Conseil municipal — 11 mai 2026
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Claude Pinard0:27:14
Mesdames et messieurs, conseillères et conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît. Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:27:45
Bonjour à toutes et à tous. Bonjour. Alors, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kanien'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Au nom du conseil municipal, je souhaite que l'on souligne la désignation de la Montréalaise Louise Arbour à titre de 31e gouverneure générale du Canada et dont l'entrée en fonction sera effective le mois prochain. Ancienne juge de la Cour suprême du Canada, Louise Arbour a également exercé les fonctions de haute commissaire aux droits de l'homme pour l'Organisation des Nations unies entre 2004 et 2008, avant de devenir représentante spéciale de l'ONU pour le Pacte mondial sur la migration en 2017. Figure juridique de renom à l'international, Louise Arbour est avant tout une une grande Montréalaise. Elle qui a été élevée au grade de commandeur de l'Ordre de Montréal en 2023. C'est ce qui— c'est ce même ordre qu'elle a coprésidé durant son mandat entre 2016 et 2020 qui a décerné vendredi dernier les insignes de la plus haute distinction de notre métropole à 17 Montréalaises et Montréalais qui contribuent de façon remarquable rayonnement de notre ville. Nous adressons ainsi nos félicitations les plus sincères aux récipiendaires de l'Ordre de Montréal pour l'année 2026. Ces derniers qui, par leurs fonctions, leurs passions et leurs actions, font avancer toute notre communauté et mettent Montréal sur le, sur l'avant-scène. Alors, je vous invite à prendre un moment de réflexion.
Claude Pinard0:30:16
Vous pouvez vous asseoir.
Chantal Rossi ◌0:30:37
Alors, les dates à souligner, les célébrations du mois de mai. Du 1er au 31 mai, c'est le mois du patrimoine juif. Toujours du 1er au 31 mai, mois du patrimoine asiatique. 1er mai, Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse. Du 3 au 9 mai, Semaine de la sécurité civile. 5 mai, Journée nationale de sensibilisation aux femmes, filles et personnes LGBTQ+.
Nathalie Goulet ◌0:31:13
Et bi—
Chantal Rossi ◌0:31:14
bi— bi— bi-spirituelles autochtones disparues et assassinées, encore appelée Journée de la robe rouge. Du 11 au 17 mai, Semaine québécoise des familles. 15 mai, Journée internationale des familles. 16 mai, Journée internationale du vivre-ensemble en paix. 17 mai, Journée internationale de la lutte contre l'homophobie, l'islamophobie, la transphobie, et la biphobie. 21 mai, Journée internationale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. 23 mai, Journée nationale des Patriotes. Et du 31 mai au 6 juin, Semaine nationale de l'accessibilité. Il y a de quoi fêter au mois de mai. Les anniversaires de nos élus du mois de mai. Le 5 mai, Caroline Braun. Le 6 mai, Richard Deschamps. Le 23 mai, je pense que c'est la première fois que nous avons 2 élus de la même date, le 23 mai, Sterling Downey et Gabrielle Rousseau-Bélanger. Le 29 mai, Christopher McCray. Et le 31 mai, Jocelyn Pauzé. Avant de débuter notre séance, je tiens à vous rappeler que la formation et simulation du conseil municipal dédié aux Montréalaises, c'est-à-dire CitL, nous revient le 22 et 23 mai pour sa 10e édition. Pour mieux parfaire leur préparation, les participantes de cette nouvelle cohorte viendront assister au conseil municipal plus tard cet après-midi et nous aurons le plaisir de les retrouver pour un moment d'échanges et de convivialité dans la salle du Pain Blanc à partir de 17 h 30. Je vous invite, chers collègues, à venir rencontrer les participantes. Vous êtes tous et toutes invités, chers collègues, à prendre part à ce moment important de démocratie montréalaise et à vous porter volontaires pour mentorer les participantes durant la simulation du conseil municipal la semaine prochaine. Un courriel vous sera transmis à cet effet et par l'intermédiaire du bureau de la présidence. Je vous remercie à l'avance de votre collaboration et je vous souhaite, et je nous souhaite à tous et à toutes, une bonne séance. Alors, nous allons commencer par la période de questions des élus et je cède la parole à la cheffe de l'opposition, officielle, madame Ericka Alneus.
Ericka Alneus ◌0:34:02
Merci beaucoup, madame la présidente. 5 façons faciles de se faire tuer à vélo à Montréal, c'est le titre d'une éloquente chronique parue dans Urbania la semaine dernière. Je veux rassurer les membres du conseil, je ne suis pas une cycliste olympique, mais comme plusieurs Montréalais et Montréalaises, il m'arrive de me déplacer à vélo. Et comme Juliana Léveillé-Trudel, autrice de cette chronique, je me souviens très bien de ma première descente de la rue Saint-Denis en Bixi en 2014. C'était bien avant la construction du Rêve Saint-Denis. En arrivant au métro Mont-Royal, j'étais stupéfaite d'être en vie. La semaine dernière, une coroner déposait un rapport sur le décès d'une cycliste survenu l'automne dernier sur l'avenue du Parc. Ce rapport confirme une fois de plus l'évidence les pistes cyclables sécurisées sauvent des vies. Pourtant, elles constituent à peine 2% de notre réseau routier. Et devant ce chiffre familier, on nous dit souvent qu'il y en a trop des pistes cyclables, qu'elles causent de la congestion, qu'il faut les auditer, qu'elles ne sont pas sécuritaires. De grâce, madame la présidente, est-ce qu'on peut regarder les chiffres en face? C'est quand il n'y a pas de pistes cyclables que des gens se blessent ou meurent. Et c'est pas Projet Montréal qui le dit, madame la présidente, c'est la coroner. Alors, ma question est la suivante: à la lumière des constats établis par la coroner, est-ce que l'administration va enfin admettre que les pistes cyclables ne sont pas un problème, mais bien une solution pour sécuriser les déplacements de tous les usagers vulnérables?
Alexandre Devaux-Guizani0:35:33
Merci.
Chantal Rossi ◌0:35:33
Madame la mairesse de Montréal. Le micro fonctionne pas. Le micro, voilà.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:35:51
Ah bon, voilà. Madame la présidente, je remercie ma collègue pour sa question et je veux la rassurer qu'il y a personne ici de ce côté de la chambre qui a jamais dit qu'une piste cyclable était le problème. Jamais. Ce qu'on a toujours dit de ce côté de la chambre, c'est c'est que la planification de la mobilité, elle doit être planifiée, elle doit être inclusive, elle doit être sécuritaire pour tous les usagers de l'espace public. C'est ça qu'on a dit, madame la présidente. Et si l'avenue du Parc avait été si simple à faire, je pense que même mes collègues de Projet Montréal l'auraient fait. Ils ont été là pendant 8 ans, sans nombrer le nombre d'années qu'ils sont au pouvoir juste dans le Plateau. Alors, je pense que plutôt que de se lancer des balles d'un côté et de l'autre, on va travailler ensemble et je vais travailler avec notamment tous les maires qui touchent l'avenue du Parc pour trouver une solution avenue du Parc et je vais le faire avec tous les usagers et je vais le faire avec tous les maires, mais encore une fois, madame la présidente, si ça avait été aussi simple, je pense que le projet l'aurait fait déjà.
Chantal Rossi ◌0:36:56
Questions complémentaires?
Ericka Alneus ◌0:36:59
Merci beaucoup, madame la présidente. Vous comprendrez que les propos de la mairesse, qui semblent dans l'ouverture, nous demandent un petit peu plus de substance et de garanties pour cette inclusivité par rapport à la mobilité. Je veux quand même rappeler, parce que dans le discours ambiant, on ne sent pas que même les cyclistes font partie des propos par rapport à ça, donc je veux quand même rappeler que Selon Vélo Québec, parce que souvent on oppose, malgré qu'on dise qu'on se lance pas la balle, il y a un flou qui amène quand même à ce qu'on ait plus de clarté. 87% des cyclistes sont propriétaires d'une auto et 68% d'entre eux utilisent souvent leur auto. Puis je tiens à le répéter, malgré qu'on pense qu'on se lance la balle, c'est important qu'on garantisse la sécurité dans toutes les autres rues. On n'a pas de garantie pour l'avenue du Parc, On n'a pas de garantie pour Lacordaire, on n'en a pas plus pour Hochelaga-Est. Donc, ma question, c'est quel est le plan de match de l'administration? Qu'est-ce qu'ils vont nous dire? Quels sont leurs plans pour l'avenue du Parc?
Chantal Rossi ◌0:38:10
La question est posée. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:38:15
Madame la présidente, encore une fois, je pense que je vais être encore plus claire. Les pistes cyclables font partie des solutions de l'aménagement du territoire de Montréal. J'étais première à saluer le REV Saint-Denis. Je n'ai jamais, contrairement au parti d'opposition, fait une campagne de peur en voulant dire aux gens qu'on voulait enlever des pistes cyclables. On n'a pas fait campagne là-dessus. Nous, on a fait campagne sur travailler avec l'ensemble des citoyens montréalais et montréalaises sur une mobilité qui est planifiée et inclusive et sécuritaire. J'ai moi-même aussi lu le rapport de Vélo Québec, j'ai rencontré Jean-François Roux à plusieurs reprises, mon président du comité exécutif l'a rencontré à plusieurs reprises, comme nous avons rencontré Piétons Québec, comme nous avons rencontré tous les services d'urgence, notamment SPVM, pompiers, comme nous travaillons avec tous les arrondissements pour s'assurer, avec mon collègue Alan DeSousa, qu'on va travailler sur une planification de notre territoire qui est inclusive pour tout le monde. Nous sommes les premiers à avoir dit en campagne qu'un cycliste était aussi un automobiliste et vice versa. Je serais curieuse de savoir combien de fois durant la campagne le Parti Projet l'a fait.
Chantal Rossi ◌0:39:22
Merci. Madame la leader de l'opposition officielle.
Marie Plourde0:39:30
Bonjour tout le monde. On apprenait cette année qu'il y avait 26% plus de nids de poule à Montréal. Alors, sans surprise, la mairesse accuse l'ancienne administration et l'école bleue. J'aimerais quand même faire un petit rappel chronologique qui explique pourquoi nos rues ressemblent à un gruyère cette année. En décembre, l'administration a modifié un appel d'offres pour de la machinerie qui a fait en sorte qu'on n'a pas eu de soumissionnaires. En janvier et en février, on a fait des chargements inutiles, on ramassait de la sludge avec des camions très lourds en période de redoux. Avec la pluie, c'est le meilleur cocktail pour créer des cratères dignes de la face cachée de la Lune, puis on n'a pas besoin d'Artemis II pour les voir. Et pendant qu'on faisait des chargements à vide, devinez quoi, l'École Bleue n'avait pas le temps de faire ce qu'ils font habituellement en période de redoux, remplir des nids-de-poule. Ça ne va pas aller en s'améliorant parce que dans leur premier PDI, le plan d'investissement, l'administration a coupé la moitié du pavage sur les artères des lieux névralgiques pour les autobus et le camionnage, là où on en a encore très besoin. Ça va être beau l'an prochain pour les nids-de-poule. Et là soudainement, depuis que monsieur Técut enflamme les réseaux sociaux en remplissant des nids-de-poule, c'est la panique à bord. On délie les cordons de la bourse pour donner des millions en contrats de gré à gré aux entrepreneurs. Maintenant, ma question, madame la présidente. Je vous demande, est-ce que c'est normal que l'administration n'ait pas de plan structurant pour les rues et qu'elle réagisse seulement quand la mairesse fait un flat ou qu'un influenceur lui pousse dans le dos?
Chantal Rossi ◌0:40:59
Monsieur Alexandre Devaux-Guizani.
Alexandre Devaux-Guizani0:41:02
Merci beaucoup, madame la présidente. Je remercie monsieur ma collègue pour sa question. Honnêtement, j'entends la question puis je peux pas m'empêcher de me demander, une rue pleine de gruyère, qui était en charge des rues dans les 8 dernières années? Est-ce que vous pensez qu'on est arrivé le 13 novembre avec des marteaux-piqueurs dans la rue puis qu'on s'est mis à faire des trous? Ou vous pensez que vous avez peut-être une part de responsabilité dans l'état de nos rues aujourd'hui? Comment vous pensez que dans un district comme le mien, où on a le pire état des rues à Montréal selon le rapport de la vérificatrice générale, votre parti est passé de plus de 57% des voix à 31%? Est-ce que vous prenez une part de responsabilité sur ce qui s'est passé dans les 8 dernières années ou tout est de notre faute depuis les derniers mois? Vous parlez de l'appel d'offres qui a été fait au mois de décembre. Qui l'a travaillé cet appel d'offres-là? Vous pensez qu'on est arrivés le 13 novembre puis qu'on l'a fait en 2 semaines? C'est pas ça qui est arrivé. Nous, ce qu'on a fait en arrivant directement, on a envoyé de l'argent aux arrondissements parce que c'est eux qui sont responsables du colmatage. Qu'est-ce qu'on a fait dans les arrondissements qu'on contrôle? Je peux vous donner l'exemple de Machem. On a triplé les investissements en voirie dès 2026. Il y avait combien d'argent au PDEQ pour le planage revêtement, 0$ de prévu. Donc on est une administration, on s'y attaque au projet de Nipôle, puis d'ici 4 ans vous pourrez nous juger sur nos résultats.
Chantal Rossi ◌0:42:11
J'invite les élus à s'adresser à la présidente en tout temps, s'il vous plaît. Madame la leader de l'opposition.
Marie Plourde0:42:18
Merci, madame la présidente. Alors, avec Patrice Roy, la semaine dernière, la mairesse a dit que Montréal, c'est le Titanic. En effet, la Croisière ne s'amuse pas depuis qu'il y a eu plusieurs prises de décision qui nous mènent avec 26% plus de nids-de-poule cette année, en lien direct avec toute la chaîne de commandement que je vous ai mentionnée un petit peu plus tôt. Alors, on espère qu'on finira pas dans le fond de l'océan ou encore comme le MV Hondius, dans l'Antarctique. Alors, faire preuve de leadership, madame la présidente, c'est aussi accepter ses torts. Je le répète, la chaîne de commandement amateur de l'administration actuelle a mené à une grande partie un record de nids-de-poule cette année. Est-ce que l'administration va prendre sa part de responsabilité ou continuer d'accuser l'ancienne administration et l'école bleue?
Chantal Rossi ◌0:43:03
Madame la mairesse. Le micro de la mairesse, s'il vous plaît.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:43:12
Merci, madame la présidente. Je remercie ma collègue pour sa question. Moi, dans la vie, je me défile pas, vraiment pas. Et je souhaiterais que le parti d'opposition qui a été au pouvoir pendant 8 ans fasse la même chose, puis qu'on travaille ensemble pour trouver des solutions. Parce que les réels problèmes et enjeux, on les connaît, les maires d'arrondissements de l'autre côté le connaissent autant que nous, que ce soit des défis de main-d'œuvre, que ce soit des défis d'équipement que nous avons réellement, qui viennent d'un sous-investissement réel en achats de machinerie, en employant, en recrutant plus de cols bleus. C'est pas ça qu'on a fait dans les dernières années. Moi, je veux même pas parler des dernières années, moi je veux parler de l'avenir, madame la présidente. Moi, je vais travailler réellement à avoir des vrais équipements, à embaucher plus de cols bleus, puis travailler avec l'ensemble des arrondissements pour qu'on donne un réel service efficace aux citoyens, quels qu'ils soient, dans quel arrondissement que ce soit, puis c'est à ça que je vais m'attarder d'ici les 4 prochaines années, c'est pour ça que j'ai été élue, puis c'est exactement ce que je vais faire.
Chantal Rossi ◌0:44:17
Alors, madame Blanchet m'indique qu'elle n'a pas de questions. Alors, à mon décompte, 3, 2, 1, allez-y. Madame Nathalie Goulet.
Nathalie Goulet ◌0:44:34
Merci, madame la présidente. Alors, depuis plusieurs semaines, plusieurs organismes qui administrent les camps de jour municipaux à travers la ville, nous font part de leurs grandes préoccupations quant à la disponibilité des écoles du CSSDM pour la dernière semaine de la saison à venir, mais aussi pour tout l'été l'année prochaine. Ces organismes-là sont nos partenaires essentiels pour offrir aux familles un service qui est tout aussi essentiel. Dans nos arrondissements, nous travaillons avec eux souvent depuis longtemps. Ils sont responsables de l'opération concrète des camps de jour et sont en contact direct et quotidien avec les parents. Actuellement, ils nous indiquent faire face à une incertitude persistante et à un silence de l'administration face à une situation qui pourrait avoir de réelles conséquences sur les familles et les organismes. Si aucune entente n'est conclue entre l'administration et le gouvernement du Québec pour la dernière semaine de cet été, l'impact sur les arrondissements risque d'être énorme. Les familles montréalaises et les organismes doivent pouvoir planifier leur été et leur travail et s'attendre à ce que leur administration municipale fasse valoir leurs intérêts. Comme opposition, nous souhaitons aborder cette question-là dans un esprit constructif et non partisan et avec une réelle volonté de collaborer avec l'administration, le CSSDM et les organismes. On doit rapidement sécuriser l'offre de camps de jour et préserver la tranquillité d'esprit des parents. Alors, qu'entend faire l'administration dans les prochaines semaines pour que les camps de jour puissent offrir leurs services aux familles montréalaises pour l'ensemble des semaines cet été et pour ne pas revivre ce scénario dans les années futures?
Marie Plourde0:46:19
Merci.
Chantal Rossi ◌0:46:20
Madame Christine Black.
Christine Black ◌0:46:26
Merci, madame la présidente, pour la question. En fait, premièrement, je suis très surprise d'entendre l'opposition mentionner que c'était silence radio du côté de l'administration, parce qu'au contraire, on a été très en communication avec les différents maires et mairesses qui étaient touchés par tout ça. Et la dernière chose qu'on voulait, en fait, c'est dire aux parents, arrangez-vous. C'était la dernière chose qu'on voulait faire, parce qu'on le sait, les camps de jour, ça fait une différence pour les familles, c'est important. Et dans ce contexte-là, on a eu des très bonnes nouvelles à la fin de la semaine dernière concernant autant le Centre de services scolaires de Montréal que le Centre de services Marguerite-Bourgeois, que les enfants auront accès à leurs locaux pour les camps de jour. Et donc, c'est une excellente nouvelle et on a été proactifs, on a eu des conversations avec le gouvernement du Québec et on est contents de l'issue de toute cette situation-là. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌0:47:13
Merci. Complémentaire, madame Goulet.
Nathalie Goulet ◌0:47:18
Alors, on souhaiterait profiter de cette réponse pour réitérer l'approche constructive souhaitée par l'opposition dans ce dossier sensible pour les familles. C'est dans ce sens-là que nous travaillons depuis des semaines en collaboration avec les organismes présents sur le territoire. Les organismes, tout comme les parents, ont besoin d'un signal clair, fort et rassurant de la part de l'ensemble des élus municipaux. Donc, s'il y a une fin de non-recevoir de la part du gouvernement du Québec, qu'est-ce que l'administration compte faire pour s'assurer que la 8e semaine des camps de jour ait lieu cet été? On parle de la 8e semaine ici. Et est-ce que les familles montréalaises doivent avoir un plan B? Merci.
Chantal Rossi ◌0:47:55
Merci, madame Christine Black.
Christine Black ◌0:47:58
Merci, madame la présidente. En fait, concernant la 8e semaine, sachez que de notre côté, on est en conversation avec les arrondissements justement pour la permettre. On le sait, les 7 premières semaines sont sécurisées et pour la 8e semaine, il y a des conversations qui sont en cours avec les arrondissements justement en recherche de solutions. Et on sait que de façon générale, c'est la semaine qui est moins utilisée. Et d'ailleurs, au niveau de Marguerite-Bourgeoys, cette 8e semaine-là n'existait pas dans le passé. Alors d'ailleurs, je tiens à mentionner à l'opposition, pardon, à l'opposition, que de notre côté, on va être très proactifs et on va avoir des conversations justement avec les centres de services scolaires, parce que c'est important d'avoir des conversations, d'avoir des canaux de communication ce qui semble avoir été absent dans les dernières années. Alors, de notre côté, on est proactif, on a parlé autant avec le gouvernement du Québec, autant avec les centres de services scolaires et autant avec les maires et mairesses des arrondissements touchés. Donc, de ce côté-là, on est proactif et on va continuer de l'être. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌0:48:56
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌0:48:59
Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, dans cette salle-là, personne ne remet en question le déficit d'entretien d'actifs. Et nous aussi, on a hérité d'un déficit d'entretien d'actifs excessivement important. Par contre, ce que je ne comprends pas, c'est qu'aujourd'hui on dit, regardez, là on a des nids-de-poule. C'est comme on fait fi du fait qu'on a chargé en plein hiver, ce qui a extrêmement accéléré la dégradation des rues, notamment les rues locales qui normalement n'ont pas de véhicules lourds. Mais là, on a passé sur l'ensemble des rues en période de dégel et de pluie sur l'ensemble du territoire, notamment les rues locales. Mais ce que je ne comprends pas, madame la présidente, c'est vraiment les propos de la mairesse. Elle dit, regardez, on va mettre des nouveaux équipements, on va avoir des cols bleus, etc. Regardez, l'objectif, ce n'est pas de mieux boucher les nippes en urgence. L'objectif, c'est de mieux paver les rues l'été dans des bonnes conditions. C'est comme ça qu'on règle le problème. Et quand vous dites, regardez, on a un passif, etc., vous avez décidé dans votre premier PDI de couper de moitié le nombre de kilomètres de rues artérielles qui vont être pavées. Donc, comment expliquer que sous votre bilan, sous votre administration, les rues vont s'améliorer quand on coupe de moitié le nombre de kilomètres qui vont être pavés cette année et en mettant beaucoup d'argent dans les nids-de-poule? C'est pas efficace, ça durera pas. Il faut paver dans des bonnes conditions. Donc, est-ce que vous assumez que vous avez coupé la moitié des kilomètres de rues qui vont être pavés sur les artères cette année? Merci.
Chantal Rossi ◌0:50:29
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard0:50:37
Le micro est pas vite aujourd'hui. Madame la présidente, merci de la question. Quand vous dites que vous avez hérité d'un déficit d'argent, Montréal sortait quand même d'un programme très intensif de réflexion à l'époque où l'ancienne administration était là. C'est ce qui a d'ailleurs donné la fameuse réputation de con orange à Montréal. Donc, ce qui s'est passé il y a une dizaine d'années. Ceci étant dit, le retard pris dans les dernières années a en insistant sur les projets de développement et non sur les projets en maintien. On a quand même réussi à faire passer de 67 à 68 cette année, ce qui n'est pas beaucoup. On vise nettement plus agressif l'année prochaine. Ça va prendre des décisions difficiles pour faire ça parce que les finances de la Ville sont dans une situation qui était, disons, assez difficile, sans aucune marge de manœuvre. Alors, on n'avait pas la capacité de maintenir certains investissements, j'en conviens, mais je conviens surtout que la situation qu'on vit, mêlée au changement climatique, est due au fait que l'ensemble des PDI des dernières années n'ont jamais été réalisés à leur pleine valeur. Donc, on mettait de l'argent, on avait de l'argent dans les programmes, c'était donc extraordinaire, mais on ne faisait pas le travail. Alors, c'est ce que nous, on va faire, et je vous invite à rester à l'écoute parce qu'on va investir dans ces beaucoup, beaucoup dans le maintien des actifs et non pas dans le développement, parce que c'est ce qu'on doit faire pour s'assurer de gérer les finances de façon rigoureuse. Merci.
Chantal Rossi ◌0:52:14
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌0:52:20
Oui, oui, ça fait plusieurs fois que j'entends dans cette chambre, vous avez investi beaucoup dans le développement. Écoutez, là, on a essentiellement fait du maintien d'actifs. Par contre, quand nous, il y a des rues qui sont en fin de vie, surtout qu'on a énormément investi dans les égouts, les égouts c'est en dessous de la rue, soit dit en passant, donc quand on arrache tout pour refaire les égouts, évidemment qu'on en profite pour mettre la rue au goût du jour. C'est une occasion qui arrive souvent une fois par siècle. Donc si c'est ça que vous qualifiez comme développement, de mettre la Sainte-Catherine au goût du jour, de mettre Despins au goût du jour, je veux dire, regardez, on n'a pas la même définition. Mais revenons au niveau de l'entretien. Je veux dire, vous dites, ah, on a fait des choix. Oui, vous avez fait un choix, vous avez décidé de vous faire un petit magot de 152 millions de dollars au PDI qui n'est pas identifié, et tout ça comment? En coupant la moitié des rues qui vont être pavées cette année sur les artères.
Chantal Rossi ◌0:53:14
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard0:53:18
Alors, j'inviterais mon collègue à lire peut-être les avis des agences de notation qui ont dit qu'ils étaient très inquiets de la gestion de la dette de la Ville de Montréal. Petit magot de 152 millions est pour nous aider à atteindre le ratio de 100 sur la dette-revenus, critique, critique pour les agences de notation. Ce que ça veut dire, ça, c'est que si on ne fait pas un bon travail, les agences de notation peuvent décoter la Ville de Montréal, ce qui va avoir comme impact de quoi? Augmenter le coût de la dette. Est-ce qu'on a les moyens d'augmenter de plus le coût de la dette qu'on a fait l'année passée? La réponse est non. L'année passée, ça nous a coûté 88 millions de plus que l'année d'avant. Avant, 88 millions de plus, c'est 2% d'augmentation de taxes. C'est ça la réalité. Alors vous me dites, vous n'avez pas fait de développement, madame la présidente. On dit qu'on n'a pas fait de développement. Expliquez-moi comment ça vous avez fait 32% de PDI en développement. 32%! La norme, c'est 25% dans les grandes institutions publiques. 75% maintien, 25% développement. 8 ans pour ramener ce chiffre-là à 25%. Ils ne l'ont pas fait. Ça aurait fait plus d'investissements dans le maintien et ça aurait permis d'avoir moins de nids-de-poule. Savez-vous pourquoi? Parce qu'on se serait occupé de ce qu'on détient actuellement et c'est ce qu'on va faire comme administration.
Chantal Rossi ◌0:54:26
Merci. Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌0:54:33
Je reste dans le thème du budget parce que je pense qu'on aura probablement l'occasion lors des consultations prébudgétaires de mieux connaître dans quelle direction se dirige dirige l'administration, parce que les consultations prébudgétaires constituent un moment essentiel de la vie démocratique municipale. Elles permettent aux citoyens, aux organismes, aux commerçants de faire entendre leurs priorités avant que l'administration ne dépose son budget. Ce sont des consultations qui sont importantes dans un contexte, on vient de le nommer, où les besoins sont immenses, les choix importants sont à faire sur de nombreux enjeux: logement, mobilité, infrastructures. Les Montréalais, assurément, veulent savoir comment leurs préoccupations seront prises en compte dans les arbitrages budgétaires. Or, nous sommes maintenant bien avancés dans l'année, dans le grand cycle budgétaire de la Ville de Montréal, et aucune information publique n'a encore été diffusée concernant le calendrier, les modalités ou même les thèmes des consultations prébudgétaires. Habituellement, elles sont annoncées suffisamment tôt pour permettre une participation qui est large et représentative. Leur absence jusqu'à présent soulève des questions légitimes sur la transparence du processus budgétaire et sur la volonté réelle d'entendre la population sur cette grande question. Dans un contexte où la confiance envers les institutions repose sur la clarté, la prévisibilité et la transparence, il est essentiel que l'administration clarifie rapidement ses intentions. C'est pourquoi aujourd'hui, nous souhaitons avoir une réponse précise, madame la présidente, pour pouvoir rassurer les Montréalais et de garantir que le processus prébudgétaire sera à la hauteur des attentes démocratiques. Alors, ma question est la suivante: pouvez-vous nous indiquer où en est la préparation des consultations prébudgétaires, quand elles seront annoncées et si l'administration prévoit de modifier leur format ou leur calendrier cette année?
Émilie Brière0:56:21
Merci.
Chantal Rossi ◌0:56:21
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard0:56:27
J'avais la chanson de Dalida dans la tête, les parents, les parents. Vous parlez de— madame la présidente, on parle de transparence ici. On a quand même transféré plus d'argent aux arrondissements, on a quand même, dans le PDI et dans le BF, de façon tout à fait transparente, c'était annoncé dans le budget, on a quand même fait le travail aussi, on a consulté aussi en interne les fonctionnaires de la Ville qui qui nous ont dit que le format actuel des consultations prébudgétaires faisait en sorte qu'il y avait de moins en moins de personnes qui participaient. Ça causait un poids lourd sur les épaules de l'administration de devoir organiser tout ça pour très peu de participation. Donc, ça nous inquiétait. Nous, vous savez, on est une administration efficace. Alors, ce qu'on veut, c'est qu'on va annoncer dans les prochains temps, je cherchais la date pendant que ma collègue parlait, pas, mais on va annoncer dans les prochains temps une consultation budgétaire. On attendait que cette semaine arrive, en fait, c'est une semaine importante pour la fiscalité municipale avec la réunion des assises annuelles de l'UNQ. Donc on attendait que ça arrive avant d'annoncer ce qu'on va faire, mais on a prévu quelque chose de super intéressant qui va être très dynamique également, mais surtout qui va être orienté sur des solutions, parce que la question des finances municipales, la fiscalité municipale, c'est une question importante et primordiale. Lorsqu'on parle des actifs de la Ville, mais aussi de la capacité qu'on a de bâtir des milieux de vie auxquels on aspire. Merci.
Chantal Rossi ◌0:57:57
Question complémentaire, madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌0:58:02
Je suis assez étonnée quand même de la réponse de mon collègue parce que, parlant des paroles, des paroles, puis je vous demanderai à l'avenir d'utiliser des tons plus respectueux, c'est pas clair là. On a ou on n'a pas de consultation prébudgétaire On sable ou on ne sable pas sur un exercice dont notre instance démocratique s'est dotée depuis plusieurs années pour favoriser un accès et une transparence à nos processus de décision publique. Une consultation publique prébudgétaire, elle permet non seulement d'informer, de rendre disponibles les documents, de permettre aux gens de s'exprimer, elle s'inscrit dans un cycle démocratique. Donc, on ne parle pas que d'un fichier Excel budgétaire avec des préoccupations à gérer, on parle d'un exercice démocratique, sachant d'entrée de jeu en plus la charge fiscale à laquelle les Montréalais contribuent, c'est la moindre des choses que dans les instances qu'on s'est données démocratiques, qu'on soit en mesure d'ouvrir ce dialogue-là sur la question budgétaire à la Ville de Montréal. Donc, je reviens avec ma question: est-ce que l'administration s'engage à tenir une préconsultation publique dans le cadre des instances démocratiques qui sont prévues à la gouvernance dans la confection de notre budget, ce qui implique de déposer des documents accessibles, notamment avec un préavis suffisant, et de permettre une participation diversifiée et transparente à cet exercice.
Chantal Rossi ◌0:59:18
Monsieur Pignard.
Claude Pinard0:59:22
Je n'ai pas entendu la fin de la question, malheureusement, madame la présidente. La réponse est oui, puis je vois pas comment on peut laisser entendre aux Montréalais qu'on ne veut pas les entendre sur la question du budget. Je ne vois pas non plus comment on veut laisser entendre aux Montréalais qu'on n'est pas dans la transparence. On a travaillé, il y a une commission des finances à la Ville de Montréal, donc conversations, échanges entre la commission des finances et, entre autres, les employés du greffe pour s'assurer qu'on respectait l'ensemble des balises et également les dates, les processus, tout ça. Donc, c'est oui à tout. Je vois pas pourquoi on crie à la non-transparence et on crie qu'on n'allait pas respecter les institutions démocratiques ou les processus démocratiques. C'est pas quelque chose qui appartient à une seule administration, mais c'est l'ensemble de ce qu'on fait ici dans cette salle, et je vous garantis qu'on va continuer à le respecter. Merci.
Chantal Rossi ◌1:00:12
Merci. Madame Maeva Vilain.
Maeva Vilain ◌1:00:17
Merci, madame la présidente, pour la parole. Donc, Montréal est une des plus grandes et des plus populeuses îles plus au monde, une île qui malheureusement a trop longtemps tourné le dos à son fleuve. Heureusement, dans les dernières années, les Montréalaises et les Montréalais ont petit à petit retrouvé des morceaux de leur insularité. En juin 2019, la plage publique et urbaine de Verdun est inaugurée et connue et connaît depuis un immense succès. En 2021, des nouveaux aménagements permettent d'accéder de façon sécuritaire à la vague à Pendant toutes ces années, l'arrondissement de Lachine travaille de concert avec la Ville-Centre et avec de très nombreux partenaires pour repermettre la baignade sécuritaire dans le magnifique lac Saint-Louis. Le ministère de l'Environnement donne son feu vert à un projet pilote pour permettre la baignade. Tout était prêt pour que les Montréalaises et les Montréalais puissent se baigner dès l'été 2026, sauf que la maire de Lachine décide de suspendre le projet. Ainsi, ce sont des milliers de personnes qui vont être privées de se réapproprier leur fleuve. C'est aussi gaspiller le temps, l'énergie et l'argent que l'arrondissement, que la ville centre, que nos partenaires ont mis pour ce projet à très fort impact. Ce choix soulève des questions profondes sur les priorités de l'administration. Veut-on développer des espaces réellement accessibles à l'ensemble de la population ou concentrer des investissements dans des infrastructures réservées à une minorité. Comment l'administration justifie d'avoir laissé tomber un projet structurant, sécuritaire et accessible à l'ensemble des Montréalais et Montréalaises au profit du retour d'une ligne de tramway?
Chantal Rossi ◌1:01:57
La question est posée. Madame Julie-Pascal Provost.
Julie-Pascale Provost ◌1:02:05
Bien, dans un premier temps, je vous remercie de votre question. Ça va me permettre de répéter ce que j'essaie d'expliquer depuis un moment. On n'a rien laissé tomber. Le projet qui a été présenté, pour lequel vous dites qu'il y avait une organisation efficiente derrière, que le projet était canné, m'apparaît erroné étant donné que le directeur d'arrondissement m'a encore réitéré qu'en 2018, 2024, en 2025, donc en 2025, ils avaient eu les autorisations de la Ville centre disant que le projet de baignade en eau libre serait financé. C'était des ententes verbales, c'était pas entré dans les budgets. En 2026, cette année, l'administration a changé et le financement n'est toujours pas apparent dans les budgets. Donc, vous avez vendu— pardon, je ne dois pas m'adresser de la sorte. En fait, il a été vendu un projet pour lequel on n'avait pas de financement. On a vendu des images, des images auxquelles plusieurs personnes ont cru, mais qui ne fonctionnent pas. Je vais reprendre les paroles de mon collègue Claude Pinard, on va s'occuper de ce que l'on détient déjà. Ça m'apparaît crucial, c'est une promesse qu'on a faite en campagne électorale. Actuellement, à Lachine, on a besoin de 300 000$ pour relocaliser nos organisations communautaires suite à la vente du centre Albert-Gariépy. Aujourd'hui, on n'a pas d'argent parce que, en conclusion s'il vous plaît, parce que vous avez mal négocié le contrat. Donc, on va se concentrer sur ce qu'on a et on va essayer de faire mieux.
Chantal Rossi ◌1:03:53
Complémentaire, madame Bilin.
Maeva Vilain ◌1:04:00
Je souhaite parler d'un autre projet à Lachine. On apprend qu'un promoteur poursuit la Ville de Montréal alléguant que l'administration actuelle ralentit voire bloque la mise en œuvre du projet de Lachine Est. Lachine Est, c'est un très gros projet, on parle de 7000 logements dont une part importante de logements sociaux et abordables, des espaces verts, des équipements publics, un quartier complet qui pourra accueillir à terme 16 000 personnes. C'est l'un des projets les plus structurants de la décennie. Or, selon les documents déposés en cours, la ville n'aurait toujours pas émis un avis de conformité pourtant requis, et ce malgré des délais légaux dépassés. Résultat: travaux retardés, logements retardés, infrastructures retardées, et pendant ce temps, les besoins explosent. Mes questions: Qui va payer les frais juridiques face à ces retards et qui va assumer la responsabilité politique d'avoir ralenti un projet, je le répète, de logement aussi essentiel?
Chantal Rossi ◌1:05:00
Madame Caroline Braun.
Caroline Braun ◌1:05:04
Madame la présidente, merci. Les bonnes pratiques, c'est de ne pas commenter un dossier qui est judiciarisé. Ce dossier-là, il est judiciarisé, donc ce serait dangereux pour la Ville d'émettre des opinions et des informations sur notre position comme Ville, notre défense par rapport à ça. Ce que je peux vous dire par contre, c'est qu'il y a plusieurs grands projets d'infrastructures et de développement dans la Ville et savez-vous quoi, madame la présidente? Il n'y avait pas de comité de gouvernance où les arrondissements étaient à la table de discussion avec les services centraux. Eh bien, notre administration, on a créé un comité de gouvernance pour chaque projet d'infrastructure majeure et de développement où les arrondissements sont maintenant à la table de discussion pour faire les projets les plus pérennes et entendre ce que les arrondissements ont à dire. On a rencontré l'arrondissement de Lachine avec l'ensemble des élus, avec les services centraux, et je rappelle également que le zonage actuel qui est prévue et qui est légale et votée dans l'ensemble des arrondissements, et le sondage et le zonage qui est en vigueur, et que le PUM, nous avons jusqu'à janvier 2027 en arrondissement pour adopter les concordances. Alors merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:06:25
Madame Catherine Houbart.
Catherine Houbart ◌1:06:30
Madame la présidente, depuis l'annonce de l'abolition des collectes illégales itinérante des résidus domestiques dangereux, les Montréalais expriment une inquiétude très légitime. Ces collectes permettaient de détourner des matières hautement problématiques comme des peintures, des solvants, des huiles usagées, des batteries et d'autres produits corrosifs de la collecte régulière et de l'enfouissement. Ce sont des matières qui sont dangereuses pour l'environnement, mais aussi pour les travailleurs qui se retrouveraient à les manipuler dans les ordures et pour la population en général. On propose actuellement 2 choix aux Montréalais: visiter un écocentre ou se rendre chez un repreneur. Or, dans les circonstances actuelles, faire la tournée des repreneurs privés est non seulement démobilisant, mais carrément impossible pour une grande partie de la population, que ce soit les personnes âgées, les familles sans véhicule, les résidents éloignés des grands axes, ainsi de suite. Montréal vise à se doter de 14 écocentres, mais n'en compte actuellement que 7. Pour un citoyen de l'ouest de l'île, se rendre à l'écocentre le plus près représente un déplacement pouvant atteindre 5 kilomètres aller-retour. En mettant fin à ces collectes sans solution de rechange immédiate, l'administration crée un vide opérationnel qui risque d'entraîner une hausse des dépôts illégaux, de même qu'une contamination accrue et une pression supplémentaire sur les services de collecte. En éliminant la collecte itinérante des RDD, la Ville a pensé à ses besoins, mais pas à ceux des citoyens. On vise par cette mesure à économiser 500 000$, mais combien vont coûter les incendies, accidents supplémentaires liées à une recrudescence d'une mauvaise manutention de ces produits dangereux. Madame la présidente, j'aimerais savoir combien de tonnes de débris dangereux ont été comme ça détournées ces dernières années grâce à ces collectes-là et quels risques environnementaux et pour la santé des travailleurs l'administration reconnaît-elle comme étant accrus depuis leur abolition? Merci.
Chantal Rossi ◌1:08:16
Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌1:08:18
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je remercie ma collègue pour sa question qui va me permettre en fait de rectifier certains faits qui circulent un petit peu faussement aussi dans l'espace public en ce moment. Donc, j'aimerais rappeler d'abord la nature de la collecte itinérante. Donc, la collecte itinérante, c'était une collecte qui avait lieu 1 à 2 fois par année, souvent à la mairie d'arrondissement. Donc, les gens devaient se déplacer de leur domicile pour se rendre à un point pour déposer justement leur matière dangereuse. Donc, je comprends que certaines personnes sont, disons, inquiètes par rapport aux moyens de déplacement, mais la collecte, à la base, nécessitait un déplacement. Ensuite, cette décision-là n'a pas été prise au hasard non plus. Il y a beaucoup d'analyses et de données au service de l'environnement qui ont démontré, en fait, qu'il n'y avait pas assez de, justement, de déchets qui étaient déposés pendant ces collectes-là pour justifier les coûts d'opération. Donc, il je pourrais fournir certains chiffres, mais justement on évaluait à peu près 2000$ la tonne le coût pour ramasser ces déchets-là pendant ces collectes-là. Donc maintenant qu'il y a justement aussi l'offre évoluée de services, donc on a 450 points de collecte qui sont ouverts 7 jours sur 7, justement au lieu de 2 fois par année. Ensuite on a les écocentres, puis on a aussi d'autres services complémentaires comme GoRecyc où ils peuvent venir chercher des frigos ou des climatiseurs directement chez eux, eux. Donc, on jugeait en fait qu'il existait une nouvelle panoplie de propositions puis de solutions pour ces déchets-là. Donc, merci.
Chantal Rossi ◌1:09:45
À votre contenu, madame Aubard, la période de questions est échouée. Ça va me prendre un avis de prolongation.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:10:01
Oui, madame la présidente, de ma compréhension, la première période était finie depuis déjà une dizaine de minutes, donc je vous propose de prolonger de 5 minutes la période de questions.
Chantal Rossi ◌1:10:09
Non, ça finissait à 48, 43. 10 minutes.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:10:19
Je vois une personne qui reste au tableau, donc on peut y aller pour finir les échanges des personnes inscrites.
Chantal Rossi ◌1:10:25
Parfait. Alors, madame Aubin, allez-y avec la complémentaire. Avec un micro, s'il vous plaît, pour madame Aubard.
Claude Pinard1:10:35
Merci.
Catherine Houbart ◌1:10:35
Ça fonctionne.
Chantal Rossi ◌1:10:36
Ben oui.
Catherine Houbart ◌1:10:37
Alors oui, effectivement, il y a plusieurs points de dépôt qui existent. On parle des repreneurs privés, c'est pas une solution nouvelle que la municipalité a mise en place à la suite du retrait des collectes itinérantes. C'était un service qui existait déjà auparavant, donc on vient vraiment un service pour lequel il y avait un besoin dans la communauté. Évidemment, de se rendre par exemple aux mairies d'arrondissement, ça demande un déplacement, mais c'est certes moindre que les nombreux kilomètres qui sont à faire pour se rendre dans un des 7 écocentres de la Ville de Montréal. Donc, l'administration semble avoir fait les choses à l'envers en n'offrant pas de nouvelles alternatives à ce service-là. La Ville de Québec, au contraire, se dit vouloir augmenter la fréquence de ses collectes-là parce qu'elles sont appréciées des citoyens. Elles permettent vraiment un détournement des matières dangereuses, de la collecte sélective ou bien de dépôts sauvages dans l'environnement. On va pas construire ce nouveau écocentre cette année. Il y a eu des coupes importantes au service des communications. Moi, je me demande d'une part combien de tonnes étaient détournées. J'ai pas eu la réponse. Puis je me demande comment l'administration va éviter que ces résidus-là se retrouvent dans les camions de poubelles ou dans l'environnement.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌1:11:50
Merci.
Chantal Rossi ◌1:11:50
Alors, madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌1:11:56
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, ça va me permettre de compléter la réponse que j'ai donnée tantôt aussi. Il existe en fait dans la clause des contrats de collecte en ce moment aux arrondissements la possibilité de tenir des collectes de résidus dangereux à même leur clôture de voirie. Donc, c'est certaines villes qui avaient déjà fait usage de cette clause-là. Donc, en fait, c'est pas du tout une coupe de service. Le service est quand même offert et maintenu. Maintenant, c'est diversifié, enfin, les points de collecte. Donc, j'invite aussi mes collègues, si jamais ils ont des questions par rapport à tout ça, à communiquer avec moi. On va pouvoir fournir toutes les informations sur les alternatives qui existent déjà. Merci.
Chantal Rossi ◌1:12:33
Madame Élise Tanguay. Madame Tanguay.
Élise Tanguay ◌1:12:42
Merci, madame la présidente. Je suis très étonnée, en fait j'avais pas prévu de me lever, mais me voilà. Je suis très étonnée d'entendre ma collègue de l'autre côté de la Chambre nous parler des instances de gouvernance qui apparemment n'existaient pas dans l'ancien mandat. C'est pas ma compréhension. Les collègues avec qui j'ai eu le temps de discuter longuement, qui étaient assis ici de ce côté, de l'autre côté en fait, à la précédente administration, nous ont vraiment évoqué la présence de ces instances de gouvernance partagée. C'est très important, c'est très important à nos yeux. C'est d'ailleurs quelque chose qu'on a nommé plusieurs fois, notamment dans le cas du projet de l'hippodrome, l'importance d'inclure l'arrondissement dans la gouvernance de cet organisme-là. L'a nommé à plusieurs reprises. Ma collègue s'est longuement levée en chambre ici le mois passé pour en parler. Donc je pense entre autres à un projet qui est à mi-chemin entre, à cheval dans mon arrondissement ainsi que celui de Ville-Marie, le projet de Bridge Bonaventure, qui est un projet majeur sur lequel il y avait une instance partagée de gouvernance. Lachine-Est, même chose, il y a toujours eu un comité citoyen Louvain-Est, même chose, un comité, un bureau de projet partagé entre l'arrondissement, les groupes sur le terrain, évidemment les élus. Donc ma question, madame la présidente, serait la suivante: quand est-ce qu'on va recevoir une invitation dans le Sud-Ouest, entre autres, pour ce comité de gouvernance partagée, notamment sur le projet de bridge du Bonaventure?
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌1:14:16
Merci.
Chantal Rossi ◌1:14:16
Merci, madame Caroline Braun.
Caroline Braun ◌1:14:21
Alors merci, madame la présidente.
Marie Plourde1:14:26
Chaque—
Caroline Braun ◌1:14:26
la commande a été donnée au service d'urbanisme de créer ces comités-là sur l'ensemble des grands projets, et chaque arrondissement sur lequel ont lieu les grands projets va recevoir une invitation. Et je peux le confirmer pour l'autre côté de la Chambre, tel qu'on l'appelle, qu'il n'y avait pas ce genre de comité-là. Dans les 8 dernières années, à Outremont, il y a eu un grand développement, le Mile, le Nouvel Outremont, et je peux vous dire qu'Outremont, on ne siégeait pas sur ce comité, à moins qu'il y en avait uniquement dans les arrondissements de Projet Montréal.
Chantal Rossi ◌1:15:00
Complémentaire, madame Tanguay.
Élise Tanguay ◌1:15:07
Merci, madame la présidente. C'est pas ma compréhension, comme je vous disais, autant Dans Ahuntsic-Cartierville, dans Lachine, dans, dans Bridge-Montaventure, il y avait des comités de ce type-là. Nous, on a souhaité, je le réitère, on a souhaité qu'il y ait une gouvernance partagée. On l'a même déposé ici en Chambre, un modèle de gouvernance partagée qui inclurait l'arrondissement de Côte-des-Neiges-NDG, qui était d'ailleurs impliqué dans la dernière mouture de collaboration de gros qui a été formé pour réfléchir le plan de développement du site. Donc, est-ce que ce sera la même chose au niveau de Côte-des-Neiges-NDG? Est-ce qu'on peut s'attendre, peut-être l'administration aura repensé à deux fois à notre motion déposée il y a un mois, est-ce qu'on peut s'attendre à ce que l'arrondissement, les élus comme l'administratif, soient partie prenante de la gouvernance du Galop qui est à nos portes? Merci.
Chantal Rossi ◌1:16:03
Madame Caroline Braun.
Caroline Braun ◌1:16:06
La question de Gallo est particulière, elle a déjà été réglée. On peut pas rajouter des éléments de gouvernance dans le système qui est déjà en place. Ceci étant dit, les comités de gouvernance qu'on est en train de mettre en place, les gens de l'arrondissement, les élus de l'arrondissement vont pouvoir siéger. Et je le répète encore et encore, c'est une gouvernance nouvelle. Il n'y avait pas ça avant, il y avait seulement les élus du comité exécutif. Sous l'ère de Projet Montréal qui gérait les projets de développement dans les arrondissements et qui dictait ce qui était bon pour les arrondissements. Maintenant, ce qu'on envoie, c'est un message différent. C'est, hey, les arrondissements, vous êtes importants pour nous. Ces projets-là, on va les faire ensemble. C'est pas juste moi, Caroline, l'élue du comité exécutif responsable de l'urbanisme, qui va prendre les décisions pour vous. C'est le maire de Côte-des-Neiges, c'est la mairesse de Côte-des-Neiges, c'est la mairesse du Sud-Ouest, c'est la gang de Ville-Marie. On va faire ça tout le monde ensemble, en équipe. Pour un projet meilleur. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:17:03
Madame Tanguay, je vous demanderais de retirer votre nom du tableau, s'il vous plaît. Madame Carhuallanqui.
Elvira Carhuallanqui1:17:16
Merci, madame la présidente. On est en pleine crise du logement et pourtant, à Montréal, plusieurs logements restent vides. Ma collègue à Rivière-des-Prairies, Marie-Claude Barry, a fait un excellent travail de répertorier cet enjeu, mais des exemples comme ça existent dans toute la ville. Les médias également ont déjà rapporté cette situation à plusieurs reprises. Alors, comment peut-on accepter qu'en pleine crise du logement, des logements restent vacants? Et comment expliquer l'absence de mécanismes clairs pour encadrer, suivre et accélérer leur occupation. D'autres villes comme Toronto, Vancouver et Hamilton ont déjà agi. Par ailleurs, l'administration a déjà soulevé qu'on ne peut pas se permettre de laisser des terrains et des bâtiments municipaux sous-utilisés en pleine crise du logement. Alors, la même logique devrait s'appliquer aussi pour le logement. Pourquoi on agit pour construire plus vite, mais pas pour utiliser ce qui existe déjà? Alors, la question est simple: si on a fait la refonte d'un règlement pour réformer, pour accélérer la construction, pourquoi ne pas utiliser pleinement les leviers existants, notamment la loi Transef, les pouvoirs qui nous ont été accordés afin de mettre en place une stratégie municipale des luttes contre les logements vacants. Merci.
Chantal Rossi ◌1:18:51
Madame Caroline Braun.
Caroline Braun ◌1:19:00
Oui, merci beaucoup pour la question. Je pense que le règlement, le registre vient d'être en vigueur. Les propriétaires ont maintenant l'obligation de dénoncer s'ils ont des bâtiments qui sont vacants, qui seraient éventuellement propres à de l'habitation. C'est une première étape. Dans une— quand on réforme et qu'on adopte un nouveau règlement comme ça, un nouveau registre, il faut donner une période de temps pour que les propriétaires puissent s'acclimater et dénoncer aux arrondissements leurs bâtiments qui sont vacants. C'est une première étape. Après ça, ce sera l'occasion pour le SUM et pour l'ensemble des arrondissements de revoir leur réglementation, de revoir leurs leviers, de décider qu'est-ce qu'on peut, qu'est-ce qu'on a comme pouvoir juridique les plus, les plus forts pour pouvoir éventuellement— ce qu'on veut, le but, c'est que les propriétaires qui ont des logements vacants décident comprendre pourquoi. Est-ce que c'est parce qu'ils sont insalubres? Est-ce que c'est parce qu'ils n'ont pas l'argent pour les rénover? Est-ce que c'est parce que Au contraire, ce sont des gens qui n'habitent plus au Canada puis qui ne sont pas capables de s'en occuper? Est-ce que c'est des gens qui attendent, qui sont malveillants? Parce que des gens malveillants, il y en a toujours. Est-ce que c'est des gens qui attendent que les logements deviennent de moins en moins salubres pour utiliser d'autres outils pour faire augmenter les loyers, par exemple? Donc on a besoin de ce premier registre-là pour avoir une connaissance territoire, connaissance des dossiers pour pouvoir agir par la suite. Donc, c'est un premier geste, ça va prendre un petit laps de temps, puis par la suite, on va pouvoir analyser qu'est-ce qu'on doit modifier comme règlement. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:20:38
Merci. Alors, la période de questions, le temps alloué à la période de questions est maintenant terminé. Nous allons procéder à l'ordre du jour. Avant de donner la parole au leader de la majorité, je dépose un nouveau plans de banquettes. Et par le fait même, j'aimerais qu'on souhaite un bon retour à notre collègue Stephanie Valenzuela, qui est de retour d'un congé de maternité. Alors, monsieur le leader de la majorité, c'est à vous.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:21:20
Merci, madame la présidente. Ça va nous amener au point 3.01, qui est l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal. Je vais rajouter un point en 15.06, soit une déclaration pour maintenir le poids électoral de Montréal. Et par la même occasion, je vais vous mentionner les changements de séquence au courant du conseil, madame la présidente. Donc, dans les déclarations, je vais appeler la 15.01 15.02 dans les prochaines minutes vers 14 h, qui est la déclaration reconnaissant l'excellence de la gastronomie montréalaise et soulignant les restaurants primés par le Guide Michelin 2026. Je vais par la suite appeler la 15.01 à 14 h 15, la déclaration pour souligner la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, suivie à 14 h 30 de la 15.05, la déclaration en soutien aux personnes en situation d'itinérance et de reconnaissance envers l'organisme Maison mobile. La déclaration que je viens d'achever, la 15.06, sur, pour le maintien du poids électoral, va être appelée à 16 h 45, suivie de la 15.04, la déclaration reconnaissant la Journée mondiale de l'Afrique, qui va être appelée à 17 h. Et finalement, à 17 h 15, je vais appeler la 15.03, qui est la déclaration soulignant le mois du patrimoine juif.
Chantal Rossi ◌1:22:31
Il n'y a pas d'intervention. L'ordre du jour est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:22:37
Merci, madame.
Chantal Rossi ◌1:22:38
Avec les modifications.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:22:40
Absolument. Merci, madame la présidente. Je vais poursuivre rapidement les prochains points à l'ordre du jour. Donc, en 3.02, approbation du procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal tenue le 20 avril 2026 à 13 h.
Chantal Rossi ◌1:22:51
Aucune intervention. Le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:22:53
En 4.01, dépôt de la liste des contrats octroyés par le comité exécutif conformément à l'article 200 de l'annexé de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec.
Chantal Rossi ◌1:23:01
Pas d'intervention. Le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:23:03
En 4.02, dépôt de la liste des subventions octroyées par le comité exécutif Aucune intervention, le point est adopté. En 4.03, dépôt de la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires conformément à l'article 477.3 de la Loi sur les Cités et les Villes.
Chantal Rossi ◌1:23:17
Pas d'intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:23:19
En 5.01, résolution CA-2629-0045 du conseil d'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, motion d'appui au mouvement Le communautaire aboutit.
Chantal Rossi ◌1:23:27
Aucune intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:23:29
En 6.01, dépôt de réponses aux questions écrites de membres du conseil. Je vais déposer une réponse de monsieur Alan DeSousa à une question de monsieur Sylvain Ouellet du dernier conseil municipal.
Chantal Rossi ◌1:23:40
C'est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:23:43
En 7.01, j'ai déposé le rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 23 avril 2026.
Chantal Rossi ◌1:23:48
Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:23:52
En 7.02, dépôt du bilan annuel 2025 du réseau de suivi du milieu aquatique.
Chantal Rossi ◌1:23:57
Madame Catherine Houbart.
Catherine Houbart ◌1:23:59
Oui, madame la présidente. Le bilan 2025 apporte des bonnes et des moins bonnes nouvelles. On y, on peut y lire qu'environ les 2 tiers des stations d'échantillonnage autour de l'île de Montréal montrent une qualité d'eau qui permettrait des usages récréatifs, dont la baignade. Donc, c'est une excellente nouvelle. L'eau autour de l'île de Montréal est bien souvent très propre, puis la moitié de ces stations-là qui montrent de l'eau propre la baignade montre aussi que c'est le cas depuis au moins 5 ans. Donc, ça nous permet de rêver à davantage de lieux de baignade et d'accès à l'eau, notamment. Par contre, on voit aussi que la qualité de plusieurs cours d'eau intérieurs de l'Île-de-Montréal est mauvaise. C'est même détérioré au cours des derniers temps. C'est attribuable, entre autres, aux raccordements inversés. Donc, quand les tuyaux d'égouts sanitaires et pluviaux sont mal raccordés ensemble, puisque le sanitaire se retrouve dans le pluvial. Le travail des veliers à cet égard-là est assez avancé. La Ville de Montréal aussi a déployé des efforts. Il en reste à faire, puis la stratégie montréalaise de l'eau prévoit de corriger tous ces raccordements inversés-là en arrondissement dans les prochaines années. Donc, bonne chose, mais il y a d'autres actions qu'il va falloir aussi prendre à cet égard-là pour améliorer la santé de nos cours d'eau intérieurs, notamment de déminéraliser et de verdir nos bassins versants, puis de sensibiliser davantage les propriétaires et gestionnaires immobiliers, notamment en milieu industriel, à ce qu'il faut éviter de déverser dans les égouts pluviaux, parce que ce qui se retrouve dans un égout pluvial va directement dans nos milieux récepteurs. Donc, je voulais simplement souligner ce bilan-là. J'invite mes collègues à le lire, c'est très intéressant, puis je j'espère que ces résultats-là sont bien pris au sérieux par l'ensemble de mes collègues.
Chantal Rossi ◌1:25:46
Merci. Merci beaucoup. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:25:52
Merci, madame la présidente. Écoutez, petite rectification, je me rends compte que j'ai oublié mon appuyeur depuis le début. Donc, pour tous les points jusqu'à maintenant, je vais avoir été appuyé par mon collègue, le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard, et ce jusqu'à la fin des points 15. Par la suite, je changerai mes appuyeurs. En 7.03, donc, je vais déposer le rapport annuel 2025 de la Commission de la fonction publique de Montréal, appuyée par monsieur Pinard.
Chantal Rossi ◌1:26:14
C'est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:26:15
En 7.4, toujours appuyé par monsieur Pinard, je dépose le rapport de consultation réalisé par le Conseil jeunesse de Montréal intitulé Les jeunes et la sécurité à Montréal, perceptions et expériences de l'espace public.
Chantal Rossi ◌1:26:24
Monsieur Olivier Demers-Dubé.
Olivier Demers-Dubé ◌1:26:27
Merci, madame la présidente. Chers collègues, je souhaite prendre quelques minutes aujourd'hui pour souligner le dépôt du plus récent rapport du Conseil jeunesse de Montréal qui est intitulé Les jeunes et la sécurité à Montréal, perceptions et expériences de l'espace public. Le dernier rapport sur le même sujet date de 2009. En 17 ans, Montréal a changé. La montée du numérique, l'évolution du paysage médiatique et des réalités montréalaises ont touché notre jeunesse. Donc d'abord, merci au Conseil jeunesse de Montréal d'avoir piloté cette mise à jour nécessaire. Aussi, j'aimerais mettre en lumière la qualité de la démarche de consultation en elle-même. Le CJEM a déployé une méthodologie rigoureuse et inclusive. En 2025, ils ont joint 509 jeunes de 12 à 30 ans via un sondage bilingue et ont organisé des événements de consultation en personne couvrant les 19 arrondissements de la métropole. Ils ont également appliqué une analyse intersectorielle pour capter la voix des jeunes femmes, des communautés 2ELGBTQIA+, des personnes racisées et celles en situation de handicap afin de brosser un portrait fidèle de notre diversité. À titre comparatif, l'OCPM, qui lançait la semaine dernière le résultat en fait sur sa planification stratégique, avait 521 répondants avec une quantité d'événements terrain et d'équité territoriale équivalente, donc bravo. Cette consultation, madame la présidente, elle a permis de mettre en lumière des constats qui sont majeurs. Ce que les jeunes nous disent, c'est que la sécurité, elle ne se résume pas à l'absence de crimes. C'est un continuum qui va bien au-delà de l'insécurité, pardon, qui va du bien-être à l'insécurité profonde. Donc parmi ces constats, notons-en 3 très importants. Le premier: le genre est un facteur déterminant du sentiment de sécurité. En somme, l'insécurité ne se vit pas de la même manière que l'on soit un homme, une femme ou une personne non-binaire. Les filles et les femmes rapportent davantage d'insécurité liée aux rapports humains dans les lieux publics et dans les transports, alors que les hommes, eux, sont plus affectés par l'état des lieux qu'ils fréquentent. Deuxièmement, l'importance du lien social. Un quartier sécuritaire est un quartier où l'on connaît son environnement, mais surtout ses voisins. Preuve étant, on note que les jeunes se sentent généralement plus en sécurité dans leur quartier qu'à Montréal, général. Et finalement, l'aménagement physique. La qualité du design urbain, l'éclairage, la propreté et la visibilité sont aussi cruciaux que la cohabitation sociale pour renforcer le sentiment de sécurité. Les bibliothèques, les parcs, les lieux publics aménagés et les installations sportives sont perçus comme des havres de sécurité, alors que le métro, les ruelles et les trottoirs sont souvent source d'anxiété. Et à Projet Montréal, ce sont des enjeux qui sont importants pour nous et sur lesquels nous travaillons depuis environ 20 ans. Les données détaillées montrent également que l'insécurité pour les jeunes se traduit par des stratégies d'évitement. On change de trajet, on surveille ses arrières, on baisse la tête, on s'immerge dans son téléphone ou on renonce tout simplement à certains espaces publics. Et la conclusion, madame la présidente, elle est claire. Pour nos jeunes, une ville sécuritaire, c'est une ville qui leur permet de s'épanouir sans discrimination. Le rapport met aussi en lumière les enjeux que les jeunes considèrent prioritaires à adresser par la Ville pour passer de l'insécurité à l'épanouissement. À l'échelle de Montréal, ces 5 enjeux qui dominent les préoccupations sont: l'itinérance, les campements et la crise du logement, sans surprise, la présence de détresse psychologique dans l'espace public, la consommation de drogues illégales, les enjeux de déplacement et de transport, la violence physique incluant le harcèlement de rue et la violence sexuelle. Ce sont des enjeux et des sentiments de sécurité que l'on retrouve partout à Montréal, mais qui ont aussi leurs propres déclinaisons territoriales. En d'autres mots, les jeunes ne se sentent pas en sécurité partout pareil. Et je voudrais féliciter le Conseil jeunesse d'avoir compilé des données pour chaque arrondissement afin de créer un portrait sur lequel on peut s'appuyer. Pour réfléchir et agir. Écouter la voix des jeunes, c'est important pour que la Ville de Montréal de demain soit en mesure de répondre à leurs préoccupations et représente leur vision d'une ville où il fait bon vivre. J'invite donc aujourd'hui mes collègues à consulter les fiches détaillées présentes en annexe du rapport et à prendre rendez-vous avec leur représentant du conseil jeunesse. En conclusion, madame la présidente, ce rapport, bien qu'il fasse 150 pages, et je l'ai lu au complet, ne représente simplement le début. Il y aura une présentation publique détaillée le 3 juin prochain pour approfondir les résultats. Je vous encourage vivement à prendre rendez-vous avec nos représentants du CJEM, à assister à cette consultation, car nous pouvons bâtir un Montréal où chaque jeune se sent chez soi, partout, en tout temps.
Chantal Rossi ◌1:31:29
Merci. Madame Christine Black.
Christine Black ◌1:31:38
Merci, madame la présidente. Je souhaite également intervenir sur le 7.04, alors le rapport du Conseil jeunesse de Montréal. Alors aujourd'hui, je dépose donc le conseil, le rapport de consultation du Conseil jeunesse de Montréal intitulé Les jeunes et la sécurité à Montréal, perceptions et expériences de l'espace public, adopté le 27 janvier 2026. Je veux dire d'entrée de jeu, ce rapport est solide, utile et profondément humain. Il repose sur une démarche sérieuse menée en 2025, soit 509 jeunes ont répondu au sondage et 28 ont participé à des groupes de discussion partout sur l'île. On parle pas donc de théorie, on parle de vécu. Et ce vécu nous rappelle une chose essentielle: pour les jeunes, la sécurité, c'est pas juste l'absence de crimes. La sécurité, c'est pouvoir marcher seul marcher, prendre le métro, aller au parc, s'asseoir sur un banc, rentrer chez soi sans peur et sans harcèlement et surtout sans discrimination. C'est une liberté. Et quand cette liberté recule, c'est la ville entière qui rétrécit. Le rapport met en lumière des faits saillants très clairs. D'abord, le sentiment de sécurité se vit dans un continuum. On passe de l'hypervigilance au bien-être. Ensuite, il y a une réalité qu'on ne peut pas contourner: l'expérience est genrée. Les jeunes femmes et les adolescentes rapportent davantage de harcèlement et de restrictions de mouvement, surtout en soirée et dans les transports. Enfin, la sécurité, c'est à la fois du béton et des liens. L'éclairage, la propreté, la visibilité, l'accessibilité, mais aussi la cohabitation, la présence humaine, le respect. Le rapport nomme aussi très concrètement des lieux qui rassurent: nos bibliothèques, les bibliothèques de Montréal. Les équipements culturels, certaines installations sportives et de loisirs. À l'inverse, le métro, certaines rues et certains trottoirs reviennent souvent comme des espaces d'insécurité. Et je veux vous raconter une scène qui m'a marquée parce qu'elle résume tout. Une jeune femme raconte un retour de soirée tout simple. Elle sort du métro, il fait noir, son corps se tend. Elle dit, là, je ne suis plus dans ma ville, je suis en mode survie. Elle serre ses clés dans ses mains, elle enlève ses écouteurs, elle appelle quelqu'un juste pour pas marcher seule en silence. Et surtout, elle change son trajet, elle évite les rues désertes, elle rallonge, elle cherche la lumière, le passage, la présence. Elle nomme un lieu précis, une bibliothèque, un centre sportif, et elle dit, c'est là que je décroche enfin mes épaules. Ce n'est pas normal qu'à Montréal, une jeune fille ou une jeune femme doive planifier sa sécurité comme on planifie un itinéraire. Notre responsabilité, c'est d'élargir sa liberté, Et c'est exactement là que ce rapport rejoint les priorités de notre administration agir sur le logement, l'itinérance, renforcer le sentiment de sécurité, améliorer la propreté, soutenir une mobilité inclusive, offrir des services de qualité et surtout poser des gestes concrets. Je tiens à remercier le Conseil jeunesse de Montréal. Merci pour la qualité du travail, la rigueur et le courage de dire les choses telles qu'elles sont. Vos avis et vos rapports ne sont pas des annexes, ce sont des leviers, vous faites avancer la démocratie, vous faites grandir la participation citoyenne et vous nous aidez concrètement à bâtir une ville où la jeunesse a sa place pleinement. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:34:48
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌1:34:51
Merci, madame la présidente. J'étais pas supposé me lever sur ce point-là, mais je pense que je devais le faire. J'ai participé moi-même à titre de directeur général d'un organisme qui s'appelle Ajoie dans l'ouest de l'île en 2009 comme participant pour faire la première mouture sur le sentiment d'insécurité. Je dois souligner le travail extraordinaire, comme mon collègue le dit, de 150 pages sur la question du sentiment de sécurité, de la sécurité. Je trouvais ça important de dire que notre administration travaille d'arrache-pied depuis est en poste pour la question de la cohabitation. C'est quelque chose qui nous habite parce que, puis par exemple, on a été capable de bonifier le programme Itinérance Milieu inclusif comme premier geste en arrivant en poste pour s'assurer justement qu'on ait ce sentiment de sécurité en y mettant des adultes significatifs dans l'espace public, soit par le biais d'intervenants médiateurs sociaux, soit par du travail à la journée en offrant des alternatives aux gens qui occupent l'espace public. Plusieurs facettes, plusieurs projets sur les 19 arrondissements. J'incite le Conseil jeunesse montréalais à rentrer en contact avec moi pour savoir l'éventail de stratégies qu'on a, qui sont ciblées par quartier pour justement répondre à ce sentiment d'insécurité. J'entends parler d'itinérance, de détresse dans l'espace public, de consommation, des enjeux au niveau du sentiment, au niveau du transport. J'ai également lu le rapport et je veux aussi souligner le travail et la participation de notre conseil jeunesse de Pierrefonds-Roxboro qui ont contribué à cette initiative, une initiative que notre administration locale a mis en place en 2017. Sur ce, on vous écoute.
Chantal Rossi ◌1:37:00
Il n'y a pas d'autres interventions, le point est adopté. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:37:06
Merci, madame la présidente. Je vais donc appeler le point 11 en 11.01, les dépôts de pétitions initialement n'y en a pas. Ce qui nous amènerait, madame la présidente, aux déclarations. Donc, comme je l'ai mentionné dans le changement de séquence, je vais donc appuyer la 15.02, appuyée par madame Théroux-Séguin, qui est la déclaration reconnaissant l'excellence de la gastronomie montréalaise et soulignant les restaurants primés par le Guide Michelin 2026. Et pour cette déclaration, je vais céder la parole à ma collègue madame Maude Théroux-Séguin.
Maude Théroux-Séguin ◌1:37:35
Bonjour, madame la présidente. Un sujet peut-être agréable qui nous rassemblera tous. Bonjour, chers élus, chers gourmands. La semaine dernière, la première de mai a été un moment fort pour la gastronomie montréalaise. On a commencé lundi avec le Gala des Lauriers, ensuite il y avait eu le Canada's Best 100 Restaurants et bien sûr la publication annuelle du Guide Michelin qui a remis ses fameuses étoiles. Chaque fois, Montréal réaffirme ce que l'on savait, c'est une destination gastronomique absolument unique au pays et à travers le monde. Plus du quart de tous les restaurants répertoriés au pays par le Canada's 100 Best cette année sont à Montréal. 5 de nos meilleures tables ont reçu un laurier et nous sommes très fiers d'avoir 2 étoiles supplémentaires, ce qui nous montre à 5 tables étoilées à Montréal. La gastronomie montréalaise est reconnue à l'international et avec raison, elle est exceptionnelle. Le talent et la créativité de nos restauratrices et de nos restaurateurs, les produits du terroir, la qualité du service et la diversité de notre cuisine font en sorte que les gens viennent de partout pour manger à Montréal. D'abord, cette gastronomie fait partie de notre culture et propulse notre identité. La gastronomie est montréalaise, d'un territoire unique, d'ascendance française, mais surtout d'une ébullition multiculturelle qui fait que manger ensemble contribue au mieux vivre ensemble. Cette gastronomie, on la vit dans chacun de nos arrondissements, pas juste au centre-ville. Quand un jour peut-être le Mercure regardera par en haut, j'invite tout le monde à profiter des terrasses. D'ailleurs, je suis très fière que notre administration ait baissé drastiquement le prix des terrasses pour les restaurateurs le mois dernier dans Ville-Marie. De plus, les entrepreneurs en restauration font partie du tissu économique de notre métropole. On doit les soutenir, leur faciliter la vie et assouplir la rigidité bureaucratique. Il n'y a rien qui développe autant quartier comme un restaurant sur une rue, c'est souvent l'étincelle qui allume cette rue et qui attire d'autres commerces. Et enfin, quand nos restaurants sont reconnus par des instances internationales, les livres de réservations se remplissent, et ça, tout le monde en bénéficie dans l'écosystème alimentaire. Les fournisseurs ont plus de prévisibilité, ça permet de développer notre agriculture urbaine, les employés ont des heures agréables tout au long de l'année. C'est tout le monde qui y gagne. Je voudrais donc féliciter nos étoilés Michelin, notamment Ougane Beaufort et le sushi Nishinokaze, qui ont gagné une nouvelle étoile, ceux qui ont reçu un bib gourmand et ceux qui ont été recommandés par le guide. C'est plus d'une soixantaine d'établissements dans notre belle ville. Félicitations récipiendaire d'un laurier de la gastronomie, nommément monsieur Normand Laprise et à tous les établissements qui se trouvent sur la liste du Canada's 100 Best, de Pasta Poux à Mon Lapin, de La Lune à Limbeau ou l'inverse, pour plus du quart des gagnants du pays. Finalement, je tiens à remercier toutes nos restauratrices et tous nos restaurateurs de la métropole. Vous contribuez à maintenir notre réputation de grande destination touristique et que l'on parte du bout de la rue ou du bout du monde. Vous propulsez notre identité, vous contribuez au développement économique de notre ville et vous renforcez un écosystème alimentaire en supportant l'agriculture urbaine. Nous sommes résolument derrière vous et je veux affirmer clairement que nous allons tout faire pour faciliter votre vie d'entrepreneurs. Je vous invite donc, chers collègues, gourmands ou pas, à adopter la déclaration reconnaissant l'excellence de la gastronomie montréalaise et en soulignant les restaurants primés par le Guide Michelin en 2026. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:41:45
Madame la cheffe de l'opposition officielle, madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌1:41:53
Merci beaucoup, madame la présidente. Je me joins à madame Théroux-Séguin pour pour appuyer cette déclaration. Vous me permettrez un petit moment de chauvinisme rose-patrien puisque plusieurs des restaurants qui ont été reconnus soit par le Guide Michelin ou le Canada's 100 Best Restaurants, il y en a plusieurs qui sont à Rosemont–La Petite-Patrie, incluant le deuxième meilleur au pays. Donc, petite capsule de chauvinisme. Mais plus sérieusement, je tiens à saluer toute cette industrie Et de manière plus personnelle, tous les cuisiniers, cuisinières, chefs, pâtissiers. Mon père est arrivé ici, a décidé de devenir un cuisinier et un pâtissier, et mon père avait l'habitude de dire que faire à manger, c'est donner la vie, mais les gens en gastronomie décident de le faire avec poésie. Nous avons la chance ici, dans cette métropole, de n'avoir rien à envier au reste de la planète. En plus de pouvoir, oui, venir au centre-ville manger dans d'excellentes tables, à un coin de chez vous, même dans des arrondissements plus excentrés, nous avons une qualité de gastronomie qui mérite le respect et la fierté des Montréalais et Montréalaises. Donc, j'invite tous les Montréalais et Montréalaises à découvrir un restaurant. C'est l'économie locale que l'on soutient, mais aussi un sentiment de fierté pour notre métropole. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:43:18
Merci. Madame Émilie Brière.
Émilie Brière1:43:23
Madame la présidente, je voudrais parler à titre personnel de ce que représente la gastronomie montréalaise pour moi, dans l'espoir que ça pourra résonner aussi avec certains d'entre vous aujourd'hui. Certains d'entre vous le savent, j'ai passé plus d'une décennie au début de ma vie adulte à l'étranger, dans un pays reconnu internationalement pour sa gastronomie, J'ai pu voir combien dans ce pays-là, la gastronomie était un synonyme de savoir et de techniques historiques transmises de génération en génération, d'innovation aussi et de virtuosité. Je me faisais une idée de la gastronomie comme de quelque chose qui appartient aux hautes sphères, à ceux qui savent l'apprécier et qui peuvent y avoir accès. Puis en 2018, je suis revenue à Montréal. Et j'ai découvert que la gastronomie pouvait être quelque chose de vraiment différent, non pas quelque chose qui élève ceux qui savent, ceux qui comprennent, ceux qui peuvent se le permettre, mais quelque chose qui rassemble. La gastronomie montréalaise, pour moi, c'est une gastronomie du partage, c'est une gastronomie qui permet aux Montréalais de se retrouver autour d'une table, une gastronomie où les hommes et les femmes sont aussi importants que les plats, Nos artisans, nos producteurs, nos chefs, nos sommeliers, tous ceux qui travaillent amoureusement leurs produits et qui les partagent avec autant d'amour à ceux qui sont venus les déguster. Cette gastronomie-là du partage, c'est aussi une gastronomie du partage des cultures, des saveurs, des techniques, du Portugal au Vietnam, des saveurs d'Haïti à celles de nos terroirs québécois. Et pour chaque découverte, chaque balade sensorielle, il y a toujours cette envie-là et ce soin pris par nos artisans de guider nos papilles, de guider nos têtes, de guider nos cœurs dans cette découverte et de partager à travers un plat un petit morceau du patrimoine, qu'il soit lointain ou tout proche. Alors je suis immensément fière de pouvoir célébrer cette gastronomie-là aujourd'hui avec, je crois, peut-être la présence de certains représentants du milieu avec nous. Au-delà de l'excellence et la maîtrise des techniques, de la capacité d'innovation qui n'est pas moins grande ici que dans mon deuxième pays, c'est une gastronomie qui reflète profondément les valeurs auxquelles je suis attachée, des valeurs d'échanges, d'authenticité. Alors bravo à tous et merci de partager si généreusement votre art et de nous le rendre si accessible. Vous m'émouvez et et je vous en suis vraiment reconnaissante.
Chantal Rossi ◌1:45:58
Merci. Merci. Alors, il n'y a pas d'intervention, donc le point est adopté. Monsieur le chef, monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:46:12
Merci, madame la présidente. Donc, tel que mentionné, je vais maintenant appeler la déclaration en 15.01, la déclaration pour souligner la journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, appuyée par mon collègue monsieur Benoît Langevin, et je vais d'ailleurs lui céder la parole pour nous présenter cette déclaration.
Christopher McCray1:46:29
Merci.
Chantal Rossi ◌1:46:32
Monsieur Benoît Langevin. Ah ah, ça y est.
Benoit Langevin ◌1:46:39
Merci, madame la présidente. Nous soulignons, nous soulignerons le 17 mai prochain la journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Je suis très fier de penser que c'est une initiative qui a pris forme ici, à Montréal, et que depuis, des dizaines de pays ont emboîté le pas. C'est une journée qui continue d'être d'une importance capitale, 23 ans plus tard. On ne le dira jamais assez: à Montréal, tout le monde est libre d'être qui il est réellement, de s'épanouir pleinement. Et cette diversité fait partie de nos plus grandes richesses. Ce sont les Montréalaises et les Montréalais qui se sont battus pour cette ouverture, pour créer cette société solidaire dans laquelle nous avons le privilège de vivre collectivement. Il faut la défendre, la protéger coûte que coûte. Bien sûr, la Ville de Montréal est très engagée à combattre toutes les formes de discrimination. Au fil du temps, cet engagement a pris une forme de déclarations et d'accueil de grands événements d'envergure, de politiques publiques et internes pour assurer l'équité et la représentativité au sein de l'appareil municipal. Notre administration, elle, est très axée sur la collaboration, sur l'écoute, sur le vivre-ensemble. C'est pourquoi nous nous engageons à continuer de travailler de près avec les organismes et les expertes et les experts de la communauté LGBTQ2IA+. Il faut tout faire en notre pouvoir pour que Montréal demeure toujours parmi les villes les plus inclusives et ouvertes au monde. Nous devons agir comme un rempart, un rempart pour maintenir nos acquis, surtout dans un contexte où on voit des reculs partout à travers le monde. Cette diversité typiquement montréalaise est une immense fierté pour nous toutes et tous. Je tiens à souligner l'importance des alliés, qui est le thème de la campagne de la Fondation Émergente cette année. J'en profite pour remercier les organismes communautaires qui font un travail colossal. J'en profite aussi pour réaffirmer avec conviction que la Ville de Montréal est une alliée de taille. Je, et j'invite toutes les Montréalaises et Montréalais à faire de même. Soyons solidaires et continuons de construire ensemble cette société empreinte de respect et d'amitié. Et je vous invite donc, chers collègues, à adopter la déclaration pour souligner la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Merci.
Chantal Rossi ◌1:49:15
Merci, monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard1:49:24
Merci, madame la présidente. Merci, Benoît, pour ta déclaration. Effectivement, à la Ville de Montréal, nous faisons devoir de demeurer des alliés féroces dans la lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, et ça ne date pas d'hier. Historiquement, Montréal a été une pionnière mondiale en matière d'inclusivité pour les personnes issues de la communauté LGBTQ+. Évidemment, le Village a joué un rôle majeur dans cette ouverture. Si on recule d'une quarantaine d'années, la visibilité des gays et lesbiennes était loin de ce qu'elle est aujourd'hui. Et le Village, c'est un espace où les personnes de la communauté pouvaient être elles-mêmes, pouvaient exister réellement, pouvaient se rassembler et surtout pouvaient s'aimer au grand jour. Je pense que ça témoigne d'un patrimoine extraordinaire pour notre ville. Le Village était connu à travers le monde, on venait de partout pour profiter de la bienveillance, de sa bienveillance, et je dirais que c'est encore le cas aujourd'hui. À la même période, La première édition du magazine Fugue a été publiée et ce mois-ci, d'ailleurs, Fugue publie, 42 ans plus tard, son 500e numéro. Donc, à ce jour, c'est le seul magazine québécois et franco-canadien à suivre l'actualité homosexuelle, bisexuelle, transgenre et queer. Depuis 1984, Fugue informe, rassemble les gens et fait évoluer les mentalités. L'essor du village et la popularité de Fugue FUG, ce sont deux phénomènes qui se sont produits simultanément, qui ne sont pas étrangers l'un à l'autre. FUG a contribué directement à faire de Montréal une destination inclusive à travers le monde. Je tiens donc à remercier chaleureusement toutes les équipes de FUG à travers le temps. Merci pour ces 500 numéros qui ont joué un rôle de premier plan dans cette grande transformation vers une société plus inclusive et plus solidaire. Vous avez été des pionnières et des pionniers et je vous en remercie. Nous vous sommes naturellement infiniment reconnaissants. Je vous invite donc aussi, chers collègues, à adopter la déclaration pour souligner la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Merci, madame la présidente.
Marie Plourde1:51:22
Merci.
Chantal Rossi ◌1:51:25
Monsieur Christopher McCray.
Christopher McCray1:51:30
Merci, madame la présidente. Merci à mes collègues Pinard et Langevin pour pour leurs mots. Comme mes collègues l'ont mentionné, le 17 mai prochain, nous soulignerons la 24e Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Comme de nombreuses personnes des communautés LGBTQ+ à Montréal, j'ai choisi notre ville pour son ouverture d'esprit, pour vivre dans une ville, un endroit où je pouvais être moi-même, où je pouvais côtoyer une diversité de genres, de parcours et d'identités. J'ai eu la chance personnellement de grandir dans une époque où, et dans une société, dans une famille où le fait d'être gay était relativement bien reçu. J'ai vu au fil des ans nos droits s'élargir, le mariage pour tous devenir une réalité, l'opinion publique a évolué positivement au cours des dernières années. Bien sûr, les choses ne sont pas parfaites, Ce ne sont vraiment pas toutes les communautés, toutes les familles qui ont la même ouverture que les miennes. Et bien sûr, c'est pourquoi on est chanceux et on compte sur le travail de nos organismes communautaires, dont plusieurs sont parmi nous, que j'aimerais saluer, qui travaillent au quotidien pour soutenir les personnes dans leur processus, dans leur cheminement. Qui fournissent des ressources et qui sensibilisent la population à nos réalités. Donc malgré tout, jusqu'à récemment, on pouvait se réjouir que les choses progressaient, allaient dans le bon sens, que globalement les gens devenaient de plus en plus ouverts, que les iniquités légales diminuaient. Mais aujourd'hui, il faut malheureusement reconnaître que les avancées des dernières années ne peuvent pas être tenues pour acquises. Une étude menée par Gris Montréal révèle une hausse marquée de l'intolérance des jeunes envers les personnes LGBTQ+ au Québec. Si on prend les chiffres, en 2017, 25% des élèves du secondaire affirmaient qu'ils seraient mal à l'aise d'apprendre que leur meilleur ami est gay. En 2024, ce chiffre a grimpé à plus de 40%.
Christopher McCray1:53:36
Ce recul est profondément inquiétant parce que derrière ces statistiques, il y a une jeune personne qui découvre aujourd'hui sa sexualité ou son identité de genre et qui va choisir de cacher qui elle est par crainte de la réaction de ses pairs ou de sa famille. Et on sait très bien l'impact que ce silence peut avoir sur les gens. Ce recul dans l'opinion publique et les reculs des droits des personnes LGBTQ+ à plusieurs endroits dans le monde et ici au Québec sont précisément pourquoi la déclaration que nous adoptons aujourd'hui est si importante. Je suis extrêmement fière d'être coproposeur sur une motion, sur une déclaration non partisane. Ce n'est certainement pas dans toutes les instances dans le monde où on pourrait imaginer que, puis on l'espère, tout le monde vote à l'unanimité pour une déclaration, pour un tel texte. Il faut aussi agir concrètement. Mes collègues l'ont mentionné. Premièrement, j'invite mes collègues à se joindre à nous ce dimanche à 13 h à la Place du Festival pour la marche citoyenne organisée par la Fondation Émergence pour réitérer haut et fort que l'homophobie, la transphobie et la biphobie n'ont pas leur place à Montréal. Et mon collègue Langevin l'a mentionné, mais le slogan cette année, l'effet allié est en marche, nous rappelle l'importance des personnes alliées pour contrer ces tendances inquiétantes. Si on veut que l'opinion publique évolue, il nous faut des personnes alliées prêtes à intervenir lorsqu'ils et elles entendent des propos homophobes, transphobes ou biphobes. Il faut aussi des alliés qui parlent à nos jeunes de la diversité, de l'inclusion et du respect. Sur ce, je souhaite une excellente Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie à toutes les personnes membres des communautés LGBTQ+ de Montréal et aux alliés, et j'espère vous voir en grand nombre dimanche prochain. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:55:23
Merci. Le leader de la majorité. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:55:37
Merci, madame la présidente. Donc, cette déclaration étant adoptée, je vais aller à la suivante qui est la 15.05, la déclaration en soutien aux personnes en situation d'itinérance et de reconnaissance envers l'organisme Maisons mobiles. Appuyée par la mairesse. Et pour ce faire, je vais d'ailleurs lui céder la parole sur la déclaration en 15.05.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:55:59
Merci, madame la présidente. Puis avant d'entamer cette déclaration et faire un petit mot sur cette déclaration, j'aimerais juste souligner l'ensemble des personnes qui nous quittent en ce moment en haut, qui sont venues pour la déclaration sur le mouvement. Alors, on vous salue, merci de votre travail quotidien quotidien et l'ensemble du conseil vous salue puis vous remercie de l'engagement que vous avez pour les droits de la communauté LGBT+ partout. Merci, merci Madame la Présidente de ce petit Alors, écoutez, le mois dernier, je pense que nous avons été plusieurs à lire un article qui a paru dans le journal La Presse, et cet article, comme plusieurs d'entre vous, j'imagine, vous a profondément touchés, tout comme moi. La journaliste Caroline Toussaint y racontait l'histoire de monsieur Luc Colin, un grand passionné du Canadien de Montréal. Monsieur Colin est une personne en situation d'itinérance. Il est atteint d'un cancer du poumon en phase terminale. Il vit dans un boisé à l'est de la ville ou parfois près du métro Radisson. Pour se réchauffer, il se rend à la place Versailles. Il lui arrive même de regarder les matchs de hockey à travers la vitrine de la Cage aux Sports. Le Colin est en fin de vie et aujourd'hui, ben, il nous écoute. Personne ne devrait avoir à envisager la fin de sa vie de cette façon et pourtant, cette réalité existe et ici même, sous nos yeux. À Montréal, des personnes en situation d'itinérance décèdent dans nos rues ou dans les refuges presque à chaque semaine. Des personnes qui vivent avec des maladies graves sans suivi médical adéquat. Derrière chacune de ces histoires, il y a un drame humain immense, profondément bouleversant et trop souvent évitable. Un drame qui se déroule très souvent dans le silence. À Montréal, il y a une médecin qui a refusé de détourner le regard, la Dre Marie-Hélène Marchand. Elle a cofondé l'organisme Maisons Mobiles, qui offre des soins palliatifs aux personnes les plus vulnérables en fin de vie, directement dans leur milieu de vie. Elle accompagne aujourd'hui près de 70 patients, que ce soit dans la rue, dans un refuge ou ou même dans une maison de chambres. Elle travaille en étroite collaboration avec la Société de soins palliatifs à domicile du Grand Montréal et sa directrice, madame Laurence Devilliers. Ce que nous avons appris dans la presse, c'est que ces deux femmes ont tout fait pour offrir à monsieur Colin une dernière joie, celle d'une paire de billets pour voir jouer le Canadien. Une expérience qu'il n'aurait jamais crue possible. Un petit miracle de compassion, de bienveillance et de générosité, un de ces gestes qui changent tout et qui se posent souvent loin des projecteurs. Alors, au nom de la Ville de Montréal, je souhaite exprimer notre immense reconnaissance et notre profonde gratitude à la Dre Marchand et à Mme Villiers, parce que tout le monde a droit de vivre et de mourir dans le respect et la dignité. Ce n'est malheureusement, c'est la réalité pour plusieurs plusieurs personnes de Montréalais dans nos rues. Alors, merci à ces deux femmes, à leurs équipes et à tous ceux et celles qui offrent des soins palliatifs aux personnes les plus vulnérables. Merci à ceux et celles qui écoutent, qui apaisent, qui réalisent des rêves et qui adoucissent, ne serait-ce qu'un petit peu, la fin du parcours. Chers collègues, je nous invite à faire preuve, nous aussi, de solidarité et de générosité en adoptant la Déclaration en soutien aux personnes en situation d'itinérance, et en reconnaissant le travail immense de l'organisme Maisons mobiles. Et aujourd'hui, monsieur Colin, nous avons tous et toutes une chose en commun avec vous, celle de notre passion pour les Canadiens. Alors, go Habs Go!
Chantal Rossi ◌2:00:05
Il n'y a aucune intervention, alors c'est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:00:22
Merci, Madame la Présidente. On va mettre sur pause le restant des déclarations jusqu'à 16h45, ce qui m'amène donc aux rubriques 80 pour Conseil d'agglomération pour dossier en orientation. Dans les points 20, les affaires contractuelles, j'ai regroupé, appuyé par mon collègue Monsieur Deveau-Guizani, les points 20.01 à 20.05. En 20.01, appuyé par Monsieur Théodoresco, accorder un contrat de réarrêt à CompuGen par l'entremise de son entente avec le Centre d'acquisition gouvernementale pour la fourniture de 150 licences perpétuelles Windows Server et 8 licences perpétuelles SQL Server pour maintenir les droits d'utilisation et de mise à niveau des licences de serveurs d'infrastructure Microsoft pour une dépense totale de 563 675,22$, taxes incluses. En 20.02, appuyée par madame Caroline Braun, Exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 349 566,86 taxes incluses pour les services de vidange des fonds de bassin, séparateurs d'huile, drains et goulottes couvrant divers bâtiments de la Ville dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec EBI Envirotec, majorant ainsi le montant total de l'entente à 1 269 718,17 taxes incluses. En 20.03, appuyé par monsieur DeSousa, conclure une entente-cadre avec Aquadata pour la fourniture de batteries pour les compteurs d'eau potable de la Ville d'une durée de 24 mois, pour un montant estimé de l'entente de 343 421,13 $, taxes incluses. En 20.04, toujours appuyé par monsieur De Sousa, de conclure une entente-cadre d'une durée de 24 mois avec Gestion CDEQ, Compteurs d'eau du Québec, pour l'acquisition des unités d'interface UIC-R900 pour les compteurs des réseaux de distribution d'eau potable de la Ville de Montréal, pour un montant estimé de l'entente de 421 429,37 $, taxes incluses. Et en 20.05, appuyé par monsieur Teodorescu, D'accorder un contrat à Solutions Nelkando pour le renouvellement de la souscription au support des licences de base de données MongoDB pour une période de 36 mois à compter du 5 juin 2026 pour une dépense totale de 313 903,72$, taxes incluses.
Chantal Rossi ◌2:02:23
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:02:25
Merci. Appuyé par mon collègue monsieur Deveau-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.06 à 20.10. En 20.06, appuyé par madame Braun, Conclure une entente-cadre avec MLC Associés pour les services professionnels en architecture et en ingénierie pour divers projets de déconstruction d'une durée de 60 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois pour un montant estimé de l'entente de 758 655,64 taxes incluses. En 20.07, appuyé par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec Gestion CDEQ Compteur d'eau du Québec pour la fourniture de compteurs d'eau de 40 et 50 millimètres pour le réseau de distribution d'eau potable de la Ville d'une durée de 24 mois. Pour un montant estimé de l'entente de 685 538,44$, taxes incluses. En 20.08, appuyé par monsieur Teodoresco, conclure des ententes-cadres avec Trafic Innovation et Développtec pour la fourniture et la livraison de bollards en polymère, de délinéateurs et accessoires pour les lots 1 et 2, d'une durée de 24 mois incluant 3 options de prolongation de 12 mois, pour un montant estimé des ententes de 1 513 230,68$. Taxes incluses. En 20.09, appuyé par monsieur Aref Salem, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 368 541,29 taxes incluses pour la fourniture de différentes pièces électriques et électroniques dans le cadre des ententes-codes conclues avec UAP Inc., Traction Anjou et Saint-Laurent, et Pièces d'Auto Probec, majorant ainsi le montant total des ententes à 1 906 000 484,91$, taxes incluses. Et enfin, point 10, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat de gré à gré à ABB pour l'évolution et le support du système intégré de commande et de surveillance du procédé de la station d'épuration des eaux usées Jean-Hilaire-Marcotte pour une période de 3 ans à compter du 1er juin 2026 pour une dépense totale de 3 241 593,70$, taxes incluses.
Chantal Rossi ◌2:04:19
C'est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:04:21
Merci. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, je vais regrouper pour fin d'étude 20.11 à 20.15. En 20.11, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat de gré à gré à TetraTech QI pour les services professionnels d'intégration des ouvrages de rétention Saint-Jacques et Courciel au système de contrôle intégré des intercepteurs pour une dépense totale de 790 418,63 taxes incluses. En 20.12, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de prolongation de 24 mois et autoriser une dépense additionnelle de 963 470 taxes incluses, pour les services professionnels de détection des fuites sur les conduites d'aqueduc principales par une méthode intrusive, dans le cadre du contrat accordé à Pure Technologies, majorant ainsi le montant total du contrat à 2 518 898,68$ taxes incluses. En 20.13, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure une entente-cadre avec Systématix Technologies de l'information pour les services professionnels en Oracle Application Express pour une durée de 36 mois, incluant 2 options de prolongation de 12 mois, pour un montant estimé de l'entente de 1 310 000$. 505,75 taxes incluses. En 20.14, appuyé par monsieur Teodorescu, autoriser une dépense additionnelle de 29 177,93 taxes incluses pour l'ajout des taxes applicables dans le cadre du contrat accordé à Cloud Software Group, majorant ainsi le montant total de la dépense à 224 022,16 taxes incluses. Et en 20.15, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 2 000 000 591 352,54 $, taxes incluses, pour les services de gardiennage et tous les services connexes pour les 5 musées d'Espace pour la vie dans le cadre du contrat accordé à Groupe de Sécurité Garda, majorant ainsi le montant total du contrat à 10 340 082,51 $, taxes incluses.
Chantal Rossi ◌2:05:59
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:06:02
Merci. J'ai donc regroupé pour fin d'étude les points 20.16 à 20.20, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.16, appuyé par madame Caroline Braun, approuver le projet d'acte modifiant l'enfideiose entre la Ville et la coopérative d'habitation de Sainte-Cécile pour la propriété située aux 7342 et 7360 avenue de Gaspé, dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, constituée des lots 3453477, 3453478, 3453479 et 3453479. Et 3 453 480 du Cadastre du Québec sur la conscription foncière de Montréal, d'une superficie totale de 1 762,4 mètres carrés, afin de prolonger la durée de l'emphytéose d'une période additionnelle de 6 ans à compter du 21 décembre 2050, dont la rente annuelle sera de 4 800 $. La rente annuelle consentie représente une subvention totale d'au moins 519 000 pour la période de prolongation. En 20.17, appuyé par madame Braun, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à Société de la Place des Arts de Montréal pour une durée de 25 ans rétroactivement au 1er octobre 2025, 50 espaces intérieurs de stationnement au premier sous-sol du bâtiment situé au 260 boulevard de Maisonneuve, dans l'arrondissement de Ville-Marie, pour les besoins du service de police de la Ville de Montréal, moyennant un loyer total de 3 547 501,89 taxes incluses. En 20.18, appuyé par madame Brown, approuver la convention de prolongation de prêt de local par lequel la Ville prête à titre gratuit à des Amis de la montagne pour une période additionnelle d'un an à compter du 1er mai 2026, les locaux N3, N5, N6, N7, N8, N13, N13.1 et N13.2 au sous-sol du Chalet du Mont-Royal, situé au 1196 Chemin Camillien-Houde, dans l'arrondissement de Ville-Marie, d'une superficie de 2996,67 pieds carrés, à des fins de bureaux et d'entreposage. Le montant total de la subvention immobilière est estimé à 35 331,38 $. En 20.19, appuyé par madame Brown, approuver la troisième convention de modification de bail par laquelle la LOU La Ville loue à Développement Olympique pour un terme de 5 ans additionnels à compter du 1er novembre 2033 un espace d'une superficie de 138 865 pieds carrés situé au 8491-8525 rue Ernest-Cormier dans l'arrondissement d'Anjou pour les besoins du service de police de la Ville de Montréal pour une dépense totale de 15 319 578, taxes incluses. Et approuver l'ajustement à la base budgétaire du service de la stratégie immobilière et de l'habitation pour 2033. Au montant de 431 298 et pour 2034 au montant de 2 156 490 $. Et approuver l'ajustement de la base budgétaire du service de la gestion et de la planification des immeubles pour 2033 au montant de 47 153 et pour 2034 au montant de 235 763 $. Et en 20.20, appuyé par madame Brown, approuver la 4e convention de modification de bail par laquelle la Ville loue à D'Aquacurne pour une période additionnelle de 5 ans à compter du 1er août 2026, un espace à bureaux situé au 1625 rue de l'Église dans l'arrondissement de Verdun d'une superficie de 7448 pieds carrés pour le poste de quartier 15 du service de police de la Ville de Montréal pour un loyer total de 1 275 937$ taxes incluses.
Chantal Rossi ◌2:09:14
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:09:16
Merci. Appuyé par mon collègue monsieur Deveau-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'études 20.21 à 20.25. En 20.21, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un soutien financier de 74 568 à Zoo-Économuseum, Société d'histoire naturelle de la Vallée du Saint-Laurent, afin de contribuer au projet d'amélioration des connaissances des habitats et de la connectivité écologique pour la couleuvre brune dans la région du Grand Montréal pour la période de mars 2026 à décembre 2028, et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.22, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, Accorder un soutien financier de 68 700$ au Regroupement des Écoquartiers pour l'organisation de la 22e édition de la Patrouille verte du 1er juin au 22 août 2026 et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.23, appuyé par monsieur DeSousa, accorder un contrat à Rexborough Excavation pour les travaux de construction de l'ouvrage de rétention Saint-Jacques d'une capacité de 15 000 mètres cubes situé au 800 rue des Seigneurs dans l'arrondissement du Sud-Ouest pour une dépense totale de 68 607 794$. Et 29 taxes incluses. En 20.24, appuyé par monsieur Claude Pinard, conclure une entente-cadre avec Chartres Crawford pour la fourniture de pièces de frein pour les véhicules légers et intermédiaires pour le parc motorisé du service du matériel roulant et des ateliers d'une durée de 2 ans, incluant une option de prolongation de 12 mois. Montant estimé de l'entente de 6 215 227,20 taxes incluses. Et en 20.25, appuyé par madame Braun, approuver le projet d'acte par lequel la Ville acquiert l'investissement 1919 William Inc., à des fins de logement social, un terrain vacant situé à l'est de la rue Chapman et au nord de la rue William, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, connu et désigné comme étant le lot 1574026 du Cadastre du Québec sur la conscription foncière de Montréal, d'une superficie totale de 1535,1 mètres carrés, pour la somme de 9 293 113 pour les taxes applicables.
Chantal Rossi ◌2:11:00
Merci. Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌2:11:04
Merci beaucoup, madame la présidente. Vous l'attendiez avec impatience, c'est le fameux rapport de la commission d'examen des contrats. C'est seulement 2 dossiers et seulement dans l'agglo, donc je vais faire les 2 en même temps pour votre plus grand plaisir. Donc, donc en tant que président, donc j'interviens sur 20.23 et 20.24. Donc dans les 2 cas, la commission constatait à l'unanimité la conformité des 2 dossiers présentés. Donc le premier, donc 20.23, c'est un important contrat, on parle de 68 millions de dollars, donc un nouvel ouvrage de rétention Saint-Jacques situé dans le sud-ouest. Donc ça permet vraiment de réduire des surverses. Donc des surverses, c'est quand il y a trop d'eau dans les égouts unitaires et que ça déborde sans traitement soit à la Rivière-des-Prairies ou dans le fleuve. Dans ce cas-ci, c'est dans le fleuve. En fait, même plus précisément, c'est dans l'ouest du Vieux-Port, donc juste à côté du terminus des paquebots où les visiteurs internationaux viennent. Donc quand ça déborde, ça va là. Il y a une carte qui a été demandé, qui a été ajouté pour mieux comprendre ce que ça va faire. Donc, au niveau du contrat, donc un seul soumissionnaire, bien qu'il y ait eu 32 firmes qui ont soumissionné, un écart défavorable de la Ville de 11%. Donc, il y a eu plusieurs questions de la part des commissaires, notamment pourquoi il n'y a pas eu de négociations. On s'est fait répondre que les délais étaient assez serrés, donc on voulait pas risquer. Et vous allez comprendre, le risque, c'est c'est qu'on a posé énormément de questions sur les subventions. Il y a une importante subvention fédérale qui est rattachée à ce dossier-là, et si on n'est pas capable de mettre en service au plus tard en décembre 2027 l'ouvrage de rétention, j'exclus le remplacement, la réfection du parc au-dessus qui est à part, mais qui est inclus dans le contrat, on pourrait perdre 100% de la subvention, ce qui est des millions de dollars, et on est assez, on est assez au niveau du planning. Donc, il y a eu énormément de questions de la part des commissaires. Je vous dirais qu'en termes de conformité, c'était conforme, mais en termes de, comment je veux dire, on n'était pas nécessairement rassurés. En fait, c'est déjà arrivé par le passé qu'on demande au gouvernement de prolonger des fois des subventions, c'est pas toujours accordé. Donc, disons qu'il y avait quand même un certain malaise de ce côté-là, et je dirais qu'en tant que critique de l'eau aussi, j'avoue j'ai quand même un certain malaise qu'on perde ces subventions s'il pourrait arriver n'importe quel pépin sur le chemin critique du projet. Sinon, le deuxième dossier, beaucoup moins controversé, on parle de pièces de frein pour les véhicules légers. Donc, seules 2 entreprises se sont procuré le cahier des charges, une seule, soit Chartrand Ford, a déposé une soumission. Donc, on a posé des questions sur le faible nombre de soumissions Précisions supplémentaires quant à l'estimation, mais on nous a confirmé vraiment que le marché demeure ouvert, que les écarts, on parle ici d'un écart défavorable, mais de seulement 2%, donc c'était vraiment très proche au niveau de l'estimation interne. Puis il y a eu aussi certains retraits d'items dans l'entente-cadre. Donc voilà, donc finalement également pour ce dossier-là, on les commissaires ont trouvé que c'était conforme. Mais c'est ça, donc là j'enlève mon chapeau. Je reviens quand même sur le premier dossier. Je suis quand même personnellement assez inquiet qu'on perde quand même, on parle de millions de millions de dollars de subventions fédérales. Je souhaite personnellement qu'il y ait vraiment un suivi serré sur ce dossier-là, quitte même à ce qu'on fasse des démarches auprès du gouvernement fédéral pour voir si on dépasse d'un ou deux mois, est-ce qu'on peut avoir une extension, parce que le demander de façon, une fois que la date d'échéance est passée, ça peut être assez risqué. Donc voilà, mais sur le fond, ça reste un bon projet. On veut diminuer collectivement les surverses autour de l'île. Je tiens quand même à mentionner, si vous faites le calcul par mètre carré, on voit quand même que les infrastructures grises, ici c'est une infrastructure grise, c'est très, très cher au mètre carré, au mètre cube, pardon. Donc, c'est pour ça que les infrastructures vertes, quand c'est possible d'en faire, je veux dire, non seulement ça coûte régulièrement beaucoup moins cher au mètre cube, mais aussi ça a des co-bénéfices. On peut penser à ce qu'on voit, par exemple, au niveau des saillies drainantes, on peut penser aussi à des ruisseaux secs dans nos parcs, ça peut amener de la vie, de la biodiversité, parce que sinon, une infrastructure grise, un bassin de rétention, ça se remplit quelques fois par année et le reste de l'année ça n'a aucune utilité, alors qu'évidemment dans un parc, d'avoir des infrastructures vertes, ça a évidemment des coûts-bénéfices qu'on peut admirer à chaque pluie, mais aussi à longueur d'année parce que c'est pas nécessairement, ça peut être très agréable en termes de végétation. Donc voilà, merci.
Chantal Rossi ◌2:15:53
Merci, monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌2:15:59
Merci, madame la présidente. En droit de réplique sur ce petit thème-là, je souhaite remercier mon collègue Ouellet et aussi pour les autres membres de la commission sur ce dossier. Puis je partage leur inquiétude, mais comme vous l'avez constaté ailleurs sur l'ordre du jour, monsieur Ouellet, madame la présidente, on est aussi sensible à des dates échéancées vis-à-vis de la disponibilité de subventions. Sur l'ordre du jour actuel, vous voyez que dans le contexte de rétention des bassins de l'eau, dont de Lavingue, William, Rockfield, parmi d'autres, on demande le conseil pour faire demande pour prolonger ça jusqu'à la 31 décembre 2026, encore sur cette même raison, pour être éligible pour recevoir les montants. Pour le deuxième point soulevé par mon collègue Ouellet, Oui, on est aussi très conscients des coûts des infrastructures grises et aussi on est en train d'explorer quels sont les autres moyens en cherchant les services environnementaux, madame la présidente, des infrastructures vertes. Je donne l'exemple, on travaille étroitement, donner un exemple, à Saint-Laurent, on travaille étroitement avec le service de l'eau pour voir par quels moyens l'eau qui vient l'eau pluviale pourrait être mise dans un ruisseau qui se trouve à Parc-Massé-Lorrain. Si effectivement ce projet d'à peu près 11 millions de dollars pourrait se réaliser, ça nous permettra d'héberger 13 000 mètres cubes de l'eau qu'on aura. C'est sûr que ça ne remplace pas les infrastructures, les infras perdues dans l'ancienne administration, avec madame Vodanovic qu'on a eu le malheur d'avoir le plan de bassin Leduc annulé de 60 000 mètres cubes, mais chaque 13 000 mètres cubes ici à gauche à droite peut nous aider pour utiliser, pour héberger ça, et puis on va continuer à être à la recherche des solutions naturelles pour être capable de, au moins, répondre à ce besoin qui est nous touche de plus en plus. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌2:18:16
Merci. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:18:23
Merci, madame la présidente. Donc, j'ai regroupé pour fin d'étude les points 20.26 jusqu'à 20.30, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, qui est juste ici à côté de moi dans la salle. En 20.26, appuyé par madame Gagnon, approuver le contrat de partenariat entre la Ville et Conseiller d'affaires Embrace pour le montant total de 551 880, taxes incluses, dans le cadre de la participation de la Ville à l'édition 2026 du Startup Fest. En 20.27, appuyé par Madame Brown, approuver le projet de deuxième convention de modification de bail par lequel la Ville loue à 630 René-Lévesque West Property, représenté par management du groupe Redbourne, pour un terme d'un an à compter du 1er août 2026, des espaces au premier, deuxième, troisième et quatrième étage de l'immeuble située au 630 boulevard René-Lévesque-Ouest dans l'arrondissement de Ville-Marie, connue comme étant la Tour Tellus, d'une superficie de 75 796 pieds carrés, à des fins de bureaux pour le service des finances et de l'évaluation foncière, pour un loyer total de 3 613 092, taxes incluses, et autorisant un virement budgétaire de 1 374 681 en provenance des dépenses contingentes imprévues d'administration vers le service de la stratégie immobilière et de l'habitation et approuver l'ajustement de la base budgétaire du SSIH pour 2027 au montant de 1 924 553 au net. En 20.28, appuyé par madame Bronde, approuver le projet de première convention de modification de bail par lequel la Ville loue à CDM de Montréal pour un terme de 5 ans à compter du 1er juillet 2026 des espaces au 3e et au 4e étage de l'immeuble situé au 80 rue Queen dans l'arrondissement de Ville-Marie d'une superficie d'environ 20 000 pieds carrés à des fins de bureau pour un loyer total de 4 024 125$ taxes incluses et autorisant un virement budgétaire de 356 957$ en provenance des dépenses contingentes imprévues d'administration de compétences locales et d'agglomération vers le service de la stratégie immobilière et de l'habitation et approuver l'ajustement récurrent de la base budgétaire du SSIH pour 2027 au montant de 719 164$ au net. En 20.29, appuyée par madame Brown, approuver le projet d'une première convention de modification de bail par lequel la Ville loue à Galion Équité S.E.C. pour une période de 9 ans et 7 mois, à compter du 1er août 2026, des espaces au 8e et au 9e étage de l'immeuble situé au 1611 boulevard Crémazie Est, dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, d'une superficie de 43 850 pieds carrés, à des fins de bureaux pour les besoins du service de l'approvisionnement et du service des infrastructures du réseau routier, pour une dépense totale de 14 000 000 487 192 taxes incluses et approuver l'ajustement récurrent de la base budgétaire du service de la stratégie immobilière et de l'habitation pour 2028 au montant de 354 509 au net. En 20.30, appuyé par madame Black, accorder 3 contrats à Entreprise de signalisation SEDGE, à Entreprise Madaly et à Échafaud Plus pour les services de signalisation et d'ingénierie pour la production de planches de signalisation et de plans de détour dans le cadre des Championnats du monde route UCI Montréal 2026 pour une durée d'environ 30 jours à compter du 1er septembre 2026 pour une dépense totale de 1 788 186,14$ taxes incluses.
Chantal Rossi ◌2:21:32
Les points sont adoptés. Il est 15 h, nous allons prendre une pause d'une quinzaine de minutes, donc un retour à 15 h 15. Merci.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:38:50
Merci, madame la présidente. J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, les points 20.31 à 20.34. En 20.31, appuyé par madame Brown, retirer l'assujettissement du droit de préemption aux fins de logement social les immeubles identifiés par les numéros de lots 3361259, 3361021, 5 097 267, 2 162 102, 1 424 728, 1 424 727, 1 181 889, 1 573 179, 1 573 180, 1 573 181 et 1 573 606 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, lesquels avaient été assujettis en vertu de la résolution CG-20 01-41 adopté le 24 février 2020. En 20.32, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat de réarrêt à Global Payment Direct pour les services liés aux terminaux de points de vente ainsi qu'aux transactions effectuées en ligne pour la période du 1er juin 2026 au 30 novembre 2026 pour une dépense totale de 2 957 415,06 taxes incluses. En 20.33, appuyé par madame Gagnon, accorder un chéquier financier de 515 000 à Montréal International dans le cadre du mandat d'attraction et de rétention d'organisations internationales à Montréal pour l'année 2026 et autoriser l'utilisation pour cette même période des contributions antérieures non utilisées et reportées de 47 449 au 31 décembre 2025 et approuver le projet de convention à cet effet. Et en 20.34, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 5 600 000 à Montréal International pour la mise en œuvre des initiatives d'attraction d'investissements directs étrangers et de rayonnement économique de Montréal qui en concordance avec le Plan économique 2030 pour la période 2026 et 2029 et approuver le projet de convention à cet effet.
Chantal Rossi ◌2:40:39
Il n'y a pas d'intervention. Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:40:42
Merci. Dans la rubrique 30, Administration et finances, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 30.01 à 30.05. En 30.01, appuyé par monsieur Pinard, adopter la résolution mandatant le ministre des Finances à recevoir et ouvrir les soumissions à la suite d'un appel d'offres pour l'émission d'obligations de la Ville dont le terme est moins de 5 ans. En 30.02, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser le dépôt d'une demande d'aide financière dans le cadre du programme d'infrastructures municipales d'eau volet 2, infrastructures d'eau pour les projets de reconstruction des collecteurs et des chambres d'interconnexion 1 à l'usine Atwater et du projet de mise à niveau de la station de pompage et du réservoir Côte-des-Neiges. En 30.03, appuyé par monsieur De Sousa, approuver l'addenda 4 au protocole d'entente entre le ministère des Affaires municipales et la Ville de Montréal dans le cadre du volet grands projets du Fonds de chantier Canada-Québec pour le projet de contrôle des rejets d'eaux usées en temps de pluie. En 30.04, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, approuver l'inscription du parc nature des Sources et du secteur de L'Anse-à-l'Orme du Grand Parc de l'Ouest au répertoire des milieux naturels protégés et contributifs à la biodiversité de l'agglomération de Montréal et prendre connaissance du bilan 2025. En 30.05, appuyé par monsieur DeSousa, approuver le rapport Plan de gestion des actifs municipaux en eau de la Ville et autoriser le dépôt du rapport du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.
Chantal Rossi ◌2:42:01
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌2:42:07
Oui, voilà, merci beaucoup madame la présidente. Donc j'aimerais intervenir sur le 30.05, donc le Plan de gestion des actifs municipaux en eau de la Ville de Montréal. On le sait, depuis plusieurs années, le service de l'eau a vraiment amélioré ses connaissances au niveau de l'eau. Je dirais que de tous les services de la Ville, c'est probablement celui qui a été le plus précurseur. Il n'y a pas eu le choix, il y a eu des fuites majeures, notamment sur Pie-IX au début des années 2000. Il y avait des secteurs entiers qui étaient alimentés par une seule conduite. Il y a eu des baisses de pression pendant des mois, par exemple, à Rivière-des-Prairies. Après ça, il a fallu rehausser les chaînes de traitement. Il y avait des plans qu'on n'avait juste pas. Donc, pendant des années et des années, le service de l'eau a rattrapé son retard en termes de connaissances, et même s'il y a encore quelques zones d'ombre, je dirais que c'est un des services de la Ville de Montréal qui est le plus avancé. Ceci étant dit, d'être le plus avancé, on le voit dans le rapport, ça montre aussi plus précisément c'est quoi les besoins. On le voit dans le rapport que c'est des sommes immenses. Et qu'on n'a pas les sommes adéquates pour atteindre l'objectif. Surtout que c'est mal perçu dans le rapport, mais il y a quelque chose de temps. Le service de l'eau a déjà présenté au niveau du service des finances, au niveau du budget, il y a certains équipements, certains tuyaux, on peut penser là tout ce qui est le réseau secondaire d'aqueduc d'égout, Il y a une fenêtre d'opportunité assez courte dans la durée de vie de ces équipements-là où on peut les réhabiliter pour être capable de les prolonger pendant un autre 50 ans sans avoir à tout fermer la ville. Et malheureusement, si on n'est pas capable de les faire dans cette période-là, ben ça fonctionne pas. Après ça, ils tombent, ils sont tellement en mauvais état qu'on est obligé de les reconstruire, ce qui est évidemment plus cher. Et évidemment, ça a un impact beaucoup plus sérieux en termes de mobilité quand on doit éventrer une rue au complet. Donc, la question c'est, avant de poser la question, donc on voit il y a vraiment un gap, il y a un écart significatif entre ce qu'on sait qu'on doit faire, maintenant on le sait qu'on doit faire, on a vraiment une bonne connaissance de nos actifs, on sait à peu près comment le faire et le coût que ça va faire, mais on n'a pas les budgets. Est-ce que Montréal est dans la seule situation au Québec? Non, d'ailleurs l'UMQ le dit, je veux dire, il y a eu le documentaire Nid de poule à Télé-Québec, mais aussi dans l'eau, l'UMQ a sorti récemment, je veux dire, on n'est pas dans une situation unique, les infrastructures des villes au Québec, notamment dans l'eau, sont dans un état critique, ça va prendre de l'argent. Donc, et juste avant de passer à ma question, un dernier détail, Je suis content que le président du comité exécutif est de retour dans la salle parce que tout à l'heure il parlait beaucoup, vous avez fait beaucoup de développement plutôt que de l'entretien, ce qu'on appelle dans le PDI de la protection, mais je sais pas si on est au courant de l'autre côté de la salle qu'il y a beaucoup de choses qu'au niveau comptable on identifie comme du développement, mais dans les faits c'est de la protection ou c'est un remplacement d'un actif existant. On peut prendre quelques exemples. Le nouveau centre 911, comme c'est une nouvelle technologie, c'est du développement et non pas de la protection. On peut prendre le pont Jacques-Bizard, le nouveau pont de l'Île-Bizard, un pont qui tombait en ruine. Comme c'est un nouveau pont, ça tombe dans du développement et non pas dans de la protection. Et évidemment, dans le cas du service de l'eau, le plus gros projet de l'histoire du service de l'eau, l'usine d'ozonation et désinfection à l'ozone, l'ozone, pardon, de la station aérienne Marcotte, notre plus grosse usine de traitement des eaux usées, la troisième plus grosse au monde. Comme c'est un nouvel équipement, ça tombe dans la catégorie de développement. Donc quand on regarde dans le PDI, oh mon Dieu, c'est du développement. Mais dans le fond, ce qu'on dit pas, c'est qu'à l'origine même, la conception de cette station d'épuration-là était supposée avoir de la désinfection. Puis là, on parle de la CUM, on parle des années 80, c'était supposé être au chlore. Finalement, il y a eu des études que le chlore avait causé plus de dommages, donc c'est pour ça qu'il y a eu des années après ça d'études, puis finalement c'est l'ozone qui a été choisi par rapport aux ultraviolets. Donc, il y a plusieurs, et en plus c'est une obligation légale de désinfecter nos eaux. Donc, je ferme cette parenthèse-là en disant qu'il y a beaucoup de développements qui apparaissent comme développements, c'est pas nouvelle aréna, un nouveau stade, quelque chose de super le fun. Des fois, c'est juste remplacer quelque chose qui est désuet ou se conformer à une réglementation de palier supérieur. Donc, cette parenthèse étant mise de côté, ma question s'adresse à monsieur De Sousa. Donc, sachant qu'il y a cet écart considérable entre nos besoins en eau et les finances, je lui retends la main. Nous, de ce côté-ci de la Chambre, on est prêt à discuter d'enjeux aussi critiques pour l'avenir de Montréal. Puis ça aurait été extrêmement pertinent que ce genre d'enjeu-là soit discuté en commission prébudgétaire. Je me rappelle, monsieur De Sousa, vous avez souvent pratiquement arraché votre chemise en disant non, il faut absolument garder la commission prébudgétaire, c'est important. Voilà donc un sujet qui serait hyper pertinent pour l'avenir de Montréal, qui est directement relié aux finances. On parle de milliards. Donc, ma question, qu'est-ce que vous entendez faire, comment vous entendez faire pour concilier cet écart et est-ce que vous entendez le présenter en commission prébudgétaire? Merci.
Chantal Rossi ◌2:47:46
Madame Catherine Houbart.
Catherine Houbart ◌2:47:56
Oui, madame la présidente, mon intervention concerne le 30.04. Je voulais souligner l'intégration des secteurs du parc nature des Sources et du secteur L'Anse-à-L'Homme du Grand Parc de l'Ouest au répertoire des milieux naturels protégés et contributifs à la biodiversité de l'Agglomération de Montréal. Ça porte à 8,1% du territoire de l'agglo qui est protégé et on vise 10%. Donc, on continue, ça s'en vient, mais c'est pas terminé. C'est important de poursuivre les acquisitions de milieux naturels puis les intégrer à ce répertoire-là. C'est important aussi de les relier par des corridors écologiques, de lutter contre leur dégradation, notamment en investissant dans la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, puis d'améliorer la qualité des cours d'eau qui les sillonnent ou qui les relient, comme je le mentionnais en 7.02. Donc je voulais juste souligner cet avancement-là qui est important, tout en mentionnant qu'on va surveiller entre autres prochain budget pour s'assurer que les nouveaux milieux naturels protégés fassent l'objet des soins qui sont requis, puis qu'on lâche pas sur l'objectif du 10%, qu'on investisse en conséquence. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌2:49:11
Monsieur Alan Deschamps.
Alan DeSousa ◌2:49:16
Merci, madame la présidente. En droit de réplique, pour item 30.05, mais aussi pour 30.02 et 03. Mon collègue Ouellet avait souligné le travail qui était fait, puis je pense qu'il est très heureux d'être capable de déposer, parce que ça va être, dès que ça va être adopté par l'agglomération, on va soumettre cet inventaire de tous nos actifs avec les risques qui sont inhérents au ministère. Vous avez raison, chers collègues, vis-à-vis du défi et de l'ampleur du défi qui nous attend. Les actifs de la Ville, dont juste l'eau, c'est à peu près une moitié des actifs de la Ville, et le manque à gagner, c'était 15 milliards, dont on a déjà identifié à peu près 9,9 milliards. Je vous avoue que ce que nous avons à faire, c'est de voir par quels moyens on peut compléter pour être capable de compléter la carte financière. Donc, premièrement, dès qu'on est rentré en poste, le président du comité exécutif a donné le signal clair que dans les diverses optimisations qu'on a à faire, l'eau est épargnée de ça. Donc, un des objectifs était de s'assurer qu'on peut prioriser l'argent qu'on fait aux autres. Et je remercie monsieur Pinard parce que c'est lui effectivement qui avait vite compris l'enjeu et il avait octroyé le montant. Deuxièmement, dans le contexte budgétaire actuel, soit avec la commission des finances, mais dans la préparation de notre budget pour 2027, ça aussi on vise voir par quels moyens on peut consacrer notre énergie de l'eau pour minimiser l'impact sur notre capacité de répondre à divers besoins ici. Troisièmement, juste le dépôt ici, c'est un enjeu important parce qu'en déposant ce document avec l'accord du conseil, on répond à une des exigences du ministère des Affaires municipales et le ministère de l'Environnement. Il y a 439 millions de dollars qui sont disponibles pour Montréal. Et c'est fait, une des conditions était que nous avons un inventaire avec une analyse de nos actifs faits. Donc, en posant ce geste rapidement, maintenant passant en agglo bientôt, ce document va être véhiculé pour leur analyse qui nous permettra d'être capable de chercher cet argent. Vous avez vu sur votre ordre du jour aussi les dossiers que vous avez examinés, examen du contrat de Saint-Jacques. Et à Saint-Jacques, bien sûr, ça c'est un des projets qui va être éligible pour ces 430 millions de dollars. On dépense 68, donc il y aura un certain montant de subventions qui va être éligible. Mais si on dépose pas ce que nous avons au 4005, on ne sera pas capable de répondre à cette exigence. Et vous notez qu'on n'a pas chômé, c'était dû d'ici à la fin de 2026. Dans le mois de mai, on amène ça au conseil parce qu'on veut accélérer le processus, entre autres pour l'argent qui peut venir au Québec, mais aussi l'argent qui viendra ailleurs. Donc, ça, c'est un des éléments. Le dernier élément que je veux attirer votre attention, que nous avons aussi un intérêt d'accélérer et faire le travail le plus rapidement possible. Vous avez vu que vous avez parlé vous-même de la possible perte d'argent si on réalise pas les travaux par X date. N'est pas mis en service. Mais une des raisons pourquoi on le fait, parce qu'on va le faire rapidement, est de contrer des augmentations des coûts. Dans 30.03, vous voyez que la Ville de Montréal avait accepté, a cherché, était capable de chercher l'argent du fédéral. Moi, je l'ai eu ça en 2010, c'était pour 4 bassins de rétention. Lavigne, Leduc, Rockfield et Williams. Parmi ces 4 pour lesquels on a cherché l'argent du fédéral, il y en avait juste 3 qui étaient réalisés et dont un pour lequel on a eu le financement a été laissé tomber, privant Montréal d'avoir un bassin de rétention Donc, la raison pour ça, c'est parce qu'on a eu de l'argent, mais ça a pris presque plus d'une décennie pour réaliser ça et, en conséquence, les coûts ont augmenté et l'administration a dû couper un parmi 4 bassins de rétention pour lesquels le financement fédéral était attaché. On va tout faire pour ne pas faire ce genre d'erreurs et nous retrouver On va essayer de s'assurer que les projets se réalisent rapidement, on rencontre les critères gouvernementaux, on réalise, on octroie des contrats rapidement, on réalise les travaux pour ne pas perdre les financements. Et donc, ça, c'est tous les éléments de la stratégie, monsieur Ouellet, mais je serais très heureux de travailler avec vous parce qu'on partage les mêmes objectifs. Et si effectivement on peut trouver terrain d'entente, travailler ensemble pour accélérer et tout ce qu'on peut faire pour ce dossier, ça me fera plaisir. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌2:55:07
Monsieur Ouellet, monsieur DeSousa avait déjà appelé le droit de réplique en début d'intervention.
Sylvain Ouellet ◌2:55:17
J'ai une question de privilège?
Chantal Rossi ◌2:55:18
Oui.
Sylvain Ouellet ◌2:55:19
Oui, mon privilège a été atteint parce que monsieur DeSousa prétend qu'on a laissé de l'argent sur le fonds fédéral alors que 100% des sommes subventions fédérales ont été dépensées sur les 3 bassins. Merci.
Chantal Rossi ◌2:55:36
Je m'excuse, monsieur Ouellet. Moi, ma compréhension, un privilège, une question de privilège, c'est quand vous êtes personnellement atteint. Et bien, je vois pas où c'est une question de privilège. On ne vous accuse pas Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:56:02
J'allais me lever pour dire que je vois pas du tout la question de privilège sur le dossier. Comme vous l'avez mentionné, monsieur De Sousa a fait le droit de réplique sur le 3002, 3003, 3005. Donc honnêtement, à mon sens, les débats sont finis sur ces dossiers-là. Si vous souhaitez statuer sur la question, je pense que c'est le bienvenu. Sinon, je continuerai avec le restant de l'ordre du jour.
Chantal Rossi ◌2:56:20
Je n'ai pas senti vraiment dans les propos de monsieur De Sousa d'accusation. Vraiment, je ne vois pas de— je ne suis pas à l'aise de vous accorder la question de privilège. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:56:36
Merci, madame la présidente. Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude le 30.06 et le 30.07 en 30.06, appuyé appuyée par Madame Gagnon, autoriser la modification à la répartition de 50 millions du budget 2026 relié à l'entente entre la Ville et le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie du Québec, Réflex 3 2025-2029, afin qu'une somme de 152 100 représentant un budget de revenus équivalent à un budget de dépenses soit de compétence d'agglomération. Et en 30.07, appuyée par Madame Braun, autoriser le remboursement de 558 893,22 taxes incluses à la d'habitation et de développement de Montréal pour les travaux requis au bâtiment municipal situé au 1835-1847 avenue Papineau dans l'arrondissement de Ville-Marie.
Chantal Rossi ◌2:57:22
Pas d'intervention, les points sont accordés.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:57:24
Merci. À la rubrique 42, appuyée par monsieur De Sousa, adoption du règlement modifiant le règlement autorisant un emprunt de 31 millions pour le financement des travaux de prolongement du collecteur industriel situé dans l'arrondissement d'Anjou et la ville de Montréal-Est, RCG 19- a fait augmenter le montant à 96 millions.
Chantal Rossi ◌2:57:42
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:57:45
Merci. À la rubrique 51, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé les 2 points pour fin d'étude. En 51.01, appuyé par monsieur De Sousa, je propose de nommer Bruno Posa à titre de membre du comité technique pour une période d'un an, tel que prévu au règlement du conseil d'agglomération sur la délégation de l'entretien du réseau principal d'aqueduc et d'égouts aux municipalités liées. Et en 51.02, appuyé par monsieur Pinard, je propose de nommer Natacha Daswani à titre de membre indépendante du comité d'audit de la Ville pour un mandat de 3 ans.
Chantal Rossi ◌2:58:11
Bonne intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:58:16
Merci, ça complète la section adlo, donc je vais revenir au dossier des affaires contractuelles dans les rubriques 20 du conseil municipal. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude le 20.1 20.01 à 20.05. En 20.01, appuyé par monsieur Pinard, exercer l'option de prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 7 399 240,83 $, taxes incluses, pour les services de déneigement clé en main pour les arrondissements d'Anjou, de Montréal-Nord et de Pierrefonds-Roxboro, dans le cadre des contrats accordés à Dénigement Fontaine-Cadouin, JM Gagné, Dénigement Sirbeau et Parage d'Amour, majorant le montant total des contrats à 26 664 219,58, taxes incluses. En 20.02, appuyé par madame Moreau, résilier le bail intervenu entre la Ville et les Services culinaires Camuy pour la location de la vitrine habitée A située au 1485 rue Jeanne-Mance dans l'arrondissement de Ville-Marie, d'une superficie, d'une superficie de 2723 pieds carrés et une terrasse de 980 pieds carrés utilisée à des fins de restaurant, moyennant une perte de loyer totale de 172 583 avant les taxes versées au domaine public une partie du lot 5 171 922 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, effectif à la date de la résiliation. En 20.03, appuyé par madame Brown, approuver le projet d'addenda 1 au bail par lequel la Ville autorise Hydro-Québec à disposer des sols contaminés présents sur le lot 6 573 741 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, hors du site, en contrepartie d'une réduction de loyer annuel maximal de 148 761$ avant taxes, le tout en vertu du bail en vigueur. En 20.04, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à BMO Services Conseils pour les travaux de remplacement du mobilier d'éclairage de rue incluant la construction de bases et conduits ainsi que la réfection des surfaces dans les arrondissements de Saint-Laurent, de Verdun, de Rosemont–La Petite-Patrie et de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension pour une dépense totale de 773 450$. Et 45 taxes incluses. Et en 20.05, appuyé par madame Moreau, accorder un contrat d'exécution d'œuvre d'art à Véronique Buisse pour la fabrication et l'installation de l'œuvre d'art publique Le Septième Joueur, qui sera intégrée à l'aréna Martin-Lapointe dans l'arrondissement de Lachine, pour une dépense totale de 161 587,34 taxes incluses.
Chantal Rossi ◌3:00:34
Avant que je donne la parole à madame Beauvais, je vous demanderais si vous avez des des discussions à avoir entre vous, s'il vous plaît, de sortir pour les avoir, parce que vraiment, on a— il y a toujours comme un bourdonnement, puis ça devient comme difficile un petit peu. Alors, je vous demanderais, si vous avez des discussions prolongées à avoir, de les avoir à l'extérieur de la chambre, s'il vous plaît. Alors, madame Carla Beauvais, à vous la parole.
Carla Beauvais ◌3:00:59
Merci, madame la présidente. Donc, je vais faire un point sur le 20.02. En fait, ça a été une grande déception pour moi de voir ce point à l'ordre du jour parce qu'en lisant le GDD, bien évidemment, je comprends les raisons qui font en sorte que le restaurant Camus ferme ses portes. Mais je vais quand même en profiter aujourd'hui, comme on a fait une déclaration sur l'excellence de la gastronomie, de parler de chef Paul, chef Paul Toussaint, qui est le propriétaire de ce restaurant-là, qui a ouvert ses portes durant la pandémie, qui a fait un travail énorme extraordinaire sur la place des festivals. Ce restaurant-là, c'est pas seulement un restaurant, ça a été un lieu de rencontre, ça a été vraiment un joyau pour la communauté haïtienne. Donc c'est vraiment avec beaucoup de peine et de tristesse que je vois la fin de ce restaurant-là, mais je voulais quand même prendre le temps de féliciter Chef Paul pour le travail accompli. On va pas se le cacher, c'est difficile d'être restaurateur. Ça a été encore plus difficile de le faire dans le contexte d'une pandémie. Il a été là, il a tenu. C'est un jeune qui fait rayonner la culture haïtienne, caraïbéenne à Montréal. Je sais que mon collègue Josué Corvil aussi a des très bonnes choses à dire sur ce jeune-là, mais je tiens aussi à préciser que c'est des emplois qui seront perdus C'est des rêves qui prennent fin. Et pour tout ça, j'aimerais juste qu'on prenne le temps de féliciter monsieur Paul Toussaint pour l'excellent travail qu'il a fait. Et j'espère qu'on trouvera d'autres possibilités pour lui de continuer à faire rayonner notre gastronomie à travers la ville. Merci.
Chantal Rossi ◌3:02:38
Merci. Monsieur Josué Corvil.
Josué Corvil ◌3:02:45
Merci, madame la présidente. En droit de réplique, Je veux remercier le chef Paul Toussaint pour son apport à la gastronomie montréalaise. Donc c'est quelqu'un qui est passé du doigt à la gastronomie. En 2020, il a commencé avec, avec Kamoui, et en 2025, Trois-Pierres-Un-Feu, en créole Trois-Roches-Di-Feu. Donc c'est quelqu'un qui a beaucoup de potentiel j'espère qu'il va continuer son travail pour faire rayonner la gastronomie montréalaise avec une sauce caraïbaine. Merci.
Chantal Rossi ◌3:03:28
Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:03:30
Merci, madame la présidente. Donc, on considère les points comme étant adoptés, j'imagine, jusqu'à 20.05. Très bien. Donc, j'ai regroupé pour fin d'étude le 20.06 à 20.10, appuyée par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.06, appuyée par monsieur De Sousa, accorder un contrat à l'entreprise Cogénex pour les travaux de reconstruction d'égouts et de conduites d'eau, de voirie, d'éclairage et de feux de circulation dans l'arrondissement— non, je dis n'importe quoi— dans l'avenue Wilson, de la rue Sherbrooke au chemin de la Côte-Saint-Antoine, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, pour une dépense totale de 2 011 374,62 $, taxes incluses. En 20.07, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat à comptant pour les services d'exploitation du lieu d'élimination de la neige situé au 1025 4e Avenue dans l'arrondissement de Lachine pour une période de 3 ans pour une dépense totale de 1 272 385,20$. En 20.08, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat de diarée à la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux pour les services animaliers de proximité, notamment en appui aux services assurés durée par ProAnima Montréal pour une durée, pour une période de 20 mois à compter du 1er mai 2026 pour une dépense totale de 2 066 684,87 taxes incluses et approuver la convention de services à cet effet. En 20.09, appuyé par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec Groupe de construction de Piémont pour les travaux de sécurisation et de réparation d'ouvrages d'art d'une durée de 4 ans, montant estimé de l'entente de 1 168 717,42 taxes incluses. Et en 20.10, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, autorise une dépense additionnelle de 153 434,14 taxes incluses à titre de budget de contingence pour les services professionnels de surveillance des travaux d'aménagement du parc du Bassin à Bois dans l'arrondissement du Sud-Ouest dans le cadre du contrat accordé à Artelia Canada, majorant ainsi le montant total du contrat à 1 917 926,73 taxes incluses.
Chantal Rossi ◌3:05:20
Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌3:05:25
Merci, madame la présidente. Alors, je veux intervenir sur le 20.08. Je me suis demandé si j'interviendrais lorsque j'ai lu ce dossier, mais en tout cas, même si mon point de vue est le seul qui s'exprime à ce niveau-là, même s'il peut apparaître marginal, je me suis dit que pour le bien de Montréal, moi, je devais, je pense, partager mon point de vue. Je me sens d'autant plus, comment dire, je pense que je peux intervenir sur ce dossier-là parce qu'initialement, c'est moi qui le gérais en 2011, lorsqu'il faut s'en rappeler, il y a eu le dossier du Berger Blanc où il y a eu des animaux qui ont été très maltraités et tout ça a donné lieu à Écoutez, une fin de semaine, j'ai reçu 2000 courriels dans ma boîte de courriels. C'était vraiment quelque chose, un dossier très chaud à Montréal, et ça a duré pendant des mois. Alors, c'est pour ça que j'ai été extrêmement surpris de voir apparaître ce dossier-là, de donner un contrat de 2 066 684,87$. Non pas parce que je suis contre Pro-Anima, je vais être très clair, Je ne suis ni contre ProAnima, ni contre la SPCA, ni contre la centralisation, ni contre les animaux, parce que je pense que les animaux doivent être bien traités. Alors, je suis le plus clair possible d'entrée de jeu. Je vais juste faire un petit historique de ce dossier-là. Ça a parti avec le berger blanc. En 2011, je suis allé à la FCM. Parce que c'était à Calgary, puis Calgary avait déjà une fourrière municipale, puis il y avait beaucoup de gens qui voulaient avoir un modèle comme celui-là à Montréal. Et Montréal, sous l'administration Tremblay, a pris la décision d'orienter le dossier pour avoir une fourrière municipale. Donc, c'est pour ça que moi, je ne peux pas être contre la centralisation. Mais ce dossier-là, comment dire, comme beaucoup de dossiers à Montréal, il y a des délais. 2011, puis il y a eu une décision en 2023. Il y a eu 3 administrations. Une première administration qui était celle de monsieur Tremblay en 2011, monsieur Coderre entre 2013 à 2017, et Projet Montréal avec madame Plante de 2017 à 2023. À ce moment-là, c'est encore Projet Montréal qui était au pouvoir. Donc 3 administrations, 12 ans. Dans ce dossier-là, on a cherché ou on a trouvé, on a évalué, on a regardé, prenez-le comme vous voulez, au moins 4 terrains. Premièrement, dans le Sud-Ouest. Deuxièmement, dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Je me rappelle m'être levé à plusieurs reprises ici dans ce conseil et je vois madame Samson qui était à la place de monsieur De Sousa qui me répondait que c'était en évaluation, puis c'était rendu dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, puis là, ben, on a une autre décision. Voyez, il y a 3, 4 ou 5 terrains qui ont été évalués, mais il y a pas grand-chose qui bougeait. D'autant plus qu'on voulait une centralisation parce que la SPCA voulait se retirer du dossier, ne voulait plus donner les services pour recueillir les animaux à Montréal. Ils disaient que c'était pas ça sa mission. En tout cas, moi, c'est ce que j'ai entendu quand je rencontrais la directrice générale de l'époque. Je pense pas que ça ait changé énormément pendant ce temps-là. Puis là, on se retourne, on est prêt avec un contrat. C'est là qu'est mon point, parce qu'il y a beaucoup de gens qui étaient pas ici au moment où tout ça s'est joué. Puis moi, je me suis levé à l'époque parce que je maintiens mon point de vue. C'est pour ça que j'ai décidé de me relever aujourd'hui. Je trouvais que c'était une très mauvaise décision financière, pas pour le bien-être des animaux, pas parce qu'on ne voulait pas centraliser, mais moi je n'ai jamais compris pourquoi ça nous coûte 160 millions pour 10 ans avec un renouvellement potentiel de 10 ans d'un autre 160 millions et si on parle d'indexation, si je me rappelle bien, je n'ai pas relu le dossier, mais c'était rendu à 200 millions pour l'autre 10 ans. Donc, sur 20 ans, un minimum de 320 millions que ça coûte à la Ville de Montréal pour les services que l'on donne, que je ne conteste pas. Mon point a toujours été celui-ci: pourquoi investir 320 millions alors qu'au départ le dossier aurait coûté environ 25 millions? Et je comprends que pendant une couple d'années, il faut calculer l'inflation. Écoutez, je suis généreux, Mettons que le dossier aurait coûté 60 millions, très généreux, on part de 25, je l'amène à 60. Ben, il y a quand même un écart de 100 millions pour le premier 10 ans, puis il y a un autre écart de 160 millions pour l'autre 10 ans. Quand je calcule, c'est un minimum, minimum pour moi, de mon point de vue, de 200 millions, peut-être un peu plus, que la Ville pourrait prendre et investir ailleurs. Mais là, on est pris. L'administration est prise avec un contrat. Donc, je ne blâme pas l'administration. J'ai bien entendu, puis je regrette que monsieur Miranda ne soit pas là aujourd'hui, probablement qu'il est pris dans des choses extrêmement importantes, puis je ne le blâme pas, mais je l'ai entendu dire que c'est une bonne centralisation. Je suis d'accord, mais financièrement, je m'excuse, pour moi, de mon point de vue, Peut-être que j'ai pas été fort en mathématiques, je ne sais pas. Je suppose qu'on a fait notre cours de finance, ceux qui ont proposé ce dossier-là, mais j'ai juste à calculer bien vite, là, puis il y a de l'argent qui est investi puis qui ne peut pas être investi ailleurs. Alors quand j'entends mes collègues se lever puis parler des nids-de-poule, parler des infrastructures, parler de l'eau, parler— oui, Mais il faut se rappeler aussi dans le portrait global que peut-être il y a eu des choix qui ont été faits qui sont discutables. Alors moi, je le mets sur le plancher parce qu'il y aura un renouvellement du dossier probablement dans quelques années. Moi, j'aurai probablement quitté à ce moment-là, mais d'autres resteront et auront une décision à prendre pour le bien des Montréalais. Alors c'est pour ça que j'ai décidé de me lever aujourd'hui. Je considère Puis je vous le dis là, j'entends encore la responsable du dossier qui n'est pas ici, qui n'a pas été réélue lors de la dernière élection, qui me répète comme un mantra que c'est une bonne décision, mais moi, elle ne m'a jamais convaincu. Personne ne m'a démontré l'autre scénario que j'ai évoqué, puis il y en a peut-être d'autres, parce qu'on ne nous a jamais présenté les autres scénarios. Et si j'ai une remarque à faire, lorsqu'on examine des dossiers sur le plan financier, On devrait avoir plusieurs scénarios qui nous sont proposés. C'est ça qui, administrativement, serait sain. Je m'emporte, mais pas pour moi-même, pour les Montréalais qui ont à payer la facture. Parce qu'on doit donner le service, mais il y a du monde qui paye, puis on pourrait investir différemment cet argent-là. Et ça, quand je me mets dans la peau d'un citoyen montréalais, pas d'un élu, je me dis que ça n'a pas de bon sens. Alors, je veux juste dire mon point de vue, il n'est peut-être pas partagé, mais je n'ai jamais eu besoin de personne pour penser dans ma vie, puis je le partage avec vous parce que je me dis que si ça a du sens, il va peut-être y avoir quelqu'un qui va prendre des décisions éclairées à un moment donné.
Chantal Rossi ◌3:13:25
Monsieur Sterling Downey.
Sterling Downey ◌3:13:27
Merci, madame la présidente. Donc, monsieur Deschamps, j'apprécie vos commentaires justement. 2011, tu avais le dossier. 2013, j'ai été élu pour la première fois, puis j'ai eu le privilège d'être le porte-parole pour la gestion animalière dans cette mandat-là. Et plusieurs de nous qui sont assis dans la salle, qui étaient là à ce moment-là, s'en souviennent de tous les enjeux de gestion animalière qu'il y a eu, donc les calèches, les chiens dangereux, etc. On est allé loin dans ces dossiers-là, justement avec l'appui du SPCA et d'autres organismes, pour justement changer des règlements, pour adopter des règlements qui sont beaucoup plus sains, beaucoup plus justes, et tout ça donc Je veux dire, j'entends qu'est-ce que notre collègue dit, mais pour moi, je pense que c'est une opportunité importante de saluer le dévouement et le travail du SPCA. Les gens, les Montréalais et les Montréalaises apprécient énormément le travail de cet organisme-là quand ça vient à la défense des animaux. Les arrondissements comme Verdun et d'autres arrondissements sont très chanceux de travailler avec cet organisme-là. Organisme-là pour s'assurer qu'on prend les bonnes décisions dans les bonnes directions, surtout au niveau de la gestion de la faune, des animaux sauvages en espace urbain. Nous, on l'a vécu à Verdun avec la gestion des castors et d'autres enjeux. Donc, pour moi, j'aimerais juste dire merci au SPCA d'être ouvert toujours, de continuer à travailler avec justement ProAnima, parce que ProAnima ont besoin d'un petit peu d'appui peut-être, parce que probablement ils ne connaissent pas nécessairement l'historique que notre collègue monsieur Deschamps a dit et que je suis en train de parler. Ils ne sont pas nécessairement au courant, donc ça peut les aider à arriver à des meilleures solutions au niveau de la gestion immobilière. Je pense que la SPCA, puis je pense que ça a été mentionné par mon collègue, notre collègue en fait, c'est qu'à un moment donné, SPCA, ils ont très clairement dit qu'ils voulaient s'éloigner de gérer justement un centre de gestion animalière. Ils n'avaient pas la capacité, c'était pas leur mission initiale de leur organisme, mais on a quand même besoin d'eux. Donc je crois sincèrement que les gens sont très contents à Montréal de voir justement que c'est le SPCA qui se lève pour aider dans ce dossier-là, pour leur appui puis leur expertise, contraire à d'autres organismes qui étaient nommés que je nommerai pas, qu'on peut-être on voudrait pas voir dans ces dossiers-là à cause des scandales puis des enjeux qu'il y a eu. Donc tout simplement pour dire, moi je suis très content, je suis fier. Oui, il y a des enjeux peut-être que monsieur Deschamps soulève. Ça fait longtemps qu'il est ici dans la salle puis je respecte énormément sa réflexion sur les dossiers, mais je pense qu'on peut prendre une moment pour quand même et remercier la SPCA pour tout le travail qu'ils font, tout l'appui qu'ils nous donnent pour plusieurs de nos arrondissements justement avec la gestion immobilière. Merci.
Chantal Rossi ◌3:16:30
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌3:16:34
Bonjour madame la présidente, je vais parler d'un dossier complètement différent sur REVE 20.09. Écoutez, en tant que président de la CEC, c'est le genre de dossier que j'aurais souhaitait qu'on puisse analyser. C'est pas un dossier qui est très cher, donc il répond pas aux normes minimales pour aller à la CEC, mais je tiens quand même à rappeler que le comité exécutif peut de sa propre initiative envoyer des dossiers qui sont pas nécessairement problématiques, mais qui sont pas dans la moyenne, à la CEC. Puis je vais vous dire pourquoi moi je trouve ça un peu problématique ce dossier-là. Premièrement, on voit là que le plus bas soumissionnaire conforme a gagné avec un écart inférieur, donc c'est positif, de 45% par rapport à notre estimé. À ce point-là, au départ, on pourrait dire, mon Dieu, c'est bon, on économise, pourquoi étudier? Mais quand on regarde les autres soumissionnaires, on parle d'un écart de 172% de l'autre côté. Donc là, on a un estimé qu'aucun soumissionnaire est proche, soit que c'est moitié moins, soit que c'est très, très au-dessus. Et en plus, c'est un entrepreneur qui a juste eu 3 contrats à date à la Ville de Montréal. Et c'est un contrat, je dis pas que c'est pas un vrai entrepreneur, je suis allé voir, il est dans d'autres provinces, Nouveau-Brunswick, etc. Mais on parle quand même d'un contrat pour sécurisation et réparation d'ouvrages d'art. Ouvrages d'art, c'est les ponts et tunnels. Donc, on se rappelle après l'effondrement du viaduc de la Concorde, on est vraiment très proactif pour faire des inspections annuelles et même des inspections ponctuelles en cas d'urgence sur ces ouvrages d'art-là. Donc, le temps est vraiment crucial pour s'assurer que ce soit sécuritaire, mais aussi pour minimiser les impacts, parce qu'évidemment, quand on doit sécuriser un viaduc, souvent il faut fermer la rue en dessous. Donc voilà, écoutez, j'avoue que je ne m'explique pas des écarts aussi incroyables dans les deux sens. Je crois que ça aurait été vraiment pertinent de ce type de dossier-là d'envoyer à la SCC où on aurait pu poser plus de questions. Je comprends qu'il y a peut-être des informations sensibles qu'on veut pas nécessairement partager ici en cette salle, mais je trouve ça quand même troublant et j'espère que on aura en effet pour notre argent, notamment dans les temps, parce que c'est vraiment quelque chose qui doit se faire avec un temps limite quand on intervient en urgence. Donc voilà, je lance ça ici.
Chantal Rossi ◌3:19:14
Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌3:19:17
Merci, madame la présidente. 29 et 2008, temps 29 Je vois les commentaires tels que monsieur Ouellet a identifiés. Les explications par les services sont dans la GDD pour donner la meilleure explication possible, mais je suis d'accord avec vous, les écarts des soumissions sont considérables et les variations sont considérables. En tant que présidente du comité d'examen des contrats, peut-être ça va être un bon cas d'étude pour votre prochaine rencontre, même si ce n'était pas été vous référer par l'exécutif. Pour le 2008, madame la présidente, je peux uniquement être d'accord avec mon collègue Deschamps. On s'en souvient ici dans cette salle, il y a très peu de gens qui sont encore, qui s'en souviennent, mais les retards encore dans ce dossier, 3 mandats comme monsieur Deschamps l'est, fait du fait que ça les contribuables de Montréal une fortune. Dans le dernier mandat, j'ai eu l'occasion de discuter et soulever ce point, mais, et encore, c'est pas mon style de retourner à l'administration précédente, mais la porteuse du dossier avait insisté sur une baille à long terme, sur une baille où on avait repris tout l'argent des arrondissements pour payer pour ça et, dans un certain sens, nous avons gardé les mains, on a été pris par des menottes, dans un certain sens, dans l'octroi de ce dossier qui nous garde pour aussi longtemps. Si je me— comme monsieur Downey a dit tantôt, on a tous à cœur les animaux, il n'y a personne qui conteste ça. Deuxièmement, On veut, mais c'est à notre responsabilité de s'assurer que nous en avons, on dépense l'argent des contribuables d'une façon saine. Mais ici, ce n'est pas, je ne peux pas défendre ce dossier. On est obligé de donner ce contrat à la SPCA et à l'époque, je m'en souviens, pour ceux qui sont là et quelques-uns de mes collègues sont déjà là, ils s'en souviennent, le porteur de ce dossier nous a dit que non, il n'y aura pas un mais 2 places pour les animaux. Ici, on ne voit aucun signe pour une deuxième. Deuxièmement, il nous a dit qu'on ne fait pas ce geste parce que le SPCA n'a pas voulu faire ça et menaçait de retirer de cette offre de service qu'il offrait à plusieurs arrondissements. On n'avait pas d'autre choix que de donner ça à ProAnima parce que sinon on n'aurait pas de service. Et sur cette menace, madame la présidente, le conseil avait acquiescé à la demande. Donc il faut souligner, parce que le mémoire institutionnel de monsieur Deschamps, de monsieur Downey sont très à propos, malheureusement on est pris avec ça, les Notre administration recommande l'octroi de ce contrat, pas parce qu'on est ravi de le faire, mais on est pris par des enjeux contractuels où maintenant il faut payer la note. Et ici, on voit que ProAnima n'est même pas capable d'offrir tout le service. Il y a bien sûr une période de rodage et on est obligé pour donner un contrat additionnel à SPCA la même entité que je respecte beaucoup, mais qui a dit qu'elle n'a pas voulu faire ce travail. Go figure! Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌3:23:17
Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:23:22
Merci, madame la présidente. J'ai regroupé, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, les points 20, point 11 jusqu'à 20.15. En 20.11, appuyé par monsieur Pinard, approuver l'avenant 1 à la convention des services techniques conclue avec Pro-Animal Montréal pour les services de gestion animalière sur le territoire de la Ville, sans dépense additionnelle, pour une période de 10 ans avec une option de renouvellement de 10 ans. En 20.12, appuyé par monsieur Pinard, exercer l'option de prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 866 866,46 taxe incluse pour les services de remorquage dans le cadre des opérations de déneigement pour les arrondissements de Rosemont–La Petite-Patrie, Ville-Marie et Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension dans le cadre des contrats accordés à Remorquage Au Secours, Sauvé Remorquage Ludo Auto, JMAC Remorquage Transport et Déneigement, 9216 1686 Québec Inc., 9513-0068 Québec Inc., majorant ainsi le montant total des contrats à 2 489 096,46 $, taxes incluses. En 20.13, appuyé par madame Brown, décréter l'acquisition par voie d'expropriation ou par tout autre moyen de la propriété située au 10111 boulevard Pie-IX, entre la rue Larrin et le boulevard Industriel, ainsi connue et désignée comme étant le lot 1 412 739 du cadastre du Québec, 7e circonscription foncière de Montréal, d'une superficie de 547 mètres carrés, dans l'arrondissement de Montréal-Nord afin de redévelopper la propriété pour y aménager un parc local. En 20.14, appuyé par madame Brown, approuver le projet d'acte par lequel la Ville acquiert à 9366-9727 Québec Inc. un terrain vacant d'une superficie approximative de 456 mètres carrés situé dans l'arrondissement de Saint-Laurent et connu comme étant le lot 3354257 du cadastre du Québec sur la construction foncière de Montréal, à des fins de réaménagement du boulevard du boulevard Marcel-Lorrain, le tout sans contrepartie monétaire, les taxes le cas échéant étant à la charge de la Ville et versées au domaine public de la Ville, le lot 3354257 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal. Et en 20.15, appuyé par madame Brown, retirer l'assujettissement au droit de préemption aux fins d'habitation les immeubles identifiés par les numéros de lots 3361259, 3361260, 5 millions 2 072 102, 1 424 728, 1 424 727, 1 180 889, 1 573 179, 1 573 180, 1 573 181 et 1 573 606 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, lesquels avaient été assujettis en vertu de la résolution CM-22-0366.
Chantal Rossi ◌3:26:07
Monsieur Sterling Downey.
Sterling Downey ◌3:26:12
Au 2011, justement, on revient sur la centre de gestion animalière et la gestion. Donc, en 8 ans quand même, là, on va retourner un petit peu, là, monsieur Deschamps, il l'avait dit tout à l'heure, l'administration a tremblé, s'est penchée sur le besoin d'un centre de gestion animalière, des lieux, etc. L'administration Coderre, même chose. Qu'est-ce qu'on va faire? Mais dans les 8 ans d'administration de Projet Montréal, on a réussi de le faire. En fait, c'est pas juste nous, c'est un travail qui a été fait par plusieurs administrations justement. Là, on a quand même fait, comme j'ai dit, on a changé des règlements de gestion animalière pour y aller dans le bon sens. On a repris en main autre chose au niveau de la gestion animalière. Mais le centre de gestion animalière dans l'est, c'est quand même quelque chose d'important. Puis on est quand même fier là. Il est ouvert au mois de janvier. C'est quand même attendu comme qu'on a dit depuis très longtemps et là il est ouvert. Là il peut livrer des services pour des Montréalais et des Montréalaises.
Sterling Downey3:27:15
Donc the work of the SPCA and ProAnima includes obviously as we know the intake of injured animals, abandoned animals. Wildlife, you name it. Rehoming of other animals when they're abandoned, when people are moving on moving day because they can't keep their animals. We know there's—
Sterling Downey ◌3:27:32
on est présentement dans une crise de logement, on sait qu'il y a des gens qui peuvent même pas trouver un appartement parce qu'ils ont pas les moyens, un, puis quand ils en trouvent un, qu'ils ont les moyens, ils ont un animal, ils se font refuser. Donc qui qui se ramasse avec ces animaux-là? Ben c'est la SPCA, ProAnima maintenant, qui va se ramasser avec ça. Donc je pense investir dans la gestion animalière, c'est quand même quelque chose d'important.
Sterling Downey3:27:51
À un certain point, donc the current center, however, is located in the east end of Montreal.
Sterling Downey ◌3:27:59
Ça, c'était la première parce que c'était le premier lieu qu'on a trouvé enfin. Il est ouvert, mais il y a un besoin pour l'ouest de l'île.
Sterling Downey3:28:07
We all know that in the west end there's not going to be a service for a while. So I have some concerns, obviously, because what I'd like to know is. We work towards that. We're voting a contract today for a lot of money, obviously, for this service, but a second centre does need to be open. We've identified it, we've spoken about it, we've mentioned it, everyone's mentioned it. Right now, if you live in LaSalle, Lachine, Pierrefonds-Roxboro, Île-Bizard–Sainte-Geneviève, si vous êtes de faible revenu ou dans une situation précaire, si vous avez des enjeux d'accessibilité, Si vous n'avez pas d'auto, and something happens to your animal or an animal, and it goes all the way to the East End, how are you supposed to get this?
Sterling Downey ◌3:28:52
So the question is, puis c'est pas une question pointue, mais c'est juste pour savoir, pour l'administration présentement, Monsieur Miranda justement il n'est pas ici aujourd'hui, mais j'aimerais savoir, y a-t-il un Is there a plan?
Sterling Downey3:29:08
Is there going to be a plan for a second centre? Are we going to look at that?
Sterling Downey ◌3:29:12
Because we're voting a contract for 10 years with a renouvellement pour un autre 10 ans.
Sterling Downey3:29:17
So it could be 20 years, it could be 10 years. We're going to need another centre. What are we going to do? Are we going to work on that together? How are we going to deliver these services for people on the west of the island? So that's, that's something that's important. When can Montrealers expect to hear about any plans for this? Are we going to be able to look at it? Are we going to hide and say that we can't afford it? What are we going to do? Is there a way to have a satellite office or a satellite service in the West? It could be smaller, could be another thing. It doesn't have to be as big as the one in the East. So how long are we going to wait for that? Is there a plan? Can we do something within the next 10 years?
Sterling Downey ◌3:29:55
And one of my concerns, puis je reviens, ben, peut-être un petit peu au niveau des financements, Oui, on va voter à peu près 125 millions de dollars, je crois, 152 millions de dollars sur 10 ans, mais si on ouvre un deuxième centre, ben, there's going to be more expenses, right?
Sterling Downey3:30:12
To operate 2 centres is going to cost more money, and how is that going to impact this budget that we're voting?
Sterling Downey ◌3:30:16
And I'd like to just know what the plan is au niveau de gestion animalière à long terme pour justement le prochain centre de services de gestion animalière qui devrait un jour ouvert, ou est-ce que ça va être une satellite avec un autre fournisseur? Qu'est-ce que vous envisagez pour ce service-là dans les prochaines années pour desservir justement l'ouest de l'île? Merci.
Chantal Rossi ◌3:30:41
Madame Christine Black.
Christine Black ◌3:30:44
Oui, bonjour madame la présidente. En fait, je souhaite intervenir sur le 20.13. Alors, c'est un avis d'expropriation aujourd'hui qui est confirmé en cette instance au conseil municipal et je dois l'avouer, c'est vraiment une excellente nouvelle pour les Nord-Montréalais. Ça fait déjà plusieurs années qu'on attend, en fait, après cette expropriation, parce qu'il s'agit d'un terrain, en fait, situé pour les gens tout près de Pie-IX et de Industriel. Alors, il y a actuellement 2 lots qui sont en procédure actuellement, et il y en a un, donc, qu'on règle aujourd'hui, qui est officiellement à la Ville. Donc, c'est certain que notre souhait, au final, quand on aura accès aux 2 terrains, c'est de développer un grand parc qui va permettre, entre autres, d'amener un peu d'air. On sait à quel point Montréal-Nord a un faible indice de parc. On a le plus faible indice de parc à Montréal. Alors, ça va pouvoir aider pour notre canopée, aider justement pour créer des espaces dans cette zone qui est en pleine densification. On le sait, avec l'arrivée du SRB Pie-IX, c'est un projet TAD. Alors, notre souhait, c'est d'augmenter en hauteur les différentes constructions qui auront lieu sur le boulevard Pie-IX. Et déjà, on peut voir à côté de ce terrain qu'il y a des résidences qui ont été construites de plus de 10 étages. Alors, ça crée une densité dans le secteur, et ce qu'on souhaite, bien entendu, c'est d'avoir des parcs pour pouvoir répondre aux besoins des citoyens. Et je tiens également à saluer tous les citoyens et citoyennes qui sont venus au conseil d'arrondissement de nombreuses reprises justement pour faire des représentations en lien avec ces terrains. Alors, le message aujourd'hui que j'ai à leur dire, c'est enfin c'est réglé pour un d'entre eux et pour le deuxième, bien entendu, le travail se poursuit et on pourra rester en contact. Alors, merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌3:32:29
Merci, monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌3:32:36
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, en droit de réplique, Mon collègue Downey, je suis pas, je peux pas répondre pour monsieur Miranda, il est pas ici. Je laisserai à lui d'analyser le dossier. Mais quand nous en avons eu une discussion sur ça, et c'est dans votre dossier, il y avait eu une volonté de déclarer le conseil municipal responsable pour une période de 10 ans selon l'article 85.5. C'est ça qu'il y en avait voté. Dans l'état de finances que madame Vodanovic nous a présenté à l'époque, et je vous invite à retourner en arrière, ça laissait croire qu'il y aura 2. Dans le même dossier, par voie de 85.5, ils ont pris l'argent de chacun de vos budgets des montants d'argent que vous l'avez dans vos budgets locaux, dans chaque arrondissement, les montants. Et au-delà de ça, elle a aussi exigé que les arrondissements payent une montant supplémentaire. C'est la seule occasion de 85-5 que j'ai vu dans ce conseil en 25 ans où les arrondissements, une fois que vous exercez 85-5, sont encore obligés de payer. Donc je suis pas très optimiste, un, parce qu'actuellement dans le dossier que vous avez devant vous, un, on retourne encore à la SPCA, il y a aucune mention pour l'opportunité d'avoir un deuxième centre, et troisièmement, les coûts ont augmenté tellement significativement que je suis pas nécessairement optimiste. Mais je laisserai monsieur Miranda faire ça. Mais je vous avoue que le financement, et je retourne au commentaire de monsieur Deschamps de ce dossier-là, le financement, l'aspect finance de ce dossier était tellement mal géré par le prédécesseur de monsieur Miranda, fait du sort que je pense que le conseil va être mal pris pour prendre des décisions d'un autre 52 152 millions. Dans votre dossier, vous avez 152 millions qui sont mentionnés. Imaginez-vous si notre administration retourne à vous, monsieur Downey, pour demander que vous dépensiez un autre 152 millions pour un deuxième centre. Quelle va être votre réaction? Vous allez déchirer votre chemise prétendant qu'il y avait tellement d'argent disponible. Vous allez nous dire que oui, on a mal géré le dossier. Vous allez nous dire qu'on est en train de vous induire à rentrer dans une entente pour les années à venir où les contribuables vont être forcés de payer. Mais c'est exactement cette situation que l'administration hérite de l'administration précédente et que monsieur Miranda, qui a un grand amour pour les animaux, va être obligé de statuer et gérer. Merci.
Chantal Rossi ◌3:35:54
Alors, il n'y a pas d'autres interventions. Les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:35:59
Merci, madame la présidente. J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, les points 20.16 à 20.19. En 20.16, appuyé par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec Intervia pour les services professionnels de conception et de surveillance du maintien de la circulation et de la gestion des impacts dans le cadre des travaux du réseau souterrain de la Commission des services électriques de Montréal d'une durée de 18 mois. Montant estimé de l'entente de 804 250,13$, taxes incluses. En 20.17, appuyé par madame Brown, approuver le projet d'acte par lequel la Ville accorde mainlevée totale et finale de l'inscription du droit de résolution résultant de l'acte de vente intervenu entre la Ville et Appartements Métropolitains, publié dans la circonscription foncière de Montréal sous le numéro 26924347, relativement à un emplacement vacant connu et désigné comme étant une partie du lot 66722722 du cadastre du Québec sur construction foncière de Montréal, ayant front sur la rue Bombardier dans l'arrondissement d'Anjou. En 20.18, appuyé par madame Moreau, approuver le projet de convention de service de gré à gré entre la Ville de— entre la Ville et Montréal en histoire pour réactiver le parcours Mémoire du Vieux-Montréal du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028, dépenses totales de 789 850 taxes incluses, et autorisant un virement budgétaire de 721 240 pour les exercices 2026 à 2028 en provenance du Service du développement économique vers le Service de la culture, des sports et des loisirs. Et en 20.19, appuyé par Madame Gagnon, accorder un contrat de gré à gré à l'anonyme UIM pour les services professionnels pour répondre aux enjeux de cohabitation sociale, de salubrité, de propreté et de sécurité dans le secteur des campements de la rue Notre-Dame, dépenses totales de 412 000$, taxes incluses le cas échéant, et approuver le projet de convention de services à cet effet.
Chantal Rossi ◌3:37:45
Merci, madame Sarah Véloillon.
Sarah V. Doyon ◌3:37:48
Merci, madame la présidente. Donc, c'est important pour moi aujourd'hui de souligner le contrat en 2019 qu'on accorde à l'organisme L'Anonyme pour favoriser la cohabitation sociale autour du campement Notre-Dame, qui est la largement dans mon district. On le sait, la cohabitation sociale, ça n'a pas toujours été facile dans MHM, mais ailleurs dans la ville aussi, entre les personnes en situation d'itinérance, les personnes qui consomment des drogues illégales et nos citoyens et citoyennes logés, les familles par exemple. Mais dans Hochelaga-Maisonneuve, on a la chance de pouvoir compter sur un écosystème communautaire fort, tissé serré, qui s'est toujours mobilisé pour défendre les populations vulnérables et marginalisées. C'est donc un quartier où on retrouve une belle mixité sociale depuis longtemps, notamment grâce à nos organismes communautaires. Donc c'était important pour moi de souligner ici la contribution financière de la Ville Centre, parce que je pense que c'est assez évident pour tout le monde, là c'est important pour nos organismes communautaires d'avoir accès à des ressources financières à la hauteur des besoins sur le terrain. Donc je suis très contente de voir ce contrat être accordé à l'Anonyme, qui a effectivement une reconnue sur toute la question de la cohabitation sociale. Puis je pense que ça va bénéficier autant aux personnes dans les campements qu'aux personnes qui vivent à proximité des populations riveraines. Cela dit, je pense que ça va être important qu'on s'assure d'avoir une reddition de comptes claire, transparente pour rallier justement les citoyens et citoyennes logés à proximité qui vivent avec des difficultés parfois reliées à la cohabitation puis qui ne sont pas toujours conscients de tout ce qui est fait pour favoriser la cohabitation sociale dans leur quartier. Donc, je pense qu'une reddition de comptes transparente à la fin du contrat, mais peut-être aussi un rapport de mi-étape, ça va vous permettre de pouvoir rallier un peu tout le monde derrière ce contrat-là. Donc voilà, merci.
Chantal Rossi ◌3:39:39
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌3:39:43
Je veux remercier ma collègue pour ses questions et je vais aussi la rassurer sur la question de la reddition de comptes. Chaque organisme qui est financé par la Ville de Montréal sont dans l'obligation de fournir des rapports, dans certains cas d'étape et fin d'étape, mais je vais aller encore plus loin que ça. Justement, dans le cadre de la création du protocole de gestion des campements, notre commissaire de lutte à l'itinérance travaille sur un tableau de bord qui justement va nous permettre de justement faire des suivis et voir l'évolution de certains campements et de s'assurer qu'il y ait une cohérence au niveau des intervenants qui sont sur place. Dans le cadre du campement Notre-Dame, il s'agit ici d'une bonification de ce qui a de déjà existant. On a du travail de rue avec Dopamine dans le secteur, on avait déjà un service avec l'anonyme pour ce secteur-là à une personne année, et on arrive ici avec 4 personnes supplémentaires, en plus de bonifier les interventions en lien avec la brigade sociale pour le secteur pour faciliter les nettoyages qui sont nécessaires dans le contexte de la crise de l'habitation.
Voix 2E3:41:06
Merci.
Chantal Rossi ◌3:41:08
Merci beaucoup. Alors, les points sont adoptés. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:41:15
Merci, madame la présidente. On arrive à la rubrique 30, administration et finances, appuyée par monsieur De Vaux-Guizani. J'ai regroupé pour fin d'étude 30.01 à 30.04. En 30.01, appuyé par madame Blais, majorer la dotation du budget de fonctionnement de l'arrondissement de Verdun par l'entremise du passif environnemental des sols contaminés d'un montant de 108 343,91 net de ristourne pour les travaux préparatoires à l'aménagement d'un gymnase extérieur au parc Arthur Therrien dans l'arrondissement de Verdun. En 30.02, appuyée par madame Black, majorer la dotation de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal par l'entremise de la réserve du passif environnemental des sols contaminés d'un montant de 69 059 taxes nettes pour les coûts engendrés dans le cadre du suivi postconstruction du projet de réaménagement du terrain de soccer au parc Cyr Wilfrid Laurier. En 30.03, appuyé par monsieur DeSousa, majorer la dotation de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal par l'entremise de la réserve du passif environnemental pour un montant de 46 755,31 taxes nettes pour les services professionnels de réalisation d'études environnementales complémentaires dans le cadre du projet d'aménagement des allées Alma et du Carmel situées dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Et en 30.04, appuyé par monsieur Benoît Langevin, adopter le protocole municipal de gestion des campements afin d'établir une posture de tolérance à l'égard des personnes vivant en campement et de développer des stratégies d'intervention adaptées à la réalité des campements sur le territoire montréalais.
Chantal Rossi ◌3:42:33
Merci. Madame Éricka Alneus.
Carla Beauvais ◌3:42:37
Merci beaucoup, madame la présidente. On sait que c'est un sujet important pour les gens dans la chambre, que c'est un sujet d'actualité, mais qui touche aussi plusieurs de nos concitoyens montréalais et montréalaises. Madame la mairesse l'a dit, l'enjeu de l'itinérance était la priorité des priorités.
Ericka Alneus ◌3:42:58
Il est arrivé il y a quelques mois déjà la présentation d'un protocole sur les campements. On est prêt à travailler de bonne foi avec l'administration et je l'ai dit à maintes reprises, il est important d'éviter de faire de la politique sur la dignité humaine des gens. Cela étant dit, ça ne veut pas dire qu'on n'a pas des questions à poser, des demandes à faire pour que les élus dans cette Chambre puissent faire leur travail à la hauteur du service qu'on leur doit aux à tous les Montréalais, mais tout particulièrement auprès de ces personnes. Pour véritablement sortir de la crise, il va falloir vraiment investir davantage en prévention, mais aussi offrir de la prévisibilité. Et on se veut constructif, madame la présidente, puis c'est pour ça qu'aujourd'hui on propose une motion sur une banque d'aide au loyer. On est conscient qu'il est important de sortir les gens de la rue, mais ça va être important d'assurer le continuum pour que tout le monde puisse avoir un toit sur sa tête. Donc, en soi, on est satisfait de l'énoncé de vision, des orientations qui sont présentées dans ce protocole. Puis comprenez-nous bien, on est très conscient de la complexité que c'est de mettre un tel protocole en œuvre, mais ça sera important qu'on ait vraiment de la clarté sur l'équité territoriale, comment on va travailler ensemble et je nous invite à ce grand travail d'équipe pour les Montréalais et Montréalaises qui vivent des situations d'itinérance, que l'on puisse ici aujourd'hui aller à la hauteur de cette dignité-là pour laquelle nous sommes fiers titulaires de charges publiques. Donc, s'assurer de l'équité territoriale, mais aussi des ressources financières et humaines que l'on devra mettre pour assurer la mise en œuvre de ce protocole. Sinon, on ne pourra pas atteindre nos objectifs. Et là-dessus, je veux rassurer madame la mairesse, on souhaite atteindre un objectif où des gens se sentiront en toute dignité quelque part au chaud, quel que soit le moment de l'année. Je le répète, tous les arrondissements vont devoir faire leur part et l'équité territoriale est indispensable. Nous l'avons vécu à Rosemont–La Petite-Patrie. Au début du mandat, on a été un arrondissement qui a levé la main en collaboration avec la Ville Centre à ce sujet-là. Donc, simplement pour vous informer qu'on va voter en faveur de ce protocole en attendant des réponses très claires sur des questions existentielles. Et je le répète, nous avons besoin d'avoir de la clarté sur la répartition de l'équité territoriale et les ressources financières et humaines qui seront menées à bien pour la mise en œuvre de ce protocole. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌3:46:01
Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌3:46:11
Madame la présidente, j'abonde dans le même sens que ma collègue, chef de l'opposition officielle. Les arrondissements de Projet Montréal ont démontré par leurs actions depuis de nombreuses années leur volonté de contribuer à la lutte contre la crise de l'itinérance et leur y adhèrent dans le cadre de ce protocole. Nous sommes, pour toutes sortes de raisons, qu'elles soient historiques, de localisation, des profils de nos populations, comme maires et mairesses et nos équipes, et je pense à mes collègues du Plateau, Rosemont, MHM aussi, on est le chevauchage en bas de la rue Sherbrooke, on pourrait le délimiter, vous les connaissez ces secteurs, Pour toutes sortes de raisons, et particulièrement dans les arrondissements qui sont sous la gouverne de Projet Montréal, nous sommes en première ligne des enjeux d'itinérance et de cohabitation à Montréal. Et ce n'est pas simple. Mais devant l'ampleur des besoins qui n'ont cessé de croître dans les dernières années, nous avons choisi d'agir. Dans le Sud-Ouest, nous pouvons compter sur un réseau de partenaires locaux mobilisés et engagés malgré l'ampleur des défis. Je tiens vraiment à remercier ces organismes et les partenaires institutionnels qui agissent au quotidien sur tout le spectre des réalités qui sont liées à l'itinérance, de l'habitation jusqu'à la cohabitation sociale. Les équipes de l'arrondissement, que ce soit tant les directions, les équipes de développement social, l'École bleue, ont développé de nombreuses pratiques qui nous ont fait cheminer tant localement que dans l'élaboration du protocole de comme un cadre de référence. Nous avons d'ailleurs partagé, dès le début mars, lorsque le protocole a été rendu public, à notre milieu, lors d'une rencontre avec nos partenaires locaux, le protocole pour avancer, en discuter, dans une perspective de concertation sur les stratégies que nous mettrons en œuvre ensemble. Ça demeure des situations humaines difficiles et la population est aussi préoccupée pour la santé et la dignité des personnes en situation de vulnérabilité. Autant qu'elle s'inquiète des répercussions sur son milieu de vie. Ce cadre de référence est un pas important où le conseil doit parler d'une voix solidaire en vue de se donner les moyens pour mettre en œuvre des solutions. Il y a deux conditions essentielles qui doivent être réunies, et ma collègue les a bien évoquées: une véritable équité territoriale et une augmentation des ressources tant financières qu'humaines. Que l'ensemble des membres du conseil adopte ce protocole envoie un message clair de solidarité aux Montréalais et aux Montréalaises de tous les secteurs de l'île. Les arrondissements et la population qui résident dans des quartiers fortement touchés par les enjeux d'itinérance ne peuvent être les seuls à répondre à cette crise qui touche Montréal. Nous devons avoir cette lunette d'équité territoriale tant dans l'ensemble des décisions et des actions qui seront prises. Dans les arrondissements centraux, à titre d'exemple, nous accordons une part importante de nos budgets pour agir, que ce soit par l'embauche d'intervenants pour coordonner l'intervention sur notre territoire, des budgets additionnels et qui sont très conséquents à nos équipes de travaux publics et de cols bleus pour assurer de la dignité et de la sécurité sur certains sites et sur l'ensemble de notre territoire, le soutien des organismes locaux également où finalement l'intervention sociale est dirigée vers la question de l'itinérance, et même l'orientation des financements provinciaux et montréalais qui finalement se dirigent sur ces questions-là. Il faut se le dire, parfois au détriment d'autres problématiques qui sont importantes dans des quartiers vulnérables comme les nôtres, que ce soit la prévention, la sécurité alimentaire, parce que la question de l'itinérance, elle est centrale dans nos quartiers. Bien que nécessaires, et je ne remets pas en question ces sommes-là puisqu'on a le devoir d'agir, comme je le mentionnais d'entrée de jeu, ces sommes du budget de fonctionnement des arrondissements qui sont fortement touchées par les enjeux d'itinérance sont dirigées vers ces interventions et ne le sont pas sur l'offre globale de services à la population, et ça aussi, c'est un enjeu d'équité. La question du financement et de la mise en œuvre du protocole est incontournable. Si nous voulons réellement agir de manière collective et solidaire. Nous reconnaissons le chemin parcouru pour ce protocole puisque nos arrondissements en sont des acteurs clés. Animés par un sens des responsabilités et par la volonté de travailler ensemble, nous allons appuyer ce protocole, mais nous demeurons néanmoins en attente de clarifications indispensables sur les enjeux en suspens, comme celui du financement.
Cathy Wong ◌3:50:48
Merci.
Chantal Rossi ◌3:50:55
Madame Sarah V. Doyon.
Sarah V. Doyon ◌3:50:58
Merci, madame la présidente. Sans surprise, j'aborderai dans le même sens que mes collègues, mais effectivement, c'est quand même une bonne nouvelle aujourd'hui, je pense, qu'on puisse adopter enfin ce protocole de campement qui, je pense, va permettre d'avoir un cadre clair, cohérent pour guider les interventions à à l'échelle de la ville tout en prenant en compte les particularités des différents arrondissements. D'avoir des zones de tolérance, ça vient aussi dire qu'il y aura des zones où les campements ne seront plus tolérés, ce qui, je pense, va contribuer au sentiment de sécurité parce qu'on sait qu'il y a plusieurs usages qui ne peuvent pas toujours bien cohabiter. On a eu des situations de cohabitation sociale qui ont été difficiles dans les dernières années dans MHM, mais je pense aussi ailleurs à l'échelle de la ville, des tentes à proximité des espaces de jeux pour tout-petits, par exemple, c'est particulièrement difficile pour tout le monde. Donc, je tiens à saluer le geste de l'administration d'avoir proposé ce protocole avec l'impulsion de la Ville de Longueuil et sa mairesse aussi, mais aussi de l'avoir basé sur le fruit de l'expérience et de l'expertise acquises dans les arrondissements de Projet Montréal, notamment dans les dernières années. Je pense au Sud-Ouest et à Ville-Marie notamment. Par contre, il y a effectivement des questions qui restent sans réponse, puis aujourd'hui, on est devant un certain inconnu. Donc, 3 mois après l'annonce du protocole qui stipule qu'un modus operandi devra être trouvé avec les partenaires gouvernementaux pour les campements qui sont situés sur des terrains appartenant au gouvernement, on ne sait toujours pas s'il y a un modus operandi ou où en sont les discussions. En effet, à l'annexe 6, on n'a aucun cadre légal qui a été identifié pour les terrains appartenant à l'État. Donc, on sait que le campement Notre-Dame, par exemple, fait partie des campements qui sont sur un terrain qui appartient au gouvernement du Québec, mais c'est aussi vrai pour les campements sous l'autoroute Ville-Marie ou sous l'autoroute métropolitaine où on a malheureusement eu un décès le week-end dernier. Donc je pose la question, je pense que ce serait important d'avoir des réponses pour savoir quel est le modus operandi qui a été déterminé avec les paliers supérieurs de gouvernement, notamment avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Josué Corvil ◌3:52:56
Merci.
Chantal Rossi ◌3:53:02
Merci, madame Soraya Martinez Ferrada.
Soraya Martinez Ferrada ◌3:53:06
Merci, madame la présidente. Aujourd'hui, nous allons effectivement finalement adopter tous ensemble, je le souhaite, un protocole de campement. Ah oui, un droit de réplique, merci. Et plusieurs de mes collègues d'opposition ont font valoir plusieurs points importants. Le protocole de campement qu'on va adopter aujourd'hui, probablement qu'il ne sera pas parfait, probablement qu'il va susciter beaucoup de questionnements, probablement qu'il va demander encore plusieurs discussions autour notamment de la table des maires, mais aussi avec l'ensemble des organismes communautaires avec qui on travaille, avec le groupe d'intervention tactique que nous avons mis en place sur l'itinérance. Mais il est primordial qu'on adopte un premier pas qui est celui de ce protocole, une orientation qui nous donne certainement au moins une orientation pour que chacun des arrondissements par la suite puisse voir comment il peut s'adapter localement. Les questions qu'on se pose sont fondamentales. Je l'ai dit depuis le début, durant la campagne et tout au long du début—
Chantal Rossi ◌3:54:12
Je vous en prie, je ne voudrais pas vous interrompre, vous êtes en droit de répliquer.
Soraya Martinez Ferrada ◌3:54:15
Oui, je les ai déjà.
Chantal Rossi ◌3:54:17
Parce que j'avais pas vu, là, je m'excuse, j'avais pas vu que Cathy Wong avait demandé la parole. Je sais pas si c'est un autre point. Parfait, excellent. Bon, je m'excuse.
Soraya Martinez Ferrada ◌3:54:26
Il y a pas de problème. Mais Cathy, elle aurait pu très bien parler de ça parce qu'elle est— Non, je sais, mais si elle veut parler, elle peut parler. OK, parfait. Non, non, mais j'aurais pu, il y a pas de problème. Donc, la L'équité territoriale, c'est un des points fondamentaux, parce que si on veut assurer un filet social à toutes les personnes qui sont en situation d'itinérance, si on veut assurer un filet social à toute personne qui risque de tomber en itinérance, on va devoir travailler tous ensemble pour assurer cette équité territoriale. L'équité territoriale ne viendra pas de la Ville centre, elle va venir de chacun de nos arrondissements, où chacun de nos arrondissements vont regarder où on peut donner ce filet social. Parce que c'est très facile, madame la présidente, de tomber dans le discours pas dans ma cour, très facile. Puis il y a des arrondissements qui en donnent beaucoup plus, qui offrent beaucoup plus de soutien que d'autres, puis de dire que les gens ne vont pas aller chercher de l'aide parce que c'est loin, parce que c'est dans d'autres arrondissements, c'est pas vrai. Les personnes en situation d'itinérance actuellement, il y en a, partout sur notre territoire, puis nous avons tous la responsabilité d'y arriver. Donc, le message que j'entends de l'autre côté de mes collègues, c'est de dire, bien, c'est un point important, j'en prends bonne note, mais nous allons travailler ensemble pour y arriver. On n'aurait pas pu penser adopter un protocole de campement sans, je pense, 2 choses importantes que nous avons faites comme administration dès le départ. Premièrement, mettre plus d'argent. Parce que moi, je savais pertinemment qu'on ne peut pas penser adopter un protocole de campement si on n'a pas le soutien financier que les arrondissements vont avoir besoin pour y arriver. Donc nous avons triplé le montant d'argent en itinérance, passant de 10 millions à 30 millions par année sur 4 ans. Ça fait 120 millions d'investissements que la Ville va faire pour travailler sur la question du protocole de campement, travailler sur l'itinérance de façon générale, donner de la prévisibilité à nos organismes communautaires, à nos travailleurs de rue, puis à tout ce qu'on a à faire pour s'assurer qu'on se donne les meilleures conditions de succès. Alors, j'ai bien hâte de pouvoir travailler avec les arrondissements pour voir qu'est-ce qu'ils ont besoin, puis comment on peut les aider à mettre sur pied le financement nécessaire pour y arriver. C'est bien évident qu'il va y en avoir, madame la présidente. Nous avons été très clairs en termes de priorités, c'est exactement ce qu'on est en train de faire. La deuxième chose, c'est une question de gouvernance. C'est une question de dire comment on se donne une table de travail sur des actions concertées pour rapidement être agile et efficace, pas juste la Ville, mais avec Québec, avec les organismes communautaires, et tout le monde est à la table. Les CIUSSS sont à la table, les ministres sont présents à les rencontres qui sont présidées notamment par Claude et par Benoît au niveau de ce qu'on a appelé le GTI, le Groupe d'intervention anti-délinquance. Donc ces deux éléments-là, me font croire que pour la première fois depuis longtemps, on prend des mesures et des actions qui vont vraiment, je pense, faire la différence. Est-ce qu'il y a du travail à faire? My God, absolument. Il y en a beaucoup de travail à faire dans les prochaines années. Nous, on s'est donné un mandat de travailler sur la gestion des campements d'ici la fin de notre mandat, de travailler sur 2000 logements de transition, d'avoir des réelles actions locales sur le terrain, puis oui, vous avez raison qu'un protocole de campement c'est aussi de dire ce qui n'est pas tolérable. Il est bien évident que des campements à côté, au sur ou dans un parc pour enfants n'est pas tolérable. Il est bien évident qu'on ne veut pas avoir à choisir entre la sécurité d'un enfant et des personnes qui sont en situation d'itinérance. Donc, on a du travail à faire, puis on a surtout beaucoup de collaboration sur un enjeu que j'espère ne sera pas partisan au sein de ce conseil municipal, c'est la question de l'itinérance, parce que ça va prendre tout le monde autour de la table pour s'assurer que tous ensemble on va régler la question de l'itinérance une fois pour toutes à Montréal. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌3:58:40
Madame Cathy Wong.
Cathy Wong ◌3:58:49
C'est sur un nouveau point, vous êtes au courant.
Véronique Fournier ◌3:58:51
Oui, parfait.
Cathy Wong ◌3:58:53
Bien, madame la présidente, chers collègues.
Chantal Rossi ◌3:58:55
C'est sur lequel?
Cathy Wong ◌3:58:56
C'est sur le point 30.03.
Sarah V. Doyon ◌3:58:58
Parfait. Parfait.
Cathy Wong ◌3:59:00
Alors, madame la présidente, chers collègues, aujourd'hui en adoptant le point 30.03 pour le projet d'aménagement des allées Allemand et du Carmel, qui sont situées dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Je pense qu'on pose un geste important pour l'avenir du Plateau-Mont-Royal et de notre ville. C'est un geste qui peut sembler discret sur une carte parce que c'est une allée, c'est un terrain enclavé, un ancien site industriel oublié entre des bâtiments, mais c'est un projet très attendu par les résidents de ce quartier. Et en réalité, aujourd'hui, bien, en adoptant le projet de l'Allée Allemande, on adopte une vision claire, une vision où les cicatrices industrielles peuvent redevenir des milieux vivants, une vision où la nature n'est pas uniquement décorative, mais elle peut aussi être considérée comme des infrastructures vivantes, et surtout une vision où l'on choisit de laisser pousser le vivant au cœur d'un quartier extrêmement dense, minéral et intensément habité. Ce futur espace vert qu'est l'Allée Allemande sera dans la continuité du champ des possibles du monastère des Carmélites, du CPE Les Ateliers, de la résidence des aînés du Mile-End, du jardin communautaire du Mile-End et du parc Alphonse-Telesphore. Alors, ce n'est pas un projet anodin. En fait, on transforme l'Allée Allemande, qui est un ancien terrain ferroviaire et industriel, qui est marqué par les voies ferrées, marqué par le béton, les usages lourds du passé, passé en un corridor écologique et vivant. C'est un parc linéaire végétalisé qu'on envisionne, des arbres, des arbustes, des allées piétonnes, des espaces pour ralentir, respirer, observer. Donc, je veux également souligner le travail immense des élus du Mile-End, Marie Plourde, Maryse Therrien, des équipes de l'arrondissement, notamment notre division de l'aménagement écologique du paysage, qui ont su planifier, porter cette vision sur plusieurs années. Et ce projet démontre aussi qu'il est possible d'obtenir des gains collectifs importants dans le cadre de développements immobiliers. Parce que oui, on développe des projets immobiliers et notre responsabilité politique, c'est de faire en sorte que ces transformations laissent aussi un héritage public vert et durable. Et c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui ici. Je tiens également à rassurer les familles du secteur parce qu'avec le projet de l'allée Allemand, il y a en complément d'autres aménagements destinés aux résidents, notamment la réfection complète des modules de jeux du parc du Carmel à proximité. Et enfin, je veux conclure en disant que dans un contexte de crise climatique, bien, chaque nouvel espace vert compte, chaque arbre planté compte, chaque îlot de fraîcheur compte et chaque corridor de biodiversité compte. Et donc, le projet de l'allée Alma et du parc Carmel verront le jour en 2028. Et honnêtement, sur le Plateau, nous en sommes très fiers. Nous avons surtout très hâte. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌4:01:51
Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:01:54
Merci, madame la présidente. Écoutez, sur le 30.04 appuyé par la mairesse madame Soraya Martinez Ferrada, je vais demander un vote nominal.
Chantal Rossi ◌4:02:02
Alors, qu'on ouvre les portes, qu'on sonne les cloches, le vote est demandé pour le 30.04. 0,04, c'est bien ça?
Sonny Moroz4:02:15
30,04.
Chantal Rossi ◌4:02:16
On ouvre les portes, s'il vous plaît. On ouvre les portes, s'il vous plaît. On ferme les portes, s'il vous plaît. On ferme les portes, s'il vous plaît. Monsieur le greffier.
Greffier de la Ville ◌4:03:27
Donc, on y va.
Chantal Rossi ◌4:03:28
On y va.
Greffier de la Ville ◌4:03:29
Donc, Madame la maire. Monsieur Pinard, Madame Black, Monsieur Salem, Monsieur Devaux-Guizani, Monsieur Hénault-Ratelle, Madame Rousseau-Bélanger, Monsieur De Sousa, Madame Braun, Monsieur Langevin. Madame Gagnon, Madame Moreau, Monsieur Théodore Rescu, Madame Valenzuela, Monsieur Beis, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Jeannot. Monsieur Roberts, Madame Théroux-Séguin, Madame El-Korbi, Monsieur Esposito, Madame Mohsen, Madame Varela, Monsieur Pelletier, Madame Prouvost. Monsieur Perry. Monsieur Moroz. Monsieur Rapanà. Madame Tsiagarajah. Monsieur Roussel. Madame Aneus. Madame Plourde. Monsieur McCray. Monsieur Ouellet. Madame Fournier. Madame Blanco. Madame Bouvet. Madame Wong. Monsieur Posé. Monsieur Lalonde. Monsieur Norris. Madame Goulet, Madame Mouzeoum Mouele, Monsieur Limoges, Madame Doyon, Monsieur McQueen, Madame Houbart, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myra. Madame Carluallanqui, excusez-moi, 52. Brière, madame Brière. Madame Vilain. Monsieur Downey. Madame Tanguay. Madame Beauregard. Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Hénault et Monsieur Barone.
Chantal Rossi ◌4:06:57
Alors, je pense que cette unanimité nous apporte ce beau rayon de soleil. 62 pour.
Soraya Martinez Ferrada ◌4:07:08
Ouvrez les portes.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:07:50
Merci, madame la présidente. Puisqu'il est 16 h 45, je vais appeler tel que prévu la déclaration que j'ai ajoutée en 15.06. Donc, en 15.06, j'appelle maintenant la déclaration pour maintenir le poids électoral de Montréal et je cède la parole pour cette déclaration à la mairesse, madame Soraya Martinez Ferrada.
Soraya Martinez Ferrada ◌4:08:13
Merci, Madame la Présidente. Je veux revenir sur le projet de loi 3 que Québec a déposé la semaine dernière. Donc, c'est un projet de loi qui vise à protéger 2 circonscriptions montréalaises, dont Anjou-Louis-Riel. Je ne vais pas refaire tout l'historique, car c'est une saga qui dure quand même depuis plusieurs années. Et honnêtement, pour la fille de l'Est que je suis, c'est inacceptable de penser qu'on va perdre un député dans l'est de Montréal. Le redécoupage proposé ne reflète pas les gens qui vivent réellement dans nos quartiers ni leurs réalités. C'est un calcul mathématique qui se base uniquement sur la répartition des électeurs. À Montréal, on a des milliers de non-citoyens dans nos quartiers, des personnes issues de l'immigration, des résidents permanents, des étudiants étrangers, des familles qui ont besoin de services et besoin d'être entendues. Ce serait une erreur de ne pas tenir compte dans les décisions qui sont prises à l'Assemblée nationale de cette réalité. L'est de Montréal, c'est pas un bloc uniforme. Les gens de La Fontaine ne vivent pas la même réalité que les gens d'Anjou, et si on va de l'avant avec une nouvelle carte électorale, ça revient à refaire comme s'ils n'existaient pas. C'est une erreur grave pour la gestion de nos services. On avait déjà perdu une circonscription dans le redécoupage qui avait déjà précédé. La commission doit tenir compte de ce qui se passe vraiment sur le terrain, doit tenir compte de tout le monde qui vit au Québec, pas juste ceux qui votent. Et je ne le dirai pas assez souvent, mais l'Est de Montréal, ça va aussi, valent aussi que les gens de Gaspé qui se retrouvent dans la même situation. L'Est de Montréal, c'est pas un territoire en redéveloppement, c'est un potentiel immense. Donc arrêtons les théories, Apprenons la réalité du terrain. Avec Québec, on met le pied sur l'accélérateur pour développer l'Est. On a 370 hectares de terrain, un potentiel de plus de 20 000 emplois. On prévoit de construire dans les prochaines années 100 000 logements, ce qui représente plus ou moins 200 000 personnes. J'aimerais rappeler que l'Est de Montréal est aussi grand que la ville de Québec, par ailleurs. L'Est de Montréal va redevenir un moteur économique pour l'ensemble de la province. Alors, je vous invite tous les les ensembles, à tous les élus de ce conseil d'appuyer le projet de loi de Québec qui vise à assurer la représentation effective des électeurs en adoptant la déclaration qui est présentée au conseil en urgence aujourd'hui, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌4:10:41
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:10:45
Merci, madame la présidente. Écoutez, juste un point de vue administratif. Je pense que dans la déclaration, c'était madame Chantal Gagnon qui était comme appuyeur de la mairesse. En son absence, monsieur Devaux-Guizani va être l'appuyeur de la déclaration 15.06. Puis je pense que madame Éricka Alneus est coproposeur avec madame la mairesse, donc 2 proposeurs, monsieur Devaux-Guizani qui appuie. Merci bien. On va maintenant aller Il faut l'adopter. Absolument.
Chantal Rossi ◌4:11:16
Alors, tout le monde a l'air d'accord, il n'y a pas d'intervention, c'est beau du côté de l'opposition. André, je m'excuse, madame Hénault. Madame la présidente, pouvez-vous s'il vous plaît ajouter Équipe Anjou comme appui? Ce serait important. Si je comprends que tout le monde est d'accord, c'est un appui unanime. Ce n'est plus unanime, d'accord. Je m'excuse. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:11:51
Merci, madame la présidente. Il nous reste encore quelques minutes, donc avant d'appeler la prochaine déclaration, je vais retourner à nos points à l'ordre du jour avec la rubrique 41, avis de motion et dépôt de projet de règlement. Donc appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour faire d'études 4101 à 4104. En 4101, appuyée par madame Braun, avis de motion et dépôt du règlement autorisant la transformation et l'occupation des parties du bâtiment situé au 933 rue Rachel Est aux fins de l'exercice de l'usage lieu de retour, en vue de permettre l'établissement et le maintien des installations requises pour assurer le retour de contenants consignés. En 4102, appuyée par madame Braun, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement sur le programme d'appui à l'acquisition, à la rénovation de petits bâtiments résidentiels. En 41.03, appuyé par monsieur Pinard, avis de motion et dépôt du règlement autorisant un emprunt de 29 millions afin de financer des travaux d'aménagement et de réaménagement du domaine public dans le cadre du projet urbain Quartier Namur Hippodrome. Et en 41.04, appuyé par la mairesse, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la Ville au conseil d'arrondissement.
Chantal Rossi ◌4:12:54
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:12:57
À la rubrique 42, il y a un seul point, donc appuyé par monsieur Pinard, adoption du règlement du régime de prestations surcomplémentaires de retraite des professionnels de la Ville de Montréal.
Chantal Rossi ◌4:13:07
Aucune intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:13:09
À la rubrique 46, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, je vais vous présenter 4601 à 4603. En 4601, appuyé par madame Moreau, nommer le Parc des Sœurs de Sainte-Anne dans l'arrondissement de Lachine. En 4602, appuyé par madame Moreau nommée la place des Cantonniers dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, et en 46.03, appuyé par madame Moreau, nommé l'avenue des Solidarités dans l'écoquartier Louvain dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville.
Chantal Rossi ◌4:13:34
Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet4:13:36
Merci beaucoup, madame la présidente. J'aimerais intervenir rapidement sur 46.01 et 46.02. Premièrement, 46.01, le parc des Sœurs-de-Sainte-Anne. J'ai eu l'occasion de visiter les habitations des Sœurs de Sainte-Anne avec l'ancienne mairesse de Lachine, madame Bananavitch. Et je tiens à souligner le sacrifice de cette communauté religieuse-là qui a fait à sa communauté pour éviter, par exemple, que ce soit vendu au plus offrant pour faire des condos. Non, ils ont vraiment décidé de faire un projet immobilier exemplaire. Donc, je trouve ça vraiment intéressant que sur leur ancien site, il y ait finalement un parc qui va porter leur nom. Deuxièmement, sur 46-02 Place des Cantonies, pour, comme vous savez, j'étais au CA de la STM dans le dernier mandat et c'est vraiment un métier qui est peu connu du public. Donc c'est vraiment ceux qui parcourent les tunnels la nuit, mais pas juste la nuit, des fois quand les trains sont en opération pour voir vraiment, alors si, pas juste le système de rails parce que le métro est soutenu, donc c'est un peu plus compliqué. Donc c'est vraiment les barres de guidage, vraiment les blocs de béton, etc. Donc ils font ça, c'est quand même un travail qui est remarquable. Et dernier point sur place des cantonniers, on remarque que c'est à côté du métro de la Savane. Et où est la place des cantonniers? Avant, c'était une rue. Donc, on a vraiment fermé la rue, entre autres, pour faire la passerelle Aquariole-Montreux. Mais on voit qu'on est capable de sécuriser les abords de certaines de nos stations de métro, que ce soit plus convivial au niveau des piétons et notamment de la sécurité, parce qu'on se rend compte, surtout la station de la Savane, pour ceux qui savent, le long de, sur la voie de service de Décarie, ça prenait beaucoup d'amour. Voilà, merci.
Chantal Rossi ◌4:15:15
Madame Nathalie Goulet.
Nathalie Goulet ◌4:15:17
Merci, madame la présidente. Alors, j'aimerais intervenir sur le point 46.03 où nous nommons dans Ahuntsic-Cartierville la rue de l'écoquartier Louvain, un projet qui fait notre fierté et auquel nous travaillons dans l'arrondissement depuis des années. La rue Avenue des Solidarités sera la grande rue principale qui va traverser l'écoquartier. Pourquoi Avenue et non pas Rue des Solidarités? D'abord parce que dans Avenue, il y a un peu du mot avenir et parce que c'est un quartier solidaire depuis longtemps et de multiples façons. En effet, ce secteur-là de la ville a vu naître dans les années 60 une véritable cité coopérative qui a logé des centaines de familles au sein de coopératives d'habitation et de coopératives d'alimentation, parmi les premières au Québec. Ce secteur est devenu le Domaine Saint-Sulpice, fondé par Madame Berthe Loire, une pionnière du coopératisme nommée bâtisseuse de la cité par la Ville de Montréal en 2014. C'est aussi l'un des premiers secteurs de Montréal doté d'un véritable plan d'urbanisme inspiré des cités-jardins. Verdir la ville, c'est une vieille idée. Et près du Domaine, juste au nord de la rue Louvain, un ancien terrain municipal de presque 8 hectares où il y a eu la fourrière municipale, des encans municipaux pendant longtemps, ainsi qu'un laboratoire des matériaux de la ville, bien, ce terrain-là est devenu libre au fil des ans. Les jeunes des HLM voisins voulaient d'abord y habiter, et petit à petit, c'est toute la communauté qui s'est mise à imaginer un nouveau quartier où on pourrait y grandir, y vivre, s'y impliquer et travailler. Ancré dans son passé solidaire, ce projet est issu d'une volonté collective et d'une mobilisation citoyenne sans précédent. C'est aussi un projet d'innovation sociale à tout point de vue. On en a parlé plus tôt dans la gouvernance des grands projets de développement. Aujourd'hui, Alors, ce projet-là a une gouvernance partagée qui implique 3 acteurs depuis les tout débuts. Un regroupement citoyen, d'abord c'était la table de solidarité, notre table de quartier Solidarité Ahuntsic, et maintenant c'est la Société de développement de l'écoquartier Louvain. Notre arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, deuxième acteur, et la Ville Centre. 1000 logements y seront construits, plus du tiers sont en construction actuellement. 100% de ces logements seront hors marché. C'est le premier projet d'habitation à Montréal doté d'une fiducie d'utilité sociale pour garantir la pérennité de la mission du site et de l'abordabilité des logements. Ce sera aussi le premier quartier où la transition écologique sera vraiment transversale dans tous ses aspects, avec un réseau thermique urbain qui sera construit et qui pourra même devenir un modèle de développement pour de futurs développements immobiliers. Ce sera vraiment le premier quartier éponge à Montréal entièrement décarboné. La mobilité active y sera reine avec une avenue apaisée, des allées et des espaces publics permettant de tout faire à pied ou à vélo. Il sera doté de tous les services publics de proximité. Un CPE, une école, un centre communautaire, un incubateur d'économie sociale et des commerces locaux. Ce sera aussi un véritable quartier pour la communauté nourricière que nous voulons créer à Ahuntsic-Cartierville, où sont prévus un pôle alimentaire, un centre de transformation alimentaire, une serre, une zone d'agriculture urbaine et un boisé protégé. Alors, j'aimerais remercier chaleureusement les membres de notre comité local de patrimoine et de toponymie. On est chanceux à Ahuntsic-Cartierville, on a un comité qui travaille fort et qui a beaucoup d'expertise et qui travaille actuellement à bien nommer tous les espaces publics de ce quartier unique. Et merci à toutes celles et ceux qui l'ont imaginé, qui le construisent et le font vivre. Des quartiers de solidarité comme celui-là, il en faut partout à Montréal.
Chantal Rossi ◌4:19:33
Merci. Monsieur Sonny Moroz.
Sonny Moroz ◌4:19:40
Oui, merci, madame la présidente. Merci aussi à mon collègue d'avoir pris la parole pour dire des bons mots de Place-des-Conteniers. Ça va retrouver dans le district de Snowdon un coin bien en développement à côté du métro de la Savane. Souvent dit que c'est le métro le moins utilisé dans notre network, mais je vois déjà des développements. On voit l'animation qui se produit maintenant avec l'arrivée du Royal Mount en face. Et j'aime aussi qu'on va finir le dossier, on mettra l'emphase sur les cantonniers, que pour des générations maintenant, dans le passé et dans le futur, continuer à bâtir notre ville et le garder entretenu. Et j'aimerais remercier, et je soutiens en tant qu'élu du district, nommer cette placette au nom des cantonniers. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌4:20:26
Merci. Alors, il n'y a pas d'autres interventions, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:20:37
Merci, madame la présidente. Il est 17 h, donc je vais appeler maintenant la déclaration en 15.04, la déclaration reconnaissant la Journée mondiale de l'Afrique et pour cette déclaration appuyée par mon collègue Josué Corvil. Je vais maintenant lui céder la parole.
Josué Corvil ◌4:20:56
Donc merci, Madame la Présidente. C'est avec beaucoup d'émotion que je me lève en cette enceinte pour prendre la parole sur cette déclaration afrocentrique. Il est des gestes qui traversent le temps et qui, au-delà des sensibilités politiques, vont viennent enrichir durablement le patrimoine collectif de notre ville. La reconnaissance du 25 mai comme Journée mondiale de l'Afrique par la Ville de Montréal s'inscrit dans cette continuité. Posé à un moment donné de notre histoire municipale, ce geste trouve aujourd'hui toute sa résonance. Il nous appartient collectivement de lui donner sa pleine portée. Qu'est-ce, en fait, l'Afrique? Pour répondre à cette assertion, j'utiliserai une citation de Toufiq Hicham Mabo qui est celle-ci: l'Afrique est un continent de beauté, de culture et de résilience. Elle a beaucoup à offrir au monde et mérite d'être célébrée. L'Afrique s'avère être un vaste continent composé de 54 pays qui s'étend sur 30 millions de kilomètres carrés. Il est perçu comme une profusion d'espaces, et de peuples. Il existe plusieurs visages des lieux, mais un seul continent, riche, jeune et fier de sa diversité. La diversité tant physionomique que culturelle des peuples africains est exceptionnelle, des Pygmées aux Maasaï, des Berbères aux Khoïsanes. L'Afrique est considérée comme le continent aux 3000 langues. Par contre, on peut souligner 8 langues principales. L'anglais est parlé par plus de 200 millions de personnes, le swahili par 150 millions, l'arabe par 150 millions, le français, 3e langue, par 120 millions, le haoussa, 50 millions, le yoruba et l'oromo, 30 millions, le peul, 20 millions. D'autre part, l'Afrique serait le théâtre des premières étapes de l'histoire humaine. Les découvertes de fossiles d'Hominidés dans divers endroits de ce continent sont multiples. Les ossements les plus anciens retrouvés sont ceux de l'Australopithèque Lucy, datant de 3,18 millions d'années. S'il est un sujet sur lequel les paléontologues internationaux s'accordent, c'est bien celui de l'origine africaine de l'espèce humaine. L'Afrique s'avère être un continent riche et dynamique où la population est jeune, où les perspectives sont grandes et riches. Évidemment, l'esclavage reste une des grandes erreurs de l'humanité. Cela a fait naître des diasporas africaines un peu partout, dans les Antilles, en Amérique du Nord et du Sud. On assiste ces derniers temps à des demandes de réparation face à cette absurdité historique que fut la colonisation. L'Afrique a été pionnière dans moult domaines: en architecture, les pyramides d'Égypte, mosquée de Kairouan; de la médecine, bîmâristân; du droit, école malékite. L'Afrique, un seul berceau pour une seule humanité, de multiples civilisations qui sont issues d'un mélange culturel intra- ou extra-africains, une culture millénaire du cosmopolitisme favorisant la mondialité. En effet, il faut citer quelques auteurs et hommes politiques qui ont marqué l'Afrique. Cheikh Anta Diop est un historien, anthropologue, intellectuel et homme politique sénégalais qui est un auteur prolifique sur l'histoire et l'anthropologie. Nelson Mandela, un homme engagé qui a travaillé fort pour l'élimination de l'apartheid. Patrice Lumumba, l'ancien ministre congolais qui a marqué l'histoire de l'Afrique. Thomas Sankara, ancien président burkinabé qui est reconnu comme un anti-impérialiste panafricaniste. Félix Houphouët-Boigny, c'est l'ancien président ivoirien qui a joué un rôle dans la création de l'Organisation de l'Unité africaine. Le 25 mai, cette Journée mondiale de l'Afrique est célébrée dans le continent et à travers le monde. Elle symbolise le combat d'une du berceau de l'humanité pour la libération, le développement et le progrès économique et social. À cela, il faut adjoindre la valorisation et l'exploitation de la richesse culturelle africaine. La culture africaine est un patrimoine vivant. Montréal bénéficie donc de la richesse, de l'ouverture et de l'intelligence des gens venant du continent africain. Nous pouvons souligner l'apport de cette grande communauté à Montréal. Qu'il s'agisse des élus, des membres du personnel, et ce, à tous les niveaux. Donc, les Africoïdes, les Afro-descendants sont nombreux à la Ville de Montréal. Par cette Déclaration sur l'Afrique, une fois de plus, Montréal présente une grande porte ouverte à cette grande diversité. Il existe encore des défis importants qui sont surmontables ensemble. Bâtissons des ponts et brisons des barrières. Notre métropole s'avère être une cité en mouvement et cette évolution s'incarne notamment dans la vitalité de cette diaspora africaine. Dans la grande région métropolitaine, plus de 200 000 personnes s'identifient comme étant d'origine africaine. Ces réalités façonnent notre présent et dessinent notre avenir. Dans cet esprit, la Journée mondiale de l'Afrique ne doit pas être uniquement commémorative. Elle peut être un point d'ancrage pour approfondir notre réflexion collective et renforcer nos actions. Elle nous invite à poursuivre le travail engagé en matière d'inclusion et l'égalité des chances, valoriser davantage le potentiel économique et entrepreneurial des communautés issues des diasporas africaines et maintenir un dialogue, un dialogue ouvert, structuré et respectueux. Je veux remercier les membres de la FAC et tous les invités qui ont fait le déplacement pour cette déclaration. In fine, Montréal s'est construite dans la rencontre. Aujourd'hui, elle se construit aussi dans la reconnaissance. En donnant au 25 mai la place qu'il mérite dans notre calendrier et dans notre conscience collective, nous affirmons une vision, celle d'une ville qui avance, qui rassemble et qui choisit de faire de sa diversité une véritable force. Je vous remercie et je vous convie à voter pour cette déclaration. Merci.
Chantal Rossi ◌4:27:44
Merci, Madame Martine.
Sylvain Ouellet4:27:49
Musau-Muele.
Martine Musau Muele4:27:49
Madame la présidente, j'aimerais tout d'abord remercier mon collègue monsieur Josué Corvil de m'avoir invitée à prendre parole pour le dépôt de cette déclaration et j'en profite également, je joins ma voix à lui pour saluer chacun et chacune des convives qui sont parmi nous ici cet après-midi. Je dois vous avouer quelque chose avant de débuter, j'ai J'ai fait de longues lectures sur la journée sur laquelle on fait des déclarations, sur la journée sur laquelle on fait une déclaration aujourd'hui, parce que lorsqu'on sait qu'il y a plus de 390 journées internationales, on doit se demander pourquoi celle-ci. Donc, j'ai découvert que cette journée, étrangement, ne fait pas l'objet de grand engouement sur le continent africain, notamment parce que, pour plusieurs, Il s'agirait d'une journée qui fait davantage l'objet de symbolisme, alors que les peuples qui vivent sur le continent ont faim et ont soif de beaucoup plus que du symbolisme. Alors, ce constat m'a forcée à pousser la réflexion. Je devais me demander, si je prends la parole aujourd'hui, qu'est-ce qu'il y a d'important à communiquer à la population qui nous suit. Au départ. J'ai découvert qu'en 1958, c'est à Accra que l'idée avait déjà commencé à germer. Sur l'invitation de celui qui devait devenir le premier président du Ghana, Kwame Nkrumah, environ une dizaine de représentants se sont rencontrés au premier Congrès des États africains indépendants. Donc, ces dizaines de représentants se sont rencontrés avec la volonté de mettre de l'avant ce qu'ils appelleraient la journée de la liberté africaine. On comprendra qu'à l'époque, on était encore aux balbutiements des premières indépendances, donc ce n'est qu'en 1963, le 25 mai précisément, que 32 pays africains indépendants ont décidé de former l'Organisation de l'unité africaine, qui deviendrait l'Union africaine en 2002. L'objectif était lequel? Dans un contexte où les effets du colonialisme se faisaient encore vivement sentir, il y avait la volonté, entre autres, d'aider les peuples qui n'avaient pas encore été, qui n'avaient pas encore accédé à la liberté, à se défaire du joug du colonialisme. Donc, 25 mai 1963, c'est le souverain de l'Éthiopie, le Négus Haïlé Sélassié, qui reçoit cette trentaine de dignitaires. Alors, force est de se demander, s'il est question de liberté africaine, la question se pose: qu'est-ce que le tout a à avoir avec nous? Alors, je me suis dit, si moi-même je me pose la question, j'ose espérer que d'autres membres se sont posé la question, parce que c'est sous le leadership de notre ancienne collègue Gracia Kasoki Katahwa que la question a été déposée pour la première fois ici en conseil et qu'elle a été adoptée l'année dernière. Par respect pour son leadership, je me devais de pousser la question. Alors, pourquoi ça nous concerne? Je pense que la première, le premier élément de réponse à se demander, OK, patrimoine historique du peuple africain, pourquoi le marquer ici à Montréal? C'est pas un secret de Polichinelle. Vous le concevrez comme moi que rares sont les pays du Commonwealth ou de la francophonie qui n'ont pas bénéficié de l'exploitation barbare des peuples africains et de leurs ressources. Donc ici même, on n'y fait pas exception. Vous vous souviendrez peut-être de la saga qui avait entouré la publication de l'ouvrage Noir Canada des éditions Échos Société, où on y apprenait notamment que ce que l'Africain sait depuis très longtemps, je dois le préciser, que les ravages qui sont faits sur les terres, les ressources, les populations africaines par plusieurs compagnies étrangères et qui ont des conséquences économiques et humaines et écologiques dévastatrices servent souvent à renflouer les coffres de nos pensions de retraite, de nos REER, de nos fonds publics, en fait. Donc, on ne peut pas célébrer et marquer une telle journée sans prendre le sens de ce qu'on doit accepter, accepter de célébrer en ayant un regard honnête et lucide sur le chapitre de notre humanité qui a donné naissance à cet appel à la solidarité et à la fraternité, parce que oui, l'esprit de cette journée en est un, d'un appel à tous à consolider une solidarité et une fraternité avec les peuples peuples africains, avec ces diasporas, afin que la richesse et la prospérité des uns et des autres soient d'abord au service de tous, dans le respect de la liberté, de l'égalité, de la justice et de la dignité. Alors, je terminerai en vous disant que, bien que l'histoire ait pendant trop longtemps tenté de taire les noms de plusieurs de ces Africains, de ces afro-descendants, femmes et hommes, qui ont changé le cours de l'histoire. Aujourd'hui, on observe heureusement de plus en plus dans nos instances la volonté d'opérer un travail de mémoire, et je dis bien un travail de mémoire et non pas un devoir de mémoire. C'est l'exercice qu'on fait aujourd'hui, et cet exercice est bienvenu, quoiqu'il prenne un sens qui est beaucoup plus porteur lorsque l'expression symbolique de nos déclarations s'accompagne d'actions et d'investissements dans nos gens, dans nos ressources, dans nos sociétés. Alors aujourd'hui, dans la tribune, nous recevons des leaders des diasporas africaines qui incarnent, qui incarnent la force de plusieurs communautés, qui incarnent en fait l'existence de celles et ceux qui savent mettre au profit de la collectivité une richesse qui est plurielle, culturelle, économique, politique ou tout simplement, celle que je priorise, humaine, de par la présence africaine ici et au-delà de nos frontières. L'un de mes souhaits pour nous, à Montréal, c'est qu'on puisse concevoir notre sens de l'innovation au-delà de nos contextes usuels, au-delà de nos partenaires historiques et sachant que, sur le continent, de par le passé colonial, on y retrouve des langues qui sont officielles comme le français, l'anglais, le portugais et l'arabe. J'ose espérer qu'avec la même couleur et la même pluralité de Montréal, dans chacun de nos arrondissements, on aura peut-être envie de tisser des liens avec des villes jumelles, des villes sœurs dans les grandes villes francophones, voire anglophones, voire peut-être même portugaises et arabes qui se trouvent sur le continent. Parce que si ce n'était de ces leaders et des gens qu'ils représentent, on ne pourrait pas compter sur une aussi grande prospérité sur l'Île-de-Montréal. Alors, je vous remercie et je vous salue.
Chantal Rossi ◌4:35:06
Il n'y a pas d'autres interventions. La déclaration est adoptée. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:35:14
Merci, madame la présidente. Je vais appeler notre dernière déclaration, la 15.03, la déclaration soulignant le mois du patrimoine juif. Et pour celle-ci, je vais céder la parole à mon collègue monsieur Sonny Moroz.
Chantal Rossi ◌4:35:26
Monsieur Moroz.
Sonny Moroz ◌4:35:28
Merci, madame la présidente. Monsieur le leader de la majorité, merci pour cette introduction. Membres de l'opposition, membres indépendants, membres de la salle, Anjou. Merci. C'est un vrai honneur de prendre la parole aujourd'hui parmi tant de leaders communautaires qui sont venus au conseil municipal cet après-midi. Merci à CJ PAC, merci à CJ Bene Brith, Musée de l'Holocauste, et merci aussi au Jewish Public Library. Merci aux citoyens aussi qui se sont présentés aujourd'hui à l'invitation de plusieurs Jack, you're 95 years old.
Sonny Moroz4:36:06
You've contributed a whole lot to Montreal.
Sonny Moroz ◌4:36:08
You still have a lot left to give. Il était un exemple.
Leslie Roberts ◌4:36:12
Oui.
Sonny Moroz ◌4:36:20
Merci, Sandy, de l'avoir invité avec toi aujourd'hui. Je pense que c'est à notre honneur d'être parmi quelqu'un qui a attribué toute sa vie. À la cause montréalaise, et c'est la raison qu'on a ce mois de patrimoine juif.
Sonny Moroz4:36:32
This is why we celebrate Jewish Heritage Month. It's why we take time out of this busy day for you know all of us here, 65 plus more and all the staff to just take a moment and realize that you know we all have our part to play. We all have distinguished uniqueness that make us a whole, a village.
Sonny Moroz ◌4:36:52
On est tous ensemble. La meilleure ville au monde, pas dans l'individu, pas une communauté qui fait l'ensemble, mais c'est avec l'ensemble des communautés. Et aujourd'hui, sincèrement, je vais pas prendre tout le temps qui m'est accordé, mais je voulais juste vraiment mettre le point sur quelques-unes des réalités de la communauté juive, parce qu'avec une telle belle représentation— ah pardon, j'ai oublié aussi qu'un des Membres du board, président du CMDAI, ils sont ici aussi. Et bien sûr, vous le connaissez tous, Rick Lechner, qui a géré le trafic sur CTV, Global Gazette, CBC, tout le monde qui l'appelle. Je pense que les élus municipaux l'ont appelé plus souvent que les médias pour avoir son opinion. Et Rick, thank you for everything you've contributed. And I think Jack and you both have an issue we're going to work on now on Juste pour dire tout cela sans rien dire avec toutes ces introductions, c'est que la réalité juive a changé depuis le 17 octobre ici à Montréal puis à travers le monde. Souvent, je me retrouve à l'intérieur des conversations saines avec des collègues ou des partenaires ou des preneurs de dossiers, des citoyens qui connaissent pas la complexité d'être qu'un juif habiter la ville de Montréal depuis le 7 octobre 2023. Parce que la réalité, c'est que c'est isolant. On ne retrouve plus une conversation qui réunisse nos inquiétudes et nos craintes avec la majorité de la population montréalaise. Et je ne sais pas qu'est-ce qu'on peut faire pour ramener le sort, parce qu'avec chaque jour, il y a plus de distance entre la conversation qui se passe à l'intérieur de ma communauté et ce qui se passe avec tout le monde d'autre.
Sonny Moroz4:38:47
It's extremely lonely, and I need to take this space at this time to let you know that it's not normal that in six years the number of hate crimes doubles to close to five thousand against a community that's only represented by two percent of the population. That's not normal. Everyone has to be aware that if this happened to any other community, we'd be having dialogues and forums and conversations with everybody about this instead of just having it inside of my community by themselves. And we are having this conversation by ourselves, and I appreciate the members of my community who came today to also tell others That we need to have this conversation together.
Sonny Moroz ◌4:39:37
Je me suis présenté au sommet national, le deuxième, l'année dernière sur l'antisémitisme. C'était à Ottawa, convié. Une des dernières choses que notre dernier premier ministre a fait avec son temps, c'est de réunir toutes les agences, tous les policiers. L'SPVM était présent. La dernière manifestation. A envoyé une représentation aussi, et d'écouter que toutes les municipalités ont ce problème-là, pas juste la Ville de Montréal, mais on a le problème à Toronto. Et je salue la mairesse de Toronto qui a finalement inclus une journée, une commémoration pour le mois du patrimoine juif à Toronto aussi cette année. Merci au conseil, merci à la mairesse de Toronto de l'avoir fait, comme d'autres villes. Mais on a beaucoup de choses à apprendre, nous, d'Ontario, parce que l'éducation pour l'Holocauste commence en 4e année en Ontario, tandis qu'ici, ça commence en secondaire 1. Et on doit commencer à avoir ces conversations plus tôt dans la vie de nos jeunes pour faire mieux dans la prochaine génération les choses qu'on n'a pas fait assez bien dans cette génération, pas assez bien dans la génération précédente. Et dans le temps, on avait des survivants. Je le répète souvent dans ce conseil ici, mais la Ville de Montréal était la ville la plus importante qui a reçu des survivants de l'Holocauste.
Sonny Moroz4:41:01
Et maintenant, on se perd un peu dans des générations sans faire des améliorations.
Sonny Moroz ◌4:41:07
Donc, en finissant, madame la présidente, j'aimerais juste vous saluer tous d'avoir au moins pris le temps d'écouter d'avoir mis un peu de pensée dans ces quelques minutes pour le patrimoine juif ce mois-ci, de peut-être mettre une autre minute, peut-être aller penser de visiter le musée de l'Holocauste sur Côte-Sainte-Catherine et Westbury avant que ça déménage sur Saint-Laurent l'année prochaine, une place plus centrale pour des visites d'écoles, des aînés. C'est très accessible et j'apprécie la dernière administration qui a aussi fait des— qui ont fait un effort pour garder cette transition dans ses priorités, tel qu'il est dans les nôtres. Mais aussi à penser à d'autres choses à propos de la lourdeur qui appartient malheureusement à notre communauté. Il y a un musée juif qui se trouve sur la place Sainte-Anne.
Chantal Rossi ◌4:42:00
Je vais vous demander de conclure, s'il vous plaît.
Sonny Moroz ◌4:42:02
Et bien sûr, d'autres opportunités à trouver des événements collectifs qui réunissent la joie et la bonté que la communauté apporte à nos vies au quotidien.
Sonny Moroz4:42:12
We're not just bagels and smoked meat. We're good conversations. We're builders. We're reporters. And we need a little bit more of your time to think about how our reality has changed in the last few years and how we can go back to a place where we do as best as we can for a vulnerable community.
Sonny Moroz ◌4:42:31
Madame la Présidente, Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌4:42:37
Monsieur Leslie Roberts.
Leslie Roberts ◌4:42:40
Merci, madame la présidente. Je vais dire quelques mots aussi. Premièrement, je suis fier d'appuyer la motion de mon collègue monsieur Moreau et je veux aussi saluer la présence d'un homme extraordinaire dans les galeries, Mr. Jack Woloski. I know Jack personally. He recently celebrated his ninety-fifth birthday. Birthday. He is a proud McGill engineering grad, and he still goes to work every day with ideas of how to make Montreal a better place. So Jack, I salute you from here. Jack a vécu beaucoup de choses dans sa vie, et plusieurs n'ont pas été faciles. As a boy in the Laurentians at the family's cottage, there were signs as he approached in Sainte-Agathe-des-Monts that said Jews are not allowed.
Sonny Moroz ◌4:43:25
Scram!
Leslie Roberts ◌4:43:26
He faced quotas on Jews at McGill, his alma mater. That, of course, is unimaginable in today's Quebec. Thank God those days are behind us. However, sadly, antisemitism is not, as Mr. Moroz was explaining. Discrimination based on one's identity that Jack's grandchildren have to face today— unacceptable. Something that Jack and others thought were behind them. Madame la Présidente, c'est ça le grand défi de la communauté juive maintenant, aujourd'hui. Hate of any kind, as we know, has no place in our society. It must be called out each time it rears its ugly head. Any community facing hate, and I say any and every community facing hate, counts on us to step up when required. We are a city of multicultural communities It's what makes us who we are, and we must have each other's backs. The rise in antisemitism in Canada is abhorrent, and we must say so out loud. We must be allies to any Montreal community facing racism or discrimination. I am not Jewish, but I am a Montrealer, and I stand with all others when called upon. In this case, our Jewish community needs us now to denounce antisemitism. Every Montrealer has the right to feel safe in our city. We must work harder to ensure that's the case here. Thank you to the Jewish leaders who are here and in the past for their contributions to our city. I am proud to support Sunny's declaration marking Jewish Heritage Month. À la communauté juive, merci pour votre contribution à la vie montréalaise, et vous pouvez compter sur moi. Merci.
Chantal Rossi ◌4:45:09
Merci, Madame Marie Plourde.
Marie Plourde ◌4:45:15
Merci, madame la présidente. Alors, c'est l'occasion de célébrer et de reconnaître les importantes contributions des communautés juives à notre société. Comme vous le savez, je représente les citoyens et les citoyennes du Mile-End sur le Plateau-Mont-Royal. C'est un arrondissement où les communautés juives ont enrichi nos déambulations et notre culture. On y retrouve plein de points de repère. On pense à Léonard Cohen, à sa maison en face du parc du Portugal qui est devenu un véritable lieu de pèlerinage. On pense à Woolensky, on pense aussi aux fameux bagels du Mile-End, souvent copiés mais jamais égalés, et demandez-moi pas de choisir entre Fairmont ou Saint-Viateur, ça se fait pas. On pense aussi aux œuvres de Rita Briansky, les chroniques de la vie acidique de Montréal de Malka Zipora, on pense à chez Beautys, je pourrais vous en nommer longtemps comme ça. Mais maintenant, j'aimerais aussi vous parler de ce patrimoine qui va s'enrichir. Le patrimoine juif va s'enrichir grâce au nouveau musée de l'Holocauste qui va ouvrir ses portes en 2027 sur le boulevard Saint-Laurent. Au-delà de la mission éducative, de réflexion et de mémoire, le nouveau musée sera une véritable œuvre d'art architecturale offrant aux visiteurs une immersion dans le souvenir. Un espace où les visiteurs pourront saisir l'ampleur de l'Holocauste, et de son impact sur le monde. Le musée aspire aussi à être un lieu de dialogue sur les droits humains, la justice sociale et la lutte contre toutes les formes de discrimination. En terminant, saluons l'exceptionnel travail des firmes d'architecture KPMB Architectes et Daoul Eustache Lisotte Stecker Architectes, qui ont remporté le concours pour livrer ce musée, un musée qui sera à la fois sobre, et brillant. Au Musée, nous vous disons Mazel tov et je vous invite tous et toutes à appuyer cette déclaration pour souligner le Mois du patrimoine juif. Merci.
Chantal Rossi ◌4:47:07
Merci. Madame Érica Alneus.
Ericka Alneus ◌4:47:13
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je vais simplement me joindre à mes collègues pour saluer les gens dans la salle et appuyer cette Moi, si vous me permettrez aussi, nous avons beaucoup parlé du musée de l'Holocauste qui s'en vient sur le Plateau-Mont-Royal, mais j'ai envie, et j'espère que Madame Moreau me pardonnera de parler de culture un peu et de parler de murales. On connaît beaucoup la murale de Léonard Cohen, mais j'ai envie aussi de parler de Monsieur Gabor Szilasi que nous avons perdu cette année. Ce grand photographe de la communauté juive qui, quelque part, a permis à des milliers, des millions de Montréalais d'être présents à travers un médium culturel si important. Et je pense qu'un des moyens de combattre l'antisémitisme, c'est comme monsieur Moroz l'a dit, c'est de célébrer la part, l'existence, le quotidien de ces communautés, dont la communauté juive dans notre métropole. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌4:48:18
Alors, la déclaration est adoptée. Il n'y a pas d'autres interventions. Il est 17 h 27, bientôt 17 h 28. Je vous rappelle, et vous allez me trouver insistante, mais je vous rappelle qu'il y a dans la salle du Pain Blanc une rencontre avec les personnes les filles, les filles de CTL, les participantes à CTL, celles qui seront là le 22 et 23 mai prochains ici en simulation. Alors c'est une rencontre avec elles dans la salle du Pain Blanc durant l'heure du souper. Je vous invite à aller les rencontrer. Je pense que chacun et chacune de nos histoires peuvent être espérantes pour ces dames. Alors, je vous souhaite à tous et à toutes un très bon appétit et on se retrouve à 19 h.
Citoyen·ne6:22:25
Collègues, s'il vous plaît.
Chantal Rossi ◌6:22:42
Je vous invite à prendre place, s'il vous plaît, dans le calme et l'allégresse. Alors, nous allons entamer la période de questions du public en présentiel. On appelle monsieur Philippe Leblanc. Bonsoir, monsieur Leblanc.
Citoyen·ne ◌6:23:28
Bonsoir, je suis Philippe Leblanc, trésorier de l'Association des scientifiques et ingénieurs de Montréal. Ce soir, j'ai porté, j'ai porte mon plus beau polo. Madame la présidente, comme vous le savez, la CIM a adopté une approche de collaboration œuvrant à des recommandations pour améliorer immédiatement et concrètement nos façons de faire à l'interne pour permettre à la Ville d'être plus agile et efficace ainsi que d'optimiser l'utilisation de l'argent des Montréalais. Nous avons agi ainsi pour le bien collectif des Montréalaises et Montréalais. Madame la présidente, La Ville de Montréal fait face à des défis considérables concernant l'état des infrastructures et l'explosion des coûts des firmes de génie externes. La capacité de payer des citoyens est souvent invoquée pour justifier des positions rigides à l'interne et ne semble pas s'appliquer à la surenchère des contrats octroyés aux firmes de génie-conseil. Non seulement les tarifs accordés aux firmes sont pleinement indexés, mais les taux horaires soumis ont augmenté de 82% durant la dernière décennie. Pendant que l'indice des prix à la consommation, l'IPC, n'a été que 32%. Cet écart injustifié de 50% dépasse largement celui constaté lors des faits ayant mené à la commission Charbonneau. De plus, la Ville se base sur l'historique des coûts pour établir l'estimation des contrats, ce qui mène à la conclusion que les prix soumis sont souvent intéressants et que les contrats doivent être octroyés. La CIM dénonce cette approche et demande à ses membres d'appliquer la recommandation du Bureau de l'inspecteur général, le BIG, exigeant une évaluation rigoureuse et documentée pour les estimations.
Chantal Rossi ◌6:25:00
La question, s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌6:25:01
Oui, j'ai agi. Cela a créé beaucoup de remous chez les gestionnaires alors qu'il s'agit d'une obligation légale, d'une responsabilité qui devrait appartenir à la gestion et non au syndicat. Ma question, qui s'adresse au président du comité exécutif, malgré notre approche collaborative et notre conviction que nos membres peuvent faire une grande différence, nous faisons face à une approche très traditionnelle, comme si la confrontation était attendue. Est-ce que donc quelques systèmes membres de la CIM qui répondent présents peuvent espérer un changement de façon de faire?
Chantal Rossi ◌6:25:31
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌6:25:35
Merci beaucoup de la question. C'est vrai que c'est beau l'orange, et couleur qui va bien à Montréal, on dirait. Nous, on est totalement convaincus du travail qui est fait par les membres de Montréal votre syndicat, d'aucune façon, n'ayez des doutes par rapport à ça. C'est le cas de l'ensemble des employés de Montréal également. On a pris aussi l'engagement de travailler conjointement avec la force que représentent nos employés et on veut aussi développer une approche collaborative. Vous avez parlé de collaboration, moi je veux vous parler de collaboration également, c'est très important pour nous. Puis il faut trouver des solutions pour améliorer l'efficacité de la Ville de Montréal, on est d'accord avec ça. Également. Puis je le sais, je sais que vous le savez, mais là, je pense qu'une des raisons pour lesquelles vous êtes ici ce soir, c'est que vous voulez l'entendre dans l'enceinte du conseil de ville. Mais on est en train de regarder les différentes propositions que le syndicat, votre syndicat, a mis sur la table, a déposées. Mais vous savez également que ces conversations-là doivent se faire autour de la table de négociation, et c'est là qu'il faut que ça se passe. Donc merci beaucoup d'être ici ce ce soir. Merci de vos questions et surtout de votre contribution à notre belle ville. Merci.
Chantal Rossi ◌6:26:50
Vous avez une complémentaire, monsieur Leblanc. Je dois vous dire, préambule et questions, c'est une minute pour la prochaine.
Citoyen·ne ◌6:26:56
Question, est-ce que l'administration s'engage à prendre des actions concrètes pour reconnaître, consolider et accroître le recours à l'expertise interne?
Chantal Rossi ◌6:27:05
Monsieur Pinard.
Claude Pinard ◌6:27:08
Je m'étais assis pour plus long, vous avez été rapide. Donc, je me réitère qu'on on reconnaît la force des employés de la Ville de Montréal, il n'y a aucun doute là-dessus. On est dans, on est, c'est drôle parce que tantôt pendant la pause, j'ai vérifié où est-ce qu'on en était avec les négociations et on est toujours à l'étude des propositions que votre syndicat a faites. Donc, important pour nous de faire ça. Est-ce que je peux demain, c'est-à-dire ce soir, vous dire qu'on va aller de l'avant avec une des propositions qui est sur la table? La réponse est non, parce que comme je vous disais tantôt, pas non parce qu'on n'est pas intéressé, non parce qu'on négocie à la table et je veux que ça se passe là. On doit absolument faire cela. On a vraiment besoin de votre contribution et les contributions de tous les employés de la Ville. Je veux que ça soit bien saisi. Et vous, comme les défis sont immenses, on le voit tous les jours, ben, on a besoin de votre immense expertise également. Donc, merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌6:28:01
Merci, monsieur Leblanc. Bonne fin de soirée. Madame Gisèle Thériault.
Citoyen·ne6:28:13
Jezwale.
Chantal Rossi ◌6:28:14
Alors, vous avez 1 minute 30 pour le préambule et la première question.
Citoyen·ne ◌6:28:18
Bonsoir. Bonsoir, madame la présidente. Le service de la dette représente, comme tu le sais, cette année 16,6% de le budget de la Ville de Montréal, c'est-à-dire 1,27 milliard sur un budget total de 7,67 milliards de dollars. Ce poste budgétaire-là est principalement utilisé pour financer en grand nombre les ententes-cadres octroyées aux firmes de génie-conseil, engendrant des centaines de milliers de dollars dans des heures honoraires professionnelles sous des mandats qui se chevauchent, ce qui rend très difficile un contrôle rigoureux. Comme vous le savez, madame la présidente, L'étude d'Élise, publiée en mai 2025, a établi notamment qu'en recourant massivement aux attentes-cordes, la Ville de Montréal renforce une dynamique de concentration déjà présente dans le marché du génie-conseil, ce qui nuit à l'atteinte d'un juste prix pour les Montréalais. Elle souligne aussi que la Ville a payé en moyenne, à compter de 2021, des tarifs honoraires au moins 10% plus chers que d'autres organismes publics. Par ailleurs, plusieurs de mes membres m'ont dit que même les gestionnaires leur disent que faire leur travail à l'interne coûte moins cher. Ma question, c'est: considérant que la réduction du service de la dette est une priorité pour cette administration, est-ce que ce poste budgétaire-là coûterait cher aux Montréalaises. Quels gestes concrets cette administration compte mettre en place pour avantager des travaux à l'interne quand ça coûte moins cher?
Chantal Rossi ◌6:30:08
Merci. Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌6:30:11
Merci beaucoup de votre question. Juste profiter pour clarifier quelque chose, parce que vous parlez du financement des ententes externes qui vont sur la dette. Naturellement, ce qui ce pourquoi on emprunte, ce sont des dépenses pédalisables, donc dans le PDI, j'ai inventé un petit mot là, et si ça passe dans le BF, donc dans le budget de base, le budget de fonctionnement, ben c'est pas, on n'a pas besoin d'emprunter pour faire ça, puis il y a certaines ententes-cadres qui touchent également le budget de fonctionnement. Donc juste clarifier que c'est pas un automatisme que les ententes-cadres sont financées à même la dette. Vous avez raison de dire que c'est une priorité pour nous, On est actuellement à regarder différentes solutions pour s'assurer de répondre aux besoins des Montréalais. On a débuté, vous savez très bien, un processus de révision. Chacune des unités, des services, on est très avancé d'ailleurs, ça va bien ce processus-là, on est à l'avance par rapport à ce qu'on voulait faire ou ce qui était fait même les autres années. On est très content de comment ça se dessine et, entre autres, démarches entreprises. Dans les derniers mois, c'est l'étude des propositions que votre syndicat a faites, donc qui font partie, encore une fois je me répète, intégrante des négociations que nous avons ensemble. Et je parle pour moi, mais pour l'administration également, on a bien hâte de pouvoir continuer ces discussions sur le rapatriement de certains du travail à l'interne, comme vous l'avez déjà entendu à la table des négociations. Merci.
Chantal Rossi ◌6:31:40
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:31:41
Ma question complémentaire, c'est la suivante. Nous avons produit des recommandations concrètes, comme mon collègue vient de le dire, des recommandations concrètes qui démontrent une économie pour la Ville. Nous sommes déterminés à y agir pour optimiser l'argent des Montréalais. Compte tenu des besoins pressants et de l'état de nos infrastructures, Est-ce que cette administration va donner les mandats nécessaires aux directions de services afin de réagir pour réduire la dépendance de Montréalais aux firmes internes? Investir à l'interne va contribuer à la réduction de la dette.
Chantal Rossi ◌6:32:22
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌6:32:24
Écoutez, première chose que je vais vous dire, c'est qu'on comprend l'importance du travail à l'interne, mais on pense actuellement que vu les défis que nous avons devant nous, les entreprises, certaines entreprises privées peuvent certainement aider dans le contexte actuel, ça c'est clair. Ceci étant dit, on a une approche pragmatique pour la complémentarité des forces et des forces en présence qui inclut naturellement votre travail, le travail de vos membres, très, très clair pour nous autres aussi. Et l'équilibre entre les ressources internes et les ressources externes, Et le renforcement de l'expertise aussi des employés de la Ville, ça fait l'objet d'une évaluation continue avec les services. Moi, j'en parle régulièrement, même dans le processus d'optimisation avec l'ensemble des dirigeants ou des directeurs de la Ville. C'est super important pour nous de faire ça, parce que l'objectif, c'est de répondre aux exigences techniques opérationnelles de la Ville. C'est clair, clair, clair. Donc, on demeure à l'écoute des recommandations qui ont été formulées. Et je vous l'ai dit, je le répète, j'ai dit à votre collègue tantôt qu'on est à étudier l'ensemble des recommandations qui ont été faites par votre syndicat. Ça fera partie et ça fait partie des discussions que nous avons à la table. Donc, merci beaucoup de votre présence ici ce soir.
Chantal Rossi ◌6:33:36
Merci, bonne fin de soirée. Monsieur José Frédérico Sanchez-Mendrick.
Citoyen·ne6:33:50
Bonjour, je représente Golden Square Mile Hospitality qui avons 3 commerces dans le centre-ville de Montréal. J'arrive tout d'abord pour féliciter l'administration d'avoir eu le courage de mettre en pause les projets de l'avenue McGill College. Ça fait presque 6 ans depuis qu'on a vu le projet qu'on s'y oppose pour différentes raisons. On a vu que le projet n'avait aucun des éléments qui avaient fait des lieux publics tels que Bryant Park à New York ou la Sagrada Familia à Barcelone des grands succès dans des centres-villes. On a remarqué que les projets s'encadraient plutôt dans une série de projets comme la place Émilie-Gamelin, la place Chabot et la place Jean-Paul Riopelle, qui sont devenus des parcs itinérants parce que c'était tout simplement ça, des parcs où il n'y avait rien à faire. Alors, on applaudit beaucoup. D'ailleurs, Montréal Centre-Ville, qui représente 5000 commerçants, ça fait déjà plusieurs années qu'ils demandent l'arrêt, la mise en pause de ces projets. Ma question, c'est pour la prochaine étape. Est-ce qu'on fera pas comme on a fait auparavant et on ira établir des critères si on va réviser le projet, si on va rouvrir l'appel d'offres? Est-ce qu'on va rouvrir des critères qui vont déterminer pourquoi qu'on transforme McGill College et quels sont les critères à atteindre pour donner l'accord ou l'approbation d'un projet? Exemple, est-ce que McGill College va devenir une destination internationale qui va attirer l'attention des yeux de la planète entière? Sur Montréal? Est-ce que McGill College sera une destination pour la clientèle locale qui reviendra souvent et plusieurs fois à la place? Est-ce que McGill College aura un mélange de commerces, de cafés, de restaurants, de kiosques où on pourra prendre un gelato?
Chantal Rossi ◌6:35:28
Je pense que la question a été comprise.
Citoyen·ne6:35:30
Voilà.
Citoyen·ne6:35:31
Est-ce qu'il y aura des critères pour le développement de McGill College?
Chantal Rossi ◌6:35:35
Monsieur Pinard.
Claude Pinard ◌6:35:37
Merci beaucoup de votre intervention. Je vais aller en prendre un, un gelato, avec vous quand vous voulez. Écoutez, je vous remercie d'être venue ici ce soir, puis parler de vos préoccupations. On est— les consultations qui ont eu lieu ont apporté des perspectives intéressantes, je pense. On est pleinement engagés à livrer quelque chose sur McGill College. On veut aussi créer un espace public qui va rendre hommage à la hauteur de l'héritage de monsieur Peterson, et on veut aussi développer un lieu qui est digne de sa contribution à Montréal, très, très clair. Ce qui est arrivé, il y a deux raisons principales qui expliquent explique le retard. Premièrement, le contexte budgétaire de la Ville, on en parle souvent, c'est, on a des infrastructures vieillissantes qui nous obligent à prioriser certains projets critiques, ça c'est clair. L'infrastructure actuelle de McGill College, c'est important de le noter, ne nécessite pas de réparations urgentes, donc il y a d'autres chantiers prioritaires qui, on pense, doivent aller de l'avant. C'est notamment le cas du remplacement des conduites d'eau sur les rues Guy, De Lorimier et Champlain. Cette priorisation a été conformée lors de l'adoption du dernier budget municipal. Deuxièmement, bien que les consultations aient fourni de solides orientation conceptuelle, certains éléments ne correspondent pas entièrement aux réalités du terrain. Vous en avez nommé quelques-unes. Donc, on s'est relevé plusieurs défis de conception d'exploitation qui devaient être abordés, tels que le déneigement, l'aménagement de terrasses, la propreté et la sécurité. Puis, les ajustements sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du site éventuel. Donc, on veut pas répéter les erreurs de l'ancienne administration, comme la rue Duluth et Prince-Arthur. On veut, considérant l'importance qu'on veut rendre hommage à monsieur Peterson, il est essentiel de bien faire les choses. Le délai supplémentaire va nous permettre de travailler étroitement avec des experts et des partenaires afin de faire affiner le projet ou d'en faire un projet vraiment extraordinaire. Puis je vais vous dire une chose, nous, la vision de notre administration, c'est de faire de McGill College l'entrée du centre-ville. Donc, il faut que ce soit spectaculaire, il faut que ce soit très accueillant.
Chantal Rossi ◌6:37:22
Merci beaucoup. Questions complémentaires?
Citoyen·ne6:37:25
Nous sommes énormément encouragés juste par la décision d'avoir mis le projet en pause et qu'on va pouvoir le réviser. Je crois surtout que McGill College et la Baie sont des projets générationnels. Ce sont des opportunités pour changer la face du centre-ville et pour pouvoir mettre une— c'est faire de la publicité pour Montréal au niveau international. Alors je me demande, est-ce que la Ville prévoit aussi utiliser ses pouvoirs municipaux pour s'assurer qu'une bâtisse comme la Baie, qui est une bâtisse privée, puisse devenir une destination internationale, une destination locale, et pas un tour à condos dont on n'a pas besoin ou un tour à bureaux.
Chantal Rossi ◌6:38:07
Monsieur Leslie Roberts.
Dimitrios (Jim) Beis6:38:08
Monsieur Sanchez, merci beaucoup pour la question. Je peux dire qu'on est en train de voir c'est quoi le futur pour la baie.
Claude Pinard ◌6:38:15
Alors, c'est vraiment un endroit spatial pour Montréal, c'est vrai, mais c'est à suivre. Merci.
Chantal Rossi ◌6:38:23
Merci, bonne fin de soirée. On va demander à monsieur Mostafa Benkiran. Bonsoir.
Citoyen·ne6:38:46
Bonsoir tout le monde, faites attention à ce que je dis. Mon nom est Mostafa Benkiran. Chercheur et consultant en communication. D'abord, je félicite la maire qui vient d'être élue, donc elle a franchi un obstacle majeur. Mais il lui reste 2 défis, 2 défis que j'ai déjà proposés à la Ville de Montréal il y a quelques années lorsqu'ils m'ont écrit pour le projet de Réalisons Montréal. Le défi des sans-abri est le défi de l'équité. La problématique est connue pour les sans-abri, mais la solution est inconnue. Alors, ce que je demande à la maire, avec mon expérience et mes études, je lui demande de me permettre de présenter au comité des sans-abri la solution. Comment? Parce que vous l'avez pas, la solution. Vous avez des béquilles. Alors, comment pouvons-nous identifier le vrai besoin? Je vous proposerai une méthode que j'ai déjà élaborée dans ma thèse de doctorat pour identifier le vrai besoin, l'évaluer, réaliser la méthode et puis l'appliquer. La solution serait probablement d'avoir des résidences pour les sans-abri.
Chantal Rossi ◌6:40:24
Alors, la question, monsieur Benkiran.
Citoyen·ne6:40:26
Alors, ma question, c'est justement à la maire: pouvez-vous me permettre de vous présenter ce projet et la solution que je pourrais—
Chantal Rossi ◌6:40:38
D'accord, la question est comprise.
Citoyen·ne6:40:39
Voilà.
Chantal Rossi ◌6:40:40
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌6:40:43
Merci pour la question, monsieur Benkiran. Oui, la réponse c'est oui, on peut se rencontrer définitivement. On est très ouvert justement à avoir un échange à ce niveau-là. J'en profite quand même pour dire que depuis notre arrivée en poste, c'est la priorité des priorités. Il n'y a pas une minute de mise de côté pour être pour pas avancer sur la question des sans-abri, on a triplé le budget de la Ville qui est passé, on est à l'élaboration de plusieurs programmes par arrondissement, mais aussi par organismes communautaires dans les 19 arrondissements, au niveau de la cohabitation certes, mais aussi on s'est engagé à livrer 2000 places, comme vous dites, de logements transitoires. On y travaille, on a déjà fait quelques annonces, dont la semaine dernière à Ahuntsic-Cartierville. Mais je vais vous coordonner en note et effectivement, on peut se rencontrer, moi ça va me faire plaisir.
Chantal Rossi ◌6:41:38
Question complémentaire, monsieur Benkira.
Citoyen·ne6:41:41
Alors, c'est pour le deuxième défi de l'équité. En 1990, j'ai proposé à la commission Bélanger-Campo une représentativité des cultures dans les instances politiques. Et dans les administrations. Ça n'a pas été fait, mais on a proposé, on a établi un comité multiculturel. Lorsque je me suis présenté, on m'a dit, mais non, on peut pas vous donner un travail, même si vous avez des— vous êtes un expert reconnu, parce qu'on ne peut pas vous donner une place pour un Québécois tel quel. Alors j'ai fondé un parti politique qui s'appelle Mouvement Équité au Québec. Et le problème est toujours inconnu, sinon ignoré. On trouve les chauffeurs de taxi, les diplômés qui parlent français du Maghreb, et ils ont tous des maîtrises ou des doctorats.
Chantal Rossi ◌6:42:44
Est-ce qu'il y a une équité?
Citoyen·ne6:42:47
Alors la question, c'est la même chose. Pouvez-vous me permettre de vous proposer ma méthode heuristique éducative et sociale pour l'équité au Québec et à Montréal.
Chantal Rossi ◌6:42:59
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌6:43:01
Encore une fois, oui, ça va me faire plaisir de vous rencontrer pour parler d'équité. Il y a certaines thématiques, par exemple, dans votre question qui me font croire que c'est vraiment à l'Assemblée nationale que vous allez pouvoir avoir cette espèce de changement de loi. Au niveau de la reconnaissance des expertises qui viennent d'outre-mer, des gens qui ont des doctorats et qui sont chauffeurs de taxi, comme vous dites, c'est vraiment à l'Assemblée nationale où vous allez pouvoir vraiment avoir des réponses. Mais comme vous parlez, je crois, au travers de ce que vous avez dit, du conseil interculturel qui existe à la Ville de Montréal, qui est une plateforme qui justement vise à faire des analyses, des études sur comment rendre la ville plus équitable. Mais encore une fois, on pourra en discuter de vive voix. Merci.
Chantal Rossi ◌6:43:55
Merci, monsieur. Non, vous aviez eu une question et une complémentaire. Bonne fin de soirée. Monsieur Christian Rouleau. Bonsoir, monsieur Rouleau.
Citoyen·ne ◌6:44:16
Bonsoir, madame la présidente. Christian Rouleau, arrondissement de Lachine. Il semblerait que le mot équité est à la mode ce soir. La mienne sera sur la question de l'équité, mais au niveau budgétaire.
Chantal Rossi ◌6:44:27
L'équité et votre casquette, les deux sont à la mode.
Citoyen·ne ◌6:44:29
Ma première question—
Chantal Rossi ◌6:44:30
Non, non, non, je parlais du logo sur votre casquette, monsieur Rouleau.
Citoyen·ne6:44:33
Oui, effectivement.
Citoyen·ne ◌6:44:34
Même notre mairesse l'a affiché, effectivement. Ma première question serait donc pour monsieur Pinard, la complémentaire sera pour la mairesse. Comme vous savez, madame la présidente, l'iniquité engendre souvent de la frustration et un sentiment d'injustice, voire de colère. Or, lorsque monsieur Pinard prépare ses budgets, il y a différents endroits pour sécurité publique, transports en commun, infrastructures, salaires. Tous les arrondissements, même si certains arrondissements se prétendent une première banlieue, tous les arrondissements ont des besoins et des défis différents. Lachine est le deuxième plus vieil arrondissement de la Ville de Montréal, après la Ville-Centre, après Ville-Marie. Nos infrastructures croulent. On a besoin de beaucoup d'argent pour nos infrastructures de base et le maintien des actifs dans Lachine. Est-ce qu'il ne serait pas plus équitable de donner une plus grande part de votre budget des infrastructures à des arrondissements vieillissants comme Lachine, quitte à en enlever aux autres arrondissements et faire la même chose pour d'autres enjeux, que ce soit sécurité publique, transports en commun. Monsieur Pinard.
Chantal Rossi ◌6:45:49
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌6:45:50
Je pense que vous voulez que je me fasse chasser du comité exécutif. Par mes autres collègues. Je sais quand vous, écoutez, l'état des infrastructures à la Ville de Montréal, je pense, est magané partout, mais ce que je tiens à vous dire, c'est qu'on a augmenté les transferts aux arrondissements dans le PDI, un peu dans le BF également, au niveau des transferts qui n'avaient pas été augmentés depuis une dizaine d'années environ. Donc, je comprends très bien ce que vous dites, mais il y a toute une série d'analyses qui sont menées lorsque vient le temps de travailler, disons, sur les questions d'aqueduc, d'entrée d'eau en plomb, de repavage, s'assurer qu'on fait un travail coordonné sur l'ensemble des interventions du territoire. Je sais pas si dans votre cas, vous faites référence à certaines infrastructures en particulier, mais je dois vous dire que les équipes de la Ville sont au travail avec celles de l'arrondissement d'ailleurs pour qu'on puisse travailler de la meilleure façon puis avoir le maximum d'impact avec les sous qu'on est en mesure d'investir. On est aussi, je vous dirais qu'on s'est fait élire en disant qu'on voulait retourner un maximum d'activités, de services, argent aux arrondissements dans le but de rapprocher les services des citoyens. Donc, ça fait partie également des conversations et des études qu'on fait dans le cadre de l'optimisation du budget qui est en cours. Donc, je vous remercie beaucoup de votre question, de votre présence ce soir.
Chantal Rossi ◌6:47:14
Question complémentaire, monsieur Roussel.
Citoyen·ne ◌6:47:16
Merci, madame la présidente. Alors, je suis content que vous ayez parlé des transferts aux arrondissements. C'est justement le point de la deuxième question. Madame Larettre, entre 2019 et 2025, pour une maison de 500 000$, on a eu une augmentation de 18% de nos taxes. Si a priori, je suis très heureux de savoir qu'on a transféré 3% de plus aux arrondissements, Il serait peut-être plus équitable d'en transférer jusqu'à 18%. Qu'entendez-vous faire dans les années futures pour transférer plus d'argent aux arrondissements au lieu que la Ville centre s'approprie continuellement les taxes en défaveur des arrondissements?
Claude Pinard ◌6:48:02
Écoutez, merci beaucoup encore de votre question. En parlant en défaveur des arrondissements, c'est la Ville de Montréal qui prend en charge le réseau aqueduc, les égouts. Donc, et ça c'est sur l'ensemble du territoire. Donc, je vais répéter ce que je disais par rapport aux arrondissements pour l'augmentation des transferts. Vous avez raison, vous avez parfaitement raison, vous avez probablement vu comme moi dans la presse ce matin certains articles quant à la fiscalité municipale, puis c'est donc pas sexy de parler de fiscalité municipale, mais il y a une importante étude qui sort cette semaine par l'Union des municipalités du Québec qui va dire que les villes se sont historiquement basées sur l'inflation pour augmenter les taxes municipales, et ont laissé énormément d'argent sur la table en agissant de cette façon-là. Donc, je pense que dans la recherche de revenus pour les municipalités, les taxes sont un levier très important, comme vous le savez. Je veux dire, pour la Ville de Montréal, c'est, je viens de me souvenir, 4,2 milliards environ. Et donc, on n'a pas le choix d'utiliser ce levier-là dans le but d'assurer les bons services aux citoyens. Et on est aussi, je dois vous dire, en rattrapage. Alors, dans les 10 dernières années, les dépenses ont augmenté de 4 par année alors que les revenus ont augmenté de 3%. Alors, calculez ce que ça fait avec les milliards qu'on a à la Ville de Montréal. Je terminerai en vous disant que moi, je traîne un déficit peut-être de 250-300 millions structurel, qui est en grande partie dû au fait qu'en 2020, on a décidé de ne pas augmenter les taxes municipales à la Ville de Montréal dans un geste d'une grande générosité et qui nous coûte depuis ce temps-là 65 à 70 millions de dollars par année. Donc, merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌6:49:28
Merci, monsieur Rouleau. Madame Marois-Mokhia.
Citoyen·ne ◌6:49:41
Bonjour, mesdames, messieurs. Je suis représentante du collectif Montréal Ville contre l'apartheid et ma question s'adresse à madame la maire, madame Soraya. Vous affirmez souvent que la lutte contre l'apartheid n'est pas une question locale, mais nos entreprises tirent profit des armes utilisées à Gaza. L'argent de nos impôts finance ces atrocités. Des criminels de guerre se promènent dans nos rues et interviennent dans nos écoles. C'est une question profondément locale et notre ville, votre ville, Madame la Maire, s'en rend complice. Au cours de la période 2025-2026, la Ville a accordé plus de 3,3 millions de dollars à Toromont Cat, une filiale de Caterpillar qui fabrique le bulldozer israélien Caterpillar D9 utilisé pour raser Gaza. La Ville a accordé plus de 62 millions de dollars à Microsoft, qui a fourni à l'armée israélienne des programmes de surveillance basés sur l'intelligence artificielle tels qu'Azure afin de faciliter des frappes aériennes meurtrières à Gaza et en Cisjordanie. Ma question est la suivante: la Ville de Montréal compte-t-elle continuer à faire affaire avec des entreprises qui participent activement à des génocides, à l'apartheid et à des crimes de guerre?
Chantal Rossi ◌6:50:51
Monsieur Jim Beis.
Dimitrios (Jim) Beis6:50:57
Madame Oukir, merci, merci beaucoup pour la question. Vous savez, c'est extrêmement préoccupant ce qui se passe au Moyen-Orient. Vous savez, quand on dit qu'on peut penser, c'est inimaginable les horreurs qu'on voit dans les images où le peuple souffre. Notre rôle comme métropole, c'est de s'assurer la sécurité la dignité et le respect de la population, peu importe les croyances d'origine et la culture. On l'avait dit, la mairesse l'a dit souvent aussi, le vivre ensemble, qu'est-ce que ça veut dire? Le vivre ensemble, on le fait très bien à Montréal et c'est ça notre rôle comme métropole, madame. Je le dis parce qu'on l'a déjà exprimé plusieurs fois que la haine sous toutes ses formes n'a pas de place ici, dans cette enceinte, ni à Montréal. Nos pensées sont avec les populations qui souffrent maintenant un peu partout dans le monde, et c'est ça le rôle, comme j'ai dit. C'est notre, d'ailleurs, c'est notre priorité. Merci.
Chantal Rossi ◌6:52:09
Question complémentaire, madame Mokié.
Citoyen·ne ◌6:52:11
Vos discours sur la sécurité et le vivre-ensemble sonnent assez creux lorsque vous nous rendez complices de crimes de guerre. Vous dites que vous ne prendrez pas de position, mais cette neutralité est une prise de position et cela insécurise encore plus les communautés les plus proches de l'apartheid. Loin de se sentir en sécurité chez eux, 4 Montréalais se trouvent actuellement à bord des flottilles de la Global Soumoud et de la Freedom, en route pour tenter de briser le siège. Certains d'entre eux sont parents et font ce voyage puisqu'ils estiment qu'il n'y a rien de plus dangereux pour leurs enfants que de vivre dans un monde et une ville qui accepte le génocide. Dans une déclaration publiée le 7 mai, le Premier ministre Carney a fait part de sa profonde inquiétude face à la crise humanitaire qui sévit actuellement à Gaza et a condamné l'expansion des colonies israéliennes ainsi que les actes de violence commis par les colons. Ce virement au niveau fédéral vous incitera-t-il à agir au niveau municipal pour réparer le tort causé par votre soi-disant neutralité jusqu'à présent? Et êtes-vous pour être véritablement la voix de tous les Montréalais, y compris la nôtre et celle de nos camarades dans la flottille?
Citoyen·ne6:53:16
Je vous remercie.
Chantal Rossi ◌6:53:17
La question est posée. Monsieur Beis. Le micro de monsieur Beis, s'il vous plaît.
Dimitrios (Jim) Beis6:53:29
Oui, merci. J'ai entièrement la confiance au gouvernement fédéral de prendre les mesures nécessaires et travailler avec les partenaires pour avoir la paix entre les peuples au Moyen-Orient. Et comme j'ai dit, je vais répéter encore notre priorité comme métropole. Les histoires, je les entends souvent, pas juste dans ma communauté, mais des gens que je connais très bien. La seule chose que je peux vous dire, vous avez exprimé, puis vous avez dit aussi les horreurs qu'on entend tous et on voit tous. Et c'est pour cette raison qu'on dit ici à Montréal, on essaie de garder la paix entre les populations. Et c'est ça qu'on est en train de faire. On le fait avec les partenaires, on le fait avec l'SPVM, on l'a fait avec les organismes communautaires aussi, et on s'assure, on s'assure qu'on est là pour protéger le peuple montréalais.
Claude Pinard ◌6:54:27
Merci.
Chantal Rossi ◌6:54:28
Merci, bonne fin de soirée. Monsieur Pierre Lamarre.
Citoyen·ne ◌6:54:42
Bonsoir à tous. La question porte sur le controversé projet du pôle aquatique du parc Jarry. De 2017 à 2024, soit pendant 7 ans, l'administration municipale a proposé de déménager la pataugeoire près de la piscine du parc Jarry afin de créer un pôle aquatique qui facilite les opérations. Ce projet était supporté par à peu près tout le monde. Au printemps 2025, la Ville, sans aucune consultation et sans donner d'explications claires, change complètement d'idée et planifie de démolir la piscine actuelle, démolir la patinoire et de créer de nouveaux bassins dans le stationnement le long de la rue passante de la rue Jarry. Beaucoup de questions et de préoccupations sont émises par les usagers du parc. Durant la campagne électorale de l'automne 2021, Cap-Jarry a demandé aux différents partis ce qu'ils comptaient faire avec ce projet controversé de pôle aquatique. Ensemble Montréal répondait alors, je cite: C'est important que ce plan directeur soit validé par la population et qu'il se prononce clairement sur la relocalisation de ce qu'on appelle le pôle aquatique. Malheureusement, une fois élue, Ensemble Montréal va de l'avant avec le projet, sans consultation citoyenne, en passant à la phase conception. La question pour madame Rousseau-Bélanger Comment les Montréalais et les Montréalaises peuvent avoir confiance en votre administration alors qu'elle ne tient pas ses promesses électorales et ignore complètement les demandes des citoyens?
Chantal Rossi ◌6:56:32
Madame Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger6:56:35
Oui, bonjour. Merci beaucoup pour votre question. Donc, ça va me permettre, en fait, de réitérer un peu ce que j'avais mentionné dans les précédentes questions. À ce sujet-là. Donc, je vous rassure, l'administration en fait et les services des grands parcs ont fait leur devoir en s'assurant que tout était en bonne et due forme pour ce projet-là. Puis justement, il y a eu des consultations publiques à l'été dernier où vous avez pu aussi émettre certaines de vos préoccupations. Je tiens aussi à souligner que nous avons des échanges constants, la Cap-Jarry et moi, par rapport à vos inquiétudes. On s'échange beaucoup de courriels, vous venez souvent justement au aux conseils municipaux pour porter vos préoccupations et je vous en remercie. C'est important que ce soit justement un échange, un dialogue de ce côté-ci. Aussi, je suis très contente de vous annoncer en fait que, comme j'avais mentionné dans des échanges précédents, il va y avoir une autre consultation publique à l'automne prochain où vous pourrez justement porter vos préoccupations en la matière. Comme on disait, c'est à la phase de conception, donc les plans sont encore en train d'être révisés. Puis tout, mais sachez qu'on a fait nos devoirs puis que tout concorde en termes de nécessité justement. La piscine est en fin de vie, la patinoire aussi. En faisant ça, en les rapprochant dans un pôle dans le stationnement, ça permet de ne pas avoir de bris de service pendant les années de travaux, donc la piscine va rester ouverte, puis ça répond aux besoins des citoyens du secteur aussi. Donc merci beaucoup pour votre question encore.
Chantal Rossi ◌6:58:00
Question complémentaire, monsieur Lamarre.
Citoyen·ne ◌6:58:02
J'en ai une. Comme on est persuadé que le site du stationnement est idéal, pourrait-on partager avec les Montréalais et Montréalaises les 3 principales raisons qui favorisent ce site? Bon, je donne déjà la première, elle est évidente, il n'y aura pas de bris de service. Cependant, le fait que la piscine soit vieille n'est pas une raison, car on peut très bien la rénover ou la reconstruire à son emplacement actuel. Ça s'est déjà fait. Ainsi, la création n'est pas— aussi, la création d'un pôle aquatique n'est pas une raison, car le pôle peut être sur le site actuel de la piscine. Ma question: quelles sont les 3 principales raisons qui favorisent le site du stationnement plutôt que le site actuel de la piscine pour le pôle aquatique? Bon, on connaît déjà la première, pas de bris de service.
Chantal Rossi ◌6:58:56
Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger6:58:58
Bon, bien, il y en a déjà une sur 3 qui est sortie, donc il y a beaucoup, en fait, d'autres raisons. Là, le scénario justement de faire une rénovation de la piscine actuelle avait été étudié, mais malheureusement, c'était trop coûteux et c'était trop en fin de vie pour la piscine, donc c'était préférable justement d'en construire une nouvelle dans un nouveau site, et ça concordait avec le premier argument justement de pas de bris de service. Aussi, il faut prendre en considération que la pataugeoire, qui est aussi complètement à un autre endroit dans le parc, est aussi désuète. En fait, sans trop rentrer dans les détails, la technologie, technologie si on peut appeler ça une technologie, pour cette pataugeoire-là, c'est à chaque jour de vider complètement la cuvette puis de la remplir d'eau manuellement, ce qui amène certains délais, ce qui n'est pas non plus aux normes. Donc, en rapatriant les deux dans un même endroit, on vient justement bonifier en fait les structures aquatiques dans le secteur. Donc, il y en a plein de bonnes idées. Encore une fois, on pourrait échanger par courriel pour plus de détails. Merci.
Chantal Rossi ◌6:59:56
Merci, bonne fin de soirée. Monsieur Martin Lalonde.
Citoyen·ne ◌7:00:08
Oui, bonjour. Ma question est pour madame Christine Black. Plusieurs personnes se sont vu refuser un débarcadère pour passagers handicapés à proximité de leur domicile ou de de leur lieu de travail. Les motifs de refus évoqués varient d'un arrondissement à l'autre. Certains arrondissements refusent, entre autres, l'installation d'un débarcadère s'il y a la présence d'une borne-fontaine, d'une interdiction de stationner ou d'une descente de trottoir à moins de 12 mètres de la porte de l'immeuble. Ailleurs, une demande fut refusée car il y avait un stationnement à côté de l'immeuble. Toutefois, la rampe d'accès se trouve de l'autre côté de l'immeuble. Donc, pas le même côté que le stationnement. En ce moment, les personnes n'ont pas de recours en cas de refus sommaire. Est-ce que vous vous engagez à ce que les critères pour obtenir un débarcadère pour passagers handicapés soient simplifiés et soient les mêmes d'un arrondissement à l'autre, que la présence d'une piste cyclable, d'une borne fontaine, d'une interdiction de stationner ou d'une descente de trottoir ne soient pas des motifs de refus de demande de débarcadère pour passagers handicapés? Et qu'un mécanisme de révision soit mis en place lorsqu'une demande est sommairement refusée.
Chantal Rossi ◌7:01:19
Madame Christine Black.
Christine Black ◌7:01:21
Oui, merci monsieur Lalonde pour la question. En fait, effectivement, chaque arrondissement a la capacité et le pouvoir de pouvoir mettre en place des mesures en lien avec les stationnements pour personnes handicapées. Ce que je peux faire par contre, c'est demander à tous les maires et mairesses de ressortir les critères pour qu'on puisse faire une analyse et voir qu'est-ce qu'il en est en termes de différenciation entre chaque arrondissement. Je suis convaincue que toutes les maires et mairesses dans la salle pourront apprendre de cette analyse-là qu'on pourra faire, mais à la fin de la journée, c'est une compétence vraiment d'arrondissement. Alors, dans ce contexte-là, actuellement, dans la façon dont l'administration fonctionne, c'est à chaque arrondissement de mettre les critères en ce sens-là.
Chantal Rossi ◌7:02:02
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌7:02:04
Ben, parfois, c'est une incompréhension des personnes qui reçoivent la demande, comme par exemple dans Ville-Marie, il y avait une demande qui qui n'avançait pas, qui n'aboutissait pas. Puis finalement, tu sais, ce qu'on nous a répondu, c'est que les personnes ne comprenaient pas la demande parce qu'ils répondaient, ben devant ce HLM-là pour personnes âgées, il y a déjà un débarcadère. Alors oui, c'est vrai, il y en a déjà un, mais c'est un débarcadère qui est plus général. C'était pas un débarcadère pour passagers handicapés en tant que tel. Donc la grosse différence, c'est que les débarcadères pour passagers handicapés sont déneigés en priorité maintenant. Alors qu'un débarcadage général ne l'est pas. Donc la personne continue à attendre 3, 4, 5, 6 jours, le temps que le chargement de la neige se fasse, d'où sa demande. Mais par contre, comme il y avait une incompréhension, bien finalement, ça n'avançait pas. Ça serait en voie de se régler maintenant qu'on a réussi à se parler, mais ça devient très lourd pour les personnes, toutes les démarches, de s'adresser aux élus pour simplement pouvoir sortir de chez eux et aller évacuer leur occupation en toute sécurité.
Christine Black ◌7:03:08
Merci pour la sous-question. En fait, on pourra certainement avoir des échanges ensemble sur les problématiques qui sont observées et c'est des types d'éléments justement qu'on pourra apporter aux différents, à tous les maires et mairesses pour qu'on puisse être en mode amélioration parce qu'effectivement l'appareil administratif devrait être en mesure de pouvoir répondre aux demandes et faire en sorte qu'on n'ait pas à aller aux élus directement pour pouvoir avoir une réponse. Et d'ailleurs, dans cette optique-là, c'est certain que plus plus on normalise finalement et on clarifie les règles pour que ça soit très clair pour les gens, je pense plus facile ça peut être dans le cheminement. En même temps, j'entends vos préoccupations par rapport à différents enjeux, que ce soit les pistes cyclables, les bornes fontaines et tout ça. Je tiens quand même à rappeler que lorsqu'on met en place des stationnements pour, avec des vignettes entre autres, c'est de privatiser également l'espace public. Donc c'est certain que ça doit se faire selon certaines règles et s'assurer que Bon, c'est ça. Donc, dans ce contexte-là, on pourra se reparler dans tous les cas, monsieur Lalonde. Merci pour votre question.
Chantal Rossi ◌7:04:08
Bonne fin de soirée. Monsieur Martin Hamel.
Citoyen·ne7:04:19
Bonsoir. Question pour monsieur De Sousa. J'habite Saint-Paul-Émard, un quartier où 60% des déplacements se font autrement qu'en voiture. D'après la dernière étude Origines-Destination. C'est un quartier plutôt pauvre avec 3 stations de métro. Entre Saint-Paul-Émard et Verdun, il y a le canal de l'Aqueduc et sur ce canal, il y a des ponts. Parlons des 3 principaux: celui de la rue de l'Église, de la rue Galt et celui de Jolicoeur. Passer sur ces ponts à pied ou à vélo est une catastrophe. Ils sont comme un prélude au tracé de la 15 qui ne passe pas loin de là. Les piétons et les cyclistes y sont en danger quand ils décident de s'y aventurer. Chacun de ces 3 ponts a des problèmes de conception majeurs qui seraient pourtant simples à régler. Un de mes voisins âgés, Yves, se déplace maintenant avec une marchette. Il est né juste de l'autre côté du canal de Lac-Jésus, mais il ne peut pas y aller en marchant. Il ne va pas assez vite pour traverser les 6 voies de la véranderie qui ont un cycle piéton bien trop court pour lui. Une autre voisine, Gaëlle, a 3 enfants. Elle ne les laisse pas aller à vélo dans la ruelle. Il y a trop de trafic et pas d'espace sécuritaire. Michael utilise une chaise roulante pour se déplacer. Verdun est pour lui hors limite. On pourrait se dire qu'on attend un accident grave pour faire quelque chose, mais l'an dernier, une mère a été frappée avec son berceau et 2 enfants au coin de la véranderie du Richeur. Rien n'a changé. J'ai parlé de tout ça avec les mairesses du Sud-Ouest et de Verdun. Toutes les deux disent déplorer la situation, mais elles me renvoient vers la Ville-Centre, car ces ponts sont du ressort de Montréal.
Chantal Rossi ◌7:06:03
Ta question, s'il vous plaît.
Citoyen·ne7:06:04
Au nom des 60% d'habitants de Saint-Paul-Émard et Verdun qui n'utilisent pas la voiture pour se déplacer, je vous demande d'être un allié pour les mairesses de Verdun et du Sud-Ouest qui veulent améliorer les vies d'Yves, des enfants de Gaëlle et de Michael? Quelles sont les démarches que nous devons effectuer auprès de la Ville pour changer les choses?
Chantal Rossi ◌7:06:26
Monsieur De Sousa.
Alan DeSousa ◌7:06:30
Merci, merci monsieur Hamel. Merci d'avoir pris le temps d'essayer de me sensibiliser à cet enjeu. J'étais là en visitant l'hôpital Verdun juste jeudi passé J'ai eu l'occasion de passer par là-bas et aussi traverser des ponts dont vous faites allusion tantôt. Je vous avoue que votre intervention réitère qu'est-ce que j'ai vu visuellement juste il y a quelques jours. Et d'autre part, pour autant que je ne l'ai pas réfléchi à l'époque, je pense qu'on va essayer de consulter les gens locaux, mais aussi à la Ville Centre pour voir est-ce qu'il y a une solution possible. J'ai constaté que vous avez beaucoup de trafic qui traverse les ponts dans les deux sens, soit Galt ou De l'Église, mais aujourd'hui, je peux pas vous dire que j'ai une réponse satisfaisante. Ça nécessite une étude par nos services et voir quelles sont les options qui pourraient être les plus sûres pour les cyclistes.
Chantal Rossi ◌7:07:40
Question complémentaire.
Citoyen·ne7:07:42
En question complémentaire, je vous invite à vous joindre à l'Association pour la mobilité active du Sud-Ouest et au groupe de travail sur la démotorisation le vendredi 5 juin à 14 h pour une balade à vélo autour du quartier de Saint-Paul–Émard et du nord de Verdun. Donc, si vous êtes disponible, les élus du Sud-Ouest vont être là et les élus de Verdun vont être invités aussi.
Alan DeSousa ◌7:08:09
Je ne pense pas que je suis en ville cette journée-là, mais j'aurai l'occasion d'aller soit avant ou après pour au moins faire le constat que vous voulez que je fasse. Ça me fera plaisir.
Chantal Rossi ◌7:08:25
Bonne fin de soirée. Madame Danielle Lemay.
Citoyen·ne7:08:38
Bonsoir, ma question est une question sur l'accessibilité au pôle aquatique, au projet du pôle aquatique du parc Jarry. Alors, durant les 7 années que la Ville proposait le pôle aquatique sur le site actuel de la piscine, elle indiquait comme force un rapprochement de la concentration des résidents à proximité du parc, plus dense au sud du parc et un rapprochement de la station de métro de Castelnau. Si le pôle est installé à l'extrême nord du parc, l'accès à pied est défavorisé pour la majorité des gens, comme pour ceux qui viennent en métro, et l'accès à vélo se fera toujours en traversant le parc, car il y a peu de cyclistes qui empruntent la rue Jarry, qui est très dangereuse. Ce le site sur le stationnement favoriserait l'accès en voiture, car le pôle, et c'est la raison qu'on a donnée, une des raisons qu'on a données, qu'on nous a données, l'accès en voiture, car le pôle sera à proximité du stationnement. Ma question: en 2026, avec la crise climatique et la transition écologique qu'elle force, pourquoi la Ville opte pour un site qui va défavoriser l'accès par la mobilité active va favoriser l'accès en automobile?
Chantal Rossi ◌7:09:58
Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger7:10:00
Oui, bonjour, madame Lemay, merci beaucoup pour votre question. Donc, en effet, ça faisait partie des observations et des pistes de réflexion entourant ce projet-là. C'est pas seulement un stationnement, mais c'est vraiment un pôle de mobilité qui va avoir lieu justement à proximité du nouveau centre aquatique. Donc il va y avoir un pôle pour justement des vélos, déplacements actifs, mais aussi une sécurisation du, pour le stationnement. Puis vous serez pas sans savoir qu'en ce moment il y a déjà un stationnement au parc Jarry qui est justement pas très contrôlé, pas très aménagé non plus, et qui génère des fois certaines situations non souhaitables. Donc de ce côté-là, en venant structurer cet endroit-là qui est de toute façon déjà fréquenté, ça va venir amener une plus grande sécurité puis en amenant aussi toute la question du transport actif dans ce pôle de mobilité-là, on pense que justement on offre plusieurs alternatives aux usagers du parc. Merci.
Chantal Rossi ◌7:10:56
Question complémentaire?
Citoyen·ne7:10:57
Oui. Bon, alors il y a vraiment, depuis qu'on sait que le pôle sera près de la Musoirie, il y a beaucoup de questions qui se soulèvent. Et aussi, on s'aperçoit qu'on aura des pertes dans le projet parce que la piscine, elle a 50 mètres de long actuellement et c'est une des qualités extraordinaires et rares de cette piscine. Et il y a beaucoup, beaucoup de gens qui se soulèvent pour se demander comment ça se fait qu'on perdrait ce 50 mètres et les avantages d'avoir 2 bassins de 25 mètres par 25 mètres. C'est pas du tout pareil. En plus, on perd les plongeoirs. Donc, on voudrait vraiment que la Ville puisse entendre les besoins des gens pour être certain de pas perdre des choses très importantes pour les utilisateurs et des choses très importantes pour l'avenir avec les changements climatiques. La piscine est un équipement très particulier qui n'est pas un équipement comme les autres équipements sportifs. On attend beaucoup de qualité de cet équipement.
Chantal Rossi ◌7:12:03
Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger7:12:04
Oui, merci beaucoup pour votre question complémentaire. En effet, nous aussi on est très soucieux des usages de ce pôle-là. C'est justement pour ça qu'on prévoit d'en construire un nouveau, parce qu'une réfection n'aurait pas été aussi optimale que d'en construire un nouveau. Pour ce qui a trait, en fait, au bassin de 50 mètres, oui, il y a eu le choix de faire 2 bassins de 25 mètres parce que, j'imagine, vous n'êtes pas sans savoir que c'est une des piscines les plus fréquentées, en fait, dans le quartier. Et justement, avoir 2 pôles de 25 mètres permet une meilleure mixité des usages. Donc, c'est possible d'avoir un petit peu plus d'usages plus familiaux pour des gens qui ont peut-être des— qui font des longueurs moins rapidement, il y en a qui en font plus rapidement. Donc, c'est vraiment optimal, plus optimal en termes d'occupation du pôle aquatique. Mais comme je disais un peu plus tôt à votre— en tout cas, à une autre personne qui avait des préoccupations aussi par rapport à ce projet-là, il va y avoir une consultation publique à l'automne justement pour entendre les usagers par rapport à au plan de conception. Donc, je vous invite aussi à venir porter vos préoccupations à ce moment-là.
Citoyen·ne7:13:05
Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌7:13:07
Merci, bonsoir. Monsieur Hossein Amiri.
Citoyen·ne ◌7:13:31
Bonsoir tout le monde. Nous avons constaté récemment qu'il y a plusieurs endroits où des travaux de voirie furent réalisés sans que ça soit sécuritaire et qu'ils soient maintenus de l'accessibilité universelle. Par exemple, sur la rue Jean-Talon où le trottoir fut bloqué sans qu'une descente de trottoir temporaire soit aménagée pour accéder au détour de piétons, ce qui bloque les personnes à faire un demi-tour. L'accessibilité, l'installation plutôt n'était pas également sécuritaire. Et voici une photo que j'ai amenée pour voir le procès-verbal. Qui n'auraient pas pu détecter les présences, les travaux avec une canne blanche pour les non-voyants. Sur la rue Prince-Arthur, le corridor piétonnaire temporaire est trop étroit. Pour qu'une personne utilisant le fauteuil roulant puisse circuler. Et j'ajouterai ma propre expérience dans le Vieux-Port, pas loin du musée Pointe-à-Callière. Il y a eu la Ville, ou je sais pas, quelqu'un a fait de la construction, ils ont bloqué l'accès à un pont pour aller, en tout cas de l'autre bord, pour un parking. Et ils n'ont pas mis une rampe pour personnes comme nous, enfin qu'il fallait qu'on fasse un détour d'à peu près 1-2 kilomètres pour débarquer d'un parking et retourner dans le Vieux-Rosemont.
Chantal Rossi ◌7:15:20
Votre question s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌7:15:22
Pour finir.
Chantal Rossi ◌7:15:24
La question s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌7:15:26
Pardon?
Chantal Rossi ◌7:15:26
La question. La question s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌7:15:30
La question était, lorsqu'il y a des travaux de voirie intervenant de réseaux piétonnaires. Est-ce que la Ville pourrait s'assurer que les aménagements temporaires soient sécuritaires et universellement accessibles en respectant les fiches techniques que vous avez déposées?
Chantal Rossi ◌7:15:50
C'est bon, la question est posée. Monsieur DeSousa.
Alan DeSousa ◌7:15:54
Merci, monsieur le maire, pour le point que vous avez soulevé. La réponse est oui. Je pense que les personnes qui gèrent les chantiers essaient d'être plus consciencieuses pour s'assurer que les enjeux de sécurité, les enjeux d'accès pour les personnes avec des problèmes de mobilité pourraient avoir accès. Donc, ça me désole qu'à la place où vous avez identifié qu'il y a ces enjeux, après la période de questions ici, je sortirai et je vais prendre les détails, puis on va faire un suivi nécessaire. Est-ce que ça, c'est correct? Vous avez juste à nous attendre à l'extérieur et on va sortir et on va obtenir des détails de la situation que vous avez identifiée. Ça va? Merci.
Chantal Rossi ◌7:16:45
Ça vous va? Merci. Madame Julie Patenaude, et ce sera la dernière question. Bonsoir, madame Patenaude.
Citoyen·ne7:17:13
Bonsoir, madame la présidente. Depuis 2013, sur l'avenue du Parc, entre les rues Sherbrooke et Jean-Talon, un tronçon de moins de 5 km, 11 personnes sont décédées. Je vais nommer leurs noms ainsi que l'âge qu'elles avaient au moment de leur décès.
Chantal Rossi ◌7:17:38
Je veux juste vous préciser, madame Patenaude, que vous avez 1 minute et demie, donc 90 secondes, pour la question la question et le préambule.
Citoyen·ne7:17:51
Très bien. D'accord, alors Suzanne Châtelet, 55 ans. Conception Cortacanz, 63 ans. Barbara Nardo Morandi, 66 ans. Une femme dans la soixantaine. Sivakumar Sinatambi, 63 ans. Kitsika Kinerk, année de naissance inconnue. Andrea Rovere, 31 ans. Un homme de 42 ans. Un autre homme de 27 ans. Jacob Osterlitz, 11 ans. Amanda Augustsson, 31 ans.
Chantal Rossi ◌7:18:52
Je vous demanderais d'aller à la question directement, s'il vous plaît.
Citoyen·ne7:18:56
J'y suis arrivée.
Chantal Rossi ◌7:18:57
Merci.
Citoyen·ne7:18:58
J'aimerais savoir quel est le plan, quelles sont les prochaines actions qui seront posées pour éviter que d'autres morts surviennent sur ce tronçon et que d'autres blessés graves, il y en a eu 19, surviennent sur ce tronçon. Merci. Quel est le plan concret?
Chantal Rossi ◌7:19:20
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:19:24
Merci, madame la présidente. Je vous remercie d'être ici ce soir pour nous poser cette question. Et vous savez, tous les noms que vous avez nommés, je pense qu'on est tous très sensible de savoir qu'une rue comme l'avenue Parc a pris la vie de plusieurs personnes, dont celles que vous avez nommées. C'est une rue, une artère importante de la Ville de Montréal, puis il faut qu'on soit capable d'avoir une mobilité qui va justement donner la sécurité à l'ensemble des cyclistes, des piétons, des automobilistes et tout le monde qui prend et laartère l'avenue du Parc. Et donc nous aurons à travailler avec l'ensemble des gens, que ça soit Vélo Québec, Piétons Montréal, les services de d'urgence, la STM, trouver la meilleure façon de rendre cette rue la plus sécuritaire. Et c'est exactement ce sur quoi nous allons travailler. Et vous savez, vous savez qu'avant nous, il y avait une autre administration avant nous. Si ça serait aussi facile, je pense que même l'administration avant nous l'aurait fait. Et on doit travailler ensemble pour arriver à offrir aux Montréalais et Montréalaises une rue qui va être sécuritaire. Puis j'espère pouvoir avoir la chance de travailler avec vous pour le faire. Merci.
Chantal Rossi ◌7:20:32
Vous avez une complémentaire, madame Patenaude?
Citoyen·ne7:20:36
Merci beaucoup, madame la mairesse, d'avoir une sensibilité à ça. J'en suis convaincue que vous l'avez, la sensibilité. Effectivement, c'est difficile. On est là, on est des centaines, des milliers de personnes à vouloir que ça change. Ma question complémentaire, c'est que j'ai préparé un document à votre intention, à l'intention de Claude Pinard, de monsieur De Sousa et également de Cathy Wong. J'aimerais leur remettre le document à ces personnes-là et j'aimerais, si possible, que vous vous engagiez à en prendre connaissance. Ça, c'est pas très long, je sais que votre temps est précieux, et surtout à bien regarder les visages qui sont illustrés dans ce document-là, à bien regarder les gens dans les yeux qui sont décédés.
Chantal Rossi ◌7:21:29
Je veux remettre, madame, les documents et je peux vous garantir qu'ils seront remis aux personnes concernées. Maintenant, est-ce qu'il y a quelqu'un qui veut répondre?
Soraya Martinez Ferrada ◌7:21:45
Merci. Mais tout d'abord, merci de vous être venu nous voir aujourd'hui aussi au conseil de ville, puis ça va me faire vraiment plaisir de prendre connaissance dudit document. Mais il est bien évident que nous aurons à travailler très fort dans les prochains mois pour s'assurer qu'on arrive avec des solutions pour la mi-parc.
Claude Pinard ◌7:22:03
Merci.
Citoyen·ne7:22:27
On va passer maintenant aux questions écrites des citoyens. Alors, la première question qui provient de Dani Cabral, porte sur un projet relevant des grands parcs et se lit comme suit. On apprenait sur Facebook le 28 avril via Dominic Roussel que les travaux prévus à l'ancienne marina sur le site du futur parc riverain étaient interrompus. Les travaux ont été annoncés via un avis de travaux officiel. À chaque assemblée du conseil de Lachine, Depuis les élections, la mairesse Provost et son équipe reçoivent des questions au sujet du parc, de la réfection des berges et du retour d'une marina. Ma question: le conseiller Roussel et la mairesse Provost ont-ils accès aux travaux prévus par les Grands Parcs pour la réfection des berges et l'aménagement du parc Rivrain? Sous-question: ont-ils fait une demande d'avoir l'information rencontre avant le 28 avril, étant questionnés chaque mois depuis décembre? Madame Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger7:23:35
Oui, bonjour monsieur Cabral, merci beaucoup pour votre question. Donc, je vous rassure, les services centraux, la Ville Centre et l'arrondissement de Lachine collaborent. Ils sont en communication régulière afin de s'assurer que l'aménagement du parc Rivière et de sa transformation soit un projet rassembleur pour l'ensemble de la population. Donc, j'échange régulièrement avec ma collègue mairesse de Lachine à ce sujet et j'ai des rencontres à plusieurs reprises. J'ai d'ailleurs eu le plaisir d'aller faire une visite de terrain il y a quelques semaines justement. Donc, les travaux sur la jetée centrale se poursuivent conformément à la planification annoncée en janvier 2025. Donc, après un arrêt d'une semaine juste pour arrimer le tout, ils ont repris le 4 mai dernier avec l'accord des élus locaux et de la Chine. Donc, les travaux visent, comme vous le savez probablement, le démantèlement d'infrastructures ayant atteint leur fin de vie utile. Les interventions prévues sont notamment la déconstruction des bâtiments de la guérite, le retrait du système de collecte des eaux usées, des travaux électriques et de télécommunications pour maintenir les services du parc. Et ces étapes, en fait, sont nécessaires pour assurer la sécurité, la restauration environnementale et la préparation du site pour la suite des choses. Merci beaucoup.
Citoyen·ne7:24:46
La question suivante de Marie-Christine Andrix. Porte sur les Jardins Saint-Georges et se lit comme suit: dans un grave contexte de pénurie de logements abordables, comptez-vous agir concrètement au sujet des 200 logements vacants des Jardins Saint-Georges? Qui pourrait y répondre? Madame Brown.
Gabrielle Rousseau-Bélanger7:25:07
Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Alors, c'est une excellente question. On a tous lu avec beaucoup de désarroi l'article dans les journaux qui parlait du nombre de logements qui étaient vacants. Je peux vous dire que le dossier a été pris vraiment au sérieux par le service de l'habitation à la Ville. On a eu également des communications avec le maire de l'arrondissement où se trouvent les logements vacants. On est en train de regarder c'est quoi les leviers réglementaires qu'on a présentement pour agir. Donc, il y a une analyse qui est en train d'être faite et si c'est nécessaire de modifier les règlements, eh bien, on regardera ça attentivement pour trouver des solutions parce que c'est pas, c'est pas Évidemment, c'est pas acceptable. Merci beaucoup.
Émilie Brière7:25:53
La question suivante nous provient de Yu Ming Niu. Elle porte sur le sujet excessive waiting time et elle se lit comme suit. Dear Mayor, I am writing to express serious concern about excessive healthcare waiting times in Montreal and across Quebec. This long-standing issue continues to burden patients. There is a shortage of family doctors, making timely diagnosis difficult. Meanwhile, emergency departments often require overnight waits, sometimes close to 20 hours, which can worsen conditions and delay treatment. 2 nights ago, I took my child to the ER. After a blood test, we waited 9 hours and were told the wait would be much longer. We had to leave without care. This situation is unacceptable. Despite years of discussion, no effective solution has emerged. Given Canada's level of development, such a basic problem should not persist. I urge you to pursue practical, innovative measures to address it at its roots. Sincerely, Yuming Niu. La question pour Monsieur Roberts.
Voix 5B7:26:59
Merci beaucoup, and Mrs. Niu, thank you for bringing this matter to your attention. We share the concerns, of course, that you are raising here.
Alexandre Teodoresco7:27:07
Sadly, your story is not alone. There are far too many like that happening in our hospitals right now, not only here in Montreal but right across the country.
Voix 5B7:27:15
It is, however, important to clarify that healthcare falls under the provincial jurisdiction.
Martine Musau Muele7:27:21
Specifically, of course, we're talking about Santé Québec, in other words, the government of Quebec and not of the City of Montreal.
Voix 5B7:27:27
But please note that our administration stands with you in the belief that hospital services across the province, and specifically here in Montreal as well, must be improved. Thank you.
Émilie Brière7:27:42
La question suivante nous provient de Danielle Castonguay. Elle porte sur les logements vacants. Elle se lit comme suit: qu'est-ce qui se passe avec les logements vacants des Jardins Saint-Georges? Madame Brown.
Caroline Braun ◌7:28:00
Qu'est-ce qui se passe? Ça a été mentionné dans les médias. Je l'ai brièvement mentionné tout à l'heure. Il y a un nombre important de logements qui sont vacants dans cette propriété-là, qui est une propriété privée. Le service de l'habitation ainsi que l'arrondissement sont en train de regarder qu'est-ce qu'on peut faire dans ce genre de situation-là, quels leviers on a présentement. Et c'est une situation qui est vraiment désolante, mais qui est prise au sérieux autant par la Ville que par l'arrondissement. Merci beaucoup.
Émilie Brière7:28:33
La question suivante nous vient de Danielle Couture. Elle porte sur un point de vente de crack, crack house. Elle se lit comme suit. Qui va agir? Le terrain adjacent au 2033 boulevard Saint-Laurent est devenu un point de vente ravitaillement de crack. Les crackheads ont défoncé les clôtures du côté du 2060 Saint-Dominique aussi et se sont fabriqué une tente qui pose un danger de feu. On y observe un va-et-vient constant avec des contacts brefs. Les déchets s'empilent. J'ai beau faire le 311, le 911, rien ne se passe. Qui va agir? Il faut réparer les clôtures et vider le terrain de ces gens. Ça presse. Si on ne fait rien d'autre— si on ne fait rien, pardon, d'autres tentes vont s'installer et le problème va grossir. Le quadrilatère est aux prises avec un grave problème de crack et les crackheads ne se cachent pas. On ne peut plus tolérer l'ensauvagement, il faut agir. Pour y répondre? J'aurais besoin de quelqu'un pour y répondre. Monsieur Langevin.
Benoit Langevin ◌7:29:40
Merci pour votre question. Effectivement, on est dans un contexte où les défis sont immenses dans les quartiers centraux pour trouver des endroits qui répondent à l'ensemble des besoins des populations vulnérables. Et oui, effectivement, ça fait, ça retombe souvent dans les réalités, dans les environnements des citoyens, des citoyens corporatifs. Mais sachez que notre administration a fait de l'itinérance la priorité des priorités. Non seulement on a triplé le budget au niveau de l'itinérance, mais on a aussi aujourd'hui passé une résolution sur un protocole de gestion des campements Entre autres, on a voté à l'unanimité pour que chaque arrondissement puisse justement avoir une approche humaine, efficace et coordonnée avec l'ensemble des acteurs. La question de la vente de stupéfiants reste une juridiction du SPVM sans équivoque. Il faut appeler le 911, il faut absolument appeler le 911 dans ces contextes-là. On a investi de façon significative également depuis notre arrivée en poste sur la question de la médiation sociale. On a un programme Itinérance Milieu de vie inclusif qui a dans Ville-Marie presque la moitié de sa somme pour justement venir en écoute à ces gens qui vivent des détresses importantes et de s'assurer qu'ils trouvent les ressources nécessaires. En plus de ça, vous avez accès au 211. On a une équipe de médiation sociale qui vont être mobilisés moment où vous vivez des situations conflictuelles avec nos non-logés, nos voisins non-logés. Et on a également le 311 si jamais des situations qui nécessiteraient un inspecteur ou des infractions par rapport à, comme vous disiez, une clôture qui est mal installée. Vous pouvez faire mobiliser un inspecteur pour s'assurer que le propriétaire puisse s'assurer que son terrain privé soit sécuritaire. Il y a une panoplie de ressources à votre disposition. N'hésitez jamais à m'écrire si jamais la situation continue de perdurer. Comme responsable de la cohabitation au comité exécutif, on va mobiliser des équipes et mettre nos services de la diversité et de l'inclusion sociale sur le dossier. Merci, monsieur.
Émilie Brière7:32:06
La question suivante nous provient de Luc Fortin. Elle porte sur le sujet de la taxe d'immatriculation et elle se lit comme suit. En 2024, vous avez proposé de limiter à 45$ plutôt que 90$ la hausse de la taxe d'immatriculation qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Lors du budget 2025 de la Ville de Montréal, vous n'avez pas diminué de 45$ la taxe d'immatriculation comme vous l'aviez pourtant proposé quelques mois auparavant alors que vous étiez dans l'opposition. Est-ce qu'on peut s'attendre à ce que vous appliquiez votre proposition lors du prochain budget maintenant que vous êtes au pouvoir? Elle est adressée à monsieur Salem.
Aref Salem ◌7:32:46
Merci, madame la présidente, et merci, monsieur Fortin, pour votre question. En fait, notre position, elle demeure que le financement de transport collectif, c'est un financement qui doit reposer sur une contribution de l'ensemble des partenaires. Et comme vous avez pu constater, les années antérieures, on a eu des contributions, que ce soit la Ville de Montréal, les usagers, le gouvernement du Québec ou même les automobilistes ont déjà contribué davantage pour pouvoir maintenir un financement pérenne et stable pour le transport collectif. Donc, vous pouvez comprendre que la hausse de la taxe d'immatriculation, elle est venue dans ce sens donner un peu plus de prévisibilité pour le transport collectif. Pour le financement du transport collectif. Donc, vous comprendrez que dans ce contexte-là, ça va être difficile d'envisager une réduction de cette taxe d'immatriculation. Merci, madame la présidente.
Émilie Brière7:33:39
La question suivante nous provient de Vasquez Heriberto du Syndicat des copropriétaires 48-16-18-20-22 d'Agenais. Elle porte sur le sujet graffitis et vandalisme à Saint-Henri. Elle se lit comme suit. Bonjour, je suis résident et propriétaire au 4820 rue Dagenais dans Saint-Henri. Je vous écris pour soulever un problème concret qui se détériore sans intervention visible de l'arrondissement. La borne de recharge électrique Circuit Électrique installée récemment sur ma rue a déjà été vandalisée. Les câbles ont été sectionnés. En parallèle, les graffitis s'accumulent sur le mobilier urbain et les façades du secteur et la collecte des ordures est insuffisante. Pour maintenir un niveau de propreté acceptable. Ma question est simple: quelles mesures concrètes l'arrondissement entend-il prendre pour protéger ses infrastructures, assurer le nettoyage des graffitis et améliorer la salubrité de la rue Dagenais et de Saint-Henri? Je suis disponible pour en discuter et, si nécessaire, pour mobiliser d'autres résidents du secteur. Ce n'est pas une plainte isolée, c'est un signal que le quartier mérite une attention plus soutenue. Pour y répondre, madame Fournier.
Véronique Fournier7:34:50
Oui, je pourrais répondre. Effectivement, la citoyenne mentionne que la borne est tout récemment installée, donc je la remercie de nous signaler cet enjeu, puis on va voir avec Circuit électrique qu'est-ce qui a pu se passer puis assurer les correctifs. Et pour information aussi, puis ça nous fera plaisir d'échanger avec la citoyenne, le conseil a octroyé au mois d'avril un contrat pour le nettoyage et sur le domaine privé avec l'organisme Au Vert, organisme en économie sociale et qui est le partenaire de longue date de l'arrondissement. Puis même chose aussi dans le domaine, le ménage du printemps, le domaine public, c'est avec les équipes de Colle Bleue, mais ça nous fera plaisir. J'ai regardé aussi, il n'y a pas de demande 3.1, il n'y a pas eu de contact avec l'arrondissement à présent sur cet enjeu-là, donc ça sera l'occasion d'établir des ponts ensemble. Merci.
Émilie Brière7:35:36
La question suivante nous vient de Bruno Basse. Elle porte sur le sujet Taxes because of flooding. Elle se lit comme suit. Maintenant que la Ville a pris connaissance des rapports de TetraTech et de Sima Plus concernant le collecteur Langelier, l'ancienne administration ainsi que l'administration actuelle sont pleinement conscientes des problèmes majeurs du secteur. Monsieur Dominic Perry avait également promis de protéger Saint-Léonard contre les inondations en lançant l'agrandissement du collecteur dès 2026. Près de 3000 résidents continuent d'être touchés par les inondations puisque le collecteur de la ville n'est pas assez grand et que les autres travaux nécessaires ne sont pas réalisés. Les propriétaires ont déjà fait tout ce qui était possible pour protéger leur maison, mais rien n'empêche l'eau d'entrer lors de fortes pluies. La ville prévoit-elle une réduction de taxes ou une compensation pour les citoyens touchés, et quelles mesures immédiates seront mises en place pour protéger nos résidences jusqu'à la réalisation des travaux? Monsieur DeSousa.
Alan DeSousa ◌7:36:37
Merci, merci monsieur Bass pour le point que vous avez soulevé. Notre administration profite de travailler sur des solutions qui vous permettra au moins avoir des correctifs apportés ici à moyen et long terme. Entre-temps, je pense qu'on avait bonifié l'argent disponible dans le programme de Rénoplex. Montréal. Je vous invite, vous et vos voisins qui sont affectés, de prendre connaissance du programme en collaboration avec votre conseil à Saint-Léonard pour voir par quels moyens des mesures pourraient être prises individuellement, toujours en bénéficiant avec des subventions disponibles par Rénoplex. Je vous invite à ne pas tarder parce qu'essentiellement, vous vous êtes mieux d'avoir ces mesures en place avant que nous ayons la pluie abondante. Entre-temps, je peux vous confirmer qu'en tant que responsable de l'eau, on avait déjà, avec l'accord de l'administration, donné le feu vert à notre service de l'eau de commencer les études nécessaires. Les études que vous avez citées tantôt, de Tetra-Tec et CIMA+, on a pris connaissance de ça. Bien sûr, pour faire les travaux pour l'Angelier, il y a 2 phases. La première phase va être pour le collecteur et pour le faire, il y a encore des études à faire, les diverses études vis-à-vis du sol, etc. Donc nous, on a demandé à nos services d'accélérer le processus, de voir par quels moyens ces études pourraient être complétées le plus rapidement possible et par quels moyens on peut passer à l'action le plus rapidement possible. Possible. Bien sûr, ça prendra un certain temps. Entre-temps, je vous invite à vous protéger vous-même et en même temps, sachez très bien que votre arrondissement avec monsieur Perri et le service de Ville centrale travaillent fort pour accélérer le processus du collecteur Langevin. Merci.
Émilie Brière7:38:40
La question suivante nous provient de Gabrielle Tessère. Elle porte sur les Jardins Saint-Georges et c'est d'ailleurs la troisième question sur ce sujet. Elle se lit comme suit: quels gestes concrets ont été posés dans le dossier des Jardins-Saint-Georges dans les derniers mois? Monsieur Pelletier.
Julien Hénault-Ratelle7:39:01
Bonsoir et merci, monsieur Gabriel Tesserre, pour votre question.
Voix 5B7:39:06
Oui, la situation aux résidences des Jardins-Saint-Georges est effectivement préoccupante et fait l'objet d'un suivi attentif.
Julien Hénault-Ratelle7:39:14
De la part de l'administration, au cours des derniers mois, l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles fait des démarches pour entrer en communication avec le propriétaire. Toutefois, nous n'avons pas été en mesure d'obtenir la collaboration nécessaire afin d'apporter les correctifs requis. Dans ce contexte, comme ma collègue madame Brown, nous invitons toute personne locataire confrontée à des enjeux de salubrité ou de sécurité à signaler la situation en composant le 311 afin de permettre la tenue d'inspections. Nos équipes municipales demeurent pleinement mobilisées afin d'évaluer toute intervention possible pour assurer des conditions de logement conformes aux normes en vigueur.
Voix 5B7:40:06
Merci, madame la présidente.
Émilie Brière7:40:10
La question suivante est de Nathalie Montelongo. Elle porte sur le collecteur Langelier. Elle se lit comme suit. Nous aimerions connaître les prochaines étapes prévues concernant la réparation du collecteur Langelier ainsi que l'échéancier des travaux. La Ville est déjà au courant que ce collecteur est sous-dimensionné et que plusieurs résidents risquent fortement d'être inondés encore cette année. Les propriétaires ont déjà fait tout ce qui était possible de leur côté pour protéger leur maison. Mais malgré cela, nous ne sommes toujours pas capables d'empêcher l'eau d'entrer lors de fortes pluies. Quelles mesures immédiates la Ville prévoit-elle mettre en place afin de protéger les résidences jusqu'au début des travaux? Avec les taxes municipales élevées que nous payons, nous croyons qu'il est de la responsabilité de la Ville de trouver des solutions concrètes et de mieux informer les citoyens sur la situation. Monsieur De Sousa.
Alan DeSousa ◌7:41:04
Merci, madame la présidente. Madame Montelongo, Merci pour votre question. La réponse que je vais vous donner va être très similaire à qu'est-ce que j'ai donné à monsieur Bass. Un, protégez-vous en utilisant les sommes qui sont disponibles, les subventions disponibles dans le programme Rénoplex. Vous avez juste à prendre connaissance, au-delà des efforts que vous avez déployés, prendre connaissance avec l'arrondissement comment vous pouvez avoir accès à ce programme, quelles dépenses sont couvertes et comment vous pouvez mettre ça en place le plus rapidement possible. Le deuxième volet de questions était encore, oui, on avait déclenché les efforts et les études nécessaires pour faire les travaux sur le collecteur Langelier. On fait ça en collaboration avec l'arrondissement, ils sont conscients, on a fait de notre mieux d'accélérer le processus, de réduire le temps, mais encore, ça c'est prévu pour le moyen et long terme. Entre-temps, je vous invite à prendre les mesures nécessaires que vous avez besoin de protéger votre demeure. Merci.
Émilie Brière7:42:08
La question suivante nous vient de Jeanne Gadeau. Elle porte sur le sujet de l'itinérance. Elle se lit comme suit. Il y a beaucoup d'itinérance à Montréal. Est-ce que ça change vraiment quelque chose comme il y en a plus que n'importe quelle année? Pour y répondre, monsieur Langevin.
Benoit Langevin ◌7:42:24
Est-ce que ça change quelque chose? Oui, ça change quelque chose. On a plus de détresses humaines, on a plus d'impact sur nos services, on a plus de difficultés à livrer nos services de bibliothèque, par exemple. On a des enjeux d'insécurité dans le métro. On a eu aussi un rapport aujourd'hui du conseil jeunesse qui a été très révélateur sur le sentiment d'insécurité. Tous des enjeux sur lesquels on se concentre depuis qu'on est en poste. Triplé le budget de l'itinérance, on a augmenté de 3 millions une subvention qui était à 9,5 annuellement pour le programme itinérance intervention milieu, on bonifie dans les 19 arrondissements des investissements dans le milieu communautaire, on arrive avec un programme aussi pour mieux outiller les arrondissements également dans quelques semaines, on est dédié à la question de l'itinérance comme pas d'administration dans le passé. On est vraiment à pied d'œuvre tous les jours. On a déjà ouvert 500 places durant les milieux, durant la période hivernale. On a mis en place une cellule de crise qui s'est transformée en groupe d'intervention tactique en itinérance où est-ce qu'on regroupe comme jamais 2 ministres autour de la table, 3 membres du comité exécutif 2 membres du comité exécutif, une mairesse, l'ensemble du réseau de la santé, on est mobilisés à ouvrir davantage de places. On s'est engagés à 2000 places. On pense que ça va passer par le logement transitoire, la solution pour baisser la pression qui est vécue dans les espaces publics comme vous le constatez. Merci, madame.
Émilie Brière7:44:11
La question suivante nous provient de Denise Ferron. Elle porte sur le sujet de l'accessibilité universelle. Elle se lit comme suit. Madame la mairesse, vous avez déclaré que vous voulez vous asseoir avec le gouvernement, lui montrer quelles sont vos priorités et faire un plan de financement en commun pour le maintien des infrastructures d'eau. Je me demande si vous voulez en faire autant pour l'installation des ascenseurs qui manquent encore dans le métro. Est-ce une priorité pour vous et avez-vous l'intention d'en parler au gouvernement pour obtenir le financement qu'il est censé assurer? Je vous pose la question directement parce que la STM n'a pas donné de réponse claire. Merci. Monsieur Salem, je pense que monsieur Langevin, vous aviez fini. Oui, monsieur Salem.
Aref Salem ◌7:44:54
Oui, merci madame Ferron pour la question. En fait, oui, c'est une priorité. Vous savez que le métro, cette année, il va fêter ses 60 ans et il y a eu un déficit de maintien d'actifs pendant des décennies et décennies. Donc, ce manque d'investissement on est en train de travailler extrêmement fort pour aller chercher l'argent nécessaire. Vous savez, il y a de l'argent qui existe actuellement au niveau fédéral, il y a 25 milliards de fonds qui est là. La mairesse, notre administration, à chaque fois qu'on rencontre un ministre, on essaie de les sensibiliser, que ce soit au niveau provincial ou fédéral, d'aller chercher cet argent. Et comme je le dis souvent, le plus tôt on a l'argent, le mieux c'est. Chaque fois qu'on investit, si on est, si on arrive à investir 1 dollar aujourd'hui, on peut faire certainement plus de millages qu'un dollar qui est investi dans les années futures. Donc oui, c'est un travail de toute haleine qu'on est en train de faire, de tout instant qu'on est en train de faire. Pour ce qui est de l'investissement au niveau de la stratégie de l'eau, vous savez, on a mis cette année dans le dernier budget 1,38 million de dollars qui vient s'ajouter à tous les investissements qui sont déjà là. Donc nous sommes une administration qui s'occupe de nos investissements. Et qu'on agit. Merci, madame la présidente.
Émilie Brière7:46:06
La question suivante nous vient de madame Isabelle Sénécal. Elle porte sur le manque de logements réellement abordables. Elle se lit comme suit. Est-ce que la Ville prévoit utiliser la taxation des logements vacants et si oui, quand? Quelqu'un pourrait répondre? Madame Braun.
Caroline Braun ◌7:46:30
C'est un peu ce que je disais tout à l'heure, ce sont des choses qui sont en analyse présentement, qui nécessitent quand même le temps de faire un état de la situation et de voir quels sont les outils qu'on pourrait avoir ou qu'on a déjà à disposition. Et l'analyse est en cours au service d'habitation. Merci beaucoup.
Émilie Brière7:46:52
La question suivante nous provient de Jérôme Saunier. Elle porte sur l'accessibilité universelle du métro. Elle se lit comme suit. Madame la mairesse, vous avez récemment déclaré que vous êtes, je vous cite, tannée que Québec et Ottawa ne s'entendent pas sur le financement du transport collectif. Je vous comprends. En tant que personne handicapée, s'il y a une chose dont je suis tannée, c'est d'attendre le financement des ascenseurs manquants dans le métro. Nous partageons, vous et moi, le sentiment d'être ignorés pendant que les gouvernements coupent les budgets et tergiversent. Permettez-moi de vous demander où en sont les démarches de la Ville pour obtenir ce financement. La STM m'a donné une réponse évasive. Avez-vous fait une demande officielle au gouvernement fédéral? Faites-vous pression sur le gouvernement du Québec pour qu'il s'entende enfin avec Ottawa pour poursuivre la mise en accessibilité du métro? Merci. Pour y répondre, monsieur Salem.
Aref Salem ◌7:47:47
Merci, monsieur Saunier, pour la question. Et oui, effectivement, Je comprends très bien votre frustration, puis c'est une frustration qu'on est en train de vivre mutuellement. Comme je l'ai dit tantôt dans la réponse, oui, il y a de l'argent à Ottawa, et oui, nous comme administration, nous travaillons extrêmement fort pour aller chercher notre part de cet argent qui est disponible. À chaque fois qu'on a une rencontre avec les ministres, j'essaie de les sensibiliser à avoir une entente le plus rapidement possible. Il y a un nouveau ministre qui a été nommé, j'ai demandé de le rencontrer justement pour le sensibiliser à cette affaire-là. Et nous allons continuer ce travail pour aller chercher l'argent qui est dû pour notre, notre ville, notre métropole, la STM, et pouvoir investir dans le transport en commun. Pour ce qui est de l'accessibilité universelle, il y aura certainement des investissements dans des, éventuellement dans des stations, puis à chaque fois qu'on va investir dans une station, on va la rendre universellement accessible. Merci, madame la présidente.
Émilie Brière7:48:45
La question suivante nous provient de Marc Davignon. Elle concerne les services et elle se lit comme suit. Pourquoi ne pas éliminer les primes de transition pour plus de services? Monsieur Hénault-Ratelle.
Julien Hénault-Ratelle7:49:03
Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Davignon, pour votre question. Écoutez, les allocations de transition sont prévues par la loi sur les traitements des élus municipaux qui ont pour objectif de venir encadrer la fin des mandats électifs où il n'y a pas de sécurité d'emploi, puis qui nous permet d'avoir une certaine condition de transition vers le retour à la vie professionnelle. Mais il faut savoir que les attributions de ces allocations-là sont encadrées par plusieurs critères précis, notamment la durée minimale de mandat, il y a une méthode de calcul, il y a des plafonds, il y a des exclusions également, ce qui vient limiter sa portée financière. Merci.
Émilie Brière7:49:41
La question suivante, et ce sera vraisemblablement la dernière question de notre période de questions écrites, elle nous provient d'Éric Lapierre. Elle porte sur le sujet de la banque Défense et elle se lit comme suit. J'ai entendu des commentaires venant de Toronto sur la banque de Défense. Quelle est la position là-dessus? Pour y répondre.
Caroline Braun ◌7:50:03
Oui, merci.
Émilie Brière7:50:03
Madame Nazarian.
Martine Musau Muele7:50:04
Merci, monsieur Lapierre, pour votre question. Donc, Montréal se mobilise pour accueillir la Banque de défense, de la sécurité et de la résilience de l'OTAN. Montréal offre un environnement crédible, innovant, prêt à soutenir un déploiement rapide et durable. Il faut dire que Montréal possède une solide expérience en relations internationale. On est une ville, la ville canadienne onusienne, elle accueille 68 organisations internationales. Son secteur financier est fort et agile, capable de mobiliser rapidement des capitaux et d'accompagner une institution de cette envergure. Et on a tout un écosystème qui est ici déjà existant en intelligence artificielle, aérospatiale, technologie de pointe. Nous sommes le seul endroit au monde capable d'assembler des avions de A à Z. Et donc, on a une main-d'œuvre qualifiée, multilingue, formée dans des universités de calibre mondial. Et bien sûr, comment oublier nos universités? On est une ville universitaire. Et donc, on parle ici de l'arrivée de la Banque de Défense qui apporterait 3500 emplois qualifiés. Et vendredi dernier, c'est 100 signataires issus de ces divers milieux, des affaires, universitaires, bancaires, aéronautiques, technologiques, qui ont signé une lettre en appui à l'arrivée de la Banque de défense. Et mon message pour vous, monsieur Lapierre, aujourd'hui, c'est que les acteurs sont mobilisés, notre candidature est forte et c'est solide et Montréal est prête à accueillir la Banque de défense. Merci.
Émilie Brière7:51:59
On est à la fin de la période de questions écrites. La parole est au leader.
Julien Hénault-Ratelle7:52:07
Merci, madame la présidente. Écoutez, on était rendu à la fin de l'ordre du jour, donc on arrivait à la rubrique 65. Il ne nous restait uniquement les 3 motions de la part de l'opposition. Donc, avec votre aval, je céderai la parole à ma consœur de l'opposition pour qu'elle prenne le relais au niveau des différentes motions dans l'ordre qui lui siera. Voilà.
Marie Plourde ◌7:52:31
Merci beaucoup. Merci, madame la présidente. Merci, monsieur le leader de l'administration. Alors, pour prendre, on va commencer par la motion 6501 qui traite bien sûr de, je vais vous dire le titre de la motion, alors c'est une révision du programme d'aide à l'achat résidentiel et la création d'un fonds municipal au soutien au loyer pour prévenir l'itinérance. Alors pour cette motion, je céderai la parole à ma collègue Elvira.
Martine Musau Muele7:53:07
Madame la présidente, le mois dernier, avril 2026, la première ministre du Québec annonçait sa volonté de déployer un nouveau crédit d'impôt remboursable pour les premiers acheteurs d'une maison, un crédit qui permettrait de couvrir jusqu'à 5875$ par rapport aux droits de mutation dans l'optique de faciliter l'accessibilité à à la propriété pour les premiers acheteurs. Donc, cette mesure qui se veut un allègement financier a comme aspect positif notamment de réduire les— de ne pas réduire plutôt les revenus municipaux qui proviennent des droits de mutation. Alors, pourquoi cet énoncé d'entrée de jeu? C'est parce qu'il faut se rappeler qu'une mesure comme celle-ci a un lien direct avec une initiative qui avait été mise en place l'équipe de Projet Montréal en 2018 via le programme d'appui à l'acquisition résidentielle de la Ville de Montréal. Un programme qui a été bien accueilli, qui n'est pas parfait malheureusement, notamment en raison du fait que les coûts d'accessibilité à la propriété n'ont fait qu'augmenter au cours des dernières années. Mais ce programme aura eu pour mérite notamment de favoriser les conditions par lesquelles certaines familles certains jeunes professionnels ou tout simplement toute personne qui avait comme rêve de s'établir de façon permanente à Montréal pouvait le faire avec plus de facilité et ça nous permettait en tant que ville d'être fière de contribuer à cela. Maintenant, le contexte a évolué, vous le savez. 2018, on était dans un contexte qui n'est certainement pas celui qui a suivi en 2020 suite à la crise sanitaire que nous avons connue. Alors, il y a lieu de se demander, suite à l'annonce de la Première ministre, que faire aujourd'hui pour s'actualiser en fonction de ces changements? Y a-t-il lieu de réaffecter nos ressources pour maximiser l'impact d'un programme comme celui-là? Alors, on vous soumet que la réponse est oui.
Véronique Fournier7:55:08
Pourquoi?
Martine Musau Muele7:55:08
Parce que maintenant que l'accession à la propriété bénéficierait potentiellement d'un nouvel appui provincial, il y a lieu de se demander quelles autres avenues se pose à nous comme entité municipale pour contribuer à lutter contre la crise du logement qui perdure et qui malheureusement frappe encore de nombreux ménages et de locataires à faible revenu. Je crois ne pas être la seule personne ici qui ait été confrontée à des situations qui ont sérieusement remis en question notre sécurité de logement, que ce soit un imprévu, une une perte d'emploi ou encore tout simplement une dépense imprévue, encore trop de Montréalaises, trop de Montréalais se retrouvent à risque de perdre leur logement s'ils sont en retard de paiement de leur loyer. Alors, qui dit risque de perdre son logement dit nécessairement précarisation accrue et bien entendu itinérance. Pourquoi? Parce qu'on le sait que des premiers enjeux auxquels nous faisons face aujourd'hui est la précarité qui mène à se retrouver à la rue. C'est pourquoi il y a lieu de se pencher sur le programme d'appui à l'acquisition résidentielle, pardon, pour réaffecter une partie des ressources financières qui sont maintenant rendues disponibles par cette future mesure provinciale. Ce qu'on vous présente par cette motion, c'est une opportunité à saisir. Rares sont ces opportunités où un palier de gouvernement supérieur au municipal nous offre une marge de manœuvre additionnelle pour répondre dans l'immédiat à des situations qui ont un impact humain d'abord et bien entendu économique et dirais-je même de développement économique. On l'a entendu tout à l'heure plus tôt aujourd'hui, un citoyen qui se présente en ayant des préoccupations quant à nos travaux publics, qui, selon sa lecture, ont des répercussions économiques, mais qui auraient aussi des répercussions humaines. Donc, je peux résumer la réflexion ainsi. Ces sommes, nous vous proposons qu'elles fassent l'objet d'un fonds municipal d'aide aux loyers. Et si ce n'est pas un nouveau fonds municipal d'aide aux loyers, que ces sommes fassent l'objet d'une entente avec un organisme communautaire comme la Maison du Père. Alors, vous comprendrez que ce n'est pas une nouvelle idée en soi. Je vous rappelle que dans les plateformes respectives de Projet Montréal ainsi que d'Ensemble Montréal, cette proposition était déjà présente. Alors, je nous invite dans notre délibération à faire fi des longues palabres sur la valeur de la notion, sur le pourquoi de la question, et plutôt à s'attarder, à s'intéresser sur l'exécution de la chose parce que l'heure est grave, parce qu'il y a lieu d'agir rapidement et je pense qu'il y a consensus sur la volonté d'agir sur la question de l'itinérance et plus largement de la lutte à la pauvreté et la crise du logement. Pourquoi on vous propose la Maison du Père? Parce que depuis 1969, cet organisme travaille à prévenir l'itinérance. Comment? En offrant, bien entendu, une aide immédiate aux personnes qui sont face à des situations de précarité, mais au-delà de ça, c'est parce que cet organisme communautaire a su faire preuve d'innovation. Dans un contexte où il n'y avait aucune ressource nécessairement dans les institutions publiques pour appuyer de telles démarches, de leur propre initiative, ils ont créé un projet pilote qui visait à créer une banque de loyers. Et ce projet pilote s'est finalisé parce que c'est un succès. Aujourd'hui, ce n'est plus un projet pilote. Aujourd'hui, c'est réellement une banque d'aide aux loyers que la Maison du Père a, qui permet une aide financière ponctuelle, un accompagnement personnalisé qui est absolument essentiel, le tout afin d'éviter la perte de logement pour les personnes qui font face à des difficultés. Qui sont temporaires. Alors, l'opportunité se présente à nous parce que, vous le savez, la prévention est l'élément fondamental et primordial, voire prépondérant, lorsqu'il est question de lutte à l'itinérance. D'agir en mode de prévention, ça permet d'investir, d'investir sur des actions qui sont porteuses. Alors, cette motion, on vous invite à non seulement soutenir, mais à la voter positivement à l'unanimité, parce que toute aide accordée, telle que nous l'avons énoncé dans notre version déposée de la motion, viserait d'abord à être destinée aux ménages locataires à faible revenu qui résident sur le territoire de l'Île-de-Montréal et qui sont à risque de perdre leur logement. Une mesure ciblée comme celle-là, où il n'est pas question de contrer l'accessibilité à la propriété, parce que c'est une question qui est différente en soi. Je reviens ici sur la notion de prévention dans la mesure où on cherche à éviter que les gens se retrouvent à la rue, parce que comment est-ce qu'on peut élaborer une série de mesures, des protocoles par-ci, des groupes tactiques par-là, si on n'a pas le discernement d'attaquer l'enjeu à la source, et la prévention est en première ligne sur ces enjeux. Alors, une mesure ciblée, rigoureuse, alignée sur les besoins les plus urgents, c'est ce qu'on vous propose ici. On demande à l'administration d'évaluer les modalités de suivi également qui seraient nécessaires pour assurer une gestion responsable et transparente des sommes qui sont investies. Un programme comme celui-là, on estime qu'il doit faire l'objet d'une actualisation parce que, je le répète encore, les impacts sont immédiat. Je me permets une aparté parce que j'ai entendu des soupirs tout à l'heure lorsque je me suis permis de nommer les groupes tactiques ou encore les protocoles. Ce n'est pas une critique, c'est un fait. La science le démontre. Si on veut s'assurer d'attaquer des questions comme l'itinérance ou la crise sur le logement, il faut s'attaquer à la source de l'enjeu, et cet enjeu commence par des questions systémiques Alors, je vous invite à vous défaire du sentiment qui vous a peut-être brusqué et à vous concentrer sur l'essence de ce dont on parle ici. Merci.
Chantal Rossi ◌8:01:34
Madame Caroline Brown.
Caroline Braun ◌8:01:39
La présidente, merci. Je vais essayer de rester positive. Donc effectivement, il y a consensus comme quoi il faut agir contre la lutte, il faut agir ensemble et lutter contre la crise de l'itinérance et la crise du logement, qui est une crise humanitaire. Et voilà, donc dans ce contexte-là, Madame la Présidente, je vais proposer des amendements à la motion de l'opposition officielle, qui seront appuyées par mon voisin de gauche qui n'a pas soupiré mais qui a lancé son téléphone. Voilà, donc on parle d'une motion aujourd'hui qui touche à des enjeux fondamentaux à Montréal, c'est-à-dire l'accès à la propriété et la prévention de la perte d'un logement, donc la prévention de l'itinérance. Évidemment, oui, c'est vrai, le gouvernement du Québec a récemment mis en place une nouvelle mesure qui va permettre aux premiers acheteurs d'une résidence principale d'obtenir un remboursement des droits de mutation immobilière par le biais, évidemment, d'un crédit. Et non seulement cet allègement financier-là, ça va permettre aux ménages d'accéder pour la première fois à une propriété, mais en plus, ça va pas affecter les revenus municipaux générés par la taxe de bienvenue. C'est vrai que c'est une mesure qui modifie le contexte dans lequel s'inscrit le présent programme à Montréal. Évidemment, c'est de plus en plus dur d'acheter une propriété à Montréal et je pense qu'on peut se le dire, les prix actuellement sont vraiment indécents. Pour un jeune ménage, pour avoir la, pour avoir une mise de fonds, il faut beaucoup d'épargne. Pour payer l'hypothèque à chaque mois, il faut des revenus très élevés et ils sont en compétition, les premiers acheteurs, avec ceux qui ont déjà une propriété, qui ont déjà une mise de fonds et qui ont eu le temps d'accumuler de l'argent au fil du temps. Et parfois, les familles décident de quitter l'île de Montréal parce qu'effectivement, ils seront pas capables d'acheter une première propriété. Et ça, on ne veut pas ça, personne. Dans ce contexte-là et dans le contexte du nouveau programme du gouvernement du Québec, il y a une analyse qui est entreprise par le Service de l'habitation. Effectivement, on se pose les questions suivantes: est-ce que les outils qu'on a actuellement dans le programme sont encore d'actualité? L'actualité? Est-ce que c'est les bons outils? Est-ce que les objectifs sont encore les bons? Est-ce que c'est encore pertinent? Est-ce que c'est encore efficace? Est-ce que c'est encore nécessaire? La motion reconnaît aussi une autre réalité qui est urgente, c'est la situation des locataires à faible revenu. À Montréal, il y a trop de ménages qui vivent avec, on le dit souvent, avec des marges financières extrêmement serrées. Pire que ça, il y a des gens qui, à cause d'une petite difficulté temporaire, qui peut amener très rapidement à des retards de loyer, perdent leur logement. Puis on le sait, la science le dit, mais on le sait aussi d'un sentiment que tout le monde possède, que la prévention de la perte du logement, c'est un moyen efficace pour lutter contre l'itinérance. Évidemment, si on perd son logement, on peut se retrouver dans la rue. On a promis de bonifier les financements aux organismes communautaires montréalais, on l'a fait. On a promis d'aider ceux qui œuvrent directement sur le terrain en prévention, en recherche de logement, on l'a fait, on le fait, puis on continue à le faire, puis on va le faire encore. Puis oui, des organismes comme la Maison du Père et la Mission Bon Accueil, c'est des organismes qui ont une expertise reconnue en itinérance, qui ont mis en place une banque d'aide de loyer qui permet d'intervenir rapidement, efficacement avant que ça se passe, avant que les gens tombent dans l'itinérance. Ça fait partie de la solution, ça marche. Et la banque d'aide au loyer de la Maison du Père, c'est un soutien qui est financier, qui est ponctuel, qui est accompagné d'un suivi, qui vise l'autonomie financière, la responsabilisation, l'organisation, puis aussi l'utilisation rigoureuse des fonds. Ça marche. On est aussi en accord avec la demande de se doter de mobilité, de suivi rigoureux, absolument, pour que on maximise l'impact des sommes qu'on investit, puis qu'on suive les résultats concrets en matière de prévention. Je voudrais aussi prendre quelques secondes pour rappeler une annonce qui a été faite cette semaine: la construction de 42 logements de transition à Ahuntsic-Cartierville. Ça, c'est un projet quand même innovateur. C'est un projet qui est dédié aux personnes en situation d'itinérance et qui va être complètement protégé du marché spéculatif. Ça va être administré par Mission Bon Accueil. C'est un projet qui repose sur un modèle nouveau, c'est-à-dire on combine l'expertise communautaire, on fait participer le secteur privé, l'arrondissement a un rôle de chef de file, il s'assure d'accélérer le projet notamment en gérant les permis, le zonage et en collaborant avec toutes les parties. C'est une initiative qui illustre bien que c'est possible de faire quelque chose quand on travaille tout le monde ensemble en collaboration. On peut trouver des solutions qui sont durables et pérennes. Ça démontre aussi que des investissements ciblés et structurants en logement de transition, ça peut avoir des impacts majeurs en matière de se sortir de la crise de l'itinérance. Donc, je propose donc des amendements. Ça va nous permettre de reconnaître une nouvelle, qu'effectivement il y a une nouvelle mesure provinciale qui est favorable aux premiers acheteurs, d'ajuster si nécessaire nos outils municipaux. Et de renforcer les mécanismes de prévention de la perte de logement pour les ménages les plus vulnérables. Je vous invite donc à appuyer mes amendements. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌8:07:14
Alors, est-ce que tout le monde a bien reçu le courriel avec les amendements?
Julien Hénault-Ratelle8:07:26
OK.
Chantal Rossi ◌8:07:27
Alors, à partir de maintenant, le débat sera sur les amendements uniquement. Avez-vous quelque chose à proposer, madame Plourde?
Marie Plourde ◌8:07:39
Oui, merci, madame la présidente. Alors, écoutez, j'ai bien entendu et j'ai bien lu les amendements proposés par madame Brown. Je suis d'accord, les prix d'acquisition de logements, je pense qu'on s'entend sur l'ensemble des propositions, sauf qu'en fait, Oui, les prix sont indécents, oui, mais c'est pas l'essence de notre proposition. On demande vraiment la création d'un fonds municipal de soutien aux loyers pour prévenir l'itinérance. Et puis les amendements qui sont proposés, ben, ils changent l'esprit de la motion. Avec les amendements, le sujet qu'on a apporté aujourd'hui, ben, il devient secondaire. Alors nous, ce qu'on demandait, c'était la réaffectation d'une partie des sommes rendues disponibles par Québec pour les personnes plus vulnérables. Alors, je trouve que c'est pas— en fait, ça vient dénaturer l'essence de notre proposition, madame la présidente. Et conformément à l'article 84, on trouve que ces amendements ne sont pas recevables puisqu'ils dénaturent, comme je l'ai mentionné, l'essence de notre proposition. Mais ça pourrait très bien être deux motions différentes, deux propositions, mais je sais qu'on est sur le même, on a les mêmes objectifs aussi. On a parlé aujourd'hui du protocole, on était tous émus d'avoir cette adoption-là qui a été faite à l'unanimité, mais on s'entend qu'une banque pour aider les gens qui sont en position de vulnérabilité, qui sont aux portes de la rue, ben c'est quelque chose de précieux, c'est le dernier filet qu'on peut leur offrir. Alors je pense que si on veut être cohérent avec ce qu'on a adopté aujourd'hui, ben on pourrait peut-être scinder ça, mais je pense qu'aujourd'hui on on pourrait voter tous ensemble pour cette motion-là. Alors, ce que je demande, c'est de ne pas recevoir les amendements et d'adopter la motion telle que proposée. Merci.
Chantal Rossi ◌8:09:24
Je vais juste revoir. Monsieur Lida.
Julien Hénault-Ratelle8:09:40
Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, j'entends l'argumentaire de ma consœur de l'opposition, mais je ne partage absolument pas son point de vue. Écoutez, le titre même de la motion de l'opposition, c'est Révision du programme d'aide à l'achat résidentiel et création d'un fonds municipal de soutien aux loyers pour prévenir l'itinérance. C'est exactement ce que disent nos amendements, madame la présidente. Si vous allez les voir, on rajoute des compléments d'information dans les attendus sur la difficulté d'accès à la propriété, sur le fait que la commission sur le développement économique urbain et l'habitation s'est déjà penchée sur la révision dudit programme. Puis quand on s'en va dans les résolus, vous remarquerez que la moitié des résolus sont exactement les mêmes qu'auparavant, puis quand on se penche sur les autres, c'est des formulations de phrases qui sont différentes. Donc si on prend le premier, notamment sur le programme d'acquisition, d'appui à l'acquisition résidentielle, il proposait initialement que le conseil municipal demande à l'administration municipale d'entreprendre une révision, d'évaluer la possibilité de réaffecter une partie de Nous, on dit de revoir le programme d'appui à l'acquisition résidentielle afin de soutenir les premiers acheteurs. Bref, madame la présidente, si vous regardez les différents amendements qu'on vient déposer, ça ne dénature absolument pas la motion qui a été déposée de la part de l'opposition. On vient apporter un supplément d'information sur certains attendus et évidemment d'orienter en fonction de nos priorités de l'administration les résolus qui en découlent sans dénaturer d'aucune manière le contenu de la motion.
Marie Plourde ◌8:11:01
Merci, madame la présidente. J'aimerais attirer votre attention sur le troisième attendu, donc résolu plutôt. Alors ici, on a bifurqué. Nous, on avait proposé que le conseil municipal demande à l'administration municipale d'entreprendre une révision du programme d'appui à l'aide, d'appui à l'acquisition résidentielle, et d'évaluer la possibilité de réaffecter une partie des ressources financières financières rendues disponibles par la mesure provinciale. Or, la modification qui est proposée, l'amendement qui est proposé, on mentionne ici, on biffe tout ce qui fait appel à la réaffectation des sources et on dit que soit revu afin de soutenir les premiers acheteurs de propriétés neuves, notamment par la mise en place d'instruments financiers facilitant l'obtention de la mise de fonds initiale. Donc ici, c'est vraiment dommage parce qu'on oppose des gens qui sont en situation de vulnérabilité, qui sont locataires, à des gens qui veulent faire l'acquisition d'une propriété. Ça ne devrait pas. Ce sont deux combats différents, puis deux combats qu'on mène de chacun de notre côté. Alors sincèrement et clairement, cet attendu-là, ce résolu-là défait un peu, défait pas mal la proposition qu'on a faite à travers cette motion-là. Je vous demande de recevoir notre demande, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌8:12:15
Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle8:12:18
Madame la présidente, écoutez, l'article 84 est très clair. Il mentionne qu'il faut que des amendements portent sur le même sujet. On est exactement dans ce cas de figure ici. Quand j'entends l'argumentaire de l'opposition qui vient dire qu'on met en opposition les premiers achats avec les personnes les plus vulnérables, c'est exactement ce qu'on ne fait pas, contrairement à ce qui était présenté dans le cadre de la motion. Nous, on dit on veut venir aider tout le monde, donc à la fois les premiers achats à la fois les personnes les plus vulnérables. Comme on a pris les deux engagements, donc l'objectif est exactement le même. Si après ça la méthode n'est pas la même pour y arriver, malheureusement, c'est pas une raison pour venir rejeter les amendements de la part de l'administration. L'essence de la motion reste la même, le sujet de la motion reste le même, c'est la technique pour arriver aux objectifs qui est différente. Ça, c'est en rien un argumentaire ou une raison de venir rejeter de facto nos nos amendements qu'on dépose aujourd'hui.
Chantal Rossi ◌8:13:13
Madame la leader.
Marie Plourde ◌8:13:15
Alors, en tout respect, je ne suis pas d'accord avec ce que vient de mentionner mon collègue, le leader de l'administration.
Chantal Rossi ◌8:13:21
Je m'en doutais.
Marie Plourde ◌8:13:22
Pardon?
Chantal Rossi ◌8:13:22
Je m'en doutais.
Marie Plourde ◌8:13:25
Oui, on le mentionne, l'article 84, un amendement doit concerner le même sujet que la motion principale et ne peut aller à l'encontre de son principe. On parle ici d'aider des personnes, des locataires en situation de vulnérabilité, et là on nous amène des arguments pour faciliter l'acquisition à la propriété. 2 choses différentes en soi, un programme qui pourra avoir 2 volets, mais celui-là, nous on veut s'assurer que les personnes en situation de vulnérabilité, avant de se retrouver à la rue, reçoivent ces sommes-là. Et c'est ça, et je sais que tout le monde est d'accord avec ça, aujourd'hui. Alors, s'il vous plaît, recevez cette demande, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌8:14:04
Bon, je viens de les regarder, et quand vous dites que c'est pas dans ce sens-là, je suis obligée d'admettre qu'une des modifications où on dit, il est entendu que la Ville bonifie le financement aux organismes communautaires montréalais qui soutiennent les personnes vulnérables sur les terrains en prévention et en recherche de logement. Je pense qu'on est vraiment dans le sens de la motion là. Écoutez, je comprends que vous n'êtes pas d'accord, mais je pense que c'est dans le sens de la motion là. On est vraiment là-dedans. Je vous ai laissé parler, ça fait comme 3 fois, c'est peut-être à mon tour. Que la Ville poursuive les discussions avec le FREPRU, avec l'OMHM, le RAPSIM, le siliceux. Le chemin est peut-être pas celui que vous souhaitez, mais je ne sens pas que ça dénature la motion en autant que je suis concernée. On est dans le même sens, on est, on essaie d'aider. Puis je comprends, je comprends que vous n'êtes pas content des amendements, c'est votre rôle, puis je le comprends, mais Je ne crois pas que la motion est dénaturée avec les amendements qui sont présentés. Alors, je vais accepter les amendements tels qu'ils sont présentés et vous allez débattre, vous aurez à débattre sur la motion avec les amendements. Alors, madame Caroline Caruallanqui, est-ce que c'est sur les amendements ou c'est sur la principale? La principale. Parfait. Alors, sur les amendements.
Marie Plourde ◌8:16:11
Vous allez trouver que je suis un disque qui saute, mais je vais revenir sur les amendements en tant que tels. Oui, on parle ici d'aider éventuellement des groupes qui sont sur le terrain Mais nous, la création, ce qui est important, c'est la création d'un fonds spécifique pour les personnes qui, comme l'a mentionné madame Brown, il s'agit—
Chantal Rossi ◌8:16:29
Madame Plourde, j'irai en fin d'explication.
Marie Plourde ◌8:16:31
Oui, je sais, mais on discute sur l'amendement. Là, je vous dis que nous nous opposons à ces amendements pour les raisons que je vous explique aujourd'hui. Donc, on est à 1 ou 2 paiements de loyer de se retrouver à la rue dans bien des cas. Et quand on regarde les statistiques, les gens qui se retrouvent à la rue, Il y a une grande partie des gens qui, pour des raisons, n'ont pas été capables de payer leur loyer. Donc ce qu'on veut faire, c'est pas juste accompagner les gens qui sont en situation de vulnérabilité, c'est d'aider les gens à ne pas se retrouver dans ces situations où ils deviennent extrêmement vulnérables, et c'est de leur donner des sous pour les aider justement à payer leur loyer, à faire en sorte qu'ils se retrouvent pas là. Donc si je ne m'abuse, nous allons Je vais laisser. Alors sur les amendements, madame Tanguay.
Chantal Rossi ◌8:17:23
Madame Tanguay.
Élise Tanguay8:17:26
Merci, madame la présidente. En fait, moi j'ai un souci avec l'amendement où on vient prendre, tu sais, l'objectif de la motion, c'était vraiment d'aider des locataires. Je vous inviterais à battre les amendements considérant que auprès un programme justement de la Ville qui aidait les propriétaires, ben là, magie, on est content, il y a un nouveau programme provincial qui va aider les propriétaires à s'acheter une première maison, tant mieux, on est tous d'accord que ça peut être une bonne idée. Après, les amendements ici viennent nous indiquer que dans le fond, c'est pas seulement, nous ce qu'on voulait faire, c'est rediriger cet argent-là vers les locataires, Donc de ces programmes-là qui étaient destinés aux propriétaires vers les locataires, les amendements nous amènent complètement ailleurs, donc à un endroit où on va, on veut pas choisir si on veut aider seulement les locataires avec cette motion-là, ce qui était l'objectif premier, et c'est d'ailleurs dans le titre de la motion. Donc on souhaitait que ça puisse aider exclusivement les locataires parce qu'on sait que ce sont les locataires et non pas les propriétaires, même ceux qui qui peinent à acheter, qui sont sur le bord de la rue ou de la vulnérabilité. En ce sens, c'est, je trouve ça un peu absurde qu'on débatte du fait de prendre l'argent qui était dû à des propriétaires pour le redonner à des propriétaires. C'est pas du tout l'objectif de la motion. Donc je vous invite à battre ces amendements-là et à se concentrer sur l'essentiel, donc la crise du logement, elle concerne les locataires de prime abord.
Chantal Rossi ◌8:19:02
Si vous vous invitez ou vos collègues à battre, est-ce que vous demandez un vote sur les amendements?
Élise Tanguay8:19:08
Pas pour l'instant, c'est ma prise de parole sur les amendements. Donc moi, j'inviterai, lorsque le moment sera venu, mes collègues à battre ces amendements qui nous permettraient de revenir à la principale dans son essence.
Marie Plourde ◌8:19:20
Merci.
Chantal Rossi ◌8:19:20
Merci, madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier8:19:23
Oui, merci, monsieur le maire. Je souhaite qu'on prenne peut-être un petit pas de recul sur l'amendement qui est proposé puisque, à mon sens, il vient dénaturer la notion de la motion. On était vraiment axé sur l'aide aux locataires, là on vient changer le focus, ajouter finalement une deuxième dimension qui est vraiment centrée sur l'aide aux propriétaires. Puis je prends un petit pas de recul ce matin, vous avez sûrement tous lu Francis Veil, moi je pense que c'est une lecture quotidienne incontournable, c'est le congrès de l'Association des économistes, c'est pas les premiers à le dire, ça fait plusieurs fois qu'on l'entend, les politiques de soutien à l'acquisition du premier acheteur et le soutien à la propriété, ce qu'on se rend compte finalement quand on fait des analyses des politiques publiques qui vont en ce sens-là, bien elles contribuent finalement à hausser la demande en habitation et on a, pardon, excusez-moi, on a encore des constats qui nous mènent à une forme d'aberration et je le cite: nos gouvernements, pourquoi misent-ils encore autant sur l'accès à la propriété? Ces dernières années, une pléthore de mesures ont vu le jour pour aider les ménages à la propriété: le RAP, le REER, le CELIAP, depuis peu, la taxe de bienvenue qui cette fois-ci prise par le gouvernement du Québec, donc nous laisse, nous dégage un espace financier à l'échelle municipale pour réfléchir à des politiques publiques qui vont ailleurs que de soutenir l'achat de la propriété, qui viennent finalement s'adresser à une clientèle qui est à la frontière de la vulnérabilité et une clientèle locataire vulnérable. Ce que monsieur Veil nous rajoute, et je pense que c'est assez connu aussi, c'est qu'en ce type En stimulant des politiques, les gouvernements, aussi bien municipaux, contribuent à la hausse des prix des propriétés, ce qui nuit à l'accession. C'est sans compter que ces aides peuvent accentuer les inégalités, sachant que les acheteurs qui en profitent sont souvent plus nantis que la moyenne de la population. On ne s'adresse plus aux locataires en situation de vulnérabilité. L'aide à l'accès à la propriété est une mesure, et j'ouvre les guillemets, sont cités dans le texte par l'économiste Jean-Pierre Lessard: l'aide à l'accès à la propriété est une mesure politique, pas économique. Moi, je nous amène à prendre ce pas de recul. On a une opportunité avec la décision de Québec, qu'on peut questionner par ailleurs par les effets pernicieux qu'elle peut amener. On a un espace qui vient de se dégager au niveau municipal pour venir appuyer une clientèle locataire plus vulnérables, qu'on sait qui sont malheureusement à la marge, à la dernière marche avant des situations qui peuvent être dramatiques en termes de logement. Et c'est l'essence même de cette motion de prendre cet espace pour pouvoir agir sur des politiques qui ne contribuent pas à hausser les inégalités, mais qui viennent justement essayer de prévenir et d'être sur le dernier rempart. Alors moi, je vous invite, collègues, à ne pas accepter cet amendement et à respecter l'essence de cette motion et de prendre surtout un pas de recul, autant dans ce conseil-ci que dans les suites sur nos réflexions en habitation. Est-ce que par nos actions n'aurions-nous pas un effet pervers aussi sur l'accès à la propriété et sur le marché de l'habitation qui ultimement rend de plus en plus difficile la capacité de se loger en toute décence à Montréal?
Chantal Rossi ◌8:22:56
Madame Caruallanqui, est-ce que je peux vous— est-ce que vous intervenez sur l'amendement cette fois-ci ou sur la principale? Sur les amendements. Sur les amendements, allez-y. Merci beaucoup, madame la présidente. En fait, premièrement, je tiens à rappeler la motion. C'est quoi la motion? La révision du programme d'aide à l'achat résidentiel et la création d'un fonds de municipal de soutien au loyer pour prévenir l'itinérance. Donc c'est ça le principe, c'est ça l'objectif de la motion. Alors j'aimerais préciser ici, les amendements qui ont été proposés modifient substantiellement cette motion.
Marie Plourde ◌8:23:37
Pourquoi?
Chantal Rossi ◌8:23:37
Le principe, en fait, il faut distinguer le principe de la motion principale de ses modalités. Un principe étant un élément essentiel d'une motion. Ici, l'élément essentiel, c'est une aide financière.
Marie Plourde ◌8:23:56
Excusez-moi.
Chantal Rossi ◌8:23:58
Juste un instant, s'il vous plaît. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle8:24:01
Oui, madame la présidente. Écoutez, ça fait deux interventions. J'ai pas interrompu ma collègue Fournier. Mais écoutez, vous avez déjà statué sur le fait de dénaturer ou non la motion. Donc, j'inviterais mes collègues de l'opposition à parler du contenu et du fond des amendements et pas du fait que, selon eux, ça vient dénaturer la motion qui a été déposée. Ça a déjà été statué par vous, donc je les inviterais à arrêter d'avoir ce discours et de se pencher sur le fond, sur les enjeux qu'il y a, selon eux, dans les amendements qu'on vient déposer, ce qu'on est supposé faire en ce moment. Merci.
Martine Musau Muele8:24:31
Merci.
Chantal Rossi ◌8:24:32
Vous voulez continuer sur les amendements? Oui, sur les amendements.
Marie Plourde ◌8:24:37
Vous m'avez cédé la parole, donc j'ai pris la parole.
Chantal Rossi ◌8:24:40
Cédé la parole effectivement, mais ça c'est sur les enjeux des amendements. Oui, alors on y va, allez-y. Merci beaucoup.
Marie Plourde ◌8:24:48
Un instant, je vais juste—
Chantal Rossi ◌8:24:51
donc je parlais concernant l'amendement. En fait, si on regarde l'article 84, madame, j'ai déjà statué, d'accord? La motion, elle est recevable, les amendements sont recevables. Maintenant, on discute des amendements, pas s'ils sont recevables. Ça, ma décision est prise et elle est irrévocable. Alors maintenant, on parle des amendements. OK, ben concernant les amendements, en fait, il est important de distinguer, comme j'ai dit, les principes de la motion principale et je les réitère. Vous avez déjà statué à propos de ça, mais la motion que nous avons présentée avec comme principe vraiment fondamental d'aider financièrement les personnes qui sont à risque de se retrouver dans la rue, à risque d'itinérance.
Marie Plourde ◌8:25:43
Voilà ce que je voulais dire.
Chantal Rossi ◌8:25:44
Merci. Merci, madame Soraya Martinez Ferrada. Madame Lemairese.
Élise Tanguay8:25:50
Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, puis je vais prendre un peu les mots de la leader de l'opposition, quand elle dit on est tous d'accord, honnêtement, on est tous d'accord sur le fond, vous avez raison. On est d'accord sur le fond. Vous avez présenté une motion dans laquelle vous mettez en contradiction deux éléments. Vous avez fait ça en présentant la motion. Vous avez parlé d'un programme d'accès à la propriété en contrepartie d'un programme d'accès au logement, en prévention au logement. Vous avez présenté deux faits dans cette motion pour lesquels nous, on présente des amendements parce qu'on défend les deux, tout simplement. J'entendais ma collègue madame Fournier par rapport, par rapport à l'enjeu de l'accès à la propriété. Vous savez, on peut parler de beaucoup d'études. Moi, je vais vous en donner une autre étude. Les projections de l'Institut de la statistique du Québec, dévoilées en septembre 2025, indiquent que Montréal pourrait perdre plus de 201 000 résidents d'ici 2030, 12% de réduction démographique, parce que les gens, bien, ils s'en vont ailleurs, madame la présidente. Ils s'en vont ailleurs, entre autres, pourquoi? Parce qu'ils ne sont pas capables d'acheter à Montréal. On a un écart générationnel sur lequel les jeunes en bas de 35 ans ne peuvent pas ni rêver de pouvoir s'acheter une propriété à Montréal. Avons aussi une responsabilité comme administration publique de faire tout ce qu'on peut pour retenir nos jeunes et nos jeunes familles ici à Montréal. Maintenant, madame la présidente, je suis contente de voir que l'opposition nous présente une motion dans laquelle, si je peux leur envoyer d'ailleurs le lien s'ils le veulent, sur le programme d'engagements électoraux. À la page 19 de notre programme, madame la présidente, prévention, aider les Montréalais à rester chez eux. Je vais vous lire exactement ce qui est écrit ici, je le vois devant moi. Soutenir et bonifier le programme de banque d'aide au loyer de la Maison du Père pour contrer le phénomène des évictions. Créer une banque de logements destinée aux ménages sans option au lendemain du 1er juillet. Soutenir le projet de clinique juridique de deuxième ligne, du droit au logement, parce qu'on doit s'attaquer au droit du logement quand on veut prévenir les gens de perdre leur logement. Donc, madame la présidente, on est tous d'accord sur le fond. Maintenant, soyons responsables, regardons en avant, regardons comment on peut aider nos jeunes, nos familles à rester ici et surtout aussi de ne pas perdre leur logement et prévenir justement qu'il n'y en ait pas. Plus de gens en itinérance, on dit la même affaire. Alors, je pense qu'on peut juste adopter les amendements, adopter la motion, on va tous être contents, puis on va tous travailler ensemble pour que les jeunes achètent ici, puis que les familles ne perdent pas leur logement.
Chantal Rossi ◌8:28:50
Madame Caroline Braun.
Caroline Braun ◌8:28:58
Peut-être juste rajouter que lors du dernier conseil, on s'est fait envoyé le message très clairement qu'on, de nous inviter à faire des amendements, à ne pas voter contre les motions, ce que nous faisons à l'heure actuelle. Et je me permets de vous lire l'amendement pour appuyer les propos de madame la mairesse, à l'effet qu'on veut toute la même affaire et qu'on n'est pas en train de mettre en opposition les acheteurs et les pauvres locataires. Lisons l'amendement tel que proposé. Que la Ville bonifie le financement aux organismes communautaires montréalais qui soutiennent les personnes vulnérables sur le terrain en prévention et en recherche du logement, dont la Maison du Père et la Mission Bon Accueil, afin de soutenir une banque de logements et d'aide au loyer. C'est écrit là, c'est ce qu'on propose de voter tout le monde ensemble. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌8:29:56
Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle8:30:06
Merci, madame la présidente. Écoutez, appuyé par madame Caroline Braun, je vais demander un vote nominal sur les amendements qu'on a déposés.
Chantal Rossi ◌8:30:16
On va commencer par là, on va voter sur les amendements, puis après on revient sur le principal. Merci. Alors, on ouvre les portes et on sonne les cloches. C'est bon, on ferme les portes s'il vous plaît. Monsieur le greffier, on y va. Madame Brown, s'il vous plaît, pour le vote, à votre place s'il vous plaît.
Voix 5B8:31:39
Donc Madame la mairesse, Monsieur Pinard, Madame Black, Monsieur Salem, Monsieur Devaux-Guizani, Monsieur Hénouratel, Madame Rousseau-Bélanger, Monsieur De Souza, Madame Brown. Monsieur Langevin. Madame Gagnon. Madame Moreau. Monsieur Teodorescu. Madame Valenzuela. Pour. Monsieur Beis. Madame Nazarian. Monsieur Hariri. Monsieur Corville. Madame Janou. Monsieur Roberts. Madame Terou Séguin. Madame El Corbi. Monsieur Esposito. Madame Moussen. Madame Varela. Monsieur Pelsier. Madame Trouveau. Monsieur Perry. Monsieur Moroz. Monsieur Rapanà. Madame Thiagarajah. Monsieur Roussel. Madame Anneus. Madame Plourde. Monsieur McCray. Monsieur Ouellet. Madame Fournier. Madame Blanco. Madame Beauvais, Madame Wang, Monsieur Posé, Monsieur Lalonde, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Musau-Muele, Monsieur Limoges, Madame Doyon, Monsieur Monsieur McQueen, Madame Houbart, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myrand contre, Madame Kaya Yanki, Madame Brière contre. Madame Villain. Monsieur Downey. Madame Tanguy. Madame Beauregard. Madame Blanchet. Monsieur Deschamps. Madame Palestini. Madame Hénault. Monsieur Barone.
Chantal Rossi ◌8:35:19
Qu'on ouvre les portes. Alors, 37 pour les motions et 25 contre. Alors maintenant, on revient à la principale amendée. Madame Martine Musau-Muele.
Martine Musau Muele8:35:46
Madame la présidente, est-ce que vous pouvez me confirmer le temps qu'il me reste quant à mon intervention sur la principale, s'il vous plaît?
Chantal Rossi ◌8:35:57
Une minute et trente secondes.
Martine Musau Muele8:35:59
Très bien. Est-ce que vous pouvez recommencer l'horloge, s'il vous plaît?
Chantal Rossi ◌8:36:02
Est-ce qu'on peut recommencer l'horloge à zéro? Voilà.
Martine Musau Muele8:36:07
Je résumerai ma pensée ainsi: opportunités manquées. La première opportunité, c'est celle de déjà diviser la délibération parce que le sujet a une certaine complexité qui semble échapper à l'administration. Donc, je m'inquiète parce que vois une tendance de vouloir un peu simplifier les débats alors qu'ici on a l'opportunité d'aller dans un niveau de détail qu'il n'est pas possible autrement. L'administration mentionnait que nous disons la même chose. Je me dois de souligner que non. Il y a une nuance fondamentale qui est échappée ici. Je vais l'illustrer brièvement comme ceci. Lorsque l'administration nous dit que nous avons nous-mêmes apporté dans la motion les termes qui nous amènent à la décision, que vous avez prise, c'est inexact. La population ne lira certainement pas la motion, alors je précise ce qui suit. Le programme d'acquisition résidentielle s'appelle ainsi. Il a été introduit dans la motion pour mettre en contexte les raisons qui nous amènent aujourd'hui à faire la proposition qui devait faire l'objet de la délibération principale, à savoir que lorsqu'on veut parler de prévention, on voulait s'attarder sur la question de la bonne de loyer. Alors pour moi, c'est curieux de penser qu'on aurait pu s'asseoir aujourd'hui devant, par exemple, une mère monoparentale qui est à risque d'aller dans la rue, puis lui dire, mais en passant, vous inquiétez pas parce qu'on va également bonifier l'accessibilité à la résidence, alors que la question n'est pas là. Elle aurait pu faire l'objet d'une délibération différente parce que maintenant que les consultations prébudgétaires sont à risque, on ne sait même pas dans quelle mesure est-ce qu'on pourra réellement débattre et réfléchir ensemble de la division d'un travail qui se fait pour prévenir que les gens se mettent à la rue et un travail distinct pour retenir nos familles à Montréal et les encourager à profiter d'un programme d'acquisition résidentielle. Opportunité manquée malheureusement, mais il y en a d'autres.
Aref Salem ◌8:37:59
Merci.
Chantal Rossi ◌8:38:00
Madame Marie Plourde.
Marie Plourde ◌8:38:03
Alors, madame Musau-Muele a bien exprimé met notre pensée. Sur ce, nous allons demander le vote nominal, s'il vous plaît.
Chantal Rossi ◌8:38:10
Parfait. Alors, on ferme les portes, on sonne les cloches. On ferme les portes, s'il vous plaît. C'est bon, on peut y aller.
Voix 5B8:39:15
Madame la mairesse, Monsieur Pinard, Madame Black, Monsieur Salem, Monsieur Devaux-Guizani. Monsieur Hénault-Ratelle. Madame Rousseau-Bélanger. Monsieur De Sousa. Madame Brown. Monsieur Langevin. Madame Gagnon. Madame Moreau. Monsieur Teodorescu. Madame Valenzuela. Pour Monsieur Beis, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Janou, Monsieur Roberts, Madame Terusegué, Madame El Corbi. Monsieur Esposito, Madame Mohsen, Madame Varela, Monsieur Pelletier, Madame Prouvost, Monsieur Perry, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà. Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McRae, Monsieur Ouellet, Madame Fournier. Madame Blanco, Madame Bouvet, Madame Wang, Monsieur Posé, Monsieur Lalonde, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Mouéle, Monsieur Limoges, Madame Doyon. Monsieur McQueen. Madame Houbart. Monsieur Demers-Dubé. Madame Myrand. Contre. Madame Kawaianki. Madame Brière. Madame Villain. Monsieur Downey. Madame Tanguy. Madame Bourgogne. Madame Blanchet. Monsieur Deschamps. Madame Palestini. Madame Hénault et Monsieur Barone.
Chantal Rossi ◌8:42:45
Qu'on ouvre les portes, s'il vous plaît. Alors, 37 en faveur, 25 contre. La motion amendée est adoptée. Madame la leader de l'opposition.
Marie Plourde ◌8:43:11
Merci beaucoup, madame la présidente. J'ai bien hâte de dire aux personnes qui sont sur le bord de perdre leur appartement qu'on a voté pour appuyer l'acquisition de propriété. Cela dit, cela dit, nous allons passer au point 65-02 et je cède la parole à ma collègue Élise Tanguay.
Élise Tanguay8:43:34
Oui, merci madame la présidente. En fait, conformément à l'article 88 du règlement de régie interne, à titre d'autrice de la motion, je souhaite la retirer puisque les amendements qui nous ont été présentées et qu'on a discutées en amont nous laissent croire qu'on n'est pas mûrs aujourd'hui pour adopter un texte véritablement convaincant sur l'importance de lutter contre les locations à courte durée illégales. Merci.
Chantal Rossi ◌8:43:55
Alors, la 6502 est retirée. Madame la leader pour la 6503. Madame la leader de l'opposition.
Marie Plourde ◌8:44:14
Allô, bonsoir. Pour la 6503, je laisserai la parole cette fois-ci à mon collègue Olivier.
Olivier Demers-Dubé ◌8:44:33
Merci, madame la présidente. Donc pour cette dernière motion de la soirée, Madame la Présidente, ce que je veux vous dire, c'est que nous en sommes à l'ère où l'intelligence artificielle peut déterminer le résultat d'une élection. On voit apparaître de plus en plus d'hyper-trucages d'images, de voix, de vidéos dont la qualité confond même les experts. Personnification de politiciens par voix de synthèse, modification hyper-réaliste de photojournalisme pour en détourner un message, ou encore la production intégrale de fausses vidéos de personnalités prenant part au débat public afin de l'influencer. Le vrai, le faux se côtoient de plus en plus sur un pied d'égalité. Ce paradigme émergent, il érode les fondements de notre réalité, notre réalité partagée. Et cette réalité partagée, c'est la matière première de notre démocratie. Cette réalité partagée, c'est ce qui nous permet de débattre, de réfléchir et de penser notre avenir collectif. La base des bases, c'est d'abord que nous puissions avoir confiance que notre réalité, elle est vraie et que nous échangeons à partir de ce qui existe. Cette confiance, c'est le pilier des piliers du processus démocratique de nos élections. Mais les exemples internationaux qui s'y attaquent, à cette confiance, ils ne manquent pas. En 2024, au New Hampshire, État avec lequel nous partageons une frontière, une voix de synthèse de Joe Biden générée par l'intelligence artificielle a été utilisée pour appeler des centaines de milliers d'électeurs et les inciter à ne aller voter aux élections. Toujours en 2024, en Roumanie, un résultat électoral a été annulé par la Cour à la suite de la découverte d'environ 25 000 comptes TikTok ultra-partisans soient devenus particulièrement actifs 2 semaines avant l'élection. Les observateurs du Partenariat mondial sur l'intelligence artificielle notent également plusieurs autres cas en Angleterre, en Hongrie, au Brésil, Bangladesh et même au Canada dans le dossier de l'indépendance de l'Alberta. Et est-ce que ce sont des cas isolés? Absolument pas. C'est un phénomène qui est en pleine explosion au fur et à mesure que les outils se développent. En 2021, on dénombrait environ une quarantaine de ces événements par mois. Aujourd'hui, c'est plus de 350 par mois, apprenait-on dans le dossier sur l'intelligence artificielle de La Presse. Ça, Madame la Présidente, c'est environ 4000 cas par année. D'ailleurs, plus proche de nous, le député solidaire à l'Assemblée nationale Gabriel Nadeau-Dubois a mené une expérience en partenariat avec le journal La Presse. Le résultat, c'est une vidéo d'environ une trentaine de secondes hyper réaliste où le principal intéressé brosse un portrait plutôt pessimiste de son séjour en politique et où il remet en question la pertinence financement de certaines instances démocratiques. Le problème, c'est quoi? C'est qu'il n'a jamais prononcé ces mots-là, il n'a jamais tourné cette vidéo, il n'a fourni aucun matériel à la presse pour qu'elle réalise cet hyper-trucage. Si vous ne l'avez pas vu, je vous invite à en prendre connaissance, je vous invite à prendre connaissance du dossier. Plus préoccupant encore, Même en portant attention à la vidéo, à peu près tout est réaliste au point d'en être crédible. Le linge qu'il porte est cohérent avec sa vraie garde-robe, les syntaxes de phrases qu'il emploie, les mimiques, les expressions faciales, toutes sont siennes. Après l'écoute de la vidéo, le député de l'Assemblée nationale admet lui-même que s'il n'avait pas été mis au courant de la supercherie, il n'aurait pas pu dire hors de tout doute qu'il n'était pas lui-même l'auteur de la vidéo. En d'autres mots, même le politicien aguerri qu'est Gabriel Nadeau-Dubois a douté, à savoir si sa propre image, sa propre voix, ses propres expressions étaient vraies ou fausses. Et tout ça, ça a été réalisé avec quel type de ressources, en combien de temps? Est-ce que c'est Rodéo FX, notre fleuron québécois en effets visuels, qui a eu les coudées franches et un mois pour monter la proposition? Non. Ça a été fait avec un logiciel à 15$, avec seulement du contenu disponible en ligne et en à peine 3 jours. Essentiellement, Madame la Présidente, c'est à ce type très précis d'outils que l'on pourra être confronté lors de nos prochaines élections municipales, fédérales et, à très, très court terme, nos élections provinciales. Et donc, à partir de ces constats, que pouvons-nous faire? Que devons-nous faire? La première chose, Madame la Présidente, c'est de dénoncer collectivement les situations qui sont inacceptables pour lutter contre la désinformation et ses techniques d'amplification. Et c'est ce que nous souhaitons faire ici ce soir avec cette motion. La seconde, c'est de se doter d'outils concrets communs afin d'améliorer la qualité du débat public. C'est en ce sens qu'a été élaboré le Code de bonne conduite pour l'utilisation de l'IA par les partis politiques du Québec. Il s'agit d'une initiative conjointe d'IVADO et du CEMIA, deux organisations montréalaises reconnues internationalement pour leur travail de promotion d'une intelligence artificielle responsable et développée au bénéfice de l'humanité. Les principes énoncés dans le Code sont simples, sont clairs: la transparence, l'usage responsable, la sécurité et la gouvernance, et la sensibilisation et la prévention. Autant les principes que je viens d'énoncer que la liste d'actions qui en découlent ont été structurés par IVADO et le SEMIA, mais aussi avec les réflexions des directions générales des partis politiques nationaux à Québec. Donc essentiellement, guidé par nos experts, Montréalais qui plus est, experts et scientifiques reconnus, un code de conduite pour l'utilisation de l'IA a été développé avec et pour les partis politiques du Québec. Je rappelle d'ailleurs que la motion présentant le code de conduite a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale en mars dernier. Et pour le citer, ce code de conduite, plus précisément le mot d'introduction: Voici ce qu'il dit: s'il ne fait pas de doute que l'utilisation de l'intelligence artificielle peut bénéficier à notre démocratie, il est également certain qu'une utilisation imprudente de l'intelligence artificielle peut influer sur la qualité du débat public en générant des informations peu fiables ou fausses, en manipulant les opinions par des trucages indétectables et en ciblant personnellement les électrices et les électeurs au détriment du respect de leur vie privée. Ces usages de l'intelligence artificielle auraient pour conséquence néfaste d'éroder durablement la confiance du public envers ses représentantes et ses représentants politiques et l'information transmise. Et donc, en tant qu'élus qui venons tout juste de vivre une campagne électorale durant laquelle nous avons subodoré les premiers balbutiements de ces En tant que représentant des citoyens de la Ville de Montréal, lieu mondial phare du développement de l'intelligence artificielle, et site-mère de la Déclaration de Montréal qui s'adresse nommément aux responsables politiques afin que nous prenions la pleine mesure des changements sociaux en gestation et que nous mettions en place des cadres permettant la transition numérique pour le bien de tous, et en tant que gouvernement de proximité, tributaire du palier provincial dans de nombreux dossiers structurants pour notre métropole. Je nous invite tous à nous engager à signer le code de conduite pour l'utilisation de l'IA et à soutenir cette motion pour un encadrement responsable de l'usage de l'intelligence artificielle par les partis politiques municipaux.
Chantal Rossi ◌8:52:40
Merci. Avant de Je m'excuse, monsieur Teodorescu, il est 21 h 30, en fait 21 h 32, donc avant de poursuivre, j'ai besoin d'orientation. Est-ce qu'on revient demain matin ou on termine? Poser la question, c'est y répondre, mais je vous laisse aller.
Olivier Demers-Dubé ◌8:53:02
Merci, madame la présidente.
Voix 5B8:53:03
On va poursuivre, je pense qu'on en a plus pour très longtemps, donc on va poursuivre jusqu'à épuisement des stocks, comme dirait mon collègue.
Chantal Rossi ◌8:53:09
Je me dois de le demander. Monsieur Teodorescu, à vous.
Alexandre Teodoresco8:53:15
Merci Madame la Présidente, chers collègues, je prends la parole aujourd'hui pour appuyer l'objectif fondamental de cette motion qui est de protéger l'intégrité du débat public municipal à l'ère de l'intelligence artificielle. Personne ici ne remet en doute les constats, nous sommes tous et on le sent dans une grande révolution industrielle, la seule différence c'est peut-être le superlatif, et le comparable. Est-ce qu'il est proche de l'invention du feu, de l'électricité, de la machine à vapeur? En tout cas, on en est tous conscients, la transformation qu'on est en train de vivre va changer fondamentalement toutes les sphères de notre société, du travail aux médias, à la santé, à l'éducation, évidemment à la façon dont nous vivons notre démocratie. Je l'ai dit, l'intelligence artificielle transforme rapidement la manière dont les messages politiques sont conçus, diffusés et consommés. Mais c'est pas la première fois qu'on est là. Nous avons traversé déjà plusieurs révolutions technologiques qui nous ont toujours amenés à réfléchir comment nous devons nous adapter, combattre la désinformation, combattre les dangers qui sont réels et aujourd'hui, grâce malheureusement à l'intelligence artificielle, encore plus vrais, Madame la Présidente. Ceci étant, j'aimerais quand même exprimer le fait que nous sommes une des capitales de l'IA et cette IA qui change aussi pour le bien notre quotidien, qui nous permet de guérir des maladies jusqu'alors incurables, qui nous permet de livrer des services municipaux beaucoup plus rapidement aussi, qui nous permet, qui permet à nos pompiers d'identifier plus rapidement où vont se passer des feux dans les 12 prochains mois. Ce sont autant d'applications qui ont des avantages et des bénéfices importants dans la vie de nos résidents et résidentes. Ceci étant, l'IA transforme le monde des médias et dans une campagne politique évidemment que nous sommes tous des consommateurs de ces médias-là et les dangers sont réels. Désinformation, manipulation de contenu, confusion sur l'origine et l'authenticité du message politique, les exemples de mon collègue Olivier sont réels, on les a tous vus. Et on sait que ça devient de plus en plus simple de réaliser ce faux contenu. Le directeur général des élections du Québec l'a dit clairement, il n'existe actuellement aucun encadrement législatif spécifique quant à l'usage de l'IA par les partis politiques. Des chercheurs, des experts, des institutions démocratiques tirent la sonnette d'alarme et les ignorer, ces signaux, ça serait irresponsable. C'est donc sur le fond, je ne peux être qu'en accord avec les propos de mon collègue de l'opposition, on a eu la chance d'en parler, d'en débattre la semaine passée, pendant le week-end et même aujourd'hui, j'ai vraiment un allié de l'autre côté de la salle en ce moment et donc sur le pourquoi nous sommes absolument en accord. Encore une fois là où est-ce qu'on diverge un petit peu et ça c'est peut-être grâce à mon vécu, on se diverge sur le comment. J'ai eu la chance d'accompagner une industrie qui était vraiment sur la ligne de front par rapport à cette transformation-là, c'est les industries créatives et culturelles qui vivent de manière beaucoup plus intense les dangers de l'IA. Et un truc que j'ai compris vraiment sur le terrain, c'est qu'adopter un document qui est fait par un groupe d'experts externes au débat, ça règle pas vraiment le problème. Ça donne peut-être même un faux sentiment que le problème est réglé, qu'on est safe tout d'un coup. Le vrai enjeu, le vrai exercice se fait dans la concertation, en prenant le temps de discuter avec les gens du milieu sur le terrain. Et donc ce code, il est sérieux, crédible, il est fruit d'un travail rigoureux de chercheurs québécois, on le sait, je les suis, c'est des gens que je respecte éminemment, les gens d'IVADO, les gens du CEMIA. Ils proposent des principes essentiels de transparence, d'usage responsable, de protection des données et de prévention de la désinformation. Mais précisément parce qu'il s'agit d'un enjeu aussi structurant, je crois que nous devons prendre le temps de bien faire les choses. Et nous avons encore quelques années avant la prochaine élection municipale. Vous savez, les mesures qu'on aurait pu imaginer ne serait-ce que l'année passée pour se prémunir des dangers de l'IA seraient aujourd'hui complètement caduques. Et il faut saisir cette vitesse-là qu'on n'a jamais vraiment vécue nous tous de notre vivant. C'est fondamental pour prendre les bonnes mesures pour se protéger lors du prochain grand rendez-vous démocratique municipale. Et donc nous avons l'occasion de bâtir un consensus durable, robuste et surtout légitime. Et c'est pour ça, c'est pourquoi je propose que cette motion soit envoyée pour une étude approfondie à la commission de la présidence, pour réfléchir aux règles du jeu démocratique municipal, pour entendre tous les partis, toutes les équipes indépendantes, des experts, des juristes, des chercheurs, pour imaginer un cadre qui va être aussi valable avec les futurs candidats qui sont pas dans cette salle ici. Elle offre un cadre propice à une discussion transversale, non partisane, à l'abri de la pression du geste symbolique immédiat. En commission, nous pourrions notamment examiner comment inclure équitablement tous les partis municipaux et les équipes indépendantes, évaluer si le code Divado est vraiment l'outil le plus adapté tel quel ou s'il devait être bonifié, contextualisé ou accompagné de mécanismes propres à la réalité municipale. La commission pourra nous permettre de réfléchir aux modalités de transparence, de reddition de comptes et d'adhésion volontaire qui renforcent la confiance plutôt que de la fragiliser. Et je veux revenir sur cette notion de confiance, j'en ai parlé avec mon collègue la semaine passée. On ne bâtira pas un Montréal résilient, fort, sûr de soi, qui explore le champ des possibles grâce à cette nouvelle technologie si on ne bâtit pas d'abord et avant tout la confiance. La confiance des uns envers les autres, la confiance de la ville, l'appareil municipal vis-à-vis de la technologie et surtout la confiance de notre population vis-à-vis de ce qu'on est en train d'entreprendre nous tous ici pour eux, pour le bien commun. Et donc la confiance, c'est absolument fondamental à cet exercice qu'on veut mener lors de la commission. Et soyons clairs, demander une étude en commission, ce n'est pas reporter la décision, c'est reconnaître la complexité du sujet. C'est éviter les angles morts et les effets pervers, surtout à Montréal où l'encadrement de l'IA en politique se fera avec sérieux, avec inclusion et hauteur de vue. Nous l'avons dit, nous le savons tous, Montréal est une ville d'IA, est une capitale fière de l'IA. Nous avons 2 récipiendaires du prix Turing dans notre métropole. Nous avons le père de l'IA moderne qui est ici, Homila. Nous avons été avec grande fierté à l'origine de la déclaration de Montréal sur l'IA responsable qui a servi de modèle pour beaucoup d'autres, Bletchley, ce qui se fait à l'UNESCO, ce qui se fait en Europe, ils sont tous calqués là-dessus. Mais même celle-ci a été faite dans un contexte où on ne pouvait même pas imaginer les impacts de l'IA générative, cette IA de nouvelle génération auquel on a tous ça au bout de nos doigts mais qu'on voit juste le début de cette vague, de ce tsunami. Donc cette position nous donne des responsabilités supplémentaires. On doit non seulement agir, mais agir de manière exemplaire. Et je vous dirais plus même que la Ville elle-même est déjà engagée dans cette grande démarche de bâtir la confiance, d'avoir un cadre de gouvernance qui est clair, qui est transparent. Nous avons un cadre de gouvernance dans la stratégie de l'IA que nous sommes en train de mettre à jour à la Ville de Montréal. Et j'ai même eu la chance de m'entretenir avec notre scientifique en résidence que nous avons en ce moment dans nos équipes, qui est en train de faire son étude postdoctorale justement l'impact de l'IA au sein des grandes villes. Donc vous voyez qu'on est déjà en train de travailler fort pour régler ce sujet-là. Madame la présidente, donc j'appuie l'esprit de cette motion, j'en partage les inquiétudes et les objectifs, mais je crois que le meilleur chemin pour y parvenir est celui d'une étude approfondie en commission de la présidence dans un esprit de collaboration entre tous les acteurs municipaux et j'ai tendu la main à mon collègue de l'opposition pour qu'il fasse partie intégrante de cette démarche et je m'engage à le tenir au courant de tout ce qu'on va apprendre ensemble et d'avoir vraiment le cercle le plus grand possible parce que c'est qu'en bâtissant cette confiance ensemble-là qu'on va être capable de vraiment amener les changements que Montréal a besoin. Notre démocratie municipale mérite mieux qu'un geste rapide, elle mérite un engagement réfléchi, collectif et durable. Merci Madame la Présidente.
Chantal Rossi ◌9:01:31
Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle9:01:33
Merci, madame la présidente. Écoutez, en vertu de l'article 80, paragraphe 5, j'ai mandaté, appuyé par mon collègue monsieur Teodorescu, la commission de la présidence du conseil pour faire étude de la motion qui a été présentée en 65.03.
Chantal Rossi ◌9:01:51
Alors, la motion est envoyée à la commission de la présidence.
Olivier Demers-Dubé ◌9:01:54
Madame la présidente, est-ce que je peux avoir mon droit de réponse? Est-ce que je peux avoir mon droit de réplique, s'il vous plaît, avant que ce soit envoyé en commission?
Chantal Rossi ◌9:02:04
Oui, oui, c'est correct, il y a un droit de réplique. Je veux juste lui donner le temps qui reste, c'est juste ça.
Olivier Demers-Dubé ◌9:02:13
Oui. Pas de droit de réplique à ce moment-ci parce que le débat se poursuit sur la motion qui vient d'être ajoutée, qui est l'envoi à la commission.
Julien Hénault-Ratelle9:02:19
Je vous invite à relire l'article 80 du règlement. Règlement de régie interne.
Olivier Demers-Dubé ◌9:02:23
Et une fois que si la motion est adoptée, ça s'en va à la commission et c'est terminé.
Chantal Rossi ◌9:02:28
Il y a un droit de réplique. Il reste combien de temps? De toute façon, sinon c'est une minute et demie, 2 minutes. Vous avez 2 minutes.
Olivier Demers-Dubé ◌9:02:37
Je vous demande pardon, madame la présidente, je vous ai mal compris. Combien de temps ai-je?
Chantal Rossi ◌9:02:40
2 minutes. 2 minutes.
Olivier Demers-Dubé ◌9:02:43
Il me restait au moins 6-7 minutes à mon 15 minutes.
Chantal Rossi ◌9:02:46
Non, c'est 10 minutes. Vous étiez à 8 minutes et quelque chose. Alors, non, c'est 10 minutes.
Olivier Demers-Dubé ◌9:02:53
J'ai présenté la motion, madame la présidente, j'ai 15 minutes, non? OK, si on peut me confirmer, s'il vous plaît. Allez-y, quoi exactement?
Chantal Rossi ◌9:03:05
Allez-y sur votre droit de réplique. Vous avez, il reste combien de temps, monsieur le greffier? 7 minutes.
Voix 5B9:03:15
Parfait.
Olivier Demers-Dubé ◌9:03:15
Je vous remercie beaucoup, madame la présidente, d'avoir pris le temps de clarifier la situation. Voilà. J'aimerais remercier mon collègue Teodorescu aussi pour la prise de parole qu'il a faite. Effectivement, on s'entend sur le fond. La chose sur laquelle je veux revenir, par contre, c'est que—
Chantal Rossi ◌9:03:27
Juste un instant, monsieur Dubé.
Julien Hénault-Ratelle9:03:31
Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, pour faire suite aux propos du leader adjoint, écoutez, à mon sens, l'article 80 est très clair. C'est une nouvelle motion partir du moment où cette motion d'envoi en commission est adoptée, on reprend pas sur la motion précédente.
Chantal Rossi ◌9:03:44
Monsieur Limoges, vous n'êtes pas leader, je vais vous demander de vous asseoir.
Marie Plourde ◌9:03:49
Merci.
Julien Hénault-Ratelle9:03:49
Donc, c'est possible d'avoir l'interprétation du greffier par rapport à l'article 80?
Chantal Rossi ◌9:03:53
C'est ce que je vais faire.
Julien Hénault-Ratelle9:03:54
Parfait, merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌9:03:55
Merci, monsieur le greffier. Alors, il n'y a pas droit de réplique du moment que c'est envoyé. Monsieur Limoges. Oui, monsieur Limoges.
François Limoges9:04:37
Question de règlement, question de privilège.
Chantal Rossi ◌9:04:39
Je pense que le greffier connaît ses règlements.
François Limoges9:04:42
Oui, absolument.
Chantal Rossi ◌9:04:43
Alors voilà.
François Limoges9:04:45
Vous allez me laisser m'exprimer sur la question de privilège, puis vous la jugerez après, pas avant. Allez-y. Il y a une seule façon de mettre fin à un débat, c'est de poser la question préalable. Quand on propose un renvoi en comité, en commission, quand on propose le renvoi, le seul argument nucléaire que le leader de la majorité a, c'est l'article 35 qui est sans débat de renvoyer une motion au conseil suivant. C'est la seule chose qui permet un débat restreint. Laissez-moi terminer, s'il vous plaît. Je vais vous demander de me laisser terminer. Sinon, On peut, avec une proposition, demander la question préalable, et même là, un vote peut être demandé sur la question préalable. On peut présupposer que la majorité, en la gagnant, s'évite de voter, mais on peut demander un vote sur la question préalable. Quand on demande un report en comité, c'est effectivement une proposition en soi. Sur cette proposition-là, si elle est acceptée, c'est comme un amendement, on revient à la principale, on a toujours laissé terminer la personne qui parle. On revient, on ferme ça. Si on est d'accord, on laisse se terminer le débat qui était là et on donne le droit de réplique à la personne. Ça, l'interprétation qu'on peut en faire du règlement, c'est la première fois que j'entends celle du leader. Je comprends l'interprétation qu'en fait le greffier. Je vous dis, madame la présidente, je vous dis, madame la présidente, que pendant les 16 dernières années de ce conseil, à chaque fois qu'on a envoyé quelque chose en commission, on a laissé terminer la personne qui avait proposé la motion. La seule façon de mettre fin à un débat dans cette assemblée, c'est de poser la question préalable et il faut qu'elle soit appuyée par une majorité, ou sinon que le leader utilise son article 35 pour l'envoyer au conseil prochain. Sinon, ça devient un bâillon qu'on n'a jamais utilisé dans cette assemblée. Moi, j'ai jamais vu l'article 80 comme un bâillon. Personne n'a jamais utilisé l'article 80 comme un bâillon.
Chantal Rossi ◌9:06:51
C'est bon. Alors, je vais lire l'article 80. Lorsqu'une motion est à l'étude avec une autre motion non recevable, sauf aux fins de, le cas échéant, retourner le rapport qui fait l'objet de la motion au comité exécutif, reporter l'étude de la motion ou son adoption ultérieurement au cours de l'assemblée ou à la prochaine assemblée régulière, amender la motion sauf dans le cas prévu au deuxième alinéa, siéger au comité plénier, mandater une commission du conseil pour en faire l'étude, ajourner l'assemblée ou suspendre la séance, opposer la question préalable. Alors de retourner, de retourner en commission comme c'est dit, mandater une commission du conseil pour en faire l'étude. Je pense c'est ce qu'on vient de faire. Alors, je pense que le—
François Limoges9:08:32
interrompre un débat sauf pour proposer cela. Une fois que c'est proposé, ça veut pas dire que le débat est devenu sous bâillon. Vous faites un pas que l'article ne fait pas. L'article dit on ne peut pas interrompre un débat sauf pour proposer les items suivants: A, B, C, D, E. Vous venez de faire l'énumération. Vous avez absolument raison, et le greffe a absolument raison. Une fois que cette interruption-là a été faite pour un de ces articles-là, ce que l'article ne dit pas, que vous venez de lire, c'est que ça met fin et que ça coupe et que ça censure le débat. Et ça, c'est dans un autre article qu'on le retrouve. Puis là, malheureusement, je suis sur le décalage horaire, je vous cite pas le numéro. On pourra en faire l'étude en commission de la présidence si ça vous chante, mais il n'y a pas, à part l'article 35, il n'y a pas de bâillon dans cette assemblée. Et le renvoi en commission n'est pas un bâillon, il ne l'a jamais été. Et si vous décidez qu'il le devient ce soir, vous transformez le règlement de manière radicale, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌9:09:57
Je suis juste en train de lire la suite. Monsieur le leader. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle9:10:38
Oui, merci, madame la présidente. Écoutez, à notre sens, il n'y a absolument aucun bâillon psychologique Monsieur Limoges, qui a été leader de l'administration, a fait exactement l'appel au même article à de nombreuses reprises, puis l'opposition sait pertinemment qu'on va redébattre de cette motion-là. Donc, elle n'est ni adoptée ni rejetée. L'idée, c'est qu'on va mandater une commission pour en faire l'étude de manière approfondie. Ça va revenir en conseil, puis ils pourront en redébattre à ce moment-là à nouveau en conseil. Donc, il n'y a absolument aucun manque de transparence, aucun bâillon, aucun manque de collaboration entre moment. On est d'accord avec l'essence de ce que dit l'opposition. On se dit qu'il faut trouver les bons moyens de l'appliquer, puis c'est en faisant une étude approfondie. Donc honnêtement, je rejette tout à fait les propos qui ont été mentionnés de mon collègue de la part de l'opposition.
Chantal Rossi ◌9:11:18
Monsieur Limoges, je vous demande de vous asseoir, s'il vous plaît. Je vous demande de vous asseoir, s'il vous plaît. Ben, regardez, moi aussi je suis fatiguée à cette heure-là, fait que s'il vous plaît. Il y a quand même un greffier qui me parle ici, là. J'ai quand même— ça suffit, là. Alors, ce que le greffier me dit, c'est que c'est envoyé à commission. En commission, donc C'est envoyé en commission, donc on n'a pas à débattre de rien. C'est envoyé à commission. Il n'y a rien qui nous indique qu'il y a un droit de réplique ici. Ça dit que c'est envoyé en commission. Alors, le débat est clos, c'est envoyé en commission. J'ai dit le débat est clos, c'est envoyé en commission.
Martine Musau Muele9:12:56
Oui, ça sera très bref, très bref, pardon, madame la présidente. J'exerce un droit de parole en tant que membre de cette assemblée en termes d'une question de règlement. Moi, je vais vous faire une proposition, puis je vous dis pourquoi. En fait, parce qu'on est 3 dans cette salle qui comprennent très bien la situation dans laquelle vous êtes. C'est extrêmement déplaisant de devoir prendre une décision à chaud alors que vous êtes en début de mandat. Puis je pense qu'il faut vous donner la grâce de—
Chantal Rossi ◌9:13:25
Non, ça va s'arrêter là.
Martine Musau Muele9:13:26
Non, non, mais attendez, c'est pas une insulte.
Chantal Rossi ◌9:13:29
Oui, c'est une insulte, alors je vais vous demander de vous asseoir.
Martine Musau Muele9:13:31
Non, je vais exercer mon droit de parole. Si je vous ai offusqué, je m'en excuse, là n'était pas l'intention.
Chantal Rossi ◌9:13:38
Vous avez manqué votre coup, je vous garantis.
Martine Musau Muele9:13:41
Moi, ce que je vous dis, C'est dans la bienveillance de vous dire que je comprends que prendre une décision à froid sur le siège de la présidence, ce n'est pas facile. La proposition que j'allais vous faire, parce que je pense que la décision que vous allez prendre, elle va avoir une grande influence sur la suite des choses. Lorsque— est-ce que vous permettez que les gens puissent prendre parole dans le respect, s'il vous plaît? Merci. Je vais conclure. Écoutez, si on prend parole pour exercer un droit, question de privilège ou question de règlement et que c'est dénaturé par le comportement, vous l'avez dit d'entrée de jeu quand vous êtes arrivée, vous serez intransigeante sur les propos antiparlementaires et les attitudes antiparlementaires, je vous cite. Alors je vous demande d'exercer cette intransigeance.
Chantal Rossi ◌9:14:27
Moi je le répète, ça n'a rien à voir avec des propos ou une attitude antiparlementaire. L'attitude antiparlementaire, c'est celle que vous d'avoir à mon égard.
Martine Musau Muele9:14:35
Ne me parlez pas comme si j'étais une enfant, j'ai été polie.
Chantal Rossi ◌9:14:38
Vous m'avez fait ça pendant 4 ans, s'il vous plaît. Je vais vous demander de vous asseoir, s'il vous plaît.
Martine Musau Muele9:14:43
Et c'est la suivante.
Chantal Rossi ◌9:14:44
Je vais vous demander de vous asseoir, s'il vous plaît, parce que là, je vais me lever.
Martine Musau Muele9:14:50
Alors, je vous ai noté, je vais me lever. Vous donnez un très mauvais ton à la suite des choses. L'Assemblée s'en souviendra, Montréal s'en souviendra.
Élise Tanguay9:14:59
Reviendra.
Émilie Brière9:15:00
Parfait.
Martine Musau Muele9:15:01
Merci.
Chantal Rossi ◌9:15:01
Parfait. Je vais vous demander de vous asseoir.
Martine Musau Muele9:15:05
Je vais quitter, la séance est terminée. Incroyable.
Marie Plourde ◌9:15:11
Oui, incroyable.
Martine Musau Muele9:15:12
Le respect qu'on disait.
Chantal Rossi ◌9:15:14
Oui, voilà. Merci. Alors, l'ordre du jour est complété. L'ordre du jour est complété, la décision est rendue. On se revoit au prochain conseil.