Journal des instancesPar Nicolas Jolicoeur

Conseil municipal — 15 juin 2026

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Sylvain Ouellet0:16:57

Conseillères, conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît. Bienvenue à ce dernier conseil de ville avant les vacances, bien méritées pour vous. Maintenant, voici la présidente du conseil, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:17:23

Bonjour tout le monde. Alors, au nom du conseil municipal, avant tout, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone et millénaire, lieu des rencontres et de la diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la grande paix. Nous remercions la nation Kanien'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Au nom du conseil municipal, je souhaite que l'on rende hommage à une figure marquante de la politique de Saint-Léonard qui nous a quittés le 1er juin dernier, madame Yvette Arcand-Buissonnet. Première femme à siéger en tant que conseillère municipale à Saint-Léonard, elle fut élue de l'ancienne ville, puis de l'arrondissement de Saint-Léonard sans discontinuité de 1986 à 2009, assurant même l'intérim de la mairie de l'arrondissement en 2008. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, en particulier à son mari, notre ancien collègue maire de l'arrondissement de Saint-Léonard, monsieur Michel Bissonnette. Je vous invite donc à observer une minute de silence. Vous pouvez vous asseoir. Avant de souligner les célébrations du mois de juin et du mois de juillet, Je tiens à adresser toutes nos sympathies de l'Assemblée envers notre collègue Aref Salem, à sa famille, en solidarité à la disparition de son père. Nos plus sincères condoléances. Les dates à souligner, célébrations du mois de juin. Juin marque le début de la saison des pow-wows ainsi que le mois national de l'histoire autochtone. Juin marque également le mois du patrimoine italien. Du 1er au 7 juin, c'est la Semaine québécoise des personnes handicapées. 5 juin, Journée mondiale de l'environnement. 12 juin, Journée mondiale contre le travail des enfants. 15 juin, Journée mondiale de la lutte contre la maltraitance des personnes aînées. 20 juin, Journée mondiale des réfugiés. 21 juin, Journée nationale des peuples autochtones, 24 juin, bien entendu, la fête nationale du Québec. Les célébrations du mois de juillet: le 1er juillet, la fête du Canada, et le 18 juillet, journée internationale de Nelson Mandela. Les anniversaires des collègues au mois de juin: 2 juin, monsieur Dimitrios Beis, 10 juin, Catherine Houbart, 13 juin, Aref Salem et Nancy Blanchet. 24 juin, Claude Pinard. 28 juin, Leslie Roberts. Les anniversaires des collègues pour le mois de juillet: 3 juillet, Luis Miranda. 20 juillet, Josefina Blanco. 27 juillet, Émilie Brière. 29 juillet, Vana Nazarian. Et 30 juillet, Peter McQueen. Avant de débuter la séance, nous allons vivre un moment mémorable, du jamais vu en ouverture de conseil municipal. Vous connaissez mon amour pour la culture, mon amour plus particulièrement pour la musique. Le 21 juin, étant la journée de la musique, j'ai pensé souligner le dernier conseil municipal avant la pause estivale en vous offrant une surprise musicale que j'ai concoctée avec des complices de marque et de grande envergure, notamment l'OSM et El Sistema. C'est quelque chose que je concocte depuis 3 mois. Or, vendredi soir, à la suite des événements et des révélations concernant le poste de quartier 39, une réflexion s'est imposée. À titre d'élue de Montréal-Nord, je me suis demandé s'il était approprié de maintenir la prestation des jeunes dans le système et des musiciens de l'OSM dans la salle du conseil municipal. Et puis, j'ai repensé à ce qu'est véritablement El Sistema à Montréal-Nord. J'ai repensé à ces jeunes qui, grâce à la musique, découvrent le respect de l'autre, découvrent la confiance en eux, la persévérance, la discipline. J'ai repensé à cette conviction profonde que la culture n'est pas un luxe, mais une nécessité, particulièrement lorsque notre communauté traverse des moments difficiles. Cette prestation s'inscrit d'ailleurs dans le cadre de la Fête de la musique, comme je vous l'ai dit, le 21 juin, une célébration du pouvoir rassembleur de la musique et de la place essentielle qu'occupe la culture dans nos vies. J'ai donc choisi de le maintenir parce que la musique donne l'espoir, parce qu'elle est un baume qui apaise les blessures et les inquiétudes, parce qu'elle rassemble là où tout semble vouloir nous diviser, parce qu'elle nous rappelle qu'au-delà de l'épreuve, il existe toujours une possibilité de beauté, d'humanité et de solidarité. Je nous invite à vivre pleinement les prochaines minutes, à nous laisser toucher par ce que ces jeunes et ces musiciens ont à nous offrir et à nous inspirer de ce que la musique peut faire naître en chacun de nous l'écoute, l'espérance, la compassion, le désir de construire ensemble une communauté plus forte. Plus que jamais, nous avons besoin de ces jeunes, de leurs talents, de leur lumière. Plus que jamais, nous avons besoin de la culture. Plus que jamais, nous devons continuer à croire en la capacité de Montréal-Nord de se relever de se rassembler et d'avancer ensemble. Place à la musique. Il me fait plaisir d'accueillir madame Mélanie Lecouture, présidente et chef de la direction de l'OSM, et maestro Rafael Payaré, directeur musical et artistique de l'OSM, ainsi que les jeunes de l'équipe d'El Sistema, qui se présenteront au fil de la prestation.

Jeune musicien·ne invité·e (OSM / El Sistema)0:27:18

Chers élus, bonjour. Ça me fait vraiment plaisir d'être ici avec vous et merci de nous accueillir ici pour qu'on puisse vous partager de la musique cet après-midi. Je vais commencer, je vais vous interpréter l'Andante de la 2e sonate pour violon seul de Jean-Sébastien Bach. Pour moi, cette pièce, c'est vraiment comme une promenade dans la nature, ça m'apporte beaucoup de paix. J'espère que ça sera le cas pour vous aussi. Bonne écoute.

Responsable/enseignant·e d'El Sistema0:32:43

Bonjour à tous, c'est un grand plaisir pour nous d'être ici et représenter la grande équipe de El Sistema. Vous voyez un peu, c'est un petit nombre d'élèves, mais ils sont beaucoup en tout, alors c'est un grand plaisir d'être ici. Nous commencerons par vous interpréter une pièce d'Antonin Dvořák qui s'appelle la Symphonie du Nouveau Monde. C'est un petit extrait avec des paroles qui ont été écrites par l'équipe de la musique aux enfants.

Claude Pinard ◌0:33:22

Enseignants en musique.

Responsable/enseignant·e d'El Sistema0:38:45

Nous allons continuer avec une autre chanson, c'est un chant traditionnel du Togo qui qui, avec la langue, elle a déjà disparu à cause des années. Donc avec le parcours des années, la langue a disparu. C'est un chant qu'on utilise pour les fêtes, pour les festivités, pour les événements importants en famille, tout ça. Donc vous allez le sentir, c'est complètement une pièce différente. Bonne écoute.

Chantal Rossi ◌0:42:00

J'ai maintenant le plaisir d'inviter madame de la Culture et monsieur Payaret à signer le livre d'or de la Ville de Montréal pour l'appui de El Sistema à la démocratisation de la musique auprès des jeunes à Montréal-Nord. Ils vont également vous dire quelques mots avant de signer le livre d'or.

Représentante de l'Orchestre symphonique de Montréal0:42:22

Madame la mairesse de Montréal, madame la présidente du conseil municipal, madame la vice-présidente du comité exécutif et mairesse de Montréal-Nord, madame la cheffe de l'opposition officielle, chers élus, c'est vraiment un plaisir pour l'OSM d'être présent parmi vous. Depuis plus de 90 ans, l'éducation, l'engagement communautaire et l'accessibilité sont des piliers de notre mission. Mais au-delà de ce lien avec notre mission, la fierté que nous ressentons aujourd'hui prend une dimension profondément humaine. Il y a près de 10 ans, à l'automne 2016, maestro Kent Nagano inaugurait le programme La musique aux enfants à l'école Saint-Rémy-Annexe, au cœur de l'arrondissement Montréal-Nord. La musique aux enfants et sa suite logique, le programme El Sistema OSM, font désormais partie intégrante de la vie de Montréal-Nord. Depuis maintenant une décennie, des milliers de jeunes ont ainsi découvert le pouvoir de la musique, véritable baume sur le cœur, particulièrement dans des contextes parfois difficiles. Jeudi dernier, Raphaëlle, plusieurs membres de notre équipe et moi-même étions rassemblés pour le concert de fin d'année du programme. De voir tous ces jeunes du primaire et du secondaire faire de la musique ensemble, devant leurs familles débordantes de fierté était profondément émouvant. Les événements du week-end sont un rappel de tout le travail qui reste à faire pour qu'on vive dans une société plus juste et respectueuse de sa diversité. Avec le programme El Sistema OSM et la musique aux enfants, la mission est simple, c'est d'apporter de la joie et de l'espoir et surtout de continuer à faire la fierté des citoyens et des citoyennes. Aujourd'hui, plus que jamais, nous constatons qu'il se passe quotidiennement des choses magnifiques à Montréal-Nord. C'est une grande fierté pour l'OSM de faire partie de cette communauté riche, diversifiée et résiliente et de pouvoir contribuer à son dynamisme et à sa vitalité. Chaque semaine, ce sont plus de 600 jeunes de 4 à 17 ans qui se rassemblent pour apprendre la musique. Partout où l'OSM se distingue, au cœur de la communauté comme sur les plus grandes scènes du monde, nous portons avec honneur le nom de Montréal. Encore une fois, merci infiniment pour cet honneur.

Invité·e signataire du livre d'or (OSM / El Sistema)0:45:03

Chers saluts, bonjour. C'est avec une profonde gratitude et une grande humilité que je veux signer aujourd'hui le Livre d'or de la Ville de Montréal. Je reçois cet honneur non seulement en mon nom, mais aussi au nom de toutes les personnes qui rendent possible l'aventure du système OSM: les jeunes participants, leurs familles, les enseignants, les musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal ainsi que nos nombreux partenaires. Depuis mon arrivée à Montréal, j'étais inspirés par l'énergie, la diversité et la générosité de cette ville. Ma famille et moi avons été accueillis avec une chaleur extraordinaire. Montréal nous a véritablement adoptés et nous nous y sentons profondément chez nous. À travers le système OSM, nous portons la conviction que la musique est un droit et non pas un privilège. Elle a le pouvoir de créer des liens, d'ouvrir les horizons, et de transformer des vies. Voir ce projet grandir à Montréal-Nord est pour moi une immense source de fierté et d'espoir. Je remercie sincèrement la Ville de Montréal pour cette reconnaissance. Je la reçois avec beaucoup d'émotion et avec la volonté de poursuivre aux côtés de l'OSM et de nos partenaires ce travail au service des jeunes et de nos communautés. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌0:50:18

Nous allons prendre une courte pause, le temps de tout replacer. On vous revient rapidement. Je vous demanderais de prendre place, s'il vous plaît. Alors, avant la période de questions, je vais céder la parole au leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌0:58:19

Merci, madame la présidente. Exceptionnellement, en vertu de l'article le 33. J'ai changé la séquence de l'ordre du jour et tout de suite appeler le point 3.01 qui est l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal. Donc, madame la présidente, par rapport à l'ordre du jour qui a été envoyé, il va y avoir le retrait du point 80.01, le 30.05. Il va également avoir l'ajout du point 7.09 qui est le rapport public du bureau de l'inspecteur général qui s'intitule comme suit: enquête administrative du projet de rénovation de la piscine du complexe sportif Claude-Robillard visant les appels d'offres 21-19072 et IMM-158. Il va également avoir comme ajout en 15.05 la déclaration de solidarité et engagement pour la transparence et la responsabilité face au profilage racial et à la violence envers les personnes noires, arabes et racisées. Et il va avoir en 15.06 la déclaration de Montréal pour la paix civile le dialogue interculturel et le vivre-ensemble. Et il va également avoir un changement de séquence de plusieurs points tout au long du conseil, mais bon, que je ferai au fur et à mesure de l'assemblée. Merci.

Chantal Rossi ◌0:59:27

Madame la leader de l'opposition officielle.

Marie Plourde ◌0:59:29

Merci beaucoup. Nous acceptons les modifications qui ont été faites, à l'exception du point 15.06. Bien que nous reconnaissons l'importance de cette motion, de cette déclaration, elle nous a été déposée à la toute dernière minute ce matin. On juge que c'est une déclaration qui est trop importante pour être décidée sans avoir, on parle de vivre ensemble, on aurait aimé être consulté sur le sujet. Donc, on propose à l'administration de la redéposer à nouveau au mois d'août afin qu'on ait des discussions sur le sujet. Là-dessus, nous mentionnons notre opposition à cet ajout du 1506. Merci.

Chantal Rossi ◌1:00:04

Merci, madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:00:07

Oui, merci, madame la présidente. Vous savez, quand on discute avec des oppositions et nous avons depuis le début tenté à chaque fois de travailler de façon collaborative. J'aimerais juste publiquement dire que j'avais tendu la main à l'opposition il y a 2 mois de ça pour travailler sur une motion qui pouvait unir tout le conseil de ville devant ce que je pense un des grands drames que nous vivons au niveau international aujourd'hui. Maintenant, nous avons aussi mis devant le fait accompli d'une motion qui a été déposée sans même consulter l'administration avant même de la déposer. Je pense que dans ce contexte-là, ça aurait été, je pense, plus rassembleur de travailler avec une motion de cette importance avec l'ensemble non seulement du conseil de ville, mais aussi avec la société civile pour arriver avec une position qui était beaucoup plus unifiée, beaucoup plus rassembleuse que celle qui nous est présentée aujourd'hui. C'est là la raison pourquoi j'ai déposé cette déclaration que j'ai travaillée personnellement, madame la présidente, pendant de nombreuses heures cette fin de semaine en consultant plusieurs personnes de la communauté et de l'ensemble des communautés de Montréal.

Chantal Rossi ◌1:01:14

Madame la leader de l'opposition.

Marie Plourde ◌1:01:16

En tout respect pour le travail qui a été fait par la mairesse de la Ville de Montréal, il s'agit d'un débat restreint ici et j'aimerais cependant mentionner que nous avons déposé notre motion il y a déjà 2 semaines, que l'administration a eu toute l'occasion de discuter avec nous pour avoir apporté des amendements, ce à quoi nous étions ouverts. Également, il faut savoir que l'ensemble des arrondissements, et même ici au conseil de ville, nous avons été interpellés à plusieurs reprises pour nous prononcer sur ce qui se passe au Moyen-Orient. Et donc, c'est ça, nous on avait fait cette proposition-là, et nous maintenant notre refus mais c'est avec un immense plaisir que nous serons prêts à en discuter d'ici le mois d'août.

Chantal Rossi ◌1:01:57

Merci. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:02:02

Merci, madame la présidente. Écoutez, on est sur l'adoption de l'ordre du jour, donc on n'était pas en débat restreint, mais vu l'absence de consensus de la part de l'opposition pour pouvoir débattre de la déclaration sur le vivre-ensemble, en vertu de l'article 35, appuyé par le président du comité exécutif, monsieur Claude Pinard, j'ai reporté à la prochaine séance du conseil conseil la motion 65.02. Comme ça, l'ensemble du dossier pourrait être débattu lors du même conseil.

Chantal Rossi ◌1:02:27

C'est bon, madame la leader de l'opposition.

Marie Plourde ◌1:02:31

Merci. Il s'agit de là de la prérogative de l'administration et du leader de la majorité. Cela dit, ça va nous laisser beaucoup de temps pour pouvoir en parler, continuer d'avoir ces discussions-là. Alors, ben, ça repose sur les épaules de l'administration. Merci.

Alan DeSousa ◌1:02:49

Merci.

Chantal Rossi ◌1:02:50

Alors, l'ordre du jour est adopté avec tous les points qui ont été nommés, l'ajout de la déclaration 1505 et le retrait de la motion 6502. L'ordre du jour est adopté. Alors, on va passer à la période de questions. Madame la cheffe de l'opposition officielle.

Ericka Alneus ◌1:03:19

Merci beaucoup, madame la présidente. Vendredi soir, on a appris que 16 agentes du SPVM sont sous enquête pour des gestes haineux et racistes. Les gestes allégués sont choquants et inacceptables. Madame la présidente, nous ne parlons pas ici d'un simple manquement de jugement, ou d'un comportement isolé. Il est question de gestes délibérés qui cherchent à déshumaniser, à humilier. Madame la présidente, ce qui m'inquiète particulièrement, c'est qu'au fil des années, malgré les enquêtes, malgré les rapports et malgré les engagements répétés à lutter contre le profilage racial et le racisme, les conséquences semblent rarement à la hauteur de la gravité des gestes posés. À notre connaissance, aucun policier du SPVM n'a été congédié par le passé pour des gestes racistes. Aucun. Pendant ce temps, les communautés noires, arabes et autochtones voient se répéter les mêmes horreurs. L'histoire nous le confirme: plus les violences perdurent, plus nous banalisons l'inacceptable. Alors, ma question est la suivante. Je comprends et partage l'indignation ressentie et exprimée par la maîtresse, chose qu'elle a fait à plusieurs reprises. J'aimerais cependant savoir si elle considère que le régime actuel des sanctions est suffisant pour répondre à des gestes aussi graves.

Chantal Rossi ◌1:04:41

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:04:45

Merci, madame la présidente. Je remercie ma collègue, la cheffe de l'opposition. Nous avons toutes les deux fait un petit point de presse en arrivant au conseil de ville pour demander un processus indépendant au niveau de l'enquête. Nous avons et devons avoir l'assurance que nous allons rétablir le lien de confiance avec la population parce qu'actuellement ce lien de confiance est complètement ébranlé. Pour ce qui est de la question posée par la chef de l'opposition, je pense que c'est une question que nous devrons poser au SPVM et vous savez que nous avons mandaté la Commission de la sécurité publique en urgence pour s'asseoir notamment avec le SPVM et je suis d'accord, madame la présidente, qu'actuellement nous devons en faire davantage et devons punir davantage des actions et des actes et des mots qui n'ont pas leur place au sein des rues de Montréal.

Chantal Rossi ◌1:05:31

Madame la chef de l'opposition.

Ericka Alneus ◌1:05:36

Merci beaucoup, madame la présidente. Puis j'entends bien la mairesse quand elle prend l'enjeu au sérieux. On l'a vu et on pense que surtout dans nos positions, c'est un enjeu qu'on ne peut pas prendre à la légère. Ce que les Montréalaises et Montréalais entendent aussi, c'est l'incapacité des députés de l'Assemblée nationale à s'entendre sur la reconnaissance du racisme systémique, une réalité qu'un trop grand nombre de nous citoyens et citoyennes avec laquelle ils se battent tous les jours pour faire reconnaître. Tant que les décideurs politiques ne ne s'entendront pas sur cette question, je peine à croire qu'un réel changement de culture chez nos policiers et policières puisse être possible. Alors, ma question: la mairesse est-elle prête à demander publiquement à l'ensemble des partis à Québec de faire reconnaître le racisme systémique et d'agir en conséquence?

Chantal Rossi ◌1:06:33

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:06:37

Merci, madame la présidente. Absolument, il y a du racisme systémique, il y a du profilage à tous les jours dans les rues de Montréal, partout, et c'est pas juste par rapport aux services de police, c'est quand tu vas avoir un logement, quand tu vas trouver un travail, quand tu vas dans un marché puis qu'on pense que tu vas voler quelque chose, c'est ça le racisme systémique, et pour s'attaquer à ça, il faut s'attaquer aux biais sociaux et ça va demander l'aide de tout le monde. Et l'intention de tout le monde de vraiment s'y attarder. Et puis, ça commence par reconnaître qu'il y en a, madame la présidente. Merci.

Chantal Rossi ◌1:07:16

Madame la leader de l'opposition officielle.

Marie Plourde ◌1:07:18

Merci, madame la présidente. Alors, à l'approche de la campagne électorale provinciale, les grandes villes du Québec multiplient les interventions publiques pour défendre les priorités en mobilité. Le maire de Québec demande des engagements fermes sur son réseau structurant. Le maire de Laval presse les partis à s'engager sur financement du transport collectif et sur l'expansion de son réseau. Pendant ce temps, Montréal, la ville la plus congestionnée au Québec, là où la crise du transport collectif est la plus intense, ben c'est silence radio ou presque. Entendez-vous le chant des criquets? Seuls quelques petits messages de la mairesse, notamment pendant le sommet sur le climat où on disait qu'on était bien tannés du manque de financement du transport collectif. C'est sûr que du côté d'Ensemble Montréal, on est assez préoccupés de, plus préoccupés de parler du de la fluidité de la circulation automobile. Or, la meilleure façon de le faire, c'est d'avoir un leadership fort en transports actifs et collectifs. Sur l'île de Montréal, le taux d'utilisation de la voiture pour aller au travail se situe autour de 71%. On a donc besoin de plus de transports en commun, de plus de fréquences, de plus de redondance pour s'assurer de la fiabilité du réseau. Les besoins des Montréalais sont connus et urgents. On parle du projet Alto, entre autres. On attend d'avoir la vision de Montréal, le projet structurant du Grand Sud-Ouest, le projet majeur pour l'Est de Montréal. Alors que Québec et Laval défendent activement leurs priorités auprès des partis provinciaux, pourquoi la mairesse de Montréal n'a-t-elle toujours pas présenté publiquement un plan clair, ambitieux et chiffré pour obtenir de Québec des engagements fermes?

Chantal Rossi ◌1:08:50

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌1:08:53

Merci à mon collègue pour la question. Je pense que, laissez-moi vous dire, dès qu'on a eu de la segmentation, on a eu la mise en service d'un transport collectif structurant pour Montréal. Et je sais que depuis 7 ans là, le mairesse et notre équipe n'ont pas arrêté de travailler pour avancer les dossiers de transport collectif. Les rencontres ont eu lieu avec le ministre des Transports du Québec à l'époque sur tous les dossiers de Montréal aussitôt que le mois de février. Le MRS a eu à maintes reprises des rencontres. On a eu le déblocage sur l'échec de mon collègue Aref Salem pour les fonds été débloqués pour la mise aux normes de nos actifs pour le STM. Et on a eu des rencontres systématiquement, pour le bénéfice de mon collègue, des rencontres avec les chefs des partis politiques au niveau du CMM, non seulement de parler des besoins pour la grande région de Montréal, mais aussi très précisément les enjeux pour Montréal. Et donc, à cet égard, je pense qu'il n'y a pas autre d'énergie déployée pour que dans un contexte préélectoral, quand on aura l'écoute et l'oreille de tous les partis politiques pour s'assurer qu'il y a un grand consensus, que suite à des élections, on peut passer à l'action.

Invité·e signataire du livre d'or (OSM / El Sistema)1:10:27

Merci.

Chantal Rossi ◌1:10:29

Madame la leader de l'opposition officielle.

Marie Plourde ◌1:10:31

Merci. Vous savez quoi, madame la présidente, j'avais tellement anticipé la réponse, j'avais déjà écrit, notre administration travaille à discuter Je rappelle que c'était pas ma question. Ma question, c'est on veut avoir un plan clair et chiffré. Je rappelle également à la mairesse que la campagne provinciale, c'est la fenêtre la plus stratégique pour faire des avancées sur nos priorités. Et d'ailleurs, même les différents partis ont commencé à en parler, à parler du transport collectif et du transport en général. Donc si tout avance, tout avance comme, comme vous le dites, pourquoi Montréal est-elle la seule grande ville en ce moment qui n'a pas porté publiquement ses demandes en transport collectif à l'approche de la campagne électorale. Comment expliquons-nous cette absence de leadership alors que les besoins de la métropole sont les plus pressants du Québec?

Chantal Rossi ◌1:11:18

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌1:11:23

Merci, ma collègue, pour la question. En fait, nous, on n'a pas chômé dès notre arrivée. Depuis notre élection, La première chose qu'on a fait, on a regardé l'état des infrastructures du métro, on a regardé l'état effectivement de tout ce qui est réseau de transports en commun et l'infrastructure. On a pris notre bâton de pèlerin, la chose que j'ai répétée pendant 4 ans quand j'étais dans l'opposition, et on a frappé à toutes les portes. Rien que 3 semaines en arrière, j'ai été à Ottawa, j'ai rencontré le bureau du premier ministre, j'ai rencontré le bureau des ministres, j'ai rencontré les députés justement pour attacher le financement qui attendait depuis des années. Et nous, comme Ensemble Montréal, on garde l'argent de Montréal pour Montréal et on fait pas comme Projet Montréal, ils ont fait, ils ont laissé tomber 800 millions de dollars pour le transport en commun. On a donné ça à Québec sans aucune garantie du gouvernement du Québec. Madame la présidente, nous on fait le travail pour les Montréalais et on va continuer à le faire. Merci, madame.

Chantal Rossi ◌1:12:25

Alors arrive le tour de tous les élus pour la période de questions. Alors, à mon décompte, à mon décompte, dans 3, 2, 1, allez-y. Monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌1:12:42

Alors, premièrement, je veux vous remercier, madame la présidente, pour avoir maintenu ce que vous nous avez présenté au départ. J'espère que les esprits seront rassasiés et que la paix qui nous a été présentée par le chant saura nous atteindre tout au long de cette session. Ma question est très simple. Les Montréalais ont été appelés à réduire leur consommation d'eau. À juste titre, lorsqu'on connaît la question des infrastructures à Montréal et la situation très particulière que nous vivons, j'aimerais savoir si nous comptons publier régulièrement pour donner une rétroaction aux Montréalais sur leur consommation, si nous comptons publier les données sur la consommation d'eau au cours de l'été. Comme ça, d'abord, les Montréalais recevront un feedback, pour reprendre le terme anglais, ou une rétroaction, et on pourra ajuster au fur et à mesure les comportements et aider à évoluer au niveau des comportements. On comprend qu'il y a toutes sortes d'enjeux, il y a les changements climatiques, il y a du réchauffement aussi. Alors, je veux savoir si nous comptons donner un compte-rendu régulier aux Montréalais sur leur propre consommation et si effectivement, au lieu d'arriver à la fin et d'avoir un état de crise là où nous devrons poser des gestes plus sérieux encore.

Chantal Rossi ◌1:14:18

Merci. Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌1:14:20

Merci, merci monsieur Deschamps pour la question, madame la présidente. On note votre demande et puis on va voir par quels moyens on peut donner suite. Merci.

Chantal Rossi ◌1:14:30

Monsieur Deschamps.

Alan DeSousa ◌1:14:32

C'est bon.

Chantal Rossi ◌1:14:33

Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet1:14:36

Merci beaucoup, madame la présidente. Écoutez, on s'est pas concerté, monsieur Deschamps et moi, mais moi aussi je veux parler au niveau de l'eau parce que la situation est grave, elle est importante, elle est inquiétante. On demande aux citoyens de réduire leur consommation d'eau potable pour pas avoir à augmenter les mesures qui vont être nécessaires pour réduire la consommation. On sait, là, il y a déjà essentiellement toute la partie centre et est de Montréal, Lachine s'est rajoutée aussi récemment, il y a des mesures de restrictions qui sont imposées notamment aux propres activités de la Ville de Montréal, ce qui est évidemment la chose à faire. Par contre, ce qu'on comprend pas, c'est que malgré tout l'ensemble des appels à l'aide, nos propres réductions, l'administration n'a pas fait appel ni aux industries ni aux commerces, ni aux institutions, qui représentent le tiers de la consommation d'eau potable à Montréal. Et ironiquement, c'est les seuls aussi qui ont des compteurs d'eau qui sont installés. En plus, plus tard dans ce conseil, on apprend que la conduite sous la cathédrale qui est présentement en chantier, donc pas la récente, mais la première qui était déjà en chantier, ça va durer 77 jours de plus que ce qui était initialement annoncé. Donc ma question, pourquoi demander aux citoyens de réduire leur consommation d'eau et ne pas faire le même appel auprès des institutions, des commerces et des industries montréalaises. Merci.

Chantal Rossi ◌1:16:05

Monsieur Alan DesSousa.

Alan DeSousa ◌1:16:06

Madame la présidente, pour le bénéfice de mon collègue, et puis j'espère qu'il m'a entendu parler à maintes reprises, quand nous avons fait la demande, l'appel a été lancé pour tout le monde. Dont les grands consommateurs de l'eau, les institutions, les citoyens et aussi les villes et les arrondissements concernés ont tous été interpellés pour une réduction. Donc, je pense qu'au-delà de l'appel public par voie des journaux, mais je pense que d'autres moyens ont aussi été dégagés pour rejoindre ceux qui sont dans les réseaux. Selon les réseaux différents, dont non résidentiels, a aussi été interpellé. Donc, je pense pas, il n'y a pas une question où juste les citoyennes, tout le monde sont interpellés. Puis je pense que cet appel a été entendu et notre espoir est que les actions des Montréalais, des Montréalaises en tout font pour être à la hauteur de nos attentes.

Invité·e signataire du livre d'or (OSM / El Sistema)1:17:03

Merci.

Marie Plourde ◌1:17:05

Merci.

Chantal Rossi ◌1:17:05

Question complémentaire?

Sylvain Ouellet1:17:07

Oui, madame la présidente. Écoutez, ce que monsieur De Sousa dit est rassurant, mais c'est bizarre, moi j'ai pas entendu ça. J'ai écouté en plus de vos entrevues, vous parliez de fermer le robinet quand on brossait les dents. C'est pertinent, on devrait toujours faire ça, mais évidemment quand on parle de la consommation d'eau au complet, il y a des choses évidemment qui sont beaucoup plus structurantes et importantes. On parle déjà de peut-être, par exemple, restreindre l'arrosage de pelouses qui évidemment là, c'est une pratique qui arrive souvent même dans d'autres municipalités. Est-ce qu'on va demander par exemple la même chose pour réduire par exemple les lavatos au niveau de la ville? On s'entend, c'est pas pour la santé humaine, c'est quelque chose qui est plate s'il en manque, mais qui n'est pas aussi important que par exemple boire ou pour nos restaurants. Donc qu'est-ce que l'administration compte faire? Parce qu'écoutez, là encore récemment, on avait des craintes localement de ne pas pouvoir remplir nos piscines publiques cet été par manque d'eau. Merci.

Chantal Rossi ◌1:18:05

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌1:18:12

Je réitère, madame la présidente, qu'à nulle part on n'avait uniquement focussé sur les citoyennes. Je pense que les grands consommateurs qui utilisent l'eau comme produit a été interpellé. Le message a été donné à toutes les institutions. L'information était passée par les diverses instances qui ont des contacts avec les non-résidentiels, les compagnies non-résidentielles pour l'utilisation de l'eau. Tout le monde est interpellé. On n'a jamais, on n'a pas mis des restrictions, mais le message a passé que tout le monde qui peut réduire sa consommation, on a demandé donner des exemples aux citoyens, parce que c'est ça qu'ils te demandent, que de ne pas arroser la rentrée chartière, de ne pas arroser en plein jour pour éviter et verser l'évaporation. Mais pour les grands consommateurs qui utilisent l'eau régulièrement comme partie de leurs produits ou dans leur activité, le message est passé.

Invité·e signataire du livre d'or (OSM / El Sistema)1:19:14

Merci.

Chantal Rossi ◌1:19:15

Merci. Madame Carla Beauvais.

Carla Beauvais ◌1:19:18

Merci, madame la présidente. Donc, en septembre 2024, le commandant Patrice Visselius quittait le SPVM après 30 ans de service. Dans sa lettre de départ, il écrivait 2 choses que j'aimerais que la salle entende aujourd'hui. Ce n'est pas une question de pommes pourries. Le racisme est un cancer qui ronge le SPVM. Ce sont les mots d'un haut gradé de l'intérieur que l'on a choisi d'ignorer. Vendredi soir, à la suite des événements du PDQ 30, la première réponse publique de la mairesse a été de parler des caméras corporelles. Je vais être claire, je ne suis pas contre les caméras corporelles. On peut débattre de leur efficacité, mais c'est un outil parmi tant d'autres. Mais une caméra, ça ne traite pas un cancer. Et avant de lancer dans l'imaginaire collectif que des caméras vont régler des problèmes systémiques, on doit poser les bases d'une réflexion rigoureuse sur leur déploiement. Qui aura accès aux images et dans quel cadre juridique? Comment seront-elles utilisées dans les procédures disciplinaires? Qui contrôle l'activation? Un policier pourrait-il choisir de ne pas l'activer? Quelle protection pour la vie privée des citoyens? Comment s'assurer que cet outil ne va pas amplifier le profilage racial ou social? Et surtout, si aujourd'hui aucun policier n'a été sanctionné du profilage racial malgré tous les preuves disponibles, qu'est-ce qui nous dit qu'une caméra va changer ça? Les caméras peuvent être un outil, mais un outil sans réputabilité, sans encadrement, sans volonté réelle de sanctionner, ça ne protège personne. Ma question, est-ce que l'administration est prête à mandater officiellement la Commission sur la sécurité publique pour étudier en profondeur la question des caméras corporelles avant que la Ville s'engage dans cette voie coûteuse?

Marie Plourde ◌1:21:00

Merci.

Chantal Rossi ◌1:21:00

Monsieur Dimitrios Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌1:21:06

Madame la présidente, je remercie ma collègue pour la question. D'ailleurs, on a les mêmes préoccupations, les mêmes préoccupations. On parle déjà avec le ministre de la Sécurité publique. On avait déjà dit que ça prend la collaboration du gouvernement provincial, entre autres le ministère de la Justice. Effectivement, les données, qui les gère? Qu'est-ce qu'on fait avec? Où on les entrepose? Les ressources nécessaires pour gérer cette partie des caméras corporelles. Vous savez, de mettre l'argent, les 40 millions qu'on a dédiés pour les caméras corporelles, c'est pas difficile. On a décidé comme administration de le faire, mais c'est le reste qui prend le temps et l'énergie nécessaire pour s'assurer effectivement, comme ma collègue a dit, de ne pas faire des erreurs entre-temps. C'est un outil parmi d'autres pour sécuriser la population, oui, la personne arrêtée, mais aussi les policiers et policières. Effectivement, je partage l'opinion, oui, la réponse est oui à ma collègue, madame la présidente, qu'on va amener ce dossier à la Commission de la sécurité publique pour analyse. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌1:22:18

Merci, madame Carla Beauvais.

Carla Beauvais ◌1:22:22

Alors, je vais poursuivre. Donc, derrière chaque processus disciplinaire du SPVM, il y a un acteur systématiquement présent: la Fraternité des policiers et policières de Montréal. Son rôle est légitime: défendre ses membres, c'est son mandat. Mais quand défendre ses membres signifie faire disparaître chaque tentative de sanction réelle, ce n'est plus de la défense syndicale, c'est la protection de l'impunité. Dans ce contexte, la Ville de Montréal se fera à la fois employeur de ses policiers et silencieuses face aux protections syndicales qui garantissent leur impunité. Alors, ma question, est-ce que l'administration est prête à s'asseoir avec la Fraternité pour exiger que le processus disciplinaire dans ce dossier aille jusqu'au bout, en toute transparence et sans négociation dans l'ombre? Merci.

Chantal Rossi ◌1:23:08

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:23:11

Merci, madame la présidente. Je pense que j'ai pas répondu à la première question. Le responsable de la sécurité publique l'a fait, mais je pense que c'est important de mettre dans nos archives et que c'est important de dire que les caméras corporelles, et comme ma collègue l'a bien dit, ne vont pas régler la question du racisme systémique, mais pas du tout. Elles vont aider dans un sentiment d'équitabilité, d'être bien traité, donner des outils au niveau des enquêtes, mais on s'entend que c'est pas ça la solution au racisme systémiques. Deuxièmement, la question de la fraternité. Absolument, j'ai hâte de pouvoir m'entretenir avec lui. D'ailleurs, j'ai une rencontre déjà prévue avec Yves Francoeur, le président de la Fraternité, et il y a plusieurs sujets sur la table de discussion, que ce soit les caméras corporelles, que ce soit les règlements qu'il nous a demandés sur la question des insultes au niveau des polices. On comprend que le contexte actuel va nous demander énormément de travail la Commission de la sécurité publique pour arriver à quelque chose, mais il y a encore beaucoup de questions, puis j'ai hâte de collaborer avec ma collègue sur toute cette question-là qui nous touche, elle et moi, très personnellement.

Chantal Rossi ◌1:24:20

Madame Émilie Brière.

Émilie Brière ◌1:24:24

Madame la présidente, en 2021, Montréal, comme Chicago d'ailleurs, a fait le choix de ne pas accueillir de matchs de la FIFA pendant la Coupe du monde. Les conditions qui étaient posées par la FIFA faisaient peser un fardeau financier immense sur les Montréalais pour des retombées économiques très incertaines. On parle de coûts de 380 millions de dollars à Toronto et 580 millions à Vancouver pour 13 matchs. On parle en tout de plus d'un milliard, tel qu'a été évalué par le Bureau budgétaire par le bureau budgétaire à Ottawa. Le fédéral s'est engagé à couvrir moins de la moitié de ces dépenses-là, ce qui veut dire que les contribuables de ces municipalités vont devoir quand même payer une facture d'une centaine, de plusieurs centaines de millions, une facture d'ailleurs qui ne cesse de grimper. D'ailleurs, n'en déplaise aux études qui ont été commandées par la FIFA, les données des autres villes hôtes partout en Amérique du Nord confirment que les retombées réelles sont bien en deçà de ce qui était anticipé. Ne pas accueillir de matchs de la FIFA, c'était pas une décision facile, mais c'était une décision qui priorisait les Montréalais, qui s'assurait qu'ils auraient pas une facture salée à payer pour des matchs qu'ils pourraient pas se permettre, pour s'assurer que tous nos investissements ne fassent pas juste pour des touristes éphémères de la ville, pour des touristes éphémères alors que la ville a des besoins criants. La mairesse a récemment déclaré qu'elle trouvait que c'était une occasion ratée. Maintenant qu'elle n'est plus ministre du Tourisme et mairesse de Montréal, qu'elle connaît mieux la réalité budgétaire et fiscale de notre ville, est-ce que la mairesse partage le constat que cette prudence face aux engagements de la FIFA était, en fin de compte, la seule décision responsable pour notre ville?

Invité·e signataire du livre d'or (OSM / El Sistema)1:26:08

Merci.

Chantal Rossi ◌1:26:09

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:26:14

Oui, merci, madame la présidente. Une chose est certaine, si moi j'avais négocié avec la FIFA, laissez-moi vous dire que ça ne nous aurait pas coûté d'argent. Bon, ceci dit, moi j'étais pas là pour le négocier, je peux pas parler pour les autres villes puis la façon dont ils ont négocié, mais tout ce que je peux vous dire, c'est que le gouvernement fédéral a envoyé beaucoup d'argent dans les municipalités justement pour qu'il y ait des legs au niveau des communautés, notamment sur le sport. Et je trouve la question très pernicieuse parce que honnêtement, là, de venir s'attaquer à l'impact économique, social que peuvent avoir des grands événements sportifs, je me demande si elles sont poserait la même question par rapport à l'UCI qui s'en vient au mois de septembre, qui va nous coûter plus cher de ce qui était prévu. Alors, j'ai hâte de voir comment je pourrais poser des questions sur comment ils ont négocié avec l'UCI, parce qu'on va se le dire, ça va coûter plus cher, madame la présidente, puis on va être content de le payer parce qu'honnêtement, c'est un bel événement, c'est un bon événement, non seulement pour l'économie locale, mais pour la réputation de la ville. Alors, j'espère qu'elle va se reposer la même question quand on va parler des coûts de l'UCI.

Chantal Rossi ◌1:27:09

Madame Brière.

Émilie Brière ◌1:27:16

Dans le cadre de ma relance, je vais me poser des questions plutôt sur le futur, mais je voudrais quand même inciter l'ensemble de nos collègues qui siègent ici ainsi que ceux que la question intéresse de se référer à de nombreux avis qui sont partagés dans les médias de toutes les villes hôtes sur le fait que les retombées économiques telles qu'elles sont observées aujourd'hui même sont loin d'être celle qui était promise. Mais maintenant, je voudrais revenir sur une des contraintes qui était imposée par la FIFA et auxquelles visiblement aucune autre ville a réussi à négocier, qui était celle de renoncer à la tenue de tous les autres grands événements. Et d'ailleurs, on le voit à Toronto, l'accueil des matchs de la FIFA a bouleversé toutes les célébrations du Mois de la fierté et à peu près toutes les activités ont été annulées. Ils n'ont pas réussi à négocier visiblement, eux. Alors, à Montréal, ce coût de renoncement-là a été immense, et pas seulement sur le plan financier. Ça arrêter les Francos, le Festival de jazz, tous ces grands rendez-vous culturels-là dont il aurait fallu se passer, des rendez-vous qui rythment l'été des Montréalais et des touristes qui nous visitent, des rendez-vous auxquels les Montréalais ont accès et n'ont pas besoin de payer 2000$ pour ce que représente le prix. Alors je voudrais savoir quelle est la vision de l'administration sur l'attraction de grands événements, où on devrait placer le curseur entre attirer des grands événements La question est posée.

Chantal Rossi ◌1:28:30

Madame Christine Black.

Christine Black ◌1:28:32

Merci, madame la présidente. En fait, je trouve très curieuse la question de l'opposition cet après-midi, je vais vous dire bien franchement, parce que la mairesse vient d'en parler. Pas plus tard que dans les dernières semaines, j'ai eu le bonheur de travailler très étroitement avec toute l'équipe qui gère actuellement UCI. C'est un événement d'envergure, on attend plus de 500 000 personnes à Montréal et vous savez que qui à l'administration a négocié cet événement-là? C'est eux. Alors, à la fin de la journée, on y croit, ils y croyaient et on va continuer d'y croire, que ce soit avec UCI, que ce soit avec OQS, Olympic Qualifying Series, qui va arriver en 2028. Alors, c'est des événements d'envergure qui sont monitorés avec Tourisme Montréal, avec tous les partenaires, justement parce que les retombées, elles sont là. Elles sont là au niveau économique, elles sont là au niveau du rayonnement de la métropole, elles sont là pour les les citoyens et les citoyennes qui habitent Montréal et qui habitent le Québec. Alors nous, on y croit, Québec y croit, le fédéral y croit, puis on va continuer de travailler en ce sens-là.

Chantal Rossi ◌1:29:30

Merci. Madame Véronique Fournier.

Véronique Fournier ◌1:29:39

Merci, madame la présidente. Le 10 juin dernier, comme plusieurs d'entre vous, je suis, si vous me permettez l'expression, tomber en bas de ma chaise. Madame la présidente, en mai 2024, monsieur Benoît Dagenais est nommé directeur général de la Ville de Montréal. Le chef intérimaire d'Ensemble Montréal de l'époque, monsieur Aref Salem, parlait d'un choix, j'ouvre les guillemets, amplement mérité. Monsieur Salem louangeait alors sa formation solide, son expérience remarquable et son leadership éclairé pour relever les défis de la Ville. À peine 2 ans plus tard, la mairesse surprend tout le monde en annonçant le départ de monsieur Fait encore plus surprenant, l'entente de départ inclut 3 ans de salaire complet, soit 1,1 million de dollars, ce qui nous coûte 1,1 million, cette décision. Madame la présidente, ça fait 7 mois que l'administration dit aux Montréalais et Montréalaises qu'elle doit serrer la ceinture. Elle coupe le budget participatif, l'entretien des infrastructures, elle coupe des postes, mais il ne faut pas s'inquiéter parce que l'administration est une experte en finances. Selon moi, quand on remplace un directeur général qu'on qualifiait comme exemplaire il y a 2 ans ans à peine et que cette rupture coûte 1,1 million de dollars aux Montréalais et Montréalaises, le problème ne se trouve visiblement pas dans les compétences du directeur, d'ailleurs grandement apprécié des équipes, et je tiens d'ailleurs à remercier monsieur Dagenais pour son service loyal, son engagement sans faille à faire de Montréal cette ville que nous apprécions tant. Merci beaucoup. Ma question, madame la présidente: peut-on aujourd'hui expliquer aux Montréalais et Montréalaises pourquoi ils doivent assumer une dépense de 1,1 million de dollars alors même que l'administration soulignait la compétence et l'expertise en place?

Chantal Rossi ◌1:31:17

La question est posée. Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:31:23

Merci, madame la présidente. Tout d'abord, je me serais gardée une petite gêne à poser cette question-là, un, dans cette enceinte avec monsieur Dagenais devant nous. Je ne répondrai pas à la question de ma collègue, puis je vais vous dire pourquoi, madame la présidente. Parce qu'elle sait très bien que dans un contexte contractuel, il y a des éléments d'un contrat qu'on doit respecter. Et je vais me limiter à dire que ce contrat, il a été négocié par l'ancienne administration.

Chantal Rossi ◌1:31:59

Question complémentaire.

Véronique Fournier ◌1:32:01

Oui, madame la présidente, je comprends qu'il y avait peut-être un écart de vision entre l'administration, entre la haute direction, puis je remets pas du tout non plus en question que monsieur Dufort est une personne hautement compétente. J'ai eu l'occasion aussi de le côtoyer lorsque j'ai été conseillère désignée dans Ville-Marie, et j'ai tout à fait la sensibilité aussi, lorsqu'on a eu l'opportunité à Montréal et la grande chance d'avoir, en la personne de monsieur Dagenais, un directeur général de haute qualité. Je suis très contente, en cette enceinte, que nous puissions le nommer et que l'administration municipale, je pense que le mot et la pensée sont très partagés également par les membres du conseil aussi bien que des équipes, et c'est important de le nommer. Mais on a tout à fait le droit de se poser la question, du point de vue des Montréalais, de demander à l'administration Pourquoi, lorsqu'on a un dossier sans faille, un directeur qui a démontré sa compétence, puis il n'y a pas de faute avérée, rien, on comprend qu'il y a des dimensions contractuelles, mais je pense que les Montréalais sont en droit d'avoir davantage d'informations. En anglais, on dit, why not sir?

Chantal Rossi ◌1:33:09

La question, s'il vous plaît.

Véronique Fournier ◌1:33:11

Je me demande pourquoi est-ce que les Montréalais ont le droit de savoir pourquoi cette décision inattendue de ne pas accorder un milliard collectivement.

Chantal Rossi ◌1:33:20

La question est posée. Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌1:33:28

On me dit souvent que je dois respirer avant de répondre, ce que je vais faire. Écoutez, je trouve ça, vous avez le droit de poser des questions, on peut rester aussi, je pense, décent dans la façon de poser des questions. Moi, je salue la carrière de monsieur Dagenais avec le de Montréal. C'est un gestionnaire rigoureux, professionnel, qui a fait preuve d'un grand courage quand on est arrivé. Naturellement, il y avait une transition et que je tiens à remercier sincèrement pour l'accueil qu'il nous a donné quand on est arrivé ici. Et c'est drôle, tantôt je lui serrais la main en lui disant, en lui souhaitant un bon dernier conseil, et ce que je lui ai pas dit, c'est que j'espérais qu'il n'y aurait pas de questions sur son départ, parce que franchement, on n'est pas dans les hauteurs ici, là. On est à un endroit où moi, je ne veux pas aller. Ma réponse, c'est ça, madame la présidente. Ma réponse, c'est que je félicite et je remercie monsieur Lajeunette, et je suis sincèrement désolé au nom de tout Ensemble Montréal qui est à vivre cette question ici cet après-midi. Merci.

Chantal Rossi ◌1:34:40

Alors, il est 14 h 20. Est-ce qu'il y a une entente pour une extension de 7 minutes, 10 minutes, 15 minutes, excusez. On va y arriver. Il reste 3 personnes au tableau.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:35:01

Madame la Présidente, appuyée par ma collègue de l'opposition, je propose de prolonger de 15 minutes jusqu'à la fin des 3 personnes qui sont au tableau.

Chantal Rossi ◌1:35:07

Parfait, merci. Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay ◌1:35:11

Merci, Madame la Présidente. À l'approche du 1er juillet, l'administration a renforcé les mesures d'aide d'urgence pour les locataires et c'est tant mieux. Mais pour qu'on arrête de naviguer entre les urgences et les catastrophes annoncées, il faudra des actions fortes sur tous les fronts chaque jour. Logement compte. Au début juin, le Journal de Montréal faisait paraître un dossier d'enquête recensant des centaines de logements dans des résidences principales loués illégalement sur Airbnb. Et ce, malgré l'encadrement serré et malgré l'interdiction complète en dehors de la période autorisée. Il demeure très difficile pour la brigade d'intervention de cesser ces activités illégales. Les contrevenants contournent aisément les règles. Même si elles sont strictes, même si elles sont jugées trop sévères par l'administration qui aimerait rouvrir la location courte durée à l'année. Les contrevenants affichent les soirs et week-ends alors que les effectifs de la Ville sont réduits. Les annonces ne comportent pas d'adresse, donc les inspecteurs doivent chercher les indices à travers les photos du salon, voire le coin de rue à l'extérieur. Ensuite, ils font du porte-à-porte espérant tomber presque par hasard sur un couple de touristes variés valises à la main, chapeau de paille et passeport en main pour confirmer l'infraction. Et ce n'est que le début. Or, au moment où l'administration prépare une réforme majeure de l'encadrement des locations touristiques Airbnb, elle propose de rapatrier la brigade au sein de l'arrondissement Ville-Marie, dirigée par la mairesse de Montréal. Rien dans le sommaire décisionnel n'explique pourquoi Ville-Marie serait mieux placée que le Plateau-Mont-Royal pour s'attaquer aux Airbnb illégaux. Ma question est que la mairesse rapatrie la brigade dans ses bureaux pour se simplifier la vie alors qu'elle s'apprête à compliquer celle des inspecteurs?

Chantal Rossi ◌1:36:54

Juste un moment, s'il vous plaît. Juste aviser dans les gradins qu'il n'est pas permis de filmer pendant le conseil. Merci. On vous demande de respecter cette règle. Merci. Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:37:10

Oui, merci, madame la présidente. Je veux rassurer ma collègue sur sa question. La question de Airbnb, je la prends, et de la location à court terme, très au sérieux parce qu'elle va effectivement donner un coup de main dans la crise du logement qu'on a. Pour ce qui est des inspecteurs, madame la présidente, j'ai eu de longues conversations, notamment avec celle qui gère l'ensemble des inspecteurs. Elle n'a malheureusement pas senti qu'elle avait dans son rôle le soutien d'un gouvernement en avait besoin et je l'ai invitée à venir dans Ville-Marie. On va travailler ensemble pour justement arriver avec un règlement qui a beaucoup plus de mordant, puis un règlement qui va être non seulement du mordant, mais qu'on va être capable d'appliquer. Nous allons d'ailleurs augmenter le nombre d'inspecteurs pour aider l'ensemble des arrangements qui sont pris avec des locations court terme. Mais si je fais ça, madame la présidente, moi je gère.

Chantal Rossi ◌1:37:58

Madame Tanguay, un complémentaire.

Élise Tanguay ◌1:38:04

Malheureusement, je ne suis pas rassurée, madame la présidente, mais je voudrais parler d'un autre sujet qui me tient beaucoup à cœur, un enjeu qui touche les plus vulnérables: la disparition des maisons de chambres. On a vu passer récemment l'annonce de la mise en vente d'une maison de chambres sur Sainte-Catherine dans Hochelaga. L'annonce a été en ligne moins de 24 heures. Quand les maisons de chambres sont vendues, malheureusement, trop souvent, les locataires sont expulsés et les loyers explosent. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs arrondissements de Projet Montréal dans la dernière administration ont déjà effectué le travail d'assujettir les maisons de chambres de leur territoire au droit de préemption, dont Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. Il est donc encore possible de sauver cette maison de chambre en utilisant le droit de préemption et en la rachetant, madame la présidente. Une chambre, c'est souvent la dernière solution qu'ont certains locataires très vulnérables, la seule chose qu'ils peuvent se payer avant de se retrouver à la rue. Dans un contexte où la crise du logement s'aggrave, et où les ressources d'hébergement sont saturées, la protection de ces immeubles n'est pas seulement une option, c'est un devoir. Ma question, madame la présidente, est-ce que l'administration s'engage à exercer son droit de préemption et à racheter les maisons de chambres visées lorsqu'elles seront vendues dans les prochaines années pour éviter de pousser les plus vulnérables à la rue?

Chantal Rossi ◌1:39:16

Madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌1:39:20

Merci, madame la présidente. Les maisons de chambres qui sont soumises au droit de préemption sont analysées en cas par cas. Quand il y a une belle opportunité pour la Ville de les racheter, comme par exemple via la SHDM qui est notre bras immobilier, évidemment on le fait. Le cas particulier dont parle ma consœur, il faudrait qu'elle m'écrive pour qu'on en parle, pour que je sache également c'est quoi ce dossier-là. S'il y a un droit de préemption qui a été mis, ça veut dire que le service de l'habitation l'a analysé.

Élise Tanguay ◌1:39:47

Voilà, merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌1:39:48

Merci, monsieur Jocelyn Pauzé.

Jocelyn Pauzé ◌1:39:52

Oui, merci, madame la présidente. Alors, on a appris la semaine dernière que malgré des mois de discussions, la Ville a été incapable de s'entendre avec le CSSDM pour offrir l'ensemble des 8 semaines de 40 jours cet été. Aujourd'hui, l'administration transfère la pression et les risques de la tenue de la 8e semaine vers les arrondissements avec les moyens limités qu'on leur connaît plutôt que d'assumer un leadership central dans les négociations avec le CSSDN. On a interpellé la mairesse, les partenaires ont tiré la sonnette d'alarme, des questions ont été posées en conseil, des centaines de parents ont signé une pétition, mais l'administration n'écoute pas, n'agit pas et improvise. Mais la vraie vie, elle, n'est pas de l'improvisation. On est le 15 juin, des milliers d'inscriptions sont complétées dans environ 70 camps, de nombreux parents ne peuvent plus modifier leurs vacances et n'ont pas de possibilité de télétravail. Les Plusieurs organismes nous disent qu'il est très difficile de relocaliser tout le monde à 6 coprésavis. Et pourtant, les camps de jour sont des services essentiels, tel que le dit la politique montréalaise des loisirs publics adoptée unanimement en cette salle. Mais au-delà de l'été 2026, ce qui est encore plus préoccupant, c'est le signal que ça envoie sur la capacité de cette administration-là à livrer. Et si j'étais un papa de jeunes enfants, je serais très inquiet aujourd'hui. Si malgré des mois de préavis, l'administration n'a pas réussi à conclure une entente avec le CSSDM, pourquoi les parents devraient-ils avoir confiance qu'ils seraient capables d'en conclure une pour 2027? Et à part des slogans comme elle le fait toujours, qu'est-ce que l'administration a à dire aux milliers de familles qui risquent de se retrouver sans solution municipale cet été du 17 au 21 août?

Chantal Rossi ◌1:41:27

Madame Christine Black.

Christine Black ◌1:41:29

Merci, madame la présidente. En fait, Vous savez, les 40 jours, nous comme administration, on a pris nos responsabilités. Puis ce qu'on a fait, c'est qu'on n'a surtout pas dit aux parents, arrangez-vous. Ce qu'on a fait, c'est que dès le premier jour, on a commencé des conversations avec les différents centres de services scolaires et à l'heure où je vous parle, on n'est pas du tout où est-ce qu'on était. On était à un moment où il n'y avait aucune semaine qui était couverte et là, pour certains centres de services scolaires, Et là où on vous parle, à l'heure où je vous parle, il y a 7 semaines qui sont couvertes. L'enjeu est la 8e semaine parce qu'on le sait, cette année, c'est une année particulière. Il y a une conjoncture avec le calendrier scolaire qui fait en sorte que ça impliquerait du temps supplémentaire, etc. Mais surtout, on a pris action, on a eu des conversations avec les centres de services scolaires et on va continuer à le faire, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:42:20

Merci. En complémentaire, monsieur Poulsen.

Jocelyn Pauzé ◌1:42:25

C'est quand même drôle que le calendrier scolaire, cette conjoncture-là, revient périodiquement. C'est cyclique depuis les 40 dernières années et ce serait la première fois, ça fait donc 40 ans, qu'il n'y aura pas de 8e semaine dans les 40 jours dans plusieurs arrondissements à Montréal. Madame la présidente, ce dossier de la 8e semaine démontre à quel point cette admin est complètement déconnectée du terrain. Comment se fait-il que des organismes me disent avoir écrit en avril à la mairesse afin d'avoir des réponses et qu'à ce jour, ils n'ont toujours pas eu de réponse de l'admin, même pas un appel. Qui dit camps de jour dit aussi le Palim d'Altergo, favorisant l'accessibilité des enfants ayant des limitations fonctionnelles. Pour eux, les camps de jour représentent souvent leur seule occasion de socialisation durant l'été et pour leurs parents, leur seule possibilité d'un répit estival. Que répond l'admin aux parents des centaines de jeunes du Palim qui se verront coupés de cette 8e semaine en raison de l'absence complète de leadership de l'administration de Montréal. Lors du conseil de mai, notre collègue responsable des loisirs disait que la 8e semaine est la moins utilisée. Dans l'est de Rosemont, un quartier que madame la mairesse de Montréal connaît bien, la 8e est complète à 100%. Que dit l'administration à ces 500 familles de l'est de Montréal, madame?

Chantal Rossi ◌1:43:39

Merci. Madame Christine Black.

Christine Black ◌1:43:43

Madame la présidente, notre volonté, elle est claire. On veut être là pour les parents, puis offrir des camps de jour et d'offrir les locaux avec le centre de services scolaires. Ça, pour nous, c'est important et depuis le jour 1, on a travaillé là-dessus. Puis vous savez quoi, madame la présidente, l'entente actuellement en cours pour laquelle, on se rappelle, les camps de jour ne sont pas inclus, a été négociée par qui? L'ancienne administration. Fait que fin de la journée, ils avaient uniquement à ajouter les 15 jours quand ils ont négocié ça avec les centres de services scolaires, ce qui n'est pas le cas actuellement. Et nous, on s'est assuré au moins de respecter les 7 semaines de 15 jours. Pour la prochaine entente, assurez-vous qu'on va y travailler également. Merci.

Chantal Rossi ◌1:44:25

Madame Maeva Vilain.

Sylvain Ouellet1:44:34

Allez-y.

Chantal Rossi ◌1:44:34

Non, là vous l'avez fermé.

Maeva Vilain ◌1:44:39

Madame la présidente, des villes comparables à Montréal comme Ottawa ou Québec agissent concrètement pour redonner l'accès à leurs berges et offrir des lieux de fraîcheur sécuritaires. Montréal, elle, recule. En effet, cet été, ce sont 2 nouveaux quais de baignade sécurisés qui seront installés en plein cœur de Gatineau et d'Ottawa. Pendant ce temps, à Montréal, l'administration décide d'abandonner un projet de baignade en eau libre à Lachine, un projet prêt, encadré, sécuritaire, adapté au défi climatique, un projet appuyé largement par la communauté. Et le contexte de cette fin de semaine est très malheureux et revêt une importance particulière. Nous avons toutes et tous eu beaucoup de tristesse en apprenant vendredi que qu'un jeune homme a perdu la vie en se baignant à Verdun dans le fleuve. Mes collègues Céline-Audrey Beauregard et Rick Alneus sont allés présenter leurs condoléances à la famille et ce drame ne peut que nous rappeler à quel point l'accès à des sites encadrés et sécuritaires est essentiel et pas optionnel. Rajoutons que depuis quelques semaines la ville fait face à une importante pression sur son réseau d'eau potable au point de demander à la population de réduire sa consommation. Rénover une piscine extérieure, en construire une nouvelle, on sait que ça coûte des millions de dollars. À Lachine, on parle de 500 000$, ça inclut la mise en place et les opérations. Ma question est la suivante: comment l'administration peut-elle justifier l'abandon d'un projet de baignade encadrée, sécuritaire, indépendante du réseau d'eau potable dans un contexte où les les besoins de sécurité et d'adaptation au changement climatique sont aussi évidents.

Caroline Braun ◌1:46:19

Merci.

Chantal Rossi ◌1:46:20

Madame Julie-Pascale Provost.

Julie-Pascale Provost ◌1:46:26

Merci, madame la présidente. Alors, dans un premier temps, nous n'avons pas abandonné le projet de baignade. Il n'y avait pas de financement associé à ce projet et sans argent, on ne peut que rêver. Actuellement, ce n'est pas une priorité pour notre administration. On regardera si la conjoncture économique actuelle nous permettra de réaliser ce projet éventuellement. J'en profite pour dire que depuis le renvoi des plaisanciers qui occupaient l'espace et contribuaient économiquement à l'arrondissement, Projet Montréal n'a rien fait, aucune réalisation. Le terrain est toujours en friche depuis 2020. On devrait pouvoir faire mieux. Merci.

Chantal Rossi ◌1:47:08

Merci. En complémentaire, madame Bilin.

Maeva Vilain ◌1:47:13

Oui, très heureuse de savoir que le projet n'est pas abandonné. Vous parlez de priorité.

Chantal Rossi ◌1:47:18

On s'adresse à la présidente.

Maeva Vilain ◌1:47:19

Oui, madame la présidente. Je veux vous rappeler un concept important en urbanisme, celui de la ligne de désir. Ce qu'on voit à Montréal, une île où il fait de plus en plus chaud, la ligne, elle est là. Les gens veulent aller dans le fleuve veulent se baigner, mais ce fleuve est dangereux. Il y a des courants, il y a des tourbillons, et notre responsabilité, c'est de comprendre cette situation, de comprendre cette ligne de désir. Et oui, vous pouvez pas reporter un tel projet, c'est aujourd'hui que ça doit se passer à Lachine. Il faut d'autres projets qui se multiplient à Montréal pour combler ces besoins que la population nous exprime en se baignant dans le fleuve.

Chantal Rossi ◌1:48:00

Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌1:48:01

Je pense que, en fait, ma collègue a donné une excellente réponse tantôt. On peut avoir toutes les lignes de désir qu'on veut, madame la présidente, ça prend de l'argent. Donc, on peut bien dire qu'on avait planifié plein de projets, si on met pas l'argent dans les budgets, on peut pas faire de projet. Actuellement, au moment où on se parle, là, le focus de notre administration, c'est naturellement l'entretien des actifs, c'est pas la construction de nouvelles initiatives. Alors, c'est important de comprendre que oui, on regarde le projet, oui, c'est un projet intéressant, mais ce n'est absolument pas le temps financier d'annoncer ce genre d'initiative-là. On doit prendre nos responsabilités. On vit avec une dette qui a augmenté d'environ 40% dans les 8 dernières années. On vit encore avec 6 conventions collectives non réglées, on vit avec des infrastructures qui sont en train de s'écrouler, on vit avec un poids de dette super important. On est, madame la présidente, j'ai appris ça dans mes fonctions, ça nous prend 13 mois par année faire le budget de la Ville de Montréal. Savez-vous pourquoi? Parce que c'est complexe. C'est complexe et il faut s'assurer qu'on puisse trouver des moyens, un, oui, de revenus, mais également de sabrer dans les dépenses dans le but de s'assurer que les infrastructures vont tenir. C'est notre priorité.

Chantal Rossi ◌1:49:16

Merci. Alors, c'est ce qui met fin à la période de questions. La période de questions est terminée.

Carla Beauvais ◌1:49:26

Oui.

Dimitrios (Jim) Beis ◌1:49:26

Un budget discrétionnaire de 152 millions dans le PDI, on parle d'un projet.

Chantal Rossi ◌1:49:31

C'est pas une question de privilège. Ce n'est pas une question de privilège. Ce n'est pas une question de privilège. Je vais vous demander de vous asseoir.

Claude Pinard ◌1:49:39

N'existe pas.

Chantal Rossi ◌1:49:40

Je vais vous demander de vous asseoir et de réviser la définition de question de privilège. La période de questions est terminée. Juste avant que vous, que je vous cède la parole, monsieur le leader, s'il vous plaît, juste avant que je vous cède la parole, s'il vous plaît, j'avais omis avant la période de questions de justement, et il en a été question alors pendant la période de questions, je voulais justement citer souligner qu'au point 5106, il y aura nomination de, si tout se passe comme prévu, la nomination d'un nouveau directeur. Ce sera donc le dernier conseil municipal de monsieur Dagenais et je voulais souligner votre dernier conseil, monsieur Dagenais, vous remercier pour vos années de service et votre loyauté à la Ville de Montréal. Alors, un immense merci. Merci. Je cède maintenant la parole au leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:51:15

Merci, madame la présidente. Tel que spécifié précédemment, il va y avoir quelques changements de séquence au courant de ce conseil. Le premier arrive, nous allons donc appeler la déclaration en 15.05, la déclaration de solidarité et engagement pour la transparence et la responsabilité face au profilage racial et à la violence envers les personnes noires, arabes et racisées. Et pour cette déclaration, je cédais la parole à la mairesse de Montréal, madame Soraya Martinez Ferrada.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:51:42

J'avais comme un petit doute de quelle mairesse tu parlais. OK, c'est bon. Merci, merci aux leaders, merci madame la présidente. Aujourd'hui, nous sommes réunis dans un moment extrêmement difficile, un moment qui exige de nous de la clarté, du courage et de la responsabilité. Parce qu'on va se le dire, madame la présidente, toute forme de profilage racial ou de violence est totalement inacceptable. Ces gestes n'ont aucune place à Montréal ni dans aucune société. Et ces gestes n'ont aucune place dans aucune de nos institutions. Ils ont profondément ébranlé la population. Ce qui s'est passé, ce qui a été relevé, allégué, ce qui a été dénoncé, nous oblige à regarder la réalité en face. Une réalité que trop peu de personnes vivent, que trop de personnes vivent depuis trop longtemps. Une réalité que plusieurs ont tenté de faire entendre, parfois sans être crus, parfois sans être entendus. Aujourd'hui, je veux m'adresser directement aux citoyens et citoyennes de Montréal-Nord, à toutes les personnes qui se sont senties surveillées, visées ou qui ont vécu du profilage, à ceux et celles qui ont porté plainte sans avoir l'impression d'être pris au sérieux, à ceux et celles qui ont parfois le sentiment que rien ne change. Que les choses se répètent, que les mêmes blessures reviennent. Moi, je veux vous dire ceci: non seulement je vous entends, mais je le vis avec vous. L'inquiétude, la colère, la fatigue, la frustration, les questions, tout ça maintenant est tout à fait normal et tout à fait légitime. Et tout ça doit être pris au sérieux. Parce que lorsque le lien de confiance entre la population et ceux et celles qui sont là pour la protéger est fragilisé et même des fois brisé, mais c'est toute la société qui va saigner. La confiance, c'est pas un détail, c'est un pilier, c'est ce qui permet à une ville de fonctionner, à des communautés de vivre ensemble, de coexister, de se respecter, à des institutions d'être crédibles, mais surtout à des citoyens et citoyennes d'être traités avec dignité, madame la présidente. Alors aujourd'hui, j'ai eu vraiment le plaisir de sortir communément avec la cheffe de l'opposition qui m'a fait parvenir une lettre où elle demandait 3 choses, 3 choses pour lesquelles je suis tout à fait en accord: s'assurer d'un processus d'enquête indépendant, Je suis heureuse de voir que monsieur le ministre de la Sécurité publique du Québec a aujourd'hui, il y a quelques minutes à peine je pense, confirmé qu'il allait nommer un observateur indépendant dans le processus d'enquête interne. C'est une bonne chose, c'est un bon premier pas. Deuxièmement, les citoyens méritent de connaître toute la vérité sur ce qui s'est passé et nous attendons les résultats de cette enquête et les résultats et la reddition de comptes devront être publique transparente pour tous les citoyens. Et bien sûr, nous avons énormément de questions au niveau du SPVM, au niveau de ce que nous, la Ville, aussi pouvons faire de plus, parce qu'on va se dire, madame la présidente, le racisme systémique, le profilage, l'intolérance, mais c'est pas juste dans le SPVM qu'on le voit, mais c'est aussi dans l'ensemble de la société. Comme je disais tantôt, quand quelqu'un veut se trouver un logement, un emploi, nous devons aussi protégés, que les biais sociaux ne font pas que les citoyens ne se sentent pas traités avec dignité. Alors aujourd'hui, je suis très heureuse de pouvoir déposer une déclaration au conseil qui est appuyée notamment par, oui, la mairesse de Montréal-Nord, mais je suis certaine qu'elle est aussi appuyée par les membres de l'opposition officielle. Et je pense que j'ai pas besoin de la lire, monsieur le leader. Mais je pense qu'aujourd'hui, on se trouve devant un moment, une crise, je dirais peut-être sans précédent, mais malheureusement, il y en a eu des précédents, madame la présidente. Puis aujourd'hui, en fait, c'est une histoire qui se répète, puis j'espère que ça sera la dernière fois.

Chantal Rossi ◌1:56:20

Madame Éricka Alneus.

Ericka Alneus ◌1:56:22

Merci beaucoup, madame la présidente. J'avais un texte, mais je pense que des fois, parler du cœur, ça rend justice. Vous comprendrez, je pense que tout le monde a vécu un frisson particulier vendredi soir. Pour certains d'entre nous, c'est un frisson qui est connu et des fois répétitif. Et ce sont des frissons qui nous rappellent qu'on a encore du travail à faire pour que certains d'entre nous puissent se sentir dignes de vivre leur vie en toute quiétude. Mes pensées vont d'abord à la communauté de Montréal-Nord, à leurs jeunes, aux familles, à tous ces organismes communautaires qui travaillent si fort pour assurer un tissu social. J'ai une pensée aussi pour ces organismes communautaires tout particulièrement Madame la présidente, je sais que vous en êtes bien au fait, puis madame la mairesse aussi, la mairesse de l'arrondissement, qui avant de faire de la politique émanait d'organismes communautaires à Montréal-Nord. C'est un travail de tous les jours, un travail du quotidien pour s'assurer que le racisme systémique et le profilage racial soient quelque chose qui n'existe plus. Malheureusement, On a du travail à faire. Ce qui fait le plus mal, c'est que ça émane de l'institution qui doit prendre soin de nous et s'assurer au-dessus de tout de notre protection et de notre dignité. Je suis heureuse que l'administration réponde favorable aux demandes que nous faisons. Il est important que la transparence prenne le dessus sur tout. Tout. Il y a un pont de confiance à rebâtir avec la population montréalaise, mais tout particulièrement auprès des personnes racisées dont le profilage racial, dont le racisme systémique est une chanson du quotidien. J'ai aujourd'hui le privilège d'être chef de l'opposition. J'ai la complexion que j'ai. Et je sais que pour beaucoup qui vivent ça tous les jours, ils ne peuvent même pas imaginer que je sois là. Donc, je prends toute la mesure du travail qui aurait dû être fait et le travail que nous devons faire. Alors, je souhaite ardemment que nous tous et toutes puissions s'assurer que les institutions, que le SPVM soit à la hauteur du travail, de la dignité et de la sécurité de nos citoyens et citoyennes. Alors, il me fait plaisir d'appuyer cette déclaration commune afin que les choses s'arrêtent, pour que les choses soient meilleures. Merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:59:58

Madame Carla Beauvais.

Carla Beauvais ◌2:00:00

Merci, madame la présidente. Alors aujourd'hui, nous allons voter une déclaration de bonnes intentions, et les bonnes intentions, j'y crois. Mais je veux parler de ceux et celles qui n'y croient plus. À Montréal-Nord, mais aussi ailleurs dans la ville, les communautés racisées ont solide ont sonné l'alarme depuis des lustres. Les jeunes, les organismes communautaires, les familles, ils ont tous témoigné, ils ont tous participé aux consultations, tous tendu la main pour trouver des solutions. Et aujourd'hui, leur silence n'est pas de la résignation, c'est de l'épuisement. Ils ne se soulèvent même plus parce que pour eux, ces violences font partie de la normalité de leur quotidien Et c'est ça le vrai scandale. Je vais être honnête ce soir, aujourd'hui, toutes les administrations précédentes n'en ont pas fait assez, toutes, pas assez vite, pas assez fort. Je le dis sans détour parce que ce n'est pas le moment de faire de la politique sur la douleur des gens. Ce soir, il n'y a pas de bons bords ou de mauvais bords, il y a des communautés qui souffrent, des victimes, il y a des élus qui ont le pouvoir d'agir. Alors, je m'adresse à tout le monde dans cette salle aujourd'hui, sans exception. En 2023, 4 chercheurs universitaires mandatés par le SPVM lui-même ont rendu un rapport de 285 pages, le rapport Harmonie. Après 2 ans de travail, ils n'ont formulé qu'une seule recommandation, une seule: un moratoire immédiat sur toutes les interpellations policières sans motif précis. Pour que, parce que les données sont sans équivoque, les personnes noires ont 3 fois plus de, 3 fois plus de chances d'être interpellées que les personnes blanches, et pour les Autochtones, c'est 6 fois plus. Le SPVM a refusé d'implanter ce moratoire. En 2023, c'est Ensemble Montréal, aujourd'hui au pouvoir, qui réclamait ce débat, que ce débat ait lieu en séance plénière au conseil municipal. Vous y croyiez à l'époque, la situation est maintenant encore plus urgente. Alors, sans détour, je pense que la question de moratoire sur les interpellations policières doit revenir au centre du débat parce que c'est une action concrète qui peut faire une réelle différence dans la vie de nos jeunes. La question de l'abrogation de certains règlements municipaux permettant le profilage racial et social doit également être remise à l'ordre du jour. Une déclaration, un plan, un moratoire, tout ça c'est nécessaire, mais ce n'est pas suffisant. Ce qui s'est passé au BTQ 39, c'est pas un événement isolé, c'est une culture bien enracinée dans ce poste et ce n'est que la pointe de l'iceberg. Il est temps d'aller au fond des choses, il faut voir ce qui se cache en dessous. Le bris de confiance envers le SPVM sera difficile à colmater. C'est pour ça que dans la lettre qu'on a adressée à la mairesse, Éricka et moi, nous avons proposé que la Ville exige du gouvernement du Québec le déclenchement d'une commission d'enquête publique sur le racisme et le profilage racial au sein du SPVM, une enquête rigoureuse, indépendante, avec des pouvoirs réels. En écoutant la ministre Richette aujourd'hui à la radio, on comprend que notre leadership sera important. Nous avons également recommandé une réunion d'urgence de la Commission de la sécurité publique. Nos communautés ont le droit de savoir exactement ce qui s'est passé, depuis combien de temps, qui savait, qui est responsable. Mais plus largement, on doit tracer, on doit traiter ce cancer une fois pour toutes. Madame la Présidente, je regarde mes collègues aujourd'hui. Nous allons tous et toutes signer cette déclaration, mais une déclaration sans actes, c'est quoi? C'est un miroir qu'on tend aux communautés pour leur montrer qu'on les voit, sans jamais changer absolument rien à ce qu'ils vivent. Nos communautés méritent des élus qui ont le courage de passer de la parole aux actes. Je pense que sincèrement, j'espère sincèrement que nous serons à la hauteur cette fois-ci. On a une opportunité unique de vraiment ici collectivement faire un changement, demander que nos enfants, nos jeunes puissent circuler en toute— je m'excuse, je sors de mon texte, mais je trouve que c'est important de penser qu'on a une responsabilité en tant qu'élu aujourd'hui. J'étais à la place, j'étais de l'autre côté il y a quelques années. Je faisais partie de— j'ai été impliquée communautairement, j'étais très vocale, j'ai souvent critiqué le travail des politiciens, dans cette enceinte. Et aujourd'hui que je suis ici, la dernière chose que je voudrais, c'est qu'un jeune me regarde et me dise, Carla, tu étais là et tu n'as rien fait. Alors je vous demande, je vous conjure, que ce soit dans vos conseils d'arrondissement, que ce soit ici, qu'une fois pour toutes, on prenne des décisions courageuses pour que nos enfants puissent avoir un avenir décent. Merci.

Chantal Rossi ◌2:05:25

Madame Christine Black.

Christine Black ◌2:05:57

Depuis vendredi soir, la communauté de Montréal-Nord vit beaucoup d'émotions, de la colère, de la peine, un sentiment de déjà-vu. Pour plusieurs citoyens, de nos citoyens des communautés noires, arabes, racisées, ces révélations ravivent des blessures. Je pense aux victimes, c'est à eux que je m'adresse d'abord, à celles et ceux qui se sont sentis ciblés, surveillés, profilés, à ceux qui ont porté plainte sans se sentir entendus. Les informations rendues publiques par le SPVM sont inacceptables. Ces révélations soulèvent des questions profondes sur la confiance envers toutes les institutions. Cette confiance, on le sait et on doit le comprendre, c'est précieux et c'est fragile. La colère et les inquiétudes sont légitimes. Toute forme de racisme, de discrimination, de profilage racial est inacceptable. Et n'a pas sa place. Et maintenant, on doit laisser les enquêtes suivre leur cours avec rigueur et indépendance. On doit d'abord attendre qu'il y ait des accusations qui soient portées pour après ça suivre ça de près. Des policières et des policiers ont dénoncé ces comportements et en même temps, ils démontrent toute l'intégrité et leur professionnalisme. Il y en a encore au sein du SPVM, puis Il y en a et il faut le saluer. Depuis vendredi, avec tous mes collègues de Montréal-Nord, on suit la situation de près. On va continuer à être là, comme on a toujours été là. On va continuer d'aller rencontrer les gens, de les écouter. Et actuellement, c'est surtout ça dont les gens ont besoin à l'heure où on se parle, de réponses certes, mais aussi de parler et de se sentir écoutés. On va continuer à le faire avec rigueur, avec transparence, puis on veut assurément que toutes les personnes dans cette enceinte comprennent qu'est-ce qui s'est passé, comment c'est possible aujourd'hui, en 2026, que des actes aussi barbares aient pu se faire à Montréal-Nord. Puis en même temps, ça nous envoie un message aussi que tous et chacun On n'en a pas fait assez. J'ai espoir qu'on va y arriver ensemble. La mairesse de Montréal a demandé tantôt de s'assurer que le processus soit transparent, soit indépendant. Ça va être important, justement pour s'assurer de rétablir ces ponts avec nos communautés, de rétablir cette confiance. En ce moment, elle est extrêmement fragile, extrêmement fragilisés par tout ce qui est arrivé. Je tiens à le redire, à Montréal-Nord, c'est comme ça partout, mais aujourd'hui je me dois de le dire qu'à Montréal-Nord, on refuse le racisme, on refuse le profilage, on refuse la discrimination et on refuse la violence. Cette situation-là ne doit pas définir notre communauté, on est beaucoup plus grand que ça et actuellement, Puis je l'ai fait hier, puis je vais le refaire aujourd'hui, d'être prudent, puis d'envoyer le message à tous les journalistes d'être prudent quand on parle de Montréal-Nord. En ce moment-là, dans cette situation-là, nous sommes tous la victime. Et on veut pas, on veut s'assurer que tout le reste soit fait dans la dignité et qu'on puisse, nous, comme communauté, se remonter. Parce qu'à la base, on a plein de défis. Puis on en a là à toutes les semaines dans les 4 dernières semaines. Et là, en ce moment, c'est la goutte qui fait déborder le vase, puis cette fois-là, ça n'a aucun sens. Alors, le message que j'envoie à toute notre communauté, c'est que maintenant, il faut s'accrocher. Il faut s'accrocher aux petits pas, aux petites lumières, aux petites bribes de lumière qui sont là, que justement, dans cette situation-là, il y a des dénonciations qui ont été faites, qu'il y a un abcès qui a été crevé, que là, oui, les prochaines semaines vont être difficiles, mais assurément, on va se remonter. Parce que Montréal-Nord n'est pas à sa première crise, puis Montréal-Nord a toujours grandi, a toujours innové à travers ça, puis il faut qu'on continue à garder ce cap. Mais ça va être difficile, puis il faudra avoir des conversations franches ensemble avec le Service de police, puis qu'ensemble on trouve c'est quoi le bon chemin pour justement faire en sorte que ça n'arrive plus jamais. Je tiens à remercier tous mes collègues et toutes les personnes qui nous écrivent, qui sont derrière Montréal-Nord. Je vous remercie sincèrement. Je sais qu'on est dans une enceinte politique, que parfois on a des joutes politiques, mais aujourd'hui Montréal-Nord va avoir besoin du soutien de tout le monde pour traverser cette période-là parce qu'on a l'impression, tout le monde à Montréal-Nord, de reculer. De 20 ans en arrière et ça nous fait terriblement mal. Alors, on veut aller au bout des choses, il va falloir, les Nord-Montréalais attendent des réponses et ça va être important de leur donner. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌2:12:07

C'est pas, c'est pas dans la norme des choses que la présidente prenne la parole. Vous comprendrez que C'est mon patelin. Et actuellement, je reçois des messages, des messages qui m'inquiètent. Et je demande, s'il vous plaît, et s'il y a des journalistes là-haut, je vous demande de passer le message, un appel au calme pour ce qui se prépare ce soir. Vraiment, Montréal n'aura pas besoin de ça. Montréal n'aura pas besoin de plus. Vraiment, je lance un appel au calme, s'il vous plaît. Manifester est un droit, déborder n'en est pas un. Ça va être mon seul commentaire, mais j'espère que les messages vont passer. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle2:13:13

Merci, madame la présidente. Je vais donc appeler la déclaration 15.03, la déclaration soulignant le mois du patrimoine italien. Et pour cette déclaration, je vais céder la parole à mon collègue monsieur Dominic Perri.

Dominic Perri ◌2:13:29

Alors, madame la présidente, c'est avec honneur que je présente aujourd'hui la déclaration marquant le mois du patrimoine italien. À plus forte raison en tant que seul maire d'arrondissement issu de la communauté italienne et en présence des principaux dignitaires de la communauté italienne à Montréal, dans nos gradins, que j'aurai l'honneur de vous présenter à la fin de la déclaration. Et la déclaration: attendu que Montréal constitue une terre d'accueil privilégiée pour la population italienne depuis la fin du 19e siècle. Attendu que plus de 135 000 Montréalaises et Montréalais ont déclaré être d'origine italienne lors du recensement de Statistique Canada en 2021, ce qui représente près de 8% de la population montréalaise et 43% des personnes québécoises d'origine italienne. Attendu que le 2 juin marque la fête nationale de la République italienne, et que des célébrations prennent forme dans la diaspora partout à travers le monde. Attendu qu'en mai 2017, la Chambre des communes ait adopté à l'unanimité une motion reconnaissant la contribution des Canadiennes et des Canadiens d'origine italienne à la société ainsi que la richesse de leur culture et de leur langue, désignant désormais le mois de juin comme étant le mois du patrimoine italien. Attendu que la communauté italienne a contribué activement à bâtir la métropole en participant grandement à son développement socio-économique, culturel, artistique et patrimonial. Attendu que le 10 juin est reconnu comme étant la journée de commémoration de l'internement de Saint- 591 italo-canadiens en 1940 par le gouvernement canadien et que cette journée a été officiellement reconnue par le conseil municipal de la Ville de Montréal en mars 2013. Attendu que le 27 mai 2021, le gouvernement fédéral a présenté ses excuses officielles aux communautés italo-canadiennes pour le traitement qui leur a été infligé durant la Seconde Guerre mondiale. Attendu que grâce à leur travail acharné et à leur détermination, les immigrantes et immigrants d'Italie ont contribué à transformer le quartier en communauté prospère, créant des espaces où la culture et les traditions ont pu être préservées et célébrées. Attendu que le quartier situé entre les rues Saint-Zotique et Jean-Talon connu sous le nom de Petite-Italie, constitue un centre culturel emblématique tant pour la communauté italienne que pour l'ensemble des Montréalaises et Montréalais et que celui-ci abrite des institutions historiques telles que l'église Madonna della Difesa, inaugurée en 1909, l'une des œuvres d'art italo-canadiennes les plus remarquables au pays, entièrement peinte par la main de Guino Uido Nincari. Attendu que la Casa d'Italia, qui célèbre son 90e anniversaire en 2026, est le lieu historique et culturel le plus emblématique de la communauté italienne à Montréal, un symbole durable de son histoire, de son immense apport à la ville et de son héritage culturel exceptionnel. Entends-tu que la Fondation communautaire canadienne-italienne du Québec, établie depuis 50 ans à Saint-Léonard, est un organisme philanthropique majeur qui soutient des initiatives caritatives, éducatives, culturelles et sociales partout dans la province et qui a remis à travers le temps plus de 27 millions de dollars à quelque 170 organisations et projets. Attendu que le Centre Leonardo da Vinci, situé à Saint-Léonard, est une institution phare de la communauté italo-canadienne au Québec, dédiée à la promotion de la culture et du patrimoine italien, symbole de fierté et abritant notamment le Théâtre Mirella Elinor Saputo de 533 places. Attendu que le Congrès italo-canadien de la région du Québec est l'organisme qui joue un rôle central dans la promotion de l'identité culturelle et de l'engagement civique de cette communauté. Attendu que le CRAIC est un organisme qui met en lumière des programmes et des initiatives favorisant le lien social aidant les aînés à maintenir les liens d'amitié et rester actifs dans la vie communautaire tout en réduisant la solitude et que le Service communautaire canadien-italien du Québec soutienne les personnes vulnérables. Attendu que l'Association des gens d'affaires et professionnels italo-canadiens, CIBA Montréal, fondée en 1949, qui représente les personnes dirigeantes d'entreprises et professionnels italo-canadiens au Québec, est un organisme très engagé dans le réseautage, le mentorat et le développement du leadership chez les jeunes. Attendu que le 13 mars 2005, la CRTC a autorisé l'arrivée au Canada des télévisions étrangères, dont Rai Italia, permettant depuis à de nombreuses communautés culturelles d'accéder aux chaînes de leur pays d'origine et d'enrichir le patrimoine culturel canadien, attendu que des générations de personnes italo-canadiennes ont contribué à de nombreux domaines tout en préservant leur héritage culturel et que cette contribution a joué un rôle majeur dans l'identité multiculturelle de Montréal, démontrant que la diversité renforce, dynamise et fait grandir la société. Alors, je propose que la Ville de Montréal reconnaisse officiellement le Mois du patrimoine italien dans la métropole, que la Ville souligne les contributions exceptionnelles de la communauté italienne au développement de Montréal et réaffirme son engagement à promouvoir, protéger et faire rayonner l'héritage italien pour les générations futures. Que la Ville de Montréal invite toutes les Montréalaises et tous les Montréalais à participer aux festivités entourant le Mois du patrimoine italien et à profiter des diverses programmations pour apprendre plus de richesses et de cultures. Et avec votre permission, deux mots en italien. Alla comunità italiana di Montreal. Grazie per l'immenso contributo, per la cultura vibrante e per lo spirito instancabile. Il vostro patrimonio non appartiene soltanto alla storia italiana, appartiene alla storia di Montreal, alla storia del Canada e al nostro futuro condiviso. Je l'honore maintenant, Madame la Présidente, vous présenter nos dignitaires qui sont dans les Greniers qui sont avec nous, et Aloisio Anita pour Alliance Donne, Maria Battaglia, présidente du Congrès national des Italo-Canadiens, Joseph Broccolini, Fondation communautaire canadienne-italienne, Ronald Davidson, Fondation Santa Cabrini, Dominic Diaco, Fondation Chiba, Maître Antonio Di Cipolla, juge à la retraite de la Ville de Montréal. Moreno Fermini, président du PICAÉ. Paolo Fortunio. Monsieur Joe Frattino, président d'Ordre des fils et filles d'Italie. Giuliana Fumigali, présidente Alliance Donne. Peter Gasparini, président Archives. Basilio Giordano, du Journal cittadino canadese. Giovanna Giordano, Casa d'Italia. Gerlando Guaraggi, conseiller d'arrondissement. Philippe Legault-Cappozio, président le CIBA. Alex Loffredi, Fondation communautaire canadienne-italienne. Gemma Marchionnet, conseillère d'arrondissement. Claudia Mastrocola, Perry Mazzanti, président Casa d'Italia, Joe Pannunzio, président du Centre Leonardo da Vinci, Joyce Pillarella, Claudio Rocchi, CRAIC, Francesca Sacerdoti, Congrès national des Italo-Canadiens, Ilaria Cirillo du PKI, et enfin, Fortunato Mangiola du Consul général d'Italie. Alors, messieurs et mesdames les invités, merci d'être parmi nous aujourd'hui. On est vraiment fiers de vous. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌2:23:41

Monsieur Perry, est-ce que je peux avoir le nom de votre appuyeur, s'il vous plaît?

Dominic Perri ◌2:23:56

C'est appuyé par Giovanni Rapanà et Victor Esposito.

Chantal Rossi ◌2:24:00

Merci. Madame Laura Palestini.

Laura Palestini ◌2:24:06

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, le 2 juin dernier, l'Italie a fêté son 80e anniversaire de la Festa della Repubblica. C'est un jour férié national qui commémore le référendum historique au cours duquel les citoyens ont choisi de transformer l'Italie en république, abolissant la monarchie. Comme plusieurs d'entre vous le savent, je suis très fière de mes racines italiennes et de l'héritage légué par mes parents et grands-parents marchigiani. La région Marche est située au centre de l'Italie, nord-est de Rome, Chers collègues, c'est un joyau coincé entre la mer Adriatique et la chaîne apénine, avec des plages splendides, des vignobles renommés et, pour ceux qui ne le savent pas, la région est surtout fameuse pour les olives farcies Ascolana. Au fil de ma jeunesse, j'ai eu le plaisir de voir presque quotidiennement mes grands-parents maternels qui ont fait le choix d'immigrer au Canada pour pouvoir continuer de transmettre les valeurs fondamentales italiennes à leurs enfants et petits-enfants et, possiblement sans le savoir, vers une meilleure vie. Nonna et Nonno restaient à quelques rues de chez moi. Quel bonheur de pouvoir communiquer avec eux en italien et maîtriser une troisième langue. Clairement, je ne peux pas oublier leur constant rappel de la valeur indéfectible de la famille, le respect envers les autres, les traditions gastronomiques, la reconnaissance d'avoir un emploi et une saine qualité de vie. Merci du fond du cœur d'avoir transmis le tout avec beaucoup d'amour et sans attente. Par leur travail, leur courage, leur sens de la famille et leur engagement envers leur communauté, les Montréalaises et Montréalais d'origine italienne ont contribué de façon remarquable à bâtir notre ville et à enchérir son tissu social, culturel et économique. À LaSalle, cet héritage est bien vivant continue de rayonner à travers nos familles, nos commerces, nos organismes et nos traditions. Pour la majorité, leur appui et implication depuis ma première élection en 2005 fait preuve de leur dévouement et fierté d'avoir des élus d'origine italienne. Maintenant, sur une note un petit peu plus triste, je vous souhaite— je souhaite offrir aux Au nom de l'ensemble du conseil de l'arrondissement de LaSalle et à mon nom personnel, nos plus sincères condoléances à la famille de la petite Eva Ciampini, décédée tragiquement le 31 mai dernier. Nos pensées accompagnent ses parents, ses proches ainsi que toute notre communauté lasalloise profondément touchée par cette tragédie. Di cuore grazie al Consiglio per vostro riconoscimento e tantissimi auguri a tutta la comunità italiana. Vostro appoggio, vostro atteggiamento e sostenimento vale tanto per tutta la comunità italiana. Buona Festa della Repubblica e grazie mille a tutte voi che siete qui presenti. Per onorare la nostra cultura italiana. Grazie di cuore. Merci, Madame la Présidente.

Chantal Rossi ◌2:28:13

D'une marchigiana all'altra, merci. Monsieur Esposito.

Victor Esposito ◌2:28:22

Madame la présidente, mesdames et messieurs les membres du conseil, distingués invités qui se joignent à nous aujourd'hui, c'est avec beaucoup de fierté et d'émotion que je prends la parole dans cette chambre pour la toute première fois. Il est particulièrement significatif pour moi que cette première intervention ait lieu dans le cadre du mois du patrimoine italien, célébrés au Canada depuis juin 2017. Je suis le fils de parents italiens et le petit-fils de grands-parents qui ont choisi Montréal comme terre d'accueil. Né en Italie, mon père a immigré directement à Montréal, tandis que ma mère y est venue après avoir grandi au Venezuela. À la maison, quand j'étais jeune, je ne parlais qu'italien jusqu'à l'âge de 5 ans. En entrant à la maternelle, sans parler français ni anglais, j'avais presque perdu ma langue maternelle en 2 ans. Mes parents, comme plusieurs parents, m'ont alors inscrit à l'école italienne du samedi matin, à l'école Dante, à côté de l'église Madonna della Difesa dans la Petite-Italie. Une décision dont je leur suis aujourd'hui très reconnaissante et apprécie beaucoup. In hindsight, I realize that heritage is not limited to a language, a cuisine, or traditions. It is a transmission of values such as the importance of family, respect for our elders, a sense of community, resilience, and and pride in a job well done. These values have shaped generations of Italian-Montréal families and continue to enrich our city today. Mais il ne faut pas oublier notre passé. Parler du patrimoine italien, c'est aussi reconnaître certaines pages plus difficiles de notre histoire. Durant la Seconde Guerre mondiale, des centaines d'Italo-Canadiens internés et plusieurs milliers d'autres furent soumis à la surveillance des autorités. À Montréal, comme ailleurs au pays, des familles ont vécu la peur, l'incertitude et la discrimination simplement en raison de leur origine. Des hommes ont été arrêtés et séparés de leurs proches. Des organisations communautaires ont été ciblées et des citoyens locaux ont été perçus avec méfiance. Nous avons le devoir de nous souvenir de cette période-ci de notre histoire. On a personal note, I had the opportunity to contribute to the work surrounding the formal apology presented by the Government of Canada to the Italian-Canadian community, and I would like to acknowledge my friend Joyce Pilarella, a Montreal historian from Ville-Marie, who devoted years of her life to collecting and preserving the testimonies of these families affected by the infernal. Here in Montreal, but also across Canada. Malgré les épreuves, la communauté italienne a contribué à bâtir le Montréal d'aujourd'hui à travers ses familles, ses quartiers et ses institutions. Pensons notamment à la Fondation communautaire canadienne-italienne, à la Casa d'Italia, au Congrès national des Italo-Canadiens, au Centre Leonardo da Vinci. À l'Ordine Figli d'Italia, à la CIBA, the Canadian Italian Business and Professional Association, à la PICAE, l'école de langue italienne, et au CRAIC, le Conseil régional des aînés des Italo-Canadiens, tous qui continuent aujourd'hui de faire rayonner la culture italienne à Montréal. Dans mon district de Saint-Sulpice, à Ahuntsic-Cartierville, où se trouve le secteur Chabanel, cette contribution est particulièrement visible. Pendant des décennies, le secteur Chabanel a été l'un des plus importants pôles manufacturiers et textiles non seulement à Montréal, mais au Canada. Derrière de nombreuses entreprises et manufactures se trouvaient des générations d'entrepreneurs, de travailleurs et de familles italiennes qui ont contribué à la prospérité économique de Montréal. Récemment, l'exposition Le Cucitrice, voix des couturières italiennes de Montréal, présentée par Alliance Données, a mis en lumière le parcours de couturières italiennes arrivées après la Seconde Guerre mondiale. Leurs contributions à l'industrie du vêtement montréalaise méritent pleinement d'être reconnues et célébrées aujourd'hui. Leur histoire fait partie intégrante de l'histoire de notre ville et les valeurs qu'ils nous ont transmises continuent d'inspirer les générations qui suivent. Oggi, festeggiando il Mese del Patrimonio Italiano, rendiamo omaggio ai nostri nonni, ai nostri genitori e a tutti coloro che hanno contribuito a costruire Montréal. Aujourd'hui, en célébrant le Mois du patrimoine italien, nous rendons hommage à nos grands-parents, à nos parents et à tous ceux qui ont contribué à bâtir Montréal. Nous célébrons leur courage, nous célébrons leur résilience, nous célébrons leur contribution exceptionnelle à notre métropole et nous nous engageons à préserver leur histoire et à transmettre leur héritage aux générations futures. Joyeux Mois du patrimoine italien! Happy Italian Heritage Month. Buon mese del patrimonio italiano. Grazie mille.

Chantal Rossi ◌2:34:21

Merci, Monsieur Giovanni Rapanà.

Giovanni Rapanà ◌2:34:23

Merci, Madame la Présidente. Chers collègues, Madame la mairesse, permettez-moi tout d'abord de remercier l'ensemble des collègues qui appuieront cette déclaration soulignant le mois du patrimoine italien. Je tiens également à saluer chaleureusement les membres, les nombreuses représentantes de la communauté italienne présentes parmi nous aujourd'hui.

Josué Corvil ◌2:34:53

Merci.

Giovanni Rapanà ◌2:34:55

Nous rendons hommage à une communauté fière, dynamique et profondément enracinée dans son héritage. Une communauté qui entretient un lien précieux avec l'Italie, terre de culture, de créativité et d'innovation, dont l'influence a marqué l'histoire de de l'humanité et continue de rayonner à travers le monde. L'Italie a légué à notre civilisation un patrimoine exceptionnel dans les domaines de l'art, de la science, de la musique, de l'architecture, de la littérature et de la gastronomie. Aujourd'hui encore, il est patrimoine et il est impossible de traverser une journée à Montréal sans croiser une trace de cette richesse culturelle, tant elle fait partie intégrante de notre quotidien. Des figures comme Leonardo da Vinci, Guglielmo Marconi, Enrico Fermi, Antonio Meucci, Rita Levi di Montalcini, Luciano Pavarotti, Andrea Bocelli et beaucoup plus encore. Illustrant l'immense contribution italienne au patrimoine universel et à notre vie collective. Mais au-delà des grands noms, ce sont surtout les milliers de femmes et d'hommes qui ont quitté leur pays, l'Italie, souvent dans des circonstances difficiles après la guerre, qui méritent aujourd'hui notre reconnaissance. Ils sont arrivés à Montréal avec courage, détermination et l'espoir d'offrir un avenir meilleur à leur famille. Pour leur travail acharné, leur esprit entrepreneurial, leur solidarité et leur attachement à la famille et à la communauté, ils ont contribué à bâtir la ville que nous connaissons aujourd'hui. Je crois que nous pouvons tous convenir que Montréal ne serait pas la métropole vibrante, accueillante et prospère qu'elle est devenue sans l'apport inestimable de la communauté italienne. En terminant, je souhaite remercier sincèrement cette communauté qui fait également partie de mon histoire personnelle. J'ai grandi à ses côtés, j'ai appris de ses valeurs et j'ai eu le privilège de découvrir sa générosité et son sens de l'engagement. Aujourd'hui, c'est avec beaucoup de fierté que je peux lui rendre hommage. Dans cette enceinte, au cœur de notre démocratie municipale. À toutes les personnes d'origine italienne qui enrichissez notre ville chaque jour, merci de votre contribution, merci de votre présence, merci de votre héritage. Grazie, grazie alla comunità italiana che mi ha dato il privilegio di essere qui oggi. A parlare a nome della comunità ed esprimere, portare i valori importanti della nostra cultura e di contribuire ad arricchire l'immagine non solo della comunità ma anche del nostro paese di origine, che è l'Italia. Grazie a tutti e buon Mese del Patrimonio Italiano. Grazie.

Élise Tanguay2:39:01

Merci, madame la présidente. Évidemment, comme vous le savez, comme plusieurs consœurs, confrères l'ont déjà évoqué, plusieurs Italiens, Italiennes qui se sont établis à la fin des années 1800 à Montréal, mais également dans le Sud-Ouest, ce qui allait devenir le Sud-Ouest, Plusieurs ont adopté le centre-ville et d'autres quartiers, mais plusieurs se sont établis aux abords du canal pour y travailler dans les différentes industries qui y tenaient place, sur Saint-Patrick notamment. Encore aujourd'hui, à cette époque-ci, le centre-ville italien en 1920 dans Villeray-Marc se tournait autour du boulevard Monk. Encore aujourd'hui, il y a plusieurs familles qui y sont. Avec la montée du fascisme, avec la montée de Mussolini en Italie, Les Italiens antifascistes de mon quartier ont inauguré en 1927 la Sala Mazzini, un centre de rencontres, de discussions politiques sur Jolicoeur. C'est à la Sala Mazzini qu'ils organisaient même des pique-niques antifascistes pour les familles de Villemort, au point où ce groupe a même été considéré à une certaine époque comme un bastion des factions subversives par les autorités italiennes. En 1949 s'est établie la première paroisse, San Giovanni Bosco, sur Springland. Après la Seconde Guerre mondiale, il y a eu d'autres vagues d'immigration et plusieurs Italiens et Italiennes sont venus trouver refuge dans mon quartier. Aujourd'hui encore, plusieurs organismes sont très impliqués dans notre communauté. Je tiens à saluer entre autres l'Âge d'or de Saint-Jean-de-Bosco et l'Association des familles calabraises. Ces organismes font vivre et perdurer les valeurs italiennes dans Ville-Émard et dans Côte-Saint-Paul. La famille, le sens de la communauté et bien sûr le patrimoine gastronomique. À ces groupes et aux familles italiennes de mon district, je vous dis grazie mille.

Julien Hénault-Ratelle2:40:51

Merci.

Chantal Rossi ◌2:41:00

Monsieur, monsieur Jocelyn Pauzé.

Jocelyn Pauzé ◌2:41:06

Oui, merci, madame la présidente. Alors, moi-même fier époux d'une Italienne et de deux—

Chantal Rossi ◌2:41:13

Vous êtes chanceux!

Jocelyn Pauzé ◌2:41:14

Absolument, absolument, et je lui dis tous les jours. Donc, je suis très heureux évidemment de prendre la parole aujourd'hui à l'occasion du Mois du patrimoine italien. Ce mois de juin est bien plus qu'une série de festivités, c'est un hommage vibrant à une culture qui a profondément façonné l'identité de Montréal. La culture italienne est une pierre angulaire de notre ville et notamment dans Rosemont–La Petite-Patrie. Elle vit dans les rues animées de la Petite-Italie, dans les arômes qui s'échappent des trattorie, dans les accents chantants qu'on entend au marché Jean-Talon et bien sûr, dans les gestes de solidarité qui unissent les générations. Elle est présente dans notre architecture, dans notre art, notre musique, notre cinéma et surtout, dans notre manière de vivre ensemble. En 2025, nous avons la chance de célébrer cette richesse à travers une programmation exceptionnelle, notamment grâce à Italfest Montréal, qui célèbre en 2026 son 32e anniversaire et qui illumine Montréal depuis plus de 3 décennies. Cette année encore, le festival nous offrira certainement une multitude d'activités pour s'imprégner de la culture italienne. Ces événements sont de véritables ponts entre les générations, entre les cultures, entre les quartiers. Ils nous rappellent que Montréal est une ville de diversité, de dialogue et de célébration. Mais au-delà des événements, ce mois est l'occasion de reconnaître la contribution inestimable des Montréalaises et des Montréalais d'origine italienne à notre société. Leur sens de la famille, leur esprit entrepreneurial, leur passion pour la beauté et la convivialité sont des valeurs qui enrichissent notre vivre-ensemble au quotidien. Je tiens à remercier chaleureusement toutes les personnes qui font vivre cette culture au quotidien: les artistes, les restaurateurs, les enseignants, les bénévoles, les familles. Vous êtes les gardiens et les gardiennes d'un héritage précieux et vous le transmettez avec générosité et fierté. En ce mois de juin, je vous invite toutes et tous à participer aux festivités, à visiter la Petite-Italie, à goûter aux saveurs authentiques, à à danser, à chanter, à célébrer, car c'est ensemble que nous faisons vivre le patrimoine.

Josué Corvil ◌2:43:24

Allora, auguri a tutti, buona festa della Repubblica et viva la cultura della bella Italia!

Chantal Rossi ◌2:43:44

Alors, il n'y a pas d'autres interventions sur la motion. Et voyez, ça fait quand même 17 ans que je suis élue, c'est la première fois que je ne peux pas me lever pour lire. Mais comme première descendante d'origine italienne à occuper le poste de présidente, ça me fait vraiment plaisir de dire que la motion est adoptée. Il est 15 h 30. Vous avez, oui?

Voix 2M2:44:18

Dans le fond, je pense que c'est la volonté de l'administration et de l'opposition, vu qu'il y a des invités qui attendent depuis 13 h 45, de poursuivre avec une autre déclaration.

Chantal Rossi ◌2:44:25

Tout de suite?

Voix 2M2:44:26

OK.

Chantal Rossi ◌2:44:26

Parfait.

Voix 2M2:44:27

On poursuit. Je profite qu'il y ait des changements en haut pour prévenir qu'il y aura un changement de séquence en 15 h 01, la déclaration officielle concernant l'interprétation et l'application de la loi favorisant le vivre-ensemble et encadrant les accommodements pour un motif religieux. Sera appelée en fin de conseil, juste avant le point 42.03 qui traite du même sujet. Et on va passer immédiatement à la déclaration reconnaissant l'importance de la musique comme part de Montréal en 15.04. Et je céderai la parole à mon collègue Josué Corvil. Et je pense que nos invités vont rentrer incessamment.

Josué Corvil ◌2:45:12

Donc, pendant que les invités font leur entrée, permettez, madame la présidente, que je puisse présenter mes condoléances à la famille Micheloise au 4150 42e parce qu'on a perdu 2 personnes, un enfant de 4 ans et un homme de 40 ans, et on a eu quelques blessés. Donc je présente mes sincères condoléances à la famille éprouvée et aussi aux voisins. Donc je vais commencer pendant que les gens font leur entrée.

Chantal Rossi ◌2:45:53

Oui, parce que le compteur tourne.

Josué Corvil ◌2:45:55

Oui, donc on va aller Les communautés culturelles jouent un rôle prépondérant sur l'échiquier culturel de la métropole. Il existe des sons, des rythmes qui enrichissent notre univers musical qui nous viennent d'ailleurs. Dans ce giron, la musique compas s'y trouve. Montréal, avec sa vibrante communauté haïtienne, est un foyer dynamique pour la musique compas, un genre qui continue de prospérer et de se réinventer dans la diaspora. La ville abrite une scène compas active composée de groupes qui maintiennent les traditions tout en y intégrant des sonorités modernes. Montréal s'avère être un pôle culturel où le compas est célébré à travers des festivals, des événements réguliers, des soirées festives, des cours de compas, pour ne citer que cela. Le compas est le reflet vibrant de de l'histoire de la première République noire du monde, de sa résilience, de son identité profonde. Il connaît un succès fulgurant sur la scène internationale, reconnu comme patrimoine immatériel de l'UNESCO. C'est une musique rythmée où la joie, la détermination, l'espoir, la passion fait dandiner de gauche à droite pour se mettre dans la vague. En effet, le mojan baptiste saxophoniste, guitariste, visionnaire, est connu comme père de la musique compas qui a pris son envol le 26 juillet 1955 dans les environs de l'église Sainte-Anne à Port-au-Prince. Le compas est le fruit d'un métissage musical riche. Au fil des années, le compas a évolué en s'adaptant et en se réinventant. Des grands orchestres emblématiques comme Septentrionale, Tropicana d'Haïti, au groupe de mini jazz des années 60-70 tels que Tabou Combo et les Frères Dejean, en passant par Dieudonné Larose, l'un des artistes les plus prolifiques du compas. Monsieur Larose avait signé le livre d'or de la ville et je salue la présence de sa fille Gemberly Larose et de son frère Enzo Larose. Nous avons également un autre Montréalais, Monsieur Georges Duval, qui dans les années 80-90 était derrière des groupes comme DP Express et Compas Direct. Dans l'égérie du compas, des groupes comme Karimi, Kai, New Look, Classe, Disciples, AFM font vibrer les mélomanes. Des artistes comme Joey Doigt Filé a fait danser Montréal l'année dernière en décembre et il reviendra encore cette année pour continuer à nous faire danser. Plus près de nous, Ali Larivière et son groupe New Look sera à la Place Belle en septembre prochain avec son spectacle Compas en symphonie. La scène montréalaise du compas est riche et diversifiée, avec une estimation d'environ 20 groupes de compas actifs. À ce titre, je peux citer Black Parents, Base Compas, Compas 911. Il y a des représentants qui sont dans la salle. La communauté haïtienne est présente à Montréal depuis 1945. Et la musique a toujours été une note omniprésente. Des groupes jouant le compas ont participé au Festival de jazz de Montréal, Vue d'Afrique. Toujours, toutefois, je veux souligner le travail considérable de Lionel Luc, fondateur du Festival international de musique créole de Montréal. Via ce chapeau, des plus grands noms de la musique compas sont conviés. Il était le premier à organiser un festival de musique compas dans la, dans la métropole Et cette année, c'est le 18 et 19 juillet que vous aurez la chance d'apprécier les artistes qui vont évoluer à la 13e édition du Festival international de musique Kampa. La Ville de New York, en décembre, a décidé, via la résolution 987-2025, de décréter le 26 juillet Haitian Kampa Day. La résolution a été adoptée à l'unanimité. Par la conseillère municipale de Brooklyn, Rita Joseph. Les villes de Boston, Miami, Paris, Chicago, Orlando, Miramar, West Palm Beach ont présenté des résolutions pour souligner l'apport et l'importance de la musique compas. In fine, au-delà de sa mélodie entraînante et ses rythmes cadencés, le compas incarne la résilience inébranlable du peuple haïtien. Pendant la FIFA, vous pouvez passer à la Maison d'Haïti, vous allez pouvoir écouter de la bonne musique compas. Le compas est perçu comme une source de réconfort, d'espoir et de force. C'est une musique qui, malgré les défis, continue de danser, de chanter et de porter haut les couleurs d'Haïti. En écoutant le compas, nous n'entendons pas seulement des notes et des percussions, c'est une invitation à la danse mais aussi à la fête. Je tiens à remercier les promoteurs, les gérants d'artistes, les chanteurs, les musiciens, les choristes, les compositeurs, les membres des médias, les artistes et les propriétaires de salles qui sont avec nous à l'étage. Je n'ai pas le don de la chanson, je peux pas chanter malheureusement. Je vais vous lire quelques vers d'un texte qui aboutit l'âme du compas. À Montréal, le compas, le cœur du compas bat encore plus fort. Ces mélodies, ces pas cadencés font vibrer les corps, les âmes embrasées. Un héritage fier, une culture en mouvement, le compas est la voix d'un peuple, son ciment. Des festivals en folie aux clubs animés, il rassemble les cœurs, les esprits enflammés. Symbole d'identité, de joie, d'espoir. Le compas éternel illumine le soir, qu'il soit classique ou moderne, son âme demeure un pont entre hier et l'heure qui s'effleure. Le compas, c'est la vie, la danse, le partage, un hymne à Haïti à travers les âges. Je vous demande d'apprécier les représentants du milieu compas qui sont là avec nos pour cette motion sur le compas. Merci.

Chantal Rossi ◌2:52:28

Monsieur Corville, vous êtes appuyé par qui? Qui est votre appuyeur, s'il vous plaît? Quel danseur de compas vous appuie?

Josué Corvil ◌2:52:37

Je pense que madame la mairesse de Montréal-Nord qui danse bien le compas. Madame Black, parfait.

Chantal Rossi ◌2:52:47

Madame Carla Beauvais.

Carla Beauvais ◌2:52:49

Écoutez, j'ai vraiment tout essayé, madame la présidente. J'ai harcelé mes leaders pour pouvoir faire des pas de danse et mettre la musique, on m'a dit non. Donc je vais chanter. Non, c'est pas prêt. Je vous épargne, je vous épargne. Alors, un grand de la musique haïtienne nous a quittés le 9 janvier dernier, Monsieur Dieudonné Larose. Je me rappelle petite, dans notre petit appartement dans le quartier Saint-Michel, comment la chanson Mandela résonnait dans notre salon. C'était comme un hymne à la réconciliation qui, je pense, serait très pertinent d'écouter aujourd'hui. Je parle, je parle à vous. Chers élus, Dieudonné Larousse nous a quittés, mais il a laissé un legs incroyable à notre nation. Je salue ses enfants, sa fille, ses filles et son frère qui sont avec nous dans les estrades aujourd'hui. En 2024, Dieudonné Larousse signait le livre d'or de la Ville de Montréal, mais aujourd'hui, je pense que nous devons réfléchir à comment inscrire son nom dans la mémoire collective de notre cité à titre de grand Montréalais. Je vais pas répéter tout ce que Monsieur Corville a mentionné. Je suis vraiment heureuse de porter ma voix à cette déclaration, mais je tenais par ma prise de parole à saluer des personnes qui ont fait le déplacement ici aujourd'hui et qui permettent à cette musique de continuer à prendre racine ici à Montréal, à Montréal, mais aussi à travers le monde. Donc on a le bonheur d'avoir avec nous quelques artistes. The End qui qui a fait son spectacle au Festival de Francophonie, si vous l'avez manqué, mais si vous étiez là, c'était quand même incroyable. Richie J, Paul-Élie de Basse-Compa qui est là, et aussi les chanteurs de Black Parents. Black Parents, pour ceux— non, je vais pas chanter, laissez tomber. Donc il y a aussi certains promoteurs du HMI, comme on dit dans le jargon haïtien, donc il y a Georges Siméon, vraiment un tour manager qui nous permet de vivre des sensations incroyables. Stéphanie Douillon, Joanne Belot, Lionel Luc, David Saint-Louis, Carl-Édouard Osias et aussi Alain Wawa. Donc c'est toutes des personnes qui font un travail incroyable pour emmener des groupes haïtiens à Montréal, de faire vivre le compas. Donc je voulais prendre le temps de les remercier. Ça ne Je me rappelle de soirées justement dans des festivals qui— je vais me garder une petite jaquette. Donc sinon, pour terminer, je voulais juste dire qu'en reconnaissant cette— en faisant cette reconnaissance aujourd'hui, non seulement on inscrit la musique en pas dans notre tissu social à Montréal, mais je pense aussi qu'on fait un geste, et j'espère, à l'instar d'autres villes qui l'ont fait aux États-Unis, qu'on pourra un jour avoir une Journée internationale du compas à Montréal. Et comme diraient nos concitoyens, Ericka, tu pourrais me suivre, et Monsieur Corvil aussi, quittez, compas, marchez. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌2:55:59

Madame Ericka Alneus.

Ericka Alneus ◌2:56:03

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je ne serai pas dans la redite, mais je veux quand même prendre le temps de saluer les invités qui sont venus. Certains d'entre vous avez accompagné ma vie musicale depuis si longtemps, et le compas est peut-être un des plus beaux cadeaux que mon père m'a transmis. Très jeune, j'ai appris à le danser. C'est quelque chose qui a forgé pour moi mon amour pour ma la culture haïtienne, pour la culture qui fait de moi qui je suis. Donc je veux prendre le temps de vous saluer, vous tous et toutes, puis moi je vais le dire, kité kopa mashé.

Chantal Rossi ◌2:56:46

Alors cette déclaration est adoptée. Je vais laisser la parole Au leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle2:56:55

Oui, madame la présidente, juste sur la déclaration qui vient d'être adoptée, mon collègue monsieur Sonny Moroz aimerait être ajouté comme appuyeur également. Et je vous proposerais maintenant—

Chantal Rossi ◌2:57:02

Sans danser? Non, sans danser.

Julien Hénault-Ratelle2:57:05

Il n'y a pas d'offre de danse, malheureusement. Et puis je propose maintenant qu'on prenne 5 minutes de pause avant la prochaine déclaration et la suite du conseil.

Jocelyn Pauzé ◌2:57:12

Merci.

Chantal Rossi ◌2:57:12

On va prendre quelques minutes de pause, effectivement. De rassembler l'argent, s'il vous plaît. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle3:11:56

Merci, madame la présidente. Je vais appeler la déclaration à la rubrique 15.02, la déclaration soulignant la Journée nationale et montréalaise des peuples autochtones et le Mois national de l'histoire autochtone. Et pour cette déclaration, je vais céder la parole à mon collègue monsieur Monsieur Josué Corville. Monsieur Corville.

Josué Corvil ◌3:12:14

Merci, Madame la Présidente. Avant de commencer, j'aimerais reconnaître que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation ghanéenne Gaïga de son hospitalité sur ce territoire non cédé. La semaine prochaine, c'est la Journée montréalaise des peuples autochtones et tout le mois de juin, c'est le mois national de l'histoire autochtone. C'est l'occasion d'inviter tous les Montréalais à en apprendre plus sur les histoires, les cultures et les langues, les savoirs et les traditions des peuples des Premières Nations, des Inuits et des Métis. C'est une invitation à les célébrer partout à Montréal et l'occasion de parler de réconciliation. La réconciliation, pour moi, c'est un engagement de la Ville qui se vit dans le concret, dans les services qu'on offre dans les décisions qu'on prend, dans notre façon de travailler ensemble. D'ailleurs, je veux saluer toutes les personnes qui travaillent à bâtir des ponts entre nos communautés. Les organismes autochtones montréalais jouent un rôle crucial dans la réconciliation, car ils permettent d'offrir un continuum de services culturellement adaptés et des espaces pour être ensemble, guérir et se renforcer. Au nom de toute l'administration, je profite de la présence de quelques-uns de leurs représentants avec nous ici pour les remercier de leur travail et pour leur dire, je veux être à vos côtés pour créer et maintenir des relations de confiance pour et surtout avec les groupes autochtones. Depuis le début de l'année, on consulte, on écoute, on veut mieux comprendre les besoins parce qu'on ne peut pas bâtir des solutions sans que les gens concernés soient autour de la table. On vient aussi de renouveler pour 2 ans notre partenariat avec la Commission de développement économique Premières Nations Québec Québec-Labrador, parce qu'avoir une place pour entreprendre, créer de la richesse et faire des affaires, ça fait toute la différence. La Ville investit dans des initiatives qui appuient les entreprises autochtones, créer des opportunités de réseautage et ouvrir plus de portes. 7 projets ont été retenus qui offriront une programmation riche et diversifiée dans les lieux symboliques pour les communautés. On parle de cérémonies, d'ateliers, de spectacles, de conférences, de marchés, de lectures, de compétitions sportives, de parcours méditatifs, de concerts. Alors, j'invite toutes les Montréalaises et les Montréalais à découvrir toute cette belle programmation tout au long de l'été, en commençant par le Festival Montréal autochtone et par le barbecue traditionnel du Centre de justice des Premiers Peuples le 21 juin. Et je vous invite à adopter la déclaration et je vous invite aussi à apprécier la présence de nos invités sur le balcon.

Chantal Rossi ◌3:16:20

Merci. Monsieur Corville, vous êtes appuyé par?

Josué Corvil ◌3:16:25

Par tout le monde? Oui, par monsieur Langevin.

Chantal Rossi ◌3:16:27

Monsieur Langevin, alors appuyé par monsieur Benoît Langevin. Madame Émilie Brière.

Émilie Brière ◌3:16:37

Madame la présidente, on souligne dans cette enceinte, et avec raison, la contribution de plusieurs communautés à la vie culturelle de Montréal. On vient de le faire pour la déclaration sur le patrimoine italien, on vient de célébrer la musique compas, et c'est merveilleux, c'est vraiment important de le faire. Mais cette déclaration-là, Pour le Mois de l'histoire autochtone, à mon sens, elle est différente de toutes les autres qu'on adopte ici. Et je pense que c'est important qu'on prenne la mesure de cette différence-là. C'est une différence qui lui donne tout son sens et toute sa valeur. Et c'est de ça dont je voudrais vous parler aujourd'hui. Je vous propose une petite réflexion sur cette différence-là. Le Mois de l'histoire autochtone, c'est un moment pour célébrer les cultures, les langues, les traditions, les savoirs, non pas de ceux qui sont venus à Montréal, mais de ceux chez qui nous, nous sommes tous installés. Cette différence-là, elle est fondamentale. Ce mois de l'histoire autochtone, d'ailleurs peut-être qu'on devrait envisager un pluriel, les histoires autochtones, ce mois-là, il est d'autant plus important parce que ces cultures, ces traditions, ces savoirs, ces langues Pendant longtemps, nous qui sommes arrivés ici, on ne les a pas célébrés. Au contraire, on ne les a même pas vraiment respectés. Et encore aujourd'hui, leur transmission, leur visibilité, leur pérennité, elles restent bien fragiles. On a entendu tout à l'heure une magnifique chanson togolaise dans une langue disparue et la résonance avec le mois de l'histoire autochtone m'a frappée. Nous avons ici aussi des langues disparues et des chansons qui devraient, tout autant que la chanson entendue tout à l'heure, rayonner bien au-delà de notre coin de pays, partout dans le monde, et ça devrait faire notre fierté. Souligner le Mois de l'histoire autochtone, c'est pas juste célébrer et reconnaître la valeur de ces cultures-là. Je considère, et j'espère vraiment que vous aussi, je considère que c'est un devoir moral de le faire. Cette reconnaissance, c'est la condition incontournable de pouvoir célébrer la contribution des autres cultures et des communautés arrivées ici. Que ce soit celle des pays dont on retrouve les armoiries aux quatre coins du drapeau de la Ville ou les contributions plus récentes des communautés qui sont venues ensuite. Nous sommes tous arrivés sur une terre habitée. Habitée d'individus, habitée de cultures, habité d'histoires, de visions du monde, de savoirs. Cette déclaration, c'est le socle sur lequel toutes les autres déclarations prennent leur sens. Autrement, on aurait beau continuer de lire notre reconnaissance territoriale avant chaque conseil, on ne ferait rien d'autre que reproduire un ethnocentrisme qui nous demande encore beaucoup de travail, beaucoup d'introspection pour le déconstruire. Alors, je voudrais vraiment encourager les Montréalaises et les Montréalais de toutes origines, les immigrants de première ou de 15e génération, à faire de la place dans votre mois de juin, un mois de juin qu'on sait toujours très chargé, pour découvrir et pour célébrer les cultures autochtones. Faites-le avec intentionnalité, avec curiosité, avec humilité, mais aussi avec fierté, et faites-en un rendez-vous annuel important dans votre vie citoyenne. Merci à nos invités qui sont présents aujourd'hui et j'espère que vous pourrez compter sur l'ensemble du conseil municipal pour continuer de faire vivre cette importante culture qui nous appartient à tous et à vous en particulier. Merci.

Chantal Rossi ◌3:20:27

Madame Andrée-Anne Moreau.

Andréanne Moreau ◌3:20:30

Merci, Madame la Présidente. Je voulais profiter de cette occasion pour vous partager un moment que j'ai vécu la semaine dernière, parce que je pense que ce qu'on a à apprendre des peuples autochtones, c'est plus qu'un simple partage de la culture, c'est une vision du monde qui est différente. La semaine dernière, en ouverture du Forum Forum les arts et la ville qui se tenait à Montréal, j'ai assisté à une cérémonie des premières paroles donnée par la gardienne du savoir ganyangéhaga, Tilly Kesen-Nisax, et c'était fascinant de la voir prendre son temps pour nommer tout ce qu'on doit à l'eau, à l'air, aux plantes médicinales. Et là, je vais incroyablement vite par rapport à son rythme parce qu'on n'a pas le temps, parce qu'on est dans un conseil municipal, mais de prendre ce temps-là pour être reconnaissant de tout ce qui nous entoure, de prendre le temps de bâtir des relations réelles avec ce qui nous entoure, de vraiment écouter les gens qui sont autour de nous aussi, parce que c'est cette vision-là qui nous manque cruellement parfois. Et c'est un peu ce qu'on a vécu aussi en ouverture de conseil par la culture, par l'art, c'est de prendre le temps de se rassembler, de se sentir en communauté. Et je trouve que cette cérémonie-là, en tout cas, m'a profondément marquée. Je trouve qu'on a beaucoup à apprendre justement de cette vision du monde pour prendre soin de ce qui nous entoure, de prendre conscience de tous ces éléments, mais surtout de l'équilibre très fragile qu'on se doit de protéger entre nous, entre les différents éléments. Donc, j'invite tous les Montréalaises et Montréalais à découvrir cette façon de voir, et ça, ça prend du temps.

Chantal Rossi ◌3:22:30

Merci. Monsieur Liedl, de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle3:22:36

Je considère donc que c'est adopté, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌3:22:40

Pardon?

Julien Hénault-Ratelle3:22:40

Je considère donc que la déclaration d'adoption—

Chantal Rossi ◌3:22:43

Oui, c'est adopté.

Julien Hénault-Ratelle3:22:45

Je vais reprendre avec notre ordre du jour plutôt habituel, madame la présidente, en revenant au point 3.02 qui est l'approbation du procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal tenue le 11 mai 2026 à 13 h et je vais être appuyé par monsieur Claude Pinard pour ce dossier. Tout le comme les dossiers subséquents jusqu'à avis contraire. En 4.01, dépôt de la liste des contrats octroyés par le comité exécutif conformément à l'article 200 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. En 4.02, dépôt de la liste des subventions octroyées par le comité exécutif. En 4.03, dépôt de la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires conformément à l'article 477.3 de la Loi sur les cités et les En 4.04, toujours appuyé par monsieur Pinard, dépôt de la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission permanente sur les finances et l'administration contenues dans le rapport intitulé Étude publique du budget 2026 et du PDI 2026-2035, rapport de recommandation. Puis en 4.05, dépôt de la réponse du comité exécutif aux recommandations de la commission permanente sur l'examen des contrats intitulée Bilan de la 14e année d'activité 2021-2022. Et de la 15e année d'activité 2025, rapports et recommandations. Et bon, vu que je suis allé tout d'un coup jusqu'à 4.05, je vais être appuyé par mon collègue monsieur Alexandre Devaux-Guizani pour le regroupement de ces 5 points-là.

Chantal Rossi ◌3:24:05

Voilà. Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌3:24:11

Oui, merci madame la présidente. Donc, en tant que président de la commission d'examen des contrats, je remercie l'administration d'avoir présenté répondu aux 2 derniers bilans de la CEC et on regardera ça avec attention lors de notre prochaine rencontre avec les commissaires. Merci.

Chantal Rossi ◌3:24:29

Alors, les points 4.01 à 4.05 sont adoptés. Monsieur le leader.

Julien Hénault-Ratelle3:24:36

Merci, madame la présidente. Donc, en 5.01, toujours appuyé par monsieur Pinard, résolution CA 26220068 du conseil d'arrondissement du Sud-Ouest, motion pour l'exclusion des coopératives d'habitation du projet de loi 20.

Chantal Rossi ◌3:24:50

Madame Élise Tanguay.

Julien Hénault-Ratelle3:24:55

C'est pas possible d'intervenir sur les dépôts, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌3:24:59

Ah, c'est un dépôt? Non, il n'y a pas de— alors c'est adopté.

Julien Hénault-Ratelle3:25:06

Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 6, dépôt de réponse aux questions questions écrites des membres du conseil. Il n'y en a pas qui sont déposées en 6.01, donc on est au niveau, à la rubrique 7, désolé. Pour les dépôts en 7.01, à vrai dire, j'ai regroupé les points 7.01 à 7.05 appuyés par Monsieur Pinard. En 7.01, dépôt du rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 19 mai 2026 à 16 h. En 7.02, appuyé par Monsieur Pinard, dépôt du bilan annuel 2025 du réseau de surveillance de la qualité de l'air. En 7.03, appuyé par monsieur Pinard, dépôt du bilan 2025 de la gestion des matières résiduelles de l'Agglomération de Montréal et la reddition de comptes du plan directeur de gestion des matières résiduelles 2020-2025. En 7.04, toujours appuyé par monsieur Pinard, dépôt du rapport annuel des actions réalisées en 2025 dans le cadre de la planification économique conjointe 2025-2029. Et en 7.05, dépôt du rapport annuel 2025 de l'Ombudsman de Montréal.

Chantal Rossi ◌3:26:01

Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌3:26:05

Merci, madame la présidente. J'interviendrai sur 7.02 et 7.03. Alors, je sais pas si c'est préférable qu'on discute de 7.02 puis que je repasse sur Python ensuite.

Chantal Rossi ◌3:26:16

Vous pouvez y aller de façon continue.

Catherine Houbart ◌3:26:21

Alors, le rapport 2025 du— d'abord le 7.02, le rapport 2025 du réseau de la STM. Surveillance de la qualité de l'air fait état de bonnes et de moins bonnes nouvelles. Parmi les bonnes nouvelles, notons que la présence de différents polluants comme le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone et le monoxyde d'azote sont en baisse depuis 25 ans. Aussi, on constate à quel point le règlement qui interdit en tout temps l'usage d'appareils à combustible fossile, combustible solide, le chauffage au bois, mis en place en 2018, a changé la donne en ce qui concerne le smog hivernal. Il y a des efforts qui demeurent à faire pour poursuivre ces trajectoires ses trajectoires ou inverser celles d'autres polluants comme l'ozone et les particules ultrafines qui, eux, tendent à s'accroître dans l'air montréalais au fil du temps. Le rapport ne fait pas nécessairement état de recommandations précises pour limiter cette pollution-là. J'aimerais donc savoir, d'une part, comment le rapport va guider les actions de l'administration et des services pour arriver à améliorer la qualité de l'air. Aussi, on voit que des épisodes de mauvaise qualité de l'air liés aux feux de forêt sont maintenant bien présents à Montréal. Malgré qu'ils aient une moins grande intensité, les épisodes de mauvaise qualité de l'air liés aux feux de forêt ont augmenté entre 2023 et 2025. Surtout, on appréhende que les changements climatiques vont induire davantage de journées de mauvaise qualité de l'air dans les années à venir. Je rappelle à quel point la mauvaise qualité de l'air a une incidence sur la santé publique. Là, on parle d'asthme, de problèmes cardio-respiratoires qui peuvent être graves et de cancer, entre autres. Peut donc lire dans le rapport qu'il est important de maintenir la surveillance de la qualité de l'air et de mettre en place des plans de communication du risque ainsi que des mesures d'atténuation telles que des abris refroidis avec filtration, une communication infosmog ciblée et de l'accompagnement des milieux sensibles. Fait que dans un premier temps, pour réduire la concentration de polluants sur lesquels il y a possibilité d'agir, j'aimerais savoir quelles sont les prochaines actions qui seront menées à Montréal. Et dans un deuxième temps, qu'est-ce que l'administration compte mettre en place comme mesures concrètes pour limiter l'exposition et la vulnérabilité des Montréalais aux particules fines et aux autres polluants liés aux feux de forêt? Et qu'est-ce qu'elle sera en mesure, entre autres, de communiquer adéquatement dès cet été en termes de bonnes pratiques liées à la mauvaise qualité de l'air, malgré, entre autres, les coupures reliées au service des communications de la Ville? Merci.

Chantal Rossi ◌3:28:36

Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌3:28:38

Oui, merci, madame la présidente. Donc, Andrade Ripic pour le 7.02. Donc, je remercie beaucoup ma collègue d'avoir soulevé certaines observations justement de ce rapport qui est très important pour justement les suivis qu'on fait à l'interne. Donc, j'ai eu la chance en fait au sein de cette enseigne de justement pouvoir en fait répondre à plusieurs questions au conseil d'agglomération, aussi monsieur le conseil municipal, par rapport au suivi que le service de l'environnement, de la transition écologique fait par rapport à la qualité de l'air. Donc, on est vraiment conscient que ça affecte en fait la réalité des gens, le quotidien, puis qu'il y a des impacts importants par rapport à tout ça. Donc, c'est pour ça qu'on a des normes environnementales, qu'on les fait suivre, on fait un suivi rigoureux justement. Ça a fait les manchettes aussi dans les dernières semaines qu'on s'applique à faire respecter nos normes justement pour la sécurité des citoyens et des citoyennes sur l'île de Montréal. Donc, on va continuer notre travail de ce côté-là. On a aussi un réseau, en fait, assez performant de captage, en fait, qui peut mesurer ce qui est émis là-dedans, dans la qualité de l'air. Donc, nous, on suit ça de très près justement pour faire les interventions et avoir les outils de communication qui sont, en fait, adéquats pour informer la population par rapport à tout ça. Donc, on va continuer le travail, puis justement redoubler d'efforts pour s'assurer que tous les citoyens et citoyennes sont bien informés de tout ça. Merci. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌3:29:56

Merci. Madame Aubert.

Catherine Houbart ◌3:30:04

Alors, le bilan qui est déposé aujourd'hui à propos de la gestion des matières résiduelles montre que Montréal n'a pas atteint 5 de ses 6 cibles principales en termes de gestion de matières résiduelles, malgré qu'un progrès soit tout de même notable entre 2020 et 2025 à plusieurs égards. Entre autres, on note qu'environ le quart du contenu dépoussiéré poubelles des Montréalais est en réalité recyclable et que près de 40% est compostable. En réalité, le rapport montre qu'il y a plus de 90% du contenu de nos poubelles qui pourrait être détourné de l'enfouissement si les méthodes de récupération des matières recyclables, compostables, ou les textiles, des résidus domestiques dangereux, les encombrants et des résidus de construction et de démolition étaient déployées et communiquées optimalement. Paradoxalement, on reçoit ce rapport au conseil où on vote une dépense additionnelle de 5 millions pour éliminer nos parce que la quantité est plus élevée qu'anticipée. Face aux données nombreuses qui sont fournies dans le rapport, mes interrogations sont aussi très nombreuses, mais je vais m'en tenir à 2 ici. Je voudrais savoir d'une part si la mise à jour du règlement 16-049 avance bien, quand est-ce qu'on va pouvoir envisager adopter le règlement mis à jour, puis d'autre part, quand est-ce qu'on va adopter le prochain plan directeur de gestion des matières résiduelles 2026-2030 2030, qui va donc succéder au plus récent plan qui s'est terminé il y a maintenant 6 mois. À ma connaissance, il était pratiquement prêt à être déposé l'automne dernier, donc j'aimerais savoir où on en est avec cet important processus-là. Le bilan montre que malgré les nombreuses initiatives déployées ces dernières années, il reste encore beaucoup à faire pour éviter qu'un maximum de matières résiduelles ne continuent à remplir nos sites d'enfouissement. Il est primordial que l'administration offre le plus rapidement possible des directions claires en ce qui a trait à la gestion des matières résiduelles, et le règlement et le nouveau plan du directeur vont évidemment contribuer de façon importante à ça. Merci.

Chantal Rossi ◌3:31:51

Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌3:31:54

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, encore une fois, je remercie ma collègue d'avoir soulevé des éléments très intéressants par rapport à ce rapport-là. Donc, on a eu l'occasion justement d'échanger au sujet de ma nouvelle passion, c'est la gestion des matières résiduelles, que j'ai développée récemment depuis mon entrée en poste ici. Donc elle aussi, elle sait, on a eu l'occasion d'en discuter, que c'est assez complexe tout ça, puis qu'on a bien beau en fait mettre toutes les mesures en place, avoir des super bons équipements, en fait le cœur de l'enjeu reste le changement de comportement. C'est vraiment ce sur quoi il faut s'atteler justement. Le bilan en fait qui a été déposé aujourd'hui nous montre clairement que le défi, c'est ce changement de comportement-là, puis que justement ce qu'il faut faire, c'est poser les bons gestes sur le terrain pour que ça donne des résultats plus souhaitables. Donc pour notre administration, on l'a dit à plusieurs reprises, la propreté puis la gestion des matières résiduelles, c'est vraiment important pour nous. Puis ce bilan-là nous envoie un message clair, il faut faire les choses autrement. Donc on l'a vu, on n'a pas atteint en fait 5 des 6 objectifs, donc il faut adapter les choses, il faut avoir d'autres justement moyens à déployer déployer sur le terrain, puis c'est justement ça qu'on fait avec les équipes en ce moment. On se penche, en fait, depuis le début de mon entrée en fonction, ça a été un peu dans les premiers dossiers sur lesquels je me suis penchée, parce qu'il y a beaucoup de travail à faire, c'est très important pour nous. Donc ça commence notamment par être plus à l'écoute, donc des citoyens, des réalités dans les quartiers, des enjeux concrets. On ne progresse pas avec des solutions mur à mur qui sont des fois déconnectées de la réalité. Il faut vraiment savoir où on travaille, puis pourquoi on fait les choses. Surtout, il faut en fait accepter le fait que la Ville ne peut pas régler ça tout seul non plus. La gestion des matières résiduelles, c'est une responsabilité partagée. Ça prend l'engagement de tout le monde et pour que les efforts se traduisent en résultats concrets. Donc, en fait, je voulais juste rassurer tout le monde pour dire qu'on s'attelle à la tâche puis que ça devrait être soumis sous peu, le travail qu'on est en train de faire. Merci. On doit avoir une réplique.

Chantal Rossi ◌3:33:47

Merci. Alors, s'il n'y a pas d'autres interventions, Les points 7.01 à 7.05 sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle3:33:56

Merci, madame la présidente. Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 7.06 à 7.09. Donc en 7.06, appuyé par monsieur Pinard, dépôt des déclarations d'intérêts pécuniaires. En 7.07, toujours appuyé par monsieur Pinard, dépôt du rapport financier consolidé audité ainsi que la reddition de comptes financières pour l'exercice terminé le 31 décembre 2025. En 7.08, dépôt du rapport du comité d'audit de la Ville au conseil sur l'examen des états financiers pour l'année 2025, qui est également appuyé par monsieur Pinard. Et en 7.09, je dépose le rapport du Bureau de l'inspecteur général intitulé comme suit: enquête administrative du projet de rénovation de la piscine du complexe sportif Claude-Robillard visant les appels d'offres 21-19072 et IMM-158.

Chantal Rossi ◌3:34:38

Il n'y a pas d'autres interventions, donc les points de cette 06 à 709 sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle3:34:45

Merci, madame la présidente. À la rubrique 11, ce sont les dépôts de pétitions, mais il n'y en a pas. Ce qui nous amène, madame la présidente, au conseil d'agglomération pour orientation. Donc, à la rubrique 20, j'ai regroupé, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, 20.01 à 20.05. En 20.01, appuyé par monsieur Beis, conclure une entente cadre avec Agence Brand pour la fourniture de munitions de pratique de calibre 9 mm pour la formation et le maintien des compétences au tir de policiers du service de police de la Ville de Montréal, d'une durée de 29 mois incluant une option de prolongation de 12 mois, montant estimé de l'entente de 2 068 875, taxes incluses. En 20.02, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 2 966 475,89, taxes incluses. Pour la fourniture et la livraison de polymères anioniques et cationiques à la station d'épuration J.R. Marcotte dans le cadre du contrat accordé à SNF Canada, majorant ainsi le montant total du contrat à 8 880 010,31 $. En 20.03, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 244 200 taxes incluses pour les services de ramassage, de tri et de distribution du courrier pour le service de police de la Ville de Montréal dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Planète Courrier, majorant ainsi le montant total de l'entente à 903 565,76 taxes incluses. En 20.04, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser une dépense additionnelle de 29 893,50 taxes incluses pour les services professionnels d'outils dans le cadre du contrat accordé à Deloitte, majorant ainsi le montant total du contrat à 152 629,31 taxes incluses et autorisant un budget additionnel de revenus et de dépenses montant de 63 195 au net. En 20.05, appuyée par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la première prolongation de 5 mois, autoriser une dépense additionnelle de 296 349,21 $, taxes incluses, pour la location d'un tamiseur à compost et d'un tracteur-chargeur avec opérateur au complexe environnemental de Saint-Michel, dans le cadre du contrat accordé à Matériaux paysagers Savaria Limitée, majorant ainsi le montant total du contrat à 586 603,60 $, taxes incluses.

Chantal Rossi ◌3:36:50

Les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle3:36:55

Merci. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.06 à 20.10. En 20.06, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à AON Parizeau Courtiers d'assurance pour un cautionnement de 1 225 000 auprès de la Compagnie d'assurance Saint-Paul pour une période de 3 ans pour le centre de traitement des matières organiques de Marie-Alès comme exploitant d'une installation de valorisation de matières organiques résiduelles, dépense totale de 18 375, non taxable, et approuver la convention d'indemnisation à cet effet. En 20.07, appuyé par monsieur Teodoresco, accorder un contrat de gré à gré à Infotech Research Group par l'entremise de son entente avec le Centre d'acquisition gouvernementale pour l'acquisition de licences permettant l'accès à ses services de recherche et de conseil en technologie de l'information pour la période du 31 juillet 2026 au 31 juillet 2027, dépense totale de 126 995,62 $. En 20.08, appuyé par monsieur Teodorescu, autoriser une dépense additionnelle de 702 262,99 taxes incluses à titre de budget de variation de quantité pour les services de dévoilement de solutions numériques dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Conseiller en gestion et informatique CJ, majorant ainsi le montant total de l'entente à 6 298 929,81 taxes incluses. En 20.09, appuyé par madame Brown, accorder un contrat à Accès Services et à Groupe de sécurité Garda pour les services de gardiennage et tous les services connexes pour diverses installations de la Ville, lots 1 à 6, pour la période de— pour une période de 36 mois, incluant 2 options de prolongation de 12 mois, pour une dépense totale de 7 072 093,44 taxes incluses. En 20.10, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 934 221,31 taxes incluses pour la fourniture et le transport de matières résiduelles par conteneur pour l'Écocentre Saint-Laurent dans le cadre de contrats accordés à Excavation Vidéolot et cédés à GFL Environnemental, majorant ainsi le montant total du contrat à 3 173 067, taxes incluses.

Chantal Rossi ◌3:38:47

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle3:38:50

Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.11 jusqu'à 20.15. En 20.11, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser une dépense additionnelle de 303 927,75, taxes incluses, pour la fourniture de sulfate d'aluminium acidifié 5% à l'usine de production d'eau potable de Pointe-Claire dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Chimera Water Solutions Canada pour le lot 5, majorant ainsi le montant total de l'entente à 883 374,16 $. En 20.12, appuyé par monsieur DeSousa, conclure une entente-cadre avec Mabarex, fournisseur exclusif pour la fourniture et la livraison de lampes UV 20 kW utilisées pour les réacteurs ultraviolets des usines Charge JD Baillet et Atwater pour le traitement de l'eau potable d'une durée de 36 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois, montant estimé de l'entente à 1 831 254,25 $. En 20.13, appuyé par monsieur Théodorescu, conclure 2 ententes-cadres avec Béton Provincial Limité et Amrise Canada pour la fourniture et la livraison de béton prémélangé et de remblai sans retrait pour une durée de 24 mois incluant 3 options de prolongation de 12 mois chacune pour un montant estimé des ententes de 4 600 000 $. 659 350,38$ taxes incluses. En 20.14, appuyé par madame Black, accorder un contrat à Électro Performance GL pour les services de conception et de gestion d'un réseau électrique temporaire complet dans le cadre des Championnats du monde route UCI Montréal 2026 pour une période d'un mois pour une dépense totale de 489 839,49$ taxes incluses. Et en 20.15, appuyé par monsieur Miranda, conclure 5 ententes-cadres avec TMS Maîtres des camions pour les services de réparation de moteurs diesel et de transmission de camions poids lourds de la Ville pour les lots 1 à 5 d'une durée de 12 mois incluant une option de prolongation de 12 mois montant à estimer des ententes de 3 531 470,99 taxes incluses.

Chantal Rossi ◌3:40:33

Pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle3:40:35

Appuyé par monsieur Deveau-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.16 jusqu'à 20.20. En 20.16, appuyé par monsieur Miranda, autoriser la cession des droits et obligations des ententes-cadres conclues avec Trois Diamants Auto, voilà, à Olivier Mascouche Chrysler Dodge Jeep Ram pour la fourniture de pièces de véhicules auto authentiques de marque Chrysler et de services d'entretien et de réparation de véhicules légers de la Ville. En 20.7, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à des entreprises Michaudville pour les travaux de conduite d'eau principale et secondaire, d'égouts de voirie, de massif de la commission des services électriques de de Montréal et de Bel-Canada dans la rue de Champlain entre la rue Sainte-Catherine Est et le boulevard René-Lévesque dans l'arrondissement de Ville-Marie pour une dépense totale de 14 417 925,33 taxes incluses. En 20.18, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Faire-Pale Construction pour les travaux de réhabilitation de conduite d'eau de 600 mm en fonte grise longeant l'autoroute 15 Nord et la bretelle Atwater dans l'arrondissement du Sud-Ouest pour une dépense totale de 741 000 26 et 71, taxes incluses. En 20.19, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Tessier Récréoparc pour les travaux de modernisation de l'aire de jeux de la Salamandre au parc du Mont-Royal pour une dépense totale de 959 946 et 14, taxes incluses. Et en 20.20, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, autoriser une dépense additionnelle de 229 950, taxes incluses, à titre de budget de contingence pour couvrir une partie des travaux et délais supplémentaires engendrés à la suite d'un dégâts d'eau importants dans le cadre du contrat accordé à Construction Safco pour les travaux de restauration et de rénovation patrimoniale de la Maison Smith au parc du Mont-Royal, majorant ainsi le montant du contrat à 3 593 912,41 $.

Chantal Rossi ◌3:42:11

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌3:42:14

Merci, madame la présidente. Mon intervention va porter sur le point 97, le projet d'infrastructure sur la rue de Champlain dans l'arrondissement de Ville-Marie. Très heureux de voir ce projet aller de l'avant. C'est un, en fait, la suite du projet entamé par l'administration précédente pour moderniser les infrastructures souterraines. C'est un projet essentiel, notamment pour l'approvisionnement en eau potable pour tout le secteur sud et est de la ville. La dernière administration avait profité de ces travaux pour aménager un aménagement, une piste cyclable bidirectionnelle qui a permis de relier le Plateau-Mont-Royal à l'est de Ville-Marie. C'est maintenant une piste très structurante qui relie ces secteurs de la ville, le parc Lafontaine au parc, excusez-moi, au pont Jacques-Cartier. Et depuis cette année, la piste relie également celle sur le boulevard de Maisonneuve. Donc là, avec l'octroi de ce contrat, on va prolonger la piste jusqu'à celle sur le boulevard René-Lévesque. Encore une fois, je veux saluer la décision de l'administration de poursuivre cet aménagement vers le sud tel quel, sans modification. Ça va aussi ajouter plusieurs dizaines d'arbres dans un secteur assez minéralisé, donc une très bonne nouvelle. Cependant, une question de clarification pour mon collègue De Sousa. L'intersection des rues de Champlain et le boulevard René-Lévesque n'a aucun feu de circulation en ce moment. Dans les dossiers décisionnels, on ne parle pas d'ajouter de feux. Ça serait assez problématique s'il n'y en a pas dans le projet parce que les cyclistes qui arrivent du nord devront traverser les 8 voies du boulevard René-Lévesque pour rejoindre la piste du côté sud de la rue. Donc, ma question est simplement à savoir si un feu de circulation est prévu d'être aménagé dans le cadre de ce projet pour permettre aux cyclistes qui utilisent la piste sur la rue de Champlain de traverser sur la piste sur René-Lévesque. Devant la maison de Radio-Canada.

Julien Hénault-Ratelle3:44:11

Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌3:44:14

Monsieur Alan DeSousa.

Julien Hénault-Ratelle3:44:16

Madame la présidente, merci à la question, monsieur McRae. Le dossier tel quel ne fait aucune mention d'un feu de circulation, donc je peux uniquement anticiper qu'il n'y en a pas, mais d'autre part, votre point va être soulevé, puis si effectivement, selon les services, il y a une pertinence ou il y a une autre occasion où ça pourrait être considéré, je laisserai à eux de nous avertir en conséquence. Si c'est déjà inclus dedans, ça va se faire.

Chantal Rossi ◌3:44:47

Il n'y a pas d'autres interventions, les points sont adoptés. Monsieur le leader.

Julien Hénault-Ratelle3:44:52

Merci, madame la présidente. Appuyé par mon collègue monsieur Deveau-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'études de 2021 jusqu'à 2025. En 2021, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser une dépense additionnelle de 12 144 522,14 $, taxes incluses, à titre de budget de contingence pour les travaux de réhabilitation d'une conduite d'eau dans la rue, dans la rue de la Cathédrale, de la rue Saint-Jacques jusqu'au réservoir McTavish dans l'arrondissement de Ville-Marie, dans le cadre du contrat accordé à Pomerleau, majorant ainsi le montant total du contrat à 49 551 168,30 $, taxes incluses. En 20.22, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accordant un contrat à Construction Concrete pour les travaux de structure d'acier et d'électricité électricité de la Croix-du-Mont-Royal pour une dépense totale de 3 769 140,63 taxes incluses. En 20.23, plié par monsieur Théodorescu, conclure une entente-cadre avec ASI par agenda pour les services professionnels de conception et de diffusion d'un parcours de formation en analyse d'affaires pour le lot 3 d'une durée de 24 mois incluant une option de prolongation de 24 mois, montant estimé de l'entente de 127 737,23 taxes incluses. En 20.24, plié par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat de réagré à Nature Action Québec pour les services professionnels et techniques de mise en œuvre des mécanismes de concertation et du plan de conservation du paysage humanisé projeté de l'Île-Bizard pour une période de 2 ans pour une dépense totale de 190 112, taxes non applicables, et approuver le projet de convention de services à cet effet. Et en 20.25, appuyé par madame Braun, autoriser la cession de 234 de services professionnels conclus avec Affleck de la Riva en faveur de à FLEC de la Riva afin d'assurer la continuité des services selon les mêmes conditions des différentes ententes-cadres et approuver le projet de convention de cession de contrat à cet effet.

Chantal Rossi ◌3:46:31

Oui, monsieur Simard-Bellitte.

Sylvain Ouellet ◌3:46:35

Merci beaucoup, madame la présidente. J'aimerais intervenir sur le point 20.21, mais avant ça, je vais faire un léger détour sur le point 20.22. Donc sur la croix du Mont-Royal. Je suis assez vieux dans le conseil pour me rappeler que la dernière fois qu'on avait relampé les lampes, on avait pris des DEL qui faisaient un million de couleurs, puis finalement le conseil du patrimoine de Montréal avait dit que finalement c'était juste blanc qui était autorisé. Donc je sais pas si les futures lampes vont être blanches parce que c'est vrai, c'est la seule couleur qui est autorisée. L'autre point sur ce dossier-là, je trouve ça bizarre que ce soit le cirque soient responsables des chantiers, mais bon, il faut que ça prenne un service. Et je profite du dossier, vu que c'est monsieur DeSousa qui est très à l'écoute de mes demandes, notamment quand j'ai demandé d'ajouter des cartes dans le dossier, puis c'est pas juste votre service, mais on voit que dans les annexes, quand on regarde dans le PDF, quand les services prennent un fichier Excel et décident de le mettre dans le PDF, est-ce qu'ils peuvent s'il vous plaît ajuster pour la page, parce que sinon c'est illisible et ça s'est multiplié à peu près par 10 le nombre de pages au niveau des PDF. Donc c'était un petit commentaire éditorial. Sinon, mon point principal est sur 20.21, madame la présidente. Donc c'est la réparation d'urgence de la conduite sous l'avenue de la Cathédrale. Donc c'est la première conduite avant de savoir que la deuxième devait aussi subir des travaux d'urgence. On apprend malheureusement, comme ça a été discuté en période de questions tout à l'heure que ça va être 77 jours de plus, mais je voulais revenir par rapport à ça. On le sait, il faut économiser l'eau et monsieur De Sousa, je sais pas s'il sait qu'on a déjà un règlement sur l'usage de l'eau potable. Je sais pas d'ailleurs si les élus sont au courant parce que je suis allé voir par exemple à mon écoquartier qu'il y avait des dépiens et le dépien est assez peu convaincant depuis l'officiel de la Ville de Montréal. Saviez-vous que, par exemple, pour arroser, un arroseur amovible pour le gazon, c'est seulement permis entre 20 h et 23 h, les jours suivants lorsqu'il pleut pas, et par exemple c'est seulement les adresses un jour où la date a un chiffre pair, les bâtiments à adresse paire, et un jour impair, les bâtiments à chiffre impair. Je crois qu'il n'y a pas grand citoyen de Montréal qui sont au courant de ce règlement. Même chose pour laver, par exemple, un véhicule. On peut le faire avec une chaudière, mais si vous le faites avec un boyau d'arrosage, il y a aussi des contraintes. Et quand vous faites le grand ménage du printemps, monsieur De Sousa, vous dites souvent, faites attention à pas laver votre entrée de garage. Non, non, c'est pas ça que le règlement dit. Le règlement dit, on a le droit de faire un ménage du 1er avril au 15 mai, on a le droit d'en faire de façon ponctuelle s'il y a des travaux, Mais sinon, on n'a pas le droit. Puis on n'a pas le droit non plus de faire fondre la neige avec de l'eau courante, ce que j'ai malheureusement déjà vu. Et ce qui est malheureux, et ce qui est malheureux dans tout le débat, alors qu'on est vraiment en situation d'urgence qui va se prolonger, c'est que ce règlement-là, il y a des pénalités et on n'entend jamais parler qu'il y a des pénalités qui peuvent avoir. Et pour une personne physique, une première infraction, c'est entre 200$ et 500$. Et c'est même pas dans le dépliant officiel de la Ville qui résume les règlements sur l'usage de l'eau. Alors, vu la situation critique, vu que le contrat de réparation du tuyau sous de la cathédrale, je crois personnellement, madame la présidente, que le service de l'eau et l'administration devraient, un, publier davantage leurs règlement et dans ses détails, et aussi dire qu'il y a des pénalités. On fait pas juste ça pour le fun. Si on fait pas la bonne chose, il peut y avoir des conséquences. Merci.

Julien Hénault-Ratelle3:50:26

Merci.

Chantal Rossi ◌3:50:28

Madame Danielle Myrand.

Danielle Myrand ◌3:50:33

Bonjour, madame la présidente. Alors, j'aimerais intervenir sur le point 20.24. Alors, j'aimerais juste profiter de l'occasion pour souligner une excellente nouvelle pour notre arrondissement. L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève a reçu récemment un prix de Nature Action Québec en innovation municipale pour son projet de paysage humanisé, une première au Québec. Alors, pour un arrondissement qui se définit comme la campagne en ville, cette reconnaissance est particulièrement significative pour nous. Elle vient confirmer qu'il est possible d'innover tout en partageant avec plusieurs partenaires celle de créer des espaces qui sont à la fois accessibles, accueillant, vivant et respectueux de l'environnement. Une approche qui place l'humain au cœur de l'aménagement du territoire tout en préservant ce qui fait la richesse et le caractère unique de notre milieu naturel. Je tiens à remercier sincèrement les équipes de l'arrondissement, les partenaires ainsi que les citoyens qui ont contribué à faire de ce projet un succès. Je tiens également à souligner le travail des élus, des maires qui m'ont précédée et qui ont porté ce projet au fil des années. Les réalisations de cette nature sont rarement le fruit d'une seule administration, elles sont souvent le résultat d'une vision collective qui se construit dans le temps. Alors, cette distinction est une belle source de fierté pour notre communauté et démontre que l'innovation municipale peut prendre différentes formes, y compris celle d'un mieux vivre avec la nature qui nous entoure. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌3:51:59

Merci. Il n'y a pas d'autres interventions. Les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle3:52:06

Merci, madame la présidente. Donc, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.26 jusqu'à 20.30. En 20.26, appuyé par ma collègue Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Romcare pour les services professionnels de conception de l'exposition Poptopia à la Biosphère, dépenses totales de 1 078 051,90$, taxes incluses. En 20.27, appuyé par monsieur Teodorescu, Conclure une entente-cadre avec Société Conseil Groupe LGS pour les services professionnels d'implantation de la solution Oracle HCM Cloud d'une durée de 24 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune, montant estimé de l'entente de 2 808 643,79 taxes incluses. En 20.28, appliqué par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Brozer pour les services professionnels d'auscultation de 22 stations de pompage du réseau principal d'égouts pour une période de 12 mois. Dépense totale de 1 052 017,94 $, taxes incluses. En 20.29, appuyé par monsieur De Sousa, approuver l'entente entre la Ville de Montréal-Est et la Ville de Montréal portant sur la délégation de l'aménagement d'une piste multifonctionnelle sur la rue Sherbrooke entre le boulevard Joseph-Versailles et l'avenue du Rocher dans la Ville de Montréal-Est pour une dépense totale de 1 608 828 net de ristourne non taxable. Et en 20.30, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, approuver le projet de convention d'exposition entre la Ville de Montréal et le studio Supply and Demand en vue de la tenue de l'exposition intitulée L'Odyssée sensorielle du 5 décembre 2026 au 11 octobre 2027 à la Biosphère et autoriser une dépense totale de 474 271,88$ taxes incluses.

Chantal Rossi ◌3:53:38

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌3:53:43

Oui, merci Madame la Présidente. L'intervention porte sur le point 8029, ce qui concerne l'entente entre la Ville de Montréal et la Ville de Montréal-Est pour le projet de piste multifonctionnelle sur la rue Sherbrooke entre Joseph-Versailles et l'avenue du Rocher. C'est un tronçon de rue qui ne comporte aucun trottoir en ce moment, donc très bonne nouvelle d'ajouter la piste multifonctionnelle. Par contre, du côté cyclable, c'est une rue qui ne connecte pas au reste du réseau cyclable en ce moment. Dans le cas du REV sur Lacordaire, mon collègue De Sousa avait justifié l'annulation du premier tronçon de piste de 5 km en justifiant que la piste allait aller Et je cite, nulle part. Pourtant, le premier tronçon du REV sur Lacordaire allait relier Montréal-Nord et Saint-Léonard, des écoles, des parcs, des centres communautaires. Ici, nous allons dépenser plus de 1,5 million pour un tronçon de piste qui, à l'heure actuelle, ne connecte vraiment pas, nulle part, à nulle part en fait pour le réseau cyclable. Donc ma question à l'administration, c'est simplement de nous indiquer sont les plans, quel est l'échéancier prévu pour la réalisation des axes cyclables au plan vélo à l'est et à l'ouest du tronçon concerné pour permettre à cet aménagement d'être réellement utile? Merci.

Chantal Rossi ◌3:55:04

Merci, monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌3:55:06

Merci, madame la présidente. Merci, monsieur McCrae, pour la question. Dans le contexte d'un droit de réplique, la question du La côte d'air a été essentiellement pour être capable de traverser la 40 et essentiellement, comme vous avez dit, on n'a pas voulu mettre en danger les cyclistes qui viendront tout au long. Et puis après ça, elle va être laissée pour eux-mêmes pour faire la traverse. Ici, c'est la question, c'est une demande de Montréalais particulièrement avec un objectif d'ouvrir ça. Puis comme vous savez, vous étiez là vendredi, la mairesse et moi, on a fait l'annonce pour le plan vélo. Donc, vous vous souvenez, le plan vélo était dernière fois, c'était, regardez, en 2019, 2023-2027, c'était uniquement des éléments assez pointus politiques. Nous, on vise lancer, ça a lancé aujourd'hui effectivement, donc vous devriez être contents. En posant la question, vous avez la réponse que vous souhaitez. On démarre toutes les questions du plan vélo avec les experts, avec la communauté pour être capable de consulter. L'objectif est de connaître les besoins, connaître les intérêts avec les arrondissements. Mon collègue Julien Hénault-Ratelle est ravi d'être capable de travailler sur son plan vélo à MHM. Il a fait champion de ça depuis longtemps, puis avec d'autres collègues aussi qui ont un grand intérêt de ça. Donc, je reste convaincu que vous tous, dans vos arrondissements propres, allez aussi être participants pour faire votre PLD, votre plan local de déplacement, qui va inclure entre autres votre réseau de pistes cyclables et aussi votre plan pour la protection. Si vous n'avez pas pensé à ça, madame la présidente, je le lance l'invitation à tous mes collègues ici. Il n'y aura aucune raison pour vous dire qu'on n'a pas pensé d'avoir une vue de l'ensemble de la place Vélo locale. Vous n'avez aucune raison pour dire que vous n'avez pas le temps de le faire. Vous n'avez aucune raison de dire qu'il n'y a pas eu le temps de faire la consultation publique et qu'on peut avoir l'occasion d'avoir quelque chose de cohérent. Et on n'a pas non plus l'acceptabilité sociale parce qu'essentiellement, vous lancez le temps de le faire. Et madame la présidente, notre espoir est d'ici en fin 2027, il y aura quelque chose qui va être le cumul non seulement des plans, pas par mes collègues ici avec des projets locaux, mais aussi la Ville-Centre avec une vue de l'ensemble, d'être capable de l'intégrer. Donc, le défi est lancé. Merci.

Chantal Rossi ◌3:57:34

Merci. Alors, il n'y a pas d'autres interventions. Les points 20, 26 à 20, 30 sont adoptés. Monsieur le leader.

Julien Hénault-Ratelle3:57:43

Merci, madame la présidente. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 2031 à 2035. En 2031, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure une entente-cadre avec le Centre d'acquisition gouvernementale afin d'adhérer au regroupement d'achat des biens et services de commutateurs et produits réseau pour le maintien et la modernisation des infrastructures réseau, d'une durée de 24 mois, montant estimé de l'entente de 12 014 887,50 $. En 2032, appuyé par madame Braun, Décréter l'acquisition par voie d'expropriation ou par tout autre moyen de 3 parcelles de terrain correspondant à 3 parties du lot 2090312 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, d'une superficie de 4952,5 mètres carrés, situées au sud-ouest du chemin Dalton Est, au sud-est du boulevard Cavendish, dans la ville de Mont-Royal, à des fins de rue pour le prolongement du boulevard Cavendish, et autoriser une dépense de 3 900 000 plus les taxes applicables le cas échéant pour cette acquisition. En 20.33, appuyé par madame Braun, approuver le projet d'acte en vertu duquel la Ville de Montréal vend à la Société de transport de Montréal, aux fins d'agrandissement de l'édicule de la station de métro Place Saint-Henri, le lot volumétrique 6 620 729 du Cadastre du Québec sur construction foncière de Montréal, d'une superficie de 364,3 mètres carrés, situé à l'angle de la rue Saint-Jacques-Ouest, de la place Saint-Henri et de la rue Notre-Dame-Ouest, dans la section nord de la place Saint-Henri, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, pour la somme de 4 $95 150 plus les taxes applicables au CAI-SHA. Fermé et retiré du domaine public, le lot 6 620 729 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal. En 20.34, appuyé par madame Braun, approuvé le projet d'acte par lequel la Ville de Montréal vend à la Société de transport de Montréal les lots 6 575 502, 6 575 506 et 1 185 632 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal. Écrire des certitudes de passage, de limitation de charges et de non-construction sur le lot 6 575 503 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, le tout pour la somme de 257 425 plus les taxes applicables, afin de permettre la réfection et l'agrandissement du poste de ventilation mécanique Riel situé dans l'arrondissement de Verdun et fermé et retiré du domaine public. Les lots 6 575 502, 6 575 506, 1 185 632 et 6 575 503 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal. Et en 20.35, appuyé par madame Brown, approuver le projet de deuxième adendeur à la promesse tripartite par laquelle la Ville de Montréal vend à 9536-1135 Québec Inc. et Utile Développement l'immeuble connu comme l'Îlot Voyageurs Sud, constitué des lots 3523 567 et 3523 568 du du Québec, c'est Conception foncière de Montréal, d'une superficie de 7062 mètres carrés avec bâtiment dessus érigé, situé au 505 boulevard de Maisonneuve Est dans l'arrondissement de Ville-Marie, pour la somme de 20 millions payables avec intérêts plus les taxes applicables le cas échéant, le tout selon les termes et conditions stipulés à la demande.

Chantal Rossi ◌4:00:35

Madame Émilie Brière.

Émilie Brière ◌4:00:38

Merci, madame la présidente. Alors, je voudrais commenter les points 20.32. Je comprends que, je comprends qu'il s'agit d'acquérir des terrains qui étaient déjà inscrits à la réserve et que cette réserve-là avait déjà été prolongée, donc je comprends la logique d'acquérir ces terrains-là aujourd'hui puisque l'échéance arrivait cet été, à l'été 2026. Je voudrais quand même au moins rectifier, on parle dans le GDD du désenclavement du secteur Namur-de-la-Savane, On parle vraiment plutôt de terrains qui concernent l'extrême ouest du secteur de l'hippodrome. Donc, je pense que ça vaudrait le coup quand même, au moins pour que ce soit bien clair pour les gens qui s'intéressent au dossier, qu'on parle pas du côté est de Descaries, du secteur Namur-de-la-Savane, mais bien à la limite du secteur Namur-hippodrome et vraiment à l'extrémité ouest de ce secteur-là. Donc, si je comprends quand même la logique d'acquérir ces terrains-là, étant donné la limite de la prolongation de la réserve, Je pense que c'est bien quand même de noter qu'on parle de l'acquisition de terrains pour une valeur de 2 millions de dollars, et c'est une acquisition qui a de sens qu'en fonction d'un projet plus large dans lequel ces terrains-là pourraient s'inscrire. Ce projet-là, on le connaît pas encore. L'administration précédente, on avait mis une réserve, donc je vais pas insinuer que ça a aucun sens de les acquérir. Mais je pense que l'administration actuelle a sans doute une idée peut-être un peu différente de ce qu'elle voudrait faire en termes de désenclavement du secteur de l'hippodrome. Donc quand on commence à faire des dépenses non négligeables, on est quand même de l'ordre de 2 millions, quand on exproprie dans le cadre d'un projet, il me semble que ça va commencer à être assez urgent pour l'administration de présenter sa vision plus claire pour ce projet-là. En particulier pour l'ensemble des engagements financiers que ce projet-là représente. C'est pas un petit projet anecdotique. On a quand même compris dans le budget que l'administration réserve une somme considérable de 400 millions de dollars essentiellement pour un viaduc. Donc, le 2 million qui passe aujourd'hui, il a du sens uniquement si on considère qu'on va dépenser les 398 autres millions associés au projet. Donc, c'est quand même un investissement considérable dans les infrastructures, surtout à un moment où on dit partout au Québec, et y compris à Montréal, que, étant donné l'état de nos infrastructures existantes, l'heure est à la sobriété en termes de développement de nouvelles infrastructures. On a des transports en commun qui sont sous-développés, on a un métro qui est dans un état de vétusté alarmant, et donc c'est un choix, il me semble, qui demande d'être mieux explicité. Donc ce serait bien que l'administration puisse nous donner de la visibilité sur le ou les projets, sur les différents scénarios qui sont à l'étude pour désenclaver le secteur avec les différentes incidences budgétaires pour chaque scénario. Et donc j'imagine qu'il y aura aussi des consultations et ce serait bien que l'administration puisse nous donner de la visibilité sur l'ensemble de ce projet-là et non de nous indiquer des étapes à la pièce comme ce qu'on a aujourd'hui. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌4:03:58

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌4:04:02

Merci, madame la présidente. Cette fois, l'intervention va porter sur la 8035, le projet de Dutile et de Mondev pour le redéveloppement de l'îlot Voyageurs Sud, qui est dans mon district. Évidemment, un projet très attendu, un site qui est complexe au-dessus d'une station de métro, de la station Berri-UQAM. J'aimerais saluer l'ouverture de la Ville de prolonger l'entente, d'accorder un peu plus de temps aux développeurs pour terminer leurs analyses et vérifications. J'ai 2 questions différentes pour le dossier. Premièrement, en ce moment, il y a une partie du site qui est occupée de manière transitoire par l'organisme Les Valoristes. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la coopérative Les Valoristes, c'est une entreprise d'économie sociale qui qui a des membres qui récupèrent les contenants consignés dans l'espace public, aussi dans certains lieux privés et lors de certains événements. C'est entre 40 000 et 50 000 contenants consignés qui sont amenés au dépôt par les valoristes à chaque jour sur l'Île-aux-Voyageurs, principalement à pied, à vélo, afin d'obtenir le remboursement de la consigne. C'est pourquoi le site de l'Île-aux-Voyageurs est si pertinent. Il est central, situé à proximité des lieux où restent les valoristes ainsi que des secteurs qui génèrent un grand volume de contenants consignés, donc les grands événements par exemple. Cependant, avec le projet de redéveloppement du site, évidemment les valoristes vont devoir quitter. En ce moment, la Ville demande au groupe de quitter les lieux d'ici le 31 octobre 2026, qui s'en vient assez rapidement, et malheureusement l'organisme éprouve beaucoup de difficultés à trouver un autre emplacement approprié, un site qui est suffisamment grand, central, près des lieux de résidence des membres et près des grands événements, des festivals, par exemple le pique-nique électronique au parc Jean-Drapeau où les Valoristes ont une entente. Donc simplement pour savoir si l'administration est ouverte à prolonger le bail temporairement des Valoristes, étant donné la prolongation des délais accordés à Utile et à Mondev. Un bris de service serait une mauvaise nouvelle évidemment pour la coopérative et leurs membres, mais aussi pour la propreté à Montréal, étant donné le nombre de contenants qui est récupéré par les membres. Ma deuxième question, tout à fait différente, concerne l'édicule de la STM qui se retrouve sur le site de l'Île-aux-Voyageurs Sud, sur Berri, au nord de Maisonneuve. Le redéveloppement du site est une opportunité pour moderniser cet édicule. Ça permettrait un accès direct au métro pour les occupants des 1200 logements qui sont prévus sur le site. Ça pourrait aussi permettre de bonifier l'accessibilité universelle de la station Berri-UQAM. Évidemment, des grands défis financiers pour la STM, mais je voulais simplement savoir si la Ville s'est entendue avec la STM pour intégrer les travaux de modernisation de cet édicule dans le cadre du redéveloppement.

Claude Pinard ◌4:06:59

Merci.

Voix 3H4:07:01

Merci.

Chantal Rossi ◌4:07:02

Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay4:07:06

Merci, madame la présidente. Simplement pour signaler que je m'abstiendrai de voter sur 2035 pour éviter l'apparence de conflit d'intérêt. Merci.

Chantal Rossi ◌4:07:13

Parfait. Merci. Monsieur Alan Desjardins.

Alan DeSousa ◌4:07:21

Merci, madame la présidente. En droit de réplique sur 2032, ma collègue Brière Le dossier est ici parce qu'essentiellement, la vision que vous avez faite allusion, c'est la même vision qui a été là depuis les dernières 70 ans, donc Cavendish-Cavendish. Cavendish, comme vous savez, a été combiné avec Namur-de-la-Salade dans son traitement, mais l'ancienne administration a voté un règlement d'emprunt de 20 millions de dollars, essentiellement pour faire des acquisitions, puis l'ancienne administration a mis une réserve qui ont été promulgués en 2024, si ma mémoire est bonne, et qui viennent à échéance au mois d'août de cette année. Étant donné que ça a déjà été mis en réserve, on ne peut pas remettre ça en réserve une autre fois. Et dans le contexte d'avoir, eh bien, un jour, ce qu'Avenue de Chicoutimi-Léger, ce terrain devienne important, madame la présidente, pour être capable de réaliser ça avant que la réserve tombe. Donc, le montant en question autant qu'ils sont identifiés, c'est des montants à faire budgétaires. Ça n'inclut pas nécessairement, par expropriation, la valeur marchande, ça n'inclut pas nécessairement les indemnités, ça n'inclut pas nécessairement l'intérêt, etc., mais c'est le meilleur estimé aujourd'hui. Mais le 20 millions qui a été mis était exactement pour le genre de raisons de faire les acquisitions de terrains et ultimement réaliser des projets qui pourraient être de la responsabilité de l'Agglomération de Montréal, dont le règlement paye pour, est payé pas au niveau corporatif, mais au niveau de l'agglo. Ça, c'est la raison pour laquelle ça se trouve ici et pas dans le contexte de Namur-de-la-Savane ou l'hippodrome, qui est plutôt de nature corporative. Ayant dit ça, madame la présidente, je pense que On est en train de regarder l'avancement de ce dossier. Comme vous avez dit, le montant en question, monsieur Pinard m'a assuré que les 400 millions, c'est money is no object, n'est-ce pas, monsieur Pinard? Reasonable. Excuse-moi, j'avais mal compris. Mais notre intention était d'avoir une vue d'ensemble. On a des l'occasion de contacter les compagnies ferroviaires pour voir leur implication dans ça. Les maires des Véliers, mais aussi Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, par voie de sa mairesse, peuvent aussi être consultés. Nous allons attacher les fils, puis par la suite, on va être en mesure de vous dire exactement comment on peut avoir une opportunité ou non d'un projet intégré à la Salle. Mais essentiellement, pour garder toutes nos options ouvertes, madame la présidente, Cette acquisition est nécessaire. Ça nous permettra d'avoir la possibilité de faire les choix. Merci.

Chantal Rossi ◌4:10:28

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌4:10:33

Mon cher collègue, le venant de comptable comme vous ne dit que money is no object. C'est un gros statement. Money is an object. Dans ce cas-ci, on va s'assurer d'avoir notre argent pour faire le développement. Pardon, important, monsieur, madame la présidente, mon collègue McCray a posé des questions quant à l'édicule de la STM sur l'île Voyageurs Sud. C'est réglé, cette question-là, depuis plusieurs mois d'ailleurs. On en a discuté, si je me souviens bien, au conseil d'arrondissement. Ça me fera plaisir de lui mettre, de le mettre au parfum. J'ai d'ailleurs texté l'équipe, si on est élu de Ville-Marie, pour qu'ils puissent tenir au courant. Quant à Utile et l'autre décision qu'on a prise, ça va de soi, je veux dire, dans le sens où on veut donner une opportunité à ce projet-là de se faire parce que ça fait plusieurs années qu'il ne se passe rien sur ce site. Les Valoristes, on est également en discussion avec différents propriétaires groupes pour voir comment on peut les aider. Et enfin, on travaille sur une autre initiative qui est dans votre, dans le district de monsieur McCrory, sur la partie nord, sur la rue Saint-Hubert de l'édifice, l'espèce de plaie qu'on endure depuis 8-10 ans, qui pourrait nettement s'améliorer dans les prochaines semaines. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌4:11:51

Merci, monsieur Aref Salem.

Sylvain Ouellet4:11:55

Oui, madame la présidente, moi je vais faire un droit de réplique, je pense, sur le 2033-34, juste pour répondre à la question de mon collègue concernant Berri-UQAM. C'est une station qui est déjà accessible, c'est en chantier, mais l'accessibilité universelle est déjà là. Donc, si ça le rassure, c'est la réponse est là.

Christopher McCray ◌4:12:13

Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌4:12:15

Il n'y a plus d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle4:12:22

Merci, madame la présidente. Donc, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 2036 jusqu'à 2040. En 2036, appuyé par Madame Braun, autoriser le transfert de 114 975 taxes incluses des dépenses incidentes aux dépenses contingentes pour les travaux additionnels requis dans le cadre du bail conclu avec 9227-9702 Québec Inc., majorant ainsi la dépense maximale du contrat à 2 345 490 taxes incluses. En 20.37, appuyé par Madame Braun, approuver la première convention de modification du bail par lequel la Ville de Montréal loue à Développement Vue Face un espace à bureaux situé au 7409 rue Mountainside, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, d'une superficie de 9000 pieds carrés, pour les besoins du poste de quartier 26 du Service de police de la Ville de Montréal, pour un terme de 12 ans et 22 jours à compter du 10 mars 2026, pour un loyer total de 5 807 275,72 $. En 20.38, appuyé par madame Braun, approuver le projet de prêt de local par lequel la Ville de Montréal prête à la Société Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux, à titre gratuit pour une période de 2 ans à compter du 1er juillet 2026, un local au rez-de-chaussée de l'immeuble situé au 7497 18e Avenue dans l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel, Parc-Extension, d'une superficie totale de 3955 pieds carrés, à des fins d'entreposage de nourriture pour animaux et équipements liés aux activités communautaires. Le montant de la subvention meubilière est estimé à 94 920 $. En 20.39, appuyé par Madame Brown, Approuver la première modification du bail par lequel la Ville loue à Trois Quarts Euse pour une période additionnelle de 3 ans à compter du 1er août 2026 un local d'une superficie de 2190 pieds carrés dans l'immeuble situé au 7335 rue du Mile-End dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension à des fins de transformation alimentaire moyennant un loyer total de 87 361,08 excluant les taxes. En 20.40, appuyé par madame Ronde, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à sa Majesté le roi chef du pour une période de 20 ans à compter du 1er janvier 2025, un site d'une superficie de 941 mètres carrés situé sur une partie du lot 4727868 du cadastre du Québec, faisant partie du canal de Lachine, dans le prolongement de la rue de Montmorency, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, à des fins de maintien et d'entretien de 2 conduites d'eau de 600 mm chacune, pour un loyer total de 117 330,78 taxes incluses.

Chantal Rossi ◌4:14:39

Pas d'autres interventions, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle4:14:42

Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour 20 études de 2041 jusqu'à 2045. En 2041, approuver le projet d'addenda 1 modifiant l'entente relative au versement d'une contribution financière pour le démarrage et le pré-développement de projets d'habitation conclus entre la Société d'habitation et de développement de Montréal et la Ville. En 2042, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier d'1 500 000 à l'École de technologie supérieure pour soutenir la stratégie de développement d'A-X. C pour une période de 3 ans et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.43, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 900 000 à Essor économique Québec Tech pour accélérer le développement de l'écosystème technologique de la métropole pour la période de 2026 à 2029 et approuver le projet de convention à cet effet. Et en 20.44, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 600 000 à Anjou pour la réalisation du projet de pôle d'innovation et de commercialisation en créativité numérique pour la période du 1er juillet 2026 au 30 juin 2029 dans le cadre de l'entente Réflexe 3 2025 à 2029 conclue avec le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.45, appuyé par monsieur Langevin, accorder un soutien financier de 100 000 à l'anonyme pour la réalisation de ce projet Alter Épi pour la période se terminant le 30 juin 2026 et approuver le projet de convention à cet effet.

Chantal Rossi ◌4:15:55

Madame Céline-Audrey Beauregard.

Voix 3H4:15:58

Merci, madame la présidente.

Céline-Audrey Beauregard4:15:59

Vous me permettrez une petite petite parenthèse parce que j'ai l'habitude de commenter mon code vestimentaire, n'est-ce pas? Je pourrais pas manquer à cet exercice avant de partir en vacances. Donc je représente le fleuve qui en surface semble calme mais qui est très mouvementé en profondeur. Alors là-dessus, mon point va être sur le 20.41. Merci de m'avoir permis de faire cette petite parenthèse. Donc voir le mandat qui est donné à la SHDM pour revoir la vocation du stationnement Etel, c'est pour moi un signe que l'administration priorise la prise en charge de cette infrastructure. Pour la petite histoire, bien qu'on le trouve physiquement dans l'arrondissement de Verdun, le stationnement Etel appartient à la Ville de Montréal. Casse-tête qu'il aura fallu faire pendant la période de la pandémie puisque cette infrastructure a été un peu orpheline suite aux fusions. Ma vision, je la partage, je l'ai partagée sur le site, c'est quand même assez clair. Donc Ce que je souhaite, puisque plusieurs personnes dans la communauté le souhaitent également, c'est de voir le stationnement se faire en souterrain pour qu'ensuite l'infrastructure puisse accueillir un premier niveau avec de la surface peut-être commerciale ou communautaire au rez-de-chaussée, des logements hors marché et si possible sociaux, parce que je vous rappellerai qu'à Verdun, on est maintenant à 3,62% de logements hors marché. Lorsque je suis arrivée en poste, on était à 4%, donc à ce rythme, ça ne va pas très bien. Et finalement, accueillir si possible aux étages supérieurs un accès public afin d'honorer une vision du projet citoyen qui avait été déposé au premier budget participatif. Alors, ma collègue madame Brown le sait très bien, je suis sensible à cette collaboration-là, mais dans le dossier comme mairesse, je dois quand même avouer que je n'ai toujours pas eu les détails des résultats du mandat qui avait été octroyé au DG. C'est quelque chose qu'on m'avait promis depuis le début de mon élection. Je n'ai pas nécessairement été au courant qu'il allait y avoir ce nouveau mandat-là qui allait être octroyé à la SHDM. Je l'ai appris en lisant les ordres du jour aujourd'hui, puis je vais vous dire que c'était comme un peu trouver une épingle dans les bottes de foin. C'était quand même assez ardu, même certaines personnes au comité exécutif n'étaient pas nécessairement capables de m'orienter. Rappeler que comme mairesse, c'est vers moi que la plupart des gens se retournent. Donc à l'hiver, quand on a dû fermer le stationnement en urgence, c'est moi qui ai dû aller informer les commerçants, faire des communications avec la SDC. C'est moi aussi qui fais le lien avec le comité logement, qui est hautement mobilisé dans ce dossier-là. C'est aussi moi qui dois répondre aux demandes citoyennes dans l'évolution du dossier. Dans ce contexte-là, je tiens à rappeler l'importance de la collaboration. Dans l'objectif des GDD, mais je dois quand même partager un certain malaise à avoir vu que ça a cheminé sans que je puisse en être informée. Je suis toujours disponible, j'essaie d'être au bout d'un téléphone, puis je trouve que c'est dommage aussi parce que j'ai beaucoup d'expérience dans ce dossier-là. J'ai été impliquée avant d'être mairesse, donc j'ai été une citoyenne qui a été accompagnée par la Maison de l'innovation sociale à l'époque pour pouvoir aménager ce site-là. Comme membre du CCUE, j'ai aussi analysé l'option de le voir comme un pôle de mobilité. J'ai aussi fait partie des citoyens qui l'ont déposé au budget participatif. Donc mon expertise puis mes connaissances de cette infrastructure-là vont pouvoir aider à l'acceptabilité sociale. Donc finalement, mon autre question aussi ou mon autre propos, c'est avant même de peut-être connaître les les tenues et propos de cette étude de prédéveloppement-là. Je voulais aussi solliciter peut-être l'aide du SGPI, puis là j'espère qu'il y a certaines personnes qui m'écoutent en ce moment, madame la présidente, parce que même avant de voir la suite, il faut l'entretenir en ce moment. Donc moi, je souhaite comme mairesse qu'il y ait un entretien beaucoup plus rigoureux de cet emplacement-là. On parle de campements, d'odeurs d'urine, de dépôts sauvages, plus encore. J'aurais pu vous amener des photos. Il y a même des commerçants du coin qui sont gênés de la situation puis qui hésitent à ouvrir leur terrasse à des clients par moments même plus chauds. Donc, je voulais solliciter votre attention par rapport à ça. Donc, merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌4:20:21

Merci, madame Caroline Braun.

Caroline Braun ◌4:20:26

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. C'est vrai que le dossier du stationnement étel, c'est un dossier qu'il faut, comme administration responsable, prendre de l'avant. Ça fait plusieurs années que cette infrastructure-là est désuète, elle est mal entretenue, particulièrement dans les 8 dernières années où l'administration qui est dans l'opposition actuellement était au pouvoir. Elle avait décidé à l'époque de ne rien faire avec ce dossier-là. Et moi, quand je suis arrivée en place comme responsable de l'habitation et responsable du SGPI, eh bien, il y a eu des enjeux avec le stationnement Intel. Il a fallu le fermer l'hiver passé. Donc, de manière très rapide, je me suis assise avec la SHDM, qui est notre bras immobilier, pour savoir exactement qu'est-ce qu'on pouvait faire le plus rapidement possible. Évidemment, en droit de réplique. Et c'est à cette occasion-là que j'ai rencontré la mairesse de l'arrondissement une première fois, où l'arrondissement nous a fait part, ce qui est public de toute façon, de ses intérêts ou de ses idéaux. Alors, l'arrondissement a des grands désirs, des grands idéaux. D'abord, il faut conserver, selon l'arrondissement de Verdun, un stationnement. Il faut qu'il y ait du commercial, il faut qu'il y ait du communautaire, il faut qu'il y ait du logement social et évidemment on veut pas trop monter en hauteur. Donc avec toutes ces demandes-là, on va arriver à un projet qui est tout simplement pas viable. Ce qu'on a besoin à Montréal et ce qu'on a besoin à Verdun, c'est du logement hors marché, c'est la priorité numéro 1. Dans à peu près tous les développements immobiliers à l'heure actuelle, on ne construit plus de stationnement. La plupart des arrondissements donnent, via soit des réglementations modifiées ou soit via des dérogations mineures, donnent l'autorisation aux groupes qui tiennent un logement hors marché de ne pas faire de stationnement. Pourquoi? Parce que le stationnement, ça doit être amorti par les unités de logement. On ne veut pas des unités, on ne veut pas des condos, on ne veut pas des appartements à des loyers impossibles ou des prix impossibles. On veut tout faire tout mettre sur la table pour que le logement hors marché soit le moins cher possible. Et ça, je l'ai bien entendu, et c'est une discussion que j'ai eue avec la mairesse de Verdun. Il va falloir soit diminuer les attentes ou augmenter en hauteur. Et ça, effectivement, c'est la mairesse de Verdun qui va être capable de me dire c'est quoi qui est le mieux possible. Donc je me suis assise avec la SHDM, j'ai donné le mandat le plus rapidement possible d'analyser ce dossier-là dans une priorité et surtout on a un stationnement qui coûte de l'argent, qui est en mauvais état, qui va tomber, puis avant qu'il y ait un blessé, madame la présidente, il faut s'en occuper, c'est la chose responsable à faire. Donc oui, ça devient une priorité et oui, la SHDM travaille sur des scénarios. Et je sais pas si ma consœur l'a appris dans l'ordre du jour, mais je rappelle que je vous ai envoyé un courriel pour vous avertir que le dossier était à l'ordre du jour et vous m'avez répondu d'ailleurs. Donc dans ces circonstances-là, la SHDM, quand elle aura accès aux scénarios, quand ils seront bien évalués, à savoir qu'est-ce qui qui est opportun dans les circonstances. Comme je l'ai mentionné à la mairesse de Verdun, on va s'asseoir ensemble et la SHDM va leur présenter. Moi, évidemment, je ne suis pas la SHDM, c'est pas moi qui les écris les scénarios, c'est pas moi qui décide qu'est-ce qui est viable ou pas. Mais ce que je me suis engagée auprès de la mairesse de Verdun, est-ce que je me réengage encore à l'heure actuelle, c'est que dès que la SHDM va être prête à faire une présentation, on va le faire au conseil de Verdun et ça va me faire grand plaisir. Et tout ça en droit de réplique, madame la présidente. Merci beaucoup.

Élise Tanguay4:23:50

Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌4:24:02

Madame Beauregard.

Céline-Audrey Beauregard4:24:03

Oui, madame la présidente, c'est juste, moi je suis encore un petit peu nouvelle malgré que ça fait quelque temps déjà. Lorsqu'il y a des éléments peut-être non vrais, on va dire ça comme ça, qui sont partagés ici, c'est quoi mon pouvoir? Qu'est-ce que je peux faire? Pouvez-vous m'expliquer? Parce que là, moi, je vous ai vu débattre la dernière fois, puis j'ai rien compris. Donc, parce qu'on, Madame la Présidente, ce qui vient d'être fait, c'est qu'on a supposé des choses que j'ai dit ou je n'ai pas dit, mais si je suis la personne qui peut confirmer ce que j'ai dit et même écrit, donc aidez-moi.

Chantal Rossi ◌4:24:39

Aidez-moi, aidez-vous. Alors, de dire que vous n'êtes pas d'accord avec les propos, C'est, je pense que c'est la façon la plus correcte de dire parce qu'autrement vous allez aller dans l'antiparlementaire.

Céline-Audrey Beauregard4:24:53

Les propos de ma collègue sur certains éléments, je sais pas si je peux aller en détail.

Chantal Rossi ◌4:24:58

Pouvez-vous vous accoucher juste un instant s'il vous plaît?

Alan DeSousa ◌4:25:00

Oui.

Caroline Braun ◌4:25:02

Présidente, parce que si on dit que je dis des choses pas vraies, c'est une attaque personnelle et s'il y a quelque chose que j'ai dit qui est pas vrai, j'invite ma consœur ou mes confrères à se lever et à rectifier les faits. Mais juste de soumettre que j'ai dit quelque chose de pas vrai, question de privilège, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌4:25:25

Je pense qu'elle a dit qu'elle n'était pas d'accord parce que je voulais pas qu'elle aille dans des propos antiparlementaires. Alors, je vais vous demander de vous asseoir, s'il vous plaît.

Claude Pinard ◌4:25:37

Merci.

Chantal Rossi ◌4:25:42

Alors, d'une façon ou d'une autre, il y avait un droit de réplique et je pense que vous pourrez parler avec madame Brown après, d'accord. Alors, pour la suite des choses, les points sont adoptés. Monsieur le leader.

Julien Hénault-Ratelle4:25:59

Merci, madame la présidente. Je vais répéter pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, 20.46 jusqu'à 20.50. En 20.46, appuyée par madame Black, et accorder un contrat à Groupe de sécurité Garda pour les services de sécurité dans le cadre des championnats du monde route UCI Montréal 2026 pour les lots 1 et 2 pour une période d'un mois pour une dépense totale de 880 543,17$ taxes incluses. En 20.47, appuyée par monsieur Miranda, conclure des ententes-cadres avec Pneus Métropolitains pour les services d'entretien, de réparation et de remplacement de pneus et jantes pour les ateliers mécaniques du service de matériel roulant et des ateliers d'une durée de 2 ans pour les lots 3 et 4 incluant une option de prolongation de 12 mois pour chacun des lots, montant estimé des ententes de 1 163 592,51 $. En 20.48, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, autoriser une dépense additionnelle de 5 07 540,38 $, taxes incluses, à titre de budget de contingence et de variation de quantité pour les services d'élimination d'ordures ménagères dans le cadre des contrats accordés à Complexe Environ Connexion, GTL Environnemental, Recyclage Notre-Dame et WM Québec, majorant ainsi le montant total des contrats à 39 022 955,75. En 20.49, appuyé par madame Braun, approuvé le projet d'acte par lequel la Ville cède à Cominia sans contrepartie financière les droits qu'elle détient dans l'amphithéâtre des immeubles situés au 7520, 7530 et au 7540-7550 avenue André-Ampère dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, lesquels sont connus et désignés comme étant les lots 1 057 697 et 1 057 000 698 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, le tout selon les conditions stipulées au projet d'acte. Et en 20.50, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, autorise une dépense additionnelle de 2 516 716,70 taxes incluses pour les services d'élimination d'ordures ménagères dans le cadre des contrats accordés à Recyclage Notre-Dame et WM Québec, majorant ainsi le montant total des contrats à 13 086 926,84 $.

Chantal Rossi ◌4:27:51

Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart4:27:53

Oui, mon point concerne le point 20.48. On adopte une dépense additionnelle pour la disposition, la collecte et la disposition des ordures dans un contexte où le plan du directeur de gestion de matières résiduelles est échu et on n'a pas de visibilité sur l'adoption du prochain plan. Donc c'est important d'évoluer avec des cibles. Moi, je voulais savoir, tout à l'heure, madame Bélanger a évoqué le fait que ça s'en venait, puis qu'il allait, que c'était pertinent, nécessaire d'aller consulter les citoyens. Donc, je voulais juste avoir une clarification. Quand est-ce qu'on peut envisager adopter le prochain plan directeur, puis c'est quoi les étapes qui vont nous mener vers ça, incluant d'éventuelles consultations publiques?

Caroline Braun ◌4:28:36

Merci.

Chantal Rossi ◌4:28:38

Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Élise Tanguay4:28:41

Oui, merci, madame la présidente. Donc, en droit de réponse, En fait, juste aussi expliquer un petit peu le sommaire du GDD. Justement, en fait, cette demande-là vise principalement à ajuster les budgets contingences parce que les estimations qui avaient été faites étaient en fait pas suffisantes pour la quantité réelle qui avait été justement produite. Puis si on veut pas qu'il y ait de bris justement dans les contrats, on est obligé d'adopter des contingences. Donc encore une fois, c'est un petit peu la preuve que justement on a encore du travail à faire par rapport à tout ça. Ça. Puis, comme je veux juste rectifier, j'ai pas vraiment parlé de consultation publique à ce sujet-là, donc je voulais juste dire écouter un peu le terrain en fonction de l'expertise puis des données qui sont récoltées. Donc, je veux rassurer tous mes collègues qu'en fait ça s'en vient puis qu'on travaille fort là-dessus. Merci.

Chantal Rossi ◌4:29:30

Merci. Alors, les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle4:29:34

Merci, madame la présidente. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, je reviens pour fin d'étude de 20.51 jusqu'à 20.55. En 20.51, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Les Excavations Lafontaine pour les travaux de réhabilitation du collecteur situé sous la rue Saint-Antoine, entre le boulevard Robert Bourassa et la rue Saint-Pierre, dans l'arrondissement de Ville-Marie. Dépense totale de 8 134 265,78, taxes incluses. En 20.52, appuyé par monsieur Miranda, conclure une entente-cadre avec Thibault et Associés pour la fourniture d'autopompes à incendie d'une capacité nominale de 6000 litres par minute, d'une durée de 3 ans, pour un montant estimé de l'entente de 51 000 000 146 866,61 taxes incluses. En 20.53, appuyé par monsieur DeSousa, accorder un contrat à Charex pour les travaux d'aménagement d'une route incluant les travaux d'égouts, d'aqueduc, de voirie et de la commission des services électriques de Montréal, d'éclairage et de gestion environnementale des sols de l'écoquartier Louvain pour le lot 2 dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville pour une dépense totale de 15 366 336 taxes incluses. Et majorer la dotation du service des infrastructures et du réseau routier par l'entremise de la réserve du passif environnemental pour un montant de 2 7312,15 au net pour les travaux de réhabilitation des sols de l'ancien secteur du poste d'essence sur le terrain Louvain-Est. En 20.54, appuyé par monsieur Théodoresco, conclure une entente-cadre avec Conseiller en gestion et informatique CGI pour les services de développement de solutions numériques web, applicatives et transactionnelles d'une durée de 36 mois incluant une option de prolongation de 12 mois, montant estimé de l'entente de 4 828 950 taxes incluses. En 20.55, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat à Kelleny pour les services professionnels d'interprète et de traducteur judiciaire à la Cour municipale de la Ville de Montréal pour une durée de 2 ans incluant une option de prolongation d'un an. Dépense totale de 2 364 083,76 taxes incluses.

Chantal Rossi ◌4:31:18

Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet4:31:20

Merci, madame la présidente. Vous les attendiez tous avec impatience, les fameux rapports de la commission d'examen des contrats. Une petite mise en bouche pour vous ouvrir l'appétit. Donc, alors je vais intervenir sur les 5 points et je vais venir aussi au prochain point à 20.56. Donc d'abord, donc qu'est-ce qu'on a? Donc à 20.52, donc ça concerne l'acquisition de 30 camions autopompes. Donc c'est pour les camions à échelle, c'est ceux qui livrent l'eau, camions incendie. L'écart est favorable de 25%. Pour la Ville et ça a été fait par le service du matériel roulant. Ce qui est intéressant, c'est que c'est un des premiers appels d'offres, qui est un des premiers devis de performance élaborés en fonction de la nouvelle loi sur les contrats des organismes municipaux, donc la LCOM, qui est entrée en vigueur au 1er avril. Donc, c'est un processus qui a été, l'appel d'offres en tant que tel, ça fait plus d'un an que les services ont travaillé dessus. C'est un très gros appel d'offres. On parle de 30 autopompes. Et justement, étant donné qu'on a demandé un devis de performance, ça permettait aux soumissionnaires, au lieu de spécifier une pièce, ont pu assembler différentes pièces. Et il y a eu des propositions, et la proposition gagnante de Thibault et Associés, elle était 26— pardon, excusez-moi, elle a été 25% favorable par rapport à la Ville. Et 26% favorables par rapport à la deuxième soumission conforme. Donc voilà, on a aussi appris lors des études que évidemment les véhicules de pompiers à la Ville de Montréal sont extrêmement sollicités par rapport à l'ensemble des autres véhicules de pompiers de la province, entre autres parce qu'il y a beaucoup d'interventions, mais aussi de par le rôle de premier répondant qui est offert par nos pompiers depuis plusieurs années. Donc évidemment, ça a été adopté à l'unanimité. Sinon, pour le 80.53, donc on parle ici de travaux d'aménagement d'une route et de gestion environnementale des sols dans l'écoquartier Louvain. Donc ça, c'est dans Ahuntsic. Donc cet appel d'offres a été très, très apprécié. Il y a eu 24 entreprises, dont 9 qui ont déposé des soumissions. Donc, l'adjudicateur Charix Ings a un écart favorable de 23% favorable à la ville. Donc, ce qu'on comprend, c'est que probablement que vu un peu l'excentricité du chantier, donc on est loin du centre-ville, ça a beaucoup attiré d'entrepreneurs et aussi le fait que le site est essentiellement vide, ils peuvent plus facilement s'installer, ce qui aurait permis de réduire de beaucoup les coûts. Donc voilà, donc encore une fois les commissaires ont approuvé ce dossier. Parfait, sinon 80.54, donc une entente-cadre de 4,8 millions pour service de développement de solutions numériques web, applications et transactionnelles. Donc il y a eu 8 soumissionnaires, 6 se sont avérés non conformes sur le plan qualitatif, Et sinon, dans les 2 qui ont soumis, conseiller en gestion informatique CJI a remporté avec un écart favorable de pratiquement 31% par rapport à la plus récente estimation. Bon, les commissaires ont fait corriger une petite erreur de calcul, mais ce qui était surtout intéressant, c'était plus la discussion sur possiblement d'éventuels appels d'offres liés à l'informatique, parce que là, souvent, c'est des contrats, c'est des banques d'heures d'informaticiens. Mais là, avec la montée de l'IA, est-ce que ça va être— est-ce que de demander une banque d'heures est la bonne chose à faire? Est-ce qu'on devrait pas plutôt demander, par exemple, un service? Parce que c'est possible qu'éventuellement, mais même en fait ça a déjà commencé, que par exemple un informaticien décide d'utiliser par exemple des tokens au niveau de l'IA. Donc après ça, si on va juste par banque d'heures, est-ce que ça vraiment la bonne façon de faire. Sinon, il y a aussi un petit détail technique concernant l'autorisation des autorités des marchés publics, et on a appris aussi que l'autorisation de l'AMP demeure valide tant que l'entreprise respecte les obligations de la loi. Donc ça aussi, ce dossier-là a été adopté à l'unanimité. Et finalement, dans cette section, le 80.55, un contrat de 2,3 millions attribué à Kennelly Inc. Les services d'interprétation judiciaire ici à la cour municipale. Donc c'était la seule soumission conforme, mais il y avait un deuxième soumissionnaire quand même qui a essayé de percer le marché parce que la raison pour laquelle on voit ça à la commission d'examen des contrats, c'est que ça fait déjà plus de 3 contrats consécutifs qui sont accordés à Canaly Inc. On a eu de la part des services comme quoi évidemment c'est très très spécifique comme demande. Un interprète, et notamment un interprète judiciaire, c'est vraiment une spécialité. Mais on a quand même demandé, demandé aux services pour le prochain appel d'offres qu'ils puissent quand même revoir leur appel d'offres pour peut-être scinder, avoir peut-être un plus petit contrat pour essayer de faire ouvrir un nouveau concurrent, parce que ce qu'on a appris, c'est que le deuxième concurrent est beaucoup plus petit. Donc, si on fait juste un gros contrat, ça se peut qu'il puisse malheureusement jamais rentrer à la Ville de Montréal. Donc, là aussi, les commissaires ont approuvé à l'unanimité le dossier. Voilà, et je reviens dans quelques instants.

Chantal Rossi ◌4:37:04

Merci, les points sont adoptés. Monsieur Léger, la majorité.

Julien Hénault-Ratelle4:37:10

Merci, madame la présidente. Je refais pour fin d'étude appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani 20.56 jusqu'à 20.60. En 20.56, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à les excavations La Fontaine pour les travaux de réhabilitation du collecteur situé sous la rue Nicolet entre les rues Adam et Notre-Dame-Est dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour une dépense totale de 4 814 644,04 taxes incluses. En 20.57, appuyé par madame Braun, accorder un soutien financier de 25 117 000 800 000 à la Société du patrimoine Angus résidentiel pour la construction de 350 logements abordables sur les lots 6 232 022, 6 232 023, 6 322 743 et 6 322 744 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, autorisant un budget additionnel de dépenses équivalent aux revenus additionnels correspondants, approuver le projet de convention à cet effet et autoriser les budgets, des budgets revenus et dépenses équivalents au service de la stratégie immobilière et de l'habitation selon la convention de contribution pour un montant de 25 110 800 $. En 20.58, appuyé par madame Braun, approuver le projet d'avenant 1 à la convention d'aide financière intervenue entre la Ville de Montréal et le ministère des Affaires municipales et de l'habitation dans le cadre des travaux de la révision du schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal pour l'intégration des nouvelles orientations gouvernementales en aménagement du territoire. En 20.59, appuyé par monsieur Miranda, conclure 4 ententes-cadres avec Ressorts Idéal et le Groupe Guy pour les services d'entretien préventif et de réparation de véhicules lourds de la Ville de Montréal pour une durée de 12 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois, montant estimé des ententes de 2 280 195,79 taxes incluses. En 20.60, appuyé par monsieur Salem, approuver le projet de promesse bilatérale par lequel la Ville s'engage à vendre à la Société de transport de Montréal un terrain vacant d'une superficie approximative de 202,8 mètres carrés connu et désigné comme étant une partie du lot 265264 du Cadastre du Québec, constitué d'une portion de la rue Jean-Briand à l'angle de la rue Victoria dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, afin de permettre la construction d'un poste de redressement pour la somme de 115 000 plus les taxes applicables. Autoriser la Société de transport de Montréal à débuter les travaux de construction du poste de redressement sur ladite partie de lot 265264 du Cadastre du Québec.

Chantal Rossi ◌4:39:17

Merci. Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet4:39:21

Donc je vais intervenir sur le 8020.56, donc un dernier petit hors-d'œuvre de la part de la commission d'examen des contrats avant le souper. Donc voilà, il s'agit d'un contrat visant les travaux de réhabilitation d'un collecteur attribué aux Excavations Lafontaine, une entreprise venant de la Ville de Québec. Donc ça a été évalué, donc il était là parce qu'il y avait un écart de plus de 20% entre la soumission et le deuxième plus bas soumissionnaire. Donc, on a beaucoup questionné par rapport aux méthodes de réhabilitation. On a aussi beaucoup parlé à savoir à quel point il y avait, le marché était compétitif dans le domaine de la réhabilitation des conduites d'égouts, ce qui est différent du domaine de la réhabilitation des conduites d'aqueduc, c'est pas les mêmes gammes. Et on nous a assuré qu'il n'y a pas une situation de monopole. Je le dis parce qu'on a eu 2 dossiers d'affilée du même soumissionnaire, donc c'est pour ça que les ça, on pose la question. Donc voilà, la discussion, les commissaires ont constaté la conformité du processus d'octroi.

Chantal Rossi ◌4:40:25

Merci, madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay4:40:30

Merci beaucoup. J'interviens sur 2058, donc à propos du schéma d'aménagement. Je me réjouis déjà qu'on commence ces travaux-là. Je souhaitais intervenir parce qu'il y a déjà beaucoup de de lois qui nous encadrent, de même que des plans, le plan de la CMM entre autres. Puis je voulais intervenir pour rappeler l'importance d'avoir des ambitions lorsqu'on, lorsque viendra le temps d'adopter ce schéma d'aménagement. Déjà, le gouvernement du Québec a donné de la couleur à ce que devra comprendre notre schéma d'aménagement avec les orientations gouvernementales en aménagement du territoire Il y a quelques objectifs dont je voulais faire état qui, pour nous, sont particulièrement importants. Je pense entre autres à l'objectif numéro 4: consolider les milieux de vie existants, planifier les transports de façon intégrée afin de favoriser la mobilité durable, répondre aux besoins en habitation et s'assurer de la protection des milieux naturels et agricoles. L'objectif 4.1: planifier des milieux de vie qui assurent l'accès à la qualité de vie accessible, abordable pour l'ensemble des ménages. C'est très important pour nous que ces orientations-là évidemment retrouvent des échos forts dans notre schéma. C'est non seulement la chose à faire légalement, mais c'est également un souhait qu'on souhaite qui sera intégré avec enthousiasme. Je pense entre autres à l'évaluation du potentiel résidentiel, qui est un des devoirs que donne le gouvernement du Québec aux villes dans dans leur schéma d'aménagement. On y parle entre autres des terrains ou bâtiments qui sont en partie inoccupés ou vacants. Je pense à ma collègue qui va déposer tantôt une motion notamment sur les, non pas les bâtiments vacants, mais les logements vacants dans certains bâtiments. Il sera nécessaire de se saisir de cette opportunité-là. Je pense aussi aux typologies de bâtiments qui permettent d'atteindre des seuils de densité importants. Dans ce cas-ci, c'est du courage politique que ça prend. On sait que c'est pas toujours aisé de développer des projets d'envergure, des projets denses dans nos milieux. Mais moi, j'appelle ici le courage de l'administration pour développer un schéma qui nous permet d'avoir cette ambition-là, de développer des milieux denses mais bien pensés. Je pense aussi à la question des espaces de stationnement qui doivent être revus pour pouvoir prévoir d'autres aménagements, d'autres vocations, et pas seulement dans les arrondissements des voisins et voisines, dans tous les arrondissements de Montréal. L'objectif 4.3, on demande ici d'assurer une planification intégrée de l'aménagement des transports. Dans l'attente 4.3.1, le chapitre complet est dédié aux transports actifs. Et je cite, la MRC prévoit l'intégration d'infrastructures de transport actif dans les secteurs visés par des projets d'expansion urbaine ou de redéveloppement. Ces infrastructures comprennent notamment l'implantation ou le prolongement de trottoirs, de sentiers pédestres ou de pistes cyclables. Pour répondre à ces mêmes attentes, la MRC planifie également un réseau de transport actif de façon à relier les secteurs d'intérêt présents sur son territoire. C'est très important et je suis très contente d'avoir entendu monsieur DeSousa nous parler de l'importance de développer des plans de déplacements locaux dans tous nos arrondissements. Le Sud-Ouest en a déjà un. Et on en est très fiers, ça nous aide à connaître les zones de vulnérabilité. Dans cette section, pour cet objectif, il y a aussi un document d'accompagnement spécifique sur l'identification des secteurs accidentogènes ou qui présentent un risque. N'en déplaise aux partisans de la mobilité inclusive, le gouvernement du Québec, lui, il n'est pas dans les faux-semblants. On est vraiment avec une intention claire de protéger les usagers et usagères dits vulnérables. Et je cite encore une fois un document du gouvernement du Québec: il importe d'accorder une attention particulière aux environnements routiers situés près des secteurs susceptibles d'être fréquentés par des usagères et usagers vulnérables, tels que les milieux en périphérie des établissements scolaires, de santé, de même que les environnements routiers où circule une concentration élevée d'usagères et usagers vulnérables. Donc, on parle ici évidemment des piétons, des cyclistes, des personnes âgées, des enfants. Je pense à mon collègue monsieur Limoges qui a développé toute une intention de sécuriser les abords de ses écoles. Tout ça est très important. C'est non seulement important, c'est ce que prévoient les documents gouvernementaux, les OGAD. Au niveau du plan d'aménagement, du plan, pardon, métropolitain d'aménagement et de développement de la CMM, Encore une fois, des objectifs ambitieux, donc le schéma devra s'y conformer. On parle d'une atteinte de 20% de logements locatifs hors marché. Pour l'agglomération de Montréal, c'est 22% qu'on devra atteindre. En ce moment, on est à 11% seulement. On devra prendre des mesures très fortes et très courageuses pour pouvoir atteindre ce fameux 22%. Par exemple, le PMAD, le plan métropolitain exigent l'instauration de stratégies ou de programmes de réserves foncières, de cessions ou d'acquisitions d'immeubles ou de terrains à des fins de logements hors marché. Il prévoit aussi l'adoption d'un règlement permettant de se prévaloir de leur droit de préemption pour acquérir en priorité des immeubles ou des terrains afin de créer des logements hors marché. Donc, il y en a plusieurs déjà sur le territoire, il faudra continuer d'adopter ces stratégies-là. Et finalement, il y a plusieurs éléments, mais j'en retiens un troisième: l'adoption d'un règlement d'inclusion leur permettant de déterminer des exigences en matière de logement social. Ce n'est pas une option, c'est une obligation. Donc, si le règlement pour une métropole mixte déplaît à l'administration, c'est un choix, mais il devra y avoir une option de rechange. Au niveau de la part modale attribuée aux transports actifs et collectifs, Le PMAD, encore une fois, est ambitieux. On doit atteindre 50% de parts modales qui est en transport actif ou collectif. Pour l'Agglomération de Montréal, on est déjà pas mal, on frôle les 50% déjà avec 47,5%. Cependant, nos ambitions, elles sont bien plus importantes pour l'Agglo. Donc, on parle ici d'un souhait d'atteindre à l'horizon 2050 70% de parts modales en transport collectif et actif. Ben ça, c'est pas rien. Et puis pour le faire, il va falloir qu'on mise à la fois sur des aménagements piétons et cyclables sécuritaires pour les usagers vulnérables, mais également sur des actions en transport collectif qui seront structurantes. Je pense au projet structurant de l'Est, le projet de tramway du Grand Sud-Ouest évidemment. Je pense aux gares du REM où on va devoir exercer un certain leadership pour pouvoir les voir atterrir dans le Sud-Ouest. Je pense au prolongement des lignes de métro, la orange, la verte. On devra être créatif et il devra y avoir des actions conséquentes. En ce qui a trait aux territoires visés par les mesures de conservation du territoire, on parle de 30% du territoire qui est visé. Pour l'agglomération de Montréal, en ce moment, on est à 8. Ce ne sera pas nous qui aurons la grande part du gâteau pour cette catégorie. On devra se rendre à 10. Malgré tout, il y a des actions qui devront être prises. Des îlots de chaleur devront être contrés, par exemple en éliminant des surfaces asphaltées plus tard dans la journée. Aujourd'hui, on va adopter la cession d'une rue en parc. Dans mon arrondissement, on a enlevé une part de rue pour agrandir un parc. Mais ces actions-là, bien sûr, elles coûtent en stationnement, mais elles nous rapportent en verdissement, elles nous rapportent en qualité de vie pour les citoyens et citoyennes. On devra aussi penser poursuivre le développement des corridors verts, les espaces verts de proximité. On devra poursuivre le développement du parc, du Grand Parc de l'Ouest, de l'Écoterritoire de la Falaise, le Grand Parc de l'Est et j'en passe. On doit protéger nos berges également selon le PMAD. Eh bien, le retour d'une marina pour nous, il n'est absolument pas négociable. Et pourquoi pas miser, comme le disait ma collègue de Villain, sur des projets qui sont beaucoup plus respectueux de la fragilité de nos berges, comme la baignade en eau vive. Finalement, le sommaire fait état de concertations avec les arrondissements, avec les villiers, qui devraient éventuellement se concrétiser. Et on aimerait bien pouvoir contribuer à cette réflexion-là. Et donc, ma question pour l'administration, c'était de savoir quand et comment l'administration souhaite consulter les arrondissements dans l'élaboration du futur schéma d'aménagement de l'Agglomération de Montréal.

Chantal Rossi ◌4:49:14

Merci. Alors, il est 17 h 35, nous allons suspendre les travaux et on est de retour à 19 h. Merci.

Chantal Rossi6:26:01

Bonjour à toutes et à tous, je vous demanderais de prendre place s'il vous plaît. Avant d'ouvrir la période de questions des citoyens, j'aimerais m'adresser aux gens qui sont assis dans la galerie en haut et vous aviser que vous n'avez pas le droit de filmer sous aucune considération à partir de la galerie. Alors, on demande que ça soit respecté pour que tout se passe dans l'ordre, s'il vous plaît. On vous remercie de votre collaboration et je vais demander madame Anne Doré d'entrer, s'il vous plaît.

Citoyen·ne6:27:21

Bonsoir. Alors, bonsoir, madame la présidente, madame la mairesse, monsieur le président du comité exécutif et mesdames, messieurs les élus. Alors, je me présente, je suis la présidente du Syndicat des professionnelles et professionnels de Montréal, environ 3300 membres que je représente ce soir. Alors, voici ma question qui s'adresse à la mairesse. Alors, les personnes professionnelles de la Ville de Montréal détiennent une expertise essentielle dans plusieurs domaines sensibles, notamment l'environnement, la gestion de l'eau, l'itinérance, les infrastructures et la transition écologique, tous des dossiers très prisés par l'administration. Alors que le taux de roulement chez les professionnels avoisine les 10% annuellement, et que les abolitions de postes faites par l'administration soulèvent des préoccupations quant au maintien de l'expertise interne, quelles mesures concrètes la Ville entend-elle mettre en place pour assurer l'attraction, la rétention et la stabilité de ses équipes professionnelles, notamment en matière de reconnaissance, de cheminement de carrière, de formation, de charge de travail et de conditions globalement concurrentielle? Voilà ma question.

Chantal Rossi6:28:39

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard6:28:41

Madame, je peux-tu dire madame Doré ou je dis madame la présidente?

Chantal Rossi6:28:46

Ben, c'est son nom.

Voix 4A6:28:47

Oui.

Chantal Rossi6:28:48

André, merci.

Claude Pinard6:28:49

Merci, madame la présidente. Madame Doré, merci de votre question. Écoutez, nous, on aimerait beaucoup jaser avec vous de tout ce que vous venez de dire, mais on n'est pas capable d'avoir de date, de date de négociation. On Alors, le 30 avril, vous étiez en avant de l'Hôtel de ville avec des pancartes qui disaient, la ville, les négociations sont au point mort, ça n'avance pas. Et le lendemain, on a été informé qu'il n'y avait pas de disponibilité du côté du syndicat pour négocier dans les 6 semaines suivantes. Ça nous amène au 15 mai, on est le 15 juin. Aujourd'hui, j'avais une rencontre avec les gens de l'équipe de négociation de la ville qui me disaient qu'on a peut-être une ou deux rencontres d'ici la fin du mois de juin, mais qu'ensuite on arrête pour l'été. Alors donc, écoutez, ça me fait plaisir de discuter de l'ensemble des dispositions, de discuter d'exactement ce que vous venez de discuter, mais s'il vous plaît, aidez-nous à vous aider. Je veux dire, venez à la table de négociation pour qu'on puisse se parler. Merci.

Chantal Rossi6:29:43

Question complémentaire, madame Doré.

Citoyen·ne6:29:46

Oui, en fait, je vous remercie. On nous avait bien avisés de ne pas parler de négociations ce soir, donc je suis quand même contente d'avoir cette réponse. Je rappellerai que ça fait quand même plus de 2 ans qu'on est en négociation et que nous attendons des mandats fermes de la part du porte-parole. Donc, il est essentiel pour nous de comprendre. On se rend compte aussi qu'il y a une, en fait, une comparaison qui n'est pas en faveur, une comparaison salariale qui ne joue pas en faveur de nos professionnels par rapport à des comparables. Et donc, on est en attente de réponse à ce niveau-là. Mais au niveau des dates, si je peux me permettre, on a transmis plusieurs dates, je vous dirais, pour l'automne et plusieurs dates d'ici au 23 juin et l'équipe patronale n'était pas disponible.

Chantal Rossi6:30:46

Monsieur Pilar.

Claude Pinard6:30:46

Alors merci, madame Doré. Écoutez, de votre 2 ans et demi sans contrat de travail, nous ça fait 6 mois qu'on est là, premièrement. Deuxièmement, c'est inacceptable que de ne pas avoir de contrat de travail après 2 ans, complètement inacceptable, je suis 110% d'accord avec vous. Puis je vais être très bon joueur en vous disant que demain, si vous voulez, on peut se mettre en communication avec l'équipe de négociation de la Ville afin de trouver des dates le plus rapidement possible. Moi, j'aimerais ça régler ça pour le 15 juillet, j'aimerais ça régler ça pour le 1er août. Alors, si vous êtes disponible à négocier, on va être disponible à négocier. Et quant aux comparables, on est dans un cadre financier très strictes actuellement à la Ville de Montréal et l'offre qu'on fait à l'ensemble des syndicats est une offre qui respecte la capacité de payer des Montréalais, qui est au centre en fait de notre plateforme politique, c'est-à-dire rigueur budgétaire, s'assurer qu'on est responsable avec l'argent qui nous est confié en considérant entre autres l'importance de la dette que nous avons, la limite que nous avons à pouvoir augmenter les revenus et l'œil très attentif qu'on porte aux dépenses. Donc, écoutez, mon appel à vous, c'est venez nous voir, on va trouver des dates. C'est pas nous qui retardons le processus actuellement. Merci.

Chantal Rossi6:31:57

Merci beaucoup, madame Doré. Bonne fin de soirée. C'est une question plus une complémentaire. Merci. Je vais demander à monsieur Philippe Leblanc d'entrer.

Citoyen·ne ◌6:32:18

Bonsoir à tous.

Chantal Rossi6:32:19

Bonsoir, monsieur Leblanc.

Citoyen·ne ◌6:32:21

Madame la présidente, pour le bénéfice de tous, je vais me présenter. Philippe Leblanc, trésorier de l'Association des scientifiques et ingénieurs de Montréal. Madame la présidente, l'Union des municipalités a mandaté madame Monique Jérôme-Forget et monsieur Nicolas Marsault, deux ex-ministres au provincial, pour qu'ils puissent formuler des recommandations afin de faire face à la crise du déficit d'entretien des infrastructures municipale. La Commission des finances publiques de la Ville de Montréal les a reçus en audience publique la semaine dernière pour les entendre sur leurs constats et leurs recommandations. Madame la présidente, les sommes requises pour assurer le maintien des actifs sont colossales et Montréal présente un des bilans les plus lourds. Il y en a pour des années à rattraper le déficit. Nous avons participé à cet exercice de la commission et depuis, nous avons déposé nos recommandations à incluant celle de renforcer l'expertise interne face aux recours toujours plus importants aux firmes de génie-conseil privé. En 2025, une des recommandations de la Commission des finances publiques de la Ville de Montréal, entre autres la R5, était renforcer le développement des compétences internes dans le secteur où la Ville a le plus recours à la main-d'œuvre ou a de l'expertise à— attendez une seconde. Ou de l'expertise à l'externe et analyser la possibilité de prioriser l'exécution à l'interne des projets récurrents ainsi que la surveillance des travaux réalisés pour la Ville. En fait, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Quels gestes ont été ou qui seront posés par l'administration en lien avec cette recommandation et sachant que le ministre des Affaires municipales, monsieur Samuel Poulin, tient des États généraux demain, le 16 juin, sur la fiscalité municipale?

Chantal Rossi6:34:00

Merci, la question est posée. Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard6:34:04

Merci, monsieur Leblanc. On se voit toutes les semaines, c'est tension, on dirait. Content de vous voir ce soir. On a, à notre dernière rencontre, vous avez soulevé plusieurs points très intéressants qui ont fait en sorte que je me suis retourné vers l'administration dans le but d'obtenir des réponses par rapport, entre autres, sur la question des ententes-cadres, surveillance des travaux, le nombre de niveaux hiérarchiques entre entre les différentes couches pour réaliser des projets. Je suis en attente de réponse, donc on est déjà à l'action par rapport à ça. Vous faisiez référence tantôt aux consultations du ministre Poulin de demain. La Ville de Montréal, j'aurais aimé être physiquement présent à cette consultation, je peux pas être là. Naturellement, on a d'autres canaux où on peut faire valoir la position de la Ville. On est, on a nous beaucoup aimé le rapport de madame Jérôme-Forget et de monsieur Marsault. On pense que c'est un rapport qui pose les vraies questions par rapport, entre autres, à l'entretien des infrastructures et la nécessité qu'on a comme administration de veiller à leur bon maintien. D'ailleurs, on est rappelé actuellement, on se fait rappeler actuellement par les infrastructures d'eau qu'on a un travail à faire de ce côté-là. Fait qu'on est à l'étude de des questions que vous avez soulevées lors d'une rencontre, mais également à la table de négociation. D'ailleurs, je tiens à souligner le modèle proactif que vous avez par rapport à ces négociations-là. Puis écoutez, on va, on y travaille, donc on va continuer d'essayer de trouver des solutions. Merci.

Chantal Rossi6:35:35

Complémentaire, monsieur Leblanc.

Citoyen·ne ◌6:35:39

Aujourd'hui, le Bureau de l'inspecteur général a déposé un nouveau rapport accablant sur le rôle joué par un consultant en ingénierie. Il s'agit d'un autre exemple de la vulnérabilité de la Ville face aux services des professionnels en génie. Considérant la spécificité de Montréal, qui est la ville du savoir, qui est la locomotive économique du Québec et qui a les infrastructures les plus importantes au Québec, est-ce qu'on serait mieux servi par soi-même et que nous devrions être moins dépendants des firmes de génie-conseil?

Chantal Rossi6:36:06

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard6:36:08

Encore une fois, c'était l'objet d'une de nos conversations de la semaine où il y a de jours, et on regarde toute cette question des ententes-cadres, on regarde exactement comment on peut effectuer les différents contrôles dans le cadre de ces contrats-là. On a même ouvert la porte à certaines possibilités d'embauche additionnelle au niveau des ingénieurs, comme vous le savez très bien, dans le but de faire certains travaux à l'interne. J'attends des chiffres de la part de l'administration sur sur exactement ce qu'il en est par rapport aux différentes économies, mais également aux gains d'efficacité qu'on peut avoir à voir le travail qui est fait à l'interne. Vous avez toute notre attention par rapport à cette question-là, puis je vous remercie beaucoup d'être venu ici ce soir. Merci.

Chantal Rossi6:36:55

Merci beaucoup, monsieur Leblanc. Bonne fin de soirée. Monsieur Salciel.

Citoyen·ne ◌6:37:10

Bonsoir. My name is Zev Saltiel. I'm a member of Independent Jewish Voices Montreal and Montreal Anti-Apartheid. For the past week, we have heard Zionist lobby groups speak against the motion of solidarity with Palestine to the point where citizens are left wondering if they have taken charge of Ensemble Montréal's public communications team. At the same time, social media has been flooded with images going back years of the Ensemble administration, including you, Madame Mayor, with CJ Pak with the Israeli flag on the streets of Montréal and even celebrating la Fête nationale du Québec with CJ Pak last year. We all know that CJ Pak both gave and raised money, regardless of how small, for Ensemble Montréal before the municipal elections. When questioned about this, members of Ensemble Montréal have said it was small amounts and that those amounts do not buy influence. Madame Mayor, I was at a meeting this week for your borough where you also yelled and shamed people asking questions about this. In the last week, we have seen these same Zionist groups address themselves to elected officials from Projet Montréal on social media in an ominous manner that implies that they think themselves to be above the democratic institutions and members of this very council. This makes a mockery of our municipal government and is absolutely unacceptable. My question is to all Ensemble councillors. Is it not time to liberate yourselves from the Zionist lobby groups to be able to vote with your conscience for the people of Palestine through the Palestine solidarity motion Whenever you decide to allow it before council.

Chantal Rossi6:38:56

Question has been asked. Thank you.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:39:10

Merci, merci, Madame la Présidente. Je veux remercier les citoyens qui se présentent aujourd'hui poser des questions. Il le fait au conseil d'arrondissement et je salue également tous les gens qui sont ici. Dans la salle et à l'extérieur, sont des gens qui viennent défendre leurs convictions, ils viennent défendre leur position dans le cadre d'un conflit extrêmement difficile pour plusieurs citoyens et citoyennes montréalaises. Et notre cœur est avec eux et notre compassion est avec eux dans un conflit qui actuellement a fait beaucoup de pertes de vies. Et une vie de trop, c'en est de trop. Nous aurons la chance de débattre d'une motion qui a été présentée Nous avons nous-mêmes aussi déposé une déclaration de séance tenante, j'en conviens. Alors nous aurons le temps d'ici le prochain conseil de ville de débattre de cette motion et de débattre de la position de l'ensemble des membres. Et j'espère sincèrement que ça sera une motion que nous pourrons tous porter parce que ce conflit ne doit pas continuer à diviser des populations et ne doit pas continuer à diviser des populations ici aussi à Montréal.

Chantal Rossi6:40:11

You have a complementary question.

Citoyen·ne ◌6:40:13

Thank you. Yes.

Chantal Rossi6:40:14

A minute.

Citoyen·ne ◌6:40:15

So I read your motion that you put forward today. The motion starts out by invisibilizing the existence of trans people that live in Montreal. It started with les hommes et les femmes qui ont construit Montréal. So already, I am excluded from this motion that you proposed. You follow up by saying that we are celebrating 375 years of genocide in Montreal. In a motion that you are putting up to save face, so you don't have to debate the motion that we have been asking for today. Why, Mrs. Mayor, did you feel it was important to deprive us of our democratic process today?

Chantal Rossi6:41:02

Madame la maire.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:41:06

Merci, Madame la présidente. Et je remercie le citoyen pour ça. Vous savez, j'ai été dans un gouvernement qui s'est battu pour les droits des communautés LGBTQ+ partout, et effectivement, vous avez totalement raison. Puis si vous voulez travailler avec moi pour que cette motion réunisse l'ensemble des gens dans cette instance, pour qu'on puisse avoir une motion et une déclaration qui appuie et donne la voix à toutes les gens que vous recevez et tous les gens que vous représentez, ça va me faire plaisir. Plaisir, puis merci de m'avoir signalé ça, que moi-même je l'avais pas vu, puis je vous en remercie.

Chantal Rossi6:41:40

Thank you. Madame Karine Brunel-Laniel.

Citoyen·ne6:41:57

Bonsoir, madame la présidente.

Chantal Rossi6:41:59

Bonsoir.

Citoyen·ne6:41:59

Mon nom est Karine Brunel-Laniel, des loisirs récréatifs et communautaires de Rosemont. Je représente un organisme qui est ancrée depuis plus de 65 ans dans l'est de Montréal, et je représente ce soir 500 familles de Rosemont pour adresser un enjeu pour les camps de jour. Donc, dans certains arrondissements, les camps de jour sont offerts par des organismes partenaires qui dépendent notamment de l'accès aux écoles pour offrir les services. Nous avons appris que la Ville et les centres de services scolaires sont parvenus à une entente pour les 7 premières semaines de camps de jour, mais qu'aucune entente a été convenue pour la 8e semaine. Ma question est la suivante: considérant que cette situation a démontré la fragilité des mécanismes actuels de collaboration entre la Ville et les partenaires scolaires, quels changements la Ville souhaite-t-elle apporter aux discussions qui s'amorcent pour l'été 2027 afin d'assurer une solution plus durable pour les familles les arrondissements et les organismes qui livrent les services à la communauté?

Chantal Rossi6:43:07

Merci. Madame Christine Black.

Christine Black ◌6:43:10

Oui, merci beaucoup, madame Laliberté, pour votre question ce soir. En fait, on est d'accord, en fait, sur le fait qu'on doit s'assurer d'offrir un service qui est fiable aux familles, qui puisse avoir de la prévisibilité. Et en ce moment, en fait, on s'est retrouvé en début de, au printemps, au mois de mars, avec une information qui nous indiquait qui ne couvrait pas les semaines de 40 jours. C'est ce qu'il y avait à ce moment-là et le travail, les conversations avec les centres de services scolaires ont permis de sécuriser 7 semaines. Pour ce qui est de la 8e semaine, en fait, notre volonté, elle est pour s'assurer dans les prochaines années qu'on puisse la sécuriser et pour ça, il y aura des ententes à avoir avec les centres de services scolaires, mais actuellement, La bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'on est au moins arrivé à sécuriser les 7 premières semaines et il reste encore du travail à faire.

Chantal Rossi6:44:05

Question complémentaire.

Citoyen·ne6:44:06

Merci. Je vous rappelle que les camps de jour sont un service reconnu comme étant essentiel. Comment la Ville envisage-t-elle que les organismes partenaires puissent faire partie de la solution dans l'ensemble des discussions à venir alors qu'ils sont responsables de la prestation directe services à la population, mais qu'on ne siège généralement pas aux instances où les décisions sont discutées au niveau des enjeux et les applications de l'entente de partage des infrastructures scolaires.

Christine Black ◌6:44:43

Madame Labbé. Merci pour votre sous-question. En fait, vous savez, je suis mairesse aussi d'arrondissement et les échanges qu'on a avec nos différents centres de services comme maires ou mairesses se font de façon générale de façon assez fluide. On comprend que pour Rosemont, il y a également une cycle que j'ai en tête qui ont également des enjeux de locaux. La situation semble être un peu différente parce qu'il y a moins d'alternatives. Ça, je le comprends bien. Comme je disais tantôt, puis je vais le réitérer, l'entente qu'on a, c'est pour cet été uniquement. On comprend qu'il y aura un changement de gouvernement à l'automne, ou en tout cas, il y a des élections dans tous les cas. Alors, avec le gouvernement qui sera élu, et avec, par la suite, on pourra continuer le travail pour justement aller sécuriser ces ententes-là, parce que je tiens à rappeler que l'entente sur laquelle on travaille en ce moment n'a pas été négociée par nous. Alors nous, en ce moment, on fait avec l'entente qui est actuellement en cours, qui ne prévoyait pas les 30 jours en période estivale. On est allé sécuriser les 7 premières semaines et pour le reste, pour les prochaines années, on va y travailler assurément.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:45:45

Merci pour votre question.

Alan DeSousa6:45:47

Merci beaucoup.

Chantal Rossi6:45:48

Bonne fin de soirée. Madame Toby Monette.

Citoyen·ne ◌6:45:59

Bonjour, je m'appelle Toby Monette. J'ai une question pour conseillère Goulet, conseiller Norris et conseiller Alneus. Depuis plusieurs jours, on voit sur les médias sociaux des menaces à la Ville par le mouvement qui soutient cette résolution. Qui était passé pour août, déjà dans la rue, on voit les drapeaux et les symboles de Hamas, Hezbollah et la CGRI, les groupes terroristes désignés. Nous savons que ces idéologies mènent à la violence et que la police ne les arrête pas. Comment allez-vous gérer les menaces de violence si vous n'avez même pas, si vous n'êtes même pas capable ou n'avez pas la volonté de gérer ces symboles?

Chantal Rossi6:46:46

Avant que madame Alneus réponde à la question, j'invite le public, le règlement stipule que vous ne devez en aucun temps intervenir, interagir, applaudir. Vous devez, vous êtes autorisés à rester, mais dans le calme et le silence. Alors, pas d'intervention et pas rien qui peut laisser croire qu'il y a une intervention, s'il vous plaît. On se fait comprendre? Merci. Madame Alneus.

Ericka Alneus ◌6:47:18

Oui, bonjour. Merci d'avoir pris le temps de venir poser votre question. Ça me permettra aussi de rectifier certains éléments. Comme on l'a clairement stipulé dans notre motion, nous condamnons tout geste antisémite, islamophobe, raciste, ou qui entraînent la haine. Donc, nous avons eu la chance à plusieurs reprises ici dans cette Chambre, quand il y a eu des conflits à l'international qui impactaient des gens, de faire preuve de solidarité, mais cela n'a jamais empêché les élus de la Chambre de condamner des gestes que nous pouvons— qui sont inacceptables. Donc, je tiens à réitérer que ceci n'est aucunement encouragement à propager la haine, c'est aussi de réaffirmer qu'il y a des choses qui se vivent à l'international qui affectent nos gens ici et que nous méritons, ayant la paix ici, la liberté d'expression, la voix pour parler pour ceux qui ne peuvent pas le faire. Mais je réitère encore en cette Chambre que ceci ne doit pas encourager l'amalgame, que d'aucune promotion de haine, je le réitère. Nous condamnons tout acte antisémite, islamophobe, raciste ou qui propage la discrimination.

Chantal Rossi6:48:41

Merci. Madame Manette, en complémentaire. Oui, pardon, j'écoutais.

Citoyen·ne ◌6:48:50

Alors, j'apprécie ça, merci, sauf que je crois que les drapeaux et les symboles de Hamas, Hezbollah et la CGRI sont des symboles de la haine et sont des groupes terroristes désignés. Alors, pourquoi ça s'est permis?

Chantal Rossi6:49:10

Madame Alneus.

Ericka Alneus ◌6:49:17

Vous me permettrez, c'est une question qui mériterait aussi d'être posée à mon collègue responsable de la sécurité publique, parce qu'on s'entend que c'est le genre de choses qui se déploient, mais je tiens à réitérer que ces actes-là ne sont pas promus notre motion. Donc, ce sont des gestes qui se font dans le contexte extérieur qui peuvent être condamnés si ceux-ci, pardon, ne respectent pas le Code criminel ou quoi que ce soit d'autre. Donc, c'est plus une question que j'amènerais sur le volet de la sécurité publique. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir poser vos questions.

Chantal Rossi6:49:50

Merci beaucoup, bonne fin de soirée. Madame Dardia Joseph. Bonsoir, madame Joseph.

Citoyen·ne6:50:05

Bonsoir.

Citoyen·ne ◌6:50:10

Bonjour, je me présente aujourd'hui en tant qu'avocate et directrice générale adjointe de la Clinique juridique de Saint-Michel. J'ai un long préambule et ensuite une question. L'agnatologie est l'étude des mécanismes par lesquels les institutions continuent d'agir et de prendre des décisions publiques malgré l'existence de connaissances scientifiques solides qui remettent en question leurs choix. Ces mécanismes peuvent être volontaires ou involontaires, mais leur finalité est la même: la préservation du statu quo. Dans le cas des caméras corporelles, plusieurs études importantes concluent qu'elles n'ont pas démontré leur efficacité pour réduire le profilage racial ou la brutalité policière. Plusieurs chercheurs soulignent même qu'elles deviennent parfois des outils supplémentaires de surveillance plutôt que de transformation institutionnelle. Les algorithmes et les dispositifs technologiques ont les mêmes biais que celleux qui les codent. Or, c'est principalement cette solution que l'administration se fait le relais auprès du gouvernement provincial. Cette administration n'a pas voulu utiliser son poids politique pour porter auprès du gouvernement du Québec une demande pour une commission d'enquête publique indépendante au sens de la loi C-37. Pourquoi, et c'est la question, cette administration semble plus à l'aise avec des outils de surveillance technologique dont l'efficacité est contestée plutôt que des mécanismes qui ont fait leurs preuves?

Chantal Rossi6:51:20

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌6:51:22

Oui, merci, merci, merci d'être ici. Tout d'abord, sachez que nous sommes tous ici au conseil municipal outrés et vraiment très tristes de ce qui s'est passé et l'annonce que nous avons eue de la SPVM vendredi dernier. Et tout comme vous, j'ai grandi dans Saint-Michel, je suis une fille de Saint-Michel, et je crois que les caméras ne sont pas la solution Évidemment, mais ils font partie d'un des outils qui peuvent contribuer aussi à notamment les enquêtes, notamment aussi protéger ceux qu'on veut protéger. C'est-à-dire, si les policiers ont une caméra, vous, quand vous êtes interpellé, vous savez qu'il est filmé, tout comme vous. C'est une question qui doit être débattue et moi je vais hâte qu'on ait ce débat. Il y a plusieurs villes qui les ont, puis il y a encore beaucoup trop de questions qui doivent être répondues avant même qu'elles soient installées auprès de nos policiers, mais c'est quelque chose que je veux explorer puis que je veux avoir une conversation, notamment avec des gens comme vous.

Chantal Rossi6:52:30

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:52:32

Pour la question complémentaire, rapidement, simplement dire, j'aimerais souligner qu'il faudrait des études, en fait, et de la littérature qui prouve l'efficacité de ces caméras-là et du Ce que nous, la Clinique juridique Saint-Michel, nous soutenons aujourd'hui, c'est que ces études-là n'existent pas. Depuis vendredi, les voix se multiplient pour condamner les actes racistes commis par des policiers du PDQ 39 à Montréal-Nord. À l'échelle municipale, il y a la possibilité de poser une action concrète et immédiate qui démontrerait qu'on prend ou que cette administration prend le problème du racisme systémique au sein du SPVM au sérieux. Et pour nous, cette action concrète, réelle, serait un moratoire sur les interpellations policières. Pendant que la SPVM nous dit travailler à un virage culturel pour des résultats hypothétiques, depuis 10 à 15 années, les jeunes racialisés de Montréal continuent d'être harcelés et interpellés arbitrairement, traités de manière inacceptable par les forces de l'ordre. Nous vous demandons, tout comme 100 autres organisations et comme l'a recommandé l'équipe de chercheurs indépendants qui a analysé les données sur les interpellations et fait des entrevues avec les policiers et les policières, de nous aider à porter auprès du gouvernement du Québec la seule recommandation que le rapport Harmonie II demandait, c'est-à-dire un moratoire sur les interpellations. Madame la mairesse, allez-vous ce soir vous prononcer sur un moratoire sur les interpellations policières à Montréal et sinon pourquoi?

Soraya Martinez Ferrada ◌6:54:09

S'il y a une chose que je peux vous dire sur laquelle je suis d'accord, c'est que c'est une des questions qui amène énormément de profilage à Montréal, c'est les interpellations non fondées. J'en ai vécu, vous en avez vécu, on en a tous vécu, surtout les gens racisés ici à Montréal. Et nous avons interpellé, en fait mandaté, nous allons mandater notamment la Commission de la sécurité publique assez urgemment. Je pense que c'est une bonne question à poser au SPVM, puis j'espère être en mesure de réagir très rapidement sur la question des interpellations. Si on veut rebâtir la confiance entre les soignants de Montréal et la SPVM, ça fait partie des choses que nous devrons regarder et faire assez rapidement.

Voix 4A6:54:48

Merci.

Chantal Rossi6:54:48

Merci beaucoup, madame Joseph. Bonne fin de soirée. Monsieur Jean Duval.

Citoyen·ne ◌6:55:04

Mesdames et messieurs les élus, madame la présidente. Bienvenue à votre purgatoire. J'aimerais dire que je me nomme à présent le Jean Duval national du divertissement municipal. Et j'aimerais souligner le fait que c'est juste ici maintenant, parce que je vais aussi à l'annoncement de la MRS à Place Ville-Marie, mais depuis quelque temps, on ne me filme pas dans mon vêtement que j'utilise pour manifester mon désaccord avec ce qui se passe à la Ville de Montréal, surtout du corps policier. Et j'aimerais lui souligner que la Charte canadienne des droits et libertés permet de s'exprimer de cette façon et qu'elle-même, en empêchant un citoyen de le faire dans son propre arrondissement, Ville-Marie, contrevient parce qu'elle passe beaucoup de temps à dire qu'elle est du fédéral, du fédéral. Mais le fédéral, la Charte canadienne des droits et libertés, c'est la première loi au pays. Alors, vous ne la respectez pas, madame la mairesse. Alors, j'aimerais que les gens prennent bien en considération ce que je porte sur moi, qui sont 2 web TV de l'Hôtel de ville ici aux séances du conseil et une à l'arrondissement. Alors, les gens pourront aller voir d'eux-mêmes.

Chantal Rossi6:56:31

La question, monsieur Duval.

Citoyen·ne ◌6:56:34

La question. Alors, c'est une bombe médiatique qui nous arrive dans Montréal-Nord et—

Chantal Rossi6:56:44

La question, monsieur Duval. Là, vous êtes en train de faire un autre prélude, un préambule, c'est-à-dire. Alors, je vous invite à poser la question directement.

Citoyen·ne ◌6:56:51

Je vais finir ma phrase, madame la présidente.

Chantal Rossi6:56:53

Je vous demande la question, monsieur Duval.

Citoyen·ne ◌6:56:56

Il va y avoir À quand la commission publique qui va avoir lieu, qui— vous avez parlé au ministre de la Sécurité intérieure, monsieur Yann Lafrenière. Quand est-ce que ça va arriver dans le temps?

Chantal Rossi6:57:19

Donnez-moi un espace de temps. La question posée, monsieur Dimitrios Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌6:57:24

Merci beaucoup pour la question ce soir. Vous êtes toujours le bienvenu dans cette enceinte. La commission, il va y avoir une commission, je vous dis, d'urgence lundi soir à 18 h ici à l'Hôtel-de-Ville. On est en train de coordonner avec la commission de la sécurité publique de tenir une séance ce lundi à 18 h. Et vous êtes le bienvenu d'assister à cette séance.

Voix 4A6:57:53

Merci.

Chantal Rossi6:57:55

Question complémentaire, monsieur Duval, vous avez une minute.

Citoyen·ne ◌6:58:02

Le citoyen que je suis a le désir de, pour une troisième, quatrième fois, de se présenter en politique. J'ai fait 2 fois aux municipales, une fois aux provinciales. Ici dans la province, je vais le faire à la prochaine élection comme soit candidat indépendant ou soit un parti pour faire en sorte que nos voix au Québec, surtout ceux de Montréal, puissent être entendues par diverses personnes qui ont payé cher la corruption systémique qui existe à Montréal au niveau de la police, de les employés municipaux col bleu, col blanc, ainsi que l'ombudsman de Ville de Montréal. Alors il va y avoir des enquêtes. Monsieur Fadid Aguerd a dit que c'est un tsunami qui s'en vient. Alors je compte bien, moi, faire en sorte que tout ce qui touche la corruption, pas juste le racisme, mais tout ce qui est profilage social, tout ce qui est profilage aussi—

Chantal Rossi6:59:06

Monsieur Duval, votre question.

Citoyen·ne ◌6:59:09

Je veux faire en sorte que les citoyens montréalais soient au courant de mes démarches à venir. Et j'ai hâte de voir si celui qui va être le chef, qui est le ministre—

Chantal Rossi6:59:22

Alors, on vous remercie. Il n'y a pas d'autres questions, monsieur le président? Non, ben là, on est rendu à 1 minute 24. J'avais dit 1 minute.

Citoyen·ne ◌6:59:28

Il est celui qui est le ministre actuellement. C'est Yann Lafrenière. C'est une police qui va—

Chantal Rossi6:59:38

C'est quoi la question, monsieur Duval?

Citoyen·ne ◌6:59:40

Est-ce que ça va être lui qui va policer les policiers en vert?

Chantal Rossi6:59:46

La question est posée. Monsieur Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌6:59:52

Vous connaissez très bien le processus que nous avons en place si on parle de l'incident vendredi passé. Et l'annonce inacceptable des actions injustes et inacceptables de quelques policiers. Monsieur Yann Lafrenière, c'est le ministre de la Sécurité publique, on est en contact avec lui. C'est à cause de la conversation qu'on a eue avec lui de mettre des gens indépendants dans le processus pour s'assurer la transparence dans le processus jusqu'à temps qu'on ait une décision prise par la Cour. Après ça, ça serait une autre étape, on verra la suite des choses. Sans utiliser les mots que vous avez utilisés, c'est ça le processus ici à Montréal et on commence, oui, avec ça comme la première étape. Deuxième étape, ça serait la commission qu'on va tenir lundi prochain et après on verra en temps et lieu. Mais c'est ça le processus qu'on a mis en place, monsieur Duval, et comme j'ai dit avec l'autre réponse que j'avais donnée, vous êtes le bienvenu de venir lundi prochain pour poser des questions à nos responsables de l'SPVM en même temps. Merci.

Chantal Rossi7:01:00

Merci beaucoup. Bonne fin de soirée. Madame Shili Friedman. Hello.

Citoyen·ne ◌7:01:19

For decades, Jewish Montrealers of conscience have been advocating for the rights and freedoms of Palestinians. And for decades, demands from Jewish communities asking our government at all levels to cut ties with Israel and its 78 years of ongoing human rights violations have gone ignored. However, Projet Montréal is making history by listening to demands of all constituents and proposing a motion that would initiate the cutting of institutional ties with the apartheid and genocidal state of Israel. Now, a beautiful thing about Judaism is that despite our histories of forced displacements and the Nazi Holocaust, there we still exist. There is a Yiddish word, doykeit, which translates to here-ness, and it reminds us that we can create home and community wherever we are in the world and that we do not need a nation-state. We do not need Zionism. Montreal, to remind us, is also a colonial project on unceded land, and historically we have used Catholicism as a tool of colonization, including centering it in our government. We have since removed religion from our government and claim to be committed to laïcité, Your question, please. So will you please explain why are we so committed to maintaining ties with a religious ethnostate that is internationally recognized as committing acts of apartheid, genocide, and ethnic cleansing?

Chantal Rossi7:03:04

And the question, Madame la Maire.

Soraya Martinez Ferrada ◌7:03:07

Merci, Madame la Présidente.

Soraya Martinez Ferrada7:03:10

I want to thank you for your question. I want to thank you for your advocacy, and I think you know citizens need to be able to come to. Places like this and speak out their beliefs and thoughts and how they see, uh, and how we see the world. Um, like many Montrealers, I think we're deeply, deeply moved and concerned about what's happening in conflicts like in the Middle East right now. Every life that we lost, that we lose, it's one life too many. Um, we're deeply concerned about international laws. We're deeply concerned about laws around humanitarian aid and accessibility. And every terrorist attack or every hostage situation is unacceptable. What we need to do as Montrealers is make sure that knowing that, we need to make sure that this city continues to be safe and continues to have a space where everyone needs to express themselves and feel secure. We're all going to be denouncing the rise of antisemitism, Islamophobia, racism. We're in it right now. And we need to work together in order to do that. And nobody wants anything more than this conflict to end, and this conflict to end in order that everybody will come back to peace, because this is the place in Montréal where many of us came here to have peace and serenity and live with each other in the best way we can. And that's what I'm going to be working on. Independently of what my personal thoughts are on the conflict.

Citoyen·ne ◌7:05:04

Thank you. Thank you. Caring about human rights and about international law, my question follow-up for you is, why are we maintaining purchasing relationships with companies in Montreal where we maintain purchasing relationships with companies that are profiting off of genocide and equipment like the Caterpillar company that is sending bulldozers to Palestine to plow down the land over bodies that are beneath the rubble. Why are we maintaining a relationship with Caterpillar Company then if we care about human rights and war crimes?

Soraya Martinez Ferrada7:05:53

Again, thank you for your question. Um, that's a very broad question in terms of what are all the other countries and spaces where they do keep these contracts ongoing. Now, as the City of Montreal right now, my focus is on what Montrealers need right now in this city, and I'm going to tell you, is housing, homelessness, making sure that we're working with all communities in in this city, but my leverage around contracts around defence and others, unfortunately, is not my purview. And that's what I wanted to tell you. As being a previous MP in the federal government, I think the biggest impact will be at a federal government, but right now, my purview is the City of Montreal.

Chantal Rossi7:06:47

Thank you. Thank you. Thank you. Thank you. Have a nice evening. Madame Dida Bercu.

Alan DeSousa7:07:03

Bonsoir.

Citoyen·ne ◌7:07:05

Alors, merci. À l'origine, je suis venue pour parler de la motion de l'opposition, mais compte tenu que ça a été rapporté au mois d'août, Je voudrais simplement dire que nous voulons tous vivre ensemble et, comme a dit madame la mairesse, il faut continuer de vivre en paix et sécurité et j'espère que nous pourrions poursuivre la discussion et le dialogue afin de trouver un terrain d'entente justement pour le bien-être de tous les Montréalais. Parlant de vivre ensemble et dans une ville connectée et branchée, Ma question est pour monsieur De Sousa d'avoir avancé le dossier de raccordement du boulevard Cavendish-Cavendish qui me tient tellement à cœur. Je vous salue, monsieur De Sousa, et je vous salue et j'espère que tout le conseil va approuver, ou si vous l'avez déjà fait, c'est l'item 2032, de passer finalement à l'expropriation des terrains qui bloquent le raccordement. Je suis très contente de de cette nouvelle. Et donc, monsieur DeSousa, quel est l'échéancier que vous projetez pour ce dossier maintenant que vous avez déposé le décret d'expropriation?

Alan DeSousa7:08:32

Monsieur DeSousa. Madame la présidente, merci. Merci, madame Berthieu, et bienvenue à ce conseil où vous avez siégé depuis longtemps et vous connaissez comment ça marche. C'est un retour au berceau. Si on a avancé le dossier, c'est parce que le mairesse et l'administration avaient privilégié l'avancement du Cavendish. Et à cet égard, des bonnes nouvelles. Juste avant cette session, le conseil avait approuvé l'item qui était sur l'ordre du jour de l'agglomération pour être capable de passer par un décret d'expropriation. Ça, ça va cheminer vers l'agglomération jeudi. Et si c'est accepté, ça passera aux autres étapes. C'est un élément qui est important et clé pour l'avancement du Cavendish. Il reste encore beaucoup de travail à faire, comme vous pouvez bien imaginer, des discussions avec Canadian Pacific Kansas City, avec CN, aussi avec les maires, madame Valenzuela, monsieur Maloof, monsieur Torgeman, des maires des villes et des arrondissements concernés. Mais à date, Ça va être trop tôt pour vous donner une échéancée. Je pense que nous, on sait qu'il y a beaucoup d'étapes et puis on va essayer de passer à travers certaines étapes. Le financement, ça va être une étape importante, même si certains prétendent que money is no object, mais je sais que le financement va être important et on a tout à croire qu'étape par étape, notre administration va réaliser ce dossier important pour nous à Montréal. Merci.

Chantal Rossi7:10:05

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌7:10:06

Juste pour vous dire que l'alliance Cavendish Affaires, qui s'est réunie à plusieurs reprises avant que cette nouvelle administration ait été élue, est très, très satisfaite et apprécie beaucoup que vous avez avancé le dossier de l'expropriation. Parce que c'est la première étape dans le long, comme disait quelqu'un qu'on connaît, the long march starts with the first step. So, c'est la première étape et je suis très reconnaissante que vous avez avancé le dossier, madame la mairesse, monsieur Pinard et tout le comité exécutif. Merci.

Chantal Rossi7:10:53

Merci beaucoup, bonne fin de soirée. Je tiens à aviser le règlement au niveau des questions, tant en présentiel que par écrit. Le règlement stipule que nous avons 3 questions sur le même sujet. Madame, je m'excuse, je ne prendrai pas votre question. Nous avons déjà pris 3 questions sur Israël-Palestine. Les 3 questions ont été posées. Alors, je ne prendrai pas d'autres questions. C'est le règlement et je vais demander qu'on respecte le règlement. Alors, je vais vous demander de quitter et on va continuer la période de questions avec d'autres sujets. Je vous remercie, madame. Est-ce garanti que les autres ne feront pas de questions similaires? Regardez, moi j'ai ça ici. Non, j'ai vu la réaction des gens, madame. Ça fait 3 questions qu'on a. Sur le sujet et je vais, c'est le règlement, et je ne prendrai pas la question. Ben, je ne la prendrai pas, c'est pas compliqué. S'ils veulent poser la question, je vais leur demander de quitter, je ne prendrai pas la question. Je suis ferme là-dessus. Le règlement stipule que nous avons 3 questions en présentiel ou par écrit sur un thème. Nous avons déjà passé ces 3 questions-là, alors je ne prendrai pas d'autres questions sur ce même thème-là. Voilà. Merci.

Soraya Martinez Ferrada ◌7:12:43

Oui, si vous me permettez, j'aimerais faire un message à madame Chibi. Parce que, si je me trompe pas, vous étiez l'une des personnes qui étaient sur la flottée. Et sans que vous, si vous me permettez, madame la présidente, sans lui permettre de poser une question, j'aimerais lui faire un message, si c'est possible.

Chantal Rossi7:13:04

Oui, allez-y.

Soraya Martinez Ferrada ◌7:13:05

Madame Chabise, est-ce que ça vous convient? Je peux pas avoir votre question, mais je vais vous faire un message. Tout d'abord, je pense qu'on est tous très contente de vous savoir de retour, sains et saufs, ici à Montréal. Je peux juste imaginer l'angoisse de votre famille, de vous-même, de vos amis par rapport à ce que vous avez vécu. Et je sais que vos gestes ont été animés par une profonde et grande conviction, une conviction de non seulement vous assurer de contribuer à votre façon, à une résolution de conflits, mais aussi d'aller porter l'aide humanitaire nécessaire. Et là-dessus, je pense que nous sommes tous reconnaissants pour votre engagement et vos convictions. Et nous sommes aussi plusieurs ici dans cette salle, si ce n'est tout le monde dans cette salle, extrêmement préoccupés par plusieurs violations de droit international. Et je vous dis merci du courage que vous avez eu et merci d'être ici parmi nous ce soir. Puis encore une fois, je vous remercie de vos engagements et de vos convictions.

Chantal Rossi7:14:23

Merci. Je vais vous demander de quitter, s'il vous plaît. Il y a des règlements à respecter, on va respecter les règlements. Alors, à mon faire de rentrer, monsieur Edgar Robert.

Citoyen·ne ◌7:15:30

Bonsoir, Madame la Présidente, Madame la Ministre, tous les élus. A lot of noise out there. I heard someone say that religion and politics has been separated in Canada. Whenever anyone says that, I like to remind them that King Charles III is the head of state of Canada, and he's also the Supreme Governor of the Church of England. That's a very close connection between religion and politics. Now, My question is about SPVM abuse of power. We've heard about what happened in Montreal North, but that's by no means the only abuse of power by SPVM police officers. I spoke with Mr. Beis some time ago about how photographers and videographers documenting protests are being targeted by SPVM police officers. Officers, and they are having pepper spray direct in the face. They're having grenade guns pointed at them and even shot directly at them, and they're being shoved and pushed and so on. I was at the May 1st workers' rights protest, and I got a shield in the face for no reason at all. I was documenting the police launching tear gas at protesters and then charging them, and I was not in their way at all, and I still backed up to be even more out of their way, and yet 2 SPVM riot cops slammed right into me after quite a number went by.

Chantal Rossi7:17:09

What is the question, Mr.

Voix 4A7:17:10

Robert?

Citoyen·ne ◌7:17:11

When are we going to see some real accountability for this kind of police abuse of power. The Police Ethics Commission seems to be, amongst other things, just too slow. When can we see SPVM police officers being held accountable within the context of the SPVM itself?

Chantal Rossi7:17:38

The question has been asked.

Soraya Martinez Ferrada7:17:39

Mr.

Voix 4A7:17:40

Beis.

Dimitrios (Jim) Beis7:17:41

Sir Edgar, thank you very much for coming this evening to ask your question. It's always a pleasure to see you and This is the first I hear of this latest incident. What I'd like you to do is to write me on it. Without sounding bureaucratic, I need a paper trail so that I can at least follow it up and make sure that I ask those in power to at least explain that situation in particular, your situation. Having said that, you said when— you asked when will action be taken in any way. Well, Friday night was a significant step towards doing the right thing, and the fact that it came from the police department internally gives us a little bit of encouragement. And this is the type of behavior we want to encourage, that they speak up when they see these things happening. Your case in particular, not only with the photography but also your latest case, is something that is ongoing, and I will ask these pertinent questions, among others, because you're one of others that have told me similar situations, and it's something that I think the public deserves an answer on. So again, I appreciate you bringing this to light. Write me on this specific issue, please, with all the information, and I will follow up with those in power. Thank you so much.

Chantal Rossi7:18:55

Thank you. You have a complementary question, Mr.

Voix 4A7:18:58

Roberts.

Citoyen·ne ◌7:18:58

Thank you, Mr. Beis, for your answer. I was not aware of it until earlier in the meeting that there's going to be an emergency Public Security Commission meeting next Monday on the racial profiling issue, I presume. Could we perhaps include the— what is essentially social profiling that's going on and the police brutality related to that? You know, I heard the mairesse saying, you know, how every life counts, how every life matters. Well, the way I see it is if the police continue on the path that they're on, it's only a matter of time before someone is seriously injured and possibly even killed. And I think that needs to be prevented as much as possible. As much here in Montreal, there's not much we can do really about what's going on in Israel and Gaza and so on. We have very little control over Benjamin Netanyahu and Hamas and so on. But here in Montreal, I think we can exercise control over our own police force.

Chantal Rossi7:20:03

Mr.

Voix 4A7:20:04

Beis.

Dimitrios (Jim) Beis7:20:06

Mr. Edgar, we've said it many times, and we certainly can't put all the police officers in the same boat. The vast majority of our police force does an exceptional, extraordinary job under sometimes very difficult situations. So having said that, the commission that is planned on Monday, as mentioned by the mayor this morning, in collaboration with the leader of the opposition, We were there as well, Madame Black and I as well. And this is something that is absolutely necessary to allow for the stakeholders to be able to express their point of view and ask those pertinent questions and difficult questions if it has to be. And so I welcome you to attend that meeting as well. And in the event that they do allow and we do allow for other issues to be discussed at that meeting, that will be your opportunity to do so. Thank you so much.

Chantal Rossi7:20:58

Thank you, Mr.

Voix 4A7:21:00

Robert. Madame Plourde.

Chantal Rossi7:21:08

Merci, Madame la Présidente. Juste un petit rappel au règlement. Un petit peu plus tôt dans la journée, vous avez mentionné qu'on ne pouvait pas filmer pendant le conseil. Et tout à l'heure, il y a un des conseillers de l'autre côté de la salle qui nous a filmés pendant qu'il y avait des prises de parole en solidarité avec le peuple palestinien. Je veux juste mentionner qu'il ne devrait pas y avoir deux poids deux mesures au sein de cette enceinte.

Voix 4A7:21:31

Merci.

Chantal Rossi7:21:32

Alors, s'il y en a qui ont filmé, je vous demanderais de ne pas publier, s'il vous plaît. Madame Voqué-Deby-Anne. Bonsoir, madame.

Citoyen·ne ◌7:22:00

J'aimerais questionner la mairesse de Montréal sur 2 projets à risque à Lachine. Il y a premièrement la réfection des berges qui avait obtenu un financement de 40 millions du fédéral. Un manque de direction claire de l'administration courante de l'arrondissement de Lachine par rapport au parc riverain risque de nous faire perdre ces investissements pour Montréal. Deuxièmement, il devait y avoir cet été réfection de notre rue commerciale, la rue Notre-Dame, avec enfouissement des fils par Hydro-Québec. La Ville de Montréal devait déjà en mars lancer l'appel d'offres pour les travaux, mais la mairesse de Lachine freine ce processus, mettant ainsi en danger la réalisation de ce projet. Des investissements de 2,5 millions d'Hydro-Québec, en plus de l'enfouissement des fils, risquent ainsi d'être perdus. Hydro-Québec prévoit des pénalités de près de 400 000 si le contrat pour les travaux civils n'est pas accordé avant le 26 septembre de cette année. Ces deux projets d'investissement majeurs pour Lachine se préparent depuis plus de 5 ans. Tout avait été attaché, incluant le financement, et maintenant, il est plus que désolant de voir ces investissements planifiés et pourtant de base Madame la mairesse, que prévoyez-vous faire pour ne pas perdre ces investissements à Montréal?

Chantal Rossi7:23:47

Madame Julie-Pascale Provost.

Julie-Pascale Provost ◌7:23:50

Alors, merci pour la question, madame la présidente. En fait, pour la première partie de la question de madame Voquet, il n'y a aucune remise en question des budgets alloués pour la réfection des berges à Lachine. On l'a répété ad nauseam lors de nos conseils et à chaque fois qu'on nous a posé des questions. Donc, pour ce qui est du volet des berges, il n'y a pas de souci. Maintenant, pour ce qui est de la réfection de la rue Notre-Dame, écoutez, visiblement, on a des perspectives qui sont différentes. Il était essentiel pour notre équipe de vérifier si le projet présenté correspondait aux objectifs visés et visiblement, ce n'était pas le cas. Nous avons fait des consultations près des commerçants notamment qui occupent la rue Notre-Dame à Lachine et le projet proposé par l'ancienne administration ne correspondait pas du tout à leurs attentes. Ils nous ont dit qu'ils n'avaient pas été écoutés et nous, nous nous sommes engagés à écouter pour pouvoir agir. Donc, c'est ce que nous nous évertuons à faire.

Citoyen·ne7:24:54

Merci beaucoup, madame.

Chantal Rossi7:24:56

Question complémentaire.

Citoyen·ne ◌7:24:59

Les consultations que madame la mairesse de Lachine parlent sont pas officiels versus ceux par le passé étaient officiels. Donc je ne comprends pas comment que de nouvelles consultations juste par un petit groupe de personnes peut passer au-delà des consultations officielles qui avaient eu lieu et de toutes les ententes qui ont eu lieu, et qu'il se peut qu'on doive payer des pénalités de 400 000 si les contrats ne sont pas commencés en septembre, et on perdrait l'équivalent de 2,5 millions d'hydrocarbures Qu'est-ce que la mairesse de Montréal prévoit faire pour ne pas perdre ces investissements?

Chantal Rossi7:25:40

Madame Julie-Pascal Provost.

Citoyen·ne ◌7:25:43

Pourquoi c'est madame Provost qui parle quand je parle à madame Soraya?

Chantal Rossi7:25:46

Parce que vous posez la question, l'administration a la prérogative de désigner qui va répondre à la question.

Voix 4A7:25:53

Merci de le clarifier.

Julie-Pascale Provost ◌7:25:55

Pour ce qui est des consultations, le petit groupe de personnes qui sont allées à la rencontre des commerçants a Ce sont les élus qui sont démocratiquement élus. Nous avons rencontré un à un les commerçants. Je pense qu'il ne peut pas y avoir de contact plus direct. Pour ce qui est des consultations que vous dites qui avaient été faites, visiblement, les commerçants, lors de l'AGA de la rue Notre-Dame, ont dit, on s'est déplacés, on s'est présentés, on s'est exprimés et vous ne nous avez pas écoutés. Même la représentante de la rue Notre-Dame, de la SDC de la rue Notre-Dame, nous a dit qu'elle pensait, elle, être mieux placée que les commerçants eux-mêmes pour savoir ce qui est bon pour eux. Ce n'est pas une vision que nous partageons.

Voix 4A7:26:43

Merci.

Chantal Rossi7:26:45

Merci, madame. Bonne fin de soirée. Monsieur Romain Gagnon.

Voix 4A7:26:58

Bonsoir.

Claude Pinard7:26:59

Bonsoir. Ma question s'adresse à la mairesse. Une prière de rue collective a été tenue hier sur la rue Sainte-Catherine au centre-ville en présence du SPVM. Ses organisateurs avaient-ils obtenu l'autorisation municipale préalable désormais exigée par la loi 9 sur la laïcité?

Chantal Rossi7:27:27

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌7:27:29

Merci, madame la présidente. Je vais vérifier exactement comment ils ont eu l'autorisation pour faire la prière. Nous sommes au conseil de ville aujourd'hui dans lequel nous allons voter une réglementation qui va envoyer dans les arrondissements le pouvoir, en fait, d'octroyer des permis pour des événements que ce soit religieux, culturel, communautaire, comme ils le font. C'est eux qui ont l'autorisation de faire les permis dans les domaines publics. Donc nous allons voter ce règlement aujourd'hui, puis par la suite, ces événements vont être votés dans les conseils d'arrondissement. Pour ce qui est de cet événement en particulier, il faudrait que je vous revienne savoir comment il a été tenu. Ceci étant dit, j'aimerais juste clairement affirmer que tout le conseil de ville est uni dans l'idée que nous sommes dans une ville qui est dans un vivre-ensemble. Historiquement, nous avons toujours eu des événements, que ce soit à caractère religieux, communautaire, culturel, et nous allons continuer de les avoir sur notre territoire.

Chantal Rossi7:28:29

Question complémentaire.

Claude Pinard7:28:31

Dois-je comprendre, madame la mairesse, que dans le cas où un groupe quelconque n'obtenait pas le permis à l'avance, la SPVM va intervenir?

Soraya Martinez Ferrada ◌7:28:43

S'il y a un événement pour lequel il n'y a pas de permis, effectivement, le SPVM pourrait intervenir, effectivement, mais je pense qu'ici, c'est pas l'idée de mettre la police sur le dos de personnes. Je pense qu'aujourd'hui, l'idée, c'est de s'assurer que les événements sont tenus en respect des règlements municipaux puis en respect des permis que les arrondissements vont leur octroyer.

Chantal Rossi7:29:05

Merci, monsieur. Bonne fin de soirée. C'est ce qui met fin à la période de questions en présentiel. Nous allons passer à la période de questions écrites. La question numéro 1 est concernant l'Iran, donc je passe outre. La question numéro 2 nous provient de Darkiz Laliberte. La première question est sur l'Iran, je ne la prendrai pas. Je la saute parce qu'il y a eu 3 questions déjà sur le sujet. Tout ce qui touche, tout ce qui touche, tout ce qui touche Palestine, Iran, ça a été traité. Question numéro 2, d'Arkiz Laliberte. La question se lit comme suit: au-delà de la situation actuelle, les familles ont besoin de prévisibilité année après année. Quelles mesures la Ville entend-elle mettre en place pour éviter que l'organisation des camps de jour soit fragilisée chaque été? Madame Black.

Christine Black ◌7:30:19

Alors, en fait, à la souveraine, j'ai eu l'occasion d'y répondre un petit peu plus tôt. En fait, de notre côté, on est d'accord que les camps de jour sont un service important pour les familles à Montréal et qu'on veut poursuivre en ce sens-là justement le travail que cette année, on se rappelle qu'au mois de mars, nous n'avions aucune semaine. Il y a eu énormément d'échanges, de collaboration et de discussions qui ont eu lieu avec les centres de services scolaires qui nous avaient interpellés, donc le Centre de services scolaires de Montréal, également Marguerite-Bourgeoys, et on est arrivé à sécuriser 7 semaines pour cette année. Il y a des enjeux pour la 8e semaine, effectivement. On sait que historiquement, c'est la semaine la moins utilisée. Par contre, je suis totalement consciente que dans certains arrondissements, il n'y a pas d'alternative ou très peu. Alors nous, de notre côté, ce qu'on s'engage, c'est vraiment de travailler très fort avec les centres de services scolaires parce que l'entente actuellement est surtout pour cet été. Donc, tout est à recommencer pour 2027, mais on compte bien y travailler de façon très active et proactive. Merci.

Chantal Rossi7:31:20

Merci beaucoup. La question numéro 3, elle nous provient de Lisee Bermude. J'aimerais savoir si Ou avons, si nous avons le droit de bloquer une sortie de secours avec la clé. Donc la cour qui est, qui donne accès avec la mienne est barrée à clé pour accéder à l'arrière, la pierre. Est-ce normal?

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:31:48

Merci pour la question, madame Bermude. En effet, les moyens d'évacuation de votre immeuble doivent en tout temps être déverrouillées, sécuritaires et libres de toute forme d'entreposage. Les portes de sortie extérieures, les portes donnant accès à une puits d'escalier intérieur et les portes de logements qui donnent accès aux corridors communs sont en soi des moyens d'évacuation. Nous vous suggérons à rappeler votre propriétaire, que la porte extérieure de votre logement constitue un moyen d'évacuation sécuritaire et que c'est au locataire de gérer ses portes. Je vous invite, madame Bermude, de communiquer avec le Service incendie de Montréal en appelant le 311 afin de demander une inspection pour la sécurité de votre immeuble. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi7:32:45

Merci. Question suivante, question numéro 4, elle nous provient d'Émile Gagnon. Madame la cheffe de l'opposition, je suis un fier citoyen de Rosemont ayant voté pour votre parti depuis que j'ai 18 ans. En tant qu'avid de cycliste, je suis furieux que l'administration actuelle ne poursuive pas la politique de Valérie Plante de construire plus de pistes cyclables. Je suis donc choqué d'apprendre que vous gaspillez le peu de temps de parole que vous avez au conseil pour parler d'une guerre qui ne se— qui ne nous concerne pas. Mes voisins et moi n'avons pas voté pour, n'avons pas voté pour cela, mais pour plus de mobilité durable. Ma question, considérez-vous retirer votre motion? Alors, on ne la prendra pas, madame Alneus, c'est encore une question concernant la motion. On va passer à autre. Question numéro 5, c'est la même chose. Question numéro 6. Qui nous vient de Susan Stacco. Je tiens à remercier la Ville de Montréal et tout particulièrement les comités des grands parcs pour leur engagement à poursuivre la mise en œuvre des plans stratégiques visant à achever le Grand Parc de l'Ouest. La rencontre d'aujourd'hui est une nouvelle occasion de discuter plus en détail et de planifier avec la participation du public l'aménagement du Grand Sentier de l'Ouest et de la Pointe-Théorin sur l'Île-Bizard. Ma question: quand une stratégie similaire sera-t-elle mise en œuvre pour créer un accès au Grand Parc de l'Ouest depuis la station REM de Lans-Alorme, également connue comme la porte d'entrée du parc, en traversant les terrains privés qui bloquent actuellement l'accès à Lans-Alorme? Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌7:34:36

Oui, merci beaucoup pour votre question. Donc, comme vous savez, le Grand Parc de l'Ouest est le fruit de plusieurs années de travail et qui se concrétise en fait en 8 chantiers prioritaires, dont l'aménagement du Grand Sentier de l'Ouest de la Pointe-Thioret. Donc justement, j'ai eu la chance de participer à la tenue le 12 mai dernier d'une consultation publique sur le sujet à la bibliothèque de l'Île-Bizard. Puis c'est un secteur justement où on prévoit de créer un sentier 4 saisons qui reliera l'ensemble des pôles du parc nature. Ce fut une étape importante pour la réalisation de ce grand parc qui va nous donner à tous et à toutes un meilleur accès à nos espaces verts. Pour la situation spécifique à Sainte-Anne-de-Bellevue, il doit y avoir des discussions entre l'arrondissement justement et les promoteurs pour trouver une voie de passage sur les terrains privés. Puis les équipes du Service des grands parcs sont en discussion avec les équipes locaux en fait à ce sujet, et les discussions suivent leur cours.

Chantal Rossi7:35:24

Merci beaucoup. Merci. Question numéro 7, elle nous provient de Jennifer Lalonde. Why is it that construction starts on 14th Avenue and noon is working yet still closed, making it hard for everyone in the neighborhood to leave and/or return home. Monsieur Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:35:46

Mrs.

Dimitrios (Jim) Beis7:35:47

Lalonde, thank you very much for taking the time to write us this question. And I should mention that you could always call 311 and you will get the answer in real time by calling the borough directly, but it would be my pleasure to answer that tonight. 14th Street between 19th Avenue and Sources has been closed for several days because of gas line work that's taking place that unfortunately involved that closure, that major link to the main artery of Sources, for a number of days. What I was told, that the work was completed today and the barriers have been removed, so that access point should be available to To all, I will verify this as I go home this evening, and hopefully that is the case. But I urge you to call us if it isn't three one one tomorrow, and we will make sure we'll give you that appropriate answer. Thank you so much.

Chantal Rossi7:36:38

Merci. La question numéro huit et la question numéro neuf concernent la mention qui a été retirée. Alors je passe à la question numéro dix. The city currently requires Montreal to guide tour guides. To hold the certification, yet the ETHQ has confirmed that its AEC Guide Touristes de Montréal program is no longer offered, and there appeared to be no alternative training pathway available. In light of this, how can new guides comply with the bylaw if there is currently no available certification program? Furthermore, while the certification framework is under review, while the city considers posing enforcement action against guide and small tourism businesses that are acting in good faith but have no available means of becoming certified, it seemed difficult to operators to comply with a regulation when they require education educational pathway no longer exists. So clarification from the city will be greatly appreciated. Madame Vana Nazarian.

Vana Nazarian ◌7:38:01

Thank you, Mr. Murdoch, for your question. You're right in saying that the ITHQ is in fact reviewing its touristic guide program. What I would say is that in the beginning of this year, a few months back, I was made aware of a situation by one of your colleagues or someone in your situation who has been left out of the program and of being able to comply. And at that time, I had said that I would be open to meet and to hear out anyone who needed to speak and to see whether there are improvements to be made. In that time, I took the time to meet people who have been left out, people who are part of the association, LITHQ colleges, and from the beginning I have said we're open for improvements, and I have said that my priority is to find ways to make the program accessible to whoever wants to become a tour guide. So my message to you, Mr. Murdoch, today is that I think today it's a matter of time. The ETHQ has been reviewing their program to make sure there's more people who are able to get the certification and to comply with the regulation. Thank you.

Chantal Rossi7:39:28

Merci. La question numéro douze a déjà également été répondue trois fois. C'est concernant la huitième semaine des quinze jours. La question numéro treize est Concernant les problèmes internationaux, la question 14 aussi. Question 15. In light of the killing last week of a Toronto police officer by a suspect Iranian operative and given intelligence and law enforcement investigations suggesting that Russia and Iran are increasingly recruiting teenagers across Europe to carry out acts of sabotage, espionage, and antisemitic violence. And in light of CSIS report about IRGC infiltration, what is Montreal police doing about infiltration by the IRGC and other bad actors in the Palestinian protest movement here in Montreal? Is City Council prioritizing the safety of the population of Montreal from foreign intervention and terrorist groups within the city? Monsieur Jim Bayes.

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:40:53

Merci, Madame la Présidente.

Dimitrios (Jim) Beis7:40:54

Thank you very much for the question and also coming earlier this evening to ask a question in person. Our priority is the safety of our residents and strength of our social cohesion. We know that the SPVM works very closely with our federal and provincial partners, including the RCMP and CSIS, on any issues related to foreign interference or potential security threats. Having said that, the monitor risks and acts— and acts when there is a credible concern for public safety. At the same time, we must be clear Montreal will not tolerate violence hate, or any forms of intimidation. Any unlawful behavior is dealt with firmly, but we also have a responsibility to protect peaceful expression and avoid stigmatizing communities. The vast majority that protest and demonstrate in Montréal do so lawfully. We know this, and our approach is both firm and balanced, ensuring security, supporting preventive efforts, and promoting Dialogue, so all communities can live together in peace, safety, and mutual respect. And I thank you once again for asking a question.

Chantal Rossi7:42:05

Merci. Question numéro seize est sur la motion sur la Palestine. La question numéro dix sept, dix huit, dix neuf sont sur les quarante jours. La question vingt est sur la Palestine. Question numéro vingt et un, collecteur Langelier. Monsieur Perry, je suis résidente Saint-Léonard depuis 1990. Pendant la campagne, votre équipe et vous-même avez dit à qui voulait l'entendre que le collecteur Langelier était une priorité absolue, que ce serait la solution à tous nos problèmes d'inondations. Je me rappelle d'ailleurs de la mairesse qui parlait d'investir dans des gros tuyaux plutôt que dans des pistes cyclables. Depuis l'élection, on vous entend beaucoup moins sur le sujet et on s'est fait dire que le parc éponge sont finalement la solution. On m'a aussi parlé des impacts majeurs des travaux sur la circulation. Que va-t-il se passer avec le collecteur? Quand les travaux vont-ils débuter et à quel impact doit-on s'attendre? Monsieur Dominic Perri.

Dominic Perri ◌7:43:12

Merci, monsieur Henry, pour votre question. Je peux vous dire que le collecteur, l'agrandissement du collecteur Langelier reste un projet essentiel pour solutionner les problèmes d'inondation, mais ce n'est pas la seule chose. Le dossier avance bien, mais c'est un dossier d'envergure. Entre-temps, entre d'ici à l'agrandissement, il y a des mesures transitoires que chacun doit prendre. L'arrondissement a créé un parc éponge. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour retenir les eaux. Les citoyens, nous avons des sessions d'information. Nous en avons une le 1er juillet, une autre demain soir. J'invite monsieur Henry à vous enregistrer et venir à ces sessions d'information pour vous informer comment vous pouvez aussi protéger votre maison. Donc l'arrondissement fait ce qu'il peut faire, la Ville centrale fait avancer bien l'agrandissement du collecteur. Et vous, vous pouvez aussi prendre des mesures de transition. Et nous avons des sessions d'information, dont une demain soir pour les gens qui se sont enregistrés. Mais pour d'autres, il y a une liste d'attente. Je vous invite à vous inscrire et venir avoir la bonne et juste information pour vous. Merci.

Chantal Rossi7:44:35

Merci. La question 22, 23, 24 sont sur la motion de la palestinienne Question numéro 25. Le secteur de Haut-Anjou n'est pas toujours, n'est toujours pas desservi par leur service de vélo-partage Bixi, alors que celui-ci est déployé ailleurs en Anjou et dans d'autres municipalités. Les stations les plus proches sont au cégep Marie-Victorin et aux Galeries d'Anjou. Quand aurons-nous la chance de bénéficier de ce service dans notre quartier? Merci. Monsieur Luis Miranda.

Luis Miranda ◌7:45:11

Merci, madame la présidente. Monsieur Dion, juste pour vous rassurer, le Haut-Anjou, c'est un petit territoire, 1 km de large par 2 km de long approximativement. Nous avons actuellement une station au coin de Jarry et Galerie d'Anjou, qui était la bibliothèque du Haut-Anjou. Nous avons une autre qui est au parc Lucie-Brunot, puis nous en avons une autre aussi qui est à Galerie d'Anjou et Bombardier. Ça couvre déjà pas mal tout, mais nous sommes toujours en attente aussi quand Bixi pourra en mettre plus, mais déjà ça répond à la demande.

Claude Pinard ◌7:45:45

Merci.

Caroline Braun ◌7:45:45

Merci.

Chantal Rossi ◌7:45:47

La question numéro 26, 27, 28, 29 parlent de relations.

Aref Salem ◌7:45:58

30.

Chantal Rossi ◌7:45:58

Question numéro 31. La décision de refuser un permis pour la procession portugaise Santo Cristo do mai 2026 est-elle justifiée? Relève-t-elle d'une interprétation trop restrictive de la loi sur la laïcité? Et la question est adressée à madame Wong. Madame Wong.

Cathy Wong ◌7:46:22

Merci, monsieur Blanchet, pour votre question. C'est une question très importante que vous posez et on va répondre de façon très franche. En fait, lorsque le projet de loi 9 est entré en vigueur, ben, ça a eu des conséquences réelles et malheureuses sur le Plateau parce que son adoption a soulevé en effet des questions au niveau de son application et ça a causé de la confusion auprès de nos équipes. Rappelons que nos équipes à l'arrondissement avaient l'obligation d'appliquer la loi, les lois en vigueur, et surtout lorsque ça évolue très rapidement, bien, ça crée des zones grises en matière d'interprétation. Ceci étant dit, même si la décision a été prise dans une période de transition, je tiens à rappeler que la procession avait bel et bien lieu et surtout, bien, on a travaillé étroitement avec les partenaires, avec le SPVM, qui a pu assurer la tenue de cette procession et dans des conditions sécuritaires et respectueuses. En fait, on tient à réitérer que cette procession existe depuis 60 ans sur le Plateau, elle rassemble plusieurs générations, des familles qui font partie du tissu social et culturel du Plateau-Mont-Royal. J'ai eu l'occasion de rencontrer des membres de la communauté pour les rassurer que cette procession continuera à se tenir sur le Plateau-Mont-Royal. D'ailleurs, vous le savez, ce conseil municipal sera l'occasion pour clarifier les pouvoirs délégués aux arrondissements. Elle va nous permettre de clarifier les responsabilités et permet désormais aux arrondissements de pouvoir prendre les décisions beaucoup plus rapidement et désormais de façon plus cohérente et adaptée à travers les différents arrondissements. Finalement, je tiens à le réitérer, lors de ma rencontre avec les leaders de la communauté, Nous avons regretté les conséquences de la communauté portugaise et nous nous assurerons que dans le futur, la procession se tiendra. Merci, madame la présidente. Merci.

Chantal Rossi ◌7:48:08

La question 32, 33, 34, 35 sont sur la motion de la Palestine. Question numéro 36, elle nous provient de Jacqueline Mulvaney. Toronto is among 20 or so Canadian cities that have adopted bylaws to protect vulnerable vulnerable social infrastructure such as religious institution and school. This was a response to hateful rallies that arrest people mostly in front of synagogue and Jewish school, but also in response to demonstration outside of Hindu temple and Sikh gurdwara. Their bylaw set rules preventing demonstration right in front of these social institutions. The court have ruled the bylaw legal, and that has, that has seen a huge drop in hateful rallies in several provinces. Can Montréal consider adopting a similar bylaw?

Dimitrios (Jim) Beis7:49:22

Thank you very much for the question. La question de la protection de— sorry, the question was in English. Yes, the, the protection of the vulnerable social institutions, as you mentioned, places of worship and schools, has been taken very serious here in Quebec, and there is a balance of freedom of expression and the rights in security and dignity and peace with the public is fundamental. In Quebec, many tools, legal tools, exist already. On the provincial level, we have the Charte des droits et libertés de la personne, which protects the liberty of expression, the freedom of expression, and the security and dignity of all. As well as that, the Criminal Code has the framework against hate speech and harassment, and at the municipal level, many regulations take care of this issue when it regards these types of institutions. The city also privileges the approach founded on analysis in case-by-case studies, noting that we work very closely with the police as well. And as I'm reading this to you, I'm translating it directly from French, so if I'm missing anything, I apologize. But essentially, all of what you said is very important to the city, but there is framework already in place that protects this part of our institutions. Thank you so much.

Ericka Alneus7:51:05

Merci.

Chantal Rossi ◌7:51:06

La question numéro 37-38 porte sur la motion de la Palestine. La question numéro 39 nous provient de Yoann Joseph. Madame la mairesse, au cours des 2 dernières années, plusieurs groupes d'employés municipaux ont eu recours à des moyens de pression ou la grève dans le contexte du renouvellement de leur convention collective. Ces situations ont mis en lumière les détails importants qui peuvent s'écouler avant que de nouvelles ententes soient conclues. Pendant ce temps, l'inflation réduit le pouvoir d'achat des employés et plusieurs enjeux liés aux conditions de travail demeurent en suspens. Considérez-vous qu'il est normal qu'un employé municipal doive attendre 3 ou 4 ans avant d'obtenir des améliorations à sa rémunération ou à ses conditions de travail alors que le coût de la vie augmente constamment et que les besoins évoluent Et si ce n'est pas le cas, pourquoi la Ville ne met-elle pas en place les conditions nécessaires pour conclure les renouvellements de conventions collectives avant leur échéance? Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌7:52:09

Merci beaucoup de votre question. Non, on trouve pas ça normal que ça prenne tant de temps que ça. On est arrivé, il y avait 7 conventions collectives qui étaient échues, on en a 6 maintenant, on en a réglé une. Quant aux conditions auquel vous faites référence. On a un cadre financier très strict qui respecte la capacité de payer des Montréalais. Puis nous, on attend dans certains cas la présence plus active de certains syndicats autour de la table de négociation. D'autres sont au travail. On est super contents de la progression. Est-ce que ça pourrait aller plus vite? La réponse est oui. Nous, on est 100% disponible. On est 100% disponible avec un cadre financier strict et qui respecte la capacité payée de Montréal. Merci.

Chantal Rossi ◌7:52:55

Merci. Question numéro 40 nous vient de Philippe Beauregard et celui qui me suit. Pourquoi une entreprise privée est-elle autorisée à opérer depuis le quai public? À chaque année, je les vois prendre de plus en plus d'espace. Aujourd'hui, le quai était complètement couvert de kayaks. J'étais présent auparavant quand les employés demandaient aux utilisateurs de se déplacer pour faire place aux kayaks. Aujourd'hui, l'employé jouait de la musique vulgaire à très haut volume sur le quai. C'est devenu complètement ridicule. C'est Espace Navi Kayak dans l'arrondissement Ville-Marie. Madame Beauregard.

Céline-Audrey Beauregard ◌7:53:47

Oui, merci, madame la présidente. Pourriez-vous juste me répéter le numéro de la question?

Julien Hénault-Ratelle7:53:52

Numéro 40.

Céline-Audrey Beauregard ◌7:53:53

40.

Ericka Alneus7:53:53

Ce sera pas long, ça va me faire plaisir de répondre.

Céline-Audrey Beauregard ◌7:54:01

Ah bon, vous suggérez que c'était moi?

Chantal Rossi ◌7:54:05

OK.

Céline-Audrey Beauregard ◌7:54:18

Merci, monsieur Beauregard. En plus, on a peut-être des liens familiaux. Donc oui, il y a une entente qui lie Espace Navie avec l'arrondissement de Verdun. Alors, je comprends bien que vous vous préoccupez par rapport à la musique vulgaire qui aurait été jouée. Donc, je vais me permettre de communiquer avec eux pour leur dire que ça vous a dérangé. Si jamais il y a des enjeux avec Espace Navigue, vous pouvez communiquer avec moi. Mon courriel et mon numéro de téléphone se retrouvent en ligne. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌7:54:52

Merci. Question 41 nous provient de Mélanie Bastien. Dans les dernières années, nous avons observé une augmentation des points de vente d'alcool hors du réseau des succursales. Elles sont maintenant appelées les zones SA. La différence entre ces zones et les autres commerces qui peuvent vendre de l'alcool, c'est la vente de spiritueux. Ces points de vente se retrouvent un peu partout sur l'île de Montréal, entre autres dans des secteurs vivant de la précarité, augmentant l'accessibilité à un produit hors du commun. Est-ce que la Ville de Montréal peut adopter un règlement municipal pour interdire la vente de spiritueux à des SAQ sur son territoire? Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌7:55:40

Merci, madame la présidente. Je remercie monsieur Tremblay pour la question. Malheureusement, je dois lui rappeler que c'est une juridiction du Québec et que malheureusement je n'ai pas de juridiction sur les points de vente de la SAQ.

Chantal Rossi ◌7:55:52

Merci. C'est ce qui met fin à la période de questions tant en présentiel que qu'en période web. Alors, je cède la parole au leader de la majorité pour la poursuite du conseil municipal.

Julien Hénault-Ratelle7:56:13

Avec grand plaisir, madame la présidente. Il nous restait un item dans la section adlo dans les points 20, donc en 20.61, appuyé par madame Brown, approuver un projet d'acte modifiant l'emphytéose entre la Ville de Montréal et la Maison Aurélie-Cadotte pour la propriété cise au 56 rue Sherbrooke Est, dans l'arrondissement de Ville-Marie, afin de prolonger la durée de l'emphytéose d'une période additionnelle de 46 ans, soit à partir du 6 novembre 2037 jusqu'au 5 novembre 2083, dont la rente annuelle sera de 7600 afin de permettre la reconstruction de la propriété, le tout selon les conditions stipulées au projet d'acte. Mandater le service de la stratégie immobilière et de l'habitation afin de préparer une convention de contribution établissant les décaissements pour l'aide financière de 6 $8 200 000 réservés à la Maison Aurélie-Cadotte pour la reconstruction du bâtiment 6 au 56 rue Chabroquet dans la ronde-front de Ville-Marie, approuver un projet de quittance dans lequel la Maison Aurélie-Cadotte et la Ville renoncent mutuellement à tout recours en lien avec l'incendie du monastère du Bon Pasteur le 25 mai 2023.

Chantal Rossi ◌7:57:11

Le point est adopté. Et je veux préciser que les 5 points d'avant, madame Tanguay avait fait une intervention est dans le brouhaha. On avait oublié d'adopter les 5 points précédents. Alors, les points 2055 à 2060 et le 2061 sont adoptés. On poursuit.

Julien Hénault-Ratelle7:57:33

Merci, madame la présidente. Donc, on va se rendre à la rubrique 30, Administration et finances. Appuyé par monsieur Deveau-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 30.01 à 30.06, le 30.05 ayant été retiré en début de conseil. Donc en 30.01, appuyé par Madame Moreau, autoriser la renégociation de la prochaine entente-cadre entre la Ville de Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le ministre de la Culture et des Communications, aviser les parties prenantes et mandater le Service de la culture, des sports et des loisirs et le Bureau des relations gouvernementales et municipales de la Ville pour renégocier les termes de ladite entente-cadre. En 30.02, appuyé par Madame Rousseau-Bélanger, déléguer au conseil municipal la conception, la coordination, la gestion et et la réalisation des travaux relatifs au projet de restauration et de création de milieux humides et hydriques dans le boisé du parc Marcel-Lorrain de l'arrondissement de Saint-Laurent, et ce, le temps nécessaire pour compléter le projet conformément à l'article 48 de la Loi sur l'exercice de certaines compétences municipales dans certaines agglomérations. En 30.03, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser la signature de la lettre de non-objection en réponse à l'avis de Travaux ferroviaires en vertu de l'article 8 parenthèse 1 de la Loi sur la sécurité ferroviaire, reconstruction du pont-tunnel situé sous les voies ferroviaires du Canadian Pacific Kansas City passant au-dessus du nouveau réseau express métropolitain à Montréal entre la rue Jean-Talon Ouest et la rue Wilderton dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. En 30.04, appuyé par monsieur Pinard, autoriser le report au 1er novembre 2026 au 31 mars 2027 selon la catégorie ou la valeur de l'immeuble, l'échéance accordée à l'évaluateur pour répondre aux demandes demandes de révision déposées à l'encontre des rôles triennaux 2026-2027-2028. En 30.06, appuyé par Monsieur Pinard, approuver le règlement hors cours au montant de 1 million en capital, intérêts, indemnités additionnelles et frais de recours intenté par Rosemary Lafrenière contre la Ville en expropriation déguisée relativement à 3 lots vacants portant les numéros 1456704, 1456705 et 1456725 qui du Québec, propriété de la Ville désormais, et dont le litige avait été circonscrit à l'établissement de la valeur marchande de ces terrains, et autoriser l'établissement de la date de prise de possession au 28 octobre 2022, strictement aux fins d'ajustement des taxes foncières.

Chantal Rossi ◌7:59:49

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle7:59:51

Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, de 30.07 à 30.11. En 30.07, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, approuver les projets de convention d'aide financière entre la Ville de Montréal et Château- chacune des villes liées dans le cadre du volet 2 du programme Accélérer la transition climatique locale. En 30.08, appuyé par madame Brown, transmettre au ministère, au ministre des Affaires municipales et aux organismes partenaires l'intention de réviser le schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal. En 30.09, appuyé par monsieur De Sousa, approuver à toutes fins de droit le retrait du domaine public d'une partie du lot 1 243 310 du cadastre du Québec sur la circonscription foncière de Montréal d'une superficie maximale de 270 mètres carrés situé sur le boulevard, le boulevard Monk dans l'arrondissement du Sud-Ouest et approuver le versement d'une partie de ce lot au domaine privé de la Ville. En 30.10, appuyé par monsieur Corville, autoriser l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel–Parc-Extension à effectuer des travaux pour l'installation d'un monte-matériaux de type B au centre au galop situé au 7405 avenue Champagneur. Et en 30.11, appuyé par monsieur Pinard, approuver le programme d'activités 2026 des commissions permanentes du conseil d'agglomération.

Chantal Rossi ◌8:00:59

Aucune intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:01:02

En 30.12, appuyé par monsieur Pinard, adopter le mécanisme d'acceptation de dons visant à encadrer la réception de contributions financières privées destinées à soutenir sur le territoire de la Ville de Montréal des initiatives en logement, en hébergement et en cohabitation sociale pour les personnes en situation d'itinérance ou à risque de l'être.

Chantal Rossi ◌8:01:17

Madame Martine Musau-Muele.

Martine Musau Muele ◌8:01:23

Madame la présidente, j'ai une série de questions, donc j'aimerais déjà d'entrée de jeu inviter l'administration à peut-être les noter, parce que si elles n'ont pas les réponses, je crois que ça serait préférable qu'elles soient soumises par écrit au prochain conseil pour éviter de nous dire que, encore une fois, on construit l'avion en plein vol. Alors, pour le 30.12, Juste à titre informatif pour ceux qui n'ont pas lu le dossier, il s'agit d'une demande ici de l'administration à l'ensemble des membres du conseil pour l'adoption d'un modèle qui nous permettrait d'accepter des dons, des dons pour des initiatives qui visent à soutenir les enjeux vécus par les personnes en situation d'itinérance. Donc on parle ici d'un levier qui se veut un levier d'intervention qui permettra de soutenir des initiatives qu'on veut structurer Alors, important ici de rappeler que ce n'est pas le bien-fondé des priorités qui est remis en question, loin de là. C'est plutôt la nécessité pour nous de nous rappeler que toute priorité, aussi importante soit-elle, ne veut pas dire que l'urgence d'agir nous exempte de la nécessité d'agir avec rigueur. Donc, un peu d'historique par rapport à la faible information qui nous est fournie ici dans le dossier. C'est sous deux impulsions politiques, je les qualifierais comme ça, qu'on nous présente le dossier. Donc premièrement, on vient de nous rappeler que lors d'une conférence de presse tenue le 19 février 2026, l'administration a énoncé son intention de se doter d'un mécanisme qui lui permettrait de recevoir des dons. Préalablement à ça, on indique au dossier qu'en août 2025, on nous rappelle que cette assemblée avait adopté une motion, ou plutôt une déclaration, je ne sais plus, par laquelle on nous rappelait que les personnes en situation d'itinérance sont des citoyens à part entière. Donc ces postures symboliques ou politiques sont intéressantes, mais ce qui nous ramène ici au conseil, en cette assemblée, c'est la nécessité de comprendre si des décisions administratives ont permis de vraiment solidifier ce qu'on nous demande d'adopter ici. Alors, ma première question, est-ce qu'il y a des notes administratives, un rapport d'analyse quelconque qui émane des nombreux groupes tactiques et comités qui sont pilotés par l'administration et qui nous permettrait de comprendre quelles recommandations formulées, je l'espère, par des experts ont permis d'accompagner l'administration dans cette réflexion. À mon avis, ces rapports, analyses ou quelconques notes informatives auraient été plus que pertinentes dans la présentation de ce GDD pour qu'on puisse s'assurer en tant qu'élu de comprendre sur quelle base qualitative et quantitative ce mécanisme a été sélectionné. J'ajoute par ailleurs une deuxième question. Alors, bien que les actes d'intervention qui sont identifiés Au dossier décisionnel, on nous présente 2 actes d'intervention. Ils sont pertinents parce qu'ils visent à répondre aux défis propres à l'itinérance. Ils ont l'avantage également d'être clairs, ces actes d'intervention-là. Mais ce qui n'est pas clair, ce sont les balises qui les accompagnent. Alors, je vous réfère par exemple, juste pour vous donner une illustration du type de questions que ça soulève, ce manque de clarté. À l'axe 2, que vous retrouverez à la page 3 sur 18e, on vient vous dire qu'on veut des projets qui favorisent la prévention, le soutien, la sortie de l'itinérance et la cohabitation sociale. À titre d'exemple, on vous mentionne des mesures de prévention afin d'éviter que les personnes ne se retrouvent en situation d'itinérance. On vient vous mentionner en deuxième lieu des mesures qui ressembleraient à la mise en place d'aménagements ou d'actions qui visent à stabiliser les conditions de vie en campement. Il y a d'autres exemples dans cet axe d'intervention, mais je vais prendre que ces deux premiers pour illustrer la question. Si on parle de mesures de prévention, on peut parler, bien entendu, de l'une des propositions qu'on a soumises et adoptées ici en conseil le mois dernier, les banques de loyers. Qui, à titre informatif, ont fait l'objet d'un article de la presse fort intéressant que je vous invite à lire, parce qu'à aucun moment dans cet article on n'associe la fragilité de la location à l'accessibilité à la propriété. Ici, la mesure de prévention, pardon, banque de loyers, je vais l'appeler comme ça, je me demande comment est-ce qu'elle se elle se compare à une deuxième mesure de stabilisation de conditions en campement. Donc, dans l'analyse que fera l'administration dans l'allocation des fonds, qu'est-ce qui nous permet aujourd'hui de comprendre comment est-ce que les besoins des arrondissements seront hiérarchisés, comment est-ce que l'évaluation sera déterminée pour l'allocation de ces fonds sur la base de la pertinence et de la priorité à donner à chacune de ces mesures. Parce que je peux vous dire, par exemple, que nous, à la VSP, c'est sûr qu'on privilégiera toujours des mesures qui vont éviter à quelqu'un de se retrouver à la rue, parce que la pente à remonter une fois qu'on est déjà à la rue, elle est non seulement particulièrement difficile, mais les conditions de vie en campement sont carrément parfois inhumaines. Une autre question. On vient de nous dire au sommaire décisionnel que la Ville se réserve la possibilité de refuser certaines contributions. Donc, si la Ville peut refuser des dons, mais qu'elle ne nous énonce pas dans ce qu'elle nous présente ici en nous demandant d'adopter le tout, elle nous présente pas les éléments qui peuvent constituer des motifs de refus, on peut se demander sur quelle base Est-ce que des dons seraient refusés? On devine que ces justificatifs, parmi tant d'autres, pourraient porter sur des valeurs. D'ailleurs, on vient de dire que ces dons doivent être cohérents avec les valeurs de la Ville. Mais quelles sont ces valeurs, en fait? Est-ce qu'on peut clairement nous énoncer quelles valeurs seront explicitement énoncées aux donateurs? Et là-dessus, bien entendu, l'administration pourrait nous dire que, ben, ces valeurs, elles sont évidentes. On parle de valeurs d'intégrité, de transparence, On retrouve même ces mots ici, des valeurs d'absence de conflits d'intérêts ou peut-être même d'apparence d'absence de conflits d'intérêts. On n'a pas le mot apparence, mais je le soulève. Bien que ces valeurs, on pourrait les deviner, moi, je me permets quand même de lever ici un drapeau rouge, de sonner l'alarme, parce que l'histoire nous démontre qu'en l'absence de dispositifs de contrôle et de reddition de comptes éprouvés, toute organisation publique se met dans la mire de ceux qui trouvent toujours des moyens inventifs pour gangréner nos systèmes par l'abus de confiance. Alors, quelles sont ces mesures de contrôle, quelles sont ces mesures de reddition de comptes qui vont assurer l'intégrité de ce fonds par lequel la Ville de Montréal se dit disposée à recevoir des dons privés? En l'absence de ces informations très importantes par rapport à ce que nous présente ici l'administration, mais malheureusement, il y a un réel frein en notre capacité ici, en tant qu'opposition, à faire la veille dont on a la responsabilité de faire, faire une veille rigoureuse sur les fonds publics qui seront ainsi amassés, sur la provenance de ces dons, sur les allocations, la répartition équitable de ces dons à travers les arrondissements, Alors, je vous amène pour terminer sur les aspects financiers de la question, encore une fois ici très, très maigre au sommaire décisionnel. On se demande par moments en fait qu'est-ce qu'on nous demande d'adopter ici. Je demanderais ceci à l'administration. On nous indique que l'affectation des crédits des dons, je vous le lis en fait, l'affectation des crédits pour provenant des donations seront au compte dédié et seront autorisées par résolution du comité exécutif. Est-ce qu'on peut nous clarifier quel est ce compte dédié, s'il vous plaît? Ça facilitera le travail de suivi. On nous indique également que les sommes reçues seront intégrées aux budgets existants, au pluriel. Alors, est-ce que l'administration peut prendre l'engagement que ces sommes soient clairement identifiées documents budgétaires, de sorte à ce que l'information ventilée réponde aux plus hauts standards de transparence? Puis, accessoirement à cette question-là, est-ce que l'administration peut également clarifier ultimement les mécanismes qui nous assureront ici qu'on va répondre aux attentes de la population montréalaise, qu'on dessert sur cette question urgente, mais qui doit être traitée avec la plus grande sobriété et rigueur. Voilà pour mes questions.

Julien Hénault-Ratelle8:10:38

Merci.

Chantal Rossi ◌8:10:40

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌8:10:42

En droit de réplique, madame la présidente. Vous savez, des fois, j'apprécie les questions. On voit que la conseillère de Villeray a lu le document, mais c'est les types de questions qui viennent mettre des doutes sur ou viennent donner des intentions, puis on semble oublier dans cette Chambre que nous, on s'appuie sur le travail des professionnels de la Ville de Montréal. Alors, ce que vous voyez ici aujourd'hui, c'est le fruit des conversations qu'on a eues avec nombre d'acteurs en itinérance. Au premier chef, notre collègue Langevin ici, qui est connectés partout, naturellement, les membres du JT aussi, mais la structure même, les textes mêmes ont été validés par le service des affaires juridiques. C'est comme si on mettait en doute, on veut attaquer le parti au pouvoir et on met en doute la probité des employés municipaux. J'ai beaucoup de difficultés avec ça. Je trouve que ça vient même alimenter le cynisme, madame la présidente, alimenter cette espèce de soupçon qu'on a envers les élus que, oh my God, on s'est créé une patente puis là on va cacher les affaires. Petite nouvelle pour vous autres, la vérificatrice générale passe les états financiers de la Ville, on a des vérificateurs externes qui passent les états financiers de la Ville. Honnêtement, alors vous avez 5 points si j'ai bien noté, madame Musseau, Madame la conseillère Vénéré, pardon. Donc, note administrative, rapport, quelles recommandations ont permis d'accompagner les élus, parce que oui, ça nous prend beaucoup de notes pour constater qu'on a besoin d'aide en itinérance. On a besoin de rapports d'experts. Vous pouvez, si vous le voulez, ce soir prendre votre voiture, passer sur la rue Notre-Dame, et si vous êtes en direction ouest, vous regardez à gauche, en direction ouest, vous regardez à droite, et vous allez constater qu'on a une crise d'itinérance à Montréal. Et qu'on est face à un vide de leadership depuis 8 ans environ. Ah, que j'entends de l'autre côté, écoutez, extraordinaire. Donc on a une crise d'itinérance, on n'a pas besoin de faire 12 000 rapports, on a besoin d'assumer une responsabilité pour s'occuper des citoyens. Je ne vais pas me faire dire, moi, qu'on doit juger, puis qu'il y a des postures morales de l'autre côté qui disent qu'eux, ils savent c'est quoi la dignité des individus. Mesures, alors que pendant qu'ils étaient au pouvoir, on n'a pas vu des mesures qui ont fait en sorte de ne pas avoir de friches. D'ailleurs, on a un jugement sur la friche Snowdon. On avait essayé de faire quelque chose qui n'a pas été accepté par les tribunaux, et là maintenant, on vit avec une situation. Nous, on a une stratégie pour s'attaquer à ça qui s'appelle le protocole d'écampement. Au lieu de blâmer tout le monde, on essaie de s'en occuper. Donc, notre administratif rapport quelles recommandations ont permis d'accompagner les élus. On a regardé à travers le filtre de voiture sur la rue Notre-Dame. Sérieusement là, on parle à tout le monde, on a l'ensemble des acteurs, on a le CIUSSS, les CIUSSS, on a le ministre, les ministres, on a les experts de la Ville de Montréal, les experts de l'itinérance. On sait qu'on a besoin de plus d'argent, on sait surtout que La solution à l'itinérance actuellement, c'est une accumulation, une addition de solutions, et la Ville veut contribuer, c'est ce qu'on fait. Deuxième axe d'intervention, balises pas claires, prévention, conditions, banque de loyers, pertinence, prévisibilité, stabilisation, situation campement, si j'ai bien compris. Banque de loyers, vous l'avez mentionné, l'article dans la presse ce matin, super intéressant. Donc ça, ça s'appelle travailler en amont de l'itinérance. Ce qu'on veut bien faire. On a noté que c'est ce que vous vouliez faire à Villeray également, donc on a pris bonne note de votre question. Les axes d'intervention sont sur l'ensemble du continuum. On a, avec Langevin encore, travaillé sur ce qu'on appelle l'approche montréalaise en itinérance, qui veut dire donc fermer le robinet au début, s'assurer d'avoir les services et de pouvoir avoir une sortie d'itinérance, et sinon avoir l'ensemble des services, que ce soit les problèmes Premièrement, l'itinérance, donc un toit. Deuxièmement, ça peut être une question de santé mentale des fois, ça peut être également des questions de dépendance. Donc, on intervient sur l'ensemble. Et savez-vous quoi, avec la cellule de crise, on a réussi dans les dernières semaines à débloquer une série de PSL. On a réussi également à débloquer des— à faire en sorte qu'il y ait un mouvement, c'est-à-dire que les gens passent des refuges à des logements de transition, de logements de transition à des logements sociaux. On a réussi ça. Et on a réussi surtout à faire en sorte que les acteurs se parlent. On l'a fait et dans le respect de toutes les règles. On a aussi, vous avez également posé une troisième question, vous réservez que la Ville se réserve le droit de refuser les dons, les dons cohérents avec les valeurs de la Ville. Alors donc, là-dessus, on vous reviendra par écrit. Il me semble que c'est assez évident. Quatrième, manque de reddition de comptes réels, freins, provenance des dons. Alors là, on vient insinuer encore une fois, on vient mettre un doute sur la provenance des dons. Je ne comprends pas exactement quel est l'objet de la question. Voir comme si on allait accepter des dons ou des contributions et ne pas dire qu'on allait accepter des dons ou des contributions, ça s'appelle un fonds d'appariement. Savez-vous ce que c'est l'appariement? Ça veut dire qu'on va matcher les dollars jusqu'à 10 millions. Donc, si on matche les dollars, on va sortir l'argent, on va avoir un GDD qui dit qu'est-ce qu'on va faire avec l'argent, puis on va dire voici l'argent qu'on matche et voici la contribution qu'on a décidé de matcher. Ça s'appelle la reddition de comptes en plein comité exécutif. Je sais pas si c'est assez, peut-être que c'est pas assez, comité exécutif comme instance, je sais pas. Peut-être que comité exécutif Ensuite, l'affectation des crédits dédiés ou des fonds dédiés. Alors, c'est un fonds dédié, naturellement, si on fait logement des portes, on va le dire, si ça vient plus dans les services, on va le dire, il n'y a pas de doute là-dessus. Vous nous demandez dans les budgets existants est-ce que les sommes vont être clairement identifiées pour ultimement clarifier ce qu'on va faire avec l'argent. C'est ma réponse. Il y aura une réduction de ton, les états financiers seront clairs, le budget de la Ville sera clair, vous aurez l'ensemble des informations dont vous aurez besoin. Fait que là, madame la conseillère de Villeray, vous avez 5 points si j'ai pris les bonnes notes. Je Je m'assurais parce que j'avais peur de me faire chicaner au cas où, et je vous ai promis une réponse par écrit sur le troisième point. Pour les 5 autres points, les 4 autres points, j'avais été répondu. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌8:17:49

Merci.

Martine Musau Muele ◌8:17:58

J'ai une question. Madame la présidente, malgré la posture condescendante de mon homologue, Je ne suis pas confondue par sa tentative de nous éloigner du cœur des questions. Alors, j'ai compris qu'il a l'intention de revenir sur une seule des questions, mais il nous fait ici mention d'un fonds d'appariement qui n'apparaît nulle part dans le chapitre.

Chantal Rossi ◌8:18:21

Il y a eu un droit de réplique en début de question.

Martine Musau Muele ◌8:18:22

Non, non, mais c'est en lien avec un élément très important. On nous parle d'un fonds d'appariement.

Chantal Rossi ◌8:18:27

Il y a eu un droit de réplique.

Martine Musau Muele ◌8:18:28

Alors, est-ce qu'il peut nous revenir par écrit sur cette notion de fonds d'appariement qui n'apparaît pas dans le GDD. Merci.

Chantal Rossi ◌8:18:37

Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌8:18:43

Moi, je suis nouveau, je croyais avoir dit droit de réplique, donc c'était mon droit de réplique, madame la présidente. Merci.

Chantal Rossi ◌8:18:50

Il y a effectivement eu droit de réplique. Monsieur Léard.

Julien Hénault-Ratelle8:18:56

Oui, donc le point est adopté, madame la présidente?

Chantal Rossi ◌8:18:58

Le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle8:18:59

Merci. Ça nous amène à la rubrique 42, adoption de règlements. J'ai regroupé pour fin d'étude appuyées par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, 4201 et 4202. En 4201, appuyée par madame Bronde, adoption du règlement autorisant un emprunt de 12 millions afin de financer les travaux de construction de conduites principales du réseau d'aqueduc dans le secteur Namur-de-la-Savane. Et en 4202, appuyée par madame Bronde, adoption d'un règlement modifiant le règlement sur les subventions relatives à l'acquisition d'immeubles par des entreprises d'économie sociale et à la construction et la rénovation de bâtiments affectés à des activités économiques à finalité sociale.

Chantal Rossi ◌8:19:31

Points sont adoptés. Bonne intervention.

Julien Hénault-Ratelle8:19:32

Merci. À la rubrique 45, appuyé par monsieur Salem, 45.01, approuver le règlement R-222 de la Société de transport de Montréal autorisant un emprunt de 11 159 588 pour financer le programme MR-73 et CT analyse besoin de remplacement MR-73 et projet infrastructure. Approuver la modification du livre programme des immobilisations 26 Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌8:19:58

Merci beaucoup, madame la présidente. On sera deux sur ce sujet, donc je vais juste faire une petite introduction et ma collègue Doyon va compléter. Monsieur Deschamps, vous avez souvent, vous êtes souvent plaint des délais pour la complétion de la bibliothèque L'Octogone. J'ai un cas encore mieux ici aujourd'hui. On demande aujourd'hui un règlement d'emprunt de la STM pour remplacer les MR-73. Les MR-73, ça c'est les voitures de métro qui ont été conçues et commandées en 1973 pour les extensions des Jeux olympiques. On avait aussi les 63, on les a complètement enlevées. Il reste les 73 qui roulent essentiellement sur la ligne verte et sur la ligne jaune et sur la ligne bleue aussi. On Et sinon, on a les Azur. Mais on le sait, on a connu, moi j'ai connu ici la saga des MR-73, à quel point la STM pendant des années demandait, demandait, demandait au gouvernement de les remplacer. On se rappelle tous la saga interminable pour commander les métros. Et finalement, on les a eus avec des lois spéciales, etc. Puis je pense que tout le monde aime les Azur, ils sont très fiables, encore plus fiables même que ce qui avait été estimé au point de départ. Mais suivant cette saga qui nous avait fait perdre énormément, énormément de temps et qui avait aussi occasionné énormément de pannes dans le métro à cause des vieux MR-63 qui avaient dépassé leur espérance de vie, j'avais déposé ici en cette chambre une motion. En fait, pour la petite histoire, j'ai été élu en novembre 2013. Et au conseil de décembre 2013, j'ai déposé cette motion qui était motion pour demander au gouvernement du Québec de lancer dès 2014 le processus de remplacement des 423 voitures de métro de type MR-73. Et je disais à l'époque, là, il est temps de les lancer parce que sinon on va ramasser dans le même vieux film qu'on s'est ramassé avec les MR-63. Et ça, c'était en en 2013. Et là aujourd'hui, puis je dis pas que c'est de la faute de la Ville, je dis pas non plus que c'est de la faute de la STM, on sait essentiellement c'est à qui la faute, on sait que c'est le gouvernement du Québec qui n'autorise pas les fonds, etc. Mais tout ça pour dire que là on arrive aujourd'hui en 2026 avec un petit budget, un premier budget pour lancer le début de quelque chose, c'est comme d'amorcer un bureau de travail. Donc, ce qui fait que de façon à peu près inévitable, on va se ramasser avec les mêmes problèmes de sous-performance avec les MR-113 que la STM essaie tant bien que mal d'étirer, de prolonger la durée de vie. On est encore dans un xième chantier de rénové. D'ailleurs, vous remarquez, ça se peut, il y a des nouveaux wagons, ils ont changé l'éclairage, c'est plus clair. Donc, oui. Voilà, vous pourrez remarquer ça, mais on arrive encore et toujours avec cette problématique. On n'a pas pris les bonnes décisions, le gouvernement du Québec n'a pas pris les bonnes décisions au moment où il devait les prendre et c'est les Montréalais qui vont en payer le prix. Donc voilà, écoutez, je voulais juste faire ce bref retour historique pour dire que des fois on voit les choses venir, on adopte des motions et malgré tout, ben ça donne rien parce que gouvernement fait à sa tête et on se ramasse malheureusement dans le même mauvais film. Alors sur ce, je laisse la parole à ma collègue.

Chantal Rossi ◌8:23:29

Merci, madame Sarah Doyon.

Sarah V. Doyon ◌8:23:33

Merci, madame la présidente. Donc effectivement, mon collègue l'a bien annoncé, je vais vous parler moi aussi de mon soulagement de voir qu'enfin le projet des remplacements des MR-73 du métro de Montréal avance. Donc en 2036, nos voitures MR-73 auront 60 ans. Soit 20 ans de plus que leur durée de vie utile théorique. Certaines composantes du système de contrôle de train, notamment, seront obsolètes d'ici 2036 et ne seront plus supportées par le fabricant. 60 ans quand même, à cet âge-là, elles auraient mérité de prendre leur retraite. Les pauvres, elles ont quand même manqué leur coup pour Liberté 55 alors qu'elles sont de la génération de cette excellente publicité. Sans surprise donc, à cet âge vénérable, nos voitures MR-73 ont beaucoup moins fiables que les voitures Azur, 11 fois moins fiables que les voitures Azur si on se fie aux chiffres de 2026, et on ne peut pas s'attendre à ce que ça aille en s'améliorant. Malheureusement, notre semestre décisionnel mentionne que des projets de cette envergure-là prennent généralement 15 années à se réaliser. On estime donc pouvoir avoir les premières voitures, si tout va bien, en 2040, 4 ans après la fin de vie utile des MR-73 déjà prolongées, voitures qui sont beaucoup moins fiables. Je sais qu'effectivement, on dépend pour ce genre de projet beaucoup des paliers supérieurs de gouvernement. C'est notamment ce qui explique pourquoi ça a été si long avant d'aller de l'avant avec cette première étape pour le remplacement des voitures MR-73. Mais je me permets de nous inviter collectivement, et même chose pour les paliers supérieurs de gouvernement, à tout faire pour trouver des moyens pour raccourcir ces délais. Tout près de nous, on peut s'inspirer de l'exemple de Toronto notamment, qui remplace aussi ses trains et qui a réussi à mettre en place des moyens pour que ça aille plus vite que ce fameux 15 ans. Chose certaine, peu importe l'exemple qu'on choisira, il faut trouver des façons d'accélérer les processus. Si on peut se permettre d'accélérer la réalisation de nouveaux projets comme le REM ou comme le TGV, on ne peut pas se permettre que les projets de modernisation de nos infrastructures existantes comme le métro de Montréal, qui est l'infrastructure la plus importante au Canada en transport, dois-je le rappeler, soit, elle, condamnée à des processus longs et peu agiles. Le remplacement des MR-73 est particulièrement urgent. On devrait viser au plus tard 2036 et non pas au plus tôt 2040. D'autant plus que la mise en service du prolongement de la ligne bleue aura un impact démesuré sur la qualité du service sur la ligne verte du métro de Montréal, étant donné que les voitures Azur qui circulent actuellement sur la ligne verte seront transférées sur la ligne bleue. On le sait, nos trains MR-73 sont moins fiables, ils sont moins capacitaires aussi. Donc, on va se retrouver avec une ligne verte qui est hautement moins efficace que les autres lignes du métro. D'est en ouest de la ville, les usagers de la ligne verte vont avoir un service qui est moins confortable, moins fiable, moins fréquents que les autres usagers du métro. On sait en plus que dans l'Est, les options de transport structurantes sont largement limitées. Tout le monde s'entend pour dire qu'il faut mieux. Et là, ce qu'on voit en ce moment, c'est qu'on risque de se retrouver avec un moins bon service, minimalement moins fiable, des métros souvent en panne, moins de fréquence. C'est notamment écrit que la STM sera dans l'impossibilité d'ajouter plus de fréquences avant l'arrivée des nouvelles voitures de la nouvelle flotte. Donc, si jamais le projet structurant de l'Est va de l'avant et se réalise, on va avoir en plus une augmentation considérable de l'achalandage sur la ligne verte et ça va donc avoir un impact sur la qualité du service pour les usagers et usagères de la ligne verte. Donc, aujourd'hui, évidemment, on confirme la première phase d'analyse pour définir le besoin. C'est très bien, mais avec l'entente récente sur le financement des infrastructures de transport collectif entre les gouvernements du Québec et du Canada, on a là une belle opportunité pour s'assurer des phases subséquentes nécessaires à la modernisation de la ligne verte du métro. J'invite donc l'administration à faire preuve de leadership pour aller chercher le plus de financement possible pour, oui, remplacer les MR-73 et le contrôle de train, mais aussi pour moderniser notre métro, donc ajouter des portes palières et surtout recommencer à rendre accessibles universellement des stations de métro. Parce que l'acquisition de nos nouveaux trains vont intégrer les meilleures pratiques en accessibilité universelle. C'est très bien, mais c'est encore mieux s'il y a de plus en plus de stations de métro qui sont elles aussi accessibles universellement. Donc, j'espère que l'administration saisira cette occasion d'aller chercher le plus de financement, oui, pour la modernisation de notre métro, et aller plus loin pour l'accessibilité universelle aussi de nos stations. Je vous remercie.

Chantal Rossi ◌8:28:05

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌8:28:10

Merci Madame la Présidente. Moi je donne mon droit de réplique sur le point 80.45 je pense.

Chantal Rossi ◌8:28:18

45.01. 45.01.

Aref Salem ◌8:28:20

45.01. Madame la Présidente, je trouve pas ça drôle que mon collègue il parle du de de l'état du métro actuellement, puis après 8 ans de Projet Montréal où on n'a pas vu vraiment, même si on a été élu pour, comme dans le temps, comme mairesse de la mobilité, malheureusement on n'a pas vu les actions nécessaires qui étaient prises pour avancer avec des dossiers comme ce dossier-là. Je suis extrêmement fier aujourd'hui de présenter ce règlement d'emprunt Parce que c'est un flux de travail qui a été fait en tant que partenaire avec le gouvernement du Québec pour aller chercher ce montant d'argent et mettre en place un bureau de projet. 8 ans de Projet Montréal, on aurait pu avancer avec un tel montant, 11 millions, on s'entend, c'est pas énorme comme montant, mais on a au moins mis les assises pour préparer le terrain et arriver avec un projet d'ici 2036. Un projet comme celui-là, oui, ça prend beaucoup d'années, ça prend à peu près une douzaine d'années. Donc, on est aujourd'hui encore dans l'intervalle et nous sommes en train de travailler aussi avec le gouvernement du Québec pour essayer de sauter 2 années d'études si on décide, comme on a fait à Toronto, d'aller de l'avant avec une compagnie, avec Alstom ici. Si on veut du contenu canadien, si on veut vraiment créer de l'emploi au Québec, bien, on a déjà l'entreprise qui existe ici. Ils ont déjà fait les trains Azur, on peut continuer à faire le travail avec eux. On est en train de créer de la richesse chez nous ici à travers le Québec. Donc oui, il y a beaucoup d'opportunités et nous sommes en train de travailler avec le gouvernement du Québec pour avancer avec ce dossier d'une façon, en tant que partenaires. C'est un premier jalon, le travail a déjà commencé et nous allons continuer ce travail pour essayer d'arriver à avoir les trains, les métros d'Azur le plus rapidement possible. Pour la question des portes palières, je vais pas répéter ce que je— enfin, je vais répéter ce que j'ai dit tantôt. Oui, il y a eu 800 millions de dollars qui ont été destinés justement pour ce dossier-là. Malheureusement, dans le temps, la mairesse Plante, elle a décidé de donner les 800 millions de dollars pour le tramway de Québec, puis jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas eu un— elle n'a pas eu des conditions gagnantes dans ce dans ce transfert d'argent. Elle a décidé de donner ce 800 millions qui était destiné pour le métro de Montréal, elle l'a donné juste pour développer le tramway à Québec. Malheureusement, on n'a pas cet argent aujourd'hui pour faire ce que vous êtes en train de demander. Nous allons frapper à la porte du gouvernement de nouveau pour redemander ce montant d'argent, pour redemander de créer un bureau de projet pour faire les portes palières, pour redemander aussi de faire de un bureau de projet pour l'accessibilité universelle. Donc il y a tout un travail à refaire aujourd'hui. Je vous confirme que dès la première journée, j'ai pas chômé, j'ai travaillé extrêmement fort et je vais continuer de travailler extrêmement fort pour s'assurer que l'argent qui est dû à Montréal va venir à Montréal pour nos transports en commun, comme c'est le cas qui a été fait aussi pour les infrastructures à travers l'entente de 10 milliards de dollars. Je sais que j'ai déjà, je vous ai dit, j'ai été à Ottawa rencontrer le bureau du premier ministre, les ministres de transport, les 3 ministres du gouvernement, plusieurs députés, justement pour les sensibiliser au fait que la STM a besoin de cet argent et il faut faire en sorte qu'on peut avoir cet argent à Montréal. Et j'ai des rencontres avec le ministre du transport qui s'en viennent très rapidement et justement on va aller de l'avant pour trouver des façons d'amener l'argent à Montréal. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌8:32:16

Alors, le point 45.01 est adopté. Monsieur Lédaire.

Julien Hénault-Ratelle8:32:20

Merci, à la brique 50.50.01, appuyé par monsieur Pinard, approuver la nouvelle convention collective entre la Ville de Montréal et le Syndicat des brigadiers couvrant la période du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030.

Chantal Rossi ◌8:32:32

Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle8:32:35

À la rubrique 51, en 51.01, appuyé par madame Moreau, de renouveler les mandats de Julie Marino, Roxane Saillie et Maryline Clément à titre de membre du conseil d'administration du Conseil des arts de Montréal pour leur deuxième mandat respectif d'une durée de 3 ans.

Chantal Rossi ◌8:32:49

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:32:51

En 51.02, appuyé par la mairesse, madame Soraya Martinez Ferrada, nommer Alexandre Devaux-Guizani à titre de membre de la commission sur le transport et les travaux publics, et Mercedes Plante à titre de membre de la commission sur le développement économique et urbain et l'habitation.

Chantal Rossi ◌8:33:05

Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle8:33:07

Merci. Ça nous ramène au conseil municipal, donc à la rubrique 20.01. À vrai dire, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.01 à 20.05, appuyé par mon collègue monsieur De Vaux-Guizani. En 20.01, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser une dépense additionnelle de 66 758,51, taxes incluses, pour les services professionnels de réalisation des plans et devis et de l'assistance technique du projet de construction du pont Guy Lafleur dans le cadre du contrat accordé au regroupement des firmes constitué de SNC-Lavalin et Provencher Roy Plus Associés architectes, majorant ainsi le montant total du contrat à 4 118 154,43 taxes incluses. En 20.02, appuyé par madame Brown, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue d'Hydro-Québec pour une période de 10 ans à compter du 1er janvier 2026 une partie du lot 1 000 000 154856 du cadastre du Québec, d'une superficie approximative de 366 mètres carrés, dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, à des fins de piste cyclable, pour un loyer total de 46 896, taxes incluses. En 20.03, appuyé par monsieur Miranda, accorder un contrat à Distribution Maranda pour la fourniture et l'installation de grues télescopiques avec bennes basculantes sur les châssis de camions fournis par la Ville, pour une dépense totale de 1 000 000 463 946,80, taxes incluses. En 20.04, appuyé par madame Braun, accorder un contrat à Solotech pour la fourniture et l'installation d'équipements scénographiques afin de compléter les travaux d'aménagement de l'espace du Cœur Nomade situé au 3170 boulevard Henri-Bourassa Est dans l'arrondissement de Montréal-Nord pour une dépense totale de 1 078 699,30 $. En 20.05, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Construction NRC pour les travaux d'aménagement de flux de circulation et d'axe de mobilité civile et électrique à l'intersection des boulevards Alfred Nobel et Imus dans l'arrondissement de Saint-Laurent pour une dépense totale de 1 092 852,55 taxes incluses.

Chantal Rossi ◌8:34:55

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:34:57

J'ai regroupé pour fin d'étude de 20.06 à 20.10. Enfin, 20.06, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Les Innovations CR34TE pour la fourniture, l'installation et la mise en œuvre technique des équipements pour l'événement Jardin de lumière au Jardin botanique pour une dépense totale de 153 117,96 taxes incluses. En 20.07, appuyé par monsieur DeSousa, accorder 2 contrats à des services EXP et à IGF Axiom pour les services professionnels d'ingénierie pour la réalisation de programmes annuels d'investigation des structures routières et connexes de la Ville pour les lots 1 et 2 pour une période de 48 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois pour une dépense totale de 2 245 722,68, taxes incluses. En 20.108, appuyé par monsieur Théodoresco, accorder un contrat de gré à gré à ESSI Canada pour les services d'utilisation et d'entretien de la solution de gestion de files d'attente et de prise de rendez-vous en ligne pour tous les points de service des bureaux axés Montréal, des bureaux de permis et des points de service de la cour municipale pour la période du 19 août 2026 au 18 août 2030 pour une dépense totale de 440 703,52$. En 20.09, appuyé par madame Brown, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue au Conseil national de recherche du Canada pour une période de 2 ans à compter du 1er août 2026 des locaux situés au 7140 rue Albert Einstein dans l'arrondissement de Saint-Laurent d'une superficie totale de 87,32 mètres carrés à des fins d'espace de bureau pour un loyer total de 119 040 excluant les taxes. Et en 20.10, appuyé par madame Brown, approuver la prolongation du bail par lequel la Ville loue à l'Université Université du Québec pour une période additionnelle de 5 ans à compter du 1er juin 2026 une partie du lot 2942092 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, sur l'avenue Henri-Julien dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, d'une superficie de 1368 mètres carrés, à des fins de stationnement de véhicules pour un loyer total de 407 663,69$ excluant les taxes.

Chantal Rossi ◌8:36:48

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:36:50

J'ai regroupé pour fin d'étude appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani En 20.12, appuyé par madame Gagnon, approuver le projet d'entente avec la ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs concernant l'autorisation à la Ville de réinvestir le montant de la subvention versée dans le cadre de l'entente signée le 21 mars 2017 avec la Mais Ville de Montréal. non engagée pour les travaux de réhabilitation de terrains contaminés situés sur son territoire. En 20.13, conclure une entente-cadre avec CGE Environnement pour les travaux de réparation de conduites d'égouts de la Ville d'une durée de 2 ans pour une dépense totale de 695 074,07 $, taxes incluses. En 20.14, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, conclure une entente-cadre avec la firme Plastibac pour la fourniture et la distribution d'outils collecte des ordures ménagères pour 2026 et 2027 pour un montant estimé des ententes de 2 458 268,3 taxes incluses. En 20.15, appliqué par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec la firme Orange Trafic pour la fourniture d'unités de contrôle et de cabinets de flux de circulation pour le lot 1 d'une durée de 24 mois incluant une option de prolongation de 12 mois, montant estimé des ententes de 2 242 011,12 taxes incluses.

Chantal Rossi ◌8:38:08

Il n'y a pas d'intervention.

Julien Hénault-Ratelle8:38:09

Les points J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, de 20.16 jusqu'à 20.20. En 20.16, appuyé par madame Ronde, autoriser la cession de 4 contrats de services professionnels intervenus avec Affleck de Larivière en faveur du studio Affleck de Larivière afin d'assurer la continuité des services selon les mêmes conditions des différents contrats et approuver le projet de convention de cession de contrats à cet effet. En 20.17, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 141 638,36 taxes incluses pour les services de gestion et de contrôle parasitaire dans les collections vivantes des musées d'Espace pour la vie dans le cadre du contrat accordé à Bois Vert Gestion Parasitaire, majorant ainsi le montant total du contrat à 566 473,40 taxes incluses. En 20.18, appuyé par monsieur De Sousa, décréter l'acquisition par voie d'expropriation ou par tout autre moyen à des fins de rue de 5 parcelles de terrain situées sur la rue Jean-Talon Est aux intersections des boulevards Lacordaire et Langevin. Dans l'arrondissement de Saint-Léonard et autoriser une dépense de 1 520 000 plus les taxes applicables le cas échéant pour ces acquisitions. En 20.19, appuyé par madame Brown, accorder un contrat à Construction Transit 2e G pour les travaux de réfection de la toiture et remplacement de la génératrice du musée Pointe-à-Callière situé au 350 Place-Royale dans l'arrondissement de Ville-Marie pour une dépense totale de 6 314 616, taxes incluses. En 20.20, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Construction Viatec pour les travaux de voirie dans les arrondissements de Ville-Marie, d'Outremont, de Lachine, de LaSalle et de Verdun pour une dépense totale de 5 548 240,44$.

Chantal Rossi ◌8:39:38

Monsieur Sylvain Ouellet.

Sylvain Ouellet ◌8:39:41

Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je reviens pour la deuxième et dernière fois en tant que président de la CEC et je veux également en profiter pour rattraper une erreur, en fait une omission dans les dossiers d'agglo à 80-20.51. Ça faisait partie des 5 points. En fait, évidemment, la CEC était en accord à l'unanimité, c'est juste que je l'avais pas mentionné. Il s'agissait des excavations à la fontaine, travaux de réhabilitation collecteur situé sous la rue Saint-Antoine. On utilisait la technique du tubage et on avait, les membres aussi avaient demandé d'ajouter un plan de gestion de la circulation, ce qui a été ajouté. Donc voilà, rectification faite. Sinon, sur les points en cours, 2 points, donc le 20.19 et 20.20, sont passer devant la commission. D'abord, 20.19, donc un contrat de 6,3 millions, une seule soumission reçue conforme. Donc c'est pour le remplacement, la réfection de la toiture et le remplacement de la génératrice du musée de Pointe-à-Callière, donc présenté par le SGPI. Donc la soumission parle de construction transit 2G inférieure de 9,36 à l'estimation interne. On a posé plusieurs questions, notamment de pourquoi combiner ces deux travaux-là. Faut savoir que la génératrice se situe dans un, dans le fond, sur le toit, et comme le toit arrivait en fin de vie et que la génératrice aussi, il y avait une synergie de remplacer les deux en même temps. Donc maintenant vous le savez, ça a été adopté à l'unanimité. Sinon, concernant le point 20.20, donc ça c'est un contrat d'une valeur de 5,5 millions de dollars concernant les programmes de PCP PRCPR, un écart favorable de 23%, et c'est Construction Viatec qui a obtenu le contrat. Ça a été présenté par le CIR, il y a pas vraiment eu de questions, on a juste demandé d'ajouter des pièces jointes au sommaire décisionnel concernant l'autorisation de l'AMP. Sinon, il y a eu un vote à l'unanimité. Voilà, c'est terminé, madame la présidente, pour la fameuse CEC.

Chantal Rossi ◌8:41:46

Alors merci, les points sont adoptés. Avant de poursuivre, il est 21 h 28, je voulais savoir s'il y avait eu entente entre les leaders, quelles sont les intentions.

Julien Hénault-Ratelle8:41:58

Je suis presque capable de vous finir ça en 2 minutes, madame la présidente, mais non, mais sans blague, je pense qu'on est capable de finir en prolongeant d'un maximum une heure, il reste pas énormément de dossiers.

Chantal Rossi ◌8:42:16

On peut se reparler à 10 h, voir si ça tient la route.

Julien Hénault-Ratelle8:42:19

On peut faire ça, on peut se reparler dans une demi-heure.

Céline-Audrey Beauregard ◌8:42:21

Merci.

Chantal Rossi ◌8:42:26

Allons-y, pas de temps à perdre.

Julien Hénault-Ratelle8:42:28

Donc, j'ai appuyé par mon collègue monsieur Devoix-Guizani, regroupé pour fin d'études de 20.21 jusqu'à 20.24. En 20.21, appuyé par madame Brown, approuvé la modification de bail par lequel la Ville loue à l'Agence de mobilité durable pour un terme de 8 mois rétroactivement au 1er mai 2026 un espace de bureau situé au 1500 rue des Carrières ainsi qu'une partie de terrain portant le numéro de lot 2537833 du Cadastre du Québec sur la conception foncière de Montréal dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie d'une superficie locative de 785,62 mètres carrés et 46 cases de stationnement pour un loyer total de 122 330 excluant les taxes. En 20.22, appuyé par madame Braun, approuvé la modification de bail par lequel la Ville loue à Laboratoire sur l'agriculture urbaine pour une période d'un an à compter du 1er novembre 2026 deux parties du terrain portant le numéro de lot 6 712 042 du Cadastre du Québec sur la circonscription foncière de Montréal, située au sud de la rue Louvain-Ouest et à l'ouest du boulevard Saint-Laurent dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, d'une superficie locative totale de 3 316 mètres carrés, à des fins de plantation de tournesols et d'installation d'une serre, et ce à titre gratuit. Le montant de la subvention immobilière est de 247 009 pour une période, pour la durée du bail. En 20.23, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à L'Archevêque et Rivet pour des travaux de construction de nouvelles serres à la pépinière municipale située à l'Assomption dans la région de Lanaudière pour une dépense totale de 1 313 760, taxes incluses. Et en 20.24, appuyé par madame Black, accorder un contrat à LML Paysagistes et pour le remplacement du revêtement en gazon synthétique du terrain de soccer intérieur du Stade de soccer de Montréal situé au 9235 avenue Papineau dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension pour une dépense totale de 1 175 929,52 $.

Chantal Rossi ◌8:44:10

Aucune intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:44:13

J'ai regroupé pour fin d'étude dans la rubrique 30 de 30.01 à 30.05 appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 30.01, appuyé par madame Gagnon, approuvé la prolongation des heures d'ouverture des commerces lors de la promotion commerciale de l'avenue Duluc jusqu'à 23 h du 1er juillet au 5 juillet 2026. En 30.02, appuyé par monsieur De Sousa, majorer le budget de fonctionnement 2026 du service de l'urbanisme et de la mobilité par l'entremise du passif environnemental au titre des sols contaminés d'un budget additionnel de 388 954,57$ au net afin de financer une étude de caractérisation environnementale et géotechnique prévue dans le cadre de la préparation des plans et devis du projet Parc d'entreprises de la Pointe-Saint-Charles-Bonaventure. En 30.03, appuyé par madame Bronde, majorer la dotation du budget de fonctionnement de l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie par l'entremise du passif environnemental au titre des sols contaminés d'un budget additionnel d'un montant de 97 389,99 net de ristourne pour les services professionnels reliés à l'élaboration des plans et devis des mesures de mitigation des gaz requises dans le cadre du projet de réaménagement et mise aux normes du centre Père-Marquette. En 30.04, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, retirer du domaine public rue Lelot, 1 184 897 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, pour le verser dans le domaine public comme parc local dans le cadre du projet d'aménagement du parc Campbell West. En 30.05, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accepter la délégation du conseil d'agglomération en vertu de l'article 48 de la Loi sur l'exercice de certaines compétences municipales dans certaines agglomérations, acceptée en vertu de l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec l'offre de services de l'arrondissement de Saint-Laurent de prendre en charge la conception, la coordination, la gestion et la réalisation des travaux relatifs au projet de restauration et de création de milieux humides et hydriques dans le boisé du parc Marcel-Lorrain de l'arrondissement de Saint-Laurent.

Chantal Rossi ◌8:45:54

Les points sont adoptés, il n'y a pas d'intervention.

Julien Hénault-Ratelle8:45:56

Merci. Je vais regrouper pour fin d'étude appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani de 30.06 à 30.10. En 30.06, appuyé par madame Moreau, accepter l'offre de services de l'arrondissement de Ville-Marie de prendre en charge la conception, et la réalisation de plusieurs travaux de maintien et de développement au quartier des Spectacles conformément à l'article 85.1 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. En 30.07, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser la réaffectation du solde de 5 millions du fonds de réserve pour projets innovants constitué en vertu de l'entente entre l'Agence de mobilité durable et la Ville pour la période 2020-2024 afin de l'intégrer dans le fonds de réserve pour fonctionnement prévu dans l'entente actuelle entre les deux parties, permettre l'utilisation du solde à compter de l'entrée en vigueur de cette nouvelle entente. En 30.08, appuyé par monsieur DeSousa, adopter une résolution pour la régularisation du statut de voie réservée sur l'axe Côte-Vertu-Sauvé dans l'arrondissement de Saint-Laurent et pour la modification de fonction apportée à la voie réservée sur le boulevard Maurice-Duplessis dans l'arrondissement de Montréal-Nord. En 30.09, appuyé par monsieur DeSousa, demander à Hydro-Québec de procéder à la conception des travaux d'enfouissement des réseaux câblés aériens longeant la rue Jean-Talon Est entre la 24e Avenue et la rue Buis. Dans l'arrondissement de Saint-Léonard. Et en 30.10, appuyé par madame Gagnon, autoriser des virements totalisant 337 000 à 2 arrondissements, approuver les projets de ces arrondissements dans le cadre du projet du programme de soutien aux arrondissements pour la revitalisation des secteurs commerciaux situés hors des territoires des sociétés de développement commercial.

Chantal Rossi ◌8:47:12

Madame Sarah Doyon.

Sarah V. Doyon ◌8:47:15

Merci, madame la présidente. J'aimerais intervenir sur le point 30.07. Donc, il est question de la réaffectation de 5 millions du fonds de réserve pour projets innovants de l'Agence de mobilité durable vers le fonds de réserve pour fonctionnement. On va tous convenir ici que 5 millions de dollars, c'est quand même pas des pinottes. Pourtant, on n'a quand même aucun détail, on connaît pas les paramètres d'usage du fonds de réserve de fonctionnement puisqu'on n'a pas l'entente. Des projets innovants s'en viennent à l'AMD, que ce soit les pôles de mobilité durable, la refonte du système de vignettes avec la lecture des plaques automatisée et j'en passe. Donc je me questionne en quoi la réaffectation de la réserve de 5 millions dans une réserve de fonctionnement va-t-elle contribuer à réaliser les projets innovants? Et est-ce qu'on pourra avoir aussi une reddition de comptes claire et transparente pour s'assurer qu'on vient vraiment soutenir des projets innovants? Donc l'ancien fonds forçait une présentation des dépenses et des projets en comité exécutif pour s'assurer de ce fameux caractère innovant. Donc est-ce qu'on pourra avoir minimalement une reddition de comptes avec le même niveau de transparence.

Claude Pinard ◌8:48:21

Merci.

Céline-Audrey Beauregard ◌8:48:22

Merci.

Chantal Rossi ◌8:48:24

Monsieur Alan DeSousa.

Julien Hénault-Ratelle8:48:26

Merci, madame la présidente. Un droit de réplique sur ce dossier-là. Le montant en question était le montant résiduel. Je pense que c'est effectivement, pour autant qu'il n'y avait pas eu des critères dans la dernière, dans la passée, mais d'autre part, c'est effectivement effectivement, cette fonds est réactivé. Il n'y a aucun enjeu de fournir une reddition de compte. Entre-temps, les montants en question sont transférés pour le AMD, puis pour autant qu'ils vont identifier des projets qui pourraient être considérés innovants, je pense qu'à ce moment-là, on va identifier par quels moyens on peut partager ça avec les membres du conseil municipal.

Chantal Rossi ◌8:49:04

Merci. Alors, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:49:11

Merci, madame la présidente. Écoutez, je vais sauter le 30.11 pour le moment, on va y revenir plus tard. Donc j'ai regroupé pour fin d'étude 30.12 jusqu'à 30.16, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 30.12, appuyé par monsieur De Sousa, accepter l'offre de services de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec, de prendre en charge la conception et la réalisation des travaux de réfection de chaussée sur le réseau artériel administratif de la Ville en vue de la tenue des championnats du monde Monde, route UCI 2026. En 30.13, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, majorer la dotation du service de l'urbanisme et de la mobilité par l'entremise du passif environnemental, du passif, ah oui, des sols contaminés d'un montant net de ristourne de 72 777,50 ainsi que la dotation du service de l'espace pour la vie des grands parcs et du Mont-Royal d'un montant net de ristourne de 28 302,36 afin de retenir les services professionnels requis pour la préparation et le suivi d'une demande d'autorisation ministérielle. Matériel et la préparation des plans et devis en lien avec les travaux d'assainissement réalisés dans le cadre de la création d'un habitat aquatique compensatoire au parc Arthur-Thérien dans l'arrondissement de Verdun. En 30.14, appuyé par monsieur Pinard, reporter les budgets d'immobilisation des arrondissements non utilisés en 2025, volet conseil municipal. En 30.15, appuyé par monsieur Salem, fermer et retirer du domaine public la partie du lot 2652264 du cadastre du Québec, c'est la construction foncière de Montréal, visées par les présentes. Et en 30.16, appuyé par madame Moreau, entériner toute décision prise par le conseil d'arrondissement de Verdun depuis l'identification de la maison Nivard de Saint-Dizier à l'annexe D de la charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec relevant de la compétence du conseil municipal, soit le 6 juin 2024. Accepter l'offre à venir de ce conseil d'arrondissement de prendre en charge la maison Nivard de Saint-Dizier conformément à l'article 85 de la charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec.

Céline-Audrey Beauregard ◌8:50:58

Oui, bonsoir. Oui, merci, madame la présidente. Donc, je souhaiterais intervenir sur le point 30.16 et le point 30.13. Donc, déjà, pour 30.16, vous me permettrez de passer un remerciement de la part de l'équipe de la culture de Verdun. Ce point-là va nous permettre d'assurer les investissements nécessaires pour la conservation de cette maison que je vous invite à aller visiter sur notre territoire, la maison du Vort de Saint-Dié. Pour ce qui est du 30.13, donc je suis contente de voir qu'un dossier du passif environnemental chemine positivement pour notre territoire. On apprécie tout l'espace pour la vie, mais aussi nous à Verdun, on a un territoire en berge, on a aussi des espaces qui sont soit contaminés ou sur du remblai qui nous demandent assez fréquemment de faire des demandes de passif environnemental. En plus, on voit ce soir qu'il y a plusieurs dossiers de ce genre à l'ordre du jour, notamment dans la même section, le 30.02 et le 30.03. En fait, madame la présidente, il y a un seul dossier qui semble ne pas cheminer, et ce depuis 2 mois. Il s'agit du passif environnemental pour la piste à rouleaux à l'Île-des-Sœurs, qui administrativement est complètement conforme. Il semble donc que c'est au niveau politique que ce dossier est reporté, pour des raisons qui me rendent perplexe. Je vous partage que lorsque les membres du conseil exécutif ont peut-être des questions, madame la présidente, ils peuvent toujours s'adresser à moi ou à la directrice d'arrondissement pour avoir des réponses rapides et efficaces. J'ai pour ma part tenté avec différentes personnes qui siègent au comité exécutif de savoir pourquoi le dossier ne cheminait pas et j'aimerais pouvoir informer les familles, les jeunes et toutes les personnes qui pratiquent ce sport du fait de quand est-ce qu'on va pouvoir adopter ce dossier. Dossier-là pour qu'ils puissent avoir des activités adaptées près de chez eux.

Chantal Rossi ◌8:52:46

Merci, madame Bourgogne. Andrée-Anne Moreau.

Andréanne Moreau8:52:51

Oui, merci, madame la présidente. Je remercie ma mairesse de Verdun pour la question. Notre administration, elle effectue le travail correctement. C'est un dossier très complexe que celui de la Pumptrack à l'Île-des-Sœurs, qui a soulevé de très nombreuses questions. On est en vérification sur plusieurs aspects. D'ailleurs, l'arrondissement attend toujours l'approbation du ministère de l'Environnement pour la poursuite de ce projet-là, et sans cet accord, le projet ne peut pas aller de l'avant. De plus, c'est un projet qui fait présentement l'objet d'une poursuite judiciaire intentée par un groupe de citoyens de l'Île-des-Sœurs. Bref, c'est loin d'être un projet qui fait l'unanimité. On en entend parler beaucoup, mais dans mon district, j'en entends même parler en dehors du district lorsque je croise des citoyens de l'Île-des-Sœurs. Et je peux vous dire que notre objectif, c'est qu'il y ait une infrastructure de ce type à l'Île-des-Sœurs. Nos jeunes ont besoin d'endroits où aller s'amuser, préadolescents, adolescents, jeunes adultes, il manque d'infrastructures à l'Île-des-Sœurs présentement. Cependant, on a très peu de terrains qui appartiennent à la Ville à l'Île-des-Sœurs et on se doit donc, quand on construit des infrastructures, de les mettre au meilleur endroit possible, de trouver une voie de passage. C'est pour cette raison que j'ai tendu la main à ma collègue, à la mairesse de Verdun, à 2 reprises maintenant, on pourrait ajouter quelques autres reprises aussi, pour qu'on trouve une voie de passage. Qu'on trouve un terrain qui soit plus acceptable. J'ai même proposé de prolonger les sommes prévues au PDI si on arrivait à trouver une entente. Pour l'instant, je fais face à des refus. Donc, si ma collègue s'entête, mais c'est probable qu'on n'ait pas le financement, c'est-à-dire l'approbation du ministère de l'Environnement à temps, et c'est probable que ce projet-là ne puisse pas voir le jour. Et présentement, Moi, c'est ce qui m'inquiète, c'est qu'on n'ait jamais cette infrastructure-là à l'Île-des-Sœurs par entêtement. C'était en droit de réplique, bien sûr. Merci.

Chantal Rossi ◌8:54:58

Il n'y a pas d'intervention. Les points sont adoptés. Monsieur le leader.

Julien Hénault-Ratelle8:55:05

Merci, madame la présidente. J'ai regroupé pour fin d'étude de 30.7 à 30.9, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, en 30.17, appuyé par Monsieur Pinard, adopter la politique d'attribution, d'utilisation et de renflouement des surplus dégagés de l'exercice 2025, la détermination des surplus de gestion des arrondissements et adopter l'affectation de surplus 2025 à des dossiers spécifiques. En 30.18, appuyé par Monsieur Pinard, approuver le programme d'activités 2026 des commissions permanentes du conseil municipal. Et en 30.19, appuyé par Monsieur Pinard, autoriser une affectation nette d'un montant de 6 531 000 à l'excédent de fonctionnement à des fin fiscale pour l'exercice 2025 ainsi qu'un montant de 21 617 000 pour les exercices antérieurs en provenance du compte de dépenses constatées à taxer ou à pourvoir afin de financer l'effet découlant de l'application de la nouvelle norme comptable SP 3160 partenariat public-privé.

Chantal Rossi ◌8:55:57

Aucune intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:55:59

À la rubrique 41, j'aurais regroupé pour fin d'étude 41.01 jusqu'à 41.03 appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 41, 41.01, appuyé par madame Braun, avis de motion et dépôt du règlement sur la fermeture d'une partie de ruelle située au sud-ouest de la 89e Avenue entre la rue Eugène-Couvrette et le boulevard Peyrat dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles aux fins de transfert au propriétaire riverain. En 41.02, appuyé par madame Black, avis de motion et dépôt du règlement autorisant un emprunt de 177 837 000$ pour le financement de travaux de construction, réfection et d'amélioration des équipements sportifs et aquatiques. En 41.03, appuyé par madame Braun, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur les délégations de pouvoirs du conseil de la Ville au conseil d'arrondissement. Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude dans la rubrique 42, 41.42.01 et 42.02, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 42.01, appuyé par madame Braun, adoption du règlement modifiant de règlement sur le programme d'appui à la rénovation de petits bâtiments résidentiels. Et en 42.02, adoption du règlement autorisant un emprunt de 29 millions afin de financer les travaux d'aménagement et de réaménagement du domaine public dans le cadre du projet urbain Quartier Namur Hippodrome.

Chantal Rossi ◌8:57:14

Aucune intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle8:57:16

Merci, madame la présidente. On arrive maintenant à la rubrique 42.03, mais avant de faire la 42.03, j'ai appelé la déclaration qui était en 15 15.01, qui est la déclaration officielle concernant l'interprétation et l'application de la loi favorisant le vivre-ensemble et encadrant les accommodements pour un motif religieux. Vous comprendrez, madame la présidente, que c'est en lien direct avec ce qui va suivre en 42.03. Donc, pour la déclaration de 15.01, je cède la parole à la mairesse, madame Soraya Martinez Ferrada.

Soraya Martinez Ferrada ◌8:57:46

Merci, monsieur le leader. Madame la présidente, je vais pas lire la déclaration complète que nous avons faite circuler auprès de tous les membres du conseil, mais j'aimerais quand même dire quelques mots par rapport à ce projet de loi que nous avons maintenant à appliquer à Montréal. Donc aujourd'hui, nous sommes réunis pour affirmer clairement et collectivement avec tous les membres du conseil de notre vision du vivre-ensemble à Montréal à la lumière de l'adoption récente en avril dernier de la loi favorisant le vivre-ensemble et en encadrant les accommodements pour un motif religieux. Cette loi nous impose un cadre en tant que ville et délègue aux municipalités la responsabilité de l'appliquer. La loi prévoit que les pratiques religieuses collectives dans les voies publiques et les parcs doivent désormais être autorisées avec des critères précis, notamment en matière de sécurité, d'accessibilité, de durée, de cohabitation dans l'espace public. À Montréal, on veut assurer une application qui tient compte des réalités du terrain et des résidents et résidentes de Montréal. Au-delà de ces articles, elle appelle également à une responsabilité plus profonde, celle d'interpréter et d'appliquer ces normes avec intelligence, sensibilité et humanité. Excusez. Montréal n'est pas une ville comme les autres. Montréal est une métropole vivante, plurielle, façonnée par la diversité de ceux et celles qui l'habitent. Chaque quartier, chaque rue, chaque parc porte l'empreinte des cultures, des croyances, des traditions qui s'y rencontrent et s'y expriment. Cette diversité incarne particulièrement dans les arrondissements de Montréal. Les communautés façonnent les animes et participent activement à la richesse sociale et culturelle de Montréal. Et cette diversité n'est pas un défi à contenir, elle est plutôt une richesse à reconnaître et à valoriser. C'est dans cet esprit que je vais vous parler aujourd'hui de cette loi. Oui, l'article 2 prévoit que les espaces publics ne peuvent être utilisés pour des pratiques religieuses collectives sauf autorisation exceptionnelle. Et oui, l'article 3 impose des critères clairs: sécurité, durée limitée, accessibilité et absence d'entrave induite à l'accès au domaine public. Notre responsabilité est de préserver cette cohabitation harmonieuse dans le respect de la loi en vigueur et est de faire vivre ces critères dans la réalité montréalaise. Cela signifie reconnaître que certains événements à caractère religieux dépassent la seule dimension spirituelle. Ils sont aussi culturels, historiques, communautaires. Ils rassemblent, créent des liens et contribuent à ce tissu social qui fait la force de de notre ville. Cela signifie également faire confiance à ceux et celles qui connaissent le mieux le terrain local, nos arrondissements. Les arrondissements sont au cœur de la vie citoyenne. Ils comprennent les dynamiques locales, les besoins des communautés, les sensibilités particulières de chaque territoire. Les désigner comme autorités compétentes pour analyser et autoriser ces événements, c'est faire le choix de la proximité. La diversité montréalaise n'est pas un simple constat, mais un principe directeur, une vision où chaque demande est évaluée non seulement à l'aune des critères techniques de la loi, mais aussi à la lumière de ce que nous voulons être comme société, une société inclusive, respectueuse et ouverte. Aujourd'hui, nous réaffirmons que Montréal est et doit demeurer une ville où toutes les personnes peuvent se sentir chez elles. Nous réaffirmons que le vivre-ensemble est une valeur, une valeur forte c'est une pratique quotidienne qui repose sur le respect mutuel, l'écoute et la solidarité. En adoptant cette déclaration, nous posons un geste important, un geste qui affirme que nous choisissons toujours une interprétation qui reflète notre identité collective, un geste qui affirme que notre ville appartient à toutes celles et à ceux qui y vivent, un geste qui réaffirme l'engagement à demeurer fermes et unis dans la défense du vivre-ensemble et à veiller à ce que toutes nos communautés puissent évoluer dans un climat de paix, de sécurité et de dignité. En terminant, je veux qu'on prenne le temps de se rappeler ceci, c'est que ce vivre ensemble n'est pas acquis, il doit être à tous les jours porté par l'ensemble des citoyens et l'ensemble des arrondissements. Il se construit, se renforce et se protège jour après jour par les décisions qu'on prend. Alors aujourd'hui, faisons le constat choix ensemble d'assurer que partout à Montréal, les événements, les projets qui seront approuvés seront inclusifs et profondément montréalais. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌9:02:24

Merci. Madame Éricka Alneus.

Ericka Alneus9:02:32

Merci beaucoup, madame la présidente. Je suis heureuse de porter cette déclaration conjointement avec madame la mairesse. Parce qu'au-delà de nos rôles, nous avons une responsabilité commune: faire de Montréal une ville où chaque personne, peu importe sa foi, peut se sentir libre et respectée. Derrière cette déclaration, il y a une conviction simple: chaque personne doit pouvoir vivre sa foi ou son absence de foi dans la dignité et le respect. Montréal doit rester un espace où personne ne se sent exclu de l'espace public. Notre rôle comme élus, c'est bien sûr de s'assurer que les lois adoptées à Québec soient appliquées ici de façon intelligente, nuancée et fidèle à la réalité montréalaise. Et cette réalité est celle d'une ville profondément pluraliste. Les arrondissements de Montréal sont en effet le reflet concret de notre diversité. C'est cette richesse qui fait la force de notre ville et, comme la mairesse l'a dit, je suis convaincue que les arrondissements sont les gens les mieux placés pour analyser et autoriser ces événements. Et je terminerai sur une note où je rejoins la mairesse sur le fait que certaines manifestations publiques religieuses peuvent dépasser l'élément seulement spirituel. C'est l'histoire, c'est le patrimoine de notre ville aussi. Ce sont certaines communautés qui pratiquaient certaines religions qui bâtissent la ville que nous avons aujourd'hui. Je veux quand même me permettre de parler du Square Dorchester, qui avant était le cimetière Saint-Antoine, où des personnes de plusieurs professions culturelles et religieuses étaient là. Ça fait partie de l'ADN de notre ville et nous ramène aussi à la devise de notre ville, Concordia Salus, le salut par la concorde. Et c'est la concorde de communautés venant de tout acabit, toute culture et toute religion qui ont construit cette ville. Souhaitons que nous puissions poursuivre ces belles manifestations dans le respect de la loi afin de conserver cette unicité qui fait de Montréal une ville si extraordinaire. Merci beaucoup, madame la présidente.

Julien Hénault-Ratelle9:04:41

Merci.

Chantal Rossi ◌9:04:46

Monsieur le leader de l'opposition. De la majorité, madame la présidente. De la majorité, je m'excuse.

Julien Hénault-Ratelle9:04:53

La déclaration est donc adoptée. Ce week-end d'urgence Il n'y a pas de problème. En 15.01, donc, la déclaration est adoptée, ce qui nous amène—

Chantal Rossi ◌9:05:00

est adoptée, tout à fait.

Julien Hénault-Ratelle9:05:01

Merci. En 42.03, appuyé par la mairesse de Montréal, adoption du règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la Ville aux conseils d'arrondissement.

Chantal Rossi ◌9:05:12

Pas d'intervention, le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle9:05:14

À la rubrique 46, appuyé par madame Moreau, renommer bibliothèque Kim Yaroushevskaya la bibliothèque de l'Île-des-Sœurs, au 260 rue Elgar, dans l'arrondissement de Verdun.

Chantal Rossi ◌9:05:27

Madame Bourbeau.

Andréanne Moreau9:05:31

Merci beaucoup, madame la présidente. Je voulais prendre la parole brièvement sur ce point parce que je suis vraiment fière d'avoir porté ce dossier rapidement. Kimia Rouchefskaya, elle a marqué notre culture québécoise. Au grand complet par ses rôles de Fanfreluche, de grand-mère dans Passepartout. Elle a donné le goût de la lecture, l'imagination, le goût aussi de s'investir dans les histoires pour aller les changer à toute une génération, en fait à plusieurs générations d'enfants québécois. C'est donc tout à fait à propos de renommer une bibliothèque son nom. Et ça l'est d'autant plus que cette bibliothèque-là se trouve dans mon district, dans le district Champlain–L'Île-des-Sœurs, et Kimia Rochefskaya était une résidente de l'Île-des-Sœurs depuis de nombreuses années. Elle était très impliquée dans la communauté et elle s'est fait de très nombreux amis qui ont porté ce dossier pour qu'on renomme la bibliothèque. Alors, j'ai une pensée pour eux aujourd'hui parce que je sais que c'est une grande fierté pour eux, mais j'ai aussi une pensée pour tous ces petits, tous ces enfants qui vont franchir les portes de cette bibliothèque dans mon district et qui, je l'espère, vont aussi découvrir ce goût de la lecture qui était contagieux chez Kim et qui l'est aussi, je le pense, dans nos bibliothèques.

Martine Musau Muele ◌9:07:01

Merci.

Chantal Rossi ◌9:07:02

Merci. Madame Céline-Audrey Beauregard.

Céline-Audrey Beauregard ◌9:07:09

Oui, ça sera très rapide, madame la présidente. Moi aussi, je tiens à remercier le comité de reconnaissance pour leur analyse du dossier. Je tiens à remercier aussi l'ancienne mairesse, madame Mauger, qui avait échangé à l'époque avec la résidente madame Guay et sa cousine madame Gallipault, la filleule et la liquidatrice de cette grande actrice, qui sont derrière cette demande. Comme a précisé ma collègue Moreau, ça va être un plaisir de renommer notre bibliothèque à l'Île-des-Sœurs. Étant donné que l'actrice a habité à L'Île et qu'elle a incarné des personnages qui sont associés à la jeunesse et à la lecture. On va être vraiment honorés de vous accueillir, on vous enverra une invitation. On va procéder à la désignation officielle en octobre, vous nous permettrez un petit moment de patience. Pourquoi? C'est parce que c'était l'anniversaire, le 1er octobre, de Kim et que son spectacle hommage va avoir lieu, c'est un add-on. OK 5160 le 30 octobre. Donc, je remercie l'équipe de culture et des bibliothèques qui vont dédier le mois d'octobre à cette figure québécoise. Donc, au plaisir de vous y voir à l'automne. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌9:08:15

Merci. Alors, le point est adopté. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle9:08:23

Merci, madame la présidente. Donc, juste pour être sûr, en 4601, c'était madame Moreau qui m'a appuyait. À la rubrique 51, j'ai regroupé pour fin d'étude de 51.01 jusqu'à 51.05, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 51.01, appuyé par la mairesse, désignation d'Effie Giannou à titre de mairesse suppléante pour un mandat de 6 mois. En 51.02, appuyé par madame Moreau, renouveler le mandat de Nicolas Demers-Stoddart à titre de membre du comité Jeanne Vigée pour un second mandat de 3 ans à compter du 2 août 2026. En 51.03, appuyé par Madame Moreau, nommé— non, appuyé par Monsieur Pinard, nommé Andréanne Moreau à titre de membre observateur au conseil d'administration de Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, pour un mandat renouvelable de 2 ans. En 51.04, appuyé par la mairesse, nommé Alexandre Devaux-Guizani à titre de membre de la commission sur le transport et les Travaux publics et Mercedes Plante à titre de membre de la commission, à la Commission sur le développement économique urbain et l'habitation. Et en 51.05, appuyé par Madame Moreau, renouveler les mandats d'Isabelle Dumas, vice-présidente, de Francine Laure et de Paul-André Lainteau, membres, ainsi que de Luce Lafontaine, membre suppléante, au sein du comité consultatif en reconnaissance pour une période non renouvelable de 3 ans à compter du 15 juin 2026 et et nommer Élise Lévesque, actuellement membre suppléante, à titre de membre pour une période non renouvelable de 3 ans.

Chantal Rossi ◌9:09:53

Aucune intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle9:09:55

En 51.06, appuyé par madame la mairesse, approuver la nomination d'Alain Dufort à titre de directeur général de la Ville de Montréal pour une durée de 4 ans à compter du 15 août 2026.

Chantal Rossi ◌9:10:08

Aucune intervention, les points sont— le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle9:10:12

Merci, madame la présidente. Je vais revenir à la rubrique 30.11, donc appuyée par monsieur Miranda, prolonger jusqu'au 31 décembre 2026, soit pour une période de 6 mois, la déclaration de compétences du conseil de la Ville concernant l'exercice de tous les pouvoirs liés au matériel roulant relevant de la compétence des arrondissements, à l'exception des contrats, des contrats de location de moins d'un an et des contrats de location avec opératrice ou opérateur conformément à l'article 85.5 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec.

Chantal Rossi ◌9:10:43

Monsieur Richard Deschamps.

Richard Deschamps ◌9:10:46

Merci, madame la présidente. Alors, je regrette de casser le rythme, mais je n'ai pas choisi que ce point-là soit le dernier point de l'ordre du jour ou un des derniers points. Alors, je vais, comme j'ai subi beaucoup de conseils où effectivement ça a été prolongé, je vais me permettre quand même de dire ce que j'ai à dire sur ce point-là. Alors d'abord, je remercie la présidente du comité exécutif d'avoir permis aux élus vendredi d'avoir une meilleure connaissance de ce dossier et de nous informer en fait que le renouvellement du 85.5 était pour 6 mois. Je le remercie sincèrement parce que historiquement, on a toujours beaucoup demandé des bilans sur les renouvellements de 85.5 qui se à Montréal. Ça a été pendant plusieurs périodes très difficiles, mais je vois bien qu'il y a un changement d'orientation. J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer, mais je vais revenir là-dessus. Ce que je vais dire n'est pas personnel et pas personnalisé, et deuxièmement, je suis loin d'être contre la centralisation de certains services. Je donne deux exemples. Les approvisionnements qui ont été centralisés à Montréal en 2012 ou 2013, si je me rappelle bien, sous Gérald Tremblay, s'étaient présentés comme étant une économie d'échelle. Jamais personnellement, puis plusieurs d'entre nous ne se sont opposés à cela, et je pense que ça s'est avéré positif. Les ressources humaines également. Donc, j'en fais pas un cas d'espèce, je veux juste que ce soit clair. Historiquement, moi j'ai géré le SMRA pendant 2 ans lorsque j'ai été nommé responsable au comité exécutif des services aux citoyens en 2010. Et déjà à l'époque, les commentaires que je recevais sur le SMRA, c'était pas très positif. Alors il desservait un certain nombre d'arrondissements, mais disons que déjà il y avait beaucoup de difficultés Lorsque je suis devenu responsable, il y a un dénommé monsieur Lamontagne qui a été directeur général ici pendant plusieurs années, qui était directeur général adjoint et avec lequel je travaillais. Et puis il me disait tout le temps, ah, tu sais, le SMRA, ça marche pas vraiment bien, mais c'est pas le bon modèle d'affaires. Donc toute la question de la centralisation du SMRA, là, ça fait au moins 15 ans, si c'est pas plus que ça, que c'est ici ça couve à la Ville. Donc quand il y a eu centralisation en 2017-2018, là, j'étais pas très très surpris parce que ça faisait longtemps que pour moi historiquement j'entendais la nécessité de centraliser ça. Le problème c'est que déjà le SMRA à l'époque avait de la difficulté à donner les services, puis là on a extensionné cette difficulté-là à donner les services quant à moi. Alors c'est pour ça qu'à un moment donné moi je me lève dans cette chambre et j'exprime Parce que ma seule motivation, c'est qu'on a une très bonne gestion à la Ville et j'estime que sur ce dossier-là, on n'en a pas encore une bonne. J'ai eu 2 revendications depuis que ce dossier-là a été présenté ici. La première, c'est que tous les élus soient consultés et informés constamment de l'évolution de ce dossier. Or, je n'ai jamais été si sur ce point. Et moi, j'aime bien quand je suis capable de répondre aux questions de mes concitoyens et j'ose espérer que j'essaie d'être assez pertinent pour leur répondre la vérité. Donc, quand je ne l'ai pas, quand je n'ai pas l'information, c'est assez difficile de leur répondre parce que les gens, souvent, ils vont nous passer des remarques sur la qualité de nos opérations et c'est dû, c'est relié directement ou corrélé directement à la qualité du matériel que nous avons tant en arrondissement qu'au niveau central. Deuxièmement, dès le départ, j'ai été en désaccord sur la façon dont ça a été fait. Pourquoi? Parce qu'on a fait ça sur le plan administratif. Les élus, nous, on a été mis devant, en tout cas à mon sens à moi, devant pratiquement un fait accompli. J'ai combattu toute ma carrière sur ça. Jamais je n'accepterai que les élus qui sont imputables n'aient pas droit au chapitre et ne puissent pas influencer les décisions. Ça ne veut pas dire que je ne respecte pas le travail des fonctionnaires, mais ce n'est pas parce qu'on respecte le travail des fonctionnaires que les élus n'ont pas un mot à dire. Alors, ça a été développé au plan administratif, on nous présente des beaux PowerPoint, c'est fantastique les PowerPoint qu'on nous présente, mais on ne connaît rien, dans le fond, de l'état de notre flotte. Jamais on n'a— moi, j'ai posé une question très souvent dans cette Chambre pour laquelle je n'ai jamais reçu de réponse. Lorsqu'il y a eu la centralisation, quel était l'état dans chacun des arrondissements des flottes? Où est-ce que la flotte a été déplacée? Dans quel arrondissement? Quel était l'état de la désuétude? Et ensuite, on pourra juger où était l'équité Parce que moi, je veux juste rappeler, puis je vais prendre l'exemple de LaSalle, vous pouvez aller vérifier ça dans tous les budgets de la Ville qui ont été formulés, qui sont publics. LaSalle, bon an mal an, dans notre PDI ou dans notre PTI à l'époque, on investissait entre 750 000$ et 1 million$ par année dans notre flotte. Peu importe, puis on avait le même PDI de 5 200 000$, jusqu'à ce que cette année, en 2026, l'administration nous en octroie 1 million de plus. Alors nous, on se faisait un point d'honneur d'investir dans la flotte continuellement. Et ma collègue qui est ici se rappelle très bien ce que je disais dans les caucus. Je disais, faisons attention parce qu'on investit, puis à un moment donné, il y aura centralisation. Malheureusement, j'ai été obligé d'admettre que ça s'est passé, ma prédiction. Alors, Je ne suis pas contre la centralisation, je veux que les choses soient bien faites et elles ne l'ont pas été quant à moi. Même si je suis seul à penser ça, ça va être ça que je vais défendre jusqu'à la fin de mes jours, jusqu'à temps que je vois qu'il y a vraiment une amélioration. Encore vendredi, là, il y avait des 78% puis des 90%, puis des, écoute, des pourcentages de quoi, je ne sais pas. La question que j'ai posée à maintes reprises dans ce conseil, je n'ai jamais obtenu de réponse. J'ai fait, nous avons fait au niveau de la commission des finances une recommandation l'année dernière, en fait au mois de janvier, sur laquelle on a reçu une réponse aujourd'hui. Je remercie encore l'administration. Ben, on a fait, on veut savoir qu'est-ce qui se passe avec la flotte. Dans les GDD, il n'y a pas de véritables informations sur pourquoi on achète, c'est quoi le niveau de désuétude de ce sur quoi on achète, où est-ce que ça s'en va, dans quel service. On peut-tu obtenir de l'information, de la vraie information, pas de l'esbroufe, pas juste un beau PowerPoint? C'est ce que je déplore et je vais le déplorer tant que je n'obtiendrai pas ce que je pense que tous les élus ici, pas juste moi, tous les élus, on devrait avoir. Alors, j'espère, j'espère, je vais voter pour le 85-5, je vais être bon joueur, mais j'espère que comme élu, que dans 6 mois, on n'obtiendra pas une information encore où tout est beau, tout est parfait, puis on renouvelle, mais qu'on n'a pas la réponse aux questions que je pose ce soir. C'est pour ça que je me lève, parce que sinon on s'en irait tous à la maison. Je ne sais que notre niveau de est très bas rendu à cette heure-là. Mais j'espère qu'on va obtenir ça. Je termine en disant qu'au cours du week-end, nous on est constamment sur le terrain. J'ai fait 4 événements en fin de semaine, puis j'en ai manqué quelques-uns. Alors, il y a 2 questions, ma collègue est avec moi, donc je suis pas tout seul, je suis pas rêvé. Il y a une citoyenne qui m'a accroché pendant qu'on était dans un jardin communautaire qui me dit, You know, Richard, you've inherited from the problems of Montreal. Ça là, ça veut dire que toute la question de la diffusion puis de la fusion, c'est pas réglé. Il y a des gens, ça couvre, ça couvre. Pensez que c'est réglé là, mais c'est pas si réglé que ça. Alors quand on est au centre, peut-être qu'on sent pas ça, mais nous on est des anciennes villes. D'ailleurs, on savait comment les gérer là. Nonobstant tout ce que les gens peuvent penser, on a déjà géré ça des villes. Alors, on comprend la complexité, faut pas penser qu'on comprend pas, mais acceptez que les citoyens nous disent des choses lorsqu'on va sur le terrain. Et moi, je peux vous dire, ça fait 27 ans que je fais ça, ça fait 27 ans que je suis sur le terrain. Donc, ce que les gens pensent, là, je peux le refléter ici au conseil. Deuxième remarque, il y a quelqu'un qui m'a posé la question, comment vous voyez l'évolution de Montréal présentement? Vrai ou faux? J'ai répondu diplomatiquement en préservant la qualité de ce que nous faisons à Montréal, mais là encore en sous-jacent à la question, c'est comment la nouvelle administration se comporte-t-elle et aussi comment dans les 25 dernières années vous jugez l'évolution de la Ville de Montréal. C'est ça qui est sous-jacent à cette question. Donc en dedans d'une heure, j'ai eu 2 questions qui soulève aussi les doutes que les gens peuvent avoir sur nos façons d'opérer, sur les résultats que nous donnons et la qualité des services que nous offrons. Alors, je veux juste dire que moi, je me lève pas ici pour rien. Quand je me lève, j'essaie d'être pertinent, j'essaie de poser des questions qui sont vraies. Je suis pas ici pour le laisse-bouffe, je suis ici pour faire en sorte que les choses fonctionnent. Ça a toujours été mon engagement envers mes concitoyens. Je continue d'avoir cet engagement-là. C'est une des raisons pour lesquelles je me suis représenté pour un 8e mandat la dernière fois. Alors, je pose des questions, j'espère obtenir des réponses.

Chantal Rossi ◌9:21:04

Monsieur Luis Miranda.

Luis Miranda ◌9:21:07

Merci, madame la présidente. En droit de réplique, je veux rassurer notre collègue On a eu le même discours, parce qu'avant j'étais assis de l'autre côté de la salle, et on a eu le même discours souvent. Je peux vous assurer, regardez, tout le monde le sait, quand madame la mairesse m'a donné la nomination que j'ai actuellement, j'ai fait la tournée de tous les arrondissements sans exception. J'ai rencontré le maire d'arrondissement, directeur d'arrondissement et directeur des travaux publics pour recueillir qu'est-ce qui se passait, qu'est-ce qui ne fonctionnait pas surtout dans les arrondissements. Tous les arrondissements m'ont envoyé leurs petits rapports. De là, on a décidé qu'on allait former un comité de personnes, c'est-à-dire qu'on a mis en place un comité composé de 9 personnes, 4 qui proviennent des ex-banlieues, même si on est 10 ex-banlieues, mais on a dit on en prenait 4 et on a pris 5 ex-arrondissements de Montréal, parce que la dynamique n'est pas la même et il fallait identifier comment on va redonner des services. Le comité va faire son travail qu'il a à faire, ils vont nous arriver avec une recommandation, puis je peux vous assurer que c'est l'engagement que nous avons pris, madame la mairesse, monsieur Pinard et moi-même, que nous allons vous faire la présentation avant le prochain vote. La présentation de, écoutez bien, je pense qu'on sait tous ce qui ne fonctionne pas actuellement. L'équipement, one size does not fit all, ça c'est la réalité parce qu'on a essayé trop souvent de nous dire on va tous prendre l'équipement qu'on vous donne. C'est pas comme ça que ça fonctionne dans un arrondissement versus dans un arrondissement. À l'autre, pour avoir rencontré chacun d'entre vous. Et pas plus tard qu'il y a 15 jours, j'étais dans l'Île-Bizard pour voir qu'est-ce qui se passait là. Soyez assurés, parce que tous les maires m'avaient envoyé des documents, soyez assurés que les documents sont gardés puis ils sont analysés pour voir qu'est-ce qu'on doit faire. Et j'espère, bien j'espère, il va falloir que septembre ou octobre au plus tard, parce que monsieur Pinard vient un budget à préparer aussi parce que dans ce qu'on va vous présenter, il risque d'y avoir des impacts budgétaires. Comment est-ce qu'on continue? Est-ce qu'on continue avec un SMRE centralisé? Les achats, on sait que ça fonctionne, les achats, qu'on peut avoir des meilleurs prix. Maintenant, on va revenir avec une présentation globale de qu'est-ce qui ne fonctionne pas, pourquoi, et les propositions à partir de là que nous allons avant que ça vienne même en conseil, on fera une séance d'information un peu plus longue, je pense que ça va être un peu plus long qu'un heure parce que de ce que je vois, qu'est-ce qu'on va pouvoir vous donner, ça va prendre un peu de temps parce que pour qu'on puisse prendre une décision éclairée et notre plus grande problématique, les ex-arrondissements de Montréal qui eux n'ont pas de garage. Ils n'ont pas de— ils ont des dépôts puis c'est tout. Alors que nous, on est chanceux, les ex-villes, nous avons tous des garages. Il faut s'assurer qu'on apprenne plus ou moins à partager nos équipements et à faire en sorte que tout le monde manque— qu'il n'en manque pas d'équipement. Ça va être ça qu'on va vous présenter. Je peux vous assurer, monsieur Deschamps, que septembre-octobre, avant de voter pour un nouveau 85-5 ou peu importe, je sais pas ça va être quoi là, que vous allez être bien informés. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌9:24:58

Alors, le point est adopté. Si je me trompe pas, on arrive à la motion 6501, c'est bien ça?

Julien Hénault-Ratelle9:25:05

Absolument, madame la présidente. On a dépassé notre demi-heure qu'on s'était fixée, mais il reste qu'un seul point qui est la motion de l'opposition 65.01. Donc, je propose qu'on prolonge la période du conseil jusqu'à l'adoption, en tout cas bref, à la fin de cette déclaration, si ça convient à l'opposition. Puis par la suite, je céderai la parole, vous lui céderez la parole pour la motion.

Chantal Rossi ◌9:25:26

Madame la leader de l'opposition officielle. Merci, madame la présidente. Alors, pour la motion 65.01, je céderai maintenant la parole à la personne, notre conseillère qui propose la motion. Il s'agit de la conseillère Elvira Caruallanqui.

Elvira Carhuallanqui ◌9:25:58

Allô, merci, excusez-moi, c'est un peu tard. Donc bon, aujourd'hui je propose une motion visant la mise en place d'une taxe sur les logements vacants ou sous-utilisés afin de remettre des unités sur le marché locatif. Cette proposition est appuyée par mes collègues Érika Alneus, chef de l'opposition officielle, et Élise Tanguay, conseillère municipale. L'objectif principal de cette taxe est d'inciter la remise rapide des logements sur le marché locatif. Afin d'augmenter l'offre disponible et par conséquent contribuer à limiter la hausse des loyers. Plus de logements disponibles, c'est moins de pression sur les loyers. Comme vous le savez, nous sommes dans une crise de logement grave au Québec et particulièrement à Montréal. Dans ce contexte, il est difficilement justifiable que des logements demeurent vacants ou sous-utilisés pendant que plusieurs personnes et des familles cherchent à se loger et que certains sont même contraints de quitter la ville. Cette solution serait bénéfique pour les locataires, mais elle constitue aussi un outil important de prévention de l'itinérance. Excusez-moi, je vais prendre, je sens un peu d'eau. Merci. Donc agir sur l'offre de logement, c'est donc aussi prévenir des situations de grande précarité. Dans mon district de Parc-Extension, il n'est pas rare de voir des logements de 2 chambres occupés par 5, personnes, voire plus. Avec la crise du logement qui persiste et le contexte économique actuel, ce type de situation risque malheureusement de devenir de plus en plus fréquent. Il faut agir rapidement. Est-ce qu'il faut plus de logements abordables, plus de logements hors marché, plus de logements sociaux? Oui, mais leur impact n'est pas immédiat. Car ça demande du temps pour leur construction et aussi des investissements. Comme je l'ai déjà dit, construire plus ne suffit pas. Nous devons trouver des solutions alternatives pour répondre aux besoins immédiats de la population. Alors, pourquoi ne pas utiliser les leviers existants, notamment la loi Transev, pour augmenter l'offre de logements disponibles. Elle est une solution à court terme puisqu'elle est rapide à mettre en place, même si ce n'est pas une solution parfaite. Il n'y a aucune bonne raison pour laquelle la Ville de Montréal ne pourrait pas utiliser pleinement les pouvoirs que Québec lui a octroyés afin de lutter contre la crise du logement. Nous savons qu'un levier réel est disponible et il faut l'utiliser. Cette solution est déjà utilisée ailleurs pour lutter contre les logements vacants. D'autres villes comme Toronto et Vancouver l'ont déjà mise en place afin d'inciter la remise rapide des logements sur le marché. Les résultats sont concluants: plus de logements sont remis sur le marché. Alors concrètement, qu'est-ce qui nous empêche d'agir? Je propose que Montréal mette en place cette taxe afin d'inciter les propriétaires à remettre rapidement leurs unités sur le marché et ainsi augmenter l'offre de logements dans les parcs locatifs existants. Je tiens à souligner que je comprends parfaitement la pertinence d'obtenir un portrait plus précis de la situation afin de mieux comprendre pourquoi les logements sont vacants, mais cela n'empêche pas la mise en place d'une taxe. La loi Transef est claire et prévoit déjà les modalités. Les critères, les différents scénarios possibles ainsi que les exceptions applicables. Alors, nous pouvons avancer de façon pragmatique. On applique la loi tram neuf pour mettre en place cette taxe et en parallèle, on recueille les données et on fait les analyses nécessaires pour éclairer nos actions. Certainement, il y aura des défis administratifs et opérationnels. Mais les exemples d'autres grandes villes canadiennes qui ont déjà appliqué cette taxe démontrent qu'il est non seulement possible de mettre en place cette mesure, mais aussi d'atteindre notre objectif, qui est un objectif commun, qui est de remettre rapidement des logements vacants ou sous-utilisés sur sur le marché locatif. Nous sommes en face d'une situation urgente qui demande des actions rapides. Merci de votre écoute. Travaillons ensemble pour mettre en place cet axe. Merci.

Chantal Rossi ◌9:31:55

Madame Caroline Brown.

Caroline Braun ◌9:31:59

Merci, madame la présidente. Je vais proposer des amendements.

Chantal Rossi ◌9:32:04

Ils ont été envoyés, je pense que tout le monde a reçu les amendements.

Caroline Braun ◌9:32:10

Oui, moi aussi je suis un peu fatiguée. Fonctionnellement, on n'est pas en désaccord avec la position Effectivement, on est tous d'accord, on en parle beaucoup, la crise du logement qu'on vit actuellement nécessite qu'on soit créatif et qu'on soit ambitieux, puis qu'on soit agile aussi. Je suis d'accord avec ma consœur, c'est pas juste en construisant du logement neuf qu'on va y arriver, parce qu'effectivement ça prend du temps, ça demande beaucoup d'investissements et le coût des unités s'amortit dans le long terme. On doit regarder l'ensemble des dispositions qu'on a devant nous, on doit regarder le marché immobilier Montréal, puis une des premières choses qu'on devrait faire tout le monde ensemble, c'est se poser la question pourquoi il y a des unités vacantes. C'est là qu'on doit trouver pourquoi les propriétaires laissent leurs unités vacantes pour essayer de trouver les meilleures solutions à la crise du logement. Ces unités vacantes-là, elles sont déjà amorties, donc elles sont moins chères. Une des solutions qu'on regarde en ce moment aussi, c'est comment protéger du milieu spéculatif ce qui est déjà sur le marché. Je peux vous dire qu'avec madame la mairesse, on est allé parler à la ministre de l'Habitation d'un dossier spécifique dont les médias ont souvent parlé, les Jardins Saint-Georges. C'est un dossier qui a été très médiatisé. Donc, c'est ce genre de logement-là qu'on veut adresser. Ceci étant dit, avant de mettre en application une nouvelle réglementation, la chose responsable, c'est d'analyser le marché, d'analyser les données, puis demander aux services de l'habitation qu'est-ce qu'ils en pensent, si c'est quelque chose de réaliste, comment ça va se matérialiser, quels vont être les résultats, est-ce qu'on doit modifier des règlements, qui va les appliquer, combien ça va coûter, comment on va faire. Donc à ce stade-ci, on s'est déjà positionné en conseil relativement favorable à ça, mais il faut l'analyser. Donc c'est la première chose qu'on va faire et c'est l'amendement qu'on propose. Est-ce que j'ai besoin de le lire, madame la présidente?

Chantal Rossi ◌9:34:07

En fait, je pense, étant donné que tout le monde l'a reçu, je pense pas qu'on ait besoin de lire toutes les—

Caroline Braun ◌9:34:12

Alors, est-ce que je suis appuyée par quelqu'un pour mon amendement?

Chantal Rossi ◌9:34:18

Par la mairesse.

Caroline Braun ◌9:34:19

Par madame la mairesse.

Chantal Rossi ◌9:34:20

Alors, madame la mairesse. Alors là, les amendements sont déposés. Madame Tanguay.

Élise Tanguay ◌9:34:36

Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌9:34:38

Alors là, c'est sur l'amendement?

Élise Tanguay ◌9:34:39

Absolument.

Julien Hénault-Ratelle9:34:40

Parfait.

Élise Tanguay ◌9:34:41

Je suis généralement capable de parler vite, mais pas à cette heure-là. Peut-être qu'à force de le répéter, on va se dire que c'est peut-être mieux de pas se veiller ensemble si tard chaque fois. Lors du dernier conseil municipal, en mai dernier, il devait être à peu près cette heure-là d'ailleurs, notre équipe, ma collègue Karwa Jenki qui vient tout juste de présenter la motion, avait tendu également la main à l'administration avec une motion qui cette fois-ci proposait de réallouer les sommes du programme d'accession à la propriété montréalaise dorénavant assumé par Québec vers le programme de banque d'aide au loyer. À ce moment-là, l'administration avait eu la même stratégie qu'aujourd'hui, c'est-à-dire édulcoré la motion avec des amendements pour tenter de ménager la chèvre et le chou. Au dernier conseil, plutôt que de proposer clairement et sans équivoque que l'ensemble des sommes de l'ancien programme d'aide à l'accession à la propriété soit investi en aide de dernier recours aux locataires vulnérables, nous avons voté pour aider les locataires et les propriétaires. Une fois, c'était une belle occasion manquée de poser un geste fort pour les personnes les plus vulnérables de notre société et pour mettre un effort maximum pour éviter que ces personnes se retrouvent à la rue. Aujourd'hui, je suis un petit peu déçue de constater qu'on vit à peu près la même situation. Ce matin même, ma collègue l'évoquait plus tôt ce soir, on pouvait lire dans les pages de la presse un excellent dossier un reportage de Madame El Khoury sur le programme de banque d'aide au loyer. Un plus grand filet social pour éviter la rue et un fonds d'empathie unique, titrait la chroniqueuse. Je vous lis un passage: la banque d'aide au loyer a contribué à renflouer notre coffre collectif d'empathie, se réjouit Jaël Bégarin. Quand on peut être touché, il y a quelque chose au niveau de l'empathie qui nous amènent ailleurs. Des gens nous disent, jamais je ne pensais me retrouver dans une telle situation, à deux pas de la rue. Du coup, le regard porté sur une personne en situation d'itinérance n'est plus pareil, parce que ça pourrait être moi. On aurait pu dire haut et fort, la Ville de Montréal a investi toutes les sommes qui étaient destinées au programme de prêts et d'aides à la propriété vers la banque de loyers, mais ce n'est pas ce qu'on a fait. Mon analogie est donc pour vous dire qu'aujourd'hui, je pense qu'on devrait faire un geste fort. Je pense qu'on devrait tendre à nouveau, puisqu'on tend à nouveau la main à l'administration, le Québec nous a donné le pouvoir d'agir, on devrait pouvoir dissuader les propriétaires délinquants de maintenir des logements vacants pour tenter d'augmenter drastiquement la part de logements qui sont disponibles à la location dans un avenir rapproché. Bien sûr, il y aura des défis et des enjeux techniques, ma collègue l'a nommé, la mise en place d'une nouvelle tâche sur les logements vacants imposera son lot d'analyses, j'en suis convaincue, mais nous croyons en toute bonne foi que nous avons tenu compte dans la rédaction de la motion de ces différentes difficultés. Qui plus est, lorsque l'administration souhaite aller de l'avant avec des projets qui lui tiennent à cœur. Elle a démontré ne pas avoir peur de rebrasser les choses. Nous l'avons vu aujourd'hui avec le souhait de déménager la brigade Airbnb du Plateau-Mont-Royal vers l'arrondissement Ville-Marie pour mieux contrôler la refonte. L'administration a évidemment tout le loisir de mettre de l'eau dans notre vin collectif aujourd'hui. On vient essentiellement ici remplacer le mot mettre en place par le mot analyser. J'aurais personnellement bien préféré qu'on en reste à l'engagement ferme de mettre en place la taxe, sans évidemment évacuer toutes les analyses, mais qu'on se donne le mandat de la mettre en place. Ceci dit, nous n'allons pas voter contre les amendements ni contre la motion, mais je laisse l'opportunité à l'administration, si elle le souhaite, une motion plus assumée, plus courageuse, celle qu'on aurait souhaitée, ben, vous pouvez toujours changer votre fusil d'épaule pour une motion plus affirmée. Merci.

Chantal Rossi ◌9:39:02

Alors, ce que j'entends, c'est que les propositions d'amendements sont acceptées. Alors, on revient à la principale.

Elvira Carhuallanqui ◌9:39:15

Droit de réplique.

Chantal Rossi ◌9:39:17

Votre droit de réplique, madame Carhuanchi.

Elvira Carhuallanqui ◌9:39:23

D'accord. Alors, on va surveiller le dossier et nous allons, nous avons hâte d'avoir un retour de la part de l'administration. Avant de finaliser aussi, je tiens à souligner le travail de madame Marie-Claude, la conseillère Marie-Claude Barry, conseillère de l'arrondissement de Pointe-aux-Trembles, qui, donc je voudrais souligner son travail aussi dans ce dossier.

Sylvain Ouellet ◌9:39:48

Merci.

Chantal Rossi ◌9:39:49

Alors, la motion 6501 amendée est adoptée. C'est ce qui met fin à l'ordre du jour de ce conseil. Étant donné que nous en sommes au dernier conseil avant les vacances, je veux vous souhaiter à tous et à toutes un bel été. On va souhaiter du beau temps, du repos, de la chaleur et soyez surtout très prudents pour qu'on se retrouve tous au mois d'août en pleine santé. Bonnes vacances tout le monde.