Conseil municipal — 20 avril 2026
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Sylvain Ouellet0:12:58
Messieurs conseillères, conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît.
Alan DeSousa0:13:06
Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:13:28
Bonjour tout le monde. Bonjour tout le monde. Ah, j'aime ça quand ça répond. Alors, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kanien'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Au nom du conseil municipal, je souhaite que l'on dédie la minute de silence aujourd'hui à une figure marquante de la vie politique montréalaise et qui nous a quittés le 9 avril dernier, monsieur Sammy Forcillo. Comptable de profession et diplômé de l'École nationale d'administration publique, Sammy Forcillo aura consacré près de 30 ans service de la population montréalaise. Il fit son entrée sur la scène municipale en 1978 en tant que conseiller de ville dans le district de Saint-Jacques, au cœur de l'actuel arrondissement de Ville-Marie. Au fil des décennies, il représentera successivement les quartiers de Saint-Jacques, de Sainte-Marie-Saint-Jacques, de Peter-McGill, sous différentes administrations et formations politiques. Tout au long de sa carrière, Sammy Forcillo occupa des fonctions d'importance, notamment au comité exécutif de la Ville de Montréal, dont il fut le vice-président jusqu'en 2009, responsable entre autres des finances et de la gestion de l'eau de la Ville de Montréal. Mais au-delà de ses fonctions, monsieur Forcillo était reconnu comme un homme de terrain, profondément enraciné dans son quartier. Sa famille elle-même pouvait en témoigner, elle qui attesta de ce qui suit: sa proximité avec les citoyens, son écoute, son appui indéfectible aux organismes communautaires, aux familles, aux aînés et aux jeunes ont contribué à façonner le Centre-Sud tel que nous le connaissons aujourd'hui. Son départ marque la disparition d'un élu dévoué, dont l'empreinte se mesure autant dans la réalisation concrète que dans la mémoire de celles et de ceux qui l'ont côtoyé. Au nom de l'ensemble des membres du conseil municipal, j'offre nos plus sincères condoléances à sa famille, à sa femme Nicolina, sa fille Karina, son fils Simon, son frère Gaétan, ainsi que sa famille et ses amis. Je vous invite maintenant à observer un moment de silence et de recueillement en sa mémoire. Si vous voulez bien vous asseoir. Alors, il y a des dates à souligner pour le mois d'avril. Alors, le 2 avril, Journée mondiale de la sensibilisation à à l'autisme. 4 avril: Journée nationale des droits des réfugiés. 6 avril: Journée internationale du sport au service du développement et de la paix. 7 avril: Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. 7 avril, Journée mondiale de la santé. 15 avril, Journée mondiale de l'art. 22 avril, Journée internationale de la Terre. 23 avril, Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. 24 avril, Journée de commémoration du génocide arménien. 25 avril, 86e anniversaire du droit de vote des femmes au Québec. 28 avril, la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail. 29 avril, la journée commémorative des massacres de 1972 au Burundi. 30 avril, Journée mondiale de la mobilité et de l'accessibilité. J'aimerais aussi qu'on note que nous sommes depuis hier, soit depuis le 19 et ce jusqu'au 25 avril, Nous sommes les deux pieds dedans, la Semaine de l'implication bénévole. Je veux qu'on souligne vraiment le travail de milliers de bénévoles à Montréal, à travers nos organismes, de souligner l'apport du service que ces gens offrent à nos citoyens et l'importance de ces bénévoles et surtout, les remercier de rendre service à leurs concitoyens, à nos concitoyens, de manière bénévole. Sans eux, le visage de Montréal serait sûrement différent. Alors, merci à tous les bénévoles. Les anniversaires des élus: 12 avril, Julie-Pascale Provost. 14 avril, Denis Pelletier. 15 avril, Elvira Carhuallanqui. 16 avril, Effie Giannou. 18 avril, Youssef Hariri. 29 avril, Marie Plourde. 30 avril, Cathy Wong. Avant de débuter nos travaux, je souhaite vous faire part de la tenue de Cité Elle, cette simulation du conseil municipal spécialement conçue pour les Montréalaises revient le mois prochain pour une nouvelle édition à l'Hôtel-de-Ville. Il s'agit là d'une occasion exceptionnelle pour nos citoyennes de s'initier à la politique municipale tout en développant leurs connaissances et leurs capacités de leadership. Forts d'un engouement certain pour les questions liées au développement de Montréal, nous sommes particulièrement fiers du nombre record de participants cette année. Afin de mieux les accompagner dans la réalisation de ces objectifs, vous êtes cordialement invités, chers collègues, à vous impliquer en tant que mentors auprès des participantes de cette nouvelle cohorte. Votre expertise, conseils et autres connaissances du domaine municipal seront de précieux atouts. Pour que cette nouvelle édition soit un franc succès. Un courriel vous a déjà été transmis à cet effet par l'équipe du Bureau de la présidence. Je vous remercie d'avance pour votre implication au bénéfice de la participation citoyenne de nos chers Montréalais. Et même si vous êtes des nouveaux ou des nouvelles élus, n'hésitez pas à venir vous asseoir ce week-end-là. Avec ceux qui aspirent ou qui aimeraient devenir ou s'impliquer en politique montréalaise, en politique municipale. N'hésitez pas, même si vous êtes des nouveaux élus, votre parcours pour arriver où vous êtes aujourd'hui peut être pour eux d'une importance capitale. Vos conseils peuvent être très importants. Alors on compte sur vous pour venir participer à titre de mentor ce week-end-là auprès de ces femmes-là. Alors, avant de débuter la période de questions, de débuter nos travaux, je vais inviter, en commençant par madame la mairesse, suivie de madame la cheffe de l'opposition officielle, et ceux et celles qui souhaitent rendre témoignage à la famille de monsieur, en fait au départ, de monsieur Sammy Fortier, je vais vous inviter à prendre la parole à tour de rôle pour rendre témoignage à celui qui a été un élu important pour Montréal. Madame Lamalès.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:22:30
Oui, merci, madame la présidente. Effectivement, j'aimerais moi aussi entamer, avant d'entamer les tramways, soit souligner le décès de monsieur Forcier, Samy Forcier, qui nous a quittés jeudi dernier après une longue bataille contre le cancer. Effectivement, il a marqué la vie politique municipale. J'ai eu moi-même la chance de le côtoyer dans mon premier mandat en Une carrière longue, presque de 30 ans, notamment au cœur de Ville-Marie, donc dans le district que monsieur Pinard représente aujourd'hui. Il a été élu, comme vous le disiez tout à l'heure, en 1978 pour la première fois. Il a traversé plusieurs époques, administrations, plusieurs maires aussi, et dans un contexte particulièrement difficile à Montréal, il a notamment aussi assumé la fonction de maire par intérim. Dans l'arrondissement de Ville-Marie. On peut pas dire que c'était une figure— c'était une figure marquante, mais on peut aussi dire parfois controversée. Puis Samir Fossio n'aura laissé personne, je pense, indifférent. Son parcours est partie intégrante de l'histoire politique de Montréal. Fait qu'alors, au nom non seulement du conseil d'arrondissement que je représente aussi comme mairesse de Ville-Marie, mais aussi pour l'ensemble de notre formation politique, que je pense de l'ensemble du conseil municipal, j'aimerais, nous aussi on aimerait donner à monsieur Fortier et à toute sa famille toutes nos sympathies, nos condoléances pour la famille et le remercier pour le service public qu'il aura rendu à ses citoyens pendant toutes ces années. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌0:24:00
Merci. Madame la cheffe de l'opposition, Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌0:24:10
Merci beaucoup, madame la présidente. Je me joins à la mairesse et aux autres personnes qui prendront parole pour offrir mes sincères condoléances à la famille de monsieur Forcillo. 3 décennies de dévouement, d'engagement politique au niveau municipal méritent d'être soulignées. C'est un amour pour sa ville, c'est un amour pour ses citoyens, et je tenais à titre de chef de l'opposition d'offrir mes plus sincères condoléances. Condoléances et souligner cet engagement-là. Bien des gens pourraient faire autre chose. Il a décidé de dédier plus de 30 ans de sa vie auprès de ses citoyens et d'une ville que nous chérissons tous. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌0:24:52
Merci. Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa0:24:56
Merci, merci, madame la présidente. Madame la présidente, juste profiter de cette occasion de rendre hommage à mon collègue, oui, il a passé plus que 30 ans, mais je pense qu'il y a des éléments qui l'ont marqué pendant ces 30 ans. Le premier, c'était son grand amour pour sa ville, et je pense que Samy avait toujours eu à cœur l'intérêt de la Ville de Montréal. N'importe quel chapeau, n'importe quel maire, mais il était là pour voir que la Ville de Montréal pourrait être gérée de la meilleure façon possible. Deuxièmement, je pense que, madame la présidente, son grand intérêt dans tout ce qui se passait à la Ville, mais plus particulièrement la finance et administration. Comme comptable de formation, il avait une affinité pour les chiffres et puis il était très intéressé. Il a dirigé, il a guidé la Ville sur plusieurs administrations pour qu'ils pourraient bien gérer la Ville et je pense qu'il était toujours à l'affût la meilleure idée, la meilleure façon, le meilleur moyen par lequel la ville pourrait être gérée. Mais en même temps, madame la présidente, il avait eu un intérêt qui a même dépassé la politique. Elle a quitté la vie politique en 2013, mais je sais qu'il suivait de près qu'est-ce qui se passait à la ville. Mon téléphone sonnait tout le temps pour me dire, Alan, vous devriez penser à ça, vous devriez penser à ça, pourquoi tu n'as pas fait ça? Donc même si Il avait quitté la politique, la politique ne l'a jamais quitté. Et en ce sens-là, je pense qu'il y a quelqu'un qui a eu avec ses concitoyens, avec les gens qui étaient dans son voisinage, avec la Ville, les élus, il avait toujours un grand respect, une grande appréciation. Et je profite de cette occasion de dire merci à Sammy Fortier pour avoir servi autant longtemps les citoyens de Montréal, mais aussi à sa famille. Lui, nous avons prêté pour dessertir. Puis, Jacques, mes sincères condoléances à eux. Merci.
Chantal Rossi ◌0:27:03
Merci. Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps0:27:08
Merci, madame la présidente. Alors, effectivement, je pense que c'est de mise aujourd'hui de saluer le travail d'une personne qui a servi 30 ans à la Ville de Montréal. Je ne répéterai pas tout ce qui a été dit auparavant, mais je souhaite transmettre à sa famille, je sais pas s'il y a des membres de sa famille qui sont présents ici, toutes mes condoléances. Moi, j'ai connu monsieur Forcillo, Samy pour tous ceux qui le connaissent, parce que son prénom était devenu son appellation. C'était pas monsieur Forcillo, c'était Samy. Et moi, je l'ai connu dès l'arrivée mon mandat après les fusions municipales en 2001. Et il a servi, comme ça a été dit, sous au moins 3 maires: le maire Drapeau, le maire Bourque, le maire Tremblay. Et là, j'ai 2 ou 3 souvenirs qui me viennent spontanément. D'abord, c'était quelqu'un qui connaissait très bien les finances de la Ville, qui était très impliqué au niveau des finances de la Ville, qui voulait que les finances se portent bien. Puis un des premiers souvenirs que j'ai, c'est lorsqu'il nous parlait en caucus d'une rubrique du 10-11. Le 10-11 qui est une espèce de rubrique pour les urgences ou pour les imprévus au niveau de la Ville, puis souvent il faisait appel au 10-11. Alors c'est le premier souvenir que j'ai de lui lorsqu'il nous en parlait. Le deuxième souvenir, c'est que je l'avais rencontré par hasard un vendredi soir je me rappelle très bien, à la fin d'une semaine au marché Atwater, et il m'avait dit, mon ami, mon ami Richard, parce qu'il appelait tout le monde son ami, tout le monde à la Ville était son ami, non seulement les élus, mais l'ensemble des fonctionnaires. On hochait de la tête, et effectivement, tout le monde était son ami. Puis il commençait ses phrases souvent comme ça, mon ami, et il me disait, je tellement de difficultés, j'ai jamais eu autant de difficultés à boucler le budget municipal. On était à l'automne, probablement fin octobre, ce qui démontre que c'est toujours une difficulté, que je compatis avec tous ceux et celles qui ont à faire ce genre d'exercice et que c'est pas nouveau à la Ville que ce soit toujours difficile de boucler le budget. Et j'ai eu l'opportunité de siéger dans Ville-Marie entre 2009 à 2013 alors qu'il y avait des élections d'autres secteurs qui étaient appelés à siéger. Et je me rappelle de Saint-Denis où il y avait une longue période de questions, à peu près une heure et demie. Je sais pas si ça a changé dans Ville-Marie, mais il y avait une très longue période de questions. Et ensuite, le maire passait la parole à Samy Forcillo pour, je dirais, présenter, mais même débouler de façon regroupée l'ensemble des points à l'ordre du jour. Et ça allait particulièrement vite le soir où il y avait une partie de des Canadiennes Montréal. Alors, probablement que ça a changé, mais c'est des souvenirs qui me sont revenus lorsque j'ai pris connaissance, malheureusement, du décès. Et je tiens à mentionner que sa plus grande contribution, probablement, c'est dans Ville-Marie. Il y a un centre communautaire qui est dans Ville-Marie. Ceux et celles qui ont jamais eu l'occasion d'aller le visiter, Moi, j'ai connu son frère Gaétan à ce moment-là, qui était très impliqué, et son épouse Francine Ducat, avec qui j'ai eu l'occasion de travailler dans d'autres circonstances. Et je dois dire que ça a été vraiment au cœur du Centre-Sud, au cœur d'un endroit où, dans le fond, il n'y a pas beaucoup de services. Sammy Forcillo et la famille, parce qu'il y a eu beaucoup de personnes impliquées, ont su, je pense, faire naître une institution, une organisation qui sert l'ensemble des membres de la communauté. Alors oui, c'est peut-être une personne qui a été controversée, mais je ne connais pas beaucoup de personnes qui ont passé 30 ans en politique sans avoir une ou deux controverses. J'en connais pas beaucoup, il y en a quelques-uns, mais pas beaucoup. Et c'était, je pense, ce dont il faut se souvenir, un homme qui est éminemment attachant, très sympathique et extrêmement dévoué. Alors, je lui rends hommage, je le remercie pour ses années et, encore une fois, je transmets mes sincères condoléances à la famille.
Josué Corvil ◌0:31:37
Merci.
Chantal Rossi ◌0:31:37
Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌0:31:40
Merci, madame la présidente. Bien sûr, je vais joindre ma voix aux collègues qui ont exprimé les faits témoignages de sympathie pour la famille, les proches de monsieur Fortiau. Monsieur Fortiau, en le disant, ça me fait penser au clin d'œil de monsieur Deschamps, c'est vrai que c'était Samy. Puis en vous écoutant parler de Samy, il y a plein de souvenirs aussi qui me venaient parce que moi, monsieur Fortiau, on a eu l'occasion, comme vous savez, il a été longtemps en politique municipale, son dernier mandat sous Gérald Tremblay, et c'est vraiment dans ces 4 dernières années que j'ai l'occasion de le connaître et par la suite on s'est souvent croisés dans le Centre-Sud et ailleurs parce qu'il s'intéressait toujours à ce qui se passait dans le quartier, à être en lien, puis il me disait, il arrivait et me disait, hey tu sais Véronique, effectivement, comme il a pu le dire à tout le monde d'entre nous, puis il avait une mémoire des gens et c'était quelqu'un aussi qui avait énormément de plaisir à s'engager dans la conversation, à s'engager dans son milieu. Récemment aux Fêtes, il y a quelques mois, Il était même du party de Noël chez Ray Said, la bossière architecte, et ceux qui sont déjà allés, vous savez que c'est assez chaotique et bruyant, mais Samy y était, prenait des nouvelles des plus jeunes aussi bien que des piliers du quartier. On en a profité pour échanger et il était toujours, ah ben là, tu reviens, Véronique! Puis avec toujours ce ton affable et agréable à faire la conversation avec Samy. Il était engagé dans son milieu et sensible aux réalités de ses quartiers et de son monde. Il a non seulement pris la parole sur toutes les tribunes qui s'offraient à lui pour défendre son monde et il s'est impliqué bien sûr pendant de nombreuses années, François l'a bien nommé, l'Association sportive et communautaire de Centre-Sud a d'ailleurs occupé une place centrale dans sa vie et ce sont des legs non seulement pour les gens du quartier, mais pour les Montréalais de son passage en politique. Moi, j'ai eu l'occasion de le connaître de manière plus quotidienne, disons, parce que dans la dernière année notamment du mandat de 2013, nous avons siégé ensemble au conseil d'arrondissement de Ville-Marie dans la tourmente quand même de cette dernière année de mandat particulier qui a vu plusieurs maires à Montréal et plusieurs maires aussi à l'arrondissement de Ville-Marie. Donc tous les deux, c'est sûr qu'il ne manquait jamais de partager des anecdotes, des connaissances, des expériences. On appartenait bien sûr à des formations politiques différentes, mais il a toujours été affable et généreux dans ces mois qu'on a passés ensemble ensemble à Ville-Marie et au conseil municipal, c'était vraiment un routier de la politique municipale et vraiment il naviguait avec aisance et dans les dernières années, mois, je pense qu'il s'est imposé un devoir aussi de partager cette expérience-là et à l'époque j'étais quand même un peu plus jeune aussi, donc c'était aussi je pense un rôle parfois de mentor de nous accompagner à travers l'apprentissage finalement de la démocratie et de la vie politique montréalaise. Alors aujourd'hui, bien, je joins ma voix aussi pour partager mes meilleures pensées à sa famille, ses proches et aux membres de sa communauté aussi qui ont pu le côtoyer tout au long de son engagement dans la vie publique.
Sylvain Ouellet0:34:36
Merci.
Cathy Wong0:34:38
Merci.
Chantal Rossi ◌0:34:43
Alors nous allons entreprendre le déroulement régulier de notre conseil municipal et commençant par la période de questions des élus. Alors, madame la chef de l'opposition, à vous la parole.
Ericka Alneus ◌0:34:59
Merci, madame la présidente. La mairesse a récemment affirmé qu'il faut ramener l'action climatique dans la réalité des gens. Si vous me permettez, parlons de ici et maintenant. Les changements climatiques sont déjà installés dans la réalité des Montréalaises et des Montréalais. Dans leurs sous-sols inondés, dans les refoulements d'égouts, les sinistres répétés et l'angoisse à chaque épisode de pluie intense, dans les hausses de primes d'assurance et des coûts importants assumés par les ménages. Dans ce contexte, les mesures favorisant la résilience climatique, comme la gestion des eaux pluviales, la déminéralisation, les aménagements éponges, le verdissement, sont reconnues comme des outils efficaces pour réduire le risque d'inondation et protéger nos quartiers. Or, dans les plus récents choix budgétaires, plusieurs de ces projets ont été ralentis, reportés ou carrément coupés. Il y a donc un décalage difficile entre le discours et les décisions prises. Alors, j'ai 2 questions. Comment l'administration peut-elle justifier ces coupures ou ces reports dans des projets d'infrastructures vertes alors que ces mêmes projets sont essentiels pour réduire les risques d'inondations vécus par les citoyens? Et comment l'administration compte-t-elle ramener l'action climatique dans la réalité des gens quand ses choix risquent d'aggraver les problèmes très concrets auxquels ils sont déjà confrontés?
Marie Plourde ◌0:36:26
Merci.
Chantal Rossi ◌0:36:27
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:36:32
Oui, je vous remercie, madame la présidente. Vous savez, j'ai eu eu le privilège et l'honneur de faire un panel justement au Sommet climat à Montréal, un des sommets qui démontre le leadership de la Ville de Montréal sur le plan international, sur toutes les initiatives, ce que la Ville fait depuis des années en termes de lutte aux changements climatiques. La grande conversation aujourd'hui, puis même tous les experts, tous ceux qui travaillent dans le milieu des changements climatiques vont vous le dire, nous avons un défi, madame la présidente, de que la priorité de la— les actions qu'on mène sur la lutte au changement climatique demeurent une priorité, mais même dans la tête des gens. Et actuellement, quand vous parlez aux gens, ce qui demeure la préoccupation des gens, c'est le coût de la vie. Donc, ce qu'on a dit, c'est qu'il faut ramener la lutte au changement climatique dans la réalité des gens pour qu'ils comprennent que c'est aujourd'hui qu'il faut entreprendre des mesures. Quand la chef de l'opposition parle des coupures, moi ce que je vous dirais, c'est prenez l'exemple de l'eau, par exemple. Sur les 10 prochaines années, nous allons investir pas loin de 8 milliards au niveau de l'eau. On n'est pas en train de diminuer ce qu'on va faire, on doit préserver l'utilisation de l'eau, on doit s'assurer que l'aménagement du territoire qu'on fait justement respecte les plus hautes normes pour que les inondations, le refoulement d'égouts, qu'on préserve les maisons des gens qui y habitent. Parce qu'effectivement, quand on a des inondations, les gens ne se retrouvent plus d'assurance. Donc, dans la réalité, dans le quotidien, la réalité quotidienne, on doit absolument s'assurer que les mesures qu'on fait sont comprises par les citoyens pour qu'ils nous suivent dans les investissements qu'on va avoir à faire. Mais au-delà, aucunement besoin de dire que nous allons couper. Au contraire, on veut investir de façon plus intelligente, mieux planifiée, en partenariat avec les autres palais de gouvernement. Madame la présidente.
Sylvain Ouellet0:38:18
Merci.
Chantal Rossi ◌0:38:20
Madame Lachive-Le Poisson.
Ericka Alneus ◌0:38:24
Merci beaucoup, madame la présidente. Sur une chose, on va être d'accord, je pense qu'effectivement, il faut être capable que les actions climatiques puissent s'ancrer dans la réalité des gens. Je le répète, elle l'est déjà et c'est pas quelque chose qu'on peut tasser non plus dans les actions et les décisions que l'on prend. Mais je me permettrais le parallèle avec la nouvelle série, les nouvelles séries de hockey qui sont en train de se mettre. J'ai quand même une question pour madame la mairesse. On entend certaines orientations, mais je pense que tout le monde veut savoir c'est quoi le plan de match pour s'assurer que les gens aient confiance qu'il y a un leadership qui est pris pour contrer les enjeux de changement climatique ici à Montréal.
Chantal Rossi ◌0:39:07
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:39:11
Oui, merci madame la présidente. Ben, une bonne affaire, c'est canadien ont gagné hier, fait qu'on est tout bien contents. Fait que si on fait un parallèle, je pense que cette administration aussi, elle va gagner pas mal de points. Ceci étant dit, nous avons créé un nouveau fonds de réserve sur l'inondation, entre autres sur l'urgence, pour aider les arrondissements à pallier sur l'impact que, par exemple, aujourd'hui, les inondations peuvent avoir sur les arrondissements. Nous avons bonifié, nous avons bonifié le programme de Rénoplex parce qu'on doit s'assurer de donner les meilleurs moyens et des des moyens aux citoyens de pouvoir pallier sur l'impact que justement les changements climatiques ont sur leur vie. Si on prend encore l'effet de l'innovation, de l'inondation, les aider à préserver leur plan. Un plan de résilience. Il faut qu'on soit résilient sur ce qui s'en vient. C'est pas normal, Madame la Présidente, que dans certains quartiers, l'espérance de vie des citoyens est plus petite que ailleurs parce qu'on n'a pas investi sur le verdissement, sur le fait qu'il y a plus d'îlots de chaleur, sur le fait que l'accès à, par exemple, des produits frais, mais c'est pas là. Donc, la lutte au changement climatique s'inscrit dans une vision de développement durable, et développement durable, c'est aussi la qualité de vie pour donner la meilleure chance à tous les citoyens dans tous les arrondissements et tous les quartiers de vivre avec les mêmes opportunités. Et ça, on le lie directement à la question climatique, et c'est exactement ce qu'on va faire comme administration.
Chantal Rossi ◌0:40:29
Merci. Madame la leader de l'opposition officielle.
Marie Plourde ◌0:40:36
Merci, madame la présidente. Alors, Postes Canada annonçait la semaine dernière qu'elle amorçait la fin de la livraison du courrier à domicile et qu'elle en accélérait la transition. On nous annonçait également que les grandes villes comme Montréal suivront dans un futur pas trop lointain. J'aimerais ici rappeler l'importance du service postal tel qu'il est actuellement. Il permet une proximité avec les citoyens et les citoyennes. C'est d'ailleurs le dernier des services à domicile, une sorte de vigie bienveillante sur nos quartiers. Les facteurs et les factrices sont des témoins privilégiés de notre quotidien. Ils veillent de façon discrète sur les personnes plus vulnérables. L'arrêt de la livraison sera d'ailleurs une véritable fracture communicationnelle pour les personnes âgées et moins mobiles. D'autres questions se posent qui relèvent directement de la Ville. Les colis et les lettres seront désormais déposés dans des boîtes communautaires, faisant ainsi de Postes Canada le seul service de livraison qui pourra plus déposer les colis à la porte, laissant ainsi toute la place aux prédateurs économiques tels qu'Amazon et compagnie. Ces boîtes, où seront-elles installées dans les quartiers densément peuplés? Ces boîtes, c'est gros ça là. Il faut savoir que pour 50 adresses, on a besoin de 3 à 4 boîtes communautaires. Terres. Juste pour vous donner un exemple, sur un tronçon comme Berri entre Duluth et Roy, on a une centaine d'adresses. Donc on peut calculer, faites le calcul, on se retrouverait avec 8 boîtes sur un tronçon de rue qui est patrimonial. On va les mettre où ces boîtes-là? Dans les parcs? Sur les terrains privés? Dans les ruelles? Qui en aura la charge de l'entretien de la rue, de l'éclairage du lieu, de la sécurité, étant donné que les vols et le vandalisme sont en hausse? Bref, il y a des questions légitimes que les Montréalais et les Montréalaises se posent et on aimerait savoir, parce que ça va avoir un impact significatif sur les citoyens et les citoyennes. La question, s'il vous plaît. On aimerait savoir où se situe la mairesse sur ce sujet.
Milany Thiagarajah ◌0:42:30
Merci.
Chantal Rossi ◌0:42:32
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:42:34
Merci, merci, madame la présidente. Je me situe exactement à la même place que ma collègue. J'ai exactement les mêmes questions. Ça va me faire plaisir de travailler avec l'opposition parce qu'il va falloir travailler avec le gouvernement fédéral pour qu'on prenne en compte des réalités terrain du cadre bâti d'une ville comme Montréal. Alors, je pense qu'on partira pas en peur aujourd'hui, mais je me fais bon écho à ces questions parce que j'ai exactement les mêmes questions, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌0:43:02
Merci. Madame la leader de l'opposition.
Marie Plourde ◌0:43:08
Test one two. Je voulais remercier la main tendue et l'ouverture d'esprit de l'administration. Merci beaucoup.
Ericka Alneus ◌0:43:16
Merci.
Chantal Rossi ◌0:43:17
Alors il n'y a pas de questions du côté de la salle, du côté d'Anjou non plus. Alors dans à vos boutons dans trois deux un allez-y. Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌0:43:37
Merci, madame la présidente. La semaine dernière, une manifestation d'Écoles bleues a provoqué d'importants ralentissements de la circulation, faisant subir tant aux automobilistes qu'aux travailleurs des longues périodes d'attente. Des personnes ont été coincées dans la circulation pour aller travailler, pour aller reconduire les enfants ou pour aller encore à des rendez-vous essentiels. Des personnes qui n'avaient aucun lien avec ce conflit. Dans les arrondissements, des collègues de matière résiduelle ont été annulés avec les impacts que vous imaginez. Il y a des familles qui n'ont pas eu accès à des services de sports et loisirs, des organismes ont dû annuler des compétitions. Encore une fois, ce sont les Montréalais et les Montréalaises qui ont payé le prix d'un conflit de travail qui s'éternise. Cette situation s'ajoute quand même à un ras-le-bol déjà présent où la grève est prise, la Ville pardon, est prise avec une grève prolongée des services réguliers et un peu une impression générale de désorganisation. Il est bien sûr légitime que les travailleurs exercent des moyens de pression, mais il est aussi de la responsabilité de l'employeur de faire en sorte pour éviter que ces moyens aient des impacts excessifs sur la population. Et plus le conflit dure, plus les moyens de pression se durcissent et plus les conséquences pour les citoyens et les citoyennes deviennent lourdes. Donc, ma question est la suivante à l'administration: est-ce que l'administration reconnaît que l'inaction prolongée dans ce conflit de travail a désormais des impacts directs et inacceptables sur le quotidien des Montréalais et quelles mesures concrètes l'administration compte-t-elle prendre pour accélérer le règlement du conflit afin d'éviter que la population serve encore une fois de levier dans ce bras de fer?
Chantal Rossi ◌0:45:12
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌0:45:18
Alors, si j'étais arrogant, je reposerais la question à l'opposition en leur demandant quelles actions ils ont prises lorsqu'ils étaient au pouvoir pour s'assurer que ce dossier-là puisse se régler. Naturellement, on est au travail, nous, on est en table de négociation tout le temps, c'est là que ça se passe d'ailleurs les meilleurs règlements, et on continue de discuter avec l'École bleue. On a réglé le normatif il y a quelques semaines, on est au salarial, comme vous le savez, Vous savez également, étant, madame la présidente, bien au fait des finances de la Ville, que nous avons un cadre financier à respecter et ce cadre financier respecte la capacité de payer des Montréalais et des Montréalaises et on doit absolument être responsable avec les finances. Je tiens également, dans le grand contexte des choses syndicales à la Ville, vous rappeler que nous avons 7 conventions collectives en négociation, 7 conventions collectives qui peuvent avoir un impact dramatique sur les finances de la Ville. Et dramatique, je pèse mes mots, dans le sens où on ne peut pas ad vitam æternam dépenser de l'argent que nous n'avons pas. On ne peut pas ad vitam æternam emprunter pour assurer de mettre de la nourriture dans le frigidaire, madame la présidente, si vous me passez la figure de style. Alors oui, on est conscient de l'impact sur les Montréalais. Mais on est également conscient de l'impact possible sur le portefeuille des Montréalais en acceptant des, ou en menant des négociations qui vont mener hors du cadre financier de la Ville. Merci.
Chantal Rossi ◌0:46:47
Merci. Questions complémentaires? Votre micro fonctionne pas, madame Fournier. Non, toujours pas allumé. Il est au vert aussi. Il faut qu'il soit au rouge, il faut qu'il soit au rouge. Il est au vert. Elle a appuyé déjà dessus. Voilà, oh, vous l'aviez là, c'est bon, c'est bon, on y va, c'est bon.
Véronique Fournier ◌0:47:36
Parfait, je touche plus à rien, ça va. Mais si je peux me permettre aussi, je n'utiliserai pas les mêmes mots, mais en même temps on entend souvent un peu la même chanson, que l'administration aurait hérité de conventions collectives échues, mais si on les avait négociées avant les élections, on aurait entendu une autre ritournelle, qu'on nous aurait à ce moment-là reproché d'avoir allié les mains à l'administration avec une convention. Donc, une fois qu'on a dit ces différentes sanctions, on peut quand même, sur les propos de monsieur Knorr, vous oubliez quand même un élément central dans ce conflit. Lorsque vous êtes arrivé en poste, des paramètres budgétaires et des projections salariales existaient déjà. Ils étaient plus élevés que l'offre que vous avez déposée à la table de négociation. En proposant une entente inférieure à ce qui était prévu par l'administration précédente, vous avez envoyé un signal clair aux cols bleus. Un recul, pas un compromis. Ce recul a mis un peu d'huile sur le feu dans un climat déjà tendu et a contribué directement à un durcissement des moyens de pression. Un employeur qui commence une négociation en reculant par rapport aux attentes déjà établies ne surprend personne quand le conflit s'enclenche.
Chantal Rossi ◌0:48:40
La question, s'il vous plaît.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:48:41
Oui.
Véronique Fournier ◌0:48:42
Donc aujourd'hui, vous accusez l'opposition par le passé, mais c'est quand même aujourd'hui les Montréalais et les Montréalaises qui en subissent les conséquences. Donc, ma question est la suivante: est-ce que l'administration reconnaît que l'offre qu'elle a déposée est inférieure à ce qui était prévu auparavant et reconnaît-elle que ce choix a contribué à envenimer le conflit et à provoquer des perturbations et un durcissement du conflit actuel et des conséquences que vivent les citoyens?
Chantal Rossi ◌0:49:06
Merci, merci, la question est posée. Avant que monsieur, je m'excuse monsieur Pinard, je réitère comme à chaque mois la période de questions. La question principale, vous avez 1 minute 30 1 minute 30 pour y répondre. La complémentaire, 1 minute, 1 minute pour y répondre. S'il vous plaît, je vous demande de respecter ces temps de parole si vous voulez que vos collègues aient la possibilité aussi de poser les questions qu'ils ont à poser. Monsieur Pinard.
Claude Pinard ◌0:49:39
Madame la présidente, je vais prendre la défense de ma collègue. Elle a perdu 22 secondes dans l'épisode du micro. Donc ça l'a un peu stressé son temps, je pense. Je comprends ses commentaires par rapport à se faire accuser de faire quoi que ce soit avant les élections. On n'a pas fait ça nous comme administration, on trouvait plutôt que ça se passait pas assez vite avant les élections. Alors, mais quand vous avez comme des conventions collectives terminées depuis 2023 ou 2024, comme ce dont on parle actuellement, il y a un peu de travail qui aurait pu être fait sur le salarial, il y a un peu de travail qui aurait pu être fait sur le normatif également. Le normatif n'était même pas réglé. Donc, on voit ici qu'il y avait comme une volonté de pousser plus loin, probablement pour éviter un autre syndrome Atateken, d'une prise de décision qui ne faisait pas l'unanimité. Mais essentiellement, pour nous, ce qui est important, c'est, encore une fois je me répète, c'est important qu'on martèle le message, on doit respecter la capacité de payer des Montréalais. Actuellement, on a une offre responsable sur la table et on souhaite que les discussions et négociations se passent au sein de la table. Merci.
Cathy Wong0:50:37
Merci.
Chantal Rossi ◌0:50:42
Madame Céline-Audrey Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌0:50:46
Merci, madame la présidente. Alors, je joins ma voix à celle de ma collègue madame Fournier. C'est pour cela qu'aujourd'hui je porte une robe bleue à col ou une robe avec un col bleu. J'apprécie vous faire rire à chaque séance, donc comme ça je capte votre attention. Alors, on se rappelle aussi aussi, on a parlé d'entraves routières, moi je vais vous amener dans le cadre de la propreté. Donc au printemps, on avait une administration qui nous promettait une ville plus propre que jamais et on invitait également les Montréalais, Montréalaises à faire leur part. Cette demande est quand même faite aussi, comme on le sait, dans une période de grève avec nos travailleurs qui sont des acteurs clés de cette dite propreté. Et c'est à se demander en effet si l'administration actuelle plutôt que de repointer le passé, fait réellement sa part. Donc on est depuis 6 mois dans un conflit de travail qui s'éternise malgré les engagements de mettre la propreté vraiment au centre des interventions puis des priorités de notre métropole. Et on va pas se cacher qu'on s'était dit aussi on va faire un nettoyage plus tôt au printemps. Cette année, il y a eu des conditions météorologiques, bien évidemment, qui se sont peut-être prêtées au jeu. Donc c'est à se demander en ce moment, tu sais, comment est-ce que les opérations vont prendre vraiment concrètement place, comment est-ce que le travail d'École Bleue va être réorganisé, est-ce que là ça va entraîner des bris de service, etc. Je dois avouer que j'apprécie la présence, l'approche de la mairesse d'un nouveau contrat social, mais la question se pose, c'est quand est-ce qu'on peut considérer qu'il va y avoir des gains aux tables de négociation pour vraiment assumer un nettoyage efficace de notre ville et de notre métropole.
Chantal Rossi ◌0:52:27
Merci. Monsieur Luis Miranda.
Luis Miranda0:52:32
Merci, madame la présidente. Écoutez, une chose que je veux rassurer ma collègue, c'est qu'on a commencé plus tôt. Et puis, c'est clair que c'est des arrondissements à gérer travail localement et on va tout faire pour faire en sorte que justement on rattrape le temps perdu des 3 dernières journées, mais je peux assurer tout le monde qu'actuellement nous faisons des efforts et nous sommes en avance des autres années.
Chantal Rossi ◌0:53:01
Merci. Merci. Complémentaire, madame Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌0:53:07
Monsieur Miranda, ce que je pourrais vous dire, c'est que des arrondissements comme les arrondissements de Verdun sont déjà également au travail depuis déjà un bout, mais je le rappellerai, la même chose que pour ce qui est du déneigement, que le chef d'orchestre, c'est la Ville de Montréal, c'est l'administration qui est en place. Donc nous, les arrondissements, on pourrait faire des pieds et des mains, mais reste que vous avez besoin, selon moi, madame la présidente, de rappeler à l'administration quel est le chef d'orchestre et que des fois, des enjeux centraux ont un impact au niveau de nos arrondissements ça retarde dans le fond des services. On est en mandat depuis plus de 6 mois, donc à un moment donné, il faut aussi tenter de passer à l'action puis d'accélérer. Donc moi, ce que je demande, c'est est-ce que l'administration est prête à faire des gestes concrets et à accélérer des conclusions d'entente pour permettre le retour des cols bleus au travail? Je tiens à rappeler, nous, peut-être qu'à Verdun, on est traumatisés, mais avant l'annexion avec Montréal, on a été en négociation dans le temps de monsieur Bossé pendant 18 mois.
Chantal Rossi ◌0:54:11
Donc, tu sais, où là on a fini une grève de 3 jours, mais on pensait qu'il y aurait des grèves plus longues. La question a été posée, madame Beauregard. Merci. Monsieur Pinard.
Claude Pinard ◌0:54:22
Madame la présidente, je me lève, je suis très inconfortable des propos de ma collègue. Je vais vous expliquer pourquoi. Elle met en doute la probité et le professionnalisme d'École Bleue en sous-entendant que nos progrès selon selon sa perspective, des pourparlers aux tables de négociation auraient fait que les Côtes-bleues seraient moins engagées dans leur travail. Je suis très mal à l'aise avec ça, c'est pas du tout ce qu'on voit. J'étais en contact avec tous les maires ce week-end qui ont eu des difficultés avec les inondations et vraiment, ils font un excellent travail, les Côtes-bleues, ils sont présents partout et—
Chantal Rossi ◌0:54:59
Oui, on va le laisser terminer, la question de privilège va être après. Ce ne sera pas long, d'accord.
Claude Pinard ◌0:55:05
Alors donc, je veux juste m'assurer que, de rassurer les Montréalais que les cols bleus sont au travail, ils font le travail absolument. On n'a aucun doute quant à leur professionnalisme, que ce soit pour faire le travail au niveau du nettoyage, au niveau des inondations, leur travail de tous les jours. Et ça me rend un peu inconfortable de voir qu'on pourrait penser que les cols bleus ne sont pas professionnels. Ils le sont. Et je suis très, très content de leur performance, même en contexte de négociation. Merci.
Marie Plourde ◌0:55:33
Merci.
Chantal Rossi ◌0:55:35
Madame la leader de l'opposition.
Marie Plourde ◌0:55:37
Ce qui est inconfortable, c'est qu'on prête des intentions et qu'on torde les propos qui ont été présentés par la conseillère Céline-Audrey Beauregard. Je demande qu'on retire ces paroles.
Chantal Rossi ◌0:55:53
Écoutez, personnellement, bien honnêtement, je ne vois pas en quoi il y a eu offense ou un non-respect des— un élu peut être mal à l'aise avec les propos d'un autre élu. Alors pour moi, c'est pas une question de privilège.
Marie Plourde ◌0:56:10
Je veux revenir, madame la présidente, c'est mon droit de parole ici au conseil. Dans le règlement de régie interne, on ne doit pas porter des accusations ou encore on ne doit pas donner des significations qui n'existent pas aux propos qui ont été énoncés. Donc je maintiens ma demande.
Chantal Rossi ◌0:56:26
Je comprends très bien, mais oui, monsieur Léard.
Julien Hénault-Ratelle ◌0:56:32
Oui, madame la présidente, écoutez, en tout respect, le président du comité exécutif n'a pas ni porté d'accusation ni prêté d'intention. Je veux dire, il a fait valoir son propre respect envers le travail d'École Bleue et son inquiétude de faire un parallèle entre la négociation actuelle et le travail qui est fait sur le terrain. Donc honnêtement, tout comme vous, je vois pas la question de privilège a ensuite été soulevée de la part de l'opposition.
Chantal Rossi ◌0:56:54
Merci. Je vais vous demander de vous asseoir. Je vais vous demander de vous asseoir, s'il vous plaît. Je vais demander de vous asseoir, s'il vous plaît. De mon côté, je ne vois pas rien qui a été offensant dans ce qui est dit. C'était question— Madame la leader, ma décision est prise. Ce n'est pas une question de privilège. On continue. Monsieur Jocelyn Pauzé.
Jocelyn Pauzé ◌0:57:26
Oui, merci, madame la présidente. Alors, la navette fluviale de l'Est de Montréal constitue un service de transport collectif essentiel, rapide, fiable et structurant, permettant notamment de relier Pointe-aux-Trembles au Vieux-Port environ en 30 minutes, comparativement à plus d'1 h 15 en voiture aux heures de pointe. Dans un secteur déjà très mal desservi en transport collectif, ce service représente pour les résidentes et les résidents de l'Est de Montréal une alternative concrète à la congestion chronique. Et la saison 2025 a connu un achalandage record, confirmant l'intérêt croissant pour la population pour ce mode de transport durable et complémentaire au réseau existant. Alors, madame la présidente, comment l'administration explique-t-elle, malgré toutes les discussions qu'elle a eues avec les ministres provinciaux depuis le 14 novembre, que le financement de la navette fluviale ne soit toujours pas réglé, un dossier essentiel pour l'Est de Montréal. À quoi bon créer de nouvelles structures telles que le Groupe d'action pour le développement de l'Est de Montréal et le Bureau de l'Est si, à la base, l'administration n'est même pas en mesure de protéger cet acquis aussi essentiel pour la mobilité dans l'Est qu'est la navette fluviale?
Chantal Rossi ◌0:58:30
Merci. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:58:34
Merci, madame la présidente. Je remercie mon collègue pour sa question. Étant lui-même et moi-même des élus de l'Est, c'est bien évident que la navette fluviale est un des transports importants pour les gens de l'Est et nous allons continuer les représentations auprès du gouvernement du Québec pour assurer le financement d'un transport aussi important que celui des navettes fluviales, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌0:58:57
Complémentaire? Monsieur Pauset. Non, c'est bon.
Jocelyn Pauzé ◌0:59:10
Voilà, c'est l'après-midi du rouge et du vert. Donc merci beaucoup pour la réponse, madame la présidente. L'administration évoque des discussions, mais concrètement, il n'y a toujours pas de plan clair pour l'avenir de la navette fluviale dans l'est de Montréal. En février dernier, le conseil jeunesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles déposait un avis sur la mobilité dans l'est intitulé Oubliés au terminus. Devraient-ils maintenant commencer à écrire le tome 2 qu'ils intituleraient Oubliés au bout du quai? Le plus absurde, madame la présidente, c'est que pendant que ces jeunes documentaient les besoins urgents en mobilité collective dans l'Est, l'administration locale déposait une motion pour ajouter des bretelles à l'autoroute 25 et aucune motion pour sécuriser le financement de la navette fluviale. Donc, d'un côté, l'administration affirme être en discussion avec le gouvernement pour assurer le financement et la pérennité de la navette et de l'autre côté, les élus locaux dans l'est de Montréal demandent d'ajouter des bretelles d'autoroute. Où est la cohérence entre ces deux messages et comment l'administration peut-elle être crédible en matière de mobilité collective dans l'est de Montréal? Et si la navette fluviale n'est pas financée dans l'est, quelles seront les mesures de mitigation envisagées pour la population?
Olivier Demers-Dubé1:00:16
Merci.
Ericka Alneus ◌1:00:17
Merci.
Chantal Rossi ◌1:00:18
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:00:21
Merci, madame la présidente. Je veux rassurer mon collègue sur les intentions de l'administration de développer le transport structurant de l'est qui inclut la navette, qui inclut aussi une meilleure sortie de bretelles pour des gens qui n'ont pas à avoir à traverser des kilomètres pour rentrer chez eux, puis pouvoir développer un secteur aussi important du secteur de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Madame la présidente, on peut faire tout ça en même temps et travailler avec le gouvernement du Québec pour financer le transport collectif. Le transport de navettes et aussi peut-être une bretelle sur la 25. Tout ça peut se faire en même temps, madame la présidente, et on va travailler avec le gouvernement du Québec et les conversations vont se poursuivre parce qu'à partir de demain, nous aurons potentiellement le nouveau cabinet du gouvernement qui vient d'avoir une nouvelle première ministre.
Chantal Rossi ◌1:01:13
Alors, avant qu'on continue au niveau de la technique, que je, on rencontre des petits problèmes avec les micros et là on a perdu des, ils se sont replacés, mais monsieur Ouellet avait été comme effacé du tableau dans le, dans la problématique de micro. Alors si on peut juste faire attention pour être certaine de pas perdre les droits de parole, s'il vous plaît. Alors monsieur Christopher McCray.
Christopher McCray1:01:47
J'attends, ça fonctionne. Bon, merci madame la présidente. L'Association pour la mobilité sécuritaire de Montréal-Nord a récemment été informée que l'axe du réseau express vélo sur Lacordaire, qui devait être en construction entre Coin et Dégalé à partir de 2026, est maintenant suspendu sans aucune date visée pour sa construction. Le REV Lacordaire devait constituer la colonne vertébrale nord-sud du réseau cyclable cyclable dans cette partie de la ville. Ça aurait été le premier axe nord-sud du REV à l'est du REV Saint-Denis. En ce moment, il n'y a aucun axe cyclable qui relie l'arrondissement de Saint-Léonard aux arrondissements limitrophes. Le projet impliquait également l'ajout ou la bonification de voies réservées pour autobus qui rendraient l'autobus plus efficace et plus fiable dans ce secteur de la ville qui manque cruellement des options de transport collectif. Ou actifs. Donc, question est très simple, est-ce que la mairesse pourrait nous confirmer si le REV Lacordaire est bel et bien annulé et sinon quelle année est visée pour sa construction?
Olivier Demers-Dubé1:02:44
Merci.
Chantal Rossi ◌1:02:46
Monsieur Alan Desousa.
Alan DeSousa1:02:51
Merci, madame la présidente. Merci à mon collègue pour la question. Comme mon collègue est conscient, je pense que les deux arrondissements Montréal-Nord et Saint-Léonard ont été favorables à ce prolongement. Ils ont aussi voulu qu'avant qu'on dépense une fortune pour construire une REV, que par quels moyens traversera l'autoroute 40. Donc, je pense que la démarche a été faite par les deux administrations, incluant les gens de la Ville centrale, des fonctions publiques et d'autres personnes, pour essayer de sécuriser un accord que si effectivement la Ville va dépenser un montant qui est dans les dizaines de millions de dollars pour faire une REV, on laissera pas des cyclistes sans avoir une opportunité de traverser. Comme vous vous souvenez, et c'était voté ici à ce conseil au mois de janvier, donc vous avez voté, il y avait une entente où le MTMD avait décidé de faire les travaux sur cette traverse et exactement tel qu'il est. Il n'y avait pas envisagé de changement structurel et eux, ils prétendent qu'ils vont le faire quand ils vont voir l'intersection majeure pour l'intersection. Donc, sachant que le déni des contribuables, c'est important, sachant que ça nécessitera une réflexion et planification de l'ensemble pour permettre aux gens de traverser et aussi de joindre la ligne bleue, on va travailler avec le gouvernement du Québec, la MTMD pour s'assurer que ce volet est retenu en tête et par la suite, on va être en mesure de déterminer comment la REV va être réalisée. Merci.
Marie Plourde ◌1:04:28
Merci.
Chantal Rossi ◌1:04:29
Complémentaire, monsieur McQueen.
Christopher McCray1:04:33
Merci pour la réponse. Par contre, on n'a pas d'échéancier, on n'a pas d'informations claires sur ce qui s'en vient, et puis de ne pas faire rien, ça ne en attendant le projet parfait, ça ne me semble pas l'idéal pour ce secteur qui manque d'aménagement. Au-delà du Rêve Lacordaire, on a plusieurs nouvelles inquiétantes pour le vélo à Montréal ces dernières semaines, derniers mois. Les comptes en cyclable qui ont été annulés faute de financement, des élus d'Ensemble Montréal qui annulent des projets cyclables. Je cite mon collègue au dernier conseil de Côte-des-Neiges-NDG qui parle de d'un projet annulé. Never will I put a bike path on Wilderton and Darlington. Au moins, le message est clair du côté de Côte-des-Neiges-Indigie. Donc, ma question est la suivante. Alors que Montréal sera l'hôte du plus grand événement sportif, événement international de cyclisme au cours des dans les prochains mois, vers où s'en va réellement le réseau cyclable à Montréal? Plus concrètement, pour les compteurs, est-ce que les compteurs seront rétablis et aurons-nous une mise à jour pour le réseau cyclable? Cyclable ce printemps comme à l'habitude.
Chantal Rossi ◌1:05:40
Merci. Monsieur Alan Desjardins.
Alan DeSousa1:05:47
Encore, madame la présidente, laissez-moi rectifier les propos de mon collègue parce que c'est essentiellement, je pense qu'ici quand on dit qu'il n'y a pas d'enjeu, c'est sûr et certain qu'il y a un enjeu, mais on construira pas, on dépensera pas 30 millions ou plus de l'argent pour construire une piste cyclable qui aller nulle part. Comment est-ce qu'on peut servir les citoyennes si effectivement on fait ça? Pour cette raison, ça nécessite qu'on travaille avec le gouvernement pour trouver une façon de traverser avant qu'on entame les travaux. Mais d'autre part, madame la présidente, encore, je reste un peu surprise que mon collègue ne s'en souvienne pas que juste au mois de mars, ici, dans ce conseil, on avait voté les mesures qui étaient faites pour faire le comptage. Donc, c'était un dossier qui a commencé bien avant notre arrivée en poste. C'est un dossier qu'on avait acheminé ici au conseil, puis ça a passé unanimement. Donc, on peut bien dire que dans ce projet, on vise à internaliser cette information. On ne vise pas à donner ça à une compagnie qui est dans le secteur privé. On va développer notre expertise, mais entre-temps, aucune de cette information ne va être perdue. Madame la présidente. Cette information est disponible et pour autant qu'on est dans une période de transition, on va s'assurer que l'information recueillie par les bornes existantes et par les caméras va être mise à la disposition. Donc, c'est juste une question d'avoir la conscience.
Cathy Wong1:07:11
Merci.
Chantal Rossi ◌1:07:13
Il est 13 h 57, la période de questions, le temps régulier de la période de questions est terminé. J'aimerais savoir s'il y a une entente entre les leaders pour une prolongation. S'il vous plaît.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:07:24
Oui, madame la présidente, si je ne m'abuse, la période était finie depuis environ 2 minutes, donc je propose de prolonger de 13 minutes la période de questions.
Chantal Rossi ◌1:07:32
Parfait, merci. Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet1:07:38
Parfait, merci beaucoup. Madame la présidente, la mairesse demande aujourd'hui aux Montréalais et aux Montréalaises d'être patients face à la dégradation de l'état des rues, notamment en raison des conditions climatiques. Personne ne nie, moi le premier, que l'hiver, les changements climatiques font mal à la chaussée, ou encore que Montréal a un important déficit d'entretien d'actifs malgré l'important rattrapage qui s'est fait au cours des dernières années. Par contre, j'ai été très étonné d'entendre la mairesse déclarer récemment que les réaménagements réalisés sous la dernière administration avaient été des dépenses superflues et que les sommes auraient dû à la place aller à l'entretien des rues. Ça m'étonne parce que c'est très, très mal connaître comment font la réalité des chantiers à Montréal. La majorité, c'est pas la quasi-totalité, des réaménagements ont découlé de l'obligation d'effectuer des travaux majeurs sur les infrastructures souterraines. Je pense ici à Sainte-Catherine, à Peel, à Despins, la Place de Saint-Hubert, à Christophe-Colomb dans Villeray et j'en passe. Donc, quand on arrache déjà tout, c'est normal qu'une administration responsable en profite pour améliorer la rue à une fraction du coût qu'on le ferait si on devait juste faire le réaménagement. Ce n'est donc pas une opposition entre un entretien de du réaménagement, mais bien une logique de gestion responsable à long terme du réseau pour profiter des rares chantiers majeurs qui arrivent seulement une fois par siècle pour ne pas reconstruire en fonction des standards du précédent siècle. Mais pour revenir au nid-de-poule, la solution n'est pas tant de mieux boucher en plein hiver, mais de bien repaver dans les bonnes conditions l'été. Or, les chiffres du dernier PDI sont clairs: au lieu des 75 km de pavage qui étaient prévus sur le réseau artériel en 2026, il y a des programmes PCPA, PCP Il n'en reste que 40 km, soit près de la moitié moins.
Chantal Rossi ◌1:09:13
La question, s'il vous plaît.
Sylvain Ouellet1:09:14
Oui, alors comment l'administration peut-elle justifier des investissements moindres en entretien du réseau artériel tout en invoquant la patience des citoyens?
Chantal Rossi ◌1:09:20
Merci. Merci. Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa1:09:26
Madame la présidente, je remercie mon collègue pour ce commentaire, mais d'autre part, on sait très bien que c'est l'ancienne administration qui avait coupé les montants pour les routes locaux. On sait très bien que la dégradation qu'on voit aujourd'hui, c'est en grande partie reflété par ce manque d'investissement. On voit déjà avec le montant d'argent qui était consacré par notre administration, ça dépasse les montants dépensés dans les dernières quelques années. Donc, madame la présidente, on va travailler fort pour être capable de s'assurer que les routes sont une priorité, combinaison de non seulement les travaux souterrains, mais aussi le travail de chaussée pour s'assurer qu'on peut avoir, avec une bonne planification, la meilleure valeur pour l'argent des contribuables. Merci.
Chantal Rossi ◌1:10:14
Complémentaire, monsieur Ouellet. Voilà.
Sylvain Ouellet1:10:26
Monsieur DeSousa, soyons sérieux, l'essentiel des problématiques se retrouve sur les artères. La mairesse, la mairesse, c'était sur Notre-Dame, une artère. La majorité des rues, je peux vous donner dans mon district, je suis sûr que dans votre district, où les citoyens sont le plus achalés des nids-de-poule, où c'est le plus dangereux, c'est sur les artères et c'est là que se retrouvent. Donc, et vous avez coupé près de la moitié des kilomètres qui vont être pavés cette année. Donc, si on est sérieux au niveau de la qualité du roulement, c'est comme, c'est sur les artères qu'il faut agir et c'est c'est sur les artères que vous avez décidé de couper de moitié. Alors, comment vous voulez faire patienter les Montréalais sur des rues alors que vous avez coupé dans le pavage des rues, de ces mêmes rues artérielles? Merci.
Chantal Rossi ◌1:11:08
Monsieur DeSousa.
Alan DeSousa1:11:13
Madame la présidente, je m'excuse, je file pour mon collègue monsieur Ouellet, c'est drôlement mal, mais d'autre part, chacun de nous, dans le contexte de nos artères, s'assure que l'argent qui a été dépensé, l'argent qui a été accordé par notre service, par nos, notre administration va être à la hauteur des attentes. Quand vous dites qu'on aurait coupé à moitié, je pense que ce n'est pas nécessairement le cas. Je pense que, comme on vous avait dit, on va faire le nombre de kilomètres qu'on vise faire, on va dépenser le montant que vous avez dépensé dans les années antérieures et on va essayer de faire plus avec moins. Merci.
Chantal Rossi ◌1:11:48
Merci. Madame Sarah Doyon.
Sarah V. Doyon ◌1:11:54
Merci, madame la présidente. Donc, il y a un peu plus de 2 semaines, l'administration a mené une démarche de consultation concernant les aménagements cyclables sur la rue Hochelaga, dans Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. Cette démarche a suscité une mobilisation citoyenne exceptionnelle, autant par le nombre de participants et participantes qui sont venus que par la clarté des messages qu'ils ont exprimés. Les résidentes et résidents ont été nombreux à demander des aménagements cyclables sécuritaires, continus, protégés, adaptés à la réalité notre quartier. C'est une mobilisation qui s'inscrit dans une— dans un contexte bien connu. C'est une artère qui est très achalandée. Il y a des enjeux importants de sécurité routière. On a un besoin criant d'offrir des options de déplacement sécuritaires pour tous et toutes. Ni dans la MHA ni à Montréal, le vélo, c'est un luxe ou un caprice idéologique. C'est vraiment une question de sécurité, d'accessibilité et de qualité de vie. Or, malgré la force de la mobilisation, la clarté des attentes exprimées, l'administration demeure sur la silencieuse défensive pour l'instant quant à ses intentions réelles pour la suite du projet. Les citoyens ont pris le temps de participer, se sont exprimés, ont indiqué clairement le scénario qu'ils souhaitaient voir se concrétiser. Donc, je pense qu'ils sont maintenant en droit de savoir si leur voix va être réellement prise en compte. Donc, ma question est bien simple: quelle est la conclusion de l'administration d'Ensemble Montréal à la suite de cette consultation et comment l'administration entend-elle traduire concrètement cette volonté citoyenne dans ses décisions pour la rue Hochelaga?
Chantal Rossi ◌1:13:11
Merci, madame Chantal Gagnon. Alors, merci, madame la présidente. Alors, j'ai déjà échangé sur le sujet avec ma collègue. Alors, effectivement, c'était une consultation qui a été très populaire, très bien organisée. C'est les commentaires qu'on a reçus.
Marie Plourde ◌1:13:27
Plus de 600 personnes ont participé.
Chantal Rossi ◌1:13:29
Alors, on est encore à l'élaboration du rapport final et c'est une consultation qu'on prend très au sérieux. Alors effectivement, tous les commentaires sont pris en considération et sous peu, d'ici la fin du mois d'avril, la consultation, le rapport de consultation va être disponible.
Cathy Wong1:13:47
Merci.
Chantal Rossi ◌1:13:48
Merci. Question complémentaire, madame Doyon.
Sarah V. Doyon ◌1:13:52
Oui, bien effectivement, on a pu échanger, madame Gagnon et moi, par le passé sur cette consultation-là, mais reste que la consultation a eu lieu le 2 avril dernier, le formulaire a été fermer le soir même, fallait même pas prendre le temps d'aller coucher le petit après avoir écouté la séance en ligne, sinon on allait manquer la fermeture du formulaire. Tout ça, c'était pour avoir des résultats très rapidement. 18 jours plus tard, on a toujours rien. Donc je me demande comment c'est qu'on n'a pas encore de résultats préliminaires. Est-ce que c'est parce que les résultats vont pas dans le sens de ce que l'administration souhaitait? Est-ce qu'on peut savoir quand on va avoir les résultats, mais surtout quand on va avoir l'intention claire de l'administration quant à ce projet?
Chantal Rossi ◌1:14:28
Merci. Madame Chantal Gagnon.
Marie Plourde ◌1:14:32
Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:14:34
Alors, j'entends qu'on nous prétend des mauvaises intentions tant qu'à la consultation. Au contraire, la consultation, on la prend très au sérieux et on veut émettre un rapport qui va mettre la lumière sur tous les commentaires qu'on a reçus. Alors, on prend cette démarche très au sérieux et, comme je réitère, Le rapport va être disponible d'ici la fin avril.
Céline-Audrey Beauregard ◌1:14:58
Merci.
Chantal Rossi ◌1:14:58
Merci. La période de questions étant maintenant terminée, nous retournons à l'ordre du jour du conseil et je cède la parole au leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:15:12
Merci, madame la présidente. Ça nous amène donc au point 3.01. Donc, appuyé par le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard, je vais proposer l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du du conseil municipal avec les modifications suivantes. Je vais retirer le point 15.04 ainsi que le point 51.01. Et je vous préviens tout de suite d'un changement de séquence, donc on va appeler le point 15.02 dès l'adoption de ce point-ci, le 15.03 par la suite et le 15.01 qui sera appelé à 17 h.
Chantal Rossi ◌1:15:42
Aucune intervention, c'est adopté.
Christine Black ◌1:15:44
Parfait.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:15:45
Alors, madame la présidente, tel que je viens de le mentionner, je vais donc maintenant appelé le point 15.02, qui est la déclaration pour le mois du patrimoine asiatique. Et pour cette déclaration, je vais céder la parole à ma collègue Milany Thiagarajah.
Chantal Rossi ◌1:15:58
Merci.
Milany Thiagarajah ◌1:16:01
Merci, madame la présidente. Bonjour, chers collègues. Comme à chaque année, nous allons célébrer le mois du patrimoine asiatique en mai à Montréal et partout au pays. Pour moi, comme élue d'origine sud-asiatique siégeant ici, ce moment a une signification particulière. Le patrimoine asiatique, ce n'est plus, ce n'est pas une seule histoire, ce n'est pas une seule langue ni une seule culture. C'est une mosaïque immense faite de communautés différentes, d'expériences différentes et de parcours souvent marqués par la résilience, l'adaptation et la volonté de bâtir ici à Montréal. C'est une occasion extraordinaire pour souligner les contributions importantes des communautés asiatiques à Montréal. It is essential to recognize and celebrate the rich cultural heritage and meaningful contributions of Asian communities to our society. Asian communities have been firmly established in the city over a century. They play an active role in shaping Montreal's identity, prosperity, history, economy, and cultural life. They are deeply engaged in key sectors that define our city's reputation including scientific innovation and academia. Their contributions are vital and deserve to be fully recognized and celebrated. I've also had the opportunity to travel to different parts of Asia, and every time I do, I'm stuck with a few things that are consistent everywhere I go: the warmth of the people, the sense of welcome, and yes, the food. The food is truly unforgettable. I think it's fair to say that one of the best ways to experience the richness of a culture is to simply just sit down and share a meal together. Je suis aussi toujours émerveillée par la beauté et la richesse des vêtements traditionnels dans de nombreuses cultures asiatiques. Les couleurs, les tissus et le savoir-faire sont tout simplement remarquables. Qu'ils soient portés lors des célébrations, des cérémonies ou même au quotidien, Ces habits reflètent un profond sentiment d'identité et de fierté. C'est précisément ce que nous permet le mois du patrimoine asiatique: prendre le temps de reconnaître les diverses communautés asiatiques qui enrichissent notre quotidien et contribuent à la richesse de notre patrimoine. Asian Heritage Month reminds us that diversity is not just about representation; it is about participation, belonging, and and influence. It is about ensuring that future generations see themselves reflected in every part of society. Notre administration promouvoir des relations interculturelles harmonieuses dans le respect et l'ouverture, c'est une grande priorité. Ça fait partie de nos valeurs. Dans cet esprit, nous devons continuer à poser des gestes concrets pour renforcer l'inclusion et le vivre-ensemble. Nous devons poursuivre des actions concrètes et soutenues pour faire face au racisme et à la discrimination vécue par les communautés asiatiques. Vous pouvez compter sur nous pour rester vigilants et pleinement engagés en tout temps. En terminant, je tiens à remercier celles et ceux qui se sont investis avec énergie pour mettre sur pied un calendrier d'activités bien rempli pour le Mois du patrimoine asiatique. Merci à tous les organismes et aux bénévoles pour votre engagement. J'invite toutes les Montréalaises et Montréalais à célébrer l'apport remarquable des personnes d'origine asiatique au développement et au rayonnement de la métropole durant tout le mois de mai. Et aujourd'hui, je vous invite, chers collègues, à adopter la déclaration pour le mois du patrimoine asiatique. Merci.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:19:45
Thank you.
Chantal Rossi ◌1:20:09
Merci, madame Cathy Wong.
Cathy Wong1:20:16
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, en ce mois de mai, nous souhaitons Nous soulignons le mois du patrimoine asiatique partout au Canada. C'est un moment, oui, pour célébrer, mais surtout un jour pour se rappeler, pour nommer, pour transmettre. Mes enfants, qui sont âgés de 3 ans et 5 ans, ils sont très jeunes, mais ils se posent déjà des questions. C'est où la Chine? C'est où le Vietnam? C'est où ça, l'Asie? Alors je leur raconte et je leur parle en chinois. Je leur parle de cette langue, de ce qu'elle porte, de l'histoire qu'elle porte avec elle. Je leur dis qu'un jour, je les amènerai en Asie. Et d'ici là, bien, je leur transmets cette fierté d'être asiatique à travers les mots de Kim Thuy, à travers les images au cinéma de Kuo-Lee, à travers les œuvres en arts visuels de Karen Tam. Mais parler de fierté ici au Canada, à Montréal, c'est aussi avoir le courage de regarder l'histoire en face. Parce que le patrimoine asiatique au Canada porte aussi des blessures. La taxe d'entrée imposée aux personnes chinoises, les lois d'exclusion, l'internement des Canadiens et Canadiennes d'origine japonaise, l'exploitation des travailleurs chinois qui ont construit les chemins de fer dans des conditions inhumaines. Ces injustices ont marqué nos communautés, elles font partie de notre histoire et de notre patrimoine. Mais malgré tout, notre communauté, nos communautés ont tenu. Elles ont résisté, elles ont créé, elles ont bâti. Et donc, notre histoire, le patrimoine asiatique au Canada est surtout une histoire de résilience et c'est pour ça que ce mois de mai est important pour nos communautés. Cette année, le Mois de l'histoire du patrimoine asiatique arrive aussi à un moment historique pour Montréal. Le MEmM, le Centre des mémoires montréalaises, a annoncé la semaine dernière l'acquisition de la collection Wings. Ce sont plus de 5000 objets, des milliers de documents, plus de 125 ans d'histoire du quartier chinois. Un projet né d'un mouvement citoyen porté par Objets de mémoire et aujourd'hui, bien, cette mémoire, elle est protégée, elle va pouvoir être transmise et finalement honorée. Et c'est ça la preuve qu'à Montréal, bien, la culture asiatique, elle est bien vivante. Et c'est pour cette raison que je vous donne aussi rendez-vous dans le cadre du mois de mai, un moment important. Dès le 1er mai, le Festival Accès Asie va ouvrir le bal, une programmation, une programmation qui va être audacieuse, essentielle, et je vous invite à y participer pour découvrir nos artistes montréalais d'origine asiatique. Et sur le terrain, il y aura des initiatives extraordinaires comme le Open Mic asiatique porté par Claudia Chantec et Rich Lee, deux bénévoles qui proposent une scène ouverte, une vraie, une scène où en fait on peut raconter nos propres histoires, par nous, pour tous et pour toutes. Et j'y vais souvent à ce Open Mic asiatique et à chaque fois j'y suis émue, je suis fière parce que ce sont ces espaces qui nous permettent de reprendre la parole, de sortir du silence et de raconter qui nous sommes ici. Le prochain aura lieu le 8 mai et donc je vous invite à y aller, à écouter et à le soutenir. Et finalement, bien, dans le cadre de ce mois du patrimoine asiatique, j'ai envie de faire un vœu, que mes enfants, que tous les enfants asiatiques au Canada, et surtout à Montréal, puissent grandir dans une ville qui ne leur demande pas de choisir, de ne plus avoir à choisir entre leurs origines ou leur appartenance, de ne plus avoir à choisir entre être visible ou de se faire discret. Je veux qu'ils puissent être fiers, fiers de raconter leurs racines, fiers de les raconter aux autres, de les transformer et surtout de les mélanger, parce que Montréal, c'est ça. Une ville où les identités circulent, se rencontrent, se transforment, une ville profondément diasporique, et c'est ce Montréal que je veux construire avec vous, pour eux. Et donc, bon mois du patrimoine asiatique. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:24:18
Merci beaucoup. Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌1:24:21
Merci, madame la présidente. Merci également à mesdames Thagarajah et Wong pour vos interventions. Comme, comme vous l'avez si bien dit, mai est le mois du patrimoine asiatique. Nous célébrons officiellement à Montréal depuis 2004, en l'honneur des communautés asiatiques qui ont pris racine dans la métropole depuis plus de 100 ans et qui ont contribué à son essor dans les nombreuses sphères d'activités, comme on le sait, lors de ce mois, nous souhaitons aussi souligner et reconnaître leur contribution indéniable. Depuis 1975, environ 200 000 personnes d'origine asiatique se sont réfugiées au Canada, dont une grande proportion s'est installée à Montréal. Leur arrivée a enrichi la ville, dynamisé ses quartiers et contribué à son essor culturel et économique. Célébrer le riche patrimoine asiatique à Montréal, c'est important. Je pense évidemment au quartier chinois, qui est au cœur de l'identité montréalaise et dans mon district. C'est un pilier majeur de la vie communautaire, sociale et culturelle du centre-ville, un patrimoine précieux que nous avons le droit, le devoir pardon, de préserver. C'est pourquoi d'ailleurs il a été le tout premier secteur à être désigné lieu historique de la ville. Ma collègue Wong mentionnait l'acquisition de la collection Wings, qui est une excellente nouvelle. On est, on est super contents que ce soit arrivé. Ça s'inscrit également dans notre volonté de soutenir la revitalisation du quartier chinois et lui redonner ses lettres de noblesse. Et pendant la campagne électorale, j'ai assisté à un événement dans le quartier chinois où la famille Lee avait produit, à travers naturellement Wings, des messages dans leurs biscuits, les fortune cookies, là je cherche le mot français, et moi j'avais eu 2 messages en fait. Le premier était, a safe community is everyone's. Fortune, et le deuxième en français qui disait rendre le quartier chinois à nouveau sécuritaire et prospère, et je le garde sur mon téléphone depuis le mois d'octobre. Donc, nous l'avons dit souvent et nous allons continuer de le répéter, la diversité est l'une des plus grandes richesses à Montréal. C'est ce qui fait notre force, c'est une richesse qui nous définit comme grande ville ouverte sur le monde, une richesse qu'on protège aussi par de petits et de grands gestes, notamment en faisant tout en notre pouvoir pour lutter contre toutes les formes de racisme et de discrimination. Encore à ce jour, les communautés asiatiques font face à des enjeux de sous-représentation et, pour un trop grand nombre de communautés asiatiques, le racisme envers les personnes d'origine asiatique est une réalité vécue au quotidien. Le Mois du patrimoine asiatique, nous devons sensibiliser les gens aux difficultés éprouvées par ces communautés ainsi que combattre et dénoncer toutes les formes de discrimination et de racisme envers les personnes d'origine asiatique. Ces constats nous rappellent qu'il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre une véritable égalité Il souligne aussi l'importance de poursuivre nos efforts afin de lever les barrières à la pleine participation de toutes et tous. À mon tour, je tiens donc à inviter toutes les Montréalaises et tous les Montréalais à célébrer en mai l'apport exceptionnel des communautés asiatiques à Montréal, célébrer ces dizaines de milliers de personnes qui ont participé à la construction de notre société, qui l'ont nourrie au sens propre et au sens figuré et qui l'ont enrichie pour en faire cette grande métropole multiculturelle. Je vous invite donc aujourd'hui aussi, chers collègues, à adopter la déclaration qui suit. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:27:37
Alors merci, il n'y a pas d'autres interventions. La déclaration 15.02 est adoptée. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:27:47
Merci, madame la présidente. Tout d'abord, j'aimerais rajouter les noms de l'ensemble des membres de l'administration comme appuyeurs à la déclaration qui vient d'être adoptée à l'unanimité.
Chantal Rossi ◌1:27:56
On ajoute tous les noms des élus.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:28:00
Merci, madame la présidente. Ce qui nous amène donc à notre prochaine déclaration en 15.03, qui est la déclaration pour souligner la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, et pour Pour celle-ci, je vais céder la parole à mon collègue monsieur Josué Corville.
Chantal Rossi ◌1:28:15
Monsieur Corville.
Josué Corvil ◌1:28:16
Merci, madame la présidente. La lecture joue un rôle prépondérant sur l'échiquier culturel de notre cité. Dans quelques jours, nous allons célébrer la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Cette initiative fut promue par l'UNESCO, qui l'a créée en octobre 1995. Pour le 23 avril. En effet, le choix de cette date n'est pas le fruit du hasard. Le 23 avril 1616, 3 des plus grands écrivains de l'histoire de l'humanité sont passés de vie à trépas: le dramaturge anglais William Shakespeare, le romancier espagnol Miguel de Cervantes et le père de la littérature latino-américaine, Inca Garcilaso de la Vega. Par contre, il faut préciser que l'écrivain russe Vladimir Nabokov est né un 23 avril, de même que l'écrivain islandais Halldór Kiljan Laxness, lauréat du prix Nobel de littérature en 1955. À cela, il faut adjoindre une célébration espagnole. Le 23 avril était une journée dédiée au livre à Barcelone. Les librairies de Barcelone et de Catalogne offrent toujours une rose pour, pour chaque livre vendu le 23 avril. Via cette célébration, je veux rendre hommage aux artisans du monde du livre. Chaque année, l'UNESCO choisit sa capitale mondiale du livre. Montréal l'a été en 2005 et, cette année, c'est la ville de Rabat, au Maroc, qui est la capitale mondiale du livre. L'écosystème de l'édition et du livre au Québec, particulièrement à Montréal, est riche et diversifiée. A priori, nous sommes heureux d'avoir avec nous le directeur du Salon du livre de Montréal, monsieur Olivier Goujon, qui dirige les destinées du Salon depuis quelques années. Ce Salon représente une des plus grandes rencontres autour du livre qui se fait dans la métropole. Il attire plus de 100 000 lectrices et lecteurs. De plus, les quartiers et arrondissements sont des invités spéciaux. Le tout a commencé avec le quartier Saint-Michel en 2019. Depuis, Montréal-Nord, Rivière-des-Prairies. Prochainement, ce sera le tour de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Donc, la 49e édition du Salon du livre se déroulera du 25 au 29 novembre 2026, et le mois de novembre sera un mois consacré aux livres et à la lecture. À Montréal, nous avons une pléiade d'auteurs qui laissent aller leur imagination pour faire rêver les lecteurs. Depuis quelques semaines, un auteur québécois, Télisson Aurélien, via son roman C'était ça ou mourir, publié chez Boréal, garde le pas palmarès des ventes dans plusieurs catégories et nous avons le plaisir de l'avoir avec nous dans les tribunes, Monsieur Télisson Aurélien. De son livre, Chantal Guy à la presse affirme, jamais dans l'histoire, pourtant riche des Éditions du Montréal, un livre n'aura fait l'objet d'un intérêt précoce aussi marqué et soudain à l'étranger. C'était ça ou mourir se lit comme un suspense soutenu par un humour tragique et une quête bouleversante de dignité. Fin de citation. Nous avons également avec nous une autre autrice, Madame Paulette Valcour, qui a à son actif plusieurs ouvrages. Je nous invite à lire. Au Québec, la lecture s'avère être une pratique culturelle très répandue. 82% de la population s'adonnent à cette pratique pendant leur temps de loisirs. Prenons donc le temps de lire. Cette année ramène le 325e du Traité de la Grande Paix. Je nous invite à découvrir la littérature autochtone. La lecture a plusieurs bienfaits. Ça stimule le cerveau, améliore la mémoire, aide à mieux dormir, prévient le stress, développe le vocabulaire, les connaissances, améliore les capacités d'analyse, favorise l'empathie. Pour Barack Obama, la lecture est importante. Si vous savez lire, alors le monde entier s'ouvre à vous. Je veux également saluer Monsieur Toussaint, Christian Toussaint, qui est grand, donc, de notre table culturelle de Saint-Michel, et c'est lui qui dirige le projet Saint-Michel Quartier du livre. Je nous invite le 23 avril à prendre un temps spécial pour lire. La bibliothèque constitue un outil culturel important pour la ville. C'est pourquoi notre administration a investi en culture, investi en bibliothèque. Parlant de bibliothèque, deux citations illustrent parfaitement bien cet état de fait. Celle d'Einstein: la seule chose que vous avez absolument besoin de savoir est l'emplacement d'une bibliothèque. Et d'Édouard Philippe: une bibliothèque est comme le lieu de mémoire de notre existence, elle nous chuchote d'anciennes joies, murmure nos lacunes et trahit les promesses de lecture. Donc, la bibliothèque fait partie des services essentiels pour nos citoyens. Au service de toute la communauté, la bibliothèque constitue un véritable levier socio-économique pour la collectivité. Je veux décerner un satisfecit au personnel de nos bibliothèques montréalaises. Montréalaise est une grande métropole culturelle et notre administration tend à la fortifier. In fine, pour la Journée mondiale du livre, je nous invite à prendre du temps pour lire ou encourager la lecture dans notre environnement. Je vous partage une pensée de Michel Boutou autour du livre: un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître. Et en tu saisis les mots. Je remercie tous ceux qui ont fait le déplacement. Nous avons avec nous la présidente de la Corporation des bibliothécaires, donc Madame Marsan. On vous remercie d'être là. Merci de donc de faire le déplacement. Donc merci à tous. Prenons le temps de lire. Et soyons nombreux au Salon du livre en novembre prochain. Merci.
Chantal Rossi ◌1:35:23
Merci beaucoup, Madame Marie Plourde.
Marie Plourde ◌1:35:27
Merci, Madame la Présidente. Merci les collègues. Voudrais saluer nos distingués invités, dont monsieur Goujon, avec qui j'ai déjà eu le plaisir de travailler. Monsieur Goujon, qui est bien sûr le président-directeur général du Salon du livre de Montréal. Cela dit, je seconde tout ce qui a été mentionné par mon collègue monsieur Corville, mais j'aimerais maintenant parler d'une bibliothèque dont on ne parle pas souvent: les bibliothèques scolaires. Moi, j'ai eu la chance d'être une bibliothécaire bénévole pour l'école de ma fille au primaire. Et les bibliothèques dans les écoles, ce sont vraiment encore, ce sont des semeurs, des semeuses de sagesse, de réflexion, de créativité, de rêves. Et on n'en parle plus, on n'investit plus là-dedans. Et c'est tenu à bout de bras. Avant, il y avait des bibliothécaires scolaires. Maintenant, c'est tenu à bout de bras par des parents qui sont dévoués, qui vont à la fin de la journée recoller des livres, qui vont raconter des histoires, qui vont aider les jeunes à trouver à trouver un livre qui va correspondre à leurs besoins. Et c'est justement des journées comme celle-là où aussi il faut travailler, il faut souligner le travail de ces bénévoles-là qui ont à cœur justement d'inculquer quelque chose de pérenne dans le cerveau des enfants. Dans une époque où tout est instantané, dans une époque où tout meurt, où tous les trends disparaissent au bout de 24-48 heures, un livre ça reste. Ça reste dans une bibliothèque, mais ça reste aussi dans le cerveau des enfants et ça les aide à grandir dans la beauté et ça c'est vraiment important de continuer de semer ça auprès de nos enfants. Alors moi c'était mon message aujourd'hui, je veux saluer les Élise Gravel aussi, on parle de droits d'auteur, les India Desjardins qui nous aident à semer ces rêves-là dans le cerveau des enfants. Puis je voulais aussi parler d'une fonction dont on ne parle peut-être pas souvent. En fin de semaine je suis allée voir la pièce de théâtre Que notre joie demeure qui est une adaptation du livre de Kev Lambert qui qui est vraiment une œuvre extraordinaire. Et je revenais pas, j'étais assise là, puis je me disais, ce sont des sujets dont on discute souvent entre nous en tant que conseillers et conseillères d'arrondissement. On parle de gentrification, on parle de l'effet de la construction sur les populations plus vulnérables et tout ça. Mais à travers un livre, un livre qui a été un succès mondial, on réussit à faire percoler ces notions-là à travers le monde. Et les salles étaient pleines et on était dans des supplémentaires au Théâtre du Nouveau Monde, donc pour la pièce Notre joie demeure. Donc célébrons cette Journée mondiale du livre et des droits d'auteur. Merci beaucoup.
Jocelyn Pauzé ◌1:37:52
Merci.
Chantal Rossi ◌1:37:53
Madame Ericka Alneus.
Ericka Alneus ◌1:37:55
Merci beaucoup, madame la présidente. Je me permets aussi de me joindre à mes collègues pour saluer nos invités dans la salle. Monsieur Goujon, c'est Ça me fait vraiment plaisir de vous voir ici dans ce contexte. Dans le dernier mandat, la première fois qu'on s'était parlé, c'était dans le souhait que la Ville de Montréal réaffirme son engagement au livre et au travail important que vous faites au Salon du livre. Donc, votre présence confirme la volonté de notre métropole à célébrer l'importance du livre. Je veux saluer les auteurs, les gens qui mettent des mots pour qu'on puisse se projeter, s'abandonner, rêver, imaginer. Chapeau bas à vous, votre travail est important pour nos vies dans notre intimité, mais aussi pour nos démocraties. Je suis de celles qui trouvent que ce type de déclaration nous rappelle l'importance des bibliothèques comme lieu d'apprentissage, de connaissances, mais aussi de réaffirmation de démocratie. Quand les livres sont menacés, nos démocraties sont menacées. Donc aujourd'hui, d'adopter une telle déclaration, c'est de réaffirmer l'importance de ces beaux objets qui nous permettent de nous connecter à nous-mêmes et de connecter à des réalités autres que les nôtres. Je me souviens lors de l'ouverture de la bibliothèque Maisonneuve dans le dernier mandat, le thème était la lutte. On sait que dans Hochelaga-Maisonneuve, c'est bien populaire la lutte. Mais le thème était aussi de dire: lutter pour l'imaginaire, lutter pour les fractures numériques, la fracture à la connaissance. Donc aujourd'hui, de réitérer l'importance du livre, l'importance du droit d'auteur, de la liberté artistique et littéraire, c'est s'assurer que nos démocraties tiennent. Et plus que jamais, d'avoir une telle déclaration aujourd'hui nous ramène à l'essentiel, certes un livre, mais aussi le droit de rêver et d'imaginer un monde meilleur à travers ceux-ci. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:40:00
Merci. Alors, je présume qu'on va mettre le nom de tous les élus à la déclaration et il n'y a pas d'intervention, donc la déclaration 15-03 est adoptée. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:40:20
Merci, madame la présidente. Donc, j'ai appelé le point 3.02 qui est l'approbation du procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal tenu le 23 mars 2026 à 13 h et je vais être appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani pour ce point.
Chantal Rossi ◌1:40:32
Il n'y a pas d'intervention. Le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:40:37
En 4.01, toujours appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, dépôt de la liste des contrats octroyés par le comité exécutif conformément à l'article 200 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec.
Chantal Rossi ◌1:40:48
Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:40:50
En 4.02, appuyé par monsieur Devaux-Guizani, dépôt de la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.
Chantal Rossi ◌1:40:56
Pas d'intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:40:58
En 4.03, appuyé par monsieur Devaux-Guizani, dépôt de la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires conformément à l'article 467.3 de la Loi sur les Cités et les Villes.
Chantal Rossi ◌1:41:07
Pas d'intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:41:09
En 4.04, appuyé par monsieur Claude Pinard, dépôt de la réponse du du comité exécutif au rapport du Conseil des Montréalaises intitulé Femmes, col bleu, 10 ans plus tard, des progrès décevants.
Chantal Rossi ◌1:41:19
Madame Black.
Christine Black ◌1:41:21
Oui, merci, madame la présidente. Alors, chers collègues, aujourd'hui, nous sommes appelés à prendre connaissance de la réponse du comité exécutif au rapport du Conseil des Montréalaises Femmes, col bleu, 10 ans plus tard, des progrès décevants. Avec ce titre pessimiste mais lucide, ce rapport nous rappelle quelque chose d'essentiel. Derrière nos politiques et nos chiffres, il y a des femmes qui travaillent chaque jour dans des milieux encore très masculins et pour qui l'égalité n'est pas toujours au rendez-vous. Je veux d'abord saluer le travail du Conseil des Montréalaises. Leurs analyses sont sourcées, documentées et surtout, elles donnent la parole à des femmes qu'on entend trop peu. Le comité exécutif reconnaît clairement les enjeux soulevés, soit la sous-représentation des femmes, le sexisme, les à l'embauche, à la rétention, à l'avancement, ainsi que les enjeux de santé, de sécurité et de conciliation travail-famille. Il prend ces constats au sérieux. Il reconnaît que le progrès, les progrès sont insuffisants et que des changements concrets doivent encore être faits pour améliorer les conditions de travail des femmes cols bleus. Dans sa réponse, le comité exécutif réaffirme des engagements clairs: une approche de tolérance zéro face au sexisme et à la discrimination, une cible de 20% de femmes cold-blood d'ici 2030 et le déploiement de mesures en matière de formation, de dotation, de prévention du harcèlement, de santé et de sécurité au travail. Des actions sont déjà en cours, d'autres devront suivre. C'est pourquoi la direction générale est mandatée pour assurer la mise en œuvre des orientations présentées. Aujourd'hui, en prenant acte de cette réponse, nous envoyons aussi un message. À Montréal, l'égalité n'est pas une intention abstraite, c'est un engagement qui doit se traduire sur le terrain, dans le quotidien des travailleuses. Je vous invite donc à prendre connaissance de la réponse du comité exécutif. Merci, madame la présidente.
Marie Plourde ◌1:43:09
Merci.
Chantal Rossi ◌1:43:11
Alors, il n'y a pas d'autres interventions, le point est adopté. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:43:17
Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 5, dépôt des résolutions du conseil d'arrondissement. Donc en 5.01, résolution CA 2629-0052 du conseil d'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, reconnaissance du 120e anniversaire de la communauté hellénique d'Outremont-Montréal et proclamation du mois de mars comme mois du patrimoine hellénique.
Chantal Rossi ◌1:43:35
Le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:43:37
Merci. Puis j'étais appuyé par monsieur Pinard pour ce point également. À la rubrique 6, dépôt de réponses aux questions écrites des membres du conseil. En 6.01, dépôt de réponses aux questions écrites des membres du conseil. Il y a 3 réponses qui vont être déposées. Je peux les déposer au nom de mes collègues, il n'y a aucun problème. Donc une réponse de la part de monsieur Miranda à une question de madame Beauregard, une réponse de madame Braun à une question de monsieur Deschamps, une réponse de monsieur Beis à une question de monsieur Ouellet.
Chantal Rossi ◌1:44:04
Le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:44:07
Ce qui nous amène à la rubrique 7, madame la présidente, pour les dépôts. Donc toujours appuyé par monsieur Monsieur Claude Pinard, je vais regrouper pour fin d'étude, appuyé par mon collègue Monsieur Deveau-Guizani, les points 701 à 705. Donc en 7.01, dépôt du rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 26 mars 2026 à 16 h. En 7.02, dépôt du rapport d'activité 2025 du conseil jeunesse de Montréal. En 7.03, dépôt du rapport d'activité 2025 du conseil des Montréalaises. Et en 7.04, dépôt rapport d'activités 2025 du Conseil interculturel de Montréal. Et en 7.05, dépôt du rapport des activités 2025 en matière de gestion animalière du Service de la concertation des arrondissements et de l'expérience citoyenne pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2025.
Cathy Wong1:44:54
Merci.
Chantal Rossi ◌1:44:55
Monsieur Olivier Demers-Dubé.
Olivier Demers-Dubé1:44:59
Merci, madame la présidente. Je veux prendre le temps de souligner le dépôt du rapport d'activités 2025 du Conseil jeunesse de Montréal. Alors premièrement, peut-être un petit rappel. Le rôle du CJM, c'est de fournir des avis sur toutes les questions relatives aux préoccupations des jeunes et soumettre des recommandations au conseil de la ville. C'est aussi de solliciter des opinions, de recevoir et d'entendre des représentations de toute personne ou tout groupe sur les questions relatives aux préoccupations des jeunes. Et c'est d'effectuer ou de faire effectuer des études et des recherches qu'il juge utiles utiles ou nécessaires à l'exercice de ses fonctions. Alors, ce que je veux souligner aujourd'hui, c'est la qualité du travail qui émane de ce rapport d'activité qui est aujourd'hui déposé par le CJEM. Il témoigne avec clarté et rigueur des réalisations des membres, des 15 membres du conseil jeunesse qu'ils ont accompli en 2025 sous la présidence de Kevin Martinez et des vice-présidences d'Ylès Oussemère et de Gaëlle Guillaume. J'aimerais souligner d'abord l'effervescence de leur présence dans la vie démocratique montréalaise avec 102 activités, présences terrain ou événements réalisés en 2025, et notamment l'importance du travail que la Commission jeunesse a réalisé durant l'année électorale. D'abord avec la campagne de communication La voix des jeunes qui visait à sensibiliser les jeunes à l'importance de voter, établir un lien clair entre les enjeux du quotidien et l'acte de voter, comme levier de changement. Aussi, pour la collaboration à l'Espoir d'étudiantes d'élection de Montréal, donc les membres du CJM ont collaboré et se sont rendus sur le terrain pour accompagner les agents de la mobilisation. Et finalement, la mobilisation des jeunes dans la foulée du dialogue citoyen sur la démocratie municipale. Donc ici, c'est avec l'Institut du Nouveau Monde et Transitions en commun, accompagnés par Concertation Montréal, que les membres du CJM ont pu formuler 10 questions portant sur les priorités jeunesse en vue des débats électoraux. Et tout ça, c'est sans compter le travail de collaboration sur la vie nocturne, le budget participatif de la Ville de Montréal, Montréal autochtone et la présence internationale à Hiroshima pour représenter Montréal à la Conférence jeunesse internationale pour la paix dans le futur en 2025. Pour tout ça, Et pour tout le reste, je vous dis bravo, mais je vous dis surtout merci. Maintenant, notre responsabilité comme élus, c'est également d'être à l'écoute des préoccupations du conseil jeunesse de Montréal en ce qui a trait à la gouvernance. Et à ce titre, je me permets de vous lire un court extrait du mot de la présidente du conseil jeunesse de Montréal, madame Gaëlle Guillaume. Donc, je ne peux pas passer sous silence l'appui exceptionnel et important de Concertation Montréal auprès des jeunes auprès des conseils jeunesse d'arrondissement durant les dernières années. Avec sa dissolution en mars 2026, le CJM se préoccupe réellement de la pérennité de l'offre de services destinée au soutien des conseils jeunesse d'arrondissement par la Ville via son entente de services avec l'organisme. Néanmoins, le réseau des conseils jeunesse montréalais espère que la Ville trouvera rapidement des solutions pour assurer un soutien adéquat et durable à ces instances notamment pour coordonner et organiser différentes opportunités de rencontres, de concertation, de consultation et de formation. Donc, à cette voix-là, je vais en joindre quelques autres. Déjà la mienne. Ça fait 3 fois déjà, 3 fois avec aujourd'hui, que j'ai pris parole en conseil municipal pour mettre en lumière la perte importante de mémoire institutionnelle que serait la fin de Concertation Montréal. Ça fait aussi 2 fois que j'écris à la responsable de la participation citoyenne pour être en mesure d'échanger sur la vision de l'administration en termes de participation citoyenne et peut-être avoir la chance de discuter sur le rôle que jouait Concertation Montréal auprès de la commission jeunesse et des commissions jeunesse d'arrondissement et l'effet délétère que la perte d'expertise pourrait entraîner. Alors, force est de constater, à travers les mots du CJM, Et nous sommes toujours en attente pour savoir comment nous allons compenser pour ces pertes de ressources. Deuxièmement, celle peut-être du conseil jeunesse d'Ahuntsic-Cartierville, parce que oui, depuis l'élection, nous avons perdu un conseil jeunesse en arrondissement. On sait que c'est une décision administrative, mais il n'y a aucune prise d'action de la mairesse qui a été faite pour défaire le geste unilatéral de son administration. Et j'aimerais peut-être la rappeler, elle est la responsable responsable de la participation citoyenne pour la Ville de Montréal. En terminant aussi, je veux souligner qu'on a été chanceux dans notre malchance parce que Concertation Montréal a transféré son expertise à d'autres institutions. En participation citoyenne, c'est le Centre d'écologie urbaine qui a eu accès à ces ressources, mais aux dernières nouvelles, pas d'argent ne sont liés pour qu'ils puissent l'opérer. Alors en terminant, en ce moment la participation citoyenne, elle faiblit par attrition. Concertation Montréal, le budget participatif, des périodes de questions en arrondissement, les conseils jeunesse arrondissement. Quand on relit ces points-là, on peut se permettre d'être préoccupé. La participation citoyenne, ça n'arrive pas par magie. Au contraire, ça demande beaucoup de temps, d'attention et d'intention. J'appelle donc l'administration à répondre à la présidente du CJM pour présenter rapidement sa vision en participation citoyenne et les argents qui y sont liés pour soutenir les conseils jeunesse en arrondissement.
Josué Corvil ◌1:50:23
Merci.
Chantal Rossi ◌1:50:26
Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:50:32
Oui, madame la présidente, juste un petit rappel de s'en tenir aux points qui sont à l'ordre du jour. Là, on est présentement avec des rapports d'activités de nos différents conseils, le conseil jeunesse des Marie-Alèse, un culturel, on est parti dans Concertation Montréal, on est parti à toutes sortes d'endroits. Donc bref, j'inviterais juste tous les intervenants à rester centrés sur les points à l'ordre du jour.
Christopher McCray1:50:50
Merci.
Chantal Rossi ◌1:50:50
Effectivement, on vous remercie. Madame Black.
Christine Black ◌1:50:54
Oui, bonjour madame la présidente. En fait, aujourd'hui, comme on vient d'en parler, moi de mon côté, je vais intervenir sur le 7.02 et le 7.03. Donc autant le rapport d'activités du conseil jeunesse de Montréal que du conseil des Montréalaises. Alors mon collègue Josué Corvil dépose celui du Conseil interculturel et pour ma part, j'ai l'honneur de déposer ceux du Conseil jeunesse et du Conseil des Montréalaises. Les conseils consultatifs montréalais sont tous mobilisés vers un objectif fondamental: démontrer que la démocratie municipale est plus forte quand elle est inclusive. Je commence donc par le Conseil jeunesse de Montréal. En 2025, le Conseil jeunesse a posé un geste fort. Il est allé à la rencontre des jeunes là où ils sont, dans leurs quartiers, dans leur réalité concrète. La grande démarche de consultation sur le sentiment de sécurité des jeunes dans l'espace public est un travail majeur. Plus de 500 jeunes ont été consultés dans les 19 arrondissements, avec une attention particulière portée aux jeunes femmes, aux jeunes appartenant à des communautés marginalisées et aux jeunes qui s'identifient aux communautés LGBTQ+. Ce travail ne se limite pas à un diagnostic, il va nourrir un prochain avis qui parlera d'aménagements et de mobilité et de médiation. Bref, de comment on fait une ville où les jeunes se sentent réellement en sécurité. Voici un autre exemple qui illustre bien la portée des actions du Conseil jeunesse en 2025. 2 jeunes membres du conseil ont été choisis pour représenter Montréal à Hiroshima lors d'une conférence internationale pour la paix à l'occasion du 80e anniversaire des bombardements atomiques. Ces jeunes ont porté, à l'autre bout du monde, la voix de Montréal. Celle d'une génération engagée, consciente des enjeux mondiaux, mais profondément attachée à sa ville. Quand on se demande à quoi sert un conseil jeunesse, quand on se demande si ça a un impact réel, c'est exactement ça la réponse. C'est une instance qui choisit de représenter fièrement sa ville et ses valeurs, mais aussi les valeurs qui tiennent à cœur à ses membres, que ce soit la paix, l'inclusion ou un héritage universel. Le conseil jeunesse est aussi pleinement investi dans la vie démocratique, notamment pendant les élections municipales, avec la publication d'un Manifeste de la jeunesse montréalaise, un document clair, accessible, qui rappelle que les jeunes représentent plus de 20% de l'électorat et qu'ils ont des attentes précises en logement, en mobilité, en culture, en participation démocratique ou encore en transition écologique. Ce que je retiens surtout, c'est ceci: en 2025, le Conseil jeunesse n'a pas seulement parlé des jeunes, il a parlé avec avec eux et ça, ça change tout. Pour ce qui est du Conseil des Montréalaises, le rapport 2025 témoigne d'un travail, comme à l'habitude, tout aussi rigoureux, profondément ancré dans les réalités vécues par les femmes de Montréal. S'il y a un fait saillant à retenir cette année, c'est sans contredit l'avis Femmes col bleu, 10 ans plus tard, des progrès décevants, dont je viens de parler un peu plus tôt en cette enceinte. Je le répète, ceci n'est pas un avis confortable, c'est un avis nécessaire met en lumière des conditions de travail encore marquées par le sexisme, le harcèlement et les obstacles à l'avancement professionnel pour des femmes pourtant essentielles au fonctionnement de notre ville. Et surtout, cet avis a eu des retombées concrètes en suscitant des engagements et des actions à l'interne.
Christine Black1:54:01
Le Conseil des Montréalaises a aussi continué de jouer un rôle clé pour renforcer la participation politique des femmes, notamment avec la mise à jour du Guide féministe pour les élections municipales et avec le rayonnement de Cité Elle Montréal, une initiative qui fait maintenant école. Enfin, je veux souligner le travail amorcé sur la fracture numérique à partir de groupes de discussion avec des femmes souvent invisibilisées dans nos processus numériques. Là encore, on parle d'un travail patient, technique, profondément humain qui nous rappelle que l'accessibilité n'est jamais acquise. En terminant, je veux simplement rappeler que la condition féminine et la jeunesse sont des angles essentiels à travers lesquels on doit penser nos politiques municipales. Les deux rapports déposés aujourd'hui nous donnent des outils concrets pour mieux décider et surtout pour décider avec plus d'équité. Je tiens à remercier sincèrement les membres des deux conseils pour leur engagement, leur courage et leur lucidité. Grâce à leur travail, Montréal demeure une ville qui écoute, apprend et avance. Et dans cet état d'esprit, je tiens à rassurer mon collègue Demers-Dubé que la conversation est bien entamée, autant avec le conseil jeunesse qu'avec le conseil des Montréalaises, pour la suite des choses. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi1:55:04
Merci. Madame Carla Beauvais.
Carla Beauvais ◌1:55:10
Merci, madame la présidente. Alors, je vais intervenir sur le point 7.04, sur le dépôt du rapport d'activités du Conseil interculturel de Montréal. Madame la présidente, je tiens à féliciter d'abord madame Jessica Lubineau la présidente et tout le conseil interculturel pour tout le travail accompli. Le rapport d'activité de l'instance démontre la pertinence de leur réflexion et contribution à notre vie démocratique. J'aimerais prendre le temps d'aborder la perspective 1 qui est présentée dans le rapport en vue de l'année 2026-2027. Le CIM y propose de finaliser l'avis portant sur la lutte contre le profilage racial et identifier des recommandations adressées à la Ville de Montréal Un nouvel avis est prévu pour l'automne 2026. Alors, c'est dans ce cadre que j'aimerais nous inviter à réfléchir vraiment tous ici à la reprise du processus de révision des règlements de la Ville qui sont susceptibles d'induire au profilage racial et social. Je suis au courant et consciente que ce processus a été entamé sous notre administration et qu'il ne sera— et qui n'a malheureusement pas été concrétisé. Le directeur du SPVM, Fadi Daguerre, me l'a d'ailleurs souligné lorsque j'ai amené le sujet lors d'une séance publique de la Commission de la sécurité publique. En tant que nouvelle élue et porte-parole de l'opposition en matière de sécurité publique, je vois que mon collègue n'est pas ici dans la salle, mais j'espère que ça va être quand même rapporté à lui. Je suis préoccupée par les abus que peuvent subir les personnes marginalisées, les jeunes des minorités visibles, en majorité autochtones, noirs et maghrébins et les personnes en situation d'itinérance. Je ne peux pas en toute conscience politiser cet enjeu et ne pas élever ma voix pour que les choses changent réellement. Je suis d'avis qu'il est important de reprendre ces discussions et passer à l'action pour un changement réel de comportement et lutter concrètement contre le profilage racial et social. Le SPVM a présenté son plan de lutte contre le profilage racial au sein de ses forces au début du mois. Bien que le plan soit ambitieux sur papier, il n'en demeure pas moins que certaines dispositions se trouvent dans nos règlements municipaux et peuvent continuer à mener à du profilage social ou racial, continuer à surjudiciariser certaines communautés. Dans ce contexte, j'aimerais connaître l'intention de l'administration relativement à la reprise de ce dossier, parce que si on veut réellement lutter contre le profilage racial ou social, il va falloir aller plus loin et poser des gestes qui vont avoir un réel impact sur les comportements et les agents de la force de l'ordre.
Martine Musau Muele ◌1:57:45
Merci.
Chantal Rossi1:57:47
Merci. Monsieur Josué Corvil.
Julien Hénault-Ratelle1:57:50
Merci, madame la présidente.
Voix 2F1:57:51
Je vais intervenir sur le point 7.4. Le Conseil interculturel de Montréal joue un rôle prépondérant sur l'échiquier démocratique montréalais. Grâce à leurs contributions, plusieurs dossiers importants ont été mis en relief et ont contribué à faire avancer le débat sur, sur moult sujets importants. Par leur avis au conseil municipal, le CIM propose des idées et nous sensibilise sur des enjeux sociaux majeurs. Nous voulons souligner le travail extraordinaire des membres qui bénévolement participent aux travaux du CIM. Fort de sa multiethnicité, Les questions raciales et interculturelles sont omniprésentes dans l'actualité et le conseil nous donne un regard avisé sur cet état de fait. Je tiens à remercier la présidente du conseil, Jessica Lubino, et son équipe pour le dépôt du rapport 2025. Mes remerciements vont aussi à Madame Selma Tanouch Benani, secrétaire recherchiste, qui a accompagné le conseil dans leurs travaux. Je souhaite donc au CIM du succès dans leur travail. Je leur assure de notre pleine et entière collaboration. Ce sera un plaisir de continuer à travailler de concert pour le bien-être des Montréalais et des Montréalaises. Il est important de continuer à construire des ponts et de briser les barrières. Nous remercions le CIM pour le dépôt 2025 et ensemble nous allons voir comment améliorer le dossier interculturel tout au long de cette année. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi1:59:38
Merci. Alors, il n'y a plus d'intervention, les points sont adoptés. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle1:59:45
Merci, madame la présidente. Donc, appuyé par monsieur Claude Pinard, j'ai regroupé pour fin d'étude le 7.06 et 7.07. Donc, en 7.06, toujours appuyé par monsieur Pinard, dépôt du rapport annuel 2025 de l'Office de consultation publique de Montréal. Et en 7.07, appuyé par monsieur Pinard, dépôt du protocole municipal de gestion des campements afin d'établir une posture de tolérance à l'égard des personnes vivant en campement et de développer des stratégies d'intervention adaptées à la réalité des campements sur le territoire montréalais.
Chantal Rossi2:00:15
Pas d'intervention, les points sont adoptés. Ah, il y a des interventions. Madame Josefina Blanco.
Josefina Blanco2:00:29
Merci, madame la présidente. J'ai souhaité m'élever sur ces points tout simplement pour souligner et saluer la mobilisation de Montréal pour lutter face à l'itinérance. Je pense que l'administration voit comment l'opposition officielle se positionne sur ces questions-là. D'ailleurs, ces dernières, hier, sous tout le monde dans mon arrondissement, Rosemont–La Petite-Patrie, on a contribué à l'effort collectif en ouvrant 12 centres de chaleur, un dans le district de notre chef de l'opposition officielle, Étienne-Desmarteau, dans l'église Saint-Vivien, et un autre dans mon propre district, sur la place Saint-Hubert, dans le 20 Saint-Denis. Certes, quand on amène des projets qui arrivent rapidement dans la population, que ce soit proche des résidences, que ce soit dans des centres commerciaux, il peut y avoir des enjeux. On les aide à travailler, on est là tous pour les remonter, pour être à l'écoute du quartier, mais contribuer, faire en sorte qu'aucun concitoyen, concitoyenne souffre dans la rue. On peut pas accepter en 2026 la situation qu'on vit aujourd'hui dans notre rue, dans notre quartier. Et c'est à cet égard aussi que je me lève parce que j'ai une préoccupation. Je vois les dépôts du protocole de campement qui est proposé aujourd'hui. Je pense qu'ils sont des efforts qui sont nobles, qu'il faut faire plus, qu'il faut innover, qu'il faut continuer à travailler de façon collective, mais je tiens à réitérer l'importance de continuer dans une optique dans laquelle on va continuer à ouvrir des ressources, des petites ressources, un peu partout dans l'île de Montréal, parce que les personnes en situation de vulnérabilité, on les voit depuis les dernières années, malheureusement, il y en a partout. Et quand je dis partout, ça, malheureusement, c'est une réalité qu'on vit dans les 19 arrondissements de la Ville de Montréal. Donc très rapidement, je pense que ce protocole va seulement fonctionner si on continue dans cet élan de cette façon collective. On peut pas se permettre aujourd'hui à Montréal d'ouvrir seulement des ressources dans certains endroits, dans certains coins. Je le réitère, des personnes en situation de vulnérabilité aujourd'hui On voit malheureusement partout. Donc, j'ai fait cet appel. Je pense que si ce protocole est proposé aujourd'hui, c'est parce qu'il y a un appel à la solidarité et que les 19 arrondissements de la ville de Montréal vont y contribuer. Vous comptez sur la collaboration de l'opposition officielle à cet effet. Merci.
Chantal Rossi2:03:00
Merci. Madame Céline Autrebourgard.
Céline-Audrey Beauregard2:03:05
Merci, Madame la Présidente. Donc, je tiens à porter ma voix à celle de ma collègue Madame Blanco et Madame ma collègue Musau-Muele. J'espère cette fois-ci que mes propos ne seront pas interprétés ou mal résumés. Je compte sur votre appui, madame la présidente, et en tout respect, sachez que je ferai appel à votre lecture des propos tenus plus tôt. Mais d'ici là, je ferai de mon mieux pour être bien comprise et entendue lors de cette prise de parole. Et je me lève en tant que mairesse souhaitant agir et être une alliée clé dans le dossier de l'itinérance. Puis je me lève avec en tête 3 éléments principaux. Premièrement, rappeler l'importance de l'équité de l'action et des interventions sur l'ensemble du territoire de la métropole. Deuxièmement, pour exprimer les besoins en ressources pour appuyer les actions de propreté et salubrité et actions en lien avec les interventions sociales, encore une fois partout sur le territoire. Et finalement, que notre responsabilité dans l'application et le respect de ce dit protocole. Alors premièrement, mes préoccupations en lien avec l'équité territoriale s'illustrent notamment par l'absence de balises quant aux sites sur le domaine public qui pourraient accueillir des campements, sans non plus garantie qu'il y aurait des zones de tolérance un peu partout sur le territoire afin d'apaiser peut-être la charge des quartiers qui sont déjà bien occupés. Et l'autre élément aussi, c'est l'absence de prévisibilité puis d'estimation sur le cadre financier qui sera déployé par l'administration aux arrondissements qui contribuent à cet effort collectif. Donc, en résumé, le premier propos qui complète les propos de ma collègue, c'est vraiment comment est-ce que ces efforts-là sont vraiment déployés sur l'ensemble de la Ville de Montréal. Deuxièmement, en effet, il était essentiel de rappeler nos besoins en ressources encore une fois, un peu partout. Je vais donner quelques exemples. On est certains d'allouer des parties de nos budgets locaux à différentes fins pour appuyer, dans le fond, la crise de l'itinérance. Un des exemples, ça pourrait être des employés comme des agents de liaison en intervention sociale, qu'on appelle communément les ALIS. C'est des professionnels de première ligne qui soutiennent les citoyens en difficulté avec des enjeux d'habitation et en collaboration avec les inspecteurs. C'est des intervenants aussi qui vont privilégier une approche de bienveillance pour y orienter les personnes vers des ressources appropriées. Donc ça, madame la présidente, c'est des sommes, donc c'est des choix locaux dans nos budgets. Un autre exemple, c'est des sommes additionnelles qui sont votées pour des actions en matière de propreté. Nous, localement, je tiens à saluer le travail de notre inspecteur monsieur Frigon, qui est sur le terrain quotidiennement avec les partenaires, les acteurs du milieu, pour assurer un lien humain avec nos résidents, résidentes sans domicile fixe. Donc je tiens à être entendue, donc il nous faut des ressources et de l'appui disponible dans tous les arrondissements, pas uniquement les arrondissements centraux. Par exemple, encore une fois, lors de notre dernier conseil d'arrondissement à Verdun, grâce à l'excellent réflexe de notre directrice d'arrondissement, on a levé la main pour bénéficier de l'offre de Ville-Marie de prendre en charge une partie de l'appui, donc l'expertise des travaux publics. Puis nous à Verdun, qu'est-ce que ça veut dire? Ça a repris dans le fond du temps qui est alloué par des personnes qui ont développé une expertise. Ça nous permet de réallouer des tâches ailleurs sur le territoire. Et le dernier point, je me lève aussi puisque j'ai compris dernièrement avec certains échanges que le protocole serait pas obligatoire. Je me permets de lire un passage du dossier décisionnel: l'application du protocole repose sur le travail en partenariat avec tous les acteurs communautaires et institutionnels dans la mesure où la Ville ne prétend pas détenir tous les leviers nécessaires à faire face à cette réalité. Cette année, le protocole sera mis à jour en fonction de son évolution. Ça, c'est vraiment, ça reflète nos échanges. Et ça sera au commissaire aux personnes en situation d'itinérance que revient le fait de coordonner le suivi et son application à travers la Ville, de même qu'assurer les mesures, les suivis, les réductions de coûts. Mais là, c'est pas obligatoire, faudrait modifier le mandat du commissaire. Bien évidemment, c'est si j'ai bien compris, parce que je ne voudrais pas interpréter mes collègues ici en Chambre, mais je suis perplexe parce qu'on a mis beaucoup d'efforts, on a travaillé longuement pendant des semaines, on a mis beaucoup d'énergie afin que ce document-là reflète les réalités de tout le monde ici. Peut-être, là je suis nouvelle, donc dans cette instance, c'est peut-être pour ça qu'on le dépose plutôt que avoir un dossier qui est soumis au vote. À vous de me le clarifier. Donc moi, j'avoue que je suis perplexe. Est-ce que je vais devoir prendre la chaleur localement pour un document facultatif amené par l'administration, vu comme une innovation, une approche unique et nécessaire? Moi, je nous pensais solidaires. J'ai l'impression de vivre le même film, là, où est-ce que ça va être les mêmes arrondissements qui lèvent la main. Donc moi, madame la présidente, je veux savoir, est-ce que vous pouvez nous confirmer si l'application de ce protocole-là est bel et bien souhaitée à travers la Ville ou c'est une participation volontaire qui va déresponsabiliser et mettre la charge collective sur d'autres arrondissements? Donc moi, j'ai vraiment besoin qu'on clarifie cet élément-là qui est, à mon sens à moi, clé. Et deuxièmement, est-ce qu'on peut s'engager à une équité territoriale et à un appui financier réel selon les besoins qui sont déjà exprimés par mes collègues Marc Méresse, de la métropole. Merci.
Chantal Rossi2:08:51
Madame Martine Musau-Muele.
Martine Musau Muele ◌2:08:55
Madame la présidente, pour ma part, je déplore et dénonce le vice de consentement qui entache le dépôt du document énoncé à la rubrique 7.07 et surtout l'exercice par lequel l'administration dépouillera aujourd'hui les oppositions de la possibilité d'apporter forme des amendements à un document dont les conséquences ne seront pas qu'administratives. C'est par une grossière gymnastique procédurale que l'administration cherche aujourd'hui à se soustraire d'un réel échange en conseil municipal sur les mesures qui pourraient bonifier la gestion des campements de personnes en situation d'itinérance. À titre de rappel, en février, l'administration faisait l'annonce en grande pompe d'un protocole qui s'est plutôt avéré être un énoncé de vision. Le 18 mars, elle adoptait le protocole en comité exécutif, mais 5 jours plus tard, elle le retirait de son adoption de l'ordre du jour du conseil municipal, puis moins d'un mois plus tard, elle abrogeait l'adoption du protocole par ce même comité exécutif. Et aujourd'hui, surprise, au conseil municipal de la Ville, où cette administration choisit plutôt de simplement déposer ce protocole, c'est-à-dire elle elle invite le conseil municipal à prendre acte du document. Donc, on nous demande de simplement constater formellement l'existence de ce document. Considérant les litiges, les actions collectives liées à la question du démantèlement des campements, il y a lieu de se demander si cette administration comprend et saisit l'importance pour nos arrondissements d'adhérer à un plan d'action qui est cohérent financée et assortie de modalités qui sont claires. Mais plus important encore, considérant les vies qui sont parfois mises en péril dans les lieux de précarité extrême, il y a lieu de se demander si l'administration n'est pas tombée dans le piège de la rentabilité politique ou simplement de l'apaisement symbolique. J'ose m'avancer en répondant que oui, parce que dans les faits, Le remarquable exercice de relations publiques qui a entouré l'annonce faite par l'administration masque des éléments fondamentaux. Et je ne peux citer que ceux-là parce que je ne suis déjà qu'à 2 minutes alors que j'en ai 5. Premièrement, la Table des maires n'est pas une instance décisionnelle enchâssée dans les règlements, les lois et les chartes qui gouvernent notre ville.
Chantal Rossi2:11:21
Madame Ouellet, je vais vous demander d'être prudente dans les paroles que vous utilisez.
Martine Musau Muele ◌2:11:25
On va mettre une pause sur mon temps, s'il vous plaît. Je vais vous demander de préciser où est-ce que je dois faire pause.
Chantal Rossi2:11:30
Le mot masqué.
Martine Musau Muele ◌2:11:32
Le mot masqué?
Chantal Rossi2:11:33
Masqué.
Martine Musau Muele ◌2:11:33
Alors, ce que je vous invite à faire, quand une personne prend la parole et qu'il y a une question de privilèges, comme vous l'avez fait depuis le début, intervenez à la fin. Comme ça, j'aurai l'occasion de retirer les propos, alors que là, il y a des informations importantes qui sont tout simplement perdues parce que le temps avance.
Chantal Rossi2:11:52
Je vous invite à être prudente.
Martine Musau Muele ◌2:11:54
Et je vous invite à respecter mon droit de parole et à exercer votre privilège lorsque ce sera le temps.
Chantal Rossi2:12:00
Votre droit de parole est respecté.
Martine Musau Muele ◌2:12:01
Mais il est brimé, malheureusement, parce que le temps avance.
Chantal Rossi2:12:04
Je vous invite à continuer. Merci.
Martine Musau Muele ◌2:12:06
Très bien. J'ai une question. Est-ce qu'il sera pris en considération le fait que mon intervention a été interrompue pour une question privilégiée?
Chantal Rossi2:12:13
On peut prendre en considération que le temps a été coupé.
Martine Musau Muele ◌2:12:16
Je ne comprends pas, on peut prendre en considération. Est-ce que mon temps sera respecté sur mon intervention?
Chantal Rossi2:12:22
J'ai dit on prend en considération. Alors, le temps sera respecté, mais je vous invite toujours à être prudente dans vos paroles, s'il vous plaît.
Martine Musau Muele ◌2:12:30
Beaucoup.
Chantal Rossi2:12:30
Merci.
Martine Musau Muele ◌2:12:32
Pour revenir sur les informations ou les éléments qui sont écartés de l'analyse de ce dossier par ce dépôt, premièrement, comme je le disais, la Table des maires n'est pas une instance décisionnelle enchâssée par nos lois. Donc quand l'administration vous dira que ce protocole a été élaboré par la Table des maires, sachez, comme elle l'a fait aujourd'hui, qu'elle va chercher à se défiler en ne s'exposant pas à de discussions transparentes et franches et publiques sur ici aujourd'hui sur la question. Deuxièmement, selon les propres termes utilisés par l'administration sommaire décisionnelle, et ici je cite, le protocole est sans incidence financière et les dépenses sont prévues à même les budgets d'unités d'affaires. Donc, on comprend que, mis à part les dépenses d'opérations usuelles, les unités d'affaires concernées devront dorénavant également piger dans leurs maigres bourses pour éponger les sommes qui sont associées à ces activités additionnelles. Est-ce que ces sommes supplémentaires, qui vont assurément se présenter, vont être prises à même le petit 152 millions prévu au PDI et assigné aux provisions? C'est pas moi qui le dis, vous vous rappellerez des termes utilisés lors de l'étude du budget. L'administration va peut-être rétorquer, mais en fait, elle, elle a fait sa part. Parce que le conseil municipal a quand même consenti pour l'année 2026 à une indexation de 3%. Donc, entre vous et moi, la question demeure. Pourquoi? Parce que l'ensemble des arrondissements de la Ville ont 2 tiers de leur budget d'arrondissement qui sont financés par les transferts de la Ville-Centre. Donc, je doute fortement qu'à elle seule, cette indexation qui est relativement standard suffise pour combler les différences de dépenses engendrées par le déploiement boiteux de ce protocole. Mais ce qui rend ce déploiement particulièrement boiteux, c'est que l'administration fait totalement abstraction d'un principe de gouvernance qui est fondamental. Et ce principe s'appelle l'équité. Au cours des derniers mois, c'est la main sur le cœur qu'Ensemble Montréal a répété, et je cite, cette crise de l'itinérance, ça va demander d'entre nous tous un effort de guerre et tout le monde devra participer. Fin de la citation. La réalité est tout autre et le demeurera tant et aussi longtemps que l'administration ne sera pas disposée à avoir des conversations difficiles, franches, mais nécessaires ici en conseil municipal. La vérité, c'est qu'aucun élu dans cette salle n'est indifférent à la détresse humaine qui se multiplie dans nos quartiers et sur laquelle aucun d'entre nous n'a le loisir de détourner le regard. L'autre vérité, c'est que seuls quelques arrondissements ont maintes fois levé la main depuis que cette crise s'est révélée à nous dans toute son ampleur depuis la crise sanitaire. Si l'administration sans tête a traité le déploiement des mesures liées aux campements comme un coup de génie politique, elle contribuera malheureusement à exacerber les failles systémiques qui, d'une part, mettent la vie des personnes vulnérables en danger, et d'autre part décrédibilise les autorités publiques et leurs partenaires. Alors, mes questions sont les suivantes: l'administration est-elle disposée à soumettre son protocole à l'adoption du conseil municipal? Sinon, pourquoi? Dans le cadre de sa mise à jour du plan stratégique 2030, l'administration est-elle disposée à solliciter la contribution de l'opposition officielle, notamment quant à l'orientation 2 qui porte sur les mesures qui visent à renforcer la solidarité, l'équité et l'inclusion? Pour notre part, vous pourrez miser sur l'expertise de Projet Montréal parce qu'on est passé à travers. Merci.
Chantal Rossi2:16:12
Monsieur le leader. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle2:16:25
Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, question de privilège, je comprends que ma collègue n'a utilisé absolument aucun terme antiparlementaire au sens strict des mots, mais quand même eu énormément de termes qui ont été utilisés qui honnêtement vont chercher le sens de plusieurs propos antiparlementaires. Notamment, il y a eu le terme ce défilé qui a été mentionné, il y a eu le terme de masquer également qui a été mentionné. Donc je comprends que masquer n'est pas antiparlementaire en ce moment, mais cacher-les, mentir-les. Donc je demanderais à ma collègue ou bien de retirer ses propos, ou si elle refuse de le faire puisque le terme n'est pas inscrit au lexique, Je vous demanderais à vous, madame la présidente, de rajouter ces mots-là au lexique pour éviter qu'ils soient utilisés par la suite, parce qu'honnêtement, le sens qui leur est prêté, c'est vraiment des accusations complètement diffamatoires envers notre administration et non fondées. Donc, je demanderais encore une fois de les retirer.
Chantal Rossi2:17:09
Merci. Madame Sawant-Ouellet.
Martine Musau Muele ◌2:17:14
Sur la question de privilèges, madame la présidente, je vais tenter de me faire brève. Alors, la première chose, le règlement est disponible à tous. Si l'administration souhaite y apporter des changements, mon collègue y siège avec moi et d'autres membres, alors je l'invite à présenter sa demande à la commission du bureau de la présidence en bonne et due forme. La deuxième chose, sur un facteur que je dirais un petit peu plus humain. Si déjà on doit composer avec la gymnastique procédurale qui empêche d'aller dans le fond des questions ici et qu'en plus de ça, on veut venir de façon aléatoire quasi légiférer sur des prises de parole, sur aucune base réglementaire, ça sera extrêmement difficile pour chacun d'entre nous de faire notre travail. Merci.
Chantal Rossi2:18:00
Alors, pour ce qui est des mots, je dois vous dire que défiler et masquer, en autant que je suis concernée, ne sont probablement pas des mots qui sont actuellement antiparlementaires, mais effectivement, ce sont des synonymes. Et je pense pas que ça ait besoin d'aller à la commission. Je pense que ça demeure de ma prérogative et s'ils ne le sont pas, ils seront ajoutés. Pour le reste, il est 15 h 18, nous allons prendre 15 minutes de pause et nous revenons à 20 h quelques. 15 heures. Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌2:41:15
Madame la présidente, Merci de me donner parole sur une fierté, le protocole de campement. Certains ont parlé de coup de génie politique. En fait, si ça avait été politique, je pense que ça aurait eu lieu il y a bien longtemps, parce que sur l'ensemble du territoire canadien, des protocoles de gestion de campement, les municipalités en ont. Nous, la Ville de Montréal, on est arrivé en poste, ça a pris 6 mois, puis on a été capable de justement arriver avec une première itération qui se veut même dans le document, un document qui va justement être possible à transformer. C'est clairement indiqué dans le document. Je vais répondre à quelques-unes des inquiétudes que j'ai entendues des collègues de l'opposition officielle, entre autres sur la question des investissements. Ma collègue faisait référence au partage de Ville-Marie. En fait, les 19 arrondissements sont ciblés par un 2 millions de dollars qui a été transféré à Ville-Marie de la Ville-Centre, justement pour aller outiller les arrondissements sur la question des brigades sociales qui viennent en aide aux équipes de cols bleus dans chacun des arrondissements. Et oui, c'est disponible à l'ensemble des arrondissements. L'équité territoriale, je pense que j'aurais pu écrire un livre là-dessus dans les 8 dernières années. Je suis un élu de Pierrefonds-Roxboro, on a le deuxième plus gros refuge à Montréal dans notre district. Quand on parle d'équité territoriale, oui, j'écoute, mais j'ai envie de dire que la première intervention que j'ai faite à l'Hôtel-de-ville, c'était pour avoir justement davantage de ressources ailleurs qu'au centre-ville. Donc, ça fait partie de notre ADN chez Ensemble Montréal de trouver des solutions et de justement défaire l'effet entonnoir qui a été perpétué au fil des années. Et c'est notre objectif, c'est notre vision, c'est nos valeurs, c'est exactement ce à quoi on s'affaire depuis notre arrivée en poste. J'entends parler de participation de l'opposition officielle. Le document parle justement d'avoir des comités locaux. Depuis qu'on a annoncé le protocole, une série de rencontres est planifiée pour rencontrer les 19 arrondissements. On a d'ailleurs rencontré Verdun. Ma collègue soulevait certaines inquiétudes. On a d'ailleurs rencontré Le Plateau et je vais continuer à travailler avec tout le monde. Et je veux remercier ma collègue, madame Blanco, pour son intervention, pour justement mettre le ton, sur le ton avec lequel on veut travailler ensemble pour faire évoluer la question de la crise humanitaire au niveau de l'itinérance. Peut-être vous dire aussi que chaque arrondissement a un écosystème communautaire différent, donc on pouvait pas arriver avec un document qui justement imposait quoi que ce soit au moment où on se parle à l'ensemble des 19 arrondissements parce que la réalité est trop différente. Les structures, l'organisation citoyenne, la réponse à l'itinérance est à géométrie variable. Il faut y aller au rythme des arrondissements et c'est exactement la vision et la perspective de ce protocole-là. Mais le principe fondateur, c'est de s'assurer qu'on traite tout le monde avec dignité. On veut des zones de tolérance dans chacun des arrondissements, effectivement, On va continuer à travailler avec l'opposition puis l'ensemble des maires et des mairesses sur la question du dossier et on va continuer à justement en faire notre priorité des priorités chez Ensemble Montréal. Je vais laisser ma collègue, ma mairesse, répondre la fin de cette intervention.
Chantal Rossi2:45:16
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada2:45:18
Merci, madame la présidente. Je pense que c'est important de se rappeler de quelques éléments historiques par rapport aux faits du dépôt du protocole de campagne. Donc, comme le disait mon collègue monsieur Langevin, nous avons un commissaire à l'éthique qui s'est promené depuis quelques mois déjà, presque 3 mois déjà, dans tous les arrondissements, tous les organismes communautaires. Tous les partenaires, dont le CIUSSS, dont le CIUSSS de l'Est, de l'Ouest, Centre-Sud, pour arriver avec un document qui était une bonne ébauche présentée aux maires à travers notamment la Table des maires. Tous les maires ont été demandés à ce qu'on donne des avis sur ce protocole de campement, chose qu'ils ont fait. Plusieurs nous ont envoyé des documents très long, très documenté, avec des bons commentaires. La plupart, beaucoup de commentaires ont été intégrés au protocole de campement. La question sur— puis il y a beaucoup de questions qui demeurent, on s'entend, c'est la première fois qu'une ville comme à la grosseur de Montréal se dote d'un protocole de campement. On n'en avait pas avant. Donc, on est en train un peu de construire l'avion en même temps qu'il vole. Parce qu'on a une crise humanitaire dans les mains, on doit s'en occuper, puis on doit se donner des orientations. La réalité de l'itinérance ne se vit pas de la même façon d'un arrondissement à l'autre, d'un quartier à l'autre. Les services ou le filet social que chaque arrondissement ou quartier peut donner n'est pas le même. Bon, monsieur Langevin a parlé de qu'on est passé, qu'on a mis plus d'argent. Effectivement, effectivement, on a mis plus d'argent en itinérance, 9 millions à 30 millions par année sur les 4 prochaines années. On va investir dans notre PDI sur de l'argent sur les logements de transition, nommément dans le programme d'investissement de logements, il va y avoir de l'argent sur le logement de transition. Puis un protocole, bien c'est pas simple. C'est beaucoup de questions qui demeurent. Aujourd'hui, si on prend l'exemple du campement de Saint-Rémy, on prend l'exemple du campement de Notre-Dame, à qui appartiennent les terrains, qui est responsable de payer pour le nettoyage, qui fait l'accompagnement psychosocial des personnes qui vivent en situation d'itinérance pour justement les traiter avec dignité comme elles le méritent. Donc il y a beaucoup, beaucoup de questions qui demeurent, et puis on en est très conscients. Donc quand on est arrivé au mois dernier pour présenter un protocole voté au niveau du conseil, j'ai moi-même entendu des mains de chaque côté de la Chambre en disant On n'est pas sûr qu'on est prêt à ça. On peut-tu avoir quelque chose qui nous donne des orientations, puis on peut-tu s'assurer qu'il est agile puis qu'il va pouvoir être évolutif, on va voir comment ça va. Moi, je dis absolument. On retire le protocole, on le dépose pour information parce qu'on veut informer la population qu'il existe un protocole pour lequel nous avons collectivement travaillé, puis aujourd'hui, j'entends que les élus dont certains maires et collègues, sont surpris qu'il n'est pas obligatoire dans tous les arrondissements. Bien, écoutez, aucun problème, faisons ce travail ensemble. Alors moi, ce que je vous propose aujourd'hui, madame la présidente, c'est tout simplement qu'on retire le point de l'ordre du jour, on revient le mois prochain et nous le voterons ensemble dans cette instance qu'il soit obligatoire dans tous les arrondissements. Je n'ai aucun problème, c'est ce que j'ai voulu depuis le départ.
Chantal Rossi2:49:30
Merci, madame. Monsieur Julien, monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle2:49:36
Merci, madame la présidente. Comme vient de le mentionner la mairesse, donc en vertu de l'article 80, paragraphe 1, on va retirer le point de l'ordre du jour, puis on va l'envoyer au comité exécutif.
Chantal Rossi2:49:55
Alors, le dépôt est simplement retiré, étant donné que c'est un dépôt. Le dépôt est simplement retiré. Madame Maude Théroux-Séguin.
Maude Théroux-Séguin ◌2:50:06
Bonjour, madame la présidente, merci. En fait, je prends quelques instants pour l'autre point qui avait été un petit peu peut peut-être délaisser dans l'intérêt de tous, mais j'oserais présenter le dépôt du rapport annuel 2025 de l'OCPM. D'abord, saluer l'excellent travail qui a été accompli notamment par monsieur Philippe Bourque, le président, son président, ainsi que madame Marie-Andrée L'Espérance qui est la chef de bureau. D'abord, un point important, ce rapport marque la fin de la période de transition à la suite de la réforme de la gouvernance de l'Office. Autrement dit, la nouvelle gouvernance est en place et nous sommes prêts, prêts pour la suite. Et justement, cette suite, c'est que le rapport montre clairement l'intention d'élargir l'offre de services de l'OCPM pour mieux répondre aux besoins de la Ville et de ses citoyens. Il s'inscrit dans une réflexion plus large, notamment en lien avec la révision de la politique de participation citoyenne de Montréal. Enfin, ce rapport répond à une demande souvent exprimées par le public. Une question simple mais très importante: que se passe-t-il avec nos recommandations une fois les consultations terminées? Je ne vous donnerai pas le punch, vous irez lire le rapport. Pour l'année 2025, l'OCPM apporte une réponse concrète. On retrouve dans le rapport un suivi clair de plusieurs mandats majeurs: l'entrepôt Van Horne, l'itinérance et la cohabitation sociale, le PUM, l'Assomption Sud et Raymond Logistique et l'ancien couvent des Franciscains, de même que la piétonnisation permanente de la WELL, la rue Wellington pour ceux qui sont pas intimes. C'est un exercice de transparence, de reddition de comptes et de respect de la participation citoyenne. Ce rapport témoigne d'un OCPM solide, tourné vers l'avenir et pleinement engagé au service de la montréalaise. Je vous en souhaite une bonne lecture. À la fin, on a mis une petite surprise, donc je vais savoir si vous l'avez lu ou pas. Je nous souhaite également l'énergie et l'humilité de voir comment nous pourrons améliorer la consultation publique et peut-être réinventer la participation citoyenne. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi2:52:21
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle2:52:29
Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 8, dépôt de rapports des commissions du conseil. Donc, en 8.01, appuyé par monsieur Esposito, je vais déposer le rapport de la commission sur l'examen des contrats intitulé Bilan de la 15e année d'activité 2025.
Chantal Rossi2:52:45
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet2:52:47
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en tant que président de la commission d'examen des contrats, je souhaite intervenir sur le bilan de la 15e activité de la CEC. Donc, ce bilan prend en compte des travaux réalisés, vu que c'est une année électorale seulement, de janvier à septembre 2025 par la formation précédente de la commission. Donc, c'était à l'époque sous la présidence de monsieur Dominic Perry, madame Paola Awa comme vice-présidente et madame Valérie Patraud comme deuxième vice-présidente. Donc, l'avis-là que je dépose aujourd'hui témoigne d'un travail soutenu. Donc, en effet, on parle de 64 mandats qui ont été confiés à la commission en 2025, où j'ai siégé aussi une bonne partie de l'année. On a examiné pendant 14 séances. Je tiens aussi à voir, vous allez voir, il y a des graphiques dans le tableau, on voit aussi que le rehaussement de certains critères d'évaluation font depuis 2023, on sait qu'on a ramené le nombre de dossiers évalués par année à un nombre un peu plus raisonnable. Donc voilà, je souligne aussi que l'année 2025 marquait la 15e année de la création de la commission. Donc on se rappelle qu'elle avait été faite à la suite de la commission Charbonneau. Donc puisque les nouveaux membres de la commission ont amorcé leurs travaux seulement en janvier dernier, donc aucune recommandation n'a été formulée dans le présent bilan. Nous demandons toutefois qu'une réponse du comité exécutif soit apportée au bilan de la 14e année d'activité, donc pas ce bilan déposé, l'autre précédent qui avait été déposé en juin 2025 et qui comprend 10 recommandations. Je tiens enfin à remercier les membres actuels de la commission, soit les vice-présidents Laura Palestini et Martin Saint-Jean, ainsi que Marie-Claude Barry, Maude Choco, Eddie Heggvett, Victor Esposito, Gabriel Fortin, Gerlando Guaraghi, Sophie Mohsen, et Jean-Marc Poirier. Donc voilà, soyez assurés, madame la présidente, que la commission poursuivra ses travaux avec rigueur et vigilance et que je vais continuer à vous entertainer à chaque conseil avec mes dossiers. Je tiens à un dernier point, je tiens quand même à souligner le service d'approvisionnement, le service du greffe, la division de la gestion des projets de l'économie de la construction du CIR, de même que le bureau de l'inspecteur général et le directeur, l'inspecteur général lui-même pour les formations qui ont été offertes depuis le début de l'année aux membres de la CEC. Voilà, merci.
Chantal Rossi2:55:07
Merci. Il n'y a pas d'autres interventions, le point est adopté, monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle2:55:14
Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 11, dépôt de pétitions. Il n'y a pas de pétition à la rubrique 11, ce qui nous amène, madame la présidente, aux rubriques du conseil d'agglomération pour orientation. Donc, dans la rubrique 20, des affaires contractuelles, appuyé par le leader adjoint, monsieur Devaux-Guizani. Je vais regrouper pour fin d'étude les points 20.1 à 20.05. Donc, en 20.01, appuyé par madame Braun, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 166 718,05, taxes incluses, pour les services de grand ménage annuel des casernes de pompiers dans le cadre du contrat accordé à 9119-5867 Québec Inc., majorant ainsi le montant total du contrat à 796 040,83 taxes incluses. En 20.02, appuyé par Madame Brown, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 1 657 862,33 taxes incluses pour les services d'entretien d'équipements de mécanique du bâtiment pour pour des immeubles de la Ville dans le cadre des contrats accordés à Bohn, majorant ainsi le montant total des contrats à 8 167 920,97$ taxes incluses. En 20.03, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat à 9415 976 Québec Inc. pour les services de distribution et la livraison de nourriture aux personnes détenues du Service de police de la Ville de Montréal pour une durée de 3 ans incluant une option de prolongation de 12 mois, dépenses de 451 094, taxes incluses. En 20.04, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois sans dépense additionnelle pour les services professionnels en génie pour divers projets du Service des Grands Parcs du Mont-Royal et des Sports dans le cadre des ententes-cadres conclues avec WSP Canada Inc. pour le lot 1 et les Services EXP pour le lot 3. Et en 20.05, appuyé par madame Braun, accorder un contrat à SES pour les services d'entretien, d'inspection et d'essai des dispositifs antirefoulement pour une période de 33 mois, incluant 2 options de prolongation de 12 mois, pour une dépense totale de 261 749,79 $, taxes incluses.
Chantal Rossi2:57:26
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle2:57:28
Merci. Je vais regrouper pour fin d'étude, appuyés par monsieur Devaux-Guizani, 20.06 jusqu'à 20.10. En 20.06, appuyé par madame Brown, accorder un contrat à Dataglobe Canada pour les services d'entretien préventif et et de travaux pour les systèmes d'alimentation statique sans coupure pour une période de 35 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois pour une dépense totale de 457 529,22 taxes incluses. En 20.07, appuyé par madame Braun, accorder 2 contrats à Bond pour les services d'entretien et de réparation de compresseurs d'air industriel pour divers bâtiments de la ville, lots 1 et 2, pour une période de 35 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois pour une dépense totale de 442 566,22 $. Et 11 taxes incluses. En 20.08, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Systèmes Urbains pour les travaux de rationalisation électrique du complexe environnemental de Saint-Michel phase 2 dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension pour une dépense totale de 1 255 447,38 taxes incluses. En 20.09, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder 2 contrats à 178 001 Canada Inc., groupe Niki et à 9190-8673 Québec Inc., les entreprises Rose-Neige, pour les services d'entretien général et de gestion écologique et horticole du parc Frédéric-Back, pour une période de 30 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune, pour une dépense totale de 2 025 095,03 $. Et en 20.10, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat, un soutien financier de 870 000 aux Amis de la montagne qui Mont-Royal et au Centre de la Montagne afin d'appuyer un projet de mission pour la période du 1er mai 2026 au 30 avril 2029.
Chantal Rossi2:59:07
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle2:59:09
Merci. Appuyés par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.11 à 20.15. En 20.11, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder 2 contrats de gré à gré au Centre de la Montagne pour les services d'accueil et de location d'équipements de plein air au parc du Mont-Royal pour une période de 3 ans pour une dépense totale de 457 650 et approuver les projets de convention de services à cet effet. En 20.12, appuyé par monsieur Teodorescu, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 2 594 119,99 taxes incluses pour la prestation de services spécialisés pour des gestionnaires de projets informatiques dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec le Vieux-Conseil, majorant ainsi le montant total de l'entente à 5 121 000 $. 870 049, taxes incluses. En 20.13, appuyé par Monsieur Théodorescu, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 2 676 865,10, taxes incluses, pour les services d'analyse d'affaires dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Cofomo, majorant ainsi le montant total de l'entente à 5 284 624,57. En 20.14, appuyé par Monsieur Théodorescu, autoriser une dépense additionnelle de 120 000 78,83 $, taxes incluses, à titre de budget de variation de quantité permettant l'ajout d'heures pour les services de développement de solutions mobiles natives dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Conseillers en gestion et informatique, CJI, majorant ainsi le montant total de l'entente à 922 904,33 $. Et enfin, point 15, appuyé par monsieur Teodorescu, autoriser une dépense additionnelle de 1 709 506,94 $, taxes incluses, à titre de budget vert de variation de quantité pour l'acquisition des services professionnels pour l'implantation des modules d'approvisionnement, de finance, d'administration et d'intégration de la solution Oracle ERP Cloud dans le cadre des contrats accordés aux firmes Société Conseil LGS pour le lot 1 et Conseil en gestion informatique CGI pour le lot 2, majorant ainsi le montant total de la dépense à 13 106 219,86 $. Et aux fins du procès-verbal, vu que ma collègue Rousseau-Bélanger est sortie pendant l'adoption, je vais être appuyé pour le 20.11 par mon collègue monsieur Pinard.
Chantal Rossi3:01:14
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle3:01:17
Merci. Je vais regrouper pour fin d'études, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, 20.16 à 20.20. En 20.16, appuyé par madame Brown, autoriser une dépense additionnelle de 113 996,31 $, taxes incluses, à titre de budget de contingence pour les travaux de mise aux normes de l'Hôtel de ville dans le cadre du contrat accordé à les Installations électriques Pichette, majorant ainsi le montant total du contrat à 1 351 965, 25 taxes incluses. En 20.17, appuyé par monsieur Teodorescu, autoriser une dépense additionnelle de 223 051,50 taxes incluses pour l'intégration de Microsoft Sentinel dans la plateforme Azure dans le cadre du contrat accordé à Microsoft Canada par l'entremise de son entente avec le ministère de la Cybersécurité et du Numérique, majorant ainsi le montant total du contrat à 1 158 278,48 taxes incluses, et autoriser une dépense de 1 207,24 taxes incluses pour à titre des frais de gestion payables au MCN et approuver le projet d'avenant à cette fin et accorder un contrat de gré à gré à Microsoft Canada pour une banque d'heures dédiée aux services d'ingénierie et de support pour une dépense totale de 192 212,91 $. En 20.18, appuyé par monsieur Pinard, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 3 847 789,52 $, taxes incluses, pour les services de collecte de transport des matières résiduelles. Et d'élimination des ordures ménagères provenant des conteneurs à chargement avant et semi-enfouis dans le cadre de 2 contrats accordés à Waste Connections of Canada Environ Connections, majorant ainsi le montant total des contrats à 11 434 168,78 $. En 20.19, appuyé par monsieur Théodorescu, résilier le contrat accordé à Canadian Bearings pour la fourniture d'équipements de protection individuelle. Et en 20.20, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat à Industrie Touraumont pour les services de location de pompes et de leurs accessoires pour les mesures d'urgence lors des crues printanières pour une période de 12 mois incluant une option de prolongation de 12 mois pour une dépense totale de 578 278 $.
Chantal Rossi3:03:15
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle3:03:17
Merci. Je vais regrouper pour fin d'étude, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, 20.21 à 20.25. En 20.21, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 110 000$ à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour l'organisation de 4 forums stratégiques sur les enjeux de la métropole et une vitrine de solutions montréalaises, et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.22, appuyé par monsieur Miranda, de conclure des ententes-cadres avec Areo Feu pour les services d'inspection, d'entretien préventif et de réparation des camions d'incendie Rosenbauer pour une durée de 21 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois pour un montant estimé des ententes de 899 372,25 taxes incluses. En 20.23, plié par monsieur Miranda d'exercer l'option de prolongation jusqu'au 14 juin 2026 sans dépense additionnelle pour utiliser les contrats à commande d'acquisition de divers pneus neufs, rechappés ou remoulés à la suite de l'adhésion de la Ville à l'appel d'offres mené par le Centre d'acquisition gouvernemental dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Continental Tire Canada, Goodyear Canada, Bridgestone Canada et Michelin Amérique du Nord. En 20.24, appuyé par monsieur Teodorescu, autoriser une dépense additionnelle de 87 647, taxes incluses, pour les services de mise à niveau des infrastructures du service de l'eau dans le cadre du contrat de gré à gré octroyé à L'Advantage Solutions France, majorant ainsi le montant total de la dépense à 186 967 65 et 91, et en 20.25, appuyé par monsieur Théodoresco, autoriser une dépense additionnelle de 199 477 taxes incluses pour l'adhésion de la Ville au contrat à commande du Centre d'acquisition gouvernementale avec la compagnie CA du Canada pour le contrat d'entretien et du support, ainsi que pour l'acquisition des droits d'utilisation des produits de chiel CA, majorant ainsi le montant total de la dépense à 2 652 757,48 taxes incluses.
Chantal Rossi3:05:08
Merci, madame Cathy Wong.
Cathy Wong ◌3:05:12
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors aujourd'hui, je me réjouis sincèrement du fait que nous soyons appelés à adopter le point 20.25 à l'ordre du jour. Cette décision confirme que le projet de reconstruction de la piscine Baldwin peut enfin aller de l'avant après une attente longue marquée d'incertitude, mais surtout très vivement ressentie dans le milieu et pour le Plateau-Mont-Royal, c'est une étape essentielle, attendue et porteuse. Je nous ramène brièvement au mois de janvier dernier. Sur le Plateau-Mont-Royal, l'inquiétude était bien réelle lorsque le budget déposé par l'administration centrale ne prévoyait plus le projet de la piscine Baldwin. Pour la population du secteur comme pour les élus de l'arrondissement, il s'agissait d'un enjeu majeur tant sur le plan de la qualité de vie que de l'accès aux équipements publics.
Chantal Rossi3:05:59
Je m'excuse, madame Wong, je pense que vous êtes sur l'ordre du CM, vous n'êtes pas à la— on est à l'agglo.
Cathy Wong ◌3:06:05
Je vais reprendre mon élan de bonheur tout à l'heure, je m'excuse.
Chantal Rossi3:06:08
Je cherchais moi aussi là, on est à l'agglo. C'est bon. Alors, je vais vous demander de poursuivre.
Julien Hénault-Ratelle3:06:19
On comprend l'enthousiasme de ma collègue pour Efteling Baldwin.
Chantal Rossi3:06:22
Tout à fait, tout à fait.
Julien Hénault-Ratelle3:06:23
Alors, je vais vous demander de reprendre. Merci. Donc, Madame la Présidente, appuyé par mon collègue Monsieur Deveau-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.26 à 20.30. Donc, en 20.26, appuyé par Madame Brown, conclure une entente-cadre avec WSP Canada pour les services professionnels en mise en service et en efficience énergétique de projets de rénovation d'enveloppe du bâtiment pour le service de la gestion et planification des immeubles pour une durée de 60 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune, montant estimé de l'entente de 1 885 267,27 taxes incluses. En 20.27, appuyé par monsieur Miranda, de conclure des ententes-cadres avec l'Allié Automobile et Crown Marie-Alèste, Crown Saint-Jérôme pour les services d'antirouille pour véhicules légers et lourds de la ville d'une durée de 24 mois incluant une option de prolongation de 12 mois pour un montant estimé des ententes de 635 931,33 taxes incluses. En 20.28, appuyé par monsieur Teodorescu, entériner un contrat de réarrêt à l'œuvre Vieux-Conseil pour les services professionnels de tests d'hameçonnage pour les projets modernisation des services de cybersécurité pour une période de 3 ans pour une dépense totale de 129 346,88 $. En 20.29, appuyé par monsieur Pinard, conclure une entente-cadre avec Cosigma pour les services professionnels d'ingénierie en structures relatifs aux installations du service de l'eau d'une durée de 5 ans incluant une option de prolongation de 2 ans pour un montant estimé de l'entente de 3 000 000 $. $607 196,91, taxes incluses. Et enfin, point 30, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat à Pronex Excavation pour les travaux de reconstruction d'une conduite d'eau de 500 mm et des infrastructures municipales dans l'axe de la rue Guy entre la rue Saint-Jacques et le boulevard René-Lévesque pour une dépense totale de $28 921 033,25, taxes incluses.
Chantal Rossi3:08:05
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet3:08:08
Merci beaucoup, madame la présidente. J'interviens afin de déposer les rapports de la commission sur l'examen des contrats inscrits aux points 8020.29 et 8020.30. Donc, après discussion, la commission a constaté à l'unanimité la conformité du processus d'octroi de ces deux dossiers. Donc, rapidement, pour le 8020.29, donc c'était des services professionnels très spécialisés en matière de détection de réactions alcali-granulats, ce qui n'est pas la même chose que de la pyrite, j'ai posé la question, dans des structures en béton et des installations sous la responsabilité du service de l'eau. Donc, les personnes ressources ont expliqué avoir porté une attention particulière à la rédaction de l'appel d'offres. Il y a eu 14 firmes qui ont pris le cahier des charges, 4 ont déposé une soumission, 2 ont été jugées non conformes, une— et donc, au terme, il restait seulement qu'une seule soumission conforme, celle de la firme Cosigma Inc. Je tiens à souligner, les scores initiaux étaient défavorables à la Ville d'environ 32%. Mais il y a eu 2 rondes de négociations et l'écart reste quand même défavorable, mais à seulement 19,57%. Pendant l'analyse du dossier en commission, une commissaire a soulevé que la dénomination Cosigma Inc. est radiée du registre des entreprises du Québec, bien qu'inscrite au registre de l'Autorité des marchés publics. Donc, en fait, il y a eu beaucoup, beaucoup de recherches sur ce point pour être sûr que qu'on octroie à une firme qui est conforme. Et donc, il y a eu des validations qui ont été faites. Et donc, après ces vérifications-là, il faut savoir que Cosingma a été fusionné avec sa société mère Simcoe Technologies Inc. Donc, c'est pour ça que tout est conforme et c'est pour ça que dans le travail additionnel, vous voyez le nouveau nom. Donc, voilà. Concernant le 80.30, donc on a reçu le service de l'eau concernant la construction d'une conduite d'eau dans l'arrondissement Sud-Ouest et de Ville-Marie. Donc ce dossier, la soumission de l'adjutant Pronext Excavation Inc. présente un écart favorable, donc dans ce cas-ci c'est favorable, de 23,3% par rapport à l'estimation. Et c'était aussi un contrat d'une valeur de plus de 20 millions de dollars. Donc au vu de ce contrat et d'autres similaires, donc les personnes ressources ont reconstitué que les entrepreneurs adoptent actuellement des stratégies de prix plus compétitives sans être en mesure de spécifier davantage pourquoi. Nous avons demandé et obtenu les clarifications sur l'autorisation délivrée par l'AMT aux soumissionnaires, laquelle est valide jusqu'en juillet 2026, donc il n'y a pas de problème de ce côté-là. On a aussi demandé, et c'est maintenant dans le GDD, que soient ajoutés au sommaire décisionnel les quantités de matériaux, donc pas juste au niveau des montants, mais également au pour mieux comprendre ce qui en était. Il y a aussi eu des questions concernant la répartition des coûts entre les différents partenaires impliqués parce que c'est un projet qui est quand même assez complexe. Donc voilà, alors ceci complète mon intervention et je reviendrai, madame la présidente, juste pour pas vous surprendre, dans l'autre volet du conseil municipal.
Chantal Rossi3:11:13
Pas de problème. Alors c'est adopté. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle3:11:20
Merci. J'ai regroupé, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, les points 20.31 à 20.33. Donc en 20.31, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, autoriser une dépense additionnelle de 162 897,98 taxes incluses pour la réfection de murs patrimoniaux situés sur le chemin de Senneville dans le Grand Parc de l'Ouest, dans le cadre du contrat accordé à les Constructions H2D Inc., majorant ainsi le montant total du contrat à 1 174 331,67 taxes incluses. En 20.32, appuyé par Madame Gagnon, autoriser une dépense additionnelle de 50 000 pour la réalisation du projet Les rendez-vous bioalimentaires de Montréal pour la période du 15 octobre 2025 au 31 décembre 2026 dans le cadre de l'entente conclue avec le Conseil des industries bioalimentaires de l'Île-de-Montréal, majorant ainsi le montant total de l'entente à 100 000 et approuver le projet d'addenda à cet effet. Et en 20.33, appuyé par monsieur Teodorescu, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 599 490,12$ pour le renouvellement du contrat d'entretien de l'ensemble des logiciels du système de répartition assistée par ordinateur du service de police de la Ville de Montréal, dans le cadre du contrat accordé à la firme Peraton International majorant ainsi le montant total de la dépense à 2 533 896$.
Chantal Rossi3:12:41
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle3:12:46
Continuez. Merci. À la rubrique 30, Administration et Finances, appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 30.01 et 30.02. En 30.01, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser le dépôt d'une demande d'aide financière au ministère des Transports avec la Mobilité durable du Québec dans le cadre de l'exercice budgétaire 2026-2027 du programme d'aide à la voirie locale pour la réalisation d'un plan de sécurité routière en milieu municipal. Et enfin, point 32, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, autoriser le dépôt de la candidature du Grand Parc de l'Ouest, secteur du Cap-Saint-Jacques, en vue d'obtenir la désignation internationale Urban Night Sky Place décernée par Dark Sky International.
Chantal Rossi3:13:24
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle3:13:27
Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, à la rubrique 42, 42.01 à 42.05. En 42.01, appuyé par madame Braun, adoption du règlement autorisant la construction, la transformation et l'occupation d'un bâtiment à des fins d'hébergement pour personnes ayant besoin d'aide et d'assistance sur le lot 1 295 061 du cadastre du Québec. En 42.02, appuyé par monsieur De Sousa, adoption du règlement modifiant le règlement d'agglomération sur la subvention à la modification du raccordement du service électrique de certains bâtiments. En 42.03, appuyé par monsieur Pinard, adoption du règlement modifiant le règlement sur les tarifs de l'Agglomération de Montréal. En 42.04, appuyé par madame Moreau, adoption du règlement modifiant le règlement établissant le programme compensant l'augmentation des taxes foncières qui découlent de la réalisation de travaux sur des bâtiments accueillant des ateliers d'artistes professionnels en arts visuels. Visuels et en métiers d'art. Et en 42.05, appuyé par monsieur Miranda, adoption du règlement autorisant un emprunt de 213 405 000 afin de financer l'acquisition et le remplacement de véhicules et d'équipements mécaniques et spécialisés.
Chantal Rossi3:14:32
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle3:14:36
Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude 42.06 et 42.07, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 42.06, appuyé appuyée par Madame Moreau, adoption du règlement autorisant un emprunt de 22 800 000 afin de financer les travaux de restauration d'immeubles patrimoniaux municipaux dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal. Et en 42.07, appuyée par Madame Gagnon, adoption avec changement du règlement établissant le programme d'aide visant les entreprises exploitant des établissements situés dans des secteurs affectés par des travaux majeurs et modifiant le règlement établissant le programme d'aide financière aux établissements situés dans un secteur affecté par des travaux majeurs.
Chantal Rossi3:15:13
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle3:15:17
Merci, madame la présidente. C'est ce qui met fin aux points du conseil d'agglo. On va donc revenir à la rubrique 20 du conseil municipal, aux affaires contractuelles. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.01 à 20.05. Donc, en 20.01, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure une entente-cadre avec 9403 -2273 Québec pour les services de valorisation de roc, de béton et d'asphalte pour une durée de 14 mois incluant une option de prolongation de 12 mois, montant estimé de l'entente de 608 769,63 taxes incluses. En 20.02, appuyé par monsieur Théodoresco, conclure une entente-cadre avec FedEx Courrier Express International pour les services de livraison de colis sur le territoire de la Ville d'une durée de 24 mois incluant une option de prolongation de 12 mois. Un montant estimé de l'entente de 612 658,08 $, taxes incluses. En 20.03, appuyé par monsieur DeSousa, accorder un contrat à Services Infrastructures Vortex pour les travaux de réhabilitation de conduites d'eau secondaires par chemisage et de voirie dans diverses rues de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce pour une dépense totale de 13 624 871,64 $, taxes incluses. En 20.04, appuyé par monsieur DeSousa, accorder un contrat de réarrêt à Hydro-Québec pour le raccordement de 200 bornes de recharge sur rues pour véhicules électriques en 2027-2028 dans le cadre des travaux d'installation de ces bornes, pour une dépense totale de 3 782 141,33 taxes incluses. Et en 20.05, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Demix Construction, une division du groupe CRH Canada, pour les travaux de voirie dans les arrondissements du Sud-Ouest, de Saint-Laurent, de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, de Pierrefonds-Roxboro, de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, d'Ahuntsic-Cartierville et de Saint-Léonard, pour une dépense totale de 8 474 495,41 taxes incluses.
Chantal Rossi3:17:02
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet3:17:05
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, ma question va porter sur le 20.05. Donc, d'abord, je tiens à remercier monsieur De Sousa pour m'avoir répondu suite à ma question la dernière fois sur qu'est-ce qui était, vous vous rappelez, un PCPR+. Donc, il m'a répondu, mais là, il y a un nouveau PCPR+ dans ce dossier et il y a une ligne aussi qui a été ajoutée dans le GDD pour expliquer c'est quoi. Donc c'est pas un nouveau programme financier, donc ça reste dans le programme du PCPR, mais c'est juste qu'il y a un peu plus de travaux à faire sur les fondations de la rue. Donc voilà, maintenant tout le monde est au courant. Mais donc voilà pour la première partie de mon intervention. La deuxième, elle est plus substantielle et je tiens à dire que ça m'inquiète et j'aimerais bien avoir une réponse. Si vous pouvez l'avoir maintenant, tant mieux, mais sinon j'aimerais l'avoir par écrit parce que c'est vraiment très important pour la suite des choses. Dans le GDD qu'on voit ici, je vais vous lire, c'est marqué, selon les auscultations réalisées au cours des dernières années, l'état du réseau artériel administratif de la Ville de Montréal est passé de 25% en mauvais et très mauvais état en 2020 à 29% en 2024, soit une nette détérioration de 4% en 4 ans. Donc ça, c'est qu'est-ce qu'il y a dans le GDD. Donc si on lit ça, il y a une détérioration du réseau artériel. Par contre, et c'est là vraiment que je suis un peu troublé, c'est que dans le plus récent portrait annuel des actifs, qui est daté du, en fait c'est une photo qu'on prend, qu'on estime au 31 décembre 2024, donc fin 2024, qui a été déposée au printemps ici 2025 à cette Chambre, on voit que l'état des actifs du réseau artériel, donc on compare toujours les bons, on parle de 10% en très mauvais état et de 15% en mauvais état pour un total de 25%. Alors qui dit vrai? Quel fonctionnaire dit vrai? Est-ce que c'est la direction générale via le bilan des actifs, qui est un bilan essentiel pour la connaissance de nos actifs. Si on prend à Québec, quand ils déposent leur budget, l'état des actifs est déposé directement à même le budget, c'est dans le même document budgétaire. Nous, c'est séparé, mais ça reste quand même quelque chose d'extrêmement important. Donc j'ai vraiment une question, qui dit vrai? Parce que d'un côté, on a des fonctionnaires qui disent que ça s'est détérioré, de l'autre, on dit non, c'est stable. Puis je suis même regardé, je regardais aussi dans mes archives Et en 2019, on estimait que 20% du réseau artériel était en très mauvais état et 10% en mauvais état, pour un total de 30%. Donc, d'après les archives que moi j'avais en 2019 et notre bilan annuel de l'état des actifs, il y aurait eu une amélioration. Si on prend ce qui est écrit dans le GDD, il y aurait quand même eu une amélioration, mais moins substantielle. Mais écoutez, on se doit là comme conseil municipal, on sait la crise des infrastructures. Vous avez vu peut-être le documentaire Nid de poule. Montréal n'est pas dans une situation unique, le gouvernement a ses propres problèmes. Mais à la fin, si on veut être capable de s'attaquer à des problèmes aussi importants, si on veut être capable de façon transpartisane de prendre les décisions nécessaires pour s'attaquer à des choses qui sont aussi importantes, il faut minimum que la fonction publique nous dise les vrais chiffres. Et quand je vois cette incohérence-là, je sais pas d'où elle vient parce qu'on parle des mêmes années, on parle des mêmes artères. J'aimerais vraiment comprendre le fond du dossier parce que c'est d'avoir des bons chiffres, c'est essentiel à la prise de décision, autant pour vous du côté de la— au niveau du comité exécutif, c'est essentiel dans l'opposition officielle pour savoir si le travail est bien fait. C'est essentiel pour la société civile, les journalistes, etc. Donc, j'aimerais avoir où sont les vrais chiffres, puis si visiblement il y a une incohérence, j'aimerais comprendre d'où vient cette incohérence-là. Merci.
Soraya Martinez Ferrada3:21:14
Monsieur De Sousa.
Julien Hénault-Ratelle3:21:15
En droit de réplique à mon collègue qui a posé la question, je pense qu'ici dans la GDD, je trouve que vous avez les volets qui parlent de 25 et à 29, d'ici à 4 ans, mais les autres chiffres que vous avez dits comparatifs, si vous pouvez me fournir, on peut essayer de vous clarifier des choses.
Benoit Langevin ◌3:21:35
Merci.
Josefina Blanco3:21:39
Monsieur Lyda.
Julien Hénault-Ratelle3:21:41
Merci, madame la présidente. Donc, je considère que les points sont adoptés jusqu'à 20.05. Pas d'autres interventions, les points sont adoptés. Merci, madame la présidente. Écoutez, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.06 jusqu'à 20.10, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.06, appuyé par monsieur De Sousa, j'ai accordé un contrat à Géninnovation pour les services professionnels de suivi de la traçabilité des sols contaminés excavés dans le cadre des travaux de construction du réseau souterrain de la Commission des services électriques de Montréal, dépenses totales de 785 624,18, taxes incluses, et approuvé le projet de convention de services à cet effet. En 20.07, appuyé par madame Braun, approuver le projet de convention de modification de bail par lequel la Ville de Montréal loue à Ville Envers pour une période additionnelle d'un an et 9 mois à compter du 1er avril 2026 une partie du lot de terrain du lot 1487577 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, situé dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, au sud de la rue Louvain-Ouest et à l'ouest du boulevard Saint-Laurent, d'une superficie locative de 10 000 pieds carrés pour aménager et exploiter un potager au bénéfice de la communauté, et ce, à titre gratuit. Le montant de la subvention immobilière pour la durée totale est de 121 100 $. En 20.08, appuyé par monsieur Langevin, accorder un compte, un soutien financier totalisant 245 100 à divers, à différents organismes dans le cadre de l'approche quartier inclusif et résilient, et approuver les projets de convention à cet effet. En 20.09, appuyé par madame Braun, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à Pomerleau pour un terme de 2 ans à compter du 1er mai 2026 un terrain situé au 505 boulevard de Maisonneuve Est dans l'arrondissement de Ville-Marie, constitué d'une partie du lot 3523567 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, ayant une superficie d'environ 14144 pieds carrés, à des fins d'entreposage et de stationnement non tarifé, pour un loyer total de 100 000 excluant les taxes. Et en 20.10, appuyée par madame Braun, autoriser une dépense additionnelle de 442 493,55$ taxes incluses au sein de l'enveloppe budgétaire du contrat de base et des contingences afin d'ajuster les honoraires de services professionnels pour le projet d'aménagement du centre SANAA situé au 1200 rue du Sussex dans l'arrondissement de Ville-Marie, dans le cadre du contrat accordé à Architecture 49 Inc., Pelletier de Fontenay et CIMA+, majorant ainsi le montant total du contrat à 3 017 059,93$. Taxes incluses et approuver le projet d'avenant 1 de la convention de services professionnels à cet effet. Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés. Merci, madame la présidente. Je vais donc regrouper pour fin d'études, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, 20.11 à 20.15. En 20.11, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Leméco pour les services professionnels visant l'élaboration du dossier préliminaire relatif à la construction de nouvelles serres de production au jardin botanique de Montréal pour une dépense totale de 874 564,77 $, taxes incluses. En 20.12, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Loisel pour la gestion hors site des sols et matériaux en piles pour la consolidation des parois de la rampe d'accès de la carrière Saint-Michel dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, phase 2, pour une dépense totale de 2 816 171,24 $, taxes incluses. En 20.13, appuyé par madame Braun, approuver la modification modification du bail par lequel la Ville de Montréal loue de la Fabrique de la paroisse de Saint-Charles pour une période de 2 ans des locaux situés au sous-sol de l'immeuble au 2115 rue du Centre à Montréal à des fins de bibliothèque temporaire, laquelle modification vise notamment le report de la date de prise de possession au 1er septembre 2026, l'augmentation de la superficie louée de 225,84 pieds carrés portant celle-ci à 8 864,94 pieds carrés et l'élargissement de la portée des travaux pour une dépense additionnelle de 288 206,14 non taxable, tout conformément aux modalités prévues au projet de convention de modification de bail. En 20.14, appuyé par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec Métal Paul Litt pour la fourniture de matériel structural de flux de circulation d'une durée de 36 mois, montant estimé de l'entente de 2 200 892 311,10 taxes incluses. Et en 20.15, appuyé par madame Moreau, accorder un contrat à le Groupe Saint-Lambert pour les travaux de réaménagement des espaces de la bibliothèque Père-Ambroise située au 2093 rue de la Visitation en vue de l'intégration du libre-service pour une dépense totale de 1 124 526,20 taxes incluses. Pas d'intervention, les points sont adoptés. Merci, madame la présidente. J'ai regroupé pour fin d'étude 20.16 jusqu'à 20.20, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.16, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Faire Pâle Construction pour les travaux de réhabilitation de conduites d'eau secondaires par chemisage de la voirie dans diverses rues des arrondissements du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont–La Petite-Patrie pour une dépense totale de 13 372 179,16 $, taxes incluses. En 20.17, appuyé par madame Moreau, Accorder un contrat de réarrêt à Bibliothéca Canada pour la fourniture et l'installation d'un système de tri et de retour automatisé des documents dans la bibliothèque et l'espace culturel de l'espace du Cœur Nomade pour une dépense totale de 216 897,81 taxes incluses. En 20.18, appuyé par monsieur Miranda, accorder un contrat à Beluga Services municipaux pour les services d'exploitation du lieu d'élimination de la neige Rail Austin dans l'arrondissement d'Anjou pour la période de 5 ans et pour une dépense totale de 13 121 205,70 $. En 20.19, appuyé par madame Braun, approuver le projet de modification du bail par lequel la Ville loue à Collectif d'animation urbaine L'autre Montréal pour une période de 3 ans à compter du 1er juillet 2026 un local situé au 3e étage de l'immeuble au 3680 rue Jeanne-Mance dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal d'une superficie de 1318,36 pieds carrés à des frais administratives pour un loyer total de 31 254,60$ excluant les taxes pour le montant total de la subvention immobilière qui est estimé à 67 631,88$. Et en 20.20, appuyée par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat de gré à gré aux Amis du jardin botanique de Montréal pour être un point de vente du passeport Espace pour la vie pour une période de 3 ans pour une dépense totale de 1 160 000$ taxes incluses. Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés. Merci, madame la présidente. J'ai appuyé, j'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, les points 20.21 à 20.25. En 20.21, appuyé par monsieur Aref Salem, accorder un contrat de services professionnels et licences entre la Ville et la Communauté métropolitaine de Montréal pour l'application de la méthode d'évaluation des risques liés aux inondations et de leur gestion pour une dépense totale de 194 000 En 20.22, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat de gré à gré à la Société des Amis du Biodôme de Montréal pour être un point de vente du passeport Espace pour la vie pour une période de 3 ans pour une dépense totale de 1 600 000$ taxes incluses et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.23, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Gérald Théoret pour les travaux d'égouts, de conduites d'eau et de voirie dans les rues Rochon et Crevier dans l'arrondissement de Saint-Laurent pour une dépense totale de 7 016 750,37 $, taxes incluses. En 20.24, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Services d'infrastructures Vortex pour les travaux de réhabilitation de conduites d'eau secondaires par gemissage et de voirie dans diverses rues des arrondissements de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et de Saint-Léonard pour une dépense totale de 18 300 000 $. $287 484,22 taxes incluses. Et en 20.25, appuyé par monsieur Salem, accorder un contrat à McGill Construction Est du Canada pour les travaux de conception-construction de la nouvelle piscine Baldwin située au coin de la rue Follum et de la terrasse Guindon. Dépenses totales de 27 157 357,37 taxes incluses. Appel d'offres public IMM 15 1979 et majorer la dotation du budget de fonctionnement de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal et du service des Grands Parcs du Mont-Royal et des Sports par l'entremise du passif environnemental d'un budget additionnel de 714 489,81$ nets de ristournes pour la décontamination des sols sur le terrain Baldwin Nord.
Christine Black3:29:57
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet3:29:59
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, j'interviens toujours à titre de président de la Commission d'examen des contrats. Fois pour les rubriques 20.23 à 20.25. Donc d'abord, je tire votre attention sur le point 20.23 qui porte sur un contrat de travaux d'égouts, de conduites d'eau et de voirie dans l'arrondissement de Saint-Laurent. Donc ce dossier nous a été émis puisque l'adjudicataire, la firme Gérald Théorêt Inc., a déposé une soumission de près de 28% inférieure à l'estimation interne. Il s'agit d'un accord favorable à la Ville. Donc, les personnes ressources du CIRe ont souligné le nombre élevé de soumissionnaires témoigne d'un intérêt marqué pour ce projet. En effet, 20 preneurs de cahier des charges, 14 seulement ont déposé une soumission. Donc, on a vraiment, étant donné que le prix était vraiment assez bas, on a demandé d'avoir une surveillance, on a posé des questions pour savoir s'il y avait de la surveillance plus accrue sur le chantier et on a eu des réponses cette également aussi sur la disposition adéquate des sols contaminés. Une des raisons, d'après le service, pourquoi il y a eu autant de soumissionnaires, ben en fait des prix aussi intéressants, c'est que plusieurs des entreprises qui ont soumissionné participent peu fréquemment aux appels d'offres de la Ville de Montréal. Donc, est-ce que c'est une nouvelle stratégie pour percer le marché montréalais? Dans tous les cas, c'est une bonne nouvelle. Dans le deuxième dossier inscrit à la rubrique 20.24, donc c'est ce qui concerne la réhabilitation par chemisage et conduite d'eau secondaire ainsi que les travaux de réhabilitation de la chaussée et des réfections mineures de trottoirs dans les arrondissements Mercier–Hochelaga–Maisonneuve, de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles ainsi que Saint-Léonard. Donc, on a un dossier qui présente un écart de prix de 26% entre la plus basse soumission conforme et le plus bas, donc en fait entre les deux plus bas. Donc voilà, et ça a été déposé par le service d'infrastructure Vortex Et voilà, excusez-moi. Voilà, donc étant donné qu'il y a aussi un écart favorable à la Ville de 11 points, de 11% qui a été observé. Donc d'après les ressources, les personnes ressources du CIRES, ces écarts s'expliquent essentiellement par une stratégie de prix particulièrement compétitive. Et donc voilà, les commissaires ont été satisfaits des réponses obtenues. Enfin, on a reçu les services de la gestion et de la planification des immeubles pour l'étude du dernier dossier. Il s'agit du contrat de conception-construction pour la nouvelle piscine Baldwin dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Donc, et pourquoi? Parce que ça dépasse le 20 millions de dollars, on est à 27 millions dans ce dossier. Il y a eu 38 preneurs de de cahier des charges et 8 entreprises ont déposé une soumission. À noter que c'était une soumission à 2 enveloppes, donc ça prenait une note minimale de 70% pour passer le premier. Et il y a la raison pourquoi, donc voilà, l'ouverture de prix, voilà, l'écart entre la soumission de l'adjugataire et l'estimation interne était de seulement 1,53% favorable à la Ville. Donc, il y a eu des questions concernant l'autorisation de l'AMP concernant McGill Construction Est du Canada, donc le fait aussi que le nombre élevé de soumissionnaires n'ayant pas obtenu la qualification nécessaire. Donc, la commission a aussi posé des questions sur le mode d'octroi, étant donné que c'est quand même assez rare qu'on voit conception-construction dans un même dossier. On a aussi demandé et obtenu des bonifications au sommaire décisionnel, notamment un plan de la localisation pour que tout le monde comprenne où est la piscine, surtout que c'est pas la même place qu'était la précédente piscine Baldwin, et aussi d'avoir des détails sur la capacité, donc combien on paye finalement, la capacité des baigneurs est de 1000 baigneurs et c'est ajouté dans le GDD. Donc voilà, alors pour ces 3 dossiers, les membres de la SAC ont approuvé la conformité. Voilà, à l'unanimité.
Julien Hénault-Ratelle3:34:08
La parole à madame Cathy Wong.
Cathy Wong ◌3:34:13
Merci, madame la présidente. Alors aujourd'hui, je me réjouis à nouveau du fait que nous soyons amenés à adopter le point 20.25 du conseil municipal à l'ordre du jour. Donc, cette décision confirme que le projet de la piscine Baldwin peut enfin aller de l'avant après une attente longue marqué d'incertitude sur plusieurs années, mais surtout très vivement ressenti dans le milieu. Pour le Plateau-Mont-Royal, pour nous, c'est une étape importante, madame la présidente, attendue, une étape porteuse, parce que je nous ramène brièvement au mois de janvier dernier. Sur le Plateau-Mont-Royal, l'inquiétude était réelle lorsque le budget déposé par l'administration centrale ne prévoyait plus le projet de la piscine Baldwin. Pour la population du secteur, bien, c'était une inquiétude tant sur le plan de la qualité de vie que de l'accès aux équipements publics, parce que c'était aussi un projet phare pour le Plateau-Mont-Royal. Ce dossier, eh bien, il est bien connu. Une piscine construite en 1964, la piscine Baldwin a dû être fermée en 2021 à la suite d'analyses démontrant l'instabilité des sols sous cette installation, ce qui rendait son utilisation impossible en toute sécurité. Cette fermeture a eu des impacts bien concrets, non seulement pour les résidents et les résidentes du Plateau-Mont-Royal, mais aussi pour les citoyennes et citoyens des autres arrondissements voisins qui fréquentaient cette installation depuis des générations. À Montréal, bien, il est important de rappeler que les piscines publiques sont des équipements essentiels. Elles favorisent la santé, la socialisation et créent des lieux de rencontres accessibles, inclusifs, et elles jouent un rôle crucial comme îlots de fraîcheur dans un contexte de changement climatique et de vagues de chaleur de plus en plus fréquentes. Sur le Plateau, où la densité élevée, ces équipements prennent une importance encore plus grande. Et donc, les derniers mois ont été marqués par plusieurs préoccupations, mais aussi et surtout par un travail soutenu et rigoureux afin de permettre à ce dossier d'avancer. Le résultat qu'on voit aujourd'hui, bien, c'est le fruit de cette persévérance. En fait, comme mairesse du Plateau-Mont-Royal, je tiens à dire à quel point je suis fière du travail accompli par l'administration de l'arrondissement et par l'ensemble des équipes qui ont gardé ce projet vivant et prioritaire. Et pour rappel, la future piscine Baldwin comprendra un bassin de 50 mètres, une pataugeoire pour les tout-petits, une plage aménagée avec des zones ombragées ainsi que des vestiaires universellement accessibles. L'objectif est clair, c'est d'offrir un équipement moderne, inclusif, à la hauteur des besoins de notre population aujourd'hui et pour les années à venir. Et finalement, j'aimerais remercier les citoyens et les citoyens et les citoyennes du Plateau pour leur patience, leur engagement au cours des dernières années. Je sais que l'attente a été longue et les attentes étaient surtout élevées, et le dossier que nous adoptons aujourd'hui marque une étape déterminante pour le quartier et pour l'avenir du parc Baldwin. Le projet peut maintenant aller de l'avant et j'invite la population à rester à l'affût des prochaines étapes. Merci, madame la présidente.
Soraya Martinez Ferrada3:37:10
Madame Maëva Lilian.
Maeva Vilain3:37:12
Bonjour Madame la vice-présidente, à mon tour de souligner l'importance de ce projet à titre d'élue du district de De Lorimier dans l'est du Plateau-Mont-Royal. Donc je veux souligner à quel point l'adoption du dossier de la piscine Baldwin constitue une très bonne nouvelle pour les familles, les jeunes, les aînés, et l'ensemble de la population que je représente. Sur le Plateau-Mont-Royal, nous ne comptons actuellement que sur une seule piscine extérieure en activité. Il s'agit de la piscine Laurier qui est d'ailleurs l'une des plus achalandées de notre ville. Chaque été, les files d'attente s'allongent, les rotations se multiplient afin de donner une chance à toutes et à tous de se rafraîchir. Cette réalité illustre le besoin important d'une seconde piscine extérieure dans notre arrondissement. Le Plateau-Mont-Royal est l'un des arrondissements les plus denses en Amérique du Nord, donc dans un milieu aussi compact où peu de ménages disposent d'espaces extérieurs privés, les équipements publics jouent un rôle fondamental dans la qualité de vie. Les piscines ne sont pas seulement des lieux de loisirs, ce sont des espaces de rencontres, de fraîcheur particulièrement importants dans un contexte de changement climatique et d'épisodes de chaleur de plus en plus intenses. La reconstruction de la piscine Balouine répond donc à un besoin clair particulièrement pour l'est de l'arrondissement. Elle permettra de mieux répartir l'offre aquatique sur le territoire et de renforcer la capacité du Plateau à faire face aux changements climatiques actuels et futurs. C'est un geste concret qui s'inscrit dans notre volonté d'être un arrondissement résilient. Je tiens aussi à rappeler que les citoyennes et les citoyens attendent ce projet depuis longtemps. À cet égard, il est encourageant de savoir que des avancées se concrétiseront dès cet été. En effet, nous allons commencer les travaux dans la partie sud du parc Baldwin, là où se trouve l'ancienne piscine. On va installer un terrain de soccer naturel, un gym extérieur et ainsi qu'un mur d'escalade escalade qui vont venir bonifier les lieux. La piscine sera elle relocalisée dans la partie nord du parc au coin de la rue Follum et des terrasses Guindon. Elle se distinguera par une accessibilité universelle exemplaire afin que l'ensemble de la population puisse en bénéficier sans exception. Je tiens enfin à souligner le travail très important de notre fonction publique, ils ont été très créatifs Ils ont été engagés, persévérants pour pouvoir innover et trouver des solutions pour faire avancer ce dossier dans un contexte budgétaire difficile. Ces efforts sont souvent moins visibles mais ils sont essentiels et on tient à les reconnaître aujourd'hui. Donc comme élue de l'est du Plateau, je suis très fière de voir ce projet se concrétiser, la décision adoptée aujourd'hui aura des retombées importantes pour la communauté dès les prochains mois. Merci.
Julien Hénault-Ratelle3:40:16
Madame Christine Black.
Christine Black3:40:19
Oui, madame la présidente. Alors, j'interviens en droit de réplique sur le 20.25. Alors, effectivement, mes collègues ont parlé amplement de la piscine Baldwin et de l'impact que ce projet allait avoir. Alors, je suis très heureuse et je tiens à saluer vraiment le travail des équipes administratives suite à nos orientations. On voulait trouver une solution pour faire en sorte justement que ce projet puisse voir le jour. On sait que ça faisait déjà plusieurs années qu'il était en attente et il y avait eu différents enjeux, entre autres sur l'endroit exact où la piscine pouvait être construite. Alors, suite à tout ce travail qui a été fait, tous les appels d'offres qui ont pu être faits correctement, et dans le fond qu'aujourd'hui on puisse arriver à annoncer ce projet. Et on l'a dit, les collègues l'ont dit également de leur côté, avec tous les événements de changement climatique, avec les grandes chaleurs que nous connaissons, ça va être un équipement qui va être sans aucun doute très, très achalandé dans les secteurs très denses, comme on le sait sur le Plateau-Mont-Royal. Alors, encore une fois, on est très heureux au niveau de l'administration de s'assurer que ce projet puisse voir le jour et que ça continue finalement. Alors, c'est un travail vraiment de tandem qui a été fait avec l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Alors, je salue madame Wong également, Maeva, je la vois pas, je sais pas où elle est. Maeva, voilà, est en arrière, avec qui j'ai eu la chance d'échanger à plusieurs reprises pour s'assurer que ce projet puisse se poursuivre. Alors, merci, on est très contents.
Voix 2F3:41:44
Merci.
Christine Black3:41:52
Monsieur le leader de l'administration.
Julien Hénault-Ratelle3:41:56
Merci, madame la présidente. Donc, j'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, les 4 derniers points de la rubrique 20, donc de 20.26 à 20.29. En 20.26, appuyé par madame Moreau, accorder un soutien financier de 10 019 500$ en 2026 et de 10 280 007$ en 2027, c'est un montant équivalent à la contribution de 2027 avec une indexation maximale de 3 pour 2028 à la Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal-Pointe-à-Callière pour l'exploitation d'un musée dans les immeubles situés au 350 Place Royale, au 150 rue Saint-Paul-Ouest ainsi qu'au 165, 173, 214 et 335 place Diouville pour les périodes 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027. Approuver une contribution additionnelle de 116 000$ par année pour un total de 348 $260 000 pour les frais d'énergie, de sécurité, d'entretien et d'assurance de la caserne numéro 1 pour la période de 2026 à 2028, approuver le projet de convention à cet effet et autoriser un ajustement récurrent à la base budgétaire du budget des dépenses de contribution de $260 507 en 2027 et d'un maximum de 3% pour 2028, et autoriser un virement budgétaire de $116 000 pour 2026 en provenance des dépenses communes budget réservé aux priorités de l'administration vers le budget des dépenses de contribution et autoriser un achèvement à la base budgétaire au montant de 116 000$ pour l'année par année pour 2027 et 2028 au budget de dépenses de contribution. En 20.27, appuyé par Monsieur De Souza, accorder un contrat à Parage d'Amour pour les travaux d'égouts, de conduites d'eau et de voirie dans les rues Lindsay, de la rue du Collège à la rue Baudet dans l'arrondissement de Saint-Laurent pour une dépense dépense totale de 2 055 048,90$ taxes incluses. En 20.28, appuyé par Madame Braun, approuver l'intervention de la Ville à un acte d'amendement à une amphithéose entre Santé Québec et le Centre de la petite enfance Cardiopus afin de consentir au prolongement du terme prévu à l'amphithéose et à l'utilisation du terrain identifié comme étant le lot 2 787 367 du cadastre du Québec circonscrit foncière de Montréal aux fins d'agrandissement d'une garderie, nonobstant la restriction d'utilisation en faveur de la Ville contenue à l'acte publié sous le numéro 1223896 qui permettait l'utilisation à ces fins de centre médical seulement. Et en 20.29, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, approuver le projet d'entente de collaboration entre la Ville de Montréal et Ouranos d'une durée de 3 ans à compter du 16 juin 2026 pour un montant total de 517 387,50$ taxes incluses et d'une contribution en nature de 300 000$.
Christine Black3:44:42
Monsieur Christopher McCray.
Sylvain Ouellet3:44:44
Oui, merci madame la présidente. C'est juste pour le point 20.29, étant donné mon lien d'emploi avec Ouranos, je vais me retirer de ce point.
Julien Hénault-Ratelle3:44:55
Monsieur Alex Norris.
Alex Norris ◌3:44:58
Merci, madame la présidente. Je souhaite intervenir sur le point 20.27 du conseil municipal, donc des travaux d'égouts, de conduites d'eau et de voirie sous la rue Lindsay, entre le collège et la rue Beaudet à Saint-Laurent. Madame la présidente, quand on refait une rue, c'est une occasion de transformer un quartier pour les 50 prochaines années. On doit saisir chaque occasion de rendre des déplacements plus sécuritaires, chaque occasion d'ajouter de la verdure dans les milieux minéralisés et bâtis. Bref, il faut faire tout ce qu'on peut pour rendre nos quartiers plus résilients. Malheureusement, le maire de Saint-Laurent, qui est aussi responsable de la mobilité et qui se targue régulièrement d'être le plus écolo de son équipe politique, a laissé passer plusieurs occasions à ce faire dans son propre arrondissement. Aujourd'hui, on le voit encore. Une rue sera refaite à Saint-Laurent. Le trottoir sera élargi et on s'en réjouit, mais malgré la présence de 2 écoles primaires et d'une école secondaire à proximité, ainsi que du parc Goyer et de son aire de jeux pour enfants à 2 pas, aucune saillie de trottoir ne sera aménagée. C'est un exemple parmi tant d'autres. J'ai eu l'occasion, il y a quelques années, de voir de très près les aménagements à Saint-Laurent avec le comité mobilité de cet arrondissement. Et dans ce même secteur, des saillies de trottoirs ont été aménagées devant l'école Katimavik, mais elles sont entièrement bétonnées. Je pense que les citoyens et citoyennes de Saint-Laurent méritent mieux de la part d'un maire en poste depuis près de 30 ans. Qui connaît pourtant très bien l'impact de ce type d'aménagement sur la sécurité de la population et sur les îlots de chaleur. Merci, madame la présidente.
Julien Hénault-Ratelle3:46:57
Monsieur le leader de l'administration.
Julien Hénault-Ratelle3:47:00
Merci, madame la présidente. Donc, je considère que les points sont adoptés.
Émilie Brière3:47:05
Tout à fait, il n'y a pas d'autres commentaires, donc les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle3:47:07
Merci, madame la présidente. Ça nous amène donc à la rubrique 30, administration et finances. J'ai regroupé, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, 30.01 à 30.05. En 30.01, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, offrir au conseil d'arrondissement de Ville-Marie de prendre en charge les services de conception et de supervision des travaux de remplacement du revêtement en gazon synthétique au parc Rutherford, conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal-Métropole du Québec. En 30.02, appuyé par madame Black, offrir au conseil d'arrondissement de Montréal-Nord de prendre en charge l'acquisition de certains immeubles stratégiques pour des fins locales pour une période de 2 ans, conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal-Métropole du Québec. En 30.03, appuyé par madame Moreau, approuver la prolongation des heures d'admission dans les établissements commerciaux lors d'événements spéciaux dont des promotions commerciales de la saison estivale 2026 de la Société de développement commercial Avenue du Mont-Royal, de la Société de développement commercial Laurier-Ouest, de l'Association des gens d'affaires du Mile-End et de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent. En 30.04, appuyé par monsieur Miranda, autorisant un virement budgétaire pour l'année 2026 de 200 000 en provenance de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, de 130 000 en provenance de l'arrondissement de Saint-Laurent et et 70 000 en provenance de l'arrondissement de LaSalle vers le Service de la concertation des arrondissements et de l'expérience citoyenne dans le cadre de leur intégration au site de gestion des sols du parc d'entreprises de la Pointe-Saint-Charles. En 30.05, appuyé par madame Théroux-Séguin, offrir au conseil municipal de prendre en charge la préparation et l'approbation du bail entre la Ville et ÎLOT 84 pour une partie du terrain situé à l'angle sud-est de la rue de Louvain-Ouest et de l'avenue de l'Esplanade lot 1487577 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, ayant une superficie locative de 78244 pieds carrés, afin d'organiser différentes activités d'animation pour la communauté d'affaires et les résidents à titre gratuit pour 2 termes de 7 mois, du 1er avril au 31 octobre pour les années 2026 et 2027, conformément au 2e alinéa de l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec.
Émilie Brière3:49:11
Madame Cathy Wong.
Cathy Wong ◌3:49:17
Merci, madame la présidente. Alors aujourd'hui, on adopte le point 30.03 qui vise la prolongation des heures d'ouverture des commerces lors d'événements spéciaux pendant la saison estivale 2026 sur le Plateau-Mont-Royal, où les piétonnisations et les festivals sur nos rues principales battront son plein. Et oui, parce que bientôt sur le Plateau-Mont-Royal, avec le beau temps, bien, on va changer de rythme. Ça C'est la saison où les terrasses débordent, où les enfants courent entre les tables, les artistes sortent dans les rues, les commerces ouvrent leurs portes plus tard. Et c'est aussi la période où la vie nocturne reprend son souffle. Et avec elle, bien, nos piétonnisations, nos festivals, cette vie nocturne, bref, notre manière d'habiter la ville, notre manière de la partager. L'avenue Mont-Royal, le boulevard Saint-Laurent au cœur des festivals MURAL et BLVD, la rue Saint-Denis avec le festival BD, la rue Laurier avec le Mile-End en fête et l'avenue Duluth. Ces rues, on ne fait pas juste les fermer aux voitures, on les ouvre à la vie, aux piétons. Et aujourd'hui, on pose un geste un peu plus loin, on approuve la prolongation des heures d'admission dans les établissements commerciaux jusqu'à 23 h lors de ces événements-là de la saison estivale. Sur le Mont-Royal, on parle du 28 au 31 mai, du 27 au 30 août. Sur Saint-Denis, du 13 au 18 mai, donc pendant le Festival BD. Dans le Mile-End, pendant le Mile-End en fête du 22 au 24 mai. Sur Saint-Laurent, pendant le Festival mural du 4 au 14 juin et du Festival BLVD du 3 au 6 septembre. Et à toutes ces dates, nos rues seront piétonnisées et les commerces pourront accueillir plus tard. Plusieurs de nos piétonnisations sur le Plateau-Mont-Royal sont devenues iconiques. Notamment, on peut penser à la piétonnisation de l'avenue Mont-Royal, une des plus importantes, qui va s'étendre jusqu'au 12 octobre prochain. Pensons aussi à la piétonnisation de l'avenue Duluth, qui va se tenir également du 18 juin au 12 octobre. C'est simple, mais c'est tellement rassembleur parce que prolonger les heures, c'est aussi prolonger les rencontres, c'est soutenir nos commerces, c'est faire vivre nos rues. Et dans ce contexte actuel, c'est aussi un geste très concret pour pouvoir soutenir notre écosystème culturel trop souvent fragile. Madame la présidente, on l'a vu récemment, derrière, le Festival MURAL porté par l'Agence Danmark était à risque. Une crainte pour tout le milieu, mais il y a aussi eu des bonnes nouvelles la semaine dernière, c'est l'organisation Multicolore. Qu'on connaît pour Igloofest, Pique-nique électronique, le Village au pied du courant, qui a fait l'acquisition de Landmark et qui va pouvoir reprendre la relève du Festival MURAL. C'est une organisation solide, enracinée à Montréal, et grâce à cette acquisition, bien, le Festival MURAL est sauvé et pourra reprendre son galop. Parce que MURAL, c'est bien sûr une galerie à ciel ouvert sur la Maine, un point de rencontre pour les artistes d'ici et d'ailleurs, mais surtout un moteur économique, culturel, touristique majeur pour le Plateau et pour la Ville de Montréal. Et c'est là qu'on nous rappelle, qu'on se souvient que notre écosystème culturel est à la fois puissant, mais aussi fragile. Alors, c'est important qu'on adopte des mesures comme celles-ci aujourd'hui qui permettent plus d'achalandage, plus de temps, plus de retombées, et on veut venir soutenir concrètement cette vitalité. Parce que le Plateau, bien, avec ses grandes artères, notamment la Main, bien, je pense que c'est un écosystème unique, un territoire où les commerces indépendants, bien, sont la norme, j'ose l'espérer, et comme elle reste, bien, j'aspire à ce que ça le reste. Et donc, je prends un moment pour remercier nos partenaires qui rendent tout cela possible, que ce soit Claude de la SDC Mont-Royal, Tasha de la SDC Saint-Laurent, Gabriel de la SDC Laurier, Pauline de la SDC Saint-Denis, l'équipe de la GAM du Mile-End. Votre engagement, il est précieux, votre travail transforme concrètement nos rues, et aujourd'hui, bien, en adoptant ce point, on choisit une ville qui vit plus longtemps, plus tard, plus vivante et collective. Et à l'approche de cet été, bien, j'ai hâte de vous retrouver sur une rue animée, une terrasse pleine et un plateau vivant. Merci, madame la présidente.
Émilie Brière3:53:10
Il n'y a pas d'autres interventions, les points sont donc adoptés.
Julien Hénault-Ratelle3:53:17
Merci, madame la présidente. Donc, je vais reprendre et je vais regrouper pour fin d'étude les dossiers 13 30.06 à 30.10, appuyées par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 30.06, appuyée par monsieur De Sousa, accepter les offres de services de l'ensemble des conseils d'arrondissement de prendre en charge la conception, la coordination et la réalisation de travaux de réfection mineure du trottoir sur certaines rues du réseau artériel administratif de la Ville dans le cadre du programme de maintien des infrastructures routières 2026, conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. En 30.07, appuyé par madame Braun, approuver l'avis de la Ville de Montréal sur le projet de planification des besoins d'espace 2026 du Centre de services scolaires de Montréal. En 30.08, appuyé par monsieur DeSousa, accepter les offres de services des arrondissements de Ville-Marie et de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension de prendre en charge la conception, la coordination et la réalisation de travaux de planage revêtement des chaussées sur certaines rues du réseau artériel administratif de la Ville et des travaux de réfection des voies cyclables identifiées au Plan vélo 2019 situés sur le territoire des arrondissements conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. En 30.09, appuyé par monsieur De Sousa, accepter les offres de services de l'ensemble des conseils d'arrondissement de prendre en charge la coordination et la réalisation des travaux d'aménagement de rues faisant partie du réseau routier artériel administratif de la Ville, d'aménagement cyclable prévu au réseau cyclable actuel et projeté de l'agglomération de Montréal et la sécurisation de lieux fréquentés par les jeunes, les familles ou les personnes âgées, prévu pour l'année 2026 conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. En 30.17, lié par madame Braun, approuver le projet de garantie de la Ville de 2 millions en faveur de la Banque de l'infrastructure du Canada dans le cadre du protocole d'entente contenu entre la BIC et la société Gallo au BNL pour le financement des études nécessaires à la mise en œuvre du projet de développement résidentiel du site de l'hippodrome.
Émilie Brière3:55:12
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌3:55:14
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, un petit point concernant le 30.09. Donc, en fait, c'est tous les différents articles 85 qui permettent, qui permet aux arrondissements de pouvoir effectuer des mesures de placement de circulation sur le réseau artériel, mais dans leur arrondissement. Je tiens à souligner ici un petit réaménagement géométrique à l'intersection de Crémazie et 19e Avenue dans mon district. J'en ai déjà parlé ici en chambre, dans notre arrondissement, et on a 3 passages scolaires sous la métropolitaine, donc directement sous la structure. Il y en a un qui a été sécurisé à l'époque dans Villeray avec le REV la jeunesse. J'en ai 2 dans mon district, un qui a été assez bien sécurisé par différents travaux dans l'axe de la 6e avenue, et il restait celui de la 19e avenue pour relier L'école Léonard de Vinci qui est dans mon district, mais il y a beaucoup d'élèves qui viennent du nord, donc dans le district de monsieur Josué Corvil. Ce dossier-là vient pas tout régler, on parle d'une saillie de côté sud, on parle pas encore du lien vraiment sous la structure ni l'approche côté nord, mais c'est un début, on est très content et on espère qu'il y aura des suites parce qu'on sait le chantier de la métropolitaine s'en vient, c'est déjà, il y a déjà des semi-remorques qui sont là, des 53 pieds, qui font des fois des 180 degrés sous la structure, donc qui traversent à 2 fois la zone scolaire, donc le corridor scolaire. Donc c'est un début, mais ce n'est pas la fin.
Voix 3E3:56:48
Voilà.
Émilie Brière3:56:51
Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌3:56:53
Oui, merci, madame la présidente. Je vais intervenir sur le 30.07, sur l'aération de la vie, la vie de la Ville par rapport aux besoins de planification du CSSDM. On refera pas aujourd'hui l'histoire de la trame un peu historique des décisions provinciales qui font en sorte que pour la construction d'écoles ou l'ajout de classes modulaires, les municipalités se retrouvent dans une posture où elles doivent désormais céder un immeuble qu'elles possèdent ou en acquérir un pour le transférer au centre de services scolaires visé et prêt à construire et exempt de compte à mineurs. Mais quand on sait que planifier des écoles à Montréal, c'est planifier des établissements scolaires dans des quartiers habités, c'est aussi rénover des établissements qui sont vétustes. Je vous invite d'ailleurs, chers membres du conseil, à visionner le documentaire de Ricardo, L'Arrivée, sur cet enjeu que nous connaissons bien comme élus municipaux, mais le documentaire a le mérite de vulgariser puis de garder d'actualité cet enjeu qui est criant pour le bien-être de nos communautés, autant pour l'accès à l'éducation qu'aux différentes missions de l'école québécoise. L'avis de la Ville sur la planification des besoins, dans ce cas-ci les besoins d'espace 2026 du CSSDM, fait état de demandes de cessions de terrains pour la construction de 7 nouvelles écoles, par exemple dans des secteurs comme Bridge-Bonaventure, le site Mawson, le site Louvain-Est, l'hippodrome, autant écoles secondaires que primaires sur des perspectives de 2 à 10 ans. Donc, dans les secteurs clés de redéveloppement de Montréal où on attend des milliers de de nouveaux résidents, puis dans lesquels aussi on souhaite, au-delà de la ville, atteindre les cibles en logement hors marché, etc., en lien avec le PMAD. Bref, c'est un jalon clé de réussir le pari qu'on prend de densifier notre ville, d'avoir des écoles et de développer dans ces secteurs-là. Ces demandes, en plus des 7 nouvelles écoles émises par le CSSDM, sont en surcroît de celles qui tardent à voir le jour ou qui font l'objet de la mise sur de projets, par exemple l'école de Griffintown, soit en raison du contexte économique particulier qui touche l'ensemble des centres de services scolaires ou encore des récentes orientations provinciales sur le développement des écoles. Bâtir ces écoles dans des secteurs clés ou en développement de Montréal représente des charges faramineuses pour la Ville. La valeur foncière, et ça c'est lorsqu'il y a un terrain disponible, à Montréal ou dans des secteurs comme le Sud-Ouest, comme Ville-Marie, Côte-des-Neiges, dépasse de loin les coûts qui sont défrayés ailleurs au Québec. Si vous avez lu en détail le sommaire, on parle d'une estimation de 150 millions pour être capable de rencontrer cette obligation de la Ville. 150 millions, c'est sans compter les frais liés à la préparation des terrains, démolition de bâtiments, excavation, prolongement des rues, des services publics, décontamination, mobilisation importante des ressources humaines de la Ville aussi bien que des ressources des partenaires les frais sont conséquents. Ces frais-là ont une pression directe sur les finances de la Ville et sur le financement via la taxe foncière de tous les Montréalais, par tous les Montréalais, d'une mission qui d'entrée de jeu est provinciale sur l'accès à l'éducation et à des établissements scolaires de qualité. Je pense que la Ville, quand on lit bien la syntaxe de sa mère décisionnelle, la Ville le positionne bien dans son avis. Qu'elle ait l'obligation légale de procéder à l'avis certes, mais on voit bien aussi que dans l'avis, c'est surtout l'importance d'avoir une réflexion sur le modèle d'école montréalaise de demain qui est mis de l'avant, si on lit bien entre les lignes. Et avec raison. Nous devons absolument construire autrement, en hauteur. Souvent, les anciens couvents avaient même 5, 6, 7 étages. C'est pas vrai qu'on n'a jamais construit des établissements scolaires en hauteur. Historiquement, ils étaient beaucoup plus hauts que des écoles étalées. On doit aussi penser à des cours d'école sur les toits, des parcs-écoles partagés. On doit penser aussi à des formes de mutualisation ou de gestion. Pourquoi pas des bâtiments mixtes avec différents usages? On doit aussi réfléchir avec les normes et les revoir. On en parle souvent pour les travaux d'infrastructures, ça vaut aussi pour les écoles. Est-ce qu'on est capable, bien sûr, de construire des écoles pour assurer la sécurité, mais aussi pour faire autrement, plus simplement et moins cher? Au Nouveau-Brunswick, vous avez peut-être vu passer récemment dans les nouvelles, C'est la ministre de l'Éducation qui annonce cette semaine la construction en hauteur à Moncton, adaptée à des milieux denses. Pourquoi? Parce qu'ils veulent des écoles de quartier dans des villes où les sites sont limités. Ils veulent que la population puisse continuer à vivre dans ces quartiers et que nos enfants, par exemple, qui font un parcours en CPE à l'école primaire et au secondaire, soient capables de se projeter dans leur milieu de vie. La nouvelle première ministre a énoncé lors de la campagne à la chefferie son intention de faciliter la construction d'écoles. Elle a même énoncé qu'elle était prête à explorer des partenariats avec des constructeurs privés, à mettre sur la table différents scénarios. Aujourd'hui, j'interviens au conseil parce que j'adhère à l'avis de la Ville et on comprend bien, comme je le mentionnais, le message qui est derrière, c'est oui, l'avis, on doit le faire pour des questions légales, mais on doit surtout mettre de la pression sur le gouvernement du Québec pour avancer le chantier de l'école innovante, avancer l'école montréalaise de demain. Et pour moi, ça, ça doit être une priorité de la nouvelle administration. C'est la clé de la réussite des redéveloppements de nos grands sites à Montréal. Puis devant les défis que cela pose tant au plan financier pour offrir une ville qui est favorable aux familles, moi j'exprime vraiment ici le souhait que la mairesse de Montréal fasse de l'école montréalaise innovante un dossier clés dans ces représentations auprès de madame Fréchette et de la ou le futur ministre de l'Éducation que nous allons connaître demain. Et je suis certaine qu'on trouvera l'ensemble de l'appui des membres du conseil pour faire en sorte qu'on soit capable de faire des projets conséquents pour Montréal, innovants et qui sont pas à même de, un, la taxe foncière, mais qui en même temps en ce moment sont bloqués. On n'est pas capable de d'atteindre nos aspirations en termes de milieu de vie complet à Montréal. Alors, vous aurez des alliés en ce sens-là sur le défi de l'école innovante et montréalaise de demain.
Cathy Wong ◌4:02:55
Merci.
Voix 3E4:03:03
Les points sont adoptés. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle4:03:08
Merci, madame la présidente. Ce qui nous amène au dernier point de la rubrique 30, donc en 30.11, appuyé par monsieur Devaux-Guizani. Accepter l'offre de services à venir de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve de prendre en charge la conception, la coordination et la réalisation de travaux de réhabilitation de la chaussée et des trottoirs sur l'avenue Soulagny entre les rues Honoré-Beaugrand et Saint-Émile, faisant partie du réseau artériel administratif de la Ville situé sur le territoire de l'arrondissement, conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec.
Voix 3E4:03:36
Monsieur Alexandre Devaux-Guizani.
Alexandre Devaux-Guizani ◌4:03:39
Merci beaucoup, merci beaucoup, madame la présidente. Moi, je veux vous parler de NITPOL aujourd'hui. Je suis très content qu'on adopte ce point à l'ordre du jour, le point 30.11. Vous savez, ça concerne l'avenue Souligny dans Mercier-Est. Pour ceux qui circulent un peu dans l'est de la ville, ils savent à quel point l'état de la chaussée sur l'avenue Souligny est absolument exécrable, et ce depuis des années. On a fait la une du Journal de Montréal en février, vous avez tous vu la dame faire un plongeon dans un trou. Bref, il fallait agir, et c'est ce point qui va nous permettre de faire les travaux, nous en arrondissement, dès cet été, tel qu'on s'y était engagé en campagne électorale. On le sait, la précédente administration ne s'est pas beaucoup occupée du réseau routier dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve dans les dernières années. On a tous vu le rapport de la vérificatrice générale au mois d'août l'année passée. On a le pire taux de routes en mauvais et en très mauvais état dans l'arrondissement, 64% au niveau local de nos rues. On est le pire arrondissement de Montréal. La précédente administration avait pourtant reçu des fonds du ministère des Transports du Québec en compensation pour les travaux du tunnel Lafontaine. Lieu de mettre cet argent-là pour repaver les rues qui avaient été défoncées par les camions notamment qui passaient sur des chemins de détour, ils ont fait des dos d'âne à prix de fou dans certaines rues. On a été effarés de constater quand on est arrivés au mois de novembre avec la mairesse qu'il y avait eu 0 de planifié au PDI pour du planage revêtement dans MHM sur des rues locales, malgré l'état de nos rues, malgré des augmentations de taxes prévues de 14 %, madame la présidente. Sous le leadership de ma collègue, on a fait énormément de travail pour réduire de moitié cette augmentation de taxes. Et en 2026, je suis très fier de dire qu'on va dépenser plus de 4,5 millions de dollars en 2026 dans MHM sur les rues locales en planage revêtement. Avec les investissements du Central, on va être à 19 millions à MHM. C'est un record, on a triplé les investissements en voirie comme on s'y était engagé. Je veux remercier la mairesse. Je veux également saluer mon collègue de Tétreaultville, monsieur Julien Hénault-Ratelle, qui a fait un travail extraordinaire dans les dernières années. Ça a été très facile de déterminer sur quel tronçon il fallait agir. On a ici un collègue très, très consciencieux qui a fait un mapping vraiment des rues de Mercier-Est, un document Excel où on voit où sont chacun les nids-de-poule. Ça a été très, très, très bienvenu comme aide de sa part. Bon, il a quand même fallu que j'arrive pour que ce soulignage se fasse, n'est-ce pas, malgré 4 ans de travail, mais je le salue quand même. Je veux également remercier mon collègue qui s'étouffe, monsieur Pinard, également mon collègue monsieur De Sousa. Je pense que j'ai jamais été aussi agaçant de toute ma vie que dans les dernières semaines pour faire passer ce point. C'était vraiment important pour nous, comme on s'y était engagé auprès de la population, de faire les travaux dès cet été, de prendre les rênes en arrondissement, et c'est ce point à l'ordre du jour qui va nous permettre de le faire. Donc merci beaucoup, merci monsieur Pinard, merci monsieur De Sousa. Les citoyens de Maisonneuve-Longue-Pointe vous remercient. Merci beaucoup.
Voix 3E4:06:25
Merci monsieur Alan De Sousa.
Julien Hénault-Ratelle4:06:28
Madame la présidente, c'est juste quand nos collègues sont agaçants que nous avons des résultats Je passerai pas de commentaire, monsieur DeSousa.
Voix 3E4:06:42
Alors, les points sont adoptés. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle4:06:46
Merci, madame la présidente. Donc, ça nous amène à la rubrique 41, avis de motion et dépôt de projet de règlement. En 41.01, appuyé par monsieur Pinard, avis de motion et dépôt du règlement du régime de prestations surcomplémentaire de retraite des professionnels de la Ville de Montréal.
Voix 3E4:07:01
Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle4:07:03
J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, les points 42.01 à 42.05. En 42.01, appuyé par madame Moreau, adoption du règlement autorisant un emprunt de 2 361 700 pour le versement de contributions financières à la Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière pour le financement de projets de renouvellement des expositions permanentes et des équipements du Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal-Pointe-à-Callière. En 42.02, appuyé par madame Braun, adoption du règlement sur la fermeture d'une ruelle située au sud-est de la première rue entre la 55e avenue et la 56e avenue dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles aux fins de transfert au propriétaire riverain. En 42.03, appuyé par monsieur De Sousa, adoption du règlement modifiant le règlement sur la subvention à la modification du raccordement du service électrique de certains bâtiments. En 42.04, appuyé par madame Black, adoption du règlement modifiant le règlement sur les tarifs exercice financier 2026. En 42.05, appuyé par monsieur Pinard, adoption du règlement modifiant le règlement sur le régime de retraite des cols blancs de la Ville de Montréal.
Voix 3E4:08:06
Pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle4:08:08
Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, 42.06 à 42.09. En 42.06, appuyé par monsieur Pinard, Adoption du règlement modifiant le règlement sur le régime de retraite des contrôleurs de la Ville de Montréal. En 42.07, appuyé par Monsieur Pinard, adoption du règlement sur le code d'éthique et de déontologie du personnel de cabinet de la Ville de Montréal. En 42.08, appuyé par Monsieur Pinard, adoption du code d'éthique et de conduite des membres du conseil de la Ville et des conseils d'arrondissement. Et en 42.09, appuyé par Madame Moreau, adoption du règlement autorisant un emprunt de 18 500 000 afin de financer les travaux de restauration du patrimoniaux municipaux dans le cadre de l'entente sur le développement culturel de Montréal.
Voix 3E4:08:47
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle4:08:50
Merci. Ça nous amène à la rubrique 43, avis de motion, présentation et adoption d'un projet de règlement et procédures nécessaires à cette fin. En 43.01, appuyé par Madame Braun, avis de motion, dépôt et adoption d'un projet de règlement intitulé règlement modifiant le règlement sur la salubrité, l'entretien et la sécurité des logements et mandater le service d'adaptation pour tenir une consultation publics, délégation de pouvoir au greffier.
Voix 3E4:09:10
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle4:09:14
Merci, madame la présidente. Écoutez, on arrive à 17 h et avant de rentrer dans les motions, puisque c'est tout ce qui va nous rester à l'ordre du jour, je vais donc appeler la déclaration en 15.01, la déclaration pour commémorer le génocide arménien et souligner la journée qui lui est consacrée. Et je tiens à mentionner qu'on a d'ailleurs des invités parmi nous au balcon pour cette déclaration. Et je vais céder la parole à ma collègue, madame Vana Nazarian.
Vana Nazarian ◌4:09:43
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je me lève aujourd'hui dans cette Chambre pour commémorer le 111e anniversaire du génocide arménien et j'aimerais prendre quelques instants pour saluer nos invités spéciaux aujourd'hui. Il y a Sharkey Darakchian, notre collègue de Pierrefonds-Roxboro, conseiller d'arrondissement. Madame Marie Desroses, ancienne collègue. Madame Nooshi Gheilayan, ancienne mairesse d'Ahuntsic-Cartierville et collègue de certains. Monsieur Harout Tavitian, qui est le président du Comité national arménien, et monsieur Vahram Tiapoudjian, qui est également mon conjoint, avec mon fils, qui a la chance de me voir au travail aujourd'hui. Ah, et pour ne pas oublier un jeune stagiaire d'origine arménienne qui a la chance de voir cette déclaration aujourd'hui également. Je ne le vois pas, mais lui, il me voit. Donc, madame la présidente, je suis une fière Montréalaise, Québécoise d'origine arménienne. Mes 4 grands-parents sont nés dans des villes de la Turquie moderne. Mes parents sont nés au Liban, qui à leur tour ont dû fuir une guerre civile pour se réfugier en Grèce. Je suis née en Grèce et j'ai quitté vers l'âge de 9 ans pour m'établir à Montréal et mes enfants sont nés à Montréal, là où nous avons retrouvé un chez-soi. Et mon histoire, c'est celle de la plupart des Montréalaises et Montréalais d'origine arménienne qui ont un parcours similaire, certainement celui de nos invités spéciaux ici qui ont façonné l'histoire de notre ville de par leur engagement et contribution à cette société d'accueil qu'elles et ils ont adoptée pleinement. J'aimerais parler d'une personne très spéciale qui est avec nous, madame Nooshi Gheiloyan, la première mairesse d'Ahuntsic-Cartierville, qui a également été présidente du comité exécutif. Madame Gheiloyan, fille de parents bâtisseurs de la communauté arménienne, originaire d'Alep, vécue à Beyrouth et finalement choisi Montréal comme terre d'accueil. Madame Éloyan, durant sa carrière politique, a brisé des plafonds de verre. Une femme de conviction, la femme qui s'est battue pour intégrer la reconnaissance du génocide arménien au sein de la Ville, au sein de cette enceinte. Aussi celle qui a mobilisé la communauté et les instances la Ville pour pouvoir ériger le monument La Réparation, un monument commémoratif des— commémorant les génocides du 20e siècle au parc Marcelin-Wilson sur le coin de l'Acadie et Henri-Bourassa. Je vais parler de quelqu'un qui, dernière minute, a eu un empêchement, un ancien collègue à moi, monsieur Haroutchoutilian, qui n'est malheureusement pas avec nous, mais Un ancien conseiller de Bordeaux-Cartierville, il a été le plus jeune président du conseil municipal à l'âge de 29 ans, puis vice-président du comité exécutif. Originaire du Liban, il a fui la guerre du Liban avec sa famille pour se réfugier à Montréal. Le conseiller qui a introduit le concept de la ville intelligente à la Ville de Montréal, Et durant sa carrière politique, il a été un des acteurs mobilisants pour la réalisation de la Marche pour l'humanité, un événement qui a réuni en 2015, à l'occasion du centenaire du génocide arménien, plus de 10 000 participants montréalais au centre-ville de Montréal. Et une très spéciale personne ancienne collègue également qui est avec nous, une ancienne conseillère de ville et membre du comité exécutif, madame Marie Desroses, Chavouchian de son nom de fille, qui a été honorée par l'arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension pas plus tard que le mois dernier pour sa contribution et son engagement de plus de 25 ans à la ville et auprès de ses résidents. De Parc-Extension. Et le monde la connaît comme madame Marie Desroses, madame Desroses, mais Marie Tchavoukian est la fille d'un survivant du génocide arménien qui a fui les massacres pour se réfugier à l'île de Samos en Grèce, un fait qu'elle a rappelé à ce conseil à chaque mois d'avril. Elle a été une élue extrêmement active auprès de communautés culturelles, leur donnant une voix et un sens d'appartenance à ces Montréalais, souvent nouveaux arrivants, qui devaient trouver de nouveaux repères dans leur nouveau chez-soi. Donc, merci à vous, à tout ce que vous avez fait à Montréal, à notre société. On est, je suis infiniment, avec beaucoup d'humilité, je vous en remercie parce que vous avez pavé la voie pour les personnes comme moi de se retrouver ici. Et j'ai voulu, comme j'ai dit, parler de ces 3 personnes puisqu'en fin de compte, derrière la personne, il y a tout un parcours, toute une communauté également qui donne une perspective, une raison d'être, un besoin de redonner, et ça, c'est ce qui constitue Montréal. Pourquoi on en parle après 111 ans? Puisque dans mon cas, de savoir que son grand-père, à l'âge de 5 ans, devait se cacher dans des trains transporteurs de bétail pour parcourir, pardon, parcourir comme près de 500 kilomètres, seul, pour se rendre dans des orphelinats au Liban. Et comme lui, des milliers de jeunes enfants, souvent les seuls survivants de leur famille. C'est des histoires de familles qui déchirent et qui marquent. Genocide is as much about those who perished as it is about those who survived. It's a traumatic event at the base of our stories. 4 generations, 4 countries where you have to start all over again, where you have to adapt and adopt a new home, a new language, a culture, without ever forgetting who you are and where you come from. But 111 years later, remembrance of the Armenian Genocide gives us Perspective in a changing world, resilience to rebuild gives us purpose to give back in the same way members of my community have helped shape the political, economic, and cultural scene of our city. La communauté arménienne de Montréal, c'est des centres communautaires et multiples organisations vibrantes. C'est des écoles, des églises. 50 000 Arméniens actifs, engagés dans le Grand Montréal. Nous valorisons l'importance d'une langue, l'importance de tisser des liens intergénérationnels, d'être ouvert à d'autres cultures sans jamais oublier la sienne. Le devoir de mémoire, c'est aussi ça. Ça représente le respect et la tolérance, des valeurs essentielles du vivre-ensemble. Ça représente l'empathie envers un peuple qui a souffert et continue à ce jour de souffrir. Et donc, Madame la Présidente, en tant que fière Montréalaise d'origine arménienne, c'est un honneur de pouvoir prendre ce moment aujourd'hui à la mémoire des miens, des Arméniens qui ont péri, ceux qui ont survécu et ceux qui ont rebâti. Et je vous invite à appuyer cette déclaration. Merci.
Voix 3E4:18:46
Merci beaucoup, madame Effie Giannou.
Effie Giannou ◌4:18:51
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, en tant qu'appuyeur de la déclaration déposée par ma chère collègue Vana Nazarian, je souhaite aussi intervenir ici pour souligner l'importance de cette journée de commémoration. Et je salue tout d'abord à mon tour madame Éloyal, monsieur Tavitian, Peter et Mary Deros, notre collègue le conseiller Charquis et bien sûr la famille de Vana. Et membre du Comité national arménien, monsieur Yapoudjian. Alors, le 24 avril prochain marquera le 111e anniversaire du génocide arménien. À titre de conseillère de ville dans Bordeaux-Cartierville, un des quartiers au Canada comptant l'une des plus importantes communautés arméniennes, je tiens à prendre parole pour souligner cette journée importante. Il est de notre devoir collectif de ne jamais oublier celles et ceux qui ont perdu leur vie À cause de la haine. In a world where people are still persecuted because of their identity, remembrance is not only an act of memory; it is an act of responsibility. We must continue to come together to remember the past and to reflect deeply on these atrocities—not only to honor the victims, but to help build a more just and peaceful future. Having grown up in Bordeaux-Carteville, surrounded by Armenian neighbors and friends. This community is part of my personal story, which gives this commemoration a very special meaning for me. Depuis son arrivée au Canada, la communauté arménienne contribue de manière exceptionnelle à la richesse culturelle et sociale de Montréal. Chaque année, au mois d'août, la grande kermesse arménienne de Surpragop rassemble des centaines de personnes de tous horizons dans Bordeaux-Quartier. C'est un moment rassembleur où le voisinage célèbre la culture arménienne dans un esprit de solidarité, de partage et de fierté. Ce jeudi à 17 h, une marche de commémoration rassemblera les étudiants des 3 écoles arméniennes: Alex Manoogian, Notre-Dame de Narek et Surp-Hagop, qui marcheront ensemble de Surp-Hagop à travers les rues de quartier ville jusqu'au monument de réparation qui est au parc Marcelin-Wilson, dans un geste fort de mémoire et de transmission. On April 24th, I invite us all to pause and remember the 1.2 million Armenians who perished. Let us honor the strength and resilience of the Armenian community and pay tribute to the survivors and their descendants who continue to keep their heritage alive with dignity and pride. I invite everyone to support this declaration. Merci.
Voix 3J4:21:39
Madame Éric Alnés. Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je ne ferai pas dans la redite. Nos deux collègues de l'autre côté de la chambre l'ont si bien fait. Je trouvais important simplement de saluer les gens au balcon qui sont présents, puis de de souligner l'importance de se rappeler d'événements comme ceux-ci. Si nous vivons la démocratie que nous représentons, que nous avons la chance de vivre dans des situations plus paisibles, ce n'est pas le cas tout le temps. Et quand il arrive des tragédies, des atrocités, des génocides, c'est notre responsabilité de clamer haut et fort que ceci ne revienne jamais. C'est une responsabilité de mémoire, c'est une responsabilité aussi de transmission pour qu'on s'assure de faire mieux. Je veux aussi prendre le temps de saluer la communauté arménienne que j'ai eu la chance timidement de fréquenter lors de mes années à travailler à Ahuntsic-Cartierville. Et vous me permettrez un petit pas de côté en lien avec l'art public. C'est une des forces de l'art public, c'est aussi de permettre un lieu de recueillement, un lieu de rassemblement pour se rappeler des événements comme ça. Donc, comme madame Giannou l'a si bien dit, j'invite les gens à aller visiter ce beau monument de réparation. C'est exactement la force de l'art public, c'est de témoigner que des événements importants sont arrivés, qu'on ne veut plus les répéter et que collectivement, on décide d'aller vers l'avant. Donc, merci, madame la présidente, et Sachez que l'opposition officielle se joint à l'administration pour soutenir cette déclaration. Merci beaucoup. Merci.
Voix 3E4:23:29
Alors, monsieur le greffier, on ajoute le nom de tous les élus. Et vous avez sans doute remarqué qu'il y a un groupe qui vient d'entrer. Ce n'est pas un groupe qui est en lien avec la communauté arménienne, mais c'est bel et bien des étudiantes, un groupe de l'école Marguerite-de-la-Généraide à Rosemont qui sont venues nous rendre visite, qui ont visité, qui terminent en fait, ils viennent de terminer une visite de l'hôtel de ville et on aura l'occasion de se rencontrer tout à l'heure. Alors, monsieur le leader, je vous invite à continuer.
Julien Hénault-Ratelle4:24:04
Monsieur le leader a pas mal fini, je vous dirais, madame la présidente, on est arrivé à épuisement des stocks comme j'aime le dire, fait que je céderai la parole à ma collègue de l'opposition. Pour qu'elle prenne la balle au bond pour les motions de l'opposition officielle.
Voix 3E4:24:17
Merci, madame la leader de l'opposition officielle. Merci, madame la présidente. Alors, pour—
Cathy Wong ◌4:24:23
mon Dieu, je suis éblouie—
Voix 3E4:24:26
pour la motion qui concerne la gouvernance, la transparence sur la gestion rigoureuse des actifs et fonds publics dans le développement du quartier Namur-Hippodrome, je céderai la place maintenant à ma collègue Émilie Brière. Pourtant, quand on regarde l'écran, vous semblez tellement illuminée. C'est ça, ange et lumière. Alors, madame Brière.
Émilie Brière4:24:51
Madame la présidente, je vais m'exprimer aujourd'hui non pas comme quelqu'un qui a suivi de l'intérieur tous les chapitres de l'histoire de l'hippodrome. Certaines personnes siègent ici, étaient élues à l'époque et ont suivi beaucoup mieux que moi tous les rebondissements de ce dossier depuis 2008. Moi, je vais vous parler depuis ma position, qui est celle de la plupart des Montréalais et Montréalaises. Une citoyenne, maintenant une élue depuis à peine 5 mois, une citoyenne qui a envie que ça bouge sur ce site-là et qui veut s'assurer que les logements qui vont émerger sur ce terrain-là vont vraiment répondre aux besoins des habitants de Côte-des-Neiges et de Montréal à un moment de crise aiguë du logement. Alors, je vais commencer en vous parlant de Côte-des-Neiges. La Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges a fait paraître un portrait de quartier en 2025 et je vous conseille vraiment la lecture, c'est extrêmement intéressant. Je vais extraire quelques données pour vous donner un portrait de la situation du logement dans notre quartier. 30% des ménages de Côte-des-Neiges consacrent plus de 30% de leurs revenus à l'hébergement. 14% des locataires de l'arrondissement sont en situation de besoin impérieux. C'est le deuxième rang parmi les quartiers à Montréal. Et quand on arrive à se loger à Côte-des-Neiges, c'est pas comme si on vivait dans le luxe et l'abondance, hein, au contraire. Selon la norme nationale d'occupation, Côte-des-Neiges affichait en 2021 la deuxième plus forte proportion de logements non convenables parmi les quartiers de l'Île-de-Montréal, avec 17% des ménages concernés comparativement à un peu moins de 10% pour l'ensemble de Montréal. Il y a très peu de logements adaptés aux familles à Côte-des-Neiges, seulement 21% de l'offre contre 30% en moyenne à Montréal, et 10% des logements de Côte-des-Neiges nécessitent aujourd'hui des réparations majeures. C'est une proportion qui place le quartier au deuxième rang des secteurs les plus touchés par la vétusté et l'insalubrité des logements. Donc, je pense que devant ce portrait-là, tout le monde comprendra ici à quel point le développement de logements hors marché sur le site de l'hippodrome est attendue par la communauté de Côte-des-Neiges. Parlons maintenant de l'hippodrome. La dernière course de chevaux à l'hippodrome, c'était en 2009. Quand l'hippodrome a cessé ses activités, Michael Applebaum, qui était maire de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, voyait essentiellement le projet comme une magnifique opportunité pour des promoteurs immobiliers. C'est vrai, il y avait vraiment de quoi s'exciter que la valeur foncière soit multipliée par 10 du jour au lendemain. Il était tout de même un peu conscient des enjeux de logement à Côte-des-Neiges. Il a fait la grande promesse de campagne pour les municipales de cette même année 2009 de consacrer 15% du développement du site à du logement social et abordable. Et donc, c'est comme ça que s'est amorcée la planification du site de l'hippodrome. Mais encore fallait-il que le terrain, qui appartenait alors à Québec, soit cédé à la Ville de Montréal. En 2012, le maire Gérald Tremblay annonçait en grande fanfare avec Michael Applebaum que le terrain était maintenant cédé à Montréal. Sauf qu'en fait, cette cession-là n'a jamais été signée. Pendant quelques années avant 2012 et beaucoup d'années après 2012, le site faisait l'objet de discussions, de montages, mais il n'appartenait toujours pas à la Ville. Il faut attendre en 2017, à la fin du mandat de Denis Coderre, pour que la cession ait enfin lieu. Au passage, l'objectif en termes de logements sociaux et abordables est passé de 15%, sous Applebaum, à 30% sous Coderre, et il faut bien le souligner. Voilà, c'était ça le projet de l'hippodrome dans les années 2009 à 2017, sous Union Montréal puis sous l'équipe Denis Coderre. 8 ans, absolument zéro progrès. Même pas la démolition des bâtiments, ça, ça a eu lieu en 2018 sous Projet Montréal. Il n'y a quand même pas de quoi se péter les bretelles. Quand on dit que le dossier de l'hippodrome, ça traîne depuis longtemps, ben c'est vrai, on a raison. Et même si on trouve que l'administration de Projet Montréal n'a pas travaillé assez vite, eh bien ce rythme-là, trop lent, ça n'a quand même absolument rien à voir avec l'immobilisme absolu qui a caractérisé les années 2009 à 2017. Et même si ça a été long, même si ça a été laborieux, il faut quand même reconnaître que le projet de l'hippodrome n'a jamais autant avancé que ces 3-4 dernières années. Pourquoi? Eh bien, ça tient à 2 facteurs: une volonté politique de l'administration précédente sous Projet Montréal, et je veux saluer en particulier le travail fait par Gracia Kasoki Katahwa à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Et ensuite, le leadership pris par un groupe Un groupe qu'on a nommé le GALO, le Groupe d'accélération pour l'optimisation du projet de l'hippodrome. Ce groupe-là a été réuni en 2023, coprésidé par Pierre Boivin et Jannie Béek, avec la contribution importante de mon collègue le président du comité exécutif ici présent. Le GALO rassemblait une bonne quinzaine de partenaires du milieu des affaires, milieu communautaire, l'immobilier résidentiel, le financement privé, institutions et des représentations— des représentants, pardon, de la Ville de Montréal et de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Le mandat du Galop, c'était de présenter un nouveau plan d'affaires pour attirer les investisseurs publics et privés, tout en respectant les objectifs sociaux de l'administration précédente. C'était une tâche colossale, un pari risqué, mais qui a été relevé. Le galop aura permis de faire deux autres choses extrêmement importantes soutenir la vision du plan directeur d'aménagement et de développement pour le site de Namur Hippodrome et obtenir ce qui a été fait en septembre 2025 un financement de 130 millions du gouvernement fédéral avec un accompagnement via la Banque d'infrastructure du Canada qui s'ajoute aux 190 millions réservés dans le PDI de la Ville de Montréal. Comme Montréalaise, comme résidente de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, maintenant comme élue, je suis extrêmement reconnaissante envers ce groupe de travail. Ils ont ensemble posé des bases très solides pour que ça bouge enfin, sans sacrifier les ambitions sociales de l'administration de Projet Montréal. Ils ont cherché une voie de passage et ils l'ont trouvée. Aujourd'hui, le groupe de travail a rempli son mandat. Le GALO, tel qu'il était formé en 2023, ne se réunit plus et d'ailleurs, plusieurs de ses membres nommés alors ont changé de fonction. Alors, on en vient à aujourd'hui. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui en 2026? Le quartier de l'Hippodrome est maintenant prêt au développement. Avec les 320 millions réservés pour les infrastructures, on va enfin pouvoir voir se réaliser les travaux, puis l'attribution des lots pour que des logements émergent enfin sur ce site. Et pour coordonner ce chantier-là, la Ville de Montréal a demandé à Québec de l'autoriser à céder le terrain à un OBNL, un OBNL spécifique, déjà choisi et qui porte le même nom que le groupe de travail, le GALO. L'idée de confier la coordination du développement de ce quartier-là à un OBNL, elle a beaucoup de mérite. D'abord, c'est un mode de développement de projets qui permet vraiment de prendre en compte autant les perspectives des promoteurs privés que celles des organismes communautaires du quartier, en autant que ces partenaires-là soient bien tous à la table de décision. C'est aussi une solution qui permet plus d'agilité et ce qui a des avantages en termes de poids de la dette, de gestion du risque, de fiscalité. Bref, confier le développement du site à un OBNL, c'est vraiment pas une mauvaise idée du tout. Je pense malgré tout que la moindre des choses, c'est d'obtenir certaines informations et certaines garanties sur l'OBNL entre les mains duquel on va mettre le plus gros projet de développement d'habitations de l'Île-de-Montréal, possiblement du Québec, peut-être même du Canada. À ce jour, on est encore un peu dans le noir. L'OBNL, qui porte aujourd'hui le nom Gallo, Il a été en fait constitué en 1999 avec comme vocation le développement du quartier international au centre-ville. Cet OBLL-là, il a ensuite changé de nom en 2015 pour s'appeler Société Agile, puis il a encore changé de nom en 2024 pour prendre le nom du groupe de travail qui venait d'être créé, GALO donc. Tout cet historique-là, c'est public, ça se retrouve sur le registre des sociétés. Ce qu'il faut comprendre, et c'est quand même bien important de le dire, c'est que cet OBNL-là, aujourd'hui, il n'est pas constitué de l'ensemble des membres du groupe de travail de 2023. Je l'ai dit plus tôt, le groupe de travail ne se réunit plus et plusieurs membres qui étaient nommés à l'époque ont changé de fonction ou d'organisation depuis. À ce jour, l'OBNL Gallo est constitué de 3 personnes. 2 administrateurs et un directeur général, aucun employé. C'est quand même un petit peu mince pour récupérer tout le chantier des infrastructures de l'hippodrome et avoir la responsabilité de la maîtrise d'œuvre de ce chantier-là. Cela dit, je suis certaine que tout un travail est en train de se faire en ce moment pour constituer une gouvernance robuste. Je pense tout de même que c'est raisonnable demander que la cession du terrain, elle soit conditionnelle à ce qu'on connaisse cette future gouvernance-là. Je pense que c'est tout à fait légitime de demander que l'OBNL Gallo fonctionne d'après les mêmes principes qui ont fait le succès du groupe de travail Gallo, c'est-à-dire de réunir autour de la même table des représentants des milieux d'investissement immobilier, des milieux communautaires de Côte-des-Neiges, des spécialistes du logement hors marché, des représentants de la Ville de Montréal et d'ailleurs préférablement des élus, parce que c'est eux qui représentent les citoyens. C'est-à-dire aussi s'assurer que toutes ces expertises-là auront une voix à la table de décision et pas seulement un avis consultatif. C'était là l'une des clés de la réussite du groupe de travail et il faut la préserver. Maintenir la vision du Plan directeur d'aménagement et de développement, c'est aussi une des conditions La voie de passage, le groupe de travail Gallo l'a trouvée. Il faut maintenant la mettre en œuvre en gardant le cap. On doit protéger ce qui a été fait, des bases solides sur lesquelles on va pouvoir ériger enfin ce beau quartier qu'on espère tous. Je suis optimiste. Je présume absolument pas qu'il puisse y avoir, ni dans l'administration, ni à Québec, ni au sein de l'OBNL Gallo, la moindre intention de de manquer de transparence et de rigueur. Après avoir connu des épisodes pas si lointains où on a fragilisé la confiance du public à l'égard des institutions municipales, à Montréal en général, à Côte-des-Neiges en particulier, je suis convaincue que toutes les personnes impliquées dans ce projet-là comprennent que c'est dans leur intérêt et dans l'intérêt de nos institutions démocratiques montréalaises de prendre toutes les mesures possibles pour assurer aux Montréalais et aux Montréalaises que ce passé-là va rester bien enterré et ne refera pas surface. Qu'un simple faites-nous confiance, ça va pas être suffisant. Et c'est pourquoi je pense sincèrement que c'est à la portée de l'ensemble des élus de ce conseil et dans notre intérêt à tous de voter en faveur de cette motion. Et je termine en offrant à mes collègues élus et à tous les acteurs impliqués dans le développement du site de l'hippodrome toute ma collaboration. Ce quartier-là doit voir le jour et c'est seulement avec la contribution de tous et de toutes autour de la même table et avec la confiance des citoyens qu'on va pouvoir y arriver. J'avais prévu terminer ici parce que je m'attendais à ce que l'administration présente des amendements afin qu'on puisse, en amont de cette séance, négocier une version qui pourrait être adoptée à l'unanimité par le conseil municipal. La motion que je propose aujourd'hui n'est sûrement pas parfaite, et en la relisant d'ailleurs ces derniers jours, j'ai moi-même trouvé des passages où je me disais, ah, on aurait pu rédiger un petit peu mieux ce bout-là. Mais je pense que nos intentions dans la motion sont bien claires: tendre la main à l'administration pour donner aux Montréalais l'assurance que le développement de ce site-là va se faire dans l'intérêt public et donner à nos institutions le droit de regard sur la gouvernance et la rigueur dans la gestion des actifs de la Ville. La motion que je propose, c'est pas un jugement sur les motivations individuelles. Je ne mets absolument pas en doute les intentions des personnes qui sont aujourd'hui impliquées dans le développement de ce site-là, mais je pense que toutes les bonnes intentions professées individuellement ne valent pas un engagement sur des structures. Le développement du site va se faire sur de très nombreuses années. On a aujourd'hui l'opportunité de mettre des garde-fous pour éviter qu'une brèche ouverte aujourd'hui ne demeure pendant toutes ces années et soit exploitée dans 7, 10, 12, 15 ans. On n'a pas reçu de proposition d'amendement. Autant j'étais optimiste en rédigeant la motion, autant le fait que l'administration n'ait même pas souhaité discuter d'amendements en amont du conseil municipal, ça commence à m'inquiéter. Il y aurait donc un désaccord si grand, si fondamental avec notre intention, que mes collègues de l'administration pourraient même pas envisager d'adopter une version amendée de la motion. Je vais laisser l'administration s'exprimer, bien sûr. Mais je vous avoue que mon niveau d'inquiétude a augmenté d'un cran et je crains qu'il y ait à parier que cette motion sera battue et si c'est le cas, je le regrette. J'exprime maintenant des regrets que je ressentirai éventuellement si c'est le cas, mais je les exprime maintenant parce que je crains que si un vote est demandé avant que je puisse reprendre la parole, j'ai pas l'opportunité de les exprimer avant que l'administration demande le vote. Merci, madame la présidente.
Voix 3E4:39:13
Merci, madame Brière. Pour vous dire que vous avez, vous aviez 15 minutes, vous avez, il vous reste à peine 30 secondes si vous voulez reprendre la parole après. Il est 17 h 29, c'est l'heure du souper a sonné. Alors, on se revoit à 19 h et je vous souhaite à tous et à toutes un très bon appétit.
Chantal Rossi6:15:42
Messieurs, mesdames les conseillers et conseillères, je vais vous demander de prendre place. Alors, nous allons procéder à la période de questions du public en présentiel et on vous demande de faire entrer madame Valérie Léger, s'il vous plaît. Bonsoir, Madame Léger.
Citoyen·ne6:16:43
Bonsoir.
Chantal Rossi6:16:46
Attendez un petit peu, je pense que le micro ne fonctionne pas.
Citoyen·ne ◌6:16:55
Bonjour, donc vous m'entendez maintenant?
Chantal Rossi6:16:57
D'accord.
Citoyen·ne ◌6:16:58
Merveilleux. Donc, citoyenne de Lachine, je viens ici pour m'adresser à la mairesse, mais également aux responsables des grands parcs. Je viens ici pour vous parler d'un projet de baignade en eau libre qui devait avoir lieu à Lachine face au parc René-Lévesque, qui est un parc des grands parcs, qui fait partie des grands parcs. Ça a été travaillé pendant très longtemps, pendant des années, par des fonctionnaires, des élus, des professionnels, des ingénieurs. Il y a des tests d'eau qui ont été faits pour trouver le meilleur endroit, des tests sur le fond du lac, puis on a reçu le permis du ministère de l'Environnement en janvier 2026 pour la baignade en eau libre à Lachine. Qui nous permettrait d'avoir un point d'eau à Montréal pour tous les Montréalais, accessible, un point d'eau de baignade qui serait sécurisé et balisé avec des quais. Il y aurait des sauveteurs en eau vive qui seraient là. Ce serait merveilleux d'avoir un tel lieu de baignade en nature pour tous les Montréalais, accessible par piste cyclable avec stationnement près aussi. L'administration en place à Lachine a malheureusement décidé de ne pas donner suite au projet, de mettre le projet sur la glace, même si tous les permis avaient été obtenus. Donc, on est ici pour s'adresser à vous. J'aimerais savoir, madame la mairesse, considérant les années de travail, les autorisations obtenues et l'importance du projet de baignade pour l'accès public au fleuve à Montréal, à Lachine, pouvez-vous nous dire si l'arrondissement de Lachine a formellement sollicité la Ville Centre ou le service des Grands Parcs pour assurer son financement ou sa réalisation? Et sinon, comment peut-on justifier l'abandon d'un projet aussi avancé sans avoir épuisé toutes les avenues à l'échelle de Montréal?
Chantal Rossi6:18:28
Merci. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌6:18:32
Merci de votre présence ce soir pour nous poser une question sur le projet de Lachine. Ce que je comprends de la conversation que j'ai eue notamment avec la mairesse de Lachine, c'est qu'il y a eu des choix, entre autres celui de mettre toutes les énergies sur un centre sportif qui est aussi en grande demande. C'était aussi un engagement de la mairesse durant la dernière campagne, mais c'est bien évident que tous les projets qui ont à l'eau, nous sommes une île et les rives sont importantes, puis il faut trouver une façon d'intégrer des projets comme celui-là de Baignade. Pour le moment, ce que je comprends de la mairesse de Lachine, c'est que le choix a été porté plus sur le centre sportif qui va demander aussi beaucoup d'investissements, tout comme ce projet aussi. Alors, à un moment donné, c'est une question de choix et je comprends la déception de voir peut-être ce projet-là pousser un petit peu dans le temps. On espère un jour pouvoir avoir les moyens de faire les deux, mais pour le moment, je comprends la mairesse, c'est qu'elle va mettre toutes ses énergies sur le centre sportif de Lachine.
Chantal Rossi6:19:24
Deuxième question, la sous-question.
Citoyen·ne ◌6:19:26
Oui, en fait, sous-question, le projet de baignade ici, on parle pas de parc riverain, on parle vraiment juste du projet de baignade pour l'instant, puis c'est un projet qui a été chiffré par l'administration en place à 500 000 $. Le centre sportif est plus de 100 millions de dollars, donc on parle pas du tout d'un projet de la même envergure. Puis on pourrait avoir, on pourrait avoir accès rapidement à un accès à l'eau à Lachine, tout à fait. Le pire, on est 100% conscient du besoin du centre sportif, mais qui aura peut-être polluées avant un certain moment. Donc, il y a une énorme mobilisation en ce moment à Lachine. On a accès aux berges, mais on n'a pas accès à l'eau. Puis je pense que c'est vrai pour tous les Montréalais. On a accès à certaines berges, mais on n'a pas accès à l'eau, à la baignade, à aller dans le fleuve. Donc, ce serait une belle opportunité. On se demande si ce serait possible d'avoir une rencontre avec les Grands Parcs pour analyser le projet encore plus, puis voir leur point de vue là-dessus.
Chantal Rossi6:20:19
Alors, madame Julie-Pascale Provost.
Julie-Pascale Provost6:20:22
Alors, madame Léger, en fait, comme il vous l'a été expliqué par la mairesse de Montréal, administrer, c'est des choix. C'est des choix qui sont parfois délicats, qui sont parfois douloureux. Je vous ai expliqué en conseil de ville à Lachine que la cible qu'on envisageait, c'est le développement du centre sportif Donc, le pari qu'on fait, c'est que si on s'éparpille, on dit un demi-million, moi c'est ce que je pense que l'administration précédente a fait, ce que je me suis promise de ne pas faire, donc c'est de ne pas s'éparpiller, on se concentre sur un projet. Moi, je le vends à mes collègues, il n'y a pas une journée où j'en parle pas. À chaque fois que j'ai l'occasion de le ramener, je présente le centre sportif. La piscine à un demi-million, vous dites, c'est très peu par rapport au centre sportif. Je pense qu'on est tous dans une, dans une, face à une situation, excusez-moi, j'ai perdu la voix, on est tous dans une conjoncture financière qui est très difficile et face à laquelle il faut faire des choix. Donc, le choix à la Chine qui a été fait, c'est de ne pas développer cette piscine en eau libre à un demi-million. D'ailleurs, c'est quand même une très un projet dont l'accès est limité à bon nombre de citoyens. Ce n'est pas un projet qui permet la baignade pour les personnes âgées, ce n'est pas un projet qui permet la baignade pour les petits enfants, ce n'est pas un projet qui est inclusif de façon large. Oui, c'est positif, oui, c'est bon de pouvoir se baigner en eau libre, d'ailleurs plusieurs personnes le font déjà cet endroit-là. Il y a plusieurs endroits à Lachine où on peut aller se baigner. Moi, j'y suis allée, mes enfants y sont allés. Donc, on peut pas assurer la sécurité puisqu'il n'y a pas de sauveteurs pour faire la vigilance, mais disons qu'il y a quand même des possibilités de moyenner à l'heure actuelle si vous êtes bon nageur.
Chantal Rossi6:22:25
Merci. Merci, madame Léger. Je vais demander à la technique si c'est possible, après la première question, Si on ne sait pas arrêter le temps parce que c'est difficile de— Merci. Alors, monsieur Nicolas Durand. Bonsoir.
Citoyen·ne ◌6:22:43
Bonsoir. Bonjour, madame la mairesse. Bonsoir, mesdames et messieurs les élus. En tant que Montréalais ayant adopté le vélo comme moyen de transport au cours des dernières années, je me réjouissais de voir le réseau cyclable se déployer et se sécuriser année après année. Cependant, je constate que votre administration ne partage pas cet enthousiasme. En effet, vous ne vous êtes pas gêné de faire des déclarations plus ou moins vagues concernant le réseau cyclable de Montréal, insinuant que les pistes cyclables sont dangereuses ou qu'elles ont accaparé trop du budget ces dernières années, comme si le retard sur le maintien des actifs avait été causé par le REV. À force de reporter des projets de pistes cyclables, en coupant le financement de Bixi, des éco-compteurs, et en évitant toute allusion positive à la bicyclette, par exemple, madame la mairesse, en supprimant votre publication qui félicitait le nouveau maire de Paris où on le voyait en bicyclette et tout de suite après, la publication a disparu, on a l'impression que vous êtes gênée par la place de la bicyclette en ville. On dirait que pour des raisons politiques, vous vous empêchez de célébrer le fait que Montréal est une ville cyclable, que Montréal est en train de devenir une meneuse en Amérique du Nord. En termes d'infrastructures cyclables. Et donc, je voudrais savoir, madame la mairesse, est-ce que vous trouvez que la bicyclette accapare trop d'espace physique en ville?
Chantal Rossi6:24:10
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌6:24:12
Merci, madame la présidente. Merci pour votre question. Je pense que, laissez-moi être clair, je pense que nulle part on se questionne, moi je me questionne en tant que porteur du dossier, le rôle et l'utilité et le besoin d'avoir les pistes cyclables en ville. En tant qu'utilisateur moi-même, Je suis piéton, je suis cycliste, je prends le transport en commun et j'utilise mon auto. Mon objectif est que n'importe quel choix que le Montréalais, les Montréalaises vont faire, qu'il faut qu'ils soient capables de le faire et exercer leur choix en sécurité. Donc non, je ne me gêne pas pour parler des bienfaits des vélos. Moi-même, je l'ai fait et puis je trouve ça utile. C'est une opportunité pour nous de découvrir notre communauté, mais en même temps, on veut bien que tous les utilisateurs, nonobstant leur choix, pourrait faire ça en sécurité. Et à ce moment-là, notre administration regarde les divers modèles qui ont été utilisés pour essayer, non pas pour dénigrer les pistes cyclables, mais plutôt pour s'assurer qu'on peut offrir la meilleure qualité de service et de choix à nos citoyens.
Chantal Rossi6:25:23
Votre sous-question.
Citoyen·ne ◌6:25:25
Comme deuxième question, je voudrais savoir, autant le réseau cyclable est impressionnant dans les quartiers centraux, autant beaucoup d'arrondissements plus excentrés ont encore beaucoup de travail à faire, notamment ceux où Ensemble Montréal est à la mairie depuis plus longtemps ou détient la mairie actuellement. J'aimerais donc savoir, est-ce que votre administration prévoit travailler à sécuriser ces endroits où le vélo est moins sécuritaire? Comptez-vous faire ça pendant votre mandat actuel?
Alan DeSousa ◌6:25:55
Merci pour la deuxième question. La preuve est dans nos actions. Moi, je suis un maire qui est d'une des communautés excentriques que vous avez mentionnées. Quand j'étais élu maire, il y avait 2 km de pistes cyclables chez nous. Aujourd'hui, on a 65 km. Donc, dans un sens, on aurait non seulement juste pas mis la peinture sur la chaussée, mais on a aussi essayé d'avoir des pistes cyclables cyclables sécuritaires, protégées où on pourrait, hors rue quand on pourrait, mais avec les sas, avec les mesures pour essayer de les rendre la plus correcte, la plus sécuritaire possible. Et moi et mes collègues au conseil, on a à cœur notre communauté. On veut pas que personne soit blessé. On veut qu'on peut étendre notre réseau, et je parle uniquement pour Mont-Patelin, je suis certain que mes autres qui sont maires, on a le même genre d'approche. On a fait ça dans notre communauté sur une base nord-sud, on a fait ça avec les liens à la communauté voisine pour qu'on puisse avoir une interconnectivité. Et maintenant, comme vous savez, j'ai un grand parc industriel et mon objectif est d'être capable d'étendre ça pour qu'au moins ce soit utilitaire, pour que les gens se rendent à leur travail et pourraient être dans les secteurs industriels le plus sécure possible. Donc, je donne moi-même comme un exemple, mais je reste convaincu que mon approche est identique à tous mes autres collègues maires.
Chantal Rossi6:27:24
Merci. Merci. Monsieur Simon Chignac.
Citoyen·ne6:27:38
Bonjour, madame la présidente. Tout comme les élus qui sont présents dans cette salle, nous, les ingénieurs et scientifiques de la Ville, nous sommes très préoccupés par la saine gestion des fonds publics. Et la capacité de payer des citoyens de contribuer au financement de la ville par l'intermédiaire des taxes municipales. Il y a quelques années, dans les contrats de services professionnels aux firmes de génie-conseil, il y avait peu d'intaxation au taux horaire durant les travaux exécutés, soit qu'ils étaient inexistants, soit qu'ils étaient limités à 2%. Suite à plusieurs rencontres de lobbying de l'AFG, l'Association des firmes de génie, avec un comité de directeurs de la Ville, des pressions ont été exercées pour que les taux horaires soient pleinement indexés selon l'IPC, l'indice de la consommation. Il s'agit maintenant d'une clause standard dans les devis normalisés de l'approvisionnement. Madame la présidente, ma question est: si la Ville offre à ses employés la moitié de l'IPC, Ne serait-il pas le temps d'imposer cette mesure à nos fournisseurs de services professionnels pour respecter la capacité de payer des citoyens et votre cadre financier?
Chantal Rossi6:28:54
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard6:28:58
Je me demandais d'où venaient les applaudissements, je m'excuse, c'est des gens qui regardent à l'extérieur, donc bonjour, bonsoir. Oui, c'est une excellente suggestion. Je ne sais pas par contre où vous prenez votre chiffre d'hypothèse, IPC et notre offre qui est à la moitié de l'IPC. On n'a toujours pas les chiffres et, dernière nouvelle, si on regardait, on pourrait partir en débat de chiffres, mais on est plus à 65-70%. Mais essentiellement, je vous remercie de la question. Je vais regarder, je suis pas au courant de façon spécifique du cas que vous nous amenez ce soir, mais ça va me faire plaisir de poser des questions au service dès demain et on aura la chance très certainement autour de la table de négociation de vous ramener l'information nécessaire.
Citoyen·ne6:29:38
Merci.
Chantal Rossi6:29:40
Autre sous-question?
Voix 4B6:29:41
C'est bon, merci, je n'ai pas de sous-question.
Chantal Rossi6:29:43
Merci. Monsieur Nicolas Marcotte.
Voix 4B6:29:58
Bonjour.
Chantal Rossi6:30:00
Bonsoir.
Citoyen·ne6:30:01
Alors, ma question est concernant la piste cyclable sur Lacordaire. Je vous cite, madame la mairesse, vous avez dit, ce n'est pas normal qu'on perde des gens quand on a le moyen de les sauver. C'est vous qui avez dit ça. Et puis, premièrement, merci parce que c'était sincère comme propos. N'empêche, c'est quelque chose qui s'applique aussi aux pistes cyclables. Je voudrais vous citer encore sur le sommet climat à Montréal, une citation que vous avez faite il y a 3 jours. Un code postal ne devrait jamais déterminer l'espérance de vie. La transition climatique, c'est une question de justice sociale. Une bonne politique climatique, c'est aussi une politique sociale. Le Rêve Lacordaire, c'est un projet qui permet l'équité territoriale. C'est quelque chose qui va sauver des vies. J'aimerais que vous entamiez le projet le plus rapidement possible.
Chantal Rossi6:30:59
Monsieur Alan Desfaisans.
Alan DeSousa ◌6:31:02
Merci, monsieur Marcotte. Merci pour la suggestion. On est, en tant qu'administration, très ouverts et très— on souhaite ardemment que le REV parcours vert pourrait être réalisé. Les communautés comme Montréal-Nord et Saint-Léonard ont déjà exprimé un intérêt. Mais la grande question était que comment ça peut traverser l'autoroute 40 et nonobstant tous les efforts qui étaient faits par l'administration précédente et notre administration, Transports Québec, MTMD, n'ont pas trouvé dans leur intérêt d'inclure un espace pour le vélo sur la traverse au-dessus de la 40. Donc, on a fait toutes les démarches nécessaires, mais à date, ce n'était pas le cas. Et on trouve qu'avant même qu'on puisse dépenser l'argent des contribuables, construire un REV, mais où est-ce qu'on va pitcher ce monde-là? Il faut qu'il y ait une place sécuritaire pour eux. Donc, on va travailler étroitement avec Transport Québec. On va essayer, on a, à date, il n'y a pas d'écoute, mais on va continuer de le faire. Demain, On va avoir un nouveau ministre des Transports, espérons qu'il va être ouvert. S'il va être ouvert, vous allez trouver que nous, on est aussi intéressés de voir par quels moyens ça pourrait être réalisé. Sinon, il faut travailler avec Québec pour trouver comment on va refaire cette carrefour, cette traverse, avant même qu'on peut entamer des travaux en amont. Merci.
Chantal Rossi6:32:36
Votre sous-question, monsieur Marcotte.
Citoyen·ne6:32:39
Monsieur De Sousa, vous avez une particulière vision de la sécurité routière. Une piste cyclable, ça sert à rendre sécuritaire un endroit qui ne l'est pas. Présentement, il y a des cyclistes sur Lacordaire. Savez-vous il y a combien de cyclistes puis combien de collisions sur Lacordaire aujourd'hui depuis 10 ans? J'en ai compté 20. Il y en a 20 selon le site web de Vision Zéro de la Ville de Montréal. Ces 20 personnes, c'est donc environ 2 personnes à chaque année qui risquent d'avoir des accidents, qui risquent de mourir. Et vous êtes responsable de vous assurer que la situation est sécuritaire. Merci.
Chantal Rossi6:33:24
Monsieur Pierre Lamarre.
Citoyen·ne ◌6:33:32
Bonsoir à tous. La question s'adresse à la mairesse et aux responsables des Grands Parcs. Des grands parcs. Alors, le sujet, c'est le parc Jarry, projet construction d'un parc aquatique, ce qui implique la démolition de la piscine et de la pataugeoire et leur relocalisation. Je fréquente la piscine depuis 25 ans. Installée dans une section végétalisée et paisible du parc, couloir de 50 mètres, grands pourtours cimentés et espace gazonné bien aménagé, avec armatures, tables pour se restaurer, socialiser ou simplement se reposer. À ma connaissance, mon expérience, je ne constate pas de problème de structure de la piscine. Le béton est en bonnes conditions, aucune fissure apparente, à tout le moins. Le pourtour est cimenté et bien lisse. On a une belle piscine. Je ne comprends pas qu'on a eu l'idée, soudainement, de démolir cette infrastructure de plus de 60 ans, mobilier urbain iconique du parc. Autre raison: ça n'apportera rien de plus aux citoyens. Les installations actuelles répondent aux besoins des usagers. L'impact environnemental négatif de ce grand dérangement. La Ville n'a-t-elle pas une politique dans ce sens? Charge fiscale importante imposée aux contribuables. Le bilan financier de la Ville n'est pas très reluisant.
Chantal Rossi6:35:17
Je vais vous demander d'arriver à votre question, s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌6:35:22
J'y arrive. Toute infrastructure a besoin de maintenance, réfection ou amélioration. Les bassins aquatiques concernés pourraient être très bien mis à jour à leur emplacement actuel. Évidemment, vous comprendrez que je m'oppose au projet. La question est alors: pourquoi avoir même pensé à un tel projet?
Chantal Rossi6:35:47
Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌6:35:50
Bonjour, monsieur Lamore. Merci beaucoup pour votre question et vos préoccupations. Donc, je vous rassure, la Ville a bien fait ses devoirs justement avant de proposer un projet comme ça. Ça a été prouvé par les experts que la piscine est en fin de vie. Il y a aussi un enjeu avec la pataugeoire qui n'est plus du tout aux normes. En fait, il faut la remplir puis la vider. Donc, il y avait besoin en fait d'adresser ces situations-là par rapport à la piscine. Et puis, c'était plus avantageux justement de joindre la pataugeoire et la piscine dans un même centre aquatique qui va être relocalisé pour, en fait, permettre le maintien de la piscine pendant les travaux. Donc, en fait, en délocalisant, on va permettre que la piscine puisse rester ouverte pendant 2 étés, sinon on aurait dû la fermer, puis c'est un bris de service qui n'est pas souhaité auprès de la population et d'usagers comme vous. Donc, je vous rassure, on a vraiment fait toutes les démarches, on a fait des études, puis c'était vraiment le meilleur scénario. Ça s'inscrit aussi dans le plan directeur, en fait, du parc Jarry et il y a même eu des consultations publiques avec usagers, usagères et les différentes parties prenantes. Donc merci.
Citoyen·ne ◌6:36:52
C'est bon, merci.
Chantal Rossi6:36:56
Merci. Monsieur Philippe Marc, vous avez 1 minute 30 pour poser votre première question.
Citoyen·ne6:37:10
Parfait, merci. Madame la mairesse, membres du conseil municipal, je vous adresse cette question citoyenne dans un contexte préoccupant. Le Grand Prix de Montréal, prévu du 22 au 24 mai prochain, est chaque année associé à un accroissement documenté de la prostitution et du trafic sexuel sur notre territoire. Cette réalité prend une résonance particulièrement grave cette année à la lumière de plusieurs faits convergents. Les dossiers Epstein ont révélé que Jeffrey Epstein fréquentait régulièrement Montréal lors des Grands Prix, ciblant notamment des Québécoises. Montréal y est décrite comme une destination de débauche. Montréal a déjà enregistré 9 féminicides depuis le début de l'année 2026. Une soi-disant académie de viol mondiale a récemment été révélée, un réseau qui enseigne aux hommes comment droguer, agresser et trafiquer des femmes. On dit qu'en mars, ce réseau comptait plus de 90 millions d'hommes. Les personnes les plus vulnérables, notamment les filles mineures, sont systématiquement ciblées lors de grands événements sportifs de ce type. Ma question est la suivante: quelles mesures concrètes et spécifiques la Ville de Montréal et le Service de police de la Ville de Montréal mettront-ils en place avant, pendant et après le Grand Prix pour prévenir le trafic sexuel et protéger les personnes vulnérables, en particulier les mineurs? La tenue d'événements d'envergure mondiale—
Chantal Rossi6:38:54
Merci, la question est posée. Madame Christine Black.
Christine Black6:38:58
Oui, merci pour la question. En fait, vous savez, on est à la même place que vous dans le sens qu'effectivement, on veut s'assurer que la sécurité soit là pour tous les Montréalais et principalement pour les Montréalaises dans le cadre du Grand Prix de la F1. Vous savez, toute l'équipe du SPVM s'attarde à ça, se prépare. D'ailleurs, mon collègue Dimitrios Beis n'est pas là ce soir, mais je suis convaincue qu'il aurait été le premier à se lever ce soir justement pour réitérer le fait que la SPVM s'attaque à ce type de situation-là. Le Grand Prix, à chaque année, est un événement important pour notre métropole, mais également un moment qui est sensible à ce niveau-là, et la sécurité est vraiment la priorité au niveau de notre administration. D'ailleurs, le conseil des Montréalaises avait déjà émis un avis justement sur cet élément-là, et ça a pu inspirer les travaux autant du conseil municipal et de l'administration que du SPVM.
Citoyen·ne6:39:48
Merci.
Chantal Rossi6:39:49
Votre sous-question?
Citoyen·ne6:39:51
Ma question qui n'a pas été répondue, c'était quelles mesures concrètes et spécifiques mettrez-vous en place? C'est ma question, c'est les mesures concrètes et spécifiques, s'il vous plaît.
Chantal Rossi6:40:08
Madame Black.
Christine Black6:40:11
Merci pour la sous-question. En fait, vous comprendrez que ça fait partie des opérations spécifiques du SPVM, donc c'est plus complexe pour nous de le dire ensemble et ce soir, c'est plus mon collègue Jim Bay qui aurait été probablement en mesure de vous répondre, mais c'est clair, clair, clair que le SPVM, au niveau de ses opérations, prévoit des opérations justement spécifiques pour le Grand Prix de Formule 1. C'est important et je tiens à le réitérer, la sécurité de tous et de toutes est importante justement dans le cadre de la F1. Merci.
Chantal Rossi6:40:40
Merci.
Caroline Braun6:40:41
Bonsoir.
Chantal Rossi6:40:44
Monsieur Saïd Kassabi.
Citoyen·ne6:40:53
Oui, donc bonjour, je me présente rapidement, donc coordonnateur du comité logement Saint-Michel, donc recréé assez récemment. Donc ma question, ça va s'adresser un peu sur les terrains qui ont été mis à disposition par la ville pour des logements hors marché. Ma question se fait un peu un mois plus tard, mais ironie du sort, le mois dernier Airbnb avait envoyé ses propriétaires ici. Donc ma question c'est sur les 40 logements, les 40 terrains qui ont été mis à disposition pour du logement hors marché, il y en a 3 dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et 0 dans Saint-Michel, donc vous demander est-ce que pour les prochains les prochains terrains qui ont été qui vont être mis à disposition donc on s'attend on s'attend à quatre-vingts logements quatre-vingts terrains à terme est-ce qu'on peut espérer que Saint-Michel puisse en avoir dans les quarante merci question si vous allez sur la carte interactive un petit peu en dessous il y a une liste en format plus PDF, il y a 40 autres terrains sur cette liste-là.
Caroline Braun6:42:10
Donc, vous voyez à peu près 80 terrains total sur cette page-là, c'est qu'il y a des terrains qui n'ont pas encore pu être ajoutés à la carte interactive. La raison pourquoi les terrains qui sont là sont ceux qui sont mis à disposition, c'est que c'est les terrains qui appartiennent à la Ville présentement. Donc, c'est les terrains qui vont être développés en premier, qu'on souhaite développer. Je l'ai déjà mentionné à plusieurs reprises, mais le but, c'est de prendre ce qui appartient actuellement à la Ville et de le développer. Donc, c'est pas nécessairement parce qu'on a choisi d'en mettre plus à Villeray, par exemple, que dans d'autres quartiers. C'est vraiment ce qui est disponible présentement et c'est ce qui appartient à la Ville. Merci beaucoup.
Chantal Rossi6:42:47
Autre question?
Citoyen·ne6:42:50
Sur un autre sujet, peut-être plus spécifiquement. Là, il y a la ligne bleue qui arrive, puis le prolongement. Donc, on s'entend, Saint-Michel, c'est pas un quartier avec beaucoup d'argent, on n'est pas à Westmount ou Ville-Mont-Royal. Donc, ce que je veux poser, c'est c'est quoi les mesures que la ville va mettre en place pour éviter la pression à la hausse qui va s'en venir avec le prolongement de la ligne bleue pour que les communautés de Saint-Michel puissent continuer d'habiter dans Saint-Michel avec la pression à la hausse des loyers?
Chantal Rossi6:43:18
Madame Brown.
Caroline Braun6:43:22
C'est une bonne question. Actuellement, dès qu'un projet aux alentours de la ligne bleue va être plus de 18 000 mètres carrés, il y a une exigence de 20% de logements hors marché. Ça pourrait être du logement social, des coop, ça peut être du logement abordable, également du 20% de logements en famille. Donc, c'est dans ce cadre-là qu'il va y avoir des négociations. Les arrondissements ont aussi les outils de zonage incitatif pour négocier avec les promoteurs ou les propriétaires de terrains.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌6:43:49
Merci.
Chantal Rossi6:43:51
Merci, bonne fin de soirée. Monsieur Daniel James Payne.
Voix 4N6:44:07
Merci. Bonsoir tout le monde. Désolé, mon français c'est pas bon, so I'm going to continue in English. Okay, Madam Speaker, members of the council, my name is Dan Payne. Founder of DEFY, which is an acronym for Do It For Yourself. My story begins on an extremely cold night 4 years ago. I walked into my bank and found a young homeless girl huddled on the floor. I went home, made some soup and sandwiches, gathered some warm clothing, went back and gave them to her. At that moment, I decided I had to start helping the homeless of our city. For the first 2 years, I funded every meal and every coat out of my own pocket. My fellow worker Daniel and I eventually started a charitable barbecue to become self-sustaining. Our signs clearly read, homeless eat free and the public eats cheap. With the money earned, we provided hot meals, boots, coats, sleeping bags that we gave to the homeless during the winter. We operated for 2 years in front of 1244 St. Catharines. Sorry, I'm emotional. With zero problems, but because of city construction, we moved a block away and we were shut down by a complaint from a local business, a restaurant across the street. The police told us we needed a permit, so we checked and found that we don't really fit into any category as we are a unique situation. We're not a business, we're not a food truck, we're a small group with us who simply wants to help the homeless. Madam Mayor, we are asking you for your help to find a solution. We think we are doing valuable work. We are not asking the city for funding. We are only asking you for help to get a permit so we can continue the barbecue to help the homeless.
Chantal Rossi6:45:52
Thank you. Thank you. Monsieur Benoit Langevin.
Benoit Langevin6:45:58
Thank you for your question, sir. If you're requesting a permit, that would really be at the borough that your nonprofit is situated at. Um, but, uh, I'd be willing to give you a hand if ever you want to reach out.
Voix 4N6:46:15
Uh, I'm gonna have distributed— I'd ask the gentleman to distribute for me.
Benoit Langevin6:46:18
We can meet in the back.
Voix 4N6:46:19
Okay, I appreciate that very much. Thank you. Thank you. Okay, thank you very much.
Chantal Rossi6:46:24
Thanks a lot. Have a nice evening. Monsieur Simon Tailleferre.
Citoyen·ne6:46:41
Bonjour, madame la présidente. Bonjour, madame la mairesse. Bonjour, madame les élues. Je dois vous avouer que je suis très découragé de la situation actuelle présentement à la Ville de Montréal. On a une crise des infrastructures, puis on a une manière de gérer à la Ville de Montréal présentement qui est une sous-traitance à outrance. Il y a 2 conseils de ça, vous avez voté l'unité ici dans le conseil présent, une motion concernant la commission Charbonneau, les 10 ans de la commission Charbonneau, les leçons apprises. Je vais vous avouer, à l'époque, moi j'étais là avant la commission Charbonneau, je travaillais à l'arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie. Il y a monsieur Limoges qui était là aussi à l'époque. Puis, à cette époque-là, il y avait environ 100-150 ingénieurs qui faisaient la conception en interne. Aujourd'hui, on est dans la même situation. Oui, la Ville a engagé des ingénieurs, mais des ingénieurs qui gèrent des firmes de génie-conseil et non des ingénieurs qui font de la conception. On est rendu dépendant des firmes de génie-conseil. Je vais vous avouer que j'avais des questions pour vous ce soir, mais finalement, j'aimerais ça vous lire quelques passages de la commission Charbonneau pour vous montrer un peu que c'est pas seulement la création du bureau de l'inspecteur général, où c'est pas seulement la création du comité d'examen des contrats, mais la commission Charbonneau aussi, c'est l'expertise interne. J'ai 2 passages à vous lire, page 498.
Chantal Rossi6:48:03
Je m'excuse. Oui. C'est une période de questions.
Voix 4B6:48:06
Oui, je vais y aller tout d'un coup, puis à la fin, vous pouvez répondre si vous voulez.
Chantal Rossi6:48:10
Vous avez à peine, si vous voulez prendre tout votre temps, une minute.
Citoyen·ne6:48:15
Oui, oui, je prends tout mon temps. Merci. Le recours à la sous-traitance et la perte d'expertise enferment dans une sorte de cercle vicieux. Le recours à la sous-traitance favorise la création d'emplois au sein des firmes privées. En augmentant leurs profits, ces dernières sont en mesure d'offrir des salaires plus élevés que le secteur public. Cette compétitivité sur le plan salarial accroît l'exode des ingénieurs du secteur public vers le secteur privé. Présentement, les ingénieurs du secteur privé ont des affichages de 120 000 à 160 000 pour un ingénieur de 6 ans d'expérience, alors qu'à la Ville, c'est 74 000 le salaire. L'absence de fonctionnaires sur les chantiers et le manque de suivi auprès des firmes chargées de la surveillance aggravent la perte d'expertise. De façon prévisible, la perte d'expertise mène à une perte de la maîtrise d'œuvre des travaux routiers. Finalement, des témoignages illustrent les conséquences directes de la perte d'expertise. Si les employés ne sont pas en mesure d'évaluer l'ampleur ou la nature des travaux à réaliser, ils ne sont pas non plus en mesure de remettre en question les propositions inutilement coûteuses des firmes externes. Je vous remercie. Bonne journée.
Chantal Rossi6:49:15
Bonne fin de soirée. Zahra Sayed Ali.
Citoyen·ne ◌6:49:29
Bonsoir, madame la mairesse. Bonsoir tout le monde. J'ai dû effacer tout mon texte avant de venir ici parce que malheureusement, 1 minute et demie est trop peu et insuffisant pour mentionner toute la terreur et les crimes de guerre qu'Israël commet envers nos populations en Asie de l'Ouest. Parce qu'après 2 ans et demi de génocide en Palestine, devant l'inaction internationale troublante, l'entité d'Israël a profité de cette impunité pour étendre ses massacres en Iran, en commençant par lancer une double frappe sur une école primaire, tuant plus de 160 jeunes filles et enseignants, et en poursuivant au Liban en lançant une attaque qu'ils ont appelée Operation Eternal Darkness, ne cachant aucunement la nature barbare de celle-ci. L'armée israélienne a frappé des zones civiles au Liban plus de 120 fois en l'espace de seulement 10 minutes. Mais le plus troublant aujourd'hui, pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus qu'il s'agit d'une entité d'apartheid, c'est que le 30 mars, le Parlement israélien a approuvé une loi imposant la peine de mort par pendaison aux otages palestiniens dans les prisons israéliennes, avec un taux de condamnation atteignant 96%, une loi qui ne s'applique pas aux colons israéliens, et le tout a été célébré avec une bouteille de champagne. Ma question est Madame la mairesse et chers élus, est la suivante: pourquoi n'avons-nous toujours pas sanctionné le soi-disant État d'Israël en tant que municipalité après avoir pris connaissance de ses crimes horribles contre l'humanité? Merci.
Chantal Rossi6:50:54
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌6:50:58
Merci, madame la présidente, et je veux remercier madame Zaïb d'être ici ce soir avec nous. La situation actuelle au Moyen-Orient est catastrophique humainement. Je pense que personne, personne ne peut être insensible à ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient. Et la situation est d'autant plus catastrophique qu'on voit d'autant plus ces conflits continuer et ne pas avoir une résolution de paix où deux États, j'espère, pourront vivre ensemble. Maintenant, moi, comme mairesse, la position que j'ai prise, je l'ai prise en campagne, je l'ai prise depuis le début que j'ai décidé de me présenter à la mairie de Montréal, venant aussi d'un passé politique fédéral, c'est que moi, je veux m'assurer que les gens ici, à Montréal, vivent dans la paix, qu'on est capable de dialoguer avec l'ensemble des communautés, qu'on est capable de vivre ici dans un vivre-ensemble respectueux et digne, indépendamment de vos croyances et indépendamment de votre communauté. C'est ça Montréal. Et pour moi, la position que j'ai prise, c'est que les positions par rapport au conflit du Moyen-Orient seront prises par le gouvernement du Canada et je vais m'assurer, moi ici à Montréal, de ne pas prendre position dans le cadre de ce conflit parce que je veux m'assurer que toutes les communautés ici à Montréal vont vivre encore une fois dans le respect de l'une et des autres. Et c'est ça la position que j'ai prise depuis le début que je me lancer dans cette aventure municipale.
Chantal Rossi6:52:28
Merci. Madame Sayed, votre sous-question.
Citoyen·ne ◌6:52:31
Le bien-être des Montréalais inclut les personnes venant du Liban, de Palestine, qui sont obligées de regarder leur famille se faire massacrer à tous les jours à travers un écran. Puis c'est très frustrant de nous dire que vous êtes horriblement troublés sans faire aucun acte concret pour prévenir ces crimes de guerre-là, parce que c'est faux que la municipalité n'a aucun levier de pouvoir. Parce qu'en février 2025, les employés de la Ville de Montréal ont reçu un message de la direction disant que la Ville arrêtera de rembourser des achats Amazon. Une décision politique prise en représailles contre la décision de la compagnie de fermer des entrepôts au Québec pour briser le syndicat des travailleurs. En mars 2025, quelques semaines après, la Ville a sorti une nouvelle politique d'achat local qui décourageait les fonctionnaires de faire des contrats avec des compagnies américaines. En vue de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis. De cette déclaration à décembre 2025, la quantité de contrats avec des compagnies américaines a baissé de quasiment 75%. Ma question, c'est: si c'est possible de prendre de telles mesures contre les compagnies américaines, pourquoi pas avec Israël, un anti-apartheid qui est activement en train de commettre un génocide, surtout en sachant qu'elles favorisent les intérêts du gouvernement américain en renforçant son emprise géopolitique sur la région de la Judée-Ouest?
Chantal Rossi6:53:49
La question est posée. Je vous remercie. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌6:53:55
Madame la présidente, encore une fois, je réitère toute la— et je ressens avec le peuple, de tous les peuples, la douleur qu'on ressent à voir les images qu'on voit. Encore une fois, moi, je veux m'assurer de parler à toutes les communautés ici à Montréal. Je veux m'assurer que toutes les communautés sont respectées et traitées de façon digne ici, puis qu'on s'assure qu'on est dans un vivre-ensemble ici dans notre municipalité, à la Ville de Montréal. Et j'ai pris une position sur laquelle je ne prendrai pas de position sur le conflit du Moyen-Orient. Et je vais m'appuyer sur la position que le gouvernement du Canada va avoir prise, que ce soit sur l'extension, que ce soit sur la reconnaissance, entre autres, de la Palestine. La position du Canada, je la fais mienne, mais je ne prendrai pas une position du conseil municipal au niveau du conflit actuellement du Moyen-Orient.
Chantal Rossi6:54:43
Merci. Madame Danielle Lemay.
Citoyen·ne6:54:58
Bonsoir.
Chantal Rossi6:54:58
Bonsoir.
Citoyen·ne6:54:59
Je viens vous parler de la piscine Jarry. Donc il y a eu une consultation pour le projet d'aménagement du parc Jarry dans lequel La piscine, au départ, n'était pas déménagée. Et puis après, récemment, depuis un an à peu près, il y a eu un sondage à la piscine qui nous demandait ce qu'on aimait à la piscine. Et puis tout d'un coup, on apprend qu'elle va être— que le projet aquatique, la piscine va être déménagée. Et on a cherché les informations et on a questionné à savoir quelles sont les raisons pour démolir une belle piscine qui est bien placée, que les gens aiment, dont les gens tiennent aux dimensions. C'est une des rares piscines extérieures de 50 mètres de long. Donc, c'est ça, on se demande où est l'information qui décrit la nécessité de détruire la piscine et d'en construire une autre, d'autant plus qu'il y a de plus en plus de gens qui viennent à la piscine de toute la Ville de Montréal, beaucoup du quartier naturellement aussi. Et c'est de plus en plus nécessaire parce qu'on est confronté au changement climatique, comme vous savez. Donc l'emplacement de la piscine, elle est entourée de verdure, elle est protégée. En plus, elle n'est pas visible du parc, ce qui fait que le parc est d'autant plus beau. Donc plusieurs, nous les baigneurs du parc Jarry, on voudrait savoir comment ça se fait qu'il n'y a pas eu d'information et que toutes les raisons qu'on nous donne pour déménager la piscine ne sont pas bonnes parce que le faire pour qu'on puisse se baigner un an—
Chantal Rossi6:56:43
La question est posée, madame.
Citoyen·ne6:56:44
D'accord.
Chantal Rossi6:56:45
Alors, je voudrais savoir comment ça se fait que— Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Citoyen·ne6:56:49
Oui, bonjour.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌6:56:50
Merci beaucoup pour votre question. Donc, comme je l'ai dit à votre peut-être collègue un peu plus tôt récemment, il y a eu des tests qui ont été faits, puis justement, la piscine est en fin de vie, la filtration ne fonctionne plus non plus, la pataugeoire aussi a des problèmes. Donc, on s'est dit que justement on allait faire d'une pierre deux coups puis retaper les infrastructures aquatiques du parc qui sont tant aimées, on le sait. C'est très achalandé, c'est très en demande. C'est pour ça justement que c'était important pour nous qu'il n'y ait pas de bris de service pendant la construction. Donc, on s'entend que réparer une piscine de cette ampleur-là avec autant d'usagers, ça demande du temps. Ça demande de la planification, ça demande de l'argent aussi. Donc, on voulait s'assurer que malgré le fait qu'on doit faire des interventions, les gens vont pouvoir continuer à aller se baigner. Et c'est pour ça que, entre autres, il y a d'autres raisons techniques aussi qui justifient le déplacement de la piscine, mais c'est pour ça aussi qu'en fait on veut maintenir l'accès à l'ancienne piscine pendant la construction et ne pas avoir de bris de service.
Chantal Rossi6:57:48
Merci. Question complémentaire, madame Lemay.
Citoyen·ne6:57:51
Justement, c'est que Nous, on trouve que c'est pas une bonne raison, pouvoir se baigner pendant un an, pour ensuite perdre beaucoup, ne plus avoir une piscine de 50 mètres de long, d'être dans un lieu entouré de sport, même si c'est un sport, la natation, c'est un sport particulier où il y a beaucoup plus de gens, où il y a des gens qui, des fois, recherchent la tranquillité. Comment ça se fait qu'il y a pas des raisons valables qu'on peut trouver sur votre site ou dans le projet pour avoir déjà donné le projet à une firme? Sans qu'on sache les raisons techniques, tout ça, on les trouve pas.
Chantal Rossi6:58:23
Madame Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌6:58:24
Oui, en fait, il y a eu des consultations pendant l'été justement. Donc, ce parc aquatique s'inscrit dans le plan directeur justement du parc et c'est par un souci justement de cohabitation aussi. On sait qu'il y a beaucoup d'usagers avec différentes natures d'usage dans ce parc-là. Donc, on est très conscient de ça. Et on fait dans le respect aussi. Donc, j'ai aussi pu rencontrer la Cap-Gendarmerie, donc il y a eu des dialogues, puis il y a beaucoup d'échanges qui ont lieu entre les différentes parties prenantes. Ensuite, chaque personne a sa propre vision et son opinion par rapport à plein de projets, puis c'est légitime aussi.
Chantal Rossi6:59:04
Merci, bonne fin de soirée, madame Lemay. Monsieur Bernard Blanchet.
Citoyen·ne6:59:18
Bonjour, madame la présidente.
Chantal Rossi6:59:20
Bonsoir.
Citoyen·ne6:59:21
Bonjour, madame la mairesse de Montréal. Puis je veux saluer les deux élus de Lachine, madame Provost et monsieur Roussel. Écoutez, je viens pas ici souvent, puis je vais pas venir souvent non plus. Mais j'aimerais que tout le monde comprenne d'une façon claire, puis autant les gens de Projet Montréal, s'il vous plaît aussi, soyez attentifs. La Chine, 4e ville au Québec. Québec, 1608. Trois-Rivières, 1634. Montréal-Ville-Marie, 1642. La Chine, 1677 ou 1679, l'année de la création, tout dépend ce qu'on y fait. On a ce qu'on appelle un bras de loup fantastique, un parc René-Lévesque en l'honneur de tout le monde sur l'Île-de-Montréal. Mais force est d'admettre que la Ville de Montréal, par son service des grands parcs, a réussi à détruire et à donner tout avantage À on ne sait plus qui. Prenez le parc René-Lévesque présentement, je vous le dis, vous allez me faire une face, mais c'est vrai. Arrivez là avec votre auto en entrant, débarquez là, puis vous allez dire, tabarouette, c'est Montréal tout craché. Nids-de-poule, garnottes, trous d'eau, des murs qui s'affrontent, des murs de 2 pieds, mauvaises herbes, des gros bonhommes de ciment, à peu près 50-60 quais qui étaient dans l'ancienne marina. Votre question, monsieur Blaisdell. Non, mais je veux juste dire, des clôtures rouillées, c'est ça. Et là, aujourd'hui, les Grands Parcs continuent à diviser—
Chantal Rossi7:01:07
Monsieur Blanchet, la question.
Citoyen·ne7:01:08
Oui, oui, c'est ça. Les Grands Parcs continuent à diviser les Lachineois, ferment une marina, et là, aujourd'hui, ils ont fait croire au monde qu'ils voulaient mettre une piscine dans le milieu du lac à des coûts de—
Chantal Rossi7:01:23
La question, s'il vous plaît, monsieur.
Citoyen·ne7:01:24
La question, c'est la suivante, puis elle va être claire, c'est: est-ce que les Grands Parcs vont prendre la responsabilité de réparer l'ensemble des dégâts qu'ils ont faits? Parce que là, ils sont en train de diviser la population de Lachine en deux pour une usine dans un lac. S'il vous plaît. Non, c'est ça, la réalité.
Julie-Pascale Provost7:01:54
Alors, bonsoir monsieur Blanchette, merci pour votre question. À l'heure actuelle, pour ce qui est du parc René-Lévesque, en tout cas, ça va être compliqué de réparer, mais bien sûr les grands parcs, on peut leur faire confiance pour l'entretien. L'idée étant de réfléchir à l'avenir de ce pôle récréotouristique avec le parc René-Lévesque, avec l'ancienne marina aussi appelée parc riverain. Il faut, il va falloir se poser des questions, des questions qui sont importantes. Qu'est-ce qu'on va faire là pour l'intérêt de l'ensemble de la communauté? Qu'est-ce qu'on va pouvoir faire comme projet pour rallier tout le monde? C'est ça reste un défi complexe. Je demande du temps avec la responsable des grands parcs. On a eu certaines discussions. Moi, je le répète encore une fois aujourd'hui, c'est malheureux, ça n'a pas été entretenu. En même temps, là, notre target pour le développement, au-delà des nids-de-poule, au-delà des infrastructures vieillissantes, de la sécurité qu'on doit assurer, le target ça reste le développement du centre sportif.
Chantal Rossi7:03:07
J'ai failli me tromper.
Julie-Pascale Provost7:03:09
La cible reste le développement du centre sportif. Pour ce qui est de l'entretien du parc René-Lévesque, c'est sûr qu'il faut faire mieux, on va faire mieux, on va s'organiser pour être efficace, plus efficace, mais pour le développement du pôle récréotouristique, on a besoin de temps pour rallier tout le monde. Il y a eu effectivement une division qui est—
Chantal Rossi7:03:28
Merci.
Julie-Pascale Provost7:03:28
Qui est importante.
Chantal Rossi7:03:29
Merci. Est-ce que vous avez une suggestion? Vous avez une minute, monsieur Blanchet.
Citoyen·ne7:03:34
C'est justement la mairesse de Montréal aussi qui a été au fédéral, qui connaît très bien sûrement PAC Canada. Je pense que vous faites un travail exceptionnel pour enlever les comptes Jean-Marin, mais je pense que vous les avez emmenés à la Chine sur les petits ponceaux à 6e Avenue, 12e Avenue, puis pour rentrer justement sur le bord de la promenade Pinmarket. S'est rendu compte que les comptes sont vissés après les pompes, les planchers de bois, pour qu'on puisse pas avoir l'accès et piétonner le bord de l'eau à Lachine. Honnêtement, c'est rendu hallucinant. Puis, madame Provost, je vous supporte à 100% dans le complexe sportif et aquatique. Puis, je demande à ce qu'on puisse pousser rapidement pour l'obtenir, parce que tout le monde va aller se baigner à Lachine, puis on n'a pas de place présentement. Fait qu'est-ce qu'on fait aussi avec Parc Canada puis la décrépitude de la promenade Paimarket puis des entrées dans ce bijou qu'on avait avant d'être montréalisé?
Chantal Rossi7:04:35
Question posée. Bonjour. Madame Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌7:04:40
Merci, madame la présidente. Merci beaucoup pour votre question. En effet, on se trouve un peu à un moment charnière pour ce parc-là puis la question des berges. On était à la fin d'un projet et en fait il y a beaucoup de réhabilitation des berges dans ce secteur-là qui doivent être faites. Donc ça c'était justement un besoin criant, puis on est en discussion justement avec l'arrondissement, avec les services pour voir comment on peut aller de l'avant pour le bien-être des berges, mais aussi des usagers et des usagères. Donc comme l'a dit ma collègue, on travaille là-dessus pour justement trouver une solution pérenne à la situation. Merci.
Chantal Rossi7:05:17
Merci, bonne fin de soirée, monsieur Blanchet. Léokim Bonny-Lépine, bonsoir.
Citoyen·ne7:05:30
Bonsoir tout le monde, bravo pour votre grosse journée qui est remplie de, en tout cas, d'empathie. Je suis conscient que— parce que ce que j'observe, c'est qu'il n'y a pas nécessairement place à se développer des amitiés dans ce moment-ci, mais j'aimerais poser une question par rapport à c'est quoi la place des jeunes dans la politique ou pourquoi est-ce que les jeunes se désintéressent de la politique selon vous?
Chantal Rossi7:06:08
Madame Black.
Christine Black7:06:10
Grande question. Merci beaucoup pour votre question et c'est très inspirant et encourageant de vous voir ce soir venir poser cette question au conseil. En fait, c'est sûr que c'est préoccupant, puis nous, notre souhait, c'est toujours de s'assurer que les jeunes participent à l'exercice démocratique et soient présents. D'ailleurs, je tiens à souligner, je sais pas s'il est encore dans la salle, mais on a quand même des élus tout jeunes qui sont avec nous. Je pense à Gerlando de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Alexandre qui est avec nous, et il y en a certainement d'autres, je veux pas trahir les âges là. Ah bien, Gabriel, mais Gabriel, effectivement. Alors on a quand même plusieurs jeunes qui sont, Mercedes qui est en haut, voilà, alors qui sont présents en cette enceinte. Alors pour moi c'est très rafraîchissant, mais c'est certain qu'il faut quand même continuer à encourager les jeunes et la jeune génération à venir s'impliquer et un peu plus tôt en cette séance, j'ai parlé du rapport du Conseil jeunesse de Montréal qui justement faisait état de travail qu'ils ont fait justement dans la dernière campagne électorale à l'automne pour encourager les jeunes à participer. Alors merci pour votre question et si vous pouvez continuer ce travail-là et justement faire en sorte qu'on encourage la participation citoyenne des jeunes, bien c'est certain qu'on sera, on sera au rendez-vous. Merci.
Chantal Rossi7:07:22
Est-ce qu'il y a d'autres questions?
Citoyen·ne7:07:24
Oui, ben, c'est pour— en fait, je veux observer aussi la peur qu'il y a à l'intérieur de moi face à venir ici. Je trouve ça vraiment— pour moi, je trouve ça intimidant quand même parce que j'ai l'impression d'être face à une dissociation personnelle, de devoir comme exprimer ce qui se passe avec zéro émotion puis d'être certain de moi. Mais alors que j'ai pas nécessairement toutes les réponses puis toutes les questions qui seraient intéressantes pour vous, c'est ça. Puis je viens ici pour développer une amitié avec la politique, puis pour l'instant, j'ai peur d'être votre ami.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:08:14
Merci, merci d'être là ce soir. Déjà, comme tout le monde, vous sentez, vous avez une peur à l'intérieur, puis dans la vie, ben, il faut faire des choses même quand on a peur, puis il faut pas avoir peur d'avoir peur. Et vous êtes la démonstration même d'être ici ce soir à poser des questions. Je vous invite à venir à tous les conseils de ville venir poser des questions, vous pouvez le faire. Puis s'impliquer en politique, c'est juste s'impliquer dans la vie de façon générale, dans la société, puis juste de s'intéresser à ce qui se passe dans votre quartier, dans votre ville, puis de vous impliquer c'est pas parce qu'on se présente en politique qu'on fait pas de politique dans la vie. La politique, c'est aussi s'engager dans sa communauté, trouver une cause, trouver quelque chose qui est important pour vous, puis juste le faire et le défendre. Puis vous faites très bien ça juste en étant ici ce soir.
Chantal Rossi7:09:03
Bonne fin de soirée. Monsieur Duval.
Citoyen·ne7:09:16
L'opposé. Je peux pas m'empêcher d'y aller. Alors ce soir, j'aimerais m'adresser tout particulièrement au directeur de la sécurité publique de la Ville de Montréal, car j'ai une requête en bonne et due forme à faire, mais auprès de vous tous pour lui demander de tout faire en sorte que, vous voyez comment je suis vêtu, je vais me promener comme ça à Montréal pendant des mois. Je vous le cacherai pas, je vais, j'ai déjà été ici 2 fois aux municipales comme candidat indépendant, une fois aux provinciales dans Jean-Talon à une partielle. Là, c'est les élections générales qui s'en viennent en octobre, alors j'ai le désir également de me présenter et d'aller chercher sur la rue Sainte-Catherine de long en large, dans Ville-Marie essentiellement, ça peut être aussi, mais je pense que je vais le faire dans Ville-Marie plus, des appuis à ma mise en candidature. Alors, je demande au directeur de la Sécurité publique d'aviser son homologue, je pense qu'on l'appelle comme ça, Fadi Daguerre, pour qu'il informe tous ses policiers. Il y en a 5000 à Montréal, mais à Montréal centre, il y en a beaucoup. Parce que je veux pas me faire harceler, écœurer, parce que j'ai un message à passer puis je vais être habillé comme ça. Alors moi également, j'ai— je suis en attente d'opération à ma jambe, mes genoux, fait que je vais être avec un banc parasol. Fait que je vais être en droit de le faire parce que je me présente aujourd'hui ici.
Chantal Rossi7:11:02
Votre question, monsieur Duval, s'il vous plaît.
Citoyen·ne7:11:06
Allez-vous communiquer avec Fedsi Daguerre comme quoi que j'ai émis cette requête-là aujourd'hui auprès de vous et qu'on puisse faire en sorte qu'on ne fasse pas de trouble parce que j'exprime mon droit?
Chantal Rossi7:11:23
La question est posée, monsieur Duval.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:11:30
OK, oui, merci monsieur Duval d'être ici ce soir. Si vous avez déjà déposé une plainte, je vous invite à la transmettre vous-même au numéro du PDQ, qui est le poste de quartier qui, pour lequel, où vous habitez, vous pouvez communiquer avec eux directement. Je pense que ça leur fera plaisir de faire un suivi sur votre demande.
Chantal Rossi7:11:52
Complémentaire.
Citoyen·ne7:11:53
Complémentaire. Le poste de quartier 21, c'est dans l'arrondissement où est-ce que, où vous êtes une fois par mois, c'est à Place Dupuis. C'est une grosse concentration quand même, mais il y a plusieurs autres postes de quartier qui couvrent Ville-Marie au complet. Je pense qu'il y en a 4. Alors j'ai besoin de l'aide. C'est-tu bien compliqué que de demander qu'on m'écœure pas quand moi je vais me présenter comme candidat indépendant, puis je vais solliciter des appuis à ma mise en candidature. Je ne veux pas être écœuré par des policiers, je veux pas qu'on fasse un profilage. S'il y a une comique ou un comique qui appelle le 911, je veux pas qu'on me saute dessus. C'est à peu près clair, c'est clair comme l'eau de roche. Ma question est simple, qu'on transmette l'information à Fatih Daguerre, qui lui avise ses troupes à cet effet-là. Merci.
Chantal Rossi7:12:47
Bonsoir, monsieur Duval. Alors, on va prendre une dernière question étant donné l'heure. Monsieur Raoul Garotte, étant donné qu'on a commencé un petit peu plus tard. Monsieur Garotte.
Citoyen·ne7:13:01
Bonsoir. Bonsoir. Je viens de Masse Critique Montréal. On est un collectif qui revendique des infrastructures sécuritaires, rapides et efficaces pour le vélo à travers la ville. On s'est déjà vu. Il y a quelques semaines, le financement municipal des éco-compteurs a été coupé. C'est des dispositifs qui permettent d'avoir des statistiques publiques sur l'utilisation des pistes cyclables et on invoque des raisons financières pour justifier la coupe. Donc à moins d'une erreur de calcul, ce sont pas 0,005% du budget annuel qui vont mener notre métropole à la faillite. Oui, les temps sont durs, mais on doute que cette coupe soit sonnante et trébuchante si et on pense qu'elle relève plutôt d'une économie de bouts de chandelle qui est parfumée à la politique. La ville a l'intention d'installer un nouveau système de comptage, mais pour l'instant et puis à moyen terme, il n'y a aucune façon de savoir, d'avoir des infos sur l'achalandage sur les infrastructures cyclables de notre ville. L'audit de la piste cyclable qui est prévu durant cet été, il tombe à pic. On n'aura aucune donnée publique sur l'achalandage des pistes cyclables, et bien que j'aie haï profondément mes cours de statistiques à l'université, je dois bien reconnaître que le pouvoir est dans les chiffres. La transparence est la vertu d'une administration qui a comme credo l'écoute et l'action. Or, nous avons de sérieuses craintes que cette coupe ouvre la porte à couper les coins ronds lors de l'audit imminent. Il nous faut donc rétablir le financement des éco-compteurs immédiatement. Et notre question, c'est: en attendant l'installation de votre nouveau système, est-ce que vous comptez rétablir le financement des éco-compteurs afin d'éviter d'avoir des lacunes dans le comptage? Merci.
Chantal Rossi7:14:30
Merci, Monsieur Alan Desouza.
Alan DeSousa ◌7:14:32
Merci, monsieur Gatt. Merci pour votre question. Laissez-moi vous donner des assurances, mais aussi laissez-moi corriger vos propos parce que vous prétendez que nous, on est en train de laisser à côté tous les aspects des chiffres pour être capable de bien planifier notre réseau. Et permettez-moi de vous dire qu'en tant que comptable, j'apprécie comme vous les éléments et des chiffres qui nous permettent de voir la gestion, la planification de notre réseau sur notre territoire. Le mois passé, le conseil municipal ici a voté un contrat pour un autre système et on est actuellement en transition. Les données que vous avez fait mention tantôt, qui sont dans l'ancien système, sont tous disponibles Et on va sécuriser, on va obtenir tous ces chiffres-là et on va l'intégrer dans notre accès à toutes les données. En même temps, les caméras et d'autres choses sont déjà en train d'être posées sur les poteaux pour les diverses pistes cyclables que nous avons sur le territoire. Et d'ici quelques semaines, on vise à être capable de non seulement avoir les nouvelles données par un outil moins intrusif, mais deuxièmement aussi les données des bornes actuelles qui vont être intégrées. Donc, rien n'est perdu, c'est juste une période de transition de quelques semaines. Je pense que, étant donné que le contrat a été octroyé au mois de mars, ça nous donne une chance de faire cette mesure transitoire et par la suite, avec aucune donnée perdue, on sera encore en mesure d'utiliser ces données pour la planification de notre réseau.
Citoyen·ne7:16:21
Merci.
Chantal Rossi7:16:22
Monsieur Gareca, complémentaire.
Citoyen·ne7:16:25
Oui, merci. Il existe un réel besoin d'alternatives de mobilité dans l'est de la ville. On avait des grands espoirs quant au REV Lacordaire pour amener cette partie de l'est de la ville dans le 21e siècle. Ça fait 40 ans qu'il n'y a pas eu de réels changements dans l'est et le boulevard Lacordaire est encore resté au siècle dernier. Même le fameux boulevard Tachereau en rive sud à Longueuil, en partie similaire à Lacordaire, sera bientôt revampé pour accueillir une voie réservée de bus et une piste cyclable. Dès le premier jour de l'administration Ensemble Montréal, vous avez gravé l'est de Montréal dans le cœur. Pourtant, vous avez plié face au MTQ qui a refusé de refaire l'intersection et l'autoroute 40 pour accommoder le futur REV Lacordaire. Il est primordial que tout le monde aux quatre coins de Montréal ait accès à des infrastructures de qualité. Dans ce coin de la ville, il existe de nombreuses personnes qui rêvent de se déplacer en sécurité. Il y a assez de place pour une piste cyclable dans cette rue à 3 voies. Notre déception est immense concernant l'abandon du REV Lacordaire par l'administration alors qu'il s'agit pourtant d'un pas dans la bonne direction. Les gens de ma communauté ont le droit d'avoir des infrastructures de qualité, ça bénéficiera à tout le monde. Comptez-vous remédier à cette inégalité d'infrastructures et remettre sur les rails le projet du REV Lacordaire? Merci.
Chantal Rossi7:17:36
Merci, monsieur Garrette. Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌7:17:41
Merci, madame la présidente. Monsieur Garrette, je pense qu'on se partage la même vision que si on aura des gens de l'est qui vont utiliser l'accordaire, il faut être capable d'avoir une mesure sécuritaire de traversée de l'autre bord traversant le TransCanada. Je pense que des démarches ont été faites par les arrondissements concernés Montréal-Nord, Saint-Léonard, la ville centre, l'ancienne administration, l'administration actuelle pour convaincre le ministère des Transports que dans leur projet de traversée de l'autoroute 40, qu'il y aura une occasion d'avoir l'espace pour un vélo pour qu'on puisse exactement mettre en place une traverse sécuritaire pour ceux qui veulent passer par vélo. Je pense qu'à date, nos demandes sont tombées sur des oreilles sourdes. On continue d'être optimistes que si jamais ils changent leur opinion, on va être au rendez-vous, mais entre-temps, je pense que donné que les travaux qui se réalisent à cette Calfour nécessitent que nous, on aura besoin de travailler avec eux. C'est sûr et certain que pour le REV, on souhaite, mais d'autre part, on dépensera pas d'argent des contribuables pour amener des gens, puis après ça, les mettre ou les encourager de continuer de faire le vélo avec aucune protection.
Chantal Rossi7:18:59
Merci, monsieur.
Alan DeSousa ◌7:19:00
Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi7:19:03
Bonne fin de soirée. Alors, c'est ce qui met fin à la période de questions en présentiel. Nous allons donc prendre les questions écrites. Et je commence avec la première question qui nous parvient de Charles Boutet-Garneau et qui se lit comme suit. Dans un contexte où l'accès même aux camps de jour pour les jeunes à besoins particuliers dépend de la formation du personnel accompagnateur, Comment la Ville de Montréal explique-t-elle les délais actuels dans son processus d'appel d'offres de formation en accompagnement et quelles mesures exceptionnelles compte-t-elle déployer immédiatement pour éviter des exclusions dès la première semaine de la saison estivale? Madame Christine Black.
Christine Black7:20:02
Pardonnez-moi, j'étais concentrée sur autre chose. Alors, merci beaucoup pour la question. Alors, je comprends tout à fait votre préoccupation. Alors, les camps de jour doivent absolument rester accessibles pour l'ensemble des enfants montréalais. Alors, c'est vraiment une préoccupation pour notre administration en ce moment. Et l'appel d'offres, en fait, pour dispenser les formations pour les accompagnateurs pour les personnes handicapées a été lancé par le SDIS, donc le Service de la diversité et de l'inclusion sociale. Donc, ça a été lancé, selon les informations qu'on a eues, ça aurait été fait il y a tout récemment. Et si vous le souhaitez, en fait, la direction justement du SDIS pourra vous envoyer plus d'informations. Vous pouvez m'écrire à mon courriel christine.black@montreal.ca.
Citoyen·ne7:20:44
Merci.
Chantal Rossi7:20:44
Merci. La deuxième question provient de Claudine Roy et elle se lit comme suit. Pouvez-vous m'expliquer quelles mesures de préparation et de prévention la Ville de Montréal avait mises en place avant les inondations de cette fin de semaine et comment ces actions ont contribué à la gestion de la situation sur le terrain? Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:21:09
Merci, monsieur Roy, pour votre question. Tout d'abord, je tiens à remercier tous les services qui travaillent sans cesse pour soutenir les communautés actuellement dans tous les endroits qui sont touchés par les inondations. La Ville a activé son plan d'intervention, en particulier l'intervention en lien avec les inondations prétanières. D'ailleurs, on avait commencé déjà à la mi-mars de prévoir ce qui s'en venait en raison, en fait, des prévisions météorologiques. À noter que les équipes se préparent déjà et ça veut dire qu'on a reçu, par exemple, on a fait livrer des sacs, des pompes beaucoup d'avance. On a mis en place une surveillance constante. D'ailleurs, les équipes de la Ville de Montréal, les arrondissements et les villes reconstruites sont déjà sur le terrain et mobilisées depuis quelques jours. Ils sont là même à temps plein. Donc, ceci dit, il faut continuer à être très vigilant. D'ailleurs, notre collègue Dimitrios Beis est sur le terrain pour coordonner l'ensemble des opérations sur le terrain, pour s'assurer qu'on est très réactif sur la situation et on la surveille d'heure en heure. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi7:22:18
Merci beaucoup. La troisième question nous provient de Pierre Cliche et elle se lit comme suit. Quand allez-vous prendre des dispositions urgentes pour repaver complètement la 35e Avenue entre Saint-Zotique et Beaubien. Cette avenue extrêmement endommagée est à haut risque d'accident pour les résidents dû à l'état et à l'achalandage très élevé de véhicules automobiles et de camions lourds. Monsieur François Limoges.
Voix 4B7:22:47
Oui, bonsoir monsieur Clishe. Merci pour votre question.
Citoyen·ne7:22:50
Je n'ai pas malheureusement avec moi la planification annuelle pour la réfection du réseau local.
Voix 4B7:22:56
Il va falloir vous revenir. Je vous invite, on va communiquer avec vous, vous donner les détails de qu'est-ce qui est dans notre programmation cette année. Merci beaucoup, bonne soirée.
Chantal Rossi7:23:06
Merci. La question numéro 4 nous provient de Sous-Taco et elle se lit comme suit. Suite à la consultation de 2017 sur Pierrefonds-Ouest, l'OCPM a formulé les recommandations suivantes. Réaliser des études actualisées sur les impacts de tous les projets de développement immobilier sur les réseaux routiers et les transports, notamment le futur boulevard urbain, le transport en commun et la circulation dans l'ouest de l'île, et évaluer les coûts et les avantages internes et externes du projet en utilisant différents ratios pour le redéveloppement, pour le développement et la conservation du secteur, et en tenant compte des aspects environnementaux et des services écosystémiques. Ces études et évaluations ont-elles été réalisées? Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌7:24:01
Oui, merci beaucoup pour votre question. Donc, le projet de transport s'inscrit dans une démarche visant à améliorer la mobilité durable et l'accessibilité aux principaux pôles du secteur. Puis le corridor est toujours en planification, en fait, en tant qu'axe de mobilité active collectives qui relient les bus et les vélos pour mieux desservir la station Kirkland du REM et le Grand Parc de l'Ouest. On est présentement en train d'identifier les prochaines étapes pour justement l'élaboration de ce projet, puis une consultation publique pourrait être possible spécifiquement sur ce corridor ou sur le projet dans son ensemble. Donc, ça reste à être évalué. Merci.
Citoyen·ne7:24:33
Merci beaucoup.
Chantal Rossi7:24:34
Question numéro 5 nous vient de Guy Bacci. Elle se lit comme suit: pourquoi l'arrondissement de Saint-Léonard et la Ville de Montréal se renvoient-ils la responsabilité au lieu de prendre des mesures immédiates pour d'autres inondations. Plus de 3000 résidents ont été inondés 4 années de suite, sont maintenant non assurables, incapables de vendre leur maison et font face à une 5e inondation cette année. Des rapports d'ingénierie depuis plus de 5 ans identifient des solutions, notamment la remise en fonction des stations de pompage jusqu'à la réparation du collecteur Langelier. Cette station fonctionnait auparavant, et les inondations se sont aggravées depuis leur fermeture. Est-ce qu'un des deux paliers prendra ses responsabilités et remettra les stations en marche immédiatement pour protéger nos maisons? Et sinon, qui le fera? Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌7:25:46
Merci, madame la présidente. Je pense que je remercie le citoyen pour sa question. Je pense que nous sommes actuellement, suite à la demande de mon collègue le maire de Saint-Léonard, on est en train de regarder par quels moyens on peut sécuriser les gens qui ont eu les inondations. Je pense qu'il y a plusieurs mesures qui sont en train d'être examinées. Le dossier du collecteur Langelier, c'est un sur lequel on focus notre attention. Ça nécessite, et puis on démarre les analyses pour faire des études cette année même avec un objectif d'être capable de voir par quels moyens on peut accélérer le processus. Entre-temps, on travaille étroitement avec l'arrondissement pour que les citoyens et les citoyennes puissent prévaloir, madame la présidente, avec tous les outils qui qui sont possibles pour qu'eux-mêmes, ils puissent protéger leur maison, leur rue. Des programmes vraiment complexes sont là. Notre administration va ajouter l'argent pour être capable de donner des choix et le financement pour permettre aux citoyens d'embarquer dans cette démarche. Donc, il y a plusieurs mesures qui sont à faire. J'espère que les citoyens vont profiter de ces occasions pour s'assurer que leur rue, leur maison est protégée, mais entre-temps, les autorités publiques vont aussi entamer les mêmes démarches avec un objectif de sécuriser ça avec les travaux visés pour le secteur de l'Angélais, mais qui prendra un certain nombre d'années à réaliser. Merci.
Chantal Rossi7:27:14
Merci. La question numéro 7 nous provient de Pierre-Étienne Rouillard et elle se lit comme suit. Nous habitons La Petite-Patrie depuis 2013. En 2017, nous avons transformé notre duplex en unifamilial et louons une chambre sur Airbnb depuis depuis, toujours en respectant les règles, autorisation municipale, déclaration Revenu Québec et numéro d'exploitation CITQ. Nos visiteurs sont discrets, le voisinage ne s'est jamais plaint, notre studio de 250 pieds carrés n'enlève pas de logement au marché locatif. Le nouveau règlement sur la location court terme nous met en difficulté financière et menace notre capacité à payer taxes et entretien pour notre famille de 4. Nous comprenons la crise du logement et les abus, multiples adresses, logements retirés, parcs locatifs, mais ce n'est pas notre cas. Pourquoi pénaliser les propriétaires honnêtes qui respectent les règles? Proposition, une résidence principale vérifiée par un avis de cotisation, permis de location courte point final. Qui prend? Madame Caroline Braun.
Caroline Braun7:28:32
Oui, alors bonjour monsieur Rouillard, merci beaucoup pour la question. Si c'est dans votre résidence principale, en théorie il devrait pas y avoir de difficulté pour vous pour louer cette chambre-là. Ceci dit, actuellement le règlement en vigueur permet une location de 90 jours. Ce qu'on s'est engagé à regarder nous durant la campagne électorale, c'est c'était de permettre une certaine flexibilité, c'est-à-dire 90 jours, mais peu importe c'est quand dans l'année. Présentement, le règlement est toujours en vigueur. On a l'intention de l'analyser, de voir ce qu'on peut faire avec. Ça se fait pas en criant ciseaux. C'est un dossier qui est suffisamment important pour qu'on prenne le temps de le faire avec diligence. Et évidemment, lorsque, lorsque on trouvera la manière d'avoir les outils pour pouvoir faire la vérification modification, de la modification qu'on suggère, c'est-à-dire 90 jours, peu importe quand, eh bien, on procédera à la modification réglementaire. Merci beaucoup.
Chantal Rossi7:29:26
Merci. La question numéro 7 nous provient de Jessica Faraone et elle se lit comme suit. Je vois que certains travaux sont prévus au Parc Sauvé à Montréal-Nord 2027-2028. Le projet fait partie d'une initiative visant à améliorer l'accès aux toilettes et à la qualité des parcs locaux. Nous avons un super beau et grand parc, mais aucun module de jeux potable pour les enfants. Est-ce qu'il est prévu d'améliorer le module de jeux du Parc Sauvé, car il est très désuet et en partie non fonctionnel depuis 2 ans? Madame Christine Black.
Christine Black7:30:04
Oui, merci, madame la présidente. Merci à la citoyenne pour la question. Alors, j'ai pu valider aujourd'hui auprès de l'administration si certains travaux ont étaient prévus au parc Sauvé. Effectivement, on sait entre autres que nous avons une glissade qui est présentement brisée. Elle est donc condamnée pour le moment et la directrice de l'arrondissement m'a confirmé qu'elle était en commande. Alors, en ce qui concerne la glissade, ce sera effectivement réparé dans les prochaines semaines dès qu'on la recevra. Et concernant le parc, effectivement, il y a des investissements importants qui sont prévus, qui doivent commencer dans les prochains jours. Je pense entre autres à l'aire d'exercice canin qui doit être implantée dans le coin nord du parc tout prochainement. Alors, pour le reste, bien entendu, on vous invite à consulter le conseil d'arrondissement ou les différents réseaux sociaux de l'arrondissement justement. Merci.
Chantal Rossi7:30:53
Merci beaucoup. Prochaine question, question numéro 8, nous provient de Michel Tsumbu et elle se lit comme suit. Je suis propriétaire d'un condo sur la rue Préfontaine à proximité des maisons de chambres situées sur la rue Moreau. Nous faisons face à un sérieux problème de salubrité. Étant donné que ces chambres sont louées à la semaine, des ordures sont régulièrement déposées devant notre propriété, et ce, à n'importe quel moment de la semaine, sans respecter les jours de collecte. Nous avons déjà fait appel à la Ville à plusieurs reprises. Toutefois, les interventions se sont limitées à l'opposition de de, à l'opposition d'étiquettes sur les sacs à ordures sans réelle démarche de responsabilisation des occupants ou des propriétaires concernés. Cette situation persistante engendre des problèmes d'insalubrité, augmente la tension dans le voisinage et comporte un risque réel de confrontation entre les résidents. Nous souhaitons donc savoir quelles mesures concrètes la Ville entend mettre en place afin de résoudre durablement ce problème de salubrité et s'assurer et d'assurer le respect des règlements municipaux dans ce secteur? Madame Chantal Gagnon.
Citoyen·ne7:32:13
Oui, alors merci beaucoup pour votre question.
Christine Black7:32:16
En tant que mairesse de votre arrondissement, je suis très sensible à vos préoccupations.
Julie-Pascale Provost7:32:21
Alors, on a rétabli la collecte des ordures ménagères à chaque semaine du mois de mai à octobre.
Citoyen·ne7:32:30
Alors, ça va permettre d'améliorer la propreté de l'arrondissement.
Julie-Pascale Provost7:32:34
Aussi, en plus de cette mesure-là, on a restructuré les secteurs, puis de cette façon-là, ça va être de plus en plus efficace.
Chantal Rossi7:32:43
Et ça va nous faire plaisir de faire un suivi avec vous spécifiquement pour cette adresse.
Citoyen·ne7:32:49
Merci.
Voix 4N7:32:50
Merci.
Chantal Rossi7:32:51
La question numéro 9 nous provient de Robin Boisvert et elle se lit comme suit. Il manque un lien cyclable protégé axe nord-sud entre l'est du Plateau-Mont-Royal et Rosemont. Dans l'ouest du Plateau, il y a 5 lignes cyclables protégées axe nord-sud: Saint-Urbain, Saint-Laurent, Saint-Denis, Saint-Hubert, Christophe-Colomb. Et ensuite, dans l'est, rien à Papineau, De Lorimier, Iberville. Est-ce possible d'inclure l'avenue, l'avenue De Lorimier dans le plan directeur vélo de Montréal? C'est la première étape pour étudier un projet. C'est extrêmement dangereux d'emprunter le viaduc De Lorimier à vélo, aussi sur Papineau et encore pire sur Iberville. Il est toléré de rouler sur les trottoirs dans le viaduc De Lorimier, mais c'est très étroit d'y rouler en slalom entre les piétons. Dans les parties couvertes. Énorme risque d'accident. Au conseil d'arrondissement du Plateau, on vous dit de poser la question à la Ville Centre. Madame Soraya a déclaré au Sommet Climat Montréal, la transition passe par des choix structurants. Ça inclut les lignes cyclables sécures et protégées dans les viaducs entre deux quartiers. Monsieur Alan De Sousa.
Alan DeSousa ◌7:34:14
Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Boisvert, pour votre question. Vous avez raison que si, en tant que ville, on veut que les corridors de mobilité active soient utilisés par les divers usagers d'une façon sécuritaire, il faut que tout le monde trouve leur intérêt, dont les vélos, les piétons, et ce réseau doit être planifié et sécuritaire pour tout le monde. La traversée que vous faites mention, la traversée au passage inférieure sur la rue De Lorimier, déjà inscrit dans le plan de vélo d'agglomération de la Ville de Montréal, mais cependant, il n'a pas été priorisé parce que les projets de maintien des actifs ont été proposés, comme viaduc Christophe-Colomb, ceinture Hubert et autres. Mais, comme vous avez fait mention, on vise le travail des améliorations qui vont être apportées au viaduc Papineau, actuellement en travaux, pour le cheminement des cyclistes et des piétons. Merci.
Chantal Rossi7:35:10
Merci beaucoup. Prochaine question numéro 10, elle nous vient de Amayas Touhabi et elle se lit comme suit. Bonjour, je souhaite signaler l'état très préoccupant de la chaussée sur la rue Henri-Bourassa entre la jonction de la rue Sherbrooke et la 40e avenue dans le secteur de Pointe-aux-Trembles. Cette section est extrêmement détériorée avec plusieurs nids-de-poule très profonds qui ressemblent à de véritables cratères. Ils sont souvent impossibles à éviter, ce qui oblige les automobilistes à zigzaguer, créant une situation dangereuse pour la circulation. Le problème existe dans les deux directions, autant vers l'est que vers l'ouest, et rend cette portion de route difficile à emprunter. Les années précédentes, des réparations temporaires étaient au moins effectuées pour boucher les trous. Cette année toutefois, cela fait des mois que la situation persiste sans intervention. Il s'agit pourtant d'une artère principale très fréquentée. Une inspection, une inspection et des réparations durables seraient nécessaires afin d'assurer la sécurité des usagers.
Marie Plourde ◌7:36:22
Merci.
Chantal Rossi7:36:22
Monsieur Luis Miranda.
Alex Norris7:36:26
Merci, madame la présidente. On vous entend, on comprend votre frustration. Soyez assurés que notre objectif, c'est de fournir du colmatage aux arrondissements. Je vais vous rassurer que pour 2027, le DGSA, avec le PCPR pour 2027, le tronçon de rue que vous nous parlez va être refait au complet, c'est-à-dire de la 36e Avenue jusqu'à la rue Sherbrooke. Ce qui va inclure automatiquement aussi la 40e avenue. En attendant, nous allons demander à l'arrondissement de s'assurer qu'ils font le colmatage nécessaire dans le secteur. Merci.
Marie Plourde ◌7:37:04
Merci.
Chantal Rossi7:37:04
Question numéro 11, elle nous provient de Donovan King et elle se lit comme suit. I run a tourism business and I want to hire indigenous tour guide, guide, but I cannot even find one who has a City of Montreal permit under Bylaw G2. The city's 2020 and 2025 strategy for reconciliation with Indigenous peoples stated would promote partnership with Indigenous tourism organizations in the community, especially the Mohawk, to create sightseeing tours of Montreal that include the Indigenous perspective and are facilitated by accredited Indigenous guides. My question is, it is currently legal to hire Indigenous tour guides in the City of Montreal, and if not, what should I do as a tour operator promoting truth and reconciliation? Vana Nazarian.
Voix 5E7:38:17
Thank you, Mr. King, for your question, and thank you for raising this important issue which relates directly to our commitments towards Indigenous truth and reconciliation. We have been made aware in recent weeks by yourself and others in your field of the challenges surrounding the accreditation of tour guides in Montreal, and you are right, there is a structural issue when it comes to obtaining certification as a tour guide. I want to reassure you that we are actively working on the file to find ways to address the question of accessibility to the certification, for example. In this regard, thank you once again for sharing your concerns. Which help us better be informed and enriches our reflection. And finally, as you have stated, I reiterate that we aim to make Montreal a model for respectful and inclusive Indigenous tourism, and your initiative certainly helps us contribute to that. Thank you.
Chantal Rossi7:39:26
Merci beaucoup. Question numéro 12 nous provient d'Antoine et elle se lit comme suit. Pouvez-vous nous préciser quels sont exactement les coûts et frais associés à l'obtention d'un permis de terrasse pour la saison en cours pour les restaurateurs au centre-ville? Monsieur Leslie Roberts.
Leslie Roberts ◌7:39:46
Merci, madame la présidente, et merci Antoine pour la question. Effectivement, c'est des bonnes nouvelles pour les restaurateurs de centre-ville. L'annonce a été faite la semaine passée par la mairesse, moi-même et Effie Giannou aussi. La réduction du prix des permis de terrasses pour soutenir les restaurateurs de centre-ville jusqu'en 2030. Voici les détails en bref. Le nouveau tarif sera ainsi de 12$ le mètre carré dans la zone des affaires située dans le secteur Sherbrooke, Notre-Dame, Saint-Urbain et Drummond. Dans le reste d'arrondissement de Ville-Marie, le tarif des permis de terrasses pour la saison s'élève à 6$ le mètre carré. Et comme la mairesse l'a dit à la conférence de presse, c'est un bon exemple, Un restaurateur qui aurait une terrasse sur la rue Sainte-Catherine-Ouest par saison, ça lui coûtait 11 000$ l'été passé. Avec les nouvelles mesures, cette terrasse va lui coûter 1 400$. C'est des bonnes nouvelles bien appréciées par le restaurateur. Si vous voulez plus d'informations, vous pouvez me contacter. Merci.
Chantal Rossi7:40:57
Merci beaucoup. La question numéro 13 nous provient de Nissa Le Céleur, et elle se lit comme suit. As someone who works in the tourism industry, the Grand Prix is our most important weekend of the year. As we all know, there are a multitude of open construction sites in the city that will run during that weekend, namely on Sainte-Catherine. Construction has been a growing and promoted complaint amongst tourists. Here is my question: is there any plan in place to cover up the construction sites in the core, and how are we going to make Montréal, more specifically downtown and the whole port, presentable to the world when all eyes are on us? I was there a few days ago and visible one open pits, metal fencing everywhere is not a good look. Paris, New York, and other major cities either have opaque fencing paneling or have some sort of design on them at work covering large construction zone. Optics are immensely important to maintaining our place as a destination for racegoers when there are now 3 other options in North America? Leslie Roberts.
Claude Pinard ◌7:42:36
Voilà.
Leslie Roberts ◌7:42:38
Merci, Madame la Présidente. Thank you for your question, and absolutely we agree optics are very much part of what have to be addressed when it comes to the F1 in particular. And the good news is we had cleanup crews on the scene even earlier, 2 weeks earlier this year. So already downtown in particular is looking better than it has in previous years. As far as long-term or bigger picture, yes, there is a search for alternatives for orange cones as well. We of course announced our Living Labatoire, which is to optimize best practices that would, among other things, improve the look and ideally speed up the projects long-term, as we announced earlier in the year. We've already cut les chantiers from 2030 to 2029, and hopefully we can do even more going forward. But the good news, in conclusion, is that most of the festivities for the F1, of course, are not affected by the ongoing work. Crescent Street is one area that is very much going to be alive, as well as Parc Jean-Drapeau. And yes, Montréal will be in a position to be able Host the world as always. Thank you for your question.
Chantal Rossi7:43:42
Merci. La question numéro 14 sera la dernière question. Elle nous provient de André P. et elle se lit comme suit. Bonjour, je souhaite signaler une situation préoccupante près du parc Mohawk, aux abords du terrain de soccer ainsi qu'à l'est de la voie ferrée. Les grillages logeant la voie ferrée sont endommagés. À plusieurs endroits permettant un accès facile au rail. Des adultes, mais aussi des enfants, traversent régulièrement les voies en pleine journée, ce qui représente un risque sérieux d'accident. Je m'interroge sur les raisons pour lesquelles la sécurité des lieux n'est pas assurée. Pouvez-vous nous indiquer les mesures prévues pour corriger rapidement cette situation? Cordialement.
Élise Tanguay7:44:35
Merci beaucoup pour la question. Ça nous permet d'être au fait d'une situation potentiellement dangereuse. Il faut savoir que la clôture qui longe la voie ferrée est sous la responsabilité du CN, donc assez rapidement l'arrondissement va entrer en contact avec le CN pour les mettre au fait de la situation. Et leur demander d'intervenir. Ceci dit, je sais pas à quel moment vous avez posé votre question en ligne, mais je vous invite, quand vous constatez une situation qui peut apporter des risques pour la population, à nous le faire savoir via le 311. Ça nous permet d'avoir l'information rapidement et d'intervenir rapidement. Alors, merci pour votre question encore une fois.
Chantal Rossi7:45:21
Merci beaucoup, madame Blanchet. Alors, sur la question qui mettait fin à la période de questions. On remercie tous les citoyens et les citoyennes qui y ont participé, que ce soit de manière présentielle ou à distance. Je demanderai à la technique de remettre s'il vous plaît les noms au tableau pour qu'on puisse reprendre l'ordre où on en était dans l'ordre du jour, c'est-à-dire pour la motion 6501, les interventions La 02, je m'excuse, la motion 6502. Alors, madame Caroline Braun, de toute évidence.
Caroline Braun ◌7:46:01
Merci, merci madame la présidente. Donc, madame la présidente, chers collègues, on partage tous la responsabilité fondamentale comme élu d'assurer une saine gestion rigoureuse, transparente et responsable des fonds publics. Ainsi que des actifs municipaux. Le secteur Namur-Hippodrome fait partie des grands sites montréalais qui ont un potentiel immense, mais qui n'ont jamais pu se développer, entre autres parce qu'il n'y a pas d'infrastructure. Il y a eu plusieurs années de discussions, de consultations, d'analyses, de travail collectif, puis en 2024, la Ville a adopté le plan directeur d'aménagement et de développement. Ce plan-là vise la création d'un quartier complet, dont 20 000 logements, avec 50% de logements hors marché. Dans ce projet-là, il y a énormément d'investissements publics. 130 millions du gouvernement fédéral, comme ça a été mentionné tout à l'heure. 190 millions de dollars de la Ville qui est prévu au PDI. Et ces investissements-là, ils vont permettre de débuter la première phase des travaux. Après analyse de la motion présentée, on pourra pas l'appuyer. Pas parce que les préoccupations sont pas légitimes, mais parce qu'elles reposent sur des prémisses qui reflètent pas vraiment la réalité du projet. D'abord, pour livrer ce projet-là, oui, la Ville a choisi de confier le développement du site à Gallo, qui est un organisme à but non lucratif. C'est une approche différente. Innovante, qui vise quand même à la base à accélérer la mise en œuvre du projet qui est attendu depuis vraiment longtemps. On l'a nommé tout à l'heure, c'est une première à Montréal et c'est un modèle qui va pouvoir être importé ailleurs. Contrairement à ce qu'on a sous-entendu dans la motion, la Ville, elle a établi auprès de Gallo des garanties qui sont hyper claires afin d'assurer que d'abord le développement se fasse plein respect du plan directeur. Et évidemment, l'arrondissement Côte-des-Neiges va continuer d'exercer pleinement ses pouvoirs. Par exemple, c'est elle qui va continuer à émettre des permis dans l'ensemble du projet. De plus, de plus, c'est le service de l'urbanisme de la Ville de Montréal qui gère le dossier et c'est lui qui va s'assurer qu'il y a le respect de la vision du plan. Et que l'ensemble des exigences et des normes municipales soient maintenues, entre autres et en particulier en matière d'infrastructures. On est toujours en attente de l'adoption du projet de loi 22. Avec ce projet-là, il va y avoir certaines mesures qui vont s'appliquer. La Ville va céder les terrains de l'hippodrome qui sont voués au développement à Gallo par phases. Gallo va détenir les terrains uniquement pour la période qui est nécessaire pour le développement, pour la desserte en infrastructures. Une fois que les infrastructures vont être développées, ces terrains-là vont être cédés à celui qui va le développer pour qu'on puisse justement livrer des projets, entre autres, des projets hors marché, des habitations abordables et sociales. Durant la période transitoire, qui est vraiment limitée dans le temps, Gallo va bénéficier, sous réserve évidemment des modifications législatives qui sont viennent, d'une exemption des taxes foncières. C'est cohérent avec son statut, puis surtout c'est cohérent avec l'objectif de développer plus rapidement. Dans le fond, là, tout ce qu'on veut, c'est trouver une solution pour livrer plus rapidement du logement. Quand les travaux d'infrastructures vont être développés, donc, Gallo cède les terrains à ceux qui vont les développer pour qu'on puisse démarrer les projets immobiliers. Ce qui est important de noter aussi, c'est que le transfert des subventions fédérales et le versement des autres formes d'aides nécessaires au développement vont s'inscrire dans un cadre qui va être hyper balisé et qui va être conforme aux lois applicables. Sur le plan de la gouvernance, oui, c'est différent, oui, ça s'est pas fait à date dans la Ville de Montréal, puis on l'assume à 100% ce choix-là. C'est un modèle qu'on dit innovant puis qui est rendu possible uniquement parce qu'il est encadré dans le cadre d'un projet de loi, le projet de loi 22, je l'ai nommé tout à l'heure.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌7:50:19
Voilà.
Caroline Braun ◌7:50:22
Sur le plan de l'intégrité puis de la transparence, Gallo va être assujetti à la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels ainsi que la Loi sur les contrats des organismes municipaux. Il y a donc déjà tout un cadre qui est prévu dans ces lois-là pour protéger le public et les investissements. Il y a un cadre spécifique qui est prévu en matière d'éthique et de déontologie. Évidemment, on est en faveur à ce que les membres de la Commission sur les finances et de l'administration invitent annuellement Gallo, et ce dès qu'il y aura la cession du premier terrain, pour s'assurer d'une reddition de comptes rigoureuse, transparente, puis surtout qu'on continue à analyser l'avancement du projet et l'utilisation des fonds publics. Évidemment, mes collègues de la CFA pourront faire le travail approprié à ce moment-là. GALO, c'est pas un organisme paraluminal au même titre que la Société Jean Drapeau, la Société d'habitation du développement de Montréal. Donc, en conclusion, les éléments qui sont soulevés par la motion sont pour l'essentiel déjà gérés, déjà pris en compte par des mécanismes qui sont existants. Et la motion laisse croire qu'il y a un certain risque qui, en réalité, sont déjà encadrés. Et surtout, cette situation-là nous permet de répondre plus rapidement à la crise du logement. On n'a plus le luxe d'attendre, on n'a plus envie d'attendre, on a besoin de logements maintenant. Puis notre responsabilité, c'est d'agir, d'être flexibles tout en étant pleins de rigueur, en étant transparents, mais aussi en étant innovants. Pour toutes ces raisons, on réaffirme notre engagement envers une gouvernance saine et responsable, mais on n'appuiera pas la motion. Le projet, c'est un levier important pour Montréal. Ça va augmenter significativement l'offre de logements, ça va favoriser la mixité, sociale, on va requalifier un vaste secteur stratégique au cœur de la métropole, on va toujours travailler en collaboration avec l'arrondissement Côte-des-Neiges. Merci beaucoup.
Chantal Rossi7:52:18
Monsieur François Limoges. Voilà, moi je suis l'ordre qui est là, Élise Tanguay. Monsieur Pinard. Madame Tanguay. OK, Madame Tanguay, allez-y.
Élise Tanguay7:52:41
Merci, Madame la Présidente. Je suis contente d'entendre plusieurs choses que ma collègue a nommées. J'en reste avec une impression de pas tout à fait comprendre pourquoi on n'adopte pas cette motion-là, considérant qu'il y a de l'ouverture à plusieurs égards. S'il y a certains certaines prémisses qui sont pas les bonnes. Si on doit barrer les exemples qui sont donnés, par exemple le parc Jean-Drapeau ou la SHDM, barrons-les les exemples, il n'y a pas de problème. On s'apprête à développer l'équivalent de la ville de Boucherville sur le territoire de la ville de Montréal. J'ai bien peur, puis je comprends que les intentions sont bonnes de se conformer aux lois applicables, néanmoins c'est tout de même la moindre des choses. Je pense qu'on peut s'attendre à être à élever la barre un petit peu. C'est pas suffisant, ça nous semble bien mince. Si toutefois c'était effectivement une ville à part entière qui se développait, eh bien, à chaque fois qu'il y avait, à chaque fois qu'il y aurait des sommes qui devaient être déboursées, décaissées, s'il y avait des contrats, ben, il y aurait un conseil d'arrondissement, il y aurait un conseil de ville qui voterait ces montants-là. Cette fois-ci, ce sera pas le cas, ce sera une OBNA qui aura sa propre gouvernance dont on ne sait rien pour l'instant, un OBNL qui par ailleurs à ce jour n'a pas encore le nombre légal d'administrateurs au registre des entreprises. On est tout à fait d'accord et même à l'aise avec l'idée qu'une OBNL se dote, soit le véhicule pour développer l'hippodrome. Néanmoins, le fait que cette OBNL soit assujettie à à la loi sur les contrats, loi sur les organismes municipaux, ça nous semble encore une fois bien mince comme garantie. Si toutefois il existe un contrat, s'il existe des garanties, c'est ce que j'entends qu'on en a, pourquoi ne pas les rendre accessibles, transparents? Comment, pourquoi on ne peut pas avoir accès à ces informations-là, à ces garanties-là qui sont offertes par le groupe Gallo? On a parlé de limiter dans le temps aussi la durée de l'exemption de taxes foncières sur le terrain. Notre motion fait exactement ce travail de demander à quel moment ce sera la fin des exemptions, pour des exemptions de taxes, et particulièrement si et quand des terrains sont vendus à des promoteurs privés qui, selon les lois applicables justement, notamment celle sur l'interdiction de subventions municipales, ne peuvent pas bénéficier de subventions. Donc ce sont des éléments qu'on introduit dans la motion. Donc à ce moment-ci, moi je m'explique bien mal que l'administration ne souhaite pas aller de l'avant avec cette motion qui tabifiait quelques exemples ou prémisses qui ne sont peut-être pas les bonnes. Si on est d'accord pour la CFA, si on est d'accord pour une gouvernance qui soit transparente, qui soit solide et qui soit responsable, bien, allons de l'avant, puis j'invite les collègues à réviser leur position.
Voix 5E7:55:52
Merci.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌7:55:54
Merci.
Chantal Rossi7:55:54
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌7:56:00
Madame la présidente, merci beaucoup. Convaincu que ma réponse aurait été différente juste avant le souper, j'avais très faim, j'ai pu prendre beaucoup d'énergie. Écoutez, je sais pas par où commencer, bien franchement. J'ai énormément d'informations à partager aux collègues et commencer par dire que Boucherville a 42 000 habitants. On parle de 10 000 portes sur l'aspect de Bluebonnet, donc Gallo, c'est Bluebonnet, c'est pas l'ensemble de QND, donc 10 000 portes, 4,2 personnes par porte, ça n'existe pas à Montréal, même si la typologie a été pensée en fonction d'avoir plusieurs logements, 5, 6, 7 et demi, pour considérer le type de ménage qu'il y a dans la Côte-des-Neiges. Et on est arrivé à ça comment? On est arrivé à ça parce que les premières personnes qui se sont prononcées sur le type de logement qu'on avait besoin dans ce secteur-là, ce sont la communauté. Donc, c'est la CDC Côte-des-Neiges qui a mené, qui avait un comité Bluebonnet Hippodrome qui existait depuis 7-8 ans, donc un organisme communautaire qui faisait ça. Et eux avaient mené plusieurs consultations, puis c'était important pour nous de partir de cette mobilisation citoyenne. Mais avant ça, je dois vous dire qu'également, il y a une des raisons pour lesquelles je suis allé en politique, j'ai accepté de venir en politique. Il y avait ça, puis je trouvais que Montréal faisait dur, bien franchement. Je trouvais qu'on était rendu à un moment où il fallait, je voulais apporter ma contribution sur l'itinérance, la propreté, la sécurité, tout ça, d'avoir l'opportunité de travailler avec madame la mairesse et d'avoir l'opportunité de travailler sur Galop. Donc c'était important pour moi, dans mon ancien emploi, on voyait les impacts de la crise du logement tous les jours, on voyait le manque de logements disponibles pour les personnes dans les premiers et deuxièmes quintiles, on voyait également la possibilité qu'on avait de faire des interventions structurantes pour ces personnes-là, mais surtout, madame la présidente, je me suis fait dire non pendant 6 mois de temps par l'administration. 6 mois de temps à me faire dire, ça ne marchera pas ton affaire Pinard. Alors moi je disais, donnez-moi le terrain. J'étais président d'un organisme bien connu qui n'était pas dans le développement immobilier, mais nous on voyait la crise du logement, comme je le mentionnais tantôt, puis j'ai dit, donnez-moi le terrain et moi je vais aller voir la communauté puis on va le développer. Il m'a dit absolument, totalement impossible, entre autres en raison du coût des infrastructures qui était estimé bien au-delà du million de dollars à l'époque. Et on me disait, ça sera absolument impossible, il n'y a pas d'eau sur le site, il va falloir prendre l'eau, la passer en dessous de décaries, on n'y arrivera pas, dadadada. De toute façon, l'administration qui était en place à l'époque était déjà au pouvoir depuis 4-5 ans dans ces premières conversations-là, il n'avait à peu près pas fait bouger l'aiguille là-dessus. D'ailleurs, j'ai été un peu surpris d'entendre le nom de certaines personnes qui, on a dit tantôt, avaient contribué. Moi, je ne les ai pas vues. Dans les années, 4 ans, 3 ans et demi que j'ai été impliqué dans le projet, je n'ai jamais vu un élu politique une rencontre de développement de ce projet-là, jamais, jamais. Donc, vous savez, la gloire, ça n'a jamais élevé qui que ce soit, ça, des fois, ça ressique du vide, ça maquille en importance pour ceux qui n'ont pas nécessairement contribué ou construit. Alors, dans ce dossier-là, c'est la société civile qui s'est mise au travail. Naturellement, le groupe Gallo au début était— s'appelait pas Gallo, c'est un jeu de mots qui a été sorti par l'administration au moment où ils ont décidé de scooper l'annonce pour avoir l'air à l'action un peu. Ils ont sorti le nom avant même que les bénévoles qui travaillaient sur le dossier depuis un an et demi soient au courant. Correct, c'était leur prérogative, vous allez me dire, ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Alors, mon point ici, c'est de dire que la société civile s'est mobilisée. Je suis allé voir l'actuel président de la Société Gallo à qui j'ai dit, il faut casser le modèle, littéralement casser le modèle. Quelques semaines plus tard, j'écrivais une chronique dans la presse où je disais, ce serait intéressant que le Québec ait pour une fois une ou un ministre dédié à l'habitation. 100% dédiée à l'habitation. Le premier appel que cette ministre de l'Habitation a reçu après sa nomination, c'est de Pierre Boivin et de moi. Elle était dans sa limousine de retour de Québec, s'en venait à Montréal et on lui a dit, on a le projet qui va marquer la carrière politique que tu feras en habitation, et ce projet-là, c'était Galop. À ce moment-là, on avait déjà les organismes communautaires, GRT, on avait promoteurs immobiliers, on avait le gouvernement provincial, fédéral à qui on parlait, zéro de la Ville de Montréal, absolument zéro de la Ville de Montréal. On a fini par avoir un beau 22 décembre sous la neige, petit déjeuner ici, restaurant que je connais maintenant parce que je travaille dans le coin, où on s'est fait dire, ouais, c'est pas payant, ça devrait fonctionner. Et là, la Ville de Montréal a décidé d'embarquer un peu sur la pointe des pieds, Et de venir voir ce qui se passait. Pendant ce temps-là, la communauté faisait son travail. Ils ont, je me souviens distinctivement qu'on a financé l'embauche d'une personne qui pouvait faire des chiffres pour la communauté, donc pour que la communauté puisse se sentir à l'aise avec le modèle financier. Dans un modèle financier qui prévoyait tant du logement abordable que du logement social. Qui permettait aussi d'avoir les concepts d'accessibilité universelle intégrés immédiatement dans le projet et de faire en sorte que des chiffres fonctionnent. Pourquoi? Pour pouvoir intéresser, oui, les GRT, les groupes communautaires de logement, mais également éventuellement des constructeurs privés, ces gens qu'on aime donc démoniser, mais qui sont parfois très, très efficaces et dont on a véritablement besoin pour arriver à régler cet enjeu-là, comme tous les enjeux d'ailleurs, parce qu'il n'y a pas une institution, un gouvernement, une personne, un organisme communautaire qui seul a la solution. Très, très clair. Donc, ça a été lancé et je sais pas si madame Brière le savait, mais madame la présidente, ça a été lancé en 2024, le 19 avril 2024, donc c'est comme si on fêtait 2 ans de cette, 2 ans où Pierre Boivin, qui était le président, a dit à la fin de son speech, on serait pas ici si ce n'était du président de Centraide, Claude Pinard. Donc, encore là, on s'en fout un peu, bien franchement. Ce qui est important, c'est qu'actuellement ça avance et qu'on soit capable de le faire. On met beaucoup en doute la question de Gallo ou le modèle. Alors moi, quand je me fais dire que quelque chose n'est pas faisable, naturellement, ça devient la motivation. On a trouvé une façon de le faire, on a trouvé une façon d'aller créative, innovante, qui va peut-être même servir dans d'autres grands projets qu'on a. Bridge Bonaventure, que vous connaissez tous et toutes. Bridge Bonaventure, mesdames et messieurs, il n'y a pas de deal, il n'y a pas d'entente actuellement avec les développeurs du site quant aux prérequis, quant aux exigences, quant aux infrastructures, mais il y a déjà des projets qui ont été annoncés par l'ancienne administration. Je ne sais pas comment ils vont faire ça, je veux dire, peut-être qu'elle Les tuyaux sont tombés du ciel peut-être, je sais pas. Mais nous, on a donc développé un modèle qui permet d'être répliqué dans d'autres grands projets d'infrastructure à un moment où les finances de la Ville sont très serrées. Wow! C'est pas facile, madame la présidente, pour l'opposition de se lever et de dire, ça n'a pas d'allure cette affaire-là. C'est pas ça qu'ils disent vraiment, ne mets pas de mots dans leur bouche, je pense qu'ils sont d'accord fondamentalement. Ils posent des questions. Mais tu sais, une société dédiée, je vais vous donner 2 exemples montréalais. D'ailleurs, la Société Agile est la coquille qui a servi à créer Société Gallo. Savez-vous ce qu'elle a fait, la Société Agile? Le partenariat du quartier des spectacles. C'est le modèle qui a été utilisé. Savez-vous ce qu'elle a fait avant? Elle a fait le Quartier international de Montréal. Donc ça, c'est un modèle prouvé de gouvernance qui fonctionne. Et naturellement que la Ville est impliquée. Si Gallo est en mesure d'aller chercher des subventions fédérales, provinciales, la Ville de Montréal est là également, non seulement juste comme subventionnaire éventuel ou contributeur. Je n'ai pas les fins détails, je ne suis plus sur le conseil d'administration de la société, je l'étais avant de me lancer en politique. Naturellement, avec les services, on discute, on sait exactement, très bonne idée du plan, Mais donc, la Ville est là pour s'assurer que ça va se réaliser. Donc, les inquiétudes qui sont soulevées ici ne sont pas justifiées quant à un manque de transparence, puisque si la Ville contribue, si la Ville met au jeu quoi que ce soit, imaginez-vous donc que ça va se faire dans le cadre soit d'un programme existant, soit des règlements. Quand on parle de règlements, on parle de comité exécutif, on parle de conseil municipal, donc l'information sera là. Ce qui est difficile actuellement, j'en conviens, pour les personnes de l'opposition, c'est de regarder une administration qui arrive, qui a contribué à mettre ce projet-là sur pied et qui, elle, va livrer la marchandise. Et c'est ça qui est important ici, livrer la marchandise, pas pour une réélection, pas pour pouvoir l'écrire dans notre CV, mais pour s'assurer que des personnes vulnérables vont avoir accès enfin à des logements sur un terrain qui est libre depuis 2012, sur lequel la Ville a une main depuis 2012. Alors, en conclusion, madame la présidente, en conclusion, moi je me couche le soir en me disant on va faire la différence dans la vie, non pas 42 000, 30 000, 32 000 personnes, on va faire la différence. Pourquoi? Parce qu'on s'est mis au travail et on s'est dit on doit innover sur la façon de faire, on doit innover sur qui sera autour de la table, et c'est ce qu'on va faire, madame la présidente, et je suis très fier et ça va me faire plaisir de voter contre la motion de l'opposition.
Chantal Rossi8:07:05
Merci. Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌8:07:19
Madame la présidente, vous allez me pardonner un petit détour. Je vais parler de la motion, je veux juste en parler dans un angle moins habitation. Mes réflexes, d'ex-leaders vont ressortir. Voici un cas extraordinaire où, en 2 interventions, j'entends les responsables de l'administration dire, on est essentiellement d'accord avec toutes les intentions de la motion, mais on va voter contre parce qu'on ne l'a pas super bien lue et qu'on n'a pas super bien compris l'intention de la personne qui l'a déposée. Et c'est absolument fascinant parce que moi, j'ai écouté le discours de ma collègue Émilie Brière, J'ai lu la motion, puis qu'est-ce que j'ai lu? Puis si j'avais été leader de la majorité quand j'étais, quand nous étions de l'autre côté de la salle au comité exécutif le mercredi, on discutait bien sûr des motions de l'opposition, on les recevait à l'avance, il y avait une petite période à huis clos, on se la posait. Il y avait un critère très simple qui décidait si on allait voter contre une motion ou si on allait l'amender, c'est est-ce qu'elle semble bien intentionnée cette motion? Parfois c'était maladroit, je dire, ça arrive, les ressources d'une opposition officielle ne sont pas les mêmes que d'une administration, même avec toute la meilleure volonté du monde, les gens ici écrivent des motions, c'était la même chose quand Ensemble Montréal était dans l'opposition, ils écrivaient des motions de bonne foi, des fois pour nous attaquer, puis c'était très correct, des fois on va le faire aussi, mais quand une motion est de bonne foi, ça arrive qu'elle est maladroite, parce que naturellement l'opposition n'est pas branchée sur la haute fonction publique en statutaire à toutes les semaines avec tous les détails d'un dossier. C'est normal, ça fait partie de la chose. Quand on était au comité exécutif, on regardait est-ce que la motion est bien intentionnée ou elle est là pour nous attaquer. Quand elle était bien intentionnée, il y avait une façon assez simple de la traiter, c'est le responsable du dossier appelait le porteur de la motion, puis négociait des amendements pour rectifier ce qui semblait être mal écrit ou avoir été mal compris. Non seulement ça aurait pu être fait, Madame la présidente, mais dans son allocution même, la collègue Brière se lève et dit, peut-être que ma motion n'était pas parfaite, peut-être qu'elle était maladroite, j'aurais bien aimé recevoir des amendements de l'administration, j'attendais ce coup de fil, j'étais prête à les négocier, nous aurions pu adopter une motion consensuelle de bonne foi. Au lieu de quoi, pas de son, pas d'image, madame la présidente. Personne n'a reçu de nouvelles de personne et la motion est traitée comme si c'était un crime de lèse-majesté. Écoutez, monsieur Pinard, on cherche à en tirer de la gloire et à le mettre dans notre CV. A-t-il dit après une intervention de 10 minutes où il a affirmé son rôle majestueux dans la réalisation du projet? Écoutez, il y avait une solution simple, elle est encore possible. Moi, j'invite le leader la majorité à prendre la motion en délibéré, regarder ce qui accroche au niveau du langage auprès de la responsable de l'habitation, de proposer des amendements, puis de revenir avec une motion consensuelle. La bonne volonté est là, elle est très palpable à la lecture de la motion. Il suffit vraiment de la lire pour se rendre compte que c'est pas une motion pour attaquer, c'est une motion pour faire en sorte que ce quartier-là se fasse dans dans le principe même. Quel est le principe que la collègue Brière a énoncé? Que l'OBNL-Gallo, si on reprend, si on devait tout synthétiser le débat, l'OBNL-Gallo devrait avoir des mécanismes de transparence, on devrait s'en assurer, et qu'il représente le plus possible les mêmes personnes morales qui étaient sur la table de travail Gallo, donc d'inclure le communautaire, des élus, etc. Pas sorcier, c'est un dialogue qui peut se faire, des amendements peuvent s'écrire et ça sera adopté à l'unanimité. Je ne vois pas, madame la présidente, le besoin de voter contre une motion qui est faite en toute bonne foi pour s'assurer de la réussite d'un projet. Personne ne cherche la gloire, personne ne cherche à mettre des lignes dans son CV, tout le monde veut que ce projet-là se fasse et de l'aveu même de la porteuse de la motion, elle soulignait que de confier à une OBNL était une bonne idée. Elle soulignait les initiatives réussies de l'administration. Alors, vous pouvez voter contre si vous voulez, l'administration peut voter contre si elle veut, elle va simplement avoir l'air d'avoir échoué une littératie élémentaire d'une motion politique. Moi, j'invite plutôt le leader à reprendre ce dossier-là, et à faire en sorte qu'on arrive avec une motion amendée unanime, soit ce soir, soit au prochain conseil. Je pense que c'est la moindre des choses qu'on doit aux Montréalaises et aux Montréalais. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi8:12:06
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:12:14
Merci, madame la présidente. Tel qu'expliqué par ma collègue responsable de l'habitation, puis le présidente du comité exécutif, les membres de l'administration vont voter contre la motion qui a été présentée par l'opposition en 65.02.
Chantal Rossi8:12:28
Madame Brière, je vous rappelle qu'il vous reste 30 secondes.
Émilie Brière8:12:31
J'en suis tout à fait consciente, madame la présidente. Au terme de ce débat qui ne m'a absolument pas permis de comprendre exactement ce qui retenait l'administration d'adopter une motion qui visiblement ne fait que répéter et donner l'assurance publiquement aux Montréalais que des précautions qui, semble-t-il, ont déjà été prises continueront d'être prises, j'invite mes collègues à soutenir cette motion et à simplement garantir aux Montréalais que le plus grand projet de développement immobilier de l'Île-de-Montréal sera géré avec transparence, avec rigueur, et ceux qui ne souhaiteront pas adopter cette motion devront vivre avec le message qu'ils enverront aux Montréalaises et Montréalais. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi8:13:21
Madame la leader de l'opposition.
Marie Plourde ◌8:13:23
Merci beaucoup. Alors, donc, je vais demander quand même le vote nominal malgré tout. Tout d'un coup, il y aura un spasme de l'autre côté.
Voix 5E8:13:32
Merci.
Chantal Rossi8:13:34
Alors, s'il vous plaît, on va ouvrir.
Marie Plourde ◌8:13:35
Appuyé par monsieur Limoges.
Chantal Rossi8:13:37
Merci. On va ouvrir les portes. Et sonner les cloches. On ferme les portes s'il vous plaît. Merci beaucoup Monsieur le greffier.
Greffier (appel nominal) ◌8:14:59
Oui, madame la mairesse. Monsieur Pinard. Madame Black. Monsieur Salem. Monsieur Devaux-Guizani. Monsieur Hénault-Ratelle. Madame Rousseau-Bélanger. Monsieur De Sousa. Madame Brown. Monsieur Langevin. Madame Gagnon. Madame Moreau. Monsieur Teodorescu, Madame Valenzuela, Monsieur Baiz, votre contre, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Giannou, votre contre, Monsieur Roberts. Madame Théroux-Séguin. Madame El-Korbi. Monsieur Esposito. Madame Mohsen. Monsieur Miranda. Madame Varela. Monsieur Pelletier a voté contre, Madame Zuniga Ramos a voté contre, Madame Provost, Monsieur Péry, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà, Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McCray, Monsieur Ouellet, Madame Fournier, Madame Blanco, Madame Beauvais, Madame Wong, Monsieur Pauser, Monsieur Lalonde vote pour, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Moussaou-Moueri, Monsieur Limoges, Madame Doyon, Monsieur McQueen, Madame Aubard, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myrand, Madame Caruallanqui, Madame Brière, Madame Villain, Monsieur Downey. Madame Tanguay, Madame Beauregard, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Hénault, Monsieur Barone.
Chantal Rossi8:18:07
On ouvre les portes, s'il vous plaît.
Greffier (appel nominal) ◌8:18:37
Madame Caruallanqui vient de notifier qu'elle votait pour.
Chantal Rossi8:18:48
Alors, contre, 37, pour, 23. La motion est rejetée. Madame Marie Plourde, on va vous demander de passer à la prochaine motion.
Marie Plourde ◌8:18:58
Merci beaucoup. Alors, on revient à la 60, dans la motion 6501. Alors, c'est une motion pour le maintien et le renforcement des mesures encadrant les locations de courte durée afin de protéger les locataires de la métropole. La motion sera présentée par madame Élise Tanguay et sera appuyée par monsieur Alex Norris.
Chantal Rossi8:19:19
Madame Tanguay.
Élise Tanguay8:19:21
Merci beaucoup, madame la présidente. On le dit souvent ici, je le répète, mais on en parle très fréquemment, on traverse en ce moment une des pires crises du logement et de l'abordabilité que la métropole ait jamais connue. Évidemment, ça se concrétise dans une crise de l'itinérance aussi, qui, de l'aveu de l'administration, est la priorité ultime. Il y a quelque chose que la Ville peut s'engager à faire et qui n'est pas difficile, qui est une action qui est même l'inverse d'une action. La Ville peut s'engager à ne pas toucher au règlement sur les locations courtes durées. C'est facile, le travail, il est déjà fait. C'est une mesure concrète et efficace pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'érosion de notre parc locatif.
Chantal Rossi8:20:17
Merci.
Élise Tanguay8:20:18
C'est une mesure qui est facile et la bonne nouvelle, j'entendais ma collègue tantôt nous parler du fait qu'il y aurait des analyses de fait pour la location 90 jours toute l'année. Bonne nouvelle, elles sont faites les analyses, on l'a fait en projet pilote, on a essayé avec l'administration précédente de travailler à une réglementation. Qui permettrait aux personnes qui le souhaitent, dans leur résidence principale, de louer leur logement 90 jours seulement par année. Eh bien, la conclusion de tout ça, elle est on ne peut plus claire: ce n'est pas possible de mettre en place une telle réglementation qui soit efficace. On demande donc aujourd'hui, avec cette motion, on demande à l'administration de prendre le bord des Montréalais et des Montréalaises plutôt que celui des touristes et des multinationales. Parlant des touristes, on est très contents d'en accueillir, et puis d'ailleurs, la capacité d'accueil de notre milieu hôtelier, elle n'est pas du tout— elle est suffisante. Année après année, le Grand Prix par exemple de l'an dernier, 350 000 visiteurs en plein été, la capacité d'accueil des hôteliers était au rendez-vous, on était à 90% d'occupation, ça veut dire qu'il de la place. Par ailleurs, je suis très inquiète d'entendre la mairesse répéter ad nauseam les mots, mot pour mot, de la multinationale Airbnb. On parle de Montréal comme une ville qui se visite à l'année. J'en suis. Si la ville peut accueillir des touristes en si grand nombre lors du Grand Prix chaque année, il n'y a absolument pas de problème l'hiver pour les accueillir. S'il n'y a pas de problème pour accueillir nos touristes, il n'y a pas non plus de problème avec la location commerciale Airbnb. On essaie de nous brandir cette restriction qui sera plus sévère de par un changement au règlement. Par ailleurs, ce sont quelques rues commerciales, dans le dernier conseil d'arrondissement de Ville-Marie d'ailleurs, on a interdit les nouveaux Airbnb commerciaux. Mon collègue Chris n'a pas réussi à avoir de réponse quant à savoir il y en avait combien en fait des nouvelles demandes année après année. On s'attaque à un faux problème, un problème qui est marginal, et puis on veut rouvrir la chapelure et repasser un règlement qui nous retournerait en arrière, qui nous ramènerait aux années où il n'était absolument pas possible de mettre en œuvre le règlement permettant la location 90 jours par année, toute l'année. 90 jours à l'année, toute l'année, pour 7000 logements. Ça, c'est des statistiques de Statistique Canada. Ce sont des logements qui ont été rendus inaccessibles à des Montréalais et Montréalaises. Vous imaginez le nombre d'inspecteurs que ça prend pour pouvoir s'assurer que 7000 logements sont occupés effectivement par des ménages qui y louent une chambre ou leur appartement complet qu'une fois à l'occasion, qu'au maximum 90 jours par année. Ce n'est pas envisageable, ce n'est pas réaliste. Malgré le fait que la mairesse nous a promis d'augmenter la brigade, d'avoir plus d'inspecteurs, ce ne sera pas suffisant. On nous parle aussi d'une application, le 311 viendrait nous sauver la mise. Est-ce que ce sera des déclarations volontaires? Parce que si c'est le cas, j'ai bien peur que ce soit insuffisant. Est-ce qu'une application peut même faire le travail? Combien ça coûtera développer une application pour s'assurer d'accumuler des preuves pour condamner les contrevenants, les ménages qui, les entreprises en fait, qui opéreront des Airbnb clandestins? Ce n'est pas possible de démontrer qu'un logement est occupé plus de 90 jours par année par des touristes.
Carla Beauvais ◌8:24:16
Risque.
Élise Tanguay8:24:17
Les inspecteurs l'ont essayé, les limites dans les preuves qui sont admissibles sont immenses, les inspections, les exigences d'inspection sont absolument démesurées et nous n'avons pas ce qu'il faut pour condamner ces personnes. C'est trop facile à contourner et si c'est trop facile à contourner, ça le sera. Malheureusement, les propriétaires qui eux sont honnêtes et souhaitent arrondir leurs fins de mois, mais c'est pas eux qui vont contourner le règlement et c'est pas eux qui la feront la location plus de 90 jours par année, j'en conviens, mais la bonne nouvelle c'est que ces personnes qui souhaitent effectivement louer une chambre ou leur logement peuvent encore le faire pour des courtes durées durant l'été et ils peuvent le faire un mois à la fois tout le reste de l'année s'ils le souhaitent. C'est comme ça qu'on va protéger notre parc locatif, c'est en ne reculant pas pour cette réglementation pour la location courte durée. Les logements existants, c'est ceux qui peuvent aujourd'hui accueillir des Montréalais et Montréalaises. C'est la solution la plus rapide pour loger des gens. On ne peut pas se passer des logements qui sont actuellement redevenus disponibles à la location pour les gens qui vivent ici toute l'année. Si l'administration d'Ensemble Montréal est sérieuse, elle affirme vouloir s'attaquer à la crise du logement, à la crise de l'abordabilité et à celle qui en découle, la crise de l'itinérance, elle doit s'engager aujourd'hui à ne pas reculer sur la location courte durée. On ne peut pas provoquer plus d'évictions dans les prochaines années, ça serait impardonnable. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi8:26:03
Merci, monsieur Alex Norris.
Alex Norris8:26:06
Merci, madame la présidente. Alors, sur papier, il peut paraître raisonnable de permettre aux particuliers de louer leur résidence principale pendant un maximum de 90 jours, n'importe quand pendant l'année. Sur papier, ça paraît raisonnable, c'est l'économie du partage. On avait quelqu'un dans notre parti, à un moment donné, qui prônait l'économie du partage et qui disait que c'était fabuleux, Airbnb, Uber et tout ça, mais on a découvert avec l'expérience que ce n'est pas tout à fait ça. Sur le Plateau-Mont-Royal, nous avons mis sur pied une escouade spéciale d'inspection des résidences de tourisme, ce qu'on appelle communément l'escouade Airbnb, qui dessert toujours les arrondissements du Sud-Ouest et de Ville-Marie ainsi que le Plateau-Mont-Royal, les 3 arrondissements qui, entre eux, ont le plus grand pourcentage de locations Airbnb dans la ville de Montréal. Ce que nos inspecteurs ont découvert, c'était, comme ma collègue Tanguay a mentionné, c'est que ce n'était pas possible de mettre en application cette règle-là. Il y avait toutes sortes de magouilles, il y avait des prête-noms, il y avait des propriétaires qui avaient des faux locataires qui, eux, louaient en Airbnb leurs unités. Il faut comprendre que le concept de résidence principale n'est pas défini dans la loi québécoise et que les tribunaux exigent— le fardeau de la preuve exigé par les tribunaux est très dur, difficile à atteindre. Donc, nos inspecteurs ont vraiment testé les limites de la législation en vigueur. Et des règlements en vigueur, et ils sont venus à la conclusion qu'il serait plus praticable de limiter la période de l'année pendant laquelle on pouvait louer des résidences, des résidences touristiques en résidence principale. Alors, immédiatement après la mise en œuvre de ce changement, on a vu des unités locatives retourner au marché locatif. C'était le but visé et on a réussi à atteindre cet objectif en modifiant, en restreignant la période pendant laquelle on pouvait louer en Airbnb sa résidence principale. Madame la présidente, dans mon quartier, on a vu les pires ravages du phénomène Airbnb et on ne souhaite pas que nos quartiers centraux de Montréal deviennent comme les quartiers, trop de quartiers dans des grandes villes européennes, dans des grandes capitales touristiques européennes, qui ont été vidés de leurs résidents et qui sont devenus une sorte de Disneyland touristique. On souhaite conserver des quartiers vivants dans les quartiers centraux de Montréal, et pour ce faire, il faut avoir un cadre réglementaire raisonnable. Qui fonctionne. C'est un phénomène qui se vit dans plusieurs grandes villes du monde. Tout récemment, il y a eu des élections à Paris. Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a promis de faire le contraire de ce que s'est engagée à faire la nouvelle administration montréalaise. Plutôt que de libéraliser Airbnb, de la permettre l'année longue, il veut serrer le vice à Airbnb, et c'est l'une des raisons pour lesquelles il a été élu avec une si grande majorité. Les gens qui habitent les quartiers centraux des grandes villes touristiques du monde sont tannés de ce phénomène. Ils veulent que les unités locatives servent à loger des gens plutôt que des touristes, des résidents permanents plutôt que des touristes. David Waxman, un chercheur à McGill, a estimé que plusieurs milliers d'unités locatives ont été perdues à cause de ce phénomène. Il faut y mettre fin, il faut s'ancrer dans la réalité de ce qui est possible de faire avec le cadre législatif et réglementaire actuel, et ce n'est pas en libéralisant Airbnb qu'on va atteindre cet objectif. Alors mon plaidoyer auprès de l'administration, c'est d'apprendre de l'expérience que nous avons eue déjà. Nous avons fait notre projet pilote, ça n'a pas marché ce que vous proposez de faire. Alors limitons la période pendant laquelle il est possible de louer une résidence principale et restreignons même davantage les règles contre Airbnb. La pire chose à faire en pleine crise du logement, ça serait d'aller à l'envers et de renverser les progrès qui ont été réalisés à Montréal. Il faut davantage serrer le vice contre Airbnb. La pire chose à faire, ça serait de libéraliser en pleine crise du logement. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi8:31:15
Madame Caroline Braun.
Soraya Martinez Ferrada8:31:23
Madame la mairesse, j'allais laisser ma collègue Caroline intervenir, mais après les commentaires que j'ai entendus, je me suis dit que c'est important de rectifier les faits. Parce que c'est une chose que moi je peux argumenter sur le fondement, sur l'intention, mais de me prêter des intentions il y a des limites. Quand on parle du maire de Paris, puis je pourrais me faire plaisir d'envoyer à monsieur Norris, un, la plateforme de la campagne du maire de Paris, premiers engagements qu'il a pris quand il a été élu, je cite, de ramener l'annuité de location courte durée à 90 jours par année, interdire toute nouvelle conversion de location court terme à Paris. C'est exactement ce qu'on fait, madame la présidente. On veut complètement éliminer, moindrement, toute commercialisation de logements. Et d'ailleurs, ma prochaine étape, ça va être de travailler notamment avec les élus de Projet Montréal, parce que dans Le Plateau comme dans Ville-Marie, c'est les deux endroits où encore aujourd'hui on peut transformer des endroits en location court terme. Donc, je les invite à mettre un moratoire, ne serait-ce qu'un ou deux ou trois bâtiments. Faisons un moratoire. Combien sont-ils possiblement transformables? J'en ai aucune idée, madame la présidente. Mais on va s'attaquer à la commercialisation de toute location potentielle de Airbnb ou de location court terme. C'est exactement la première chose qu'on a faite. Donc, on veut restreindre encore davantage les règlements qui étaient proposés par l'administration et l'ancienne administration. Deuxièmement, il y a une location permise aux citoyens qui sont leur résidence principale. On est tous d'accord là-dessus, à moins que vous me disiez que vous voulez interdire la location de la résidence principale des citoyens. Si c'est ça, dites-le. C'est ce qu'on veut faire. Le gouvernement du Québec vient de nous donner quelques éléments supplémentaires. Dont une autorisation par tes voisins, par ton propriétaire, pour t'assurer qu'on est vraiment dans une location court terme d'un citoyen. Avis de cotisation, permis de conduire, augmenter la vérification de ta résidence principale. C'est exactement ce qu'on va faire. Le défi, c'est la comptabilité. Comment on peut comptabiliser le nombre de jours? Puis pour avoir parlé à certains maires, dont le maire Marchand d'ailleurs, vous avez vu qu'il a lui-même, lui aussi, mis en place suite peut-être à nos conversations, un moratoire lui aussi sur la transformation de location court terme dans le Vieux-Québec, c'est de dire comment on peut comptabiliser cette location. Et nous, on a dit, on va travailler avec nos inspecteurs, on va travailler avec le 311, puis on va se trouver et on va se donner des outils pour arriver à comptabiliser le nombre de locations court terme des résidences principales. Et on y travaille avec notamment mon collègue au niveau de l'approvisionnement et de l'innovation pour faire une application qui nous permettrait, une plateforme avec le 311, de lier les permis avec la personne qui l'a, puis avec les plaintes, parce que ce qu'il faut trouver, c'est les illégaux, c'est pas ceux qui ont des permis puis qui répondent au règlement. Aujourd'hui, en date de la F1, au mois de mai, vous allez sur la plateforme d'Airbnb, vous avez 6 7400 cucs, locations court terme, totalement illégales, qui sont en dehors du règlement qui a été présenté. Donc, les règlements sur 90 jours estivales d'été de juin à septembre ne fonctionnent pas. Ça ne fonctionne pas. Alors, au lieu de nous donner l'intention de vouloir ouvrir le marché, comme vous pourrez sembler le prétendre de notre administration, je vous invite à travailler avec nous pour le restreindre davantage, puis de trouver réellement une façon de s'attaquer aux locations à court terme comme d'autres villes sont en train de le faire. Puis il y en a certaines qui réussissent, puis il y en a certaines qui réussissent pas, mais l'intention c'est de le restreindre davantage sans enlever aucune capacité à un citoyen, comme il le souhaite, de pouvoir louer sa propre sa propre résidence principale. Si la personne ne répond pas à ça, qu'est-ce qu'on fait? Les amendes sont pas assez chères. Honnêtement, je suis d'accord. On peut pas faire ça, c'est Québec qui nous dit la limite d'amende qu'on peut mettre. Par contre, on peut refuser des permis. Si la personne ne répond pas à la location courte terme et ne respecte pas le règlement, enlevons-lui la capacité de louer un an, 2 ans, 3 ans, On est capable de faire des gestes, poser des gestes qui sont forts pour briser ce cycle de gens qui pensent qu'ils ne peuvent pas répondre à un règlement que nous on va se donner comme municipalité, comme Ville de Montréal. Donc encore une fois, madame la présidente, moi j'invite mes collègues à travailler avec nous pour trouver des solutions réelles à l'enjeu de la location court terme parce qu'on veut tous la même chose, c'est-à-dire que les logements disponibles au niveau de l'offre se retrouvent sur le marché locatif pour vraiment faire baisser les prix du logement. Et c'est ça qu'on souhaite. Alors, madame la présidente, moi je vais voter contre cette motion parce que cette motion m'est prête des intentions que je n'ai pas. Mais si elles le veulent, qu'ils la retirent puis qu'on travaille ensemble sur un vrai règlement qu'on va être capable d'appliquer à l'ensemble de la Ville de Montréal.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌8:37:04
Merci.
Chantal Rossi8:37:19
Madame Caroline Brown. Monsieur Alex Norris.
Alex Norris8:37:28
Oui, merci, madame la présidente. Je veux juste répondre à certaines prétentions qui ont été faites par la mairesse. Elle prétend vouloir davantage restreindre le phénomène Airbnb en limitant ou en abolissant les Airbnb commerciaux. Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette portion du marché Airbnb est vraiment minimale. C'est un phénomène marginal, les Airbnb commerciaux qui se trouvent le long des rues commerciales, et par ailleurs, c'est cette possibilité qu'ont les commerçants dans notre arrondissement du boulevard Saint-Laurent et de la rue Saint-Denis sont appréciés par les commerçants. Ça n'enlève pas des logements du marché. Or, le principal phénomène auquel on fait face n'est pas ça. Le principal phénomène auquel on fait face en ce qui a trait à Airbnb, ce sont des gens d'affaires qui font semblant de louer leur par une série de prête-noms et de faux locataires, font semblant de louer leur résidence principale à des tiers, mais on sait que c'est impossible à mettre en application le cadre réglementaire et la législation québécoise, et c'est la raison pour laquelle on a perdu des milliers de logements abordables aux Montréalais. C'est ça le phénomène, c'est ça la réalité à laquelle on fait face. Et c'est la raison pour laquelle ces prétentions ne sont pas fondées dans la réalité. Alors je tenais à mentionner ça parce que c'est important qu'on se base sur l'expérience réelle et non pas sur une fantaisie comme quoi, ah, en abolissant le côté commercial qui ne constitue qu'une infime portion du marché Airbnb, on va somehow éliminer la perte des logements abordables. Non, madame la présidente, ça ne marche pas comme ça. On l'a déjà testé, ce modèle. Et par ailleurs, elle a mentionné la France. La France n'a pas le même cadre législatif et légal. Donc, ce que je voulais dire en mentionnant Emmanuel Grégoire, c'est qu'il envisage un resserrement Tandis que nous, oui, effectivement, madame la mairesse propose de libéraliser le principal marché Airbnb en laissant des particuliers louer leur maison à n'importe quel moment de l'année. Quelle est la raison pour laquelle on a vu des gens venir au conseil municipal poser des questions? C'est parce qu'ils ont été mobilisés par Airbnb, parce qu'Airbnb sait pertinemment bien qu'il n'est pas possible de mettre en application sur le cadre législatif et réglementaire. Et c'est comme ça qu'ils font des profits, ils font des millions en privant des Montréalais de logements abordables. Alors, s'il vous plaît, ne commettons pas la même erreur qui a été commise par le passé et avançons pour protéger notre stock de logements abordables. Merci.
Chantal Rossi8:40:35
Madame Élise Tanguay.
Élise Tanguay8:40:37
Merci, madame la présidente. Quand on entend la mairesse nous parler du maire de Paris, il faut aller plus loin que le titre parce qu'effectivement, il parle de restreindre à 90 jours. C'est le cas ici. On est déjà plus avancé que Paris. Nous sommes déjà restreints à 90 jours par année et on a fait mieux que Paris. On est allé restreindre 90 jours et les mêmes pour tout le monde. Ceux qui sont les plus achalandés au niveau touristique, ce sont les mois d'été qui sont permis et je le rappelle, tout le reste de l'année, les citoyens inquiets, ceux qui souhaitent avoir de la colocation, de la visite, un petit revenu peuvent louer leur appartement à coups de mois ou même trimestres s'ils le souhaitent, accueillir pourquoi pas des étudiants voilà qui ferait œuvre utile dans la crise du logement. On est devant une administration qui reprend exactement l'argumentaire d'une multinationale en Californie qui vient nous dire quoi faire avec nos règlements en se basant sur d'autres villes qui ont pris des positions moins courageuses que nous, qui ont plus de leviers législatifs que nous d'ailleurs. Et aujourd'hui, avec cet argumentaire-là, on achète complètement l'argumentaire d'Airbnb qui, s'ils se plaignent, soyons honnêtes, c'est parce que ça marche la législation qu'on a mise en place. Le règlement fonctionne, ça ne fait pas l'affaire d'Airbnb et c'est tant mieux. Si on reprend leurs argumentaires, c'est très certainement parce qu'on est d'accord avec eux. Pour le rouvrir à l'année et pour avoir les conséquences qu'on connaît sur le logement et sur nos logements à nous qui devraient loger des Montréalais et des Montréalaises. J'appelle vraiment l'administration à se raviser. Ce n'est pas responsable de rouvrir et de retourner en arrière avec cette législation qui ne sera pas applicable, un règlement qui n'est pas applicable, ça sert à rien. Donc j'appelle vraiment l'administration à se ranger derrière nous là-dessus. Puis s'il le faut, si ce règlement doit être analysé, qu'il soit envoyé en commission sur l'habitation. On sera très certainement prêts à l'accueillir. Ça doit être étudié en public et pas derrière des portes closes. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi8:43:05
Il est 21 h 32. Il est 21 h 32, j'ai besoin d'une orientation de la part des leaders pour savoir si on continue ou si on revient demain matin.
Claude Pinard ◌8:43:24
Madame la présidente.
Chantal Rossi8:43:25
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:43:26
Absolument, je vais étonner tout le conseil en spécifiant qu'on va continuer jusqu'à l'épuisement de l'ordre du jour.
Chantal Rossi8:43:32
Parfait, ça prend un appuyeur, monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:43:38
Je suis appuyé par le leader adjoint, monsieur Devaux-Guizani.
Chantal Rossi8:43:41
Merci. Monsieur Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌8:43:51
Je voulais intervenir dans le cadre de la motion, madame la présidente. Vous savez, c'est pas nécessairement de ma prérogative de leader de la majorité d'intervenir dans le cadre des motions comme ça, mais j'avoue que je trouve ça fascinant ce qui se passe aujourd'hui. Quand on se fait dire de la part de l'opposition qu'un règlement est un succès, Écoutez, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Il y a plus de 7000 logements en ce moment, en période où théoriquement le règlement miracle de l'opposition était supposé venir nous sauver, qui sont présentement en location. Je veux dire, est-ce que c'est ça la définition du succès selon Projet Montréal? C'est d'avoir des milliers et des milliers de logements qui se retrouvent de manière illégale sur les plateformes? Quand on parle de l'application d'un règlement, où on se fait dire que notre règlement ne sera pas applicable. Combien d'inspecteurs ont été mis par l'opposition quand elle était à l'administration pour faire respecter Airbnb? 6 à travers la ville. 6 inspecteurs pour gérer des milliers et des milliers de logements illégaux. Donc nous, on arrive à la conclusion que ce qui a été fait ne fonctionne pas. On essaie quelque chose de différent. Puis à la place de se faire jeter des roches sur nous parce qu'on essaie d'innover, de changer le règlement, puis de s'assurer de répondre aux besoins de l'ensemble des Montréalais, mais principalement de ceux qui font face à la crise de l'habitation puis de l'abordabilité, parce qu'on veut leur redonner l'accès à ces 7000 logements-là illégaux, ben je pense qu'il faut aller de l'avant, il faut voir les choses différemment. C'est exactement ce qu'on fait comme administration, c'est ce qu'a fait la mairesse, le président du comité exécutif, madame Braun à l'habitation. Et donc, comme ça a été spécifié par notre équipe, madame la présidente, bien sûr, la motion 65.01 de la part de l'opposition, les membres de l'administration vont voter contre.
Chantal Rossi8:45:36
Merci, madame Marie Plourde.
Marie Plourde ◌8:45:41
Sur ce, je vais demander le vote nominal.
Chantal Rossi8:45:47
Vous êtes appuyée de?
Marie Plourde ◌8:45:49
Je suis appuyée par madame Alneus.
Chantal Rossi8:45:54
Alors, appuyée par madame Alneus, madame Plourde demande le vote nominal. On ouvre les portes et on sonne les cloches, s'il vous plaît. On ferme les portes s'il vous plaît, Monsieur le greffier.
Greffier (appel nominal) ◌8:47:09
Madame la maire. Monsieur Pinard, Madame Black, Monsieur Salem, Monsieur Devaux-Guizani, Monsieur Hénault-Ratelle, Madame Rousseau-Bélanger, Monsieur De Sousa, Madame Brown, Monsieur Langevin, Madame Gagnon, Madame Moreau. Monsieur Teodorescu, Madame Valenzuela, Monsieur Beis vote contre, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Giannou, Monsieur Roberts. Madame Giannou, vote contre. Monsieur Roberts, merci. Madame Théroux-Séguin, Madame El-Korbi, Monsieur Esposito, Madame Mohsen, Monsieur Miranda, Madame Varela, Monsieur Pelletier, vote contre. Madame Zuniga Ramos, vote contre. Madame Provost, Monsieur Péry, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà, Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McCray, Monsieur Ouellet, Madame Fournier, Madame Blanco, Madame Beauvais, Madame Hoang, Monsieur Posé, Monsieur Lalonde vote pour, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Moussaou-Moueli, Monsieur Limoges, Madame Doyon, Monsieur McQueen, Madame Houbart. Monsieur Demers-Dubé. Madame Myrand. Madame Carhuallanqui. Madame Brière. Madame Villain. Monsieur Downey. Madame Tanguay. Madame Beauregard. Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Haenel.
Chantal Rossi8:50:13
Alors, contre 37 pour 23, qu'on ouvre les portes s'il vous plaît. Alors, la motion est rejetée. Madame la leader de l'opposition officielle.
Marie Plourde ◌8:50:39
Madame, merci.
Chantal Rossi8:50:41
Un instant, un instant. Oui, alors il y a eu un vote de plus, alors c'est contre 37 pour 24. La motion est toujours rejetée. Madame la leader de l'opposition officielle.
Marie Plourde ◌8:50:57
Merci beaucoup, madame la présidente. Oui, j'attendais, j'espérais un peu de silence. Alors maintenant, je vous invite à la motion suivante, le point 65-03, c'est la motion pour la réaffirmation des ambitions du plan climat, notamment des objectifs de résilience climatique, et je laisse la parole à madame Catherine Houbart. Merci.
Catherine Houbart ◌8:51:31
Madame la présidente, on le sait tous, Montréal fait face à de grands défis en termes de climat et d'environnement. Notre métropole se réchauffe au moins 2 fois plus vite que la moyenne mondiale. L'Institut national de santé publique du Québec estime que 211 décès sont attribuables chaque année à la chaleur sur notre territoire. Montréal fait plus souvent face à des événements climatiques extrêmes extrêmes comme la tempête Debbie en août 2024, qui a causé pour environ 2,5 milliards de dommages. Si la tendance se maintient en termes d'émissions de gaz à effet de serre, Montréal pourrait subir 54 jours de canicule chaque année plutôt que la douzaine qu'on subit à l'heure actuelle. 75 ans, ça peut paraître loin, mais on a la chaise des générations ici qui nous rappelle qu'il faut prendre justement des décisions pour aujourd'hui et pour les générations futures. C'est pas si loin quand on y pense. Les dégâts causés par les événements climatiques extrêmes se multiplieront et le coût d'entretien de nos infrastructures pourrait, lui, augmenter de 300 à 500%. Ces données sont éprouvantes, mais ne constituent que des mises à jour récentes de tendances qu'on constatait déjà il y a 10, 15 ou même 20 ans. À Montréal, ça fait longtemps que la lutte au changement climatique est prise au sérieux. La Ville s'était dotée d'un premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise en 2005, duquel ont suivi les plans 2010-2015 et 2016-2020. Ces ouvrages de planification ont mené à des résultats concrets et ont fait évoluer la manière dont la Ville s'est organisée au niveau corporatif et collectif pour répondre aux besoins de la façon la plus pertinente et percutante possible. Montréal s'est donné progressivement davantage de moyens pour agir. Qui sait combien d'argent, de perturbations et de vies on aura épargnés grâce à ces efforts. La dernière planification en ce sens, c'est le Plan Climat de Montréal. C'est à la fois un aboutissement et le point de départ d'un effort renouvelé pour limiter à notre échelle les pires conséquences des dérives climatiques. Ça annonce aussi des changements pour notre société et notre région avec de nombreux avantages à la clé, que l'on pense à la réduction des— de la congestion routière, des aménagements plus verts et sécuritaires, de l'air plus sain, des coûts réduits et j'en passe. Madame la présidente, notre mairesse affirmait devant une salle bondée au Sommet Climat jeudi dernier, et je suis pas la seule à l'avoir entendue d'ailleurs, que la transition écologique n'est pas une contrainte, ça doit être une stratégie économique et sociale. On ne saurait mieux dire. L'action climatique est un puissant levier pour réduire les inégalités et offrir des conditions de vie et de santé optimale pour tous. C'est justement pourquoi il est crucial que les objectifs et les actions du plan climat soient maintenus et soutenus en conséquence, peu importe l'administration au pouvoir. On le dit parce que depuis 6 mois, on est très incertain du niveau d'adhésion de l'administration à ce plan et aux différents projets qui en découlent. Madame Martinez Ferrada n'a fait aucune mention de ce plan lors de son discours au sommet climat. Et en dehors de cet événement-là, l'administration est aussi plutôt silencieux sur les questions d'environnement. Et si elle n'en parle pas beaucoup, certaines de ses décisions semblent parler pour elle. C'est le cas du budget. Dans un budget, les chiffres traduisent des priorités. Ils disent ce qui compte vraiment. Et ce qu'on a constaté, ce sont des petits gains ici et là, à côté de gros désengagements à court et moyen terme, tels qu'une quasi-élimination des fonds pour le réseau des corridors verts, d'importants reports pour le réseau des grands parcs. Une baisse des investissements dans le programme des infrastructures vertes et multifonctionnelles et dans celui du plan forêt urbaine, des investissements en déminéralisation, des reculs importants en mobilité active sans contrepartie évidente pour les transports collectifs ou d'autres formes de mobilité durable. Pour une première année, on s'éloigne de l'objectif de consacrer aux infrastructures d'adaptation au changement climatique entre 10 et 15% de notre programme décennal d'immobilisation. L'éclatement du Bureau de la transition écologique et de la résilience, dont l'équipe est désormais répartie dans plusieurs services, laisse aussi entrevoir une mécompréhension de l'administration à l'égard de son rôle et un certain manque d'intérêt quant à la portée de sa mission. Nous souhaitons vivement que cette restructuration n'affecte en rien la capacité de Montréal à remplir ses engagements et nous espérons qu'ici, diviser ne sera pas synonyme d'affaiblir. On peut cependant convenir que différents chemins peuvent mener au même résultat, et en ce début de mandat, c'est encore le bon moment de confirmer que tout le conseil municipal est au même diapason et qu'il ne fera pas d'économies pour protéger l'environnement. C'est une question de responsabilité. On aborde d'ailleurs cette question-là au moment même où de nombreux citoyens sont sur le qui-vive face au risque d'inondation qui menace menacent leur domicile. Je salue le travail effectué sur le terrain en prévention et en réponse d'urgence, mais je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qu'il en sera dans 20 ans si nous n'accélérons pas la réduction de nos émissions et l'adaptation de notre territoire. Dans les faits, cette transition-là est essentielle pour que nos efforts actuels de lutte à l'itinérance, d'abordabilité des logements, d'entretien de nos infrastructures, d'attractivité de la métropole et de développement économique ne soient pas compromis par les inondations et les autres risques climatiques. Le fardeau financier de l'urgence climatique est immensément plus élevé que celui de l'action climatique. Aujourd'hui, nous déposons donc cette motion pour rassurer nos concitoyennes et concitoyens ainsi que toutes les organisations montréalaises, et elles sont nombreuses, qui se mobilisent pour opérer à leur niveau la transition socioécologique. Nous la déposons pour lancer le message que la lutte au changement climatique n'est pas seulement importante, mais que c'est l'une de nos plus grandes priorités communes et que tout le monde dans ce conseil comprend qu'il est primordial de respecter cette feuille de route et d'y travailler avec rigueur et détermination. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi8:57:34
Madame Sarah Doyon.
Sarah V. Doyon8:57:37
Merci, madame la présidente. Quelques jours après la 5e édition du sommet climatique climat et à 2 jours de l'édition 2026 du Jour de la Terre, c'est important pour moi de prendre la parole aujourd'hui afin de réaffirmer l'importance de maintenir le cap, mais même d'accélérer la cadence pour atteindre les objectifs du plan climat de la Ville de Montréal. Les objectifs que je me permettrai de rappeler, donc atteindre la carboneutralité d'ici 2050 et réduire nos émissions de GES de 55% d'ici 2030. 2030, c'est demain matin, puis je vous avoue que ça m'inquiète. Ça m'inquiète parce que quand on regarde la tendance, nos émissions diminuent pas suffisamment. Dans les prochaines années, il faudra poser des gestes forts, il va falloir aller vite, sinon on fonce tout droit dans le mur. Le secteur des transports demeure le secteur le plus émetteur avec au-dessus de 40% des émissions de la collectivité à chaque année. On doit collectivement faire un constat, on ne réussit pas à faire des progrès significatifs au niveau des émissions de GES du secteur des transports, contrairement à d'autres secteurs. Le bâtiment par exemple. Le parc automobile ne cesse de croître, nos véhicules sont de plus en plus gros, ce qui vient annuler les gains apportés par les technologies plus performantes. Nos infrastructures de transport collectif sont en mauvais état et plusieurs secteurs de la métropole sont plus ou moins bien desservis. J'ai été heureuse d'entendre la mairesse de Montréal au sommet climat faire un plaidoyer fort en faveur du transport collectif et des investissements nécessaires par les paliers de supérieure de gouvernement. J'ai aussi été très contente de l'entendre dire que la Ville serait au rendez-vous, qu'elle était prête à faire sa part. Parce que soyons honnêtes, en environnement, les gestes faciles ont été posés, les gains faciles ont été faits. On est à l'étape des changements substantiels, des gestes forts, du changement d'habitude. Je sais que c'est pas facile de faire ça, le changement d'habitude en transport particulièrement. C'est ancré dans le quotidien, c'est ancré dans la culture, dans notre mode de vie. Mais pour réussir à changer les habitudes de déplacement, parce que c'est la seule solution pour atteindre nos cibles, pour réduire la dépendance à l'auto solo, il faudra aussi porter un discours fort en faveur de la mobilité durable. Il faudra encourager l'utilisation des modes actifs et collectifs et en promouvoir l'ensemble des bénéfices individuels et sociaux. Le prix de l'essence est probablement notre meilleur argument en ce moment, alors profitons-en. Madame la mairesse le dit dit un peu plus tôt aujourd'hui que le coût de la vie est la préoccupation principale des citoyennes et citoyens. Ça tombe bien, on peut économiser 50 à 75% de ses coûts de transport en se tournant vers les modes durables. Le transport, c'est le deuxième poste de dépense des ménages au Québec, fait que belle façon d'économiser. Puis comme ville, on peut les aider, on peut aider les citoyens à se tourner vers les modes durables. Pour atteindre les objectifs du plan climat en matière de transport, la Ville va devoir s'assurer d'augmenter l'offre de services en transport collectif notamment. La promesse d'augmenter la fréquence du métro était un pas dans la bonne direction, il reste plus juste à le concrétiser. Il faudra aussi favoriser une ville marchable, une ville cyclable, une ville des courtes distances et de la proximité. Multiplier l'offre d'autopartage, étendre le réseau de Bixi, favoriser l'électrification des transports en multipliant les bornes de recharge, engagement qu'a pris la Ville à l'édition 2025 du sommet climat. Le plan climat fixe aussi l'objectif d'une ville résiliente. Ça, ça pourrait difficilement plus être d'actualité alors qu'on a des citoyens et des citoyennes qui se sont armés de leurs bottes de pluie et de leurs sacs de sable pour être prêts à affronter les inondations. On le sait, les événements climatiques extrêmes vont être de plus en plus fréquents. Les conséquences des changements climatiques, on les subit déjà, et ce sont les plus vulnérables qui les subissent le plus fortement. Je représente un secteur de la ville qui fait face à une grande vulnérabilité. Dans l'est, dans Hochelaga, la qualité de l'air est moins bonne que dans d'autres secteurs de la ville. Les îlots de chaleur sont nombreux. En fait, on cherche les rares îlots de fraîcheur. Les personnes en situation d'itinérance qui y vivent sont particulièrement vulnérables, autant aux vagues de chaleur qu'aux vagues de froid, aussi aux épisodes de smog. C'est pas facile fermer ses fenêtres et rester à l'intérieur quand habite dans la rue. Mais il faudra aussi penser aux personnes mal logées, sans accès à de la climatisation, qui sont dans un logement si mal isolé qu'il fait froid tout l'hiver. Mais la Ville dispose de leviers pour réduire ces vulnérabilités-là, pour rendre notre territoire plus résilient face aux différents aléas climatiques: plantation d'arbres, parcs éponges, chaises drainantes, corridors de biodiversité, perméabilité des sols, déminéralisation. Malheureusement, les derniers mois nous ont offert quelques exemples de recul, de gestes qui nuisent à l'adaptation de notre territoire et à la résilience de notre ville. Localement, juste dans mon arrondissement, on a vu des annulations de projets de parcs éponges, réduction des budgets consacrés aux espaces verts, changement d'un zonage parc à un zonage commercial, annulation des ruelles vertes pour 2026. Mais je pense qu'il n'est pas trop tard pour renverser la tendance, pour s'attaquer avec ambition à la transition, avec audace aussi. J'espère qu'on verra des gestes porteurs d'espoir prochainement dans tous les les arrondissements de Montréal, parce que la transition, c'est l'affaire de tous et ça doit être porté par tous les arrondissements. Il en va de la cohérence de nos actions et de notre force de frappe collective. Mais j'ai confiance parce que Montréal peut vraiment compter sur un écosystème fortement mobilisé. On a pu le voir au sommet climat, alors que se sont rassemblées 800 personnes pour accélérer la transition. On peut s'inspirer des nombreuses organisations qui s'engagent. J'ai été dans mes premières précédentes fonctions, un témoin privilégié de la force, de l'engagement, de l'ambition, de l'enthousiasme même de nombreux acteurs économiques, politiques, philanthropiques, environnementaux à réussir la transition, portés par le leadership du Partenariat Climat Montréal. Ce partenariat fait d'ailleurs l'envie de nombreuses villes à travers le monde, notamment les villes du C40, un réseau de 96 villes engagées dans l'action climatique dont Montréal fait partie. Si on peut donc compter sur une société civile prête à mettre la main à la pâte, Montréal devra continuer d'être une locomotive électrique idéalement et de s'assurer d'un leadership fort en faveur de l'atteinte des objectifs du Plan Climat 2050 et de la poursuite de la feuille de route pour y arriver. J'invite donc l'ensemble de mes collègues à voter en faveur de cette motion pour que Montréal parle d'une seule et même voix pour réaffirmer ses ambitions climatiques et son leadership. Merci.
Chantal Rossi9:03:49
Merci, madame la présidente.
Alex Norris9:03:54
Donc, ma collègue Catherine Houbart a très bien exposé les bouleversements climatiques qui nous attendent. Dans les années à venir, et même plus tôt qu'on ne le pense, nous aurons à faire face à davantage de vagues de chaleur, davantage de pluies diluviennes, davantage d'inondations. Et cela aura des conséquences énormes sur notre qualité de vie, sur nos infrastructures et sur notre économie. Devant cette réalité, nous n'avons pas le choix, nous devons nous adapter. La lutte contre les changements climatiques et l'adaptation au réchauffement planétaire ne sont pas des luxes, ce ne sont pas des options, ce n'est pas du nice to have, Ce ne sont pas des choses qu'on fait seulement quand c'est commode ou politiquement facile. Non, adapter notre ville à la nouvelle réalité est une nécessité absolue. Parce que si nous ne le faisons pas, les coûts, les coûts humains, sociaux, économiques seront beaucoup plus lourds que si nous agissons maintenant. Bien sûr, comme ville, nous avons aussi la responsabilité de réduire notre propre contribution aux émissions de gaz à effet de serre. Et à cet égard, Montréal accomplit des progrès majeurs au cours des 8 dernières années. Nous avons multiplié les parcs éponges et les rues éponges qui permettent d'absorber une partie des surplus des eaux liés aux épisodes de pluies intenses de plus en plus fréquents. Nous nous sommes donné l'objectif de planter un demi-million d'arbres sur le domaine public d'ici 2030, et nous sommes en bonne voie d'y arriver. Nous avons aussi fait avancer de manière importante la décarbonation du secteur des transports, qui demeure l'un des principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre en ville. Nous avons ajouté de nombreuses voies réservées pour rendre le transport collectif plus efficace, plus attrayant et plus compétitif. Notre ville est aussi devenue une référence en Amérique du Nord. Et même à l'échelle internationale pour le développement d'infrastructures cyclables sécuritaires et conviviales. Et il faut aussi parler de nos programmes de piétonnisation saisonnière qui ont permis de créer des dizaines de kilomètres de rues sans voitures où les piétons et les piétonnes reprennent enfin toute leur place. Pas plus que la semaine dernière, mon collègue Christopher McCray et moi étions en visioconférence conférence avec un conseiller municipal du centre-ville de Toronto qui voulait en apprendre davantage sur nos rues piétonnisées d'été. Il reconnaissait lui-même que Toronto est loin derrière Montréal à cet égard. 7 ans après que Montréal a commencé à redonner certaines grandes rues aux piétons, Toronto s'apprête à le faire pour la première fois cet été sur un tout petit tronçon de Church Street au centre-ville. Alors oui, les gens de partout en Amérique du Nord et d'ailleurs au monde regardent Montréal pour voir ce que nous faisons dans la lutte contre les changements climatiques. J'ai moi-même eu l'occasion de faire découvrir à des élus municipaux et des experts venant des villes comme Lyon, Chicago, Québec, la Nouvelle-Orléans, New York, Ottawa ou Vancouver certaines des transformations que nous avons en œuvre ici. Mais pendant que ces avancées sont reconnues ailleurs, notre nouvelle administration semble parfois hésiter à les assumer pleinement. On l'a vu avec la réaction de la mairesse à l'élection du nouveau maire de Paris. Élu sur une plateforme clairement pro-vélo, Emmanuel Grégoire avait d'abord publié une photo de lui à bicyclette dans les rues de Paris pour souligner sa victoire. Notre mairesse a relayé relayé cette image avant de la supprimer et d'en republier une autre sans vélo. Et plus récemment encore, lors des Championnats du monde de cyclisme de l'UCI, elle a eu droit au même malaise, comme si on hésitait encore à assumer clairement le rôle du vélo dans la transformation de nos villes. Pour ma part, je suis fier du rôle qu'a joué notre administration précédente pour faire de Montréal un chef de file reconnu dans la lutte contre les changements climatiques et dans l'adaptation de notre ville aux bouleversements qu'ils entraînent. Mais si nous voulons poursuivre cette lancée, l'administration municipale et ce conseil doivent être beaucoup moins ambivalents face à cette lutte essentielle. Nous devons réaffirmer clairement les objectifs que nous nous sommes déjà donnés. Je rappelle d'ailleurs que les cibles de notre plan ont été adoptés à l'unanimité par le conseil municipal de Montréal. J'invite donc chaleureusement tous les collègues de cette chambre à réaffirmer cet engagement en appuyant cette motion aujourd'hui. Je vous remercie, madame la présidente.
Chantal Rossi9:08:46
Merci. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌9:08:54
Merci, madame la présidente. Chers collègues, la motion qui nous est présentée aujourd'hui qui vise à réaffirmer les ambitions du Plan climat de Montréal et plus particulièrement nos objectifs de résilience climatique arrive à un moment charnière. La semaine dernière encore, j'ai eu la chance de participer au 5e sommet climat de Montréal avec la mairesse et plusieurs autres collègues. Pendant celui-ci, un message clair et unanime s'est imposé: le climat change trop et très rapidement et nos façons de construire, de planifier et d'habiter la ville doivent doivent évoluer tout aussi rapidement. La crise climatique n'est pas une crise isolée. Elle agit comme un multiplicateur de risques, exacerbant les inégalités sociales, touche de façon disproportionnée les populations les plus vulnérables, fragilise notre parc immobilier, met nos infrastructures à rude épreuve et accentue les vulnérabilités économiques existantes. Le Québec se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale et Montréal n'y échappe pas. On fait un petit amendements sur le discours afin de refléter la tendance climatique distincte au Québec qui est 2 fois plus vite que le reste de la planète. Justement à cet égard, je dépose maintenant les amendements qui sont somme toute mineurs mais qui reflètent un peu mieux certaines précisions. Est-ce que le greffe peut me confirmer que tous les élus ont reçu la version amendée? Super.
Chantal Rossi9:10:13
Alors à partir de maintenant, Les interventions seront—
Marie Plourde ◌9:10:33
Nous acceptons les amendements proposés par l'administration.
Chantal Rossi9:10:44
No. Non, c'est bon pour le peu qui reste. J'ai passé ma vie à tenir des micros comme ça, comme chanteuse. Seigneur de Vic, le monde. Non, pas du karaoké comme chanteuse. Alors, vous acceptez? Est-ce que on revient sur le principal? Alors, Madame Carla Beauvais.
Carla Beauvais ◌9:14:02
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Donc, dans mon arrondissement en ce moment, nous sommes en mode alerte, donc je parle d'Ahuntsic-Cartierville. Les inondations printanières liées à la crue des eaux sont une source de stress et d'incertitude insoutenable pour plusieurs citoyens et citoyennes. J'en profite pour saluer le travail des équipes de l'arrondissement qui sont sur le terrain 24/7 pour ériger des digues, distribuer des sacs de sable, installer des pompes et monitorer la situation. Sur différentes plateformes sociales, j'ai vu des messages de gens inquiets, des gens qui se demandaient, est-ce que ça va encore déborder cette année? Est-ce que ça vaut la peine d'investir dans sa maison? À la radio ce matin, j'ai entendu un citoyen qui était en pleurs et complètement démuni face à la situation. Ce sont des inquiétudes qui reviennent année après année et on ressent une certaine fatalité dans le discours des personnes qui sont le plus touchées par ces drames environnementaux. Et on le sait, avec le réchauffement climatique, les pluies plus intenses et les crues plus fréquentes ne vont pas diminuer. C'est précisément pour ça que la Ville s'est dotée du Plan Climat 2030, pour ne pas subir, pour s'adapter et surtout prévenir. Mais entre ce qu'on prévoit et ce que les gens vivent sur le terrain, il y a encore un écart béants. Oui, des engagements sont annoncés: le soutien propriétaire, 20 millions, le fonds pour les urgences climatiques, 10 millions. Ce sont des éléments importants, mais la réalité, c'est qu'encore aujourd'hui, on a des rues planifiées sans maximiser leur capacité d'absorption et de drainage. On a encore trop peu d'espace capable d'absorber les surplus d'eau lors de pluies fortes. Alors, si on parle de résilience, il faut être concret et surtout, il faut être cohérent. Ça veut dire quoi agir face aux inondations? Parce qu'on est en plein dedans maintenant. Alors, ça veut dire que chaque réfection de rue doit intégrer des surfaces perméables, des fosses de biorétention, des aménagements qui retiennent et ralentissent l'eau. Ça veut dire utiliser nos parcs, nos espaces publics comme des zones capables d'absorber les surplus lors des épisodes de fortes pluies. Ça veut dire adapter nos règles d'urbanisme dans les zones à risque. On parle de ville éponge, mais une ville éponge, ça se construit. C'est pas juste un buzzword dans un plan décennal. Ça doit devenir notre façon systématique de réfléchir notre métropole pour la rendre encore plus résiliente. Lors du sommet climat, la mairesse a parlé de ramener l'action climatique dans la réalité des gens. Mais ramener l'action dans la réalité, ça veut dire faire des choix d'aménagement cohérents avec les risques que l'on connaît et que l'on vit actuellement. Des choix qui demandent d'investir davantage dans nos infrastructures. Des choix qui demandent de prioriser la résilience, même quand ce n'est pas ce qui est le plus visible ou rentable politiquement à court terme. On peut débattre, on peut retarder, mais la nature, elle, elle ne va pas attendre après nous. On ne peut plus se permettre d'être cohérent sur papier, mais inégaux sur le terrain. Ce que les gens attendent de nous, ce ne sont pas de bonnes intentions, mais c'est de la prévisibilité. C'est de savoir que leur quartier va être adapté avant le prochain épisode, pas après. Et pour ça, il faut prendre les bonnes décisions aujourd'hui, madame la présidente. On n'a malheureusement plus le luxe de sacrifier des infrastructures résilientes pour plus de places de stationnement, et ça, c'est une automobiliste qui vous le dit. Il faut vraiment prendre les décisions aujourd'hui et maintenant. Merci.
Chantal Rossi9:17:55
Merci beaucoup. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌9:18:00
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, très contente que les amendements aient été acceptés. Comme l'ont dit mes collègues, justement, les événements météorologiques extrêmes sont plus fréquents et plus intenses que jamais. Cela nous impose une chose: agir de façon proactive, accélérer l'adaptation de nos infrastructures et planifier la ville de demain avec lucidité et responsabilité. La science est claire: les infrastructures vertes comme les parcs éponges, les nouveaux végétalisés, et la canopée urbaine sont parmi les solutions les plus efficaces pour gérer les eaux de surface, réguler la chaleur et renforcer la biodiversité tout en étant économiquement viables. Elles offrent des stratégies, des bénéfices multiples à court terme et à long terme. À ce titre, j'aimerais rappeler que la Stratégie montréalaise de l'eau 2025-2034, adoptée à l'unanimité de ce conseil, constitue un cadre structurant pour une gestion intégrée et résiliente de l'eau. Agir de manière cohérente face à la crise climatique, c'est aussi maintenir un juste équilibre entre réduction des émissions de gaz à effet de serre et adaptation du territoire. Ces deux axes sont indissociables. La carboneutralité d'ici 2050 demeure un objectif central et nous devons continuer à nous en donner les moyens. J'aimerais aussi rappeler qu'on a pris l'engagement de soutenir pleinement les grandes orientations du Plan Climat Montréal, de l'Agenda 2030 et de la Stratégie d'électrification des transports, tout en prônant une évaluation continue et une mise en œuvre pragmatique de ces initiatives adaptées à la réalité des quartiers. Le 5e Sommet Climat de Montréal l'a d'ailleurs démontré avec force. La société civile, les milieux communautaires et socio-économiques sont mobilisés comme jamais. J'ai eu la chance de faire notamment plusieurs annonces dans le cadre de ce sommet, comme le développement d'une nouvelle formation sur la construction résiliente aux inondations, en collaboration avec le Collège Ahuntsic, l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec et Architecture sans frontières Québec afin d'intégrer les meilleures pratiques québécoises, tenir compte de l'évolution des normes et des exigences des assureurs et mieux outiller les professionnels sur le terrain. Le renouvellement du partenariat avec Ouranos pour 3 ans afin d'intégrer les données scientifiques récentes, anticiper les impacts climatiques et améliorer la planification en urbanisme et en infrastructures. Et finalement, transformer nos systèmes énergétiques avec le projet de loi 22 pour mettre en place des systèmes collectifs de chauffage et de climatisation plus efficaces, moins énergivores et moins polluants, contribuant directement à la décarbonation de la ville. Les attentes envers la Ville sont élevées et elles sont légitimes. On nous demande de maintenir le cap, mais aussi de renforcer nos ambitions. On va aussi continuer à travailler vers les objectifs du plan climat en termes d'adaptation climatique. Elle réaffirme l'intégration systématique d'infrastructures vertes, lorsque techniquement réalisable, dans nos projets de réaménagement. Elle soutient l'adaptation des bâtiments, y compris en logement social et abordable. Elle inscrit clairement la transition écologique comme pilier de Montréal 2030. Et surtout, elle prévoit une reddition de comptes publique sur l'état d'avancement du plan climat. Montréal demeure à la hauteur de l'urgence climatique. Pour toutes ces raisons, nous appuyons cette motion telle qu'amendée parce que la résilience climatique, ça doit être une question d'équité, une question de sécurité et une question de responsabilité envers les générations futures.
Claude Pinard ◌9:21:14
Merci.
Chantal Rossi9:21:16
Merci beaucoup. Alors, considérant qu'il y a entente et qu'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce que nous considérons que la motion est adoptée?
Marie Plourde ◌9:21:31
Pour la négresse, j'aimerais bien qu'on puisse quand même souligner qu'on soutient cette belle motion. Alors je demande quand même un vote nominal. C'est le fun de vous entendre dire pour.
Chantal Rossi9:21:44
Vous êtes appuyée de qui, Madame Plourde? Monsieur McQueen. Alors on ouvre les portes, on sonne les cloches. Merci, on ferme les portes. Monsieur le greffier.
Greffier (appel nominal) ◌9:23:12
Madame la mairesse. Monsieur Pinard. Madame Black. Monsieur Salem. Monsieur Devaux-Guizani. Monsieur Hénault-Ratelle. Madame Rousseau-Bélanger. Monsieur De Sousa. Madame Brown. Monsieur Langevin. Madame Gagnon. Madame Moreau, Monsieur Teodorescu, Madame Valenzuela, Monsieur Beis, Monsieur Beis est pour, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Giannou, Pour revenir, monsieur Roberts. Madame Giannou a voté pour. Madame Théroux-Séguin. Madame El-Korbi. Monsieur Esposito. Madame Mohsun. Monsieur Miranda. Madame Varela. Monsieur Pelletier a voté pour, Madame Zuniga Ramos a voté pour, Madame Provost, Monsieur Péry, Monsieur Moreau, Monsieur Rapanà, Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McCray, Monsieur Ouellet, Madame Fournier, Madame Blanco, Madame Morvay, Madame Hoang, Monsieur Posé, Monsieur Lalonde vote pour, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Moussaou-Muele, Monsieur Limoges, Madame Doyon, Monsieur McQueen, Madame Aubard, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myran, Madame Carrois-Lancuy ont voté pour, Madame Brière, Madame Vilain. Monsieur Downey. Madame Tanguay. Madame Beauregard. Madame Blanchet. Monsieur Deschamps. Madame Palestini. Madame Hénault. Monsieur Baroni.
Chantal Rossi9:26:23
Merci. Alors, c'est 60 pour, 0 contre. On ouvre les portes, s'il vous plaît. Madame la leader de l'opposition officielle pour la dernière motion.
Marie Plourde ◌9:26:44
Bon, ben alors, les discussions sont toujours en cours, alors nous allons retirer la motion pour mieux la représenter quand on aura fini d'avoir nos discussions en coulisses. Mais c'était vraiment un plaisir de vous entendre, d'être tous à l'unisson ici ce soir pour la dernière motion.
Chantal Rossi9:27:02
Alors, l'ordre du jour étant écoulé, nous allons mettre terme au conseil et on donne rendez-vous à tout le monde et aux gens qui nous écoutent, le 11 mai prochain, lundi le 11 mai à 13 h. Bonne fin de soirée.