrêtent l'école avant d'obtenir un diplôme sont ici, à Montréal. On sait que les élèves issus de milieux défavorisés ont plus de risques de rencontrer des difficultés et d'abandonner l'école. Malheureusement, 84% des jeunes d'âge primaire qui vivent sous le seuil de faible revenu au Québec sont à Montréal. C'est plus que nécessaire de redoubler d'efforts pour adapter nos actions et nos interventions pour briser le cycle des inéquités sociales. En terminant, je vous invite, chers collègues, à à nous mobiliser autour de la réussite scolaire des jeunes Montréalaises et Montréalais et de pouvoir le faire tout au long de l'année, bien entendu, mais particulièrement cette semaine, de mettre en lumière tout ce que nos jeunes font de beau et de bien et surtout de les encourager dans leur parcours. Comme madame Résilien le disait ce matin, les parcours des jeunes sont rarement linéaires, parfois il y a des embûches, parfois il y a des obstacles, mais l'important, c'est toujours de persévérer, persévérer. Alors, je vous invite bien entendu à adopter la déclaration qui suit. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:18:03

Madame Céline-Audrey Beauregard.

Céline-Audrey Beauregard ◌1:18:07

Oui, alors je tiens bien évidemment à m'exprimer dans le cadre de cette déclaration. Qui de mieux pour parler de persévérance scolaire qu'une enseignante qui a collaboré avec toute une équipe école? Donc, je tiens à dire que oui, il y a les enseignants qui accompagnent les jeunes au quotidien, mais il y a aussi toutes les personnes professionnelles et personnes cadres des institutions scolaires et organismes communautaires qui travaillent avec la jeunesse, et c'est important aussi de souligner leur travail qui est un petit peu moins mis en lumière dans les différentes instances. Alors en effet, on nous parle de mobiliser notre communauté par rapport à la persévérance scolaire, on nous parle de travailler de la qualité de vie, ça me permet de faire le point sur le fait que le Le système scolaire au Québec est en crise. Le système scolaire se transforme. Je ne sais pas, peut-être que vous aviez suivi dans les dernières années les nombreuses luttes du milieu de l'éducation. C'est vraiment sérieux ce qui se passe à l'intérieur des murs et ça fait en sorte que c'est vraiment plus difficile d'accompagner la persévérance scolaire au quotidien. Pour ce faire, Madame la Présidente, il y a beaucoup d'enseignants comme moi qui vont changer leur façon d'enseigner. Moi, j'ai enseigné pendant 7 ans dans les dernières années dans une approche qu'on appelle team teaching, donc coenseignement. J'étais avec une autre enseignante avec le double d'élèves et ensemble, on était mieux équipées pour pouvoir répondre aux différents besoins des jeunes qui se retrouvaient dans notre classe de 6e année. Mais outre cela, pour pouvoir faire face à tout ce qui se vit entre les murs, des fois, on a envie de sortir des murs et de là la pertinence de la qualité de vie. On veut aller dans les parcs, dans les ruelles, on veut aller utiliser les installations qu'on dit en effet sportives. Et c'est pour ça, je pense, l'importance de rappeler notre rôle comme municipalité, c'est en effet de faire des fois des choix courageux. On peut nommer des exemples de rues-écoles, on peut nommer aussi de faire des changements réglementaires par rapport au verdissement dans les cours d'école qui sont très minéralisées, qui sont vraiment pas un espace très agréable en pleine vague de chaleur parce que c'est clairement pas toutes les écoles qui ont de l'air climatisé. Alors je nous invite comme responsables des décisions publiques en effet à adhérer à cette déclaration-là, mais d'agir concrètement au quotidien pour des gestes qui peuvent des fois être difficiles à prendre, mais qui ont tout leur lot d'impact pour vraiment venir améliorer de façon concrète et des fois re-schématiser nos milieux de vie pour remettre l'emphase. Je vous dirais que dans plein de municipalités à travers le monde, c'est l'administration locale qui s'occupe d'ailleurs de l'aménagement des cours d'école, des rues autour et des parcs. Ici au Québec, c'est tout autre chose, mais bon, ça n'empêche pas notre rôle important à jouer à cet effet-là. Et je tiens à souligner, oui, toute l'implication des écoles, mais surtout du regroupement des organismes qui luttent au décrochage scolaire, le Recalder qu'on appelle de son petit nom, et à Verdun, je salue les membres par exemple de Langues des jeunes qui travaillent au quotidien avec les personnes qui luttent au décrochage. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:21:24

Madame Andrée-Anne Moreau.

Andréanne Moreau ◌1:21:27

Merci, madame la présidente. Alors même si ça n'a pas grand-chose à voir avec la culture, le patrimoine, le design ou la langue française, je tenais à m'exprimer sur la persévérance scolaire, tout simplement pour vous raconter une petite anecdote qui est survenue chez moi il y a quelques semaines à peine. Pendant que je demandais à ma fille de terminer le ménage de sa chambre, elle a 5 ans, donc elle commence tout juste la maternelle, elle m'a dit, ah, on a appris quelque chose à l'école! Puis elle ne se rappelait pas du mot, mais elle m'a dit, c'est quand Madame Marlène nous demande de faire quelque chose qu'on n'a pas envie de le faire, mais qu'on continue quand même. Et j'ai dit, ah, c'est la persévérance, c'est ça! Donc ses yeux se sont allumés, puis maintenant elle a cette petite tape dans le dos intérieure par elle-même qu'elle se donne quand elle persévère dans quelque chose, quoi que ce soit. Puis je pense qu'on Ça nous arrive tous ici d'avoir des moments comme ça dans une journée, dans une semaine, d'avoir à faire quelque chose qui ne nous tente pas. Et j'estime que c'est un des plus grands apprentissages qu'on a à l'école, outre la matière scolaire, les notions mathématiques, français, mais persévérer, c'est une des choses qu'on apprend dans notre parcours scolaire et qui nous suit tout au long de notre vie. Alors, je voulais remercier le personnel scolaire, remercier la professeure de ma fille, madame Marlène, pour cet apprentissage précieux qui nous aide déjà à la maison, et puis encourager tous les parents à aider leurs enfants à persévérer.

Chantal Rossi ◌1:23:02

Merci. Alors, la motion, la déclaration, je m'excuse, 1506 est est adoptée. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle1:23:22

Merci, madame la présidente. Je vais nous amener à la déclaration en 15.02, déclaration pour souligner le mois de la francophonie et le statut de Montréal en tant que métropole francophone des Amériques. Et pour cette déclaration, je vais à nouveau céder la parole à la mairesse, madame Soraya Martinez Ferrada.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:23:40

Merci, merci, madame la présidente. Le Mois de la francophonie qui commence en mars est vraiment important. En tout cas, moi personnellement, vous savez, c'est la langue que j'ai apprise quand je suis arrivée ici au Canada. Je ne parlais pas français. Je suis très fière de dire qu'elle a façonné mon identité, celle non seulement d'une Montréalaise québécoise, mais d'une Montréalaise québécoise francophone. Je suis fière aujourd'hui d'être à la tête de cette métropole francophone d'Amérique du Nord et dire que je suis une fille de la loi 101. Elle aura façonné qui je suis aujourd'hui. Cette année, le Mois de la francophonie a pour thème Active ta francophonie, un appel à se mettre en mouvement, à se rencontrer, à se rassembler et surtout à créer des occasions de faire vivre notre langue. À Montréal, on fait un mouvement un peu partout, dans nos bibliothèques, dans nos salles de spectacles, dans nos cafés, dans nos festivals petits et grands. Il se vit dans la vitalité qui rayonne bien au-delà de nos frontières. Une culture, c'est porté par des artistes aussi qui font vibrer cette langue, des émissions en français. Je m'en souviens encore, j'ai beaucoup appris le français notamment à cause de Passe-partout, Ciné-Cadeaux le dimanche après-midi. Mais je suis aussi fière de voir que des artistes comme Charles— Robert Charlevoix, Gilles Vigneault, les Cowboys Fringants que j'entends, ou HEC, on a fait venir pour une caisse de 24, c'est vrai, qui nous ont fait vivre le fait français, mais aussi par des auteurs qui sont nés d'ailleurs, et je pense entre autres à ma compatriote que nous avons perdue, Caroline Dawson, qui donnent à la francophonie cette vitalité qui donne à la francophonie ce rayonnement dont elle a besoin, toute sa profondeur, sa diversité, sa modernité. Et j'espère que cette culture qui est riche, audacieuse, mais unique va poursuivre puis va se faire rayonner et valoriser. La langue française, comme vous le savez, fait notre réputation partout dans le monde et alors nous avons la responsabilité de la protéger, de la promouvoir et de la faire briller. D'ailleurs, nous avons, la semaine passée, annoncé la remise sur pied de Montréal Bureau, le Bureau Métropole culturel, notamment parce que nous avons profondément l'obligation de nous assurer que nous allons propulser cette grande métropole francophone des Amériques et qu'on se donne les moyens de nos ambitions. Alors, nous devons multiplier les occasions de faire rayonner notre culture en français une culture, comme je disais, vivante, diversifiée, créative. Alors, pour le Mois de la francophonie, je nous invite tous à embarquer pleinement dans ce mouvement, à multiplier les moments où l'on vit, où l'on célèbre, où l'on partage en français ici même à Montréal. Et j'invite aussi tous les collègues du conseil à adopter et à appuyer cette déclaration pour le Mois de la francophonie. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:26:52

Madame la chef de l'opposition, Éricka Alneus.

Ericka Alneus ◌1:26:56

Merci beaucoup, madame la présidente. Je prends la main tendue de madame la mairesse aussi pour appuyer cette déclaration. Elle soulevait l'enjeu de la— comment la culture peut être un véhicule de choix pour qu'une personne puisse tomber en amour avec une langue. Des fois, on entend parler de langues avec un grand manque d'amour. Et des fois, on oublie que la langue et la culture sont peut-être un des plus beaux coups de foudre qu'on pourrait provoquer chez les citoyens et citoyennes. Je veux quand même souligner le travail qui a été fait dans les dernières années par rapport à la langue française. Il y a un comité de la langue française qui avait— qui a été piloté par madame Harrell. On a aujourd'hui une élue responsable de la langue française, on a aujourd'hui une commissaire à la langue française, donc on voit que Sous notre administration à l'époque, on a pris ce sujet-là au sérieux, puis on est content de voir que la tradition se perpétue. Et je me permettrai de terminer en parlant de Montréal francophone, qui est polyglotte et qui est francophile. Et j'espère qu'on se rappellera toujours que cette métropole francophone d'Amérique du Nord, cette exception en Amérique du Nord qu'est Montréal, embrasse ses citoyens et citoyennes qui parlent plusieurs langues et qui aiment le français et ils ont envie de se l'approprier. Donc, qui sait si des fois l'amour n'est pas le meilleur moyen de s'approprier une langue, s'approprier des relations, des échanges entre citoyens et citoyennes. Donc, ça me fait très plaisir de pouvoir appuyer cette déclaration pour le mois de la francophonie. Merci beaucoup, madame la présidente.

Marie Plourde ◌1:28:33

Merci.

Chantal Rossi ◌1:28:35

Monsieur Jocelyn Pauzé.

Jocelyn Pauzé ◌1:28:40

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors donc, à titre de fier porte-parole de l'opposition officielle pour la langue française, je remercie évidemment beaucoup l'administration pour cette importante déclaration et je joins évidemment ma voix à celle de notre chef de l'opposition officielle, madame Alneus, pour l'appuyer. La langue française agit comme un tissu social transversal en unifiant la société à travers la communication, l'identité et la culture, traversant les générations et les groupes sociaux. Au Québec et à Montréal, le français constitue un pilier identitaire majeur qui relie les citoyens et les citoyennes, facilitant l'intégration, le vivre-ensemble et l'inclusion de toutes et tous. Sa portée s'étend à tous les domaines professionnels, aux différentes générations, assurant ainsi une continuité culturelle. Le français demeure un pilier fondamental de l'identité québécoise, et montréalaise, on en convient toutes et tous. Engagée à promouvoir et à protéger le français sur son territoire, c'est pourquoi, madame la présidente, le 17 février 2025, soit il y a presque un an jour pour jour, la Ville de Montréal annonçait, sous le leadership de notre administration d'alors, Plante-Sulier, qu'elle se dotait de nouveaux leviers afin de consolider ses acquis et renforcer ses actions en matière de valorisation de la langue française. Assumant pleinement son statut de métropole francophone des Amériques, la Ville de Montréal créait dès lors le Bureau de la langue française, qui constituait une des recommandations phares du comité des citoyennes et des citoyens qu'avait fièrement présidé, à notre invitation d'ailleurs, madame Louise Harrel. Et comme le disait alors si bien madame Harrel, je cite, la Ville rend ainsi pérenne la valorisation et la promotion de la langue française dans toutes les dimensions de son administration. C'est ainsi qu'après avoir bien écouté le comité de citoyens et citoyennes et sa présidente, madame Harel, nous agissions avec rigueur en faisant en sorte que le Bureau de la langue française relève directement du directeur général de la Ville de Montréal, nous assurant ainsi que cette unité d'affaires puisse alors avoir un impact transversal dans toutes les sphères de l'administration montréalaise et nos 19 arrondissements. Ce rôle transversal essentiel, madame la présidente, c'était jusqu'au 10 février dernier, puisque depuis le 11 février, date de l'annonce de la réorganisation administrative émanant de la nouvelle administration, le Bureau de la langue française de la Ville de Montréal a perdu de sa vigueur et de son impact transversal, ne relevant désormais plus directement du directeur général, mais plutôt de la DGA adjointe à la qualité de vie, ce qui nous préoccupe beaucoup au sein de l'opposition officielle. Comment le Bureau de la langue française jouera-t-il désormais son rôle sur l'ensemble de l'appareil municipal s'il disparaît du mandat du directeur général? Quel sera maintenant le mandat de ce bureau? Pourra-t-il intervenir auprès d'autres services que ceux relevant de la qualité de vie? Avec le geste que cette administration, pardon, vient de poser en matière de langue française, dans sa restructuration éclair, en défaisant une fois de plus ce que nous avions fait avec des citoyennes et des citoyens, celles-ci et ceux-ci ont aujourd'hui toutes les raisons de se demander quelle est la réelle vision de l'actuelle administration quant au rôle crucial de la langue française au sein de la métropole francophone des Amériques, cosmopolite et ouverte sur le monde qu'est Montréal. Madame la présidente, faire une déclaration, c'est très bien, mais agir avec rigueur, c'est encore mieux, voire essentiel, surtout quand il est question de ce qui constitue le ciment de notre identité montréalaise, la langue française. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:32:20

Madame Andrée-Anne Moreau.

Andréanne Moreau ◌1:32:26

Merci, madame la présidente. Merci, madame la mairesse. Effectivement, le mois de la francophonie va débuter dans quelques jours. C'est un moment fort, un grand moment de fierté pour Montréal. C'est l'occasion de réaffirmer notre engagement envers notre belle langue française, une langue que j'ai eu tant de plaisir à chanter et que je continue à chanter, mais moins publiquement. C'est une langue qui nous distingue, qui façonne Montréal, qui nous définit comme métropole, comme peuple et qui définit aussi notre communauté. Le français, c'est le pilier vivant de notre culture. Il porte nos œuvres, nos idées, nos débats. Il fait rayonner nos universités partout dans le monde. Il anime notre entrepreneuriat aussi, quand on pense à tous les commerces de proximité à Montréal où on est accueillis en français, où on échange, où on crée des liens. Montréal est cosmopolite, ouverte sur le monde, inclusive, et c'est le français qui nous unit. C'est lui qui nous rassemble dans toute notre diversité. En tant que métropole francophone des Amériques, on a la responsabilité et l'honneur de défendre ce statut et de le faire grandir. De nombreuses mesures ont été mises en place au fil du temps pour préserver et renforcer le français à Montréal, à petite et à grande échelle. Comme nouvelle administration, on s'engage à poursuivre les efforts qui ont été faits en ce sens, travailler de près avec nos partenaires pour favoriser la francisation des nouveaux arrivants, pour que chacun et chacune puisse participer à la vie montréalaise. On remettra d'ailleurs les Prix de la langue française encore cette année pour célébrer les créatrices et créateurs qui enrichissent notre langue, qui la rendent toujours plus inspirante. On continuera aussi d'implanter les recommandations du rapport produit par le Comité sur la langue française et notre engagement se voit ici, dans nos bibliothèques, dans nos maisons de la culture, dans nos quartiers. Il s'affirme aussi au-delà des frontières de notre territoire. Dans les réseaux internationaux auxquels Montréal participe et participera encore plus avec le Bureau Montréal Métropole Culturelle. Le français, c'est une langue à protéger, mais aussi à transmettre et surtout à célébrer. Et le mois de la Francophonie, c'est le moment idéal pour le faire. Alors, je nous invite tous à adopter cette déclaration.

Ericka Alneus ◌1:34:38

Merci.

Chantal Rossi ◌1:34:44

Alors, il n'y a pas d'autres interventions. Le point est adopté, la déclaration est adoptée. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle1:34:51

Merci, madame la présidente. Donc, tel que présenté dans la séquence, les autres déclarations vont être appelées un peu plus tard, ce qui nous amènerait à notre rubrique d'agglomération, les dossiers 80 pour orientation. Donc, dans les points 20, affaires contractuelles, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.01 à 20.05 et comme je l'ai mentionné précédemment, j'ai été appuyé par le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard. Donc, en 20.01, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 671 469,74$, taxes incluses, pour les services d'impression et distribution d'avis d'information à la population des quartiers et arrondissements où des travaux seront prochainement entrepris dans le cadre du contrat accordé à Imprime Emploi, majorant ainsi le contrat le montant total du contrat à 1 953 656,23 taxes incluses. En 20.02, exercer l'option de prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 10 millions de dollars taxes incluses pour la fourniture de micro-ordinateurs, de tables, de portables, de serveurs et tablettes électroniques et accessoires dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec le Centre d'acquisition gouvernementale, majorant ainsi le montant total du contrat à 30 500 000 taxes incluses. En 20.03, d'exercer l'option de prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 252 424,49 taxes incluses pour les services d'impression laser, l'insertion, l'expédition et la fourniture de papeterie pour les avis de la Cour municipale dans le cadre du contrat accordé à 9169-9835 Québec, majorant ainsi le montant total du contrat à 744 575,95 taxes incluses. En 20.04, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 1 264 392,63 $, taxes incluses, pour les services professionnels et techniques en biologie pour divers projets dans le cadre de l'entente conclue avec Stantec Experts-Conseils, majorant ainsi le montant total du contrat à 3 732 831,15 $, taxes incluses. Et enfin, point 05, d'exercer l'option de prolongation de 5 ans et autoriser une dépense additionnelle de 5 157 101,77 $, taxes incluses, pour les services d'entretien et du support du progiciel de gestion des régimes de retraite Ariel dans le cadre du contrat accordé à TELUS Health Canada, majorant ainsi le montant total du contrat à 9 824 111$ taxes incluses.

Chantal Rossi ◌1:37:09

Les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle1:37:11

Je pense qu'il va y avoir une courte intervention de mon collègue monsieur De Sousa sur le 80-20.04, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:37:24

Stamtec. Votre— OK, parfait. Sur quel point l'intérêt déclaré? Sur quel point?

Julien Hénault-Ratelle1:37:34

Le 80-20-04, mon collègue déclare son intérêt. Parfait, merci. Ce qui nous amène au point suivant, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.06 à 20.10. En 20.06, accorder un contrat de réarrêt à Nature Action Québec Inc. pour les services techniques de lutte manuelle contre les espèces végétales exotiques envahissantes dans les grands parcs pour une période de 3 ans pour une dépense totale de 1 730 971,08$. En 20.07, accorder un contrat à Innotex pour la fourniture d'habits pour le combat incendie pour une dépense totale de 1 260 873,34$. Appel d'offres public 25-21-238. En 20.08, accorder un contrat à Tuyauterie Experts pour les travaux de décarbonation et pour le remplacement des équipements de chauffage au gaz naturel par des équipements sans émission de GES de la caserne 66 Tuyauterie, au 4398 boulevard LaSalle, dans l'arrondissement de Verdun, pour une dépense totale de 1 266 564,61 $, taxes incluses. Appel d'offres public IMM 15952. En 20.09, accorder un contrat à Le Groupe MEAS pour les travaux de décarbonation et de remplacement des équipements de chauffage au gaz naturel par des équipements sans émission de GES à la caserne 47 située au 2111 rue Sainte-Jothique dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie pour une dépense totale de 1 305 578,38 taxes incluses, appel d'offres public IMM 15951. Et en 20.10, accorder un contrat de gré à gré à la Société du parc Jean-Drapeau pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2026 pour la coordination générale des célébrations du 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal en 2026 pour une dépense totale de 125 000 et approuver le projet de convention de services à cet effet.

Chantal Rossi ◌1:39:20

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle1:39:22

Merci. Je vais regrouper pour fin d'étude de 20.11 à 20.15. En 20.11, accorder un contrat à Solutions Mercure pour les services professionnels de développement expert HCL Domino et Technologies associées pour une période de 24 mois incluant 2 options de prolongation de 24 mois pour une dépense totale de 326 712,96 taxes incluses. Enfin, point 12, accorder un soutien financier de 500 000 à Mission Old Brewery sous forme de contribution financière garantie par une hypothèque pour la construction d'un immeuble situé au 2801 rue de Rouen dans l'arrondissement de Ville-Marie et approuver le projet de convention à cet effet. Enfin, point 13, conclure des ententes-cadres avec les firmes Sanexen Services environnementaux et Loisirs pour les services de gestion de sols contaminés de la Ville, d'une durée de 24 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois pour un montant estimé des ententes de 2 080 534,43$ taxes incluses. En 20.14, conclure des ententes-cadres avec les firmes Candian Bearing et Auckland Grange pour la fourniture d'équipements de protection individuelle d'une durée de 36 mois, montant estimé des ententes de 964 000 946 032, taxes incluses. Et en 20.15, de conclure des ententes-cadres avec Technofeu pour la fourniture de pièces de rangement pour des camions de pompiers E-ONE d'une durée de 2 ans incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune pour un montant estimé des ententes de 2 580 490,08, taxes incluses.

Chantal Rossi ◌1:40:42

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌1:40:46

Oui, merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le point 92. Donc je veux saluer la contribution financière de 500 000 à la Mission Old Brewery pour le projet Les Discrètes sur la rue de Rouen dans mon district de Sainte-Marie. Le projet de construction est presque terminé, mais à terme va offrir 12 chambres à des femmes en situation d'itinérance. Une excellente nouvelle considérant les grands besoins en itinérance partout à Montréal, particulièrement chez nous dans le Centre-Sud où l'itinérance a toujours été une réalité, mais avec la crise du logement est de plus en plus visible. J'aimerais aussi souligner que les 500 000$ proviennent des contributions financières issues du règlement de pointe Métropole mixte. Plus tard, à l'ordre du jour, on va discuter, on va déposer la première étape vers l'abolition du RMM. Donc, il est intéressant de voir cette contribution votée le même jour. Ça nous démontre concrètement que le RMM a permis de contribuer à l'augmentation de l'offre de logements sociaux. Effectivement, il y a plusieurs défis, plusieurs promoteurs ont opté pour des contributions financières au lieu de construire des unités in situ, mais ces contributions ont permis à des projets comme celui de la Mission Auburie dans Sainte-Marie de voir le jour. 500 000, certains diront que ce n'est pas énorme, mais dans un contexte où les budgets sont très serrés, aux différents paliers de gouvernement, et plus loin, comme on l'a vu au niveau municipal, comme on l'a vu dans le processus budgétaire, bien, 500 000 peut faire la différence pour des projets comme celui-ci. Donc, avec les modifications, élaborations éventuelles du RMM, je m'inquiète pour le sort des projets futurs, de projets futurs comme le projet de l'étiquette. J'aimerais aussi qu'on garde en tête ce projet pour les futurs projets qui n'auront plus accès à cette source de financement lorsqu'on parlera du RMM. Aujourd'hui et au prochain conseil. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌1:42:36

Merci. Madame Carla Beauvais.

Caroline Braun ◌1:42:38

Oui, bonjour.

Carla Beauvais ◌1:42:39

Je voulais juste intervenir sur le point 20-07, donc simplement pour saluer tout investissement que l'on peut faire pour garantir la sécurité de nos pompiers. J'en ai parlé la dernière fois lors de la déclaration, lors de la déclaration, pardon.

Chantal Rossi ◌1:42:53

Madame Beauvais, je m'excuse. Monsieur Ratelle, vous allez sûrement dire, c'est ce que j'allais intervenir c'est que le 20.07 a déjà été adopté depuis un bon moment. Alors tantôt j'ai passé, mais on est vraiment rendu plus loin.

Carla Beauvais ◌1:43:06

C'est parfait, merci.

Chantal Rossi ◌1:43:11

Alors les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité, si vous voulez continuer, s'il vous plaît.

Julien Hénault-Ratelle1:43:17

Merci, madame la présidente. Donc j'ai regroupé pour fin d'étude le 20.16 jusqu'à 20.20. En 20.16, conclure une entente-cadre avec Goodyear Fellow pour la fourniture du bois de sapin Douglas pour la fabrication du mobilier urbain, d'une durée de 2 ans incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune, montant estimé de l'entente de 221 476,55 taxes incluses. En 20.7, de conclure des ententes-cadres avec les firmes Vidéotron et TELUS Communications pour les services de transmission de données cellulaires de support et services professionnels d'une durée de 60 mois incluant 2 options de prolongation de 24 mois chacune pour un montant estimé des ententes de 4 897 378,86 taxes incluses. Enfin, point 18, de conclure une entente-cadre avec Groupe Conseil CHG pour des services professionnels en ingénierie de structure du bâtiment d'une durée de 3 ans incluant une option de prolongation de 12 mois, montant estimé de l'entente de 517 387,50 taxes incluses. Enfin, point 19, de résilier unilatéralement le contrat accordé à AVI SPL Canada pour la fourniture d'équipements audiovisuels pour les salles de réunion. Et en 20.20, d'approuver le projet d'addenda 1 à la convention de contribution financière intervenue entre la Ville de Montréal, les Amis de la montagne et le Centre de la montagne à la suite de l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de la loi 25 sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.

Chantal Rossi ◌1:44:36

Pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle1:44:38

Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude de 20.21 à 20.25. 20.21: exercer l'option de prolongation de 12 mois sans dépense additionnelle pour la contribution de la Ville de Montréal aux travaux de la chaire industrielle en eau potable dans le cadre de la convention établie avec la Corporation de l'École polytechnique de Montréal. En 20.22: accorder un contrat à la Fédération des caisses Desjardins du Québec pour la fourniture de services bancaires pour une période de 5 ans incluant 2 options de prolongation de 3 ans pour une dépense totale de 2 291 231,87 taxes incluses. En 20.23: accorder un contrat à Asselot Construction pour les travaux de décarbonation incluant remplacement des équipements de chauffage au gaz naturel par des équipements sans émission de gaz à effet de serre à la caserne 31 située au 7041 rue Saint-Dominique dans l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie pour une dépense totale de 1 935 442, taxes incluses. En 2024, accorder un contrat à Gagné et Roy pour les travaux de remplacement de 7 bassins de toiture à l'usine de filtration d'eau de Pointe-Claire pour une dépense totale de 1 939 714, 48 taxes incluses. Et en 20.25, d'accorder un soutien financier non récurrent de 795 000 à la Chambre de commerce de l'Est de Montréal pour le projet de partenariat pour la revitalisation de l'Est pour une période allant de février 2026 à décembre 2028 et approuver le projet de convention à cet effet.

Chantal Rossi ◌1:45:54

Aucune intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle1:45:57

Merci, madame la présidente. Je résume pour fin d'étude de 2026 à 2030. En 2026, conclure des ententes commerciales accord avec Trois Diamants Auto pour les services d'entretien et de réparation de véhicules légers de la Ville d'une durée de 5 ans, incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune. Montant estimé des ententes de 16 298 564,44 taxes incluses. En 20.27, approuver l'avenant 2 à l'entente sectorielle de développement du secteur bioalimentaire de la région de Montréal 2023-2025 avec le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec afin d'y intégrer le ministre La ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie est d'emporter le montant total à 1 212 000, majorant ainsi de 137 000 la valeur de l'entente et autorisant un budget additionnel de revenus et de dépenses de 137 000 répartis entre 2026 et 2027, équivalent au montant de la subvention attendue. En 20.28, d'approuver le projet de prêt d'immeuble de courte durée par lequel la Ville prête à L'Amour en Action à titre gratuit le bâtiment situé au 7675 rue Saint-Hibert que comme étant le bain de Saint-Denis d'une superficie totale de 15 406 pieds carrés à des fins d'une halte de chaleur pour une clientèle en situation d'itinérance pour une durée de 90 jours à compter du 1er février 2026. Le montant de la subvention immobilière est de 56 978$. En 20.29, résilier le contrat accordé à Créo pour la conception de l'exposition Poptopia à la biosphère et autoriser un paiement de 45 921 et 2, taxes incluses. Et en 20.30, de résilier la convention de services professionnels entre le Centre de transformation de logement communautaire et la Ville de Montréal pour la mise en œuvre et l'administration d'une initiative de prêt, de prédéveloppement visant à faciliter la réalisation de projets de logements hors marché à compter du 1er mars 2026.

Chantal Rossi ◌1:47:41

Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet1:47:44

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en tant que président de la Commission sur l'examen des contrats On avait seulement un dossier qui se retrouve en conseil municipal aujourd'hui, c'est le dossier 80.20.26, soit le dossier sur, avec Trois Diamants Auto. Donc c'est 50 ans de cadre sur l'entretien des véhicules légers au niveau de la Ville de Montréal. C'est venu à la commission uniquement concernant le lot 1 qui avait un écart important de près de 40%. Mais évidemment, on a regardé l'ensemble des 5 lots et vous pouvez constater là qu'il y a des économies importantes au niveau de l'ensemble des lots par rapport à une estimation de contrôle. Donc, les commissaires, on a eu beaucoup de questions pour savoir justement pourquoi il y avait des prix, il y avait aussi un soumissionnaire. Chose à noter, le soumissionnaire conforme à l'extérieur de l'île de Montréal et dans les clauses, on a su que même si on avait divisé l'île de Montréal en 5 secteurs, des personnes à l'extérieur pouvaient soumissionner pour ouvrir le marché. Par contre, après une certaine distance, les soumissionnaires à l'extérieur devaient venir chercher les véhicules par eux-mêmes à leurs frais. Donc, c'est quelque chose qu'on a appris lors de la commission d'examen des conditions contrats. On a aussi également appris au niveau, par exemple, c'est exclu les véhicules du SPVM parce qu'ils ont des normes plus spécifiques, donc pour être capable d'ouvrir au maximum le marché. Et on s'est aussi assuré, étant donné que c'est un seul entrepreneur qui a gagné l'ensemble des lots, les commissaires avaient plusieurs questions pour savoir si l'entrepreneur avait en effet la capacité réelle Il y a eu des visites de la part du service pour essayer d'évaluer. Donc, d'après les services, on a assez de, l'entrepreneur a assez de capacités, même si les garanties, les cautionnements sont quand même assez faibles au niveau de ce contrat-là. Donc, voilà, et tout ça pour dire que l'ensemble des commissaires ont constaté l'unité et la conformité du processus.

Chantal Rossi ◌1:50:02

Merci. Monsieur François Limoges.

François Limoges1:50:05

Merci, madame la présidente. Ça va être très rapide sur le 2028. Ça arrive souvent qu'on critique dans cette assemblée, ça vaut la peine aussi de souligner les bons coups. En 2028, c'est la cession, c'est le prêt temporaire du bain Saint-Denis à l'organisme L'Amour en action. L'arrondissement a été extrêmement proactif pour ouvrir une deuxième halle chaleur dans l'arrondissement mais on a eu le soutien de la Ville Centre et des services et c'est apprécié. On souligne, la halle chaleur fonctionne, elle est à pleine capacité, preuve qu'elle est fréquentée, les services sont appréciés, on a une très bonne rétroaction et le tout sans qu'il y ait aucun enjeu de cohabitation sociale. Alors, c'est la preuve qu'on est capable d'agir vite, d'agir bien, de secourir les plus démunis dans un quartier et d'avoir et de maintenir une paix sociale. Ça mérite d'être dit, ça mérite d'être souligné. Alors voilà, depuis plusieurs jours déjà, une population vulnérable autour du métro Jean-Talon peut aller se reposer la nuit, se doucher, se nourrir, avec un accompagnement qui est très efficace de la part de l'organisme. Ça vaut la peine d'être souligné aussi, l'organisme fait un excellent travail. Alors voilà, de temps en temps, ça vaut la peine de se dire des bonnes nouvelles, ceci en est une. Alors, on souhaite, idéalement, dans un monde idéal, on n'aurait pas à ouvrir de telles ressources, mais on l'a fait, puis on est bien content qu'elles fonctionnent.

Chantal Rossi ◌1:51:28

Monsieur Benoît Langevin.

Julien Hénault-Ratelle1:51:33

Allô, oui, je pense que ça mérite absolument un main d'applaudissements. C'est le possible, c'est possible.

Marie Plourde ◌1:51:40

Je veux souligner les propos de mon collègue monsieur Limoges.

Julien Hénault-Ratelle1:51:43

C'est absolument possible dans vos quartiers, à travers les 19 arrondissements,

Benoit Langevin1:51:48

Qu'on vous appelle puis qu'on vous dise on va trouver des solutions locales qui répondent aux plus vulnérables. Ça s'est fait de main de maître, j'ai envie de dire. Les services de la SDIS ont déployé une belle séance où est-ce que les citoyens pouvaient venir adresser leurs doléances, leurs questionnements, rencontrer les différents acteurs autour de la halle chaleur. Une halte chaleur, ça se fait pas juste avec l'organisme qui l'opère, mais c'est tout un écosystème, c'est tout l'environnement extérieur. Sur une artère commerciale, ça marche bien. Je veux remercier l'ouverture de la SDC Saint-Hubert également, qui ont été super accueillants et ouverts et qui ont fait le travail de justement mettre au fait, mettre au courant les différents propriétaires qu'il y a sur l'artère Il y a eu aussi un beau travail d'organismes comme Pacte de rue, qui est toujours présent, qui fait justement le continuum d'intervention en offrant du travail de rue à proximité. On a évidemment nos équipes des miss qui sont proactives également, rejoignables au 211. Je vais le redire au bénéfice des citoyens qui nous écoutent: 911 si c'est urgent, 211 si ce n'est pas urgent. Et vous pouvez toujours vous rendre sur place si jamais vous avez des questions pour savoir qui est disponible, qui peut venir en aide aux populations que chaque Montréalais croise dans leurs emplettes sur la rue Saint-Hubert. Merci encore une fois à l'arrondissement.

Voix 2B1:53:31

Monsieur Langevin, est-ce que vous avez une autre intervention? Je pense que votre nom est au tableau. Alors, les points sont adoptés. Merci, monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle1:53:46

J'ai regroupé pour fin d'étude les 2 derniers points qui restent dans cette section, donc le 20.31 et 20.32. En 20.31, approuver l'avenant à la convention de partenariat et d'utilisation initiale en vertu duquel la Ville de Montréal confère à l'Université de Montréal un droit d'utilisation exclusive du terrain sportif Vincent-Dindy pour les années 2026 et 2027. Et en 20.32, approuver la convention entre la Ville de Montréal et le Fonds Plancher dans le cadre d'un projet pilote visant à favoriser l'accès à du financement pré-développement pour la réalisation des projets de logement hors marché sur des terrains municipaux, et autoriser un cautionnement par la Ville auprès de la Banque nationale du Canada au bénéfice du Fonds Plancher d'un montant maximal de 3 millions, et approuver la réservation de crédit budgétaire équivalente au montant cautionné.

Élise Tanguay1:54:31

Merci beaucoup, madame la présidente. Je voulais m'adresser sur 2032, souligner l'importance de cette décision aujourd'hui d'aller de l'avant avec le fonds plancher, qui est un fonds qui va permettre de démarrer des projets de logement. C'est souvent les premières étapes pour les OBNL qui sont difficiles à financer, et puis la Ville de Montréal vient ici combler un vide dans les programmes existants en habitation. C'est une annonce qui avait été faite par la précédente administration. C'est très structurant pour, pour les organismes qui développent du logement social sur notre territoire. Donc, je suis très fière qu'on puisse aller de l'avant. C'est une demande historique du secteur habillonnocratique, des coop et des OBNL qui souhaitent étendre leurs activités, faire plus de logements sur notre territoire. Donc, je pense qu'on peut être fiers d'adopter cette résolution aujourd'hui.

Christopher McCray1:55:18

Merci.

Voix 2B1:55:19

Merci beaucoup. Alors, il est 15 h, on va prendre une petite pause. D'une quinzaine de minutes et on se revoit tantôt. Je demanderais à tout le monde de prendre place, s'il vous plaît. Alors, il y a une intervention de madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌2:09:51

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Je voulais rebondir sur ce qui a été mentionné juste avant la pause. Une des premières choses que j'ai faites à titre de responsable de l'habitation quand je suis arrivée en poste, c'est d'analyser tout ce qu'on pourrait faire pour soutenir les OBLL en habitation, toujours dans le but d'une meilleure abordabilité à Montréal. On a soulevé chacune des pierres, qu'est-ce qu'on était capable de faire rapidement. Le fonds plancher, c'est une des choses qu'on est capable de faire rapidement et c'est un projet extrêmement porteur parce qu'il va nous permettre via l'endettement de la Ville, de financer les préanalyses des projets en habitation menés par les OBNL. Donc, la Ville met à disposition des fonds qu'elle possède pour que les OBNL puissent justement aller chercher de l'argent, parce que c'est extrêmement difficile pour les OBNL de prévoir un budget pour la préanalyse des projets en habitation. Ça, c'est fait dans un contexte où on met également les terrains de la Ville à disposition, où on a mis un fonds de 30 millions pour amortir les coûts, pour être capable de donner ou de céder en bail amphithéotique les terrains aux OBNL. Également un fonds de 50 millions pour préparer les terrains. Et tout ça, ça va faire que les projets vont être plus abordables au final. Donc on est vraiment fiers aujourd'hui d'être allés hyper rapidement, d'avoir mené à terme ce projet-là, de le lancer officiellement spécialement aujourd'hui et ça va nous permettre, on l'espère, de faire mousser tout le secteur de l'habitation et qu'on voit les résultats rapidement en habitation. Merci beaucoup, madame la présidente.

Voix 2B2:11:29

Merci. Le leader de la majorité, monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle2:11:38

Merci, madame la présidente. Donc, c'est ce qui m'était fait à la rubrique 20 pour le 2031-2032. Donc, Donc, si on va aller à la rubrique 30, Administration et Finances, et j'ai regroupé pour fin d'étude de 30.01 à 30.05, toujours appuyé par le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard. Donc, en 30.01, autoriser le dépôt d'une demande de contribution financière au ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec dans le cadre du programme d'aide financière au développement des transports actifs dans les périmètres urbains visant le projet d'aménagement d'une passerelle et du lien est-ouest au parc Frédéric-Back. En 30.02, adopter la partie de l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 de l'agglomération de Montréal visant le territoire de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. En 30.03, adopter la partie de l'inventaire des immeubles patrimoniaux construits avant 1940 de l'agglomération de Montréal visant le territoire de l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. En 30.04, d'approuver le projet de serre institutionnelle et communautaire au parc Frédéric-Back ainsi que les crédits et sources de financement associés et déléguer au conseil municipal les responsabilités de réalisation des travaux et de gestion de l'ensemble du projet, sous réserve de la disponibilité des crédits, conformément à l'article 48 de la Loi sur l'exercice de certaines compétences municipales dans certaines agglomérations. Et en 30.05, d'autoriser le paiement, sous réserve, au ministère de la Justice du Québec de l'avis de facturation 2025-036-REL reçu le 30 janvier 2026 pour un montant de 719 761,40 $, taxes incluses, représentant l'ajustement de facturation pour les fonctions du juge municipaux pour l'année 2025, dont le total s'élève à 14 252 219,50 payables avant l'échéance du 20 février 2026.

Voix 2B2:13:20

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:13:26

Merci. Ce qui nous amène à la rubrique 42, adoption de règlement. Il y a qu'un seul item, le 42.01, adoption du règlement autorisant un emprunt de 1 200 000 pour financer les travaux des aménagements cyclables dans le cadre de la phase 2 du projet de réaménagement de l'avenue Des Pins.

Voix 2B2:13:41

Pas d'intervention, le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle2:13:44

Dans la rubrique 51, nominations et désignations, j'ai regroupé pour fin d'étude 51.01 et 51.02. 51.01, nommer Marie Plourde, conseillère de ville du district du Mile-End, à titre de représentante de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal au sein du conseil d'administration de PMM Montréal Centre-Ville. Et en 51.02, nommer Monsieur Jim Beis, maire d'arrondissement à l'arrondissement de Pierre-Fonds-Roxboro, à titre de membre du conseil d'administration de l'Agence municipale de financement et de développement des centres d'urgence 911 du Québec.

Voix 2B2:14:11

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:14:16

Merci, madame la présidente. Ce qui nous amène à notre conseil municipal, à la rubrique 20. Donc, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.01 à 20.05. En 20.01, exercer les 2 options de prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 307 526,60$, taxes incluses, pour les services de réparation de bac et de fourniture de pièces de remplacement dans le cadre du contrat accordé à USD Global, majorant ainsi le montant total du contrat à 1 084 168,76$, taxes incluses. En 20.02, accorder 2 contrats à 757 4479 Canada pour le lot 1 et à Terrassement Technique La Brèque pour le lot 2 pour la fourniture et la plantation d'arbres en 2026-2027, l'arrosage et l'entretien de ces arbres ainsi que le remplacement de certains arbres plantés sur une période s'échelonnant de 2026 à 2029 pour une dépense totale de 2 456 590,55 taxes incluses. En 20.03, accorder un contrat de réarrêt à bibliopresto.ca, fournisseur unique pour le renouvellement de l'abonnement à la base de données numérique pour les bibliothèques des 19 arrondissements de Montréal pour une période de 3 ans à compter du 1er janvier 2026 pour une dépense totale de 409 161,88 taxes incluses. En 20.04, accorder 2 contrats de réarrêt à Innovative Interface, fournisseur unique, pour le renouvellement du contrat d'entretien du système intégré de gestion des bibliothèques Sierra et pour le renouvellement du contrat d'entretien annuel des composantes et des licences de la suite Sierra intégrant la technologie RFID pour une durée de 3 ans pour une dépense totale de 1 563 103,65 $, taxes incluses. En 20.05, accorder un contrat à Fer-Pal Construction pour les travaux de réhabilitation de conduites d'eau secondaires par chemisage et de voirie réhabilitation dans diverses rues de l'arrondissement de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, de Pierrefonds-Roxboro et de Saint-Laurent pour une dépense totale de 10 145 803,56 $, taxes incluses.

Voix 2B2:16:11

Il n'y a pas d'intervention. Les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:16:14

Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude de 20.06 à 20.10. En 20.06, accorder un contrat à L'Épavage CK pour les travaux de remplacement des branchements d'eau en plomb et de voirie à réhabilitation dans diverses rues des arrondissements d'Anjou, de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, de Montréal-Nord, du Plateau-Mont-Royal, de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et de Rosemont–La Petite-Patrie pour des dépenses totales de 14 167 491,18, taxes incluses. En 20.07, accorder un contrat à Unicor construction pour les travaux de planage et revêtement bitumineux des arrêts d'autobus à divers endroits de la Ville de Montréal dans le cadre du programme de maintien des infrastructures routières 2026 pour une dépense totale de 723 833,27 taxes incluses. En 20.08, accorder un contrat à Construction NRC pour les travaux d'éclairage à divers endroits dans l'arrondissement de Ville-Marie pour une dépense totale de 770 198,27 taxes incluses. En 20.09, accorder un contrat à In Situform Technologies pour les travaux de réhabilitation de conduites d'égouts par chemisage dans diverses rues des arrondissements d'Ahuntsic-Cartierville, d'Anjou, de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, de Montréal-Nord, de Pierrefonds-Roxboro et de Saint-Laurent pour des dépenses totales de 3 318 238, taxes incluses. Et en 20.10, accorder un contrat à In Situform Technologies pour les travaux de réhabilitation de conduites d'égouts par chemisage dans diverses rues de la ville de Montréal dans les arrondissements du Sud-Ouest de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, de Verdun et de Ville-Marie pour une dépense totale de 7 148 437,05$ taxes incluses.

Voix 2B2:17:46

Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet2:17:48

Merci, madame la présidente. Écoutez, concernant différents des points, je vais répéter mon commentaire que j'ai fait le mois passé concernant l'intention de monsieur De Sousa. Dans plusieurs de ces GDD, que ce soit pour de la réhabilitation des gares, d'aqueduc, même de pavage, il y a les listes, mais il n'y a pas les cartes où on est capable de facilement voir, surtout le décontrat, un cadre où il y a énormément de tronçons qui peuvent couvrir 1, 2, 3 arrondissements. Ça aide énormément à la lecture des documents. Je sais que vous aviez pris ça en note, je vois que c'est pas encore modifié, donc je refais le message.

Voix 2B2:18:28

Monsieur De Sousa.

Julien Hénault-Ratelle2:18:30

Merci, madame la présidente.

Alexandre Teodoresco2:18:33

Comme mon collègue avait dit, le message a été passé, sauf que ces dossiers étaient dans la pipeline, donc je ne sais pas, à un moment donné, une fois ceux qui étaient dans la pipeline sont finis, il y aura d'autres, il y aura des cartes.

Julien Hénault-Ratelle2:18:45

Combien de temps ça va prendre, je ne peux pas vous dire, mais le message a été passé.

Voix 2B2:18:53

C'était quel point, monsieur Ouellet? C'était sur plusieurs points?

Julien Hénault-Ratelle2:18:56

De manière générale.

Voix 2B2:18:59

C'est sur plusieurs points, monsieur le greffier.

Sylvain Ouellet2:19:00

Oui, c'est ça, parce qu'il y a des contrats de, il y a eu au moins, regardez, prenez n'importe lequel de réhabilitation, il y en avait au moins 3 dans le 5.

Voix 2B2:19:09

Monsieur le leader de la majorité, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:19:14

Merci. Donc j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.11 à 20.15. Donc en 20.11, autoriser une dépense additionnelle de 419 658,75 taxes incluses, pour les travaux de rénovation de l'édifice Plessis phase 1 situé au 2075 rue Plessis dans le cadre du contrat accordé à Saint-Denis Thompson, majorant ainsi le montant total du contrat de 2 728 892,08$ à 3 148 550,83$ taxes incluses. En 20.12, accorder un contrat de réarrêt à La Messe Basse pour la réalisation et l'installation de l'expérience muséale immersive et interactive Contact 77 au plan intérieur de Montréal et pour une dépense totale de 919 799,88 taxes incluses et approuver le projet de convention de services à cet effet. En 20.13, conclure une entente-cadre avec Infrastructel pour les services professionnels de surveillance de travaux lors de modifications au réseau souterrain de la Commission des services électriques de Montréal pour une période de 36 mois, montant estimé de l'entente de 849 808,97 taxes incluses. En 20.14, approuver le projet d'entente entre la Ville de Montréal et la Société de transport de Montréal pour autoriser l'exécution de travaux pour la construction du pavillon du parc Irma-Levasseur et l'installation d'un revêtement de maçonnerie sur le poste de ventilation mécanique Wiseman dans l'arrondissement d'Outremont, dans le cadre de la mise en œuvre du projet urbain 1000 Montréal. Et en 20.15, approuver le projet d'amendement au bail par lequel la Ville loue à Citec Canada pour un terme additionnel de 2 ans. Compter du 1er mars 2026 les locaux 103, 105 et 111 situés au 7140 rue Albert-Einstein, d'une superficie de 609 pieds carrés, à des fins d'espace de bureau, pour un loyer de 40 000$ excluant les taxes.

Voix 2B2:20:57

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:21:00

Merci. Je regroupe pour fin d'étude de 20.16 à 20.20. Donc, en 20.16, approuver le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue à Marion Prévost Pêcha pour une durée de 24 mois à compter du 1er février 2026, le local 152 situé au 251 avenue des Pins-Ouest, la Cité des Hospitalières, d'une superficie de 141 pieds carrés, à des fins de bureau et d'exposition et diffusion du travail de photographie, pour un loyer total de 6 281,52 excluant les taxes. En 20.7, approuver le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue à Start Up pour une durée de 24 mois à compter du 1er février 2026, le le local 387 situé à la Cité des Hospitalières, d'une superficie de 653 pieds carrés, à des fins de bureau, coworking, atelier et conférences aux entrepreneurs, pour un loyer total de 34 380,36$ excluant les taxes. En 20.18, approuver le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue au Centre de recherche et d'innovation en art et engagement social Artensault pour une durée de 24 mois à compter du 1er février 2026, les locaux 153 et 158 de la Cité des Hospitalières, d'une superficie de 456 pieds carrés, à des fins de bureaux et d'ateliers de médiation culturelle, participatif et éducationnel, pour un loyer total de 23 096,40$, excluant les taxes. En 20.19, d'approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à l'Association québécoise des Relieurs et des Artisans du livre pour une durée de 24 mois, à compter du 1er février 2026, le local 3 388 à la Cité des Hospitalières, d'une superficie de 562 pieds carrés, à des fins d'ateliers d'initiation, de réparation de volume, de conférences et de bureaux, pour un loyer total de 16 472,28 excluant les taxes. Et le montant de la subvention immobilière est de 8 581,74 $. Et en 20.20, d'accorder un soutien financier de 300 000 au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec pour son plan de promotion, de rayonnement et et d'attractivité de l'industrie audiovisuelle de Montréal 2025-2028 et approuver le projet de convention à cet effet.

Voix 2B2:22:59

Il n'y a pas d'intervention. Les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:23:02

Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude les 5 derniers points à cet item, donc de 2021 à 2025. En 2021, accorder un soutien financier de 100 000 et un soutien technique d'une valeur de 57 765 à l'Institut national de la recherche scientifique pour une durée de 3 ans pour le projet de recherche institutionnelle intitulé Accroître la résilience des municipalités face au changement climatique par l'intégration de solutions vertes et d'ingénierie, et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.22, accorder un soutien financier de 100 000 et un soutien technique d'une valeur de 75 000 au Groupe de recherche et d'éducation pour les mammifères marins pour l'exposition À la découverte de la vie sociale des bleuets au Biodôme pour une période de 3 ans, et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.23, approuver le projet d'acte par lequel la Ville acquiert à la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique à titre gratuit. Une propriété connue comme étant le Plan Intérium de Montréal, constituée du lot 5647842 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, située dans le Parc olympique dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. En 20.24, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à Naos Jeunesse la Créativité en Action pour une période de 24 mois à compter du 1er février 2026 les locaux 451 et 460 situés à la Cité des Hospitalières, d'une superficie de 431 pieds carrés, à des fins de bureau de services communautaires et d'ateliers éducatifs destinés aux jeunes filles, pour un loyer total de 20 416,44$, excluant les taxes de vente. Et en 20.25, abroger la résolution CM-251239 approuvant le projet d'acte par lequel la Ville de Montréal vend à la Société québécoise des à des fins d'assemblage à son bâtiment principal et d'entreposage des terrains vacants connus et désignés comme étant les lots réservés 6 700 464, 6 700 466, 6 700 468 et 6 700 456, ainsi que les lots 1 260 692, 1 260 693, 1 260 694 et 1 260 733 du cadastre du Québec, circonscription de foncière de Montréal dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles d'une superficie de 4352 mètres carrés pour un montant de 1 171 123$ plus les taxes applicables.

Voix 2B2:25:17

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:25:20

Merci. Ce qui nous amène à la rubrique 30, Administration et finances. Je vais regrouper pour fin d'étude de 30.01 à 30.05. En 30.01, Autoriser le dépôt d'une demande visant à obtenir l'accès à la mesure transitoire du ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs pour l'ouvrage de protection contre les inondations, soit la digue située à la 5e Avenue Nord, dans l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. En 30.2, autoriser le dépôt de la candidature du Service de l'environnement de la Ville de Montréal au mérite municipal du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation du Québec pour le projet de centre de traitement des matières organiques de Saint-Laurent. En 30.03, adopter une résolution approuvant la prolongation des heures d'admission de l'établissement commercial Séduction de la SIDAC, Plaza Saint-Hubert, dans le cadre de l'événement La Nuit blanche du Festival Montréal en lumière, dans la nuit du 28 février au 1er mars 2026. En 30.04, prolonger la déclaration de compétence du conseil de la Ville pour une période de 5 ans à compter du 22 mars 2026 quant à l'adoption de la réglementation relative au stationnement sur le réseau de voirie local des véhicules en libre-service n'ayant pas de stationnement spécifiquement réservé sur rue et à la délivrance des permis pour le stationnement de ces véhicules ainsi qu'à certaines activités d'entreposage, d'entretien, la pose, enlèvement, entretien et remplacement liés aux bornes de recharge conformément à l'article 85.5 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. Et en 30.05, d'autoriser l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à réaliser des travaux de transformation de l'ancien marché Maisonneuve situé au 4375 rue Ontario Est, dans le site patrimonial classé de l'ancienne cité de Maisonneuve, lot 1878407 du Cadastre du Québec sur les conceptions foncières de Montréal, conformément à l'article 64 et au chapitre 6.1 de la Loi sur le patrimoine culturel.

Voix 2B2:27:08

Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌2:27:10

Je voulais simplement féliciter le Service de l'environnement pour la réalisation du centre de traitement des matières organiques et l'intégration d'un espace de sensibilisation et démonstration des processus de compostage. Puis je leur souhaite le meilleur des succès avec leur candidature au mérite municipal.

Voix 2B2:27:28

Merci beaucoup. Alors, les points sont adoptés, monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle2:27:35

Ça m'a donné amplement de temps de boire une gorgée d'eau, madame la présidente, ce qui nous amène à 30,06. Puis le dernier point de cette rubrique, donc 30.06, approuver le projet de convention de financement entre la Ville de Montréal et la Communauté métropolitaine de Montréal dans le cadre de la restauration de la berge de la Rivière-des-Prairies dans l'arrondissement de Montréal-Nord.

Voix 2B2:27:55

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés. Le point.

Julien Hénault-Ratelle2:27:58

Merci. Ce qui nous amène à la rubrique 41, avis de motion et dépôt de projet de règlement. J'ai regroupé pour fin d'étude 41.01 à 41.05. En 41.01, Avis de motion et dépôt du règlement autorisant l'occupation permanente du domaine public par Vidéotron aux fins de l'installation d'une tour de télécommunications dans le parc Victor P. Gray. En 41.02, avis de motion et dépôt du règlement autorisant un emprunt de 140 millions afin de financer la construction des nouvelles serres de production du Jardin botanique. En 41.03, avis de motion et dépôt du règlement établissant le programme d'aide aux entreprises qualifiées d'établissements de vitalité nocturne. En 41.04, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement du conseil de la ville sur la gestion contractuelle. Et en 41.05, avis de motion et dépôt du règlement sur les services.

Voix 2B2:28:42

Les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:28:44

Ce qui nous amène à la rubrique 42. J'ai regroupé pour fin d'étude les 2 dossiers, 42.01 et 42.02. En 42.01, adoption du règlement modifiant le règlement 2486 adopté par l'ancienne ville de Lachine à l'égard seulement de la partie résiduelle de la ruelle située au sud de la rue Sherbrooke entre la 6e Avenue et la 7e avenue dans l'arrondissement de Lachine aux fins de transfert aux propriétaires riverains. Et en 42.02, adoption du règlement autorisant un emprunt de 98 millions afin de financer les travaux de la phase 2 du projet de reconstruction des infrastructures souterraines et de réaménagement de l'avenue des Pins.

Voix 2B2:29:19

Les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle2:29:20

Ce qui nous amène à la rubrique 43, avis de motion, présentation et adoption d'un projet de règlement et de procédure nécessaire à cette fin. En 43.01, 01, le seul point à l'étude. Avis de motion, dépôt et adoption du projet de règlement intitulé Règlement modifiant le règlement visant à améliorer l'offre en matière de logement social abordable et familial, tenue d'une consultation publique et délégation de pouvoirs au greffier.

Voix 2B2:29:43

Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay2:29:46

Merci beaucoup, Madame la Présidente. J'ai évidemment pris connaissance du règlement, j'ai posé des questions, eu quelques réponses. Aujourd'hui lors de cette séance du conseil. Malheureusement, vous me voyez pas rassurée aujourd'hui, même à la lumière des réponses que j'ai obtenues. Le nouveau règlement vise dorénavant des projets de 250 à 300 logements. On y spécifie en toutes lettres que les projets dont la superficie est inférieure à 18 000 mètres carrés, donc qui est exclu du nouveau règlement, pourront se voir rembourser des contributions se verront annuler leur entente RMM signée si toutefois ils n'ont pas encore obtenu leur permis de construction. Ça m'inquiète beaucoup, c'est un recul. Ce sont des projets qui devaient, des promoteurs donc qui devaient payer la Ville pour leur entente qui était signée, je le rappelle, négociée. Ce sont des fonds dont on se prive dans un contexte de de crise du logement. Un autre aspect qui m'inquiète beaucoup et que je tiens à souligner aujourd'hui, c'est qu'on vient assimiler dans la même catégorie, dans le 20% restant, les projets de logements abordables et les projets de logements sociaux. Le document décisionnel est de bonnes intentions, nous mentionne l'intention d'aller de l'avant seulement avec des projets hors marché dans la catégorie abordable. Cependant, le règlement, lui, n'est pas très explicite à cet effet. On se contente de parler d'abordabilité et de mentionner qu'un rabais de 10% sur le loyer devra être appliqué pour qu'un projet soit qualifié d'abordable au sens du règlement. La durée de cette abordabilité-là demeure indéterminée. À nouveau, dans le document qui accompagne le règlement, il y a des intentions, mais on ne voit pas ces intentions se matérialiser dans le règlement. Donc, je suis assez inquiète sur l'abordabilité pérenne qu'on souhaite tous pour notre métropole. Donc, je le disais tout à l'heure, mais des ententes qui ont été signées seront déchirées. Je ne suis pas rassurée à cet effet. Je continue par ailleurs d'avoir espoir qu'on ne reculera pas sur les ententes signées au minimum. Et j'invite les citoyens et citoyennes qui sont inquiets, comme les mal-logés, comme les citoyens solidaires qui souhaitent que notre métropole demeure abordable, à se mobiliser lors de la séance d'information au public qui aura lieu le 26 février. Donc, on attend toujours les détails, mais j'espère que les groupes, les citoyens engagés, les mal-logés comme les gens solidaires se déplaceront en grand nombre. Pour qu'on puisse à tout le moins protéger les ententes déjà signées. Pour moi, c'est une priorité, puis on continuera évidemment à travailler à la prochaine, à être vigilant, puis à se pencher sur la prochaine mouture ou à l'abolition du règlement qu'on peut vraisemblablement attendre dans les prochains mois.

Caroline Braun ◌2:32:52

Merci.

Voix 2B2:32:53

Madame Elvira Carhuallanqui.

Elvira Carhuallanqui ◌2:32:59

Oui, merci beaucoup, Madame la Présidente, chers collègues. Je me pose une question concernant les règlements, les modifications qui sont proposées au règlement. J'étais en train de lire, effectivement, ici par exemple, ce que je vois ici, l'article 18C. Bon, la Ville s'engage à considérer dans la mise en œuvre des mesures relatives au logement les besoins des populations vulnérables. Et notamment ceux des personnes et des familles à faible revenu et à revenu modeste. Et je me pose la question, le passage du seuil d'application de 1800 mètres carrés à 18000 mètres carrés transforme profondément la portée et l'application du règlement. Concrètement, seulement les grands projets seront assujettis, soit ceux de 18000 mètres carrés et plus, Alors il y a un risque que ce règlement cesse d'être un véritable levier pour le logement social et abordable. Alors construire plus ne suffit pas sans garantie d'abordabilité réelle. Alors cette réforme risque de produire des logements sociaux et abordables sur papier. C'est ça que je crois. Alors ici ma question est la suivante. Sur quels indicateurs ou projections vous vous appuyez pour affirmer que plus de logements sociaux et abordables seront construits avec les allègements proposés au règlement RMM, plus particulièrement le passage du seuil d'application, non, que l'on le voit à 18 000 mètres carrés pour l'obtention d'un permis de construction? Merci.

Voix 2B2:34:42

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌2:34:46

Merci beaucoup, madame la présidente. D'abord, on est très, très, très loin de pouvoir s'asseoir sur une phrase comme le RMM est un véritable levier pour le logement social. Je répète qu'on a livré depuis 2021 189 logements sociaux via le RMM. Je pense qu'il va falloir le répéter, le répéter, le répéter encore. On est loin d'un levier. Ce que ça a fait, le RMM, c'est que ça a permis d'avoir un fonds. Ce fonds-là a pu aider à boucler des budgets, mais on peut pas dire que sur un budget de plusieurs millions de dollars, 500 000 est essentiel pour boucler un budget. On est loin de ça. Ceci étant dit, on se le répète, si dans un projet les promoteurs font juste payer pour se sortir de l'obligation, qui paye Ben, c'est le locataire. Le, le, l'argent qui est mis pour se sortir du règlement, il est amorti sur l'ensemble des locataires. Ça fait augmenter le loyer. Alors on est très, très, très, très, très loin d'un levier ici, là, vraiment très loin. Et le seuil d'applicabilité, c'est 18 000 mètres carrés. 18 000 mètres, c'est pas 200 ou 300 logements, c'est en 18 000 mètres. Ça veut dire qu'on a regardé l'ensemble des projets qui étaient potentiellement sur la table à Montréal pour les prochaines années, puis on s'est dit, on le met où le seuil pour en perdre le moins possible? On a trouvé le point, le point de friction là. Où est-ce qu'on met le seuil pour permettre aux projets en habitation de mousser puis que ça fait pas augmenter le loyer de monsieur, madame tout le monde à Montréal? Il est où le point de friction pour ça? Ben, il est à 18 000 mètres. Ça, ça veut dire qu'il y avait des petits projets de 50 logements ou de 20 logements où est-ce qu'il fallait qu'il y ait 20% de logement social. Es-tu réaliste, ça? Non, c'est une taxe déguisée. C'est ça que ça faisait, le RMM. Donc le point de friction, il est à 18 000 mètres et évidemment, ce point de friction-là, il a été choisi, il a été proposé, il a été trouvé en collaboration évidemment avec nous, mais par le service de l'habitation. Ça veut dire que l'ensemble des grands projets qui s'en viennent à Montréal qui sont plus de 18 000 mètres, on va l'avoir notre 20% de logements hors marché. Il va être livré. Et on n'abandonne pas le logement social, on travaille. On a rencontré la SHDM, on a rencontré l'OMHM, on est en train de travailler avec les différents paliers de gouvernement pour sensibiliser tout le monde. Qu'est-ce qu'on a? On a de l'équité foncière à Montréal et personne ne l'utilise comme du monde. C'est peut-être comme ça qu'on va pérenniser le logement social à Montréal. C'est peut-être comme ça qu'on va y arriver à le livrer. Merci beaucoup, madame la présidente.

Voix 2B2:37:35

Madame Elvira Carhuallanqui.

Elvira Carhuallanqui ◌2:37:39

Merci beaucoup, merci beaucoup, maître Brown. Si je me pose la question, est-ce que, à quoi ressemblera le règlement ce règlement dans 5 ans? Est-ce que ça sera un règlement symbolique? Je me suis posé la question, est-ce que la Ville perd un levier? Alors j'entends que non, ça n'a jamais été un véritable levier, mais ce qui est en jeu ici, ce n'est pas seulement un règlement, c'est notre capacité collective à orienter le déploiement urbain vers l'intérêt collectif. C'est ça qui, pour moi, c'est une préoccupation, est-ce que ça répond aux besoins de la population actuelle. Et je regarde encore, quand je regarde ici la Charte montréalaise des droits et responsabilités, l'article 18C: considérer dans la mise en œuvre des mesures relatives au logement les besoins des populations vulnérables, notamment ceux des personnes et des familles à faible revenu, à revenus modestes. Donc merci beaucoup, merci.

Voix 2B2:38:46

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌2:38:50

Endroit de réplique, madame la présidente. Il y a une chose sur quoi on a l'air de s'entendre tout le monde, c'est qu'on a le même idéal pour Montréal. Faut que ce soit moins cher, faut qu'il y ait des logements pour les personnes vulnérables, puis on s'est engagé haut et fort à relever ce défi-là et je le répète aujourd'hui on est plusieurs à travailler ici pour y arriver. On met tout sur la table, quitte à faire des choix difficiles, à orienter les budgets face à cette nécessité-là, cette crise humanitaire qu'on vit à Montréal. C'est une crise de l'abordabilité, c'est une crise de l'itinérance. On est en train de tout soulever les leviers pour aller là. Et puis il y a une consultation publique qui s'en vient, madame la présidente, sur le RMM. Ça va avoir lieu dans les prochains jours. Moi, j'invite l'ensemble des acteurs de l'immobilier, de l'habitation à se présenter à venir bonifier le travail. Tout ce qui va être dit dans le cadre de la consultation publique va être écouté, va être analysé, va être pris en compte et on travaille vers le futur. Il y a un groupe de travail en ce moment qui, toutes les personnes qui ont levé la main pour participer sur le groupe de travail, on a dit oui. On a des ateliers qui sont prévus pour travailler là-dessus. On met tout le monde à la table à dessin. On fait un espace où tout le monde peut dire tout ce qu'il veut et puis trouvons ensemble des solutions parce que ça fonctionne pas. Le RMM, il est là depuis 2021. Es-tu abordable à Montréal? On en a-tu plus de logement social? Je suis vraiment désolée de le dire là, mais on en a pas plus. 189, c'est pas un résultat acceptable. On peut pas continuer dans cette voie-là. On prend une autre voie. Tout le monde est autour de la table et trouvons des solutions ensemble.

Voix 2B2:40:35

Alors, le point est adopté. Monsieur le leader de la majorité, si je comprends bien, on va aller au 5102. Le 5101, ayant— la personne va être ici à 20 h 30.

Julien Hénault-Ratelle2:40:47

Vous comprenez très bien, madame la présidente. J'en arrive donc à 5102, nommer madame Gabrielle Rousseau-Bélanger, conseillère de la Ville du de Pointe-aux-Trembles, de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, à titre de membre observatrice au conseil du système alimentaire montréalais pour une période de 3 ans, soit jusqu'au 11 février 2029.

Voix 2B2:41:06

Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle2:41:09

Ce qui nous amène, madame la présidente, à nos rubriques 65, motion des conseillers. Les autres points vont être appelés à des moments ultérieurs. Je vais donc céder la parole à ma collègue, la leader de l'opposition, pour prendre en main cette section-là.

Voix 2B2:41:22

Je cède la parole.

Julien Hénault-Ratelle2:41:24

Allez-y, madame la présidente.

Voix 2B2:41:25

Alors, madame la leader de l'opposition officielle. Merci, merci beaucoup. Je rappelle qu'on va retirer la motion 6503 sur le bureau des commissaires. C'est noté. Étant donné qu'elle n'est plus tellement d'actualité. En ce qui concerne la motion pour une ville qui respecte la science, je céderai maintenant la parole à madame collègue Émilie Brière. Parfait, madame Brière.

Émilie Brière ◌2:41:55

Madame la présidente, oui, je vais déposer aujourd'hui une motion qui me donne un peu l'impression d'enfoncer des portes ouvertes tellement elle tombe sous le sens, mais je pense que ce qui se passe au sud de la frontière depuis un an devrait nous inciter à ne jamais rien prendre pour acquis. Aux États-Unis, sous la présidence de Trump, les budgets des agences de recherche ont été amputés drastiquement et des contingents entiers de chercheurs employés des départements de l'État ont été licenciés. Le résultat est dramatique pour l'avancée des connaissances d'abord, mais aussi pour la démocratie parce que le public n'a plus accès aux outils pour questionner les décisions du président. Ce à quoi on assiste est profondément inquiétant. Heureusement, le Québec et le Canada ne sont pas les États-Unis et la motion que je présente aujourd'hui devrait fournir aux Montréalais l'assurance qu'on ne souhaite pas ressembler à nos voisins du sud, au moins sur cette question-là. En 2024, le baromètre des métiers publié par la firme Léger montrait que 88% des Québécois ont confiance dans les scientifiques. Et nous, nous qui sommes ici aujourd'hui, on est en queue de peloton. Il y a seulement 43% des Québécois qui ont confiance en leurs élus. En fait, les seuls en qui les Québécois ont encore moins confiance sont les publicitaires, les prêtres et les vendeurs. Alors, les vendeurs, retenez ça, je vais y revenir plus tard. Je pense que c'est important de le rappeler parce que malgré toute la force de conviction avec laquelle on prend parole ici, malgré toute l'impression profonde et viscérale qu'on a d'avoir raison, il faut quand même reconnaître que le public nous fait moins confiance que cette confiance qu'on a en nous-mêmes. C'est un petit rappel à l'humilité, quel que soit le côté de la salle où on est assis. Alors, comment est-ce qu'on pourrait faire pour améliorer notre score, pour que le public ait confiance en nous et en nos décisions? La réponse, elle se trouve entre autres dans la prise en compte de la science. Le temps de la science, c'est pas celui de la politique. On est ici, on est élu pour 4 ans. On a parlé dans les derniers jours des 100 premiers jours d'un mandat. Ce sont des durées minuscules, microscopiques comparées au temps de la science. Nos professeurs dans nos universités, ils sont devenus professeurs au terme d'un parcours d'études très long. Laborieux et les résultats de leurs recherches, c'est le fruit de travaux qui se sont échelonnés sur des années et parfois même des décennies. Ça s'improvise pas selon l'actualité. La science, c'est l'étude rigoureuse de ce qui est aujourd'hui, l'étude rigoureuse de ce qui a été, de ce qui a été hier, Et, on l'espère, l'invention de ce qui pourrait être demain. C'est un processus rigoureux qui est soumis à de nombreuses règles, qui est arbitré non pas par l'opinion publique, pas par des likes ou des nombres de vues, mais par d'autres scientifiques. Après, évidemment, la science, elle est imparfaite et les scientifiques le savent. Ils se débattent d'ailleurs continuellement avec leurs propres biais et avec le réel qui résiste toujours un peu trop aux échafaudages théoriques. Mais malgré ça, c'est la science qui détient la méthode la plus fiable pour parler du réel et pour arriver à des nouvelles connaissances. Pour nous, titulaires de charges publiques, la science, c'est une garantie que les décisions qu'on prend et que les choix qu'on fait avec l'argent des contribuables vont avoir les meilleures chances d'atteindre les objectifs qu'on se donne. On veut attirer des chercheurs, on reconnaît la valeur de nos écosystèmes de recherche, on prend la parole pour les défendre, pour s'assurer que Montréal reste un haut lieu de savoir. Mais nos universités, c'est pas uniquement des arguments marketing pour la Ville de Montréal, c'est avant tout des réservoirs de savoir dont on peut pas se priver. On veut que la Ville soit cliente des innovations qui naissent dans nos laboratoires et c'est très bien, c'est essentiel, elle-même. Ce serait absurde de s'en passer. Et d'ailleurs, il y a certainement mieux à faire pour nous assurer que la Ville tire le plein bénéfice de ces innovations-là. Mais la Ville, elle doit aussi être cliente des analyses, des études, des recommandations que nos chercheurs font sur la base de leur expertise. Se priver de ces expertises-là, oublier de tenir compte de ces études, ignorer les recommandations, c'est aussi dommageable pour la Ville que de se priver des innovations en matière de nouveaux revêtements de pavage, par exemple. La science, les études, les analyses, les recommandations, elles existent, qu'on en tienne compte ou non. Mais les seules personnes qu'on pénalise en les ignorant, c'est nous-mêmes. Les citoyens nous ont élus et ont placé en nous leur confiance pour qu'on prenne les meilleures décisions pour Montréal. Mais c'est quoi exactement une bonne décision? Alors, la science, c'est l'équivalent pour les politiques publiques des recommandations du magazine Protégez-vous pour les objets de consommation. C'est quoi la meilleure poêle antiadhésive? Les meilleurs pneus d'hiver? On peut se contenter de la recommandation de notre beau-frère ou de notre voisin, mais ça vaudra pas une analyse qui dépasse l'anecdote. Et surtout, ça vaudra pas une analyse neutre, qui n'est pas influencée par les intérêts des vendeurs et qui est fondée sur des mesures et des analyses comparatives rigoureuses. Quand, dans cette salle, on se pose la question: quelles sont les meilleures infrastructures pour prévenir les inondations? C'est quoi la meilleure façon de déglacer nos rues tout en préservant nos infrastructures souterraines? Comment on peut assurer des déplacements sécuritaires pour tous les citoyens. Quels sont les meilleurs milieux pour permettre aux personnes en situation d'itinérance de reprendre pied? La science a des réponses à ça. À Montréal, on compte des milliers de scientifiques. On compte même aussi des scientifiques experts de l'expertise, des experts de la façon dont la science peut éclairer les politiques publiques. Et je pense en particulier à Frédéric Bouchard, le doyen de la Faculté de des arts et sciences de l'Université de Montréal. Eux, ils font leur travail. Le nôtre, c'est d'en tenir compte, parce que c'est pas les scientifiques qui vont prendre les décisions, c'est nous. Comme pour la meilleure poêle antiadhésive, on peut lire le comparatif de Protégez-Vous et puis décider que finalement, tout bien réfléchi, on va pas choisir la meilleure, mais on va choisir la rouge parce qu'elle va bien dans notre cuisine. Ça, c'est un choix politique qu'on fait. Et on le fait parce que, à côté de l'expertise scientifique, il y a d'autres éléments qui peuvent entrer en compte, une hiérarchie de valeurs par exemple, qui vont venir nuancer la recommandation de protégez-vous. On aurait choisi par exemple de faire primer le critère esthétique devant celui de la qualité, c'est un choix de société qu'on peut faire. Et les citoyens s'attendent à ce qu'on puisse leur expliquer les décisions qu'on prend, qu'elles suivent la recommandation de la science, non. Alors, la motion que je dépose aujourd'hui, elle ne vise pas à dire que la science doit décider de tout. Elle vise à ce que collectivement, on prenne ici l'engagement auprès des Montréalais de toujours consulter la science avant de prendre une décision. On ne peut pas prendre les meilleures décisions sans considérer les avis des experts. Nos contribuables, ils s'attendent à ce qu'on gère les finances publiques en prenant les meilleures décisions possibles. Eh bien, la science, c'est à ce jour la méthode la plus fiable et la plus rigoureuse d'en avoir pour notre argent. Alors, madame la présidente, j'encourage l'ensemble des élus à adopter cette motion qui dit tout simplement, mais avec un engagement sincère, que les décisions de la Ville de Montréal seront prises en respectant la science.

Sylvain Ouellet2:50:07

Merci.

Voix 2B2:50:12

Monsieur Alexandre Teodorescu.

Alexandre Teodoresco2:50:16

Merci, Madame la Présidente. Alors, pour mettre la table, évidemment que Montréal, et on en est fiers, est une capitale du savoir, une capitale universitaire, une capitale de la recherche. Et on s'en rend compte évidemment quand on a la chance de voyager dans le monde et que lors d'une première introduction, les gens qu'on rencontre nous parlent avec fierté de 2 choses principalement à Montréal. De 1, la culture, et de 2, nos universités, notre communauté scientifique qui nous fait rayonner partout sur la planète. Donc on en est très fiers. Nous avons des universités de classe internationale: l'UdeM, l'UQAM, Concordia, McGill, l'ETS. Nous avons d'innombrables centres collégiaux de transfert technologique et des centres de recherche à ne plus nommer, notamment le MILA. Nous avons la chance non seulement d'avoir ces institutions, mais aussi des spécialistes scientifiques qui se sont illustrés, qui continuent de nous faire, de nous donner de la fierté partout à travers le monde. Yoshua Bengio, le scientifique le plus cité au monde, plus d'un million de citations, l'un des pères fondateurs de l'IA moderne avec Geoffrey Hinton et Yann LeCun. Catherine Morency de Polytechnique, Farah Alibay qui aide la NASA à guider le rover sur Mars quand même, faut le faire, Julie Bruneau qui travaille ici à quelques minutes au CHUM. J'ai éliminé à peu près une cinquantaine de noms, c'était trop, mais vraiment vous le savez tous, ils sont vraiment, ils font partie de notre ADN montréalais et on en est très fiers. Et toute cette communauté témoigne de la diversité et de la force de notre rayonnement intellectuel. Mais notre administration va plus loin que juste être simple spectateur enjoué de cette effervescence intellectuelle. Nous sommes nous-mêmes des acteurs de cette recherche scientifique à travers toutes sortes de partenariats, de chaires de recherche que nous soutenons, à travers le soutien que nous avons aux universités en permanence. Nous pouvons penser ici, par exemple, à des partenariats majeurs en innovation économique et technologique avec Polytechnique, l'UQAM, l'ETS, Cyberéco. Pour les hubs technologiques, la cybersécurité et la conception d'infrastructures innovantes. Nous soutenons trop de chaires universitaires, rien que dans l'ordre du jour d'aujourd'hui, on a soutenu 3 chaires de recherche aujourd'hui seulement, des chaires de gestion de projet, des chaires en valorisation sociale des infrastructures, des chaires pour la ville intelligente, la mobilité, la forêt urbaine, des chaires pour la prévention psychologique en sécurité publique, etc., etc. On en a trop. Nous soutenons aussi la recherche environnementale. Climatique et la résilience urbaine avec des partenariats avec notamment Ouranos, l'UQAM, l'INRS, Concordia et Sherbrooke sur les risques climatiques, les îlots de chaleur, la qualité de l'air et la résilience municipale sur les infrastructures vertes. En plus de ce que les services font normalement, les élus d'Ensemble Montréal vraiment ont décidé de faire un changement de cap majeur et avec mes collègues surtout du comité exécutif, nous avons déjà rencontré toutes les universités et certaines plus qu'une fois, certaines 2, 3 fois. Et tout ça pour réaffirmer notre engagement envers cette communauté en disant qu'on ne va pas juste rester des spectateurs, on va être nous-mêmes des moteurs de développement scientifique, de recherche scientifique pour aider Montréal à enfin régler des problèmes qui sont avec nous depuis trop longtemps. Et je dois dire, Madame la Présidente, que plusieurs d'entre ces scientifiques que nous avons rencontrés nous ont exprimé que c'était un changement de ton et de cap majeur. Depuis la dernière décennie et ça on en est très fiers. J'aimerais aussi rappeler que rien que dans nos annonces de 100 jours, on a été très fiers la semaine passée d'annoncer avec Madame la mairesse notre comité aviseur sur l'IA et l'innovation et ça c'est aussi un changement de ton, c'est un signal très fort qu'on envoie à la communauté, nos innovateurs, nos chercheurs, nos créateurs, nos scientifiques, nos centres de recherche qu'on a besoin d'eux, on doit se rapprocher d'eux, on doit les ramener proches de nous pour nous aider à prendre les meilleures décisions, à mieux voir le monde. Et donc ça, encore une fois, ça fait état de l'engagement indéfectible que notre administration a envers la recherche scientifique et le fait de porter vraiment la science au plus haut de notre processus décisionnel. Donc personne ne peut remettre ça en question. Et malgré tout ça, on le sait, nous vivons une époque où la science prend essentiel à notre compréhension du monde, se retrouve de plus en plus contesté. Entre la désinformation, la méfiance envers les institutions et la rapidité avec laquelle circulent les fausses nouvelles, il devient difficile pour plusieurs de distinguer le vrai du faux. Défendre la rigueur scientifique, c'est défendre notre capacité collective à comprendre, à innover et à bâtir un avenir plus solide. Cette motion, Madame la Présidente, sur son esprit de base, est facile à rallier. Qui oserait dire que dans cette Chambre, il ne faut pas intégrer la science, dans notre réflexion. En revanche, il y a plusieurs points auxquels nous ne pouvons nous rallier à la motion telle que proposée, c'est pour ça que nous avons l'intention de déposer plusieurs amendements à la motion et je dois demander au greffe si tout le monde a bien reçu les amendements à la motion, c'est ça? Je dépose l'amendement, c'est ça qu'il faut dire? C'est ça. Très bien, merci.

Josué Corvil2:55:24

Yes.

Alexandre Teodoresco2:55:26

En gros, il y a surtout un 2 points sur la forme qui nous dérangent et en particulier un point sur le fond qui est encore plus essentiel. Le premier point sur la forme. Tout d'abord, le texte proposé par ma distinguée collègue de Projet Montréal nous parle de la science. Elle en parle comme s'il y avait une seule et unique science, toute-puissante et infaillible. Pour quelqu'un qui a fait carrière dans le milieu universitaire, elle est bien placée pour savoir qu'il y a en fait plusieurs sciences, plusieurs scientifiques, plusieurs courants de pensée, qui s'opposent, qui évoluent. Même les scientifiques entre eux ne s'entendent pas nécessairement sur quelle science est une vraie science. On va les laisser se débattre entre eux là-dessus. La science, elle, elle évolue constamment. Ce qui était impensable il y a quelques décennies devient la norme aujourd'hui. Parlez-en à Yoshua Bengio qui, quand il a commencé ses recherches sur l'apprentissage profond, se faisait traiter d'hérétique parce que c'était un cul-de-sac à carrière. Et il nous a tous prouvé qu'on avait tort. Moi j'étais pas là à l'époque, mais tous ses collègues de l'époque qui disaient qu'il allait dans le mur avec ça. Et on voit qu'est-ce qui se passe aujourd'hui. La science telle que présentée dans ce texte pourrait donc presque être synonyme de dogme, alors qu'elle est tout son contraire. La méthode scientifique elle-même porte en son ADN le doute, la remise en question perpétuelle. Il n'y a pas de vérité absolue et éternelle en science. Il n'y a que la plus récente théorie qui qui n'a pas encore été réfutée. Donc vous voyez, Madame la Présidente, ce texte qui présente la science comme une doctrine omnipotente ne reflète pas le monde scientifique nuancé dans lequel nous évoluons. Le deuxième point de forme qui nous dérange: comparer nos débats municipaux à ce qui se passe aux États-Unis, c'est un raccourci qui ne fait qu'alimenter la polarisation et discréditer inutilement des gens qui travaillent de bonne foi. Les Montréalaises et Montréalais méritent mieux que des étiquettes importées. Ils s'attendent à ce que leurs élus prennent des décisions basées sur les faits, les données, les réalités locales et leurs priorités. Et pour ceux qui me connaissent, vous savez comment j'aime ça, les données. OK, bon, alors il ne faut pas faire de parallèles exagérés avec un autre pays. Ce passage me dérange en particulier parce qu'il fait un amalgame douteux qui pourrait insinuer que si nous n'osons pas traiter une étude scientifique avec le même niveau d'urgence que nos collègues de l'opposition, on serait automatiquement dans le même camp des antivax. Et de ceux qui pensent que la Terre est plate. Vraiment, madame la présidente, ce n'est pas sérieux et les Montréalais ne sont pas dupes. Mais le point le plus important pour nos amendements, c'est par rapport à un point de fond. Nous sommes d'accord avec le fait que nos décisions doivent être guidées par les meilleures pratiques scientifiques, mais il est infiniment plus complexe de gérer une ville comme Montréal que de calculer les orbites des planètes. Nous devons prendre en compte les humains, les résidents et résidentes, les Montréalais et Montréalaises, derrière chacune de nos décisions. Nous gérons une communauté humaine avec toutes ses contradictions, ses émotions, ses aspirations et ses craintes. La science ne peut pas toujours expliquer et mesurer l'acceptabilité sociale, ni l'histoire d'un quartier, ni la nécessité de compromis pour maintenir la paix sociale. La science, madame la présidente, peut nous dire le comment, mais pas le pourquoi. Et c'est pour ces raisons que nous amendons la motion pour ajouter l'importance de prendre en compte, en plus de la science, priorités des citoyens et citoyennes de Montréal. Pour bâtir une ville plus sûre, plus saine et mieux préparée aux défis à venir, nous devons nous appuyer sur la science, sur des données probantes qui permettent de concevoir les politiques efficaces et adaptées à la réalité. Et surtout, Montréal doit continuer d'ancrer ses choix dans les priorités exprimées par la population afin que chaque décision reflète réellement les besoins et les aspirations des Montréalaises et Montréalais.

Voix 2B2:59:00

Merci. Alors, les Les amendements ont été envoyés, vous avez reçu les amendements. Est-ce qu'il y a débat sur les amendements? Prise de parole de notre collègue Émilie Brière. Sur les amendements? Sur les amendements. Alors, on prend une photo du tableau. Et veuillez retirer vos noms s'il vous plaît parce que le débat actuellement va être seulement sur les amendements. Alors sur les amendements, les prises de position. Madame Émilie Brière.

Émilie Brière ◌2:59:50

Effectivement, j'ai moi-même un parcours dans le milieu académique et scientifique depuis Par ma connaissance de ce milieu-là, je ne crois avoir jamais entendu qui que ce soit membre de cette communauté s'offusquer qu'on parle de la science et non pas des sciences. Je pense que tout le monde qui évolue dans le milieu scientifique sait que la science naît des contradictions, qu'on s'approche de manière asymptotique de quelque chose comme le réel ou la vérité, mais qu'on ne le touche jamais et que c'est uniquement dans les débats comme ceux qu'on a d'ailleurs dans cette enceinte, que la science se produit. Je ne pense pas que dans la motion que j'ai présentée et que mon groupe a présentée, on sous-entendait que la science était toujours d'accord et qu'elle était toujours lisse et qu'elle parlait toujours d'une seule voix. On soulignait simplement la nécessité, nous, dans cette enceinte et à tous les paliers de gouvernement, j'ose le dire, qui d'ailleurs nomme des scientifiques en chef, donc ils n'ont pas de mal à le mentionner, que nous dans cette enceinte on écoute ces voix-là, ces voix scientifiques qui nous entourent, quelle que soit leur discipline, quel que soit le nombre d'accords ou de désaccords qu'ils ont entre eux, et c'est à eux de s'autoréguler et c'est le processus scientifique qui s'autorégule quand ces scientifiques-là discutent entre eux. Ce n'est pas nous à nous, non scientifiques, d'intervenir pour décider et d'arbitrer leur conversation. Et ça, ce processus-là, ça s'appelle la science. Je pense pas qu'il y ait vraiment besoin d'avoir un débat sur un pluriel sur ce mot-là. Maintenant, pour en arriver au contenu et à l'esprit des amendements qui ont été déposés, j'ai beau relire la motion, madame la présidente, je vois nulle part qu'elle indiquerait qu'il ne faudrait écouter que la science et que nos décisions dans cette enceinte, elles ne devraient être prises qu'à partir des recommandations scientifiques. D'ailleurs, j'ai bien fait attention à ce qu'on s'assure que le libellé de la motion ne donne absolument pas à penser que la prise en compte de la science, la science, pardon, pourrait se substituer à la décision politique ou les décisions politique, le pluriel est important. C'est essentiel pour notre démocratie que les décisions soient portées et assumées par les élus eux-mêmes et qu'on ne se défausse pas de la prise de décisions difficiles ou controversées sur la science. C'est nous qui décidons en tenant compte de nombreux intrants, dont la science. J'ai donc, je vous avoue, du mal à comprendre pourquoi il faudrait amender la motion pour ajouter qu'on doive aussi tenir compte de l'opinion publique, des priorités des citoyens et citoyennes montréalais. Quand on adopte ici une motion ou une déclaration pour souligner la contribution importante d'une communauté culturelle à la vie montréalaise, on ne sent pas le besoin de nommer toutes les autres communautés culturelles qui ont aussi une contribution importante à la vie montréalaise. Et honnêtement, je ne pense pas que cette déclaration-là, individuelle, peuvent être perçues par les autres communautés comme des menaces à leur propre reconnaissance. Bien sûr qu'on doit prendre en compte l'opinion publique. On a d'ailleurs beaucoup de moyens de le faire. On a des consultations publiques obligatoires pour plusieurs modifications réglementaires, comme on l'a vu dans les articles précédents de l'ordre du jour. On a des mécanismes de consultation extrêmement bien structurés, comme ceux de l'OCPM, On a des périodes de questions du public au conseil municipal et dans nos conseils d'arrondissement. On avait des budgets participatifs, même s'ils ont été amputés dans le dernier budget. On avait des organismes comme Concertation Montréal. On a des sondages de toutes sortes, des médias sociaux qui nous donnent immédiatement et abondamment accès à l'opinion publique. Les élections elles-mêmes, sont une vaste consultation de l'opinion publique. On baigne dans l'opinion publique. Je ne pense pas que qui que ce soit ici soit à risque d'ignorer l'opinion publique, d'oublier d'en tenir compte. Mais l'expertise scientifique, elle, elle demande un peu plus d'intentionnalité et elle ne bénéficie pas de tous les mécanismes formalisés pour qu'on en tienne compte. L'administration dépose un amendement pour que la motion inclue la nécessité de tenir compte aussi de l'opinion publique. Je ne veux pas être contre la tarte aux pommes, mais je trouve ça étonnant que l'administration ne soit pas prête à adopter une motion pour nous engager collectivement à tenir compte de la science sans tenir à tout prix à ce que cette motion-là inclue l'importance de l'opinion publique. On vit à une époque où il devient de plus en plus difficile de distinguer l'opinion de l'expertise. Quoi qu'en pense Trump, la science n'est pas une opinion comme une autre. Nous avons une responsabilité comme institution démocratique de maintenir cette distinction et de ne pas ajouter au flou. C'est pourquoi je pense que cet amendement n'est pas utile, voire qu'il peut contribuer à brouiller une différence qu'on devrait au contraire s'attacher à préserver pour le bien de nos décisions et pour le bien de notre démocratie. Je vais tout de même, madame la présidente, inviter mes collègues à ne pas s'opposer à la tarte aux pommes et à voter pour cet amendement.

Voix 2B3:05:28

Alors, si je comprends bien, vous êtes en faveur de l'amendement? Alors, on revient à la principale amendée. Monsieur Théodorescu. Ben là, il n'y a plus d'amendement. L'amendement est adopté.

Alexandre Teodoresco3:06:03

C'est bon.

Voix 2B3:06:03

C'est beau, Alexandre. Alors, sur la principale, est-ce qu'il y a des interventions sur la principale? Amendée ou la principale amendée est adoptée. Il y a des interventions. Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌3:06:25

Merci, madame la présidente. Alors, comme mes collègues l'ont bien soulevé, il est impératif de gouverner Montréal sur la base de données scientifiques vérifiées, tout spécialement en matière de transition écologique. Recourir aux données scientifiques dans nos prises de décisions directe d'y intégrer de l'équité. Parce que les données parlent pour certains de nos concitoyens qui, pour différentes raisons, sont muets ou sous-représentés dans l'espace public. Parce qu'elles parlent aussi pour d'autres êtres vivants. Et parce qu'elles parlent enfin pour les futurs Montréalaises et Montréalais qui vivront ici demain comme dans 100 ans. La semaine dernière, on apprenait que Donald Trump allait abroger le constat de mise en danger, un texte fondamental dans la lutte au changement climatique qui permet de réglementer aux États-Unis les émissions de 6 polluants atmosphériques, dont le gaz carbonique. Ce texte avait pourtant été adopté il y a longtemps sur la base de fondements scientifiques solides faisant largement consensus. On n'en est vraiment pas là ici, heureusement, mais nos concitoyennes et concitoyens s'inquiètent de cette recrudescence planétaire de la démagogie et du court-termisme dans les décisions politiques, aux dépens d'une économie, d'une société et d'un environnement sains à long terme. La motion qu'on dépose aujourd'hui vise à les rassurer. Elle vise à dire que tout le conseil municipal de la Ville de Montréal se range derrière la rigueur des sciences pour gouverner et qu'elle tient compte des données des experts pour prendre des décisions. En sachant aussi comment prendre justement les bonnes décisions d'un point de vue objectif demande parfois du courage politique. C'est tout à notre honneur que d'annoncer nos couleurs et de rappeler à la population la responsabilité que l'on a à son égard. Et à quel point on la prend au sérieux. Ce rappel ne sera jamais fait trop souvent. J'invite donc moi aussi l'ensemble des membres du conseil à réaffirmer envers les Montréalaises et Montréalais notre engagement ferme à tenir compte des données scientifiques disponibles ainsi que de l'avis des experts, en interne comme à l'externe, dans ces prises de décision. Merci, madame la présidente.

Voix 2B3:08:16

Merci. Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray3:08:23

Merci, madame la présidente. Avant d'être élu, je travaillais comme scientifique du climat au consortium Ouranos, que mon collègue a mentionné. Je suis biaisé, mais je nous trouve vraiment chanceux d'avoir une institution comme Ouranos pour nous fournir de l'information vulgarisée, adaptée à notre réalité, à jour, de manière indépendante, sur les effets du changement climatique et sur les mesures d'adaptation. Ce ne sont vraiment pas toutes les villes au Canada ou ailleurs dans le monde qui ont accès à une telle ressource. Malheureusement, au cours de la dernière année, mes collègues et amis scientifiques du climat aux États-Unis ont vu leur financement coupé, leurs projets de recherche annulés, simplement parce que le président prétend que les changements climatiques sont une farce, malgré un consensus scientifique qui est vraiment solide et stable depuis maintenant plusieurs décennies. Heureusement, au Québec, et mon collègue l'a mentionné aussi, on n'est vraiment pas à ce niveau de déni. Mais on n'est pas complètement à l'abri. Le gouvernement provincial, par exemple, a pris plusieurs décisions au cours des dernières années qui vont à l'encontre de ce que l'expertise scientifique et les données probantes nous disent. On peut penser, par exemple, au report des cibles des réductions des émissions de gaz à effet de serre récemment annoncées par le ministre de l'Environnement. On peut penser au projet de troisième lien à Québec inscrit au PQI alors que la quasi-totalité de l'expertise des analyses scientifiques, même celles commandées par le gouvernement lui-même, indiquent que cette solution ne fera qu'aggraver la congestion, congestion à moyen terme. Des milliards sont réservés pour ce projet alors que des projets de maintien d'actifs ou de développement du transport collectif peinent à trouver du financement, et ce malgré le consensus scientifique que le transport collectif soit une des principales solutions pour réduire la congestion. Sur le troisième lien, un ministre du gouvernement du Québec a même dit assez clairement à la radio en juin dernier qu'on a peut-être trop écouté les gens qui avaient des données en parlant du projet de troisième lien. Donc, dans un contexte où la science et les données probantes sont attaquées dans le monde et même chez nous au Québec, la Ville de Montréal peut et doit jouer un rôle de leader dans l'utilisation de la science et les données dans la prise de décision. La mairesse l'a mentionné au dernier conseil, elle vient d'un gouvernement fédéral qui a mis la science au cœur de ses décisions. Qui a vraiment marqué une rupture avec le gouvernement précédent qui avait carrément bâillonné les scientifiques, notamment les scientifiques du climat. Et bien sûr, rien n'est parfait. Écouter la science en politique, ce n'est pas toujours facile. Quand on prend des décisions, on doit tenir compte des réalités locales, des réalités différentes. On doit représenter des gens qui ont des opinions parfois divergentes. Mais on a aussi une responsabilité de gérer les fonds publics en prenant les meilleures décisions possibles basées sur toutes les expertises disponibles. Donc effectivement, il n'y a pas toujours un consensus en sciences, parfois on doit trancher en fonction de différents critères, mais lorsqu'il y a un consensus, on se doit de l'écouter même si c'est politiquement difficile. Si on revient à la question de l'aménagement de nos rues, les données ne pourraient être plus claires. Plus une rue est large, plus on roule vite en auto, plus on roule vite, plus on risque de blesser gravement ou de tuer quelqu'un lors d'une collision plus on donne de l'espace aux voitures sur nos rues, ben plus les gens vont opter pour la voiture dans leurs déplacements. Selon la chaire mobilité de Polytechnique Montréal, 74% de l'espace sur la voie publique est dédié aux voitures, 19% aux piétons, 1% aux vélos, 1% aux bus. La science nous démontre que plus on aménage nos rues en faveur des piétons, en faveur des cyclistes, en faveur des utilisateurs du transport collectif, ben plus les gens optent pour la marche, le vélo, et l'autobus dans leurs déplacements. Et plus les gens utilisent les alternatives à la voiture, moins il y a de congestion, moins il y a de pollution, moins il y a de collisions routières et plus il y a de gens en santé. On a parlé tantôt de l'audit des aménagements cyclables. Nous ne sommes peut-être pas d'accord sur la nécessité de dépenser 1 million sur cette démarche, mais il y a réellement une occasion pour la nouvelle administration de mettre en place un processus robuste afin d'analyser les aménagements existants et les endroits où il en manque. Donc, si ces analyses nous démontrent qu'il faut bonifier certains aménagements, il y a une opportunité pour l'administration de nous démontrer que la science et les données font réellement partie intégrante de la prise de décision à Montréal, pour envoyer un message clair qu'à Montréal et à la Ville de Montréal en particulier, la science reste importante malgré ce qui se passe ailleurs dans le monde et aux autres paliers chez nous. J'invite mes collègues à appuyer cette motion. Merci beaucoup.

Voix 2B3:12:49

Madame Sarah Doyon.

Sarah V. Doyon3:12:56

Merci, madame la présidente. Donc, je tiens à souligner les très sages et pertinentes paroles de mes collègues et d'ajouter ma voix aux leurs pour réitérer l'importance de prendre des décisions éclairées, informées, cohérentes avec le consensus scientifique. Dans le domaine d'où je viens, la mobilité, la science est omniprésente, que ce soit les sciences pures pour des calculs de flux de circulation par exemple, ou les sciences humaines pour mieux comprendre la dépendance psychologique à l'automobile. Et j'ai ironisé un peu dans cette chambre sur l'utilisation du terme mobilité planifiée dans le passé. C'est vraiment le vocabulaire qui me titillait parce qu'évidemment je reconnais que la planification des transports est une science. On l'enseigne dans nos universités, montréalaise. D'ailleurs, plusieurs professionnels de la Ville de Montréal qui travaillent chaque jour à élaborer les projets de mobilité ou de transport sont diplômés de ces dites universités. On a vraiment la chance à Montréal de pouvoir compter sur plusieurs chercheurs experts en mobilité dont les travaux, les interventions peuvent toujours guider notre prise de décision. J'ai d'ailleurs eu la chance par le passé de collaborer avec certains d'entre eux pour produire de la recherche qualitative, bien souvent, en travaillant aussi avec les citoyens, avec leur expertise de vécu. Ces recherches ont produit de la connaissance qui a apporté parfois un éclairage différent de celui auquel on pouvait s'attendre, de celui qui était colporté dans l'espace public. Elles ont donné des résultats qui étaient contre-intuitifs parfois, comme quoi le gros bon sens n'est pas toujours suffisant. Je suis fière d'avoir pu impliquer des citoyens avec l'apport de chercheurs de scientifiques pour la production de connaissances, d'avoir pu mettre à profit leur expertise de vécu avec méthodologie et rigueur pour amener de la nuance, pour amener une autre perspective parfois, qui, je l'espère, aura permis d'aider la prise de décision d'élus à différents paliers de gouvernement. La science est omniprésente et elle est hautement utile en mobilité, mais encore à plus forte raison dans la lutte au changement climatique. C'est grâce à la science qu'on sait que 43% des émissions de GES à Montréal proviennent du secteur des transports. C'est aussi grâce à la science qu'on connaît les différentes solutions pour réduire ces émissions, pour réduire la congestion. C'est la science qui nous apprend les concepts de trafic induit et de trafic déduit, parce que oui, oui, ça peut disparaître du trafic. Mais ce sera à nous, titulaires de charges publiques, de faire les choix de trancher, de faire les arbitrages entre les différentes mesures à mettre en place en fonction de différents intrants, en cohérence avec ce que nous apprend la science. Mais les décisions que nous prendrons pour atteindre nos cibles climatiques ou pour réussir à réduire la congestion, par exemple, vont impliquer des changements d'habitudes pour les citoyens et les citoyennes, des changements d'habitudes qui ne sont pas toujours faciles, même qui ne sont souvent pas faciles du tout. Ce sera à nous de trouver le bon rythme, d'accompagner les citoyens dans ce changement. Et encore là, la science pourra nous offrir des pistes pour bien faire les choses. Je vais donc conclure en rappelant que la science est un intrant important à notre prise de décision, qu'elle devrait toujours guider nos choix, mais qu'il faudra certainement jongler avec d'autres intrants, d'autres préoccupations, trancher des questions difficiles. Mais j'espère que la science nous inspirera cette petite once de courage supplémentaire pour pour qu'on prenne, oui, des décisions difficiles qui viennent avec notre fonction et pour qu'on se souvienne de nous comme des élus qui auront fait preuve de courage politique pour s'attaquer aux défis de notre époque. Merci.

Voix 2B3:16:23

Alors, s'il n'y a aucune intervention sur la 6501, je prends pour acquis qu'elle est adoptée. Je voulais juste mentionner qu'elle était appuyée par madame Ericka Alneus. Et elle sera, la prochaine motion également sur le 10e anniversaire de la commission Charbonneau sera également appuyée par madame Ericka Alneus et sera présentée par monsieur François Limoges. Merci, monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:16:57

Merci, madame la présidente. On dépose aujourd'hui une motion qui est en fait un devoir de mémoire. Un devoir de mémoire parce que ça, on veut, il faut souligner le 10e anniversaire de la publication du rapport de la commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, qu'on a communément appelée la commission Charbonneau, du nom de la juge qui l'a présidée. Je vous propose aujourd'hui un petit devoir de mémoire parce que ce qu'il y a là, ça fait, ça fait 10 ans J'ai eu un drôle de feeling en rédigeant l'allocation de la motion parce qu'en retournant dans les revues de presse de l'époque, on a l'impression que c'est il y a une vie, que c'est très lointain. Parce que les mœurs ont changé pour le mieux, puis ça, il faut le dire. Les mœurs ont changé pour le mieux, mais ça paraît très lointain, mais ce n'est pas très lointain. Il y a 10 ans, c'était hier. Ce qui est arrivé pourrait réarriver. On ne veut pas que ça réarrive. Considère que c'est important de souligner cet anniversaire-là pour cette raison-là. On peut parler, on pourrait parler des 10 ans du rapport en se basant sur ses recommandations et les suivis qui ont été faits. Je vais laisser à d'autres le soin de faire ça. De toute façon, ça a été décortiqué plus amplement dans les médias, la société en a beaucoup parlé. J'ai le goût de nous rappeler, j'ai le goût de présenter la motion sous l'angle du fait que ce conseil municipal a eu un rôle à jouer dans la création de cette commission et dans les événements qui se sont produits avant et qui ont mené à une sensibilisation de la société. Parce que c'était pas ce qui a mené à la création de la commission Charbonneau, madame la présidente. C'est pas une série d'événements isolés, c'est pas un moment donné il est arrivé une chose puis soudainement tout le monde, tout le monde s'est sensibilisé à la gestion publique. Ça a été la découverte peu à peu d'une culture institutionnalisée ancrée dans les mœurs politiques, particulièrement dans les mœurs politiques municipales. Et surtout parce que la pression politique qui a mené à la création de cette commission-là, il y en a une partie, je l'ai dit, qui est venue de cette Chambre et particulièrement de deux formations politiques. J'ai le goût de souligner leur rôle de la même manière que je disais tantôt dans la Sur la question de la Haute-Chaleur, il faut souligner les bons coups. Il y a des gens ici qui ont participé à ça, y compris des gens qui siègent encore avec nous. Alors, qu'est-ce qui a sonné la cloche d'alarme, étant donné que ce n'est pas un événement précis, madame la présidente? Qu'est-ce qui a été le déclencheur d'une prise de conscience collective que les mœurs politiques étaient douteuses à Montréal? Parce que les scandales s'accumulaient bien avant la mise sur pied de la commission.

Voix 2B3:19:41

Ça.

François Limoges ◌3:19:42

Je vais énoncer une série de faits qui ont tous été dans les médias, il n'y a rien de surprenant dans ce que je vais dire. Dès 2004, 2 conseillers municipaux, monsieur Grundman et monsieur Dussault, ont plaidé coupables d'avoir accepté des pots-de-vin de 75 000$ d'un promoteur pour faciliter un changement de zonage. À partir de 2007, Le Devoir découvre et publie ce qui allait devenir le scandale des compteurs d'eau, un scandale qui allait encore une fois impliquer directement l'administration municipale, un scandale de l'ampleur de 355 millions. En 2009, c'est le média Rue Frontenac qui divulgue que Benoît Labonté aurait reçu des dons illégaux pour sa course à la chefferie de Vision Montréal à cause de ses relations avec un promoteur. À Outremont, monsieur Harbour, le maire, Jean-Claude Patenaude et Yves Maillot sont arrêtés en avril 2010 par l'escouade Marteau pour des chefs de fraude de complot, fabrication de faux documents, usage de faux et abus de confiance. Toujours en 2009, on apprenait que le président du comité exécutif de l'administration de l'époque était allé sur le yacht de Tony Accursu. Et tout ça avant même que la commission ne commence son long et minutieux travail d'enquête. On a ensuite découvert l'existence d'un système bien rodé où la corruption était littéralement au cœur de l'octroi de contrats de la Ville de Montréal. Et où le parti Union montréalaise aurait récolté 3% des contrats accordés en financement occulte par l'usage de prête-noms. La culture de collusion était si importante que le scandale a valu au Québec, en une du magazine Maclean's, au Québec tout entier, le titre de province la plus corrompue du Canada. On parle, je l'ai dit, d'un passé qui semble lointain, mais dans les faits, madame la présidente, c'était hier. Plusieurs d'entre nous siégeaient ici quand Gérald Tremblay a dû démissionner ou que Michael Applebaum a été arrêté. Et je veux le souligner, avant la tenue de la commission, il y a eu des voix qui se sont élevées pour qu'elle voit le jour. Deux formations politiques ont œuvré ici sans relâche pour que la lumière soit faite sur ces pratiques. Je voudrais rappeler, madame la présidente, qu'à l'époque où ces scandales étaient révélés, Il y a un parti qui s'est fondé pour changer la façon de faire de la politique municipale et redonner une voix aux Montréalaises et aux Montréalais. Ce parti, c'était Projet Montréal, un parti qui ne cherchait pas de financement auprès des firmes de génie, qui ne faisait pas partie de la culture de collusion, qui ne travaillait pas avec des firmes qui proposaient des élections clés en main. Je voudrais aussi souligner, et c'est important de souligner son rôle, le rôle à l'époque de la cheffe de l'opposition officielle, Madame Louise Arel et des élus qui ont travaillé avec elle, y compris aussi, je dois le souligner, de sa directrice de cabinet, qui est aujourd'hui la mairesse de Montréal, qui à chaque mois a déposé une motion pour demander, pour réclamer une commission d'enquête à chaque mois au conseil municipal sur l'industrie de la construction à Montréal. Dans cette formation se trouvaient des élus qui ont réclamé, des élus qui encore avec nous aujourd'hui. Madame Fournier, de retour, était avec nous dans le mandat 2009-2013. Et s'il y a des gens qui aiment investiguer, je les invite à aller voir les votes nominaux sur ces motions qui ont été déposées 10 ou 11 fois. C'est très révélateur de l'esprit de l'époque, qui votait pour qu'il y ait une commission d'enquête et qui votait contre. Maintenant, j'en reviens au devoir de mémoire. Je disais plus tôt, madame la présidente, que même si ça nous paraît lointain, c'était hier. Et cette motion sert— cette motion a été déposée pour, je le redis, pour éviter de répéter les erreurs du passé. Comment éviter de répéter ces erreurs? Ça commence par une vigilance de tous les instants et par le fait de ne jamais baisser la garde. Je veux donner des exemples de pratiques qui sont faites de bonne foi, mais qui ouvrent la porte à de mauvaises pratiques de gestion. Scinder des contrats, octroyer des contrats qui sont urgents, ça va à l'encontre de l'esprit des recommandations du rapport de la commission Charbonneau. Couper dans des budgets pour ensuite réagir en urgence, des budgets de voirie par exemple, pour ensuite réagir en urgence à des réfections, ça crée un environnement propice au manque de reddition de comptes et à l'absence d'objectifs clairs, ce qui nuit à la transparence dans l'évaluation et l'octroi des contrats publics. Or, après les tumultes des années 2000 et 2010, nous avons le devoir d'être exemplaires, de viser toujours l'excellence. La rigueur demande du temps, demande des vérifications, demande de la patience, demande qu'on ne puisse pas réagir de manière toujours dans l'urgence pour pallier à des objectifs immédiats soulevés par les médias. Une administration municipale doit avoir des objectifs claires, mesurées. On vient de parler de la science. On doit toujours conserver les meilleures pratiques, les meilleurs guides, viser l'excellence. Gardons en tête surtout, madame la présidente, que cette rigueur, c'est la seule façon de garder la confiance et la crédibilité des administrations publiques dans l'œil de la population. Nous sommes, comme élus, les gardiens de l'intérêt public et ce devoir, doit être notre souci le plus constant. Merci, madame la présidente.

Voix 2B3:25:02

Madame Véronique Fournier.

Véronique Fournier ◌3:25:10

Merci, madame la présidente. Je pense que mon collègue a bien situé l'importance qu'à travers cette motion sur les 10 ans du rapport de la commission Charbonneau, c'est important de se rappeler collectivement cet épisode, certes peu reluisant, et surtout de remettre de l'avant les apprentissages que nous en tirons. Nous avons un devoir de mémoire envers cette triste tranche de notre histoire municipale montréalaise pour ne pas répéter les erreurs du passé. Mon collègue le maire de Rosemont a souligné le rôle et la contribution importante de madame Louise Arel à l'époque, chef de l'opposition officielle. Pour avoir porté conseil après conseil dans cette enceinte, malgré les vents de face, malgré également des poursuites à l'extérieur de cette enceinte, la nécessité de tenir une commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. Je tiens vraiment à souligner sa contribution essentielle à l'assainissement des pratiques en matière de gestion de fonds publics et de gouvernance démocratique. Aujourd'hui, nous soulignons ce 10e anniversaire de la remise du rapport final de la commission Charbonneau, avec ce— pardon, nous soulignons avec ce 10e anniversaire l'importance de réaffirmer des principes de transparence et d'intégrité. Ironiquement, diront certains, aujourd'hui, c'est le dépôt du rapport de l'honorable Denis Galland pour donner suite à la commission d'enquête sur la gestion de la modernisation des systèmes informatiques de la Société de l'assurance automobile du Québec. Mais comprenez-moi bien, loin de moi de faire le parallèle ou l'insinuation de pratiques malveillantes dans notre ville comme celles qui sont exposées aujourd'hui par le commissaire Gallant dans son rapport. Montréal a déjà donné dans ce mauvais film dans l'industrie de la construction. Les actions en justice ont été prises tant à Montréal qu'à Laval, par exemple. Ce fut un exercice de l'ensemble des municipalités au Québec et l'avenir nous dira les suites à Québec sur ce type de contrat. Or, ce que nous rappelle ce rapport autant que les 10 ans du rapport de la commission Charbonneau, c'est l'importance des garde-fous, de l'intégrité, de pratiques de gouvernance et de cadre légal pour baliser la planification, l'octroi, la réalisation de contrats publics, mais également dans l'importance d'une fonction publique qui cultive l'expertise interne, l'innovation et la relève. Plusieurs témoins, dans l'une ou l'autre des commissions, ont soulevé les risques liés à la dépendance aux firmes privées externes, qui génèrent des coûts importants aux contribuables et exposent nos administrations à des failles dans la gestion de fonds publics ou à un brouillage de la frontière entre le public et le privé. La commission Gallant expose également le manque d'étanchéité et les allers-retours entre le public et le privé, qui favorisent grandement le risque de collusion. L'honorable Denis Galland recommande que le gouvernement du Québec s'éloigne des firmes externes et se dote d'une expertise interne de pointe dans la transformation numérique. Les recommandations, à 10 ans d'intervalle, de ces deux rapports se font écho l'une à l'autre. Dans une époque où toutes les administrations publiques, et nous le faisons à Montréal et nous le faisons entreprennent de grands chantiers numériques. Je nous invite tous, comme membres du conseil, à prendre connaissance des rapports, du rapport Gallant et du fil des événements qui y ont mené. Il y a 5 grandes recommandations qui agissent comme trace de ce rapport. Vous avez le choix de lire les 52 pages ou les 600 et ses annexes, mais je vous invite à prendre le temps, dans notre responsabilité comme élus, à aller lire les 5 grandes recommandations. Les premières recommandations, elles visent à remédier à l'un des plus grands maux observés, je cite monsieur Gallant, dans le cadre du programme CASA: l'absence d'expertise gouvernementale de pointe en matière de transformation numérique. Je vous invite à garder en tête ce contrepoids et l'importance de l'expertise interne, entre autres dans les postes de professionnels et de cols blancs à la Ville, dans les postes de services centraux qui contribuent ultimement à offrir des services aux citoyens. Non seulement de qualité, mais à un coût adéquat dans la manière dont seront gérés les fonds publics en amont de la prestation de services. La deuxième grande recommandation, le rapport recommande à l'État que l'État devrait resserrer certaines règles de gouvernance des sociétés d'État pour renforcer leur responsabilité dans les projets de transformation numérique. À Montréal, avec la Commission Charbonneau, c'est dans cette foulée notamment que nous avons mis la commission, c'est une pied, pardon, la Commission sur l'examen des contrats de la Ville de Montréal. Elle a été mise sur pied avec, à l'origine, cette volonté d'assurer la transparence et l'intégrité des processus d'appels d'offres. Le rapport Guérin aussi recommande de faire évoluer les lois et les règlements pour assurer le succès des projets numériques, notamment pour mitiger les risques associés aux mégaprojets qui placent l'État, et on pourrait prendre le chapeau des administrations publiques municipales également, dans une relation de dépendance à l'égard d'un fournisseur Soyons vraiment attentifs aux impacts des changements législatifs qui auront lieu à Québec, ou réglementaires suite au rapport Gallant, parce que cela aura assurément des effets sur notre gestion municipale des méga chantiers numériques, d'intelligence artificielle ou de tout autre chantier qui sont dans ce grand domaine du numérique. Parce qu'on n'y échappera pas, on doit, et c'est bien déjà engagé, prendre le virage du numérique comme administration publique. L'avant-dernière recommandation, qui est de favoriser la transparence et l'accès à l'information aux femmes, encore ici, soyons attentifs aux impacts dans nos pratiques municipales, car la commission Galland recommande des précisions à la Loi sur les contrats des organismes publics. À Montréal, encore dans la foulée de la commission Charbonneau, nous nous sommes d'ailleurs dotés, à ce titre, pour plus de transparence et d'accès à l'information, d'un inspecteur général. Ou encore, on a appuyé tout le développement de l'accès aux données, tout le portail de données ouvertes entre autres, les ordres du jour des conseils d'arrondissement, du conseil municipal en ligne, ça n'existait pas avant, le comité exécutif en partie publique, ce sont toutes des pratiques qui n'existaient pas avant la commission Charbonneau et qui viennent finalement contribuer à ce devoir de transparence et d'accès à l'information.

Voix 2B3:31:20

Je m'excuse.

Véronique Fournier ◌3:31:21

Oui, je termine là-dessus.

Voix 2B3:31:23

Parce que là, on n'est plus dans tout sur la commission Charbonneau, on est sur le rapport Gallant.

Véronique Fournier ◌3:31:28

On est tout à fait dans la commission Charbonneau parce que les mécanismes—

Voix 2B3:31:31

Non, non, là vous donnez les recommandations de Gallant, moi j'entends plus Charbonneau. Je vous demanderais de terminer.

Véronique Fournier ◌3:31:37

Je voudrais compléter finalement que la dernière recommandation aussi nous amène comme État puis comme administration municipale à même revoir les procédures et certains des pouvoirs de l'autorité des marchés publics, autorité avec laquelle, comme administration municipale, nous transigeons pratiquement de manière quotidienne ou hebdomadaire, compte tenu des milliards finalement de contrats publics que nous accordons. Et la même chose aussi dans le rapport Galland, il y a des propositions très claires pour modifier la loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme. Nous étions, pour plusieurs d'entre vous, dans les derniers jours en formation, notamment comme élus municipaux, sur l'éthique et notre code d'éthique comme élue, ce cadre réglementaire et législatif, pour moi, il fait partie du devoir de la commission Charbonneau puisque ces pratiques-là qui ont finalement transformé nos mœurs démocratiques, d'éthique, nous avons un devoir constant et que ce soit une administration publique municipale ou provinciale, si nous sommes capables collectivement comme élus, peu importe l'enceinte dans laquelle nous siégeons, de faire avancer ce souci de transparence et d'éthique et de Riga, pour moi, on est dans le devoir de mémoire de la commission Charbonneau. Les travaux de la commission Charbonneau ont mené à des recommandations majeures qui visent à renforcer la transparence, la saine gestion financière et la lutte contre la corruption dans les institutions publiques. La journée d'aujourd'hui, heureux hasard, entre le rapport Gallant, nous rappelle l'importance d'une vigilance permanente et d'un chantier continu sur les meilleures pratiques et garde-fous pour assurer la saine gouvernance et la gestion des fonds publics. Je nous invite tous comme membres du conseil à appuyer cette motion puisqu'elle réitère l'engagement de la Ville de Montréal et de tous les membres de ce conseil à poursuivre et renforcer ses efforts pour mettre en œuvre des mécanismes de contrôle, de reddition de comptes et de formation continue en matière d'éthique et de gouvernance et surtout, dans ces temps où la confiance est ébranlée envers les administrations publiques et la journée d'aujourd'hui ne l'aidera pas avec le rapport Gallant. Surtout, cette motion est une affirmation claire que la confiance des citoyens envers leurs institutions repose sur l'intégrité et l'éthique des élus et des gestionnaires publics. Merci.

Voix 2B3:33:52

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard3:33:58

Madame la présidente, je dépose un amendement. Donc, notre formation soumet un court amendement afin de s'assurer que cette importante motion soit transmise à l'Assemblée nationale. Nous tenons à réaffirmer aujourd'hui quelque chose d'essentiel: la confiance que les citoyennes et citoyens accordent à leurs institutions repose avant tout sur l'intégrité, la transparence et la rigueur de notre gestion publique. Nous le savons, l'histoire récente nous rappelle que les dérives sont possibles lorsque ces principes ne sont pas respectés. Les travaux de la Commission Charbonneau ont exposé des pratiques de collusion et de corruption qui ont profondément ébranlé la confiance du public. Ils ont mené à des recommandations structurantes qui ont permis à la Ville de Montréal de mettre en place des mécanismes plus robustes, dont le Bureau de l'inspecteur général, devenu un pilier de l'intégrité municipale. Ce dernier a pour mandat de surveiller les contrats municipaux, recommander des mesures pour prévenir les manquements et à l'intégrité et assurer le respect des règles, tout en formant élus et employés afin de mieux prévenir les pratiques frauduleuses. 10 ans après la publication de ce rapport, notre devoir de mémoire demeure pour s'assurer que jamais nous ne revenons en arrière. La métropole que nous servons doit être exemplaire, exemplaire dans la gestion des fonds publics, exemplaire dans sa reddition de comptes, exemplaire dans sa lutte contre toute forme d'abus de pouvoir. Chaque élu, chaque gestionnaire doit incarner au quotidien les valeurs de transparence et de responsabilité qui fondent le respect du public envers ses institutions. En appuyant cette motion, nous réitérons notre engagement collectif à maintenir les plus hauts standards d'éthique et à renforcer les outils qui protègent l'intérêt public.

Voix 2B3:35:32

Merci. Merci. Monsieur Limoges.

François Limoges ◌3:35:40

Oui, merci, madame la présidente. Naturellement, on accepte l'amendement. C'est déjà accepté et c'est avec enthousiasme qu'on voit que cette motion-là sera adoptée à l'unanimité. Merci.

Voix 2B3:35:52

Merci. Alors, le 6502 est adopté. Monsieur le leader de la majorité, je crois qu'on revient dans les points 15.

Julien Hénault-Ratelle3:36:04

Absolument.

Voix 2B3:36:04

Dans les déclarations.

Julien Hénault-Ratelle3:36:06

Juste que la 6502 est adopté tel qu'amendé.

Voix 2B3:36:09

Tel qu'amendé, absolument.

Julien Hénault-Ratelle3:36:10

Voilà, ce qui nous amène à nouveau aux déclarations. On s'en va à la 15.04, qui est la déclaration visant à réaffirmer la solidarité envers l'Ukraine à l'occasion du 4e anniversaire de l'invasion illégale russe. Je mentionne par la même occasion qu'on a plusieurs invités parmi nous au balcon d'honneur ici à l'Hôtel-de-Ville, dans la salle du conseil. Et pour la déclaration, je vais céder la parole à mon collègue monsieur Josué Corvil.

Émilie Brière ◌3:36:38

Monsieur Corvil.

Josué Corvil3:36:42

Montréal est une cité plurielle où se côtoient diverses communautés qui enrichissent notre environnement. Dans la grande région de Montréal, la communauté ukrainienne est très présente. Dans l'arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, on les trouve aussi dans Pointe-Saint-Charles et Lachine. Ce sont des Montréalais qui investissent et qui participent à la vitalité culturelle de notre ville. Nous les saluons cet après-midi. Nous sommes honorés d'avoir en notre enceinte Monsieur Eugène Zolige, consul honoraire. Vous êtes la bienvenue, Monsieur le consul. Le 24 février 2022, la Russie a envahi illégalement l'Ukraine. Cet état de fait a étonné moult observateurs et plongé la population locale dans une grande crainte. La communauté internationale a rejeté cette invasion et a appelé depuis les parties à gagner la table de négociation. Depuis lors, les rencontres et pourparlers n'ont pas apporté de résultats probants. Dans quelques jours, le 4e triste anniversaire du début des hostilités en Ukraine sera souligné. L'invasion russe constitue une atteinte grave à la paix et à la sécurité internationale que la Ville de Montréal condamne avec véhémence. La population ukrainienne vit un désastre qui se poursuit jour après jour. Nous pouvons affirmer sans ambages que nous sommes devant une atteinte directe aux droits de la personne, à la souveraineté et à l'intégrité nationale, à la Charte des Nations unies et aux conventions internationales. En janvier dernier, une étude du Center for Strategic Studies a révélé que la guerre a occasionné 1,8 million de victimes blessées, disparues ou tuées. Si les hostilités se poursuivent jusqu'au printemps, la barre des 2 millions de victimes serait largement dépassée. Depuis les 4 dernières années, des millions de ressortissants ukrainiens ont dû fuir leur alma mater. De ce nombre, 300 000 ont choisi le Canada comme leur terre d'accueil et plusieurs d'entre eux résident dans la grande région de Montréal. Depuis la fin du 19e siècle, Montréal a toujours été une terre d'accueil pour la population ukrainienne. La communauté à Montréal est impliquée dans toutes les sphères d'activité et contribue pleinement à l'essor de Montréal tant au niveau économique, social, culturel qu'artistique. Elle est mobilisée pour soutenir leurs compatriotes et fait preuve depuis 4 ans d'une grande générosité en matière d'aide humanitaire. Somme toute, des réflexions s'imposent. Primo, dans le contexte d'incertitude mondiale actuel, il s'avère primordial plus que jamais de dénoncer certaines dérives. Secundo, de jouer un rôle actif dans la promotion de la paix, de la démocratie et du vivre-ensemble. La Ville de Montréal utilise plusieurs vecteurs pour y parvenir. Entre autres, notre implication auprès de Mayors for Peace constitue un des moyens non négligeables. Nous travaillons de près avec le communautaire, et les autres paliers de gouvernement pour accueillir celles et ceux qui en ont besoin. Nous nous assurons que les nouveaux arrivants s'intègrent bien dans notre métropole. In fine, je tiens à réaffirmer le soutien de la Ville de Montréal envers le peuple ukrainien et notre grande solidarité envers nos pairs des gouvernements locaux. Tous les peuples ont le droit de vivre en paix et en sécurité sur leur territoire. Nous encourageons donc toutes les Montréalaises et les Montréalais à faire preuve d'entraide, de solidarité et d'empathie envers la communauté ukrainienne alors que la guerre s'achemine vers un premier quinquennat. Je vous invite, chers collègues, à adopter la déclaration visant à réaffirmer la solidarité envers l'Ukraine à l'occasion du 4e anniversaire de l'invasion russe. Merci, Madame la Présidente.

Voix 2B3:41:54

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌3:41:58

Madame la présidente, merci. Je sais qu'on doit s'adresser à vous, mais vous permettrez que je regarde nos invités que je connais bien depuis 4 ans. J'ai la chance comme maire de Rosemont–La Petite-Patrie de la Petite-Patrie d'être un ami proche de la communauté ukrainienne et qui m'accueille chaque année. C'est le fun de vous voir à l'Hôtel-de-Ville. D'habitude, on se voit dans la tente au Festival ukrainien, sur la scène, et à l'église, et au parc quand on a fait l'inauguration de l'œuvre au Parc de l'Ukraine. On a dans Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal, une importante communauté ukrainienne, mais la communauté est littéralement une des communautés bâtisseuses de l'arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie. C'est une des plus importantes communautés. Vous êtes là, vous avez construit ce quartier-là avec nous et vous êtes au cœur de la vie de ce quartier. Et depuis 4 ans, on a manifesté et on va continuer de manifester avec vous la plus incroyable des solidarités face à cette agression illégale que vous vivez de la Russie. Nous sommes à vos côtés, nous serons à vos côtés et nous le serons jusqu'à temps. Je vais être très bref aujourd'hui, je vais être très bref. Nous le serons avec vous en solidarité. Je peux pas parler au nom de tout le conseil municipal, mais je vais parler au nom de l'arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie. Nous serons à vos côtés tant que 100% du territoire de l'Ukraine ne sera pas restitué au gouvernement ukrainien et à son peuple. Nous sommes avec vous, nous serons avec vous. J'ai hâte de vous revoir au Festival ukrainien. En solidarité, nous allons voter avec la motion. Nous voterons à chaque année cette motion, tant et aussi longtemps qu'il le faudra. Et je vous le dis, nous sommes de tout cœur, vive l'Ukraine! Слава Україні!

Voix 2B3:44:07

Monsieur Sonny Moroz.

Julien Hénault-Ratelle3:44:13

Bonjour, Madame la Présidente, chers collègues, mesdames et messieurs présents. Il y a 4 ans, la Fédération de Russie lançait une invasion à grande échelle contre contre l'Ukraine. 4 années de guerre, de destruction, d'exil forcé. 4 années de résistance, de courage et de détermination.

Sonny Moroz ◌3:44:33

Aujourd'hui, nous marquons cet anniversaire ici, à l'Hôtel de ville, en présence du consul honoraire d'Ukraine. Merci de votre présence aujourd'hui. Ça nous montre que derrière les déclarations institutionnelles, il y a des visages et des familles et des histoires humaines profondément marquées par ce conflit. Depuis le premier jour, nous avons été clairs: cette guerre est une guerre d'agression. L'Ukraine n'a pas choisi la violence, elle a choisi la démocratie. Elle a choisi de définir son avenir librement et pour cela, elle a été attaquée. J'ajoute mon nom à la liste de personnes qui va être avec vous jusqu'à la fin du retour complet. J'apprécie les commentaires ajoutés par mon collègue le maire de l'opposition et j'apprécie sincèrement les commentaires précédemment mis par le teneur du dossier ici. Je crois qu'on a tous la même direction ici.

Sonny Moroz3:45:31

I want to say clearly in English that this is a conflict not between two sides. It's a war launched by by Russia against a sovereign country. Supporting Ukraine means defending the principles that borders cannot be changed by force. It means standing for democracy, accountability, and human dignity.

Sonny Moroz ◌3:45:52

À Montréal. Cette guerre n'est pas abstraite non plus. Il y a des familles ukrainiennes qui se sont établies notamment dans notre quartier à Côte-des-Neiges-NDG. C'est là où est-ce qu'il y a 2 semaines— pardon, je vais retourner. C'est difficile pour moi cette déclaration, sincèrement. Ma famille vient d'Odessa. Même si mon nom porte une origine russe, Moroz veut dire froid d'or, ses origines viennent de Pologne, mais un quart de ma famille vient de l'Ukraine, d'Odessa, et j'espère un jour y retourner. Je tiens aussi à rappeler quelque chose qui m'appartient, fondamental, fidèle à mes interventions fondamentales. Condamner le régime de Vladimir Poutine ne signifie pas condamner le peuple russe. Des Russes courageux, des élus municipaux, des journalistes, des militants pour les droits humains ont dénoncé cette guerre, parfois au péril de leur liberté et même parfois au prix de leur vie. Madame la Présidente, leur courage mérite aussi notre respect. C'est la défense de la démocratie. C'est universel. Je veux également souligner l'engagement de notre ancien collègue de Peter-McGill, Serge Sasseville, qui maintient une présence constante et vigilante face au consulat russe à Montréal. Son action est pacifique, déterminée et profondément ancrée dans la défense des droits humains Elle nous rappelle que la solidarité ne s'exprime pas seulement dans les grandes tribunes, mais aussi dans la constance quotidienne.

Sonny Moroz3:47:48

This anniversary is also about consistency, just like Cher shows us. If we believe in international law, we must be able to defend it everywhere. If we believe that smaller nations have the right to exist without intimidation, we must say so clearly.

Sonny Moroz ◌3:48:06

4 ans plus tard, l'Ukraine tient bon. Elle tient grâce à la résilience de son peuple. Elle tient grâce à la solidarité internationale. Elle tient parce que la liberté n'est pas négociable. À notre échelle municipale, nous n'avons pas le pouvoir de décider des stratégies militaires ou diplomatiques, mais nous avons le pouvoir d'affirmer les principes. Nous avons le pouvoir d'être cohérents. Nous avons le pouvoir de dire que Montréal se tient du côté du droit, de la démocratie et de la dignité humaine. Aujourd'hui, nous réaffirmons que l'Ukraine est souveraine. Nous réaffirmons que l'agression ne peut pas être normalisée. Et nous réaffirmons que notre solidarité ne s'essouffle pas avec le temps. Слава Україні!

Sonny Moroz3:48:56

Glory to Ukraine.

Dimitrios (Jim) Beis3:48:57

Thank you.

Chantal Rossi3:48:59

Merci. Alors, je ne vois pas d'autres interventions. La déclaration 1504 est donc adoptée. L'unanimité. Monsieur le leader.

Julien Hénault-Ratelle3:49:28

Oui, madame la présidente, il nous reste des invités à arriver pour les 2 prochaines déclarations. Donc, juste pour être certain qu'ils soient tous arrivés, je vous proposerais peut-être une petite suspension de la séance pour un 5 minutes environ.

Chantal Rossi3:49:38

Alors, on va suspendre jusqu'à l'arrivée des invités. Je vais vous demander de regagner vos places, s'il vous plaît, pour qu'on puisse continuer. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle4:05:11

Oui, Madame la Présidente, on va reprendre. Je vais faire un tout petit changement de séquence. On va aller à la déclaration en 15.03, qui est la déclaration pour souligner le Nouvel An chinois et vietnamien. J'en profite pour mentionner qu'on a plusieurs invités avec nous au balcon d'honneur, et je vais céder la parole pour la déclaration au président du comité exécutif, Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌4:05:34

Merci, Monsieur le leader. Madame la Présidente, Au nom de tous mes collègues, je tiens à prendre un moment pour souhaiter nos meilleurs vœux du Nouvel An aux communautés chinoises et vietnamiennes à Montréal, dont plusieurs personnes sont ici avec nous aujourd'hui. Bienvenue, super content de vous voir. L'année du cheval débute demain, le 17 février. Pour ces communautés qui sont si importantes dans notre métropole, c'est un moment de l'année pour parler de renouveau et d'avenir. C'est aussi un moment pour renouveler nos vœux d'amitié et de solidarité. On a la chance de partager une amitié de longue date qui est basée sur le respect et l'entraide. Les célébrations du Nouvel An chinois et vietnamien sont importantes pour toutes les Montréalaises et tous les Montréalais, toutes origines confondues. Au fil des années, les communautés ont su mettre en valeur la richesse de leur culture et la partager avec générosité à l'ensemble de la société montréalaise. À travers le temps, ça a contribué à créer l'identité unique de notre ville. Et c'est ce qui fait notre force. Dans les prochains jours, il y aura des célébrations partout à Montréal et j'invite tout le monde à y participer. C'est l'occasion d'apprendre plus sur ces cultures et aussi de célébrer les contributions importantes à Montréal des personnes d'ascendance asiatique. J'en profite pour souligner à quel point les communautés chinoises et vietnamiennes sont importantes pour le développement et le rayonnement de la métropole. Le temps est aux réjouissances et aux célébrations pour les communautés chinoises et vietnamiennes. Alors, encore une fois, je vous souhaite une année de bonheur, de joie, d'abondance et de bonne fortune. Et je nous souhaite à tous et toutes de continuer à partager et à échanger en toute amitié et en toute solidarité, avec enthousiasme et persévérance, tout au long de l'année du cheval. Je nous invite donc, chers collègues, à adopter la déclaration que je viens de lire. Merci.

Chantal Rossi4:07:44

Madame Cathy Wong.

Cathy Wong ◌4:07:50

Madame la présidente, mesdames et messieurs les membres du conseil, chers collègues et surtout chers invités de la communauté chinoise et vietnamienne, permettez-moi d'ouvrir cette allocution aujourd'hui, en cette veille du Nouvel An chinois, avec un poème que j'ai appris lorsque j'étais à l'école chinoise au Quartier chinois, un poème qui date du 8e siècle écrit par le poète chinois Li Bai. Au pied de mon lit brille le clair de lune, je crois voir du givre au sol, je lève la tête et regarde la lune qui brille, je baisse la tête et songe à chez moi. Li Bai, dans ce poème, nous dit exactement où se trouve la lune, à quel point elle éclaire sa pièce et où elle finit par se reposer. Et donc, on parle de la lune, c'est ce qu'on souligne aujourd'hui, cette lune qui a traversé des siècles et des continents, des guerres, des exils, celle qui éclaire nos départs, nos retours, et ce soir, bien, la lune va éclairer Montréal pour le Nouvel An lunaire. Parce que pour nous, le Nouvel An lunaire, c'est pas seulement un changement de calendrier, c'est pas seulement une fête tout simplement, c'est surtout un devoir de mémoire, de transmission, de recommencement. C'est le moment où toutes les générations se retrouvent autour d'une grande table comme tant de familles vont le faire le week-end dernier, ce soir et le week-end prochain, que ce soit sur le Plateau, à Saint-Laurent, de Côte-des-Neiges à Verdun. À Montréal, comme la mienne, des milliers de familles vont célébrer sous la lumière de cette même lune. On va parler en cantonais, en mandarin, en vietnamien, en coréen, on va parler en français, en anglais, mais surtout, je pense qu'on va parler un langage universel qui est celui du soin et de la solidarité. Partout dans la métropole cette semaine, on va souligner cette occasion à travers des activités pour en apprendre davantage sur cette culture millénaire chinoise et vietnamienne, des spectacles, des ateliers, des expositions, des repas communautaires et bien sûr la traditionnelle danse du lion dans le quartier chinois de Montréal cette fin de semaine qui va rassembler des familles, des commerçants, des curieux et des curieuses. Cette danse qui est vibrante, qui est spectaculaire, spectaculaire, c'est pas juste un folklore pour nous, c'est un rite de protection, de passage, un appel à la prospérité, un geste collectif d'espoir. Parce que le quartier chinois de Montréal, bien, c'est le seul district historique significatif d'une communauté chinoise préservé au Québec et dans l'est du Canada, et le seul quartier chinois francophone en Amérique. C'est un lieu de mémoire, un lieu de résistance, un lieu de transmission, Un lieu de solidarité et d'accueil pour des milliers de familles montréalaises comme la mienne. Un lieu qui nous rappelle que Montréal s'est bâti grâce au courage de celles et ceux qui ont choisi d'y refaire leur vie ici. Et pour cette raison, j'aimerais prendre un moment pour remercier l'immense travail des organismes de la communauté chinoise, de la communauté asiatique et vietnamienne: la Table Ronde du Quartier chinois de Montréal, Jeunesse du Quartier chinois, le Centre culturel vietnamien, la Fondation JIA, Accès Asie, Super Bowl People, Sticker Rice, Open Mic Asiatique, tous des organismes qui travaillent d'arrache-pied, souvent comme bénévoles et dans l'ombre, pour garder nos cultures vivantes et visibles à Montréal. Et donc cette année, on souligne l'entrée dans l'année du cheval de feu. Le cheval, pour moi, c'est la force du mouvement. Le feu, c'est l'énergie, la transformation, la passion. Mais le feu pousse, à la fois réchauffer ou brûler. On vit à une époque où notre monde vacille: montée des extrémismes, crise climatique qui s'accélère, crise du logement qui fragilise nos quartiers, polarisation politique qui menace le vivre-ensemble, hausse du coût de la vie qui pèse sur nos familles. Alors, qu'est-ce que peut nous enseigner le Nouvel An lunaire ici dans cette enceinte démocratique? Selon moi, bien, il doit nous rappeler que la solidarité n'est pas une option. C'est une solidarité collective et une responsabilité collective. Nous savons que les dernières années ont été marquées par une recrudescence inquiétante des gestes et de propos haineux envers des communautés racisées. On ne peut plus détourner le regard et plus que jamais, la Ville de Montréal doit être engagée à lutter contre le racisme et les discriminations. Madame la présidente, je souhaite à Montréal que l'année du cheval de feu soit celle d'un courage collectif, un courage ancré dans la justice sociale, un courage qui choisit la coopération plutôt que la division. Que le feu soit celui de la solidarité, que le cheval soit celui de l'élan commun, que la lune continue d'éclairer notre chemin ces prochains mois. Et à toutes les Montréalaises et tous les Montréalais qui célèbrent le Nouvel An lunaire, j'aimerais vous souhaiter en chinois: 恭喜发财, 三太金花, 新年快乐, Et en vietnamien, chúc mừng năm mới, bonne année lunaire. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi4:12:52

Monsieur Alan Desouza.

Alan DeSousa4:12:56

Merci, madame la présidente. Merci à nos invités pour être ici pour célébrer ensemble. C'est un plaisir de vous accueillir ici à l'Hôtel de ville et puis aussi pour cette reconnaissance spéciale que nous en avons envers les communautés chinoises et vietnamiennes. Juste, je veux juste ajouter ma voix pour vous souhaiter une très bonne année. Je sais qu'au fil des dernières quelques semaines, on va visiter votre communauté. On a eu l'occasion avec le mairesse de visiter et aussi il y a d'autres événements qui s'en viennent où on aura l'occasion de célébrer avec vous cet événement important, cette journée importante, cette année importante. Et pour l'année de Cheval de feu, je pense que c'est une année qui a beaucoup, beaucoup d'énergie, beaucoup de passion, beaucoup d'action. Et vous pouvez compter sur nous ici dans l'administration et à l'Hôtel de ville avec mes collègues du conseil tous de travailler fort pour s'assurer que cette énergie qui représente le cheval de feu pourrait être transmise dans la prise de décision, dans l'action pour le bien-être de notre communauté, de notre ville. Je profite de cette occasion de remercier la communauté chinoise et la communauté vietnamienne pour tout ce qu'ils qu'ils ont apporté à Montréal. Je pense qu'ils ont bâti notre ville, ils sont des bâtisseurs de notre ville, ils ont contribué énormément à notre réussite, ils se démarquent dans tout domaine, en affaires, en culture, en arts et d'autres. Et puis je pense qu'il faut souligner ça parce que sans vous, Montréal ne serait pas la même ville. Donc merci à vous tous et je vous souhaite une très bonne année. Merci. Au revoir.

Chantal Rossi4:14:47

Monsieur Jim Beis.

Dimitrios (Jim) Beis4:14:49

Madame la présidente, je savais pas si je vais intervenir sur cette déclaration, mais j'ai dit, sans préparer quoi que ce soit, j'ai dit c'est un moment pour moi d'exprimer ma fierté d'avoir une communauté asiatique dans mon arrondissement. Ceux et celles qui me connaissent depuis longtemps Savent que je suis un père d'une fille chinoise. I was blessed with her 29 years ago, had the privilege of going to China, and even at that time saw what a superpower to the world China was, to the point where she is a well-integrated young lady teacher. Mais elle a jamais oublié ses racines. La raison pourquoi je dis ça, c'est que la communauté chinoise que je connais très bien, entre autres la communauté vietnamienne, fait un effort à Montréal de partager la culture, pas juste avec nous, mais avec leur propre communauté. Events that are multigenerational, that have bridged the gap. To the host society and have enriched our lives in Montreal, not only in culture, but also demonstrated the building that they've done in this city and throughout the world. And this is a moment for us to celebrate this. The Year of the Horse, and Madame Wong l'a très bien dit, qu'est-ce que ça représente? Mais pas juste pour la communauté asiatique, mais pour nous tous. If we have something to share in community in Montreal, it's to share and to celebrate our diversity. And there is no welcoming, more welcoming community that I've seen, not only personally but also as mayor of my borough, that is one of the most diverse communities in Montreal, than I've seen with the Chinese and Vietnamese community. Sur ce, je ne veux pas prendre plus de temps. Je salue les gens dans le balcon et je dis Xin Nien Kuai Le. I wish you all a very, very prosperous New Year. And we will certainly cross paths within the next weekend and celebrate all together the Year of the Horse. Merci beaucoup, Madame la Présidente.

Chantal Rossi4:17:14

Alors, la déclaration. Attendez un petit peu, je cherche laquelle. 1503 est adoptée. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle4:17:27

Merci, madame la présidente. Ça nous amène à notre dernière déclaration de ce conseil, qui est la 15.05, la déclaration de solidarité envers les communautés iraniennes touchées par la répression des manifestations en Iran. À nouveau, on a des membres de la communauté iranienne avec nous dans le public. Et pour cette déclaration, je vais céder la parole à mon collègue monsieur Sonny Moroz.

Chantal Rossi4:17:56

Monsieur Moroz n'est pas présent dans la salle actuellement. Qui est qui? Monsieur Moroz.

Sonny Moroz ◌4:19:46

Merci, Madame la Présidente. J'étais dehors en parlant aux résidents.

Sonny Moroz4:19:53

Madame la Présidente, chers collègues, colleagues. Two weeks ago in Côte-des-Neiges and DG, we adopted a declaration in solidarity. A declaration in solidarity of the Iranian people and the Persians community in our borough.

Chantal Rossi4:20:08

Sorry. Manque d'entraînement, Monsieur Barros.

Sonny Moroz ◌4:20:26

J'ai commencé à.

Chantal Rossi4:20:35

Merci.

Sonny Moroz4:20:36

Today I rise at City Hall to reinforce the message of support and solidarity for the Persian communities of Montreal.

Sonny Moroz ◌4:20:45

Il y a deux semaines, nous avons affirmé clairement en tant que conseil de Côte-des-Neiges-NDG que notre solidarité devrait être visible, assumée et cohérente avec nos valeurs montréalaises. Cette déclaration était centrée sur le peuple iranien, mais aussi sur les Montréalais et Montréalaises qui viennent d'ici, qui vivent au quotidien avec l'angoisse de ce qui se passe dans leur pays d'origine. À Côte-des-Neiges-Neigie, on a 2600 résidents. Qui sont nées en Iran. Mais à travers la ville de Montréal, on a 23 000 personnes qui contribuent au quotidien.

Sonny Moroz4:21:30

Every single day they contribute socially, scientifically, culturally, economically. And we thank you for that. We need to do more to show our appreciation.

Sonny Moroz ◌4:21:42

Ce sont des étudiants et des étudiantes, des professionnels, des entrepreneurs et des parents. Ils enrichissent notre ville par leur travail, leur créativité, leur engagement, mais aujourd'hui, ils portent encore quelque chose de plus.

Sonny Moroz4:22:01

Something heavier, something that we need to be better aware is happening quickly, and with every week that passes, we get a clearer idea of this sheer magnitude. Of this assault, because there have been confirmed deaths. Individuals who have spoken out, who have expressed dissent, who have demanded dignity, basic rights, and paid with their lives. Others have faced imprisonment. Families are living in fear and uncertainty here in Montréal because of what's happening there.

Sonny Moroz ◌4:22:40

Pour plusieurs membres de la diaspora ici à Montréal, ce n'est plus une question théorique. Dans les années précédentes, on avait des conflits, mais la magnitude du problème aujourd'hui, on doit ici en tant que conseil comprendre how much worse it is today than ever before. Je parle au nom de plusieurs de ses membres aujourd'hui qui sont aussi présents dans la Chambre et j'apprécie votre présence aujourd'hui. Il y a aussi un regroupement à l'extérieur et il y a une manifestation chaque samedi. Je vous encourage tous à être présents, présentes pour nos voisins parce que pour eux, Leurs parents, leurs enfants et leurs proches sont directement touchés. Ce sont des nuits sans sommeil, des appels attendus, des inquiétudes constantes parce qu'ils ne sont pas en contact avec leurs proches. Les lignes de communication sont coupées.

Sonny Moroz4:23:48

A few weeks ago, I joined members of the community in the streets and I walked alongside them. I listened to them carefully, and what I heard was not partisan politics. It was grief. It was a longing for freedom. And yes, it was a feeling that the broader society was sometimes too quiet.

Sonny Moroz ◌4:24:10

Donc cette intervention aujourd'hui est une étape de plus pour briser ce silence. Nous ne prenons pas position dans les débats politiques internes. Nous ne soutenons pas une faction ou l'autre. Ce que nous affirmons est plus fondamental, c'est la perte de vies humaines pour avoir exprimé une opinion inacceptable. Pardon, pour avoir exprimé une opinion, ce qui est inacceptable.

Sonny Moroz4:24:39

Je m'excuse sincèrement.

Sonny Moroz ◌4:24:41

Les droits fondamentaux et la dignité humaine doivent être protégés.

Sonny Moroz4:24:44

Our solidarity is with the people, with the families. With the human beings who want freedom and don't have the freedom right now to express it.

Sonny Moroz ◌4:24:56

Madame la Présidente, je veux également remercier la mairesse pour son appui clair à cette démarche et pour sa volonté de rencontrer les Montréalais et Montréalaises qui sont vulnérables et qui cherchent une représentation à tous les niveaux.

Sonny Moroz4:25:10

This mayor understands that inclusion is not abstract, it is not symbolic, It means meeting communities, listening seriously, and acknowledging their pain.

Sonny Moroz ◌4:25:21

Elle comprend que la diversité montréalaise implique une responsabilité morale.

Sonny Moroz4:25:26

That leadership, it matters.

Sonny Moroz ◌4:25:30

Parce qu'une ville inclusive, ce n'est pas seulement célébrer la diversité quand les moments sont heureux. C'est aussi se tenir aux côtés de nos communautés lorsqu'elles traversent des périodes douloureuses. Et avec l'incertitude, c'est là où est-ce qu'on a besoin de leadership.

Sonny Moroz4:25:47

We must also be clear about something essential: that no Montrealer of Iranian origin should ever feel stigmatized because of what happens abroad. They are not responsible for decisions taking thousands of kilometers away. They are neighbors, they are colleagues, and they are friends. And they deserve to live in peace.

Sonny Moroz ◌4:26:11

Mais malheureusement, la situation en Iran demeure préoccupante. Les tensions persistent, les familles continuent de vivre en inquiétude. Nous ne réglons pas cette crise dans cette salle-là, on le sait, mais nous pouvons décider le type de ville que nous voulons être pendant qu'elle se produise. We can be a city that speaks clearly for human dignity.

Sonny Moroz4:26:30

We can be a city that refuses violence against those who speak out. We can be a city that does not stay silent when lives are lost for demanding basic freedoms.

Sonny Moroz ◌4:26:40

And to the Persian community of Montreal, vous n'êtes pas seuls et votre voix compte ici. Merci beaucoup.

Chantal Rossi4:26:47

Merci. Madame Céline-Audrey Beauregard.

Céline-Audrey Beauregard4:27:09

Merci, madame la présidente. Alors, c'est un plaisir pour moi de prendre la parole ce soir. Je suis clairement très solidaire à cette déclaration-là, puis je le fais dans toute la diversité de mon arrondissement. Donc, à Verdun, plus précisément à l'Île-des-Sœurs, on a de nombreux Iraniens et Iraniennes qui ont décidé de s'enraciner dans notre communauté, et cela depuis quelques années, des décennies. On a différents niveaux de générations et j'ai eu la chance de les côtoyer comme conseillère d'arrondissement dans le dernier mandat et maintenant comme mairesse, et ça m'a rappelé un événement au cégep. J'étais de Saint-Hyacinthe, mais j'ai décidé d'aller à Dawson faire mes études en anglais. J'avais pas nécessairement de grande affection pour les mathématiques, mais mon professeur était d'origine iranienne et j'ai passé de nombreuses heures avec lui pour être capable de pouvoir réussir et obtenir mon diplôme. Et ça m'avait choquée à l'époque parce qu'on le sait très bien, des fois à un certain âge, on a la révolte un petit peu plus facile, vous comprendrez peut-être pour cette qui me connaissent que j'étais parmi ces jeunes très engagés et qui avaient la cause facile. Et lorsqu'on avait demandé à notre enseignant d'où il venait, c'était quoi ses origines, il n'avait pas voulu répondre à l'époque. Et j'entends dans le fond les propos de mon collègue monsieur Moroz qui dit, on n'a pas à avoir honte de qu'est-ce qui se passe dans notre pays. Et malheureusement, ben moi, mon enseignant qui était très compétent, qui avait décidé de venir s'installer au Canada pour pouvoir mieux vaquer à sa carrière professionnelle. Et c'est à force d'avoir des moments d'un à un pour qu'il m'explique des numéros mathématiques qui m'a vraiment permis de mieux comprendre l'histoire de son pays. Et je reste toujours vraiment à l'affût, puis j'aime aller découvrir les différentes adresses qui nous permettent de connaître la culture, l'art culinaire iranien, participer à des événements. Donc on est vraiment choyés à Montréal et comme je le disais à l'Île-des-Sœurs, on est choyés d'accueillir de nombreuses de ces personnes-là et je le fais parce que je pense à ceux et celles que je connais qui ont été sans nouvelles de leur famille ou qui le sont encore, ceux et celles qui n'en auront plus parce que ces personnes-là sont des fins, ceux et celles qui comme moi n'ont pas grandi nécessairement dans leur pays d'origine, donc les Iraniens et Iraniennes qui grandissent ici, qui n'ont pas nécessairement d'attaches mais qui voient à distance ce qui passe dans leur pays, ceux qui y ont vécu et qui sont touchés quotidiennement. Puis on se rappelle, là il se passe des choses, mais dans l'actualité en 2022 aussi, les Montréalais manifestaient dans les rues pour exiger que ça se passe mieux dans ce pays perse. Ce week-end, il y était des centaines de milliers dans les rues de Toronto, plusieurs Montréalais qui se sont déplacés pour porter leur voix à ce mouvement-là. Donc vous allez me permettre de citer un des résidents iraniens de l'Île-des-Sœurs, Monsieur Mehrdad Anvari, qui écrivait: au Canada, ce sont des centaines de milliers de personnes qui manifestent dans un contexte plutôt pacifique et en toute sécurité pour exprimer leur opinion, alors qu'en Iran, ce sont plus de 30 000 personnes qui ont été tuées pour faire le même geste. Alors, je voulais me lever aujourd'hui afin de démontrer avec mes collègues notre solidarité, dire qu'on a à nos côtés Parfois on se sent impuissant, mais reste qu'on reste présent pour interpeller un appel international et une présence afin qu'il y ait liberté et dignité pour le peuple iranien. Merci.

Chantal Rossi4:30:51

Merci. Monsieur Peter McQueen. Monsieur Peter McQueen.

Peter McQueen ◌4:31:09

Thank you, Madame President. Speaking as Projet Montréal councillor for NDG, where Montreal's Persian community is centered, we salute and admire the courage and determination of Iran's women students, shopkeepers, and all kinds of average people who are protesting and suffering under the theological and economic dictatorship. We are impressed with and stand behind the huge mobilization of peaceful protesters in Montréal, and as my colleague mentioned, in Toronto, throughout Canada, and throughout the world. And wish peace and justice as soon as possible. Montréal and NDG have long been enriched by the academic, scientific knowledge of the— of its Persian community, as well, of course, by its decorative arts, its fashion sense, its incredible cuisine. So in addition to wishing you success in reforming Iran. We also hope that this will result in a rapprochement, a rapprochement that already exists, a closeness that already exists between the Canadian, le peuple québécois, and the Iranian people, but we hope it will lead to a rapprochement Between the Iranian and Canadian governments for the long-term prosperity, cultural development, and peace of both our countries. Thank you very much.

Chantal Rossi4:33:05

Alors, il n'y a plus d'intervention. La déclaration 1505 est adoptée. L'unanimité. Et sur ce, je vais vous souhaiter bon souper et on se revoit à 19 h.

Alexandre Teodoresco5:52:07

1, 2, 3.

Voix 4B5:52:08

Test micro public.

Voix 4C5:52:09

1, 2, check.

Voix 4B5:52:28

C'est bon.

Chantal Rossi5:56:12

Alors, il est 19 heures. À vous le mot. On va vous demander de prendre place, s'il vous plaît. Si vous pouvez prendre place, s'il vous plaît. On débute la période de questions. Alors, on va inviter monsieur Vasquez, Mathias Vasquez-Lévy, à entrer, s'il vous plaît. Bonsoir.

Citoyen·ne5:57:04

Bonsoir. Je suis le créateur de Petition Maps. Puis aujourd'hui, je vous pose une question concernant votre intention d'utiliser l'IA pour mieux gérer les chantiers. Avant de parler d'IA, il faut parler de données. Une IA nourrie avec de mauvaises données donne de mauvais résultats. C'est ce qu'on appelle en bon français le garbage in, garbage out. Et encore pire, des données triées sélectivement peuvent orienter les conclusions. Pour être imputable, toute donnée servant à l'IA devrait être publique ou auditable. Ses résultats, sinon, n'ont aucune valeur. Quelle est donc votre politique de transparence concernant les données utilisées?

Chantal Rossi5:57:57

Monsieur Alexandre Teodoresco.

Alexandre Teodoresco5:57:59

Merci, Mathias. C'est vraiment une question que j'adore. Je n'ai pas souvent l'occasion d'en parler, souvent mes collègues ont toute la place, donc je très content d'ouvrir le bal ce soir pour pouvoir parler d'un sujet, et je suis content d'avoir un peu la scène pour pouvoir parler d'un sujet qui me passionne: la donnée, l'IA, l'innovation au service des besoins de nos citoyens. Pas plus tard que la semaine passée, avec notre mairesse, on a fait une annonce sur les 100 jours où on a annoncé plusieurs choses par rapport à l'IA, l'intelligence artificielle, le comité aviseur où on allait vraiment aller chercher à rassembler les meilleurs cerveaux qu'on a à Montréal, les entrepreneurs, les innovateurs, les scientifiques, et pour nous aider à vraiment voir d'où peut venir l'innovation. Et on voulait vraiment le cadrer pour le besoin des citoyens, parce que faire de l'IA pour l'IA, ça sert pas à grand-chose. Vraiment, ça change la vie des citoyens. Et on a fait deux choses. On a vraiment délimité dans la zone, OK, parce qu'il faut avoir une zone qui est pas trop grande pour pouvoir faire des tests rapides, échouer, apprendre rapidement de mes erreurs. Et il fallait définir une thématique prioritaire parce qu'on peut pas tout faire en même temps. Notre mairesse me dit souvent, à trop grande embrasse, tu peux pas vraiment faire une bonne étreinte. C'est à peu près ça, Madame la mairesse, je pense. Et donc on a voulu vraiment se focuser l'IA pour les chantiers. Et même les chantiers, c'est un problème très multidimensionnel, complexe. Qu'est-ce qu'on veut dire par des chantiers efficaces? C'est des chantiers rapides, des chantiers propres, des chantiers safe. Est-ce qu'on parle de mobilité? Mobilité de qui? Des autos, des piétons, des cyclistes, Bref, ça pour dire qu'on a la chance de pas partir de zéro pour ça. Est-ce que j'ai une limite?

Chantal Rossi5:59:31

Une minute.

Alexandre Teodoresco5:59:33

J'étais parti là. Alors oui, la donnée garbage in garbage out, je le dis tout le temps, on peut pas améliorer ce qu'on peut pas mesurer. On a la chance d'avoir 1207 de données dont 900 sont des données ouvertes que vous pouvez consulter maintenant et pour améliorer tout dans la transparence, tous les algorithmes qu'on pourra faire pour l'IA pour les chantiers. Puis j'ai hâte de vous voir pour aller après.

Chantal Rossi5:59:52

Merci. Est-ce que vous avez une autre question?

Citoyen·ne5:59:55

Ça répond pas mal bien à ma question, merci beaucoup, je suis content d'entendre ça.

Chantal Rossi5:59:59

Merci, bonne fin de soirée. Alors, j'invite madame Christiane Forget. Bonsoir, madame Forget.

Voix 4B6:00:21

Bonsoir. Je viens d'emménager sur la rue Atatakem. Même si je suis située en bas de la rue Saint-Antoine et que les coupures de trottoirs sont prévues en haut de la rue Sainte-Catherine, cela ne change rien. Nous utilisons régulièrement les trottoirs pour nous déplacer sur toute la rue. Couper les trottoirs pour ajouter du stationnement n'est pas un simple ajustement technique. C'est un choix qui réduit l'espace des piétons pour augmenter celui des voitures. Les trottoirs sont essentiels pour les personnes aînées, les enfants et les personnes en situation de handicap. Moins d'espace, c'est moins de sécurité et moins d'autonomie. Ma question est: est-ce que la Ville reconnaît que réduire les trottoirs compromet directement la sécurité et l'accessibilité universelle des citoyens les plus vulnérables.

Chantal Rossi6:01:23

Monsieur Alan Desousa.

Alan DeSousa ◌6:01:24

Oui, merci, merci madame Forger, merci pour votre intervention. Je sais que la rue Athéntécan a été conçue pour être capable de trouver le meilleur équilibre entre les diverses demandes pour l'utilisation des rues, tenir compte des besoins non seulement des piétons, mais aussi les cyclistes et aussi les commerçants. Donc, je vous avoue que c'est c'était un compromis, mais d'autre part, c'était fait avec le meilleur souhait de protéger la sécurité des gens. En ayant dit ça, je prends note de votre commentaire, et puis je pense que dans notre effort pour le futur, on va s'assurer que les trottoirs tels que conçus pourraient être le plus acceptable possible pour les piétons ou les gens comme vous qui utilisent le trottoir à la pleinesse.

Chantal Rossi6:02:10

Vous avez une deuxième question.

Voix 4B6:02:12

Si l'accessibilité universelle est réellement une priorité pour la Ville, pourquoi prioriser du stationnement plutôt que la sécurité des piétons sur la rue Atatakane?

Alan DeSousa ◌6:02:25

Je pense que, madame Forchette, comme vous avez dit tantôt, c'est un effort pour trouver le meilleur équilibre entre les divers besoins qui étaient là. Et on pense que dans le contexte actuel, avec les divers besoins, la rue, pour autant que ce n'est pas parfait, répondent et qu'ils sont capables de répondre aux besoins de chacun sans sacrifier nécessairement la sécurité.

Chantal Rossi6:02:54

Bonsoir, merci, madame Forget.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:02:56

Bonsoir.

Chantal Rossi6:03:14

Et on va inviter madame Amy Darwish.

Citoyen·ne6:03:26

Bonjour, je suis membre du comité d'action de Parc-Extension et également du conseil d'administration de la coopérative Monde-Uni. Je suis ici aujourd'hui pour poser une question concernant le terrain situé au 690-700 Jarry-Ouest. C'est un terrain qui a été acquis par la Ville de Montréal en novembre 2022 suite à une mobilisation populaire qui a duré pendant plusieurs années. C'est un terrain qui est dans le mur de la coopérative d'habitation Monde-Uni. Il existe déjà un plan de blocage pour le terrain. Il y a déjà eu un processus de planification communautaire. Le projet bénéficie de l'appui du quartier. C'est également un projet qui se déroule à Parc-Extension, un quartier qui est très durement touché par la crise du logement où les locataires vivent une énorme pression en raison des hausses de loyers, des évictions et la gentrification rapide du quartier. Par contre, nous avons appris avec inquiétude que la Ville de Montréal envisageait la possibilité de vendre 80 terrains et que c'est possible qu'une partie de ces terrains serait vendue au privé. Ma question est la suivante: est-ce que la Ville de Montréal est prête à s'engager pour que ces terrains soient cédés à la coopérative d'habitation Mondunie et non pas vendus au privé?

Chantal Rossi6:04:53

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌6:04:56

Oui, bonjour madame, merci beaucoup pour votre question. Merci de vous être déplacée ici ce soir. On a annoncé qu'on a fait l'analyse de l'ensemble des propriétés qui appartenaient à la Ville de Montréal parce que la Ville de Montréal possède énormément d'actifs, autant des terrains que des immeubles, et il y a des immeubles qui sont vides en ce moment, il y a des immeubles qui doivent être déconstruits, donc il y a une espèce de ménage qui doit être fait dans ce que la Ville possède en ce moment, et une première analyse nous a permis de trouver à peu près 80 terrains. Sur ces 80 terrains-là, il y en a qui ont des immeubles abandonnés qui doivent être déconstruits, et ces 80 terrains-là, on a annoncé qu'ils allaient être uniquement pour les OBNL en habitation. Donc je sais pas d'où provient cette information-là que ça pourrait être vendu aux organismes à des promoteurs publics, mais c'est vraiment des terrains qui sont pour les OBNL en habitation. Donc j'aimerais vous rassurer par rapport à ce terrain spécifique-là et votre coopérative d'habitation. Je vous invite à me contacter ou contacter le service d'habitation. C'est un peu le message qui est envoyé en ce moment à l'ensemble des OBNL. Il y a des terrains qui sont sur la table, le but c'est que ça développe le plus vite possible, puis on est là pour ça, pour vous accompagner là-dedans, fait qu'hésitez pas à me contacter. Merci.

Chantal Rossi6:06:16

Question complémentaire?

Citoyen·ne6:06:18

Juste, je crois que ça a déjà été, mais je voulais savoir si le service d'habitation était prêt, la Ville de Montréal serait prête à collaborer avec la coopérative d'habitation Monde-Uni afin d'assurer qu'un projet de logement social se concrétise sur ce terrain.

Caroline Braun ◌6:06:39

Comme il y a beaucoup de terrains, je voudrais pas commettre une erreur et vous dire si ce terrain-là est bien avancé avec la coop d'habitation. Je vous invite vraiment à me contacter, puis je pourrais vous mettre en communication avec le service de l'habitation. Comme je vous dis, moi mon but c'est que ça bouge puis que ça bouge vite. Donc si votre projet— ce qu'on veut pas non plus, c'est réserver des terrains pendant 5 ans puis qu'il y a rien qui se passe. Si le projet est sérieux et que le projet est bien entamé, on sera des alliés. Pour que ça bouge vite. Donc vraiment, n'hésitez pas à m'envoyer un courriel, on va regarder ça ensemble.

Citoyen·ne6:07:12

Merci beaucoup.

Caroline Braun ◌6:07:12

Merci à vous.

Chantal Rossi6:07:18

Monsieur Martin Lalonde. Bonsoir.

Citoyen·ne6:07:27

Bonsoir. Ma question est pour madame Caroline Brown. Bien qu'elle affecte tout le monde, la La crise du logement affecte d'une manière disproportionnée les personnes à mobilité réduite et les aînés qui, en plus d'avoir besoin de logements abordables, ont également besoin de logements performants en matière d'adaptabilité et d'accessibilité universelle. La Communauté métropolitaine de Montréal a adopté en novembre 2022 une première politique métropolitaine d'habitation. En cette période de vieillissement de la population, cette politique reconnaît l'urgence de favoriser une offre résidentielle diversifiée et adaptées aux besoins évolutifs des ménages. Pour y arriver, la politique prévoit que les nouvelles constructions doivent être réalisées selon les principes de l'accessibilité universelle. La conception et la construction de logements universellement accessibles facilitent l'adaptation— l'adaptabilité des nouvelles unités et diminuent les coûts que peuvent nécessiter les adaptations. L'adoption de mesures à cet effet permettrait donc de réduire la pression sur les services municipaux tel le programme d'adaptation de domicile et les coûts qui y sont associés. Donc ma question: êtes-vous ouverte à mettre en place un comité consultatif en accessibilité universelle aux services de l'habitation semblable à celui qui existe déjà aux services d'urbanisme et de mobilité, incluant des personnes en situation de handicap ou leurs représentantes, afin de s'assurer que l'accessibilité universelle soit bien intégrée dans les nouveaux projets résidentiels d'envergure?

Chantal Rossi6:08:50

Madame Caroline Brown.

Caroline Braun ◌6:08:57

Je vais la prendre très brièvement. Bonjour, merci d'être venue ce soir. Si jamais ma consœur Madame Black a quelque chose à ajouter, mais moi je suis toujours ouverte à des comités. Si vous voulez qu'on crée quelque chose ensemble pour regarder qu'est-ce qui peut être fait, la réponse est oui. Envoyez-moi un courriel puis on va faire quelque chose.

Gabrielle Rousseau-Bélanger6:09:13

Merci.

Chantal Rossi6:09:16

Question complémentaire, monsieur Lalonde.

Citoyen·ne6:09:18

Oui, ben en fait, l'objectif, c'est qu'on a participé dans les dernières années à des consultations publiques sur des projets, notamment au Couvent des Franciscains, qui se situe directement à côté de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Et dans le fond, on trouve que justement à cet endroit-là, ça aurait été vraiment bien qu'il y ait des logements adaptables, puisqu'il y a beaucoup de personnes à mobilité réduite qui doivent aller fréquemment à l'hôpital, puis c'est vraiment à côté. Mais on nous a répondu que le projet était trop avancé. Lorsqu'il y a eu les consultations publiques. Donc l'objectif d'avoir un tel comité, ça serait de pouvoir donner peut-être nos recommandations à l'avance pour bonifier les projets.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:09:57

Je comprends bien.

Caroline Braun ◌6:09:57

C'est effectivement mieux d'agir en amont qu'en aval, mais mon offre est là. Je pense que c'est une belle avenue à analyser pour les futurs projets.

Citoyen·ne6:10:09

Merci beaucoup.

Chantal Rossi6:10:14

Madame Scofield-Lamarche. Bonsoir.

Citoyen·ne6:10:24

Bonsoir.

Citoyen·ne6:10:28

Oui, donc mon nom c'est Éliane Scofield-Lamarche, je suis présidente du syndicat d'écoles Blancs, le SFP 429. Donc, on nous annonçait en campagne électorale l'abolition de 1000 postes. On nous a confirmé cette intention-là la semaine dernière. Jusqu'à maintenant, le syndicat des cols blancs n'a reçu aucun rationnel ou explication pour justifier ce chiffre de 1000 postes. Aussi, excusez-moi, aussi en réponse, donc en non-réponse à nos questions, l'administration est incapable de nous dire combien de postes que colle blanc vont être touchés par ces abolitions. Quand on a annoncé l'abolition de 1000 postes la semaine dernière, monsieur Pinard disait donc l'objectif, c'est pas d'en faire, ce n'est pas d'en faire plus avec moins, mais d'en faire mieux. Je cite, excusez, je voulais pas mal citer. Donc on aimerait savoir ce plan, donc les détails de ce plan, et nous indiquer clairement combien de postes colle blanc vont être touchés par cette vague d'abolition. Qui est loin d'être la première pour nous.

Chantal Rossi6:11:34

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌6:11:38

Merci, madame la présidente, de me donner l'occasion de préciser un peu. Ce qu'on a dit la semaine dernière, c'est que, tel qu'on l'a dit en campagne, il y aurait 1000 postes de moins à la fin de notre mandat de 4 ans. Alors, c'est un processus, n'est-ce pas, donc il y a des postes vacants actuellement, il y a des départs à la retraite également, mais ce qui accompagne l'ensemble de la démarche, c'est une révision de l'ensemble des activités de la Ville, service par service, direction par direction, direction générale adjointe par direction générale adjointe. Donc, l'idée n'est pas ici de mettre en doute la qualité du travail des employés, mais de s'assurer que tout ce qu'on fait à la Ville de Montréal est dans la mission de base de la Ville. Donc, l'importance qu'on a du service aux citoyens, de ramener le service aux citoyens encore plus près, faire en sorte qu'on est dans l'excellence lorsqu'on donne des services aux citoyens. Pour répondre à la question de la dame, madame la présidente, on n'a pas un chiffre miracle de cols blancs, de cols bleus, en fait les cols bleus sont exemptés, mais de professionnels, de scientifiques, tout ça. C'est pas comme ça qu'on regarde. On veut s'assurer qu'on est efficace comme organisation, on veut s'assurer qu'on est dans l'optimisation de l'ensemble des activités de la Ville, et c'est la raison pour laquelle, par respect du travail même des employés, mais également des activités de la Ville, qu'on va faire cette analyse-là service par service, comme j'expliquais tantôt, et on verra les résultats dans les prochains mois. Merci.

Citoyen·ne6:12:59

Merci.

Chantal Rossi6:13:00

Question complémentaire.

Citoyen·ne6:13:02

Oui, bonjour. Merci, madame la présidente. Donc, j'entends bien qu'on n'a pas de chiffre miracle. Par contre, on a répété ad nauseam 1000 postes, donc c'est ça le chiffre miracle. Donc, je comprends qu'il y aura une analyse après avoir annoncé le nombre de postes, mais j'aimerais savoir comment est-ce qu'on peut s'assurer en ayant déjà établi ces 1000 postes, que comme on l'a promis et comme on nous l'a promis, la ligne de proximité des citoyens n'allait pas être affectée, donc le service de proximité aux citoyens?

Chantal Rossi6:13:31

Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌6:13:33

Écoutez, c'est une promesse de campagne. Dans l'exercice d'optimisation que nous faisons, madame la présidente, on veut s'assurer aussi de voir quel genre de service peut être donné aux arrondissements dans le but de rapprocher les services à la population. Donc, on s'est engagé à faire ça justement. C'est important pour nous qu'on le fasse. Il y a eu énormément d'embauches dans les 8 dernières années qui n'ont pas nécessairement, on pourra en débattre, amélioré le service aux Montréalais. Donc nous, on est dans une autre approche, on est dans une approche où actuellement, au niveau des finances, le cadre financier de la Ville n'est pas serré, il est très, très serré. C'est une démarche responsable, de rigueur de gestion des finances publiques qui nous amène à faire cet exercice. Vous savez, les finances de la Ville, on s'en va dans un mur, littéralement. Les maires d'arrondissements, mairesses d'arrondissements qui sont ici des deux côtés de la Chambre vous confirmeraient à peu près la même chose. On commence l'année et c'est comme un agriculteur qui en janvier mangerait ses semences pour se nourrir et donc ne pourrait pas planter et se mettrait encore plus dans le trouble pour l'automne. C'est exactement ce qu'on vit à la Ville de Montréal. Il n'y a pas de marge de manœuvre, on doit dégager de la marge de manœuvre, et cette marge de manœuvre-là, c'est de revenir aux métiers de base de la Ville et s'assurer qu'on fait le travail pour les citoyens, qui sont la raison pour laquelle nous sommes tous et toutes ici dans cette salle. Merci.

Chantal Rossi6:14:56

Merci. Monsieur Éric Michaud. Bonsoir, monsieur Michaud.

Voix 4P6:15:13

Bonsoir, madame la mairesse, mesdames, messieurs les conseillers. Ma question va porter sur le site de la brasserie Molson. Le PPU des Faubourgs a autorisé un changement d'usage ainsi que des densités et hauteurs très élevées sur le site de la brasserie Molson, en contrepartie de quoi le promoteur s'engageait à inclure 20% de logements sociaux sur le site. Or, aucune entente d'inclusion de logements sociaux entre la Ville et le promoteur n'a encore été signée jusqu'à maintenant. Étant donné que vous comptez abroger le règlement pour une métropole mixte, prochainement. Par quel mécanisme comptez-vous garantir à la population du Centre-Sud que les 20% de logements sociaux promis sur ce site seront bel et bien réalisés?

Chantal Rossi6:16:10

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌6:16:12

Bonjour, monsieur Michaud. Je vous remercie pour la question et de vous être déplacé également. Le site Monsoon est un grand site quand même et le service de l'habitation est en train de regarder justement justement ce site-là pour pas qu'on n'ait pas accès justement aux 20% de logement social. Ce qu'on propose dans la modification du RMM, c'est que tous les projets de plus de 18 000 mètres soient encore soumis à des obligations, dont est inclus le 20% de logement hors marché, dont il y a du logement social également dans cette catégorie-là. Donc on est très sensible à ça, j'entends vos préoccupations et on a les mêmes également, puis on est en train de tout mettre sur la table pour justement qu'il y ait le meilleur projet possible pour le secteur Moseley.

Chantal Rossi6:17:00

Merci. Question complémentaire, monsieur Michaud.

Voix 4P6:17:03

Vous nous dites qu'avec la nouvelle version, c'est plus 20% de logements sociaux qui vont être garantis, mais 20% de logements hors marché, et quelle part va occuper le logement social à ce moment-là dans ce pourcentage-là?

Caroline Braun ◌6:17:18

Ce que je vous dis, c'est qu'il y a un petit peu plus de flexibilité dans le sens que si jamais il y avait une impossibilité d'avoir du logement social via du financement, par exemple, on pourrait permettre des coopératives d'habitation, par exemple. Donc, avec la proposition qui est sur la table aujourd'hui, on ouvre le 20% à quelque chose d'un peu plus flexible tout en maintenant le 20% famille. Au lieu d'exiger uniquement, par exemple, du 20% social, on requiert 20% de logements hors marché. Ça veut dire que si on veut faire du logement social et qu'on a le financement, go, on fait du logement social avec du financement. Si on est devant un promoteur qui est, ou un projet, puis on n'est pas capable d'avoir du logement social parce qu'on n'a pas de financement, parce que le logement social ça se finance souvent avec d'autres paliers de gouvernement, mais on a le choix, on peut attendre, ou sinon on peut par exemple faire une coopérative d'habitation qui a son financement financement, on peut faire, c'est juste d'essayer d'avoir un petit peu plus de flexibilité, toujours en visant du 20% hors marché.

Gabrielle Rousseau-Bélanger6:18:23

Merci.

Voix 4Q6:18:24

Merci à vous.

Chantal Rossi6:18:30

Madame Déborah Fogel.

Citoyen·ne6:18:43

Yep, good evening.

Chantal Rossi6:18:44

Good evening.

Citoyen·ne6:18:45

I'm a board member of social housing in NDG. The provincial government at the end of last year passed Bill 104, which from what I understand allows municipalities to alter the method of calculating property taxes of social and not-for-profit housing. Is the city of Montreal planning on making the change this this change, and if so, when would it take effect? Because they certainly use the money.

Caroline Braun ◌6:19:19

I'm very sorry I didn't understand the question. Would it be possible to repeat please?

Citoyen·ne6:19:24

Traduire en français. Ça concerne la loi 104 qui était passée par le gouvernement. Gouvernement québécoise en fin de l'année passée. Ça, d'après ce que moi je comprends, ça change la méthode de calculation des taxes municipales pour les logements sociaux et les logements à but non lucratif. Est-ce que la Ville de Montréal va changer le montant de taxes qu'ils vont prendre de groupes comme le mien? Les groupes sociaux ou et quand est-ce que ça va passer?

Caroline Braun ◌6:20:02

Vous voulez savoir si on va adapter nos taxes en fonction de ce projet de loi-là, c'est ça?

Citoyen·ne6:20:07

En tout cas, non, la loi a été passée en novembre, je pense. Alors c'est déjà une loi. Et les municipalités ont le choix de changer leur méthode de calculer les taxes.

Caroline Braun ◌6:20:21

I'm gonna have to get back to you. Email, if you allow me.

Citoyen·ne6:20:25

Thank you. I will appreciate that, Noël.

Caroline Braun ◌6:20:27

I don't have the answer right now. I wish I would, but I don't. If you leave, if you leave your email address.

Citoyen·ne6:20:34

Yeah, they actually have my email address.

Caroline Braun ◌6:20:35

Okay, I will make sure to get an answer to you. Thank you very much. Thank you. Thank you. Have a good night.

Chantal Rossi6:20:46

Monsieur Simon Carpentier.

Citoyen·ne6:20:56

Bonjour, ma question est concernant des vignettes de stationnement universel pour les travailleurs de soutien à domicile. Elle est pour originellement Soraya Martinez Ferrada, mais si quelqu'un d'autre dans l'administration est à mieux de répondre, allez-y. Lors de la dernière campagne électorale, Ensemble Montréal et Projet Montréal ont tous les deux pris des engagements en vue de distribuer des vignettes de stationnement universel. Soit aux personnes donnant des soins ou du soutien à domicile pour Ensemble Montréal, ou aux personnes en situation de handicap elles-mêmes pour Projet Montréal. Considérant que les travailleuses et travailleurs donnant des soins à domicile ont un temps très limité pour exercer leurs tâches, il devient extrêmement difficile pour eux de trouver du stationnement parfois, et ils doivent passer une grosse partie de ce temps à trouver d'autres options. Le transport en commun n'est souvent pas une option pour eux puisqu'ils doivent transporter de l'équipement médical. De telles vignettes universelles existent déjà pour l'autopartage. Il n'est donc pas difficile d'imaginer que nous pourrions créer la même chose pour ces travailleurs. Puisque c'était un engagement d'Ensemble Montréal et qu'après que nous ayons posé la question à Projet Montréal, ils étaient eux aussi également d'accord, à quand pouvons-nous espérer avoir ces vignettes?

Chantal Rossi6:22:07

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌6:22:09

Merci, merci pour La question et la suggestion, on est très conscients de la difficulté que les travailleurs et travailleuses en santé qui offrent service à notre communauté pourraient avoir pour trouver le stationnement. On a pris cet engagement, on est en train de regarder comment ça pourrait être appliqué, mais vous avez complètement raison que ça, un des modèles qui pourrait se faire est utilisant le même genre de méthodologie pour des autos en libre-service. Donc, on est en train de jeter un coup d'œil de comment est la meilleure façon de mettre ça en application et c'est notre intention de venir avec des réponses le plus rapidement possible, mais on vise le court terme.

Chantal Rossi6:22:56

Question complémentaire.

Citoyen·ne6:22:58

Est-ce que vous avez en tête quoi que ce soit comme estimation d'un échéancier ou est-ce que vous pouvez nous dire où en est le projet ou est-ce que c'est simplement pas commencé du tout?

Chantal Rossi6:23:08

Encore.

Alan DeSousa ◌6:23:10

C'est un des dossiers pour lequel j'ai la responsabilité, donc dans une des rencontres que j'ai eues avec les services centraux, j'avais lancé ça. Il y avait beaucoup d'autres choses qui sont venues sur la table depuis, mais mes services m'informent qu'ils sont en train d'analyser, préparer, et on devrait avoir une réponse d'eux le plus rapidement possible. Par la suite, il faut qu'on détermine par quels moyens on chemine le dossier pour une décision du conseil. Donc, c'était quelque chose qui a déjà été en mode d'exploration, mais je n'ai pas de réponse aujourd'hui pour vous, mais c'est quelque chose qui s'en vient.

Chantal Rossi6:23:54

Bonne fin de soirée. Monsieur Daniel Gonzalez Acosta.

Voix 4P6:24:05

Bonjour, bonjour.

Chantal Rossi6:24:06

Bonsoir.

Citoyen·ne6:24:08

Ça va être en anglais. Donc, I direct this question to Arif Salam. Mr. Salam, the administration has framed the new Contrôle de titres brigade as a revenue protection measure. However, based on publicly discussed estimates, the 15-person unit is projected to cost the STM over one point. $1.37 million annually, while fine revenues are reported to be substantially lower at an estimated $900,000. Meanwhile, the ARTM's own Concerto project aims to launch open-loop payments this year. This means Apple Pay, debit tap, and similar. Global data from cities like London and New York proves that removing payment friction via open-loop systems increases revenue and reduces evasion far more effectively than policing. So why is this administration spending $1.37 million on a punitive money-losing brigade when that same money could be used to accelerate the open-loop rollout and hire station ambassadors? Ambassadors provide the safety and fairness you claim to want while actually helping Montrealers instead of fining them during a cost of living crisis.

Chantal Rossi6:25:09

Thank you, Mr.

Aref Salem6:25:13

Gonzalez, for the questions. You know, let us do some mathematics. When we do studies like, you know, before doing any intervention. We calculate we have 90,000 people inspection that was done. We had close to 1,500 people that was fined. That makes 16% of the population they're not paying. Can you imagine with 16% on the income of the STM, which is like $540 million coming from users? We have 2 choices: either we're gonna save money or we're gonna put extra money in in, in an account. Knowing the situation, the financial situation of the STM, well, we know that if we have 16% of the population, they're not paying. I guess, like, you know, besides being fair, because like it's fairness to pay, so we have to collect all the money due to the STM, and that's why we put in place these, uh, these agents. Thank you.

Chantal Rossi6:26:12

Second question.

Citoyen·ne6:26:14

As an avid Metro user myself, I very care about the STM and I care about the Metro system. I think it's a very vital part of the Metro and Montreal as a whole. So I feel like the focus towards increasing revenue should be done at a longer time— what do I call it— longer focus rather than a short-term one, meaning that policing budgets right now, looking at How much money is already being spent? While these numbers that you mentioned earlier are around 16%, which are admittedly large, they're very short-sighted. They're not looking towards, say, 15 years from now, say 10 years from now. Well, how's that going to look like? So I guess all I'm trying to say is I would like to see some more concrete results on the longer term instead of just right now.

Chantal Rossi6:27:03

Monsieur Salem.

Aref Salem6:27:08

You said it, like, you know, it's very important, like, I mean, the financial— the financing of the public transportation, it's very essential in the city. And knowing the financial situation of the city, of the government of Quebec, we— I mean, we don't have a choice but to go and try to find the money any place we can do. And that's why This is one issue, like, you know, we put in place, but we're working with the government of Quebec and the government and federal government to have this agreement, knowing that there is a lot of money on the table with the federal government. So we would like at least to have an agreement between both the governments so they can at least— we can have some of this money in Montreal with the STM.

Citoyen·ne6:27:54

Thank you. Thank you very much.

Chantal Rossi6:27:56

Thank you. Monsieur Edgar Poulin.

Citoyen·ne6:28:11

Merci. Bonsoir. Donc, dans le cadre du règlement pour une métropole mixte, la Ville de Montréal a acquis un terrain dans le grand projet immobilier des développeurs Maître Carré et TGTA. Il s'agit d'une portion de terrain située sur le site de l'ancien hôpital Grace Dart, qui est situé au coin de Duquesne et Sherbrooke Est, soit juste en face du métro Cadillac. Je suis dans le noyau fondateur de la coopérative d'habitation Espoir de l'Est, qui est formée de 15 locataires engagés qui, après plusieurs mobilisations, revers et volte-face, se sont finalement vus octroyer la réservation dudit terrain pour la réalisation d'un projet de coopérative d'habitation de 75 logements. En effet, nous disposons— pardonnez-moi, nous disposons d'une confirmation signée du directeur du développement résidentiel, Martin Allain, daté du 6 novembre 2024 accordant une réservation d'une durée de 24 mois conditionnelle à la confirmation d'un montage financier. Or, afin d'être compétitif dans l'écosystème de financement et de confirmer un montage financier viable, le projet doit atteindre un certain niveau de finance— d'avancement. Nous avons déposé plusieurs demandes de financement, mais certaines pièces justificatives nous manquent. Celles-ci sont issues des travaux de vérification diligente et sont nécessaires pour que le dossier soit jugé complet. Complet par les analystes financiers. Les documents requis sont nombreux et malheureusement souvent coûteux. Le coût de ces travaux se chiffre entre 50 000$ et 60 000$, sans compter les honoraires des professionnels, soit les architectes et ingénieurs, qui sont parfois nécessaires pour obtenir ces pièces justificatives. Nous avons un terrain, nous avons un GRT qui est bâti sur son quartier, nous avons des esquisses architecturales de Rayside Labossière.

Chantal Rossi6:29:47

La question, s'il vous plaît.

Citoyen·ne6:29:49

Oui, il me reste une phrase. Il manque ces fonds, mais il manque des fonds de démarrage nous permettant d'atteindre un niveau d'avancement compétitif. Ma question est la suivante: que peut faire la Ville de Montréal pour aider le noyau fondateur de la coopérative à confirmer son montage financier dans les courts délais octroyés et ainsi permettre à 75 ménages de l'Est de se loger décemment à un prix raisonnable? Merci.

Chantal Rossi6:30:14

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌6:30:16

Oui, bonjour, merci beaucoup de vous être déplacé. Il y a deux aspects peut-être dans votre question pour lesquels je peux fournir des réponses. La première, c'est qu'il y a un fonds qu'on a annoncé pour le prédéveloppement qui va être en branle dans les prochains, dans les prochains, les prochaines semaines, les prochaines journées. C'est quelque chose sur lequel vous pourriez peut-être appliquer si vous avez besoin de fonds de prédémarrage. Le deuxième aspect, c'est, j'en parlais un petit peu plus tôt, c'est que réserver un terrain pour s'assurer que les OBNL soient vraiment sérieuses dans leur démarche et que les terrains soient vraiment utiles, pour pas que des terrains soient réservés et qu'il y ait rien qui se passe. La Ville exige effectivement un petit peu de, pas de sérieux là, parce que je pense pas que vous êtes pas sérieux, mais plutôt d'un financement bien, bien officialisé. Donc, c'est un peu, c'est un peu la situation dans laquelle vous vous trouvez, je pense. Est-ce que vous êtes déjà en communication avec le service de l'habitation?

Citoyen·ne6:31:15

J'assume que oui. Aussi, c'est pas une, c'est pas un OBNL, c'est une coopérative d'habitation, donc c'est une section à part.

Caroline Braun ◌6:31:21

Parfait, coopérative d'habitation, donc ce sont les mêmes règles qui s'appliquent pour vous, mais encore une fois, si vous souhaitez, si vous voulez que je me mette la tête dans le dossier, si vous souhaitez que je vous apporte un appui, communiquez avec moi par courriel. Puis on va peut-être essayer de trouver une solution ensemble pour vous aider puis vous sécuriser dans ce projet-là qui, je comprends, est bien avancé. Donc le but, c'est que les projets avancent. Donc on veut être des alliés de ce genre de projet-là.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:31:47

D'accord, merci beaucoup.

Caroline Braun ◌6:31:48

Merci.

Chantal Rossi6:31:50

Merci beaucoup. Madame Dominique Boulanger.

Citoyen·ne6:32:09

Bonsoir à vous tous. Je suis ici pour répondre, dans le fond, le mois passé, qu'est-ce qu'on m'a mentionné, et puis j'ai pas eu le temps de les— tout de suite, donc je vais le faire aujourd'hui. Depuis le début, je ne conteste pas seulement une décision, je conteste un processus. Mon chien avait été catégorisé comme non dangereux par le SPVM, ne nécessitant aucun suivi. Une entente existait entre moi et le SPVM. Excusez. Pourtant, il a été saisi sans rapport de saisie, sans preuve complète, sans transparence. Avant même qu'une décision finale ne soit rendue, mon chien était déjà en adoption sans m'en dire un seul mot. Comment peut-on parler de processus équitable lorsque l'issue semble déterminée d'avance? On m'a ensuite répondu que le dossier était judiciarisé, mais comment un citoyen peut-il se défendre si les documents essentiels ne lui sont jamais remis? L'ombudsman, censé être impartial, n'a soulevé aucune irrégularité signalée. Au lieu de protéger le citoyen contre une décision arbitraire, son intervention a renforcé la position à l'administration Et aujourd'hui, je vous pose des questions précises. On me répond par des phrases rassurantes plutôt que par des explications juridiques. Une démocratie ne se mesure pas au nombre d'élections. Elle se mesure à la capacité d'une institution de répondre clairement à ses citoyens. Ma question est: un chien saisi peut être valide, non, un chien saisi peut être valide en l'absence de rapport officiel remis au propriétaire alors une entente de danger, en tant qu'une entente et non dangerosité de l'animal était en vigueur, oui ou non? Est-ce qu'une saisie peut être valide?

Chantal Rossi6:34:12

La question est posée, madame Boulanger. Monsieur Miranda.

Voix 4Q6:34:16

Madame Boulanger, comme je vous ai dit la semaine dernière, le mois dernier, votre dossier, c'est un dossier qui traite, il y a plusieurs années en arrière. J'ai fait ressortir votre dossier. Je ne peux pas revenir sur ce qui s'est fait dans le passé. Si vous trouvez que vous avez été lésée d'une façon quelconque et qu'on vous donne pas satisfaction, je vous suggère de vous adresser à l'Ombudsman.

Citoyen·ne6:34:39

Merci.

Citoyen·ne6:34:42

Je crois que vous avez pas compris qu'est-ce que j'ai dit à propos de l'embossment. Un, oui, deux ans et demi. Pourquoi c'est si long? Parce que ça m'a pris deux ans et demi jusqu'on m'a dit, qu'on m'annonce que mon chien était en adoption et qu'on m'a laissé pendant tout ce temps de l'espoir de récupérer mon chien. Donc, s'il vous plaît, je souhaite souligner le choc et la souffrance psychologique qui a causé par cette saisie que vous semblez banaliser. Salvador est né dans mes mains et représente un lien spirituel et affectif unique. La séparation brutale imposée par la Ville a provoqué chez lui de l'anxiété, du stress et une grande tristesse. Elle a créé un traumatisme profond et un choc pour moi, son propriétaire légal. Pendant des années, j'ai pris soin de mes chiens. Je les ai entraînés pendant 3 ans en tant que chiens cynophiles. J'ai fondé une fondation, j'ai fondé une compagnie avec mes chiens. On l'a tout bâti ensemble cette situation.

Chantal Rossi6:35:36

La deuxième question, s'il vous plaît, madame Boulanger.

Citoyen·ne6:35:39

La Ville, elle m'a forcée à abandonner mes chiens, imposant contrairement à la loi du gouvernement fédéral et provincial.

Chantal Rossi6:35:44

La deuxième question, s'il vous plaît, madame Boulanger. Vous le savez, vous venez ici à tous les mois. C'est 1 minute 30 et la deuxième, c'est 1 minute.

Citoyen·ne6:35:51

Laissez-moi le point de terminer parce que c'est vraiment pas poli non plus, tu sais. Bon, ma question est Pouvez-vous admettre que la Ville a agi de manière fautive, procédant à une saisie arbitraire sans documents, causant un préjudice psychologique à mes chiens et à moi-même, malgré l'absence de dangerosité reconnue? Oui ou non?

Chantal Rossi6:36:14

S'il vous plaît, monsieur Miranda.

Voix 4Q6:36:17

Madame Boulanger, je sympathise avec vous, comme je vous ai dit.

Citoyen·ne6:36:21

Oui ou non?

Voix 4Q6:36:23

Je peux rien faire actuellement. Merci.

Chantal Rossi6:36:27

Bonne fin de soirée. Merci.

Citoyen·ne6:36:29

Mais c'est triste parce que je pensais que c'était—

Chantal Rossi6:36:31

Madame Boulanger, vous avez eu vos deux questions. Bonne fin de soirée, madame. Merci. Monsieur Jean-François Rouleau.

Voix 4P6:36:48

Bonsoir tout le monde. Je me présente, je m'appelle Jean-François Rouleau. Je suis représentant syndical pour le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal pour l'École Blanche. J'ai une question à vous poser. Je vais avec le préambule. Alors que votre administration se targue, à juste titre, d'investir massivement dans l'itinérance et le logement, est-elle consciente qu'avec l'augmentation vertigineuse du coût de la vie au cours des dernières années, les questions d'itinérance et de logement touchent de plus en plus directement l'École Blanc, soit l'accréditation la moins bien rémunérée à la Ville de Montréal, et de surcroît à majorité féminine?

Chantal Rossi6:37:36

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌6:37:38

Le—

Voix 4C6:37:41

je—

Claude Pinard ◌6:37:41

comment dirais-je? Je ne sais pas quoi répondre à votre Affirmation, on ne m'a pas rapporté de col blanc qui est en situation d'itinérance. Ce que je vous dis par contre, c'est que nous sommes dans un processus actuellement qui est guidé par la rigueur financière, la responsabilité que nous avons en termes de fiduciaires des fonds que les Montréalais nous confient pour faire fonctionner la Ville et que nous sommes dans un moment difficile. Difficile pour la Ville, difficile pour les employés, difficile pour les résidents. On assiste à une espèce de défritement des services ou de la qualité des services. On a assisté à ça dans les dernières années. On est dans une situation où la Ville n'a pas tant de possibilités de diversifier ses revenus. On doit regarder les dépenses. Il y a eu énormément de dépenses effectuées dans les 8 dernières années. La dette a augmenté d'un milliard. On doit gérer ça, on doit s'assurer qu'on fait ça de façon responsable et rigoureuse. Et c'est ce que je promets aux Montréalais et Montréalaises, on va continuer à faire ça de façon rigoureuse et responsable. Merci.

Chantal Rossi6:38:56

Deuxième question, monsieur Rouleau.

Voix 4Q6:38:58

Oui.

Voix 4P6:38:59

La Ville parle de se redonner les moyens de rêver et de reprendre de la marge de manœuvre. Est-elle consciente qu'un nombre grandissant de cols blancs qui assurent le bon fonctionnement de la Ville et de ses services de proximité n'ont plus de marge de manœuvre et n'ont plus les moyens de rêver?

Julie-Pascale Provost6:39:18

Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌6:39:19

Ben, écoutez, vous, je pense que comme tous et toutes ont été touchés par les dépenses d'inflation, c'est clair, la Ville au premier chef, dans l'ensemble de des différentes conventions collectives, dans l'ensemble également de ses dépenses d'opérations. On a vu ses dépenses d'opérations augmenter de façon très importante dans les dernières années. Vous savez, votre question, je la prends, la convention collective des Blancs est échue depuis 1 an et 15 mois. Moi, j'aurais, en fait, depuis 14 mois, 1 an et 2 mois, pardon. Moi, j'aurais aimé ça peut-être entendre l'ancienne administration, à savoir pourquoi ils n'avaient pas reçu ces questions-là de vous. Alors, c'est moi qui réponds à ces questions-là, alors qu'une administration responsable aurait négocié de bonne foi avant la fin des conventions dans le but d'arriver à une entente avec ses employés, et ça, ça aurait démontré le respect. Alors nous, on est l'administration qui a 7 conventions collectives à négocier. 7, pas une, pas deux, pas trois, pas quatre, 7, dont celle de l'École Blanche, à un moment où les finances sont extrêmement serrées et nous n'avons pas le choix d'agir de façon responsable et rigoureuse. Merci.

Chantal Rossi6:40:38

Merci, monsieur Rouleau, c'est 2 questions.

Voix 4P6:40:40

Merci.

Chantal Rossi6:40:41

Merci, bonne fin de soirée. Madame Isabelle Beaudoin. Bonsoir.

Citoyen·ne6:40:57

Bonsoir.

Citoyen·ne6:40:58

Bonsoir, madame la présidente. Isabelle Beaudoin, vice-présidente au Syndicat des écoles blanches de la Ville de Montréal, le plus gros syndicat municipal au Québec. La Ville nous dit que l'abolition annoncée des 1000 postes est nécessaire pour effectuer des économies. Elle parle même de retour à l'essentiel. 16 millions d'économies cette année sur un budget de près de 8 milliards. On tombe dans le discours classique d'une administration qui voit les travailleurs et travailleuses comme une simple dépense dans un fichier Excel plutôt que de membres à part entière d'un grand écosystème qui donne des services de proximité. Pendant que l'administration voit les cols blancs comme des numéros dans un fichier comptable, plusieurs de nos membres souffrent d'épuisement professionnel alors qu'année après année, on leur demande de toujours en faire plus avec moins. Nos équipes de travail sont épuisées et vivent dans une insécurité grandissante. En même temps, on circule des communications dans lesquelles on nous dit que la surcharge de travail est une priorité organisationnelle. Pour le directeur général. Ma question: à l'aube des négociations de la convention collective des cols blancs, comment l'administration compte-t-elle rétablir le lien de confiance avec ses employés lorsqu'elle véhicule des messages aussi contradictoires?

Chantal Rossi6:42:36

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌6:42:38

Alors, madame la présidente, je le mentionnais tantôt dans ma réponse, la première chose qu'on va faire, c'est un, discuter avec nos employés, s'assurer qu'on est en bonne négociation. On aime que les conversations se fassent autour de la table de négociation de façon respectueuse. On va débuter bientôt les négociations avec l'École Blanche, dont la convention est terminée depuis 14 mois. Donc, c'est important aussi de mentionner que l'approche que nous avons est de regarder l'ensemble des activités de la Ville. Donc, c'est pas, encore là je répète, on n'essaie pas de voir si Ginette est assise sur la bonne chaise, on veut voir si la chaise sur laquelle Ginette est assise, on en a besoin à la Ville de Montréal. Donc, on en a besoin en termes des activités de base, l'essentiel. S'il y a de l'épuisement professionnel, c'est peut-être lié c'est peut-être dû à l'organisation du travail. S'il y a de l'épuisement professionnel, c'est peut-être parce qu'on fait beaucoup de choses en même temps tout le temps. Donc, quand on parle d'optimisation, c'est justement pour regarder ce genre de situation-là. C'est ce qu'on veut faire en regardant l'optimisation tout en s'assurant que nous dépensons l'argent des Montréalais et Montréalaises de façon responsable et rigoureuse. Je suis un peu, j'ai l'impression d'être un peu perroquet ce soir, mais on doit absolument marteler ce message-là parce que ce dont nous avons hérité, ce sont des finances extrêmement serrées et on entend les gérer de façon rigoureuse.

Voix 4P6:44:07

Merci.

Chantal Rossi6:44:09

Deuxième question.

Julie-Pascale Provost6:44:10

Merci, c'est tout.

Chantal Rossi6:44:13

Bonne soirée. Bonne fin de soirée. Madame Kanzi, c'est au fond.

Citoyen·ne6:44:25

Oui, bonsoir. Moi, c'est intéressant, Hippodrome Bleu Bonnet. Depuis plus de 35 ans, les résidents de Côte-des-Neiges se mobilisent pour le logement, du logement social à l'ancien Hippodrome Bleu Bonnet. Vous le savez, traverse une terrible crise de logement et on a de très grands besoins en logement dans le quartier. Pour y répondre, on a besoin de beaucoup de logements sociaux et on en a besoin rapidement. On est content qu'il y ait enfin du financement de la Ville de Montréal et du gouvernement fédéral pour le développement de redéveloppement des infrastructures sur le site de l'hippodrome. On a hâte que les travaux commencent et surtout on a hâte de voir enfin la construction de logements qui permettront de répondre aux besoins de nombreuses familles qui ont un faible revenu de Côte-des-Neiges. Et ma question, que qu'est-ce que la Ville va faire pour accélérer le développement des logements sociaux à l'hippodrome. Est-ce que vous soutenez la vision de la communauté qui inclut un minimum de 64% d'unités de logement social construit sur le site?

Chantal Rossi6:46:03

Madame Caroline Brown. Oh, je m'excuse, Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌6:46:09

Alors, il n'y a pas de doute que c'est un dossier que je connais bien, ayant débuté moi-même la mobilisation de la société civile derrière ce terrain vague sur lequel il ne se passait absolument rien. Vous devez savoir que l'objectif des gens qui sont impliqués dans la société Gallo, c'est 10 000 portes, donc 10 000 logements, la moitié abordables, la moitié des logements sociaux, et avec une typologie différente de ce qu'on retrouve à Montréal, c'est-à-dire donc ayant des des 5,5, 6,5, 7,5, 8,5 pour pouvoir répondre aux besoins de la communauté, particulièrement dans Côte-des-Neiges où il y a beaucoup de grandes familles, beaucoup également de familles immigrantes qui habitent ensemble. Donc, il y a vraiment une véritable volonté de la part de la Société Galop, naturellement appuyée par la Ville de Montréal, d'avoir une typologie différente en termes de logements, mais également d'avoir une belle mixité avec des des logements sociaux, des logements abordables, avec des beaux parcs super bien aménagés. Et c'est important de mentionner que ici, encore une fois je me répète, mais cette mobilisation-là n'est pas venue de la Ville de Montréal, elle est véritablement venue de la société civile qui a amené l'ensemble des paliers de gouvernement, incluant le niveau municipal, à travailler ensemble dans le but d'arriver avec cette vision-là de pouvoir éventuellement créer littéralement une petite ville dans Montréal, une petite ville qui sera naturellement connectée sur le réseau de métro, qui sera également très bien située, mais qui surtout permettra à une trentaine de mille, à terme, de personnes de pouvoir se loger.

Chantal Rossi6:47:40

Deuxième question.

Citoyen·ne6:47:43

Oui, on aimerait savoir, c'est, est-ce que ça va développer rapidement sur ce site parce qu'on a de très grands besoins.

Chantal Rossi6:47:52

Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌6:47:54

Oui, je vous dirais que la société Gallo ainsi que la Ville de Montréal, les différents paliers de gouvernement, sont en discussion pour les premières unités. Il y a eu une annonce qui a été faite l'an dernier sur une entente par rapport aux infrastructures. Donc, la Ville de Montréal a travaillé un nouveau modèle d'intervention pour les grands projets stratégiques dont font partie les poudrons. J'ai pas de date à vous donner aujourd'hui, mais ça s'en vient très rapidement. Je vous remercie.

Citoyen·ne6:48:23

Merci.

Chantal Rossi6:48:24

Merci beaucoup. Alors, la personne qui avait la question numéro 15 a quitté. Alors, je demande à monsieur Nourédine Merzoug de venir poser sa question.

Voix 4Q6:48:42

Bonsoir.

Chantal Rossi6:48:43

Bonsoir.

Voix 4Q6:48:44

Je suis membre fondateur comme mon prédécesseur qui a passé, monsieur Edgar, Je suppose qu'il vous a fait une présentation de notre projet, un projet qui est déjà très en avance, nous avons un GRT qui travaille fort avec nous, c'est juste, je vais juste rajouter que dans notre projet à nous, il y a 24% des 75 unités inscrites dans le projet est destiné à l'adaptable. Adaptable est très favorable parce que l'assise, le terrain est juste à côté du métro Cadillac, et ce qui, d'où l'importance et puis le mouvement de tous les 15 membres fondateurs. Je vais pas être long. Nous attendons un financement pour aller démarrer notre projet. Tout est en avance. Et puis aussi, nous avons un souci concernant la réservation de terrain. On n'aimerait pas aller on aurait toujours gardé ce terrain en vue de réaliser notre projet. Nous étions 2 à présenter notre projet, enfin notre préoccupation aujourd'hui. Il y avait une monoparentale qui était parmi nous, mais par contrainte de temps, parce qu'elle devait récupérer ses enfants, elle a abandonné sa question. C'est juste pour montrer notre détermination, et puis Nous étions aujourd'hui plus que ça, mais la chance a fait de nos 3 tirages parmi les autres. Donc, notre question, c'est autour, est-ce que la Ville va nous autoriser encore la prolongation de la confirmation du terrain en question?

Chantal Rossi6:50:29

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌6:50:32

Merci de vous être déplacée, bravo pour votre détermination. Vous avez été chanceux ce soir d'avoir été pigés les 3. Je l'ai expliqué tout à l'heure à votre compagnon ou l'autre personne qui vous a accompagné dans ce projet-là. C'est un dossier particulier quand même. Moi, je vous invite, on peut se faire une rencontre avec vos 3 partenaires si vous voulez, on va le regarder ensemble, on va travailler sur le dossier. Quand il y a plusieurs groupes, là je comprends qu'il y a plusieurs groupes sur le même terrain, c'est peut-être un petit peu l'enjeu qu'on essaie de régler en ce moment, c'est de pas réserver un terrain pour que finalement il y a rien qui se passe pendant des années. C'est un petit peu pour ça que la Ville exige que les dossiers soient prêts financièrement avant qu'il y ait vraiment une lettre de réservation. Mais contactez-moi, on va se trouver un moment, on va regarder ça dans les prochains jours, puis on va essayer de voir qu'est-ce que je peux faire pour vous aider.

Chantal Rossi6:51:24

Est-ce que vous avez une deuxième question?

Voix 4Q6:51:26

Non, plus de questions.

Chantal Rossi6:51:28

Bonne fin de soirée.

Voix 4Q6:51:29

Merci.

Chantal Rossi6:51:32

Madame Sylvie Lalonde.

Citoyen·ne6:51:41

Bonjour, moi je suis membre de 3 comités logement. Ce soir, je suis pour le comité logement Ville-Marie parce que je suis maintenant domiciliée dans le Centre-Sud. Alors, c'est une question de fiscalité par parce que je pense que tout le monde parle d'argent, mais personne n'a la volonté d'aller en chercher, selon moi. Alors ça, c'est une question qui a été prédéterminée par comité pour des questions en tant que telles. Considérant que le gouvernement du Québec a accordé aux villes de nouveaux pouvoirs leur permettant d'imposer une surtaxe sur les logements inoccupés et les terrains laissés vacants, Considérant les impacts de la spéculation immobilière sur le tissu social de nos quartiers, considérant la pénurie persistante de logements, en particulier de logements sociaux, considérant enfin que l'abandon d'immeubles entraîne aussi des enjeux de sécurité publique, comme l'a tristement illustré l'incendie survenu au Centre-Sud en janvier dernier, Qu'attend la Ville de Montréal pour appliquer une surtaxe sur les logements et immeubles inoccupés, comme c'est le cas sur les terrains laissés à l'abandon, afin de lutter contre la spéculation, de remettre les bâtiments en usage et de prévenir des situations dangereuses? Pourriez-vous confirmer que les sommes recueillies par un tel règlement serviront au développement du logement social parce que, évidemment, beaucoup de logements se gagnent dans les mains des spéculateurs au détriment des citoyens.

Chantal Rossi6:53:36

Merci, madame. Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:53:40

Oui, merci. Je vous remercie pour votre question. Vous vous êtes déplacée ce soir. Ce que je peux vous dire, c'est que pour nous, le plus important, le plus rapidement possible, c'est de s'assurer que tous les bâtiments et terrains vacants qu'on a en ce moment, qui appartiennent à la Ville, sont mis à la disposition de projets le plus rapidement possible. Ce dont vous parlez, c'est un travail aussi qu'on doit faire, c'est de savoir quels sont les bâtiments vacants, quels sont les logements qui ne sont pas loués, qui contribuent à la spéculation du marché, et voir comment on peut s'assurer de travailler non seulement avec les propriétaires pour qu'ils soient mis sur le marché, mais aussi de s'assurer qu'on peut trouver du financement pour que ces logements soient abordables, puis que vous puissiez payer le loyer que vous pouvez payer. Mais je veux vous rassurer d'une chose, on est très, très déterminés à livrer le plus rapidement possible les logements sociaux qu'on a besoin et les logements abordables qu'on a besoin dans cette ville, parce que la crise d'abordabilité, elle est réelle et on en est bien conscients.

Citoyen·ne6:54:38

On compte sur vous.

Chantal Rossi6:54:41

Merci Madame Lalonde. Monsieur Joël Archambault.

Voix 4Q6:54:55

Bonjour, bonjour Madame la présidente, merci.

Chantal Rossi6:54:56

Bonsoir.

Voix 4C6:54:57

Bonsoir, ma question porte sur l'état d'ouverture de la saison pour la location à court terme des résidences principales à usage non commercial.

Voix 4Q6:55:05

Donc, étant donné que le Grand Prix de la Formule 1 a été déplacé au 3e week-end de mai plutôt qu'au 1er week-end de juin et que l'administration municipale avait alors mentionné, lorsque c'était arrivé, qu'elle suivrait la nouvelle date d'ouverture de la saison, est-ce que la Ville prévoit ajuster la période autorisée pour la location à court terme, notamment pour les petits propriétaires comme moi?

Chantal Rossi6:55:26

Madame la maire.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:55:29

Oui, merci. Je vous remercie pour votre question. Nous avons aussi été sollicités par, entre autres, Tourisme Montréal, l'Association des hôteliers, plusieurs personnes qui se posent exactement la même question que vous. Non seulement il y a la question de la F1 qui est rendue, que les dates ont changé, mais il y a aussi le championnat cycliste qui arrive à la fin septembre, qui n'est elle non plus pas couverte par le règlement. Alors on regarde en ce moment qu'est-ce qu'on peut faire pour adresser cette question-là, mais de façon beaucoup plus large. Comment on va s'attaquer à la location court terme? Parce que le plus important, c'est que les logements qui sont actuellement en spéculation commerciale de location court terme se retrouvent dans le marché locatif abordable, et c'est pas l'enjeu en ce moment. Fait qu'il y a un— la question que vous posez est beaucoup plus large que juste la F1 puis le championnat cycliste au mois de septembre, mais ça va me faire plaisir de vous en reparler, mais c'est effectivement une question qu'on est en train de regarder en ce moment.

Voix 4B6:56:24

Merci.

Chantal Rossi6:56:26

Questions complémentaires?

Alan DeSousa ◌6:56:27

Non.

Chantal Rossi6:56:29

Merci. Merci, bonne fin de soirée. Monsieur Carl Lafrenière.

Claude Pinard ◌6:56:41

Bonsoir.

Voix 4P6:56:47

Bonsoir. Premièrement, merci d'étirer le temps un peu puis de me permettre de poser ma question. J'ai écouté attentivement la période de questions, fait que je me permets un peu de modifier la question que je pensais poser juste parce que j'ai l'impression qu'elle a déjà été répondue. Puis dans le contexte actuel, je tenais important de poser une question plus spécifique sur les règlements d'inclusion. Ah, puis je travaille pour le Frapru aussi, en passant. Donc, dans une récente annonce de la Ville, on apprenait que le règlement pour une métropole mixte, le RMM, sera assoupli et remplacé par une exigence de 20% de logements hors marché et seulement pour les grands projets. Ça a été quand même assez bien expliqué là tout à l'heure. Je me demandais comment l'administration justifie-t-elle la réduction des exigences de logement social alors que la crise du logement touche déjà des milliers de Montréalais et de Montréalaises à faible Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:57:45

Oui, merci, madame la présidente. Merci pour votre question. D'ailleurs, ça fait quelquefois que j'essaie de rencontrer Lefrappuche. On devait, entre autres, se rencontrer ce soir. On pourra s'en reparler, savoir qu'est-ce qui s'est passé avec la rencontre. Mais je veux vous rassurer d'une chose. Le logement social, surtout dans la construction neuve, va dépendre aussi beaucoup du coût de construction. Pour s'assurer que le logement est social, il faut que le coût de construction soit le plus bas possible. Possible. C'est pas ça qu'on avait avec le règlement de métropolitaine. Les coûts associés au logement étaient si élevés que c'est difficile d'avoir du logement social à un coût que les gens peuvent se payer. Après, c'est de s'assurer que Québec va donner les financements sur le supplément de revenu, le supplément au loyer pour justement permettre qu'un loyer soit payé à quasiment 25% du revenu. Qui est le logement social qu'on veut, qu'on a besoin d'avoir et de plus en plus. Moi, j'ai créé 2 coopératives dans ma vie. Plusieurs de ces coopératives, il y avait du logement social, entre autres du logement aussi au niveau de l'accessibilité universelle. C'est un défi que d'assurer à toutes nos populations les plus vulnérables le logement dont elles ont besoin, puis je vous garantis que c'est exactement ce dont on travaille à tous les jours, déterminés à réussir cet enjeu de logement Logements de transition pour les personnes en situation d'itinérance qui ont besoin d'un logement, logements au niveau de la construction qu'on construit à Montréal pour s'assurer que les bâtiments et les terrains qui sont vides depuis des années puis qu'on réussit pas à construire dessus, qu'on va être capable d'arriver avec des projets avec des organismes à but non lucratif pour s'assurer qu'on va livrer les logements sociaux dont on a besoin. Puis ça va me faire plaisir de m'asseoir avec vous puis de vous rassurer sur notre intention de livrer le logement social. Dont on a besoin.

Voix 4P6:59:29

Merci. Ça va nous faire plaisir de s'asseoir à nouveau avec vous, puis je pense que ça va valoir la peine parce qu'on n'a pas tout à fait la même définition de qu'est-ce qu'un logement social. Puis ma question supplémentaire, ce serait comment la Ville compte-t-elle garantir que les logements dits hors marché issus de cette nouvelle approche seront réellement accessibles aux locataires à faibles et modestes revenus? Parce que malgré bonnes intentions, on sent pas que le règlement d'inclusion va permettre l'accessibilité à ces ménages.

Chantal Rossi6:59:58

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌7:00:02

Je vais réitérer ce que je viens de vous dire, c'est qu'on doit s'assurer qu'on construit avec un coût le plus bas possible. Il faut qu'on soit capable de sortir de terre des logements à 200-250 000$ la porte pour qu'on s'assure que ces logements vont être abordables au niveau du loyer pérenne. Maintenant, la notion de hors marché inclut des coopératives, inclut aussi l'achat qu'on pourrait faire de bâtiments sortis du marché du logement pour assurer l'abordabilité. Il y a plusieurs stratégies qu'on doit mettre en place pour s'assurer qu'on va livrer du logement social et abordable. Et encore une fois, ça va me faire plaisir de m'asseoir avec vous pour vous dire c'est quoi les stratégies sur lesquelles on travaille, parce que ce qu'on veut surtout, c'est de faire du logement au moindre coût possible pour qu'au bout du compte, le loyer coûte le moins cher possible.

Chantal Rossi7:00:51

Merci beaucoup, bonne fin de soirée. Alors, c'est ce qui met fin à la période de questions en présentiel. On va passer à la période de questions par écrit. Alors, la première question nous vient de Jaime Anisha Derameau et elle se lit comme suit. Bonjour, la question suivante est à titre informatif. Il y a une construction qui a lieu à cette intersection, une construction d'un bâtiment. On parle de l'intersection là Jean-Rivière et Joseph-Guibard dans l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. Je passe souvent par ce petit raccourci et je me demandais quel type de bâtiment qui est en train d'être construit. Est-ce des logements sociaux? Est-ce que quelqu'un est en mesure de répondre? Oui, monsieur Lalonde.

Voix 4B7:01:53

Merci, madame la présidente. En réponse à la question, au coin de Joseph-Guibard et Jean-Rivard, c'est un un projet d'agrandissement d'une entreprise commerciale déjà existante. Donc c'est pas des logements, mais bel et bien un agrandissement d'un bâtiment commercial.

Chantal Rossi7:02:11

Merci beaucoup.

Citoyen·ne7:02:11

Merci.

Chantal Rossi7:02:13

La question numéro deux nous vient de Veronica Crespo et elle se lit comme suit. As the City of Montreal examined or planned to examine For the next schema, if the part of the Grand Park now à L'Anse à l'Homme qualifies as a mosaic de milieux naturels, as per Section 442 of the current Schema d'aménagement, Sauvons L'Anse à l'Homme will be very pleased to act in support of any such courses of action for the future new Schema d'aménagement. Thank you. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger7:03:00

Yes, thank you very much for your question and for the attention you devote to the preservation of natural areas near the Grand Parc de l'Ouest. First, let me reiterate that protecting our green spaces and parks is very important to our administration and to Pierrefonds-Roxboro. We know that the Grand Parc de l'Ouest is highly valued by residents of the area. And our administration has already demonstrated the importance it places on this park. We are collaborating with the relevant departments and the Pierre-François Roxborough administration on this matter, and we will ensure that the points you have raised are duly brought to their attention. I take note of your interest in this matter, and I thank you for your continued engagement.

Chantal Rossi7:03:41

La prochaine question nous vient de Nathalie Burgot. C'est concernant le projet pilote de cohabitation canine au parc Jeanne-Mance et la question se lit comme suit. Madame la mairesse, ma question concerne la gestion de la cohabitation canine au parc Jeanne-Mance. Des citoyennes rapportent des suivis à domicile par l'inspection pour des constats liés à des manquements mineurs au règlement dont les amendes s'élèvent à plus de 600$. Parallèlement, un dialogue est entamé avec des élus du Plateau-Mont-Royal pour l'élaboration d'un projet pilote de partage horaire. La Ville-Centre entend-elle collaborer avec l'arrondissement pour faciliter l'étude et la mise en œuvre de telles solutions de cohabitation dès ce printemps? Monsieur Alex Norris.

Voix 4C7:04:33

Merci beaucoup, madame Bourgault, pour votre question. On fait comme le parc Jeanne-Mance, la gestion du parc Jeanne-Mance est déléguée à l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal et il se trouve dans le district que je représente, je vais me permettre de vous répondre. Je sais que vous avez déjà rencontré Gabriel Fortin, qui est notre responsable dans l'équipe des élus du arrondissement pour la gestion animalière. Vous êtes venu poser une question en conseil d'arrondissement aussi. Vous proposez un projet pilote de cohabitation canine dans le parc. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on s'intéresse à toute proposition faite par le public, qu'on leur parc. Cependant, on a, eux, depuis des décennies, une réalité de cohabitation canine dans le Parc Jeanne-Mance. C'était le seul grand parc à Montréal où il y avait une aire d'exercice canin non clôturée, et cela a suscité énormément de plaintes, tant de la part des maîtres de chiens que des autres usagers du parc. Il y avait des conflits d'usage. Il est très important dans le Parc Jeanne-Mance, comme c'est un des parcs les plus achalandés de Montréal. Le jour comme le soir, il est important de tenir son chien en laisse dans le parc. Ce n'est pas un manquement mineur au règlement, c'est une règle stricte et nécessaire pour assurer la bonne cohabitation entre tous les usagers du parc. Il y a une lutte de plusieurs années pour obtenir une aire d'exercice canin clôturée à l'intérieur du parc. On a réussi à avoir une victoire à cet égard, il y a actuellement 2 aires d'exercice canin clôturées à l'intérieur du parc Jeanne-Mance qui sont fort appréciées par les usagers et qui vous permettront d'aller faire courir votre chien sans laisse dans l'aire désignée.

Chantal Rossi7:06:16

Merci.

Citoyen·ne7:06:16

Merci.

Chantal Rossi7:06:17

Question numéro 4 nous provient de LG et c'est Concernant le point 22 de l'ordre du jour, exposition Contact 77, pourquoi un contrat d'un montant total de 919 799,88$ de gré à gré est-il attribué à la, à la Messe-Basse pour l'élaboration et l'installation de cette exposition? Pourquoi un appel d'offres n'a-t-il pas été lancé pour la différente phase du projet? Voir règlement du conseil de la ville, la gestion contractuelle, chapitre 5, articles 33-34. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger7:07:01

Oui, merci beaucoup pour votre question. En fait, le contrat de Grégré est accordé à la Messe-Base pour l'élaboration et l'installation de l'exposition repose en fait sur la nature hautement spécialisée du projet. Donc, le Planétarium recherchait une équipe capable de transformer des scientifique complexe en une expérience immersive, sensible et accessible. La Messe basse possède une expertise reconnue dans ce type de création. Donc leurs œuvres précédentes, dont Dans le nuage et Si jamais vous nous écoutez, démontrent une maîtrise fine de sujets scientifiques comme l'histoire des sondes voyageurs ainsi qu'une capacité unique de les traduire en récits engageants pour le grand public. Donc leur approche rigoureuse, multidisciplinaire et fondée sur une solide documentation constitue un élément essentiel pour un projet Contact 77. Donc, de plus, la compagnie se distingue par une signature artistique très alignée avec les orientations du Planétarium. Donc, ça combine une narration inventive, des dispositifs immersifs et précisions scientifiques afin de créer une expérience qui sollicite autant les émotions que l'intellect. Donc, cette combinaison très spécifique de compétences, rarement réunies chez un même fournisseur, justifie le recours à un contrat de grande Andrée. C'est pour ces raisons qu'un contrat ainsi a été privilégié. C'est le type d'expertise requis ainsi que la forte cohérence artistique recherchée pour l'ensemble des phases du projet qui faisait de la messe basse, pardon, un choix unique et particulièrement pertinent. Donc voilà. Merci.

Citoyen·ne7:08:24

Merci beaucoup.

Chantal Rossi7:08:26

Une question numéro 5 nous vient de Wait Cynthia et elle se lit comme suit. Barbados House Montréal is one of the principal organizations of the Anglophone Black community in Quebec. We have been active in the community for the past 56 years. Our members are preoccupied with the lack of formal recognition of important Black leaders in the city place names. Questions from Blacks Organization late last year's address to you and other council members highlighted the lack of progress or honoring civil rights leader Dan Phillips and Noël Alexander despite motion and promises. Can you commit to making this a personal priority and ensuring that that citizen of Montreal Learn soon what the municipality can do to attribute place names for these heroes. Monsieur Josué Corville.

Josué Corvil7:09:35

Merci, Madame la Présidente. Merci, Madame Moët, pour sa question. Notre formation a déposé plusieurs motions par le passé pour souligner l'héritage des personnalités afro-descendantes dans la toponymie montréalaise. À cet effet, on peut citer Dan Phillips et aussi Oscar Peterson. Grâce aux élus d'Ensemble Montréal, donc, la Ville a pu progresser dans les hommages rendus aux personnes noires qui ont contribué à façonner l'histoire et le visage de Montréal. En tant que conseiller associé aux dossiers interculturels et en collaboration avec ma collègue responsable de la culture, madame Andrée-Anne Moreau, je demeurerai mobilisé pour l'avancement dans ce dossier. Je vous invite donc à déposer votre demande au service de la toponymie et qui sera ensuite analysée par le comité consultatif en reconnaissance. Et il me fera plaisir de vous accompagner dans cette démarche.

Citoyen·ne7:10:36

Merci.

Chantal Rossi7:10:37

Merci. La prochaine question nous vient de Sébastien Proulx et elle se lit comme suit.

Soraya Martinez Ferrada ◌7:10:43

Bonjour.

Chantal Rossi7:10:44

La station de mesure de qualité de l'air numéro 50, la seule dans un secteur lourdement touché par les activités industrielles et celles du Port de Montréal qui poursuit sa croissance dans ce même secteur, a dernièrement été retirée du réseau de surveillance de la qualité de l'air, ce qui est très inquiétant. En revanche, il est question d'instaurer un système de capteurs de mesure de la qualité de l'air qui rendrait les données publiques. J'aimerais savoir si lesdites données pourront être utilisées en cas de recours, en cas recours, par exemple contre les grandes industries qui composent notre secteur et qui génèrent beaucoup de nuisances qui affectent la qualité de l'air. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger7:11:32

Oui, merci beaucoup pour votre question et pour votre vigilance à l'égard de la qualité l'air dans votre secteur. Donc, la station 50 a été fermée à la fin de 2025 suite à une recommandation d'Environnement et changement climatique Canada, donc dans le cadre d'une mise à jour du réseau national. Cette fermeture n'entraîne toutefois aucune perte de suivi environnemental puisque la station 80, située à moins de 3 km, assure la continuité des mesures incluant les particules fines et couvre adéquatement le secteur. Donc, le projet de microcapteurs mené par le SUM en collaboration avec l'arrondissement et le service de l'environnement va permettre d'obtenir un portrait local plus fin de la qualité de l'air. Cependant, ces capteurs ne sont pas certifiés, donc leurs données ne possèdent pas la précision des analyseurs de référence et ne peuvent donc pas être utilisées pour appuyer des recours juridiques. Il est important de noter que même les données, en fait, du RSQA ne sont pas conçues pour servir dans de telles démarches. Leur fonction est la surveillance environnementale à des fins de santé publique, de recherche et de gestion réglementaire. Donc, nous travaillons également avec le Port de Montréal qui mesure la qualité de l'air depuis 2013 à 3 stations. Les dernières serviront à évaluer des enjeux locaux, bien qu'elles ne puissent être rendues publiques. Donc, je vous remercie encore une fois pour votre question.

Chantal Rossi7:12:48

Merci. La prochaine question nous provient de Stéphanie Ranger. C'est concernant un passage piétonnier au coin d'Henri-Brossard Est de la rue Renaud-de-la-Pointe. Et la question se lit comme suit: une piste cyclable a récemment été aménagée le long de la rue Renaud-de-la-Pointe à Anjou afin de relier le quartier à la piste du parc de Ruisseau-de-Montigny et au cégep Marie-Victorin. Toutefois, l'intersection du boulevard Henri-Bourassa et de la rue Renaud-de-la-Pointe est grandement dangereuse, notamment en raison de la présence d'un fort volume de camions et de voitures vers l'autoroute 25. La présence d'une bretelle avec seulement un cédez-le-passage combiné à un minuscule maille de béton met en danger les cyclistes et les piétons qui tentent de traverser le boulevard. Quand allez-vous sécuriser cette intersection, monsieur Luis Miranda?

Voix 4Q7:13:44

Merci, madame Rangier. Pas de question, madame la présidente. Juste rassurer Madame Bélanger, Madame Rangée, que les travaux ne sont pas terminés et il est prévu, nous avons demandé qu'il y ait un feu de circulation avec priorité pour cyclistes entre autres quand ça va être terminé. Ça devrait être cette année qu'on devrait terminer cette piste cyclable-là, aussitôt qu'Hydro-Québec nous permet de finir les travaux. Merci.

Chantal Rossi7:14:09

Merci beaucoup. La prochaine question, premier, de Danny Tétreault. Et c'est pour l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Et la question se lit comme suit: j'ai fondé avec un gouverneur de la Recording Academy l'initiative FrancoVote visant la création d'une catégorie musique francophone aux Grammy Awards. La Ville de Montréal prévoit-elle soutenir officiellement cette initiative, notamment par l'émission d'une lettre d'appui ou par une collaboration avec les instances culturelles concernées. Madame Andrée-Anne Moreau.

Julie-Pascale Provost7:14:49

Oui, bonjour monsieur Tétreault, très belle initiative. Les artistes francophones, je vous dirais, méritent toute la visibilité possible.

Voix 4B7:14:57

Donc oui, c'est le genre d'initiative qu'on va vouloir soutenir.

Julie-Pascale Provost7:15:01

Je vous invite à me contacter par courriel pour faire la demande officielle d'une lettre d'appui, puis on va pouvoir en discuter ensemble.

Voix 4B7:15:09

Je vais vous revenir à ce sujet.

Chantal Rossi7:15:13

Merci beaucoup. La prochaine question nous provient de Terry McGregor et elle se lit comme suit. I am resident of LaSalle living on Avenue Duprat. At the corner of Duprat and rue Jeannette, someone dumped old mattresses and a couch on the city property. It has been there for several weeks. It makes the neighborhood like— look like a slum. City workers and garbage collection drives pass this mess regularly. I cannot believe it has not been picked up yet. Please have this mess cleaned up. Thank you. Monsieur Richard Deschamps.

Voix 4P7:16:01

Well, thank you, Mr. McGregor, for your question. And, well, first of all, as elected officials in LaSalle, we do agree with you. We don't like when things which are in the area are not picked up rapidly. We can tell you that this afternoon someone from Public Works in LaSalle went to the area you mentioned in your email, and everything has been picked And next time, if I may suggest, is to call 311 to and not wait so long for something which has to be picked up because we do agree with you. So next time, call 311. It's going to be done, I hope, in in the fastest way.

Chantal Rossi7:16:48

Merci. La prochaine question nous provient de Monsieur Gaëtan Legault et elle se lit comme suit. Madame la mairesse de Lachine, vous avez indiqué étudier sérieusement la possibilité de ramener la marina de Lachine. En tant que résidente de l'arrondissement, je ne comprends pas pourquoi l'intérêt de quelques 400 riches propriétaires de bateaux qui ne résident pas à l'arrondissement devrait être priorisé avant les résidents de Lachine qui veulent un espace vert pour eux et leur famille. Pouvez-vous nous clarifier votre position sur le sujet, madame Julie-Pascale?

Julie-Pascale Provost7:17:23

Alors, monsieur Legault, dans un premier temps, je dois vous remercier de me donner l'occasion de répondre parce qu'il y a toutes sortes d'informations qui circulent à l'heure actuelle. Donc, je ne suis pas— certains s'en plaindront peut-être— mais je ne suis pas à analyser actuellement, encore moins sérieusement, les enjeux de la Marina. Ce n'est pas un enjeu prioritaire à l'heure actuelle. Alors, Ce qui s'est passé, c'est qu'un journaliste m'a demandé de faire une entrevue pour voir où ça en était et je lui ai dit que ça ne faisait pas partie des priorités à l'heure actuelle. Je vous ramène en 2020, j'ai voté contre la résiliation du contrat avec le gestionnaire, donc je n'ai jamais pris position pour ou contre la marina, pour ou contre les plaisanciers. L'idée était un de transparence. On me refusait les documents pour pouvoir voter de façon tout à fait éclairée. Depuis, en 2021, des centaines de milliers de dollars ont été dépensés à Lachine de façon non pérenne par l'administration précédente et pour ne laisser, donc non pérenne, pour ne laisser absolument rien. On a actuellement un terrain qui est en friche et qui par ailleurs devrait être un joyau pour tout le monde, toutes les la population à Lachine. Donc, bien sûr, même si je vous dis ce soir que ce n'est pas une priorité à l'heure actuelle, il y a beaucoup d'autres choses qu'on doit traiter en urgence à Lachine, il reste que ce sera un sujet sur lequel éventuellement nous devrons tabler. Ce à quoi je me suis engagée, c'est à faire la lumière sur la désinformation qui a été partagée en campagne électorale et au courant des dernières années. Donc, à Lachine, on ne manque pas de rives, on ne manque pas de parcs riverains, on a plus de 15 kilomètres de rives et qui sont par ailleurs démocratisées puisque tout le monde y a accès. Donc, tout ne réside pas dans le parc riverain, dans le parc de la marina. Alors, je m'engage bien sûr à faire la lumière afin qu'on nous ayons l'heure juste et que les bonnes informations pour prendre les meilleures décisions pour l'ensemble de la population puissent être prises. Merci beaucoup.

Chantal Rossi7:19:43

Je rappelle aux élus que vous avez 1 minute 30 pour répondre aux questions. La prochaine question nous vient d'Olga Sakamoto et c'est adressé aux responsables de la STM et elle se lit comme suit. The most recent control de I was subject to, to was at Guy-Métron. The people pulled over were exclusive young Black men. One of your female employees stood around chatting with coworkers until she saw a young Black man and went out of her way to stop him. How do you justify, justify what appeared to be casual observer to be blatant racial profiling, especially since there are numerous videos posted online of use of excessive force against non-white Montrealers? Monsieur Aref Saleh.

Aref Salem7:20:49

Thank you for your question. First, let me be clear on one thing. Any perception of racial profiling is deeply concerning. In Montreal, we have a collective responsibility to stand firmly against discrimination in all its forms, whether real or perceived. Public trust in our institution is fundamental. At the STM, fare inspection operations are governed by clear directives. They are conducted using what's known as a sealed approach, meaning inspectors, um, position themselves at strategic location within a station to systematically check all passengers passing through that corridor rather than selecting individuals, uh, based on appearance. This method is specially designed to prevent arbitrary targeting. That being said, we recognize that lived experience matters. When a citizen perceives the situation as unfair, it's our duty to listen and to verify the facts. Fare inspectors receive training for— and on respectful intervention practices, and these training programs continue to evolve. And specifically, if specific details can be brought forward, they will be reviewed carefully, and our objective remains clear: to ensure fairness, dignity, and And respect in every interaction. Merci, Madame Presidente.

Citoyen·ne7:22:18

Merci beaucoup.

Chantal Rossi7:22:19

La prochaine question nous vient de Monsieur David Foster. We support Ensemble Montréal commitment to body camera for police. It's normal and important equipment in just about every major police department except ours. But there is a gap between your firm electoral promises and what the, the administration has stated to date. There has been no convincing reason given yet why we need to wait to 2027 or 2028 to see the rollout of the first body cameras. Will you commit to ensuring that the first group of frontline officers have body cameras in 2026? Monsieur Jim Bays.

Voix 4C7:23:13

Madame la présidente, Mr. Foster, thank you very much for taking the time to write us a question today. What is clear is that we share the objective to improve safety and better support the police. I can also say that before any deployment, everything has to be in place and foolproof, and that is to say the legal framework, the governance, the technical protocol, as well as a mechanism to protect personal information. No deployment will take place unless all are defined clearly, transparently, and made public. Our role, Mr. Foster, is to effectively respond to the technology, respecting the fundamental rights of all Montrealers, and working closely with the SPVM and services to develop all the necessary tools, the technical requirements, and management of data, assuring protection of private lives. So we are not taking our time. There are a series of elements that have to be put in place and an analysis that is taking place as we speak. And hopefully, we'd like to see the deployment of these cameras sooner than later. Thank you very much.

Chantal Rossi7:24:25

Thank you. La prochaine question. Nous vient de madame Catherine Gagné et elle se lit comme suit. L'est de Montréal est un secteur enclavé. Peu d'artères permettent de se déplacer d'est en ouest. La rue Sherbrooke est un véritable champ de mines, notamment entre le boulevard de la Rousselière et Henri-Bourassa et 42e avenue. Vous aviez patché un peu les nids-de-poule. Mais on sait tous que ce tronçon nécessite une vraie intervention. L'ancienne administration avait pris l'engagement de refaire son tronçon en 2027. Vous, avez-vous un engagement en ce sens? Signée, une automobiliste monoparentale à faible revenu qui a dû payer réparations chères et s'absenter du travail. Monsieur Alan De Sousa.

Alan DeSousa ◌7:25:23

Donc, merci, madame Gagné. Madame Gagné, tout ce que je peux vous dire, que oui, on est très concerné par les états des routes et nous allons, et nous avons déjà, par voie de l'argent, mais aussi par d'autres moyens, fourni aux arrondissements le service pour le colmatage, dont notre espoir qu'ils vont être rapidement à la section, le tronçon que vous avez identifié. On peut bien comprendre votre frustration, puis on sympathise avec ça parce que c'est très légitime. Entre-temps, on va agir. Vous avez dit qu'il y a un tronçon planifié pour 2027 dans le cadre du programme PCPR artériel, et effectivement, on va s'assurer que ça se réalise dans les délais que vous avez en main.

Chantal Rossi7:26:11

Merci. Alors, c'est ce qui met fin à la période de questions écrites et je vais donner la parole au leader de la majorité pour le dernier point de l'ordre du jour d'aujourd'hui.

Voix 4B7:26:29

Merci, madame la présidente. Effectivement, le dernier point qui nous restait à la rubrique 51 de nomination et désignation était la 51.01, qui est de nommer Émilie Bouchard à titre de membre du Conseil interculturel de Montréal pour un second mandat de 3 ans à compter de février 2026. Et je mentionne par la même occasion sa présence ici avec nous au balcon d'honneur.

Chantal Rossi7:26:55

Monsieur Josué Corvil.

Josué Corvil7:26:58

Merci, madame la présidente. Le Conseil interculturel de Montréal joue un rôle primordial prépondérant sur l'échiquier démocratique montréalais. Grâce à sa contribution, plusieurs dossiers importants ont été mis en relief et ont contribué à faire avancer le débat sur moult sujets importants. Par leur avis au conseil municipal, le conseil propose des idées et nous sensibilise sur des enjeux sociaux majeurs. Nous voulons souligner le travail extraordinaire des membres qui bénévolement participent au Conseil interculturel de Montréal. Fort de sa multiethnicité, les questions raciales et interculturelles sont omniprésentes dans l'actualité et le conseil nous donne un regard avisé sur cet état de fait. Il est important de construire des ponts et de briser les barrières. Nous remercions le conseil pour leur travail. Je souligne la présence de la présidente, madame Jessica Loubineau, et je profite pour féliciter madame Bouchard pour son second mandat. Merci.

Chantal Rossi7:28:25

Alors, l'ordre du jour étant complété, je vous souhaite bonsoir et je vous— on se voit au conseil du mois de mars qui nous amènera aux portes du printemps.

Citoyen·ne7:28:41

Incroyable!

Chantal Rossi7:28:43

Bonne fin de soirée.