Journal des instancesPar Nicolas Jolicoeur

Conseil municipal — 21 septembre 2026

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François Limoges0:22:29

Mesdames et messieurs, conseillères et conseillers, veuillez prendre place s'il vous plaît.

Alan DeSousa0:22:34

Veuillez accueillir la présidente du conseil, madame Chantal Rossi.

Chantal Rossi ◌0:22:57

Alors, bonjour tout le monde. Bonjour tout le monde. Alors, nous reconnaissons que nous sommes sur un territoire autochtone millénaire, lieu de rencontres et de diplomatie entre les peuples ainsi que du traité de la Grande Paix. Nous remercions la nation Kanien'kehá:ka de son hospitalité sur ce territoire non cédé. Au nom du conseil municipal, je souhaite que l'on dédie la minute de silence d'aujourd'hui à deux personnes qui ont contribué par leur mandat, par leurs missions respectives et par leur passion au développement de Montréal. Premièrement, l'ancienne conseillère de ville qui nous a quittés le 5 août dernier, madame Johanne Lorrain, élue de 1994 à 1998 dans l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles sous la bannière de Vision Montréal. Madame Laurin a été, au cours de son mandat, responsable des dossiers culturels puis des finances au comité exécutif de la Ville de Montréal. Elle aura également siégé à la commission d'administration et finances de la Communauté urbaine de Montréal, communément appelée la CUM à l'époque, de 1997 à 1998. Forte de cette expérience en tant que personne élue, elle décida de poursuivre son engagement citoyen de l'autre côté du pupitre, cette fois en tant que directrice générale, tour à tour de la ville de Moissy, de la MRC des Sept-Rivières et de Saint-Alphonse-de-Rodriguez, et enfin de la MRC de Montcalm. Deuxièmement, je souhaite que l'on souligne la mémoire De l'ancienne figure montréalaise du cinéma qui nous a quittés le 9 septembre dernier, monsieur Serge Lozic. Fondateur du Festival des films du monde de Montréal en 1977, il a consacré une grande partie de sa vie à faire de Montréal une destination incontournable du cinéma international. Déjà en 1962, l'Université Concordia lui offrait un poste de professeur. C'est ainsi qu'il créa et donnera le premier cours crédité de cinéma en Amérique du Nord. Plus tard, à l'automne de 1962, monsieur Lozic fondera la Cinémathèque canadienne, qui sera rebaptisée Cinémathèque québécoise en 1971. Sous son impulsion, le Festival a accueilli dans notre métropole des artistes, réalisateurs, des créateurs de renommée mondiale, contribuant ainsi au rayonnement culturel de Montréal bien au-delà de nos frontières. Nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de madame Johanne Lorrain et de monsieur Serge Lozic. Je vous invite à observer une minute de silence. S'il vous plaît, vous asseoir. Je referme les Alors, je vais souligner les célébrations du mois de septembre. Le 8 septembre, Journée internationale de l'alphabétisation. Le 10 septembre, Journée mondiale de la prévention du suicide. Le 12 septembre, Journée des parcs nationaux du Québec. Du 12 au 26 septembre, Semaine des droits d'accès à l'information. 13 au 19 septembre, Semaine de la municipalité. 15 septembre, Journée internationale de la démocratie. Aujourd'hui, le 21 septembre, Journée internationale de la paix. 23 septembre, Journée de la visibilité bisexuelle. 23 septembre, Journée internationale des langues des signes. Le 30 septembre, Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Les anniversaires des élus pour le mois de septembre. Le 2 septembre, madame Christine Black. Le 7 septembre, monsieur Dominic Perri. Le 7 septembre également, monsieur Sylvain Ouellet. Le 8 septembre, madame Alba Stella Zuniga Ramos. Le 13 septembre, Alex Norris. Le 14 septembre, Olivier Demers-Dubé. Le 16 septembre, monsieur Benoît Langevin. Et hier, c'était l'anniversaire de notre directeur général, monsieur Alain Dufort. Alors, avant de débuter la période de questions des élus, madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:28:16

Merci, madame la présidente. Je voulais juste faire un petit mot avant le conseil parce que lundi prochain On va lancer la campagne annuelle de Centraide de la Croix-Rouge qui va se dérouler jusqu'au 31 octobre. Ça fait maintenant 58 ans, madame la présidente, que les employés et les retraités de la Ville répondent présents pour soutenir des grandes causes dont celle de Centraide de la Croix-Rouge. C'est une tradition de solidarité qui fait la fierté, je pense, de l'ensemble des employés de la Ville. Vous savez, Montréal traverse des moments qui sont difficiles, des défis importants. Mais derrière ces chiffres, il y a des familles, des aînés, des jeunes, des personnes vulnérables qui en ont grandement besoin et ces moments de mobilisation font toute la différence. Cette année, un objectif assez ambitieux et je pense qu'on est capable de l'atteindre tous ensemble, c'est 1,2 million que nous cherchons à aller collecter. Chaque don va compter, chaque geste va compter. Centraide, c'est 375 organismes et projets communautaires qui soutiennent plus d'une personne sur 5 dans le Grand Montréal. Alors, un réseau essentiel qui agit sur l'exclusion, l'itinérance et l'insécurité alimentaire et bien d'autres enjeux. Quant à la Croix-Rouge, elle joue un rôle essentiel auprès des personnes touchées par les situations d'urgence. Je vous invite donc tous à participer aux activités qui vont être organisées dans vos arrondissements, à prendre part à la course-marche sans frais du 1er octobre et bien sûr de contribuer généreusement selon vos moyens. Montrons que nous pouvons tous collectivement faire la différence parce qu'au bout du compte, c'est la solidarité, n'est pas seulement une valeur montréalaise, c'est une force qui, je suis convaincue, nous aidera à transformer bien des vies à travers l'Île-de-Montréal. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:30:04

Madame la chef de l'opposition.

Ericka Alneus ◌0:30:06

Merci beaucoup, madame la présidente. J'en profite pour me joindre à à madame la mairesse pour inviter les gens à donner et à participer à la marche du 1er octobre. C'est une occasion, comme institution, de pouvoir réaffirmer l'importance de donner à son prochain, donner à son voisin, donner à des gens qui en ont besoin à travers une organisation qui a très bien su, à travers ces années, soutenir plusieurs organismes et en même temps des familles, des plus petits, des plus grands Montréalais et Montréalaises qui ont besoin qu'on leur montre que leur humanité, leur dignité, leurs rêves sont tout aussi importants. Merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:30:44

Merci. Alors, nous allons passer à la période de questions des élus. J'invite la chef de l'opposition.

Ericka Alneus ◌0:30:59

Merci beaucoup, madame la présidente. Au début de la rentrée politique, j'ai annoncé mes couleurs. Le ton allait changer à l'Hôtel-de-Ville. Quand les dossiers n'avancent pas, c'est le travail de l'opposition de parler plus fort. Ça, c'est clair. Mais il y a des enjeux qui devraient nous faire travailler ensemble et le cas de la crise de l'itinérance en est un. Ce qui se passe présentement dépasse l'entendement. C'est pas vivable pour les gens qui dorment dans la rue et non plus pour les gens qui sont témoins des conséquences. Madame la mairesse a raison dire que le gouvernement du Québec n'en fait pas assez. Enveloppe d'urgence, Super 1010, Plan d'action national, Sommet sur l'itinérance, les partis sont en campagne présentement et proposent plusieurs idées, mais ça n'amène pas de solutions maintenant sur le terrain. On ne peut se priver de solutions, madame la présidente, et je pense que la mairesse est d'accord avec ça. Au moment où on se parle, 30 habitations modulaires attendent dans un entrepôt quelque part. Des logements temporaires, oui, mais déjà payés. On pourrait les installer rapidement sur des terrains vacants qui appartiennent à la Ville. Il y en a des douzaines, il y en a une douzaine. Il y a du monde qui pourrait dormir dans ces lieux-là avant l'hiver. C'est pas une solution parfaite, mais c'est la meilleure solution que l'on a et qu'on dispose pour agir là. Alors ma question, quand allons-nous installer les 30 logements modulaires qui dorment dans des entrepôts.

Chantal Rossi ◌0:32:29

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:32:34

Madame la présidente, si le ton de ma collègue va changer, je pense que le mien aussi va changer. À un moment donné, là, il y a des limites à se doter d'une moralité sur 30 roulottes que l'administration qui était Projet Montréal avait eu comme soutien du gouvernement fédéral en 2022 ou 2021, 2022 si je me trompe pas. Ils se sont assis dessus pendant 3 ans, madame la présidente. Nous avons fait plus en itinérance par 9 mois qu'on était à l'administration qu'ils en ont fait en 8 ans, sans compter les démantèlements arbitraires qui ont été faits par l'ancienne administration. Fait que je me garderais une petite gêne, madame la présidente. Par contre, une chose que je veux dire très clairement, nous allons travailler ensemble, nous devons faire de cet enjeu un enjeu qui est non partisan. Mais quand on vient me poser une question sur 30 modulaires qui ne tiennent même pas compte de l'investissement que ça prend pour décontaminer des sols, nous on travaille avec Caroline sur des projets qui vont donner plus de logements de transition que 30 modulaires partout en ville, madame la présidente. Puis ça, c'est sans passer les 80 terrains que la Ville a achetés dans les dernières années sur lesquels ils ont rien fait, rien fait, madame la présidente. Fait que moi, je me garderais une petite gêne. Ceci dit, ça va me faire plaisir de travailler avec l'administration sur les enjeux d'itinérance parce qu'on doit tous travailler ensemble pour sortir les gens dans la rue, nos citoyens qui vivent dans la rue en ce moment, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:34:08

Question complémentaire.

Ericka Alneus ◌0:34:12

Merci beaucoup, madame la présidente. Je tiens quand même à dire que la proposition qu'on fait ne s'oppose pas au travail qui est déjà fait par l'administration. Ce qu'on dit, c'est qu'on a 30 modulaires qui peuvent servir. Donc, l'idée ici n'est pas de jouer à la moralité, mais de prendre une opportunité, un outil qu'on a qui peut se multiplier. Donc, ce n'est pas une question de moralité, c'est une question de propositions concrètes, parce que la seule chose que l'on sait qui est morale, c'est de travailler ensemble pour cette crise-là. Alors, je tiens à répéter quand même ma question. Nous avons 30 modulaires, ils nous ont coûté des sous, et on parle de modulaires, on parle de chambres, d'un salon, ça s'aménage très bien. Gatineau a utilisé des containers. On a déjà 60 modulaires qui sont déjà actifs. Pourquoi ne pas utiliser ces 30 autres-là pour permettre à des familles d'avoir un toit sur leur tête?

Chantal Rossi ◌0:35:16

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:35:20

Madame la présidente, je vais réitérer ce que je viens de dire. Les 30 modulaires que l'administration est allée chercher ne sont même pas aménagés. Il y a du travail à faire sur ces modulaires-là, puis nous, on va s'assurer qu'on ne va pas faire juste 30 modulaires. Madame la présidente, on a sorti plus rapidement des modulaires sur l'Acadie, sur un terrain qui était là, qui faisait rien pendant 3 ans. On est en train de travailler à faire un modulaire avec 54 unités qui vont être livrées en même pas un an, un an et demi. Je vous le dis, on en fait plus en 9 mois qu'une administration n'a fait en 8 ans. Alors moi, je suis bien prête à travailler avec l'opposition sur les enjeux. Vous pourrez commencer en nous disant, dans tous vos arrondissements qui sont, qui relèvent de Projet Montréal, aussi qu'on peut faire entre autres des villages de transition, des modulaires. Moi, on est bien prêt à travailler avec l'administration, mais pour le moment, madame la présidente, moi je vous le dis là, on va livrer plus en 4 ans qu'ils n'en ont fait en 8 ans.

Chantal Rossi ◌0:36:17

Madame la leader de l'opposition officielle.

Marie Plourde ◌0:36:20

Merci, madame la présidente. Vendredi dernier, les 5 formations politiques qui aspirent à former le prochain gouvernement provincial étaient réunis devant les élus municipaux du Québec au sommet électoral de l'UMQ. Tout le monde était là, même Projet Montréal avait une belle délégation et notre chef Ericka Alneus était également présente. Mais Montréal n'était pas représentée par sa mairesse. Doit-on rappeler qu'une campagne électorale, c'est un moment unique pour faire des gains pour les résidents et les résidentes, pour chercher des engagements fermes. L'UMQ était un rendez-vous clé de la campagne et on l'a manqué. Ça, c'est juste un exemple flagrant du manque de leadership de la mairesse. On comprend maintenant pourquoi, en pleine campagne électorale, les caravanes des partis boudent Montréal. Ça, vous l'avez peut-être vu, les 5 chefs ont passé à peine 8% de leur temps sur l'île de Montréal. 8%, alors que Montréal représente le quart du Québec. 8%, rentrez-vous ça dans la tête. Une chance qu'il y a eu des débats à Montréal, parce que sinon, pas passé ben ben. Alors, c'est pas parce qu'il n'y aura pas de lutte serrée, au contraire, mais c'est parce qu'on n'entend pas la mairesse. On entend Bruno Marchand, on entend Stéphane Boyer, on entend Catherine Fournier, on entend— man, je pense qu'on entend plus le maire de Thetford Mines que notre mairesse. Ben moi, j'aimerais savoir quelle est la stratégie de la mairesse pour que les chefs des partis proposent des engagements forts pour les Montréalais et les Montréalaises.

Chantal Rossi ◌0:37:46

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:37:53

Madame la présidente, je sais même pas si j'ai envie de répondre à cette question-là, parce que quand j'ai l'opposition qui pose une question comme celle-là, elle contribue justement à affaiblir l'Opération Montréal. Pourquoi j'étais à Montréal vendredi? Mais d'une part parce que la future candidate peut-être première ministre s'est pointée à Montréal, elle a débarqué avec son autobus, on était là pour la recevoir. Puis, madame la présidente, c'est parce qu'on était partout dans les médias à travailler avec les organismes communautaires, à trouver des solutions pour justement se faire entendre. Puis venant d'une administration qui, pendant les 3, même peut-être 3 si je suis généreuse, dernières années de son mandat, ne se faisait même pas retourner les appels quand on appelait à Québec. Fait que moi, madame la présidente, je vais continuer à faire le travail que je fais au lieu de juste répondre à un spin médiatique et TVA qui nous a fait part du fait que j'étais pas là vendredi. J'étais là jeudi, puis la moitié de mon équipe était là, et vous étiez présente aussi. Alors je pense que la Ville était bien représentée, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:38:57

Question complémentaire.

Marie Plourde ◌0:38:59

Ben écoutez, c'est bien beau là, la mairesse a rencontré la potentielle ex-première ministre là, on veut pas savoir qu'est-ce que c'est sa BFF, on veut qu'elle rencontre tous les chefs de parti. C'est ce qui était proposé vendredi dernier et elle était absente. Montréal est le plus gros joueur municipal de la ville de Montréal et on n'était pas là. Heureusement que les autres élus étaient là. Il y a quand même un poste, c'est un poste fort ça, être mairesse de Montréal, et il faut être capable de l'assumer. Reste que l'UMQ, c'est vraiment une occasion manquée. Pour citer le premier ministre libéral Mark Carney, quand on n'est pas à la table, on est sur le menu. Et j'espère que les gains des autres villes ne se feront pas sur le dos de Montréal.

Soraya Martinez Ferrada ◌0:39:43

Madame la présidente, contrairement à l'opposition, moi je fais pas des sorties d'éclat, moi je fais la job. Tous les partis politiques se sont engagés sur l'itinérance, tous les partis politiques. Il n'y a aucun parti politique qui aujourd'hui pourrait dire que l'itinérance n'est pas un enjeu essentiel à tout gouvernement qui va vouloir gouverner le Québec. Encore une fois, je pense que ça, ça amène des résultats. Moi, j'ai travaillé avec tous les maires de tout le Québec, pas pour les gains justes de Montréal, mais parce que l'itinérance est un enjeu social important, une crise humanitaire importante que l'ensemble du Québec est en train de vivre. Puis moi, ce que je vous dis aujourd'hui, c'est qu'au lieu de faire des annonces d'éclat, moi, je m'assure d'avoir des résultats. Et tous les partis politiques se sont engagés sur l'itinérance, et c'est ça faire avancer un dossier. Qui ne devrait pas être partisan, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:40:45

Alors, on me dit qu'il n'y a pas de questions du côté de la salle. Alors, pour les autres élus, dans 3, 2, 1. Monsieur François Limoges.

François Limoges0:41:01

Merci, madame la présidente. Ma question est pour le responsable des transports au comité exécutif. Monsieur Alan De Sousa. On apprenait la semaine dernière, on a tous lu dans la presse que l'administration privilégiait maintenant un passage inférieur, autrement dit un tunnel, pour remplacer l'actuel viaduc Van Horne dont la durée de vie utile dans sa forme actuelle ne peut pas dépasser 2030. On lisait, on sait, on connaît les études, on a parlé d'un ouvrage qui prendra minimalement 3 ans à construire connaissant les délais de construction à Montréal-OKC. On peut penser que ça va être entre 3 et 5 ans, considérant la démolition de l'ouvrage actuel, qui va coûter au moins 300 millions. On peut prédire que ça va probablement être 600, 700, 800, donc on est facilement au demi-milliard du viaduc. Et on va considérer que pendant 3 à 5 ans, les gens vont prendre d'autres trajets. C'est vrai qu'il y a 15 000 utilisateurs par jour aujourd'hui, mais ils ne seront plus là pendant des années. Le lendemain, on lisait dans la presse que la mairesse disait, ce projet doit avoir de la gueule. Et c'était intéressant de lire ça parce qu'on est d'accord qu'on doit avoir un projet qui doit avoir de la gueule. Madame la présidente, on va rappeler quelque chose d'essentiel, un viaduc autoroutier ou un tunnel autoroutier, ça n'a jamais de la gueule. Si on veut un projet qui ait de la gueule, il faut considérer un trajet qui sera signature, qui sera pour la mobilité active, qui sera probablement de l'ordre d'une passerelle. On en a fait la proposition au SUM dans les rencontres de travail. Alors, ma question, elle est toute simple. Pour le président, pour le responsable du comité exécutif, est-ce qu'on est prêt à envisager une structure qui serait dédiée à autre chose que des véhicules, qui préserverait une partie du patrimoine sur le Plateau et qui ferait le passerelle signature ailleurs dans nos quartiers?

Chantal Rossi ◌0:42:42

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa0:42:46

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, à mon collègue Mimarche, je peux uniquement dire qu'on a eu des discussions très fructueuse avec tous les maires et mairesses des arrondissements concernés et on les a dit qu'on est en train d'examiner toutes les options. Donc, je laisse monsieur Limoges lire la presse, je ne peux pas empêcher lui de voir qu'est-ce qui était publié, mais je pense que nous on avait dit qu'on va déclencher les efforts pour faire venir une réflexion de quelle est la meilleure solution qui peut répondre aux besoins du système secteurs, prenant en compte tous les besoins. Je m'en souviens très bien, le message de monsieur Limoges, puis j'ai tenu note de ça, et aussi avec madame Wong et mon collègue Caroline Braun. Mais d'autre part, je pense que ce qui nous intéresse, c'est d'aller en avant avec un projet, et je ne peux pas vous dire que ça va finir avec ce que vous avez lancé tantôt. On aura l'occasion d'avoir lancé ça, et dès que nous avons une certitude d'une meilleure recommandation, Ça m'a fait plaisir de partager ça avec vous.

Chantal Rossi ◌0:43:49

Question complémentaire, monsieur Limoges.

François Limoges0:43:53

Merci, madame la présidente. Ben écoutez, je suis agréablement surpris de la réponse. On va attendre les propositions de rencontres de travail là-dessus. Moi, je vais profiter de la question complémentaire pour déposer des éléments supplémentaires. C'est que ce projet-là, non seulement on va continuer à proposer que ce ne soit pas un lien routier parce qu'effectivement le trafic sera diverti pendant 5 ans, alors pas besoin de le recréer, mais on espère qu'on retiendra une solution qui va préserver l'aspect patrimonial du côté du Plateau. Il y a toute une vie culturelle qui s'est installée sous le viaduc, il y a des parcs, il y a de la vie, il y a des spectacles, il y a de l'animation. Et du côté de Rosemont–La Petite-Patrie, madame la présidente, le responsable du comité exécutif sait qu'on a besoin de l'espace et de l'espace entier pour construire le plus grand écoquartier de la ville-centre. Des prochaines années. Et la dernière chose dont on a besoin, c'est une infrastructure routière qui va atterrir au milieu, qu'elle soit inférieure ou supérieure. Faut qu'on ait une passerelle, faut qu'on ait quelque chose de beau, mais faut qu'on puisse développer un écoquartier. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:44:52

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa0:44:57

Madame la présidente, mon collègue Limoges a déjà fait son lit, et puis je me reconnaît qu'il avait déjà fait son choix. Ayant dit ça, en tant qu'administration, nous avons une responsabilité de regarder les besoins de tout le monde, tous les utilisateurs, toutes les personnes qui doivent être transportées. On sait très bien qu'il y a un besoin de transport en commun. Les gens qui démarrent à Rosemont, qui travaillent dans les hôpitaux, qui vont aux universités qui sont du côté est. Donc, il y aura ces besoins-là qui doivent être tenus compte, puis je pense que nous, on va essayer comme administration responsable, madame la présidente, de tenir compte de tous ces besoins. Comment je vais finir? Je dirai pas oui, je dirai pas non. Votre option est toujours sur la table, mais notre obligation est de s'assurer qu'on ne saute pas aux conclusions, on ne saute pas aux solutions sans qu'on fasse une bonne analyse, et c'est ça qu'on est en train de faire, madame la présidente.

Claude Pinard0:45:54

Merci.

Chantal Rossi ◌0:45:55

Merci. Madame Sarah Doyon.

Sarah V. Doyon ◌0:46:00

Merci, madame la présidente. On sait tous à quel point les services de transport en commun sont importants dans le quotidien des Montréalais et que le niveau de l'offre de services influence directement la satisfaction des usagers et des usagères à l'égard de leur mode de transport. En janvier dernier, la STM annonçait des coupures de 56 millions de dollars et de 300 postes. L'administration nous promettait alors que ces coupes n'auraient aucun impact sur les usagers, aucun impact sur l'offre de services. Moins d'un an plus tard, force est de constater que les usagers en ressentent les impacts dans leur quotidien. La diminution des services est facile à ressentir quand c'est la fréquence de sa ligne de bus qui est ajustée à la baisse, alors que le tarif, lui, rappelons-le, ne fait qu'augmenter. Il semble bien loin le temps où, en campagne électorale, Ensemble Montréal nous promettait d'augmenter la fréquence du métro pour améliorer le confort, la rapidité, nous promettait de couper dans les dépenses de la STM. Avant la diminution des passages sur certaines lignes de bus, c'est à se demander si la mairesse pense que les services d'autobus, c'est une dépense inutile. Avec tant de messages contradictoires et une situation financière difficile pour la STM, la confiance des usagers est ébranlée. Alors, ma question: est-ce que l'administration peut rassurer les Montréalais et les Montréalaises qu'aucune coupure de service supplémentaire n'aura lieu et qu'on renouera plutôt avec une augmentation de l'offre de services telle que nécessaire?

Chantal Rossi ◌0:47:21

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌0:47:25

Merci, madame la présidente. Merci, ma collègue, pour votre question. Je sais pas, les données que vous avez, d'où est-ce que vous les avez amenées? Nous avons été très clairs, nous, au début de l'année. Oui, il y a eu des coupures de postes, on les a annoncées. Il y a eu des coupures de 56 millions, puis on a des coupures d'affaires, mais on n'a pas touché à l'offre de service. On a le même kilométrage qu'on avait avant, on continue à l'offrir aujourd'hui, même si on a réussi à couper 100 millions de dollars pendant les 3 dernières années. Et c'est pas nous qui avons fait ce cadre financier-là, c'est votre administration qui a fait, qui a signé un cadre financier en ayant des subventions avec le même dollar de 2019. C'est votre administration qui a accepté de couper les 155 millions de dollars aujourd'hui dans le transport en commun au niveau de la métropole du Québec. Donc, ce n'est pas notre administration. Ce qu'on est en train de faire actuellement, c'est de s'assurer qu'on a une bonne offre de services qui continue à être faite aux Montréalais, qu'on touche pas au kilométrage qu'on est en train d'offrir aux Montréalais pour le moment, qu'on travaille aussi sur la sécurité, parce que c'est quand même un besoin que les Montréalais puissent se sentir en sécurité dans le en commun et nous allons continuer dans cet espace-là. On continue à offrir le même kilométrage qui a été déjà fait, même si on a réussi à couper 100 millions de dollars jusqu'à aujourd'hui. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌0:48:48

Question complémentaire, madame Doyon.

Sarah V. Doyon ◌0:48:51

N'en déplaise à mon collègue, les usagers constatent une baisse de service et ça fait un an que cette administration est au pouvoir. Ce sont donc leurs coupures et c'est eux qui brisent une promesse. Mais en ce moment, les usagers doivent en plus s'inquiéter des projets qui amélioreraient leurs services. Mais oui, on apprenait de la bouche de la mairesse d'Ahuntsic-Cartierville que le prolongement du corridor de mobilité durable Henri-Bourassa pour se connecter à la gare Dumuisseau du REM n'est plus dans les cartons. Alors qu'elle nous dit que la priorité est le transport en commun, la mairesse s'inquiète pour du stationnement. Mais moi, je peux vous dire ce qui inquiète les usagers, c'est que des parties de la voie réservée sur Henri-Bourassa soient retranchées pour du stationnement, que la phase du corridor de mobilité durable jusqu'à à Duruisseau ne voit pas le jour. En ribourrassant, c'est 60 000 passages par jour, l'axe bus le plus achalandé de la STM. Et on va empêcher des connexions efficaces avec le REM, on va ralentir nos autobus, on va compromettre la fiabilité du service. En tout cas, pour une administration qui nous parlait de mobilité planifiée, on est devant une situation bien drôlement planifiée. Alors ma question, pouvez-vous rassurer les usagers et leur garantir de maintenir des son entièreté le corridor de mobilité durable Henri-Bourassa et sa connexion au REM.

Chantal Rossi ◌0:50:06

Monsieur Aref Salem.

Aref Salem ◌0:50:10

Madame la présidente, j'ai de la misère à suivre ma collègue. J'ai vraiment de la misère à la suivre. Je sais pas d'où est-ce qu'elle cherche ses chiffres. Il faut se baser sur la science et non pas sur les impressions. On se lève pas le matin, on dit, ah, je pense qu'il n'y a pas de cette service. C'est le même kilométrage que nous sommes en train d'offrir partout à la ville. On n'a pas changé, on a même fait une refonte pour rendre l'accessibilité au REM plus facile actuellement dans tout l'ouest de la ville. On a eu un prix qui est arrivé de l'ATUC justement pour le travail que nous avons fait. Nous sommes en train de faciliter l'arrivée de nos citoyens de l'ouest vers les transports en commun qui sont déjà en place comme le REM. Donc, Madame la Présidente, je n'arrive pas à comprendre les chiffres que ma collègue allait en train de sortir et ses impressions parce que nous, comme administration, on se base pas sur les impressions, on se base sur des faits et on continue à offrir un service d'excellence fiable, un service accessible à tous les Montréalais. Merci, Madame la Présidente.

Chantal Rossi ◌0:51:11

Merci. Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay ◌0:51:18

Merci, madame la présidente. Il y a maintenant plus de 2 ans, le gouvernement du Québec a accordé aux municipalités des pouvoirs exceptionnels afin d'accélérer la réalisation de projets résidentiels dans le contexte de la crise du logement. Depuis, Montréal dispose d'outils importants pour autoriser plus rapidement certains projets et déroger à sa propre réglementation lorsqu'elle le juge nécessaire. Récemment, ces superpouvoirs qui devaient être temporaires ont été pérennisés par le gouvernement. Or, comme on dit, avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités, madame la présidente. Ces derniers mois, ces pouvoirs ont pourtant été utilisés pour permettre des dérogations importantes au Code d'urbanisme en matière d'usage de hauteur, de densité, notamment dans Ville-Marie et dans Côte-des-Neiges-NDG. Pourtant, dans ces projets, aucune garantie ne garantit l'abordabilité des logements ou l'inclusion de logements sociaux et abordables. Résultat, ces projets peuvent avancer plus rapidement, obtenir des gains de densité importants, le tout sans possibilité pour les résidents actuels du secteur de se faire entendre sur les changements importants dans leur secteur. En échange, on leur parle de centres sportifs, de jardins communautaires, de commerces de proximité. C'est très bien, ce sont des ajouts intéressants, madame la présidente, mais ces superpouvoirs, ils n'ont pas été mis en place pour résoudre la crise des jardins communautaires. Ces superpouvoirs, ils ont été mis en place pour s'attaquer à la crise de l'abordabilité du logement. Ma question est donc la suivante comment la responsable du dossier de l'habitation entend-elle s'attaquer à la crise de l'abordabilité du logement alors que le règlement forçant l'inclusion de 20 de logements abordables dans les grands projets est toujours menacé, qu'aucun incitatif à la construction de logements abordables ou sociaux n'a encore été annoncé même si ça fait bien plus de 100 jours que l'administration est au pouvoir et que les arrondissements dirigé par Ensemble Montréal.

Chantal Rossi ◌0:53:04

La question est posée.

Élise Tanguay ◌0:53:05

En ce moment même, d'immenses—

Chantal Rossi ◌0:53:07

La question est posée. Madame Caroline Brown.

Caroline Braun ◌0:53:16

J'ai cru entendre parler de la crise du jardin communautaire. C'était ça dont vous vouliez parler, la crise du jardin communautaire?

Martine Musau Muele ◌0:53:24

Non?

Caroline Braun ◌0:53:25

C'est un lapsus. OK, c'est pas la crise du jardin communautaire.

Stephanie Valenzuela ◌0:53:28

OK.

Caroline Braun ◌0:53:31

Donc, vous faites référence à 2 projets d'habitation, c'est-à-dire un qui a eu lieu à Côte-des-Neiges-Indigie, puis je peux vous parler de celui-là, mais c'est pas exact de dire que les superpouvoirs n'ont pas été utilisés pour contrer la crise du logement. D'abord, c'est une juridiction d'arrondissement, le PL 31, c'est un superpouvoir effectivement qui a été octroyé mais c'est les arrondissements qui peuvent utiliser, ça se passe pas à la Ville centre. Donc de ce que je comprends du dossier de Côte-des-Neiges, il faudrait peut-être s'adresser à elle si vous voulez, à la mairesse de Côte-des-Neiges, si vous voulez avoir les détails précis, c'est qu'ils ont exigé un certain pourcentage d'abordabilité, mais via les programmes de la SCHL. Parce que l'enjeu qu'on a plus high level que ça, c'est le manque de financement dans les programmes gouvernementaux. Fait que moi je veux bien arriver dans, parlons de mon arrondissement, moi je veux bien arriver dans mon arrondissement puis exiger 50% de logements, par exemple sociaux, dans un projet, ce qui serait absolument exceptionnel et c'est ce qui est probablement ce qu'on viserait tous, mais s'il n'y a pas de financement, la conséquence de ça, c'est qu'il n'y a tout simplement pas de projet. C'est ça la réalité à l'heure actuelle. Alors, les financements, ils diminuent d'année en année des différents paliers de gouvernement. On a une nouvelle enveloppe budgétaire via le gouvernement fédéral, Maisons Canada, qu'on apprend à connaître actuellement, actuellement, puis on apprend doucement, il y a quelques projets, quelques financements qui sont octroyés, mais la réalité elle est celle-ci. Donc reprenons le code coordonnage. Dans le code coordonnage, ce qu'ils ont exigé de la part du promoteur, c'est un pourcentage de logements hors marché qui passe via un programme de la SCHL. Donc en conclusion, il va y en avoir livraison de logements hors marché, et oui, le PL31 a été utilisé dans ce projet-là.

Chantal Rossi ◌0:55:14

Merci. Complémentaire, madame Tanguay.

Élise Tanguay ◌0:55:19

Merci, madame la présidente. Ben, vous me laissez justement l'opportunité de parler d'un projet qu'on adopte aujourd'hui même en conseil de ville où il y aura l'inclusion d'un jardin communautaire, et c'est ce qui justifie de toute évidence l'utilisation du superpouvoir. 50% de logements en marché, j'en suis. C'est d'ailleurs ce qu'on fait dans le Sud-Ouest avec un immense projet dont la construction de 50% de logements hors marché débutera très très prochainement. Des projets exemplaires avec des commerces, des services, des espaces verts, on en veut, c'est super, mais si l'abordabilité passe au second plan, ce sont les ménages qu'on souhaitera y loger qui ne pourront pas se payer ces logements-là. Les arrondissements disposent déjà de superpouvoirs. Les arrondissements peuvent même offrir des congés d'occupation du domaine public. J'ai entendu même le président du conseil exécutif nous dire ici même en chambre le mois passé qu'on devrait peut-être se priver d'aider nos OBNL sur nos territoires. Ma question est la suivante: est-ce que l'administration s'engage à faire le nécessaire pour contribuer à honorer les engagements en matière d'abordabilité de la part des promoteurs que nos arrondissements réussiront à obtenir via leurs outils de zonage et de taxation?

Caroline Braun ◌0:56:34

La réponse est oui.

Chantal Rossi ◌0:56:40

Madame Martine Musau-Muelle.

Martine Musau Muele ◌0:56:45

Madame la présidente, lors du conseil d'arrondissement du 8 septembre dernier, c'est par la bouche de son leader que l'administration énonçait ce qui suit, je cite, quand les arrondissements sous l'opposition officielle nous envoient des PSI sur le campement Notre-Dame en les sortant de leurs arrondissements, évidemment que ça vient complexifier la situation. Vous comprendrez que c'est une affirmation qui est non fondée, une accusation qui est grave et qui remet franchement en question la collaboration, la concertation et la transparence avec laquelle l'administration dit vouloir travailler cette crise de l'itinérance. Et c'était mentionné plus tôt ici par, encore une fois, l'administration par la bouche de monsieur qui dit être une administration qui ne se fie pas sur les impressions, mais sur les faits. Alors, parlons de faits. Ce que les organismes communautaires nous disent, c'est que depuis l'adoption de ce protocole sur les campements, c'est pas moins de 80 démantèlements qu'ils ont recensés à Ville-Marie. C'est inquiétant, pourquoi? Parce que ce jeu déshonorable d'accusations gratuites sur le dos des populations vulnérables, souvent désaffiliées, voire parfois même maltraitées, malades laisse présager le pire pour les mesures hivernales. Puisque l'administration a publiquement annoncé avoir un plan hivernal qui est prêt et qu'elle se dit attendre après un financement de Québec, est-ce qu'elle est prête à se prêter à un exercice de transparence? On aimerait savoir en fait précisément à combien se chiffre le cadre financier de ce qui est projeté, à combien se chiffre l'engagement financier le plus substantiel que l'administration aurait été d'aller chercher auprès du provincial, auprès d'un futur candidat? Si oui, quel parti et pour combien? Merci.

Chantal Rossi ◌0:58:22

Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard0:58:26

Je suis pas certain d'avoir bien saisi les demandes à la fin, donc je vais regarder la vidéo pour m'assurer de pouvoir fournir les réponses à ma collègue. Quant au protocole et campement, on parle de transparence encore une fois, comme si tout ce qu'on faisait n'était pas dans la transparence, pareil, comme tout était caché. Les documents sont disponibles, nos collègues font d'innombrables demandes d'accès à l'information, on fournit l'information, on fournit l'information lorsque, lorsqu'elle est demandée dans le cadre de rencontres. Donc, quant au démantèlement dans la Ville-Marie, je serais tenté de vous dire que la lecture du protocole du campement, madame la présidente, permettrait de voir que c'est possible de démanteler. Ça prend une solution, ça prend un endroit où on peut replacer les gens. J'ai quelques personnes itinérantes près de l'accueil Bonneau, dont Stéphane, que je rencontre quasi une fois par semaine, qui se déplace et revient, se déplace, revient, se déplace, revient. On le déplace dans une zone de tolérance, et les zones de tolérance qui mettent la pression quand même sur les autres parties du quartier, mais où la Ville fait un effort d'aller ramasser les déchets, que ce soit propre, tout ça, comme on fait à l'affiche Notre-Dame par ailleurs. Donc, je me proposais de répondre aux questions de la dame qui a posé les questions tantôt, madame la présidente, lorsque je reverrai la question précise. Merci.

Chantal Rossi ◌0:59:49

Madame Martine Musau-Muele, complémentaire.

Martine Musau Muele ◌0:59:52

Madame la présidente, de toute évidence, ma question n'a aucunement été comprise. OK, je délaisse ce jeu où on se jette de la boue sur le dos des personnes vulnérables c'est ce que je dénonçais, je nous invitais à ne pas faire cela. Ma question est très simple. Madame Brown vient de nous dire que le financement diminue de plus en plus en matière de logements sociaux. On sait que le logement social fait partie de la réponse. On sait que dans les mesures hivernales, l'administration a dit publiquement avoir un plan qui est prêt et qui attend du financement de Québec, ce qu'on reprochait à Projet Montréal lorsque Projet était au pouvoir. Je répète, vous avez rencontré les parties prenantes dans le cadre de la campagne. Vous dites être prêts pour l'hiver. À combien se chiffrent les engagements que vous avez été capables d'aller chercher? Avez-vous été même en mesure de prioriser le logement social? Si oui, pouvez-vous, s'il vous plaît, partager le cadre financier auquel on peut s'attendre pour que ces mesures soient déployées dans les prochains mois et avec le prochain gouvernement. Je ne peux pas être plus claire.

Chantal Rossi ◌1:00:56

Merci, madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:01:00

Merci, madame la présidente. Je pense qu'il y a énormément de questions dans la question de ma collègue et je vais essayer d'y répondre le mieux que je peux, mais je pense qu'on va commencer par, on peut pas dire à Québec de mettre plus d'argent si on n'en met pas nous-mêmes. L'ancienne administration a stoppé le financement au niveau de l'itinérance au plus haut, ils ont mis à peu près 9 millions, madame la présidente. Nous, notre administration, en rentrant, on a triplé le montant d'argent qu'on met en itinérance, on est rendu à 30 millions, et ça, c'est sans compter tous les terrains qu'on met en amphithéâtre pour s'assurer qu'on fait du logement de transition le plus rapidement possible. De faire l'amalgame entre un logement social et les besoins en itinérance, c'est une erreur, madame la présidente, parce qu'un logement pour la personne qui est en situation d'itinérance demande un soutien, psychosociales, de santé, santé mentale, toxicomanie, dépendance, énormément de services de santé qui relèvent du gouvernement du Québec. Nous, on travaille avec eux, on a mis une cellule de crise dans laquelle Claude Pinard, Benoit Langevin et plusieurs autres, dont Caroline, y vont pour s'assurer qu'on travaille rapidement. À sa question sur la transparence des besoins, c'est pas compliqué là. Un logement de transit, coûte en services sociaux minimalement 15 000 la porte. Fait que pour chaque logement de transition que vous faites, il y a un coût associé à l'accompagnement qui est à peu près de 15 000 $. Fait que si vous en faites 2 000 d'ici 4 ans, on s'enligne vers un montant probablement d'au moins 30 millions récurrents chaque année que le gouvernement doit donner pour donner le soutien à la personne qui est en situation d'itinérance et qui doit être accompagnée. Maintenant, le plan hivernal, il est prêt, j'ai été très publique, je l'ai dit même dans les médias. Notre plan y est prêt. Nous avons d'ailleurs augmenté le nombre de refuges, oui, de 500, madame la présidente. Nous avons mis de l'argent, nous avons acheté des lits de camp, nous avons acheté des sacs de couchage pour aider les personnes en situation de détresse. Le gouvernement doit investir sur les refuges de cette sphère au moins 17,5 millions. Madame la présidente, je peux prendre un peu plus de temps si ma collègue veut avoir plus de réponses, mais il n'y a pas de problème, ça va me faire plaisir de me rasseoir et d'avoir une discussion avec elle si elle veut plus avoir d'informations.

Chantal Rossi ◌1:03:14

Merci.

Marie Plourde ◌1:03:15

Le règlement pour les prises de parole, le temps des prises de parole s'adresse à tout le monde, même madame la mairesse.

Chantal Rossi ◌1:03:23

Madame Émilie Brière.

Émilie Brière ◌1:03:26

Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:03:27

Juste une instant, madame Brière, s'il vous plaît, avant de Ça prend un prolongement, l'entente des leaders. Est-ce qu'il y a un prolongement pour la période de questions? Le temps est écoulé.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:03:42

On va prolonger de 10 minutes, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:03:46

Ça va, madame Brière.

Émilie Brière ◌1:03:50

Merci, madame la présidente. Cette semaine, comme vous le savez tous, il y a plus de 350 millions de téléspectateurs à travers le monde qui vont suivre les championnats du monde de cyclisme de l'UCI avec, et je trouve ça fabuleux, des prises de vue exceptionnelles qui mettent en valeur notre ville. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que les championnats du monde de l'UCI démontrent que c'est possible d'avoir un rayonnement mondial majeur sans les coûts associés à certains méga événements internationaux. On parle ici d'un événement dont les retombées fiscales anticipées sont estimées à environ 160 millions de dollars. Dollars, alors que les coûts d'opération qui sont assumés par la Ville sont de l'ordre de 22 millions de dollars. Je veux vraiment profiter de l'occasion pour saluer le travail remarquable des cols bleus, des employés municipaux, des services d'urgence, des équipes de mobilité, de logistique, de signalisation qui permettent à Montréal de relever ce défi-là avec professionnalisme. Si Montréal accueille aujourd'hui l'UCI, c'est parce qu'il y a des années de travail qui ont été investies pour convaincre les instances internationales de choisir notre métropole La même chose est vraie pour toutes les grandes conférences internationales qui ont contribué au rayonnement de Montréal ces dernières années sur les enjeux diplomatiques, environnementaux, économiques. C'est pas des occasions qui tombent du ciel, ça nécessite une vision claire, des partenariats durables, un travail constant. Le rayonnement international, ça se construit pas un événement à la fois, mais ça demande une stratégie continue. Alors ma question est la suivante: quels sont actuellement les grands événements, les conférences, les institutions, les investissements que l'administration d'Ensemble Montréal cible actuellement pour Montréal et quelle est la stratégie concrète mise en place pour continuer d'attirer des projets de calibre mondial, pardon, capables de faire générer du rayonnement, des investissements et des emplois de qualité?

Chantal Rossi ◌1:05:35

Merci, madame Stephanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌1:05:39

Merci, madame la présidente. Merci à ma collègue pour sa question. Ça fait en ce moment Ça me permet en fait de partager à quel point notre administration, dès notre entrée au mois de novembre, on a réellement travaillé sur le rayonnement de Montréal, pas juste au niveau de l'événement que madame Black a travaillé d'arrache-pied depuis le début de notre mandat au niveau de l'UCI, mais nous travaillons sur une table de rayonnement qui fait en sorte qu'on amène tous les grands partenaires de la Ville de Montréal pour pouvoir faire en sorte qu'on parle d'une même voix et qu'on arrive à attirer des conférences et des grands événements d'envergure Pour l'instant, nous ne pouvons pas partager les événements qui arrivent. Il y a des grands événements comme le Olympic Q-Series qui va être là en 2028, mais encore plus d'événements auxquels on travaille pour pouvoir amener ce rayonnement à la Ville de Montréal. Donc, merci beaucoup, madame la présidente, pour la question.

Chantal Rossi ◌1:06:28

Merci. En complémentaire, madame Brière.

Émilie Brière ◌1:06:30

C'est intéressant parce que j'entends qu'on parle d'une même voix, mais à ce jour, on ne sait pas ce que cette voix là dit. Je trouve ça assez étonnant. Je vais revenir quand même à l'UCI parce que je trouve que le contraste avec la FIFA est assez étonnant, à la fois en termes de ratio d'investissement versus retombées économiques, en termes de visibilité médiatique, en qui se souvient quel match avait lieu où pendant la FIFA? Personne, je pense. En termes d'accessibilité de l'événement pour les résidents, ici on voit bien qu'avec l'UCI, les Montréalais peuvent vraiment bénéficier du spectacle dans leur rue, et non devoir payer des sommes terribles pour avoir un bref aperçu d'un des matchs. Et on va se le dire, la saison touristique qui se termine, c'est le fruit des décisions de la précédente administration d'Ensemble Montréal. Il n'y a pas eu de modifications au calendrier ni aux conditions d'accueil des touristes. Eh bien, on a une année record en termes de tourisme. Pourtant, il y a un an, Ensemble Montréal a fait campagne en disant que Montréal, c'est un peu un trou de beigne, mais pourtant j'ai l'impression que ça a l'air d'être un beigne bien juteux et bien dodu puisqu'il y a beaucoup de gens qui veulent venir en manger une petite bouchée. Alors, on serait tenté de dire en latin, if it ain't broken, don't fix it. Alors, est-ce que l'administration pourrait nous dire exactement quelle correction de trajectoire vous avez l'intention de faire sur finalement une industrie qui se porte très bien et une ville qui rayonne abondamment internationalement?

Christine Black1:08:00

Madame la présidente, j'aimerais répondre à l'opposition officielle que de notre côté, en fait, on en fait une priorité de s'assurer du rayonnement de Montréal. D'ailleurs, pour la première fois au comité exécutif, on a une responsable, donc Stephanie Valenzuela, justement pour parler du rayonnement de notre métropole. Et quand on est arrivé, en fait, on parlait de la FIFA, la FIFA a fait vivre quand même beaucoup d'émotions à travers le Canada et notre administration s'est assurée qu'il y ait des zones, des fan zones partout à Montréal, justement pour que les Montréalais puissent profiter de cet événement-là, parce que quand on est arrivé, il n'y avait rien sur la table. Et on continue ce travail-là, que ce soit avec le Tourisme Montréal, le Comité international olympique, on parlait de l'Olympic Qualifier Series, il y en a d'autres sur lesquelles nous c'est important et on va continuer d'y travailler, justement pour s'assurer que notre métropole rayonne et actuellement avec l'UCI, on a travaillé très fort quand on est arrivé justement pour mobiliser tous les services, s'assurer que tout le monde soit sur la même longueur d'onde et faire en sorte qu'on vive un succès et c'est ce qui est en train de se passer. Je tiens d'ailleurs à remercier tout le monde dans cette chambre et toutes les personnes qui ont contribué à faire en sorte qu'actuellement on vive un succès. Notre administration s'est affairée à ça et on va continuer de le faire parce que c'est grâce à ces événements-là qu'on finit par attirer d'autres événements et en regarder.

Sarah V. Doyon ◌1:09:17

Merci.

Chantal Rossi ◌1:09:20

Madame Carla Beauvais.

Carla Beauvais ◌1:09:26

Merci, madame la présidente. Nous avons récemment appris que la SPVM s'était procuré 4 caméras fixes de lecture automatisée des plaques, de lecture automatisée des plaques d'immatriculation. Désolée. Ces appareils permettent de recueillir un volume important d'informations sur les véhicules véhicules qui circulent sur notre territoire. Nous reconnaissons l'importance de fournir aux services policiers les outils nécessaires pour lutter contre la criminalité et soutenir leurs enquêtes, mais nous avons également la responsabilité de protéger les droits fondamentaux des citoyens et de préserver la confiance du public envers nos institutions. Lorsque cette information a été révélée, plusieurs questions ont été soulevées. Dans quelles circonstances s'est-il technologies peuvent être utilisées, quelles données sont conservées, pendant combien de temps, qui a accès et quels mécanismes de contrôle sont prévus. Dans plusieurs juridictions, l'utilisation de technologies similaires a soulevé d'importantes préoccupations en matière de vie privée, de surveillance et d'encadrement des pouvoirs publics. Plus les outils technologiques deviennent puissants, plus les exigences de transparence doivent être élevées. Ma question: l'administration est-elle prête à rendre publiques les balises qui encadrent l'utilisation de ces caméras, notamment en matière de conservation des données, d'accès à l'information recueillie, de protection de la vie privée et de mécanismes de surveillance, afin de rassurer les Montréalais que cette technologie ne sera utilisée qu'aux fins strictement nécessaires aux enquêtes Merci.

Chantal Rossi ◌1:11:02

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:11:05

Merci, madame la présidente. Je partage tout à fait les préoccupations de ma collègue par rapport à l'utilisation des caméras. Je pense que là où il va falloir qu'on soit aussi très vigilants, dans le cas précis notamment sur l'une des caméras qui avait été installée tout près, si je me trompe pas, c'était sur Henri-Bourassa, mais c'était lié à une enquête précise qui d'ailleurs nous avons vu le résultat de cette enquête quelques semaines après. Donc, faut juste faire attention de ne pas nuire des fois à des enquêtes qui, dans ce cas-ci, étaient pour démanteler un réseau important d'armes à feu, entre autres. Alors, j'aimerais juste qu'on prenne un petit moment de recul. Assurons-nous, nous avons une commission de la sécurité publique, il y a des choses qui peuvent être dites à huis clos, il y a des choses qu'on doit préserver aussi. La capacité à la SPVM de faire des enquêtes Ou effectivement, ils vont avoir à utiliser les caméras comme ils l'ont fait dans ce cas-ci, mais je partage tout à fait la préoccupation de ma collègue par rapport aux caméras et la confiance qu'on a avec le public de la façon dont elles sont utilisées.

Chantal Rossi ◌1:12:05

Complémentaire?

Carla Beauvais ◌1:12:08

Oui, alors on le sait, on l'a dit, le SPVM aussi l'a réitéré lors de la commission de la sécurité publique la semaine dernière que ces caméras-là sont utilisées dans des cas d'enquête ciblée. On le comprend, ça, il y a pas de question par rapport à ça. Mais ce qu'on veut savoir, c'est est-ce qu'on doit prendre cette affirmation comme ça ou on doit donner aux Montréalais, leur expliquer les règles qui encadrent concrètement leur utilisation. On parle ici d'outils qui sont capables de recueillir quotidiennement des informations sur un très grand nombre de véhicules appartenant à des citoyens qui ne sont soupçonnés d'aucune infraction. La confiance du public, elle repose sur cette capacité à démontrer que les pouvoirs accordés sont accompagnés de mécanismes de contrôle accrus. Alors, je vais répéter ma question: est-ce que l'administration est prête à publier un cadre de gouvernement, de gouvernance, de gouvernance clair qui précise la durée de conservation des données, les critères d'utilisation les mécanismes d'outils et les mesures de protection de la vie privée? C'est ma question.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:13:18

Madame la présidente, je réitère, je partage les préoccupations, mais j'aimerais quand même souligner que dans le cadre des enquêtes et dans le cadre d'utilisation d'images qui sont utilisées par le Service de police sur des enquêtes, il y a des qui existent déjà. Alors, s'il faut rendre ces protocoles publics pour que le public soit rassuré, absolument, et je serais prête à travailler avec le SPVM et la Commission de la sécurité publique pour nous assurer que le citoyen, on répond à ses préoccupations quant à l'utilisation des images qui sont prises par le SPVM.

Chantal Rossi ◌1:13:54

Madame Martine Musau-Muele.

Martine Musau Muele ◌1:13:58

Permettez une question de privilège. Madame la présidente, je compte parmi les milliers de Montréalais qui ont déjà bénéficié de l'aide de dernier recours et de logements sociaux. Je vous parle en tant que citoyenne qui a été foncièrement blessée, voire insultée, d'entendre sa mairesse faire un amalgame extrêmement cavalier entre en associant la pauvreté avec la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Alors, je refuse de croire que cet amalgame a été fait sans comprendre que si on réitère le fait que les logements sociaux font partie de la réponse, c'est parce qu'il y a des gens, comme des aînés, des retraités qui se retrouvent à la rue, pour qui c'est une solution, et il y a d'autres personnes qui sont malades pour qui ça n'a rien à voir d'associer des ressources en accompagnement qui, elles aussi, doivent exister. Alors, j'invite la mairesse, s'il vous plaît, par respect pour les milliers de Montréalais, de Québécois qui connaissent la pauvreté, dans une campagne où personne ne parle de logements sociaux, de rectifier son propos, s'il vous plaît. Merci.

Chantal Rossi ◌1:15:14

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:15:15

Madame la présidente, présidente, je vais aussi faire valoir mon privilège, celui de ne pas me faire prêter des intentions par une collègue qui a peut-être mal compris mes propos. S'il y a quelqu'un qui connaît la pauvreté, là, c'est— j'ai habité dans un HLM, madame la présidente, pendant longtemps. Loin de moi de vouloir stigmatiser la question de l'itinérance puis la pauvreté. Il y a des gens qui perdent leur logement parce qu'on n'a pas été capable de défendre dans ce pays le droit au logement. Alors, je réitère mes propos, madame la présidente. Ce que j'ai dit, c'est pour les personnes qui sont en situation d'itinérance, surtout sur des enjeux de santé mentale et de toxicomanie, ça prend de l'accompagnement de santé. Ce qu'ils ont besoin, c'est qu'on les accompagne. Puis s'il y a une administration qui a fait autant dans les derniers mois pour justement préserver la dignité des personnes en situation d'itinérance. C'est notre administration. Mais je réitère les propos que j'ai eus tout à l'heure, madame la présidente. Nous devons travailler sur le logement, les logements sociaux. Nous devons travailler sur les logements de transition. Et j'espère, madame la présidente, que de l'autre côté de la Chambre, on va arrêter de me péter des intentions, parce que c'est ça aussi qui ne fait pas avancer le débat quand on sort de propos ce qu'on veut dire, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:16:45

Alors, je présume que le point est clos. La période de questions étant terminée, nous allons procéder à l'ordre du jour du conseil. Je donne donc la parole au leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:17:03

Merci, madame la présidente. Avant de débuter, je pense qu'il y a le dépôt d'un nouveau plan de banquette.

Chantal Rossi ◌1:17:10

Tout à fait, je dépose le nouveau plan de banquette.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:17:12

Merci, madame la présidente. Ça va nous amener au point 3.01, qui est l'adoption de l'ordre du jour de l'assemblée du conseil municipal, que je propose appuyé par mon collègue monsieur Claude Pinard, avec l'ajout de 3 points. Donc, il va y avoir en 7.03, 7.04 et 7.05 7.05, 3 rapports du Bureau de l'inspecteur général qui vont être déposés. Niveau de changement de séquence, à titre d'information pour les membres du conseil, on va également appeler le point 51.01 à 20 h 30 et les 3 déclarations qui ont lieu aux rubriques 15.01, 15.02 et 15.03 vont être appelées tout de suite après l'adoption de ce point, à partir de 14 h, jusqu'à temps qu'on les épuises.

Chantal Rossi ◌1:17:55

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:17:58

Merci, madame la présidente. Donc, conformément à ce que je viens de dire, en 15.01, j'appelle le point pour la déclaration soulignant l'importance de renforcer le rachat et le retrait des armes de type d'assaut. Et pour cette déclaration, je vais céder la parole à la mairesse de Montréal, madame Soraya Martinez Ferrada.

Soraya Martinez Ferrada ◌1:18:19

Merci, madame la présidente. On a souligné 20 ans, 20 ans de la fusillade d'Hawthorne il y a quelques jours. J'étais d'ailleurs avec la famille et l'ensemble des gens qui ont vécu cette fusillade il y a déjà 20 ans. Ça a été l'occasion de se réunir et de se souvenir ensemble, oui, de cette tragédie, mais aussi de tous les étudiants et étudiantes qui ont été blessés, mais aussi de tout le travail d'une communauté qui a été présente pour passer au travers cette tragédie. De nous souvenir d'Anastasia De Sousa, qui est décédée le 13 septembre 2006. La fusillade dans scène a nourri une importante réflexion collective sur la place des armes à feu dans notre société. Aujourd'hui, cette déclaration de la Ville de Montréal remet alors du jour le débat sur l'interdiction des armes de tir d'assaut. Parce que les armes qui sont faites sur le champ de bataille ne devraient jamais se retrouver dans les rues de notre ville. Parce que 20 ans après, en juin dernier, une fusillade a éclaté à Côte-des-Neiges, encore une fois avec une arme d'assaut. Montréal n'oubliera jamais Mohamed Lamine Benredouane et Michel Mézary, tous deux décédés ce jour-là. Pour eux et pour l'ensemble de nos concitoyens, nous avons le devoir de mieux prévenir, la violence. Aujourd'hui, ce qu'on dit, c'est que cette prévention passe entre autres par un resserrement du contrôle des armes à feu. Alors, on demande au gouvernement fédéral de compléter une fois pour toutes l'interdiction des armes de type d'assaut, de les retirer de la circulation civile et de limiter l'accès aux chargeurs à grande capacité. C'est une urgence absolue. D'agir avant que le prochain drame ne se produise. Ça fait des décennies que des organismes, des familles des victimes, des survivants et bien d'autres se battent pour que le Canada légifère. Je veux d'ailleurs profiter de l'occasion pour saluer le travail essentiel de Police se souvient, dont plusieurs membres sont ici aujourd'hui avec nous. Je veux saluer le travail des familles de Dawson qui font partie de cet élan collectif. Et qui sont ici aujourd'hui avec nous. Donc, madame Heidi Rajen, coordonnatrice de Poly se souvient, qui est présente ici, Serge St-Arnaud, madame Sylvie Evirnik, excusez, Stéphane Rouillon, Meghan Hannigan, Heidi Kadim et Louise De Sousa, qui devait être ici, je sais pas si elle s'est finalement jointe à nous aujourd'hui. Je tiens à vous remercier de mener cette cause depuis toutes ces années. Je salue votre force, votre engagement et votre résilience. Aujourd'hui, je veux joindre ma voix à la vôtre pour accélérer l'interdiction des armes de type d'assaut et j'invite tous les élus du conseil de ville à appuyer cette déclaration. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌1:21:34

Madame Stephanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌1:21:37

Merci beaucoup, madame la présidente, et merci aussi à madame la mairesse pour son intervention. Nous avons souligné le triste anniversaire de la fusillade de Dawson la semaine dernière. 20 ans déjà depuis que cette horrible tragédie nous a profondément bouleversés collectivement. Je me rappelle toujours de ce moment. J'allais à l'école sur Sherbrooke, à 15 minutes de l'école Dawson, puis j'avais 15 ans. Et je me rappelle, on est sortis tous ensemble, moi, mes amis, l'école était bouleversée, c'était l'École internationale de Montréal sur la rue Sherbrooke, puis La première chose qui m'est rentrée en tête, c'est que mon cousin était étudiant à Dawson et j'avais mon cellulaire à ce moment-là. Oui, j'avais 15 ans puis j'avais un cellulaire et j'ai décidé d'appeler mon cousin. Puis une chance, une chance qu'il est sorti, mais il pleurait et il est arrivé dans l'ascenseur au moment que la fusillade avait commencer. Donc, encore une fois, je me lève aujourd'hui après une déclaration si importante, pour une déclaration si importante. On se rappelle tous la peur, le désarroi, la tristesse que nous avons ressentis le 13 septembre 2006, des sentiments puissants que nous avons vécus à nouveau le 22 juin 2026. Devant la fusillade qui a eu lieu dans mon arrondissement, Côte-des-Neiges. Ces événements tragiques qui ont marqué notre histoire, qui ont marqué chacun d'entre nous, ont en commun une violence inimaginable. Ils ont en commun qu'une personne ait eu accès, ici même, au Canada, dans notre pays, à une arme de type arme à feu et ait choisi de commettre l'irréparable. Les données de la GRC démontrent que la plupart des armes utilisées pour commettre des crimes, dont les fusillades de masse, sont des armes d'épaule et non des armes de poing illégales. C'est aussi une arme de type d'assaut qui avait été utilisée pour commettre le féminicide de masse à Polytechnique en 1989. Comme c'est ce type d'arme qui a été utilisé dans la plupart des fusillades où nos policières et policiers sont décédés en fonction à travers le pays. Depuis des décennies, des groupes de victimes et de survivantes et survivants de fusillades de masse comme ceux de police se souviennent, demandent au gouvernement du Canada de légiférer. Les armes de guerre n'ont pas leur place entre les mains de personnes civiles. 6 mois après la tuerie de Christchurch en 2019, la Nouvelle-Zélande avait racheté et retiré les armes d'assaut de la circulation, et l'Australie avait fait la même chose dans l'année qui avait suivi le massacre de Port Arthur. En 1996. Alors, pourquoi au Canada ces armes sont-elles toujours accessibles? Pourquoi le processus débuté il y a 6 ans d'interdire les armes de type d'assaut, de les retirer de la circulation civile et de limiter les chargeurs à grande capacité n'est-il toujours pas complété, en dépit de la promesse électorale du gouvernement fédéral? C'est le rôle d'un gouvernement d'adopter les lois qui visent à assurer la sécurité de la population. Alors aujourd'hui, Madame la Présidente, je joins ma voix au groupe de victimes et de survivantes et survivants de fusillades de masse pour demander au gouvernement canadien d'interdire les armes de type d'assaut et de les retirer de la circulation dans les meilleurs délais. Et je vous invite, chers collègues, à faire de même en adoptant la déclaration qui suit. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌1:25:15

Merci. Madame Émilie Brière.

Émilie Brière ◌1:25:25

Merci, madame la présidente. Aux invités, bonjour. Madame Ratchen et tous les autres qui sont avec nous aujourd'hui. Je vais prendre la parole sur cette question parce que c'est un enjeu qui est très sensible dans mon district de Côte-des-Neiges et c'est aussi un enjeu qui est sensible pour moi personnellement comme membre de la communauté de Polytechnique. Je n'étais pas personnellement directement touchée par ce qui s'est passé à Polytechnique le 6 décembre et pourtant, je pense qu'on l'est tous d'une façon ou d'une autre et on ressent cette douleur tous les 6 décembre. Et pour moi, c'est le symptôme du fait que ce type d'événement-là, amplifié par le type d'armes utilisées, créent des tragédies, créent des déchirures dans notre tissu, dans nos cœurs, dans nos esprits, beaucoup plus profondes parce qu'elles sont rendues possibles par le type d'armes utilisées. Et même si je n'étais pas personnellement touchée, ni par des proches de ma famille, j'ai beaucoup de collègues qui étaient présents. J'ai beaucoup de jeunes qui ont choisi de faire des études à Polytechnique en forme de résistance ou de rébellion, et je pense que c'est une tragédie qui a cet impact-là dans nos cœurs, dans notre tissu social. Je veux aussi souligner que j'apprécie que l'administration soumette une déclaration qui porte sur un enjeu qu'il n'est pas de compétence municipale, parce que le contrôle des armes à feu, c'est une préoccupation de nos citoyens et je pense que c'est parfaitement dans le rôle du conseil municipal d'amplifier les voix de nos citoyens pour les faire porter au palier supérieur. Je vais continuer d'être à côté des groupes de mes collègues, de mes amis de la famille de Polytechnique pour militer avec vous, pour demander que le armes de type d'assaut soient retirées du marché. Je pense que c'est une des choses qu'on peut faire pour que ce type de drame ne se reproduise pas. Ce ne sera pas suffisant, mais c'est une chose qui est à notre portée, qui est à la portée des gouvernements des paliers supérieurs, et c'est absolument nécessaire que des avancées très concrètes et très réelles soient faites. Alors j'encourage évidemment tous les élus du conseil municipal de se rallier à cette déclaration importante.

Ericka Alneus ◌1:27:55

Merci.

Chantal Rossi ◌1:27:58

Merci, madame. Carla Beauvais.

Carla Beauvais ◌1:28:01

Merci, madame la présidente. Je salue également les personnes présentes dans notre estrade aujourd'hui. Alors, on dit souvent qu'une société se mesure à la manière dont elle traite ses morts. Je crois qu'elle se mesure aussi à ce qu'elle fait pour que d'autres ne les rejoignent pas. Polytechnique, Dawson, la mosquée de Québec. De Québec et plus récemment Côte-des-Neiges. Je me demande parfois si, à force de se répéter, nos condoléances ne deviennent pas un rituel, un rituel sincère et obligé, qui nous laisse le sentiment d'avoir fait quelque chose alors que l'essentiel reste à faire. Quand on laisse en circulation civile des armes conçues pour la guerre, on fait un choix. On le mentionne dans notre déclaration, d'autres pays ont fait un autre choix. Celui de protéger leur population. Chez nous, une arme comme la SKS demeure légale alors qu'elle se retrouve trop souvent au centre des drames. Pire encore, comme le souligne Police se souvient, les propriétaires qui remettent leurs armes prohibées dans le cadre du programme de rachat pourraient utiliser l'indemnité pour acheter une nouvelle SKS. Autrement dit, nos taxes pourrait servir à acheter une autre arme de type de guerre encore légale. Est-ce que c'est comme ça qu'on protège vraiment notre population? Je parle aujourd'hui des armes d'assaut, mais ça ne veut pas dire que les armes de poing ne sont pas préoccupantes. Mais commençons par ce qui devrait faire consensus: une arme conçue pour la guerre n'a pas sa place dans nos communautés. Je joins ma voix à cette déclaration avec fermeté. Et lucidité sur ce qui doit être demandé à Ottawa. Qu'on cesse la vente de la SKS dès maintenant, sans attendre la fin d'une révision. Qu'on fixe un échéancier clair pour les mesures réglementaires visant les modèles SKS déjà en circulation. Au terme de la période de déclaration le 31 mars, plus de 67 000 armes doivent d'assaut avaient été déclarées. Ottawa en avait prévu près de 136 000, pardon. Et l'amnistie vient d'être prolongée jusqu'à 90 jours après un jugement de la Cour suprême qui est attendu l'année prochaine. Pendant ce temps, des armes prohibées restent encore entre les mains de particuliers. Alors, je demande qu'on aille jusqu'au bout, que chaque arme de guerre qui circulent encore dans nos rues soient retirés de nos communautés avec un plan clair et les ressources nécessaires pour nos policiers et nos policières. Merci, madame la présidente.

Martine Musau Muele ◌1:30:49

Merci.

Chantal Rossi ◌1:30:53

Alors, il n'y a pas d'autres interventions. La déclaration, je m'excuse, 1501, est adoptée, appuyée par l'opposition officielle et par la salle aussi et par madame Hénault et par monsieur Barone. Alors à l'unanimité, la motion, la déclaration 1501 est acceptée. Monsieur Lyderm pour la déclaration 1502.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:31:23

Merci madame la présidente, donc effectivement Je vais appeler le point 15.02, qui est la déclaration soulignant la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Et pour cette déclaration, je cède la parole à mon collègue monsieur Josué Corville.

Chantal Rossi ◌1:31:35

Monsieur Corville.

Josué Corvil ◌1:31:39

Je vais intervenir sur cette déclaration soulignant la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation avec le peuple autochtone. Voilà en effet un moment important pour nous souvenir, pour écouter et pour réfléchir à notre responsabilité collective. Certes, nous ne pouvons corriger l'histoire. Il est important de prendre acte de ses dérives et d'apporter de façon structurelle des corrections efficaces. Pendant de nombreuses années, les enfants autochtones ont été séparés de leur famille et de leur communauté. Dans les pensionnats, plusieurs ont été privés de leur langue, de leur culture et de leurs traditions. Beaucoup ont subi de grandes souffrances et certaines familles portent encore aujourd'hui les conséquences de cette histoire. Nous devons reconnaître cette réalité avec respect et honnêteté. La vérité est la première étape vers la réconciliation. Nous ne pouvons pas construire un avenir plus juste si nous refusons de regarder le passé, écouter les témoignages des survivants, apprendre l'histoire des Premières Nations, des Inuits et des Métis et reconnaître que leurs contributions sont des gestes essentiels. Mais la réconciliation ne doit pas être limitée à une seule journée, à un seul mois. Elle doit se poursuivre chaque jour, dans nos écoles, dans nos lieux de travail, dans nos communautés et dans nos relations. Elle signifie respecter les droits des peuples autochtones, valoriser leur langue et leur culture, combattre les préjugés et créer des occasions véritables de dialogue et de collaboration. La réconciliation demande la poursuite d'actions concrètes. Nous pouvons nous informer auprès de nos sources autochtones, soutenir les artistes et les entreprises, participer à des activités éducatives et prendre le temps d'écouter sans juger. Nous pouvons également transmettre aux générations futures une histoire plus complète et plus respectueuse. L'autochtonie doit être un modus operandi dans nos actions, dans nos programmes et dans nos institutions. Porter l'orange aujourd'hui est un symbole de solidarité. Mais la réconciliation se mesure surtout par les changements que nous sommes prêts à faire dans nos comportements et dans nos institutions. Nous devons nous rappeler que les peuples autochtones ne représentent pas seulement une partie de notre passé. Ils sont des peuples vivants, dynamiques et résilients qui continuent de faire vivre leurs traditions, leurs langues et leurs communautés malgré les injustices du passé. La commémoration de cette histoire tragique, douloureuse, fait partie intégrante du processus de réconciliation. Depuis 2017, la Ville de Montréal a posé plusieurs gestes pour entrer dans cette réconciliation: l'ajout du pin blanc dans le drapeau de la Ville, l'inauguration du parc Thiotia-Quai-Ottawa-Quenée, l'adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, la nomination de commissaires aux relations avec les peuples autochtones, la stratégie de réconciliation, ce sont des éléments importants. En 2026, la Ville de Montréal a lancé le tout premier appel de projets dédié aux organismes autochtones. Sept projets ont été sélectionnés et trois d'entre eux se déroulent dans le cadre de cette journée: Orchestre Hochelaga, Projet Tshuapimitin, chemin des mille rêves. En cette journée, rendons hommage aux survivants, aux enfants qui ne sont jamais revenus chez eux, à leurs familles et à toutes les communautés touchées. Engageons-nous à apprendre, à écouter et à agir. Cette année marque le 325e du traité de la Grande Paix de Montréal. À l'été 1701, 39 nations autochtones, 1300 personnes se réunissent pour la signature d'un traité de paix. Quel geste extraordinaire! Quelle ouverture vers le vivre-ensemble! Je veux saluer les deux membres de la communauté qui sont avec nous cet après-midi. Je terminerai en disant que la réconciliation est une responsabilité partagée. Elle commence par la vérité, se poursuit par le respect et se concrétise par l'action. Je nous convie, chers collègues, à soutenir cette déclaration pour la Journée nationale de vérité et de réconciliation. Merci, Madame la Présidente.

Chantal Rossi ◌1:36:26

Merci. Madame Éric Alneus.

Ericka Alneus ◌1:36:31

Merci beaucoup, Madame la Présidente. Je veux joindre ma voix, la voix de l'opposition, à celle des mots de Monsieur Corvil pour adopter et soutenir cette déclaration. J'en profite simplement aussi pour inviter les gens à aller à la rencontre des membres des communautés autochtones. Il y a différentes façons de pouvoir le faire. Il y a une magnifique exposition au Musée McCord, Voix autochtones d'aujourd'hui: savoirs, traumas, résilience. Je vous invite à aller la voir, c'est un beau moment pour mieux comprendre notre histoire, mais aussi connaître le quotidien des citoyens et citoyennes autochtones. J'invite aussi les gens, si vous n'avez pas eu la chance d'aller au Centre Sanaaq, de visiter ce Centre Sanaaq. La Ville de Montréal, à travers un outil culturel, a décidé de vouloir rendre hommage aux communautés inuites. Je veux aussi inviter les gens à arborer l'orange le 30 septembre prochain, nous avons une responsabilité de se souvenir, de rentrer en contact et de construire encore mieux ensemble. Ce sont des communautés qui nous permettent de pouvoir être ici sur ce territoire et nous avons tout à faire d'aller à la rencontre de ces communautés. Donc, je vous invite tous et toutes à arborer un peu d'orange et d'avoir ce moment d'ouverture, de curiosité, de connexion avec les membres des communautés autochtones. Merci beaucoup, madame la présidente. Merci.

Chantal Rossi ◌1:38:08

Il n'y a pas d'autres interventions. Le point 15.02 est adopté. Monsieur le leader.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:38:16

Merci, madame la présidente. Je vais donc appeler le point 15.03, qui est la déclaration pour souligner la Journée internationale de la démocratie. Pour cette déclaration, Je cède la parole à ma collègue, madame Maude Théroux-Séguin.

Maude Théroux-Séguin ◌1:38:30

Oui, bonjour, madame la présidente. Je prends la parole aujourd'hui pour souligner la Journée internationale de la démocratie, célébrée chaque année le 15 septembre. Proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies en 2007, cette journée nous rappelle que la démocratie n'est jamais acquise. Repose sur un engagement constant des institutions, des gouvernements et surtout des citoyennes et des citoyens qui la font vivre au quotidien. À une époque où nos sociétés sont confrontées à des défis importants, qu'il s'agisse de la désinformation, de la polarisation ou de la diminution de la confiance envers nos institutions, il est plus important que jamais de réaffirmer notre attachement aux valeurs de la démocratique, et ça, on le voit tous les jours comme élus dans nos réseaux sociaux ou même à l'épicerie pour ceux qui ont encore le temps d'y aller. Shout-out à mon amie Christine Black. La démocratie se nourrit du dialogue, du respect des différences et de la participation active de tous et de toutes à la vie collective. Comme gouvernement de proximité, la Ville de Montréal a la responsabilité de favoriser cette participation citoyenne. Que ce soit par les consultations publiques, les commissions, les conseils d'arrondissement, les forums citoyens ou encore des initiatives comme Réalisons Montréal, mais également d'autres idées, d'autres concepts qui n'ont pas encore été essayés et que nous ne connaissons peut-être pas encore, nous multiplions les occasions pour la population de faire entendre sa voix et de contribuer directement à l'amélioration de ces milieux de vie. Nous croyons également que la transparence renforce la démocratie. En favorisant un accès ouvert aux données municipales, nous permettons à la population de mieux comprendre l'action publique, de participer de façon éclairée aux débats et de renforcer sa confiance envers les institutions. Cette journée est aussi l'occasion de rappeler que la liberté d'expression constitue l'un des fondements essentiels de toute société démocratique et que, tout autant que pouvoir s'exprimer librement, il demeure fondamental d'écouter sincèrement. Cette liberté d'expression, elle permet l'échange d'idées, le débat public et la participation citoyenne qui sont au cœur de notre vie collective. À l'approche des prochaines élections provinciales, nous souhaitons également inviter l'ensemble des Montréalaises et des des Montréalais à exercer leur droit de vote. Voter demeure l'un des gestes les plus importants de participation à la vie démocratique et un moyen concret de contribuer à l'avenir de notre société, mais c'est un petit geste et entre 4 ans, il y a beaucoup de choses à faire. En cette Journée internationale de la démocratie, réaffirmons notre engagement envers des institutions fortes, une participation citoyenne active inclusive et des libertés fondamentales respectées. Continuons ensemble à faire vivre la démocratie ici à Montréal.

Ericka Alneus ◌1:41:33

Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌1:41:34

Merci. Madame Marie Plourde.

Marie Plourde ◌1:41:42

Merci. L'opposition officielle va voter pour la déclaration et on aura l'occasion de s'exprimer un petit peu plus tard sur le sujet lors du dépôt de notre motion. Merci.

Chantal Rossi ◌1:41:54

Alors, l'opposition officielle s'inscrit et appuie la motion, la déclaration. La Salle aussi et madame Hénault également. Monsieur Barone, est-ce que vous appuyez également? Monsieur Barone, est-ce que vous appuyez également la déclaration? Oui. Alors, Tout le monde a adopté la déclaration. Donc, la déclaration 15-03 est adoptée. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:42:27

Merci, madame la présidente. On va donc reprendre la séquence habituelle de l'ordre du jour en 3.02, appuyé par monsieur Claude Pinard, approbation du procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal tenue le 24 août 2026 à 13 h.

Chantal Rossi ◌1:42:43

La motion est adoptée.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:42:45

Merci. À la rubrique 4, annonce de dépôt de documents par le comité exécutif. En 4.01, appuyé par monsieur Pinard, dépôt de la liste des contrats octroyés par le comité exécutif conformément à l'article 200 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal Métropole du Québec.

Chantal Rossi ◌1:42:58

C'est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:42:59

En 4.02, appuyé par monsieur Pinard, dépôt de la liste des subventions octroyées par le comité exécutif.

Chantal Rossi ◌1:43:04

C'est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:43:06

En 4.03, appuyé par monsieur Pinard, dépôt de la liste des contrats octroyés par les fonctionnaires conformément à l'article 477.3 de la Loi sur les cités et les villes.

Chantal Rossi ◌1:43:13

C'est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:43:15

À la rubrique 5, dépôt des résolutions de conseils d'arrondissement. En 5.01, résolution CA 2621-01-61 du conseil d'arrondissement de Verdun pour une déclaration pour demander au prochain gouvernement du Québec un engagement ferme pour une école secondaire à l'Île-des-Sœurs.

Chantal Rossi ◌1:43:28

C'est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:43:29

En 5.02, résolution CA 2622-01-54 du conseil d'arrondissement du Sud-Ouest, déclaration en hommage à Harry Vergeons.

Chantal Rossi ◌1:43:36

C'est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:43:37

À la rubrique 6, dépôt de réponses aux questions écrites des membres du conseil, en 6.01, je dépose 3 réponses de la part de mes collègues. Donc, je dépose une réponse de monsieur Jim Bayce à madame Carla Bouvet, une réponse de monsieur Luis Miranda à madame Céline-Audrey Beauregard, une réponse de madame Chantal Gagnon à madame Émilie Brière.

Chantal Rossi ◌1:43:56

Le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌1:43:57

À la rubrique 7, madame la présidente, je vais regrouper pour fin d'étude de 7.01 à 7.04. 7.05, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 7.01, appuyé par monsieur Pinard, dépôt du bilan 2025 du traitement des demandes d'accès aux documents. En 7.02, appuyé par monsieur Pinard, dépôt du portrait annuel sur l'état des actifs de la Ville de Montréal au 31 décembre 2025. En 7.03, appuyé par monsieur Pinard, dépôt du rapport public 2026 du Bureau de l'inspecteur général de la Ville de Montréal intitulé Rapport de recommandations à la suite d'une enquête concernant la sous-traitance dans le cadre de contrats de collecte et de transport de matières résiduelles découlant de l'appel d'offres 23-19726. En 7.04, appuyé par monsieur Pinard, dépôt du rapport public 2026 du Bureau de l'inspecteur général de la Ville de Montréal intitulé Rapport de recommandations à la suite d'une enquête concernant la sous-traitance dans le cadre de contrats de collecte et de transport de matières résiduelles dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Et en 7.05, appuyé Monsieur Pinard, dépôt du rapport public 2026 du Bureau de l'inspecteur général de la Ville de Montréal intitulé Rapport de recommandations à la suite d'une enquête concernant la sous-traitance dans le cadre de contrats de collecte et de transport de matières résiduelles dans l'arrondissement de Saint-Laurent.

Chantal Rossi ◌1:45:07

Monsieur Alexandre Teodoresco.

Alexandre Teodoresco ◌1:45:09

Merci, madame la présidente. Je vais intervenir sur le point 7.02. Alors, madame la présidente, chaque année, plusieurs d'entre nous, tout du moins une partie d'entre nous, passe un examen médical non pas parce que quelque chose va nécessairement mal, mais parce qu'il est préférable de connaître son état de santé avant qu'un problème ne devienne une urgence. Le document que nous déposons aujourd'hui joue exactement ce rôle pour Montréal. Le portrait annuel sur l'état des actifs de la ville est en quelque sorte notre bilan de santé de notre patrimoine collectif. Il nous permet d'évaluer l'état de nos routes, de nos bâtiments, de nos aqueducs, de nos véhicules, de nos infrastructures technologiques et et de nombreux autres actifs essentiels au fonctionnement de notre métropole. Car une administration responsable ne se contente pas de réparer ce qui brise, elle diagnostique, elle planifie et elle agit avant que les problèmes ne deviennent critiques. Le portrait présenté cette année confirme une réalité que nous connaissons tous: Montréal possède un patrimoine immense. D'ailleurs, un chiffre qui marque l'esprit: s'il fallait tout remplacer aujourd'hui à partir de zéro, on parle de 100 milliards de dollars d'investissements. Mais plusieurs de nos infrastructures vieillissent et nécessitent des investissements importants pour assurer leur pérennité. C'est pourquoi une part de plus en plus importante de nos investissements sont consacrés à l'entretien et à la remise en état et au maintien de nos actifs existants. Ce rapport, c'est pas seulement un exercice comptable ou technique, c'est un outil de gestion fondamental qui nous permet de mieux comprendre l'état de notre patrimoine d'identifier les secteurs les plus à risque et de prendre les décisions éclairées pour les années à venir. Je le dis et je le répète souvent, on ne peut pas améliorer ce qu'on ne peut pas mesurer. Il nourrit également, ce rapport, nos réflexions entourant le programme décennal d'immobilisation et nos priorités d'investissement. Au fond, les actifs municipaux, ce sont les fondations de la qualité de vie des Montréalaises et des Montréalais. Quand ils sont en bon état, l'eau coule, les routes sont praticables, les services sont fiables et la ville fonctionne. Lorsqu'ils se détériorent, ce sont les citoyens qui en ressentent directement les conséquences. Notre responsabilité est donc simple: continuer à mieux connaître nos actifs, mieux planifier leur entretien, investir avec prévoyance afin de léguer aux générations futures une ville résiliente, sécuritaire et capable de répondre aux besoins de sa population. Je tiens à remercier sincèrement les équipes du SPSPI, le Service de la Planification Stratégique, de la Performance et de l'Innovation, je vais le redire pour que ça reste, les arrondissements et l'ensemble des services qui ont contribué à la réalisation de ce travail rigoureux. Grâce à leur expertise, nous disposons aujourd'hui d'un portrait clair qui nous permet de passer d'une logique de réaction à une véritable culture de prévention. Merci Madame la Présidente.

Chantal Rossi ◌1:47:47

Merci beaucoup. Alors le point est adopté. Madame, non excusez. Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌1:47:59

Oui, merci, madame la présidente. Mon intervention concerne aussi le point 7.02. Dans le bilan des actifs qui nous est présenté, il n'y a pas l'évaluation des actifs naturels comme certaines autres catégories d'actifs. Pourtant, bon, Montréal compte, par exemple, plusieurs centaines de milliers d'arbres sur son domaine public, investit des sommes conséquentes pour maintenir et bonifier sa forêt urbaine. Je donne ça à titre d'exemple. On s'y penche justement en 42.07 tout à l'heure. Je me demandais comment Montréal évaluait ses actifs naturels, comme sa forêt urbaine, si c'est pas dans le cadre d'un tel bilan. Puis je soulève qu'il peut y avoir le risque d'invisibiliser ces catégories d'actifs-là qui figurent pas au bilan. Ce serait intéressant de les y joindre. Par par la suite.

Chantal Rossi ◌1:48:54

Monsieur André Deschamps.

Alan DeSousa1:48:57

Merci, madame la présidente. Madame la présidente, j'ai manqué une partie de votre intervention, mais je pense que votre question était sur la question des infrastructures vertes. Et puis, je pense que j'avais soulevé le point parce qu'en tant que quelqu'un qui est responsable pour le dossier de l'eau, je trouvais qu'il y a des opportunités pour nous d'identifier des infrastructures vertes et de voir par quels moyens nous, on peut tirer les avantages en termes de services environnementaux. Donc, très bon exemple que quand nous avons des changements climatiques, il y a des opportunités pour nous de voir comment nos infrastructures vertes, au contraire des infrastructures grises, pourraient jouer un rôle positif héberger l'excédentaire de l'eau qu'on recevait. On a aussi constaté que dans le contexte, en discutant avec nos services quand il y avait ce dépôt, que de l'état de nos actifs était que les infrastructures grises ont tendance à déprécier. Ça veut dire que qu'est-ce qu'on investit va avec du temps va détériorer en valeur et il nécessitera des des améliorations, des dépenses nécessaires versus les infrastructures vertes, pour autant qu'on fasse un maintien régulier, ça peut être un actif non seulement qui pourrait être bénéfique, mais aussi coûtera moins cher. Troisièmement, en identifiant des infrastructures vertes comme un mélangeur qui pourrait avoir un bénéfice, il y a aussi des co-bénéfices qui viennent avec ça. Donc, si on peut tirer des avantages des infrastructures vertes pour être capable d'héberger l'eau, il y a aussi des bénéfices de réduire la canopée, d'augmenter la canopée, réduire les îlots de chaleur, augmenter la biodiversité. Donc, je pense que mon commentaire est plus en droit de réplique pour vous donner un sentiment. C'est un dépôt d'un rapport et d'autre part, on est conscientisé de cette enjeu-là. On a demandé à nos services de voir par quels moyens on peut tenir compte. Il faut comprendre aussi que les règles comptables ne sont pas nécessairement faciles et mises en place dans les règles comptables pour être capable de quantifier et tenir compte. Par exemple, est-ce qu'on peut avoir l'occasion de capitaliser certaines infrastructures vertes comme des arbres. Est-ce qu'on peut tenir compte de ça et refléter ça sur notre bilan? Donc souvent, les règles comptables sont en arrière de qu'est-ce que nous, en tant qu'administration, sommes prêts à le faire. Et donc, suite au dépôt de ce rapport qui a déjà été mis en place par mon collègue, puis je salue le travail que lui il a fait, et puis les services ont fait en tant qu'administration qui a à cœur l'environnement, déjà entamé une réflexion de voir est-ce qu'on peut demander aux autres instances, comme l'Ordre des comptables du Canada, etc., de voir les changements dans les règles comptables, de voir par quels moyens on peut identifier, par quels moyens on peut quantifier et par quels moyens on peut tenir compte à notre mesure des infrastructures vertes qui jouent un rôle important dans notre ville. Merci.

Chantal Rossi ◌1:52:22

Madame Catherine Houbart.

Martine Musau Muele1:52:27

Ma question était toute simple, en réalité, c'était comment est-ce qu'on évalue nos actifs naturels. Alors, je crois que monsieur De Sousa nous dit que pour l'instant, c'est plutôt difficile à cause des règles comptables. Donc, j'ai bien hâte de voir l'an prochain le chemin qui aura été fait sur cette question-là. Merci.

Marie Plourde1:52:45

Merci.

Chantal Rossi ◌1:52:46

Alors, il n'y a pas d'objection sur les points. Le point est adopté. Monsieur le leader.

Julien Hénault-Ratelle1:52:54

Merci, madame la présidente. Je vais donc aller à la rubrique 8, dépôt de rapports des commissions du conseil, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. J'ai déposé en 8.01, dépôt du rapport de la commission sur les finances et de l'administration intitulé étude du rapport annuel de la vérificatrice générale de la Ville de Montréal pour l'exercice terminé le 31 décembre 2025, rapports et recommandations.

Chantal Rossi ◌1:53:13

Point adopté. Je m'excuse. Je m'excuse.

Véronique Fournier1:53:19

Je suis content qu'on ait l'ordre de passer à l'autre point.

Richard Deschamps1:53:24

Les finances, petit dossier. Alors, merci, madame la présidente, de me donner la parole comme présidente de la commission et je veux présenter brièvement les constats et les recommandations qui découlent de notre étude du rapport 2025 de la vérificatrice générale de la Ville de Montréal. Alors, je rappelle qu'à chaque année, la vérificatrice générale dépose un rapport substantiel au conseil municipal puis au conseil d'agglomération. Les membres du conseil municipal ont par la suite la chance de la recevoir en assemblée plénière, ce qui a été fait d'ailleurs au mois d'août, et de lui poser des questions, d'approfondir certaines observations pour éclairer le débat démocratique. Mais ensuite, la Commission sur les finances et l'administration, composée de conseillers de la Ville, de conseillers d'arrondissement, de même que de 2 représentants des Véliers, entreprend une étude plus détaillée du rapport de la vérificatrice générale. Alors, encore une fois cette année, les commissaires ont eu le privilège de recevoir la vérificatrice générale, madame Cossette, les membres de son équipe, le 2 septembre dernier. Pour discuter les principaux constats de leur rapport. Les commissaires saluent d'ailleurs la disponibilité des membres de l'équipe et de madame Cossette ainsi que la qualité des travaux. Alors, suite à cette rencontre, les commissaires ont poursuivi leurs discussions, notamment sur la reddition de comptes des plans d'action, le cycle de gestion des matières résiduelles et l'impact des communications de la Ville. Ces échanges ont permis de formuler 6 recommandations que nous vous présentons aujourd'hui dans ce rapport. 3 grands principes ont guidé notre réflexion durant l'élaboration des recommandations: la rigueur, la responsabilité et l'exemplarité de l'administration. Alors, je remercie, comme je le fais tout le temps, tous mes collègues de la commission pour leur engagement et leur contribution. Mme Julie Brisebois, vice-présidente et mairesse de Sainte-Ville. M. Nicolas Jolicoeur, vice-président, conseiller d'arrondissement du district Saint-Paul–Émard–Saint-Henri–Le Sud-Ouest. M. Alexandre Devaux-Guizani, conseiller de la Ville, district Maisonneuve–Longue-Pointe–Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. Mme Amélie Klisch, conseillère d'arrondissement du district de Robert-Bourassa–Outremont. M. Gerlando Guaraggi, conseiller d'arrondissement du district La Pointe-aux-Prairies–Villiers-de-Reperrey–Pointe-aux-Trembles. Madame Mercedes Plante, conseillère d'arrondissement du district Joseph-Beaubien à Outremont. Madame Michèle Tremblay, conseillère d'arrondissement du district Champlain–L'Île-des-Soeurs à Verdun. Madame Milany Thiagarajah, conseillère de la ville du district Darlington dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Monsieur Victor Esposito, conseiller de la ville du district Saint-Sulpice dans Ahuntsic-Cartierville. Madame Blanco, qui est conseillère de la ville du district Saint-Édouard dans Rosemont–La Petite-Patrie et monsieur Martin Saint-Jean, maire de Beaconsfield. Je vous invite donc, chers collègues, à prendre connaissance des recommandations contenues dans ce rapport. Merci.

Chantal Rossi ◌1:56:31

Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle1:56:38

Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 11, dépôt de pétitions. Il n'y en a pas, ce qui nous amène maintenant aux dossiers en orientation pour le conseil d'agglomération. Donc, à la rubrique 20, affaires contractuelles, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.01 jusqu'à 20.05. En 20.01, appuyé par monsieur De Sousa, conclure une entente-cadre avec Aquadata pour la fourniture de compteurs d'eau de 50 à 300 mm sans pièces mécaniques pour le réseau de distribution d'eau potable de la Ville, d'une durée de 24 mois pour un montant estimé de l'entente de 341 721,77 taxes incluses. En 20.02, appuyé par monsieur Teodorescu, exercer l'option de la prolongation de 12 mois sans dépense additionnelle pour la fourniture, sur demande de Rubinevan, destinés aux différents arrondissements et aux unités d'affaires de la Ville dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Wolseley Canada. En 20.03, appuyé par monsieur Teodoresco, conclure une entente-cadre avec Granulats Provincials pour la fourniture et la livraison sur demande des abrasifs pour une durée de 24 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune pour un montant estimé de l'entente de 3 128 191,95 taxes incluses. En 20.04, appuyé par madame Brown, accorder un contrat à Excavation René-Saint-Pierre pour les travaux de décontamination et de déconstruction de 3 édifices situés au 1092 à 1106 rue Clark, dans l'arrondissement de Ville-Marie, pour une dépense totale de 920 461,22 $, taxes incluses. Et en 20.05, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, abréger la résolution CG-260345 visant à approuver le projet de convention d'exposition entre la Ville de Montréal et Studio Supply and Demand pour la tenue de l'exposition intitulée L'Odyssée sensorielle, du 5 décembre 2026 au 11 octobre 2027, à la biosphère.

Chantal Rossi ◌1:58:15

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle1:58:16

Merci. Appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, j'ai regroupé pour fin d'étude de 20.06 jusqu'à 20.10. En 20.06, appuyé par madame Brown, approuver le projet de la deuxième convention de modification de bail par lequel la Ville de Montréal et Galion Équité souhaitent repousser de 3 mois la date de début du bail, soit à partir du 1er novembre 2026, pour les espaces situés aux 8e et 9e étages, ainsi que de prolonger le bail de 3 mois, soit jusqu'au 31 mai 2036, pour les espaces situés au 8e, 9e et 10e étage de l'immeuble situé au 1611 boulevard Crémazie Est dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, loué à des fins de bureau pour une dépense totale additionnelle de 743 120,94 $, taxes incluses. En 20.07, appuyé par madame Braun, approuver la première convention de modification du bail par lequel la Ville de Montréal loue à Nimalan Masilamani pour une période additionnelle de 4 ans à compter du 1er décembre 2026 un immeuble dont le terrain et d'une superficie de 334,4 mètres carrés et le bâtiment d'une superficie d'environ 206 mètres carrés, situé au 7255 rue Saint-Urbain, dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, à des fins de mécanique automobile, pour un loyer total de 94 236 $, excluant les taxes. En 20.08, appuyée par monsieur De Sousa, accorder un soutien financier de 250 000 à l'École polytechnique de Montréal afin de soutenir exclusivement le programme de recherche de la chaire Mobilité et échelonnés sur 5 ans de 2026 à 2030 et approuver le projet de convention STP autorisant un virement budgétaire de 50 000 en provenance de la direction générale vers le service de l'urbanisme et de la mobilité pour l'année 2026. En 20.09, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser la modification de la source de financement pour les travaux de structure d'acier et d'électricité de la Croix-du-Mont-Royal dans le cadre du contrat accordé à Construction Concrete et régulariser les dépenses pour ces travaux non capitalisables. Enfin, en point 10, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, exercer l'option de la première prolongation de 6 mois et autoriser une dépense additionnelle de 193 215,49 $, taxes incluses, pour les services de déneigement pour le parc Frédéric-Back, le TAS et le stade de soccer de Montréal, dans le cadre du contrat accordé à 170 001 Canada Groupe Nikkie pour le lot 2.

Chantal Rossi ◌2:00:21

Madame Émilie Brière.

Élise Tanguay ◌2:00:23

Merci, madame la présidente.

Soraya Martinez Ferrada2:00:24

Je voudrais souligner en point 08 La contribution à la Chaire mobilité, je pense que c'est toujours une bonne idée de faire appel à des données, non seulement des données fiables, mais des données scientifiquement obtenues. C'est toujours une bonne idée pour aligner nos politiques publiques sur ces données-là. On a la chance d'avoir à Montréal plusieurs chercheurs de très grande réputation dans des domaines d'importance pour notre administration municipale, notamment Catherine Morency et la Chaire mobilité à Polytechnique. Donc, je salue que des chercheurs de cette envergure puissent obtenir le soutien de la Ville. Et si l'administration souhaite nous donner le détail de la façon dont les résultats de ces recherches qui sont soutenues par l'administration municipale pourront informer la prise de décision, je pense que ce serait un complément apprécié dans la présentation de ce point. Merci.

Chantal Rossi ◌2:01:18

Merci. Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌2:01:22

Merci, madame la présidente. Avec un droit de réplique à la question posée, on travaille, nos services en mobilité travaillent étroitement avec le Polytechnique, dont madame Catherine Morency, puis avec d'autres chercheurs aussi. Les plans de match sont identifiés par le service avec un plan de travail pour l'année en question et, en conséquence, cette information est partagée par les services. On a aussi la privilège d'avoir madame Morency qui nous aveille sur les enjeux de mobilité pour les divers dossiers. Donc, je pense que les deux, soit le volet recherche et la quantification que vous avez fait allusion tantôt, mais deuxièmement, ce conseil précieux et très utile. Et pour autant qu'après année, s'il y a, vous avez déjà un document attaché sur le plan de travail, donc je vous donne chaque fois qu'il y aura un renouvellement, il y aura un document attaché. Je vous invite à prendre connaissance de ça et s'il y a des suites sur un document particulier, n'hésitez pas à me contacter. Si l'information est disponible, ça me fera plaisir de partager.

Chantal Rossi ◌2:02:33

Merci. Alors, les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle2:02:38

Merci, madame la présidente. Donc, j'ai regroupé pour fin d'études, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, de 20.11 jusqu'à 20.15. En 20.11, appuyé par madame Bronde, exercer l'option de la première et de la deuxième prolongation de 12 mois chacune et autoriser une dépense additionnelle de 2 623 890,44$ taxes incluses pour les services de gardiennage et tous les services connexes des installations du service de l'eau dans le cadre du contrat accordé à Groupe de sécurité Garda, majorant ainsi le montant total du contrat à 6 382 188,04$ taxes incluses. En 20.12, appuyé par madame Bronde, exercer l'option de la première et de la deuxième prolongation de 12 mois chacune et autoriser une dépense additionnelle de 5 000 000 810 406,78 taxes incluses pour les services de gardiennage de tous les services connexes des installations de services des affaires juridiques dans le cadre du contrat accordé à Groupe de sécurité Garda. Majorant ainsi le montant total du contrat à 15 440 955,57 taxes incluses. Enfin, point 13, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Paysagiste Solarco pour les services techniques de déneigement des chemins du service et des stationnements du Grand Parc de l'Ouest, secteur de L'Anse-à-L'Homme, du Bois-de-la-Ruche et du Cap-Saint-Jacques pour une période de 18 mois pour une dépense totale de 178 332,82$, taxes incluses. En 20.14, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Entrepreneurs paysagistes Strathmore pour les travaux d'abattage de frênes et d'arbres dépérissants d'autres essences dans le Grand Parc de l'Ouest pour le lot 1 pour 2026 à 2028, dépense totale de 1 713 041,27$, taxes incluses. Et en 20.15, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser une dépense additionnelle de 250 000 taxes incluses à titre de budget d'incidence ainsi que d'un budget de revenus équivalent à cette dépense pour des travaux connexes réalisés par la Ville de Montréal dans le cadre du projet intégré Berri-UQAM et facturable à la Société de transport de Montréal en vertu de l'entente.

Chantal Rossi ◌2:04:25

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌2:04:28

Oui, merci, madame la présidente. Mon intervention porte sur le 20.15 pour le projet intégré STM-Berri, le 250 000 qui est qui est ajouté. À la page 24-27, on voit les plans de réaménagement de surface des rues Berry et de Maisonneuve qui avaient été inclus dans le projet de réaménagement, dans le contrat octroyé précédemment pour le projet. Ce projet incluait la transformation de la piste cyclable bidirectionnelle en piste unidirectionnelle, du verdissement majeur sur la rue et une sécurisation aux intersections. L'administration avait précédemment opté de modifier ses plans et de revoir le projet. Je profite de ce dossier pour demander si nous avons des nouvelles concernant ce concept, le concept retenu et l'échéancier. Étant donné que la rue est déjà éventrée, il faudra statuer assez rapidement pour pouvoir arrimer les interventions en souterrain avec le concept qui sera retenu. J'en profite également pour demander si on a des nouvelles concernant le budget qui sera nécessaire pour modifier les plans. Le mois dernier, j'avais posé la question concernant le chiffre de 15 millions qui avait été avancé par l'Association des scientifiques et ingénieurs. Mon collègue m'a mentionné que l'administration n'avait pas encore dépensé les 15 millions. Je voulais savoir si le 250 000 qu'on adopte aujourd'hui est associé à ces dépenses et sinon si nous avons une idée de où nous sommes rendus. Enfin, un dernier petit détail, le réaménagement du tronçon du boulevard de Maisonneuve qui était inclus dans les plans qu'on voit dans les documents. On prévoyait notamment une sécurisation, une bonification de l'aménagement cyclable sur De Maisonneuve, un ajout de verdissement, une sécurisation des intersections. Je voulais savoir si on revoit l'aménagement qui était prévu sur De Maisonneuve également ou si ce concept-là ira de l'avant comme prévu.

Olivier Demers-Dubé ◌2:06:19

Merci.

Chantal Rossi ◌2:06:23

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌2:06:26

Merci, madame la présidente. En dehors de la réplique sur 2015 à mon collègue McCray, la réponse est que le dossier en question que vous avez devant vous n'est pas nécessairement relié à ça. Ce sont des travaux qui se fassent par la STM et, comme vous l'avez lu dans le dossier, c'est simplement des revenus et des dépenses, donc il n'y a pas de lien à ça. Ayant dit ça, oui, comme mon collègue monsieur Pinard a dit à la dernière séance du conseil, avant que on aventure avec des chiffres, il n'y a pas nécessairement un montant. Il a dit très clairement qu'il n'y a pas d'argent qui a été dépensé d'extra. S'il y aura, ça va être partagé en pleine transparence avec le conseil. Pour parler actuellement avec le concept prévu pour Descaries, nos services sont en train d'identifier des options et d'être capables d'avoir le conseil par les partenaires qui peut nous guider pour s'assurer qu'on peut tenir compte de tous les besoins de mobilité qui pourraient être là, de voir une bonne intégration incluant avec de Maisonneuve, mais aussi au-dessus et en dessous le tronçon qui était visé. Donc, une fois que nous en avons un projet qui pourrait non seulement être considéré, mais aussi par lequel on peut avoir une validation avec les divers membres de l'administration, l'intention était aussi aussi de chercher les commentaires. Et donc, l'échéancier pour le moment n'est pas identifié avec précision, mais notre espoir est d'aller le plus vite possible.

Martine Musau Muele2:07:56

Merci.

Chantal Rossi ◌2:07:59

Merci, monsieur le leader de la majorité. Monsieur le leader adjoint.

Alexandre Devaux-Guizani ◌2:08:04

Merci, madame la présidente. Je prends le relais de mon collègue. Donc, j'appelle les points, je regroupe en premier les points 20.16 à 20.20 appuyés par mon collègue le leader de la majorité. Donc, en 20.16, appuyé par monsieur Teodoresco, conclure une entente-cadre avec Conseil en gestion informatique CGI Incorporé pour les services professionnels et de développement de corrections pour des solutions mobiles natives et React Native d'une durée de 36 mois. Montant estimé de l'entente: 1 053 056,03 $, taxes incluses. En 20.17, appuyé par monsieur Miranda, conclure une entente-cadre avec Groupe Thomas-Marie Inc. pour les services d'entretien et de réparation pour les embarcations de sauvetage nautique et leurs remorques pour le service de sécurité incendie de Montréal d'une durée de 3 ans, montant estimé de l'entente 809 709,15 taxes incluses. En 20.18, appuyé par monsieur Bey, s'exercer l'entente, l'option de la deuxième prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 3 070 691,10 taxes incluses pour les services de maintenance, d'entretien et de soutien du système de gestion des interventions du Service de sécurité incendie de Montréal dans le cadre du contrat accordé à DXC Technologies, majorant ainsi le montant total du contrat à 55 392 982,10 $.

Olivier Demers-Dubé ◌2:09:11

79.

Alexandre Devaux-Guizani ◌2:09:11

En 20.19, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure une entente-cadre avec PMI Montréal Incorporée pour les services professionnels pour des parcours de formation en gestion de projet pour une durée de 24 mois, montant estimé de l'entente 133 371, taxes incluses. Et en 20.20, autoriser une dépense additionnelle de 994 227, taxes incluses, pour les services professionnels de conception et de réalisation pour le maintien et la gestion de la mobilité dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec le groupe Interviens Incorporé, appuyé par monsieur De Sousa, majorant ainsi le montant total de l'entente à 2 485 567,88$.

Chantal Rossi ◌2:09:46

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Alexandre Devaux-Guizani ◌2:09:51

Merci. Je regroupe les points 20.21 à 20.25. Alors, en 20.21, appuyé par monsieur Théodoresco, conclure une entente-cadre avec M3P Conseils Incorporés pour les services professionnels en architecture des technologies de l'information spécialisée pour la conception et la gestion d'infrastructures de centres de données en infonuagique, d'une durée de 36 mois, montant estimé de l'entente 603 618,75 taxes incluses. En 20.22, appuyé par monsieur De Sousa, exercer l'option de prolongation de 12 mois et autoriser une dépense additionnelle de 5 819 298,66 taxes incluses pour la fourniture d'équipes de travail et des équipements pour le maintien des actifs des réseaux d'aqueduc et d'égouts dans le cadre de l'entente-cadre conclue avec Eurovia Québec Grands Projets Incorporés, majorant ainsi le montant total de l'entente à 23 200 177 194,64 taxes incluses. En 20.23, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure une entente-cadre avec Digital Tango Limitée pour les services professionnels pour le parcours de formation agilité à l'échelle produit pour une période de 24 mois. Montant estimé de l'entente: 114 413 taxes incluses. En 20.24, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 375 000 à la Base entrepreneuriale HEC Montréal pour la réalisation du projet Momentum Montréal pour la période 2026- 2029 dans le cadre de l'entente REFLEX 2 et REFLEX 3 conclue avec le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, approuver le projet de convention de contribution financière à cet effet. Et en 20.25, appuyé par monsieur Bates, accorder un contrat à Aérofeu Limité pour la fourniture de 150 ensembles de vêtements de protection mécanique pour le groupe de sauvetage technique du Service de sécurité incendie de Montréal, dépense totale de 275 077,69 taxes incluses.

Chantal Rossi ◌2:11:20

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Alexandre Devaux-Guizani ◌2:11:22

Merci. Je regroupe les points 20.26 à 20.30, appuyés par monsieur Henault-Ratelle. En 20.26, appuyé par monsieur Beis, accorder un contrat à Logistique Unicorp Incorporée pour la fourniture de 160 ensembles de vêtements de protection chimique pour le groupe d'intervention en matières dangereuses pour le service de sécurité incendie de Montréal, dépenses totales de 311 510,25 $, taxes incluses. En 20.27, appuyé par monsieur Pinard, conclure des ententes-cadres avec M2D Leadership pour les services professionnels d'évaluation du potentiel et des compétences de gestion pour les cadres de la Ville de Montréal d'une durée de 3 ans à compter du 1er octobre 2026, incluant une option de prolongation de 2 ans, montant estimé des ententes 820 404,11 taxes incluses. En 20.28, appuyé par monsieur Teodorescu, accorder un contrat à ESI Technologies de l'information incorporée pour les services de maintenance des équipements et des logiciels de stockage existants pour la période du 1er novembre 2026 au 30 novembre 2027, dépense totale d'1 465 997,38 taxes incluses. En 20.29, appuyé par monsieur Teodorescu, accorder un contrat de gré à gré les solutions Vitrix, incorporées pour l'entremise de son entente avec le ministère de la Cybersécurité et du Numérique pour la fourniture et l'entretien des licences ServiceNow, outil corporatif de gestion de projet, pour la période du 30 septembre 2026 au 29 septembre 2029. Dépense totale d'1 493 847,18 taxes incluses. Autoriser une dépense de 34 877 taxes incluses à titre de frais de gestion payables au ministère. En 20.30, appuyé par monsieur Teodorescu, accorde un contrat de gré à gré avec les solutions Vitrix par l'entremise de son entente avec le ministère de la Cyber sécurité et du numérique pour la finiture et l'entretien des licences ServiceNow gestion des services d'entreprise pour une période de 36 mois, soit du 30 septembre 2026 au 29 septembre 2029. Dépense totale de 4 775 686,3 taxes incluses. Autoriser une dépense de 91 231,25 taxes incluses à titre de frais de gestion payables au ministère.

Chantal Rossi ◌2:13:09

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Alexandre Devaux-Guizani ◌2:13:12

Merci. Je regroupe, appuyé par mon collègue monsieur Noratel, les points 20.31 à 20.35. Alors, en 20.31, toujours appuyé par monsieur Teodorescu, accorder un contrat de gré à gré à Gartner Canada Co. par l'entremise de son service avec— de son entente, pardon, avec le Centre d'acquisition gouvernementale pour un abonnement à des services-conseils spécialisés en soutien à des dossiers stratégiques en technologie de l'information pour une période d'un an. Dépense totale de 373 289,33 $, taxes incluses. En 20.32, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser une dépense additionnelle de 997 352,51$, taxes incluses, à titre de budget de contingence et de variation de quantité pour les travaux mécaniques en régie contrôlée sur les équipements du service de l'eau à la station d'épuration des eaux usées Jean-Herbe-Marcotte, dans le cadre du contrat accordé à Mécanique CNC Incorporée, majorant ainsi le montant total du contrat à 5 152 987,95$, taxes incluses. En 20.33, appuyé par madame Gagnon, accorder un soutien financier de 75 000 à Printemps Numérique pour la mise en place de son événement Montréal Connect du 13 au 16 octobre 2026 dans le cadre de l'entente Reflex 3 conclue avec le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, approuver le projet de convention à cet effet. En 20.34, appuyé par madame Braun, accorder 3 contrats à 9413-2925 Québec Inc. pour les services d'entretien préventif et de travaux de plomberie sur demande pour divers bâtiments de la Ville de Montréal pour une période de 36 mois incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune, dépense totale de 3 050 275,25 taxes incluses. Et en 20.35, appuyé par madame Gagnon, approuver l'addenda 1 à la convention de contribution financière entre la Ville de Montréal et la Coopération de solidarité carbone afin de retirer l'objectif 1 de l'annexe 1 et de réduire le montant initial de la contribution financière de 265 000 à 68 000 $. Approuver le projet d'addenda à cet effet.

Chantal Rossi ◌2:14:57

Bonne intervention, les points sont adoptés.

Alexandre Devaux-Guizani ◌2:15:00

Merci. Je regroupe pour fin d'étude, appuyé par monsieur Honoratel, les points 20.36 à 20.40. Alors, en 20.36, appuyé par monsieur De Sousa, approuver le projet d'entente de contribution entre Sa Majesté le roi du chef du Canada, représenté par le ministre de l'Infrastructure et des Collectivités, et la Ville de Montréal, dans le cadre du Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement, volet de prestations directes, pour un montant de 128 374,29 $. Pardon, 128 374 229 en remboursement de dépenses encourues par la Ville de Montréal pour la réalisation d'infrastructures d'eau potable, d'eaux usées et de rétention des eaux pluviales à la suite du décret d'autorisation 13/12/2026 en vertu de la loi sur le ministère du Conseil exécutif. En 20.37, approuver le projet d'acte appuyé par monsieur De Sousa, projet approuvé, le projet d'acte de servitude par lequel Sa Majesté le roi du chef du Canada cède à la Ville de Montréal une servitude réelle d'utilité publique d'une durée de 49 ans avec droit de maintenir, remplacer, réparer, inspecter, entretenir et exploiter le collecteur La Vérendrye situé sous une partie du lot 1260141 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, et ce sans contrepartie monétaire et aux conditions stipulées au projet d'acte. En 20.38, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure un contrat à commande avec AVI SPL Canada Limitée et Solutions du Canada Inc. pour la fourniture d'équipements audiovisuels pour les salles de réunion de l'ensemble des services et des arrondissements de la Ville de Montréal pour une durée de 36 mois. Montant estimé de l'entente: 3 495 047,25 $, taxes incluses. En 20.39, appuyé par madame Brault, on a accordé un contrat excavation René-Saint-Pierre Inc. pour les travaux de déconstruction de l'édifice situé au 7500 rue Saint-Denis, l'ancien hôpital chinois, dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, pour une dépense totale de 3 171 084,23 $, taxes incluses. Et en 20.40, appuyé par monsieur DeSousa, autoriser une dépense additionnelle de 713 102,29 $, toutes taxes incluses, pour les travaux de mise à niveau de la station de pompage cellule 2 étape 4 au lieu d'enfouissement technique de la direction de l'épuration des eaux usées dans le cadre du contrat accordé à Northmet Construction Inc., majorant ainsi le montant total du contrat à 1 713 510,54 $.

Chantal Rossi ◌2:17:04

Pas d'intervention, les points sont adoptés.

Alexandre Devaux-Guizani ◌2:17:06

Merci. Je regroupe pour fin d'étude les points 20.41 à 20.45 appuyés Monsieur Hénault-Ratelle. En 20.41, appuyé par Madame Braun, accorder un soutien financier de 471 000 à Maisons Saint-Dominique afin de combler un manque à gagner pour la construction d'un immeuble situé au 2480 rue Timon dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension et approuver le projet de convention à cette fin. En 20.42, appuyé par Madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à 92323914 Québec Inc. pour les services d'entretien ménager de 9 bâtiments du Grand Parc de l'Ouest, secteur Cap-Saint-Jacques, pour une période de 4 ans. Avec une option de prolongation de 12 mois, dépenses totales de 704 619,24 taxes incluses. En 20.43, appuyé par madame Gagnon, approuver l'addenda 1 à la convention de contribution financière entre la Ville de Montréal et l'École des entrepreneurs du Québec autorisant la modification dans l'annexe 1 pour inclure le projet UMAXIS et de reporter la date d'échéance au 31 mars 2027. En 20.44, appuyé par madame Braun, accorder un soutien financier de 1 600 000 à la Société locative d'investissement et de développement sociale pour la démolition de l'immeuble situé au 1030 rue Beaubien Est et 6469 rue Boyer dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie et approuver le projet de convention à cet effet. Et en 20.45, appuyé par monsieur Pinard, accorder un soutien financier totalisant 1 209 673$ à Différence d'organisme sur une période de 2 ans se terminant le 31 mars 2028 dans le cadre de la convention d'aide financière du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Alliance pour la solidarité et la gestion du Fonds québécois d'initiatives sociales et approuver les projets de convention à cet effet.

Chantal Rossi ◌2:18:37

Merci. Alors, madame Goulet, avant que vous fassiez votre intervention, il est 15 h, on va prendre une pause de 15 minutes et on revient, on revient avec votre intervention tout de suite après la pause, d'accord?

Nathalie Goulet ◌2:37:41

Merci, madame la présidente. Alors, j'aimerais intervenir sur les points 80.20.45 et un peu d'avance, si vous me le permettez, 80.20.46, parce qu'ils sont liés. Alors, on apprend dans ces deux sommaires décisionnels que l'administration va soutenir 10 projets très pertinents d'accompagnement des femmes en situation d'itinérance. Un montant de 1,2 million et de 3 projets pour prévenir l'itinérance auprès des personnes migrantes à statut précaire pour un total de 760 000$. Ce soutien est rendu possible grâce à un rehaussement de 5 millions de dollars, un rehaussement récent de l'entente Ville-Mais, donc du gouvernement provincial, qui est d'une enveloppe de 11 millions de dollars par année jusqu'en 2029. Lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Donc, ce nouveau 5 millions de dollars supplémentaires sera dédié uniquement à la lutte contre l'itinérance jusqu'en 2029, ce qui est une vraie bonne nouvelle. Alors, pourquoi dans ces deux sommaires faire un appel à projets uniquement pour 18 mois, d'octobre 2026 jusqu'à mars 2028, avec une reddition de comptes exigée aux organismes communautaires malgré une si courte période d'activité? Et par ailleurs, comment cette enveloppe de 5 millions du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale s'intègre-t-elle à l'enveloppe de 30 millions au budget de fonctionnement annoncée plusieurs et plusieurs fois par l'administration depuis un an? Et à l'instar de ce qu'on demande aux organismes communautaires, où en est la reddition de comptes sur ce 30 millions en itinérance qui est attendue par les Montréalaises et les Montréalais. Merci.

Chantal Rossi ◌2:39:31

Monsieur Claude Pinard.

Julien Hénault-Ratelle2:39:35

Rédaction de comptes, madame la présidente, on attend que l'année finisse, on lui fera plaisir de la faire, donc pas d'inquiétude là-dessus. Sur les rédactions de comptes quant au programme auquel la conseillère faisait référence, naturellement ce sera fait selon les règles de l'art comme d'habitude.

Alan DeSousa ◌2:39:50

Quant au—

Julien Hénault-Ratelle2:39:50

et c'était en droit de réplique, je pense qu'il fallait que je dise droit de réplique, monsieur Léger. Donc, en droit de réplique sur la durée du programme, à ma connaissance, et je peux vérifier, mais il me semble que les 5 millions devaient être dépensés sur les 18 prochains mois. Je vais vérifier, puis on va revenir.

Chantal Rossi ◌2:40:06

Merci. Merci, monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle2:40:13

Merci, madame la présidente. On va donc reprendre en regroupant, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, de 20.46 à 20.50. En 20.46, appuyé par Monsieur Pinard, accorder un soutien financier totalisant 760 033 à différents organismes pour la période du 1er octobre 2026 au 31 mars 2028 dans le cadre de l'entente administrative sur la gestion du Fonds québécois d'initiative sociale Alliance pour la solidarité et approuver les projets de convention à cet effet. En 20.47, appuyé par Madame Braun, accorder un soutien financier maximal de 2 millions à Cominia afin de réaliser le projet d'habitation sociale préfabriquée situé au 2055 rue Elmhurst, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, et approuver le projet de convention à cet effet, et mandater les services de la stratégie immobilière et de l'habitation afin de préparer un projet de convention établissant les conditions et les modalités pour une contribution financière maximale de 8 250 000 $. Enfin, point 48, appuyé par madame Brown, accorder un soutien financier de 13 151 528 à Immobilier collectif Points communs pour la construction d'un immeuble de 395 logements logements abordables et abordables intermédiaires sur les lots 1853629, 6397941, 6397943, 6397945 et 6397947 du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal dans l'arrondissement du Sud-Ouest. Approuver le projet de convention STP et autoriser la direction du Service de la stratégie immobilière et de l'habitation à signer l'acte hypothécaire 3e rang en faveur de la Ville, conformément aux paramètres énoncés dans la convention de contribution financière. Autoriser des budgets de revenus et de dépenses équivalents au service de la stratégie immobilière et de l'habitation selon la convention de contribution financière pour un montant de 6 575 764 en 2026 et 6 575 764 en 2027, et qui fait l'objet par la suite d'un remboursement de la Communauté métropolitaine de Montréal. En 20.49, appuyé par madame Gagnon, abroger la résolution CG-2506 06. Approuver l'entente 25-28 relative au développement territorial du Fonds Région et Ruralité Volet 2, développement territorial, d'une valeur totale de 20 058 161 entre le ministre délégué aux Régions pour et au nom du gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, et autoriser un budget additionnel de revenus et dépenses d'un montant total de 20 058 161 pour les années 2025 à 2028 au Service de développement économique. Et approuver l'avenant numéro 1 à l'entente 2025-2028 relative au développement territorial du Fonds Régions et ruralités volet 2 Développement territorial entre le ministre délégué aux Régions pour et au nom du gouvernement du Québec et la Ville de Montréal. En 20.50, appuyé par madame Braun, abréger la résolution CG-250602, approuver le projet de promesse bilatérale par lequel la Ville cède sans compensation financière à Cominia à des fins d'un projet résidentiel hors marché un immeuble vacant d'une superficie de 4777 m² constitué du lot 6 796 295 du Cadastre du Québec sur la conception foncière de Montréal, situé dans la partie sud-est du site de l'ancien hippodrome, lequel fait partie intégrante du quartier Namur Hippodrome dans l'arrondissement des Côtes-des-Neiges–Grandes-Terras, et autoriser Communia à entreprendre des travaux de construction sur le lot 6 796 295 du Cadastre du Québec sur la conception foncière de Montréal, et ce avant la signature de l'acte de cession, autoriser une dépense de dépréciation de 877 488 $. Provenant du budget de fonctionnement du service de la stratégie immobilière et de l'habitation, est fermé et retiré du domaine public le lot 6 195 295 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, à toutes fins que de droit.

Chantal Rossi ◌2:43:38

Madame Véronique Fournier.

Véronique Fournier2:43:42

Merci, madame la présidente. Je souhaite intervenir sur 20.48. Je veux d'abord souligner et féliciter Points communs Action Gardien, le Regroupement d'information Logement, Bâtir son quartier, Broccolini et tous les partenaires qui ont contribué à faire aboutir ce premier projet d'envergure dans le secteur de Bridge-Bonaventure. C'est une excellente nouvelle pour Pointe-Saint-Charles, mais c'est aussi une démonstration très concrète de ce que Montréal peut accomplir lorsqu'elle fait preuve d'ambition, innove et mobilise autour d'une même table les gouvernements fédéraux et provinciaux, le milieu communautaire et le secteur privé. Ce projet, qui prévoit 50% de logements hors marché, grosso modo près de 400 unités, ce qu'il a de particulier aussi, c'est que le 50% seront les premières unités à sortir de terre. Ce projet est particulièrement significatif. Avec ce point en conseil aujourd'hui, on vient compléter l'entente, le montage financier d'une approche qui a été mise de l'avant par notre administration, notamment avec le chantier Montréal abordable, c'est-à-dire d'utiliser autrement nos leviers, créer des nouveaux partenariats et surtout faire en sorte que la création de logements hors marché soit au cœur du développement de Montréal. Dès l'entrée en poste en novembre 2025, on a poursuivi, c'est un projet qui cheminait, on a poursuivi en arrondissement cet appui pour que le chantier puisse démarrer cet automne. Rappelez-vous, à pareille date l'année passée, on parlait de l'entrée en vigueur du nouveau code de bâtiments à ce moment-ci. Donc, on devait accélérer et s'assurer que ce chantier puisse sortir de terre. Donc, c'est chose faite. Le chantier va être mobilisé d'ici quelques jours, peut-être même déjà en ce moment. Les permis sont accordés et le chantier se mobilise. L'arrondissement vient aussi appuyer le développement de manière significative. En facilitant l'occupation du domaine public dans le montage financier. Avec le plan de développement et de mise en valeur de Bridge Bonaventure, nous avons fait preuve de leadership en fixant des objectifs ambitieux: viser 40% de logements hors marché dans l'ensemble du secteur et 50% sur des terrains publics. Et ce sont des cibles ambitieuses qui ont été adoptées par le conseil via le plan de mise en valeur de Bridge Bonaventure et ces cibles-là doivent demeurer. Parce que dans le contexte actuel de la crise du logement, nous aurons besoin, comme métropole, de multiplier ce type d'engagement, pas seulement à Bridge-Bonaventure, mais dans l'ensemble des grands secteurs appelés à se redévelopper à Montréal. Lorsqu'on transforme de grands pans de la ville, on a une responsabilité collective: ne pas simplement construire davantage, mais construire une ville qui demeure accessible à celles et ceux qui y vivent. Et le meilleur moyen d'y arriver à long terme, c'est d'accroître durablement la part du logement qui est protégée de la spéculation. Le projet, nous, souvent qu'on appelle affectueusement les Tour Sœurs, comme on l'appelle puisqu'il est dans le Triangle Nord à Pointe-Saint-Charles, un des premiers secteurs appelés au redéveloppement dans Bridge-Bonaventure, nous montre que c'est possible, que lorsque l'on se donne des objectifs clairs et qu'on réunit les bons acteurs autour de la table, l'ambition peut se traduire en projets concrets. Mais ça ne veut pas dire que c'est facile. Je pense que l'ensemble des acteurs autour de la table ont ouvert le chemin pour des cibles ambitieuses dans des secteurs en grand redéveloppement. Donc, il faut être capable, comme métropole, de poursuivre sur cette lancée. Bixi-Bonaventure représente encore un potentiel exceptionnel de transformation pour Montréal. Pour réussir ce développement, il sera essentiel de relancer et de maintenir dans la durée la concertation avec les acteurs du milieu, notamment en relançant, à table mise sur pied par la Ville, une structure de gouvernance politico-administrative des partenaires municipaux afin de pouvoir poursuivre la mise en œuvre du plan d'action et des engagements pris pour le logement hors marché et qui puissent se concrétiser projet après projet dans ce secteur. Donc, le contrat, l'entente aujourd'hui que nous entérinons au conseil, ce qu'elle vient nous dire, c'est que ce premier projet ne doit donc pas être une exception. Il doit devenir un précédent sur lequel Montréal pourra bâtir. À nous maintenant de ne pas réduire cette ambition, mais surtout de la multiplier dans tous nos grands secteurs en redéveloppement. Parce que la véritable innovation aujourd'hui, ce n'est pas seulement de construire plus, c'est de construire autrement, en s'assurant qu'une part importante de la ville que nous bâtissons collectivement demeure à l'abri de la spéculation et accessible durablement. Merci.

Chantal Rossi ◌2:48:26

Merci. Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay ◌2:48:36

Merci, madame la présidente. Je vais intervenir sur les points 2047 et 2050. Donc d'abord, sur 2047, en fait, j'avais des questions puisqu'en fin de semaine, le président du comité exécutif a semé le doute. Il était, je crois, piqué par des interventions de notre chef récemment dans les médias par rapport au projet de modulaire et il a annoncé sur ses médias sociaux, et je cite, je suis très heureux que nous ayons plutôt choisi de soutenir un projet comme Elmhurst avec Communia. Donc le projet qui est à l'étude en 2047, projet par ailleurs dont je pense qu'on peut être très tout à fait satisfaites, on peut être contentes qu'il se réalisera. Ceci dit, j'ai été surprise de ne pas voir au sommaire décisionnel des décisions antérieures qui seraient révoquées si effectivement le financement est redirigé vers ce projet-là. Je pense par exemple au conseil de ville du 17 février 2025 qui procédait à l'achat des 90 modules qui devaient être installés au coût de 3,25 millions de dollars par la Ville de Montréal. Ensuite, en mars 2025, toujours au conseil de ville, la subvention de la SHQ qui, elle, venait rembourser à la hauteur de 5,2 millions de dollars l'achat des 90 modules plus frais afférents. Ça m'inquiète de pas le voir dans les décisions antérieures. Je me suis demandé si c'était un stunt de communication, vous me permettrez l'anglicisme. Puis ça me fait penser par ailleurs que cette deuxième décision du conseil de ville de mars 2025 elle prévoyait des obligations de la part de la Ville d'installer et d'aménager un minimum de 80 chambres sur 3 sites d'hébergement temporaire qui seront sa propriété et de conserver aux unités modulaires la vocation d'hébergement temporaire pour une durée de 10 ans, d'en permettre l'utilisation uniquement pour l'hébergement temporaire pour des personnes en situation d'itinérance. Donc je m'inquiétais de ne pas voir cette décision-là au sommaire décisionnel, puis ma question c'était est-ce que donc on peut conclure que le projet de Modular n'est pas complètement abandonné par l'administration, ce qui à mon sens serait tout à fait une bonne nouvelle. Pour ce qui est de 2050, le projet toujours de Communia, cette fois-ci dans le quartier Namur-Hippodrome. Le 30 juin cet été 2026, le journal Métro titrait Hippodrome, un projet de logements sociaux et abordables tombe à l'eau. C'était le projet de l'Espace La Traversée qui avait remporté l'appel à projets de la Ville de Montréal en 2023 pour pouvoir développer ce premier site de la Ville de Montréal sur le site de l'hippodrome, premier site qui était et qui est toujours le seul desservi déjà par nos infrastructures. Donc ça devait aller vite, on devait pouvoir développer ce site-là assez rapidement. Malheureusement, cet été, l'organisme a annoncé se désister jugeant le projet je cite l'article, trop cher et trop risqué. Malgré qu'il avait reçu des aides financières dans ce projet-là, il manquait 4 à 9 millions de dollars selon l'organisme. Je me suis demandé donc à la lecture de ce sommaire qui par ailleurs, on y voit une décision antérieure où on vient éradiquer la cession de terrain qui avait été faite à l'Espace La Traversée à l'époque. Je me suis demandé ce que l'administration avait fait pour accompagner cet organisme-là. Pourquoi les 4 à 9 millions de dollars n'avaient pas pu être allongés par la Ville de Montréal, compte tenu qu'on veut aller vite dans ce dossier-là? Il y a d'autres enjeux qui sont soulevés dans cet article par ailleurs, au niveau des questions environnementales notamment. Donc je me suis demandé ce qui a changé depuis. Est-ce qu'on peut s'attendre à ce que le nouveau projet développé par Communia, qui encore une fois est un organisme chapeauté par par l'OMH, dont je ne doute pas des bonnes intentions, mais moi ma question c'est plutôt qu'est-ce que l'administration a fait depuis? Est-ce qu'il y a des perches qui ont été tendues avec le SPAS La Traversée pour essayer de sauver la première mouture du projet? Qu'est-ce qui a changé depuis et est-ce qu'on peut s'attendre à ce que cette fois-ci ça fonctionne? Merci.

Chantal Rossi ◌2:52:44

Monsieur Peter McQueen.

Peter McQueen ◌2:52:48

Merci, madame la présidente. Mon intervention concerne aussi le bain La 8047. So today I'm pleased to support this important recommendation which authorizes a financial contribution of up to $2 million to Communia for the realization of the Elmhurst project in the Westhaven neighbourhood of NDG. This project will create 50 transitional housing units For people experiencing or at risk of experiencing homelessness, at a time when affordable housing remains one of Montreal's greatest challenges, investments like this are not only necessary; they are essential. Ce projet répond directement à une réalité que nous constatons partout à Montréal: le besoin urgent de logements accessibles et de solutions. Concrètes pour les personnes les plus vulnérables. En investissant dans ces nouvelles unités de logement transitoire, nous choisissons d'agir de façon tangible pour offrir stabilité, dignité et sécurité à celles et ceux qui en ont le plus besoin. What makes this initiative especially promising is its innovative Modular construction model by using prefabricated housing, we can accelerate delivery, improve efficiency, and test the model that could potentially be replicated elsewhere throughout Montreal. This is exactly the kind of innovation we should be encouraging when facing complex social challenges. Je tiens également bien sûr à souligner le leadership de Communia et de ses partenaires. Ce projet ne vise pas seulement à construire un bâtiment, il vise à créer un milieu de vie sécuritaire et humain, accompagné de services de soutien qui permettront aux résidentes de faire une transition vers un logement permanent et une plus grande stabilité. This investment is about more than bricks and mortar. It is about restoring hope. Creating pathways out of homelessness, and ensuring that vulnerable people have access to safe and dignified housing. For all these reasons, I'm proud to support this recommendation, and I encourage my colleagues to do the same. Thank you.

Chantal Rossi ◌2:55:23

Merci, Madame Caroline Brown.

Caroline Braun ◌2:55:27

Merci, Madame la Présidente. Donc, en rafale, beaucoup d'interventions. Alors, le point 20.48, intervention de madame Fournier, je suis contente que vous le souligniez parce que oui, on est dans une crise du logement, puis il y a des bonnes nouvelles parfois, puis il faut le souligner, il faut que les Montréalais, les Montréalaises entendent qu'il y a des choses bien qui se passent. Et on parle aujourd'hui de presque 400 logements hors marché qu'on va pouvoir livrer dans le Sud-Ouest, dans votre arrondissement, et moi je suis fière de dire que Montréal a contribué contribué avec plus de 13 millions de dollars pour boucler la boucle dans ce budget-là. Et ça, c'est extrêmement important. Donc, il y a plus de 6 millions qui vont être déboursés en 2026 et plus de 6 millions qui vont être déboursés en 2027. Donc, les Montréalais, les Montréalaises doivent savoir où va leur argent. Et c'est grâce à des contributions de la Ville comme ça qu'on va pouvoir livrer 400 unités hors marché. Merci, madame Fournier, de l'avoir souligné. Point 20.47. 2 millions pour Communia. Alors, on a beaucoup parlé des HMA et effectivement, on a appris énormément des habitations avec modulaire avec accompagnement. Et ce qu'on a appris, c'est qu'on est capable de faire mieux, on est capable de faire beaucoup mieux que ce projet-là. Les unités qui ont été livrées, là, il y en a 60 unités de transition qui ont été livrées en 8 années de Projet Montréal, dont 30 pendant que c'était nous qui étions au pouvoir. Et on a tous pu apprendre de ça, et ce qu'on a appris, c'est qu'on est capable de faire beaucoup mieux. Et le projet Communia, le projet Elmhurst, le projet qu'on va livrer, le projet pour lequel on octroie aujourd'hui 200 millions de dollars à Communia, c'est un projet qui vise la même clientèle. Qu'est-ce que j'ai dit? J'ai dit 200 millions? Ce n'est pas 200 millions, tout comme ce n'est pas la crise du jardin communautaire. Alors, 2 millions. 2 milliards. OK, bon, mes gérants d'estrade, ça va? Donc, le 2 millions qui va être octroyé, qui est octroyé aujourd'hui, sur lequel on vote là, il va nous permettre de viser exactement la même clientèle, mais d'offrir un produit beaucoup mieux. On va livrer du logement terrain, ça veut dire qu'on va livrer quelque chose de moins cher qui va coûter moins cher aux contribuables, qui va être plus rapide. C'est extraordinaire si on est capable de le livrer dans l'année tel qu'on l'a annoncé là, c'est grâce à du logement modulaire préfabriqué qui va être fait exactement pareil, de la même manière et qui va pouvoir être implanté partout à Montréal et ça va diminuer le coût du logement. Et on vise des femmes, on vise des femmes qui sont vulnérables, qui sont les femmes les plus vulnérables, qui sont les personnes les plus vulnérables dans la crise de l'itinérance actuelle. Alors, madame Aldeus, vous nous avez posé la question en fin de semaine, vous nous avez dit, où est-ce qu'on peut les mettre, ces femmes-là? Où est-ce qu'on peut la mettre, cette femme-là qui avait un enfant? Ben, ça va être dans ce genre de projet-là. Ça va être dans des projets qui vont viser les femmes. Et on a choisi spécifiquement de répondre à la question des femmes le plus rapidement possible parce qu'on y croit, parce qu'on a choisi de cibler les gens les plus vulnérables. Et les prochains projets qu'on va annoncer vont être pour les femmes. Alors, à la réponse à madame Tanguay, c'est pas exactement le même projet, c'est un projet amélioré et c'est un choix politique. Oui, on l'assume, c'est la décision qu'on a prise, notre équipe ici. On a demandé à l'OMHM, voulez-vous participer à la crise de l'itinérance? Voulez-vous nous aider? Voulez-vous mettre l'épaule à la roue? Ils ont répondu oui. Ils ont dit, qu'est-ce qu'on peut faire? On leur a parlé de logements de transition parce qu'on va travailler sur l'ensemble l'ensemble des besoins. Ça veut dire le logement d'urgence, ça veut dire les 500 places qui ont été rajoutées cette nuit, cette nuit, ça va pas bien aujourd'hui, les 500 places qui ont été rajoutées cet hiver en urgence. Ça veut dire qu'on doit travailler sur l'ensemble du spectre et les logements de transition, c'est une partie du spectre. C'est quand les gens sont prêts à quitter les refuges, quand ils sont prêts à quitter les ressources d'urgence, ils sont prêts à de l'habitation et du logement, mais ils ont besoin d'encore un petit peu d'accompagnement. Ben c'est exactement, on les sort des ressources d'urgence, on les met dans le logement de transition et on libère des places. On libère des places pour ceux qui dorment dans la rue. Alors on doit travailler sur l'ensemble du spectre. Puis à la fin, juste avant la fin, ben justement il y a le logement abordable dont on vient de parler. Alors on travaille sur tout le continuum au complet en itinérance. Le message qui doit être envoyé aux Montréalais, aux Montréalaises, c'est pas qu'on travaille pas sur la crise de l'itinérance. Pas du tout, parce qu'au final, quand on va avoir livré les 54 places à Elmhurst, en une année, on va avoir livré beaucoup plus que Projet Montréal dans les 8 dernières années. C'est ça la réalité.

Chantal Rossi ◌3:00:17

Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle3:00:22

Désolé, madame la présidente, je suis en train d'applaudir, c'était trop bon. Je vais donc reprendre, madame la présidente, de 20.51 à 20.55. J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par monsieur Devaux-Guizani. En 20.51, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à Pure Technologies pour les services professionnels d'installation de fibre optique ainsi que de surveillance en continu des conduites principales d'aqueduc en béton précontraint de type AWW. WAC 301 sur 38 km pour une période de 10 ans incluant une option de prolongation de 5 ans pour une dépense totale de 26 772 331,17 taxes incluses. En 20.52, appuyé par monsieur Teodorescu, conclure des ententes-cadres avec Céleto Distribution pour la fourniture de sel de déglaçage des chaussées pour une durée de 7 mois, montant estimé des ententes de 28 215 962,69 taxes incluses. En 20.53, appuyé par monsieur De Sousa, conclure des ententes-cadres avec Artelia Canada et Stantec Experts-Conseils pour les services professionnels en ingénierie, aménagement urbain et en gestion des impacts pour la conception et l'assistance technique ainsi que la surveillance en gestion des impacts dans le cadre du réaménagement du corridor de la ligne bleue LO1 et LO2 d'une durée de 72 mois incluant une option de prolongation de 12 mois montant estimé des ententes de 19 070 000$. $70 092,68 taxes incluses. En 20.54, appuyé par madame Gagnon, approuver le contrat de prêt entre le ministre de l'Économie et de l'Innovation et de l'Énergie et la Ville établissant le programme d'aide d'urgence aux petites et moyennes entreprises, tarifs douaniers américains, pour une enveloppe de 44 718 593$ dont 21 millions sont immédiatement disponibles pour le déploiement du programme, le solde étant conditionnel à la confirmation ministérielle de la capitalisation finale et autoriser l'utilisation des montants issus des remboursements de l'ancien programme. En 20.55, appuyé par Madame Gagnon, approuver les addendats 2 aux ententes de délégation intervenues entre la Ville et les organismes PME-Montréal, continuellement à l'approbation du contrat de prêt entre le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et la Ville, établissant le programme d'aide d'urgence aux petites et moyennes entreprises, tarifs douaniers américains, autoriser le versement d'une somme de 21 millions aux organismes de PMM du réseau PMM Montréal pour son déploiement.

Chantal Rossi ◌3:02:35

Les points sont adoptés.

Olivier Demers-Dubé ◌3:02:39

Merci.

Julien Hénault-Ratelle3:02:39

Ça nous amène à la rubrique 30, Administration et finances. J'ai regroupé pour fin d'étude, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani, de 30.01 à 30.05. En 30.01, appuyé par madame Gagnon, approuver le rapport annuel d'activité pour la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026 relatif au fonds Région et ruralité, volet 2, développement territorial. En 30.02, appliqué par monsieur De Sousa, approuver la programmation 2026 des travaux d'infrastructures de compétences locales et d'agglomération admissibles au programme de transfert pour les infrastructures d'eau et collectives du Québec, autoriser le service de l'eau à soumettre cette programmation au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation. En 30.03, appliqué par madame Black, approuver le guide et le renouvellement du programme de soutien aux événements sportifs internationaux, nationaux et métropolitains pour l'année 2027 et réserver une somme maximale de 450 000 à cet En 30.04, appuyé par monsieur De Sousa, adopter une résolution visant à autoriser l'utilisation partielle des sommes accumulées à la réserve financière eau et égouts de l'agglomération destinées à combler le déficit des activités de fonctionnement jusqu'à une hauteur de 900 000 $, somme nécessaire pour permettre aux services de l'eau d'assumer les dépenses à venir d'ici la fin de l'année liées au bon déroulement des opérations. Et en 30.05, appuyé par monsieur Teodorescu, adopter le plan stratégique Agir pour Montréal 2026-2030.

Chantal Rossi ◌3:03:50

Madame Marie Plourde.

Marie Plourde3:03:53

Merci. Alors, je vais parler sur la rubrique 30.05, Agir pour Montréal 2030. Tout d'abord, un morceau de robot pour la personne qui a eu l'idée de mettre une partie de votre slogan dans le titre du plan stratégique. Je pense que c'était bien pensé. C'est pas une mauvaise proposition, il y a des bonnes choses, il met entre autres au second plan le plus grand défi auquel nous devrons faire face, c'est c'est l'adaptation au changement climatique. On peut avoir le réflexe de mettre de côté la crise climatique pendant une crise tarifaire, mais l'adaptation de nos villes et infrastructures, quand on n'en fait pas une priorité, bien, on est dans l'industrie du discours. Quand on écarte les cibles, c'est dur d'agir, comme le titre le mentionne. C'est une dette générationnelle qu'on continue de pelleter par en avant et ce n'est pas ce que j'ai envie de léguer à ma fille, à nos enfants. Les changements climatiques ne sont pas une priorité parmi tant d'autres. Ils sont le défi qui déterminera la qualité de vie des prochaines générations. Chaque décision reportée aujourd'hui sera une facture refilée à nos enfants demain. On est peut-être la dernière génération d'élus qui a encore la possibilité de prévenir certains des pires impacts des changements climatiques. J'aimerais ça dire à ma fille que le conseil municipal, quand j'étais là, ben, il a déployé tous les efforts pour diminuer les impacts des changements climatiques pour toi et pour les générations qui te suivront. Ce qui était fort dans l'ancien plan, dans l'ancienne planification stratégique, c'est qu'elle reposait sur un vaste effort de planification, voyons, un vaste effort de consultation de la population. Il y avait 12 500 personnes impliquées de près ou de loin. Ici, la consultation n'a eu lieu qu'à l'interne. Toutes les cibles sont évacuées au plan, on vote sur des vœux pieux. Je vous laisse répondre à la question. On peut pas appuyer un tel plan sans consulter l'éventuel tableau synoptique qui nous fournira les indicateurs et les cibles. L'exercice tel que proposé est simplement incomplet. C'est pour cette raison que nous allons inscrire notre dissidence.

Julien Hénault-Ratelle3:05:52

Merci.

Chantal Rossi ◌3:05:54

Monsieur Alexandre Teodorescu.

Alexandre Teodoresco ◌3:05:57

Merci, madame la présidente. Alors écoutez, je suis très fier de déposer ce magnifique document cette stratégie qui va nous permettre de garder un cap, un cap ambitieux sur les prochaines années de la Ville de Montréal. Alors écoutez, une grande ville comme Montréal, ça se construit pas au gré des vents. Comme tout navigateur expérimenté, une administration municipale doit être capable de composer avec les tempêtes, de s'adapter aux conditions changeantes et de réagir aux imprévus. Et elle doit surtout savoir où elle veut aller. C'est précisément le rôle d'une boussole. Le plan stratégique que nous présentons aujourd'hui, c'est c'est cette boussole. Il nous permet de garder le cap au milieu des nombreux défis auxquels Montréal fait face et de concentrer nos efforts sur ce qui compte le plus pour les Montréalaises et les Montréalais. Parce qu'au-delà des décisions du quotidien, nous avons la responsabilité de conduire notre métropole vers un avenir plus prospère, plus résilient et plus performant. Dans une métropole aussi complexe que Montréal, nous devons chaque jour prendre des décisions importantes sur nos infrastructures, nos logements, notre mobilité, notre environnement. Et j'inviterai peut-être mes collègues de l'opposition à passer plus de temps sur une de nos orientations clés qui est justement la résilience et l'adaptation au changement climatique. Et Madame la Présidente, en droit de réplique, je continue. Le plan stratégique nous permet de garder le cap et de nous assurer que toutes ces décisions avancent dans la même direction. Et peu pour répondre aux arguments de ma collègue de l'opposition, cette boussole, elle n'a pas été dessinée en vase clos. Elle est le résultat d'un important travail de collaboration mené avec les arrondissements, les services centraux, la direction générale et les équipes qui chaque jour livrent des services aux Montréalaises et Montréalais. Elle s'appuie également sur les apprentissages du plan précédent et sur les défis bien réels auxquels notre métropole est aujourd'hui confrontée. Le plan présenté aujourd'hui s'articule autour de 6 grandes orientations. Des milieux de vie exceptionnels, une métropole prospère et vibrante, davantage de logements, une mobilité efficace, une ville verte et résiliente ainsi qu'une administration publique performante, puis ça c'est ma préférée parce que tous les 5 premiers on va pas y arriver si on fait pas le 6e comme il faut et si on parle des apprentissages entre nous et l'administration précédente c'est bien à ce chapitre-là auquel nos prédécesseurs ont fait défaut. Chaque mesure sera mesurée, sera évaluée, qui va nous permettre de travailler plus fort et d'atteindre nos objectifs. La vision qui nous rassemble est claire: faire de Montréal une métropole où l'on choisit de vivre, d'entreprendre, de créer, de s'épanouir, une ville attractive, ambitieuse et tournée vers l'avenir. Mais soyons clairs, ce plan, ce n'est pas une ligne d'arrivée et en passant, ce n'est pas non plus une ligne de départ. Cela fait déjà presque près d'un an que notre administration est au travail. Depuis notre arrivée, nous avons agit et ce terme que vous avez essayé de réduire un petit peu en ridicule, agir pour Montréal, on en est très fiers. C'est la continuité de ce que nous avons promis pendant la campagne et c'est une réalité, une priorité que l'administration ici a bien saisie et nous devons passer de la vision des, on parlait de vœux pieux, je pense que je vous renvoie le compliment, on parle de vœux, on passe de vœux pieux à l'action sur le terrain, nous sommes une administration pragmatique. Et nous avons pris donc depuis notre arrivée des décisions, lancé des projets, répondu à des enjeux urgents et commencé à mettre en œuvre notre vision pour Montréal. Le plan que nous déposons aujourd'hui vient donner une cohérence d'ensemble à cette action. Il nous permet d'aligner nos efforts, de mesurer nos progrès et de nous assurer que chaque investissement, chaque décision contribue à bâtir le Montréal que nous voulons léguer aux générations futures. Et en parlant de factures, qu'on va laisser aux générations futures, s'il y a bien une dimension sur laquelle on peut dire qu'on est performant dans cette administration, c'est justement la rigueur de notre gestion financière. Donc on va pas recevoir des leçons par rapport à la facture laissée aux générations futures, c'est notre responsabilité qu'on prend bien à cœur avec cette administration. Au fond, la réussite d'un plan stratégique ne se mesure pas au nombre de pages qu'il contient, elle se mesure aux résultats qu'on observe tous les jours et que les citoyens voient dans leur quotidien. Et c'est précisément cet engagement que nous prenons aujourd'hui, continuer d'agir avec ambition, avec rigueur et pragmatisme pour faire avancer Montréal dans la bonne direction. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌3:10:16

Il n'y a pas d'autres interventions sur les points. Les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle3:10:23

Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 42, adoption de règlements. Donc je vais vous pour fins d'études, de 42.01 à 42.04, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 42.01, appuyé par monsieur De Sousa, adoption du règlement modifiant le règlement d'agglomération sur la subvention à la modification du raccordement du service électrique de certains bâtiments. En 42.02, appuyé par madame Gagnon, adoption du règlement modifiant le règlement sur les subventions relatives à la revitalisation de bâtiments situés sur des rues commerçantes pour le programme Commerce Montréal. En 42.03, appuyé par madame Moreau, adoption du règlement modifiant le règlement du conseil d'agglomération sur la définition de l'aide à l'entreprise. Et en 42.04, appuyé par la mairesse, adoption du règlement interdisant les comportements inappropriés à l'égard de membres du personnel de la Ville de Montréal.

Chantal Rossi ◌3:11:13

Madame Carla Beauvais.

Carla Beauvais ◌3:11:16

Alors, madame la présidente, je vais intervenir sur le point Comme vous pouvez l'imaginer, 42.04. Madame la présidente, je vais d'abord affirmer ce qu'on défend: le droit de chaque employé de la Ville de faire son travail sans être menacé, intimidé ou agressé, et ça autant verbalement que physiquement. Les propos de la vidéo qui a relancé la réflexion sur ce règlement étaient ignobles. Il n'y a matière à aucun débat sur cette question. La hausse de 263% des événements déclarés entre 2019 et 2025, on ne le prend pas à la légère non plus. Protéger tous les employés de la Ville, c'est non négociable, mais les protéger et adapter ce règlement, ce n'est pas la même chose. Nous sommes pour la protection, nous sommes contre le règlement, tel qu'il est écrit et tel qu'il a été emmené. La mairesse a dit, à Montréal, on a le droit d'être en colère contre la Ville, de critiquer nos décisions, de questionner les élus. Elle a présenté le règlement comme visant les menaces et l'agressivité. Or, à l'article 4, il devient aussi interdit d'injurier, d'insulter, et d'avoir un comportement offensant ou humiliant. Plusieurs termes, aucune définition claire ni objective. Une menace, ça se prouve. Un mot offensant, ça se ressent. Et un ressenti peut varier d'une personne à une autre. Alors, où commence l'infraction? Où finit la colère permise? Le texte ne le dit pas. Plusieurs comportements ne sont pas protégés par la liberté d'expression en vertu de la Charte des droits et des libertés de la personne du Québec et de la Charte canadienne des droits et libertés. Il existe donc déjà un cadre légal de protection. Le projet de règlement ne se limite pas à interdire les comportements violents ou menaçant l'intégrité physique, lesquels sont d'ailleurs déjà prohibés par le Code criminel. Il va beaucoup plus loin, sans être précis ni dans son application ni dans son cadre. Maintenant, qui applique ce règlement? L'autorité compétente. Ça peut être un agent du SPVM. Or, les policiers sont aussi des employés de la Ville, donc protégés par ce règlement. Le policier est protégé, mais c'est aussi lui qui décide s'il y a infraction. Il est la personne visée le témoin et celui qui remplit le constat. Comment distinguer les intentions quand la peur est présente? Le règlement ne le dit pas non plus. C'est l'agent qui tranchera sur le coup. Résultat: de 350 à 1000$ d'amende, jusqu'à 2000$ pour une récidive. On ne demande plus aux policiers de faire respecter la loi, on lui demande aussi de gardiens du respect moral de manière subjective. Et ce pouvoir est conféré sans consultation, sans cadre, je le rappelle. L'article 9 permet même au comité exécutif de modifier par simple ordonnance jusqu'à l'interdiction de l'article 4, sans passer par ce conseil. Le comité exécutif devient donc omnipotent. En juillet, la mairesse disait qu'il fallait bien faire ce règlement. Fait rarissime, l'annonce a été faite en présence du commandant du SPVM et du président de la Fraternité des policiers, sachant que s'afficher publiquement avec le syndicat comporte des risques de perception liés à des pressions. Quant aux citoyens qui recevront les constats, personne ne leur a demandé leur avis. Des organismes de défense des droits et libertés ont écrit à tous les élus. La semaine dernière pour exiger qu'on prenne le temps de bien faire les choses et ont par la même occasion exposé les dérives possibles. Nous avons nous-mêmes demandé formellement de reporter cette adoption. Quelle a été la réponse de l'administration? Garder ce point à l'ordre du jour aujourd'hui. Alors on peut se demander, on écoute qui et on agit pour qui? On va nous dire que d'autres villes ont des règlements similaires et c'est vrai. À Québec, on connaît le nombre d'amendes: plus de 11 000 en 6 ans. Est-ce que ça a changé le rapport entre les citoyens et les employés de la Ville? Est-ce que ça a été la solution miracle pour établir des rapports respectueux entre citoyens et policiers? Est-ce que vraiment ils sont mieux protégés avec ce règlement Depuis mon mandat, je demande l'abrogation de certains règlements municipaux qui donnent aux policiers une large discrétion et qui permettent le profilage racial et social. En juin dernier, la crise du PDQ 39 a révélé des faits horribles sur l'agissement de certains policiers. Et c'est dans ce contexte de bris de confiance envers le SPVM qu'on veut ajouter un levier pénal et arbitraire supplémentaire. Aujourd'hui, au lieu de retirer ce qui pose problème, on nous propose d'ajouter un levier punitif de plus. Comment peut-on si rapidement exiger l'adoption d'un règlement d'une si grande importance sans consultation publique? À moins que les lignes ouvertes de Cube Radio soient considérées suffisantes pour sonder l'opinion publique. On voudra nous faire passer pour ceux qui acceptent qu'on insulte nos employés et nos policiers. Il n'y a rien de plus faux. La question aujourd'hui n'est pas est-ce qu'on veut protéger nos employés. On connaît tous la réponse et c'est oui, ça a toujours été le cas. Le respect et le civisme sont à la base des valeurs que l'on prône. La question qu'on pose plutôt est: est-ce qu'on protège réellement nos employés avec un règlement flou qu'on veut adopter à la vitesse de l'éclair et sans consultation? J'aimerais vous partager ce qui existe déjà comme levier pour protéger nos employés, ce que ce règlement ajoute comme risque et ce qu'on aurait pu faire. Premièrement, le Code criminel prévoit déjà des dispositions pour les menaces, le harcèlement, l'intimidation, les voies de fait et l'entrave. L'homme qu'on voit dans la vidéo qui a alimenté cette réflexion est d'ailleurs accusé au criminel. Deuxièmement, ce que le règlement ajoute et les 3 risques que j'y vois. Le premier, il punit les mots, pas les gestes. À Québec, un homme a lancé esti de gros dutch bag à des policiers. Coupable. Le juge a passé son temps dans les dictionnaires, il a même cité le roman de Stephen King pour décider si c'était une insulte. Un autre a lancé au policier des cris de site montabarnaque. Acquitté. Un troisième traite un policier d'hostie de baveux. Acquitté. Pourquoi? Parce que celui-là, ce policier aussi, avait fait preuve de comportement arrogant. Un autre a dit, gros fendant, sans s'adresser directement au policier, coupable. 4 situations, 4 verdicts différents. Il faut donc constater que c'est un levier imparfait qui congestionne nos tribunaux et qui a un coût non négligeable pour les contribuables. La deuxième, il donne le pouvoir à celui qui est visé. On donne un pouvoir de plus à ceux dont on devrait encadrer les pouvoirs. Un policier peut arrêter, détenir, menotter, employer la force. Un citoyen n'a aucun de ces pouvoirs en retour. Plus on détient de pouvoirs sur les autres, plus on devrait exiger de la retenue. Je ne dis pas que les policiers vont abuser de ce pouvoir, mais on ne conçoit pas un règlement en comptant sur la bonne volonté. Il faut aussi évaluer les risques. Le troisième, il arrive au pire moment pour la confiance avec la crise du PDQ 39. Le 21 août, dans la même foulée, la mairesse a annoncé les caméras corporelles d'ici la prochaine année. Les caméras viendront plus tard. Le règlement, on nous demande de le voter aujourd'hui. Autrement dit, on adopte d'abord l'outil qui punit la parole citoyenne et on attendra ensuite celui qui pourrait montrer ce qui se passe vraiment passé ou dit. Je vais vous épargner le débat des caméras corporelles pour aujourd'hui. Alors, qu'est-ce qu'on aurait pu faire pour mieux protéger nos employés? Il aurait fallu commencer par le début, un diagnostic. Le 263%, c'est 263% de quoi? Des menaces, de l'incivilité, des gestes déjà criminels? Il aurait fallu consulter les employés, les syndicats, les citoyens, les organismes compétents et la Commission de la sécurité publique. Il aurait fallu se demander si les outils qu'on a déjà à notre disposition, est-ce qu'on les utilise à notre plein potentiel? Le Code criminel, nos obligations d'employeurs, nos protocoles, avant de créer quelque chose de nouveau. Et si au bout de tout ça, un texte s'imposait, il aurait fallu des définitions claires, un cadre et des balises. Quand un règlement demande autant de garde-fous pour ne pas déraper, c'est peut-être qu'on n'a pas le bon outil. Ce que je demande aujourd'hui, ce n'est pas de ne rien faire, c'est de bien faire. Et bien faire, c'est d'abord se demander si ce règlement protégera réellement nos employés. Pour ma part, en toute sincérité, je ne crois pas que le civisme s'apprend à coups de contraventions. Je vous invite donc à ne pas adopter ce règlement et plutôt à ouvrir à une vraie discussion avec les employés, avec les citoyens, avec la CSP. Et seulement après avoir fait le travail avec rigueur, on pourra trouver des leviers à la hauteur de ceux et celles que l'on veut protéger. Merci.

Chantal Rossi ◌3:21:24

Madame Martine Musau-Muele.

Martine Musau Muele3:21:30

Madame la présidente, juste avant que j'aille sur le point 8042-04, sur ce même point, je me permettais de réitérer un irritant que j'avais mentionné au dernier conseil. Je remarque que dans plusieurs dossiers décisionnels, il manque de l'information et ce dossier-ci en fait pas exception. Donc, je vous en conjure, je m'adresse ici à l'administration, aux responsables des dossiers, s'il vous plaît, assurez-vous qu'on peut savoir les chiffres, les rapports, les données qui permettent aux membres du conseil de prendre des décisions éclairées. Ici, je demande une réponse écrite, s'il vous plaît. On nous mentionne dans des très, très générique à la rubrique 84.04 qu'il y aurait une augmentation de 263% des incivilités, comme le disait très bien madame Beauvais. Pouvez-vous s'il vous plaît nous partager la source? Parce que c'est un chiffre qui est alarmant et je pense que pour être en mesure d'aller de l'avant, il faudrait qu'on sache sur quoi est-ce que ça repose. L'essentiel de la question que je veux vous poser, en fait, c'est qu'on est allé à la rencontre, bien entendu, des citoyens. Les citoyens sont venus nous voir, présenter préoccupés. Je vous passe les détails de ce qui a été couvert dans les médias. Essentiellement, c'est qu'on ne comprend pas, on ne comprend pas le raisonnement de l'administration. Donc, ma question est simple: qu'est-ce qui a amené l'administration à déterminer que ce règlement-ci correspond aujourd'hui, dans les circonstances dans lesquelles on évolue, à la solution la plus optimale? Si on pouvait avoir une réponse à cette question, ça serait fortement apprécié parce qu'on est préoccupés. Et je vais vous dire pourquoi on est préoccupés. Il n'y a pas plus longtemps qu'il y a quelques mois, lorsque la première femme qui a accédé au poste de première magistrate dans plus de 300 ans d'histoire à la Ville de Montréal, lorsqu'elle a décidé de mettre des paramètres pour mettre fin à des menaces, à du harcèlement, même à des menaces de mort, à des insultes, des injures, je vous en passe de ce qu'elle a reçu comme propos, mais les gens qui sont assis à l'administration aujourd'hui même ont ridiculisé ces balises saines qu'elle a essayé de mettre sur les médias sociaux en opposant à ces balises saines le fait qu'elle brimait la liberté d'expression et le droit des citoyens d'avoir une proximité des avec les élus municipaux. Ça, c'est un élément qui se rajoute au questionnement, parce que comment les mêmes personnes qui trouvaient adéquat il y a quelques mois de se faire insulter en tant qu'élu viennent nous dire aujourd'hui qu'ils se portent en tant que défenseurs et que la seule position qui s'impose, c'est un tel règlement malgré tous les risques qui en sont inhérents. Alors, j'en soulève quelques-uns. Je vais faire pour cela un parallèle avec ce qu'on retrouve dans le dossier décisionnel, avec l'information qui nous a été mise à notre disposition. On nous dit au dossier décisionnel que l'un des enjeux qui est rencontré en ce moment par l'administration municipale et par le SPVM, c'est la variabilité des pratiques d'intervention à travers les services et les arrondissements. Ce sont des balises organisationnelles communes qu'on cherche à mettre en place et que ce règlement s'inscrirait dans une démarche qui est beaucoup plus large et dissuasive. Très bien. Est-ce qu'on peut savoir quelle est cette démarche? Il n'y a absolument aucune information au sommaire décisionnel qui permet aux élus de s'assurer que tant à la ville-centre qu'en arrondissement, on a tous les outils administratifs nécessaires pour déployer un environnement de travail qui est sain et qui est sécuritaire, au-delà des manques qu'on nous dit avoir identifiés. Le terme administratif ici est extrêmement important parce que dans le règlement, on vient nous dire que l'autorité compétente, qui serait des agents policiers, donc du corps policier du SPVM, serait ceux vers qui on se tournerait pour s'assurer du, du respect de ce règlement. On vient notamment nous dire que cette même autorité compétente, policiers, peuvent déployer des mesures administratives. Et là, c'est vraiment curieux de se dire que pour l'un des, l'une des directions qui coûte le plus cher au portefeuille du contribuable, c'est pas sur des éléments pénaux ou criminels qu'on va leur demander de leurs actions, mais sur des actions administratives que quelconque directeur aujourd'hui peut poser, quelconque gestionnaire. J'en sais quelque chose, j'ai moi-même été témoin des mesures administratives qui ont été déployées par le Bureau de la présidence pour protéger les employés qui faisaient face à des situations très difficiles, notamment en marge des périodes de questions du public. Des mesures simples, à coût sont pratiquement à zéro, comme des affiches, comme des lignes directrices claires, comme l'imposition de modes de communication. On parle même de formation. Quand vous avez mentionné ÉMIS au dernier conseil, c'est pas pour rien, c'est parce qu'il y a eu une réflexion derrière pour se dire que peut-on faire de plus avec ce que nous avons déjà pour venir sécuriser les lieux tout en s'assurant de maintenir des rapports qui se veulent cordiaux en respect des droits qui sont protégés par la Charte pour les citoyens. Alors, je vous dis franchement, on s'explique mal que la finalité qui a été retenue, c'est ce règlement. Madame Beauvais le mentionnait, il y a une crainte d'engorgement des ressources actuelles à la Cour municipale. C'est une réelle question. Quand vous savez que selon les données qui ont été reportées dans Le Devoir, en 6 ans, La Ville de Québec, sur laquelle une des villes, on nous dit, s'être inspirée pour ce règlement, qui elle a décidé d'inscrire un simple libellé dans son règlement sur la paix et l'ordre, contrairement à nous ici où on nous présente un tout nouveau règlement, mais la Ville de Québec en 6 ans, c'est plus de 11 000 amendes qui représentent une addition dans les coffres municipaux de 1,7 million. Alors la question que les citoyens nous ont posée, qui est très légitime, est-ce que c'est s'agit d'une taxe déguisée en fait? On sait que la situation financière, elle est pas facile à la Ville de Montréal. Les besoins sont grands, les moyens le sont très peu. Mais est-ce que c'est sur le dos des personnes les plus marginalisées, souvent même les personnes qui sont les moins éduquées, je passe même la question des personnes qui ont des enjeux psychosociaux, est-ce que c'est sur leur dos qu'on veut aller chercher un petit 1,7 million en ans, quand on sait très bien que ça sera pas 1,7 pour la Ville de Montréal, parce que déjà notre population est à près de 1,9 million de personnes, et on sait très bien que l'application de ce règlement ne se fera pas de la même façon sur Van Horne à Outremont qu'il se fera sur l'avenue Saint-Laurent au Plateau-Mont-Royal, et encore moins au parc Henri-Bourassa à Montréal-Nord. Est-ce qu'il y a une évaluation des risques qui a été faite à ce niveau-là pour se demander est-ce qu'il cette solution est la plus optimale dans les circonstances que Montréal vit en ce moment, où on se doit de le répéter et de le nommer. Je refuserais qu'on dise que c'est un faux amalgame ici. Il y a un bris de confiance réel, pas uniquement avec le Service de police de la Ville de Montréal, envers les élus aussi, et malheureusement, ceux qui sont les, comment on dit, dommages collatéraux de ça, ce sont la fonction publique. Donc, je vous le soulève pourquoi? Parce qu'en fait, ce qui nous a été présenté, permettez-moi de le qualifier ainsi au risque d'offenser, c'est un brouillon. Il n'est pas à la hauteur de ce à quoi on peut s'attendre lorsqu'on demande au conseil municipal de se prononcer sur un élément important qu'il y a un risque réel de brimer des droits qui sont enchâssés par la Charte des droits et libertés canadienne qui fait partie de la Constitution. Si cette démarche s'inscrit dans quelque chose de plus large, est-ce que l'administration, s'il vous plaît, serait disposée à nous expliquer quelle est cette démarche plus large et, à la limite, qu'elle nous présente les rapports, les données associées à ça? Est-ce que la formation s'inscrit cette démarche plus large? Est-ce que le soutien psychosocial adéquat s'est inscrit dans cette démarche plus large? Si oui, est-ce qu'il y a des angles morts, des manques qu'il faut venir bonifier avant de venir taxer le citoyen montréalais? Et puis, quelles sont les lignes directrices en fait qui s'appliquent, qui accompagnent cette pratique pour les policiers? Et ne me mentionnez pas les facteurs énoncés à l'article 8, parce que si vous les lisez bien, vous allez voir que l'exercice ça a été fait à l'envers. À l'alinéa 4, on vous dit par exemple qu'il y a une nécessité, avant que le policier prenne une mesure pénale, de mesurer tous les autres éléments comme les mesures prises pour protéger la santé, le bien-être et la sécurité. Permettez-moi de vous dire, en tant qu'ancienne cadre et gestionnaire, qu'ils ont fait l'exercice inverse. On met d'abord en place des mesures de sécurité, de bien-être et de santé avant de viser à judiciar. Les gens. Je vous laisse là-dessus parce que pour moi, la démonstration qui est faite par le dépôt de ce règlement aujourd'hui, elle est simple. C'est la démonstration du fait que l'administration n'a pas été en mesure de déterminer en quoi le cadre légal existant ne suffit pas pour répondre aux enjeux de harcèlement, de menace de dignité, voire— et s'il y a un manque, je pense qu'il faudrait commencer à par l'administration interne, sinon on sera au risque d'être le cordonnier mal chaussé. Merci.

Chantal Rossi ◌3:31:36

Monsieur Olivier Demers-Dubé.

Olivier Demers-Dubé ◌3:31:43

Merci, madame la présidente. Il reste bien peu de choses à dire en vrai après les savants propos de mes collègues, mais j'aimerais néanmoins rappeler que nous avons à la Ville de Montréal des outils, des instances dont l'existence même a pour but de permettre à des questions aussi délicates, sensibles et nuancées d'être réfléchies avec la société civile. Suite aux prises de parole de mes collègues, il apparaît évident que nous avons la responsabilité d'offrir un espace de réflexion qui est inclusif. Ce serait non seulement pertinent, mais j'ai envie de dire nécessaire pour assurer l'acceptabilité sociale du projet de règlement. Entendons-nous que ce règlement, s'il est adopté, impactera toutes les Montréalaises et tous les Montréalais, les groupes communautaires, les juristes, les membres de la société civile et j'en passe. Dans un contexte social déjà tendu, est-ce qu'on peut se permettre de ne pas entendre, de ne pas prendre, dis-je, le temps de consulter, de concerter même? Est-ce qu'on peut se permettre de ne pas offrir la voix à celles et ceux qui ont une expérience empirique, une expertise conséquente avant que le règlement ne soit adopté? Je pense que de poser la question, c'est y répondre. Le coût de la consultation et le temps qu'elle prendra est bien moindre que le risque de ne pas le faire. Aussi, concours de circonstances, il y a littéralement 18 minutes, l'administration a déposé la mise à jour du Plan Montréal 2030 qu'ils appellent Agir pour Montréal 2026-2030. Dans Agir pour Montréal 2026-2030, la nouvelle administration expose ses principes directeurs. Un principe directeur, c'est ce qui guide théoriquement les décisions d'une administration. Alors, madame la présidente, principe directeur numéro 1 de la nouvelle administration, et je vous le cite: les citoyennes et citoyens au cœur des décisions. Placer l'expérience et la participation citoyenne ainsi que les besoins et aspirations de la population dans toute sa diversité au cœur de la prise de décision municipale. Ce serait très difficile d'être en désaccord, qui plus est dans le contexte qui nous occupe aujourd'hui. La nouvelle administration souhaite également être une administration publique performante, on l'a très bien entendu. C'est elle qui nous dit dans son orientation 6, qui s'intitule Une administration publique performante, que pour atteindre cette orientation et comme son objectif 6.5 le stipule, l'administration souhaite renforcer la participation et l'engagement de la population à travers des commissions permanentes et des consultations publiques. Et un peu plus loin, que la participation citoyenne rendue accessible permet d'éclairer la prise de décision et renforcer la confiance avec la Ville. Je vais le répéter parce que je pense que c'est important: la confiance avec la Ville. Comme mes collègues l'ont démontré avant moi, la société civile a encore des questions et des préoccupations qui sont valide. La confiance envers le processus est plus que jamais névralgique à la question dont on traite ici. Alors, j'invite donc l'administration simplement à s'inscrire en cohérence avec leur tout nouveau plan stratégique 2026-2030 et mettre la société civile au cœur du processus avant l'adoption du règlement. N'est-ce pas là, chers collègues, le signe d'une administration performante selon vos nouveaux barèmes?

Chantal Rossi ◌3:34:54

Merci. Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada3:35:01

Merci, madame la présidente. Endroit de réplique sur le 42.04. Je veux prendre quelques minutes aujourd'hui pour expliquer pourquoi notre administration vise à adopter ce règlement. Je veux aussi répondre aux préoccupations qui ont été exprimées dans les derniers jours je les entends et j'en partage plusieurs. La liberté d'expression est un droit fondamental. Le droit de critiquer un gouvernement est fondamental. Je veux être sans équivoque: ici, il n'y a personne qui cherche à limiter la critique à l'égard de l'administration municipale. Montréal est une ville où on peut s'exprimer, son désaccord, contester les décisions, Manifester, interpeller ses représentants élus, demander des comptes aux institutions publiques, ce règlement ne change rien à ça. Nous adoptons un règlement pour protéger les personnes qui travaillent tous les jours au service des Montréalais et des Montréalaises, parce que derrière ce débat, il y a une réalité, et vous l'avez fait part tout à l'heure, et j'en conviens que certains collègues nous ont demandé de dire, rendez publics les rapports derrière le fait 263%, j'en conviens. Trouvons la façon de vous les rendre publics. Ça n'enlève pas le fait qu'ils existent et le fait qu'il y a depuis 2019 à 2025 263% d'événements déclarés, déclarés, qui touchent d'une façon disproportionnée les femmes. Qui sont souvent celles qui sont ciblées dans l'intimidation, dans le harcèlement, dans des commentaires dégradants dans l'exercice de leurs fonctions. Plus que ça, madame la présidente, en 2026, 51% des personnes qui vivaient des situations l'ont vécu de façon récurrente, répétée. Ce qui fait que plusieurs personnes dans des situations comme celles-là, qu'est-ce qu'elles ont fait, madame la présidente? Congés de maladie, impact sur leur santé psychosociale. Les services de ressources humaines constatent également qu'il y a en fait une sous-déclaration de ces incidents, qui ont des conséquences justement sur la santé au travail, parce que le sentiment de sécurité doit aussi être offert à l'ensemble des employés. Alors, la question qu'on doit se poser comme employeur, Parce que c'est ici une question, nous sommes un employeur, nous sommes l'employeur le plus, un des employeurs les plus importants ici à la Ville de Montréal. Est-ce qu'être au service public signifie devoir tout accepter? Bien sûr, la réponse est non. Une personne qui répond au 311 n'a pas à subir des comportements abusifs. Une inspectrice municipale n'a pas à se faire intimider dans l'exercice de ses fonctions. Un employé de bibliothèque, un col bleu, une personne qui travaille en comptoir de permis n'a pas à accepter des comportements simplement parce qu'elle travaille à la Ville. Et oui, on parle beaucoup des policiers, puis dans ce cas-ci, utilisons le mot policier et policière. Parce que j'ai parlé, j'ai passé beaucoup de temps avec plusieurs policières, puis ça demeure que c'est quand même un endroit, un environnement de travail où actuellement l'embauche et le recrutement de femmes pour les services de police est en déclin. Tout ça à vérité, madame la présidente. Puis je pense que c'est important parce qu'on a fait part de certains mots sur certaines situations qui sont arrivées, puis on prend beaucoup Québec, mais je voudrais rappeler à tout le monde que juste de l'autre côté de la rive, Longueuil et Laval, on dit le même règlement. On parle de Québec, mais parlons de Longueuil et Laval. J'aimerais quand même rappeler quelques mots et comportements qui ont ravivé la nécessité de ce règlement que le Service des ressources humaines à la Ville de Montréal tente de faire adopter depuis des années, madame la présidente, des années. Sale pute de merde, sale chienne, esclave, des propos misogynes dégradants qui peuvent avoir un effet direct sur le recrutement des femmes. Et nous, comme employeurs, nous avons une responsabilité de donner un cadre respectueux à l'ensemble des employés. Et oui, le respect est une valeur. Là-dessus, on est tous d'accord, puis c'est pas parce qu'on a un règlement que nécessairement ça va donner, du lendemain matin, beaucoup de civisme, on s'entend. Et lorsqu'une organisation constate une forte hausse des comportements agressifs envers son personnel, elle a la responsabilité d'encadrer ces comportements et d'agir. On parle beaucoup des policiers, mais écoutez, si vous avez une bibliothécaire qui se fait intimider dans sa bibliothèque, un cadre— ce règlement nous permettrait, par exemple, à un directeur de dire Monsieur, madame, nous allons vous interdire l'accès à la bibliothèque parce que vous ne respectez pas nos employés. Il n'y a personne qui parle d'avoir une étiquette. Est-ce qu'on peut donner à nos employés, à nos directeurs, la possibilité d'appliquer un règlement de façon respectueuse, mais d'une certaine façon qui s'applique à tout le monde de façon cohérente? Moi, j'ai entendu les procurations exprimer par les organismes quant à la mise en œuvre du règlement et à ses impacts. Je suis tellement d'accord. Il y a beaucoup, beaucoup d'enjeux qui viennent avec un règlement comme celui-là, puis tout est dans la façon dont ça va se faire. Et c'est une préoccupation que je prends vraiment au sérieux. Mais ne rien faire et ne pas agir n'est pas non plus la solution. Et ça signifie qu'être responsable dans l'application du règlement. C'est ça que ça va nous demander de faire dans les prochains mois. J'aimerais aussi rappeler que l'annonce de ce règlement s'est faite dans un contexte, un contexte dans lequel nous avons dit nous allons mettre en avant les caméras corporelles, un règlement sur les incivilités et aussi de revoir les critères d'application sur les interpellations aléatoires mandatées qu'on a mandatées, qu'on a données à la Commission de la sécurité publique. C'est un tout, madame la présidente. L'adoption du règlement qu'on fait aujourd'hui, c'est d'instaurer un règlement qui dit à la population, voilà où est-ce qu'on s'en va. Il va y avoir un guide, il va y avoir un travail qui va se faire avec l'ensemble des parties prenantes pour s'assurer justement que ça se fait de façon respectueuse, équitable, et qu'on doit travailler absolument au effets disproportionnés et ça ne sera pas acceptable. Toutefois, protéger nos employés et assurer une application du règlement vont de pair. On a la responsabilité de faire les deux, madame la présidente. Et encore une fois, je veux être très claire, ce règlement ne vise à retirer à personne le droit de critiquer la police, de contester une intervention ou d'être en désaccord avec la Ville. Ces droits demeurent pleinement protégés. Si vous avez envie de faire un droit d'honneur à un policier, faites-le. C'est pas ça que je vais vous demander de faire, mais ce que je veux dire, c'est qu'on n'est pas en train d'enlever à personne le droit d'être en désaccord. Nous disons simplement qu'il existe une limite entre contester une institution et adopter des comportements qui sont inappropriés envers les personnes qu'ils servent. Et en même temps, des milliers de femmes et d'hommes qui travaillent chaque jour pour servir les Montréalais et Montréalaises ont le droit à la protection de leur employeur, que nous sommes. Ils ont droit à leur sécurité, ils ont droit à leur dignité, ils ont droit de savoir que lorsqu'ils sont confrontés à des comportements inappropriés dans l'exercice de leurs fonctions, Mais comme employeur, on ne va pas détourner le regard. C'est cet équilibre qu'on doit rechercher et c'est le sens de ce règlement et c'est pourquoi nous allons l'appuyer, madame la présidente. Il y aura encore beaucoup de questions à se poser dans les prochaines semaines et mois par rapport à ce règlement, j'en suis bien consciente.

Chantal Rossi3:43:32

Qui décide?

Élise Tanguay3:43:34

Qui est responsable de l'appliquer? Oui, le service de police, mais encore une fois, qui sont au niveau de la direction de la Ville qui peut appliquer ces règlements? Et nous aurons dans les prochains mois à travailler avec l'ensemble des unités de la Ville pour identifier et accompagner de façon progressive par des formations, par l'éducation aussi par une vigie importante. Mais encore une fois, madame la présidente, ne rien faire comme employeur, ce n'est pas être responsable. Et cherchons la façon de faire les deux, s'assurer que nous avons une ville où nous nous respectons mutuellement puis que chaque personne est traitée avec dignité, incluant l'ensemble de nos employés à la Ville de Montréal. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi3:44:25

Madame Marie Plourde. Madame la leader de l'opposition officielle, c'est mon titre. Madame la leader de l'opposition officielle. Merci. Alors, pour l'information de la mairesse, des contraventions ont été émises pour des doigts d'honneur. Donc, ce qu'on veut dire aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de balise en tant que telle, il n'y a pas de véritable balise. Et ce qu'on nous propose, c'est de nous faire voter sur un règlement, puis après on va consulter. Moi, j'appelle ça mettre la charrue avant les bœufs. Donc, pour nous, on demande un vote nominal et on se prononce contre. Alors, on ouvre les portes, on sonne les cloches pour une minute. Vous êtes appuyés de? Madame Alnemos. Merci. On ferme les portes. Monsieur le greffier.

Greffier (appel nominal) ◌3:46:17

Madame la mairesse, Monsieur Pinard, Madame Black, Monsieur Salem, Monsieur Devaux-Guizani, Monsieur Hénault-Ratelle, Madame Rousseau-Bélanger, Monsieur De Sousa, Madame Brown, Monsieur Langevin, Madame Gagnon, Madame Moreau, Monsieur Teodoresco, Madame Valenzuela, Monsieur Beis, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville. Madame Giannou. Monsieur Roberts. Madame Théroux-Séguin. Madame El-Korbi. Monsieur Esposito. Madame Mohsen. Monsieur Miranda. Madame Varela. Monsieur Pelletier. Madame Zuniga Ramos, Madame Provost, Monsieur Péry, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà, Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McCree, Monsieur Ouellet, Madame Fournier, Madame Blanco, Madame Beauvais, Madame Hoang, Monsieur Pauset, Monsieur Lalonde, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Musau Muele, Monsieur Limoges, Madame Doyon, Monsieur McQueen, Madame Houbart, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myrand, Madame Caro Alanqui, Madame Brière, Madame Villain. Monsieur Downey, Madame Tanguay, Madame Beauregard, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini, Madame Hénault, Monsieur Baroni.

Chantal Rossi3:49:21

Pour 35, contre 24. Alors, l'article est adopté. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:49:33

Merci, madame la présidente. Ça va nous amener à la rubrique 50, ressources humaines, en 50.01, appuyé par monsieur Beis. Autoriser l'entente de prêt de services entre la Ville de Montréal et la Gendarmerie royale du Canada pour l'affectation d'un maximum de 2 ressources policières du service de police de la Ville de Montréal à l'équipe intégrée de lutte aux drogues de Sainte-Thérèse pour une durée de 3 ans à compter du 12 octobre 2026, avec une possibilité de prolongation d'une année supplémentaire, et autoriser un budget additionnel équivalent de revenus et dépenses pour 2026 ainsi qu'un ajustement à la base budgétaire pour les années subséquentes, et autoriser l'augmentation temporaire de l'effectif autorisé de 2 postes policières pour la même période.

Chantal Rossi3:50:07

Il n'y a pas d'intervention, les articles sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle ◌3:50:13

Merci. Ça va nous ramener au dossier du conseil municipal, donc à la rubrique 20, en affaires contractuelles, appuyé par monsieur Devaux-Guizani. J'ai regroupé pour fin d'étude de 20.01 jusqu'à 20.05. En 20.01, appuyé par madame Moreau, accorder un contrat en 9125 titré 561 Québec Inc. pour la fourniture et la livraison d'équipements d'éclairage pour le quartier des Spectacles, lot 1, dépense totale de 309 486,79 taxes incluses. En 20.02, appuyé par madame Brown, approuver l'entente par laquelle la Ville prête à titre gratuit au Centre de services scolaires de Montréal pour une période de 2 ans et 15 jours à compter du 17 août 2026 le lot 6 141 111 du cadastre du Québec sur la conscription foncière de Montréal, au sud de la rue Paris et au nord de la rue Bouchane, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, d'une superficie de 415,2 mètres carrés, à des fins d'installation de roulotte de chantier et de stationnement de véhicules des travailleurs dans le cadre de la construction d'une école primaire. Le montant de la subvention mobilière est de 203 230,53$ plus les taxes applicables. En 20.03, appuyé par madame Brown, autoriser une dépense additionnelle de 552 100$, taxes incluses, à titre de contingence pour les travaux de climatisation et de déshumidification sur la glace et dans les vestiaires de l'auditorium de Verdun. Dans le cadre du contrat accordé à Construction Di Paolo, autoriser le transfert de 200 000 taxes incluses des dépenses incidentes aux dépenses contingentes, majorant ainsi la dépense maximale de contrat à 8 949 867,62 taxes incluses. En 20.04, appuyé par monsieur De Sousa, accorder un contrat à CanExplore pour les services de dépistage de raccordement inversé dans la arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, secteur Pointe-aux-Trembles pour le lot 1, pour une période de 12 mois, dépenses totales de 321 925,69 taxes incluses. En 20.05, appuyé par monsieur Théodorescu, conclure des ententes-cadres avec la firme Guilvin International pour la fourniture et la livraison d'équipements d'éclairage de rue pour la Ville de Montréal pour une durée de 24 mois incluant 3 options de prolongation, montant estimé des ententes-cadres de 770 595,69 $. 56, taxe incurieuse.

Chantal Rossi3:52:17

Madame Céline-Andrée Beauregard.

Céline-Audrey Beauregard ◌3:52:21

Merci, madame la présidente. Alors, mon intervention va être en lien avec le point 20.03. Vous allez remarquer, bon, j'ai, je me suis vêtue d'une robe colorée qui rappelle les couleurs de la Victoire, chandail que je porte à l'épaule. C'est notre équipe féminine de hockey professionnel qu'on a d'ailleurs célébrée ici accueillie au printemps dernier. J'aurais pu aussi vêtir les couleurs de notre équipe de hockey locale ou celle de notre club de patinage artistique parce que c'est aussi des pratiques qui me tiennent à cœur. Donc, dans le dossier décisionnel de 20.03, c'est une bonne nouvelle, on nous confirme que le SGP va honorer ses engagements et décaisser les sommes auxquelles on a vraiment besoin pour finir les travaux de climatisation et de décontamination à l'Auditorium de Verdun. J'invite d'ailleurs les gens à venir voir ce bâtiment emblématique de notre quartier si vous n'y êtes jamais encore venus. Ces travaux-là qui devaient quand même être terminés initialement au printemps 2026. Selon moi, par contre, il va encore nous rester des devoirs à faire. Il y a une suite à ces travaux-là, une suite qui permettrait d'opérer une glace 12 mois par année parce que ce n'est pas le cas actuellement malgré les oui, mesdames et messieurs, les sommes investies importantes des dernières années. Fait que je vous fais un petit peu de contexte parce qu'il y a beaucoup de gens qui depuis soit 4 ans ou 8 ans n'étaient pas élus. Donc dans notre arrondissement, bon, nous avons ce bâtiment iconique de Montréal qui est l'Auditorium. C'est notre aréna locale, oui, mais il s'agit d'un bâtiment important historiquement où d'ailleurs Maurice Richard a joué, où les Filles de la Victoire s'entraînent, celles qui ont gagné la Coupe Walters l'année dernière, et où est-ce qu'on a le premier club de basket professionnel de Montréal, l'Alliance, qui joue, qui s'y pratique, qui pratique et qui joue ses matchs. Dans le passé, il y a eu des travaux qui ont été faits qui ont permis d'agrandir ce bâtiment-là et sa rénovation. Pour votre information, c'était un investissement majeur de quand même 42 millions de dollars. Cependant, il n'a pas été prévu que, dans le fond, on ait la capacité à ce moment-là d'offrir une glace 12 mois par année. Et on a quand même, il y a eu des décisions antérieures à notre administration locale, il y avait quand même eu une décision d'utiliser cet espace-là malgré tout 12 mois par année parce que le besoin est là. Malheureusement, cette décision-là de ne pas respecter la capacité du bâtiment a fait en sorte que ça a accéléré la désuétude de cette infrastructure. Donc, cet usage a créé des enjeux importants de moisissure, et ce, en quelques années seulement. Donc, on a dû, on a donc entrepris avec le SGP des travaux de décontamination, d'aération et de climatisation, travaux qui auraient dû, on va se le dire, être prévus initialement à la base. Mais bon, Je tiens à être claire, ici on ne réglera pas l'enjeu de ne pas opérer la glace 12 mois par année avec le dossier qui est déposé, mais on va permettre minimalement de préserver notre bâtiment et ça, c'est quand même essentiel. Dans le cadre des travaux de maintien d'actifs, le SGP a rencontré des défis, donc c'est pour ça qu'on vote ce dossier-là. C'est que malheureusement, au printemps dernier, on a dû mettre les travaux à l'arrêt. Parce qu'on a eu une situation avec du plomb. Donc, après avoir assuré au printemps dernier que les travaux seraient achevés pour la saison d'hiver, c'est moi-même qui ai rencontré les clubs de hockey, les clubs de patinage artistique, La Victoire, L'Alliance, afin de les informer des contraintes liées à des travaux. Malgré le fait que les Saint-Malgré aujourd'hui soient une bonne nouvelle, on va quand même se le dire, ils reportent notre échéancier localement des travaux qui étaient, comme on le dans le fond, qui vont prendre fin en 2027, soit un an plus tard. L'arrondissement, je veux le rappeler aussi, a aussi fait preuve d'une grande flexibilité en 2025, en 2026, afin d'honorer nos engagements, parce que ces clubs sportifs-là ont des ententes avec l'arrondissement. On a notamment dû assumer des coûts liés à l'ajout des humidifications temporaires pour protéger le bâtiment, et on a dû— qui allaient nous permettre de maintenir la glace en vie. Puis je vous le rappellerai, nos finances locales, c'est pas nécessairement L'argent ne pleut pas, donc c'est des sommes inattendues qu'on a dû affecter. On a aussi dû relocaliser nos clubs dans les arénas voisins. Je tiens à saluer Le Sud-Ouest et LaSalle pour leur collaboration. On a également absorbé les coûts qui ont été associés à cette relocalisation-là, dont la relocalisation de l'Alliance pendant les travaux. Donc, en somme, une bonne nouvelle, on honore les contrats, mais ça reste une situation très problématique qui a demandé beaucoup d'ajustements et de réaménagements. D'ailleurs, hier, dans le cadre du championnat ici à Verdun, on avait une fête du vélo pendant laquelle Manon Jutras et Jocelyn Gascon-Giroux, deux résidents et athlètes canadiens de Verdun, ont rappelé l'importance des infrastructures sportives dans le développement professionnel. Alors, mon propos, madame la présidente, malgré l'octroi de ces montants additionnels et des délais supplémentaires dont j'ai fait état, il reste encore, à mon sens, des actions et des améliorations à entreprendre si on veut concrètement offrir une glace 12 mois par année et ainsi prioriser nos jeunes sportifs, nos athlètes de renommée mondiale, dont les Joueuses de la Victoire. Donc, je voudrais savoir, profiter de ce dépôt-là pour savoir, est-ce que l'administration actuelle s'engage avec nous à plus une exploitation à l'année de la glace à l'Auditorium, sans quoi il faudra annoncer à notre communauté de hockey de tous les niveaux qu'ils devront se satisfaire à long terme d'un calendrier d'activités de 8 mois, situation d'autant plus problématique pour nos joueuses professionnelles. Et est-ce qu'on peut compter sur la responsable du dossier et les équipes du SGPI afin de préparer des communications officielles pour nos clubs afin afin de leur donner des explications, de la prévisibilité et appuyer l'arrondissement de Verdun qui, la grosse majorité du temps, subit les décisions qui sont prises à un niveau supérieur. Merci beaucoup.

Chantal Rossi3:58:39

Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌3:58:42

Merci, madame la présidente. Mon point concerne le 20.05. En fait, on s'apprête à octroyer d'importants contrats à différentes entreprises pour du matériel d'éclairage de rue. Je me demandais si la question de la pollution lumineuse avait été traitée dans le cadre de ces contrats-là. Est-ce qu'on va se doter d'équipements qui sont à la fois efficaces pour éclairer les lieux requis et quand même designés pour éviter au maximum la pollution lumineuse? Donc, je me demandais si c'était quelque chose que la Ville demandait à travers ces contrats-là.

Chantal Rossi3:59:16

Madame Christine Black.

Christine Black ◌3:59:20

Oui, madame la présidente. En fait, en droit de réplique sur le 20.03. Alors, en fait, on est très content de pouvoir octroyer ce contrat aujourd'hui. En fait, effectivement, pour l'auditorium, donc c'est un montant de tout près de 200 000, en fait, qui est ajouté pour majorer la dépense quand même du contrat à 8,9 millions. Alors, dans ce contexte-là, ben, c'est ça, on est déjà content au moins que les puissent se poursuivre, considérant les enjeux que j'ai compris qui sont relativement urgents à cause de toute l'humidité, en fait, qui est dans le système. Et pour répondre à la question à ma collègue, en fait, je dirais que les analyses se poursuivent au niveau des équipes et qu'on pourra lui revenir éventuellement.

Cathy Wong ◌4:00:01

Merci.

Chantal Rossi4:00:02

Alors, il n'y a pas d'autres interventions, les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:00:14

Merci, madame la présidente. Je vais donc regrouper pour fin d'étude 20.06 à 20.10, appuyés par mon collègue monsieur Devaux-Guizani. En 20.06, appuyé par monsieur Teodoresco, conclure des ententes-cadres avec les firmes Albert Viau Saint-Germain Égouts pour la fourniture de bornes d'incendie et de pièces d'égouts et d'aqueduc d'une durée de 12 mois, incluant 2 options de prolongation de 12 mois chacune, montant estimé des ententes de 2 016 717,71 $, taxes incluses. En 20.07, appuyé par madame Braun, approuver le projet de promesse bilatérale par lequel la Ville s'engage à acquérir de Claudio et Giorgio Maschiotta et Michelina Fiorda, et à titre personnel, à des fins de parc local, un terrain vacant d'une superficie approximative de 400 m², connu et désigné comme étant une partie du lot 1 168 071 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, adjacent à la bâtisse portant le numéro 12265 à 12295 boulevard Roland, dans l'arrondissement de Montréal-Nord, pour le prix de 500 000 plus les taxes applicables. En 20.08, appuyé par madame Brown, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à Spiranza Spire pour une durée de 16 mois, à compter du 1er octobre 2026, le local numéro 8 situé au 251A avenue des Pins-Ouest, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, d'une superficie totale de 7,15 m², à des fins de bureau pour activités de soins et d'ateliers d'ostéopathie et somatique pour un loyer total de 2537,92 excluant les taxes de vente. En 20.09, appuyé par Madame Brown, approuver le projet de bail par lequel la Ville loue à Laurie Castel, faisant affaires sous la raison sociale Ma Magie Créatrice, pour une durée de 17 mois à compter du 1er septembre 2026, le local numéro 1 situé au 251A Avenue des Pins Ouest dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal d'une superficie total de 9,47 mètres carrés à des fins de bureau et activités de soins énergétiques pour un loyer total de 3580,65$ excluant les taxes de vente. Et en 20.10, appuyé par monsieur Miranda, accorder un contrat à Georges-Olivier Faure pour la fourniture de camionnettes et de chars 6 cabines avec benne en aluminium, dépense totale de 1 563 458,10$ taxes incluses.

Christine Black ◌4:02:23

Merci, madame la présidente. En fait, au 20.07, j'aimerais faire une très courte intervention pour dire à quel point on est heureux, et je suis certaine que vous également comme présidente et mon collègue de Montréal-Nord, Youssef Hariri, de conclure enfin cette entente finalement pour un lot sur le boulevard Roland. Alors, il faut rappeler en fait que ça se trouve être la rue Pierre et Arthur Chevrier. Donc, ça se trouve être un lot, en fait, qui est devant, entre autres, l'Écoquartier et certains restaurants. Et l'idée, en fait, que nous en avons, c'est surtout d'amener du verdissement dans notre arrondissement. On sait à quel point notre canopée a besoin d'amour. Alors, dans ce contexte-là, ce sera donc une trame qui va poursuivre finalement le devant, en fait, des Fourchettes de l'espoir, qui se situe juste à côté, qui va permettre vraiment d'amener une verdure, amener des bancs, amener un autre espace public finalement dans le secteur nord-est qui en a grandement besoin. On le sait, c'est un des secteurs les plus denses à Montréal, un des plus denses au Canada, et pour lesquels des espaces comme ça peuvent faire vraiment une réelle différence en termes, on l'a souvent dit comme ça, d'acupuncture urbaine. Alors vraiment, aujourd'hui, je suis très, très contente qu'on puisse enfin s'assurer que ce terrain soit réservé pour un projet. Et d'ailleurs, on a obtenu des fonds du gouvernement du Québec avec l'entente de L'Est, justement pour réaménager ce site. Le travail est déjà bien avancé. Alors, dans ce contexte-là, les travaux vont pouvoir se compléter dans les prochains mois, espérons en début 2027 pour la suite. Alors, je salue également tout le travail des équipes qui ont mis énormément d'énergie justement pour s'assurer de faire avancer cette négociation avec le propriétaire. Alors, chose due, chose faite. Donc voilà, on pourra voir ce nouvel espace public voir le jour dans les prochains mois. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi4:04:20

Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:04:24

Merci, madame la présidente. Donc, les points sont adoptés, les points précédents sont adoptés.

Chantal Rossi4:04:29

Sont adoptés, effectivement.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:04:30

J'ai regroupé pour fin d'étude de 20.11 à 20.15, appuyés par monsieur De Vaux-Guizani. En 20.11, appuyé par madame Rousseau- Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Terrassements Multipaysages pour les travaux d'aménagement dans le parc Jarry, dépense totale de 1 396 774,32 taxes incluses. En 20.12, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser la modification de la source de financement pour les travaux de réfection des murs du passage intérieur Kirbs dans le cadre du contrat accordé à Construction de Mathieu et Bard. En 20.13, appuyé par madame Braun, conclure une entente-cadre avec Parry Ladussière et Associés pour les services professionnels en évaluation immobilière dans le cadre de l'application du règlement 17-055 concernant la contribution aux fins de parc pour une période de 24 mois, montant estimé de l'entente de 525 723,19 taxes incluses. En 20.14, appuyé par Monsieur Pinard, accordant un soutien financier totalisant 3 998 632 à différents organismes pour la période du 1er octobre 2026 au 31 décembre 2029 dans le cadre du programme Voix et Action LGBTQIA+ 2026-2029 du Service de la diversité et de l'inclusion sociale et approuver les projets de convention à cet effet. En 20.15, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, accorder un contrat à Salvex pour la réfection des terrains de basketball au Parc Jarret pour une dépense totale de 703 053,74 $, taxes incluses.

Chantal Rossi4:05:47

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌4:05:50

Merci, madame la présidente. Mon intervention sera sur le point 20.14, le financement de 4 millions aux organismes de la communauté LGBTQ2IA+. Je veux simplement saluer ces investissements de l'administration dans les 15 organismes choisis qui travaillent avec les communautés LGBTQ2IA+. Je suis très heureux, bien sûr, parce que plusieurs de ces organismes sont dans Sainte-Marie, mais j'apprécie également que le projet à l'initiative de donner une attention particulière aux organismes qui œuvrent à l'extérieur du village, parce qu'on le sait, les personnes des communautés de la diversité sexuelle et de genre qui sont dans les quartiers plus excentrés ont moins accès, ont moins facilement accès à des services de ces organismes. Les projets retenus incluent AGIR, qui travaille avec des personnes immigrantes, Interligne avec sa ligne d'écoute, Aide aux trans Québec, ASTEC, Enfants transgenres Canada, qui travaille avec les personnes trans, plusieurs autres projets très intéressants, je vous invite à lire les dossiers décisionnel pour les détails. Dans un contexte très difficile, un contexte politique qui est très difficile pour certains membres de nos communautés, c'est une très bonne nouvelle que la Ville prenne du leadership pour offrir un financement à ces organismes qui font ce travail essentiel. Je veux aussi saluer le fait que le financement offert est sur une période de 4 ans, donc pas juste une année à la fois. Ça va faciliter le travail des organismes et leur permettre de se concentrer vraiment sur leur travail, sur le terrain. Et en terminant, on va espérer que le prochain gouvernement provincial va aussi répondre présent pour financer ces organismes, idéalement à la mission, pour répondre aux besoins qui sont très grands en ce moment. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi4:07:33

Les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:07:37

Merci, madame la présidente. Donc, ça nous amène au dernier point de la rubrique 11.20.16, appuyé par monsieur Miranda, accordant un contrat à Dénigement Roux-Kip pour les services de déneigement clé en main de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal pour une période de 5 saisons hivernales, dépenses totales de 22 042 432,13 $, taxes incluses.

Chantal Rossi4:07:56

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:07:58

Ça nous amène à la rubrique 30, Administration et finances, j'ai regroupé, appuyé par monsieur Devaux-Guizani, de 30.01 à 30.05. En 30.01, appuyé par madame Rousseau- Bélanger, abrégée la résolution CM-260628. En 30.02, appuyé par monsieur De Sousa, offrir à l'arrondissement du Sud-Ouest de prendre en charge les acquisitions des terrains, les opérations cadastrales et toute aliénation, entente ou démarche requise pour la réalisation des projets afférents du complexe Turcot, conformément à l'article 85 de la Charte de la Ville de Montréal, Métropole du Québec. En 30.03, appuyé par monsieur De Sousa, autoriser le dépôt de 2 amendements, de 2 demandes, désolé, d'aide financière au ministère des Transports et de la Mobilité durable dans le cadre de l'appel à projets 27-28 du programme d'aide financière au développement des transports actifs dans les périmètres urbains pour les projets de la rue Champlain et de la rue Saint-Jacques, et de 2 autres demandes d'aide financière au programme d'aide financière aux infrastructures de transports actifs pour les projets de la rue Guy et de la rue Laurier pour l'aménagement ou le réaménagement de nouvelles voies cyclables ou de trottoirs lorsque requis. En 30.04, appuyé par monsieur DeSousa, adopter une résolution visant à autoriser l'utilisation partielle des sommes accumulées à la réserve financière eau et égouts locale destinée à combler le déficit des activités de fonctionnement jusqu'à hauteur de 2 100 000$, somme nécessaire pour permettre aux services de l'eau d'assumer les dépenses à venir d'ici la fin de l'année liées au bon déroulement des opérations. Et en 30.05, appuyée par madame Gagnon, abroger la résolution CM-250935.

Chantal Rossi4:09:21

Madame Véronique Fournier.

Véronique Fournier ◌4:09:23

Oui, je souhaite intervenir. Le point sur l'échangeur Turcot, 30.02. Donc, sur l'appui du service urbanisme mobilité pour les terrains, notamment aux abords de l'autoroute A15, ce qu'on appelle les boisés de l'A15. Je tiens simplement à réitérer l'importance de ces projets. On est en 2026, l'échangeur Turcot, c'est un dossier qui, au final, aura, je pense, mobilisé la Ville de Montréal sur pratiquement une période de 20 ans. Donc, il y a encore des ententes importantes de financement avec le ministère de la Mobilité durable, des Transports et de la Mobilité durable, et l'entente qu'on vient autoriser aujourd'hui, c'est pour faciliter notamment la catégorisation des sols, la caractérisation, pardon, des sols dans ce secteur. Vue d'aller chercher aussi, je dirais, les justes ententes entre le ministère, la cession de terrain. Bref, je vous épargne les détails. L'objectif étant qu'à terme, il y ait la requalification des abords de l'autoroute A-15, puisque l'autoroute a été décalée lors de la réfection de l'échangeur Turcot. Et je tiens à le rappeler parce que c'est une zone de Côte-Saint-Paul qui historiquement, un environnement, un cadre bâti qui a certains enjeux, plus vulnérable, une population également plus vulnérable. C'est des projets qui cheminent en termes de requalification de l'espace urbain, notamment de verdissement, et qui s'avèrent aussi une mesure compensatoire face aux bouleversements du chantier même de Turcot, mais maintenant face au fait qu'il y a une autoroute qui est abaissée de manière importante à la limite de quartiers résidentiels et de quartiers aussi qui offrent toute une série de services publics, notamment une école primaire qui est à quelques centaines de mètres de la nouvelle autoroute ABC. Donc, cette décision nous permet d'avancer, mais je tiens à rementionner, on a eu l'occasion d'échanger avec plusieurs membres aussi de l'administration, à l'importance de les engagements que la Ville de Montréal a aussi pris à l'égard de la population qui est traversée par la reconfiguration de l'échangeur Turcot et bien sûr d'aller chercher les sommes qui sont disponibles à Québec et qui font l'objet d'ententes. Donc on parle bien sûr du Boisé-de-la-Quinze, il y a une consultation publique au printemps pour présenter les nouveaux schémas d'aménagement et bien avec cette démarche on imagine que ça sera les morceaux du casse-tête à compléter pour aller de l'avant avec le financement également des nouveaux aménagements et du verdissement qui seront réalisés aux abords de la quai. Donc, premier élément, et j'en profite aussi pour rappeler l'importance de maintenir, d'aller de l'avant avec les dossiers, entre autres, de la relocalisation du clou de voirie de l'arrondissement du Sud-Ouest et du futur écocentre, qui eux aussi ont été soit déplacés dans des scénarios de transition de par le fait que l'autoroute a été décalée et qu'on a dû céder des terrains, mais également aussi il y avait à l'époque un écocentre dans l'arrondissement du Sud-Ouest, écocentre qui n'existe plus puisque l'autoroute malheureusement utilise ce terrain. Donc, ce sont des dossiers d'une importance, je dirais, capitale qui découlent de choix qui ne sont pas ceux de la Ville de Montréal, ils sont du ministère des Transports, mais qui aujourd'hui, après des années de développement avec le pédiluve Turcot, avec les sommes qui sont investies, c'est de notre responsabilité collective de les faire avancer de sorte à mitiger les conséquences pour la population, mais également aussi de s'assurer qu'on a une continuité de l'offre de services municipaux lorsqu'on parle, par exemple, du boulevardier aussi bien que de l'éco-centre qui desservira le Grand Sud-Ouest, une partie de Ville-Marie, puisqu'actuellement il n'y a que l'éco-centre de LaSalle qui est déjà à saturation. Donc, cette décision s'inscrit dans des grands chantiers qui nous demeurent à compléter en lien avec l'échangeur Turcot. On franchit un grand pas, un autre jalon aujourd'hui qu'on accepte bien sûr, et on collabore bien avec les services centraux, mais il y a des décisions aussi sur lesquelles on est en attente de retour de la part de l'administration et sur lesquelles, bien sûr, nous souhaitons collaborer, mais avoir aussi une direction claire pour la suite des mesures qui sont à implanter dans l'arrondissement du Sud-Ouest.

Cathy Wong ◌4:14:02

Merci.

Chantal Rossi4:14:06

Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌4:14:08

Merci, madame la présidente. J'interviens en 30.03. Alors, je voulais saluer le dépôt de la demande d'aide financière, notamment pour intégrer une piste cyclable sécurisée sur la rue Guy entre William et Sainte-Catherine. C'est toujours pertinent de saisir l'occasion, quand il y a des grands travaux souterrains, de revoir les aménagements en surface pour les faire correspondre aux besoins d'aujourd'hui, qui sont différents d'il y a 20, 30 ou 40 ans. Cette infrastructure cyclable était non seulement planifiée au PPU, mais longuement demandée par les citoyens. Encore la semaine dernière, on rencontrais les parents aux abords de l'école La Petite-Bourgogne et c'est quelque chose dont ils nous parlaient énormément, lien cyclable sécurisé et saillie de trottoir, autres mesures pour favoriser le déplacement sécuritaire, notamment des enfants qui fréquentent cette école-là. C'est impressionnant à quel point les gens nous en demandent, c'est ça, faut le reconnaître. Je voulais par contre mentionner que le nouveau lien sécurisé va déboucher sur une piste bidirectionnelle qui n'est pas séparée des voies pour automobiles entre Sainte-Catherine et De Maisonneuve. Il manquera alors environ seulement 100 mètres pour rejoindre en toute sécurité l'axe De Maisonneuve à partir de Sainte-Catherine, et c'est parfois ce qui fait la différence. J'invite donc l'administration à considérer la complétion du nouvel axe Guy jusqu'à De Maisonneuve pour créer un corridor entièrement sécuritaire à partir du canal, au moins jusqu'à cet axe-là qui est très achalandé. Donc, je me demande, est-ce que l'administration peut s'engager à compléter l'aménagement entre les rues Sainte-Catherine et De Maisonneuve, et ce, dans la foulée du réaménagement à venir, pour assurer une connexion sécuritaire avec la seule piste est-ouest du secteur et ainsi encore mieux connecter notre réseau cyclable?

Élise Tanguay4:15:45

Merci.

Chantal Rossi4:15:48

Merci, madame Cathy Wong.

Cathy Wong ◌4:15:54

Merci beaucoup, madame la présidente. J'aimerais aujourd'hui souligner l'adoption du point 30.03 concernant le dépôt d'une demande de financement pour le projet de l'avenue Laurier Est sur le Plateau-Mont-Royal, une demande qui est déposée au ministère des Transports et de la Mobilité durable dans le cadre de l'aide financière aux infrastructures de transport actif et qui vise à soutenir financièrement des municipalités à poursuivre un virage dans l'offre d'infrastructures de transport actif au Québec. Les piétons et les cyclistes. Pour le Plateau, bien, ce dépôt représente une étape de plus vers la réalisation du projet Laurier Est. C'est une étape concrète et surtout prometteuse. Rappelons que la Ville prévoit des travaux majeurs dès l'année prochaine, en 2027, une importante réfection des infrastructures souterraines sur Laurier Est entre Saint-Hubert et Debrébeuf. Et nous souhaitons bien sûr profiter de ces interventions pour notamment élargir les trottoirs, améliorer les déplacements à pied et aussi sécuriser les aménagements cyclables dans les deux directions. C'est exactement ce type d'intervention que le programme du ministère des Transports finance, des infrastructures qui rendent la marche et le vélo plus sécuritaires, plus confortables, plus accessibles au quotidien. Parce que sur le Plateau-Mont-Royal, l'avenue Laurier Est est une rue extrêmement importante pour le Plateau. Laurier Est, c'est à la fois une avenue commerciale, une rue de quartier, une rue où des centaines d'élèves marchent pour se rendre à l'école Laurier, un lien cyclable majeur, un parcours quotidien pour des milliers de personnes qui s'y déplacent à pied. Et donc, que de repenser l'avenue Laurier, bien, ça demande de la planification, des investissements importants. Le projet s'est construit au fil des années et l'adoption de ce point nous permet aujourd'hui de faire progresser concrètement le travail. Je veux donc remercier les équipes du Service de l'urbanisme et de la mobilité ainsi que celles de l'arrondissement du Plateau qui portent ce dossier depuis plusieurs années parce qu'aujourd'hui nous franchissons une étape supplémentaire pour que le projet Laurier puisse passer de la planification à la réalisation. Merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi4:18:02

Merci. Alors, les points sont adoptés. Monsieur Laliberté. La majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:18:10

Merci, madame la présidente. Ça nous amène au dernier point de la rubrique en 30.06, appuyé par madame Brown, abréger la résolution CM-25-1145.

Chantal Rossi4:18:19

Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:18:22

Merci. Ça nous amène à la rubrique 41, avis de motion et dépôt du projet de règlement, appuyé par mon collègue monsieur Devaux-Guizani qui est ici dans la salle. Je vais regrouper pour fin d'étude de 41.01 à 41.05. En 41.01, 41.02, appuyé par madame Braun, avis de motion et dépôt du règlement sur la fermeture d'une ruelle située au nord-est de la 18e Avenue entre la rue Ontario Est et la rue de Montigny dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles aux fins de transfert au propriétaire riverain. En 41.02, appuyé par monsieur De Sousa, avis de motion et dépôt du règlement modifiant le règlement identifiant les réseaux de voirie artérielle et locale. En 41.03, appuyé par madame Gagnon, avis de motion et dépôt du règlement établissant le programme d'aide aux entreprises d'un pôle de vitalité nocturne. En 41.04, appuyée par madame Rousseau-Bélanger, avis de motion et dépôt du règlement autorisant la transformation et l'occupation d'une partie du bâtiment situé au 7701 boulevard Mauricie aux fins de l'exercice de l'usage lieu de retour, en vue de permettre l'établissement et le maintien des installations requises pour assurer le retour de contenants consignés en vertu de l'article 53.31.0.3 de la Loi sur la qualité de l'environnement. Et en 41.05, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, avis de motion et dépôt de règlement autorisant la transformation et l'occupation d'une partie du bâtiment situé au 12455 rue Sherbrooke Est aux fins de l'exercice de l'usage lieu de retour en vue de permettre l'établissement et le maintien des installations requises pour assurer le retour de conteneurs consignés en vertu de l'article 53.31.0.3 de la Loi sur la qualité de l'environnement.

Chantal Rossi4:19:47

Il n'y a pas d'intervention, les points sont adoptés.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:19:49

Merci. À la rubrique 42, adoption de règlement appuyé par monsieur Devaux-Guizani. Je vous pour fin d'études de 42.01 à 42.05. En 42.01, appuyé par madame Bronde, adoption du règlement sur la fermeture d'une ruelle située au sud-ouest de la 14e Avenue entre la rue de Montigny et la rue Sainte-Catherine Est dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles aux fins de transfert au propriétaire riverain. En 42.02, appuyé par monsieur De Sousa, adoption du règlement autorisant un emprunt de 951 millions pour le financement des travaux prévus au programme de renouvellement des réseaux secondaire d'Aqueduc et d'égouts. En 42.03, appuyé par madame Moreau, adoption du règlement modifiant le règlement sur le Conseil du patrimoine de Montréal, adoption du règlement modifiant le règlement sur le comité Jacques-Vigée et adoption du règlement modifiant le règlement sur le comité consultatif en reconnaissance. En 42.04, appuyé par monsieur De Sousa, adoption du règlement modifiant le règlement sur la subvention à la modification du raccordement du service électrique de certains bâtiments. Et en 42.05, appuyé par madame Braun, adoption du règlement modifiant le règlement intérieur de la Ville sur la délégation de pouvoirs du conseil de la Ville au conseil d'arrondissement.

Chantal Rossi4:20:50

Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay4:20:53

Merci, madame la présidente. J'interviens sur le point 42.05. Donc, on assiste aujourd'hui à l'étape finale du rapatriement de la brigade Airbnb qui était précédemment au Plateau et qui se retrouvera sur, ben, avec le service de concertation des arrondissements dans Ville-Marie dorénavant. On n'a toujours pas vraiment compris les raisons derrière tout ça. Ceci dit, je tenais à me lever aujourd'hui parce que depuis 6 jours, il est interdit de mettre sa résidence principale à louer sur les plateformes de location court terme. Pourtant, moi, je vois des publicités énormément sur mes réseaux sociaux. Je suis très inquiétée par ça. Par ailleurs, j'espère que ce rebrassage des structures-là, d'une part, n'est pas l'occasion pour venir amputer le règlement précédent de tout son mordant et de sa volonté à agir contre les locations illégales. J'espère aussi que ce rebrassage de structures, dont il n'est pas certain qu'il était nécessaire, n'envoie pas le signal qu'aujourd'hui il y a une déstructuration sur le terrain et puis que les agents sont bel et bien à pied d'œuvre en cette période où on vient de commencer la période où c'est complètement interdit de louer sa résidence principale. J'espère que les inspecteurs peuvent faire leur travail avec tous les outils nécessaires malgré tout ce brassage-là. Je rappelle que même encore en fin de semaine, il y avait un article dans De Gazette qui nous rappelait que selon un sondage récent de la SCHL, il y a 8,4% des appartements qui ont été construits entre 2022 et 2025 qui ne sont pas loués, qui sont encore vacants. Malgré les hausses fulgurantes sur le marché locatif observées dans les dernières années à Montréal, c'est encore plus payant pour les propriétaires de louer leur appartement une fin de semaine à la fois que de le louer à des locataires montréalais toute l'année. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi4:22:46

Madame Caroline Braun.

Élise Tanguay4:22:50

Oui, en droit de réplique. Merci beaucoup, madame la présidente. Les raisons du rapatriement, elles sont super simples, c'est juste de ramener les à l'endroit où il y avait le plus de plaintes à Montréal. Et puis j'invite mes confrères qu'on sache, si vous avez des preuves à l'effet qu'il y a des habitations, des adresses qui ne sont pas conformes et qui respectent pas la réglementation, s'il vous plaît, prenez le temps de les rentrer au 311.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌4:23:11

Merci beaucoup.

Chantal Rossi4:23:14

Merci. Alors les points sont adoptés. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:23:20

Merci, madame la présidente. Appuyé par monsieur Devaux-Guizani, j'ai rubriqué pour fin d'étude les deux derniers points de la rubrique, 42.06 et 42.07. En 42.06, appuyé par monsieur De Sousa, adoption du règlement modifiant le règlement relatif au stationnement des véhicules en libre-service et adoption du règlement modifiant le règlement sur les tarifs. Et en 42.07, appuyé par madame Rousseau-Bélanger, adoption du règlement autorisant un emprunt de 46 375 000 afin de financer la réalisation du plan de la forêt urbaine.

Chantal Rossi4:23:46

Madame Catherine Houbart.

Catherine Houbart ◌4:23:49

Oui, madame la présidente. Montréal vient tout juste de se doter d'une nouvelle planification stratégique qui parle d'accroître la canopée. On sait pas encore de combien, mais c'est ça qui est mentionné. J'ai comparé le présent règlement d'emprunt au dernier et le montant est significativement plus bas. On parle de 40% de diminution. On passe de 76 millions empruntés à 46 millions pour une même période, c'est-à-dire 3 années financières. On voit que le montant pour les interventions de lutte à la grêle du frêne est réduit de moitié, même chose pour la forêt urbaine et pour les subventions octroyées aux propriétaires de frênes. Peut-être que c'est parce que l'épidémie de la grêle du frêne se calme enfin, mais on remarque aussi que pour les efforts de planification et de réalisation des plantations, c'est le premier, la première ligne dans le tableau dans le sommaire décisionnel, les dépenses sont chiffrées à 23 millions plutôt que 40. C'est une coupure de près de moitié sans prendre en compte l'inflation depuis 2023. Donc, cette diminution d'investissement est dure à comprendre dans le contexte où le plan forêt urbaine progresse bien, mais pas suffisamment pour baisser le rythme. Et à ce jour, les arbres coûtent pas moins cher qu'il y a 3 ans, malheureusement. Alors, je me demande qu'est-ce qui explique les baisses d'investissement Est-ce que l'administration peut nous dire si elle compte maintenir le cap sur les objectifs annuels de plantation d'arbres de manière à atteindre la cible de 500 000 arbres plantés d'ici 2030? Est-ce que l'administration confirme aussi que les arbres à planter seront adéquatement répartis sur le territoire, notamment pour limiter les îlots de chaleur dans les zones urbaines, et n'envisage pas uniquement des plantations de masse dans des secteurs déjà naturels? Sachant que les fonds pour déminéraliser ont aussi été été coupé, j'ai peur que ce soit malheureusement l'avenue qui soit préconisée au détriment de la santé des Montréalais. Et j'apprécierais énormément recevoir une réponse de l'administration à ma question cette fois-ci. Merci.

Chantal Rossi4:25:47

Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌4:25:51

Oui, merci beaucoup, madame la présidente. Donc, je tiens à rassurer ma collègue, on maintient le cap. Dans le fond, on est toujours en lignée pour faire la plantation de 500 mille armes. Donc, vous n'êtes pas sans savoir que le programme de forêt urbaine est assez complexe aussi. Il y a beaucoup de mécaniques comptables en arrondissement aussi avec le central. Donc, démystifier tout ça aussi fait partie des plans. Aussi, en effet, comme l'a souligné ma collègue, la grille du frein, je veux dire, continue. On continue à faire des interventions, mais plus on fait des interventions, plus le nombre d'arbres aussi atteintes de cette maladie qui a vraiment ravagé, en fait, nos forêts puis notre canopée à Montréal diminue. Donc, c'est aussi en fonction de ces évaluations-là aussi que les estimations ont été faites. Puis aussi, dans les— en fait, on a atteint le 50% de notre objectif de 500 000 arbres, justement, dans la Ville de Montréal pour la plantation. Puis ça, c'était, entre guillemets, les endroits plutôt faciles à planter, donc où il n'y avait pas nécessairement d'intervention à faire de ce côté-là. Côté-là. Donc en ce moment, il y a aussi un enjeu de disponibilité de terrain, donc c'est pour ça aussi que les prévisions sont peut-être un petit peu à la baisse, mais on reste en fait vraiment sur le cap des 500 000 arbres, puis on met tous les efforts nécessaires pour pouvoir justement assurer une canopée qui va répondre aussi à tous les enjeux de vulnérabilité sur l'île de Montréal. Les îlots de chaleur font partie en fait des critères aussi d'évaluation, puis qu'on essaie de renforcer de ce côté-là. Donc oui, on maintient le cap. Merci. Endroit de réplique.

Chantal Rossi4:27:21

Merci. Alors, les points sont adoptés. Alors, avant de, avant que vous continuiez, avant que vous continuiez, monsieur le leader de la majorité, je tiens à souligner la présence des jeunes parlementaires étudiants du Collège Jean-Eudes dans la galerie, qui sont là pour assister à nos travaux. Alors, ce sont des jeunes impliqués, comme je l'ai dit, qui sont des jeunes du Jeune Parlement, donc ils connaissent l'importance des travaux parlementaires et du dialogue. Alors, ils sont là pour assister jusqu'à 17 h 30 et ensuite, à 17 h 30, si vous souhaitez jaser avec eux, ils seront à la salle du Pain Blanc. Pour pouvoir échanger avec vous. Alors, je vous invite à aller les rencontrer à 17 h 30 dans la salle du Pain blanc et on vous remercie d'être là, d'être avec nous ce soir. Monsieur le leader de majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:28:31

Merci, madame la présidente, et je salue moi aussi nos invités. Sachez que je suis leader et je suis moi-même un ancien U10, donc vous voyez que ça peut vous mener à différents endroits et peut-être même au sein de notre conseil. Madame la présidente, je vais reprendre avec la rubrique 44, rapport de consultation publique, adoption du règlement d'urbanisme. En 44.01, appuyé par madame Braun, adopter sans changement, en vertu de l'article 145.45 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, une résolution autorisant la construction d'un bâtiment mixte comportant 10 étages situé à l'intersection des rues Jean-Talon Est et Buis, dans l'arrondissement de Saint-Léonard, sur les lots numéro 1 124 222 et 1 122 000. 1578 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, dans les zones CM-2320 et H-1910.

Chantal Rossi4:29:16

Madame Élise Tanguay.

Élise Tanguay4:29:18

Merci, madame la présidente. Donc, j'interviens sur ce dossier à titre notamment de responsable de l'urbanisme, évidemment de l'habitation, au sein de l'opposition officielle. J'ai deux familles de préoccupations sur ce dossier-là. C'est un dossier où on en a parlé plus tôt aujourd'hui, il y aura utilisation des superpouvoirs, c'est-à-dire un pouvoir qui permet non seulement de faire fi de l'ensemble de nos règlements municipaux en matière d'urbanisme, mais également de saper toute possibilité de contestation citoyenne de la part des résidents limitrophes de ce projet-là. Il s'agit d'un bâtiment de 10 étages à l'intersection des rues Jean-Talon Est et Buis. C'est un projet donc de 124 logements. Au niveau du plan d'urbanisme, on va venir déroger à 2 dispositions du document complémentaire, c'est-à-dire qui est, je le rappelle, du document complémentaire du plan d'urbanisme et de mobilité qui vient tout juste d'être adopté. 2 dispositions qui vont comme suit: 10.1.4 concernant le nombre maximal de cases de stationnement permis par logement, soit de 0,5 case par logement, et la disposition 10.2.1 sur l'emplacement des aires de stationnement pour une nouvelle construction, soit qu'elles doivent être situées, pardon, en sous-sol. Donc ici, comme je le disais, ce bâtiment qui permettra d'accueillir 124 logements comprendra 150 stationnements. On est ici à un jet de pierre de la future station de la ligne bleue qui est en train d'être construite. On est devant un stationnement qui sera de 4 91 places à l'extérieur, une mer de stationnement. Il y a plusieurs arguments qui sont évoqués pour justifier l'absolue nécessité d'avoir autant de stationnement à cet endroit-là. D'abord, on nous parle de l'élimination de près de 70 places disponibles sur le domaine public en raison de l'aménagement du REV Jean-Talon Ouest. Laisserai mon collègue Chris McCray vous en parler davantage, mais il y a aussi l'évocation du fait que le bâtiment sera livré en 2027 et que ce sera au moins 4 années avant l'ouverture officielle de l'édicule de métro le plus près. Donc, un métro où on investit des milliards pour pouvoir offrir une solution de mobilité à toutes les personnes qui habiteront là pour les 50-100 prochaines années. Donc, on se préoccupe des 4 premières années où de toute évidence ce sera peut-être un peu plus compliqué, mais j'ai envie de penser, madame la présidente, qu'il y a quand même d'autres options dans ce coin-là. Des autobus, un rêve très certainement. Il y a très certainement d'autres façons de se déplacer au cœur de Montréal, même si je vous avoue que je ne suis pas la plus grande connaisseuse du territoire de Saint-Léonard. Néanmoins, on est sur l'île et c'est assez central. Je vous ajoute que ce sera possible d'y aller à pied, de toute évidence, à la station une fois que ce sera installé. Concernant les aménagements de stationnement à l'extérieur, cette fois-ci, on nous dit que c'est impossible d'aménager les stationnements à l'intérieur et je cite le document qui nous a été fourni: considérant les enjeux de rentabilité du projet pour le promoteur avec l'arrivée de la redevance de l'ARTM. Moi, j'avais pas l'impression qu'on devait utiliser les superpouvoirs pour protéger la rentabilité des projets. Ce n'était pas mon sentiment. Je reconnais par ailleurs aussi, je vous disais, je ne connais pas très bien cet arrondissement-là, mais j'ai cru comprendre à travers les interventions de plusieurs citoyens et citoyennes, notamment ici sur le plancher, puis avec des questions en ligne, qu'il y a des questions de territoire très affectée par les inondations par ailleurs. Donc on vient ici construire un stationnement de surface, je comprends qu'il y aura un peu de surface semi-perméable, mais néanmoins on vient créer 91 stationnements qui viendront au lieu de, au lieu de venir faire un espace vert par exemple, ce qu'on nous indique déjà au sommaire décisionnel que c'est pas possible de construire à cet endroit-là à cause des lignes d'hydro. J'imagine que des collègues de l'autre côté nous expliqueront peut-être ça. C'était néanmoins une très belle occasion de faire un espace vert sous cet espace non constructible, de la végétation, pourquoi pas des espaces verts pour les habitants qui habiteront ces 124 logements. Ma seconde préoccupation, elle est de l'ordre de l'abordabilité des logements. À 2 endroits au sommaire décisionnel, on nous mentionne que, d'abord, le projet, il fait moins de 18 000 mètres carrés. Donc il n'est pas assujetti au règlement visant à améliorer l'offre en matière de logement social abordable et familial. Cependant, et ici je vais citer le document, cependant, motivé par la réduction du montant à débourser comme redevances en vertu du règlement concernant la redevance de transport à l'égard du prolongement de la ligne bleue du métro, le promoteur a l'intention de maximiser le nombre de logements abordables privés dans le projet visant un minimum de 20% des unités. Donc ici, on vient vouloir échapper à une redevance pour le transport en commun pour peut-être faire du logement peut-être abordable. Le projet, dans une autre occurrence dans le document, nous parle du fait que ce projet-là, il répond au PPU Jean-Talon Est. À l'objectif 4.3, c'est écrit prévoir une diversité d'offres de logements abordables et familiaux, et ce sans établir un de frontières urbaines. Encore une fois, il est mention ici de la non-obligation du promoteur qui vise néanmoins l'intégration d'au moins 20% de logements qui seront abordables dans le projet. J'aurais été rassurée si un peu plus loin, dans la section où on parle des étapes et autorisations qui sont menées en prévision de la demande de permis, on aurait pu lire quelque chose comme une entente avec le service de l'habitation pour s'assurer de l'inclusion de ces 20% de logements abordables à même le projet. Néanmoins, on a beaucoup rigolé ici sur la métaphore que j'offrais plus tôt en conseil sur le fait que ces superpouvoirs-là, ils n'ont pas été créés pour répondre à la crise des jardins communautaires. On sera rassurés ici d'apprendre que parmi les étapes et autorisations qui sont absolument requises pour que le projet puisse aller de l'avant, il y a l'entente pour l'occupation par la Ville des jardins communautaires et l'aménagement clé en main de ceux-ci par le promoteur. Nous voilà rassurés. Au niveau de l'abordabilité, j'aurais vraiment souhaité voir cette obligation-là inscrite à même le règlement également. Pour, je vous fais juste rappel la formulation, on nous indique que le promoteur vise l'intégration d'au moins 20% de logement qui seront abordables. Quand on vient à la formulation au niveau de l'obligation pour le jardin communautaire, ben là attention, des espaces dédiés à la culture potagère doivent être aménagés. Je sais pas si vous entendez la nuance, mais elle est quand même importante. J'ai rien contre les jardins communautaires, mais moi je suis responsable de parler de logement. Finalement, je veux juste vous dire qu'à la lecture de ce sommaire décisionnel-là, Je ne suis pas du tout convaincue que l'utilisation des superpouvoirs pour s'attaquer à la crise du logement soit ici utilisée en démontrant le sérieux que les responsabilités que ça demande exigent. Merci.

Chantal Rossi4:36:54

Monsieur Christopher McCray.

Christopher McCray ◌4:36:58

Merci, madame la présidente. Comme ma collègue l'a mentionné, le dossier décisionnel pour ce projet justifie l'ajout d'un stationnement de surface public par le fait que des cases disponibles sur la rue Jean-Talon seront retirées pour y aménager un axe du réseau express vélo. Vous ne serez pas surpris que je suis très heureux d'apprendre que cet axe du REV va de l'avant. Une première phase de cet axe avait été aménagée entre la rue Boyer et la première avenue dans Rosemont et Ville-Marie. Saint-Michel–Parc-Extension en 2025. Mais si l'administration utilise l'arrivée du REV pour justifier les dérogations qu'on va approuver avec ce projet, est-ce qu'elle peut nous confirmer que le REV Jean-Talon est toujours bel et bien planifié au PDI? Si oui, est-ce qu'on a l'échéancier précis des prochaines phases qui vont relier les liens existants à Saint-Léonard? Et de manière plus générale, je répéterai pas tous les arguments de ma collègue, mais je J'aimerais souligner des enjeux de cohérence ici. On utilise les superpouvoirs pour déroger au plan d'urbanisme et de mobilité qui vient d'être adopté pour permettre un projet qui implique un grand stationnement de surface à 150 mètres d'une station de métro qui va venir dans les prochaines années, très prochainement. On parlait de résilience climatique tantôt dans le cadre du plan stratégique. Je vois difficilement comment déroger au PUM pour permettre un stationnement de surface encore une fois très proche d'une station de métro qui sera livrée d'ici quelques années, comment cette décision répond à cette priorité de résilience climatique. On justifie aussi cette décision en mentionnant que la station Mary Twax Early, qui serait située à moins de 150 mètres de l'immeuble, ne sera pas prête avant 4 ans. Donc, il y aura un décalage de 4 ans entre la livraison de l'immeuble et la station de métro. Donc, on va aménager un bâtiment et un stationnement qui être là pour 50, 100 ans, même plus, en fonction d'une situation qui va durer 4 ans. Ça va vraiment à l'encontre du concept même de la planification urbaine, de l'urbanisme. Donc j'espère obtenir des réponses sur le REV avec une confirmation, et ben, j'invite mes collègues à ne pas adopter la résolution telle que présentée aujourd'hui.

Greffier (appel nominal) ◌4:39:08

Merci.

Chantal Rossi4:39:12

Madame la leader de l'opposition, s'il vous plaît. Merci, madame la présidente. Alors, pour les raisons qui ont été évoquées par mes collègues McCray et Tanguay, nous allons voter contre. Alors, l'opposition vote contre le point, c'est le 4401, c'est bien ça? Est-ce qu'il y a d'autres personnes qui s'opposent au Non. Alors, l'opposition vote contre le 44.01. Monsieur le leader de la majorité.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:39:50

Merci, madame la présidente. Donc, le 44.01 est adopté.

Chantal Rossi4:39:53

Tout à fait.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:39:54

Merci, madame la présidente. Ça nous amène à la rubrique 46, toponymie et voies publiques, en 46.01, appuyé par madame Moreau, nommer passage Étienne-Côté, le passage piétonnier reliant le boulevard Descaries et la rue Ouimet au sud-est de la rue Morin et constitué du lot numéro 2190749 du cadastre du Québec, c'est Conception-Foncière de Montréal dans l'arrondissement de Saint-Laurent.

Chantal Rossi4:40:14

Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:40:16

À la rubrique 50, Ressources humaines, en 50.01, appuyé par monsieur Pinard, abonner et abréger la convention de retraite des employés syndiqués de la Communauté urbaine de Montréal.

Chantal Rossi4:40:25

Il n'y a pas d'intervention, le point est adopté.

Julien Hénault-Ratelle ◌4:40:27

Le point de la rubrique 51 va être appelé à 20 h 30 comme je l'ai mentionné au début de la séquence qui nous amène à la rubrique 65, motion des conseillers. Donc, je vais vous laisser céder la parole à ma collègue de l'opposition officielle.

Chantal Rossi4:40:38

Madame la leader de l'opposition officielle. Merci, madame la présidente. Alors, pour la motion sur l'OCPM, je céderai la parole à ma collègue Maeva Vilain.

Maeva Vilain ◌4:40:54

Bonsoir tout le monde. Donc, je prends aujourd'hui la parole pour souligner une très belle et importante démonstration de participation citoyenne, car au cours des dernières semaines, des milliers de citoyennes et de citoyens se sont mobilisés autour du projet de piscine en eau libre à Lachine. Dans le cadre du droit d'initiative prévu par la Charte montréalaise des droits et responsabilités, une pétition intitulée Pour le maintien du projet de piscine en eau libre tel que prévu à Lachine a été déposé auprès de l'arrondissement et a recueilli 2084 signatures avant même la date limite de dépôt. Recueillir plus de 2000 signatures en quelques semaines, ça demande du travail, de l'organisation et ça démontre un réel engagement citoyen. À une époque où l'on entend souvent que les citoyens se désintéressent de la politique, Cette mobilisation nous rappelle exactement le contraire. On entend souvent que les citoyens sont désengagés, qu'ils ne s'intéressent plus à la politique municipale. Eh bien, 2084 Montréalaises et Montréalais viennent de démontrer exactement le contraire. Ils ont pris le temps de s'informer, de s'organiser, de signer, et ils ont dépassé le seuil exigé par le droit d'initiative de Montréal. Le message est clair: les citoyens veulent participer aux décisions qui façonnent leur ville. Notre responsabilité comme élus, ce n'est pas d'en parler à leur place, c'est de les écouter. Et lorsque plus de 2000 personnes demandent à être entendues, la démocratie doit répondre présente. Je veux donc saluer les personnes qui ont porté cette initiative ainsi que les 2084 signataires. Par leurs engagements, ils nous rappellent que les outils de participation citoyenne créés par Montréal sont utiles, pertinents et bien vivants. Je tiens aussi à souligner la décision prise vendredi dernier par le conseil d'arrondissement de Lachine de confier un mandat à l'Office de consultation publique de Montréal. Je tiens aussi à souligner la décision du conseil, du comité exécutif extraordinaire de ce matin qui vient confirmer ce mandat. Grâce à ce mandat confié à l'OCPM, les avantages, les défis et les impacts du projet pourront être analysés dans un cadre rigoureux. Cette décision envoie un message important: lorsque des citoyens se mobilisent, lorsque les règles sont respectées, lorsque les seuils prévus sont atteints, nos institutions répondent présentes. C'est l'esprit du droit d'initiative. C'est une bonne nouvelle pour les citoyens de Lachine et c'est une bonne nouvelle pour la démocratie et la participation citoyenne. Je vous remercie.

Chantal Rossi4:43:44

Merci. Madame la leader de l'opposition. Oui, alors vous aurez compris qu'après les différents événements et ce qui a été présenté au comité exécutif, nous retirons la motion. On a compris. Alors la motion est retirée. Alors, il reste une motion. Toutefois, il est 17 h 26. Est-ce qu'on, je pense qu'on va aller souper et au retour, on pourra faire la dernière motion après la période de questions. Bon appétit tout le monde, on se revoit à 19 h.

Chantal Rossi6:21:10

J'invite monsieur Gustavo Trindade ou Trindeid. Bonsoir, monsieur.

Citoyen·ne ◌6:21:28

Bonsoir. Donc, je suis là ce soir. J'aimerais m'adresser à monsieur Claude Pinard et la madame la mairesse. Je ne les vois pas.

Soraya Martinez Ferrada6:21:44

Ici.

Citoyen·ne ◌6:21:45

Bonjour. En fait, je suis un petit opérateur touristique à Montréal. J'ai une formation, j'ai un bac en tourisme, une spécialisation et plus de certificats à Montréal. Et ça fait environ 3 ans que je suis dans le domaine ici et on est un peu exclu par rapport au règlement G2. Il empêche plusieurs entrepreneurs à Montréal d'aller dans les marchés parce qu'on a des formations à chaque 2 ans et des cohortes dans un institut seulement, l'Institut de tourisme et hôtellerie du Québec. On n'a pas d'un deuxième comme à Québec. Par exemple, moi, je suis un opérateur, je n'étais pas inclus dans la cohorte qui est passée. J'ai fait la formation à Québec parce que je n'ai pas un moyen d'opérer à Montréal. Avec ma compagnie. Donc on a une urgence dans ces dossiers, les règlements G2, et j'aimerais savoir, parce qu'il y a plus de 8 mois qu'on est en contact avec la préfecture, on envoie des courriels, on essaie de rencontrer ici, c'est ma deuxième fois, on a aussi des collègues qui sont venus déjà, on a créé une association de guides indépendants qui s'appelle AGI Montréal, je vous invite, agimontréal.ca, demain le site web va être en ligne. Donc, ma question c'est: est-ce qu'on peut se rencontrer en personne et dans quel jour, à quelle date et à quel horaire? Parce qu'on envoie des courriels, il semble que les gens sont—

Chantal Rossi6:23:25

La question est posée, monsieur Desjardins, on a dépassé le temps de la première question. Alors, madame Stephanie Valenzuela va vous répondre. Oui, bonjour, merci. En fait, je sais que vous êtes venu ici à plusieurs reprises.

Voix 4D6:23:39

Je réponds au nom de ma collègue Vana Nazarian qui avait pris le aussi en charge depuis le début de notre mandat. Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est que je vous entends par rapport à vos préoccupations qui sont très, très valides par rapport à la situation que vous vivez, surtout au niveau du règlement G2. Donc, une fois répondu, je vais sortir pour prendre vos coordonnées, puis on va arranger une rencontre avec vous.

Citoyen·ne ◌6:24:04

Alors, est-ce que je peux aussi entendre madame la mairesse Par rapport au règlement G2.

Chantal Rossi6:24:12

Mais là, c'est madame Valenzuela qui a répondu à votre question, alors, et elle accepte de vous rencontrer pour regarder le dossier. Monsieur Pinard va prendre la question.

Claude Pinard ◌6:24:25

La présidente, si vous permettez, on jasait tout à l'heure, vous et moi, donc je vous le dis officiellement, lorsque je suis entré en salle de conseil, j'ai discuté avec ma collègue Valenzuela pour qu'elle puisse prendre vos coordonnées. On va vous rencontrer, ça va être fait, si c'est pas cette semaine, ça va être très très début de semaine prochaine.

Citoyen·ne ◌6:24:40

Merci.

Julien Hénault-Ratelle ◌6:24:41

Merci.

Chantal Rossi6:24:42

Merci, bonne fin de soirée. Monsieur Didier Delfolie. Bonsoir monsieur.

Citoyen·ne ◌6:24:58

Bonsoir madame la présidente, bonsoir madame la mairesse, bonsoir les élus. Madame la mairesse, j'aimerais vous poser une question qui dépasse largement le dossier du parc Jarry. Montréal se veut attractive, internationale, capable d'attirer des touristes, des investissements et de grands événements. Mais à force de devoir être toujours plus attractive pour ceux qui viennent à Montréal, ne risque-t-elle pas de devenir moins désirable pour ceux qui y vivent? À quoi sert une ville attractive si elle devient de moins en moins vivable pour ses habitants? Notre ville fait face à des réalités qui ne peuvent plus être secondaires: crise du logement, itinérance, précarité, densification, îlots de chaleur, perte de biodiversité et pression croissante sur les espaces publics. Dans ce contexte, la fraîcheur, la nature, les espaces pour bouger, jouer, se rencontrer et simplement être dehors ensemble ne sont plus des agréments. Ce sont les infrastructures essentielles de santé publique et de cohésion sociale. Et ce constat n'est pas seulement porté par le milieu environnemental ou communautaire. Le monde économique lui-même l'affirme: en ville, l'air pur, la nature, la qualité des milieux de vie sont plus que jamais des actifs économiques à valoriser, à moderniser, à doter. Les grands parcs ne sont donc plus des espaces sans valeur économique que l'on pourrait considérer comme disponibles, ils contribuent à la qualité de vie, à l'attractivité résidentielle, à la santé et à la vitalité économique d'une ville. Ils constituent désormais un capital naturel et collectif dont les bénéfices profitent à tous. Un grand parc n'est donc plus un espace disponible, c'est un bien commun, un Un patrimoine vivant que nous avons la responsabilité de transmettre.

Chantal Rossi6:26:35

Votre question, s'il vous plaît.

Citoyen·ne ◌6:26:36

Pourquoi alors continuer à penser le développement avec les réflexes d'une autre époque, construire davantage, construire pour le spectacle? Ma question est simple, quelle est, Madame la Maire, quelle est votre vision de Montréal pour demain? Une ville qui cherche toujours à accroître son attractivité ou une ville qui place l'habitabilité, la santé publique, la justice sociale, l'équité territoriale et la protection de ses biens communs cœur de son développement.

Chantal Rossi6:27:02

La question est posée, monsieur. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌6:27:06

Oui, bonjour, merci beaucoup pour votre question. Donc, nous aussi, on accorde énormément d'importance, en fait, à nos espaces verts puis à nos grands parcs. J'ai eu la chance de présenter à plusieurs événements, comme le rassemblement, en fait, des amis des parcs la semaine dernière, qui valorisait justement le parc du Mont-Royal, qui célèbre cette année son 150e anniversaire. Donc, c'est une attention qu'on accorde beaucoup. On sait que ça joue un rôle vital justement pour la qualité de vie des Montréalais et des Montréalaises. C'est toujours dans cet esprit-là, en fait, qu'on prend des décisions et qu'on essaie justement de redorer nos parcs. Donc, vous n'êtes pas sans savoir qu'on a beaucoup de parcs sur l'île de Montréal, puis on essaie de tous les mettre en valeur à leur manière. Il y a d'ailleurs en ce moment une consultation publique pour le Grand Parc de l'Est, qui est un joyau dans l'est de Montréal, justement de biodiversité et par rapport aux écosystèmes de ce côté-là. Donc, en effet, on accorde une grande importance à nos parcs et ça va nous faire plaisir, en fait, de continuer à échanger sur la meilleure manière de le faire avec les groupes citoyens et citoyennes.

Chantal Rossi6:28:10

Merci. C'est une question complémentaire, monsieur le président.

Citoyen·ne ◌6:28:12

Oui, madame Sylvestre. Évidemment, vous avez vu mon chandail, moi je parle aussi, je suis ici pour parler du parc Jarry qui est le parc proche de notre proche de proximité. Madame la mairesse, lorsque l'attractivité, les grands événements ou certains intérêts économiques à courte vue entrent en conflit avec les limites au développement, êtes-vous prêt à les faire accepter?

Chantal Rossi6:28:39

Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌6:28:42

Oui, merci beaucoup pour votre question complémentaire. Donc en effet, on essaie de concilier tous les usages pour tous les usagers du parc. Donc, dans nos parcs, à l'échelle montréalaise, il y a des activités sportives qui s'y tiennent, il y a des activités de détente, des activités communautaires aussi. Il y a des fois, il y a des organismes qui tiennent des événements, des rassemblements. Donc, c'est important pour nous de bien baliser justement tous les différents usages et les différents usagers de ce côté-là, et de façon dans le respect justement de tous et chacun. Donc, tant les événements sportifs que les activités plus de détente, et de plein air sont importantes pour nous dans les parcs, et c'est dans cet esprit-là, en fait, qu'on gère tout notre parc de parcs à Montréal. Merci beaucoup.

Chantal Rossi6:29:25

Merci, bonne soirée, monsieur. Monsieur Mathieu Guibard. Bonsoir.

Citoyen·ne6:29:37

Bonsoir.

Citoyen·ne ◌6:29:39

Bonsoir, madame la mairesse, mesdames et messieurs les membres du comité municipal, du conseil municipal. Je m'appelle Mathieu Dubard, je suis président du syndicat SCFP 305 d'École Blanche de la Commission des services électriques de Montréal. Notre convention collective est échue depuis fin 2023. Après plusieurs mois de négociations, des moyens de pression, une démarche de conciliation avec le ministère du Travail, les membres de notre syndicat et le conseil d'administration de la Commission des services électriques de Montréal ont officiellement adopté, ont officiellement approuvé, excusez-moi, notre nouvelle convention collective au printemps dernier. Les deux parties directement concernées ont dit oui à une entente juste. Pourtant, depuis 4 mois, le comité exécutif de la Ville de Montréal refuse d'entériner cette entente négociée. Ce blocage accentue une crise de rétention et d'attraction du personnel sans précédent, alors que nous avons perdu une partie importante de notre expertise interne récemment. Sans nos travailleurs, ce sont des chantiers majeurs de réaménagement urbain des projets d'enfouissement des fils et le déploiement de réseaux souterrains d'énergie avec Hydro-Québec qui écoperont de retards majeurs partout sur l'île. Ma question est la suivante: comment le comité exécutif peut-il justifier l'ingérence de la Ville et le non-respect du cadre de négociations collectives alors que le conseil d'administration de la Commission des services électriques a validé et adopté l'entente et qu'attendez-vous pour entériner notre convention afin d'éviter la paralysie des infrastructures et des retards dans d'importants travaux en cours?

Citoyen·ne ◌6:31:03

Merci.

Chantal Rossi6:31:04

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌6:31:08

Merci pour votre question. Il n'y avait pas eu une ingérence. Je pense que la commission de services électriques fait partie de la Ville, dont le cadre financier que la Ville avait établi pour les négociations avec tous les employés sont encore, doit être respecté par toutes les unités pour qu'on se trouve dans le cadre financier, la capacité de payer. Donc effectivement, dans toute négociation qui a eu lieu, la validation est faite par les gestionnaires de commissaires de services électriques. Et si effectivement ils doivent retourner à la table de discussion avec les divers syndicats comme le vôtre pour s'assurer qu'ils restent dans le paramètre du cadre financier de la Ville, ils sont bienvenus de le faire.

Chantal Rossi6:31:54

Question complémentaire, monsieur Guibard.

Citoyen·ne ◌6:31:56

Merci.

Chantal Rossi6:31:58

Est-ce que vous avez une question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:31:59

Non.

Chantal Rossi6:32:00

Non. Bonne fin de soirée.

Julien Hénault-Ratelle ◌6:32:01

Merci.

Chantal Rossi6:32:03

Madame Anne Doré. Bonsoir, madame Doré. Bonsoir.

Soraya Martinez Ferrada6:32:14

Bonsoir, madame la présidente.

Chantal Rossi6:32:16

Bonsoir, madame la mairesse, monsieur le président du comité exécutif, messieurs, mesdames les élus. Alors, je suis Anne Doré et je représente les 3 3000 personnes professionnelles de la Ville de Montréal. Alors ce soir, ma question est la suivante: êtes-vous comme nous préoccupés par l'exode de l'expertise professionnelle de la Ville et quelles actions comptez-vous prendre pour retenir cette expertise?

Soraya Martinez Ferrada6:32:40

Et ma question s'adresse à madame la mairesse.

Chantal Rossi6:32:44

Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌6:32:46

Madame Doré, comme vous, oui, on c'est sûr qu'on s'inquiète qu'il y ait un exode professionnel. C'est pas seulement à la Ville de Montréal, ça peut arriver dans d'autres organisations. Je suis content de vous voir, madame Deray, ce soir, parce que je vous avais vu la dernière fois, j'ai répondu à une de vos questions au mois de juin, je vous avais invité à venir négocier avec nous, ce que vous avez fait en juillet, je pense, on essayait d'avoir une entente pour le 15 juillet. Je me permets de ramener ces points-là ici et depuis ce temps-là, on ne vous a pas revu en négociation, puis il paraît que vous allez demander un nouveau mandat à vos membres qui devrait se faire à l'automne. Nous, on attend, on veut régler avec l'ensemble des syndicats. On a annoncé une entente de principe aujourd'hui, on est en négociation, des séances intensives avec plusieurs syndicats dans les prochains mois. On aimerait beaucoup ça avoir ces conversations-là avec vous, mais ces conversations-là autour d'une table de négociation. Donc, je vous invite à venir nous voir.

Claude Pinard6:33:39

Merci.

Chantal Rossi6:33:40

Question complémentaire, madame Doré. Oui, certainement. Alors, pour poursuivre, comment allez-vous vous assurer que l'expérience des personnes qui quittent ne va pas disparaître et que les services aux citoyens ne vont pas en souffrir. Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌6:33:56

La Ville de Montréal est un employeur responsable qui offre des bonnes conditions de travail à ses employés, qui est quand même, je regarde les avantages sociaux entre autres, qui peuvent représenter jusqu'à 30-35% par-dessus le salaire. On parle de conditions avantageuses au niveau des vacances, au niveau des assurances collective, très certainement au niveau du fonds de pension qui est à prestations déterminées, donc qui quand même peut assurer les arrières pour les plus vieux jours de nos employés. Donc on est tout à fait convaincus que nous sommes un employeur attractif au niveau des conditions de travail et c'est notre contribution à faire en sorte que les gens veulent venir à la Ville. Ceci étant dit, on travaille également sur l'attractivité de la Ville comme ville, mais tout ça a un impact sur la le fait de voir les employés être fiers de travailler pour un employeur qui est très dynamique comme la Ville de Montréal. Donc, c'est ce que je vous dirais aujourd'hui, c'est que nous sommes un bon employeur, les conditions de travail sont très, très bonnes et on espère vous voir à la table très bientôt. Merci.

Chantal Rossi6:34:54

Merci beaucoup, madame Doré. Bonne fin de soirée. Monsieur Jean Duval. Bonsoir, monsieur Duval.

Citoyen·ne ◌6:35:10

Bonsoir, madame la présidente. Est-ce que je pourrais avoir, comme c'est un commentaire, aller sur les 3 minutes plutôt que—

Chantal Rossi6:35:19

Non, c'est une période de questions, c'est pas un commentaire. Alors, vous pourrez y aller avec votre préambule et votre question.

Citoyen·ne ◌6:35:30

Il y a à Montréal des scandales qu'on a connus dernièrement, que celui qui est le plus frais à la mémoire au niveau de la police, c'est le poste de quartier 39, là où on a coupé des dreads, des cheveux des citoyens, alors pour faire des trophées. Scandaleux, ça s'est jamais vu. C'est jamais vu non plus la perte d'emplois qui s'en viennent parce que ces policiers-là vont être condamnés. Maintenant, il y en a un autre scandale c'est le poste de quartier 21. Le poste de quartier 21, ici même que je suis venu faire des allégations sérieuses à l'effet que les policiers ont trafiqué une vidéo en rajoutant de la preuve puis en détruisant de la preuve pour me faire condamner, moi, à leur place. Alors, je lâcherai jamais le morceau. Regardez-moi bien, là, je suis comme un bulldog qui a un os dans sa gueule. Et ça, il faut que ça soit démontré clairement à la face de la population québécoise parce que je me présente également comme candidat indépendant dans Rosemont–Provinciale.

Chantal Rossi6:36:36

Alors, votre question, c'était quelle était votre question?

Citoyen·ne ◌6:36:38

Ma question, c'est comment se fait-il qu'après avoir demandé à la mairesse d'approcher le ministre de la Sécurité publique pour qu'il y ait une enquête sur la vidéo qui était trafiquée, et pour faire en sorte que son garde du corps puisse être condamné parce qu'il a participé à cet événement-là qui m'a fait mettre en— condamner.

Chantal Rossi6:37:02

La question est posée. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌6:37:06

Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Duval. Écoutez, on vous a souvent répondu à vos préoccupations. Il y a des instances appropriées pour mener ce genre d'allégations qui n'est pas le conseil municipal. Donc, on vous invite à faire suivre vos allégations et ce que vous affirmez auprès des instances compétentes. Puis, par la même occasion, je vous souhaite une bonne campagne électorale. Je pense qu'on est tous conscients de ce que ça demande, donc je vous souhaite une bonne campagne.

Chantal Rossi6:37:30

Est-ce que vous avez une question complémentaire, monsieur Duval?

Citoyen·ne ◌6:37:33

Oui, madame la présidente.

Chantal Rossi6:37:34

Vous avez une minute.

Citoyen·ne ◌6:37:36

Alors voici, il y a avec cette garde du corps qui a été référée par justement la Place Dupuis où il y a l'arrondissement de la mairesse et celui-ci a été par la suite embauché comme garde du corps auprès de la mairesse. Mais il y a l'autre qui se trouve être l'agent du métro constable spécial qui lui se trouve avoir participé au montage du trafiquage vidéo et tout ça s'est passé à Place Dupuis ou à Place Dupuis, la sécurité, c'est des anciens policiers du SPVM qui gèrent ça. Alors imaginez le scandale quand on dit qu'il faut enquêter, madame la mairesse. On demande, moi comme citoyen, je demande à vous de m'aider pour qu'il y ait une enquête parce que c'est un des mandats du BEI d'accepter ce genre de dossier-là qui vient mettre en trouble le système de justice québécois. Vous êtes assis sur— vous êtes assise, vous avez rien fait.

Chantal Rossi6:38:39

Et puis c'était ça la question, Monsieur Duval.

Citoyen·ne ◌6:38:43

Pourquoi vous ne référez pas le dossier comme quoi un citoyen a des allégations sérieuses au ministre de la Sécurité publique qui lui est en campagne électorale actuellement?

Chantal Rossi6:38:56

La question est posée. Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌6:38:59

Encore une fois, merci pour la question. Je référerai à nouveau vers la déontologie Puis je vous remercie de votre présence ce soir.

Chantal Rossi6:39:14

Lélio Martoni. Bonsoir.

Citoyen·ne ◌6:39:25

Bonsoir, madame la présidente, madame la mairesse. Chers conseillers, j'habite sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste à Rivière-des-Prairies. Devant ma résidence se trouve une traverse piétonne aménagée avec des bollards de béton directement devant mon entrée. Concrètement, cet aménagement complique dangereusement l'accès à ma propre résidence. Le virage est tellement serré que lorsque j'y entre ou je sors de mon entrée, je risque d'être frappé par un véhicule qui me suit ou d'endommager mon véhicule. On m'a dit que les correctifs avaient été apportés, mais le problème demeure. On se demande, le trajet et l'emplacement de cette traverse étaient réellement nécessaires? Est-ce que la Ville a étudié d'autres trajets ou emplacements qui auraient permis de sécuriser les piétons sans créer autant de problèmes pour les résidences? Et si oui, pourquoi avoir retenu précisément cet aménagement dans les résidences?

Chantal Rossi6:40:39

Monsieur Alan, monsieur Desouza.

Alan DeSousa ◌6:40:42

Merci, merci monsieur Matoni. Merci d'avoir pris le temps de venir ici au conseil et je Je parle dans le micro. Est-ce que vous m'entendez? Est-ce que vous m'entendez? Excellent. Ma question, ma réponse est dirigée vers la présidente, telle est la coutume ici au conseil. Premièrement, merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir ici pour poser votre question. C'est un dossier sur lequel je pense que les services, dans le contexte de leur lien avec la rue Maurice-Siguenç, ont jugé opportun pour essayer de trouver un effort pour sécuriser les traversées de cyclistes et piétons sur la rue qui touche Saint-Jean-Baptiste. Donc, le lieu en question a été étudié. Ils ont posé des gestes en 2022, mais suite à votre démarche que vous avez faite, ils ont réétudié le dossier. L'ombudsman est venu là-bas. Ils ont trouvé des façons dans lesquelles ils peuvent réduire le béton pour être capable de vous donner l'accès, un meilleur accès à votre entrée Chartière et en même temps sans compromettre la sécurité des cyclistes et des piétons. Donc, l'Ombudswoman de Montréal avait vérifié ça en 2024, les travaux qui étaient faits à la satisfaction de l'arrondissement et aussi au service de Vision Zéro. Ils ont trouvé que un compromis qui était réaliste mais justifiable. Et en conséquence, l'ombudsman a dit qu'elle était heureuse avec les résultats. Donc, je pense qu'aujourd'hui, en conclusion, on pense que c'est le meilleur équilibre de trouver entre l'accès à votre résidence, mais aussi de la sécurité pour ceux et celles qui prennent la route chez vous.

Citoyen·ne ◌6:42:47

Ça, ça m'amène directement à ma sous-question. Je veux surtout parler de santé. Ces bollards sont directement devant ma fenêtre de ma chambre et les équipes de déneigement et d'entretien doivent manœuvrer autour d'eux en pleine nuit. Les camions font du bruit et cognent contre les bollards. J'ai subi une opération au cœur ouvert. Mon benzin me demande de me reposer et pourtant, dans ma propre chambre, je suis réveillé par des opérations de déneigement et d'entretien liées à cet aménagement. Mais il y a aussi une autre question. Une caméra a récemment été installée à cette infrastructure. À quoi sert-elle exactement? Qu'est-ce qu'elle surveille? Quelles données sont recueillies? Et qu'est-ce que les images ont démontré jusqu'à présent? Est-ce que c'est que cette caméra filme également les résidences, les entrées privées ou les citoyens qui habitent devant? Je comprends l'importance de protéger les piétons et les cyclistes, mais la sécurité doit aussi inclure la santé, le sommeil et la vie privée des citoyens.

Chantal Rossi6:44:00

La deuxième question, monsieur.

Citoyen·ne ◌6:44:02

Pardon?

Chantal Rossi6:44:03

Votre deuxième question, il faut venir à la deuxième question.

Citoyen·ne ◌6:44:05

Est-ce que l'arrondissement, la Ville, est prête à rendre publiques les raisons de cette caméra et ses résultats? Est-ce que la Ville va réévaluer sérieusement cet aménagement en fonction de ses impacts réels?

Chantal Rossi6:44:19

Parfait, la question, on comprend la question. Monsieur De Sousa.

Alan DeSousa ◌6:44:23

Merci, merci monsieur Martoni encore pour votre question. Madame la présidente, je pense que suite à vos démarches, vous avez contacté vos élus. On a eu l'occasion de travailler étroitement avec madame Daniela, avec aussi avec votre conseiller monsieur Gouaraji. Monsieur Lapagnère aussi fait des interventions et j'ai eu le privilège de travailler avec votre maire monsieur Denis Pelletier. À leur demande et à la demande, on a voulu vérifier quel pourrait être l'usage. Est-ce que l'usage est sécuritaire? Donc la caméra qui a été mise uniquement sur la rue, on peut, on a des chiffres de combien de personnes, on a la preuve de combien de personnes ont passé par la rue, et en conséquence, on peut témoigner du fait que oui, l'usage qui était fait par les cyclistes et des piétons sont sécuritaires pour la rue en question. Maintenant, vous avez aussi posé la question vis-à-vis des enjeux de déneigement parce que vous dites que vous êtes dérangée par le bruit dans la nuit, je pense qu'à ce moment-là, je vais parler avec vos élus, monsieur Pelletier, monsieur Pagnan, madame Varela et monsieur Guaraji, pour voir qu'avec l'arrondissement, comment il peut mieux orchestrer, parce que vous êtes la personne plus affectée, mais la personne qui pourrait être une solution, pourrait être de voir par quels moyens les opérations de déneigement pourraient être faites sans vous déranger.

Chantal Rossi6:45:53

Merci, merci. Monsieur, monsieur, monsieur, monsieur Martone, merci. Jasmine Peerdam.

Citoyen·ne ◌6:46:19

On August 24th, 2026, from 4 PM onwards, citizens entering the City Hall were told to remove their keffiyeh, this Palestinian scarf, by security agents, even though citizens had been attending city council meetings wearing this scarf for more than a year. Security agents said that they had received instructions but did not provide any justification based on a regulation. They simply stated that the policy regarding symbols had changed Then the same thing happened again on August 25th. During that session, an opposition councillor spoke about this rule change in council. In response, the president first said that no religious symbols of any sort are ever allowed inside City Hall. Upon being informed by the opposition that this statement infringes on the Charter rights of citizens who are free to wear religious or other symbols to City Hall, the president then said, referring to the keffiyeh, that symbols of hate are not allowed. Bylaw 06-051 entrusts the president with maintaining order and decorum during meetings in the council chamber, but it says nothing about the entrance to the City Hall. It says nothing about asking citizens to remove items of clothing. So my question is, Madam President, who gave the security guards the instructions that keffiyehs are forbidden?

Chantal Rossi6:47:42

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌6:47:45

Merci, madame la présidente. Merci pour votre question. Je vais me permettre d'y répondre en français, si vous le permettez. Écoutez, je tiens à mentionner que ni d'un point de vue de l'administration ni du bureau de la présidence, il y a une orientation qui a été donnée par rapport aux kéfiés que certaines personnes se sont vues être retirés au dernier conseil municipal. Pour nous, c'est important d'avoir une saine participation démocratique au sein de nos instances, dont le conseil municipal, puis il faut le faire en tout respect des valeurs religieuses des personnes ou identitaires des différents citoyens qui viennent ici à l'Hôtel-de-Ville. Je pense que c'est important de faire une distinction entre symboles haineux et symboles religieux. Je pense que c'est une distinction qui est primordiale et c'est ce à quoi on souhaite que l'institution aille. Ceci étant dit, encore une fois, c'est pas une directive ni politique ni Ni du bureau de la présidence, l'instance de la sécurité de l'hôtel de ville s'autogère par rapport à cela.

Citoyen·ne ◌6:48:40

Thanks, but I'll note that one of my friends was told by a security agent on the 24th that these instructions actually did come from the office of the president. So it's important to note that a rule targeting a traditional Palestinian garment was enforced for almost a full month at the entrance to City Hall, and the council president does not know who issued it. On August 25th, though, it was you, Madam President, who described this garment as a symbol of hate. There are many symbols that I know of in the keffiyeh: the representations of trade routes, of fishing nets, and olive leaves. Nothing hateful. So my question for Madam President is: In what way is the keffiyeh a symbol of hate?

Soraya Martinez Ferrada6:49:30

Tommy.

Chantal Rossi6:49:31

Sorry.

Soraya Martinez Ferrada6:49:31

Thank you for coming tonight and ask the question. I think first of all, I want to be very clear. This has nothing to do with a directive from our administration. Nobody from our side or anybody in the council directed a direction or decision around the café. Absolutely not. I want to be very clear about that. And I will let whoever took that decision and let me see if I can push that conversation, because for me it's very important that anybody that wants to come in City Hall feels that this is the city for all and include everybody, even people from all walks of life and all walks of Religion. So I want to reassure you of that in terms of my administration.

Chantal Rossi6:50:28

Est-ce que vous êtes journaliste? Est-ce que vous avez votre? Je vais vous demander de ne pas prendre aucune captation. C'est strictement pour les journalistes de prendre une captation et je vais demander aux agents de sécurité de vérifier s'il vous plaît. Madame Gisela Jézoalé.

Citoyen·ne ◌6:51:07

Bonsoir, madame la présidente. Bonsoir tout le monde.

Chantal Rossi6:51:09

Bonsoir.

Citoyen·ne ◌6:51:11

Au point 20.53 de ce conseil-là, encore une fois, des sommes astronomiques sont octroyées à des firmes de génie-conseil pour des services professionnels. Cette fois-ci, 19 millions de dollars à la firme Artelia et Santec, et ce avec des écarts défavorables pouvant atteindre jusqu'à 23% par rapport à l'estimation de l'interne. 23%, madame la présidente, c'est quand même beaucoup. Depuis des années, nous, la CIM, alertons les dirigeants de la Ville de Montréal, incluant votre administration, ainsi que les différents services, incluant la Direction des services des infrastructures, du danger de dépendre de firmes de génie-conseil. Puis ça, sans succès. Vous continuez d'octroyer des contrats à des firmes de génie-conseil pour des services professionnels pendant que la Ville dépose de ces mêmes ressources à l'interne. Ma question: dans la situation financière précaire que traverse Montréal, comment justifier d'octroyer encore une fois 19 millions de dollars pour des services professionnels à des firmes de génie-conseil, puis ça avec un écart défavorable de 23%? Quand c'est tous Carlingtown, on peut le faire à meilleur coût puis à meilleure qualité.

Chantal Rossi6:52:37

Merci, monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌6:52:43

Vous avez vos supporters, madame Jésoie, à l'extérieur. D'ailleurs, je vous remercie d'avoir pris une pause pour le souper. Vous êtes très active sur la place Vauclin. Merci beaucoup d'être là ce soir. Écoutez, même Réponse que d'habitude je vous dirais. Je pense que ça fait partie de vos revendications à la table de négociation, le recours aux firmes externes, également le fait que les ententes sont indexées à chaque année, conversation que nous avons eue à maintes reprises. Donc, je me suis engagé tantôt auprès de vous et ainsi qu'à vos membres qui m'écoutent de l'autre côté d'accélérer les discussions avec votre groupe D'ailleurs, on a déjà prévu 3 séances de négociations intensives à la mi-octobre et j'espère bien qu'on sera capable d'en arriver à une entente à ce moment-là. Donc, merci beaucoup d'être venus ce soir.

Citoyen·ne ◌6:53:33

Merci.

Chantal Rossi6:53:34

Question complémentaire?

Citoyen·ne ◌6:53:35

Oui. Colin Platt, dans son étude d'IRIS, éclaire: 5 firmes de génie-conseil accaparent 76% de la valeur des contrats que la Ville de Montréal octroie à des films de génie-conseil. Ce ne sont pas des exceptions, mais, madame la présidente, malheureusement, c'est un système, c'est un système dans lequel la Ville est prisonnière. Quand et comment l'administration en place va-t-elle enfin agir concrètement pour réduire la dépendance de la Ville à ces films et renforcer l'expertise que Montréal possède Alain Tard.

Chantal Rossi6:54:17

Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌6:54:20

Merci beaucoup, excellent point. On est au courant de ces chiffres-là naturellement, comme on est le donneur d'ordre, et on a également à la table des conversations sur comment on peut mieux utiliser l'expertise de nos employés internes. C'est clair que la Ville de Montréal, on a du regard de comment on est en train de livrer les championnats du monde sur route, pardon. Et c'est absolument phénoménal de voir l'expertise qu'on a, que ce soit en mobilité, que ce soit en organisation d'événements, la police, les gens au service des sports, tout le monde dans le fond qui nous donne un coup de main à livrer cet événement extraordinaire. Donc c'est clair qu'on pense la même chose de la part de nos ingénieurs, puis on va continuer à avoir des conversations dans le but d'avoir un deal qui sera satisfaisant pour les deux parties. Merci beaucoup.

Chantal Rossi6:55:07

Merci, bonne fin de soirée. Madame Éliane Schofield-Lamarche.

Citoyen·ne ◌6:55:24

Oui, bonjour. Pardon. Éliane Schofield, présidente d'École Blanc. Donc, notre organisation n'a pas été consultée au sujet du règlement municipal déposé aujourd'hui. Concernant le respect des employés municipaux. Donc, malgré nos nombreuses revendications au sujet d'une meilleure prise en charge donc de la santé et sécurité et de la violence psychologique vécue par nos membres, rappelons-le, qui sont dans la première ligne au quotidien.

Citoyen·ne6:55:57

C'est pour ça que je suis ici pour m'exprimer, on m'a parlé.

Citoyen·ne ◌6:56:00

Alors, rappelons que ces réalités sont déjà encadrées par la Loi sur la santé et sécurité au travail et par plusieurs mécanismes prévus par notre convention collective Il faudrait donc peut-être mieux utiliser les outils existants avant d'en créer des nouveaux, de dédoubler les comités, parlant d'efficacité. Ma question aujourd'hui porte plutôt sur la façon dont vous parlez de vos employés municipaux. Les mots ont une incidence. Lorsqu'on parle de nous comme des dépenses d'effectifs à couper, d'un fardeau pour les contribuables, cela influence la perception des citoyens. Et là, cela influence comment, et peut avoir des conséquences sur la façon dont ils nous traitent au quotidien sur la première ligne. Pourtant, nous sommes les premières, la première ligne de proximité. Vous disiez vouloir la valoriser, mais depuis votre élection, vous coupez dans les services et les ressources qui les rendent disponibles. Le respect des employés va bien au-delà des négociations des conventions collectives. C'est un principe qu'on prêche dans l'action. Avant, pendant et après les négociations.

Chantal Rossi6:57:06

La question, s'il vous plaît, madame Lamarche.

Citoyen·ne ◌6:57:07

Ma question est donc la suivante, merci. Êtes-vous conscient que vos paroles peuvent influencer le comportement des citoyens à notre égard et qu'allez-vous concrètement faire pour contribuer à notre valorisation et notre reconnaissance?

Chantal Rossi6:57:24

Monsieur Pinard.

Claude Pinard ◌6:57:27

Merci. Monsieur Cofield, c'est sûr que oui, on est conscient de, comme dans n'importe quel sujet, que les paroles d'un élu sont reprises dans les médias, médias sociaux, un peu partout. On est très, très conscient de ça. On parle, je parle régulièrement de, je viens juste justement de le dire, de la qualité des employés qu'on a à la Ville de Montréal. Je viens d'en parler en répondant à la question précédente. Je l'ai dit encore une fois, dans la question de la négociation avec l'École bleue également, on a resservé à cet aspect-là, c'est tout à fait clair. Je ne sais pas exactement si vous voulez insinuer que nous contribuons de façon démesurée au fait que les employés municipaux pourraient être insultés de façon quelconque. Je vous rassure que ce n'est absolument pas le cas. On est là pour soutenir nos employés. Je donne un exemple sur la question de l'itinérance, on s'assure d'avoir plus de ressources dans les différentes installations municipales dans le but d'aider nos employés à faire face à des situations qui ne sont pas simples. On a formé nos cols bleus avec une brigade sociale dans le but de pouvoir les aider à affronter ces nouvelles réalités terrain. Donc, c'est clair qu'on est là. Moi, j'ai fait le circuit bleu avec les cols bleus, je rencontre tous les contremaîtres qui commencent leur travail, le premier matin qu'ils débutent leur travail, je suis là chaque fois. J'ai commencé ça il y a quelques semaines, j'en ai un autre dans quelques semaines. Donc, super important pour nous, on veut être un bon employeur puis s'assurer d'attirer des bons employés, mais de maintenir également ceux que nous avons. Donc, merci beaucoup d'être ici ce soir.

Chantal Rossi6:59:02

Question complémentaire, madame Dufour, madame Lamarche, je m'excuse.

Citoyen·ne ◌6:59:06

Dufour, c'est un beau nom aussi, on l'accepterait, pas de problème.

Chantal Rossi6:59:10

Madame Lamarche.

Citoyen·ne ◌6:59:11

Donc, merci, vous avez donné quand même 3 exemples sur l'École bleue. J'aimerais quand même rappeler que je suis la présidente Nicole Blanc, mais c'est pas grave, je comprends l'essence de votre réponse. Donc ma question est la suivante, beaucoup plus technique. Comment est-ce que vous comptez arrimer les outils prévus par la loi sur la santé et sécurité et notre convention avec votre règlement municipal? Faut quand même reconnaître qu'il y a une complémentarité de différents outils légaux. Donc je me demandais, je suis curieuse de comprendre comment vous allez arrimer tout cela.

Chantal Rossi6:59:43

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada6:59:47

Merci, madame Caulfield, de vous être présentée ce soir ici pour nous poser des questions. Ce que je vais vous dire, c'est entre autres, beaucoup de conversations entre autres que les ressources humaines ici à la Ville ont eues avec plusieurs unités de travail administratif. Je suis surprise de ce que vous me dites ce soir parce que c'est pas l'information que j'ai, d'une part. Deuxièmement, je pense que l'intention de tout le monde, c'est d'outils, non seulement les emplois, c'est pas à l'employé, chaque employé, d'imposer des lois sur la santé et sécurité qui des fois ne peuvent pas nécessairement s'appliquer sur des comportements qui ne sont pas ceux des employés, mais ceux des citoyens qui travaillent avec ou ont accès aux services. Nous, on veut s'assurer de donner le meilleur, les meilleurs outils possibles pour donner un sentiment de sécurité dans certaines situations qui sont déclarées, qui existent, qui malheureusement encore une fois aujourd'hui ont lieu dans certaines unités de travail à la Ville, qui incluent non seulement les policiers, mais oui, certaines bibliothécaires, certains agents qui mettent des étiquettes de stationnement. Il y en a plusieurs. Alors, je pense qu'on a le même objectif, vous et moi, c'est de donner le meilleur espaces de travail pour les employés et ça va me faire plaisir de travailler avec vous pour nous assurer justement qu'on peut concilier tous les outils que vous avez parce que celui qu'on vient d'adopter aujourd'hui, c'est un outil supplémentaire qui, j'espère, va donner des meilleures conditions de travail à l'ensemble des employés. Col blanc.

Chantal Rossi7:01:20

Bonne fin de soirée, madame Scofield. Madame Louise Dufour. Bonsoir, madame Dufour.

Citoyen·ne7:01:35

Bonsoir. Alors, bonjour madame la mairesse, les conseillères, les conseillers. Avant de commencer, je voudrais dire merci à ceux qui se sont présentés à notre événement le 20 septembre au parc Jarry, un très bel événement dont Elvira, conseillère de Parc-Extension, était là. C'est Sylvain Ouellet également, de François-Perrault, et monsieur Courville, si je me rappelle. Si j'en ai oublié, je m'en excuse, et d'autres élus au niveau du provincial et autres. Merci. Madame la mairesse, ça s'adresse à vous. Le Front commun pour la protection du parc Jarry a une position claire pas un pouce de plus. Pour nous, cette position signifie pas un pouce de plus de terrain accordé à Tennis Canada. Pas un pouce de plus en hauteur pour ses installations, pas d'augmentation de son emprise ou de son territoire occupé dans le parc et pas d'augmentation de l'intensité ou de la durée d'occupation du parc par Tennis Canada. Parce que préserver la vocation du parc Jarry, ce n'est pas seulement préserver une superficie de verdure, c'est aussi préserver son accès public, ses usages, son caractère multifonctionnel et l'équilibre entre les différentes activités qui s'y déroulent. Lieu de fraîcheur, on est dans une crise climatique, on l'entend souvent, de biodiversité, de sport, de détente et de rencontres, le parc Jarry constitue une infrastructure essentielle de santé publique et de qualité de vie.

Chantal Rossi7:03:08

La question, s'il vous plaît.

Citoyen·ne7:03:09

Ça s'en vient. Un parc n'est pas une réserve foncière disponible pour le futur. C'est un patrimoine collectif. Mais c'est parce que je dois juste amener quelque chose. Lors de notre rencontre du 18 août avec madame la mairesse du Fonds commun, vous avez déclaré, madame la mairesse, en parlant de Tennis Canada, moi, ce que je dis à Tennis Canada, dans ma tête à moi, je ne vois pas dans quel monde vous allez chercher du plus de parc. Vous avez également affirmé que le déménagement de la question—

Chantal Rossi7:03:38

Madame, vous avez 1 minute 30 pour Merci pour le préambule et la première question. On est rendu à 2 minutes.

Citoyen·ne7:03:43

OK, mais je vais vite, ça va répéter. Vous avez également affirmé que le déménagement de Tennis Canada du parc était absolument une option envisageable et que toute option était sur la table. Est-ce que vous pouvez aujourd'hui vous engager avec les citoyens pour qu'il n'y ait aucune augmentation de l'emprise, de la hauteur, du territoire occupé, de l'intensité ou de la durée d'occupation du parc Tennis Canada.

Soraya Martinez Ferrada7:04:08

Oui, merci, madame la présidente. Madame Dufour, quel plaisir de vous retrouver. Je dois vous dire que les années passent et votre engagement citoyen ne change pas. Je vous félicite pour votre engagement de toutes ces années pour s'assurer de la qualité de vie des citoyens, auxquels vous êtes tellement engagée comme bénévole dans toutes sortes d'activités locales. Je vous retrouve après autant d'années, je vous Je voulais prendre un petit moment pour vous dire merci. Et tout ce que vous avez dit par rapport au parc Jarry et comment on va concilier un projet qui, pour le moment, en ce moment, dans ce qu'on entend, ne nous laisse pas entrevoir une solution durable. Moi, je ne vais pas négocier la qualité de vie des citoyens dans le parc Jarry. Je vais vous le dire clairement et j'ai été très claire avec Denis Blanchet. Canada. Ils sont très au courant de ma position. On va travailler pour nous assurer, en fait, qu'on va améliorer votre qualité de vie dans le parc Jean-René. Et c'est à ça qu'on va travailler avec notamment l'équipe ici à l'administration. Et ça m'a fait plaisir de vous rencontrer, de rencontrer les gens du Front commun pour le parc Jean-René, puis l'ensemble des intervenants, parce qu'il y avait plus de gens qui étaient autour de la table. Et je vais continuer à travailler avec vous pour nous assurer qu'on encore une fois, on augmente la qualité de vie des gens autour du parc Jean-René.

Citoyen·ne ◌7:05:27

Merci.

Chantal Rossi7:05:29

Madame Dufour, très brièvement, très, très, très.

Citoyen·ne7:05:38

Je comprends là ce que vous dites, mais en même temps, ma question est très précise. Êtes-vous prête à vous engager à aucun nouvel empiètement sur le parc Jean-René, oui ou non?

Soraya Martinez Ferrada7:05:53

J'ai dit à la rencontre que c'est exactement ce que je fais, donc oui.

Chantal Rossi7:05:58

Merci, madame Dufour. Raoul Garratté.

Citoyen·ne7:06:15

Bonsoir tout le monde. Bonsoir. Le 19 septembre dernier, Pointe-aux-Trembles a manifesté pour une mobilité à la hauteur de nos ambitions. Montréal-Nord a récemment lancé une lettre ouverte dénonçant l'abandon du rêve Lacordaire. Mercredi passé a eu lieu une action manifestive dans Saint-Michel pour dénoncer l'intersection la plus dangereuse de Montréal. L'association de mobilité active dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce a organisé une manif cycliste ce dernier 28 août. Suite à des rumeurs d'un démantèlement de la piste cyclable sur Terrebonne. 500 personnes ont répondu à l'appel à vélo. Si vous tendez l'oreille, chers élus, vous allez entendre une petite musique. Dans les 4 coins de Montréal, dans des artères relevant du municipal, on souhaite plus de sécurité et d'options pour les personnes qui se déplacent autrement qu'en auto. D'ailleurs, bon nombre de ces événements ont été appuyés par des organismes communautaires comme des tables de quartier ou la CDC de Pointe-aux-Trembles notamment. Ma question est simple, qu'en pensez-vous de ces différents événements en faveur des transports collectifs et actifs sécuritaires?

Chantal Rossi7:07:18

Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌7:07:22

Merci, merci madame la présidente, merci monsieur Garotte pour votre question. Je pense que, je pense que quand les citoyens manifestent et illustrent qu'est-ce qu'ils pensent, qu'est-ce qu'ils veulent, Je pense que pour nous, comme administration, on est à l'écoute. Notre objectif est de s'assurer que les pistes cyclables, mais toute la route, est accessible et sécuritaire pour tous les utilisateurs, soit piétons, soit cyclistes, soit des gens qui prennent les transports en commun ou les gens qui prennent leur auto. Donc, je pense que chaque occasion que nous avons pour améliorer la sécurité des routes, dans tous les quatre coins de Montréal, on va y faire. Je reste convaincu, et on a eu l'occasion d'échanger, donc je pense que, j'espère que vous trouvez que je suis quelqu'un qui est parlable et qui est à l'écoute, mais chaque item va avoir un effort considérable de votre part, de notre part et de la part de la communauté de bâtir un genre d'acceptation sociale sur les solutions. Donc, je vous tends la main et j'espère qu'on aura l'occasion de travail ensemble, merci.

Chantal Rossi7:08:31

Question complémentaire Monsieur Garaté.

Citoyen·ne7:08:33

Sachez que la population est vraiment entièrement ou du moins une grande partie pour des aménagements sécuritaires, fait que la balle est dans votre camp. Le 12 septembre, le collectif Apaisant du Parc a fait son lancement sur l'avenue du Parc. On rêve à une avenue sécuritaire pour les personnes qui se baladent à pied, roulent à vélo et se déplacent en bus. Porté par l'espoir d'un réel changement avec les mots encourageants de notre mairesse, on rêve à une avenue sécuritaire. Le 12 juin dernier, la mairie a exprimé son souhait de commencer une réflexion sur cette funeste avenue. Il y a eu 13 morts ces 13 dernières années, une personne par année. 3 mois plus tard, qu'en est-il de vos réflexions et comment comptez-vous sécuriser l'avenue du Parc? Merci.

Chantal Rossi7:09:16

Monsieur Desouza.

Alan DeSousa ◌7:09:21

Merci, madame la présidente. Merci pour votre question. Je pense que vous avez entendu le mairesse haut et fort quand elle avait dit que sur l'avenue du Parc, cette administration va trouver des solutions. Je pense que malheureusement, et ça nous fait peine quand vous avez une perte de vie, et 13 vies qui ont été perdues au fil des années sont 13 vies perdues et ce n'est inacceptable. Le mairesse avait donné la commande à notre service pour voir par quels moyens on peut trouver des solutions pour rendre avenue du Parc plus sécuritaire. À date, le travail se fait, mais quelle va être la configuration ultime, je ne peux pas vous dire parce qu'encore ce n'est pas attaché. Mais ce n'est pas qu'un dossier qui a été mis de côté avec l'espoir que les gens vont oublier ça jusqu'à la prochaine décès. J'espère qu'il n'y aura pas de décès, il n'y aura pas de blessures, pendant qu'on fait cette réflexion. Mais notre objectif est de voir est-ce que Avenue du Parc est un dossier qui est complexe. Je n'ai pas besoin de vous inviter d'y aller visiter. Moi-même, j'y suis allé visiter à maintes reprises et je trouvais que oui, il y a beaucoup de besoins, des besoins souvent divergents qu'on a besoin de tenir en considération. Donc, il y aura des compromis nécessaires, mais en même temps, je reste optimiste qu'on trouvera au moins des éléments qui peuvent rendre ça plus sécuritaire pour tous les utilisateurs concernés. Merci.

Chantal Rossi7:10:51

Merci, monsieur. Bonne fin de soirée. Madame Manon Ruelle. Et madame Ruelle, avant que vous posiez votre question, j'avise que c'est la troisième question que nous avons sur le parc Jarry, ça sera donc la dernière. Je prendrai plus d'interventions après vous sur le parc Jarry. C'est pour aviser les gens à l'extérieur si jamais, d'accord?

Citoyen·ne7:11:20

Oui.

Chantal Rossi7:11:21

Merci.

Citoyen·ne7:11:21

Bonsoir, madame la présidente.

Chantal Rossi7:11:23

Bonsoir.

Citoyen·ne7:11:23

Bonsoir, madame la mairesse, et bonsoir, messieurs, mesdames les élus. Selon les autorités de santé publique, comme l'Agence de santé publique du Canada, la santé ne dépend pas seulement des soins médicaux, mais largement des conditions de vie quotidiennes. Or, les résidents des quartiers avoisinants du Parc Jarry fréquentent par milliers ce parc afin d'y pratiquer de saines habitudes de vie. Madame la mairesse, qu'est-ce qui est prioritaire pour vous? Le projet d'agrandir l'espace de Tennis Canada ou le bien-être de la population des quartiers de Villeray, Villeray et Parc-Extension. Bien sûr, les emplois et l'économie de la métropole sont très importants, on le sait, mais votre mandat premier devrait être de travailler pour la population de tous les quartiers de la ville. Ici, l'enjeu, c'est un enjeu en fait de santé publique. C'est le bien-être, la santé physique et la santé mentale des résidents des quartiers de Parc-Extension et Villeray. Pouvons-nous compter sur un appui fort et clair de votre part, madame la présidente, madame la mairesse, quant à la protection du parc Jarry dans son intégralité tel qu'il est actuellement?

Chantal Rossi7:12:46

Merci. Madame Gabrielle Rousseau-Bélanger.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌7:12:50

Oui, merci beaucoup pour votre question. Donc, je pense, comme on a eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, on reconnaît l'importance du parc Jarry et le rôle qu'il joue justement pour les habitants et résidentes du secteur. On sait que c'est un endroit où il y a beaucoup d'îlots de chaleur, puis justement le parc Jarry est un îlot de fraîcheur où on peut faire des activités tant physiques que se détendre aussi et profiter de la nature. C'est justement pour ça en fait que notre administration est vraiment dédiée à s'assurer que le parc Jarry répond aux besoins des citoyens et des citoyennes. On a d'ailleurs adopté aujourd'hui même 2 contrats pour le parc Jarry, en fait une réfection d'un terrain de basketball justement qui est en fin de vie, qui a besoin d'amour et qui est très, très, très fréquenté par les jeunes du quartier, et aussi un autre contrat qu'on a octroyé pour justement venir réparer, faire la réfection de certains sentiers dans le parc Jarry qui sont très utilisés par la population. Donc c'est des investissements de près de 2 millions de dollars en fait qui vont directement dans le parc parce qu'on sait à quel point c'est important et à quel point il faut en prendre soin. Je pense que notre administration et madame la mairesse aussi s'est prononcée à plusieurs reprises par rapport à l'importance du parc Jarry et justement dans les discussions avec Tennis Canada. Donc, je vous rassure, vous pouvez compter sur notre soutien dans toute la valorisation du parc et en fait le fait qu'il puisse servir aux citoyens et citoyennes par rapport à tous les usages qui y sont présentement. Merci beaucoup.

Chantal Rossi7:14:14

Question complémentaire, madame Il n'y en a pas, mais on va vous souhaiter une bonne fin de soirée. Et on va demander Kanita Ahmed. Bonsoir.

Citoyen·ne ◌7:14:37

I was supposed to be question number twelve, and somehow I fell off the list, but I've made my way back. On August 24th, under agenda item 80.65.01, Madame Mayor, you spoke very movingly in this chamber about the rise of antisemitism in Montréal in support of the resolution for civil peace, public safety, and social cohesion, which was adopted with the opposition voting against it. A few hours later, you had the words genocide and apartheid removed from the motion in solidarity with the Palestinian people. On the grounds that the city council is not an international court of justice. The resolution for civil peace that was passed on August 27th in the Agglomeration Council states that elected officials have a responsibility to ensure that any municipal resolution is based on verifiable facts. However, the same resolution presents a list of antisemitic incidents, amongst which are some less verifiable facts. For example, a demonstration organized by Independent Jewish Voices to protest the illegal sale of properties in occupied Palestinian territory was labeled antisemitic. Also, the McGill student encampments are referred to as illegal and as the source of rising antisemitism on campus. However, 2 judges refused to remove— order the removal of the encampment and rejected the injunction That argued that the encampments were anti-Semitic. Keeping in mind that our city council is not a court that can overturn a legal judgment, my question is: Before this motion was passed, what steps did you take to verify and validate the facts laid out in it?

Soraya Martinez Ferrada7:16:28

Merci, Madame la Présidente. I want to thank you for your question and your presence here today. I think everything that had. Say on the motion was said in the last council. I've condemned, you know, all hate situations and, and making sure that we're in a city where we respect each other. And that is the base of my comments that I made in August and still remain the same.

Citoyen·ne ◌7:16:59

I understand then that you did not conduct the required reviews and that you voted without having all of the information. Which is contradictory to the resolution itself. To use the word genocide in the Palestine motion, you demanded a court ruling that went beyond the International Court of Justice's provisional ruling and beyond the UN Commission of Inquiry that concluded genocide had occurred in September 2025. Yet on that very same day, you supported a motion, a different motion. So we're talking about something completely else. The civil peace motion, which asserts the opposite of what our courts have ruled. Madame Mayor, can you please explain this contradiction to me in the clearest possible terms, please?

Soraya Martinez Ferrada7:17:50

Madame la Présidente, je vais répondre en français avant de dire ça. On est un peu fatigués, excusez-moi de vous répondre en français. Je pense qu'on peut appuyer une motion. On a fait des amendements à la motion pour avoir une motion qui était une motion qui rassemblait le plus de gens possible ici au conseil de ville. Nous avons eu d'ailleurs une motion, bien qu'elle n'était pas la motion initiale proposée par Projet Montréal, une motion qui rallie énormément de gens au sein du conseil de ville. Nous avons eu une deuxième motion, une autre motion à l'agglomération par un maire d'une autre ville, la ville qui parlait de sa réalité à lui au niveau de la communauté juive et la communauté et la façon dont ils vivent au niveau de l'antisémitisme. Et je pense qu'on peut, dans les deux cas, appuyer une démarche dans les deux cas. Et je ne pense pas que c'est en contradiction. Au contraire, je pense que si on est capable d'avoir une vraie conversation dans cette ville sur ce que les gens vivent dans cette ville, on aura une conversation beaucoup plus rassembleuse. Soyons ici dans une ville où chacun peut se sentir respecté, et c'est ça tout le sens de notre intervention auprès des deux motions que nous avons présentées.

Chantal Rossi7:19:02

Merci, bonne fin de soirée, madame. Alors, madame Nadine Ouan-Farrage sera la dernière question que nous prendrons ce soir.

Citoyen·ne ◌7:19:21

Bonsoir.

Voix 4D7:19:22

Bonsoir. Merci. Avant de poser ma question, j'aimerais juste souligner qu'il y a exactement un an que le jeune de 15 ans Nouran Riazzi a été victime de violences policières et ce soir il y a une vigile commémorative qui a lieu à Longueuil. Alors, je vous parle en tant que Montréalaise juive. J'aimerais parler à Soraya Martinez Ferrada, qui est responsable au comité exécutif des relations internationales et intergouvernementales.

Chantal Rossi7:20:04

Allez-y, madame, posez votre question. Elle est où?

Voix 4D7:20:06

Je sais pas, j'aimerais bien. Merci. Alors, bonsoir. Lors du conseil municipal du 24 août, vous avez dit, Madame la mairesse, lorsque Montréal parle, elle doit le faire avec responsabilité. Je prends cette phrase au sérieux. Ce soir-là, votre majorité a sévèrement amendé la motion en solidarité avec la Palestine. Elle a retiré les termes apartheid et génocide ainsi que la suspension des liens institutionnels avec Israël. Et pour les remplacer, elle a écrit de sa propre main que le conseil municipal, et je cite, appuie le travail des instances judiciaires et organismes internationaux compétents chargés d'examiner les allégations de violations du droit international dans la bande de Gaza, notamment les procédures en cours devant la Cour internationale de justice. Cette phrase n'est pas celle de l'opposition, c'est la vôtre. C'est la seule chose que ce conseil dit encore sur Gaza et 54 élus l'ont votée.

Chantal Rossi7:21:06

La question, s'il vous plaît.

Voix 4D7:21:07

Or, pour appuyer, c'est un verbe d'action. La résolution adoptée le 24 août demandait d'ailleurs au gouvernement fédéral un lit de choc.

Chantal Rossi7:21:14

La question, madame, s'il vous plaît.

Voix 4D7:21:18

Ma question est: de quelle manière concrètement le conseil municipal va-t-il appuyer le travail de ces instances judiciaires? Avec quels gestes? Posés par qui ici à Montréal et selon quels échéanciers?

Chantal Rossi7:21:31

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada7:21:34

Merci de votre présence ce soir et de vos questions. Juste ramener sur les conversations et les débats qui ont eu lieu au conseil municipal du mois dernier. Les débats sont tout à fait publics, donc vous pouvez revoir les positions que j'ai prises dans le cadre du conseil. Pour ce qui est de la question de c'est quoi la suite de cette motion, cette motion est en fait publique. Elle fait appel au du Canada et qu'on puisse partager la position que le conseil de ville a prise dans le cadre de cette motion au gouvernement du Canada. Et c'est ce que ça va— c'est ce qui va être fait. C'est-à-dire, la motion, une fois adoptée, elle demande au gouvernement du Canada d'en faire davantage dans le cadre d'une résolution de conflit. Et c'est exactement ce qui va être fait suite à la motion.

Chantal Rossi7:22:21

Question complémentaire, madame. Vous avez une minute pour la question complémentaire.

Voix 4D7:22:25

Merci. Je vous pose la question car le conseil est déjà allé plus loin que ça. Le 24 février 2022, le jour même du début de la guerre Russie-Ukraine, la Ville hissait le drapeau ukrainien. Elle n'a attendu aucun tribunal. Il n'y avait alors ni mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale ni commission de l'ONU concluant à un génocide. Pour la Palestine, votre résolution cite un avis de la Cour internationale de justice. Un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale et un rapport de commission de l'ONU concluant à un génocide. Et la clause qui en tirait la conséquence a été retirée. Le 16 février dernier, vous avez fait adopter à l'unanimité une déclaration de solidarité avec l'Ukraine. Ce conseil parle donc bien de l'international. La question est de savoir pour qui. Comme mentionné, le gouvernement fédéral a annoncé son intention d'imposer des restrictions aux commerce avec les colonies israéliennes illégales. La Ville de Montréal peut aussi suivre le pas pour le faire avec ses contrats d'approvisionnement. Madame la mairesse, est-ce que la Ville de Montréal va cesser d'acheter des biens et des services provenant des colonies israéliennes, oui ou non?

Chantal Rossi7:23:43

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada7:23:46

Madame la présidente, je remercie la citoyenne pour sa question. Encore une fois, Les positions que le conseil de ville a prises ont été clairement situées dans une motion qui a été amendée et adoptée au conseil de ville, et c'est à ça que je vais me limiter, madame la présidente.

Gabrielle Rousseau-Bélanger ◌7:24:02

Merci.

Chantal Rossi7:24:03

Merci, madame. Bonne fin de soirée. Alors, c'est ce qui met fin aux questions en présentiel. Nous allons maintenant procéder aux questions qui ont été envoyées via le web. La première question nous provient de Morgane Arméniez et elle se lit comme suit. Les taxes augmentent régulièrement, mais je constate plusieurs travaux doublons qui pourraient limiter les augmentations et faire des économies si les différents départements des municipalités communiquaient entre eux. Un exemple, avant votre entrée en fonction, dans ma rue, la rue des Érables, et mon quartier, Caserne de pompiers, rue Mont-Royal, des créations de CI ont été faites sur des trottoirs fraîchement refaits et cette année, le réasphaltage de notre rue, pourtant en bon état, a eu lieu après que des ralentisseurs aient été créés, de mémoire l'an dernier. Ces travaux pourraient être regroupés et mieux coordonnés pour limiter les dépenses, la pollution sonore, la poussière dans l'air et le stress des défis à circuler chez soi durant tous les travaux. Comment pouvez-vous contribuer à exiger une meilleure communication et coordination des travaux de différents départements de la Ville? Madame Maeva Vilain.

Maeva Vilain7:25:28

Oui, bonsoir. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous faire part de vos observations sur le terrain. Tout comme vous, je suis très soucieuse de voir des chantiers bien coordonnés et de voir l'argent publics bien dépensés. Je n'ai pas la réponse exacte à votre question, mais ce que je peux vous dire à l'heure actuelle, c'est que les travaux souterrains, les travaux de sécurité routière et les travaux d'apaisement de la circulation relèvent souvent de programmes différents au niveau de la ville centre. Donc ce que je vais faire, c'est que je vais aller aux informations pour qu'on Quels travaux ont été faits à quel moment et ce qui pourrait être aidant pour moi, c'est que vous m'écriviez un courriel pour que je puisse avoir vos coordonnées et vous répondre précisément sur ce qui s'est passé pour la rue des Érables.

Chantal Rossi7:26:21

Merci. La question suivante nous provient de Julia Continelli et se lit comme suit: Block off every road which makes parking next to the impossible, then there's is parking garage everywhere, but you still have to pay a fee which is obscure. Then you provide parking signs that are nearly all mixed, mixed up with 7 different days and hours. The streets are always unable to park on. If I do want to park on the street, I have to pay a fee. Or if we're lucky, parked 25 minutes away from my destination. We pay insane amount of fees to even own a vehicle in the city, then pay taxes for the roads that are always blocked. And no, I don't want to be told the solution is to use my car less and take a metro. Drivers pay for metro cost even

Chantal Rossi ◌7:27:30

if we never use it? The service of the Metro has only gone downhill, and the prices just keep going up and up, even though you tax drivers. What solution do you have for, for us drivers who face these problems every day? Or do we only care about adding bike path, which 6 months out of the year they are unable to be used because of winter. Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌7:28:07

Thank you, Madam President, and thank you, Ms. Continelli, for your question. I hear you loud and clear, and your sense of frustration is palpable. I might say that when people like you feel frustrated, we understand. And clearly, the solution is to find ways in which we can make sure that you, as a driver, can have the best possible way of getting where you want to, using whatever mode of transport you want to. If it's a car, but if it's public transit, biking, or even as a pedestrian. We have worked hard, as you know, over the last year to try and improve traffic congestion. We realize traffic congestion is a major burden for people like you, but also for business, for people who are trying to get to work. And so we've tried hard to make sure we can alleviate public congestion through proper signage, through work that my colleague Alexandre, Alexandre, who's— Teodorescu is here, to make sure that the downtown core and other cores are free, so our work sites are causing the least amount of blockage of traffic as possible. Our objective is to make sure that wherever possible, you are able to get to where you want, but find the right balance for drivers and for anyone else who's using the road, whether it's for family, work, or leisure activities. So, all to say that it's something we will continue to work on, but if you have any constructive suggestions, I'd be more than happy To hear them, and we'll look forward to hearing from you. Thank you.

Chantal Rossi ◌7:29:49

Merci. La prochaine question nous vient de Fatma Sadala et celui comme suit: Vos ingénieurs de la Ville de Montréal détiennent une expertise essentielle dans plusieurs domaines d'expertise sensibles, notamment l'environnement, la gestion de l'eau, les infrastructures et la transition écologique. Quelles mesures concrètes la Ville compte mettre en place pour assurer l'attraction la rétention et la stabilité de ses équipes d'ingénieurs, notamment en matière de reconnaissance, de cheminement de carrière, de formation et surtout de charge de travail et de conditions globalement concurrentielles? Claude Pinard.

Claude Pinard ◌7:30:28

Merci de votre question. Tout d'abord, il est important de noter que les conditions offertes à la Ville de Montréal sont très concurrentielles. Généralement, on n'a pas de problème d'attraction, à part dans certains postes qui sont très spécialisés. On vient d'ailleurs de mettre un nouveau programme de reconnaissance et de valorisation qui met à la disposition des gestionnaires plusieurs outils et formations sur la reconnaissance et la charge de travail des différents employés. Ce programme vise aussi à mieux outiller les gestionnaires et les employés à gérer la charge de travail. Nous offrons aussi des conditions de travail avantageuses et une politique d'équilibre de vie personnelle et travail. Notre taux de roulement peut d'ailleurs témoigner de l'efficacité des programmes en place, alors que pour les ingénieurs en 2025. Notre taux de roulement était de 2,5% comparativement à environ 10% pour l'ensemble du marché. Je pense que ça témoigne clairement des conditions avantageuses des ingénieurs. On a un fonds de, je l'ai mentionné plus tôt ce soir, de pension à prestations déterminées, de vacances avantageuses par rapport au marché, également la flexibilité des heures de travail ainsi que des salaires à la médiane du marché. Merci beaucoup de votre question.

Chantal Rossi ◌7:31:30

Merci. La prochaine question nous provient de Béatrice Surdon et se lit comme suit. Serait-il possible de demander aux bus touristiques avec plateforme extérieure de distribuer des casques d'écoute, car le volume de leurs haut-parleurs est une véritable pollution sonore? Madame Stéphanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌7:31:51

Merci, madame la présidente. Merci, madame Surdon, pour la suggestion et merci aussi d'avoir porté cette question situation à notre attention. Nous allons transmettre vos préoccupations à l'entreprise concernée. Cependant, c'est vraiment important qu'on le précise que ces circuits touristiques sont gérés par une entreprise privée et non par la Ville de Montréal. Donc, malgré ça, nous allons faire part de vos préoccupations et de vos commentaires concernant ces nuisances à l'entreprise concernée. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌7:32:22

Merci. La cinquième question nous vient de Natalia Gemma et se lit comme suit. Madame la mairesse, d'autres arrondissements de Montréal comme Saint-Laurent ont aménagé de nombreux parcs éponges et infrastructures de rétention pour réduire les risques d'inondations. Pendant que nous attendons la réalisation du collecteur Langelier, pourquoi Saint-Léonard ne construit-il pas davantage de parcs éponges et d'aménagements de rétention dans le secteur du plus à risque. Les 20 millions de dollars accordés à chaque arrondissement pour répondre aux besoins urgents pourraient-ils être utilisés pour accélérer ce projet? Pour des milliers de résidents qui risquent de voir leur maison inondée à chaque grosse pluie, ne devrait-on pas prioriser la protection contre les inondations plutôt que des travaux moins urgents comme la réfection des trottoirs? Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌7:33:20

Merci, madame la présidente. Merci, madame Germain, pour votre question. Comme vous savez, les arrondissements, chacun trouve des solutions, puis ça, c'est la beauté de notre système, que chaque arrondissement, c'est un mini laboratoire d'innovation. Donc, je peux vous dire que l'arrondissement de Saint-Léonard, avec le leadership de monsieur Dominic Perri, votre maire, a conçu dans les dernières années différentes structures. Pour absorber ou retenir l'eau de pluie, notamment dans le parc Pierre-Coubertin. Et de plus, Saint-Léonard a remis en place de nombreuses saillies drainantes le long du boulevard Couture et des rues L'Espinet et Antonio Dagenais. L'arrondissement a aussi lancé en 2025 un projet pilote avec l'organisme à but non lucratif Écohabitation et le service de l'eau de la Ville pour— et ça consiste à implanter des mesures de résilience. Face aux inondations dans une résidence à Belmont et il y avait eu des efforts aussi pour sensibiliser tous les gens du programme de la Ville, donc des gens pourraient profiter de ce programme pour être capables de se munir avec des outils pour protéger leur maison, leur logement. Donc, je pense qu'on va continuer à la Ville Centre d'être en appui aux arrondissements Et pendant ce temps-là, on continue de travailler sur le bassin pour boulevard Langelier avec l'espoir que toutes les solutions seront nécessaires pour donner un répit aux citoyennes et citoyens. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌7:34:52

Merci. La prochaine question nous provient de Caroline Sayed et se lit comme suit. I am seeking assistance regarding the lack of a practical solution for overnight guest parking in Pierrefonds-Roxboro. As a resident, I have no reasonable way to accommodate visiting family and friends during winter parking restrictions without exposing them to fines. My husband previously obtained a new gas parking permit in Pierrefonds-Roxboro. However, when I recently contacted and visited City Hall, I was informed that no process exists to obtain parking authorization for overnight guests. The City of Montreal website continues to identify Pierrefonds-Roxboro as a borough where a resident can obtain visitor parking permits. This suggests either that the service should still be available or that there is disconnect between city policy or borough administration. Could you please clarify what option is available for residents who need temporary overnight parking for guests and whether the borough intends to provide such a solution?

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:36:15

Merci, Madame la Présidente. Mrs. Syed, thank you very much for asking your question. I believe on September 14th at our borough council meeting, I either had you in chambers or one of your neighbours. With the same question. And in fact, that night we passed a resolution amending a bylaw, giving us authorization to be able to mandate Mobilité Montréal when we do have exceptional cases. Of course, understanding that we do not permit winter parking on the streets. However, with this new bylaw that we've amended gives us the authorization to dictate to Mobilité Montréal any exceptions we may have. And that is to say that in the future, should you have a situation where you require on-street parking overnight for guests, primarily during the holidays, as we understand we get many people visiting, many people visiting, all you have to do is reach out to us at the borough and we make sure that we inform the authorities to not ticket you in advance. And to go back to your current statement where you said that once upon a time, and it was once upon a time, this was when we were Pierrefonds-Roxboro as And that dates back to 2001 that we did not have that ability to do that. So I'm glad you took the time to write us tonight, and that is the procedure now. Thank you.

Chantal Rossi ◌7:37:27

Merci. La prochaine question provient de Marc Vallée et se lit comme suit: Avec tous les développements en intelligence artificielle, comment la ville compte utiliser l'intelligence artificielle pour améliorer ses services aux citoyens? Et comment allez-vous vous assurer que les données des Montréalais reste protégée. Monsieur Alexandre Teodoresco.

Alexandre Teodoresco ◌7:37:49

Merci Monsieur Vallée pour l'opportunité de répondre à cette magnifique question. Comme vous le savez, l'intelligence artificielle c'est le sujet de l'heure, c'est une technologie transformationnelle et ça me donne aussi l'occasion de revenir sur une expérience qu'on a vécue la semaine passée où on a accueilli le plus grand événement sur l'intelligence artificielle au pays et je donne en mille, c'était All In. Où 10 000 délégués d'ici et du monde entier se sont réunis pour parler des opportunités, des bons coups, des prochains développements et évidemment de parler des enjeux, des défis, de la sécurité et de la souveraineté numérique et ça je vais en parler un petit peu aussi. Donc pour revenir aux 2 parties de votre question Monsieur Vallée, d'abord les opportunités et comment on peut utiliser l'IA pour améliorer le quotidien de nos citoyens. De plein de façons qu'on utilise déjà, notamment pour identifier avec le service des incendies les buildings qui ont le plus de risques de passer au feu dans la prochaine année, littéralement on sauve des vies. On utilise l'intelligence artificielle aussi pour gérer la mobilité de façon en temps réel, pour identifier les risques de collision à nos intersections, on travaille même sur des projets de feux intelligents en ce moment même, on travaille sur un projet de l'automatisation du traitement des actes notariés pour nous faire sauver des centaines et des centaines d'heures de travail manuel par année et ainsi de suite. La Ville de Montréal s'est illustrée à maintes reprises en gagnant des prix sur l'intelligence artificielle et mais ça on va continuer le travail grâce à notre vision sur l'IA et ça met pas de côté les enjeux, les dangers et c'est là qu'on doit travailler très fort et en passant on a déjà dans l'ADN de Montréal tout ce réflexe sur la sécurité la protection des données de nos citoyens. On a été la première ville évidemment à adhérer à la Déclaration de Montréal sur l'usage responsable et éthique de l'IA. Et en conclusion, on a une série de couches de protection et de gouvernance responsable, gouvernance responsable et éthique de l'IA. Et on va continuer, on va livrer bientôt la nouvelle itération sur la vision de l'IA. J'ai très hâte de vous en parler très bientôt.

Stephanie Valenzuela ◌7:39:53

Merci.

Chantal Rossi ◌7:39:56

La prochaine question nous provient de Ted Rutland. Et elle se lit comme suit: dans un rapport de 2018 sur l'expérience des jeunes racisés avec la police à Saint-Michel, nous avons montré que les jeunes régulièrement interpellés, harcelés et maltraités par la police développent une frustration croissante qui les ramène parfois à répondre à la police lors d'une intervention. Le rapport montre aussi que le fait de répondre à la police est fréquemment sanctionné. La police dispose de plusieurs outils pour punir les citoyens qui s'adressent à elle d'une manière qui lui déplaît, notamment les accusant d'entrave. Dans un contexte où la police cause des torts considérables aux communautés marginalisées et abuse de pouvoirs dont elle dispose déjà, comment expliqueriez-vous la nécessité de ce règlement aux communautés qui en subiront les conséquences?

Dimitrios (Jim) Beis ◌7:40:52

Monsieur Merci, madame la présidente. Monsieur Rutland, merci beaucoup pour la question. Les expériences de profilage, de discrimination et d'intervention abusive reportées par des jeunes et par des communautés marginalisées sont sérieuses et ne doivent pas être minimisées. Ce règlement ne doit pas servir à sanctionner une personne simplement parce qu'elle critique la Ville, conteste une intervention, dénonce un comportement ou exprime fermement son mécontentement. Une parole dérangeante n'est pas automatiquement une menace et un désaccord n'est pas automatiquement une entrave. Comme on avait dit ce soir, madame la présidente, monsieur Rutland, 263% entre 2019 et 2021 on a eu des augmentations. Qu'est-ce que ça veut dire en vrais chiffres? On parle de 214 événements avec perte de temps. Ça équivaut à 5 millions à peu près en coûts directs à la Ville de Montréal. Et sans aller dans d'autres, d'autres chiffres, c'était le moment pour la Ville d'agir et c'est pour cette raison qu'on va rencontrer les unités, on va préparer un guide dans l'application et on va éduquer, sensibiliser le public aussi de qu'est-ce que ça veut dire. Merci.

Chantal Rossi ◌7:42:21

Merci. La prochaine question nous provient de Marcela Bolfant et se lit comme suit. Densité disproportionnée, le zonage actuel autorise une hauteur maximale de 2 étages et le projet prévoit de passer à 10 étages. À titre de comparaison, notre terrain est 4 fois plus grand et compte 100 copropriétés composées majoritairement de logements familiaux d'1,5 hectare. Le nouveau projet prévoit d'entasser 124 unités sur un terrain 4 fois plus petit. Cette surdensification est aberrante pour le secteur. Accessibilité à la propriété et mixité sociale. De quel type d'accès à la propriété parle-t-on lorsque la totalité de ces unités sera destinée à la location plutôt qu'à la vente pour les jeunes familles? En modifiant toutes les dérogations pour plaire aux investisseurs immobiliers sans consulter adéquatement les résidents, la Ville semble travailler à enrichir les plus riches au détriment des citoyens de classe moyenne et populaire. Monsieur Dominic Perry.

Dominic Perri ◌7:43:34

Bonsoir, madame Bolfa. Je comprends très bien qu'un projet de cette envergure puisse susciter des inquiétudes, surtout lorsque, lorsqu'il entraîne des changements dans ces quartiers familiers. Mais je tiens toutefois à vous donner certains faits pour vous rassurer. Premièrement, c'est un projet dans le cadre de la nouvelle loi PL 31 qui donne des possibilités et outils supplémentaires aux municipalités pour favoriser le développement résidentiel approprié. Deuxièmement, l'arrivée du métro à Saint-Léonard constitue une réalisation majeure pour notre communauté, mais elle s'accompagne avec des responsabilités telles que la densification et autour des abords de la station du métro. Troisièmement, quant à la hauteur, les plans d'urbanisme de la Ville de Montréal prévoient une hauteur maximale de 10 étages et il n'y a pas eu de dérogation. Quatrièmement, il y a un stationnement par logement pour faire en sorte qu'il n'y aura pas de manque de stationnement rues voisines. Toutes les dispositions et exigences applicables à la loi ont été respectées. C'est un projet qui a été adopté à l'unanimité. C'est un projet qui ajoute des arbres. C'est un projet qui ajoute des espaces verts et jardins communautaires. En somme, l'objectif est de trouver le juste équilibre entre entre tirer parti des avantages du métro, de créer des logements, de protéger la qualité de vie des résidents actuels et de préserver le plus d'espace possible. C'est un projet qui a été accepté à l'unanimité. Merci et bonne soirée.

Marie Plourde ◌7:45:36

Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌7:45:37

La question numéro 10 nous provient de Pierre Gingras et se lit comme suit. Ça fait des années qu'on voit l'itinérance augmenter partout à Montréal. C'est quoi concrètement votre plan pour changer la situation parce que sur le terrain les résultats sont vraiment pas visibles? Monsieur Claude Pinard.

Claude Pinard ◌7:45:56

Nous agissons sur tous les fronts, prévention, cohabitation, intervention terrain, gestion des campements, développement de nouvelles solutions d'hébergement et de logement. On a triplé les investissements en itinérance, on a porté le budget à plus de 30 millions par année, on soutient directement les arrondissements avec des des ressources nécessaires pour répondre aux enjeux de cohabitation et gérer les campements de façon sécuritaire et humaine, madame la présidente. On finance de nombreuses initiatives communautaires qui favorisent la cohabitation sociale et le maintien d'un climat harmonieux. On a bonifié les équipes EMIS afin d'accroître les présences sur le terrain. Tout seul, on n'est pas capable, on le sait. Il y a deux crises, la crise de l'itinérance, la crise de santé publique qui, plus toxicomanie et les problèmes de santé mentale. On a besoin de la présence de Québec et de l'ensemble des acteurs. C'est pour ça qu'on a créé le Groupe d'intervention tactique en itinérance, qui réunit Québec, la Ville, Santé Québec, la Direction de la santé publique et les organismes communautaires. On investit également en prévention, on soutient la banque de loyers de la Maison du Père, on encadre la gestion des campements avec un protocole de campement. Et on sait surtout que la gestion de l'itinérance, une des solutions passe par un logement stable et on fait notre effort également là-dessus. Et bien qu'on assume entièrement notre rôle, on sait que c'est une question qui dépasse largement les compétences municipales et on demande au prochain gouvernement du Québec d'en faire une priorité nationale.

Luis Miranda ◌7:47:25

Merci.

Stephanie Valenzuela ◌7:47:26

Merci.

Chantal Rossi ◌7:47:27

La prochaine question nous provient de Michaël Moron et se lit comme suit. Suite à l'accident impliquant un jeune enfant, coin Iberville et Beaubien, quelles seront vos mesures de protection mises en place dans le quartier? Je vis sur d'Iberville près du parc Molson et je ne comprends toujours pas pourquoi cette si belle artère est toujours un large boulevard avec des voies réservées au trafic le matin et le soir. Cela n'a aucun sens. Prendre action et limiter la vitesse, augmenter la friction de passage, instaurer des conséquences. La rue Bellechasse et Saint-Zotique sont des autoroutes cyclables à haut volume. Avec le retour de l'école, on y retrouve une quantité astronomique de familles. Malheureusement, la traversée de l'artère vers le parc ou le cœur villageois du cinéma demeure dangereuse. En espérant un retour concret de votre part. Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌7:48:34

Merci, monsieur Moreau, pour votre question. Vous avez tout à fait raison, effectivement, c'est une artère qui traverse un parc. C'est une situation héritée d'un temps passé qu'on ne referait plus aujourd'hui. Nous sommes pris avec cette situation. On en a fait un engagement à l'arrondissement lors de la dernière campagne électorale de sécuriser non seulement Iberville, mais l'intersection de la rue Druco, pas Druco, l'intersection de la rue Elsdale. On travaille avec la Ville centre. Dans le passé, on a eu des refus de la Ville centre, pas sous l'administration actuelle, là c'est des ingénieurs qui ont fait des refus. On avait demandé un feu de circulation, on ne l'a pas eu, on l'a demandé à 2 reprises. On est en train de travailler un scénario maison, même si on agit sur le niveau artériel, on va dialoguer avec l'administration et on espère avoir une bonne entente pour avoir un article qu'on appelle 85.5 qui nous permettrait d'intervenir directement sur le réseau artériel pour implanter toutes les mesures que vous avez énoncées dans votre question. Puis on y travaille déjà depuis un an, alors ce travail-là, il est en cours. On ne l'a pas commencé récemment, on l'a commencé après l'élection. On a hâte de montrer à la population ce sur quoi on travaille. Et en attendant, on va mettre très rapidement des mesures transitoires emploi pour s'assurer de créer des passages piétons et de pouvoir sécuriser cette traversée du parc. Merci.

Chantal Rossi ◌7:49:50

Merci. La 12e question, et ça sera la dernière, la demi-heure va être écoulée à la fin de la question, nous provient d'Abdoul Abdoul et se lit comme suit. Bonjour madame la mairesse, merci de poursuivre les travaux du corridor Henri-Bourassa. Le corridor complet d'environ 7 km n'est pas encore terminé puisque les travaux entre La Jeunesse et De Saint-Firmin sont toujours en cours. Des compteurs vélo sont actuellement présents sur certaines portions du corridor. Est-ce que des compteurs vélo et d'autres moyens de mesure sont prévus sur la portion du REV Henri-Bourassa entre La Jeunesse et la rue De Saint-Firmin qui est située au centre du corridor pour mesurer l'achalandage quand cette section sera complétée? Merci. Monsieur Alan DeSousa.

Alan DeSousa ◌7:50:45

Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Abdoul. La réponse est oui. Il y aura, il y avait déjà un suivi rigoureux qui est en train d'être fait, un genre d'analyse post-implémentation, et puis pour ça, le corridor à l'ensemble va être évalué. Pour la partie que vous avez faite mention, oui, il y aura sûrement des compteurs qui vont être mis sur certaines portions du corridor, et ces compteurs, avec d'autres moyens, sont prévus pour la rive Henri-Bourassa entre la Jeunesse et de la Ferme-Inne. Donc, je pense que notre objectif était d'être capable d'avoir non seulement des compteurs installés, mais deuxièmement, avoir ce rapport post-mortem post-implémentation qu'on vise mettre en place et on va partager ça avec l'arrondissement pour au moins disséminer cette information. Merci.

Chantal Rossi ◌7:51:40

Merci beaucoup. Alors, la période de questions étant terminée, je cède la parole au leader adjoint.

Alexandre Devaux-Guizani ◌7:51:48

Oui, madame la présidente, conformément au changement de séquence annoncé en début de conseil, j'appelle le point 5101, appuyé par monsieur Corville. Donc, en 5101, nommer Mourad Bet et Thierry Petitfa à titre de membres du Conseil interculturel de Montréal pour un premier mandat de 3 ans à compter de septembre 2026. Renouveler le mandat de Mohamed Nourreddine Mimoun à titre de membre pour un second mandat de 3 ans à compter de septembre 2026.

Chantal Rossi ◌7:52:14

Monsieur Josué Corville.

Josué Corvil ◌7:52:17

Merci, madame la présidente. Le Conseil interculturel de Montréal joue un rôle prépondérant dans sur notre échiquier démocratique. Grâce à sa contribution, plusieurs dossiers importants ont été mis en relief et ont contribué à faire avancer le débat sur moult sujets. Par ses avis au conseil municipal, le CIM propose des idées et nous sensibilise sur des enjeux sociaux majeurs. Nous voulons souligner le travail extraordinaire des membres qui bénévolement participent aux travaux. Fort de sa multiethnicité, les questions raciales et interculturelles sont omniprésentes dans l'actualité et le conseil nous donne un regard avisé sur cet état de fait. Il est important de construire des ponts et de briser les barrières afin de pacifier les relations entre les communautés qui habitent notre métropole. Nous tenons à remercier le conseil qui font des questions de relations culturelles une priorité dans leurs réflexions. Nous tenons aussi à rendre hommage aux membres du conseil pour leur engagement citoyen. Je remercie Fadi Diambang et Youssef Benzouine pour leur travail au sein du CIM, alors que leur mandat touche à son terme. Leurs contributions, leurs idées nous ont permis d'avancer sur plusieurs dossiers. Je veux souhaiter la plus cordiale bienvenue à Thierry Petitfas et Mourad Bek, à titre de membres du CIM. Je souligne également le renouvellement du mandat de Mohamed Noureddine Mimoun pour une durée de 3 ans, et ce, à compter de septembre 2026. Je leur souhaite du succès dans leurs nouvelles fonctions. Je tiens à féliciter madame Jessica Lobineau, présidente, pour son leadership au sein du CIM, et je veux saluer madame Émilie Bouchard qui est avec nous ce soir. À toute l'équipe du conseil, je vous remercie pour votre engagement et votre implication.

Julien Hénault-Ratelle ◌7:54:33

Bon mandat.

Chantal Rossi ◌7:54:49

Monsieur Olivier Demers-Dubé.

Olivier Demers-Dubé ◌7:54:52

Merci, madame la présidente. Merci, monsieur Corville. Je serai pas entièrement dans la redite, mais à mon tour, j'aimerais quand même souligner la nomination de monsieur Birette. Monsieur Birette, pour la est candidat en fait au doctorat à l'UQAM en Sciences Po et diplômé Sciences Po d'Aix. Il est chargé de la concertation pour l'État de concertation de Saint-Léonard depuis 2023. C'est quand même à souligner. Ses travaux de recherche se concentrent sur les mouvements sociaux. Il étudie l'extrême droite, les enjeux identitaires au Québec. Il est également membre étudiant du Centre de recherche interdisciplinaire de la diversité et de la démocratie depuis 2021. Donc votre contribution au conseil interculturel sera précieuse. J'aimerais également souligner la nomination de monsieur Thierry Petitfas. Monsieur Petitfas est un professionnel d'administration publique et titulaire d'une maîtrise de l'ENAP. Il possède une expertise variée en analyse financière, gestion budgétaire et amélioration de processus. Son parcours comprend également plusieurs années d'expérience à titre de technicien en finances publiques et au ministère de l'Économie et des Finances d'Haïti. À nouveau, votre contribution au conseil interculturel sera précieuse. J'aimerais aussi souligner le renouvellement pour un second mandat de 3 ans de monsieur Mimoun et profiter pour vous remercier de votre travail au cours des 3 dernières années, notamment dans le cadre de la production de l'avis sur l'accès aux loisirs publics pour les personnes immigrantes et/ou racisées de Montréal, qui a été publié en 2024. Et finalement, je souhaiterais remercier Youssef Ben Zouine, membre sortant du Conseil interculturel de Montréal, pour ses ans d'engagement au sein du CIM à titre de membre et vice-président du conseil. Merci pour vos 6 ans et pour votre participation aux avis du CIM, notamment pour un accès juste et diversifié aux loisirs publics pour les personnes immigrantes racisées, à votre avis pour réduire les inégalités territoriales et prévenir les discriminations dans l'espace urbain, et à la rédaction de l'avis sur les personnes âgées immigrantes et/ou racisées pour favoriser des milieux de vie inclusifs. Et finalement, je voudrais simplement souligner le travail historique du CIM depuis plus de 30 ans, 30 ans à conseiller et à éclairer les autorités municipales que nous sommes afin de favoriser la pleine intégration, l'inclusion et la participation des membres des communautés culturelles à la vie politique, économique, sociale et culturelle de notre métropole. Merci.

Chantal Rossi ◌7:57:14

Toutes nos félicitations. Alors, je cède la parole à la leader de l'opposition officielle pour la motion 6502.

Marie Plourde ◌7:57:29

Merci, madame la présidente. Oui, maintenant pour la motion visant à souligner la Journée internationale de la démocratie et à renforcer les instances participative. Je vais céder la parole à la personne qui propose, mais j'aimerais également souligner qu'elle sera appuyée par monsieur François Limoges et par moi-même. Alors, je cède la parole à monsieur Olivier Demers-Dubé.

Olivier Demers-Dubé ◌7:57:58

Quel bel enchaînement. Madame la présidente, pour souligner la 20e Journée internationale de la démocratie des Nations unies, il y a un message que j'aimerais qu'on retienne. C'est qu'on ne peut pas demander à la démocratie ce que l'on ne donne pas à la démocratie. La valeur de ce qu'on retire dépend directement de ce qu'on investit comme individu, comme élu, comme instance. En d'autres mots, quand on demande à la population de la confiance, de l'écoute, de l'implication, c'est notre devoir de lui offrir la même rigueur, la même transparence et un réel pouvoir d'influence sur les décisions qui façonnent leur municipalité. De vie. Et vous me permettrez, Madame la Présidente, de dire que voter aux 4 ans, ce n'est absolument pas ça l'aboutissement démocratique. Pour mesurer la force de nos outils démocratiques, la question la plus importante qu'on peut poser pour comprendre notre propension à agir comme élus, c'est: où sommes-nous prêts à laisser du pouvoir? Consultation, concertation, participation, ces 3 outils établis 3 lieux où les pouvoirs se côtoient, 3 mots importants, mais peut-être un petit peu trop souvent utilisés comme des synonymes. Pourtant, ils représentent 3 degrés d'engagement, 3 réponses très différentes à des questions de pouvoir. En consultation, on écoute, on sollicite l'avis de la population sur un projet que l'on a déjà structuré. C'est une étape importante, mais la décision finale reste confortablement entièrement entre nos mains. Le citoyen propose, l'élu dispose. Mais au moins, l'espace existe et il est libre. En concertation, on dialogue. On accepte de s'asseoir à la même table que les acteurs du milieu pour débattre, ajuster nos tirs, trouver un compromis avant de trancher. C'est accepter avec humilité que notre vision de départ puisse et doive évoluer au contact de l'intelligence collective. La participation maintenant. La participation, la vraie, c'est le courage de partager le pouvoir. C'est d'accepter comme instance publique de déléguer une part concrète de notre capacité décisionnelle. C'est faire du citoyen non plus un simple commentateur de l'action publique, mais un codécideur. Le véritable aboutissement démocratique, Madame la Présidente, c'est pas seulement de demander aux citoyens ce qu'ils pensent de nos idées, c'est aussi de leur donner les leviers nécessaires pour qu'ils puissent mettre en œuvre les leurs. On peut pas demander à la démocratie ce que l'on ne donne pas à la démocratie. La confiance citoyenne, ça ne s'implore pas, ça se bâtit patiemment à travers la cohérence et la prévisibilité de nos actions. En garantissant des processus décisionnels stables, transparents, durables, on démontre aux Montréalaises et aux Montréalais que la démocratie locale, c'est pas un concept abstrait, c'est un pacte de respect mutuel. En ce sens, Madame la Présidente, pour souligner la 20e Journée internationale de la démocratie, il en va de notre devoir, je pense, de faire un état des lieux de nos acquis démocratiques depuis la dernière élection, une forme de portrait de l'évolution de nos actifs démocratiques. Essentiellement, est-ce qu'on est en meilleure ou en pire posture démocratique environ un an après l'élection? Mon constat, on est sur une pente glissante. Depuis le 2 novembre dernier, Madame la Présidente, les Montréalaises et les Montréalais ont perdu Concertation Montréal, le budget participatif de la Ville de Montréal, le budget participatif de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, probablement le budget participatif et le conseil jeunesse de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. On a perdu du temps et de l'équité de moyens pour la période de questions dans Ville-Marie, oui, l'arrondissement de la mairesse de Montréal, et de la transparence en gouvernance à travers des utilisations excessives de conseils d'arrondissement extraordinaires. En moins d'un an, c'est quand même impressionnant. Moins de consultations, moins de concertations, moins de participation, et ça, sans aucune discrimination. Revenons-y pour la forme, madame la présidente. On sent certains arrondissements utiliser un peu largement l'outil qu'est le conseil extraordinaire. Le conseil d'arrondissement régulier, lui, il offre un cadre démocratique supérieur grâce à un ordre du jour qui est prévisible, un délai de préavis qui est suffisant pour l'analyse des dossiers, et une véritable période de questions pour le public. À l'inverse, la séance extraordinaire, elle, est convoquée souvent dans l'urgence pour des sujets ciblés, elle restreint la participation citoyenne, elle limite la transparence, notamment en étant peu ou pas diffusée, ce qui réduit la capacité de débat approfondi. Dans un arrondissement en particulier, que je ne nommerai pas, mais faites vos recherches, il s'est tenu depuis l'élection 10 séances extraordinaires du conseil d'arrondissement. Ça, c'est 3 séances de plus que le nombre de séances ordinaires. Madame la présidente, quand on a plus de conseils extraordinaires en arrondissement que de conseils réguliers, d'après moi, c'est plus la gouvernance qui est extraordinairement approximative, coûteuse et démocratiquement carencée. Dans Ville-Marie, un des premiers gestes officiels de la mairesse Faut le faire, a été de limiter la période de questions du public. Une première fois pour limiter le temps de prise de parole publique, on est passé d'une approche qui allait de l'épuisement des questions à la restreindre à 60 minutes. Et une deuxième fois pour ne plus répondre en personne aux questions envoyées par écrit. Est-ce que des citoyennes et citoyens se sont vus empêchés de poser leurs questions faute de temps?

Claude Pinard ◌8:03:15

Oui.

Olivier Demers-Dubé ◌8:03:16

Est-ce que des citoyennes et citoyens qui ne peuvent pas se déplacer pour un conseil d'arrondissement faute de temps, d'obligations, de mobilité, ont perdu le droit de se faire répondre à l'oral par leur représentant élu?

Luis Miranda ◌8:03:27

Eh oui.

Olivier Demers-Dubé ◌8:03:28

Fort de café peut-être, vous me direz, Madame la Présidente. Fort de symboles et de conséquences, je vous répondrai. Les conseils d'arrondissement sont parmi les rares espaces où les citoyens ont du pouvoir. Ils l'ont une fois par mois, 10 fois par année. La moindre des choses, ce serait que ces rares fois soient entières et équitables. Bon, le budget participatif de l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, il est mort au feuilleton. Dernière édition a été lancée. Dans Ahuntsic-Cartierville, aucun son de cloche sur l'avenir du budget participatif non plus, lui qui a pourtant connu 4 magnifiques éditions et qui est reconnu comme un des plus ambitieux et cités au Québec. Et que dire du conseil jeunesse, en charge de conseiller les élus de l'arrondissement sur des thématiques qui les concernent, démantelé en début de mandat. Dois-je rappeler que la mairesse d'Ahuntsic-Cartierville est aussi responsable montréalaise de l'app participation citoyenne. Ironie, ma foi, s'il en est une. Le budget participatif de la Ville de Montréal maintenant: 3 éditions d'envergure, 2000 projets proposés, 65 000 personnes mobilisées, 24 projets d'envergure réalisés, un rayonnement international pour Montréal, mais surtout un rare outil de démocratie participative sabré dès l'arrivée en poste de la nouvelle administration. 3 éditions certes, mais pas 4. Et dans des places au président du comité exécutif, même pas suffisamment d'argent au PDI pour finir de réaliser la troisième édition. Et qu'est-ce qu'on se fait dire quand on pose des questions à la Ville Centre concernant le budget participatif? On se fait répondre, la participation citoyenne, ça se passe en arrondissement maintenant. D'un, j'ai envie de vous dire, vous voyez ce qui se passe dans les arrondissements de l'administration quand la Ville retire son rôle de leadership, les budgets participatifs, tombent. De deux, vous savez à quoi on mesure généralement le succès d'une mesure ou d'un système démocratique? À sa réplicabilité. C'est-à-dire, est-ce que c'est récupéré ailleurs? Est-ce que d'autres s'en sont inspirés? Eh bien, les budgets participatifs, on en retrouve dans quelque 70 pays dans le monde et on a plus de 11 000 initiatives par année juste dans les municipalités. Les citoyennes et les citoyens partout sur la planète ont le souhait d'être entendus et de bâtir leur ville Montréal n'en fait pas exception. Et finalement, Concertation Montréal, abandonné à la première chance par l'administration. Concertation Montréal, c'est le réseau des réseaux par lequel les élus et les leaders socio-économiques s'unissent pour développer Montréal à travers 3 grandes familles de projets en visant à renforcer la vie démocratique, à favoriser la parité, la diversité et l'inclusion et à accélérer la transition écologique. Une chance qu'on n'avait pas besoin de ça. 30 ans, 30 ans d'expertise à faire concertation, à mailler des élus avec des groupes pertinents et influents de la société civile, à développer des outils, des projets et des structures pour faire valoir la place des jeunes, des femmes, de la diversité en politique active et en poste d'influence. Une chance qu'on n'avait pas besoin de ça non plus. Il y a un an, Madame la Présidente, le 22 septembre dernier, le conseil de ville a adopté à l'unanimité une résolution soulignant l'importance de Concertation Montréal pour la vitalité démocratique de notre municipalité. Vous-même, alors leader de l'opposition, vous avez demandé à ce que tous les noms d'Ensemble Montréal soient apposés à la résolution. Ça aurait été vraiment le fun qu'une fois rendus au pouvoir, les bottines suivent les babines. Vous savez, Madame la Présidente, la démocratie, c'est pas juste beau sur papier, faut savoir se battre pour elle quand elle est menacée d'être affaiblie. On s'étonne après ça du faible taux de participation ou de la confiance que la population nous accorde parfois, la réalité, c'est qu'on s'en va collectivement vers des crises qui vont nécessiter plus de mobilisation et de créativité citoyenne que jamais. Le drame de la démocratie réside souvent dans l'asymétrie de sa construction. Bâtir des droits et de la confiance, ça prend des décennies d'efforts collectifs constants. À l'inverse, l'érosion démocratique s'opère de façon quasi invisible, par des petites concessions, et un désengagement graduel qui fragilise ses fondations. C'est pourquoi la vigilance démocratique doit être de chaque instant, car ce qui efface un jour met une génération à se reconstruire. Mardi 15 septembre dernier, en l'honneur du 20e anniversaire de la Journée internationale de la démocratie, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, nous rappelait ceci: que face aux crises qui nous menacent, il est de notre devoir et de nécessité de renforcer les fondements démocratiques et de préserver les espaces qui permettent aux populations de participer à la vie publique. J'appelle donc, Madame la Présidente, la Ville de Montréal à s'engager à conserver toutes les mesures facilitant la participation citoyenne, la consultation publique et la redevabilité des personnes élues envers leurs commettants et leurs commettantes. Et que le conseil municipal réitère l'engagement de la Ville de Montréal envers les principes démocratiques, la participation citoyenne et la gouvernance ouverte par la mise en place de nouveaux outils qui viendront non seulement pallier les coupes réalisées dans la dernière année, mais viendront bonifier et renforcer nos outils démocratiques. Et peut-être, peut-être qu'avec ce courage de partager le pouvoir, nous pourrons demander de la démocratie ce que nous lui aurons donné.

Chantal Rossi ◌8:08:50

Madame Maude Théroux-Séguin. Madame Maude Théroux-Séguin.

Maude Théroux-Séguin ◌8:09:06

Madame la présidente, aujourd'hui nous soulignons l'importance de la démocratie, mais également sa vulnérabilité. Je vais me calmer. J'avais préparé une allocution pour répondre à la motion de l'opposition concernant la démocratie, mais j'avais l'impression de collaborer au cynisme avec une réponse qui répondait à un texte qui me semblait déjà très politique. Répondre point par point à cette motion nous éloignait du débat de fond. Que mérite la démocratie. Et les mots vides, c'est aussi une menace à la démocratie. Autre chose qui peut fragiliser la confiance envers nos institutions, ce sont les débats qui transforment des enjeux complexes en oppositions simplistes. La motion qui nous est présentée ce soir soulève des questions importantes, mais elle rassemble également plusieurs débats politiques distincts sous une même bannière. À mon avis, Cette façon d'aborder la discussion ne favorise pas toujours le dialogue nuancé dont notre démocratie a besoin. Un des éléments qui menace notamment la démocratie, c'est de ne pas écouter les gens avec des projets structurants. Ce n'est pas à propos de moi ce soir, mais j'aimerais juste rappeler que le projet du corridor de mobilité d'Henri-Bourassa a suscité une opposition importante dans plusieurs secteurs de la population, opposition qui s'est exprimée par de nombreuses signatures dans les pétitions et par de nombreuses interventions publiques. La démocratie, c'est le privilège que nous avons de pouvoir vivre nos désaccords en toute quiétude. Je suis témoin depuis un an, pour ne pas dire le réceptacle depuis un an, de la colère des résidents d'Ahuntsic-Cartierville. Cette colère, elle est issue de la perception du manque d'écoute, cette écoute qui est un des piliers de notre démocratie. C'est pourquoi j'ai un peu de difficulté à entendre aujourd'hui des leçons sur la démocratie sans que ne soit reconnue l'importance de cette écoute citoyenne lorsque des décisions importantes ont été prises. On peut parler de Concertation Montréal, qui était financée mais non renouvelée par Québec. On peut parler des budgets participatifs qui sont une façon de faire participer la population, mais clairement pas la seule. On peut être en profond désaccord avec nos choix budgétaires, c'est très sain dans un appareil démocratique, mais transformer ce désaccord en test de loyauté à la démocratie, ça affaiblit le débat. Continuons de nous parler, mais surtout de nous écouter. Par exemple, on pourrait discuter ensemble d'un enjeu réel. La semaine passée, Élection Montréal a déposé son rapport concernant les élections de novembre dernier. On y parle entre autres d'une baisse pour une troisième élection du taux de participation. Dans certains districts, une personne sur 3 vote. C'est préoccupant, je trouve préoccupant, même si c'est la plus simple expression de notre démocratie. Peut-être que c'est le temps de mettre notre partisanerie de côté pour trouver de nouveaux moyens de stimuler la participation citoyenne. C'est pourquoi, madame la présidente, nous ne pouvons appuyer cette motion dans sa forme actuelle, non pas parce que nous rejetons les principes, évidemment, mais parce que plusieurs des enjeux soulevés nécessitent d'être replacés dans leur contexte. Je termine en rajoutant qu'à l'approche des élections provinciales, Rappelons que voter demeure l'un des gestes les plus probants de notre démocratie, mais que ce n'est qu'un petit geste dans l'éventail de notre responsabilité citoyenne. Rappelons-nous ce qui se passe entre deux élections et travaillons-y ensemble pour que dans 4 ans, nous soyons fiers, tout le monde ensemble, de notre démocratie.

Chantal Rossi ◌8:13:16

Merci. Madame Nancy Blanchet.

Nancy Blanchet ◌8:13:24

Merci, madame la présidente. Je ne pensais pas intervenir sur cette motion. Évidemment, mes collègues et moi, on est très, très soucieux de l'importance de la démocratie, de donner le maximum de place à la participation citoyenne. On profite de chaque occasion possible pour pour aller à la rencontre des citoyens, pour échanger avec eux. On ne peut être contre le fond de la motion. Si j'interviens, c'est que je sens qu'il y a un petit dérapage possible. Je me suis levée à quelques reprises, et mes collègues aussi, pour rappeler l'importance qu'a aussi pour nous l'autonomie des arrondissements et le respect du choix, des choix qui sont faits en arrondissement par des personnes dûment élues démocratiquement. On peut questionner la participation, le pourcentage de participation aux élections municipales, tout ça c'est des débats qui sont importants, qui sont essentiels. On souhaite tous qu'une majorité de citoyens se lèvent les matins des élections pour aller donner, aller affirmer leur opinion et choisir leurs élus. Mais ça n'enlève pas, je crois, la légitimité des personnes qui sont élues dans les conseils d'arrondissement ni ici au conseil municipal. Et je, personnellement, je trouve un peu dangereux que le conseil municipal se permette de donner des leçons aux arrondissements à savoir ce qu'ils doivent ou ne doivent pas faire pour des enjeux qui relèvent de leur niveau de compétence, c'est-à-dire entre autres d'investir ou non dans un budget participatif ou de rédiger leurs règles de régie interne chacun à leur façon en fonction de leurs priorités. Alors, on n'a pas encore décidé pour comment on va se positionner sur la motion. On va continuer d'écouter le débat, mais si jamais on votait contre la motion, je veux juste que ce soit très clair que ce n'est absolument pas sur le fond. Nous sommes tous d'accord, mes collègues, et je pense que mes collègues en arrondissement qui nous écoutent ce soir sont d'accord avec nous aussi sur l'importance de la démocratie, de laisser la plus large place possible à la participation citoyenne. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌8:16:12

Monsieur François Limoges.

François Limoges ◌8:16:22

Madame la présidente, moi non plus je pensais pas parler. Je voudrais juste, puisque je vais essayer d'être très bref. Je voudrais pas qu'on confonde ici la volonté d'un élu qui présente une motion pour énoncer les meilleures pratiques telles qu'elles sont documentées partout au Canada, au Québec, et qu'on discute à l'UMQ, qu'on discute à Nouvelle Vague, qu'on discute partout quand on se rencontre entre municipalités, et que ça, de vouloir défendre ces pratiques-là n'est pas de l'ingérence, n'est pas de faire la morale, c'est de rappeler qu'il y a des choses qui fonctionnent en participation citoyenne. Il y a des choses qui fonctionnent en participation citoyenne. Les budgets participatifs font de la participation citoyenne. De s'assurer qu'on ait moins de séances extraordinaires d'un conseil municipal ou d'un conseil d'arrondissement, je dis pas qu'on peut pas jamais en faire, mais c'est une forme de transparence, c'est documenté. On est, on peut effectivement, il y a des parties, il y a des orientations qui se prennent quand on est dans la gouvernance. On a été au pouvoir, on a fait le choix dans certains projets de favoriser la mobilité durable versus la mobilité automobile, pas de faire la guerre à l'auto, mais de donner un repartage de la route. Ça a donné l'impression à des gens qui n'étaient pas entendus, ça se dit discute, vous avez raison, tout ça se discute, puis personne ne fait la leçon là-dessus. Mais la participation citoyenne, d'avoir des politiques publiques en participation citoyenne, c'est documenté, c'est documentable, c'est pas de la fiction. Je veux dire, dans Rosemont–La Petite-Patrie puis Le Plateau-Mont-Royal, on a inventé des parcs qu'on a conçus, gérés et qu'on opère en cogestion avec des comités citoyens. C'est pas des fantaisies, ça existe, c'est des projets. On a été à Strasbourg défendre ça, puis les gens étaient intéressés par notre formule. Je veux dire, on est en train de créer un comité, un conseil consultatif en participation citoyenne à Rosemont pour donner une charte de la participation citoyenne à Rosemont. C'est intéressant, c'est pas faire la morale, c'est intéressant, ce sont des structures, elles existent. On a créé les projets participatifs citoyens, c'est-à-dire c'est une forme de budget participatif où carrément on donne des sommes à des OBNL pour qu'ils puissent permettre à des citoyens de s'organiser, de faire des projets de l'animation. C'est pas faire la morale que de mettre ça sur pied puis de dire que c'est des bonnes pratiques, ce sont de bonnes pratiques. Concertation Montréal, c'était une instance qui permettait de se regrouper. Effectivement, le gouvernement l'a coupée. Est-ce que la Ville aurait pu le sauver?

Olivier Demers-Dubé ◌8:18:57

Bien oui.

François Limoges ◌8:18:58

Est-ce que c'est faire la morale que de dire que ça aurait dû continuer? C'est pas faire la morale de dire que ça aurait dû continuer, ça aurait dû continuer. C'est des instances intéressantes. C'est des instances pertinentes. Puis si vous allez à Longueuil, on a été les premiers à Montréal avec l'OCPM. Ça a été, je veux dire, ça a été un grand pas. Longueuil a poursuivi le modèle. Ça se répand ailleurs au Québec. Ce sont de bonnes pratiques. Et le collègue Demers-Dubé, quand il recense la liste des pratiques qui sont souhaitables en participation citoyenne, ne fait ni la morale ni de l'ingérence. Il dit voici des pratiques documentées qu'on peut discuter ensemble, qu'on discute à l'UMQ, qu'on discute à Nouvelle-Vague, qu'on discute dans des instances régionales. Est-ce qu'on pourrait s'en inspirer et ne pas penser comme l'a fait la mairesse d'Ahuntsic que l'heptôme de la démocratie c'est de voter aux 4 ans? C'est tout ce qui est qui était dans le message de mon collègue. Il n'y avait pas de gaslight, il n'y avait pas de provocation, puis il n'y avait pas de réaction indigne de cette ampleur-là à y avoir. Et on va continuer à le dire, la démocratie, ça se sauvegarde dans les pratiques. Puis voilà, super, on va avoir un beau débat. Je le laisse aller, ça va être le fun.

Chantal Rossi ◌8:20:25

Madame Véronique Fournier. Oui, je vous demanderais d'être attentif s'il vous plaît.

Véronique Fournier ◌8:20:36

C'est un peu dans la même veine que mon collègue Limoges. J'étais pas nécessairement partie pour intervenir aujourd'hui, mais je pense qu'on a peut-être une réflexion collective à mener sur qu'est-ce qu'on entend par démocratie lorsque ça s'agit de démocratie municipale notamment et je crois qu'on a, oui, comme élus, un rôle autour de la démocratie, mais on doit avoir la capacité de s'élever sur qu'est-ce que ça veut dire pour la faire vivre, cette démocratie. Plusieurs d'entre vous sachez que, savez que j'ai un parcours quand même de nombreuses années en ce qui touche la démocratie participative, participative, mais j'aimerais quand même, et certains d'entre vous les plus anciens, on aura l'occasion de faire peut-être un petit retour sur la création de la Ville de Montréal. Lorsque monsieur Tremblay a piloté la fondation pour la fusion de la Ville de Montréal, leurs grands chantiers pour Montréal, il y avait un des chantiers qui s'appelait le chantier sur la démocratie. Il était piloté par Gérald Tremblay. La réflexion à ce moment-là à la création même de la nouvelle ville de Montréal. Nous avons, nous serons dans les 25 ans de la nouvelle ville de Montréal. Le chantier sur la démocratie amenait la question aux élus de l'époque, aux experts, à la société civile, de se dire comment Montréal sera une ville où la démocratie, la pratique de la démocratie fera partie de son ADN. À ce moment-là, sur le comité piloté entre autres par monsieur Tremblay et d'autres acteurs, comme je le mentionnais, il y a eu 4 chantiers. Et ces chantiers ont pris la forme éventuellement de conseils au sein de la Charte de la Ville de Montréal. 3 des conseils sur 4 sont institués de manière permanente. On a eu l'occasion de souligner l'engagement de plusieurs personnes il y a de cela quelques minutes en début de, en fin d'après-midi ou début de soirée, je me souviens plus, en lien avec le retour du souper. Le Conseil interculturel, le Conseil jeunesse de Montréal, le Conseil des Montréalaises sont 3 des conseils institués dans la Charte de Montréal. Il y avait un 4e chantier, celui de la démocratie. Malheureusement, le choix à ce moment n'a pas été de l'inscrire comme étant un un chantier ou un conseil au sein même de la Charte. Il y a eu pendant 10 ans le chantier sur la démocratie qui est venu pallier et qui a été finalement un effort important de l'administration publique pour faire vivre la démocratie, réfléchir aux meilleures pratiques, s'assurer qu'à travers à la fois la Ville centre aussi bien que les arrondissements, la démocratie et sa pratique fait partie de l'ADN. De ça a aussi découlé la Charte montréalaise sur les droits et responsabilités. La Ville de Montréal a une culture forte de démocratie participative, elle l'inscrit dans la Charte même des droits et responsabilités. Mais on a failli à quelque part collectivement dans l'institution montréalaise dont on s'est doté de ne pas inscrire le chantier de la démocratie au sein même de notre Charte. Se disant qu'au fil des années, des mandats, les élus qui représentent nos différents comités auraient le souci et le devoir constant d'alimenter cette démocratie et de la faire vivre finalement au fil du contexte et de la société dans laquelle on s'inscrit. Donc, il est tout à fait légitime, et c'est même de notre devoir comme élus, d'alimenter ce dialogue et cette conversation sur la démocratie. C'était d'ailleurs, dans les 2 dernières années, une revendication importante de TEC, Transition en commun, de renouveler, de se poser la question: est-ce qu'on est capable d'avoir un chantier sur la démocratie 2.0 à la Ville de Montréal? Ça fait partie des cahiers des demandes électorales. Chacune des formations politiques, lors de la campagne électorale l'année passée, s'est fait poser des questions sur la vision de la démocratie, parce que c'est important. Et la démocratie, ce n'est pas qu'une fois aux 4 ans. La démocratie, elle est représentative, elle est participative, elle s'inscrit dans la Charte des droits. On pourrait se donner comme objectif collectif de la réinscrire comme étant un des chantiers au sein même de la Charte de la Ville de Montréal, à l'image même de nos 3 autres conseils qui font avancer la Ville de Montréal et les Montréalais. La question de la démocratie municipale, elle est au cœur aussi du ministère des Affaires municipales qui soutient, et notamment en écho au Livre blanc, la question de la démocratie à l'échelle des municipalités. C'est inscrit à l'ONU, c'est inscrit à l'OMS, c'est même inscrit, vous le direz, je vous le dirai, avec l'Institut national de santé publique avec l'Agence de santé publique du Canada. Pourquoi? Parce que la participation citoyenne, c'est une condition favorable à la santé, à des communautés équitables, à des communautés qui sont solidaires. Et ces éléments de solidarité, d'équité, c'est de notre responsabilité aussi comme élus de s'assurer que nos communautés puissent s'appuyer sur ces piliers. J'ai eu l'occasion, il y a quelques années, de faire partie du jury international des prix d'innovation urbaine par le journal Le Monde. On avait eu l'occasion, à l'échelle de la planète, de se rencontrer à Singapour pour se dire, mais quelles sont les initiatives qui sont porteuses pour les villes du futur? Quelles sont les initiatives qui nous aideront à relever les défis auxquels nous faisons face, quoi qu'on en dise? La question climatique, la question des inégalités, la question des discriminations, la question des inégalités économiques également sur l'échiquier mondial. Mais vous savez, le prix de l'innovation, il a été remporté par la Fabrique citoyenne de Rennes. La Fabrique citoyenne de Rennes, c'est un processus de budget participatif. Pourquoi c'est un prix d'innovation, terme qui nous est cher ici? Parce qu'on permet le dialogue et la capacité d'agir ensemble devant des dossiers éminemment complexes et une société qui elle-même se complexifie de par la multiplicité des parcours des individus qui font en sorte de créer notre richesse, mais en même temps la grande difficulté d'arriver au vivre-ensemble. Donc aujourd'hui, je pense que la nature de la motion, la nature de la réflexion, ce n'est pas de dire, j'ai une meilleure démocratie que la tienne. La question, c'est de se dire comment ensemble on assure cette aspiration et cette ambition que la Ville de Montréal s'est dotée d'inscrire dans son ADN, de manière imparfaite à l'époque de sa création, la notion de la démocratie. Et de là est notre responsabilité à chacun d'être capable de s'élever sur ces questions-là et de dire comment on met en place des conditions qui favorisent la participation de tous et pas que des gens qui ont la citoyenneté canadienne, pas que des gens qui ont plus de 18 ans, tout le monde, tout le monde a son mot à dire dans l'avenir de notre ville et de nos quartiers et notre responsabilité c'est de mettre en place les conditions pour que s'exprime cette démocratie-là. Alors, j'espère qu'à la lumière des discussions que nous aurons aujourd'hui, nous serons tous en mesure d'avancer pour garantir que Montréal se projette sur des valeurs démocratiques plutôt que de s'y arrêter malheureusement. Merci.

Chantal Rossi ◌8:28:45

Madame la leader de l'opposition officielle.

Marie Plourde ◌8:28:49

Ben, on est parti pour veiller tard. Je m'en allais demander le vote avant que tout le monde rajoute son nom sur la liste, mais comme c'est une motion sur la démocratie, on va laisser tout le monde parler.

Chantal Rossi ◌8:29:01

Madame Caroline Brown.

Caroline Braun ◌8:29:07

Merci, madame la présidente. Donc, je pense que c'est une belle discussion, c'est une discussion constructive, c'est le fun qu'on l'ait puis qu'on se dise les vraies affaires, puis je suis contente d'avoir entendu madame Blanchet prendre la parole parce que c'est un peu exactement ce que j'aurais voulu dire au moment où vous l'avez dit, fait que je vais dire autre chose pour pas redire la même affaire. Mais si on reparle de l'histoire de la démocratie à Montréal, on est 19 arrondissements, c'est comme ça qu'on fonctionne. Et puis les gens, quand ils se déplacent, ils vont voter pour un maire ou une mairesse pour Montréal, mais ils votent également pour leur conseil d'arrondissement. Puis le sentiment qui a été ressenti par les gens qui étaient dans l'opposition dans les 8 dernières années, c'est qu'on nous a affaibli les arrondissements. Et ça, c'est une forme de déni de démocratie. Permettez-moi de vous donner des exemples concrets. Par exemple, le budget participatif. On avait des arrondissements qui étaient dans des difficultés financières. J'en suis une, je le dis souvent, Outremont ne va pas bien financièrement, mais il y en a d'autres ici, dont certains qui font partie de Projet Montréal. Il y en a d'autres qui sont dans des difficultés financières également, qui ont dû faire des choix pas faciles comme ne pas ouvrir leur aréna pendant l'été alors qu'ils voudraient potentiellement le faire. Et on nous a dit dans les dernières années, savez-vous quoi, on va vous donner des transferts aux arrondissements et d'excès d'1,9%. 1,9%, ce n'était même pas l'inflation. Ça veut dire que nos contrats nous coûtaient plus cher. En tout respect, on négocie des conventions présentement, mais nos employés qui sont exceptionnels et essentiels et qui donnent les services nous coûtait plus cher aussi. Ça veut dire que le coût de l'électricité, le coût du gaz naturel, ça veut dire que tout ce qu'on payait coûtait plus cher. Donc on s'appauvrissait d'année en année. Et pire que ça, il y a une année aussi où l'administration est venue nous dire, mais en plus de l'indexation d'1,9%, on vous fait une ponction d'un employé. Ça, c'est pour mon arrondissement. Ça veut dire qu'on avait 1,9% d'indexation de transfert l'augmentation du coût de la vie. On se rappelle, il y a eu la guerre en Ukraine, il y a eu plein d'événements comme ça qui ont fait que la vie coûtait plus cher. Et on nous fait une ponction de 120 000$. Fait qu'au final, sur un petit budget comme Outremont, c'est comme si on avait zéro argent de plus. Puis pire que ça, on se fait dire, savez-vous quoi, mais c'est pas grave, nous on est vraiment, on est vraiment dans la démocratie là parce qu'on a de l'argent, on va faire des budgets participatifs. Hey, attendez 2 2 secondes. J'ai des bâtiments vacants, j'ai des toilettes qui flushent pas, j'ai un aréna que je suis pas capable d'ouvrir, ça coule dans mon aréna. J'ai plein de besoins en arrondissement, puis ce qu'on me dit, moi, ce qu'on vient me dire, c'est, savez-vous quoi, on a un budget participatif, puis vous allez pouvoir appliquer au budget participatif. Fait que nous, on est bon joueur, on applique au budget participatif, puis on l'a. Là, on a une enveloppe pour s'acheter vraiment beaucoup d'abreuvoirs, mais c'est vraiment cool, je suis vraiment contente, mais ma toilette, elle flushe toujours pas, puis mon aréna, ben, il coule encore, puis pendant l'espèce de drame qu'on a vécu, le verglas, pendant Déby, on a des arbres partout, puis les rues sont bloquées, puis on a une canopée centenaire, puis on sait pas quoi faire. C'est ça aussi que ça a créé, les budgets participatifs. Fait que c'est pas juste ça la démocratie. La vraie démocratie, c'est donner les outils aux gens qui sont élus en arrondissement d'être capables de faire ce pourquoi ils ont été élus, c'est-à-dire donner des services de base, s'occuper des bâtiments vacants, entretenir nos bâtiments parfois centenaires, notre canopée. Montréal est aussi ça, on doit l'entretenir. Puis le sentiment qui a été ressenti par rapport au budget participatif, c'était aussi ça. C'était, si vous êtes vraiment dans la démocratie, si on est vraiment dans la démocratie, donnez-nous les outils pour être capables de le faire. Puis je suis vraiment fière, j'espère qu'il y a 2 personnes qui m'écoutent en ce moment, parce que probablement que vous avez reçu un appel pour vous dire que vous avez eu une indexation plus grande que dans les 8 dernières années. Puis moi, je suis vraiment fière de faire partie de cette équipe-là. Fait que merci vraiment beaucoup pour ça, puis j'espère que ça va continuer. Merci beaucoup.

Chantal Rossi ◌8:33:27

Madame la leader de l'opposition.

Marie Plourde ◌8:33:28

Je veux bien qu'on parle de la motion, c'est le fun d'ouvrir la parole, mais ça serait bien de rester autour de la motion. Là, c'était vraiment étiré, on a étiré loin beaucoup, mais Mais on est toutes oui, on est toutes oui.

Chantal Rossi ◌8:33:44

Madame Christine Black.

Christine Black ◌8:33:47

Madame la présidente, en fait, je vais poursuivre dans la même lancée que ma collègue la mairesse d'Outremont pour dire à quel point je suis très surprise des propos que j'entends de l'autre côté. En fait, faut juste se rappeler, parce que la mémoire des fois elle est courte, si on se rappelle dans le dernier mandat, l'OCPM m'a demandé de ne pas fermer Camélien-Houde. Qu'est-ce que Projet Montréal a fait? Ils l'ont fermé. Ils ont voulu le fermer. Après ça, le corridor de mobilité durable, madame la présidente. Tout le monde disait, ce projet-là n'est pas prêt. Il y a des enjeux. Il y a des enjeux de sécurité, des enjeux de cohabitation dans les secteurs avec les autobus de la STM qui s'arrêtaient chez nous devant le Tim Hortons. Qu'est-ce qu'on disait? Attendez, il manque des solutions. Qu'est-ce qui arrive aujourd'hui? Les problèmes qu'on avait dit ici se passent. Mais fallait le faire, c'était ça qu'il fallait faire, Projet Montréal savait. Après, on vient nous parler de démocratie et de budget participatif. Je suis bien pour l'idée d'un budget participatif, c'est intéressant, oui, les gens participent, etc. Mais au final, là, faut juste se rappeler une chose, c'est que la population montréalaise n'est pas toute égale. Alors de notre côté à Montréal-Nord, il y a une fracture numérique. Les gens ne vont pas sur les sites web, des fois ils ne savent pas, on a du travail à faire pour la littératie. Alors qu'est-ce que ça faisait? Ben, Maude a dit, on n'a pas eu de projets pendant une couple d'années, des petits projets, parce que notre monde n'allait pas. On l'a dit à madame Popeanu. Qu'est-ce qui est arrivé? Ils ont fait une deuxième ronde. Puis qu'est-ce que nos équipes ont décidé de faire? Parce qu'ils se sont dit, ben écoute, on veut gagner nous autres aussi, fait qu'on va se coller à des arrondissements qui ont plus de projets. Fait qu'on s'est collé à Rosemont pour avoir accès à plus de votes, en se disant, ben, comme ça on va y arriver. On a fait une grosse campagne, puis malgré ça, ça a été difficile encore. Mais pourtant, on le sait, on a des enjeux d'équité, des enjeux d'accessibilité, de canopée, de tout ça, mais on n'y avait pas. Puis j'irais même avec la façon de gouverner. Vous savez, madame la présidente, quand j'ai été élue à ce dernier mandat, ça faisait 10 ans que j'étais élue et dans les 8 dernières années, depuis que l'hôtel de ville était ouvert ici, j'ai jamais été plus haut que le premier étage. J'ai jamais eu de rencontre avec les autres maires et mairesses, j'ai jamais eu de rencontre avec madame Plante pendant les 4 dernières années. Fait qu'il y a un moment donné où je pense qu'il faut se regarder dans le miroir, puis comme la mairesse l'a dit un peu plus je pense qu'il faut se garder une petite jambe. Merci.

Chantal Rossi ◌8:36:29

Monsieur Luis Miranda.

Luis Miranda ◌8:36:39

Merci, madame la présidente. Je sais pas quel air qu'on respire, certaines personnes. Effectivement, 35 000 personnes qui ont PCRS, 35 000, et il y en a beaucoup d'autres. La démocratie, c'est de respecter le choix des autres aussi. Il y a un choix tantôt qui s'est discuté, un article qu'il y avait ici à l'ordre du jour, où une conseillère a fait une intervention, elle connaît même pas le secteur, le pourquoi qu'ils font des choix, mais c'était pas correct les choix qu'ils font. Les gens de ce secteur-là, ils savent pas de quoi ils font. De quoi ils parlent. La démocratie, là, c'est pas des budgets participatifs, c'est d'écouter la majorité silencieuse dans certains cas. La démocratie, je vais vous dire, je suis rendu à mon troisième parc-école que je fais avec la participation des citoyens alentour de ces parcs-là. C'est ça la démocratie, pas besoin d'avoir des budgets participatifs. Administratif, puis souvent on n'a même pas l'argent qu'il nous faut pour travailler. On en a fait des projets, on a consulté. Chez nous, cette année-là, il y a 17 000 portes Anjou. 17 000 questionnaires ont été envoyés dans chacune des portes d'Anjou où les gens répondaient sur leur choix, comment qu'ils veulent qu'on amène Ville d'Anjou. On a eu nos réponses. Je fais ça régulièrement. C'est ça la démocratie. C'est différent, on fait selon ce que nous on pense. Des leçons en démocratie, je trouve ça malheureux parce qu'écoutez bien, je sais pas pourquoi vous êtes au pouvoir. Vous devriez être au pouvoir encore si vous avez écouté tant que ça les citoyens. Vous n'êtes plus au pouvoir, vous êtes plus ce bord-ci. Qu'est-ce qui s'est passé? Qu'est-ce qui s'est passé pour que Projet Montréal perde ses élections? Ça, c'est la réalité. Je pense que vous avez oublié ça. Effectivement, moi, ça fait un peu plus longtemps que vous, madame Black, que je suis ici. Effectivement, je ne suis jamais monté au taf. Moi non plus. Mon 10e mandat. J'ai hâte de voir combien d'entre vous vont faire 10 mandats. Mais je ne suis pas le record. Le record, c'est monsieur Perri. 12e?

Dominic Perri ◌8:38:55

Plus?

Luis Miranda ◌8:38:56

C'est ça, la démocratie. Pourquoi? Parce qu'on répond aux citoyens, on les écoute. On n'écoute pas que les groupes d'intérêt, on écoute la majorité des citoyens selon leurs attentes. C'est ça qu'il faut faire. 10 mandats, mais mes 2 pires élections que j'ai eues, je vais vous dire, c'est les 2 dernières. Justement, j'avais un groupe qui est assez— puis je vois aujourd'hui de quel bois vous chauffez. Mes 2 dernières élections, ça a été mes plus hautes, mais j'ai quand même eu 74, 73% du résultat du vote. 73%, 73%. J'ai hâte de voir s'il y en a d'entre vous qui allez faire ça. Je crois que, avant de faire la leçon aux autres, vous devriez faire vos classes, vous devriez peut-être apprendre, aller voir. Moi, écoutez bien, je suis prêt, puis je l'ai fait, je Je vais le faire encore.

Marie Plourde ◌8:39:59

Madame la leader, écoutez, je rappelle qu'on parle d'une motion sur la démocratie. C'est pas le moment de faire un règlement de compte. On sent qu'il y a beaucoup de caca sur le cœur de Monsieur Luis Miranda. Mais j'aimerais qu'on ramène sur le sujet de la motion, s'il vous plaît.

Luis Miranda ◌8:40:14

Madame, écoutez bien, je pense que vous devriez revoir.

Chantal Rossi ◌8:40:17

Monsieur Miranda, c'est à moi. À moi qu'on s'adresse.

Luis Miranda ◌8:40:22

Madame la présidente, je m'excuse, madame Plourde devrait peut-être réécouter ses collègues qui ont parlé, s'ils sont restés vraiment sur le sujet comme ils devraient. Moi, c'est pas une question que j'ai de quoi que ce soit sur Carl, c'est la réalité, c'est la réalité. Moi, je représente des citoyens de depuis 10 ans, depuis 10 ans que j'obtiens tout le temps des mandats, pardon, depuis 10 mandats, excusez-moi, 10 mandats que j'obtiens des majorités absolues. J'ai jamais obtenu une majorité simple, des majorités absolues. Pourquoi? Parce qu'on écoute les citoyens. C'est clair que vous allez toujours avoir des gens qui vont dire, ben non, ils écoutent pas. Écoutez, là, je crois que si on veut vraiment travailler ensemble, c'est pas en faisant de la petite politique, parce que pour moi, c'est de la petite politique jusqu'à un certain point. J'ai vécu ça, madame la présidente, où on a eu effectivement 1% les 8 dernières années, là, on a eu des 1%, ça couvrait même pas l'augmentation des masses salariales, il fallait faire des sacrifices. Il fallait être démocratique puis atteindre les objectifs de la population, ce qu'on ne pouvait pas faire dans certains cas. Je pense que Projet Montréal, regardez avant de rentrer la prochaine fois de quel côté de la salle vous êtes assis. Merci, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌8:41:54

Monsieur Julien Hénault-Ratelle.

Julien Hénault-Ratelle ◌8:42:05

Madame la présidente, comme je pense plusieurs personnes au tableau depuis quelques minutes et pour les minutes à venir, je ne pensais vraiment pas prendre la parole ce soir. Mais j'avoue qu'après la leçon de wannabe démocratie qu'on s'est fait donner de la part de l'opposition, je ne me voyais pas ne pas intervenir. Écoutez, pour plusieurs raisons, madame la présidente. Pendant les 4 dernières années, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, je vais parler de mon expérience d'élu dans l'opposition. Moi et ma collègue Alba Stella Zuniga Ramos dans Louis-Riel, on s'est démenés pendant des années et des années pour être capables de faire porter notre voix, élus, de la part de nos citoyens auprès de l'administration de Projet Montréal localement. Pendant 4 ans de temps, silence radio de la part de l'administration. À ne pas avoir accès à la fonction publique, ne pas avoir accès aux documents, ne pas avoir de bureau pendant à peu près un an. Il faut quand même le faire. Il faut quand même le faire. Si c'est ça la démocratie de Projet Montréal, honnêtement, je pense qu'on peut repasser. Madame la présidente, il y a eu tellement d'exemples pendant les 8 années de Projet Montréal où les principes de consultation publique, qui sont apparemment si chères à la démocratie, ont été complètement bafouées. On en a entendu plusieurs tantôt, la consultation à l'OCPM sur Camillien-Houde est sûrement l'exemple le plus flagrant des dernières années, mais jour après jour, dans toutes nos décisions qu'on prend dans nos conseils d'arrondissement, on a pu voir le même modus operandi de la part de l'ancienne administration se répéter à chaque fois. Je vais vous donner quelques exemples, encore une fois, de mon arrondissement, Mercier–Hochelaga–Maisonneuve, qui se sont produits dans les dernières années. On a demandé il y a maintenant peut-être 3 ans la mise en place d'un conseil jeunesse en arrondissement pour venir écouter les jeunes, savoir ce qu'ils avaient à dire, voir c'était quoi leurs préoccupations. L'administration de l'époque de Projet Montréal a adopté notre motion parce que bien évidemment on ne pouvait pas s'y opposer. Absolument rien n'a été fait pendant les 3 années suivantes. La seule chose qui a été mise en place pour écouter les citoyens, a été un processus de consultation jeunesse, puis je vous donne le seul exemple où il a été mis en application, c'était pour la rénovation du parc Saint-Victor dans mon district. On a approché les jeunes du district, on a approché les écoles, on leur a fait faire un sondage, on leur a demandé, déposez-nous le plan que vous voulez voir, qu'est-ce que vous voulez comme projet. Ils se sont mobilisés, ils ont mis énormément d'efforts pour finalement arriver avec quoi? Absolument rien. Parce que le projet qui a été fait n'avait aucun rapport avec ce qui avait été demandé par les jeunes, absolument aucun rapport. L'administration est allée de l'avant avec son projet en faisant complètement fi de la consultation qui avait été faite auprès des jeunes. Quand on parle, madame la présidente, de mobilité, je pense que c'est un autre exemple. Je pense qu'on a tous au sein de nos arrondissements des citoyens d'un bord comme de l'autre qui sont un peu plus mobilisés. Qui sont politisés, qui viennent séance après séance à nos conseils d'arrondissement. On les voit, ils sont là à chaque séance, puis c'est parfait. Ils participent à nos instances de démocratie, à nos instances de consultation, ils viennent à chaque fois. J'ai participé, madame la présidente, à notre plan local de déplacement il y a peut-être 2-3 ans, à la séance qui a mené à la rédaction de ce plan-là. Il devait y avoir 20 personnes. Dans le sous-sol de l'arrondissement pendant 3 heures de temps un après-midi, puis on a déterminé sur la base de ces 20 personnes-là l'orientation de la mobilité du deuxième plus grand arrondissement de la ville pour les 4 années à venir. Nous, de notre côté, on a promis en campagne électorale de venir écouter puis d'agir. C'est exactement ce qu'on fait. Je donne encore une fois un exemple en matière de mobilité. Le dossier de la voie cyclable sur la rue Hochelaga, un dossier qui mobilise, un dossier qui divise, un dossier qui est très polarisé. On a fait une immense consultation publique en arrondissement, il y a près de 800 personnes qui y ont participé, 800 personnes, des représentations des services centraux, de l'arrondissement, qui se sont mobilisées, qui y ont participé, puis on a respecté les l'avis des citoyens qui nous ont demandé d'aller de l'avant avec le projet, puis on le met en place. Ça, c'est une réelle écoute de la part des citoyens pour venir mettre en place ce qui est souhaité. Donc, madame la présidente, je pense qu'on est tous d'accord sur les principes de démocratie qui doivent nous guider en tant qu'élus ici au conseil municipal, en tant qu'élus dans nos conseils d'arrondissement, en tant qu'élus qui sont sur le terrain jour après jour à être à l'écoute de la population, puis honnêtement, je ne doute de la bonne foi de personne dans cette assemblée sur le fait qu'on souhaite servir nos citoyens. Mais quand on arrive avec une motion comme celle qui nous a été présentée, qui fait honnêtement un procédé de bonne intention et qui essaie de politiser un enjeu qui devrait être transpartisan, je trouve ça excessivement dommage comme approche. Puis j'espère honnêtement que pour le futur, l'opposition officielle va travailler en collaboration sur des enjeux comme ceux-là, dans les instances où on a, que ce soit la commission de la présidence, que ce soit peu importe, par la participation dans nos conseils d'arrondissement, mais qu'on arrive à travailler ça autrement, parce que je trouve que l'approche qui a été utilisée est honnêtement déplorable, puis ce n'est pas ce que je souhaite pour les 3 prochaines années. Merci.

Chantal Rossi ◌8:47:46

Il est 21 h 30, il est 21 h 30. J'ai besoin d'avoir une orientation vis-à-vis, face au tableau et face à ce que vous souhaitez.

Julien Hénault-Ratelle ◌8:48:01

Oui, madame la présidente, écoutez, on est à notre dernier point du conseil municipal, donc on va poursuivre jusqu'à attend que les différentes prises de parole soient complétées et que la motion soit adoptée ou battue, ou peu importe, qu'on en arrive à une conclusion sur ladite motion.

Émilie Brière ◌8:48:15

Parfait.

Chantal Rossi ◌8:48:16

Monsieur Alexandre Devaux-Guizani.

Alexandre Devaux-Guizani ◌8:48:19

Madame la présidente, je suis bien conscient du temps qui avance. Je serai peut-être un petit peu plus bref que mes collègues, mais effectivement, moi aussi j'avais envie de réagir quand j'ai entendu les différentes prises de parole. J'ai entendu le maire de Rosemont nous disant que ce n'est pas des leçons de morale. Mais que c'est ça qu'il faut faire, que c'est pas des leçons de ce qu'on devrait appliquer dans nos démocraties, mais c'est les bonnes solutions. De notre côté de la Chambre, effectivement, c'est ce qu'on pense, que les leçons de morale de Projet Montréal ne se reflètent pas dans nous, ce qu'on devrait adopter dans cette ville. Moi, je veux vous parler de mon expérience de jeune élu. Je suis arrivé dans la récente cuvée électorale en novembre dernier, et porte après porte, moi, ce qui m'a vraiment frappé, c'est entendre le manque d'écoute que les citoyens me mentionnaient par rapport à la précédente administration, ce qu'on entendait beaucoup dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, c'était toute la question des poubelles. Moi, je me présentais aux séances du conseil d'arrondissement, il y a des gens qui arrivaient avec des pétitions, des questions, puis j'entends encore l'ancienne administration nous dire, non, mais c'est exactement ce qu'il faut faire, nous dire que c'était la bonne politique à appliquer, et puis à 2 mois des élections, faire un 180 et, sans préciser les modalités, dire qu'ils copiaient notre position qu'on a présentée en campagne de ramener la collecte à chaque semaine, au moins pendant l'été. Je peux mentionner la remise à double sens d'une rue, moi, dans mon quartier, la rue Honoré-Beaugrand. Écoutez, j'ai pas vu une personne durant la campagne dans ce secteur-là, porte après porte, qui me demandait pas de la remettre à double sens. Je me souviens d'une lettre que Projet Montréal a envoyée à tous les résidents du secteur, dans l'arrondissement, dans ce secteur-là, qui disait le contraire de la vérité, pour ne pas aller dans un terme plus antiparlementaire, au sujet que c'était pas possible, qu'il y avait des discussions à avoir avec le CN, avec Transport Québec, avec le tunnel Lafontaine. Nous, on est arrivé, on a passé une ordonnance à notre premier conseil d'arrondissement et on est très fiers de l'avoir fait le plus rapidement possible au printemps dernier. Et on a entendu un vrai vent de fraîcheur de la part des citoyens qui nous ont dit qu'ils étaient très contents de cette approche-là. Nous, on est centré sur les citoyens, sur ce qu'on nous a demandé. Puis comme monsieur Miranda, ce qu'il disait tantôt, moi ce que je dis à chaque fois qu'on entend des critiques, comment dans un district comme le mien qui a voté pour Projet Montréal depuis ces dernières élections, qui peut passer de 65% à 33%. Comment c'est possible? Puis on entend des discussions puis des prises de parole sur la démocratie aujourd'hui, comme si on essayait de ne pas écouter, puis on parle du budget participatif puis de Concertation Montréal en nous mettant ça sur le dos. Honnêtement, moi je préfère franchement avoir voté pour la déclaration qu'on a déposée tout à l'heure plutôt qu'une motion comme ça qui cherche à faire de la petite politique ce soir.

Chantal Rossi ◌8:50:41

Monsieur Olivier Demers-Dubé.

Olivier Demers-Dubé ◌8:50:47

Merci, madame la présidente. Ça a vraiment soulevé les débats, les passions, c'est le fun. En droit de réplique, ce qui mettrait fin, j'imagine, après ça, à la conversation.

Chantal Rossi ◌8:50:55

Pardon.

Olivier Demers-Dubé ◌8:50:57

Bon, ben, je vais quand même me permettre— pardon. Oui, bon, la démocratie a douleur.

Chantal Rossi ◌8:51:11

Il vous reste, monsieur Demers-Dubé, monsieur Demers-Dubé.

Olivier Demers-Dubé ◌8:51:16

Oui, je suis là.

Chantal Rossi ◌8:51:18

Il vous reste 4 minutes.

Olivier Demers-Dubé ◌8:51:20

Parfait, je les prendrai pas, madame la présidente. Mon tour de parole va être très court, simplement pour faire réponse à monsieur Hénouratel qui invite à la collaboration dans des cas comme celui-ci. Je rappellerai que le but d'une motion Premièrement, la motion est déposée très longtemps à l'avance, plus de 2 semaines à l'avance pour que l'administration ait le temps de la lire, et c'est une main tendue aussi à la collaboration, parce que le but d'une motion, c'est qu'on l'adopte ensemble. Depuis le début du mandat, c'est quelque chose qui est très, très peu fait. À chaque fois que moi j'ai déposé une motion, il n'y a eu aucune main tendue, aucun dialogue, aucune proposition d'amendement pour que ces déclarations-là soient faites, pour que les motions soient adoptées de façon conjointes, c'est des discussions puis des négociations qui sont faites séance tenante, souvent très tard le soir, et qui commencent plus souvent qu'autrement après la période de questions. Dans le cas ici présent, fin de nos recevoirs, on a tout simplement pas répondu à rien. On s'est dit on va faire une déclaration de notre côté, puis vous vous débrouillerez avec votre motion. Fait que moi, malheureusement, je vais arrêter cela. Si mes collègues souhaitent poursuivre la discussion sur les instances démocratiques comment on peut avoir une meilleure harmonie démocratique à Montréal, je serais heureux d'être là puis d'entrer en conversation, mais je leur rappellerai simplement que les motions, ils les ont 2 semaines à l'avance dans leur boîte courriel. S'ils veulent venir me parler, je suis là, puis la prochaine fois, ben, je les invite à le faire au lieu de faire ce qui se passe en ce moment ce soir. Merci.

Chantal Rossi ◌8:52:54

Je vous rappellerai, je rappellerai à tout le monde qu'une motion, c'est fait pour être débattu, ce qu'on dit. Alors, madame Émilie Brière.

Émilie Brière ◌8:53:05

Merci, madame la présidente. Je vais être brève moi aussi compte tenu du temps et du nombre d'interventions qu'on a déjà entendues et de celles qui nous restent à entendre. Je suis moi aussi une nouvelle élue et je découvre le rôle d'élue dans l'opposition, donc j'entends beaucoup de choses qui sont passées dans de précédents mandats, mais moi je pense que j'ai le privilège de la fraîcheur dans la fonction et je n'ai que 9-10 mois d'expérience. Et pourtant, ces 9-10 mois m'ont déjà fourni quelques occasions d'observer comment la démocratie se vit en arrondissement. À Côte-des-Neiges-NDG, elle se vit dans un règlement de régie interne adopté sans qu'il ait été discuté avec les élus de l'opposition. À Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, la démocratie, elle se vit aussi dans des consultations publiques pour des grands projets de logement qui donnent l'opportunité aux citoyens de se faire entendre. Eh bien, j'ai deux beaux exemples à mettre en regard l'un de l'autre. Une consultation publique qui a eu lieu il y a un an pour un projet, un grand projet de logement logements, où plusieurs riverains de ce projet-là sont venus exprimer leur inconfort avec un projet qui leur bloque des rues ou risque d'occuper des cases de stationnement. Eh bien, ce projet, un an plus tard, il n'est toujours pas passé en deuxième lecture parce que ces oppositions-là des résidents donnent visiblement lieu, de la part de l'administration, à une reconsidération du projet. Par opposition, on a eu aussi un projet de 2200 logements qui a fait l'objet d'une consultation publique lors de laquelle les groupes communautaires représentant des centaines de familles sont venus exprimer leur déception vis-à-vis du fait que le projet ne présentait pas des logements qui répondent vraiment aux besoins de la communauté de Côte-des-Neiges. Ce projet-là est passé en deuxième lecture moins de 10 jours après la consultation publique. Donc pour moi, c'est un exemple de la façon dont la démocratie se vit en arrondissement, on écoute certes, mais on écoute certaines personnes plus que d'autres et on traite les projets différemment selon qu'ils correspondent ou non à certaines personnes et à d'autres, ben c'est peut-être un peu moins grave. Donc ma très courte expérience de mon rôle d'élue au conseil d'arrondissement, je parlerai même pas du conseil municipal, je ne parlerai pas ni de parti ni d'historique de frustration sur plusieurs mandats, mais j'observe que la démocratie, elle se vit dans plusieurs petits gestes et qu'elle mérite qu'on y accorde de l'attention. Et c'est le but de la motion qui a été présentée par ma formation. Je pense qu'on peut tous ensemble convenir que c'est important d'écouter la population, qu'elle nous dise des choses qui vont dans le sens de ce qu'on veut faire ou non, et ça devrait être transpartisan de se rallier derrière cette idée-là.

Chantal Rossi ◌8:55:56

Madame Stephanie Valenzuela.

Stephanie Valenzuela ◌8:56:00

Merci, madame la présidente. En fait, moi non plus, je voulais pas nécessairement intervenir sur ce, sur cette motion-là, mais puisque j'ai été quand même interpellée à plusieurs reprises comme mairesse de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, c'est important pour moi de clarifier les choses par rapport au budget participatif qui a été enlevé par notre administration. Donc, je trouve un peu réducteur de la part de L'opposition officielle de faire en sorte comme si le budget participatif est un des seuls en termes de bonnes pratiques. I just want to be very clear with regards to how we decided to make our decisions as an independent borough council. We were elected to make choices in the borough of Côte-des-Neiges-Indigie, knowing that it's the most populous borough and that we had a lot of issues with regards to our budget. Plusieurs reprises dans la dernière administration, la dernière administration a pigé dans leur surplus pour boucler leur budget. Nous, comme administration, on a choisi de pas aller de l'avant avec un budget participatif de 500 000$ parce qu'on savait qu'il y avait d'autres manières qu'on allait pouvoir vraiment passer à la démocratie et consulter nos citoyens, que ce soit au niveau de la manière qu'on va gère nos conseils d'arrondissement, que ce soit au niveau de comment on va à la rencontre de nos résidents avec des cafés citoyens ou avec nos consultations publiques, parce que contrairement à l'administration précédente de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Indigus, on écoute nos résidents. Au niveau des consultations publiques qui ont eu lieu dans le dernier mandat, on a écouté les résidents, et cette fois-ci avec le projet d'Or-McCabe, il n'y a personne qui s'est pointé à notre conseil d'arrondissement pour être contre le projet parce qu'on a bien écouté Répondu à leurs questions, puis on a bien répondu aux préoccupations en remédiant à notre GDD au niveau de ce projet-là. So again, I think that it's really, really, really, really actually interesting how the other side of this room is giving us lessons on how to go through a democratic process when again the participatory budget of Côte-des-Neiges-NDG spending $500,000 every year since 2022. Had about 2,000 people participating in the process because they didn't go out to go get the most people possible. They didn't improve their processes post-mortem to make sure that they connected with the majority of the population. What they chose to do is to continue the processes that they had in place to not necessarily get everybody's opinion, but to focus on the opinions of those they wanted to listen to. So please, Madame President, Spare me today, and let's get through this motion. Merci.

Chantal Rossi ◌8:58:35

Madame Sarah Doyon.

Sarah V. Doyon ◌8:58:48

Merci, Madame la Présidente. Je dois admettre que je suis un peu, je trouve un peu dommage la tournure qui a pris ce débat ce soir alors qu'on voulait tout simplement souligner l'importance de la démocratie. Et je ne peux pas être plus d'accord avec ma collègue madame Brière qui a souligné que la démocratie, ça se passait surtout dans les petits gestes. Comme nouvelle élue, moi, dans un arrondissement où je suis la seule représentante de l'opposition, j'ai écouté mon collègue dénoncer un climat qu'il a lui-même vécu dans le passé à titre de membre de l'opposition dans ce même arrondissement. Je pense qu'on était cette fois-ci devant une occasion de briser ce cycle-là de climat désagréable et peut-être malsain jusqu'à un certain point. C'est vraiment une occasion manquée. Il a dénoncé des choses qu'il a vécues, mais je dois admettre que moi, je vis à peu près la même chose. Je n'ai pas accès à la fonction publique. Il y a eu des consultations bafouées, notamment celle sur le plan local de déplacement. Je suis arrivée là avec une posture de collaboration, je l'ai dit, et malheureusement, on ne m'a impliquée dans aucune des J'ai pris sur moi de faire une consultation moi aussi, une démarche complètement transpartisane. J'ai transmis la totalité des documents à cet effet-là pour collaborer, pour contribuer sainement au débat public. Et malheureusement, je dois admettre que les mains tendues, ben, n'ont pas trouvé preneur. Alors aujourd'hui, je pense que ce débat-là a été émotif. Ce soir, on est plusieurs à avoir pris la parole parole sans l'avoir nécessairement planifié. L'heure se fait tard, mais je pense qu'on peut se dire qu'on a peut-être vidé un peu cette question. Et je vous inviterais à ce que cette discussion soit une occasion de briser le cycle, que ce soit une occasion qu'on remette la démocratie effectivement au centre de nos débats, au centre de nos interventions, et qu'on brise finalement ce cycle-là de se lancer de la boîte et de s'en vouloir pour avoir les actions passées qui ont parfois été commises par d'autres que nous. Alors, je nous invite tous à réfléchir à comment se déroule la démocratie et à être exemplaires. En mentionnant la question de la motion sur un conseil jeunesse dans l'arrondissement de MHM, je ne peux pas être plus d'accord avec mon collègue c'est pourquoi j'ai moi-même au dernier conseil d'arrondissement fait un avis de motion pour demander la création d'un conseil jeunesse. Alors, j'espère bien que j'aurai l'appui de mes collègues au prochain conseil.

Olivier Demers-Dubé ◌9:01:21

Merci.

Chantal Rossi ◌9:01:25

Madame Julie-Pascale Provost.

Julie-Pascale Provost ◌9:01:28

Alors moi, je m'étais dit que j'allais pas prendre la parole, mais force est de constater que certains ont pris la parole à plusieurs reprises. Donc, je me dis que je ne peux pas garder le silence plus longtemps. D'abord parce que la motion qui a été présentée l'a été par notre confrère Demers et j'ai beaucoup été interpellée par les mots de madame Nancy Blanchet lorsqu'elle a parlé d'autonomie dans nos arrondissements, alors que plusieurs élus de Projet Montréal visiblement se sentent légitimes dans mon arrondissement puisqu'ils sont venus faire différentes activités pour faire passer des informations qui leur semblaient visiblement essentielles et pour lesquelles je n'étais pas légitime de répondre. Bien, ça me ramène aussi à une autre expérience très douloureuse qu'on a vécue à Lachine, l'époque de la marina. Alors, je dois vous rappeler qu'en 2020, En pleine pandémie, Projet Montréal a décidé de fermer la Marina de la Chine. À cela s'est ajoutée toute une série de désinformations au sujet du fait que la marina n'était pas rentable, ce qui s'est avéré faux puisqu'ils brandissaient des budgets et non pas des états financiers réels.

Chantal Rossi ◌9:02:44

Je vais vous demander de retirer le mot faux. On ne fera pas d'autres débats là.

Julie-Pascale Provost ◌9:02:49

Je retire le mot faux si vous voulez, il n'y a pas de problème. Donc, lorsqu'il ont décidé d'informer les citoyens de façon inexacte. Non, je peux pas dire ça. Inexacte, ça peut être correct. OK, d'accord. Donc, je suis— on nous a dit que ce n'était pas rentable alors que ça l'était, qu'il n'y avait pas d'apport économique. Encore aujourd'hui, les commerçants me parlent régulièrement de l'importance qu'avait la marina. Les promoteurs nous parlent de l'importance, les citoyens nous disent, j'avais pas de bateau, mais j'aimais ça, moi, la marina. Il y a beaucoup de gens qui se sont prononcés. Il y a eu une pétition qui a été déposée où il y avait 10 000 signataires, 10 000 signataires qui se sont positionnés pour dire qu'ils ne voulaient pas que la Marina de Lachine soit fermée. Qu'est-ce qui s'est passé? Projet Montréal a fermé la Marina de Lachine de façon unilatérale. J'ajoute qu'à l'époque, j'avais voté contre la fermeture de la marina Non pas parce que j'étais contre ou pour la Marina, mais parce que Projet Montréal, encore une fois, eux-mêmes, le parti auquel j'appartenais à l'époque, me refusaient des informations essentielles sur le dossier. Donc, quand monsieur Demers vient nous dire et nous donner des leçons de démocratie, je vous avoue que ça m'épargne un peu. Ensuite, j'ai fait le tour de la Marina. Il y a eu les enjeux d'initiative citoyenne. Je me suis retirée de la politique pendant 4 ans. Le club de natation de Lachine a présenté, dans le cadre de ses projets d'initiative citoyenne, différents projets, différents projets qui ont gagné. Et qui par ailleurs n'ont jamais vu le jour puisque le président du club de natation était mon mari et visiblement il n'était pas dans les bonnes grâces de la mairesse de l'époque. Donc quand on nous parle de démocratie, je trouve ça particulièrement, particulièrement préoccupant. Et je vais terminer avec la cerise sur le sundae, comme d'autres ont dit tout à l'heure. Parmi ces projets qui ont été présentés par le club de natation au courant des 4 années, il y avait un projet de baignade en eau libre. Merci beaucoup, madame la présidente.

Chantal Rossi ◌9:05:21

Monsieur Dimitrios Beis.

Dimitrios (Jim) Beis ◌9:05:28

Madame la présidente, moi aussi je voulais pas prendre la parole, mais Tu peux dire pourquoi, Jim, d'abord tu te lèves. La démocratie, Madame la Présidente, commence chez nous. Et pour être très simple, chez nous, ça veut dire dans la maison, dans nos quartiers, sur nos rues, dans nos arrondissements et dans la ville centrale. D'accord quand j'entends des paroles de monsieur Miranda qui dit, malgré le fait que j'ai pas 10 mandats, j'ai quand même 40 ans d'expérience municipale, à peu près. Ceci étant dit, la démocratie n'existait pas pour les 8 ans quand Projet Montréal était là. Et je vous donne quelques exemples, parmi d'autres qu'on a entendus ce soir. Camillien-Houde, je pensais, monsieur Miranda, 45 000, 35 000. Parfait, 20 000, 10 000, peu importe. Pas attendu. C'était fait pour respecter la démocratie des gens, mais Projet Montréal avait d'autres idées. Je vous donne un autre exemple: le boulevard Urbain à Pierrefonds. 30 ans, la Ville de Montréal travaillait sur ce dossier. 30 ans. Administration après administration après administration, travaillait sur ce dossier pour donner un service à 30 000 citoyens qui demeurent dans ce secteur, pas pour développer, pas pour avoir une option de mettre les maisons en plus dans le secteur ouest, le Cap-Saint-Jacques comme les gens disaient à l'époque, c'était pour donner un service. Qu'est-ce qui est arrivé? Après les demandes formelles faites par les résidents et aussi les élus, de l'arrondissement, with one stroke of a pen, it was removed from the list. On a effacé 30 ans de travail, de démocratie, implication citoyenne, parce que Projet Montréal n'avait pas ça en tête. Ça ne rentrait pas dans la philosophie de leur parti. Les inondations, on a passé tous ici, à l'unanimité, une motion à l'unanimité pour injecter 1 million, 1 million par année pour donner de l'argent aux arrondissements pour trouver des solutions et acheter les équipements nécessaires pour mitiger les inondations. Encore la démocratie pas respectée. Les pluies diluviennes qu'on a eues, la démocratie disait mais où sont la Ville de Montréal pour nous aider avec ça, à une époque? Et quand j'ai posé la question ici, I was scolded because I spoke in English, sans répondre, sans répondre à la question qui touchait des milliers de personnes. Mais la semaine après, on a eu exactement la même situation dans l'arrondissement de Ville-Marie, Qu'est-ce qui est arrivé? Tout à coup, la Croix-Rouge, les mesures d'urgence, tout le monde était conférence de presse, etc. Ça, c'est la démocratie? J'ai entendu, c'est de remettre la démocratie. Ben, la démocratie existe, c'est pour ça qu'on est tous élus, j'espère, parce qu'on fait un travail quand même chez nous. Et les gens nous respectent parce qu'on vérifie avec les citoyens avant qu'on prenne des décisions. C'est pas émotif, c'est factuel qu'est-ce qu'on est en train de dire ce soir. C'est factuel, c'est émotif aussi, vous pouvez dire qu'est-ce que vous voulez, mais oui, c'est factuel. La démocratie aussi, pendant ce mandat, Vous savez qu'est-ce que ça veut dire, madame la présidente? C'est que nous, on est présent, on est dans leurs arrondissements aussi, on tend la main pour donner les services nécessaires, pas juste dans nos arrondissements, mais dans leurs arrondissements en même temps. Quelque chose pour 8 ans qui n'existait jamais. Et je peux compter même sur quelques doigts le nombre de fois que j'avais un membre de l'exécutif pour 8 ans qui m'ont appelé pour dire, Jim, qu'est-ce qui se passe? Est-ce que vous avez besoin d'aide? Etc. Ça, c'est de la démocratie, madame la présidente? J'arrête là, mais je voulais donner quelques exemples, les faits concrets pour démontrer que oui, on peut dire qu'est-ce qu'on veut, mais on oublie très vite, très vite les 8 dernières années parce que la démocratie dans les 8 dernières années n'existait pas.

Julien Hénault-Ratelle ◌9:10:27

Merci.

Chantal Rossi ◌9:10:34

Madame la leader.

Marie Plourde ◌9:10:39

Encore une fois, j'allais demander le vote, mais je vais— on va laisser la parole à madame la mairesse.

Chantal Rossi ◌9:10:45

Madame la mairesse.

Soraya Martinez Ferrada ◌9:10:46

Merci, madame la présidente. Au-delà du débat qu'on a ce soir, en pied d'ensemble, des élus qui ont parlé ce soir sur une motion qui a rien— on peut constater soulève énormément de passions à différents niveaux pour les nouveaux qui n'étaient pas là nécessairement, qui n'ont pas vécu l'ancienne administration. Ceci étant dit, ce que je déplore dans la motion, en fait, c'est qu'elle prête des intentions. Pourquoi ne pas avoir dit dans la motion, par exemple, que dans Ville-Marie, nous avons respecté les règlements qui existent, qui donnent une heure de réponse aux citoyens, et que nous avons mis en place des comités et des soirées forums citoyens auquel j'ai personnellement participé, que Claude Pinard a participé. 3 heures de conversation avec 200-300 citoyens. J'en ai fait une autre avec mon collègue élu dans Sainte-Marie, Christopher McCray, qui va être présent avec moi. En tout, pas de partisanerie. Fait qu'il y a des choses dans la motion, je trouve que ça prête des intentions. Si la volonté réelle de l'opposition et de travailler à ce qu'on renforce cette démocratie, qui passe entre autres par une augmentation de participation aux citoyens au vote démocratique qui est celui du conseil de ville de Montréal, mais travaillons ensemble là-dessus et je l'invite en fait à retirer sa motion, puis travailler avec l'ensemble des élus ici sur une motion qui va rassembler l'ensemble des élus plutôt que de diviser, puis vous le voyez bien, sur des émotions parce des exemples, il y en a plein. Puis honnêtement, je fais pas le procès de personne, il y a jamais personne de parfait, mais il y a une chose sur laquelle tout le monde ici est parfait, c'est qu'il a été élu pour représenter des citoyens, puis on veut tous bien faire ça dans le meilleur de notre capacité. Alors s'il veut réellement travailler sur une motion qui rassemble l'ensemble des élus ici, mais qu'il retire sa motion puis qu'on revienne avec une motion qui sera pas une motion d'intention, mais une motion d'action pour justement renforcer la démocratie à Montréal.

Chantal Rossi ◌9:12:56

Madame la leader de l'opposition officielle. Merci beaucoup.

Marie Plourde ◌9:13:04

Alors, c'était une grosse thérapie de groupe ce soir, j'espère que ça a fait du bien à certaines personnes.

Chantal Rossi ◌9:13:09

Vous avez eu mon message.

Marie Plourde ◌9:13:10

Oui, j'ai vu votre message. Je vous envoie du chocolat pour le prochain conseil.

Chantal Rossi ◌9:13:16

Vous allez toutes avoir ma facture de Bixi ce soir.

Marie Plourde ◌9:13:18

Écoutez, nous on a présenté cette motion-là en bonne et due forme 2 semaines avant. On était prêts à discuter sur des amendements. Il n'y en a pas eu. Donc oui, nous on était prêts à discuter puis on était prêts à faire des modifications, mais cette main tendue là, nous on l'a faite puis elle n'a pas été retenue, donc j'appelle le vote, je demande le vote nominal s'il vous plaît.

Chantal Rossi ◌9:13:43

Alors on ouvre les portes, on sonne les cloches. Vous êtes appuyée par? Appuyée par madame Éricka Alneus. On ouvre les portes et on sonne les cloches. On ouvre les portes du côté ouest s'il vous plaît. C'est bon, on ferme les portes. Monsieur le greffier.

Greffier (appel nominal) ◌9:15:02

Madame la mairesse. Monsieur Pinard. Madame Black. Monsieur Salem. Monsieur Devaux-Guizani. Monsieur Hénault-Ratelle. Madame Rousseau-Bélanger. Monsieur De Sousa. Madame Brown. Monsieur Langevin, Madame Gagnon, Madame Moreau, Monsieur Teodoresco, Madame Valenzuela, Monsieur Beis, Madame Nazarian, Monsieur Hariri, Monsieur Corville, Madame Giannou, Monsieur Roberts. Madame Théroux-Séguin, Madame El-Korbi, Monsieur Esposito, Madame Mohsen, Monsieur Miranda, Madame Varela, Monsieur Pelletier, Madame Zuniga Ramos, Madame Provost, Monsieur Péry, Monsieur Moroz, Monsieur Rapanà, Madame Thiagarajah, Monsieur Roussel, Madame Alneus, Madame Plourde, Monsieur McCray, Monsieur Ouellet, Madame Fournier, Madame Blanco, Madame Beauvais, Madame Hoang, Monsieur Pauser, Monsieur Lalonde, Monsieur Norris, Madame Goulet, Madame Mouzaou-Mouele, Monsieur Limoges, Madame Doyon, Monsieur McQueen, Madame Houbart, Monsieur Demers-Dubé, Madame Myrin, Madame Carhuallanqui, Madame Brière, Madame Villain, Monsieur Downey, Madame Tanguay, Madame Beauregard, Madame Blanchet, Monsieur Deschamps, Madame Palestini. Madame Hénon, Monsieur Baroni.

Chantal Rossi ◌9:17:56

Pour 24 contre 36. La motion est rejetée. C'est ce qui met fin à l'ordre du jour. Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne fin de soirée. Soyez prudents au retour et on se revoit pour le conseil du mois prochain.