Conseil municipal — 24 août 2026 et 25 août 2026
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Sylvain Ouellet0:28:49
Mesdames et messieurs, conseillères, conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît. Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Rossi Chantal.
Chantal Rossi ◌0:29:27
Bonjour tout le monde, bon retour. J'espère que l'été, vous avez passé un bel été. Alors, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la, nous nation Kanien'kehá:ka, de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Au nom du conseil municipal, je souhaite que l'on dédie la minute de silence d'aujourd'hui à un ancien élu montréalais et figure marquante de notre démocratie municipale qui nous a quittés le 14 juillet dernier, monsieur André Berthelet. Enseignant, journaliste et homme politique engagé, André Berthelet a consacré une grande partie de sa vie au service de la collectivité montréalaise. Élu pour la première fois en 1974 sous la bannière du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal, communément appelé le RCM, il a été l'un des artisans d'un important mouvement de démocratisation de la gouvernance municipale à Montréal. En effet, son parcours demeure étroitement lié à celui du conseil municipal. En novembre 1996, 86, je m'excuse, à la suite de la création d'une présidence du conseil distincte de la fonction de maire ou de mairesse, il devint le tout premier président du conseil municipal de Montréal, inaugurant ainsi une fonction qui demeure encore aujourd'hui au cœur de notre démocratie municipale. À ce titre, il a contribué à rapprocher les institutions et les citoyens et citoyennes. Il fut notamment le premier à accueillir celles et ceux qui souhaitent exercer le nouveau droit de poser des questions aux personnes élues, lors de séances du conseil, une avancée importante pour la participation citoyenne à Montréal. Il aura assumé ses fonctions de président du conseil municipal jusqu'à son retrait de la vie politique en 1994. Son apport à l'évolution des pratiques démocratiques et des institutions municipales montréalaises demeure une contribution importante à l'histoire de notre ville. Nous adressons toutes nos condoléances à la famille de monsieur Berthelet et à ses proches. Nous vous invitons à prendre une minute de silence. Vous pouvez vous asseoir. Nous avons des dates à souligner, des dates du mois d'août, des célébrations. Du 31 juillet au 9 août a eu lieu la Fierté Montréal. Le 9 août, la Journée internationale des peuples autochtones. Le 12 août, Journée internationale de la jeunesse, mais également la journée québécoise de J'achète un livre québécois, et c'est important de le noter pour encourager toujours nos auteurs et nos autrices québécoises et québécois. Le 23 août, Journée internationale du souvenir de la traite transatlantique des personnes noires et de son abolition. Les anniversaires de nos élus dans le mois d'août: le 8 août, madame Diana Varela, le 25 août, demain, monsieur Alan DeSousa, et le 28 août, notre mairesse, madame Soraya Martinez Ferrada. Alors, joyeux anniversaire à vous tous. Également, je souhaite porter à votre attention que des épinglettes soulignant le 50e anniversaire des Jeux olympiques d'été de Montréal ont été déposées sur chacun de vos pupitres. Montréal est fière d'avoir été le deuxième, la deuxième ville francophone de l'histoire à accueillir ces Jeux internationaux, incontournables, excusez, qui ont vu 92 nations prendre part à environ 200 compétitions et mettre en lumière des athlètes de haut niveau comme la gymnaste roumaine madame Nadia Comaneci. En souvenir de ces moments mémorables, nous vous invitons à à arborer cette épingle avec fierté. Par ailleurs, je souhaite également vous informer que le 10 septembre prochain se tiendra la cérémonie de reconnaissance des membres sortants des comités consultatifs de la Ville de Montréal. Par leurs travaux et en lien avec les priorités qui les caractérisent, les membres du Conseil interculturel, du Conseil jeunesse de Montréal, du conseil des Montréalaises font partie intégrante des décisions qui sont prises dans cette salle pour l'amélioration du quotidien de la population montréalaise. Nous vous invitons donc à témoigner votre soutien et votre reconnaissance envers ces membres bénévoles en répondant favorablement à l'invitation qui va vous être prochainement envoyée par l'équipe protocole. Je vous remercie de votre attention et en ce début de conseil, j'invite la mairesse et qui sera suivie de la chef de l'opposition pour un mot de circonstance.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:35:57
Merci, merci madame la présidente. Je pense qu'on voulait tous faire un bonjour, bienvenue à notre nouveau directeur général qui se retrouve maintenant à la table aussi au Salin-du-Phare. Nous vous disons bonjour et bonne chance. Je pense que les Montréalais vous le souhaitent et on vous le souhaite, puis on est très heureux de vous avoir parmi nous pour, pour le reste de ce grand mandat qui va nous demander énormément de travail. Alors, merci déjà à l'avance.
Ericka Alneus ◌0:36:37
Merci beaucoup, madame la présidente. Moi aussi, je tiens à souhaiter la bienvenue ou re-bienvenue à monsieur Dufort, qui a une longue feuille de route en politique municipale, en administration municipale. Donc, très contente de vous retrouver parmi nous. Puis, sachez que ça fera toujours plaisir à l'opposition de pouvoir collaborer pour le bien-être des Montréalais et Montréalaises et mettre en lumière l'expertise de notre fonction publique qui travaille si fort pour être au service des Montréalais et Montréalaises. Donc, re-bienvenue à la maison.
Chantal Rossi ◌0:37:19
Je me permets— ah oui, madame, je m'excuse, madame Nancy Blanchet. Est-ce qu'on peut ouvrir le micro de madame Blanchet? Voilà.
Voix 1F0:37:35
Ça fait trop longtemps qu'on est parti. Ben, je voulais joindre ma voix à celle de la mairesse et de la chef de l'opposition pour vous souhaiter bienvenue, re-bienvenue à la Ville de Montréal dans le poste de directeur général. Je vous aussi vous assurer de tout le support, la collaboration de l'ensemble des membres de mon équipe. Alors, bonne chance, nous serons là pour vous appuyer. Merci.
Chantal Rossi ◌0:38:07
Et avant de débuter la période de questions, je veux aussi joindre ma voix pour souhaiter, je dirais, un bon retour au bercail à monsieur Dufort qui a été qui a été ici un bon moment, très longtemps, oui, en effet. Donc, la feuille de route parle pour lui. Alors, re-bienvenue au bercail. Alors, je reconnais la période de questions et je reconnais la chef de l'opposition officielle, madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌0:38:37
Merci beaucoup, madame la présidente. Salutations, amis, chers collègues, contente de vous retrouver. J'espère que tout le monde s'est bien reposé et revient en forme parce que l'automne va être occupé, il y a du pain sur la planche. Pendant la dernière année, on a choisi de laisser une chance à la nouvelle administration de la mairesse Martinez-Ferrada. Nous avons collaboré de bonne foi, mais c'est important, collaborer ne veut pas dire fermer les yeux. Quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, que la crise du logement s'accentue et que le transport en commun roule au ralenti, c'est notre responsabilité de comme opposition officielle de parler plus fort et d'exiger mieux pour les Montréalaises et Montréalais. À quelques jours du déclenchement de la campagne électorale provinciale, notre priorité à tous ici est de s'assurer que notre métropole soit au cœur des priorités du prochain premier ou première ministre du Québec. C'est le moment d'aller chercher des engagements clairs, concrets pour Montréal, des gains pour les citoyens et citoyennes. Nous déposons aujourd'hui une motion pour demander au prochain gouvernement du Québec d'évaluer toutes les options permettant de garder le chéri tunnelier Lisette à Montréal. Il faut continuer à développer notre métro. On a attendu des décennies pour le prolongement de la ligne bleue, on devrait pas s'arrêter là. Ma question est très simple: est-ce que la mairesse va voter en faveur de notre Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:40:11
Merci, madame la présidente. Je remercie la chef de l'opposition pour sa question. Je souhaite à tout le monde un bon retour après ces vacances qui, j'espère, nous ont redonné de l'énergie pour effectivement voir les prochains mois où nous avons beaucoup de travail à faire. Ben écoutez, je pense que c'est assez clair que nous allons appuyer sa motion. Je suis très heureuse d'ailleurs peut-être de l'avoir inspirée présenter cette motion parce que nous avons nous-mêmes demandé le jour de l'inauguration du tunnelier et avons demandé à ce que le gouvernement fasse preuve de courage et d'ambition pour l'avenir, puis garder le tunnelier Lisette ici chez nous parce qu'on a plusieurs projets déjà en marche et on veut en voir d'autres partout dans la grande région métropolitaine. Alors absolument qu'on va l'appuyer, puis encore une fois très heureuse de l'avoir inspiré, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌0:41:00
Complémentaire, madame la cheffe de l'opposition.
Ericka Alneus ◌0:41:03
Vous me permettrez, merci beaucoup madame la présidente, quand même de saluer le savoir-faire de Projet Montréal qui a inspiré depuis très longtemps les Montréalais et Montréalaises et plusieurs villes du monde sur le savoir-faire en transport en commun et l'importance que le transport en commun joue dans la vie des Montréalais et Montréalaises. Mais je dois quand même dire que je me réjouis de voir que la mairesse va se joindre à notre proposition. Les choses, cette campagne-là est vraiment l'occasion clé pour aller chercher des glands et demander à ce que le gouvernement se penche à ce qu'on puisse garder le tunnelier est important. Alors, est-ce que la mairesse va demander publiquement aux 5 candidats et candidates au poste de premier ou première ministre du Québec de de s'engager à garder le tunnelier après la ligne bleue?
Chantal Rossi ◌0:41:55
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌0:41:58
Merci, madame la présidente. Je remercie ma collègue pour sa question. Je veux la rassurer, c'est chose faite. Je l'ai déjà fait, je l'ai fait publiquement, je vais le répéter. Je suis très contente que l'opposition appuie cette demande. Nous l'avons déjà fait et en ayant une motion au conseil de ville Je pense que ça va encore plus renforcer cette demande qui a déjà été faite auprès de l'ensemble des chefs de parti de la campagne électorale qui s'en vient.
Chantal Rossi ◌0:42:26
Madame la leader de l'opposition.
Marie Plourde0:42:29
Merci. Alors, bon début de— bonne rentrée à tous et toutes. Madame la présidente, je suis assez préoccupée en ce moment. Il y a plusieurs organismes qui travaillent auprès des personnes en situation d'itinérance qui nous rapportent qu'il y aurait eu plus de 80 démantèlements de campements dans l'arrondissement de Ville-Marie au cours des derniers mois. Selon ces organismes, de nombreuses personnes auraient été invitées à quitter et aller vers d'autres arrondissements sur le territoire montréalais. On le constate notamment sur le campement Notre-Dame et aussi dans le district que je représente, celui du Mile-End. Les citoyens, les organismes communautaires et les équipes de terrain ont l'impression que certains arrondissements font plus leur part que d'autres pour se retrouver les personnes en situation d'itinérance. Pourtant, la Ville affirme régulièrement que c'est une crise, que cette crise-là, c'est une responsabilité collective qu'on doit assumer, que l'ensemble du territoire montréalais doit assumer. Et si tel est le cas, il est légitime de se demander pourquoi ce qui est bon pour Pitou n'est pas bon pour Minou. La gestion des campements, ça ne peut pas se résumer à déplacer des personnes d'un site à l'autre. Je tiens à rappeler que l'itinérance, c'est une crise humaine et qui touche l'ensemble de Montréal et que personne, mais personne n'a la capacité d'en porter seul le poids. Ma question est donc la suivante: est-ce que la mairesse de Montréal, qui est aussi la mairesse de l'arrondissement de Ville-Marie, considère normal que des personnes soient redirigées vers d'autres arrondissements?
Chantal Rossi ◌0:43:53
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌0:43:56
Madame la présidente, nous avons dû intervenir dans certains arrondissements pour leur mentionner d'arrêter d'envoyer les gens sur la friche. Donc, je Je ne suis pas certain de comprendre exactement la question de ma collègue. On ne fait pas ça. Je veux dire, le protocole d'accompagnement prévoit le déplacement de personnes en situation d'itinérance lorsqu'on a des solutions de rechange, donc solutions de rechange équivalentes à ce que la personne a. C'est ce qu'on fait. Il y a le parc Vigée ici dans Ville-Marie qui accueille plusieurs tentes, une vingtaine au dernier compte. C'est la stratégie, c'est la stratégie qui est mise de l'avant dans le protocole d'accompagnement que l'on respecte complètement. Ce qui fait que lorsqu'on parle de 80 déplacements, c'est peut-être pas 80 personnes, on s'entend. Je veux dire, ça peut être la même personne qui a été déplacée 15 fois, 15 jours d'affilée. On le voit, j'en ai une personne qui s'appelle Stéphane d'ailleurs, pas très loin dans le Vieux-Montréal, qui collabore à chaque fois qu'on veut le déplacer. On le relocalise, il revient le lendemain, on le redéplace, on le relocalise, il revient le lendemain. Donc naturellement, on n'aurait pas tous ces problèmes si on avait plus de logements. Sur quoi notre administration travaille, donc des logements de transition entre autres, pour leur permettre de se réaffilier, de se raccrocher au système. Donc, à la réponse de ma collègue, madame la présidente, je vous dirais qu'on ne fait pas ça à Ville-Marie et que d'autres arrondissements s'en sont permis de le faire et on est intervenu pour arrêter ce mouvement. Merci.
Chantal Rossi ◌0:45:17
Question complémentaire, madame Nolidaire, l'opposition.
Marie Plourde0:45:22
Merci, madame la mairesse. Écoutez, donc ce que je crois Madame la présidente, je vous donne un petit grade de plus. On commence. Donc, ce que je dois comprendre, là, c'est que les organismes nous diraient des choses qui sont fausses? Moi, ce sont des gens qui sont sur le terrain qui nous disent qu'il y a des démantèlements qui se passent dans Ville-Marie et que les gens sont redirigés vers les autres arrondissements. Est-ce que ça, vous trouvez ça normal? Moi, j'ai confiance aux gens qui travaillent sur le terrain, j'ai confiance aux organismes qui nous font ces témoignages-là. J'ai aussi confiance aux gens qui sont sur le terrain sur l'ensemble des arrondissements, ça touche également le Sud-Ouest, ça touche le Plateau-Mont-Royal, ça touche Hochelaga-Maisonneuve. Écoutez, ça touche l'ensemble des territoires où on sent qu'on va redistribuer, on va réorienter les personnes en situation d'itinérance parce qu'on délocalise les gens qui sont à Ville-Marie. Donc c'est la question, c'est est-ce que c'est normal que ça se fasse?
Chantal Rossi ◌0:46:20
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌0:46:27
Bon, écoutez, la normalité, c'est une convention sociale, n'est-ce pas? Donc ici, vous mettez— je ne mets pas en doute la parole des organismes communautaires, loin de là. On parle d'organismes qui sont sous-financés, qui travaillent très, très fort, dont dépendent beaucoup d'ordres de gouvernement dans le but d'offrir les services, ce qui n'est pas notre cas. Nous, on est arrivé avec 30 millions d'investissements, on descend un autre 6-7 millions prochainement dans le but de soutenir les arrondissements sur la question du protocole d'écampement. Quant au déplacement des personnes, on le fait selon les règles de l'art, je répète. Et je tiens également à mentionner, madame la présidente, que si je devais compter les heures que moi et mon collègue Langevin passons sur le terrain, je ne prendrais pas de leçon de personne quant à la proximité qu'on a versus les organismes communautaires. La semaine dernière, c'était moi tous les jours, soit ici dans mon arrondissement ou dans d'autres arrondissements, dans le but d'aller comprendre la réalité de tout le monde et de faire les interventions nécessaires. Donc, il y a, c'est absolument pas normal de le faire, c'est la raison pour laquelle on ne le fait pas. Merci.
Chantal Rossi ◌0:47:34
Est-ce qu'il y a des questions de la part de madame Blanchet? Il n'y en a pas. Alors, on va ouvrir les questions à tous les élus dans 3, 2, 1, maintenant. Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌0:47:53
Merci, madame la présidente. J'en profite aussi pour souhaiter un bon retour à tout le monde. Dans le contexte actuel de restrictions budgétaires, plusieurs des arrondissements, toutes formations politiques confondues, doivent composer avec des mesures de réduction des effectifs. Parmi ces mesures, on note notamment la suppression de postes devenus vacants. Ainsi que le non-remplacement d'employés partant à la retraite. Or, les équipes d'arrondissements jouent un rôle essentiel dans la prestation des services de proximité aux citoyens. Certains postes aussi sont détenus par, ou étaient détenus par, des expertises uniques. Elles assurent l'entretien des parcs, des installations sportives, des bibliothèques, des équipements collectifs, le traitement de nombreuses demandes citoyennes. Avec moins de personnel, il est légitime de s'inquiéter sur la capacité des arrondissements à maintenir le même niveau de service. Les délais d'intervention risquent-ils d'augmenter? Certains services devront-ils être réduits ou revus à la baisse? Les employés restants devront-ils absorber une charge de travail accrue? Quelles analyses ont été réalisées pour évaluer les impacts concrets de ces compressions sur les citoyens et sur la qualité des services de proximité? Quelles mesures sont mises en place pour limiter les répercussions de ces abolitions de postes et de ces non-remplacements sur les services offerts à la population? Ma question, madame la présidente, à l'aube de la fin de la confection du budget de la Ville de Montréal en vue de 2027 comment la Ville compte-t-elle maintenir la qualité et l'accessibilité des services aux citoyens alors que les arrondissements, toutes formations politiques confondues, disposent de moins en moins de ressources humaines pour y parvenir?
Chantal Rossi ◌0:49:28
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌0:49:30
Merci de la question. Donc, la règle, c'est une personne sur 2 de postes vacants qu'on demande à couper. Au niveau des départs à la retraite, c'est la même règle, donc c'est pas sauvage. L'an dernier, les efforts de l'administration dans le but de réduire le nombre d'employés ou de postes, on s'entend, ont été anéantis par les arrondissements, dans le sens où il y a eu énormément d'embauches dans les différents arrondissements sans qu'on voit dans certains cas, une amélioration de services directs à la population. Donc ça, c'est pas— naturellement, la confection du budget et la réalisation de ces plans-là sont au niveau des arrondissements. Il y en a qui sont extrêmement performants, on le sait. Et une des questions qu'on doit se poser dans un contexte où la Ville et les arrondissements réussissent à équilibrer leur budget en affectant des surplus budgétaires, c'est le cas d'un arrondissement entre autres qui me disait qu'il donne 1 million de dollars en congés à des organismes qui font du logement social, donc en congé d'occupation d'espace public. Est-ce que cet arrondissement-là a les moyens de faire ça? Donc, c'est le genre de questions qu'ils devront faire, se poser, pardon, dans la réalisation de leur budget. Et est-ce qu'ils ont véritablement les moyens de se payer ce qu'ils veulent se payer s'ils ne sont pas optimaux? Donc, la réponse à la question, c'est, avons-nous les moyens, madame la présidente, de ne pas faire l'exercice? Merci.
Chantal Rossi ◌0:50:48
Question complémentaire, madame Fournier.
Véronique Fournier ◌0:50:53
J'entends bien la réponse sur la rigueur budgétaire puis l'exercice sain, finalement, de réflexion budgétaire. Je pense que tout le monde en est d'accord sur ce principe. Toutefois, les orientations et les coupures demandées aux arrondissements reposent beaucoup sur le fruit du hasard, donc sur les départs à la retraite ou lorsqu'il y avait des postes vacants, et non sur une réelle revue des services ou optimisation de ce qui pourrait se faire en arrondissement. Donc, on est loin d'être sur des coupes paramétrées, on est dans des coupes très rapides avec peu de recul qui ne permettent pas d'avoir une réflexion, par exemple, sur des cibles, sur des enjeux qui sont peut-être plus prévalents dans certains arrondissements ou certains services. Donc, la question est à quel point vraiment ces compressions vont-elles affecter les services aux citoyens, parce que oui, un poste coupé sur papier, c'est une économie, mais sur le terrain, ce sont souvent des équipes réduites, des délais, une pression supplémentaire, de la gestion aussi très rapide. Dans quelques semaines, mois, les équipes en arrondissement doivent déterminer. Donc, lors de— il y a un an, grosso modo, on nous parlait d'une coupure de 1000 postes qui n'affecterait en rien les services aux citoyens. On était sur des services centraux. Aujourd'hui, est-ce que l'administration peut garantir aux Montréalais et Montréalaises qu'ils n'auront pas de coupes de services, de diminution des services à l'échelle locale dans leurs arrondissements?
Chantal Rossi ◌0:52:11
Merci. Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌0:52:17
Écoutez, je renvoie la question à mes collègues maires dans les arrondissements par rapport aux coupures de service. Je ne suis pas certain de savoir si ma collègue, madame la présidente, demandait des coupes paramétriques. C'est exactement ce qu'on n'a pas voulu faire parce que ça n'aurait pas été, je pense, respectueux de la volonté puis du pouvoir des arrondissements de dire tu coupes 12 personnes. On doit absolument procéder d'une façon où on permet aux gens de se questionner surtout au départ soit à la retraite ou encore les gens qui quittent leur travail. Quant à cette volonté que nous avons d'offrir un meilleur service aux Montréalais, on a annoncé la création d'une escouade pour les nids-de-poule, donc 2 équipes de nids-de-poule. On parle d'une embauche de 24 cols bleus, donc c'est le genre de situation à laquelle on va faire face dans les prochains mois. On est dans la confection du budget, vous verrez où on s'en va exactement par rapport aux 1000 aux 1000 postes, mais c'est sûr qu'on ne l'aurait pas annoncé si on ne pensait pas qu'on n'était pas capable de le faire sans naturellement réduire le service aux citoyens. On l'a dit, Ville de Montréal, on doit revenir aux métiers de base. Merci.
Chantal Rossi ◌0:53:15
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌0:53:20
Merci, madame la présidente. Ma question va être exactement sur le même sujet et s'adresser au président du comité exécutif aussi. J'entends la réponse qui a été donnée à ma collègue Véronique Fournier. Le problème avec la le problème avec la logique des compressions en ressources humaines qui nous ont été imposées en plein été, pendant les 2 semaines de la construction. Là, on a eu un mot d'ordre un matin, faut couper dans Rosemont, ça équivaut à l'équivalent de 15 postes. 15 postes dans une unité d'arrondissement, c'est énorme. C'est parce qu'on donne des services aux citoyens. Et je pense que la logique qui aurait voulu, si on voulait remplir les promesses électorales d'Ensemble Montréal, de couper mille postes, premièrement, il fallait faire le ménage dans les unités de la ville centre. Deuxièmement, il fallait éviter les endroits où on donne des services aux citoyens. L'ETI ne donne pas des services aux citoyens, le SGPI ne donne pas des services aux citoyens. Il y a plein d'unités d'affaires de la Ville de Montréal où il y a des ménages en profondeur à faire, puis je pense que charité bien ordonnée commence par soi-même, puis les compressions commencent par chez soi. En arrondissement, on donne les services. 15 postes, c'est énorme. Ça peut effectivement changer la nature de la propreté des poubelles, des bibliothèques, des piscines. On est directement— puis il n'y a pas de gras dans les arrondissements, tous les collègues maires, tous partis confondus, le savent ici. On est sur les rotules depuis des années. On est à chercher des sources de financement, on économise des 20 000 là, des 10 000 là, des 5 000 là. Alors, on cherche la logique de ces compressions-là. Puis est-ce que le président du comité exécutif, madame la présidente, peut s'engager à commencer par faire les compressions chez lui avant de demander de passer la gratte dans les arrondissements où on donne les services essentiels.
Voix 1F0:54:55
Merci.
Chantal Rossi ◌0:54:56
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌0:55:00
La réponse est oui, on est en train, processus budgétaire, vous n'avez pas vu encore ce qui s'est fait, l'exercice budgétaire qui s'est fait au central, donc vous verrez en temps opportun. Quant au fait d'être sur les rotules, on le comprend d'ailleurs, on a augmenté nous les transferts aux arrondissements l'an passé, ce qui n'a pas été fait sous l'ancienne administration, qui était à 1,9%, on les a augmentés de façon sensible. Même chose cette année, on est même en train de réviser suite à l'arrivée du directeur général la façon dont on va pouvoir, comment on peut mieux appuyer les arrondissements. Il y aura des super nouvelles d'ailleurs dans le prochain budget. On a également, j'ai également pris connaissance après ma tournée des arrondissements que les PDI n'avaient jamais été augmentés depuis à peu près 2005. On les a augmentés l'an passé directement et là cette année on augmente tout en simplifiant le recours aux différents programmes auxquels les arrondissements ont droit et dans sa relation avec la Ville centre. Donc, on est à l'action définitivement. Je ne peux pas ce matin vous parler des mesures d'optimisation qui ont été produites dans le cadre des efforts budgétaires, mais on est là, on a fait le travail. Je n'aurais jamais osé le demander à quelqu'un si on ne se l'était pas imposé nous-mêmes. Quant à la demande, si mon souvenir est bon, c'est arrivé vers le 30 juin et non pas le 15 juillet comme vous mentionnez. Merci.
Chantal Rossi ◌0:56:11
Monsieur François Limoges, en complémentaire.
François Limoges ◌0:56:16
Merci, madame la présidente. On appréciait l'effort du président du comité exécutif d'avoir bonifié justement le transfert aux arrondissements, d'avoir augmenté le PDI, mais ça donne quoi si on le reprend ensuite? Parce que les efforts qui sont demandés sont des efforts punitifs, madame la présidente. Ce qu'on nous a demandé de couper, c'est des postes sans économies. Nous, on s'apprêtait à faire, je vous donne un exemple, dans Rosemont, s'apprêtait à faire un redressement budgétaire, aller chercher justement des compressions de postes pour se dégager des marges. Avec les nouvelles cibles, on va couper des postes sans se dégager des marges, parce que sinon on se fait couper 1,5 million l'an prochain dans le budget. Alors ça, c'est pas une façon— donner 100$ à quelqu'un pour lui reprendre 102$, ce n'est pas l'aider, madame la présidente. C'est pas comme ça qu'on aide des unités. Puis je comprends que le président du comité exécutif dise attendez de voir le budget, vous allez voir, on fait le ménage aussi chez nous. Mais moi, ce que j'aimerais entendre un jour, une bonne fois pour toutes, c'est qu'à la Ville, toutes les unités d'affaires ne sont pas égales en termes de services aux citoyens. Il y en a qui contribuent directement à des services au coin de la rue, comme ramasser des toilettes, des petits gazons. Est-ce qu'on peut reconnaître que toutes les unités d'affaires ne sont pas égales et que les arrondissements ont assez donné?
Chantal Rossi ◌0:57:23
Monsieur Pinard.
Claude Pinard ◌0:57:27
On va reconnaître que que toutes les unités d'affaires ne sont pas égales, absolument, on reconnaît ça. On va aussi reconnaître que dans les 6 dernières années, on a embauché 3000 employés, donc ce qui ajoute 325 millions de charges en salaires. Si vous multipliez ça, ça équivaut à peu près à la dette additionnelle qu'on a à la Ville de Montréal dans les 6 dernières années, donc 2 milliards. Vous savez, ça coûte cher, ça coûte cher d'être endetté de cette façon, surtout lorsque l'argent est mis dans des emplois qui sont des emplois donc garantis à vie, on n'a pas une flexibilité incroyable, ce qui nous place à avoir recours à la mesure sur les postes qui sont vacants ou encore les postes à la retraite. Alors, je ne vois pas comment on aurait pu aller de façon paramétrique dans le non-respect des arrondissements. Ceci étant dit, notre volonté de travailler avec les arrondissements, notre volonté de retourner des pouvoirs aux arrondissements, notre volonté également de mieux financer leurs activités est totalement là. Et je vous ai un peu de patience, vous le verrez dans le prochain budget.
Chantal Rossi ◌0:58:22
Merci. Madame Carla Beauvais.
Carla Beauvais ◌0:58:29
Lors de la récente séance publique de la, sur la Commission de la sécurité publique portant sur les pratiques policières et les relations avec les communautés, de nombreux organismes de défense des droits, des experts, citoyens et citoyennes ont pris la parole. Malgré la diversité des expériences et des perspectives présentées, un constat revenait de façon particulièrement forte et cohérente. Tant les intervenants présents en personne que plusieurs participants en ligne ont réclamé la mise en place d'un moratoire sur les interpellations policières qui ne sont pas fondées sur un soupçon raisonnable ou une enquête criminelle. Cette demande n'était pas marginale, elle a constitué l'un des messages les plus clairs et les plus largement partagés et entendus dans le cadre de ces consultations. Derrière cette demande se trouve une préoccupation fondamentale, celle de la confiance envers le SPVM et du sentiment que certaines pratiques continuent d'avoir un impact disproportionnel sur des communautés déjà vulnérables. Lorsque l'un des principaux constats qui émergent d'un tel exercice est un appel à suspendre une pratique contestée, il est légitime de se demander pourquoi l'administration n'a pas fait suite à cette demande. À la lumière de ce qui a été exprimé lors de la séance de la sécurité publique, est-ce que l'administration est prête à demander officiellement au gouvernement du Québec un moratoire sur les interpellations policières discrétionnaires, comme l'ont réclamé bien avant la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, et de manière forte, les organisations et les citoyens ayant participé à cette consultation? Merci.
Chantal Rossi ◌1:00:01
Monsieur Jim Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌1:00:03
Merci, madame la présidente, et merci à ma collègue pour la question. Effectivement, le 11 août dernier, on a assisté à la commission de la sécurité publique. On était tous présents pour entendre, pas juste les individuels, mais les groupes communautaires qui ont dit à peu près la même chose. On l'avait dit à la réunion, madame la présidente, que ça se peut qu'on va tenir ou mandater le CSP de faire une consultation et de parler des 5 critères au niveau des interpellations policières avant qu'on aille aux prochaines étapes. Et c'est ça qu'on avait promis, c'est ça qu'on avait annoncé la semaine dernière et c'est ça qu'on va faire. Et on verra la suite de ces 5 critères, c'est quoi la suite. Mais effectivement, on a entendu haut et fort les messages envoyés par les organisations, bien sûr avec les gens concernés, et c'est pour cette raison-là que je mentionné le 11 août et on a réitéré ces faits avec la mairesse avec l'annonce qu'on a faite l'autre jour.
Marie Plourde1:01:03
Merci.
Chantal Rossi ◌1:01:04
En complémentaire, madame Carla Beauvais.
Carla Beauvais ◌1:01:07
Merci, madame la présidente. Alors, les consultations publiques ont justement pour objectif de permettre aux citoyens, aux organismes et aux experts de faire entendre leur voix et d'éclairer les décisions publiques. J'entends que l'administration souhaite poursuivre le dialogue et observer les effets des réformes en cours. Cependant, ce qui ressort de la consultation publique, ce n'est pas seulement une demande d'écoute ou de suivi, c'est une demande d'action claire. Or, vous nous dites aujourd'hui que vous avez entendu ce message, mais que vous n'êtes pas prêts à la porter auprès du gouvernement du Québec. Et je poursuivrai aussi pour dire que parmi les demandes, parmi les choses qui ont été mentionnées par l'administration, on a parlé du déploiement des corporelles et de l'appel d'offres. Une chose qui coûterait vraiment pas cher à l'administration à faire en ce moment, c'est d'abroger certains règlements municipaux qui permettent aux policiers de continuer à faire du profilage racial et social, et ça, ça coûterait 0$ aux contribuables.
Maeva Vilain ◌1:02:00
Merci.
Chantal Rossi ◌1:02:02
Monsieur Jim Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌1:02:05
Merci, Madame la Présidente. Si je peux parler au nom de l'administration. Les actions, on les fait depuis notre arrivée. Et voici une autre action, les 3 mesures qu'on avait annoncées avec la mairesse et pour la première fois avec le président de la Fraternité des policières et policiers. Pour la première fois, je pense, dans l'histoire, une annonce faite en collaboration avec le SPVM et la Fraternité. Voici une action concrète qui va aller changer au moins ou rassurer la population au niveau de sécurité à la Ville de Montréal. Et suite à la consultation qu'on va tenir, où on va inviter les gens de participer en grand nombre à cette commission, je vais laisser la présidente et la commission travailler les modalités. Et en temps et lieu, on va donner encore une fois l'opportunité à ces gens de s'exprimer. Merci.
Chantal Rossi ◌1:03:02
Madame Maeva Vilain.
Maeva Vilain ◌1:03:05
Madame la Présidente, le tournoi de tennis Omnium Banque Nationale, c'est l'un des plus grands événements sportifs du Canada. Nous souhaitons qu'il reste ici et qu'il continue à prospérer. On est en faveur de la modernisation des installations de Tennis Canada. On veut qu'elles répondent aux besoins actuels et aux besoins futurs. Mais soutenir l'Omnium, ça ne veut pas dire donner carte blanche à n'importe quel projet. Les grands parcs urbains, comme le parc Jarry, ce ne sont pas de simples terrains en attente de développement. Ce sont des infrastructures d'adaptation au changement climatique essentielles. Ils réduisent les îlots de chaleur, contribuent à la gestion des eaux de pluie, favorisent la biodiversité, offrent des espaces de fraîcheur, de santé publique indispensables aux Montréalaises et aux Montréalais. Le développement d'infrastructures sportives et la protection des espaces verts ne doivent pas s'opposer l'un à l'autre. À Montréal, tout projet d'aménagement sportif doit se réaliser dans le respect et la préservation des espaces verts. Je dirais même plus, le développement des sports doit se faire et des milieux naturels doivent se renforcer mutuellement et pas se concurrencer. Ma question est donc la suivante: l'administration s'engage-t-elle à demander à Tennis de revoir sa proposition pour s'assurer que le nouveau projet n'ait pas une emprise supérieure sur le parc Jarry à celle qu'elle occupe aujourd'hui. Il faut aussi que les nouvelles infrastructures intègrent davantage de surfaces végétalisées et déminéralisées que ce qui existe actuellement.
Chantal Rossi ◌1:04:44
Merci. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:04:51
Merci, madame la présidente. Ça me permet, je pense, de répondre à la question de ma collègue pour la rassurer, comme je l'ai fait moi-même avec une rencontre non seulement avec Tennis Canada, mais aussi avec les citoyens du parc Jarry. J'ai passé une heure avec eux, on a eu des bonnes conversations, des bonnes discussions, et je les ai rassurés sur une chose: il n'y a personne qui veut diminuer l'emprise sur le parc. Au contraire, on veut améliorer l'expérience de ce parc pour les gens non seulement de Villeray, mais de Parc-Extension, puis de l'ensemble du territoire. On est tous d'accord que Tennis Canada, on veut le garder à Montréal, et non seulement on veut le garder, mais ayant un peu d'ambition, puis allons chercher autant les hommes et les femmes à Montréal, puis d'avoir un projet qui peut être porteur pour la ville sans aucun détriment ou impact négatif. Pour les citoyens qui côtoient le parc Jarry, et c'est exactement l'assurance que je lui ai donnée. Je ne suis pas responsable de comment Tennis Canada parle de leur projet, madame la présidente, mais une chose sur laquelle je suis responsable, c'est de m'assurer que le projet va être bon pour Montréal, mais surtout bon pour les citoyens de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.
Chantal Rossi ◌1:06:00
Madame Vilain, en complémentaire.
Maeva Vilain ◌1:06:07
Merci pour la réponse. Donc nous entendons que la mairesse est allée rencontrer les citoyens de Parc-Extension et les groupes préoccupés par le parc Jarry et qu'elle a entendu leurs inquiétudes. La question qu'on se pose aujourd'hui, c'est quand est-ce que l'administration va exiger que Tennis Canada adapte son projet aux limites du parc Jarry plutôt que de demander au parc Jarry de s'adapter aux ambitions de Tennis Canada? Quand est-ce que la demande formelle à Tennis Canada de revoir ses plans avec des balises claires sera déposée?
Chantal Rossi ◌1:06:43
Madame Christine Black.
Christine Black ◌1:06:44
Madame la présidente, en fait, la mairesse a été très claire. Les rencontres se sont faites autant avec Tennis Canada qu'avec les citoyens. Pour le moment, il n'y a pas de projet sur la table qui a été déposé à la Ville. C'est en étape de réflexion. Donc, dans cette conversation, on veut s'assurer que tout le monde soit autour de la table et surtout s'assurer de préserver le parc, s'assurer de préserver les espaces verts. C'est ce que la mairesse vient de dire, on est très clairs là-dessus, c'est important qu'on puisse s'asseoir tout le monde ensemble, qu'on puisse continuer la conversation parce que c'est comme ça qu'on va arriver avec un projet gagnant autant d'un côté que de l'autre. Et comme la mairesse l'a dit, on a de l'ambition à Montréal, les événements sportifs comme l'Omnium Banque Nationale, c'est un événement d'envergure internationale et on veut le garder à Montréal et même voir grand avec les hommes et les femmes. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:07:35
Madame Émilie Brière.
Émilie Brière ◌1:07:39
Madame la présidente, bonjour chers collègues. Je me lève encore aujourd'hui pour parler du développement du quartier Namur-Hippodrome. On le sait depuis longtemps, les premiers logements qui vont sortir de terre dans ce quartier quadrilatère-là, ils vont émerger non pas sur le terrain de l'hippodrome, mais dans le secteur Namur. Le secteur de l'hippodrome, il doit faire l'objet de développement d'infrastructures souterraines, réseau d'aqueduc, de gaz, d'électricité, etc., avant que les lots soient constructibles. Alors que le secteur Namur, lui, à l'est de Descaries, il est déjà raccordé, il peut dès maintenant être développé. Ça tombe bien parce que des logements sociaux, des logements hors marché, en a besoin le plus vite possible. Cet été, on a eu une frousse, les groupes communautaires et moi, quand dans une entrevue qui a été accordée à Olivier Robichaud, la mairesse a semblé reculer sur l'engagement de logements hors marché pour l'ensemble du quartier Namur-Hippodrome. On a eu peur que le 50%, qui était le ratio initialement prévu, soit réduit à un 20 ou 30%. Heureusement, les propos de la mairesse ont été rectifiés et le seuil de 20-30% on a compris que ce serait un seuil minimal applicable à chaque projet pris individuellement. Fort bien. Est-ce que l'administration d'Ensemble Montréal pourrait donc confirmer que ce ratio-là minimal de 20 à 30% de logements hors marché s'appliquera logiquement aussi aux projets développés dans le secteur Namur? Et dans ce cas-là, est-ce qu'ils peuvent nous expliquer pourquoi le premier projet du quartier Namur-Hippodrome, un projet de 1200 logements qui prévoit par son équipe aura un ratio de logements hors marché de 0%?
Chantal Rossi ◌1:09:17
Avant que l'administration donne la réponse, j'aimerais savoir de la part des leaders s'il y a une entente pour terminer la liste au tableau pour la période de questions.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:09:32
Absolument, madame la présidente, je propose, appuyé par ma collègue de l'opposition, de prolonger d'environ 12 minutes jusqu'à la fin des 3 prises de parole prévues.
Chantal Rossi ◌1:09:40
Merci beaucoup. Madame Caroline Braun.
Voix 1F1:09:46
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, il faut voir un quartier dans son ensemble aussi, avoir une vision d'ensemble et réfléchir un quartier à long terme, sinon on commet des erreurs. On l'a vu dans le passé, des quartiers qui ont été développés très, très, très rapidement et où des erreurs ont été commises. Et l'objectif est toujours et va toujours être maintenu de viser 50% de logements hors marché. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:10:13
Madame Brière, en complémentaire.
Émilie Brière ◌1:10:19
Oui, merci de mentionner l'importance de la planification à long terme. C'est ce qui a été fait avec le projet, le plan de développement et d'aménagement, le plan directeur d'aménagement et de développement de l'hypermarché Je veux parler quand même un peu du projet en question. Le projet de 1200 logements, il y a seulement 10% des logements qui seront des logements familiaux, 0% hors marché et une proportion absolument inconnue et complètement hypothétique qui pourrait être abordable ou abordable intermédiaire. Mais on le sait que c'est possible pour un promoteur immobilier de construire, d'élaborer un projet sur un terrain privé de Côte-des-Neiges avec un montage financier qui inclut du logement hors marché. Pourquoi on le sait? Mais parce que 2 coins de rue plus loin, il y a un projet du groupe Mack qui comporte son 20% de logements sociaux. Et donc, c'est 100 logements supplémentaires qu'on pourra avoir à Côte-des-Neiges parce qu'on a été suffisamment exigeants pour le demander. Mais là, le premier projet du quartier Namur-Hippodrome, celui qui va donner le ton au redéveloppement d'un secteur stratégique, on est moins exigeants et on considère que le simple fait d'avoir un beau projet, un premier projet annoncé, c'est suffit et c'est ça la priorité pour les gens de Côte-des-Neiges. Est-ce que vous pouvez nous garantir que vous respecterez vos propres paroles rectifiées, y compris pour le premier projet dans le secteur Catherine-Amurie-Podrome?
Olivier Demers-Dubé ◌1:11:35
Merci.
Chantal Rossi ◌1:11:35
Madame Venezuela.
Voix 1F1:11:41
Oui, merci, madame la présidente. Merci à ma collègue pour la question. Au niveau du projet de Dor-Maccaba, le promoteur a l'intention d'inclure un volet d'abordabilité. Et en ce moment, le promoteur a déposé une demande auprès de la SCHL. Donc, on est encore dans une phase, dans une phase préliminaire. Puis, comme ça a été partagé par ma collègue, au niveau du quartier Namur-Hippodrome, nous sommes toujours sur la cible de 50%. Aujourd'hui, nous avançons grandement au niveau du développement de ce terrain, pas comme ça a été fait avec l'ancienne administration. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:12:16
Merci. Monsieur Olivier Demers-Dubé.
Olivier Demers-Dubé ◌1:12:22
Merci, madame la présidente. Depuis 2 mois, il se passe des choses de très beau démocratiquement à Lachine. Il y a des Lachinois et des Lachinoises qui se sont mobilisés dans le cadre du droit d'initiative prévu par la Charte montréalaise des droits et responsabilités. Leur démarche n'a pas pour objectif de demander une faveur à l'administration ou une lubine quelconque. Elle vise à utiliser un mécanisme démocratique officiel afin d'obtenir une consultation publique sur le maintien du projet de baignade en eau libre tel que prévu depuis des années. Pour vous donner une idée de l'envergure de la mobilisation, en date d'il y a quelques minutes, c'est plus de 2060 citoyennes et citoyens de Lachine qui ont adhéré à cette démarche. C'est 100 de plus que ce qui est requis par la Ville pour déclencher le processus de consultation, et ça a été atteint en un mois. Avant la date limite pour recueillir les signatures. Ce niveau de mobilisation, ça démontre clairement qu'un nombre important de citoyens souhaitent que ce débat soit tenu publiquement. Le droit d'initiative, c'est un des outils les plus importants pour la participation citoyenne dont disposent les Montréalais. Sa crédibilité, elle repose sur la confiance du public envers le processus et envers la volonté des élus de considérer sérieusement ce qui en ressort. Les citoyens et les citoyennes ont respecté, eux, les règles et se sont engagés dans le processus prévu par la Ville. Alors, ma question, madame la présidente: l'administration reconnaît-elle que cette mobilisation citoyenne constitue un message clair, que la population de Lachine s'engage à tenir des consultations avec une réelle ouverture d'esprit, sans que l'avenir du projet ait déjà été décidé d'avance?
Chantal Rossi ◌1:13:56
Madame Julie-Pascale Provost.
Julie-Pascale Provost ◌1:14:00
Alors, merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:14:02
Pour cette question.
Julie-Pascale Provost ◌1:14:03
Effectivement, il va y avoir le dépôt d'une pétition qui a été, qui a été enregistrée, donc il va y avoir le dépôt prochainement, puis la consultation aura lieu puisque, après les vérifications bien sûr, parce que ça doit être déposé au greffe, ils vont faire les vérifications, puis ensuite on fera une assemblée de consultation où on s'assurera que les citoyens sont bien de la Chine et ont bien toutes les informations par rapport au projet, aux tenants et aboutissants et à la situation financière dans laquelle on se trouve. Maintenant, il faudrait faire attention, madame la présidente, quand on dit que le projet est prévu depuis des années. L'ancienne administration n'a pas été en mesure de le réaliser en 2025 et ils ne l'avaient absolument pas prévu, donc, dans les budgets, dans le financement, la suite. Donc, on n'a rien arrêté, on entend bien qu'il y a une mobilisation politique, plusieurs élus à Projet Montréal sont venus faire du partage d'informations, du tracking en bon français, dans l'arrondissement pour s'assurer que les gens signent. Maintenant, c'est ça, le processus suit son cours de façon entièrement démocratique, puis on sera là pour écouter les consultations avec une grande attention.
Voix 1F1:15:19
Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:15:22
En complémentaire, monsieur Demers.
Olivier Demers-Dubé ◌1:15:25
Oui, merci madame la présidente. Il y a un article de La Presse qui est paru le 20 août dernier qui s'appelle Vers une consultation publique pour le projet de piscine en eau libre. Le cabinet de ma collègue, la mairesse de Lachine, dit si le montant de 1941 signatures est bien confirmé, alors oui, à ce moment-là, il faudra lancer un processus de consultation publique. On contactera alors l'OCPM parce que c'est l'organisme qui qui peut le faire? Madame la présidente, l'objectif de 1941 signatures, je vous confirme, il est atteint. Ce sont des signatures de Lachineois, Lachineoises qui sont validées au fur et à mesure, donc on est bien rendu au processus. La conformité, elle est bien validée, donc atteint, confirmé, dépassé. L'administration peut donc mandater l'OCPM dans les meilleurs délais. Il est aussi important de mettre l'accent sur la temporalité. La dernière administration a pas mis de côté le projet, on attendait le permis du ministère de l'Environnement. Il a été obtenu au début de l'année 2026. Ce permis-là, il vient avec un délai. On a 2 ans pour réaliser le projet avec ce permis. Alors, je repose ma question.
Chantal Rossi ◌1:16:28
La dernière question, s'il vous plaît.
Olivier Demers-Dubé ◌1:16:29
Absolument, madame la présidente. L'administration s'engage-t-elle à mandater dès maintenant l'OCPM pour qu'il démarre et réalise son mandat dans les meilleurs délais? Pour qu'advenant un résultat positif de la consultation, le projet puisse voir le jour dans le respect du permis du ministère de l'Environnement du Québec.
Chantal Rossi ◌1:16:44
Merci. Madame Julie-Pascale Provost.
Julie-Pascale Provost ◌1:16:49
Merci, madame la présidente. D'abord, il ne s'agit pas d'une piscine en eau libre, mais bien de la baignade en eau libre. Il faut faire attention aux termes qu'on emploie pour s'assurer que les gens comprennent bien de quoi il s'agit. Vous savez, quand je suis arrivée en poste à Lachine, à la fin du mois de novembre, on a constaté que pour les budgets de 2026, on n'avait aucun soutien prévu pour nos organismes locaux. Et ça, madame, c'est crucial. Il y a eu une relocalisation, une très mauvaise négociation qui a été faite. On a un trou de 320 000 à 350 000$ pour relocaliser nos organismes locaux. C'est super important pour nous. Là maintenant, on va avoir une consultation publique qu'on va devoir assumer aussi. On va le faire, bien sûr. Maintenant, dois-je rappeler qu'ils n'avaient pas réussi à réaliser le projet au moment où ils étaient au pouvoir. Maintenant, de m'imposer ceci en me laissant une situation financière problématique, je trouve ça un peu particulier. La consultation va avoir lieu telle qu'il a été annoncé, puis j'ai rien à rajouter.
Catherine Houbart ◌1:17:58
Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:17:59
Merci. Alors, la période de questions étant écoulée, je vais céder la parole au leader de la majorité pour l'ordre du jour.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:18:13
Merci, madame la présidente. On va aller au point 3.01, donc appuyé par monsieur Claude Pinard, le président du comité exécutif, adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal avec les modifications suivantes.
Claude Pinard ◌1:18:24
Suivante.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:18:25
Donc le 15.02 va être retiré ainsi que le 42.03. Ce sont les 2 dossiers qui vont être retirés. Il va également avoir un changement de séquence, madame la présidente. Je vous annonce d'ores et déjà que la motion en 80.65.01 va être appelée aux alentours de 15h15 environ. Le point 51.03 va être appelé vers 20 h 30 et le point 65.01 va être appelé vers 20 h 45.
Chantal Rossi ◌1:18:56
S'il vous plaît, mesdames et messieurs. Oui, donc 80.65.01 à 15 h 15, c'est bien ça, et le 65.01 à 20 h 45. Alors, le point est adopté.
Dimitrios (Jim) Beis ◌1:19:15
Merci.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:19:15
Merci, madame la présidente. Ça nous amène au 3.02, approbation du procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal tenue le 15 juin 2026 à 13 h. Je suis toujours appuyée par monsieur Pinard.
Chantal Rossi ◌1:19:27
Pas d'intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:19:29
À la rubrique 4, annonces et dépôts de documents par le comité exécutif, toujours appuyée par monsieur Pinard. En 4.01, dépôt de la liste des contrats octroyés par le comité exécutif conformément à l'article 200 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. Adopté. En 4.02, appuyé par monsieur Pinard, dépôt de la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.
Chantal Rossi ◌1:19:48
Adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:19:49
En 4.03, appuyé par monsieur Pinard, dépôt de la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires conformément à l'article 477.3 de la Loi sur les cités et les villes.
Chantal Rossi ◌1:19:57
Adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:19:59
Madame la présidente, à la rubrique 5, dépôt et résolution des conseils d'arrondissement, je vais regrouper pour fin d'étude les 4 dossiers qui nous sont présentée, appuyée par Monsieur Pinard. Donc en 5.01, résolution CA 2621-01-12 du conseil d'arrondissement de Verdun, motion pour l'exclusion des coopératives d'habitation du projet de loi 20, loi édictant la loi visant à favoriser l'accès au logement et modifiant diverses dispositions concernant le domaine de l'habitation. En 5.02, résolution CA 2621-01-35 du conseil d'arrondissement de Verdun, motion visant la réalisation d'un projet structurant de logement hors marché de service pour la communauté sur le site du En 5.03, résolution CA 26-19-01-37 du conseil d'arrondissement de Lachine, motion contre la violence et la haine envers les femmes. Et en 5.04, résolution CA 26-19-01-38 du conseil d'arrondissement de Lachine, motion en soutien au SPVM suite à la fusillade dans Côte-des-Neiges.
Chantal Rossi ◌1:20:49
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:20:52
En 6.01, madame la présidente, je vais déposer une réponse de monsieur Claude Pinard à madame Musau-Muele. Adopté. En 7.01, dépôt du rapport de l'assemblée ordinaire du conseil d'agglomération du 18 juin 2026 à 16 h, toujours appuyé par monsieur Pinard.
Chantal Rossi ◌1:21:08
Adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:21:09
En 7.02, à ma compréhension, c'est les dépôts des déclarations d'intérêts pécuniaires qui sont déposées, toujours appuyé par le président du comité exécutif. En 7.03, toujours appuyé par monsieur Pinard, dépôt du procès-verbal de correction pour la résolution CM-2603-91. Adopté. En 7.04, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, dépôt du document Plan climat 2020-2030, état d'avancement avril 2026.
Chantal Rossi ◌1:21:37
Madame Catherine Houbart.
Catherine Houbart ◌1:21:41
Merci, madame la présidente. Je veux d'abord féliciter tout le personnel de la Ville de Montréal qui a contribué à la mise en œuvre et qui continue contribue toujours à la mise en œuvre du plan climat et qui a contribué à sa reddition de comptes. C'est un exercice qui est imposant, rigoureux, mais nécessaire. C'est important de se rappeler à quel point Montréal assume un leadership puis une rigueur reconnue internationalement en termes de lutte climatique. Le bilan souligne d'ailleurs très bien, Montréal a le meilleur bilan en matière de verdissement urbain parmi les 5 plus grandes villes canadiennes. Montréal a été la première ville en Amérique du Nord à instaurer un budget climatique à même son budget municipal. Et notre ville s'est aussi classée comme la ville cyclable la plus conviviale en Amérique du Nord et se positionne au 15e rang à ce même classement au niveau mondial. À 4 ans de la fin de son terme, le plan climat progresse relativement bien, mais certains défis demeurent très imposants, comme celui de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. Il faut se rappeler aussi qu'on n'a tout simplement pas le choix de redoubler d'efforts pour rencontrer nos cibles. C'est un responsabilité qu'on a tous envers nos enfants. Je vais reprendre les mots du bilan. À 4 ans de l'échéance du plan climat, un constat s'impose. Plusieurs mesures prennent du temps avant de produire pleinement leurs effets, mais c'est précisément ce délai qui rend l'action immédiate indispensable. En lisant le bilan, plusieurs questions me sont venues en tête, mais je vais m'attarder seulement sur 2 d'entre elles. D'abord, le bilan réitère ce qu'on apprenait déjà dans le dernier budget. L'administration s'est éloignée de la cible de consacrer entre 10 et 15% de son plan décennal d'immobilisation aux infrastructures naturelles et hybrides. L'intérêt de cette action-là, c'est de s'assurer qu'on investisse les sommes conséquentes pour adapter Montréal au changement climatique, pour entre autres limiter les inondations et le refoulement d'égouts chez nos concitoyens. Cet éloignement-là s'est entre autres traduit par l'abandon de l'espace de rétention d'eau de pluie au square Désirée dans Mercier- Hochelaga-Maisonneuve, en plein dans une zone vulnérable aux pluies torrentielles. On est dans les préparatifs du budget 2027. Est-ce que l'administration peut nous confirmer qu'elle va atteindre sa cible cette fois-ci? Deuxièmement, l'administration s'est engagée à travers la motion que nous avions déposée au conseil de ville d'avril dernier à rendre compte annuellement de l'avancement du plan climat par un rapport écrit et par une présentation des services. J'aimerais savoir si madame Rousseau-Bélanger peut nous dire quand aura lieu la présentation et si elle sera ouverte au public. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:24:06
Monsieur Olivier Demers-Dubé.
Olivier Demers-Dubé ◌1:24:13
Il n'y a pas la réponse de madame Rousseau-Bélanger avant?
Chantal Rossi ◌1:24:17
Ben là, c'est pas une période de questions, c'est selon l'ordre au tableau.
Olivier Demers-Dubé ◌1:24:21
Parfait, merci. Madame la présidente, un des chantiers principaux du plan climat, c'est de mobiliser la collectivité montréalaise pour qu'elle agisse elle aussi en collaboration avec la Ville. Le budget participatif de la Ville de Montréal incarnait de façon remarquable cette intention d'implication et au terme de 3 éditions, le budget a mobilisé plus de 65 000 Montréalaises et Montréalais qui ont proposé et voté en faveur de plus de 2000 idées, puis à la réalisation de quelques dizaines de projets proposés. Parmi eux, on retrouvait notamment la création de micro-forêts, d'espaces de jardinage collectif, d'initiatives de verdissement, déminéralisation et des mesures d'apaisement de la circulation ainsi que d'autres aménagements contribuant à l'atteinte des objectifs du plan climat. D'autres mesures telles que la construction de toilettes publiques font le bonheur des Montréalais et des Montréalaises et ont un lien direct avec la lutte au changement climatique. Malheureusement, l'administration n'a pas reconduit l'exercice démocratique du budget participatif, un exercice à très grande portée, et n'a pas non plus annoncé de programme pour le remplacer. Donc, est-ce que l'administration peut nous fournir un éclairage sur la manière dont elle compte réaliser l'action 1 du plan climat, soit de mobiliser la communauté montréalaise pour mener la transition socioécologique dans tous les quartiers, et comment elle va faire, avec quels outils elle peut mieux faire pour mobiliser plus que 60 000, 65 000 Montréalaises et Montréalais sur la question en à peine quelques années?
Chantal Rossi ◌1:25:46
Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌1:25:51
Merci beaucoup, madame la présidente. Donc, en effet, aujourd'hui, on dépose l'état d'avancement du plan climat 2020-2030 de Montréal. C'est un exercice de reddition de comptes qui est essentiel parce qu'il nous permet de mesurer nos progrès avec transparence, de reconnaître les défis qui demeurent et d'ajuster nos actions en conséquence. Le bilan présenté aujourd'hui nous envoie un message contre, un message nuancé. D'une part, Montréal réalise des avancées importantes, comme il a été souligné précédemment, patiemment en matière d'adaptation et de résilience climatique. On atteint nos cibles de plantations d'arbres, on dépasse nos objectifs de rétention des eaux pluviales grâce à des infrastructures vertes et on a aussi considérablement renforcé notre compréhension des risques climatiques auxquels notre territoire est exposé. On peut également être fiers des outils de gouvernance qui ont été mis en place. Montréal continue d'innover avec son budget climat, son test climat sont suivies rigoureusement des actions et une réduction de compte reconnue à l'international, justement. Ces fonctions sont aujourd'hui bien établies et elles nous permettent de mieux mesurer les résultats de nos actions. Mais ce rapport est aussi un appel à la lucidité. Le constat est clair: malgré les efforts déployés au cours des 5 premières années du plan climat, nous ne sommes pas actuellement sur une trajectoire qui nous permettrait d'atteindre la cible de réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Les émissions stagnent et le secteur du transport et des bâtiments demeurent nos principaux défis. À eux seuls, ils représentent plus de la moitié des émissions de l'agglomération. Donc, je trouve ça d'ailleurs intéressant que certains souhaitent aujourd'hui donner des leçons à partir d'un rapport qui porte précisément sur les 5 premières années de la mise en œuvre du plan climat, donc de l'ancienne administration. Ce rapport reconnaît plusieurs avancées importantes, mais il démontre aussi très clairement qu'après 5 ans, on est loin d'avoir atteint nos objectifs qu'on s'est collectivement fixés pour 2030. Je pense donc que la leçon à tirer ici, c'est que personne, en fait, n'avait les réponses dès le début. Si c'était le cas, on ne serait pas là aujourd'hui, puis on serait en voie d'atteindre, en fait, toutes nos cibles. Or, ce n'est pas le cas, puis ce n'est pas ce que nous dit le bilan. Ce qu'il nous dit plutôt, c'est que la transition climatique, c'est un défi immense qui exige de la persévérance, de l'adaptation et beaucoup d'humilité de la part de tous ceux et celles qui prétendent vouloir le mener à bien. Le principal enseignement de ce bilan est donc simple: la transition est amorcée, les fondations sont solides et plusieurs résultats sont au rendez-vous, mais on doit maintenant continuer notre travail. Notre responsabilité est de poursuivre ce travail-là, de concentrer nos efforts là où les défis demeurent les plus importants et d'apprendre de ce qui fonctionne moins bien et continuer à mobiliser l'ensemble de nos partenaires. Donc, merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:28:23
Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:28:29
Merci, madame la présidente. Écoutez, on va passer à la section sur nos déclarations. Donc, avant de continuer la rubrique 7, je vais aller à la déclaration en 15.01, qui est la déclaration en mémoire de l'agent Mohamed Lamine Benredouane et de Michel Mizrahi, décédés lors de la fusillade du 22 juin 2026 à Côte-des-Neiges. Et pour cette déclaration, je céderai la parole à ma collègue madame Stephanie Valenzuela.
Voix 1F1:28:57
Merci beaucoup, madame la présidente. Le 22 juin dernier, Montréal a vécu une tragédie, un cauchemar qui va demeurer marqué dans notre histoire collective. Une fusillade a éclaté à Côte-des-Neiges et en voulant accomplir son devoir et protéger la population, le policier Mohamed Lamine Benredouane a été tué dans l'exercice de ses fonctions. Tout d'abord, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à son épouse et à ses enfants. Aujourd'hui, en présence de sa famille, ses parents, ses deux sœurs et sa nièce, je veux d'abord et avant tout reconnaître que derrière l'uniforme, il y avait un fils, un frère, un mari, un un père de famille, un proche et un être cher. Je ne peux imaginer la douleur et le bouleversement que cette tragédie a provoqué dans votre famille, mais sachez que votre perte a été ressentie bien au-delà de votre cercle familial. Elle a profondément touché Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce ainsi que tous les Montréalaises et les Montréalais. Mes condoléances aussi à la famille, aux proches et à tous les collègues du service de police de la Ville de Montréal. L'agent Mohamed Lamine Benredouane a fait preuve d'un courage et d'une force inimaginables pour protéger la vie des Montréalaises et des Montréalais, et nous lui en sommes profondément reconnaissants. Il a protégé la vie de ses collègues, de plusieurs résidents de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et même de sa partenaire de travail qui a été gravement blessée et de ceux qui et de qui nous saluons également la bravoure et le dévouement. Il a tenté de protéger en vain un résident, monsieur Michel Mizrahi, un père de famille et un membre engagé de la communauté juive montréalaise, lui aussi décédé en tentant de venir en aide aux policiers et aux résidents et résidentes du secteur. Je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de monsieur Mizrahi. On dit souvent que Montréal est une ville sécuritaire et nous avons raison de le dire. Montréal est une ville de paix fondée sur la bienveillance et la solidarité où la violence n'a pas sa place. Mais cela ne nous met pas malheureusement à l'abri de tragédies comme celle qu'on a vécue collectivement ensemble le 22 juin dernier. C'est un moment sombre qui nous a blessés collectivement et qui ne doit pas détourner notre regard du legs que nous laisse l'agent Ben Redouane, un policier dévoué qui a tout donné pour le bien commun, qui a fait le sacrifice ultime pour que la haine ne remporte pas la bataille. Je tiens à saluer également la bravoure du sergent Xavier Gaumont et celle des nombreux agents du SPVM qui ont été dépêchés sur les lieux. Je tiens surtout à adresser un merci tout particulier à l'équipe du PDQ 26 pour leur courage, leur solidarité et leur engagement indéfectible dans les moments les plus difficiles. Merci au commandant Mathieu Fournier-Landry pour votre leadership. Les policiers et les policières font le choix d'un métier extrêmement difficile qui comporte d'immenses risques. Tous les jours, ils acceptent de s'exposer aux dangers pour protéger les citoyens et les citoyennes. Ce C'est un engagement exceptionnel au service de la population et je tiens à exprimer notre profonde reconnaissance. L'agent Benreindouane était non seulement un agent du PDQ 26 qui dessert la communauté de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, mais c'est aussi un résident, une personne qui a grandi dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges et qui a choisi de servir dans notre communauté. C'est quelqu'un qui était apprécié et depuis le 22 juin, je ne cesse de recevoir les témoignages des résidents, des personnes qui ont eu la chance de recevoir ses services. J'ai même rencontré des amis à moi, des voisins qui sont allés à l'école avec lui et qui ont partagé à quel point il était une personne exceptionnelle. Aujourd'hui, on fait une déclaration pour honorer sa mémoire, mais ça ne change rien par rapport à ce que vous avez perdu. Et j'ai eu la chance de le dire tantôt en rencontrant la famille, mais je vais toujours me rappeler du 22 juin, à quel point nous, comme élus, on avait peur de sortir de nos bureaux. On était coincés chez nous à Collège-sur-des-Carilles pendant au moins 6 heures. Puis quand je suis finalement rentrée chez moi et que j'ai eu la chance de tenir ma fille, tout ce que je pouvais faire, c'est penser à votre famille, à penser à l'agent Ben Redouane et comment lui, il n'aura plus la chance de tenir ses deux enfants. Aujourd'hui, je tiens sincèrement à partager nos sympathies avec votre famille et je souhaite vraiment que vous sachiez que Montréal est avec vous et surtout l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Merci à vous, à vos collègues de l'Agence urbaine et de douane pour tout ce que vous avez fait pour nous la journée du 22 juin et tout ce que vous continuez à faire pour les Montréalais et les Montréalaises pour nous garder en sécurité. J'espère que tout le monde va appuyer la déclaration. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:35:25
Madame Émilie Brière. Le micro fonctionne pas encore, voilà.
Émilie Brière ◌1:35:43
Ça va être dur de parler après ma collègue. Je voulais vous partager un moment que j'ai vécu quelques jours après ce qui s'est passé le 22 juin. Je me suis rendue sur les lieux du drame parce que ce soir-là, il y avait plusieurs membres de la communauté juive de Côte-des-Neiges qui se sont rassemblés pour honorer la mémoire de monsieur Mizrahi, et il y avait d'autres citoyens aussi qui se présentaient spontanément pour déposer des fleurs, des photos et se recueillir sur le lieu du décès de l'agent Ben Ridouane dans Côte-des-Neiges. C'était évidemment un moment très difficile, très lourd, et en même temps, on sentait tout le bien que ça peut faire de se retrouver ensemble, de sentir qu'on fait communauté dans des moments aussi difficiles. À un moment, il y a une personne présente qui a souligné qu'on se trouvait en sous la devanture d'un commerce, en l'occurrence un commerce d'aliments de santé nommé Heal, H-E-A-L, Heal, en français guérir, soigner, cicatriser. Ça semble à la fois complètement trivial et en même temps, c'est à ces paroles-là et à ce moment-là que je repense le plus quand je pense à ce qu'on a vécu en juin et c'est ce moment-là que je voulais partager avec vous. Parce que dans un moment de noirceur terrible, on aurait senti un éclat de lumière. Guérir, c'est quelque chose qui paraît impossible à faire aujourd'hui, mais c'est quelque chose vers quoi on peut attendre pour chacun des proches des personnes qui ont perdu la vie ce jour-là, pour la communauté de Côte-des-Neiges qui a été profondément affectée. Pour les communautés les plus directement touchées, que ce soit la communauté juive, le corps policier qui ont perdu l'un des leurs, il y a eu beaucoup de communautés qui ont senti des fractures très profondes ce jour-là et qui vont devoir en guérir. Pour des hommes et des femmes qui ont vu, qui ont senti vraiment profondément ce jour-là aussi que la fureur de certains hommes était une menace à tous. Soigner, soigner pour prendre soin de nous, prendre soin de nous personnellement, individuellement, prendre soin de nos familles, prendre soin de nous comme communauté au-delà de nos différences et cicatriser. Cicatriser, c'est pour moi le sens que je veux préserver le plus parce que la cicatrice, c'est le signe visible de la guérison, c'est aussi ce qui nous rappelle ce qu'on a vécu et ce qu'on est capable de traverser. Et donc aux personnes présentes Je veux vous dire que le conseil, en tout cas je présume que le conseil se rassemblera pour guérir tous ensemble de ce moment vraiment terrible qu'on a vécu. Merci.
Chantal Rossi ◌1:38:38
Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌1:38:41
Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je tiens à me joindre à la mairesse. De Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce ainsi que ma collègue du district de Côte-des-Neiges pour offrir mes plus sincères condoléances à la famille de monsieur Benreidouane et à la famille de monsieur Mizrahi. Monsieur Mizrahi qui a servi dans son rôle religieux la communauté juive et monsieur Benreidouane en portant l'uniforme qui a servi la communauté montréalaise. Donc, je veux prendre le temps de offrir mes plus sincères condoléances, puis aussi une pensée à la jeune policière qui a été blessée et à toutes les personnes et collègues qui en sont affectés. Je me permettrai un dernier mot auprès de la famille de Monsieur Ben Redouane. Votre fils est exactement l'incarnation de ce que Montréal fait de meilleur: offrir une terre d'accueil, offrir l'égalité des chances, de vivre son rêve, de le faire dans une communauté et pouvoir la servir. Merci d'avoir partagé à la communauté montréalaise votre fils, votre frère, votre époux. Mes plus sincères condoléances.
Chantal Rossi ◌1:40:00
Madame Soraya Martinez Ferrada.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:40:05
Merci, Madame la Présidente. Je tenais aussi à prendre la parole et dire un petit mot à la famille qui est ici avec nous. J'ai eu l'immense privilège d'avoir été dans leur maison avec eux, puis d'avoir vu de mes propres yeux, non juste voir, mais sentir ce grand amour de cette famille. Et donc, je sais ne peux que m'imaginer l'immense perte. Montréal a perdu 2 de ses siens, Mohamed, Mickaël, Michel, et 2 vies perdues, 2 familles qui ont été bouleversées, et bien sûr des proches, des collègues, toutes des communautés, une communauté qui est celle de la communauté montréalaise. Puis je pense que je vais revenir un peu sur ce qu'Érika vient de dire. Derrière cette immense tragédie, nous avons eu l'exemple même de ce que Montréal fait de mieux. Un policier qui a donné sa vie, un citoyen qui a donné sa vie, durant toute sa vie a été engagé dans sa communauté, l'exemple même de la générosité de soi. Et aujourd'hui, je veux que vous sachiez une chose, c'est que Montréal va toujours se souvenir de Mohamed, de Michel, mais de l'immense sacrifice qu'ils ont fait pour plusieurs personnes qui ont sauvé la vie de plusieurs personnes pendant cette tragédie. Puis au nom de la Ville de Montréal, puis au nom de tous les citoyens et citoyennes de cette ville, je pense qu'on se fait tous ici aussi porteurs de ce message à vous, la famille qui êtes dans les tribunes, merci d'être là. Parce que je sais que vivre un deuil et de le vivre publiquement, c'est des fois aussi très difficile. Et je vous remercie d'avoir partagé avec nous votre peine et vous savez et vous pourrez toujours compter sur la Ville de Montréal pour reconnaître l'immense apport de votre fils, de votre frère, de l'oncle, du mari, de cette immense personne qu'était Mohamed et pour la Ville. J'aimerais nous inviter, Madame la Présidente, à un petit moment de recueillement.
Chantal Rossi ◌1:42:39
Tout à fait. Je vais vous demander de vous lever. Je vous remercie. Je vais vous demander de vous asseoir. Je présume, monsieur le greffier, que vous pourrez mettre les noms de chacun des élus ici présents à titre d'appuyeur de cette déclaration. La déclaration est donc adoptée. J'appelle le chef de l'opposition. Non, excusez, la majorité. Le leader, pas le chef. OK, on repart. J'appelle le leader, la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:44:11
Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:44:13
À continuer l'ordre du jour.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:44:15
Comme cela a été mentionné, le point 15.02 a été retiré de l'ordre du jour, ce qui nous amène au 15.03, qui est la déclaration pour réaffirmer l'engagement de la Ville de Montréal dans la lutte contre les féminicides et la violence conjugale. Et pour cette déclaration, je vais céder la parole à ma collègue, madame Caroline Braun.
Claude Pinard ◌1:44:33
Merci.
Voix 1F1:44:42
Merci, madame la présidente. Alors, On a vécu récemment, Madame la Présidente, 2 féminicides en moins de 72 heures, le 15 et le 17 août. Madame Tsang, 44 ans. Madame Jean, 41 ans. District de Saint-Michel et de François-Perrault. On est rendu, Madame la Présidente, au 5e féminicide à Montréal depuis le début de l'année, au 13e au Québec depuis le dernier, depuis le début de l'année, des gens qui sont tués parce qu'elles sont des femmes. On est en 2026, on pense qu'on pense que la société évolue et qu'elle évolue vers la bonne, la bonne direction. Je pense que c'est important parfois de se rappeler qu'il y a pas si longtemps, les femmes avaient pas le droit de vote. C'est assez récent qu'on a des femmes mairesses d'arrondissement. C'est très récent qu'on a une femme, la première femme mairesse de Montréal. C'est également très récent qu'on a eu des premières ministres du Québec femmes. Mais encore aujourd'hui, les femmes sont encore plus vulnérables et encore plus les premières qui sont victimes dans un cas de violence conjugale. Les femmes sont plus vulnérables et le féminicide, c'est la manifestation la plus extrême de la violence fondée sur le genre et de la violence dans un contexte de violence conjugale. On voit qu'il y a une accélération qui est vraiment préoccupante du nombre de féminicides, puis il y a une urgence d'agir. Je pense qu'il faut remercier et souligner le travail exceptionnel des organismes qui œuvrent chez les femmes, les femmes qui sont vulnérables. Ce sont des ressources de première ligne, mais ce sont aussi des ressources qui sont sous-financées. Est-ce qu'on pourrait se rappeler, tout le monde ensemble, qu'il y a 7 refuges d'urgence à Montréal pour les femmes et qu'en 2025, ils ont dû refuser 41 000 demandes de femmes vulnérables? Quand ces femmes-là, elles se rendent à cogner à la porte d'un refuge, c'est parce qu'il y a pas d'autre option, Madame la Présidente. Qu'est-ce qu'on fait alors? On retourne dans notre foyer violent? Ou on sera encore plus vulnérable à aller dormir quelque part dans la rue? Ou on accepte l'invitation de quelqu'un qui va peut-être nous mettre dans une situation pire que celle qu'on a quittée? C'est ça la réalité des femmes, Madame la Présidente. C'est vieux comme le monde et ça continue. Alors, la déclaration qui est là aujourd'hui, j'invite l'ensemble de mes confrères consœurs à appuyer, c'est pour condamner les féminicides, c'est pour reconnaître le caractère systémique de la violence et de la discrimination et de la vulnérabilité auxquelles font face les femmes de génération en génération et pour laquelle ça continue, et c'est pour exhorter également le gouvernement à nous aider à financer suffisamment, la femme victime de violences conjugales qui quitte, elle ne va pas aller à Sorel parce que c'est là qu'il y a une place de libre ce soir. Elle va pas partir avec ses enfants alors qu'elle a peut-être pas d'argent puis de carte de crédit pour prendre l'autobus. Elle va retourner chez elle. Et ça, madame la présidente, c'est non. Je vous invite à voter pour cette déclaration.
Chantal Rossi ◌1:48:50
Merci. Monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet1:48:59
Merci beaucoup, madame la présidente. Je me lève aujourd'hui parce que je pense premièrement c'est important que ce soit pas juste des femmes qui se lèvent dans ce genre de débat-là. On le sait, malheureusement, c'est énormément les femmes qui en sont victimes. En termes de violence conjugale, c'est les femmes qui en sont victimes à plus de 90%, pratiquement toujours de la part des hommes. Moi, ça m'affecte particulièrement. Ça a été nommé, il y a eu 2 féminicides dans le quartier Saint-Michel en moins de 72 heures, un qui était chez mon collègue monsieur Corville, un autre chez nous, mais j'en ai eu un autre il y a à peine 6 mois. Moi, j'en ai 2 en à peine 6 mois. Dans mon district, juste dans mon district. La première femme, elle avait à peine 18 ans. C'est des drames humains incroyables.
François Limoges ◌1:49:49
J'étais—
Sylvain Ouellet1:49:50
je pourrais vous parler aujourd'hui, on sait qu'il y a des services quand même, je veux dire, il y a une ligne d'aide 24/7 SOS violence conjugale qui a été ouverte il n'y a pas si longtemps. Il y a même aussi des services pour hommes en difficulté, ou en tout cas pour éviter que— parce que des conflits dans les couples, évidemment, ça arrive à tout le monde, mais c'est inacceptable évidemment que ça dégénère. Et il y a des services, mais je suis bien d'accord avec la déclaration parce qu'on était— j'étais avec la chef de la police officielle samedi matin, il y avait une marche veiller pour dénoncer les féminicides parce que ça a gravement affecté le quartier Saint-Michel. Et lors de la marche, une des intervenantes a dit quelque chose qui m'a vraiment affecté. Quand il y a un incendie, qu'on appelle le 911, on sait que les pompiers vont intervenir. Quand il y a un tireur actif,
Sylvain Ouellet1:50:56
on sait que les policiers vont intervenir. Mais quand on est une femme qui veut se protéger, qui veut pas retourner chez elle parce qu'elle a peur pour sa vie, pour elle-même ou celle de ses enfants à cause d'un conjoint violent, une fois sur deux, il y a un refus parce qu'il n'y a pas de place disponible. Une fois sur deux. Et c'est ça qui est complètement inacceptable. On parle ici d'une situation également d'urgence, également de vie ou de mort. Dans les deux premiers cas, on intervient sur-le-champ. Dans la deuxième fois, c'est la— on vire un 25 sous et peut-être qu'on est chanceux, peut-être qu'on l'est pas. Ce n'est pas responsable dans une société de comme la nôtre.
Josué Corvil ◌1:51:52
Merci.
Chantal Rossi ◌1:51:52
Madame Carla Beauvais.
Carla Beauvais ◌1:51:59
Merci, madame la présidente. Lékena Singh avait 44 ans, Caroline Jeanne avait 41. Le 15 et 17 août dernier, à 72 heures d'intervalle, on leur a violemment arraché la vie. Ça s'est passé à Saint-Michel, dans ce quartier qui m'a construite. Plusieurs sujets me tiennent à cœur, mais c'est avec conviction et devoir que je prends la parole aujourd'hui sur celui-là. Quand un drame comme celui-ci frappe certains quartiers de la ville, on en parle pendant des semaines. Les mouvements féministes se mobilisent pour dénoncer la violence faite aux femmes. Quand ça arrive à Saint-Michel, on quartier étiqueté trop vite de quartier défavorisé, le silence revient plus vite, comme si on s'y attendait, comme si ces vies n'avaient pas la même valeur aux yeux de tous. Ça ajoute au poids du drame. Karline Jean a été tuée devant ses enfants. Je pense à eux tous les jours depuis le drame, ce qu'ils ont vu, ce qu'ils portent en eux maintenant et comment cet événement va les hypothéquer pour le reste de leur vie. J'ai parlé à Arsèle Apollon, la DG de la Maison d'Haïti ce week-end, qui me disait à quel point elle a été touchée en entendant un des enfants prononcer cette phrase C'est papa qui tué maman. C'est mon père qui a tué ma mère. Je vous laisse prendre la mesure de ce que cette phrase à elle seule contient de violence. On sait aussi qu'il manque des places dans les maisons d'hébergement. On sait qu'il manque des ressources. Samedi dernier, lors d'une marche, des pancartes affichaient, pas une de plus. Ce n'est pas un souhait, c'est ce pourquoi on doit se battre. Et pour ça, on doit aussi combattre la paralysie du silence. Qu'est-ce qui fait en sorte que lorsqu'on entend des cris à travers nos murs, on reste figé, incapable de trouver la force d'agir? Ce sont des questions qu'on doit aussi mettre sur la table. Cette déclaration vient d'une motion que j'ai déposée. Je remercie l'administration de l'avoir portée avec nous sans détour et d'avoir accepté des résolutions qui nous obligent à agir et pas juste à en parler. J'espère qu'on pourra tous y ajouter nos voix. Lekena Singh et Carline Jean ne sont pas des statistiques, ce sont des femmes qui avaient l'avenir devant elles et elles sont parties trop tôt. Je sais qu'on a coutume d'applaudir après une allocution, je sais qu'on a coutume d'applaudir après une allocution suivant une déclaration, mais je préfère plutôt que nous gardions un moment de silence ensemble pour les Kénas, pour Caroline, pour leur famille et pour leurs enfants éprouvés. Merci.
Chantal Rossi ◌1:54:47
Je vais vous demander de vous lever pour garder un moment de silence en mémoire de ces deux femmes. Je vais me permettre de demander à main levée s'il y a des gens qui souhaitent que leur nom soit inscrit sur la déclaration. Alors, c'est bien ce que je pensais, monsieur le greffier. On met tous les élus appuyeurs à cette déclaration. La déclaration est maintenant adoptée. Adopté. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌1:56:15
Merci, madame la présidente. On va passer à la déclaration inscrite en 15.04, la déclaration pour souligner la Journée internationale du souvenir de la traite transatlantique des personnes noires et de son abolition. Et pour cette déclaration, je vais céder la parole à mon collègue monsieur Josué Corville.
Chantal Rossi ◌1:56:30
Monsieur Corville.
Josué Corvil ◌1:56:34
Merci, madame la présidente. C'est avec beaucoup d'émotion que j'interviens en cette enceinte sur cette déclaration pour la Journée internationale du souvenir de la traite négrière. A priori, un devoir de mémoire s'impose. Il existe certains pans de l'histoire qui ne peuvent être relégués aux oubliettes. L'esclavage a été une erreur monumentale. Pour progresser comme société, il s'avère péremptoire de s'inspirer des erreurs du passé pour les corriger et les réparer. Primo, l'esclavage est décrit comme un système faisant partie des pages les plus sombres de l'humanité. Pendant près de 4 siècles et de manière organisée, des enfants, des femmes et des hommes ont été extirpés de l'Afrique pour être plongés en servitude sur des terres lointaines. Soumis aux caprices du maître, ils ont été fouettés, torturés et privés d'absolument tout. Le commerce triangulaire, appelé traite négrière selon plusieurs estimations, a déraciné entre 100 à 300 millions d'afro-descendants de l'Afrique. Secundo, plusieurs historiens qualifient cette transformation humaine à travers l'Atlantique comme un terrible périple nommée la Grande Dépression. En quête de main-d'œuvre pour assurer la production de sucre, de coton et de café pour l'Europe, les puissances coloniales se sont lancées à fond dans un commerce qui faisait fi des valeurs humaines, éthiques et sociales. Elles ont bafoué les règles les plus élémentaires du respect de la dignité humaine. Les esclaves ont voulu prendre en main leur destin via la cérémonie du Bois-Caïman ou le Congrès du Bois-Caïman, Ils ont décidé de vivre libres ou mourir. C'était dans la nuit du 14 au 15 août 1791. La marche vers la liberté fut entamée pour aboutir à la révolte générale des esclaves dans la nuit du 22 au 23 août 1794 dans la colonie domingoise, aujourd'hui Haïti. Des leaders comme Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines ont mené tambour battant la lutte pour éradiquer une exploitation exploitation inhumaine et injuste. Les batailles des esclaves se poursuivaient face à une armée napoléonienne très aguerrie. Les esclaves finirent par vaincre les forces françaises pour créer la première République noire du monde le 1er janvier 1804 par la proclamation de l'indépendance. En 1998, l'UNESCO a désigné le 23 août comme la Journée internationale de la traite négrière et de son abolition afin de rendre hommage à tous ces combattants de la liberté. La première édition eut lieu en 1898 en Haïti. La Ville de Montréal souligne à grands traits cette journée depuis 2006. Il est donc important de continuer à combattre le racisme sous toutes ses formes. Nous sommes dans la deuxième Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine. Multiplions les efforts afin de briser les barrières. Cette année, deux actions particulières ont fait référence à l'esclavage. Le 25 mars 2026, l'Organisation des Nations unies a adopté une résolution proposée par le Ghana pour reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Exactement, elle fut adoptée par 123 pays, 3 contre, 52 abstentions. 25 ans après la loi Taubira en France, reconnaissant la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité en France, l'Assemblée nationale française a voté à l'unanimité la proposition de loi visant à abroger le Code noir. L'esclavage, l'esclave est perçu comme un bien meuble qui appartenait à son maître, lisons-nous dans le Code noir de Jean-Baptiste Colbert. Qui édictaient la lugubre trajectoire de l'homme noir en esclavage. In fine, au-delà de nos origines, nous formons cette grande mosaïque montréalaise, très diversifiée. Des Afro-descendants ont bâti la métropole et continuent à le faire. Je salue le travail du Réseau des employés noirs et afro-descendants de la Ville. La colonisation a été dévastatrice pour les peuples afro-descendants. Avec la résolution de l'ONU un dialogue s'impose. Il est important de soulager les blessures d'antan. Des demandes comme la résiliation de Jean-Baptiste Colbert dans la toponymie seront un geste haut en signification. Des conversations s'imposent, des actes tangibles sont à envisager. Montréal est une ville de rencontres, de parcours et de cultures, une cité où la mémoire peut devenir engagement, où les barrières du passé ne doivent pas définir l'avenir. Que cette journée de réflexion nous permette de comprendre l'ampleur de la souffrance des Afro-descendants. Le vivre-ensemble est notre credo. Père-face, ethnée-face, nous devons vivre ensemble. Brisons les barrières et construisons des ponts. Nous sommes les garants de l'harmonie et de la paix sociale dans cette ville. Je terminerai avec cette citation de Rose-Andrée Houbart: commémorer, ce n'est pas seulement se souvenir. C'est choisir ensemble de ne jamais plus accepter que l'humanité soit hiérarchisée. Avant de finir, je veux remercier les membres de la Ligue des Noirs qui sont avec nous pour cette déclaration. Je convie donc le conseil à adopter à l'unanimité cette déclaration. Merci, Madame la Présidente.
Chantal Rossi ◌2:02:37
Madame Éricka Alneus.
Ericka Alneus ◌2:02:39
Merci beaucoup, Madame la Présidente. C'est un grand honneur de pouvoir me tenir debout On soutient la déclaration de Monsieur Corvil comme chef de l'opposition officielle, mais aussi un enfant de cette grande tragédie, une tragédie humaine qui a marqué l'humanité au complet. Participer à ce type de déclaration, c'est participer à un devoir de mémoire collectif, mais aussi réaffirmer le travail de résistance pour la liberté des individus, pour leur intégrité et leur dignité. Je me permettrai de remercier monsieur Corville pour cet excellent tour d'horizon et j'ajouterai quelques éléments à la déclaration de monsieur Corville, d'une d'ordre plus culinaire et l'autre d'ordre toponymique. Tous les 1er janvier, puisque le 1er janvier 1804 Haïti a déclaré son indépendance, les Haïtiens célèbrent l'indépendance, mais aussi la libération du peuple haïtien par une soupe, une soupe qui avait été interdite à tous les esclaves jusqu'à l'indépendance. Donc, on peut trouver que c'est une rubrique culinaire, mais c'est aussi un renouvellement, que jamais plus l'esclavage ne doit faire partie de l'histoire de notre humanité. Il y a encore beaucoup de travail à faire dans bien des parties du monde, Mais cette soupe, pour les Haïtiens, représente le courage et la détermination d'un peuple qui a dit, libre, nous avons le droit d'être libres. Et je terminerai aussi avec la venue de— on parle de transports en commun, parlons de la ligne bleue, de cette station au nom de Vertières, cette bataille du 17 novembre 1803 que je citerai, je citerai Monsieur Daniel Laférière, cette bataille n'était pas la bataille seulement pour la libération des Noirs haïtiens, mais c'était aussi une bataille pour la libération de l'humanité. Donc quel grand honneur qu'une station réaffirme à travers la métropole que l'esclavage n'est pas quelque chose que l'on doit oublier pour ne pas recommencer. Alors, Madame la présidente, au nom de de l'opposition officielle, il me fait plaisir de joindre ma voix à cette déclaration importante. L'histoire est l'opportunité de ne pas refaire des erreurs, mais aussi voir le chemin parcouru. Et je le vois à travers la députation d'élue au conseil municipal. Il y a 200 ans, j'aurais pu être un bien meuble, et aujourd'hui, me voici élue municipale. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌2:05:42
Alors, monsieur le greffier, on me fait signe que tous les élus veulent avoir leur nom inscrit sur cette déclaration. La déclaration est bien entendu adoptée. Alors, j'appelle la dernière déclaration et avant que vous appeliez la déclaration, monsieur le leader, je tiens à préciser que pour cette déclaration, il y aura lecture de la déclaration qui va avoir une intervention par l'administration et sûrement par l'opposition. Suite à l'adoption de la déclaration, nous allons prendre une pause pour une prise de photo avec le chandail que mon collègue monsieur Salem porte si bien. Nous allons alors chacun des élus, vous allez avoir un chandail des 60 ans de la STM et nous allons prendre une photo, mais nous restons dans la salle du conseil. Moi, je vais rester à ma place. Allez vous installer autour de moi. Il va y avoir prise de photo, mais on va prendre une pause pour ça suite à l'adoption de la déclaration. Alors, monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:06:54
Merci, madame la présidente. Donc, comme vous l'avez mentionné, j'appelle le point 15.05, qui est la déclaration soulignant le 60e anniversaire du métro de Montréal. Et pour celle-ci, je cède la parole à mon collègue et président de la STM, monsieur Aref Salem.
Chantal Rossi ◌2:07:08
Monsieur Salem.
Aref Salem ◌2:07:10
Merci, mon cher collègue. Merci, Madame la Présidente. Donc le t-shirt, il a un nom, il s'appelle Dou Dou Dou. Dou Dou Dou. Donc, Madame la Présidente, Madame la mairesse, chers collègues, c'est avec beaucoup de fierté et surtout de fébrilité que je prends la parole aujourd'hui. Afin de vous présenter sa déclaration soulignant le 60e anniversaire du métro de Montréal. Et je dois vous dire que je trouve vraiment particulièrement beau de voir aujourd'hui tous les membres de ce conseil réunis autour d'un même symbole. Nous portons tous, nous allons tous porter ce même chandail à l'effigie du 60e anniversaire du métro. C'est une petite chose peut-être, les quelques personnes nous diront c'est une petite chose, mais elle représente quelque chose de beaucoup plus grand: notre fierté collective envers un réseau qui appartient à tous les Montréalaises et Montréalais, peu importe leur quartier, leur génération ou leur allégeance politique. Il y a 60 ans, le 14 octobre 1966, Montréal inaugurait son métro. Mais pour comprendre l'importance de cette réalisation, il faut revenir quelques années en arrière. C'est sous l'administration du maire Jean Drapeau, avec l'appui déterminant du président du comité exécutif, monsieur Lucien Saunier, que Montréal a fait le choix audacieux de construire un métro dès 1962. Et dès cette date, ils en avaient fait une priorité pour l'avenir de notre ville. Cette décision témoignait d'une vision, celle d'une Montréal moderne, une Montréal ambitieuse, innovante et capable de se doter d'une infrastructure qui allait transformer durablement son développement. 4 ans plus tard, 26 stations ouvraient leurs portes et près d'un demi-million de Montréalaises et Montréalais venaient célébrer cette réalisation historique. 60 ans plus tard, le métro est devenu bien plus qu'un moyen de transport. Il est devenu une partie intégrante de l'identité de Montréal, une partie de l'ADN de notre métropole. Il a accompagné la croissance de notre ville, contribué à son développement économique et urbain, soutenu de grands événements comme l'Exposition universelle de 1967, les Jeux olympiques de 1976 et permis à des générations de Montréalaises et Montréalais de se déplacer, de travailler, d'étudier et de vivre leur ville. Depuis sa création, le métro a assuré plus de milliards de déplacements. Et derrière ce chiffre, il y a des millions d'histoires, des générations de travailleuses et de travailleurs, des familles, des étudiants, des aînés et des visiteurs qui ont fait du métro un élément essentiel de leur quotidien. Nous devons également rendre hommage à toutes celles et ceux qui l'ont imaginé, qui l'ont conçu, construit, exploité et entretenu au cours des 6 dernières dernières décennies. Le métro est aussi un formidable exemple d'innovation montréalaise. Son architecture unique, son intégration de l'art public et son système entièrement sur pneumatiques ont contribué à faire rayonner Montréal bien au-delà de ses frontières. Mais célébrer 60 ans, c'est aussi regarder vers les 60 prochaines années. Notre métro vieillit, ses infrastructures et ses équipements nécessitent des investissements majeurs, afin d'assurer leur maintien, leur fiabilité, leur sécurité et leur pérennité. Nous avons donc une responsabilité collective, celle de préserver cet héritage, mais surtout préparer son avenir. C'est pourquoi cette déclaration réaffirme l'importance d'un financement prévisible, durable et suffisant pour maintenir, moderniser et développer notre réseau de métro. Cette responsabilité dépasse les frontières politiques, et les appartenances partisanes. Elle nous concerne tous. Le métro appartient à Montréal, il appartient à celles et ceux qui l'ont bâti, à celles et ceux qui l'utilisent aujourd'hui et à celles et ceux qui l'utiliseront demain. Madame la mairesse et chers collègues, je vous demande donc aujourd'hui de vous joindre à moi et à madame la mairesse pour adopter cette déclaration et pour rendre hommage à cette réalisation exceptionnelle qui, depuis 60 ans, fait partie de l'histoire, de l'identité de notre métropole. Je vous invite à l'appuyer à l'unanimité au nom de toutes les Montréalaises et tous les Montréalais. Et aujourd'hui, alors que nous sommes tous réunis avec le même symbole sur nos épaules, je pense que nous pouvons envoyer un message très simple: nous sommes fiers de notre métro, nous sommes fiers de notre Montréal et nous voulons nous assurer que les 60 ans Que dans 60 ans, les générations qui nous suivront pourront être aussi fières de leur métro que nous le sommes, nous, aujourd'hui. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌2:12:22
Madame Sarah Doyon.
Sarah V. Doyon ◌2:12:24
Merci, madame la présidente. D'abord, je vais remercier la STM pour ce merveilleux t-shirt. Contente de l'avoir. Je pensais être jalouse de vous, monsieur Salem, mais finalement on aura tous notre super t-shirt avec, je dois le dire, une vieille voiture dessus. Ces voitures qu'on devra remplacer bientôt. Si ça peut nous aider à accélérer le remplacement des MR-73, on peut aussi vous faire tous des t-shirts de la ligne verte chez Projet Montréal. On est prêts à faire ça pour vous. Mais trêve de plaisanteries, donc aujourd'hui on célèbre le 60e anniversaire de notre métro. En fait, c'est le 14 octobre prochain que le métro de Montréal aura 60 ans. 60 ans à transformer le quotidien des Montréalais, des Montréalaises. 60 ans à connecter les quartiers et les gens. On aurait pu célébrer une dizaine de plus, mais en 1953, les élus montréalais ont fait preuve d'un excès de prudence. Ils n'ont pas su voir grand, ils n'ont pas su se projeter dans l'avenir, ils ont choisi de remettre le projet à plus tard. Il aura donc fallu attendre le début des années 60, le succès du métro de Toronto, inauguré quelques années auparavant, pour relancer le projet de métro. Sous le leadership de Jean Drapeau et Lucien Saunier, nos prédécesseurs, les élus montréalais ont voté le budget nécessaire pour mettre le projet de métro sur les rails, il y a maintenant 65 ans. Je sais, c'était une autre époque, on faisait les choses différemment, pas mal plus vite, je dois l'avouer. C'était l'époque des grands projets, une époque où on rêvait grand pour Montréal, mais fallait quand même être visionnaire. Visionnaire pour oser un projet de métro entièrement souterrain, un premier métro à rouler entièrement sur des pneumatiques, un concept architectural unique pour chacune des stations, des stations signatures, des œuvres d'art. 60 ans plus tard, je pense qu'on peut être très fiers de notre réseau de métro qui est presque un musée tellement sa collection d'œuvres d'art est impressionnante. Je suis d'ailleurs très fière que la 100e œuvre, la plus récente, se trouve dans mon district, à la station Pie-IX, Une œuvre qui nous rappelle les médailles olympiques. On aurait peut-être plus de chance par contre d'admirer toutes ces œuvres d'art-là dans notre réseau de métro s'il était en meilleur état. Parce que notre métro, il a 60 ans, puis il commence à faire son âge. Ça paraît qu'il a besoin d'un peu d'amour. Il a besoin qu'on le garde jeune, qu'on le modernise, qu'on le rende accessible à tous, qu'on en prenne soin. Parce que quand on prend soin de notre métro, c'est aussi prendre soin de la qualité de vie de centaines de milliers de Montréalais et Montréalaises. Le métro, c'est une infrastructure qui permet de connecter les gens entre eux, les connecter à la ville, aux gens qui y vivent, connecter les quartiers, les gens qui y vivent, mais aussi les gens qui la fréquentent et qui la visitent. Mais malheureusement, encore trop peu de nos stations sont accessibles universellement. En fait, seulement 30 sur 68. Notre métro demeure donc inaccessible pour plusieurs. Ça fait des années que des groupes se battent pour plus d'accessibilité. C'est une question de droit. 60 ans après son inauguration, je pense que collectivement on devrait faire une obsession de l'accessibilité universelle de notre métro. On l'aime notre métro, il a transformé notre ville pour le mieux, mais il est loin d'être parfait. Il faut qu'il continue de travailler sur lui-même. C'est peut-être pour ça qu'on le prend un peu pour acquis notre métro, mais il faut quand même se rappeler que c'est l'infrastructure de transport la plus importante au Canada avec 800 000 déplacements quotidiens. Malgré ça, parfois on tergiverse encore collectivement au Québec quand vient le temps d'investir dans nos infrastructures de transport collectif parce qu'on trouve ça cher. Mais on oublie trop souvent le coût de l'inaction. De quoi aurait l'air Montréal si on n'avait pas osé construire le métro par peur des coûts de construction? De quoi aurait l'air Montréal si on avait maintenu le moratoire sur le prolongement de métro en 1975 après les retards et les dépassements de coûts? Personnellement, j'ose pas trop l'imaginer. Plutôt que de craindre les investissements nécessaires, on devrait craindre les opportunités manquées. On devrait applaudir qu'enfin on ait un projet de TGV qui va desservir notre métropole. On devrait saisir l'opportunité que nous offre l'ISET pour continuer de creuser dans l'est, pour relier les lignes verte et bleue, commencer à développer en continu notre réseau. Pourquoi pas faire ensuite une ligne rose? Faut bien rêver. À l'occasion donc de ce 60e anniversaire, j'aimerais nous inviter collectivement à s'inspirer des visionnaires qui nous ont précédés, à recommencer à rêver grand pour notre métropole, pour notre métro, pour le transport collectif. Merci.
Chantal Rossi ◌2:16:45
Merci. Alors, la déclaration est adoptée. À ce stade-ci, je vais demander à la technique de bien arrêter la diffusion du conseil.
Sylvain Ouellet2:42:07
Merci à toutes.
Chantal Rossi ◌2:42:07
Alors, je redonne la parole au leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:42:13
Merci, madame la présidente. Les déclarations étant terminées, je vais retourner à la rubrique 7 où j'ai interrompu, au point 7.5, donc appuyé par monsieur Teodorescu, dépôt du bilan d'évaluation de rendement des adjudicataires de contrats finalisés en 2025.
Chantal Rossi ◌2:42:32
Adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:42:33
En 7.06, appuyé par monsieur Pinard, dépôt de la projection des résultats de l'exercice 2026 en date du 30 juin 2026, volet municipal, et de l'état des revenus et des charges réelles globales ville au 30 juin 2026 comparé avec le 30 juin 2025.
Chantal Rossi ◌2:42:47
Madame Élise Tanguay.
Élise Tanguay2:42:50
Merci beaucoup, madame la présidente. J'avais des questions, en fait des demandes de précisions, parce qu'on constate à la lecture de l'annexe qu'il y a à 2 endroits des baisses au niveau des contributions des organismes en habitation, donc des baisses de subventions, il y a des écarts, donc j'aimerais avoir des précisions quant à l'explication de ces écarts-là au 30 juin 2026. Je pense entre autres aux diminutions du programme Accès Logis, dont je suis consciente qu'il n'existe plus, donc c'est peut-être une variation d'une année à une autre, mais j'aimerais comprendre. Même chose pour le programme d'initiative, pardon, pour la création de logements rapides, qui est un programme du gouvernement fédéral qui a financé énormément de projets de logements à Montréal qui accueillaient notamment des personnes en situation d'itinérance. Et enfin, le fonds de contribution de la stratégie d'inclusion, donc c'est un total ici, une variation d'un total de plus de 40 millions, 45, 6 millions. Donc j'aimerais savoir qu'est-ce qui explique ça et si on doit s'inquiéter. Ce sont des programmes provinciaux et fédéraux dans les deux premiers cas. Donc est-ce qu'on doit s'inquiéter de baisse au niveau de ces engagements financiers-là de la part des gouvernements supérieurs? C'était donc la question de précision que j'avais. Merci.
Chantal Rossi ◌2:44:12
Merci beaucoup, madame Mevey. Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌2:44:17
Oui, également à certaines questions de précision sur l'évolution budgétaire. On voit notamment le rapport en date du 30 juin identifie un écart défavorable de 9 millions qui est lié notamment aux différentes mesures d'urgence par rapport à des phénomènes climatiques, entre autres crues, froids extrêmes, les pluies diluviennes. On sait que ces phénomènes-là s'intensifient on était au 30 juin, l'été nous a donné aussi, je pense, d'autres situations où la Ville a dû intervenir. En même temps, j'ai certaines inquiétudes parce que certains investissements, notamment sur la résilience de nos infrastructures, ont été amoindris dans le dernier budget. Donc, je me pose la question sur, et ça vaut pour cet exercice en cours, mais dans les réflexions futures, est-ce que les budgets climatiques actuels sont suffisants lorsqu'on constate déjà un écart de 9 millions année à année, est-ce qu'il n'y aurait pas lieu de créer une forme de réserve permanente pour des événements extrêmes? Et même, est-ce que les coûts de la résilience sont sous-estimés par l'administration, sachant que les événements se multiplient de par à la fois leur gravité et leur fréquence? Première des questions. L'autre élément sur lequel je souhaiterais avoir plus de clarifications, c'est l'utilisation de 16 millions de la réserve neige pour un hiver qui, somme toute, a eu des précipitations normales. Bien sûr, et l'année, les opérations neige, nous avons encore novembre et décembre 2026 devant nous. Donc, à la lecture de ces chiffres, l'administration peut-elle nous garantir qu'elle fera preuve de diligence avant de lancer des opérations de déneigement qui, dans le début de l'hiver 2026, sont souvent en bon Québécois, à ramasser de la slush plutôt que de la neige? Ou est-ce que ce n'est pas le cas? Est-ce qu'on peut nous expliquer en quoi ces 16 millions additionnels ont-ils servi dans les 6 premiers mois de l'année? L'autre élément sur lequel je souhaiterais avoir des réponses aussi, mais c'est peut-être plus de l'ordre de la réflexion, parce qu'en 2025, on voyait que le temps supplémentaire, notamment des policiers et pompiers, ce sont des enveloppes importantes où il y a annuellement des économies défavorables. À la lecture des chiffres qui nous sont déposés, ces écarts aussi continuent à être importants. J'aimerais connaître un peu l'état des discussions avec ces différents services pour essayer— on n'y arrivera pas, je pense, à le résorber d'ici 2026, cet écart-là, mais minimalement arrêter l'hémorragie ou voir quelles peuvent être les stratégies à mettre de l'avant. Puis un peu de même type, d'écart aussi, notamment en matière de santé et sécurité au travail, notamment pour l'École bleue. Donc, pour moi, il y a quand même quelques signaux d'alarme là-dessus. Et enfin, je sais bien qu'on est dans l'évolution du budget de fonctionnement 2026 et le comparatif entre 2025 et 2026, mais depuis le début de cette année financière, il n'en demeure pas moins que l'administration a réservé un 150 millions 150 millions sur lesquels il n'y avait pas d'indication lors de l'adoption du budget et non plus aucune indication sur quels seront les mécanismes de reddition de comptes aux Montréalais. Donc, il nous apparaît opportun que 6 mois en cours d'année, que les Montréalais et les Montréalaises puissent avoir un état de suivi sur ce 150 millions qui était réservé au PDI. Quels projets ont été financés, quels seront financés, où on en est. Dans l'état des dépenses ou à quoi serviront les 150 millions. Pour le moment, depuis les 6 premiers mois, nous n'avons pas eu d'indication claire à ce sujet. Donc, je crois que l'opportunité aujourd'hui avec le dépôt de l'évolution budgétaire est tout à fait opportune pour rendre compte aux Montréalais de l'utilisation de ces 150 millions au PDEQ. Merci.
Chantal Rossi ◌2:48:08
Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:48:10
Merci, madame la présidente. Ça nous amène donc au point 7.07, appuyé par monsieur Teodorescu, dépôt du rapport sur l'application du règlement sur la gestion contractuelle pour l'année 2025.
Chantal Rossi ◌2:48:22
Adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:48:23
En 7.08, appuyé par monsieur Pinard, dépôt du rapport annuel 2025 de la vérificatrice générale de la Ville.
Chantal Rossi ◌2:48:31
Adopté.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:48:32
En 8.01, appuyé par monsieur Pinard, dépôt du rapport de la commission sur les finances et l'administration intitulée travaux prébudgétaires 2027, rapports et recommandations.
Chantal Rossi ◌2:48:43
Monsieur Richard Deschamps.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:48:46
Merci.
Ericka Alneus ◌2:48:48
C'est beau.
Richard Deschamps ◌2:48:50
Merci. Oui, non, en ce moment, à partir d'une bonne voix, je peux.
Chantal Rossi ◌2:48:54
Il est allumé, le micro est allumé.
Richard Deschamps ◌2:48:55
Alors, merci, madame la présidente. J'ai l'honneur et le privilège de déposer aujourd'hui au nom de la commission sur les finances l'administration le rapport et les recommandations découlant des travaux prébudgétaires de 2027. Cette démarche, comme vous le savez, constitue une étape importante du processus budgétaire annuel de la Ville. Elle offre aux citoyennes et aux citoyens ainsi qu'aux organisations l'occasion de faire entendre leur voix en amont des décisions qui orienteront les prochains budgets municipaux. Cette année, la Commission a souhaité renouveler son approche en élargissant la réflexion à des enjeux structurants pour l'avenir de Montréal. C'est donc dans cet esprit que nous avons amorcé nos travaux à partir des constats soulevés dans le rapport de l'Union des municipalités du Québec qui s'appelle Un modèle arrivé à ses limites, un virage s'impose, qui porte donc sur les défis actuels de la fiscalité municipale et du financement des villes, à laquelle et auxquelles la Ville de Montréal également est confrontée. Dans un premier temps, la commission a eu le privilège d'accueillir les coprésidentes du rapport, madame Monique Jérôme-Forget, ancienne présidente du Conseil du Trésor et ex-ministre des Finances, ainsi que monsieur Nicolas Marceau, présentement professeur titulaire à l'UQAM et ex-ministre des Finances et de l'Économie. Leurs présentations et les échanges qui ont suivi ont permis d'alimenter une réflexion riche sur les défis auxquels Montréal est confronté en matière de finances publiques. Dans un deuxième temps, la commission s'est penchée sur les priorités budgétaires exprimées par la population montréalaise et sur les enjeux plus larges liés à la fiscalité et aux finances municipales. En plus de recevoir les commentaires de la population lors d'une séance publique le 10 juin dernier, la Commission a reçu des mémoires, des avis et des commentaires écrits entre le 26 mai et le 17 juin. Ces contributions ont permis aux commissaires de mieux comprendre les préoccupations du milieu, de prendre connaissance de réalités vécues sur le terrain et et d'étoffer leur réflexion sur les enjeux budgétaires, fiscaux et financiers auxquels Montréal est confrontée. Les mémoires et les interventions reçues ont abordé un large éventail de sujets comme la diversification des revenus municipaux, les investissements dans les infrastructures, le soutien à l'habitation, la culture et à l'environnement, ainsi que la sécurité des déplacements urbains. Je tiens à souligner, tout comme mes collègues, j'en suis sûr, la qualité des mémoires et des contributions reçues. Ces documents représentent bien plus qu'un simple exercice de consultation. Ils témoignent aussi d'une expertise, d'une connaissance du terrain et d'un engagement envers Montréal qui méritent d'être mis à profit. À la lumière de nos travaux, la Commission formule 16 recommandations qui touchent notamment la fiscalité municipale, le financement des infrastructures, la gouvernance, la diversification des revenus municipaux, ainsi que plusieurs priorités exprimées par la société civile. La Commission rappelle l'importance de la participation citoyenne dans l'exercice prébudgétaire et souhaite que l'ensemble de ces contributions soit porté à l'attention des membres du comité exécutif afin que les responsables politiques puissent prendre connaissance des propositions formulées par la société civile et s'en inspirer dans leurs réflexions, notamment pour la préparation aussi du prochain budget et avec le président du comité exécutif et la mairesse. La commission estime également que ces mémoires constituent une ressource utile pour les services de la Ville. Alors, j'invite donc notre nouveau directeur général à en prendre connaissance. Et au-delà des recommandations contenues dans le rapport, il propose des pistes de réflexion et d'action qui pourraient alimenter les travaux de planification d'amélioration des services municipaux. Cette volonté se reflète d'ailleurs concrètement dans une de nos recommandations. En terminant, je souhaite à nouveau exprimer publiquement ma reconnaissance ainsi que celle de mes collègues aux coprésidentes du rapport de l'UMQ, madame Monique Jérôme-Forget et monsieur Nicolas Marsault, qui nous ont fait l'honneur de leur présence, de leurs connaissances et de leurs expériences. Je tiens également à remercier les citoyens et citoyennes, les organismes, les associations et les syndicats qui ont participé à cette démarche. Leur contribution enrichit le débat public et renforce la transparence ainsi que l'apport citoyen dans l'élaboration des orientations budgétaires de la Ville. Enfin, je tiens également à souligner La présence de monsieur Claude Pinard, président du comité exécutif et responsable de l'itinérance lors des séances publiques de la commission. Je le remercie sincèrement de son intérêt et de son engagement envers nos travaux que j'ai ressentis tout au long de la commission. Quelques mots pour mes collègues commissaires avec lesquels il est très agréable de travailler. Je vous remercie pour la richesse de nos échanges. Et le plaisir également que j'ai de travailler avec vous. Je veux vous nommer, moi je trouve ça toujours très important de reconnaître les contributions, ça m'inquiète toujours lorsque des contributions ne sont pas reconnues, donc je veux remercier madame Julie Brisebois qui est vice-présidente et mairesse de Sainte-Ville, monsieur Nicolas Jolicoeur que j'ai aperçu tout à l'heure, avec qui j'ai eu l'occasion de discuter, vice-président, conseiller d'arrondissement pour le district Saint-Paul–Émard–Saint-Henri-Ouest, le Sud-Ouest. Monsieur Alexandre Devaux-Guizani, conseiller de la Ville du district Maisonneuve–Longue-Pointe, Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. Madame Amélie Klich, conseillère d'arrondissement du district Robert-Bourassa à Outremont. Monsieur Gerlando Guaraggi, conseiller d'arrondissement du district La Pointe-aux-Prairies–Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Madame Mercedes Plante, conseillère d'arrondissement du district Saint-Joseph–Beaubien–Laval. Bourbien, Rosemont, j'ai tout dit Saint-Joseph, district Joseph-Bourbien-Outremont. Madame Michèle Tremblay, conseillère d'arrondissement du district Champlain–L'Île-des-Soeurs à Verdun. Madame Milany Thiagarajah, conseillère de ville du district Darlington–Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Monsieur Victor Esposito, conseiller de la ville du district de Saint-Sulpice dans Ahuntsic-Cartierville. Madame Josefina Blanco, conseillère de la ville du district Saint-Édouard dans Rosemont–La Petite-Patrie. Et monsieur Martin Saint-Jean, maire de Beaconsfield. Chers collègues du conseil, membres du comité exécutif, je vous invite à prendre connaissance des recommandations contenues dans ce rapport. Je vous remercie de votre attention.
Chantal Rossi ◌2:56:29
Monsieur Alexandre Devaux-Guizani.
Olivier Demers-Dubé2:56:33
Madame la présidente, ça devient une habitude, mais je m'en voudrais que personne ne reconnaisse le travail du président de la commission, monsieur Richard Deschamps. C'est un plaisir également de travailler avec vous, vos lumières qui cherchent toujours à trouver des compromis entre les différents membres pour revenir à des recommandations unanimes. Merci.
Chantal Rossi ◌2:56:48
Président d'expérience. Alors, le point est adopté. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌2:56:57
Merci, madame la présidente. On va aller à la rubrique 8 pour 8.02, appuyé par monsieur Pelletier, dépôt du rapport de la commission sur l'inspecteur général intitulé Étude du rapport annuel 2025 du Bureau de l'inspecteur général de la Ville de Montréal.
Chantal Rossi ◌2:57:13
Monsieur Denis Pelletier.
Denis Pelletier ◌2:57:15
Madame la présidente, chers collègues, je souhaite intervenir sur la rubrique 8.02 pour déposer l'étude du rapport annuel 2025 du Bureau de l'inspecteur général. La Commission a reçu l'inspecteur général, maître François Lantier, en mars dernier afin d'étudier le rapport annuel du Bureau. Ce rapport offre un portrait détaillé des activités de vigie, d'enquête, de prévention, de formation et de surveillance réalisées par le Bureau au cours de la dernière année. J'aimerais aujourd'hui attirer votre attention sur quelques observations et recommandations issues de l'étude de ce rapport. Le rapport annuel 2025 témoigne notamment de l'importance croissante des activités de prévention et de vigie dans l'approche du Bureau. Le Bureau a ainsi analysé 252 appels d'offres dans le cadre de ses activités de vigie et poursuivi ses efforts de formation, avec plus de 1 600 personnes qui ont participé à ses activités de formation. Il faut également souligner que le premier rapport de recommandations préventives, une nouvelle pratique adoptée par le Bureau, fut publié en 2025. Ces rapports devraient permettre aux unités d'affaires de corriger des vulnérabilités avant qu'elles ne mènent à des manquements formels à l'intégrité. Les membres de la Commission ont accueilli favorablement ce rapport. Nous constatons que les activités de prévention, de formation et de vigie contribuent à corriger les pratiques en amont et à renforcer l'intégrité des processus contractuels municipaux. La Commission réitère donc son appui à l'approche préventive privilégiée par l'inspecteur général et formule comme première recommandation que la Ville de Montréal continue de former son personnel, avec le soutien du BIG, du contrôleur général et du service de l'approvisionnement, pour assurer l'intégrité des processus d'octroi de contrats. J'aimerais maintenant attirer l'attention sur certaines observations découlant des enquêtes et analyses du Bureau. Le Bureau de l'inspecteur général présente dans son rapport annuel plusieurs tendances observées dans des secteurs névralgiques tels que la réfection des trottoirs, le déneigement, la gestion des matières résiduelles ainsi que le planage et le revêtement. Le Bureau constate notamment des phénomènes de concentration du marché dans certains de ces secteurs. L'Inspecteur général a souligné que cette situation peut avoir des effets sur la concurrence et, ultimement, sur l'évolution des coûts pour la Ville. La Commission a porté une attention particulière dossier du colmatage des nids-de-poule. Le Bureau de l'inspecteur général surveille de près les contrats octroyés dans ce secteur. L'analyse du Bureau démontre que certaines pratiques contractuelles ont contribué à restreindre la concurrence. Considérant les correctifs déjà amorcés et la volonté du Bureau de poursuivre sa vigie dans ce dossier, la Commission recommande que la Ville de Montréal poursuive ses efforts pour offrir un processus d'appel d'offres le plus concurrentiel possible et sa collaboration avec le BIG dans le dossier du colmatage des nids-de-poule. Les échanges avec l'inspecteur général ont également permis de mettre en lumière les résultats observés dans le secteur du déneigement. Selon le Bureau, l'équilibre entre les réalisés en régie par les équipes de Colbleu et ceux confiés dans des entreprises privées semblent avoir contribué à améliorer les conditions de concurrence dans ce marché. L'inspecteur général souligne également que la présence d'équipes internes permet à la Ville de mieux comprendre les réalités du marché, de mieux évaluer les coûts et la qualité des travaux réalisés et de limiter sa dépendance envers un nombre restreint d'entreprises. Les commissaires partagent cette analyse et estiment que ce modèle pourrait être reproduit dans d'autres secteurs dans la mesure où les équipes de Code Bleu disposent ou développent l'expertise nécessaire. C'est pourquoi la Commission recommande que la Ville de Montréal maintienne sa stratégie d'embauche de col bleu pour effectuer à l'interne une partie des activités d'entretien du réseau artériel, afin d'avoir davantage de prévisibilité dans les coûts et d'être moins soumis aux réalités du marché. Chers collègues, le rapport annuel du Bureau de l'inspecteur général constitue toujours une occasion privilégiée de prendre du recul sur l'évolution des pratiques contractuelles de la Ville et sur l'état des risques observés dans différents secteurs. Je vous invite à en prendre connaissance ainsi que des recommandations formulées par la commission. Je profite de l'occasion pour remercier l'inspecteur général, maître François Lancier, ainsi que toute l'équipe du bureau de l'inspecteur général pour leur travail rigoureux et leur contribution à l'amélioration continue de nos pratiques en matière contractuelle. Je remercie également mes collègues de la commission. À la vice-présidence, monsieur Marc Doré, Cité d'Orval, monsieur Alex Norris, arrondissement du Plateau-Mont-Royal, et les membres, monsieur Richard Bélanger, arrondissement de l'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, madame Nancy Bertelot, arrondissement de Lachine, madame Elvira Carhuallanqui, arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, madame Heidi Ekved, ville de Bayreuth, monsieur Gerlando Guaraggi, arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, monsieur Youssef Hariri, arrondissement Montréal-Nord, monsieur Christopher McCray, arrondissement Ville-Marie, et madame Michèle Tremblay, arrondissement Verdun. Madame la présidente, ceci complète mon intervention.
Chantal Rossi ◌3:04:13
Alors, le point est adopté. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:04:18
Merci, madame la présidente. On va donc aller en 8.03, appuyé par monsieur Pelletier, dépôt du rapport de la commission sur l'inspecteur général institué étude du rapport de recommandations à la suite d'une enquête sur les travaux effectués à la piscine du complexe sportif Claude-Robillard.
Chantal Rossi ◌3:04:35
Monsieur Denis Pelletier.
Denis Pelletier ◌3:04:39
Madame la présidente, je prends la parole pour la rubrique 8.03. La commission sur l'inspecteur général s'est réunie, excusez-moi, les 22 juin et 8 juillet derniers afin d'étudier le rapport de recommandations à la suite de l'enquête sur les travaux effectués à la piscine du Complexe sportif Claude-Robillard, déposé par l'inspecteur général, Me François Lantier. Cette enquête porte sur le remplacement du pont mobile et du système hydraulique du plancher mobile du bassin olympique du Complexe sportif Claude-Robillard. Elle a mis en lumière plusieurs manquements. Touchant la gestion contractuelle, notamment le non-respect de certaines exigences relatives aux qualifications du personnel affecté au projet, des démarches ayant procuré un avantage significatif à un fournisseur, la rédaction de devis techniques flous, imprécis et incomplets, ainsi que l'utilisation de canaux de communication non officielle pendant le chantier. L'inspecteur général conclut que la firme GBI Expert Conseil Inc. a contrevenu au règlement sur la gestion contractuelle, à la Loi sur les Cités et Villes ainsi qu'aux contrats et devis découlant de l'appel d'offres public. En conséquence, il recommande notamment l'imposition d'une pénalité financière de 100 000$, soit le montant maximal actuellement prévu au règlement municipal. L'inspecteur général recommande également que le Service de la gestion et de la planification des immeubles renforce ses mécanismes de vérification des qualifications professionnelles. À titre de président de la commission et au nom de ses membres, Je souhaite souligner que la Commission souscrit aux recommandations formulées par l'Inspecteur général. Les commissaires reconnaissent que les sanctions ne constituent pas le seul levier de dissuasion et que la publication des rapports d'enquête du Bureau peut avoir un impact réputationnel pour les entreprises visées. Cela dit, Les travaux de la commission ont également mis en lumière certaines limites du régime actuel de sanctions. Les commissaires estiment donc opportun de revoir le régime prévu au Règlement sur la gestion contractuelle. La commission est d'avis que la Ville devrait disposer d'une plus grande marge de manœuvre afin d'adapter les pénalités à la gravité des manquements constatés ainsi qu'à la valeur des contrats concernés. C'est dans cet esprit que nous formulons une recommandation visant à revoir le régime de sanctions. La Commission recommande que la Ville de Montréal révise les sanctions prévues à l'article 24 du Règlement sur la gestion contractuelle afin que le montant de la pénalité monétaire maximale soit fixée à 10% de la valeur du contrat, sans qu'un plafond monétaire ne se limite à un montant fixe. Je remercie, en passant, l'ensemble des commissaires pour leur collaboration. Cette recommandation vise à renforcer le caractère dissuasif du régime applicable, tout en permettant d'établir des sanctions davantage proportionnelles à la nature et à la gravité des manquements Chers collègues, si la Commission souscrit aux recommandations de l'Inspecteur général, elle estime également que ce dossier met en lumière la nécessité de disposer d'un régime de sanctions suffisamment flexible et dissuasif pour répondre à la gravité des manquements constatés. Je vous invite à prendre connaissance du rapport et de la recommandation que nous souhaitons aujourd'hui au conseil. Je profite enfin de l'occasion pour remercier Me François Lantier ainsi que toute l'équipe du Bureau de l'inspecteur général pour la qualité de leur travail ainsi que leur collaboration. Je remercie également les membres de la Commission pour leur contribution à ses travaux: à la vice-présidence, M. Marc Dorresté-Dorval, M. Alex Norris, arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Monsieur Richard Bélanger, arrondissement L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève. Madame Nancy Bertelot, arrondissement Lachine. Madame Elvira Carhuallanqui, arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Madame Heidi Ekved, ville de Bédurphy. Monsieur Gerlando Guaraggi, arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Monsieur Youssef Hariri, arrondissement Montréal-Nord. Christopher McCray, arrondissement Ville-Marie. Madame Michèle Tremblay, arrondissement de Verdun. Je vous remercie, Madame la Présidente.
Chantal Rossi ◌3:09:53
Merci. Le point est adopté. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:10:00
Merci, Madame la Présidente. On s'en va donc à la rubrique 11, dépôt de pétition. Il n'y a pas de pétition. Ça met donc un terme à cette rubrique, madame la présidente. Je vais passer à la section en orientation pour l'agglomération dans les 80, mais exceptionnellement, à la place de suivre l'ordre, je vais passer directement au 8065.01, madame la présidente, qui est la motion des élus résolution pour la paix civile, la sécurité publique et la cohésion sociale.
Chantal Rossi ◌3:10:35
Madame la mairesse serait— oui, monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:10:46
Oui, madame la présidente, j'ai oublié de dire par qui j'ai été appelé, donc j'ai été appelé par monsieur Pinard pour le dépôt du point.
Chantal Rossi ◌3:10:50
Parfait, merci. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada3:10:53
Merci, madame la présidente. Je voulais prendre un peu mon pour adresser quelques mots sur la motion qui est devant nous au niveau de l'agglomération, qui doit en fait passer ici avant d'aller à l'agglo. On le sait tous, Montréal est une ville profondément diverse. Des personnes de toute origine, de toute culture, de toute religion, de toute tradition vivent ici côte à côte. Cette diversité, bien, elle fait partie de notre identité et, j'en suis convaincue, demeure l'une de nos plus grandes force. C'est justement pour cette raison que je pense qu'on est tous très préoccupés et profondément préoccupés par la montée de l'antisémitisme ici même dans notre ville. Lorsque des Montréalais et des Montréalaises sont insultés, intimidés, menacés simplement parce qu'ils sont juifs, lorsque des lieux de culte, des écoles, des commerces ou des institutions sont visés, c'est notre vivre-ensemble qui est complètement ébranlé. Et je veux être très claire: cette haine qui réduit une personne à son identité, qui cherche à l'exclure, à le faire taire ou à lui faire peur, n'a pas sa place à Montréal. Et nous devons être capables d'en faire une distinction essentielle. Dans une démocratie, on peut débattre, on peut être en désaccord, On peut critiquer les décisions d'un gouvernement, ici comme ailleurs. Aucune opinion politique, aucun désaccord, aucun conflit ne justifie, si, la haine envers les Juifs. Tout comme rien ne justifie la haine envers les Arabes, les musulmans, les chrétiens, les personnes noires, les personnes immigrantes ou toute autre communauté. Face à la haine, nous avons tous une responsabilité. Et comme élus, nous devons condamner clairement les actes de haine, les actes qui visent une communauté, les actes antisémites et travailler à la sécurité de tous les Montréalais et Montréalaises. La motion qui est déposée aujourd'hui, elle est par le maire de Côte-Saint-Luc. Elle vise à combattre et dénoncer cette montée de l'antisémitisme ici même dans notre métropole. C'est une dénonciation qui doit être faite et que nous devons appuyer, parce qu'elle est inacceptable. C'est aussi défendre quelque chose de très concret: le droit de chaque personne de marcher dans son quartier, d'entrer dans une école, de fréquenter un lieu de culte ou de porter un symbole de sa religion sans avoir peur d'être ciblée pour ce qu'elle est. Toutes les religions, madame la présidente, vont avoir le même sentiment quand elles sont attaquées. Nous devons donc choisir le dialogue plutôt que la haine, la connaissance plutôt que les préjugés, la solidarité plutôt que l'indifférence, et aujourd'hui, le message doit être très simple et clair: l'antisémitisme n'a pas sa place à Montréal, ni dans nos écoles, ni dans nos rues, ni dans nos institutions, ni dans nos écrans. Et lorsqu'une communauté montréalaise est attaquée en raison de ce qu'elle est, devons tous ensemble nous lever. Parce que défendre le droit de nos voisins de vivre leur identité en toute sécurité, c'est défendre aussi la liberté de chacun d'entre nous. Le Montréal que nous devons continuer de construire, un Montréal où chacun peut vivre, croire et travailler, aimer, transmettre sa culture en toute dignité et surtout en toute sécurité. Et je pense que nous sommes tous d'accord à ce que Montréal doit refuser la haine et doit choisir le respect. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌3:14:38
Monsieur Olivier Demers-Dubé.
Olivier Demers-Dubé3:14:42
Merci, madame la présidente. Je vais à mon tour faire une brève intervention sur le point de la motion d'agglomération pour orientation. À mon sens, comme le souligne madame la mairesse, elle est très importante et elle fait état d'une réalité à laquelle, comme élue, et comme humains, nous sommes plus que sensibles et pour laquelle nous sommes tous profondément investis. D'abord, je veux souligner la justesse et la pertinence de la vaste majorité des propositions qui se retrouvent dans la motion. La paix civile, la sécurité publique et la cohésion sociale représentent des aspirations, des quêtes, des objectifs que, comme humains et comme élus, nous investissons nos vies, nos carrières à porter, à défendre et à améliorer. Je souhaite également reconnaître la gravité des faits rapportés dans cette motion. Le document rappelle, entre autres, que des coups de feu ont été tirés contre des écoles juives de Montréal et le lancement d'engins incendiaires sur la synagogue de la congrégation Beth T'qva. Ces événements sont inacceptables. Laissez-moi le répéter, ces événements sont inacceptables et ils exigent une réponse ferme de nos institutions. Je veux réaffirmer clairement que pour Projet Montréal, l'intolérance, la violence et l'antisémitisme n'ont aucune place dans nos villes. Face à la discrimination, nous sommes solidaires avec les individus, les communautés et les peuples qui la vivent, et nous le serons toujours. Mais reconnaître la gravité ne signifie pas que nous devons accepter n'importe quel mécanisme politique pour y répondre. C'est précisément là, malheureusement, que la motion pose certains problèmes, car elle tente d'altérer des acquis démocratiques qui sont inaltérables, à commencer par la souveraineté même du conseil municipal ici. Et la souveraineté du conseil, c'est un principe qui est non négociable. Cette motion affirme que l'agglomération, et je cite, doit demeurer axée sur des questions locales relevant de leurs compétences. Si, madame la présidente, en apparence cela semble raisonnable, dans les faits, ça tente d'introduire un précédent qui est dangereux. Celui de limiter ce sur quoi nous, comme élus, nous pouvons nous exprimer. Dans une démocratie, un conseil élu doit pouvoir débattre de tout enjeu qu'il estime pertinent, pas seulement ceux que certains pourraient décider de juger locaux, pas seulement ceux qui ne dérangent pas ou ne froissent personne, pas seulement ceux qui ne touchent pas à des sujets sensibles. La souveraineté de cette assemblée repose sur la liberté de parole, et cette liberté ne peut pas être conditionnée par une motion qui viendrait essentiellement museler le conseil sous prétexte de cohésion sociale. Ce n'est pas à une motion de déterminer ce qui est pertinent ou non, ce n'est pas à une motion de déterminer des thématiques que nous pouvons ou non soulever ici, et ce n'est pas à une motion de redéfinir les fondements du principe d'imputabilité politique. C'est aux citoyens et aux citoyennes de juger si les postures que nous prenons et le temps que nous consacrons à un enjeu est justifié, et c'est à eux de nous sanctionner ou de nous reconduire. C'est cela, madame la présidente, la démocratie municipale. L'autre point, il ne faut pas amalgamer la critique politique et la haine identitaire. Le document de la motion affirme que la critique des gouvernements et des politiques publiques constitue un aspect qu'il est légitime de protéger dans une société démocratique, et madame la présidente, je suis entièrement d'accord. Mais la motion, dans sa logique globale, subodore un amalgame qui est potentiellement problématique. Celui qui consiste à associer la critique des actions d'un gouvernement à celui de tout son peuple et de sa diaspora. Nous devons être capables, Madame la Présidente, de distinguer clairement la critique d'un État, de ses politiques, de ses actions militaires ou de ses décisions diplomatiques, et la haine envers les personnes juives. Confondre les deux, c'est affaiblir la lutte contre l'antisémitisme, c'est rendre impossible un débat démocratique sur des enjeux internationaux et qui ont des répercussions locales, et c'est encore une fois restreindre la capacité du conseil à s'exprimer librement. En conclusion, madame la présidente, nous sommes fort malheureusement devant une motion dont certaines propositions auraient pour conséquence de limiter l'exercice démocratique. Cette motion se présente comme un outil de cohésion sociale, certes, mais elle introduit un principe qui, s'il était accepté, pourrait être utilisé pour empêcher le conseil de débattre de tout sujet jugé non local, sensible ou risqué. Aujourd'hui, ce pourrait être des enjeux internationaux. Demain, ce pourrait être des enjeux environnementaux. Et après-demain, toute forme d'enjeu à portée écosystémique dans un monde, madame la présidente, où nous le savons, les silos n'existent plus. Ce type de mécanisme ne protège pas la démocratie municipale, malheureusement, il la fragilise. Alors, pour toutes ces raisons, évidemment, j'appelle au vote parce que la souveraineté du conseil est fondamentale. Parce que ce sont les électeurs et non une motion qui doivent juger de la pertinence de nos débats, parce que nous devons être vigilants devant les amalgames et parce que la démocratie municipale ne saurait être muselée, je vous invite à voter contre la motion. Nous pouvons et nous devons lutter contre l'antisémitisme, mais nous devons le faire avec des outils qui renforcent la démocratie et non qui la restreignent.
Chantal Rossi ◌3:19:43
Leader de l'opposition officielle.
Élise Tanguay3:19:45
Oui, merci.
Chantal Rossi ◌3:19:46
Alors, pour les raisons évoquées par notre collègue, nous allons, l'opposition va voter contre la motion. Alors, si je comprends, la motion est adoptée, mais l'opposition vote contre la motion, c'est bien ça? Est-ce que les autres votent en faveur?
Soraya Martinez Ferrada3:20:10
En faveur?
Chantal Rossi ◌3:20:12
Madame Hénon, en faveur? Monsieur Barone, en faveur ou contre la motion? Contre. Alors, la motion est adoptée. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:20:35
Merci, Madame la Présidente. Donc, je vais aller au point 20, affaires contractuelles, appuyé par le leader adjoint, Monsieur Devaux-Guizani. J'ai regroupé pour fin d'étude de 20.01 à 20.05. En 20.01, appuyé par Monsieur Benoît Langevin, accorder un soutien financier de 742 500$ à la Maison du Père afin de bénéficier de la banque d'aide au loyer et soutenir 150 ménages locataires supplémentaires à risque d'éviction, et approuver projet de convention à cet effet. En 20.02, appuyé par madame Brown, accorder un soutien financier de 540 000 provenant du budget de fonctionnement du Service de la stratégie immobilière et de l'habitation à la Société d'habitation et de développement de Montréal pour la rénovation d'unités d'habitation destinées à une clientèle vulnérable et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.03, appuyé par madame Black, accorder un soutien financier de 150 000 à Cycloclub Lachine pour l'événement Les marches des cyclistes de Lachine pour les Indiens 2026 à 2028. Approuver le projet de convention à cet effet. Autoriser un virement budgétaire en 2026 au montant de 15 000 en provenance des dépenses contingentes d'administration générale vers le budget du Service de la culture, des sports et des loisirs. Autoriser un ajustement récurrent à la base budgétaire du Service de la culture, des sports et des loisirs au montant de 15 000 pour les années 2027 et 2028. En 20.04 jusqu'à 20.05. En 20.04, appuyé par madame Black, accorder un soutien financier de 525 000 à Beach Volleyball Événements pour l'organisation du Montréal Beach Pro Tour pour les années 2026 à 2028, approuver le projet de convention à cet effet, autoriser un ajustement récurrent à la base budgétaire du Service de la culture, des sports et des loisirs au montant de 75 000 pour les années 2027 et 2028. En 20.05, appuyé par madame Black, accorder un soutien financier additionnel de 2 850 000 à Événements GPCQM pour la tenue du Grand Prix cycliste de Montréal en 2026, 2027 et 2028, accorder un soutien en biens et services d'une valeur de 1 410 000 pour 2027 et de 1 420 000 pour 2028. Autoriser la prolongation de la convention échéant 2028. Autoriser un virement budgétaire en 2026 au montant de 250 000$ en provenance des dépenses contingentes d'administration générale vers le budget du Service de la culture, des sports et des loisirs. Autoriser un ajustement récurrent à la base budgétaire du service de la culture, des sports et des loisirs au montant de 250 000$ pour les années 2027 et 2028 et approuver le projet d'attendant 1 à cet effet.
Chantal Rossi ◌3:22:52
Merci. Madame Élise Tanguay.
Élise Tanguay3:22:56
Merci, madame la présidente. Je vais réagir sur 20.01 et ensuite j'aurai une question concernant 20.02. D'abord, sur 20.01, je souhaitais souligner l'importance de ce dossier-là. La Maison du peuple qui est un organisme qui ne cesse d'innover et dont on souhaite vraiment saluer l'excellent travail depuis des années. Ici même, en ces murs, on a voté récemment, à l'initiative de Projet Montréal, une motion pour assurer que des fonds soient redirigés vers cette banque de loyers. Donc on est très, très fiers de pouvoir voter, il n'y aura pas de demande de vote, mais de pouvoir passer cette décision aujourd'hui et de souligner que les organismes en logement, les organismes en itinérance font beaucoup et puis on est très content de pouvoir les appuyer. Sur 20.02, j'avais une question. En page 3 de 27 du GDD, on mentionne que dans l'annexe, on devra retrouver les, dans l'annexe de la convention, on devra retrouver les logements, au moins les projets, les immeubles, les adresses des logements qui seront rénovés. Vous avez on salue la rénovation de logements par la SHDM puis les subventions qui y sont attachées. Cependant, dans l'annexe, on ne retrouve ni les adresses ni même les arrondissements où se trouvent les projets qui seront rénovés, les logements qui seront rénovés. Donc, on souhaitait avoir plus de précisions à cet égard-là. Compte tenu que le GDD est assez clair à cet effet-là, je comprends que le souhait, c'est que la SHDM ait aussi de la flexibilité dans le type dans les logements qui seront rénovés pour pouvoir être agile. Néanmoins, comme le GDB mentionne qu'il devrait y avoir une précision au niveau des projets visés, on souhaite avoir une précision à cet effet. Merci.
Chantal Rossi ◌3:24:41
Merci beaucoup. Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌3:24:46
Avec beaucoup de fierté, oui, oui, je suis juste là, madame Rossi. C'est avec beaucoup de fierté qu'on arrive avec cette cette première, cette première à la Ville de Montréal, le 742 500 à la Maison du Père, qui dans le fond est un programme supplémentaire dans la trajectoire lorsqu'on appelle au 311 et qu'on est aux prises avec des enjeux d'habitation. On a plusieurs trajectoires et celle-là, c'est spécifiquement pour des gens qui sont sur le point de perdre leur appartement faute d'une dépression, faute d'une situation temporaire, on a la capacité ici de venir en moins de 72 heures amener et soutenir une personne qui aurait besoin de payer rapidement les sommes qu'elle n'a pas été capable de payer. Je dis elle parce que malheureusement c'est souvent des femmes qui sont dans ce contexte. Non seulement c'était une promesse électorale de d'Ensemble Montréal qu'on est en train de cocher une de plus sur la question de l'itinérance, mais c'est également une première qu'une ville au Québec se lance dans ce type de réponse-là par rapport à la prévention à l'itinérance. On a un bel exemple ici d'un modèle qui fonctionne. J'envoie le message à tous mes collègues de la CMM et même plus, toutes les villes et villages du Québec, implanter ce genre de réponse pour les plus vulnérables. Merci.
Chantal Rossi ◌3:26:23
Madame Christine Black.
Christine Black ◌3:26:25
Oui, merci, madame la présidente. Je termine sur la 80.20.03 jusqu'à 20.06. Je vais contre 05, 06. Alors, pour 4 événements majeurs: les Mardis cyclistes de Lachine, le Beach Pro Tour, les Grands Prix cyclistes également le festival Jackalope. Alors, notre administration est très fière de renouveler le soutien financier de la Ville à 4 grands événements sportifs, à ces 4 grands événements qui contribuent au rayonnement de Montréal.
Chantal Rossi ◌3:26:53
Bon, je veux juste, vous pouvez pas intervenir sur le 2006, il a pas été appelé.
Christine Black ◌3:26:57
Oui, non, c'est ça, je sais, à moins que tu veuilles juste appeler celui-là puis je vais—
Chantal Rossi ◌3:27:00
Après, prochain bloc.
Christine Black ◌3:27:02
Parce que c'est tout ensemble, c'est ça qui arrive. Je vais faire comme si. Alors, ces recommandations visent à offrir aux organisateurs une stabilité financière sur plusieurs années afin de leur permettre de planifier, d'attirer des partenaires et de maintenir des événements qui participent activement à l'attractivité de notre métropole. Le soutien proposé représente plus de 4,2 millions de dollars en contributions financières d'ici 2028. Il s'agit d'investissements qui s'inscrivent dans une vision cohérente du développement sportif touristiques et économiques de Montréal. Tout d'abord, les Mardis cyclistes de Lachine, qui occupent une place particulière dans notre paysage sportif. Depuis plus de 4 décennies, de juin à août, cet événement contribue au développement du cyclisme, soutient l'émergence de nouveaux talents et constitue un point de rencontre important pour la communauté. Le Montréal Beach Pro Tour, qui vient d'achever ce dimanche, pas plus tard qu'hier, permet à notre ville de demeurer la seule étape canadienne d'un circuit international prestigieux. Cet événement attire des milliers de visiteurs et offre une vitrine exceptionnelle pour le volley-ball de plage, tant auprès du grand public qu'auprès de la relève sportive. Les Grands Prix cyclistes de Montréal demeurent l'un des plus importants événements cyclistes professionnels en Amérique du Nord. Il attire des athlètes de calibre international, génère des retombées économiques significatives et culturelles contribue à faire connaître Montréal partout dans le monde. C'est grâce à cette réputation que nous allons bientôt accueillir les Championnats du monde sur route, juste après les Grands Prix qui auront lieu le 13 septembre, et le grand retour des Championnats du monde pour la première fois depuis 52 ans. Et là, enfin, le Festival Chacalot est devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable de la culture urbaine. Son caractère gratuit et accessible permet à un vaste public de découvrir les sports d'action et de profiter d'une programmation qui contribue à l'animation du Vieux-Port, au dynamisme culturel et sportif de Montréal et à l'émergence d'une véritable scène urbaine qui regroupe de plus en plus de fans à Montréal. Ça aura lieu donc du 11 au 13 septembre prochain. Au-delà des compétitions, ces événements génèrent des retombées pour nos commerces, nos quartiers, notre industrie touristique. Ils mobilisent également des centaines de bénévoles et offrent à la population des occasions de pratiquer découvrir et surtout célébrer le sport. En soutenant ces événements et en bonifiant plusieurs financements, nous réaffirmons notre volonté de faire de Montréal une ville active, accueillante et reconnue pour la qualité de son offre événementielle. Je tiens à remercier l'ensemble des organisations, des bénévoles, des partenaires et des équipes de la Ville qui travaillent à la réalisation de ces événements et qui contribuent à leur succès année après année. Et pour conclure, j'invite les Montréalaises et les Montréalais à aller en grand nombre découvrir la diversité de notre scène sportive et il y en a pour tous dans les prochains jours et les prochains mois. Quand je pense aux Grands Prix cyclistes qui auront lieu dans les prochaines semaines, Jacques-Alain, mais également les championnats du monde. Montréal est vraiment une ville sportive et je suis très heureuse de pouvoir adopter ce point aujourd'hui en conseil municipal. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌3:30:08
Merci, madame Caroline Braun.
Caroline Braun ◌3:30:12
Merci, madame la présidente. Donc, en droit de réplique aux commentaires de mon consœur sur le point 20.02, c'est effectivement, on accorde un soutien financier de 540 000$ et je pense que c'est vraiment important de souligner ce point-là parce qu'on essaie le plus possible de faciliter les nouveaux projets, mais ce qu'on oublie, c'est qu'on a un parc immobilier existant et pour lequel il y a des logements vacants actuellement qui ont déjà été amortis. Donc on est allé cogner à la porte de la SHDM, qui est notre partenaire, notre bras immobilier en habitation. On leur a dit, vous avez des logements vacants, d'accord, vous en avez combien et qu'est-ce qu'on peut régler rapidement? Qu'est-ce qu'on peut remettre sur le marché? Et ils ont fait plusieurs exercices. Donc il y a des logements qui sont vacants dans lesquels on doit, on peut faire des portes rénovations et les remettre sur le marché rapidement, c'est-à-dire parfois, je sais pas, je vais vous dire n'importe quoi, mais la salle de bain doit être rénovée ou le logement doit être désinfecté ou une fenêtre doit être changée, donc des rénovations qui nécessitent pas des rénovations majeures. Et il y a aussi une catégorie qui nécessite des rénovations majeures où est-ce qu'on parle d'évacuer complètement un immeuble, refaire la toiture, faire de la maçonnerie, refaire les fondations, et ça, on parle de budgets qui sont, qui sont beaucoup plus importants que l'enveloppe de 540 000$. Donc avec le 540 000$, on arrive avec cet investissement-là à remettre sur le marché 45 unités, et ça, c'est vraiment extraordinaire parce que la SHDM a été hyper agile malgré notre engagement de contribution financière de 540 000$. Elle s'est engagée à débuter les rénovations. Alors, à l'heure où on se parle, il y a déjà des unités, elle a déjà avancé l'argent, il y a déjà des unités qui sont remises sur le marché et ces 45 unités-là étaient des unités qui appartiennent à la SHDM mais qui sont entre autres gérées par des organismes qui œuvrent pour les personnes en situation d'itinérance, donc les personnes vulnérables. Alors avec un petit montant comme ça, un montant d'un demi-million de dollars, on arrive à reloger d'ici quelques semaines 45 personnes dans des logements. À la question à savoir c'est où, eh bien, il y en a un petit peu partout dans le portefeuille de la SHDM sur l'île de Montréal, mais ce sont des unités, comme je l'ai dit, qui sont réservées pour des personnes vulnérables, donc des personnes soit en situation d'itinérance à risque ou qui ont connu des périodes d'itinérance. Il y en a par exemple au Christin, il y en a dans différents quartiers de Montréal, et donc c'est une super bonne nouvelle et je pense qu'on doit continuer à réfléchir à notre parc immobilier de cette manière-là et de maximiser ce qu'on a actuellement à Montréal. Merci.
Chantal Rossi ◌3:33:00
Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:33:07
Oui, donc les points sont adoptés, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌3:33:10
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:33:10
Très bien. J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par monsieur Devaux-Guizani, de 20,06 à 20,10 en 20,06, appuyé par madame Black. Accorder un soutien financier additionnel de 700 000 à l'Association des Sports d'Action, soit 200 000 en 2026 et 250 000 par année en 2027 et 2028, pour la tenue du festival Jackalope en 2026, 2027 et 2028. Autoriser la prolongation de la convention jusqu'en 2028. Autoriser un virement budgétaire en 2026 au montant de 200 000 en provenance des dépenses contingentes d'administration générale vers le budget du Service de la culture, des sports et des loisirs. Autoriser un ajustement récurrent à la base budgétaire du Service de la culture, des sports et des loisirs au montant de 200 000 pour les années 2027 et 2028 et approuver le projet d'addenda à cet effet. En 20.07, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Marco Cournoyer Inspection pour les services d'inspection et d'entretien des systèmes d'alarme et de protection incendie des bâtiments de la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbe-Marcotte pour une période de 36 mois incluant une option de prolongation de 24 24 mois, dépense totale de 1 889 887,25 taxes incluses. En 20.08, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 3 400 298,84 taxes incluses pour les services d'entretien des équipements et des milieux naturels des parcs régionaux dans le cadre de 3 contrats accordés à CEGEP, majorant ainsi le montant total des contrats à 14 960 81 805,77, taxes incluses. En 20.09, appuyé par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec Gestion CDEDQ, Compteur d'eau du Québec, pour la fourniture de compteurs d'eau sans pièce mécanique de 50 à 300 mm pour le réseau de distribution d'eau potable de la ville, lot 1, d'une durée de 24 mois, pour un montant estimé de l'entente de 341 047,71, taxes incluses. Et en 20.10, appuyé par monsieur Beis, résilier l'entente-cadre conclue avec Les Emballages Carrousel pour la fourniture des sacs de plastique pour l'ensachage des équipements de protection individuelle du Service de sécurité incendie de Montréal.
Chantal Rossi ◌3:35:14
Les points sont approuvés.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:35:16
Merci, madame la présidente. Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, je vais regrouper pour fin d'étude de 20.11 à 20.15. En 20.11, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois autorisée une dépense additionnelle de 493 843,44 pour les services requis au lieu d'enfouissement technique pour la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbe-Marcotte dans le cadre du contrat accordé à Complexe Enviro-Connexion, majorant ainsi le montant total du contrat à 1 414 811,95 $. En 20.12, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 202 036,26 taxes incluses pour les services d'entretien ménager de la biosphère dans le cadre du contrat accordé à PropreCan, majorant ainsi le montant total du contrat à 815 782,98 taxes incluses. En 20.13, appuyé par Madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à RecycMatelas pour les services de collecte, de transport et de valorisation des matelas et sommiers en provenance des écocentres de l'agglomération de Montréal pour une période de 26, 28 mois pour une dépense totale de 734 682,98 et 25 taxes incluses. En 20.14, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la deuxième prolongation de 6 mois, autoriser une dépense additionnelle de 3 269 055,43 taxes incluses pour les services de traitement par compostage et/ou biométhanisation des résidus alimentaires dans le cadre de 2 contrats accordés à Recyclage Notre-Dame Inc., majorant ainsi le montant total des contrats à 13 730 032,81 taxes incluses. Et en 20.15, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à l'entreprise Cogenex pour les travaux de reconstruction et de réhabilitation de chambres à vannes à divers endroits sur le réseau d'aqueduc principal de l'agglomération de Montréal pour une dépense totale de 3 729 406,95$, taxes incluses.
Chantal Rossi ◌3:37:02
Madame Catherine Houbart.
Catherine Houbart ◌3:37:05
Merci, madame la présidente. Ma question concerne le 20.13. À la suite d'un projet d'optimisation des écocentres qui s'inscrivait dans le cadre du plan directeur de gestion des matières résiduelles de l'Agglomération de Montréal 2020-2025, l'écocentre Saint-Laurent est devenu en 2023 le premier écocentre de Montréal à être muni de conteneurs fermés dédiés à l'entreposage des matelas et des semiers en vue de les acheminer à des entreprises de valorisation. Grâce à ce programme-là, 4600 semiers et matelas qui ont pu être revalorisés plutôt que d'être envoyés à l'enfouissement. Ça démontre l'efficacité d'un plan de gestion de matières résiduelles. Le dernier plan est échu, puis on sait pas quand est-ce que le prochain plan directeur sera présenté, ni si la société civile aura l'occasion de le commenter et le bonifier avant son adoption en conseil de ville. J'avais posé la question dans un conseil précédent, on m'avait dit que ça s'en vient. Là, on est presque à l'automne 2026, je me demande si l'administration a plus de clarté à nous fournir sur l'échéancier nous menant à l'adoption du prochain plan directeur de gestion des matières résiduelles.
Chantal Rossi ◌3:38:06
Merci. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Élise Tanguay3:38:14
Oui, merci madame la présidente. Donc, en droit de réplique sur le 20.13. Donc, encore une fois, je tiens à rassurer ma collègue qu'avec les équipes, on travaille sur le document qui sera présenté sous peu. En fait, on est en train de finaliser aussi avec le rapport de la VG qui est sorti. Donc voilà, on travaille dessus. Merci.
Chantal Rossi ◌3:38:34
Merci beaucoup. Alors, les points sont adoptés. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:38:41
Merci, madame la présidente. Donc, appuyé par monsieur Deveau-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.16 à 20.20. En 20.16, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à la compagnie électrique Britton pour les travaux de mise à niveau des équipements électriques des blocs B et G du bâtiment des boues de la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbert-Cotte, phase 1, pour une dépense totale de 1 334 501,03$, taxes incluses. En 20.17, appuyé par madame Brown, accorder un contrat à les architectes Labonté-Mercile pour les services professionnels en architecture et en ingénierie dans le cadre du projet de rénovation de la caserne 43 du Service de sécurité incendie de Montréal dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville pour une dépense totale de 940 827,76 $, taxes incluses. En 20.18, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, conclure des ententes-cadres avec les firmes Consultants Écom pour le lot 1 et ThérapeX Environnement pour le lot 2 pour les services professionnels de réalisation d'études environnementales et géotechniques, de plans et devis, de demandes d'autorisations ministérielles, de surveillance des sites et de la construction des mesures de mitigation de biogaz et de suivi post-construction dans le cadre des constructions sur les lieux d'élimination des matières résiduelles désaffectées, d'une durée de 36 mois incluant une option de prolongation de 12 mois, pour un montant estimé des ententes de 4 074 664,97 taxes incluses. En 20.19, appuyé par madame Brown, approuver le projet de convention d'exploitation d'un restaurant à titre gratuit entre la Ville de Montréal Morial et le Café des Amis pour un terme de 3 ans à compter du 1er mai 2026 pour des locaux d'une superficie de 268,96 m² au rez-de-chaussée, au sous-sol de l'immeuble situé au 1196 chemin Camillien-Houde dans l'arrondissement de Ville-Marie. Le montant total de la subvention mobilière pour cette occupation est estimé à 133 445,07 $. Et en 20.20, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat à un soutien financier de 90 000 à l'organisme Le d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal pour la, pour la tenue des éditions 2026, 2027 et 2028 de la Nuit des sans-abri de Montréal et approuver le projet de convention à cet effet.
Chantal Rossi ◌3:40:46
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:40:49
Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude 20.21 à 20.25, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.21, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 280 000 à Maisons de l'innovation sociale pour la réalisation du projet incubateur de la MIS pour la période du 1er septembre 2026 au 31 août 2028 dans le cadre de l'entente RIFLEX III de 2025 à 2029 conclue avec le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et approuver le projet de convention ainsi décrit. En 20.22, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois sans dépense additionnelle pour les services professionnels multidisciplinaires en conception et en surveillance de travaux d'infrastructures municipales dans le cadre du contrat accordé à Stantec Experts-Conseils. En 20.23, appuyé par madame Black, accorder un contrat de gré à gré à Sports Montréal pour les services de gestion des Jeux de Montréal pour les éditions 2027 à 2029 pour une dépense totale de 1 347 000 10 et 35, taxes incluses. En 20.24, appuyé par madame Théroux-Séguin, approuver le projet d'entente par lequel la Ville mandate Hydro-Québec pour les travaux d'enfouissement du réseau électrique existant sur le site archéologique de Fort-Laurier, dans le cadre du projet d'aménagement d'un futur parc dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, financé en partie par l'Entente sur le développement culturel à Montréal, pour une dépense totale de 589 539,17, taxes incluses. Et en 20.25, appuyé par madame Braun, approuver le projet de convention d'exploitation d'un restaurant à titre gratuit entre la Ville de Montréal et le Café des Amis pour un terme de 3 ans à compter du 1er mai 2026 pour les locaux d'une superficie de 162,1 m² au premier étage de l'immeuble situé au 2000 Chemin Remembrance dans l'arrondissement de Ville-Marie pour le montant total de subvention immobilière qui est estimé à 219 851,37$.
Chantal Rossi ◌3:42:31
Merci, madame Émilie Brière.
Émilie Brière ◌3:42:34
Merci, madame la présidente. Je vais commenter le point 80.20 Concernant le financement qui est alloué à la Maison de l'innovation sociale, donc évidemment on va se réjouir de fournir un financement à cet organisme dont on est très fiers à Montréal, mais je voudrais quand même souligner qu'il s'agit d'un financement de la moitié de ce qui était alloué à la Maison de l'innovation sociale dans les années précédentes. Donc de ça, je pense qu'il n'y a pas de quoi se réjouir. On sait que pour un organisme comme celui-là, quand un financement est diminué de moitié, ça signifie des postes, des projets qui ne se feront pas. Pourtant, la Maison de l'innovation sociale, c'est un modèle unique, c'est un modèle dont on est très fiers à Montréal, c'est un exemple d'ailleurs que prennent tous les paliers de gouvernement pour montrer comment l'innovation sociale peut être transformatrice pour nos communautés. C'est un modèle qui se démarque aussi par son autonomie, sa résilience, 65% des revenus de la Maison de l'innovation sociale sont des revenus propres, et donc c'est pas un modèle qui dépend du financement public. Le financement public sert simplement à assurer la livraison de certains projets qui ont un impact favorable dans nos communautés. Je pense que le réduire, c'est malheureusement se priver de ces impacts-là à Montréal. Je trouve que c'est particulièrement intéressant d'entendre ce point-là à l'ordre du jour aujourd'hui. Alors qu'on vient de signaler à quel point on est fiers du travail fait par la Maison du Père, eh bien, savez-vous que la Maison du Père est accompagnée par la Maison de l'innovation sociale pour déployer à l'extérieur de Montréal son programme de banque d'aide au loyer? Donc, je suis vraiment très interloquée et je comprends très mal pourquoi on se prive, on prive aujourd'hui la Maison de l'innovation sociale et on se prive, nous, comme ville et comme communauté, des services d'innovation de cette Maison de l'innovation sociale. Ça me permet aussi simplement de poser la question: quelle est exactement la vision de l'administration en matière d'innovation? Est-ce que ce qu'on aime de l'innovation, c'est des gadgets techno, ou on reconnaît aussi la valeur de l'innovation sociale?
Véronique Fournier3:44:58
Merci.
Chantal Rossi ◌3:45:01
Madame Christine Black. Madame Christine Black.
Christine Black ◌3:45:09
Madame la présidente, j'interviens sur le 80.20.23. Alors, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous renouvelons aujourd'hui notre partenariat avec Sports Montréal pour la réalisation des Jeux de Montréal de 2027 à 2029. Les Jeux de Montréal sont bien plus qu'une compétition sportive. Ils constituent un héritage précieux de nos Jeux olympiques de 1976. Et offre à des milliers de jeunes une occasion unique de découvrir le plaisir du sport, de se dépasser et de développer leur confiance. Grâce à cette entente de plus de 1,3 million de dollars, nous assurons la continuité de cet événement rassembleur et inspirant qui accueille chaque année près de 5000 jeunes de 6 à 12 ans de tous les arrondissements et des villes liées. Nous sommes particulièrement fiers de maintenir une programmation riche de 30 disciplines sportives, incluant des parasports, afin que le plus grand nombre de jeunes puissent trouver une activité qui les passionne. Cette bonification de l'entente revêt une signification toute particulière alors que nous célébrons cette année le 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal. Et comme il s'agit d'un legs, l'année prochaine, de mémoire, ce sera donc le 50e anniversaire des Jeux de Montréal. En investissant dans les Jeux de Montréal, nous investissons dans notre jeunesse, dans les saines habitudes de vie et dans le développement d'un Montréal plus actif, inclusif et en santé. D'ailleurs, cet événement permet à tous les jeunes de vivre leur première expérience de compétition Je tiens à saluer le travail exceptionnel de Philippe Bourrelle et de toute son équipe de Sports Montréal ainsi que l'engagement des bénévoles, des organismes sportifs, des arrondissements, des villiers et de tous les partenaires. Je tiens à remercier aussi les mascottes parce qu'elles sont nombreuses lors de l'ouverture et c'est au grand bonheur des enfants, qui contribuent au succès de cet événement année après année. Et je sais que c'est un événement auquel tout le monde dans cette salle tient particulièrement parce qu'on est plusieurs à y aller encourager les jeunes de chacun de nos arrondissements. Alors vraiment, on leur souhaite vraiment de bien poursuivre cet événement-là et surtout qu'on puisse faire nourrir, qui sait, des passions de futurs champions et qui sait, de futurs champions olympiques. Alors merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌3:47:19
Merci, madame Chantal Gagnon.
Chantal Gagnon ◌3:47:26
Merci, madame la présidente. Alors oui, effectivement, on est bien heureux de soutenir la Maison de l'innovation sociale. C'est un projet qui touche l'économie sociale et l'entrepreneuriat à impact. Il faut savoir que notre service de développement économique accompagne la Maison de l'innovation sociale et elle pourra aussi appliquer à divers projets programmes pour pouvoir soumettre d'autres projets. Alors, ils sont très bien accompagnés avec nos services. Merci.
Chantal Rossi ◌3:47:58
Merci beaucoup, monsieur Benoît Langevin. Non, ça va aller. Madame Émilie Brière.
Émilie Brière ◌3:48:10
Je poursuis parce que je n'ai pas entendu qu'il y avait un droit de réplique. Je voudrais juste simplement questionner aussi à savoir si le changement de nom du programme qui est soutenu indique un changement dans les orientations allouées à ce financement, enfin liées à ce financement-là. On parle de l'incubateur, avant c'était l'incubateur civique, là maintenant c'est l'incubateur de la Maison de l'innovation sociale. Est-ce qu'on perd du côté de ce point de vue-là tout le côté civique, engagement individuel et civique de l'incubation qui va se faire dans la Maison de l'innovation sociale?
Chantal Rossi ◌3:48:52
Merci. Madame Chantal Gagnon.
Chantal Gagnon ◌3:48:55
Merci, madame la présidente. En droit de réplique, alors je n'ai pas l'information exacte et tant que pour donner la bonne information, je pourrais vous revenir à ce sujet-là.
Carla Beauvais3:49:05
Merci.
Chantal Rossi ◌3:49:07
Merci beaucoup. Monsieur le leader, les points sont adoptés. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:49:12
Merci, madame la présidente. Donc, appuyé par monsieur Pinard, je vais regrouper pour fin d'étude de 20.26 à 20.30. En 20.26, appuyé par monsieur Théodorette autoriser une dépense additionnelle de 34 214,25 taxes incluses pour l'ajout des taxes applicables dans le cadre du contrat accordé à Super Gravity Inc., majorant ainsi le montant total du contrat à 394 364,25 taxes incluses. En 20.27, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 831 509,29 taxes incluses pour la location sur demande d'équipements lourds avec opérateur au lieu d'enfouissement technique de la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbe Marcotte dans le cadre des contrats accordés à Dragon Construction pour les lots 1, 2, 3 et 5 et à Construction Camara pour le lot 4, majorant ainsi le montant total des contrats à 2 981 590,48$ taxes incluses. En 20.28, appuyé par monsieur Miranda, conclure une entente-cadre avec Globocam pour la fourniture de pièces authentiques de marque Freightliner d'une durée de 5 ans incluant 2 options de prolongation de 12 mois pour un montant estimé de l'entente de 1 848 798 taxes incluses. En 20.29, appuyé par monsieur Teodorescu, accorder un contrat de gré à gré à Oracle Canada par l'entremise de son entente avec le ministère de la Cybersécurité et du Numérique pour l'abonnement à la plateforme infonuagique Oracle Cloud Infrastructure pour la période du 1er novembre 2026 au 31 octobre 2026 pour une dépense totale de 728 000 261,70 taxes incluses et autoriser une dépense de 14 565,23 taxes incluses à titre de frais de gestion payables au ministère de la Cybersécurité et du Numérique. En 20.30, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 319 943,77 taxes incluses pour les services d'inspection, d'entretien et de réparation des appareils de levage ainsi que les accessoires de levage et d'accrochage pour les lots 1 et 2 dans le cadre du contrat accordé à Ponts roulants ProTec, majorant ainsi le montant total du contrat à 1 471 741,34 taxes incluses.
Chantal Rossi ◌3:51:24
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:51:26
Merci. Appuyé par monsieur Pinard, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.31 à 20.35. En 20.31, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à 9103-7143 Québec Inc. pour les services techniques de contrôle des populations des serres de Virginie dans le secteur du parc nature de la Pointe-aux-Prairies pour une période de 7 mois pour une dépense totale de 236 675,80 taxes incluses. En 20.32, appuyé par monsieur Teodorescu, exercer l'option de la première prolongation de 36 mois et autoriser une dépense additionnelle de 330 478,16 taxes incluses pour les services d'utilisation et d'entretien de la solution en infonuagique de gestion d'autorisation de déversement des matières résiduelles dans le cadre du contrat accordé à Diffusion Solutions Intégrées, majorant ainsi le montant total du contrat à 829 643,27 taxes incluses. En 20.33, appuyé par Monsieur Teodoresco, exercer les 2 options de prolongation de 12 mois chacune, autoriser une dépense additionnelle de 4 118 128,81 taxes incluses pour la fourniture de matériaux et de services de câblage en télécommunications dans le cadre du contrat accordé à Télécom Inc., majorant ainsi le montant total du contrat à 8 401 000 77 et 92, taxes incluses. En 20.34, appuyé par monsieur Teodorescu, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 4 694 063,56, taxes incluses, pour les services de téléphonie, d'appareils de communication et de services connexes pour répondre aux besoins de communication de l'agglomération pour les lots 1 et 2 dans le cadre des ententes-cadres conclues avec Bell Canada, majorant ainsi le montant total des ententes à 22 millions 988 387,68$, taxes incluses. En 20.35, appuyé par monsieur DeSousa, accorder un contrat à Axia Services pour les services d'entretien ménager et de conciergerie des bâtiments de la station d'épuration des eaux usées Jean-Hilaire-Marcotte pour une période de 36 mois incluant, 36 mois, oui, incluant une option de prolongation de 24 mois pour une dépense totale de 1 235 857,65$, taxes incluses.
Chantal Rossi ◌3:53:23
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:53:24
Merci. Appuyé par monsieur Pinard, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.36 à 20.40. En 20.36, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure une entente-cadre avec ESI Technologies de l'information pour la fourniture de capacités de stockage supplémentaires et compatibles d'une durée de 12 mois incluant une option de prolongation de 12 mois, montant estimé de l'entente de 757 894,60 taxes incluses. En 20.37, appuyé par monsieur Teodorescu, accorder un contrat de réarrêt à SAS Institute, par l'entremise de son entente avec le Centre d'acquisition gouvernementale, pour le renouvellement des logiciels SAS pour les ordinateurs centraux pour une période de 5 ans incluant 5 options de prolongation d'une année chacune, pour une dépense totale de 157 151,28 $, taxes incluses. En 20.38, appuyé par monsieur Beis, accorder un contrat à Nautic et Arts pour la fourniture d'une embarcation de patrouille portuaire et d'une remorque pour le service de police de la Ville de Montréal, pour une dépense totale de 1 000 000 $, 329 979,17$, taxes incluses. En 20.39, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à KSB Pump pour la fourniture de 8 groupes motopompes de type centrifuge à double aspiration pour la station de pompage McTavish pour une période de 9 ans incluant 2 options de prolongation d'un an chacune pour une dépense totale de 16 072 956,61$, taxes incluses. En 20.40, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 929 920,45 $, taxes incluses, pour la fourniture de filtres pour les véhicules et appareils du parc motorisé de la Ville dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Uniselect, majorant ainsi le montant total de l'entente à 1 741 384,43 $.
Chantal Rossi ◌3:55:06
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:55:08
Merci. Appuyé par monsieur Pinard, je vais regrouper pour fin d'étude de 20.41 à 20.45. En 20.41, appuyé par monsieur Beis, accorder un contrat à Protection incendie CFS pour la fourniture de cagoules de protection pour le combat incendie pour une dépense totale de 1 925 543,81 taxes incluses. En 20.42, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de la prolongation de 12 mois, autoriser une dépense additionnelle de 8 402 175,88 taxes incluses pour la fourniture de 8 lots de produits chimiques aux usines de production d'eau potable Atwater, Chargé-Desbayais, de Pointe-Claire, de Pierrefonds, de Lachine et de Dorval. Dans le cadre des ententes-cadres conclues avec Solutions en traitement des eaux, Kemira Canada, Cell Windsor, Sodrex Chemical, Brentag Canada, majorant ainsi le montant total des ententes à 25 206 527,60 $. En 20.43, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Limoges et fils pour les travaux de démolition et de reconstruction de passerelles et de réfection de sentiers au parc nature de l'Île-de-la-Visitation et de la Pointe-aux-Prairies pour une dépense totale de 1 095 134,60 $, taxes incluses. En 20.44, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à 9190-8673 Québec Inc., les Entreprises Rosenège, pour les travaux de réhabilitation des ouvrages de gestion de l'eau du parc nature de la Pointe-aux-Prairies, secteur du fleuve, pour une dépense totale de 2 352 929,26 taxes incluses. En 20.45, appuyé par madame Brown, accorder un contrat à Montarville Gestion et Construction pour les travaux d'aménagement des espaces administratifs du rez-de-chaussée et du 7e étage de l'édifice Louis-Charland, situé au 801 rue Brennan, dans l'arrondissement de Ville-Marie, pour une dépense totale de 4 356 147,45 $, taxes incluses.
Chantal Rossi ◌3:56:49
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:56:52
Merci, madame la présidente. Appuyé par monsieur Pinard, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.46 à 20.50. En 20.46, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Pronex Excavation pour les travaux de réhabilitation d'un égout émissaire par insertion sur l'avenue Papineau entre la rue Notre-Dame-Est et et le fleuve Saint-Laurent dans l'arrondissement de Ville-Marie pour une dépense totale de 3 912 054,54 $, taxes incluses. En 20.47, appuyé par monsieur DeSousa, accorder un contrat à REVTEC International pour les travaux de remise à niveau des systèmes d'incinération des bouts 2 et 4 de la station d'épuration des eaux usées Gère-Marcotte pour une dépense totale de 1 549 904,88 $, taxes incluses. En 20.48, appuyé par monsieur DeSousa, autoriser une dépense additionnelle de 34 000 747,41 taxes incluses pour les honoraires d'énergie pour les travaux de déviation d'une conduite, le renouvellement de 16 branchements d'immeubles et l'abandon du réseau existant dans l'emprunt des travaux dans le cadre du contrat accordé à Loisel, majorant ainsi le montant total du contrat à 238 151,06 taxes incluses. En 20.49, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Cimota pour les travaux de prolongement du déversoir pluvial de la banquette à la banquette 8 du lieu d'enfouissement technique de la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbert-MacCutte, et pour une dépense totale de 481 330$ et 42 taxes incluses. En 20.50, appuyé par monsieur Beis, accorder un contrat au regroupement des firmes composé de CCM2 Architectes, Carvin Julien, L2C Experts-conseils, Équipe Laurence Inc. et CB Tech pour les services professionnels en architecture et en ingénierie pour l'élaboration des plans et devis ainsi que pour la surveillance des travaux pour le centre de relève permanent 911 du Service de police de la Ville de Montréal pour le site 2 et pour une dépense totale de 3 553 982,30 $, taxes incluses.
Chantal Rossi ◌3:58:39
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌3:58:41
Merci. Je réopère pour fin d'étude de 20.51 à 20.55, appuyés par monsieur Pinard. En 20.51, appuyé par monsieur Teodorescu, accorder un contrat de gré à gré à N Media pour les services professionnels d'accompagnement en expertise Microsoft Dynamics 365 Customer Service et Microsoft Power Platform pour une durée de 24 mois pour une dépense totale de 123 138,23 $. En 20.52, appuyé par monsieur Teodorescu, accorder et ratifier un contrat de réarrêt à Duplex Communications pour les services de support et d'entretien du système de surveillance et de localisation pour la période du 1er août 2026 au 31 août 2027 pour une dépense totale de 150 014,55 taxes incluses. En 20.53, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à 4455878 Canada pour les services professionnels d'auscultation des structures de chute d'accès à l'intercepteur avec dérivation et ouvrage de régulation d'égouts pour la période, pour une période de 17 mois, pour une dépense totale de 1 378 538,75 taxes incluses. En 20.54, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Les Consultants Amco pour les services professionnels d'identification des pièces de rechange critiques requises à la mise en service de l'usine de désinfection à la station d'épuration des eaux usées Gérard-Marcotte pour une période de 24 mois, pour une dépense totale de 721 928,3 $, taxes incluses. En 20.55, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure une entente-cadre de gré à gré avec le Centre d'acquisitions gouvernementales afin d'adhérer au regroupement d'achats portant sur l'acquisition de serveurs et solutions de stockage destinés au maintien et à l'évolution des infrastructures technologiques d'une durée de 24 mois pour un montant estimé de l'entente de 7 473 375 taxes incluses.
Chantal Rossi ◌4:00:23
Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:00:25
Merci. Je vais vous prier pour fin d'étude de 20.56 à 20.60, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.56, appuyé par monsieur Beis, autoriser la réception d'une subvention de 2 436 490 du ministère de la Sécurité intérieure pour le ministère pour le financement de la section spécialisée en violence conjugale du Service de police de la Ville de Montréal pour les exercices financiers 2026-2027 et 2027-2028 et autoriser un budget additionnel équivalent de revenus et de dépenses pour 2026 de 893 480 ainsi qu'un ajustement à la base budgétaire pour les années subséquentes et autoriser le maintien de l'augmentation temporaire de l'effectif autorisé de 7 postes policiers et d'un poste civil. En 20.57, appuyé par monsieur Bates, Autoriser la réception d'une subvention de 2 978 100$ provenant du ministère de la Sécurité intérieure pour le financement de l'équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme et l'équipe intégrée de lutte contre la pornographie juvénile pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027 et autoriser un budget additionnel équivalent de revenus et de dépenses pour 2026 de 2 233 600$ ainsi qu'un ajustement à la base budgétaire pour l'année subséquente et autoriser l'autorisation autoriser l'augmentation temporaire de l'effectif, autoriser de 14 postes policiers pour la même période et autoriser la création d'un poste civil temporaire pour la même période. En 20.58, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un soutien financier de 382 000 à la Société de transport de Montréal et de 120 000 à la Société du parc Jean-Drapeau pour les mesures et services additionnels qui seront déployés dans le cadre des championnats du monde sur route UCI 2026 et approuver les projets de convention à cet effet. En 20.59, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 500 000 à Microcrédit Montréal pour le projet Le microcrédit au service de l'entrepreneuriat inclusif pour la période 2026-2029 dans le cadre de l'entente RIFLEX III Planification économique conjointe 25-29 conclue avec le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.60, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier d'1 500 000 à l'École polytechnique de Montréal pour le projet d'aménagement de laboratoire de mise à l'échelle de technologies propres pour les entreprises au 5600 rue Hochelaga, dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, pour le Centre d'innovation en technologies propres pour la période 2026-2029, dans le cadre de l'entente RIFLEX III 2025-2029 conclue avec le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, et approuver le projet de convention à cet effet.
Chantal Rossi ◌4:02:49
Madame Christine Black.
Christine Black ◌4:02:52
Oui, madame la présidente, j'interviens sur la 80.20.5. Alors, je profite de l'adoption de ce point qui concerne la planification et le déploiement des Championnats du monde sur route UCI à Montréal pour vous résumer l'état de préparation de cet événement. La STM et la Société du parc Jean-Drapeau font partie des partenaires municipaux qui contribuent présentement à l'organisation de cette grande fête du vélo. En raison des entraves à prévoir lors des 8 jours de course, ces 2 organismes sont à pied d'œuvre pour aménager leurs installations. Prévoir la circulation et assurer une bonne coordination de leur communication au public. De même, la Ville de Montréal et ses 8 arrondissements et villes liées et les 8 villes de la Rive-Sud où passe le Tour préparent activement le terrain. Nous collaborerons tous de manière serrée afin de prévenir les enjeux, atténuer le plus possible les irritants et offrir des mesures de mitigation aux perturbations engendrées par l'accueil de cet événement d'une ampleur exceptionnelle. Dans nos rues. Évidemment, les impacts dans notre quotidien seront majeurs dans notre centre-ville et certains quartiers pendant quelques jours, entre le 19 et le 27 septembre notamment. Mais nous sommes prêts. Des cartes dynamiques sont disponibles sur le site monreal2026.org pour planifier vos déplacements au jour le jour pendant les courses à Montréal et dans les villes de Montérégie. La réfection des chaussées est bien avancée, nous avons même augmenté l'enveloppe pour les travaux d'asphaltage. Des contrôles liés au système électrique et à la sécurité des activités ont été déployés. Les services d'urgence pourront intervenir en tout temps et, en cas de problème, les équipes du 311 sont formées pour répondre à vos questions et à vous orienter. On a hâte au départ de cet événement historique que nous avons, que nous avons, nous avons la chance de vivre pour la première fois depuis 52 ans à Montréal. Les communications publiques autour des championnats vont s'intensifier au cours des prochaines semaines alors restez attentifs. En terminant, je tiens à remercier les élus et les équipes des arrondissements de Ville-Marie, du Plateau-Mont-Royal, d'Outremont, de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, de Verdun, du Sud-Ouest, de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et la ville de Westmount pour leur enthousiasme et leur précieuse collaboration tout au long des derniers mois. Je tiens également à saluer tous mes collègues des villes de la Rive-Sud, des partenaires Tourisme Montréal, Tourisme Montérégie, Société du parc Jean-Drapeau, la CMM, l'aéroport, la Société des ponts et tous les autres finalement qui contribuent à ce bel événement et sans oublier bien entendu le groupe promoteur Montréal 2026 avec Joseph et Linda avec qui j'ai le bonheur de travailler à tous les jours presque ces jours-ci pour s'assurer du bon fonctionnement des championnats du monde. Alors je tiens à remercier tout le monde et à dire vraiment qu'il faut continuer à être mobilisé tous ensemble parce que tout est prêt. On prépare les derniers éléments actuellement et maintenant il ne va plus rester qu'à accueillir ces événements et surtout à encourager fortement les Montréalais et les Montréalaises à aller voir les courses, à aller voir cet événement grandiose. On nous dit qu'on s'en souvient toute notre vie après avoir assisté à ces courses. Alors, j'ai bien hâte de pouvoir y assister et j'encourage tout le monde à faire de même. Merci, madame la présidente.
Sarah V. Doyon4:06:03
Merci.
Chantal Rossi ◌4:06:05
Madame Émilie Brière.
Émilie Brière ◌4:06:09
Merci, madame la présidente. Je vais intervenir sur le 20.59, mais juste avant, je voudrais déclarer mon intérêt sur le 20.60.
Chantal Rossi ◌4:06:19
Monsieur le greffier. C'est enregistré.
Émilie Brière ◌4:06:22
Sur le 20.59, on a encore une fois ici un financement accordé à un organisme qui soutient l'entrepreneuriat à Montréal. Il s'agit de de Microcrédit Montréal. On accorde un financement de 500 000$ pour une période de 3 ans. Eh bien, sachez que ça, là aussi, c'est la moitié de ce qui était accordé antérieurement par la Ville de Montréal à Microcrédit Montréal. Effectivement, en 2023, c'était 1 million de dollars qui était accordé à Microcrédit Montréal. Donc, là encore, l'administration fait des coupes très franches. Dans des organismes très importants dans notre tissu entrepreneurial montréalais. Microcrédit Montréal, c'est un organisme qui vise notamment à soutenir l'entrepreneuriat féminin et qui a aussi des programmes destinés à l'entrepreneuriat pour des professionnels formés à l'étranger qui doivent faire reconnaître leurs compétences. Malheureusement, cet organisme-là va devoir se passer de la moitié des ressources que la Ville de Montréal lui octroyait. Donc évidemment, on ne va pas s'opposer à l'octroi du financement tel qu'il est présenté, mais je pense que c'est important quand même de souligner pour que l'ensemble des élus du conseil municipal prennent bien la mesure du financement, de cette coupe de moitié du financement pour Microcrédit Montréal, et puisse éventuellement donner, que ça puisse donner l'opportunité à l'administration de s'en expliquer. Merci.
Sarah V. Doyon4:07:52
Merci.
Chantal Rossi ◌4:07:53
Madame Chantal Gagnon.
Chantal Gagnon ◌4:08:00
Merci, madame la présidente. En droit de réplique, alors on est très content de—
Chantal Rossi ◌4:08:04
Sur quel point, en droit de réplique?
Chantal Gagnon ◌4:08:05
Pardon?
Chantal Rossi ◌4:08:06
Le point, sur quel point vous êtes en droit de répliquer?
Chantal Gagnon ◌4:08:09
Je réponds, c'est 20.59.
Chantal Rossi ◌4:08:11
Merci.
Chantal Gagnon ◌4:08:11
Sur le point 20.59, merci de me ramener à l'ordre. Alors, au développement économique, on n'a pas des ressources à l'infini, on fait des choix responsables. On est très contents de soutenir Microcrédit Montréal. C'est, vous l'avez dit, madame Brière, que ça soutient les personnes les plus vulnérables. Sachez qu'ils bénéficient aussi d'autres subventions et ils sont aussi admissibles à d'autres programmes au développement économique pour les soutenir, bien entendu. Merci.
Chantal Rossi ◌4:08:48
Merci. Monsieur le leader.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:08:52
Oui, les points sont adoptés, madame la présidente?
Chantal Rossi ◌4:08:54
Les points sont adoptés, certainement.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:08:55
Très bien, très bien. Ben oui, je n'attendais que ça. Donc, j'ai regroupé pour fin d'étude 20.61 à 20.65, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.61, appuyé par madame Moreau, approuver l'addenda 1 à la convention de contribution financière conclue entre la Ville de Montréal et Muteq afin d'augmenter de 100 000 le soutien financier pour la réalisation de l'édition 2026 de l'événement Mutek Forum, portant ainsi le montant total de ce soutien financier à 310 000 $. En 20.62, appuyée par madame Théroux-Séguin, accorder un soutien financier totalisant 200 000 à Lauriers de la gastronomie québécoise et Scale AI, supériorité indienne en intelligence artificielle, pour des projets de développement économique et approuver les projets de convention à cet effet. En 20.63, appuyée par madame Moreau, accorder un soutien financier additionnel de 24 000 à la Cité des arts du cirque L'ATEU, afin de compenser les impacts des chantiers dans le cadre de l'édition 2026 du Festival Montréal complètement cirque, qui s'est déroulé du 2 au 12 juillet 2026, et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.64, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 1 500 000 à Optec pour la réalisation du projet Propulser l'écosystème d'innovation photonique à Montréal pour la période de septembre 2026 à mai 2029. Dans le cadre de l'entente RIFLEX III Planification économique conjointe 25-29 conclue avec le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.65, appuyé par Madame Moreau, accorder un soutien financier de 125 000 à Culture Montréal pour soutenir la réalisation de son plan d'action 2026 et approuver le projet de convention à cet effet.
Chantal Rossi ◌4:10:30
Monsieur Alexandre Teodorescu.
Alexandre Teodoresco ◌4:10:32
Oui, merci Madame la Présidente. Alors écoutez, je vais intervenir sur le point 2062. Prendre quelques instants pour souligner vraiment la fierté que j'ai de confirmer le soutien de la Ville à un événement qui est absolument fondamental dans l'écosystème technologique et intelligence artificielle de Montréal. Alors, pour ceux qui le savent pas, la super grappe qu'on appelle Scale AI, c'est une des raisons pour lesquelles le Canada, et en particulier Montréal, ont prétendre compétitionner avec les plus grands au monde dans cette nouvelle frontière de l'intelligence artificielle. Grâce au travail de Scale AI, cette super grappe, il y a plusieurs centaines de millions de dollars qui ont été investis dans nos entreprises au Canada et qui nous permettent d'être un des seuls pays au monde à être capable de faire notre propre modèle de langage, ce qu'on appelle le fameux LLM. Et ça, alors qu'on parle de plus en plus de souveraineté technologique, c'est extrêmement important de le souligner. Et quoi de mieux que d'organiser l'événement phare du pays, du Canada, à Montréal, qui se tiendra au Palais des congrès du 16 au 17 septembre. J'invite tous les collègues qui sont passionnés par le sujet, vous êtes, c'est pas un secret pour personne que je suis passionné par le sujet, à venir nous joindre, les quelques milliers justement de délégués, pour parler du futur de l'intelligence artificielle, pour qu'on puisse le modeler selon nos valeurs, selon nos priorités, et pour qu'on se fasse pas imposer des choix sur lesquels on n'aurait rien à dire. Et quelques éléments importants, on aura le défi des villes IA pour lequel on a déjà reçu une quarantaine de soumissions qui vont nous aider, nous à la Ville de Montréal, à appliquer des solutions innovantes et trouver comment on peut utiliser l'intelligence artificielle pour le bénéfice de nos citoyens. Et donc voilà, je suis très fier de soutenir cet événement-là au nom de la Ville de Montréal. Et j'invite vous tous à venir nous joindre à cet événement à ne pas manquer.
Benoit Langevin ◌4:12:28
Merci.
Chantal Rossi ◌4:12:34
Madame Émilie Brière.
Émilie Brière ◌4:12:35
Merci, madame la présidente. En fait, je voulais simplement me réjouir publiquement du financement qui est octroyé à Optec pour les installations en photonique. Ça paraît peut-être très obscur pour plusieurs d'entre nous, et moi jusqu'à récemment, ce que c'est que la photonique et pourquoi c'est important qu'on les appuie à Montréal. La photonique, c'est une technologie habilitante qui est au cœur de, à peu près, l'ensemble de tout ce qui utilise des puces essentiellement et de tout ce qui fait de la détection. Donc autant dire qu'encourager la photonique à Montréal, c'est travailler à notre résilience technologique et économique. Je voulais prendre la parole en particulier parce que je sais que ce genre de projet-là, L'obtention de ce genre de financement-là, c'est quelque chose qui se travaille sur plusieurs années par des groupes de chercheurs appuyés par leurs institutions qui font la démonstration de l'importance d'obtenir le soutien des paliers de gouvernement à leurs projets. Ça augmente l'attractivité de nos centres de recherche, ça permet d'aller recruter des chercheurs de très grand niveau. Et je le sais parce que j'ai moi-même travaillé au montage de certains de ces projets-là par le passé, jusqu'en novembre dernier, et j'ai d'ailleurs dû déclarer mon intérêt pour l'un d'entre eux qui a été précédemment octroyé. Donc, je me sens bien placée pour saluer tout le travail de longue haleine sur plusieurs années qui a été fait par les équipes d'Optec pour sécuriser ces financements-là, et je trouve qu'à Montréal, si on veut être une grande ville de savoir, eh bien, on doit continuer de soutenir nos chercheurs, nos centres de recherche et de leur allouer du financement pour permettre les investissements dans des lieux, dans des outils, dans des machines et dans du personnel hautement qualifié qui vont continuer de faire la marque de Montréal comme grande ville de savoir.
Chantal Rossi ◌4:14:38
Les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:14:43
Merci, madame la présidente. Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.66 à 20.70. En 20.66, appuyé par monsieur Beis, accordant un soutien financier de 1 174 326,52 à Société canadienne de la Croix-Rouge pour la prestation de l'aide aux personnes sinistrées à la suite d'une intervention d'urgence du Service de sécurité incendie de Montréal sur le territoire de l'Agglomération de Montréal d'une durée de 2 ans. À compter du 1er septembre 2026 et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.67, appuyé par monsieur Bays, accorder un soutien financier de 391 920,20 à Jeunesse au Soleil pour la prestation d'aide aux personnes sinistrées à la suite d'une intervention d'urgence du Service de sécurité incendie de Montréal d'une durée de 2 ans à compter du 1er septembre 2026 et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.68, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, conclure une entente-cadre avec Lemay Co Inc. pour les services professionnels en design, en ingénierie et d'autres disciplines complémentaires pour le développement et le déploiement de la signalétique corporative du réseau des grands parcs de la Ville pour une période de 5 ans ou jusqu'à l'épuisement des enveloppes budgétaires pour un montant estimé de l'entente à 1 261 433,84 taxes incluses. En 20.69, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat de gré à gré à Mission Old Brewery pour les services professionnels de soutien pour la trajectoire vers l'hébergement et le logement des personnes en situation d'itinérance dans le secteur des campements de la rue Notre-Dame, dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, pour une dépense totale de 149 520, taxes incluses, et approuver le projet de convention de services à cet effet. Enfin, point 70, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un soutien financier de 195 000 à l'Agence de mobilité durable pour la réalisation du projet de mutualisation du stationnement au centre-ville pour la période allant d'août 2026 à août 2027 et approuver le projet de convention à cet effet.
Chantal Rossi ◌4:16:31
Madame Sarah Doyon.
Sarah V. Doyon4:16:36
Merci, madame la présidente. Donc, on est tous ici très préoccupés par l'augmentation importante de l'itinérance et cette augmentation, elle est particulièrement visible au campement Notre-Dame. Je salue donc aujourd'hui cette décision d'accorder à la Mission Auburie un financement leur permettant d'offrir des services d'accompagnement vers l'hébergement pour les gens qui vivent actuellement sur l'Afriche. J'ai tout de même quelques questions. Je me demande en fait pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps pour que ce service soit offert sur l'Afriche. Je pensais naïvement que c'était déjà le cas avec les organismes qui sont présents depuis plusieurs mois. J'ai aussi été préoccupée par la durée du contrat. Depuis des mois, on regarde le nombre de tentes augmenter presque à vue d'œil, et là on pense qu'en 14 semaines, dans 14 semaines en fait, au milieu de l'automne, le contrat va se terminer. Donc je me permets de souhaiter que ce contrat, s'il porte fruit comme je le pense, soit prolongé jusqu'à ce que toutes les personnes qui vivent présentement sur le campement aient un toit sur la tête. Mais pour ça, il faudra aussi s'assurer que d'autres arrondissements, lorsqu'ils délocalisent des campements en respect du protocole, dirigent les personnes en situation d'itinérance vers la Friche Notre-Dame. Et j'ai envie de dire même merci à Chagrin-Maisonneuve, faudra trouver d'autres de tolérance parce que les organismes sur la friche pourront pas mener à bien leur mission avec les ressources qu'on leur octroie si on fait que diriger de plus en plus de personnes vers le campement Notre-Dame. Selon les derniers chiffres que j'ai obtenus, on serait autour de 200 personnes sur le campement. C'est du jamais vu. En campagne électorale, la mairesse a dit qu'elle voulait qu'il n'y ait plus de tentes sur Notre-Dame d'ici la fin du mandat. Je le souhaite ardemment, mais pour y arriver, faudrait que le nombre de personnes sur le campement soit divisé alors qu'en ce moment, ce qu'on observe, c'est une augmentation importante. Alors aujourd'hui, je me réjouis qu'on déploie désormais un service facilitant la trajectoire vers l'hébergement des personnes en situation d'itinérance sur le campement, mais je rappelle qu'il faudra quand même qu'on arrête de diriger tous ceux qu'on délocalise ailleurs vers la Friche Notre-Dame si on veut véritablement une amélioration et donner aux organismes les moyens de réussir leur mission.
Chantal Rossi ◌4:18:34
Merci. Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌4:18:39
Merci, madame la présidente. Très fier aujourd'hui de passer ce contrat avec Aubrey Mission. On avait besoin, en droit de réplique évidemment, on avait besoin d'avoir une trajectoire non seulement en santé urbaine, mais aussi une trajectoire en habitation pour que chaque personne qui arrive à la Friche ait la possibilité d'avoir des propositions selon 50 profils établis, un mécanisme, un outil qui est utilisé dans d'autres quartiers à même l'organisme. On a des questions sur pourquoi ça a pris aussi longtemps. Le projet est en vigueur depuis le 13 juillet, donc on passe la résolution maintenant, mais ça fait quelques semaines que le projet est déjà en déploiement. Aussi, la durée du contrat, on est devant un pilote dans un campement, donc on y va de façon prudente. Parce qu'il y a déjà énormément de stratégies qui sont mises en place dans ce dit continuum de santé urbaine. C'est pas rien, madame la présidente. 5 médiateurs sociaux avec l'Anonyme, un travailleur de rue avec Dopamine, des ALIS, des agents de liaison en intervention sociale administrés par l'arrondissement, des brigades sociales. C'est aussi 5 projets PMI, dont des brigades vertes de Dopamine, pour faire en sorte que des personnes en situation dite puissent justement se sentir valorisés sur le site. Parlant justement de nettoyage, on a bonifié chaque jour les équipes de ma collègue, madame Chantal Gagnon, mais RSTMHM passe sur la friche pour ramasser. On a également un partenariat intéressant avec le CIM qui visite les campements de façon préventive, de façon fréquente, On a des collectes quotidiennes itinérantes en plus des collectes régulières. On a des visites d'infirmières pour s'assurer de la santé des pieds, qui est un enjeu qui est très fréquent dans les personnes qui vivent en campement. En plus de tout ça, on a mis aussi 10 000$ en ressources matérielles à la Roulotte sur la Friche. On est à l'action. On est, on ne l'a jamais été autant à l'action sur la question de l'itinérance et de développer des trajectoires humaines, des trajectoires qui font en sorte que des gens peuvent retrouver leur situation. Un autre élément qui serait intéressant à corriger après validation auprès des 5 médiateurs sociaux de l'anonyme, sur quel est le portrait, parce que c'est également ça aussi, c'est en continuelle évaluation, parce que oui, elle évolue, mais il y a aussi des départs, puis il y a aussi des succès parmi tous ces intervenants-là. C'est difficile à voir de l'extérieur, j'en conviens, sauf qu'il y a quand même un travail monstrueux qui est fait par un écosystème, en plus d'avoir des rencontres de cellules de crise avec les membres, certains membres du JTIS et des acteurs terrain sur la friche Notre-Dame. On a la capacité de pouvoir faire sortir des gens, Mais il faut comprendre, tantôt j'entendais un argument, un élément qui disait que les gens venaient d'ailleurs. Il faut quand même constater qu'il y a 2 personnes sur 3 qui ont soit travaillé ou vécu dans MHM qui sont sur le territoire. MHM vit une crise de l'habitation, on en convient, et on y travaille ardemment. On n'a pas fini nos annonces au niveau de l'itinérance, certainement. Merci.
Chantal Rossi ◌4:22:14
Merci beaucoup, monsieur le leader de la majorité. Les points sont adoptés, bien entendu. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:22:22
Merci, madame la présidente. Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.71 à 20.75. En 20.71, appuyé par monsieur Pinard, accorder un soutien financier de 1 million à Médecins du monde afin de soutenir la mise en œuvre du mécanisme d'action rapide et intégrée pour les personnes en situation de vulnérabilité pour la période du 1er septembre 2026 au 31 mars 2028 et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.72, appuyé par monsieur Pinard, accorder un soutien financier de 300 000 à Médecins du monde pour le projet renforcer la sécurité et les capacités d'intervention des intervenants communautaires montréalais dans l'espace public dans un contexte complexe de crise et de violence accrue pour les années 2026 et 2027 et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.73, appuyé par madame Braun, accorder 3 contrats à Bond pour un service d'entretien d'équipements de mécanique du bâtiment, Cevac, chauffage, ventilation et air climatisé, pour divers bâtiments de la Ville pour une période de 34 mois incluant 2, avec 2 options de prolongation de 12 mois chacune, pour une dépense totale de 2 874 122,94 $. Appel d'offres, bon, l'appel d'offres. 20.74, appuyé par monsieur Beis, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue 888 de Maisonneuve, fiducie commerciale représentée par Buzac Inc., pour une durée de 10 ans à compter du 1er février 2027, un local au rez-de-chaussée de l'immeuble situé au 888 boulevard de Maisonneuve Est, dans l'arrondissement de Ville-Marie, d'une superficie de 12 184 pieds carrés, pour des besoins de l'unité métro du poste de quartier 50 du Service de police de la Ville de Montréal, pour un loyer total de 4 836 594,23 $, taxes incluses. En 20.75, appuyé par Madame Braun, approuver la première convention de modification du bail par lequel la Ville de Montréal et la Société d'habitation et de développement de Montréal souhaitent apporter une modification à la clause 4.5, allocation budgétaire du bail, intervenue le 25 septembre 2025, et autoriser un budget de revenus et de dépenses de 22 500 000 nets de ristournes afin de permettre l'utilisation de l'allocation monétaire offerte par la Société d'habitation et de développement de Montréal pour les travaux de réaménagement de l'édifice Chose-Groudeléry, exécuté par le Service de la gestion et de la planification des immeubles, lesquels sont remboursables par la Société d'habitation et de développement de Montréal.
Chantal Rossi ◌4:24:38
Monsieur Benoît Langevin.
Benoit Langevin ◌4:24:41
Merci, madame la présidente. Je vais intervenir sur le point 20.71 et 20.72. On est ici devant deux ententes qui me réjouissent parce qu'elles répondent au rapport de l'Ombudsman, entre autres, sur la question de ne pas détourner le regard sur ce qui peut se passer auprès de nos populations autochtones dans Milton Park et dans le Cabot Square. L'action rapide en intervention auprès des plus vulnérables qui est menée par Médecins du monde cible des jeunes femmes qui, malheureusement, sont à haut risque de trafic humain. Dans nos espaces publics. Et ce mécanisme vient finalement donner une formation à un écosystème d'intervenants pour être capable de répondre en moins de 72 heures à un cri à l'aide d'une dame, d'une jeune dame qui a besoin de parler avec un intervenant dans une logique de sécurisation culturelle. C'est avec beaucoup de fierté qu'on ajoute encore une fois davantage de réponses aux plus vulnérables en ce conseil. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌4:25:55
Merci beaucoup, les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:26:00
Merci, madame la présidente. J'ai regroupé pour fin d'étude de 20.76 à 20.80 appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.76, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Construction Déric pour les travaux de construction pour l'unité de production d'oxygène dans le cadre du du projet de désinfection de la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbert-Marcotte, le lot 8B, pour une dépense totale de 135 532 950, taxes incluses. En 20.77, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Atkins Realis Canada pour les services professionnels relatifs au projet de construction de la phase 2 du poste électrique 315 kV à la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbert-Marcotte. Pour une période de 7 ans incluant 2 options de prolongation de 12 mois pour une dépense totale de 4 153 259,18 $, taxes incluses. En 20.78, appuyé par monsieur DeSousa, accordant un contrat au regroupement de firmes composé d'Atkin Real Estate Canada et Atelier SNS Architecture fondamentale pour les services professionnels en ingénierie et en architecture pour la surveillance des travaux de construction de l'unité de production d'oxygène à la station d'épuration des eaux usées Jean-Hilaire-Marcotte pour une période de 5 ans pour une dépense totale de 10 012 105,30 $, taxes incluses. En 20.79, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à 9140-2594 Québec pour les travaux de mise à niveau de la station de surpression de l'Île-Bizard pour une dépense totale de 5 726 733,20 $, taxes incluses. En 20.80, appuyé par monsieur Pinard, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue de Place Dupuis, fiducie commerciale, pour une période de 10 ans à compter du 1er octobre 2026, des espaces au 16e, 17e, 18e, 19e, 20e et 21e étage de l'immeuble situé au 855 rue Sainte-Catherine Est dans les arrondissements de Ville-Marie, d'une superficie de 111 390 pieds carrés, à des fins de bureaux, pour un loyer total de 43 678 781, taxes incluses. Autoriser un virement budgétaire de 114 542 net de ristourne pour 2026 en provenance des dépenses contingentes imprévues d'administration. Approuver l'ajustement récurrent de la base budgétaire vers le service de la stratégie immobilière et de l'habitation de 2 519 917 pour 2027 et de 1 618 202 net de ristourne pour 2028. Et autoriser un virement budgétaire de 1 665 000 en provenance des dépenses contingentes imprévues d'administration vers le service de la gestion et de la planification des immeubles et approuver l'ajustement à la base budgétaire du SGPI de 1 400 000 net de ristourne pour 2027.
Chantal Rossi ◌4:28:43
Merci, madame Laura Palestini.
Laura Palestini ◌4:28:45
Merci, madame la présidente. Donc, à titre de vice-présidente de la commission de l'examen des contrats, je vais intervenir et déposer les rapports de la commission inscrits aux rubriques 20.66 à 20,80 en l'absence de notre président lors de l'assemblée du 12 août dernier. Alors, après avoir entendu les personnes ressources et examiné chacun des dossiers, la commission a conclu à la conformité des 5 processus d'octroi. 3 processus d'octroi nous ont été présentés par la direction des projets majeurs du service de l'eau et concernant la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbe-Marcotte. Je débute avec le point 20.76 qui porte sur un contrat de plus de 135 millions qui sera attribué à la firme Construction d'Éric pour la construction d'une unité de production d'oxygène. Donc, l'unité inclut des bâtiments et leur mise en service ainsi que l'installation d'équipements spécialisés. Nous avons relevé que parmi les 13 preneurs du cahier des charges, seuls 2 ont présenté une soumission, l'écart favorable à la Ville de -12,32%. Entre l'estimation et la soumission a retenu notre attention et nous avons demandé de des précisions sur les facteurs pouvant l'expliquer. Cet écart s'explique, selon le Service de l'eau, par le fait que le soumissionnaire est déjà mobilisé sur le site de la station Jean-Herbert-Marcotte et connaît bien les outils et les procédures de la Ville. Il est à noter que l'estimation a été réalisée à l'externe par la firme Atkins Realis Canada. Nos échanges ont également porté sur les 17 addendas publiés durant l'appel d'offres et sur les raisons ayant justifié la prolongation de la période de soumission. Selon le service, ces addendas ont apporté des clarifications aux documents contractuels. Compte tenu de l'envergure du contrat et du volume important de plans, devis et documentation technique, les responsables sont d'avis que ce nombre d'addendas est raisonnable. Toujours en lien avec les projets de la station d'épuration Jean-Herbe-Marcotte, la commission s'est penchée sur un contrat de 4,1 millions d'ingénierie spécialisée remporté par la firme Atkins Canada Réalis Canada et s'inscrit à la rubrique 80.77. Ces services visent la préparation de la documentation technique nécessaire à l'appel d'offres de la phase 2 du poste électrique 315 kV. 6 firmes se sont procuré les documents d'appel d'offres, mais une seule a déposé une soumission. Nous avons souhaité en comprendre les causes et nous avons pu comprendre que les firmes disposent des ressources qualifiées et de l'expérience nécessaire pour réaliser un projet de cette nature. Les critères de qualification de l'appel d'offres visaient à s'assurer que les soumissionnaires possèdent les compétences nécessaires à sa réalisation. Il s'agit d'ailleurs d'un enjeu qui est revenu à plusieurs reprises dans l'étude du mandat et qui nous a été confié par le comité exécutif. En effet, 5 des 9 mandats étudiés n'ont suscité qu'une seule soumission conforme. Nous sommes également intéressés aux délais d'approvisionnement des équipements stationnaires et aux répercussions potentielles sur l'échéancier des travaux. Le service a fourni des précisions sur les mesures de planification mises en place. Maintenant, la commission a également examiné le dossier à la rubrique 20.78 qui concerne un contrat de services professionnels pour le service de travaux de construction de l'unité de production d'oxygène à la station Jean-Herbe-Marcotte. À nouveau, nous avons relevé qu'une seule soumission conforme a été déposée et que celle-ci provient d'un regroupement formé par Atkins Realis Canada et par Atelier SENS Architecture. La soumission montre un écart de 5,25% par rapport à l'estimation défavorable à la Ville. Nous avons posé des questions sur cet écart et sur la négociation avec le seul soumissionnaire conforme, qui a donné une économie limitée de 0,03%. Nous avons ensuite étudié un dernier mandat du Service de l'eau, cette fois lié à la station de surpression de l'Île-Bizard, est inscrit au point 20.79. Donc, cette station est une infrastructure stratégique pour l'alimentation en eau potable du secteur, mais ses équipements sont désuets et ne répondent plus aux besoins actuels. Les responsables nous ont expliqué que la construction d'un nouveau bâtiment, suivie de la démolition du bâtiment existant, et de la décontamination du terrain est la meilleure solution pour assurer la fiabilité du service et la protection incendie. L'offre de l'adjudicataire, l'entreprise 9140-2594 Québec Construction Arcade, montre un écart de 16,39% défavorable à la Ville avec un l'estimation. Une négociation a eu lieu, puisqu'il s'agit de la seule soumission déposée, et a permis de réduire le prix soumis de 1,2% de la valeur initiale de la soumission. Les commissaires ont demandé des précisions sur la portée des travaux prévus, prévus au contrat et se sont intéressés aux résultats du processus de négociation. Nous avons également questionné le service sur les caractéristiques du futur poste de surpression. Après ces dossiers touchant les infrastructures de l'eau, j'aborde maintenant un dossier de nature immobilière. Le projet de bail au point 20.80 concerne des espaces à bureaux dans un nouveau centre administratif situé à la Place Dupuis. Les responsables du Service de la stratégie immobilière et de l'habitation nous ont expliqué que ce projet répond à l'augmentation des besoins en espaces de bureaux découlant du retour au travail en présentiel 3 jours par semaine. Ce sont des espaces aménagés en 2018 et très peu occupés depuis sont devenues disponibles aux derniers étages de la place Dupuis, donc du 16e au 21e. Le loyer négocié des aménagements d'une valeur de 22 millions et la possibilité de rétrocéder sans frais des superficies locatives ont poussé le service à négocier ce projet de bail et à recommander de poursuivre le processus d'octroi d'un contrat. Nous avons cherché à mieux comprendre les besoins réels de la Ville en matière d'espace de bureau ainsi que les avantages associés à cette nouvelle location. Nous avons également vérifié que les coûts prévus demeurent comparables à ceux des autres espaces de bureau occupés par la Ville. Les réponses obtenues ont permis à la commission de compléter son analyse du dossier avant de conclure à la conformité du processus d'octroi. Madame la présidente, ça complète mon intervention.
Chantal Rossi ◌4:37:32
Merci. Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌4:37:36
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, mes interventions sur 80, 20.76 et aussi, ça inclura 77, 78, juste pour le bénéfice du conseil, je vais tirer l'attention parce que Ça, c'est un dossier qu'on a travaillé pour plusieurs années. C'est un dernier grand morceau de la dossier de désinfection et je suis très heureux de montrer que oui, avec un montant aussi, avec les 3 contrats qu'il y a, s'approchant près de 150 millions de dollars, c'est le dernier gros morceau pour la désinfection qui va être accordé par le conseil. C'est particulièrement plaisant de dire que oui, ça améliore, parce que le dossier, madame la présidente, pour le projet de désinfection, dépassait 1 milliard de dollars et l'échéancier prévu pour la mise en service en 2030. Mais si on regarde l'historique du dossier, madame la présidente, on voyait très clairement que C'était semé avec des embûches, avec des problèmes, avec des changements de stratégie, parce que quand nous sommes allés en 2020 en soumission, il n'y avait aucune soumission conforme qui a soumissionné. Et par la suite, ni pour la construction globale, mais aussi pour la construction de l'usine de production d'oxygène, Donc, ça naîtra non seulement les découpages du projet, madame la présidente, mais en conséquence, des délais administratifs qui étaient importants, qui a eu l'effet de séquencer des projets. Même chose, madame la présidente, en 2023, les appels d'offres pour certains des lots 4, 5, 6 a été trop élevé et donc, ces contrats n'ont pas été octroyés encore le retour dans le plancher de dessin pour être capable de retourner en appel d'offres avec les clauses modifiées qui nous ont permis d'avancer ici. Ici, dans le dossier, madame la présidente, nonobstant un estimé de 153 millions, les deux montants où on a eu deux soumissionnaires dont un estimé, les deux estimés étaient un près de l'autre, un million de différence entre les deux, on sauve 12, quelques 12% vis-à-vis le montant estimé initial. Et donc, je pense que ça nous indique que, un, nos services ont bien travaillé pour séquencer, d'ajuster des clauses et puis de chercher la meilleure compétition dans le marché qui nous donne le meilleur prix possible ici. Et je pense qu'on est à moins de montant estimé, mais au-delà de ça, on est en mesure d'octroyer le contrat avec les autres mesure qui nous permettra d'avancer dans ce projet sans d'autres retards et, espérons, avec une mise en service telle que prévue. Donc, je pense qu'ayant vécu cette expérience, madame la présidente, au début du processus, ayant suivi ça avec mes collègues au fil des ans, ayant vu les embûches qui étaient, je suis particulièrement heureux de voir cette dernière étape rester à faire. On n'est pas sorti du bois encore, il reste encore 5 ans de travail à faire, madame la présidente, mais au moins on sait que le projet avance bien et aussi il y a une rigueur déployée par nos services de l'eau pour s'assurer qu'on va avoir et octroyer ce contrat pour le meilleur prix possible, dont il reste peu de l'argent des contribuables. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌4:41:26
Merci. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌4:41:33
Merci, madame la présidente. Donc, c'est adopté pour les points précédents. J'ai regroupé pour fin d'étude 20.81 et 20.82, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.81, appuyé par monsieur Beis, conclure une entente-cadre avec Aérofeu pour la fourniture d'appareils de protection respiratoire isolants autonomes incluant leurs composantes, accessoires, services connexes, l'entretien ainsi que l'approvisionnement en pièces de rechange d'une durée de 10 ans dans le cadre d'un appel d'offres regroupé réalisé en vertu d'une entente intermunicipale avec la Ville de Longueuil, montant estimé de l'entente de 28 412 011,46 taxes incluses. Et en 20.82, appuyée par monsieur De Sousa, accorder un contrat à l'entreprise Charles Maisonneuve pour les travaux de réfection des infrastructures et des aménagements ainsi que pour les travaux de la Commission des services électriques de Montréal sur les rues William entre la rue Anne et le boulevard Robert Bourassa et de l'inspecteur entre les rues Notre-Dame et William, incluant l'ajout de travaux d'éclairage sur les rues William et Ottawa, pour une dépense totale de 18 342 120,64$, taxes incluses.
Chantal Rossi ◌4:42:38
Madame Laura Palestini.
Sarah V. Doyon4:42:41
Merci beaucoup.
Laura Palestini ◌4:42:42
Donc, je reprends la parole pour présenter les rapports de la commission sur l'examen des contrats relatifs aux rubriques 20.81 et 20.82. Donc, je débute par le point 20.81 qui porte sur une entente-cadre d'acquisition d'appareils de protection respiratoire isolants autonomes, les APLIA. Ce dossier nous a été présenté par le Service de sécurité incendie. Le SIM et le Service de sécurité incendie de l'Agglomération de Longueuil ont conclu une entente avec le seul soumissionnaire conforme, l'entreprise Air Au Feu, pour une durée de 10 ans. Chaque organisation demeure responsable de ses propres acquisitions et de la gestion contractuelle de sa portion de l'entente. L'écart favorable à la Ville de -7,22% entre l'estimation et le prix du fournisseur s'explique selon le service, par les économies d'échelle découlant de l'entente intermunicipale. La commission a comparé cette entente-cadre à celle conclue en 2016 et a constaté une hausse importante des coûts. Le service a expliqué cette augmentation par l'évolution des normes applicables aux au APRIA ainsi que par l'intégration de nouvelles technologies qui entraînent des coûts d'acquisition et d'entretien plus élevés. Nous nous sommes également intéressés à l'entente intermunicipale conclue avec la Ville de Longueuil. Selon le service, cette approche a permis d'obtenir des conditions avantageuses et pourrait servir de modèle pour d'autres acquisitions spécialisées. En ce qui concerne le point 20.82, ça concerne un contrat de 18,3 millions qui sera attribué à l'entreprise Charles Maisonneuve pour des travaux de réfection des infrastructures et aménagements dans l'arrondissement du Sud-Ouest. Le contrat a été soumis à notre attention parce qu'il présente un écart de 26,2% entre la soumission de l'adjudicataire et celle du deuxième plus bas soumissionnaire conforme. Parmi les 23 entreprises ayant obtenu les documents d'appel d'offres, 4 ont déposé une soumission. L'estimation de contrôle a été réalisée à l'externe par la firme Artelia. Selon les services des infrastructures du réseau routier, l'écart s'explique par les frais généraux de chantier, le coût associé à la conduite d'égouts en béton armé et d'autres travaux. Les commissaires ont d'ailleurs posé des questions à ce sujet afin d'obtenir des précisions sur ces postes budgétaires. Nous avons également voulu mieux comprendre les travaux relevant de la compétence d'agglomération dans ce dossier. À la suite des explications reçues, nous avons demandé que cette information soit présentée plus clairement dans le sommaire décisionnel. Le service a accueilli cette suggestion favorablement. Madame la présidente, je conclus en précisant que la commission a constaté à l'unanimité la conformité des deux processus d'octroi. Merci.
Chantal Rossi ◌4:46:30
Merci. Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier4:46:33
Merci. Je vais intervenir sur le 2082. On est au conseil municipal aujourd'hui à 5 h 20. J'aurais bien aimé peut-être une bonne fois vous viendrez à l'apéro dans Griffintown aux 5 à 7 à la nouvelle Piazza Di Mano. Vous vous demandez pourquoi je vous parle de l'apéro, c'est que ce contrat en 20.82 vient vraiment donner un levier important à l'aménagement du domaine public dans Griffintown. Donc, je crois que les citoyens du Sud-Ouest de Griffintown vont être très heureux de ce contrat. On parle de l'aménagement d'infrastructures souterraines importantes avec les services de l'eau, mais également d'infrastructures, d'aménagements, pardon, en surface des rues Anne-William-De l'Inspecteur, Ottawa, des fosses d'arbres, la plantation aussi bien que l'éclairage. Si vous vous êtes promenés sur ces rues de Griffintown, elles sont actuellement recouvertes d'asphalte, les trottoirs plutôt sont recouverts d'asphalte parce que bien sûr la Ville et l'arrondissement attendaient d'avoir complété des chantiers d'infrastructures aussi bien que des chantiers majeurs sur le domaine privé avant de venir intervenir en surface. Donc après de nombreuses années, enfin dirons-nous, ces chantiers vont aller de l'avant. On sait qu'on a, bon, une séquence quand même de 2 ans qui sont importants, et en termes, bon, de mitigation aussi des chantiers. Mais ce sont des éléments clés du redéveloppement de Griffintown. Et ces chantiers ont été annoncés notamment en décembre dernier en 2025. Monsieur De Sousa y était d'ailleurs lors de la présentation du SUM des travaux qui étaient à venir dans Griffintown dans le contexte des assemblées de projet Griffintown. Donc, et c'est un mécanisme qui a porté fruit puis s'est avéré pertinent pour Griffintown d'informer la population des chantiers à venir dans des grandes requalifications comme celle de Griffintown. Ces mécanismes-là sont essentiels. Il y a une pratique qui a été établie d'avoir une rencontre annuelle et cette année, on a eu une seconde rencontre davantage en mode kick-off au nouveau parc Bassin-à-Bois qui permettent à la fois aux citoyens de Griffintown, mais également les citoyens riverains de Ville-Marie qui fréquentent le quartier, d'être informés de la planification des chantiers qui sont majeurs. Donc, avec ce contrat, on avance sur la réalisation du volet domaine public de Griffintown, volet qui a quand même un certain retard, on va se le dire, mais je pense qu'avec des contrats comme celui-là, on agit en sachant rattrapage. Mais je tiens vraiment à souligner l'importance d'avoir les mécanismes de communication avec la Ville Centre, avec le SUM, tant pour les soins que les organismes, dans la complexité de la coordination des chantiers domaine privé et public dans Griffintown. On est au cœur, bien sûr, du centre-ville. Donc, je réitère, les citoyens nous en parlent. Au parc Bassin-à-bois, les gens demandent quand est-ce qu'aura lieu la prochaine assemblée publique pour partager les réalisations de la Ville. Alors, je m'attends qu'on puisse avoir éventuellement une date pour maintenir ce cycle de conversations avec nos citoyens. Et j'invite aussi les maires et mairesses dans des arrondissements qui ont des grands redéveloppements comme ceux de Griffintown, on pense à Namuripodrome, à évaluer ce type de pratiques-là parce qu'on parle de développement sur 20 ans. Donc, il y a un fil conducteur et une relation à maintenir avec les citoyens à travers le redéveloppement de nos quartiers. Pourquoi je vous parlais de l'apéro à la Piazza Di Maio? C'est que ce projet également, ce contrat aujourd'hui vient soutenir un aménagement transitoire sur le parc Marie-Griffin, parc Marie-Griffin qui sera éventuellement aménagé et sur lequel aussi il y aura bien sûr l'annonce, il y a eu l'annonce de la caisse de dépôt pour la future station du REM. Mais en attendant, grâce à la collaboration et à ce dialogue continu, je regarde madame Moreau puisqu'elle y était, la communauté Griffintown est bien mobilisée pour l'animation des espaces publics Alors, avec le corridor culturel, la mer 63, le restaurateur Manu Cornuto, vous avez une piazza italienne au pied du centre-ville et je vous invite à venir et redécouvrir Griffintown et à venir, je pense, voir comment on est capable de proposer un modèle urbain à échelle humaine tout en rencontrant des objectifs de densité avec une vie communautaire qui prend forme toujours en jour dans Griffintown. Alors, vous êtes les bienvenus pour le boccia et un petit apéro au pied du centre-ville dans Griffintown.
Chantal Rossi ◌4:51:00
Alors merci, madame Carla Beauvais.
Carla Beauvais4:51:06
Merci, madame la présidente. Alors moi, je vais intervenir sur le point 2081. Je voulais juste prendre le temps de souligner cette entente qui est un pas dans la bonne direction. Vous le savez, depuis le début de l'année, on a parlé ici à plusieurs reprises de l'importance pour l'Association des pompiers et pompières d'investir dans l'équipement de protection, d'investir dans l'équipement respiratoire pour nos pompiers et pompières. Donc cette entente-là, c'est vraiment un investissement direct dans la sécurité de celles et ceux qu'on envoie au front. Donc je voulais vraiment prendre le temps de le féliciter. On en a parlé à plusieurs reprises que c'était essentiel de s'assurer d'avoir ces équipements-là. Donc c'est un premier pas, on attend aussi les équipements de protection. Et j'aimerais aussi l'importance de pouvoir garder l'Association des pompières et pompiers au fait de ce qui se passe, au fait de ces ententes-là pour qu'ils puissent prendre partie prenante, pour qu'ils puissent faire partie prenante de ces prises de décisions-là parce que ces décisions, des décisions qui les concernent et qui impliquent directement leur santé et leur sécurité. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌4:52:06
Merci beaucoup. Les points sont adoptés. Il reste Il est 17 h 28 et 30 secondes, alors on se revoit à 19 h. Je vais vous souhaiter à toutes et à tous, à toutes et à tous, bon appétit.
Chantal Rossi ◌6:30:21
Bonsoir, nous allons passer aux questions du public en présentiel. J'appelle monsieur Vincent De Feit. Bonsoir.
Citoyen·ne ◌6:30:50
Bonsoir Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les élus, ma question sera pour Monsieur Claude Pinard. Le 20 août, la Ville signait un bail de 10 ans pour la place Dupuis à 44 millions, ça fait une moyenne de 4,4 millions par année. Ce montant n'inclut pas la planification du déménagement ni les aménagements et plein d'autres frais connexes. 4,4 millions d'années, c'est l'équivalent de 30 ingénieurs municipaux. Les mêmes 30 ingénieurs seront loués à des firmes privées pour un coût de 12 millions par année. Le 12 janvier, lors du dépôt du budget, vous disiez que la limite de la carte de crédit était largement dépassée. Vous promettiez de la rigueur. Pendant ce temps-là, la population de Montréal attend des services. Ce qui la préoccupe, c'est l'état des routes, les nids-de-poule, les aqueducs qui pètent, les égouts qui débordent. Ils ne sont pas intéressés à savoir si un employé de la Ville assiste à une rencontre en téléprésentiel sur Teams depuis un bureau loué à prix fort. Ma question: cette décision répond-elle aux besoins de la population ou à ceux de la Chambre de commerce métropolitaine de Montréal?
Chantal Rossi ◌6:32:03
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard6:32:06
On est élu par les citoyens de Montréal, non pas par le président de la Chambre de commerce de Montréal. Donc, c'est une décision qui est, je pense, une décision importante par rapport à ce qu'on essaie de faire à la Ville au niveau du travail ensemble, que les gens puissent passer du temps, puissent créer ensemble des solutions. Et on pense qu'il y a très certainement un très, très fort mérite à avoir les gens sur les lieux du travail. Honnêtement, c'est une décision avec laquelle je suis très, très confortable, malgré le coût que vous semblez trouver exorbitant. Je veux dire, 4 millions, pour nous, ça vaut définitivement la peine de le faire, considérant les conditions dans lesquelles on loue ces locaux-là et la possibilité de pouvoir avoir nos employés de retour au travail. On est assez contents de ça. Je peux vous dire, merci.
Chantal Rossi ◌6:32:59
Question complémentaire.
Citoyen·ne ◌6:33:00
Oui, le coût des travaux de la Sainte-Catherine, le début des travaux de la rue Sainte-Catherine Est a été repoussé d'un an, les coûts de la rue Berri sont en train d'exploser, pendant ce temps-là on mobilise des employés municipaux ou pire des employés des firmes privées pour planifier des déménagements de bureaux à la place de planifier des nouvelles infrastructures. Vous engagez-vous à rendre public le coût complet de ce retour une journée supplémentaire au bureau, le loyer, les aménagements, les déménagements, parfois plusieurs par équipe, et les frais d'exploitation? Quel est le coût total de cette facture, de ce projet?
Chantal Rossi ◌6:33:40
Monsieur Pinard.
Claude Pinard6:33:41
Ça me fera certainement plaisir de vous le donner, même chose avec McGill, même chose avec Sainte-Catherine-Est, pour lequel les équipes, par ailleurs, travaillent dans le but d'essayer de livrer une nouvelle mouture du projet dans les mêmes délais. Donc, on a une équipe d'accélération, 11 jours, 2 semaines, dans le but de voir comment on peut s'assurer d'avoir un impact minimal. Donc, on a besoin de la collaboration des ingénieurs de la Ville là-dessus, comme vous savez. J'aimerais ça, en même temps, vous rappeler que lorsqu'on est arrivé au pouvoir, le dossier de la Sainte-Catherine-Ouest Il restait 4 ans de travaux et on a demandé, j'ai demandé aux services de voir si on pouvait réaliser les travaux en moins de 4 ans, donc y aller sur 3 ans, avec la condition de ne pas dépenser les coûts. Ils ont posé la question et imaginez-vous donc que la réponse est oui. Donc, on est capable de faire des projets d'envergure et de les ramener sur un temps plus court parce qu'on gère bien, on gère bien les projets, puis on gère les dépenses, on gère la dette de la Ville. Donc oui, oui, on se fera un plaisir de vous partager les informations.
Citoyen·ne ◌6:34:45
Merci. Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌6:34:47
Bonne soirée. Monsieur Philippe Leblanc. Bonsoir, monsieur Leblanc.
Citoyen·ne ◌6:35:00
Bonsoir, madame la présidente. Bonsoir, les élus. Je suis Philippe Leblanc, trésorier de l'Association des scientifiques et ingénieurs de Montréal. Pas ma première fois ici ce soir. Monsieur le président du comité exécutif, on apprenait le 21 août que les maires et mairesses d'arrondissement, pas d'arrondissement pardon, mais de l'Île-de-Montréal pourraient toucher 700$ par rencontre pour participer à la table des maires, ce qui représente 7000$ par année pour chacun, environ on pourrait juger 5% d'augmentation pour une année. Le conseil municipal sera appelé à voter sur cette allocation en novembre prochain. On sait tous que les élus reçoivent déjà un salaire pour se concerter, c'est le cœur de leur mandat. Payer une deuxième fois pour le même travail, ça n'ajoute aucun service aux citoyens. Et pendant qu'on s'occupe des fonctionnaires à organiser ces rencontres, les scientifiques et ingénieurs de la Ville sont sans convention collective depuis plus de 965 jours. On leur répète qu'il n'y a pas d'argent, qu'on ne peut pas dépasser le cadre financier. Comment expliquez-vous à la population montréalaise qu'il y a de l'argent pour rémunérer 2 fois les élus, mais rien pour ceux qui sont là pour mettre à niveau leurs infrastructures?
Claude Pinard6:36:13
Bonsoir, monsieur Leblanc. On n'a pas dit Philippe. Je suis content de voir que vous allez mieux, que votre rhume est passé. On s'est vu la semaine dernière, on n'a pas pu serrer la main. 965 jours, vous avez raison, c'est honteux, totalement honteux. Je vous ai dit mercredi ou jeudi dernier que j'en prenais 200 sur mes épaules, 200 jours. L'autre bonne nouvelle, c'est que j'ai parlé aux services et à l'équipe de négociation, je leur ai demandé de se rasseoir avec vous très, très rapidement dans le but qu'on puisse continuer les conversations qu'on avait. Il y avait des bonnes conversations sur l'embauche éventuelle d'ingénieurs, avec des économies déjà regardées avec lesquelles vous avez grandement collaboré. D'ailleurs, c'est ce qu'on a ce qu'on aime dans les négociations, c'est la collaboration que les ingénieurs nous offrent dans celle-ci. Donc, je vous dirais que j'ai perdu le fil de votre question, je m'excuse, j'ai le fil de ma réponse en même temps, mais essentiellement, on est engagé avec nos ingénieurs à trouver une entente le plus rapidement possible et j'ai demandé aux équipes de prendre contact avec vous dans le but que ça se fasse rapidement. Merci.
Chantal Rossi ◌6:37:18
Question complémentaire, monsieur Leblanc.
Citoyen·ne ◌6:37:21
Merci. Les membres de l'Association des scientifiques et ingénieurs de Montréal, vos employés, ne sont pas à la recherche de profits. Elles défendent l'intérêt public. Chaque dollar doit rapporter le maximum à la population. Si vous maintenez la décision, déposeriez-vous une analyse qui démontre en quoi 5% d'augmentation améliore concrètement le service aux Montréalais, sachant que lors de les élections, vous connaissiez très bien les règles du jeu?
Chantal Rossi ◌6:37:48
Monsieur Pinard.
Claude Pinard6:37:49
Je viens de trouver le début de votre question. Donc, novembre, moi j'ai jamais entendu parler de la date de novembre. Naturellement, comme je suis au comité exécutif, il faut que ça vienne chez nous. Je n'ai pas entendu parler. Je pensais que vous en alliez sur la question des firmes privées et c'est pas du tout là que vous êtes allé, donc vous m'avez pris par surprise. Monsieur Leblanc, ce qui est important ici, c'est que chacune des décisions qu'on prend est pour le bénéfice de la population montréalaise. On veut retourner aux métiers de base. Très, très important pour nous de faire ça. On veut maximiser chacune des dépenses et on veut s'assurer surtout que tout le monde est engagé, que ce soit au niveau des employés, au niveau des fournisseurs de la Ville, au niveau de nos syndicats. Donc, super important pour nous, puis on va continuer de travailler dans ce sens-là. Merci.
Citoyen·ne ◌6:38:36
Merci, bonne soirée.
Chantal Rossi ◌6:38:37
Merci, bonsoir. Madame Manon Ruelle. Bonsoir, madame Ruelle.
Citoyen·ne6:38:48
Bonsoir, madame la présidente. Bonsoir, madame la mairesse. Bonsoir aux élus. Mon nom est Manon Ruelle, je suis citoyenne de Montréal. Je vous parle du Parc Jarry qui bénéficie quotidiennement à des dizaines de milliers de personnes. Un stade bénéficie principalement à des usagers ponctuels. Les fonds publics devraient-ils servir en 2026 à réduire un espace vert urbain alors que les crises climatiques, sanitaires et sociales exigent au contraire de les protéger? Aujourd'hui, ce n'est pas l'économie contre l'environnement, c'est une vision économique à court terme contre une vision de la valeur à long terme. Un parc n'est pas une absence de valeur, c'est un actif public. Une ville ne compétitionne plus seulement pour attirer des entreprises et des événements sportifs, elle compétitionne pour attirer et retenir des personnes, des citoyens. Selon l'Observatoire du Grand Montréal, la région métropolitaine devrait perdre 1,3% de la population d'ici 2050. Personne ne quittera Montréal parce qu'elle manque de stades. Les personnes quitteront Montréal parce que Montréal est devenu trop cher, trop chaud et trop inhumain. En protégeant le parc Jarry, votre question, Madame Ruelle, s'il vous plaît. En protégeant le parc Jarry, poserez-vous ce geste responsable qui définira Montréal pour la prochaine génération?
Chantal Rossi ◌6:40:28
Merci. Madame Christine Black.
Christine Black ◌6:40:30
Oui, merci beaucoup pour votre question. En fait, on a eu l'occasion d'en parler d'ailleurs cet après-midi. La mairesse est intervenue et moi également. En fait, ce qui est important pour nous aujourd'hui de mentionner, c'est qu'un n'oppose pas l'autre, c'est-à-dire qu'en fait le parc est hyper important et on doit préserver les espaces parcs, on doit préserver les espaces verts. C'est ce qu'on a dit aujourd'hui et qu'on va continuer de dire. Et la conversation, elle est ouverte avec Tennis Canada. On pour justement voir quelles sont les meilleures options pour faire en sorte justement que ce projet soit gagnant-gagnant et qu'on arrive à garder à Montréal l'Omnium Banque Nationale, parce que c'est un événement d'envergure internationale qui a des retombées importantes sur Montréal, mais aussi sur toute notre renommée mondiale. Et en même temps, le parc, on le sait l'importance qu'il a pour les citoyens, pour les citoyens riverains, pour les citoyens aussi plus loin, parce que c'est un parc régional qui devient un véritable poumon pour le secteur. On est bien au courant.
Chantal Rossi ◌6:41:29
Votre question complémentaire, madame Rouleau.
Citoyen·ne6:41:31
Le 21e siècle nous oblige à revoir notre définition de la richesse. Une ville riche n'est pas celle qui possède le plus de béton, c'est celle qui possède encore les espaces qui permettent à ses habitants de vivre, d'y vivre. Construire un stade dans un grand parc, dans le quartier le plus défavorisé de Montréal, est-il en 2026 le meilleur usage possible d'un espace public aussi précieux?
Chantal Rossi ◌6:42:07
Madame Bloch.
Christine Black ◌6:42:09
Merci pour la question. En fait, je tiens quand même à rappeler des éléments importants. Les espaces actuellement qui sont utilisés par Tennis Canada sont utilisés par de nombreux citoyens. Alors, je pense qu'il faut prudent dans l'usage, dans le message qu'on envoie, parce que c'est des installations qui sont accessibles aux citoyens et qui, justement, permettent d'avoir accès à du sport, d'avoir accès à des plateaux sportifs importants. On le sait à quel point le sport a des impacts, entre autres, dans les quartiers défavorisés. Je suis la plus grande fervente de ça. Alors vraiment, le parc a plein d'usages et l'intérieur du parc, il y a actuellement Tennis Canada qui offre des plages horaires à des citoyens, des citoyennes et à des organismes, justement pour pouvoir offrir des plages horaires de sport, et ça, c'est tout aussi important. Et dans l'usage du parc, il y a d'autres espaces qui sont là également pour du baseball, pour d'autres sports. Alors, c'est des infrastructures qui sont au bénéfice aussi des Montréalais.
Chantal Rossi ◌6:43:13
Merci beaucoup, madame Ruelle. Monsieur Adrien Leroux.
Citoyen·ne ◌6:43:25
Can I ask it in English, or do I have to?
Chantal Rossi ◌6:43:33
Of course. Oh, of course.
Citoyen·ne ◌6:43:36
Following the unilateral postponement of the Palestine solidarity motion in June, There has been a groundswell of support for the motion from all the corners of civil society. Over 1,100 Quebec artists and cultural workers have been called for the City of Montreal to pass the motion. La Collation du Québec Urgence Palestine, La Ligne des Droits et Libertés, Amnistie Internationale Canada Francophone, Palestine and Jewish Unity. And CSN Montréal have published an open letter calling on the city council to suspend ties with Israel that more than 130 organizations and 1,400 citizens have signed. A further 2,000 citizens and 80 organizations have signed the pact affirming their support for the anti-Ar-Pisid Montréal ending our city's complicity with Israel's apartheid regime. I have all of these statements assembled as a petition to submit here. Additionally, well over 6,000 emails have been sent by real citizens of Montreal, not bots, to assemble councillors to support the Palestinian solidarity motion.
Chantal Rossi ◌6:45:02
Madame la maire.
Soraya Martinez Ferrada ◌6:45:06
Merci, Madame la présidente. Thank you for coming to City Hall and providing you with your question and with the information you have in your hands and the petitions. As you know, we're going to be debating a motion in this council tonight, and we'll be at that moment able to say how we're going to position ourselves with that motion. Whatever happens, I want to say that this has nothing to do with how we support the idea that international laws has to be respected and that we do have a crisis in our hands and we need to make sure that people are supported and that we get to a peace resolution. And I can't wait to have the debate in the, in, in this, uh, in the city council.
Citoyen·ne ◌6:45:51
Uh, may I ask a follow-up?
Chantal Rossi ◌6:45:53
Yes.
Citoyen·ne ◌6:45:54
For the follow-up, this mobilization is not about empty symbolic gestures or political slogans like vivre ensemble. The Palestinian solidarity motion calls for real action, Madame Mayor. Montrealers have amply demonstrated that we want our city to immediately suspend ties with the rogue state of Israel that violates international law with impunity. That endangers Jewish communities in Canada by livestreaming a genocide in their name. Not taking a position is a position. It is the position of the oppressor. That is not an option for Montréal. Your admiration's accommodance to make us all complicit in the genocide of Palestinians is the true threat to our vivre ensemble, but there is still time to course correct. You have a golden opportunity before you to demonstrate a true leadership and listen to the people. Do you see, Madam Mayor, that it has become politically impossible for your administration to refuse to pass the motion?
Chantal Rossi ◌6:47:04
Madame la Mairie.
Soraya Martinez Ferrada ◌6:47:05
Merci, Madame la Présidente. My administration has always been in a position where we want to unite people behind a position that will not divide our city. Right now, this is a very polarized conversation and has nothing to do with how we want to support the humanitarian crisis that we see in our hands and the conflict that we see. And we all want a peace resolution, but we also very much want to have peace in the city and that people feel that they're respected. And they don't feel in any way, form, insecurity in our own city. And, you know, I really do hope that we get in a position where City Council can denounce what's going on in the Middle East, but at the same time have a conversation with all communities here in Montreal.
Citoyen·ne ◌6:47:58
Thank you. Where can I submit this? This is the petition that I was talking about earlier. Can I do it?
Chantal Rossi ◌6:48:04
You want to leave this? You want to—
Citoyen·ne ◌6:48:06
the petition, I need to submit it.
Chantal Rossi ◌6:48:08
No, oui, ça peut être mieux greffé. Yeah, it's okay.
Citoyen·ne ◌6:48:12
Do I just give it to you? Oh, all right.
Chantal Rossi ◌6:48:16
Thank you. Thank you. Beth Tenenbaum.
Citoyen·ne ◌6:48:32
Hello, good evening. My name is Dr. Beth Tannenbaum. Before I ask my question to Councillor Bass, I wanted to deposit 2 documents. The first document that I'd like to deposit is a petition from business and community leaders in Montreal who come from diverse communities who support the Jewish community and are against the motion against Israel. So this is the first document. The second document I'd like to deposit is an open letter from over 50 lawyers in Montreal explaining the city's jurisdiction.
Chantal Rossi ◌6:49:06
Okay, so give it to the security.
Citoyen·ne ◌6:49:11
Give it now.
Chantal Rossi ◌6:49:12
Juste prendre son ces papiers qu'elle va déposer s'il vous plaît pour les remettre au greffier. Oui.
Citoyen·ne ◌6:49:18
Merci beaucoup. All right, so now my question is for. Councillor Bass. At the last Pierrefonds-Roxboro borough meeting, you pointed out that there are many conflicts taking place around the world, but that the role of Montreal Council locally is to make sure that we are safe here and that we try not to bring some of the conflict into our neighborhoods and communities. How does having Montreal City Council formally take sides in one of the world's most divisive international conflicts advance that objective?
Chantal Rossi ◌6:49:56
Mr. Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌6:49:58
Good evening and thanks very much for coming and asking your question. And in fact, when I was in Pierrefonds-Roxboro and I responded to that question, I responded in that way because, you know, Montréal is a cosmopolitan city where we celebrate our diversity and have lived in harmony throughout many generations. And so by bringing some of these conflicts into the mainstream discussions that we have in Montréal unfortunately divides the public in a way that we've seen in recent, in recent times. So I stand by those statements, but at the same time we have to make sure that we can provide the safety and security for our residents to be able to live in harmony, and we try to do that to the best of our ability, of course asking the citizens' concerned to also respect the rules of the law.
Citoyen·ne ◌6:50:48
Follow-up question? Of course, thank you. So what concrete benefit to the safety and security of Montrealers do you expect this motion to produce that outweighs the risk of further polarization here at home?
Chantal Rossi ◌6:51:04
Mr. Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌6:51:05
I don't have any expectations. Thank you very much for the question. And in fact, As the mayor has mentioned on many occasions, I mean, the polarizing issue that we're discussing here has already led to a lot of divisive rhetoric throughout the island of Montréal and abroad even. So we're conscious of that, and so when the motion will be debated later this evening, we'll know the outcome only then. However, the one thing I need to add is people need to feel safe and protected when wherever they live in Montréal. And so that's the ultimate goal here. And so by debating this motion later, which we plan to do, we will see then what the result will be. But at the same time, I have to reassure you to tell you that we will do everything we can as an administration to protect all our communities in Montréal. Thank you very much.
Citoyen·ne ◌6:51:56
Thank you very much.
Chantal Rossi ◌6:51:57
Thank you. Mina Parveen Khan.
Gabrielle Rousseau-Bélanger6:52:11
Hi.
Citoyen·ne ◌6:52:12
Hi.
Citoyen·ne ◌6:52:12
My name is Mina Khan, and my question is for Mr. Bass. I'm here because of the motion for Israel, and I disagree with the motion strenuously. I am a Muslim resident in the Greater Region of Montreal, and I'm here because I'm sticking up for my Jewish friends and neighbours who have been harassed since October 7th, 2023. I don't know if the city is fully aware of the depth of violence, that there were 2 Jewish schools that had shootings in November 2023. In DDO, the congregation Beth Tikva was also attacked in November 2023 and again in December 2024. That in 2026 alone, just for this summer, to give you an idea, there was the hanging of effigies depicting Jewish people in spring and summer of this year, and there is the harassment and thefts targeting Orthodox Jewish men in Outremont and the Mile— and the Mile End in July 2026. These are violent acts of people who are going about their days. They're our friends and our neighbors. So my question is, against this backdrop, has the City of Montreal conducted any public safety assessment as to whether this motion could increase the violence against the Jewish community that has been severely picked on and bullied and subject to antisemitism since, in particular, October 7th, 2023? Thank you so very much.
Chantal Rossi ◌6:53:37
Monsieur Beis.
Dimitrios (Jim) Beis ◌6:53:38
Thank you so much for the question this evening. And in fact, I'm aware of all these situations. We're very close to the different communities. And the one at Beth Tikva particularly, I live 2 minutes away from that location. So I know the Dollard community very well. I can also tell you that the police are very active in pursuing these cases when they are made public, as you know, and we will continue to do that. There is a hate crimes unit with the SPVM that actively pursues these types of incidents, and hopefully we get resolve from them. And in fact, we know that this type of rhetoric has been divisive in Montreal. We have seen it, and we continue to see it, and the true testament is the folks that are here that are that are talking for either side, and it's not about taking sides. It's about guaranteeing the security of our population, and that is something that we strive to continue to do day in and day out. So regardless of the outcome tonight after it's debated, we will make sure that all our communities feel safe in Montréal.
Chantal Rossi ◌6:54:43
Can I have a follow-up? Of course.
Citoyen·ne ◌6:54:45
Mr. Beis, can I draw the conclusion from your statements that you do agree that the Projet Montréal motion is actually helping to encourage people to engage in antisemitic acts?
Dimitrios (Jim) Beis ◌6:54:58
Without going in detail in terms of what the Projet Montréal motion is doing, what I've seen it's doing in the communities, in all the communities concerned, and now you have even communities that aren't part of this conflict that are getting somehow involved, it's creating divisiveness in Montréal. That's what I've noticed. And if I talk to folks on any side, I can tell you that they are telling us exactly the same thing. And so we have to be conscious of that before a debate, a responsible debate takes place in order for us to find some resolve within some of the framework of this motion. And that's what we will pursue to do tonight, and hopefully we will come with some type of solution to be able to satisfy those concerned. Thank you so much.
Citoyen·ne ◌6:55:46
Thank you very much for your time and your consideration.
Chantal Rossi ◌6:55:49
Thank you. Alors, écoutez, nous sommes rendus à la 6e question et déjà nous avons répondu à 3 questions concernant la motion sur le conflit. Alors, nous ne prendrons plus de questions en lien avec la motion de ce soir sur le conflit israélo-palestinien. Les questions, les trois questions ont été ont été posées. Alors toutes les questions qui vont être en lien avec ça seront refusées. J'appelle la prochaine personne, Alyssa Youf. Good evening, bonsoir. My question is for Madame la Mairesse Soraya Martinez Ferrada. The City of Montreal logo is protected by intellectual property rights, and it's governed by strict guidelines set out in the city's Guide d'utilisation du logo, which requires an official partnership arrangement for use of its logo. I assume you've seen the publications of the Montreal Anti-Apartheid Group. As you've seen, Montreal Anti-Apartheid branding uses the red—
Citoyen·ne ◌6:57:13
Yes, this is a misuse of the logo.
Chantal Rossi ◌6:57:14
I'm sorry, I just said before you came in that we have a rule here. After 3 questions on the same subject, we don't take any question. We don't take any more question on that subject.
Citoyen·ne6:57:28
Yeah, I understand.
Chantal Rossi ◌6:57:30
So this, Madame the President, my question is on intellectual property. The subjects, the 3 questions has been asked regarding the motion that we have to discuss tonight. So we don't take any more questions regarding that subject. So we talk— you're talking about anti-apartheid. So as far as I'm concerned, it's regarding that motion. So I'm sorry, I won't be able to take your question. Okay, well, it's a misuse of the intellectual property, but I won't say anything else. Thank you. Thank you for your time. Have a nice evening. Juliana Soares Yurko.
Citoyen·ne6:58:29
Bonsoir, madame la présidente. Bonsoir, les élus. Ma question s'adresse à monsieur Pinard. Je prends la parole au nom des guides des petites entreprises touristiques montréalaises touchées par le règlement G2. La Ville continue d'exiger un permis de guide touristique, mais la formation permettant d'accéder n'est actuellement plus offerte. Nous devons donc respecter une exigence qu'il est donc les effets impossibles de satisfaire. Cette situation entraîne déjà des pertes de revenus pour des guides et des entreprises qui souhaitent pourtant respecter les règlements. Ma question, c'est: votre administration est-elle prête à mettre en place une mesure transitoire, soit une suspension temporaire, un moratoire, un autre mécanisme légal permettant de travailler légalement jusqu'à ce qu'une nouvelle voie de certification soit accessible?
Chantal Rossi ◌6:59:36
Madame Nazarian.
Vana Nazarian ◌6:59:38
Merci, madame Murko, pour votre question. En fait, j'aimerais juste vous dire que depuis le début de cette année, quand j'ai eu vent de cette situation, j'ai rencontré plusieurs de vos collègues et accompagné avec les mesures que j'avais en place, mais le but était tout le temps de trouver des solutions à un système qui était là depuis très, très longtemps. Et j'ai toujours dit ici dans cette Chambre que s'il y avait des améliorations à faire, on était ouvert à écouter et à voir les options. Donc, de mon côté, on a rencontré toutes les parties prenantes, Présentement, l'ITHQ a mis fin au programme actuel de l'AEC guide touristique. Il y a un chantier de refonte, comme vous le savez, et il y a un comité consultatif qui s'est réuni et continue de se réunir pour trouver des solutions. Je pense que l'objectif dans tout ça, c'est d'améliorer l'accessibilité pour des gens comme vous ou d'autres qui pouvaient pas accéder pour des questions de langue ou autre chose. Donc, je pense que c'est ça. Je pense qu'on a fait tout ce qui était possible pour accompagner à date, mais c'est un dossier ouvert quand même.
Citoyen·ne7:01:05
Oui, merci. Nous comprenons que le dossier est suivi et que des échanges ont déjà eu lieu. Cependant, cela fait maintenant 9 mois que les guides concernés font des démarches sans qu'une solution concrète ni un échéancier ait été proposé. Ma question aujourd'hui est donc très précise: quelles mesures transitoires la Ville compte-t-elle mettre en place et dans quel délai? Parce que quand même, on a besoin d'une réponse et d'un soutien de la Ville, s'il vous plaît.
Chantal Rossi ◌7:01:40
Madame Nazarian.
Vana Nazarian ◌7:01:44
Ce que je peux vous dire, c'est qu'a priori, on a pu donner des lettres, comme vous le savez, pour les gens qui étaient affectés, pour expliquer la situation, comme quoi il y avait une refonte de la formation en question et que les personnes qui aller faire une formation n'étaient pas capables à cause de la refonte. Donc, à ce moment-ci, c'est ce qu'on avait comme option. Je pense qu'on pourra encore voir, mais c'est ce que j'avais comme option. Merci.
Citoyen·ne7:02:22
Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌7:02:23
Merci. Alors, ce que je peux comprendre, la prochaine question est également en lien avec la motion qui va être votée ce soir.
Citoyen·ne ◌7:02:57
Ladies and gentlemen, thank you so much for having me in here. My name is Airek Armani. About 5 years ago, I was a political prisoner in Iran. After 27 years of witnessing firsthand how extremism, intolerance, and division can gradually undermine the society, I now see troubling patterns emerging here in Montreal. We have repeatedly witnessed it witnessed unrest, threats against Jewish Montrealers, property damage, disruptions on university campuses, and the burning of Canadian and Quebec flags. At these demonstrations, we have also repeatedly seen individuals whom members of our community recognize as being connected to the Islamic Republic of Iran, as well as individuals expressing support for the Islamic Revolutionary Guard Corps, the IRGC, which is listed by Canada as a terrorist entity. Now, some of the same political circles associated with these demonstrations are advocating for Montreal to cut ties with Israel. As Iranians who have personally experienced the consequences of political extremism and oppression, we are deeply concerned that this rhetoric and political pressure could further undermine Montreal's security social cohesion, and the sense of safety for its residents. My question is, why is the City of Montreal not doing more to ensure the individuals who repeatedly participate in threatening, destructive, or serious— seriously disruptive activities cannot continue to create fear and unrest in our communities? And when there are credible concerns about individuals supporting or promoting a foreign regime, whose security forces are responsible for severe repression and whose IRGC is listed as a terrorist entity by Canada?
Chantal Rossi ◌7:04:48
Sir, sir, sir, sir. As I said before, any question regarding the motion that we— that is going to be voted tonight won't be answered anymore.
Citoyen·ne ◌7:05:03
Okay, so let me rephrase it the way as I can say it as a representative of Iranian community. Sir, I just want to know, are you going to do anything that these people who are having this demonstration—
Chantal Rossi ◌7:05:15
You won't have an answer. I'm sorry, you won't have an answer. It's regarding the motion that we are voting tonight. So I said before that any question regarding this motion won't be answered tonight.
Citoyen·ne ◌7:05:29
Okay, but the second question is not related to the motion.
Chantal Rossi ◌7:05:31
I think so.
Citoyen·ne ◌7:05:33
Well, it's—
Chantal Rossi ◌7:05:34
I think so.
Citoyen·ne ◌7:05:35
Let me just say it, and if it's not, I'm going to leave. I just don't want to waste your time because as Iranian, as someone who is a part of the Iranian community, we are still seeing people who are out there on the streets of Montreal with the same topics, with the same subjects, and they have been burning the flags of Canada and Quebec. They have been bringing down the security glasses of Concordia University and the campuses in McGill. How long? How long are you going to tolerate this? I mean, I don't feel safe in here. Are you going to do something for this or no? That's my question.
Citoyen·ne ◌7:06:12
Thank you.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:06:18
Merci, Madame la Présidente. I want to thank you for for your question, and I'm going to answer globally. I think anybody in this city should and deserves to feel safe. That's it. And everything that we can do in order to give that sense of security as an administration, we will do it. We will be working with the SPVM and the boroughs to make sure that in every, every city, in every neighborhood in our city, whoever community, from wherever you are, I want to make sure you feel safe. And I want to make sure I'm going to do everything in my power to help you do that and achieve that. Because you deserve to live in the city, going to school, to work, without feeling the threat of being pointed out, stigmatized, or any way or form from whatever you are. And that's what I'm going to be working for. And the whole mandate, that's one of our priorities, is the security of our own Montrealers.
Chantal Rossi ◌7:07:14
Okay, thank you. So I want to be clear. For the person who are out there in the hall and the person who are supposed to ask question, if any of your question regarding the motion that we have tonight, the question won't be here anymore. We had the three question. The three question has been asked, and I think I'm very clear. That's the rule. That we have. So if any person who has a question regarding the motion, don't try to come and ask for the question. I won't take the question anymore, okay? Mr. Gary?
Citoyen·ne ◌7:08:17
Exact.
Chantal Rossi ◌7:08:18
OK.
Citoyen·ne ◌7:08:19
Madame la présidente, Madame la mairesse, mesdames et messieurs les membres du conseil, permettez-moi d'abord de remercier les femmes et les hommes du service de police de la Ville de Montréal, les équipes de sécurité ainsi que le personnel administratif et municipal qui veillent au bon déroulement de nos travaux et de notre présence ici en tant que citoyens. Je remercie également la présidente et les membres du conseil de me donner la parole. Sur une question qui touche directement à la sécurité publique et non à la motion que vous avez évoquée, Madame la Présidente, à la préservation de nos libertés fondamentales et à la responsabilité de la Ville. J'en viens donc à ma question.
Chantal Rossi ◌7:08:53
Est-ce que vous dites que votre question est en lien avec la motion?
Citoyen·ne ◌7:08:56
Non, je viens de me rappeler que non.
Chantal Rossi ◌7:08:57
OK, je m'excuse, là je sais bien sûr.
Citoyen·ne ◌7:09:01
Non, j'ai bien entendu les consignes, je suis un élève studieux.
Chantal Rossi ◌7:09:04
Excellent, je m'excuse, allez-y Monsieur.
Citoyen·ne ◌7:09:07
La liberté de manifester est une liberté fondamentale que Montréal doit garantir comme d'autres métropoles dans le monde. Mais lorsque certains rassemblements donnent lieu de manière répétée à des violences, dégradations, intimidations, entraves, appels à la haine, menaces de mort, mise en scène de pendaisons ou autres représentations de violence ainsi qu'à des affrontements avec les forces de l'ordre qui sont largement mises à contribution dans notre ville, la seule gestion policière au cas par cas peut-elle encore constituer une réponse suffisante? Les manifestations de haine et les débordements que nous voyons se répéter semaine après semaine, la traduction d'un climat social particulièrement tendu, ne sont-ils pas précisément le signe que la doctrine actuelle conçue pour concilier liberté de manifester et maintien de l'ordre public est désormais et manifestement largement dépassée par la réalité à laquelle Montréal est confrontée?
Chantal Rossi ◌7:10:01
Je vais vous demander d'aller à votre question s'il vous plaît, c'est 1 minute 30.
Citoyen·ne ◌7:10:06
Je faisais un développement pour conclure de manière assez abrupte, Madame la Présidente.
Chantal Rossi ◌7:10:10
On est rendu à conclure.
Citoyen·ne ◌7:10:11
La ville envisage-t-elle, au regard de ce que je viens de citer, de se doter d'un cadre réglementaire spécifique et de changer sa doctrine afin que le droit de manifester puisse respecter le droit de tout un chacun de vivre et d'évoluer dans cette douce métropole? Merci beaucoup à toutes et tous.
Chantal Rossi ◌7:10:29
Madame la Maire.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:10:31
Merci Madame la Présidente, merci pour votre question qui, je pense, est une inquiétude pour l'ensemble des élus du conseil de s'assurer de la sécurité, de s'assurer que le droit de manifester n'empiète pas sur le droit à vivre en dignité et en sécurité. Comme vous savez, l'administration municipale, elle a des règlements municipaux, elle permet de manifester en donnant des règles très claires de manifestation. C'est bien évident qu'il y a un travail à faire, puis ça c'est au niveau des gouvernements supérieurs, sur des lois qui viennent encadrer les discours haineux, des situations qui dépassent le règlement même réglementaire qu'une ville peut avoir. Je pense qu'il y a énormément de travail à faire encore pour renforcer ces lois, pour justement préserver la dignité des gens, la dignité des gens qui vivent dans une demeure ou qui ont un commerce, pour pas que le droit de manifester vienne enlever le droit de vivre de façon paisible ou d'avoir un commerce de façon tout à fait aussi paisible. Alors, je serai la première à travailler avec les autres paliers de gouvernement pour m'assurer, et avec le SPVM et les arrondissements, pour m'assurer qu'on peut mieux appliquer ces lois et ces règlements en vue de justement donner une plus grande ville et une plus grande sécurité dans notre ville.
Chantal Rossi ◌7:11:46
Si vous avez une question complémentaire, je vous invite à le faire à l'intérieur d'une minute, s'il vous plaît.
Citoyen·ne ◌7:11:50
Assurément. Merci, madame la mairesse, pour votre réponse des plus complètes et de la prise en compte des inquiétudes que j'ai pu formuler. Je voulais savoir de manière précise si au regard des débordements hebdomadaires qu'il y a pu y avoir, il y a aujourd'hui une demande qui a été formulée au SPVM pour revoir la doctrine et faire en sorte que les scènes que l'on a pu voir dans nos rues depuis plusieurs mois cessent, s'arrêtent et que les gens qui contreviennent à la loi puissent être stoppés. Et j'arrête ici et je vous remercie chaleureusement.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:12:29
Madame la maire. Merci, merci encore pour votre question. Puis c'est, c'est une question difficile à répondre parce que nous les élus, nous pouvons pas dire à la police quoi faire. Il y a une ligne très claire entre ce que le politique décide et ce qu'on fait ici au conseil de ville et les opérations policières qui, elles, sont complètement indépendantes. Vous savez, à une époque, à Montréal, nous avons arrêté notamment des gens de la communauté LGBT parce qu'ils étaient dans un parc, et c'était une décision à l'époque qui venait du politique. On ne peut plus vivre dans une ville où le politique décide ce que la police doit faire. Par contre, on doit s'assurer de mettre en place des balises pour que le droit de manifester n'enlève pas le droit de la liberté d'expression, mais qu'elles s'assurent qu'elles respectent le droit de vivre des gens qui, à tous les jours, malheureusement actuellement, dans certaines situations, on s'est retrouvé où beaucoup de communautés ont un sentiment d'insécurité qui a énormément augmenté. Donc moi, je suis prête à travailler avec le SPVM, mais encore une fois, je peux pas dicter une façon de faire. Je dois juste travailler avec eux pour que ce sentiment de sécurité soit encore davantage présent au sein de notre ville.
Citoyen·ne ◌7:13:38
Je vous remercie, madame la présidente. Madame la mairesse, messieurs les conseillers, messieurs-dames les conseillers, Et puis je vous souhaite une bonne fin de séance.
Chantal Rossi ◌7:13:46
Bonne fin de soirée, Monsieur. Merci. Lucia Ascaraga Sefer.
Citoyen·ne7:14:02
Madame la Présidente.
Chantal Rossi ◌7:14:04
Bonsoir.
Citoyen·ne7:14:06
Mesdames et Messieurs les membres du conseil, j'ai une question générale.
Chantal Rossi ◌7:14:10
Et c'est pour Dimitrios Beis. Est-ce que vous pensez, en général, que la Ville devrait enquêter les mouvements, les groupes qui proposent des motions pour voir s'ils n'ont pas des liens avec le terrorisme? Madame, madame, votre question ne sera pas répondue. Je vous invite à quitter. Je vous remercie.
Citoyen·ne ◌7:14:31
Merci.
Chantal Rossi ◌7:14:40
Monsieur Fernandez Armindo.
Claude Pinard7:15:01
Merci beaucoup de m'accorder ce moment. Ma question ne sera pas au sujet de la motion, mais plus au sujet de la sécurité envers mes enfants suite à des situations spécifiques qui arrivent. Donc présentement, je vois que plusieurs choses qui ont été dites, c'est qu'on va travailler avec la Ville de Montréal, avec la SPVM pour assurer la sécurité de mes enfants. Ma question est la suivante: plutôt que de prévenir, pourquoi est-ce qu'on va réagir une fois qu'il y a de l'action? Pourquoi qu'on va encourager la violence envers mes enfants qui, quand ils démontrent des signes de judaïsme dans l'autobus, ils se font crier après, plutôt que de le prévenir d'où vient le problème, d'encourager la coexistence.
Chantal Rossi ◌7:15:46
Écoutez, je pense que c'est pas en lien, ben c'est en lien avec la motion quand même. Vous nous dites que dépendamment de ce que vous me dites à travers votre question, c'est que dépendamment vers quel côté le vote va aller, vos enfants vont subir de la violence. C'est ce que vous me dites, c'est ce que vous nous dites. C'est une façon de parler de la motion et je me vois dans l'obligation de refuser votre question. Désolée. Madame Valérie Bloch, Blush, Madame Blush.
Citoyen·ne7:16:34
Bonsoir Madame la Présidente.
Chantal Rossi ◌7:16:36
Bonsoir Madame.
Citoyen·ne7:16:37
Bonsoir Madame la Maire. Mesdames et messieurs les élus, je m'appelle Valérie Bloch. Je vais vous parler vraiment d'autres choses. J'espère que ça va changer l'air de la salle. Je vais vous parler des espaces verts et des îlots de chaleur. Alors voilà, le plan climat de Montréal prévoit de protéger et d'augmenter les espaces verts et de réduire les îlots de chaleur, particulièrement dans les secteurs vulnérables. Or, les quartiers entourant le parc Jarry comptent parmi les secteurs montréalais les plus exposés et les plus vulnérables aux îlots de chaleur. Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension est un arrondissement prioritaire en cas d'épisode de chaleur extrême. Dans un contexte de changement climatique, les espaces verts et les surfaces perméables jouent un rôle essentiel pour rafraîchir la ville et protéger les populations riveraines d'effets très sévères sur leur santé allant jusqu'à une mort prématurée. Ma question est: puisque toute atteinte à l'intégrité du parc Jarry serait une atteinte à l'intégrité physique et mentale de milliers de personnes qui le fréquentent, ou qui habitent à proximité. Vous engagez-vous aujourd'hui à le protéger coûte que coûte?
Chantal Rossi ◌7:17:57
Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger7:18:00
Oui, merci beaucoup pour votre question. Donc, comme l'ont dit plusieurs de mes compatriotes aussi à travers les différentes déclarations et au cours de la séance ce soir, le parc Jarry est important et C'est un parc auquel nous tenons, notre administration à la Ville Centre et aussi l'administration locale. On est content, on est conscient en fait du rôle que joue cet espace vert dans cet écosystème, que c'est justement en plein milieu d'îlots de chaleur, d'endroits où il y a une très forte densité de population, et que justement cet œuvre de nature joue un rôle en fait très important. Pour la santé et le bien-être des citoyens et citoyennes aux alentours. Donc oui, c'est important pour nous de protéger ce parc et l'accès à ces espaces verts. Merci.
Citoyen·ne7:18:48
Merci beaucoup. Donc, ma sous-question. Le Plan national de santé publique 2025 prévoit de renforcer l'intégration des recommandations de santé publique en matière d'accès à la nature et de plein air de proximité dans tout projet structurant d'aménagement ou d'urbanisme. En cela, il s'articule parfaitement sur le plan d'urbanisme et de mobilité 2025 adopté par la Ville de Montréal. Et donc, êtes-vous prête à reconnaître que le parc Jarier est une infrastructure essentielle qui travaille pour la population 365 jours par année et à le protéger en conséquence et de façon durable contre tout projet d'expansion ou de bétonisation quel qu'il soit?
Chantal Rossi ◌7:19:31
Madame Rousseau-Bélanger.
Gabrielle Rousseau-Bélanger7:19:33
Merci beaucoup, madame la présidente. Merci pour votre question. Donc, comme je disais, c'est important le parc Jarry. On reconnaît le rôle qu'il joue dans l'écosystème du quartier environnant. Donc, c'est sûr que c'est très important pour nous de préserver ce parc et puis de s'assurer qu'il réponde adéquatement aussi aux besoins de la population. Il y a un plan directeur justement par rapport à ce parc-là. On est aussi en contact avec les différentes parties prenantes, les groupes citoyens qui ont à cœur aussi l'avenir de ce parc. Donc oui, c'est un parc important. Merci.
Citoyen·ne7:20:06
Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌7:20:16
Madame Arlene Yulve.
Citoyen·ne7:20:23
La question. My question is for Mayor Soraya.
Chantal Rossi ◌7:20:28
Is is your question is regarding the motion that we are voting tonight?
Citoyen·ne7:20:32
No, it's not a BDS question. It's a question about Quebec historical and cultural patrimony. And if everybody was aware, it was widely reported last Sunday that individuals from Montreal for Palestine climbed scaffolding. And took a photo in front of the Queen of the World Cathedral, a major church, and they threw smoke bombs.
Chantal Rossi ◌7:20:57
I'm sorry, your question won't be answered. It's regarding—
Citoyen·ne7:21:01
It's nothing to do with BDS. It's a question about protecting cultural patrimony, churches, and institutions.
Chantal Rossi ◌7:21:08
That's what we're talking about. I'm sorry, your question won't be instrumental.
Citoyen·ne7:21:13
Okay.
Chantal Rossi ◌7:21:14
Okay, thank you. Baybars Malik Pineda.
Citoyen·ne ◌7:21:35
Bonsoir, bonsoir tout le monde. Je me présente, je suis Baybars Pineda. Grosso modo, je tiens seulement à faire une petite mention honorable aux gens pour leur fameuse volonté de vouloir changer les choses de la Palestine. Je ne suis pas ici pour ceci.
Chantal Rossi ◌7:21:54
Je vais vous demander d'aller à votre question si vous n'êtes pas ici pour ceci.
Citoyen·ne ◌7:21:57
J'y viens. Grosso modo, en fait, je suis dans des démarches en matière déontologique avec des corps policiers de différentes villes, tant Montréal que pour ce qui est de Saguenay. J'ai commencé à m'intéresser beaucoup à l'aspect de la loi et la loi sur la cité et les villes, l'article 52, prévoit un pouvoir discrétionnaire à la mairesse ou au maire sur tout ce qui est fonctionnaire public. Donc, je viens ici ce soir afin de savoir, dans le cas où il y aurait des sanctions déontologiques qui peuvent être portées contre des policiers, des fonctionnaires publics, quels qu'ils soient, comment est-ce qu'un citoyen peut présenter son dossier de preuves afin qu'il y ait des sanctions? C'est quoi les limites? C'est quoi les procédures et le processus?
Chantal Rossi ◌7:22:52
En fait, c'est ça, vous voulez savoir quel est le processus?
Citoyen·ne ◌7:22:56
Exactement.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:23:00
Merci, madame la présidente. Merci pour votre question. Vous me permettez, je pourrais peut-être demander à quelqu'un de mon équipe de vous contacter pour qu'on comprenne un peu plus la nature de la plainte que vous voulez faire. Parce que chaque corps, que ce soit les corps policiers ou même au niveau de la fonction publique, il y a des procédures qui sont différentes. Fait que je veux pas vous donner une réponse qui sera pas la bonne sur le cas personnel que vous avez. Si vous me permettez, ça me fera plaisir que quelqu'un vous appelle pour qu'on puisse vraiment voir c'est quoi l'enjeu que vous avez, puis vous diriger de la bonne façon.
Citoyen·ne ◌7:23:30
Aucun problème avec ça. Donc, je laisse mes coordonnées en bas.
Soraya Martinez Ferrada ◌7:23:38
On va aller, on va s'assurer de quelqu'un vous voir pour prendre vos coordonnées.
Citoyen·ne ◌7:23:41
Parfait. Je vous remercie beaucoup.
Chantal Rossi ◌7:23:42
Merci. Bonne fin de soirée.
Chantal Rossi ◌7:23:49
Monsieur Daniel Shark Shock.
Voix 5B7:24:04
Mayor Martinez Ferrada, my question is mainly about public safety and basic municipal priorities. My elderly mother lives on Burette in Snowdon. It's a hill, so walking on Burette can be treacherous in the winter, and residents have struggled for years with inadequate snow removal and de-icing.
Alan DeSousa ◌7:24:25
That's—
Voix 5B7:24:26
now, as part of its green wave, the previous administration prioritized the city's resources towards a bike infrastructure that on Burette has been barely used and has worsened pedestrian and motorist safety for my mom and her neighbors. A pedestrian was struck and killed there a couple of years ago. But beyond Burette, Montrealers need safe roads and sidewalks and infrastructure that actually serves neighbourhood residents. This topic matters to me as a Montrealer, and I hope my municipal government, including the opposition councillors, will stay focused on these issues. My question, Mayor Martinez Ferrada, is: What concrete steps is your administration taking to demonstrate that basic services, mobility, and the everyday safety of Montrealers comes before ideological symbolism and international conflicts.
Alan DeSousa ◌7:25:26
Yeah, I'm just waiting for the president to give me permission. Okay, thank you. It's out of respect. Thanks very much for the question. My name is Alan DeSousa. I'm responsible for, among other things, mobility, and so your question is very pertinent. The first things we did right out of the bat after getting elected was to begin looking at issues that had been brought to our attention with regard to the interaction of all the use of the roads for all people, pedestrians, like your mother, bike paths, and cars, trucks, the whole works. We identified 4 of them, and out of the gates, we're doing this year a review in terms of how that works, taking into account through surveys that you can access or people can access through the websites, but to be able— but also on-site visits, counting the number of usages that are there, where the conflicts are, with a view to trying to come up and see how we can make those 4 selected safe as possible. Out of that, we hope to get lessons out of that. At the same time, we've got 4 others that are in design. So we want to make sure that that work that is coming is taken into account and takes into account anything we learned from the previous work that we're doing this year. To better design what is going to be done in the future. And so that's going to be guidance. The third element I can throw out for your attention is our effort to do the bike plan for 2027. So if any thoughts on that, I'd be happy to hear them.
Chantal Rossi ◌7:27:16
Okay. So your question has been asked and it wasn't supposed to. So I'm saying thank you. Thank you. Good night. Have a nice evening. Oh my God, it's not something easy tonight. Madame Agnès? Non. C'est encore sur Gérard Bouzaglo.
Voix 5B7:27:58
Bonjour. Ne vous en faites pas, ma question ne porte pas sur la motion, pas du tout.
Chantal Rossi ◌7:28:04
J'espère. Bon.
Voix 5B7:28:06
Il y a 53 ans, j'ai choisi le Canada et plus particulièrement le Québec pour y vivre. Travailler, y fonder ma famille. J'ai été attiré par les valeurs qui faisaient la réputation de ce pays et qui sont la paix, la sécurité, le respect mutuel et le vivre-ensemble.
Nathalie Goulet7:28:31
Depuis bientôt 3 ans, la communauté juive montréalaise est confrontée à une hausse préoccupante d'actes antisémites.
Chantal Rossi ◌7:28:39
Monsieur, c'est en lien, c'est le même sujet, je m'excuse, je ne peux pas—
Nathalie Goulet7:28:42
Excusez-moi, je ne pense pas qu'on devrait Monsieur, c'est en lien avec l'antisémitisme.
Chantal Rossi ◌7:28:48
Monsieur, c'est moi qui décide ici et on y va avec les règles du conseil.
Voix 5B7:28:52
Absolument, mais l'antisémitisme n'a rien à voir avec la motion, madame.
Chantal Rossi ◌7:28:55
Monsieur, vous parlez de la communauté—
Voix 5B7:28:58
Je parle de la communauté juive, j'ai tous les droits de parler de ce qui se passe aujourd'hui à Montréal.
Chantal Rossi ◌7:29:03
Monsieur, c'est en lien avec— Ça n'a rien à voir avec le projet Montréal. Monsieur, j'ai dit que je ne prendrais pas la question. Alors, je n'accepterai pas non plus comme obstine. Je vous remercie, je vous souhaite une bonne fin de soirée. Merci, monsieur. Bonsoir. Alors, je vais aller à la question numéro 20. Déby-Anne Wauquiez sur le centre sportif de Lachine. Qui sera la dernière question puisque ça nous conduit à la fin de la période des questions en public. La 19 est sur la motion, je suis certaine.
Martine Musau Muele7:30:12
Bonsoir.
Nathalie Goulet7:30:13
Bonsoir, madame. L'administration de Lachine a mis sur pause le développement de l'écoquartier Lachénesse dans le but de revoir le PPU qui a pourtant mérité plusieurs éloges publics et a été voté à l'unanimité au conseil de ville de Montréal en 2024. Nous sommes un groupe de citoyens de Lachine venus ici ce soir, car nous sommes préoccupés que son arrêt ait de nombreux impacts, notamment sur la réalisation de notre centre sportif prévu dans notre écoquartier, sur un terrain déjà acquis et pour lequel 60 millions avaient été réservés dans le budget de Montréal. Maintenant que nous savons que 50 millions ont été attribués pour un nouveau centre sportif dans le développement Namur Hippodrome qui avance à grands pas, on suppose que ce centre sportif prendrait préséance sur le nôtre. Le 7 avril dernier, le conseiller de l'arrondissement de Lachine a annoncé le dépôt d'un projet sportif dans le cadre de l'appel à projets Papier Spa du gouvernement du Québec. Nous aimerions connaître le statut de la demande ainsi que la nature du projet déposé ainsi que les plateaux sportifs qui sont concernés par la demande.
Chantal Rossi ◌7:31:36
Madame Julie-Pascal Provost.
Voix 5G7:31:39
Bonjour, madame la présidente. Merci, madame Voquet, pour la question. Écoutez, je sais pas pourquoi vous faites les affirmations qui sont faites ce soir ont été faites, puisque Lachine Est n'est pas du tout sur pause. Je sais pas d'où ça sort. Donc, la réflexion qui a été demandée, étant donné qu'il y a un plan particulier qui a été réalisé en considérant qu'il allait y avoir un transport structurant qui n'est pas, dans les circonstances, je pense qu'il faut se questionner sur les possibilités de développer du 18 étages dans certains coin avec zéro place potentielle de stationnement. Donc, je dis que ça vaut la peine de se poser des questions sur ce qui est— ce qui, dans certains cas, semble avoir été possible, mais dans aucun cas, j'ai mis Lachine-Est sur pause. Ensuite, vous parliez du centre sportif. Le centre sportif, c'est l'engagement central que nous avons fait, c'est ce sur quoi on table régulièrement comme projet de développement. On a déposé une demande au TAFIRSPA, on est régulièrement en discussion avec les différents responsables de l'administration. Donc franchement, je suis vraiment désolée d'entendre les affirmations qui sont faites, mais en ce qui me concerne, ça s'avère pas exact.
Chantal Rossi ◌7:33:06
Votre question complémentaire, madame?
Nathalie Goulet7:33:08
Oui, donc je comprends que la demande a été déposée au gouvernement du Québec cette année pour le projet Papir-Spa?
Chantal Rossi ◌7:33:21
Madame Julie-Pascale Provost.
Voix 5G7:33:22
Oui, madame, je l'ai dit en conseil, je pensais vous l'avoir dit à vous personnellement aussi, mais je réitère aujourd'hui, effectivement, nous avons déposé une demande au Papir-Spa.
Nathalie Goulet7:33:33
D'accord, merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌7:33:39
Alors, c'est ce qui met fin à la période de questions en présentiel. Nous allons maintenant passer à la, pour 30 minutes, à la période de questions écrites. La période de questions écrites fait suite à la période de questions en présentiel, donc les 3 questions ont été posées pour le conflit israélo-palestinien. Il reste une question à accepter pour le parc Jarry et la question de la sécurité publique a été également couverte. Alors, la première question se lit comme suit, elle provient de Charles Boutin-Gartenau. Et c'est, la question se lit comme suit: dans un contexte où l'accès même au camp de jour pour les jeunes à besoins particuliers dépend de la formation du personnel accompagnateur, comment la Ville de Montréal explique-t-elle les délais actuels dans son processus d'appel d'offres de formation en accompagnement et quelles mesures exceptionnelles compte-t-elle déployer immédiatement pour éviter des exclusions dès les premières semaines de la session estivale? Qui répond à la question? Je m'excuse, on va suspendre un moment. C'est bon. Alors, première question qui nous vient de David Leduc. Pourquoi la Ville a décidé de ramener les boules dans le village? À quel impact vous espérez pour le quartier, les commerçants, les résidents et les visiteurs? Comment ce projet s'inscrit dans votre vision pour l'avenir du village et son développement? Monsieur Claude Pinard.
Voix 5E7:37:04
Merci de la question, monsieur Leduc. On est super content d'avoir les boules du village qui sont de retour. Donc, c'est une œuvre emblématique qu'on se souvient de l'aide exceptionnelle de Claude Cormier, qui permet d'ouvrir un nouveau chapitre dans le village. En plus de ça, et ça vient s'ajouter à la bonification qu'on fait au projet de réaménagement de la rue Sainte-Catherine-Est pour livrer un espace public plus vert, durable, mieux adapté aux besoins du village et des commerçants. Puis le projet va intégrer des structures, infrastructures vertes, pardon, des matériaux plus durables et un mobilier conçu pour durer également. Notre ambition demeure la même, faire de Sainte-Catherine-Est une destination piétonne exceptionnelle. L'été, la rue restera pleinement piétonne. L'hiver, son aménagement évoluera en fonction des besoins du milieu afin de soutenir la vitalité commerciale et l'animation du quartier. Et c'était notre intention et ça le demeure. On le voit avec les décisions qu'on prend dans les dernières semaines. On investit dans la revitalisation du village pour créer un espace public à la hauteur de son identité, c'est-à-dire un lieu accueillant, sécuritaire et attractif qui stimule la vitalité économique, favorise les rencontres et met en valeur le caractère unique du quartier. Donc voilà, monsieur Leduc. Merci.
Chantal Rossi ◌7:38:17
Merci. La question numéro 2, je vous dirais que personnellement, je ne la prendrai pas parce qu'elle fait partie Merci. D'un entendu de la motion. Alors, elle est refusée. La question numéro 3 se lit comme suit. Vous avez tracé une ligne jaune sur la chaussée devant le 255 avenue Lafleur, ce qui empêche désormais le personnel de l'entreprise de tourner à gauche. Que ce soit pour rentrer ou pour sortir du stationnement de l'entreprise. Pourquoi nous compliquez-vous la vie au lieu de nous faciliter, de nous la faciliter? Vous nous exposez délibérément à des contraventions. Vous feriez très bien de rétablir la situation antérieure le plus vite possible. Est-ce possible, s'il vous plaît? Merci. Madame Nancy Blanchet.
Soraya Martinez Ferrada7:39:20
Merci beaucoup pour votre question. Les aménagements qui ont été faits en proximité de l'intersection Franklin-Lafleur ont été faits pour des raisons de sécurité. Pour répondre très clairement à votre question, est-ce que c'est possible de revenir à la signalisation originale, la réponse est non. On a dû faire des modifications à la signalisation pour se conformer aux normes du ministère des Transports. Ce qui fait qu'il est impossible de revenir à la situation précédente. Vous avez sûrement été témoin d'enjeux de sécurité, d'accidents, de presque accidents à cette intersection. Alors, il fallait agir en attendant que le Service d'urbanisme de Montréal puisse analyser la proposition qu'on a faite d'installer un feu de circulation à cet endroit. Donc, le dossier a été travaillé avec une firme externe qui recommande l'ajout d'un feu de circulation. Donc maintenant, les discussions ont lieu entre l'équipe du service d'urbanisme et nos équipes en arrondissement. Et on s'est assuré de, dans la mesure des actions qu'on était capable de poser, d'assurer la sécurité d'intersection. Ceci dit, on va quand même, quelqu'un de nos équipes en arrondissement va entrer en contact avec vous Pour pouvoir évaluer là les s'il y a des améliorations possibles pour ne pas entraver les opérations de l'entreprise. Merci.
Chantal Rossi ◌7:40:52
Merci. Question numéro quatre. On June fifteen, this council unanimously adopt resolution CM26. 0724, affirming that Montreal belongs to all its residents. Will you vote against the motion list for August 24th sitting? I think that's the motion again. Numéro 5. Question numéro 5. Madame la mairesse Soraya Martinez, depuis 2022, des milliers de citoyens de Saint-Léonard subissent des inondations répétées. Nous avons eu des études d'ingénieurs, des simulations, des promesses et maintenant encore des analyses. Pourtant, aucune solution permanente n'est mise en œuvre. Ma question est simple: qu'est-ce qui empêche concrètement la Ville de commencer les travaux en 2026? Si les rapports d'ingénieurs identifient déjà les problèmes et proposent des solutions, pourquoi n'avons-nous toujours pas un échéancier public avant des travaux, un budget et une date de début? Nous ne demandons plus une promesse, nous demandons un engagement concret. Quelle solution sera mise en place? Combien coûtera-t-elle et à quelle date les travaux commenceront-ils à Saint-Léonard? Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌7:42:21
Merci, madame la présidente. Merci à monsieur Massara pour la question. Votre question est simple, vous voulez savoir qu'est-ce qui empêche qu'on concrètement la Ville de commencer les travaux en 2026. Votre maire, monsieur Perry, et vos élus, madame El-Korbi, monsieur Barone qui est là, ont tous milité pour que le dossier pourrait être considéré par la Ville. Ça a passé à des étapes préliminaires pour avoir l'acceptabilité à la Ville par les services de l'eau, mais aussi par les diverses instances décisionnelles. Le feu vert a été donné, mais ça nécessite les travaux qui doivent être faits au préalable. Il y a des travaux parce que c'est un enjeu majeur. Le collecteur Langelier, c'est pas un petit tuyau, c'est un gros tuyau qui draine tout le secteur nord de l'arrondissement Saint-Léonard. Donc, il y aura toutes les études qui doivent être faites, études de sol, de faisabilité, ingénierie et autres. Par la suite, ça reviendra pour une approbation, et puis si tout est correct, le feu vert va être donné pour que l'échéancier que vous demandez pourrait être mis en place. L'administration a promis d'avancer le dossier le plus rapidement possible. Si vous voulez de l'information ou voulez avoir l'information qui pourrait vous aider, je vous invite à contacter monsieur Dominic Perri, votre maire, et il sera plus qu'heureux de vous donner l'information, s'asseoir avec vous et discuter aussi des mesures de mitigation vous pourrez considérer entre-temps.
Ericka Alneus7:43:55
Merci.
Chantal Rossi ◌7:43:58
Merci. Question numéro 6 nous provient de Marie-Josée Lagarde et c'est la troisième et dernière question qui sera acceptée concernant le parc Jarry. Y aura-t-il une consultation des citoyens sur l'acceptabilité sociale du financement du projet de Tennis Canada pour de nouvelles installations aux frais des payeurs de taxes? Ces dépenses pour des projets privés sans vraie consultation sont inacceptables quand nos infrastructures tombent en ruine et nos taxes montent. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada7:44:35
Merci, madame la présidente. J'aimerais rassurer le citoyen qui nous a posé sa question sur le parc Jeanne-Ri. Ce que je peux le rassurer, c'est que pour l'instant, il n'y a pas de projet. Nous allons parler avec Tennis Canada et nous allons nous assurer que oui, les citoyens vont être consultés, parce que tout projet qui va aller sur le parc Jarry avec Tennis Canada devra se faire dans le respect de ce parc et dans le respect des citoyens qui utilisent ce parc. Nous sommes très favorables à un projet de Tennis Canada, mais nous sommes surtout favorables à ce que les citoyens vivent pleinement le parc Jarry, puis c'est à ça qu'on va travailler. Merci.
Chantal Rossi ◌7:45:07
Merci. La question numéro 7, madame ne sera pas de prise. Question numéro 8 qui nous vient de Michel Daniel et qui se lit comme suit: l'industrie des effets visuels et du cinéma à Montréal a créé une véritable intégration interculturelle réunissant des professionnels du monde entier, y compris des zones de conflit. Bien que les crédits d'impôt relèvent du provincial, les leviers comme le soutien aux entreprises, la fiscalité commerciale et les priorités du conseil sont municipaux. Compte tenu de ces outils, comment l'administration a-t-elle ses pouvoirs économiques pour retenir cette main-d'œuvre créative et ces licenciements? Pourquoi un conseil— Alors, je pense que c'est en lien avec la motion. Je m'excuse, mais je les vois un petit peu à mesure moi aussi. La question numéro 9 nous vient de Giacomo Vigna. Et elle se lit comme suit, madame la mairesse. À la lumière des événements récents ainsi que des situations antérieures ayant suscité des préoccupations persistantes en matière de racisme systémique et de profilage racial, de nombreux citoyens souhaitent la mise en œuvre de mesures concrètes visant à renforcer la confiance de la communauté dans les institutions publiques. Seriez-vous disposée à convoquer un sommet Montréal sur la lutte contre le profilage racial réunissant des élus, des représentants des services policiers, des experts, des organismes communautaires et des citoyens afin d'élaborer un plan d'action structuré assorti d'objectifs mesurables visant à prévenir ces situations et à promouvoir une plus grande équité. Monsieur Jim Beis. Merci, madame la présidente.
Voix 5B7:46:59
La confiance entre les citoyens et les institutions publiques et les services de sécurité est essentielle au vivre-ensemble et de la sécurité de tous. En effet, j'attends les préoccupations de nombreux citoyennes et citoyens. C'est précisément dans cette optique que la Ville poursuit plusieurs démarches visant à renforcer la transparence, l'imputabilité et le dialogue avec les communautés, notamment l'évaluation des nouveaux directives encadrant les interpellations policières et les consultations entourant le déploiement des caméras portatives de l'SPVM. Nous croyons que les solutions durables doivent être élaborées en collaboration avec les personnes concernées, les organismes communautaires, les experts, les élus et les partenaires institutionnels. C'est un premier geste, madame la présidente, en ce sens que nous avons faite. On décide d'amorcer dès maintenant la mise en place de ces démarches. Merci.
Nathalie Goulet7:48:05
Merci.
Chantal Rossi ◌7:48:06
Question numéro 10 se lit comme suit: pourquoi n'y a pas de tigre géant encore à Pointe-aux-Trembles? Monsieur Pelletier.
Voix 5B7:48:24
Merci pour votre question, madame Ouellet. L'implantation d'un commerce comme Le Tigre géant relève d'abord de décisions d'affaires prises par l'entreprise elle-même en fonction de plusieurs facteurs comme la demande, l'emplacement disponible et la viabilité du projet. Cela dit, nous comprenons l'intérêt de nombreux résidents de Pointe-aux-Trembles à avoir une offre commerciale plus diversifiée et accessible. Merci, madame Ouellet. Bonne soirée.
Chantal Rossi ◌7:49:03
Merci, monsieur Pelletier. La question numéro 11 ne sera pas répondue. Question numéro 12, qui se lit comme suit: bonjour, nous envisageons d'acheter un immeuble situé au 815 rue Provost à Lachine. 1 800 000 comprenant un dépanneur au rez-de-chaussée et un espace à l'étage actuellement loué à des fins commerciales. Nous souhaiterions, nous souhaiterions conserver le dépanneur et savoir s'il serait possible de modifier l'usage de l'étage afin de l'utiliser comme résidence privée pour nous-mêmes ou de la louer à des fins résidentielles avant de finaliser l'achat. Nous aimerions obtenir une confirmation concernant le zonage applicable à cette adresse et savoir si l'usage résidentiel est permis. Si oui, pourriez-vous nous indiquer quelles démarches, autorisations ou permis sont nécessaires pour effectuer ce changement d'usage ainsi que les documents et éventuels travaux requis pour rendre l'espace conforme aux normes municipales? Madame Julie-Pascale Provost, je m'excuse. Madame Julie-Pascale Provost.
Voix 5G7:50:15
Merci beaucoup, madame la présidente, pour la question. Écoutez, c'est vraiment une question qui est en lien avec la réglementation de Lachine, le zonage et tout ça. Il faut, pour avoir une réponse, passer soit en appelant ou en vous dirigeant directement à côté du bureau du citoyen à l'hôtel de ville même de Lachine. Il y a comptoir où ils vont vous accueillir, puis ils vont être en mesure de vous donner les informations nécessaires à savoir si vous êtes encore intéressé pour la transaction ou non. Mais c'est vraiment en passant par le service qu'on appelle La Dose, mais c'est directement à côté du bureau du service aux citoyens à l'Hôtel-de-ville de Lachine. Je vous encourage à y passer dans les heures d'ouverture.
Martine Musau Muele7:50:56
Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌7:50:57
Merci. La question numéro 13 et numéro 14 ne seront pas répondues. Question numéro 15. Elle se lit comme suit. Mesdames et messieurs les élus, je suis tannée de vivre du racisme. J'ai immigré à Montréal en croyant que ce serait mieux que la France, mais je suis sincèrement et amèrement déçue. En tant que travailleuse sociale, je rencontre tous les jours des jeunes qui me racontent les abus qu'ils subissent par un système. Maintenant, tous Tout le monde sait qu'il y a du racisme systémique au poste 39 de la police de Montréal-Nord. Je n'avais aucune attente envers l'administration sur ce sujet, mais je ne peux pas croire qu'au lieu de forcer un débat sur le racisme systémique, vous en faites un sur Gaza. Est-ce que Gaza est plus important que Montréal-Nord? Je m'excuse, mais c'est pas— c'est en lien avec la motion. Question numéro seize est en lien avec la motion. On devrait être correct. Question numéro dix sept. Should you not be more proactive instead of reacting and go check out the potential recycling Azer at 1450 Boulevard Shevchenko? It seems you don't know how. You do not hack until it is too late. Nancy Blanchet.
Soraya Martinez Ferrada7:52:30
Merci pour la question. Je dois avouer ne pas être au courant de la situation que vous soulevez concernant le recyclage. Alors, je vous invite soit à communiquer avec le 311 ou communiquer directement avec mon bureau, puis on pourra S'assurer de trouver une solution à la situation que vous dénoncez.
Voix 5E7:52:51
Merci.
Chantal Rossi ◌7:52:53
Merci. La prochaine question, je pense ça va être la dernière aussi si je me trompe pas. C'est la troisième que nous aurons sur le collecteur Angelié. C'est donc la dernière question en lien avec le collecteur Angelié. Elle se lit comme suit. On July fourteen twenty twenty five before becoming mayor, you stood on Belmont Street in Saint-Léonard. And promised residents that if elected, if elected, a plan to combat flooding would be developed within your first 100 days, saying on day one as mayor, I'm going to put it in my budget. Over 3,000 residents have not suffered repeat flooding some for, some for 4 consecutive years. We were also told that Montréal received over $165 million in government funding around June 15th, 2026 to address infrastructure flooding. Can you confirm how much was received, what is it for, and why work has not started. We already have engineering report and simulation. Why are we still analyzing the problem? Why not use Montreal's all expert expertise and analyze existing data and identify the best solution? Sandbags are not a solution, Mayor Soraya. And Mayor Perry both promised action in 2026. When will the actual work begin? We need solution now, not year from now. Monsieur de Souza.
Alan DeSousa ◌7:54:50
Merci, Madame la Présidente. To Mr. Coste, thank you for the question. Would you like to know when? Will action happen? And the answer is happening already. Your mayor, Mr. Perry, and his team at Saint-Léonard has helped with the administration and, uh, mayor— the mayor of Montreal to put this item on the front burner of the agenda. It's gone through the necessary steps where it has been considered and has given the preliminary green lights. We're not doing any more analysis. The work has— the The mandate has been given to begin the work. Big difference. One is analyzing. In this case, we're moving ahead. There are prerequisite studies that have to be done for a collector of that size, so that's being done right now, and we'll keep you informed of the progress that's being made. But I invite you to contact your mayor, Mr. Perry. He'd be more than happy to meet with you, let you know what other mitigation measures you might be able And he'll keep you posted on the advancement of the work. Thank you.
Chantal Rossi ◌7:55:58
Merci. Alors, écoutez, je ne passe. On va passer à la question numéro trente-cinq. La question numéro trente-cinq se lit comme suit: Ça fait plusieurs fois que je montre mon désaccord sur l'ouverture de la cinquantième. De la 50e jusqu'à Sherbrooke, une pétition sans réponse contre cette ouverture a été aussi partagée et que nous avons proposé des solutions alternatives à cette ouverture. L'adresse de ce nouveau projet est sur la rue Sherbrooke. Si les entrées et les sorties se font par Sherbrooke, ça ne cause aucun problème aux citoyens du quartier, car le flot de voitures utiliserait Sherbrooke et non notre quartier. Pourquoi vous demandez pas au promoteur de changer ses plans pour que les entrées se fassent uniquement par Sherbrooke, monsieur Denis Pelletier?
Voix 5B7:56:55
Bonsoir, madame Collins. Alors, comme vous le savez, comme vous le savez, on a eu plusieurs CA, on en a discuté à plusieurs reprises. Vous le savez aussi qu'on a mentionné qu'il va y avoir une étude scientifique circulation avant que le projet débute. Et par la suite, ça va être les ingénieurs en circulation qui vont pouvoir analyser. Alors, je vous invite à, si vous désirez avoir plus d'informations, vous pouvez communiquer avec notre, le bureau de la mairie. Je vous remercie, Madame Collins. Bonne soirée.
Chantal Rossi ◌7:57:38
Et ça nous mène à la question numéro 40. I am writing to ask that the city review the amount of certain parking fines. On July 14th, 2026, I received a $385 parking ticket after forgetting to move my vehicle while working at Concordia Université Loyola campus. I acknowledge my mistake and and accept responsibility. However, I believe a $385 fine for a non-criminal parking infraction is disproportionate. Although my vehicle may have inconvenienced bus or taxi traffic, it did not create a dangerous situation or cause harm. Fines should encourage compliance with parking regulations But they should also be fair and proportionate to the seriousness of the offense. I respectfully ask City Council to review the current parking fine schedule and consider whether penalties of this magnitude are appropriate. A balanced approach would maintain deterrence while ensuring that fines remain reasonable and equitable for Montreal residents. Thank you for your consideration. Is anyone answer? Le montant d'étiquette. Question numéro quarante.
Voix 5E7:59:38
Okay, go ahead.
Chantal Rossi ◌7:59:44
Madame Valenzuela. Thank you so much for bringing this to your our attention.
Soraya Martinez Ferrada7:59:49
I'm sorry that you had to receive this.
Chantal Rossi ◌7:59:52
Fine in the borough of Côte-des-Neiges and Digi next to Loyola campus. The truth of the matter is, is that with regards to the reserve bus lane, this parking fee went up in the last mandate in order for us to show our residents that reserve bus lanes are important. And so this is, yes, quite expensive, But at this moment, we are unable to move forward with any changes, and hopefully this will show other Montrealers to move their vehicle when it shouldn't be parked on the reserve bus lane. Thank you so much. La prochaine question sera la question 42 et sera la dernière question étant donné que la demi-heure est écoulée pour les questions écrites. Elle se lit comme suit: Dans le cadre du projet de réaménagement de l'île Voyageurs, Est-il prévu que le nouvel immeuble qui remplacera l'ancienne gare d'autocars assure une connexion intérieure ou un passage direct entre la station du métro Berri-UQAM et la gare d'autocars actuelle, comme le permettait l'ancienne gare? Monsieur Aref Salem.
Voix 5B8:01:06
Merci de la question. La réponse va être courte et je vais rendre un résident heureux. Oui, effectivement, il y aura toujours, il y aura toujours un lien entre l'îlot et le métro Berri-UQAM. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌8:01:20
Merci. Alors, comme je le disais, c'est ce qui met fin à la période de questions. Nous allons donc retourner à l'ordre du jour du conseil. Je donne donc la parole au leader de la majorité.
Voix 5E8:01:34
Merci, madame la présidente. Écoutez, si je ne m'abuse, avant de retourner à l'ordre du jour, je pense qu'il y avait une intervention sur souhaitée de monsieur Barone.
Chantal Rossi ◌8:01:40
Effectivement, monsieur Barone, je vous cède la parole. Vous devez peser sur— voilà, vous pouvez y aller.
Voix 5E8:01:55
Merci, madame la présidente. D'abord, pour ma première intervention au sein de la salle de conseil avec vous tous ce soir, C'est pour vous présenter mes excuses. Donc, ça commence mal comme première intervention. Ce que je voulais vous dire, c'est je ne sais pas si comme moi vous avez eu des problèmes. J'ai reçu à peu près 4 ou 5000 courriels depuis les derniers 2-3 jours. Donc, toute la partie de l'après-midi jusqu'à notre pause de 5 heures, malheureusement, je n'avais accès aucun document, donc je me promenais un peu à l'aveugle. J'ai demandé l'aide d'un de nos collègues qui est dans le balcon en ce moment, qui est venu me donner un petit coup de main. Mes collègues m'ont vu sortir un couple de fois avec mon laptop et c'est finalement madame Catherine Houbart, pardon, qui m'a sauvé à la fin de la session en arrière des portes. Ici. Conséquemment, j'aimerais— j'ai voté— je pense que, madame la présidente, vous avez senti que j'avais— j'étais pris dans le brouillard. Et alors, conformément à l'article 107 du règlement de régie interne du conseil municipal, j'aimerais présenter une motion appuyée par monsieur Julien Hénault-Ratelle. Pour demander au conseil de reconsidérer ma décision sur le point 8065-01.
Chantal Rossi ◌8:03:34
Monsieur Ratel.
Voix 5E8:03:37
Oui, écoutez, j'appuie effectivement le conseiller dans sa demande, puis de notre côté, il y a consentement pour la demande de modification.
Chantal Rossi ◌8:03:44
Alors, le vote de monsieur Barone sur le 8065-01. 01 a été modifié.
Voix 5E8:03:58
Du conseil, merci.
Chantal Rossi ◌8:03:59
On comprend la fuite courriel que vous avez reçue. Monsieur le leader de la majorité.
Voix 5E8:04:08
Merci, madame la présidente. Comme je l'avais annoncé en début de conseil, petit changement de séquence à cette heure-ci. On a des membres qui sont visés par le point que j'ai appelé dans le balcon avec nous. Donc j'ai appelé du conseil municipal le point 51.03, qui est de nommer, appuyé par monsieur Claude Pinard, de nommer Sarah Maud Cossette-Kanza-Chalouny et Marie-Ève Auger-Robert à titre de membres du conseil des Montréalaises pour un premier ou second mandat de 3 ans à compter d'août et septembre 2026 et nommer Maryam Benslimane à titre de vice-présidente du conseil des Montréalaises pour un mandat de 2 ans à compter d'août 2026.
Chantal Rossi ◌8:04:52
Monsieur Olivier Demers-Dubé.
Voix 5E8:05:00
Merci, madame la présidente. Alors, depuis 20 ans, le conseil des Montréalaises éclaire les décisions de la Ville grâce à des avis, des mémoires, des recommandations portant sur des enjeux qui touchent directement le quotidien des Montréalaises: la sécurité dans l'espace public, le logement, l'accès au sport, l'itinérance, la transition écologique, la participation à la vie démocratique ou encore les conditions de travail au sein de l'administration municipale. Au fil des années, ces travaux ont contribué à faire progresser les réflexions et les politiques municipales dans une perspective plus inclusive et égalitaire. C'est donc à féliciter Sarah-Maude Cossette pour sa nomination, Madame Kenza Chalouny et Marie-Ève Vogel-Robert pour le renouvellement de leur mandat à titre de membres du conseil des Montréalaises, une instance consultative essentielle à la vie démocratique des Montréalaises. Je veux aussi souligner la nomination de madame Merem Ben Slimane à titre de vice-présidente du conseil des Montréalaises pour un mandat de 2 ans. Les dernières années ont démontré toute la pertinence du conseil des Montréalaises. Prenons notamment ses avis sur la sécurité des femmes lors des grands événements, sur la transition écologique juste au féminin ou encore récemment au rapport portant sur la situation des femmes cols bleus à la Ville de Montréal, qui met en lumière les défis persistants et les pistes d'amélioration pour favoriser des milieux de travail plus équitables. À vous quatre, merci de votre expertise, de votre énergie et de votre engagement au service de Montréal. Je vous adresse mes plus sincères félicitations et je vous souhaite beaucoup de succès. Dans l'exercice de vos nouvelles fonctions.
Soraya Martinez Ferrada8:06:32
Merci.
Chantal Rossi ◌8:06:32
Madame Christine Blais. Madame Christine Blais, je vous avais nommée.
Voix 5G8:06:48
Dans les applaudissements, j'avais pas entendu, désolée. Alors, je veux intervenir donc moi également sur le 51.03. Alors, madame la présidente, c'est avec plaisir que je prends la parole aujourd'hui pour souligner les nominations au conseil des Montréalaises. D'abord, je tiens à souligner la plus chaleureuse bienvenue à madame Sarah Maude Cossette, qui se joint au conseil des Montréalaises à titre de nouvelle membre. Chercheuse engagée et spécialiste des enjeux liés aux inégalités, à l'analyse féministe intersectionnelle et à l'occupation des espaces publics, elle apporte une expertise précieuse qui saura certainement enrichir les réflexions et et les recommandations du conseil. Je souhaite également féliciter madame Kenza Chalouni et madame Marie-Eve Voguer-Robert pour la reconduction de leur mandat. Leur engagement soutenu, leur rigueur et leur contribution active aux travaux du conseil des Montréalaises témoignent de leur profond attachement à l'avancement de l'égalité et à l'amélioration des conditions de vie des Montréalaises. C'est une grande chance de pouvoir continuer à compter sur leur expérience et leur leadership. J'en profite aussi pour féliciter madame Maryam Besslimane, qui accède aujourd'hui à la vice-présidence du conseil des Montréalaises. Son parcours remarquable en matière d'équité, de diversité et d'inclusion constitue un atout important pour la poursuite de la mission du conseil. Je tiens à souligner que le conseil des Montréalaises joue un rôle essentiel auprès de la Ville depuis maintenant 22 ans. 22 ans d'engagement bénévole, de passion et d'idées porteuses pour la Ville et les Montréalaises. Grâce à leurs travaux, vos membres contribuent à faire entendre la diversité des réalités vécues par les femmes de Montréal et à faire progresser l'égalité dans nos politiques et nos actions municipales. À la renom de la Ville de Montréal, je tiens à remercier sincèrement toutes les membres du conseil des Montréalaises pour leur dévouement et leur précieuse contribution à une métropole plus juste, plus inclusive et plus égalitaire. Félicitations à toutes et au plaisir de poursuivre ce travail collectif avec vous.
Martine Musau Muele8:08:39
Merci.
Chantal Rossi ◌8:08:48
Alors, le point est adopté. Toutes nos félicitations. Merci beaucoup. Monsieur le leader, je vous invite à poursuivre.
Voix 5E8:09:17
Merci, madame la présidente. Deuxième changement de séquence, on va aller à nouveau dans le conseil municipal. Je vais appeler, je vais pas appeler, je vais céder la parole à ma collègue de l'opposition pour qu'elle puisse appeler la motion en 65.01.
Chantal Rossi ◌8:09:33
Merci, madame la présidente. Alors effectivement, j'appelle La motion 6501 qui sera présentée par madame Nathalie Goulet et qui sera appuyée par monsieur Alex Norris et madame Ericka Alneus. Madame Goulet.
Nathalie Goulet8:09:53
Merci, madame la présidente. Chers collègues, je prends la parole aujourd'hui avec gravité, mais aussi avec une grande humilité. Je sais très bien que la motion que je propose n'est pas une motion comme les autres. Elle nous place devant nos responsabilités morales, politiques et humaines. Elle nous demande d'être à la hauteur de ce que Montréal est et de ce que nous avons toujours dit qu'elle devait être. Montréal est une ville de diversité, on l'a redit encore aujourd'hui. Et si elle est une ville de diversité, c'est parce qu'elle est depuis longtemps une terre d'accueil, une terre où des personnes venues du monde entier ont trouvé refuge, ont trouvé la paix et ont construit leur vie ainsi que notre tissu social, économique et culturel commun. Mais cette diversité, elle ne se limite pas à une réalité démographique. Elle nous impose un devoir, le devoir de reconnaître les souffrances qui traversent nos communautés. Les conflits du monde ne s'arrêtent pas aux frontières. Montréal ne vit pas sous une cloche de verre. Ce qui est vécu ailleurs vit aussi ici, dans les cœurs, dans les familles, dans nos quartiers. Depuis des décennies, la Ville de Montréal affirme activement son attachement aux droits humains. Nous avons adopté des déclarations fortes contre le racisme et les discriminations. Montréal possède aussi une longue tradition de ville pacifiste. Beaucoup de ses concitoyennes et concitoyens sont engagés au sein d'organisations internationales et de défense des droits humains et accompagnent aussi les processus de paix dans le monde. Rappelons-nous de la manifestation historique de 2003 contre la guerre en Irak: 250 000 personnes à -20 degrés Celsius à Montréal en plein hiver. Nous aussi, nous avons dans notre histoire adopté des positions courageuses. Je pense à notre opposition à l'apartheid en Afrique du Sud. Je me souviens très bien de ce moment historique en 1989. J'étais étudiante en sciences politiques et le geste du maire Jean Doré et la visite de Nelson Mandela à Montréal m'ont beaucoup marquée, comme beaucoup de Montréalaises et de Montréalais qui s'en souviennent encore aujourd'hui. Et aujourd'hui, la question est simple: sommes-nous encore capables de ce courage? Je suis convaincue que oui, et c'est la raison pour laquelle nous déposons aujourd'hui une motion portant sur la solidarité de la Ville de Montréal envers le peuple palestinien et les victimes civiles du conflit en Asie de l'Ouest, qui est le terme décolonial qu'il faudrait s'habituer à utiliser, et que communément appelé le Moyen-Orient. Évidemment, nous ne pouvons pas parler de cet enjeu sans rappeler l'attaque du 7 octobre 2023 contre des civils palestiniens qui a fait plus de 1200 morts et de nombreux otages. Je veux être très claire, cette attaque était ignoble. Elle n'a aucune justification morale ni politique et a été condamnée unanimement. Et nous devons continuer de la condamner sans ambiguïté. Le droit international s'en est d'ailleurs saisi. Mais depuis ce moment, nous avons aussi le devoir de reconnaître que des dizaines de milliers de civils ont perdu la vie à Gaza, en Cisjordanie occupée et au Liban. Des enfants, des familles, des secouristes, du personnel médical, des travailleurs humanitaires, des journalistes. Nous avons aussi le devoir de reconnaître que le peuple palestinien vit depuis des générations un déni d'existence complet. Le génocide en cours à Gaza s'inscrit dans ce contexte de violations continues du droit du peuple palestinien à l'autodétermination, avec une colonisation qui a entraîné une dépossession massive de ses territoires, un exil de milliers de réfugiés dans les pays voisins, des massacres répétés et un apartheid dans l'organisation sociale et politique. Cette situation ne pourra pas durer éternellement. Depuis octobre 2023, ce que le peuple palestinien vit à Gaza et en Cisjordanie dépasse l'entendement. On parle de plus de 80 000 morts à ce jour, près de 200 000 blessés, et certains évoquent des dizaines de milliers de morts encore sous les décombres. S'ils ne sont pas tués directement, les gens meurent de faim, de maladies chroniques, d'absence de médicaments ou d'infections. Causées par les conditions de vie inhumaines. 100% de la population gazaouie souffre d'insécurité alimentaire. La destruction est totale. L'ensemble des hôpitaux, des écoles, des universités, des terres cultivables ont été détruits, comme 92% des habitations. Le nombre de réfugiés dépasse l'entendement. 2 millions de personnes ont été déplacées à Gaza et au 1,3 million au Liban, soit le quart de la population dans un pays qui abrite déjà le plus grand nombre de réfugiés per capita au monde. Cet été, une commission d'enquête internationale indépendante mandatée par l'ONU vient de rendre public un rapport démontrant que l'armée israélienne cible délibérément les enfants dans la bande de Gaza. Ce rapport affirme que ces actes s'inscrivent dans le cadre d'un génocide et constituent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité et que ces crimes continuent malgré le cessez-le-feu intervenu en octobre 2025. De façon complètement démesurée, les enfants représentent 30% à 44% des victimes. Le rapport recense 20 179 enfants tués, 20 179, 58 000 orphelins et et 44 143 enfants blessés ou mutilés. Gaza est l'endroit dans le monde actuellement où il y a le plus d'enfants mutilés. Si nous devions assister chaque jour sans interruption aux funérailles d'un enfant qui a été tué à Gaza, nous en aurions pour 55 ans. À partir de combien d'infanticides doit-on commencer à parler de génocide d'un peuple? De plus, en Cisjordanie occupée, on recense 1000 attaques de colons israéliens contre 230 communautés palestiniennes rien que depuis le début de l'année. Ces colons ont été fortement armés par l'armée israélienne et de nombreuses sources humanitaires soulignent sa complicité dans ces agissements. Les preuves internationales s'accumulent pour qualifier cette situation de génocide. Par exemple, l'intention génocidaire quand le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, ordonne de tuer 30 ou 40 Palestiniens chaque jour et même davantage. Je le cite: ce sont des gens qui ne devraient pas être en vie. Je leur fais un compliment en les qualifiant d'êtres humains. Il y a aussi, à part l'intention, la planification de cette intention génocidaire. Après avoir rasé Gaza, le gouvernement israélien vient de créer en 2025 une autorité d'immigration chargée de superviser le déplacement forcé des Palestiniens dans une nouvelle ville dite humanitaire où les Gazaouis seraient tous réunis et de laquelle ils ne pourraient pas sortir sauf pour émigrer pour toujours. Alors, face à toute cette situation, Le silence ne peut pas être une option. Des organisations internationales reconnues, des juristes, des experts du droit international parlent d'actes de génocide et de crimes contre l'humanité. Des organisations israéliennes très importantes au sein de la société israélienne et aussi dans le monde parlent depuis longtemps d'un régime d'apartheid dans leur pays, ce que confirment un grand nombre d'analyses internationales. La Cour internationale de justice a rendu une décision demandant à Israël de prévenir d'éventuels actes de génocide et de prendre des mesures immédiates pour permettre la fourniture de l'aide humanitaire à la population civile de Gaza. Un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale vise le Premier ministre israélien et son ancien ministre de la Défense. Le Premier ministre du Canada, Mark Carney, a d'ailleurs mentionné qu'il respecte qu'aurait ce mandat d'arrêt si Benyamin Netanyahou venait à mettre les pieds au Canada. Ce ne sont pas des mots lancés à la légère. Ce sont des faits lourds, documentés, qui nous interpellent en tant qu'élus. Devant ça, je vous pose la question très sincèrement: pouvons-nous être sélectifs dans notre indignation? Parce que lorsque la Russie a envahi l'Ukraine, on a agi très rapidement ici. On a hissé le drapeau ukrainien, rompu certains liens. On a pris position avec clarté. Tout récemment, en mars dernier, on a exprimé notre solidarité envers les victimes civiles au Liban et en Iran. Nous avons démontré que nous étions capables de viser plusieurs objectifs à la fois: défendre les populations civiles tout en combattant la haine et la discrimination sous toutes ses formes. Et c'est exactement ce que cette motion propose. Elle réaffirme notre attachement à la paix et aux droits humains fondamentaux. Elle réaffirme clairement que nous devons lutter contre toutes les formes de haine, y compris l'antisémitisme, y compris l'islamophobie. Et je tiens à le dire avec force, les personnes de confession juive ou d'origine israélienne vivant à Montréal ne sauraient être tenues responsables des actions du gouvernement israélien. Elles subissent elles-mêmes une montée alarmante de gestes haineux. Je pense à la tentative d'incendie criminel d'une synagogue qui s'est déroulée à Westmount en juin dernier et à d'autres événements. C'est inacceptable. Nous avons le devoir de les protéger, de les soutenir et de le dire sans équivoque. Mais cette motion nous demande aussi d'avoir le courage de nommer les choses et surtout d'être conséquents. Être conséquent, cela veut dire quoi? Cela veut dire que si nous avions suspendu nos relations avec certains États dans le passé pour des violations de droit international, nous devons être prêts à le faire encore aujourd'hui. Cela veut dire que nos gestes diplomatiques municipaux, même symboliques, doivent refléter nos valeurs. Cette proposition propose donc une mesure claire: suspendre nos nos liens institutionnels avec le gouvernement israélien, ses institutions et ses municipalités tant que le droit international ne sera pas respecté. Ce n'est pas un geste contre un peuple, ce n'est pas un geste contre nos concitoyens de confession juive ou d'origine israélienne, c'est un geste de cohérence. Chers collègues, je sais que cette discussion-là est difficile. Je sais qu'elle touche Des sensibilités profondes, des histoires personnelles, des blessures réelles. Mon mari est d'origine libanaise. Il a vécu 10 ans de guerre civile qui, dit-il, lui ont volé sa jeunesse. Je vois aussi ce que la guerre fait aux générations qui suivent. Je pense à mes 2 fils, complètement révoltés par la situation actuelle. Je le vois dans toute une génération palestine qui assiste à un génocide vécu en direct sur les réseaux sociaux. Au fond, cette motion ne parle pas seulement de politique internationale. Elle parle de nous, de ce que nous sommes prêts à défendre, de ce que nous refusons d'accepter et de la valeur que nous accordons à chaque vie humaine. Nous avons un devoir d'humanité Madame la Présidente, l'histoire nous a déjà montré que les villes peuvent être des voix courageuses. Montréal l'a été. Aujourd'hui, nous avons une occasion et une responsabilité de l'être à nouveau. Aujourd'hui, des voix s'élèvent dans le monde. Nos voix doivent aussi s'élever. Alors, appuyée par Madame Ericka Alneus, chef de l'opposition officielle, et de Monsieur Alex Norris, conseillers de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, je vous demande respectueusement d'appuyer cette motion.
Martine Musau Muele8:22:34
Merci.
Chantal Rossi ◌8:22:55
Monsieur Alex Norris.
Voix 5B8:23:01
Merci, Madame la Présidente. Nous avons ce soir l'occasion de poser un geste historique, de prendre une position claire et fondée sur les valeurs face aux atrocités commises par l'État d'Israël depuis près de 3 ans, et surtout de faire en sorte, enfin, que ces crimes entraînent des conséquences concrètes. Depuis près de 3 ans, le monde regarde avec horreur la destruction de Gaza.
Chantal Rossi ◌8:23:30
Je m'excuse, monsieur Norris, 30 secondes. Je vais demander aux gens qui sont en haut, s'il vous plaît, de ne pas filmer. Vous n'êtes pas autorisés à filmer la galerie. On accepte exceptionnellement les gens, mais vous n'êtes pas autorisés à filmer, s'il vous plaît. Je ne veux pas avoir à intervenir de nouveau. Merci.
Voix 5B8:23:52
Monsieur Norris, depuis près de 3 ans, le monde regarde avec horreur la destruction de Gaza. Des civils terrorisés, déplacés d'une prétendue zone sûre à une autre et bombardés malgré tout. Des hôpitaux, des écoles, des universités, des églises et des mosquées détruits. Des installations des Nations unies attaquées. La faim, utilisée comme arme de guerre, des dizaines de milliers d'enfants tués et mutilés, des centaines de journalistes, de travailleurs des médias et de membres du personnel médical tués, des quartiers entiers rasés, un territoire rendu en grande partie inhabitable. Et tout cela accompagné d'une rhétorique ouvertement génocidaire provenant des plus hauts dirigeants politiques politique et militaire d'Israël. The scale of the destruction, the depravity of the crimes, the openness with which senior Israeli leaders have spoken of destruction, expulsion, and collective punishment— all of this has seized the world's attention and its conscience. One reason Gaza has had such an impact is that we have watched it unfold in real time. On our phones and on our screens, we have seen civilians attacked. We have seen neighborhoods erased. We have even seen perpetrators celebrating what they have done. That is why Gaza has been so often described as the world's first livestream genocide. What Israel has done in Gaza and the role Western governments have played in enabling it has become one of the defining moral tests of our time. Today, this council has the opportunity to say enough. We can name these crimes. We can hold the government of Israel responsible for them. And we can attach meaningful consequences to our words. Je crois aussi que le temps est venu de mettre fin aux deux poids, deux mesures à l'Hôtel-de-Ville. Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Ville a immédiatement cessé d'inviter le consul général de Russie à l'Hôtel de ville. Nous avons hissé le drapeau ukrainien. Nous avons dénoncé la violation du droit international par la Russie. Et nous avons eu raison de le faire. Mais aujourd'hui, après près de 3 ans de massacres et de destructions à Gaza, alors que le premier ministre israélien fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, alors que notre propre premier ministre a confirmé que le Canada respecterait ce mandat et arrêterait Benjamin Netanyahou s'il mettait les pieds au Canada, alors qu'une commission d'enquête indépendante des Nations unies, l'organisme respecté des droits de la personne Amnesty International et le principal organisme de défense des droits de la personne en Israël, le B'Tselem, ont conclu qu'Israël commet un génocide à Gaza. Malgré tout cela, le consul général d'Israël continue d'être invité à des activités protocolaires à l'Hôtel de ville de Montréal. Et on continue de poser pour des photos avec lui comme si tout cela était parfaitement normal. Colleagues, Montrealers expect better than this. They want leadership grounded in principle. They want Montreal to stand for peace, human rights, and international law. And above all, they expect consistency. If we condemn crimes against humanity when Russia commits them, we must condemn them when Israel commits them too. International law cannot depend on the identity of the perpetrator. J'aimerais répondre brièvement à quelques arguments avancés. Contre cette motion. On nous dit qu'elle divisera notre ville et alimentera l'antisémitisme. Soyons très clairs: l'antisémitisme est réel, dangereux et nous devons le combattre partout. Mais dénoncer les crimes d'un gouvernement, ce n'est pas attaquer un peuple ou une religion. De nombreuses voix juives à Montréal, en Israël et partout dans le monde dénoncent elles-mêmes les actions du gouvernement israélien. Nous n'avons jamais prétendu que condamner Vladimir Poutine revenait à attaquer les Montréalaises et Montréalais d'origine russe. De la même façon, les Montréalaises et Montréalais juifs ne sont pas responsables, comme l'a bien dit ma collègue Nathalie Goulet, des actes de l'État d'Israël. On nous dit ensuite que ce n'est pas à Montréal de se prononcer sur des enjeux internationaux. Mais le conseil municipal le fait depuis des décennies. Nous avons pris position sur la Russie, l'Arabie saoudite, la Libye, le Myanmar et Haïti, pour n'en nommer que ces exemples-là. Dans le cas des Rohingyas, Montréal a même demandé au Canada d'invoquer la Convention sur le génocide contre le Myanmar et d'appuyer le recours devant la Cour internationale de justice. Alors non, le précédent n'est pas nouveau. Et non, Montréal n'a jamais considéré qu'elle devait attendre la permission d'Ottawa avant de défendre les droits de la personne et le droit international. On nous dit également que les constats d'apartheid et de génocide visant Israël seraient des mensonges ou des calomnies. Pourtant, Human Rights Watch, Amnesty International, et l'organisme israélien de défense des droits de la personne, B'Tselem, ont tous conclu qu'Israël impose aux Palestiniens un système d'apartheid ou commet à leur égard le crime d'apartheid. Et en 2024, la Cour internationale de justice a même conclu que les politiques israéliennes dans le territoire palestinien occupé constituent une discrimination systémique. Et viole l'article de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale qui interdit la ségrégation raciale et l'apartheid. On nous dit enfin qu'aucun tribunal n'a encore rendu de jugement définitif concluant qu'Israël commet un génocide. Cela, c'est vrai, mais cela ne signifie pas que nous devons attendre que nous devons attendre. Amnesty International, B'Tselem et une commission d'enquête indépendante des Nations unies ont conclu qu'un génocide est commis à Gaza. Human Rights Watch a conclu à la commission d'actes de génocide. Et Israël fait actuellement l'objet d'une procédure devant la Cour internationale de justice pour violation alléguée de la Convention sur le génocide. Mais cette convention ne dit pas attendez qu'un génocide soit terminé, puis condamnez-le. Elle impose une obligation de prévention. Cette obligation entre en jeu dès qu'il existe un risque sérieux de génocide. Autrement dit, le devoir d'agir existe précisément avant qu'un jugement définitif soit rendu. Et c'est là, Madame la Présidente, que se trouve la question fondamentale devant nous aujourd'hui. Il ne s'agit pas de savoir si Montréal peut mettre fin à ces crimes contre l'humanité. Nous savons que nous ne le pouvons pas. Il ne s'agit pas non plus de prétendre que cette motion changera à elle seule la conduite du gouvernement israélien. La question est beaucoup plus simple: que faisons-nous, nous, lorsqu'un gouvernement commet des crimes de cette ampleur? Est-ce que nous continuons comme avant? Est-ce que nous continuons les invitations protocolaires les poignées de main et les photos officielles? Est-ce que nous dénonçons les crimes mais sans jamais leur donner de conséquences? Ou est-ce que nous disons enfin non? Non, ce n'est pas normal. Non, nous ne détournerons pas le regard. Non, les règles du droit international ne s'appliquent pas seulement à nos adversaires, elles s'appliquent à tout le monde. Il y aura un après-Gaza et un jour, on nous demandera ce que nous avons fait pendant que tout cela se déroulait sous nos yeux. Nous devons pouvoir répondre que Montréal n'est pas restée silencieuse, que Montréal n'a pas choisi deux poids deux mesures, que Montréal a défendu le droit international lorsque cela était facile et aussi lorsque cela ne l'était pas. C'est ce que cette motion permet de faire aujourd'hui. Je vous invite à l'appuyer. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌8:32:50
Madame Martine Musau-Muele.
Martine Musau Muele8:33:00
Madame la présidente, pour éviter que le cœur de mon message ne se perde, je vais commencer par conclure mon propos. Alors, relativement à cette motion, je souhaite vous partager les réflexions suivantes. La première est qu'il n'y a qu'un seul camp derrière lequel nous sommes appelés à nous ranger. Et c'est celui de la paix. La deuxième réflexion est que lorsque les dirigeants municipaux s'aventurent dans les tranchées périlleuses d'enjeux déchirants qui dépassent largement les compétences qui leur incombent par les lois qui les gouvernent, ces mêmes dirigeants doivent avoir la bienséance de poser les gestes qui sont conséquents avec les valeurs qu'ils disent défendre. La troisième réflexion pour que ces gestes conséquents aient une quelconque valeur: ils doivent s'inscrire dans une logique selon laquelle les politiques publiques doivent entraîner un changement de paradigme structurel, institutionnel et parfois même culturel. Parce que sinon, persister à adopter des postures symboliques sur des questions aussi clivantes que celles traitées aujourd'hui dans cette assemblée, eh bien, ça s'apparente tout simplement à des ajustements marginaux et esthétiques qui ne sont qu'au service de la vertu. Je vous partage ces réflexions au nom de toutes ces concitoyennes qui n'ont jamais eu, elles, le privilège d'intellectualiser les notions relatives aux conflits armés parce que leurs corps et leurs esprits porte encore les séquelles de la guerre. Je vous partage ces réflexions au nom de tous mes concitoyens qui ont hérité de l'horreur, ceux qui vivent avec les spectres de leurs ancêtres décimés aux mains de ceux qui un jour avaient été leurs amis, leurs voisins, leurs confrères. Je vous partage aussi ces réflexions au nom de Tous ces enfants qui sont nés ici ou ailleurs et dont l'identité s'est construite sur les récits de celles et ceux qui ont connu des exactions inimaginables comme la famine, la torture et parfois même pire encore. Si je me lève ce soir, en fait, c'est pour donner une voix à celles et à ceux qui ne croient plus en nous parce que trop souvent, nos gestes n'ont tout simplement pas suivi nos paroles. Je me lève parce que nous sommes trop nombreux à avoir vu parader ces gens des milieux politiques, humanitaires, économiques, de la société civile et parfois même de simples citoyens qui se sont dit être nos frères d'armes. Vous savez, ceux qui sont prêts à lutter coûte que coûte à nos côtés pour le respect de la dignité humaine. Mais combien de fois n'avons-nous pas été abandonnés ou trahis par ces mêmes personnes qui sont tout simplement passées au prochain hashtag? Parce que dans les faits, elles, elles ont le privilège de hiérarchiser nos peines, nos souffrances et nos pleurs. J'estime avoir la légitimité de porter la lassitude de ces voix parce que, vous savez, à l'âge où les enfants jouent encore avec les poupées, les mots génocide et apartheid faisaient déjà partie de mon univers. Très tôt, on m'a fait comprendre qu'aux yeux du monde, nous ne sommes pas tous égaux, malgré ce que peuvent dire les adultes. Et ce n'est que plus tard que j'ai enfin compris pourquoi. Parce qu'en fait, on peut toujours compter sur un adulte pour instrumentaliser l'une de nos impulsions les plus primitives, qui s'appelle la peur. Et vous savez ce qui est fascinant avec ceux qui savent manier la peur? C'est que ces plus grands architectes savent aussi jouer de nos peurs pour justifier l'injustifiable. Si ce n'était des artisans de la peur, comment est-ce qu'on pourrait raisonner des notions telles que la suprématie, d'un peuple sur un autre, ou encore la convoitise obscène au détriment de son voisin pour des choses auxquelles toute personne a droit, comme une patrie, une terre, un toit, la dignité, la liberté, la vie. Si ce n'était de l'appétit insatiable qu'ont ces agents du chaos, pour la peur, comment est-ce qu'on pourrait expliquer que des générations entières d'enfants et de jeunes aient été sacrifiés et ne pourront jamais goûter au plaisir de l'insouciance qui caractérise les fêtes, les concerts, les amours de jeunesse? En préparant ma prise de parole, j'ai fait des choix. J'ai fait le choix de ne pas vous détailler l'histoire tragique du peuple dont le sang coule dans mes veines, parce qu'ainsi, je souhaite vous épargner les pleurs de l'enfant qui a hérité du trauma intergénérationnel d'un génocide que l'histoire a tout simplement préféré effacer. Je choisis aussi de ne pas vous relater les témoignages de personnes comme Raïs Kibonge, Afin Loalalika, qui eux ont connu les premières heures du génocide. J'ai choisi aussi de ne pas vous relater les souvenirs de femmes comme Gracia Kasoki Katawa ou Reine Bambo Alara, qui elles ont eu le courage d'aller à la rencontre des gens du Kivu. Dans l'est du Congo, et qui, elles, ont daigné regarder la peur dans les yeux. Puis étonnamment, toutes ces personnes que je vous ai nommées, au cours des 5 dernières années, elles ont été au service de leurs concitoyens et concitoyennes ici, à Montréal, à Sherbrooke, à Longueuil. C'est pas une coïncidence. Ce choix, je l'ai fait parce que je ne trouvais pas les mots, en fait, pour vous décrire le vide qui nous habite quand le téléphone sonne et qu'on comprend par la voix affligée de sa mère que la femme du pasteur vient de perdre 6 membres de sa famille d'un seul coup aux mains de ces agents du chaos assoiffés de sang. J'ai plutôt choisi de vous partager ce dont nos concitoyens ici à Montréal ont besoin. Je crois parler avec justesse quand je vous dis que nos gens ne veulent pas de dirigeants qui cèdent à la peur. Et nos gens veulent encore moins de dirigeants qui sèment la peur. Raison pour laquelle je ne peux conclure sans nous inviter à agir avec discernement. Discernement lorsque nous nous approprions les traumas de nos concitoyens. Précisément, si nous estimons que, comme à administration municipale, nous avons la légitimité, voire peut-être la responsabilité, de nous prononcer sur des questions internationales. Ayons, s'il vous plaît, s'il vous plaît, la probité de le faire avec la rigueur et avec la volonté de répondre d'abord à des impératifs montréalais. Alors, je vous laisse sur les propositions suivantes qui, je le précise, ne sont pas des amendements en soi. Prenez-le comme, comme un partage, tout simplement. Et si, au-delà des discours, nous agissions collectivement de façon à ne laisser aucun doute sur les valeurs humaines que nous disons incarner? Imaginez si, sur le plan structurel, nous révisions des documents tels que la politique d'approvisionnement responsable de la Ville de Montréal afin de bonifier son chapitre 4 qui représente la responsabilité sociétale des entreprises comme un facteur d'analyse qui n'incombe aujourd'hui qu'aux entreprises qui souhaitent faire affaire avec la Ville. Pourtant, les achats de la Ville de Montréal représentent près de 3 milliards de dollars par année. En 2026, l'heure est-il venue de redéfinir les fondements de la responsabilité institutionnelle pour une métropole comme la nôtre? Et si oui, sommes-nous prêts à accepter que passer de l'intention à l'action nous exposera à nos propres contradictions et aux limites imposées par des partenariats et des alliances historiques qui font de nous des complices de ces mêmes barbaries que certains disent dénoncer? Imaginez si, sur le plan institutionnel, nous adoptions une posture intransigeante en agglomération au municipal et en arrondissement face aux discours haineux en ayant nous-mêmes en tant qu'élus une posture exemplaire? Serions-nous donc disposés à adopter par exemple des motions de blâme quand une personne élue pour servir ses concitoyens jette l'opprobre sur l'ensemble d'entre nous en alimentant publiquement les hostilités et en faisant l'apologie de la violence, même lorsqu'elle ces actes barbares et sanguinaires ne sont qu'illustrés symboliquement. Et je termine à la 11e minute. Imaginez si, sur le plan simplement humain, les 103 élus de la Ville de Montréal étaient tous disposés à sacrifier un chèque de paix, un chèque de paix pour créer une enveloppe humanitaire. Une enveloppe qui se chiffrerait certainement dans quelques centaines de milliers de dollars et pour laquelle nous pourrions transformer nos paroles anémiques de solidarité en gestes forts et conséquents, sans fanfare ni trompette, de simples actions profondément humaines qui transcendent notre rôle de figurants dans les réseaux internationaux auxquels nous appartenons et qui permettraient de rappeler à chaque Montréalaise et à chaque Montréalais la devise nous unit. Ça sera tout pour moi.
Chantal Rossi ◌8:44:25
Merci. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada8:44:36
Merci, madame la présidente. Chers collègues, personne dans cette salle ne peut être indifférent aux souffrances que vivent aujourd'hui les populations civiles au Moyen-Orient. En Palestine, en Israël, au Liban, en Iran et partout ailleurs dans la région, les familles vivent des deuils, la peur, le déplacement, l'incertitude. À Gaza, la crise humanitaire est sans précédent. Chaque mort causée par la guerre est une mort de trop, chaque personne blessée, déplacés, endeuillés, représente une tragédie humaine. Chaque mort causée par la guerre doit être rappelée. Et je veux le dire clairement: reconnaître cette souffrance, demander la protection des populations civiles, défendre le droit international et souhaiter une paix juste durable sont des valeurs qui nous rassemblent tous. La question qui nous est posée aujourd'hui est différente. Elle est de savoir quel est le rôle du conseil municipal de Montréal face à des conflits internationaux aussi complexes, aussi douloureux et aussi polarisants. Et surtout, quelle est notre responsabilité envers les Montréalais et Montréalaises que nous représentons. Montréal est une ville construite par des générations de personnes venues des quatre coins du monde pour y trouver la sécurité, la liberté, la dignité et l'espoir. Elle est aujourd'hui le foyer de communautés palestiniennes, juives, israéliennes, libanaises, iraniennes, arabes, musulmanes et de nombreuses autres communautés. Lorsque les conflits éclatent à dans le monde, leurs répercussions se font aussi sentir ici, dans nos quartiers, nos écoles, nos lieux de culte, nos universités, nos milieux de travail. Nous avons vu tous les tensions, l'antisémitisme, l'islamophobie et les actes haineux. Cette dure réalité est inacceptable et c'est dans ce contexte que nous devrons mesurer la responsabilité de de nos paroles. Je crois profondément que le conseil municipal doit être un lieu où on recherche à rassembler, pas un lieu où on importe les fractures du monde. Cela ne signifie pas que Montréal doit être silencieuse. Cela signifie que lorsque Montréal parle, elle doit le faire avec responsabilité, en sachant ce qu'elle peut réellement accomplir et en reconnaissant les limites de son rôle. Il faut aussi mesurer la gravité des mots que nous utilisons. Le génocide n'est pas une qualification politique parmi d'autres. C'est l'un des crimes les plus graves reconnus par le droit international et cette qualification répond à des critères juridiques précis. Par exemple, au Rwanda, le génocide a eu lieu en 1994. Le premier jugement rendu par la Juridiction internationale pour les crimes de génocide est arrivé en 1998. En Bosnie, la Cour internationale de justice a saisi en 1993 et son jugement a été définitif et rendu en 2007, reconnaissant le massacre de Srebrenica constituant un génocide. Je rappelle ces exemples pour une simple raison. Le droit international a un sens, un poids, des conséquences. Alors, je le dis avec énormément de respect pour toutes les victimes civiles et pour leurs souffrances immenses vécues dans cette région: le conseil municipal n'est pas une cour de justice internationale. Nous ne sommes pas la Cour internationale de justice et nous ne sommes pas la Cour pénale internationale. Et nous nous devons, nous ne pouvons pas nous substituer aux institutions internationales qui ont précisément été créées pour accomplir ce travail. Reconnaître les limites de notre institution, ce n'est pas fermer les yeux sur Gaza, ce n'est pas nier la souffrance du peuple palestinien, ce n'est pas ignorer les souffrances vécues ailleurs dans la région, et ce n'est pas d'être indifférent. C'est respecter le droit international que nous affirmons vouloir défendre. Et c'est comprendre aussi notre responsabilité à nous, parce que la Ville de Montréal a énormément de responsabilités, que ce soit la sécurité de nos quartiers, prévenir les acquis haineux, protéger les communautés qui en sont victimes, répondre aux défis du logement, de l'itinérance, entre nos rues, nos infrastructures, assurer la propreté, la mobilité et j'en passe. Ce sont des responsabilités concrètes, ici, des conséquences directes chaque jour sur la vie de tous, près de plus de 2 millions de Montréalais et Montréalaises. Lorsqu'on gouverne, on gouverne pour tout le monde, pas pour une seule voix, pas pour un seul groupe, pas seulement pour ceux et celles qui s'expriment le plus fortement. On gouverne aussi pour ceux et celles qu'on entend moins, qui ne manifestent pas, qui ne viennent pas au conseil municipal, mais qui ont tout autant, nous ont tout autant confié la responsabilité de les représenter. Et face aux répercussions de ces conflits à Montréal, nous avons la responsabilité particulière de ce leadership. Notre premier réflexe devrait être de chercher à rapprocher ces communautés, à créer des espaces où des Montréalais et des Montréalaises qui ne pensent pas la même chose peuvent encore se parler. Et rappeler qu'aucun Montréalais et aucune Montréalaise ne doit être tenu responsable des gestes d'un gouvernement, d'une armée, d'une organisation terroriste ou d'un mouvement politique à des milliers de kilomètres d'ici. Je sais que derrière nos désaccords, il y a aussi une volonté sincère de répondre à une tragédie Notre divergence porte sur la façon d'exercer cette responsabilité. Pour moi, le leadership n'est pas seulement de prendre position. Lorsque les tensions sont fortes, le leadership, c'est aussi de chercher à trouver un point de passage. C'est la direction que nous avons voulu prendre en juin dernier, notamment avec la déclaration que nous avons voulu déposer ici au conseil pour la paix civile le dialogue interculturel et le vivre-ensemble. Nous avons choisi d'agir là où Montréal possède des leviers, notamment en travaillant et en collaborant avec le Conseil interculturel de Montréal pour se pencher sur le dialogue et la cohésion sociale, en renforçant la prévention des actes haineux et le rapprochement interculturel, en améliorant la coordination entre le SPVM et les arrondissements et les institutions communautaires et les lieux de culte. Parce qu'au lendemain de ce débat, madame la présidente, les Montréalais et Montréalaises devront continuer de vivre ensemble, à se parler, se respecter, à se sentir en sécurité dans leur propre ville. Je veux terminer sur un élément sur lequel, je l'espère, nous pourrons nous rejoindre. Il appartient au gouvernement du Canada d'utiliser les leviers diplomatiques et internationaux dont il dispose Nous devons lui demander d'en faire davantage pour contribuer à une résolution pacifique de ces conflits, au respect du droit international et à la protection des populations civiles. Nous devons continuer à soutenir les efforts permettant d'établir les conditions d'une solution, je l'espère, je pense que tout le monde le souhaite, une solution à deux États avec une paix qui va être durable, où la sécurité et la dignité des Palestiniens peut être aussi importante que celle des Israéliens. Cette année, vous savez, Montréal souligne le 325e anniversaire de la Grande Paix de Montréal. Pourquoi je vous en parle? Parce que cet anniversaire nous rappelle quelque chose de profondément actuel aujourd'hui. Lorsque les blessures sont profondes et que les désaccords semblent insurmontables, le courage politique mais qu'on s'associe à assurer les conditions du dialogue, d'une conversation, même quand c'est difficile. Puis, la communauté internationale et au gouvernement du Canada, à eux aussi, d'exercer pleinement et encore davantage les responsabilités qui sont les leurs. Et à nous, ici, d'exercer pleinement les nôtres: servir les Montréalais et Montréalaises, protéger leur sécurité, assurer les services dont ils ont besoin, protéger notre paix civile, créer du dialogue, rassembler nos communautés et faire en sorte que les conflits du monde ne détruisent jamais notre capacité de vivre ensemble. Et c'est ça le rôle de notre institution et c'est ça le leadership que je souhaite que nous ayons ensemble, ce conseil de ville, pour qu'on puisse avoir une seule voix unie derrière ces conflits tout en respectant les rôle de notre institution. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌8:54:00
Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Voix 5E8:54:19
Madame la présidente, appuyez par la mairesse. J'aimerais déposer les amendements au nom de l'administration. Je crois qu'ils ont été envoyés à l'ensemble des membres du conseil. C'est bien possible de me le confirmer? C'est bien fait? Parfait. Donc, on tomberait maintenant sur le débat sur les amendements qu'on dépose.
Chantal Rossi ◌8:54:41
Là, on remet le tableau à zéro et vous êtes prêtes à avoir le débat sur les amendements? Tout le monde a eu le temps de bien lire les amendements? Madame Nathalie Goulet.
Nathalie Goulet8:54:54
Merci, madame la présidente. Écoutez, après tout ce travail, il va sans dire que nous sommes déçus de la teneur des amendements apportés par l'administration dont nous venons de prendre connaissance. Sur le fond de la question, soit la reconnaissance d'un génocide en Palestine qui nous interpelle profondément, sur l'importance des droits humains et des droits des enfants, Nous sommes évidemment extrêmement déçus de l'absence de position de l'administration. Nous sommes aussi déçus sur la question d'être cohérents avec nos positions passées, avec le fait que la Ville de Montréal a montré historiquement son attachement aux droits humains et a posé des gestes conséquents à cet égard. Montréal veut rayonner dans le monde comme métropole de culture ou de tourisme, mais au plan de la défense des droits humains, qu'en est-il? Nous avons un bureau des relations internationales à Montréal, nous devrions en être fiers et exporter notre savoir-faire sur la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques au-delà de nos frontières. Comment continuer de dire que cet enjeu n'est pas un enjeu municipal alors qu'au mois de mars dernier, nous nous sommes montrés dans une déclaration toutes et tous solidaires des victimes libanaises et iraniennes des attaques perpétrées par les États-Unis Unis et Israël. Où est la cohérence ici? Il y a des villes dans le monde et des États qui sont solidaires du peuple palestinien. De plus en plus d'États reconnaissent officiellement la Palestine en tant qu'État. Cet été, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a offert la citoyenneté d'honneur au peuple palestinien. Des villes comme Barcelone, Oslo, Liège, Oxford, Bristol ont condamné le génocide et poser des actions concrètes. Plusieurs municipalités québécoises également. Aux États-Unis, actuellement, il y a des primaires en cours et des candidats et même des élus refusent publiquement le soutien financier des lobbys gouvernementaux israéliens. Le regard de la communauté internationale est actuellement le seul frein à la radicalisation qui s'est emparée du gouvernement israélien. Comment continuer d'accueillir ici même à l'Hôtel-de-Ville les représentants d'un gouvernement dont le premier ministre et l'ancien ministre de la Défense sont visés par un mandat d'arrêt international et de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. C'est inexplicable et profondément gênant. L'inaction et le silence de l'administration sont une position. Cette malheureuse position fait perdurer le climat d'impunité des autorités israéliennes à l'égard du génocide en cours. Même si le droit international va finir tôt ou tard par avoir raison, comme ce fut le cas dans d'autres guerres, comme en ex-Yougoslavie, mais combien d'enfants palestiniens et d'autres victimes civiles en Palestine et au Liban vont-ils mourir avant cela? Cette fois-ci, nous n'aurons pas été du bon côté de l'histoire, mais de notre côté, nous avons essayé. Il me reste à remercier l'ensemble des représentants de la société civile qui ont appuyé le travail autour de notre motion. Merci aux militantes et militants du Mouvement Montréal anti-apartheid. Votre mobilisation est exemplaire. Merci au Club anti-apartheid des artistes québécois, aux 1100 artistes et travailleurs et travailleuses du milieu culturel d'avoir signé et témoigné de votre appui. On a besoin de vous dans des luttes pareilles. Merci au Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN ainsi qu'à la Coalition du Québec Urgence Palestine et ses 130 organisations signataires, dont la Ligue des droits et libertés, Amnesty International Canada francophone, Palestiniens et Juifs unis, le PAJU, et aux 1500 personnes qui ont signifié leur appui. Cette motion est le fruit d'un grand mouvement solidaire. Je terminerai en disant que le vivre-ensemble montréalais dont on est si fiers, à juste titre, et qu'on doit protéger, ne peut signifier vivre ensemble avec l'apartheid et le génocide. Quand Montréal a dit non à l'Afrique du Sud en 1987, personne n'a accusé Jean Doré de menacer le vivre-ensemble. On l'a plutôt remercié d'en avoir défendu le sens. Merci, Madame la Présidente.
Chantal Rossi ◌8:59:26
Avant de poursuivre, merci, je vais vous demander de vous asseoir, madame la leader, je vais vous demander de vous asseoir s'il vous plaît. Avant de poursuivre, il est 21 h 35, j'ai besoin d'un accord de la part des deux leaders qui vont nous indiquer que nous allons terminer le débat ce soir sur cette motion avant de quitter.
Voix 5E8:59:51
Absolument, madame la présidente, on va poursuivre jusqu'à temps qu'on finisse le débat sur cette motion. On va ajourner par la suite, donc on peut continuer après ce débat, mais on va finir ce débat ce soir, donc bref, la durée du temps qui est restée. Parfait. Merci.
Chantal Rossi ◌9:00:05
Madame la leader de l'opposition officielle. Merci, madame la présidente. Alors, comme l'a mentionné ma collègue Nathalie Goulet, nous sommes déçus et ce parce que les amendements proposés édulcorent la motion. Il était important pour nous que les choses soient nommées et qu'on agisse. Nous avons travaillé pendant des mois et pesé chaque mot pour en arriver à cette motion. Nous avons démontré de moult façons qu'il y a eu des grands précédents à l'Hôtel-de-Ville de Montréal. Si vous l'avez manqué ce week-end, je vous invite à réécouter en entrevue, une entrevue qu'a accordée Élie Barnaby à Barnavi plutôt à Janick Tremblay qui anime l'émission Tout Terrain à Radio Canada. Monsieur Barnavi est un diplomate israélien. Il a été ambassadeur d'Israël en France de nombreuses années. Il est également un historien célébré. En entrevue, il disait que de fermer les yeux sur ce qui s'y passe, c'est de la non-assistance à peuple en danger. Je vous en prie, ne fermons pas les yeux. L'opposition va voter contre les amendements. Alors, est-ce que c'est un vote contre les amendements de la part de l'opposition? Est-ce qu'il y a d'autres personnes qui veulent manifester leur vote contre les amendements? Non. Alors, l'opposition, l'opposition vote contre amendements. Monsieur Lyda.
Voix 5E9:01:33
Madame la présidente, je demanderais appuyé par la mairesse un vote à main levée sur les amendements.
Chantal Rossi ◌9:01:42
Alors, il y a un vote à main levée qui a été demandé sur les amendements. Monsieur le greffier et l'équipe, vous me dites quand vous êtes prêts. Alors, ceux qui sont en faveur de l'amendement, des amendements, ceux qui sont en faveur des amendements, levez la main. Que ceux qui sont contre les amendements lèvent la main. Alors, contre les amendements 22, en faveur des amendements 38. Nous revenons donc à la principale amendée. Madame Ericka Alneus.
Ericka Alneus9:04:41
Merci beaucoup, madame la présidente. On l'a vu dans les dernières semaines et dans les derniers mois, aborder certains sujets nécessite du courage et de l'ouverture, et il est parfois difficile et douloureux d'ouvrir certains dialogues qui font mal. Ceci dit, notre hôtel de ville est un lieu de démocratie dans lequel la population montréalaise s'attend de nous, les élus, de porter leurs préoccupations. Cette chambre ici est un lieu à l'image de nos citoyens, de nos citoyennes. Même quand les débats sont difficiles, ça reste un lieu de débat et de dialogue. Je veux me joindre à ma collègue madame Goulet pour remercier les personnes, les groupes qui se sont mobilisés pour porter cette motion. Nous avons été la représentation d'un vouloir de la société civile, de plusieurs citoyens, à ce qu'ils puissent être entendus, à ce qu'on puisse jouer notre rôle quand les tragédies arrivent. Notre motion initiale a certes été modifiée, très modifiée, mais une chose est certaine, on a eu ce débat où personne n'aurait osé l'avoir. Montréal a eu ce débat. C'est un signal que l'on envoie et qui était attendu depuis plusieurs mois. Bien entendu, beaucoup de choses et d'enjeux occupent les élus montréalais. Il y a des enjeux locaux et très montréalais. Les conflits internationaux ne touchent pas nécessairement directement dans le quotidien, mais ils ont un impact bien direct et réel sur nos communautés, qu'on le veuille ou non. Et la population a clairement indiqué que notre silence n'était pas une option, que de nommer les choses était important et attendu. Que nous avions une responsabilité de porter leur voix et leurs inquiétudes, et que de parler pour eux permet d'atténuer l'impuissance. Notre formation politique continuera de se battre pour les droits humains, quelles que soient les origines, les croyances ou le bagage des communautés. Montréal est et demeurera une terre de paix et d'accueil où prendre parole n'est pas un danger. Merci beaucoup, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌9:07:14
Merci. Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada9:07:21
Merci, madame la présidente. Je veux expliquer le sens de mon vote sur la motion amendée. Au cours des derniers jours, je dirais même semaines, nous avons travaillé des amendements à cette motion avec un objectif très clair: rapprocher les positions et tenter d'arriver à un texte que nous puissions nous rassembler au lieu de nous diviser. J'aurais préféré que nous arrivions à une motion ou à une déclaration commune sur un sujet aussi sensible, aussi divisé, aussi polarisé. J'aurais souhaité qu'on trouve une façon de parler d'une seule voix, madame la présidente, dans cette enceinte. Nous avons proposé effectivement des motions, des modifications importantes afin de protéger le rôle de l'institution, tout en permettant au conseil municipal d'exprimer clairement sa préoccupation d'aller de l'avant dans la crise humanitaire, ce que nous avions déjà fait par ailleurs, effectivement, dans le cadre notamment de l'Iran et du Liban. Et notre désaccord de fond demeure. Je ne crois pas que le conseil municipal doive tenir et devenir un lieu où on transporte des conflits internationaux. Ce n'est pas notre responsabilité. C'est aussi pour cette raison que j'ai choisi de laisser un vote libre aux membres de ma formation politique. Parce que je reconnais qu'il existe au sein de notre équipe des convictions différentes et légitimes sur cette motion. Certains considèrent qu'elle n'aurait jamais dû être débattue au conseil et qu'en conséquence, même amendée, ils ne peuvent pas l'appuyer. D'autres considèrent que les amendements apportés permettent maintenant de reconnaître la gravité de la crise humanitaire tout en respectant davantage la responsabilité de notre institution. J'invite d'ailleurs les gens à lire la motion amendée avant de la juger, parce que nous avons travaillé très fort avec toutes les oppositions pour arriver à des amendements. Malheureusement, nous n'avons pas réussi à convenir avec, avec l'opposition officielle. Je tiens à exprimer ma profonde solidarité envers le peuple palestinien, reconnaître la crise humanitaire qui l'affecte et protéger davantage le rôle de l'institution que nous représentons, mais surtout d'appuyer, je l'espère, une sortie de crise humanitaire puis une résolution de conflit qui va faire que l'État de Palestine va vivre comme il le mérite, dans un seul État palestinien. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌9:09:34
Merci. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.
Voix 5E9:09:44
Merci, madame la présidente. Appuyée par la mairesse, je vais demander un vote à main levée sur la motion amendée.
Chantal Rossi ◌9:09:51
Alors, le vote à main levée a été demandé sur la motion amendée. Que ceux— est-ce que vous êtes prête, monsieur le greffier? Oui. Que ceux qui sont pour la motion amendée lèvent la main.
Voix 5E9:11:26
Où ça?
Chantal Rossi ◌9:11:44
On va vous demander de ne pas prendre de photos ni de vidéos, s'il vous plaît. Merci. Si vous le faisiez par section, monsieur le greffier, peut-être ça serait plus simple, que ceux qui sont pour, ils que ceux qui sont pour là, parce que les gens vont avoir des crampes dans les bras, puis on n'aura pas de résultats. C'est bon. Que ceux qui sont contre la motion amendée lèvent la main. Merci. Alors, pour la motion amendée 54 contre la motion amendée 6. C'est ce qui met fin au débat au conseil pour aujourd'hui. Nous allons ajourner jusqu'à demain matin 9h30. N'oublions pas que nous avons la plénière demain matin de la vérificatrice générale. Alors bonne nuit à tous et à toutes et à demain.
Christopher McCray0:49:32
Mesdames et messieurs, Les conseillères et les conseillers, veuillez prendre votre place, s'il vous plaît. La présidente du conseil, madame Chantal Rossi.
Chantal Rossi ◌0:50:22
Bonjour tout le monde. Alors, tout le monde va bien? Parfait. Alors, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontre quelqu'un qui est d'accord avec moi, c'est parfait. Lieu de rencontre et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kanien'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Oui, on me demande de ne pas filmer, s'il vous plaît. Avant de débuter nos travaux, je souhaite souligner la mémoire du musicien de jazz montréalais, un musicien hors pair disparu le 22 juillet dernier, monsieur Oliver Jones. De multiples hommages se sont succédé la semaine dernière à l'occasion de la chapelle ardente qui a été organisée en sa mémoire ici même à l'Hôtel-de-Ville, et je tiens à remercier toutes les personnes qui sont venues honorer sa mémoire et présenter leurs sympathies à sa famille et à ses proches. Au nom du conseil municipal, je souhaite qu'on lui dédie la minute de silence d'aujourd'hui, qu'on dédie, je m'excuse, la minute de silence d'aujourd'hui à un comédien québécois d'exception qui nous a quittés pour sa part le 7 juillet dernier, monsieur Marc Messier. Épris très tôt des arts de la scène, monsieur Messier a consacré sa vie à faire rire et à émouvoir des générations de Québécoises et de Québécois. De la taverne de Broux aux Arénas de l'Anse-à-Comte et des Boys, en passant par le mythique Cuisine de la petite vie, Marc Messier aura été d'une polyvalence hors norme. À l'aube de ses 80 ans, il entretenait toujours sa flamme pour le jeu, comme en témoignent ses plus récents rôles dans Bienvenue à Kingston Falls, Le Gouffre lumineux et Le Retour d'un abrôdeur, ainsi que seul en scène. Son spectacle présenté en solo dès 2021. Au théâtre plus particulièrement, il sera pour toujours associé à l'immense succès de Brouh, comédie à sketchs qui s'est étalée sur 38 ans, dont il partagea la scène avec ses complices Michel Côté et Marcel Gauthier. Une longévité exceptionnelle qui sera récompensée en 2006 de record Guinness pour avoir été la pièce ayant le plus grand nombre de représentations jouées avec la même distribution. Le trio d'acteurs a ainsi livré sa dernière performance de la pièce en 2017, après 38 ans et 3322 représentations. Celui qui a fait ses premiers pas d'acteur au milieu des années 1970 dans l'émission Avec le temps, puis dans l'émission pour enfants La Fricassée, a également marqué les esprits dans des dizaines de rôles sur une carrière de plus de 50 ans, le tout sans compter ses participations au Bye Bye de 1978 à 1981, de 1984 à 1985, puis finalement en 2018. Au cours de cette grande carrière, Marc Messier a notamment été récompensé par des Grands Prix Jémeaux, en 1987, en 1988, en 1989 et en 2003. Il reçoit aussi la médaille d'honneur de l'Assemblée nationale en 2009 avant d'être nommé officier de l'Ordre du Canada en 2023. Pour reprendre finalement les mots du réalisateur, chroniqueur et metteur en scène Stéphane Laporte, et je cite, Marc Messier a fait partie de broues Brou est devenue la pièce de théâtre la plus populaire de notre histoire. Marc Messier fait partie de L'An c'est contre. L'An c'est contre est devenue la série dramatique la plus populaire de notre histoire. Marc Messier fait partie des Boys. Les Boys sont devenus la série de films la plus populaire de notre histoire. Marc Messier fait partie de La petite vie. La petite vie est devenue l'émission de télé la plus populaire de notre histoire. Marc Messier a fait partie de nos vies, de notre histoire. Marc Messier fera à jamais partie de nos vies dans la grande histoire du Québec. Nous adressons toutes nos condoléances à la famille et aux proches de Marc Messier. Je vous invite donc à prendre quelques moments de silence. Vous pouvez vous asseoir. Alors, comme à l'habitude, et c'est la première fois de ce mandat-ci que nous sommes de retour un mardi matin, alors il y a prolongation du conseil municipal. Alors, les mardis matins, on commence avec une nouvelle période de questions du public. Merci de votre temps, de votre implication. Nous avons 14 personnes d'inscrites pour la période de questions. Orale. J'invite donc la personne à entrer, c'est-à-dire monsieur Gustavo Trindade. Bonjour.
Citoyen·ne0:57:15
Bonjour à tous et à toutes. J'aimerais m'adresser à madame Vana Nazarian et aussi monsieur Claude Pinard. Donc la question aujourd'hui porte par rapport au tourisme montréalais. Donc moi, je viens du Brésil. Ça fait 8 ans que je suis au Canada, Canadien. Donc je suis un opérateur touristique sur la Ville de Montréal et j'ai une petite question à vous porter. Donc, le 1er mai 2000, 1er mai, la Ville de Montréal m'a écrit que le règlement G2 est susceptible d'évoluer. OK, donc j'ai ici une lettre d'appui et le 16 mai, le 16 juin, j'ai transmis à la conseillère Vana Nazarian 2 lettres déjà rédigées pour une signature par rapport à une exemption concernant la réglementation G2. Le 10 août, la plateforme Viator a désactivé ma compagnie à Montréal sur la plateforme, ce qui a engendré une perte de revenus d'environ 15 000$. Dollars pour les prochains jusqu'à la fin de l'année. Donc, le règlement m'oblige de retenir des guides certifiés, mais j'en ai fait déjà la demande à l'organisme de mieux.
Chantal Rossi ◌0:58:51
Je vais vous demander d'aller à votre question. Vous avez 1 minute 30. Je vais vous demander de poser la question.
Citoyen·ne0:58:57
OK. Donc, ma question, c'est à qui l'a-t-on été désigné une autorisation interministérielle? Interimaire ou exemption pendant que le règlement soit revu, parce que hier j'ai envoyé quelqu'un de ma confiance ici, j'ai eu une réponse très vague et là ça continue toujours, pas de réponse jusqu'à date.
Chantal Rossi ◌0:59:23
Je vais laisser madame Nazarian vous répondre, monsieur.
Vana Nazarian ◌0:59:27
Merci monsieur Gustavo d'être venu. Donc comme j'ai dit, Moi, j'ai essayé de vous accompagner dans cette démarche. J'ai été informée de la situation en février, à peu près. J'ai rencontré plusieurs de vos collègues qui sont dans votre situation. Vous allez comprendre qu'il y a des gens aujourd'hui, même si la certification est en réforme, la formation est en réforme présentement, pour donner une meilleure accessibilité à des gens qui se retrouvent à l'extérieur de la formation, du programme. Il y a quand même des gens qui ont payé des permis pour pouvoir exercer le métier de guide touristique. Donc aujourd'hui, moi, j'ai essayé de vous aider dans le meilleur de mes capacités, Mais malheureusement, je peux pas faire autre chose en ce moment-là. Mais c'est sûr qu'on pousse pour avoir une meilleure accessibilité à la formation.
Citoyen·ne1:00:42
Merci.
Chantal Rossi ◌1:00:43
Vous avez une question complémentaire? Vous avez une minute pour poser votre question.
Citoyen·ne1:00:46
Alors, la Ville reconnaît-elle qu'une opératrice ne peut présenter ni obtenir les permis exigés ni accéder au guide certifié sans passer par un concurrent? Et si oui, à quelle date la Ville me dirait-elle comment me conformer? Parce que là, je n'ai plus ni l'accès au guide. J'ai envoyé un courriel, ils m'ont référé à une agence concurrente. Là, c'est le Parfait.
Chantal Rossi ◌1:01:16
Madame Nazarian.
Vana Nazarian ◌1:01:19
On pourra s'en reparler si vous voulez.
Citoyen·ne1:01:22
Oui.
Vana Nazarian ◌1:01:22
Mais comme j'ai dit, j'ai c'est quand même une situation qu'il faut admettre. Il y a des gens qui ont payé pour avoir des permis pour pouvoir exercer. Il y a des gens qui se retrouvent à l'extérieur pour toutes sortes de raisons. C'est sûr que nous de notre côté, j'ai reconnu qu'il y a des qu'il faut améliorer, ce qui a déjà été en place pendant très longtemps. Donc, on travaille là-dessus. C'est sûr que depuis février jusqu'à août, on a eu beaucoup de choses qui ont changé, on s'entend, mais il va me faire plaisir de venir vous voir et de vous parler.
Citoyen·ne1:02:02
Merci.
Chantal Rossi ◌1:02:03
Merci beaucoup. À la technique, est-ce que c'est possible d'arrêter le— parce que là, je me suis rendu compte que les minuteries étaient constantes. Il n'y a pas eu d'arrêt entre les interventions, d'accord. C'est possible d'être vigilant, s'il vous plaît. Lila-Michèle Spire. Bonjour, madame.
Citoyen·ne ◌1:02:54
Bonjour. Good morning. I'm Lila with the International Jewish Anti-Zionist Network. We require that our city councillors stop weaponizing our Jewish identity against Montreal democracy. The fundamental human rights of Palestinians, Lebanese, and all peoples in the world who are harmed by Zionist colonization. Zionist groups like CIJA and B'nai B'rith, who lobby on behalf of Israel, who you engage with, do not represent us all. We do not consent to the exploitation of Jewish Montrealers to block essential points of pro-humanity motions. Apartheid is divisive. Therefore, Montreal's collaboration in Israel's apartheid is divisive, Both at home and abroad. Israel was created by dividing people based on identity to create an ethnostate. To exist as a Jewish supremacist state, it requires the continued division and ethnic cleansing of Palestinians to maintain the Jewish majority demographic. That's math. This racism goes against Montreal values. It is in opposition to vivre ensemble. To oppose the pogroms, abduction, torture, and expulsion of human beings in Palestine is not divisive. To end Montreal's involvement in apartheid is not divisive. Recognizing Israel's genocide for what it is against the Palestinian people is not divisive. Cutting ties with Israel, in fact, is the first step towards a true vivre ensemble. As Jewish Montrealers, most of us have been indoctrinated into a racist ideology, and when we reject that racism, we are punished and erased. When we hold on to that racism, we are rewarded by politicians, and our feelings are put on a pedestal Above the lives of Palestinians. Okay. And my question is that they're put on a— our feelings are put on a pedestal above Palestinians and the lives of Palestinians and others who suffer from Zionist violations of human rights. It is never okay to violate anyone's human rights for the sake of anyone else's racism-based feelings. Equating Jewish Montrealers with CIJA, the Center for Israel and Jewish Affairs. Yes, my question is that this is a ratio against anti-Zionist Jewish people, and it also endangers Jewish Montrealers when our mayor uses us as a weapon against Montréal fulfilling its responsibility to human rights. So I request for our intelligence to be respected with a clear response. Will you commit to stop weaponizing our Jewish identity and stop prioritizing supremacist feelings above Montréal democracy and our responsibility towards Palestinians and human rights globally, which are destroyed by Zionist colonization? And that is directed to Madame Mayor.
Chantal Rossi ◌1:05:26
Thank you. I just want to be clear. You had a minute 30 seconds to ask your question. You took the double of time. So you will have one answer and you won't have a second question. I'm sorry.
Citoyen·ne ◌1:05:44
So, I mean, if I run like a 30-second, then I understand.
Chantal Rossi ◌1:05:48
I asked you to retime your question.
Citoyen·ne ◌1:05:50
Okay.
Citoyen·ne ◌1:05:51
Okay.
Chantal Rossi ◌1:05:53
Madame Lévaris.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:05:56
Merci, Madame la Présidente. I want to thank you for coming to City Hall and asking your question. What I can tell you is there's no intention of any party, and I think anybody in this council, to instrumentalize or use any community against others at all. Our objective is to have a city where everybody feels respected, can live in dignity. And we can take a stand on what's going on in the conflict in the Middle East and hope for peace and really hope for a 2-state solution because that's what everybody is looking for. And there's no intention from anybody to use their identity or their community against anybody in this city.
Citoyen·ne ◌1:06:37
Thank you. Thank you. I have documents to deliver.
Chantal Rossi ◌1:06:44
Okay, just give it to the yeah. Okay, thank you. And it will be.
Citoyen·ne ◌1:06:49
And I'm sorry, but that response was racist. Thank you.
Chantal Rossi ◌1:06:53
Thank you. Thank you. Thank you. Madame, thank you. Monsieur Richard Feneuf. Bonjour monsieur.
Citoyen·ne1:07:25
Bonjour madame la présidente. Ma question s'adresse à madame Brown. Mon nom est Richard Feneuf, je suis président de la coopération d'habitation Porte Jaune, faisant partie de la communauté Milton Park. Nous gérons 20 logements et accueillons 6 résidents anciennement sans-abri, dont un qui nous a été référé par Porte Jaune— par Open Door, pardon. Nous avons désespérément besoin de rénover des salles de bain qui datent de 45 ans. Mais le programme municipal de subvention exige, pour être admissible à ce programme de financement de salles de bain, il faut 6 logements. À 6, nous avons 6 logements et aucun de nos logements ne sont admissibles. D'ailleurs, 85% de Milton Park ne sont pas admissibles à ce programme-là, car ils sont fondamentalement des duplex et des duplex. Dans le cadre de l'ancien programme Rénov' à la carte, conçu à l'époque de monsieur Coderre, les critères d'admissibilité étaient plus souples et nous ont permis de rénover 2 salles de bain. Votre administration envisage-t-elle de remettre en place un programme plus souple afin d'aider des petits acteurs de logement social à maintenir des logements décents?
Chantal Rossi ◌1:09:12
Monsieur Benoît Langevin. Bonjour, monsieur Faneuf.
Citoyen·ne1:09:16
J'ai eu des échanges avec votre femme, madame Thibault, entre autres à cet égard.
Christopher McCray1:09:20
Et je pense qu'on s'est perdu dans les multiples sujets qu'on a traités ensemble parce que j'ai fait la demande à ma collègue Caroline Braun pour faire l'évaluation du programme Rénoplex pour faire de l'allègement exactement dans l'exemple que vous m'aviez donné lorsqu'on s'est rencontrés.
Chantal Rossi ◌1:09:37
Je m'engage à refaire un suivi auprès de Caroline en votre nom et de justement faire un suivi ensuite auprès de votre conjointe.
Citoyen·ne1:09:46
Qui tue, c'est quand?
Christine Black ◌1:09:52
Quand?
Chantal Rossi ◌1:09:52
Deuxième question, quand? Pouvez-vous me donner 48 heures?
Citoyen·ne1:10:02
C'est correct?
Christopher McCray1:10:03
C'est bon, merci monsieur.
Chantal Rossi ◌1:10:05
Merci monsieur Faneuf, bonne fin de journée. Monsieur Sylvain Lapointe-Ork.
Citoyen·ne ◌1:10:22
Bonjour, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:10:23
Bonjour.
Citoyen·ne ◌1:10:24
Ma question va s'adresser au responsable de la mobilisation, monsieur Alan De Sousa. C'est concernant une intersection qu'on a à Verdun, au coin des rues Gaëtan-Laberge et Gilberte-Dubé. Moi, j'aimerais qu'on ajoute un du temps sur la traverse piétonnière. Alors, en février dernier, je suis allée au conseil d'arrondissement de Verdun, on a demandé et on m'est revenu comme quoi qu'on reste, étant donné que la largeur de la rue respecte le règlement, c'est pas possible d'avoir du temps supplémentaire. Alors, j'aimerais savoir, étant donné que le boulevard qui est en la berge, il y a 2 résidences de personnes âgées, il y a une polyvalente et c'est l'entrée du pont Champlain, il y a beaucoup de circulation. Alors, c'est jugé selon la largeur de la rue et non selon le niveau de circulation qu'il y a là. J'aimerais demander à monsieur De Sousa si ce serait possible d'avoir une exception dans ce cas ici.
Chantal Rossi ◌1:11:17
Monsieur Alan De Sousa.
Alan DeSousa ◌1:11:18
Merci, merci pour votre— avoir pris le temps de venir ici au conseil puis articuler. J'ai déjà eu une conversation avec un de vos élus. Ce que je vais faire, je vais juste immédiatement prendre connaissance de quelle est la nature du problème, quels sont les choix à faire et par quels moyens on peut trouver une solution. Je peux vous donner une réponse claire aujourd'hui, mais on va faire le suivi nécessaire.
Citoyen·ne ◌1:11:45
J'ai laissé mon courriel, donc c'est possible de me donner une réponse. Merci beaucoup.
Citoyen·ne1:11:49
Avec plaisir.
Citoyen·ne ◌1:11:49
Merci, monsieur De Sousa. Merci.
Chantal Rossi ◌1:11:55
Monsieur Kanita Ahmed. Pendant que monsieur Ahmed entre, on va en profiter pour souhaiter joyeux anniversaire à monsieur Desouza. C'est ce matin? Bon, je m'excuse, c'est monsieur Daniel Chartier.
Citoyen·ne1:12:27
Bonjour. Ce printemps, il y a un cycliste qui a été tué sur la piste cyclable Notre-Dame. Ça faisait suite à de nombreux accidents qui ont été mortels ou très graves au cours des 10-15 dernières années. Il y a 2 ans, il y a eu une pétition qui a été déposée. Ici même et presque pas d'actions qui ont été prises. Il y a besoin d'action. Suite au dernier accident, j'ai fait— le collectif En Environnement Mercier-Est a fait une vidéo, a demandé des actions. On a proposé des actions à court terme et à moyen terme. Et ma question, c'est pour monsieur Devaux-Guizani. Qu'est-ce qui a été fait récemment et qu'est-ce qui va être fait Monsieur Devaux-Guizani.
Alexandre Devaux-Guizani1:13:19
Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Chartier. Content de vous voir au conseil municipal comme au conseil d'arrondissement. Tout à fait, vous savez, on a déjà eu des conversations, vous et moi, c'est un problème qu'on prend à bras-le-corps. Donc, qu'est-ce qui était fait en ce moment? Vous savez, là, il y a le projet de piste cyclable qui se complète sur la rue Hochelaga présentement, donc ça offre une alternative qui est sans doute plus sécuritaire. Pour ce qui est de la rue Notre-Dame, on a déjà eu la conversation de choses qui peuvent être faites à court terme, notamment faire plus de passages d'intervention pour retirer la poussière. Moi, c'est une conversation que j'ai eue avec la fonction publique, puis je continue à faire des suivis pour s'assurer que ce soit fait, pour que ça évite les dérapages. Puis de la mairesse de MHM a mandaté, avec mon collègue monsieur De Sousa, le service d'urbanisme et de la mobilité pour essayer de corriger 2 intersections, notamment la rue Davidson puis la rue Alphonse-Déroix, où on le sait qu'il y a des espèces de descentes avant de remonter. Ça fait des virages, ça empêche la visibilité de la part des automobilistes. Donc si on faisait une petite correction à ce niveau-là. Je pense que le service d'urbanisme et de la mobilité travaille, on pourra faire le suivi puis vous revenir plus précisément c'est rendu où ce projet-là, mais qu'on puisse corriger ces deux intersections-là pour offrir plus de sécurité. Puis c'est notamment à une de ces intersections-là qu'il y a eu l'accident et pour lequel vous avez fait votre vidéo qui, à mon avis, parle pour elle-même. Donc merci encore.
Citoyen·ne1:14:29
C'est ça, parce que même après ça, le nettoyage, passer le balai sur les pistes cyclables à l'intersection, il y avait 2 pouces de plus même un mois après qu'on vous en ait parlé, quand les cyclistes tournent, ils glissent. Les trottinettes s'enfoncent dans la— donc c'est des opérations simples. La peinture pour indiquer avec les marques pour dire qu'il y a une présence de pistes cyclables, c'est pas fait. C'est des opérations simples, essentielles. À quelque part, faut que ça se fasse cette année, l'an prochain, tant mieux qu'il y ait des actions plus consistantes, mais c'est ça, faut qu'il y ait un programme d'action et nous on va déposer, redéposer parce qu'on a déjà déposé le mémoire qu'on avait soumis il y a 2 ans et le mémoire qu'on a déposé au conseil d'arrondissement ce printemps.
Alexandre Devaux-Guizani1:15:17
Ben, vous avez pas idée à quel point je suis d'accord avec vous, puis je trouve qu'à l'arrondissement des fois on n'est pas assez rapide, puis la directrice des travaux publics de l'arrondissement sait à quel point je mets de la pression, puis même pour retirer les, comme vous l'avez dit, la quantité de poussière de Roche qui s'est retrouvée par rapport à l'IVA. Vous savez, sur la place Notre-Dame, il y a plusieurs enjeux, notamment de cohabitation également, fait qu'on essaie d'aller le plus rapidement possible, mais je pousse puis je suis 100% d'accord avec vous, puis je vais refaire un suivi puis on pourra s'en reparler.
Citoyen·ne1:15:43
Merci.
Chantal Rossi ◌1:15:44
Merci beaucoup, monsieur Chartier. Madame Kanita Ahmed. Bonjour, Madame la Maire.
Citoyen·ne ◌1:16:01
Whereas the city can play an active role in promoting human rights and acts of solidarity within the context of international cooperation. That is a translated quote from a motion proposed by Ensemble Montréal in September 2023, which resulted in this council recognizing Artsakh while the federal government never did so. Ensemble councillors Vana Nazarian and Alan DeSousa spoke at length about the urgent need for the city to do its utmost in solidarity with innocent civilians, and then they voted very differently on the Palestine solidarity motion last night. We call this the Palestine exception. The motion on Artsakh, which I have printed to submit along with this map for the council. It very clearly and quickly— it is an example of the council clearly and quickly taking a stance on a foreign issue and also a position that went further than the federal government. It was proposed by Ensemble, but when it comes to Palestine, Ensemble tells us we must wait for the federal government to take action first. We bear witness to your duplicity and double standards. My question, Madame Mayor, is very simple: Why does your administration value some lives more than others?
Chantal Rossi ◌1:17:30
Madame la Mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:17:33
Merci, Madame la Présidente. I want to thank you for coming to the council and asking a question. I will refute the intentions that you are giving to me. I actually do not agree with your statement at all. I think the city council last night proven that we can almost unanimously describe the atrocity that's going on in a conflict in the Middle East, and at the same time also defend the institution. As you know, and as I said very clearly last night, the city council is not an international tribunal of justice. This is not our role, but we can definitely say out loud what's happening in the Middle East, and it's unacceptable, and hope that the Government of Canada will do more in order to get to a peace resolution.
Citoyen·ne ◌1:18:25
It's a genocide. A city councillor here once spoke about a strip of land that was blockaded such that the Indigenous population was held hostage. And the state that blockaded them systematically oppressed them, pretending to provide humanitarian assistance but withholding food and essential medication, deliberately starving the indigenous population and making their existence on that land impossible. That councillor was Mr. Alan DeSousa, and he was speaking about the people of Artsakh as the oppressed, Azerbaijan as the oppressor that carried out, and I quote, ethnic cleansing. Those are Mr. DeSousa's exact words, words that the federal government never officially used for this conflict. Mr. DeSousa, you took a moral stance on a foreign conflict and held Azerbaijan accountable. What, besides Ceja, made you unwilling to hold Israel accountable in the same way?
Chantal Rossi ◌1:19:23
Mr. Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌1:19:24
The question— I can tell you this, that on the issue with regard to what's happening in the Middle East, on many occasions to anyone, and when you have had the occasion to come to me at my council or elsewhere, I've always said that this tragedy that is happening affects all people, all civilians, but what I refuse to do is get caught up in a divisive motion that will have the impact of dividing Montrealers. I've spent 40 years in public service and all my actions have been to try to unite people. I live in a community that is wide, diverse, and comes from all over the world, and I can recount to you, having personally lived through war, having come here time and time again to see the wars that are happening across the world and all types of atrocities, not only have I denounced them, but I've tried to make sure that those elements stay at the border and do not come and contaminate the peace and harmony that we have built up in our community in Saint-Laurent, But also in Montreal.
Citoyen·ne ◌1:20:23
My question, but thank you, I guess.
Chantal Rossi ◌1:20:26
Thank you. Goodbye. Ricky and Adam. Adam.
Citoyen·ne ◌1:20:39
KNG Adam. Chers élus, Madame la mairesse, considérant que le projet d'agrandissement de Tennis Canada prévoit l'implantation d'un stade de béton de 15 000 places sur un terrain de baseball public et l'érection d'une barrière physique à la porte d'entrée du parc Jarry reliant Parc-Extension. Comment la Ville de Montréal peut-elle autoriser la privatisation de ces espaces de loisirs gratuits dans l'un des quartiers les plus racialisés, les plus denses et les plus pauvres du pays sans aggraver de façon flagrante les inégalités sociales, le déficit de canopée et les îlots de chaleur urbains pour cette population hautement vulnérable, perpétuant ainsi ce qui s'apparente directement à du racisme environnemental?
Chantal Rossi ◌1:21:24
Madame Christine Black.
Christine Black ◌1:21:26
Oui, merci pour la question. Merci de venir ce matin. J'ai eu l'occasion d'y répondre et la mairesse également amplement hier. En fait, de notre côté, le parc, on veut préserver le parc, on veut préserver les espaces verts. Et Tennis Canada, avec l'Omnium, est un événement important, majeur, qui a un rayonnement international. Donc, notre objectif est vraiment d'arriver à trouver des solutions, à faire partie de la conversation. Et pour nous, il n'est pas question d'agrandir plus l'espace qui est actuellement disponible pour Tennis Canada. Et dans cette optique-là, comme je l'ai dit hier, l'espace qui est actuellement disponible est oui, pour l'Omnium, mais également pour tous les joueurs qui, en dehors de l'Omnium qui a lieu pendant environ 2 semaines, peuvent profiter de ces installations-là. Donc, en termes d'équité territoriale, ça sert grandement à toute la population qui entoure le parc Jarry.
Martine Musau Muele1:22:22
Merci.
Chantal Rossi ◌1:22:23
Merci. Question complémentaire?
Citoyen·ne ◌1:22:27
Est-ce qu'il y a des objectifs clairs par rapport à préserver, mesurables, par rapport à préserver les espaces verts, ou en fait des améliorations, de faire une expansion sur ces espaces verts-là, parce qu'on parle quand même d'un quartier qui est déjà peu favorisé côté espaces verts.
Chantal Rossi ◌1:22:46
Madame Black.
Christine Black ◌1:22:47
Alors, merci pour la question. Comme je l'ai dit, c'est de préserver les espaces verts, d'améliorer le parc. D'ailleurs, il y a différents ajustements, investissements qui sont prévus dans le parc. Ma collègue On a fait mention à plusieurs reprises de cette enceinte. Alors, on veut améliorer le parc et bien entendu, notre objectif est toujours de s'assurer d'agrandir le plus les parcs que nous avons ou de les aménager, faire en sorte justement qu'on donne des accès. On a travaillé entre autres l'indice d'équité territoriale avec le CIR qui permet entre autres de bien cibler les endroits où les besoins sont les plus grands, considérant tous les facteurs de vulnérabilité qu'on connaît. Alors, pour nous, préserver le parc, préserver les espaces verts, c'est vraiment un élément fort important de notre façon de travailler ce dossier-là.
Citoyen·ne ◌1:23:31
Merci.
Chantal Rossi ◌1:23:32
Merci, bonne fin de journée. Lina Tajeddine.
Citoyen·ne ◌1:23:55
Bonjour.
Citoyen·ne ◌1:23:55
Donc, à l'Hôtel de ville hier, la Maison du peuple a été considérée à capacité avant 17 heures le soir. Ça a empêché beaucoup de gens d'enregistrer leurs questions et beaucoup de gens d'avoir accès à la place. Quand je suis montée, j'ai vu qu'il y avait plus de chaises que d'habitude, ce qui au début m'a J'étais contente de voir ça. Par contre, j'ai remarqué que plusieurs fois je suis venue voir dans le passé et en quantité on était beaucoup plus, même s'il y avait beaucoup moins de chaises. Même qu'au moment où il y avait le plus de gens dans la pièce, j'ai vu un minimum de 40 chaises vides. Moi j'estime, quand je regarde ça, que la pièce elle a une capacité de plusieurs centaines de personnes. Les galeries étaient vides pendant la période de questions, ce que je ne comprends pas, et qu'à chaque fois que quelqu'un quittait, une personne ne pouvait pas rentrer pour le remplacer. C'est la maison du peuple, je ne comprends pas comment ce n'est pas une place à laquelle on a plus accès que ça. Je vous demande, à qui que ce soit qui veut me répondre, qu'est-ce qui justifie la fermeture des portes de l'Hôtel de ville justement la Maison du peuple?
Chantal Rossi ◌1:25:10
C'est moi qui vais répondre parce que c'est moi qui ai plus cette responsabilité-là. Dernièrement, nous avons demandé des recommandations et les recommandations que nous avons eues à l'effet de, au niveau de la capacité, parce que vous, même si vous pensez qu'on peut rentrer plus de personnes, nous avons quand même des recommandations du Service des incendies de Montréal et je pense que ce sont les spécialistes en capacité d'endroit. Alors, les recommandations que nous avons dans le hall, c'est 100 personnes. Alors, la façon de procéder, la nouvelle façon de procéder pour l'enregistrement a été changée parce qu'on trouvait que c'était plutôt inadéquat pour l'inscription avec ce qu'on appelait le bingo. Je dois dire qu'il y a des employés à travers ça, dans la façon que c'était fait, qui étaient intimidés, qui étaient pas bien traités par certains citoyens. Donc, il est aussi de la responsabilité, de ma responsabilité, que les employés qui viennent travailler ici le matin puissent le faire en toute sécurité. Alors, les recommandations qu'on a eues, c'est de faire une nouvelle façon d'inscription, ce qui se faisait en bas, et qu'on ajoute des chaises, comme vous l'avez constaté, au niveau du hall d'honneur et que la capacité est de 100 personnes dans le hall d'honneur. Alors, hier, on a rapidement atteint effectivement nos 100 personnes. Après, en dedans de 10 minutes d'inscription, les 100 personnes étaient atteintes. Pour ce qui est de la galerie, le règlement de l'Hôtel-de-Ville, c'est stipule que les citoyens auront accès au conseil en direct, au conseil municipal, ce qui était fait dans le hall d'honneur à travers des écrans géants. Il n'y a aucune obligation de la part de l'Hôtel de ville d'ouvrir la galerie. L'ouverture de la galerie, c'est quelque chose de très, très récent. C'est pas quelque chose qui est là depuis longtemps, c'est quelque chose qui est là peut-être depuis un an et demi. Alors, il n'y a pas d'obligation. Alors, quand on craint un risque de débordement, il est de ma responsabilité, il est la responsabilité du greffier de s'assurer qu'il n'y ait pas de débordement. Alors, on prévient, on travaille en prévention. Et hier, c'est ce qui s'est passé. Par crainte de débordement, nous avons pris la décision, sur recommandation On a parlé avec les services de sécurité. Sur recommandation, nous avons pris la décision de fermer la galerie parce que c'était une journée exceptionnelle. Et c'est la raison pour laquelle la galerie était fermée hier.
Citoyen·ne ◌1:28:14
C'est dur pour moi d'essayer de voir ça comme une façon légitime de vouloir faire les choses parce que je le vois de mes yeux que mes camarades se font demander de ne pas porter leurs fleurs, leurs keffiyés, qui se font dire qu'ils ne peuvent pas porter un chandail avec l'effigie de quoi que ce soit, quand je vois énormément de gens avec des effigies qui sont soit pro-Israël, soit des effigies de l'Iran, soit des effigies de peu importe, c'est dur de croire qu'il n'y a pas une population visée avec ces choses-là. C'est quand même aussi spécial de voir que quand on a autant de citoyens qui sont prêts, qui sont prêts à se mobiliser, c'est ce qu'on veut nous, non, comme ville? On veut que les gens soient impliqués. On a des gens qui sont prêts à être impliqués, puis au lieu de leur ouvrir les galeries pour les inviter à être impliqués comme citoyens, on les force à être dehors et à s'organiser eux-mêmes pour être capables de suivre leur débat, au lieu de faire notre job de faciliter l'accès au débat aux gens. Puis pour moi, c'est aussi étrange qu'il y ait plus de chaises d'installées qu'il y ait de gens qui ont le droit de venir s'asseoir.
Chantal Rossi ◌1:29:23
Absolument pas. Il y avait 75 chaises et on avait le droit à 100 personnes.
Citoyen·ne ◌1:29:29
Je tiens quand même à demander, c'est quoi— je ne sais même pas comment dire ça— comment est-ce que vous êtes capable de dire qu'il n'y a pas de profilage dans ces décisions-là?
Chantal Rossi ◌1:29:43
Il n'y a absolument aucun profilage parce que les gens qui passent la sécurité, c'est la responsabilité des agents de sécurité de s'assurer que les personnes qui passent n'ont aucun signe sur eux.
Citoyen·ne ◌1:29:55
S'il y en avait, il y a eu une lacune, on les a pointés et on s'est fait dire que nos choses n'étaient pas correctes et que ceux des autres étaient corrects. Je demanderais à ce que ces choses-là soient prises au sérieux.
Chantal Rossi ◌1:30:07
Mais ça va être pris au sérieux, sans aucun doute.
Citoyen·ne ◌1:30:10
Merci beaucoup.
Chantal Rossi ◌1:30:11
Merci. Alors, il est 10 h 12, la période de questions en présentiel devait se terminer à 10 h 09. Nous allons passer aux questions écrites. On va aller avec ce qui restait d'hier. Alors, je veux juste m'assurer parce qu'on a la même Les mêmes, toujours les mêmes règles. Trois questions sur le même sujet, donc en lien avec la motion. Si je me trompe pas, on a déjà eu deux en lien avec la motion. Alors, je vais prendre la question numéro 43 qui nous provient de Mark Gans et qui se lit comme suit. Why is there a motion concerning a distant political issue behind? Brought, brought up to the Montreal City Council meeting that may incite worsening antisemitism when there are so many local issues that must be addressed that affect our citizens. Quarante-trois. 43, celle d'hier, vous l'avez pas? C'est la suite des questions d'hier, ok, alors on Why is there a motion concerning a distant political issue being brought up at the Montreal City Council meeting that may incite worsening antisemitism when there are so many local issues that must be addressed that affect our citizens? Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:32:20
Oui, merci pour votre question. Je pense que hier soir, le conseil s'est prononcé sur la motion qui a été présentée. Je vous invite à regarder les débats et mon discours sur la motion, puis la façon dont le conseil municipal a voté cette motion. Merci.
Chantal Rossi ◌1:32:38
Alors, je vais passer à la question numéro 48 qui nous vient de Luis Marina Cabrera. La Ville a acquis des terrains sur le chemin du Golfe qui sont destinés à plus long terme à accueillir des équipements collectifs Nous proposons d'utiliser temporairement une partie de ce site pour au moins 5 ans afin de réaliser la Fabrique circulaire du Golfe, un espace communautaire, éducatif et environnemental construit principalement avec des matériaux récupérés des chantiers voisins. Le projet est conçu pour être modulaire, démontable et compatible avec la vocation future du terrain. Des partenaires sont prêts à contribuer en matériaux et nous avons accès à des possibilités de financement pour sa réalisation. Nous demandons donc à la Ville principalement la mise à disposition du terrain afin de permettre la concrétisation du projet avec un impact financier municipal minimal. Plus de 6200 citoyens ont été manifester leur appui, une occasion de transformer un terrain en attente en lieu utile, innovant et rassembleur pour Verdun et l'Île-des-Sœurs. Madame Céline-Audrey Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌1:33:56
Oui, merci, madame la présidente. Alors, j'ai déjà commencé à échanger avec madame Luz Marina Cabrera. Vous comprendrez que, vu que la question était déjà connue hier, donc oui, on a fait l'acquisition au dernier mandat d'un lot sur le chemin du col pour justement être capable de livrer des infrastructures à la communauté. Il y a eu d'ailleurs un, c'est dans mes engagements de 100 jours, de, d'occuper cet espace-là. Donc que les citoyens étaient nombreux à répondre à un sondage, puis nos équipes à l'interne ont déjà avancé un aménagement. Bien évidemment, vous comprendrez, madame Cabrera, que l'occupation du domaine public est quand même assez complexe. J'ai échangé avec la dame et j'ai compris les tenants et aboutissants du projet. À titre de grande fervente des projets environnementaux, c'est sûr que j'aimerais qu'on trouve une façon de collaborer. J'ai compris aussi que les délais étaient quand même assez serrés, mais comme élue, on sait que occuper le domaine public, ça prend des fois des délais, des contrats, des ententes. Donc, je m'engage là à pouvoir échanger avec madame Cabrera pour voir si la fabrique circulaire aurait peut-être un autre endroit ou comment est-ce que ça pourrait voir le jour d'une certaine façon si possible. Donc, merci pour votre question, puis on va communiquer avec vous incessamment suite à nos échanges d'hier.
Chantal Rossi ◌1:35:07
Merci. La prochaine question sera la question numéro 50. Elle vient d'André Poulin. Dans le cadre du projet d'envergure prévu à l'Île-des-Sœurs sur le chemin du Golfe, des études ou des démarches ont-elles été réalisées afin d'évaluer l'augmentation du nombre de véhicules, ses impacts sur la circulation déjà difficile aux heures de pointe, ainsi que les enjeux de sécurité pour les résidents et les services d'urgence? Les véhicules d'urgence ont déjà beaucoup de difficultés à se frayer chemin actuellement? Alors, je présume que c'est madame Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌1:35:44
Alors, merci pour la question. C'est un enjeu qui m'interpelle énormément. Je l'ai dit à la population de Verdun puis de l'Île-des-Sœurs et c'était aussi un engagement dans mes 100 premiers jours. Dans le fond, j'ai rappelé aux citoyens qu'il y avait eu des recommandations au niveau de l'OCPM et étant donné les grandes transformations du secteur à venir, on se doit de mieux informer et échanger avec la population. Pour ce qui est d'une étude en lien avec les circulations, il faut comprendre que dans chaque projet d'envergure, il y a une étude qui est attitrée au projet en soi. Mais là, l'élément qui est plus sensible à l'Île-des-Sœurs, c'est qu'avec la multiplicité des projets, il faut voir comment l'impact est interrelié. Donc, c'est pour ça qu'on a sollicité l'appui puis la collaboration du SUM, et je vais d'ailleurs vous relancer mon collègue Desmoulins à cet effet-là, parce que l'arrondissement a fait une première séance d'information au printemps avec la CMM, mais on souhaite dans un deuxième temps pouvoir davantage aller en profondeur par rapport aux impacts avec la circulation, la mobilité. C'était la recommandation de l'OCPM d'ailleurs d'avoir un mécanisme récurrent d'échanges et d'informations avec la communauté, et c'est l'engagement que je prends. Donc il va falloir qu'on travaille, l'arrondissement et le Central Ensemble pour pouvoir mieux donner une perspective d'avenir de à quoi est-ce que va ressembler la mobilité, la circulation. Et c'est pour ça aussi que je m'engage et qu'il y a eu des gains concrets en termes de mobilité, que ça soit la venue de Communautoflex puis l'ajout de stations Bixi pour être sûr qu'on puisse alléger la circulation. Donc, au plaisir de vous voir à ces séances d'information-là, mon cher, et n'hésitez pas à communiquer avec moi en ce sens. Merci.
Chantal Rossi ◌1:37:22
Merci beaucoup. La question, la prochaine est la question numéro 52. Elle nous vient de Walid Nacef. Le projet d'agrandissement des installations de l'omnium Banque Nationale au parc Jarry prévoit notamment le déplacement de la piscine publique et soulève de nombreuses préoccupations quant à la préservation des espaces verts et des équipements de proximité. La Ville de Montréal peut-elle préciser quelles études d'impact social et urbanistique ont été réalisées à ce jour? Peut-elle également indiquer quelles solutions de rechange ont été évaluées afin d'éviter ou de limiter la perte d'espace vert et le déplacement de la piscine? Monsieur Jean-François Lalonde.
Citoyen·ne1:38:08
Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:38:09
L'arrondissement collabore avec la Ville sur ce dossier.
Citoyen·ne1:38:12
Cela dit, la conception du projet, les études et l'évaluation des différents scénarios relèvent des services centraux.
Claude Pinard1:38:19
Donc, comme arrondissement, nous, on s'assure évidemment de faire valoir les priorités du milieu et que soient pris en compte les impacts sur le parc et sur les résidents.
Christopher McCray1:38:30
Merci.
Chantal Rossi ◌1:38:34
Merci. Prochaine question est la question numéro 55. Elle nous vient de Farid Dechérifi et elle se lit comme suit. Dans la ville de Villeray, quand la ville de Villeray va régler définitivement le problème chronique des ordures qui dure depuis longtemps sur la rue Liège entre Saint-Hubert et Saint-André? C'est devenu un vrai danger de santé publique qui affecte les habitants et les passants. Les multiples appels 311 sont devenus inefficaces et inutiles vu que la situation perdure depuis des mois jusqu'à présent. Allons-nous passer l'été comme ça? La Ville doit prendre ses responsabilités et prendre les dispositions qui s'imposent pour que cette situation ne se répète plus. Doit-on passer notre temps à appeler chaque semaine le 311 ou bien est-ce une situation préméditée quelque part vu que la zone, la zone est la seule qui souffre de ce problème dans tous les quartiers qui lui est impeccablement propre. N'y a-t-il pas quelque part discrimination vu que les deux blocs concernés sont habités majoritairement par de nouveaux immigrants? Madame Martine Musée au Moëlé.
Martine Musau Muele1:39:53
Farid Chérifi, je vous remercie pour votre question en mon nom personnel et celui celui du maire de l'arrondissement. Déjà, je veux saluer votre diligence en la matière. Je veux vous laisser savoir que ce que vous avez soulevé comme problématique, malheureusement, ce sont des préoccupations qui ont été soulevées par certains de vos voisins également. L'arrondissement étouffait. En fait, la réalité, c'est que nous ne sommes pas les seuls à faire face à un enjeu actuellement avec l'entrepreneur qui est actuellement attitré à votre secteur. Donc, vous saurez que lorsque la Ville et les arrondissements donnent des contrats, notamment en matière de propreté et de gestion des matières résiduelles, nous avons des attentes de résultats par rapport à la manière dont le travail est fait. Donc, les équipes en arrondissement font une veille. Il y a déjà des échanges qui ont été entamés avec l'entrepreneur en question pour s'assurer que l'entrepreneur répondra aux exigences du contrat. Entre-temps, sachez que bien entendu vous pouvez continuer à faire des signalements au 311. Si vous le faites, je vous invite à conserver les numéros de requête et à nous les transmettre également. Sachez que pour des raisons de performance organisationnelle, les données que nous pouvons ramasser grâce aux requêtes 311 sont fort utiles. Maintenant, je vous invite également à communiquer avec nous. Vous pouvez tout simplement m'envoyer un courriel à l'adresse qui est affichée sur le site web de la Ville ou communiquer avec moi directement via le numéro de téléphone qui apparaît. Encore une fois, je vous remercie pour cette diligence et comptez sur nous pour poursuivre à faire ce travail de veille et d'exigence d'obligation de respect de contrat auprès de l'entrepreneur.
Chantal Rossi ◌1:41:31
Merci. Alors, c'est ce qui met fin à la période de questions pour aujourd'hui. Nous allons passer à la période de questions des élus. Alors, j'invite la cheffe de l'opposition officielle, madame Éricka Alneus, à poser sa question.
Ericka Alneus ◌1:41:49
Merci beaucoup, madame la présidente. Les nouveaux droits de douane imposés par l'administration Trump préoccupent les entreprises d'ici et accentuent les incertitudes auxquelles nos PME doivent faire face. Dans ce contexte, Montréal a fait le choix de réduire sa dépendance envers les fournisseurs américains et de favoriser davantage les entreprises locales. Il faut d'ailleurs reconnaître que des efforts avaient déjà été amorcés sous l'administration de Projet Montréal pour encourager un plus grand recours aux entreprises d'ici. Toutefois, soutenir l'économie locale ne doit pas seulement passer par la façon dont la Ville octroient ces contrats. Ça doit aussi passer par notre capacité à aider les entreprises montréalaises à accéder à ces occasions d'affaires. Pour plusieurs PME, le processus d'appels d'offres municipaux, les processus d'appels d'offres municipaux demeurent complexes et parfois difficiles à naviguer. Notre levier municipal est certes limité face aux décisions prises aux États-Unis, mais nous avons tout de même des outils concrets pour leur permettre de profiter davantage des investissements municipaux. Alors, ma question est bien simple: que compte faire concrètement l'administration municipale pour mieux outiller et accompagner les entreprises montréalaises afin qu'elles puissent remporter davantage d'appels d'offres municipaux?
Chantal Rossi ◌1:43:21
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:43:24
Merci, madame la présidente. Je remercie ma collègue pour sa question. Je pense que nous sommes tous d'accord dans ce conseil que nous devons en faire davantage pour aider nos PME puis l'ensemble de nos industries montréalaises. Comme j'ai dit aux médias hier, c'est une situation extrêmement préoccupante, d'autant plus que 50% du PIB du Québec vient de la grande région métropolitaine. Donc, non seulement nous allons travailler avec Québec puis le fédéral pour voir comment on peut mieux outiller et mieux soutenir nos entreprises ici dans la grande région, je vais d'ailleurs, comme vous le savez, comme présidente de la CMM, avoir une conversation avec la CMM à savoir comment aussi on déploie une stratégie pour l'ensemble de la région métropolitaine. La Ville de Montréal n'est pas seule dans ce défi, nous l'avons tous au niveau de la région et effectivement, on va devoir en travailler davantage. Et oui, je salue le travail de l'ancienne administration sur ce dossier-là parce que vous avez entamé des choses qui étaient importantes à faire, mais j'aimerais relever le point que c'est pas juste parce qu'on arrête d'acheter sur Amazon qu'on aide les entreprises. Il faut faire plus que ça et là-dessus, on s'entend avec la chef de l'opposition qu'il faut en faire effectivement davantage.
Chantal Rossi ◌1:44:37
Question complémentaire, madame Alius.
Ericka Alneus ◌1:44:43
Merci beaucoup, madame la présidente. Contente de savoir que nous parlons d'une seule même voix. Je me permettrai quand même aussi de rappeler que lors, sous l'administration Projet Montréal, il y a quand même 36 millions qui avaient été mobilisés au début de cette guerre tarifaire. Donc, mis à part ce travail-là de couper, de réduire nos liens avec des fournisseurs américains, il y a quand même de l'argent qui avait été mis sur la table parce qu'on savait que cette guerre tarifaire méritait que Montréal soit présent pour ses entreprises. Donc, comme je l'ai dit plus tôt, très heureuse de voir qu'on peut parler d'une même voix et l'envie de la mairesse de vouloir travailler de manière plus large avec la CMM. Ma question cependant est de savoir comment le comité exécutif est-il prêt à mettre en place Une démarche qui est concertée avec tous les arrondissements pour développer un plan d'action commun pour mieux accompagner nos PME, favoriser les accès aux marchés publics et maximiser les retombées économiques locales partout sur le territoire montréalais.
Chantal Rossi ◌1:45:50
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada ◌1:45:54
Merci, madame la présidente. Puis, encore une fois, ma collègue a tout à fait raison, c'est des conversations que nous allons avoir avec le comité exécutif. Vous savez, dans une autre vie, j'étais ministre du Développement économique Canada, donc de, entre autres, les SDC, travailler avec les SDC. Et nous aurons à travailler notamment sur nos artères commerciales qui vont avoir l'impact de ces tarifs sur non seulement les produits, mais aussi sur la vitalité locale. Donc ça sera un travail qu'on aura à faire et ça va me faire plaisir de le faire avec l'ensemble des maire d'arrondissement.
Chantal Rossi ◌1:46:27
Merci. Madame la leader de l'opposition officielle, madame Marie Plourde.
Marie Plourde1:46:34
Merci, madame la présidente. Alors aujourd'hui, je vais me faire porte-parole de citoyens et de citoyennes. Il en a été question un petit peu plus tôt aujourd'hui. Hier, on a changé quasiment séance tenante la façon de participer aux questions citoyennes. L'ouverture des portes était prévue à 17 17 h. Pourtant, à 17 h 05, alors que les portes auraient dû être ouvertes depuis quelques minutes, un groupe de citoyens se retrouvait toujours devant une porte fermée. La place était déjà pleine, pour ne pas dire pactée. C'est préoccupant. L'Hôtel de ville, c'est la maison des citoyens. On parle beaucoup de participation citoyenne, de transparence, d'engagement démocratique. Or, lorsque les citoyens font l'effort de se déplacer, d'attendre et de participer à la vie publique, la moindre des choses, c'est de leur permettre d'accéder à leur maison. C'est pas seulement une question d'organisation ou de communication, c'est une question de respect. J'aimerais donc savoir comment cette situation a pu se produire, quelles mesures concrètes seront mises en place pour que les citoyens ne soient plus confrontés à cette situation, et peut-on s'engager à mieux communiquer le nouveau mode d'inscription?
Chantal Rossi ◌1:47:46
Comme je l'ai dit tantôt, c'est une question qui relève de la présidence et je pense que votre question pourra être discutée, on fait toute partie de la commission de la présidence, alors c'est là qu'on en discutera.
Marie Plourde1:48:03
En relance quand même, puisque la décision a été prise avant qu'on puisse en discuter lors de la commission, est-ce qu'on peut s'engager à mieux communiquer pour que les gens ne se pètent plus le nez sur la porte? C'est quand même pas la première fois qu'on discute des sujets délicats où les gens sont interpellés. Ça serait bien de pouvoir le communiquer. Et ma deuxième question, il en a été également question, c'était, on nous a mentionné que des gens, on a demandé à des gens de retirer certains signes religieux hier. Est-ce que c'est une nouvelle directive? Et si oui, est-ce qu'elle sera également discutée en commission?
Chantal Rossi ◌1:48:40
Ce n'est pas une nouvelle directive, ce n'est absolument pas une nouvelle directive. On peut en discuter en commission, mais ce n'est pas une nouvelle directive de porter des signes religieux parce que de retirer les signes religieux au moment de, au moment d'entrer particulièrement dans des débats comme hier. On doit préciser que hier, c'était pas un débat facile, c'était pas un débat régulier. Notre rôle, c'était d'atténuer les choses, de calmer les choses. Je pense qu'on a réussi à le faire. Je pense qu'on peut tous se féliciter de la façon que le débat a pu se passer hier. C'était le but. Maintenant, la façon de poser les questions, c'était suite à une demande qu'on avait faite. On avait demandé à EMIS de venir s'asseoir dans la salle et de regarder comment ça se passait. Et il y a quelques mois, EMIS sont venus s'asseoir dans le hall et nous ont fait des recommandations. Et c'est suite aux recommandations du groupe EMIS qu'on a fait ce genre de— parce qu'il y avait beaucoup de mécontentement et il y avait aussi des employés, je le répète, il y avait des employés qui étaient intimidés dans la façon, par les citoyens, dans la façon que le processus était fait pour ce qu'on appelle le bingo et tout ça. Alors, les gens entendaient mal, les employés étaient intimidés, et il est de ma responsabilité, je pense, puis il est de toute notre responsabilité que les employés qui rentrent ici le matin puissent le faire en toute sécurité. Ils sont là, ils viennent ici, ils travaillent, ils sont pas là pour être intimidés, ils sont là pour travailler, faire leur travail. Pouvoir mieux nous servir. Alors, dans ce sens-là, c'est la raison pour laquelle on a voulu faire un changement. Puis il y a des citoyens ce matin qui m'ont signifié que l'inscription, ils ont trouvé ça très, très, très bien. Maintenant, ça a été diffusé sur les réseaux sociaux de la Ville, la nouvelle façon de procéder. Mais comme je dis, on pourra certainement en discuter en commission de la prise de Alors, je vais ouvrir la période de questions à tous les élus dans 3, 2, 1. Monsieur Christopher McCray.
Christopher McCray1:51:19
Merci, madame la présidente. Si vous êtes passé près de la station Berri-UQAM dans les prochaines, dans les derniers mois, vous avez sans doute remarqué que les travaux de la rue Berri sont déjà bien amorcés. Ce grand chantier, qui inclut des travaux sur la membrane d'étanchéité de la station de métro Berri-UQAM, a été lancé au début de l'année dans le cadre d'un contrat de 65 millions de dollars octroyé à Pomerleau en 2025. Dans une optique d'efficacité, la Ville et la STM ont travaillé ensemble pour intégrer ensemble les interventions sur la rue dans un seul contrat. Dans l'objectif de réduire la durée et les— et la durée des entraves et de faire des économies. Les travaux de réaménagement de surface qui devaient suivre immédiatement les travaux souterrains incluaient l'ajout de dizaines d'arbres, la sécurisation de la rue pour les piétons et cyclistes avec un aménagement cyclable beaucoup plus sécuritaire que la piste étroite où des cyclistes sont décédés au cours des dernières années. Mais surprise, le 12 juin dernier, la mairesse a annoncé son intention de revoir complètement le projet de réaménagement. L'Association des scientifiques et ingénieurs de la Ville de Montréal a récemment révélé que cette révision coûterait 15 millions de dollars et retardera la livraison du projet d'au moins 18 mois. Dans un contexte où l'administration demande au Service d'urbanisme et de mobilité de couper environ 50% de son budget, d'abandonner ou de reporter de nombreux projets, est-ce que la mairesse peut nous expliquer clairement en quoi c'est une décision responsable de dépenser 15 millions de dollars de plus que prévu pour ce projet? Merci.
Chantal Rossi ◌1:52:48
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard1:52:54
On se battait le micro pour vous répondre, monsieur McQueen, entre moi et mon collègue De Sousa. Écoutez, on n'a pas dépensé 15 millions encore. On travaille encore sur un scénario qui nous permettrait de respecter l'échéancier initial. Services, on se voit aux 2 semaines afin de discuter. Ils sont en mode solution et honnêtement, ça regarde très, très bien. On est vraiment très confiants. Quant au repavage, on va attendre de voir les travaux du comité. On a également créé un comité de mobilité sécuritaire planifiée qui va un peu se pencher sur la question. Mais nous, quand on a vu le projet de Berri, c'était juste un autre projet blanc. On s'est dit que ce n'est pas à la hauteur de ce qu'on veut avoir comme entrée dans l'est de l'île, dans l'est ou dans le village, dans l'est du centre-ville. Et on veut s'assurer que les partenaires institutionnels puissent se projeter dans le projet, que le quartier latin va bénéficier, que le village va bénéficier de ça, que la rue Sainte-Catherine, que le quartier des spectacles va bénéficier de ça. Et on veut s'assurer que ça va être un projet qui va répondre aux attentes naturellement en matière de sécurité, très clairement, mais également en matière d'attraction pour le centre-ville et surtout de maximiser chaque dollar qui va être dépensé. Donc, voici la réponse et on attendra, attendez avant de dire qu'on a dépensé 15 millions de plus, c'est absolument pas vrai. Merci.
Chantal Rossi ◌1:54:19
Question complémentaire, monsieur McQueen. Question complémentaire.
Christopher McCray1:54:25
Oui, très heureux de voir l'enthousiasme de mes collègues répondre à la question. Par contre, on sait que c'est un projet qui a été développé depuis plusieurs années par les professionnels, professionnels de la Ville. On peut être en accord ou en désaccord avec le design. Dépenser peut-être pas 15 millions, mais dépenser des millions de dollars de plus, retarder les travaux de plusieurs mois, voire des années, c'est très inquiétant, surtout dans un contexte où les cyclistes qui empruntent l'axe Berri demandent depuis longtemps une sécurisation de de cette rue. J'ai d'ailleurs emprunté cette piste ce matin. J'aurais envie de demander à mes collègues à quelle fréquence ils l'utilisent pour vouloir modifier le projet, parce qu'on a besoin d'un aménagement plus sécuritaire. Donc, j'aimerais des clarifications de l'administration concernant les orientations données aux équipes pour la refonte de ce projet. Est-ce que les pistes unidirectionnelles prévues, qui sont reconnues pour être plus sécuritaires, seront maintenues? Est-ce que les cyclistes qui descendent la rue Saint-Denis vont devoir attendre 50 ans pour pouvoir avoir accès à un aménagement sécuritaire sur cette piste accidentogène où plusieurs personnes sont mortes au cours des dernières années?
Citoyen·ne1:55:32
Merci.
Chantal Rossi ◌1:55:33
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard1:55:37
Est-ce que j'ai entendu 50 ans? Mon Dieu, on est dans le drame ce matin. Écoutez, je vous rassure, on a l'intention de faire ça de façon tout à fait sécuritaire. On n'a pas dépensé des millions additionnels encore, donc autre truc qui est dit, qui est une affirmation qui est, je pense, erronée. Encore une fois, on tente d'avoir un impact maximum avec le minimum d'investissements financiers dans le but d'assurer une mobilité sécuritaire et planifiée. Ce qu'on est en train de faire, on a tous les intervenants, parties prenantes importantes et qui sont connaissantes. Je rencontrais encore l'autre jour Bonjour Piétons Québec, mon collègue De Sousa l'a fait également, dans le but de s'assurer que leur voix sera entendue. Ils sont par ailleurs membres du comité. Donc, il n'y a pas d'inquiétude ici. Je pense que, je ne sais pas qu'est-ce qu'on essaie de soulever comme crainte, peur, mais il n'y en a pas. Je veux dire, on travaille à arriver à une résolution. On a été capable de le faire dans le cas de Sainte-Catherine-Ouest. J'espère qu'on va être capable de le faire dans le cas de Berri. La collaboration des équipes de la Ville est exceptionnelle. Les gens sont tous et toutes au travail dans le but de s'assurer qu'on va minimiser l'impact sur les citoyens et qu'on va redonner un espace extraordinaire sécuritaire pour l'ensemble des usagers, que ce soit des gens qui viennent voir un spectacle, que ce soit des gens qui sont en vélo ou en automobile, à pied, en métro. Tout le monde va être servi.
Citoyen·ne1:56:59
Merci.
Martine Musau Muele1:56:59
Merci.
Chantal Rossi ◌1:57:01
Madame Céline-Audrey Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌1:57:09
Merci, madame la présidente. Alors, avouez que ça vous a un peu manqué d'entendre ma capsule vestimentaire après la pause estivale. En plus que j'ai pas eu l'occasion de la faire hier et j'avais un thème, mais bon, je vais me reprendre. Alors aujourd'hui, je porte fièrement une création de Mary Goes. Une boutique chic et éthique qui a été fondée par la designer Maryline Baril et qui a une adresse sur la Wellington. D'ailleurs, je vous invite. Leur slogan, c'est fait à Montréal pour vrai. Alors, mes propos viennent compléter celles de ma chef ainsi que les propos de la mairesse en lien avec les artères commerciales. Madame la présidente, le fait à Montréal, ben, il est en danger. Régulièrement, nous, notre arrondissement, on est informé et peiné de voir que des commerces doivent se relocaliser ou même fermer. Je peux vous en nommer quelques-uns, mais la liste est longue: Station W, Cuisine, Coquette. C'est des lieux emblématiques, des lieux forts. Vous savez certainement, les négociations en lien avec des renouvellements de baux, ben c'est vraiment la jungle ici au Québec. Nous, dans l'arrondissement, on a fait déjà plusieurs choses. On a des règlements pour protéger les locaux commerciaux, on appuie la SDC ainsi que PMMA Montréal, on a un plan de développement économique. Comme mairesse aussi, ça m'arrive de prendre le téléphone pour négocier, mais c'est pas vraiment un vrai levier. Et j'ai déposé des demandes très claires aux candidats locaux pour l'élection provinciale. Ce que ça nous prend concrètement, c'est des encadrements structurants pour les baux commerciaux, comme vous savez, au niveau civil. PMM Montréal dit aussi que c'est juste la pointe de l'iceberg parce que là, on considère même pas le secteur industriel. Alors moi, ce que je voudrais savoir aujourd'hui, c'est si l'administration a joué son rôle, il y a eu des discussions avec la première ministre et les candidats des élections afin que leurs équipes développent des outils législatifs clairs et si des demandes en ce sens sont réfléchies dans le cadre de la campagne électorale. Merci.
Chantal Rossi ◌1:59:00
Avant de, avant d'avoir la réponse, je demanderai aux leaders s'il y a une entente pour une prolongation de 7 minutes.
Christopher McCray1:59:11
Oui, on va prolonger, appuyé par ma collègue de l'opposition.
Vana Nazarian ◌1:59:14
Merci.
Chantal Rossi ◌1:59:14
Madame Chantal Gagnon.
Marie Plourde1:59:18
Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi ◌1:59:19
Alors oui, ma collègue a tout à fait raison. Nous, Ville de Montréal, on n'a pas énormément de leviers pour— puis je connais très bien Marigold, elle fait de très beaux vêtements. Oui, il faut parler avec le gouvernement. C'est la campagne électorale qui qui va être déclenchée dans quelques jours. Alors effectivement, on va pouvoir avoir des discussions et mettre la pression parce que c'est préoccupant pour nous.
Ericka Alneus ◌1:59:48
Merci.
Chantal Rossi ◌1:59:50
Question complémentaire.
Céline-Audrey Beauregard ◌1:59:56
Merci, madame la présidente. Alors, je comprends que ça se refait, mais ça n'a pas nécessairement été fait. L'autre chose, par contre, c'est que c'est pas vrai qu'on a peu de leviers. Au-delà des changements profonds qu'on peut faire au niveau de la réglementation des baux commerciaux, il faut rappeler qu'il y a des commerces qui ont de la difficulté quand il y a une transaction immobilière. Donc, il y en a qui pourraient acheter le bâtiment et avoir des locataires. Il y en a aussi qui auraient peut-être besoin d'un appui financier pour justement être capables de traverser cette cette période-là. On pourrait appuyer des entrepreneurs à devenir propriétaires et sortir des locaux commerciaux du marché spéculatif, ce qui me semble une solution très pérenne qui a été démontrée, qui pourrait être une solution de la Wellington à la rue Fleury en passant par Ontario, Saint-Denis, Monkland et plein d'autres artères qu'on représente ici dans cette salle de conseil. Donc ma relance, c'est de savoir si la Ville de Montréal poursuit son travail qui avait été entamé au dernier mandat afin de mettre en place justement un programme pour soutenir soutenir nos petits commerçants à faire face à des augmentations drastiques de loyers ou même à appuyer l'achat de locaux commerciaux. Les premiers acheteurs résidentiels ont le droit, on a ce programme-là, alors pourquoi pas pour nos commerces?
Dominic Roussel ◌2:01:08
Merci.
Chantal Rossi2:01:08
Madame la mairesse.
Soraya Martinez Ferrada2:01:12
Merci, merci madame la présidente, merci à madame Bourin pour sa question. Puis effectivement, on a énormément de travail à faire pour pouvoir venir soutenir nos petites entreprises qui sont, dans beaucoup des cas, des petits commerçants locaux dans nos artères commerciales. C'est une juridiction en termes de baux commerciaux qui relève de Québec. Donc, nous avons à changer même nos règlements, nous, comment on peut travailler pour justement venir les soutenir. Tout ce que vous avez dit par rapport à l'achat de bâtiments, l'achat de— ce qu'on fait dans le logement, on peut tout le faire dans le commercial pour aider justement nos SDC, nos commerces, puis garder nos vitalités commerciales locales. Tout ça, et c'est des questions qu'on doit se poser puis sur lesquelles on doit travailler. Ça va faire plaisir de travailler avec l'ensemble des maires d'arrondissements pour y arriver.
Céline-Audrey Beauregard ◌2:01:57
Merci.
Chantal Rossi2:01:59
Monsieur François Limoges.
François Limoges ◌2:02:06
Oui, madame la présidente, ma question est pour vous. Je vais, elle sera très courte, je vais vous demander de me rassurer. Dans votre réponse tout à l'heure à ma collègue Marie Plourde, Est-ce que j'ai bien compris que vous, comme présidente du conseil, et au personnel lors de la période de questions, que selon la nature des débats inscrits à l'ordre du jour, vous vous donnez le droit d'interpréter, de restreindre ou d'interférer avec la Charte des droits et libertés de la personne et de dire qui peut s'habiller comment et qui peut entrer selon les vêtements qu'il porte? J'aimerais vraiment être rassuré sur vos propos.
Chantal Rossi2:02:44
Je n'ai pas décidé qui entrait ou n'entrait pas. On avait des recommandations. On doit se dire que le débat d'hier en était un particulier, si on veut se dire les vraies choses. Ça en était quand même un débat particulier. Alors, on a eu des recommandations et la façon d'accueillir les gens également était à partir de recommandations. Je n'ai pas pris cette décision-là en me levant un bon matin puis dire il y a des recommandations. Mais comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est une chose qui va se discuter, ça va me faire plaisir qu'on en discute en commission de la présidence. Complémentaire?
François Limoges ◌2:03:33
Complémentaire, madame la présidente. Je comprends qu'on va en parler en commission de la présidence et puis on a une réunion demain d'ailleurs. Mais quand même, je serais curieux de savoir qui peut faire des recommandations qui vont à l'encontre des droits et libertés fondamentales garantis par la Constitution. Je suis vraiment curieux.
Chantal Rossi2:03:54
Les recommandations qu'on avait hier, moi, je me suis assise avec le service de sécurité, je me suis assise avec le service de police hier matin pour s'assurer que tout se passe bien. Pour assurer la sécurité des élus, pour assurer la sécurité des employés. Alors, de la façon que ça s'est passé hier, et j'en suis très fière parce que ça s'est très bien passé, très bien passé. Alors, il y avait des décisions à prendre, il y a eu des recommandations tant pour le nombre de personnes qui étaient faites par le CIM et que les recommandations qui étaient faites pour limiter le nombre de personnes, de la façon de procéder, fermer la galerie, ça a tout été fait avec des recommandations et des réflexions. Pour ce qui est, pour ce qui est des signes religieux, c'est quelque chose qui était déjà là, qu'on ne peut pas rentrer avec un signe religieux. C'est quelque chose qui était déjà là. Alors, c'est ce qui est, comme j'ai dit, on va en discuter, d'accord, on va en discuter, mais c'est quelque chose que, et tout ça a été fait dans le but de sécuriser tout le monde. Alors, je pense qu'il faut le prendre, je pense qu'il faut le prendre comme ça. La période de questions est terminée. Je donne la parole au leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle2:05:40
Merci, madame la présidente. Avant de retourner à notre ordre du jour régulier où on en était dans nos travaux, il est 10 h 48, donc madame la présidente, je propose, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, que le conseil se transforme en comité plénier pour l'étude du rapport annuel de la vérificatrice générale pour une période de 90 minutes et qu'on désigne madame Nancy Blanchet pour agir à titre de présidente du comité plénier. La vérificatrice générale va disposer d'une durée de 30 minutes pour nous présenter son rapport annuel et les membres du conseil vont bénéficier d'une période de 60 minutes pour poser des questions. Et le temps de parole va être réparti comme suit: les membres de l'administration d'Ensemble Montréal vont avoir 31 minutes, Les membres de l'opposition officielle de Projet Montréal vont avoir 23 minutes et les autres élus du conseil vont avoir 6 minutes.
Chantal Rossi2:06:27
Alors, je cède ma place à madame Blanchet. On va suspendre pour quelques minutes pour que la transition puisse se faire.
Nancy Blanchet ◌2:24:02
Notre plénière qui va consister à la présentation du rapport annuel de la vérificatrice générale. Alors, je voudrais saluer madame Andrée Cossette. Bonjour, merci de votre visite qui est accompagnée de Khadija Chaïa, Kim Tardif et François Arbeise. Alors, je reprends très rapidement les règles qui vont encadrer cette plénière, donc 90 minutes, 30 minutes qui sera dédiée à la présentation du rapport annuel, suivi d'une période de 60 minutes de période de questions, 31 minutes pour l'administration, 23 minutes pour l'opposition officielle et 6 minutes pour les autres Alors, on va tout de suite pouvoir amorcer. Madame Cossette, je vous cède le micro.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌2:24:52
Mesdames les conseillères, messieurs les conseillers, comme mentionné, je suis accompagnée aujourd'hui par mes vérificateurs généraux adjoints qui sont madame Kim Tardif, madame Khadija Chaïa et François Hardé. J'ai le plaisir de vous présenter aujourd'hui les grandes lignes du rapport annuel du Bureau du vérificateur général de la Ville de Montréal pour l'année 2025. Donc, ce rapport s'inscrit dans la mission du Bureau du vérificateur, qui est de fournir au conseil municipal ainsi qu'aux citoyennes et aux citoyens un regard objectif et indépendant sur la qualité de la gestion des fonds publics. Il présente le résultat des importants travaux réalisés par l'équipe du BVG, que je remercie pour son engagement et la qualité de son travail. Cette équipe, formée de plus d'une trentaine de professionnels aux multiples compétences, effectue un travail exceptionnel encadré par nos 4 grandes valeurs qui sont l'indépendance, l'objectivité, le respect et l'intégrité. Pour l'année 2025, nous avons émis 8 rapports d'audit financier et réalisé 8 audits de performance et des technologies de l'information, parmi lesquels 2 sont confidentiels. Nous avons également effectué un test d'inclusion logique, 2 de reddition de comptes et le suivi de 161 recommandations. Enfin, nous avons atteint 88% des cibles du plan stratégique 2025-2027. Le chapitre 2 de mon rapport traite des audits de performance et des technologies de l'information. Débutons avec notre premier audit qui porte sur la gestion de la sécurité civile. En matière de sécurité civile, la Ville de Montréal joue un rôle central dans la gestion des risques et des sinistres à l'échelle de l'agglomération de Montréal. Le resserrement du cadre réglementaire, combiné à l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des sinistres majeurs, exige une collaboration accrue et une organisation performante mieux structurée à l'échelle de l'agglomération de Montréal. Pensons aux changements climatiques comme la crise du verglas de mars 2023, à la tempête Debbie en 2024. Pensons aussi aux événements d'origine humaine ou technologique comme les périls majeurs d'infrastructures ou encore les incidents liés aux activités industrielles. Dans ce contexte, une coordination en amont est nécessaire pour accroître la résilience collective et mieux prévenir et gérer les risques de sécurité civile. Notre audit avait pour but de déterminer si la Ville s'est dotée d'un cadre de gestion permettant de soutenir avec efficacité et efficience la prévention, la préparation aux risques liés à la sécurité civile ainsi que l'intervention et le rétablissement en cas de sinistre majeur affectant sa population et ses infrastructures. Voici nos principaux constats. D'abord, malgré une capacité réelle à intervenir lors des sinistres, notamment grâce à la mobilisation rapide des équipes d'intervention et à une coordination opérationnelle efficace, la Ville ne dispose pas d'un cadre de gestion approuvé et suffisamment structuré pour soutenir de façon durable une gestion efficace de la sécurité civile. Ensuite, la sécurité civile n'est pas suffisamment reconnue comme une fonction stratégique à part entière au sein de la Ville. Nous avons également constaté une absence de reddition de comptes structurée et d'indicateurs de performance, ce qui limite la capacité de suivre les résultats, de mesurer les progrès réalisés et d'évaluer l'efficacité des actions mises en place. Enfin, la Ville ne dispose pas d'une évaluation formelle complète et priorisée des risques de sinistres auxquels elle est exposée. Un premier cahier des risques a été réalisé en 2023, puis une évaluation des risques a été complétée en décembre 2025. Il reste toutefois à prioriser formellement ces risques et à mettre en place un plan de mise en œuvre. À ce jour, seulement 27% des risques identifiés sont couverts par un plan particulier d'intervention, ce qui limite le niveau de préparation de la Ville face à certains sinistres majeurs. Nous avons formulé 10 recommandations. Parmi celles-ci, mentionnons la nécessité de formaliser le positionnement stratégique de la Sécurité civile avec des orientations claires, des objectifs mesurables et un mécanisme de suivi. Nous avons également recommandé de renforcer la capacité de la fonction de sécurité civile en assurant l'adéquation des ressources humaines et financières, en consolidant la relève et la stabilité des équipes dans un contexte où le taux de roulement des employés est de 50% et la moyenne d'ancienneté des professionnels de 15 mois. Nous croyons aussi que la Ville doit renforcer la planification et le développement des outils de préparation afin d'assurer une approche proactive basée sur des risques identifiés. Nous avons également recommandé de mettre en place les mécanismes visant à assurer une capacité d'hébergement d'urgence adéquate et conforme. Nous concluons que la Ville ne dispose pas d'un cadre de gestion suffisamment structuré pour assurer une gestion efficace et pérenne de la sécurité civile. Encore insuffisamment reconnue comme fonction stratégique, la sécurité civile doit consolider ses acquis en intervention et renforcer ses assises stratégiques, organisationnelles et opérationnelles. Notre deuxième audit porte sur la gestion des matières résiduelles. La Ville s'est fixé l'objectif d'atteindre zéro déchet d'ici 2030, soit de limiter à 15% la proportion des matières résiduelles envoyées à l'élimination. Pour concrétiser cet objectif, elle déploie la stratégie de gestion des matières résiduelles de l'agglomération. Selon le bilan 2024 du plan directeur de gestion des matières résiduelles, 55% des matières résiduelles sur le territoire de la Ville sont encore dirigés vers l'élimination dans un contexte où la capacité des sites d'enfouissement est limitée. La participation de la population ainsi que la performance des opérations de collecte et de valorisation apparaissent donc essentielles pour atteindre les résultats escomptés. L'audit avait pour but de s'assurer que la Ville gère les matières résiduelles de façon efficace et efficiente, en privilégiant la réduction à la source, l'optimisation de la récupération et de la valorisation, ainsi que la mobilisation des parties prenantes, notamment par la coordination et le suivi des interventions d'information, de sensibilisation et d'éducation, la matérialisation de sa stratégie dans son cadre réglementaire et le suivi complet de la performance du plan directeur de gestion des matières résiduelles de l'Agglomération de Montréal 2020-2025 et des services de collecte de valorisation. Nos travaux nous ont permis de constater une efficacité limitée des mécanismes coercitifs visant le respect citoyen de la réglementation en matière de gestion des matières, en gestion des matières résiduelles, des encadrements réglementaires insuffisants pour soutenir le déploiement de la stratégie et un suivi insuffisant de la performance des services de collecte et de valorisation. Parmi les 9 recommandations formulées, mentionnons de déployer une approche concertée pour optimiser les interventions d'information, sensibilisation et éducation en instaurant un dispositif d'échanges structurés afin d'encourager la mutualisation des efforts et la cohérence des actions. Afin que la participation citoyenne devienne le levier essentiel attendu pour atteindre les objectifs. Nous avons recommandé de mettre en place un protocole d'escalade pour les situations récurrentes de non-conformités citoyennes pour un usage efficace des recours disponibles et de renforcer les contrôles entourant la transmission des constats d'infraction afin qu'ils soient acheminés dans les meilleurs délais et qu'ils conservent pleinement leur effet dissuasif. Puisque la Ville ne possède pas une vision d'ensemble des défaillances, nous lui recommandons de créer un système de suivi structuré des défaillances dans les services de collecte pour faciliter l'application de correctifs et améliorer la qualité des efforts. Afin de s'assurer de respecter les niveaux de performance attendus, la Ville doit aussi rehausser le suivi des exigences contractuelles applicables aux fournisseurs externes responsables de la valorisation des matières résiduelles puisqu'actuellement, 58% des ententes ne sont pas ou sont partiellement définies. Nous concluons que les mécanismes mis en place par la Ville sont insuffisants pour assurer une gestion efficace et efficiente de ces matières résiduelles et pour démontrer une progression pleinement rigoureuse vers l'atteinte de ces objectifs stratégiques. Les lacunes relevées fragilisent la capacité de la Ville de Montréal à piloter efficacement ses actions, à mesurer de manière fiable ses résultats et à progresser vers ses cibles stratégiques en matière de gestion des matières résiduelles. Notre troisième audit porte sur la gestion de la mise à jour du rôle foncier à la suite de travaux de construction, de rénovation, de changement d'usage et de démolition. La taxation foncière constitue 63% des revenus de la Ville de Montréal et repose sur un rôle foncier qui comprend plus de 437 000 unités d'évaluation foncière d'une valeur de 501 milliards de dollars. Des milliers de permis donnent lieu chaque année à l'émission de certificats de modification représentant des ajouts significatifs à la valeur foncière inscrite au rôle. Des 84 143 permis émis de 2023 à 2025, 24 362 ont mené à un certificat de modification pour une valeur de 16 milliards. L'audit avait comme objectif d'évaluer si la Ville gère efficacement et conformément aux exigences légales la mise à jour du rôle foncier à la suite des travaux de construction, de rénovation, de changement d'usage et de démolition afin d'évaluer une évaluation foncière juste. Afin de soutenir nos travaux, nous avons retenu les services de consultation consultante externe, titulaire des titres d'évaluatrice accréditée de l'Institut canadien des évaluateurs et d'évaluateur agréé de l'Ordre des évaluateurs du Québec. Bien que la Ville dispose de processus et de ressources pour assurer la mise à jour du rôle foncier, les mécanismes en place ne permettent pas d'assurer que l'ensemble des événements admissibles est détecté, traité et mis au rôle conformément aux exigences légales. Autre constat, le mécanisme d'inspection périodique ne permet pas actuellement d'assurer une mise à jour du rôle foncier. Alors qu'environ 50 200 inspections par année seraient nécessaires pour respecter le cycle légal, légal de 9 ans, la capacité actuelle est d'environ 20 000 inspections, soit un déficit annuel de plus de 37 000. Nous avons également noté des lacunes dans les éléments supportant l'émission des certificats de modification de valeur. Nous avons relevé, entre autres, des écarts dans la qualification des événements. Nous avons aussi constaté des faiblesses dans l'établissement et la justification de la valeur contributive. Ces écarts étaient liés notamment à des méthodes de calcul insuffisamment documentées ou inadéquates. Nous avons aussi relevé des lacunes dans la détermination de la date de prise d'effet. Pour cet audit, nous avons formulé 6 recommandations, notamment d'assurer une avant l'émission des certificats de modification que chaque dossier comporte les éléments probants nécessaires pour soutenir les données des certificats de modification pour permettre la traçabilité de l'information. En conclusion, les mécanismes en place à la Ville présentent des faiblesses qui ne permettent pas d'assurer pleinement une mise à jour complète du rôle foncier. Les principales lacunes concernent la détection des événements admissibles, l'établissement des valeurs et la détermination des dates de prise d'effet. La Ville dispose toutefois de pratiques, d'outils et de mécanismes de gestion sur lesquels elle peut s'appuyer pour renforcer la conformité. Ceci nous amène à notre quatrième audit. Qui porte sur le processus d'établissement du rôle foncier pour les immeubles résidentiels. La confection du rôle foncier, réalisée tous les 3 ans, inventorie l'ensemble des immeubles situés sur le territoire de l'Agglomération de Montréal et indique la valeur de chaque unité d'évaluation sur la base de sa valeur réelle à la date de référence du rôle. Environ 80% de la richesse foncière provient des immeubles résidentiels. Elle constitue une opération complexe et d'envergure. Comme elle est fondée sur des systèmes d'évaluation de masse, elle ne vise pas à reproduire le prix de vente de chaque propriété. Toutefois, les propriétaires peuvent néanmoins s'attendre à ce que la valeur foncière attribuée à leur édifice à leur immeuble se situe dans un intervalle raisonnable par rapport à sa valeur réelle sur le marché à la date donnée. Pour réaliser ces travaux, la Direction de l'évaluation foncière effectue une analyse de la totalité des transactions de vente de l'année de la date de référence et détermine les ventes exclues et les ventes admissibles qui serviront pour le calcul des facteurs d'équité. Cet audit avait pour objectif d'évaluer si le processus de confection du rôle foncier était adéquat de manière à favoriser l'équité des valeurs inscrites pour les immeubles résidentiels. Voici nos principaux constats. Les mesures pour assurer l'intégrité des données utilisées pour la confection du rôle n'étaient nécessite des rehaussements. Nous avons noté une insuffisance de politiques et de directives et de mécanismes de contrôle, pourtant essentiels pour uniformiser les pratiques, encadrer les décisions et en assurer à la fois la traçabilité et l'équité. Nous avons relevé des lacunes dans la documentation et la traçabilité des analyses. L'absence de balises suffisamment précises et de mécanismes forts de révision accroît le risque d'erreurs et d'incohérences. Nous avons constaté également des lacunes en matière de gestion documentaire. Certaines analyses de marché définitives et preuves d'intervention ne sont pas conservées, ce qui limite la capacité de retracer, valider ou réviser les décisions prises. Enfin, la Direction de l'évaluation foncière dispose déjà de mesures pour prévenir et gérer les conflits d'intérêts, notamment une déclaration annuelle des intérêts pécuniaires de son personnel. Toutefois, ce mécanisme pourrait être actualisé et renforcé en exigeant également la divulgation des intérêts des personnes liées à afin de mieux prévenir les conflits réels, potentiels ou apparents. Notre audit nous a permis également de noter des manquements aux exigences légales et réglementaires dans la gestion de l'inventaire des immeubles résidentiels. En moyenne, 42% des unités d'évaluation foncière des 3 derniers rôles n'ont fait l'objet d'aucune intervention depuis au moins 9 ans, ce qui est non conforme à la Loi sur la fiscalité municipale. Nous avons formulé 6 recommandations, notamment de se doter de politiques et directives afin d'assurer la traçabilité des décisions à l'égard des analyses, des ajustements de prix de vente et de l'acceptation ou du rejet des transactions de vente. D'établir un seuil à partir duquel l'écart entre le prix de vente et l'évaluation foncière devrait faire l'objet d'une analyse dans un délai raisonnable. En conclusion, les travaux montrent que même si la proportion médiane respecte les exigences légales, elle ne suffit pas à elle seule à garantir un L'équité entre les contribuables. Plusieurs données d'inventaire n'ont pas été mises à jour depuis au moins 9 ans. Ces constats montrent la nécessité de renforcer la qualité des données, de mieux encadrer les pratiques et d'améliorer la traçabilité des décisions. Notre cinquième audit porte sur la rémunération et les dépenses des élus municipaux. Chaque année, la Ville verse près de 12 millions de dollars en rémunération des élus, auxquels s'ajoutent 1,8 million en dépenses de fonctions de recherche et de soutien. À la suite de l'élection du 2 novembre, environ 6,6 millions de dollars supplémentaires ont également été versés en allocations de départ et de transition. Le caractère— la rémunération des élus présente un caractère sensible puisqu'ils doivent eux-mêmes fixer par règlement les modalités de leur traitement. De plus, les dépenses qu'ils engagent dans l'exercice de leurs fonctions peuvent susciter des préoccupations en matière d'éthique, de transparence et de saine gestion, surtout en l'absence de balises claires. Cet audit avait pour but d'évaluer si les pratiques de rémunération et de remboursement des dépenses des élus de la Ville de Montréal sont conformes aux lois et aux règlements et si elles sont appliquées de manière rigoureuse et transparente afin d'assurer une gestion responsable et justifiée des fonds publics. Notre audit nous a permis de constater que la rémunération des allocations de dépenses ainsi que les allocations de départ et de transition respectent les normes applicables. En ce qui concerne les dépenses de fonction, l'exigence de leur autorisation prévue par la Loi sur le traitement des élus municipaux n'est pas systématiquement appliquée. De plus, l'absence d'un encadrement formel entraîne des pratiques variables entre les élus ce qui nuit à l'uniformité et la cohérence du traitement des dépenses. Certaines dépenses de recherche et de soutien présentent des lacunes d'imputation ou de justification. L'encadrement actuel ne permet pas toujours d'en confirmer l'admissibilité ou la raisonnabilité, notamment en raison des règles insuffisamment précises. De plus, malgré l'exigence de reddition de comptes annuels prévue par la loi, sur le traitement des élus, aucune liste des dépenses remboursées aux conseillères et conseillers n'a été déposée au conseil municipal ni au conseil d'agglomération. Pour cet audit, nous avons émis 5 recommandations. Nous concluons que la Ville de Montréal a mis en place des mécanismes de contrôle suffisants pour assurer la gestion de la rémunération et des allocations des élus. Toutefois, les mécanismes existants pour la gestion des dépenses demeurent insuffisants, ce qui nécessite un rehaussement de l'encadrement et des contrôles. Enfin, notre sixième audit porte sur les contrôles généraux des technologies de l'information de l'Agence de mobilité durable. L'Agence de mobilité durable a pour mission de faciliter le partage équitable de l'espace et l'accessibilité de la Ville de Montréal pour tous et toutes. Elle utilise diverses applications technologiques afin de lui permettre de répondre à sa mission. Notre audit a couvert les contrôles généraux des technologies de l'information liées aux applications aux règles de tarification évolutives, gestion de la tarification et des règles et mobilité, console de gestion. Notre audit avait pour but de déterminer dans quelle mesure l'Agence de mobilité durable a mis en place des contrôles généraux des technologies de l'information qui répondent aux saines pratiques de l'industrie concernant la gestion des accès logiques, la gestion des changements à ces systèmes, la gestion des sauvegardes ainsi que la gestion de la relève informatique. Dans le cadre de nos travaux, nous avons constaté que plusieurs encadrements sont absents, non approuvés ou en cours de rédaction. Certains accès privilégiés devraient être restreints. La gestion des changements manque de formalisme. La fréquence et la durée de conservation des sauvegardes doivent être réévaluées. Et les plans de relève informatique ne sont pas toujours testés. Pour cet audit, nous avons formulé 11 recommandations. En conclusion, dans l'ensemble, les contrôles généraux des technologies de l'information devront faire l'objet d'améliorations afin d'éviter que l'Agence de mobilité durable soit exposée à des risques de perte de confidentialité, d'intégrité et de disponibilité de ses données. Notre septième audit porte sur la gestion de la résilience face aux rançongiciels. Les rançongiciels représente l'une des menaces les plus sérieuses tant pour les organisations du domaine public que privé. Notre audit avait pour but d'évaluer dans quelle mesure la Ville a mis en place des mécanismes de contrôle pour faire face à ce risque et réduire à un niveau acceptable les risques d'indisponibilité des services critiques offerts aux citoyens et citoyennes. Les résultats de nos travaux sont confidentiels. Ils ont été présentés à la direction et seront présentés au comité d'audit. Il en est de même pour notre 8e audit, qui porte sur la gestion de la cybersécurité des arrondissements indépendants du Service des technologies de l'information. Ces arrondissements sont responsables de la gestion de leur environnement informatique respectif. Cette autonomie exige la mise en place de mécanismes de contrôle et de saines pratiques de gestion des technologies de l'information. Cette mission avait pour objectif de s'assurer que les mécanismes de contrôle implantés dans les arrondissements indépendants du service des technologies de l'information de la Ville respectent les saines pratiques en matière de gestion des systèmes d'information afin de diminuer à un niveau acceptable les risques de cybersécurité, de perte de données et d'interruption de service. Pour des raisons manifestes de sécurité, nous ne pouvons divulguer publiquement les résultats. Également, le 12 décembre 2025, nous avons mis fin à des travaux d'audit et liés à la gouvernance des projets des technologies de l'information, puisque parallèlement à nos travaux, le Service de la planification stratégique, de la performance et de l'innovation a effectué une revue thématique. Beaucoup des éléments d'amélioration que nous avons observés se retrouveraient également dans leur rapport. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il serait plus approprié pour notre bureau de reporter notre audit et d'assurer une vigie de la mise en œuvre des recommandations à la suite de la revue thématique. Nous réévaluerons l'opportunité de réaliser un audit sur le sujet. Passons maintenant aux audits des états financiers et autres rapports. Nous avons émis 7 rapports de l'auditeur comportant une opinion non modifiée conjointement avec l'auditeur externe. Et conjointement avec la firme Deloitte, nous avons émis le 22 avril 2026 un rapport des auditeurs comportant une opinion modifiée pour l'organisme Société du parc Jean-Drapeau au 31 décembre 2025. Le chapitre 5 de notre rapport traite de la reddition de compte. Donc, pour l'exercice terminé le 31 décembre 2024, la Ville a comptabilisé un montant totalisant 167,6 millions de dollars à titre de subvention à des personnes morales. De ce montant, 110 millions concernaient 125 personnes morales ayant reçu des subventions d'un montant cumulatif d'au moins 250 000$. Lesquels étaient assujettis aux exigences de l'article 179 de la Loi sur les sociétés civiles ainsi qu'aux résolutions du conseil municipal. En date du 1er mai, notre bureau avait reçu les états financiers audités pour l'exercice 2024 de 123 des 125 organismes. Concernant le suivi de l'application des recommandations en 2025, Notre bureau a confirmé la mise en œuvre complète et satisfaisante de 97 plans d'action que les unités d'affaires s'étaient engagées à réaliser pour corriger différentes lacunes évoquées dans les audits antérieurs. Considérant que les unités d'affaires avaient jusqu'au 31 décembre 2025 pour mettre en œuvre 161 plans d'action selon les dates qu'elles s'étaient elles-mêmes fixées, le taux de mise en œuvre des recommandations pour l'année 2025 s'élève à 60%. Il s'agit d'une diminution par rapport à l'année dernière où ce taux était de 62%. Donc, c'est avec fierté et émotion que je vous présente mon troisième et dernier rapport annuel à titre de vérificatrice générale de la Ville de Montréal. Ce travail est le fruit d'un effort collectif déployé par l'équipe du Bureau du vérificateur général, une équipe pleinement engagée dans l'atteinte de résultats concrets et à valeur ajoutée. Après plus de 15 ans à exercer la fonction de vérificatrice générale, dont les 3 dernières à la Ville de Montréal, et bien que la passion pour cette profession m'anime toujours, j'ai pris la décision de quitter mes fonctions me consacrer à de nouvelles priorités personnelles et à ma famille. Cette transition s'inscrit dans un esprit de continuité, de respect et de reconnaissance envers vous, les élus, pour le privilège que vous m'avez accordé, soit celui de servir les Montréalaises et les Montréalais. Je quitte avec beaucoup de confiance pour la suite. Le bureau peut compter sur une équipe qui solide, compétente et une excellente relève. Je sais que le travail se poursuivra avec la même rigueur et le même souci de servir l'intérêt public. La fonction de vérificateur soutient les élus dans l'exercice de leurs responsabilités. Tout au long de mon mandat, j'ai exercé ce rôle avec un engagement constant, guidée par une profonde conviction de l'importance de cette mission pour le maintien de la confiance du public envers nos institutions. L'indépendance constitue le fondement même de la crédibilité et de l'efficacité de la fonction de vérificateur général. Dans un contexte organisationnel en constante évolution, il demeure essentiel de préserver cette indépendance et de veiller au maintien des conditions nécessaires à l'accomplissement de ce mandat. Au bénéfice des élus et de l'ensemble de la population. Je tiens à vous remercier sincèrement pour la confiance que vous m'avez témoignée, ainsi que les membres du comité d'audit pour leur soutien tout au long de mon mandat. J'aimerais aussi remercier l'administration municipale pour sa collaboration entière. Et permettez-moi, en terminant, de remercier une fois de plus la formidable équipe du Bureau du vérificateur général. Ceci met fin à ma présentation. Merci pour votre attention et nous allons répondre à vos questions.
Nancy Blanchet ◌2:58:02
Merci beaucoup, madame Cossette. Nous allons donc ouvrir maintenant la période de questions. Je tiens à rappeler à mes collègues que les minutes qui sont imparties à chacune des formations politiques comprend à la fois les questions et les réponses. Alors, je vais vous demander de signifier votre demande d'intervention. Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌2:58:27
Je peux rester assis. Ouais, c'est qui qui commence?
Nancy Blanchet ◌2:58:36
Non, je vais, on va alterner et on va conserver le minutage, un suivi du minutage au fur et à mesure qu'on va avancer, mais je vais prendre les prises de parole dans l'ordre où les gens demandent la parole.
Claude Pinard ◌2:58:48
Alors, Monsieur Bilodeau. Juste pour éclaircissement, si j'ai 3 questions, je peux les poser les 3 une après l'autre? Parfait, merci. Donc, madame Cossette, merci beaucoup, félicitations pour votre départ à la retraite, je pense, en tout cas, votre contribution à la Ville de Montréal, merci beaucoup. Donc, étant donné que beaucoup de personnes ont essayé de garder les réponses assez circonscrites, c'est-à-dire très courtes, et ma première peut se répondre par un oui ou par un non, est-ce que vous reconnaissez l'indépendance de l'évaluatrice de la Ville de Montréal?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌2:59:20
Et notre audit a porté non pas sur le jugement effectué par la direction de l'évaluation foncière, mais bien sur les processus. Et en aucun cas notre audit a remis en cause les jugements.
Claude Pinard ◌2:59:35
Parfait, merci. Dans le cadre de vos deux rapports, quelles ont été vos sources ou études qui vous ont permis d'émettre des recommandations? Par exemple, la recommandation 6 concernant plus ou moins 15% de l'évaluation foncière et la vente individuelle de propriété. Est-ce que vous avez fait des rencontres ou entrevues avec différents intervenants de la direction financière?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌2:59:56
La question, c'est de dire comment est-ce qu'on a déterminé le 15%. Le 15% est basé sur notre jugement professionnel, sur les comparatifs qu'on a faits avec d'autres villes et sur les conseils de nos experts.
Claude Pinard ◌3:00:10
Est-ce que vous avez eu des rencontres avec des gens de la direction de l'évaluation financière?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:00:14
Certainement qu'on a eu plusieurs rencontres avec la direction de l'évaluation foncière.
Claude Pinard ◌3:00:19
Et comment vous vous êtes prise pour comprendre et valider la conformité des processus internes de la direction de l'évaluation financière et quelles ont été vos démarches auprès de celle-ci afin de vous assurer de bien comprendre le fonctionnement interne?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:00:32
En fait, comme dans tous nos audits, on fait d'abord ce qu'on appelle des rapports d'études préliminaires, lesquels on vient déterminer, qu'on fait une analyse des risques, lesquels on nos objectifs de vérification et les critères d'évaluation qui serviront pour déterminer notre objectif. Donc, ce processus-là se fait par nos équipes de vérification. Ce rapport-là est soumis aux audités. Les audités ont l'opportunité d'apporter leurs commentaires, lesquels nous permettent d'ajuster l'information en fonction des commentaires que l'on reçoit. Ensuite de ça vient l'étape de l'audit, que l'on appelle, où est-ce que l'on procède par des tests normalement pour qui nous permettent d'aller chercher l'information probante pour répondre aux critères d'évaluation qu'on a déterminés. Donc l'information probante, c'est, on peut la faire sous différentes formes qui peuvent être des questionnaires, des entrevues, d'échantillonnage statistique, des tests c'est ce qui nous permet d'obtenir l'information probante et d'obtenir un niveau d'assurance raisonnable sur tous nos constats que nous formulons. Suite à ça, notre rapport, on l'émet avec 100 projets, lesquels sont soumis aux différents audités et pour lesquels ils ont l'opportunité de répondre.
Vérificateur général adjoint (Bureau du vérificateur général)3:01:54
Merci.
Claude Pinard ◌3:01:54
Donc, dans votre rapport, vous faites état que la direction de l'évaluation foncière ne peut valider que l'ensemble des permis qui lui sont transmis. Cependant, vous indiquez également que la quasi-totalité des permis émis par les 3 arrondissements audités a été retrouvée dans le système et que les erreurs trouvées étaient des erreurs humaines de nomenclature. À la lecture du rapport, vous faites part que ces erreurs sont rares et marginales. Selon vous, est-ce que la Ville devrait concentrer ses efforts à corriger ces erreurs du système, sachant que celles-ci n'amèneront que des gains marginaux?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:02:22
Notre recommandation, c'est d'abord d'avoir une coordination avec les arrondissements pour permettre un échange d'informations sur les l'utilité des informations, parce que les informations qui ont été reçues dans les systèmes, beaucoup, par exemple, il n'y avait pas de date de terminaison de travaux ou d'estimé de coûts de travaux. Donc, c'est ce que— d'où notre recommandation d'échanges avec les arrondissements pour avoir une meilleure coordination.
Claude Pinard ◌3:02:53
Parfait. En terminant, votre rapport indique que malgré la conformité de la proportion médiane, les valeurs foncières inscrites au rôle foncier ne permettent pas à certains égards d'apprécier l'équité entre les contribuables. La proportion médiane est l'indicateur principal utilisé par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation pour évaluer l'équité du rôle foncier entre les municipalités au Québec. À la lecture de vos rapports, vous semblez remettre en doute le bien-fondé de la loi sur la fiscalité, de l'encadrement du MMH et des normes de pratique de nos professionnels. Pouvez-vous nous préciser votre pensée concernant l'utilisation de la proportion médiane dans le cadre du travail d'évaluation foncière?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:03:31
Ce que vous dites, notre travail n'a pas porté sur la validité du rôle foncier. Notre travail, et on ne remet aucunement en doute quoi que ce soit des informations du MMH, c'est pas ça du tout. Notre travail a consisté à valider, non pas à valider, mais à s'assurer d'avoir l'ensemble de l'information probante qui soutient les jugements, mais notre travail n'a pas comporté de jugement sur les décisions qui ont été portées par le Service de l'évaluation foncière. Et nous, ce que l'on dit, c'est au niveau des informations, du fait que les unités d'évaluation foncière n'ont pas été mises à jour pour 42% des données depuis au moins 9 ans, tel que prévu par la loi, ça peut amener des écarts dans l'information concernant les unités d'évaluation foncière, informations sur lesquelles on se base.
Claude Pinard ◌3:04:35
Juste par oui par non, dernière question. À la lecture des réponses, est-ce que vous remettez en doute le bien-fondé de la loi sur la fiscalité, l'encadrement du maillage et des normes de pratique de nos professionnels, incluant les professionnels de la Ville?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:04:45
Absolument pas. C'est ça qu'on dit dans notre rapport.
Claude Pinard ◌3:04:48
Merci, madame Poisson.
Nancy Blanchet ◌3:04:50
Merci. Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌3:04:55
Oui, merci madame Blanchet. D'abord, je voudrais au nom de l'opposition officielle vous remercier pour votre engagement, votre rigueur et votre professionnalisme tout au long du mandat. C'est moche, j'ai comme l'impression qu'il y a un écho dans le micro. Votre travail, bien sûr, a contribué à la transparence, la saine gestion, l'imputabilité au sein de la Ville de Montréal et on tient bien sûr à remercier l'ensemble de l'équipe du bureau du vérificateur général pour le travail fait avec attention et souci de transparence et démocratie pour les Montréalais et les Montréalaises. Vous avez nommé dans votre première, la deuxième section du rapport, toute la question de la sécurité civile à la Ville de Montréal où, bon, le cadre légal a été renforcé puis qui vient aussi confirmer le rôle de la Ville de Montréal comme étant la gestionnaire de risques des sinistres pour l'agglomération de Montréal. Il y a plusieurs des données qui sont vraiment éloquentes dans le rapport, notamment sur les défis auxquels fait face l'Agglomération de Montréal avec la question climatique. On le voit bien, le graphique 3, j'ai plus le numéro de la page, mais on voit vraiment le cumul en très grande croissance des jours d'activité en situation de réponse à un sinistre qui suit une courbe, plus qu'une courbe, une montée à la hausse. Et vous insistez bien sûr sur l'importance d'agir en amont sur des sinistres par des mesures de prévention, de résilience, par des mesures de préparation qui visent à protéger autant la population que les infrastructures, d'accroître aussi les ressources, la fonction stratégique de la sécurité civile, les ressources dédiées. Et vous mettez de l'avant la difficulté de la Ville de passer d'une posture réactive à une posture proactive dans la gestion. Vous faites état aussi à la page 56 que la direction de la sécurité civile et de la continuité des affaires ne dispose d'aucune analyse formelle permettant de confirmer si ses ressources financières et humaines sont suffisantes pour assumer pleinement son rôle en sécurité civile. Or, actuellement, l'administration procède à des coupures massives dans tous les services centraux de la Ville de Montréal, en rassurant toutefois la population quant au fait que ces coupes auraient été soigneusement analysées. Mais c'est pas ce qu'on lit à la lumière des des recommandations du rapport. Donc, devant ce fait-là, moi, je crois, je crains qu'on soit en train de s'éloigner de notre capacité à rencontrer vos recommandations en matière de sécurité civile, notamment la troisième qui, dans le fond, recommande à la direction générale de renforcer la capacité de la fonction de la sécurité civile, notamment en termes de capacité de ressources humaines et financières. Vous l'avez nommé aussi dans les faits saillants sur la stabilité la relève aussi dans des fonctions clés sur cette fonction-là. Donc, on a un rapport qui nous dit, attention, on n'a pas de capacité assez forte pour soutenir nos responsabilités en matière de sécurité civile. En même temps, actuellement, il y a des coupes importantes qui se font au niveau des services centraux. Donc, ma question comporte deux volets. Est-ce que vous avez constaté aussi cette absence d'analyse de suffisance des ressources humaines ou financières dans d'autres services de la Ville centre, qui seraient reliées à la sécurité civile. Puis, est-ce qu'à ce moment-là, vous recommanderiez à l'administration de mettre sur pause la réduction du personnel dans les services centraux à la sécurité publique, affectés à la sécurité publique ou à la résilience, tant qu'il n'y a pas d'analyses qui ont été conduites ou qu'il n'y a pas d'évaluation de la capacité de mettre en œuvre vos recommandations qui ont été évaluées suite au dépôt de vos recommandations?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:08:28
En fait, on recommande à la Ville de mettre, d'apporter le support adéquat à la Sécurité civile en fournissant les ressources nécessaires, tant financières qu'humaines, en lui permettant aussi d'avoir la visibilité stratégique nécessaire pour faire valoir ses points et pour amener à un niveau plus élevé peut-être l'écoute pour le service de la sécurité publique, la sécurité civile, excusez.
Véronique Fournier ◌3:09:03
Est-ce que vous croyez qu'à ce moment-ci, l'analyse qui est faite au niveau de la Ville est suffisante pour être en mesure de bien évaluer la nature des ressources dont la Ville doit se doter pour être en mesure de rencontrer les exigences du cadre renforcé en matière de sécurité? Civil et face aussi aux enjeux climatiques et à la multiplication des sinistres?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:09:21
En fait, en ce qui concerne nos recommandations, les recommandations ont été formulées à l'organisme audité, lesquels doivent nous soumettre des plans d'action qu'ils comptent mettre en place pour répondre aux recommandations. Donc, est-ce qu'actuellement les ressources sont suffisantes? De quelle façon est-ce qu'ils comptent répondre aux recommandations on va l'avoir avec la réponse du plan d'action.
Véronique Fournier ◌3:09:47
Merci.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:09:48
Est-ce que ça répond?
Nancy Blanchet ◌3:09:49
Merci. Madame Martine Musau-Muele.
Martine Musau Muele ◌3:09:54
Madame la présidente, bien évidemment, ma question sera pour madame Cossette.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:09:59
Je cherche.
Martine Musau Muele ◌3:10:00
Je suis juste ici. Il y a ma collègue qui me cache, Marie. Est-ce que c'est possible de— Oui, merci. Bon, je vais le faire. Madame Cossette, je me présente, Martine, enchantée.
Véronique Fournier ◌3:10:17
Alors, je joins ma voix à ma collègue.
Martine Musau Muele ◌3:10:20
D'abord, chapeau bas, 15 ans, ça se célèbre, au service de la fonction publique et des citoyens. Merci pour ça et merci à vos équipes. 406 pages de rapports détaillés, étoffés, où vous nous présentez des belles pistes de réflexion. Et d'amélioration. Donc, je tiens à saluer cet engagement. Alors, allons à l'essentiel. Je vous amène à votre diapositive 17 qui reprend essentiellement les éléments des pages 105 et 106 de votre rapport où vous traitez de la gestion des matières résiduelles et plus précisément des leviers dont la Ville dispose pour atteindre ses objectifs. Qu'on pourrait qualifier essentiellement d'avoir un collectif, une ville qui se dirige vers une ville sans gaspillage. Maintenant, ce qui est intéressant, c'est que vous mentionnez des obstacles opérationnels qui limitent l'efficacité de la coercition. Et la coercition, c'est, je trouve, un enjeu quand même intéressant parce que dans nos arrondissements, nos équipes municipales travaillent très très fort pour justement mettre en application les règlements, mais quand vient le temps justement de faire appliquer ces règlements au niveau des amendes, etc., c'est principalement au niveau de la cour municipale, donc du central. Alors j'étais intéressée à savoir, selon votre perspective, je dirais même l'expertise et les enseignements que vous pourriez nous partager sur la question d'amélioration des mesures coercitives, sachant qu'on est dans un contexte où plusieurs points de service de la Cour municipale ont soit été fermés ou bien fermeront malheureusement, et que l'amélioration justement de ces mesures coercitives-là repose notamment sur le délai de traitement de ces mesures coercitives, que ce soit des amendes, que ce soit des poursuites en matière de zonage ou autre. Dans cet angle-là de gestion des matières résiduelles, est-ce que vous avez des recommandations à formuler à l'administration Martinez-Ferrada-Pinard pour justement identifier les meilleurs moyens à court terme idéalement d'améliorer l'efficacité de ces mesures coercitives dans le contexte des cours municipales pour que les actions qui sont portées par nos équipes en arrondissement puissent réellement avoir un impact dans des délais raisonnables au niveau du central. Est-ce que ma question est claire?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:12:56
Oui, la question est claire, merci. Dans notre rapport, comme vous dites, oui, il y a des mesures coercitives, il y a des leviers, et on recommande à la Ville de maximiser l'utilisation de l'ensemble de ces leviers-là. Les leviers étant le volet communication pour la sensibilisation, l'information, le volet coordination aussi de l'information entre les arrondissements, la ville-centre, et également tous les leviers qui peuvent être juridiques, si on peut dire, par le suivi des mesures coercitives comme l'émission de constats, soit d'infraction ou les constats parchemin. Ce qu'on a constaté, c'est que les constats parchemin, en fait, il y en a très peu des milliers et on en a relevé 6 ou 8 dans les 3 dernières années. Ce qu'on a constaté, c'est ce qui se rend au service des affaires juridiques accuse aussi des délais importants. On a fait des tests sur 2 jours de ce qu'on avait reçu, ça représentait des délais de plus de 6 mois. À ce moment-là, le délai devient difficile de, de, d'associer l'infraction avec la personne considérant les, le roulement de de l'habitation qui peut y avoir. Donc ça, c'est un des éléments. Et puis tout ce qui est la réglementation d'urbanisme, à savoir est-ce que celle-ci peut être renforcée pour permettre une meilleure gestion des matières résiduelles. Merci.
Nancy Blanchet ◌3:14:27
Merci. Monsieur Leslie Roberts.
Leslie Roberts ◌3:14:35
Voilà, OK, voilà, ça marche. Excusez-moi. Alors, merci pour la présentation et merci pour le travail que vous avez fait pour 15 ans dans un métier très important et merci beaucoup. J'ai quelques questions sur la question de la sécurité civile pour madame Fournier. Je demande comme conseiller, merci aux membres de la commission de la sécurité publique. Alors, Au cours des dernières années, l'agglo a démontré sa capacité réelle d'intervention lors de sinistres majeurs, notamment grâce à la mobilisation rapide des équipes d'intervention et à une coordination opérationnelle efficace. Votre rapport, sur les pages 49 et 50, souligne que la bonne capacité d'intervention de la Ville repose surtout sur posture réactive et sur un nombre restreint d'experts expérimentés plutôt que sur des assises stratégiques durables. Alors, malgré les constats de rapports concernant l'absence d'assises stratégiques, pouvez-vous confirmer, s'il vous plaît, aux citoyens que les mécanismes actuels de mobilisation et de de coordination demeure pleinement fonctionnelle et fiable en cas de sinistre majeur?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:16:04
On a une équipe vraiment performante qui répond de façon tout à fait exemplaire aux sinistres. Toutefois, le nombre de sinistres augmentant et la durée des sinistres augmentant également, il y a nécessité d'être en amont mieux préparé pour réussir peut-être à limiter la durée de reprise des activités ou de retour à la normale. Mais il y a des gestionnaires vraiment qualifiés qui répondent efficacement aux sinistres qu'ils ont eus. Ça a été démontré par le passé. Tout à fait. On doit quand même renforcer l'équipe de soutien à cette équipe stratégique-là, à laquelle on demande énormément. L'art de signer, c'est du 24 heures sur 24, 7 jours par semaine. Ça nécessite de très grandes disponibilités, d'où l'ajout de ressources supplémentaires pour permettre également la rétention de ce personnel-là. Qui est favoriser la prise en connaissance et en expérience.
Leslie Roberts ◌3:17:19
C'est les priorités à court terme, sans doute.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:17:22
OK, c'est ça. Ben oui, oui, et la visibilité stratégique également, là, ça aussi c'est une priorité. Mais est-ce qu'on répond? Est-ce qu'on répond efficacement? La réponse, c'est oui, on répond, et on répond efficacement. C'est du moins le constat de nos travaux.
Leslie Roberts ◌3:17:40
D'accord. L'autre question concernant l'approche du Bureau de la transition écologique et de la résilience, BTER, et de la Direction de la sécurité civile et de la continuité des affaires, DSCCA, comme étant complémentaires mais distinctes. Il souligne toutefois l'existence de chevauchements de responsabilités et de la duplication de certaines actions. C'est d'ailleurs dans ce contexte que la recommandation numéro 4 préconise l'officialisation d'un cadre conjoint entre la prévention en sécurité civile et l'adaptation au changement climatique afin de clarifier les responsabilités et d'assurer la complémentarité des interventions. Au début de 2026, les ressources de BTHER ont été réorganisées et pour la plupart intégrées aux équipes de la DSCCR, c'est ça? OK. Alors, considérez-vous que cette intégration répond aux objectifs visés par la recommandation numéro 5 que vous avez faite en favorisant une meilleure arrimage des responsabilités et des actions aussi.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:19:01
Tout à fait. On a reçu le plan d'action récemment qui nous a permis de justement de voir que le BTER était pour être fusionné avec la Sécurité civile, ce qui pour nous est effectivement une bonne recommandation pour mieux coordonner les activités. Des activités qui avaient des points en commun pour lesquels on pouvait à l'occasion avoir une duplication du travail, donc va faciliter une meilleure coordination.
Leslie Roberts ◌3:19:33
OK, merci madame.
Vérificatrice générale adjointe (Bureau du vérificateur général)3:19:34
Merci.
Nancy Blanchet ◌3:19:36
Merci, madame Catherine Houbart.
Catherine Houbart ◌3:19:40
Merci madame la présidente. Bonjour madame Cossette. Ma question va un petit peu dans le même sens. Vous avez émis des recommandations à un moment où le besoin BTR existait toujours dans l'appareil municipal. Là, le BTR a été dissous, puis une portion de l'équipe qui travaillait sur des mesures d'adaptation et de résilience a été intégrée au service de la sécurité civile. Depuis, le poste de chef de division adaptation, résilience et mobilisation a aussi été aboli. Donc, je me demande, dans ce nouveau contexte-là, dans quelle mesure votre recommandation numéro 4 devrait être ajustée, comment vous l'ajusteriez, et puis qu'est-ce que vous recommandez pour que le service de la Sécurité civile ait suffisamment d'espace, j'ai envie de dire d'espace mental, mais en fait de capacité organisationnelle pour intégrer des fonctions qui étaient déjà manquantes avec une équipe qui ne dispose pas de direction?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:20:43
En fait, ça va permettre une meilleure coordination. Les effectifs qui étaient au BTER, qui maintenant vont se ramasser à la Sécurité civile, viennent apporter une force supplémentaire à l'équipe de la Sécurité civile, qui aussi s'est vue agrandir son titre aussi avec récemment avec la continuité des affaires. Donc, c'est beaucoup, vous avez raison, c'est de grandes responsabilités, d'où la nécessité d'avoir les effectifs et le support supplémentaire et la place stratégique organisationnelle nécessaire. Et puis quand on parle d'effectifs, on a fait des comparatifs aussi dans notre rapport que vous pourrez voir avec les autres grandes villes. Donc les autres grandes villes, faudra voir avec la nouvelle réorganisation comment est-ce que nos chiffres diffèrent, mais on était en sous-effectif comparativement aux autres grandes villes, et la position stratégique aussi dans d'autres grandes villes, elle était à un niveau plus stratégique.
Catherine Houbart ◌3:21:45
Oui, votre rapport montrait effectivement qu'on avait beaucoup moins d'effectifs pour cette fonction-là par rapport à d'autres grandes villes. Donc j'imagine qu'il va y avoir des ajustements nécessaires pour rencontrer des exigences qui ne sont pas actuellement rencontrées avec des équipes qui sont réduites?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:22:03
En fait, l'équipe va se réorganiser avec les effectifs supplémentaires du BTA qui sont apportés avec l'équipe de la Sécurité civile. Ça va permettre un rehaussement des effectifs.
Catherine Houbart ◌3:22:15
Merci.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:22:15
Enfin, c'est dans le plan d'action qu'on va suivre aussi l'application des recommandations pour voir de quelle façon concrètement tout ça va s'appliquer. Excellent, merci.
Nancy Blanchet ◌3:22:24
Merci. Madame Vana Nazarian.
Martine Musau Muele ◌3:22:29
Bonjour.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:22:29
Bonjour.
Vana Nazarian ◌3:22:30
Tout d'abord, félicitations pour votre engagement des 15 dernières années et pour ce rapport-là qui est assez colossal. Je vais parler pour le plan directeur GMR en date de la fin de l'année 2025. Donc à mi-chemin du plan climat, l'atteinte des résultats des cibles du plan directeur GMR semble difficile et ambitieuse. Pensez-vous qu'il est réaliste de croire que la Ville atteindra sa cible de 15% de matières résiduelles éliminées d'ici 2030 alors qu'on se retrouve aujourd'hui à 55% et bien ou bien est-ce qu'il y a des mesures additionnelles qui seront nécessaires pour remettre la Ville en bonne trajectoire?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:23:26
Le but de nos recommandations, c'est évidemment d'arriver à atteindre l'objectif 85% d'éliminer des sites d'enfouissement 85% des matières résiduelles. Donc le zéro déchet, c'est 15% dans les sites d'enfouissement. Nos recommandations visent à améliorer les procédures actuellement en place, donc notamment en utilisant l'ensemble des leviers disponibles qui sont la communication, la sensibilisation, parce que le changement passe par le citoyen d'abord et avant tout, par le citoyen. Il y a une sensibilisation importante à ce niveau-là. Il y a tous les leviers aussi légaux qui que la Ville peut utiliser, mais également tout le volet de gestion contractuelle qui est vraiment important dans le processus de collecte, soit pour la collecte ou la valorisation. On doit mettre en place des indicateurs de performance, des indicateurs de suivi, et aussi être en mesure de répondre à ce que les arrondissements mentionnent en termes de ce qu'ils reçoivent de commentaires des différents citoyens.
Vana Nazarian ◌3:24:36
Donc merci. Ben en fait, c'est ça, je me questionne au fond si le niveau des efforts qui ont été déployés dans les, dans la première partie du plan, les actions mises de l'avant de l'ancienne administration par exemple, si elles étaient suffisantes. Et oui, il y a eu des manquements, mais est-ce qu'il dans vos travaux vous avez relevé, par exemple, des pratiques exemplaires dont la Ville pourrait s'inspirer, par exemple, pour améliorer sa performance et accélérer sa progression?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:25:15
En fait, il y a quand même des inspections qui se font, il y a quand même des écoutes au niveau du citoyen qui se font. La Ville, comme bonne pratique, dans Hochelaga-Maisonneuve, de reporter sur 2 semaines la collecte, ça, ça fait partie des bonnes pratiques. Toutefois, le citoyen a besoin d'avoir l'infrastructure nécessaire, alors pour vous répondre, à son besoin, lui qui doit disposer de ses matières résiduelles. Donc d'où la gestion des plans d'urbanisme qui pourraient être révisés pour peut-être permettre une meilleure collecte des matières dans les immeubles multirésidentiels, entre autres.
Vana Nazarian ◌3:26:03
Mais parlant de la participation citoyenne, que vous dites que c'est un levier essentiel, et j'en conviens également, il y a quand même une persistance de la méconnaissance des outils, bien, et des pratiques, bien qu'on fait beaucoup d'efforts de sensibilisation et de, de, de, des outils. Est-ce que avez-vous des exemples précis d'outils d'information simples, cohérents, par exemple, que la Ville devrait mettre de l'avant?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:26:40
Il y a eu des outils de communication de mis en place Mais là, je peux pas vous donner peut-être, Khadija, est-ce que tu as un exemple d'outil particulier?
Vérificatrice générale adjointe (Bureau du vérificateur général)3:26:49
Mais en fait, c'est davantage au niveau de l'impact et de la mesure des actions mises en place par la Ville. Ce que l'on constate, que c'est les actions en communication, notamment sensibilisation, information, ne sont pas mesurées pour savoir connaître leur portée et atteindre l'objectif ultime qui est de changer le comportement du citoyen pour contribuer à cette diminution de la matière résiduelle éliminée. Donc, c'est en amont que les actions doivent se faire et la Ville doit se doter des outils pour évaluer la portée de ses actions. De même, lorsque les matières sont ultimement traitées dans ces centres, c'est cette performance de est-ce que c'est réellement les bonnes déchet qui se retrouve ou la bonne matière résiduelle qui se retrouve dans les centres de tri ou dans les centres de recyclage. Ça, c'est aussi un évocateur de l'action en amont du citoyen et de l'impact des communications qui sont mises en place. Donc, ce que la Ville doit faire, c'est beaucoup d'efforts, mais à différents endroits. Ce qui est en place est déjà très bon. Par contre, pour pouvoir atteindre cet objectif ambitieux, c'est en amont se doter d'outils, d'indicateurs et de suivis qui sont très éclairants sur l'impact des actions mises en place, et c'est ce que nous soulignons à différents endroits qui manque actuellement.
Vana Nazarian ◌3:28:07
Merci beaucoup.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:28:08
Je vous en prie. Tu sais, comme exemple de monopratique, il y a eu des dépliants ou de l'information transmise, mais il n'y a pas de coordination toujours avec la Ville Centre ou le service de l'environnement qui est responsable de cette fonction.
Vana Nazarian ◌3:28:21
Merci. Merci beaucoup.
Nancy Blanchet ◌3:28:23
Merci, monsieur— madame Effigienou, pardon.
Effie Giannou ◌3:28:29
Merci, je suis ici. Bonjour, alors félicitations et merci pour votre engagement. Mes questions vont porter sur la rémunération et dépenses des élus. La première, qui est un sujet assez populaire cette année de notre premier mandat présent, le rapport indique que la fin du stationnement gratuit pour les élus n'est survenue que le 17 novembre 2025. Pour respecter la loi sur le traitement des élus municipaux après 4 ans de frais totalisant 157 400$. Pouvez-vous nous expliquer le processus qui a mené à cette décision et surtout pourquoi elle n'avait pas été prise dans les 8 années précédentes?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:29:13
En fait, un audit de performance, à quoi ça sert? Souvent, c'est à relever des lacunes. Nous, notre les travaux que l'on fait, c'est de dire quels sont les risques de respect ou non en matière légale ou réglementaire. Donc nous, ces travaux-là, on les a faits dans la dernière année et c'est là que ça nous a permis de relever les lacunes pour lesquelles on émet des recommandations et qui permettent de corriger les situations.
Effie Giannou ◌3:29:48
Alors, cette lacune en particulier n'avait jamais été relevée dans les années passées?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:29:52
Cette lacune n'avait pas été relevée par nos travaux, non, parce que c'est, de ma connaissance, c'est la première fois dans les dernières années qu'on fait ce travail.
Effie Giannou ◌3:30:04
D'accord, merci.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:30:06
Sur la rémunération des élus et les dépenses.
Effie Giannou ◌3:30:10
Le rapport note aussi que la rémunération des élus est conforme à la loi, mais que l'encadrement des dépenses de fonctions et de recherches en soutien était insuffisant. Est-ce que ce manque de cadre formel explique en partie pourquoi il pouvait être difficile pour certains élus de s'y retrouver dans ce qui était autorisé?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:30:34
Effectivement, quand un cadre est bien défini, ça permet d'avoir de meilleurs guides pour être mieux dirigés dans ce qui est acceptable ou non, qu'est-ce qui est permis, d'où notre recommandation de mettre en place des directives plus précises encadrant les différentes dépenses.
Effie Giannou ◌3:30:57
Et finalement, sur les 115 dépenses de recherche et soutien auditées, seulement 7 n'étaient pas admissibles pour un montant de 17 430$. Même si ces dépenses n'auraient jamais dû être autorisées et démontrent le besoin de normes claires, diriez-vous que la situation actuelle ne constitue pas une problématique majeure ou généralisée?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:31:27
De nos tests, ça ne constitue pas une pratique majeure ou généralisée. Si, mais là, je veux juste vérifier la À quel endroit je retrouve? Est-ce que vous avez la page de cette affirmation, s'il vous plaît? Je l'ai pas ouvert devant moi, mais bon, pour répondre à votre question, il n'y a pas eu de dépenses généralement Il n'y a pas eu d'exagération dans ce qu'on a regardé au niveau des dépenses. Ce que l'on a noté, c'est que ça pouvait nécessiter des encadrements supplémentaires pour permettre d'être mieux en mesure de juger l'adéquation. En fait, là, c'est que, c'est que les dépenses ne relevaient pas du budget de recherche et de soutien. Cet élément-là, c'est que ça ne relevait pas du bon budget. C'est pas que ce n'était pas des dépenses admissibles, c'est juste qu'elles n'ont pas été chargées à la bonne place. Elles auraient dû faire partie, dans ce cas-là, du budget de fonction ou dans le budget, dans un autre budget. Donc c'était C'est le tableau 5 qu'on présentait, qui était des recherches qui ont été réclamées à titre de recherche et de soutien, puis qui relevaient pas de ce budget-là.
Effie Giannou ◌3:33:04
Bon, parfait, merci beaucoup. Ça va, merci.
Nancy Blanchet ◌3:33:09
Merci, monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌3:33:12
Oui, merci, je suis ici. Donc oui, l'évaluation foncière était vraiment en à l'honneur cette année dans votre rapport de vérification générale. Je me demandais, on le sait depuis, le système actuel à la fois de taxation et d'évaluation foncière, c'est un très, très vieux logiciel. Ça fait des années qu'il y a un projet pour le remplacer. Le projet d'en fiche PDI, ça a commencé en 2022 puis devrait être livré normalement vers 2027. Et je me demandais si avec ce nouveau logiciel-là plus moderne, ça allait possiblement régler plusieurs des problèmes, notamment de communication ou peut-être d'autres éléments que vous avez vus dans votre rapport?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:33:58
En fait, notre audit n'a pas porté spécifiquement sur les systèmes informatiques en place, mais évidemment que ce sont des systèmes qui accusent un âge avancé et que c'est pas facile d'avoir accès à l'ensemble de l'information. C'est transféré, mais ça reste limité comme accès et comme utilisation aussi des bases de données pour aller chercher une information de gestion.
Sylvain Ouellet ◌3:34:24
Donc, mais quand vous avez fait par exemple des échanges auprès du service d'évaluation foncière, est-ce qu'ils vous ont nommé que c'était un problème? Ou en fait, ma question, est-ce que ce nouveau système-là va régler je sais pas, 25%, 50%, 75% des problématiques que vous avez identifiées dans votre rapport?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:34:46
Je ne peux pas répondre à cette question-là, ce n'est pas l'objet de notre audit.
Richard Deschamps ◌3:34:50
D'accord.
Sylvain Ouellet ◌3:34:50
Je me demandais aussi, c'est quoi d'après vous la perception de la capacité de résorber les distorsions qui auraient pu être affectées dans le rôle au fil du temps? Donc là, vous avez identifié certaines distorsions, est-ce que vous pensez que ça peut être rapidement résorbés au fil du temps, notamment peut-être avec le nouveau Lachine?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:35:11
En fait, nous, on a formulé les recommandations. On s'attend à recevoir les plans d'action pour savoir qu'est-ce qui sera mis en œuvre pour répondre à nos recommandations, et ce sera à partir des plans d'action qu'on recevra qui nous permettront de répondre aux questions.
Sylvain Ouellet ◌3:35:29
Puis je me demandais aussi, on le sait, c'est dans votre rapport, les revenus de la Ville de Montréal sont très dépendants des taxes foncières. On le sait, les villes demandent beaucoup de flexibilité pour avoir peut-être d'autres sources de revenus qui ne sont pas nécessairement basées sur la taxe foncière, mais je me demandais si, par exemple, juste dans la partie de taxes foncières, si on utilisait, parce que la loi le permet, d'utiliser par exemple des caractéristiques physiques qui sont, par exemple, je ne sais pas, superficie, frontage, donc des choses qui sont, je ne veux dire, on a déjà le chiffre, ça change pas d'un rôle à l'autre. S'il y avait, je sais pas, une meilleure modulation des taxes foncières par rapport à des caractéristiques physiques plutôt que juste une évaluation, est-ce que ça rendrait le rôle plus stable, moins susceptible d'avoir des erreurs de rôle en rôle?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:36:19
Je peux pas répondre à cette question sans Si le système était de façon différente, il faudrait voir quels seraient nos systèmes pour répondre à ce moment-là à ces différences-là, de quelle façon est-ce qu'on mettrait en place pour gérer ces modifications. Ce n'était pas l'objet de notre audit.
Sylvain Ouellet ◌3:36:44
Merci.
Nancy Blanchet ◌3:36:46
Merci. Monsieur Alexandre Devaux-Guizani.
Alexandre Devaux-Guizani ◌3:36:49
Merci, madame la présidente. Merci beaucoup pour ce rapport étoffé à vous et à votre équipe. Je vous félicite pour vos 15 ans de service. Ans à la Ville de Montréal. Chapeau et bonne continuation pour la suite. Moi, je me suis intéressé à votre section sur l'application des recommandations des rapports que vous faites. Donc moi, de ce que je comprends, quand vous faites des recommandations, les unités, les services de la Ville ont la responsabilité de mettre en œuvre des plans d'action pour répondre aux lacunes que vous soulevez. Donc là, je me suis intéressé un petit peu, mettons, à la page 333 de votre rapport, à la figure 1. Donc vous faites le portrait de 490 recommandations à actives à la sortie du plan d'action en 2025. Seulement 161 sont arrivées à échéance à la fin de l'année. De celles-là, 60% ont été mises en œuvre seulement, la moitié en retard, l'autre n'a pas été encore mise en œuvre, et puis après on en a 329 qui sont pas issues, seulement 2 ont été mises en œuvre, ce qui nous en laisse 390 cette année. Moi je suis un peu nouveau à la Ville, j'essaie de comprendre, est-ce que c'est normal d'être en retard comme ça? Est-ce qu'il y a des erreurs qui ont été commises dans les dernières années qu'on ne devrait pas reproduire pour ne pas avoir un tel retard? Est-ce que vous pouvez m'éclairer un petit peu?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:37:57
En fait, un taux d'application de 60% de recommandations, comparativement à l'année dernière qui était à 62%, puis l'année précédente à 68%, ça reste un taux relativement peu élevé. Il y aurait des efforts supplémentaires à mettre pour le suivi de l'application des recommandations. Mais également, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a beaucoup de recommandations qui parfois sont rattachées à l'implantation de différents systèmes informatiques qui, eux, dans le temps, peuvent prendre plus de temps. Donc, il y a plusieurs éléments qui font qu'on peut accuser du retard dans l'application des recommandations.
Alexandre Devaux-Guizani ◌3:38:38
OK, mais je peux-tu avoir plus de détails?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:38:39
C'est un grand volume. Quand on— ce que vous voyez dans ce panel, c'est quand même un grand volume. D'application de recommandations.
Alexandre Devaux-Guizani ◌3:38:46
Justement, moi, 2 pages plus loin, j'ai un peu sursauté quand j'ai vu, tu sais, 31 décembre 2023, vous le dites, 68. L'année d'après, 62. Cette année, 60. On est dans une pente descendante, la tendance est mauvaise. Là, vous dites qu'il y aurait plus d'efforts à mettre. Est-ce que vous pouvez nous donner un petit peu plus? Parce que je comprends s'il y a des enjeux informatiques, mais qu'est-ce qu'on pourrait faire pour améliorer ce taux à l'avenir et pas qu'on continue la pente descendante?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:39:07
En fait, il y a déjà un système de suivi en place, de tout le des recommandations. Il y a quand même un grand travail puis beaucoup d'efforts qui se fait. Faut comprendre que chaque recommandation est supportée par un plan d'action, puis le plan d'action comprend beaucoup d'actions. Donc, ce qu'on présente ici, ce sont pas les actions, mais vraiment le suivi des plans d'action. Donc, parfois, une recommandation peut être avancée à un certain pourcentage, mais pas complète. Donc, on la labellise en cours, on la comptabilise en cours parce qu'elle n'est pas complétée, mais il peut y avoir quand même beaucoup d'efforts déjà de mis en place pour répondre aux recommandations.
Alexandre Devaux-Guizani ◌3:39:52
J'ai pas vu de ventilation par service ou unité d'affaires à la Ville. Est-ce que globalement, c'est à peu près, il y a un taux moyen ou il y a des services qui sont beaucoup plus enclins à répondre rapidement, puis il y en a d'autres qui un peu plus délinquants ou est-ce que—
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:40:04
La ventilation, on l'a faite par type d'audit, c'est-à-dire d'audit financier, audit des technologies de l'information, audit de conformité. Donc, dans l'ensemble, le tableau à la page 1 présente certaines variations.
Alexandre Devaux-Guizani ◌3:40:20
Est-ce que c'est parce que les recommandations sont plus difficiles à suivre quand c'est de la performance et de la conformité versus où il y a des d'autres raisons?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:40:28
C'est un ensemble de raisons. Comme je vous dis, ça peut être parce que ça nécessite la mise en place de systèmes, de nouveaux systèmes d'information. Ça peut nécessiter des changements organisationnels importants. Ça peut— il y a tous les volets dans le suivi de l'application des recommandations.
Alexandre Devaux-Guizani ◌3:40:46
D'accord. Puis peut-être en terminant, j'aimerais rebondir sur une question de ma collègue. Vous avez piqué ma curiosité tout à l'heure quand vous avez parlé d'Hochelaga-Maisonneuve. En œuvre la collecte des déchets aux 2 semaines. Et nous, on a été élu notamment là-dessus parce qu'il y avait comme eu des enjeux de salubrité dans certaines rues, etc. Puis vous avez parlé du plan d'urbanisme et je suis pas sûr d'avoir compris ce que vous vouliez dire de modifier le plan d'urbanisme pour cet enjeu-là.
Olivier Demers-Dubé ◌3:41:06
Qu'est-ce que vous voulez dire?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:41:07
En fait, c'est que dans certains arrondissements, le règlement sur l'obligation d'avoir de la collecte de matières résiduelles à l'intérieur des immeubles, elle varie selon les arrondissements. Arrondissements. Certains arrondissements, c'est prévu pour des 12 logements et plus, puis dans d'autres arrondissements, ils ont resserré la réglementation en mettant des 9 logements et plus. Donc il y a pour la Ville une opportunité de regarder est-ce qu'on pourrait resserrer la réglementation à ce niveau-là pour faciliter la gestion des matières résiduelles par les citoyens.
Alexandre Devaux-Guizani ◌3:41:43
Donc vous, vous dites que la Ville devrait mettre un plancher ou que ça devrait être uniforme, que ce serait les arrondissements qui devraient s'inspirer ou c'est—
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:41:48
C'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est que ça peut être réévalué, que ça peut constituer une bonne pratique. L'objectif, c'est de répondre aux besoins des citoyens.
Alexandre Devaux-Guizani ◌3:41:56
Ça marche, merci, c'est tout pour moi.
Nancy Blanchet ◌3:41:59
Merci. Madame Céline-Audrey Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌3:42:06
Oui, merci beaucoup. Merci, madame la présidente. Merci, madame Cossette. Je suis juste ici si vous Colorée, je peux pas vous manquer. Alors j'imagine que vous le savez, le rapport fait état que c'est important de convenir que la gestion des matières résiduelles, c'est un élément au quotidien pour nos résidents et résidentes, puis il reste que c'est 22% des sacs à ordures des Québécois qui représentent les matières recyclables. Puis je voulais rebondir sur votre constat qui est celui qu'on doit se pencher sur la perception de nos services de collecte et de valorisation. Donc la question, son contexte, c'est, on le sait depuis janvier 2025, il y a eu comme une autre étape de communication puis de peut-être complexification avec l'Écoentreprise Québec qui se charge de la collecte des matières recyclables sur le territoire montréalais. Et face au constat que vous établissez, est-ce que vous estimez que la venue de ce nouveau joueur peut favoriser une meilleure gestion des matières ou au contraire c'est un risque de complexifier davantage notre écosystème et le processus? Ça serait quoi vos recommandations que vous feriez aux élus qu'il s'agissait pour éviter que ce risque-là se matérialise? Puis est-ce que la Ville de Montréal devrait elle-même harmoniser ses processus de suivi avec Écoentreprise Québec?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:43:24
En fait, votre question porte sur différents volets. On n'a pas regardé de façon spécifique Écoentreprise Québec puisque ça relève du Québec. Par contre, quand on parle de recommandation d'établir des cibles, de faire le suivi, d'assurer une gestion rigoureuse, bien certainement que ça peut s'appliquer tant pour la Ville que pour les services d'écosystème.
Céline-Audrey Beauregard ◌3:43:49
OK, parfait. Puis dans le fond, je vais me permettre aussi de rebondir sur la cible afin qu'on puisse bien capter vos propos puis bien les retenir parce qu'il y a beaucoup de gens ici qui siègent, qui prennent des décisions. Donc, est-ce qu'on doit retenir de vos propos, de vos recommandations puis de votre rapport que la question c'est pas nécessairement de revoir la cible, mais plutôt de mettre les bouchées doubles pour justement l'atteindre? Est-ce que c'est ce message-là qu'on doit garder en tête?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:44:14
Nous, la cible, nous notre travail c'était de voir, on s'est fixé comme cible d'avoir zéro déchet. On n'a pas remis en question cette cible-là. Notre recommandation, c'était de voir les processus actuels en place et qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour améliorer tout ce qui est la collecte de matières résiduelles. OK, excellent. La collecte et le traitement des matières résiduelles.
Céline-Audrey Beauregard ◌3:44:38
Voilà, excellent, parfait. C'est tout pour moi.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:44:41
Merci.
Nancy Blanchet ◌3:44:42
Merci. Monsieur Olivier Demers-Dubé.
Olivier Demers-Dubé ◌3:44:46
Oui, merci beaucoup. Merci, madame la directrice générale. Je fais du pouce un peu sur ce que vient de dire ma collègue. À plusieurs reprises dans votre rapport, on retrouve parmi vos recommandations principales la communication, que ce soit dans le maintien, la valorisation ou le renforcement d'outils de communication, notamment pour mobiliser la population. Donc autant dans l'atteinte des objectifs de gestion des matières résiduelles qu'en préparation de la population aux sinistres et au stress climatique, comme les épisodes croissants de chaleur extrêmes. La clé, vous le dites, c'est les communications, mais on le sait, il y a de nombreuses coupures de postes qui ont eu lieu à la direction des communications corporatives, qui joue pourtant un rôle essentiel dans cette communication. Donc, dans quelle mesure pensez-vous que la Ville de Montréal est en mesure de bonifier, d'améliorer ses communications pour atteindre ses objectifs en matière de GMR et de gestion de sécurité civile avec des équipes réduites?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:45:43
Notre recommandation, c'est d'avoir une meilleure coordination entre la Ville Centre, le service d'environnement qui est responsable de la gestion des matières résiduelles, les arrondissements qui sont des partenaires dans la réalisation de cet actif-là, de cette activité-là. Donc, c'est d'avoir une meilleure coordination des activités de communication, sensibilisation, éducation pour le sujet qui nous préoccupe.
Olivier Demers-Dubé ◌3:46:08
Et est-ce que vous évaluez qu'avec les coupures actuelles, cette meilleure coordination-là va être possible, alors que vous commandez également une bonification des efforts?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:46:21
En fait, c'est pas le sujet de notre audit. On n'a pas évalué la performance ou le nombre de ressources qui pouvaient être en communication, là, c'est pas le sujet de notre audit.
Olivier Demers-Dubé ◌3:46:35
Parfait, merci.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:46:35
Je peux pas répondre à votre question.
Nancy Blanchet ◌3:46:39
Merci. Monsieur Dominic Roussel.
Dominic Roussel ◌3:46:43
Bonjour, je suis ici à votre droite.
Sylvain Ouellet ◌3:46:47
Oui.
Dominic Roussel ◌3:46:48
J'ai quelques questions au sujet des contrôles généraux de TI et l'Agence mobilité durable. Votre rapport présente plusieurs lacunes au niveau du risque de perte de confidentialité, d'intégrité des réseaux, de la disponibilité des données, de la gestion des accès privilégiés à certains environnements informatiques et au niveau de la sauvegarde des données. Malgré ces constats, pouvez-vous confirmer aux citoyens l'absence de problématiques concernant la gestion du stationnement, des données de paiement ou des données concernant de l'information personnelle?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:47:25
Notre audit a porté sur les contrôles généraux des technologies de l'information parce que l'application Mobilité est une nouvelle application qui a été développée durant l'année 2025. On a procédé à cet audit-là aussi en lien avec l'audit des états financiers pour lequel on doit porter un jugement sur les revenus qui sont définie à l'Agence de mobilité durable. Donc, l'ensemble de nos travaux nous a permis d'émettre une opinion non modifiée pour l'Agence de mobilité durable. Donc, on a fait la vérification des contrôles généraux informatiques, on a fait des procédés de corroboration, on a mis en place différents tests pour s'assurer l'intégrité, l'intégralité des données. Donc, on a obtenu l'assurance raisonnable nécessaire pour formuler notre opinion. Maintenant, pour ce qui est des contrôles généraux informatiques, il y a des— nous avons formulé des recommandations qui sont beaucoup associées à la documentation, encore une fois, des processus, mais les processus sont en place.
Dominic Roussel ◌3:48:35
Par la suite de votre audit, ça serait quel service le plus important en cas d'incident envers les citoyens?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:48:46
Je ne peux pas répondre à cette question-là parce que j'aurais tendance à vous dire qu'ils sont tous importants.
Dominic Roussel ◌3:48:50
C'est une bonne réponse. Avez-vous identifié des éléments qui pourraient avoir un impact sur la fiabilité des revenus, des remboursements ou des données de tarification gérées par l'application Auditée?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:49:02
Si nous avons eu des—
Dominic Roussel ◌3:49:05
Si vous avez eu des impacts sur la fiabilité des revenus, des remboursements ou des données à la tarification gérée par les applications.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:49:15
Tel que je viens de vous mentionner, là, on a fait les tests nécessaires, importants pour être en mesure de formuler notre opinion. François, est-ce que tu aimerais ajouter quelque chose?
Vérificateur général adjoint (Bureau du vérificateur général)3:49:26
Oui, merci André. Donc, en fait, on a regardé, nous, les contrôles généraux. Ça, c'était pour appuyer l'audit des états financiers. Financiers, etc. Puis nous n'avons rien relevé qui pourrait nous permettre de dire que attention, les revenus sont pas les bons ou sont cachés, etc. Donc on a rien trouvé de ces aspects-là. Une chose importante que disait André, c'est que ces applications ont été mises en production en 2025, donc d'où le manque de formalisation. Donc tout ça est en train d'être mis en place et nous, notre portée, c'était vraiment l'année financière 2025, donc c'est pour ça en fait il y a, comme ça a été mis en production à la mi-année 2025, je vous dirais ça justifie pas mais ça explique pourquoi il y a un manque de formalisation, l'AMD est en train de travailler pour ça, il y a beaucoup de documentation qui est en cours de rédaction lors de notre audit.
Dominic Roussel ◌3:50:22
Merci.
Nancy Blanchet ◌3:50:24
Merci, je tiens à vous informer que nous avons atteint le 31 minutes pour l'administration, il reste 3 minutes à l'opposition et les équipes indépendantes n'ont toujours pas demandé la parole. Alors, monsieur Sylvain Ouellet.
Sylvain Ouellet ◌3:50:38
Oui, rebonjour. Donc, je vais changer de sujet, je vais parler au niveau des, justement, au niveau des mesures d'urgence. Donc, vous avez parlé beaucoup au niveau de structure, de la résilience, etc. Mais on le voit là, dans votre graphique, il y a de plus en plus de crises, il y a de plus en plus de multicrises. Je veux dire, l'hiver, c'est des pannes d'électricité, le verglas, après ça, c'est les inondations, il peut y avoir des vagues de chaleur, peut-être des pannes électriques aussi à cause des feux de forêt, etc. Est-ce que vous avez évalué le côté résilience du côté infrastructure? Donc, par exemple, au niveau des centres d'hébergement d'urgence, Je donne un exemple. Moi, dans mon arrondissement, c'est Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, on a 4 sites désignés comme centres d'hébergement d'urgence. Aucun des 4 n'a de génératrice. Seulement 2 des 4 ont la possibilité de se faire brancher une génératrice mobile, mais bon, c'est pas instantané, on s'entend, il y a des limitations en termes de génératrice mobile. Mais je me demandais, et puis on avait eu aussi au niveau de la liste au complet pour l'ensemble de la ville, à peu près la moitié ont une génératrice, l'autre moitié n'ont pas de génératrice. Je parle de génératrice, mais il y a aussi d'autres éléments qui font qu'un centre de mesure d'urgence est résilient. Ça peut être en termes de structure, de capacité, etc. Est-ce que dans un contexte de multicrise qu'on sait que malheureusement risque de s'aggraver avec les changements climatiques, est-ce que vous avez des recommandations sur peut-être augmenter la robustesse des centres existants, peut-être en créer des nouveaux. Donc voilà.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:52:17
Oui, c'est tout à fait une recommandation que l'on a formulée dans notre rapport. Actuellement, il y a 12 000, environ 12 600 places d'hébergement, alors que les bonnes pratiques recommandent plus, ce qui correspond à 0,6%, alors que la bonne pratique recommande entre 5 et 10%. Donc on est loin du compte. Et ce qu'on a relevé aussi, c'est que les centres d'hébergement, les 60 centres d'hébergement actuellement identifiés, bien, ils ont pas une conformité égale pour tous, si je peux m'exprimer ainsi. Donc certains n'ont pas de douche. Dans une, il peut y avoir des données non disponibles aussi en ce qui concerne les toilettes ou des génératrices, par exemple pour 30% des centres d'hébergement, il n'y a pas de génératrice, ce qui n'est pas conforme. Et puis évidemment que ces centres d'hébergement-là doivent assurer aussi une accessibilité pour l'ensemble des personnes, que ce soit les personnes à mobilité réduite ou les personnes âgées, qui sont les personnes les plus vulnérables. Donc il y a des efforts à mettre au niveau de l'hébergement d'urgence pour la Ville de Montréal, effectivement.
Sylvain Ouellet ◌3:53:32
Oui, merci. Bon, étant donné que les fonds sont quand même limités, souvent ces équipements-là, on crée pas un centre d'hébergement d'urgence qui a aucune autre fonction, c'est souvent des équipements sportifs, des arénas, des gymnases, etc. Puis on le sait, la Ville de Montréal, par exemple, au niveau soit de l'efficacité énergétique, au niveau de, par exemple, l'accessibilité universelle, il y a souvent des programmes, on rénove puis on essaie d'inclure ces nouveaux standards-là. Est-ce que dans votre audit vous avez constaté que, par exemple, quand il y a des programmes de la Ville Centre pour rénover certains équipements sportifs ou autres, cet aspect-là de sécurité civile est intégré dans les programmes, je dirais de subventions, mais bon, ça reste de l'argent de ville?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:54:10
Comme je vous dis, nous on a regardé ce qui était actuellement en place, on a recommandé de mettre en place, de faire, d'augmenter le notre capacité à recevoir des personnes si on était en mesure d'urgence. Et puis aussi une meilleure coordination avec les arrondissements pour s'assurer d'avoir l'inventaire complet de ce qui est disponible pour permettre à la sécurité civile de prendre les actions aussi pour s'assurer de la conformité.
Sylvain Ouellet ◌3:54:39
Étant donné qu'on est encore loin, mettons, de la cible de 5%, est-ce qu'il y a des protocoles établis, par exemple, pour réclamer demander au gouvernement du Québec, par exemple, d'accès aux écoles ou des choses comme ça?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:54:49
Ça fait partie des choses qui peuvent être regardées, que la Sécurité civile va se pencher sur ces éléments-là pour s'assurer d'avoir peut-être une collaboration. Ça peut faire partie des solutions. Ce sera dans le plan d'action qu'on recevra pour voir de quelle façon est-ce qu'on compte adresser cette recommandation.
Nancy Blanchet ◌3:55:08
Merci. Comme il n'y a pas d'autres demandes d'intervention, que les temps impartis à l'administration et l'opposition sont écoulés. Je vais quand même me tourner vers les équipes indépendantes pour savoir si vous souhaitez poser une question. Il reste quelques minutes à la plénière. Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌3:55:24
J'irai peut-être avec une petite question qui va être assez facile à répondre pour vous. D'abord, merci beaucoup pour votre travail, madame Cossette. J'ai eu l'occasion de vous le dire ce matin, mais je vous le redis publiquement. Vous avez parlé au niveau de la sécurité de la visibilité stratégique. J'aimerais peut-être vous entendre là-dessus, sur ce que vous entendez pour placer la visibilité stratégique de la sécurité civile au sein de la sécurité publique.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:55:55
En fait, à l'heure actuelle, la sécurité civile relève du Service incendie de Montréal. C'est une petite cellule à l'intérieur du service service d'incendie de Montréal, c'est moins de 1% des ressources physiques, matérielles, humaines. Donc, cette portion-là de la sécurité civile à l'intérieur du service des incendies n'a pas toujours la visibilité nécessaire ou l'opportunité de faire valoir les éléments qui sont importants. Donc, nous, ce qu'on recommande, c'est de vraiment revoir positionnement stratégique de la sécurité civile à l'intérieur de la ville pour permettre d'avoir, d'aller chercher les leviers nécessaires pour permettre d'avoir les ressources financières, matérielles nécessaires pour rehausser sa visibilité et son écoute par rapport à l'administration publique. Et ça, ça prend un plan stratégique, ça prend aussi des objectifs, des indicateurs, mesures ça prendrait une reddition de comptes. C'est ce qu'on recommande à la Sécurité civile.
Richard Deschamps ◌3:57:03
Est-ce que je dois comprendre, ou est-ce que nous devons comprendre, qu'à l'intérieur du Service de sécurité incendie, je ne fais pas de procès d'intention, qu'il y a moins d'écoute que ce qu'il devrait y avoir?
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:57:17
En fait, c'est que la Sécurité civile incendie a tellement un grand champ d'activité, tellement de préoccupations, tellement de demandes elles-mêmes que la Sécurité civile n'est pas— est en elle-même une entité qui devrait être en mesure de faire part de ses besoins, de promouvoir ses besoins, puis avoir l'écoute nécessaire avec les plans stratégiques et la rédaction de comptes.
Richard Deschamps ◌3:57:54
Alors, c'est ce que nous verrons dans les plans d'action qui s'ensuivent.
Vérificatrice générale de la Ville de Montréal ◌3:57:58
C'est ce que nous verrons.
Nancy Blanchet ◌3:58:02
Merci. Alors, ceci met fin à la période de questions en lien avec la présentation du rapport annuel de la vérificatrice générale. Je souhaiterais remercier les personnes qui ont fait la présentation, donc avec à leur tête madame Andrée Cossette. Je me permets, au nom de mes collègues du conseil, de vous remercier pour votre engagement et de vous souhaiter le meilleur pour vos projets futurs. Merci à l'ensemble de mes collègues pour votre grande collaboration. Comme il est 12 h 40, un peu passé, je vous propose d'aller à la pause dîner et nous nous retrouverons ici à 14 h avec la présidente du conseil. Merci. Merci.
Chantal Rossi5:23:12
Je vais demander aux leaders de rassembler les troupes, s'il vous plaît. Alors, avant de donner la parole à madame Nancy Blanchet, j'aimerais faire une précision suite aux derniers échanges qu'on a eus cet avant-midi. Alors, mon erreur a été de dire que c'était les signes religieux, mais ce n'est pas les signes religieux qui sont interdits, c'est bel et bien les signes haineux qui sont interdits à l'Hôtel-de-Ville. Maintenant, s'il y a eu des demandes d'autre ordre, s'il y a eu des demandes au niveau de signes religieux, il y a des vérifications qui vont être faites. Actuellement, il y a des— j'ai déjà demandé à ce qu'on vérifie des choses qui S'il y a des personnes qui se sont fait demander de se faire retirer ou de retirer certains, certaines choses, certains effets, les vérifications vont être faites et il y aura les discussions qu'il y aura à avoir à ce moment-là, mais vraiment ce ne sont pas les signes religieux qui sont interdits. Mais bien les signes haineux. Ça vous va? Sur ce, je vais donner la parole à madame Nancy Blanchet pour qu'elle nous fasse son rapport sur la plénière de ce matin.
Nancy Blanchet ◌5:25:48
Merci, madame la présidente. Alors effectivement, le comité plénier a siégé pendant 90 minutes. 13 membres ont pris la parole pour un total de 42 42 questions. Les travaux du comité se sont déroulés correctement et on remercie l'ensemble des membres du conseil qui sont intervenus ainsi que la vérificatrice générale et son équipe.
Nancy Blanchet5:26:10
Merci.
Chantal Rossi5:26:12
Merci beaucoup, madame Blanchet. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:26:21
Merci, madame la présidente. On compte reprendre avec vous. On en était rendu dans notre conseil.
Chantal Rossi5:26:26
Appeler le point de la vérificatrice.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:26:32
Je peux le rappeler. C'est le 7.08 qui était le rapport de la vérificatrice générale. Bon, ben, je rappelle donc le point 7.08, madame la présidente, appuyé par monsieur Pinard.
Chantal Rossi5:26:46
Est-ce qu'il y a des interventions sur le 7.08? Alors, le point est adopté. On reprend l'ordre du jour là où on était.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:27:02
Merci, madame la présidente. Donc, on en était rendu à la rubrique 30 des dossiers en orientation pour le conseil d'agglomération. Donc, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 30.01 à 30.05. Donc, en 30.01, appuyé par madame Brown, Modifier la source de financement d'un montant de 187 845 compris dans le soutien financier total de 581 845 accordé à la coopérative d'habitation Mondes Unis pour la réalisation du projet Acadie afin que cette somme soit désormais financée dans le cadre du programme d'habitation abordable Québec et fasse l'objet d'un remboursement par la Communauté métropolitaine de Montréal. En 30.02, appuyé par monsieur Beis, autoriser le paiement de la facture du groupe CH montant de 245 313,26$ taxes incluses pour la location de salles au Centre Bell ainsi que des services de traiteur, de production audiovisuelle et de production d'événements dans le cadre de la cérémonie commémorative tenue le 7 juillet 2026 en hommage à l'agent Mohamed Lamine Ben Redouane. Autoriser un budget additionnel d'un montant de 224 003,71$ taxes nettes pour 2026 en provenance du budget de contingence. En 30 points, En 30.03, appuyé par madame Gagnon, autoriser la réception d'une subvention de 161 281 provenant du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale pour couvrir une partie des frais inhérents à la tenue d'Éco-RDV 2026 au marché Bonsecours, autoriser un budget additionnel de dépenses équivalent aux revenus additionnels correspondants et approuver le projet d'entente à cet effet. En 30.04, appuyé par madame Gagnon, approuver la conformité aux objectifs du schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal du projet du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'est de l'Île-de-Montréal visant la construction, l'agrandissement et le réaménagement du complexe hospitalier de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Et en 30.05, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, adopter le plan régional des milieux humides et hydriques de l'agglomération de Montréal.
Chantal Rossi5:28:58
Aucune intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:29:00
Merci. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude le 30.06 et 30.07. En 30.06, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, autoriser la réception d'une subvention de 9 millions provenant du gouvernement du Québec pour assurer la poursuite de la mission du Musée de la biosphère de 2026 à 2029, autoriser un budget additionnel de dépenses équivalent aux revenus additionnels correspondants et approuver le projet de convention à cet effet. Et en 30.07, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un soutien financier totalisant 1 892 000 à 8 villes liées dans le cadre du programme Accélérer la transition climatique locale pour appuyer la planification et la mise en œuvre des projets issus des plans climat du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation et Approuver la convention de subvention financière entre les villes de Montréal et de Pointe-Claire remplaçant la convention approuvée par la résolution CG26-03-82.
Chantal Rossi5:29:45
Aucune intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:29:47
Merci. J'ai regroupé pour fin d'étude les dossiers 42.01 à 42.03 à la rubrique 42, adoption de règlements, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 42.01, appuyé par monsieur DeSousa, adoption règlement modifiant le règlement du conseil d'agglomération sur la délégation de l'entretien. Du réseau principal d'aqueduc et d'égouts aux municipalités liées. En 42.02, appuyé par monsieur DeSousa, adoption du règlement fixant le taux au mètre cube de l'eau en fonction des coûts réels relatifs à l'alimentation en eau potable aux fins de la cote-part tarifaire pour l'alimentation en eau potable. Et en 42.03, appuyé par madame Gagnon, adoption avec changement du règlement autorisant la construction, la transformation et l'occupation d'un bâtiment à des fins d'hébergement pour personnes ayant besoin d'aide et d'assistance sur le lot 2 242 423 du quartier de la Côte-à-la-Saule, rue du Québec.
Chantal Rossi5:30:31
Aucune intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:30:33
Merci, madame la présidente. Je vais passer à la rubrique 45, règlement de la Société de transport de Montréal, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. J'ai rajouté pour fin d'étude de 45.01 à 45.05. En 45.01, appuyé par monsieur Salem, j'ai approuvé le règlement R-15-3 modifiant le règlement CA-113 tel que modifié par les règlements R-15, R-15-1, R-152 de la Société de transport de Montréal autorisant un emprunt additionnel de 28 423 532$ pour financer le projet Programme Mesures préférentielles pour bus MPB et approuver la modification du livre Programme des immobilisations 2026-2035. En 42.05, appuyé par Monsieur Salem, approuver le règlement R-215-1 modifiant le règlement R-215 de la Société de transport de Montréal autorisant un emprunt de 400 millions pour financer le projet Réno-Infrastructure Phase 4 et approuver la modification du livre Programme des immobilisations 2026-2035. En 45.03, appuyé par monsieur Salem, approuver le règlement R-216-1 modifiant le règlement R-216 autorisant un emprunt de 500 millions pour financer le projet Réno-Système Phase 6, approuver la modification du livre Programme des immobilisations 2026-2035. En 45.04, appuyé par monsieur Salem, approuver le règlement R-227 de la Société de transport de Montréal autorisant un emprunt de 6 968 923 pour financer le projet Programme de gestion des risques technologiques et de sécurité phase 4 et approuver la modification du livre Programme des immobilisations 2635. Et en 45.05, appuyé par monsieur Salem, approuver le règlement R-228 de la Société de transport de Montréal autorisant un emprunt de 22 722 616 pour financer le projet Prolongation de la durée de vie des MR-73 phase 3 et approuver la modification du livre Programme des immobilisations 2026-2035.
Chantal Rossi5:32:17
Madame Sarah Doyon.
Sarah V. Doyon ◌5:32:19
Merci, madame la présidente. Donc, très rapidement, j'aimerais intervenir sur les points 45.02 et 45.05. Donc, tout d'abord, pour ce qui est du programme Réno-Infrastructure phase 4, aujourd'hui on donne le feu vert à cette 4e phase de rénovation finalement des stations du métro de Montréal. C'est une bonne nouvelle, je m'en réjouis évidemment puisque plusieurs de nos stations ont grand besoin d'amour, mais j'aimerais quand même profiter de l'occasion pour rappeler que ce serait pertinent de travailler à la mise en accessibilité universelle de ces stations qu'on rénovera. On l'a fait dans le passé, ce qui permet généralement des économies de coûts, mais ça permet aussi d'offrir un métro qui est accessible à l'ensemble de la population. On a quand même 38 stations qui ne sont pas accessibles universellement actuellement. Sinon, au 45.05, on parle de mise à niveau de nos vieilles voitures MR-73 qu'on aime par peut-être un peu de nostalgie et d'amour du vélo, vintage, mais quand même, on sait que ces voitures sont de moins en moins fiables. Donc je trouve important qu'on poursuive évidemment la mise à niveau de ces voitures-là pour étirer leur durée de vie. Mais malheureusement, on lit dans les documents que la durée de vie, le remplacement est prévu après 2036, qu'il faudra d'autres phases de mise à niveau que celles qui ont été prévues. J'implore l'administration d'accélérer le remplacement des voitures MR73 parce qu'on le malgré les mises à niveau des voitures, elles sont déjà 11 fois moins fiables que les voitures Azur. Donc, on espère qu'on puisse rapidement remplacer les MR-73 pour s'assurer d'un service fiable pour tous les usagers.
Nancy Blanchet ◌5:33:47
Merci.
Chantal Rossi5:33:48
Merci beaucoup. Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌5:33:51
Oui, merci, madame la présidente. Merci, ma collègue. En droit de réplique sur les points que vous avez déjà parlés, j'aimerais juste vous rassurer qu'il y a tout un travail qui est en train de se faire actuellement pour le remplacement du MR-73. Pour la première fois de la vie de la STM, on a réussi à aller chercher de l'argent, 11,1 millions de dollars qu'on a votés au conseil d'administration de mai dernier, justement pour accélérer les études. Vous savez, c'est payé à 85% par le gouvernement, même des fois à 100%, dépendamment des projets qui sont là. Actuellement, on est en élection, donc on peut pas aller très, très vite, il faut attendre le prochain ministre de transport qui va arriver, mais je peux vous assurer que même depuis que je suis déjà en poste, j'ai déjà rencontré tous les ministres des Transports, que ce soit au fédéral ou provincial, même avec les changements qui ont été faits et le remaniement, justement pour les sensibiliser sur ce point. Maintenant, ça prend une décision d'un ministre qui va dire soit on va en appel d'offres public, soit on va aller directement avec Alstom comme Toronto a fait, et ça, ça prend une autorisation d'un ministre donc avant d'avoir un ministre ici, on peut pas aller plus vite que le temps qu'il nous faut pour avancer avec ce dossier. Donc juste vous rassurer qu'on est sur une bonne traque, on avance quand même assez vite, puis on a fait quand même beaucoup de travail auprès des ministres. Juste avoir les 6,7 milliards de dollars qu'on a amenés au niveau fédéral, j'ai vraiment travaillé très, très fort à Ottawa pour essayer d'aller chercher son argent. Montant et s'assurer que la STM, elle pourra avoir aussi une partie de ce montant d'argent-là. J'aimerais juste toucher aussi au point de l'accessibilité universelle. Comme vous le savez, c'est un programme, encore une fois, qui a été fait par le gouvernement du Québec, puis il y avait du financement fédéral aussi là-dedans, mais actuellement, on n'a aucun signe du gouvernement pour aller de l'avant avec. Puis il faut savoir aussi qu'on a 46% de notre infrastructure qui existe actuellement qui est surtout du métro qui est en mauvais ou en très mauvais état. Donc à chaque fois qu'on va intervenir dans une station, si on est capable d'arriver à intégrer l'accessibilité universelle, surtout avec le financement du gouvernement, on va le faire certainement. Donc merci Madame la Présidente.
Chantal Rossi5:36:02
Merci. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:36:08
Merci Madame la Présidente, je vais regrouper pour faire d'études, les points 45.06 et 45.07, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, qui est ici dans la salle. En 45.06, appuyé par monsieur Salem, j'ai approuvé le règlement R-229 autorisant un emprunt de 23 901 463$ pour financer le projet prolongation de la durée de vie bus diesel 12 mètres et approuvé la modification du livre programme des immobilisations 2635. Et en 45.07, appuyé par monsieur Salem, approuver le règlement R-200-1 modifiant le règlement R-200 de la Société de transport de Montréal autorisant un emprunt de 120 900 925 pour financer le projet Programme de réfection des infrastructures PRI Surface phase 2 et approuver la modification du livre Programme des immobilisations 2635.
Chantal Rossi5:36:58
Aucune intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:37:00
Merci. Ce qui nous amène à notre dernier point en orientation de l'agglo dans la rubrique 51, nomination. 51.1, 0.01, appuyé par Madame Gagnon, nommer Monsieur Leslie Roberts à titre de représentant de l'arrondissement de Ville-Marie au sein du conseil d'administration de PMM Montréal Centre-Ville.
Chantal Rossi5:37:15
Aucune intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:37:18
Merci, Madame la Présidente. On va donc retourner à notre conseil municipal, non plus les dossiers en orientation, donc à la rubrique 20. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, je vais regrouper pour fin d'étude de 20.01 à 20.05. En 20.01, appuyé par madame Moreau, accorder un soutien financier de 275 000$ à Quartier des Arts Réducifs pour le projet de création d'un pôle d'émancipation culturelle et économique par et pour Saint-Michel et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.02, appuyé par madame Braun, Approuver le projet d'acte par lequel la Ville de Montréal acquiert de Les Cours Pointe-Saint-Charles, à des fins de jardin collectif, un terrain vacant connu et désigné comme étant le lot 5207746 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, d'une superficie de 1167,1 mètres carrés, situé dans le prolongement de la rue Sainte-Madeleine à l'est de la rue Lebert, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, pour la somme de 1 623 270 plus les taxes applicables, versées au domaine public de la Ville le lot 5207746 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal. En 20.03, appuyé par Madame Braun, approuver le bail d'emplacement par lequel la Ville loue à Terrien LP Télécommunications pour la période de 10 ans, rétroactivement au 1er septembre 2025, une parcelle de terrain connue comme étant le lot 1669429 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, située au 6729 rue Pascal-Gagnon, dans l'arrondissement de Saint-Léonard, d'une superficie d'efficacité de 529 m² pour l'exploitation et l'entretien d'une tour de télécommunications, moyennant un loyer total de 219 053,94 $, excluant les taxes. En 20.04, appuyé par madame Brown, approuver le projet de convention de prolongation du bail par lequel la Ville de Montréal loue à Amel Chevrolet Buick GMC pour une période additionnelle de 5 ans à compter du 1er mai 2026, un terrain connu comme étant des parties des lots 1 333 164, 1 336 166 et 1 336 220 du cadastre du Québec sur les constructions foncières de Montréal, ayant une superficie totale de 4 706 mètres carrés à des fins de stationnement de véhicules automobiles, pour un loyer total de 276 679,70 excluant les taxes. Et en 20.05, appuyé par Madame Braun, approuver la deuxième convention de modification du bail par lequel la Ville loue à Danse City pour une période additionnelle de 3 ans à compter du 1er août 2026 les locaux 426, 426B et 420B au 4e étage de l'immeuble situé au 3680 rue Jeanne-Mance dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal d'une superficie de 95,55 m² à des fins administratives pour un loyer total de 47 837,28 excluant les taxes. Le montant total de la subvention immobilière est estimé à 29 311,98.
Chantal Rossi5:40:04
Madame Véronique Fournier.
Véronique Fournier ◌5:40:07
Oui, merci. Je vais intervenir au point 20.02 sur l'acquisition du fameux lot 5 sur les terrains, le redéveloppement des anciens ateliers du CN. Comme vous savez, le redéveloppement, c'est un projet qui est très structurant pour Pointe-Saint-Charles et Montréal, et ce terrain-là a fait l'objet d'une réflexion de nombreuses années, tant sur l'accord de développement que la vocation en soi du lot 5. Et l'objectif de la Ville de Montréal et de l'arrondissement ainsi que des partenaires a toujours été clair sur les objectifs, pardon, sur l'avis de développement, c'est d'en faire un secteur où on vient redévelopper, redynamiser le tissu urbain pour et par la communauté avec différentes fonctions urbaines. Et pour ceux, bien sûr, qui connaissent Pointe-Saint-Charles, mais je pense au-delà de Pointe-Saint-Charles, parce que le bâtiment 7, entre autres, qui est situé attenant au lot 5 a depuis eu de nombreuses reconnaissances sur la capacité d'une communauté à prendre en charge le développement. Donc, le lot 5, je passe plusieurs épisodes complexes de négociations et je tiens vraiment à remercier les services centraux de la Ville de Montréal depuis plusieurs années, l'arrondissement, les différentes équipes qui ont travaillé. Les ateliers du CN, je pense, expriment la complexité de redévelopper des sites grandement contaminés et des sites qui ont une grande complexité de redéveloppement urbain. Donc, l'acquisition du Lot 5 est une des mesures de l'accord de développement qui a été signé en 2012. Donc, ça ne date pas d'hier, ces travaux. Quand on parle de temps long en termes de redéveloppement urbain, c'en est un bon exemple. Et le Lot 5, en faisant l'acquisition avec l'entreprise des Cours de Pointe-Saint-Charles, permet finalement aussi de venir être un des morceaux de plus de la mosaïque du grand redéveloppement des Ateliers du CN. Donc, le LOU va être en continuité de la ruelle Bleu-Verte, des activités de la Fermette à Pointe-Saint-Charles, de la place publique qui sera inaugurée d'ici quelques semaines et également du premier espace co-créé avec des communautés autochtones aux Ateliers du CN. Donc, on vient ajouter une pièce de plus à ce grand édifice de redéveloppement urbain Le lot 5 sera également un actif important par la communauté puisque bien sûr on parle de jardin collectif, mais c'est plus que ça. On souhaite, et quand je dis on, c'est vraiment la communauté de Pointe-Saint-Charles concertée avec l'arrondissement et les différents partenaires, l'objectif est d'en faire un lieu d'agriculture urbaine destiné à agir aussi sur les enjeux de sécurité alimentaire qui s'inscrivent dans notre plan pour une communauté nourricière Donc, il y a déjà des travaux qui sont bien en cours, des réflexions activées avec le milieu, avec la Fermette du B7, avec d'autres partenaires financiers, notamment autour d'une serre et d'une production extensive, si on peut dire, sur une petite surface en milieu urbain. Je tiens vraiment à souligner, j'ai mentionné les équipes de la Ville, de l'arrondissement, qui ont cheminé pour une négociation complexe avec avec des paramètres qui sont difficiles dans des contextes de redéveloppement urbain. Mais je tiens également vraiment à souligner le travail et la mobilisation des citoyens de Pointe-Saint-Charles, des organismes comme Action Gardien, le collectif C'est à nous, les gens de la fermette, l'ensemble de la population qui a, de un, oui, élaboré une vision pour ce secteur-là, mais qui met l'épaule à la roue, qui travaille à trouver des solutions puis à faire cheminer ces projets qui sont complexes et qui ont des retombées majeures pour la communauté. D'ailleurs, je vous invite, je fais deux invitations, je vous fais à ce conseil-ci dans le Sud-Ouest à venir d'ailleurs voir le futur Lot 5 éventuellement, mais entre-temps, il y a la microbrasserie des Cent-Tavernes, l'épicerie Le Détour et bien sûr la ruelle Bleu-Vert, un exemple important de mutualisation en gestion durable des eaux de pluie. Donc, on vient aussi, je pense, donner à Montréal avec l'électricité du Lot 5 et le redéveloppement des ateliers du CN, un exemple probant de développement urbain durable. Alors, très bonne nouvelle aujourd'hui, le Sud-Ouest s'en réjouit et Pointe-Saint-Charles assurément. Merci.
Chantal Rossi5:44:10
Merci, il n'y a pas d'autres interventions, les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:44:21
Merci, madame la présidente. Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.06 à 20.10. En 20.06, appuyé par Madame Brown, exercer l'option de la première prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 297 792, taxes incluses, pour les services d'entretien ménager au pavillon multifonctionnel de l'Esplanade Tranquille, situé au 1442 rue Clark, dans l'arrondissement de Ville-Marie, dans le cadre du contrat accordé à United Services de nettoyage, majorant ainsi le montant total du contrat à 1 179 011 et 65 taxes incluses. En 20.07, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de prolongation de 24 mois et autoriser une dépense additionnelle de 823 212,45 taxes incluses pour les services d'exploitation et d'entretien de l'usine de traitement des eaux souterraines du parc d'entreprise de Pointe-Saint-Charles ainsi que de son système de captation situé au 125 rue Fernand-Séguin dans l'arrondissement du Sud-Ouest, dans le cadre du contrat accordé à Aquatex Société de gestion de l'eau, majorant ainsi le montant total du contrat à 2 059 000 2 059 090,82, taxes incluses. Désolé. En 20.08, appuyé par Madame Brown, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à Société Divertissement du Montréal Métropolitain pour une période de 24 mois à compter du 1er mai 2026 des parcelles de terrain faisant partie des lots 2 148 223, 2 384 988 et 2 347 811 du cadastre du sur la construction foncière de Montréal, dans le quartier Namur-Hippodrome, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, d'une superficie variant de 17 500 m² à 4 900 m² selon les périodes, à des fins d'exploitation d'une pépinière de transition, pour un loyer total de 100 excluant les taxes et la subvention immobilière, est estimé à 329 600 $. En 20.09, appuyé par madame Braun, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à P. MER pour une période de 3 ans à compter du 1er août 2026, le local 410 au 4e étage de l'immeuble situé au 3680 rue Jeanne-Mance dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, d'une superficie de 29,57 mètres carrés, à des fins administratives, pour un loyer total de 18 855,24 excluant les taxes. Le montant total de la subvention immobilière est estimé à 5 013 $. En 20.10, appuyé par Madame Braun, approuver la prolongation du bail par lequel la Ville loue la coopérative de solidarité Polyflora pour une durée de 2 ans à compter du 1er avril 2026 une parcelle de terrain d'une superficie de 2929,10 mètres carrés durant la saison estivale et une parcelle de terrain d'une superficie de 44 mètres carrés durant la période hivernale faisant partie du lot 2148223 du cadastre du Québec sur la construction foncière de Montréal dans le quartier Lamurie-Podrome dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce pour la réalisation d'un projet d'agriculture urbaine temporaire pour un loyer total de $200 excluant les taxes. La subvention immobilière estimée est de 72 442 $.
Chantal Rossi5:47:06
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:47:08
Merci. Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.11 à 20.15. En 20.11, appuyé par madame Provost, accorder un contrat au regroupement des firmes Beaupré-Michaud et Associés, Architectes S.E.N.C.R.L., N.C.K. et Martin Roy et Associés pour les services professionnels en architecture et en ingénierie dans le cadre du projet de conservation de la maison Lebert-Lemoine, de son annexe et de la dépendance dans l'arrondissement de Lachine. Montant estimé de l'entente de 412 442,92 $, taxes incluses. En 20.12, appuyé par Monsieur De Sousa, approuver le projet d'entente entre la Ville de Montréal et Hydro-Québec pour la cession du réseau souterrain d'Hydro-Québec situé sur la rue Hochelaga entre le boulevard de l'Assomption et la rue Dickson dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. En 20.13, appuyé par monsieur Josué Corvil, conclure une entente-cadre avec Reliure Travaction pour les services de reliure de documents destinés aux bibliothèques de Montréal d'une durée de 24 mois, montant estimé de l'entente de 133 814,06$ taxes incluses. En 20.14, appuyée par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec Infrarouge Kelvin pour les services professionnels de thermographie, d'inspection de décharge partielle des câbles de moyenne tension ainsi que pour la vérification des composantes basse tension des structures souterraines de la Commission des services électriques de Montréal d'une durée de 36 mois pour un montant estimé de l'entente de 523 596,15 taxes incluses, et approuver le projet de convention de services à cet effet. En 20.15, appuyé par madame Braun, approuver le projet d'acte par lequel la Ville de Montréal, 9406-6495 Québec Inc. et 9455-7566 Québec Inc., Renonce au droit de reprise des coéchangistes prévu à l'article 1797 du Code civil du Québec en cas d'éviction des immeubles reçus en échange relativement à l'acte d'échange publié au Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Montréal sous le numéro 2743766 intervenu entre l'ancienne ville de Pierrefonds et Shell Canada afin de régulariser et de parfaire les titres de propriété des parties concernées, le tout sans contrepartie financière.
Chantal Rossi5:49:12
Aucune intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:49:15
Merci, madame la présidente. J'aurais regroupé pour fin d'étude de 20.16 à 20.20, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.16, appuyé par madame Provost, accorder un contrat de Réa Réatellus dans le cadre du projet d'enfouissement des réseaux câblés de la rue Notre-Dame-Ouest entre la 6e et la 20e avenue dans l'arrondissement de Lachine pour une dépense totale de 119 762$ et 20 taxes incluses. En 20.17, appuyé par madame Moreau, accorder un soutien financier de 3 300 000 à la Société du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal-Pointe-à-Callière pour le renouvellement des expositions et des équipements ainsi que la conservation des vestiges en 2026, 2027 et 2028, et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.18, appuyé par monsieur Miranda, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 1 148 505 qui taxes incluses pour la fourniture de pièces en aluminium coulé pour le mobilier urbain de la Ville de Montréal dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Monmet Limitée, majorant ainsi le montant total de l'entente à 3 346 999,88 taxes incluses. En 20.19, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat de gré à gré à Gateway Ticketing Systems pour le renouvellement des services d'entretien de la solution Galaxy et pour les services professionnels d'accompagnement pour la personnalisation de la solution pour la période du 1er octobre 2026 au 30 septembre 2029 pour une dépense totale de 368 937,21 taxes incluses. En 20.20, appuyé par monsieur Teodorescu, exercer l'option de la deuxième prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 1 141 429,63 taxes incluses pour les services professionnels d'analyse, de développement, d'intégration et de configuration de systèmes dédiés à la gestion des actifs et des processus métiers sur la plateforme Maxi d'IBM dans le cadre des ententes-cadres conclues avec STI Maintenance, majorant ainsi le montant total des ententes à 5 691 260,94 taxes incluses.
Chantal Rossi5:51:05
Aucune intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:51:07
Merci. Je vais appeler pour fin d'étude le 20.21 à 20.25, appuyé par mon collègue monsieur De Vaux-Guizani. En 20.21, appuyé par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec Orange Trafic pour la fourniture de matériel structurel structurel de feu de circulation d'une durée de 24 mois avec une option de prolongation de 12 mois pour un montant estimé de l'entente de 1 486 848,65 taxes incluses. En 20.22, appuyé par monsieur Pinard, approuver le projet de bail par lequel la Ville de Montréal loue au Conseil national de recherche du Canada pour une période de 2 ans à compter du 1er septembre 2026 des locaux situés au 2300 rue Alfred Nobel dans l'arrondissement de Saint-Laurent d'une superficie totale de 50,16 mètres mètres carrés à des fins d'espace de bureau pour un loyer total de 59 520 excluant les taxes. En 20.23, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, autoriser une dépense additionnelle de 1 221 409,32 taxes incluses pour les contingences et les incidences dans le cadre du contrat accordé à AECOM Consultants pour les services professionnels de conception des plans et devis de surveillance des travaux pour la réfection des jardins ouest du Jardin botanique de Montréal, majorant ainsi le montant total de la dépense à 6 595 15 610,32 taxes incluses. En 20.24, appuyé par monsieur Miranda, accorder un contrat de gré à gré à Transbrac Montréal-Laval pour les services de transport de neige dans les arrondissements de Montréal-Nord et du Plateau-Mont-Royal pour une période d'une saison hivernale incluant une option de prolongation de 12 mois pour une dépense totale de 3 463 376,77 taxes incluses et approuver le projet de convention à cet effet. En 20.25, appuyé par monsieur Miranda, accorder un contrat à Centre Investigation et Sécurité Canada pour les services de comique guérite dans les lieux d'élimination de la neige pour une période de 2 ans, incluant 2 options de prolongation d'une saison hivernale, pour une dépense totale de 605 576,19$, taxes incluses.
Chantal Rossi5:52:49
Il n'y a pas d'intervention. Les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle ◌5:52:53
Merci. J'appelle au vote pour fin d'étude de 20.26 à 20.30, appuyés par monsieur Devaux-Guizani. En 20.26, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accordant un contrat à CMS Entrepreneurs Généraux pour les travaux de réalisation aménagement et de sécurisation du sentier de l'avenue du Parc Lafontaine pour une dépense totale de 4 011 678,85 $, taxes incluses. En 20.27, appuyé par monsieur Miranda, accorder un contrat à 9519-4668 Québec Remorquage Gladiateur pour les services de remorquage dans le cadre des opérations de déneigement dans l'arrondissement de Montréal-Nord pour une période de 3 saisons hivernales, incluant une option de prolongation d'une saison hivernale, pour une dépense totale de 178 915, 88 taxes incluses. En 20.28, appuyé par madame Moreau, accorder un contrat à Les Produits Fraco pour les services de fabrication et livraison de barrières de contrôle de foule sur mesure pour le quartier des Spectacles pour une dépense totale de 185 904,23 taxes incluses. En 20.29, appuyé par monsieur Pinard, approuver 2 ententes entre le ministère des Affaires municipales, le directeur général des élections du Québec et la Ville de Montréal ayant pour objet la réalisation de 2 projets pilotes dans le cadre de toute élection partielle qui pourrait avoir lieu d'ici l'élection générale de 2029, permettant l'ajout de la photographie des personnes candidates sur les bulletins de vote et la présence d'un profil web des personnes candidates. Et en 20.30, appuyé par monsieur Pinard, accorder un contrat de gré à gré à CCXA pour les services professionnels requis en vue du retour de l'installation artistique 18 nuances de gris, incluant une licence d'exposition dans le cadre du projet Sainte-Catherine-Est dans le village, pour une période de 10 ans, pour une dépense totale de 984 000 $. 996 et 39 taxes incluses et approuver la convention de services professionnels à cet effet.
Chantal Rossi5:54:27
Monsieur Olivier Demers-Dubé.
Olivier Demers-Dubé ◌5:54:30
Merci, madame la présidente. Mon intervention sera sur le 20.29, qui est le projet pilote en fait dans le cadre d'élections partielles potentielles qui permettra l'ajout de photographies de personnes candidates sur les bulletins. Madame la présidente, aux dernières élections, pour la première fois de son histoire, la Ville de Montréal et 48 autres municipalités du Québec ont ajouté la photo sur le bulletin de vote. Évidemment, c'est quelque chose qu'on souligne et qu'on salue. Ça permet d'augmenter l'adhésion de la population au processus démocratique qui vise particulièrement à faciliter la vie aux personnes aînées ou aux personnes analphabètes. Cependant, et peut-être que mes collègues ici présents s'en souviendront, on a connu quelques ratés lors du processus électoral qui ont eu pour effet de défavoriser certains candidats et candidates, notamment issus de la diversité. Dans certains cas, les photos étaient très, voire trop sombres, ce qui rendait l'identification problématique. Donc, moins une question ici, madame la présidente, que plus un point de vigilance. On souhaiterait que, dans le cas éventuel de ces élections, on puisse corriger ou finaliser la normalisation pour éviter ces ratés et qu'on n'ait pas à modifier en plein parcours électoral, soit le site d'Élections Montréal ou les bulletins de vote, et donc qu'au moment du déclenchement des élections, tous les candidats et candidates soient également identifiables sur les photos qui ont été prises et traitées, diffusées et distribuées. Merci.
Chantal Rossi5:55:51
Merci, monsieur. Alex Norris.
Alex Norris ◌5:55:54
Merci, madame la présidente. Mon intervention porte sur le point 20.26 de l'ordre du jour du conseil municipal. Il s'agit d'un contrat qui permettra de rendre permanente une que nous avons prise en 2018, soit de sortir la piste, une piste cyclable de l'intérieur du parc Lafontaine et la déplacer sur la chaussée de l'avenue du parc Lafontaine. C'est une orientation que nous suivons depuis plusieurs années au Plateau-Mont-Royal, c'est de sortir la circulation de transit, qu'elle soit automobile ou cyclable, vélo de nos parcs, là où il est possible de le faire. Ainsi, en 2012, nous avons déplacé une piste cyclable qui coupait le parc Laurier en deux vers une piste protégée aménagée sur la chaussée en périphérie du parc. Cela a permis d'améliorer grandement l'expérience des usagers du parc et notamment de réduire les conflits entre les usagers du pavillon des baigneurs et des cyclistes. En 2018, nous avons posé un geste similaire en sortant la piste cyclable qui longeait l'avenue du parc Lafontaine. Sa présence dans le parc générait des conflits entre les cyclistes et les piétons. Les personnes qui souhaitaient déambuler le long de ce corridor étaient confinées à un sentier extrêmement étroit et lorsqu'elles souhaitaient quitter le parc, elles devaient être devait traverser un flux énorme de cyclistes, alors ça créait des conflits. Alors, en sortant cette piste cyclable du parc, nous avons augmenté la superficie utilisable du parc, la superficie verte du parc, et nous avons grandement amélioré l'expérience des usagers du parc. Cependant, des traces des deux anciens sentiers, la piste cyclable et l'allée piétonnière, sont toujours présentes dans le parc. Alors, le contrat que nous comptons octroyer aujourd'hui permettra de réaménager cet espace afin de rendre plus convivial cet espace et de réduire les conflits entre les usagers du parc et mieux intégrer tout cet espace au paysage du parc Lafontaine. On profite également pour améliorer les seuils d'entrée du parc Lafontaine, aux intersections le long de l'avenue du parc Lafontaine, et pour effectuer des travaux de mise en valeur et de consolidation d'un belvédère qui offre de très belles vues sur les étangs du parc Lafontaine. Alors, je remercie ma collègue Gabrielle Rousseau-Bélanger de m'avoir fourni les plans et certains détails en élévation. Je ferai un plaidoyer que dans les sommaires additionnelles, pour mieux nous aider à comprendre, à saisir la signification des projets d'aménagement et de réaménagement, s'il vous plaît, incluez dans la version du GDD que vous mettez sur ADD des plans et des images. C'est très parlant, c'est beaucoup plus parlant que des mots pour bien saisir la signification d'un projet de réaménagement. Donc, je remercie ma collègue de m'avoir fourni ces détails, mais je plaiderai pour que ça soit
Julien Hénault-Ratelle5:59:10
automatiquement inclus dans les sommets additionnels auxquels nous avons accès. Alors, j'encourage tous mes collègues de voter en faveur de cette résolution.
Claude Pinard ◌5:59:20
Merci.
Chantal Rossi5:59:23
Monsieur Christopher McCray.
Christopher McCray ◌5:59:27
Merci, madame la présidente. Mon intervention portera sur le point 20.30, le contrat de gré à gré à CCXA pour le retour de l'installation 18 Nuances de grès, les fameuses boules arc-en-ciel du village. Évidemment, le retour de l'installation a été grandement salué. Je l'ai salué d'ailleurs. Je sais que les gens sont très attachés à cette installation qui a été retirée à la demande du concepteur Claude Cormier en 2019. Le projet de réaménagement de Sainte-Catherine Est dans le village, qui a été annoncé il y a un an par l'administration de Projet Montréal, incluait une installation différente à l'époque, un plafond lumineux. Je voulais profiter de ce point pour demander à l'administration de clarifier certains enjeux qui avaient été identifiés par l'ancienne administration, qui ont mené au choix de ne pas aller de l'avant avec les boules à l'époque, malgré notre attachement. Le premier aspect, c'est la question de l'hiver. Donc, les boules devaient à l'époque être démontées à chaque hiver, notamment à cause de risques liés à l'accumulation de neige, de verglas. Donc, ce n'était pas un aménagement adapté aux conditions hivernales. Et l'objectif par la précédente administration était justement d'amener une installation qui allait être appréciée à l'année longue, considérant qu'on a plusieurs mois d'hiver à Montréal. Le plafond lumineux avait aussi l'objectif d'éclairer la nuit. L'installation de Claude Cormier était très appréciée, surtout le jour, mais était moins visible, moins présente la nuit. Et finalement, le projet de la rue Sainte-Catherine Est, et c'est une bonne nouvelle, comporte l'ajout de plusieurs dizaines d'arbres qui éventuellement, à la maturité, risquent d'entrer en conflit avec l'installation des guirlandes avec les boules. Donc, une fois que la canopée sera plus mature, il y avait des questions, questionnements par rapport à la durabilité dans le temps de l'installation. Donc, je demanderais à l'administration si elle pouvait nous parler de ces aspects. Donc, qu'est-ce qui est prévu pour la cohabitation avec les arbres dans 5-10 ans quand elles seront plus matures? Je sais que l'entente qu'on va voter aujourd'hui est sur 10 ans. Est-ce que dans 10 ans, on va devoir revivre le deuil qu'on a vécu en 2019 quand monsieur Cormier a mis fin à l'installation? Je demanderais aussi à l'administration de nous parler un peu des plans pour la nuit. Comment on va pouvoir avoir une expérience intéressantes la nuit. Et aussi, si les boules, de confirmer le plan pour l'hiver. Est-ce que les boules seront démontées l'hiver et comment on va mettre en place un aménagement qui va être apprécié en hiver aussi? Enfin, j'en profiterai pour parler d'un autre aspect de l'annonce de la mairesse il y a quelques semaines, la question de la piétonnisation à l'année. L'annonce a semé le doute sur les plans de l'administration pour la piétonnisation hivernale qui avait été amenée. Ce projet a été largement salué, notamment par la SDC et l'association Citoyennes Village à l'époque. Donc, est-ce que l'administration peut clarifier si elle va, si elle a l'intention de mettre l'énergie nécessaire pour que la rue puisse être piétonne à l'année dès la fin des travaux en 2030, par exemple en réservant les budgets aujourd'hui pour de l'animation telle que prévue? Merci beaucoup.
Chantal Rossi6:02:51
Monsieur Claude Pinard.
Claude Pinard ◌6:02:54
Merci, madame la présidente. Premièrement, ah, droit de réplique, oui, je m'excuse, c'est mon inexpérience qui ne parle pas. Premièrement, le milieu du village, je voulais le retour des boules, première chose. On s'est engagé dans des négociations avec la firme et la famille de monsieur Cormier et on a appris toutes sortes de choses super intéressantes. Dont entre autres qu'à l'époque, il y avait un manque de collaboration, donc les firmes devaient faire l'installation des boules annuellement à leurs frais. C'était un peu difficile la relation qu'ils avaient avec la ville. Donc nous, on les a placées dans une optique de— qu'on voulait ramener cette fierté-là dans le village, donc ramener cette œuvre emblématique pour le village. Quant aux fameuses structures lumineuses, c'est quelque chose qui existait déjà, qui a été fait ailleurs, donc on pensait pas que ça respectait le l'espèce d'esprit, l'énergie créative du village, donc ça avait été fait ailleurs. Mais surtout, on n'a pas vu les plans d'entretien, on n'a pas vu les coûts annuels de ça. On sait aussi que le coût d'installation était nettement plus dispendieux que le coût, le retour des boules. Également, on n'a pas vu non plus l'impact de l'éclairage de ce truc lumineux sur les citoyens. Donc moi, Plusieurs citoyens qui habitent Sainte-Catherine, qui sont venus me voir, m'ont dit qu'ils étaient très contents de ne pas subitement se retrouver avec une lumière dans leur chambre le soir. Également, il faut penser qu'on aura, dans l'intégration de la rue Sainte-Catherine, on aura les fûts, donc lampadaires, qui vont être designés, entre autres, en collaboration avec CCXR, pour s'assurer que ça respecte un peu l'esprit de toute l'installation des boules. Multicolores du village et qui seront lampadaires, mais également points d'ancrage pour la structure, pour les boules. On parle de cohabitation avec les arbres, c'est la première fois de ma vie que je vais parler de cohabitation avec les arbres, donc sur 10 ans. Donc, des essences d'arbres qui poussent à une certaine hauteur, ça existe. Je suis totalement convaincu qu'on a les compétences à la Ville pour évaluer ce qu'on a besoin de mettre sur l'avenue Sainte-Catherine. Je ne m'inquiéterais pas là-dessus. Ensuite, quant au semis de doute, c'est dommage qu'on dise semis de doute. On a été très clair sur le fait qu'elle n'allait pas être piétonnisée à l'année, mais pourrait l'être dès le jour 1. Donc, on ne s'embarque pas dans un concept qui va faire en sorte qu'on sera pris à faire des travaux 6 mois, 1 an, 3 ans plus tard parce qu'on n'aura pas prévu l'ensemble des désagréments d'avoir des zones piétonnisées à l'année en plein hiver où ça ne fonctionne pas. On sait que les piétonnisations fonctionnent lorsqu'elles sont animées, lorsqu'on occupe l'espace. Donc, on se donne le temps de le faire. Elle va être piétonne l'été long, naturellement, pendant les 6 mois de l'été, et on verra ce qu'on pourra faire. La SDC est par ailleurs très contente de cette décision-là, ne voulant pas vivre avec la pression de faire marcher quelque chose dont on n'est pas certain qu'il va fonctionner sur une artère aussi importante que Sainte-Catherine. Donc, nous aurons la possibilité d'avoir une rue piétonne ou encore une rue qui est qui pourra être une voie partagée pour l'ensemble des usagers. Merci, madame la présidente.
Christopher McCray ◌6:06:06
Merci.
Chantal Rossi6:06:06
Il n'y a plus d'intervention, les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle6:06:12
Merci, madame la présidente. J'ai regroupé pour fin d'étude de 20.31 à 20.34, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.31, appuyé par monsieur Miranda, accorder un contrat à Environnement routier Énergie pour les services d'exploitation du lieu d'élimination de la neige Langelier dans l'arrondissement de Saint-Léonard pour une période de 4 ans, dépenses totales de 5 260 278,71, taxes incluses. En 20.32, appuyé par monsieur Miranda, accorder 8 contrats aux firmes CMS Entrepreneurs Généraux, 175784 Canada, Écovrac 2024, Pépinière Michel Tanguay, 9055-0344 Inc. pour les services de déneigement clé en main pour les arrondissements de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, de Lachine, d'Outremont et du Sud-Ouest pour une période de 4 saisons hivernales pour une dépense totale de 110 132 014,61$, taxes incluses. En 20.33, plié par monsieur Miranda, accorder un contrat à J.A. Larue pour la fourniture de 2 colmateuses mécanisées pour nids-de-poule pour une dépense totale de 781 460,93$, taxes incluses. Et en 20.34, appuyé par monsieur Miranda, accorder un contrat à Globocam pour la fourniture de 4 camions 6x4 avec boîte à asphalte basculante isolée et chauffante pour une dépense totale de 1 751 913, taxes incluses.
Chantal Rossi6:07:33
Madame Laura Palestini.
Laura Palestini ◌6:07:36
Madame la présidente, donc j'interviens pour déposer les rapports de la commission d'examen des contrats ainsi que aux rubriques 2031 et 2032. Alors, le point 2031 vise l'octroi d'un contrat d'une valeur de 5,2 millions pour les services d'exploitation du lieu d'éliminage de la neige Langelier, situé dans l'arrondissement Saint-Léonard. Comme plusieurs autres dossiers examinés lors de nos travaux, ce contrat nous a été soumis en raison de la réception d'une seule soumission conforme. Alors que 4 entreprises ont obtenu les documents d'appel d'offres, 2 ont déposé une soumission. L'une d'elles a été rejetée en vertu de la clause de disproportion des prix par rapport à l'estimation. La seule soumission conforme, celle d'Environnement routier Énergie, a été un écart de 4,02% par rapport à l'estimation défavorable à la Ville. En réponse à nos questions, le Service de la concertation des annoncements et de l'expérience citoyenne a indiqué que les prix obtenus dans ces appels d'offres sont comparables à ceux observés dans les autres contrats octroyés loyers en 2026. Elles ont également souligné qu'aucun nouveau soumissionnaire ne s'est manifesté dans cet appel d'offres et que les efforts pour élargir le marché se poursuivront à long terme. Nous avons posé des questions sur les perspectives d'évolution du marché ainsi que sur la possibilité pour la Ville de développer une expertise interne pour certaines activités actuellement confiées à contrat. Le service a précisé qu'acheter les équipements n'est pas suffisant et qu'il faut développer une expertise spécialisée. Nous avons exprimé nos préoccupations quant au nombre limité d'entreprises actives dans ce marché. Enfin, la commission a étudié un dernier dossier lors de sa séance tenue le 12 août, inscrit au point 2032, qui concerne 8 contrats totalisant plus de 110 millions. Parmi ceux-ci, 6 lots répondaient à divers critères d'examen de la commission. Le Service de la concertation des arrondissements et de l'expérience citoyenne nous a présenté les mesures mises en œuvre pour favoriser une plus grande concurrence dans le secteur du déneigement. L'appel d'offres visait 12 secteurs de déneigement. 26 entreprises se sont procuré les documents d'appel d'offres et 17 d'entre elles ont déposé une soumission. Fait intéressant, 4 nouvelles entreprises ont participé à l'appel d'offres et 2 d'entre elles ont présenté la plus basse soumission conforme dans leur secteur respectif. Les responsables nous ont également avisés que les lots 11 et 12 de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal ont été annulés en raison d'un coût au kilomètre trop élevés. L'écart entre l'estimation et les prix soumis est de -12,97% en faveur de la Ville. Le Service attribue cet écart aux résultats des stratégies mises en place au cours des dernières années. Nous avons cherché à mieux comprendre ces mesures pour accroître la concurrence et freiner la hausse des coûts dans ce secteur. Les explications fournies par les services nous ont permis de compléter notre examen du dossier. Madame la présidente, après analyse des dossiers qui lui ont été soumis et des réponses obtenues des services concernés, la commission a conclu à la conformité des 2 processus d'octroi examinés. Ceci complète mes interventions pour cette du conseil. Merci.
Chantal Rossi6:12:08
Merci, madame. Céline-Audrey Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌6:12:14
Oui, merci, madame la présidente. Donc, mes propos vont être liés aux points 20.33 et 20.34, tous deux des points en lien avec de l'acquisition pour le 20.33 de 2 colmateuses ainsi qu'en 20.34 de camions pour boîtes d'asphalte. Alors, j'utilise mon temps de parole pour peut-être nous inviter à faire un petit topo de la situation. On sait que l'administration s'est donné jusqu'en mai prochain pour avoir des résultats au niveau des nids-de-poule, et je veux pas attendre mai pour nous préparer collectivement. Donc, on va se rappeler que quand on a commencé notre mandat, il y avait eu l'annulation d'un contrat. Ensuite, on a eu du colmatage à l'appel. Par la suite, il y a des montants qui ont été envoyés en arrondissement. Il y a eu un priorisation qui a été mise aussi sur Notre-Dame. Il y a eu 10 contrats qui ont été donnés en urgence pour un montant de 471 000$. Tout ça a permis de colmater des dizaines de milliers de nids-de-poule. Pour le dernier contrat, on parlait de 15 000$. Puis cet été, si je me fie à des articles que j'ai lus, on parlait d'à peu près 20 000 nids-de-poule, madame la présidente. On va se rappeler qu'en début de l'année, on avait plus, en quelques semaines, plus de 17 000 800 signalements. Et là, ce qu'on apprend aujourd'hui en conseil, c'est que ce qui avait été promis par l'administration d'aller en appel d'offres pour les cônmateuses, ben c'est chose faite. Là, c'est un article du mois de juillet. Je vous confirme que notre entrepreneur Instagram qu'on suit tous n'a pas soumissionné pour cet appel d'offres, j'ai bien regardé. Et dans le fond, on apprend qu'on va acheter 2 cônmateuses de marque LeeBoy R Je sais pas si vous connaissez ça, mais j'ai fait mes petites recherches. Donc on peut avoir l'option hivernale, c'était ça d'ailleurs qui était souhaité, c'est qu'on puisse faire nos interventions jusqu'à des -10 degrés. Donc ça, c'était pour un petit peu vous amener tout le monde avec moi, étant donné que je suis le dossier. Et je voulais juste valider certains éléments. On nous demande à nous localement en arrondissement de faire des mises à jour, donc voici mes questions. J'aimerais ça savoir, est-ce que le conseil est capable d'avoir un petit peu un état des lieux en ce moment, en été 2026, par rapport au combien de trous ont été colmatés avec les différentes approches qui ont été adoptées? On est rendu à combien de signalements? Parce que je tiens à rappeler qu'il y a peut-être un travail de collaboration à faire avec les TI, donc sur l'application 311. Moi, je les signale, les nids-de-poule, mais vous allez remarquer que souvent vous les signalez, ça dit terminé. Mais ça veut pas nécessairement dire que c'est fait. Donc ça, on aurait peut-être quelque chose à travailler là-dessus. Donc le premier point, c'est quoi l'état des lieux. L'autre chose, c'est qu'on avait dit qu'on souhaitait faire des achats qui allaient nous permettre d'intervenir au niveau, pendant la période hivernale, mais madame la présidente, quand je lis la page 1645, l'option de cet achat-là, ça dit qu'on aurait pu cocher ensemble d'équipements pour l'utilisation de conditions hivernales, ça nous aurait coûté 22 000$ de plus, mais on nous dit que le prix de cette option n'est pas inclus dans l'évaluation. Donc, c'est comme si ça n'avait pas été inclus au contrat. J'aimerais ça savoir si ce qu'on a fait comme acquisition, ça va nous permettre de travailler l'hiver ou pas. Ma troisième question ou besoin, c'est de savoir aussi au niveau de la livraison, on nous dit que ça va prendre entre 180 et 210 jours. Étant donné qu'on n'est pas en urgence, je voulais savoir, parce qu'on vous a appris là que le 6 mai dernier, nos 4 colmateuses ne fonctionnaient pas. D'ailleurs, je ne sais toujours pas s'ils sont en fonction. Et finalement, moi, pour avoir passé une demi-journée avec nos cols bleus, ce qu'ils nous ont dit, c'est— et moi, je les ai vus au travail, ils sont professionnels, ils sont propres, ils étaient en train de faire des couches, il y a un nom pour ça— mais ce qu'ils m'ont dit, madame Bourgeois, notre problématique, c'est la qualité de l'asphalte. Nous, à Verdun, on a ce qu'il faut pour boucher nos nids-de-poule, mais on n'a pas nécessairement la bonne qualité d'asphalte. Donc, je pense que collectivement, comme conseil qui représentons les Montréalais, puis étant donné que c'est un enjeu qui est fort attendu des citoyens pour des résultats, je voulais profiter de cette hache-là pour peut-être demander une petite mise à jour dans le dossier. Merci.
Chantal Rossi6:16:29
Merci. Monsieur Richard Deschamps.
Richard Deschamps ◌6:16:39
Alors merci, madame la présidente. Moi aussi, je voulais intervenir sur 2033, pas nécessairement dans le même esprit que ma collègue, mais lorsque j'ai lu le dossier, j'ai eu— je me suis questionné sur un certain nombre de choses. Premièrement, question très simple, pourquoi 2 colmateuses? Pourquoi pas 4? Pourquoi pas 5? Il me semble que, surtout compte tenu que l'administration actuelle s'est retrouvée dans une situation assez périlleuse quant au nid-de-poule cet hiver et ce printemps, et qu'il y en avait 4 colmateuses qui semblaient avoir beaucoup de difficultés, première question qui m'est venue, c'est pourquoi 2? C'est assez logique, il me semble, surtout compte tenu de l'étendue du territoire. Je l'ai déjà décrié, ou en tout cas je l'ai déjà dit, j'ai l'impression que je vais le redire. Des fois, il manque d'informations dans les GDD de ce service. Peut-être pas exactement comme ma collègue vient de le dire, mais il me semble qu'on aurait dû nous donner l'information comme élus sur qu'est-ce qui se passe avec les 4 colmateuses actuelles. Je comprends qu'on veut en acheter d'autres, Mais il me semble qu'on devrait aussi avoir l'information sur l'actif que nous avons déjà. C'est pas fourni comme information. Là, j'ai perdu ma page, mais à la page 5, dernier, avant-dernier paragraphe, on nous dit un peu dans la dernière phrase, il est possible, je résume, il est possible qu'il y ait des déplacements de de certains équipements. Là encore, moi j'ai beaucoup de problèmes avec ça. J'avais des problèmes avec ça avec l'administration précédente. Je l'ai déjà dit lorsque nous étions en commission des finances. Je vais le dire comme je le pense. L'actif de la ville n'appartient pas aux fonctionnaires. Il me semble que c'est les élus qui devraient avoir la possibilité de dire on déplace des choses ou on on collabore avec d'autres arrondissements. Là, c'est comme si, peut-être que je fais une interprétation remarquée, c'est comme si nous autres, là, on n'a rien à dire dans la gestion de l'actif dans nos arrondissements. Mes grandes excuses, mais la loi des cités et villes, il me semble, c'est pas ça qu'elle dit. Elle dit que c'est les élus qui prennent les décisions. Alors, je tiens beaucoup, je l'ai fait toute ma carrière, ça fait 27 ans que je fais ça, Puis je vais continuer à le faire, même si je suis tout seul à le faire. À un moment donné, il faudrait comprendre, puis avec tout le respect que je peux avoir pour les gens qui travaillent à l'intérieur des services, puis Dieu seul sait que je suis un gars assez respectueux, mais il me semble qu'on devrait être clairement informé sur l'état de notre actif dans chacun de nos arrondissements ainsi qu'au niveau des services centraux, et qu'on devrait avoir le pouvoir de regarder ce qui se fait. Peut-être que c'est une décision administratives au niveau de l'administration, ça j'en conviens, mais on devrait obtenir cette information-là. Je l'ai demandé à plusieurs reprises lors de l'administration précédente, en tout cas au moins 2-3 reprises si je me souviens bien, je suis intervenu dans le conseil, donc il n'y a aucune cachette. Je l'ai dit, je pense, au moins une fois à l'administration actuelle lorsqu'on a eu la problématique à l'hiver. Monsieur Miranda m'avait répondu très correctement d'ailleurs. Mais il me semble que dans ce GDD, je veux pas m'acharner sur le service, on devrait avoir de meilleures informations, de plus amples informations, et on devrait connaître l'état actuel du fonctionnement. Parce que moi, quand je dis ça, je pense que je peux aider l'administration à obtenir des vraies réponses. C'est pas normal que j'entende la mairesse Martinez Ferrada en entrevue dire, écoutez, j'ai pas les collmateuses. C'est ça, il me semble que vous aviez dit, je me rappelle pas avec qui, peut-être avec Benoît Dutel-Saxe, peut-être, là, en tout cas. Mais c'est pas normal qu'une mairesse, quelle qu'elle soit, là, mais c'est vous qui étiez là en mars ou avril, réponde ça lors d'une entrevue médiatique. Moi, ça m'apparaît complètement anormal et l'image que ça envoie, c'est que les élus sont pas en contrôle de la ville. Je m'excuse, je fais peut-être une interprétation un peu plus grande qu'elle ne devrait par rapport au document qui nous est présenté, mais il me semble que c'est problématique et que nous devrions y voir. Je le dis souvent, je vais le redire tant que ça sera pas réglé, parce que je suis très conciliant, très compréhensif, mais quand on demande quelque chose, en tout cas quand je demande, je vais parler au je, J'aimerais bien ça l'obtenir, l'information. Alors, monsieur Miranda, vous allez sûrement nous répondre. Puis j'en fais pas un cas d'espèce, mais il me semble que ce que je dis est très logique et peut-être vrai pour l'ensemble des élus ici, non pas juste pour moi-même.
Chantal Rossi6:21:44
Merci, monsieur Miranda.
Luis Miranda ◌6:21:54
Merci, madame la présidente. En droit de réplique sur le 2033-2034, je vais essayer de répondre à tout le monde sur l'information dont je dispose actuellement. Bon, combien de nids-de-poule nous avons actuellement, je l'ai pas cette information-là, je vais vous revenir. J'espère que durant, depuis le début du printemps, qu'on a suffi à la demande. C'est clair que des nids-de-poule, ça revient tout le temps. C'est en 37 ans, j'ai jamais vu une année qu'on n'avait pas de nids-de-poule. Bon, l'hiver dernier, ça a été un hiver exceptionnel, c'est clair, on le sait tous. Mais je vais vérifier puis je vais vous revenir avec ça. Pour ce qui est de la livraison des équipements, c'est clair qu'on n'a pas le choix que de suivre ce qui est disponible sur le marché. Dans le 2033, on parle de 2 colmateuses mécaniques. Ça va rejoindre un peu les pitons, les fameux 4 pitons. Techniquement, on les a encore. Est-ce que c'est le meilleur équipement, les pitons? Moi, je n'en rachèterai pas un cette année. Même dans le temps, j'étais contre ça, puis aujourd'hui, bon. Est-ce qu'ils vont être fonctionnels? Je l'espère. C'est de l'équipement très capricieux. Ça fonctionne bien quand c'est le privé qui l'utilise, c'est toujours le même opérateur qui l'utilise jour après jour, puis s'il les brise, le lendemain, ils ne travaillent pas. Pas notre problème. Bon, à Lévis, c'est n'importe qui qui arrive, prend l'équipement puis s'en va avec. Ils font pas nécessairement attention et l'entretien qu'ils devraient faire. Donc, on achète 2 équipements qui ont été recommandés par le service, ont été recommandés par le service. Madame la mairesse, monsieur Pinard ont fait une annonce qu'on crée 2 pôles d'expertise pour les nids-de-poule. C'est là que ces 2 machines-là devraient aller normalement. Mais autre que ça, actuellement nous regardons, parce que ce n'est pas seulement que 2 équipes d'expertise qui vont faire tous les nids-de-poule, on ne suffira pas à la demande. Montréal est trop grand, il y a trop de kilométrage. C'est clair qu'on regarde actuellement et j'ai rencontré même des gens, puis monsieur Savard travaille avec moi, puis j'en ai fait un peu rapport à la Table des maires hier matin. C'est certain qu'il faut que je m'arrange pour vous donner peut-être plus d'informations, ceux qui le veulent, mais m'appelez-moi, vous avez tous mon numéro. On regarde avec les équipes de chacun des arrondissements, parce que c'est là que ça se fait le travail. Les nids-de-poule, ça prend les bons équipements, bons équipements, mi-chouis chauffants avec vis sans fin pour que les gars puissent fonctionner plus rapidement, et aussi l'achat de l'asphalte. C'est la problématique qu'on a eue avec la peau, on allait chercher l'asphalte à à Laval, c'est clair, rendue à Verdun, elle est froide, elle n'est plus bonne, elle ne pue plus à 100%. Ça, on demande à vérifier ça. On va s'assurer que chaque arrondissement puisse travailler dans leur secteur. Il faut trouver des nouvelles façons de dire, et c'est pour ça que je sais que madame la mairesse fait des représentations auprès du gouvernement pour qu'on puisse avoir plus de flexibilité avec nos achats. Parce qu'actuellement, nous avons la loi qui nous oblige à fonctionner d'une certaine façon. C'est-à-dire le moins cher, plus basse soumissionnaire. Plus basse soumissionnaire ne veut pas dire nécessairement la personne qui va te donner le meilleur service. Là, madame la mairesse fait des représentations, puis je sais qu'elle en a profité aussi avec la campagne électorale de mettre la pression sur les différents candidats pour arriver, qu'on puisse arriver vraiment avec des solutions plus adéquates. Ce que je peux quand même vous dire, vous allez voir, je vous l'ai dit hier matin, aux maires. Nous allons vous faire peut-être écouter ceux qui voudront. Je terminerai ça avec madame la mairesse, comment est-ce qu'ils voudraient faire ça. Peut-être qu'on peut faire une plénie, quelque chose où tout le monde peut être invité, ceux qui veulent être là, de comment on va revoir les façons de faire, s'assurer qu'on répond aux demandes. L'équipement qu'on achète, les 2 machines, j'espère qu'on va mettre 2 gars en permanence là-dessus ou que ça ne sera pas n'importe qui qui va les opérer, parce que c'est encore des machines plus capricieuses que les Python, les fameux Python 5000, si vous vous souvenez. Ça, c'est encore plus capricieux, ça marche avec des émulsifiants, il faut vraiment que ça soit bien entretenu. J'espère que ça va le faire, on l'essaie. 2 pôles d'expertise qui vont être en place, qui vont s'occuper de tout ça. C'est un peu, je pense, que je réponds à tout. Pour l'information que je vous manque, Je reviens avec les nids-de-poule. J'espère qu'il n'y en a pas 3 à Verdun, parce que je vais aller vous voir. Parce que tous les arrondissements, normalement, on a pu quand même, j'espère qu'on a tous fait du rattrapage durant l'été. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi6:26:32
Merci. Il n'y a pas d'intervention. Les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle6:26:42
Je donne beaucoup de travail aux techniciens, je suis désolé. Madame la présidente, j'arrive à la rubrique 30, Administration et Finances, appuyée par Monsieur Devaux-Guizani. J'ai regroupé pour fin d'étude de 30.01 à 30.05. En 30.01, appuyé par Madame Black, autoriser un virement budgétaire de 6 599 000 net de ristourne et de subvention en provenance du Programme décennal d'immobilisation du service de la culture, des sports et des loisirs vers l'arrondissement de Saint-Léonard pour l'année 2026 pour compléter les travaux d'aménagement de terrain, une structure munie d'une structures gonflables permanentes au parc Hébert ainsi qu'un transfert des crédits autorisés afférents à l'arrondissement pour un total de 6 791 074,76$ nets de ristourne requis pour la poursuite du projet. En 30.02, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, majorer la dotation de l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel–Parc-Extension par l'entremise de la réserve du passif environnemental d'un montant de 168 472,14$ taxes nettes afin de couvrir les travaux de réhabilitation environnementale le cadre de l'exécution des travaux d'aménagement du parc Georges-Vernault, terrain numéro 792, ainsi que les frais de services professionnels pour la surveillance environnementale à la suite des travaux de réaménagement. En 30.03, appuyé par Madame Gagnon, retirer du domaine public rue Place Publique le lot 6 141 365 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Marial, d'une superficie maximale de 899 mètres carrés, situé à l'intersection sud-est de la rue Sherbrooke Est et du boulevard Langelier, dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour le verser dans le domaine public comme un parc local dans le cadre d'un projet d'aménagement de cet espace. En 30.04, appuyé par madame Gagnon, approuver la prolongation des heures d'ouverture des commerces du Plateau-Mont-Royal lors des promotions commerciales du 17 au 27 septembre 2026. En 30.05, appuyé par madame Brown, majorer la dotation du service de la gestion et de la planification des immeubles par l'entremise de la réserve du passif environnemental pour un montant de 67 482 et 28 taxes nettes pour les honoraires professionnels de la firme Les Services EXP relatifs au suivi des sols et eaux contaminées du terrain 051761 situé au 3550 rue Saint-Patrick dans l'arrondissement du Sud-Ouest.
Chantal Rossi6:28:45
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle6:28:47
Merci. J'avais loupé pour fin d'étude le 30.06 à 30.10 appuyés par monsieur Devaux-Guizani. En 30.06, appuyé par monsieur De Sousa, accepter l'offre de services de l'arrondissement de Montréal-Nord de prendre en charge la conception, la coordination et la réalisation des travaux de réfection de la coupe de chaussée devant le 5542 boulevard Léger, faisant partie du réseau artériel administratif de la Ville situé sur le territoire de l'arrondissement, conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal, Métropole du Québec. En 30.07, appuyé par madame Moreau, approuver les modifications à la résolution instituant l'Ordre de Montréal. En 30.08, appuyé par madame Brown, approuver avec réserve la planification des besoins d'espace 2026 du Centre de services scolaires de Montréal. En 30.09, appuyé par monsieur DeSousa, accepter les offres de services des conseils d'arrondissement d'Anjou, d'Outremont, de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension et du Sud-Ouest de prendre en charge la coordination et la réalisation des travaux d'aménagement des rues faisant partie du réseau routier artériel administratif de la Ville de Montréal pour l'année 2026, conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. En 30.10, appuyé par monsieur DeSousa, majorer la dotation du service de l'urbanisme et de la mobilité à partir du passif environnemental des sols contaminés pour un montant de 70 980 065 taxes nettes afin de réaliser des études de caractérisation des sols relativement au projet du boisé urbain de l'autoroute 15 sur le terrain des lots d'acquisition 1 573 778, 1 573 998, 1 573 970, 5 663 854, 6 247 589, 5 663 800 2 357 108, 2 357 109, 2 357 110, 2 357 111, 1 573 778 et 1 573 997 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal.
Chantal Rossi6:30:37
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle6:30:41
Merci, madame la présidente. Je vais rouvrir pour fin d'étude les 4 derniers points de cette rubrique appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, donc de 30.11 à 30.14. En 30.11, appuyé par madame Braun, abroger la résolution CM-2607-21 afin de mettre un terme au processus visant le transfert de cette délégation de l'arrondissement de Ville-Marie. En 30.12, appuyé par monsieur Teodorescu, prolonger jusqu'au 22 septembre 2031 la déclaration de compétences du conseil de la ville quant quant à l'exercice des pouvoirs liés à l'évaluation de rendement des entrepreneurs et des fournisseurs prévus à la Loi sur les contrats des organismes municipaux, à l'exception du pouvoir de refuser toute soumission d'un entrepreneur ou d'un fournisseur qui, au cours des 2 années précédant la date d'ouverture des soumissions, a fait l'objet d'une évaluation de rendement insatisfaisante, dans la mesure où cette soumission est jugée la plus basse conforme, conformément à l'article 85.5 de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec. En 30.13, appuyé par monsieur Teodorescu, prolongé jusqu'au au 22 septembre 2031 la déclaration de compétence du conseil de la ville quant à l'adoption et à l'application du règlement sur la gestion contractuelle conformément à l'article 85.5 de la Charte de la Ville de Montréal, Métropole du Québec. Et en 30.14, appuyé par madame Black, accepter l'offre de services du conseil d'arrondissement de Montréal-Nord de prendre en charge la conception et la réalisation des travaux de construction de dos d'âne sur des rues faisant partie du réseau routier artériel administratif de la ville pour l'année 2026 conformément à l'article de rachat de la Ville de Montréal Métropole du Québec.
Chantal Rossi6:32:03
Madame Élise Tanguay.
Élise Tanguay ◌6:32:05
Merci, madame la présidente. Je vais intervenir sur le point 30.11. Donc, il s'agit du déplacement de la brigade Airbnb qui était sur le Plateau-Mont-Royal, qui avait précédemment été prévue pour être localisée dans l'arrondissement de Ville-Marie, qui sera finalement, on le comprend, localisée au sein du service aux arrondissements Je comprends que c'est aussi un service qui est dans l'arrondissement de Ville-Marie. Néanmoins, on a des inquiétudes parce que, entre autres, il y a eu un peu de confusion, de toute évidence, puisqu'il y avait un point à l'ordre du jour en 4203 à l'agglomération qui a été finalement retiré. Bon, j'ai un peu de crainte, je vous l'avoue, parce que ce dossier-là se passe déjà avec les roues carrées, j'ai envie de dire. Et puis on a des craintes très importantes parce qu'on n'a pas vraiment eu de réponse très claire pour justifier ce déplacement-là de la brigade Airbnb sur le Plateau-Mont-Royal, qui avait développé une expertise et qui était tout à fait à même de remplir son mandat. Les inquiétudes que j'ai, elles sont aussi à l'effet de savoir est-ce que cette relocalisation-là, elle est faite à des fins politiques pour pouvoir avoir une mainmise plus importante sur la brigade Airbnb dans le but de mettre en œuvre le très attendu et très annoncé changement au règlement Airbnb qui viendra très certainement vraiment envenimer la situation du logement à Montréal. Donc mes craintes sont à cet effet-là, puis je vais profiter de ma prise de parole pour souligner l'apparition d'une étude cet été, une étude d'un chercheur montréalais, qui est un chercheur de l'École d'urbanisme de McGill, David Washmouth, qui a publié une étude concernant justement la location de courte durée et l'importance d'avoir une réglementation serrée dans le cadre de nos villes et l'impact direct que des réglementations sévères, très serrées, d'Airbnb dans nos quartiers ont On y relate par exemple qu'à travers tout le pays, dont à Montréal, des économies de 192,4 millions de dollars par mois ont été réalisées par les locataires qui vivent dans des villes, et même dans des villes limitrophes à celles qui sont très réglementées et très encadrées au niveau de la location courte durée. Cette étude-là, elle est très intéressante. J'invite mes collègues à en prendre connaissance. Mois, on peut parler en moyenne d'une économie de 55$ par appartement. Ça peut faire une grande différence pour les gens qui vivent une grande précarité. Donc pour moi, c'est un— je continuerai de suivre ce dossier-là et son déplacement, je vous l'avoue, m'inquiète. S'il y a des explications qui peuvent être fournies sur la confusion au niveau du déplacement dans Ville-Marie, dans finalement dans le service social aux arrondissements, je serais très intéressée à les entendre.
Céline-Audrey Beauregard ◌6:35:07
Merci.
Chantal Rossi6:35:08
Merci beaucoup. Monsieur le leader de la majorité, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle6:35:15
Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 41, avis de motion et dépôt de projet de règlement. En 41, j'ai regroupé pour fin d'étude 41.01 à 41.05 appuyés par monsieur Teodorescu. En 41.01, appuyé par madame Braun, avis de motion et dépôt du règlement sur la fermeture d'une ruelle située au sud-ouest de la 14e Avenue entre la rue de Montigny et la rue Sainte-Catherine-Est dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles aux fins de transfert au propriétaire riverain. En 41.02, appuyé par monsieur De Sousa, avis de motion et dépôt du règlement autorisant un emprunt de 951 millions pour les financements des travaux prévus au programme de renouvellement des réseaux secondaires d'aqueduc et d'égouts. En 41.03, appuyé par madame Moreau, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement sur le conseil du patrimoine de Montréal, avis de et dépôt du règlement modifiant le règlement sur le comité Jacques-Vigée et avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement sur le comité consultatif en reconnaissance. En 41.04, appuyé par monsieur De Sousa, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement sur la subvention à la modification de raccordement du service électrique de certains bâtiments. Et en 41.05, appuyé par madame Gagnon, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoir du conseil de la Ville au conseil d'arrondissement.
Chantal Rossi6:36:21
Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle6:36:25
Merci. J'ajoute pour fin d'étude de 41.06 à 41.09 appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 41.06, appuyé par monsieur De Sousa, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement relatif au stationnement des véhicules en libre-service. Avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement sur les tarifs exercice financier 2026. En 41.07, appuyé par monsieur Corville, avis de motion et dépôt du règlement sur l'identification à titre d'événement historique de la signature du Traité de la Grande Paix de Montréal. En 41.08, appuyée par madame Moreau, avis de motion et dépôt du règlement sur l'identification à titre d'événement historique de l'incendie du Laurier Palace. Et en 41.09, appuyée par madame Rousseau-Bélanger, avis de motion et dépôt du règlement autorisant un emprunt de 46 375 000 afin de financer la réalisation du plan de la forêt urbaine.
Chantal Rossi6:37:13
Madame Andrée Hénault-Moreau.
Andréanne Moreau6:37:16
Oui, merci, madame la présidente. Alors, j'aimerais prendre la parole au sujet du point 41.07, le 325e anniversaire d'un événement d'une importance cruciale pour notre ville, la signature de la Grande Paix de Montréal. C'était cette année, de là l'importance. On souhaitait reconnaître le rôle déterminant de cet événement. Qui avait failli tomber dans l'oubli, rappelons-le, et pour marquer encore davantage son importance, on a décidé d'en faire le tout premier événement historique désigné par la Ville. Le Traité de la Grande-Paix, c'est un véritable tour de force diplomatique. En 1701, ça faisait un siècle qu'on vivait guerres et conflits pratiquement sans arrêt, impliquant des colons français, anglais, hollandais et 40 nations autochtones. La division régnait partout sur le territoire et c'était loin d'être gagné. C'est un travail colossal, entre autres mené par le chef Wendat Kondiaronk, un travail qui a duré pendant des années et qui s'est conclu par une rencontre de 2 semaines ici, à Montréal. 1300 délégués de 40 nations. Pour arriver à une entente, il a fallu se parler, il a fallu faire des compromis, mettre des rancunes de côté. Et cet effort de diplomatie, d'ouverture, de cohabitation, il est encore aujourd'hui au cœur de l'ADN de notre ville. C'est même notre devise, Concordia Salus, le salut par la concorde.
Chantal Rossi6:38:49
Je m'excuse, madame Moreau, c'est que nous sommes actuellement sur un avis de motion. Il n'y a pas d'intervention sur ces avis de motion. Gardez tout ça pour le mois prochain. On va tout oublier ce que vous avez dit, on garde ça pour le mois prochain. Je m'excuse, monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle6:39:17
Merci, madame la présidente. Désolé, madame Moreau, on va vous faire une standing ovation aux points le mois prochain, on va rattraper ça. Donc, ça nous amène à la rubrique 42, adoption de règlements. Donc, j'ai regroupé pour fin d'études, 42.01 et 42.02, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. Je le fais parce qu'on se rappellera que le 42.03 a été retiré en début de conseil. 42.01, appuyé par madame Brown, adoption du règlement sur la fermeture d'une partie de la ruelle située au sud-ouest de la 89e avenue entre la rue Eugène-Couvrette et le boulevard Peyrat dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles aux fins de transfert aux propriétaires riverains. Et en 42.02, appuyé par madame Black, Adoption du règlement autorisant un emprunt de 177 837 000$ pour le financement de travaux de construction, de réfection et d'aménagement des équipements sportifs et aquatiques.
Chantal Rossi6:40:05
Les points sont adoptés.
Christopher McCray ◌6:40:07
Merci.
Julien Hénault-Ratelle6:40:08
Ça nous amène à la rubrique 43. Donc, en 43.01, appuyé par madame Brown, adopter un projet de résolution en vertu de l'article 145.45 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme autorisant la construction d'un bâtiment mixte comportant 10 étages situé à l'intersection des rues Jean-Talon Est et Buis dans l'arrondissement de Saint-Léonard sur les lots numéro 1 124 222 et 1 122 578 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, tenue d'une consultation publique.
Chantal Rossi6:40:38
Bonne intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle6:40:40
Merci. À la rubrique 44, on a un seul point, donc appuyé par madame Braun, en 44.01, adoption sans changement du règlement modifiant le règlement sur la saloperie l'entretien et la sécurité des logements.
Chantal Rossi6:40:50
Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.
Julien Hénault-Ratelle6:40:55
Merci. Ça nous amène à la rubrique 46, Toponymie et voies publiques, appuyée par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. J'ai regroupé pour fin d'étude de 46.01 à 46.05. En 46.01, appuyée par madame Moreau, nommer place chez Marguerite la nouvelle place publique située au coin de la rue Charleroi et de l'avenue L'Archevêque dans l'arrondissement de Montréal-Nord. En 46.02, appuyée par madame Moreau, renommée Arena des patineuses, l'aréna Saint-Louis, située au 5633 rue Saint-Dominique, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. En 46.03, appuyée par madame Moreau, nommée Espace 13, le lieu de création et de diffusion situé au 13 avenue Strathere, dans l'arrondissement de LaSalle. Désolé, c'était mal prononcé. En 46.04, appuyée par madame Moreau, nommée Parc des Sœurs du Bon Conseil, situé à l'est de la rue Basile-Routhier, entre le boulevard Gouin Est et l'avenue Park Stanley dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. Et en 46.05, appuyé par madame Moreau, nommé Place des Pointe-Rolles, la nouvelle place aménagée dans l'emprise de l'avenue Coloniale entre les rues Elmir et Demers dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal.
Chantal Rossi6:41:56
Madame Christine Black.
Christine Black ◌6:42:00
Oui, bonjour madame la présidente. En fait, je souhaite intervenir sur le point 46.01. Alors, j'imagine que vous savez très bien à quel sujet je fais référence. Alors, je souhaite prendre quelques instants pour souligner l'importance de la décision que nous adoptons aujourd'hui de reconnaître officiellement la place Chez Marguerite. Derrière ce nom, il y a une femme, une histoire et une partie de l'histoire de Montréal-Nord. Marguerite Dugal-Ricard est arrivée à Montréal-Nord avec sa famille en 1919. Elle y a grandi et y a appris auprès de ses parents qui tenaient une petite épicerie les rudiments du commerce et surtout l'importance du service à la clientèle. En 1934, alors qu'elle n'avait que 27 ans et qu'elle était déjà mère de famille, elle a décidé de se lancer en affaires et d'ouvrir son propre magasin, Chez Marguerite. Au fil des années, ce commerce est devenu un lieu connu et fréquenté par les familles de Montréal-Nord et des communautés environnantes. Marguerite a constamment cherché à innover, à répondre aux besoins de sa clientèle et à offrir un service de proximité. Son magasin distribuait notamment ses propres catalogues dans plus de 10 000 foyers de la région et offrait un service de livraison gratuit. Mais ce qui me paraît particulièrement important dans son parcours, c'est qu'elle était une pionnière. À une époque où les femmes avaient beaucoup moins accès au monde des affaires, on va se le dire, Marguerite a créé et développé sa propre entreprise. Elle a fait sa place comme entrepreneure, elle a participé à la Chambre de commerce et a contribué au dynamisme économique de l'époque de Montréal-Nord. Et c'est précisément pour cette raison que cette décision a une portée qui dépasse le simple fait d'accorder son nom à une place publique. Elle nous amène à réfléchir à la façon dont nous racontons l'histoire de notre ville. La toponymie est une forme de mémoire collective. Les noms de nos rues, de nos places et de nos parcs nous rappellent les personnes qui qui ont contribué à bâtir notre ville. Or, nous savons que les femmes demeurent encore sous-représentées dans cette mémoire publique. Il est donc important de reconnaître davantage les femmes qui ont contribué à l'histoire de Montréal, particulièrement celles dont le travail et les réalisations ont parfois été moins visibles ou moins documentés. Avec la place chez Marguerite, nous faisons exactement cela. Nous reconnaissons une femme de Montréal-Nord, une entrepreneure, une mère de famille, et surtout une pionnière qui a contribué au développement de notre arrondissement. Et je trouve particulièrement beau et significatif que ce soit une place qui porte ce nom. Une place, c'est un lieu de rassemblement. On peut déjà voir que depuis son ouverture, puis je sais que Chantal, notre présidente, voit souvent des gens sur nos petites balancettes se bercer, on se dit en fait, pour les collègues et ceux qui nous écoutent, que c'est une place pour des dates. Alors, si vous avez une date, c'est une belle place pour avoir une date sur la petite balancette. Alors, c'est devenu en fait un endroit où les gens se rencontrent, où les familles se retrouvent, où les générations se côtoient. Alors désormais, cette place permettra aussi de faire vivre la mémoire de Marguerite. Peut-être qu'un enfant qui y jouera demandera un jour, qui était Marguerite? D'ailleurs, dans les prochaines semaines, nous allons installer un panneau à l'entrée du parc qui permettra de mieux connaître son histoire. Et nous pourrons répondre à cet enfant, en fait, qu'il s'agissait d'une femme qui, après plus d'un siècle, en décidé de créer son propre commerce, de prendre sa place dans le monde des affaires et de contribuer à la vie de Montréal-Nord. C'est aussi ça la toponymie, faire en sorte que nos histoires ne disparaissent pas. Aujourd'hui, nous ne faisons donc pas que nommer une place, nous reconnaissons une contribution, nous rendons visible une femme et nous, et nous plus visible cette page d'histoire de Montréal-Nord. Je suis particulièrement fière que cette histoire soit maintenant inscrite dans notre espace public et que le nom de Marguerite Dugal-Ricard continue de vivre au cœur de l'arrondissement où elle a grandi, travaillé et contribué à bâtir une communauté. Je souhaite donc remercier toutes celles et ceux qui ont contribué à faire en sorte que la place Chez Marguerite devienne aujourd'hui une réalité. Et d'ailleurs, sur une note un peu plus personnelle, on dit souvent en politique qu'on vient pour, on veut changer des choses, on veut améliorer le cadre de vie de Montréal-Nord, dans notre cas à nous en tout cas, pour ma collègue Chantal et mon collègue Youssef qui est derrière moi. Eh bien, cette place en fait fait suite à tout un processus. Parfois, ça prend un peu de temps pour arriver à tout débloquer, mais c'est parti d'une idée en 2017 de se dire que la rue Charleroi méritait son espace, méritait une place comme ça. C'est un terrain vacant, une ancienne station-service qui était décontaminée. En tout cas, ça a pris du temps avant qu'on arrive à avoir tous les certificats. Ça s'est fait, on a acheté le terrain, on l'a acquis. Par la suite, on a fait des consultations auprès des citoyens, On était patients, on l'a mis dans notre PDI, on l'a tout réaménagé avec des belles placettes, avec un endroit magnifique qui vraiment donne cœur à notre artère commerciale. À travers de tout ça, on a notre Société de développement commercial qui est venue compléter le tout et aujourd'hui, en fait, c'est une boucle qui se termine pour de notre côté. En fait, on peut dire, je pense, aujourd'hui mission accomplie. Alors maintenant, cette place au coin de la rue de Charleroi et de l'Archevêque, se nomme maintenant la Place Chez Marguerite. Alors, on vous invite tous à venir la visiter. Merci.
Chantal Rossi6:47:16
Si vous avez un premier rendez-vous, une première date, là, c'est— Madame Nancy Blanchet.
Nancy Blanchet6:47:24
Merci, Madame la présidente. Je tiens moi aussi, d'abord j'interviens sur le point 46, 0.03 à applaudir une décision qu'on va prendre aujourd'hui, c'est-à-dire nommer le bâtiment qui est ici au 13 avenue Strater Espace 13. Je vais faire du pouce sur les propos de ma collègue qui vient tout juste de prendre la parole. Des fois, ça prend du temps, mais ça vaut la peine d'attendre. Ce bâtiment-là, qui revêt une importance toute particulière pour les Lassalleoises et les Lassalleois, a été le siège de l'hôtel de ville de Ville-Lassalle pendant plus de, pendant 70 ans. Il a ensuite abrité des organismes à vocation culturelle, dont la Société historique Cavalier de Lassalle. Et depuis plus de 10 ans, puis là, parce que j'ose pas dire 15, mais minimalement plus de 10 ans, les équipes de l'arrondissement travaillent à la requalification de ce bâtiment-là qu'on avait dû mettre fermé parce qu'il était devenu dangereux. Alors, il est présentement en travaux de requalification et aujourd'hui, il gagne un nom, il a une identité, son identité propre, bâtiment qui est nommé selon qui parle de lui, soit par son adresse civique, donc dans nos documents de planification à l'arrondissement, il s'appelle le 13-13 Par les Lassalois, beaucoup l'appellent encore l'ancien Hôtel de ville, ceux qui ont connu sa nature civique. Mais enfin, on peut voir venir le dernier droit des travaux de requalification où on va pouvoir maintenant travailler sur la signalétique de l'édifice et l'appeler par son nom, Espace 13. Ce sera un pôle culturel, qui va accueillir les locaux permanents de plusieurs de nos organismes artistiques et culturels. Il est dans un espace aussi qui fait face au moulin Fleming, qui est l'emblème de LaSalle, donc c'est vraiment un site symbolique, historique et extrêmement important pour les Lasalloises et les Lasallois. Alors, tant qu'à être dans les invitations, on vous invite, on l'espère à la fin de 2026, sinon au début de 2027, à venir profiter de cet espace-là qui va vous offrir une vitalité culturelle bonifiée sur notre territoire. Et puis, je tiens en terminant à remercier les membres du comité consultatif en reconnaissance pour leur avis favorable à la proposition qu'a faite l'arrondissement. Merci.
Chantal Rossi6:50:06
Merci, madame Marie Plourde.
Marie Plourde ◌6:50:10
Merci beaucoup, madame la présidente. Alors moi, je vais prendre la parole sur le point 4605. Alors, comme vous le savez peut-être, le Plateau-Mont-Royal travaille depuis plusieurs années à sécuriser les abords des écoles. On a créé il y a quelques années la place André-Lachapelle, juste à côté de l'école secondaire Robert-Gravel, et plus récemment, c'était la place école qui s'appelle la place de l'Ange cornu, un clin d'œil à notre auteur Michel Tremblay, qui a est juste à côté de l'école Bruchezie, une école primaire du Plateau-Mont-Royal également, dans le district De Lorimier. Alors, le Plateau-Mont-Royal a inauguré le printemps dernier une nouvelle place école. Cette place école est située juste à côté, dans l'emprise de la rue Coloniale, juste à côté de l'école Saint-Enfant-Jésus du Mile-End. Alors aujourd'hui, à la veille de la rentrée scolaire, j'aimerais ça célébrer la nouvelle toponymie de cette place-école qui va maintenant s'appeler la place des Pointes-Rolles. Le nom a été identifié par Mémoire du Mile-End, ainsi qu'il a été reconnu et retenu par le comité de reconnaissance de la Ville de Montréal. Et il fait référence aux carrières de pierre qui existaient autrefois aux abords de ce site et qui permettaient de faire connaître, et ce nom permet de faire connaître, le pointe-rolle, qui était l'outil qui était utilisé par les maçons et les tailleurs de pierre, de la pierre dure. Donc, on parle du granit, du marbre, marbre et du calcaire. Donc, en plus de cette évocation de ce site, parce qu'il y avait le chemin des carrières qui passait là également, c'est une belle façon de découvrir ce mot qui est tout doux, Pointe-Rolle. Merci.
Chantal Rossi6:51:44
Merci. Madame Cathy Wong.
Cathy Wong ◌6:51:52
Merci, madame la présidente. Alors, je suis très heureuse de me lever aujourd'hui pour vous parler du point 46.02 qui vise à renommer l'Arena Saint-Louis situé sur la rue Saint-Dominique sur le Plateau afin qu'il porte désormais le nom de l'Arena des Patineuses. Ce changement arrive à un moment particulièrement significatif. Cette aréna qui est fermée depuis 2024 pour d'importants travaux de modernisation, nous allons rouvrir ses portes cet automne. Une aréna sportive emblématique dans le Mile-End. Et à première vue, bien, le nom Arena des Patineuses peut sembler simple. On nous a d'ailleurs demandé pourquoi on n'avait pas choisi de rendre hommage à une grande athlète ou à une grande patineuse en particulier. Et en effet, ça aurait pu être, par exemple, Nathalie Lambert, qui est championne olympique de patinage de vitesse, qui est née et qui a grandi sur le Plateau-Mont-Royal. Ça aurait pu aussi être Caroline Ouellet ou Manon Rhéaume, qui fut la première femme à jouer au hockey junior-majeur et à disputer un match de présaison dans la LNH. Ça aurait pu aussi être la paroquieuse Raphaëlle Touzignan ou Danielle Sauvageau, la directrice de l'Équipe La Victoire de Montréal, ou Danielle Goyette. Bref, toutes des figures marquantes du sport féminin au Québec et au Canada. Mais nous avons plutôt opté pour l'Arena des Patineuses pour témoigner de la place qu'ont occupée et qu'occupent encore aujourd'hui les femmes dans les sports et particulièrement dans cette installation sportive. Patinage artistique, hockey féminin, ringuettes, roller derby. Au fil des années, cette aréna du Plateau est devenue un lieu important pour les sports pratiqués et développés par les équipes de femmes. Des ligues amateurs comme la Ligue des Contrabanditas, les Filles du Roi et même la Ligue La Racaille. Nous avons donc choisi l'Arena des Patineuses, une toponymie féministe, pour cette le collectif, célébrer nos grandes athlètes, mais aussi les entraîneuses, les arbitres, les bénévoles, les organisatrices, les joueuses récréatives et les milliers de femmes et de jeunes filles qui ont chaussé leurs patins pour la première fois sur cette glace. D'ailleurs, ma propre fille de 6 ans y chaussera ses premières fois ses patins sur cette glace cet hiver. Et donc, pour moi, l'Arena des patineuses nous rappelle surtout l'essor du sport féminin qui repose sur des générations de femmes qui ont dû se battre pour obtenir leur place, leur reconnaissance et leur accès aux infrastructures sportives. Cette reconnaissance arrive à un moment où le sport féminin montréalais connaît aussi un formidable élan. La victoire récente de la Victoire de Montréal nous rappelle tout ce qui devient possible lorsque les femmes ont accès aux espaces, aux infrastructures et à la reconnaissance qu'elles méritent. Nommer un aréna Les Patineuses, c'est aussi faire en sorte que cet élan puisse inspirer la prochaine génération de jeunes femmes. Parce que cet enjeu, lui, il demeure profond. Au Québec, seulement 13% des filles du secondaire atteignent un niveau d'activité physique suffisant dans leurs loisirs et 42% des adolescentes sont considérées comme inactives. Quand on connaît ces écarts, donner aux filles une place visible dans nos installations sportives, ce n'est pas anecdotique. C'est une façon de leur dire, cet endroit, c'est aussi le vôtre. Vous avez votre place ici. Et cette inclusion-là, bien, elle ne s'arrêtera pas au nom de l'aréna. Je suis aussi très heureuse de vous annoncer que nous réaliserons également une murale hommage aux femmes ayant marqué les sports de glace et le roller derby dans l'aréna. Cette œuvre va nous permettre de donner un visage à cette histoire collective en mettant en lumière des pionnières, des athlètes connues, mais aussi toutes ces femmes dont l'engagement a façonné la vie sportive de notre communauté. La transformation du lieu en faveur de l'inclusion serait également très concrète. Les travaux que nous avons effectués vont améliorer considérablement l'accessibilité universelle de l'aréna, notamment pour l'accès à la glace, aux vestiaires, aux installations sanitaires. Et les travaux modernisent aussi l'aréna sur le plan environnemental avec le remplacement des équipements de réfrigération plus écoénergétiques et une meilleure gestion des eaux pluviales. Nous aurons donc un aréna plus inclusif, plus accessible, plus résilient. Et en donnant à cet équipement public le nom d'Arena des patineuses, nous affirmons que la contribution des femmes au sport mérite d'être visible, reconnue et inscrite durablement dans notre paysage montréalais. Je souhaite finalement reconnaître la contribution des élus qui ont fait avancer ce dossier: Marie Plourde, Marie Sterlin, Maeva Vilain, Alex Norris, Laurence Parent et également mon prédécesseur à la mairie du Plateau-Mont-Royal, Luc-Raboin. Je remercie aussi les équipes de l'arrondissement, du comité de reconnaissance toponymique de la Ville pour leur travail et leur expertise, et j'ai surtout très hâte de vous retrouver cet automne dans notre nouvelle aréna des patineuses lors de son inauguration ou autour d'une activité de patinage libre, d'hockey libre, de bâton rondelle ou de ringuette. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi6:56:39
Merci beaucoup. Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle6:56:46
Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 51, dénominations et désignations, appuyée par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. J'ai regroupé pour fin d'étude 51.01 et 51.02, le 51.03 ayant déjà été effectué hier. En 51.01, appuyé par monsieur Pinard, nommer Julie-Pascale Provost, mairesse de l'arrondissement de Lachine, à titre de représentante de la Ville au bureau des fiduciaires de la Société d'archéologie et de numismatique de Montréal, le Musée du Château-Ramsay. En 51.02, appuyé par monsieur Pinard, nommer Maude Théroux-Séguin, mairesse de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, à titre de membre observatrice au conseil d'administration du Conseil du système alimentaire montréalais pour une période de 3 ans, soit jusqu'au 24 juillet 2029.
Chantal Rossi6:57:28
Il y a pas d'intervention, les points sont adoptés.
Julien Hénault-Ratelle6:57:31
Merci. Ça nous amène à la rubrique 65, les motions des conseillers. La 65.01 a déjà été faite hier, ce qui nous laisse les dossiers 65.02 et 65.03. Donc, je vous laisse céder la parole à ma collègue de l'opposition pour la suite de nos travaux.
Marie Plourde ◌6:57:50
Merci, merci, madame la présidente. Alors, nous allons maintenant, comme l'a mentionné mon collègue, sauter à la motion 65.02. Alors, s'il vous service du greffe motions de l'opposition officielles pour la conservation du tunnelier Lisette afin de soutenir le développement du futur réseau de transports collectifs de la région métropolitaine. Alors, prendront la parole aujourd'hui notre proposeur, proposeuse, madame Ericka Alneus, et il y aura également Sarah Doyon qui l'accompagne.
Julien Hénault-Ratelle6:58:24
Merci.
Ericka Alneus ◌6:58:29
Merci beaucoup, madame la présidente. À l'aube du déclenchement de la campagne électorale, mais aussi dans un contexte où les gouvernements sont appelés à faire des choix structurants pour les prochaines décennies, la motion que nous présentons, moi et madame Doyon, nous invite à regarder plus loin que le prochain mandat. Les citoyens et les citoyennes de Montréal ont le droit de savoir quelle vision nous portons pour l'avenir du transport transport collectif et pour le développement de notre métropole. Aujourd'hui, nous avons l'occasion d'envoyer un signal clair: Montréal n'a pas renoncé à l'ambition. Trop souvent, les grands projets de transport sont victimes de changements de priorités politiques et de cycles électoraux. Pourtant, les infrastructures qui transforment une ville se planifient sur plusieurs décennies. Le métro que nous utilisons aujourd'hui est parce que des élus ont eu le courage de penser au-delà de leur mandat. Conserver le tunnelier Lisette, c'est précisément faire ce choix, celui de la prévoyance. Et au-delà du tunnelier, ce sont des milliers de dollars d'argent public qui ont été investis en infrastructures pour faire fonctionner Lisette là où elle est présentement. Alors que les différentes formations politiques présenteront bientôt leurs engagements pour Montréal, j'espère que cette question fera partie de la conversation. Le développement du transport collectif dans l'Est ne devrait pas être un enjeu partisan, il devrait être un consensus. Nous avons besoin d'un engagement clair en faveur de projets structurants qui permettront enfin de mieux desservir les résidentes et les résidents de l'Est. Depuis des années, tout le monde s'entend pour dire que l'Est de Montréal mérite davantage de transport collectif. Les études se succèdent, les annonces se multiplient, les attentes demeurent. Aujourd'hui, nous avons entre les mains une occasion en or et concrète de préparer la prochaine étape. Nous ne pouvons pas nous permettre, encore une fois, de laisser passer le train. Dans quelques semaines, plusieurs parleront d'avenir, d'ambition et de vision pour Montréal. Voici cette occasion de passer de la parole aux actes. Conserver Lisette, ce n'est pas seulement préserver un tunnelier, c'est préserver une possibilité. C'est affirmer que le développement du métro de Montréal n'est pas terminé. C'est refuser que l'Est demeure en attente de la prochaine grande promesse et c'est surtout de démontrer que lorsque se présente une occasion d'agir pour les générations futures, nous sommes capables de la saisir. Donc, nous vous invitons, chers membres du conseil, à voter en faveur de cette motion. Merci beaucoup, madame la présidente.
Aref Salem ◌7:01:23
Merci.
Chantal Rossi7:01:23
Madame Sarah Doyon.
Sarah V. Doyon ◌7:01:32
Merci, madame la présidente. Donc, on l'a dit hier, on l'a célébré, le métro a transformé Montréal pour le mieux. Il a raccourci les distances, il a permis de rapprocher, de connecter des gens, des quartiers. Mais certains quartiers ne sont pas encore connectés. Certains vont l'être bientôt grâce au prolongement de la ligne bleue. 5 nouvelles stations qui vont connecter Saint-Léonard, le nord de Rosemont, au réseau existant. Mais dans l'est, il reste des milliers de Montréalais et Montréalaises qui sont pas desservies par le métro. De la Pointe-de-l'Île à la station terminale Honoré-Beaugrand, c'est 21 km. Un parcours du combattant si on veut se rendre à n'importe quelle destination qui n'est pas sur la ligne verte, puis encore. Mais on a une opportunité en or actuellement alors que le tunnelier Lisette avance vers l'est pour le prolongement de la ligne bleue. Au bout de sa route planifiée, il va rester moins d'un kilomètre entre la station terminale Anjou de la ligne bleue et la station terminale Honoré-Beaugrand sur la verte. Pourquoi donc s'arrêter en si bon chemin? Ça me semble primordial de conserver le tunnelier plutôt que de le démanteler pour le renvoyer en Europe. Ça me semble primordial donc qu'on continue à creuser pour relier, oui, les lignes verte et bleue d'abord, et pourquoi pas ensuite poursuivre plus dans l'est ou faire d'autres projets ailleurs sur l'île de Montréal. Je reconnais que nos infrastructures de transport collectif, particulièrement régulièrement, les métros sont en mauvais état et qu'on doit investir pour les moderniser, pour les remettre en bon état. Mais on ne peut pas se permettre d'attendre que toutes nos infrastructures soient en bon état pour poursuivre le développement de notre réseau. On doit absolument faire les deux à la fois. Je nous invite plutôt donc à rêver grand pour notre métropole, pardon, à rêver pour nos quartiers, rêver grand pour notre transport en commun. Conserver le Z, continuer de développer notre réseau de métro, oui dans l'Est, mais aussi ailleurs sur l'île, c'est pas un rêve qui est farfelu. C'est pas du pelletage de nuages. C'est pas mal ce que toutes les grandes métropoles du monde font. Développer en continu leur réseau de métro. Ça coûte d'ailleurs moins cher comme ça. Ça permet de garder l'expertise, de mutualiser certaines dépenses. Comme élue de l'Est, je vais évidemment faire un plaidoyer en faveur de la poursuite du développement, d'abord dans l'Est, en sachant très bien qu'il y a d'autres quartiers dans de Montréal qui méritent eux aussi d'être connectés au réseau de métro et pour qui l'ISET représente une grande opportunité. Mais ça fait trop longtemps qu'on dit que l'Est de Montréal est le parent pauvre du transport collectif. On annonce des projets qui ne voient pas le jour. Il y a quelques années, je me suis fait dire qu'en transport collectif, on est vraiment meilleurs pour annoncer des projets que pour les réaliser, puis malheureusement, je dois leur donner raison. Le prolongement de la ligne bleue, donc, est maintenant en marche, par chance, et doit poursuivre leur travail, on doit garder le Z pour améliorer, oui, la desserte dans l'est et ailleurs. En plus, si on relie les lignes verte et bleue, on va offrir des connexions beaucoup plus efficaces pour les usagers de l'est de Montréal qui pourraient se rendre facilement dans d'autres quartiers de la ville. On raccourcirait vraiment les distances, mais on offrirait aussi de la redondance à notre réseau de transport collectif. On ne se gêne jamais pour le faire pour nos réseaux de transport routier, On a plusieurs autoroutes en parallèle, mais quand vient le temps de parler d'infrastructures de transport collectif structurantes, transport lourd, c'est vraiment plus rare qu'on ose le faire. Donc ici, on a une super opportunité. Conserver le Z et poursuivre le développement de notre réseau de métro, c'est aussi consolider des équipes, consolider une expertise de pointe ici à Montréal, une expertise dont on ne peut pas se passer. Si on perd l'expertise, en fait, les futurs projets vont coûter encore plus cher. Vont être encore plus longs à réaliser parce qu'on devra tout rebâtir. Évitons de faire cette erreur encore une fois. Bref, on a un projet en cours et on devrait déjà être en train de planifier le prochain, que ce soit dans l'Est ou ailleurs à Montréal. Conserver le Z pour poursuivre le développement de notre réseau de métro, c'est une opportunité qu'on ne peut pas manquer.
Cathy Wong ◌7:05:20
Merci.
Nancy Blanchet7:05:30
Madame Céline-Audrey Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌7:05:34
Oui, merci. Alors, en effet, ailleurs à Montréal, je suis toute pour. Alors, j'appuie avec conviction cette motion-là qui vise à conserver le tunnelier Lisette pour des bourgeois, comme l'a dit ma collègue, futurs, dans toute la région métropolitaine. Parce que dans la motion, on peut lire Un des attendus, ça dit, évaluation porte notamment sur les bénéfices économiques, techniques et environnementaux associés à la réutilisation de cet équipement pour de futurs projets de métro ou d'infrastructures souterraines de transport collectif. Et ma collègue, encore une fois, en a fait bel et bien l'état. Nous savons que les défis de mobilité, là, ils vont continuer à croître dans les prochaines années. Et les citoyens du Grand Sud-Ouest, qu'ils habitent à Verdun, à LaSalle, à Lachine et dans l'arrondissement du Sud-Est ont eux aussi besoin d'un réseau de transport collectif toujours plus efficace, accessible et mieux connecté. Surtout que, on va se le dire, l'Est on les aime beaucoup, mais le Grand Sud-Ouest a aussi besoin de se faire entendre. Nous, notre secteur, il compte plein de zones qui vont être redéveloppées dans le futur et qui vont accueillir des milliers de résidents. Supplémentaires. Donc conserver les Z, c'est pas seulement préserver un équipement spécialisé, c'est faire preuve de vision puis de responsabilité pour justement se donner les moyens d'agir étant donné les projets à venir et les changements, les transformations de notre métropole. Puis pour nos communautés, moi je rêve d'un avenir où il va être plus facile de se déplacer vers les pôles d'emploi, par exemple les établissements d'enseignement, les services et les espaces de loisirs. Un avenir où le développement du transport collectif va permettre en effet cette qualité de vie-là et la vitalité de nos quartiers qui est un petit peu mise à défi en ce moment. Et comme je vous le mentionne, il y a une interdépendance entre les quartiers du Grand Sud-Ouest. Les uns vont dormir chez nous, par exemple à Verdun, on est un quartier dortoir, pendant que d'autres vont aller travailler ailleurs ou étudier dans le troisième. Donc le Grand Sud-Ouest, on est comme une grande famille liée Donc les gens vont vivre dans tout ce secteur-là de la métropole et se déplacer du matin au soir. D'ailleurs, il y avait une nouvelle qui est parue à TVA le 15 juillet qui témoignait de cette réalité-là. C'était une mère qui disait être prisonnière du trafic alors qu'elle se déplaçait dans un rayon de 15 kilomètres. Elle avait son domicile à Lachine et elle devait se déplacer jusqu'à Verdun pour le CPE. Et dans le fond, comme plein de personnes, des milliers de d'étudiants, de travailleurs sont comme elle prisonniers ou doivent faire des connexions de métro, d'autobus, puis là on va se rappeler qu'il y a des tempêtes de neige, tout ça, à chaque jour pour se déplacer. Donc comme mairesse de Verdun, moi j'ai ce souhait-là pour nous le Grand Sud-Ouest d'avoir une option qui va relier nos 4 principaux arrondissements au sud de la ligne du REM parce que c'est pas vrai que le REM est l'unique réponse aux déplacements dans nos arrondissements. Peut-être qu'un jour on pourrait compter sur le prolongement de la ligne verte côté ouest ou tout autre projet structurant. Je suis pas en train de dire que c'est l'unique solution, mais je pense que comme mentionné plus tôt et comme ça se fait ailleurs, par exemple à Toronto qui planifie chaque année des stations, ben des fois je sens qu'on est un peu freiné dans nos aspirations puis nos projets futurs étant donné l'état de notre réseau actuel. Donc, chose certaine, moi je suis inspirée de voir le maire Boyer qui fait des revendications et qui en fait vraiment son chemin de bataille de conserver le tunnelnier, mais pour Laval. Attention, nous ici à Montréal, faut s'assurer aussi qu'on fait ces représentations-là parce qu'on a besoin de couvrir des zones densément peuplées, de poursuivre notre travail de déploiement de réseau de métro. Alors j'appuie cette motion et je rappelle que dans notre secteur du Grand Sud-Ouest, il y a également un besoin criant et on a des grandes cicatrices, des obstacles majeurs au sein de notre secteur comme des autoroutes, des lots, etc., qui font en sorte que ça complexifie d'autant plus le déplacement de nos résidents et résidentes. Alors, j'invite tout le monde à appuyer cette motion pour l'ensemble de la métropole. Merci.
Chantal Rossi7:09:45
Madame Nancy Blanchet.
Nancy Blanchet7:09:51
Merci, madame la présidente. Vous ne serez pas surpris de nous entendre nous lever encore une fois quand il est question de transport collectif. On ne peut qu'appuyer une motion qui demande de conserver le tunnelier, mais surtout de maintenir une pression pour ne pas cesser le développement du transport collectif structurant dans la Ville de Montréal. Depuis des années, les élus de LaSalle sont battre, c'est un combat pour faire reconnaître l'iniquité que vit LaSalle au niveau du transport collectif. On n'a pas de métro et ma collègue de Lachine vit exactement la même situation. On n'a pas de métro, on n'a pas de REM qui passe chez nous, on ne vit qu'avec le service de transport de la STM. D'ailleurs, beaucoup de personnes pensent que le métro en Grignon est chez nous, mais il arrête à notre porte, chez nos voisins du sud-ouest. Une chance qu'il y a juste le parc qui nous sépare, c'est pas trop loin. On était très heureux il y a à peine quelques mois que l'Autorité de transport régional, l'ARTM, Autorité régionale de transport métropolitain, reconnaisse le besoin criant en transport collectif structurant dans le Grand Sud-Ouest, mais particulièrement dans les arrondissements de LaSalle et Lachine qui sont sous-desservis. L'étude qui devait être déposée sur le bureau de la ministre des Transports n'a pas abouti, bien qu'il y avait une reconnaissance du besoin criant. Ceci dit, on ne nie pas les besoins partout ailleurs à Montréal, mais on souhaite grandement que l'Ouest ne soit pas oublié dans les revendications que la Ville de Montréal fait fera auprès du gouvernement du Québec pour la poursuite du développement du métro de Montréal ou, comme l'a dit ma collègue de Verdun, de tout autre projet de transport structurant. C'est pour nous une priorité à LaSalle, je pense que ça l'est pour l'ensemble des Montréalais et des Montréalaises. Merci.
Chantal Rossi7:11:58
Monsieur Aref Salem.
Aref Salem ◌7:12:06
Oui, merci, madame la présidente. Je suis vraiment très content de voir la faiblité qui vient avec cette motion. Appuyé de ma collègue Effie Giannou, j'aimerais déposer une motion amendée et je vais m'exprimer un peu plus sur l'amendement de la motion. En fait, madame la présidente, nous sommes d'accord avec le cœur de la motion, l'esprit de de la motion que vous avez amenée, mais il y a quelques ajustements à faire. Et ces ajustements, c'est justement pour donner un peu plus de place pour vraiment, pour ce que vous avez déjà mentionné maintenant dans la présentation de cette motion. Je vais commencer, madame la présidente, par dire que le 16 mai dernier, la mairesse était la première personne à la Ville de Montréal et même dans la métropole qui de garder le tunnelier ici. On était au lancement du tunnel Lisette et dans ce lancement-là, elle a dit aux journalistes, c'était avant le maire Boyer, juste qu'on a cet équipement qui est là, qui a coûté quand même 1,1 milliard, pourquoi ne pas donner des études et voir faire du forage parce qu'on a besoin d'avoir un prolongement de la ligne rouge Orange, par exemple. Est-ce qu'on a besoin d'avoir un PSE dans l'est? Est-ce qu'on peut utiliser ce tunnelier et le garder ici? Et c'était sa réflexion le 16 mai. Alors, pour cela, on a déjà ajouté dans les attendus un attendu pour reconnaître au moins le travail qui a été fait par le travail et l'idée qui a été vraiment lancée par la mairesse avant toute autre maire dans la métropole. La deuxième chose, madame la présidente, qu'on a ajoutée à cette motion, c'est vraiment décrire un peu l'état des lieux de ce métro. Avant de développer, il faut reconnaître qu'on a un équipement aujourd'hui de 48 milliards et cet équipement qui vaut 48 milliards, si on veut le construire aujourd'hui, il est en déficit de maintien d'actifs et ce déficit, il vaut aujourd'hui 7 milliards de dollars et on a besoin de l'argent pour le maintenir comme il est aujourd'hui. On a besoin de doubler les investissements par année d'ici 2030 si on on veut le garder là où il est aujourd'hui. On n'est pas en train de l'améliorer, on est juste en train de le garder là où il est. Et avec cet investissement, certainement, il faut reconnaître l'état de ce métro qui est actuellement entre nos mains et il faut le préserver pour les futures générations. On a déjà parlé hier, on a déjà fait une déclaration pour le 60e du métro et dans cette déclaration, on a reconnu vraiment la contribution de ce métro à travers les 60 dernières années. Mais après 60 ans, ce métro, il a besoin d'amour. Puis on a voulu spécifier plus, plus, on voulait spécifier dans la motion vraiment cet état, puis reconnaître qu'avant de développer, il faut aussi s'occuper de ce qu'on a entre les mains pour être conséquent et pour qu'on puisse envoyer un message clair au gouvernement. Oui, on veut un développement, mais il faut s'assurer aussi du maintien d'actifs qu'on a entre les mains. Ça, ça a été le deuxième point, madame la présidente. Le troisième point, c'est au niveau du tunnelier comme tel. Nous sommes certainement d'accord qu'il faut garder le tunnelier ici, puis comme je vous ai dit, la mairesse, elle a été très claire là-dessus. Mais le tunnelier seul n'est pas nécessairement, il peut pas fonctionner seul. Il y a toute une expertise qui est venue avec ce tunnelier Tunnelier, et cette expertise, elle est aujourd'hui reconnue à travers le bureau de projet du prolongement de la ligne bleue. Et ce qui est important, c'est de préserver cette expertise qu'on a entre les mains, parce que ces gens-là, ces ingénieurs, ces travailleurs, ces employés qui sont en train de prolonger la ligne bleue aujourd'hui, ils ont acquis de l'expertise, ils savent aujourd'hui comment intervenir, comment sauver de l'argent, comment arriver à travailler un projet où on intègre, par exemple, de l'immobilier à l'intérieur. Donc on est en train d'acquérir une expertise et je trouve, puis surtout avec l'histoire qu'on a vécue ici chez nous, l'histoire a été toujours on met des bureaux de projet en place, on enlève les bureaux de projet, on ferme les bureaux de projet, on ouvre des bureaux de projet. Donc on a eu tellement d'argent qui a été dépensé dans du bureau de projet et je l'ai dit, je le répète, ma je le répète publiquement, avec l'argent qu'on a mis juste dans les études de la ligne bleue, on aurait pu prolonger la ligne bleue jusqu'à Repentigny. On a tellement mis de l'argent dans des études à n'en plus finir, on aurait pu faire ce métro il y a très longtemps. Ce qu'on est en train aujourd'hui de dire, cette expertise qu'on a, il faut pas la laisser tomber, cette expertise. Puis on a des besoins, on a vu notre collègue Madame Blanchet nous parlait du Sud-Ouest, puis je suis sûr que ma collègue de Lachine aussi, elle veut avoir un système de transport dans le grand Sud-Ouest. Mes collègues de l'est de Montréal, on travaille pour avoir un PSE dans l'est de Montréal. Donc pour les besoins, les besoins sont là. Maintenant, il faut avoir une volonté politique et un courage politique pour dire oui, le gouvernement, quelqu'un du gouvernement, et on est vraiment à la porte à la porte d'une élection. Donc on aimerait écouter les chefs de parti et les gouvernements prendre un engagement clair comme quoi on va mettre l'argent nécessaire pour continuer ce développement et surtout ne pas perdre l'expertise qu'on a aujourd'hui entre les mains. Et ça, c'est primordial. C'est pour ça, madame la présidente, je voulais juste, dans l'esprit on est d'accord, je vais juste retourner sur un petit point. Quand notre collègue madame Alneus, elle a déjà posait la question à la mairesse si on est pour cette motion. C'est certain qu'on est pour la motion, on est pour l'esprit de la motion. Je voulais vous répondre, mais les us et coutumes m'empêchaient d'aller vous répondre. Je voulais vous dire que oui, la mairesse, elle a été la première à lancer cette idée, et on a le maire de Laval qui a suivi et plusieurs maires aussi qui ont suivi. Donc oui, le travail que vous êtes en train de demander, on est en train de l'écouter puis on espère que le gouvernement l'écoute aussi. Merci, madame.
Chantal Rossi7:18:18
Monsieur le leader de la majorité.
Julien Hénault-Ratelle7:18:20
Merci, madame la présidente. Écoutez, je demanderais une suspension des travaux pour une durée d'environ 10 minutes. Il semble avoir un certain capharnaüm dans les amendements.
Chantal Rossi7:18:29
C'est ce qu'on me dit.
Julien Hénault-Ratelle7:18:30
Ben voilà, entre les cabinets, le greffier et tout ça, Donc, pour qu'on s'entende tous sur les bonnes versions pour les 2 prochaines motions, je vous propose une petite suspension d'un 10 minutes pour qu'on s'attache tout ça et qu'on puisse revenir et finir en force.
Chantal Rossi7:35:45
Alors, on me dit que les versions finales, de regarder dans vos courriels, de vous assurer que dans le titre de vos courriels, c'est VF 65-02, VF 65-03, et ça sera la bonne version des amendements. Voilà. Alors monsieur le leader, vous déposez les amendements? Qui dépose les amendements? Ça a été déposé.
Aref Salem ◌7:36:18
Madame la présidente, j'avais déposé déjà les amendements et j'ai fait mon intervention sur les amendements. Maintenant qu'il y avait quelques mots de différence, mais bon, les l'esprit de la motion n'a pas changé.
Chantal Rossi7:36:29
Est-ce qu'il y a un débat sur les amendements ou il y a une entente sur les amendements? Madame la leader de l'opposition s'y a.
Marie Plourde ◌7:36:37
Merci, merci madame la présidente. Merci, ça a été une petite partie de ping-pong pour trouver la bonne version des amendements. Vous savez, on a célébré hier les 60 ans du métro de Montréal et j'ai déjà dit dans cette enceinte que c'est important le maintien des actifs quand on a 60 ans. Peux en témoigner. Cela dit, contrairement aux métros, contrairement aux humains, lui le métro, il peut grandir. Alors je suis très heureuse aujourd'hui de voir que les oppositions et l'administration marchent main dans la main pour cette motion pour le tunnelier. Alors oui, nous sommes favorables aux amendements.
Chantal Rossi7:37:13
Alors en chœur, en chœur, on peut faire dou dou dou. Alors, madame, on est fatigué. Alors, madame la leader, donc la motion 6502 est adoptée. Alors, madame la leader de l'opposition pour la 6503.
Marie Plourde ◌7:37:49
On va l'avoir. Alors, pour la prochaine motion, qui est notre motion sur les photoradars, j'invite notre proposeur, monsieur Christopher McCray, à prendre la parole. Il sera appuyé par madame Carla Beauvais.
Christopher McCray ◌7:38:08
Merci, madame la présidente. C'est la semaine de la rentrée scolaire. Bonne rentrée aux élèves et aux parents. Je ne suis certainement pas le seul élu ici qui est régulièrement interpellé par des parents qui ont des inquiétudes sur la sécurité routière autour de l'école de leurs enfants. Donc, c'est dans ce contexte-là qu'on dépose la motion d'aujourd'hui. La vitesse pratiquée autour des écoles est souvent soulevée comme un grand enjeu et les sciences sont claires là-dessus, la vitesse tue. Une personne happée par un automobiliste qui roule à 30 km/h 90% des chances de survivre à la collision, alors que cette probabilité chute à 25% si la collision survient à 50 km/h. Et on le sait, la meilleure façon de réduire les risques et de réduire les vitesses pratiquées est par l'aménagement de nos rues. C'est pour ça, c'est pour ça que la Ville, depuis plusieurs années, repense les rues pour réduire les largeurs, réduire la largeur des voies pour diminuer les vitesses pratiquées. En ajoutant des pistes cyclables, en élargissant les trottoirs, en ajoutant des dos d'âne avec des seuils de trottoirs aux intersections, par exemple. Mais on sait aussi que de sécuriser l'ensemble du réseau routier, ça va prendre du temps. On a énormément de rues à Montréal, on les réaménage en général quand les infrastructures souterraines sont refaites, et certaines artères vont demeurer plus larges pour permettre une circulation plus lourde, le passage des autobus, de camions, etc. Plusieurs de ces artères comportent des écoles, des garderies, d'autres institutions qui sont fréquentées par les enfants et les aînés qui sont plus vulnérables lors d'une collision. On a plusieurs de ces artères dans Maude-Strict. L'exemple le plus frappant est l'école primaire Garneau. Si vous avez pris le pont Jacques-Cartier, vous avez fort probablement passé devant l'école Garneau. Sur Papineau, qui est située directement en face de la bretelle du pont au sud de la rue Ontario. Pour répondre aux enjeux soulevés autour de cette école-là, l'arrondissement de Ville-Marie a récemment réduit la limite de vitesse à 30 km/h pour ralentir les automobilistes, mais il suffit d'y passer quelques minutes pour se rendre compte que malheureusement la vitesse, la limite de vitesse est très peu respectée. La directrice de l'école m'a récemment parlé de sa plus grande crainte, qui est qu'un élève s'échappe et traverse la bretelle du pont au mauvais moment devant des automobilistes qui roulent à 50, 60, 70 km/h pour atteindre le pont. On peut bien sûr amener une présence policière, mais les agents ne peuvent pas être présents en tout temps. Donc, c'est sur des axes comme Papineau que l'ajout de radars photo prend tout son sens. Mais en date de 2025, Montréal avait seulement 8 appareils fixes mobiles pour l'ensemble de son réseau routier pour contrôler la vitesse et le respect des feux de circulation. Seulement 8 appareils pour tout le territoire. Et nous avons de nombreuses données qui justifient la multiplication de ces appareils. Selon le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, le MTMD, pour les quelques radars que nous avons, la mise en place, leur mise en place en milieu urbain a permis de réduire de 37% le nombre de collisions et la vitesse moyenne a réduit de 11 km/h autour de, sur ces axes touchés. Si on regarde juste de l'autre côté de la frontière ontarienne, la ville d'Ottawa avait jusqu'à tout récemment 60 radars photos sur son territoire et les résultats sont très clairs. À 8 sites étudiés, l'implantation des radars a permis de passer le taux de respect des limites de vitesse de seulement 16% à avant l'implantation à plus de 80% en 3 ans. Malgré ces résultats sans équivoque, le 14 novembre dernier, le gouvernement Ford, dans une décision purement populiste, a interdit les radars photo, ce qui s'est avéré une très mauvaise nouvelle pour la sécurité des rues impactées. Si on regarde les données, seulement 3 mois après la fermeture des radars, le taux de respect des limites de vitesse a chuté de 87% à seulement 41%. Au Québec, le choix des sites, leur acquisition, leur installation reviennent au ministère des Transports et de la Mobilité durable et malheureusement, l'implantation tarde au Québec. Il y a 3 ans, presque jour par jour, au mois d'août 2023, la ministre de l'époque, madame Guilbeault, a annoncé un plan de sécurité routière qui comportait l'ajout de 250 photoradars pour l'ensemble du Québec. C'est une bonne nouvelle, mais la Ville de Montréal avait à l'époque évalué à plus de 300 les besoins seulement pour la métropole. Et 3 ans plus tard, ce déploiement continue à traîner. Le gouvernement a récemment annoncé l'acquisition de 66 appareils, encore une fois pour tout le Québec, et on le sait, ces appareils sont nettement insuffisants pour Montréal. Et c'est pourquoi avec cette motion, on demande à la Ville de Montréal de prendre le leadership de ce dossier Et la campagne provinciale qui sera lancée dans les prochains jours est une occasion vraiment en or d'exiger clairement aux partis provinciaux que la sécurité routière doit être une priorité et qu'après des années de retard, il est temps d'implanter des radars photos près de toutes les écoles de la métropole. De plus, les revenus générés par les constats d'infraction devraient aider la Ville à poursuivre ses projets Vision Zéro en sécurisant davantage de rues et d'intersections qu'aujourd'hui et on sait les budgets c'est un enjeu de taille dans le contexte actuel. Enfin, pour appuyer cette demande, nous demandons à la Ville de mobiliser son expertise interne et ses connaissances du terrain pour produire un plan de déploiement incluant une carte de l'ensemble des axes visés qui va motiver le gouvernement de nous donner ces pouvoirs-là en identifiant exactement où on va mettre en place les radars en priorité. Donc, à l'aube de la rentrée scolaire et de la campagne provinciale, J'invite mes collègues d'appuyer cette motion pour mettre fin au blocage de Québec dans ce dossier et permettre enfin l'implantation des radars photos près de toutes les écoles de la métropole pour la sécurité de nos enfants, mais aussi de toutes les personnes qui se déplacent sur nos rues. Merci, madame la présidente.
Chantal Rossi7:44:28
Madame Céline-Audrey Beauregard.
Céline-Audrey Beauregard ◌7:44:33
Merci, madame la présidente. Alors, vous ne serez pas surpris que l'ancienne enseignante au primaire qui s'est que ce soit avec vous régulièrement, appuie fortement et avec conviction cette motion-là. Hier d'ailleurs, je portais une autre robe colorée avec des formes géodémétriques, c'était justement pour souligner la rentrée scolaire et rappeler que je suis en pensée avec mes collègues de l'équipe École qui sont à finaliser les préparatifs pour l'arrivée des étudiants et des jeunes. Bon, je n'ai pas reporté la même robe quand même, mais je voulais quand même en faire mention. Et j'espère que les parents ici ont trouvé le temps ou trouveront le temps, il reste pas beaucoup d'heures pour aller chercher l'ensemble des effets scolaires pour la rentrée. On sait que c'est votre activité préférée. Alors là-dessus, c'est chaque matin, ça commence dans quelques heures, que des milliers d'enfants vont quitter leur domicile, que ce soit à pied, à vélo, en trottinette ou dans le véhicule de leurs parents pour se rendre à l'école. Puis c'est important que ce trajet-là se fasse en effet en toute sécurité. D'ailleurs, nous, on est invités chaque année à accompagner les agents sociaux communautaires de notre poste de quartier 16 pour justement aller passer une rentrée dans chacune des écoles pour faire de la sensibilisation pour les zones de départs canards et communiquer avec les parents et autres véhicules ou tout véhicule roulant de c'est quoi la sécurité aux abords des écoles. Donc encore une fois, cette année, je vais participer avec grande attention à ces avant-midis-là, à ces rencontres-là matinales. Je vous invite à peut-être faire de même parce que dans le fond, la vitesse, ça demeure un des facteurs les plus déterminants dans la gravité des collisions. Donc la science nous le dit, quand un piéton est percuté à peu près 30 km/h, les risques de décès sont d'environ 10%, mais quand ça passe à 50 km/h, le risque passe à 80%. De décès. Donc les kilomètres-heure, c'est vraiment lié à notre potentiel de survie. Et à chaque année, c'est des centaines de blessés sur nos routes, et dont certaines ou trop arrivent dans des zones scolaires. Donc les radars photo, c'est pas juste des mesures punitives, c'est vraiment un outil de prévention. Ça rend la limite de vitesse réelle plus que juste théorique, ça change les comportements. Et dans le fond, moi comme mairesse, je rêve que chaque enfant va pouvoir se rendre un jour à l'école sans même ses parents ou seul, sans craindre qu'une voiture roule un petit peu trop vite ou sans, en étant inattentif. Donc je pense que c'est un bon moment en effet à la veille de la campagne électorale, à quelques heures de la rentrée scolaire, de continuer de rêver que nos jeunes puissent se rendre à l'école. Puis il faut se rappeler que souvent il y a un petit— si vous observez les rentrées scolaires et même à la fin des classes, mais c'est surtout à la rentrée scolaire, c'est comme un 15 à 20 minutes, madame la présidente, que là il y a comme une espèce de congestion majeure de véhicules, un achalandage massif. C'est vraiment une temporalité très petite dans une journée et je pense que des installations sécuritaires ainsi que des indicateurs pour rappeler aux véhicules, ça va faire en sorte qu'on améliore nos quartiers pour que justement nos jeunes soient en sécurité. Et c'est pour cela que j'invite mes collègues à appuyer cette motion.
Cathy Wong ◌7:47:48
Merci.
Chantal Rossi7:47:49
Merci. Monsieur Alan DeSousa.
Alan DeSousa ◌7:47:58
Merci, madame la présidente. Madame la présidente, je ferai le bonheur à mes collègues à l'autre bord de la salle parce que je pense Je pense que dans ce cas, on accueille votre motion avec une bonne écoute et on est d'accord avec quelques modifications qu'on a déjà soumises, madame la présidente, et j'espère qu'elles sont considérées comme des amendements qui sont friendly. Aujourd'hui, à l'heure de la rentrée scolaire, comme l'ont indiqué mes collègues qui sont à nos portes, nous parlons de la sécurité de nos enfants. Nous parlons de ces milliers de jeunes Montréalaises et Montréalais qui chaque matin, chaque après-midi se déplacent à pied, à vélo, en transport actif pour se rendre à l'école et aussi de revenir à la maison. Et le retour en classe nous rappelle l'importance de tout mettre en œuvre pour que ces déplacements se fassent dans les conditions les plus sécuritaires possibles. Je suis convaincu que plusieurs d'entre vous ont déjà eu des discussions, vous avez les campagnes locaux, vous avez des efforts faits par vos service pour être capable qu'on est prêt avec un marquage au sol, avec des affiches de sensibilisation. Et tout ça, ça c'est à votre crédit parce qu'en tant qu'élus municipaux, je pense que nous avons à cœur la sécurité de nos enfants. Les sécurités routières autour des écoles primaires constituent depuis longtemps une préoccupation majeure pour les familles, les directions d'établissements, les personnels scolaires et les résidents de nos quartiers. Et les faits sont clairs. La vitesse, c'est un des principaux facteurs de risque dans les collisions impliquant les piétons. Plus un véhicule roule vite, plus le risque de collision augmente et plus les conséquences sont graves lorsqu'un impact survient. Les données de la Ville, de Piétons Québec, de nombreuses organisations qui sont spécialisées démontrent qu'une réduction même modeste de la vitesse permet de sauver des vies et de réduire de façon importante la gravité des blessures. On a entendu que des gestes qui étaient faits pour réduire aux 30 km/h, et je salue et les encourage à chacun de vous de juger qu'est-ce qui est approprié pour votre secteur. Nous savons également que les radars photos fonctionnent. Partout où ils sont implantés, les résultats sont tangibles. Les projets pilotes réalisés par le ministère Transport et mobilité durable du Québec ont démontré que les photoradars permettent de réduire de 36,6% les collisions en milieu urbain et diminuent la vitesse moyenne des véhicules d'environ 11 km/h. Et comme le mairesse de Verdun en a témoigné, chaque fois qu'on est capable d'avoir une réduction de la vitesse, ça donne une chance de sauver des vies, éviter des blessures. Donc, ces chiffres ne sont pas théoriques, ils représentent des vies protégées, des blessures évitées et des familles épargnées. Et bien sûr, le photoradar ne remplacera pas toutes les autres mesures que nous, on pourrait prendre, qu'a décrites ma collègue McCray. On peut penser à des mesures d'apaisement de circulation, des traversées sécurisées, les saillies de trottoirs, les aménagements urbains conçus, les affiches, whatever. Tout ce qu'on peut faire sur le domaine public. Il constitue toutefois un outil complémentaire efficace, reconnu, fondé sur les données probantes. Il contribue à modifier durablement le comportement, pas juste modifier, ça change, espérons, pour être permanent, où les gens ont en cœur leur comportement quand ils rentrent dans les zones scolaires et ailleurs, parce que c'est pas uniquement dans les zones scolaires. On souhaite, ça devrait être autour et puis à toute entrée vers les zones scolaires dans nos communautés résidentielles. Donc, de s'assurer des limites de vitesse là où cela compte le plus. Vous êtes en train d'applaudir. OK, excusez. Devant nos écoles. Donc, pourquoi c'est la motion qui a été déposée est à la fois pragmatique et cohérente avec les engagements déjà pris par notre ville. Montréal s'est doté d'un plan ambitieux de stratégie de Vision Zéro, dont ça fait presque plus qu'une décennie que nous en avons, et dont l'objectif est d'éliminer les décès et les blessures graves sur le réseau routier d'ici en 2040. Si nous souhaitons atteindre cette cible, on doit utiliser tous les outils à notre disposition pour protéger les usagers vulnérables, plus particulièrement nos enfants. La Ville elle-même a reconnu dans son mémoire de la projet de loi 48 adopté en mai 2024 que le cadre législatif actuel limite la capacité des villes à déployer efficacement des systèmes de contrôle automatisé et la loi vise justement à offrir aux municipalités davantage de flexibilité afin qu'ils puissent lutter contre la vitesse excessifs et de mieux protéger les usagers vulnérables. Donc, j'aimerais donc rappeler depuis 2009, et ça, quand je dis 2009, le point de référence est le premier plan de transport que mon collègue à l'époque, monsieur Lavalette, pour ceux qui s'en souviennent, a déposé aussi. Et à ce moment-là, la Ville est partenaire avec la MTMD dans l'exploitation des photoradars. Cette collaboration contribuent aux efforts déployés pour améliorer la sécurité routière et protéger l'ensemble des usagers de la route. Et une bonne nouvelle, notre administration, on travaille actuellement sur un plan de déploiement des photoradars mobiles dans les zones scolaires où les enjeux de vitesse sont le plus préoccupants, une mesure concrète pour mieux protéger nos enfants sur le chemin de l'école. Les zones scolaires ne représentent qu'une partie de l'enjeu. Comme je l'ai dit tantôt, la sécurité de nos enfants doit être assurée sur l'ensemble de leur trajet à l'école. Donc, on a des corridors scolaires, on a d'autres outils qu'on peut considérer, et non seulement à proximité des établissements scolaires. Une des priorités du plan d'action Vision zéro 2025-2027 est précisément de mieux protéger les usagers les plus vulnérables. En sécurisant l'ensemble du parcours des enfants entre la maison et l'école. Donc, c'est cette approche globale qui nous permettra d'améliorer concrètement leur sécurité au quotidien et il est également essentiel que les revenus générés par ces constats d'infraction continuent d'être réinvestis dans la sécurité routière. Les sommes doivent servir à améliorer les infrastructures, sécuriser des travers piétons, aménager des rues et protéger davantage des élèves et des familles, mais aussi pour les fins d'éducation, pour que tout le monde réalise qu'eux, ils ont aussi un intérêt. It's important to recognize that when society learns that everyone has skin in the game, that we get to understand it's not purely around schools. Alors que Québec est en campagne électorale provinciale, nous avons l'occasion une occasion importante, chacun de nous, quand on va rencontrer des candidats et des candidates de tous partis confondus dans les prochaines 4, 5, 6 semaines, que d'amener ce dossier à la table. Et j'espère que chacun de vous va utiliser cette opportunité pour véhiculer le message auprès des gens qui sont présents sur votre territoire, tous partis confondus. La sécurité de nos enfants ne devrait pas être un enjeu parce et pour toute cette raison, j'invite mes collègues à appuyer les amendements et la motion avec ces quelques amendements et réaffirmer collectivement que la sécurité de nos enfants demeure et doit toujours demeurer une priorité absolue pour notre ville.
Julien Hénault-Ratelle7:55:46
Merci.
Chantal Rossi7:55:54
Alors, si je comprends, il y a eu un dépôt d'amendement Est-ce que, est-ce que l'opposition a reçu et accepte les amendements ou il y a débat sur l'amendement?
Marie Plourde ◌7:56:05
Le suspense. L'opposition est en faveur des amendements proposés par l'administration.
Chantal Rossi7:56:13
Alors la motion 6503 est adoptée. Avant qu'on quitte, je veux juste prendre le temps de vous dire que ce conseil-là, il était épuisant. Il a été vraiment épuisant. C'est un conseil particulier, mais en même temps, je suis très fière de ce que j'ai vu, de ce que j'ai vécu malgré tout. Et je tiens à vous féliciter parce que c'était vraiment un débat difficile. Qui s'est passé dans le plus grand des respects, dans le respect de l'autre, dans l'écoute. Alors vraiment, on peut être fier de ce qu'on a accompli dans les 24 dernières heures. Alors sur ce, je vous souhaite, je vous souhaite une bonne fin de soirée et l'ordre du jour est épuisé. Le conseil est terminé. À la prochaine.